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Procès-verbal de la deuxième séance, mardi 21 septembre 1997

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

(WPRlRC48/SRIZ)

PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE

Auditorium Niveau 2 Sydney Convention and Exhibition Centre_ Sydney mardi_ 23 septembre 1997 it 9 heures

PRESIDENT: Dr Michael WOOLDRIDGE (Australie)

TABLE DES MA TlERES

I.

Allocution du President entrant .. ,.......................................................................... . Budget programme 1996-1997: Execution du budget (rapport interimaire) (suite) .................................................................. .. Eradication de la poliomyelite dans la Region: Rapport d'activite ................................................................................................... . Rapport annuel sur les maladies sexuellement transmissibles, I'infection it VIH et Ie SIDA ......................................................... .

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2. 3. 4.

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COMITE REGIONAL: QUARANTE-HUITIEME SESSION

I.

ALLOCUTION DU PRESIDENT ENTRANT: Point 4 de I'ordre du jour Le president s'adresse au Comite (voir Annexe).

2.

BUDGET PROGRAMME 1996-1997: EXECUTION DU BUDGET (RAPPORT INTERIMAIRE): Point 9 de I'ordre dujour (Document WPRlRC48/4) (suite) M. PODGER (Australie) informe la reunion que I' Australie n'a pas I'intention de pousser II

I'adoption d'une resolution sur les budgets futurs. Toutefois, il souhaite declarer publiquement, premierement, que meme si les futurs budgets programmes regionaux ne doiven! pas m!cessairement correspondre a une croissance nominale zero, il leur faudra etre concjJiables avec I'exigence mondiale pour ce qui est de la preparation du budget. Deuxiemement, et c'est plus important,

lorsqu'un budget est serieusement bride, il fau! examiner avec d'autant plus d'attention les priorites et minimiser les frais generaux. A ce propos, jJ demande au Directeur regional de preter

particulierement attention iI la resolution WHA50.26 qui fixe iI 3 % les economies par gain de productivite, somme qui do it etre affectee aux programmes prioritaires. Troisiemement, meme si c'est un tour de force pour Ie Directeur regional de respecter des priorites etablies au niveau mondial tout en repondant aux besoins des differents Etats Membres, la fixation des priorites mondiales joue un r61e important dans I'etablissement des strategies et des orientations generales de I'OMS. Cellesei sont ensuite appliquees au niveau des regions et des pays. Le budget de la Region doit rendre compte des priorites mondiales de l'Organisatlon sans compromettr~

pour autant les besoins particuliers des Etats Membres. Les priorites mondiales sont

deduites d'une evaluation des mesures les plus aptes iI ameliorer les resultats de I'action sanitaire, en determinant celles qui sont de la competence de I'Organisation et celles que doivent prendre par les Etats Membres. Lorsqu'on repercute les priorites mondiales au niveau regional, la reaffectation des ressources do it etre reelle et ne pas etre obtenue par une reclassification. Le Directeur general,

lorsqu'jJ soumettra Ie prochain budget programme it des fins de coordination, devra indiquer clairement la fa90n dont il entend traiter la question des priorileS. M. KRIEBLE (Nouvelle-lelande) indique qu' it la suite de I' adoption de 18 resolution WHA50.26, Ie Comite Regional doit non seulement approuver I'elaboration d'un plan de gain de productivite, mais egalement monlrer ciairement la voie en conseillant Ie Directeur general et Ie Directeur regional sur les moyens de realiser des gains de productivite qui aboutissent iI transferer davantage de ressources vers des activites menees au niveau des pays.

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Le Dr LI (Chine), observant que I'on a souvent discut.! de la croissance budgetaire zero, tant au niveau regional que mondial, convient de la necessite d'accroitre la productivite, de reduire les couts et d'economiser du personnel. Toutefois, tout cela a une limite: il est difficite de faire plus avec moins d'argent et moins de monde. A I'avenir, Ie debat budgetaire doit donc etre objectif et realiste, it faut s'efforcer de parvenir Ii un equilibre plutot que d'accepter des sujetions impossibles Ii respecter. Le DIRECTEUR REGIONAL indique que Ie Directeur gem,ral sera informe des

preoccupations exprimees par Ie Comite Regional. Le Directeur general en tlendrs compte 10rsqu'iI analysera la situation financiere. programme 2000 - 200 I. Dans la resolution WHA50.26, 1'0rganisation a ete priee d'effectuer des economies par gain de productivite de 3 % pendant I'exercice 1998 -1999. Cela ne devrait pas etre difficite parce qu'it ne s'agit pas d'une reduction de 3 % du financement mais bien plutot d'une economie, permettant de reaffecter des fonds Ii d' autres secteurs. En fait, cela correspond au processus de reprogrammation auquel II a ete precedemment fait allusion. Des pays sollicitent souvent, pour differentes raisons, une telle reprogrammation en cours d'exercice; Ie Bureau regional accede it ces demandes et fera en sorte que tout argent economise! II I'occasion d'une telle opc!ration soit oriente vers des programmes prioritaires. Le DIRECTEUR GENERAL informe la reunion que Ie budget programme pour I'exercice 2000-2001 est actuellement en cours de preparation au siege. Outre la question de la croissance nominale zero, deux facteurs sont II prendre en consideration: I'evolution II long du cours du dollar par rapport aux monnaies des bureaux regionaux, et Ie versement partiel des contributions par certains grands contributeurs. Le premier facteur fait qu'il est difficile d'elaborer un budget realiste II I' avance; Ie second oblige II des corrections en cours d' execution, et iI peut ruiner certains efforts tendant Ii des gains de productivite. L'Assemblee a adopte par consensus Ie budget 1998 -1999 reposant sur Ie principe d'une croissance nominale zero. On ne peut qu'esperer que Ie prochain Directeur general soit en mesure de maintenir ce cap et qu' il obtienne Ie versement integral des contributions. Le principe d'une economie de 3 % par gain de productivite a ete admis par les

Sur cette base, it pn'parera la lettre de cadrage du budget

Etats Membres si bien que I'argent ainsi n,cupc!re peut aller II des programmes prioritaires menes au niveau des pays, et ne pas compenser simplement Ie deficit de recettes. II faut esperer que ces

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economies seront realisees, et que chaque comite regional definira des priorit.:! par pays dans Ie! secteurs qui ont ete recommandes com me des priorites mondiales.

3.

ERADICATION DE LA POLIOMYELITE DANS LA REGION: RAPPORT D' ACTIVITE: Point II de l'ordre du jour (Document WPR/RC48/6) Le D1RECTEUR REGIONAL dit que 1997 a mene I'OMS

a la demiere etape de son combat

contre la poliomyelite. En 1996, 5305 cases de paralysie f1asque aigue au total (PFA) ont ete signales dans I'ensemble de 1a Region (au 25 avril 1997). Des echantillons de selles avaient ete preleves chez 4192 (79 %) de ces cas dans les deux semaines suivant I'apparition de la paralysie. Malgre cette

prospection intensive, tant en laboratoire que sur Ie terrain, Ie poliovirus sauvage n' a ete isole que chez 21 de ces cas .. Sur ccs 21 cas, 18 ont ete observes dans Ie bassin du Mekong, les trois autres etant des cas importes en Chine. Au 19 juin 1997, huit cas seulement associes au poliovirus sauvage et avec apparition de la maladie en 1997 ont ete signales par Ie Cambodge et un cas a ete notifie dans Ie centre du Viet Nam. Le recul rap ide de la poliomyelile s'explique par une serie de joumees nationales de

vaccination (JNV) pendant lesquelles 106 millions d'enfants de moins de cinq ans ont ete vaccines par Ie vaccin antipoliomy,Hitique au cours de chaque saison de faible transmission, depuis 1992. La surveillance assuree dans la Region, qui est maintenant de grande qualite, revele que la transmission du poliovirus sauvage a finalement ete confinee it quelques districts situes Ie long du Mekong et dans leur voisinage. Le bassin du Mekong, oil 1'0n a observe les demiers poliovirus restants, comporte de nombreux cours d'eau dont certains ont toujours ete d'acces difficile. Malgre des JNV tres reussies, de nombreux enfants n'y sont toujours pas vaccines. Pour s'attaquer II ce probleme dlfficile, et en reaction face II des cas recents associes au poliovirus sauvage, une strategie intensive de vaccination d'urgence dans les zones II risque (HRRJ) a ete appliquee dans un certain nombre de districts du Cambodge, de la Republique democratique populaire lao et du Viet Nam. La strategle fait appel

a

des equipes d'agents sanitaires et de benevoles qui vaccinent en faisant du porte II porte et du bateau II bateau pour atteindre des enfants encore non vaccines. Au cours des douze demiers mols, quatre campagnes distinctes de vaccination supplementaires ont ainsi ete menees dans les zones oil ces

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poliovirus ont ete decouverts. II est prevu de mener deux autres campagnes en novembre et en decembre 1997. Le Directeur regional estime que ces mesures permettront de se debarrasser

definitivemeni du virus dans la Region. Afin de minimiser Ie risque d'importation de poliovirus sauvage dans la Region, I'OMS a parraine des reunions bilaterales entre pays de la Region du Pacifique occidental et pays de la Region de I' Asie du Sud-est, en vue de coordonner les activites de surveillance et de vaccination dans les regions frontalieres. A I' occasion de la demiere de ces reunions, la Chine et Ie Myanmar se sont rencontres Ii Kunming (Chine) les 17 et 18juillet 1997. Outre la vaccination supph!mentaire de haute qualite, tous les pays qui ont recemment signall! des cas de poliomyelite ont ameliore leur surveillance de la paralysie flasque aigui! et leur surveillance des poliovirus afin de faire en sorte qu' aucun cas de poliomyelite soupyonne n' echappe Ii I'attention, quel que so it I'endroit ou il se produit. Enjuin 1997 s'est tenue la huitieme reunion du

Groupe consultatif technique sur Ie PEV et I'eradication de la poliomyelite. A la suite de cette reunion, il a ete convenuque les pays collaboreraient avec Ie personnel de I'OMS en poste sur Ie terrain pour monter une action contre des grappes de cas de PF A susceptibles de se produire pendant

I'annee. Au cours de sa premiere reunion tenue en avril 1996, la Commission regionale pour la certification de I'eradication de la poliomyelite dans Ie Pacifique occidental a fixe les criteres et les normes applicables II la certification. Des pays indemnes de poliomyelite depuis de nombreuses annees ont forme des comites nationaux de certification et preparent actuellement des plans d'action pour la certification de I'eradication qui seront presentes Ii la Commission n!gionale it sa prochaine session, laquelle aura lieu en novembre 1997 au Bureau regional. Pour les autres pays, Ie processus s' engagera I' annee prochaine. Le Comite sous-regional pour la certification de I'eradication de la poliomyelite dans les pays et territoires oceaniens s'est reuni pour la premiere fois en decembre 1996. territoires concemes s'emploient actuellement Les pays et

a ameliorer

la surveillance de la paralysie flasque L'etat

aigue (PFA) conformement 'aux plans d'action elabores au cours de cette reunion. d'avancement de leurs activites sera examine

a la prochaine

reunion du Comite sous-regional, en

decembre 1997.

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Le Directeur regional remercie tous les partenaires qui, par Ie soutien qu'lls ont accordl! au

cours de I' annee derniere en fournissant des vaccins, en assurant de la surveillance et en

finan~ant

des depenses de fonctionnement, Qnt aide I'initiative pour I'eradication de la poliomyelite a remporter un tel succes. Parmi ceux-ci figurent I'UNICEF, les gouvernements de l'Australie, de I'\talie, du Japan, de la Republique de Coree et des Etats-Unis d' Amerique (par I'intermediaire des Centres de Lutte contre la maladie d 'Atlanta) ainsi que Ie Rotary International etle Rotary International District 2650, du Japon. Des remerciements sont egalement adresses aux

gouvernements du Canada, de la Finlande, de la France, de la Malaisie et de 1& Suede qui, par Ie passe, ant soutenu la campagne. On a pu compter sur leur soutien constantjusqu'a ce que I'OMS et ses Etats Membres aient acheve Ie travail. Quand bien meme la transmission du poliovirus sauvage indigene cesserait en 1998, une surveillance de grande qualite et des vaccinations suppll!mentaires continueront de s'imposer dans toute la Region jusqu'a ce que la certification mondiale salt chose faite. Le Directeur regional assure les Etats Membres que lui-meme et son personnel ne negligeront rien pour s'assurer qu'une action rapide est menee contre tout soup90n de presence du poliovirus sauvage. II est persuade qu'avec leur engagement constant, ils feront de 1997 I'annee au cours de laquelle la Region mettra definitivement fin a la poliomyelite. M. YAMAMOTO (Japon) se felicite des progres constants realises sur la voie de I'eradication de la poliomyelite dans la Region. Taus les efforts doivent maintenant tendre vers ce but. II faut que les Etats Membres collaborent au processus de certification en renforyant la

surveillance de la paralysie flasque aigue dans les secteurs oil Ie poliovirus sauvage est encore observe et en menant des campagnes de vaccination d'urgence dans les zones a haut risque, partout oil des cas ont ete confirmes. L'eradication de la poliomyelite est un (\lement important de la politique de cooperation intemationale du Japon. Celui-ci collabore avec des pays situes tant II I'interieur qu'" I'exterieur de la Region en foumissant des vaccins et du materiel de chaine de froid ains; qu' en renforyan! Ie potentiel de surveillance et de diagnostic de laboratoire. Le Professeur WHITWORTH (Australie) exprime Ie soutien de I' Australie au plan regional d'eradication de la poliomyelite. La preuve en est qu'elle participe activement aux efforts nigionaux, notamment grace Ii la creation d'un laboratoire regional de reference, qui fonctionne comme laboratoire de reference pour I'isolement des specimens de virus et Ie typage des isolats, comme

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source de materiels de reference, de meme que comme centre de formation pour la Region. Bien qu'elle ne soit pas un pays d'endemie, I' Australie presentera son projet de plan d'action national a la Commissiori n!gionale en novembre 1997. Le succes du programme d'eradication de la poliomyelite temoigne des avanlages que prese'nte Ie partenariat entre pays de la Region, et I' e"perience acquise peut demain servir de tremplin pour I'eradication de la rougeole. Mme HA (Viet Nam) precise qu'en reponse a la recommandation de I'OMS d'organiser des vaccinations supplementaires, Ie Viet Nam a lance des campagnes de vaccination d'urgence dans des zones

a risque (HRRl) en

mai et juin de cette annee. Ces operations ont eu lieu dans un certain

nombre de provinces centrales et meridionales. La quatrieme joumee nationale de vaccination sera organisee avant la fin de 1997. Le Viet Nam est reconnaissant du soutien financier et technique qu'il a re~u

de I'OMS et d'autres pays, notamment du Japon. II faut esperer que ce soutien se poursuive

jusqu'a I'eradication de la poliomyelite. Le Dr DURHAM (Nouvelle-Zelande), tout en felicitant Ie Directeur regional et son personnel des resultats deja obtenus, demande qu'a ,I'avenir on songe a I'elaboration d'une demarche coordonnee sur I'utilisation de vaccins de choi" appropries au niveau des pays. Elle demande quand on a administre du vaccin antipoliomyelitique oral et quand on s'est servi de vaccin injectable a base de poliovirus inactive. Le Professeur YIN (Chine) dit que malgre les campagnes de vaccination menees dans des zones II haut risque, trois cas, tous importes, ont ete observes en Chine. Cela est imputable au" ameliorations de la surveillance epiMmiologique qui pourrait etre meilleure encore avec Ie soutien de I'OMS et d'autres pays, II est important que I'eradication se realise egalement au niveau mondial si I' on veut que la Region demeure indemne de poliomyelite apres qu' elle ait ete certifiee comme telle. Le Dr TEMU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) annonce que des campagnes nationales de vaccination ont debut'; la veille en Papouasie-Nouvelle-Guinee dans 500 sites dissemines dans tout Ie pays; ces campagnes associent les secteurs public et prive. A cet egard, il se dit reconnaissant du soutien reyu des gouvemements de I' Australie et du Japon, de I'OMS et de I'UNICEF pour la preparation et I' organisation de cette operation. Le Dr HOWELL (France) prend note des progres realises, particulierement en matiere de surveillance epidemiologique. laboratoires reste pose. Toutefois, Ie probleme de la coordination entre reseaux de

La surveillance epidemiologique Ie long des zones frontalieres doi!

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egalement etre amelioree. Les pays d'endemie doivent tirer parti des experiences des autres pays dans ce domaine. Si la production et la distribution de vaccins se sont ameliorees, la dependance I' egard du financement international demeure une contrainte majeure. Le Dr BART (Etats-Unis d' Amerique) prenant note du role directeur assure avec competence par I'OMS dans les efforts d'eradication, approuve la demande que Ie Directeur regional adresse aux Etats Membres d'assurer Ie soutien Ie plus vigoureux aux campagnes de vaccination. II faut que les pays continuent it ameliorer la surveillance epidemiologique, la constitution de niseaux de laboratoires, et la vaccination des groupes it haut risque. Trois questions se posent: 1) Les efforts intensifies de depistage permettent-ils vraiment d'atteindre les enfants non vaccines? 2) Les

a

campagnes de vaccination utilisant plusieurs antigenes ont-elles reussi? 3) Quelle est la qualite de la coordination avec les autres regions, vu la necessite d'eviter les cas importes ? Le Dr BOUTTA (Republique democratique populaire lao) precise que, bien qu'elle soit en pleine periode de transition, la Republique democratique populaire lao n'en a pas moins mis en oeuvre un programme de lutte contre les maladies transmissibles qui comprend notamment un programme de vaccination. Pendantl'annee derniere, aucun cas de Jioliomyelite n'a ete decel" parmi 60 cas de paralysie flasque aigue ayant fait I'objet d'une enquete. Tout en esperant que I'OMS et d'autres institutions internationales continueront it lui assurer leur soutien, Ie Gouvernement a commence it preparer son personnel it effecruer des vaccinations. Mme ROKOVADA (Fidji) remercie I'UNICEF, Ie Rotary International, ainsi que les gouvernements de I' Australie, du Japon de la Nouvelle-Zelande, de la Republique de Coree et des Etats-Unis d' Amerique pour Ie soutien financier qu'ils ont apporte aux programmes nationaux d'eradication de la poliomyelite et de lutte contre d'autres maladies transmissibles, particulierement dans ledomaine de la surveillance epidemiologique. Le Dr MENG (Cambodge) signale que Ie nombre de cas de poliomyelite a regulierement baisse depuis Ie debut des activites d'eradication de la poliomyelite au Cambodge en 1994. Si huit cas de poliomyelite ont ete signales au debut de cette an nee, les resultats des journees nationales de vaccination (JNV) et des campagnes de vaccination d'urgence dans les zones it risque (HRRI) ont ete encourageants. Deux campagnes d'urgence et des sous-JNV sont prevues en 1998. Tout eel a a ete possible grace au soutien fourni par I'OMS, d'autres organisations internationales, des pays donateurs et des organisations non-gouvernementales.

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Le Dr CHAN (Hong Kong, Chine) indiqueque Hong Kong est indemne de la miiladie depuis 1983. Un Comite national de certification a ete constitue en decembre 1996 el collabore elroilement avec ('OMS it la certification et au maintien de ('etat d'indemnite applaudir Ie recourS

a Hong

Kong, Chine. II faut

a de nouvelles strategies pour interrompre la transmission du poliovirus sauvage

indigene dans les pays ou la poliomyelite est encore endemique, mais on peut cependsnt s'interroger sur les chances d'eradication de la poliomyelite dans la Region en 1997. Le Dr INFANTADO (Philippines) exprime I'attachement de son pays Ii I'objeclif de I'eradication de la poliomyelite en 1998. La couverture vaccinale de plus de 90 % deja realisee en 1996 est un resultat de cet attachement. Des vaccinations supplementaires ont ete organisees chaque annee depuis 1993 et, malgre un renforcement du systeme de surveillance, aucun poliovirus sauvage n'a ete isole depuis lors. Quoi qu'il en soit, desjoumees sous-nationales de vaccination sont pn,vues en 1998 dans des secteurs OU la couverture vaccinale est inferieure it 80 %. Un Comite national pour la certification de I'eradication de la poliomyelite se constitue actuellemen!. Les progres realises jusqu'ici s'expliquent par I'implication de toutes les parties prenantes,

atous les niveaux.

M. KIM (Republique de Coree) dit que la Republique de Con,e est indemne de poliomyelite depuis 1984 grace it un programme de vaccination continuo Ainsi que recommande par ('OMS, Ie gouvernement a etabli Ie Comite coreen de certification de I'eradication de la poliomyelite en juin 1997. Depuis, Ie Comite a prepare un plan d'action national et examine les procedures de tesls en laboratoire afin de s'assurer que ces dernil~res

sont en conformite avec les direclives de ('OMS.

Des inspecteurs ont ete nommes localemenl et formes aux techniques de surveillance. Le Dr PRETRICK (Etats federes de Micronesie) declare que la flambee de poliomyelite survenue en Micronesie dans les annees 60 a provoque Ie dynamisme du programme de vaccinalion que I'on connait actuellemenl et qui cible neuf maladies evilables par la vaccination. "en resulte une couverture vaccinale "levee. Les activites actuelles de lutte contre la maladie, tant au niveau mondial que national, aident it prevenir la reentree du poliovirus dans son pays. Toutefois, les document~

necessaires doivent etre prepares. A cette fin, Ie Departement de la Sante, en cooperation

avec I'OMS, a mis en place un reseau de surveillance auquel participent quatre hopilaux publics. " remercie les gouvemements du Japon et des Etats-Unis et I'OMS de leur appui constant. M. TEKEE (Kiribati) dit que, en plus d'un systeme de surveillance actif, Kiribati travaille en etroite collaboration avec I' OMS et Ie laboratoire de reference australien.

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Le D1RECTEUR REGIONAL remercie les representants de leurs paroles encourageantes et rend hommage aux travaux du laboratoire de reference australien qui rend des services precieux Ii de nombreux pays de la Region. En reponse aux questions posees sur la coordination entre les pays et entre les regions, iI explique que deux mecanismes ont ete mis en place. Au niveau regional, des reunions ont ete

organisees entre la Region du Pacifique occidental et celie de I' Asie du Sud-Est afin de debattre des problemes d'importation transfrontieres du poliovirus sauvage entre pays limitrophes appartenant

a

differentes regions de I'OMS. Deux reunions se sont tenues dans Ie but de coordonner les efforts en Chine et au Myanmar et de reduire ainsi les delais administratifs et de garantir une notification transfrontieres immediate du poliovirus sauvage et des cas de paralysie flasque aigu.. Un echange regulier de donnees de surveillance devra egalement etre effectue et les journees nationales de vaccination seront synchronisees dans les zones limitrophes. En outre, Ie. deux Directeurs regionaux se sont mis d'accord pour tenir des reunions annuelles afin de discuter de problemes communs concernant certaines maladies transmissibles, notamment la poliomyelite, Ie VIHlSIDA et les maladies sexuellement transmissibles. La premiere reunion s'est tenue iI New Delhi en 1996 et la seconde est prevue en octobre 1997 iI Beijing. Dans la Region du Pacifique occidental, les pays limitrophes travaillent egalement ensemble. Par exemple, Ie Cambodge, la Republique democratique populaire lao et Ie Viet Nam ont organise simultanement des campagnes de vaccination speciales dans des zones iI haut risque en mai, juin et juillet 1997. En reponse au representant des Etats-Unis d'Amerique, iI dit qu'en 1997 des equipes de recherche active ant opere avec succes dans un certain nombre de zones recuh!es, autour du Mc!kong par exemple, et ont pu ainsi couvrir plus de deux millions de personnes. Deux cas seulement de paralysie flasque aigu. ont ete notifies chez les personnes non vaccinees auparavant. Ces actions doivent se poursuivre jusqu'i1 ce que la Region soit declaree indemne de poliomyelite. Meme si de nombreux pays de la Region n'ont pas nolifie de cas depuis un certain nombre d' annees, il est essentiel de maintenir les programmes de vaccination et un haut niveau de surveillance jusqu'i1 ce que la maladie soit eradiquee mondialement, et ce malgre les coOts, car la possibilite d'importation du virus ne peut pas etre excluse. Cependant, il espere qu'A partir de 1998 aucun cas associe au poliovirus sauvage ne sera notifie comme provenant de la Region.

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Le Dr OMI (Directeur, Lutte contre la maladie), en reponse au representant de la Nouvelle-

Zelande, dit que Ie rapport de la treizieme reunion du groupe consultatif mondial pour Ie programme elargi de vaccination a declarci tres clairement que pour eradiquer Ie poliovirus, Ie vaccin antipoliomyelitique oral (VPO) etait Ie meilleur choix. Depuis, cette politique n'a pas change. II y a deux raisons a cette recommandation. Premierement, Ie VPO est Ie seul vaccin dont iI a ete demontre qu'il interrompait la transmission du poliovirus sauvage. Deuxiemement; Ie vaccin est administre sous forme de gouttes buccales, ce qui permet d'eviter tous les problemes logistiques Ihis II I'usage de seringues et d'aiguilles et permet meme iI des agents de sante volontaires d'administrer Ie vaccin. Toutefois, Ie vaccin antipoliomyelitique inactive injectable peut eire approprie dans certains pays industrialises ou Ie niveau d'hygiene est eleve, ou Ie poliovirus sauvage ne circule pas et ou Ie coOt du vaccin n'est pas un probleme. Meme dans ces pays, Ie VPO est Ie meilleur choix en cas de flam bees de poliomyelite. Le vaccin injectable pourra toutefois etre utilise une fois la transmission du poliovirus interrompue ilU niveau mondial. En reponse au representant des Etats-Unis d' Amerique, il dit que I'OMS ne recommande pas I'administration simultanee du VPO et d'autres antigimes dans les pays ou Ie poliovirus continue de circuler car cela complique les operations de vaccination. Toutefois, cela reste une option, mais qui do it etre etudiee, dans les pays ou Ie poliovirus sauvage ne circule plus et ou les problemes operationnels peuvent etre surmontes. Le DlRECTEUR GENERAL dit que, malgre les progres notables realises sur la voie de I'eradication de la poliomyelite, des ecarts existent entre les regions. La situation dans certains pays des regions de I' Afrique, de la Mediterranee orientale et de I' Asie du Sud-Est reste preoccupante. En 1996, 1005 cas ont ete notifies en Inde, 942 au Nigeria, 341 au Pakistan, 264 en Ethiopie, 219 en Republique democratique du Congo, 215 au Tchad, 121 au Rwanda et 100 en Egypte. En Inde, la plupart des cas ont ete notifies dans deux Etats, Uttar Pradesh et Bihar. La situation de I' Afghanistan et celie du sud du Soudan sont egalement preoccupantes. Dans ces regions, Ie manque de volonte politique, I'instabilite politique ou les conflits arrnes ont rendu difficile I'organisation de journees de vaccination et la surveillance systematique. Nous n' avons pas un tableau precis de la situation dans I'est de la Federation de Russie et dans les nouveaux Etats independants. L'OMS apporte principalement son appui aux efforts deployes dans les zones it probleme, en particulier Iii ou les journees nationales de vaccination et la surveillance systematique n'ont pas encore ete instaurees. On espere cependant que la poliomyelite sera eradiquee it la date fixee dans la

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plupart des pays. Les pays de la Region du Pacifique occidental et Ie Bureau regional meritent d'etre felicites des progres considerables qu'i!s ont enregistres sur la voie de I'eradication de la maladie. Le PRESIDENT demande aux Rapporteurs de preparer un projet de resolution approprie qui sera examine lors d'uneprochaine seance et qui devra prendre en consideration en particulier les commentaires du representant de la France. 4. RAPPORT ANNUEL SUR LES MALADIES SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES, L'INFECTION A VIH ET LE SIDA: Point 10 de I'ordre dujour (Document WPRlRC48/5) Le DlRECTEUR REGIONAL dit que Ie document WPRlRC48/5 presente la situation epidemiologique actuelle des maladies sexuellement transmissibles (MST) et comprend les donnees les plus recentes sur la situation epidemiologique du VIH et du SIDA et son evolution. Ce document decrit egalement les activites actuelles et futures en matiere de prevention et de lutle contre les maladies sexuellement transmissibles comme point d'entree de la lutle contre Ie VIHlSIDA dans la Region ainsi que les progres du Programme commun des Nations Unies sur Ie VIHlSIDA (ONUSIDA). Le nombre de cas d'infection it VIH et de SIDA notifie dans la Region continue d'augmenter chaque annee. Fin 1996, un total cumule de 65 170 cas d'infection

a VIH et

12 liS cas de SIDA

avaient ete notifies. Toutefois, on note un sous-diagnostic et une sous-notification notables des cas d'infection

a

VIH et de SIDA.

On estime que, fin 1996, un total cumule de plus de cumuh~

300 000 personnes dans la Region etaient seropositives et que Ie nombre total

de cas de SIDA

s'elevait it 24000 dont 8 000 pour la seule annee 1996. D'ici I'an 2000, Ie nombre total de personnes seropositives dans la Region devrait plus que doubler et Ie nombre de nouveaux cas de SIDA chaque annee devrait quadrupler. La transmission du VIH varie de pays it pays et entre differentes zones dans un meme pays. En Australie et en Nouvelle-Zelande, pays qui ant mis en oeuvre des programmes de prevention intensifs, I'incidence de I'infection it VIH est en baisse. La plupart des Hes du Pacifique Sud, Ie Japan, les Philippines et la Republique de Coree ne semblent pas connaitre d'augmentation notable des cas d'infection it VIH et de SIDA. Malheureusement; I'epidemie s'installe au est sur Ie point de s'installer dans certains autres pays de la Region tels que Ie Cambodge, certaines parties de la Chine,

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la Malaisie, la Papouasie-Nouvelle-Guinee et Ie Viet Nam.

On prevoit que celie tendance

a la

propagation de I'epidemie se poursuivra au cours des prochaines annees. Le Directeur regional dit que, dans la plupart des pays, I'infection

a VIH

se transmet

principalement par contact sexuel et dans quelques pays I'epidemie se propage parmi les utilisateurs de drogues injectables. Dans certains pays, la prevalence elevee des maladies sexuellement

transmissibles, jusqu'1I40 % chez les personnes ayant des comportements II haut risque telles que les travailleurs du sexe, joue un role important dans la propagation de I' infection II VIH. Le Directeur regional explique ensuite que les activit.!s de I'OMS dans Ie domaine des maladies sexuellement transmissibles et du SIDA ont quatre orientations principales. Tout d'abord, I'OMS met principalement I'accent sur la prevention des maladies transmissibles en encourageant la prise en charge syndromique des cas de MST, methode traitement extn,mement efficace des infections MST symptomatiques. La prise en charge syndromique des cas de MST est efficace car elle peut etre assuree par tout agent de sante, ne necessitant pas de materiel de laboratoire coiiteux et souvent indisponible. developper les programmes MST, L'OMS encourage egalement les dc!cideurs II

aameliorer la connaissance des MST et it promouvoir la demande

de soins chez les personnes atteintes de MST. Le second domaine d'activite de I'OMS conceme la surveillance epidemiologique des MST et du VIHlSIDA. Le renforcement de la surveillance du VIH et des MST doit generer des donnees suffisamment precises pour assurer une planification, un ciblage, une mise en oeuvre et un suivi rationnels du programme. En collaboration avec les epidemiologistes nationaux, Ie Bureau regional a continue de renforcer les systemes de surveillance et la collecte, I'analyse et la diffusion des donnees. Le Directeur regional explique qu'un rapport de surveillance a ete distribue tous les six mois et qu 'une base de donnees epidemiologiques regionale a ete elaboree. projections du nombre de cas d'infection Des estimations et des egalement ete

a VIH, de cas de SlDA et de cas de MST ont

foumies pour les plus grands pays de la Region. Des moyens continuent d' eire foumis pour controler la sensibilite des gonoccoques aux antibiotiques. Le troisieme domaine d'activite de I'OMS vise Ii cibler les personnes les plus exposees au risque d'infection II VIH, de SlDA et de MST, c'esHi-dire principalement les travailleurs du sexe et les utilisateurs de drogues injectables. Des programmes specifiques, tels que les cliniques modeles aux Philippines, ont ete mis en place afin de reduire les risques de contamination chez les travailleurs

)42

COMITE REGIONAL: QUARANTE-HUITIEME SESSION.

du sexe. Ces programmes sont mis en oeuvre par la prestation de services de soins de sante et par Ie biais d'activites d'education par les pairs. L'OMS a continue d'apporter un appui technique programmes de reduction des risques chez les utilisateurs de drogues injectables. Enfin, I'OMS a oeuvre dans Ie domaine de la securite transfusionnelle et des produits sanguins. Un expert en securite transfusionnelle, nomme par I'ONUSIDA et dont Ie paste est finance par la France, sera bient6t base au Bureau regional et apportera un appui aux Etats Membres dans Ie domaine de la securite du sang et des produits sanguins. Le Directeur regional poursuit en resumant la collaboration entre I'OMS et Ie Programme commun des Nations Unies sur Ie VIHlSIDA (ONUSIDA). Depuis la creation de I'ONUSIDA au debut de I'annee 1996, II groupes thematiques ont ete formes dans la Region, parmi lesquels huit groupes etaient pn!sides par des representants de I'OMS. En outre, cinq conseillers de programme dans les pays et un consei lIer de programme interpays ant ete nommes dans des pays de la Region. Un soutien financier d'un montant de US$300 000 et, plus recemment, un paste, ant ete foumis par I'ONUSIDA au programme MST et VIHlSIDA du Bureau regional. Cependant, depuis 1996, de nombreux pays ant connu une reduction du financement exterieur et de I'appui technique pour leurs programmes VlHlSlDA. En consequence, de nombreux Etats Membres ant eu du mal

a des

a maintenir les

programmes VIHlSIDA au meme niveau qu'auparavant. Ceci est preoccupant, en particulier dans Ie contexte de la propagation de I'epidemie de VIH dans certains pays. L'une des raisons de celte penurie de financement, comme Ie Directeur regionall'a explique

a la precedente session du Comite

regional, est que, dans la periode de transition entre Ie programme mondial de lutte contre Ie SIDA et I'ONUSIDA, ce demier debutait financement. Le Directeur regional declare que I'OMS et ses Etats Membres se trouvent a un point critique de leur campagne de prevention et de prise en charge du VIHlSIDA. La maladie peut etre maltrlsee. L'OMS doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour garantir que, dans I'ensemble de la Region, I'epidemie de VIH connaisse un meme declin qu'en Australie et en Nouvelle-Zelande. Le DIRECTEUR REGIONAL donne alors la parole au Dr Piot. Le Dr PlOT (Directeur executif de I'ONUSIDA) remercie Ie Dr Han et Ie Comite regional de I'avoir invite it s'exprimer. En ce qui conceme I'epidemie de SIDA proprement dlte, il dit qu'it a lu,

a peine

ses activites et recherchait notamment des sources de

a

plusieurs reprises, qu'il n 'y avait plus d'epidemie car de nouveaux medicaments etaient

PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE

143

disponibles ; ceci est bien sur faux car on estime qu'it y a 8500 nouveaux cas d'infection par jour. Le SIDA est aujourd'hui l'une des causes majeures de deces dans Ie monde et depassera bientot Ie paludisme, accompagne d'effets devastateurs sur la population et les economies de pays lourdement affectes. Ainsi que Ie Directeur regional I' a dit, de nombreux pays de la Region sont moins exposes que d'autres parties du monde, bien que certains pays rendent compte d'une augmentation rap ide des infections

a VIH.

Toutefois, dans la Region du Pacifique occidental; une possibilite s'offre

d'interrompre I'evolution d'une epidemie majeure. Comme I' Australie I'a montre, la prevention du VIH peut reussir

a condition d'etre energiquement dirigee. d'etablir des partenariats strategiques et

de pratiquer une prevention fondee sur des preuves. La Tharlande (dans la Region de I' Asie du SudEst) a rem porte certains succes dans la reduction du nombre des infections nouvelles, et plusieurs pays disposent d'une base solide pour lancer des programmes de lulte contre Ie SIDA. Le Dr Piot rappelle aux representants qu'ONUSlDA n'est pas une institutiondistincte, mais un programme coparraine par I'OMS, I'UNICEf, Ie PNUD, Ie fNUAP, I'UNESCO et la Banque mondiale. II assure la coordination au sein du systeme onusien, pJaide en faveur de la prevention du VIH. assure Ie partage des pratiques les plus satisfaisantes grace II la cooperation technique et iI la recherche, et fournit des credits de demarrage aux pays. Le programme a maintenant 20 mois. II y a maintenant des groupes thematiques ONUSIDA dans la plupart des pays de la Region, et huit sur onze de ces groupes sont presides par des representants de I'OMS. Celte fa~on

de faire constitue un

exemple de ce qui s' impose au niveau des pays dans I' esprit de la reforrne des Nations Unies telle qu'elle est preconisee par Ie Secretaire general. Pour reagir avec succes il faut des partenariats - tant II I'interieur du systeme onusien que dans la societe en general, chefs d'entreprises et dirigeants religieux compris. ONUSIDA n'est ni un fonds ni une banque, mais iI a affecte 3,9 millions de dollars Ii des activites menees dans la Region du Pacifique occidental, et notamment en assurant Ie financement de programmes nationaux de lulte anti-SIDA, en fournissant des fonds catalyseurs pour des activites menees dans les pays, et en mettant a la disposition du Bureau regional des fonds perrneltant d'assurer un soutien technique. Les traitements ne sont pas compris dans ces sommes. Le conseit de coordination du programme a demande qu'on procede Ii une enquilte sur Ie financement national et international des activites de lulte contre Ie VIH dans Ie monde entier. Dans plusieurs pays de la Region du Pacifique occidental notamment au Cambodge, en Chine, en Mongolie, aux Philippines, en Republique democratique

144

COMITE REGIONAL: QUARANTE-HUITIEME SESSION

populaire lao el au Viet Nam - I'action des groupes thematiques a fortement accru Ie soulien financier aux activites nationales anti-SIDA du systeme des Nations Unies, Banque mondiale non comprise. Toutefois, dans d'autres pays, il semble que ce soutien ait diminue. La collaboration avec Ie Bureau regional s'est beaucoup amelioree, grace au Directeur regional; et il ya desormais une nette division des competences. Une reunion sur la surveillance epidemiologique a ete organisee pour Ie compte de l'ensemble du systeme onusien. D'autres coparrains ant egalement defini leur role: I'UNICEF se concentre sur la mobilisation communautaire et la prevention chez les jeunes, Ie FNUAP sur la sante! reproductive. Le Programme des Nations Unies pour Ie controle international des drogues (PNUCID, qui n'est pas un coparrain) apporte son aide pour Ie probleme des utilisateurs de drogues par voie intraveineuse.

II faudra faire face

a des defis anciens et nouveaux.

Au nombre de ceux-ci figurent : Ie refus

persistant de I'epidemie, un nouveau contentement de soi ne du succes des nouveaux medicaments et l'ignorance du fait que la prevention du VIH est effie ace et rentable. Cela appelle une orientation soutenue des efforts aux niveaux national et communautaire,une riposte authentiquement multisectorielle dans laquelle chaque pays delini ses propres objectifs et strategies, et une intensification de l' action preventive, notamment aupres des jeunes et de ceux qui sont les plus exposes

a I'infection.

De la sorte, la Region pourra saisir l'occasion qui lui est offerte d'empecher

que l'epidemie de VIH n'atteigne les niveaux observes ailleurs dans Ie monde. Le Dr ITO (Japon) se dit satisfait de l'analyse et des chiffres inclus dans Ie document discut.! ICI.

II demande que lies mesures ont ete prises en faveur des usagers de drogues par voie

intraveineuse. Son Gouvernement a lance une action sur les dynamiques de population et Ie SIDA, s'est engage d'une operation bilaterale, a organise des programmes d'etudes et des seminaires sur Ie territoire national et I' etranger. II apporte en outre une contribution au Bureau regional

a travers Le

l'ONUSIDA et coopere avec d'autres pays asiatiques en coordination avec l'ONUSIDA.

Gouvernement japonais est implique dans Ie Programme ONUSIDA depuis la mise en place du programme; membre du Conseil de Coordination du Programme, it fait aussi partie des donateurs. Le Dr Ito partage les preoccupations exprimees dans Ie document quant II la reduction du financement direct de l'ONUSIDA. L'ONUSIDA n'a pas ete con~u au depart pour assurer des

financements meme si, pour reduire Ie manque

a gagner

resultant de la cloture du Programme

mondial de lutte contre Ie SIDA de I'OMS, l'ONUSIDA continue d'apporte, son soutlen par l'intermediaire du budget 1996-1997. A partir de l'exercice 1998-1999, Ie groupe thematique devra, en association avec Ie pays conceme, faire une demande d'aide directe ou indirecte A la recherche du

PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE

145

financement aupres de I'ONUSIDA.

Le Gouvemement du Japon ne critique pas la decision du

Conseil de Coordination du Programme, pourtant iI demande que tous les efforts possibles soient faits atin d'aider les pays en voie de developpement .. demander des fonds. Le Dr Ito note que la coordination des activit.!s des organisations coparrainant I'ONUSIDA au sein des groupes thematiques n'est pas adequate. Le Gouvemement japonais a abord.! celte

question .. plusieurs prises au Conseil de Coordination du Programme et I'a informe des activites dans Ie domaine du VIH/SIDA au niveau des pays comme au niveau regional en insistant pour que les organisations partageant Ie parrainage coordonnent leurs programmes et apportent un soutien suffisant tant sur Ie plan financier que sur celui des ressources humaines. La reussite de I'ONUSIDA ne sera possible qu'avec la cooperation de chacune des organisations co-parrainanl Ie programme. Le Dr TEMU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) dit que son pays a enregistre 745 infections

a

VIH depuis 1987, principalement des enfants ages de I .. 5 ans et des jeunes femmes entre 17 et 30 ans. II s'agit I.. d'un motif de serieuse preoccupation. La transmission pat voie heterosexuelle est particulierement "levee et tres inquietante. Le Gouvernement a approuve recemment la crealion d'un Conseil national multisectoriel sur Ie SIDA. Le Premier Ministre a demand<! qu'une Ires haute

priori Ie soil accordee .. I'elaboralion d'une slralegie nationale ; Ie Bureau de planification national s'est mis au Iravail, avec Ie soutien de I'ONUSIDA. L'acheminement des fonds proven anI de I'ONUSIDA a pose quelques problemes dans un premier temps, mais ceux-ci se sonl vite resolus grace .. une amelioration de la coordination permise par Ie Directeur regional et Ie Directeur executif de I'ONUSIDA. La Papouasie-Nouvelle-Guinee est d'accord avec les quatre grandes conclusions du rapport. Elle exprime sa reconnaissance pour Ie soutien apporte par I'OMS et Ie Gouvernement d'Australie dans les activites de lulte conlre Ie VIH et Ie SIDA. II cherche ensuite .. obtenir des renseignements sur la disponibilite de substances therapeutiques anti-VIH abordables en terme de prix. Le prochain rapport devrail inclure de telles informations atin de guider les pays dans I'elaboration de leurs poliliques. Le Dr ABDUL LATIF (Brunei Darussalam) dil que dans son pays egalement, l'infection

a

VlH est en hausse avec 422 cas declares en juillet 1997, lous sauf 16 (4 %) ayanl .ole constales chez des nalionaux vivant it I'etranger; des 10 patients alteinls du SIDA, 8 sont deceMs. Environ 95 % des victimes du VIHlSlDA sont des hommes et 90 % onl entre 20 et 39 ans. Les relations sexuelles

146

COMITE REGIONAL: QUARANTE-HUITIEME SESSION

entre personnes de sexe oppose constituent Ie principal mode de transmission. On ne recense qu'un seul cas de VIH dO

a I'injection de drogue par voie intraveineuse et un cas de transmission perinatale.

Les petites nations comme Brunei Darussalam, dont les habitants voyagent beaucoup, sont trios exposees au VIHlSIDA. Le developpement des voyages internationaux et du commerce

international constituent un defi majeur appelant de nouvelles strategies de lutte, concertees et innovantes.

Le Professeur YIN (Chine) se dit preoccupe par I'evolution du VIH et du SIDA dans la Region de meme que par la progression des maladies sexuellement transmissibles (MST) en general. Le systeme national de surveillance des MST el du SIDA en Chine a monlre que les taux d'infection progressent chaque annee, et plus particulierement dans certaines provinces ou zones. L'injection de drogues par voie intraveineuse resle Ie principal facteur de risque. prevalence dans les groupes de population et parfois Ires eleve. d'infection Le taux de

En 1996, pres de 6000 cas Sur les

a VIH ont ete recenses lars d'une operation de surveillance des groupes a risque.

155 cas de SIDA reperes, 103 sont aujourd'hui decedes. Selon certaines etudes, 150000 personnes seraient infectees. La Chine exprime sa reconnaissance au Bureau regional pour Ie soutien apporte malgre les difficultes financieres. Le pays a re~u

en 1997 la visite d'une equipe technique qui a aide Ie pays it

mettre en place des projets dans Ie domaine du VIH/SIDA. Le cofinancement par I'ONUSIDA est jusqu'ici reste trios limite. Le Professeur Yin comprend des difficulles de coordination, mais il espere que les efforts de la Chine pour lutter contre Ie VIH/SIDA recevront un soulien plus important encore. Plusieurs mesures ant ete prises par Ie Gouvernement chinois, notamment la formation d'un groupe de coordination rassemblant des representants de 34 secteurs et dirige par un Conseiller d'Etat. Le Comite de lutte contre Ie SIDA s'est reuni en 1996. Une nouvelle reunion sera organisee en 1997, de meme qu'une conference nationale sur la sante

a laquelle assisteront taus les Secreta!res

et les Gouverneurs du Parti et au cours de laquelle des seminaires sur Ie VIHlSIDA seront organises. En Chine, comme ailleurs, iI importe que les autorites politiques de haut niveau soient impliquees dans les activites afin de garantir I'application des programmes nationaux. Depuis 1996, la Chine dispose d'un budget special de prevention et de lutte contre Ie VIHlSIDA.

PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE

147

La prise en charge des personnes infeclees par Ie VIH constitue un probleme important qui a ele etudie pendanl un an par un consullant. Celui-ci vient de soumettre son rapport au Conseiller d'Elat. L'educalion el I'information du public presentent une importance cruciale en matiere de prevention et de lutte con Ire cette maladie ; un rapport sur les mesures multisectorielles d'education et d'information sur Ie VIWSIDA a ete soumis. Les actions de surveillance ant ete renforcees, en particulier dans les groupes II risque, en attendant des mesures de lutte contre Ie trafic de drogue et la prostitution qui constituent de serieux problemes. Les services de transfusion sanguine sont

reorganises II travers la Chine depuis deux ou trois ans, suite Ii une suspicion de cas de transmission par transfusion. Des etudes ont ete menees afin de determiner si la medecine traditionnelle peut apporter une contribution II la prevention et la lutte contre Ie SIDA. Depuis 1995, des professionnels de sante re~oivent

une formation specifique destinee II les sensibiliser aux causes du VIH/SIDA et aux

problemes engendres par cette infection. On espere qu'une meilleure connaissance de la maladie acquise II travers line formation constituera un bon moyen de prevention. Le Dr DURHAM (Nouvelle-Zelande) accueille favorablement Ie rapport. En ce qui concerne I'Annexe, elle demande qu'li I'avenir, il y soit fail menlion des hypotheses et methodes de projeclion. Le rapport ne lraite pas des effels des agents antiretroviraux, mais Ie Dr Piot a aborde cette question dans son I'alloculion d'introduclion. La Nouvelle-Zelande s'inquiele de I'indifference qui entoure celte question; la possibilite de traitement par de tels agents pourrait en effet compromettre les comportements sexuels sans risque et leur promotion. En outre, ces traitements sont tres coOteux et influeraient d'une maniere considerable sur la prevention des maladies sexuellement transmissibles et de I'infection it VIH et du SIDA de meme que sur Ie cotit global des produits pharmaceutiques. Elle demande donc qu'une analyse de ces effets soil incluse aux rapports ullerieurs. Le Dr HOWELL (France), apres avoir laue Ie rapport, dil que la France a prouve I'interet qu'elle accordail it la prevention et it la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles el Ie VIHlSIDA en finan~anl

deux postes dans la Region. II demande des informations plus detail lees sur

la cooperation enlre I'OMS el l'ONUSIDA et en particulier sur les avantages qu'elle presente pour les pays insulaires. Pour repondre it la multiplicite des causes de la maladie, iI faut mettre en place des mesures de lutte inlersectorielles. L'OMS dispose des capacites lechniques necessaires it la lutte contre la maladie el devrait donc jouer un role predominant dans ce domaine. Aucun vaccin n'ayant ele mis

148

COMITE REGIONAL: QUARANTE-HUITIEME SESSION

all point pour prevenir Ie VIH/SIDA, il importe d'accorder aux mesures preventives uneimportance similaire

acelles des traitements et therapeutiques. a mobiliser des ressources; un appel it renforcer la surveillance epidemiologique; un

La France souhaite adopter avec d'autres representants une resolution qui inclurait: un appel aux Etats

meilleur ciblage des programmes de prevention destines aux populations iI haut risque; et un engagement a promouvoir une meilleure coordination de la lulte au niveau regional comme au niveau des pays. Le Professeur WHITWORTH (Australie) a accueilli favorablement Ie rapport annuel sur Ie VIH/SIDA; celte maladie do it etre suivie de pres afin de limiter son expansion meurtriere. Le

VIHlSIDA a decime une partie de la population des jeunes adultes productifs et abandonne iI euxmemes les orphelins ou des personnes agees, parrois infectes auss;, L' Australie, qui dispose d'une tres longue experience de celte maladie, porte un vif interet

a

la maniere dont la Region reagira iI celte menace qui merite d'etre prioritaire. En Asie, Ie nombre de cas d'infection

a VIH

est passe de I it 3 millions au cours des trois demieres annees. Selon les "

projections, ce chiffre depassera 10 millions d'ici I'an 2000 (25 % du nombre total de cas). semblerait, que selon toute vraisemblance, la Region du Pacifique occidental soit appelee i'epicentre de !'epidemie au debut de la 21e siecle.

a devenir

En 1996, Ie Comite regional a decide que les Etats Membres devaient renforcer leurs mesures de prevention et de lulte contre les MST et Ie VIHlSIDA. Le succes de ces mesures depend de !'engagement et de la determination des autorites de reagir de maniere ouverte et pragmatique I'epidemie. Pour garantir une reaction politique forte, des liens etroits doivent unir Ie secteur sanitaire aux autorites nationales et aux ministeres, en particulier ceux beneficiant d'un budget important. L' Australie a suivi avec beaucoup d'interet la progression du Bureau regional en matiere de mobilisation et de coordination des decideurs au niveau des pays et des divers organes regionaux afin d'ameliorer la prevention et la lulte contre les MST, comme iI a annonce lors de la precedente session. L'ONUSIDA etant definitivement en place, iI s'agit maintenant de se concentrer sur les actions communes au niveau des pays.

a

PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE

149

Le rapport precise que Ie financement du programme national est en baisse depuis la cloture du Programme mondial de lutte contre Ie SIDA et explique que Ie financement de base transitionnel des programmes des pays par I'ONUSIDA prendra fin lors de I'exercice 1998-1999. Pourtant, au cours de cette periode biennale, I'ONUSIDA allouera un financement du meme ordre de grandeur (US$ 16 millions) au programme de developpement au niveau des pays. II s'agitls d'un mecanisme different de soutien financier apporte au pays et qui permet d'etre decaisse par I'intermediaire d'un groupe thematique sur Ie VIH/SIDA des Nations Unies. Les groupes thematiques des Nations Unies sur Ie VIHlSIDA constituent un mecanisme cle dans la solution des problemes poses par Ie VIH/SIDA aux differents pays. Le Professeur Whitworth trouve que Ie Bureau regional, les Etats Membres et les donateurs doivent faire en sorte que les groupes thematiques fonctionnent de maniere effective et que tous les intervenants soient effectivement representes notamment les organisations des Nations Unies, les gouvemements des pays et les donateurs. C'est pourquoi elle demande au Bureau regional d'etendre Ie soutien administratif et financier accru aux groupes thematiques afin de soutenir les actions des pays. A mesure que les parrains augmentent leur soutien au niveau des pays

a travers les groupes

thematiques, les fonds de I'ONUSIDA pourront etre utilises pour des activites catalysant les initiatives des pays, comme la sensibilisation ou la mobilisation de ressources supplementaires qui sont des domaines OU les groupes thematiques jouent un rOle cle. En tant que principale organisation coparrainantle programme, I'OMS doit apporter la contribution materiellenecessaire it ce processus. A I'heure actuelle, la part pre levee pour Ie VIHlSIDA sur les credits essentiels du Bureau regional est limitee, la plupart des depenses liees au VIH/SIDA semblant de venir de fonds extrabudgetaires. L' Australie considere ce point comme un sujet de reelle preoccupation. Le

Professeur Whitworth demande

a rOMS de

prelever une part plus importante des fonds essentiels

pour soutenir les programmes nationaux pour Ie VIHlSIDA. Elle ajoute que Ie Bureau regional doit collaborer plus etroitement avec les groupes thematiques sur la planification commune, la programmation en parallele et Ie partage des ressources. En tant que pays donateur, I' Australie considere les groupes thematiques comme un mecanisme ch! visant

a faciliter

les reponses integrees. lis facilitent en outre la collaboration des

Nations Unies et d'autres donateurs extemes. L'ONUSIDA peut tout a fait aider les pays confrontes

150

COMITE REGIONAL: QUARANTE-HUITIEME SESSION

au probleme du VIWSIDA, mais il peut etre considere comme un mecanisme de coordination et non comme une institution de mise en oeuvre. Son succes dependra du nive.u d'eng.gement des divers . parra ins et de la capacitedes Etats Membres et du Bureau regional a utiliser son potentiel au maximum. L' Australie continuera a collaborer activement avec les Etats Membres, Ie Bureau

regional et les groupes thematiques des Nations Unies sur Ie VIHlSIDA. Le Dr CHHEA THANG (Cambodge) declare que la progression rapide du nombre de cas de l'infection a VIH et de SIDA au Cambodge constitue un sujet de preoccupation tant au niveau national qu'au niveau international. On estime que 100000 personnes ont ete infecllies, la plupart

a

la suite de relations sexuelles entre partenaires de sexe oppose, ce qui represente 2 % de la population sexuellement active. C'est Ie taux d'infection Ie plus eleve de la Region. La pauvrete et Ie manque d'education sont probablement al'origine de ce taux c!leve. Des mesures prises conjointement par Ie Gouvemement et des organisations nationales avaient contribue a reduire Ie nombre de nouveaux cas au sein des populations

a haut risque.

Mais

I'epidemie avait deja gagne des zones rurale. OIi au vu des ressources disponibles, il etait impossible de mener des campagnes d'une envergure appropriee et dans des delais Iimites. I'epidemie, un soutien international massif s'impose. Le Dr ABU BAKAR bin Suleiman (Malaisie), se felicite de la qualite du rapport mais note la progression alarm ante de I'infection Pour maitriser

a VIH dans la Region et I'augmentation des MST et de I'usage

de drogues par voie intraveineuse qui constituent des facteurs de risque importants. Les estimations de prevalence foumies par Ie Bureau regional, son soutien technique, les etablissements de formation et la creation d'une base de donnees regionales sur les MST, Ie VIH et Ie SIDA constituent des avancees inestimables. En Malaisie, 42 % des personnes positives au VIH onl entre 20 et 29 ans el 43 % sont agees de 30 a 39 ans. Les jeunes, sexuellement plus aclifs et plus susceptibles d'utiliser des drogues par voie intraveineuse, sonl plus exposes. Les programmes de prevenlion el de promotion de la sanle doivent donc cibler en priorite ces classes d'age. En novembre 1996, la Malaisie a lance un

programme appele PROSTAR (un acronyme en Bahasa Malaysia signifiant "jeunes gens sains vivant sans Ie SIDA") qui consisle a former les jeunes qui

a leur

tour formeront d'aulres jcunes.

La

Malaisie propose de partager son experience avec d'autres pays.

PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE

151

Le Dr Abu Bakar appelle rOMS Ii intensifier les recherches comportementales afin de definir les valeurs morales et religieuses qui pourraient etre developpees afin de contribuer Ii prevenir I'expansion du VIH/SIDA dans la Region. II tient Ii corriger les chiffres publies dans Ie rapport concernant la projection du taux de prevalence en Malaisie. II faut lire: 20092 cas de VIH et 858 cas de SIDA Ii la fin de 1996;

30400 cas de VIH et 1500 cas de SIDA d'ici I'an 2000. Au vu des liens etroits existants entre Ie VIH/SIDA et les MST, il preconise vivement I'introduction de mesures de prevention et de lutte integrees.

La session est levee Ii 12 heures.

152

COMITE REGIONAL: QUARANTE-HUITIEME SESSION

PROCES· VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE

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ANNEXE

ALLOCUTION DU PRESIDENT ENTRANT

Mesdames et Messieurs les honorables delegues, Monsieur Ie Directeur general de I'Organisation mondiale de la Sante, Dr Nakajima, Monsieur Ie Directeur regional, Dr Han, Mesdames et Messieurs les representants des institutions des Nations Unies, des organisations intergouvemementales et non gouvernementales, du Secretariat de I'OMS, Mesdames et Messieurs, Bienvenue en Australie, pays dont on dit qu'il est une nation reunissant un.e centaine de langues. En effet, I'une des caracteristiques de notre pays dont nous sommesles plus fiers est qu'un Australien sur quatre so it un emigre qui reconnait I' Australie comme sa nouvelle patrie. En fait, beaucoup d' Australiens viennent de pays qui sont represelltes ici. Vous avez done toutes les raisons de vous sentir chez vous en Australie, qui, comme cette assemblee regionale, s 'enorgueillit de sa diversite culturelle. Notre reunion de cette semaine me rappelle une autre reunion de personnes qui entendaient ameliorer la sante. En 1888, a Paris, I'eminent savant Louis Pasteur s'adressa avec ferveur a ses collegues pour leur rappeler ce que devait etre leur r61e en tant que scientifiques. "Si la science n'a pas de patrie, I'homme de science doit en avoir une, et c'est a elle qu'il doit reporter I'influence que ses travaux peuvent avoir dans Ie monde." Pasteur exhortait alors ses collegues a travailler dans leurs pays I'esprit ouvert a "une loi de paix, de travail et de salut qui ne songe qu'a delivrer I'homme des fleaux qui I'assiegellt. Ce n'est qu'ell obeissant a cette loi d'humanite que nous pOllvons dire que la science fera reculer les frontieres de la vie." Lars de 1I0tre reunion cette semaine, nous avons la possibilite de faire reculer les frontieres de la vie en travaillant de concert avec I'OMS pour delivrer nos semblables des fleaux qui menacent toujours leur sante. Nous pouvons Ie faire en oeuvrant dans nos pays en vue d'une plus grande egalite devant la sante. Nous pouvons aussi tirer parti de ce que nous sommes grace a I'OMS: un organisme regional reunissan! des pays qui se sont engages II travailler ensemble et qui utilise I'experience des uns et des autres pour faire en sorte que la sante pour taus devienne une realite.

154

COMITE REGIONAL: QUARANTE-HUITIEME SESSION

Annexe La Region du Pacifique occidental de l'OMS peut deja se prevaloir d'une grande tradition de cooperation dans Ie domaine de la sante. Dans les annees 70, Ie nombre de pays membres de la Region a sensiblement augmente par suite de l'adhesion de nouveaux Etats Ii I'OMS. Au cours de cette peri ode, des efforts considerables ont ete faits pour mettre en place des infrastructures sanltaires de base dans les pays. Dans les annees 80, I'adhesion au concept de La sallte paur taus, et II sa composante principale, la fourniture universe lie de soins de sante primaires, a donne un nouvel elan ces efforts.

a

La reconnaissance de plus en plus large du lien fondamenlal enlre la sanle el Ie

developpement a facilite la mise en oeuvre de cette politi que. Parallelemenl, notre Region s'est efforc"e de combattre les maladies Iransmissibles qui fonl si souvent obstacle Ii I'epanouissement du polentiel des individus et les empeche ainsi de contribuer au developpemenl de la societe. Aujourd'hui, en 1997, nous sommes sur Ie poinl de declarer notre Region exempte de poliomyelile. La lepre, fleau scculaire, qui penalise doublement ses victimes, disparail rapidement de la Region. C'est donc forts de ce riche passe de cooperation que nous allons entamer notre reunion, en ayant al'esprit Ie role que peutjouer l'OMS en tant que conscience mondiale en matiere de sante. Le principe fondamental de la moralite est "de faire de son mieux". La mission dont l'OMS a I'exclusivite est de guider les nations afin qu'elles se dotent de systemes de sante qui utilisent les ressources avec parcimonie et pour Ie plus grand bien de tous. L'OMS remplit aussi un role vital en nous faisant part des nouvelles possibilites offertes par I'enorme explosion de connaissances scientifiques recueillies " l'occasion de travaux menes en collaboration au niveau international, comme la medecine reposant sur des preuves. L'OMS do it aussi assurer la dIrection technique de l'action sanitaire internationale et coordonner les efforts complementaires des institutions onusiennes et de la communaute internationale. Cependant, comme Ie demontre si clairement Ie rapport du Directeur regional sur les activites de l'OMS dans la Region pour cette annee, nous avons besoin de cela mais de bien plus encore si nous voulons relever les defis lances" notre Region en matiere de sante. Comme I'observe Ie Directeur regional, les resultats obtenus dans Ie domaine des maladies transmissibles sont mitiges, avec des progres dans la lutte contre la poliomyelite, Ie cholera et Ie paludisme, mais de nouvelles difficultes " surmonter sous la forme de maladies reemergentes telles que la tuberculose, la diphterie et la dengue.

PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE

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Annese

Lars de la session tenue I'annee demiere

a Seoul,

Ie Comite regional a reconnu c1airement

celte situation ainsi que Ie probleme supplementaire pose par les nouvelles maladies en fixant comme septieme priorite regionale la lulte contre les maladies nouvelles, emergentes et reemergentes et leur prise en charge. La maladie la plus redoutable demeure sans aucun doute Ie VIHlSIDA. Dans notre Region, au un nombre sans precedent de personnes franchit les frontieres nationales pour les besoins du tourisme, du travail, du .commerce au de la formation, celte pandemie qu'aucune frontiere n'arrete pose un probleme qui nous conceme taus. Je suis tres heureux de constater que ce probleme est inscrit a I'ordre du jour de celte session et que Ie Directeur de I'ONUSIDA, Ie Dr Peter Piot, participera a nos deliberations. Le rapport du Directeur regional mentionne aussi Ie probleme general et de plus en plus preoccupant des maladies non transmissibles. Dans Ie document La sante: Nouvelles perspectives, I'OMS incite les gouvememenls promolion de la sante.

a renforcer

leurs moyens de prevention des maladies et de

Alars que des initiatives regionales telles que Ie Programme elargi de

vaccination, ant entraine une diminution globale des maladies evitables par vaccination, nous faisons la sourde oreille aux exhortations de I'OMS concernant les maladies non transmissibles, et cela a nos risques et perils. Le cancer, les maladies cardio-vasculaires et Ie diabete, par exemple, sont des maladies plus faciles a prevenir qu'a guerir. Comme I'OMS nous y engage, il nous faut reorienter nos systemes de sante pour promouvoir la protection de la sante ella prevention des maladies, plutot que de no us polariser sur les trailements et les soins curatifs. Nous devons aussi cooperer pour meltre en oeuvre Ie Plan d'action sur Ie tabac au la sante. En 1995, Ie Comite regional a dresse un plan quadriennal dont I'objectif ambitieux est d'eliminer la publicite pour Ie tabac de la Region d'ici a I'an 2000. Ce plan est un exemple remarquable

d'approche regionale globale de I'epidemie tabagique. Cependant, ce plan ne peut reussir que si les gouvernements ant la volante d'agir de concert au niveau international pour limiter radicalement Ie vaste commerce international du tabac. J'apprends que la reunion organisee a Beijing Ie mois dernier pour faire Ie bilan de la mise en oeuvre du Plan d'aclion a conslate des progres impressionnants dans la lulte contre Ie tabagisme dans de nombreux pays de la Region. Neanmoins, il reste encore beaucoup II faire pour alteindre les objectifs que nous nous sommes fixes dans Ie Plan. Celte reunion nous fournil une autre occasion

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COMITE REGIONAL: QUARANTE-HUITIEME SESSION

Annexe d'oeuvrer ensemble pour alh'ger la charge en vies humaines et en coilts financiers que represente Ie tabac dans une region au I'on estime que, chez les plus de 15 ans, 60 % de la population masculine et 8 % de la population feminine sont fumeurs. Notre Region est egalement confrontee aux problemes de sante courants nes d'une urbanisation de plus en plus rapide, d'une degradation de I'environnement et de la difficulte de mettre en place des infrastructures sanitaires suffisantes dans les regions isolees et peu peuplees. La viabilite d'une societe moderne - du village

a la grande metropole - est subordonnee a I'existence Si I'OMS nous enjoint de

d'une infrastructure de base garantissant un air non pollue, une eau potable, une alimentation saine, et une bonne gestion des sous-produits dangereux de notre societe. promouvoir cette infrastructure de base, c'est parce qu'elle est efficace. En Australie, nous constatons qU'en mettant de I'eau potable

a

la disposition de la

population, en fournissant un materiel qui fonctionne, et en rMuisant la surpopulation dans les regions isolees, on peut effectivement ameliorer la sante des populations autochtones. Ces mesures simples de sante publique fonctionnent bien sur. 1\ est seulement dommage qu'il nous ait fallu tout ce temps pour decouvrir ce que Ie reste du monde savait deja. Nous savons bien, dans cette Region du Pacifique occidental de I'OMS, que les problemes de sante qui nous sont communs creent des liens de solidarite entre les pays. Cette quarante-huitieme session du Comite regional nous offre une occasion unique d'apporter notre contribution de I'OMS pour Ie siecle 1\ venir, grace sanle pOllr lOllS.

a la vision

a nos echanges de vues sur f 'Aclualisalion de fa slralegie de fa

C'est une tache qui peut paraitre redoutable mais nous devons degager des

orientations claires pour I'OMS, sinon ce que nous disons au nom de notre Region et au nom de nos pays risque de se perdre dans les vastes consultations qui ont lieu tout particulierement de contribuer

a ce propos.

Cette reunion permet

a cette discussion

puisque notre document regional intituh! La

sanle: Nouvelles perspeclives a ete I'une des premieres contributions de grande quaJite

a ce

processus. Neanmoins, notre demarche do it consister strategie mondiale.

a apporter

un complement constructif II la

En tant qu'Etats Membres, nous avons taus approuve Ie processus mondial mis en oeuvre pour actualiser la strategie de la sante pour taus. Nous devons travailler ensemble pour faire en sorte que cette vision devienne un objectif pratique et realisable que nous puissions tous approuver et

a

PROCES-VERBAL DE LA DEUXIEME SEANCE

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Annen laquelle nous puissions tous contribuer, en tant qu'tHemenls constilulifs de la communaule mondiale, en lant que Region, et en lant qu'Etats Membres. Enfin, nos regards ne doivent pas uniquement se toumer vers I'exterieur et nous devons nous preoccuper de la sante de notre Organisation et nous assurer qU'elie est bien Ie meilleur vecteur possible pour I'accomplissement de sa mission et de sa fonction. Ona beaucoup parle de la rtifonne de I'OMS, et des changements importants se sont produits au cours des cinq dernieres annees. Cette dynamique de rtiforme ne doit pas s'essouffler et il faut que la rHonne s'institutionnalise niveaux de I'OMS. Le Iravail du Groupe special du Conseil executif charge d'examiner la Constitution nous a fourni I'occasion d'etudier les modalites d'organisation regionale actuelles afin de faire en sorte que nos structures apportent un cadre fonctionnel 11 la realisation de la mission de I'Organisation. Les Regions sont des relais importants de la structure actuelle en ce sens qu'ellestransmettent des objectifs mondiaux au niveau des pays et il faut definir de fa~on

a tous les

rationnelle leur role ainsi que les

moyens qui leur sont affectes afin que la mise en oeuvre des politiques et des priorites fixees par les organes directeurs ainsi que I'execution des programmes dans les pays soient efficaces. Cette reunion est I'un des forums les plus importants au s'elaborenl nos poliliques el nos actions en maliere de sanle, tanl dans la Region que dans nos pays respeclifs. Plus I'OMS parlera d'une seule voix, plus son orientation strategique sera nette et plus elle s'affirmera comme chef de file en matiere de sante internationale. II y a cent neuf ans, lorsque Pasteur s'adressa a ses collegues, illeur fil part de sa vision de la sanle

a I'on!e

du xxe siecle. A I'approche du XXle siecle, les paroles de Pasteur trouvent leur

expression contemporaine dans des declarations comme celie de la Conference d'Alma-Alta en 1978 ou a ete lance Ie concept de la sante pour tous, pour souligner que de nombreuses populations, voire des pays entiers, ne beneficient toujours pas d'un niveau de sante acceptable. Le reve de Pasteur et de I'OMS est celui d'un monde dans lequel la science medicale, frontieres, parviendra

a I'interieur et a I'exterieur des I'occasion

a faire reculer les frontieres de la vie. Au cours de cette reunion, nous est offerte d'avancer a grands pas dans ce nouveau territoire inexplore.

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COMITE REGIONAL: QUARANTE-HUITIEME SESSION

Annexe

Je sui, sur que nous chercherons ensemble des solutions pratiques du meme ordre que celles qui ont motive la creation de I'OMS et qui nous poussent encore

a surmonter les im'galites face II la

sante, inegalites qui perdurent Ii I' interieur de nos pays et entre nos pays.

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé