Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

TRICHINOSIS = TRICHINOSE

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

Wkly Epidem. Sec,; No. 51-17 Dec. 1976

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Relevé épidém. hebd.: N" 51 -17 déc. 1976

TRICHINOSIS

TRICHINOSE

U nited States of A merica. — In 1975,284 cases of trichinosis were reported to the Center for Disease Control. The infections ranged from mild to severe and one patient died. Twenty commonsource outbreaks, each involving at least two cases accounted for 69% of all infections. In 1975 as in 1974, the majority of infec­ tions were acquired from pork products purchased from commer­ cial sources.1 Although the incidence of trichinosis has gradually declined since 1947, the number of cases reported in 1975 was nearly 2.5 times higher than the mean number of cases reported during the previous five years. The increase in 1975 was apparently related to the unusually large number of multiple case outbreaks referred to above. From the data available at present the underlying reason for the increased number of such outbreaks is not clear.

Classical trichinosis is usually described as a febrile disease with gastrointestinal symptoms, periorbital oedema, myalgia, petechial haemorrhage and eosinophilia. It is usually eosinophilia and periorbital oedema which bring the physician to think of trichinosis. Eosinophilia was detected in 214 (97.3 %) of 220 cases for which clinical information was reported in 1975, and periorbital oedema was observed in 199 (84.0%) of 237 cases. From 239 cases reports for which information was available, muscle biopsies were performed on 65 patients, and the results were positive for 57 (87.7%). Serological tests were reported for 220 patients with positive results in 192 cases (87.3 %). In order of decreasing frequency the tests used were bentonite flocculation, complement fixation, latex agglutination, and indirect fluorescent antibody. Intradermal tests were used on four patients. Currently used serological tests for trichinosis vary in sensitivity and generally do not detect the presence of antibodies before the third or the fourth week after ingestion of the parasite. For this reason, serological tests done early in the course o f the infection are often negative, but later tests may be positive. O f 28 cases for which single sero­ logical tests were negative, it was known that in 18 the serum had been collected less than one month after the onset of symptoms.

In 1975, 24 States and the District of Columbia reported at least one case. However, 85.6 % (243) of the cases originated from only seven States: Iowa, New Jersey, Illinois, Alaska, Connecticut, Massachusetts, and New York. The incidence of reported cases was 1.3 per million population for the entire United States with the highest incidence in Alaska (28 cases in a single outbreak attributed to the ingestion of walrus meat). As for most previous years, the numbers and age distribution of cases were similar for both sexes. The ages of patients ranged from three to 77 years with a mean age for both male and female patients of 35 years. Although again, there was no clear trend toward a seasonal occurrence o f infection, the peak number of cases occurred in January and December when eight common source outbreaks involving 93 persons occurred. In 254 cases for which the probable source of infection was iden­ tified, pork products from domestic swine were incriminated in 186 (73.2%). Sausage was implicated in 149 (92.6%) of 161 cases where the type of pork product was specified. Non-pork products were identified as the probable source of infection for 68 cases (26.8%). Of these ground beef accounted for 34 cases of which 28 were reported from New Jersey. Although cattle are not considered a natural reservoir of Trichinella spiralis because they are herbivorous, beef products may be adulterated with pork through the use of a common meat grinder or through the intentional mixing of these two products. The other non-pork products incriminated were meat from two species of wild animals (trichina-infected walrus and black bear). Ingestion of infected walrus caused 28 cases in Alaska in what appears to be the first reported outbreak caused by this host in North America.

E tats-U nis d ’A mérique. — En 1975, le Center for Disease Control a reçu notification de 284 cas de trichinose. L ’infection a été tantôt bénigne, tantôt grave et un malade est mort. Au total, 69% des infections se sont produites au cours de 20 poussées de deux cas ou davantage. En 1975 comme en 1974, l’infection était due le plus souvent à la consommation de produits à base de porc achetés dans le commerce.1 Alors que l ’incidence de la trichinose recule régulièrement depuis 1947, le nombre des cas signalés en 1975 a été près de deux fois et demie supérieur au nombre moyen des cas notifiés au cours des cinq années précédentes. L ’augmentation de 1975 est apparemment liée au nombre exceptionnellement élevé des poussées de plusieurs cas, mentionnées plus haut. Les données actuellement disponibles ne permettent pas d ’expliquer pourquoi le nombre de ces poussées a augmenté. La trichinose classique est généralement décrite comme une mala­ die fébrile accompagnée de symptômes gastro-intestinaux, d ’œdème péri-orbital, de myalgie, d ’hémorragie pétéchiale et d ’éosinophilie. Ce sont habituellement l’éosinophilie et l’œdème péri-orbital qui amènent le médecin à penser à la trichinose. Une éosinophilie a été détectée dans 214 (97,3%) des 220 cas pour lesquels des renseignements cliniques ont été communiqués en 1975, tandis que l’œdème péri-orbital était observé dans 199 cas (84,0%) sur 237. Sur les 239 cas pour lesquels on en a fait mention, des biopsies de tissu musculaire ont été pratiquées chez 65 sujets, avec des résul­ tats positifs dans 57 cas (87,7 %). Des épreuves sérologiques ont été faites chez 220 malades et se sont révélées positives dans 192 cas (87,3%). Les épreuves utilisées étaient, par ordre de fréquence décroissante, la floculation à la bentonite, la fixation du complé­ ment, la réaction au latex et l’épreuve de fluorescence indirecte. Des épreuves intradermiques ont été pratiquées sur quatre malades. Dans la trichinose, les épreuves sérologiques couramment utilisées sont de sensibilité variable et ne permettent généralement pas de détecter l’apparition d’anticorps avant la troisième ou la quatrième semaine qui suit l ’ingestion du parasite. C ’est pourquoi les épreuves sérologiques faites au début de l’infection sont souvent négatives, alors que plus tard elles peuvent être positives. Sur 28 cas dans lesquels les épreuves sérologiques ont donné des résultats négatifs, on savait que, dans 18 cas, le sérum avait été prélevé moins d’un mois après l’apparition des premiers symptômes. En 1975,24 Etats et le District de Colombia ont notifié au moins un cas. Toutefois, 85,6% (243) des cas ont été observés dans sept Etats seulement: Iowa, New Jersey, Illinois, Alaska, Connecticut, Massachusetts et New York. Pour l’ensemble des Etats-Unis, l’in­ cidence déclarée a été de 1,3 par million d ’habitants, le maximum ayant été atteint en Alaska (28 cas), au cours d ’une seule poussée attribuée à l’ingestion de viande de morse. Comme la plupart des années précédentes, la fréquence des cas et leur distribution selon l’âge ont été analogues pour les deux sexes. L ’âge des sujets atteints variait entre trois et 77 ans, avec une moyenne de 35 ans pour chaque sexe. Bien qu’une fois encore l’in­ cidence de l’infection n ’ait pas accusé de tendance saisonnière très nette, les cas ont été plus nombreux en janvier et décembre où il y a eu huit poussées faisant 93 malades. Dans 186 (73,2%) des 254 cas pour lesquels l’origine probable de l’infection a été déterminée, ce sont des produits à base de porc domestique qui ont été incriminés. Sur 161 cas où le type de pro­ duit à base de porc a été précisé, il s’agissait de saucisses dans 149 cas (92,6%). Des produits autres que le porc ont été identifiés comme source probable de l ’infection dans 68 cas (26,8%). Du bœuf haché était en cause dans 34 de ces cas, dont 28 ont été signa­ lés dans l’Etat de New Jersey. Bien que les bovins ne soient pas considérés comme un réservoir naturel de Trichinella spiralis puis­ qu’ils sont herbivores, il arrive que des produits à base de bœuf soient contaminés par du porc lorsqu’un même hachoir est utilisé pour les deux types de viande ou lorsque les deux viandes sont intentionnellement mélangées. Les autres produits incriminés étaient la chair de deux espèces sauvages: le morse et Tours brun. L ’ingestion de morse infecté a provoqué 28 cas en Alaska; il semble que ce soit la première poussée due à cet hôte qui ait été notifiée en Amérique du Nord. 1 Voir N“ 17, p. 130.

1 See No. 17, p. 130.

WklyEpidem. Rec,: No. 51 • 17 Dec. 1976

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Of 241 cases for which the information was available, the source of the suspect meat for 181 (75.1%) was a supermarket, butcher shop, or other commercial outlet. Twenty-six (10.8%) patients had consumed the suspected meat product at a restaurant or other public eating place; illness in 18 of these cases was attributed to ground beef apparently adulterated with pork. The walrus and the black bear meat was obtained by hunting or trapping. No cases were due to meat obtained directly from a family farm. In 232 cases, information was reported regarding further processing after the suspected meat was obtained. In 113 (48.7%) instances, grinding (e.g. for sausage preparation) occurred, in seven the suspected meat was smoked and, in the remainder, there was no further processing of the original product. Details with respect to cooking of the suspected meat were available in 236 cases. The meat was uncooked in 204 (86.4%) and apparently inadequately cooked in the remaining 32 cases. T. spiralis and larvae were identified in 125 of 129 (96.9%) sus­ pected meat items examined for the parasite.

L ’origine de la viande suspecte a été indiquée pour 241 cas; il s’agissait dans 181 cas (75,1%) d ’un supermarché, d ’une boucherie ou d ’un autre lieu de vente. Parmi les personnes infectées, 26 (10,8 %) avaient consommé la viande suspecte dans un établissement public de restauration et, dans 18 de ces cas, la maladie a été attribuée à du bœuf haché apparemment contaminé par du porc. Les animaux sauvages (morse et ours brun) avaient été chassés ou pris au piège. Aucun cas n ’a été attribué à l’ingestion de viande obtenue directe­ ment chez l ’éleveur. Des précisions sur le traitement subi par la viande suspecte ont été fournies pour 232 cas. C’est ainsi qu’elle a été hachée (par exemple pour la préparation des saucisses) dans 113 cas (48,7%), et fumée dans sept cas. Pour les autres cas, le pro­ duit d ’origine n ’a été soumis à aucun traitement particulier. Des indications sur la cuisson ont été fournies pour 236 cas: la viande a été consommée crue dans 204 cas (86,4%) et insuffisamment cuite, semble-t-il, dans les 32 autres cas. Des formes adultes et des larves de T. spiralis ont été identifiées dans 125 des 129 (96,9 %) échantillons de viande suspecte qui ont été examinés.

(Based on/D’après: Trichinosis Surveillance Annual Summary, 1975; US Center for Disease Control.)

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé