WPRlRC52/SRlI PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
Salle de conferences, International Convention Centre, lalan Berakas puis: Salle de conference Indera Kayangan, The Empire Hotel and Country Club Lundi 10 septembre 200 I 9 heures et 14 heures
a
PRESIDENT: Dr Viliami TANG! (Tonga) puis: Pehin Haji Abdul Aziz Umar (Brunei Darussalam)
TABLE DES MATIERES
1. 2,
C6remonie d' ouverture Ouverture de la session
61
62 62 63, 95
3,
Remarques preliminaires du Directeur regional ..... " ........ " .. "" .. " ...... """" .. ,,"""" Allocution du President sortant ". """. "". """ "" """ """". "", "." ". "". ".""""".,, "" Election du bureau: President, Vice-President et Rapporteurs ...... , .... , .. ,., ... " ... ", ....................... " ..... " ...... " ................ " ..... " ...... , .... . Adoption de I'ordre dujour . """"""""""""""""""""""""""""""""""""""""" Rapport du Directeur general ANNEXEI Discours de Son Excellence Pehin Orang Kaya Laila Wijaya Dato Ser Setia Haji Awang Abdul Aziz bin Begawan Pehin Udana Khatib Dato Seri Paduka Haji Awang Umar, Ministre de la Sante par interim du Brunei Darussalam, ala ceremonie d'ouverture de la cinquante-deuxieme session du Comite regional, Brunei Darrusalam, 10-14 septembre 200 I " ...................... . Discours du Dr Shigeru Omi, Directeur regional de I'OMS pour Ie Pacifique occidental, a la cen:monie d'ollverture de la cinquante-deuxieme session du Comite regional, Brunei Darrusalam, 10-14 septembre 200 I .................... " .. Discours du Fr Gro Harlem Brundtland, Directeur general de ['Organisation mondiale de la Sante, a la ceremonie d'ouverture de la cinquante-deuxieme session du Comite regional, Brunei Darussalam, 10-14 septembre 2001 .......
4. 5.
63 64 64
6.
7.
83
ANNEXE2
85
ANNEXE3
87
- 59-
ANNEXE4
Discours du Dr Viliami Tangi, President sortant du Comite regional pour Ie Pacifique occidental, a la
ceremonie d'ouverture de la cinquante-deuxieme session du Comite regional pour Ie Pacifique occidental ANNEXE5 .. """" .. " ..
89
Discours d'ouverture de Sa Majeste Ie Sultan Haji Hassanal Bolkiah Mu'izzaddin Waddaulah, Sultan et Yang Di-Pertuan du Brunei Darussalam, i la
cinquante-deuxieme session du Comite regional, au International Convention Centre Berakas, Brunei Darussalam ............... ,...... '''''''" ........ ,..... " ....... ,...... " ANNEXE 6 Comite regional pour Ie Pacifique occidental, a la ceremonie d'ouverture de la cinquante-deuxicme session du Comite regional pour Ie Pacifique occidental 91
Discours du Dr Viliarni Tangi, President sortant du
95
- 60 -
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
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1.
CEREMONIE D'OUVERTURE La ceromonie d'ouverture a eu lieu II 9 heures II Ia Salle de Conference de l'International
Convention Centre, Jalan Berakas, Brunei Darussalam.
SA MAJESTE LE SULTAN HAJJ HASSANAL BOLKIAH preside Ia ceremonie d' ouverture.
Le Ministre de la Sante par interim du Brunei Darussalam, Pehin Haji ABDUL AZIZ Umar souhaite Ia bienvenue aux membres du Comite regional et aux autres invites. Son pays se fe1icite de I'appui technique apporte par l'OMS depuis que Ie Brunei Darussalam est devenu membre de l'Organisation en 1985. Depuis cette date, de grands progres ont ete accomplis dans son pays dans Ie domaine de Ia sante, comme I'eradication du paludisme. Il exprime un interet tout particulier pour Ia telesante (voir annexe I). Le DlRECTEUR REGIO]\;AL remercie Ie Gouvemement de Sa Majeste du Brunei Darussalam d' accueillir la cinquantieme-deuxieme session du Comite regional. 11 declare que cette session est historique ctant la premiere organisee dans la Region depuis que celle-ci a
ete
certifiee
exempte de poliomyelite. 11 rappelle que I'OMS et Ie Brunei Darussalam ant entretenu d'excellentes relations depuis I'adhesion du Brunei Darussalam III'OMS en 1985 et cette reunion va encore renforcer ces liens (voir Annexe 2). Le DIRECTEUR GENERAL remercie Ie Gouvemement de Sa Majeste du Brunei Darussalam d'accueillir la session dans la Region tres diverse du Pacifique occidental. Elle evoque l'amelioration
de la sante camme moyen de lutter contre la pauvretl;!, la possibilite d'y parvenir au niveau mondial et dans la Region, par des Teglementations et des conventions, dans la societe et au niveau des autorites, ainsi que par Ie biais de I'action des secteurs public et prive dans les domaines de la sante de la femme, de I'environnement et de certaines maladies (voir Annexe 3). Le PRESIDENT du Comite regional, Ie Dr Viliami TANGI (cinquante et unieme session) remercie Ie Gouvemement de sa Majeste du Brunei Darussalam et souhaite tout Ie succes possible au
President entrant pour la reunion (voir Annexe 4). Sa Majeste Ie SULTAN HAJJ HASSANAL BOLKIAH remerele Ie Directeur regional, Ie Directeur general et Ie President du Comite pour leurs remarques elogieuses. Ces! un plaisir pour son pays d1accueillir la reunion. 11 fait observer que Ie XXe siecle restera dans Phistoire comme une
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COMITE REGIONAL: CINQUANTE DEUXIEUME SESSION
periode de violence sans egale, mais qui a vu cependant des progres formidables dans les domaines de la sante, de l'esperance de vie et de la qualite de la vie. En 50 ans, l'OMS a insuftle de grandes avancees dans ce domaine. II declare ouverte la cinquame-deuxieme session du Comite regional pour
Ie Pacifique occidental (voir Annexe 5). A l'issue de la ceremonie d'ouverture, les participants se reunissent de nouveau
a la Indera
Kayangan Ballroom de l'Empire Holel and Country Club.
2.
OUVERTURE DE LA SESSION: Point 1 de l'ordre dujour provisoire Le PRESIDENT SORTANT, Ie Dr Viliami TANGI (Tonga) declare ouverte la cinquante-
deuxieme session du Comite regional de I'OMS pour Ie Pacifique occidental.
3.
REMARQUES PRELIMINAIRES DU DIRECTEUR REGIONAL: Point 2 de I'ordre du Jour provisOlre
Le DIRECTEUR REGIONAL souhaite la bien venue aux representants de la cinquantedeuxieme session du Comite regional de l'OMS pour Ie Pacifique occidental. Apres avoir remercie Ie President sortant pour Ie travail excellent accompli pendant I'annee ecoulee, il explique que des projets de strategies regionales pour la salubrite des aliments, la rnedecine traditionnelle et 1a sante mentale
scront prosentes au Comite pour qu'il en debalte et Ies approuve. Le Comite discutera egalement du projet de budget programme pour I'exercice bicnnal 2002-2003, Ie premier it appliquer les principes enonces dans la resolution WPRlRC50.RI adoptee il y a deux ans par Ie Comite regional. Un autre trait de cette session sera 1a discussion d'experts avant la table ronde ministerielle sur
la sante men tale. I.e DIRECTEUR REGIONAL mentionne egalement la presence du President du Conseil executif et declare qu'elle contribuera
a renforcer
la coordination entre les organes directeurs
mondiaux et Ie Comite regional. 11 souhaite Ia bienvenue au Ministre de Ia Sante du Cambodge, actuellement President de l'Assemblee mondiale de la Sante.
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
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II explique que, dans Ie cadre de la campagne annuelle de ['OMS pour la sensibilisation it la sante mentale dans la Region, un groupe de journalistes de la Region assisteron! seSSIOn.
a une partie de
la
Malgre Ie programme charge, il est sur qu'il restera du temps pour se detendre et se divertir.
4.
ALLOCUTION DU PRESIDENT SORTANT: Point 3 de l'ordre dujourprovisoire Le President sortant, Ie Dr Viliami TANGI, fait une declaration au Comite (voir Annexe 6).
5.
ELECTION DU BUREAU: PRESIDENT, VICE-PRESIDENT ET RAPPORTEURS: Point 4 de I' ordre du jour provisoire
5.1
Election du President Le Dr HONG Sun Huot (Cambodge) propose d'clire Pehin Haji ABDUL AZIZ Umar (Brunei
Darussalam) au poste de President. Cette proposition est appuyee par Ie Dr Puka TEMU (PapouasieNouvelle-Guinee). Decision: Le Dr ABDUL AZIZ (Brunei Darussalam) est elu a I'unanimite. Le Dr ABDUL AZIZ assume la presidence.
5.2
Election du Vice-President Le Dr Tauese Pita Fiti SUNIA (Etats-Unis d'Amerique) propose d'elire Mme Sandra S.
PIERANTOZZI (Palaos) au poste de Vice-President; cette proposition est appuyee par M. S. SOTHINATHAN (Malaisie). Decision: Mme S. PIERANTOZZI (Palaos) est elue a l'unanimite.
5.3
Election des Rapporteurs Le Dr Eliuel PRETRICK (Etats federes de Micronesie) propose d'elire Ie Dr Eti ENOSA
(Samoa) au poste de Rapporteur de langue anglaise. Cette proposition est appuyee par Ie Dr Richard SMALLWOOD (Australie).
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COMITE REGIONAL: CINQUANTE DEUXIEUME SESSION
Le Professeur DO Nguyen Phuong (Viet Nam) propose d'elire Ie Dr lean-Paul GRANGEON (France) au poste de Rapporteur de langue fran9aise; cette proposition est appuyee par Ie Dr Bounkouang PHICRIT (Republiquc democratique populaire lao). Decision: Le Dr ENOSA (Samoa) et Ie Dr GRANGEON (France) sont elus
a l'unanimite.
6.
ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR: Point 5 de l'ordre du jour provisoire (document WPRlRC5211 )
Le PRESIDENT propose d'adopter I'ordre dujour.
Decision: En l'absence de commentaires, l'ordre du jour est adopte.
7.
RAPPORT DU DIRECTEUR REGIONAL: Point 8 de l'ordre du jour (document WPRJRC5212) Le DIRECTEUR REGIONAL explique que, en reponse aux demandes formulees par les
membres du Comite regional, son rapport presente desormais une analyse detaillee des problemes qui se posent ala Region dans chacun des principaux domaines d'action de I'OMS et les mesures prises par l'OMS pour les resoudre. Ce rapport a ete plus largement diffuse, par l'intermediaire du site Internet du Bureau regional d'une part et en elargissant Ie reseau de diffusion d'autre part. Les chapitres 1 as presentent les actions menees par I'OMS, en collaboration avec les Etats Membres, pour combattre les maladies transmissibles. La reduction de la transmission du VIR au
Cambodge a constitue une evolution bienvenue, et
acertains egards, inattendue.
SeIon les estimations
pubJiees en 2000 par Ie gouvernement, la transmission du VIR est en diminution depuis 1997 dans tous les groupes de population soumis al'etude. Ainsi, Ie taux moyen d'infection a VIR parmi les
femmes enceintes a chute de 2,7 % a l,9 % entre 1997 et 2000. Plusieurs raisons expliquent cette evolution. La plus importante, la lutte contre Ie VIR/SIDA au Cambodge a
ete
soutenue depuis un certain nombre d'annees, aux plus hauts niveaux du
gOllvemement, y compris par Ie Premier ministre. La communaute intemationale a jau€: egalement un r61e important en apportant son appui au programme "Ie preservatif tout Ie temps" depuis 1998. Ce programme a conttibue a reduire de 41 % en 1998 jeunes prostitue( e )s.
a 23 % en 2001
Ie taux d'infection a VIR parmi les
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
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Meme s'il reste encore une tache enorme
a accomplir,
Ie Cambodge a montre qu'il etait
possible d'inverser les tendances, meme dans un pays aux ressources limitees. Le chapitre 2 du rapport presente I'action de I'OMS et des Etats Membres pour faire reeuler Ie paludisme. En 1993, la Region s'etait fixee des obJeetifs ambitieux: parvenir a la fin de I'annee 2000
a une reduction de 80 % de la mortalite due au paludisme et une reduction de 50 % de la morbidite imputable a cette maladie. Les donnees mOntrent que plusieurs pays ant rempli leurs objectifs au en sont praches, ce qui constitue une remarquable reussite. Au Viet Nam, les progres sont dus en partie
a I'introduction de I'artemisinine -
utilise par la
modecine traditionnelle en chine et au Viet Nam - et de ses derives pour lutter contre Ie paludisme
pharmacoresistam, mais principalement aux effets combines des activites bien ciblees de lutte antivectorielle et du traitement precoce de la maladie. Le Vanuatu a egalement reussi dans sa lutte contre Ie paludisme,
a tel
point qu' on n' a enregistre dans Ie pays aucun deces imputable
a cette
maladie depuis 1996, formidable resultat pour un pays au Ie paludisme a falciparum etait endemique. Des progres significatifs ant egalement ete constates au Cambodge, en Chine, en Republique
democratique popuJaire lao, en Malaisie et aux Iles Salomon. Les preoccupations suscitees par la resistance it un certain nombre d'antimicrobiens avaient Ole exprimees lars de la cinquante et unieme session du Comite. Ce sujet a done ete traite dans Ie present rapport. Pari ant des chapitres 6 a 10 du rapport, !raitant des populations et des communautes en bonne sante, Ie DIRECTEUR REGIONAL souligne qu'un million d'enfants de mains de cinq ans sont morts au cours de la peri ode couverte par Ie rapport, principalement dans les pays en developpement de la Region et pour des causes qui pourraient etre evitees. L'une des mesures les plus efficaces de lutte contre les maladies de I' enfance a ete la Prise en charge integree des maladies de I' enfant (PCIME), plus de 70 % des deces d'enfants et 75 % des episodes de maladies de I'enfance etant attribuables
a
une
Oll
plusieurs affections courantes et evitables. notamment la malnutrition, 1a pneumonie, la
diarrhee, la dengue hemorragique, Ie paludisme et la rougeole. Au COurs de la peri ode couverte par Ie rapport, I'application de la PClME s'est considerablement etendue dans 10 Region.
Pour les maladies non transmissibles, y compris Ie cancer, la prevention primaire a eM tres importante. En modifiant simplement trois criteres de mode de vie,
a savoir
arreter de furner,
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COMITE REGIONAL: CINQUANTE DEUXIEUME SESSION
ameliorer Ie regime alimentaire et faire de I'exercice physique, 60 pourraient etre
a 70 % de I'ensemble des cancers
evites.
Les gens ont besoin d'environnements favorables qui les aident it prendre des decisions pour
une vie plus saine. L'OMS a donc apporte son soutien a des projets de prevention et de lutte integrees contre les maladies non transmissibles en Chine, en Mongolie, aux Philippines, au Viet Nam et dans plusieufs pays oceaniens.
Si les efforts de I'OMS doivent mettre du temps avant de porter leurs fruits, les systemes de sante de la Region ont neanmoins ete renforces (chapitres 11 nombreux
a 14).
Les pays sont de plus en plus
a reconnaitre
I'importance d'un cadre legisiatif solide en faveur des systemes de sante.
L'annee passee, I'OMS a collabore avec Ie gouvernement de la Republique democratique populaire lao
a I'elaboration d'une reglementation favorisant I'hygiene et la sante et avec la Mongolie pour son'
projet de loi sur les produits therapeutiques. Le premier atelier sur la legislation sanitaire dans les pays oceaniens s'est tenu aux Tonga en octobre 2000. L'OMS a egalement collabore avec les nes Marshall, les Tonga et Ie Vanuatu pour elaborer des lois regissant la sante publique au les arneiiorer. Deux ateliers ant
ete organises avec Ie gOllvernement de la Chine sur les exigences de l'Organisation
mondiale du Commerce (OMC) en matiere de salubrite des aliments. L'intemationalisation du commerce se [epercutera en particulier sur les produits
phannaceutiques. L 'OMS a considerablement elargi son appui aux politiques sur les medicaments essentiels que ce soit
a I'echelon des
pays, de la Region ou du mondc. A I'echelon des pays, elle a de~
collabore avec les gouvemements au renforcement
politiques pharmaceutiques nation ales,
a 1a
promotion de la prescription et de I'usage rationnels des medicaments et, pour les pays dotes d'une industrie phannaceutique,
a I'amelioration
des procedes de fabrication.
A I'echelle de la Region,
l'OMS s'est assuree que les pays ant ete infonnes de I'impact que I'accord sur les ADPIC (Aspects des Droits de Propriet': lntellectuelle lies au commerce) aurait sur les produits phannaceutiques. A l'echelon mondial, elle a collabore avec I'OMC et des partenaires industriels
a I'daboration
de
mecanismes pennettant de reduire les prix des nouveaux medicaments essentiels dans les pays a faible revenu.
Les activites Iiees
a I. securite transfusionnelle -
theme de la joumee mondiale de la sante,
2000 - se sont amplifiees.
Au Viet Nam par exemple, I'OMS a collabore etroitement avec Ie
gouvemement pour formuler un plan strategique sur les transfusions sanguines. Le gouvemement de
la Chine a collabore avec Ie personnel du Bureau regional et celui du Siege au renforcement de la
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
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planification, de I'organisation et de la gestion des services de transfusion et it la mise en place d'une formation.
La Region du Pacifique occidental est chef de file mondial dans Ie domaine de la medecine traditionnelle, grace it la richesse des experiences et des connaissances accumulees au fil des siecles. Un projct de strategie regionale pour la medecine traditionnel1e sera examine dans la semaine.
Parlant du theme Faire connaitre I'action de l'OMS (chapitres 15 it 17), Ie DIRECTEUR REGIONAL a fait remarquer que lorsque la Region a ete certifiee exempte de poliomyelite it Kyoto (Japan) en octobre 2000, I'evenement a ete couvert par au moins 15 agences de presse et 42 revues et joumaux. L'OMS estime que plus de 200 chaines de television ont diffuse les spots sur la
poliomyclite foumis par Ie Bureau regional. Pour concJure, Ie DIRECTEUR REGIONAL fait deux commentaires generaux sur Ie contexte evolutif de l'action de l'OMS. Premierement. depuis qu'iI est devenu Directeur regional, il a souligne que Ia communaute internationale devait colla borer de maniere mieux coordonnee, chaque partenairc agissant dans son domaine de predilection. L'OMS a done travaille dur pour approfondir ses relations avec SC$
partenaires traditionneis, notamrnent les agences bilaterales et les organisations non
gouvernementales comme Rotary International, et pour instaurer ou renforcer d' autres relations.
Ainsi, l'OMS a collabore etroitement avec la Banque asiatique de developpement pour promouvoir Ia salubrite des aliments au Viet Nam et avec la Banque mondiale pour ameliorer la sante infantile en Chine, aux Philippines et au Viet Nam. La plupart des programmes de l'OMS comportant un volet communautaire important, les partenaires les plus efficaces de rOMS ont ere Ie plus souvent des organisations non gouvernementales.
Deuxiemement, il est clair que 1'OMS doit continuer
a innover si
elle veut relever Ies defis
qU'elle s'est fixee. Elle doit ';tendre sa coilaboratlOn aux consommateurs et a d'autres groupes de la societe civile si elle veut que des progres soient accomplis dans des domaines comme la salubrite des
aliments. Elle do it collaborer avec Ies adolescents pour empecher que les mauvaises habitudes ne finissent par s'ancrer trop profondement. Elle doit rechercher des exemples de modes de financement innovants pour la sante qU'elle pourrait adapter it la Region. Et tout cela, elle doit Ie faire avec un budget ordinaire plus reduit, Ia resolution WHA51.3 I ayant considerablement reduit I'allocation budgetaire pour la Region du Pacifique occidental. Consequence directe de cela, l'OMS doit
redoubler d'efficacite, notamment en collaborant plus etroitement avec ses partenaires exterieurs et
avec Ie Siege.
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COMITE REGIONAL: CINQUANTE DEUXIEUME SESSION
Bien qu'il ne couvre qu'une courte peri ode, il espere que Ie rapport offre I'image d'une organisation consciente que Ie monde est en mutation rapide ct desircuse de changer avec lui. Le PRESIDENT invite Ie Comite it commenter Ie rapport. Le Dr THOR.."IE (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'iriande du Nord) [elicite Ie Directeur regional du suivi qui a
etc
donne aux preoccupations formulees
a 1a
cinquante et unieme
session sur I'augmentation de la resistance aux antimicrobiens dans la Region. Le chapitre du rapport sur la resistance aux antimicrobiens est complet, detaille et riche en informations. Elle espere qu'une strategic regionale de lutte sera elabon~e.
Le Professeur SMALLWOOD (Australie), se rHerant it la Consultation regionale sur l' evaluation de la performance des systemes de sante qui s' est tenue au Bureau regional en juillet 2001, fait remarquer que les participants ont reconnu I'importance d'une telle mesure et Ie r61e de chef de file que doit jouer I'OMS pour meltre en place les outils approprics. L'Australie aimerait avoir l'occasion de collaborer avec l'OMS pour faire en sorte que les rnesures existantes soient aftinces et
puissent etre appliquees efficacement par les Etats Membres de la Region. Le Dr TUKUITONGA (Nouvelle-ZeJande) partage I'avis du Directeur regional sur Ie fait que la faiblesse des services de sante publique constitue un grave probleme dans la Region. II se felicite du financement par I'OMS d'un projet en cours it Fidji, en Malaisie et au Viet Nam sur les fonctions essentielles de la sante publique et espere que ce projet debouchera sur une analyse des domaines ayant Ie plus grand besoin d'un appui. Compte tenu de l'importance des actions en cours, il propose que Ie renforcement des
fonctions essentielles de la sante publique dans la Region soit porte troisieme session du Co mite regional.
a I'ordre du jour de la cinquante-
Le Professeur DO (Viet Nam) explique que des progres ont ete accomplis dans la lulte contre
la tuberculose au Viet Nam, meme si c'est un probleme pennanent d'etendre Ie traitement de courte duree sous surveillance directe (DOTS) aux regions reculees et aux groupes it haut risque. Dans ce domaine, il est prioritaire d'ameliorer la qualite du diagnostic en laboratoire, de renforcer la surveillance et de controler les phannacoresistances. Son pays a obtenu de remarquables resultats dans la lune contre Ie paludisme : la mortalite a chute de 97 % en cinq ans grace it la foumiture dans tout Ie pays de moustiquaires impregnees
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
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d'insecticide et
a l'utilisation
d'antipaludeens produits localement.
11 faudra rester vigilant pour
empecher la resurgence de la maladie dans les provinces du centre et les hauts plateaux. Par ailleurs, Ie nombre croissant dcs cas de SIDA est un sujet de grande preoccupation. Le traitement represente une lourde charge pour les pays a faible revenu. Les efforts deployes par I'OMS et par d' autres organisations pour rendre les medicaments abordables devraient pennertrc aux pauvres
d'acceder plus facilement au traitement. Le Dr SUNIA (Etats-Unis d'Amerique), tout en se felicitant que la Region ait Ole certifiee exempte de poliomyelite, souligne la necessite de ne pas relacher la vigilance et de maintenir la surveillance de la paralysie flasque aigue (PFA) qui doit etre integree
a la
surveillance d'autres
maladies transmissibles et au renforcement des laboratoires. A eet egard, il est essentiel de developper les ressources humaines, notamrnent par la formation en laboratoire et sur Ie terrain.
Bien que la charge des maladies transmissibles soit elevee dans la Region, la lutte contre les maladies non transmissibles merite une plus grande attention, en particulier en cherchant apromouvoir des modes de vie plus sains. Pour ce qui est des medicaments esscntiels, toute reVISIOn
de la Liste des medicaments
essentiels exige l'organisation de consultations regionales et une approche soigneusement pesec.
Son gouvemement soutient les actions en anticiper et
COUTS
visant
a ameiiorer la capacite de la Region a
agerer les situations d'urgence.
11 espere que l'OMS continuera de collaborer
a la
lulte contre les maladies transmissibles,
notamment la filariose Iymphatique, la rougeole et la dengue, avec des organisations non gouvemementales, des instirutions bilaterales et avec d'autres partenaires, et declare soutenir les methodes scientifiques appliquees dans cettc lutte. Le Dr IMADA (Japon), felicitant Ie Bureau regional pour son role de chef de file en matiere de sante et. notamment pour etre parvenu pays souhaite contribuer
a eradiquer I. poliomyelite de la Region,
declare que son
a reduire
Ie risque d'une nouvelle flambee de la maladie, par exemple en
envoyant des experts japonais dans d'autres regions au l'on constate encore des cas d'infection par Ie
poliovirus sauvage.
11 se felicite que l'accent ait ete mis sur la prevention et la lutte contre la
ruberculose. Dans son pays, oil la charge de la ruberculose est consideree comme intermediaire, des enquetes nationales ont ete realisees et les mesures prises ont ete axees sur les groupes
a haut risque.
70
COMITE REGIONAL: CINQUANTE DEUXIEUME SESSION
De plus, il se felicite de la priorite donnee en general. Selon lui, les tables
a la sante mentale car elle est etroitement liee au bien-etre rondes ministerielles qui ant eu lieu a la cinquante-quatrieme a cette session du Comite regional, sont l'occasion de debats
Assemblee de la sante et celle prevue
fructueux sur Ie probleme. 11 attend du Directeur regional qu'il expose les nouvcaux delis que la Region devra reI ever dans un futur proche. Data AHMAD (Brunei Darussalam) note que les quatre themes developpes dans Ie rapport du Directeur regional correspondent bien au plan national de soins de sante du Ministre de la sante de son pays. 11 attend beaucoup de la table ronde ministerielle sur la sante mentale. Tout en se felicitant de l'insertion dans Ie rapport d'un chapitre sur la resistance aux antimicrobiens, il suggere que les rapports futurs decrivent les modes de resistance dans les ftSgions environnantes, ce qui pennettrait de surveiller les tendances de la resistance et de prendre en charge les cas importes d'autres regions. Se rHerant
a l'annexe Statistiques, il remarque que les indicateurs de morbidite et de marta lite
donnes sont lies principalement aux maladies transmissibles. Considerant l'importance des maladies non transmissibles chroniques dans la Region, il suggere que les rapports futurs presentent les indicateurs pour ces maladies. Les accidents, les incapacites et la demande de so ins de sante qui en resultem devraient recevoir une plus grande attention car ils deviennent prevalents dans de nombreux
pays et tendent atoucher les jeunes en particulier. Le Dr OTTO (Palaos) declare que Ie rapport du Directeur regional apporte une reponse claire aux commentaires forrnules sur les precedents rapports et qu'il est plus convivial. 11 se felicite de la collaboration accrue avec les autres organisations des Nations Unies, notamment 1'\.JNICEF, avec Ie Secretariat de la Communaute du Pacifique et avec d' autres gouvernements et organismes bailleurs de fonds, ces derniers apportant les ressources extrabudgetaires necessaires aux actions du Bureau regional. 11 est ravi de constater que la consornrnation de tabac sous des fannes qui ne se fument pas soit abordee dans l'Initiative pour un monde sans tabac. L'accent mis sur la sante mentale est
encourageante, ce domaine ayant cte neglige pendant trop longtemps. discussions prevues sur Ie sujet au son soutien. COUTS
11 attend beaucoup des
de cette semaine et espere que Ie Siege de rOMS renforcera
L'effort accru deploye dans Ie domaine de l'action d'urgence et humanitaire est arrive en temps opportun, des inondations graves et durables dues au passage de El Nino ayant He prevues pour Ie second semestre de 2002. Un Comite national a ete instaure aux Palaos pour amoindrir la menace et
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
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des sessions de fonnation pour anticiper de
fa~on
durable les catastrophes et les situations d'urgence
ant ete mises en place. Son pays aimerait partager toute experience equivalente it eel egard. Selon lui, si Ie rapport encourage I'ulilisalion de preservatifs pour eviter les grossesses non desirees chez les adolescents, il devrait egalement encourager I'abstinence comme une option viable pour les adolescents et les couples non maries.
Il note avec deception que Ie rapport ne parle pas de la sante bucco-dentaire. Certes, les ressources sont limitees, mais Ie tabac affecle la cavite buccale quelle que soit la fonne sous laquelle il est consomme, une mauvaise hygiene bucco-dentaire peut favoriser les maladies cardio-vasculaires et la sante bucco-dentaire est en rapport direct avec I'etat nutritionnel et l'estime de soi. Neanmoins, il sait gre au Bureau regional de l' aide apportee dans ce domaine. Le Dr DA YRIT (Philippines), natant lui aussi que la qualite du rapport du Directeur regional ne cesse de s'ameliorer. signale que son pays est frappe par une epidemie de dengue. Une campagne de deux mois, axee sur l' education pour la sante et des interventions dans les medias, a pennis de
reduire Ie nombre de cas par rapport au chiffre de 12 000 enregistr,; au debut de l'annee. II s'enquiert de toute possibilite de collaboration pour la mise au point d'un vaccin contte cette maladie. Au sujet des produits pharmaceutiques, il indique que Ie President de son pays a pris une initiative en vue de reduire Ie prix des medicaments essentiels, L 'un des moyens utilises it cette fin est
d'importer des medicaments pour inciter les entreprises locales can seils
a baisser leurs prix.
11 demande des
a ce sujet.
II remercie ['OMS d'avoir aide Ie Gouvemement des Philippines
a renforcer sa
reglementation de maniere
a empecher
l'importation de medicaments ne repondant pas aux norrnes
dans Ie pays. M. LEO (Vanuatu) se felicite de I'importance accordee a la salubrite des aliments et it la sante mentale. II estime cependant que l'OMS devrait analyser la situation des pays en matiere de sante mentale et les aider
a mettre sur pied des programmes de sante mentale, notamment en designant les
institutions de la Region qui pourraient assurer une fonnalion it la prise en charge des maladies mentales.
M. MANUOHALALO (France) estime que Ie rapport du Directeur regional decrit clairement la situation sanitaire des pays de la Region, les principaux problemes de sante publique et les solutions possibles. II partage I'optimisme du Directeur regional au sujet des progres accomplis dans la lutte contre la tuberculose, puisqu'en Nouvelle-Caledonie, l'incidence n'etait plus que de 40 cas pour
72
COMITE REGIONAL: CINQUANTE DEUXIEUME SESSION
100000 habitants en 1999. II a ere juge inutile d'appliquer la strategie DOTS vu que les soins de sante sont accessibles et que la phannacoresistance fait I' objet d' une surveillance systematique. La France suit les recommandations de I'OMS pour les autres maladies infectieuses. activement Elle participe
a la lutte contre Ie SlDA, et il approuve Ie pfojet de Fonds mondial contre les maladies de
la pauvrete, qui sefa utile pour la prevention et Ie traitement du YIH/SlDA.
II note avec satisfaction que la sante mentale a ete choisie pour theme de la Journee mondiale de la Sante en 2001. La NouveUe-CaIedonie n'a que recemment pris conscience du probleme et mis sur pied un programme pour tTOuver des solutions adaptees et un financement suffisant en vue de
garantir I'acces de toutes les couches de la population efficaces possible.
a des
soins empreints d'humanite et Ie plus
La NouveUe-Caledonie·a egalement entfepris un programme de gestion des depenses de sante dans Ie cadre de la reforme glob ale de son systeme de sante. II s'agit de parvenir cfficiencc en mettant I'accent sur la prevention.
a une plus grande
Le Dr ZHANG (Chine) constate que Ie Bureau reglOnal repond mieux desonnais aux besoins des Etats Membres. Sa delegation avait fait observer a la demiere session du Comite que la refonne des sains de sante aUait engendrer de nouveaux problemes. II a Ie plaisir d'annoncer que I'OMS a foumi une assistance technique utile a son pays pour 1'aider a resoudre les problemes poses par la
rMorme de son systeme de sante. Les progres dont fait etat Ie Directeur regional dans son rapport concernant 1a lutte contre la tuberculose et la securite transfusionnelle ant egalement Chine, grace
ete constates en
aI'engagement resolu du Gouvernement central et de la communaute internationale.
II signale que la Region a ere certifiee exempte de poliomyelite, mais que Ie virus n'a pas pourtant disparu : un nouveau stade a etc atteint et il s'agit maintenant que la Region reste exempte de poliomyetite. Des cas d'infections induits par la vaccination pourraient se produire, comme on Ie voit
dans la Region des Ameriques. II sollicite raide de rOMS pour faire face aux nouveaux problemes qui pourraient se poser.
La communaute internationale a accorde beaucoup d'attcntion
a la question du SIDA au cours
de ces dernieres annees, comme en ternoignent la session extraordinaire que l'Assemblee generale des
Nations Unies a consacree a la question en juin dernier et Ie projet de fonds mondial Sante et SIDA. II espere que rOMS informera les pays en temps voulu sur les moyens d'acceder a ce fonds.
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
73
II note avec satisfaction que les avantages uniques de la medecine traditionnelle interessent de plus en plus tant la communaute scientifique que Ie monde des affaires ; les therapies traditionnelles sont en outre reconnues et utilisees dans un nombre croissant de pays. Etant donne que la Region
montre la voie au reste du monde en matiere de medecine traditionnelle, elle devrait jouer un r61e crucial dans la diffusion de cc savoir utile. II souhaite que soit adoptee une resolution encourageant Ie recours mande.
a la medecine traditionnelle et Ie developpement de celle-ci dans la Region et parlout dans Ie Le Dr YEOH (Hong Kong, Chine) telicite Ie Directeur regional du travail accompli par Ie
Bureau regional au cours de I'annee ecoulee dans un contexte difficile. Il approuve Ie rapport du Directeur regional, mais signale que, dans Ie Tableau 5 de l'Annexe Statistique, il faudrait rectilier les chiffres donnes pour la dengue
a Hong Kong (Chine) en 1999 en indiquant cinq cas ct zero deces.
Il se felicite des mesures prises par Ie Bureau regional suite aux debats sur la reforme des
a la precedente session du Comite regional. Le rapport du Directeur regional fait etat des difficultes liees a la diversite et a la complexite des systemes de sante des pays, et signale a systemes de sante I'artention la premiere reunion du groupe consultatif technique sur Ie developpement du sccteur de la sante ainsi que les mesures jugees prioritaires dans 1a Region. Aussi importants que soient les
fanctions essentielles de sante puhlique et Ie recours aux services de soins de sante primaires ou
cornrnunautaires, il convient de considerer Ie secteur de 1a sante dans son ensemble. Nombre d'Etats Membres ont des systemes de sante tres compartimentes, avec des ecarts entre les services nlraux et urbains et, dans les zones urbaines plus nanties, entre les services de haute technologie et les services de soins de sante primaires. Une meilleure coordination s'impose si I'on veut atteindre les buts et
objectifs definis dans Ie Rapport sur la Sante dans Ie Monde, 2000. Le Dr TEMU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) fait I'eloge du rapport du Directeur regional et se felicite qu'il soit distribue plus largement, ce qui aide les Etats Membres sensibilisation au niveau national.
a mener
une action de
]] convient avec Ie precedent orateur qu'il faut faire davantage d'efforts pour reformer les systemes de sante et qu'il importe d'envisager Ie secteur de la sante dans sa totahte au niveau des
pays. La Papouasie-NouveUe-Guinee est en train de revoir son systeme de sante et sait gre de I'aide qu'eUe lui apporte
a I'OMS
a cet egard.
Les petits pays insulaires du Pacifique tels que Ie sien ont
besoin de systemes de sante efficaces et efticients, et une bonne coordination entre les differentes parties prenantes est cruciale pour la mise en oeuvre des programmes. C'est ainsi qu'en Papouasie-
74
COMITE REGIONAL: CINQUANTE DEUXIEUME SESSION
Nouvelle-Guinee, la moitie environ des services ruraux sont assures par des organisations non
gouvernementales,
asavoir les missions religieuses.
En ce qui concerne la gestion des ressources humaines, it fait observer que, dans les pays comme Ie sien qui ont un budget limite, Ie secteur de la sante a du mal
a llegocier
les services de
prestateurs supplementaires. La Papouasie-Nouvelle-Guinee a reussi
a etendre la couverture par Ics
soins de sante de base en formant des agents de sante benevoles. II souhaiterait que Ie bureau regional
examine de Telles solutions. Entin, il insiste sur la necessite de presenter l'infonnation sanitaire SOliS une fanne qui incite
a
consacrer suffisamment de credits budgetaires au developpement du secteur de la sante. Le secteur de
la sante a besoin d'argumems solides pour convaincre les ministeres des finances et d'autres instances gouvemementales des avantages que presentent les investissements dans la sante et pour reveler I'importanee de tel ou tel probleme, par exemple Ie coilt economique du tabagisme. Le Dr PHICHIT (Republique democratique populaire lao) se felicite des ameliorations apportees
a la presentation et au contenu
du rapport du Directeur regional, qui decrit clairement la
situation sanitaire dans la Region et raction de l'OMS. 11 invite instamment Ie Directeur regional it s'efforcer de mobiliser davantage de ressources pour les activites de prevention. Son pays manque par
exemple d'arrnes contre la dengue hemorragique et aurait besoin d'une aide supplementaire pour mieux lutter contre cette maladie. M. CAPELLE (Republique des lies Marshall) dit que Ie rapport fait ressortir les progres notables accomplis dans la lutle contre la tuberculose et Ie VIH/SIDA. II y est aussi question de la
sante menta Ie, domaine que son pays commence
a considerer comme crucial pour la sante en general. a redoubler d'efforts pour ameliorer
Le rapport a incite Ie Ministere de la Sante et de l'Environnement
les services de sante mentale. Le Professeur NYMADAWA (Mongolie) salue la maniere dont Ie Bureau regional repond aux besoins des Etats Membres de la Region. Au sujet de la lutle contre les maladies transmissibles, il note que l'Alliance mondiale pour les
vaccins et la vaccination appuie les activites entreprises en vue d'introduire de nouvelles associations d'antigenes dans Ie Programme elargi de vaccination (PEV) et de tester les nouveaux vaccins sur Ie terrain. II espere que les pays pilotes, .Ie Cambodge et la Republique democratique populaire lao,
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
75
communiqueront leurs informations sur la conception et les resultats des essais cde Passociation DTChepatite B. La Mongolie a acquis une longue experience en matiere de lutte contre la rougeole depuis qu'elle a commence la vaccination de masse en 1973. Malgre l'etendue de la couverture vaccinale, d'importantes flambees se sont produites au cours de ces deux dernieres anne-es. L'etude retrospective d'echantillons de sang en laboratoire a cependant montr'; que quelque 60 % des cas cliniques emegistres lors de la t1amMe qui a eu lieu en 2000 etaient en fait des cas de rubeole. La t1amMe de 2001 a surtout touche la tranche d'iige des 15-20 ans. Les premiers cas se sont declares chez les nouvelles recrues de I'armee et une etude preliminaire a revete que la plupart des sujets touches avaient recu une dose de vaccin antirougeoleux. Deux doses sont evidenunent plus efficaces et il faut
renforcer les moyens de laboratoire pour mieux lutter contre la rougeole. M. MOOA (Kiribati) apprecie la presentation et Ie contenu exhaustif du rapport du Directeur regional, qui sont conformes aux recommandations faites
a la precedente session du Camite regional.
II suggere qu'a l'avenir, l'introduction brosse un tableau plus complet des principales realisations et des obstacles rencontres dans la Region pendant la peri ode concernee. 11 demande qu'un nombre plus grand d'exemplaires soient fournis aux pays. Etant donne que Ie rapport expose les besoins reels des pays de la Region, il est utile pour convaincre les minis teres et les organisations qui ne font pas partie du secteur de la sante de s'associer aux efforts deployes pour resoudre les grands problemes de sante. M. PAUL (Iles Salomon), faisant lui aussi I'eloge du rapport, note avec satisfaction que Ie Directeur regional indique cambien il est important de mieux s'alimenter et de faire de l'exercice pour prevenir Ie cancer. Il fera passer Ie message it la population de son pays, ou Ie cancer est frequent.
Le Directeur rEgional attire egalement l'attention sur Ie recul du paludisme dans les IIes Salomon. Le nombre de cas a effectivement diminue jusqu'en 1999, mais on observe depuis lars une
recrudescence de la maladie, avec un deces, principalement it cause des mouvements de populations d'lle en lle suite aux recents troubles civils. L'appui de I'OMS serait Ie bienvenu pour parvenir it endiguer la morbidite paludeenne. Les nes Salomon continueront de soutenir les politiqucs de I'OMS, qui sont I'un des piliers des programmes de developpement sanitaire du pays. M. KlLEI (Tuvalu) se felicite des progres realises dans la lutte contre les maladies transmissibles, et notanunent contre Ie VIH/SIDA au Cambodge, progres tres encourageants pour les
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COMITE REGIONAL: CINQUANTE DEUXIEUME SESSION
a mcsure qu'ils appliquent leur strategie de lutte contre la maladie. Ce n'est pas parce que Ie VIHlSIDA est peu nopandu a Tuvalu que ce pays s'estime a I'abri : il a recemment adopte un Etats Membres plan strategique de lutte contre Ie VIR/SIDA, qui est en cours de realisation. Outre Ie probleme de la tuberculose, Tuvalu enregistre une forte prevalence de la filariose Iymphatique. II a recemment
participe ala distribution massive de medicaments dans Ie cadre du programme national de lulle contre la filariose. L'excellent accueil reserve a cette mesure souligne l'importance que revet la participation des hautes instances gouvernementales it ce type d'activite. II espere qu'il sera possible d'inscrire Ie programme du Pacifique pour I'elimination de la filariose Iymphatique (Pac ELF) it I'ordre du jour d'une des prochaines sessions du Comite regional. Le Dr LEE (Republique de Coree) dit que, malgre l'amelioration progressive de Ia situation sanitaire dans la plupart des pays de la Region, les indicateurs sanitaires font apparaitre des differences entre les pays, et que taus Ies peuples sont menaces par la propagation du VIR/SID A, dc la tuberculose et d'autres maladies infectieuses. L'OMS a deja defini ta sante comme un element crucial du developpement durable; les dirigeants des pays du G8 ont adopte ce principe lors de leur reunion
a
Okinawa (Japan) en I'an 2000. Vu la necessite d'une action mondiale pour appliquer it plus grande echelle les initiatives prises au niveau national en 'vlle de rendre les soins de sante plus efficaces et plus accessibles, Ie Bureau regional devrait se concentrer sur raction de sensibilisation, Ie
renforcement des moyens de prevention et l'amelioration des systemes de sante. II considere que les Etats Membres de la Region collaborent avec l'OMS dans ce but. Son gouvernement participera activement a ces efforts et se n!jouit de l'occasion qui lui est offerte de designer un membre qui siegera au Conseil executif de I'OMS en tant que representant de la Region du Pacifique occidental a compter de 200 l. Le PRESIDENT invite Ie DIRECTEUR REGIONAL 1 repondre aux questions qui ont ete posees. Le DIRECTEUR REGIONAL remercie les representants de leurs remarques utiles sur Ie rapport. II apprecie que Ie representant du Royaume-Uni se dise satisfait des informations donnees sur la pharmacoresistance dans la Region. II souligne que I'apparition de bacteries et de virus
phannacoresistants est un phenomene naturel qu'on ne peut entierement eviter, mais qu'OTI peut retarder ou circonscrire. Comme il est dit dans Ie rapport, taus les Etats Membres doivent controler l'approvisionnement en antibiotiques et la vente de ces medicaments afin d'en faire un usage rationnel
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
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et d'ameliorer les produits antimibrobiens. Un tel controle exige un engagement politique de la part des Etats Membres. Concernant la suggestion du representant de la Nouvelle-Zelande, qui souhaitait que les fonctions essentielles de sante publique figurent
a I'ordre du jour de
la prochaine session du Comite
regional, Ie DIRECTEUR REGIONAL explique qu'il ecnt tous les ans demander
a chaque Etat Membre pour
acelui-ci les questions qu'il souhaite voir inscrites it rordre du jour de la prochaine session.
II prend bien evidemment note de la requete de la Nouvelle-Zelande, mais pne celle-ci d'en faire la
demande officielle lorsqu'elle repondra IIladite lettre. 11 fait observer qu'une etude sur les fonctions de sante publique effectuee a Fidji, en Malaisie et au Viet Nam touche II sa fin. Le DIRECTEUR REGIONAL convient avec Ie representant des Etats-Unis d'Amerique qu'il ne faut pas crier trop tot victoire a propos de la poliomyelite. II prend note egalement des observations du representant au sujet des medicaments essentiels. Le DIRECTEUR REGIONAL remercie Ie Japan de tout I'appui qu'il a apporte, notamment en faveur de la lutte contre les maladies transmissibles. Pour ce qui est des nouveaux enjeux dans la Region, il est difficile de generaliser ; on distingue toutefois plusieurs facteurs communs : la transition
epidemiologique liee aux changements socio-economiques ; les inegalites toujours plus grandes en matiere de sante et d'acd:s aux services, dans les pays et entre les pays; la necessite de renforcer les partenariats avec les secteurs autres que cclui de la sante; Ie fait que les consornmateurs sont de plus
en plus nombreux it n!clamer des services de meilleure qualite ; les questions que soulevent, d'une part,
les progres technologiques tels que Ie diagnostic et les therapies genetiques au les aliments genetiquement modifit!s, et, d'autre part, la mondialisation, qui, entre autres, aggrave des infections
telles que I'encephalopatie spongiforme bovine. Enfin, il rappelle au Comite que I'OMS doit faire face a une difficulte supplementaire: etant donne que les credits alloues II la Region du Pacifique occidental dans Ie budget ordinaire diminuent, il faudra faire plus avec mains de moyens. Repondant au Representant du Brunei Darussalam, qui voulait savoir si I'OMS pouvait fournir des informations sur la pharmacoresistance dans d'autres parties de la Region, Ie DIRECTEUR REGIONAL indique que c'est deja chose faite pour la region du Mekong, mais qu'il veillera II inclure d'autres zones. Le representant lui ayant demande de fournir davantage de donnees sur les maladies non transmissibles dans son rapport, il fait savoir que Ie prochain rapport sur la sante dans Ie monde traitera des facteurs de risque et que seront etablis paralleIement des rapports sur les maladies non transmissibles qui repondront dans une certaine mesure
a la
requete du representant.
II est
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COMITE REGIONAL: CINQUANTE DEUXIEUME SESSION
rclativement difficile de donner des chiffres sur les traumatismes et les accidents pUlsque seuls quelques pays disposent de telles donnees, mais il donne I'assurance au Brunei Darussalam que I'OMS collaborera avec les pays afin de connaitre plus precisement la morbidite et la mortalite imputables
aux traumatismes et aux accidents. Repondant au representant de Palaos, qui s'est enquis des programmes de sante buccodentaire, Ie DlRECTEUR REGIONAL note que ce pays a deja souleve ce point lors de la reunion de Madang accueillie par Ie Gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinee, et que l'OMS a soutenu les activites entreprises dans ce domaine par Ie Gouvernement de Palaos. II reconnait que Ie rapport dont
cst saisi Ie Comit,; regional ne parle pas de la sante bucco-dentaire, alors qu'il en etait question dans Ie rapport couvrant la periode de 1998-1999. II donne I'assurance au representant de Palaos que la question sera abordee dans Ie prochain rapport. Le DlRECTEUR REGIONAL precise que Ie Directeur par interim pour la lune contre les maladies transmissibles repondra a la question des Philippines sur Ie vaccin contre la dengue. II
explique que la question des prix des medicaments essentiels est un probleme complexe et diftieile
impliquant plusieurs mecanismes.
Dans Ie domaine de la tarification differentielle, Ie Directeur
general mene des negociations pour faire diminuer les prix des antiretroviraux demandes par les laboratoires phannaceutiques. Dans Ie passe, un traitement avec ces medicaments coutait environ
US$IO 000 par personne et par annee, alors qu'il ne revient plus desormais qu'a USS800 dans les pays en developpement. Chaque pays, notamment en Afrique et en Amerique latine, traite bilateralement avec les laboratoires pharmaceutiqucs. Les licences obligatoires sont une autre option; dans Ie cadre
de I'accord sur les ADPIC (aspects des droits de la propriot,; intellectuelle relatifs au commerce), les pays ont Ie droit de d,;livrer ce genre de licence, comme I'a fait Ie Bresil. Certains Etats Membres disposant de moycns de fabrication peuvent en vi sager cette option. Les importations paralleles sont un troisieme mecanisme, notamment dans les pays non producteurs. Pacifique occidental etudie deja cette option. Un pays de la Region du
Un quatrieme procede consiste
a favoriser
une
concurrence generale apres l'expiration des brevets, en foumissant les medicaments sous des noms genenques. Le principe essentiel reste que les Etats Membres doivent prendre leur decision en
connaissance de cause, en tenant compte des aspects juridiques, medicaux et autres. L'OMS apportera aux pays son concours dans ce domaine.
Le representant du Vanuatu a evoque I'appui pour I'analyse de la sante mentale dans les pays. A cet egard, Ie DlRECTEUR REGIONAL declare que rOMS s'efforcera de repondre a ce besoin et il mentionne que des ateliers de formation destines aux fonnateurs seront organises.
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
79
Le DIRECTEUR REGIONAL remercie Ie representant de la France pour les informations utiles qu'it a donnees pour la maitrise des depenses de sante.
II convient avec Ie representant de la Chine que la vigilance reste de mise pour la poliomyetite. Le Conseiller regional pour Ie programme elargi de vaccination repondra en detail
a la
question des cas induits par la vaccination. La Chine a dit que la Region du Pacifique occidental devait prendre la tete dans Ie domaine de la medecine traditionnelle et Ie DIRECTEUR REGIONAL en prend bonne note. Le representant de Hong Kong (Chine) a propose un regard neuf sur les systemes de sante en recommandant de les envisager dans leur globalite plutot que d'une maniere fragmentaire. Lors de sa prochaine reunion, Ie Groupe consultatif technique pour Ie developpement du secteur de la sante procedcra it un examen novateur de cette question. Le DIRECTEUR REGIONAL approuve la proposition faite par Ie representant de la Papouasie-Nouvelle-Guinee selon laquelle Ie dcveloppement des ressources humaines et des prestataircs de soins dait etre aborde d'une maniere novatrice. L'OMS enquete sur les soins de sante
primaires dans douze pays au mains. et ces etudes donneront tres bient6t des infonnations sur les
prestataires de soins au niveau communautaire. Le DIRECTEUR REGIONAL pense egalement que I'OMS doil travailler avec les ministeres de la sante et leur foumir du materiel de sensibilisation it utiliser dans leurs negociations avec d'autres minisU:res.
Le representant de Ia Republique democratique populaire lao a demande plus de ressources pour lutter contre les epidemies de dengue. Le DIRECTEUR REGIONAL repond que I'OMS a deja apporte un appui financier et technique dans ce domaine ct qu'elle continuera s'avere necessaire.
a Ie faire si
cette aide
Le DIRECTEUR REGIONAL est d'accord avec Ie representant de la Mongolie pour dire qu'il faut de bans laboratoires pour diagnostiquer la rougeole. Le roseau de laboratoires etabli dans Ie cadre du systeme de surveillance de la paralysie flasque aigue pourrait etre developpe pour couvrir la rougeole et dtautres maladies. Ii est vrai que l'immunite obtenue avec une dose unique de vaccin antirougeoleux disparait au cours des ans. De fait, lors d'une reunion recente, les specialistes de cette vaccination ont recornmande aux pays des plans d'action nationaux prevoyant que taus les enfants de
ehaque co harte de naissance re,oivent deux doses vaccinales lorsque eela se justifie.
80
COMITE REGIONAL: CINQUANTE DEUXIEUME SESSION
Le representant de Kiribati a demande que Ie rapport de l'annee prochaine soit plus exhaustif. Le DIRECTEUR REGIONAL tient compte de cette demande mais il laut egalement parvenir it faire un rapport suffisamment complet sans pour autant nayer Ie lecteur dans un surplus de details. 11 prend note que Kiribati n'a rc~u
qu'un nombre limite d'exemplaires car il n'est pas facile pour Ie Bureau
regional d'en distribuer beaucoup avant la session. Il assure ccpendant au Representant que d'autres
exemplaires seront distribues apres 1a session annuelle. Le representant de Tuvalu a propose de discuter du Pac ELF , Ie Programme du Pacifique pour I'elimination de la filariose Iymphatique, it la prochaine session du Comite regional. Ce sujet ere aborde lors de la reunion des ministres de la sante du Pacifique
a Madang.
II prend note de la
proposition et lui donnera toute la consideration requise mais il suggerc respectueusement que Tuvalu,
s'il desire inc lure Ie PacELF il I'ordre du jour de la prochainc session du Co mite regional, Ie mentionne dans sa reponse
a la
lettre qui sera envoyee
a tous
les Etats Membres et qui portera sur
Pardre du jour de la prochaine session. 11 remercie Ie representant de la Republique de Coree et convient avec lui qu'il faut ameliorer I'aspect preventif dans les systemes de sante. Lc Directeur par interim pour la lutte contre les maladies transmissibles signale que l'on vient
d'acrualiser les donnees sur les nombreuses flambees epidemiques de dengue et que ces donnees sont justes dans les tableaux statistiques pour la dengue. Des corrections seront apportees aux erreurs que l'on trouve dans l'annexe statistique du rapport de cette aJUlee. Les essais de vaccin contre les quatre
serotypes de dengue son! tres prometteurs et des essais cliniqucs etendus sont sur Ie point de commencer au Viet Nam et dans d'autres pays. 115 sont effectUE!S principalement par les Centers for
Disease Control, Ja Fondation Rockefeller et l'Institur international des Vaccins. Une reunion sur Ie vaccin contre la dengue aura lieu en decembre 2001
a Ho Chi Minh Ville (Viet Nam). II pense que les Philippines ont ete invitees mais si ce n'est pas Ie cas, il vcillera a ce qu'uoe invitation leur panrienne. Le CONSEILLER REGIONAL POUR LE PROGRAMME ELARGI DE VACCINATION
fait observer que les flambees les plus recentes de poliomyelite induite par 1a vaccination ont eu lieu en Republique dominicaine et it HaHi. Le premier cas a ';te identifie Ie 12 juillet 2000. II s'agissai! de la seule flambee dans la region des Ameriques depuis que celle-ci avait ete certifiee exempte de poliomyeIite en 1994. Elle avait pour origine une souche vaccinale de poliovirus de type 1. En juillet 2001, les quatorze cas de la Republique dominicaine et les cinq de HaHi ont ete confinnes par les laboratoires. Ie dernier cas etant SUTveou en avril 2001. Toutes les personnes atteintes n'avaient pas
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
81
du tout ou pas suffisamment
ete
vaccmees.
En consequence les deux pays ant execute trois
campagnes nationales de vaccination par Ie vaccin antipoliomyelitique buccal (VPO). On trouve Ii I'origine de la flambee une faible couverture vaccinale permettant aux souches derivees du vaccin de circuler chez les enfants pas assez vaccines. L'insuffisance de la surveillance de
la PF A a perrnis it ces souches de circuler sans etre decel"es. La strategie pour la prevention de ces cas consiste
a maintenir et a ameliorer la vaccination systematique par Ie VPO, ainsi quia assurer une ete
couverture supplementaire continue lie lorsque c'est llecessaire et jusqu'a l'eradicatioTI. A J'invitation du President, des declarations ont faites au nom de la federation
internationale des societes d'otorhinolaryngologie (International Federation of Otorhinolaryngological Societies), et de l'Association intemationale des techniciennes et techniciens diplomes en
electroradiologie medicale. La seance est levee it 17h30.
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COMITE REGIONAL: CINQUANTE DEUXIEUME SESSION
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
83 ANNEXE 1
DlSCOURS DE SON EXCELLENCE PEHIN ORANG KAY A LAlLA WIJAY A DA TO SERI SETIA HAJJ A WANG ABDUL AZIZ BIN BEGA W AN PEHIN UDANA KHATIB DA TO SERI PADUKA HAJI A WANG UMAR, MINISTRE DE LA SANTE PAR INTERL'VI DU BRUNEI DARUSSALAM, A LA CEREMONIE D'OUVERTURE DE LA CINQUANTE-DEUXIEME SESSION D1..; COMITE REGIONAL, BRUNEI DARUSSALAM, 10-14 SEPTEMBRE 2001
Au nom du Comite organisateur et des rcprescntants, je souhaite tout d'abord exprimer rna gratitude la plus profonde it Sa M'\ieste Ie Sultan et Yang Di-Pertuan du Brunei Darussalam, de sa
gracieuse presence et d'avoir accepte d'ouvrir officiellement 1a cinquante-deuxieme session du Camite regional de I'OMS pour Ie Pacifique occidental. Je souhaite it taus les representants mes vreux les plus chaleureux de bienvenue au Brunei Darussalam. C'est en effet un grand privilege pour notre pays et
son peuple d'accueillir pour la premiere fois Ie Comite regional de I'OMS pour Ie Pacifique occidental. Le Brunei Darussalam est devenu membre de cene auguste organisation en mars 1985. Depuis cette date, naus avons participe activement aux divers programmes et activites organises par
l'OMS aux niveaux national, regional et international.
NallS avons enonnement beneficie de 1a
collaboration et de I'assistance technique de I'OMS qui ont tant contribue it nos realisations dans Ie domaine de la sante. Nous pouvons citer la reussite du projet d'eradication du paludisme au debut des annees 60 qui a conduit it la declaration du statut d' exemption du paludisme en aout 1987, Ie
programme de formation des infirmiers aux so ins de sante communautaires, l'alimentation de I'enfant et du nourrisson et Ie Programme elargi de Vaccination. NallS avons beneficie recemment de services d'experts en faveur de I'initiative des h6pitaux amis des bobes, de la lutte contre la tuberculose, de la
readaptation medicale et dans les domaines du financement des soins de sante et de la telesante. Au nom du Ministere de la Sante du Brunei Darussalam, je souhaite remercier Ie Dr Shigeru Omi, Directeur regional, de I'appui technique qu'il nous a apporte et j'espere que cette collaboration se poursuivra
a I'avenir.
Je souhaite remercier cgalement Ie Secretariat du Bureau regional de Manille
pour I'assistance et les conseils qu'ils nous ant prodigues pour I'organisation de cette reunion. Je suis aussi reconnaissant au Dr Oro Harlem Brundtland, Directeur general de I'OMS, d'etre presente it cette
irnportante reunion.
84 Annexe 1
COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION
Je saisis cette occasion pour exprimer mon appreciation et mes remerciements it tous les
membres du comite organisateur qui, grace it leur dur labcur, ont permis de si bien preparer celte cinquante-deuxieme session.
Entin, conune 2001 est une annee phare pour Ie tourisme dans notre pays, j' espere que mesdames et messieurs les representants pourront profiter des richesses naturelles et culture lies de
notre pays et retourneront chez eux avec d' agn::ables souvenirs du Brunei Darussalam.
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
85 ANNEXE2
DISCOURS DU DR SHIGERU OMI, DIRECTEUR REGIONAL DE L'OMS POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL, A LA CEREMONIE D'OUVERTURE DE LA CINQUANTE-DEUXIEME SESSION DU COMITE REGIONAL BRUNEI DARUSSALAM. 10-14 SEPTEMBRE 2001 Au nom de la Region du Pacifique occidental de l'Organisation mondiale de la Sante, je tiens it exprimer toute rna gratimde it Sa Majeste Ie Sultan du Brunei Darussalam pour son soutien it cette reunion, et it remercier Monsieur Pehin Haji Abdul Aziz Umar pour son aimable accueil. Nous s~mmes
heureux d'etre accueillis au Brunei Darussalam pour cette session du Co mite regional de
I'OMS pour Ie Pacifique occidental. Ceux d'entre nous qui sont ici depuis plusieurs jours ant deja eu Ie plaisir d'appn!cier vatrc beau pays. C'est I' occasion pour naus tous de mieux connaitre les
remarquables realisations de vatrc pays en matiere de sante. :--Jotre pays d'accueil est, it bien des egards, un excellent exemple. La transition epidemiologique a deja eu lieu au Brunei Darussalam. Les problemes courants de sante publique tels que les maladies transmissibles et la malnutrition representent desormais une part mains importante de la charge de morbid!te que les maladies non transmissibles, comme les maladies cardiaques ischemiques et Ie diabete. La lutte contre ces affections Iiees au mode de vie passe essentiellement par la promotion de la sante, et j'ai constate avec satisfaction que f1annee derniere, Ie Brunei Darussalam a mene une
campagne nationale pour un mode de vie sain, avec Ie plein soutien de Sa Majeste. Si nous voulons prevenir ou retarder i'apparition des maladies non transmissibles, nOllS
devons pennettre aux
populations de prendre des decisions propres it ameliorer leur etat de sante. Je Wicite donc Ie Gouvemement du Brunei Darussalam pour la clairvoyance dont il a fait preuve en prenant cette initiative. Je felicitc egalement Ie Gouvernement d'avoir fait de I'acces aux services de sante I'un dcs fondements de sa politique sanitaire en instituant la gratuite des services pour les citoyens et les residents pennanents et en appliquant des methodes innovantes camme celle des l1medecins volants" afin de desservir les communautes isolees.
Cette session du Comito' regional pour Ie Pacifique occidental est historique, puisque c'est la premiere depuis que la Region a ete certifiee exempte de poliomyelite en octobre demier. C'est aussi la premiere annee au nous constatons un debut de reussite dans notre lutte contre Ie SIDA dans la Region. Le Cambodge a la plus forte prevalence d1infection
a VIH en Asie et il y a quelques
annees,
86 Annexe 2
COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION
de nombreux experts doutaient que I'on parvienne
a rMuire
les taux dans un avenir proche. Or, les
donnees publiees recemment font apparaltre une baisse nette et reguMre de la prevalence du VlH. Cest un resultat tres important que nous allons examiner de plus pres au cours de la semaine. Si importants soient-ils, ces exemples de reussite ne doivent pas nous faire oublier les delis qu'il nous reste
a relever. Ainsi, les problemes de sante mentale et de salubrite des aliments, qui touchent
taus les pays de notre Region, ne vont pas diminuant, bien au contraire : dans la plupart des pays, les maladies et incapacites mentales ainsi que les toxi-infections alimentaires pesent de plus en plus
lourdement sur les services de sante. La sante mentale et la salubrite des aliments ne sont que deux des nombreux problernes dont naus allons traiter au cours de Ia semaine. Votre Majeste, Excellences, Mesdames et messieurs, Ie Brunei Darussalam et I'OMS entretiennent d'excellentes relations depuis que ce pays a rejoint I'OMS Ie 25 mars 1985. Cest un grand honneur pour rOMS de tenir ici, au Brunei Darussalam, Ia cinquante-deuxieme session de son Comite regional pour Ie Pacifique occidental. contribuez arenforcer les liens qui no us unissent. Votre Majeste, laissez moi vallS remercier une fois encore de ltaide que vaus nous avez
En accueillant cette session dans votre pays, vous
apportee, comme it tous nos amis, pour organiser la presente session.
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
87 ANNEXE3
DISCOURS DU DR GRO HARLEM BRUNDTLAND, DIRECTEUR GENERAL DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE, A LA CEREMONIE D'OUVERTURE DE LA CINQUANTE-DEUXIEME SESSION DU COMITE REGIONAL BRUNEI DARUSSALAM, 10-14 SEPTEMBRE 2001
J'aimerais me faire J'echo des remerciements qu'a adresses mon collegue, Ie Dr Omi, Majeste Ie Sultan du Brunei Darussalam et
a Sa
a son
Gouvernement pour avoir invite cette session du
Comite regional de I'OMS pour Ie Pacifique occidental. La Region du Pacifique occidental est extremement diverse et c'est toujours un plaisir pour
a vos sessions et de voir conunent, malgre les enormes differences de taille, de culture au de developpement, vous reussissez a vous unir dans vatte engagement pour donner aux populations moi d'assister de la Region Ie meilleur etat de sante possible. Cette unite dans la diversite est tres impressionnante et
je peux vous garantir que I'Organisation mondiale de la Sante, depuis son Bureau regional comme au Siege a Geneve, vous apportera tout l'appui possible. Le Dr Omi a
a Manille
deja
fait remarquer que de nombreux indicateurs sanitaires
a Brunei
sont
excellents et je me joins
a lui pour vous en felieiter.
C'est I'un des pays les plus prosperes de la Region VQllS
du Pacifique occidental et je suis contente d'observer que
avez investi une partie de cette richesse
dans la sante de votfe population. De fait, les sommes consacrees par Brunei
a la
sante sont, par
habitant, panni les plus elevees de la Region. A I'OMS, les Etats Membres eonsiderent que I'amelioration de la sante joue un role crucial dans la lutte contre la pauvrete. C'est un imperatif mondial pour cette Mcennie. Les pauvres ne
pourront prosperer et sartir de la mise-re qu'en jouissant d'une meiIleure sante. Les Etats Membres de cette Region eneouragent Ie Secretariat de I'OMS dans sa lutte, au nIveau intergouvernemental, pour ramelioration de la sante, que ce so it au sein de l'Assembh~e
generale des Nations Unies ou dans des groupes regionaux eomme J'ASEAN. Vous attendez de nous que nOllS trouvions les moyens de renforcer l'acces
a des medicaments de bonne qualite,
ainsi
qu'a
d'autres biens essen tie Is, d'ameliorer les competences et les pratiques des professionneis de la sante et de creer de meilleurs outils internationaux, comme des ft!glementations ou des conventions ratifiees et
acceptees, afin de limiter la propagation des problemes de sante.
88 Annexe 3
COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION
Les Etats Membres appellent egalement Ie Secretariat de I'OMS
a travailler avec
eux pour
ameliorer les actions publiques, ainsi que 1. sante des communautes et de la societe civile. Vous nous dernandez de vaus aider
a optimiser
les resultats et l'impact des services de sante par une gestion
efticace de I'action publique et privee et par des moyens realistes de financer les services de sante publique. Les Etats Membres demandent a I'OMS des interventions sur des questions bien precises : les pathologies dont souffrent les pauvres, notamment lorsqu'ils sont marginalises, soumis
a
l'insecurite au victimes de conflits ; les difficultes auxquelles sant confrontees les femmes, notamment les grossesses
a risque,
et les
enfants, en particulier pendant l'adolescence ; les menaces des maladies infectieuses, conune ie VIH, la leishmaniose, 1a dengue et les affections
diarrh6iqucs ; les epidemics emergentes de maladies non transmissibles, en particulier les cancers et les
traumatismes ; l'impact de Penvironnement sur la sante avec l'eau que nous buvons, l'air que nous respirons ou les insectes, anirnaux et poussieres avec lesquels nous sommes en contact. A me sure que la sante prend de l'importance pour nos Etats Membres, les demandes affluent au Secretariat de I'OMS. L'un des veritables atouts de notre Organisation reside dans sa structure regionale et sa capacite it repondre aux priorites des Regions. Votre Majeste, Mesdames et Messieurs, L'amelioration de la sante est I'une des taches les plus complexes et les plus difficiles qui soit. C'est egalement I'une des plus inspirantes et des plus gratitiantcs. En invitant la cinquante-deuxieme session du Comite regional pour Ie Pacifique occidental dans ce beau pays, Brunei Darussalam a temoigne de sa volonte pour ameliorer la sante de tous. C'est egalement la mission de I'OMS. Nous sommes done extremement contents de collaborer avec Ie Gouvernement de Sa Majeste pour la tenue, au Brunei Darussalam, de cette reunion importante au niveau politique. Je vous remercie.
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
89 ANNEXE4
DlSCOURS DU DR VILlAMl TANGl, PRESIDENT SORTANT DU COMITE REGIONAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL, A LA CEREMONIE D'OUVERTURE DE LA CINQUANTE-DEUXIEME SESSION DU COMITE REGIONAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL
En rna qualite de president du Comite regional de I'OMS pour Ie Pacifique occidental, je
souhaite au nom du Comite regional, remercier sincerement Ie gouvemement de Sa Majeste Ie Sultan du Brunei Darussalam de I'aimable hospitalite dont il fait preuve en accueillant la cinquante-deuxieme session du ComitO regional dans ce pays magnifique. Nous sommes tous profondemcnt honores d'Hre vas hotes. Au nom de taus les representants ici presents et des 37 pays et territoires de la Region du Pacifique occidental,je souhaite remercier tout particulierement Vetre Majeste d~
nous accueillir.
Les sessions du Camite regional constituent un evenement important pour nous tous qui
oeuvrons it ameliorer la sante et Ie bien-etre des populations de la Region. Ces sessions sont pour nous I' occasion d' examiner les problemes de sante actuels et d' envisager ensemble les mesures et les politiqucs approprh!es
a mettre
en ceuvre.
eet
evenement revet une importance toute particuliere En effet, cela nous permet de mieux
lorsqu'il a lieu en dehors du Bureau regional de Manille.
connaitre run de nos Etats Membres. Je sais que certains de mes colli:gues ont profite de ce voyage
pour visiter les etablissements et les institutions sanitaires du pays. A eet egard, j'aimerais souligner que les dispositions prises par Ie gouvemement de Sa Majeste sont en tous points exeellentes.
Votre Majeste, Excellences, je suis sur d'exprimer I'opinion generale en affirmant que nous sommes taus ravis d'etre iei. Pour la plupart d'entre nous, e'est la toute premiere fois que nous nous rendons au Brunei Darussalam. L' accueil chaleureux que nous avans re9u, I' efficacite et Ie
professionnalisme avec Icsquels cettc reunion a ete organisee resultem des mois de preparation meticuleuse indispensables
a 1a mise en place d'un tel evenement.
Nous nous rejouissons par avance
des activites que nous reserve cette semaine et en particulier I' occasion de decouvrir ce beau pays et
ses habitants. Mesdames et messieurs les representants, je vais bientot ceder rna place president. J'ai etc tres heureux de remplir cette fOlletion que ValiS
a un
nouveau
avez bien voulu me confier. Au
cours de la demiere session, nous avons debattu de problemes importants comme Ie VIHlSIDA, la tuberculosc, les maladies non transmissibles, et Ie tabagisme dans la Region. Nous avons par ailleurs apporte des innovations pour rendre les sessions plus interessantes, plus interactives ct plus
90 Annexe 4
COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXlEME SESSION
productives.
Cela a ete rendu possible grace au respect mutuel et it I'esprit de cooperation qui
caracterisent nos reunions dans la Region. Je suis certain que mon successeur saura trouver force et
inspiration dans ce meme esprit de solidarite et dans notre capacite it aborder ensemble les problemes de sante de la Region. Votre Majeste, permettez-moi encore de vallS adresser remerciements pour naus avoir invites.
a valiS et a votre peuple, nos sinceres Cette cinquante-
Merci de votre genereuse hospitalite.
deuxieme session restera sans aueun doute I'une des plus marquantes dans I'histoire du Comite
regional. Je VOliS
remercie.
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
91
ANNEXE 5
DISCOURS D'OUVERTURE DE SA MAJESTE LE SULTAN HAJI HASSANAL BOLKlAH MU'IZZADDIN WADDAULAH, SULTAN ET YANG DI-PERTUAN DU BRUNEI DARUSSALAM, A LA CINQUANTE-DEUXIEME SESSION DU CO MITE REGIONAL. AU INTERNATIONAL CONVENTION CENTRE BERAKAS, BRUNEI DARUSSALAM C'est un grand plaisir pour moi de VallS
souhaiter la bienvenue au Brunei Darussalam pour
cette cinquante-deuxieme session du Comite regional de I'OMS pour Ie Pacifique occidental. Cest un honneur pour nous de recevoir les representants de tant de pays de l'Asie de l'Est et du Pacifique. Valls etes nos amis, nos voisins et, avant tout, nos partenaires dans des organisations
regionales toujours plus nombreuses. Cela reflete une realite fondamcntale de la vie internationale d'aujourd'hui. Inspire par les grandes institutions des Nations Vnies, notre mande est aujourd'hui fait de partenariats entre nations et regions. Cette cooperation englobe aujourd'hui presque chaque aspect
de la vie publique et privee de nos peuples. Quel que soit Ie sujet et quel que soit I'enjeu, qu'il s'agisse de politique ou d'economie, d'6ducation au de sciences, de culture au de phenomene de societe, naus avons taus reconnu Ie besoin de travailler ensemble. L'importance de cette cooperation est sans doute encore plus evidente dans Ie domaine de la sante.
Me5dames et messieurs,
Les historiens qui commentent I'histoire du XXe sieele, Ie jugent deja severement. Ce sieele a ete juge comme la periode la plus violente et la plus destructrice de l'histoire de l'hurnanite. II existe neanmoins une reussite d'exception que ces memes historiens soulignent, c'est Ie progres fantastique
de la medecine et des soins de sante. lis ont en effet raison de souligner ce domaine d'action humanitaire. En un peu plus de 100 ans, la qualite de la vie s'est amelioree et l'homme en attend davantage. Depuis un peu plus d'un demi sieele, l'Organisation mondiale de la Sante a ete Ie chef de file de cette reussite. Elle a inspire des progres vraiment remarquables. Elle a ete confrontee aux plus grands tleaux de I'histoire humaine et, bien souvent, les a eradiques de chaque continent. Pour no us dans Ie Pacifique occidental, par
92 Annexe 5
COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION
exemple, I'evenement marquant est survenu I'an dernier exempte de poliomyelite.
a Kyoto,
lorsque notre Region fut certifiee
Au Brunei Darussalam, nous sommes extremement heureux d'avoir pris part essentiel dans la Region. Nous sommes reconnaissants
a ce
travail
a I'OMS de nous avoir prodigue des conseils,
nous pennettant ainsi de fepondre aux changements survenus dans Ie domaine de la medecine et des soins de sante. Grace aux ameliorations du niveau de sante dans Ie pays, notre peuple jouit En effet, pratiquement tous les indicateurs mondiaux de
aujourd'hui d'une bonne sante generale. l'OMS ont ete atleints.
Notre pays a ete declare exempt de paludisme. En outre, les maladies de l'enfance evitables
par la vaccination ant
ete maintenues a un faible niveau grace au programme elargi de vaccination.
Je suis sUr que tous les pays repn!scntes ici peuvent attester de realisations simllaires. Cela signifie que nous pouvons taus etre fiers des progres realises dans cene Region. Cependant, nous
devons faire face
a des obstacles majeurs.
Le VIH/SIDA et Ie virus Ebola sont peut-etre les maladies les plus alarmantes. Elles sont
potentiellement aussi devastatrices pour nos populations et nos societes que I'etait 1a peste. En outre, les maladies prealablement maitrisees comme la tuberculose et Ie paludisme reemergent aujourd'hui. Cette situation est aggravee par l'augmentation de la co-infection tuberculose et V\l{JSIDA. Il existe
aussi dans certains pays Ie probleme croissant de 1a tuberculose polychimioresistante. En plus de ces pandemies, nOllS
sommes confrontes
ade nombreux phenomenes nouveaux dont nous sommes parfols
responsables, comme les effets du tabagisme sur les individus au les consequences medicales et
sociales de la pollution environnementale et industrielle.
Je suis vraiment impressionne par l'ampleur de votre ardre du jour. II semble couvrir chaque 3spect des soins de sante modemes susceptibles d' avoir un impact sur la vie de nos familles et de nos collectivites. Je peux VOllS
assurer que nous, au Brunei Darussalam, attacherons la plus grande
attention avos debats et avos recommandations. Recemment, mon Ministere de la Sante a mis en ceuvre un plan national de soins de sante
pour 2000-2010. Ce plan identifie les questions de sante prioritaires dans Ie cadre du developpement du secteur de la sante. It fixe egalement des orientations politiques et des buts strategiques en assurant des so ins de sante de qualite.
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
93 Annexe 5
Mesdames ct Messieurs, L' ordre du jour de cette session est Ires etendu. Panni les nombreux points
a I' ordre du jour,
nous no us interesserons en particulier aux n!sultats de votte table ronde ministerielle sur 1a sante mentale. NOlls avons reconnu Ie besoin de traitcr eet aspect important des soins de sante et nous sommes inspires du message de votre joumee mondiale de la sante en 200 I. Toutefois, comme beaucoup de nations en developpement, nous nlen sommes encore qu'au debut. NallS avans done
beaucoup i apprendre d'organisations telles que I'OMS. Heureusement, dans ce domaine comme dans bien d'autres, Ie monde moderne nous prcsente de nouveaux defis mais nous apporte en meme temps de nouveaux moyens pour les rclever avec
succes.
lei, je fais reference bien sur aux fmormes progres des technologies modemes, des
communications et de l'Internet. C'est un domaine absolument passionnant. Je suis sur que tous les pays en developpement souhaitent voir comment cette technologic les aidera dans leurs services fondamentaux. Nalls pensons par exemple que le potemicl de la telt~sante
est immense. C'est pourquoi nous
esperons que l'OMS etudiera les utilisations possibles de ce nouvel aspect des soins medicaux. Mesdames et Messieurs, Vous etes ici pour examiner Ie probleme qui touche probablement de plus pres les interets de chaque famille, dans chaque communaute de notre Region. C'est une enorme responsabilite et je suis sur que vous l'assumerez avec sagesse et devouement. Naus suivrans vas debats avec un tres grand inten~t.
En meme temps, vous etes nos amis et nos hotes et nous esperons que vous pourrez trouver un
peu de temps de libre pour decouvrir notre pays et notre peuple. Nous sommes bonores de votre visite et vous souhaitons de fructueux d6bats. Avec Ie
Kalimat "Bismillahir Rabmanir Rahim", je suis tres heureux de declarer ouverte la cinquantedeuxieme session du Comite regional de I'Organisation mondiale de la Sante du Pacifique occidental.
94
COMITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
95 ANNEXE6
DISCOURS DU DR VILlAMI TANG!, PRESIDENT SORTANT DU COMITE REGIONAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL, A LA CEREMONIE D'OUVERTURE DE LA CINQUANTE-DEUXIEME SESSION DU COMITE REGIONAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL Je suis tres heureux de me trouver parmi vallS au Brunei Darussalam pour 1a cinquante-
deuxieme session du Comito n\gionaI. Ce matin,
a la ceremonie d'ouverture it laquelle Sa Majeste Ie
Sultan du Brunei Darussalam nous a fait Ie grand honneur d'assister, nous nous sommes rendu compte que nos hotes ont fait tout leur possible pour faire de cette session un evenement memorable. J'aimerais done, au nom des representants, exprimer nos plus sinceres remerciements au
Gouvemement de Sa Majesk Ie Sultan du Brunei Darussalam qui nous accueilIe pour cene reunion importante .. D'une maniere plus personnelle. je voudrais egalement remercier nos hotes de nous avoir
donne I' occasion de visiter leur beau pays. Messieurs les repn:sentants, en tant que president sartant, je suis fief de ce que nous avons realise et je remercie chaleureusement tous ceux qui ont participe au travail accompli cette anllee.
Camme je I'ai dit dans mon disc ours d'ouvertllre, \'annee demiere, je me sens tres honore d'avoir pu succeder ames distingues predecesseurs. ~ous
avons fait du bon travail grace it votre cooperation
sans faille, et a votre soutien dans I' execution de mes fonctions. Je me sens egalement tres honore et
fier d'avoir pu contribuer meme modestement aux efforts du Comite regional et des Etats Membres pour ameliorer la sante et Ie bien-etre dans la Region du Pacifique occidental. L 'annee demiere, naus nous sommes penches sur un grand nombre de sujets importants : le VIHlSIDA, la tuberculose, les maladies non transmissibles et la menace croissante de l'epidemie de
tabagisme dans notre Region. Nous avons egalement examine Ie processus d'elaboration du budget de I'OMS qui, plus unifie, porte desormais clairement sur les questions prioritaires et permet d'agir plus ellicacement et plus concretement. Naus avans connu des reussites au cours de cette annee, dont la plus importante a ete la
certification de I'eradication de la poliomyelite dans la Region du Pacifique occidental.
Cet
accomplissement marquant montre clairement ce que nous sommes capables de faire lorsque nous
travaillons ensemble. La quatrieme reunion des Ministres de la sante des Etats insulaires du Pacifique, organisee en mars it Madang, en Papouasie-NoLivelle-Guinee, est un autre exemple de la collaboration entre les pays. Elle a eu pour resultat de renforcer I'engagement en faveur des lies-sante, notamment
96 Annexe 6
CO MITE REGIONAL: CINQUANTE-DEUXIEME SESSION
en s'interessant
a des
sujets importants camme Ies maladies non transmissibles, la tuberculose, Ie humaincs ainsi que la surveillance des maladies transmissibles et la
developpement des riposte
reSSQUfCeS
acelles-ci. Toutefois, la Region doit encore rei ever de serieux de-fis en matiere de sante. La reemergence
de certaines maladies, les pressions et les enjeux resultant des mutations rapides et de la concurrence
mondiale, des nombreuses priorites et du sempitemei probleme de 1a diminution des res sources ne sont que certains des problemes auxquels nous devons faire face. Ceux qui etaient
a Manille
I' annee dcrniere se rappellcront que Ie Secretariat a deploye de
grands efforts pour rendre nos sessions plus innovantes, plus interactivcs, plus transparentes et plus efficaccs et pour ameiiorer l'information. Ainsi, l'annee demiere, nos discussions ant ete precedees pour la premiere fois par une presentation generale nous pennettant de mieux comprendre les liens entre la pauvrete et la sante ainsi que la politi que et les priorites de la Bangue asiatique de
developpement. Cette annee, Ie Secretariat a organise un debat d'experts sur la sante mentale avant la table ronde rninisterielle. J' espcre que cette session vous paraitra interessante et stimulante. L'annee demicre, nous nous sammes egaiemcnt taus efforces de rendre nos sessions plus
informelles qu'avant. La pause pendant laquelle nous avons fait des etirements en est un exemple. Elle nous a permis de stimuler la circulation, de detendrc nos membres rouillcs et fatigues et de reprendre les debats avec plus d'entrain. )'ai cru comprendre qu'une initiative de ce genre etait
egalement prevue cettc semaine et je suis sur que nous attendons taus ce moment. Mesdames et messieurs les reprcsentants, en parcourant l'assistance, je decouvre de nouveaux visages et je vous souhaite
ataus la bienvenue.
Certains de nos colle-gues ont ete appeles
ad'autres
fonctions par leur gouvemement au sont partis pour d'autres missions et jc voudrais officiellement
rendre hommage
a leur contribution au travail accompli dans la Region. Comme Ie Dr Omi pourrait Ie
dire, nous relevons les defis ensemble et nous travaillons taus pour reussir ensemble. Mesdames et messieurs les representants, mesdames et messieurs, nous allons maintenant elire Ie nouveau President qui dirigera les debats pendant les cinq prochains jours. remercier pour avoir eu ie privilege de travailler avec vous. J'aimerais VallS
J'aimerais egalement rcmercier rues
collegucs, en particulier Ie vice-president et les rapporteurs, qui, par leur soutien, ant considerablement allege rna tache.
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE
97 Annexe 6
Je souhaite Comito.
a mon
successeur une grande reussitc pour la cinquante-deuxieme session du
Je vallS remercie.