Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

HUMAN PLAGUE = PESTE HUMAINE

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

WUyEpUem. foe-- No. 13 - 27 Match 197$

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Belevi ipldim. kebd.: N" 13 - 27 nun 1973

HUMAN PLAGUE U n it e d S t a t e s o f A m e r ic a . — On 11 February 1975, an 11-yearold boy from Albuquerque (Bernalillo County, New Mexico), had onset of fever, headache, myalgia and malaise. The following day he developed shaking chills and a painful swelling in the right axilla. The boy was hospitalized on 13 February and examination revealed a temperature of 38.3° C, a painful, firm ten cm mass in the right axilla and a small, healing laceration on the right forearm. A resolving subungual hematoma and partially evulsed finger nail were noted on the right middle digit. A peripheral white blood cell count was 17700 with 65% polymorphonuclear leucocytes, 23% band forms, 6% lymphocytes and 6% monocytes. A tularemia agglutination test and monospot test were both negative. The diffe­ rential diagnosis included plague, tularemia, other bacterial causes of lymphadenitis and cat scratchfever. An axillary lymph node aspirate was performed, blood cultures were drawn and the patient was started on intramuscular streptomycin 450 mg every 12 hours.

PESTE HUMAINE E t a t s -U n is d ’A m é r iq u e . — Un petit garçon de 11 ans d’Albu* querque (Comté de Bernalillo, Nouveau-Mexique) a souffert le 11 février 1975 de fièvre, céphalée, myalgie et malaise. Le lendemain, il avait des frissons et une enflure douloureuse à l’aisselle droite. Hospitalisé le 13 février, il présentait à l’examen une température de 38,3° C, une masse de dix cm ferme et douloureuse à l’aisselle droite et une petite lacération en voie de guérison à l’avant-bras droit. D avait au médius de la main droite un hématome sub-unguéal et l’ongle était partiellement détaché. La numération des globules blancs périphériques a donné un résultat de 17 700, dont 65% de granulocytes, 23% de formes à bâtonnet, 6% de lymphocytes et 6% de monocytes. L ’épreuve d’agglutination et l’épreuve ponctuelle pour la recherche de la tularémie ont été toutes deux négatives. Pour le diagnostic différentiel, il pouvait s’agir de peste, de tularé­ mie, d ’une autre cause bactérienne de lymphadénite ou de maladie des griffes de chat. On a ponctionné un ganglion lymphatique axil­ laire, fait des cultures de sang et le malade a été traité à la strepto­ mycine par voie intramusculaire (450 mg toutes les 12 heures). Le 14 février, un érythème à l’aisselle droite a été noté et on a commencé à administrer de la méthicilline par voie intraveineuse. Le 16 février, des bâtonnets Gram-négatifs ont été observés dans les cultures de matériel ganglionnaire et de sang faites le jour de l’hospitalisation. Considérant que le diagnostic de peste était le plus probable, on a cessé de donner de la méthicilline. U n traitement par la tétracycline (250 mg toutes les six heures par voie orale) a été ordonné le 18 février. Le lendemain, on a cessé l'administration de la streptomycine et le malade a été renvoyé chez lui avec une prescription de tétracycline par voie orale. Le 21 février, le sujet était à nouveau hospitalisé, souffrant de fièvre (39° C), de léthargie et de rigidité de la nuque. Une numération des éléments du liquide céphalorachidien (LCR) a donné un résultat de 5 000 mm1 (avec prédominance de granulocytes); aucun organisme n ’a été décelé par la coloration de Gram. La teneur du LCR en glucose était de 30 mg %. Sur un diagnostic de méningite pesteuse possible, on a entrepris un traitement comprenant de la gentamicine par voie intrathécale ainsi que les médicaments suivants par voie intra­ veineuse: gentamicine, 50 mg toutes les huit heures, sulfafurazol, 1,75 g toutes les huit heures, et ampicilline, 1,5 g toutes les quatre heures. Le 23 février, on a cessé l’administration de l'ampicilline et du sulfafurazol et commencé à administrer du chloramphénicol (500 mg par voie intraveineuse toutes les six heures). Le malade est sorti de l’hôpital le 5 mais sans présenter aucun signe de séquelle neurologique. Confirmation bactériologique de l’identification comme Yersinia pestis d ’isolats provenant du LCR et du matériel ganglionnaire a été obtenue au Center fo r Disease Control (Service de la Peste, Division des Maladies transmises par les Vecteurs, Bureau des Laboratoires). L’enquête épidémiologique a révélé que trois jours avant de tomber malade, le sujet et un de ses amis avaient trouvé un coyote mort dansksm onts Sandia, près d ’Albuquerque. Alorsqu’ilsdépouil­ laient l’animal, les deux enfants avaient remarqué de petits insectes Hans sa fourrure. Celle-ci avait été rapportée à la maison où plu­ sieurs membres des deux familles l’avaient manipulée. Le sujet a déclaré qu’il n ’avait subis aucune piqûre d ’insecte et que les lésions notées au médius de sa main droite et à son avant-bras droit exis­ taient déjà quand il avait dépouillé le coyote. A u laboratoire du Service de la Peste, l’épreuve aux anticorps fluorescents pour la détection de Y. pestis dans des échantillons de la moelle osseuse et de la rate du coyote a été positive et, après des tests répétés, Y. pestis a été isolé dans ce matériel le 11 mars. Une enquête écologique se poursuit dans les endroits où le sujet s’était rendu avant de tomber malade. Sept contacts familiaux ont été soumis à des épreuves sérologiques pour mise en évidence de l’infection pesteuse; tous les résultats ont été négatifs. N o t e d e l a R é d a c t io n : Il est rare de trouver une infection pes­ teuse active naturelle chez un coyote. Lors d ’études de laboratoire faites par le Service de la Peste, les chercheurs n ’ont pas pu obtenir de signes observables de maladie chez des coyotes soumis à une inoculation d’épreuve de Y. pestis. On a fait des cultures de sang; procédé à des écouvillonnages de la gorge et pris la température toutes les huit heures pendant dix jours après l’épreuve. Les ani­ maux n ’ont pas eu de fièvre et sont restés apparemment en bonne santé pendant toute la période de dix jours; toutes les cultures de sang et de prélèvements de la gorge ont été négatives pour Y. pestis. Cependant, tous les animaux ont présenté des titres d ’anticorps antipesteux à partir du dixième jour après l’inoculation.

On 14 February erythema was noted in the right axilla and the patient was started on intravenous methicillin. On 16 February the lymph node aspirate and blood cultures obtained on the day o f admission were reported to be growing gram-negative rods. Plague was considered the most likely diagnosis and methicillm therapy was discontinued. Tetracycline, 250 mg orally every six hours, was prescribed on 18 February. The next day strepto­ mycin was discontinued and the patient was discharged on oral tetracycline. On 21 February the boy was readmitted to the hospital with a fever of 39° C, lethargy and nuchal rigidity. A cerebrospinal fluid (CSF) cell count was 5 000/mm3 (predominantly polymor­ phonuclear leucocytes); no organisms were seen on gram stain. The CSF glucose was 30 mg%. A diagnosis of possible plague meningitis was made, and the patient was started on intrathecal gentamicin and the following intravenous medications: gentamicin 50 mg every eight hours, sulfisoxazole 1.75 gm every eight hours, and ampicillin 1.5 gm every four hours. On 23 February the ampicillin and sulfisoxazole were discontinued and chloramphenicol 500 mg IV every six hours was begun. The patient was discharged on 5 March with no evidence of neurological sequelae. CSF and lymph node isolates have been bacteriologically confirmed as Yersinia pestis by the Plague Branch, Vector-Borne Diseases Divi­ sion, Bureau of Laboratories, Center for Disease Control.

Epidemiological investigation revealed that three days before the patient became ill he and a friend had found a dead coyote in the Sandia Mountains near Albuquerque. While skinning the animal, the boys noticed small insects in the animal’s fur. The pelt was taken home, where it was handled by members o f two households. The boy denied any insect bites and claimed that the lesions noted on his right finger and forearm were present when he skinned the coyote. Fluorescent antibody (FA) tests for Y. pestis performed on bone marrow and spleen specimens from the coyote were positive a t the Plague Branch Laboratory and, after repeated tests, Y. pestis was isolated and confirmed from the same material on 11 March. Ecological investigations are still in progress in areas visited by the patient prior to his illness. Seven household contacts were tested for serological evidence of plague infection and all were negative.

E d it o r ia l N o t e : The finding of an active, natural plague infec­ tion in a coyote is unusual. In laboratory studies conducted by the Plague Branch, investigators were unable to produce observable signs of illness in coyotes challenged with Y. pestis. Blood cultures, throat swabs, and body temperature readings were obtained every eight hours for ten days after challenge. The animals were afebrile and apparently healthy throughout the ten-day period, and all blood and throat cultures were negative for Y. pestis. However, all challenged animals developed plague antibody titres beginning the tenth day post-challenge.

WktyEpidem. Sec.: No. 13 - 27 Much 1973

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Relevé épldém. hebd.: N* 13 - 27 mus 1973

Although thousands of wild carnivorous animals (predominantly coyotes) axe handled each year by personnel involved in predator control and research projects in the plague-endemic western states, this documented human plague case is the first to be associated with a coyote. One previous case of carnivore-associated human bubonic plague resulted from contact with tissue and body fluids of a bobcat (Lynx R ufus). Interestingly, in both the present case and the bobcat-associated case, the victims had wounds on their hands, while their companions (who participated in the skinning) had no such injuries and did not develop disease.

Le personnel employé à la lutte contre les prédateurs et à des travaux de recherche dans les Etats de l’Ouest où la peste est endé­ mique manipule annuellement des milliers de carnivores sauvages (principalement des coyotes), mais le cas confirmé de peste humaine décrit ci-dessus est le premier pour lequel un coyote soit en cause. Un cas précédent de peste bubonique humaine mettant en cause un carnivore avait résulté de contacts avec des tissus et des liquides organiques d ’un lynx (Lynx Rufus). H est intéressant de noter qu’aussi bien dans le cas présent que dans celui des contacts avec un lynx, les victimes avaient des blessures aux mains, tandis que leurs compagnons (qui avaient participé au dépouillage) ne pré­ sentaient pas de telles blessures et n ’ont pas été malades.

(Morbidity and M ortality, 1975, 24, No. 10; US Center fo r Disease Control.)

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé