Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

Weekly Epidemiological Record, 1984, vol. 59, 37 [full issue]

Organisation mondiale de la santé
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Wkly Epideitt. Re: - Relevé epiaern hebd 1984, 59, 281-288

No. 37 ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE

WORLD HEALTH ORGANIZATION CENEVA

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE Telegraphic Address EP1DNAT10NS GENEVA Telex 27S21 Adresse télégraphique EPIDNATIONS GENÈVE Télex 27S21 Automatic Telex Reply Service Telex 2S150 Geneva with ZCZC and ENGL tor a reply in English Seivioe automatique de léponie par télex Télex 2S150 Genève suivi de ZCZCet FRAN pour une réponse en français

14 SEPTEMBER 1984

59* YEAR - 59e ANNÉE

14 SEPTEMBRE 1984

• The following is a summary of an article which appeared in World Health Statistics Quarterly, No. 2,1984. Readers interested in more details may obtain a reprint of the original article from WHO, Malaria Action Programme, 1211 Geneva 27, Switzer­ land.

• Le texte qui suit est le résumé d’un article qui a paru dans le Rapport trimestriel de statistiques sanitaires mondiales, No 2,1984. Les lecteurs qui désireraient des renseignements plus détaillés peuvent obtenir un tiré à part de l’article original en s’adressant à l’OMS, Programme d’Action antipaludique, 1211 Genève 27, Suisse.

WORLD MALARIA SITUATION 1982 Overall View In 1982, 6.5 million cases o f malaria (provisional figures) were reported, compared with 7.8 million cases in 1981. However, reports are still incomplete and data from Africa south of the Sahara are not included. Table 1 and Figure 1 show the number of cases reported by WHO Regions during the last 10 years. It is to be noted that during this period reporting was at times deficient and very uneven. This applies to countries or areas covered, and to periodicity of reporting. Nevertheless, it can be seen that the overall reported incidence is strongly influenced by the massive resurgence of malaria m the South-East Asia Region in 1976, and also by the inclusion of data from China since 1977. The intensive efforts to improve the situation in the South-East Asia Region have shown encouraging results and the number of reported cases has declined to nearly the 1973 level. In the Americas, however, the number of cases reported has risen steadily since 1974. Ofa total world population of4 574million,aboutl 292 million (28%) live in areas where malaria never existed or from where it disappeared without specific antimalaria measures. Some 800 mil­ lion people (18%) live in areas where the disease has been elimi­ nated during recent decades by the general improvement o f health facilities, changes in the environment and by successful anti­ malaria efforts. Forty-six per cent o f the world’s population— 2117 million people—live in areas where the antimalaria meas­ ures have reduced malaria incidence in varying degrees, ranging from a slight reduction o f the original endemicity to the near elimination of the disease in certain areas. Some 36S million people (8%) live in areas where no specific anti m alaria measures are undertaken. The original levels o f

SITUATION DU PALUDISME DANS LE MONDE 1982 Généralités En 1982, ce sont 6,5 millions de cas de paludisme (chiffres provisoires) qui ont été notifiés, contre 7,8 millions en 1981. Toutefois, les notifica­ tions sont encore incomplètes et les données en provenance de l’Afrique subsaharienne ne figurent pas dans le total. Le Tableau 1 et la Figure 1 indiquent le nombre de cas notifiés dans chaque Région de l’OMS, au cours des 10 dernières années. Il est à noter que, pendant cette période, les notifications ont parfois fait défaut et ont été très inégales. Cette remarque s’applique aux pays ou aux régions couvertes par l’enquête, ainsi qu’à la périodicité des notifications. D est néanmoins possible de constater que l’incidence générale des cas notifiés est fortement influencée par la résurgence massive du paludisme dans la Région de l’Asie du Sud-Est en 1976, et également par le fait que les données concernant la Chine sont incluses dans les statistiques depuis 1977. Les efforts intensifs déployés pour améliorer la situation dans la Région de l’Asie du Sud-Est ont donné des résultats encourageants et le nombre de cas notifiés est revenu, pratiquement, au niveau de 1973. Dans les Amériques, cependant, ce nombre a régulièrement augmenté depuis 1974. Sur une population mondiale totale de 4 574 millions d’habitants, quelque 1292 millions de personnes (28%) vivent dans des régions où le paludisme ne s’est jamais manifesté ou desquelles il a disparu sans que des mesures antipaludiques spécifiques aient été prises. Quelque 800 millions de personnes (18%) résident dans des zones où la maladie a été éliminée ces dernières décennies grâce à l’amélioration générale des équi­ pements de santé, à la modification de l’environnement et à des actions antipaludiques couronnées de succès. En outre, 46% de la population mondiale, soit 2117 millions d’individus, habitent des régions où les mesures antipaludiques ont réduit [’incidence dans des proportions variables allant d’une diminution légère de l’endémicité mitrale à la quasi-élimination de la maladie dans certaines régions. Quelque 365 millions de personnes (8%), enfin, résident dans des régions où aucune mesure antipaludique particulière n’a été prise. Ici, les niveaux initiaux d’endémicité n’ont guère varié, à l’exception de certains centres urbains où la transmission a été considérablement réduite.

endemicity are largely unchanged in those areas, except for certain urban centres where transmission has been much reduced.

Africa In Africa, north of the Sahara, transmission only occurred in very limited focLThe total number o f cases reported in 1982 was 561,compared with 482 in 1981. Increasing numbers o f imported cases, from areas south of the Sahara, highlight the need for meas­ ures to prevent the re-establishment o f malaria transmission. Epidemiological noies cornai ncd in dus number;

Afrique En Afrique au nord du Sahara, la transmission a été circonscrite à des foyers très limités. Le nomine total de cas notifiés en 1982 a été de 561, contre 482 en 1981. L’augmentation du nombre de cas importés des régions au sud du Sahara souligne la nécessité de mesures correctives rapides destinées à prévenir une reprise de la transmission. Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro.

lafliiHiM Surveillance, Malaria, Nutritional Surveillance. list of Newly Infected Areas, p. 288.

Paludisme, surveillance de la grippe, surveillance nutritionnelle. Liste des zones nouvellement infectées, p. 288.

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In Africa, south of the Sahara, some 350 million people live in malarious areas, where the prevalence of the disease has remained unchanged, with the exception of the centres o f cities where trans­ mission has been considerably reduced. It has been estimated that some 35 million people live in areas where malaria is hypoendemic, about 105 million inhabit meso-endemic areas, and 210 million people live in areas where malaria is hyper- to holoendemic. The number o f clinical cases occurring annually is esti­ mated to be m the order of 71 million.

En Afrique au sud du Sahara, près de 350 millions de personnes vivent dans des zones impaludées, où la prevalence de la maladie n’a pas varié, à l’exception du centre des villes où la transmission a été considérablement réduite. On a estimé qu’environ 35 millions de personnes habitaient dans des régions où le paludisme était hypoendémique, environ 105 millions dans des zones où il était mésoendémique, et 210 millions dans des régions où il était d’hyper- à holoendémique. Le nombre de cas cliniques observés chaque année est estimé à environ 71 millions.

Table 1. Number of Malaria Cases Reported, by WHO Regions (in Thousands), 1973-1982* Tableau 1. Nombre de cas de paludisme signalés, par Régions OMS (en milliers), 1973-1982* WHO Region — Région OMS 1973 6662 280 1974 5 120 269 4162 7 480 179e 5 097e 1975 4 209 357 6105 13 429 188e 7 092e 1976 5 514 379 7 304 41 349

1977 4 881 399 5 540 119 227 4 457 10 742

1978 7444 465 4 800 93 162 3 422 8942

1979 5 847 512 3 666 34 125 2 706 7 043

1980 3 104<* 597 3 706 38 137 3 654 8X32

1981 2 039d 630 3 459d 60 186 3 450 7 785

1982 710 2 936d

Africa*1 — Afrique*1 ............. .. Americas — A m ériques............... South-East Asia — Asie du SudE s t .............................................. E u ro p e........................................... Eastern Mediterranean — Méditerranée o rie n ta le .............. Western Pacific — Pacifique occid e n t a l.......................... .. Total (excL Africa — à l'exclusion de

2 686 9 746

66 309 2 435d 64 5 6 *

201e 3 922e

211e 8 284e

l’A friq u e )...................................

a The information provided does not cover the total population at nsk in some instances. — Les informations communiquées ne recouvrent pas, dans certains cas, la totalité de la population exposée. b Mainly clinically diagnosed cases. — Essenuellement des cas diagnostiqués lors d’examens cliniques. c Excluding China. — A l’exclusion de la Chine. d Provisional. — Chiffres provisoires.

The Americas The number of malaria cases in this region increased steadily during the last decade: from 280 000 in 1973 to 710 000 in 1982. Between 1973 and 1982 the population in the originally malarious areas increased by 25% but the number of blood specimens exam­ ined in 1982 represented only 92% of those collected in 1972. During the same period, the slide positivity rate increased from 3.0% in 1973 to 8.l% in 1982. Forty per cent ofthe total number of cases recorded m 1982 originated from areas in Central America inhabited by only 6.4% of the total population of the original malarious areas of the Americas. Asia West of India O fa total population o f 201 million in this region, there are 169 million people living in areas which were originally malarious. Fifteen million live in areas which have been freed from the dis­ ease and 35 million live in areas where risk is limited. Some 5 million people are not protected by specific antimalaria meas­ ures. Bahrain, Cyprus, Israel, Jordan, Lebanon, Kuwait and Qatar remained free o f indigenous malaria. However, in areas with high receptivity and vulnerability, introduced malaria cases are detected occasionally. In the Islamic Republic o f Iran, Iraq, Saudi Arabia and the Syrian Arab Republic, transmission continued to be limited to certain areas and malaria incidence decreased in the United Arab Emirates. In Afghanistan, Democratic Yemen, Oman and Yemen, ma­ laria control activities protected only part of the population living in malarious areas. In Afghanistan and Pakistan, the situation continued to deteriorate. Middle South Asia About 794 million people, representing 95% o f the total popu­ lation o f836 million in the area, are exposed to varying degrees of malaria risk. Nearly all the originally malarious areas are included in control programmes. In Bangladesh, approximately 7 million people live in the highrisk areas of 9 districts, 7 of which are situated along the northern and eastern borders. During 1982,47% of the total o f38 000 cases originated from 2 districts, namely Chittagong and Chittagong Hill Tracts, which are inhabited by only 7% o f the total population. In India, about 680 million people o f a total population of 712 million live m malarious areas. The number o f cases decreased from 6.5 million m 1976 to about 2.2 million in 1982. Malaria incidence decreased by some 44% between 1978 and 1982, but the proportion of falciparum infection among all cases steadily rose from 15% in 1978 to 25% in 1982. Nine states with a population of

Les Amériques Dans cette région, le nombre des cas de paludisme a augmenté régu­ lièrement au cours de la dernière décennie, passant de 280 000 en 1973 à 710 000 en 1982. De 1973 à 1982, la population des zones initialement impaludées a augmenté de 25%, mais le nombre de spécimens sanguins examinés en 1982 ne représentait que 92% des échantillons recueillis en 1972. Pendant la même période, le taux de positivité des lames est passé de3,0 % en l9 7 3 à8 ,l% en l9 8 2 ; 40% du nombre total des cas enregistrés en 1982 provenaient de régions d’Amérique centrale habitées par 6,4% seulement de la population totale des régions initialement impaludées des Amériques. Ame à l’ouest de l’Inde Dans cette région, sur une population totale de 201 millions d’habi­ tants, 169 millions vivent dans dies zones originellement impaludées; 15 millions vivent dans des zones libérées de la maladie et 35 millions dans des zones où le risque est limité. Quelque 5 millions de personnes ne sont protégées par aucune mesure antipaludique spécifique. Bahreïn, Chypre, Israël, la Jordanie, le Koweït, le Liban et le Qatar restent exempts de paludisme indigène. Cependant, on dépiste occasion­ nellement des cas de paludisme introduits dans les zones hautement réceptives et vulnérables. En Arabie Saoudite, en République islamique d’Iran, en 'Iraq et en République arabe syrienne, la transmission a continué d’être limitée à certaines zones et l'incidence du paludisme a diminué dans les .Emirats arabes unis. En Afghanistan, à Oman, au Yémen démocratique et au Yémen, les activités antipaludiques n’ont permis de protéger qu’une partie de la population des zones impaludées. En Afghanistan et au Pakistan la situa­ tion a continué à empirer. Asie méridionale centrale Environ 794 millions de personnes, représentant 95% de la population de la région, qui en totalise 836 millions, sont exposées aux risques de paludisme à des degrés divers. Presque toutes les zones originairement impaludées font l’objet de programmes de lutte. Au Bangladesh, environ 7 millions de personnes vivent dans des zones à haut risque couvrant 9 districts, dont 7 le long de la frontière septen­ trionale et orientale. En 1982,47% du total de 38 000 cas étaient origi­ naires de 2 districts, ceux de Chittagong et des collines de Chittagong, qui ne regroupent que 7% de la population. En Inde, environ 680 millions de personnes, sur un total de 712 mil­ lions vivent dans des zones impaludées. Le nombre de cas est tombé de 6,5 millions en 1976 à quelque 2,2 millions en 1982. L’incidence du paludisme a diminué d’environ 44% entre 1978 et 1982, mais la propor­ tion d’infections à Plasmodium falciparum dans l'ensemble des cas a augmenté régulièrement passant de 15% en 1978 à 25% en 1982. Neuf

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282 million (43% of the total population) accounted for 70% of all cases detected. Orissa State alone, with 4% of the country’s popu­ lation, accounted for 12% of all cases and for 49% of all falciparum infections. hi Nepal and Sri Lanka, the situation seems to have improved, though in Sri Lanka the number of cases increased considerably during the last quarter of the year.

Etats totalisant 282 millions d’habitants (soit 43% de la population totale) représentaient 70% de tous les cas dépistés. L’Etat d'Orissa à lui seul, avec 4% de la population nationale, a réuni 12% des cas et 49% des infections à P. falciparum. Au Népal et à Sri Lanka, la situation semble s’être améliorée, bien qu’à Sri Lanka le nombre de cas ait considérablement augmenté pendant le dernier trimestre de l’année.

Eastern Asia and Oceania O f a total population o f 1 603 million in this region, 1271 mil­ lion live m originally malarious areas. Malaria has been eradicated from areas where 298 million live, and transmission has been interrupted in areas where 43 million live. Australia, Brunei, the Democratic People’s Republic o f Korea, Hong Kong, Japan, Macao, the Republic o f Korea, Singapore, large areas o f China and most o f Oceania are free of malaria. In 1981 Australia was entered in the Official Register o f areas where malaria eradication has been achieved, and Singapore was entered in 1982. In China, the number o f cases decreased from 3.06 million in 1981 to 2.04 million in 1982, a reduction o f one-third. Malaria ranked second after dysentery among infectious diseases. How­ ever, not all o f the malaria cases reported were confirmed by microscopic examination. Malaria incidence decreased in Indonesia, Malaysia (Sabah) and Thailand and remained very low in Malaysia (Peninsular and Sarawak). In Burma, Democratic Kampuchea, Lao People’s Democratic Republic, the Philippines and Papua New Guinea, the situanon did not change. However, increasing numbers o f malaria cases were recorded in the Solomon Islands and Viet Nam.

Asie orientale et Océanie Sur une population totale de 1 603 millions d’habitants, 1271 millions vivent dans des zones impaludées. Le paludisme a été éradiqué dans des régions comptant 298 millions d’habitants, et la transmission a été inter­ rompue dans des régions comptant 43 millions d’habitants. L’Australie, Brunéi, la République populaire démocratique de Corée, Hong Kong, le Japon, Macao, la République de Corée, Singapour, de vastes régions de la Chine et la plus grande partie de l’Océanie sont exempts de paludisme. L’Australie a été inscrite en 1982 au Registre officiel des zones où l’éradication du paludisme a été réalisée, et Singa­ pour en 1982. En Chine, le nombre de cas est tombé de 3,06 millions en 1981 à 2,04 millions en 1982, ce qui représente une régression d’un tiers. Le palu­ disme arrivait au deuxième rang des maladies infectieuses après la dysen­ terie. Toutefois, tous les cas de paludisme signalés n’ont pas été confirmés par des examens au microscope. L’incidence du paludisme a diminué en Indonésie, en Malaisie (Sabah) et en Thaïlande; elle est restée très basse en Malaisie (péninsulaire et Sarawak). En Birmanie, au Kampuchea démocratique, en République démocratique populaire lao, aux Philippines et en Papouasie-NouvelleGuinée, la situation n’a pas changé. Cependant, une augmentation du nombre de cas de paludisme a été signalée aux Iles Salomon et au Viet Nam.

Europe, Including Turkey and the USSR Endemic malaria is limited to certain areas in Turkey. Whereas the situation in the Çukurova area seemed to stabilize with 36 000 cases recorded in 1982 compared with 38 000 in 1981, malaria transmission spread and increased in intensity in south-east Ana- • tolia where the number ofcases rose from 16000 in 1981 to 24 000 in 1982. Malaria foci persisted in other areas of the country. The number of imported malaria cases recorded in Europe and the USSR has not changed much during the last 3 years.

Europe, y compris la Turquie et l’URSS Le paludisme n’est endémique que dans certaines régions de la Tur­ quie. La situation paraît se stabiliser dans la zone de Çukurova, 36 000 cas ayant été enregistrés en 1982 contre 38 000 en 1981, mais la transmission s’est étendue et intensifiée dans le sud-est de l’Anatolie, où le nombre de cas est passé de 16 000 en 1981 à 24 000 en 1982. Des foyers subsistaient dans d’autres régions du pays. Le nombre de cas de paludisme importés enregistrés en Europe et en URSS n’a guère changé depuis 3 ans.

F ig-1 Number of Malaria Cases Reported, 1973-1982 Nombre de cas de paludisme notifiés, 1973-1982 (Millions)

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• There are several tables included in the original article published m the World Health Statistics Quarterly giving details on the Offi­ cial Register of Malaria Eradication, on the follow-up of the situa­ tion in the countries listed in this Register, on imported malaria, as well as on the geographical distribution of chloroquine-resistant Plasmodium falciparum. This resistance has now also been reported from areas in Sudan, Zaire and Zambia and has spread to more states or provmces in Burma, India and Indonesia. There are 2 maps showing the distribution of malaria as well as the occur­ rence of chloroquine-resistant P. falciparum in the world.

• L’article original, qui a paru dans le Rapport trimestriel de statistiques sanitaires mondiales, comprend plusieurs tableaux donnant des détails sur le Registre officiel de l’éradication du paludisme, sur le contrôle de la situation dans les pays figurant dans cè Registre, sur le paludisme importé, ainsi que sur la distribution géographique de la résistance de P. falciparum à la chloroquine.Cette résistance a également été signalées dan< certaines régions du Soudan, du Zaïre et de la Zambie, et s’est étendue dans de nouveaux Etats ou provinces de Birmanie, d’Inde et d’Indonésie. L’article contient également 2 cartes illustrant la situation du paludisme ainsi que la résistance de P, falciparum à la chloroquine dans le monde. SURVEILLANCE NUTRITIONNELLE Morbidité et mortalité imputables à la famine de 1983 M o z a m b i q u e . — Depuis le début de 1 980, une sécheresse prolongée a entraîné des pertes considérables de récoltes et de bétail et une famine qui a frappé toute l’Afrique méridionale. L’Oxfam, organisme de secours britannique, estime que les pays les plus gravement touchés sont l’Afrique du Sud, le Botswana, le Lesotho, le Mozambique, le Swaziland et le Zimbabwe. Ainsi, l’Afrique du Sud, dont la production annuelle de maïs s’élève normalement à 10 millions de tonnes et qui en exporte 4,5 mil­ lions vers des pays voisins, a dû importer 1,5 million de tonnes de maïs en 1983, car la récolte ne suffisait même pas à la demande intérieure. Au Mozambique, dont la population est estimée à 12,6 millions d’habi­ tants, l’activité déployée par les rebelles anti-gouvernementaux est venue encore aggraver les effets de cette catastrophe naturelle en désorganisant entièrement la vie des villages, l'agriculture et les moyens de transport De petits villages et des localités où se tenaient des marchés, notamment dans les provinces de Gaza et d’Inhambane, ont été occupés à plusieurs reprises par les rebelles depuis 1983, ce qui a contraint de nombreux habitants à venir se réfugier dans les zones contrôlées par le gouverne­ ment, le long de l’océan Indien. Au cours des récentes offensives gouver­ nementales dans ces provinces, une grande partie de la population qui était auparavant contrôlée par les rebelles a été temporairement réins­ tallée dans des villages ou des camps installés à cette fin. Cependant, sous l’effet combiné de la sécheresse et de l’effondrement de l’infrastructure agricole dans beaucoup de régirais, la production alimentaire est devenue insuffisante et la population déplacée du frit des activités des rebelles souffre de famine aiguë. Aussi, avant d ’entreprendre des opérations de secours de grande enver­ gure, s’est-on livré à des enquêtes sur les personnes déplacées dans les provinces de Gaza et d’Inhambane, afin de déterminer, d’une part, la prévalence de la malnutrition aiguë et, d’autre part, les causes et les taux de morbidité et de mortalité. Méthodes Les enquêtes ont été effectuées dans les provinces de Gaza et d’Inham­ bane, 2 des 3 provmces méridionales, en octobre et novembre 1983.11 s’agit de régions de savane et de marécage qui comptent, ensemble, une population de 2,1 millions d’habitants, rassemblée surtout dans les régions côtières. La population vit essentiellement de l’agriculture et cultive surtout le maïs, le manioc et le riz. Les provinces méridionales étant dépourvues de systèmes d’irrigation artificielle, l’agriculture y est éminemment tributaire de l’eau de pluie; c’est pourquoi elles ont parti­ culièrement souffert de la sécheresse. Au cours de la première étude, on a évalué la prévalence de la malnu­ trition aiguë en mesurant la taille et le poids des enfrnts de moins de 110 cm, à l’aide d’une balance de Salter et d’une planche de mesure munie d’un repère fixe pour la tête et d’un repère mobile pour les pieds. Les enfants d’une taille supérieure ou égale à 85 cm ont été mesurés debout et ceux dont la taille était inferieure à 85 cm ont été mesurés couchés. Par la même occasion, on a noté la présence ou l’absence d’eedème circonscrit caractéristique du kwashiorkor. La malnutrition aiguë a été définie comme un poids par rapport à la taille inferieur à 80% de la valeur médiane de référence. Les enfrnts à mesurer ont été choisis par la méthode suivante de son­ dage par grappes. Un point de départ a été choisi au hasard dans un village ou un camp. Tous les enfrnts d’une taille inférieure à 110 cm de la famille habitant le plus près du point de départ ont été mesurés les premiers, puis ceux de la frmille la plus proche, et ainsi de suite jusqu’à obtention d’une grappe de 30 enfants. Trois villages, 2 camps et 1 orphelinat, tous peuplés exclusivement de personnes déplacées, ont été visités. Ces villages ont été choisis au hasard non pas pour constituer un échantillon statistiquement représentatif de toutes les personnes déplacées dans les 2 provinces mais pour des raisons de sécurité militaire. Les considérations militaires qui ont servi à déli­ miter les zones visitées ont également limité le temps dont disposaient les enquêteurs. Aussi ceux-ci ont-ils examiné autant de grappes que possible dans chaque endroit sans tenir compte de la population globale. La seconde étude a consisté, dans 4 des 6 villages ou camps, à interroger un échantillon de chefs de frmille sur la taille et la répartition par âge de

NUTRITIONAL SURVEILLANCE Morbidity and Mortality from the 1983 Famine M o z a m b i q u e . — Since early 1980 a prolonged drought has caused widespread crop failures, livestock losses, and famine throughout southern Africa. The British relief agency Oxfam identifies Botswana, Lesotho, Mozambique, South Africa, Swazi­ land and Zimbabwe as the countries which have been most seri­ ously affected. In South Africa, for instance, where in a normal year 10 million tons of maize are harvested and 4.5 million tons exported to neighbouring countries, the 1983 maize harvest fell below even domestic requirements, and 1.5 million tons had to be imported. In Mozambique, which has an estimated population o f 12.6 million, widespread activity by antigovemment insurgents has severely compounded ihe natural disaster by markedly disrupting rural village life, agriculture and transportation. Small villages and market centres, especially in Gaza and Inhambane Provinces, have been intermittently controlled by insurgents during 1983, forcing a great many o f the local inhabitants to seek refuge in government-controlled districts along the Indian Ocean. During recent government offensives in these provinces, large numbers of people who had previously been under insurgent control were temporarily resettled in existing or newly established villages and camps. However, with the combination of drought and the col­ lapse of the rural agricultural infrastructure in many areas, little food is available, and the population displaced by insurgent activity has been faced with acute famine. Thus, as a prelude to large-scale relief operations, surveys were made of displaced persons m Gaza and Inhambane Provinces in order to determine firstly the prevalence of acute malnutrition, and secondly the causes and rates o f morbidity and mortality. Methods The surveys were conducted in Gaza and Inhambane Provinces, 2 of the 3 southernmost provmces, in October and November 1983. These provinces are areas of lowland savannah and swamp and have a combined population of 2.1 million, clustered largely in coastal districts. The population is mainly agrarian with the major food crops being com, cassava and rice. Since there is no system of artificial irrigation in the southern provinces, they are heavily dependent on rain water for agriculture; consequently, they have been especially devastated by the drought. In the first study conducted, the prevalence o f acute malnutri­ tion was assessed by measuring the heights and weights of children less than 110 cm tall, using a Salter scale and a measuring board with a fixed headpiece and movable footpiece. Children 85 cm tall or over were measured erect, and those less than 85 cm were measured supine. At the same time, the presence or absence of prétibial oedema, suggestive of kwashiorkor, was noted. A case of acute malnutrition was defined as weight-for-height less than 80% of the median reference value. Children to be measured were selected by the following cluster sampling method. A starting point was randomly chosen in a village or camp. All children less than 110 cm in the family living closest to the starting point were measured fust, and then those in the next closest family, and so on until a complete cluster o f 30 children bad been measured. Three villages, 2 camps and 1 orphanage, all populated exclu­ sively by displaced persons, were visited. These 6 sites were not randomly selected to represent a statistically valid sample o f all displaced persons in the 2 provinces, but because of military security. As well as circumscribing the areas visited, military con­ siderations also limited the time allotted for the survey. Conse­ quently, as many clusters as possible were surveyed in each place without regard to the aggregate populauon. In the second study, a sample of heads o f households in 4 of the 6 sites were asked the size and age distribution of their families in the

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village or camp ; the age and cause of death of family members who had died within the last year; and the age and cause of illness of family members who had been ill during the last month. Ages were grouped as less than 1 year old, 1-4 years old, 5-14 years old, and 15 years or older. Respondents were asked to categorize causes o f death and illness as diarrhoea, fever with cough (pneumonia), fever without cough (malaria), measles, trauma or wounds, tuber­ culosis, or other. The households were chosen by cluster sampling using the same basic methods as the nutrition survey and were surveyed at the same time but in a different part o f the villages.

leur famille; sur l’âge et la cause de décès des membres de la famille décédés l’année précédente, ainsi que sur l’âge et la cause de maladie des membres de la famille tombés malades au cours du dernier mois. Les groupes d’âge ont été composés comme suit: moins de 1 an, 1-4 ans, 5-14 ans et 1S ans et plus. On a demandé aux personnes interrogées de placer les causes de décès et de maladie dans les catégories suivantes: diarrhée, fièvre accompagnée de toux (pneumonie), fièvre sans toux (paludisme), rougeole, traumatisme ou blessure, tuberculose, ou autres. Les ménages ont été choisis suivant la méthode du sondage par grappes, en utilisant les mêmes méthodes de baseque pour l’enquête nutritionnelle ; les personnes ont été interrogées en même temps mais dans des endroits différents des villages ou camps.

Table 1. Weight-for-Height, Children Less Than 110 cm, Gaza and Inhambane Provinces, Mozambique, 1983 Tableau 1. Poids par rapport à la taille des enfants mesurant moins de 110 cm, provinces de Gaza et d’Inhambane, Mozambique, 1983 Province Gaza ................................................... In h a m b a n e ......................................... T o t a l ................................................... N 387 269 656 > 80% 341 (88) 193 (72) 534(81) 70-79% 35(9) 59(22) 9 4(14) 60-6996 11(3) 13(5) 2 4 (4 ) <60% (W m a _ 5 (2 ) 3 (1 )

0 (0) 4 (1 ) 4 (1 )

8 (2)

Percentages in brackets — Pourcentages entre parenthèses.

Results Six hundred and fifty-six children were measured in 22 clusters in the nutrition survey (Table 1). Twelve per cent were acutely malnourished in Gaza, 28% in Inhambane, and 19% overalL Four per cent were even more severely malnourished and 2% had pré­ tibial œdema suggestive of kwashiorkor. In the morbidity and mortality survey, the heads o f207 families in 11 clusters were questioned. The 207 families included 987 persons at the time of the survey. Overall there had been 70 deaths per 1 000 persons per year during the preceding year in Gaza, 139 deaths per 1 000 per year m Inhambane, and 96 deaths per 1 000 per year overall. The most common causes o f death were malnu­ trition, diarrhoea and trauma (Fig. I ). The highest overall agespecific mortality rate (145.5) was in the under-1-year-old age' group. The mortality rate in the 5-14-year-old age group was significantly lower than that in the other groups combined.

Résultats Pour l’enquête nutritionnelle, 656 enfants répartis en 22 grappes ont été mesurés (Tableau 1). A Gaza, 12% souffraient de malnutrition aiguë contre 28% à Inhambane, soit un chiffre global de 19%. Quatre pour cent souffraient de malnutrition encore plus sévère et 2% présentaient un œdème circonscrit caractéristique du kwashiorkor. Pour l’enquête de morbidité et de mortalité, 207 chefs de famille répartis en 11 grappes ont été interrogés. Les 207 familles comptaient 987 personnes au moment de l’enquête. On a enregistré 70 décès pour 1 000 personnes par an pendant l’année précédente à Gaza et 139 décès pour 1 000 à Inhambane, soit en moyenne 96 pour 1 000 par an. Les causes les plus courantes de mortalité étaient la malnutrition, la diarrhée et les traumatismes (Fig. 1). Le taux de mortalité global par âge le plus élevé (145.5) a été enregistré dans le groupe des moins de 1 an. Le taux de mortalité dans le groupe d’âge 5-14 ans était sensiblement inférieur à celui de tous les autres groupes d’âge réunis.

Fig. 1 Mortality by Cause of Death, as Stated by 207 Heads of Households for the Past Year, Gaza and Inhambane Provinces, Mozambique, 1983 Mortalité par cause de décès, d’après les réponses de 207 chefs de famille pour l’année précédente, provinces de Gaza et dTnhambane, Mozambique, 1983

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The most common causes of illness were diarrhoea, malnutri­ tion and malana (Fig. 2). The highest rates of illness (407.2) occurred m children 1-4 years old; rates were significantly higher m the 2 groups under S years of age than in the 2 older groups. Diarrhoea and malnutrition each accounted for 45% of the ill­ nesses in these children.

Les causes de morbidité les plus courantes étaient la diarrhée, la mal­ nutrition et le paludisme (Fig. 2). Les taux de morbidité les plus élevés (407.2) ont été enregistrés chez les enfants de 1 à 4 ans; les taux étaient sensiblement plus élevés dans les 2 groupes de moins de 5 ans que dans les 2 groupes plus âgés. Chez ces enfants, la diarrhée et la malnutrition étaient responsables chacune de 45% de la morbidité.

Fig. 2 Morbidity by Type of Disease, as Stated by 207 Heads of Households for the Past Month, Gaza and Inham bane Provinces, Mozambique, 1983 Morbidité par type de maladie, d’après les réponses de 207 chefs de famille poor le mois précédent, provinces de Gaza et d’Inhambane, Mozambique, 1983

i-iDiscussion During times of calorie deprivation, young children, because of their relatively higher caloric needs, are at the greatest risk o f undemutntion, and their somatic growth is likely to be signifi­ cantly retarded. Chronic malnutrition will typically result in pro­ portional failure of both linear growth and weight gain and will cause "stunting”, or low heigbt-for-age. In acute malnutriuon, on the other hand, fat and protein are catabolized with resultant "wasting”, or a disporporuonate loss o f body weight in relation to height. This is manifested anthropometrically as low weight-forheight and clinically, in its severest forms, as marasmus. Addi­ tionally, measurement o f weight-for-height is independent of age until puberty and relatively independent o f race and sex, so that weight-for-height surveys o f young children can serve as sensitive indicators of the degree of acute malnutrition in widely divergent populations during periods of acute famine. Discussion Pendant les périodes de pénurie alimentaire, lesjeunes enfants, dont les besoins caloriques sont relativement plus élevés, sont ceux qui courent le plus grand risque de sous-nutrition et dont la croissance risque d'être sensiblement retardée. La malnutrition chronique se traduit générale­ ment par un ralentissement proportionnel de la croissance staturo-pon­ dérale et provoque un «retard de croissance», c’est-à-dire que les enfants seront petits pour leur âge. Dans le cas de la malnutriuon aiguë, par contre, le catabolisme des graisses et des protéines provoque une «éma­ ciation», soit une perte disproportionnée de poids corporel par rapport à la taille. Cela se traduit du point de vue anthropométrique par un faible poids par rapport à la taille et cliniquement, dans les formes les plus graves, par le marasme. En outre, la mesure du poids par rapport à la taille est indépendante de l’âge jusqu’à la puberté et relau vement indépendante de la race et du sexe ; aussi les enquêtes portant sur le poids par rapport à la taille des jeunes enfants peuvent-elles servir d’indicateur sensible du degré de malnutrition aiguë de populations très differentes pendant les périodes de famine aigue. Le taux de prévalence de la malnutrition aiguë dans cette population d ’enfants est élevée (19%). Par comparaison, dans les régions touchées du Sahel, pendant la sécheresse du début des années 70, la prévalence de la malnutriuon aiguë, définie comme un poids par rapport à la taille infe­ rieur à 80% de la médiane, se situait enue 9% et 23%. Les enquêtes de morbidité et de mortalité confirment la découverte d’une prevalence élevée de la malnutrition aiguë, puisqu'un pourcentage élevé de décès et de maladies sont directement attribués par les chefs de famille à la mal­ nutrition. Et comme la malnutrition ne figurait pas parmi les causes de décès et de maladie proposées par les enquêteurs, ces pourcentages pour­ raient bien êue sous-estimés. En outre, une proportion importante de la morbidité et de la mortalité diarrhéiques pourraient bien en fait ne pas être liée à des infections mais plutôt à la malabsorption due à la sousalimentation.

The 19% prevalence o f acute malnutrition in this child popu­ lation is high. In comparison, the prevalence o f acute malnutri­ tion, defined as weight-for-height less than 80% o f the median, ranged from 9% to 23% in affected regions o f the Sahel during the drought of the early 1970s. The morbidity and mortality surveys support the finding o f a high prevalence o f acute malnutrition, as large percentages o f both deaths and illnesses were directly at­ tributed by heads o f households to malnutrition. Because mal­ nutrition was not specifically solicited as a cause of death or illness by interviewers, these percentages may well be underestimated. Additionally, a large proportion ofdiarrhoeal morbidity mid mor­ tality may, in fact, not have been due to infection but to starvationinduced malabsorption.

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Because of military considerations, the entire population of dis­ placed persons in these 2 provinces was not validly sampled nor were the correct number of clusters completed in each of the 6 survey sites for a properly weighted sample. However, the surveys were random samples of each of the 6 sites, and m each site a high prevalence of acute malnutrition ranging from 10% to 45% was found. Whether this same high prevalence of acute malnutrition also exists in more remote or less secure villages is unknown, but it seems likely that villages with greater security and better access to relief supplies would have a lower prevalence of malnutrition. By government estimates there are approximately 750 000 dis­ placed persons in Gaza and Inhambane Provinces. These persons are displaced specifically as a result o f insurgent activity, not solely by drought or crop failure, and represent 40% o f the overall popu­ lation of the 2 provinces and almost 60% of the population in districts in which insurgents have been active. This number may -well -underestimate the magnitude of the problem because dis­ placed persons are known to be present in smaller numbers in Tete, Sofala and Manica Provinces, and are thought to be present in eastern Zimbabwe and southern Malawi, Nonetheless, if the morbidity and mortality rates calculated in these surveys accu­ rately reflect the rates found in this population, it can be estimated that approximately 72 000 deaths occurred among these people during 1983,32% of them attributed to malnutrition and 27% to diarrhoea. In order to avert an acceleration of an already high mortality rate, it was recommended to institute a programme which empha­ sized food, its transport, distribution and storage—all o f which are very much dependent on military security. Although providing adequate calories to these people is the most important goal of the programme, other aspects including shelter, clothing, pharmaceu­ ticals and vaccines, sanitation and potable water, and the devel­ opment of reliable systems o f vital statistics and nutrition/communicable disease surveillance need to be given priority. Ideally, as the programme develops and access becomes less difficult, dis­ placed persons in these and other provinces will be surveyed again from time to time so that maldistribution of food or other resources can be corrected and long-term nutritional trends fol­ lowed. Finally, in addition to these acute emergency measures some consideration should be given to long-term economic reha­ bilitation, including provision of seeds, tools and, eventually, a reliable system of water delivery.

Pour des raisons militaires, on n’a pas pu sonder valablement toute la population des personnes déplacées dans ces 2 provinces ni étudier le nombre de grappes voulu dans chacun des 6 lieux d’enquête pour disposer d’un échantillon correctement pondéré. Mats on a procédé à un sondage aléatoire dans chacun des 6 lieux d'enquête, et, partout, une prévalence élevée de la malnutrition aiguë, allant de 10% à 45%, a été mise en évidence. On ne sait pas si la prévalence de la malnutrition aiguë est la même dans des villages plus éloignés ou moins protégés, mais il est probable que les villages jouissant d ’une meilleure sécurité et d’un meil­ leur accès aux secours enregistrent un taux de prévalence de la malnutri­ tion inférieur. Selon les estimations des pouvoirs publics, le nombre de personnes déplacées dans les provinces dé Gaza et d’Inhambane s’élèverait à environ 750000. Ces personnes ont été déplacées surtout à cause des troubles provoqués par les rebelles, et non pas seulement à cause de la sécheresse ou de l’insuffisance des récoltes; leur nombre représente 40% de la population totale des 2 provinces et presque 60% de la population des régions où les rebelles se sont manifestés. Ces chiffres pourraient bien être une sous-estimation, car on sait qu’un plus petit nombre de per­ sonnes ont été déplacées dans les provinces de Tete, Sofala et Manica, et on pense également qu’il y aurait des personnes déplacées dans l’est du Zimbabwe et le sud du Malawi. Néanmoins, si les taux de morbidité et de mortalité calculés lors des enquêtes correspondent aux taux enregistrés dans ces populations, on peut estimer qu’environ 72000 personnes déplacées sont décédées en 1983, 32% de ces décès étant attribués à la malnutrition et 27% à la diarrhée. Afin d’éviter l’accélération d'un taux de mortalité déjà élevé, il a été recommandé de mettre en place un programme mettant l’accent sur les produits alimentaires, leur transport, leur distribution et leur stockage, autant d’opérations qui dépendent pour beaucoup de la sécurité militaire. Si le principal objectif du programme consiste à apporter un nombre de calories suffisant à ces personnes, il faut aussi leur fournir des abris, des vêtements, des produits pharmaceutiques et des vaccins, de l’eau potable et des systèmes d’assainissement et mettre sur pied des méthodes fiables de statistiques démographiques ainsi qu’une surveillance nutritionnelle/maladies transmissibles, et cela en priorité. L’idéal, une fois le pro­ gramme mis en place et l’accès devenu moins difficile, serait de procéder régulièrement à de nouvelles enquêtes sur les personnes déplacées dans ces provinces ou dans d’autres, afin de redistribuer les produits alimen­ taires ou autres ressources suivant les besoins et de suivre les tendances nutritionnelles à long terme. Enfin, outre ces mesures d’urgence, il fau­ drait également se préoccuper du redressement économique à long terme, et notamment de la fourniture de semences et d’outils et, par la suite, de la mise en place d’un système fiable de distribution d’eau.

(Based on/D’après: A Report from the National Commission for Natural Disasters, Ministry of Planning. — Un rapport de la Commission nationale pour les catastrophes naturelles, Ministère de la Planification.)

INFLUENZA SURVEILLANCE (24 August 1984). —1The influenza outbreak in Santiago was over by the end o f July. A local outbreak of influenza-like illness has also been reported in the southern part o f the country. Most cases confirmed in Santiago were influenza B but influenza A(H3N2) virus has been isolated from 2 cases. C h il e ‘ See No. 32, 1984, p. 250.

SURVEILLANCE DE LA GRIPPE 1984). —1La poussée de grippe observée à Santiago était terminée à la fin juillet. Une poussée locale die maladie d'allure grippale a également été signalée dans la partie méridionale du pays. La plupart des cas confirmés à Santiago étaient des virus grippaux B, mais le virus de la grippe A(H3N2) a été isolé chez 2 cas.* C h i l i (24août * Voir N ° 32, 1984, p. 250.

CORRIGENDUM: WER 1984, 59, No. 19 INFLUENZA SURVEILLANCE p. 147 (G e r m a n D e m o c r a t ic R e p u b l ic ) The last sentence should read: With the exception of 2 strains o f influenza C virus and 1 of influenza A(H3N2), all belonged to the H 1N 1 subtype of influenza A.

RECTIFICATIF: REH 1984, 59, N° 19 SURVEILLANCE DE LA GRIPPE p . 147 (R é p u b l iq u e d é m o c r a t iq u e a l l e m a n d e )

La dernière phrase est à lire comme suit: U ntotalde64souchesontété isolées j usq u’à présent ; à l’exception de 2 souches du virus grippal C et d’une souche de la grippe A(H3N2), toutes appartenaient au sous-type H1N1 de la grippe A

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DISEASES SUBJECT TO THE REGULATIONS - MALADIES SOUM ISES AU RÈGLEMENT Notifications Received from 6 to 13 September 1984 — Notifications reçues du 6 au 13 septembre 1984 C Cases - Cas

D Deaths - Décès P Port A Airport - Aéroport

... Figures not yet received - Chiffres non encore disponibles i imported cases - Cas importés r Revised figures - Chiffres révisés s Suspected cases - Cas suspectés t'The total number of cases and deaths reported for each CTimtiy «■ mfrrterf ammliM^fy pnhhchad, at in newly infected areas, see below / Tous k s cas a décès nonfiés pour chaque pays sc sont produits dans des zones tnfro «pulFw «Il ffamtHws TftiiftRnrmvHWnefit

PLAGUE - PESTE America - Amérique C BRAZIL-BRÉSIL

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1 These cases of plague are of no significance to internatioual travel/ Ces cas de peste n*out pas de conséquence sur les voyages internationaux. 1 Date of onset and death/Dale du début et décès. SPAIN - ESPAGNE

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1 Dale of onset and dath/D aie du défaut et décès. 3 Date of onset/ Date du début.

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Newly Infected Areas as on 13 September 1984 - Zones nouvellement infectées au 13 septembre 1984 For crnena used in compiling this list, sec No. 12, page 91 - Les critères appliqués pour la compilation de cette liste sont publiés dans le N* 12, page 92 The complete list of infected areas was last published in WER No. 35, page 271. It should be brought up to date by consulting the additional information published sub­ sequently m the WER regarding areas to be added or removed. The complete list is usually piihlMtlwri pnfp | mnnth La liste complète des zones infecléesa paru dansleREHN* 35. page 271. Pour sa nuacàjour.ily a lieu de consulter les Relevés puUiés depuis lors où figurent les listes de zones a ajouter et à supprimer. La liste complète est généralement publiée une lois par mois.

CHOLERA - CHOLÉRA MALAYSIA - MALAISIE Asia--Asie IRAN, ISLAMIC REP. OF IRAN, RÉP. ISLAMIQUE O’ Lorestan Province

YELLOW FEVER - FIÈVRE JAUNE

Peninsular Malaysia

Kedah

Kota Star R District

BRAZIL - BRÉSIL

Amassé Territory Macapé Municipio

Areas Removed from the Infected Area List between 6 and 13 September 1984 Zones supprimées de la liste des zones infectées entre les 6 et 13 septembre 1984 For criteria used in compiling this liât, see No. 12, page 92 - Les critères appliqués pour la compilaiian de cote liste sont publiés dans le N* 12, page 92 CHOLERA - CHOLÉRA Africa — Afrique TANZANIA, UNITED REP. OF TANZANIE, RÉPvUNIE DE

A sia-Asie THAILAND - THAÏLANDE

Nakhan Ralchastma Province Nahhon Ratcbasima Dtstno

Coast Region Bagamayo District

Sarabrn Province Muait Lelt District

Innga Region Innga District

Kilimanjaro Region Mwauga District

Tanga Region Tanga District

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