Organisation mondiale de la santé (OMS) · Publications

Rapports des comités d'experts au Conseil exécutif

Organisation mondiale de la santé
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ACTES OFFICIELS DE

L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ N° 15

RAPPORTS

DES COMITÉS D'EXPERTS

AU CONSEIL EXÉCUTIF Les rapports des comités d'experts sont imprimés tels qu'ils ont été présentés au Conseil Exécutif lors de sa deuxième session, tenue à Genève du 25 octobre au 11 novembre 1948. Les observations et décisions du Conseil Exécutif sont indiquées dans les notes en bas de page.

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE Pa lais des Nations, Genève Avril 1949

TABLE DES MATIERES

Pages COMITÉ D'EXPERTS DE LA TUBERCULOSE :

Rapport sur la troisième session

5

COMITÉ D'EXPERTS DES MALADIES VÉNÉRIENNES : Rapport SUT la deuxième session

18

COMITE D'EXPERTS POUR L'UNIFICATION DES PHARMACOPÉES : Rapport sur la troisième session

39

11674 o.

[WHO/TBC/3]

ri octobre 1948

COMITÉ D'EXPERTS DE LA TUBERCULOSE

RAPPORT SUR LA TROISIEME SESSION Tenue du 30 septembre au 4 octobre 1948, d l'Ogice International d'Hygidne Publique, Paris

Sommaire

I.

Propositions de la délégation de la Tchécoslovaquie 2

. Examen des questions renvoyées au comité par l'Assemblée de la Santé et le Conseil Exécutif

dont la liste figure dans la première partie des

Les suggestions pour la lutte antituberculeuse-

2. Nouvel examen de rapports antérieurs 3.

Autres questions Annexes

Le Comité d'experts de la Tuberculose a tenu sa troisième session h Paris, du 30 septembre au

propositions tchécoslovaques, sont en harmonie avec les principes généraux énoncés dans le premier et le deuxième rapport du comité.3 Etant donné, toutefois, que les conditions varient d'un pays 6, l'autre, le comité estime que la Section de l'OMS pour la Tuberculose devrait, dans chaque cas particulier, donner son avis au sujet du plan détaillé des opérations. Ainsi, le comité se demande

4 octobre 1948. Etaient présents les membres suivants : Dr J. H. Holm, Chef de la Division de la Tuber-

s'il y a intérêt h tenter de relever « chaque cas de tuberculose confirmé ou suspect » dans les pays aussi vastes que la Chine et l'Inde, oü, à l'heure actuelle, ces renseignements ne présenteraient

culose, Institut sérologique d'Etat, Copenhague, Danemark (Président)

Dr P. M. D'Arcy Hart, Farm Laboratories, National Institute for Medical Research (Medical Research Council), Londres, RoyaumeUni

guère d'utilité. La délégation de la Tchécoslovaquie a également suggéré certaines modifications au premier et au deuxième rapport du comité. Ces suggestions seront examinées successivement.

Dr H. E. Hilleboe, Commissioner of Health,

New York State Department of Health,

Albany, N.Y., Etats-Unis d'Amérique. (Le siège réservé à un membre de l'URSS est demeuré vacant.) Le Dr J. B. McDougall (Secrétariat) a rempli les fonctipns de secrétaire du comité.

Le comité a pris note du fait que le Conseil Exécutif de l'Organisation Mondiale de la Santé a nommé, lors de sa première session, le comité d'experts de la Commission Intérimaire en qualité

Le comité reconnaît que les quatre activités pour lesquelles il a été jugé essentiel d'envoyer dans chaque pays des fonctionnaires médicaux spécialisés dans la tuberculose et d'accorder des bourses de voyage, devraient être complétées par une cinquième : celle des soins infirmiers de santé publique. Il approuve également la recommandation relative aux bourses de l'OMS, qui tend h ce que les centres d'instruction assurent la formation professionnelle d'équipes aussi bien que d'individus isolés.

de comité ad hoc, jusqu'h ce qu'un nouveau comité soit constitué.

1. Examen des questions renvoyées au comité

par PAssemblée de la Santé et le Conseil Exécutif

Il est tout 6. fait d'avis que, dans la formation des boursiers venant de l'Europe centrale et de l'Europe orientale, il importerait de tenir pleinement compte, pour ces pays, de l'état sanitaire résultant de la guerre. Il approuve également les observations présentées au sujet de l'importance des services de consultations et d'examens radiologiques en série. Le comité estime qu'il est impossible d'établir

Le comité a constaté que les rapports sur ses première et deuxième sessions ont été, d'une manière générale, adoptés par l'Assemblée Mondiale de la Santé. Il a examiné, en premier lieu, les questions qui lui ont été renvoyées par l'Assem-

blée de la Santé et par le Conseil Exécutif.

« a pris note du rapport sur les travaux de 1 a troisième session du Comité d'experts de la Tuberculose et a décidé de publier ce rapport tel qu'il a été présenté, sans y aj outer d'observations, mais avec une note indiquant que le Conseil Exécutif a renvoyé la discussion du rapport h. sa troisième session D. Actes ofi. Org. mond. Santé, 14, 19

" Le Conseil Exécutif, à sa deuxième session,

pour tous les pays des règles générales, concer'mat le type et les dimensions des bâtiments, le nombre de lits, le matériel clinique et le personnel nécessaires pour mener efficacement la lutte antituberculeuse. Ces détails devraient être, selon lui, déterminés par des enquêtes directes effectuées, dans les pays intéressés, par un personnel qualifié, en tenant compte des conditions locales normales. Quant 6. la proposition visant à l'accroissement

de la production et la répartition de la tubercuVoir annexe 1, p. 8 3 Actes off. Org. mond. Santé, 8, 49 ; 111 5

TUBERCULOSE

-6l'OMS et des décisions prises par la première Assemblée de la Santé dans le domaine de la tuberculose,7 certaines questions déjL traitées dans ses rapports précédents. 2.1

line, de la streptomycine et du BCG, des mesures sont prises L cet égard par le Comité mixte des Directives sanitaires FISEJOMS. La recomman-

dation du Sous-Comité de la Streptomycine au comité d'experts contient des suggestions pratiques sur la répartition et l'emploi de la streptomycine.

Composition du Comité d'experts de la Tuberculose 8

Le Sous-Comité de la Tuberculine et du BCG a formulé des recommandations concernant l'application de méthodes uniformes dans ces deux domaines (annexe 2 et appendice, pp. 9 et ro). Secrétariat donne, 6. un pays, des avis sur la mise au point du programme antituberculeux de l'OMS pour ce pays, il devrait tenir spécialement compte des besoins, des ressources et de l'atti-

Le présent comité ad hoc a soigneusement examiné la question de l'importance numérique et du mode de représentation du nouveau Comité d'experts de l'OMS pour la Tuberculose. D'après

Le comité d'experts estime que, lorsque le

la vaste expérience acquise dans un certain nombre de pays, le comité est nettement d'avis

que le nombre des membres du nouvel organisme

devrait être restreint aux limites compatibles

tude de la population pour déterminer ce qui peut être accompli au cours de la première année.

avec un travail efficace. Un comité restreint agit plus rapidement ; il est plus économique et les

A cet effet, le comité a inséré dans son rapport sur sa troisième session un exposé des diverses phases d'une campagne qui pourrait étre entreprise dans tout pays n'ayant pas de programme très développé. Le comité se rallie entièrement A. la suggestion selon laquelle l'OMS devrait, au début, concentrer

difficultés de langue se trouvent réduites. Les membres ont la possibilité de se connaître plus rapidement et, par conséquent, d'agir comme un organisme consultatif homogène.

Le nouveau comité devrait comprendre des administrateurs, des épidémiologistes, des experts

son action sur les régions ayant le plus grand besoin d'aide et oh il est possible d'obtenir les meilleurs résultats avec le minimum de frais. Il estime aussi que, pendant la première année, l'OMS devrait s'efforcer tout particulièrement de faciliter la création de laboratoires pour le dépistage exact du bacille de la tuberculose. C'est

de laboratoire, et des cliniciens, afin de pouvoir envisager la tuberculose comme un problème intéressant la collectivité tout entière, aussi bien que comme une maladie qui atteint l'individu. Ce qu'il faut, c'est une connaissance spéciale de toutes les principales phases de la lutte antituberculeuse et non pas, uniquement, la connais-

sance du traitement clinique des malades. En outre, il y aura lieu de tenir soigneusement compte de la représentation géographique. En conséquence, il est recommandé que le

selon lui, une première étape essentielle pour prévenir la propagation de la maladie par les cas infectieux. 1.2

Propositions de la délégation grecque 4

nouveau comité d'experts se compose de six membres ordinaires et qu'il soit établi une liste

équipes du FISE travaillant actuellement sur place, que la proposition de pratiquer des cutiréactions 6. la tuberculine, tous les trois mois, chez les enfants et les adolescents, est irréalisable.

Il semble, d'après l'expérience acquise par les

de cinq spécialistes, y compris une infirmière de santé publique ; il y aurait lieu de coopter, pour l'étude de problèmes spéciaux, une ou plusieurs des personnes figurant sur la liste, conformément l'article 14 du Règlement et des Règles de pro-

En conséquence, les recommandations en question n'ont pas été approuvées. 1.3

cédure applicables aux comités d'experts et L

leurs sous-comités.9 Le. comité se réunirait deux fois par an pour examiner les problèmes courants ;

Vaccination au BC G 5

Le comité d'experts a examiné ce document et tient à réaffirmer les opinions qu'il a exprimées vaccination au BCG ne suffit pas 6. elle seule pour

l'une de ces sessions annuelles, on inviterait une ou plusieurs des personnes inscrites sur la liste et, le cas échéant, d'autres spécialistes, pour

dans ses rapports antérieurs, à savoir que la lutter contre la tuberculose dans un pays ; elle peut, cependant, jouer un rôle important parmi les mesures préventives de l'ensemble du programme antituberculeux. 1.4 Adjonction au comité d' experts

examiner des problèmes spéciaux ainsi que le programme des opérations A. long terme. De cette

manière, il serait possible, 6. l'avenir, de traiter les problèmes spéciaux en cooptant différents spécialistes, comités.

plutôt qu'en nommant des sous-

2.2 Régionalisation

Le comité d'experts a discuté les recommandations du Conseil Exécutif 6 selon lesquelles il conviendrait d'adjoindre au comité un cinquième membre, expert en antibiotiques. Etant donné que l'un de ses membres est reconnu comme expert en matière d'antibiotiques pour la tuberculose, le comité estime que cette condition se trouve déjL remplie.

Le comité a noté que l'Assemblée de la Santé accorde une priorité de premier rang 6. 14 tuberculose. En conséquence, il recommande que, dans la mise au point du programme régional de l'OMS, un spécialiste de la tuberculose, consacrant tout son temps h, ses fonctions et apparte7 Actes og. Org. mond. Santé, 13,

300, 302 les

2. Nouvel examen de rapports antérieurs Le comité d'experts a réexaminé ensuite, en tenant compte de l'établissement définitif de 4 Voir annexe 1, p. 9 5 Actes off. Org. mond. Santé, 6 Ibid. 14, 13, 300

sessions du comité d'experts, le Conseil Exécutif, Iors de sa deuxième session, « a décidé 1) de porter h. neuf le nombre des membres du comité, participation de spécialistes pour les divers aspects

8 En ce qui concerne la composition et

en tenant compte de la nécessité d'assurer la du problème et de réaliser une répartition géo-

ii

graphique satisfaisante ; 2) de ne pas préciser le nombre des réunions que le comité tiendra chaque année D. Actes V. Org. mond. Santé, 14, 19 Actes off. Org. mond. Santé, 13, 376

-7nant 5. la Section de l'OMS pour la Tuberculose, soit détaché auprès de chacun des bureaux régionaux. 2.3

TUBERCULOSE

du programme dès qu'il disposera d'un personnel qualifié suffisant. On doit pouvoir ainsi apprécier

Bourses

le succès d'une équipe de démonstrations, non seulement d'après le travail accompli avant le départ, mais aussi d'après sa valeur permanente, c'est-á-dire d'après l'impulsion donnée à l'action antituberculeuse du pays lui-même. 2.6

Le comité &sire présenter un certain nombre de recommandations additionnelles concernant les

bourses de voyage et la formation technique : a) Le cours d'instruction destiné aux boursiers, régulier.

Uniformité des méthodes

dans un centre d'étude, devrait être conçu selon un plan bien défini et avec un horaire b) Dans la mesure du possible, il devrait être dorm& daas le même centre, un enseignement portant sur les cinq domaines envisagés (administration, épidémiologie, travaux de labora-

En ce qui concerne son programme de mise au point des méthodes uniformes qu'il recommande, le comité d'experts signale ce qui suit : Rapport du Sous-Comité de la Tuberculine et du BC G (annexe 2, p. 9). Le comité a examiné le rapport sur la réunion tenue par ce sous-comité 2.6.1

toire et cliniques et soins infirmiers de santé publique), afin que l'on puisse instruire simultanément des équipes de différents pays ainsi que des boursiers isolés.

á Paris (16 juin 1948) et le recommande, pour approbation, au Conseil Exécutif. 2.6.2

Rapport du Sous-Comité de la Streptomycine

c) La Section de l'OMS pour la Tuberculose devrait entreprendre une enquête en vue de déterminer si les centres d'instruction existants et envisagés remplissent les conditions requises,

(annexe 3, p. zr). he comité a examiné les recommandations du Sous-Comité de la Streptomycine (New-York, juillet 1948). Il les recommande, pour approbation, au Conseil Exécutif, avec les observations suivantes :

et faire rapport a ce sujet. 2.4 Diffusion d' articles rédigés par des spécialistes

a) L'importance virtuelle des agents chimiothérapiques dans toutes les phases de la lutte antituberculeuse est telle que le comité demande

Le comité recommande que l'OMS invite certains spécialistes éminents á présenter des mémoires sur des sujets donnés, afin de les envoyer

aux gouvernements, qui seraient autorisés à les inclure dans leur documentation nationale. Ces articles devraient contenir les renseignements

pratiques les plus récents. Le comité suggère ci-après un certain nombre de sujets sur lesquels pourraient porter les premiers articles :

instamment que l'on prévoie la possibilité de convoquer, s'il y a lieu, 5. une date ultérieure, un groupe d'experts en cette matière. b) Le comité &sire attirer l'attention des pays qui emploient la streptomycine dans le traitement de la méningite tuberculeuse, notamment chez les enfants, sur un point important : ils devront prendre des dispositions complémentaires en vue de pouvoir touj ours assurer l'hospitalisation et la convalescence des malades, sinon des lits d'hôpitaux dont on a grand besoin

a) état actuel de la vaccination au ECG ;

b) moyens d'entreprendre la lutte contre la tuberculose dans un pays où le programme antituberculeux n'est pas développé ; c) diagnostic, au laboratoire, du bacille de la tuberculose ; d) soins infirmiers A. domicile pour les tuberculeux ;

se trouveront bloqués. 2.7

Nomenclatures internationales des maladies et causes de décès

préparé par le président du Comité d'experts pour la Préparation de la sixième Revision décennale des Nomenclatures internationales des Mala-

L'exposé sur la classification de la tuberculose

e) interprétation des rayons X dans le diagnostic de la tuberculose. 2.5

dies et Causes de Décès (annexe 4, p. 15) a fait l'objet d'une discussion prolongée. Il est recommandé qu'il soit adressé à ce comité

Service d' aide sanitaire pour la démonstration des procédés pratiques de la lutte antituberculeuse

une lettre dans laquelle le comité d'experts prépar les deux comités et qu'il n'était pas nécessaire, mixte. 2.8

ciserait sa position. Le comité a estimé qu'il n'existait pas de divergence entre les buts visés

Le comité a examiné le rapport du Secrétaire sur la façon efficace dont le programme d'aide

pour le moment, de convoquer une réunion Relations avec d' autres organisations

sanitaire a été exécuté, au cours de Vann& écoulée, par les fonctionnaires de la Section de l'OMS pour la Tuberculose. L'expérience acquise

lui a permis de déterminer plus clairement les avantages et les inconvénients de cette forme d'aide aux gouvernements. Le comité réaffirme énergiquement l'opinion formulée dans son premier rapport," à savoir que les équipes envoyées

Union internationale contre la Tuberculose. Le comité a accueilli favorablement la résolution relative A, la réorganisation de l'Union internationale contre la Tuberculose, résolution qui a 2.8.1

doivent se borner à faire des démonstrations pendant de courtes périodes. Leurs membres ne permanents, ni entreprendre des services d'assis-

été adoptée lors de la session du Conseil de l'Union, tenue á Paris les 27-29 septembre 1948. Il y a lieu

doivent pas jouer le rôle de conseillers semi-

tance qui ne peuvent pas être continués après le départ des équipes. Le pays bénéficiaire doit s'engager, au préalable, à reprendre l'exécution 10 Actes off. Org. mond. Santé, 8, 50

d'espérer qu'une organisation bénévole plus efficiente pourra ainsi joindre ses efforts A. ceux de l'OMS dans la lutte contre la tuberculose. La nomination d'un Directeur exécutif qualifié, h.

la ate de l'Union, facilitera sensiblement la

tâche de l'OMS dans la lutte internationale contre la tuberculose.

TUBERCULOSE

FISE. Le Comité d'experts se félicite de la creation du Comité mixte des Directives sanitaires 2.8.2

3.2

FISE/OMS. Cette mesure assurera une collaboration étroite des deux Organisations.

Suggestions pour la lutte antituberculeuse dans les pays ayant des programmes peu développés

La Section de l'OMS pour la Tuberculose a reçu de nombreuses demandes de renseignements précis sur la meilleure méthode 6 suivre pour la mise au point d'une action antituberculeuse dans les pays ayant des programmes peu développés ou n'ayant aucun programme. La section a

3. Autres questions 3.1

Méthodes modernes de laboratoire

Le comité recommande que la Section de l'OMS pour la Tuberculose prête une attention spéciale 6 la nécessité de prévoir le personnel et les facilités indispensables au dépistage exact des bacilles tuberculeux par les méthodes modernes de laboratoire. Cette recommandation s'applique

consulté le comité d'experts sur les mesures prendre dans ces pays. Le détail de ses recommandations figure dans l'annexe 5 (voir p. 16). 3.3

non seulement aux pays n'ayant pas de programmes antituberculeux développés, mais aussi ceux dont les programmes sont plus avancés. Elle vise également la formation d'un personnel

Activité du Secrétariat à Genève

Le comité a examine le rapport sur le travail accompli à Genève par la Section de la Tuberculose et a vivement apprécié la manière dont les membres ont été tenus au courant de la marche des travaux, tant au Siège que dans les differents pays.

familiarise avec le diagnostic de laboratoire et l'établissement, à cet effet, de laboratoires centraux de diagnostic dans chaque pays.

Annexe 1

[A/Prog/29/Rev.I] 13 juillet 1948

PROPOSITIONS PRESENTgES A LA PREMIERE ASSEMBLgE MONDIALE DE LA SANTE PROJET DE RÉSOLUTION SUR LA TUBERCULOSE PRÉSENTA PAR LA DÉLÉGATION DE LA TCHBCOSLOVAQUIE

Santé est d'avis qu'il est de la plus grande importance de développer la lutte contre la tuberculose dans le monde, L'Assemblée Mondiale de la Santé

Attendu que l'Organisation Mondiale de la

au comité d'experts, pour nouvel examen :

Nous proposons de renvoyer les points suivants

- compte tenu des conditions existant dans leur pays - des mesures préventives, curatives, législatives, sociales et autres, nécessaires b, la lutte contre la tuberculose, en prêtant une attention particulière aux points suivants

RECOMMANDE que les gouvernements prennent

a) le personnel spécialisé mentionné - à savoir un spécialiste de la tuberculose pour chacun des domaines suivants : administration, épidémiologie, travaux de laboratoire et soins cliniques devrait être complété par une infirmière de la santé publique ; b) au lieu d'études effectuées par ce personnel en différents lieux, on devrait prévoir une formation combinée dans un seul établissement antituberculeux bien organisé, afin que ledit personnel puisse mettre en pratique l'expérience déjà coordonnée qu'il acquiert pendant sa période de formation. En d'autres termes, on devrait former des équipes de travail et non pas des individus pris isolément.

i) relevé de tout cas de tuberculose confirmé

ou suspect et de tout décés par tuberculose ; ii) traitement gratuit des tuberculeux dans

les établissements ou, en cas d'impossibilité, A, domicile, avec un isolement convenable,

autant que possible ; iii) création de dispensaires pour l'examen diagnostique et les examens subséquents, ce service étant gratuit ; iv) institution d'une procédure permettant l'examen de toutes les personnes suspectes de tuberculose ;

Au troisième paragraphe du point 3.2, dans le rapport sur la deuxième session,12 nous proposons

v) installation d'un nombre suffisant de lits dans les h6pitaux pour tuberculeux ;

l'adjonction d'un centre de formation pour l'Europe centrale et l'Europe orientale. Il n'est pas besoin d'insister sur les raisons qui motivent cette proposition : il est notoire que, dans ces régions, la guerre a influé sur la morbidité et la mortalité par tuberculose. Au quatrieme paragraphe, nous estimons que des services de consultation pour la tuberculose, hautement specialises et de courte durée, sont assez onereux si on les compare aux résultats obtenus, et qu'ils sont inefficaces quand ils ne sont pas accompagnés

vi) contrôle régulier et gratuit par la réaction b. la tuberculine, lorsqu'il est indiqué ;

vii) vaccination gratuite au BCG, lorsqu'elle est indiquée ; viii) examen radiologique gratuit en série, lorsqu'il est indiqué ;

ix) indemnités pour diminution de la capacité de travail de la personne atteinte ; x) réadaptation des malades ; xi) abattage du bétail tuberculeux. En dehors de nos suggestions tendant à codifier les propositions du comité d'experts, par voie légis-

des conseils positifs d'un administrateur expérimenté en matière de santé publique - conseils portant sur les moyens d'améliorer le système inadéquat d'un pays déterminé.

Au premier paragraphe du point 3.3, nous aimerions proposer un léger remaniement de caractère positif, afin que les pays ayant l'intention d'acqué-

rir des installations pour la radiologie en série prennent des dispositions pour assurer l'examen nécessaires.

lative, nous préconisons certaines modifications au rapport de la première session du comité d'experts." 11 Actes oft. Org. mond. Santé, 8, 50, 3.2

clinique complet des cas, lorsque les radiographies révèlent des anomalies, et pour prendre les mesures 12 Actes off. Org. mond. Santé, 11, 5

-9tions ne devraient pas viser uniquement l'édification d'immeubles permanents, mais celle d'établissements conformes aux données les plus récentes

TUBERCULOSE

Quant au paragraphe suivant, les recommanda-

en une année. Il y aurait lieu de faire également comprendre aux gouvernements que le programme serait, au début, appliqué aux regions qui en ont le plus besoin et dans lesquelles les meilleurs résultats pourraient être obtenus de la manière la plus économique.

quant au type et aux dimensions des bâtiments, au nombre des lits, à l'équipement clinique et au personnel. A cet égard, nous désirerions demander au comité d'experts de préparer, pour la fin de 1948, nécessaire à une lutte efficace contre la tuberculose.

un plan indignant le nombre de lits d'hôpital Au dernier alinéa, nous voudrions insister sur la concentration des efforts de l'OMS en vue d'ac-

[A/Prog/30] 5 juillet 1948 DOCUMENT SOUMIS PAR LA DALAGATION GRECQUE

croftre la production de tuberculine, de streptomycine et de BCG, en vue également de contr6ler la répartition égale de ces produits entre les nations

La delegation grecque propose :

qui en ont besoin. Cette action correspond au lose.18

point de l'Ordre du jour provisoire qui vise l'action En ce qui concerne les points 3.7 (1) et (2), nous

sur le plan international en matière de tubercudemandons que ces problemes soient étudiés le plus -I& possible. Quant au point 3.7, nous proposons qu'une action immediate soit entreprise sur la base des résultats

1) de faire aux enfants et adolescents de o à 18 ans et, si cela est possible, tous les trois mois, des cutiréactions b, la tuberculine et, si cette reaction est negative, de pratiquer une intra-dermo-reaction b. la tuberculine aux doses croissantes de I/1 000, de i/Ioo et meme de 1/50 ou pure. période allergique latente et même allergique, les

(Elle propose cette reaction, car, pendant la

des etudes poursuivies de concert avec l'OAA. tuberculeux de l'OMS devrait s'effectuer d'une

Au sujet du point 6, la diffusion, aux gouvernements, de renseignements sur le programme anti-

negatives, tandis que les intra-dermo-réactions sont plus précocement positives.)

cutireactions sont dans une grande proportion

manière réaliste, c'est-à-dire qu'il conviendrait non pas de porter uniquement à leur connaissance le programme total, conçu en termes généraux, ce qui risquerait de créer l'impression que ce programme pourrait être execute au cours d'une seule année dans le monde entier, mais en leur faisant également connaltre ce qui pourrait être entrepris 13 Actes off. Org. mond. Sauté, 10, 9, 12.1.5, 3.2.2

2) de prendre, une fois l'allergie dépistée, les precautions et investigations habituelles (recherche de bacilles par lavages d'estomac, sedimentations, radiographies, etc.). 3) de considérer tous les sujets expectorant des bacilles et présentant des lesions importantes comme des sources de contamination et de les isoler immédiatement. (Il serait souhaitable de recommander aux gouvernements d'établir pour eux des villes de tuberculeux.)

Annexe 2 TUBERCULINE ET BCG

[WHO/TBC/3]

RAPPORT DU SOUS-COMITA DE LA TUBERCULINE ET DU BCG AU COMITA D'EXPERTS DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTA

Le Sous-Comité de la Tuberculine et du BCG s'est réuni b. Paris, le 16 juin 1948, 43, avenue du Maréchal Fayolle, à io heures. Etaient presents : Dr J. H. Holm, Chef de la Division de la Tuberculose, Institut sérologique d'Etat, Copenhague, Danemark (President) Dr J. Bretey, Chef de la Division de la Tuberculose, Institut Pasteur, Paris, France Dr R. G. Ferguson, Director and Superintendent, chewan, Canada Dr I. Gonda (précédemment Goldstein), Chef de la Division de la Lutte contre la Tuberculose,

Le secrétaire du sous-comité (Dr McDougall) a precise que le but de la reunion était d'examiner de quelle manière et sous quelle forme il y avait lieu de soumettre au Comité d'experts de la Tuberculose, qui devait se réunir probablement vers la fin septembre b. Paris, les résultats de la discussion

intervenue la veille avec les représentants du FISE. Le projet d'ordre du jour contenait, d'autre d'un examen special.

part, certains points qui devaient faire l'objet 1. Réunion envisagée avec le Comité d'experts de l'OMS pour la Standardisation biologique

Antituberculosis League, Fort San, Saskat-

quie, Bratislava, Tchecoslovaquie Dr F. R. G. Heaf, Senior Medical Officer, London Council, Londres, Royaume-Uni

Departement de la Sante publique de Slova-

Le President s'est référe h. la session précédente du Comité d'experts de la Commission Interimaire

nements de l'URSS et de l'Argentine, ces pays n'ont pas pu etre représentés.)

Health Service, Washington, D.C., Etats-Unis d'Amérique. Le Dr J. B. McDougall et le Dr M. Pascua (Commission Intérimaire de l'OMS) assistaient également b. la reunion. (Aucune réponse n'ayant été reçue des Gouver-

Dr C. E. Palmer, Senior Surgeon, US Public

membres du Sous-Comité de la Tuberculine et du BCG. Le sous-comité a decide que le secrétaire en serait chargé. Il a également decide que le secrétaire aviserait tous les membres du sous-comité du lieu et de la date de la prochaine reunion du Comité d'experts pour la Standardisation biologique, afin qu'ils puissent, si possible, assister b. cette reunion. 14 Actes off. Org. mond. Santé, 11, 8

de l'OMS pour la Standardisation biologique et a rappelé que ce comité avait établi un rapport 14 qui, b. son avis, devrait être communiqué aux

ItnEntti.08t

- lb de l'inoculation, chez les sujets sensibles b. la tuberculine. Dans certains cas, une intervention chirurgicale avait été nécessaire. Le Dr Palmer a estimé, d'après ses observations, que la méthode en question ne présentait pas de dangers réels et qu'il serait préférable de ne pas mentionner au procès-verbal que le sous-comité est opposé, de fawn permanente, à une vaccination effectuée sans réaction préalable b. la tuberculine.

2. Rapport sur la réunion mixte FISE (Sous-Comité 1948

médical) et Commission Intérimaire de l'OMS (SousComité de la Tuberculine et du BCG) tenue le 15 juin

Le sous-comité a été unanimement d'avis qu'il devrait faire sienne l'opinion déjà exprimée par le Comité d'experts de la Tuberculose, selon laquelle

il y avait lieu de se féliciter de la collaboration au BCG ; et il a tenu à faire savoir combien il discussions.

entre le FISE et l'OMS dans l'application en série de la réaction A, la tuberculine et de la vaccination

appréciait d'avoir été invité à participer à ces graphe, le projet de rapport sur la réunion de la veille et a suggéré d'y apporter certaines modifications avant de le soumettre au Sous-Comité (annexe 2, appendice, p. 1o), sera présenté sous cette

Le sous-comité a adopté la résolution suivante : A la lumière des connaissances actuelles, le souscomité RECOMMANDE, pour le moment, que la vaccib. la tuberculine. 6. Critires pour la revaccination au BCG

Le sous-comité a examiné, paragraphe par para-

nation au BCG, en tant que méthode prophylactique courante, soit précédée d'une réaction

médical du FISE. Le rapport, tel qu'il a été définitivement approuvé

forme au Conseil Exécutif du FISE ainsi qu'au Comité d'experts de la Tuberculose. dations contenues dans le rapport 3. Dépenses qu'entraineraient pour l'OMS les recomman-

Le Dr Palmer a indiqué qu'il aimerait voir cette question discutée A. la prochaine réunion du souscomité. Sa proposition a été adoptée. 7. Réunions ultérieures

sentait une importance considérable et devrait être précisée, afin que des crédits suffisants puissent être prévus dans le budget de l'Organisation Mondiale de la Santé pour 1949. Toutefois, le programme

Le secrétaire a souligné que cette question pré-

Le Président a rappelé que la prochaine session du sous-comité aurait lieu probablement en septembre et qu'il y aurait des réunions b. la fois avec des

n'étant pas encore élaboré dans ses détails,

il

pourrait y avoir intérét à ajourner toute nouvelle discussion b, ce sujet jusqu'à la réunion du comité en septembre, époque b. laquelle la question pourrait être réexaminée dans son ensemble. Le souscomité a décidé que cet ajournement était le seul parti à prendre pour le moment. 4. Equipes de démonstrations pour la Tuberculose (OMS)

représentants du FISE et avec le Comité d'experts de l'OMS pour la Standardisation biologique. Les dates exactes et les lieux de réunion seront indiqués aux membres, dès que des dispositions auront pu être prises b. ce sujet. [WHO/TBC/3]

Appendice RAPPORT SUR LA RÉUNION MIXTE FISE (SOUS-COMITÉ MÉDICAL)

de démonstrations de la Commission Intérimaire de l'OMS et a fait observer qu'il y aurait lieu d'éviter tous doubles emplois entre le travail de ces équipes et celui des équipes organisées par le FISE. Pour le

Le secrétaire a exposé la situation des équipes

ET COMMISSION INTÉRIMAIRE DE L'OMS (SOUS-COMITÉ DE LA TUBERCULINE ET DU BCG)

moment, les équipes de l'OMS procèdent h. des

opérations de vaccination au BCG hors d'Europe et,

aussi longtemps que le FISE limitera son activité l'Europe, cet arrangement pourra être maintenu. Toutefois, si le FISE étendait son programme de vaccination au BCG A, des pays situés hors d'Europe, il y aurait intérêt à ce que toutes les opérations de vaccination fussent assurées par le FISE,

Cette réunion a eu lieu, 43, avenue du Maréchal Fayolle, Paris, le 15 juin 1948. Etaient présents : Président : Dr J. H. Holm, Commission Intérimaire de l'OMS/FISE Commission Intérimaire OMS Dr Boulanger

FISE Dr R. Debré Dr Th. Madsen Dr L. Rajchman Dr W. M. Schmidt

et non par l'OMS. Les équipes de l'OMS resteraient, toutefois, libres de se rendre dans certains pays, b.

la demande de leurs gouvernements, pour donner

des avis sur d'autres aspects de la lutte anticette solution.

tuberculeuse. Le sous-comité a décidé d'adopter 5. Vaccination au BCG sans réaction préalable A la tuberculine

Dr J. Bretey Dr R. G. Ferguson Dr I. Gonda Dr F. R. G. Heaf Dr C. E. Palmer Secrétaires

Secrétaire

Dr J. B. McDougall Dr M. Pascua

Dr L. J. Verhoestraete

parce que, d'après certains renseignements, cette pratique semble devenir plus fréquente dans certaines parties du monde. D'autre part, il est récemment parvenu de Chine une lettre demandant si la vaccination au BCG par la méthode de la scarification pouvait être pratiquée en grand sur les

Cette question a été inscrite à l'ordre du jour

Observateurs

Dr G. Hansen Dr Z. S. Hantchef Dr J. Lundquist

Dr H. J. Ustvedt

enfants et jeunes adultes de ce pays, sans qu'il

ffit nécessaire de les soumettre, au préalable, h. la réaction b., la tuberculine. Il a été jugé important que le sous-comité prenne une décision à ce sujet. Tous les membres ont participé à la discussion et le Dr Bretey a signalé certains faits intéressants relevés par d'autres expérimentateurs en Afrique

du Nord. Le Dr Ustvedt, invité à participer à la

discussion b., titre d'observateur, a fait part de ses expériences et a conclu que, si cette pratique ne

présentait aucun danger pour la santé, elle provoquait cependant fréquemment des troubles sérieux, sous forme de réactions intenses au siège

ont abouti à la convocation de la réunion. Il décrit les relations établies entre l'CEuvre commune et la Commission Intérimaire de l'OMS. Le Président (Dr Holm) rend compte des négociations intervenues jusque là entre l'CEuvre commune et un certain nombre de pays d'Europe, et expose la situation actuelle ainsi que les perspectives d'avenir concernant les équipes de composition scandinave et locale dans onze pays d'Europe aidés par le FISE. Le Dr McDougall et le Dr Pascua (Secrétariat de la Commission Intérimaire) font observer que la Commission Intérimaire de l'OMS a décidé,

Le Dr Rajchman rappelle les événements qui

- II sa cinquième session,15 de donner des avis et de collaborer avec le FISE pour l'application du pro-

TUBERCULOSE

gramme de vaccination au BCG tel qu'il a été établi, mais qu'elle n'assume aucune responsabilité pour les opérations effectuées sur place par

pour les enfants jusqu'à l'âge de 12 ans, comme réaction finale b. la tuberculine ; pour les groupes d'âges suivants, l'épreuve finale décisive devrait tuberculine.

être l'épreuve de Mantoux, avec dix unités de von Pirquet à l'adrénaline-OT.

l'CEuvre commune. Comiter de réclaction. Le Dr Heal et le Dr Palmer

On pourrait également employer l'épreuve de

sont nommés membres du comité de rédaction, avec le Dr McDougall en qualité de secrétaire. Méthodes possibles d'analyse des résultats immédiats et lointains de la campagne

Le Dr Pascua présente un rapport, préparé par lui pour être soumis à l'examen du comité mixte, sur l'évaluation scientifique des effets de la vaccination au BCG en tant que mesure de protection contre la tuberculose. Il souligne que son rapport fait ressortir l'existence de problèmes d'ordre moral et juridique pour les parents des enfants ainsi que pour les autorités des pays intéressés - problèmes forme envisagée.

line. Il est recommandé de renvoyer à une date ultérieure toute décision quant à celle des deux devrait avoir la préférence. Seule, une tuberculine standardisée doit 'are utilisée.

troisième jour ; une réaction de Mantoux positive est indiquée par un degré d'induration d'au moins 6 mm. de diamètre ; la seule présence d'une rougeur ne constitue pas une réaction positive. Tuberculine. Pour la réaction de Mantoux, on peut employer, soit le PPD, soit la vieille tubercu-

La lecture des réactions devrait avoir lieu le

substances - PPD ou vieille tuberculine - qui

qui ne manqueront pas de rendre l'enquête extr8mement difficile, et même impossible, sous la

Pour répéter la réaction apt-6s la vaccination au BCG, il faut employer la même méthode et

Il est décidé, d'une manière générale, que le

programme du FISE ne se prête pas h une évaluation scientifique des effets de l'inoculation du BCG,

les mêmes doses qu'avant la vaccination. Vaccination au BCG. Le professeur Debré décrit les stations-témoins qui doivent être créées

évaluation qui exigerait le maintien, en tant que témoins, d'un certain nombre de sujets non vaccinés et ne réagissant pas b. la tuberculine. Toutefois, les membres de la réunion estiment que, si l'on conserva it, en vue d'études sur la mortalité et la morbidité, les fiches de toutes les personnes soumises à l'épreuve de la tuberculine et vaccinées, on pourrait tirer de ces fiches des indications intéBCG.

en France sous les auspices du FISE et qui étudieront différentes méthodes de vaccination au BCG, le développement et le dépistage de la sensibilité à la tuberculine après la vaccination, ainsi que les résultats cliniques, immédiats et lointains, parmi des groupes d'individus choisis.

satisfaire le vaccin au BCG destiné à être employé par l'CEuvre commune devra être renvoyée pour

La question des exigences auxquelles devrait

ressantes quant b. la valeur de la vaccination au les différents pays, les fiches soient soigneusement conservées et classées dans des centres, en vue de leur utilisation ultérieure, et que les programmes prévoient dans leur détail l'utilisation de ces fiches pour des études scientifiques courantes et 5. long pays.

examen ultérieur, cette question étant du ressort

Il est, par conséquent, recommandé, que, dans

du Comité d'experts de la Commission Intérimaire de l'OMS pour la Standardisation biologique. Fiches. Le Dr Holm indique les renseignements

qui ftgurent sur les fiches utilisées dans tous les pays, au cours de l'enquête effectuée en Europe.

Il est reconnu que ces fiches sont suffisamment com-

terme sur la tuberculose, notamment sur les taux de mortalité et de morbidité dans les différents Les membres expriment l'opinion unanime que la méthode suggérée pour rendre compte des résul-

tats du programme est suffisante pour l'établis-

plètes pour le but visé. Groupes d'ilges. La question de la vaccination des groupes d'âges inférieurs fait l'objet d'une discussion, et il est recommandé : s) de comprendre tous les enfants de plus d'un an dans le programme de vaccination en série ; 2) bien que la vaccination au BCG soit inoffensive et efficace chez les enfants de

sement immédiat du bilan documentaire des résultats et pour certaines études limitées sur les effets de la vaccination au BCG. Techniques. A la suite d'une discussion générale

moins d'un an, de ne pas comprendre ce groupe d'âge, pour des raisons d'ordre psychologique et autres, dans la campagne de vaccination en série.

sur les modes d'emploi de la tuberculine, il est décidé que différentes méthodes pourraient être suivies et que chaque pays pourrait choisir celle qu'il préfère, b. la condition que la méthode adoptée soit la même pour le pays tout entier. Il est recommandé, en conséquence, que l'épreuve 15 Actes off. Org. mond. Santé, 7, 252

de Moro b. la pommade sous emplâtre soit employée

Toutefois, les enfants de moins d'un an devraient être vaccinés le plus tôt possible et, de préférence, dans des dispensaires ou des institu tions. Isolement. Il a été reconnu : a) que, pour le programme de vaccination en série, l'isolement des personnes vaccinées n'est pas nécessaire ; b) que la séparation des cas de tuberculose ouverte, quoique désirable pour d'autres raisons, n'est pas indispensable pour un programme de vaccination en série au BCG.

Annexe 3 STREPTOMYCINE

[WHO/TBC/3]

DE

RECOMMANDATIONS DU SOUS-COMITÉ DE LA STREPTOMYCINE DU COMTE' D'EXPERTS L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTA POUR LA TUBERCULOSE, CONCERNANT L'EMPLOI ET LA VALEUR DE LA STREPTOMYCINE DANS LE TRAITEMENT DE LA TUBERCULOSE

Le Sous-Comité de la Streptomycine du Comité d'experts de la Commission Intérimaire de l'OMS pour la Tuberculose s'est réuni, les 30 et 31 juillet 1948, h New-York, conformément b. la décision du Conseil Exécutif. Le sous-comité était composé

des membres énumérés ci-après, choisis par l'OMS en raison de leur expérience en ce qui concerne le

traitement à la streptomycine des diverses formes de tuberculose, et de leur haute compétence dans différents domaines spéciaux de la médecine.

TUBERCULOSE

- 12 sur l'emploi de la streptomycine dans les pays représentés b. la reunion, des périodes de deliberations et une visite au State Tuberculosis Hospital de New-York.

Dr K. Choremis, Directeur de la Clinique infantile, Université d'Athanes, Grèce Dr C. Cocchi, Directeur de la Clinique pédiatrique,

L'ordre du jour adopté comprenait des rapports

Université de Florence, Italie

Dr R. Cruickshank, Director, Central Public Health Laboratory, Londres, Royaume-Uni Dr M. Daniels, Farm Laboratories, National Institute for Medical Research (Medical Professeur R. Debré, Faculté de Médecine ; Directeur de la Clinique médicale infantile, Hôpital des Enfants-Malades, Paris, France Dr R. Dubois, Professeur de Pédiatrie, Universite libre de Bruxelles, Belgique Dr H. E. Hilleboe, Commissioner of Health, New Research Council), Londres, Royaume-Uni

cussions fécondes, et après avoir entendu de breves declarations de certaines des personnalités invitees, le sous-comité a formulé les recommandations suivantes au sujet de l'emploi et de la valeur de la streptomycine dans le traitement de la tuberculose : 1. Observations générales

Apres deux jours de travail intense et de dis-

lose, President Dr H. C. Hinshaw, President, American Trudeau Society ; Mayo Clinic, Rochester, Mimi., EtatsUnis d'Amérique Dr H. McLeod Riggins, Chairman, Committee on Medical Research and Therapy of the American

York State Department of Health, Albany, N.Y., Etats-Unis d'Amérique ; membre du Comité d'experts de l'OMS pour la Tubercu-

Des etudes très documentées sur l'emploi de la streptomycine dans le traitement de la tuberculose

clinique ont établi que ce nouvel agent antibactérien exerce un effet thérapeutique bienfaisant sur diverses formes de tuberculose. Cependant, pour la plupart des formes de la maladie, il ne peut

être, tout au plus, qu'un auxiliaire du traitement general et, pour pouvoir produire son plein effet, il depend en partie d'autres mesures thérapeutiques plus courantes, telles que repos au lit, pneumothorax et chirurgie thoracique. Le choix et la surveillance des malades qui doivent être traités à la streptomycine exigent autant de discernement et d'expérience que le choix des malades à soumettre à la thoracoplastie, car, même dans les conditions les plus favorables, il se produit des manifestations toxiques graves, dont cer-

Trudeau Society, Bellevue Hospital, NewYork, Etats-Unis d'Amérique.

Les personnalités américaines dont les noms suivent ont été invitees à assister aux séances au sujet des principales recherches actuellement poursuivies aux Etats-Unis d'Amérique : Dr J. Barnwell, Veterans' Administration, Washington, D.C.

consacrées à des questions cliniques, afin de fournir aux membres du sous-comité des renseignements

taffies sont assez fréquentes. D'autre part, bacilles

les

malades, une resistance

tuberculeux acquièrent, chez certains b.

la streptomycine qui

oblige A, mettre fin à la medication spécifique. Outre

Dr R. Dubos, Rockefeller Foundation, NewYork

cet effet sur les bacilles tuberculeux du malade, il existe toujours le danger virtuel que les microorganismes resistant 5. la streptomycine se propagent chez les personnes exposées a des contacts

Dr F. Feldmann, National Institute of Health, Bethesda, Md.

avec le malade. C'est là un risque pour la santé publique, dont on ne peut, à première vue, évaluer la gravité ; mais il pourrait devenir très sérieux en cas d'emploi continu de la streptomycine dans le traitement de la tuberculose. Au cours de la période initiale de l'étude et de

Dr E. P. Fowler, Jr., Otolaryngologist, NewYork

Dr K. S. Howlett, Laurel Heights Sanatorium, Shelton, Conn.

Dr Edith Lincoln, Bellevue Hospital, NewYork

l'utilisation de ce nouvel agent antibactérien, il est recommandé que les gouvernements ne distribuent la streptomycine qu'aux institutions, centres médicaux et hôpitaux servant A. l'enseignement,

Dr E. Medlar, Bellevue Hospital, New-York Dr J. Perkins, National Tuberculosis Association, New-York Mr. W. Steenken, Saranac Laboratory, Saranac Lake, N.Y.

les uns et les autres spécialisés dans l'étude, le la surveillance de médecins ayant l'expérience de l'emploi thérapeutique de la streptomycine, conscients de ses dangers et de ses contre-indications, et prêts à poursuivre les recherches sur une utilisation plus précise de cet agent antibactérien ainsi

diagnostic et le traitement de la tuberculose. Avec

Dr M. V. Veldee, National Institute of Health, Bethesda, Md. Dr S. Willis, State Sanatorium, N.C.

de telles garanties, les quantités disponibles de streptomycine seront employées utilement, sous

que le Comité d'experts de la Tuberculose avait recommandé, lors de sa première session tenue Paris en juillet 1947, de convoquer aussitôt que possible au cours de Farm& 1948 une conference pour examiner la question de l'emploi et de la valeur de la streptomycine dans le traitement de la tuberculose. Le President et le Secrétaire exécutif de la Commission Intérimaire de l'OMS ayant donne leur accord, les membres officiels du sous-comité ont été désignés, apres consultation de leurs gouvernements respectifs. Comité de la Streptomycine que leurs recommanda-

Le President a signalé aux membres de la reunion

que d'autres remèdes nouvellement découverts pour le traitement de la tuberculose. mycine

2. Types de cas jnsticiables du traitement it la strepto-

Le President a avisé les membres du Sous-

traitement de tous les types et de tous les degrés d'infection tuberculeuse et, par consequent, le choix des cas et du moment précis le plus favorable au traitement exigera un jugement éclair& une longue experience clinique et une grande competence.

La streptomycine n'est pas jug& propre au

tions seraient transmises, par rintermédiaire du

Directeur general, au Comité d'experts de la

Tuberculose, pour être examinees lors de la prochaine reunion de ce comité, prévue pour septemavec recommandation de les communiquer à tous les Etats Membres de l'OMS. Le President a également declare que, étant donne le temps limité dont disposait le sous-comité, il serait impossible chaque membre de presenter des relevés détaillés pour tous les cas observes. bre 1948 b. Paris ; une fois approuvées par le comité d'experts, elles seront soumises au Conseil Exécutif,

Les malades atteints de méningite tuberculeuse et de tuberculose hématogène ou miliaire generalisée devront avoir la priorité, étant donne le taux de mortalité extrêmement élevé constaté parmi les cas non traités et l'absence de toutes autres armes thérapeutiques sfires. Bien que des résultats très encourageants aient été obtenus par les regimes actuels de traitement à. la streptomycine, les etudes qui se poursuivent en ce moment aboutiront probablement a. la découverte de méthodes de traitement encore plus efficaces.

rUBERCULOSE

en activité, d'origine récente, qui n'ont pas progresse au-delà de toute possibilité de guérison, peuvent souvent être améliores par la streptomycine, mais les lesions résiduelles d'un caractère plus chronique et plus destructif peuvent exiger d'autres formes de traitement. Certaines des complications les plus pénibles de la tuberculose pulmonaire et notamment la approprié b. la streptomycine.

Les types exsudatifs de tuberculose pulmonaire

streptomycine, on doit employer b, la fois la voie

intramusculaire et la voie intraméningée.

b) Il y a lieu de choisir les regimes qui paraissent les plus propres à exercer un effet therapeutique bienfaisant, mais qui risquent le moins de provoquer des manifestations toxiques graves ou

irrévocables. Le degré de gravité dans reffet toxique que r on peut risquer doit être determine,

laryngite tuberculeuse et rentérite tuberculeuse peuvent bénéficier grandement d'un traitement tuberculeuse. Les résultats signalés ont été, jusdans le traitement des cavernes et fistules de nature qu'ici, moins favorables dans la tuberculose rénale,

en partie, d'après le caractère plus ou moins immédiat ou lointain de la menace que constituerait la maladie si elle n'était pas traitée b, la streptomycine. Il faut appliquer les regimes

La streptomycine est particulihrement efficace

qui réduisent au minimum le risque de voir sont en rapport avec l'importance de la dose

apparaftre des souches de bacilles tuberculeux résistantes b. la streptomycine. Les effets toxiques

dans la tuberculose des os, des articulations et des ganglions.

L'emploi de la streptomycine comme agent prophylactique dans la chirurgie thoracique ne se justifie que s'il existe un risque sérieux de complications tuberculeuses post-opératoires. Ce trai-

quotidienne. La resistance b. la streptomycine est en rapport avec la durée du traitement dans les cas de tuberculose pulmonaire avec crachats positifs.

c) Une nouvelle ou deuxième série de doses de

tement est efficace contre la propagation postoperatoire de l'infection. streptomycine, il ne faut pas pour autant négliger,

streptomycine pourrait être indiquée en cas cine ne deviennent pas prédominants. Cette condition ne pent être definie avec precision dans dans rétat actuel de nos connaissances. Ce n'est

Dans les cas susceptibles d'être traités

b.

la

d'aggravation ou de rechute, b. condition que les bacilles tuberculeux resistants A la streptomy-

rapeutiques dont la valeur est reconnue. Ces autres mesures doivent être continuées, comme il est indiqué, b, la fois pendant et après le traitement la streptomycine, car, souvent, ce traitement n'est efficace que durant un temps limité. L'emploi de la streptomycine n'est pas actuelle-

ni différer, l'application des autres mesures the-

qu'apres une etude soigneuse de toutes les données cliniques et de toutes les observations de laboratoire relatives b. chaque cas que l'on pourra juger si elle est ou non réalisée.

ment recommandé pour les types de tuberculose susceptibles de réagir favorablement aux mesures thérapeutiques traditionnelles. Il convient de reserver la streptomycine, chaque fois que les quantités disponibles en sont limitées, aux malades chez lesquels on peut raisonnablement s'attendre h. des résultats favorables au

d) D'après certaines observations, il semble que la thérapeutique combinée (streptomycine associée b. des derives sulfoniques ou 6. de l'acide para-amino-salicylique) peut are plus efficace, dans certaines formes de tuberculose, que n'importe lequel de ces medicaments employe seul. A l'heure actuelle, la thérapeutique combinée

bout de deux ou trois mois de traitement. Si l'emploi de la streptomycine était ainsi limité, r apparition de bacilles tuberculeux resistants serait moins fréquente. Il ne faut pas s'attendre à ce que la streptomycine exerce des effets bienfaisants et durables dans les dernières phases d'une tuberculose destructive, ayant atteint des organes dont le pouvoir de rege-

offre les plus grandes promesses pour le trai-

tement de la tuberculose miliaire et de la méninchez l'enfant. e) Des etudes contrôlées en vue de determiner les regimes les plus efficaces de thérapeutique la streptomycine se poursuivent en ce moment

aux Etats-Unis et en Europe. D'ici peu, des rapports pourront être transmis b. l'OMS pour être diffuses de temps h. autre, à mesure que des connaissances plus précises seront acquises.

lesions anatomiques irréparables si étendues que le traitement chirurgical est impraticable.

neration est faible, et IA se sont produites des

3. Itégime de traitement it la streptomycine applicable it la tnberculose

4. Nécessité de rendre uniformes les relevés et les prin. cipes de diagnostic pour cheque type de tubercnlose traité

tidienne totale de streptomycine, la fréquence et le mode d'administration, et la durée du traitement. Les regimes optima applicables aux differentes

Il y a lieu d'entendre par a regime » la dose quo-

Il est instamment recommande au Comité d'experts de la Tuberculose d'établir un système de relevés uniformes pour l'analyse et l'appréciation

formes de tuberculose n'ont pas été définis avec suffisamment de precision pour permettre de formuler ici des recommandations bien definies. Etant donne ces reserves, il faut faire preuve de beaucoup de doigté dans l'emploi de la streptomy-

des resultats des recherches effectuées, dans le monde entier, sur remploi de la streptomycine dans le traitement de la tuberculose. Ce travail exigera des etudes coordonnées et une collaboration le concours de cliniciens experiment& dans l'emploi

de la part de specialistes de répidémiologie, de la biostatistique, de la santé publique, ainsi que de la streptomycine. Le releve exact des données resultant de chaque etude ne suffit pas. Il est néces-

cine et ne l'utiliser de façon continue qu'avec la

plus grande prudence. On trouvera, dans des rapports publiés, notamment dans ceux des membres du sous-comité, des renseignements detain& au sujet des regimes actuellement appliqués aux différentes formes de tuberculose. Il est un certain nombre de principes qui pour-

saire d'arriver à un accord sur les principes de

diagnostic 6. adopter pour chaque type de tuberculose, en particulier pour les formes telles que la méningite tuberculeuse et la tuberculose miliaire. Une plus grande uniformité est également souhai-

raient servir de guides dans le choix de regimes appropriés pour ce traitement. Ce sont les suivants :

table dans les méthodes suivies pour isoler les bacilles tuberculeux et pour éprouver leur resis-

a) Il n'existe pas de regime unique de traiteinent h. la streptomycine qui convienne à. toutes les formes de tuberculose. Comme pour toute autre therapeutique médicamenteuse, chaque regime doit repondre aux exigences individuelles spéciales. Toutefois, d'une manière générale, dans le traitement de la meningite tuberculeuse b. la

tance 6. la streptomycine. Il y aurait lieu d'établir des relevés comparables sur la pathologie et rhistologie des cas trait& ayant eu une issue fatale, afin d'en tirer des conclusions utiles pour l'avenir. Le National Institute of Health des Etats-Unis

d'Amérique et le Medical Research Council of Great Britain ont déjà établi certaines règles pour le relevé des résultats du traitement de la,

TUBERCULOSE

tuberculose a, la streptomycine. Ces ragles pourraient servir de base en vue d'élaborer des méthodes et principes uniformes à suivre à l'avenir dans les relevés ainsi que dans le diagnostic et le pronostic. Le sous-comité sera heureux de participer l'établissement et au perfectionnement de ces méthodes et principes. Après avoir examiné les résultats des travaux effectués dans les pays représentés, le sous-comité

de ceux qui concernent les cas de tuberculose miliaire sans méningite au début du traitement. 7. Le type de bacille tuberculeux (humain ou

6. Les renseignements relatifs aux cas de méningite tuberculeuse, avec ou sans tuberculose miliaire, doivent faire robjet de relevés distincts

a constaté que les grandes différences dans les méthodes suivies pour établir les relevés constituaient un sérieux obstacle a. la comparaison de ces résultats. Le sous-comité recommande, par conséquent, d'adopter, pour ces relevés, les comparaisons possibles et probantes.

bovin) doit être indiqué. La résistance a, la streptomycine des micro-organismes isolés avant, pendant et après le traitement doit &Ire spécifiée.

5. Recherches sur le traitement it la streptomycine et recherehes d'antibiotiques

un minimum de règles communes qui rendent relevé des résultats d'un traitement antibactérien de la tuberculose les renseignements suivants : r. Choix du groupe : a) Répartition des cas d'après rage. Résultats rapportés à l'âge. b) Méthode suivie pour le choix des cas en vue du traitement. c) Forme et état de la maladie ; résultats rapportés 6, la forme et à l'état. Ainsi, dans la méningite tuberculeuse, indiquer la répartition des malades d'après les différents stades de la maladie, au moment de l'admission, et donner les résultats pour chaque groupe ; signaler également les restrictions imposées

traitement de la tubereulose

plus efficaces pour le

L'utilité de la streptomycine pour le traitement de certaines formes de tuberculose, notamment des

Il est recommandé de faire figurer dans tout

formes graves ou aiguès, a été reconnue, mais le médicament est loin de constituer un remède pour toutes les formes de la maladie. D'ailleurs, ni le pro blame

des doses optima produisant r effet thérapeutique Maximum avec le minimum de toxicité et de résistance au remade, ni le problème de r action combinée de la streptomycine et d'au-

tres agents chimiothérapiques ne sont encore résolus. Les recherches dans ces domaines sont d'une nécessité urgente et doivent être poursuivies rapidement. II est recommandé que l'OMS encourage et facilite la collaboration internationale dans ces

études :

l'admission, aux fins de traitement, des cas avancés ; si l'on exclut de l'analyse principale les cas dont risste A été fatale au cours des quelques premières semaines, fournir des renseignements succincts au sujet de ces cas. 2.

a) en s'efforçant d'obtenir, directement et indirectement, les quantités de streptomycine nécessaires aux centres de recherches cliniques ;

maladie avant le commencement du traitement. 3. Principes de diagnostic : Les cas non confirmés bactériologiquement par culture ou par injection sur cobaye, ou A l'autopsie, doivent &ire exclus de l'analyse principale et faire l'objet de relevés distincts ; indiquer les principes (autres que bactériologiques) qui ont été appliqués pour le diagnostic de la méningite tuberculeuse et de la tuberculose miliaire.

Durée des sympt6mes et évolution de la

b) en organisant et en facilitant, a. la date la plus proche possible, des échanges de matériel biologique (tel que les cultures de certaines sou-

ches du bacille tuberculeux) et de nouveaux médicaments tique ;

offrant des perspectives de valeur thérapeuc) en facilitant l'échange de personnel expérimenté entre les centres de recherches biologigues et cliniques des différents pays ; d) en établissant des relations avec les fabricants de streptomycine et d'autres agents antibactériens, de façon à &ire constamment au cou-

antibiotiques

et

synthétiques

4. Durée de l'observation et du traitement La date à laquelle le relevé est établi et la date d'admission du dernier malade de la série doivent

rant des quantités de médicaments disponibles pour l'exportation et des nouveaux médicaments qui pourraient être découverts.

être spécifiées, afin d'indiquer la période minimum d'observation des survivants. (Ainsi, un relevé ne doit pas comprendre tous les cas admis

jusqu'au moment où le relevé est établi.) La tement, ne doit pas être inférieure â six mois.

C'est par de tels moyens surtout qu'il pourra s'établir entre les pays un échange périodique et rapide de renseignements scientifiques. 6. Réunions ultérieures

période d'observation, A partir du début du traiL'idéal consisterait à enregistrer l'état des malades, A. certaines périodes déterminées, après leur admission ; ainsi, pour la méningite, les résulLe Sous-Comité de la Streptomycine recommande la convocation d'une deuxième session au début de 1949. Les ba ses de futures conférences sur l'emploi

tats pourraient être analysés un mois, trois mission et après le début du traitement.

mois, six mois, une année et deux ans après rad-

de la streptomycine et d'autres antibiotiques et médicaments dans le traitement de la tuberculose d'Europe, afin de permettre au sous-comité d'obser-

certains cas ont été perdus de vue, le fait devra être signalé. 5. Les constatations cliniques et, si possible, les observations de laboratoire faites au moment

Si

sont maintenant posées. La prochaine réunion devra avoir lieu dans l'un des centres médicaux ver les résultats des recherches expérimentales et cliniques effectuées avec la streptomycine et avec d'autres agents antibactériens dans le traitement de la tuberculose.

ot le relevé est établi doivent &Ire signalées séparément pour chaque cas.

15

TUBERCULOSE

Annexe 4

[WHO.IC/2oo.Add.i] [WHO.IC/MS/42.Add.I] 21 juin 1948

COMITE D'EXPERTS POUR LA PREPARATION DE LA SIXaME REVISION DECENNALE DES NOMENCLATURES INTERNATIONALES DES MALADIES ET CAUSES DE DECES

(Rapport sur la troisième session, tenue du 4 au 7 mai 1948, A Genève) EXPOSÉ CONCERNANT LE RAPPORT SUR LA DEUXIAME SESSION DU COMITA D'EXPERTS DE LA TUBERCULOSE

Présenté par le Président du comité des nomenclatures internationales

dans son rapport sur sa première session, " son desk de présenter des suggestions concernant la classification proposée par le Comité d'experts pour la Préparation de la sixième Revision décennale des Nomenclatures internationales des Maladies et Causes de Décès. Lors de sa deuxième session, r,

Le Comité d'experts de la Tuberculose a signalé,

successives " ont été élaborées sur la base des propositions reçues.

notre comité a rep quelques suggestions du Dr D'Arcy Hart, membre du Comité d'experts de la

Lors de la modification de la classification, les quelques suggestions concrètes du Comité d'experts sur la Tuberculose ont été accueillies favorablement. Par ailleurs, notre comité a présenté les observations suivantes : a) il a exPrimé des doutes sérieux quant h la valeur de la classification aux fins de comparaison internationale des statistiques de morbidité ;

Tuberculose. Au cours de sa deuxième session," le Comité d'experts de la Tuberculose a confirmé son désaccord sur la classification, en présence du secrétaire du comité des nomenclatures internationales. Après cette session, le secrétaire du comité des nomenclatures internationales a rédigé un exposé précisant les buts et les fonctions de la classification. Cet exposé a été présenté au Seer&

taire Exécutif, au secrétaire du Comité sur la

Tuberculose et au président du comité des nomenclatures internationales, qui l'ont discuté avec le Dr D'Arcy Hart. L'attention du président et du vice-président du comité des nomenclatures internationales s'est portée sur le point 3.7 (3), aprés le départ de Genève,

il a rappelé que le Comité d'experts sur la Tuberculose avait déjà préparé une classification plus appropriée. (N. B. Cette classification n'a été soumise ni à l'examen ni l'étude du comité des nomenclatures interb)

nati onales.)

3) Le Comité d'experts sur la Tuberculose sification tenant plus largement compte des

affirme qu'l il serait possible d'établir une clasconstatations objectives qui, parfois, sont d'ordre

b, l'issue de la troisième session, de la plupart des membres de ce comité. Le président désire faire les observations suivantes, qui sont le résultat de ses discussions avec le vice-président et le secrétaire : a Classification

quantitatif, ainsi que des résultats de divers

examens de laboratoires et examens cliniques Cependant, cela ne saurait s'appliquer à une classification qui groupe des diagnostics après

1) Le titre exact du document en question est statistique internationale des maladies, traumatismes et causes de -décès ; ce titre indique l'objet de la classification et pose

les principes qui sont h la base de sa structure. Cette nomenclature, étant une classification statistique, groupe des indications enregistrées séparément en catégories se prêtant à une analyse statistique. Il existe plusieurs milliers de

que présentent les critères objectifs au moment même où l'on établit les diagnostics proprement dits et non pas au moment de classer les conclusions définitives du médecin.

qu'ils ont été établis et enregistrés. Il semble que l'on devrait pluttrt souligner l'importance

4) Des données fondamentales sfires, comme celles que fournissent des diagnostics exacts et convenablement enregistrés, sont indispensables pour établir des statistiques dont on puisse faire &tat, et toute mesure de nature à favoriser l'établissement d'une terminologie médicale uniforme et de normes objectives de diagnostics augmenterait la valeur des statistiques de morbidité et de mortalité. Toutefois, il y a lieu de se rendre compte qu'en général, ce ne sont pas les statisticiens qui utilisent les premiers les diagnostics figurant dans les documents médicaux.

diagnostics ayant trait h toute la gamme des états morbides et il y a bien des façons différentes de les grouper. Il est essentiel de recourir un système uniforme de classification des diagnostics en vue de les disposer en tableaux, afin

de permettre l'étude comparative des statistiques émanant de sources différentes. classification est, non pas une nomenclature

A maintes reprises, il a été souligné que la

ayant pour objet d'indiquer le terme de diagnostic le plus acceptable pour désigner un cas clinique, mais un instrument de travail pour grouper et classer les diagnostics qui figurent décès.

Les diagnostics sont établis surtout à d'autres fins, telles que : traitement approprié, pronostics, application de mesures d'hygiène publique.

sur les documents médicaux et les certificats de

Des diagnostics exacts et stirs sont tout aussi importants ou même plus importants à ces fins que pour les statistiques de morbidité.

2) La classification qui fait l'objet de la discus-

sion a été, aux divers stades de son développement, largement diffusée pour observations et propositions aux administrations sanitaires nationales, aux bureaux de statistique et aux ins-

5) Le comité des nomenclatures internationales ne croit pas que la nomenclature proposée constitue la classification idéale ; néanmoins, il

titutions de sécurité sociale, et des revisions " Actes oll. Org. mond. Santé, 8, 51 " Ibid. 8, 21 18 Ibid. 11, 6

le meilleur compromis possible sur le plan international, car elle tient compte, tant de la diversité des terminologies médicales des différents pays, que de l'inégalité des niveaux atteints par '9 WHO. IC/MS/15, WHO. IC/MS/1 5 Add.x, WHO.

considère que cette nomenclature représente

IC/MS/38, documents de travail non publiés.

TUBERCULOSE

la pratique médicale. De même que pour les précédentes nomenclatures internationales, on envisage de procéder à des revisions chaque fois qu'elles seront indiquées en raison des progrès de la science médicale et, s'il y a lieu, en se fonde ces nomenclatures.

6) Le comité se rallie entièrement 5, la proposition de réunir en sessions communes le Comité Statistiques sanitaires. Les comités d'experts de l'OMS auront besoin de la coopération du comité 1 'étude d'une maladie particulière.

d'experts sur la Tuberculose et le Comité des des statistiques qui, a, son tour, bénificiera des

dant sur l'expérience acquise dans l'utilisation

travaux de tout comité de l'OMS chargé de

Annexe 5 PLAN DE TRAVAIL

[WHO/TBC/3]

SUGGESTIONS POUR LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE DANS LES PAYS où LES PROGRAMMES CONCERNANT CETTE ACTION SONT PEU DEVELOPPES OU INEXISTANTS

Le Comité d'experts de l'OMS pour la Tuberculose a déjà indiqué, au cours de sa première réunion,

2. Groupe central

les éléments essentiels d'un vaste programme de lutte contre la tuberculose. Il se rend compte qu'un tel programme doit être exécuté progressivement, selon l'ordre déterminé par les conditions locales de chaque pays. Le plan original doit être modifié de f non à correspondre aux ressources, attitudes et besoins particuliers des populations en cause. Dans ce document, le comité présente l'esquisse

soit sur place, soit en recourant à une personne qui

La deuxième mesure à prendre consistera trouver une autorité en matière de tuberculose recevra une formation adéquate, ou temporairement, à un spécialiste étranger. La personne en question instituera et dirigera le groupe central qui entreprendra et poursuivra la lutte antituberculeuse dans le pays. Ce groupe central doit être composé de membres qualifiés dans les sphères d'activité suivantes : a) Administration de la santé publique Epidémiologie Laboratoire d) Travaux cliniques b) c)

préliminaire d'un plan de travail pour la lutte contre la tuberculose dans les pays mi les programmes sont peu developpés ou inexistants. les

Il y a lieu d'avoir toujours présents à l'esprit principes épidémiologiques qui régissent la lutte contre une maladie chronique contagieuse telle que la tuberculose. Un plan logique d'action contre cette maladie doit comprendre les mesures suivantes :

e)

Soins infirmiers de santé publique.

1. Prévention de la propagation de la tuberculose partir des cas contagieux dûment reconnus. 2 . Protection des groupes trés exposés b. la tuber3.

Un membre du groupe pourrait être spécialisé dans plus d'un des domaines spéciaux susmention-

culose et les plus susceptibles d'être atteints par la maladie. Toutes autres mesures de caractère préventif et curatif.

nés. Toutefois, l'autorité responsable doit avoir rep une formation en matière d'administration de la santé publique. Il ne sera peut-être pas possible de trouver, dès le début de l'application du programme, tous les membres qui devront constituer ce groupe. Dans beaucoup de pays, la formation de personnel, groupé dans des centres spéciaux, sera la meilleure contribution de l'OMS b. la lutte contre la tuberculose. Lorsque le groupe central reviendra dans son pays, il devra prendre la responsabilité et l'initiative de former un nouveau personnel ; celui-ci sera utilisé dans les

cises peuvent être prises dans l'ordre suivant 1. Enquête

Afin d'atteindre ces objectifs, des mesures pré-

équipes qui travailleront sur place dans l'en-

Un expert en matière de tuberculose, que l'OMS est disposée à fournir, doit procéder à une enquête

semble du pays, 5, mesure que l'application du programme se développera. Il est nécessaire que la personne choisie comme autorité responsable soit au service du gouverne-

sur les besoins, les ressources et l'attitude de la population du pays en question. Cette enquête devrait être menée le plus rapidement possible et en collaboration avec la principale autorité du pays en matière de tuberculose, auprès de laquelle pourront &Ire obtenues le plus rapidement possible d'autres spécialistes de la tuberculose. Il pourra être nécessaire de procéder à une vérification sur place,

ment et qu'elle soit officiellement chargée de la lutte contre la tuberculose dans le pays. 3. Exactitude du diagnostic

toutes les données disponibles ainsi que les avis

l'emploi temporaire de laboratoires, afin de déterminer la morbidité dans divers secteurs du pays. Afin d'obtenir de plus amples renseignements sur

grace aux examens radiologiques en série et

A.

un diagnostic exact des cas contagieux de tuberculose au moyen du dépistage du bacille de la tuberculose par des méthodes modernes de cul-

Des dispositions doivent être prises pour assurer

ture. Dans chaque pays, il est essentiel de disposer d'un laboratoire central, de préférence

l'attitude de la population, dans les milieux à la fois gouvernementaux et non gouvernementaux, il est hautement désirable de rencontrer des représentants du corps médical et également des groupes bénévoles qui s'intéressent a l'action anti-

rattaché à un laboratoire général de bactériologie, de façon 5, assurer l'uniformité et l'exactitude du diagnostic dans tout le pays. Dans les pays 5, population très dense, il sera peut-être nécessaire, diverses localités. 4. Archives

tuberculeuse, en vue de connaltre l'opinion de toutes les catégories de personnes, de stimuler leur intérêt et d'obtenir leur appui. Un document écrit devra are préparé, il comprendra toutes les données quantitatives se rappor-

pour des raisons d'efficience et d'économie, de disposer de laboratoires subsidiaires établis dans

tant à la question.

Des dossiers assez simples doivent être constitués au bureau central de lutte antituberculeuse

- 17 pour les cas de tuberculose nettement diagnostiqués par un examen de laboratoire, afin que ron puisse disposer de renseignements exacts, au moins sur les cas en question. Ces dossiers pourraient former le noyau d'un systeme plus vaste d'enregistrement de tous les cas de tuberculose, lorsqu'il sera possible d'étendre renregistrement obligatoire de la tuberculose b. la population du pays tout entier. Il ne serait guere utile d'établir un systeme compliqué d'enregistrement des cas et des aces par tuberculose avant d'avoir institué maladie.

TUBERCULOSE

lieu. Dans l'un et l'autre cas, il y aura avantage instituer les services médicaux dont le but princiObservations

pal est d'aider à prévenir la propagation de la Il ressort de ce qui precede que le comité est fermement d'avis que les fonds, lorsqu'ils sont limités, ne devraient pas être utilises pour la cons-

truction et rentretien du type le plus moderne

un systeme pratique de diagnostic bactériologigue de la maladie. 5. Services infirmiers A domicile

de sanatorium disposant de toutes les installations d'ordre chirurgical ou comportant d'autres modes nouveaux de traitement. Un établissement aussi

tant, dans la lutte contre la tuberculose, est la prevention de la propagation de la maladie partir des cas contagieux dûment reconnus. peuvent y avoir recours car ils ne disposent pas de moyens suffisants. Les services infirmiers A domicile doivent être

Il convient de rappeler que le but le plus impor-

coflteux ne pourrait soigner qu'un petit nombre de malades. Or, le but essentiel est de pouvoir disposer du plus grand nombre possible de lits

traitement suffisant pour arrêter la propagation

d'hôpital pour l'isolement des malades dont les crachats sont positifs, et, en même temps, d'assurer un

L'isolement dans des hôpitaux constitue la meilleure solution. Malheureusement, de nombreux pays ne

de la maladie. De même, dans les pays h. ressources limitées, il ne serait pas tres utile de dépenser des sommes

établis et développés pour diminuer l'infection propagée au foyer par des personnes reconnues malades. L'infirmière visiteuse peut indiquer au malade et h. sa famille comment il faut disposer des objets contaminés et isoler au moins partiellement le malade. Ces services peuvent être efficaces même en absence de soins hospitaliers. De plus,

considérables pour la mise en oeuvre d'un programme-modele de lutte contre la tuberculose dans une region de faible étendue, choisie à cette fin, car cette méthode ne contribuerait que faible-

tuberculeuse pour l'ensemble du pays. Le comité a la ferme conviction que les examens radiologiques en série ne devraient pas &ire pra-

ment à la solution du probleme de la lutte anti-

ils deviendront une partie importante du programme d'aide sanitaire, au fur et A mesure de sa

tiqués dans les pays o@ il n'existe que peu ou point de facilités pour l'établissement d'un diag(services de laboratoire, soins dans les dispensaires guere utile

nostic exact et ',pour la surveillance des malades

realisation. Dans les pays qui ne disposent pas d'infirmières visiteuses, l'OMS pourra prêter un utile coneours en contribuant à la formation des personnes chargées de donner ces soins infirmiers domicile.

et soins hospitaliers). En d'autres termes, il n'est

de radiographier simplement par millions les poumons des habitants et de ne prendre ensuite aucune mesure. Les examens radiologiques

a. domicile ne peut tout au plus que réaliser un isolement partiel des cas contagieux et doit être considéré comme une mesure de caractère temporaire jusqu'au moment oil les moyens hospitaliers nécessaires peuvent être assures. 6. Soins hospitaliers

Il est reconnu que le service des soins infirmiers

grammes antituberculeux tres développés qui permettront A, des groupes considérables de la population d'être examines et suivis dans une période

en série sont utiles, comme moyen de contrôle, uniquement dans les pays où il existe des pro-

de temps déterminée. D'autre part, si un grand nombre de personnes dont les crachats doivent être examines pour confirmation ou infirmation du diagnostic de tuberculose contagieuse sont déjà connues des médecins d'un pays, il n'y a pas de cas suspects par la radiographie en série avant que les examens de laboratoire et des diagnostics exacts ne soient établis pour le groupe sus-indiqué. L'examen des crachats de ce groupe constitue le moyen le plus économique de découvrir les principales sources de propagation de la maladie. 8. Vaccination au BCG

La mesure qui doit @tre prise ensuite consiste en l'élaboration et rexécution d'un plan concret pour assurer les services hospitaliers indispensables h. l'isolement et au traitement des cas contagieux de tuberculose. Le nombre de lits nécessaires et le tableau chronologique concernant leur obtention progressive

d'utilité à dépister un nombre supplémentaire

seront fixes dans les conditions les plus satisfaisautes, à la suite d'une etude sur la situation locale dans le pays intéressé. Les proportions communé-

ment admises (nombre de lits selon

le chiffre

annuel des déces ou nombre de lits selon le chiffre obtenir le type le plus simple de soins hospitaliers.

annuel des cas enregistrés) peuvent être respectees dans tous les pays. Les efforts devront tendre Etant donne que le but principal du programme concernant ces établissements est d'assurer l'isolement des cas contagieux, il est recommandé que la preference, en matière de soins hospitaliers, soit

créer une resistance spécifique à la tuberculose est la vaccination au BCG ; mais celle-ci ne saurait a. elle seule tenir la maladie en échec. La vaccination au BCG n'est pleinement efficace qu'en tent qu'élément constitutif d'un programme general de lutte antituberculeuse ; elle peut être pratiquée pendant l'exécution de n'importe quelle partie importante du programme. Observations

Le seul moyen pratique, connu jusqu'ici, de

donnée aux personnes dont les crachats sont positifs plutôt qu'aux cas minima. 7. Dispensaires

Des qu'un personnel qualifié aura pu être obtenu ou forme, les efforts devront &re coneentrés possible, A des hôpitaux existents. Ces dispensaires

Heureusement, le FISE a fourni des fonds pour faciliter une vaccination massive au BCG, portant sur 50 millions d'enfants en Europe et sur d'autres

sur rétablissement de dispensaires rattachés, si constitueront les centres de lutte antituberculeuse dans les collectivités o@ ils seront établis. Ici encore, l'OMS peut être d'un grand secours en se chargeant de la formation des différentes categories de

enfants dans des pays situés hors d'Europe. La realisation de ce programme se poursuit rapidement, a. titre « d'ceuvre commune » des organisations bénévoles scandinaves de la Croix-Rouge, du FISE et de l'OMS. Les operations effectuées sur place sont dirigées par les groupes scandina ves. Il y a lieu de se féliciter de ce que l'OMS n'ait pas se préoccuper des vaccinations au BCG et puisse concentrer ses efforts sur le probleme essentiel,

personnel nécessaires. Dans certaines collectivités,

il sera peut-être plus else d'assurer d'abord les

services hospitaliers ; dans d'autres, au contraire, les dispensaires pourront &Ire établis en premier

savoir le développement d'un programme, bien conçu et a. long terme, de lutte contre la tuberculose.

[WHO/VD/i2] 25 octobre 1948

COMITÉ D'EXPERTS DES MALADIES VÉNÉRIENNES

RAPPORT SUR LA DEUXIÈME SESSION

Tenue du 15 au 19 octobre 1948, et l'Oce International d'Hygiène Publique, Paris

Sommaire

1. Considérations nouvelles 2. Sphères d'activité 3 . Réglementation sanitaire internationale des maladies vénériennes et Arrangement de Bruxelles de 1924

Dr G. L. M. McElligott, Adviser on Venereal Diseases, Ministry of Health, Londres, Royaume-Uni

Dr J.

Research Laboratory (US Public Health Service), Staten Island, N.Y., Etats-Unis

F. Mahoney, Medical Director, VD

4. Béjel 5.

d'Amérique

Plan antisyphilitique polonais 6. Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes

Dr R. V. Rajam, Professeur de Vénéréologie, Principal du Collège de Médecine, Université de Madras, Inde Membre correspondant

Résumé des recommandations du Comité d'experts Annexes

Dr S. Hellerstrom, Professeur de DermatoSyphiligraphie A. l'Université de Stockholm, Suède Experts-conseils 2

Le Comité d'experts des Maladies vénériennes a tenu sa deuxième session du 15 au 19 octobre

Dr H. Brun-Pedersen, Service de Lutte antivénérienne, Services maritimes danois, Copen-

1948 dans les locaux de l'Office International d'Hygiène Publique, Paris. Etaient présents : Membres

hague, Danemark Dr E. H. Hermans, Directeur médical, Maladies

vénériennes, Port de Rotterdam, Pays-Bas Observateurs

Dr W. E. Coutts, Chef du Département de l'Hygiène sociale, Administration de la Santé publique, Santiago, Chili

M. J. L. Mowat, Chef de la Section maritime,

Bureau International du Travail, Genève, Suisse

tition de la pénicilline, y compris la réorganisation

Le Conseil Exécutif, à sa deuxième session, a a approuvé le rapport du Comité d'experts des Maladies vénériennes (Comité ad hoc) et a formulé les observations suivantes : 1) En ce qui concerne la production et la répar-

des usines de l'UNERA, le Directeur général a

été invité à prendre toutes dispositions utiles pour que des enquêtes soient entreprises, par une équipe

Dr A. J. Cavaillon, Secrétaire général de l'Union internationale contre le Péril vénérien, Paris, France Dr D. Borensztajn, Inspecteur général, Division de la Lutte contre les Maladies vénériennes, Ministère de la Santé, Varsovie, Pologne.

d'experts qualifiés, en vue de la réorganisation de ces usines. Les diverses commissions économiques du Conseil Economique et Social des

2) Etant donné que l'OIT a participé à l'élaboration de l'Arrangement de Bruxelles de 1924, il a été convenu que la revision et l'extension de cet Arrangement, afin d'en faire un instrument plus large comprenant une réglementation internationale des maladies vénériennes, devraient

Nations Unies devront &re pressenties à ce sujet.

Sept séances ont été tenues au cours de la session. Elles ont été présidées par le Dr J. F. Mahoney. Le Dr G. L. M. McElligott a occupé le

siège du Président au cours de la discussion de l'Arrangement de Bruxelles et pendant la septième séance. Le Dr M. Grzybowski (Pologne) n'a pas pu assister A, la session. Le Dr T. Guthe (Section des Maladies vénériennes, OMS) a rempli

s'opérer en liaison avec cette Organisation. Le texte provisoire de ladite réglementation devra donc être communiqué b. l'OIT et aux autres

dans la campagne entreprise en Pologne contre la syphilis, ainsi que la recommandation concernant les équipes de consultations et de démonstrations.

organisations intergouvernementales intéressées. 3) Le Conseil a noté les commentaires élogieux du comité d'experts au sujet des progrès réalisés

les fonctions de secrétaire du comité. Le comité a relevé que le Conseil Exécutif de l'OMS avait, à sa première session, désigné le comité d'experts de la Commission Intérimaire pour assumer le róle de comité ad hoc jusqu'à ce

qu'ait été établi le Comité d'experts de l'OMS 2 Cooptés par le comité, afin de donner des les gens de mer ; faisant d'autre part fonction d'observateurs de l'Union internationale contre le avis sur le problème des maladies vénériennes chez

publié et précédé d'une note indiquant les observations formulées par le Conseil. » Actes oll. Org. rnond. Santé, 14, 19

4) Il a été décidé que le ra:pport devra &Ire

Péril vénérien.

pour les Maladies vénériennes.8 Postérieurement

MALADIES VÉNÉRIENNES

A la première session du comité d'experts de la Commission Intérimaire, le Dr R. V. Rajam, de Madras, a été désigné comme membre du Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes. Le Président a pris acte du mandat du comité et a invite les membres présents à exprimer leur avis au sujet des points inscrits à l'ordre du jour.

établi par l'OMS devra être considéré á la lumière des faits enregistrés au cours des premières années de sa mise en ceuvre, quand seront examinés en detail les éléments de ce programme qui serviront de fondement à l'action de l'OMS.

Depuis la découverte de la pénicilline, on a considéré que le recours à cet antibiotique dans un nombre toujours croissant d'infections précoces

Le comité a étudié de manière approfondie les opinions émises. Au cours des discussions, le comité a tenu pleinement compte des recomman-

pourrait avoir les repercussions suivantes, d'une grande importance pour la santé publique :

dations du comité d'experts de la Commission Intérimaire et les a étudiées tant á la lumière des faits nouveaux survenus depuis lors que dans leur

a) La réduction de la durée des stades infectieux de la syphilis pourrait avoir pour résultat de diminuer les risques de transmission. Cette diminution pourrait, h. son tour, entrainer dans la fréquence de la maladie une baisse graduelle dont les consequences seraient tres importantes. Dans bien des régions du sud des Etats-Unis, oü le problème se complique par suite de l'exis-

relation avec les points récemment inscrits l'ordre du jour. Des recommandations complémentaires ou nouvelles ont été formulées et ont nécessité le remaniement du mode de presentation

adopté pour le rapport du comité d'experts de la Commission Intérimaire.4

tence d'une forte population noire, il a été possible d'obtenir une diminution des infections précoces, et la fréquence de la syphilis congénitale a accusé une baisse presque verticale. L'efficacité de la pénicilline dans le traitement de la syphilis pendant la grossesse et de la syphilis congénitale a été démontrée aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et dans d'autres pays ; aussi convient-il de souligner l'importance

1. Considérations nouvelles Chaque année, des millions d'individus contrac-

tent des maladies vénériennes. Une proportion inconnue souffre d'infirmités graves ou succombe par suite d'infections, congénitales ou

acquises, restées sans traitement. La syphilis contribue beaucoup á la misère individuelle et sociale et aggrave les pertes économiques subies

par l'industrie et l'agriculture. Aux Etats-Unis, cette maladie cause une perte annuelle de travail évaluée, en 1940, h. plus de ioo millions de dollars.

que présente l'existence d'une arme preventive non toxique permettant la naissance d'enfants sains dans plus de 95 % des cas, indépendam-

ment de Page de la grossesse au moment du traitement. b) D'une thérapeutique satisfaisante désormais plus aisément accessible, il résulte que la maladie

Dans d'autres régions du monde oil la syphilis est très répandue et où il n'existe que des services

antivénériens rudimentaires, les pertes qui lui sont imputables sont incalculables. La lutte contre les maladies vénériennes dans ces régions devrait don c être l'un des objectifs primordiaux vises par

es programmes d'action de l'OMS. Il convient de se placer au point de vue épidémiologique et

d'aborder le problème en ce qui concerne les

groupes démographiques aussi bien que les individus.

peut perdre beaucoup de son caractere nocif. Un exemple en est fourni par l'histoire récente de la blennorragie qui, grâce à une thérapeutique efficace, n'est plus qu'une infection anodine. Il n'est pas possible de dire encore si le nombre des cas a diminué ; par contre, on ne saurait douter que les aspects cliniques et sanitaires aient été modifies dans un sens favorable.

Le comité se félicite de constater qu'une campagne sanitaire de ce genre a reçu l'approbation de la Commission Intérimaire et de l'Assemblée de la Santé et que, dans son programme international de lutte contre les maladies vénériennes, l'OMS devrait consacrer une attention particu-

c) La facilité avec laquelle il est possible de recourir à cette therapeutique permet d'entreprendre le traitement sans la confirmation formelle du diagnostic. Cette circonstance pent

here á la syphilis précoce ; d'autre part,

elle

devrait s'occuper de la blennorragie, du chancre mou, du lymphogranulome vénérien, du granulome inguinal, par ordre d'importance relative, dans les

amener, dans l'emploi des reactions sérologigues propres á déceler la syphilis et dans l'utilisation de Fultramicroscope pour identifier le Treponema pallidum, une diminution analogue h.

celle qui a été observée, pour

phiques ou raciales entrent en jeu, ou encore quand il s'agit de la propagation de la maladie d'un pays A. l'autre.

cas oü des

considérations géogra-

nombre de pays, dans l'emploi des méthodes de culture servant A. identifier le gonocoque - diminution due á l'introduction de la péni-

cillinothérapie dans la lutte contre la blennorragie.

Lors de la session du Comité d'experts des Maladies vénériennes établi par la Commission Intérimaire, il a été reconnu que la question de la syphilis, les méthodes de lutte et l'application de

le traitement de la syphilis á la pénicilline se fonde, à ce jour, sur plus d'un demi-million de

S'il est reconnu que l'expérience acquise dans

la sérologie à cette maladie passaient par une période de transition. Le comité a reconnu égale-

cas examines aux Etats-Unis seulement, pendant une période de plus de cinq ans, il faut toutefois

ment que tous les plans élaborés d'après les

remarquer que les premiers travaux portaient sur des preparations pharmaceutiques de qualité imparfaite et correspondant á des unités variables. La posologie employée à l'origine était établie titre d'essai et était inférieure au minimum considéré maintenant comme indispensable. En outre, comme ce traitement comportait souvent

renseignements les plus sills pourraient être

périmés, dans un délai relativement court, en raison de l'apparition rapide de nouveaux elements de connaissance. Le rythme du progres s'est maintenu et le programme antivénérien 3 Actes off. Org. mond. Sawa, 14, II 4 Ibid. 8, 6o

des injections intermittentes de pénicilline au cours d'une certaine période, il avait pour inconvénient, quand il s'agissait du traitement en série

MALADIES VENERIENNES

- 20 2. Sphires d'activité 2.1

de la syphilis, d'être tributaire du nombre de lits d'hôpital disponibles et des frais d'hospitalisation pendant le temps nécessaire au traitement. Si, dans certains pays, tels que les Etats scandi-

Disponibilité des médicaments

naves et le Royaume-Uni, il est possible par d'autres moyens (obligatoires ou facultatifs) de soumettre au traitement une proportion relativement considérable de sujets, le régime exigé l'origine par la pénicillinothérapie ne constituait pas un mode efficace de thérapeutique ambulatoire.

La pénicilline est le médicament qui, dans tous

les pays, joue le rôle primordial dans le traitement des maladies vénériennes, et le comité s'est borné à l'étude de cet antibiotique.

Le comité rappelle que, lors de l'examen du rapport du Comité d'experts des Maladies vénériennes, créé par la Commission Intérimaire,

Avec les préparations actuelles de pénicillineretard, il semble que l'on possède un moyen

d'action s'adaptant bien à un traitement ambulatoire,

et permettant de réduire la

période

infectieuse et de lutter avec efficacité contre la syphilis précoce. Une application pratique con9ue

l'Assemblée de la Santé décida que l'action de l'OMS devrait porter notamment sur un plan de production et de répartition de la pénicilline, comprenant la réorganisation des fabriques de pénicilline de l'UNRRA ; cette action est toutefois distincte du programme antivénérien. Bien que la pénicilline présente une importance essentielle pour le traitement de maladies autres que les infections vénériennes, il n'en est pas moins vrai qu'une partie considérable de la pro-

dans ce sens empêcherait les malades d'abandonner le traitement et réduirait sensiblement les frais d'exécution de tout programme antisyphilitique, en augmentant en même temps la facilité

de mise en ceuvre de ce traitement. Il est donc très important de pouvoir constater la multiplicité des preuves justifiant l'existence d'une thérapeutique ambulatoire satisfaisante de la syphilis précoce, thérapeutique fondée sur la pénicilline et convenant au traitement en série. Le comité reconnait que la valeur des produits

duction est utilisée pour le traitement de la

syphilis et de la blennorragie et que la demande cet égard est en augmentation constante. A supposer qu'il soit possible partout de se pro-

curer librement de la pénicilline en quantités suffisantes, il ressort des indications recueillies

arsenicaux et du bismuth pour le traitement de Ia syphilis est maintenant établie. Depuis l' enquête internationale entreprise il y a quinze ans par l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations sur l'efficacité des traitements au néosalvarsan-bismuth, certains pays ont été en

que le traitement de la syphilis et de la blennorragie exigerait de beaucoup la plus forte proportion de ce produit. Les informations succinctes que le Secrétariat a communiquées au comité, au sujet de la production et des besoins en pénicilline

mesure de suivre, pendant quelque temps, des sujets soumis à ce traitement, tandis que, dans d'autres pays, la surveillance ultérieure des pas été sans présenter des

de 71 pays, soulignent le caractère limité de la production de cet antibiotique et montrent quel point il est réclamé dans le monde entier. Le comité est d'avis que l'insuffisance des ressources en pénicilline constitue le facteur restrictif

et des incertitudes. Un autre fait nouveau, qui s'est révélé particulièrement important au cours de la deuxième guerre mondiale, fut l'adoption d'une méthode de traitement rapide par l'emploi des arsénobenzènes. Aprés la guerre, les méthodes

prépondérant dans la lutte contre les vénériennes.

Le comité estime donc utile de suivre avec un

de traitement accéléré au moyen de la

pénicilline (utilisée seule ou en combinaison) ont également suscité l'intérêt du corps médical dans le monde entier.

intérêt constant les progrès de l'OMS dans ses efforts pour encourager la production et assurer une distribution équitable de cet antibiotique en tous pays, et particulièrement dans ceux oü il n'est pas possible de s'en procurer pour le moment. Un pays a récemment terminé une série d'expé-

Le comité pense qu'en sa qualité d'organe consultatif de l'OMS, il devrait se tenir au courant

des progrès fondés sur des connaissances techniques solides, et considère que les méthodes de

traitement ambulatoire rapide de la syphilis maintenant d'instituer un traitement en série.

précoce, au moyen de la pénicilline, permettent Les constatations faites dans l'Asie du Sud-Est, en Extrême-Orient et en Afrique, ainsi que l'enquête de l'OMS, en 1948, sur les maladies véné-

Hennes en Ethiopie,5 ont encore accentué la nécessité de recourir à ces méthodes dans le domaine de la santé publique. Le comité considère donc qu'il est maintenant possible d'aborder le problème de la lutte contre la syphilis précoce, aussi bien pour des groupes démographiques que pour l'individu. Une large

riences portant sur un mode de production de la pénicilline qui supprime les milieux de culture habituels, souvent difficiles A. se procurer en quantités suffisantes, et utilise un produit gal& ralement disponible et contenant des éléments de culture analogues. Si ce procédé subit victorieusement l'épreuve de la production en série, il pourra contribuer à développer la production de la pénicilline, A condition qu'il soit généralisé. Il semble donc que l'un des objectifs de l'OMS devrait être de favoriser une large application de tels procédés. Le comité note que l'OMS a ouvert des crédits en vue de procéder à une enquáte sur les besoins

des fabriques de pénicilline de l'UNRRA dans l'UNRRA ne seront pas affectés A. la réorganisation de ces fabriques. II y a lieu d'espérer qu'il

application de ce traitement dépend, toutefois, de l'amélioration de plusieurs conditions défavo-

certains pays d'Europe et d'Extrême-Orient, mais que les soldes des crédits provenant de sera possible de trouver d'autres moyens d'en assurer l'exploitation. Dans l'attente d'une solution, le comité émet l'avis que la Commission Economique pour l'Europe des Nations Unies pourrait étudier la question ; en effet, le relèvement industriel constitue l'un des domaines du ressort de cette commission.

rables, notamment la quantité limitée de pénicilline disponible et sa répartition peu équitable. La pénurie de personnel expérimenté et le manque de renseignements sur les nouvelles techniques sont également des obstacles importants. sera publié dans le Bull. Org. mond. Santé, 1949, 2.

Un article tiré du rapport sur cette enquête

- 21 Le comité rel6ve que l'affectation par le FISE de deux millions de dollars à l'exécution de procatégories :

MALADIES VENERIENNES

Les bourses pourraient être réparties en deux a) pour les médecins et le personnel de grade supérieur : bourses de voyage L court terme, d'une durée de trois A. six mois ;

grammes de pénicillinothérapie de la syphilis chez les femmes enceintes et les enfants contribuera L rendre la pénicilline plus accessible. L'OMS devrait être prête à donner des avis sur la qualité et le titre des divers types de pénicilline :

b) pour médecins, chercheurs, infirmiers de services de santé publique ou assistants sociaux :

pénicilline dans l'huile et la cire d'abeilles (en suspension oléo-cireuse), pénicilline-procaine dans l'huile, pénicilline-procalcie dans l'huile avec

six mois à un an de formation. 2.2.2

Facilités en matière de formation technique.

monostéarate d'aluminium, ou autres variétés. A en juger d'après la facilité du mode d'administration et les tauxde concentration de pénicilline constatés dans le sang, c'est la pénicilline cristallisée G qui est la plus satissaisante des préparations de pénicillifie-retard. Etant donné l'importance croissante de prépa-

Il y aurait lieu de poser certaines conditions pour

le type des établissements d'enseignement et pour le niveau de l'enseignement lui-même. Les titulaires de bourses ne devraient fréquenter que les centres et institutions d'un niveau élevé, recommandés par l'OMS. En matière d'administration, les méthodes de lutte contre les maladies vénériennes devraient être étudiées, soit dans les grands services de santé qui fonctionnent dans les pays appliquant des programmes antivénériens modernes, soit dans les écoles d'hygiène et de

rations de ce genre pour le traitement de la

syphilis et la nécessité d'en évaluer exactement les effets, le comité tient L insister sur la déclaration qu'il a faite précédemment en faveur de l'utilisation de la pénicilline cristallisée G dans le traitement de la syphilis, tandis que, pour la blennorragie, il est loisible d'utiliser les produits amorphes.

santé publique agréées, où la lutte contre les

maladies vénériennes, y compris les aspects pratiques de cette lutte, constitue la discipline prin-

cipale des cours. Les boursiers s'occupant de travaux de laboratoire ne devraient poursuivre leurs études que dans les principaux laboratoires de sérologie où sont appliquées les méthodes de séro-diagnostic et d'autres méthodes modernes. L'étude des aspects cliniques des maladies vénériennes ne devrait se faire que dans les cliniques ou les grands hôpitaux recommandés par l'OMS

Le comité recommande à l'OMS de réunir des renseignements complémentaires sur la production et la répartition de la pénicilline et de prendre de nouvelles mesures pour que ce médicament soit plus accessible. Il recommande, en outre, d'étudier la réorganisation des fabriques de l'UNRRA, aussitôt que l'enquête envisagée aura

et dont l'activité porte également en partie sur d'autres éléments de la lutte antivénérienne.

été menée à bien, et d'inviter la Commission Economique pour l'Europe des Nations Unies L procéder, de son ea& à l'étude de cette question ;

La question des bourses pour infirmiers et infirmières attachés aux services de santé publique ou pour assistants sociaux, devrait être examinée

il importerait enfin que l'OMS fût L même de donner des avis sur la qualité et le titre des produffs pénicilliniques. 2.2

en tenant compte de la possibilité d'obtenir des bourses de ce genre par l'intermédiaire d'autres organisations internationales (Nations Unies, UNESCO). Quand il s'agit de demandes émanant

Formation technique

2.2.1

Bourses d'études. Le comité note que, dans

la structure de l'OMS, un seul bureau administratif s'occupera de toutes les bourses d'études. C'est en collaboration étroite avec la Section de l'OMS pour les Maladies vénériennes qu'il faudrait déterminer le bien-fondé des demandes de bourses

de certains pays, il importe de prendre en consi&ration les aspects de l'assistance sociale particuliers L la lutte contre les maladies vénériennes. Dans le cas des nations maritimes, il serait utile de réserver ce genre de bourses d'études aux grands ports, oil l'on applique un programme étendu

pour l'étude des maladies vénériennes, des titres

invoqués par les candidats, du programme L établir pour les visites ainsi que le choix des meilleurs lieux de formation technique. Le comité

de lutte contre les maladies vénériennes et où le problème de ces maladies chez les gens de mer présente à peu près le même aspect que dans le pays d'origine du candidat. Le comité reconna It que, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, les écoles et établissements de formation professionnelle doivent assumer une lourde tAche dans tous les clomaines de la médecine ; l'organisation des études des futurs

a l'impression que des bourses internationales sont accordées parfois L des candidats qui mani-

festent moins d'intérêt pour l'étude de la spécialité en vue de laquelle la bourse est accordée que pour les aspects culturels des voyages prévus. Il serait possible de procéder L un examen plus rigoureux des demandes de bourses, particulièrement en ce qui concerne les aptitudes générales et la compétence du candidat dans la spécialité choisie. Le comité estime donc qu'il faut établir

boursiers dans certains laboratoires, hôpitaux et

cliniques pourrait donc se heurter à certaines difficultés. Le comité estime, en conséquence, qu'il importerait que l'OMS procédAt, aussitôt que possible, A. une enquête en vue de déterminer les

des critères plus précis pour le choix des titu-

moyens d'utiliser les ressources des pays où le niveau médical est élevé et qui ont institué des programmes modernes de lutte contre les maladies

laires de bourses, en se fondant sur leurs travaux médicaux, scientifiques et autres, leur Age, leurs aptitudes linguistiques, etc. Il faudrait aussi

vénériennes. Le comité a relevé que le Public Health Service des Etats-Unis s'est constamment

obtenir des candidats l'assurance qu'ils reviendront dans leurs pays respectifs pour y occuper des postes d'autorité dans le domaine de la lutte contre les maladies vénériennes. Il faudrait enfin prescrire l'établissement de rapports exposant les

empressé de mettre à la disposition du haut

avantages que les candidats auront retirés de leurs études, aussi bien pendant la durée qu'à la fin de leur formation.

personnel médical les ressources du Venereal Disease Research Laboratory, L New-York. Le comité estime, en outre, qu'il y aurait lieu d'étudier avec soin les ressources offertes, en matière de sérologie et de techniques de laboratoire, par les principaux laboratoires du Royaume-Uni, du Danemark et d'autres pays qui ont accompli des travaux de grande valeur dans ce domaine.

MALADIES VENARIENNES

- 22 plus nombreuses d'experts-conseils, et de prévoir des services conformes aux suggestions presentees. 2.3.2

En général, le comité estime que l'OMS devrait être prête à aider les gouvernements en accordant, sur demande, des bourses par l'intermédiaire des

organisations régionales, partout où cela sera possible et souhaitable pour des raisons de langue, etc. (dans la region panaméricaine par exemple).

Equipes. Le comité constate avec satis-

Dans son rapport, le comité d'experts de la Commission Intérimaire a recommandé de créer

faction, d'une part, que l'Assemblée Mondiale de la Santé a reconnu que l'OMS doit satisfaire aux demandes des divers gouvernements concernant l'envoi d'équipes de demonstrations et de consul-

douze bourses pour la lutte antivénérienne au cours de la premiere année d'activité de l'OMS. Le comité note que le programme des bourses de la Commission Intérimaire de l'OMS s'adressait

tations dans les regions où la connaissance des méthodes modernes en matière de santé publique laisse a désirer ; d'autre part, que des credits ont

été prévus au budget de 1949 de l'OMS pour moyens pour inciter les divers pays a entreprendre

également aux pays bénéficiaires de l'aide de l'UNRRA. Au cours de Vann& dernière, le nombre des bourses accordées à ces pays a été plus élevé que celui qui avait été proposé A. titre

l'organisation de ces équipes. Le comité affirme de nouveau sa conviction que l'un des meilleurs la lutte contre les maladies vénériennes consiste

.indicatif pour la premiere année d'activité de l'OMS et qui devait tenir compte de tous les Membres de l'Organisation. En outre, les gouver-

précisément à les aider dans l'élaboration de programmes antivénériens locaux et nationaux. Etant donné que les méthodes rapides de pénicillinothérapie sont maintenant accessibles, le comité estime que ce sont les équipes de demonstrations et de consultations qui peuvent jeter les bases d'une offensive massive contre la syphilis dans les regions insuffisamment organisées. On a observé que, dans plusieurs de ces regions - Asie du Sud-Est, Extrême-Orient et region afri-

nements ont manifesté un vif intérêt pour les bourses de vénéréologie (annexe I, p. 32). En conséquence, le comité estime qu'il faudrait créer un plus grand nombre de bourses qu'il n'avait été prévu à l'origine. Le comité recommande que les criteres définis

ci-dessus, pour la selection des candidats et le niveau de l'enseignement, servent de base A l'attribution des bourses d'études de vénéréologie. Le comité recommande d'autre part, compte tenu de ces critères, de satisfaire autant que possible aux besoins des gouvernements ; de consacrer

caine - les malades cessent le traitement dès que, après un nombre limité d'injections arsenicales ou bismuthiques, les lesions initiales disparaissent. Grâce 5. la thérapeutique par la pénicilline, il est maintenant possible de completer

une attention particulière à l'attribution des bourses qui se révéleraient nécessaires, soit pour l'exécution des programmes antivénériens mis en ceuvre avec l'aide de l'OMS, soit pour la realisation des programmes concernant l'utilisation de la pénicilline dans la lutte contre la syphilis prénatale et infantile, recommandée par le Comité mixte des Directives sanitaires FISE/OMS. 2.3 Dé monstrations et consultations

le traitement de ces sujets et de contribuer ainsi, dans une mesure importante, a rompre la chaine des phénomènes infectieux et A réduire le nombre de cas de syphilis et de blennorragie. Dans les regions insuffisamment équipées, c'est seulement dans une mesure limitée qu'il est

Experts-conseils. Le comité note que plusieurs demandes ont été reçues en vue d'obtenir les services d'experts-conseils (annexe i, p. 32); de nouvelles demandes seront certainement pre2.3.1

possible de se procurer de la pénicilline et du materiel. Il importe donc au plus haut point que l'OMS donne aux équipes les fournitures et le materiel nécessaires au succès de leurs travaux Tout en acceptant le principe de pourvoir ces équipes des approvisionnements et du materiel essentiels, selon les modalités approuvées par l'Assemblée de la Santé, le comité estime qu'il est

sentees en 1949 et 1950. Ii y aurait donc lieu d'obtenir, aussitôt que possible, de la part des gouvernements, des renseignements détaillés sur les aspects particuliers de la lutte antivénérierme pour lesquels ils désireraient des experts-conseils.

nécessaire de dormer les fournitures dans des proportions plus fortes, ce qui permettrait d'aborder avec plus d'ampleur le problème antivénérien, jusqu'au moment où le gouvernement intéressé

sera capable de poursuivre cette tâche par ses propres moyens. Le comité note que les dépenses d'approvisionnement et de materiel engagées par l'OMS peuvent être recouvrées auprès des gouvernements bénéficiaires. Il importe que les équipes puissent se suffire a elles-mêmes et qu'elles disposent également de

Dans certains cas, les autorités de la santé publique peuvent faire appel des expertsconseils pour obtenir des avis relatifs au diagnostic, au traitement et aux aspects juridiques, sociaux et administratifs de la lutte contre les maladies vénériennes. Dans d'autres cas, les experts-conseils peuvent être sollicités à faire A.

leurs propres moyens de transport. Il importe aussi que le ravitaillement en produits soit assure par l'OMS, par les autorités sanitaires locales et nationales et par les organisations régionales de

des conferences sur les maladies vénériennes dans

les centres d'enseignement et les institutions où sont donnés des cours de perfectionnement sur

la lutte contre les maladies vénériennes. Les demandes des gouvernements peuvent aussi porter sur les sujets suivants : consultations d'organisations professionnelles, telles que sociétés de dermato-vénéréologie, etc. ; avis et aide pour

l'OMS. Le plan des démonstrations de lutte contre les maladies vénériennes devrait être établi en sorte que les gouvernements intéressés puissent

adapter et amplifier ce plan. Si, du point de vue

administratif, les équipes peuvent relever des bureaux régionaux de l'OMS, elles doivent, par contre, être placées sous la direction technique des fonctionnaires charges de la lutte contre les maladies vénériennes dans la Division des Operations sanitaires de l'OMS, soit au Siege, soit aux bureaux régionaux.

l'organisation de cours sur la lutte contre les maladies vénériennes dans des institutions et

regions où cela n'existe pas encore ; établissement

ou continuation de programmes relatifs aux l'OMS.

maladies vénériennes realises avec l'assistance de

Le comité recommande d'accéder autant que possible, en 1949 et 1950, aux demandes toujours

Etant donne que les besoins peuvent varier selon les regions, il est impossible de determiner la durée des services des équipes. Elles devront

rester le temps nécessaire pour apprécier les pre-

MALADIES VENERIENNES

miers résultats de leurs travaux, en particulier dans la lutte contre la syphilis précoce. Le comité pense qu'il n'est pas possible actuelle-

2.4

Informations relatives aux maladies vitariennes

Le comité prend acte des demandes des gouvernements qui désirent de nouvelles informations

ment de préciser l'importance et la composition des équipes, car les besoins varieront selon le caractère de la lutte à entreprendre, les demandes des gouvernements, etc. Les équipes devraient se composer au moins d'un médecin vénéréologue, qui serait un clinicien et un administrateur experiment& d'un sérologiste éprouve, d'un infirmier ou d'une infirmière de la santé publique ou d'un assistant social. Le gouvernement intéressé devrait

techniques relatives aux différents domaines de

la lutte antivénérienne (annexe i, p. 32). Les reponses que l'OMS a reçues des gouvernements révèlent, en particulier, le besoin d'informations

relatives aux aspects modernes de la thérapeutique et des techniques de laboratoire. Le comité note que des pourparlers sont en

ges de se mettre au courant de l'activité deploy& par l'équipe et de poursuivre l'execu-

fournir le personnel auxiliaire dej h. forme, ou h. former, ainsi que les agents médicaux char-

cours entre l'OMS et l'UNESCO, en vue de

coordonner les services des comptes rendus analytiques des périodiques médicaux, tant généraux que specialises. Il faut esperer qu'il sera possible

tion du programme après la période de demonstration. Comme il y a lieu de prévoir que les équipes de demonstrations seront surtout demandées pour les zones tropicales et sub-tropicales, l'OMS pourrait bénéficier de l'expérience déjá acquise par des équipes analogues. Le comité note qu'au Guatemala quelques équipes ont déjà effectué, pendant un certain temps, des recherches sur les maladies vénériennes, dans le cadre du Public Health Service des Etats-Unis, et que cette tâche sera reprise h. bref délai par le Guatemala et l'Organisation Sanitaire Panaméricaine. Le comité

d'établir un service fondé sur l'échange reci-

proque des comptes rendus analytiques entre les divers journaux et organismes interesses, service qui permettrait d'éviter les doubles emplois.

Le comité remarque le travail accompli par l'OMS en ce qui concerne la diffusion des résumés

des principaux articles á l'intention d'un certain nombre d'administrations et de départements de la santé et de vénéréologues. Ce travail devrait se poursuivre et il y aurait lieu d'augmenter la liste des destinataires. Etant donne qu'il est particulièrement nécessaire de faire connaître, la pénicillinothérapie de la syphilis, et que

accepte l'offre du Public Health Service des Etats-Unis de mettre à la disposition de l'OMS les services d'un ou deux des médecins-chefs de ces equipes. Etant d'avis qu'en 1950 l'OMS devra

la diffusion de renseignements de cette nature présente la plus grande importance pour la santé publique, le comité estime que les membres du comité d'experts devraient soumettre la question un examen critique ; les résumés relatifs h ce

amplifier la lutte antivénérienne sur place, le comité propose que l'OMS étudie les possibilités d'obtenir aussi d'autres gouvernements -á titre de prêt - les services d'un personnel medical et autre dont le concours pourrait être utilise.

sujet sont rares, ne sont pas toujours conçfis

dans un esprit critique et ne présentent souvent qu'un caractère national. Un examen de ce genre pourrait aussi servir de reference pratique pour les experts-conseils, les équipes et les agents sani-

Plusieurs pays ont, à ce jour, exprimé l'intérêt qu'ils auraient h obtenir l'envoi d'équipes (annexe

I, p. 32) ; il y a lieu de s'attendre à recevoir d'autres demandes ; aussi faut-il prévoir qu'à

dater de 1950, l'activité exercée dans ce domaine augmentera chaque arm& en importance. Apres etude des demandes reçues jusqu'ici par l'OMS,

taires qui vont executer dans les divers pays le programme d'opérations établi par l'OMS. Le comité rappelle Tie des renseignements très utiles sur les méthodes de lutte contre les maladies vénériennes ont été recueillis dans les pays scandinaves par les commissions des maladies vénériennes des Etats-Unis et du RoyaumeUni avant la deuxième guerre mondiale. Au cours des dix dernières années, la lutte contre les mala-

le comité observe que des pays qui se trouvent dans quatre des six regions relevant de l'OMS ont

fait appel h. des equipes, en insistant sur l'arnpleur de leurs besoins. Le comité a étudie chacune

des demandes des gouvernements, ainsi que le

dies vénériennes dans le nouveau monde a été marquee par un developpement rapide, et les programmes antivénériens se sont enrichis de nouveaux elements importants. Le comité estime, en consequence, qu'un groupe international

rapport du Comité regional pour l'Asie du Sud-Est, et estime qu'il faudrait attribuer l'Inde la première equipe disponible. Cette équipe

d'étude nomme par l'OMS, et comprenant un nombre limité de vénéréologues éminents d'Europe

devrait passer á l'action le plus tôt possible. En outre, le comité se prononce en faveur de l'attribution d'une seconde equipe à l'Egypte, vers la fin de 1949. Ii importerait de reprendre l'examen

et d'autres regions devrait visiter les Etats-Unis en 1949, afin d'y étudier les therapeutiques antivénériennes et la pénicillinotherapie de la syphilis en particulier, ainsi que l'efficacité des nouvelles méthodes de lutte contre les maladies vénériennes Cette enquête permettrait de resserrer les échanges

des demandes d'autres pays appartenant à la même region ou á d'autres regions, et de recueillir

des informations plus précises dans chaque cas d'espèce.

de techniques et de méthodes entre les divers été demand& par le Gouvernement des EtatsUnis. Il est recommande à l'OMS d'étudier les moyens

pays. Le comité relève qu'une telle =gate a

Le comité recommande de mettre á la disposition des équipes des quantités plus importantes

de fournitures et de materiel qu'il n'avait été prévu dans le programme de 1949 et d'établir, pour les années 1950 et suivantes, un programme

d'activité plus vaste pour ces equipes. Le comité recommande de former, le plus tôt possible, en 1949, une équipe de travail sur place

d'intensifier la diffusion des renseignements techniques sur les méthodes de lutte contre les maladies vénériennes. Il est recommande, en outre, h l'OMS de cons-

et de l'attribuer à l'Inde. D'autre part, il importerait d'envoyer, vers la fin de la même année, une seconde équipe en Egypte

tituer en 1949 un groupe temporaire d'étude, compose d'un nombre limité de vénéréologues éminents d'Europe ou d'ailleurs, et chargé d'éva-

luer l'efficacité que pourraient avoir, dans les

MALADIES VENERIENNES

- 24 d'antigènes atteignant le degré de sensibilité désiré. Une fois que le degré optimum de sensibilité aura été déterminé, il sera possible de prépa-

programmes nationaux et internationaux, les méthodes de lutte antivénérienne appliquées aux Etats-Unis. 2.5

Standardisation du séro-diagnostic et techniques de laboratoire

Certains traits marquants des techniques sérologiques de la syphilis sont, en somme, demeurés tels qu'ils sont exposés dans le rapport du comité

d'experts de la Commission Intérimaire. Il se peut que d'autres techniques soient influencées par l'évolution actuelle. L'introduction des méthodes de traitement accéléré, h base de pénicilline,

rer un antigène-étalon et de le mettre à la disposition de tout laboratoire ou entreprise commerciale désireux de fabriquer des antigènes pour une épreuve déterminée. L'OMS pourrait utilement préconiser cette étude, ainsi que l'emplacement d'un &pert pour stocker l'antigène-étalon résultant de ces recherches. 2.5.3

Influence des facteurs ambiants sur l'appli-

cation de la sérologie à la syphilis. A la suite d'observations préliminaires faites dans certains pays, on a pensé pouvoir attribuer h des facteurs ambiants, d'un caractère général, le pourcentage élevé de constatations séro-positives faites parmi certains groupes démographiques oil la maladie est rarement observée. Il sera essentiel de procéder h une étude approfondie du problème pour la mise en ceuvre d'un programme de lutte antivénérienne dans de nombreuses régions tropicales.

peut avoir pour effet de rendre le recours aux méthodes de séro-diagnostic moins nécessaire, en raison de la facilité du traitement, de l'économie

de temps réalisée et de l'absence de réactions fâcheuses. D'autre part, la pénicillinothérapie de la syphilis a mis en relief la nécessité d'utiliser les méthodes sérologiques quantitatives pour apprécier, après coup, soit l'efficacité de la thérapeutique, soit le retour de séro-réactions positives, soit enfin les échecs enregistrés chez certains

malades. Toute organisation méthodique dans ce domaine se trouve être, en conséquence, extrêmement compliquée et il se peut qu'il soit nécessaire de reviser, h certains égards, le programme sérologique proposé à l'origine par l'OMS. 2.5.1 Antigènes. Il résulte d'expériences récentes que les antigénes 6. base de cardiolipine-léci-

En effet, faute de connaissances plus complètes et plus précises du phénomène, il pourrait être difficile de déterminer l'étendue du problème de la

syphilis dans une région donnée, ou l'efficacité de toutes mesures antivénériennes qui auraient été adoptées. Il ne sera possible d'étudier le problème qu'au

moyen de vastes enquétes cliniques et sérologigues sur des groupes démographiques représentatifs, ressortissant à différentes régions géographiques. Il serait nécessaire d'élucider soi-

thine semblent se révéler très précieux dans le séro-diagnostic. Les méthodes de réaction qui utilisent ce type d'antigène paraissent présenter uin plus haut degré de spécificité que les méthodes utilisant les antigènes lipoIdiques. Sur la base des

gneusement les rapports qui existent entre les conclusions séro-positives, d'une part, les facteurs saisonniers et climatologiques, les modes caractéristiques d'alimentation et de vie et

résultats obtenus, il n'apparaît pas téméraire de conclure que la cardiolipine remplacera, dans la plupart des méthodes de réaction, les antigènes de type plus ancien.

l'existence d'infections et d'infestations concomitantes, d'autre part. EL convient que l'OMS se prépare h entreprendre des études pour résoudre ce problème.

Bien que la fabrication et la répartition du

matériel essentiel ne soient pas encore satisfaisautes, on espère que des quantités suffisantes seront disponibles dans un proche avenir. Il n'est pas interdit de penser que l'OMS pourrait préconiser l'emploi d'antigènes h base de cardiolipine-lécithine dans le monde entier. 2.5.2 Degré uniforme de réactivité des méthodes

Conférence internationale de sérologie. Le comité a examiné les plans proposés par le président du comité d'experts et les travaux préliminaires entrepris par l'OMS en vue de préparer la conférence internationale de sérologie qui doit se tenir au plus tôt en 1950. 2.5.4

Les objectifs de cette conférence ont été esquissés

de séro-diagnostic de la syphilis. Il a été reconnu

que, dans ce domaine, il est nécessaire de corriger les nombreuses divergences des résultats obtenus dans les différentes méthodes de réaction.

Ces divergences proviennent, dans une certaine mesure, du manque d'uniformité dans le degré de réactivité (sensibilité) des diverses méthodes de réaction. Toutefois, jusqu'h présent, le degré de sensibilité de chaque épreuve relève en quelque sorte de l'opinion personnelle de l'inventeur

dans le premier rapport du comité.6 Les principales raisons qui militent en faveur d'une entreprise de cette nature demeurent toujours valables ; toutefois, les desseins de la conférence envisagée devraient s'inspirer des nouvelles tendances de la lutte antisyphiitique et des modifications éventuelles de l'application de la sérologie à la syphilis. Les plans devraient être accélérés

encore dans Vann& à venir et il y aurait lieu d'élaborer, en ce qui concerne l'organisation pratique de la conférence, un programme préliminaire qui serait examiné par le Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes. Pour faire progresser ces travaux, il serait nécessaire de constituer, le plus tôt possible en 1949, le souscomité de la sérologie et des techniques de laboratoire dont la création a été proposée par le comité d'experts de la Commission Intérimaire. Les études de l'OMS sur les résultats des examens sérologiques effectués dans les principaux

de la méthode. En outre, aucun effort concerté n'a été tenté par les divers inventeurs pour fixer

un degré uniforme de sensibilité et pour y adapter

les diverses méthodes de réaction. Bien plus, miner le degré de réactivité qui correspondrait le mieux aux différentes périodes de la syphilis clinique et qui, en même temps, échapperait au maximum 6. l'influence de substances actives aucun effort méthodique n'a été tenté pour déter-

inhérentes à d'autres maladies. Tant que ce niveau optimum n'aura pas été déterminé, il sera impossible d'éviter les conclusions contrarecourt h. des épreuves multiples.

laboratoires d'Ethiopie et de Bulgarie ont été également examinées par le comité. Il sera procédé, h bref délai, en Pologne, 6. des enquêtes semblables. Leur exten_ion à plusieurs autres pays 6 Actes og. Org. mond. Santé, 8, 62

dictoires qui se produisent chaque fois qu'on L'avènement des antigènes 6. base de cardiolipine-lécithine a rendu possible la préparation

MALADIES VÉNERIENNES

est en progrès. Dans cette ordre d'activité, l'OMS a eu recours aux facilités offertes par le Venereal Disease Research Laboratory, A. New-York, rele-

voies génitales d'une nature non classée ou mal définie. L'urétrite non spécifique présenterait, semble-t-il, une importance croissante au Canada,

vant du Public Health Service des Etats-Unis ; ce laboratoire fait fonction d'institut central de normalisation pour la sérologie. Indépendamment des principes directeurs qu'y peuvent puiser

au Chili, dans le Royaume-Uni et dans certains autres pays. La résistance générale au traitement de ces affections et leur étiologie encore discutée pourraient être examinées par le Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes, comme étant de nature A. appeler l'élaboration, sous les

les laboratoires eux-mêmes, ces études contri-

buent aussi à évaluer l'effet du transport des spécimens de sérum selon des modalités différentes. Ainsi s'acquiert une expérience très précieuse pour la standardisation nationale. Les informations recueillies constitueront également des préliminaires importants à la conférence internationale de sérologie.

auspices de l'OMS, d'un programme spécial de recherches, au cas où la fréquence de ces affec-

tions poserait un problème important pour la santé publique. Entre temps, le comité estime qu'il appartiendrait á l'OMS de réunir et de publier de nouvelles données sur ces affections. 2.6.2

Il est recommandé d'établir, dans le plus bref délai possible, un sous-comité de la sérologie et des techniques de laboratoire, qui se composerait de quatre membres au maximum, et d'arrèter, aussitôt que possible, un programme préliminaire pour la conduite de la prochaine conférence internationale de sérologie, aux fins d'examen par le Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes. 2.6

Syphilis. L'expérience

pénicillinothérapie de la syphilis est, dans une très large mesure, limitée au continent américain.

acquise dans la

En Europe, la pénicilline n'est utilisée jusqu'à un certain point, soit en combinaison, soit isolément dans le traitement de la syphilis précoce, qu'au Royaume-Uni, en Pologne et en Allemagne occupée. L'expérience limitée de la pénicillinothérapie dans de nombreux pays européens et les données superficielles concernant son emploi,

Thérapeutique

Le comité n'estime pas nécessaire de présenter des observations sur les méthodes établies pour le traitement de la syphilis par les arsenicaux et

dans de nombreuses autres régions où sévit la syphilis, ont donné lieu A. des opinions divergentes

quant au résultat effectif du traitement de la syphilis.

le bismuth, ni sur le traitement de la blennorragie par les sulfamides, car les résultats de ces méthodes ont déjà été recensés sur une vaste échelle. En ce qui concerne les aspects thérapeutiques des maladies vénériennes d'importance seconda ire (chancre mou, lymphogranulome vénérien, granulome inguinal), il y aurait lieu d'en confier ultérieurement l'examen détaillé au Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes. Pour le moment, en raison de la priorité accordée

D'une manière générale, l'accord semble s'être établi sur les avantages de la pénicillinothérapie dans la syphilis prénatale et infantile précoce, de même que sur l'avantage que présente la réduction de la durée des stades infectieux de la syphilis acquise précoce. La consolidation du traitement au moyen de la thérapeutique complémentaire, soit aux arsenicaux, soit au bismuth, soit au moyen de ces deux médicaments, est considérée comme souhaitable par plusieurs groupes de chercheurs,

par l'Assemblée de la Santé aux aspects que

présente, pour la santé publique, la lutte contre les maladies vénériennes, et en raison de la port&

particulièrement en Europe. Bien que les résultats obtenus sur les animaux d'expérience per-

des découvertes thérapeutiques qui ont marqué ces dernières années, il semblerait opportun de se borner A. examiner certains points relatifs A la blennorragie et au traitement de la syphilis. Il n'est pas impossible que les antibiotiques, auxquels beaucoup de thérapeutes de la syphilis et de la blennorragie accordent leur confiance, se heurtent progressivement à une résistance croissante des gonocoques et du Treponema pallidum. Des exemples 'isolés de pénicillino-résistance possible ont été observés expérimentalement,

mettent de penser que l'addition d'arsenicaux ou de bismuth, ou des deux médicaments h. la fois; est susceptible de présenter des avantages, ces avantages n'ont pas encore été nettement démontrés sur l'homme. L'adjonction, dans des proportions voulues, de chlorhydrate d'oxophénarsine et de bismuth, administrés concurremment

mais l'inquiétude qui s'est manifestée dans de nombreux milieux en ce qui concerne l'éclosion éventuelle de blennorragie et de syphilis pénicillino-résistantes, analogues aux cas bien connus de blennorragie sulfamido-résistante et de syphilis arsenico- et bismutho-résistante, s'est révélée, jusqu'ici, dépourvue de fondement.

avec les doses thérapeutiques de pénicilline, n'a pas sensiblement réduit le taux des échecs. Ce qui importe davantage, c'est qu'une méthode de traitement pratiquement anodine est remplacée par une méthode plus dangereuse. Toutefois, dans certains pays, par exemple au Royaume-

Blennorragie. Toute méthode appropriée de traitement de la blennorragie A. la pénicilline aura pour effet de guérir au moins 95% des cas aigus de cette maladie, grâce A l'emploi de pénicilline amorphe ou cristallisée. Des schémas de méthodes possibles pour le traitement de la blennorragie sont donnés à l'annexe 2 (p. 33). 2.6.1

tater qu'il y avait certains avantages pratiques á recourir à un traitement d'assaut combiné. Le comité n'ignore pas que toute méthode scientifiquement rationnelle échoue ou réussit selon sa valeur intrinsèque, et fait observer que l'expérience acquise dans la pénicillinothérapie de la syphilis entre maintenant dans sa sixième année. La plus grande proportion des rechutes cliniques ou sérologiques constatées dans la

Uni, l'observation des malades a permis de cons-

syphilis précoce survient entre le quatrième et le neuvième mois consécutifs au traitement. Le comité constate que, si la pénicilinothérapie a été appliquée d'une manière suffisante, il n'est pas nécessaire de reprendre le traitement de la syphilis précoce chez plus de 5% des malades appartenant aux groupes les mieux contrôlés aux Etats-Unis (annexe 3, p. 33) ; toutefois, des taux d'insuccès plus élevés ont été signalés dans d'autres catégories de malades traités.

En se fondant sur des critères de diagnostic et d'observation médicale insuffisants, l'urétrite non spécifique est souvent confondue, dans le diagnostic, avec la blennorragie. Dans cet ordre d'idées, le comité relève les informations, réunies et communiquées par l'OMS, sur les infections des

WORLD HEALTH WIONDIALE DE LA SANTi OROANISAT1ON

MALADIES VENERIENNES

- 26 partie intégrante d'un programme d'administration de la santé publique. Le comité attend que soit arrêté par l'OMS le programme d'enseignement de 1949 portant sur la santé publique, notamment sur certains aspects relatifs aux maladies vénériennes, et estime que tout développe-

Le comité remarque, avec un vif intérêt, que l'on a suivi les malades traités, dès le début, A, la pénicilline, après que Mahoney et ses collabora-

teurs eurent découvert, en 1943, la vertu spirochéticide de cet antibiotique. Toutefois, le fait que l'on n'a pas observé de manifestations neuro-syphilitiques chez ces malades et que la fréquence des manifestations nerveuses ou de l'état anormal du liquide céphalo-rachidien est extremement faible chez d'autres groupes de malades suffisamment traités, ne permet pas de conclure que ces manifestations ne se développeront pas

ment des modalités des recommandations initiales du comité devrait être renvoyé, pour examen, au Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes. De l'avis du comité, l'OMS

avec le temps. Il y a, cependant, tout lieu de

devrait encourager les organisations sanitaires bénévoles, taut nationales qu'internationales, assumer le soin d'informer le public et de tallier son appui pour mener à bien l'exécution des programmes de lutte antivénérienne.

croire que le nombre des rechutes d'origine nerveuse sera faible si on le compare A. celui qui a

été constaté avec le traitement au moyen des anciens systèmes de chimiothérapie métallique, et il se peut qu'il s'établisse en moyenne à r-2%. 2.6.2.1

Le comité relève avec un vif intérêt qu'on s'est efforcé au Danemark d'évaluer les résultats obtenus par la campagne antivénérienne entreprise par l'Union danoise contre le Péril vénérien. Il a été procédé à un referendum national avant la campagne de 1944, et une nouvelle consultation a eu lieu en 1947 après qu'elle eut pris fin. Une caractéristique intéressante de la campagne proprement dite a été l'expédition par la poste

Dans la syphilis prénatale, les avan-

tages de la pénicillinothérapie des femmes enceintes sont généralement reconnus (non-toxicité,

protection du fcetus, quel que soit le trimestre au cours duquel le traitement est appliqué, etc.).

mettre la mère à une surveillance clinique et

Quand le traitement a pris fin, il importe de sou-

sérologique au moyen de réactions quantitatives. De même, le nourrisson doit être suivi avec soin

de 1.200.000 brochures aux familles du pays (la population totale du Danemark s'élève environ 4.000.000 d'habitants). En raison des

du triple point de vue clinique, sérologique et radioscopique.

Dans la syphilis congénitale précoce (jusqu'A. 2 ans), c'est avec le traitement à la péni2.6.2.2

techniques utilisées et de l'esprit dont s'est inspirée cette enquêter il est suggéré que les 06ments utilisés soient mis à la disposition d'autres administrations de la santé. 2.8 Données fondamentales

cilline aqueuse qu'on a constaté, jusqu'ici, les meilleurs résultats. Il ressort de certaines indications que d'aussi bons résultats peuvent être obtenus au moyen de préparations de pénicillineretard.

En ce qui concerne la syphilis congénitale tardive, il ne sera pas possible de préciser 2.6.2.3

Le comité relève que, dans de nombreux pays, les données relatives A. la syphilis et A. la blennorragie sont insuffisantes, ainsi qu'il ressort des informations et des statistiques réunies par le Secrétariat de l'OMS et publiées dans le Rapport épidémiologique et démographique de mai 1948.

avant de nombreuses années si la pénicilline aura pour effet d'arrêter, d'une manière définitive, la progression des diverses formes de la maladie. Les méthodes de traitement de la syphilis pré-

Comme il est indiqué dans le rapport sur la première session, le comité rappelle que, A, son

avis, les pays devraient être invités à enregistrer tout au moins les données fondamentales sur la fréquence des maladies vénériennes, en par-

coce qui ont été indiquées dans le rapport du comité d'experts de la Commission Intérimaire (pénicilline G, pénicilline aqueuse et pénicilline en suspension oléo-cireuse), et d'autres exemples de méthodes de traitement par diverses formes de pénicilline, sont exposés dans l'annexe 2 au présent rapport (p. 33), oü sont indiquées également les méthodes utilisées au cours de la campagne antisyphiitique polonaise. En ce qui concerne la pénicilline-procaine

ticulier de la syphilis. Dans cet ordre d'idées,

le comité constate que la résolution sur les maladies vénériennes, adoptée par la première Assemblée de la Santé,7 recommande à l'attention particulière des gouvernements la nécessité de notifier

et d'enregistrer les cas de syphilis primaire et secondaire, ces phases de la maladie présentant le plus d'importance du point de vue de répidémiologie et de la sauté publique.

contenant 2% de monostéarate d'aluminium, il résulte des études auxquelles il a été procédé, que l'on peut prouver l'existence, dans le sang, de concentrations mesurables de l'antibiotique

Dans son rapport, le comité d'experts de la

Commission Intérimaire a, de son certé, approuvé

le principe de l'unification de la nomenclature des causes de morbidité et de décès, afin que des informations statistiques comparables puissent

pendant une durée susceptible d'atteindre 96

heures, à la suite d'une seule injection de 300.000 unités. Avec 3 injections de 600.000 unités toutes les 24 heures, la présence de la pénicilline, dans

être, en définitive, publiées dans divers pays.

le sang, peut être constatée pendant au moins

7 jours. En se fondant sur ces données, il devient

possible d'instituer une thérapeutique ambulatoire pour une période de 48 heures, donnant les mêmes résultats que l'administration de 500.000 unités de pénicilline en suspension oléo-cireuse toutes les 24 heures, pendant ro j ours. 2.7

Le comité recommande, d'autre part, au Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes et au Comité d'experts des Statistiques sanitaires, une fois que ces comités seront définitivement constitués, de procéder A, des consultations et A. des échanges de vues. Le comité se félicite, en principe, de l'adoption, par la première Assemblée Mondiale de la Santé, du Inglement No r de l'OMS sur les statistiques

Enseignement sanitaire

sanitaires, conformément aux dispositions de

Le comité relève que l'Assemblée de la Santé a décidé de faire figurer, parmi les activités de l'OMS, renseignement sanitaire, en tant que

la Constitution de l'OMS, et relève que ce règlement prendra effet A, dater du rot janvier 1950. Actes off. Org. mond. Santé, 13, 302

- 27 Le comité estime que, si l'établissement de ce règlement - qui comporte, dans chaque pays, l'enregistrement des maladies de telle sorte qu'elles

MALADIES VENEEIENNES

et infantile devrait être accordée de préférence : aux pays dotés d'une organisation pour la lutte antivénérienne et oil l'introduction du traitement A. la pénicilline permettrait d'intensifier cette lutte

puissent être rangées en trois groupemen»s marque un progrès, il serait néanmoins possible de rechercher une classification plus satisfaisante de la syphilis ; en effet, les gouvernements ont exprimé l'avis qu'il y aurait lieu de mettre l'accent sur les conséquences des maladies vénériennes

et d'entreprendre une attaque massive contre la syphilis ; aux pays oil se posent des problèmes d'endémicité syphilitique ; ou bien à ceux où

il est souhaitable d'encourager l'exécution, par les gouvernements, d'un programme de lutte antivénérienne de plus grande ampleur. Le comité estime, en outre, qu'il serait opportun

pour la santé publique. Il serait, par exemple,

particulièrement important d'étudier les opinions divergentes qui se sont fait jour dans divers pays quant á la définition de la syphilis récente et de la syphilis tardive. 2.9 Relations avec d' autres organisations inter-

nationales en ce qui concerne les maladies vénériennes

d'amorcer tout programme de ce genre par des démonstrations dans des institutions médicales appropriées et pourvues des moyens d'enseignement et de formation professionnelle propres contribuer á la plus large diffusion possible des informations d'ordre technique sur les méthodes de traitement h la pénicilline. Les considérations et les propositions du comité figurent dans une note (annexe 4, p. 34) présentée, le 20 octobre 1948, au Comité mixte des Directives

Nations Unies. Le comité prend note des paragraphes de la résolution adoptée par l'Assemblée de la Santé relatifs á la collaboration avec les Nations Unies et d'autres organisations internationales, en vue de lutter contre la prostitution et la traite des femmes et des enfants. Le comité 2.9.1

constate les progrès réalisés par les Nations

Unies dans l'unification, en un instrument international unique, des conventions et accords internationaux de 1904, 1910, 1921, 1933 et 1937 sur la traite des femmes et des enfants, la suppression de la traite des blanches et de la prostitution ; il note également que le projet de texte discuté par le Conseil Economique et Social á sa septième

sanitaires FISE/OMS. Dans le cas où le comité mixte et, ultérieurement, les Conseils Exécutifs de l'OMS et du FISE accepteraient les principales recommandations contenues dans la note, l'OMS devrait être prête à prendre les mesures indispensable pour amorcer des programmes en Bulgarie, en Finlande, en Hongrie et en Yougo-

nécessaires et á fournir le personnel qualifié slavie, et pour procéder, en 1949 et 1950, aux enquê-

session, á Genève, contient une disposition en faveur du « traitement gratuit et confidentiel des maladies vénériennes ». Comme il n'a été donné aucune autre précision, le comité estime qu'il est souhaitable d'élucider ce point. Si l'on vent donner à entendre que des enquêtes épidémiologiques sur les maladies vénériennes ne sont pas désirables, ce serait exprimer une conception contraire à celle qui a été approuvée h l'unanimité par la première Assemblée de la Santé. En raison

tes appropriées en Albanie, en Gréce, en Italie, en Roumanie et en Tchécoslovaquie. Il conviendrait également d'élaborer des programmes de démonstrations dans l'Inde, au Pakistan et au Siam. On trouvera en annexe un tableau résumant les propositions adressées au FISE par les gouvernements, les activités recommandées, etc. (annexe 5, p. 36). Il est recommandé que l'OMS soit prête fournir le personnel qualifié pour faire des enquêtes, amorcer et suivre l'application des programmes

de l'intérêt que présenterait une manière de

de lutte contre la syphilis prénatale et infantile préconisés par le Comité mixte des Directives sanitaires FISE/OMS et acceptés par les Conseils Exécutifs des deux Organisations. 2.9.3 Union internationale contre le Péril vénérien. Le comité constate que le Conseil Exécutif de

voir commune aux organismes des Nations Unies et A, l'Organisation Mondiale de la Santé, la question devrait être étudiée par l'OMS. 2.9.2

Fonds International des Nations Unies

pour les Secours a l'Enfance. Le comité se félicite

l'OMS, á sa première session, a décidé qu'une priorité

de la contribution que le FISE apporte au programme international de lutte contre les maladies vénériennes, en affectant une somme de

devrait être accordée, á sa deuxième session, á la demande présentée par l'Union internationale contre le Péril vénérien en vue d'entrer en relations officielles avec l'OMS.

deux millions de dollars á la lutte contre la

syphilis prénatale et infantile. Le comité approuve la création du Comité mixte des Directives sanitaires FISE/OMS, qui fera des recommandations

Le comité remarque l'activité déployée par l'Union au cours de Vann& écoulée et les résolutions qu'elle a adoptées. Il ressort que l'Union approuve les principes fondamentaux du programme international antivénérien de l'OMS et que son action, notamment dans le domaine de l'éducation et de l'assistance sociale, contribuerait A.

pour l'exécution des programmes. Le comité a examiné le mandat du comité mixte 8 et prend note des différents points techniques sur lesquels le comité d'experts de l'OMS sera appelé à émettre des avis. Le comité a étudié les diverses demandes présentées par des gouvernements d'Etats euro-

la réalisation du progranime de l'OMS. Le

péens et il a examiné le rapport de la mission d'enquête du FISE en Extrême-Orient ; il a pris également note des recommandations relatives A. des programmes de traitement á la pénicilline dans la région de l'Asie du Sud-Est. D'une façon générale, le comité pense qu'une 8 Actes off. Org. mond. Santé, 14, 49

comité relève que l'Union a contribué h l'élaboration de l'Arrangement de Bruxelles de 1924, qu'un sous-comité pour la revision de cet accord

s'est réuni á La Haye, en mars 1948, et qu'un projet de texte á cet effet a été présenté au comité d'experts, pour &Ire examiné en corrélation avec la rédaction d'une réglementation internationale des maladies vénériennes. Congrès international de Dermatologie et de Syphiligraphie. Le comité retient

aide pour la lutte contre la syphilis prénatale

2.9.4 Dixième

le fait que le dixième Congrès international de

MALADIES VtNERIENNES

- 28 des maladies vénériennes d'un pays h l'autre par les gens de mer. D'après les renseignements

Dermatologie et de Syphiligraphie doit vraisemblablement se réunir en r95o. Il pense que l'OMS

devrait participer à ce congrès et qu'il y aurait lieu d'étudier les possibilités de collaborer avec cette organisation.

sur les sources de contamination et d'autres données du même ordre, recueillis dans les pays scandinaves et aux Etats-Unis, un objectif économique souhaitable, auxquels tous les Etats maritimes pourraient viser, serait d'évaluer les risques entraînés, sur le plan international, par les maladies vénériennes et éventuellement d'y parer. Il est donc proposé de mener une enquête spéciale dans

3. Réglementation sanitaire internationale des

maladies vénériennes et Arrangement de Bruxelles de 1924

Le comité prend note des renseignements reçus de 40 gouvernements et des avis qu'ils ont exprimés en réponse à une lettre circulaire relative h. l'Arrangement de Bruxelles. Le comité prend acte des propositions présentées à l'Assem-

un ou plusieurs grands ports, soit en Europe septentrionale ou méridionale, soit en ExtrêmeOrient. Il serait possible d'instituer un organisme de lutte qui tiendrait compte des meilleures théories et informations d'ensemble sur le dépistage des cas, le diagnostic, le traitement, l'épidémiologie, et qui s'assurerait le concours de plusieurs pays, exposés à un risque d'infection par une région non réglementée. Un tel projet

blée de la Santé par le Portugal,9 de la déclaration faite par l'Islande,l9 ainsi que du paragraphe

de la résolution sur les maladies vénériennes adoptée par l'Assemblée.11 Le comité note enfin la résolution, relative A. l'Arrangement de 1924,

présentée par l'Union internationale contre le Péril vénérien.

comité s'est fondé sur les principes adoptés par la Commission Intérimaire et par l'Assemblée de la Santé (principes énoncés dans le rapport du comité d'experts de la Commission Intérimaire)

En reprenant l'examen de la question,

le

viserait h déceler la persistance de la maladie dans un groupe géographique donné et constituerait également un moyen de diminuer la rapidité avec laquelle ces infections se propagent h partir de ce groupe. D'ailleurs, le Public Health Service des Etats-Unis avait pris, en 1947, l'initiative de proposer l'adoption d'un projet de cette nature. Le projet devrait être examiné en rapport avec les attributions de l'OIT et d'autres organisations internationales intéressées h l'hygiène des gens de mer ; à ce propos, le comité constate que l'Assemblée de la Santé a décidé de créer un comité mixte ofi siégeraient des représentants de l'OIT. L'OMS devrait étudier un projet de cette nature et consulter les autorités compétentes des pays

pour rédiger une réglementation internationale des maladies vénériennes, tenant compte des questions visées dans l'Arrangement de Bruxelles.

Le comité s'est mis d'accord sur la procédure suivante : un texte provisoire établi sur la base des

discussions approfondies du comité serait examiné par la Section juridique du Secrétariat de l'OMS, avant d'être communiqué aux membres du comité d'experts. Le projet de texte serait ensuite soumis aux membres de l'OMS et aux organisations internationales compétentes, pour observations et commentaires. A la lumière des renseignements ainsi recueillis, un projet défini-

intéressés, en vue de la mettre à exécution en 1950.

tif serait proposé à l'Assemblée de la Santé.

Le comité souligne que le caractère limitatif de l'Arrangement de Bruxelles tient notamment l'absence de dispositions prévoyant la réunion, soit de données destinées h mettre en évidence les services effectivement fournis par les parties signataires et ceux qui leur sont rendus, soit de renseignements de nature 6. permettre l'évaluation statistique et épidémiologique du problème des maladies vénériennes chez les gens de mer. En rédigeant le texte provisoire d'une réglementation

Le comité relève que certains aspects internationaux du problème vénérien chez les gens de mer présentent un caractère régional. Le long de grandes voies fluviales ou dans des pays limitrophes de bassins maritimes bien délimités, des problèmes spéciaux peuvent surgir. Le comité prend acte de la résolution adoptée par l'Union internationale contre le Péril vénérien h son assem-

blée de Copenhague en septembre 1948, résolution qui demande la création, sous les auspices de l'OMS, d'une commission composée de repré-

sentants des pays intéressés, afin d'étudier la persistance des maladies vénériennes dans le bassin du Rhin et de coordonner la lutte contre les maladies vénériennes dans cette région. Les pays visés sont l'Allemagne, la Belgique, la France,

internationale sur les maladies vénériennes, il y aurait lieu de ne pas perdre de vue les articles 64 et 65 de la Constitution de l'OMS, aux termes desquels les Etats Membres peuvent être appelés fournir des rapports statistiques et épidémiologiques à l'OMS, selon des modalités à déterminer

les Pays-Bas et la Suisse.

Il est recommandé de préparer un texte provisoire de réglementation internationale des maladies vénériennes, pour communication aux Etats

par l'Assemblée de la Santé, et h transmettre, dans la mesure du possible, sur requête du toutes informations supplémentaires se rapportant h la santé.' Des informations provenant de plusieurs pays font ressortir une diminution relative de la fréquence des maladies vénériennes dans les régions rurales et continentales, alors que l'on n'enregistre pas une diminution analogue dans les ports. De l'avis du comité, ce fait met en relief le pro-

Membres de l'OMS, et de soumettre un projet définitif à l'Assemblée de la Santé. II est également recommandé d'établir un projet spécial d'enquête dans un grand port,

soit de l'Europe septentrionale ou méridionale, soit d'Extrême-Orient, parallèlement à l'application du texte revisé de l'Arrangement de Bruxelles.

Il est enfin recommandé à l'OMS de pressentir les autorités compétentes d'Allemagne, de Belgi-

blème posé par la lutte contre la transmission Actes off. Org. mond. Santé, 13, 145 10 Ibid. 13, 67

que, de France, des Pays-Bas et de Suisse, en vue de la création d'une commission qui comprendrait des représentants de ces pays et serait char-

gée d'étudier et de recommander des mesures visant à coordonner la lutte contre les maladies vénériennes dans le bassin du Rhin.

"Ibid. 13, 303

- 29 ____

MALADIES VENERIENNES

4. B6jel Le comité note que le document sur le béjel 12 présenté à l'Assemblée de la Santé par le Gouvernement irakien a été renvoyé ultérieurement au comité d'experts par le Conseil Exécutif, lors de sa première session.

5. Plan antisyphilitique polonais Le comité prend note du rapport (annexe 6, p. 37) sur la campagne antisyphilitique en Pologne, présenté par le représentant du Ministére polonais de la Santé. Après avoir examiné les différents aspects tech-

Les tréponématoses en général et leurs manifestations dans différents milieux présentent un grand intérêt, mais n'ont été étudiées que dans une mesure limitée. Les relations entre les pinta,

niques et autres du programme, le comité conspriorité 6. la lutte menée en grand contre la syphilis. Il signale, en outre, les moyens financiers con-

tate que les autorités polonaises ont donné la sidérables 13 mis en ceuvre depuis le début de Farm& pour accélérer l'exécution du programme. Plus d'un demi-million de personnes ont subi des examens sérologiques, plus de 43.000 cas de

le pian, le béjel et d'autres infections 6. spirochètes posent un probléme fondamental dont l'OMS pourrait parfaitement s'occuper, étant donné les millions de gens qui en sont probablement atteints dans certaines régions. Différents chercheurs pensent que la syphilis « bénigne », observée dans les déserts africains, en Ethiopie et dans d'autres régions tropicales et sub-tropicales, est analogue A. la « syphilis arabe »

syphilis et 27.000 cas de blennorragie ont été traités. On a eu recours à des méthodes de traitement rapide A. base de pénicilline-retard en suspension oléo-cireuse (POB)."

bénigne ou béjel. Dans le document présenté par le Gouvernement irakien, il résulte de certaines

Le comité estime que la méthode de dépistage des cas et les méthodes de traitement accéléré A. la pénicilline, dans la campagne de Pologne,

indications que les caractéristiques présentées par le béjel diffèrent de celles de la syphilis, notamment que la transmission du béjel n'est pas habituellement d'origine vénérienne. En raison de la nature même de son mandat, qui lui confère le caractère d'organisme consultatif de l'OMS pour les maladies vénériennes, le comité estime que

ont rendu possible une attaque de grande envergure contre la syphilis. Il y a lieu de penser que

la diminution, actuellement discernable, de la fréquence des cas de syphilis en Pologne persistera ; le comité espère que le Ministère polonais

de la Santé présentera A. la réunion, en 1949, du Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes une analyse détaillée des résultats de la première année des opérations. Le comité désire exprimer ses félicitations pour

l'étude du béjel et des maladies apparentées

devrait être plutôt considérée comme une activité distincte de l'OMS, à moins que son mandat ne soit élargi. Le comité pense qu'entre temps, il y aurait lieu de recueillir des renseignements plus nombreux sur les aspects épidémiologiques, cliniques,

la manière dont le programme a été lancé, malgré des difficultés techniques et autres. Le comité constate que des fonds ont été mis 6.

thérapeutiques du béjel et sur les recherches en laboratoire qui s'y rapportent, dans les régions où sévissent cette maladie et les maladies apparentées. Le Secrétariat de l'OMS devrait notamment rester en rapport, A. ce sujet, avec les autorités sanitaires irakiennes et avec l'Université de Bagdad.

disposition, par l'entremise du FISE, pour

l'acquisition d'une certaine quantité de pénicilline

et d'équipement, notamment du matériel de

laboratoire, pour combattre la syphilis prénatale et infantile en Pologne. 6. Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes Le comité prend acte de la décision du Conseil Exécutif, à sa première session, de nommer cinq membres appelés à constituer le noyau du Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes,"

Il est recommandé à l'OMS de considérer le béjel et les maladies non vénériennes apparentées

comme l'objet d'une activité distincte. Il serait d'un intérêt considérable que l'OMS recueille de nouvelles données sur la nature et la répartition géographique du béjel et des maladies apparentées. 12 Béz j (Document soumis par la délégation de l'Irak) : Au cours de ces dernières années, une maladie, connue sous le nom populaire de « béj el », a été

conformément au Réglement provisoire relatif 6. la nomination des comités d'experts et de leurs sous-comités." Le comité prend également acte du Règlement et des Règles de procédure appli-

cables aux comités d'experts et A. leurs sous-

comités.r7 Le comité relève enfin la disposition

permettant de faire appel au concours de spécialistes de différents pays, en qualité de membres correspondants. En raison de la responsabilité considérable qui incombe au Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes, le comité a soigneusement

observée dans le sud de la Syrie et dans l'Irak.

Le béj el a eté mentionné sous ce nom dans les manuels

de médecine. La maladie est due b. un spirochète ; elle est infectieuse et peut être considérée comme

se classant entre la syphilis bénigne et le pian. Il serait nécessaire de procéder b. des recherches complémentaires sur le béjel, au moyen, notamment, d'études d'immunologie expérimentale chez l'animal. Les caractères cliniques suivants sont relever :

1) L'infection parait être extra-génitale. 2) Le béjel se rencontre communément chez des enfants dont les parents sont indemnes de syphilis. 3) La lésion habituelle se présente sous forme de plaques muqueuses aux commissures des lèvres. activement sur le béj el.

étudié, en tenant compte de l'article 4 du règlement précité, la question de l'effectif et du mode de représentation géographique du futur comité consultatif de l'OMS pour les maladies vénériennes. Le comité estime que, sous sa forme définitive, le comité devrait comprendre des spécialistes éminents des questions administratives, de dollars environ (au taux officiel du change). 14 On trouvera à l'annexe 2 du présent rapport (p. 33) les méthodes de traitement utilisées dans la campagne antisyphilitique en Pologne. 15 Actes oll. Org. mond. Santé, 14, ir " Ibid. 14, 38 " Ibid. 13, 376 14 Les dépenses se sont élevées b.

4) La thérapeutique antisyphilitique agit très

2,5 millions

donné l'importance de la question du béj el sous le rapport prophylactique et législatif, que des dispositions soient prises, en vertu de la section 12.1.6.3.2.1 (Actes og. Org. mond. Santé, 10, cette maladie.

La délégation de l'Irak recommande, étant o),

pour l'institution d'études sur place concernant

MALADIES VENERIENNES

épidémiologiques, cliniques et des techniques de laboratoire, relatives aux maladies vénériennes, afin d'envisager le probleme aussi bien au point de vue démographique qu'inviduel. Il devrait geographique appropriée.

être dûment tenu compte d'une representation

Afin de remplir ces conditions,

le Comité

d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes devrait être compose de dix membres ordinaires ; d'autres experts dans des domaines spéciaux seraient, si nécessaire, nommés par cooptation (article 14 du Reglement précité). La nécessité de nouvelles etudes et de directives pour la preparation de la conference interna-

logie et des techniques de laboratoire. Il y aurait lieu de s'assurer, aussi rapidement que possible, les services de trois ou quatre spécialistes compétents pour siéger dans ce sous-comité. Les membres du comité ad hoc ont UP, dressé la liste des noms de spécialistes qualifies dans ces différentes questions et qui seraient susceptibles d'être nommés. D'autres noms seront proposes, afin de constituer une base convenable pour le choix des membres correspondants. Il est recommandé de fixer á dix le nombre des

membres du Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes, et de crier un souscomité de la sérologie et des techniques de laboratoire, qui ne comprendrait pas plus de quatre membres.

tionale de sérologie qui doit se tenir en 1950 entraine la creation d'un sous-comité de la séro-

RESUMÉ DES RECOMMANDATIONS DU COMITÉ D'EXPERTS

1. Considérations nouvelles

L'avenement de la pénicilline dans la thérapeutique de la syphilis précoce est susceptible d'avoir des consequences considérables pour la santé publique. L'évolution qui s'est produite

de poursuivre l'étude de la reorganisation des fabriques de pénicilline de l'UNNRA, aussitôt que l'enquête envisagée sera terminée, et de soumettre également cette question h. l'examen de la Commission Economique pour l'Europe des Nations Unies ;

dans ce domaine de la lutte antisyphilitique

offre des possibilités pour un traitement de grande

de faire en sorte que l'OMS soit en état de

envergure, qui permettra d'aborder le probleme aussi bien pour les groupes démographiques que pour l'individu.

donner des avis sur la qualité et le titre des produits pénicilliniques.

Dans son programme d'action, l'OMS doit

En outre, le comité d'experts recommande, (2.2) :

avoir notamment pour premier objectif d'entreprendre la lutte contre les maladies vénériennes dans les regions dotées de services antivénériens action limit& et oh la syphilis est tres répandue et

sir les candidats aux bourses d'études de

de se fonder sur les criteres établis pour choi-

engendre aussi bien une misere individuelle et sociale indescriptible que des pertes économiques incalculables.

vénéréologie et de leur faire accomplir des stages d'études dans les établissements spéciaux du plus haut niveau, recommandés par l'OMS ;

En tenant compte des faits survenus depuis la reunion du comité d'experts de la Commission Intérimaire, le comité ad hoc a présenté des recom-

mandations complémentaires, ainsi que de nouvelles recommandations.

2. Sphères d'activité Pour executer son programme international antivénérien, l'OMS doit : encourager la production et la répartition des medicaments antivénériens ; assister, d'une manière générale, les gouvernements en les aidant à entreprendre des programmes de lutte antivénérienne ou à développer les moyens dont ils disposent Ujà á cet effet ; encourager la formation de personnel specialise, la diffusion d'informations techniques et l'adoption de méthodes uniformes de diagnostic, de thérapeutique, etc. ; collaborer avec d'autres organisations internationales qui s'intéressent

d'accorder une attention particulière à l'attribution de bourses d'études en vue d'exécuter les programmes antivénériens mis en ceuvre avec l'aide de l'OMS, ou en application des programmes de lutte contre la syphilis prénatale et infantile recommandés par

le Comité mixte des Directives sanitaires FISE/OMS ;

de faire face, autant que possible en 1949, aux besoins des gouvernements en ce qui concerne la formation de personnel specialise,

compte tenu des criteres proposes, et de de formation technique en 1950. Il est également recommandé (2.3, 2.9) :

prendre toutes dispositions nécessaires pour

satisfaire à l'accroissement des demandes

la lutte contre les maladies vénériennes, etc. En raison de l'adoption de ces principes par l'OMS et des récents progres realises dans le domaine de la lutte contre les maladies vénériennes, le Comité d'experts (comité ad hoc) des Maladies vénériennes recommande (2.1) :

d'envoyer une équipe de consultations et de demonstrations de l'OMS dans l'Inde et une en Egypte en 1949 ;

de mettre á la disposition des équipes des quantités plus importantes de fournitures et de materiel qu'il n'avait été prévu dans le programme de 1949 ; d'assurer le recrutement de personnel qualift& afin de répondre aux demandes toujours plus nombreuses des gouvernements désireux d'obtenir, en 1949 et en 1950, des services de demonstrations et de consultations, comportant l'envoi d'experts-conseils pour

takes sur la production et la répartition

de réunir des renseignements complémen-

de la pénicilline ; l'OMS et d'autres organisations internationales devront prendre des mesures positives pour accroitre la production de cet antibiotique ;

- 31 donner suite aux recommandations du Comité

MALADIES- VENERIENNES

mixte des Directives sanitaires FISE/OMS, pour mener des enquêtes, pour organiser des

de pressentir les autorités compétentes d'Allemagne, de Belgique, de France, des Pays-Bas

services de démonstrations et pour suivre l'exécution des programmes de lutte contre la syphilis prénatale et infantile dans plusieurs pays. Il est recommandé (2.4) : l'OMS, d'étudier les moyens d'intensifier la

commission qui comprendrait des représentants de ces pays et serait chargée d'étudier et de recommander des mesures visant coordonner la lutte contre les maladies vénériennes dans le bassin du Rhin.

et de Suisse, en vue de la création d'une

diffusion de renseignements techniques sur

4. Béjel Le béj el et les spirochétoses apparentées posent un problème d'une importance considérable pour

les méthodes de lutte contre les maladies vénériennes, afin de donner satisfaction aux demandes des gouvernements ;

de constituer, en 1949, un groupe temporaire d'étude, composé d'un nombre limité de vénéréologues

l'état sanitaire des populations des régions tropicales et sub-tropicales, mais les manifestations de ces maladies dans des milieux différents n'ont été étudiées que dans une mesure limitée. Il est recommandé (4) :

éminents d'Europe ou d'ailleurs, et chargés d'évaluer l'efficacité

que pourraient avoir, dans les programmes nationaux et internationaux, les méthodes de lutte antivénérienne appliquées aux EtatsUnis.

l'OMS, d'étudier le problème du béjel, la nature et l'étendue de cette maladie et des spirochétoses apparentées et, en raison de la nature éminemment non vénérienne de ces

Il est recommandé enfin (2.5) : de créer le sous-comité de la sérologie et des

affections, d'en faire un domaine distinct relevant de son activité.

techniques de laboratoire, proposé dans le programme du comité d'experts de la Com-

mission Intérimaire qui a été adopté, et

d'arrêter le plus tôt possible un programme provisoire pour la conduite de la prochaine conférence internationale de sérologie, aux

5. Plan antisyphilitique polonais Le comité d'experts se félicite de constater les progrès

réalisés depuis

l'application, au

fins d'examen par le Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes. 3. Réglementation sanitaire internationale des maladies vénériennes et Arrangement de Bruxelles de 1924

début de l'année, du plan antisyphilitique polonais. Le traitement de 43.000 cas de syphilis et

de 27.000 cas de blennorragie jusqu'au mois d'août marque un succés dans les annales de la santé publique. Il efit été impossible de mener bonne fin ce programme, si le problème n'avait pas été abordé systématiquement et sur une vaste échelle par des méthodes de dépistage et de traitement rapide. 6. Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes Considérant les aspects techniques et la portée

Vu l'adoption, par l'Assemblée de la Santé, des principes sur lesquels seront fondées la revision et l'extension de l'Arrangement de Bruxelles, et

vu l'importance particulière, pour de nombreux pays, des aspects de l'épidémiologie des maladies

vénériennes chez les gens de mer, il est recommandé (3) :

des problèmes de lutte antivénérienne en relation avec le programme interna tional de l'OMS, il est nécessaire d'établir, à titre consultatif, un organe représentatif d'experis qui comprendrait des spécialistes des diverses branches de la lutte antivénérienne, et il est recommandé (6) que le Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes soit composé de dix membres, et que soit établi le plus tôt possible un sous-comité de la sérologie et des techniques

de préparer un texte provisoire de réglementation internationale des maladies vénériennes, pour communication aux Etats Membres

de l'OMS, et de soumettre un projet définitif à l'Assemblée de la Santé ;

d'établir un projet spécial d'enquéte dans un grand port, soit de l'Europe septentrionale ou méridionale, soit d'Extrême-Orient, paral-

lélement à l'application du texte revisé de l'Arrangement de Bruxelles ;

de laboratoire, ne comprenant pas plus de quatre membres.

MALADIES VÉNÉRIENNES

- 32 -

Annexe 1 RESUME DES DEMANDES RECUES DES GOUVERNEMENTS EN APPLICATION DU PROGRAMME DE L'OMS POUR LA LUTTE CONTRE LES MALADIES VENERIENNES

Régions

Avis d'experts

Bourses

Démonstrations (équipes et experts)

Equipement et fournitures

Informations techniques

A sie du Sud-Est Birmanie Ceylan

Inde Siam Europe Autriche Belgique Bulgarie

* *

* *

* *

*

Finlande France Hongrie Irlande Italie Norvège Pays-Bas Pologne Portugal Royaume-Uni Suisse Tchécoslovaquie Yougoslavie

-

* * * *

* *

* * * * * * *

*

* *

*

Accusé de réception * *

*

* *

* * * :

*

-

*

Méditerranée orientale

Egypte Iran Pakistan Turquie Amérique

* * *

* * * *

* *

* * *

*

*

Bolivie

Etats-Unis d'Amérique Haiti Mexique

*

*

Réponse provisoire * *

République Dominicaine Pacifique occidental

Réponse provisoire *

*

Nouvelle-Zélande Philippines Afrique

Accusé de réception Réponse provisoire

Union Sud-Africaine TOTAL (au 20 octobre 1948) : 32 Membres

6

2I

18

2I

- 33 Annexe 2

MALADIES VENERIENNES

A. EXEMPLES DE METHODES POSSIBLES DE TRAITEMENT A LA PENICILLINE Produit utilise

Dose par injection

Nombre total d'injections (dose globale)

.

Blennorragie

Pénicilline en solu-

tion aqueuse Pénicilline en suspension oléocireuse 2.

50.000 unités à o heure 50.000 unités à i heure I oo.000 unit& b. 2 heures 300.000 unit&

(zoo.000 unités)

3

(300.000 unités)

Syphilis précoce et prénatale (également pour d'autres formes de syphilis,

Pénicilline G en solution aqueuse

5o.000 unit& toutes les 2 heures

90

(4,5 millions d'unités) tO (5

sauf la syphilis du système

Pénicilline G en suspension oléocireuse (POB liquide) Pénicilline G - procaine contenant

500.000 unités toutes les 24 heures

central, la syphilis

nerveux

millions d'unités)

cardio-vasculaire et la syphilis congénitale)

600.000 unités toutes les 24 heures, ou 600.000 uni-

2 % de monostéarate d'aluminium 3.

t& z fois par semaine pendant 2 semaines I 70.000 - 200.000 unités par kg. de poids du corps, réparties en 170-zoo doses administrées raià

(1,8 million d'unités) (2,4 millions d'unités) 4

3

Syphilis congénitale (précoce)

solution aqueuse

Pénicilline G en

son d'une dose toutes les heures

B. METHODES DE TRAITEMENT APPLIQUÉES DANS LE PLAN ANTISYPHILITIQUE POLONAIS

1. Syphilis primaire séro-négative

3.000.000 d'unités de pénicilline en suspension oléo-cireuse, à raison de io doses quotidiennes de 300.000 unités, plus 4 injections de bismuth b. 0,2 g., administrées les Ier, 4me, 7me et 10me jours 4.200.000 unités de pénicilline en suspension oléo-cireuse, à raison de 14 doses quotidiennes de 300.000 unités, plus io injections de mapharsen à o,o6 g. et to injections de bismuth b. 0,2 g., effectuées les 4me, 7me, I0me, I3me, i6me, 1gme, 22me, 25me, 28me et 3Ime j ours

.

Syphylis primaire séro-positive Syphilis secondaire Syphilis précoce latente

3.

Femmes enceintes

6.000.000 d'unités de pénicilline en suspension oléo-cireuse oo.000 unités de pénicilline en suspension oléo-cireuse par kg. de poids du corps, administrées en to jours

4.

Enfants atteints de syphilis congénitale

Annexe 3 RESULTATS OBTENUS PAR LE TRAITEMENT A LA PENICILLINE DE LA SYPHILIS PRECOCE ET EVOLUTION ULTERIEURE DES CAS

(Venereal Disease Research Laboratory, US Public Health Service, Staten Island, N.Y., Etats-Unis d' Arnérique)

Mode de traitement : 200.000 unités toutes les 2 heures et 36 doses Dose globale de pénicilline : 7.200.000 unit& Durée du traitement (en mois)

de cas treads

Nombre

Nombre

de cas observés

de résultats positifs

Nombre

Nombre de résultats négatifs

Nombre

de cas traités k nouveau

I- 4 9-12 13-18

5- 8

451 451 381 242

373 304 182 82

240 97 36 II

127 201 142 71

6 6 4

0

MALADIES VENERIENNES

- 34 Annexe 4 [JCz/UNICEF/WHO] 20 octobre 1948

NOTE DU COMITE D'EXPERTS DES MALADIES VENÊRIENNES (Comité ad hoe) CREDITS AFFECTES PAR LE FISE A LA REALISATION DE PROGRAMMES ET DE PLANS DE LUTTE CONTRE LA SYPHILIS CHEZ LES FEMMES ENCEINTES ET LES ENFANTS DE MOINS DE 18 ANS

La lutte contre les maladies vénériennes a été marquée, à. bien des égards, par des changements considérables au cours de ces dernières années. Dans la thérapeutique de la syphilis, l'emploi de la pénicilline a permis d'écarter beaucoup de dangers et d'accidents inhérents soit aux méthodes de traitement b. base d'arsenic ou de métaux lourds, soit à d'autres mesures thérapeutiques précédem-

divers aspects techniques sur lesquels le comité d'experts sera appelé à donner des avis. La production de la pénicilline est l'un de ces problèmes. comité d'experts, qui s'est borné A, présenter, à cet égard, des observations d'ordre général.

Il semble, toutefois, dépasser la compétence du

ment appliquées. Les résultats obtenus grice la pénicilline sont saisissants, tout particulièrement dans le traitement des femmes enceintes,

Le comité a étudié les demandes initiales présentées au FISE par les gouvernements, en vue de et infantile ; il a également examiné les informations supplémentaires détaillées que l'OMS a obtenues des gouvernements, conformément

se faire octroyer une aide dans l'exécution des programmes de lutte contre la syphilis prénatale la décision du comité mixte. Des demandes, l'origine, ont émané des Gouvernements de Bulgarie, Finlande, GrAce, Hongrie, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie et Yougoslavie. Le comité a

et l'on peut évaluer actuellement b. 95% les chances que l'enfant a de naître sain, quel que soit le trimestre de la grossesse durant lequel la mère a été traitée. La pénicilline a, de ce fait, ouvert des perspectives fort encourageantes pour la prévention de la syphilis congénitale. La blennorragie a perdu, en grande partie, sa nocivité, grace également l'application de la pénicillinothérapie. Les infections blennorragiques des yeux et des organes génitaux des enfants peuvent être traitées efficacement l'aide de la pénicilline. En raison des perspectives favorables ouvertes aujourd'hui dans le monde A. la thérapeutique proprement dite, les faibles disponibilités en pénicilline

examiné, en outre, les rapports du Secrétariat de l'OMS et de l'expert vénéréologue du FISE, en Yougoslavie, rapports complétant les infordes supplémentaires présentées par l'Albanie et l'Italie. Le comité a examiné également le rapport de la mission d'enquête envoyée par le FISE en

concernant la situation en Bulgarie, en Hongrie et mations susmentionnées, de même que des deman-

et leur répartition peu équitable entre les divers pays sont les principaux facteurs qui entravent actuellement la lutte contre les maladies vénérien-

Extrême-Orient et relevé les chapitres de ce rapport

nes. C'est pourquoi le comité se félicite que le FISE ait affecté une somme de deux millions de dollars pour les programmes et les plans de lutte contre la syphilis chez les femmes enceintes et les enfants. En janvier 1948, le comité d'experts de la Commission Intérimaire a recommandé de prendre des mesures pour encourager la répartition de

pénicillinothérapie contre la syphilis prénatale et infantile soient établis, sur une échelle restreinte, pour l'Inde, le Pakistan et le Siam.

où il est recommandé que des programmes de

la pénicilline entre tous les pays, en particulier

ceux qui ne peuvent s'en procurer h. l'heure actuelle.

mise à effet de cette recommandation. Le comité d'experts exprime l'espoir que le FISE se prononcera également en faveur de nouvelles affectations de crédits pour les autres programmes de lutte conenfants, dont l'application pourrait être demandée par les divers gouvernements. pénicillinothérapie qui pourraient &Ire amorcés ne

Les crédits alloués par, le FISE faciliteront la

En principe, le comité estime qu'étant donné la grande fréquence de la syphilis chez les mères et les enfants dans beaucoup de pays d'Europe et d'Asie, les programmes et les plans envisagés devraient être réalisés : a) dans le cadre d'une action d'ensemble contre les maladies vénériennes, dans les régions où l'introduction du traitement à la pénicilline permettrait d'encourager la lutte contre la syphilis

et d'étendre les mesures déjà appliquées, de

tre la syphilis chez les femmes enceintes et les II y a lieu d'admettre que les programmes de

manière A, rendre possible une action de grande envergure contre la syphilis ;

b) dans les régions où la syphilis atteint une partie déterminée de la population et oil se

seront pas limités au traitement de la syphilis, possibilité de les mettre aisément en pratique. Le comité approuve la création du Comité recommandations de ce comité, et les activités reconnues en la matière.

poserait un problème endémique spécial ; c) dans les régions oil des démonstrations-types

mais comporteront aussi, en raison de leur valeur prophylactique, des mesures contre la blennorragie chez les femmes et les enfants (cécité, etc.) et la mixte des Directives sanitaires FISE/OMS ; ainsi, les programmes médicaux s'exécuteront suivant les

peuvent être organisées dans un nombre restreint de dispensaires et d'hôpitaux et ()A il existe des facilités d'enseignement et de formation professionnelle.

Le comité rappelle que le Comité d'experts de la Commission Intérimaire pour les Maladies vénériennes avait approuvé, dans son premier rapport,19

médicales internationales s'exerceront conform& ment aux indications émanant des autorités l'attribution A l'OMS d'une subvention d'un million de dollars, prélevée sur les fonds de l'UNRRA, pour

le plan antisyphilitique polonais, et relève avec satisfaction que le Comité mixte des Directives sanitaires FISE/OMS, la Commission du Programme

Le comité d'experts se félicite, d'autre part, de

et le Conseil Exécutif du FISE ont accordé au

couvrir la participation financière de l'OMS aux programmes médicaux que pourrait recommander

le Comité mixte des Directives sanitaires FISE/OMS. Le comité a repris l'examen du mandat du comité

Gouvernement polonais, sur sa demande, une aide pour la réalisation de la partie du programme relative A. la lutte contre la syphilis prénatale et infantile. Le comité souligne que la possibilité d'obtenir une telle aide a permis d'accélérer les préparatifs et l'ouverture de- cette campagne. Au mois

mixte 18 en ce qui concerne les programmes et enceintes et les enfants ; il reléve l'ampleur des 28 Actes off. Org. mond. Santé, 14, 49

les plans de lutte contre ja syphilis chez les femmes

1948, prés de 43.000 cas de syphilis avaient été traités en application de ce programme. Se fondant sur les informations fournies par la Bulgarie, la Finlande, la Hongrie et la Yougo19 Actes off, Org. mond. Santé, 8, 66

- 35 slavie, le comité estime qu'il existe dans ces pays des éléments fondamentaux pour y organiser la lutte antivénérienne, et que les programmes prévus pour combattre la syphilis prénatale et infantile pourraient être mis en application par l'intermédiaire du réseau de dispensaires antivénériens et de centres d'hygiène de la maternité et de l'enfance

MALADIES VENERIENNES

gramme de démonstrations actuellement en cours d'exécution A. Naples, a demandé que l'application de ce programme soit étendue à d'autres régions. Le comité est conscient du caractère limité des propositions faites en faveur de l'Inde, du Pakistan et du Siam par la mission d'enquête du FISE en

qui fonctionnent déjá dans ces pays. Le comité estime, en particulier, que les programmes de traitement A, la pénicilline, dont l'application est

mission a recommandé de fournir de la pénicilline l'Inde et au Pakistan, pour le traitement de femmes

Extrême-Orient. Le comité remarque que cette

envisagée, devraient être amorcés au moyen de

et d'enfants appartenant aux groupes de a per-

démonstrations-types dans les dispensaires ou les établissements hospitaliers réputés, avant même de développer ce genre d'action. Les administrations sanitaires nationales intéressées devraient profiter de cette période de démonstration pour former leur personnel médical aux méthodes cliniques et aux autres méthodes employées. Il serait nécessaire également de prévoir, lá où ils n'existent pas, des services sérologiques, indispensables ultérieure des malades. Dans le cas de la Yougoslavie, il convient d'attirer de nouveau l'attention sur ropportunité d'entamer, á l'aide de la pénicilline, une offensive

sonnes déplacées ». Etant donné les difficultés d'ordre pratique auxquelles se heurterait, dans ces

pays, l'application d'un programme normal de traitement à la pénicilline, en raison du nombre élevé de' a personnes déplacées », le comité estime

dans toute thérapeutique de la syphilis par la pénicilline, pour le diagnostic et la surveillance

que l'organisation de démonstrations-types dans un ou plusieurs dispensaires, où des personnes de ce groupe seraient traitées, constituerait une méthode rationnelle. Ces démonstrations présenteraient le maximum d'utilité si l'on choisissait une

région offrant des possibilités pour rinstruction et pour la formation du personnel. En ce qui con-

cerne l'Inde, le choix pourrait se porter sur les dispensaires d'une ou de plusieurs villes, telles que Madras, Calcutta, Bombay et Delhi ; ou bien les

d'ensemble rapide dans la zone d'enclémicité de la syphilis situ& en Bosnie-Herzégovine. Avant la seconde guerre mondiale, une enquête avait été faite dans cette région, avec l'aide de la Fondation Rockefeller. Le comité rappelle les efforts précédemment tentés pour résoudre ces problèmes end&

quantités de pénicilline attribuées à l'Inde pourraient être mises á la disposition de l'équipe de démonstrations et de consultations demandée, par le Gouvernement de l'Inde, et dont le comité d'experts avait recommandé l'envoi en 1949. Pour le Pakistan, il faudrait obtenir des renseignements complémentaires sur la nature du centre de démons-

miques en recourant aux traitements á base d'ar-

senic et de bismuth, et l'échec de ces méthodes, clft l'impossibilité d'en prolonger suffisamment l'application ainsi qu'aux conditions géographiques,

trations qui conviendrait

le

mieux. Le comité

suggère de désigner des dispensaires de Karachi ou

de Lahore. La mission d'enquête du FISE en

sociales, économiques et autres de la région. En raison de la grande fréquence de la maladie, il semble que cette région se prête tout spécialement l'application d'un programme de pénicillinothérapie. L'exécution d'un programme de cette nature présenterait beaucoup d'intérêt et aurait une grande portée, aussi bien sur le plan national qu'international, car il existe, dans d'autres parties du monde (Asie, Afrique), des régions analogues de forte endémicité.

Extrême-Orient propose, pour le Siam, de faire des démonstrations dans un dispensaire de Bang-

l'aide de la subvention du FISE sont uniquement destinées A, la lutte contre la syphilis infantile et prénatale, le comité ne recommande pas d'amorcer,

Etant donné que les fournitures obtenues

kok. Le comité signale que les informations complémentaires, demandées par le Secrétariat de l'OMS en vue de l'établissement d'un plan détaillé dans ce domaine, ne sont pas encore parvenues. En principe, le comité estime, avec la mission d'enquête du FISE, que la pénicillinothérapie de la syphilis prénatale et infantile présenterait une importance considérable pour les pays d'ExtrêmeOrient. Des programmes de cette nature seraient

plus utiles pour l'éducation et la formation de

dans cette région endémique, un programme de traitement A, la pénicilline, à moins qu'il ne soit possible de se procurer, par d'autres moyens, des quantités supplémentaires de pénicilline, ce qui permettrait de s'attaquer au problème dans son ensemble.

dessus s'efforceront tout spécialement d'appliquer les mesures envisagées dans le plan national de lutte antivénérienne. Il note également que les programmes prévus contre la syphilis prénatale et infantile seront poursuivis méthodiquement par les gouvernements des pays intéressés, et que l'ensemble des données recueillies sera mis à la disposition de l'OMS ; il note enfin que ces pays sont prêts à accueillir les experts qui leur seront envoyés A. titre individuel, et A. discuter et étudier avec eux les résultats A, longue échéance de l'action entreprise,

Le comité relève que les pays mentionnés ci-

l'opinion du corps médical que pour la résorption réelle des immenses réservoirs d'infection syphilitique signalés dans ces régions. Seul, un développement progressif des programmes de démonstrations - recommandé également, en principe, dans le cadre du programme d'action antivénérienne proposé par l'OMS dans l'Asie du Sud-Est - permettrait de contribuer de façon plus durable A, la lutte contre les maladies vénériennes et d'obtenir

des résultats importants par l'emploi de la pénicilline dans les régions où la syphilis est très répandue.

d'études qui ont été présentées en relation avec les programmes de lutte contre la syphilis préna-

Le comité prend note des demandes de bourses

afin de déterminer l'efficacité de ces programmes au fur et à mesure de leur mise en ceuvre. Le comité estime qu'il y a lieu d'examiner les demandes reçues des Gouvernements de l'Albanie,

tale et infantile. Ces bourses devraient être accordées d'après le mérite individuel et les critères de sélection, etc., qui ont été proposés par le comité d 'experts de l'OMS pour le programme des bourses d'études. L'octroi de bourses devrait être coordonné avec les programmes de démonstrationstypes, afin que les boursiers, à la fin de leurs études,

puissent en poursuivre l'exécution dans leur pays. tions initiales présentent pour la formation de l'opinion du corps médical, le niveau technique requis devrait être aussi élevé que possible. L'OMS devrait s'assurer les services d'un personnel technique qualifié pour organiser les programmes de démonstrations et d'observation envisagés.

de la Grèce, de l'Italie, de la Roumanie et de vénéréologues désignés par l'OMS devraient se rendre dans ces pays en vue d'y faire des démonstrations susceptibles de servir de point de départ

Etant donné l'importance que ces démonstra-

la Tchécoslovaquie ; il pense également que des

l'application de programmes plus vastes contre la syphilis prénatale et infantile, et de favoriser vénériennes.

l'extension des mesures prises contre les maladies

Le comité relève que le Gouvernement italien, se fondant sur l'expérience acquise grace au pro-

La thérapeutique appliquée en vertu des programmes de lutte contre la syphilis prénatale et infantile devrait se fonder sur les méthodes proposées par le comité d'experts.

MALADIES VENERIENNES

- 36 Il est recommandé que : des crédits pour des programmes de traitement A la pénicilline de la syphilis prénatale et infantile

L'OMS devrait aider le FISE b. se procurer la pénicilline nécessaire, et prendre des mesures en vue de s'assurer que les quantités fournies sont de bonne qualité et conformes aux normes recommandées par le comité d'experts. Les préparations péni-

cilliniques utilisées devront être du type G cristarns& de préférence pénicilline cristallisée G en suspension oléo-cireuse ou pénicilline-procaIne contenant 2% de monostéarate d'aluminium. Le comité constate que les fabriques de pénicil-

soient prélevés sur la subvention attribuée à cet effet par le FISE pour la Bulgarie, la Finlande, la Hongrie et la Yougoslavie ; administrations sanitaires de l'Albanie, de la

les experts de l'OMS se concertent avec les

line cédées par l'UNRRA A certains pays d'Europe n'ont pas encore commencé à fonctionner. Bien que des crédits aient été affectés par l'Assemusines et sur les conditions de leur fonctiovnement, usines, n'a pas été versée à l'OMS. Etant donné que

Grèce, de l'Italie, de la Roumanie et de la Tchécoslovaquie, en vue d'amorcer dans ces pays des démonstrations devant servir de point de départ pour la mise en osuvre de programmes plus vastes ; le FISE accepte la proposition de sa mission en

blée de la Santé pour ouvrir une enquête sur ces

le comité relève que la somme d'un million de dollars, proposée pour la réorganisation de ces le solde des fonds de l'UNRRA peut &re transd'attirer l'attention de cette dernière organisation sur l'opportunité d'assurer le fonctionnement féré aux Nations Unies et au FISE, il est nécessaire

Extrême-Orient, en vue d'entreprendre des programmes de traitement à la pénicilline ; que ces programmes débutent par des démonstrations ; que les crédits prévus soient augmentés et les programmes élargis, de façon à englober d'autres pays d'Extrême-Orient ;

de ces usines à l'aide de ses propres fonds. En raison de rintérêt que ces questions présentent au point de vue du relèvement industriel, il est proposé d'en saisir la Commission Economique pour l'Europe des Nations Unies. Le comité estime que l'OMS et le FISE devraient assurer une certaine continuité dans les programmes envisagés, pour le cas où les activités de cette der-

en s'attachant tout spécialement A. la qualité des produits ;

l'OMS aide le FISE b. se procurer de la pénicilline,

nière organisation devraient prendre fin.

soit mise à l'étude par l'OMS et les Nations Unies (FISE et Commission Economique pour l'Europe) ; les mesures nécessaires pour assurer la continuation des programmes envisagés soient étudiées par l'OMS et par le FISE, pour le cas où cette dernière organisation devrait cesser ses activités.

la question de la production de la pénicilline

Annexe 5 RÉSUMÉ DES DEMANDES ADRESSÉES PAR LES GOUVERNEMENTS AU FISE POUR OBTENIR UNE AIDE EN APPLICATION DU PROGRAMME DE LUTTE CONTRE LA SYPHILIS CHEZ LES FEMMES ENCEINTE S ET LES ENFANTS

Régions

méga-unités (Mx.)

Pénicilline,

Matériel de laboratoire équipement

EXPERTS-CONSEILS DE L'OMS 20

ou dollars (t)

ou autre

d'études

Bourses

Commencement

Enquête

d'exécution de programmes

Observations

Asie du Sud-Est Inde Pakistan Siam

$ 36.000 $ 20.000 $ 25.000

*

Europe Albanie Bulgarie Finlande Grèce Hongrie

21.000 M.u. 6.000 M.u. 76.000 M.u. $300.000

Italie

Programme initial de démonstrations A Na-

ples - en cours d'exécution Pologne 215.000 M.u.

Roumanie Tchécoslovaquie Yougoslavie TOTAL : 13 Membres

39.900 M.u. 240.000 MAL 4 4 5

-

Programme doté de crédits, en cours d'exécution

9

20 La présence d'experts-conseils (ou de personnel) de l'OMS sera nécessaire pour donner effet aux recommandations du comité d'experts et du Comité mixte des Directives sanitaires FISE/OMS, au fur et A, mesure de la mise à exécution des programmes.

- 37 Annexe 6

MALADIES 'VÉNÉRIENNES

RAPPORT SUR LA CAMPAGNE ANTISYPHILITIQUE EN POLOGNE 21

Rappelons que, lorsqu'il fut présenté pour la première fois, en janvier 1948, au Comité d'experts

de la Commission Intérimaire pour les Maladies vénériennes, le plan antisyphilitique polonais prevoyait une action en trois phases : Plan et elaboration du programme. . 2. Organisation d'un systeme de moyens de traitement. 3-

microscopes, les échantillons 6, examiner par ce moyen devaient, dans de nombreux cas, être envoyés dans les centres urbains des districts intéresses, ce qui entrainait des retards de trois fourni 42 ultra-microscopes.

quatre jours. De janvier à octobre 1948, il a été Comme il est indispensable, après avoir traité les syphilitiques b. la pénicilline, de les suivre attentivement en les soumettant b. des épreuves sérologigues quantitatives, on s'est efforce de s'assurer le

Autres mesures d'execution du programme, taire du public et autres moyens.

telles que dépistage des cas (examens élimina-

toires en serie), traitement, education sani-

époque b. laquelle le programme polonais de lutte antivénérienne fut présenté au comité d'experts de la Commission Intérimaire, 6. Geneve. En avril 1948, la plupart des operations (8o %) de la deuxième phase étaient terminées. Au cours de cette période, 300 centres sanitaires de a comitat

La première phase prit fin en janvier 1948,

personnel et le materiel nécessaires. On dispose actuellement d'un personnel specialise, mais la pénurie de materiel de laboratoire freine au plus haut point les operations.

dans les a comitats », de tenir les fiches de tous les malades, de dépister les sujets-contacts, d'assurer l'éducation sanitaire du public, etc. Afin d'organiser les centres sanitaires, des dispositions durent être prises pour : 1. recruter et former le personnel nécessaire ; 2.

furent organises en unites sanitaires centrales, chargées de coordonner la lutte antivénérienne

En mars 1948, on commença à créer des équipes volantes pour participer à la campagne antivénérienne. A l'origine, ces unites étaient destinées atteindre les villages tres éloignés des centres sanitaires et devaient rester dans la region jusqu'à la fin des operations de depistage et de traitement. Les premiers resultats obtenus grâce à ces équipes montrèrent qu'elles étaient particulièrement utiles pour le dépistage des cas par des examens systématiques en série, ainsi que pour l'éducation sanitaire

du public. Les equipes volantes ont maintenant pour fonction d'examiner la totalité des habitants d'une region et de diriger les cas positifs sur le centre sanitaire le plus rapproché. On a eu pour principe d'envoyer ces equipes dans les regions où, d'après les renseignements reps de fonctionnaires médicaux des districts et des villes, il est permis de supposer que la fréquence des maladies vénériennes est élevée. Ces équipes distribuent des brochures, opuscules, etc., de propagande antivénérienne, et organisent la projection de films éducatifs sur les maladies vénériennes ; en outre, le fonctionnaire medical, chef d'équipe, fait des conferences publi-

obtenir le materiel et les fournitures indispensables en vue du diagnostic et du traitement.

En ce qui concerne le premier point, 240 médecins, 300 infirmières et 250 infirmières de santé publique ou assistantes sociales avaient été recrutés b. fin avril 1948. Lorsque le recrutement fut achevé, des cours de perfectionnement d'une durée

de trois jours furent organises à l'intention du personnel diplôme, et rendus obligatoires pour les fonctionnaires du service de santé publique charges de l'application des mesures antivénériennes. Les

cours étaient également accessibles à tous les médecins ; ils étaient gratuits et tous les fonctionnaires médicaux qui s'étaient déplacés pour les suivre étaient loges et défrayés de leurs dépenses de voyage.

ques sur la question. Alors que la deuxième phase du programme, c'est-h-dire l'organisation d'un systeme de moyens de traitement, etait encore en cours, du materiel et des fournitures furent mis b. la disposition des centres sanitaires et des dispensaires universitaires. Certains centres sanitaires commencerent fonctionner en janvier et février 1948, mais ce ne fut qu'en avril, époque b. laquelle leur parvinrent

A la date du Pr juillet 1948, seize cours de ce genre, que fréquentaient plus de 480 médecins, avaient été organises. Les cours avaient lieu dans les dispensaires universitaires du pays, et le programme (accompagné de demonstrations) portait

des quantités considérables de pénicilline en suspension oléo-cireuse, que des operations de grande envergure purent être entreprises. De la pénicilline a été également mise à la disposition des dispensaires universitaires et des centres sanitaires des principales villes.

sur les aspects suivants de la lutte antivénérienne : Diagnostic Traitement, en particulier conceptions modernes de la thérapeutique rapide, par la pénicilline

en avril 1948. Les principaux journaux publièrent

La propagande educative débuta, elle aussi,

tous les jours, ou tous les deux jours, un article sur la question ; les postes de radiodiffusion orga-

nisèrent des causeries instructives sur le même sujet ; 1.2oo.000 brochures furent distribuées et zoo.000 affiches apposées. Le public fut averti du danger des maladies véneriennes, du r (Me de l'alcoolisme dans la propagation de ces maladies, de l'impor-

Aspects sociaux, particulièrement au point de vue du dépistage des sujets-contacts, ainsi que de l'éducation sanitaire du public Des cours analogues furent organises pour les infirmières et les assistantes sociales. Etant donne le manque de materiel et d'appareils de diagnostic, consecutif A. la deuxième guerre

tance, au point de vue épidémiologique, de traiter les sujets contagieux, de la nécessité du traitement précoce, de la possibilité de recourir à un traitement rapide et efficace par l'emploi de la pénicilline ; soins.

mondiale, il était difficile de fournir l'équipement nécessaire. Bien que les centres sanitaires eussent

il reçut enfin l'assurance qu'il bénéficierait de la plus grande discretion, ainsi que de la gratuite des la fin de juin et au début de juillet 1948, ii ne restait plus suffisamment de pénicilline pour soigner tous

leur disposition un certain nombre d'ultra-

Les effets de cette campagne furent tels, qu'b

21 Rapport de l'Inspecteur general, Division de la Lutte contre les Maladies vénériennes, Ministere polonais de la Sante, Varsovie

les malades qui venaient se faire traiter. Il fut possible, neanmoins, de remédier à cette penurie

MALADIES VÉNERIENNES

- 38

grâce à une livraison rapide, par avion, des quantit& nécessaires de pénicilline en suspension oléocireuse.

Bien que la campagne antivénérienne polonaise soit fondée sur un traitement rapide à la pénicilline d'une durée de dix jours, méthode qui avait rallié les suffrages tant du public que des fonctionnaires médicaux et vénéréologues, il fut jugé possible par la suite, dans certains cas de syphilis, d'étendre deux semaines la durée de la pénicillinothérapie et d'ajouter, au cours du traitement, 10 injections de

d'aofit 1948, 540.000 personnes environ avaient été examinées. Les tests positifs furent contrôlés au moyen de la réaction de floculation de Kahn et de la réaction de fixation du complément de Wassermann. Il résulte d'une évaluation préalable de la fréquence de la syphilis que celle-ci varie de un à trois pour cent. L'autre système employé pour le dépistage des cas a consisté à rechercher

mapharsen, à la dose de o,o6 g. et io de bismuth la.dose de o,2 g. Cette thérapeutique complémen-

les sujets-contacts. Au cours du traitement des 20.000 premiers malades, il a été possible d'obtenir des indications sur /8.000 cas infectieux ; o.000 se sont révélés positifs.

taire se répartit sur une période de 30 jours. Jusqu'ici, rien n'a prouvé qu'elle améliore les résultats chez l'homme ; toutefois, il a fallu adopter un com-

est d'avis que, en poursuivant la campagne, il y aurait lieu de s'attacher surtout aux points suivants :

Le Ministère de la Santé publique de Pologne

promis, pour tenir compte des opinions de nombreux praticiens et de certains professeurs d'université dont l'expérience, en matière de thérapeutique de la syphilis, reposait sur des constatations cliniques plutert qu'elle ne procédait de préoccupations relatives A, la santé publique en général. A leur avis, la pénicilline n'a pas encore entièrement

a) Intensifier l'éducation du public. et aux laboratoires. c) Renforcer les services de dépistage des cas et d'observation des résultats afin, notamment, de dépister les sujets-contacts. d) Répandre les cours de perfectionnement technique sur les divers aspects de la lutte antivénérienne.

b) Fournir du matériel aux centres sanitaires

fait ses preuves en tant que moyen de traitement exclusif de la syphilis. Ces opinions ont parfois

influencé les malades eux-mêmes, et les ont incités A demander avec insistance un traitement supplémentaire. A la fin d'aofit 1948, le nombre de cas de syphilis

e) Etendre le système des moyens de traitement.

traités selon la posologie initiale et la posologie modifiée atteignait environ 43.000 ; en outre, 27.000 cas de blennorragie avaient été également traités. On a constaté que, pour la Pologne, le procédé le plus pratique d'épreuves sérologiques éliminatoires en série des cas de syphilis présumée était la méthode Chediak. Bien que n'étant pas parfaite,

f) Etudier attentivement la valeur que présentent les tests sérologiques pour les examens éliminatoires en série des cas de syphilis présumée.

de pouvoir soumettre au Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes le présent rapport sur le programme antisyphilitique appliqué en Pologne, et remercie les membres du comité

gne tient b. dire combien il apprécie le privilège

Enfin, le Ministère de la Santé publique de Polo-

cette méthode présente de nombreux avantages,

parce qu'elle permet d'obtenir facilement les échantillons nécessaires, qu'il est possible d'expédier

ensuite, par la poste, aux laboratoires. A la fin

de l'intérêt qu'ils ont porté à ce programme, ainsi que de leurs précieuses directives b. ce sujet.

[WHO/Pharm/4o Rev.1] 28 octobre 1948

COMTE- D'EXPERTS POUR L'UNIFICATION DES PHARMACOPÉES

RAPPORT SUR LA TROISIÈME SESSION

T enue du 15 au 23 octobre 1948, au Palais des Nations, Genève

Sommaire

i. Sujets provenant du rapport de la seconde session 2.

macopées ainsi que d'un comité d'experts, et avait prévu au budget les sommes nécessaires la publication, en 1949, d'une pharmacopée A.

internationale en anglais, français et espagnol ; b) que le Conseil Exécutif, à sa première session, avait décidé l'établissement d'un comité d'experts, comprenant, au début, sept membres.

3. 4.

Préparation d'une pharmacopée internationale Consultations avec d'autres comités d'experts Date de la prochaine session Annexes

1. Sujets traités dans le rapport sur la deuxième session 2

Le Comité d'experts pour l'Unification des Pharmacopées a tenu sa troisième session A.

Genève, du 15 au 23 octobre 1948. Les membres suivants étaient présents : Professeur H. Baggesgaard-Rasmussen, Président de la Division de Chimie, Commission Danemark E. Fullerton Cook, M.Sc., Chairman, Committee

Négociations en vue de l' établissement d'un secrétariat international unique pour les pharmacopées

Le comité a pris note d'un télégramme reçu du Gouvernement belge, indiquant que ce dernier

danoise de la Pharmacopée, Copenhague,

préférerait que le secrétariat international pour les pharmacopées restât A. Bruxelles. L'envoi

of Revision of the Pharmacopoeia of the United States of America, Philadelphie, Pa., Etats-Unis d'Amérique I. R. Fahmy, Ph.D., Professeur de Pharmacognosie,

d'une lettre confirmant ce télégramme a annoncé. 1.2

6.16

Pharmacopée panaméricaine

Université Fouad Pr,

Le Caire,

Le comité a pris note d'une lettre reçue du Directeur adjoint du Bureau Sanitaire Panaméricain, ayant trait au proj et de Pharmacopée pan-

Egypte ; Secrétaire de la Commission égyptienne de la Pharmacopée H. Flück, Docteur ès Sciences naturelles, Professeur de Pharmacognosie, Ecole Polytechnique Fédérale, Zurich, Suisse ; Membre de la Commission fédérale de la Pharmacopée Dr C. H. Hampshire, Secretary British Pharmacopoeia Commission, General Medical Council Office, Londres, Royaume-Uni (Président)

américaine. Après un exposé du Secrétariat sur l'état présent des négociations pour l'intégration du Bureau Sanitaire Panaméricain dans l'OMS, le comité a été d'avis que le Secrétariat étudierait la question du projet de Pharmacopée panaméricaine. 1.3

Tableau des doses usuelles et maxima

Dr R. Hazard, Professeur de Pharmacologie et de Matière médicale â la Faculté de Médecine de l'Université de Paris, France Professeur D. van Os, Professeur de Chimie pharmaceutique et de Toxicologie, Université de Groningue ; Président de la Commission néerlandaise de Pharmacopée. Groningue, Pays-Bas.

Après discussion du tableau soumis par le Professeur Hazard, le comité a décidé d'insérer une note précisant qu'un médecin peut prescrire une dose supérieure, mais doit signaler le fait et indiquer qu'il ne s'agit pas d'une erreur. Le comité a décidé que la liste corrigée, présentée par le Professeur Hazard, serait distribuée aux

membres pour être consultée par les médecins dans leurs pays respectifs.

Le Comité a pris note :

a) que la première Assemblée Mondiale de la Santé avait approuvé l'établissement, au Secrétariat, d'une section pour l'unification des pharLe Conseil Exécutif, à sa deuxième session, « a pris note du rapport présenté par le Comité d'experts pour l'Unification des Pharmacopées (Comité ad hoc) sur sa troisième session et il a décidé de publier ce rapport sans commentaires ». Actes oll. Org. mond. Santé, 14, 24

2. Préparation d'une pharmaeopée internationale

La plus grande partie de la session a été consacrée A. l'examen de monographies et de rapports.

publié

Actes og. Org. mond. Santé, 11, 62 a WHOIC/Pharm/3 1, document de travail non

UNIFICATION DES PHARMACOPÉES

- 4° 2.3

2.1

Examen des monographies

Synonymes

Les 105 projets de monographies, préparés par les membres depuis la première et la deuxième session, ont 6-16 soumis au comité ; sur les 91 projets examinés, 59 ont été acceptés avec certaines modifications et additions, ou sous réserve de rapports ultérieurs de membres du comité ; l'examen de 15 d'entre eux a été renvoyé ; 3 ont été transférés en classe B et 14 ont été retirés du programme du comité. La liste des projets de monographies examinés et les décisions prises

seur Fullerton Cook, le comité a estimé que l'insertion de synonymes doit être limitée A. des cas exceptionnels et faite au moment de la revision finale des monographies.

Après avoir examiné un rapport 4 du Profes-

h leur sujet figurent dans l'annexe i (p. 41).

Le Professeur Fullerton Cook a soumis une proposition tendant h l'établissement d'une liste donnant le nom du même médicament dans les principales langues du monde. Après discussion, le comité a décidé de ne pas prendre en considération cette proposition pour le moment. 2.4 Le titre « Pharmacopée internationale »

2.1.1 Hormones. Au cours d'une discussion sur le point de fusion des hormones et de leurs composés, on a souligné que la nouvelle édition du

Codex français contiendra des marges plus étroites,

dans une lettre le point de vue du Board of Trustees de la Pharmacopée des Etats-Unis qui s'oppose à l'emploi du titre « Pharmacopée internationale ».

Le Professeur Fullerton Cook avait exposé

du fait que les méthodes de préparation ont été récemment améliorées. Le comité est d'accord que, après consultation des fabricants, les chiffres proposés soient h nouveau discutés.

Le Professeur Fullerton Cook a ajouté devant le comité que le Board of Trustees approuvait dans son ensemble le travail du Comité d'experts ; la seule objection formulée visait l'emploi du mot « Pharmacopée » dans le titre.

Antitoxines (Sera antitoxica). Après discussion de la nomenclature, le comité a décidé de remplacer le terme « antitoxina » par « sera antitoxica ». Le comité recommande que cette dénomination internationale figure comme synonyme dans les pharmacopées nationales. Le comité a décidé que, sous le titre « Etiquetage », seront ajoutés des indications spécifiant : 2.1.2

Le comité a fait observer que la pharmacopée internationale ne visait nullement h remplacer aucune des pharmacopées nationales.

Le comité a estimé que l'objection faite au

référence de la fabrique seront inscrits sur les étiquettes et emballages ;

1. que le nom du fabricant et le numéro de

2. que le nom et la qua ntité d'agents bactériostatiques ajoutés seront également indiqués. Le comité a décidé que, pour chaque mono-

graphie sur les sérums antitoxiques, un test gatoires.

d'activité et un test de toxicité seraient proposés, étant entendu qu'ils ne sauraient être obli-

titre « Pharmacopée internationale » s'appliquerait aussi bien au titre « Pharmacopée pan américaine », dont l'élaboration figure 6. l'ordre du jour du premier Congrès panaméricain de Pharmacie qui se tiendra 6. la Havane, le 1er décembre 1948. Les membres du comité, bien que n'envisageant qu'à contre-cceur l'abandon du mot « pharmacopée », estiment cependant souhaitable de tenter de parvenir à un accord général. D'autres titres ont été examinés par le comité ; c'est la désignation suivante qui a paru convenir le mieux comme base de discussion : Internationalis. Codex

Medicamentarius

Le comité a décidé d'inclure un quatrième sérum antitoxique, soit le sérum antihistolyticum,

et le président a accepté d'en préparer la monographie.

Anatoxines. Le comité a décidé que les anatoxines seraient retirées du programme de 2.1.3

Le comité a approuvé la proposition selon laquelle le Président écrirait une lettre au Professeur Cook - qui la soumettrait au Board of Trustees - donnant un résumé des discussions du comité sur la question du titre. Les membres du comité ayant exprimé le désir de réfléchir cette question et de consulter h ce sujet diverses personnes dans leurs pays respectifs, une décision définitive a été renvoyée h la prochaine session. 2.5

travail du comité, jusqu'h ce que des étalons aient été établis par le Comité d'experts pour la Standardisation biologique. Vaccins. Le secrétaire du Comité d'experts pour la Standardisation biologique pose la question de l'opportunité, pour le comité, de prendre les vaccins en considération, puisque aucun étalon 2.1.4

Lisle des désignations usuelles des médicaments

Un rapport 5 du Professeur Hazard a été renvoyé pour étude à une session ultérieure. 2.6 Principes généraux discutés et approuvés

international n'a encore été établi. Il pense que l'on ne pourra guère adopter que des « exigences minimum » pour les vaccins. Exception est faite

pour Tuberculinum Pristinum, pour laquelle existe déjà un étalon international. Le comité a estimé que, à l'exception de Tuber-

étudié un rapport présenté par le Professeur

2.6.1

Analyse chromatographique. Le comité a

culinum Pristinum, l'inclusion des vaccins dans la pharmacopée internationale doit être différée jusqu'h ce que des étalons internationaux aient été établis. 2.2

van Os, sur l'emploi de l'oxyde d'aluminium pour l'analyse quantitative chromatographique. La méthode en général et la qualité de l'oxyde

d'aluminium, en particulier, ont été discutées.

Il a été décidé que le sujet serait repris h la

prochaine session et que les membres présenteraient des rapports. publié

Examen des projets de rapports

Le Comité a examiné de nombreux rapports préparés par les membres du comité. Ils ont été adoptés avec les modifications jugées nécessaires.

4 WHO/Pharm/39, document de travail non

WHOJC/Pharm/35 et annexe, document de travail non publié

UNÏFIDATiÓN DES PHARMACOPEES

2.6.2

Nomenclature botanique. Le comité a admis

que la nomenclature botanique devra suivre les règles approuvées par le Congrès international de Botanique, Amsterdam 1935. 2.6.3 « Marge» et température de fusion et d'ébul-

les tests d'activité des sérums antitoxiques et de Tuberculinum Pristinum. 3.2

Comité d'experts des Médicaments engendrant l'Accoutumance

lition. Le comité a étudié un rapport présenté fesseurs Baggesgaard-Rasmussen, Fahmy, Flack

par un groupe de travail composé des Proet van Os, et l'a accepté après y avoir apporté des modifications. Le comité émet l'avis que les chiffres des points

Le comité décide que les monographies sur les médicaments engendrant l'accoutumance seront d'abord complétées, et que le Comité d'experts des Médicaments engendrant l'Accoutumance sera consulté. 3.3

et marges de fusion et d'ébullition, déjà approuvés dans les monographies acceptées, devront être revisés. Les Professeurs Baggesgaard-Rasmussen, Fahmy, Flack et van Os acceptent de se charger en commun de ce travail. 2.6.4

Comité d'experts du Paludisme

Le comité a décidé que la monographie sur le sulfate de quinine 6 serait soumise au Comité

d'experts du Paludisme avec le commentaire suivant :

Nomenclature chimique. Le comité a décidé

que la désignation chimique du produit serait insérée, avec la formule, dans chaque monographie.

Le Comité d'experts pour l'Unification des Pharmacopées a discuté à fond de la qualité du sulfate de quinine b. prescrire dans une pharmacopée internationale. Le degré de pureté, exprimé

Absorption dans l'ultra-violet. Le comité a décidé que le coefficient d'absorption dans l'ultra2.6.5

par le test Kerner-Weller a l'ammonium, fut

violet serait mentionné dans tous les cas oü il serait utile et qu'une méthode serait insérée dans les « Généralités ».

établi comme correspondant a. 6,5 ml. de solution ammoniacale, ce qui représente une qualité inférieure à celle qu'indique la pharmacopée hollandaise et d'autres pharmacopées. Le comité estime

Teintures héraques. Le comité a décidé que dans les monographies internationales sur les teintures héroïques, deux concentrations du 2.6.6

que tout degré de pureté supérieur, c'est-a-dire une teneur moindre en autres alcaloïdes du quinquina, aurait pour conséquence inévitable d'élever

principe actif seraient reconnues, l'une exprimant la quantité de principe actif par unité de volume

et l'autre exprimant la même quantité par unité de poids, et qu'une note serait ajoutée, précisant que « le pays en question décidera laquelle de ces concentrations sera adoptée sur son territoire ».

le prix du produit, ce qui serait un obstacle a. la lutte antipaludéenne dans le monde. Le comité estime que le Comité d'experts du Paludisme devrait être invité à présenter des suggestions pour l'inclusion dans la pharmacopée internationale de médicaments antipaludéens, et le Président se déclare prêt à rédiger des projets de monographies sur les médicaments ainsi recommandés. L'attention du comité est attirée sur le rapport

3. Relations avec d'autres comités d'experts 3.1

Comité d'experts pour la Standardisation biolo gigue

de la deuxième session du Comité d'experts du Paludisme,7 qui contient une revue critique des médicaments antipaludéens modernes.

Le comité a été d'accord pour estimer que la méthode de détermination de l'activité thérapeutique de la sulfarsphénamine et la néoarsenamine serait fixée après échange de vues avec le Comité d'experts pour la Standardisation biologique.

4. Date de la prochaine session Le comité a recommandé que la prochaine session soit fixée a la fin d'avril 1949 ; les dates du 20 au 30 ont été proposées. 8 WHO.IC/Pharm/Mon/6 Rev. 1, document de travail non publié 7 Actes off. Org. mond. Santé, II, 43

Le comité a pris note du fait que le Comité d'experts pour la Standardisation biologique s'occuperait probablement des vitamines liposolubles au cours de sa prochaine session.

Le comité demande de faire appel au Comité d'experts pour la Standardisation biologique pour

Annexe 1 LISTE DES MONOGRAPHIES EXAMINÉES 8

Les monographies ont été énumérées sous le nom adopté à cette session. Les noms entre paren thèses représentent les dénominations antérieures. 1. Monographies acceptées avec modifications on sons réserve de rapport ultérieur

WHO.IC/Pharm/Mon/ Acidum Benzoicum 44 Natricum cum Thiepentalum 52 Natrii Carbonas (Thiopentalum Sodium) 56

Tinctura Digitalis

8 Documents de travail non publiés

WHO.IC/Pharm/Mon/ 58 Neoarsphenamina Sulfarsphenamina 59 Sera Antitoxica (Antitoxina) App. 60-64 Serum Anti-Vibrio Septicum (Anti6o toxinum Septicum) Serum Antiperfringens (Antitoxi6x num Welchicum)

UNIFICATION DES PHARMACOPÉES

- 42

---

WHO.IC/Pharm/Mon/ 62 Serum Antioedematiens (Antitoxinum Oedematicum) Serum Antitetanicum (Antitoxi63 num Tetanicum) Serum Antidiphthericum (Anti64 toxinum Diphthericum) Acidum Nicotinicum 73 Nicotinamidum 74 Oleum Jecoris Aselli (Oleum Mor75 rhuae) 76 Oleum Jecoris Hippoglossi (Oleum Hippoglossi) 77 78 8o 81

WHOJC/Pharm/Mon/ 124 125 126 127 128 148 151 152

154 155

i6o 161

Oleoresina Aspidii Oleum Ricini Oleum Chenopodii Opium Pulvis Opii Picrotoxinum Phenolum Liquefactum Solutio Kalii Arsenitis Amphetamina Chloramina Amyleni Hydras Cresol

Calciferol Menadionum

164 166 r 68

82 87 96 97 102 103 104 105 r 06 107 108 112 113

Riboflavinum Thiaminae Hydrochloridum Aether Vinylicus Carbonei Dioxidum Digoxinum Lanatosidum C Mepacrinae Hydrochloridum Methyltestosteronum Oxidum Nitrosum Oestradiol Oestradiolis Benzoas Oestronum Oxygenium Progesteronum Testosteroni Propionas

169 170 174 176 177 178 182 184 185 188 191 197

Amphetaminae Sulfas Tuberculinum Pristinum Essai biologique de Tuberculinum Pristinum Pentetrazol (Metrasolum) Chiniofonum Tetrachloraethylenum Carbacholum Solutio Formaldehydi (Liquor Formaldehydi) Mersalylum Neostigminae Bromidum Tribromethanolum Pethidinae Hydrochloridum Phenantoinum Neostigminas Methylsulfas Ouabainum

2. Monographies dont Pexamen a ité différé

WHO.IC/Pharm/Mon/ 70 Heparinum Menadioni Sodii Bisulfis 79 Digitoxinum 95 Injectio Insulini 98 Injectio Zinco-Insulini Protami99

iii 129 130

nati Injectio Pituitarii Posterioris Tinctura Opii Tinctura Opii Benzoica

WHO.IC/Pharm/Mon/ 162 Benzylis Benzoas 167 Tuberculini Derivatinum Proteinicum Purificatum r8o Tabellae Glycerylis Trinitratis 187 Injectio Mersalyli et Theophyllini Dicoumarol 195 196 Injectio Diodoni 198 Stibophenum

3. Monographies transféries en dame B

WHO.IC/Pharm/Mon/ Acetum Scillae Mellitus 121 122

WHO.IC/Pharm/Mon/ 123 Aloinum

Aloe 4. Monographies retirées du programme du Comité

WHO.IC/Pharm/Mon/ Codeini Sulfas 133 Strophanthinum-K 149 Vaccinum Antirabicum 179 Acriflavina 183 Proflavinae Sulfas 200 Toxinum Tetanicum Detoxicatum Toxinum Diphthericum Diagnos201 ticum

WHO. IC/Pharm/Mon/ 202 203 203 203 203 204 205

To xinu m Diphthericum Detoxicatum Vaccinum Choleraicum Vaccinum Pestis Vaccinum Typhosum Vaccinum Typho-paratyphosum Vaccinum Febris Flavae Vaccinum Vacciniae

Annexe 2 PREPARATION DES PROJETS DE MONOGRAPHIES, RAPPORTS ET RECHERCHES EXPERIMENTALES

Le Professeur Baggesgaard-Rasmussen a accepté de :

Préparer un projet de monographie sur Phenantoinum natricum

Comparer l'essai de Menadonium qui sera propose par le Professeur Cook, b. celui de la Phar-

macopée britannique (en collaboration avec le Professeur Fahmy)

fusion et d'ébullition dans les monographies acceptées (en collaboration avec les Professeurs Fahmy, Flück et van Os) Faire rapport sur les sujets suivants : L'analyse chromatographique de Butacaina L'épreuve chromatographique

Préparer un tableau détaillé des poids et mesures et des abréviations Revoir les chiffres de points et a marges » de

pour l'essai

- 43 de Tetracainae Hydrochloridum et les épreuves

UNIFICATION DES PHARMACOPÉES

ration avec le Professeur van Os) Poids spécifiques et indices de réfraction pour les a Renseignements divers » Principes généraux régissant l'absorption dans l'ultra-violet Les quantités-limites de cendres, de cendres insolubles dans les acides et de cendres sulfat6es

chromatographiques en 0néral (en collabo-

L'essai chromatographique de Pilocarpinae Hydrochloridum Fahmy)

Dr Hampshire, les Professeurs van Os et Les drogues végétales en 0n6ral Cendres et cendres insolubles Les monographies sur Herba Belladonnae ei Herba Hyosciami Le Dr Hampshire a accepté de :

(en collaboration avec le

Une épreuve volumétrique pour Bismuthi Subcarbonis (en collaboration avec le Professeur Flück)

Préparer des projets de monographies sur : Serum antihistolyticum Tout médicament antipaludique suggére par le Comit6 d'experts du Paludisme Dichlorophenarsinae Hydrochloridum Oxophenarsinae Hydrochloridum Penicillinum

Le Professeur Fullerton Cook a accepté de : Préparer des projets de monographies sur : Pr6parations d'amino-acides Gonadotrophinum Chorionicum Streptomycine

Présenter un essai pour Menadionum Préparer un rapport sur l'héparine Préparer un rapport sur les tests pour l'hydroOne arséni6, l'hydrogène phosphor& le mo-

Faire des rapports sur Sulfadiazinum. L'épreuve mentionnée aux

lignes 56-58 et la méthode suggérée par le Hydrochloridum (en collaboration avec les Professeurs van Os, Fahmy et Flück)

monographie de la Pharmacopée britannique sur le protoxyde d'azote Proposer des tests physiques et chimiques pour le projet de monographie sur Digitoxinum Le Professeur Fahmy a accepté de : Comparer un essai de Menadionum qui sera pro-

noxyde de carbone, qui figurent dans la

Professeur Baggesgaard-Rasmussen Essai chromatographique de Pilocarpinae

Les méthodes 6, suivre pour préparer les solutions stériles pour injections Pr6parer : Une liste de réactifs Une liste d'épreuves qualitatives et d'épreuves

macopée britannique (en collaboration a vec le Professeur Baggesgaard-Rasmussen) Faire un rapport sur : L'essai chromatographique de Pilocarpini Hydrochloridum (en collaboration avec le Flück)

posé par le Professeur Cook, b. celui de la Phar-

pour la détermination des quantités-limites La standardisation de l'Ergot

Le Professeur Hazard a accepté de :

Dr Hampshire, les Professeurs van Os et

Revoir les chiffres de points et « marges » de fusion et d'ébullition dans les monographies Baggesgaard-Rasmussen, Flück et van Os) Faire un rapport sur le contrôle de la qualité du verre b. employer pour les récipients (en collaboration avec le Professeur Hazard) acceptées (en collaboration avec les Professeurs

Faire un rapport sur : Les épreuves pour le contrôle de la qualité du verre 6, employer pour les récipients (en collaboration avec le Professeur Fahmy) Le Professeur van Os a accept6 de :

Préparer un essai sur le Métacrésol (en collaboration avec le Professeur Flück)

Revoir les chiffres de points de fusion et d'ébul-

Le Professeur Flück a accept6 de :

Préparer un essai sur le métacrésol (en collaboration avec le Professeur van Os) Revoir les chiffres de points et « marges » de fusion et d'ébullition dans les monographies Baggesgaard-Rasmussen, Fahmy et van Os) Faire des rapports sur : fesseur Baggesgaard-Rasmussen) acceptées (en collaboration avec les Professeurs

lition dans les monographies acceptées (en collaboration avec les Professeurs Baggesgaard-Rasmussen, Flück et Fahmy)

Faire un rapport sur : L'essai chromatographique de Pilocarpinae Hydrochloridum (en collaboration avec le Dr Hampshire, les Professeurs.FIück et Fahmy) L'épreuve chromatographique pour l'essai

Une épreuve volumétrique pour Bismuthi Subcarbonis (en collaboration avec le Pro-

de Tetracainae Hydrochloridum et les épreuves chromatographiques en général (en collaboration a vec le Professeur BaggesgaardRasmussen)

Informations clés
Type de document Publications
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé