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Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants : consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba

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Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants Consultation technique et plan d’action par pays 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba

Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants Consultation technique et plan d’action par pays 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants : consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis- Abeba [Institutionalizing integrated community case management (iCCM) to end preventable child deaths: a technical consultation and country action planning, 22-26 July 2019, Addis Ababa] ISBN (WHO) 978-92-4-000820-5 (version électronique) ISBN (WHO) 978-92-4-000821-2 (version imprimée) © Organisation mondiale de la Santé et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), 2020 Ce rapport commun reflète les activités menées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence Creative Commons Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Partage dans les mêmes conditions 3.0 IGO (CC BY NC-SA 3.0 IGO ; https:// creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/igo). Aux termes de cette licence, vous pouvez copier, distribuer et adapter l’œuvre à des fins non commerciales, pour autant que l’œuvre soit citée de manière appropriée, comme il est indiqué ci dessous. Dans l’utilisation qui sera faite de l’œuvre, quelle qu’elle soit, il ne devra pas être suggéré que l’OMS ou l’UNICEF approuve une organisation, des produits ou des services particuliers. L’utilisation de l’emblème de l’OMS ou l’UNICEF est interdite. Si vous adaptez cette œuvre, vous êtes tenu de diffuser toute nouvelle œuvre sous la même licence Creative Commons ou sous une licence équivalente. 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Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants : consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba [Institutionalizing integrated community case management (iCCM) to end preventable child deaths: a technical consultation and country action planning, 22-26 July 2019, Addis Ababa]. Genève : Organisation mondiale de la Santé et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ; 2020. Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO. Catalogage à la source. Disponible à l’adresse http://apps.who.int/iris. Ventes, droits et licences. Pour acheter les publications de l’OMS, voir http://apps.who.int/bookorders. Pour soumettre une demande en vue d’un usage commercial ou une demande concernant les droits et licences, voir http://www.who. int/about/licensing. Matériel attribué à des tiers. 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Les chiffres cités dans ce rapport correspondent à des estimations du Programme commun OMS/UNICEF de suivi de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement (www.washdata.org) établies pour garantir leur compatibilité. Il ne s’agit donc pas nécessairement des statistiques officielles des pays, zones ou territoires concernés, lesquelles peuvent être fondées sur d’autres méthodes. L’OMS et l’UNICEF ont pris toutes les précautions raisonnables pour vérifier les informations contenues dans la présente publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie, expresse ou implicite. La responsabilité de l’interprétation et de l’utilisation dudit matériel incombe au lecteur. En aucun cas, l’OMS ou l’UNICEF ne sauraient être tenues responsables des préjudices subis du fait de son utilisation. Table des matières Acronymes et abréviations iv Résumé v Recommandations vi Contexte 1 Objectifs 3 Processus 3 Partie 1: Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 5 Introduction 6 Enseignements tirés du déploiement à grande échelle de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant au niveau communautaire 8 Expériences des pays en matière de développement à grande échelle de la PICME au niveau communautaire 13 Mobiliser les communautés 14 Orientation sur les services communautaires 17 Financement de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant au niveau communautaire 19 Approvisionnement et fournitures pour la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant au niveau communautaire 22 Recommandations pour l’institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant au niveau communautaire dans le système de soins de santé primaires 23 Partie 2. Mise en oeuvre de l’approche « D’une charge élevée à un fort impact » et de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant au niveau communautaire afin d’améliorer la survie infantile 35 Sources 41 Annexe. Objectifs de la réunion, résultats escomptés et ordre du jour 43 Web Annex. Summary tables with recommendations of “high burden to high impact” (HBHI) countries for scaling up integrated community case management (en anglais seulement) (https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/ 333526/9789240008762-eng.pdf) iii Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants iv Acronymes et abréviations ASC CSU FG HBHI ODD OMS PCIME PCIME communautaire PMI RDC SIDS SSP UNICEF Agent de santé communautaire Couverture sanitaire universelle Fonds global de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme High burden to high impact (D’une charge élevée à un fort impact) Objectifs de développement durable Organisation mondiale de la Santé Prise en charge intégrée des maladies de l’enfant Prise en charge intégrée des maladies de l’enfant au niveau communautaire Initiative présidentielle pour lutter contre le paludisme République démocratique du Congo Soins de santé primaires Système d’information sanitaire du district Fonds des Nations Unies pour l’enfance vConsultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba Dans le but d’institutionnaliser la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant au niveau communautaire (PICME communautaire) dans le contexte des soins de santé primaires (SSP) et des programmes globaux de santé infantile, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont organisé conjointement une réunion du 22 au 26 juillet 2019. La réunion a été organisée en deux parties : (i) l’institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant au niveau communautaire (PCIME communautaire) pour mettre fin aux décès d’enfants évitables et (ii) la mise en œuvre de l’approche « D’une charge élevée à un fort impact » (HBHI) et de la PCIME communautaire pour accélérer la réduction de la mortalité infantile due au paludisme. La réunion était une tentative pour briser les cloisonnements entre les programmes nationaux de lutte contre le paludisme et les programmes de santé maternelle et infantile afin de relever les défis de l’institutionnalisation de la PICME communautaire. Elle a réuni des responsables gouvernementaux représentant les programmes de soins de santé primaires, de santé maternelle et infantile et de lutte contre le paludisme ainsi que les systèmes communautaires de 14 pays africains présentant des taux de mortalité élevés d’enfants de moins de 5 ans et particulièrement touchés par le paludisme. La réunion a également été suivie par des experts et des partenaires représentant 17 agences techniques et de financement ainsi que par les membres du personnel de l’OMS et de l’UNICEF du siège, des bureaux régionaux et des bureaux de pays. Des défis communs ont été trouvés: • L’absence d’appropriation nationale de la PCIME communautaire compromet la durabilité de la mise en œuvre et réduit le potentiel des interventions communautaires pour réduire la morbidité et la mortalité infantiles dans les zones où la plupart des enfants sont malades ou mourants. • Des financements parallèles non coordonnés sont fournis pour différentes composantes de la PICME communautaire, notamment les produits de base, le renforcement des systèmes et les ressources humaines, ce qui entrave la mise en œuvre, les résultats et l’impact. • Les ressources humaines communautaires ne peuvent fournir des services efficaces et de qualité si elles ne font pas partie des systèmes de santé officiels et si elles ne sont pas soutenues et accompagnées par des mesures d’incitation, de mentorat et de supervision pour maintenir la motivation. • Une gestion inadéquate de la chaîne d’approvisionnement entraîne une disponibilité et une accessibilité incohérentes des diagnostics, des médicaments, de l’équipement et d’autres fournitures essentielles à l’usage des agents de santé dans les communautés. Les points suivants figurent parmi les moyens de relever ces défis : • Les organismes de financement, notamment le Mécanisme mondial de financement, le Groupe de la Banque mondiale et l’Initiative présidentielle pour lutter contre le paludisme (PMI), reconnaissent l’importance de plateformes communautaires solides pour la fourniture de soins de santé primaires, posant ainsi les bases d’un investissement dans la fourniture de services intégrés et la PICME communautaire. • Les gouvernements nationaux s’approprient davantage la responsabilité de fournir des services aux populations les plus pauvres et les plus difficiles à atteindre, notamment en harmonisant et en coordonnant les programmes pertinents et en augmentant les allocations de ressources nationales. • Des initiatives telles que la réponse HBHI au paludisme adaptent leurs orientations au contexte de chaque pays afin d’améliorer l’utilisation des données pour la prise de décision et pour cibler les ressources limitées sur les zones qui en ont le plus besoin. Les participants se sont mis d’accord sur 10 recommandations pour faire avancer l’institutionnalisation de la PCIME communautaire (voir encadré) et pour renforcer les quatre éléments de réponse de l’initiative HBHI contre le paludisme. Résumé Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants vi Recommandations 1. La prise en charge intégrée de cas au niveau communautaire (PICME communautaire) appliquée à grande échelle devrait faire partie de l’ensemble des services de soins de santé primaires pour les enfants. Elle soutiendra les progrès vers une couverture sanitaire universelle et assurera une continuité des soins, de la communauté aux établissements de niveau supérieur, grâce à un système d’orientation solide et efficace. 2. En tant qu’extension de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans les établissements, la PCIME communautaire est pertinente pour les communautés difficiles à atteindre et ayant un accès limité aux services de santé. 3. La PCIME communautaire devrait être pleinement intégrée aux politiques de santé nationales et aux plans de développement du secteur de la santé. Les stratégies et plans des programmes en lien avec le paludisme, la santé infantile, la santé communautaire et autres devraient être utilisés comme points d’entrée pour des activités harmonisées et coordonnées, selon le contexte. 4. La mise en œuvre des paquets de services de santé communautaire devrait être guidée par la stratégie nationale de santé communautaire ou par un plan sectoriel spécifique, notamment, conformément aux directives de l’OMS sur les agents de santé communautaires (ASC) : un contrat écrit précisant leurs rôles et responsabilités, leurs conditions de travail et leur rémunération ; une rémunération proportionnelle à leurs rôles, responsabilités et exigences professionnelles ; et une formation initiale et continue avec des possibilités d’évolution de carrière. 5. Le ministère de la santé devrait avoir l’entière responsabilité de la planification, de la mise en œuvre, du suivi et de l’évaluation de la PCIME communautaire et assurer la coordination entre les programmes de santé communautaire, de santé infantile et de lutte contre le paludisme, notamment en créant une unité intersectorielle dédiée, le cas échéant. 6. Les allocations de ressources pour l’ensemble des mesures nécessaires à la mise en œuvre d’une PCIME communautaire de qualité élevée devraient être incluses dans les budgets annuels du secteur de la santé aux niveaux national et infranational. Le financement national et extérieur doit couvrir toutes les composantes de la PICME communautaire. 7. La chaîne d’approvisionnement pour l’ensemble de la PCIME communautaire devrait être entièrement intégrée dans le système national de gestion des approvisionnements, avec des médicaments, des diagnostics et une logistique pour les services communautaires intégrés au système de gestion des approvisionnements et d’information logistique des établissements de santé. 8. Les interventions visant à améliorer la qualité, notamment la supervision et l’encadrement des ASC dans les établissements de santé désignés, sont essentielles pour garantir une PCIME communautaire de haute qualité et devraient être budgétisées et incluses dans les plans de district. 9. La participation communautaire est essentielle pour l’institutionnalisation de la PICME communautaire. Les voix et les exigences de la communauté sont cruciales à toutes les étapes d’une planification et d’une prise de décision efficaces, de la sélection des ASC, de la mise en œuvre, de la surveillance, de la demande et de l’adoption de la PICME communautaire. Une sensibilisation ciblée doit être incluse dès la conception du programme de la PICME communautaire. 10. Les données de la PCIME communautaire devraient être intégrées dans le système d’information des établissements de santé pour permettre une analyse ventilée et une rétroaction aux ASC. 1Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba Au niveau mondial, 5,3 millions d’enfants de moins de 5 ans sont décédés en 2018, dont 2,5 millions de nouveau-nés. Près de la moitié des décès sont survenus en Afrique subsaharienne. À l’échelle mondiale, 52 pays ne sont pas en voie d’atteindre la cible relative à la survie des enfants des objectifs de développement durable (ODD) qui vise moins de 25 décès pour 1 000 naissances vivantes d’ici à 2030. La pneumonie, la diarrhée et le paludisme restent les principales causes de mortalité ; elles ont causé respectivement environ 802 000, 437 000 et 272 000 décès chez les enfants de moins de 5 ans en 2018. En outre, il est fort probable que ces chiffres soient sous-estimés en raison de la faiblesse des systèmes de santé et de rapportage dans les pays où la plupart des décès sont survenus. La réalisation de la couverture sanitaire universelle (CSU) et l’atteinte des cibles des ODD en matière de santé infantile nécessiteront des systèmes de soins de santé primaires (SSP) solides, y compris l’institutionnalisation de la santé communautaire. La programmation intégrée des soins de santé primaires s’est révélée efficace pour accroître la fourniture de services essentiels dans la communauté, avec une meilleure couverture des interventions essentielles et de meilleurs résultats en matière de santé. Des agents de santé communautaire (ASC) correctement formés, supervisés et soutenus peuvent fournir une gamme de services de santé de prévention, de promotion et de traitement, permettant ainsi d’améliorer l’accès et de réduire les inégalités. L’OMS a rassemblé des données sur l’optimisation des programmes d’aide aux travailleurs sociaux et a publié des orientations sur les politiques efficaces en matière de sélection, de formation, de gestion, de rémunération, de soutien et de rôle des ASC. Depuis 2012, l’OMS et l’UNICEF recommandent la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant au niveau communautaire (PICME communautaire) des maladies de l’enfance comme élément essentiel de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME). En ciblant les zones difficiles à atteindre et les populations vulnérables, la PCIME communautaire améliore l’accès aux interventions vitales pour les enfants atteints de paludisme, de pneumonie ou de diarrhée et encourage une utilisation rationnelle des médicaments, une alimentation saine, la recherche de soins en temps opportun et l’orientation en temps utile vers des niveaux de soins plus élevés si nécessaire. Malgré la conférence pour l’examen des données probantes de la PCIME communautaire à Accra, au Ghana, en 2014, et la réunion sur l’institutionnalisation de la PCIME communautaire à Nairobi, au Kenya, en 2016, un examen stratégique de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant et du nouveau-né mené par l’OMS en 2016 a montré que peu de pays mettaient en œuvre une PCIME communautaire bien conçue et efficace. Néanmoins, des progrès considérables ont été réalisés. À ce jour, plus de 30 pays ont mis en œuvre la PICME communautaire, généralement au niveau infranational, avec le soutien de partenaires de développement mondiaux et notamment du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (GF) par le biais d’allocations pour le paludisme et pour des systèmes de santé solides et durables. La PCIME communautaire est également financée par l’UNICEF, l’OMS, Gavi, l’Alliance du vaccin, Affaires mondiales Canada, l’Agence des États-Unis pour le développement international, le Ministère britannique du développement international, la Banque mondiale et la Fondation Bill & Melinda Gates. Une évaluation de la PCIME communautaire par le Fonds mondial, l’UNICEF et l’OMS en 2018 a conclu que, bien que l’équipe spéciale pour le financement de la PICME communautaire, créée en octobre 2016, ait considérablement amélioré les allocations de fonds pour la PICME communautaire, la viabilité financière est compromise par sa dépendance à l’égard du soutien extérieur des donateurs et des partenaires de développement. Par ailleurs, malgré les recommandations de diverses agences et conférences, une planification, une budgétisation et une mobilisation des ressources inadéquates pour l’ensemble du paquet de PCIME communautaire et une participation communautaire insuffisante ont fait que de nombreux pays ayant débuté la mise en œuvre de la composante PCIME communautaire de la stratégie PCIME ont rencontré des difficultés pour préserver une qualité de soins et une couverture acceptables, et que d’importants pans de la population restent mal desservis. De plus, aucune recherche opérationnelle n’a été menée pour optimiser la mise en œuvre de la PICME communautaire. L’accès aux produits de base essentiels et une inclusion appropriée de la PCIME communautaire dans les stratégies globales de santé communautaire, de SSP et de l’IMCI restent un défi majeur dans de nombreux pays. On reconnaît néanmoins de plus en plus l’importance des systèmes de santé de première ligne, d’un meilleur alignement des ressources et des partenaires sur les priorités nationales en matière de santé communautaire et de la mise à profit des dix principes d’institutionnalisation de la santé communautaire (voir encadré 1). Contexte Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 2 ENCADRÉ 1. Principes de l’institutionnalisation de la santé communautaire 1. Faire participer les communautés et leur donner les moyens d’investir dans une santé viable et résistante, en établissant des liens solides avec le secteur de la santé et d’autres secteurs pertinents. 2. Donner aux communautés et à la société civile les moyens de demander des comptes au système de santé. 3. Fonder la santé communautaire sur les agents de santé de première ligne reconnus, avec les incitations appropriées. 4. Donner la priorité aux populations et aux zones les plus difficiles à atteindre, et mettre en œuvre des interventions de santé communautaire de manière globale, avec une couverture de qualité et équitable, en s’inspirant de la politique nationale et des systèmes locaux pour garantir l’impact. 5. Assurer un financement suffisant et durable des interventions de santé communautaire en fonction des ressources nationales et internationales, y compris le secteur privé, pour contribuer à réduire les obstacles financiers à la santé. 6. Réduire les inégalités en matière de santé et les injustices entre les genres. 7. Capitaliser sur les ressources communautaires en matière de santé pour garantir que les populations en situation de crise humanitaire reçoivent les soins de santé essentiels. 8. Investir dans des partenariats inclusifs afin d’exploiter et de coordonner les divers groupes de la société civile et du secteur privé pour soutenir les plans d’accélération nationaux et permettre aux communautés de façonner et de soutenir la mise en œuvre des politiques. 9. Intégrer les données communautaires dans le système d’information sur la santé et investir dans des technologies innovantes pour faciliter le suivi et l’utilisation des données. 10. Utiliser l’apprentissage et la recherche pratiques et participatifs pour identifier, soutenir et déployer à grande échelle des interventions communautaires efficaces, tout en offrant des possibilités de partage d’enseignements entre les pays et au niveau mondial. 3Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba • Examiner les informations récentes sur les SSP dans les communautés, y compris la PCIME communautaire des maladies infantiles de haute qualité et durable et les nouvelles directives pour les ASC, • Affiner les principes directeurs et recommander des moyens d’intégrer la PCIME communautaire aux systèmes de santé communautaires dans le cadre des SSP, • Identifier les besoins et les lacunes en matière de financement durable de la PICME communautaire, et • Examiner les progrès, les défis et les priorités afin d’actualiser les plans nationaux pour la PCIME communautaire dans le contexte des informations récentes, en particulier pour soutenir la réponse de type HBHI au paludisme et la programmation plus large de la santé des enfants, y compris les applications au Fonds mondial et à la mobilisation d’autres ressources. Objectifs En préparation de la réunion, l’UNICEF et l’OMS ont examiné l’état actuel de la mise en œuvre de la PCIME communautaire dans les pays participants avec leur gouvernement et d’autres parties prenantes. Des documents d’information publiés, des rapports de réunion et d’autres documents ont été fournis aux participants avant la réunion. Lors de chaque session, des informations générales ont été fournies, les pays ont partagé leur expérience et le groupe a discuté de thèmes pertinents pour l’institutionnalisation de la PICME communautaire. Des travaux de groupe ont été organisés afin de définir les facteurs favorables et les défis et pour formuler des recommandations sur les composantes des systèmes de santé pour l’institutionnalisation de la PCIME communautaire au sein des SSP. Au cours de la deuxième partie de la réunion, les pays ont établi des mesures pour faire progresser la PCIME communautaire dans le cadre de la réponse HBHI au paludisme et pour assurer une planification et une mobilisation des ressources cohérentes pour la PICME communautaire. Le rapport a été préparé par le rapporteur et les équipes organisatrices de l’UNICEF et de l’OMS et a été envoyé à tous les participants pour commentaires. Ceux-ci ont été pris en considération avant la finalisation du rapport. Les présentations et le rapport (en anglais et en français) sont accessibles sur le site Web de l’équipe spéciale sur la santé de l’enfant). Processus

Partie 1. Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté pour mettre fin aux décès évitables d’enfants Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 6 Malgré des progrès substantiels dans la réduction de la mortalité des enfants de moins de 5 ans à l’heure des objectifs du Millénaire pour le développement, de nombreux pays n’ont pas encore suffisamment progressé dans la réalisation des objectifs en matière de survie de l’enfant. En 2018 notamment, environ la moitié des 5,3 millions de décès d’enfants de moins de 5 ans survenus dans le monde se sont produits en Afrique subsaharienne. L’équité doit faire partie intégrante de toutes les activités, car ce sont les enfants les plus pauvres, principalement dans les ménages ruraux, qui risquent le plus de mourir et qui sont le plus exposés aux multiples risques et privations qui entravent un développement sain. La Stratégie mondiale des Nations Unies pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent est globale et équitable et repose sur les objectifs de « survivre, prospérer et se transformer » dans le cadre d’une approche multisectorielle incluant la nutrition, l’éducation, l’eau, l’assainissement, l’hygiène et le logement, des éléments essentiels pour assurer la santé et le bien-être, réduire les inégalités et relever les nouveaux défis environnementaux (encadré 2). Pour garantir l’accès et une continuité de soins efficace et appropriée, du niveau primaire au niveau spécialisé, des services en temps utile et de qualité devraient être disponibles à tous les niveaux, avec une inclusion appropriée du secteur privé. Des plateformes communautaires plus larges pour leur engagement et leur autonomisation sont particulièrement importantes pour les SSP et pour assurer des soins bienveillants aux enfants. 1. Introduction ENCADRÉ 2. Changements stratégiques dans les programmes de santé infantile pour « survivre, s’épanouir et se transformer » 1. Étendre l’accent prédominant de la survie des enfants de moins de 5 ans à la programmation des deux premières décennies de la vie dans les domaines de la santé, de la nutrition et d’un environnement psychosocial favorable. 2. Étendre et recentrer le programme « survivre » sur les charges de mortalité élevées spécifiques à l’âge, en mettant davantage l’accent sur la qualité, une couverture élevée et l’équité pour la population vulnérable. 3. Mettre davantage l’accent sur le programme « prospérer » pour renforcer la résilience des enfants en favorisant les soins, l’apprentissage précoce et la promotion d’une santé, d’une croissance et d’un développement optimaux, et en s’attaquant à la charge de morbidité élevée tout au long de la vie. 4. Adopter la prestation multisectorielle de soins complets à la famille, à l’enfance et à l’adolescence, de services et d’actions dans tous les programmes de santé et les secteurs connexes. 7Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba Des SSP communautaires pour atteindre la CSU L’investissement dans les systèmes de santé communautaires est la base des SSP, des CSU et de la réalisation des ODD (Figure 1, Tableau 1). Cela est particulièrement important en Afrique subsaharienne, où le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans reste élevé en raison de la vulnérabilité due aux crises humanitaires, à l’insécurité alimentaire, aux changements climatiques, aux migrations forcées et aux systèmes de prestation de services de santé inadéquats. Parmi les autres défis à relever figurent l’inaccessibilité géographique, la faiblesse de la gouvernance locale, la verticalisation des interventions, la mauvaise qualité des services et l’engagement insuffisant des communautés. Ces problèmes ne peuvent être résolus que par un système de services intégrés de haute qualité, soutenu par une mobilisation coordonnée des ressources pour un financement durable de la santé communautaire et des SSP. Pour faire progresser l’institutionnalisation de la santé communautaire, 10 principes clés ont été définis lors d’une conférence à Johannesbourg, en Afrique du Sud, en 2017 et adoptés par une quarantaine de pays (voir encadré 1). La Feuille de route sur la santé communautaire soulève en outre les priorités définies par les pays en matière de santé communautaire pour mieux harmoniser le soutien des partenaires et les investissements dans la santé communautaire. TABLEAU 1. Pourquoi, en quoi et comment les SSP et la CSU sont importants au niveau communautaire POURQUOI EN QUOI COMMENT • Cibles ambitieuses pour l’ODD3 et la CSU • Taux de mortalité élevé des enfants de moins de 5 ans • Diminution de la couverture des interventions • Logistique et contextes difficiles • Accélérer les progrès vers la CSU par le biais des SSP en investissant dans le renforcement des plateformes communautaires pour la prestation de services intégrés • Mieux définir les besoins, les opportunités et les stratégies pour améliorer la fourniture de services communautaires • Institutionnaliser les plateformes de fourniture de service communautaire au sein du système des SSP • Soutenir le financement coordonné et durable pour la santé communautaire Couverture de santé universelle Soins de santé primaires Santé communautaire PICME Objectif du développement durable 3+ Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 8 2. Enseignements tirés du déploiement à grande échelle de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant au niveau communautaire En 2017-2018, le Fonds mondial, en collaboration avec l’UNICEF et l’OMS, a entrepris un examen systématique de la documentation sur la PCIME communautaire dans 18 pays d’Afrique subsaharienne afin de documenter leurs expériences de la PCIME communautaire soutenue par le Fonds mondial. Le Fonds mondial a fourni aux communautés la majeure partie du soutien financier et logistique pour les produits antipaludiques grâce à des allocations pour la lutte contre le paludisme et pour des systèmes résilients et durables. Les enseignements retenus et les conclusions de l’examen sont résumés ci-dessous sous la forme de neuf domaines thématiques. 2.1 Augmenter la rapidité, la couverture, l’accès et l’équité Les pays dotés d’un leadership, d’une politique et de partenariats nationaux solides ont mieux réussi à développer la PCIME communautaire à grande échelle. La vitesse de mise à l’échelle a été augmentée par l’utilisation d’éléments de preuve provenant d’études pilotes, comme au Ghana, au Niger et au Rwanda. Des programmes communautaires de SSP couronnés de succès ont été utilisés comme plateforme pour introduire et développer la PICME communautaire, comme en République démocratique du Congo (RDC), au Sénégal et en Ouganda. Un groupe d’ASC compétents, intégrés dans la structure du personnel du ministère de la santé et des salariés, a facilité le recrutement et la formation des ASC pour la PCIME communautaire. Le tableau 2 présente l’ampleur du développement à grande échelle de la PCIME communautaire dans les 18 pays. La Stratégie mondiale des Nations Unies pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent est globale et équitable et repose sur les objectifs de « survivre, prospérer et se transformer » dans le cadre d’une approche multisectorielle incluant la nutrition, l’éducation, l’eau, l’assainissement, l’hygiène et le logement, des éléments essentiels pour assurer la santé et le bien-être, réduire les inégalités et relever les nouveaux défis environnementaux (encadré 2). Pour garantir l’accès et une continuité de soins efficace et appropriée, du niveau primaire au niveau spécialisé, des services en temps utile et de qualité devraient être disponibles à tous les niveaux, avec une inclusion appropriée du secteur privé. Des plateformes communautaires plus larges pour leur engagement et leur autonomisation sont particulièrement importantes pour les SSP et pour assurer des soins bienveillants aux enfants.  Meilleures pratiques : Le Malawi et la Zambie ont évalué leurs programmes de PCIME communautaire nationaux et ont utilisé les résultats pour planifier la mise à l’échelle et pour le financement et la mobilisation des ressources. TABLEAU 2. Ampleur de la mise en œuvre de la PCIME communautaire dans 18 pays, selon une enquête du Fonds mondial À GRANDE ÉCHELLE DÉPLOIEMENT À GRANDE ÉCHELLE DÉPLOIEMENT À GRANDE ÉCHELLE ET EXTENSION À DE NOUVEAUX DISTRICTS EXTENSION À DE NOUVEAUX DISTRICTS, DÉPLOIEMENT À GRANDE ÉCHELLE À VENIR • Cameroun • Éthiopie • Malawi • Mali • Rwanda • Sénégal • Zambie • Bénin • Burkina Faso • Burundi • Sierra Leone • RDC • Ghana • Niger • Soudan du Sud • Ouganda • Nigéria • Kenya Le passage à l’échelle nationale couvre tous les districts éligibles et le passage à l’échelle de la PICME communautaire couvre toutes les populations éligibles avec des services PICME communautaire fonctionnels ; extension : introduction de la PICME communautaire dans de nouveaux districts éligibles. 9Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba 2.2 Politique, intégration, leadership et coordination Les pays qui ont impliqué différents intervenants tels que le département des ressources humaines du ministère de la santé, le ministère des finances, les administrateurs infranationaux et les représentants communautaires dans l’élaboration des politiques ont mieux réussi à développer la PICME communautaire. Les agents techniques au sein des ministères de la santé, soutenus par des groupes de travail techniques comprenant des partenaires de développement, sont importants pour l’élaboration et la mise en œuvre des politiques de la PICME communautaire. 2.3 Changement de comportement, communication et création de la demande Une faible utilisation augmente le coût des programmes de PICME communautaire par habitant, affecte les investissements et la durabilité et limite la réduction des taux de morbidité et de mortalité. L’effet de la participation communautaire n’a pas été évalué de manière systématique ; cependant, il semble y avoir peu de création d’une demande de transfert de l’utilisation des services du secteur privé non réglementé vers les ASC formés. Les incitations communautaires doivent être comprises pour garantir une mobilisation culturellement appropriée et une création systématique de la demande.  Meilleure pratique : Le Niger organise des réunions annuelles dans les villages pour évaluer les progrès et pour célébrer les villages, les familles et les individus en tant que « champions », « agents du change- ment », « mères modèles » et « villages modèles ». Les gagnants reçoivent du savon, des moustiquaires ou une radio. Au Rwanda, des réunions mensuelles d’environ 20 ASC des villages voisins pour le soutien des pairs ont contribué à mobiliser les communautés et les ménages. 2.4 Financement Entre 2012 et 2017, les principaux donateurs et partenaires de développement ont considérablement augmenté leurs investissements et leur soutien technique. Le groupe de travail sur le financement de la PICME communautaire a été convoqué en 2014 pour aider les pays à inclure la PICME communautaire dans leurs subventions au titre du nouveau modèle de financement du Fonds mondial et pour faciliter le cofinancement, ce qui a permis d’améliorer le financement de la PICME communautaire. Toutefois, la durabilité de la PICME communautaire est compromise par la dépendance vis-à-vis des donateurs extérieurs. Les mesures efficaces de mobilisation des ressources pour la PICME communautaire comprennent : une analyse détaillée des lacunes (par exemple, au Ghana) ; un financement national pour des composantes telles que la rémunération et la formation des ASC, avec un financement des donateurs pour les programmes et les produits (Éthiopie) ; des accords de financement flexibles dans des environnements opérationnels difficiles pour garantir un approvisionnement ininterrompu en produits de la PICME communautaire (Burundi, Soudan du Sud) ; et des approches de financement innovantes telles que le fonds d’affectation spéciale pour la santé génésique, maternelle, néonatale et infantile. La figure 2 illustre le besoin persistant de ressources pour l’approvisionnement en produits pour le traitement de la diarrhée et de la pneumonie. Des facteurs tels que la mauvaise synchronisation du calendrier de financement des produits de base antipaludiques et non liés au paludisme (pneumonie et diarrhée) et les lacunes en matière de financement de l’ensemble du programme 0 50 100 150 200 250 300 350 Décit total - produits diarrhée et pneumonie Co-nancement des ministères de la santé et bilatéraux Total approuvé par le FM Besoins de nancement de la PICME 344 83 110 151 $ millions Nigéria, République démocratique du Congo, Zambie, Ouganda, Éthiopie, Ghana, Soudan, Burkina Faso, Malawi et Côte d’Ivoire Source: Consultants iCCM Financing Task Team Déficit de financement de la PICME 2015–2017 Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 10 de PICME communautaire ont eu un impact négatif sur l’extension et la couverture de la PICME communautaire. Le manque de cofinancement des composantes de la PICME communautaire non liées au paludisme a été un problème au Nigéria. La figure 2 présente les écarts importants dans le cofinancement de la PICME communautaire des produits non antipaludiques dans 10 pays. 2.5 Ressources humaines : formation, incitations et fidélisation Les agents de santé communautaire devraient être institutionnalisés pour assurer une rémunération et des incitations uniformes et cohérentes afin de prévenir l’attrition et de préserver la motivation. La participation de la collectivité à la sélection des ASC accroît l’utilisation de la PICME communautaire en renforçant la confiance et le soutien à l’égard des ASC. L’affectation et l’attribution des cas des ASC peuvent être améliorées en cartographiant la densité de population pour la logistique et la gestion de l’approvisionnement. Le respect des normes de formation, les stages de remise à niveau, la formation progressive, la supervision soutenue et le mentorat permettent d’augmenter les compétences cliniques et les capacités des ASC. 2.4 Supervision de soutien et assurance qualité Les pays devraient établir un groupe de superviseurs formés afin de garantir un ratio optimal de superviseurs par rapport aux ASC. Des listes de contrôle standard peuvent être utilisées pour évaluer systématiquement la qualité des soins, des fournitures, de la collecte de données et des rapports. Le financement et les infrastructures pour les ASC, en particulier les transports, sont essentiels pour les motiver, améliorer la prestation des services et identifier les obstacles à l’accès. La technologie mobile permet aux superviseurs et aux ASC de planifier les visites, en particulier pour les ASC qui travaillent dans des régions isolées, mais elle permet aussi de surveiller les performances des agents et d’obtenir des informations précises et opportunes sur les cas et les fournitures nécessaires. Les stratégies de santé mobile mHealth devraient être intégrées dans les systèmes des ministères de la santé pour soutenir les différents aspects de la participation. Utiliser des listes de contrôle standard pour évaluer : • la fourniture de l’ensemble du programme par les différents ASC • la disponibilité des fournitures et la logistique pour l’approvisionnement et le réapprovisionnement • le suivi des données, le registre des patients, la ponctualité et l’exactitude des rapports • la fourniture d’une PICME communautaire et de compétences cliniques de qualité élevée, et • la responsabilité et les recommandations de mesures correctives. 2.7 Gestion de la chaîne d’approvisionnement L’augmentation du financement depuis 2014 a permis d’améliorer la disponibilité des marchandises de la PICME communautaire et de réduire les ruptures de stock. Des partenaires internationaux tels que l’OMS, l’UNICEF, le GF, la PMI, l’Agence des États-Unis pour le développement international, la Banque mondiale et le Ministère britannique du développement international ont mis en place un financement commun pour renforcer les capacités d’achat et de distribution nationale, l’entreposage et le transport. Cependant, les niveaux variables de financement et le cloisonnement des donateurs augmentent la fréquence des ruptures de stock, ce qui réduit la qualité des soins et l’utilisation des services. La mobilisation, la quantification et la prévision des ressources devraient donc être renforcées tant au niveau de la communauté que des établissements de santé, et tous les médicaments et fournitures de la PICME communautaire devraient être inclus dans un système d’information de gestion logistique. 2.8 Prestation des services et orientation Dans les pays où les systèmes de soutien de la PICME communautaire sont intégrés au système de santé, les ASC peuvent fournir des services de meilleure qualité. Pour réduire davantage les taux de mortalité, il convient de renforcer l’orientation et la réorientation entre les ASC et les établissements de santé ; de réduire la charge de la distance et les coûts d’accès aux centres de recours, notamment grâce à des régimes d’assurance sociale (par exemple, des bons de transport). L’établissement d’accueil doit être bien approvisionné, avec un personnel suffisant formé pour traiter les cas graves avec le soutien du ministère de la santé et des partenaires. La prestation de services et la confiance et l’engagement de la communauté peuvent être améliorés en veillant à ce qu’il y ait suffisamment d’ASC pour respecter le calendrier de prestation de services de la PICME communautaire. 11Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba  Meilleure pratique : Mozambique L’UNICEF et Malaria Consortium soutiennent la mise en œuvre d’UPSCALE, un programme mHealth conçu pour améliorer la qualité de prestation des soins. Les ASC reçoivent un appareil mobile avec un logiciel préinstallé qui prend en charge les processus de consultation, l’historique des patients et les informations sur les ménages. Les ASC ont déclaré se sentir mieux équipés pour suivre les familles dans leur collectivité. 2.9 Surveillance et évaluation Le suivi et l’évaluation des améliorations au sein de la PICME communautaire nécessitent des discussions entre les partenaires de mise en œuvre et le ministère de la santé pour garantir l’adoption d’une approche unifiée et un accord sur le type de données requises à chaque niveau. Les données de la PICME communautaire doivent être communiquées séparément de celles de la PCIME pour comprendre et cibler chaque programme. Des évaluations et des révisions régulières augmentent la qualité des services de la PICME communautaire. Principales conclusions de l’enquête réalisée par le Fonds mondial : • Sur 18 pays, 14 possèdent une politique nationale pour la PICME communautaire. • Les 18 pays assurent un financement national pour la PICME communautaire. • Afin d’être institutionnalisée, la PICME communautaire devrait faire partie intégrante des plans nationaux relatifs au secteur de la santé, au budget, à la stratégie et aux opérations, et les systèmes parallèles devraient être évités. • La PICME communautaire doit être mise en œuvre dans un établissement de santé fonctionnel. • La rémunération et la charge de travail des ASC doivent être optimisées. • Des produits non antipaludiques doivent être financés afin d’optimiser l’impact de la PICME communautaire. Enseignements tirés du Programme pour l’élargissement de l’accès rapide Le programme pour l’élargissement de l’accès rapide du Programme mondial de lutte antipaludique de l’OMS mis en œuvre entre 2012 et 2018, avec le soutien d’Affaires mondiales Canada, a aidé cinq pays africains (Malawi, Mozambique, Niger, Nigéria, RDC) à améliorer l’accès aux traitements pour les maladies infantiles courantes et a ainsi contribué à réduire la mortalité infantile. Dans chaque pays, le programme a été mis en œuvre sous la responsabilité du ministère de la santé, qui a également présidé les comités techniques de la PICME communautaire afin d’assurer une assistance technique et un contrôle du programme. Dans le cadre de ce programme, 1,49 million d’enfants ont eu accès au traitement salvateur contre le paludisme, la pneumonie et la diarrhée grâce à la formation et à l’équipement de plus de 8 200 ASC dans les cinq pays. Le programme a atteint ses objectifs dans tous les pays, couvrant toute la province du Tanganyika en RDC, huit districts au Malawi, quatre provinces au Mozambique, quatre districts au Niger et deux États au Nigéria. Durant les quatre années de la mise en œuvre, des diagnostics et des traitements ont été fournis à plus de 8,24 millions de cas cliniques du paludisme, de la pneumonie et de la diarrhée. Le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans a diminué en moyenne de 10 % dans les six sites du programme. Le Journal of Global Health a publié 13 articles à propos de cinq sujets : l’impact de la PICME communautaire sur la mortalité infantile, la demande en soins et la couverture thérapeutique ; les systèmes de contrôle et d’information sanitaire ; les défis des programmes de PICME communautaire établis ; et les outils et approches pour améliorer la qualité des soins. Les enseignements tirés du Programme pour l’élargissement de l’accès rapide sont présentés dans l’encadré 3. Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 12 BOX 3. Enseignements tirés du Programme pour l’élargissement de l’accès rapide La réussite de la stratégie de la PICME communautaire dépend de la disponibilité des ASC formés et supervisés, ainsi que de fournitures appropriées dans les villages dans lesquels les enfants tombent malades. Engagement de la communauté : • La participation communautaire est essentielle pour une mise en œuvre durable et de qualité. • La communauté doit être davantage sensibilisée à la PICME communautaire pendant l’étape de planification afin d’assurer une mise en œuvre efficace. Disponibilité des diagnostics et médicaments : • Une PICME communautaire efficace nécessite un approvisionnement fiable et rapide de produits de haute qualité aux ASC en quantité suffisante. • Les prévisions relatives aux produits doivent être combinées à celles d’éléments similaires dans les établissements de santé afin d’éviter les ruptures de stock. • Les systèmes de kit doivent être évités et le réapprovisionnement doit être réalisé en fonction de la consommation. • Les systèmes parallèles de distribution et d’approvisionnement par le biais de partenaires de mise en œuvre doivent être évités. Supervision pour une prestation de PICME communautaire de haute qualité : • Les superviseurs désignés d’un établissement de santé assurent la qualité des soins, la notification et la motivation des ASC. Ils sont un maillon essentiel entre les ASC et le système de santé. • Les ministères doivent définir un budget et un plan concernant la supervision, comprenant le transport, les stages de remise à niveau et les incitations. • Les partenaires de mise en œuvre ne doivent pas mettre en place des systèmes parallèles de supervision. Système d’orientation fonctionnel : • Les patients de référence présentant des signes de danger PCIME et devant être hospitalisés doivent être référés par les ASC vers les établissements disposant d’un service d’hospitalisation. • Les centres de référence doivent être en mesure de recevoir et de gérer des cas hospitalisés provenant des communautés, et doivent disposer d’un personnel formé et des diagnostics et médicaments nécessaires. • Le personnel d’un centre de référence doit participer à la formation des ASC afin d’améliorer le système d’orientation. Système de suivi ou monitorage et d’information sanitaire : • Les systèmes d’enregistrement et de notification des établissements de santé et des ASC doivent être harmonisés. • Les systèmes parallèles de notification par des partenaires de mise en œuvre doivent être évités. • Il convient de mettre en place une culture d’utilisation des informations à tous les niveaux du système, de la communauté jusqu’au niveau national. 13Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba L’Éthiopie, le Malawi, le Niger, le Nigéria et l’Ouganda ont présenté leurs progrès en matière de déploiement à grande échelle des composants des systèmes de santé de la PICME communautaire. Les difficultés communes rencontrées concernent les ressources humaines, le financement, le rôle des établissements de santé, la supervision, la chaîne d’approvisionnement, le contrôle, les systèmes d’information sanitaire et l’engagement de la communauté. 3.1 Ressources humaines Les cinq pays ont signalé un nombre insuffisant d’ASC pour la population et l’absence d’un cadre réglementaire pour les bénévoles, ce qui affecte la supervision et la qualité des soins. Ils ont tous éprouvé des difficultés à retenir et à motiver les ASC avec des incitations financières ou un avancement professionnel, qui est souvent retardé. Certains ASC ont une charge de travail conséquente, tandis que d’autres (notamment les bénévoles) ont également une activité professionnelle, ce qui complique pour eux la prestation de soins de qualité. 3.2 Financement Les pays ont fait état d’un manque de ressources nationales durables et d’une dépendance fréquente aux partenaires extérieurs pour le financement. Le financement national destiné à la PICME communautaire est une priorité pour assurer sa pérennité. Toutefois, de nombreux pays n’ont pas de ligne budgétaire pour la PICME communautaire, ni de plan de mise en œuvre harmonisé et chiffré. Le soutien de différents donateurs pour les composantes de la PICME communautaire, des fournitures à la motivation des ASC, a entravé la mise en œuvre de l’ensemble de la PICME communautaire, résultant souvent en systèmes de prise en charge par les collectivités locales uniquement pour les domaines intégralement financés, comme le paludisme. 3.3 Rôle des établissements de santé dans la mise en œuvre de la PICME communautaire L’une des difficultés communes est le fort taux de renouvellement des ressources humaines formées 3. Expériences des pays en matière de développement à grande échelle de la PICME au niveau communautaire dans les établissements de santé. Le Nigéria a également mentionné des grèves fréquentes de la part des agents de santé. Parmi les autres problèmes rencontrés figurent la pénurie de médicaments et de fournitures et la mauvaise coordination entre les établissements de santé et les ASC. 3.4 Supervision La capacité et la qualité de supervision sont incohérentes entre les pays et au sein même des pays. Les superviseurs des ASC manquent souvent de motivation ou n’ont souvent pas les moyens d’agir. Comme les ASC, ils ont souvent une charge de travail élevée, ce qui affecte la fréquence planifiée des visites de supervision, notamment pendant les saisons durant lesquelles la transmission des maladies est importante (par exemple, la saison des pluies). Un terrain accidenté, des zones à risque, la distance et le manque de transports entravent également les visites de supervision aux communautés. 3.5 Chaîne d’approvisionnement Les pays ont rapporté que les principales difficultés étaient les fournitures irrégulières, les retards d’approvisionnement et de remplacement et des sources non durables de produits de la part des donateurs. Même lorsque les donateurs (par exemple, le Fonds mondial) financent le transport de l’ensemble intégré, l’approvisionnement irrégulier ou hors cycle des produits de base non liés au paludisme et qui ne sont pas suivis entrave la livraison du paquet complet. 3.6 Système de monitorage et d’information sanitaire Dans les cinq pays, les données sont utilisées de manière sous-optimale. Par ailleurs, les données sont souvent inscrites sur papier, ce qui complique leur visualisation et leur utilisation. Parmi les autres problèmes figurent la faible rétroaction à destination des communautés, la faible utilisation des données à tous les niveaux et les multiples outils et systèmes de notification. Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 14 Il n’existe pas de modèle de participation communautaire suffisamment solide qui explique les multiples points d’entrée. Pour être solide, l’engagement nécessiterait la reconnaissance et la connexion de tous les niveaux de pouvoir, de voix et d’impact, ainsi que l’opportunité de partager les connaissances et d’établir des relations au sein des systèmes de santé et des communautés et entre les communautés. L’encadré 4 fournit une définition pratique de ce qu’est une « participation communautaire de qualité centrée sur les individus pour un service de santé résilient ». La majorité des recherches portant sur l’engagement communautaire ignorent la communauté des professionnels de la santé et se concentrent sur la formation et le partage d’informations (Fig. 4), et ignorent également les émotions et les sentiments. Une attention insuffisante a été portée au développement de l’engagement qui génère des pratiques durables. Le rôle d’un traumatisme (comme la perte d’un enfant à cause d’un ASC mal formé, du manque de médicaments ou de soins inappropriés) n’a pas été suffisamment étudié en tant que facteur déterminant de la qualité de l’engagement communautaire. 4. Mobiliser les communautés ENCADRÉ 4. Participation communautaire pour des services de santé résilients, de qualité et centrés sur les individus • La participation communautaire implique le développement de relations entre les parties prenantes de sorte qu’elles travaillent ensemble pour résoudre les problèmes liés à la santé et promouvoir le bien-être afin d’améliorer la santé. • Les « parties prenantes » incluent les membres de la communauté, les patients, les professionnels de la santé et les décideurs politiques. • Les « relations » doivent se caractériser par le respect, la confiance et la détermination. • Les « problèmes sanitaires » incluent les crises sanitaires publiques, comme les urgences. Facteurs qui inuent sur la carte des relations : dévoiler un éventail plus large d’opportunités pour incorporer et intégrer les interventions d’engagement Ressources humaines et actifs disponibles Conditions préalables pour activer les ressources Compétences en communication utilisées Inuencer Aecter Eets Partager l’information Créer du sens Équipes inter- professionnelles Écouter Observer Pressentir Parler Sentir Compassion Empathie Lien Performance & Expérience du service Un engagement délibéré et volontaire Compétences, outils et pratiques au niveau social, émotionnel et relationnel Compétences, méthodes, outils et pratiques en matière de communication inter-personnelle et d’équipe Intégrer des méthodes et des outils qualitatifs pour comprendre et gérer le contexte et la culture Prendre des décisions Gérer le contexte Comment les choses se font Apprendre ++ Un environnement propice et un encadrement favorable aptes à façonner la collaboration et l’établissement de relations 15Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba La rétroaction relationnelle à différents niveaux du système de santé peut être renforcée en combinant des engagements non traditionnels afin de nouer des relations de confiance, respectueuses et empathiques au sein et entre les prestataires de service et les utilisateurs du service et en changeant l’objectif des programmes curatifs verticaux en approches inclusives, collaboratives et coordonnées. Cela requiert des compétences spécifiques, des capacités et un environnement favorable qui puisse être créé et géré jusqu’à devenir la norme. Le cadre de la participation communautaire de l’OMS pour des services de santé de qualité, intégrés, résilients et centrés sur les individus a été préparé en 2017 lors d’un atelier technique sur les liens existant entre les systèmes de santé et les communautés. La collaboration était recommandée à tous les niveaux, de la création du cadre à la collecte des données en passant par l’analyse, l’engagement, l’intervention et le développement. Les principales conclusions d’une évaluation du cadre de l’engagement communautaire au Rwanda ont été les suivantes : • une variété de pratiques dans quatre districts à Kigali • l’incidence du paludisme la plus élevée dans les districts respectant un modèle descendant • une incidence du paludisme plus faible dans les communautés actives et l’incidence la plus faible dans celles affichant le plus fort niveau de collaboration • un désaccord entre les décideurs politiques du suivi et de l’élimination du paludisme et les responsables de la mise en œuvre des pratiques et procédures • aucun système mis en place pour partager les enseignements et les meilleures pratiques, à aucun niveau ou dans aucun district. • Les ASC sont idéalement placés pour faire office de liens entre les membres de la communauté, d’autres parties prenantes et le personnel du programme de lutte contre le paludisme. • La participation communautaire n’est pas un moyen de parvenir à une fin, c’est une intervention à part entière. • L’intention et le but de la participation communautaire doivent être définis afin de déterminer les interventions. Pour partager une même vision de différents problèmes, besoins et attentes des communautés, il est nécessaire de dialoguer. • Des liens forts assurent un engagement efficace entre les systèmes de santé, les communautés et les autres parties. • La coordination, la collaboration et la responsabilisation sont façonnées et remodelées en relations. • Le rôle, les compétences et les capacités des individus participant à l’engagement en faveur des systèmes de santé et des communautés seront fondamentaux pour la période des ODD. La participation communautaire et la responsabilisation en faveur de la PICME communautaire au Cameroun, au Malawi, au Mali et au Nigéria ont démontré qu’une approche uniforme peut assurer la pérennité de la participation communautaire et de l’action, qui sont souvent fragmentés au sein des districts et des régions. Dialoguer de manière ouverte est nécessaire pour renforcer les liens au sein des groupes qui définissent les stratégies de contrôle et d’élimination du paludisme et au sein de ceux qui mettent en œuvre les stratégies afin de surmonter les divergences entre la politique et la mise en œuvre. De tels liens favorisent un engagement efficace entre les systèmes de santé et les communautés. Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 16 FIGURE. 5. Responsabilités des ASC 17Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba Des programmes tels que le plan d’action des ODD et la Feuille de route pour la santé communautaire veillent à ce que les programmes de PICME communautaire soient mis en œuvre dans le cadre de systèmes plus larges du personnel de santé, des SSP et de la santé communautaire, conformément à la Directive de l’OMS de 2018 sur la politique de santé et l’accompagnement au sein du système en vue d’optimiser les programmes relatifs aux agents de santé communautaires. Les États membres ont pris l’engagement collectif de soutenir la mise en œuvre des directives, dans leurs contextes, en adoptant, lors de la soixante-douzième Assemblée mondiale de la santé, une résolution prenant note de la directive et de ses recommandations. Ces initiatives soutiennent les pays dans leurs efforts de renforcement des systèmes requis pour assurer une PICME communautaire et une PCIME de qualité à l’échelle du pays. 5. Orientation sur les services communautaires Directive de l’OMS sur la politique de santé et l’accompagnement au sein du système en vue d’optimiser les programmes relatifs aux agents de santé communautaires L’efficacité des ASC à fournir une gamme de services est confirmée par un nombre croissant d’éléments de preuve. Les difficultés rencontrées incluent les systèmes de santé et l’intégration communautaire inadéquats, l’absence d’utilisation de meilleures pratiques et l’adoption inégale de politiques fondées sur des éléments de preuve. La directive de l’OMS identifie les systèmes de gestion et les stratégies pour les programmes des ASC, formule des recommandations pour le déploiement à grande échelle, l’intégration et l’optimisation de la conception et des performances, le maintien de programmes efficaces à destination des ASC et le comblement des lacunes en matière de politique et de soutien du système. Les publics cibles de la directive sont les décideurs politiques, les planificateurs et les responsables de la politique relative au personnel de santé, les partenaires de développement, les donateurs, les initiatives de santé mondiale, les chercheurs, les activistes, les organisations de la société civile, les organisations des ASC et les ASC, à l’échelle nationale et locale. La directive identifie les catalyseurs d’une mise en œuvre réussie : • Adapter les politiques destinées aux ASC selon le contexte. • Prendre en considération les droits et les points de vue des ASC. • Intégrer les programmes des ASC dans le système de santé sous la forme d’un ensemble de compétences durables et diverses. • Exploiter les dividendes démographiques en augmentant l’emploi pour les jeunes, et particulièrement pour les femmes. • Financer et investir dans les programmes des ASC dans le cadre de la stratégie sanitaire globale. • Le rôle des ASC doit être défini et amélioré en augmentant continuellement l’équité, la qualité des soins et la sécurité des patients. Les responsabilités des ASC sont représentées dans la Figure 5. Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 18 Prendre soin des nouveau-nés et des enfants dans la communauté : manuel de planification pour les responsables et planificateurs de programme Ce manuel de planification a été publié en 2015 par l’OMS et l’UNICEF en collaboration avec l’Agence des États-Unis pour le développement international, Save the Children et d’autres partenaires. Il vise à informer les responsables et les planificateurs à propos des trois ensembles de formation et de soutien des ASC, de leurs avantages et de leurs exigences, afin de les guider dans le choix de la meilleure combinaison d’interventions et de paquets pour leurs pays et afin de les guider dans leur décision de planification et d’utilisation des paquets. Le manuel Prendre soin des nouveau-nés chez soi couvre : • la promotion des soins prénatals et des soins spécialisés dispensés à la naissance • les soins dispensés au cours des premières semaines de vie • l’identification et l’orientation vers un spécialiste des nouveau-nés présentant des symptômes, et • les soins spéciaux dispensés aux nourrissons ayant un poids insuffisant à la naissance. Le manuel Prendre soin de la croissance et du développement sains de l’enfant couvre : • la prestation de soins et l’aide au développement de l’enfant, l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant • la prévention des maladies, et • les réactions de la famille à la maladie des enfants. Le manuel Prendre soin de l’enfant malade dans la communauté couvre : • l’orientation vers un spécialiste des enfants présentant des symptômes et des signes de malnutrition aiguë sévère • le traitement dans la communauté • la diarrhée • la fièvre (paludisme), et • la pneumonie 19Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba Dans les 18 pays évalués par le Fonds mondial et dans d’autres pays, le financement était assuré par des allocations nationales annuelles, des donateurs et des partenaires de développement multilatéraux et bilatéraux, les ménages par le biais de paiements directs et le secteur privé. Entre 2014 et 2017, le financement destiné aux programmes de PICME communautaire et assuré par les donateurs et les partenaires de développement a considérablement augmenté : le Fonds mondial par le biais de son nouveau modèle de financement, l’UNICEF, l’OMS, le Mécanisme mondial de financement, l’Agence canadienne de développement international, l’Agence des États-Unis pour le développement international/PMI, le Ministère britannique du développement international, la Banque mondiale et la Fondation Bill & Melinda Gates. Tous les niveaux de programmes de PICME communautaire sont également soutenus ou mis en œuvre par des organisations non gouvernementales nationales et internationales, y compris la planification, le financement et la logistique pour tous les axes thématiques. Les améliorations apportées au financement et à la gestion financière incluent des modifications de la politique nationale et des réformes financières pour déployer à grande échelle et augmenter la couverture géographique de la PICME communautaire et pour garantir l’accès au traitement de toutes les maladies infantiles pour les enfants de moins de 5 ans. Le Fonds mondial et la PMI ont utilisé leur mandat du Congrès pour soutenir et former les ASC et intégrer la logistique. Toutefois, la suppression d’autres donateurs et la prise en charge des produits de base non antipaludiques ont provoqué des incohérences et des frictions et ont entravé le déploiement à grande échelle dans de nombreux pays. Le Fonds mondial finance la majorité des composantes essentielles de la PICME communautaire, comme la formation des ASC, les produits de base liés au paludisme dans les communautés, la supervision d’accompagnement, les coûts de livraison des produits de base de la PICME communautaire et les systèmes d’information sanitaire. Dans les nouveaux modèles de financement 1 et 2 comprenant les produits de base de la PICME communautaire et la plateforme, 14 % des 3,8 milliards de dollars des États-Unis de financement 6. Financement de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant au niveau communautaire destiné à la lutte contre le paludisme ont été attribués à la PICME communautaire dans 38 pays, sauf pour les produits de base non antipaludiques. L’approche optimale de la mise en œuvre, du déploiement à grande échelle et de la durabilité des programmes de PICME communautaire du Fonds mondial n’est toutefois pas connue. Dans les 18 pays, le financement de la PICME communautaire comprenait des allocations nationales et des contributions de partenaires de développement. Cependant, pratiquement tous ces pays rencontrent des difficultés pour sécuriser le financement de la mise en œuvre de la PICME communautaire à l’échelle. Le Mécanisme mondial de financement est un partenariat regroupant plusieurs parties prenantes afin de gérer les problèmes sanitaires et de nutrition qui affectent majoritairement les femmes, les enfants et les adolescents. Il soutient les plateformes gouvernementales sur lesquelles les partenaires déterminent les priorités et mobilisent un financement durable. Il finance les produits de base non antipaludiques pour la PICME communautaire, qui sont proposés sous forme de dossiers d’investissement dans 36 pays. Le leadership national est au cœur du modèle du Mécanisme mondial de financement. Le Mécanisme ne remplace pas les organisations existantes mais les réunit afin de travailler sur des priorités claires définies par les pays, sur l’une ou l’autre des plateformes de coordination ou sur des plateformes définies par le Mécanisme. Les critères sur lesquels le Mécanisme mondial de financement s’appuie pour sélectionner les pays sont les suivants : • la charge de morbidité ; • le besoin non satisfait d’assurer la santé sexuelle et procréative et les droits relatifs ; • le revenu ; • l’équilibre entre financement et besoin ; • l’engagement d’augmenter le financement national pour la nutrition et la santé procréative, maternelle, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent ; Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 20 • l’engagement d’utiliser le financement de la Banque mondiale (Association internationale de développement et Banque internationale pour la reconstruction et le développement) pour la nutrition et la santé procréative, maternelle, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent ; • l’engagement de mobiliser un financement complémentaire et/ou de tirer parti du financement existant ; • l’engagement d’impliquer les ressources du secteur privé pour améliorer les résultats de la nutrition et de la santé procréative, maternelle, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent ; • l’engagement en faveur de la stratégie mondiale « Chaque femme, chaque enfant » ; • une plateforme nationale largement représentative et efficace, qu’elle soit existante ou planifiée ; • le classement parmi les 30 derniers pays de l’indice de capital humain ; et • la présence sur la liste harmonisée des situations fragiles pendant l’exercice financier 2019. La PMI est un programme conjoint entre l’Agence des États-Unis pour le développement international et les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies. Elle soutient le déploiement à grande échelle de la PICME communautaire en finançant une plateforme intégrée, y compris des formations, des fournitures, de l’équipement (des trousses médicales, des registres, par exemple) et des visites de supervision. La PMI finance également les produits de base liés au paludisme et participe aux discussions internationales relatives à la PICME communautaire (comme le Fonds mondial, mais sans financer les produits de base non liés au paludisme). La PMI a identifié d’autres domaines de soutien, comme le renforcement du recensement des ASC, des recherches opérationnelles, l’amélioration de la surveillance de la communauté et de la communication des données, ainsi qu’un guide pour le changement social et comportemental. La PMI n’assure pas le financement des salaires des ASC (Figure 7). Parmi les financements réussis figurent le financement général pour renforcer et soutenir les activités des ASC, la convergence complémentaire et géographique des partenaires par province afin de fournir un ensemble complet, ainsi que le traitement et le soin de 1 058 936 cas de paludisme simple, de 118 780 cas de diarrhée et de 126 773 cas de pneumonie en 2018. Les enseignements tirés étaient que la coordination entre les partenaires évite la duplication des efforts et augmente l’efficacité afin d’avoir un impact plus important, et que le contrôle régulier améliore la qualité des soins et des données. Les difficultés non résolues concernent la garantie d’un financement pour le paquet complet. Le financement de plus de 90 % des programmes par des donateurs génère une absence de viabilité. Parmi les autres difficultés FIGURE. 7. Soutien de la PMI à la PICME communautaire 2007 • 2 pays • US$ 2 millions (à l’exclusion des commodités) 2017 • 23 pays (Tanzanie en phase de discussions) • US$ 20 millions (à l’exclusion des commodités) Sources: Plans opérationnels de la PMI 2007 2017 21Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba figurent le recouvrement des capitaux investis dans les médicaments (gratuits ou remboursés) et la préservation de la motivation du centre communautaire. À l’avenir, le plaidoyer auprès des gouvernements devra être renforcé afin d’assurer le financement de la PICME communautaire dans les pays sub- sahariens, et des fonds doivent être mobilisés pour compléter le paquet dans les pays dans lesquels seul le paludisme est pris en charge, car actuellement, 60 % reçoivent uniquement un financement pour le paludisme. In the future, advocacy with governments should be strengthened to provide funding for iCCM in sub- Saharan countries, and funds should be mobilized to complete the package in countries in which only malaria is supported, as, currently, 60% receive only funding for malaria. Résumé • La majorité de l’investissement destiné au renforcement des systèmes communautaires dans le cadre de la PICME communautaire est assuré en parallèle. • Les pays doivent définir des priorités et les présenter pour le financement par le Mécanisme mondial de financement, le FIGURE. 8 Exemples de financement complémentaire et de ressources techniques pour la PICME communautaire en RDC Fonds mondial : formation des ASC sur la PICME et les médicaments antipaludiques UNICEF : Achat amox, sels de réhydratation orale, zinc Fonds duciaire RMNCH : génération de demande et ressources gratuites HRITF Banque mondiale : nancement fondé sur les résultats pour les allocations des ASC Domestique : chaîne logistique, personnel, installation USAID/PMI & Union européenne : renforcement de la chaîne logistique, qualité des soins, renforcement du système de santé, etc. Fonds mondial et d’autres. Ils ont donc besoin d’un soutien harmonisé et coordonné pour préparer un plan opérationnel chiffré et d’une analyse des écarts afin de présenter le financement existant et celui requis. • Ils nécessitent également d’un soutien pour s’assurer que les gouvernements dirigent le processus de coordination efficace. • Il est primordial d’améliorer la collecte et le partage des données afin de convaincre les gouvernements d’augmenter l’allocation de ressources domestiques aux principales causes de mortalité infantile, de garantir une affectation équitable des rares ressources aux priorités principales et de réaliser un ciblage géographique pour assurer une distribution appropriée des produits de base selon la consommation et le besoin plutôt qu’en fonction des estimations et des modèles. • L’absence d’un mécanisme de financement mondial dédié ou d’un partenaire engagé pour les produits de base non antipaludiques entrave le déploiement à grande échelle de la PICME communautaire et son influence maximale. HRITF : fonds fiduciaire pour l’innovation en matière de résultats de santé ; RMNCH : santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 22 Les ruptures de stock de médicaments et de fournitures sont une entrave majeure à la mise en œuvre de la PICME communautaire. Elles affectent les vies des enfants et sapent la confiance que la communauté porte au système de santé et aux ASC. Les motifs de rupture de stock les plus souvent cités sont le financement inadéquat, des données insuffisantes ou de mauvaise qualité, la faiblesse de la distribution, l’absence de transport pour apporter les produits de base aux ASC ou pour que les ASC puissent venir les récupérer et le nombre insuffisant d’ASC, de superviseurs et de personnel dans les points de réapprovisionnement. L’amélioration de l’enregistrement de l’état des stocks en temps réel est essentielle pour la gestion de la chaîne d’approvisionnement et pour réduire les ruptures de stock. S’il n’existe pas de plan gouvernemental pour la PICME communautaire, la responsabilité de la disponibilité et du transport des médicaments s’affaiblit davantage, entravant d’autant plus la mise en œuvre de l’ensemble complet de la PICME communautaire. Un certain nombre de donateurs et de partenaires tentent d’améliorer la gestion de la chaîne d’approvisionnement de la PICME communautaire, ce qui devrait concerner le paquet complet et non uniquement un produit de base ou une « maladie traceur », ce qui réduira la motivation pour une planification intégrée. La gestion de la chaîne d’approvisionnement pour l’ensemble complet de la PICME communautaire doit ainsi être au centre de la gestion nationale. Une chaîne d’approvisionnement fonctionnelle requiert un flux financier, un flux de données et un flux de produits, qui sont interconnectés. 7. Approvisionnement et fournitures pour la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant au niveau communautaire Résumé • La chaîne d’approvisionnement de la PICME communautaire doit faire partie intégrante de la planification de la PICME communautaire dans le cadre du système pharmaceutique. • La PICME communautaire doit faire partie des projets du ministère de la santé afin de garantir l’établissement de priorités à présenter aux donateurs. • La quantification des stocks dans la communauté ne doit pas être basée sur l’incidence estimée des maladies, car cela peut générer des stocks insuffisants ou au contraire excédentaires. • Les établissements de santé devraient également prendre en considération les besoins des ASC lors de la commande. • Un financement doit être disponible pour le paquet complet afin d’éviter la prise en charge au niveau communautaire d’une seule maladie, ce qui entraîne une mauvaise gestion des produits de base et l’érosion de la confiance accordée par la communauté. • Des mécanismes de recouvrement des coûts doivent être mis en œuvre. • La distribution doit être assurée jusqu’au dernier kilomètre. 23Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba En s’appuyant sur des données probantes, les enseignements tirés de la mise en œuvre et les meilleures pratiques, des groupes de travail ont discuté des principes, des catalyseurs, des obstacles et des recommandations relatifs à neuf composantes pertinentes du système de santé en vue de l’institutionnalisation de la PICME communautaire au sein des SSP : • coordination et élaboration de la politique • estimation et financement • ressources humaines • gestion de la chaîne d’approvisionnement • prestation des services et orientation • engagement communautaire via la communication et la mobilisation sociale • supervision • qualité des soins • systèmes de suivi ou monitorage, d’évaluation et d’information sanitaire La PICME communautaire peut être efficace pour réduire la morbidité et la mortalité liées aux maladies infantiles courantes en améliorant la couverture et l’équité d’accès aux SSP. Les pays présentant une mortalité élevée des enfants de moins de 5 ans doivent intégrer la PICME communautaire dans les politiques, stratégies et plans nationaux de développement du secteur de la santé. Pour être efficace, la PICME communautaire doit être intégré dans le renforcement du système de santé global aux niveaux du district et de la communauté, avec un financement équilibré. Catalyseurs des composants du système 1. Un plan de développement du secteur de la santé actualisé qui donne la priorité aux SSP et à la CSU, ainsi qu’à la place de 8. Recommandations pour l’institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant au niveau communautaire dans le système de soins de santé primaires Le cadre de référence de la PICME communautaire comprend huit composantes du système de santé essentielles à la PICME communautaire. La supervision étant seulement l’un des aspects de l’assurance qualité, l’équipe de planification de l’OMS-UNICEF a décidé de les envisager séparément. Les ressources supplémentaires utilisées lors des discussions incluent : la directive de l’OMS sur la politique de santé et le soutien du système pour optimiser les programmes des ASC, le manuel pour les responsables et planificateurs de programme concernant les soins à porter aux nouveau-nés et aux enfants malades de la communauté, le guide d’indication pour le contrôle et l’évaluation de la PICME communautaire, l’examen thématique de 18 pays par le Fonds mondial et l’examen de l’institutionnalisation de la PICME communautaire dans les systèmes de santé de routine des pays à revenu faible et moyen. Les résultats des discussions des groupes de travail sont présentés ci-après, par composante du système de santé. Pendant les discussions, il a été systématiquement observé que les composantes du système sont fortement interconnectées. Coordination et élaboration de la politique l’engagement du secteur privé et de la santé communautaire, soutenu par la politique nationale. 2. Une stratégie coordonnée complète au sein des départements pertinents du gouvernement, y compris : • un dossier d’investissement spécifique pour la santé communautaire et la PICME communautaire ; • des plans opérationnels et stratégiques harmonisés aux niveaux nationaux et du district concernant la santé mater- nelle, du nouveau-né et de l’enfant ; • une planification ascendante avec les acteurs locaux. Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 24 • Normes inexistantes ou mal respectées concernant la prestation de soins communautaires (par exemple, les médicaments à utiliser). Recommandations • La PICME communautaire doit être planifiée dans le cadre des SSP et du développement global du secteur de la santé. Une politique ou une stratégie nationale de santé communautaire doit contenir des directives officielles claires de recrutement et des critères de mise en œuvre de la PICME communautaire, notamment pour les populations difficiles à atteindre, afin d’assurer une prestation de service équitable. • Les politiques nationales applicables aux différentes divisions et zones techniques doivent être cohérentes et, si nécessaire, actualisées pour la santé communautaire et la PICME communautaire. La santé communautaire doit être basée sur l’engagement multisectoriel et les besoins de la communauté. La coordination multisectorielle, dirigée par le gouvernement, de la santé communautaire doit être pleinement fonctionnelle et liée aux autres mécanismes de coordination, comme pour les thèmes spécifiques à la santé infantile. Le secteur privé doit soutenir la santé communautaire et la PICME communautaire autant que possible. • Les pays doivent investir dans les compétences de planification et de gestion afin de garantir des services de qualité. Ils doivent établir et entretenir un groupe de responsables de santé parfaitement formés à la santé infantile. • Le financement national et extérieur doit être utilisé pour renforcer le système de lutte contre le paludisme, la pneumonie et la diarrhée et pour fournir des soins dans les communautés et les établissements. Un financement supplémentaire doit être mis à profit pour renforcer les systèmes de santé et la PICME communautaire. 3. Une direction, une appropriation et un engagement des ressources solides de la part du gouvernement, par exemple : • des points de convergence pour la santé communautaire et les SSP ; • une législation définissant les rôles et les responsabilités, la sélection, la certification et la rémunération des ASC ; • des régimes d’assurance qui couvrent les services de santé communautaire ; • des directives et des outils pour la santé communautaire. 4. Des mécanismes clairement définis pour la coordination des SSP aux niveaux de la communauté, du pays et de manière décentralisée, pour les départements techniques, les organismes professionnels, la société civile, les dirigeants de communautés et les partenaires de mise en œuvre et de financement. 5. L’harmonisation de la PICME communautaire avec des initiatives internationales, comme le Plan d’action mondial pour la réalisation de l’ODD3, la CSU, les SSP et l’approche HBHI pour accélérer la prévention du paludisme. 6. Des équipes compétentes et formées, aux niveaux nationaux et des districts, pour impliquer les agents de santé, mettre en œuvre les politiques et prendre des décisions contextualisées et s’appuyant sur des éléments de preuve. Goulots d’étranglement et défis • Manque de responsabilité à tous les niveaux. • Financement ou investissements rigides et asymétriques, comme le financement principalement pour le paludisme, et multiples canaux de financement, ce qui complique la coordination. • Important taux de renouvellement des décideurs politiques et des responsables de programme, mauvaise gestion sanitaire à l’échelle du district et manque de capacités pour la planification et la résolution de problèmes. 25Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba Estimation et financement Un financement adéquat et continu de la PICME communautaire requiert une population cible clairement définie et un financement totalement inclusif pour toutes les composantes de la PICME communautaire, une incidence démontrée sur les objectifs, comme la CSU et la réalisation de l’ODD3, et une capacité prouvée du gouvernement à coordonner diverses sources de financement. Catalyseurs des composants du système • Des plans stratégiques chiffrés et parfaitement harmonisés pour la lutte contre le paludisme, la santé communautaire et la santé infantile, y compris la PICME communautaire. • Un solide leadership national et une bonne coordination des ressources octroyées par don, y compris la collaboration avec les ministères pertinents, comme pour la planification et les finances. • Une capacité de leadership à des niveaux plus élevés dans les organismes donateurs afin de promouvoir la coordination entre les programmes. Goulots d’étranglement et défis Établissement de priorités et coordination à l’échelle nationale • Mauvaises harmonisation, coordination des ressources et mobilisation des ressources. Une stratégie de financement nationale qui couvre toutes les stratégies, comme des SSP plus vastes et davantage de ressources humaines pour la santé, est requise. • Absence d’outils harmonisés de calcul des coûts pour la santé communautaire qui veilleraient à ce que chaque composante (chaîne d’approvisionnement, produits de base, supervision, contrôle et évaluation, formation) soit comptabilisée et suffisamment disponible (par exemple, outil de calcul des coûts). • Dans les systèmes de santé décentralisés, les entités nationales ne peuvent pas influencer l’établissement de priorités pour les ressources au niveau infranational. Établissement de priorités et harmonisation pour les donateurs • Les organismes donateurs peuvent donner la priorité à différents programmes, qui ne sont pas toujours harmonisés avec les cycles nationaux de planification et de budgétisation. • L’harmonisation et la coordination entre les donateurs n’est pas suffisante pour le financement de la PICME communautaire. • Financement incomplet de la PICME communautaire et absence de cofinancement pour les produits de base non antipaludiques qui pourraient compléter les investissements du Fonds mondial en faveur de la lutte contre le paludisme et du renforcement des systèmes de santé. • Dialogue limité avec le secteur des entreprises pour le financement de la PICME communautaire. Recommandations S’assurer que : • Les parties prenantes de la PICME communautaire au ministère de la santé (par exemple, des SSP infranationaux et communautaires) sont impliquées dans le développement et l’estimation du coût des stratégies nationales ; • La PICME communautaire est incluse dans l’estimation nationale du coût et la budgétisation annuelle du secteur, avec des lignes budgétaires spécifiques ; • La planification et la budgétisation du programme annuel de santé pour les niveaux décentralisés incluent tous les éléments permettant de rendre opérationnelle la PICME communautaire ; • Les partenaires de développement doivent assurer une assistance technique et un soutien pour renforcer les capacités. Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 26 Gouvernment • Étudier l’utilisation des dossiers d’investissement favorisés par le Mécanisme mondial de financement afin de renforcer la capacité institutionnelle du pays à mener la stratégie et à coordonner les partenaires. • Tirer parti des mécanismes efficaces de coordination établis (par exemple, partenariat de lutte contre le paludisme, instances de coordination nationales) pour renforcer la coordination nationale des ressources pour la PICME communautaire. • Le ministère de la santé recense les financements et effectue régulièrement le suivi des dépenses afin de faire respecter l’obligation de rendre des comptes et de collaborer avec les donateurs pour établir le dialogue et assurer un engagement régulier. • Résoudre les conflits de priorité en montant un dossier réclamant une augmentation de la dotation budgétaire nationale allouée à la santé, en énonçant clairement l’impact des investissements pour la PICME communautaire. Les gouvernements peuvent soutenir cette demande en incluant la PICME communautaire dans la défense des SSP et de la CSU à des échelons plus élevés au sein du ministère de la santé. Organismes donateurs • Les donateurs doivent être activement impliqués dans la planification nationale et infranationale et doivent harmoniser leurs priorités et cycles de financement avec les priorités et les cycles budgétaires du gouvernement. • Afin de promouvoir l’institutionnalisation et la viabilité, les donateurs doivent coordonner le financement de la PICME communautaire avec le ministère de la santé et doivent soutenir son plan de mise en œuvre de la PICME communautaire au lieu de financer des projets pour des lieux ou des maladies spécifiques. Ressources humaines Les ASC qui assurent les services PICME communautaire doivent être intégrés aux équipes de soins primaires interdisciplinaires et doivent être comptabilisés dans les politiques multisectorielles, stratégies, budgets et plans relatifs aux ressources humaines du secteur de la santé. Catalyseurs des composants du système • Une politique, une stratégie et une vision pour les ressources humaines nationales du secteur de la santé qui reconnaissent, normalisent et soutiennent la fonction du personnel de santé communautaire. • Utiliser les ASC pour assurer les SSP dans le cadre d’équipes interdisciplinaires multisectorielles, avec une définition claire et une allocation des ressources basée sur un dossier d’investissement. • Impliquer les partenaires multisectoriels, le gouvernement, la société civile et le secteur privé. • Assurer un engagement rationnel et respectueux des ASC, avec une sélection, des rôles, une participation communautaire, une équité et une sécurité du personnel (dans les contextes d’urgence) appropriés, dans les services pertinents pour les populations cibles, conformément aux besoins et aux tâches à réaliser. • Motivation appropriée des ASC, y compris la reconnaissance par la communauté et la responsabilité envers cette dernière. Goulots d’étranglement et défis • Les ASC ne sont pas toujours reconnus ou institutionnalisés dans la politique ou la planification. • Les ressources pour les ASC ne sont pas budgétées et il n’existe pas de dossier d’investissement. • Les mêmes normes de travail ne sont pas appliquées aux ASC, même lorsqu’ils travaillent à plein temps (sécurité comprise). • Les ASC subissent parfois une surcharge de travail, notamment en cas d’extension du rôle et de vastes groupes de population. • Manque de reconnaissance et de motivation, qui contribue à de forts taux d’attrition. 27Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba Gestion de la chaîne d’approvisionnement La chaîne d’approvisionnement de la PICME communautaire n’est pas une extension du système national, mais peut requérir d’être revue, repensée, renforcée et adaptée à chaque pays, en incluant des opportunités pour le secteur privé, des données de qualité et un investissement dans les outils et processus de gestion des données. Le personnel de la chaîne d’approvisionnement doit faire partie intégrante des programmes de santé communautaire. Catalyseurs des composants du système • Un système fonctionnel d’information logistique fonctionnel. • Obtention de données pour la planification, la quantification, l’approvisionnement et la distribution en temps opportun des produits de base de la PICME communautaire. • Interaction avec le système d’information sanitaire pour les données épidémiologiques. • Plateformes pour un financement durable, harmonisé et adéquat des fournitures et de la chaîne d’approvisionnement. Goulots d’étranglement et défis • Mauvaise utilisation des données pour la quantification, l’approvisionnement, la distribution, le réapprovisionnement des médicaments essentiels et d’autres fournitures pour la PICME communautaire dans les établissements de santé et pour les ASC, et système de données faible pour la gestion logistique et de la chaîne d’approvisionnement. • Mauvaise harmonisation des cycles de financement et d’approvisionnement et retard dans la mise à disposition des fonds. • La quantification dans les établissements de santé ou les districts ne reflète pas nécessairement les besoins en produits de base pour la PICME communautaire. Distribution irrégulière des médicaments essentiels et des fournitures pour la PICME communautaire, et planification insuffisante de la distribution dans les régions, les districts et les établissements de santé. • Difficultés de transport des médicaments essentiels et des fournitures pour la PICME communautaire, notamment pour les zones difficiles d’accès. • Capacités inappropriées des ASC et du personnel des établissements de santé à gérer les médicaments et les fournitures communautaires. • En termes de gouvernance, manque d’harmonisation de la politique ; mauvaise harmonisation de la politique et de la disponibilité des produits de base ; mauvaise coordination du financement vertical des projets et programmes par les partenaires et donateurs ; recouvrement des coûts dysfonctionnel pour les services qui ne sont pas facturés, par exemple, retard ou absence de remboursement par le gouvernement des services et produits de base utilisés pour les enfants de moins de 5 ans. Recommandations • Concevoir des plans et une législation en fonction des recommandations de la directive mondiale relative aux ASC qui stipule de tenir compte de l’évolution des rôles des ASC (temps plein, temps partiel, bénévolat) et de l’évolution des besoins sanitaires de la communauté, tout en assurant une charge de travail, une compensation et un soutien appropriés. • Préparer des stratégies de formation nationales cohérentes, de préférence en partenariat avec les établissements nationaux de formation afin de normaliser le programme de formation, la certification et la prestation. • Innover au sein la PICME communautaire pour garantir des soins de qualité, y compris une meilleure documentation de travail, des visites de terrain coordonnées, de la documentation de travail dans les langues locales, une supervision d’accompagnement et des grilles de contrôle de la qualité. • Associer la participation communautaire aux ressources humaines du secteur de la santé : le ministère de la santé doit déployer, motiver, rémunérer et reconnaître les ASC. Un engagement et une appropriation communautaires solides dans le choix des ASC, un engagement à promouvoir les services, une meilleure reconnaissance des services, un encouragement des communautés à résoudre les difficultés telles que les ruptures de stock. Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 28 Prestation des services et référence La PICME communautaire consiste à assurer une continuité des services, de la communauté aux établissements de santé et aux centres de référence, et à veiller à la qualité du traitement au sein de la communauté. Catalyseurs des composants du système • Un engagement communautaire incluant sensibilisation et implication active améliore la qualité des soins délivrés par les ASC. • Conformité avec les normes pour sélectionner, former et remettre constamment à niveau les ASC afin d’augmenter leurs connaissances et compétences (par exemple, supervision d’accompagnement régulière par les agents des établissements de santé, supervision par les pairs, supervision de groupe lors de réunions d’ASC dans les établissements de santé et programmes d’encadrement). • Assurer la disponibilité des médicaments, fournitures et équipements. • Améliorer les établissements de santé de base afin de dispenser des soins de référence de qualité et de soutenir les ASC lors de la référence. Goulots d’étranglement et défis • Demande de soins sous-optimale en raison du manque de sensibilisation, de la mauvaise qualité des soins (perception ou réalité) dispensés par les ASC et d’autres obstacles sociaux, économiques et culturels, comme le pouvoir de décision limité des femmes, la perception négative des ASC. • Les ASC ne gèrent pas les enfants conformément aux protocoles de cas standard, en raison de la non-conformité avec les critères de sélection, du manque d’outils et de documentation de travail, d’une supervision d’accompagnement minimale ou inexistante, d’une formation de mauvaise qualité, d’une charge de travail élevée ou d’une faible motivation. • Manque de respect du traitement recommandé de la part des aidants, par exemple lorsqu’une famille estime qu’un enfant aurait dû guérir plus tôt et demande à un guérisseur traditionnel ou à une autre personne sans formation médicale de le soigner, ou arrête le traitement trop tôt si elle estime que l’enfant va mieux et n’a pas besoin du traitement complet. Cela peut entraîner des conséquences graves, comme la résistance aux médicaments. • Conformité sous-optimale des aidants pour l’orientation, par exemple en raison des liens inefficaces entre les ASC et les centres de référence, du manque d’appréciation du besoin pour cause de communication inadéquate par les ASC, des coûts de transport, du traitement et des soins dans les centres d’orientation ou du faible pouvoir de décision des femmes. • Capacité limitée à gérer les orientations, principalement due au manque de compétences, à des protocoles de traitement obsolètes et au manque d’équipement et de médicaments appropriés et adéquats. Recommandations • Repenser le système logistique en fonction d’une analyse de la situation, et recenser les acteurs multisectoriels, les programmes communautaires et les interventions selon le principe « quoi, qui le possède, qui le gère, qui le paie ». Prendre en considération les rôles et responsabilités dans la gestion de la responsabilité, le financement et la mise en œuvre. • Pour un système d’information logistique : collecte en temps opportun, analyse et utilisation des données communautaires en investissant dans des outils numériques afin de prévoir et de planifier efficacement l’approvisionnement et le réapprovisionnement des établissements de santé et des communautés. Les systèmes d’information logistique doivent s’assurer que les données communautaires ventilées et les produits de base sont inclus. 29Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba communication et mobilisation sociale L’institutionnalisation de la PICME communautaire requiert un engagement communautaire à tous les niveaux afin de bâtir et de préserver des relations entre toutes les parties prenantes de la PICME communautaire et de s’assurer que les communautés locales sont impliquées dans la planification, la mise en œuvre et l’utilisation des services PICME communautaire de qualité et d’interventions relatives aux SSP. Catalyseurs des composants du système • Approches intégrées intersectorielles bien planifiées pour identifier et impliquer les parties prenantes pertinentes • Engagement communautaire tout au long du programme, de la collecte de données à l’analyse, l’établissement de priorités, la conception, la mise en œuvre, le contrôle et l’évaluation. • Définir des priorités pour la communauté et les fournisseurs et les concilier d’un point de vue collaboratif. • Sensibiliser et renforcer les relations entre les professionnels et les parties prenantes. • Collaboration entre les leaders communautaires et les décideurs politiques. • Instaurer un climat de confiance via une continuité et un suivi mutuel, y compris une supervision d’accompagnement. • La communauté considère qu’elle « possède » les initiatives et activités. • Instaurer la confiance et l’esprit d’initiative et renforcer la capacité des personnes impliquées dans la participation communautaire afin d’utiliser des stratégies pertinentes et opportunes, de défendre et de mobiliser des ressources. Recommandations • Un engagement actif de la communauté à tous les niveaux de la planification et de la mise en œuvre du programme ; une meilleure qualité des soins au niveau communautaire ; une surveillance et une prestation actives des soins (par exemple, visites de routine aux foyers à risque). • La participation de la communauté à la résolution des obstacles sociaux, économiques et culturels, comme établir un fonds communautaire alimenté par de petites contributions de tous les membres et utilisé pour le transport. Les anciens du village pourraient encourager les familles à demander des soins de référence. • Une amélioration de la fonction des ASC par le soutien et la liaison avec les établissements de santé pour les références, en assurant la fourniture d’outils appropriés et d’aides à l’emploi, notamment une liaison téléphonique avec le centre de référence afin d’alerter le responsable de l’arrivée des patients et d’organiser le transport des patients. • Une mise à jour continue des connaissances et compétences par le biais d’une supervision et d’un encadrement réguliers par le personnel de l’établissement de santé et des superviseurs formés à la PICME communautaire et à la PCIME. • Dans les zones à forte charge et les communautés isolées, les compétences et aptitudes des ASC doivent être renforcées par l’approvisionnement en outils, en documentation de travail, en supervision d’accompagnement et en encadrement. • Un approvisionnement PICME communautaire sans interruption tout au long de l’année. • La référence des enfants présentant des symptômes et d’autres signes fait partie de la continuité des soins. Les centres de référence doivent être capables de les gérer et de fournir des contre-références. • La classification des centres de référence selon la gravité de la maladie doit être communiquée aux ASC et aux aidants afin qu’un enfant présentant des symptômes soit envoyé directement dans un établissement de santé ou un hôpital capable de gérer son état et qu’il ne soit pas simplement envoyé dans l’établissement de santé le plus proche. Engagement communautaire, Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 30 Supervision La supervision d’accompagnement au sein des SSP est l’élément fondamental d’une PICME communautaire de qualité. Catalyseurs des composants du système • Donner la priorité à la supervision dans les budgets et programmes afin de garantir une PICME communautaire durable. • Intégrer pleinement la santé communautaire dans le système national des SSP. • Fournir un financement dédié à la supervision et à la formation. • Utiliser des données de qualité et suivre les performances de supervision. Goulots d’étranglement et défis • La prestation du service communautaire n’est pas totalement intégrée aux SSP nationaux, ce qui entraîne une absence de priorité pour les composantes du système de santé liées à la PICME communautaire, y compris la supervision. • Financement et capacités en ressources humaines inadéquats pour la supervision de la PICME communautaire aux niveaux du district, de l’établissement de santé et de la communauté, car la priorité n’est pas donnée à la PICME communautaire dans les budgets de la santé, ce qui génère une dépendance vis-à-vis des donateurs. • L’approvisionnement et la formation représentent la majorité du coût des programmes de PICME communautaire, ce qui laisse des fonds limités à la supervision. • Manque de reconnaissance des bonnes performances et de sanctions en cas de mauvaises performances. • Manque d’appropriation d’un programme de la PICME communautaire par les comités de santé des districts s’ils ne donnent pas la priorité au suivi de la supervision et s’ils ne reçoivent pas de rétroactions régulières quant au programme de la PICME communautaire et sa supervision. Goulots d’étranglement et défis • Aucun établissement de priorités ni déclaration ou dialogue politique cohérent quant à la participation communautaire pour la PICME communautaire dans les programmes, et aucune définition claire de la notion de « communauté ». • Absence de développement systématique d’une stratégie, de mobilisation des ressources, d’exécution et de suivi de la participation communautaire, y compris son rôle dans le renforcement des liens au sein des composantes du système de santé, des programmes de santé communautaire, des ASC et de la communauté. • Enseignement plutôt qu’instauration de relations, de sorte que les programmes et projets sont imposés plutôt que basés sur la définition d’objectifs mutuels, l’apprentissage et l’action. • Défense insuffisante des modifications du service de santé pour améliorer l’expérience et l’accès des communautés aux services de PICME communautaire. • Représentation inadéquate des communautés et des organisations de la société civile pendant l’élaboration des politiques. Recommandations • Mener une consultation pour engager et sensibiliser les décideurs politiques à l’importance et à la valeur d’un engagement communautaire précoce, ce qui conduit à l’engagement et à l’action. • Renforcer les capacités techniques relatives à l’engagement communautaire à tous les niveaux afin de soutenir le développement, l’examen et l’adaptation des plans stratégiques et sanitaires opérationnels qui incluent l’engagement communautaire et sont harmonisés avec les stratégies de santé communautaire nationales. • Développer un cadre de redevabilité communautaire pour renforcer la gouvernance et l’appropriation communautaire. 31Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba Qualité des soins Atteindre la qualité de soins communautaires la plus élevée possible nécessite de s’assurer que les ASC ont les moyens et capacités de bien travailler et ce, par le biais de formations et d’un encadrement, de l’apport régulier d’outils, de diagnostics et de médicaments, de la supervision et de la motivation, dans le cadre d’un système de santé national fonctionnel. Catalyseurs des composants du système • Une approche conjointe selon laquelle les ASC sont liés à un système de santé fonctionnel et favorable. • Une formation de qualité avec un module complet, simplifié, efficace et conçu de manière appropriée. • Par exemple, des modèles d’amélioration de la qualité et des réunions de coordination régulières avec les ASC sont utilisés au Niger pour examiner et analyser les données afin d’identifier les lacunes et de trouver des solutions locales pour améliorer la qualité des soins et pour fournir des médicaments et des incitations en espèces aux ASC. • Des outils pour assurer la qualité, comme des listes de suivi simplifiées pour les soins standard, des applications numériques (téléphones portables avec des algorithmes de soins) et des réseaux de pairs pour apprendre de manière coopérative et susciter l’engagement. Recommandations • Institutionnalisation des systèmes de santé communautaire, y compris la PICME communautaire, dans les SSP : • Les programmes de la PICME communautaire doivent être des composantes clés des stratégies sanitaires nationales afin d’élargir l’accès aux SSP et doivent être intégrés au système de santé ; • Les gouvernements doivent allouer un financement à la PICME communautaire et doivent reconnaître les ASC comme faisant partie du personnel national des SSP. • La PICME communautaire doit être clairement chiffrée dans la stratégie de la santé infantile et les plans de mise en œuvre et doit être utilisée pour la mobilisation des ressources. • Les programmes de la PICME communautaire doivent inclure des formations et des stages de remise à niveau dans la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant et du nouveau-né et en supervision de la PICME communautaire pour les superviseurs PICME communautaire et les équipes de gestion de la santé du district. • Un dossier d’investissement PICME communautaire doit être élaboré pour soutenir la défense du financement de la PICME communautaire. • Encourager le soutien de la supervision intégrée, notamment avec des programmes tels que la vaccination. • Nommer des « champions » de la PICME communautaire à tous les niveaux ; reconnaître les bonnes performances et sanctionner les mauvaises dans une politique des ressources humaines. • Valoriser les comités de santé communautaire, avec des liens vers les superviseurs. • Les comités de santé du district doivent « posséder » les programmes de la PICME communautaire, assurer le suivi des plans d’action de surveillance et recevoir les données de rétroaction ainsi que les résultats de supervision. • Les données communautaires doivent alimenter des systèmes de données nationaux et doivent être utilisées pour améliorer la supervision. • Les indicateurs de la PICME communautaire peuvent être inclus dans un « classement » ou un tableau de bord à l’échelle du district afin d’encourager la compétition et d’améliorer les performances. Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 32 • Des liens vers des mécanismes de référence assistés dans le système de la santé et vers des ressources communautaires pendant la formation et l’engagement de la communauté. • Par exemple, au Burkina Faso, un algorithme est renforcé pendant la supervision et l’encadrement. • Au Niger, les données de service sont régulièrement utilisées pour identifier les lacunes, puis les résoudre pendant les réunions de coordination. • Le Malawi dispose d’outils numériques de prise de décision et d’un plan de transport d’urgence. • Au Mozambique, des interventions ont été utilisées pour améliorer la communication entre les ASC et les centres d’orientation. Goulots d’étranglement et défis • Manque de respect des protocoles de soins standard, de la couverture et de la ponctualité en raison d’un manque de connaissances et d’un manque de modules de formation normalisés à destination des ASC. • Préjudices aux patients et gaspillage de médicaments en raison de l’absence de conditionnement approprié à l’âge et d’un manque de connaissances. • Retard dans la référence des enfants gravement malades en raison du manque de dépistage des maladies graves. • Manque de transports fiables et faible capacité des centres de référence à prendre en charge les cas orientés. • Lacunes pour ce qui est des compétences en matière de soins centrés sur le patient et d’évaluation de l’expérience des soins et de la satisfaction des patients. Recommandations • Apporter et entretenir les compétences et aptitudes des ASC, y compris la communication interpersonnelle et les soins centrés sur le patient, par intégration dans les modules de formation destinés aux ASC et au personnel des établissements de santé. • Veiller à ce que les ASC suivent un cours complet uniquement s’ils présentent la compétence définie, et inclure un suivi de formation à 6 semaines ou à une date à définir. • Axer la formation sur le respect des protocoles et établir des protocoles de référence bidirectionnels qui soient appliqués et récompensés. • Mettre en place un mécanisme officiel permettant aux patients d’évaluer l’expérience des soins. • Garantir la disponibilité constante des outils de diagnostic et de traitement, des médicaments et des produits de base adaptés à l’âge et codés par couleur, comme pour l’amoxicilline, les sels de réhydratation orale et le zinc. • Envisager l’utilisation d’outils électroniques d’aide à la décision pour les ASC afin d’améliorer le respect des algorithmes et d’optimiser les rétroactions concernant les performances. 33Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba Systèmes de suivi, d’évaluation et d’information sanitaire Les systèmes de suivi et d’évaluation simplifiés, harmonisés et gérés par le gouvernement garantissent des informations de qualité pour l’apprentissage, ainsi que des données permettant d’agir et de rendre des comptes sur l’amélioration durable de la programmation de la PICME communautaire. Catalyseurs des composants du système • Système d’information sanitaire national solide. • Système d’information du district sanitaire (SIDS2) ou plateforme similaire fonctionnelle et forte capacité à de mise à jour, avec l’aide des technologies de l’information. • Capacité de visualisation des données dans des systèmes d’information sanitaire électroniques. • Systèmes numériques pour la collecte des données et la notification, et fortes coordination et appropriation du système d’information sanitaire par le ministère de la santé (par exemple, en Ouganda). • Rétroaction institutionnalisée et généralisée dans l’ensemble du système et au niveau des ASC. • Orientation et harmonisation globales des indicateurs et des éléments de données, et accords de toutes les parties prenantes (par exemple, consensus du projet de collaboration sur les données sanitaires). • Formation adaptée et suivi continu afin que les ASC soient soutenus, bien formés et qu’ils comprennent les données qu’ils collectent et les raisons pour lesquelles ils le font, avec des superviseurs ASC formés à l’utilisation et à la gestion des données. • Un formulaire de notification ASC harmonisé pour la PICME communautaire et les autres programmes assurés par les ASC ; et des « champions » de l’utilisation des données à différents niveaux afin d’encourager une culture de l’utilisation des données (également aux niveaux du district et du pays). Goulots d’étranglement et défis • Existence de systèmes parallèles en raison des systèmes de notification imposés par les exigences de notification des donateurs, qui peuvent ne pas être interopérables, avec peu de coordination, un faible leadership gouvernemental et un manque d’intégration des systèmes de notification communautaires dans le système d’information sanitaire national. À Madagascar, par exemple, il existe trois systèmes différents et la PICME communautaire n’est pas intégrée dans le système d’information sanitaire. • Données incomplètes et tardives : la saisie des données n’est pas une priorité ou les ASC ont des capacités limitées, une faible supervision et une utilisation limitée des données. Les ASC ont une charge de notification élevée, mais aucune motivation n’est prévue pour les inciter à réaliser des notifications, bien que la rétroaction puisse être une motivation. De nombreux formulaires complexes ou mal conçus, aucune numérisation ou absence totale de formulaires, ce qui peut générer des doublons. • Peu d’utilisation et d’évaluation des données : compréhension limitée de l’utilisation des données à tous les niveaux. Étant couteuses, peu d’évaluations réalisées, la capacité est donc limitée et il existe une crainte d’échec ou de répercussions. • Aucune harmonisation ou normalisation des éléments et indicateurs de données : faible leadership du ministère de la santé, systèmes largement dirigés par les donateurs et différences entre les ensembles. La terminologie est également incohérente (par exemple, « infection aiguë des voies respiratoires » dans les établissements et « pneumonie » dans les communautés). La flexibilité et la pertinence doivent être préservées en parvenant à un consensus, ce qui requiert d’y accorder du temps et des ressources. • Manque de données relatives à la PICME communautaire de la part du secteur privé à but lucratif : aucune réglementation du secteur privé, qui exerce en dehors du système. Dans les pays où les produits de base sont uniquement procurés par un donateur externe, le secteur privé fournit des médicaments dont la qualité n’est pas assurée et/ou réglementée. Aucune motivation des fournisseurs privés les incitant à soumettre des données, et réticence à fournir des rapports quant à leurs services. Ce secteur n’est généralement pas inclus dans les formations ni invité à faire partie du système. Recommandations • Orientation globale sur les indicateurs normalisés et harmonisés de la PICME communautaire au sein d’un système d’information sanitaire communautaire ; soutenir les systèmes d’information sanitaire harmonisés et veiller à ce que les divers composants soient interopérables. • Encouragement global d’une culture d’apprentissage et de l’utilisation des données pour améliorer la qualité des données. • Favoriser un fort leadership gouvernemental pour parvenir à un consensus à propos des indicateurs et des éléments de données avec tous les partenaires et utilisateurs, développer et mettre en œuvre une stratégie numérique ou des politiques de gouvernance électronique afin de réduire la fragmentation. • Accentuer le contrôle, l’évaluation et la qualité des données tout au long de la formation et de la supervision en effectuant un enregistrement après la prise en charge du cas, et assurer la simplicité d’utilisation, par exemple, serveur, connectivité, partenariats avec des prestataires mobiles. • Encourager et soutenir l’utilisation et la vérification des données à tous les niveaux, y compris les communautés ; harmoniser et améliorer les formulaires afin de réduire les doubles enregistrements et rapportages ; mettre en place des motivations pour les ASC en général et pour une utilisation et une notification de qualité des données. • Reconnaître que le secteur privé fournit de nombreux services, et inclure des partenaires privés au dialogue mondial et aux discussions, avec une stratégie nationale du secteur privé, des politiques et des règlements pour la certification et la notification des données. • Officialiser le secteur privé informel et mettre en place des mécanismes de notification. Au niveau infranational, impliquer le secteur privé dans une formation normalisée afin de favoriser la volonté de notifier les données. Partie 2. Mise en œuvre de l’approche « D’une charge élevée à un fort impact » et de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant au niveau communautaire afin d’améliorer la survie infantile Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 36 Pendant la deuxième phase de la réunion, les participants ont examiné l’évolution, les obstacles et les priorités relatives à la mise à jour des plans nationaux de mise en œuvre de la PICME communautaire à la lumière des enseignements récemment appris et des éléments de réponse de l’approche HBHI du paludisme, afin de garantir un impact sur la mortalité des enfants de moins de 5 ans compte tenu des opportunités présentées par les applications du Fonds mondial et la mobilisation d’autres ressources. Lors de la réunion, les principes de l’approche HBHI ont été exposés aux représentants des programmes de lutte contre le paludisme et de santé maternelle et infantile déployés dans les 14 pays africains. L’évolution constatée depuis le lancement de l’initiative en novembre 2018 a été examinée et présentée, y compris les résultats des investissements initiaux dans l’utilisation stratégique des informations. L’approche HBHI est holistique et s’appuie sur une réponse multisectorielle efficace et sur un système de santé performant. Les quatre éléments de réponse se renforçant mutuellement aboutissent à des actions concrètes afin de garantir une couverture élevée des interventions fondées sur des éléments de preuve et ainsi réduire la morbidité et la mortalité. L’approche HBHI est guidée par les principes suivants : elle est détenue et contrôlée par chaque pays, harmonisée avec la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030 de l’OMS, les ODD et les objectifs, stratégies et priorités sanitaires nationaux. L’approche HBHI réclame un soutien mieux coordonné des pays et des partenaires externes, ainsi qu’une plus grande transparence pour garantir des réponses efficaces, un engagement des partenaires afin de partager et d’analyser les données et un soutien pour une plus grande mobilisation des ressources nationales et internationales. FIG. 9. Le paludisme en chiffres FIGURE. 10. Éléments HBHI Le paludime en chiffres 435 000 décès 219 millions de cas 60% de réduction de la mortalité Objectif de réduction: 90% (référentiel 2016-2030) 47% des enfants fièvreux recevant des soins d’un professionnel formé 686 millions de $ américains - somme requise en investissements annuels dans la recherche pour des outils nouveaux Croisssance multipliée par 10 (Nigéria et RDC où la PICME est accessible lors du diagnostic rapide et des soins pour les enfants atteints par le paludisme 6,5 milliards - financement requis chaque année (2020) 37Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba Raison d’être et éléments de réponse de l’approche HBHI Des initiatives locales pour impliquer les communautés et donner aux individus les moyens de se protéger eux-mêmes du paludisme (par exemple, la campagne « Zéro Palu ! Je m’engage ») peuvent favoriser la responsabilisation et l’action. Les objectifs de ce pilier sont les suivants : • empower political structures to ensure Donner aux structures politiques les moyens d’assurer un soutien politique pour lutter contre le paludisme et « ne laisser personne de côté ». • Garantir la responsabilisation des responsables politiques et des institutions quant à leur engagement et leur action. • Transposer la volonté politique en ressources, y compris du financement, via une mobilisation multisectorielle des ressources. • Rendre possible la participation active des communautés à la prévention du paludisme. • Garantir des systèmes de prestation plus réactifs qui surmontent les obstacles. Une difficulté majeure systématiquement mentionnée pendant la réunion technique est la transposition de l’engagement politique en financement (Figure 11). L’objectif de l’approche HBHI est de réaffirmer l’engagement et de recentrer les activités, dans un premier temps dans les pays présentant la charge la plus élevée (Burkina Faso, Cameroun, Ghana, Inde, Mali, Mozambique, Niger, Nigéria, Ouganda, RDC et République-Unie de Tanzanie), afin d’atteindre les objectifs de la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030 de l’OMS par le biais de quatre éléments de réponse. Le paludisme représente 70 % des cas et décès généraux dans ces pays. Les 10 pays présentant la charge la plus élevée ont signalé un nombre croissant de cas de paludisme l’année précédente, d’une estimation de 131 000 cas supplémentaires au Cameroun à 1,3 million de cas supplémentaires au Nigéria. Seule l’Inde a noté une progression de la réduction de sa charge de morbidité, avec une diminution de 24 % depuis 2016. Les quatre principaux éléments de réponse de l’approche HBHI sont représentés dans la Figure 10. 1. Volonté politique de réduire les décès dus au paludisme The approach calls on high-burden countries L’approche appelle les pays présentant une charge élevée et les partenaires internationaux à transposer leur engagement politique en ressources et actions concrètes afin de sauver davantage de vies. FIGURE. 11. Financement gouvernemental et externe pour l’approche HBHI dans les pays 0 50 000 100 000 150 000 200 000 250 000 300 000 Inde Cameroun RU de Tanzanie Ouganda Niger Burkina Faso Mali Ghana Mozambique RDC Nigéria Financement national Financement externe RDC : République démocratique du Congo ; RU de Tanzanie : République unie de Tanzanie Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 38 2. Des informations stratégiques pour avoir un impact Si les données et les informations sont utilisées de manière plus stratégique, les pays peuvent identifier où et comment utiliser le plus efficacement possible les outils de contrôle du paludisme afin d’avoir un impact optimal, et de ne plus utiliser une approche universelle. Les objectifs de ce pilier à atteindre sont les suivants : • Des référentiels nationaux et fonctionnels de données relatives au paludisme, avec des tableaux de bord de suivi du programme. • Une analyse de la situation nationale du paludisme, un examen des programmes de lutte contre le paludisme et une recherche pour comprendre l’évolution et les obstacles. • Une analyse des données pour la stratification, des combinaisons appropriées d’interventions et la définition de priorités pour un plan national stratégique, une planification et une mise en œuvre dans le secteur de la santé. • L’identification de moyens optimaux pour assurer les services. • Des plans infranationaux opérationnels liés aux plans de santé, et • Un contrôle et une évaluation infranationaux continus des activités du programme (y compris les systèmes de données) et une recherche sur les impacts et la mise en œuvre. 3. De meilleures orientations, politiques et stratégies L’OMS utilisera les meilleures données probantes pour mettre à jour ses directives mondiales relatives au paludisme et veillera à ce qu’elles puissent être facilement adaptées par les pays afin qu’ils renforcent leur utilisation. Ce processus veillera à ce que les documents évoluent et reflètent l’expérience du pays et les nouveaux outils. Les pays présentant FIGURE. 12. Domaines et objectifs principaux de l’information stratégique pour garantir l’impact de l’approche HBHI 39Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba une charge élevée seront soutenus dans leur adaptation et leur adoption des directives mondiales selon le contexte local. Ils seront également soutenus dans la préparation d’une orientation quant à la mise en œuvre afin d’assurer l’utilisation et le déploiement à grande échelle de la politique. Les objectifs de ce pilier à atteindre sont les suivants : • Mise à jour continue des directives mondiales sur la base des meilleures données probantes disponibles, et intégration des besoins du pays, accordant des possibilités d’innovation. • Meilleure diffusion et utilisation des politiques mondiales par l’adoption et l’adaptation dans les pays, y compris des combinaisons d’interventions et des priorités. • Orientation pour des politiques nationales optimales et efficaces. • Utilisation également au niveau infranational, et • Meilleur suivi de l’utilisation de la politique par les pays. 4. Une réponse nationale coordonnée face au paludisme L’un des facteurs de réussite est une réponse coordonnée du secteur de la santé, complétée par d’autres secteurs, comme l’environnement, l’éducation et l’agriculture. L’harmonisation des partenaires avec cette approche gérée par le pays veillera à ce que les maigres ressources soient utilisées aussi efficacement que possible. • Récapitulatif clair des parties prenantes et partenaires pertinents dans le pays et de leurs contributions financières et techniques. • Récapitulatif clair des processus qui requièrent de la coordination, ainsi que des rôles, responsabilités et calendriers. • Structures dédiées afin d’assurer une coordination systématique, et • Harmonisation du soutien et du financement des partenaires avec un plan stratégique national chiffré et avec les priorités du secteur de la santé. Afin d’améliorer les examens de l’évolution, un manuel pratique d’examen intermédiaire des programmes de lutte contre le paludisme et des plans stratégiques est disponible. Il permet d’analyser les éléments suivants au niveau infranational : • Dépenses relatives à la santé et au paludisme, avec un intérêt particulier pour l’accès aux soins. • Distribution, couverture et utilisation des interventions de lutte contre le paludisme. • Autres facteurs déterminants de l’évolution de la réduction de la morbidité liée au paludisme et de la mortalité des enfants de moins de 5 ans, quelle qu’en soit la cause ; tendances en matière de prévalence parasitaire et d’incidence du paludisme, du nombre de malades hospitalisés en raison du paludisme et du nombre de décès d’enfants de moins de 5 ans, quelle qu’en soit la cause ; impact des interventions, et • Difficultés et obstacles. Recommandations pour l’évolution de la réalisation des éléments de réponse de l’approche HBHI Les équipes nationales ont discuté de l’évolution et ont formulé des recommandations pour que les équipes gouvernementales et nationales fassent progresser la PICME communautaire pour chaque élément de réponse de l’approche HBHI (annexe I). Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 40 Conclusions Au cours de la deuxième phase de la réunion, les participants ont conclu que les quatre éléments de réponse de l’approche HBHI sont pertinents pour le paludisme, la santé infantile, ainsi que pour la planification et la mise en œuvre sectorielle plus large. L’évolution vers la cible 3.8 des ODD relative à la CSU et vers la cible 3.3 relative aux maladies transmissibles exigera des pays qu’ils garantissent que tous les individus et communautés ont accès à des services sanitaires de qualité, sûrs et satisfaisants. La définition de la CSU implique que davantage d’individus, notamment les plus pauvres et les plus fragiles, reçoivent un diagnostic approprié et les interventions dont ils ont besoin. Les objectifs relatifs au paludisme peuvent être atteints en améliorant la capacité du système de santé à concevoir et assurer des interventions de manière équitable et en abordant les facteurs sociaux, politiques, économiques et écologiques plus larges de la santé. La prestation des services dépendra de la santé et de la démographie des pays, ainsi que de facteurs tels que les comportements de recherche de santé, l’accessibilité et le fonctionnement de l’infrastructure sanitaire publique, la disponibilité d’un secteur privé du commerce de détail et d’équipes communautaires. Les gouvernements, en tant que régisseurs des systèmes de santé, doivent veiller à ce que les services soient financièrement viables et adaptés à leur environnement, et à ce qu’ils répondent aux besoins de la population, particulièrement les plus démunis, en atteignant ceux qui disposent de l’accès le plus restreint à des interventions de santé efficaces et qui connaissent les plus grandes difficultés financières. Les SSP, qui regroupent l’action et la politique multisectorielles, l’autonomisation des individus et des communautés et le positionnement des soins primaires et des fonctions sanitaires publiques essentielles au cœur des services de santé intégrés, constituent la plateforme la plus équitable, efficace, rentable et durable pour la prestation des services liés au paludisme et à d’autres priorités sanitaires. À l’issue de la réunion, les pays et partenaires se sont engagés à faire progresser l’institutionnalisation de la PICME communautaire au sein des SSP et à renforcer les systèmes de santé communautaire par une collaboration étroite entre tous les programmes gouvernementaux pertinents et les partenaires impliqués pour la santé infantile, la lutte contre le paludisme et la santé communautaire. Le futur processus du Fonds mondial dans les pays sera l’occasion de poursuivre la discussion, de bâtir en s’appuyant sur les enseignements appris et de faire progresser la PICME communautaire de manière à atteindre les enfants les plus vulnérables et à leur assurer les soins curatifs essentiels. 41Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba Sources 1. Directives de l’OMS sur la politique de santé et l’accompagnement au sein du système en vue d’optimiser les programmes relatifs aux agents de santé communautaires. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2018 (Disponible à l’adresse suivante : https://apps.who.int/iris/bitstream/hand le/10665/275474/9789241550369-fre.pdf, consulté en janvier 2020). 2. Niveaux et tendances de la mortalité infantile. Rapport 2019. Estimations élaborées par le Groupe interorganisations pour l’estimation de la mortalité juvénile. Ville de New York City (NY) : Fonds des Nations Unies pour l’enfance ; 2019 (Disponible à l’adresse suivante : https://www.who.int/maternal_ child_adolescent/documents/levels_trends_child_mortality_2019/en/, consulté en janvier 2020). 3. Analyse de l’UNICEF basée sur les estimations provisoires de l’OMS et du Groupe d’estimation de l’épidémiologie maternelle et infantile en septembre 2019 et application des fractions de cause pour 2017 aux estimations du Groupe interorganisations pour l’estimation de la mortalité juvénile pour l’année 2018. 4. Rapport 2019 sur le paludisme dans le monde. Genève : Organisation mondiale de la Santé, 2019. 5. Black R, Levin C, Walker N, Chou D, Liu L. « Reproductive maternal, newborn and child health: key messages from Disease Control Priorities », 3e édition. The Lancet. 2016 ;388(10061):2811–24. 6. Directives de l’OMS sur la politique de santé et l’accompagnement au sein du système en vue d’optimiser les programmes relatifs aux agents de santé communautaires. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2018 (Disponible à l’adresse suivante : https://www.who.int/hrh/resources/ health-policy-system-support-hw-programmes/fr/, consulté en janvier 2020). 7. OMS, UNICEF. S’occuper des nouveau-nés et des enfants dans la communauté. Un ensemble de ressources. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (https://www.who.int/maternal_child_ adolescent/documents/community-care-newborns-children/en/, consulté en janvier 2020). 8. Young M, Wolfheim C, Marsh D, Hammamy D. World Health Organization/United Nations Children’s Fund joint statement on integrated community case management: an equity-focused strategy to improve access to essential treatment services for children. Am J Trop Med Hyg. 2012;87(5 Suppl):6–10. 9. Résumé et conclusions de la conférence de la PICME communautaire (Accra, 2014). Arlington (VA) : JSI Research & Training Institute, Inc. (Disponible à l’adresse suivante : https://www.childhealthtaskforce. org/resources/presentation/2014/iccm-symposium-summary-and-conclusions-2014, consulté en janvier 2020). 10. Rapport final de la réunion – Conférence de la PICME communautaire de Nairobi 2016. Arlington (VA) : JSI Research & Training Institute, Inc. (Disponible à l’adresse suivante : https://www.childhealthtaskforce. org/node/237, consulté en janvier 2020). 11. Costello AM, Dalglish SL pour le compte de l’Équipe d’étude chargée de l’examen stratégique. Vers une grande convergence pour la survie et la santé des enfants : un examen stratégique des options pour l’avenir en s’appuyant sur les enseignements tirés de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant et du nouveau-né. Genève : Organisation mondiale de la Santé, 2016. 12. 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Annexe Objectifs de la réunion, résultats escomptés et ordre du jour Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 44 Objectifs de la réunion Les objectifs de cette réunion sont les suivants: 1. examiner les enseignements récents en matière de mise en œuvre de qualité et durable des soins de santé primaires au niveau communautaire, y compris la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME), ainsi que des nouvelles directives concernant les agents de santé communautaires; 2. améliorer les principes directeurs et développer des recommandations pour incorporer la PICME au sein des systèmes de santé communautaire comme élément central du système de soins de santé primaires; 3. identifier les besoins et les lacunes autour de la question du financement durable; 4. examiner les progrès réalisés, les goulots d’étranglement et les priorités afin de mettre à jour les plans nationaux de mise en œuvre de la PICME dans le contexte des enseignements récents, de guider la riposte « D’une charge élevée à un fort impact » et les programmes généraux de santé de l’enfant, ainsi que les demandes de financement auprès du Fonds mondial et les autres efforts de mobilisation des ressources. Résultats escomptés 1. Un ensemble de recommandations pour institutionnaliser la PICME dans le cadre plus vaste des systèmes de santé communautaire et dans les programmes et politiques de santé de l’enfant des pays. 2. Des ébauches actualisées des plans de mise en oeuvre de la PICME, ainsi que des plans concernant le financement national et externe des soins de santé primaires au niveau communautaire. 45Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba Ordre du jour PART I: TECHNICAL MEETING MONDAY, 22 JULY 2019 9:00-9:30 Welcome and opening WR Ethiopia, UNICEF Representative Minister of Health or delegate 9.30.9.40 Security briefing WHO Ethiopia 9:40-10.00 Objectives of the meeting and agenda Day 1 – 3 Salim Sadruddin 10.00–11.00 Session 1: Child Health Programming the era of the SDGs - PHC and UHC Chair (Day 1): Fred Binka and David Hamer 10.00-10.20 Child Health and Survival in the SDG era Wilson Were, WHO 10.20-10.40 Primary Health Care at community level to achieve UHC Maureen Kerubo Adudans and Rory Nefdt, UNICEF 10.40-11.00 Discussion 11.30–13.00 Session 2: Lessons learned from scaling up iCCM 11.30–12.00 Global Fund iCCM Thematic Review of 18 countries Objective: Share key opportunities and challenges Estifanos Shargie 12.00-12.30 WHO Rapid Access Expansion Programme Objective: Share lessons learned and key challenges from the multi- country iCCM programme Salim Sadruddin 12.40-13:00 Q&A 14.00 – 15.30 Session 3: Country experiences from scaling up iCCM within community health systems 14.00 - 14.15 • Malawi MoH 14.15 - 14.30 • Ethiopia MoH 14.30 – 14.45 • Nigeria MoH 14.45-15.00 • Q&A Facilitator (WHO) 15.00-15.15 • Niger MoH 15.15-15.30 • Uganda MoH 15.30-15.45 • Q&A Facilitator (UNICEF) 16.30 -17.30 Session 4: Engaging communities 16.30-16.50 WHO Community Engagement Framework and experience from Rwanda Asiya Odugleh-Kolev 16.50-17.30 Moderated panel discussion: The ‘How’ of Community Engagement and empowerment in iCCM Moderator: Aline Simen Kapeu Panel • DRC • Cameroon • Mali • Angola 16.30-17.45 Closing of the day Rory Nefdt 17.45-18.15 Facilitator’s meeting WHO/UNICEF/Chair Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 46 TUESDAY, 23 JULY 2019 9.00 – 9.15 Recap of day one Objectives of the day Flavia Mpanga 9.15-11.00 Session 5: Community Based Services – Guidance on Program Planning and Service Delivery - Chair (Day 2): James Tibenderana & Nnenna Ogbulafor 9.15-9.45 9.45- 10.00 WHO guideline on health policy and system support to optimize community health worker programmes Q&A Catherine Kane (Moderator) 10.00-10.30 Introduction to Planning Handbook for Program Managers and Planners Samira Aboubaker 10.30 – 10.45 Q&A 11.05 – 12.00 Session 6: Financing iCCM - Moderator: Valentina Buj 11.05– 11.45 • Brief introductory talk by moderator Estifanos Shargie (5 min) • Financing aspects from Global Fund iCCM Thematic Review • Panel [5 min each]: lessons learned, key considerations moving ahead USAID: Patricia Jodrey PMI/CDC: Lauren Lewis Global Fund: Marcos Patino Mayer (via VC) GFF: John Borrazzo BMGF: Diana Measham/Abigail Pratt MoH DRC MoH Ethiopia 11.45 – 12.15 Discussion 12.15 – 13.00 Session 7: Procurement and supplies for iCCM - Moderator: Jane Briggs 12.15-.12.30 15 min presentation: • Supply chain to the last mile literature review and country case studies • Review of supply chain challenges in 24 WCAR countries Karin Kallander Aline Simen Kapeu 12.30-13.00 30 min Panel and discussion GHSC Program Cameroon, Burkina Faso, Uganda, Malawi 14.00 – 16.00 Group work: Defining guiding principles and recommendations for institutionalizing iCCM in the Primary Health Care System Introduction: Summary of key successes and challenges presented up to now by thematic area [provided by rapporteur] Group work A: discussion on bottlenecks / challenges pertaining to the specific system component as per presentations and country experience 9 working groups: • Coordination and policy setting • Costing and Financing • Human Resources • Supply Chain Management • Service Delivery and Referral • Community Engagement (communication and social mobilization) • Supervision • Quality of Care • Monitoring and Evaluation and • Health Management Information Systems Introduction: Salim Sadruddin and Maureen Kerubo Adudans 16.00 – 17.30 Plenary – feedback from the groups: key issues/challenges for each health system component around ‘institutionalizing iCCM’ Eric Swedberg 17.30-18.00 Meeting Facilitator’s meeting WHO/UNICEF/Chair 47Consultation technique et plan d’action par pays, 22-26 juillet 2019, Addis-Abeba PART II: IMPLEMENTATION OF HIGH BURDEN HIGH IMPACT (HBHI) APPROACHES AND INTEGRATED COMMUNITY CASE MANAGEMENT (ICCM) TO ACCELERATE REDUCTION OF CHILD MORTALITY COUNTRY PLANNING FOR MALARIA HIGH BURDEN COUNTRIES THURSDAY, 25 JULY 2019 Section 1: High Burden High Impact Response – Getting back high burden countries on track to achieve Global Technical Strategy for Malaria 2016–2030 targets Chairs: A Kalu and Rory Nefdt 9:00 - 9:20 Welcoming remarks WR/Pedro Alonso 9:20 - 9:30 Objectives and agenda Kalu Akpaka 9:30 - 10:00 Background and introduction to High Burden High Impact response (the rationale, the response elements and the need to act now) Pedro Alonso 10:00-10:30 Country engagement and operationalization of HBHI Maru Aregawi 11:00-13:00 Country updates on planning, convening and implementation of the HBHI approaches, follow-up activities, best practices and challenges (**presentations from countries that have conducted HBHI meetings or have advanced activities, 15 minutes each) • Burkina Faso** • Mali • Cameroon ** • Niger • DRC • Ghana** • Mozambique • Nigeria** • Tanzania** • Uganda** NMCPs/Country representatives 14:00-15:00 Discussion 15:00-16:00 Early progress/status of implementing the strategic use of information (response element 2). • Malaria repository database in countries • Stratification (macro and micro-stratification) • Impact analysis • Analysis of Geographic Access to health services and distribution of mortality in the African region Discussion Abdisalan Noor WEDNESDAY, 24 JULY 2019 8.30 – 9.00 Recap of Day 2 Introduction of Day 3 Chair : Shamim Qazi and Jessicah Nsungwa Sabiiti Teshome Desta 9.00 – 11.00 Group work B: Developing recommendations for institutionalizing iCCM Each group develops a mission statement and recommendations for institutionalizing the health system component in the Primary Health Care system Sadruddin and Maureen Kerubo Adudans 11.00 – 13.00 Plenary – Reporting by groups, discussion and agreement on the mission statement and recommendations Andrea Bosman 14.00-15.00 Group work C: Draft recommendations Rapporteur 15.30-16.00 Closing: part 1 of meeting Andrea Bosman and Rory Nefdt 16.00-16.30 Facilitator’s meeting WHO/UNICEF/Chair Institutionnalisation de la prise en charge intégrée des maladies de l’enfance dans la communauté (PCIME) pour mettre fin aux décès évitables d’enfants 48 16:30-17:30 Early progress/status of implementing HBHI response element 1, 3 and 4 • Political will (response element 1) • Better guidance (response element 3) • Coordination (response element 4) Discussion Maru Aregawi/Alastair Robb Peter Olumese Alastair Robb/Melanie 17:30-18:30 Ways forward to improve HBHI processes and accelerate follow-up activities FRIDAY, 26 JULY 2019 Section 2 - Scale-up of iCCM in HBHI countries to accelerate reduction of malaria mortality Chairs: Fred Binka and Andrea Bosman 9:00 - 9:10 Recap of day 4 Spes/Lynda 9:10 - 9:20 Summary of the discussion of sources and mechanisms for funding of iCCM Valentina Buj Country level planning for optimization of iCCM to accelerate mortality reduction in settings with high transmission, limited resources and limited access to services in-light of the HBHI concepts and priority outcomes (key pathways, deliverables, timeline and implementers, risks and mitigation strategies). 9:20 - 9:30 Guidance on country planning group work (the partners and 10 countries spread across the 4 groups) Maru Aregawi 9:30 - 13:00 Working coffee 10.30:11.00 Group 1. Policy, prioritization of high mortality areas for iCCM • Policy • Criteria for iCCM prioritization of areas and operationalization Group 2. Leadership and Coordination • Human resources for iCCM (CHWs- profiling, remunerations and sustaining services) • Financial arrangements (including Gov) • Leadership and Management Group 3. Service delivery-continuum of care and quality • Community & Health Facility • Referral facility and referral system • Supply Chain Management Group 4. Surveillance of iCCM, tracking progress, outcome & impact • Indicators, methods, tools • Use of routine health facilities (outpatient consultations, hospitalization/severe diseases, hospital deaths) • Population or community-based survey • Implementers 14:00-16:00 Plenary presentation by 4 groups Kalu Akpaka 16:00-16:40 Discussion 16:40-17:00 Brief remarks by key partners GF, PMI, UNICEF, Other 17:00-17:30 Summary and recommendations Pedro Alonso 17:30 Close of day 17:30-18:00 Meeting of facilitators WHO/UNICEF/GF/PMI and other partners

Photo couverture : Un agent de santé communautaire mesure la fréquence respiratoire de Seril, 4 ans, pour dépister une pneumonie, dans le cadre du programme de prise en charge intégrée des maladies de l’enfance, au titre de l’Initiative Wadagi à Kambayi, Homa Bay, Kenya. © UNICEF/UN0125174/Ohanesian

Informations clés
Type de document Publications
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé