Buruli ulcer1 Mycobacterium ulcerans infection In recent years, increasing numbers of cases of Buruli ulcer have been reported from West Africa (Benin, Burkina Faso, Côte dIvoire, Ghana, Guinea, Liberia, Togo), Australia, French Guiana and Papua New Guinea. WHO has mobilized international efforts to deal with the disease, establishing the Global Buruli Ulcer Initiative (GBUI) in early 1998.
Ulcère de Buruli1 Infection à Mycobacterium ulcerans Ces dernières années, des cas dulcère de Buruli ont été notifiés en nombre croissant en Afrique de lOuest (Bénin, Burkina Faso, Côte dIvoire, Ghana, Guinée, Libéria, Togo), en Australie, en Guyane française et en Papouasie-Nouvelle-Guinée. LOMS a suscité une action internationale pour soccuper de cette maladie, créant début 1998 lInitiative mondiale contre lulcère de Buruli (GBUI).
What is Buruli ulcer? It is a disease of the skin caused by Mycobacterium ulcerans, a bacterium related to those causing tuberculosis and leprosy. Buruli ulcer usually begins with a painless nodule or papule in the skin which, if left untreated, leads to massive skin ulceration. The extremities are often involved. As the treatment with antibiotics has been disappointing to date, at present surgery is the treatment of choice.
Qu’est-ce que l’ulcère de Buruli ? Il sagit dune affection cutanée provoquée par Mycobacterium ulcerans, bactérie de la même famille que celles responsables de la tuberculose et de la lèpre. Il commence habituellement par un nodule ou une papule cutanée indolore qui, en labsence de traitement, évolue vers une ulcération massive de la peau. Ce sont souvent les extrémités qui sont touchées. Lantibiothérapie sétant révélée décevante jusque-là, la chirurgie est devenue désormais le traitement de choix.
Burden of the disease In terms of number of cases, Buruli ulcer is probably the third most common mycobacterial disease in immunocompetent humans after tuberculosis and leprosy. However, due to the lack of precise data, the burden of the disease at global and national levels is not known. In some areas of Benin and Côte dIvoire, the number of cases may exceed those of tuberculosis and leprosy. In Côte dIvoire, over 5 000 cases have been recorded since 1995. In some communities in this country, up to 16% of the population has been found to be affected by Buruli ulcer. In one community in Ghana, 22% of the population had the disease. A survey done in one of the endemic districts (population 106 560) in Ghana estimated the prevalence at 3.19 per 1 000. The disease most commonly affects impoverished inhabitants in remote rural areas with limited access to health care. It often occurs in close proximity to slow-flowing or stagnant water. All age groups, but particularly children aged < 15 years, are affected. No racial or socioeconomic group is exempt. HIV infection is not a risk factor however. As of today, the mode or modes of transmission are not entirely known. The organism probably enters the body through small breaks in the skin, from contaminated soil, water or vegetation. Recent evidence suggests that in some cases insects may be involved in the transmission of the disease. There is anecdotal evidence to support person-toperson transmission.
Fardeau de la maladie En nombre de cas, lulcère de Buruli est probablement, après la tuberculose et la lèpre, la troisième affection mycobactérienne la plus courante chez le sujet immunocompétent. Toutefois, à cause du manque de données précises, on ne connaît pas le fardeau de la maladie au niveau mondial et dans les pays. Dans certaines régions du Bénin et de Côte dIvoire, le nombre des cas pourrait être plus élevé que pour la tuberculose et la lèpre. En Côte dIvoire, plus de 5 000 cas ont été notifiés depuis 1995. Dans certaines communautés du pays, la proportion de la population touchée par lulcère de Buruli peut atteindre 16%. Au Ghana, 22% de la population dune communauté souffrait de cette maladie. Une enquête dans des districts dendémie (106 560 habitants) au Ghana a abouti à une estimation de la prévalence à 3,19 pour 1 000. Le plus souvent, la maladie frappe les habitants démunis dans les zones rurales éloignées où laccès aux soins est limité. Elle survient fréquemment à proximité immédiate de nappes deau stagnante ou sécoulant lentement. Elle touche tous les groupes dâges, mais plus particulièrement les enfants de < 15 ans. Aucun groupe racial ou socio-économique nest à labri. Linfection à VIH ne constitue cependant pas un facteur de risque. A ce jour, le mode ou les modes de transmission ne sont pas complètement élucidés. Le micro-organisme pénètre vraisemblablement dans lorganisme par lintermédiaire de petites lésions cutanées à partir de sols, deau ou de végétation contaminés. Certains faits observés récemment laissent penser que, dans certains cas, des insectes pourraient être impliqués dans la transmission. La transmission dune personne à lautre serait possible, mais nest pas confirmée. 1
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See No. 11, 2000, p. 85.
Voir No 11, 2000, p. 85.
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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 13, 31 MARCH 2000
Control strategy The current control strategy promoted by GBUI consists of:
Stratégie de lutte La stratégie de lutte prônée actuellement par GBUI est la suivante:
health education in the communities most affected; adoption of educational materials adapted to the needs community-based surveillance through training of of the countries; health care workers, to increase early detection and rapid referral for treatment, in collaboration with disease control programmes such as those for leprosy and guinea-worm disease; strengthening health care capacity in endemic areas by upgrading surgical facilities and improving laboratories; and rehabilitation of those already deformed by the disease.
éducation sanitaire dans les communautés les plus touchées; adoption de matériel éducatif adapté aux besoins des pays; surveillance à base communautaire passant par la formation du personnel de santé afin de développer la détection précoce et la rapidité du transfert des malades pour le traitement, en collaboration avec dautres programmes de lutte, contre la lèpre ou la dracunculose par exemple; renforcement de la capacité de soins dans les zones dendémie en améliorant les installations pour pratiquer la chirurgie et les laboratoires; réadaptation des sujets souffrant déjà de déformations entraînées par la maladie.
The work of WHO on Buruli ulcer The main steps taken by WHO are the following: 1. An advisory committee on Buruli ulcer was established. 2. TheYamoussoukro Declaration on Buruli ulcer was signed in 1998 by 3 heads of state and the Director-General of WHO. The report on this conference in English and French is available.2 3. A newly established website (www.who.int/gtb-buruli) will assist in supplying information. 4. Focused programmes have been established in Benin, Côte dIvoire and Ghana. 5. Standard case definitions and forms for surveillance and clinical management of patients, and standard guidelines for treatment and referral of patients, have been developed by the WHO advisory committee in consultation with other experts worldwide. 6. A WHO scientific working group, consisting of some 40 world experts on the disease, the International Mycobacterium ulcerans Study Team (IMuST), has been established in collaboration with the Box Hill Hospital, Australia. 7. Research in the following priority areas with potential impact on control of the disease has been identified by the WHO advisory group and IMuST: operational steps in the implementation of adequate control measures; mode(s) of transmission; environmental changes that favour emergence of the disease; surveys to determine the burden of the disease; rapid methods of diagnosis, so that when effective drugs become available the presence of the infection can be determined before the disease appears; and activity of antimicrobial drugs on M. ulcerans, starting with animal models and continuing to clinical trials.
Travail de l’OMS dans le domaine de l’ulcère de Buruli Les principales actions entreprises par lOMS sont les suivantes: 1. Un comité consultatif sur lulcère de Buruli a été créé. 2. Trois chefs dEtat et le Directeur-général de lOMS ont signé en 1998 la Déclaration de Yamoussoukro sur lulcère de Buruli. Le rapport de cette conférence en anglais et en français est disponible.2 3. La création dun nouveau site Internet (www.who.int/gtbburuli) contribuera à fournir de linformation. 4. Le Bénin, la Côte dIvoire et le Ghana ont instauré des programmes ciblés. 5. Le comité consultatif de lOMS, en consultation avec des spécialistes du monde entier, a élaboré des définitions de cas normalisées, des formulaires pour la surveillance et la prise en charge clinique des patients et des principes directeurs pour le traitement et le transfert des malades. 6. Un groupe de travail scientifique de lOMS, rassemblant 40 spécialistes mondiaux de la maladie, lEquipe internationale pour létude de Mycobacterium ulcerans (IMuST International Mycobacterium ulcerans Study Team), a été créé en collaboration avec lhôpital de Box Hill, en Australie. 7. Le groupe consultatif et lIMuST ont identifié des domaines prioritaires de recherche en fonction de leurs répercussions potentielles sur la lutte contre la maladie: étapes opérationnelles dans la mise en uvre des mesures de lutte adaptées; mode(s) de transmission; modifications de lenvironnement favorisant lapparition de la maladie; enquêtes pour déterminer la charge de morbidité; méthodes rapides de diagnostic, de façon à pouvoir déceler la présence de linfection avant lapparition des symptômes lorsquon disposera de médicaments efficaces; et activité des médicaments anti-infectieux sur M. ulcerans, en commençant par des modèles animaux et en passant ensuite aux essais cliniques.
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International conference on Buruli ulcer control and research, Yamoussoukro, Côte d’Ivoire, 6-8 July 1998 (Document WHO/TB/98.252). Available on request from: CDS Information Resource Centre, World Health Organization, 1211 Geneva 27, Switzerland; fax: + 41 22 791 42 85; e-mail: cdsdoc@who.int.
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Conférence internationale sur la lutte et la recherche relative à l’ulcère de Buruli, Yamoussoukro, Côte d’Ivoire, 6-8 juillet 1998 (Document WHO/TB/98.252). Disponible sur demande au: Centre de ressources pour l’information de CDS, Organisation mondiale de la Santé, 1211 Genève 27, Suisse; fax: +41 22 791 42 85; e-mail: cdsdoc@who.int. 107
RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 13, 31 MARS 2000
Country activities One of the main objectives for Buruli ulcer control is to strengthen the health services in general, and surgical facilities in particular, so that patients needing surgical care have access to quality care. Appropriate training of health care professionals in areas such as surgery, physiotherapy, pathology, microbiology and epidemiology is needed. These will help build capacity in the endemic countries, which will go far beyond the treatment of Buruli ulcer patients.
Activités dans les pays Lun des principaux objectifs de la lutte contre lulcère de Buruli consiste à renforcer les services sanitaires en général et les services de chirurgie en particulier, de façon à ce que les patients requérant une intervention puissent accéder à des soins de qualité. Il faut donner une formation suffisante aux professionnels de santé dans les domaines de la chirurgie, de la physiothérapie, de la pathologie, de la microbiologie et de lépidémiologie. Les pays dendémie verront ainsi augmenter leur capacité de soins bien au-delà du traitement des cas dulcère de Buruli.
Conclusions 1. Early detection and rapid surgical treatment are the best interventions currently available until other means of preventing or treating the disease are identified. 2. Strengthening the general health services in deprived areas is key to Buruli ulcer control. This consists in improving the health education of communities in endemic areas, in training health care workers in early recognition, and in upgrading surgical facilities for rapid treatment. 3. Research in areas that could provide better understanding of the mode of transmission, prevention and treatment is urgently needed. Ⅲ
Conclusions 1. Actuellement les meilleures interventions disponibles consistent à dépister et à traiter rapidement par la chirurgie les cas, jusquà ce que dautres moyens de prévention et de traitement aient été découverts. 2. Le renforcement des services de santé généraux dans les zones démunies est une mesure essentielle pour lutter contre lulcère de Buruli. Il sagit daméliorer léducation sanitaire des communautés dans les régions dendémie, de former les agents de santé à reconnaître rapidement la maladie et de moderniser les services de chirurgie pour pratiquer rapidement des interventions curatives. 3. Il est urgent de faire des recherches dans les domaines pouvant donner une meilleure compréhension des modalités de transmission, de la prévention et du traitement. Ⅲ