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Recommendations for preventing possible transmission of Lymphadenopathy-associated virus/human T-lymphotropic virus type III from tears = Recommandations pour la prévention d’une éventuelle transmission du virus associé aux lymphadénopathies/virus T-lymphotrope humain type III par des larmes

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Recommendations for preventing possible transmission o f Lymphadenopathy-associated virus/human T-lymphotropic virus type III from tears U n it e d S tates o f A m erica . - Lymphadenopathy-associated virus/human T-lymphotropic virus type HI (LAV/HTLV-III), the etiological agent o f AIDS, has been found in various body fluids, including blood, semen, and saliva. Recently, scientists at the National Institutes of Health isolated the virus from the tears o f an AIDS patient. The patient, a 33-year-old woman with a history of Pneumocystis canna pneumonia and disseminated Mycobac­ terium avium-intracelluiare infection, had no ocular complaints, and her eye examination was normal. O f the tear samples obtained from 6 other patients with AIDS or related conditions, 3 showed equivocal culture results, and 3 were culture-negative.

Recommandations pour la prévention d’une éventuelle transmission du virus associé aux lymphadénopathies/virus T-lymphotrope humain type III par des larmes Etats -U n is D’A m ér iq u e . - Le virus associé aux lymphadénopa­ thies/virus T-lymphotrope humain type III (LAV/HTLV-III), agent étio­ logique du SIDA, a été mis en évidence dans differents liquides organi­ ques dont le sang, le sperme et la salive. Le virus a récemment été isolé dans les larmes d’une malade par des chercheurs des National Institutes o f Health. Cette personne, âgée de 33 ans, présentait des antécédents de pneumonie à Pneumocystis carinti et d’infection disséminée à Mycobac­ terium avium-intracellulare, mais ne se plaignait pas de troublesoculaires et l’examen ophtalmologique était normal. Des échantillons de larmes provenant de 6 autres sujets atteints du SIDA oude maladies apparentées ont été mis en culture: les résultats ont été ambigus pour trois d’entre eux et négatifs pour les 3 autres. Il est conseillé de prendre les précautions suivantes pour prévenir la propagation du virus LAV/HTLV-III et d’autres organismes microbiens pouvant être présents dans les larmes. Elle ne concernent pas les mesures prises par les porteurs de verres de contact pour jsettoyer leurs propres lentilles puisqu’il s’agit ici de prévenir une éventuelle transmission d’un individu à l’autre. 1. Les agents de santé qui effectuent des examens oculaires ou accom­ plissent d’autres actes impliquant des contacts avec les larmes devraient se laveries mains immédiatement après chacun de ces actes et entre chaque patient Le fait de se laver les mains devrait suffire mais ils pourront porter des gants à jeter après usage chaque fois que cela sera possible. Le port de gants est de toute façon conseillé pour les personnes ayant des coupures, des écorchures ou des lésions derma­ tologiques sur les mains. Le recours à d'autres équipements protec­ teurs tels que masques, lunettes ou blouses n’est pas indiqué. 2. Les instruments entrant en contact direct avec les surfaces externes de l’oeil doivent être essuyés et désinfectés comme suit: a) 5 à 10 minutes d’exposition à une solution fraîchement préparée de peroxyde d’hydrogène à 3%; ou b) à une solution fraîchement préparée conte­ nant S 000 parties par million (mg/1) de chlore libre —dilution au 1/10 d’eau de javel (hypochlorite de sodium), ou c) à de l’éthanol à 70% ou ....d) à de l’isoprppanol à 70%. L’instrument sera soigneusement nncé à l’eau du robinet puis essuyé avant d’être réutilisé. 3. Les lentilles cornéennes utilisées pour des essayages seront désinfec­ tées entre chaque essayage selon l’une des méthodes suivantes: a) Désinfection des lentilles dures à l’aide d’un désinfectant pour len­ tilles cornéennes à base de peroxyde d’hydrogène en vente dans le commerce et approuvé pour les lentilles souples (les autres prépa­ rations à base de peroxyde d ’hydrogène peuvent contenir des agents conservateurs susceptibles décolorer les lentilles). Sinon, la plupart des lentilles d’essai dures peuvent être traitées par la méthode type de désinfection à la chaleur utilisée pour les lentilles souples (78 à 80 ’C pendant 10 minutes). Les praticiens s’assureront auprès des fabricants de lentilles dures quels types de lentilles peuvent être traités à la chaleur sans risques. b) Les verres moulés rigides perméables à l’air peuvent être désin­ fectés à l’aide du désinfectant déjà cité à base de peroxyde d’hydro­ gène. Un traitement à la chaleur risque de voiler ce type de verre. c) Les vertes moulés souples peuvent être désinfectés à l’aide du même désinfectant à bare de peroxyde d’hydrogène. Certaines len­ tilles souples peuvent également être désinfectées à la chaleur. Mis à part le peroxyde d’hydrogène, les désinfectants chimiques con­ tenus dans les solutions normalement utilisées pour nettoyer les verres de contact n’ont pas encore fait la preuve de leur efficacité contre le virus LAV/HTLV-III. En attendant que d'autres désinfectants se soient révélés efficaces contre le virus LAV/HTLV-III, les lentilles cornéennes portées par des malades supposés ou notoirement infectés par le virus LAV/HTLV-III devraient être désinfectés avec du peroxyde d ’hydrogène. Ces recommandations reposent sur les résultats d’études conduites aux National Institutes o f Health et aux CDC sur la désmfection/inactivation

The following precautions are judged suitable to prevent spread of LAV/HTLV-III and other microbial pathogens that might be present in tears. They do not apply to the procedures used by individuals in caring for their own lenses, since the concern is the possible virus transmission between individuals. 1. Health-care professionals performing eye examinations or other procedures involving contact with tears should wash their hands immediately after a procedure and between patients. Handwashing alone should be sufficient but when practical and convenient, disposable gloves may be wom. The use ofgloves is advisable when there are cuts, scratches, or dermatological lesions on the hands. Use of other protective measures, such as masks, goggles, or gowns, is not indicated. 2. Instruments that come into direct contact with external sur­ faces of the eye should be wiped clean and then disinfected by: (a) a 5-10 minute exposure to a fresh solution o f 3% hydrogen peroxide; or (b) a fresh solution containing 5 000 parts per million (mg/1) free available chlorine - a 1/10 dilution of common household bleach (sodium hypochlorite); or (c) 70% ethanol; or (d) 70% isopropanoL The device should be thor­ oughly nnsed u tap water and dried before re-use., 3. Contact lenses used in trial fittings should be disinfected between each fitting by one of the following regimens: (a) Disinfection of trial hard lenses with a commercially avail­ able hydrogen peroxide contact lens disinfecting system currently approved for soft contact lenses. (Other hydrogen peroxide preparations may contain preservatives that could discolour the lenses). Alternatively, most trial hard lenses can be treated with the standard heat disinfection regimen used for soft lenses (78-80 “C [172-176 ’F] for 10 minutes). Pracutioners should check with hard lens suppliers to ascer­ tain which lenses can be safely heat-treated. (b) Rigid gas-permeable (RGP) trial fitting lenses can be disin­ fected using the above hydrogen peroxide disinfection system. RGP lenses may warp if they are heat-disin­ fected (c) Soft trial fitting lenses can be disinfected using the same hydrogen peroxide system. Some soft lenses have also been approved for heat disinfection. Other than hydrogen peroxide, the chemical disinfectants used in standard contact lens solutions have not yet been tested for their acuvity against LAV/HTLV-III. Until other disinfectants are shown to be suitable for disinfecting LAV/HTLV-III, con­ tact lenses used m the eyes of paiients suspected or known to be infected with LAV/HTLV-III are most safely handled by hydrogen peroxide disinfection. The above recommendations are based on data from studies conducted at the National Insututes o f Health and CDC on dis-

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Relevé epidénu hebd.. N° 38 - 20 septembre 1985

mfection/inactivation of LAV/HTLV-I1I virus. Additional infor­ mation regarding general hospital and laboratory precautions have been previously published. MMWR E ditor ia l N o t e : All secretions and excretions of an infected person may contain lymphocytes, host cells for LAV/HTLV-III; therefore, thorough study of these fluids might be expected to sometimes yield this virus. Despite positive cul­ tures from a variety o f body fluids of infected persons, however, spread from infected persons to household contacts who have no other identifiable risks for infection has not been documented. Furthermore, there is no evidence to date that LAV/HTLV-III has been transmitted through contact with the tears of infected indi­ viduals or through medical instruments used to examine AIDS patients.

du virus LAV/HTLV-III. Des renseignements supplémentaires sur les précautions à prendre dans les hôpitaux et les laboratoires ont déjà été publiées. N o te de la R édaction d u M M W R : Toutes les sécrétions et excré­ tions d’une personne infectée peuvent contenir des lymphocytes, cellules hôtes du virus LAV/HTLV-III ; il peut donc arriver qu’un examen com­ plet de ces liquides révèle la présence du virus. Bien que des cultures d’échantillons de différents liquides organiques provenant de sujets infectés aient donné des résultats positifs, il n’existe pas de preuve de la propagation de l’infection aux contacts familiaux ne présentant pas d’autres risques de contracter l’infection. Par ailleurs, il n ’a pas été prouvé à ce jour que le virus LAV/HTLV-III ait été transmis par contact avec les larmes des sujets infectés ou par des instruments médicaux utilisés pour examiner des sujets atteints du SIDA

(Based on/D’après: Morbidity and M ortality Weekly Report, 1985, 34, No. 34; US Centers fo r Diseases Control.)

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé