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Rapport sommaire d'une consultation sur l'éradication du pian, 5-7 mars 2012, Morges, Suisse

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

Rapport sommaire d’une consultation sur l’éradication du pian 5–7 mars 2012, Morges (Suisse)

Rapport sommaire d’une consultation sur l’éradication du pian 5–7 mars 2012, Morges (Suisse)

Département Lutte contre les maladies tropicales négligées Organisation mondiale de la Santé Genève (Suisse)

© Organisation mondiale de la Santé 2012 Tous droits réservés. Les publications de l’Organisation mondiale de la Santé sont disponibles sur le site Web de l’OMS (www.who.int) ou peuvent être achetées auprès des éditions de l’OMS, Organisation mondiale de la Santé, 20 avenue Appia, 1211 Genève 27 (Suisse) (téléphone : +41 22 791 3264 ; télécopie : +41 22 791 4857 ; courriel : bookorders@who.int . Les demandes relatives à la permission de reproduire ou de traduire des publications de l’OMS – que ce soit pour la vente ou une diffusion non commerciale – doivent être envoyées aux éditions de l’OMS via le site Web de l’OMS à l’adresse http://www.who.int/about/licensing/copyright_form/en/index.html /HV DSSHOODWLRQV HPSOR\pHV GDQV OD SUpVHQWH SXEOLFDWLRQ HW OD SUpVHQWDWLRQ GHV GRQQpHV TXL \ ¿JXUHQW Q¶LPSOLTXHQW GH OD SDUW GH l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les lignes en pointillé sur les cartes représentent des frontières approximatives GRQWOHWUDFpSHXWQHSDVDYRLUIDLWO¶REMHWG¶XQDFFRUGGp¿QLWLI /DPHQWLRQGH¿UPHVHWGHSURGXLWVFRPPHUFLDX[QHVLJQL¿HSDVTXHFHV¿UPHVHWFHVSURGXLWVFRPPHUFLDX[VRQWDJUppVRXUHFRPPDQdés par l’Organisation mondiale de la Santé, de préférence à d’autres de nature analogue. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu’il s’agit d’un nom déposé. /¶2UJDQLVDWLRQPRQGLDOHGHOD6DQWpDSULVWRXWHVOHVSUpFDXWLRQVUDLVRQQDEOHVSRXUYpUL¿HUOHVLQIRUPDWLRQVFRQWHQXHVGDQVODSUpVHQWH publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie, expresse ou implicite. La responsabilité de l’interprétation et de l’utilisation dudit matériel incombe au lecteur. En aucun cas, l’Organisation mondiale de la Santé ne saurait être tenue responsable des préjudices subis du fait de son utilisation. La présente publication contient le rapport sommaire d’une consultation sur l’éradication du pian qui s’est tenue à Morges (Suisse) du 5 au 7 mars 2012, et ne représente pas nécessairement les décisions ni les politiques de l’Organisation mondiale de la Santé. Imprimé par le Service de production des documents de l’OMS, Genève (Suisse)

WHO/HTM/NTD/IDM/2012.2

RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

En janvier 2012, le Dr Margaret Chan, Directeur-général de l’Organisation mondiale de la Santé, a présenté une feuille de route pour les maladies tropicales négligées1 lors d’une réunion de partenaires qui s’est tenue à Londres (Royaume-Uni). Les partenaires ont souscrit à l’unanimité à cette feuille de route qui devrait permettre d’atteindre les objectifs assignés en matière pour combattre, éliminer et éradiquer diverses maladies tropicales négligées. La feuille de route vise à l’éradication du pian d’ici 2020, en troisième position après la dracunculose et la poliomyélite. Pour faire suite à cette initiative, le Département de l’OMS en charge de la lutte contre les maladies tropicales négligées a organisé une consultation à Morges (Suisse) du 5 au 7 mars 2012 destinée à préparer une stratégie en vue de l’éradication du pian. Le présent rapport rend compte succinctement des résultats de cette consultation et esquisse un cadre pour les plans nationaux d’éradication du pian d’ici 2020.

es participants à L la consultation de l’ O MS sur l’ é radication du pian,57 mars 2012,Morges (Suisse)

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Organisation mondiale de la Santé. Accelerating work to overcome the global impact of neglected tropical diseases : a roadmap for implementation - executive summary. Genève, 2012 ( WHO/HTM/NTD/2012.1). ( Agir plus rapidement pour réduire l’impact mondial des maladies tropicales négligées : feuille de route pour la mise en œuvre - résumé d’orientation ).

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

1.

Historique

En 1948, lors de la création de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le pian et d’autres WUpSRQpPDWRVHVHQGpPLTXHV OHEpMHOHWODSLQWD ÀJXUDLHQWSDUPLOHVTXHOTXHVJUDQGVSUREOqPHVGH santé publique auxquels elle devait s’attaquer, comme le montre la résolution WHA 2.36 adoptée en 1949 par l’Assemblée mondiale de la Santé.2 Au cours de la période 1952-1964, des campagnes thérapeutiques de masse organisées par l’OMS et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ont permis de traiter 50 millions de cas et de contacts. A l’issue de ces campagnes, le nombre de cas avait reculé de 95 %, tombant à 2,5 millions. Du fait de ce succès et du laisser-aller qui s’en est suivi, les programmes verticaux ont été progressivement démantelés et les activités de lutte contre le pian ont été prématurément intégrées dans des systèmes de soins de santé primaires TXLHQELHQGHVOLHX[ROHSLDQVpYLVVDLWpWDLHQWLQVXIÀVDQWVYRLUHLQH[LVWDQWV,OQ·\DYDLWSOXV QL UHVVRXUFHV QL LQWpUrW SRXU OD OXWWH FRQWUH OH SLDQ 9HUV OD ÀQ GHV DQQpHV  OD PDODGLH D commencé à se réveiller et l’Assemblée mondiale de la Santé a adopté en 1978 la résolution WHA 31.58. Le regain des activités de lutte, qui s’était notamment manifesté en Afrique de l’Ouest au cours des années 1980, a fait défaut après quelques années en raison du manque de ressources et de l’absence de volonté politique. Le pian a été négligé, mais un certain nombre de populations marginalisées, notamment des enfants de moins de 15 ans, continuent d’en subir les effets dévastateurs. Cette maladie est provoquée par Treponema pallidum, sous-espèce pertenue. L’être humain est la seule source d’infection et la maladie se transmet principalement par contact cutané direct avec l’exsudat d’une lésion dont un sujet infecté est porteur. De petites écorchures et l’abrasion de la peau facilitent la transmission. La durée d’incubation est de 9 à 90 jours, la moyenne étant de 21 jours. Selon la dernière estimation de l’OMS, qui remonte à 1995,3 il y avait à cette époque 2,5 millions de cas de tréponématoses endémiques (principalement des cas de pian) dans le monde, dont 460 000 cas infectieux. Si l’on excepte la Région de l’Asie du Sud-Est, où le pian est resté d’actualité, ODPDODGLHQ·DSDVpWpMXJpHSULRULWDLUHHWGDQVOHVDXWUHV5pJLRQVRODQRWLÀFDWLRQHWODVXUYHLOODQFH sont sporadiques. On ignore quelle est actuellement la situation épidémiologique du pian dans le monde, mais on est de plus en plus amené à constater que le nombre de cas de pian et d’autres tréponématoses endémiques est en augmentation dans certains pays, alors qu’ils ont disparu dans d’autres qui étaient auparavant des pays d’endémie. (Q ÀJXUHHWWDEOHDX OHV5pJLRQV206GHO·$VLHGX6XG(VWHWGX3DFLÀTXHRFFLGHQWDO comptaient les pays d’endémie suivants : Îles Salomon, Indonésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Timor-Leste et Vanuatu. Dans la Région de l’Afrique, on ignore l’ampleur réelle de la maladie mais elle est présente au Bénin, au Cameroun, au Congo, en Côte d’Ivoire, au Ghana, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Sierra Leone et au Togo. Dans la plupart GHFHVSD\VODVRXVQRWLÀFDWLRQGHVFDVHVWVDQVGRXWHWUqVLPSRUWDQWH,OQ·H[LVWHSDVG·LQIRUPDWLRQV récentes au sujet du pian dans la Région des Amériques, à l’exception d’un rapport concernant l’Équateur qui date de 2003.4 Une analyse effectuée par Hopkins en 1977 indique que dans les Amériques, le pian et la pinta n’étaient plus des problèmes de santé publique à cette époque.5

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5

http://who.int/neglected_diseases/mediacentre/WHA_2.36_Fr.pdf Organisation mondiale de la Santé. Report of an informal consultation on endemic treponematoses (5DSSRUWG·XQH consultation informelle sur les tréponématoses endémiques). Genève, 1995, 1-10. Anselmi M et al. Community participation eliminates yaws in Ecuador. Tropical Medicine and International Health, 2003; 8: 634-638. Hopkins DR. Yaws in the Americas 1950 - 1975. Journal of Infectious Diseases, 1977; 136: 548-554.

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

Figure 1. Pays ayant récemment signalé la présence du pian

Table 1. Pays pour lesquels il existait des informations sur le pian en 2008-2011 3D\V DQQpHGHQRWLÀFDWLRQ 5pJLRQDIULFDLQH $)5 Bénina,b Cameroun (2010) République centrafricaine (2008) Côte d’Ivoire (2010) République démocratique du Congo (2009) Ghana (2010) République du Congo (2011) Togo (2010) $VLHGX6XG(VW 6($5 Indec Indonésie (2011) Timor-Lesteb 3DFLÀTXHRFFLGHQWDO :35 Papouasie-Nouvelle-Guinée (2011) Îles Salomon (2010) Vanuatu (2010) a b c

Nombre de cas

Pas de donnée disponible 789 243 3 704 383 20 525 167 15

0 5 319 Pas de donnée disponible

34 628 20 635 1 574

Pays où l’on sait que la maladie est endémique. Pays où l’on sait que la maladie est endémique mais pour lequel on ne dispose d’aucune donnée. L’Inde a interrompu la transmission en 2004 et déclaré l’élimination en 2006. Depuis 2004, aucun cas n’a été signalé.

2.

La consultation sur le pian

Raison d’être de cette consultation ­SDUWLUGHO·,QGHV·HVWODQFpHGDQVO·pOLPLQDWLRQGXSLDQOHVGHUQLHUVFDVpWDQWQRWLÀpVHQ 2003. Après trois années consécutives durant lesquelles aucun cas n’a été signalé, l’Inde a déclaré en 2006 que la transmission du pian était interrompue. En 2011, il n’y avait toujours aucune QRWLÀFDWLRQHWGHVHQTXrWHVVpURORJLTXHVPLQXWLHXVHVQ·RQWUpYpOpDXFXQVLJQHGHWUDQVPLVVLRQ

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

Une publication récente parue dans le Lancet 6 IDLW pWDW GH O·HIÀFDFLWp G·XQH GRVH XQLTXH d’azithromycine dans le traitement du pian ; c’est une avancée majeure dans l’histoire de cette maladie qui pourrait en faciliter l’éradication dans le cadre de campagnes thérapeutiques de grande envergure. L’azithromycine est largement utilisée pour éliminer le trachome et son innocuité est bien établie. (QO·206DSUpVHQWpRIÀFLHOOHPHQWj/RQGUHV 5R\DXPH8QL XQHIHXLOOHGHURXWHHQYXH d’agir plus rapidement pour réduire l’impact mondial des maladies tropicales négligées (MTN). Cette feuille de route vise à l’éradication du pian d’ici 2020.7 En mars 2012, l’OMS a organisé à Morges (Suisse) une consultation destinée à préparer une stratégie pour l’éradication du pian. /·RUGUH GX MRXU OD OLVWH GHV SDUWLFLSDQWV HW GHV UpVXPpV GHV FRPPXQLFDWLRQV ÀJXUHQW GDQV OHV annexes 1 à 3.

Objectifs de la réunion % faire le point sur la situation épidémiologique du pian dans les différentes régions et déterminer quelles sont les lacunes au plan de l’information ; % DSUqVDYRLUpWDEOLOHVFULWqUHVGHO·pUDGLFDWLRQHWHQDYRLUGpÀQLOHSURFHVVXVLQGLTXHUOHVJUDQGHV lignes d’un plan de mise en œuvre ; % analyser ce qu’implique l’article du Lancet sur l’utilisation de l’azithromycine pour l’éradication du pian ; % LGHQWLÀHU GHV GRQDWHXUV HW SDUWHQDLUHV SRWHQWLHOV VXVFHSWLEOHV G·DSSRUWHU XQ VRXWLHQ j l’éradication ; % étudier les possibilités de collaboration avec les programmes en charge des MTN concernés, notamment ceux qui s’occupent du trachome.

Résultats attendus % actualiser la situation épidémiologique dans les différentes régions ; % DSUqVDYRLUpWDEOLOHVFULWqUHVGHO·pUDGLFDWLRQHWHQDYRLUGpÀQLOHSURFHVVXVIRUPXOHUXQSODQ pour la mise en œuvre ; % s’entendre sur les modalités d’utilisation de l’azithromycine dans le cadre de campagnes thérapeutiques de grande envergure en vue d’éradiquer le pian ; % LGHQWLÀHUGHVGRQDWHXUVHWGHVSDUWHQDLUHVSRWHQWLHOV % déterminer les domaines où une collaboration est possible avec les autres programmes en charge des MTN.

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Mitjà O et al. Single-dose azithromycin versus benzathine benzylpenicillin for treatment of yaws in children in Papua New Guinea: an open-label, non-inferiority, randomized trial. Lancet, 2011; 379:342-347. Organisation mondiale de la Santé. Accelerating work to overcome the global impact of neglected tropical diseases : a roadmap for implementation - executive summary. Genève, 2012 ( WHO/HTM/NTD/2012.1). ( Agir plus rapidement pour UpGXLUHO·LPSDFWPRQGLDOGHVPDODGLHVWURSLFDOHVQpJOLJpHVIHXLOOHGHURXWHSRXUODPLVHHQ±XYUHUpVXPpG·RULHQWDWLRQ).

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

Allocution de bienvenue /H'U-HDQ-DQQLQFRRUGLQDWHXUGHO·XQLWp3ULVHHQFKDUJHGHODPDODGLHLQQRYDWLRQHWLQWHQVLÀFDWLRQ a souhaité la bienvenue aux participants au nom du Dr Hiroki Nakatami, sous-directeur général pour le VIH/SIDA, la tuberculose, le paludisme et les maladies tropicales négligées et du Dr Lorenzo Savioli, directeur du département Lutte contre les maladies tropicales négligées. Il a évoqué ODIHXLOOHGHURXWHDSSURXYpHj/RQGUHVÀQMDQYLHUTXLYLVHjpUDGLTXHUOHVWUpSRQpPDWRVHV endémiques (pian, béjel et pinta) d’ici 2020. Le Dr Jannin a invité les participants à formuler des recommandations concrètes et à proposer des stratégies qui permettent d’atteindre cet objectif. Il s’est félicité d’apprendre que l’azithromycine, qui est administrée par voie orale, faciliterait le traitement sur le terrain tout en rappelant que cette mesure ne conduirait pas à elle seule à l’éradication de la maladie. Il faudra un engagement politique de la part des pouvoirs publics des pays concernés HW OH VRXWLHQ GHV RUJDQLVPHV GH ÀQDQFHPHQW SRXU SDUYHQLU j WUDLWHU OHV FRPPXQDXWpV G·DFFqV GLIÀFLOHFKH]OHVTXHOOHVVpYLVVHQWOHSLDQHWG·DXWUHVWUpSRQpPDWRVHVHQGpPLTXHV/H'U-DQQLQD souligné que, dans un programme d’éradication, il faut faire tous les efforts et utiliser toutes les PpWKRGHVSRVVLEOHVSRXULGHQWLÀHUWUDLWHUHWQRWLÀHUV\VWpPDWLTXHPHQWFKDTXHFDV Le Dr Kingsley Asiedu, responsable du programme d’éradication du pian au sein du Département Lutte contre les maladies tropicales négligées, a énuméré les objectifs de la réunion. Il a déclaré qu’une nouvelle ère s’ouvrait pour l’éradication du pian et d’autres tréponématoses endémiques et que cette fois, elle devrait déboucher sur un succès. Il a souhaité que les participants proposent des SROLWLTXHVHWGHVVWUDWpJLHVQRXYHOOHVHWSUDJPDWLTXHVDÀQG·DERXWLUjO·pUDGLFDWLRQHQWLUDQWSDUWLGH ce nouvel outil que constitue l’azithromycine.



'pÀQLWLRQV

'HX[W\SHVGHGpÀQLWLRQVGHVGpÀQLWLRQVG·RUGUHFOLQLTXHHWGHVGpÀQLWLRQVG·RUGUHRSpUDWLRQQHO - sont proposées pour guider les activités d’éradication du pian.

 'pÀQLWLRQVG·RUGUHFOLQLTXH &ODVVL¿FDWLRQGHVOpVLRQVSLDQLTXHV /DFODVVLÀFDWLRQGHVOpVLRQVSLDQLTXHV WDEOHDX ÀJXUHGDQVOHManuel des tréponématoses endémiques.8 7DEOH&ODVVLÀFDWLRQGHVOpVLRQVSLDQLTXHV Pian cliniquement actif Infectieuses Lésions initiales - papillome Papillomes multiples Papillomes plantaires et palmaires Ulcérations Autres lésions précoces ( macules, papules, micropapules, nodules, plaques ) Hyperkératose Lésions osseuses et articulaires Pian actif tardif : gommes pianiques, ulcérations, gangosa, tibia en lame de sabre

Non infectieuses Pian cliniquement inactif

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Organisation mondiale de la Santé. Manuel des tréponématoses endémiques. Genève, 1985 : 12. http://www.who.int/ yaws/resources/Yaws_Handbook_FR.pdf.

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

'p¿QLWLRQVGHVFDV Cas suspect : personne avec notion de séjour (passé ou présent) en zone d’endémie pianique qui présente un pian cliniquement actif (visible). &DVFRQÀUPp : cas suspect diagnostiqué séropositif (au moyen du test tréponémique rapide ou des tests qualitatif et quantitatif rapides de la réagine plasmatique). Cas importé : personne qui se trouve dans une zone qui n’est pas connue comme zone d’endémie SLDQLTXHHWTXLSUpVHQWHXQSLDQFOLQLTXHPHQWDFWLI HWFRQÀUPpVpURORJLTXHPHQW Cas princeps : premier cas de pian observé. Contact d’un cas de pian infectieux cliniquement actif : personne qui a des contacts étroits et IUpTXHQWVDYHFOHVXMHWLQIHFWp$X[ÀQVGHO·pUDGLFDWLRQGXSLDQRQFRQVLGqUHFRPPHFRQWDFWVOH ménage et les camarades de classe ou de jeu désignés par le contact. 'DQVOHV]RQHVRXQFDVGHSLDQDpWpFRQ¿UPpHWSRXUGHVUDLVRQVG¶RUGUHSUDWLTXHHWRSpUDWLRQQHOWRXWHVOHVSHUVRQQHV peuvent être considérées comme des contacts, même si elles ne présentent pas une forme clinique visible de pian.

Succès thérapeutique (guérison) : se dit d’un sujet présentant une forme clinique active de pian, qui a reçu une dose unique d’azithromycine par voie orale (ou une injection de benzathine pénicilline) et dont la ou les lésions ont complètement guéri 4 semaines après le traitement. Échec thérapeutique (pian rebelle au traitement) : se dit d’un sujet présentant une forme clinique active de pian, qui a reçu une dose unique d’azithromycine par voie orale (ou une injection de benzathine pénicilline) et dont la ou les lésions n’ont pas guéri ou n’ont pas guéri de façon satisfaisante 4 semaines après le traitement. (En pareil cas, il importe de demander un test sérologique pour FRQÀUPHURXH[FOXUHXQSLDQ6LOHUpVXOWDWHVWSRVLWLIOHVpFKDQWLOORQVGHYUDLHQWrWUHSUpOHYpVGH la lésion active pour que la PCR puisse détecter toute résistance. Si le résultat est négatif, il faudra envisager un autre diagnostic et administrer le traitement voulu).

 'pÀQLWLRQVG·RUGUHRSpUDWLRQQHO Zone d’endémie : (communauté ou village; district, région ou pays) dans lesquels le pian est présent HQ SHUPDQHQFH RX GDQV OHVTXHOV LO H[LVWH DX PRLQV XQ FDV GH SLDQ FRQÀUPp FOLQLTXHPHQW HW sérologiquement. Unité de mise en œuvre de l’éradication du pian : s’entend du village ou de la communauté. Il faut disposer des coordonnées GPS de chaque village pour pouvoir établir la carte des communautés où le pian est endémique. Dépistage passif des cas : le dépistage des cas se fait dans les centres de santé ou les dispensaires dans le cadre de leurs activités sanitaires ordinaires. Le personnel de santé prend en charge les cas et les QRWLÀHDX[DXWRULWpVGHVGLVWULFWV Dépistage actif des cas : le personnel de santé ou les agents de santé de village se rendent auprès des communautés et examinent la population à la recherche de cas de pian. Il s’agit là d’un élément essentiel de la stratégie de l’éradication du pian, en particulier après un traitement initial à grande échelle. On peut utiliser deux méthodes : % Recherche porte à porte : les agents de santé se rendent dans chaque habitation de la communauté d’endémie et examinent chaque membre du ménage à la recherche de cas de pian.

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

% Recherche à partir du cas princeps : recherche ciblée parmi tous les membres du ménage et les camarades de classe ou de jeu du cas princeps. Un traitement total ciblé est recommandé.

4.

Éradication du pian

/DIHXLOOHGHURXWHDSRXUÀQDOLWpO·pUDGLFDWLRQGXSLDQGpÀQLHFRPPHO·LQWHUUXSWLRQFRPSOqWH GH OD WUDQVPLVVLRQ DEVHQFH GH QRXYHDX[ FDV GH SLDQ  GDQV OH PRQGH  G·LFL . Les pays d’endémie pianique doivent viser à interrompre la transmission du pian d’ici 2017, ce qui SHUPHWWUDGHGLVSRVHUGHDQVGHVXUYHLOODQFHFOLQLTXHHWVpURORJLTXHSRXUFRQÀUPHUTX·LOQ·\D plus poursuite de la transmission.

 &ULWqUHVjUHPSOLUSRXUFRQÀUPHUTXHODWUDQVPLVVLRQGXSLDQHVW interrompue :



/HVGHX[FULWqUHVjUHPSOLUSRXUFRQÀUPHUTX·LOQ·\DSOXVWUDQVPLVVLRQGXSLDQGDQVXQH]RQH donnée sont les suivants : % sur le plan clinique : absence de tout rapport faisant état de la maladie (de cas) pendant trois années de suite, confortée par une surveillance active et des activités d’information, d’éducation et de communication à couverture élevée ; % sur le plan sérologique : tests sérologiques continuellement négatifs (test tréponémique rapide, tests rapides qualitatif et quantitatif de la réagine plasmatique) pendant au moins 3 années de suite chez tous les enfants de la communauté âgés de moins de 5 ans.

4.2

Circonstances favorables à l’éradication du pian

Certaines circonstances peuvent favoriser l’éradication du pian, à savoir : % de nouveaux outils : azithromycine en dose unique par voie orale et tests sérologiques simples, rapides et peu coûteux ; % de nouvelles politiques thérapeutiques permettant d’assurer un traitement approprié aux populations à risque ; % le fait que l’être humain est l’unique réservoir de l’infection ; % le fait que l’infection se propage uniquement par contact physique étroit ; % le fait que le pian est une maladie à distribution focale (il n’y a que quelques pays qui sont touchés) ; % la transmission a été récemment interrompue en Inde ; % la lutte contre les maladies tropicales négligées, leur élimination et éradication suscitent de l’intérêt et les ressources existent pour cela.

4.3

Problèmes opérationnels possibles

Les points ci-dessous sont d’une importance déterminante pour l’éradication du pian et il faut pouvoir les traiter avant et pendant la mise en œuvre des activités : % information épidémiologique complète au sujet de la localisation des cas (totalité des communautés et des villages d’endémie pianique et de leur population) ;

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

% accès total et permanent à l’ensemble de la population à risque et aux communautés d’endémie ; % plans de suivi clairs et complets en vue d’enquêtes répétitives et d’un retraitement après le WUDLWHPHQWLQLWLDOjJUDQGHpFKHOOHMXVTX·jFHTX·LOQ·\DLWSOXVGHFDVQRWLÀpV % plans clairs en vue d’activités d’éducation pour la santé et d’une surveillance active permanentes tant que le pian n’aura pas été éradiqué de la zone ; % ressources humaines convenablement formées ; % soutien nécessaire de la part des pouvoirs publics des pays concernés et des partenaires ; % HQJDJHPHQWÀQDQFLHUGHODSDUWGHVJRXYHUQHPHQWVGHVSD\VFRQFHUQpVHWGHVSDUWHQDLUHV % médicaments disponibles et abordables (azithromycine ou benzathine pénicilline) ; % moyens logistiques nécessaires d’enregistrement, registres). (transport, matériel d’information, formulaires

4.4

Nouvelles politiques thérapeutiques fondées sur l’azithromycine

Les participants à la réunion ont recommandé deux politiques thérapeutiques à la place de celles qui sont utilisées depuis les années 1950. Si les efforts qui ont été faits dans le passé pour éradiquer le pian ont échoué, c’est en partie en raison du grand nombre d’infections infracliniques (contacts), ce qui revient à dire qu’on ne pouvait éradiquer le pian en traitant uniquement les cas cliniques. Comme il n’existait aucun moyen pratique et économique de déterminer l’ampleur des infections infracliniques, de nouveaux cas cliniques infectieux continuaient à se produire entre les enquêtes à visée thérapeutique. Ces nouvelles politiques ont pour but de faire en sorte que l’on s’occupe des cas et de tous les contacts avec davantage d’énergie et de pragmatisme de manière à pouvoir interrompre la transmission au bout d’un laps de temps assez court et parvenir à l’éradication. Comme les médicaments qui se prennent par voie orale sont plus faciles à administrer que la pénicilline en injections, il est recommandé, si possible, d’entreprendre un traitement à grande échelle lorsqu’une endémie pianique est constatée dans une communauté. Ces deux nouvelles politiques sont les suivantes : % XQWUDLWHPHQWGHODFRPPXQDXWpWRXWHQWLqUH, qui consiste à traiter d’emblée la totalité de la communauté où sévit l’endémie, quel que soit le nombre de cas cliniquement actifs ; % XQ WUDLWHPHQW WRWDO FLEOp, qui consiste à traiter tous les cas cliniquement actifs et leurs contacts (ménage, camarades de classe et de jeu) à l’occasion d’enquêtes répétitives, lors d’un UHWUDLWHPHQWRXHQFRUHHQFDVGHÁDPEpHORFDOHFHODV·DSSOLTXHDXVVLDX[FDVLPSRUWpV Ces deux types de traitement doivent être adaptés avec souplesse à la situation locale (en fonction des caractéristiques de la communauté et de la situation épidémiologique du pian); cela étant, le but ultime doit être une interruption rapide de la transmission. Les participants à la consultation sont partisans d’un traitement de la communauté tout entière aux premiers stades de manière à faire moins de coûteuses visites de suivi pour traiter tout nouveau cas infectieux.

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

Deux médicaments seront utilisés pour l’éradication du pian : L’azithromycine (Zithromax)9 L’azithromycine par voie orale est préférable à la benzathine pénicilline. La dose recommandée est de 30 mg/kg de poids corporel (2 g au maximum) en une seule prise par voie orale (tableau 3). Pour les enfants de moins de 6 ans, le sirop est préférable mais si cette forme galénique n’est pas disponible, on écrasera un comprimé que l’on mélangera avec de l’eau. Benzathine pénicilline /DEHQ]DWKLQHSpQLFLOOLQHUHVWHHIÀFDFHHWXWLOHSRXUOHWUDLWHPHQWHWO·pUDGLFDWLRQGXSLDQ7RXWHIRLV vu les problèmes opérationnels et logistiques que pose son administration, on l’utilisera plutôt en deuxième intention chez les sujets qui ne peuvent pas être traités par l’azithromycine ou dont l’infection est rebelle à ce produit ainsi qu’à l’occasion de traitements à grande échelle là où l’azithromycine n’est pas disponible. La dose usuelle est de 0,6 millions d’unités pour les enfants de moins de 10 ans et 1,2 millions d’unités pour les plus de 10 ans. Table 3. Doses d’azithromycine recommandées en fonction de l’âge ÇJH DQQpHV <6 6–9 10–15 > 15  

'RVHWRWDOH PJ 500 1000 1500 2000

Nb de comprimés 1 2 3 4

6LURS PO 12.5

POG¶XQÀDFRQGHRXPOGH=LWKURPD[FRQWLHQQHQWPJ L’azithromycine n’est pas recommandée en-dessous de 6 ans

5.

La stratégie d’éradication

La stratégie d’éradication comportera quatre composantes :

Composante No 1. Traitement à grande échelle Comme mesure initiale, le traitement de la population tout entière d’une communauté où le pian est endémique : l’idée est de couvrir le plus possible de cas cliniquement actifs et de contacts (cas en incubation ou latents) qui pourraient devenir ultérieurement des cas infectieux. Des enquêtes réitérées au moins tous les 3 à 6 mois (en fonction de la population, des communautés et de la couverture initiale) jusqu’à ce que l’on ne signale plus aucun cas, avec soit un traitement total ciblé, soit un traitement de la communauté tout entière si la couverture du traitement initial GHODFRPPXQDXWpWRXWHQWLqUHHVWVLO·DFFqVDX[FRPPXQDXWpVG·HQGpPLHHVWGLIÀFLOHHW également pour éviter d’avoir à revenir trop souvent pour traiter d’éventuels cas nouveaux. Ces enquêtes répétitives sont reprises systématiquement tous les 3 mois dans les villages déjà traités lorsque la présence aux séances de traitement n’a pas été maximale (faible couverture); dans OHFDVFRQWUDLUHXQHSpULRGLFLWpGHPRLVHVWFRQVLGpUpHFRPPHVXIÀVDQWHHWFRPPRGH G·DSUqV l’expérience tirée de la campagne d’éradication du pian menée à Nsukka, au Nigeria, dans les années 1950).10 9

International Trachoma Initiative. Zithromax in the elimination of blinding trachoma : a programme manager’s guide. 'HFDWXU*pRUJLH pJDOHPHQWGLVSRQLEOHVXUOHVLWHVXLYDQWKWWSZZZWUDFKRPDRUJVLWHVGHIDXOW¿OHV guidesandmanuals/Zithromax%20manager’s%20guide.pdf 10 Zahra A. Yaws eradication campaign in Nsukka division, eastern Nigeria - a preliminary review. Bulletin de l’Organisation mondiale de la Santé, 1956; 15: 911-935.

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

Composante No 2. Intervention du système de santé (en complément du traitement jJUDQGHpFKHOOH Traitements effectués après le traitement initial de la communauté tout entière et entre les enquêtes répétitives. Les établissements de soins situés dans les zones d’endémie (s’il en existe) disposeront de réserves d’azithromycine (ou de benzathine pénicilline) qui leur permettent de mettre en œuvre un traitement total ciblé pour faire face : % aux cas diagnostiqués lors d’une consultation dans un établissement de soins (voir l’annexe 4) et à leurs contacts ; % aux cas reconnus dans la communauté par des relais communautaires ; % jWRXWHÁDPEpHRXjWRXVFDVD\DQWpFKDSSpDXWUDLWHPHQWjJUDQGHpFKHOOH

Composante No 3. Mesures de soutien essentielles % formation du personnel de santé au diagnostic et au traitement des cas, à la surveillance, à la promotion de la santé et à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie ; % formation des maîtres d’école et des relais communautaires pour leur apprendre à reconnaître les cas et les adresser aux services de santé, à prêter leur concours à la promotion de la santé et aux activités thérapeutiques ; % information, éducation et communication ; promotion de la santé dans les communautés et les écoles ; % SDUWLFLSDWLRQGHODFRPPXQDXWpHWHQJDJHPHQWGHVFKHIVHWDXWUHVSHUVRQQHVLQÁXHQWHV % un système de surveillance classique (voir les annexes 4 et 5).

Composante No 4. Recherche opérationnelle Tests sérologiques : utilisation optimale des tests tréponémiques et non tréponémiques dans l’éradication du pian.

6.

Mise en œuvre de la stratégie d’éradication

/RUVGHODSODQLÀFDWLRQHWGHODPLVHHQ±XYUHGHODVWUDWpJLHG·pUDGLFDWLRQGXSLDQOHVSURJUDPPHV nationaux de lutte contre le pian peuvent rechercher, avec d’autres programmes, s’il existe des possibilités de collaboration synergistique dans certains secteurs, comme la logistique par H[HPSOH2QQHPDQTXHSDVG·H[SpULHQFHSRXUFHTXLHVWGHSODQLÀHUO·DGPLQLVWUDWLRQPDVVLYHGH médicaments ou des campagnes de vaccination dans différents pays et les programmes de lutte contre le pian devront collaborer avec les programmes en question et s’inspirer de leur action. Parfois, cette collaboration fonctionne mieux au niveau du district ou du village. À ce stade de l’éradication, il n’est pas recommandé d’administrer de l’azithromycine lors de l’administration massive d’autres médicaments.

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

 ,GHQWLÀFDWLRQHWFDUWRJUDSKLHGHVFRPPXQDXWpVHWGHVYLOODJHVWRXFKpV ,OIDXWLGHQWLÀHUOHVYLOODJHVWRXFKpV V·LOVQHVRQWSDVGpMjFRQQXV VXUODEDVHGHVpOpPHQWVVXLYDQWV données tirées de la littérature ; examen des dossiers des établissements de soins; rapports émanant des communautés et des districts; contiguïté géographique avec une zone d’endémie pianique UHFRQQXH3RXUFKDTXHYLOODJHG·HQGpPLHLOIDXWVWUDWLÀHUODSRSXODWLRQSDUJURXSHVG·kJH DQV DQVDQVHW•DQV HWGpWHUPLQHUOHVFRRUGRQQpHVJpRJUDSKLTXHVSDU*36GHPDQLqUH à ce que tous les villages en question puissent être cartographiés en vue du suivi. Dans le cas de villages pour lesquels les informations relatives au pian sont limitées, on procédera jGHVHQTXrWHVFOLQLTXHVHWVpURORJLTXHVGHUpIpUHQFHFKH]OHVHQIDQWVGHPRLQVGHDQVDÀQ de déterminer quelle est la charge de morbidité pianique. Cette fois aussi, il faudra déterminer les coordonnées géographiques par GPS de manière à pouvoir cartographier tous les villages d’endémie.

 3ODQLÀFDWLRQORJLVWLTXHHWÀQDQFLqUH /DORJLVWLTXHHWOHÀQDQFHPHQWGHYURQWrWUHSODQLÀpVGqVOHGpEXW/HVGLUHFWHXUVGHSURJUDPPH devront veiller à acquérir des moyens de transport, des médicaments, des tests sérologiques, du PDWpULHOGHFRPPXQLFDWLRQHWFHQTXDQWLWpVXIÀVDQWHSRXUDVVXUHUODERQQHPDUFKHGHVDFWLYLWpV prévues. Il est essentiel, pour la stratégie d’éradication, de prévoir et de distribuer correctement les médicaments.

6.3

Action de sensibilisation auprès des parties prenantes

Une action de sensibilisation est indispensable pour attirer l’attention et obtenir le soutien des communautés d’endémie, des responsables politiques locaux, des pouvoirs publics locaux et QDWLRQDX[GHVRUJDQLVPHVGHÀQDQFHPHQWHWDXWUHVVHFWHXUVFRQFHUQpVFRPPHO·HQVHLJQHPHQW et le développement rural. Il y a diverses façons de procéder pour obtenir ce soutien, selon le contexte local et national.

6.4

Amélioration des compétences et formation

Le personnel de santé doit être formé aux aspects de l’éradication du pian qui relèvent de la clinique HWGHODVDQWpSXEOLTXH3DUPLOHVDVSHFWVFOLQLTXHVÀJXUHQWOHGLDJQRVWLFHWOHWUDLWHPHQWGHFKDTXH cas, les tests sérologiques ainsi que le suivi des patients en vue de rechercher tout évènement indésirable et de contrôler la guérison des lésions. Ceux qui relèvent de la santé publique englobent OHVREMHFWLIVGXSURJUDPPHODSODQLÀFDWLRQODPLVHHQ±XYUHDLQVLTXHOHVXLYLHWO·pYDOXDWLRQGHV activités d’éradication. Les agents de santé de village et les maîtres d’école doivent également être formés à rechercher les cas suspects et à les envoyer dans un établissement de soins pour se faire traiter. Il faut également leur apprendre comment apporter leur appui aux activités déployées pour le traitement de la communauté tout entière. En fonction du contexte national, les agents de santé de village ou les distributeurs communautaires de médicaments pourraient participer au traitement de la communauté au moyen d’azithromycine et aider également à rechercher toute personne qui aurait échappé au traitement de la communauté tout entière, de manière à ce que cette dernière soit traitée sans délai.

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

 0RELOLVDWLRQGHODFRPPXQDXWpHWSODQLÀFDWLRQFRPPXQDXWDLUH Pour obtenir une couverture maximale, il est essentiel d’apprendre à la communauté quel est l’objet des activités d’éradication du pian. Lors des réunions avec la communauté, il faudra s’entendre sur la date à laquelle ces activités seront menées et il faudra indiquer avec clarté que cette dernière - et notamment ses chefs et autres responsables - joue un rôle central et en quoi il consiste. Il importe de souligner que si chacun est traité une fois, la maladie sera éradiquée de la communauté, mais que si certains ne sont pas traités ils constitueront pour elle un risque permanent. Des cartes, brochures HWGHVDIÀFKHVLOOXVWUpHVSHUPHWWDQWGHUHFRQQDvWUHODPDODGLHGRLYHQWrWUHODUJHPHQWGLVWULEXpHV GDQVFKDTXHFRPPXQDXWpHWGDQVOHVpFROHVDÀQGHIDLUHSUHQGUHFRQVFLHQFHGXSUREOqPH/HV radios locales pourront être utilisées pour communiquer des informations au sujet du pian et indiquer les dates du traitement communautaire.

6.6

Traitement de la communauté tout entière

Lors du traitement de la communauté tout entière, 100 % des membres de la population qui remplissent les conditions requises doivent être traités pour garantir une interruption rapide de la transmission. Pour pouvoir traiter les personnes absentes lors de ce traitement de masse, on devra procéder différemment et notamment faire appel aux agents de santé de villages ou aux distributeurs communautaires de médicaments. Les autres maladies courantes qui seraient observées au cours de ce traitement à grande échelle GHYURQWrWUHQRWpHVjSDUWWUDLWpHVGDQVODPHVXUHGXSRVVLEOHHWQRWLÀpHV

6.7

Recherche et traitement des cas et des contacts entre les campagnes thérapeutiques

Dans le cadre de la composante No 2 de la stratégie d’éradication, le personnel de santé doit continuer à rechercher les cas et à les traiter. Les relais communautaires (distributeurs communautaires de médicaments) auront un rôle capital à jouer qui consistera à détecter promptement tout cas de pian et à prévenir l’établissement de soins le plus proche. Ils devront effectuer des visites porte à porte pour informer les gens et rechercher les cas suspects. Les autres maladies courantes qui seraient observées au cours des traitements à grande échelle et GHVWUDLWHPHQWVGHVXLYLGHYURQWrWUHQRWpHVjSDUWWUDLWpHVGDQVODPHVXUHGXSRVVLEOHHWQRWLÀpHV

6.8

Suivi et surveillance du traitement

%LHQTXHO·HIÀFDFLWpGHO·D]LWKURP\FLQHXWLOLVpHSRXUOHWUDLWHPHQWjJUDQGHpFKHOOHVRLWpWDEOLHLO IDXWTXHOHVSURJUDPPHVQDWLRQDX[V·DVVXUHQWGHVRQHIÀFDFLWpSRXUO·pUDGLFDWLRQGXSLDQQRWHQW les échecs thérapeutiques, les cas de pharmacorésistance ainsi que tout événement indésirable grave. Ces informations doivent être régulièrement communiquées à l’OMS.

6.9

Systèmes de surveillance classiques et centralisés

/·pUDGLFDWLRQGXSLDQQpFHVVLWHXQV\VWqPHGHVXUYHLOODQFHULJRXUHX[HWFKDTXHFDVGRLWrWUHQRWLÀp 7RXWHVOHVGRQQpHVVHURQWFHQWUDOLVpHVDXVLqJHGHO·206HWSXEOLpHVHQOLJQHDÀQTX·HOOHVVRLHQW accessibles à tous. Des formulaires standardisés (voir les annexes 4 et 5 et consulter le site www. who.int/yaws) seront utilisés dans tous les pays d’endémie pianique pour l’enregistrement et la QRWLÀFDWLRQGHVDFWLYLWpVGHOXWWHFRQWUHOHSLDQ

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

,OIDXGUDPHWWUHHQSODFHXQV\VWqPHGHVXUYHLOODQFHVROLGHDXQLYHDXGHVYLOODJHVDÀQGHGpWHFWHU HW GH QRWLÀHU FKDTXH FDV ,O HVVHQWLHO G·pWDEOLU XQH VXUYHLOODQFH WUDQVIURQWDOLqUH HW GH QRWLÀHU UDSLGHPHQWOHVFDVDX[DXWRULWpVVDQLWDLUHV­FHWWHÀQGHVpFKDQJHVUpJXOLHUVGRLYHQWpJDOHPHQW avoir lieu par le canal de réunions d’information et d’examen impliquant différents pays ou les districts frontaliers.

6.10 Collaboration intersectorielle et interprogrammatique Il faut maintenir une coordination étroite entre le secteur sanitaire et les autres secteurs, compte tenu de la situation locale et nationale. Le secteur de l’enseignement est un partenaire naturel de la lutte contre le pian car plus de 75 % des personnes qui en souffrent sont des enfants de moins de 15 ans. Il faudrait étudier au cas par cas les possibilités de collaboration avec les autres programmes de lutte contre la maladie.

6.11

Supervision et suivi de soutien

L’éradication d’une maladie nécessite une supervision et un suivi attentifs à tous les niveaux. Les autorités des dictricts et sous-districts doivent suivre de très près les activités menées dans les villages d’endémie. Le suivi des activités programmatiques se fera par le biais : % GHQRWLÀFDWLRQVPHQVXHOOHVGHVFDVGDQVFKDTXHFRPPXQDXWpG·HQGpPLH V·LOQ·\DDXFXQ cas, il faut également le signaler), % de rapports sur le dépistage actif des cas, % de réunions d’examen, % d’évaluations indépendantes effectuées par un groupe spécial national.

6.12 Structures pour l’éradication du pian au niveau des pays et au niveau mondial Au niveau national, chaque pays d’endémie pourra envisager de constituer : % un programme national d’éradication du pian dans le cadre du programme national de lutte contre les MTN, % un groupe spécial national chargé d’émettre des avis techniques et d’assurer la conduite stratégique des activités d’éradication, % XQHpTXLSHQDWLRQDOHGHYpULÀFDWLRQFKDUJpHG·XQHSUHPLqUHYpULÀFDWLRQGHO·LQWHUUXSWLRQ locale de la transmission. 2QWURXYHUDjODÀJXUHXQHVWUXFWXUHHQYLVDJHDEOHSRXUOHSURJUDPPHG·pUDGLFDWLRQGXSLDQDX niveau des pays. Au niveau mondial, le programme OMS d’éradication du pian mettra en place : % un comité consultatif chargé d’émettre des avis techniques et d’assurer la conduite stratégique des activités d’éradication, % XQ FRPLWp LQWHUQDWLRQDO GH YpULÀFDWLRQ TXL DXUD SRXU WkFKH GH FHUWLÀHU TXH OHV SD\V RQW rempli les critères d’interruption de la transmission.

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

Figure 2. Une structure envisageable pour l’éradication du pian

Ministère de la santé

Programme national d’éradication du pian Technique & programmatique

Équipe nationale de vérification Technique Technique

Groupe spécial national

Technique & stratégique

Comité international de vérification Technique

 9DOLGDWLRQHWFHUWLÀFDWLRQDXQLYHDXGHVSD\V Le groupe spécial national devra donner des avis et assurer la conduite stratégique de l’éradication du SLDQ/·pTXLSHQDWLRQDOHGHYpULÀFDWLRQFRPSRVpHG·H[SHUWVHQGHUPDWRORJLHVpURORJLHVRFLRORJLH HW VDQWp SXEOLTXH GHYUD FRQÀUPHU TXH OD WUDQVPLVVLRQ GX SLDQ HVW HIIHFWLYHPHQW LQWHUURPSXH ORUVTXHGDQVXQYLOODJHRXXQGLVWULFWGRQQpDXFXQFDVQ·DXUDpWpQRWLÀp,OIDXWSURFpGHUjFHWWH évaluation chaque année et trois ans de suite. Si l’on constate qu’il n’y a plus aucun cas et que les tests sérologiques effectués sur les enfants de moins de 5 ans sont négatifs, il faudra prendre FRQWDFW DYHF O·206 SRXU REWHQLU O·DVVLVWDQFH GX &RPLWp LQWHUQDWLRQDO GH YpULÀFDWLRQ 3RXU OHV enquêtes sérologiques, on pourra éventuellement s’inspirer, en l’adaptant, du protocole utilisé par le programme indien d’éradication du pian (annexe 6 et www.who.int/yaws).

6.14 Indicateurs essentiels Les interventions contre le pian peuvent avoir un impact visible sur les communautés en relativement peu de temps (environ 6 mois). Théoriquement, si chaque membre d’une communauté d’endémie (cas et contacts) est traité une fois par l’azithromycine, la transmission devrait être interrompue. /·LQGLFDWHXUSULPDLUHHVWOHQRPEUHGHFDVQRXYHDX[TXLVRQWQRWLÀpVPHQVXHOOHPHQWGDQVXQH communauté. /·LQGLFDWHXUVHFRQGDLUH correspond à la couverture du traitement. 9DOLGDWLRQGHSULQFLSH. Pour faire la preuve qu’en situation réelle l’administration d’une dose unique d’azithromycine donne satisfaction pour un traitement à grande échelle, les participants à la consultation sont convenus d’effectuer une étude de validation comportant un suivi approfondi et minutieux qui sera mis en œuvre dans des lieux déterminés de six pays. Les enseignements de cette pWXGHVHURQWPLVjSURÀWSRXUDGDSWHUOHVSROLWLTXHVHWOHVVWUDWpJLHVSURSRVpHV/HVVLWHVUHWHQXV sont le district sanitaire de Lomie au Cameroun, le district de West Akim au Ghana, le district de Timor Tengah Selatan en Indonésie, l’île de Lihir en Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Îles Salomon et la province de Tafea au Vanuatu.

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

7. 7.1

Recommandations des participants à la réunion Pays d’endémie

1. Les pays où le pian est actuellement endémique doivent prendre les dispositions nécessaires SRXUpYDOXHUO·DPSOHXUUpHOOHGHODPDODGLHGHPDQLqUHjSRXYRLUSODQLÀHUHWPHWWUHHQ±XYUH les activités destinées à interrompre la transmission d’ici 2020. 2. Pour réaliser l’éradication, les pays pourraient constituer des groupes spéciaux nationaux chargés de conduire les activités. 3. Les pays pourraient étudier les possibilités de collaboration avec les programmes de lutte contre les autres MTN dans des domaines tels que la formation, l’enseignement, l’information, O·pGXFDWLRQ HW OD FRPPXQLFDWLRQ DLQVL TXH O·LGHQWLÀFDWLRQ GHV SRSXODWLRQV j ULVTXH $ FH stade, l’administration du traitement en même temps que celle d’autres traitement n’est pas recommandée. 4. Les pays où le pian était endémique dans les années 1950 et dont la situation épidémiologique actuelle n’est pas connue, doivent déterminer si la maladie est présente ou absente et informer l’OMS de leur situation actuelle.



3DUWHQDLUHVÀQDQFLHUV

Les donateurs et les organisations non gouvernementales devraient aider l’OMS et les ministres de la santé des pays d’endémie à mettre en œuvre le plan approuvé pour éradiquer la maladie.

7.3

Institutions universitaires et centres de recherche

Les institutions universitaires et les centres de recherche devraient apporter leur contribution aux recherches nécessaires pour atteindre l’objectif ultime que constitue l’éradication du pian.

7.4

Organisation mondiale de la Santé

1. Publier et diffuser les recommandations formulées par les participants à la réunion. 2. Montrer la voie et mobiliser des ressources pour éradiquer le pian d’ici 2020. 3. Aider les pays d’endémie à préparer et à réviser leurs plans d’éradication du pian à la lumière des conclusions de la réunion.  'RQQHUGHVFRQVHLOVWHFKQLTXHVDXSODQGHODPLVHHQ±XYUHGXVXLYLHWGHO·pYDOXDWLRQDÀQ d’interrompre la transmission du pian. 5. Préparer le matériel technique et les matériels d’information nécessaires pour appuyer les activités d’éradication menées dans les pays. 6. Organiser des réunions annuelles au niveau mondial ou régional à l’intention des pays G·HQGpPLHSLDQLTXHHWGHVSDUWHQDLUHVDÀQGHIDLUHOHELODQGHVSURJUqVYHUVO·pUDGLFDWLRQ 7. Mettre en place une instance indépendante chargée de suivre les efforts d’éradication et de YpULÀHUO·LQWHUUXSWLRQGHODWUDQVPLVVLRQ

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

Annexe 1. Ordre du jour de la réunion Premier jour Présidence : David Mabey Horaire 09:00-10:30 Présentation Allocution de bienvenue Présentation des participants Nomination du président et des rapporteurs Historique, objectifs et résultats attendus Pause 6LWXDWLRQGXSLDQGDQVOHV5pJLRQV206GHO¶$VLHGX6XG(VWGX3DFL¿TXH occidental et de l’Afrique (15 min pour chacune + 15 min de débats) Situation du pian au Ghana, en Indonésie et au Vanuatu (15 min pour chaque pays + 15 min de débats) Pause Situation du pian au Cameroun, au Congo et en République centrafricaine (15 min pour chaque pays + 15 min de débats) Étude sur l’azithromycine à Lihir (Papouasie-Nouvelle-Guinée) et plans pour l’île (20 min + 10 min de débats) 15:30-16:00 16:30-17:00 Pause Étude sur l’azithromycine au Ghana : rapport d’avancement (20 min + 10 min de débats) Cynthia Kwakye Points focaux nationaux Représentants des Régions Points focaux nationaux Jean Jannin

Kingsley Asiedu

10:30-11:00 11:00-12:00 12:00-13:00 13:00-14:00 14:00-15:30

Oriol Mitja

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

Deuxième jour Présidence : Lasse Vestergaard 09:00-10:30 Tests sérologiques pour faciliter la lutte contre le pian (20 min + 10 min de débats) Le pian en Inde: déroulement des opérations d’éradication (20 min+10 min de débats) 10:30:11:00 11:00-12:30 Pause 'p¿QLWLRQGHVWHUPHV Éradication Échec thérapeutique Traitement à grande échelle Politique antérieure et proposition d’une nouvelle politique Couverture Fréquence Quand mettre un terme au traitement à grande échelle &ULWqUHVHWSURFpGXUHGHFRQ¿UPDWLRQ Clinique Sérologique Pause Discussions au sujet de la mise en œuvre ,GHQWL¿FDWLRQGHVIR\HUVG¶HQGpPLH Traitement régulier à grande échelle des populations touchées Études d’impact après le traitement à grande échelle Surveillance de l’innocuité des médicaments et de la pharmacorésistance Formation, information, éducation et communication 6\VWqPHGHFROOHFWHHWGHQRWL¿FDWLRQGHVGRQQpHV Recherche opérationnelle Mise en œuvre en même temps que les autres traitements médicamenteux de masse contre les MTN Pause Débat sur la mise en œuvre (suite) Tous les participants André Meheus Yaw Adu-Sarkodie

Rajendra Panda

12:30-14:00 14:00-15:30

15:30-16:00 16:30-17:00

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

Troisième jour Présidence : Yaw Adu-Sarkodie 09:00-10:30 Logistique Azithromycine Tests sérologiques Information, éducation et communication; formation Documents Transport Domaines de collaboration avec d’autres programmes/ réseaux Trachome 10:30-11:00 11: 00-12:00 Pause Donateurs et partenaires potentiels pour la lutte contre le pian Niveau mondial Niveau régional Niveau des pays Pause Conclusions, recommandations et étapes suivantes Clôture Tous les participants Tous les participants

Silvio Mariotti

12:00-13:00 13:00-15:00

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Annexe 2. Liste des participants Professor Yaw Adu-Sarkodie

Department of Clinical Microbiology, School of Medical Sciences, Kwame Nkrumah University of Science and Technology, Kumasi, Ghana Tel: +233 244 925 452, Email: sax@ghanatel.com.gh Dr Nsiire Patrick Agana

National Yaws Eradication Programme, Ghana Health Service, Box 493, Disease Control and Prevention Department, Korle-Bu - Accra, Ghana Tel: +233 244 292170, Email: agana.nsiire@gmail.com Dr Aditya Prasad Dash

:RUOG+HDOWK2UJDQL]DWLRQ6RXWK(DVW$VLD5HJLRQDO2IÀFH1HZ'HOKL,QGLD Tel: +911123370804, Email: dasha@searo.who.int Dr David Fegan

Unit 17, 331 Gregory Terrace, Springhill, Brisbane, Queensland 4000, Australia Tel: +61 7 38313985, Email: djfegan@gmail.com Dr Charles Knirsch

&OLQLFDO$IIDLUV+HDG6SHFLDOW\7KHUDSHXWLFV3À]HU,QF(DVWQG6WUHHW1HZ<RUN1< 10017, United States of America 7HO7HO(PDLOFKDUOHVNQLUVFK#SÀ]HUFRP Dr Jacob Kool

&RPPXQLFDEOH'LVHDVHV3DFLÀF7HFKQLFDO6XSSRUW'LYLVLRQ:RUOG+HDOWK2UJDQL]DWLRQ/HYHO Provident Plaza One, PO Box 113, Suva, Fiji Tel: +679-323 4115, Mobile: +679-999 3091, Satellite: +8816 2242 1446, Email: koolj@wpro.who.int Dr Cynthia Kwakye

Ga West Municipal Health Directorate, Ghana Health Service, Amasaman, Accra, Ghana Tel: +233244121272, Email: cindykwakye@yahoo.com Professor David Mabey

Clinical Research Department, London School of Hygiene and Tropical Medicine, Keppel Street, WC1E 7HT London, United Kingdom Tel: +44 207 927 2297, Email: david.mabey@lshtm.ac.uk Mr John Maurice

Science writer/editor, 62, rue du Grand Pré, 01630 Challex, France Tel.: +334 50 56 44 07; Tel. mobile +41 79 362 3145; Email: john.maurice@orange.fr Professor André Meheus

University of Antwerp, Campus Drie Eiken, Universiteitsplein 1, B-2610 Antwerp, Belgium Tel: +32 3 820 2523/15, Fax: +32 3 820 2875, Email: andre.meheus@ua.ac.be, emmy.engelen@ ua.ac.be Dr Oriol Mitja

Department of Medicine, Lihir Medical Center, PO Box 34, Lihir Island, NIP, Papua New Guinea Tel: +675 9867188, Tel: +34 619741277 (Spain), Email: oriolmitja@hotmail.com

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Dr Earnest Njih

National Leprosy, Buruli Ulcer, Yaws and Leishmaniasis Control Programme, Ministry of Public Health, Yaoundé, Cameroon Tel: +237 74056874, Tel: +237 96771921, Tel: +237 22213992, Email: enjih2000@yahoo.com, enjih2000@gmail.com Dr Damas Obvala

Programme national de lutte contre l’ulcère de Buruli, Ministère de la Santé publique, 17 rue Gampourou, Mikalou 2, Brazzaville, Congo Tel: +242 06 666 59 76, Fax: +242 94 17 26, Email: damas_obvala@yahoo.fr Dr Rajendra Panda

NCDC Branch, Ministry of Health and Family Welfare, Dharampura-1, Jagdalpur, District Bastar, Chattishgarh-494005, India Tel: +91 7782 229166, Mobile: +91 9425261282, Fax: +91 7782-229166, Email: nicdjdpr@yahoo.com, nicdjdpr@gmail.com Mr Andrea Rinaldi

Freelance journalist and science writer, Via Sassari, 50, 09030 Elmas (CA), Italy Email: rinaldi.ac@gmail.com Dr Issa Sanou

2SHUDWLRQDO5HVHDUFKRQ17'V:RUOG+HDOWK2UJDQL]DWLRQ5HJLRQDO2IÀFHIRU$IULFD%UD]]DYLOOH Congo Email: sanoui@afro.who.int Dr Lasse Vestergaard

&RPEDWLQJ&RPPXQLFDEOH'LVHDVHV:RUOG+HDOWK2UJDQL]DWLRQ:HVWHUQ3DFLÀF5HJLRQDO2IÀFH Manila, Philippines Tel: +678 27683, Email: vestergaardl@wpro.who.int Dr Christina Widaningrum

National Leprosy and Yaws Programme, Ministry of Health, Jakarta, Indonesia Tel: +6221 4215845, Email: ning.inolep@gmail.com Mrs Marie Woleg

Department of Public Health, Ministry of Health, PMB 9009, Port Vila, Vanuatu Tel: +678 22512 / 678 7741989, Email: mwoleg@vanuatu.go

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

Annexe 3. Résumé des communications Bureaux régionaux de l’OMS %XUHDXUpJLRQDOGHO¶$VLHGX6XG(VW Le Dr A.P. Dash, conseiller régional pour les maladies à transmission vectorielle, a fait un tour d’horizon sur la situation du pian dans la Région de l’Asie du Sud-Est. Depuis que l’Inde est parvenue à éliminer la maladie en 2006, les seuls pays où le pian reste endémique sont l’Indonésie et le Timor-Leste. Le succès obtenu par l’Inde s’explique par un engagement à haut niveau des SRXYRLUVSXEOLFV(QO·,QGRQpVLHDQRWLÀpFDVPDLVODVLWXDWLRQDX7LPRU/HVWHHVW confuse avec 500 à 1000 cas attendus chaque année. Le Timor-Leste est un pays nouveau où le système de santé publique présente encore des faiblesses. L’objectif de la Région qui était d’éliminer OHSLDQHQDpWpUHYXORUVG·XQHUpXQLRQRUJDQLVpHÀQDX7LPRU/HVWHHWODQRXYHOOHGDWH butoir régionale est désormais l’année 2020. %XUHDXUpJLRQDOGX3DFL¿TXHRFFLGHQWDO Le Dr Lasse Vestergaard a exposé la situation passée et présente du pian dans la Région. Avant les campagnes des années 1950, la charge de morbidité pianique y était importante. Ces campagnes ont permis d’éliminer le pian dans un grand nombre de pays et on a longtemps pensé que la maladie avait disparu de la Région. &HSHQGDQWHQRQDFRPPHQFpjQRWLÀHU des cas en Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans les Îles Salomon et au Vanuatu, et ces pays sont encore des pays d’endémie à ce jour.11 On ignore quel est le nombre exact de cas dans ces pays ÀJXUH$ FDUOHVGRQQpHVUHSRVHQWVXUODVXUYHLOODQFHV\VWpPDWLTXHHWGHVUDSSRUWVRIÀFLHX[ Le pian n’est pas une maladie à déclaration obligatoire dans la Région. De plus, c’est une maladie qui est mal connue du personnel de santé et une formation s’impose dans le cadre des efforts nouvellement déployés en vue de son éradication au niveau mondial. Il y a des pays et des donateurs qui n’apprécient guère le principe des traitements de masse et il faudrait trouver le moyen de faire LQWHUYHQLUOHV\VWqPHGHVDQWp ORUVTX·LOH[LVWH G·XQHPDQLqUHHIÀFDFHSRXUSDUYHQLUjO·pUDGLFDWLRQ Le Dr Shin Young-soo (Directeur régional) est déterminé à éradiquer le pian de la Région. )LJXUH $ 'LVWULEXWLRQ GX SLDQ GDQV OD 5pJLRQ GX 3DFLÀTXH occidental, de 1990 à aujourd’hui Prévalence du pian > 10 % Prévalence du pian 5-10 %

11

http://www.ncbi.nih.gov.pmc.articles/PMC3253475/pdf/JTM2011-642832.pdf

20

RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

%XUHDXUpJLRQDOGHO¶$IULTXH Le Dr Issa Sanou, qui s’occoupe de la recherche sur les maladies tropicales négligées(MTN) au Bureau régional de l’Afrique, a fait un exposé général sur ces maladies dans la Région et indiqué quelle était actuellement la situation du pian. Il y au total 11 MTN qui sont présentes dans la Région, notamment des tréponématoses endémiques comme le pian et OHEpMHO ÀJXUH$ TXLVRQWWUDLWpHVGDQVOH cadre de la prise en charge des cas. L’objectif visé est l’élimination de ces maladies qui sont Charge de e morbidité inconnu invalidantes et mutilantes et sont une cause de stigmatisation dans les populations pauvres, principalement en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. On ne sait pas quelle est l’ampleur réelle du pian mais il est en tout cas endémique dans neuf pays : Bénin, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Ghana, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Sierra Leone et Togo. La syphilis endémique (béjel) est présente au Burkina Faso et au Tchad. Figure A3.2 Distribution du pian et du béjel en Afrique AFRIQUE

10o de lat Nord

Pays où le béjel est endémique : 5

Pays où le pian est endémique : 13

10o de lat Sud

Pays où pian et béjel sont endémiques : 2 Pays exempts d’endémie : 26

Pays qui ne font pas partie d’Afro

,OVHPEOHTXHOH*KDQDVRLWOHSD\VOHSOXVWRXFKpSDUO·HQGpPLHDYHFSOXVGHFDVQRWLÀpV chaque année. Trois pays (Cameroun, Congo et Ghana) disposent de programmes de lutte contre OHSLDQ/H'U6DQRXDLQGLTXpOHVSRVVLELOLWpVTXLV·RIIUHQWSRXULQWHQVLÀHUO·pOLPLQDWLRQGHFHV maladies dans la Région : intérêt manifesté par les responsables politiques et les donateurs à l’égard des MTN, progrès accomplis dans d’autres régions du monde, et nouveau traitement (par l’azithromycine qui peut être utilisée en chimiothérapie préventive). Il a exposé le plan stratégique régional 2011-2015 de lutte contre les MTN et fait observer qu’il était important que l’OMS donne des lignes directrices pour le traitement de masse contre le pian et le béjel.

Communication des pays ,QGH Le Dr Rajendra Panda, sous-directeur (médical) au Centre national de lutte contre la maladie, Ministère de la santé et du bien-être familial, a exposé les résultats de la surveillance sérologique et clinique détaillée mise en place depuis que l’Inde a déclaré le 19 septembre 2006 qu’elle avait éliminé le pian. Un système de récompense en espèces, qui est parfois utilisé au cours des phases ultimes d’un SURJUDPPHG·pUDGLFDWLRQDpWpPLVVXUSLHGSRXUHQFRXUDJHUODQRWLÀFDWLRQYRORQWDLUHGHWRXWFDV suspect. En Inde, une somme de 5000 Rs (environ 100 USD) est remise aux membres du personnel GHVDQWpSRXUXQFDVFRQÀUPpHWXQHVRPPHGH5V HQYLURQ86' DXSUHPLHUQRWLÀFDWHXU de ce cas. Au mois de septembre Figure A3.3 Les nouveaux cas de pian en Inde entre 1996 et 2011 2011, on ne comptait plus aucun 4000 3571 cas de pian et les tests sérologiques 3500 3000 effectués sur des enfants de moins 2500 de 5 ans n’indiquaient pas non 2000 Déclaration plus de signes de transmission de l’élimination 1500 ÀJXUH$ 8QUDSSRUWFRPSOHW Séro-surveillance 1000 735 667 (résultats négatifs) 664 sur ce succès remporté par ’l’Inde 467 500 313 281 46 0 0 0 0 a été publié en 2008 dans le Relevé 0 0 0 0 0 épidémiologique hebdomadaire.12 Année Nombre de cas 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 Sept Ministère indien de la santé

12

http://www.who.int/wer/2008/wer8315.pdf

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

,QGRQpVLH Le Dr Christina Widaningrum, Directrice du Programme national de lutte contre la lèpre et le pian au Ministère de la Santé, a exposé la situation du pian et les efforts qui sont consentis pour l’éliminer. En Indonésie, les activités de lutte contre la lèpre et le pian sont regroupées au sein d’un seul et même programme, ce qui permet une utilisation rationnelle des ressources destinées à combattre ces deux maladies, qui sont présentes dans des zones rurales écartées. Le nombre de cas GpSLVWpVHQHVWLQGLTXpVXUODÀJXUH$HWODGLVWULEXWLRQJpRJUDSKLTXHVXUODÀJXUH A3.5. La plupart des cas se trouvent dans la partie orientale du pays. Les stratégies utilisées pour l’élimination du pian reposent sur la sensibilisation, le renforcement de la surveillance (y compris sous la forme d’enquêtes sérologiques), l’amélioration des compétences, l’information, l’éducation et la communication, le dépistage des cas, le traitement des cas et des contacts, ainsi que le suivi et l’évaluation. Certains des problèmes rencontrés par le programme tiennent notamment à la GLIÀFXOWpG·DWWHLQGUHOHVFRPPXQDXWpVG·HQGpPLHTXLVRQWpSDUSLOOpHVVXUXQJUDQGQRPEUHGH SHWLWHVvOHVjO·XWLOLVDWLRQGHODEHQ]DWKLQHSpQLFLOOLQHTXLHVWGLIÀFLOHjDGPLQLVWUHUDX[HQIDQWVGDQV FHUWDLQHV]RQHVDLQVLTX·jXQVRXWLHQSROLWLTXHLQVXIÀVDQW )LJXUH$/HQRPEUHGHFDVGHSLDQQRWLÀpVHWVHVWHQGDQFHVHQ,QGRQpVLH 9000 8000 7000 Nombre de cas

8907

8309

6461 5099 3489

6000 5000 4000 3000 2000 1000 0 2001 2002 2003 2004 2005 2006 Année

6083

6128 5319

4987

3283 2112

2007

2008

2009

2010

2011

Figure A3.5 Distribution géographique du pian en Indonésie

Nord de Sumatra (4)

Célèbes centrales occidentale (29) MALAYSIA RIAU ISLANDS

Papouasie occidentale (132)

NA D

N SUMATERA

MALAYSIA E. KALIMANTAN GORONTALO RIAU W. KALIMANTAN N. SULAWESI N. MALUKU

W SUMATERA JAMBI C. KALIMANTAN B. BEL. W. SULAWESI S. KALIMANTAN S. SULAWESI LAMPUNG C. SULAWESI

S SUMATERA BENGKULU

SE. SULAWESI MALUKU

BANTEN

W. JAVA

C. JAVA E. JAVA BALI TIMORLESTE NTB NTT

Province à forte charge de morbidité Province à faible charge de morbidité Absence de cas Aucune information disponible

Nusa Tengara Timor (5263)

Sud-est des Célèbes (214)

Maluku (122)

Papouasie (867)

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

9DQXDWX Figure A3.6 Distribution du pian par province au Vanuatu, 1995-2010

Torba

Sanma

e P nama

Malampa Shefa

Number of cases < 1 00 100 - 499 500 - 999 1000 - 2499 > 2 500

Tafea

Madame Marie Woleg, Point focal pour le pian et Coordinatrice du Programme national IMCI au Ministère de la Santé, a présenté la situation de la maladie au Vanuatu. Les cas cliniques du pian sont V\VWpPDWLTXHPHQWQRWLÀpVGDQVOHV\VWqPHG·LQIRUPDWLRQ sanitaire national et l’on note une hausse du nombre des FDVDXFRXUVGHVFLQTGHUQLqUHVDQQpHV ÀJXUH$ /HV six provinces signalent des cas même si la prévalence varie fortement d’une province à une autre. La Province GH7DIHDHVWODSOXVWRXFKpH ÀJXUH$ 'HVFDPSDJQHV de traitement de masse ont été mises en œuvre dans les Provinces de Tafea en 1989 et de Sanma en 2001. Mais malgré le taux élevé de couverture thérapeutique atteint (> 90 %), des cas sont réapparus dans les deux provinces parce que les activités de surveillance et de suivi n’ont pas été mises en place.

Le Ministère de la Santé du Vanuatu est engagé dans la lutte contre ce problème grandissant que représente le pian dans le pays. Pour mieux comprendre l’étendue de la maladie, une analyse nationale de la situation du pian a été réalisée en 2011, avec des enquêtes nationales rapides auprès des ménages et des interviews des agents de santé effectuées lors de l’enquête nationale sur les indicateurs du paludisme. Les enquêtes auprès des ménages comprenaient : le dépistage clinique des lésions cutanées similaires au pian avec l’utilisation de prospectus illustrés, le test sérologique avec l’utilisation d’un test commercial rapide de la syphillis (anticorps anti-tréponémiques) auprès des enfants âgés de moins de 15 ans, et des interviews des chefs de famille sur l’historique du traitement du pian au cours des 12 mois précédents. /·pYDOXDWLRQDFRQÀUPpODIRUWHLQFLGHQFHGXSLDQGDQVFHUWDLQHV]RQHVGHOD3URYLQFHGH7DIHDHW sa présence avec un niveau d’endémicité plus faible dans certains foyers d’autres provinces. Alors que de nouvelles enquêtes pourront s’avérer nécessaires pour orienter les interventions contre le pian en dehors de la Province de Tafea, le Ministère de la Santé est en train d’envisager la meilleure stratégie pour s’attaquer au problème urgent que pose cette maladie. Cette stratégie devrait associer des campagnes de traitement de masse dans le cadre de la surveillance en cours, le dépistage, le renforcement des services de soins de santé primaires y compris la formation intégrée des agents de santé communautaires, l’amélioration des normes concernant l’eau et l’assainissement, et une meilleure connaissance de la maladie. )LJXUH$/HQRPEUHGHFDVGHSLDQQRWLÀpVDX9DQXDWX

Nombre de cas

Année

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

&DPHURXQ Figure A3.8 Distribution géographique du pian au Cameroun, 2010-2011

Le Dr Earnest Njih, Directeur du Programme national de lutte contre la lèpre, le pian, la leishmaniose et l’ulcère de Buruli au Ministère de la santé publique a décrit les activités récemment menées pour cartographier la distribution géographique du pian au Cameroun. Comme c’est le cas dans de nombreux pays, le pian ne constitue pas une priorité sanitaire au Cameroun HWODQRWLÀFDWLRQV\VWpPDWLTXHGHVFDVQ·HVWSDV exigée. Les campagnes thérapeutiques de masse qui ont été menées pendant les années 1950 ont tellement fait reculer la maladie qu’on en a conclu qu’elle avait disparu du pays. Il n’empêche TX·HQ  HW  GHV ÁDPEpHV GH SLDQ RQW été signalées dans la population autochtone (pygmées) du district sanitaire de Lomie. Ces incidents ont incité le ministère de la santé à inclure en 2009 le pian dans le programme de lutte contre la lèpre, la leishmaniose et l’ulcère du Buruli. Les activités menées jusqu’ici portent sur l’amélioration des compétences, l’organisation d’enquêtes d’évaluation rapide, la cartographie ainsi que le dépistage et le traitement des cas et des contacts. Ultérieurement, ces activités ont permis de dépister 789 cas suspects de pian en 2010 et 130 HQ7RXVFHVFDVRQWpWpWUDLWpV(QWUHHWFDVGHSLDQRQWpWpQRWLÀpVDX &DPHURXQ/HXUGLVWULEXWLRQJpRJUDSKLTXHHVWLQGLTXpHVXUODÀJXUH$ &RQJR

Figure A3.9 Distribution du pian au Congo

Le Dr Damas Obvala, Directeur du Programme national de lutte contre la lèpre, le pian et RCA l’ulcère de Buruli au Ministère de la santé et de la population, a dû quitter la réunion pour une LIKOUALA CAMEROUN urgence. La communication qu’il avait préparée est résumée dans ce qui suit. Il y a au Congo RDC SANGHA trois régions d’endémie (Lékoumou, Likouala GABON HW6DQJKDÀJXUH$ /LNRXDODpWDQWODSOXV sérieusement touchée. Le groupe le plus atteint par la maladie est constitué de populations autochtones (pygmées et babengas) qui vivent dans les régions de Likouala et de Sangha. Ces régions sont contiguës des foyers d’endémie du RDC Cameroun, de la République centrafricaine et de la République démocratique du Congo où vivent également des pygmées. Les pygmées vivent généralement dans des zones déshéritées où l’accès aux soins et aux écoles est limité, voire inexistant. Ce sont des populations migrantes qui vivent en forêt. Le dépistage et le traitement du pian sont intégrés aux activités de lutte contre la lèpre et de vaccination. En 2011, 197 cas ont été dénombrés et traités à l’occasion de campagnes de dépistage et de traitement; 36 % étaient des enfants et 64 % des adultes. Cet état de choses contraste avec la distribution par âge observée dans d’autres pays, où ce sont les enfants qui sont CUVETTE OUEST CUVETTE LEKOUMOU NIARI PLATEAUX BOUENZA POOL KOUILOU Brazzaville ANGOLA

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

les plus touchés. Les problèmes que soulève l’offre de soins aux populations de pygmées tiennent à l’inaccessibilité de ces communautés, au coût élevé des missions médicales auprès d’elles, à l’absence de services de santé susceptibles de coordonner les activités ainsi qu’au manque d’hygiène et à la promiscuité qui caractérisent la vie en forêt humide et favorisent le pian. *KDQD Le Dr Nsiire Agana, Directeur du programme national sur le pian, a exposé la situation épidémiologique de la maladie au Ghana. Des enquêtes réalisées en 2008 ont montré que la prévalence était de 0,681% chez les écoliers Prevalence et pouvait atteindre a20 % dans certaines collectivités rurales. Les taux annuels de       QRWLÀFDWLRQGHVFDVHQVRQWLQGLTXpV      au tableau A3.1. Les régions les plus affectées      sont les suivantes : régions Orientale, Centrale         et Occidentale, région de la Volta et région     $VKDQWL PDLV GHV FDV GH SLDQ VRQW QRWLÀpV chaque année dans la totalité des 10 régions ÀJXUH$ (QWUHHWLOQ·\DHX que 19 des 170 districts à ne pas signaler de cas GHSLDQORUVGHODQRWLÀFDWLRQV\VWpPDWLTXH WDEOHDX$ $XFXQFDVQ·DpWpREVHUYpGDQVOHV grandes aires métropolitaines d’Accra ou de Kumasi, ni dans nombre de districts de la région du Nord, soit en raison de la distribution annuelle de masse d’azithromycine qui a eu lieu en  SRXU OXWWHU FRQWUH OH WUDFKRPH VRLW SDUFH TXH OHV FDV GH SLDQ QH VRQW SDV QRWLÀpV Actuellement, le ministère de la santé agit plus activement pour surveiller et endiguer la maladie de manière à dépister rapidement les cas et les contacts et à les traiter sans délai. Au total, 28 000 cas RQWpWpQRWLÀpVHQHWHQ Figure A3.10 Distribution du pian au Ghana en 2009, d’après les données habituelles

7DEOH$7DX[GHQRWLÀFDWLRQGHVFDVSRXUKDELWDQWV*KDQD District Occidental Central Grand Accra Oriental Volta Ashanti Brong Ahafo Nord Ouest supérieur Est supérieur Ensemble des districts 2002 157 628 ---931 67 79 205 ---24 517 241 2003 293 501 12 516 360 71 133 ---5 14 189 2004 581 665 169 393 ---134 202 60 7 30 229 2005 224 172 13 141 584 55 69 55 4 10 120 2006 153 211 7 228 88 55 84 4 2 60 87 2007 153 194 10 415 283 47 63 5 7 41 113 2008 136 145 11 610 33 50 92 30 34 68 118 2009 191 368 20 376 301 85 54 16 6 37 150 2010 98 383 5 188 54 32 50 18 14 65 84

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

7DEOH$1RPEUHGHGLVWULFWVGX*KDQDTXLRQWQRWLÀpGHVFDVGHSLDQHQ Region Ashanti Brong Ahafo Centrale Orientale Grand Accra Nord Est supérieure Ouest supérieure Volta Occidentale Nb de districts 27 22 17 21 10 20 9 9 18 17 Nb de districts qui ont QRWLÀpVGHVFDVGHSLDQ 26 22 16 21 1 14 9 9 16 17

Autres communications 7UDFKRPH Le Dr Silvio Mariotti, médecin chargé de l’élimination du trachome cécitant au Siège de l’OMS, a brossé un tableau général du programme de lutte contre le trachome et de la stratégie SAFE. Il a indiqué les domaines de collaboration envisageables. La première étape consiste à déterminer comment les deux maladies se recouvrent géographiquement. La cartographie du trachome est à un stade avancé; il existe des cartes pour un certain nombre de pays qui peuvent être consultées sur le site Internet de l’OMS à l’adresse suivante : http://apps.who.int/neglected_diseases/ ntddata/trachoma.html. Il est prévu de poursuivre la cartographie du trachome et cela pourrait être l’occasion d’évaluer la situation du pian. 3URJUDPPHGHOXWWHFRQWUHOHWUDFKRPH 3¿]HU /H 'U &KDUOHV .QLUVFK UHVSRQVDEOH GHV TXHVWLRQV FOLQLTXHV GH OD VRFLpWp 3À]HU D GRQQp GHV LQGLFDWLRQVVXUODSDUWLFLSDWLRQGHFHWWHÀUPHDXSURJUDPPHG·pOLPLQDWLRQGXWUDFKRPHHWH[SULPp l’avis que les programmes consacrés respectivement au trachome et au pian pourraient tirer des enseignements de leur expérience mutuelle. D’importants programmes de traitement de masse ont été organisés pour combattre ces deux maladies aux premiers temps de l’apparition des DQWLELRWLTXHV7RXWHIRLVORUVTXHO·RQV·DFKHPLQHYHUVODÀQG·XQSURJUDPPHYHUWLFDOLOIDXWGRQQHU davantage d’importance à la composante horizontale, sans quoi la maladie va réapparaître et une pharmacorésistance risque de se manifester. Le programme est passé d’une approche tout à fait verticale à davantage d’intégration dans le cadre du Groupe spécial pour la survie de l’enfant et, tout en ne cessant d’innover, il surveille en permanence la sécurité clinique et microbiologique. eOLPLQDWLRQGXSLDQj/LKLU 3DSRXDVLH1RXYHOOH*XLQpH Le Dr Oriol Mitja, infectiologue et chercheur principal de l’essai randomisé effectué à Lihir en Papouasie-Nouvelle-Guinée a brièvement rappelé en quoi a consisté cette étude et quels en ont été les principaux résultats. Il a également proposé de mettre sur pied une étude pilote pour éliminer le pian dans une zone géographique limitée en procédant à un traitement à grande échelle au

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

moyen d’azithromycine. La phase III de l’essai porte sur un grand nombre de patients dans le EXWG·DSSRUWHUGHVSUHXYHVFRQYDLQFDQWHVHWVWDWLVWLTXHPHQWVLJQLÀFDWLYHVGHO·HIÀFDFLWpGHFHWWH démarche. Les objectifs de l’essai clinique ouvert qui est proposé au sujet du traitement de masse sont d’atteindre 80 % de la population à chaque campagne semestrielle de traitement sur 2 ans, avec des enquêtes de suivi rigoureuses ainsi qu’une surveillance de la pharmacorésistance et de l’impact sur les autres maladies infectieuses. (VVDLUDQGRPLVpDX*KDQD Le Dr Cynthia Kwakye, Directeur de district à la Direction municipale de Ga West (Grand Accra) et chercheur principal de l’essai randomisé effectué au Ghana en a présenté les résultats préliminaires. /HVSDWLHQWVVRQWUHFUXWpVGDQVTXDWUHGLVWULFWVFRQWLJXV ÀJXUH$ HWO·RQSHQVHHQHQU{OHU 420. Les résultats préliminaires sont encourageants et correspondent apparemment à ceux qui ont été obtenus en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les observations qui peuvent être utiles pour l’éradication du pian sont les suivantes : % l’importance de la participation de la communauté et de l’engagement des agents de santé de village ; % perspective, pour la population, de recevoir également un traitement pour d’autres pathologies ; % très bonne connaissance du pian par les parents, qui estiment souvent qu’il s’agit d’une PDODGLHGHO·HQIDQFHTXLÀQLUDSDUJXpULUWRXWHVHXOH % mise à contribution des enfants pour rechercher d’autres cas de pian ; % le nombre d’enfants qui ne sont pas scolarisés en raison de problèmes sociaux (pas d’argent pour payer le déjeuner et les uniformes). Figure A3.11 Sites de recrutement pour l’essai clinique effectué au Ghana

West Akim

Région orientale

Ga West

Grand Accra

Awutu Senya

Ga South

Région centrale Golfe de Guinée

Le professeur Yaw Adu-Sarkodie, doyen et chef du département de microbiologie clinique de la Faculté des sciences médicales (Université Kwame Nkrumah des sciences et de la technologie) a exposé les résultats des tests sérologiques en aveugle : 85 % des patients présentaient un titre plus faible au bout de 3 mois; 15 sur 160 présentaient un titre deux ou quatre fois plus élevé et chez 20 sur 160, le titre n’avait pas changé. Les premiers résultats incomplets obtenus au bout de 6 mois montrent que 65 % des patients avaient un titre plus faible, 6 sur 62 un titre plus élevé

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

et 6 sur 62 un titre identique. Il n’existe pas de test sérologique qui permette de distinguer une syphilis vénérienne d’une syphilis non vénérienne (pian, béjel et pinta). Des enquêtes sérologiques SRXUUDLHQWrWUHRUJDQLVpHVSRXUGpWHUPLQHUODFKDUJHGHPRUELGLWpFRQÀUPHUTX·LOQ·\DSDVGH QRXYHDX[FDVSDUPLOHVHQIDQWV DÀQGHYDOLGHUO·DEVHQFHGHWUDQVPLVVLRQ HWFRQÀUPHUXQSLDQ chez les cas secondaires. Les tests sérologiques sont de deux types :13 % Tests non tréponémiques. Les infections tréponémiques suscitent la production d’anticorps non VSpFLÀTXHV DQWLFRUSVUpDJLQLTXHV TXLUpDJLVVHQWVXUODFDUGLROLSLQH/HVWHVWVGHVWLQpVjPHWWUH en évidence les anticorps réaginiques sont les tests rapides de la réagine (RPR), le VDRL et le TRUST (test au rouge de toluidine). Les tests rapides de la réagine plasmatique peuvent être qualitatifs ou quantitatifs. Ces tests cessent d’être réactifs au stade terminal de la maladie ou chez les cas traités avec succès. Toutefois, pour les tests rapides de la réagine plasmatique, il faut disposer de moyens de réfrigération, d’où des problèmes logistiques si l’on envisage une utilisation sur le terrain. % Tests tréponémiques. Les tests de recherche des anticorps tréponémiques sont notamment les tests TPHA, TPPA, et FTA-ABS. Ces tests restent positifs même après un succès thérapeutique ou une guérison. &HUWDLQHVÀUPHVDVVRFLHQWOHVWHVWVQRQWUpSRQpPLTXHVUDSLGHVHWOHVWHVWVWUpSRQpPLTXHV6LRQ obtient un résultat positif avec un test non tréponémique et négatif avec un test tréponémique, cela VLJQLÀHTX·RQDDIIDLUHjXQIDX[SRVLWLIDORUVTX·XQUpVXOWDWQpJDWLI DYHFXQWHVWQRQWUpSRQpPLTXH et positif avec un test tréponémique indique qu’il s’agit d’un cas ancien ou d’un cas traité. Le coût des nouveaux tests n’est pas encore connu. Selon les prix fournis par le service des achats de l’OMS (février 2012), le coût des tests sérologiques actuels est le suivant : test syphilitique rapide jetable sur carte : 500 pièces = 15,4 EUR ; coût unitaire : 0,0308 EUR réactifs rapides pour la syphilis : 200 pièces = 41,3 EUR ; coût unitaire : 0,2065 EUR Test SD Bioline 3.0, nécessaire de test multi-dispositif : 100 pièces = 45 USD; coût unitaire : 0,45 USD

/HVFRQFHSWVGHO¶pUDGLFDWLRQHWOHVSROLWLTXHVHWVWUDWpJLHVGHOXWWHFRQWUHOH SLDQ Le professeur André Meheus, de l’Université d’Anvers (Belgique) a fait un exposé détaillé sur les GpÀQLWLRQVHWOHVSULQFLSHVGHO·pOLPLQDWLRQHWGHO·pUDGLFDWLRQ,ODUDSSHOpOHVDQFLHQQHVSROLWLTXHV et stratégies de lutte contre le pian et en a proposé de nouvelles pour relancer l’effort. Cette communication a été longuement discutée et ce qui en a été conclu constitue la base de la partie technique du présent rapport.

13

Organisation mondiale de la Santé. The use of rapid syphilis tests. Genève, 2011. http://www.who publications/tdrresearch-publications/use-rapid-syphilis-tests/en/index.html.

28

Annexe 4. Enregistrement des cas de pian traités dans les établissements de soins Traitement Treatment Village Village Syrup Comprimés Tablets Sirop District District

No.

Date Date (dd/mm/yyyy) (jj/mm/aaaa)

Name Nom

Âge Age (years) (années)

Sexe Sex (M/F) (M/F)

Observations (NbComments de contacts (No. of contacts traités) treated)

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

20 

RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

&HIRUPXODLUHGRLWrWUHFRPPXQLTXpDX[DXWRULWpVVDQLWDLUHVjOD¿QGHFKDTXHPRLV

29

30 Date du of large-scale treatment (dd/mm/yyyy) : ___/____/____ Date traitement à grande échelle (jj/mm/aaaa) : Region/province___________________________________________ Région/province : Age Âge (years) (années) Sirop Syrup Comprimés Tablets

Annexe 5. Formulaire d’enregistrement pour le traitement à grande échelle

Name ofla community:___________________________________________ Nom de communauté

District:______________________________________________________ District :

No. No. (années)

Name Nom

Sex Sexe (M/F) (M/F)

Skin Lésion lesion cutanée (Yes/No) Oui/Non

Treatment given Traitement administré

Comments Observations (including absences, refusal to take les (notamment absences, refus de prendre medicines alternative treatment given, any médicaments, tout traitement alternatif side-effects) administré, tout effet secondaire)

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Annexe 6. Récapitulatif du traitement à grande échelle du pian Formulaire A. Traitement dans le village ou la communauté Population totale (selon le dernier recensement) = A Population vue et traitée(population remplissant les conditions) = B Couverture (B/A) x 100 Cas cliniquement actifs suspectés observés (âgés de 0–15 ans) Cas cliniquement actifs suspectés observés (âgés de >15 ans)

Numéro Nom du village

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32 Formulaire B. Traitement en milieu scolaire Population totale (selon le registre de l’école) = A Population vue et traitée(population remplissant les conditions) = B Couverture (B/A) x 100 Cas cliniquement actifs suspectés observés (âgés de 0–15 ans) Cas cliniquement actifs suspectés observés (âgés de >15 ans) M F RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

Numéro Nom de l’école

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Annexe 7. Protocole des enquêtes sérologiques effectuées en Inde   ZZZZKRLQW\DZV

(QTXrWHVpURORJLTXHPHQpHDX[ÀQV du programme d’éradication du pian

Directives à l’usage des médecins

Department of Parasitic Diseases (Centre for Epidemiology and Parasitic Diseases) National Institute of Communicable Diseases (Directorate General of Health Services, GoI) 22-Shamnat Marg, Delhi 110054 (Tel: 23913028, Fax : 23912961) Avril 2008

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

Table des matières Section 1. 2. 3. Chapitre Introduction Objectifs et stratégie du programme (QTXrWHVVpURORJLTXHVDX[ÀQVGXSURJUDPPHG·pUDGLFDWLRQGXSLDQ 0pWKRGRORJLH6pOHFWLRQGHVYLOODJHVHWSODQLÀFDWLRQ 3.2. Collecte et transport des échantillons 3.3. Exécution et interprétation des tests 3.4. Contrôle qualité 3.5. Mesures de sécurité biologique Annexes Annexe-I. Liste de contrôle du nécessaire utilisé pour les enquêtes sérologiques $QQH[H,,)RUPXODLUHG·HQTXrWHVpURORJLTXHVDX[ÀQVGXSURJUDPPH Annexe-III. Matériel pour la collecte et le transport des échantillons 41 42 43 Page 35 35 36 36 37 38 39 40

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1.

Introduction

Le pian est une tréponématose non vénérienne qui provoque des invalidités et des mutilations. C’est une maladie contagieuse transmise par contact interhumain direct avec une lésion pianique infectieuse. Le germe responsable du pian est Treponema pallidum, sous-espèce pertenue. Il est d’aspect identique à T.pallidum pallidum, le microorganisme qui provoque la syphilis. Le pian précoce est principalement une maladie de l’enfant et de l’adolescent dans les situations d’endémie. L’être humain est le seul réservoir de l’infection. Ce sont les cas récents de pian qui sont la source de l’infection. La durée de l’incubation est de 9 à 90 jours (21 jours en moyenne). Il peut y avoir également une période de latence. Après la phase initiale qui dure quelques mois, l’infection peut se maintenir à l’état latent pendant des mois, voire des années. Toutefois, les lésions qui réapparaissent dans les 5 ans peuvent être infectieuses. Les lésions pianiques précoces prennent la forme de lésions cutanées qui ne laissent que peu de cicatrices après la guérison. La maladie peut toutefois progresser et atteindre les os et les cartilages, provoquant des invalidités. Il s’agit d’une maladie curable et évitable grâce à une seule injection de benzathine benzylpénicilline à libération lente. Le pian est susceptible d’être éradiqué car il ne possède pas d’autre réservoir humain infectieux, son agent étiologique est sensible à une seule dose de pénicilline à libération lente et l’infection pianique se limite à de petits foyers. Selon les dossiers existants, la maladie a été signalée dans 10 États du pays, à savoir : Andra Pradesh, Assam, Chhattishgarh, Gujarat, Jharkhand, Madhya Pradesh, Maharashtra, Orissa, Tamil Nadu et Uttar Pradesh. Le problème s’est perpétué dans les zones tribales écartées et inaccessibles des collines et de la forêt. Le gouvernement indien a donné son accord à un programme national d’éradication du pian en tant que “ Central sector health scheme” sous la forme d’un projet pilote qui a été mené dans le district indivis de Koraput (État d’Orissa) au cours de la période 1996-97. Par la suite, en mars 1999, la FRPPLVVLRQÀQDQFLqUHSHUPDQHQWHGXJRXYHUQHPHQWLQGLHQDDSSURXYpO·H[WHQVLRQGHFHSODQj tous les États d’endémie pianique.

2.

Objectifs et stratégie du programme

Ces objectifs sont les suivants :

2.1

Élimination du pian

$XFXQHQRWLÀFDWLRQGHFDVGHSLDQVXUODEDVHG·XQGpSLVWDJHGHERQQHTXDOLWpV·DSSX\DQW sur des examens de laboratoire dans toutes les zones d’endémie du pays et validée par des évaluations indépendantes.

2.2

Éradication du pian

Absence de cas nouveaux pendant une période ininterrompue de 3 ans, confortée par des enquêtes sérologiques chez les enfants de 1 à 5 ans indiquant qu’il n’y a pas de signes de transmission (c’està-dire pas de séroréactivité aux tests RPR/VDRL chez les moins de 5 ans).

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2.3

La stratégie du programme

Elle comprend les éléments suivants : % développement des ressources humaines ; % dépistage et traitement simultanés des cas et des contacts ; % activités IEC fondées sur une approche plurisectorielle. Une fois l’élimination obtenue, la surveillance sérologique serait mise en place.

 -XVWLÀFDWLRQGHVHQTXrWHVVpURORJLTXHV 3DUGpÀQLWLRQO·pOLPLQDWLRQVLJQLÀHO·DEVHQFHGHFDVQRXYHDX[RXSUpFRFHVHWGHODPrPHPDQLqUH O·pUDGLFDWLRQVLJQLÀHO·DEVHQFHGHWUDQVPLVVLRQGHO·LQIHFWLRQ Par conséquent, la validation de l’éradication dépend de la démonstration de l’absence de transmission dans la communauté, en effectuant des enquêtes sérologiques. Une fois qu’un sujet est infecté, il reste longtemps séropositif. Il est donc possible, qu’en raison d’une infection ancienne, certains adultes soient trouvés séropositifs pour le pian. D’un autre côté, une séropositivité chez un jeune enfant permet raisonnablement de penser qu’il s’agit d’une infection récente car ces sujets sont de nouveaux entrants dans le réservoir infectieux. Il en résulte que l’absence de séroréactivité au test RPR chez les enfants de 1 à 5 ans indiquera qu’il y a absence de transmission, c’est à dire éradication.



(QTXrWHVVpURORJLTXHVDX[ÀQVGXSURJUDPPHG·pUDGLFDWLRQGX pian

 0pWKRGRORJLH6pOHFWLRQGHVYLOODJHVHWSODQLÀFDWLRQ % Couvrir tous les enfants de la tranche d’âge 1 à 5 ans présents dans les villages touchés ou non touchés par le pian. % Dans le cas des gros villages non touchés par le pian (population de plus de 500 habitants), il faut choisir au hasard dans le village deux segments naturels de population parmi ceux qui sont traditionnellement connus sous le nom de tola, pada, falia, etc. et prélever des échantillons de sang chez tous les enfants de 1 à 5 ans, uniquement dans ces deux segments. % Informer les villageois au sujet des activités qui vont être menées en précisant à l’avance le moment de la visite, notamment en s’adressant aux institutions du Panchayat Raj (PRI). % Le comité villageois d’hygiène et de nutrition doit également être mis au courant. % Les enquêtes sérologiques doivent être reprises chaque année pendant trois années de suite. % Le enquêtes sérologiques doivent avoir lieu une fois par an et coïncider avec les deux campagnes de dépistage actif. Cela étant, toute zone qui, pour cas de force majeure ou problèmes opérationnels, aurait échappé à l’enquête, doit être couverte le plus rapidement possible au cours de l’année.

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RAPPORT SOMMAIRE D’UNE CONSULTATION SUR L’ÉRADICATION DU PIAN

3.2 3.2.1

Collecte et transport des échantillons Collecte et traitement des échantillons de sang

% 3UpSDUHUOHQpFHVVDLUHGHFDPSDJQHFRQIRUPpPHQWjODOLVWHGHFRQWU{OHTXLÀJXUHjO·DQQH[H II. % Noter les renseignements relatifs à l’enfant sur le formulaire d’enquête sérologique (annexe III). % Recueillir des échantillons de sang par ponction au doigt ou au talon avec une lancette ou une aiguille hypodermique en prenant toutes les précautions d’asepsie nécessaires. % 3UHVVHUOHGRLJWDXQLYHDXGHODSRQFWLRQHQDSSX\DQWVXIÀVDPPHQWSRXUIDLUHVRUWLUOHVDQJ % Prendre un tube à microcentrifugation propre de 0,2 ml (Eppendorf) contenant une pincée d’EDTA comme anticoagulant (pour effectuer le test RPR, il est nécessaire d’avoir un échantillon de plasma provenant de sang traité par un anticoagulant). % Recueillir le sang en maintenant le bord du tube contre la goutte de sang qui sort de la ponction et appuyer par intermittence jusqu’à ce que le tube soit rempli aux trois-quarts (si l’ouverture est entièrement appliquée contre la goutte de sang, il risque de se former une bulle d’air qui va bloquer l’écoulement du sang dans le tube). % 3ODFHU VXU OH WXEH XQH pWLTXHWWH SRUWDQW OH QXPpUR GX SDWLHQW FHOXL TXL ÀJXUH VXU OH formulaire). % Bien mélanger le sang avec l’EDTA en agitant et en retournant le tube plusieurs fois. Il est indispensable de le faire sans quoi le sang peut se coaguler et rendre l’échantillon inutilisable pour le test. % Séparer immédiatement le plasma par centrifugation à 1500-2000 tours/minute pendant jPLQXWHVDÀQG·pYLWHUXQHKpPRO\VH6LO·RQQHSRVVqGHSDVGHFHQWULIXJHXVHODLVVHU reposer l’échantillon de sang à la température ambiante pendant 3 à 4 heures, ce qui représente le temps nécessaire pour que le plasma se sépare. Veiller à séparer le plasma le plus tôt possible. % Prélever le plasma surnageant à l’aide d’une pipette Pasteur ou d’une micropipette et effectuer le test RPR. % Au cas où il ne serait pas possible de tester l’échantillon le jour même, le conserver à 4-8°C si on pense faire le test dans la semaine, sinon le mettre au congélateur d’un réfrigérateur ordinaire à -20 °C en vue d’un stockage prolongé. 3.2.2 3.2.2.1 

Transport des échantillons Depuis le lieu de collecte jusqu’au laboratoire (établissement de soins de santé primaires, centre de VDQWpFRPPXQDXWDLUHGLVWULFW 

% Les tubes à microcentrifugation contenant les échantillons doivent être placés dans un râtelier porte-tubes qui les maintienne bien serrés ou dans un emballage thermocol. % 9HLOOHUjFHTXHOHWXEHFRQWHQDQWO·pFKDQWLOORQQHSUpVHQWHQLÀVVXUHQLIXLWH

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% Placer un morceau de coton ou de matériau absorbant entre les tubes de manière à éviter qu’ils ne bougent ou ne s’entrechoquent pendant le transport et les mettre dans un porteYDFFLQVRXGDQVXQHERvWHWKHUPRFRO$VVXUHUXQHUpIULJpUDWLRQVXIÀVDQWH DXPRLQVj packs de glace pour assurer une réfrigération pendant 2 à 3 jours) au cas où le transport aurait du retard. % Bien arrimer les boîtes ou conteneurs dans le véhicule ; éviter que les échantillons ne soient soumis à trop de vibrations pendant le transport car cela pourrait produire une hémolyse et rendre les échantillons inutilisables. % 3ODFHUODÀFKHGHGHPDQGHG·DQDO\VHGDQVXQVDFSODVWLTXHPXQLG·XQHIHUPHWXUHjJOLVVLqUH et glisser le tout dans le porte-vaccins. 3.2.2.2 Du laboratoire de district jusqu’au laboratoire du NICD/laboratoire central

% Couvrir le râtelier porte-tubes contenant les échantillons de plasma avec du coton ou tout autre matériau absorbant pour éviter que du liquide ne se répande. Placer le râtelier dans un autre conteneur ou dans un sac plastique et le disposer dans le porte-vaccins ou dans la boîte thermocol. Conformément aux règles de sécurité biologique, utiliser un triple emballage. Déposer les packs de glace au fond et sur les côtés de la boîte et sceller ou fermer VROLGHPHQWOHFRXYHUFOHGHODJODFLqUH/DÀFKHGHGHPDQGHG·DQDO\VHGRLWUHVWHUGDQVOHVDF plastique à l’intérieur de la boîte de transport. % Il faut apposer une étiquette portant la marque “ danger biologique” sur la surface externe visible de la boîte réfrigérée avec le symbole “ haut, tenir debout” (B) bien visible. % Les échantillons doivent être acheminés vers le laboratoire destinataire en prévenant d’abord le laboratoire responsable, de manière à ce que le transit dure le moins longtemps possible. 1%/HVQpFHVVDLUHVGHWHVW535GRLYHQWrWUHVWRFNpVDXQLYHDXGXGLVWULFWHWGLVWULEXpV GH WHOOH PDQLqUH TXH O·pWDEOLVVHPHQW GH VRLQV GH VDQWp SULPDLUHV RX OH FHQWUH GH VDQWp FRPPXQDXWDLUH FRQFHUQp SXLVVH GLVSRVHU j WRXW PRPHQW G·XQ QRPEUH VXIÀVDQW GH QpFHVVDLUHV

3.3

Exécution du test RPR sur un échantillon

Le test RPR (test rapide de la réagine plasmatique) est une épreuve d’agglutination sur lame pour la PLVHHQpYLGHQFHG·DQWLFRUSVGLULJpVFRQWUHODV\SKLOLVRXOHSLDQ&·HVWXQWHVWÀDEOHpFRQRPLTXH reproductible, rapide et facile à effectuer, même sur le terrain, et il est facilement lisible à l’œil nu. ,OHVWG·XQHVHQVLELOLWpHWG·XQHVSpFLÀFLWpVLPLODLUHVjFHOOHVGXWHVW9'5/ 3.3.1 Principe du test

Le réactif, qui est constitué d’une suspension d’antigène cardiolipidique non tréponémique et de particules de charbon, permet de détecter les anticorps réaginiques qui sont présents dans le sérum ou le plasma des malades qui souffrent de tréponématoses. Lorsqu’un échantillon contient des DQWLFRUSV DQWLWUpSRQpPLTXHV LO VH SURGXLW XQH ÁRFXODWLRQ TXL HVW GXH j OD FRDJJOXWLQDWLRQ GHV particules de charbon présentes dans la suspension avec l’agrégat anticorps-antigène cardiolipidique; elle se manifeste sous la forme d’agrégats noirâtres qui se détachent sur le fond blanc de la carte. Des réactions faussement positives peuvent se produire occasionnellement (1%) avec les sérums de sujets souffrant d’autres affections non tréponémiques comme le paludisme, le kala-azar, l’arthrite rhumatoïde, la tuberculose, etc.

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3.3.2

Marche à suivre

Suivre les instructions fournies avec le nécessaire. En quelques mots, on procède comme suit : % Laisser revenir tous les réactifs et les échantillons à la température ambiante avant d’exécuter le test. % (QÀOHUGHVJDQWVDYDQWG·H[pFXWHUOHWHVW % Le test sur carte contenu dans le nécessaire doit être correctement marqué avec un marqueur indélébile. % Utiliser à chaque fois des témoins négatifs et positifs. % Déposer une goutte de sérum ou de plasma (50 µl) sur la carte à l’aide du compte-gouttes fourni à cet effet avec le nécessaire. % Après avoir bien mélangé la suspension d’antigène RPR, en déposer une goutte (15 à 20 µl) sur la carte à côté de la goutte de plasma, en utilisant l’autre compte-gouttes joint à cet effet. % Bien mélanger ces gouttes et étaler uniformément le liquide sur toute la surface du cercle à l’aide du bâtonnet applicateur joint au nécessaire. Changer de bâtonnet pour chaque échantillon. % Agiter doucement la carte en lui imprimant un mouvement rotatoire pendant 5 min au maximum et observer la formation d’agrégats sous un bon éclairage. Si l’on dispose d’un agitateur VDRL, on peut l’utiliser pour agiter les cartes. % Comparer les résultats à ceux des témoins positifs et négatifs (+ve et -ve) fournis avec le nécessaire. 3.3.3 Interprétation des résultats du test

5pVXOWDWSRVLWLI  Des agrégats ou amas noirâtres se forment en l’espace de 5 minutes. 5pVXOWDWQpJDWLI  Absence d’agrégats ou d’amas noirâtres au bout de 5 minutes.

3.4

Contrôle qualité

% Tous les échantillons qui sont positifs au RPR et 5 % des échantillons négatifs pris au hasard doivent être envoyés au laboratoire du NICD ou à un laboratoire central désigné pour une contre-expertise au moyen des tests RPR et TPHA. % /HV pFKDQWLOORQV GRLYHQW rWUH DFFRPSDJQpV GHV LQGLFDWLRQV TXL ÀJXUHQW VXU OH IRUPXODLUH d’enquête sérologique et des résultats des tests RPR. % Les résultats de la contre-expertise et des contrôles d’assurance de la qualité obtenus par le laboratoire central doivent être communiqués dans les meilleurs délais aux laboratoires dont proviennent les échantillons.

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3.5

Mesures de sécurité biologique à prendre lors de la collecte, du transport et de l’exécution des tests

% Utiliser un local propre et bien éclairé pour la collecte des échantillons. % Éviter qu’il y ait trop de monde et veiller à ce que l’enfant soit confortablement assis. % Toujours porter des gants jetable lors des prélèvements et de l’exécution des tests et les changer s’ils sont déchirés ou souillés par du sang. % Se laver soigneusement les mains avant et après le prélèvement et l’exécution du test. % Jeter la lancette et les aiguilles hypodermiques après usage dans des récipients increvables; les passer à l’autoclave ou les remettre à l’établissement central de soins le plus proche (si ce n’est pas possible, s’en débarrasser en les enfouissant dans une fosse ou une décharge conformément aux instructions du manuel de sécurité biologique). % Jeter les tampons imbibés d’alcool qui ont été utilisés dans le sac poubelle conformément aux directives.

% Transporter les échantillons dans un triple emballage conformément aux règles de sécurité biologique; laver et réutiliser après stérilisation. % Les tubes à échantillon où il y a encore un reste de sang ou de plasma doivent être jetés dans des seaux ou des poubelles contenant une solution d’hypochlorite de sodium à 1%. Pour plus de précisions, se reporter au manuel de sécurité biologique de l’IDSP. On peut également le consulter sur le site www.nicd.nic.in

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Annexe I Liste de contrôle du nécessaire utilisé pour les enquêtes sérologiques % % % % % % % % % % % % % % % tubes à microcentrifugation/ tubes eppendorf de 0,2 ml + EDTA lancettes tampons imbibés d’alcool plateau porte-tubes/ feuilles thermocol pour la mise en place des tubes à échantillons aiguilles et seringues ÁDFRQVGHPOjERXFKRQYLVVp marqueur indélébile résistant à l’eau porte-vaccins /boîte thermocol avec packs de glace pour l’emballage et le transport des échantillons sacs poubelles pour jeter les tampons utilisés récipient increvable contenant une solution d’hypochlorite de sodium à 1% pour les aiguilles et autres objets pointus ou tranchants ÁDFRQG·K\SRFKORULWHGHVRGLXPFRQFHQWUp gants jetables sparadrap type leukoplast/ autocollants ciseaux / lame médicaments : - paracétamol - SRO - complexe B - albendazole - perinorm (métoclopramide) - cétrizine - fer et acide folique - pansements - bétadine en lotion - benzoate de benzyle solution antiseptique/savon essuie-mains/ rouleau de papier tissu formulaire pour les enquêtes sérologiques

% % %

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Annexe II )RUPXODLUHG·HQTXrWHVpURORJLTXHDX[ÀQVGXSURJUDPPHG·pUDGLFDWLRQGXSLDQ Date de collecte de l’échantillon : ___________________________ Village ____________________ SSP______________ Block _______________ District______________ Population du village: ____________________________________ Population enfantine (1 à 5 ans)__________________________ (d’après les dossiers disponibles) No S. Nom Âge/sexe Père/chef de famille Résultat du test RPR Observations

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Annexe III Matériel pour la collecte et le transport des échantillons



  

G t stériles Gants té il jetables j t bl

Disposable Sterile Gloves

BoîteThermocol thermocol Box

      

 

Pack k de glace

Ice Pack

Microcetrifuge (MC) Tube ation Tubes à microcentrifuga

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Porte-vaccins Vaccine Carrier

Sac Ziploc ZiplocBag



Cryo-vial Box Boîtes pour tubes cryogéniques

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La Lancettes

nce ts

Microcentrifuge vial tray Plateau pour tubes à centrifugation

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Programme mondial d’éradication du pian Département de Lutte contre les maladies tropicales négligées Organisation mondiale de la Santé 20, Avenue Appia 1211, Genève 27, Suisse http://www.who.int/yaws/en WHO/HTM/NTD/IDM/2012.2

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé