V/ORLD HEALTH ORGANTZATION ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ ocP/82.3 ' ORIGINAL : ANGLAIS PROGRAI',IME DE LUTTE CONIB.E L'ONCHOCERCOSE PROPOSIÎIONS CONCERNAI.IT L'EXTENSION DU PROGRAMME VERS L'OI'EST EN GUINEE, EN GUINEE.BISSAU, AU MALI, AU SENEGAI ET EN SIERRA LEONE ocqfs2.3 Page 2 matières Pages Synopsis Partie I. rntroduction à 1'onchocercose dans La zoae d'extension vers l-'ouest proposée pour le Programme et principes fondamentaux régissant la lutte contre cette maladie Chapitre I. Introduction I. Historique 2. Approches et événements nouveaux ... 3. Zone d'extension proposée vers 1'ouest 3.1 Limites i.Z Géographie physlque 3.2.L Mali 3.2.2 Sénégal 3.2.3 Guinée 3.3 Géographie sociale et économique .. 3.4 Aspects logistiques de 1a zorle . 4. Nécessité de 1a lutte contre 1'onchocercose . 4.L Considérations sanitaires 4.2 Considérations socio-économiques ... 8 9 10 10 11 11 L2 L4 15 16 L7 L7 19 Chapitre II. 1. aa. Partie II. Principes régissant. la lutte contre 1'onchocercose . Introduction ... Lutte antivectoriell-e 2.L Espèces vectrices à combattre ... .2.2 Méthodes de lutte antivecEorielte 2.2.L Méthodes écologiques .... 2.2.2 Méthodes chimiques 2.2.2.1 Lurre adultiçide 2.2.2.2 LuEte larviclde 2.3 Evaluation des opérations de luEte antivectorielle 2.3.L Evaluat.ions entomologiques 2.3.2 Evaluations épidémiol_ogiques 2.3.3 Surveillance de I'environnement Références bibliographiques citées dans la partie I 2t 2L 22 Plan d'opéraEions pour les six premières 1'onchocercose dans 1a zone d'extension années de lutte contr'e vers ltouest 22 23 23 23 23 24 26 26 ,1 28 28 30 30 30 30 31 Chapitre III. Responsabil_ités 1. , 3. Int.roduction Responsabilités Responsabil ités du Programme des pays ocPf 82.3 Page 3 Pages Echelonnement des activiEés concernant l'extension.... 32Chapit.re IV. Chapitre V. 1. , t. Introduction . ". r..... 2. Echelonnement dans 1'espace 3. Calendrier de 1'échelonnement des activités .. 3.1 Dans la sous-région du nord 3.2 Dans 1a sous-région du sud 32 34 35 35 35 3. 4. 5. Activités préparaÈoires .. 36 Introduction ... . 36 AcÈivités du Programme .... 36 2.L Dans l-a zone de la phase I ... . 36 2.2 Dans la zone de la phase II ... 37 2.3 Dans la zone de la phase III .. 37 AcEivités des pays 37 3.1 Dans les zones des phases I et II . 37 3.2 Dans la zone de la phase III .. 38 Acrivités menées de concert par 1e Programme et les auËorités nationales 38 Besoins du Programme en stations hydrologiques et en routes supp1,émen- taires dans les zones des phases I eE II 38 5.1 Stations hydrol-ogiques nécessaires 38 5.2 Routes supplémentaires nécessaires .... 40 Autres considérations . 4l Opérations de Lutte antivectorieLle dans les zones des phases I et II 42 6. chapitre VI. 1. Bases opérat.ionnelles 1.1 Base opérationnelle principale L.2 Bases opérationnelles secondaires .... 1.3 Aires d'atterrissage pour 1es hélicoptères du Programme ......... L.4 Soutien logistique Logistique et cott des opérations aériennes . 2.L Aéronefs nécessaires .... 2.2 Mise en ligne des aéronefs ... 2.3 Cott de base des aéronefs 2.4 Besoins en heures de vol et cotts Quantités d'insecticide nécessai,res 3.1 Quantité de téméphos nécessaire pour I-a zone de la phase I......3.2 Quantité de téméphos nécessaire pour 1a zone de 1a phase II ..... 3.3 Cott et quantité de téméphos nécessaire au total . 4. Encadrement .... 5. Recherche appliquée ...... Chapitre VII. Evaluations entomologiques dans 1es zones des phases I et II Introduction ... Sous-unités d' évaluation entomologique 2.1 Secteurs eÈ sous-secteurs 2.2 Dotation en personnel des 42 42 42 42 43 43 43 43 43 43 44 44 44 44 44 45 46 , 3. 1. 2. 46 46 46 47secteurs et sous-secteurs ocPf 82.3 Page 4 3. 4. Chapirre VIII. 2.3 2.4 2.5 2.6 2.7 Fonctions des chefs de secteur et de sous-secteur ... Calendrier des activités des secteurs Véhicules nécessaires à un secteur MatérieL nécessaire à un secteur ... Stations radio nécessaires .... Pages 51 51 51 52 52 52 52 53 53 53 53 55 58 58 58 58 59 59 59 59 60 60 60 60 61 62 63 76 48 49 49 49 49 50 50 55 56 56 56 57 57 1. 2. 3" 4. Sous- unit,é cytotaxonomique Durée des évaluations préliminaires .. Evaluations épidémiologiques dans 1es zones des phases I et II Introduction ... Sélection des vil-Lages indicateurs . Population des villages indicateurs justiciables des évaluations ...... Equipes d'évaluation .. . 4.1 Evaluations parasitologiques 4.2 Eval-uations ophtalmologiques Potentiel des autorités sanit,aires nationales 5.1 Evaluat.ions s imples 5.2 EvaluaÈions détaillées ... 5.3 Options pour les évaluations ophtalmologiques Surveillance de 1'environnement dans 1es zones des phases I et II..... InÈroduction ... Equipe de surveillance interpays 2.L PersonneL nécessaire 2.2 l,latériel nécessaire Procédures de surveil-lance 3.1 Méthodes 3.2 Enregi.streDîent et analyse des données "... Base opérationne1le, Bamako Int.roduction . . . Personnel 2.L Unité de lutte antivectorielle 2.2 UniEé d'évaLuation épidémiol-ogique 2.3 Unité administrative . Véhicules nécessai.res ... . Matériel et fourni-t.ures nécessaires Budget Introducticn ... Contributions nationales . Contributions internationales 3.1 Directives pour l-a préparation du budget .... 3.2 Budget 5. Chapltre Chapitre X. rx. 1. 2. 3. 57 3. 4. Chapltre XI. 1. 2. 1. 2. 3. Tableaux 1 à 9 Cartes L à 7 ocPf 82.3 Page 5 SYNOPSIS Que 1e problème de I'onchocercose se posât avec gravité dans la région qui s'étend à1'ouest du Programme de Lut.te contre 1'Onchocercose dans la région du bassin de la Volta et que 1'entrée en action de 1'Ol,1S dans la lutte contre cette maladie se justifiât pour des rai- sons aussi bien sanitaires que socio-économiques, voilà qui était pleinement avéré à 1'époque, en décembre 1981, où le Comité conjoint du Programme était saisi de propositions concernant unprojet de lutte contre 1'onchocercose en Sénégambie. Qui plus est, 1'on s'accordait à recon- nalEre que la lutte contre I'onchocercose à entreprendre dans cette région devait 1'être dansla foulée du Programne initial et ne pas faire 1'objet d'un projet distinct englobant plusieurs maladies. En conséquence, le Programme a été chargé de disséquer le premier rapport de faisabilité, de recueillir dans la région des informations supplémentaires et de dresser un plan opérationnel révis é . Les enquêtes menées en 1982 tant à f inÈérieur des limites actuelles du programme que dans son prolongement. territorial vers 1'ouest ont permis de mettre à jour des données qui, au moment où la première étude de faisabilité avait été faite, n'étaient pas disponibles ou ne ressortaient Pas à 1'évidence, mais qui revêtent à 1'heure actuelle une importance telle qu'i1 a fallu rePenser entièrement 1a lutte contre 1'onchocercose dans 1'extensi-on Eerritoriale vers1'ouest. Ces données nouvelles se rapportent essentiellement au tableau partiel de la réparti- tion vectorielle, au problème de 1a résistance aux insecticides en Côte d'Ivoire,auxcontraintes imposées par f infrastruct.ure et la logistique dans la zone d'extension, ainsi qu'aux sujé- tions imputables au relief et au climat dans Ia partie méridionale de cette zone. Bien que les espèces vectrices soient 1es mêmes dans 1'aire du Progranure et. dans son exten- sion vers 1'ouest, la répartition de toutes 1es espèces n'est pas connue avec précision, pasplus que la capacité vecEorielle de certaines espèces n'est encore pleinement étab1ie. Ce que1'on saiE, cependant, avec une certitude relative, c'est que S. soubrense est. largement répandu dans 1e bassin supérieur du fleuve Niger et que sa zone de disÈribution est bordée par des régions infestées où 1es larves résistent aussi bien au t.éméphosqu'au chlorphoxime. Tant que 1e problème de cette résistance ne sera pas résolu de façon saEisfaisanEe, 1'exEension des opérations de lutte antivectorielle dans le bassin supérieur du Niger s'accompagnera de risquesinjustifiables et pourraiE avoir de graves répercussions. En ce qui concerne les entraves liées à f infrastrucÈure et à la logistique, el1es tiennent Pour 1'essentiel à f insuffisance du réseau rouÈier dans bien des parties de la zone d'exten- sion qui sont d'un int.érêt technique critique, ainsi qu'au mauvais état général,de nombreuses routes. Comme il pleut davantage dans la partie méridionale de la région (15OO à 28OO nun de moyenne pluviométrique annuelle contre 7OO à 15OO nrn dans 1e nord), les routes y sont en général en plus mauvais étaE, surtout pendant 1a saison des pluiesr euê dans Ie nord. 11 s'ensuit qu'i1faudrait résoudre nombre de problèmes de logistique, lors même que la lutte antivectorielle sejustifierait sur le plan technique dans le sud, et qu'il serait impossible de procéder à desévaluations entomologiques sur une éche1le aussi vaste que 1'exigent 1es critères du programme. 'Les autres obstacles à une extension prochaine des opérations au sud de la région sont d'ordre topographique, faunique et climatique, c'est-à-dire plus précisémenÈ 1e cumul d'un relief montagneux, de luxuriantes forêts bordant les cours d'eau (eE dissimulanÈ nombre d'enÈre eux à 1a vue de 1'observateur aérien) et d'une couche nuageuse descendant Èrès bas et interdi- sant en certains endroits, en même temps qu'elle 1e rend très dangereux en d'autres, le vol à basse altitude des aéronefs de traitement. Il faudra étudier de bien plus près 1es plus indiquées pour 1es éliminer, les prendre une décision quant aux parties de pourrait commencer à bref délai et cel1es compte tant que les entraves à une action ces obstacles afin de pouvoir déterminer les mesures abaisser ou les contourner. En attendant, il a fallu la zone d'extension où la lutte contre I'onchocercose gui, au contraire, ne pourront pas entrer en ligne de efficace n'auront pas été suffisamment neutralisées ocPf 82 .3 Page 6 et ramenées à un niveau acceptable. On en a conclu qu'il serait possible d'étendre à brève échéance les activités du Progranrne au nord de Ia région, pays essentiellement plat et aride de savane où se trouvent uniquement les vecteurs foncièrement savanicoles de 1'onchocercose, à savoir S. sirbanum et S. damnosum s.s. 11 est impossible, en revanche, d'envisager pour f instant de les prolonger à courte échéance dans 1e sud, région montagneuse et dominée par la savane humide et 1a forêt ombrophile, gui sert d'habitat à un grand nombre d'espèces vectrices. Dans le nord de La zone d'extension sont englobés le Mali occidental, une bonne partie du Sénégal oriental et. une étroite bande de Eerre s'étendant aux confins de Ia Guinée, eË dans le sud la majeure partie de la Guinée, une petite partie du Sénégal oriental, Ia totalité de 1a Guinée-Bissau et les zones affecEées en Sierra Leone. Dans la stratégie proposée pour une extension, 1a partie sepLentri-onale serait subdivisée en deux zones repérées par les chiffres I (bassin du fleuve Sénégal, c'est-à-dire essentielle- ment la Partie occidentale du }4a1i) et II (bassin du fleuve Gambie, soiE principalement la partie orientale du Sénéga1), tandis que la partie méridionale serait considérée provisoirement comme formant L4 zoae de la phase III. Le début des activités du Programme dans la zone de la phase II int,erviendrait une année après la date de démarrage de ces mêmes activités dans 1a zone de 1a phase I. Dans les deux zones, les opérations de lutte antivectorielle ne colmenceraient normnlement qu'après deux années d'activités préparatoires au cours desquelles 1es probLèmes logistiques seronÈ autant que possible résolus, et créées les unités d'évaluation nécessaires, de sorte que 1es données préliminaires concernant au minimum une année entière puissent être disponibles. avanÈ que s'engage 1a lutte antivectorielle. Pendant 1'une et I'auEre période d'activités préparatoires, Ies investigations logistiques et techniques seront intensifiées dans 1a zone de la phase III et serviront à définir une ouplusieurs sÈratégies de lutte appropriées et à fixer à Èitre indicatif une date pour le débutde 1a lutte antivectorielle dans cette zone. Les travaux aériens envisagés seront entrepris dans toutes zonesdans le cadre de 1'actuel contrat relatif aux opérations aériennes du en ce sens. des différentes phases Programme qui sera remanié Le Programme et 1es Eouvernements participants se partageront 1es responsabiliÈés en matière de dotation en Personnel et d'exécution des diverses activités nécessaires pour menerà bien cette extension. La direction et la gestion générales seront du ressort du prograrure,qui mènera Ëoutes les opérations de lutte antivectorielle et se chargera en outre des évalua-tions entomologiques. Quant aux évaluations épidémiologiques et aux activités de surveillencede I'environnement, ce sont.les gouvernements participants qui s'en acquitteront soit séparé- ment, soit conjointement. Quoi qu'iL en soit, ces deux activités du ressort des pays seront coiffées et coordonnées par le Progranune qui participera en outre à la création des équipes etdes services épidémiologiques eÈ écologiques en metÈant à leur disposition 1e matériel de baseet en formant le personnel nécessaire. Conure aucun des pays participants ne possède de servicede surveillance de I'environnement, ce n'est pas sans ma1 que les équipes nationales corres-pondant.es pourront être mises sur pied. En conséquence, Ie prograo*" por.rarait avoir à confiercette surveillance sous contrat à un institut spécialisé pendant les deux premières années,.période au cours de laquelle i1 serai.t possible de former le personnel eE de.créer les équipes. Etant donné la distance qui sépare le siège du Programme, à ouagadougou, de la zoned'extension vers 1'ouest, i1 est proposé d'insLaller au lulali-, à Bamako, une antenne opéraËion-ne1le à laque11e seront subordonnées les activités entreprises dans cette zone. si le Groupe écologique entérine 1es propositlons avancées dans le présent rapport ausujet de la stratégie à appliquer, et si le Comité conjoinE du progranrne approuve la réali-sation à bref délai de cette extension, les activités préparatoires pourront démarrer en 19g3dans 1a zone de la phase I, et 1es opéraÊions de lutte antivectorielle environ deux annéesaprès, en février 1985. Le montant prévisible de 1a contribution internationale à l'ouest a été ca1culé assez en détail pour ce qui est des trois en ce qui concerne les trois années suivantes, 1e montant Prévu budget pour ces six années peut se résumer ainsi : ocBf 82 .3 Page 7 1'extension de Ia lutte vers premières années d' activiEé; est plus approximatif. Le Année I 2 3 4 5 6 US $ (en millions) 3 018 5 407 7 L49 7 909 8 391 6 876 soit au total US $ 38 751_ OOO. ocPf 82.3 Page 8 PARTIE I ÏNTRODUCTION A L'ONCI{OCERCOSE DANS LA ZONE D'E)MENSION VERS L'OT'EST PROPOSEE POUR LE PROGRAI',IME ET PRINCIPES FONDAMEMAIIX REGISSAM LA LI'TTE CONIRE CETTE MALADIE CIIAPTTRE I IMRODUCTION t. HISTORIQUE Lors de la deuxième session du Comité conjoint du Progreme (CCP), tenue en décembre 1981 à Genève, le Progrrntme de Lutte contre 1'Onchocercose (OCP) a étê invité à élaborer un plan d'opérations en vue de son extension en Guinée, en Gui.née-Bissau, au Mali, au Sénégal et en Sierra Leone. Afin de pouvoir s'acquitter dans 1es meill-eurs déIais de cette tâche, le CCP a approuvé pour 1982 un budget s'élevant à US $442 OOO. Le mandat accepté était le suivant : l-. étudier le rapport sur 1'étude de faisabilité d'une campagne de lutte contre 1'oncho- cercose dans la région du bassin du fleuve Sénéga1 et ses annexes, le discuter en détail avec aes auteurs et rassembler toutes les informations utiles disponibles (cf. document JPC 2.8); 2. se rendre dans les pays en question afin de déterminer de quel personnel i1s disposent pour mettre sur pied 1a lutte antivectorielle; 3. dresser un plan d'acti.on pour l'exécution de 1a phase I et, plus précisément : a) créer un réseau logistique - bâtimenÈs, moyens de transport, radiocormnunica- tions, etc. - doté du personnel nécessaire; b) réunir des données entomologiques et hydrobioLogiques de base; c) préparer des circuits d'application des insecticides et évaluer les besoins en insecticides, ainsi que le nombre d'aéronefs nécessaires et leur type; d) établir un calendrier pour 1e démarrage des opérations de lutte antivectorielle; 4. collaborer avec le Bureau du Conseiller juridique et examiner avec 1ui 1es répercus- sions juridiques d'une telLe extension aux pays de la Sénégambie; 5. prévoir les besoins afférents aux phases II et III et établir un calendrier pour la mise à exécution; 6. préparer Le budget pour L'extension vers 1'ouest; 7. s'assurer de concert avec 1e Bureau régional pour l'Afrique que les structures néces- saires pour poursuivre 1es activités de surveillance épidémiologique existent bien dans les pays; 8. rédiger un rapport détaillé qui sera soumis au CCP à sa troisième session. Un coordonnateur consultant a travaillé depuis janvier 1982 en étroite collaboration avec le personnel du Progranme et du Projet afn/fCf/UfOfOOt au rassemblement des données et, confor- mément au point 8 du mandat ci-dessus, à 1a rédaction du présent rapport. Ce rapport se présente en deux parties. La Partie I consiste en une introduction à l'oncho- cercoae dans l-a zone d'extension proposée vers 1'ouest et aux principes fondamentaux de lalutte contre cette maladie, tandis que l-a Partie II traite du plan d'opérations et du budget. ocPf 82.3 Page 9 2. APPROCHES ET EVENEMENTS NOWEAUX II a été dûment tenu compte, dans le rassemblement des données et dans l'examen de diffé- rents scénarios, de diverses approches nouvelles pouvant être retenues pour 1a lutte conÈre I'onchocercose et son évaluation dans la zone d'extension vers 1'ouest, des faits et événements socio-économiques survenus récermnent dans certains des pays en cause et des progrès techniques réalisés dans 1e cadre de 1'actuel Programne. Conrne cette extension vers I'ouest doit être abordée avec circonspection, 1'on s'est beau- coup préoccupé, compte tenu d'une part des ressources eE du potentiel des pays, et de I'autre du savoir-faire technique et des ressources du Progrannre, des diverses possibilités de parvenir à un juste équilibre entre 1es parÈicipations nationales et la participation internationale. La solution la plus valable serait que le Progranme se charge de 1'administration générale, des opérations de lutte antivectorielle et des évaluations entomologiques, qu'11 suive 1'évoluÈion économique et coordonne la surveillance épidémiologique et hydrobiologique. Pour leur part, 1es autorités des pays participants devraient s'acquitter soit. individuellement, soit de concert, des tâches suivantes : i) fournir f infrastructure et les services de base; ii) assurer les services d'équipes nationales de parasitologie et d'ophtalmologie chargées de rassembler les données nécessaires pour une évaluation épidémiologique précise et à long terme (selon les besoins particuliers de l'un ou l'autre pays, ces équipes pourraient être intégrées à un service de surveiLlance de plusieurs maladies); iii) prévoir des réseaux complets de stations hydrologiques et météorologiques; iv) assurer des lignes de cormnunication idoines; v) surveiller les éventuels effets sur 1es écosystèmes aquatiques d'une utilisation prolongée et répétée des pesticides. I1 s'agit 1à d'objectifs théoriques que certaines autorités nationales auront peut-être de la peine à atteindre; aussi faudra-t-il faire preuve de beaucoup de souplesse dans la réparti- tion et 1e financement des diverses tâches. L'éÈude des principaux problèmes techniques auxquels doit actuellement faire face le Pro- gramme, à savoir la résistance aux insecticides et la réinvasion, a pesé d'un grand poids dans la définition de la stratégie la plus indiquée pour 1'extension vers 1'ouest des opérations de lutte antivectorielle. Le problème critique de la résistance aux insecticides constatée dans nombre de vallées de la Côte d'Ivoire revêt à cet égard une importance particuli.ère. Très grave est la situation dans le contexte actuel, du fait que 1'on trouve des popuiations de simulies résistantes à la frontière entre la Côte d'Ivoire et la Guinée. On peut en déduire logiquement que ces populaÈions se sont d'ores et déjà propagées dans 1'est de la Guinée ou qu'elles y apparaîtront en toute probabil-ité dans un proche avenir. A 1'heure actuelle, ce problème de la résist.ance aux insecticides tourne essentiellement autour de Simulium soubrense, espèce inféodée surtout à la forêt ombrophile et aux zones de savane hurnide. L'incidence épidémiolo- gique de ces populations de S. soubrense qui résistent au téméphos n'a pas encore été établie avec certitude. L'expérience nous apprend qu'une telle résistance aux insecÈicides Peut gagner très rapidement d'autres systèmes fluviaux, conme en témoignent à l'évidence les dates, indiquées ci-dessous, auxquelles la résistance de S. soubrense au téméphos a été décelée en Côte d'Ivoire : Date Cours d'eau Mai 1980 Août 1980 Novembre 1980 Janvier 1981 Février 1981 Mars 1981 Mai 1981 Bandama, cours inférieur Marahoué N'zi et Kan Sassandra, cours moyen Leraba Bandama Blanc et Haut-Sassandra Comoé, cours moyen et inférieur ocPf 82.3 Page 10 CeÈte résistance s'est encore sérieusement S. soubrense résistant au téméphos d'une double avait été utilisé en premier lieu pour remédier compliquée par la suite avec 1'apparition chez résistance au chlorphoxime, autre composé qui à la résistance au téméphos. Rien n'est négligé pour rnaltriser ce problème de la double réslstance. On procède actuelle- ment à 1'application d'un larvicide contenant un agent biologique de lutte antivectorlelle, à savoir Bacillus thuringlensis sérotype H-14 (B.t. H-14). La formulatlon de B.t. H_14 dontdispose le Programre n'est malheureusement pas celle qui convLendralt 1e miàux au matériel et aux technlques classiques d'épandage qu'uti1lse le Prograune. En rai.son de ses caractéristtquesparticul-ières de formulation, i1 faut 1'appllquer : i) après I'avoir dilué dans l'eau; ii) sous fonte de pulvérisatlon ordinaire, faute de quoi sa densité élevée 1'entratne rapidement au fond des cours d'eau Eraités; iii) à une dose volumétrique supérieure de 3 à l-o fois, en fonction des paramètres hydro-logiques locaux, à cell_e du téméphos. 11 a donc été nécessaire dès le début de mettre au point et de monter sur les aéronefg duProgramre des équlpeuents dlfférents et pLus conpliqués qu'i1 n'en fallait pour l.appllcatton au vide-vite du téméphos. De surcrott, la capacité des réservoirs à insectlcldes n,étalt pae suffisante pour traiter au B.t. H-14 un seul glte larvaire de S. soubrense lorsque 1e débitdes rivières était él-evé. tT?en est suivl de nouveaux probtèmes opérationnels et logistiquesqui n'avaient rien d'insoluble durant 1a satson sèche, âlors que 1e débit des cours d.eau estfaible en général; en revanche, le débit de certains cours d'eau, pâr exemple 1es rlvières Comoé et Bandama' est troP fort en côte d'Ivoire pendant la saison des pluies pour qu.il soitpossible de les traiter par épandage aérien du B.t. H-14, aussi fallait-iL mettre piovisoirernent un teme aux mesures de lutte ântivectorielle avec ce produit dans certaines régions. La nécessité de chercher et d'évaluer dtautres larvicides s'en trouve rehaussée. Les problèmes découlant de 1a résistance aux insecticides et de 1'utilisatlon de B.t. H-14 en côte d'rvoire démontrent combien il serait dangereux, tant que des tarviciàes à";"ËG""r"r,a ne seront pas disponibles, d'étendre les opérattons de lutte antivectorielle aux parties des régions de forêt et de savane hurnide de la zone d'extension vers l'ouest où la pràsence deS. soubrense est connue ou souPçonnée. Les contraintes imposées au Progranrme par le Groupe éco-logique correspondent aux irnpérattfs de ceEte situation. 3. ZONE D'EXTENSION PROPOSEE VERS L'OUEST La région proposée pour 1'extension vers L'ouest compte au minimum 5r3 millions d'habi-tants. Elle est représentée sur la carte l. 3.1 Limites Conrne de nombreuses lacunes subsistent encore dans notre connaissance de la répartitiondes différentes espèces de slmulies et de 1'onchocercose dans les zones à fortes précipitattonsde la région, une rectification des lirnites de celle-ci au sud et au sud-ouest pourrai.t se jus-tifier en fin de compte. Le déplacement de ces limites, de manière à y englober des zones quise trouvent au-delà, Par exemple la zone d'onchocercose endémique du Libéria, pourrait êtrejugé nécessaire. 11 convient en outre de remarquer que 1e Gouvernement de la Guinée souhaiterait, du faitque deux barrages doivent âtre construi.ts (à Souapiti et à Amaria) sur la rivière Konkouré, queIe bassin de celle-ct ne soit Pas écarté des propositions concernant ltextension vers 1,ouest. Bien que 1a sltuation soit confuse en ce qul concerne les simulies et l.onchocercose enGambie, la limite occidentale de lrextension vers I'ouest paraît valable. L,intérêt qu,il y aurait à écl-airclr aussi rapidement que possible cette situation a récenrnent été souiigné au niveau rninistérle1 (Anon, 1981). ocPf 82.3 Page 11 Quoique les éléments d'appréciatlon dlsponlbles donnent à penser que le fleuve Garnble (dans les limites territorlales de la Garnble) ne se prête pas à la reproductlon de S. damnosum s.I. et que les cas d'onchocercose isolés qui peuvent être détectés ne sont pas autochtones, des enquêtes entornologiques détalllées devraient néanmoins âtre effectuées sur la Gambie avant que sotent dressés les plans des opératlons de lutte antivecÈorielle à entreprendre en amont de ce fleuve, dans le sud-est du Sénégal. 3.2 Géographie physique Ainsi qu'i1 appert d'un réexamen de 1'étendue de la zone dtextension vers^l'ouest, com- prise dans ses limites primitives, e1le couvre envl,ron 365 OOO tm2 (:ZO OOO kmZ selon Orain, 1981; 361 7OO kmz d'après le présent rapport). L'extension des opérations de Lutte antivecto- rie11e au bassin de la Konkouré (Guinée) auralt pour conséquence de 1'accrottre de quelque 12 OOO tm2. Si sa l-imite méridionale, à l'est de Freetown (Sierra Leone), était repoussée vers le sud, parallèlement à l-a côte et à 90 krn approxinativement de celle-cL,62 OOO km2 viendraient encore s'y ajouter. Compte tenu de tous ces agrandlssements éventuels, La zone de lutte anti- vectorielle couvrirait au bout du compte 440 OOO kE2. En ce qui concerne la topographie de 1a région, e1l-e est dominée par une élévation de terrain (montagneuse par endroits) en forme de croissant qui srétire vers l'ouest à partir de la frontière entre la Côte d'Ivolre et la Guinée, vers le nord à travers le centre-ouest de la Guinée, puis vers le nord-est jusqu'en MaLi occidental. Les prlncipaux éléments en sont : - Ia région montagneuse de la Gulnée et 1e mont Ntmba dans l-e sud-est de ce pays; - cette roême région montagneuse et les montagnes I'Iara tùara, Loma et Tingi sltuées en Sierra Leone; - le masslf du Fouta-Djal-on dans I-e centre-ouest de la Guinée; - les monts Manding tout à 1'ouesÈ du Mali et le plateau de Malinké, plus proche du centre du Mali occidental. L'impressionnante influence exercée par cette chaine montagneuse en forme de croissant sur le système hydrographique de 1a région revât un lntérât particulier. Dans ce croissant se trouvent les sources du fleuve Niger qui parsèment 1es plaines du Haut-Niger (voir carte 1). 11 forrne aussi la ligne de partage des eaux qui sépare 1e bassin du Niger des bassins d'autres fleuves de savane (I-a Gambie et le Sénégal) et d'un complexe côtier de systèmes hydrographiques(Corubal, Konkouré, LitÈle Scarctes, Moa, Loffa, Cava11y, etc.). La zone d'extension vers l-'ouest est dans l'ensemble beaucoup plus compLexe que ce1le du Progranrne actuel en ce qui concerne tant La configuraÈlon que 1es caracÈéristiques, 1a faune et la fl-ore de ces systèmes. Les zones bioclimatiques de 1a régLon, fondées sur les t."r"r.r* d'Aubrevil-le et al. (1959), sont illustrées sur la carte 2; la pluviosité moyenne annuelle 1'est sur la carte 3. De plus amples précisions sur 1a géographie des trois pays constituant l-a majeure partie de la zone d'extenslon vers 1'ouest, c'est-à-dire la Guinée, 1e l,tali et Le Sénégal, sont données ci-dessous. 3.2.L Mali La région du I'Iali qui s'inscrit dans Ia zone d'extension vers 1'ouesÈ a une superficie avoislnant les 150 OOO kmÉ et une population d'environ L 15O OOO. Itormis une petite partie de lavallée du fleuve Niger, e1-le colncide avec le bassin supérieur du fleuve Sénégal. On peut y distinguer trois zones : 1e bassin supérieur, la chaîne de Kaarta et le haut plateau du bassin supérieur . a) Le bassin supérieur, dominé par le flanc septentrional du massif du Fouta-Djalon, est une région montagneuse surpl-ombant le plateau de lfandingo qui s'étend jusqu'à 1a ligne formée par le fleuve Sénégal et les rivières Bakoye et Baoulé. Son altitude moyenne est de 5OO m, urais elle peut atteindre 7OO à 8OO m ou même plus, au sud, aux sources du Bakoye et du Baoulé. ocP/ 82.3 Page 12 Malgré son nom, il ne s'agit pas d'un vaste plateau uniforme, mais d'une série de plateaux de hauteur variable qui s'abaissent en gradins aussi bien du nord, au sud, que vers les cours d'eau qui le découpent en plusieurs parties. Sur son bord occidental, ce plateau se fait p]-us nassif et se termine sans transition par une falaise qui s'élève à 2OO m au-dessus de la plaine bordant Ies rivières Bambouk et Falémé. Autrement, il s'incline en général en pentes douces. Les cours d'eau de 1a région coulent toute 1'année durant; ils passent souvent par des gorges dans leurscours moyen et supérieur et sont Ponctués de chutes d'eau et de rapides. Les vallées ne s'ouvrent qu'à leur partie infé- ri-eure, 1à où elles touchent en généraI aux cours d'eau. b) La chaîne de l(aarta (ou de Sarakoll-é) confine au sud aux va1lées du fleuve Sénégal et de 1a rivière Bakoyer puis à 1a va11ée de 1a rivière Baoulé jusqu'à l'extrême pointe de sa rrbouclerr. E1le est bordée à 1'ouest par l-a rivière Kolimbiné et au nord par 1a dépression de Hodh. A 1'est, le plateau descend graduellement et se perd sous 1es sables d'un désert très ancien. On peut distinguer, en fonction de I'altitude, du relief et de 1a nature du sol, quatre secteurs ou micro-régions naturell_es : i) avec une altitude dépassant 5OO m, 1e secteur sud-ouest est le plus éIevé du urassif; au nord de Bafoulabé se trouve le point culminant du Kaarta. Les vallées des rivières Bakoye et Kolimbiné sont dominées par une paroi de 3OO m de hauteur fornant un mur qui s'étend au nord, où les sormets et Ies éminences sont un peu moins hauts; les vallées riches en terre argileuse que séparent 1es collines s'enfoncent loin dans 1e rnassif; ii) 1a zone sud-est., appelée l(aarta-Bagué du fait qu'el1e est proche de la rivière Bakoye (Bagué en malinké), se compose de larges vallées et plaines alluviales à pentes douces retenant l'humidité pendant une bonne partie de la saison sèche; iii) la zone centrale constitue le vrai Kaarta. C'est une région de topographie varlée dont les plaines et les cuvettes sont emplies d'une épaisse couche de terre noire et très fertile; iv) dans le nord et le nord-est, de faible altitude et au relief peu prononcé, il y a êurtout des sols 1égers, rnais aussi un peu de terres alluviales et de Eerres lourdes; les vallées découpées par le Kolimbiné et ses affluents dans Ie Kaarta recueillent I'eau de ruissellement charriant le schiste, le calcaire et la dolérite qui font toute la fertilité des terres des vallées, dépressions et plaines de cette région, tout comme ils font de Kaarta le rrgrenier à mi1[ du bassin supérieur du Sénéga1. c) Le haut plateau du bassin supérieur varie dans le détail d'une région à 1'autre; échancré par des vallées fluviales plus ou moins larges, selon 1a nature de la roche sous-jacente, il est aussi percé de plaines encaissées qui se sont formées à la confluence des cours d'eau. Les cours d'eau du nord du l"tali occidental- coulent dans des vallées relativement larges et peu profondes. Pour la plupart, i1s n'ont d'eau que pendanÈ la saison des pluies et sont à sec le reste de l'année. 11 n'y a d'eau toute l'année que dans le cours lnférieur du Kolimbiné et du Karakoro, mais e1le est stagnante pendant Ia saison sèche. A f i-nverse de ce qui se passe dans 1es régions sahéliennes du nord, le problème de 1'eau ne se pose pas, du moins sous 1a même forme, dans le sud. Bien gue les cours d'eau ne s'assè- chent pas de toute l'année, 1es avantages découlant de la présence pernanente de l'eau dans 1es valLées se trouvent neutralisés par deux facteurs : d'une part, les forEes pentes qui encaiasent les vallées ne peuvent retenir 1es alluvions en quantité itrrportante, et de 1'autre l'humidité créêe par 1es fortes chutes de pluie (80O à 15OO mr pendant cinq à sept mois) est favorable à de nombreux insectes vecteurs de maladies, y compris 1'onchocetcose. 3.2.2 Sénésa1 La zone d'extension vers 1'ouest recouvre le Sénégal oriental, partie 1a plus étendue du pays avec une superficie de 56 OOO km2 environ, dont 1es habitants sont au nombre de quelque 300 000. ocP/82.3 Page 13 Sur le plan administratif, 1e Sénégal oriental se Kédougou et Tambacounda; ses limites sont : compose des départements de Bakel la région du fleuve au nord; la frontière avec la Guinée au sudl la frontière avec le l,Iali à l'est; les régions de Casamance et de Siné-Saloum et 1a frontière avec la Gambie Le socle précambrien affleure dans le sud-est de la région sous la forme de séries méta- morPhiques plissées (quartzites, arkoses, schistes, micaschistes, gneiss) et synkinématiques(Saraya et sud-est de Kidira) ou de rnassifs granitiques birrimiens posttectoniques (nord de Kédougou), 11 est parcouru de strates primaires fornrant entre Kidira eÈ la Gambie une bande orientée du nord au sud dans laquelle se trouvent : - des grès et des quartziEes du cambrien inférieur constituant 1e bord septentrional du Fouta-Djalon; du cambrien formé d'un complexe volcanique et de conglomérats recouverts de couches sédimentaires qui s'achèvent en grès argileux rouges du cambrien supérieur; de 1'ordovicien : grès blancs traversée de cambrien; un affleurement de silurien schisteux à 1'ouest de la bande nord-sud de cambrien et des séries ordoviciennes. Des dolérites intrusives post,dévoniennes apparaissent au nord et à l'ouest de Kédougou. La moitié septentrionale de 1a région est une vaste pénéplaine située à moins de IOO m au- dessus du niveau de la mer qui s'é1ève graduellement à 2OO m (collines du pays Bassari). Les seules hauteurs (4OO-5OOm) sontau sud (frontière avec la Guinée et boucle du fleuve Gambie) eÈ corresPondent soit au bord du plateau guinéen ou à des affleurements de dolérites s'étageant en terrasses le long des cours d'eau. Ces hauteurs sont recouvertes de savanes CombreÈum ou Andropogon qui peuvent être boisées, parsemées d'arbres ou couvertes d'arbustes. La végétation est hydromorphique dans les régions où le so1 est de cette nature. Deux formations végétales particulières - le trbowétt (auxendroits où 1a couche de latérite est découverte) et les bosquets de bambous - peuvent également être mentionnées. Les bassins de la région qui ont de f importance sont les suivants : i) Ie bassin du fleuve Sénégal, avec la rivière Fa1émé dont la surface ràceptrice est de 28 9OO km2 à la station de Kidira. Presque nuls à l'époque des basses eaux, les débits peuvent rJépasser 3OoO m3/s en temps de crue; ii) le bassin du fleuve Gambie qui a sa source dans le Fout,a-Djalon et donE la surface réceptrice est de 7550 krr2 à Kédougou et de 10 45O km2 à I'Iako" Ses principaux affluenrs dans la région de Kédougou sont le Komboutourou, le Tiokoye, le Din Kha etleNiokolo-Koba. A Wassadou, 1e bassin versant du fleuve Gambie couvre 20 9OO km2. Son lit. à 1'étiage est nettement marqué (largeur, l2O m), ses berges verticales sont hautes de 10 m. De vast.es zones sont inondées lors des grandes crues. Ses affluents sont dans cette région le Nieri-Ko, qui draine une surface réceptrice de 11 946 kmz, puis 1e KoulounEou et, peu avant Gouloumbou, 1e Niaoulé dont 1e bassin versant n'atteinÈ que 1584 t 2. g Gouloumbou, sa surface réceptrice esE de 41 1+OO km2, son 1iE s'élargit et prend 1a forme d'un vaste trapèze. Après avoir traversé la plaine de Guenoto, il pénètre en Gambie où il recueille 1es eaux du Sandougou et de ses 996O km2 de surface réceptrice. Le Sandougou coule tantôt vers 1'aval (quand les eaux de ruisselle- ment de sa surface réceptrice 1'emportenÈ), tantôt vers l'amonÈ (reflux provoqué par la montée de la Gambie qui précède et surpasse ce1le du Sandougou); ocPf\z.3 Page t4 i-ii) les bassins des rivières Kayanga et Anambe. Née au sud de 1a frontière sénégalo- guinéenne, la rivière Kayanga pénètre au Sénégal au sud de Patirr-Kouta pour se jeter dans I'Anambe aux environs de Niapo, où son bassin versant avoisine les 1755 km2. Le bassin de 1'Anambe est une vaste dépression d'environ 11OO km2, distincte des bassins versants du fleuve Gambie au nord, du fleuve Casarnance à 1'ouest et de 1a rivière Kayanga au sud et à l'est. 3.2.3 Guinée Pays de la zone littorale de l'Afrique occidentale, la Guinée est située par 7'à 12" de latitude nord et 8" à 15" de longitude ouest, dans Ia zone tropicale humide, et s'étend sur 246 OOO km2. Les pays limitrophes sont la Guinée-Bissau, le Mali et Ie Sénégal au nord, la Côte d'Ivoire à L'est, le Libéria et la Si-erra Leone au sud. Sa côte se développe sur 3OO km, ce qui 1ui confère une position géopolitique exceptionnelle. Le relief,'1e climat et 1a végétation la partagent en quatre régions naturelles, autorisant ainsi des productions agricoles d'une très grande diversité. i) La Guinée maritime est une région côtière de faible élévation, au climat tropical humlde du type guinéen méridional, où les précipitations dépassent partout 2OO cm par année et où la saison sèche dure cinq mois (de décembre à avril). C'est une région de mangroves, de vergers eE de rizières alimentées par les pluies. D'importantes exploitations de bauxite s'y trouvenË également. ii) La Movenne-Guinée correspond au massif du Fouta-Djalon dont 1'altitude se situe entre 600 et l-5oo m (Mont Loura). La sai.son sèche dure de cinq à six mois (de novembre à avril) et 1es précipitations annuelles sont en moyenne de 18OO m. Les principaux cours d'eau de la région naissent dans Le Fouta-Dja1on, jadis couvert de forêts, mais dont La végétati.on s'est dégradée et où 1'érosion atteint des proportions alarmant.es. Pays d'agriculÈure et d'élevage où la densité de la populaÈion est l'une des plus élevées du pays (plus de 40 habitants par km2), c'est éviderurent aussi, de ce fait, une région de grande émigration vers les vill-es etles pays limitrophes, le Sénéga1 en particulier. iii) La HauEe-Guinée, au nord et à 1'est du pays, a une superficie approximative d,e 97 OOO km2.Le climat y est du type soudanais méridional. Les précipitations atteignent une moyenne de 15oo rmn, mais 1a saison sèche peut durer jusqu'à huit mois et les variations sont extrômes, d'oùdes fluctuations considérabl-es du niveau de l-a producti.on agricole. C'est une zone de savane oùI'activité humaine se concentre dans les vallées fluviales, notâment ce1le du Niger, et où lapopulaËion massée surtout Ie long des cours d'eau, se répartit inégalement. iv) La Guinée forestière, dans 1e sud, a un climat du type équatoriel; 1a saison des pluiesdure fréquemrent plus de dix mois et il tombe en moyenne plus de 2ooo m de pluies par année.C'est essentiellement une région à forte densité de population et où les forâts sont impéné-Èrables. E1le est riche d'un gisement de minerai de fer de première importance (mont Nimba). Selon les estimations, la superficie et la population de ces régions sont les suivantes : Guinée maritime Ùloyenne- Guinée Haute- Guinée Guinée fores tière Superficie (krn2) Population (1978) 45 000 1 300 000 55 000 1 550 000 97 000 1 140 000 49 000 1 160 000 ocP/82.3 Page 15 3.3 Géographie sociale et économique D'un point de vue historique et culturel, en dépit des frontières héritées de 1a coloni- sation, les groupements humains qui habitent la région présentent de très fortes affinités; en effet, 1a très grande majorité d'entre e1les se rattache aux deux principaux groupes ethno- linguistiques, Peul et Bambara-Malinké, qui se sont partagé la prééminence dans I'histoire de la région au cours des derniers siècles : Empire Mandigue de Soundjata au 14e siècle; épopée des Peul de Koli TenguéI-a au 16e siècle; royaumes du Gabou, du Boundou, du Kaarta, de Ségou; almanyats Peul de Labé et de Timbo du 17e au 19e sièc1e; Djihad d'E1 Hadj Omar qui, parti de Dinguiraye dans les années 1850, a soumis tout 1'Ouest du Mali avant d'a11er se dissoudre dans le Macina; émergence enfin de l'Empire de Samori à 1a fin du 19e siècle à partir de 1a Haute- Guinée et son extension sur une grande partie du Centre Ouest africain. Juxtaposés à ces grands regroupements de popuLation existent de petits groupes ethniques, f.inguistiquement et cultu- rellement différentsr lluiz à un moment de l-eur histoire, ont été refoulés soi.t dans des régions montagneuses (Bassari, Coniagi, Diakhanké) soit à la limite des zones forestières (Kissi, Toma, Guerzé, etc.) aux frontières du Libéria et de la Côte d'Ivoire. Les paysans de 1a région cultivent principalement les céréales (sorgho, mil, maîs, riz) ainsi que des niébés, de l'arachide et parfois du coton. Dans Ia partie méridionale de 1a zone, les cultures fruitières (mangues, agrumes) sont relativement abondantes, de mâme que celles des tubercul-es, manioc surtout. L'élevage est très répandu, autant celui des bovins (principa- lement sous forme de variétés trypano-résistantes tell-es que 1a Ndama, originaire semble-t-il de Guinée) que celui de petits ruminants, ovins et caprins. La culture itinérante sur brû1is avec de plus ou moins longues pérlodes de jachère reste le sysËème prédominant malgré l'appa- rition de pratiques plus intensives (traction animale, utilisation d'engrais, cultures de bas- fonds) sur quelques points de 1a zone. Du point de vue démographique, 1a région peut être considérée comne sous-peuplée (environ 10 habitants au krrP en moyenne) avec toutefois la présence de quelques zones plus peuplées et même une zone qui peut être considérée conme surpeuplée. La plus grande partie de la région connalt des densités comprises entre 5 et 20 habitants a,, km2 : presque toute la Première Région du Mali, la Haute-Guinée, la Guinée forestière, la région de Gabu en Guinée-Bissau. Une zone est nettement sous-peupIée : le Sénégal oriental (densité inférieure à 5 habitantsaukm?). Une zone peut âtre considérée corure surpeuplée : la partie centraLe du massif du Fouta-Djalon(densité supérieure à 40 habitants au ft62); certaines zones, par contrer pêuvênt être définies comme moyennement peuplées (densités comprises entre 25 et 40 habitants au km2) : pays Khassonké au Mali, sous-zones forestières de Macenta et de Nzérékoré en Guinée. Dans la répartition géo- graphique de la population, 1e Sénéga1 représente un exempl-e d'inégalité : pour une densité moyenne nationale d'environ 25 habitants au 662, celle-ci dépasse L2O habitants au knP dans certaines zones rurales du Bassin arachidien, pour tomber à moins de 4 dans certaines parties du Sénéga1 oriental (zone de Kédougou). Les raisons de cette'réparEition inégale de 1a popula- tion sont extrêmement compl-exes et 1iées à 1a nature des sols, à 1'environnement, auxconditions sanitaires prévalant dans la zone et enfin à 1'histoire. Sur le plan socio-économique, 1a région peut être considérée comme un ensemble assez homogène : en effet, en dehors de certaines sous-zones en Gui.née, soit diamantifères (Kérouané), soit situées en bordure de la forêt tropicale (Nzérékoré, Macenta) où existent quelques cultures arbustives (café, bananes), 1es revenus de ces populations sont extrâmement bas; e11es sont parmi les plus pauvres du monde avec un revenu dans les zones rurales 1e plus souvent compris entre 50 et lOO dollars US par an, éviderment accompagné par tout 1e cortège de maladies, de peines et de souffrances qu'impliquent de tels niveaux de revenus. Cette situation se retrouve surtout dans la partie septentrional-e de la zone (isohyète 700-L000 run) à 1a Lr-mite des régions sahéliennes où 1a faible pluviométri-e s'accompagne d'une grande irrégularité interannuelle des pluies. La dernière décennie, 1970-198O, a connu une série d'années de sécheresse qui ont com- promis tout 1'équilibre vivrier de la zone et entraîné de véritables farnines. Ce contexte, accompagné par de nombreuses endémies (paludisme notanunent) et un très faible niveau <i'infra- structures et de moyens au niveau social et sanitaire se traduit par un tarrx de mortalité des enfants de moins de 5 ans situé parmi les plus élevés du monde. Enfin, i1 faut souligner une caractéristique commune à presque toutes 1es zones de la région: l'enclavement, qui gêne la circulation des personnes et des marchandises et en particuLier limite considérablement les ocPf 82.3 Page 16 possibilités de cournercialisation des réco1tes. L'absence d'un véritable réseau routier rendLes 4/5e de Ia région absolument impénétrables pendanr 1a saison des pluies "l rc"-i7ià ira"difficilement accessibles même pendant Ia saison sèche. 3.4 Aspects logistj.oues de la zone Les facteurs toPographiques, climatiques, fauniques et sociaux s'a1lj.ent pour engendrer un certain nombre de problèmes logistiques critiques, parmi lesquels figure celui dont il vientd'âtre brièvement question, à savoir les déficiences du réseau routier dans la zone d.extension vers 1'ouest qui rendent les quatre cinquièmes de la régionimpénétrablesdurant la saison despluies et les trois cinquièmes très difficilement accessibles même pendant 1a saison sèche. Le reLief montagneux, les fortes précipitations et la densité de la végétation en sont en grandepartie responsables dans beaucoup de régions, cotIm,e 1es soLs sablonneux le sont dans les parties sèches et septentrionales de 1a zone d'extension. Pour obtenir de première main des informations à jour sur cette situati.on, des randonnéespar la route ont été effectuées en rnârs L982 au Mali occidental et en avril_ 19g2 en Guinéeorientale, à 1'occasion desquelLes toutes Les villes provisoirement retenues pour abriter 1es secteurs et sous-secteurs pour les opérations aériennes ou 1es évaluations entomologiques ontété vtsitées. Les conclusions des deux missions sont récapitulées séparément ci-dessous. Mali occidental Cette région est desservie par un réseau routier l-imité qui n'est. pas en bon état. Dansles monts Manding et sur Le plateau de Malinké, J.es routes sont rocailleuses et franchissent detrès nombreux petits ravins souvent difficiles à négocier. Sur la rive nord (droite) du Sénégal et de la Baoulé, les routes sont sabLonneuses et en tout temps peu praticables. Dans larrboucle de 1a Baoul-érr, les routes, el1es aussi sablonneuses, deviennent si vite impraticablesqu'e1les sont fréquement abandonnées au profit denouveauxtracés. Dansces conditions, emprunter 1es routes réserve beaucoup de déboires au nouveau venu et retarde ses déplacements; mais il est possible que la difficulté soit moindre pour ceux qui font régulièrement de tels traiets,par exemple une équipe d'évaluati.on entomologique. 11 est cependant rassurant de constater que les travaux entrepris pour améliorer 1'état de nombreuses routes sillonnant la va11ée du Sénéga1 et de 1a Baoulé se poursuivent. Qui plusest, la grande route reliant Bafoulabe et Manantali est sur le point d'âtre achevée. Autre facteur d'une importance logistique notabl-e : 1e plupart des vi11es où doivent êÈreétablls 1es secteurs ou les sous-secteurs de la lutte antivectorielle sont reliées à Bamako(centre d'opérations général pour la zone d'extension vers 1'ouest) par des liaisons ferro- viaires fréquentes et régulières. Le rail permettrait donc d'éliminer au moins certains des obstacles suscités par l-a médiocrité du réseau routier. Guinée orientale Dans cette région, qui recouvre une partie de la Haute-Guinée et de 1a Guinée forestière,les dlfficultés du transport par route sont essentiellement au nombre de deux : d'un côté l'absence de routes dans la partie la plus orientale de cette région qui interdit ou limite 1'accès aux sources du sous-système du Sankarani, c'est-à-dire l-es rivières Dion, Limou eÈKourai; et de 1'autre le mauvais état du réseau routier dont denombreuxponts sesonteffrondrés et dont 1e revâtement laisse dans I'ensemble à désirer. L'impression générale qui se dégageait de 1'enquête sur les routes était que toutes ou presque se détérioraient progressivement et que les travaux nécessaires pour 1es remettre en état n'étaient pas entrepris. La plupart des déviations Permettant de contourner Les ponts effondrés étaient fortement usées, ce qui donnaità penser qu'e1les étaient empruntées depuis longtemps. Kankan se trouve au terminus de Ia voie ferrée venanË de l-'ouest, mais les trains sont peu fréquents et ne circulent par régulièrement, aussi le rail ne pourrait-il- vraiment se substi.tuer dans la région à 1a route. De ce fait, toutes les activités d'extension du Programne y seraient confrontées aux difficultés Iiées à la médlocrité des conruunications routières. En outre, 1'électricité, 1'eau courante, le carburant et 1'huil-e pour 1es véhicules, 1e matériel- et les ocP/s2.3 Page L7 fourni-tures, les aliments, etc. faisant généralement défaut en Guinée orientale, cel1e-ci manque du minimum d'infrastructure et de soutien logistique nécessaire pour une opération normale de lutte contre 1'onchocercose. Le climat pourrait également soulever un sérieux problème. Dans 1a région montagneuse dela Guinée (Guinée orientale), 1es nombreuses cimes se perdent dans des nuages qui descendenttrès bas dans beaucoup de vallées et présentent ainsi une grave menace pour 1'àfficacité des reconnaissances aériennes et des opérations d'épandage et pour la sécurité des aéronefs quiles exécutent. Bien que la région qui s'étend autour de Beyla (dans 1a région montagneuse de 1a Guinée orientale) soit qualifiée de t'savane sylvatique humiderr, la végétationy estbienplus luxuriante que ce n'esÈ normalement le cas dans ce genre de régions boisées. Des pans de forât climax s'étalent sur les flancs de nombreuses montagnes. Les rivières coulent souvent dans des valléestrès encaissées et sous la voûte dense des forêts poussant sur leurs rives. Outre 1es diffi- cultés normalement associées au vol à basse altitude dans de pareilles conditions, il faudra donc s'attendre aussi à des problèmes de navigation aérienne. En bien des endroits, i1 sera impossible d'effectuer des prospections aériennes des gîtes larvaires, et dans d'auLres d'épandref insecticide aux lieux voulus du fait que 1es cours d'eau sont dissimulés par 1-a végétation. Après avoir travaillé en de pareilles circonstances dans la région de Man, en Côte d'Ivoire, itralsh et al. (1981) ont signalé "qr'i1était difficile, sans mettre en péril 1es équipages, de se servir d'aéronefs pour les opérations de 1utÈe antivectorielle dans ces ravins couverts deforâts touffues. En conséquence, les opérations larvicides ont été écourtées chaque fois quele risque était jugé trop grand." Bien qu'âucune enquête sur les routes n'ait encore été faite au Sénégal oriental, il ressort des informations disponibles que le réseau routier n'y est pas très dense, surtout dans 1a va11ée de la rivière Falémé. 4. NECESSITE DE I.A LUTTE CONTR.E L'ONCHOCERCOSE 4.L Considérations sanitaires La prévalence et 1a gravité de 1'onchocercose dans la zone d'extension vers 1'ouest sont connues de longue date. Les statistiques reprises au tableau ci-dessous permettent de se faire une idée de l'ampleur du problème : SITUATION DE L'ENDEMIE ONCHOCERQUIENNE EN lggo* Population des zones concernées par 1'endémie Population non exposée Population directement exposée - au niveau d'hyperendémie - au niveau de mésoendémie - au niveau d'hypoendémie Nombre de personnes atteintes de cécité 5 2 3 390 000 191 000 199 000 428 000 904 500 866 500 33 700 De plus amples précisions sur 1'onchocercose dans les pays participants de la région sont données ci--dessous. Guinée L'onchocercose est un pourcenÈage élevé de réputées très fertiles. hyperendémique en Haute-Guinée cas de cécité et I'abandon par elle a de très graves conséquences : population de vastes vallées pourtant où 1a " Dans ce tableau ne figurent pas les données concernant la Sierra Leone. ocPf 82.3 Page 18 En luloyenne-Guinée, 1'endémicité de 1'onchocercose est moyenne, ponctuée pourtant de quelques foyers d'hyperendémi.e aux abords des rivières Bafing, Bantala-Komba, Coliba et Koulountou où les taux de fréquence de la céciEé sont é1evés. La maladie est toutefois hypo- endémique dans les régions administratives de Labé et de Pita, dans 1a zone montagneuse du Fouta- Djalon. Dans la Guinée forestière, elle est peu à moyennement endémique, avec un seul foyer d'hyperendémie dans 1a région de Bey1a. Le taux de fréquence de Ia cécité est cependant bas en général, ce qui signifie que la maladie est moins sévère dans cette région. Enfin, en Basse-Guinée, 1'onchocercose n'est manifestement pas endémique; Ia prévalence et les taux de fréquence de l-a cécité sont faibles. Ainsi qu'i1 ressort des données disponibles, c'est en Haute-Guinée et en Moyenne-Guinée(sauf 1a région monÈagneuse du Fouta-Djalon) que 1'onchocercose sévit sous une forme grave. Ces deux régions devraient être englobées en prioriËé dans une campagne de lutte contre cette maladie. La conclusion qui s'impose est que 1'onchocercose est présente à divers degrés dans la majeure partie de Ia Guinée. Certaines régions, surtout en Haute-Guinée (Kankan, Faranah et Dinguiraye) sont plus particulièrement touchées, mais de nombreux arrondissements d'autres régions le sont également. En ce qui concerne 1a Moyenne-Guinée, le niveau d'endémicité paralt bas dans la partie centrale du massif du Fouta-Djalon, où la densité de la population est rela- tivement forte (plus de 40 habitants par km2). 11 est en revanche plus élevé aux alentours du Fouta-Djalon où la population est plus clairsemée. L'onchocercose existe aussi enGuinée fores- tière (Yomou, Nzérékoré et Lola)r meis sous forme moins grave que dans la savane. La région qu'il est proposé d'inclure dans la zone d'extension vers 1'ouest a une super- ficie approximative de 22O OOO km2 et une population d'environ 3 557 OOO âmes. La population direcËement exposée à 1'onchocercose est évaluée à 2 OO9 OOO personnes donx 254 OOO vivent dans 1es zones d'hyperendêmie, 545 OOO dans les zones de mésoendémie et 1 21O OOO dans les zones d'hypoendémie. Selon les estimatlons, 560 O0O personnes sont atteintes d'onchocercose et 20 OOO de cécité, ce qui fait que, sur la population exposée, 28 % souffrent de la maladie et I % est aveugle . Guinée-Bissau La prévalence de 1'onchocercose n'a été établie que dans les deux régions orientales, Gabu et Bafata, de ce pays, c'est-à-dire une superficie de 13 9OO km2, avec 2d+ OOO habitants et une densité de population de 15 personnes par km2. Toute 1a région de Gabu est affectée, alors que seul le secteur de Contuboel l'est dans la région de Bafata. Au total, 132 OOO personnes sont directement exposées à 1'onchocercose, dont 13 OOO vivent dans des zones d'hyperendémie, 59 OOO dans des zones de mésoendémie et 59 OOO dans des zones d'hypoendémie. I-e nombre d'onchocer- quiens est évalué à 30 OOO au total, celui des cas de cécité à 1400. Mal i Deux régions administratives de ce pays sont affectées par 1'onchocercose endémique, 1a Première Région (Kayes) et la Seconde Régi.on (Koulikouro, 1'ancienne région de Bamako). La zone d'extension vers 1'ouest représente 138 94O km2 et compte 1 214 OOO habitants, soit une densité moyenne de 8,7 habitants par km2. Dans 1a Première Région (Kayes), les cercles,de Yélimané, Nioro, Diérra et Kayes ne sonE que légèrement affectés, alors que la maladie est moyennement à fortenent endémique dans les cercles de Kita, Bafoulabé et Kéniéba. Dans la Seconde Région, trois cercles seulement sont affectés, ceux de Kangaba et de Kati dans les arrondissements situés sur la rive gauche du Niger et celui du Kolankani dans l'ouest de la région. En 198O, on estimait que 860 OOO personnes (73 % de 1a population de la région) étaienE directement exposées à I'onchocercose : 138 OOO dans les zones d'hyperendémie, 270 O0O dans les zones de mésoendémie et 455 OOO dans les zones d'hypoendémie. On évalue à 28O OOO le nombre des onchocerquiens et à 10 5OO celui des aveugles. ocP/82.3 Page 19 Sénéga1 La zoae d'onchocercose endémique recouvre 1e sud du Sénégal oriental eE le nord du pays où el1e ne franchit toutefois pas une ligne imaginaire reliant Kidira à la frontière orientale de la République de Gambie. A 1'ouest, le département de Velingara, en Haute-Casamance, est éga- lement englobé dans le foyer endémique, mais celui-ci ne s'étend pas au-de1àde1'arrondissement de Baconto. Dans la zone d'endémie vivent au toEal 418 O0O personnes, la populat.ion directement exposée au risque d'onchocercose éÈant éva1uée à L98 OOO personnes, dont 23 OOO dans les zones d'hyperendémie, 40 OOO dans 1es zones de mésoendémie eÈ 135 OOo dans les zones d'hypoendémie. Selon les estimations, sur ces 198 OOO personnes, 44 O0O sont atteintes d'onchocercose et 15OO de cécité, soLt 22 % d'onchocerquiens eË I % d'aveugles. Sierra Leone Les données entomologiques disponibles donnent à penser, encore que les enquêtes faites aient été peu nombreuses, guê l'onchocercose de savane pourrait exister dans la province nord du pays. Les enquêtes épidémilogiques limitées entreprises à ce jour ont révélé que I'onchocercose oculaire y sévit; en deux endroits, on a enregistré des taux de fréquence de la cécité attei- gnant respectivement. de O,7 à 8%et de 4,75 à 8 %. Pour délimiter le foyer de I'onchocercose de savane, il faudra entreprendre des évaluations parasitologiques et ophtalmologiques détaillées dans cette province. Les données susmentionnées concernant les divers pays sont récapitulées dans le tableau suivant : Niveau d'endémicité Total endémie Populat ion non exPosée Hyperendémie Mésoendémie Hypoendémie GUINEE-BISSAU GUINEE MALI SENEGAL ENSEMBLE DE TÀ, REGION(sauf Si.erra Leone) 13 000 254 000 138 000 23 000 428 000 49 500 545 000 270 000 40 000 904 500 69 500 I 2L0 000 452 000 I35 000 I 866 500 132 000 2 009 000 860 000 198 000 3 199 000 72 000 I 548 000 35 1 000 220 000 2 191 000 En guise de conclusion, on peut dire que 3,2 millions de personnes au moins profiteraient de 1'extension vers 1'ouest de la lutte contre 1'onchocercose, dont I,2 millionapproximativement dans la partie sepÈenÈrionale où règne Ia savane sèche et environ 2 millions dans les parties méridionales dominées par la savane humide et la forêt. 4.2 Considérations socio-économiques Outre 1es avantages qui découleraient sur 1e plan de la santé de Ia lutte contre I'onchocer- cose dans la zone d'extension vers 1'ouest, une tel1e extension serait éminemrnent profitable aussi du point de vue socio-économique, car e1le se traduirait en particulier par : i) une augmentation des revenus grâce à 1'accroissement quantitatif et à 1'amélioration qualitative des ressources en main-droeuvre et en terres; ii) une meilleure répartition des revenus dont bénéficierait une population qui se range parmi les plus pauvres du monde. ocPf 82.3 Page 20 Entre 1978 et 1981, époque à laquelle des études de faisabilité ont eu lieu dans la zoned'extension vers 1'ouest, une place importante a été réservée aux études socio-économiquesentre-prises en Guinée, en Guinée-Bissau, au t'{a1i et au Sénéga1. Des rapporÈs appropriés ont été rédigés et annexés au rapport de faisabilité finat. Ces études Par pays ont permis de recenser 22 projets de développement en cours représen-tant uS $539 millions de dépenses d'équipement, plus 20 projets envisages dont Ie cott était estimé à US $685 millions. Ces projets, d,une valeur roralede US $L224 miLLions, profitent oupourraient profiter à 3,6 millions d'habitants. Le dévelopPement socio-économique à 1'étude pour la zone d,extension vers l,ouest a êtêrécemnent marqué Par un événement important, la passation en mars 19g2 par l,organisation pour1a mise en valeur du fleuve sénégaI (oMVs) d'un marché pour Ia construction, à proximité duvillage de MananÈali, dans 1'ouest du Ma1i, d'un grand barrage sur la rivière Bafing. selon resestimattons, la construction de ce barrage coûtera us $8oo *illiorrr. une fois qu'i1 sera achevé,la vaIlée du fleuve sénégaI sera modifiée du fait que quelque 350 ooo hectares de bonnes terresarables pourront être mises en culture. ocPf 82.3 Page 2L CHAPITRE I1 PRINCIPES REGISSANT LA LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE INTRODUCTION Cornme dans le cas de 1'acÈuel Prograrnme, 1'extension proposée vers 1'ouest a pour objet de ramener f impact de 1'onchocercose clinique à un niveau où e1le ne constituera plus un problème de santé publique et un obstacle au développement socio-économique, ni une entrave à 1a mise en valeur de bonnes terres arabLes encore inoccupées. Les principes et 1es stratégies de lutte proposés pour la zone d'extension vers 1'ouest seraient, autant que possible, identiques à ceux qui s'appliquent actuellement au Progracrne. Malgré 1es perspectives encourageanEes qui se dessinent dans le domaine de 1a recherche chimiothérapique, i1 faut bien se rendre compte que 1'absence de produit spécifique pouvant être utilisé facilement et en toute sécurité dans 1e traitement de masse ne nous laisse d'autre choix, dans Ia lutte contre l-tonchocercose, que de limiter ou d'interrompre la trans- mission en recourant à la lutte antivectorielle. Les opérations de lutte antivectorielle sont dirigées en généra1 contre 1es larves de simulies et sont menées à 1'aide d'insecticides qui ne présentent pas de risques intolérables pour l-e milieu aquatique. 11 convient cependant de remarquer que 1e Prograurne intensifie 1a recherche appliquée sur la destruction des adultes pour arriver à savoir si el1e pourrait déboucher sur une ou des techniques efficaces d'endiguement localisé de f impact de la réinva- sion. 11 est donc possible que 1es acEivités de destruction des adultes puissent jouer un rô1e important dans les régions de la zone d'exÈension vers 1'ouest où la réinvasion pourrait avoir de graves conséquences. Etant donné le pouvoir migratoire (dispersion) des simulies adultes, on admet en généra1 qu'il est nécessaire d'appliquer simultanément des mesures de lutte antivectorielle dans de vastes zones afin de réduire le risque de réinvasion des zones traitées. C'est 1à un objectif théorique qu'il a pourtant été possible d'atteindre dans 1e Programme actuel (encore que 1a réinvasion continue de soulever un grave problème sur 1es flancs est et ouest) . En ce qui concerrre les régions de savane sèche de Ia zone d'extension vers 1'ouest (Mali occidental, Sénégal oriental et frange septentrionale de la Guinée), cet objecEif est également valable bien que certains obstacles s'opposent à sa réalisation intégrale dans 1a savane humide et dans 1es régions montagneuses de la Guinée et de la Sierra Leone. En raison du cumul des 'difficultés inhérentes au relief accidenté, à une végétation touffue, à de mauvaises condi- tions climaÈiques, aux déficiences des moyens logistiques et au risque d'apparition d'une résistance aux insecticides, il sera peut-être nécessaire d'appliquer une stratégie modifiée restreignant davantage dans 1'espace 1es attaques lancées contre le vecteur. Du fait de la longévité prolongée du parasite (tant des vers adultes que des microfi- laires), i1 est indispensabl-e de mener sans trêve, pendant plusieurs années, 1es activités de lutEe antivectorielle. Les résultats parasitologiques 1es plus récents obtenus par Ie Progranune donnent à penser que cettc période pourrait être inférieure aux vingt ans que 1'onjugeait nécessaires auparavant, mais il est encore trop tôt pour se prononcer sur 1e nombre d'années en moins. Si les recherches en cours devaient aboutir à 1a mise au point d'un médicament approprié ou d'une autre méthode de lutte contre 1'onchocercose répondant aux besoins du Progranrne(voir 1e rapport final de La Conrnission indépendante), il serait nécessairer pour profiter d'un progrès aussi important, de revoir 1a strâtégie de lutte mise en oeuvre tant dans 1a zone actuelle du Prograrrne que dans la zoîe d'extension vers 1'ouest. Cette ttpercéett ne pourrait cependant avoir de répercussions sensibles sur 1e Prograrmne au cours de la période de six ans sur laque11e porte Ie présent rapport, mais el1e pourrait êÈre prise en considération lors d'opérations ultérieures . ocPf 82.3 Page 22 2. LUTTE ANTIVECTORIELLE Les méthodes et stratégies de lutte antivectorielle convenant à la zone d'extension vers 1'ouesÈ sont en règle générale celles qui sont déjà appliquées par Le Progranme, c'est-à-dire des opérations larvicides aériennes dirigées contre les gîtes et mettant en oeuvre des corposés biodégradables. Selon 1es prévisions, iI faudra traiter au minimum 22 OOO l«n de cours d'eau dans la zone d'extension vers 1'ouest, contre 18 OOO km dans 1'actuelle zone du Programne. 2.L Espèces vectrices à combattre Les connaissances actuelles en matière de répartition des espèces du courplexe S. damnosum dans La zone d'extension vers 1'ouest sont résumées sur la carte 4. IL convienË de se rappe1"a, lorsqu'on consulËe cette carte, qu'i1 n'existe pas de corrélation entre Les symboles repré- sentant le nornbre d'espèces et L'abondance de ces dernières. Si les statistiques concernant la moitié sud de la région sont plus nornbreuses, c'est parce que : - les opératiôns de prélèvement d'échantillons y ont été bien plus intensives du fait de 1-'inquiétude qu'inspire une propagation éventuelle de la résistance au tfuéphos à partir de 1'actuel Progrannre dans 1a partie méridionale limitrophe de la zone d'extension vers 1 'ouest; - les espèces sont beaucoup plus nombreuses dans 1e sud de la région (au moins 5 vecteurs connus) que dans 1e nord (seulement 2 vecteurs connus). Une étude approfondie de Ia répartition géographique des diverses espèces, de leurs caractéristiques bio-écologiques et de leur pouvoir vecteur permet de dégager certaines conclusions quant aux régions à traiter. Les régions peuplées par S. damnosum s.s et S. sirbanrmr doivent être impérativernent traitées. Ces deux espèces trânsmettent la souche d'onchocerque de savane 1a plus pathogène pour 1'houune. Leur aire de répartition coîncide avec 1es foyers d'hyperendémie onchocerquienne. Très mobiles en outre touÈes les deux, eIles sont susceptibles, lorsque les conditions météoro- logiques sont propices à l-a réinvasion, de franchir des distances de 1'ordre de 3oO à 4OO km. L'espèce S. soubrense d'origine forestière est capable, bien qu'e1le n'ait pas la répu- tation d'être apte à parcourir de grandes distanees, de s'installer en savane guinéenne et de s'y maintenir toute 1'année. Les études de transmission dans les conditions naturelles et expérimentales ont abouti à des résultats contradictoires qui font qu'i1 serai! difficile de déterminer s'il faut considérer S. soubrense corme une espèce cible ou une espèce non cib1e. Des études plus poussées seront aonffi". L'espèce S. sanctipauli inféodée aux zones humides a, dans 1es conditions naturelles, unpouvoir vecteur pour ainsi dire nul, compte Èenu de sa faible longévité et de son importante zoophilie. Ce n'est normalement pas une espèce mobile. 11 est donc inutile de trait.er les zones peuplées par cette espèce. Les espèces S. yahense et S. squamosum sont d'excellents vecteurs forestiers, mais la souche d'onchocerque transmise est peu pathogène pour 1'honune (absence de 1ésions oculaires). Ce sont au demeurant de mauvais vecteurs de 1a souche de savane. L'espèce S.,yahense est beaucoup plus sédentaire que 1'espèce S. squamosum dont on sait qu'elle peut parcourirjusqu'à 1OO km. 11 semble donc inutile de traiter les gîtes de ces espèces. En résumé, seules les aires de distribution de S. damnosum s.s., S. sirbanum etS. soubrense devront être incluses dans 1a zone à tr;iter. Les données susmentionnées montrent que, en relation avec 1a réinvasion, 1es espèces s. damnosum s.s et s. sirbanum sont les espèces dont f importance épidémiologique est Ia plusgrande. Sur le plan géographique, toutefois, f importance des simulies allochtones n'est pasPartout la même. En fait, il existe manifestement une corrélation entre 1a capacité vecto- rielle et 1a moyenne des précipitations annuelles (Dr J. B. Davies, cormunicationpersonnelle). Dans la zone de la région du Progranrne où cette moyenne responsables de la réinvasion sont d'ordinaire si nornbreuses n'entralnent pas de modification des niveaux de transmission - la vallée du fleuve Gambie dans 1'est du - 1e Mali occidenÈal, la majeure partie du et inférieur de 1a rivière Bakoye et les Situation 3 : ocBf 82.3 Page 23 est de 1250-1500 rnm, 1es simulies que les opérations larvicides(situation 1). Dans la zone de cette région où el1e est de 1OOO-125O rmn, les simulies sont en général suffisarmne'nt nombreuses pour entretenir la transmission (situation 2). Dans Ia zone où la moyenne est de 75O-10O0 ûn, ces mêmes simulies ne sont normalement pas assez nombreuses pour constituer une menace. Toutefois, si la reproduction est possible, iI peut s'ensuivre une situation pathologique dangereuse quoique localisée (situation 3). On pourrait mieux prévoir, par extrapolation de ces corrélations à la zone d'extension vers L'ouest, la gravité des problèmes de réinvasion qui peuvent se poser; mais c'est avec toute 1a circonspection de mise en 1'occurrence qu'iI faut lire 1es prévisions suivantes : Situation 1 : - la région frontalière sénégalo-guinéenne; - 1a partie la plus méridionale du Mali occidental; - le nord de la Guinée (en dessous du Mali) où se trouvent les vallées du cours inférieur de la rivière Bafing, du cours moyen et supérieur de Ia rivière Tinkisso eÈ 1es sources de la rivière Bakoye. Situation 2 : - dans 1'est du Sénégal, 1es vallées de la rivière Niériko et du cours inférieur de 1a Falémé; - au MaLi occidental, 1-e fleuve Sénégal et Le cours moyen et inférieur de la Baoulé. 2.2 Méthodes de lutte antivectorielle La lutte antivectorielle peut revêtir diverses formes telles que 1'aménagement de 1'envi- ronnement, 1'application d'insecticides âux insectes adultes ou aux larves, 1'utilisation d'agents biologiques. Divers moyens peuvent être employés pour mettre en oeuvre, soit séparé- ment soit conjointmrenÈ, ces différentes formes de lutte. 2 .2.L ltélhodes écolg.Liqueq Bien que 1'aménagement, 1es modifications et les manipulations de 1'environnement puissent être efficaces dans des circonstances très particulières, ces méthodes ne sauraienE cependant être préconisées lorsque la lutte doit s'étendre à de vastes zones. Sénéga1; système de la rivière Bafing, le cours moyen sources de la rivière Baoulé. 1'environnement ne permet jamais à lui seul d'éliminer toutes 1es fallu recourir aux insecticides qui paraissent encore eE toujours armes disponibles. 2 .2 .2 Méthodes chimiques Concne 1'aménagernent de populations vectrices, il a constiÈuer la meilleure des 2.2.2.1 . Lutte adulticide A 1'heure actuelle, la lutte adulticide contre les simulies vectrices d'onchocercose ne peut plus être considérée cortrne une méthode de lutte en raison du grand pouvoir de dispersion ocPf 82.3 Page 24 de ces insectes, Qui obligerait à traiter de très vastes étendues. Par contre, 1a protection locallsée de certains sites pourrait être envisagée, à condition de disposer d'insecticides aPProPriés et de connaltre avec précision les lieux de repos des femelles. Bien que 1'utilisation généralisée des méthodes de lutte adulticide sur une vaste échelle ne se justifie pas, i1 importe néanmoins de mettre au point d'urgence de telles méthodes afin de pouvoir déterminer jusqu'à quel point e11es permettraient de résoudre les problèmes de réinvasion dans les conditions propres à La saison des pluies. Ce point de vue a été entérlné dans le rapport final de la Cormnission indépendante et dans 1e rapport d'activité du Progranure pour 1e81'<ôcp/pp/ aL. q, Davies et al. (sous presse) ont passé en revue 1es diverses méthodes de lutte adulticide qui sont utilisées dans différentes parties de l'Afrique et, de même que Baldry et al-., i1s ont décrlt les résul-tats des essais effectués en 1978 dans La zone du Prograrnre. Les résultats des derniers de ces essais étaient très encourageants. Une seule applicaÈion discriminante par hélicoptère de deltanéthrine (OMS 1998) à raison de L2,5 glha par plage d'aspersion (large de 30 m) sur des forêts riveraines d'une largeur comprise enÈre 30 et 10O m a permis de lutter efficacement pendant une douzaine de jours, dans des conditions propres à la fin de la saison sèche, contre S. damnosum. Une appllcation analogue d'endosulfan (Ot"tS 570) à raison de lOOg/ha par pLage d'aspersion s'est révélée efficace environ neuf jours durant. Par l-a suite, f intérât suscité par les méthodes de lutte aduLticide ayant crt, le Pro- grarnun a octroyé un contrat de recherche à I'IRTO, à Bouaké, au titre de la sélection d'insec- ticides pouvant être utilisés contre 1es simulies. A 1'heure actue11e, 1e Progrr'rne accé1ère son propre progrEurune de recherche sur la mise au point de méthodes efficaces et économiques de lutte adul-ticide. A ce propos, il est rassurant d'apprendre que la pl-upart des simulies de réinvasion s'installent à proximité imédiate des cours d'eaul à partir de ces derniers, leur nombre diminue progressivement jusqu'à une distance de 3 km. 11 serait donc possible d'élaborer des méthodes de lutte adulticide bien plus discriminanËes que ce qui pouvait être envisagé auparavant. 2.2.2.2 Lutte larvicide Les gltes de reproduction des vecteurs, inféodés qu'i1s sont aux eaux courantes, se répar- tissent de façon disconÈinue le long des rivières. Les larves constituent 1e maillon le plus vulnérable du cycle de développement des simulies; leur destruction apparaît actuellement corulte le moyen le plus approprié pour lutter contre les vecteurs d'onchocercose. La périodicité des traitements dépend de la durée de vie l-arvaire des vecteurs qui est en moyenne de sept jours dans les conditions climatiques de la savane ouest-africaine. Les formulations larvicides doivent présenter des caractéristiques te1les qu'e1les permettent des traitements répétitifs sur une base hebdomadaire. Ces traitements ne doivent pas endomnager de façon irréversible 1'environnement aquatique. Les insecticides employés doivent être peu toxiques pour l'home et les mammifères. La matière active ne doit pas persister dans l-'environnement, de manière à éviter une accumulation dans 1a chaîne alimentaire. Les composés utilisés actuellement dans La zone du Progranmre sont les suivants. Organopho sphoré s Le composé 1-e plus utilisé par le Prograuure est un concentré émulsionnable à 20 % (ingré- dient actif) de téméphos. A l'heure actuelle, environ 75 % de La zone sont traités avec succès à 1'aide du téméphos. Malheureusement, en 198O est apparue chez S. soubrense et S. sanctipauli, au sein du Progranrme, une résistance au téméphos qui ne pouvait pas être vaincue par 1'accroissement des quantités d'insecticides employées. I1 faut noter cependant qu'aucun cas de résistance n'a encore été signalé ctrez S. darnnosum s.s. et S. sirbanum, les vecteurs tyPiques de savane. Etant donné la continuité de la répartition de S. soubrense dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire, où la résistance est apparue, et le sud-est de la Guinée, il est à prévoir que cette résistance ocPf 82.3 Page 25 au téméphos existe déjà ou se manifestera bientôt dans ce secteur de la zone d'extension vers 1'ouest (surtout si elle est directement exposée à des traitements au téméphos). Le chlorphoxime est un concentré émulsionnable spécial à 20 7" qui a été utilisé (à des doses inférieures de moitié à celles du téméphos) dans 1a zone du Prograrure pour lutter contre 1es populations de S. soubrense résistant au téméphos. Cette formulation présente toutefois f inconvénient d'être plus toxique que 1e téméphos pour la faune aquatique non cibl-e. 11 a fallu y renoncer rapidement du fait de 1'apparition chez les populations de S. soubrense résis- tant au téméphos d'une double résistance au chlorphoxime. Des essais sur 1e terrain se poursuivent actuellement avec trois autres composés, le chlorpyrifos-méthyl, Le pirimiphosméthyl et le bromophos. Bacillus thuringiensis (agent de lutte biologique) Du fait de son innocuité pour les mamifères et la faune aquatique non cible, 1e @1!!gii thurigiensis sérotype H-14 a été utilisé par le Progranme pour lutter contre les populations de S. soubrense résistant tant au téméphos qu'au chlorphoxime. Le B.t. H-14 dans la formulation actuellement disponible n'est malheureusement efficace que lorsque il est appliqué en fortes doses volumétriques (jusqu'à 10 fois supérieures à cell-es du téméphos) et par pulvérisation (faute de quoi i1 coule rapidement au fond de l'eau et perd toute efficacité). Corune ces paramètres sont dans une très large mesure incompatibles, Ie Programme continue d'être confronté à de nombreux problèmes techniques et logistiques. Au cours de 1a saison des pluies de 1982, ces probl-èmes se sont révé1és insolubles pour ce qui est de la lutte contre S. soubrense dans certaines parties du sud de Ia Côte d'Ivoire; en effet, i1 a fallu renoncer à utiliser 1e B.t. H-14 quand le débit des cours d'eau était é1evé. On procède actuellement à des évaluations de formulations de B.t. deux ou trois fois plus concentrées que celle qu'utilise actuellement Ie Programne. Malheureusement' aucune de ces formulations n'est encore produite en grande quantité. Le coût par litre des composés utilisés par 1e Progranure est de US $7'8O pour le téméphos, 7,40 pour le chlorphoxime et 5,20 pour 1e B.t. H-I4. Etant donné que le chlorphoxime est appliqué à des doses approximativement égales à un tiers de celles du téméphos et le B.t. H-l-4 à des doses de 3 à 1O fois plus importantes (en fonction des conditions hydrologiques), leurs coûts comparés, rapportés à un litre de téméphos, s'établissent colltrIle suit : - téméphos - chlorphoxime - B.r. H-14 us $7 ,80 us $2, 50 us $15,60 à 52,0. Compte tenu du fait que Ie B.t. H-14 doit être dilué dans l'eau et que les frais d'exploi- tation des aéronefs sont fortement majorés parce qu'il faut 1'appliquer en grandes quantités, il s'agit 1à de toute évidence d'un larvicide très coûteux dans sa formulation actuelle. 11 faudra 1'améliorer ou remplacer ce produit dès qu'un autre composé sera disponible. L) Diverses méthodes peuvent être employées pour 1'application des larvicides. Aoolication à oartir du sol Cette méthode Peut être recoumandée radier, etc. ) parfaitement accessible en faibl-e distance d'une route. Elle ne peut généralisé et permanent d'une vaste zone lorsqu'i1 s'agit de traiter un glte unique (barrage, toute saison, ou encore une série de gîtes situés à toutefois être envisagée dans 1e cas du traitement englobant de nombreux bassins hydrographiques. ocPf 82.3 Page 26 ii) Traitements aériens Le moyen le plus str et 1e pLus économique d'accéder à tous 1-es gîtes larvalres, et ce en touÈes saisons, est d'empLoyer des aéronefs. Ce sera 1a méthode de choix pour le traitement des gîtes larvaires dans 1a zone d'extension vers lrouest. Le type des aéronefs varierasuivant 1a nature des cours d'eau à traiter et selon leur débit. Lorsqu'il s'agira de traiter de grands fleuves ou de grosses rivières nécessitant 1'emploi de grandes quantités d'insecticide, on utilisera de préférence des avions. I1 est à noter que ces mêmes cours d'eau peuvent ne néces- siter en saison sèche 1'emploi que de faibles quantités d'insecticide, auquel- cas on pourra avoir recours à L'hélicoptère. Cependant, d'une façon générale, 1'emploi de 1'hélicoptère sera réservé au traltement des petits cours d'eau tortueux à faible débit. On profitera alors de Ia plus grande maniabilité de cet appareil qui, par ail1eurs, ne peut emporter qu'une quantlté plus faible d'insecticide. Cette oéthode de lutte est celle qui est appliquée avec succès par le Programne et qui a êËê retenue pour 1a zone d'extension vers 1'ouest. Les quantités d'insecticide employées à chaque point de traitement sont calculées en fonction du débit du cours d'eau. Afin d'éviter des surdosages ou des sous-dosages de larvicides respectivement préjudiciables à 1a faune aquatique non cible ou à I'efficacité des trait@lents, i1 est nécessaire de disposer, pour lescæpagnes de luttecontre les vecteurs dronchocercose, d'un réseau hydrométrique relativement dense. 2.3 Evaluation des opérations de lutte antivectorielle 2.3.L Evaluations entomologiques Par suiEe de la nature cumulative de 1'onchocercose et de 1a longévité du parasite chez 1'houne, les effets d'une campagne antivectorielle ayant pour but d'éliminer la transmission ou de la réduire à un niveau acceptable pour les connunautés humaines n'apparaîtront chez 1es populations protégées qu'au bout de pLusieurs années. Afin de pouvoir évaluer 1e plus précocement possible le degré d'efficacité des t.raitements larvicides, d'en déceIer et pallier rapidement les défaillances évenÈuelles et d'adapter extem- poranément 1es épandages aux conditions extrêmement fLuctuantes imposées par le milieu, il est nécessaire d' envisager une évaluation entomologique détaillée. Cette évaluation, qui devra être permanente et aussi déployée dans 1'espace que possible, aura pour objectifs : - d'établir, evant la campagne, de transmission; - de suivre durant la campagne fonction des données obtenues accentuation éventuelle ; les densités de populations simulidiennes et les potentiels les résultats des traitements et de moduler ceux-ci en : suspension temporaire, poursuiÈe selon le plan prévu, - de déterminer les niveaux de transmission résidue11e; - de collecter lesdonnées hydrologiques nécessai"res à la planification et à 1'exécution des traitements; - de contrôler en pennanence la sensibilité des vecteurs aux insecticides. Le moyen le plus sfurple d'évaluer les effets des traitemenÈs f..ri"ia"" est d'observer, dans les gîtes larvaires soumis au trai.tement, la disparition des larves puis des nymphes de S. damnosum s.1. Etant donné le très grand nombre de gîtes à examiner, l-'énormité de certalns d'entre eux et Les difficultés d'accès, cette méthode purement qualitative ne permet de rendre compte qu'imparfaiteoent des effets réels des traitements et ne peut être utilisée que comte appoint occasionnel. La capture des femelles vectrices cherchant à s'aLimenter est 1'unique méthode permettant de mesurer quantitativenent et avec fiabilité 1es résultats des traitements. A cet effet, on place en des lieux déterminés, généralement à proximité de cours d'eau ou de villages, des ocP/82.3 Page 27 individusquicapturent,@,toutes1esfeme11esdeS.damnosums.1. qui se posent sur eux. Etant donné les variations journalières et saisonnières du rythme d'acti- vité de piqûre, les captures sont effectuées duranÈ toute la période d'activité de f insecte(de 7 h à 18 h), le nombre de jours de capture par période hebdomadaire ou bimensuelle étânt déterminé en fonction de f intérêt du point de capture, de son accessibilité et des moyens disponibles en hoûmes et en transport. La dissection de ces femelles permet de déterminer leur degré d'infection par 0. volvulus et leur âge physiologique. Une population jeune indique 1'apparition d'un gîte actif à proxi- mité du point de capÈure, une population âgée étant f indice certain d'une réinvasion par des femelles allochtones. Connne iL est désormais possible d'établir une corrélation entre le nombre de larves infec- tantes d'0. volvulus reçues par les individus d'une communauté et 1e niveau d'endémicité(frrévalence et incidence) observê chez cette comnunauté, i1 est également essentiel de pouvoir mesurer Le potentiel de transmission assuré par les vecteurs avant et pendant une camPagne de 1utte. La méthode permettant d'évaluer ce potentiel de transmission par unité de temps consiste en une extrapolation à un mois (potentiel mensuel de transmission : PMT) ou à une année (Poten- tiel annuel de transmission : PAT) du nombre de larves infectantes obtenues à partir de captures régulières et périodiques en un point donné. Les participants à une réunion tenue en L977 à Genève en ont conclu qu'un PAT de 1OO et un taux annuel de piqûre (TAP) de 1OOO constituent 1e seuil supérieur de tolérance au-dessus duquel des lésions graves peuvent se manifester à long terme. 2.3.2 Evaluat.ions épidémiologiques Cormne dans 1e Progrenrme actuel, 1es évaluations épidémiologiques dans la zone d'extension vers 1'ouest auront pour objet la colLecte continue dans certains villages indicateurs de données permettant de suivre la situation épidémiologique avant et après les opérations de lutte ant.ivectorielle. Les études devront servir à déterminer f impact de cette lutte sur la prévalence et f incidence de 1'onchocercose et à suivre 1'évolution des léslons oculaires. 11 faut tenir compte, dans 1'évaluation épidémiologique de L'onchocercose dans la zone d'extension vers 1'ouest, de 1'expérience acquise par le Prograume dans ce domaine. Le mode opératoire retenu devra néanrnoins faire 1'objet d'une adaptation en conformité avec I'acquis. Après six années d'interruption de la transmission, on a constaté quril nty avait plus aucune infection par 0. volvulus - ou qu'elle n'était qu'exceptionnelle - dans le groupe d'âge en dessous de 5 ans. De plus, la prévalence a baissé de mani-ère spectaculaire dans 1e groupe entre 5 et 9 ans. En outre, ltabsence de surinfection fait que le processus cumulatif est interrompu chez les adultes. 11 s'ensuit que les niveaux d'hyperendémie sont ramenés à ceux de méso-, puis d'hypoendémie. Selon les méthodes employées, on peut distinguer des évaluations simples et desévaluations détaillées. E1les sont résumées ci-dessous. a) Evaluations simples L'éval-uation simple a pour but l'étude de 1a prévalence de 1a maladie dans la population tout entière d'un village indicateur. Répétée tous les trois ou quatre ans, eIle permet d'évaluer 1a situation épidémiologique dont il s'agit de suivre 1'évolution. Elle comprend le recensement de 1a population du village par famille, un examen clinique (nodules, lésions cutanées, etc.), un examen parasitologique (biopsies cutanées) et un test d'acuité visuelIe. b) Evaluations détai1Iées Les évaluations détaillées sur un faible pourcentage (environ 10 7.) des villages indica- teurs consistent en études cl-iniques et épidémiologiques approfondies devant fournir des informations détai11ées sur 1'évolution de La situation pathol-ogique. Ces études comprennent un recensement des individus (prenant notament en considération leur statut migratoire), de ocPf 82.3 Page 28 brefs exâmens cliniques, un'examen parasitologique et un examen ophtalnologique détaillé des deux yeux. 2.3.3. Surveillance de 1'environnement L'évaluation de f incidence des applications d'insecticide sur Ia faune aquatique non cible est un moyen essentiel- de préservation optimale de la qualité de 1'environnement. En 1981, le Groupe écologique est parvenu à la conclusion que ltemploi du téméphos dansla lutte contre S. damnostrm, aux doses et dans 1es formulations adoptées pour le prograume, ne constituait Pas, au bout de six ans, un risque grave pour ltécosystème aquatique et, pLuspréctsément, que : - 1'effet imédiat du téméphos sur Ia faune des invertébrés est acceptable du point de vueécologique du fait que, maLgré La forte mortaLité aiguë enregistrée, un certain pourcen- tage des invertébrés de la quasi-totalité des groupes taxonmiques survit néanmoins; - la mesure dans laquelle 1e téméphos réduit La densité des invertébrés dans 1es glteslarvaires n'a encore jamals provoqué de déséquilibre lorsque f insectlcide était appliqué dans des conditions normales I - rien ne permet de conclure à la disparition de certaines espèces; - aucune mortalité n'a été enregistrée chez 1es poissons, aucune modification de leurspopulations n'a été déce1ée; - 1'accugrulation dans la chalne alimentaire paratt faible. Pour autant que J.es applications d'insecticide envisagées dans La zone d'extension vers 1'ouest soient identlques à celles qui sont opérées par le Programme (même fo:mulation et même dosage du téméphos, appliqué selon 1es mêmes techniques), i1 serait peut-être bon de ne pas procéder inutilement à 1a même surveiLlance de 1'environnement que dans La zorte initiale du Prograur:re. Toutefois, étant donné qu'i1 faudra peut-être employer d'autres larvicides, par exemPle pour résoudre un problème de résistance au ténéphos, des activités de surveillance de 1'environnement doivent être envisagées d'emb1ée. Les méthodes de surveilLance de I-'environnement déjà utilisées avec un très grand succès dans Le cadre de 1'étude dss invertébrés aquatiques et des poissons dans la zone du programme, et qui le seraient aussi dans la zone d'extension vers J'ouest, visent les objectifs suivants : - déterminer 1es composantes de l-a faune qui sont 1e plus affectées par 1es traitements larvicides I - établir des bilans qualitatifs et quantitatifs comparés pour la période précédant la camPagne Larvicide et pour Les périodes suivant Le début des traitements; - prévenir tout effet nocif considéré coulme important pour les équilibres biologiques. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES CITEES DANS LA PARTIE I Anon (1981). Rapport de 1a 3e Réunion minlstérielle de concertation des Etats du bassin dufleuve Sénégal (Dakar, novembre 1981) Aubreville, Duvigneaud, Hoyle, Keay, Mandoga, Pichi-Sernolli (1959). Vegetation Map of Africa(South of the Sahara). CCTVCSA Oxford Univ. Press Baldry, D. A. 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RESPONSABILITES DU PROGRAUME Les responsabllités du Prograure auxquellee il sera fait face au moyen de fonds interna- tionaux seront dans l-eurs grandes lignes les suivantes : i) 1'admlnistratlon générale de L'extension vers 1'ouest en étroite liaison avec 1es couités nationaux de lutte contre 1'onchocercose; ii) toutes les activités de Lutte antivectorlelle et Les activités de soutien connexes;toutes 1es opérations aériennes, qu'il s'agisse de surveillance ou de 1utte antivecto- rieI1e, exigent la coordj.nation 1a plus parfaite et des moyens d'appui logistique d,unequalité exceptionnelle, aussi est-i1 indispensable que toutes ces acÈivj-tés soient stric-tenent contrôlées et dirigées par le prograrure; iii) la réalisation des évaluations entourologiques; pour que la collecte des données entomologiques puisse se faire régulièrenent et efficacernent, notament en ce qui concerne1'orientation et L'évaluation des opérations de lutte antivectorielle, i1 est indispen- sable que les évaluations entomologiques soient du ressort du programe; iv) 1'encadrement des équlpes d'évaluation épidéniologique nationales ou interpays; v) la participation à la création d'équipes ou de services nationaux ou interpays de surveillance de 1'environnement I vi) 1'assistance au titre de f iurplantation de stations hydrologiques supplémentaires et de Ia remlse en état de stations existantes; vii) la formation des personnels nati"onaux nécessaires pour assurer 1'efficacité de Iaréalisation et de l-'évaluation de l,extension; viii) 1a recherche appliquée; lx) la rédaction et la souuission de rapports (par le truchement du systèure correspon-dant institué par Ie prograume). Aux niveaux Logistique et opérationnel, 1e programme se chargera de : x) la construction, sur 1a base d'opératlons principale, d'un hangar pour aéronefs,d'un atelier et des locaux ou aires de stockage nécessaires pour le carburant aviation etles insecticides; xi) 1a construction dans Les régions rurales, à des endroits stratégiquement si-tués,d'aires d'atterrissage Pour hélicoptères et de dépôts pour les carburants aviation et Iesinsectlcides; ocPf82.3 Page 31 xii) 1'aménagement et 1'ameublement des locaux occupés par le Prograumel xiii) L'achat et 1'exploitation de véhicules et de toutes les autres fournitures; xiv) 1'extension du réseau de radiocomrnications du Progranmre; xv) la distribution de l-'ensemble du matériel et des fournituresl xvi) le recrutement et la rémrnération (et autres frais) de tout 1e personnel international. 3. RESPONSABILITES DES PAYS Les activités relevant des gouvernements des pays participants à 1'extension vers 1'ouest seront les suivantes : i) la constitution de comités nationaux de lutte contre I-'onchocercose (sauf le Mali); ii) 1a nomination d'attachés de l-iaison nationaux qui travailleront en collaboration étroite avec les organes nationaux et internationaux afin d'assurer au jour le jour 1e bon déroulement de toutes les opérations; iii) 1a fourniture de tous les bâtiments et locaux nécessaires pour accueillir la base d'opéraÈions principale et 1es équipes chargées de la surveiLlance entomologique, épidé- rriologique et écologigue, 1à où e11es seront basées; iv) 1'emploi de tous les personnels nécessaires pour les évaluations épidéuiologiques et pour les activités de surveilLance de 1'environnement, ainsi que (1e cas échéant) la création des services dans lesquels ils s'intégreront; en relation avec ces activités, les gouvernements se chargeront d'évaluer 1es besoins en matière de formation et de soumettre au Prograuune des candidats destinés à recevoir une formation appropriée; v) 1'exploitation et 1'entretlen de toutes 1es stations hydrologiques existantes; vi) 1a construction, 1'exploitation et 1'entretien des stations hydrologiques supplémen- taires qui seront nécessaires (à cet égard, l-e Programme sera associé à 1'acquisition du matérie1 essentiel) ; vii) 1'entretien et la réfection de toutes les routes nécessaires aux équipes nationales ou internatiouales pour accéder aux stations hydrologiques, aires d'atterrissage pour hélicoptères, villages indicateurs, points d'évaluation entmrologique (points de capture) et points de surveillance de 1'environnement aquatique; viii) la construction de routes permettant aux diverses équipes d'évaluation de se rendre en des endroits jusque-là inaccessibles (Le financement de ces activités exigera peut-être des fonds excédant les possibllités des autorltés national-es conpétentes. Les gouvernements pourraient se trouver dans 1'obLigation de s'eo procurer auprès de sources extérieures) ; ix) les dispositions à prendre avec les autorités corpétentes de 1'aviation civile pour la construction d'instal-lati-ons de soutien aérien, 1'exonération des droits de douane frappant 1e matériel aéronautiquer les carburantsr les lubrifiantsr les pièces de rechange et les outils, 1'exonération des droits d'atterrissage et de stationnement des aéronefs sur les aérodromes des vllles, et de 1'octroi des autorlsations de survoll x) des campagnes poussées d'information, destinées à bien familiariser, outre les popu- lations rurales, tous les ministères, services nationaux, adurinistrations et forces armées avec tous les personnels nationaux ou internationaux associés à 1'extension vers 1'ouest, et 1es inciter à collaborer avec ces personnels. Les besoins du Prograrme, en ce qui concerne 1es routes et les stations hydrologiques supplémentaires (voir plus haut, sous vi) et viii)), seront précisés plus loin dans 1es parties du présent rapport qui traitent de plus près de ces questions. ocPf 82.3 Page 32 CHAPIÎRX IV ECHELONNEMENT DES ACTIVITES CONCERNANT L'EXTENSION 1. IMRODUCTION Les propositions relatives à 1'échelonnement des opérations dans 1'espace étalent prloiti- vement les suivantes : Phase I : l-e bassin du fLeuve Ntger et certâines rivières du llttoral de la Sierra Leone. Phase II : 1e bassln du fleuve Sénéga1 et certaLnes rivières côtlères de la Sierra Leone. Phase III : tous les autres basslns hydrographiques de La Guinée occidentale, de 1a Guinée:Bissau et du Sénégal. En ce qul concerne l'échelonnement dans 1e telops, on a proposé de comrnencer les activltés dans 1es zones des phases II et III respectl.vement une année et deux années après le début des opérations dans la zone de la phase I. Toutefols, étant donné les constatatlons supplémentalresfaites récement dans la zone d'extension vers l'ouest, aLnsl que 1es faits et événements eur- venu§ dernlèrenent dans la zone du Progranme, on estime qu'Ll ne sera plus posslble de s'en tenir aux ProPositions prtnitives concernant cet échelonneuent. Les plus inportants de cee facteurs sont exaninés les uns après les autres dans les sections qui suivent. i) La répartition des espèces simulidlennes Les données concernant cett,e répartition qui sont présentées sur la carte 4 ne permettent en aucun cas de se faire une idée conplète de la répartlÈion de toutes les espèces sirnuli- di,ennes. Les informations recueill-les, celLes notâmnent qui ont trait à de nombreuses zonee montagneuses et forestlères, sont d'une valeur liuritée à 1a fois dans Ie temps et dans 1'espace. Alors qu'un noubre très restrelnt d'espèces savanicoles (essentiellement S. slrbanum avec quelques S. damnosum s.s.) dootne manifestement dans la moitié septentrionale de la zone dtextension vers ltouest, c'est 1'l.nverse dans le sud de cette région où la situation est beaucoup plus compLexe et moins blen connue. On y trouve cinq espèces importantes (ou six, si l'on admet que La forme rrKonkourérr est distincte des autres), mais les informaÈlons à leur ProPos sont encore, slnon inexlstantes, du molns rares. 11 convlent de signaler à cet égard que 1'on ne possède encore aucun renseignement sur Les espèces peuplant sur de longues distances 1es rtvières qul- forment ce que nous appelions plus haut le complexe côtier, c'est-à-dlre le Rlo C;eba, le Rio Corubal, les Little Scarcles et 1a Moa. La situatlon est la même plus au nord, dans le foyer d'hyperendénie onchocerqulenne sltué 1e plus à l'est, qui englobe les rivières Dton, Limou, Yeremou et Koural. 1i) que : La résistance au téoéphos et la nécesslté de disposer d'autres larvlcldes Dans Le rapport consacré à 1a deuxième session du CCP (tenue en décembre 1981), iL est dlt riCornrne cela avalt été le cas au sujet des extensions vers le sud au Bénin, au Ghana et au Togo, 1es partlclpants ont lnsisté longuement sur 1e fait qu'11 importait de dis- poser de larvicides d'appoint avant d'engager La lutte contre les vecteurs dans La zone de la Sénégambie. IL fallalt dlsposer en résenre de deux ou de préférence trols larvlcides devant tous appartenir à des groupes drinsectlctdes différents, au cas où une résistance crolsée apparattralt.rt BLen que des progrès aient été accornplis dans la lutte en Côte d'Ivolre contre les popula- tions de S. soubrense résistant au téuréphos, la sltuation est telle dans certains endroits de la forêt et de la savane humide qu'i1 est imposslble au Prograryne d'assurer entièrement pour f inetant La Lutte dans 1es conditlons inhérentes à La saison des pluies. Rien n'est épargné pour améliorer cette situation, et ce en utlllsant des aéronefs plus gros, en appliquant une formulation de B.L IL14 pLus concentrée et en lntenslfiant la recherche d'autres Larvlcides. ocPf 82.3 Page 33 I1 serait toutefois peu judicieux, tant que des larvicides supplérnentaires ne seront pas dispo- nibles et n'auront pas permis de régler le problème de la résistance qui se pose en Côte d'Ivoire, de vouloir étendre Les traitements au téméphos et au B.t. H-14 aux régions de savane humide et de forât de la zone d'extension vers 1'ouest. iii) L'infrastrucEure et 1es movens d'appui logistique De récentes enquêtes faites sur le terrain au Mali occidental et en Guinée orientaLe ont révélé que de nombreuses parties de la zone d'extension vers 1'ouest manquent de f infrastruc- ture et des moyens d'appui logistique les plus éIémentaires qui sont indispensables pour entre- prendre sur une vaste échelle des activités de lutte conEre 1'onchocercose. On peut notâmment citer à cet égard le mauvais état de nombreuses routes et 1a médiocrité des réseaux routiers dans beaucoup de régions où i1 serait indispensable de pouvoir accéder toute 1'année durant, ce qui n'est Pas possible actuellement, pour mener avec toute 1'efficacité voulue 1a lutte anti- vectorielle et les opérations d'évaluation. La situation est particulièrement critique dans nombre de régions de savane humide et de forêt qui se trouvent dans le sud de la zone d'exten- sion vers 1'ouest. Le Progranme a déjà effectué, le fait était signalé plus haut, quelques études logistiques dans la zone diextension vers 1'ouest. Ces études sepoursuivrontjusqu'au stade des activités préparatoires à 1'extension. iv) Les facEeurs topographiques et climatiques La situation telle qu'elle est présentée sous iii) est encore aggravée dans bien des cas par 1e relief montagneux extrêmement accidenté et par lrintensité des précipitationsr Qui se conjuguent Pour entraver sérieusement les déplacements des véhicules et du personnel technique qui s'en sert. Du fatt de la durée des saisons des pluies (jusqu'à 7 mois, avec 50-1OO mm de précipitations au minimum par mois) et de la nature accidentée du terrain à haute altitude, 1e sol est recouvert de brouillard et il se forme une couverture nuageuse dense et basse qui, 1'un et liautre, limitent sévèrement 1'utiLisation sans risque des aéronefs volant à faible altitude. Les entraves imPosées par les facteurs topogrâphiques et climatiques sont principalement de deux ordres, 1'un logistique et l-rauËre technique. Grâce aux étrrdes logistiques mentionnées plus haut sous iii) qui se poursuivent, des informations supplémentaires pourront être rassem- b1ées au cours des mois à venir. En ce qui concerne 1es problèmes techniques que soulève la lutte antivectorielle dans 1es régions montagneuses et dans ies zones de végétation dense, i1 est Peu probable que des sol-uttons idoines puissent être rapidement trouvées. En toute probabi- 1ité, le service de la recherche appliquée du Prograrnme devra élargir son champ d'activité acÈue1 afin de pouvoir consacrer à ce problème toute 1'attention spéeialisée voplue. Si lton rapproche tous ces facteurs de la recormandation du CCP concernant la nécessité de disposer d'autres larvicides d'appoint, 1'on constaEe que 1es perspectives quant à une réalisa- tion prochaine de 1'extension vers 1'ouest ne sont pas encourageantes, notanment dans le cas des régions de montagne, de forêt ou de savane humide. Toutefois, le fait que le CCP ait chargé le Progranrne d'élaborer un plan dtopérations pour cette extension donne à penser que sa recorF mandation sur les larvicides d'appoint doit s'entendre au sens d'une directive adressée au Pro- gramne et non d'un embargo total frappant toutes les propositions d'extension. Si nous acceptons cette thèse, nous pourrons passer à 1'examen des activités susceptibles d'être exécutées dans La zone d'extension vers ltouest, et ce avec clrconspection et souplesse, au gré des experts du Prograrrme et de leurs conseillers professionnels, et sans trop attendre. Du reste, nous pouvons d'ores et déjà déterminer 1es secteurs et les activités qu'i1 nous faudra laisser en souffrance dans un avenir prévisible, en attendant que les nombreux obstacles mentionnés plus haut aient été écartés, neutralisés en partie cu contournés. ocPf 82.3 Page 34 2. ECHELONNEMENT DANS L.ESPACE Dans la moitié nord de La zone d'extension vers 1'ouesË, où domtnent en général les savanes sèches de faible altltude, ne se trouvent que les espèces savanicoles du complexe S. damnosum; c'est pourquoi Ia situatlon quant aux vecteurs n'y est Pas sans analogie avec la partte septentrionale de la zone actuelle du Progranrme où 1a lutte antivectorielle est possible et où el1e a été couronnée d'un grand succès. On peut donc considérer que 1a Lutte antivecto- rielle, avec l-a technol-ogie actuelle d'épandage utilisée par 1e Progranme et le larvicide téméphos, peut âtre menée à bien dans cette région, sous réserve toutefois que le Groupe écolo- gique et 1e Comité consulËatif d'Experts en aPProuvent le princlpe. En revanche, étant donné les nombreux obstacles qui s'opposent à une lutte contre 1'oncho- cercose et à une évaluation présentant Èoutes les conditions d'efficacité requises dans les régions de savane humide et de forêt de la zone d'extension vers 1'ouest, dont il est question plus haut dans le présent chapitre, il faudra remettre à plus tard 1es opérations du Prograrmne dans le sud de cette région. Le Progranrne nten poursuit Pas moins ses études dans cette partie de la région et 1es étoffera considérablement lorsque 1'extenslon vers I'ouest deviendra réal.1té. Après examen très approfondi des répercussions techniques et logistiques d'une scission de la zone d'extension vers l'ouest en deux parties (nord et sud) où les activités de lutte contre 1'onchocercose co[rnenceraient à des époques différentes, on a constaté qu'i1 n'existait aucun paramètre permettant de tracer rationnellement la llgne de partage de ces deux sous- régions. 11 a donc fal1u prendre en consl-dération de nombreux paramètres afin de parvenir à une solution de compromis pouvant être qualifiée de réaltste. Cormne le régime des préclplta- tions est un très important facteur permettant de distinguer 1es réglons de savane sèche des régions de savane humide et de forêt, il- a longuement retenu I'attentlon (voir carte 3). Beaucoup d'intérêt a êté accordé également à la délimltation des zones dans lesquelles se trouvent1esespècessavanico1esS.s1rbanurnet@s.s.(votrcarte4).Enf1n,1.on s'est beaucoup préoccupé aussi des réseaux hydrographiques, de la topographie et de 1'accessi- bilité des cours d'eau. En dernière analyse, on a déduit des différentes séries de données étudiées que la ligne de démarcation devrait se situer entre 1es isohyètes de précipitation annuelle moyenne de 13OO et 15OO rmn (voir carte 3). Compte tenu d'autres critères encore, elle Peut se définir (voir carte 5) comme une ligne orientée dtest en ouest qui : part de lractuelle limite du Prograrnre à l'ouest, sur le cours inférieur du Niger, à la frontière entre le Mali et Ia Guinée; ligne de partage des eaux du bassin du Sénégal et du sous-système de la rivtère (appartenant au bassin du Niger); le cours supérieur de 1a rivière Bafing au droit de la station hydrologique de - côtoie Ia ligne de partage des eaux de 1a Falémé (bassin du Sénégal) et du cours supérieur de la Gambie; - franchit le cours supérieur de 1a Gambie au niveau de 1a station hydrologique de Madina- Kouta ; - borde la ligne de partage des eaux de la Gambie d'une part, et des rivières Corubal et Géba de 1'autre. La sous-région septentrionale de savane sèche de la zone d'extension vers 1'ouest englobe ainsi 1'ouest du Mali, une bonne partie de 1'est du Sénéga1 et les districts frontaliers du nord de 1a Guinée. Quant à la sous-région méridionale de savane humide et de forêt, el1e s'éÈend à une petite partie du Sénégal orienËal (bassin de l-a Géba), à la totalité de la Gulnée-Bissau et de la Sierra Leone, et à la majeure partie de la Guinée. longe 1a Tinki s so traverse Boureya; ocPf 82 .3 Page 35 3. CALENDRIER DE L'ECHELONNEMEM DES ACTIVITES 3.1 Dans la sous-région du nord Lors de 1'élaboraÈion des propositions concernant 1'échel-onnement des activités dans cette sous-région, il a été soigneusement tenu comPte des facteurs suivants : - l'opportunité de limiter La zone de chaque phase à 1'ensemble d'un bassin; - 1a nécessité d'assumer la responsabilité des opérations localisées de lutte antivecto- riel1e (eÈ de Les renforcer) que 1'OI,IVS pourrait avoir entrePrises dans le sous-système de la rivière Bafing afin de protéger 1e périmètre du barrage de Manantali; - la nécessité de protéger au plus tôt Les populations en vole d'accroissement qui vivent dans la région du foyer d'hyperendémie de l-a rlvière Falérné. 11 est proposé de limiter en conséquence la phase I au basstn du Sénégal et 1a phase II au bassin de la Gambie (voir carte 5). Dans 1e cadre de I'une et l'autre de ces phases, Bamako, au Mali' sera la base principale pour les opérations du Programme. Il est proposé de cornmencer Les opérations du Progranrne dans la zone de 1a phase II une année après leur début dans la zone de la phase I. A moins que de nouveaux faits et événements surgissant dans cette sous-région n'entralnent une rnodificatlon des Prévisions, 1es opéraEions de lutte antivectorielle ne coffinenceront dans chacune des zones qutau bout de deux années d'acÈivités préparatoires donnant des résultats satisfaisants. Ainsi, dans le cadre des six années prévues dans la présente proposltlon concernant l'extenslon vers 1'ouest, ces opéra- tions seront réalisées pendant quaÈre ans dans l-a zone de l-a Phase I et trois années durant dans la zone de la phase II. 3.2 Dans la sous-région du sud Tant que de plus amples précisions ne seront pas disponibles au sujet de la distribution des espèces simulidiennes, des facteurs logistiques eE des stratégies appropriées pour la lutte antivectoriell-e dans ]es régions montagneuses et boisées, i1 sera impossible de dire si cette sous-région pourra être considérée en fln de compte corme constituanE soit une seule zone pour une phase, soit un ensemble de petites zones. pour ltheure, et aux fins du présent rapport, la sous-région sud sera traiËée conune si el1e constituait l-a zone de la phase III. ocPf 82.3 Page 36 CHAPITRE V ACTIVITES PREPAMTOIRES 1. INTRODUCTION 11 faudra dans la plupart des cas une période préliminaire de deux années pour former les personnels, recueillir les données supplémentai.res indispensables pour 1a planification, la mise en place et 1'étalonnage des stations hydrologiques de renfort, la mise en place de f infrastructure nécessaire pour les traitements aériens, la commande du matériel et des four- nituresr l'organisation des cournunications avec les centres d'opérations eÈ 1'aménagement effi- cace de 1'extension. Dans le cas de chacune des zones correspondant aux différentes phases, la première et 1a deuxième année consacrées aux activités préparatoires seront ci-après appelées première année d'extension et seconde année d'extension. De même, 1es années durant lesquelles les opérations de lutte antivectorielle se poursuivront seront qualifiées de troisième ou quatrième ou de cinquième ou sixième année d'exÈension" Pour ce qui est de la zone de 1a phase Ir la première année d'extension pourraitcoîncider avec 1'année civile 1983. Les différentes activités préparatoires qui devront être achevées à point nonmé seront exaninées ci-dessous les unes après 1es autres et en fonction de 1a réparÈition des responsabi lités . 2. ACTIVITES DU PROGM},IME 2.1 Dans 1a zone de Ia phase I Les act.ivités les plus importantes qui seronÈ entreprises par le Prograuure pendant la première année d'extension (AE1) dans la zone de 1a phase I sont les suivantes : i) recrutenent et inst,allation du personnel international sur Ia base d'opérations prin- cipale de Bamako eE dans 1es secteurs eE sous-secteurs d'évaluaEion entomologique; il) construction à Bamako d'un hangar pour aéronefs eÈ des installations auxiliaires nécessaires; iii) équipement et ameubleûent, de toutes les bases d'opérations et d'évaluatiorlr ÿ conPris 1'achat et la réparEition des véhicules, du matériel et des fournitures; iv) extension du réseau de radiocomrunications du Programme; v) reconnaissance aérienne des gîtes larvaires et pré1èvement d'échantillons pour des études cytoËaxonoûiques eÈ pour des tests de sensibiliEés aux i-nsecticides;, vi) octroi à un organisme indépendant d'un contrat de deux ans au titre des activités de surveillance de 1'environnement à entreprendre eÈ de la participation à Ia formation des personnels nationaux; vii) parËicipation à la formaEion du personnel chargé des évaluations épidémiologiques; viii) début des évaluations enÈomologiques; ix) participation avec les Gouvernements (Mali et Sénégal) à la mise sur pied d'équipes d'évaluation épidémiologique et supervision du début des évaluations; x) début de la recherche appliquée sur la lutte adulÈicide. point n'est besoin de préciser que certaines de ces acEivités se poursuivront au cours des années d'extension suivantes. 11 est cependant indisPensable qu'elIes soient enLrePrises aussitôt que Possible au cours de 1'4E1. ocP/82.3 Page 37 Les autres activités qui pourraient être menées pendanÈ les AEl et AE2 sont les suivantes : xi) évaluation des besoins en aéronefs et prise des disposiLions nécessaires pour un élargissement du contrat conclu par le Prograrnrne au tit,re des opérations aériennes; xii) construcEion d'aires d'atterrissage pour hélicoptères et de dépôts pour le carburant aviation et 1es insecticides; xiii) exécuti-on d'éEudes logist,iques et techniques dans les zones des phases I et II; xiv) institution d'un système de codage des cours d'eau convenanE aux opérations de lutte larvicide et à I'enregistrement et au traiEement des données relatives aux évalua- tions entomologiques; xv) rédaction et soumi.ssion de rapports. 2.2 Dans la zone de la phase II Les activités préparatoires à prévoir dans la zone de Ia phase II sont essentiellement les mêmes que celles énumérées sous 2.1 dans la zone de la phase I. I1 sera nécessaire en ou:re: L) ii) rrr.) iv) d'installer une base opérationnelle; de construire un hangar pour aéronefs et les installations annexes nécessairesl d'ocEroyer un contrat pour la surveillance de l'environnement (1e contrat mentionné plus haut sous 2.1 vi) sera valable pour les zones des deux phases); de procéder à des essais de lutte adulticide. 2.3 Dans la zone de la phase III Ainsi qu'il est dit plus haut dans le présent. rapport, le personnel du Programme qui s'occupe directemenÈ de la planification, de l'extension vers l'ouest poursuit, même si ce n'esÈ que sur une échelle réduite, ses études sur la zone proposée pour la phase III. Toute- fois, en attendant que les opérations d'extension commencent dans la zone de la phase I, et dès que le processus initial d'installation aura été achevé, ce personnel sera en mesure d'effec- tuer des études bien plus poussées dans la zone de 1a phase tII. Tant que dureront les AEI à AE3,les études dans cette dernière zone seront essenti-ellement axées sur les facteurs logis- tiques, après quoi i1 sera possible de vouer une plus grande attention aux aspects techniques de la lutte contre l'onchocercose. Des études sur 1a répartition des espèces simulidiennes et des tests de sensibilité aux insecticides seront notament effectués. 3. ACTIVITES DES PAYS 3.1 Dans les zones des phases I et II Les activités nationales qu'il faudra enÈreprendre dans les zones aussi bien de la phase I que de 1a phase II, mais selon des calendri-ers différents, et qui intéressent principalement les Gouvernements du Mali et du Sénégal sont les suivantes : i) création en Guinée et au Sénégal de comités nat.ionaux de lutte contre 1'onchocercose; ii) nomination en Guinée, au Mali et au Sénégal, par les comités nationaux de lutte contre l'onchocercose, d'attachés de liaison dont chacun travaillera dans 1'un de ces pays en étroite collaboration avec les organismes nationaux et internationaux et les aidera à résoudre les problèmes quotidiens I iii) disposit.ions nécessaires à prendre pour faire en sorte que les stations hydrolo- giques fonctionnent correcLement et qu'e11es soient accessibles toute 1'année durant; construction de staÈions hydrologiques supplémenEaires; accessibles en toute saison, en fonction des impératifs énoncés plus loin dans le présent chapitre; iv) ocPf82.3 Page 38 v) amélioration et entretien de I'actuel réseau routier, consÈruction et entretien de routes supplémentaires, conformément aux critères exposés plus loin dans le présent chapitre; vl) mise à la disposition des équipes responsables des activités de surveillance entono- logique, épidémiologique eÈ écologique des bâtiments qui leur seront nécessaires; vii) prise de dispositions avec 1es autorités compétentes de l'aviaËion civile en vue de 1'érection à 1'aéroport international de Barnako d'un hangar Pour aéronefs, de la consÈruction d'aires d'atterrissage pour hélicoptères dans les régions rurales (le Prograrnme prendra à sa charge 1es frais de construction), de 1'exonération des droits de douane frappant le matériel aéronautique, les carburants, 1es lubrifiants , les pièces de rechange et 1es outils, de I'exonération des droits d'atterrissage et de stationnement des aéronefs sur les aérodromes des villes, et de 1'ocÈroi des autori- saEions de survol; viii) la création d'unités de surveillance épidéniologique et écologique, et indication précise du personnel qui devra être formé par le Prograrnrne; ix) lancement d'une vaste campagne d'information. 3.2 Dans la zone de 1a phepe lll Etant donné qu'un comité national de lutte contre 1'onchocercose de Guinée sera créé au cours de 1'AEl en mâme temps que devront êÈre entreprises les activités d'exEension dans les zones des phases I et II, il est à prévoir que des comités analogues seront constitués pendant L'AEZ en Guinée-Bissau eÈ en Sierra Leone. Vu f incertitude qui règne à propos de Ia date à laquelle les activités pourraient être étendues à 1a zone de la phase III, i1 serait vain de vouloir donner ici une liste détaillée de celles qui doivent âtre entrepri.ses au cours de la ou des périodes préparatoires; en Eout état de cause, elles seronÈ à tous égards analogues aux activités, décrites Plus haut, rela- tives aux zones des phases I et. II. 4. ACTIVITES MENEES DE CONCERT PAR LE PROGMMME ET LES AUTORITES NATIONALES Les plus imporÈantes de ces activités Peuvent se résumer ainsi : i) choix des villages indicateurs pour les évaluations épidémiologiques et la collecte de données de base préalables; ii) choix des lieux où seront. faites des études hydrobiologiques" 5. BESOINS DU PROGMMME EN STATIONS HYDROLOGIQUES ET EN ROUTES SUPPLEI"IEMAIRES DANS LES ZONES DES PHASES I ET II 5.1 Stations hydrologiques nécessaires La zone d'extension vers I'ouest a fait 1'objet en 197O-1980 d'une étude hydrologique déLai11ée. Le rapporE qui en traite permet. de résumer la situation telle qu'elle se présente dans 1es zones des phases I et II et de préciser 1es besoins supplémenEaires pour les opéra- tions de lutte antivectorielle. Ce1les-ci 1e sont ci-dessous dans leur cadre national. i) Idali occidental Vingt-neuf st.at,ions hydrologiques étai.ent en service en 1980; f installation de cinq auEres était. proposée sur les rivières Baoulé, Badin-Ko, Bale-2, Balinn et Bale-1. En mars 1982, on a constaté que deux nouvelles stati.ons, ouLre celles dont il est quesÈion ci-dessus, avaient été implantées à l'est de Kayes, à Ségala, sur la rivière Korigon et, à Lambatara, sur la rivière Gari. La mesure dans laquelle ces stations pourraient être uEiles au Prograrune n'a pas encore été déterminée. 1es Les stations hydrologiques supplémentaires suivantes : Sous-svstème du Bafing Nouvelles stâtions sur les rivières BaIe-1, Sous-svstème de 1a Bakoyé ocPf82.3 Page 39 et celles qui doivent être réétalonnées sont BaLe-2 et Balinn. rivière de Baoulé. Réétalonnage de 1a station de Diangola sur la rivière Bakoyé. Sous-svsqèsre- de la Deelllê Nouvelles stations sur la Baoulé, en aval de la boucle de Baoulé, et sur Ia Badinn-Ko. Réétalonnage des stations de la gare de chemin de fer (Toukoto) eÈ du parc ii) Sénéga1 Vingt-six stations fonctionnaient en 1980; il était sur 1a Fa1érné et la Niokolo-Koba : Sous-svstème de la Faléné Nouvelle station à Sansandé. proposé d'en installer deux de plus Svstème du fleuve Gambie Nouvelle station près de Simenti, sur le cours inférieur de la Niokolo-Koba. iii) Guinée En 198O, iI y avait 63 st.ations dans le pays; sepË de plus devaient être mises en place sur 1es rivières Koulai, Bakoyé, Lélé, Niantan, Banie, Bouka et Koulountou. Une étude plus récente a révé1é que 25 au moins des stations actuelles n'étaient plus exploitées. Les opérations de l-ut,te antivectarielle à entreprendre dans 1es zones des phases I et II ne seront pas tributaires des staËions hydrologiques situées en Guinée. Cela étant, et du fait aussi que 1es besoins du Programne dans ce pays n'ont pas encore été entièrement précisés, il serait impossible d'exposer dans le détail ce que devrait être Ie réseau hydrologique. Aux fins du Progranme, il faudrait : - qu'une nouvelle station hydrologique ou une station réétalonnée re1ève pendant deux ans 1es données nécessaires Pour calculer au mieux les dosages; - que les niveaux d'eau relevés soient indiqués par des chiffres de grandes dimensions et placés bien en vue afin qu'un pilote d'aéronef puisse facilement les lire. Pour améliorer les réseaux hydrologiques du Mali et du Sénégal et les amener au niveau exigé par le Programme, il en coûterait pour I'essentiel, selon les estimations : ocPf82.3 Page 40 Activité Constructi onfrêparation de 5 stations au Mali Etalonnage de 8 stations au Mali Construction de 2 stations au Sénégal Etalonnage de 2 stations au Sénéga1 Total partiel US$ 3 500 11 200 L4 700 1 400 2 800 Tota1 part,iel 4 200 Total 18 900 C'est aux Gouvernements du Mali et du Sénégal qu'i1 incombe de fournir ces fonds. Toute-fois, pour que les travaux puissent être exécutés en Èemps voulur le prograumre pourrait preadre en partie à sa charge le coût des matériaux. 5.2 Routes supplémentaires nécessaires Tant que des représentants du Programre n'en auront pas discuté à fond avec des ingénleursdes ponts et chaussées des autorités nationales compétentes, les listes des routes dont le Programme aura besoin devront être considérées corrne provisoires. De rnême, en attendant que letracé des nouvelles routes proposées soit exactement fixé par tous les intéressés, il estimpossible d'évaluer les engagements financiers nécessaires. On peut cependant supposer saûs risquer de se tromPer qu'il faudra des fonds considérables pour compléter le réseau routierdu t"lali et du Sénéga1 . Les nouvelles routes à construire sont les suivant.es : Au Mali : i) de Kolokani vers 1'ouest jusqu'à la confluence des rivières Baoulé et Dia; ii) de Kita vers l'ouest jusqu'à la rivière Bakoye; iii) de Kita vers le nord-est jusqu'à 1a rivière Baoulé après franchissement des rivières Badinn-Ko et Kenieba-Ko; de MananEali vers le sud, sur la rive droite de Ia rivière Bafing, jusqu'à Bafing- Iulakana; v) de Koundia vers Ie sud-est, par la valléede1a rivière Balinn, jusqu'à Bafing-Makana; vi) de Kenieba vers le sud-est jusqu'aux rivières Kouloun-Ko et Dassabola; vii) de Dialafara vers 1'ouest jusqu'à la rivière Faléuré. Au Sénégal : viii) de la route Kedougou-Kenieba vers le nord jusqu'à la ri.vière Falémé; ix) de la route Kedougou-Kenieba vers le sud-est jusqu'aux rivières Koila-Kabé et Balinn-Ko; x) de Salemata vers le nord jusqu'au fleuve Gambie; xi) de la route Tambacounda-Youkounkoun vers 1'est jusqu'a la ri.vière Koulountou. iv) ocPf 82 .3 page 4l 6. AUTRES CONSIDERATIONS I1 convient de mentionner qu'il existe dans la zone d'extension vers 1'ouest, plusieurs exploitations minières (d'autres encore sont prévues) qui pourraienE exercer une certaineinfluence sur 1es opérations de lutte antivectorielle (voir carte 6). En premier lieur leseffluents déversés par certaines mines dans de proches cours d'eau pourraient diminuer1'efficacité des opérations de luÈte larvicide. En second 1ieu,les règ1es de sécurité appli-quées par les mines de diamant eÈ d'autres pierres précieuses le sont avec une très granderigueur; 1'accès aux périmètres miniers peut même être absolumeng interdit dans certains cas.cela étant, il faudrait obtenir des pouvoirs publics compétents toutes les autorisaÈions néces-sai.res avant de prévoir et d'exécuter des activités d,évaluaÈion ou de lutte antivectorielle.Pour des raisons évidentes, toutes ces autorisations devraient être obtenues au stade des acti-vités préparatoires. ocPf 82 .3 Page 42 CHAPITRE VI OPEMTIONS DE LUTTE AMIVECTORIELLE DANS LES ZONES DES PHASES I ET II I. BASES OPERATIONNELLES t.1 Base opérationnelle principale Corrne 1es traitements larvi.cides aériens seront strictement du ressort du Progranrne et compte tenu du fait que des opérations aériennes de lutte adulticide Pourront égaLement être décidées, toutes les opérations aériennes seront centraLisées. La base opérat.ionnelle principale sera installée au l"lali, à Bannko, où iI faudra con6truire un hangar pour aéronefs, un atelier et, des bureaux. Selon les prévisions, cette base ne sera pas chargée au départ de la révision des aéronefs et des réparations de quelque imPortance(qui auront lieu coûtrne par le passé à Bobo-Dioulasso), rnais unlquement de I'entretien courant. 1.2 Bases opérationnelles secondaire§ Les aéronefs utiliseronL au maximum, autant que possibl"e, les instaLlaÈions qui existent et où 1'approvisionnement en carburant et en insectlcide ne crée Pas, au Mali et au Sénégal' de difficulté rnajeure. Les terrains pouvant, âtre utilisés aussi bien par les avions que par les hélicoptères sont l-es suivants : Au Mali (phase I) : Kayes : peut être ravitaillé Par le rail à Partir de Bamako; Kenieba : peut âtre ravitail-lé par 1a route à partlr de Kayes; Bafoulabé : peut être ravitaillé par le rai1, au départ de Bamako, par la gare de Mahina; Manantali (Bingassa) : peut être ravitaillé par 1a route à partir de Bafoulabé; Kita : peut êEre raviEaillé par le rail à ParÈir de Bamako; Kolokani : peut être ravitaillé Par la route à partir de Bamako. Au Sénéeal (phase II) : Tambacounda : peut âtre ravitaillé par le rail à ParEir de Dakar; Kedougou : peut être ravitaillé par la route à partir de Tambacounda- I.3 Aires d'atterrissage pour les hélicoptères du Programne Les lieux envisagés pour la construction de ces aires d'atterrissage sont Les suivants : Au Mali (phase I) : Bafing-Makana : peut être ravitaillé par la route, via l'lanantali, à partir de Bafoulabé- Mahina; Torodo: peut être ravitaillé par la route à partir de Bamako; Toukoto : peut être ravitaillé par le rail à partir de Banrako et éventuellement par la route au déPart de Kita. ocPf 82.3 Page 43 Au Sénégal (phase II) : Simenti : peut âtre ravitaill-é par la route à partir de lambacounda. Les aires d'atterrissage construites dans des régions isolées ou §ur un terrain sablonneux devront âtre suffisamment résistantes et âtre constiEuées soit par un socle de béton de 5 x 5 m entouré sur 4OO m2 de gros gravier compacté, soit simplement par ce gravier compacté. 1.4 Soutien logistique L'insecticide et le carburant aviation seront autant que possible acheminés vers les bases opérationnelles secondaires et les aires d'atterrissage Pour hélicoptères Par des camions gros porteurs ou par chemin de fer. Dans le premier cas, il faudra disposer de 4 camions au I'lali (2 à Bamako, 1 à Bafoulabé et 1 à Kayes) et de 2 au Sénégal (à Tambacounda). Dans les régions rurales, les stocks d'insecticides et de carburant aviation seront gardés par des vigiles recrutés sur place. 2. LOGISTIQUE ET COUT DES OPERATIONS AERIENNES 2.L Aéronefs nécessaires Des aéronefs du type déjà utilisé par le Progranrne - c'est-à-dire un hélicoptère Pouvant emporter 2OO litres d'insecticide et un avion ayant une capacité d'emport de 600 litres - pourraient 1'être aussi pour les traitements classiques au téméphos. I1 serait toutefois plus avanEageux, du point de vue logistique, de se servir d'aéronefs plus gros Porteurs. 2.2 Mise en ligne des aéronefs Tous 1es aéronefs seront normalement stationnés à Barnako d'où ils prendront leur envol. Toutefois, pour rendre les circuits d'épandages aériens aussi économiques que possible, il faudra que les pilotes fassent parfois escale l-a nuit sur un nombre limité de bases opération- nel1es secondaires, par exemple Kayes et. Tambacounda. 2.3 Coût de base des aéronefs Le coût des opérations sera pour 1e Prograrme, pendant la période 1983-1985 (deux années), le suivant : IIé l icoptères Location à I'heure, tarif de base 1Oo litres de carburant au prix unitaire de US $O,37 Coût total par heure Avions Location à l'heure, tarif de base 15O lltres de carburant au prix unitaire de US $O,37 Coût total par heure Besoins en heures de vol et coûts Ces données sont présentées au tableau 1. US$ 422 37 459 (arrondi à US §460). 440 55,5 495,5 2.4 (arrondi à US $5OO). ocPf 82 .3 Page 44 3. QUAMTTES D'TNSECTTCTDE NECESSATRXS Tous 1es calculs concernant les quant.ités d'i-nsecticide nécessaires se fondent sur1'hypothèse que le téméphos en concentré émulsionnable à 20 % norrnalement utilisé dansI'actue11e zone du Programme, ou un produiE analogue, le sera également dans la zone d,exten- s ion vers 1' ouest. 3.1 Quantité de téméphos nécessaire pour 1a zone de la phase I Les besoins en téméphos au cours des onze mois que durera la première année de traitenentont été évalués sur une base mensuelle. rls sont indiqués au tableau 2. tL en faudra au totalLr7 498 litres, sans compter une certaine réserve pour imprévus. 11 serait donc bon d'en prévoir 130 OOO litres. En ce qui concerne les trois années de traitement suivantes, 1es besoins sont estimés à135 OOO litres par année. Si la consÈruction du barrage degîtes larvaires situés sur une partie ainsi créée, une moindre quantité de pour essayer de calculer f importance Phase, zone et année de traitement Manantali est achevée en cours de traitement eÈ si 1esde la rivière Bafing sont submergés par la retenue d,eau téméphos sera nécessaire; mais il est encore trop tôt des économies qui pourraient être réalisées de ce fait. 3.2 Quantité de Èéméphos nécessaire pour Ia zone de la phase II En première approximation, iI faudra tabler, pour le système du fleuve Gambie, sur39 ooo litres de téméphos pendant la première année et, par la suite,41 ooo litres par année. 3.3 Coût et quantité de téméphos nécessaire au total Les chiffres ci-dessous ont été calculés en partant de 1'hypothèse que la quantité de téméphos nécessaire durant 1a première année sera acheEée en 19g4. Ph. I-An Ph. I-An Ph. I-An Ph . I-An Ph. II-An Ph. II-An Ph . II-An ( 1984) Iotaux part.iels ( ress ) Téméphos ( 1 itres ) 130 000 135 000 135 000 135 000 535 000 ooo ooo ooo 121 000 1 2 3 4 us$ t 170 000 I 309 500 L 4t4 260 I 527 40,0 5 42L L60 378 300 397 7C,0 426 400 L 202 400 6 623 560 1 2 3 39 4L 4L Totaux partiels Tota I 656 000 4. ENCADREMEM Le sous-chef de 1'unité de Lutte anËivectorielle nommé à opérations dans la zone d'extension vers 1,ouest. Ses tâches - assurer en permanence la liaison avec 1e chef de l'Unité toutes les questions techniques; Bamako sera responsable des seronÈ les suivantes : de Lutte antivectorielle pour ocPf 82 .3 Page 45 coordonner et superviser, après consultation directe des chefs des sous-unités, les opérations d'épandage aérien et les évaluations entomologiques; superviser la surveillance de l'environnement après consulËation des équipes nationales et des organismes ou inst.ituts avec lesquels le Programme aura sous-traité les activitéshydrobiologiques ; maintenir la liaison avec les équipes nationales d'évaluation épidémiologique; transmettre 1es résulÈats au service d'enregistremenË et d'analyse des données; contrôler les rapports d'activité des unités; participer à Ia fornntion du personnel naÈional. Le sous-chef de I'Unité de Lutte antivectorielle sedans les secteurs et 1es sous-secteurs afin d,assurer au maximum 1es équipes. 11 devra organiser des réunions des contacts radio périodiques. rendra aussi souvent que possible mieux 1a cohésion et de moLiver au chefs de secteur ainsi que des La sous-unité des opérations aériennes stationnée à Bamako sera placée sous 1es ordres duchef des opérations aériennes qui relèvera directement du sous-chef de I,Unité de Lutte anti-vectorielle. I1 sera chargé : - d'organiser eE de contrôler les opérations aériennes 1'entomologiste responsable des trâvaux d,évaluaÈion stationné à Bamako; - d'arranger de concert avec 1'uniÈé administrative du Programnre la passation des comrnandes,Ia réception et la distribuEion des insecticides et du carburanE aviation; - de collaborer à 1'établissement des plans de vol hebdomadaires, de décider des quantitésd'insecticide à utiliser et de choisir les points de traitement; - de s'entendre avec les responsables de l'unité d'évaluation entomologique et de 1'équipede recherche sur Ia conduite des opérations logistiques, 1es évaluations entomologiques aériennes et les acti,vités de recherche faisant appel à des aéronefs (tests de sensibilitéà I'insecticide, collecte d'échantillons pour examens cytotaxonomiques, essais d,évalua-tion des adulticides, etc. ) ; - de rester en liaison éËroite avec le chef de 1'ensemble des opérations aériennes duProgranure basé à Ouagadougou et avec le chef des opérations aériennes de Bobo-Dioulasso. Le chef des opérations aériennes affecté à Bamako sera assisté de deux techniciens desopérations aériennes qui seront égalemenÈ stationnés à Baunko, mais qui pourront être détachésailleurs par la suite. rls seront chargés d'appliquer les directives du chef des opérationsaériennes dans 1es zones des phases I et II et resteront en liaison étroite avec l,officierdes opérations aériennes qui se trouvera à Bobo-Dioulasso. 5. RECHERCHE APPLIQUEE 11 est à prévoir que les zones des phases I et II seronÈ exposées à un phénomène de réinvasion simulidienne sinon identique, du moins analogue à celle qui se produit annuellementdans 1'actueL zone du Programme. 11 importe donc que, cortrne dans le cas de 1'actuelle zone du prograurne, des méthodes efficaces de lutte adulticide soient mi-ses au poinE dès que possible pour 1a zone d,extension vers 1'ouest, afin de déterminer dans quelle mesure elles peuvent permettre de congrecarrer efficacement une te1le réinvasion qui pourrait avoir de graves répercussions sur le planépidémiologique. En conséquence, pour épauler la recherche appliquée du programme qui est encours, des heures de vol d'hélicoptère supplémentaires ont été prévues au tableau 1 pour des expériences de lutte adulticide. en étroite collaboration avec entomologique qui sera également ocPf 82.3 Page 46 CHAPITRE VII EVALUATIoNS ENTOMoLOGTQUES DANS LES ZONES DES PIIASES I ET II I. INTRODUCTION Les plans des évaluations entomologiques à effectuer dans la zone d'extension vers 1'ouest peuvent être élaborés en fonction des méthodes décrites au chapitre II. Tout comme dans le cas de la zone actuelle du Progranrne, ces plans se fondent dans unr: large mesure sur la répartition des équipes sur 1e terrain, de sorte que les points de capture retenus par les entomologistes de concert avec 1es équipes nati-onales d'évaluation épidémiologique puissent être régulièrement vis ités . Toutefois, sur de nombreux tronçons des rivières situées dans les zones des phases I et II où il faut absolument procéder à des évaluations entomologiques, les routes d'accès sont en très mauvais état, ou n'existent tout simplement pas. Au cours des deux années de 1a phase pré- paratoire, tout sera fait pour améliorer et compléter les réseaux routiers, mais il est extrê- mement peu probable que des progrès entièrement satisfaisants puissent être accomplis avant le début des opérations de l-utte antivectorielle ressortissant à la phase 1. Du fait de ces entraves, il est évident que les mélhodes classiques d'évaluation entomologique ne peuvent être effectivement appliquées dans toutes 1es zones. Pour résoudre ce problème, il faudra faire preuve de beaucoup de souplesse en ce qui concerne tant les différents moyens de transport terrestres mis en oeuvre que les modes opératoires employés pour prélever des échantillons de vecteurs. Dans certains cas critiques, i1 faudra peut-être avoir recours à des hélicoptères pour aider le personnel entomologique. 2. SOUS-IJNITE D',EVALUATTON ENIOMOLOGTQUE Toutes les activités d'évaluation entomologique seront du ressort d'une sous-unité d'éva- luation entomologique (SUEE) qui, à f instar de la sous-unité des opérations aériennes, sera placée sous la direction du sous-chef de 1'Unité de Lutte antivectorielle. La SIIEE aura son siège à Bamako et sera dirigée par un enEomologiste principal assisté d'un entomologiste. Son chef sera directement responsable de tout 1e réseau d'évaluaÈion; ses fonctions$eront les suivantes : - sélection des points de capture en collaboration avec les chefs de secteur, leurs assis- lants et 1es techniciens, ainsi qu'avec 1es fonctionnaires responsables des équipes d' évaluation épidémiologique; - coordination des activités d'évaluaEion par le biais d'une liaison permanente avec les chefs de secteur (visites et liaisons radio); - réception des rapports des chefs de secteur; - analyses globales hebdomadaires et mensuelles des résultats obEenus su'i la foi des relevés de données récapitulatifs envoyés par les chefs de secteur; correction de ces relevés, le cas échéant, sur la base des données Primitives; - participation à la supervision des activités de surveillance de l'environnemenE; - liaison technique permanente avec le chef des opérations aériennes. 2.L Secteurs et sous-secteurs Deux secteurs seront nécessaires pour la zone de la phase J et un pour 1a zone de la phase II. Les informations concernant ces secteurs sont données ci-dessous. ocPf 82.3 Page 47 Bamako (zone de la phase I) : Responsable du sous-système des rivières Baoulé-Bakoyé et du cours inférieur du fleuve Niger. La ville de Bamako, qui offre de nombreux agréments et commodités, abrite déjà le siège d'un secteur du Prograrmne. 11 serait relativement simple de compléter aux fins de la zone de la phase I le secteur de Bamako en : - agrandissant 1'aire de 1'actuel sous-secteur de Bamako de façon qu'il puisse procéder à 1'évaluation du cours inférieur du Niger et du cours supérieur de la Baoulé; - créant un nouveau sous-secteur ayant son siège à Kita gui serait responsable du Bakoyé et du cours moyen de 1a Baoulé. Bien que 1'électricité et 1'eau courante fassent défaut à Kita, cette ville n'en convien- drait pas moins pour f insÈallation d'un siège de sous-secteur du fait qu'elle est desservie par chemin de fer et possède un bon Èerrain d'atterrissage. Kayes (zone de la phase I) : Responsabl-e du fl-euve Sénégal et des rivières Falémé et Bafing. La ville de Kayes est desservie par 1e chemin de fer; elle a l'électricité et l'eau cou- rante, un bon terrain d'atterrissage et un stock permanent de carburant pour les véhicules. Elle serait donc tout indiquée pour abriter le siège d'un secteur. Tambacounda (zone de la phase II) : Responsable des fleuves Fa1émé et Gambie. La vi1le de Tambacounda est desservie par chemin de fer eÈ alimentée en élecÈricité et en eau courante; el1e possède un bon terrain d'atterrissage et e1le dispose normalement d'un stock satisfaisant de carburant pour 1es véhicules. Elle conviendrait donc pour le sièged'unsecteur. L'ensemble du réseau des secteurs et sous-secteurs peut se résumer ainsi : Zone de 1a phase I : Zone de la phase 1I : La répartiÈion des illustrée, de même que sur la carte 7. Siège de secteur Bamako Kayes Kayes Kayes Kayes Tambacounda Tambacounda Sous-secteurs Kita Kayes Bafoulabé ou MananÈali Kenieba Kedougou, Sénéga1 (en guise de mesure tem- poraire pour les évaluations de la phase I) Tambacounda Kedougou secteurs et des sous-secteurs des zones des phases I et II est les prévisions concernant 1e reste de 1a zone d'extension vers I'ouest, 2.2 Dotation en personnel des secteurs et sous-secteurs Les faits ci-dessous ont été pris en considération lors de 1a préparation des listes des personnels affectés aux diverses unités des secteurs et sous-secteurs : - certaines unités devront se servir d'embarcations pour assurer 1a surveillance; - certaines unités devront être épaulées par une équipe peu nombreuse chargée de la réfec- tion des routes; - dans certains secteurs, des techniciens de laboratoire devront accompagner sur Ie terrain les équipes chargées de capturer les vecteurs afin de pouvoir disséquer sur place les simuLies. L'effectif et les catégories de personnel qu'i1 faudra affecter aux secteurs et sous- secteurs dans les zones des phases I et II sont indiqués au tableau 3. ocPf 82 .3 Page 48 2.3 Fonct.ions des chefs de secteur et de sous-secteur Les chefs de secteur, agissant sous la supervision technique de 1a sous-unité d'évaluation entomologique de Bamako, auront pour tâches : d'organiser le réseau de capture de leur secteur; de donner aux techniciens en chef des sous-secteurs les instructions nécessaires pour assurer le bon déroulement des opérations de capture et le recensement des gltes larvaires; de rester consta[trnent en contact avec leurs techniciens par le moyen de visites et de liaisons radio; de recevoir Par radio des informations sur l-es captures et les dissections; d'en analyser les résultats et de 1es transmettre au chef de la suEE; de vérifier, à 1'occasion de visites fréquentes, la val-idité des captures et des dissec- tions enregistrées; de recevoir et de contrôler les données hydrologiques, puis de les transmettre au chef des opérations aériennes ou à 1'un de ses assistants; de superviser les activités administratives du secteur. Outre les sous-secteurs relevant du chef de secteur, celui-ci aura sous ses ordres : un noyau administratif; un garage où seront entretenus eÈ réparés les véhicules du secteur et des sous-secteurs; une Petite équlpe de capture qui lui permettra, en cas de besoin, de prêter son concoursà un chef de sous-secteur ou de contrôler à intervalles réguliers 1es résultats obtenuspar 1es équipes des sous-secteurs. Pour s'acquitter de touEes ces tâches, les chefs de secteur devront se déplacer constam- ment Pour motiver ceux qui exercent les diverses activités et pour essayer de contrôler les résultats obtenus. Ils seront âssistés dans 1'exercice de toutes leurs fonctions par les ento- mologistes auxiliaires des secteurs. En particulier, ils resteront en liaison permanente avec 1es techniciens en chef des sous-secteurs. En raison de leur niveau technique et de leur répartition sur t.oute la zone, ces techni- ciens en chef serviront de lien entre les équipes chargées de 1a collecte des données et les instances supérieures qui 1es analyseront et 1es utiliseront. Ils joueront de ce fait un rôIe de premier plan dans Ia campagne. Subordonnés directement à leur chef de secteur ou à son assistant, ils seront chargés : - de déterminer dans leur sous-secteur, conformément aux instructions reçues de leurs supé- rieurs, les itinérai-res pour les captures; - de superviser 1es captures; - d'assurer 1a conservation des simulies capturées et de les faire parvenir rapidement aux points de dissection; - de disséquer les simulies capturées pour déterminer leur âge physiologique et le degré d'infection Par O. volvuluslau besoin, les dissections seront faites au point de capture; - de consigner les résultats obtenus sur des états et de les communiquer au secteur; - de prospecter les gîtes larvaires; - de recueillir 1es données hydrologiques et de les transmettre au secteur; - de veiller à ce que les véhicules soient en bon état de marche et, en cas de panne, de prévenir inrnédiatement le mécanicien du garage du secteur; - de prêter assistance, en cas de besoin, aux équipages des aéronefs de traitement. Selon la dotation en personnel, de 8 à en 1O à 15 points, ce qui donnera une bonne à 27O points de capture. 2.4 Calendrier des activités des secteurs ocPf 82.3 Page 49 15 jours de capture doivenÈ être prévus par semaine couverture globale de 1a zorle, c'est-à-dire de 180 Les entomologistes, entomologistes auxiliaires et techniciens nécessaires aux secteurs et sous-secteurs pendant 1a phase I devraient être inscrits, après avoir été sélectionnés eÈ recrutés, à un cours de formation (IRTO, à Bouaké, et Prograrune) afin qu'ils puissent rejoindre leur poste au plus tôt au cours de la première année des activités préparatoires. Au Ma1i, un entomologiste qualifié (employé actuellement par L'OCCGE à Bafoulabé) est disponible; un entomologiste auxiliaire et six techniciens (enEomologie) seront embauchés e! formés. Au Sénégal, il faudra recruter et former un technicien (enÈomologie). Dès qu'i1s auront rejoint leurs bases respectives, Ies entomologistes, entomologistes auxiliaires et techniciens sélectionneront, de concert avec la SUEE de Bamako, les points de capture. A ces Points, i1s formeront leur personneL aux techniques de capture et de conservation des simulies et à leur acheminement vers le laboratoire. Une fois le personnel ainsi formé, les sous-secteurs entreprendront régulièrement des opérations de capture afin d'obtenir des données pour 1'évaluation de prétraitement (ATp et ABR). Des équipes des sous-secteurs devront autant que possible part.iciper à I'insÈallation età 1'étalonnage des stations hydrologiques. 11 leur faudra apprendre à lire les échelles de crue et les courbes de niveau d'eau. Lors de leurs randonnées sur le terrain, el1es devront contrôler 1'emplacement des gltes larvaires connus et mettre à jour les états correspondants. E1les devront prendre part à toutes les études spécialisées (sensibilité aux insecEicides, cytotaxonomi-e) nécessaires lors de la préparation de 1a phase de traitement. 2.5 Véhi-cules nécessaires à un secteur IIs sont énumérés au tableau 4. 2.6 Matérie1 nécessaire à un secteur Il est indiqué au tableau 5. 2.7 Stations radio nécessaires En prévision du prolongement de I'actuel réseau de radioconrnunications du prograrnme dans la zone d'extension vers 1'ouest, des contrôles de transmission radio à grande distance (sur la fréquence 10.143) ont été exécutés en janvier 1982. Les liaisons radio ainsi vérifiées, qui ont toutes donné satisfaction, étaient 1es suivantes : Bamako-Parakou 13OO km Bamako-Hohoé 12OO km Bamako-Niamey 1120 km Bouaké-Niamey 1O2O km. Le Progranrne a demandé une fréquenèe radio supplémentaire (12 OOO). Si elte lui est accordée, il devrait être possible de disposer de très bonnes transmissions sur toute 1'étendue de la zone du Progranune élargie. ocPf 82.3 Page 5O Conrne i1 faut néanmoins s'attendre de temps à autre à des difficultés de transmission, a jugé bon de prévoir I'installation à Bamako d'une station plus puissante que 1'acÈuelle. Les staÈions radio nécessaires aux secteurs et sous-secteurs des zones des phases I et II sont présentées au tableau 5. Les services d'un ingénieur-consultant des radioconrnunications seront nécessaires pour monter les nouvel-les stations. 3. SOUS-UNITE CYToTAXONOMTQI,E Etant donné 1a complexité cytotaxonomique de 1a zone d'extension vers 1'ouest et la néces- sité de surveiller de très près les déplacements saisonniers de différentes espèces simuli- diennes, i1 sera nécessaire de mettre sur pied une petite sous-unité cytoÈâxonomique. Cette sous-unité opérera à partir d'un petit laboratoire situé à Bamako et se composera : d'un cytotaxonomiste (diplômé de zoologie bénéficiant d'une formation postuniversitaire et d'une expéri.ence des techniques de taxonomie); d'un assisÈant de laboratoire (formé par le Prograrmne); d'un auxiliaire de laboratoirel d'un chauffeur. La sous-unité sera dotée d'un véhicule à quatre roues motrices, du matériel de laboratoire indispensable (environ US §6000) et d'un budget annuel de quelque US $fO OOO pour son approvi- sionnement et ses frais de fonctlonnement. 4. DT'REE DES EVALUATIONS PRELIMINAIRES Cornoe on vient de le lire à plusieurs repri"ses, Ies évaluations entomologiques prélimi- naires devraient être faites une année au moins avant le début. des opérations de lutte anti- vectorielle. I1 s'agit 1à, en principe, d'une excellente façon de procéder, surtout lorsgu'il faut évaluer de nouvelles méthodes, mais peut-être n'est-ce pas absolument nécessaire quand on veut appliquer dans une région identique une méthode de lutte éprouvée. La technique d'épan- dages aériens utilisée avec succès sur plus de 75 % de la zone du Progranrne a également fait ses preuves dans 1es conditions propres à la savane sèche. Si e1le étaiÈ employée telle quelle un peu plus à 1'ouest, 1'évaluation entomologique préliminaire pourrait être ramenée à des proportions plus modestes, mais pourtant suffisantes. Les évaluations postérieures au traite- menÈ sont d'une très grande importance du fait qu'elles permettent de planifier le cycle de traitement suivant. en fonction des résultats obtenus; 1es données concernant les évaluations antérieures au traitement n'exercent pas d'influence sur cette planification, mais elles sont nécessaires néanmoins lorsqu'une évaluation épidémiologique complète de I'opération de lutte s'impose. Les moyens médicaux, eE non entomologiques, sont les seuls qui permettent à long terme d'évaluer valablement les opérations de lutte antivectorielle. ocPf 82.3 Page 51 CHAPITRE VIII EVALUATIONS EPIDEMIOLOGIQUES DANS LES ZONES DES PHASES I ET II 1. INTRODUCTION 11 est proposé d'avoir recours pour les évaluations épidémiologiques à des équipes et à des personnels nationaux. Un appoint considérable de la part du Programme n'en sera pas moins nécessaire, par exemple pour : i) la formation du personnell ii) 1'approvisionnement. en matériel et en fourniEure; iii) la supervision des évaluations eL 1'analyse des données recueillies. Le concours prêté par les équipes nationales consti-tuera pour 1es cinq pays de 1a zone d'extension vers I'ouest une contribution directe venant en sus de leurs êutres apports(1ocaux, logements). Certaines conÈraintes s'attachent. toutefois à cette part.icipaEion des pays, à savoir : a) L'évaluation correcte de 1a situation suppose une méthodologie de base unifiée tant pour 1es évaluations courantes que pour les évaLuations à long terme. Les évaluateurs des cinq pays devront s'engager à respecter des protocoles spécifiques auxquels aucune entorse ne pourra être faite sous quelque prétexËe que ce soit. Fournir les informations complémentaires qu'i1s jugeront utiles est la seule latitude qui leur sera iaissée. b) Les activités d'évaluation interpays seront coordonnées par 1'UniEé d'Evaluation épidémiologique du Programme qui rassemblera et analysera les données recueillies et veillera à ce que les chefs d'équipe se réunissent régulièrement afin de discuter des moyens à utiliser pour passer à 1'act.ion, des difficultés rencontrées et des besoins à satisfaire. Ces réunions serviront également à assurer 1e recyclage, ainsi que 1a mise au courânt des consultants. c) La volonté de participer à 1'oeuvre commune doit se concrétiser par la création de comi-Èés naEionaux de 1utÈe contre 1'onchocercose qui mettront sur pied des groupes tech- niques spécialisés. Des réunions seront périodiquement organisées aux niveaux national et interpays. Les équipes nationales chargées de 1'évaluation de 1'onchocercose endémique seront cons- Eituées dès que la phase préparatoire démarrera. Leur formation visera à les familiariser avec les techniques mises au point par le Programme pour la coll-ecte normalisée des données cli- niques, parasitologiques et ophtalmologiques. Une tel1e collecEe est indissociable de l-a réalr-- sation de I'extension. 2. SELECTION DES VILLAGES INDICATEURS Les villages indicateurs seront choisis, conformémenE aux crit.ères institués par le pro- Sramme, aussitôt que possible (dès que 1'effectif des équipes nationales sera au complet etqu'elles seront. convenablement installées), après 1e début des périodes préparatoires. Tant au Mali qu'au Sénéga1-, les équipes nationales composées d'un sociologue eE d'un statisticien seront appelées au début à : - déterminer les villages indicateurs en pui.ssance; - recenser les populations; - ét.ablir le fichier socio-démographe de chaque village. ocPf 82 .3 Page 52 Une fois que 1es informations nécessaires auront été obtenues, les épidémiologistes des Pays et ceux du Programme sélectionneront de concert les villages indicateurs les plus repré- sentat.ifs concordant avec les critères du programme. 3. POPTILATION DES VILLAGES INDICATEURS JUSTICIABLE DES EVALUATIONS Le tableau 6 indique la répartition de 1a population qui sera évaluée au cours des phases I et II' comPte tenu des absences inéviEables (2O %) qui seronE relevées lors des visites rendues snccessivement aux villages indicaEeurs. EQUIPES D'EVAJ,UATION Evaluations parasit,ologiques Les évaluations parasitologiques effectuées seront Ies unes simpl-es et les autresdérai11ées. Une équipejour. parasitologique devrait être capable d'examiner au minimum 1OO personnes par Une te1le équipe se composera de : - I clinicien-épidémiologiste (chef d'équipe), - I commis recenseur, - I infirmier, - 1 infirmier chargé de mesurer 1'acuité visue11e, - 3 microscopistes, - I assistant de laboratoire, - 3 chauffeurs. Chaque équipe sera dotée des véhicules suivants : - I minibus aménagé en roulott.e de camping (US §1O OOO), - 1 véhicule à 4 roues motrices (US $13 230), - I camion Saviem Cabine (US §16 3OO), - de matérieI technique et scientifique d'une valeur de US $16 OOO. 4.2 Evaluations ophtalmologiques Les examens ophtalmologiques seront effectués uniquement au niveau de 1'évaluation dérail1ée. Chaque équipe devrait âtre capable d'examiner une soixantaine de personnes par jour. Une équipe ophtalmologique se composera de : - I clinicien ophtalmologiste (chef d'équipe), - I infirmier spécialisé en ophtalmologie, - 1 commis recenseur, - 2 chauffeurs. 5. 5.1 Chaque équipe sera pourvue des véhicules suivants : - 1 minibus aménagé en roulotte de camping (US $tO OOO), - 1 laboratoi-re mobile Saviem (US $54 OOO). POTEMIEL DES AUÎORITES SANITAIRES NATIONAIES Evaluations simples ocP/ 82 .3 Page 53 charger des évalua- maliennes, favo- ne devrait pas Comme 1e personnel chargé des examens parasitologiques n'a pas besoin d'être hautement spécialisé, il est fort probable que les autorités sanitaires du Mali et du Sénégal seront en mesure de fournir les équipes pour 1es évaluations simples. Le Mari ne dispose pas à 1'heure actuelle d'une équipe qui pourrait setions épidémiologiques dans La zone d'extension vers 1'ouest. Les autorités rables à la formation d'une tel1e équipe, estiment toutefois que sa créagion soulever de problème grave. L'unité parasitologique pourra probablement. être constituée avec trouvent déjà à Bamako (l clinieien, 1 commis recenseur, I infirmierpistes et I infirmier chargé des tests d'acuité visuelle. des personnels qui se(biopsies), 2 microsco- De même, les auÈoriÈés sénégalaises n'auront en toute probabilité, semble-t-i1, pas tropde peine à trouver le personnel nécessaire. 5.2 Evaluations détailIées Un cerEain nombre d'i.nfirmiers ont été tableau 7). Au Mali, il serait .possible de ciper à Kayes à I'opération rtlumièrett; au mentaire (essentiellement des infirmiers). en ophtalmologie à Bamako, à 1'IOTA (voir sur un ophtalmologiste désigné pour parti- I'IOTA pourrait fournir du personnel supplé- de procéder aux évaluations nécessaires pays pourrait effectivement participer à pourrait être réduit au minimum. formés compEer besoin, Même s'i1 est à peu près certain que les autorités sanitaires maliennes seront à même deProcurer 1e personnel ophtalmologique nécessaire pour 1-es évaluations détail1ées, il estpossible que les autoriEés sénégalaises n'y parviennent pas aussi facilement pour leur part, ce qui ne signifie nullement que ce personnel qualifié n'existe pas, mais simplement q.rlil.," sera peut-être pas disponi.ble pour 1es enquêLes sur 1'onchocercose. 5.3 Options pour 1es évaluations ophtalmologioues Etant donné 1es difficultés que 1es auEorités sanitaires nationales devront peut-être surmonter pour arriver à créer des équipes capables de procéder avec efficacité aux évaluati-onsophtalmologiques, i1 convient d'envisager d'autres solutions que celle de 1a constitution dans chaque pays d'une telle équipe. Les solutions les plus évidentes qui se présentenE à 1'esprit sont 1es suivantes : i) créaEion d'équipes ophtalmologiques nati-onales qui ne consacreront qu'une partie deleur temps et de leurs efforts à 1'évaluation des opérations de lutte contre l,onchocer- cose. I1 pourrait être difficile d'y parvenir et, corme le matériel nécessaire pour per- metEre aux équipes de se conformer aux critères du Programme devrait être fourni par 1eProgramme et que ce matériel servirait aussi à d'autres usages, le rapport cott-utilité ne serait pas très favorable. ii) Création d'une équipe interpays capable aussi bien au Mali qu'au Sénéga1; ainsi chaque 1'opération, cependant que le cott du matériel ocP/82 ,3 Page 5lr iii) Création au sein du Programme d'une nouvelle équipeprendrait 1es évaluati.ons dans chacun des deux pays; cette aussi de mai-ntenir les dépenses à un bas niveau, mais e1le fait qu'elle ne suppose aucun engagement national. ophEalmologique qui entre- solution permettrait e1le n'est guère attrayant,e du Comme I'Unité d'Evaluat.ion épidémiologique du Programme sera chargée de superviser lesévaluations faites dans la zone d'extension vers 1'ouest eE qu'i1 lui sera possible de tempsà autre de prêter son concours sur 1e terrain, on peut en conclure que la solut.ion exposée sous ii) offre un intérêt certain. C'est aussi ce1le qui a été retenue pour le cal-cul du budgeÈ. Si f idée d'une seule équipe interpays étaiÈ acceptée, il appartiendrait aux autorités maliennes et sénégalaises de proposer un lieu pour son implantation. Du point de vue logis- tique, Kayes conviendrait. ocPf 82.3 Page 55 CIIAPITRE IX SURVEILLANCE DE L'ENVIRONNEMENT DANS LES ZONES DES PHASES I ET II I. INTRODUCTION L'évaluation de f incidence des traitements aux insecticides sur 1a faune aquatique non cibl-e est d'une importance prinordiale pour le maintien de 1'environnement au niveau de qualité optiural. Dans ce contexter la surveil-l-ance écologique des cours d'eau traités se fera sous la forme d'une évaluation permanente de L'ampleur de f impact des traitements. Les méthodes utilisées pour les études seront celles que le Prograume a conçues et mises au point, pour ce qui est aussi bien des invertébrés que des poissons, pour : - déteruiner 1es composantes fauniques les plus affectées par l-es traitements larvicides I - établir le bilan qualitatif et quantitatif de 1a situation avant 1e début du traitement, puis à intervalles réguliers une fois qu'il est en cours; - prévenir toute répercussion défavorable et jugée importante sur Ies équilibres biologiques. 11 faudra tenir coûpte dans les résultats obtenus non seulement de groupes taxonomiques spécifiques, mais encore des comunautés biologiques considérées cosme constituant une entité écologique représentative. 11 est certain que des infrastructures onéreuses seront nécessaires, de même qu'une coor- dination méticuleuse et circonstanciée, aux éguipes naliennes et sénégalaises chargées de la surveillance hydrobiologique. Une surveillance aussi poussée ne se justifle pas entièrement du point de vue scientifique, et, de toute évidence, les informations rassemblées feraient parfois double emploi. Pour éviter qu'il en soit ainsi, il serait pJ-us réaliste de se borner à créer une seule équipe interpays qui répondrait aux besoins tant du tfali que du Sénégal. Elle pourrait âtre basée à Kayes et exercer son activité par f intermédiaire d'une sous-stati.on située à Tambacounda. Les deux stati.ons exerceraient l-eur surrreillance de 1a manière suivante : Kayes - le fleuve Sénégal en aval de Bafoulabé; - la rivière Bafing en aval de Bafing-Makana et jusqu'au point de confluence des rivières Bafing et Bakoyé; - la rivière Fa1émé entre son point de confluence avec l-a rivière Koba-Koyé et' son point de confluence avec le fleuve Sénégal. Tambacounda - 1e fleuve Gambie et ses principaux affl-uents, 1es rivières Koulountou, Niokolo-Koba et Tiokoyé. 11 convient de remarquer à ce stade que ni Le },Iali ni le Sénégal n'ont de service hydro- biologique, pas plus qu'ils ne disposent du personnel qualifié et expérimenté nécessaire pour créer un tel service ou une équipe. Au départ, un contrat devrait être passé pour une durée de deux années au titre de la surveillance hydrobiologique à un organisme indépendant qualifié. I1 serait exécuté sous 1e contrôle d'un hydrobiologiste du Prograuure. ocPf Bz.3 Page 56 Au cours de la première année du contrat, des bourses de perfectionnement (six mois pour un diplômé de 1'université et troi-s mois pour un technicien) seraient accordées à des suJets maliens et sénégalais afin qu'ils puissent faire des stages à un ou plusieurs des établisse- ments suivants : - laboratoire d'hydrobiologie de 1'oRSToM (Bouaké, côte d,rvoire); - institut de biologie aquatique d,Achimota (Ghana); - universiré de Dakar (Sénégal). Les candidats regus seraient affectés à l-'issue de leur stage à 1'équipe interpays etbénéficieraient d'une formation supplémentaire sur le terrain dispensée par l,nyarouittogistedu Prograuure et Par 1e personnel de 1'organisme chargé contractuellement de la surveillancehydrobiologique. La seconde année, les hydrobiologistes maliens et sénégalai.s assumeraient de plus en plusde responsabilités afin de pouvoir les prendre toutes à 1-'expiration du contrêt. 2. EQUIPE DE SURVEILT"A,NCE INTERPAYS 2.L Personnel nécessaire L'équipe de surveillance interpays doit se composer au urinirmrm de : - 2 ichtyologistes I expatriés sous contrat qui seraient remplacés dans les deux ans par - 2 invertébristes J des nationaux; - 5 assistants techniques (nationaux); - 3 pêcheurs (nationaux); - 1 connnis-dactylographe (national) ; - 3 chauffeurs (nationaux). La rémunération et les indemnités versées au personnel national seront à 1a charge deleurs gouvernements respectifs. 2.2 Matériel- nécessaire Le matérie1 dont 1'équipe de surveillance interpays devra être équipée est Ie suivant : - 2 véhicules à quatre roues motrices; - 2 camionnettes découvertes peugeot 4O4; - 4 microscopes de dissection; - 1 microscope trr7i1d M11 ou son équivalent; - 4 jeux de filets de pâche (à remplacer tous 1es ans); - 2 embarcations I-égères en plastique; - 4 moteurs hors-bord (9 19 ou 20 CV) ; - 2 tentes; - 2 calculatrices de bureau; - 1 machine à écrire; - petit équipement de Laboratolre et matériel et fournitures de bureau. ocPf 82 .3 page 57 Le Prograurme se chargera, Pour que 1es âctivités de surveiLlance hydrobiologique puissent conmencer à temps, de I'achat du matérie1 nécessaire à 1'équipe interpays. Ensuite, les gouver- nements du Mali et du Sénégal devront remplacer à mesure que 1e besoin s'en fera sentir tousles articles autres que le matériel d'échantillonnage standardisé. 3. PROCEDURES DE SURVEILIA,NCE 3.1 Méthodes Les méthodes de surveillance hydrobiologiques seront Ies mâures approuvées par 1e Groupe écol0gique et adoptées par I-e progranmre. 3.2 Courpte tenu de : 1'existence au siège de l'oMS d'une unité statistique et de vaillant pour 1e prograunne; 1'expérience accumulée par le prograrume dans les domaines de1'analyse des résultats; que celles qui ont été traitement des données tra- 1'enregistrement et de 1'analyse de toutes les données hydrobiologiques réunies par 1'équipe de surveillance inter-pays devrait être confiée à 1'équipe de traitement de f information-du prograurne agissant encollaborati-on avec ses hydrobiologistes et des hydrobiologistes nationaux. si certaines desdonnées rassembLées et traitées ainsi devaient ôire difficiles à interpréter,le prograrmnes'arrangerait pour les faire évaluer par un organisme indépendant. ocPf 82 ,3 Page 58 CHÂPITRE X BASE OPERATIONNELLE, BA}IAKO l. INTRODUCTlON Emanation du siège du Prograrmne, 1a base opérationnelle pour La zone d'extension vers I'ouest sera logée à Bamako-Koulouba dans des Locaux fournis par le C,ouvernement du Mali et occupés pour f instant par 1e personnel du projer ICPfMPT/OO1. A cette base opérationnel-1e seront rattachées une unité de lutte antivectorielle, une unité d'évaluation épidéuriologique et une unité administrative opérant chacune sous la direc- tion de leurs unités centrales respectives installées à Ouagadougou et en étroite liaison avec e1les. 2. PERSONNEL 2.L Unité de lutte anEivectorielle Le personnel de 1a catégorie professionnelle attaché à - 1 sous-chef de l'Unité de Lutte antivectorielle; - 1 chef des opérations aériennes; - l- entomologiste principal chargé des évaluations; - t hydrobiologiste; - I entomologiste; - I cytotaxonomiste; - 2 techniciens des opérations aériennes; - 1 technicien d'évaluations entomologiques. En ce qui concerne le personnel des services généraux, cette unité se composera de : il faudra : - I assistant adminisEraEif; - 1 secrétaire; - 1 conmis; - 1 corunis-sténographe; - 1 dessinaÈeur; - 4 assistants de laboratoire (entomologie, cytotaxonomie et hydrobiologie); - 9 captureurs; - 7 chauffeurs; - 1 messager; - 1 magasinier. Pour des raisons techniques, cette unité sera subdivisée en une sous-unité des opérations aériennes, une sous-unité des évaluations entomologiques et une sous-unité cytotaxonomique. Le sous-chef de 1'Unité de Lutte anti-vectorielle sera le fonctionnaire le plus haut en grade et assumera la responsabilité de la base opérationne11e. ocPf 82.3 Page 59 2.2 Unité d'évaluation épidémiologique Cette unité se comPosera d'un épidérniologiste, chauffeur. 2.3 Unité administrative d'un couunis-dactylographe et d'un Cette unité fournira le soutien logistique indispensable pour 1a réalisation de 1'extension vers ltouest; 1es finances, 1e personnel, les approvisionnements, les transports et 1'entretien seront de son ressort. En ce qui concerne le personneL de la catégorie professionnelle, il se composera d'un fonctionnaire d'adoinistration et d'un foncEionnaire d'administration adjoint. Quant au personnel de la catégorie des services généraux' i1 faudra au minimum : 4 assistants administratifs; 4 conrnis; 4 dactylographes; 1 magasinier; 1 chef mécanicien; 2 mécaniciens; 1 messager; 10 chauffeurs; 3 gardiens. VEHICULES NECESSAIRES3. La base opérationnelle de Bamako aura besoin de : - 8 station-lIagons à 4 roues motrices; - 2 chariots-élévateurs à fourche pour La manutention de - 2 camions standards Pour le transPort des fournitures - 2 camionnettes-fourgonnettes; - 5 breaks-conduites intérieures. , Il rest possible que certains de ces véhicules puissent rcPlMPD/ OO7 . f insecticide et du carburant; ordinaires; être fournis par le projet MATERIEL ET FOURNITURES NECESSAIRES Les meubles, le matériel et les fournitures de bureau base opérationnelle devront être complécés. des locaux disponibles à Barrako pour la ocPf 82.3 Page 60 CHAPITRE XI BUDGET INTRODUCTION un budget a été préparé pour 1es six années considérées. pour plus de commodité, il a étéinséré dans la période 1983-1988 comprenant les trois dernières années du deuxième cycle definancement du Progratrme et les trois premières années du troisième cycle de financement duPrograuune. Les coûts n'ont été évalués en détail que pour les trois premières années de la campagne;dans le cas des trois dernières années, i1 ne s;agit que de prévisions. 2. CONTRIBUTIONS NATIONALES chacun des gouvernements participants sera tenu de prendre à sa charge : i) 1e montant de la rémunération et des lndemnités, calculé conformément au barème dessalaires nationaux en vigueur, de tout le personnel national s,occupant d,épidémiologie,d'hydrologie et d'hydrobiologie; ii) le coût des terrains et des bâtiments nécessaires au programrne, ainsi queordinaires tel1es que 1es loyers et 1es frais d'électricité, d,eau, de servicesde téléconununications (pour autant qu,il en existe); iii) les frais d'installation des stations hydrologiques supplémentaires; les dépenses postaux et iv) 1es frais de construction de nouvelles routes; v) 1'utilisation gratuiEe Par le Prograuune des services nationaux aéronautique, météoro-logique, hydrologique et cartographique; vi) une contribution annuelle en espèces convertibles dont le montant concordera avec ceruides contributions versées par 1es pays participants du prograurne. 11 serait certes utile de préparer un budget des contributions nationales, mais ce seraitimpossible à 1'heure actuelle en raison des nombreuses inconnues qui subsistent et que res gou- vernements eux-mêmes ne sont pas encore en mesure de quantifier. CONTRIBUTIONS INTERNAT IONALES Les fonds internaÈionaux serviront à régIer 1es dépenses afférentes : a) aux opérations aériennes, y compris 1a fourniture d'aéronefs et leurs hangars, lesaires d'atterrissage pour hélicoptères et les insecticides; b) au matérie1 de radioconrrunication; c) aux véhicules et au matériel de transport connexe; d) à 1'équipement et à 1'ameublement des bureaux et des laboratoires, ainsi qu,aux autresmatérie1s tels que 1es groupes électrogènes, 1'outillage de garage et les équipements decamping; e) aux frais de fonctionnement; f) à une partie du coût de 1'extension des réseaux hydrologiques; g) à la rémunération et aux indemnités versées au personnel et aux consultants internationâux; h) aux contrats relatifs aux évaluations hydrobiologiques qui- seront faites pendant deux ans; i) à la formation et au recyclage du personnel nationall ocP/82.3 Page 6l j) aux réunions qui devront être organisées; k) aux études sur la collecte des données qui seront effectuées dans 1a zone de laphase III. 3.1 Directives pour la préparation du budget L'on s'est inspiré du document OCpfBL.L, préparation du budget pour 1es opérations des (hormis 1a composante nationale) Plan d'Action et Budget pour 1982, lors de 1a phases I et II. Les couts ont éÈé calcu1és en dollars des Etats-Unis sur la base de chiffres paraissant appropriés pour 1983, soit : i) personnel- de la catégorie professionnelle, US §64 960, à majorer de L2 % par année; ii) personnel des services généraux, us $44g0, à najorer d.e L2 7. par année; iii) consultants, üs §6272 (un mois-hourne, y compris les déplacenents, res traitementset les indemnités journalières de subsistance), à majorer d,e LZ % par année; iv) téméphos, US §8,4O par litre, à majorer de g 7. par année; v) stagiaires : - rémunérations, US $9O7 par mois-hornme, à majorer de L2 % par année1 - ensei-gnernent, US $497, à majorer de g % par année; - déplacements, US $540, à majorer de g % par année; vi) véhicules : laboratoire mobile d'ophtalmologie, us $s+ ooo, à urajorer de g % par année1 véhicules gros Porteurs à 4 roues motrices, uS $27 527, à majorer de g %parannée; autres véhicules automobiles, US $34AO, à najorer de g 7. par année1 mobylettes, US $8OO, à majorer de g 7. par année; groupes électrogènes de grande puissance (Diesel) r US $7999, à majorer de g % parvii)année; v]. 11) ix) émetteurs-récepteurs radio, US $5O4O, à majorer de g % par hangars pour aéronefs, US §4O OOO, à majorer approximativement Lors de la préparation des estimations pour la période sexennale de critères et facteurs suivants ont été pris en considération : année; de 8 % par année. budgé t isat ion, 1e s a) 6 mois seulement onÈ été prévus pour les opérations au cours de la première année; b) des stations radio seront nécessaires à tous les sièges de secteurs ou de sous-secteurs ; c) il faudra dans tous les secteurs et sous-secteurs des véhicules à 4 roues motrices deplus fort tonnage que ceux dont le prograrmne dispose actuelrement; d) il faudra se servir d'embarcations ou de mobylettes pour se rendre aux emplacementsprévus pour la surveillance qui sont. inaccessibles autrement; e) deux fonctionnai-res de 1a catégorie professionnelle ont été affectés au siège de chaque secteur (certains d'entre eux pourraient être remplacés par Ia suite par dupersonnelde la catégorie des services généraux); f) des crédits ont été prévus pour une seule équipe inÈerpays d'ophtalmologie, contredeux équipes nationales d'évaluation parasitologique; g) des crédits ont été prévus pour une seule équipe hydrobiologique inÈerpays; h) les crédits prévus pour 1a recherche Ie sont uniquement au titre de la recherche appliquée sur 1es techniques de lutte adulticide; ocPf 82.3 Page 62 i) un certain montant a été prévu pour l'achat de f insecticide une année avant cel1e oùiI sera effectivement nécessaire; j) aucun insecticide n'a été acheté au cours de la sixième année. 3.2 Budget Les coûts estimatifs pour les trois premières années de 1'extension vers 1'ouest dans les zones des phases I et II sont présentés au tableau 8. Les coûts prévisibles pour 1es six premières années de I'extension vers I'ouest dans les zonea des phases I eÈ II sont indiqués au tableau 9. ocPf82.3 Page 63 H(d IJ otr o()oor^o F\O rô\ï (n oooooo c-l O§t cÀ oorôo r/1 O lr1 N oorro O(n F{ ôl\o \t oooo F{O ôo rô d oor^o@o rô ôl\T oo rtt Oo\o (ÿ) rô F\ o\ J oooooO æ\t o\Jr^ \o \o d ooooO\O F{ .+r\ @ ooooNC) N C\ oorro F{O ô\o oor^oÈo ôl rn\o N J AOoo@o oo .f, ooooC1o oÿt d ooooJO do r^ tt) o8ao (Y) F{ æ F{ rô É ooooo\o F{ \+ F\ co ooooNo C! N(1 oor^oF{o o\\o oorôor\o c\ rô\oôt Fr ooæo oo\T oooôC,lo or^ F{ ooooro F{o rô rô LôX æ @ F{ \T d ooooO\O F{ \TF. 00 OOoo\OO \o r\ôt oorôoF{o o\\o oorôo\oo C\ O\Ê{ N F{ oooo@o oo\T oorôoNO rô NJ oorôooo F{ r^ N o F\ ç' .\T N F{ (1 d oooo@o F{æ ôl æ lt oooôF{o \o \T ooooo\o F{ .;f N æ oaoor\O rô(r) ll oooor\O o rôô oooo\oo N\t ôt c! Ê{ o 'rltr o ô0 1() rJ o CJ o o À \0.) E\0)u-c ,oC0\o \TIJ 1.r> dou)EP c,) .l.J (u .r{ rO rüt{É rro oO ..{tl-{ (0 t{ ocJ cr(,,1(dl{d3.d u(,)À<5ooEc) o! ,o +JÀ o(,) 'r'{d \0) lr(0À o o Àla) \0) +r -É ,o(d\O $! <t> o(l)EJo +J O,) .r{ !(0 lrÉIJO oOH .H 'I,H Ot{(,)c,Oo,(!t{(B)E +roÈ<5C,,O o t{ .7)!À o o ..{ Fl \(l li(!È +, o o (.) t{oo -co(.) p o.Ét{d o .hd olooo(s(, oooo .,.{ (§(!-ÉÉp.Éloo -coo\\oÉo-tro\ON.t ^ 1!>0Jot{OA ,(ru PrJ5Èo oorJ .o o .r{^d P{o o\orcD .C o ..{ -+{(ü 'r, I t{ .l)O .r{ /(!o@korJ3n <=oo:Ë() ctt F{() .r{ IJ !(0È x o +J o! o o H ,q, +J (t,È0,O'.rJor<5 'F{OOF{ rË c)\(t, H o ct) r(, È É o 'r'{ o lr(üÀ o o -dÀro É\(u _É +t\ o30(ür <^t> rJÊu)o5é oorJrJ (!É lro rrf/) .r{ or0Él{ O ,tü ol{U ,<,ooIË(J HH 0) at)(û È d o "{(! l{(ûÈ (rt o È r(uÉ\o< +J o-3o(ürô <r> +JÉ(,/)o5 oo,u.o(üÉt{oUO ..{(,) (! 1rl{ (a,(d 0,krJ oo:Ë (-) a) d o ...{ rJ t{(§È x (! +J o +J U)àoU)l{rJÉJoooo .il :E (J il (U .l-J o! ooq-{ oO!+J UJUooo!ECJic, Hz â U)Êqhûtrl <zt)oû> HÊF(/)5 fr] Oêc) Èt4oÈ îl) rI]Haû Arÿrtrdo&t) 14> slHtzl ZÊ tElEtsrdPHOHQ<dtsH É1 frl(aQ far+ (â HÈ]< rrlzzHzH< rnt4( 1^4a&zîÀHH U)ÈltdÉ cO Âi 14û .HJ< pcr Td U)È trlÊaê t+ v1É o(J ocPf 82.3 Page 0,t(/ .F{ È(! t{ @ o! 't,h C,} É ,!)u o >' IA lr(0À q.) k ..{ (ü o tt) o o rq, o o À\c) .6 4J ()t ro) IJ ..{ rJ É(d q i oi o q) F{ r!U oH r.- ôt .i. æ \T c! \T \o c\ .t rr.tu').fOrô(nt.l\TrnF\æO\ rô c! \T O \T c! F\ F{ O\ .t F{ \t .+ ôl (ÿ) F\ F{ .+ \O (1 O\ OF{Àl§lF{t æ o\ .ü T\ F| l{ q) ô0 .r{ z \9ôIONO\Oc{OOOO@tr)F-O\C!O\\O-l^-+t.6 cOOr\Ooor^rô\TNC\ Ê{F{d al .t F\ F\ 10) F{ o(§ Êo \OOA\ornôN\T\T F\æl1F\(n\Oæ(ÿ)ô\T(Y) F{ t\ \O §l O O\ C! O Fl(ÿ)ô.)F{HFt (n(n Ll (v) \oà o ,r/q, FA \ttn.tr\OOtô<|OO\TOu.\\TNO\@r\æN§Næ\Oc\ôt\O(nôl |r)@ôtd F{ N \T .it ôl (\l c! d rô o ôt§l ô0É (+{ (0 co o\l\N\oc)\TO@\o@F\Nôlt^\Oe{rn$NF-OF{(ÿ)FrF\OæOc!F\OI\O\O iFrFlJ(f)N@(')Nc! r d (f) r0, Ë\0) d oÉ! ON.tO@§Fr\T\1ôtrr.\O,NæOr^N\TNF.r\o§ æO\.trô\O@(7tNr\NF{ d ôt rô rô N ô.t C.l oNo N (g ô0\0) d !() U) e\l\O\TæONr.tc.,lOOr^t\orrt\o\odrrlF{æoÈN(ntF{\OôIOOOO\O Fr$-tNF{ \t (f) æ \, F{ o ..{ o o,t{OOlr+J-ôOrlrlrOOËt{F-o .r{F.rr{o.oÉÉF{ ko'r{É,irJ+Joooo > t{ ! .F{ r{ .Ê{ <, À lr > (J +r\o(!>(ürrooooloo H-H,. #3 EË E:* Ê'EÉEab4 IÈHg Z=âvàz -98E<Ë ê{ H- rd.. â tc=ÊIHEt&l Efrâ 14#Èg i;FrrtI]H-râH=z*ûÉerHq=d =>EAHo H,=7Ët')tsEs rÉE =ËHg-<-ÊrH Êl "Jp -FE8Èt-i< Ei ocP/ 82 .3 Page 65 d(0 ! o Ér N N O, N Cj d \O N -t N O \T Ê{ C\ .{ J ô ô r,1 .to N H H Eq lao ..s; §; FlNt+F{J\TF{(nr^æ@il F{ r'.$ HH rJ 0..) H a o @Au. oÉ(tq) v, F{ F.l ôl F{ t^ (f) (1 t^ d N H ($ ,o .9e fia sz F{dc\c\rrt\t$È \o N H i0.) .o$. '; (/) ff<n(0 Êa NFIF{NFINIn\t\TF\ ol c! th a ! o c-n o oà(ü lZ iÈ(\JF{d\TJ(ÿlr^O@d o\\t F,I Teÿ<n iliNHJr^.J.\tF\ \o N oJI(5ÈÉa(§ co .t \o qJ o(t ,ÉÀ 0)àÈ o Ë'Ê o '.{ v) o o q-r o trÀ o 'r{l{ o ô[ rq) {J(ü() 0,OUlro .r{ .rt(dô0 'r{O()F{ r+ .C q) '.{OÀt{ xxl Eô.ilaalôr.Oor0(0luèo.J+Jlrl ÊoE(ocJorol ocrd$lrrJrJdl v-É>\!O rrJur"Ol À!-ô .F{.F{èo|Ê(!(JÉ(§trdq0q0lq)lloodoot{otrO O ol.-l ôO! .il .r{ ."{ 5 k J -rHOl OOO.ÊOÉO>OI S ql'n o d ra'r{ u ..{ .r{ o, tx 5 lrE E'nl q'd h'.! É u: o É .r{'+t d, =ooPl -cErlÉ.É..{tütB.drorlu_ ! rrl o E: q E o ÜJ ô0 o r. (s É ÀEtr0,lloo(!ooo(ol(urü.É(u(! d(! l, oH HH H 14 H a td a,t) Êr (n ÈIo a tdzo N] U)ÈtÈ az ê U)& E]H(J Èl rn r a oa tstd v)û tdF(, 14 U) U)ÊlÈ É oêr talüH ct) U) rI1 C) tdz F-1 I!zzOa Èl Or ) ÊlÈ Ê4 H o J ! I(t Fl 0)ÉÊ ol{ 0,È E (/) êÈ Êl È ocPf82.3 Page 66 TABLEAU 4. VEHICULES NECESSAIRES AIIX SECTEI'RS ET SOUS-SECTEURSpouR ENTREPRENDRE LES EVÀLUATIONS ENTOMOLOGIQTTES DÀNS LES ZONES DES PHASES I ET II Lieu Véhicules lourds à 4 roues - motrice" r Véhicules moyens à 4 roues , motric es - Semi- remorques Mobylettes Embarcat ions3 Bamako Kita Kayes Bafoulabé Kenieba Kedougou Tambacounda 0 2 5 3 3 0 4 I 3 5 2 2 4 4 o o 1 o o 0 I 2 6 6 6 6 4 6 1 0 1 2 o o 1 Total t7 2l 2 36 5 2 3 Genre Unimog M. B. à cabines Jumelées. Genre Landrover. Enbarcation plus 2 moteurs hors-bord. ocPf82.7 Page 67 o +J (ü o o "{È o F{)È(ü(, OJ Hrtü! :30tüq) ÈOEÉo ,o. l{+J(ü(l)È o0Jo F{ËÉt ,0)c, ô0 ,o +l tlO+J(!() C,Ë r-i o 10) .r{ !o(§(u tlÈthl o(0tr F.t è0 croîc 'o JJ(§É${o@ oooo(0-{ F{Ètr d)ooÉÀ Fl ôt F{C,' 'r{ t$tr C)\q, t] rJ,(s-O ..{ .r.l .r{ .r{ oooo .F{ .r{ ,,oo É oÉ -$r6J'1 .n -3ôpËË a(! ..{ .r{ a)oo'r{ ..{ a)oo .rl .r{ ...1 ooo ôo o..: )e '$s É ..{ .r.{ .r{ 'r{ 'F{ '.'loraaa))Éoooooo I Ëü§,o oF{HoJo $ C\ o rJ (,Otl 'r{ooOJ U) -l(/)p 0,) <(!()(JO(t É.âÉ..{.à'r{Éo50r5roÊoÉoooÉ I (n q.l tA ô0 o tr]J o(, r{\o tt oÈ og(J oq{ .F{ ]J(ü {-llr oÈ C!ddôlo @ otÉ(! lr I ()oo + 8.s Ël JHFtJF{F{ Ê{ r\ C, .r{ Fl (ü €!c' É ,oa)r§(000O-1 -O60(JJ4U)A(u:,(!r!r!OO'FlO.o E!>,'+{ÉÉE(ü..{r!(§OOtüÊqvvÊaÿ|aH H(! IJ oH frlûÊz 14É Ar trlÉHz trl ù oÊr pi ut l-{Ér. Ë tEr Sr+âs Qg oi C/]* E{ 14 ErP6 üN Hg XF]2e HÉie ?,1ro EÉa st7 .O{Eo EEErH à1 rô T{ ts] Êq H É o .r.{ É +JOO 'r{d+r o(!q.{ , F{É(!o> i0) th-\oE É 'r{ olEE(!0 x-co+, r0)(,)E 0)É(sÉFr o(Ôo lr .O oÈrJ o orJ \0) +J +J .'{oo @É(u \q) ô0 .o(!É F{O 'r{ 'O o6 €o c, ."{trÉ!Éao!z o \q) r-{ F{ .r{ (§ {J\o .o É o .F{ +J(ü F{ o frl oOC'\rÉÉoo lr(,JP$lZo)À oooo\Ô (ÿ) ooOr ooc'\ €g orqtr- "=i C\H (Y) (7) o F{À E (â É o 'r{ +J (U a F{(! t1 oo0) 'üÉÉ0)0 l{(,l§tlZa)È oo @ oo\a ÿ\ ooc\ t-\ I\o oo\C) ooco r\ o 0) è0 .! r{ F{ r{ oÉ 0)lr§É oz F{(ü +J oH @\O r-.1 \T C\ ôl N \o C\ oÀh I o(n \o) \O ôJ @ @ H oÈ >, NS F.t \o \o: o (üÈ d 0, .r{ +J t{(uÀ 14 r$ .J oF .91 €lEIÉI -,Irl 6JIÉlOl F{ Nl (dIh0 rd I .F{ \0)F{I F{ é Irdt0,(,l EtAÉt AI d 0, .,1 ! tr(üÀ I (U {J oH o 'Fl È: rq) oÉ o o q) o N (! F{ o o t{ o o € Ék] Fl HoËr ocPf 82.3 Page 68 zoHH DÈ rdH -l-|Ê HÈt 14aOH H(âEI rCEu) <EÈl Or Ê1 s)Ê14ÊHt4(âÊltàzHOHN(, HU)E r*lÈrÈâZ lrl14 Êd .HÀz E]ôrcb ^o/(,H >()<o êiÈ oIAH IE1 EêÈlÉlZtloÈH fslHQZzo QFIfrH zéfrl F] zrÀo-t{âHHU)HÊ]&À<Dê{Hfd frlû tt)ÈI \o frlÈ Êa H ocef az.z Page 69 o 0)E o .J !\c)È lr($À o o\0) Etr otti o 0,)É É o .J) t. OJÈ o ! o tr .ô oz H (U +J oF ooNoo c\t ocî C.l @ o\ r-l Io @ Or F{ F. o\ F\ o\ F{ I t\ cF\i (\ J cl\\o o\: I o\o o\ d o\ o\ t/) Ol J ooÔJoo C{ 4..) è0 'rl! o oh(ü ê{ (! 0,, oÉF{ ooo .r{ C,} lJÊaFlOr4tH(§qrcr(ü ô01(,)\ol{\o.r{ÉÉtrÉ r-{ .r{ .r{ 0)\qr$J5.r(/)E(J(,l./r HÈ dv s É <a .H <oH F{o- F{ Flix ü14pF{ Èl(JH C}(JJrq 9Élâ Hrd A{oÉ Zo TIJ (\ üJ@ rI] 0\EJü OFItqH&H>z<Êl2zT{ TJ] 'J<<n HÊ]C)HtÀzùûr/)po rn îttûIrl U)HE]àr&zAZ rr{ O za H.v F\ 14 ,-1 cA ti ocPf 82.3 Page 70 TABLEAU 8. COUTS ESTIMATIFS DES TROIS PREMIERES ANNEES D'H(TENSION A L'OUEST DANS LES ZONES DES PHASES I ET II (EN US $, CALCULES EN JUIN 1982) Catégorie An1 An2 An3 Total 1. Professionnelle VCU (Bamako) EPI (Bamako) ADIfiN (Bamako) ^/^$ ^/,§ ./. $ Secteurs SUEE : Phase T ,/^ $ Phase II */^ § 60 t2 324 8C0 32 480 64 960 L2 64 960 L20 727 550 L2 72 755 24 145 510 24 145 510 t2 72 7s5 L20 814 850 L2 81 485 24 162 972 24 L62 972 24 L62 972 300 L 867 200 30 t86 720 60 373 442 60 373 442 36 235 727 1. îotal partiel */' $ 90 487 200 L92 1 164 080 204 1 385 251 486 3 036 531 2. Services gépéraux VCU (Bauako) ^/^$ ./^ $ ^/^$ ,/^ $ ^/^$ EPI (Bamako) ADMIN (Bamako) Secteurs SUEE : Phase I Phase I1 L62 L2 180 60 480 480 67 200 930 347 200 324 L35 459 24 10 034 360 150 510 608 672 278 396 165 561 324 151 713 24 LL 238 408 191 046 608 752 95L 792 370 854 810 347 652 60 25 752 756 948 408 4 t46| 772 429 I 188 536 415 2. Total parriel ^/'$ L 284 479 360 2 7t2 L L33 842 3 156 I 477 802 7 L52 3 091 004 3. Consultants Ingénieur radio ^/^ s Ecologiste ,/^ $ t8 816 2l o72 39 888 3. Total partiel ^/,$ 3 18 816 3 2L o72 6 39 888 composante ^/^$ L 377 985 376 2 907 2 3L8 994 3 360 2 863 053 7 644 6 L67 423 ocPf 82.3 Page 7L TABLEAU 8. COUTS ESTIMATIFS DES TROIS PREMIERES ANNEES D'D(TENSION A L'OUEST DANS LES ZONES DES PHASES I ET 1I (EN US $, CALCULES EN JUIN 1982) (suite) Catégorie An1 An2 An3 Total 4. Formatton professionnelle Entomologl " .f* $ Epidémiologie ^/^$ Hydrobiologie ./^ $ 6 6 L2 6 400 6 400 12 800 6 6 t2 7 000 7 000 l_4 000 l2 L3 t2 13 24 25 400 400 800 4. Total partiel ^/'$ 24 25 600 24 28 ooo 48 53 600 5. Formation technique Entomologi " ^f.$ Epidémiologie ^/^$ Hydrobiologie ^/$^ 6 1L 5 9 4 7 664 720 776 3 5 2 6 402 10 670 4 268 9 Lo 6 18 066 20 390 12 044 5. Total partiel t/' $ 15 29 160 10 2t 340 25 50 500 composante ^/'$ 39 54 760 34 49 340 73 104 100 6 6 6 Opérations aériennes 1 Autres qu'épandage $ 2 Epandage : Phase I, hélicoptères $ Phase 1, avions $ 27 600 46 000 46 000 828 000 350 000 119 600 828 000 350 000 6. Total partiel $ 27 600 46 000 L 224 000 L 297 600 7. Insecticides 7.1 Larvicides : Phase I Litres $ Phase II Litres § 7.2 Expérimental $ 130 000 1 170 000 5 000 135 000 I 309 500 39 000. 378 300 7 200 2 479 500 378 300 L2 200 7. Total partiel § I 175 000 1 695 000 2 870 000 8. Contrat hydrobiologie § 150 000 300 000 150 00c 600 000 ocPf 82.3 Page 72 TABLEAU 8. COUTS ESTII'{ATIFS DES TROTS PRE}.TIERES ANNEES D'EXTENSIONA L'OUEST DANS LES ZONES DES PHASES I ET II(EN US §, CALCULES EN JUIN 1982) (suire) Catégorie An1 An2 An3 Total 9. Recherche appliquée $ 10 000 5 000 3 074 000 t5 000 Composante $ L77 600 1 531 ooo 4 782 600 10. Déplacements service $ 195 000 346 000 385 000 926 000 11. Opérations et entretiens $ 295 000 482 000 570 000 1 347 000 Composante $ 490 000 828 000 955 000 2 273 000 12. Bâtinents Hangar aéronefs S Installations hé1ico S Secteurs et sous-secteurs $ 20 000 3 000 35 000 26 000 4 000 40 000 2 000 13 000 46 000 9 000 88 000 12. Iotal partiel $ 58 000 70 000 l_5 000 L43 ooo 13. Ameublement $ 9 000 17 000 6 000 32 000 14. Véhicul-es Gros4x4 Nbre $ Labor. ophtalmo. Nbre $ Autres (camions, camionnettes, fourgonnettes, etc.) Nbre $ Mobylettes Nbre $ Rechanges $ Bateaux Nbre § 15 4L2 905 ooo 4a 54 57L 24 5 520 ooo ooo L84 118 916 18 6 277 758 5 184 10 000 32 to7 1 L6 665 2 1 866 15 000 20 1 59 38 6 563 54 928 ooo 86s e43 I 31 oso I ': ïi 14. Total parriel $ L o72 609 411 858 65 638 I 550 105 15. Matérie1 Stations radio Nbre $ Groupes électro, Diesel Nbre $ Groupes électro, essence Nbre $ Pompes à eau Nbre $ 7 4 36 000 33 L52 I 2 458 4 3 763 7 36 000 4 33 L52 8 2 458 4 3 763 ocPf 82 .3 Page 73 TABLEAU 8. COUTS ESTIMATIFS DES TROIS PREMIERES ANNEES D'EXTENSION A L'OUEST DANS LES ZONES DES PHASES I ET I1 (EN US $, CALCULES EN JUIN 1982) (suite) Catégorie Anl An2 An3 Total Hydrologie $ Laboratoire $ Camping § Access. électr. $ Divers $ 4 000 25 000 6 000 1 000 5 000 8 000 10 000 3 000 500 3 000 4 000 12 000 2 000 300 2 000 16 000 47 000 lL ooo 1 800 10 000 15. Total partiel $ rI0 152 30 72t 20 300 L6t L73 Composante S L 249 76L 529 579 106 938 L 886 278 TOTAL $ 2 957 497 5 256 9t3 6 998 99t t5 2L3 40r $ !J oH \o\odl ooooooo .s$-TOOOOOOO @\O\O'{\OOOOOO Fr-SO\.t-lOO@c!ôl r\F{NOr-rôOJNO\ôl O\ F{ \g \O \O O\ \O cO@ \O\O F{c\ (1 t\ ôlt\\o 00N J \o o\lt\ \o OOorclOO§r-OO\or æ\O\trlrrl al 00 r\ J F\F{ : ôtôl6 (1 rô J ôl o a rl rô r æ \o É NO-t O OON@O o ooF{r\d o oo \O\ONrt^rrrC\tO .J:ooc! È ôtcl oÀ È{ oO crl .ü F{N F{ o\\1 J o\o fr N ôl @r\ \Ô ooooOOo\OOOr-O $ r{.i: -J. co o o\1\ o\ ooo \o F\ co \o r^ @r\ oo oorôN oo oo\o(a oo oo N'-l I r La)È{ I I r\O(f) (Yl F.l \O N ôr\oÀ coo\ Ô\T lFlilJ o rô o\ oo F{ lôô o\ ôloô co oorôoOc)\oOoooo rô-roo-1 N l^\oo @ co ooo r{ o\ -) æ ! ç4 ou\-{ oo oooæ(1N oo ooo§rô\o oo ooo rrôN I \tO\ r (al\rr\rrOr .S-l \To!ôrr l\@ (Y)\t dd il: |r1 N\o ot/l H È{ N 00 r\ OOorOoo@oOO\oo \o §! Fl \ol\ o\ @\o rô co e o ôo cl\ F\ (a É4 rôl oooooo '.ô ooooooNcO oooooo lrtf\ I t.flôOrôr^O@r\ No\rtl ool\ô.t N\OJ ôr^ JJ JT o\o o rn F{ ôl\oo §l .t o r\ oo@ooo(.)oOO\oô rô\o(^0 d \Oôl O(1 o\ \o oJ ooo o\ -t F{ È N d oôtôloooooooæ$r-+OÔOOOOoæoôoooooo ScôdcÀ\OLôOO\ON\O(1 ôt.t.$r\OF{\tæF{F{ È{(a (n.t HFll r\ æ o rô F{ d ôl\t t'\N æ .$ OO@-{OOlôe.loocof- Or-'{O f\F{F{ô \t o\ Nrr o\N rn o r\ o -, rn : É OO\oOO O OOÔ\Or\OO O OOôt(ÿlæN\O O OO F-O\cO.ÿl-. I O I |rrrô6Èrr^e{ ÿ1 c'\O\\T\T J JC\ (f) o rn \o o\ a.l @\o F\ F{ OOo\c{ooo!^OO\o-{ æotc.lO tô NÈ{Or d\or\ o\ .t N o æ do -t c, 'rt! o @\0) ]J(o() q) .,{ É oô0o0.)(,) 0 ()..{ç, -1 ..t rJÉ o >c)OJ .r{ tr t{ .é .o ouLOttrË\O lr O,(ü (â! .t) o oà ri! aÉ.Ë É t^ d É d.A O O É(n0ôor/D.cEo r, ...1 .J ..{ U O O 'r{HlJrrutü!O!3(ü(0(.)!qJtütü oEk0,)u,rÉr!É tr 1O (,) É o À\0.) ooo-Éo0J\oÈQtsOHCJÉêO q) F{ Fl 0) É o .F.t(,)xoao(stll lr o !0) liÉÀ ql, o0 c.) .r{ Ot{ 0)oo ô0 ."{i0)> .l.|lr6a,)o(,, JF{o0)Édçêoottt thlr tro0)ê{ êr Ël Ël Ël F] F{ aÉd(ü o o Û) É r0,ô t-{ IHI HI slrÉl th -cl o)oJ \qrldJ8 31 5 rl c)ol uJl oÉl o,dl r(dl -{lool o o.,l ol 6Él o,)ol € oJa10)IUÊl kl F{ o .r{ JJlr(0À d(0 rJ H H H u o H an o Ü) rü À U 0) oê .r{ q 1C,) ; U) OJ oi oê\o o 0) r/ .É{ Ié o!0)Éu(,)o(a u E OrÉ 0Jr 0.)oF{ r.r{Eê O,r ..{ , .r{ !q,uo-cu <tü Ero (!Êa<>E È o 'r{ rJl](t,À F{(ü r, oH È(t ]J oF ocPf 82.3 Page 74 :]Ê]<ê rIlÈ Ê4 H (â trlÈlzz (â c\È1 @Éo'ÈI '-{HâzÊ1 F{É>Èh ><zF{ È1 <h ît)ÿ)t{trl F: H' () dFlD<o(Jê{ (t) <t> =>(âEIp& *zf'lXv <HZv)O rr]F{pHO ZÈ1ÉÊrI ÿJ?ÿ, zçeH> QZHO :fHOcôQZlllHx rI] O\È Zone I IÏ III IV V VI EXPLICATIONS AU SUJET DES Désignation Savane sahé1lenne Savane soudanaise Savane, nord de la Guinée Savane, sud de la Guinée Mosaîque forêt-savane Forêt humide EXPLICATIONS AU Abréviat ion A1 Au D Fe L Cu Cr Pb ocPf 82 .3 Page 75 ZONES BIOCLI},IATIQUES (CARTE 2) Description Savane boisée où abondent Acacia et Commiphora Zone de forêt et de savane sèche Zone de forêt et de savane où abonde Isoberlinia Zone de forêt et de savane humide Savane ayant succédé à la forât Forât côtlère ombrophil-e SUJET DES GISEMENTS DE MINERAIS (CARTE 6) Descript lon Gisements de bauxite (aluminium) Alluvions aurifères Diarnants Minerai de fer Calcaire et marbre Culvre Chromite Plomb t!I o JÉ tr, dt lrJ 2 iÉ f, : I @ô UJ =ÀUo ? = ::l ocv/az.t Page 76 9- <Puvc$ <ÉÈ(osJc,_2\ EI =tU{uS -<FQô 1".2S a?sü c\u> o§ z^ oi:6\ -\<iz\ ô F.. -q<d2§-pë zSoù F l{r<{J{@H Eà =3<È Ëts<à 2OohaÈzË HxX:{u§ z!{fi6l- r..l da =:qu^ ts rl r> oÈ FO =ô-.;à JqJL{<{E{ uA<>so6 u(J)q Es*]-sz§U! F* JFèu <(<EÙ ocP f 82 .1 Page 77 Ciqt!J 0< à !J l{ o q-\ r; { c, !J<aèh(os zi oÈ<srg z!ox P6 5HZO >? 5stsu z<ü JJè-xÈuà ullJuQ4ù <Ru-Eà<92?o< zxuru kaut{ zÈ frü Fç u! =!uq F:* oË 3szÈ O!NU oQ Fco<q =§ tN6 .i .iH TY =ù § i g ! iËoo, ocy/az.t Page 78 uj ! §àl{ a(J§o ào à§ <x u:JEQ zàoo z<u{ l-,xXU§ z\E{PS o< u! =dU6E> F\ r-i o{ oeoz.qa\ 6FÉà 3à Eü u! -5F<(): F§ z§ 9qF$ J<ULUE> zQ -èÈqEUE! --S<àrà =<<5É.< r! <! z:2A<- zÈ sü ="iriF Àtu =ù l-o--. \ \r.-r -. Ilr ,'( ---- / T {< (J @ E)o tdà È-(J o ;1 zîl l ocP/82.3 Page 79 r{i ! §àt{ S !J uzEO<à zàoH zûUt-ts§üi 20 cÉNg< SJ wX F§I z;l -ôtoSlutl HÈIè ÿil Êr u3lI 3l1s =tqtsl l! :ln ol Q 4>o6 =Èo5 =ao5ù00 l.-E3FQ c!§çHÀq{s =Li $1. Psùil ëëEv'o - -aÈÈ.5 .JÛ= EçËirlù ô CE EI Eaç@{|io EE5§f!. EEEfJf,EFE târ71 tâ oor (J to @ê lt, =À 8è- f = E E ocP/82.3 Page 8O (j{ §ètu a o-Uo à àà H xU à l{ <s)UNE<<.] 2qoàax z!U tJJ F!x{uuJ zùGOULF(J u\3p _uèr{ q zl- -l.-o5e{9,.FQ æ>uÀ^YOE :ë Ed*Fôz-o l'1(Jô Ër6!UÈ>l4>oô(,.-.l z§ @cl <qJ Èh -;$t5 =ù 1:l ocP/82.3 Page 8I ô ê< (5t{q à \l u§{ a{ l{r .a H=nÀs olzù ?ÈÉx z(lo!â -PU^5:zq >oc>o =s <ÈdÈxXu§ uPuX .à<oUàÉ><!i E§6iz§UUr->xôuN z< cÉ*] HI ËS rO -LF5 ct< zl.. =qOh aÉà ôQ =Tzg -(z39§ EH E= èLx<uti J^<f,Eq.uXz\ =d .dH â5 =ù , Oj a rI â È ,I ÉL ü.c t- o tùlr a aô rO- o , IIII J û /tt; ,fr t-l\\_ r\* tüo \() d) ÀI oï = /i. t \ I t r\ ort oo ll, =ù(J o oI] J (D -uJ Z iuJ (n ,:l] oce/az.s Page 82 t{i{ a§à t§*ElJ<8 z- oÉ o<2?u<Fl{x5u<qz:-E§uuJF> gN u§ Lq;a o <(r vXÉY 38 uv z§ ePo> tsq =À <H>sUJ:l{r-oi: crô otJJo:( =HO\jFaazUç il$ eù <; =ù I{l
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Propositions concernant l'extension du programme vers l'ouest en Guinée, en Guinée-Bissau, au Mali, au Sénégal et en Sierra Leone
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