Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

Weekly Epidemiological Record, 2003, vol. 78, 18 [full issue]

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

2003, 78, 145–156

No. 18

Weekly epidemiological record Relevé épidémiologique hebdomadaire 2 MAY 2003, 78th YEAR / 2 MAI 2003, 78e ANNÉE No. 18, 2003, 78, 145–156 http://www.who.int/wer

Contents 145 SARS: –  Travel advice for Toronto   (Canada) lifted –  Viet Nam SARS-free 146 Dracunculiasis eradication 155 Influenza 156 International travel and health 2003 156 International Health Regulations

Travel advice for Toronto (Canada) lifted The travel advisory for Toronto was lifted by WHO on 30 April 2003. Travel advisories are issued following consideration of several factors, including the number of probable SARS cases, the last dates of cases of community transmission, and the last dates of export of cases. Three changes were noted in Toronto over the week 21–27 April: the number of probable SARS cases decreased, 20 days passed since the last cases of community transmission occurred, and there was no new confirmed exportation of cases. WHO has also been assured by Canadian authorities that proactive screening will be ­ implemented measures at airports, as recommended by WHO. There is no change in Toronto’s status as an “affected area”. ­

Les recommandations aux voyageurs concernant Toronto (Canada) ont été levées Les recommandations aux voyageurs concernant Toronto ont été levées par l’OMS le 30 avril 2003. Des recommandations aux voyageurs sont émises après que plusieurs facteurs ont été pris en considération, notamment le nombre de cas probables de SRAS, les dernières dates des cas transmis au sein de la communauté et les dernières dates des cas exportés. On a noté trois changements à Toronto au cours de la semaine allant du 21 au 27 avril: le nombre de cas probables de SRAS a diminué, 20 jours se sont écoulés depuis que les derniers cas ont été transmis au sein de la communauté et aucune nouvelle exportation de cas n’a été confirmée. Les autorités canadiennes ont également assuré l’OMS que des mesures proactives de dépistage seraient mises en place dans les aéroports, comme elle le recommande. Il n’y a aucun changement quant au statut de Toronto, qui reste une «zone affectée».

Sommaire 145 SRAS: –  Les recommandations aux   voyageurs concernant    Toronto (Canada) ont été   levées –  Le Viet Nam exempt de SRAS 146 Eradication de la dracunculose 155 Grippe 156 Voyages internationaux et santé 2003 156 Règlement sanitaire international

Viet Nam SARS-free On 28 April 2003, WHO removed Viet Nam from the list of countries with local transmission of Severe acute respiratory syndrome (SARS). This comes after careful monitoring of the country’s current situation, in which there have been no new reported cases of SARS since 8 April and no cases of spread to other countries. Viet Nam is the first country to be removed from the list of countries with local transmission of SARS. The status change for Viet Nam is especially significant because it was one of 4 countries initially identified by WHO on March 15 as having local transmission of SARS. Viet Nam reported a total of 63 SARS cases and 5 deaths before 8 April.

Le Viet Nam exempt de SRAS Le 28 avril 2003, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a retiré le Viet Nam de la liste des pays confrontés à une transmission locale du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Cette décision intervient après un examen minutieux de la situation, aucun nouveau cas n’ayant été déclaré dans le pays depuis le 8 avril et aucun cas ne s’étant propagé à l’étranger depuis son territoire. Le Viet Nam devient ainsi le premier pays à être rayé de la liste des pays à transmission locale de SRAS. L’évènement est particulièrement significatif car il était l’un des 4 premiers définis par l’OMS le 15 mars comme pays à transmission locale de SRAS. Le Viet Nam a déclaré au total 63 cas dont 5 mortels avant le 8 avril. 145

WORLD HEALTH ORGANIZATION Geneva ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ Genève Annual subscription / Abonnement annuel Sw. fr. / Fr. s. 334.– 6.500 5.2003 ISSN 0049-8114 Printed in Switzerland

The absence of any new cases for a continuous 20-day (as of April 28) period is an encouraging indicator that appropriate detection and protection measures, as recommended by WHO, are able to contain outbreaks and prevent their further spread. Viet Nam is one of several countries affected by local transmission of SARS that have con­ scientiously implemented detection and protection measures including:  prompt identification of persons with SARS, their movements and contacts;  effective isolation of SARS patients in hospitals;  appropriate protection of medical staff treating these patients;  comprehensive identification and isolation of suspected SARS cases;  exit screening of international travellers;  timely and accurate reporting and sharing of information with other authorities and/or governments. Viet Nam has worked effectively in partnership with other governments, WHO and WHO’s partners to stop its outbreak of SARS; other countries in the region with local transmission of SARS are also following appropriate detection and protection measures, and cooperating with each other to do so. In a recent public address, DirectorGeneral of WHO observed that the situation with SARS is at a stage where there is a chance to contain it. But efforts by countries need to be maintained and preventive measures implemented diligently. 

L’absence de nouveaux cas pendant une période ininterrompue de 20 jours (au 28 avril) est un signe encourageant qui indique que les mesures de dépistage et de protection recommandées par l’OMS permettent d’endiguer les flambées et d’éviter une nouvelle propagation. Le Viet Nam est l’un de plusieurs pays confrontés à une transmission locale du SRAS qui ont appliqué consciencieusement les mesures de dépistage et de protection, à savoir:  identification rapide des cas de SRAS et des mouvements et contacts des malades;  isolement effectif des malades du SRAS en milieu hospitalier;  protection appropriée du personnel médical appelé à soigner les malades;  identification et isolement complets des cas présumés;  examen de dépistage pratiqué sur les voyageurs quittant le territoire;  déclaration rapide et précise des cas et échange d’informations avec les autres autorités et/ou gouvernements. Le Viet Nam a collaboré de manière efficace avec les autres gouvernements, l’OMS et les partenaires de l’Organisation pour mettre fin à la flambée de SRAS sur son territoire et les autres pays de la région confrontés à une transmission locale de la maladie prennent eux aussi les mesures voulues de dépistage et de protection et coopèrent entre eux à cette fin. Au cours d’une récente déclaration, le Directeur général de l’OMS a fait observer que les choses en sont à un stade où il reste encore une chance d’endiguer le SRAS. Mais il est important que les pays ne relâchent pas leurs efforts et prennent soigneusement les mesures préventives qui s’imposent. 

Dracunculiasis eradication Global surveillance summary, 2002 The campaign to eradicate dracunculiasis (guinea-worm disease) continued to make good progress in 2002 as the number of cases worldwide continued to decrease (Fig. 1). The decrease was dramatic from 1990 to 1996, with a 96%

Eradication de la dracunculose Bilan de la surveillance mondiale, 2002 La campagne d’éradication de la dracunculose (maladie du ver de guinée) a continué de faire des progrès satisfaisants en 2002 avec une poursuite de la diminution du nombre de cas dans le monde (Fig. 1). La diminution a été spectaculaire entre 1990

Figure 1.  Number of dracunculiasis cases worldwide, 1990–2002 Figure 1.  Nombre de cas de dracunculose dans le monde, 1990-2002

Other countries Autres pays

Sudan Soudan

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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 18, 2 MAY 2003

Table 1.  Dracunculiasis: monthly reporting of cases, 2002a Tableau 1.  Déclaration mensuelle des cas de dracunculose, 2002a Total Number of cases reported in 2001 – Nombre de cas déclarés en 2001 Country – Pays 2001b Jan Feb Mar Apr May Jun Jul Aug Sep Oct Nov Dec Total Janv. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. % cases contained Cas isolés(%)

Countries endemic for dracunculiasis – Pays d’endémie Benin – Bénin Burkina Faso Central African Republic – République centrafricaine Côte d’Ivoire Ethiopia – Ethiopie Ghana Mali Mauritania – Mauritanie Niger Nigeria – Nigéria Sudan – Soudanc Togo Uganda – Ouganda 172 1032 36 231 29 4739 718 94 417 5355 49471 1354 55 28 11 8 5 1 4 2 7 19 28 44 24 181 10 31 22 32 83 85 48 50 67 104 43 16 591 – – – – – – – – – – – – – 94 75 – 95 74 66 58 60 60 67 52c 62 79

91 52 24 11 3 5 2 3 2 0 4 1 198 0 0 1 6 13 7 5 7 6 1 1 0 47 741 674 429 372 492 407 234 142 131 539 785 665 5611 5 5 6 0 6 9 43 178 302 205 76 26 861 0 0 0 0 0 3 5 12 14 7 1 0 42 6 0 0 0 4 5 40 30 30 83 39 11 248 647 339 219 230 246 315 197 246 175 243 427 536 3820 1151 1115 1138 1612 5426 6429 6748 6442 4935 3289 2194 1014 41493 193 100 40 26 100 83 235 81 72 207 213 152 1502 0 0 1 1 3 4 4 3 5 1 1 1 24

Countries in precertification stagesd – Pays en phase de précertificationd Cameroon – Cameroun Chad – Tchad Kenya Senegal – Sénégal Yemen – Yémen Total a 

5 0 8 1 0

0 0 0 0 0 1 0 0 0 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

3 0

67 0 100 0 0

1 0 3 3 4 1 0 3 2 0 0 0 17 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

63717 2873 2327 1891 2298 6381 7358 7563 7204 5760 4708 3828 2447 54638

b  See No 18, 2002 pp. 143–152. – Voir No 18, 2002, pp. 143-152. c  Case management is used in the majority of cases in south Sudan. – d  All

Data for 2002 were provided by national programme managers during a meeting in Kampala (Uganda) on 1–4 April 2003. – Les données pour 2002 ont été fournies par les responsables de programmes nationaux lors d’une réunion qui a eu lieu à Kampala (Ouganda) du 1er au 4 avril 2003. On utilise la prise en charge des cas dans la majorité des cas au Soudan méridional. reported cases were imported from endemic countries. – Tous les cas notifiés sont des cas importés de pays d’endémie.

drop in the number of cases. A less marked reduction occurred from 1996 onwards. When considering endemic countries other than Sudan, the trend shows an important decrease in the number of cases, from 30 281 in 1999 to 14 246 in 2001. However, this trend is somehow buffered by the large number of cases occurring in Sudan, which harbours most of the cases reported worldwide during the past six years. Table 1 shows the number of dracunculiasis cases reported from 13 endemic African countries (excluding Central African Republic) and 5 countries in their precertification phase during 2002. The total number of dracunculiasis ­ cases reported worldwide during 2002 was 54 638. Sudan alone reported 41 493 cases, or 76% of the total number of cases worldwide. RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 18, 2 MAI 2003

et 1996, avec une réduction de 96% du nombre des cas. Elle est moins marquée depuis 1996. En examinant des pays d’endémie autres que le ­ Soudan, on constate une forte baisse du nombre des cas qui est passé de 30 281 en 1999 à 14 246 en 2001. Toutefois, cette tendance est un peu gommée par le nombre important de cas au Soudan où surviennent la plupart des cas déclarés dans le monde au cours des six dernières années. Le Tableau 1 indique le nombre de cas de dracunculose déclarés en 2002 par 13 pays d’endémie en Afrique (à l’exclusion de la République centrafricaine) et par 5 pays en phase de précertification. Le nombre total des cas de dracunculose déclarés dans le monde en 2002 était de 54 638; le Soudan à lui seul en ayant déclaré 41 493 (76%). 147

Endemic countries outside Sudan accounted for only 24% (13 145 out of 54 638) of the total number of cases reported worldwide in 2002. Ghana and Nigeria were the second and third most endemic countries, reporting 43% and 29% of cases respectively, accounting for 72% of the total number of cases outside Sudan. Togo, Mali and Burkina Faso reported a total of 2954 cases, or 22% of the cases outside Sudan (Togo (1502 cases), Mali (861); Burkina Faso (591)). The remaining 6 endemic countries contributed 740 cases, or 6% of the total number of cases. No data were received from Central African Republic. Countries in precertification stage reported 20 cases, all imported (3 by Cameroon and 17 by Kenya). In 2002, 55% (30 161 out of 54 638) of the total number of cases reported worldwide were managed or contained, slightly higher than the 53% of cases in 2001. Case containment was higher in countries other than Sudan, where 67% (8760 out of 13 145) of the reported cases were contained, compared with case management/containment in Sudan (52%, 21 401 out of 41 493). While in Sudan the percentage of cases managed/contained increased slightly, from 49% in 2001 to 52% in 2002, case containment remained similar in countries outside Sudan, from 66% in 2001 and 67% in 2002. Ghana and Nigeria stated that they had contained 66% and 67% of the reported cases respectively. Overall, there has been a decrease of 14% in the number of cases reported in 2002 compared with 20011 (54 638 in 2002 compared with 63 717 cases in 2001). Although the decrease was 16% in Sudan (41 493 cases in 2002 compared with 49 471 in 2001), it was only 8% in the remaining countries (13 145 in 2002 compared with 14 246 cases in 2001). Epidemiological trends cannot be established for southern S ­ udan for the year 2002, as 32% (2032 out of 6365) known endemic villages did not submit any report in 2002 and were not accessible. However, of the 3613 endemic villages in Sudan in 2001 and 2002, the total number of cases was reduced by 53% in 2002 (from 45 761 to 21 321). The principal impediment to the success of the global dracunculiasis eradication campaign is the civil conflict in ­ southern ­ Sudan. Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mauritania, Niger, Nigeria, Sudan and Uganda decreased the number of indigenous ­ cases in 2002 compared with 2001. The percentage of decrease ranged from 15% for Côte d’Ivoire to 88% for Uganda. Nigeria, which reported the highest number ­ of cases in 2001, reported a reduction of 29%. However, 5  countries reported an increase in the number of cases, ranging from 1% for Benin to 141% for Ethiopia. Togo, Ghana and Mali reported 7704 cases in 2002 – a consider­ able increase (10%, 18% and 21% respectively) compared with 2001. Fig. 2 shows the percentage of decrease or increase in the number of cases in 2002 compared with 2001. Fig. 3 shows the percentage of decrease or increase in the number of endemic villages in 2002 compared with 2001. Although Sudan reported a reduction in the number of cases (16%), the number of known endemic villages increased by 11%. Ghana and Benin, however, reported an increase in the number of cases (18% and 1% respectively) and a decrease in the number of endemic villages (5% and 21% respectively). 1 See

Les pays d’endémie autres que le Soudan n’ont déclaré que 24% des cas en 2002 (13  145 sur 54  638). Aux deuxième et troisième rangs des pays d’endémie, on trouvait le Ghana et le Nigéria déclarant respectivement 43% et 29% des cas hors Soudan, soit à eux deux 72% des cas en dehors du Soudan. Le Togo, le Mali et le Burkina Faso ont déclaré à eux trois 2954 cas, ce qui correspond à 22% des cas hors Soudan (Togo, 1502 cas; Mali, 861 cas; et Burkina Faso, 591 cas). Les 6 pays d’endémie restants se partageaient les 740 cas restants, soit 6% du nombre total hors Soudan. La République centrafricaine n’a pas communiqué de données. Les pays en phase de précertification ont signalé 20 cas, tous importés (3 au Cameroun et 17 au Kenya). En 2002, 55% (30 161 sur 54 638) des cas déclarés dans le monde ont été pris en charge ou isolés, c’est-à-dire une proportion légèrement supérieure au taux de 53% enregistré en 2001. La proportion a été plus forte dans les pays autres que le Soudan, où 67% des cas ont été isolés (8760 sur 13 145) alors qu’elle n’atteignait que 52% (21  401sur 41  493) au Soudan. Le pourcentage des cas pris en charge ou isolés a légèrement augmenté au Soudan, passant de 49% en 2001 à 52% en 2002, et il est resté à peu près au même niveau dans les pays autres que le Soudan (66% en 2001 et 67% en 2002). Le Ghana et le Nigéria ont déclaré qu’ils avaient isolé respectivement 66% et 67% des cas déclarés. Dans l’ensemble, on a enregistré une baisse de 14% du nombre des cas déclarés en 2002 par rapport à 20011 (54 638 en 2002 contre 63 717 en 2001). Si la diminution a été de 16% au Soudan (41 493 en 2002 contre 49  471 en 2001), elle n’a atteint que 8% dans les autres pays (13 145 en 2002 contre 14 246 en 2001). On ne peut établir les tendances épidémiologiques pour le Soudan méridional en 2002 car 32% (2032 sur 6365) des villages infectés connus n’ont pas soumis de rapports en 2002 et étaient inaccessibles. Toutefois, dans les 3613 villages infectés au Soudan en 2001 et 2002, le nombre total des cas a diminué de 53% en 2002 (étant ramené de 45 761 à 21 321). Le principal obstacle auquel se heurte la campagne mondiale d’éradication de la dracunculose est le conflit qui sévit au Soudan méri­ dional. Le nombre des cas autochtones a diminué en 2002 par rapport à 2001 au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Mauritanie, au Niger, au Nigéria, en Ouganda et au Soudan. Cette diminution s’échelonne entre 15% en Côte d’Ivoire et 88% en Ouganda. Le Nigéria, pays qui a déclaré le nombre le plus élevé de cas en 2001 hors Soudan, a signalé une réduction de 29%. Toutefois, 5 pays ont signalé une augmentation du nombre de cas, allant de 1% au Bénin à 141% en Ethiopie. Le Togo, le Ghana et le Mali ont déclaré ensemble 7704 cas en 2002 – une augmentation considérable par rapport à 2001 (respectivement de 10%, 18% et 21%). La Figure 2 indique la diminution ou l’augmentation du nombre des cas en pourcentage en 2002 par rapport à 2001. La Figure 3 indique le pourcentage de la diminution ou de l’augmentation du nombre de villages infectés en 2002 comparativement à 2001. Si le Soudan a signalé une réduction du nombre des cas (16%), le nombre de villages infectés connus a augmenté de 11%. Le Ghana et le Bénin ont pour leur part signalé une augmentation du nombre de cas (18% et 1% respectivement) mais une diminution du nombre de villages infectés (5% et 21% respectivement). 1 Voir

No. 18, 2002, pp. 143–152.

No 18, 2002, pp. 143-152. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 18, 2 MAY 2003

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Figure 2.  Percentage reduction or increase in the number of dracunculiasis cases in 2002 compared with 2001 Figure 2.  Pourcentage de réduction ou d’augmentation du nombre de cas de dracunculose en 2002 par rapport à 2001 % Reduction – % Réduction Uganda – Ouganda Mauritania – Mauritanie Burkina Faso Niger Nigeria – Nigéria Sudan – Soudan Côte d’Ivoire Benin – Bénin Togo Ghana Mali Ethiopia – Ethiopie % Increase – % Augmentation

A total of 155 dracunculiasis cases were reported as imported from another country during 2001. These cases originated from Sudan (58), Ghana (40), Togo (23), Nigeria (9), Burkina Faso (8), Mali (7), Niger (5), Benin (3), Côte d’Ivoire (1) and Mauritania (1). Cross-border meetings were held between countries in neighbouring endemic areas to encourage transfer of information and concerted intervention efforts. A workshop on guinea-worm surveillance among nomad populations of Burkina Faso, Mali and Niger was organized by WHO in Dori, Burkina Faso, from 26 to 28 February 2003. The purpose of the workshop was to identify a common approach to the surveillance of guinea-worm

Au total, 155 cas de dracunculose ont été déclarés comme importés d’un autre pays en 2001. Ces cas provenaient du Soudan (58), du Ghana (40), du Togo (23), du Nigéria (9), du Burkina Faso (8), du Mali (7), du Niger (5), du Bénin (3), de la Côte d’Ivoire (1) et de la Mauritanie (1). Des réunions transfrontalières ont été organisées entre pays de zones d’endémie limitrophes pour encourager des échanges d’information et des interventions concertées. Un atelier sur la surveillance de la dracunculose chez les nomades du Burkina Faso, du Mali et du Niger a été organisé par l’OMS à Dori (Burkina Faso) du 26 au 28 février 2003. Il s’agissait de définir une approche commune de la surveillance de la dracunculose chez les nomades qui se déplacent d’un des trois pays

Figure 3.  Percentage reduction or increase in the number of villages with one or more cases of dracunculiasis in 2002 compared with 2001 Figure 3.  Pourcentage de réduction ou d’augmentation du nombre de villages déclarant un ou plusieurs cas en 2002 par rapport à 2001 % Reduction – % Réduction Uganda – Ouganda Mauritania – Mauritanie Burkina Faso Niger Nigeria – Nigéria Sudan – Soudan Côte d’Ivoire Benin – Bénin Togo Ghana Mali Ethiopia – Ethiopie RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 18, 2 MAI 2003 149

% Increase – % Augmentation

Figure 4.  Number of dracunculiasis cases per village in selected endemic countries Figure 4.  Nombre de cas de dracunculose par village dans certains pays d’endémicité

Benin – Bénin

Burkina Faso

Côte d’Ivoire

Ethiopia – Ethiopie

Ghana

Mali

Mauritania Mauritanie

Niger

Togo

1 case – 1 cas 2–10 cases – 2 à 10 cas 11–100 cases – 1 à 100 cas > 100 cases – > à 100 cas

Uganda – Ouganda

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in populations migrating from one of the three countries to another and within the same country. Guinea-worm programme managers from Burkina Faso, Mali and Niger together with guinea-worm district officers and district medical officers attended the workshop, at which patterns of migration of nomad populations were reviewed and maps showing the main routes of movements were drawn. Areas and a period of “nomadization” were also identified. The Government of Uganda, The Carter Center, UNICEF and WHO co-sponsored the Eighth Dracunculiasis Eradication Programme Managers Meeting in Kampala, Uganda, from 1 to 4 April 2003. Participants from 12 countries, several international and nongovernmental organiza-

vers un autre ou à l’intérieur du même pays. Les responsables des programmes de lutte contre la dracunculose du Burkina Faso, du Mali et du Niger et des responsables et médecins de districts ont assisté à l’atelier qui a passé en revue les schémas migratoires des nomades et établi des cartes montrant les principaux itinéraires suivis. Les zones et la période de «nomadisation» ont également été identifiées. Le Gouvernement de l’Ouganda, le Centre Carter, l’UNICEF et l’OMS ont coparrainé la Huitième Réunion des responsables des programmes d’éradication de la dracunculose qui a eu lieu à Kampala ( ­ Ouganda) du 1er au 4 avril 2003. Les représentants de 12 pays, de plusieurs organisations internationales et non gou-

Figure 5.  Number of dracunculiasis cases, per region or state, in Nigeria and Sudan Figure 5.  Nombre de cas de dracunculose par régions ou états au Nigéria et au Soudan

Nigeria – Nigéria

Number of cases – Nombre de cas 0 1-99 100-199 200-499 500-999 > 999

Sudan – Soudan

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tions and sponsoring organizations attended the meeting. Managers of national eradication programmes presented their respective reports for 2002. Partnership meetings were held with programme managers to discuss budget for 2002–2003. Concurrent with the programme managers meeting, training sessions were held for 12 national data managers on the use of a new version of HealthMap, a GIS application. Data collected from each country were incorporated into the HealthMap2 database. Fig. 4 shows the maps of several endemic countries and villages by categories of number of cases. Fig. 5 shows maps of heavily infected countries by endemic regions or states with the categories of cases.

vernementales et d’organisations parrainantes ont assisté à cette réunion. Les responsables des programmes d’éradication nationaux ont présenté leur rapport pour 2002. Les budgets 2002-2003 ont été examinés dans le cadre de réunions de partenariat avec les responsables de programmes. Parallèlement à la réunion des responsables de programmes, 12  responsables nationaux de bases de données ont assisté à des séances de formation sur l’utilisation de la nouvelle version de l’application HealthMap2 du système d’information géographique. Les données recueillies pour chaque pays ont été saisies dans la base de données HealthMap. La Figure 4 montre les cartes de plusieurs pays d’endémie avec la localisation des villages infectés classés, selon le nombre de cas. La Figure 5 montre les cartes de pays fortement infectés par régions ou Etats infectés selon le nombre de cas.

Country analysis: endemic countries Benin. A total of 157 indigenous cases and 24 imported cases (18 from Togo and 6 from Ghana) were reported from 31 villages during 2002. It was reported that 94% of the cases had been contained. The number of reported cases remained similar to that reported in 2001. Five villages in Savalou District, Collines region, reported 72% of the cases (131/181). Twenty villages that reported 29 cases were newly infected or reinfected in 2002. The majority of cases occurred during September to December with the peak in November. Among the adult population (aged 15 years and more) more males were infected than females, 74 cases and 33 cases respectively. Burkina Faso. The National Guinea Worm Eradication Programme reported 580 indigenous cases and 11 imported cases (5 from Ghana, 3 from Mali and 1 from each of Côte d’Ivoire, Niger and Togo) from 129 villages during 2002, a 43% reduction in the total number of cases compared with 2001; 75% of the cases were reported as contained. The majority of cases, 71% (417/591), were reported from five districts: Gorom-Gorom (134) and Djibo (46) in the north, bordering Mali; Kaya (51); and Batié (94) and Gaoua (92) in the south-west, bordering Côte d’Ivoire and Ghana. Most cases occurred between May to June and September to October. Central African Republic. No data were received from Central African Republic in 2002. Côte d’Ivoire. A total of 192 indigenous cases and 6 imported cases (4 from Burkina Faso and 1 each from Ghana and Mauritania) were reported from 46 villages during 2002, a reduction of 15% compared with 2001. Of 198 cases, 188 (95%) were reported as contained. Some 92% of the total number of cases (183/198) were reported from just 20 villages in the Tanda district. The remaining cases were reported from 15 other villages scattered in 9 districts. Dracunculiasis cases occurred mainly during the first quarter of the year. Ethiopia. Only 24 indigenous cases were reported from 12  villages in the Gambella region and 23 cases imported from Sudan. Gog Woreda reported 21 of the indigenous cases. The remaining 3 cases reported from Jikawo Woreda (2  cases) and Itang Woreda3 (1 case) are believed to have originated from Akobo Woreda, which is inaccessible. There was an increase of 140% in the number of indigenous cases compared with 2001 but their number was small. Of the 2 See

Analyse par pays: pays d’endémie Bénin. En 2002, au total 157 cas autochtones et 24 cas importés (18 du Togo et 6 du Ghana) ont été déclarés dans 31 villages. La proportion indiquée des cas isolés était de 94%. Le nombre de cas déclarés restait semblable à ce qu’il était en 2001. Cinq villages du district de Savalou, dans le département des Collines, ont déclaré 72% des cas (131 sur 181). Vingt villages déclarant 29 cas étaient des villages nouvellement infectés ou réinfectés en 2002. La majorité des cas sont survenus de septembre à décembre avec un pic en novembre. En ce qui concerne les adultes (15 ans et plus), le nombre d’infections était plus important chez les hommes (74 cas) que chez les femmes (33 cas). Burkina Faso. En 2002, le Programme national d’éradication du ver de guinée a déclaré 580 cas autochtones et 11 cas importés (5 du Ghana, 3 du Mali et 1 de Côte d’Ivoire, du Niger et du Togo) dans 129 villages, soit une réduction de 43% du nombre de cas par rapport à 2001; la proportion des cas isolés indiquée était de 75%. La majorité des cas (71%, c’est-à-dire 417 sur 591) ont été signalés dans 5 districts: Gorom-Gorom (134) et Djibo (46) au nord, près de la frontière malienne; Kaya (51); et Batié (94) et Gaoua (92) au sud-ouest, près de la frontière avec la Côte d’Ivoire et le Ghana. La plupart des cas sont survenus de mai à juin et de septembre à octobre. République centrafricaine. La République centrafricaine n’a pas communiqué de données en 2002. Côte d’Ivoire. En 2002, 192 cas autochtones et 6 cas importés (4 du Burkina Faso, 1 du Ghana et 1 de Mauritanie) ont été déclarés dans 46 villages, ce qui représente une réduction de 15% par rapport à 2001. Sur les 198 cas, 188 (95%) ont été déclarés comme isolés. Quelque 92% du nombre total des cas (183 sur 198) ont été déclarés par 20 villages seulement du district de Tanda. Les cas restants ont été signalés par 15 autres villages répartis dans 9 districts. Les cas de dracunculose sont survenus principalement pendant le premier trimestre. Ethiopie. Vingt-quatre cas autochtones seulement ont été déclarés par 12 villages dans la région de Gambella alors qu’on a également signalé 23 cas importés du Soudan. Gog Woreda3 a déclaré 21 des cas autochtones. Les 3 autres cas déclarés par Jikawo Woreda (2 cas) et Itang Woreda (1 cas) provenaient apparemment d’Akobo Woreda, qui est inaccessible. Comparativement à 2001, on a enregistré une augmentation de 140% des cas autochtones, mais leur nombre reste faible. La proportion des 2 Voir

No. 45, 1998, pp 345–346. is a district.

No 45, 1998, pp. 345-346. est un district. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 18, 2 MAY 2003

3 A Woreda

3 Un Woreda

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­ eported cases, 74% were contained. South Omo District, in r South Nations Nationalities and Peoples Region, reported no indigenous cases in 2001 or 2002 and is believed to have interrupted transmission. Since Akobo Woreda (Gambella Region) was still inaccessible due to insecurity, it is not ­ known whether additional cases occurred in that area. Ghana. Ghana is now the second most endemic country in the world, reporting a total of 5606 indigenous cases during 2002 and 5 imported cases (4 from Togo and 1 from Niger), an increase of 18% compared with 2001. The Northern Region reported about 76% (4273/5611) of all cases in the country. Brong-Ahafo and Volta Regions remained the second and third regions in the number of cases (reported 14% and 5% of cases respectively). A total of 739 villages had one or more cases in 2002; 47% (351) of the villages were newly infected or reinfected in 2002. The peak infection season stretched from January to June and from October to December. The programme reported a containment rate of 66%. Mali. A total of 858 indigenous cases and 3 imported cases were reported from 183 villages during 2002, an increase of 21% compared with 2001. This was accompanied by an increase of 53% in the number of villages reporting one or more cases in 2002 (Fig. 3); 56% of these villages were newly infected or re-infected in 2002. Three districts reported 95% of the cases: Gao (327), Ansongo (299) and Rharous District (191). These areas also reported large numbers of cases in 2001 (Ansongo (56%), Gao (26%), GourmaRharous (11%)); the remaining 7% occurred in other parts of the country. The majority of cases occurred during the second half of the year. Of the total number of cases, 58% (501/861) were contained during 2002. Mauritania. The programme reported 42 cases in 2002, a reduction of 55% compared with 2001. All cases were indigenous. They were reported from only 18 localities – 4   reported 62% (26/42) of the cases: Bokoul (12) and ­ Argoup (4) in Gorgol Wilaya or Region; and Barkeol Lakhdar (5) and Hsey Thall locality (5) in Assaba Wilaya. The remaining 14 villages reported 16 cases. The peak infection season was from July to November. Niger. Niger reported a total of 233 indigenous cases and 15 imported cases (4 each from Burkina Faso, Mali and Nigeria, 2 from Ghana and 1 from Benin) during 2002, a reduction of 42% compared with 2001. The cases were reported from 91 villages; 10 or more cases occurred in 5 villages (4 in the Tillabery Districts in the south-west and 1 in Zinder District in the south-centre). Of 45 villages that were endemic in 2001, 147 cases were reported in 2002; 46 reinfected or newly infected villages reported 101 cases in 2002. Only 60% (150/248) of the cases reported were contained. The peak number of cases occurred from July to November. Nigeria. Nigeria is now ranked as the third most endemic country after Sudan and Ghana. The programme reported 3820 dracunculiasis cases from 557 villages during 2002, a reduction of 29% in the number of reported cases compared with 2001. About 72% (2748/3825) of the cases were reported from Benue (988 cases), Oyo (760), and Ebonyi (632) and Niger (368) states in the north of the country. Of 3820 cases, 2566 (67%) were contained. In general, cases occurred throughout the year but were more frequent beRELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 18, 2 MAI 2003

cas indiqués isolés était de 74%. Le district de South Omo dans la South Nations Nationalities and Peoples Region n’a signalé aucun cas autochtone en 2001 ou 2002 et l’on estime que la transmission y a été interrompue. Akobo Woreda (région de Gambella) étant encore inaccessible pour des raisons de sécurité, on ignore si d’autres cas y sont survenus. Ghana. Le Ghana se place désormais au deuxième rang des pays d’endémie dans le monde, 5606 cas autochtones ayant été déclarés en 2002 de même que 5 cas importés (4 du Togo et 1 du Niger), une augmentation de 18% par rapport à 2001. La Northern Region a déclaré environ 76% des cas du pays (4273 sur 5611). BrongAhafo et Volta sont restées les deuxième et troisième régions du point de vue du nombre de cas (14% et 5% respectivement des cas déclarés). Au total, 739 villages ont signalé un ou plusieurs cas en 2002; 47% (351) des villages ont été nouvellement infectés ou réinfectés en 2002. Le pic de la saison de l’infection s’étendait de janvier à juin et d’octobre à décembre. Le taux d’isolement signalé par le programme est de 66%. Mali. En 2002, 858 cas autochtones et 3 cas importés ont été déclarés dans 183 villages, soit une augmentation de 21% par rapport à 2001. On a également observé une augmentation de 53% du nombre des villages ayant déclaré un ou plusieurs cas en 2002 (Fig. 3); 56% de ces villages ont été nouvellement infectés ou réinfectés en 2002. Trois districts ont signalé 95% des cas: Gao (327), Ansongo (299) et Rharous (191). Ces zones avaient également signalé un grand nombre de cas en 2001 (Ansongo, 56%; Gao, 26% ; et Gourma-Rharous, 11%), les 7% restants provenaient d’autres parties du pays. La majorité des cas sont survenus au cours du second semestre. Cinq cent un cas sur 861 (58%) ont été isolés en 2002. Mauritanie. Le programme a déclaré 42 cas en 2002, c’est-à-dire 55% de moins qu’en 2001. Tous les cas étaient autochtones. Ils concernaient seulement 18 villages dont 4 totalisaient 62% des ­ cas (26 sur 42): Bokoul (12) et Argoup (4), situés dans la wilaya ou région de Gorgol; et Barkeol Lakhdar (5) et Hsey Thall (5) dans la wilaya d’Assaba. Les 14 autres villages ont signalé 16 cas. Les infections ont culminé entre juillet et novembre. Niger. En 2002, le Niger a déclaré 233 cas autochtones et 15 cas importés (4 du Burkina Faso, du Mali et du Nigéria, 2 du Ghana et 1 du Bénin), soit une diminution de 42% par rapport à 2002. Les cas c ­ oncernaient 91 villages, dont 5 représentaient 10 cas ou plus (4 dans le district de Tillabéry – dans le sud-ouest– et 1 dans celui de Zinder – dans le centre-sud). Les 45 villages déjà infectés en 2001 ont déclaré 147 cas en 2002, les 101 autres cas ayant été signalés par 46 villages réinfectés ou nouvellement infectés. La proportion des cas déclarés indiqués comme isolés n’était que de 60% (150 sur 248). Le pic saisonnier se situait de juillet à novembre. Nigéria. Le Nigéria se classe désormais au troisième rang des pays d’endémie après le Soudan et le Ghana. En 2002, le programme a déclaré 3820 cas de dracunculose dans 557 villages, ce qui correspond à une réduction de 29% par rapport au nombre de cas déclarés en 2001. Environ 72% des cas (2748 sur 3825) ont été déclarés par les états du nord: Benue (988 cas), Oyo (760 cas), Ebonyi (632 cas) et Niger (368 cas). Le nombre de cas isolés était de 2566 sur 3820 (67%). En général, des cas sont enregistrés toute l’année, mais la fréquence augmente entre janvier et avril, pé153

tween January and April, the peak infection season in the south-east and south-west, where the majority of cases occurred in 2002. In the north-east and north-west, the peak appeared to occur during May to October. Sudan. Sudan reported a total number of 41 493 cases from 4333 villages, a 16% decrease in the number of cases compared with 2001. This represents 76% of the worldwide ­ cases reported in 2002. Three states reported about 78% of the total number of cases: Warab reported the highest number (17 084), followed by Jongoli (10 124) and Buheirat (5244). All three states are in the south of Sudan where the civil conflict continues. Of the total number of cases, 52% were reported as managed or contained. In the Operation Lifeline Sudan (southern Sudan) area, 52% of cases were managed (18 765/35 787), while in the Government of Sudan served area, 46% of cases were contained (2636/5706). The northern states reported only 90 cases in 2002, of which 30 were imported from the southern states. This also included 7 cases reported in Gedaref State in August 2002, although this state had not been endemic before. Togo. The programme reported 1472 indigenous cases and 30 imported cases from 228 villages during 2002, an increase of 10% compared with 2001. This was accompanied by a 27% increase in the number of villages reporting one or more cases in 2002 (Fig. 3). Dracunculiasis is concentrated in the south and north of the country. Four districts reported more than 1000 cases in 2002. In the south of the country, Haho and Ogou districts reported 644 (43%) and 251 (17%) of cases respectively. This situation contrasts with 2001, when Haho reported 14% of cases and Ogou 39%. In the north of the country, Satouboua and Keran districts reported 202 (13%) and 118 (8%) respectively. Djarekpanga village in the Satouboua District and Kpatala village in the Ogou District, which had been endemic for the past 11 years, reported 184 cases and 103 cases respectively in 2002. The remaining 19% of cases were scattered over several districts. Dracunculiasis cases occurred from October one year to February the next year in the southern districts and from May to October in the northern districts. The programme reported that 62% (933/1502) of the cases had been contained. Uganda. Only 6 indigenous cases from 6 villages were reported in 2002. There were 18 imported cases (12 in Arua, 3 in Pader, 2 in Moyo and 1 in Masindi District) from Sudan. This represents a reduction of 88% in the number of indigenous cases reported in 2002. Of the total number of cases, 75% (18/24) were reported as contained. Among imported cases, a higher number of males (14) than females (4) were reported as infected, whereas among indigenous cases, males and females were equally infected. Insecurity in the north and north-east may have affected surveillance and interventions in 2002.

riode qui correspond au pic de l’infection au sud-est et au sudouest, où a été enregistrée la majorité des cas en 2002. Au nord-est et au nord-ouest, le pic saisonnier semblait se situer entre mai et octobre. Soudan. Le Soudan a déclaré 41 493 cas dans 4333 villages, soit une baisse de 16% du nombre de cas par rapport à 2001. Ce nombre de cas représente 76% du total mondial des cas déclarés en 2002. Trois états ont signalé 78% environ du total national: le nombre le plus élevé des cas a été déclaré par Warab (17 084), suivi par Jongoli (10 124) et Buheirat (5244). Les trois états appartiennent au Soudan méridional qui reste une zone touchée par le conflit. La proportion des cas indiqués comme étant pris en charge ou isolés était de 52%. Dans la zone de l’Operation Survie au Soudan (Soudan méridional), 52% des cas étaient pris en charge (18 765 sur 35 787), alors que dans la zone desservie par le Gouvernement soudanais, la proportion des cas isolés était de 46% (2636 sur 5706). Les états du nord n’ont signalé que 90 cas en 2002, dont 30 importés des états du sud. Ce nombre comprenait également 7 cas déclarés dans l’état de Gedaref en août 2002, alors que cet état n’avait pas précédemment été touché par l’endémie. Togo. En 2002, le programme a déclaré 1472 cas autochtones et 30 cas importés dans 228 villages, une augmentation de 10% par rapport à 2001. On a également enregistré une augmentation de 27% du nombre de villages signalant un ou plusieurs cas en 2002 (Fig. 3). La dracunculose se concentre dans le sud et dans le nord du pays. Quatre districts ont signalé plus de 1000 cas en 2002. Au sud, les districts de Haho et d’Ogou ont déclaré 644 cas (43%) et 251 (17%) respectivement. Cette situation tranche avec celle de 2001, où Haho avait déclaré 14% des cas et Ogou 39%. Au nord du pays, les districts de Satouboua et Keran ont déclaré 202 cas (13%) et 118 cas (8%) respectivement. Le village de Djarekpanga dans le district de Satouboua et le village de Kpatala dans le district d’Ogou, touché par l’endémie depuis 11 ans, ont signalé respectivement 184 cas et 103 cas en 2002. Les cas restants (19%) étaient répartis dans plusieurs districts. La dracunculose survient d’octobre à février dans les districts méridionaux et de mai à octobre dans les districts septentrionaux. Le programme a indiqué que 62% des cas (933 sur 1502) avaient été isolés. Ouganda. En 2002, seuls 6 cas autochtones ont été déclarés dans 6 villages. On a compté 18 cas importés du Soudan (12 dans le district d’Arua, 3 dans celui de Pader, 2 dans celui de Moyo et 1 dans celui de Masindi). Le nombre de cas autochtones a ainsi diminué de 88% par rapport à l’année précédente. La proportion indiquée des cas isolés était de 75% (18 sur 24). Parmi les cas importés, on a signalé davantage d’hommes (14) que de femmes (4), alors que l’on a observé un même nombre d’hommes et de femmes parmi les cas autochtones. L’insécurité régnant au nord et au nord-est a pu affecter la surveillance et les interventions en 2002.

Countries in precertification phase Cameroon. As for previous years, no indigenous dracunculiasis cases were reported in Cameroon in 2002. Three cases were declared as imported during 2002, all from Borno State in Nigeria. 154

Pays en phase de précertification Cameroun. Comme les années précédentes, aucun cas autochtone de dracunculose n’a été déclaré au Cameroun en 2002. Trois cas importés ont été déclarés au cours de l’année, tous provenant de l’état de Borno au Nigéria. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 18, 2 MAY 2003

Kenya. No indigenous dracunculiasis cases were reported in Kenya during 2002. However, 17 cases were reported in Turkana District: 9 were detected in Lockichokio and 8 in Kakuma, mainly in refugee camps; 5 cases were females and 12 were males. All were imported from south Sudan. The programme reported that all cases had been contained. Chad, Senegal and Yemen. There was no report of indigenous or of imported cases in these 3 countries in 2002. Editorial note. It is disappointing that the total reduction in the number of dracunculiasis cases reported in 2002 compared with 2001 in countries outside Sudan did not exceed 8%. Several countries reported an increase in the number of cases during 2001 and 2002, including Ghana, Mali and Togo, and all three national eradication programmes have been unable to achieve consistent reductions in the number of cases during the past 3 years. A thorough analysis of the local epidemiological situation in these countries is necessary to identify the reasons why there has not been a major decrease in the number of cases. Particular attention should be given to villages which have been consistently highly endemic for a long period of time, to elucidate the reasons for this stagnation and to identify solutions to overcome the difficulties encountered. 

Kenya. Aucun cas de dracunculose autochtone n’a été déclaré au Kenya en 2002. Cependant, 17 cas (5 féminins et 12 masculins) ont été signalés dans le district de Turkana, 9 à Lockichokio et 8 à Kakuma, principalement dans des camps de réfugiés. Tous avaient été importés du Soudan méridional et le programme a indiqué qu’ils avaient tous été isolés. Tchad, Sénégal et Yémen. Ces trois pays n’ont signalé aucun cas autochtone ou importé en 2002. Note de la rédaction. Il est décevant de constater que la réduction totale du nombre de cas de dracunculose déclarés en 2002 comparativement à 2001 dans les pays autres que le Soudan n’a pas dépassé 8%. Plusieurs pays ont signalé une augmentation du nombre de cas en 2001 et 2002, notamment le Ghana, le Mali et le Togo et les trois programmes nationaux d’éradication concernés n’ont pas été en mesure d’obtenir des réductions régulières du nombre de cas au cours des trois dernières années. Une analyse approfondie de la situation épidémiologique locale dans ces pays est nécessaire afin de déterminer les raisons pour lesquelles il n’y a eu aucune diminution significative du nombre de cas. Une attention toute particulière devrait être portée aux villages qui ont eu une endémicité constamment élevée sur une longue période afin d’en trouver les raisons et identifier des solutions pour surmonter les difficultés rencontrées. 

Influenza Denmark (19 April 2003).1 The rate of influenza-likeillness (ILI) exceeded the epidemic threshold in week 10, remained widespread for 3 weeks (weeks 10, 11 and 12), then decreased. In weeks 15 and 16, the rate of ILI was of the expected frequency and no influenza virus was isolated. Influenza H1N1, H3N2 and B strains isolated during the epidemic period are similar to the vaccine compositions recommended by WHO. France (12 April 2003).1 Influenza activity has declined to sporadic since week 14 in southern France and week 13 in northern France. Both influenza A and B viruses were isolated; in northern France, influenza A remained circulating in 5 of 13 regions and influenza B remained sporadic. Israel (29 March 2003).2 After a local outbreak in the first week of March, influenza activity remained low. With the exception of 4 influenza A viruses isolated from tourists and patients returning from Hong Kong, all isolates to date are influenza B. Italy (19 April 2003). 1 Widespread influenza activity was reported in week 8 and remained for 5 weeks (week 8–12), with A(H3N2) the predominant circulating strain. Activity then declined and in week 16 it was at a low level with no influenza virus isolated or detected. Poland (19 April 2003).3 The ILI activity peaked in week 10 with a rate of 671.8 cases/100 000 inhabitants, and then declined steadily. In week 16, the ILI rate was 16.3/100 000. Very few influenza B viruses were isolated in this season. Since week 14, no influenza virus has been isolated or detected. 1 See 2 See 3 See

Grippe Danemark (19 avril 2003).1 Le taux de syndromes grippaux a dépassé le seuil épidémique au cours de la semaine 10, il est resté général pendant 3 semaines (semaines 10, 11 et 12), et a ensuite diminué. Au cours des semaines 15 et 16, le taux de syndromes grippaux est resté à la fréquence prévue et aucun virus grippal n’a été isolé. Les souches grippales H1N1, H3N2 et B isolées au cours de cette période d’épidémie sont similaires à la composition des vaccins recommandée par l’OMS. France (12 avril 2003).1 L’activité grippale est tombée à un niveau sporadique dans le sud de la France depuis la semaine 14 et depuis la semaine 13 dans le nord. Les virus grippaux A et B ont tous deux été isolés: dans le nord de la France, le virus grippal A a continué de circuler dans 5 des 13 départements et le virus grippal B est resté sporadique. Israël (29 mars 2003).2 Après une flambée locale au cours de la première semaine de mars, l’activité grippale est restée faible. A l’exception de 4 virus grippaux de type A isolés chez des touristes et des patients revenant de Hong Kong, tous les isolements sont à ce jour de type B. Italie (19 avril 2003). 1 Une activité grippale générale a été signalée au cours se la semaine 8 et elle s’est maintenue pendant 5 semaines (semaines 8 à 12); la souche A(H3N2) a circulé de façon prédominante. L’activité a baissé et elle s’est retrouvée à un niveau faible au cours de la semaine 16, aucun virus grippal n’ayant été isolé ou détecté. Pologne (19 avril 2003).3 L’activité des syndromes grippaux a atteint un pic au cours de la semaine 10, avec un taux de 671,8 cas ­ pour 100 000 habitants, et elle a ensuite baissé de façon régulière. Au cours de la semaine 16, le taux de syndromes grippaux était de 16,3 pour 100 000. Très peu de virus grippaux de type B ont été isolés cette saison. Depuis la semaine 14, aucun virus grippal n’a été isolé ou détecté. 1 Voir 2 Voir 3 Voir

No. 12, 2003, p. 87. No. 8, 2003, p. 54. No. 14, 2003, p. 120. HEBDOMADAIRE, No 18, 2 MAI 2003

No 12, 2003, p. 87. No 8, 2003, p. 54. No 14, 2003, p. 120. 155

RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE

International travel and health 2003 – Just published Situation as on 1 January 2003 This edition of International travel and health has been completely redesigned in 2002, to reflect better knowledge about the risks to which travellers are exposed and the precautions needed to protect their health. With abundant new material and a revised structure, the book offers guidance on the full range of health risks likely to be encountered at specific destinations and associated with different types of travel ñ from business, humanitarian and leisure travel to backpacking and adventure tours. Information is intended to help the medical profession be fully alert to potential risks and provide appropriate advice, whether concerning recommended vaccinations, protection against insects and other disease vectors, or safety in different environmental settings. Details range from simple strategies for reducing the effects of jet lag, through factors that influence the effectiveness of mosquito nets, to advice on when and how to treat diarrhoea. Throughout, emphasis is placed on the responsibility of travellers to ask for information, to be aware of risks, and to take the necessary precautions before, during and after travel. As far as possible, information on specific health risks, including those linked to infectious diseases, is presented in a form readily accessible to interested travellers and non-medical readers. The practical value of this material is enhanced through the inclusion of numerous maps, tables, checklists and explicit warnings. In line with the needs of contemporary travellers, this edition includes a chapter on health aspects of air travel, especially long-haul flights, and more extensive information on environmental health risks, such as those associated with food or recreational waters. Information on infectious diseases of potential risk for travellers has also been greatly expanded. Over 30 diseases are profiled in terms of their causative agent, mode of transmission, clinical features, geographical distribution, risks for travellers, and prophylactic and preventive measures. The book concludes with the traditional country-bycountry list of required vaccinations, together with pertinent information on the malaria situation, for every country or territory in the world.  International travel and health 2003

Voyages internationaux et santé 2003 – Nouvelle édition Situation au 1er janvier 2003 Cette édition de Voyages internationaux et santé a été complètement repensée en 2002 afin de tenir compte des avancées scientifiques concernant les risques auxquels sont exposés les voyageurs, et les précautions nécessaires à la protection de leur santé. Cet ouvrage, qui contient une grande quantité d’informations nouvelles et dont la structure a été révisée, donne des conseils sur tous les risques pour la santé susceptibles d’exister à des destinations spécifiques et liés aux divers types de voyages – que ce soit à but professionnel, humanitaire ou de villégiature, ou ayant pour objectif randonnée ou aventure. L’information est destinée à aider les professions médicales à se tenir pleinement au courant des risques potentiels et à leur fournir des conseils appropriés, que ce soit sur les vaccinations recommandées, la protection contre les insectes ou autres vecteurs de maladie, ou la sécurité dans divers environnements. Les détails vont de stratégies simples pour réduire les effets du décalage horaire, en passant par les facteurs qui influent sur l’efficacité des moustiquaires, à des conseils sur le traitement des diarrhées. Il est rappelé aux voyageurs qu’il leur incombe la responsabilité de se renseigner, de connaître les risques et de prendre les précautions qui s’imposent avant, pendant et après le voyage. Dans la mesure du possible, l’information sur des risques spécifiques, y compris ceux qui sont liés aux maladies infectieuses, est présentée dans une forme facilement abordable pour les voyageurs intéressés et un public non médical. L’utilité pratique de ces informations est augmentée par de nombreuses cartes, des tableaux, des listes et des mises en garde claires. Conformément aux besoins des voyageurs modernes, cette édition comprend un chapitre sur les aspects sanitaires des voyages aériens, notamment par vol long-courrier, et de plus amples détails sur les risques présents dans l’environnement, par exemple dans les aliments ou les eaux de baignade. L’information sur les maladies infectieuses pouvant représenter une menace pour les voyageurs a aussi été considérablement amplifiée. Plus de 30 maladies sont décrites selon l’agent qui les cause, le mode de transmission, le schéma clinique, la répartition géographique, les risques pour les voyageurs, et les mesures prophylactiques et préventives. L’ouvrage se termine par la liste traditionnelle des vaccinations exigées par pays, ainsi que des informations pertinentes sur la situation paludique, pour chaque pays ou territoire du monde. 

Voyages internationaux et santé 2003 Seule la version anglaise est disponible actuellement – la version française sera disponible fin mai 2003 2003, 210 pages ISBN 92 4 158027 5 Francs suisses 25.—/US $22.50 Dans les pays en développement: Fr.s. 17.50 N° de commande: 1180003 Adresser les commandes à: Marketing et diffusion, Organisation mondiale de la santé, 1211 Genève 27, Suisse; fax: (41) 22 791 4857; e-mail: bookorders@who.int, adresse Internet: http://bookorders.who.int

2003, 210 pages ISBN 92 4 258028 7 Swiss francs 25.—/US $22.50 In developing countries: Sw.fr. 17.50 Order no. 1180003 Order from: Marketing and dissemination, World Health Organization, 1211 Geneva 27, Switzerland; fax: (41) 22 791 4857; email: bookorders@who.int; web site: http://bookorders.who.int

INTERNATIONAL HEALTH REGULATIONS / RÈGLEMENT SANITAIRE INTERNATIONAL Notifications of diseases received from 25 April to 1st May 2003 / Notifications de maladies reçues du 25 avril au 1er mai 2003 Cholera / Choléra Africa / Afrique Burundi 156 Cases / Deaths Cas / Décès Cases / Deaths Cas / Décès

10.II-20.IV 202

5 Malawi 15.II-5.IV ........................................................ 950 12 WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 18, 2 MAY 2003

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé