Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

ACUTE HAEMORRHAGIC CONJUNCTIVITIS = CONJONCTIVITE HÉMORRAGIQUE AIGUË

Organisation mondiale de la santé
Voir le document original

Le texte intégral est hébergé par l’organisation qui le publie. lawenc.com indexe les métadonnées et renvoie vers la source officielle.

Texte intégral

ACUTE HAEMORRHAGIC CONJUNCTIVITIS An epidemic of acute haemorrhagic conjunctivitis swept over many countries in the warmer or tropical zones o f the world in 1981.' The first outbreak was reported from Africa, where Lagos State in Nigeria was affected in January through May. One more outbreak was reported from Africa, it occurred in Kinshasa, Zaire in June-July. The first outbreaks in the Americas seemed to have been in Suri­ name in March. The outbreak spread over the country and reached a peak in May-June. One state in Brazil also reported outbreaks during the first half of 1981. From July onwards the outbreak spread rapidly to affect three more states of Brazil and many countries north o f Brazil in South America, in Central America including the Caribbean and reached Florida in the United States of America in September 1981. Apart from a local outbreak in a workers’ camp in North Carolina the epidemic did not spread further north in that comment. By June 1981, outbreaks o f acute haemorrhagic conjunctivitis appeared in Asia. The first reports were from Pakistan where the entire country had been affected by the end of the outbreak in August 1981. The northern border state of India to Pakistan reported cases in J une as well. During that month outbreaks appeared in the larger cities of India and later on also in other towns and villages all over the country. Democratic Yemen and the United Arab Emirates reported outbreaks during August-October. The Western Pacific Islands were soon reached; the first cases seemed to have appeared in Ponape in September and during the remaining months of 1981 many other islands reported cases or out­ breaks, some continuing into January 1982. Clinical picture The illness was described in similar terms in all areas affected and was typical of enterovirus type 70 associated acute haemorrhagic conjunctivitis as it appeared in the last world-wide outbreaks in the early 1970’s. Both eyes were affected with swelling o f the eye lids, conjunctival injection, profuse watery discharge, itching, foreignbody sensation, lid oedema, and ocular pain. Subconjunctival haemorrhage was seen in 10-100% of the cases. Systemic involvement was rare. In India however, neurological complications were reported. In general the conjunctivitis resolved within one to two weeks without sequelae. Bacterial secondary infection was rare.

CONJONCTIVITE HÉMORRAGIQUE AIGUË En 1981, une épidémie de conjonctivite hémorragique aiguë s’est abattue sur de nombreux pays de zones tropicales ou chaudesdu globe.1 La première flambée épidémique a été signalée en Afrique, dans l’Etat de Lagos au Nigeria, et a duré de janvier à mai. Une autre poussée s’est produite à Kinshasa au Zaïre, en juin-juillet. Les premières poussées survenues aux Amériques se sont produites au Suriname en mars. L’épidémie s’est propagée à travers tout le pays et a culminé en mai-juin. Au Brésil, un état a également signalé des flambées au premier semestre de 1981. A partir de juillet, l’épidémie s’est propagée rapidement à trois autres Etats brésiliens et à d'autres pays situés au nord du Brésil, en Amérique du Sud et en Amérique centrale, y compris les Caraïbes, pour atteindre la Floride (Etats-Unis d'Amérique) en septembre 1981. L'épidémie ne s’est pas propagée plus au nord, exception faite d’une poussée localisée dans un camp de travailleurs en Caroline du nord. Dès juin 1981, des poussées épidémiques de conjonctivite hémor­ ragique aiguë se sont déclarées en Asie. La maladie a d’abord été signalée au Pakistan, qui à la fin de l’épidémie, en août 1981, était atteint en entier. En Inde, des cas ont été signalés au mois de j uin dans l’Etat se trouvant à la frontière nord avec le Pakistan. En juin toujours, des flambées se sont produites dans les principales villes indiennes, puis la maladie s’est propagée à d’autres villes et villages dans tout le pays. Par ailleurs, le Yémen démocratique et les Emirats arabes unis ont également signalé des poussées épidémiques d’août à octobre. Les Iles du Pacifique occidental ont vite été atteintes; les premiers cas semblent s’être produits à Ponape, en septembre, à la suite de quoi de nombreuses autres îles ont signalé des cas ou des poussées, qui ont parfois duré jusqu’en janvier 1982. Tableau clinique La maladie a été décrite de la même façon dans toutes les zones touchées et les symptômes étaient caractéristiques de la conjonctivite hémorragique aiguë associée à l’entérovirus de type 70, déjà respon­ sable des dernières poussées épidémiques mondiales au début des années soixante-dix. Les symptômes bilatéraux étaient les suivants; tuméfaction des paupières, injection conjonctivale, larmoiement abondant, démangeaisons, sensation d’un corps étranger dans l’œil, œdème des paupières, et douleurs oculaires. Des hémorragies sousconjonctivales ont été observées dans 10 à 100% des cas; l'atteinte généralisée a été rare. En Inde, cependant, des complications neuro­ logiques ont été signalées. En général, les sujets se sont rétablis en une à deux semaines sans garder de séquelles. Les cas d’infection bacté­ rienne secondaire ont été rares. La période d’incubation a été courte, souvent inferieure à 24 heures, contribuant ainsi à la propagation rapide de la maladie. Les taux d’atteinte secondaire, ont été élevés. Tous les groupes d’âges ont été touchés, encore que dans certains pays, les adultes aient été plus nombreux parmi les patients venus se faire soigner. La maladie a peut-être été pluagrave chezles personnes plus âgées. Aucune mesure thérapeutique spéciale n’a été prise, le seul moyen d’endiguer la pro­ pagation de la maladie étant une bonne hygiène personnelle. Investigations de laboratoire Bien que le tableau clinique de la maladie et sa propagation aient été analogues à ceux observés lors des poussées mondiales associées à l’entérovirus de type 70 qui s’étaient produites il y a une dizaine d’années, l’isolement du virus s’est révélé beaucoup plus difficile.2 ‘ Voir N05 32, p. 254,37, pp. 293-294,41, p p 325-326,42, p 335,44, p 346 (1981) ; Nos2, pp 10-11, 3, p, 22, 6, p 47 (1982). ! V oirN °50,1981, p 396.

The incubation period was short, often less than 24 hours, contri­ buting to the rapid spread of the disease. Secondary attack rates were high. All ages were affected, although in some countries there was a predominnce of adults among the patients seeking medical care. Pos­ sibly the illness was more severe among the older age groups. There were no specific therapeutic measures mid the only means to reduce the spread was good personal hygiene. Laboratory investigations Although the clinical illness and the epidemic spread resembled the enterovirus 70 associated worldwide outbreaks experienced some ten years ago the virus isolation proved much more difficult this time.2 Worldwide collaboration between laboratories and the sharing of ~ ' SosNoi.32, p.254,37.pp.293*294,41,pp. 325-325,42,p. 335,44,p. 345(1981); Nos. 2t pp. 10-11, 3, p 22, 6, p. 47 (1982). ! See No 50, 1981, p. 396.

WklyEpidenu Rec.. No. 14 - 8 April 1982

- 112 -

Relevé epidém. hebd N° 14 - 8 aval 1982

specimens and diagnostic reagents have yielded results showing that enterovirus 70 had m ost likely caused the 1981 outbreak, too. It was isolated from a few cases in Pakistan and the United States o f Amer­ ica. It was dem onstrated in conjunctival cells through immunofluor­ escence tests in northern India. Serological investigations showed diagnostic titres o f antibody to enterovirus 70 in cases from Nigeria and Zaire in Africa and from Dem ocratic Yemen, India and F iji

Une collaboration entre laboratoires du monde entier et l’échange d’échantillons et de réactifs de diagnostic ont cependant perm is d’ob­ tenir des résultats, m ontrant que l’agent étiologique avait vraisembla­ blem ent été, en 1981 encore, l’entérovirus de type 70. Celui-ci a été isolé dans quelques cas au Pakistan et aux Etats-Unis d'Amérique. lia été m is en évidence dans des cellules conjonctivales par des épreuves d’immunofluorescence en Inde du N ord. Des investigations sérologi­ ques ont révélé des titres diagnostiques d’anticorps contre Fenténm rus de type 70 dans certains cas survenus au Nigeria et au Zaïre, au Yémen démocratique, en Inde et à F id ji

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé