l- .4 WORLD HEALTH ORGANISATION MONDIALE DE Tzd SANTE ORGANIZATION ONCHOCERCTASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AFRICA PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQIJE DE L'OUEST MODULE DE FORMATION DES AGENTS DE SANTE DU NIVEAU PERIPHERIQUE Ouagadougou, Octobre 1993. i1 t, t INTRODUCÏON [æ Programme de lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest (OCP) est opérationnel en zone de savane de sept pays ouest africains, (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana, Mali, Niger et Togo) depuis 1975. A partir de 1985, I'aire des opérations a êté étendue pour y inclure: a) l-azone d'extension ouest, comprenant la Guinée, la Guinée-Bissau, I'ouest du Mali, le Sénégal et la Sierra [-eone et b) l'extension sud comportant les parties sud du Bénin, du Ghana, du Togo et la Côte d'Ivoire. Obiectif du Prosramme L objectif du Programme est d'éliminer l'onchocercose en tant que problème de santé pubtique et en tant qu'obstable au développement socio-économique sur toute l'aire du Programme, et s'assurer que les Pays participants sont en mesure de maintenir cette réalisation. Stratésie du Prosramme Cet objectif est poursuivi par la stratégie d'interruption de la transmission à travers la lutte contre le vecteur depuis Ie début du Programme. Toutefois, depuis 1987 /88, le traitement médical en utilisant l'ivermectine a été ajouté aux efforts de lutte, principalement pour lutter contre Ia morbidité. l-e, premier objectif du traitement médical étant de traiter initialement les personnes à plus haut risque de la cécité onchocerquienne, et le traitement par la suite de toutes les personnes infectées par le parasite. Alors que les activités de lutte antivectorielle ont été effectuées dans une large mesure par le personnel de I'OCP, le contrôle par la chimiothérapie est mené par des équipes nationales avec I'appui de I'OCP par le biais de Ia distribution à grande échelle de I'ivermectine. [-.e traitement à grande échelle est limité à des zones définies avec soins qui remplissent certains critères établis. Toutefois, il y a d'autres zones qui ne remplissent pas les critères du traitement à grande échelle mais qui pourraient avoir ou qui ont des individus infectés qui pourraient être traités par d'autres mécanismes, par exemple, par des moyens passifs. L'impact de ces mesures de lutte a ê,té évalué, entre autres, par des évaluations épidémiologiques effectuées par des équipes nationales avec le personnel de I'OCP. Avec la réduction de la maladie à des niveaux où elle ne constitue plus un problème sur le plan de la santé pubtique et du développement socio-économique dans les pays respectifs, les traitements larvicides cesseront ou ont cessé. Læs pays sont donc entrés dans 2 Ia phase de dévolution qui est la reprise par ces pays des activités de l,ocp qui aideront àmaintenir et à renfortti lt, u.quir àu eôgruÀ'".' I .", égard,et dans Ie contexte de cetr'TH:,1iii:îiîï:,'ffi ['J::lm*'i#;;,;,,u*ïiü;;?pile*iorogiqu"",i" L',objectif de Ia surveilance cp.i{e$orogique est de suiwe ra situationépidémiologique par la aetection àctive..périodique-des cas, êrre en mesure de détecterpromptement et confirmer toute éventuelle ,"..ud"r.".rce de I,infection et prendre l,actionappropriée de lutte par ra distribution de livermectine. L objectif général de ce manuel est double: i) former et équiper re personner de santédu niveau périphà.riqu" pou.lr;ir pri*" diù"*,i;i,.î'", t.ait"ri"i cas-dlonchocercose pardes moyens passifs-"t ii; f";;;il" personnet àu niveau de district pour qu,il puisse ;,iiH:'"T,T;. '' surveirrance épidémiorogiq," ,.'iu; ;;i;î;il;,iTi j.uno. échere de A. GENERALTTES a) Agents de santé du niveau périphérique trois niveaux opérationners dans ra structure des services - [æs agents de santé communautaires qui sont normalement des volontaires, t comprenant l,aide soignant(e), l'accoucheuse traditioinelte É lu *u,ron. rurale. - Niveau institutionnel de santé de base oùopèrent les infirmiers. Niveau c - c'est le siège de Ia gestion des prestations des soins de santé dé district Oiiporunt b) objectif de Ia t"rlJrT"T"rsonnel plus qualifié' ---r-' [æs objectifs de la formation sonr: 1' d'équiper l'agent de santé des niveaux périphériques B et c du savoir-faire etde Ia capacité de diagnostiquer er ae pienore ,nË-u.tion appropriée face à un f::,ffjJ:"J: cas suspecr d,onchocercose er gérer tes données sur Ilya Niveau A Niveau B périphériques : 32' i;"'r,ïî:'::îtïiffi:'.i,"rmés des niveaux B et c d'assurer ra rormation des 3' Equiper les agents de santé de niveau c polr reur permeftre d,entreprendre ;i":iî:|iïè. epioemr;illü,. ^,.ii.- l, re trait!m;;;'; r,ivermectine à c) Objectifs spéciflques r", "g"fori.oliirHiflï#ï:;,Jî:îîi:îff1îî::î?ossession res outirs nécessaires, 2. 3. Expliouer : - l rg"rl pathogène de Ia maladie; - l_e vecteur qui transmet la maladie. - [æ mode de rransmission a. rlîàluoiq - Les manifestations criniques a" ü ,natudie (signes et symptomes) _ I:f§? :qmprication«rl â" üïrüài", - l a repartrtron de.la maladie dans son pays, et lazoneocp. ,t;ir6Ëî:ce de ra maraàie-;;^i; pr", àË-i" r",,2îurique dans son pays, er ra - L'importance des migrants dans ra transmission de 'onchocercose. des questions sur les antécédents médicaux; une interprétation.::rr.:," des symptômes précoces de ra maradie;une inspection et une parpation éo.i".tes au .o.p. à tu-...i,"..he de lésionsonchocerquiennes et d;un eu.nir.r-nàarr.. 4. remplissant un formulaire approprié de laboratoire; :iliâ' un patient surp"ôf à'un rabo;;,;Ë;;proprie pour ra biopsie ï;iffj.'"terprétant correctement res résurtats de raboraroire Iorsqu,ils seronr donnant un traitement correct; remplissant un formulaire approprié après le traitement;orienrant le patient <Je maniiiàÇp'rop.ie". 5. Ceci est atteint par un enregistrement correct des données un classement correct des dossia.r, - un système correct d.e recherct " àà"u_"ntaire; Tll Slu,rre_ simple de données;une rnterprétation correcte des données analysées;une gestion des nouveaux cas; ïff :::ilHï:ï â,""ï:.ffi àî,fiffi ti ons an a rys é es à ses supérieurs ; 6. 7. leur montrant I'onchocercose; leur permettant les techniques de diagnostics cliniques simples sur d'envoyer un cas présomptif et suspect au niveau supérieur; - ..*.." yuurrç sur I OnchOCerCOSe. CeCi eSt atteint par: des causéries avec res individus infectés sur le mode de transmission, Iesil1,l::ï_r et re rrairement o"lu .rjuai.;l'éducation du grand pubric ;;r i.;;;ïàmes précoces de la maradie et ranecessrté de sisnarer de ters sympt,oÂes aux autorités sanitaires;lîllïil]"' de"supports uisueis f'ouî uio". r" ;;L;;àïo-pr"ndre mieux ra 8. organiser une surveirance épidémiorogique active dans des v,rages choisis; obtenir et enregistrer les caractéristiques des virages examinés; Entreprendre un recensement des villages concernés; fi:i#ïi,Xïr:""lfî:ï.:ff:ü,,?:giques en utilisant ra technique de ra organiser et anaryser res données obtenues. 9. FORMATION 1.0. 1.1. fæ vecteur 1g9t, : Onchocerca volvulus.Habitat: Issus sous_cutanés de l,homme. *,ii:ï adurtes sonr enrourés dans ààs noortes sous-cutanés qui peuvenr être f-es vers femeres produisent de mirions de microfîraires qui se progagentpartout dans la peau et dans d,aut."i orgun.s, y compris Ies yeux 1.2. une mouche du genre Simurium communément apperé simurie. iiln::"rques-unes o* rÇ*"s àL simrri., trurir',ri.rrenr ra maradie chez atffi3rîs vectrices de Ia maradie appartiennenr au comprexe simurium LI " des espèces de forêt ainsi que de savane.Elles se rrouvent principalem;; r; Iong de .ou^ d,eau parce qu,eres sereproduisent dans des eâux a *rrànt rapide.Ces mouches sonr p.ï:, ;.lrË;it ,ot.. sur de longr ,iilrt'ffi -,|;ï:i:r.tç5.ïï*îrermême,u.a"'!1,',',lilîîïàiiïi::;î 1.3. Reproduction de simulies (cycle évolutif,) (fig.t) la simurie femelre adurte pond les oeufs sur des rochers et sur des débris '.,ffiï:îî?i:-Ëï' r* à,"' iiruut.n,". o, ""r,*t où ra concentrarion Hà,ffX!î "" besoin d'une concenrrarion érevée d,orygène pour se Les oeufs écrosent en rarves, et puis .en- llmphes et éventuelrement enfti:iff;.il':ï,",.u,.f:ï:,Ë'J'on'io a ro'ià,i,,"po",. qu" res oeurs se [a simulie femelle adulte lors de sondéveloppemenr de ses oeufs) ingJ.. à",en même temps que le sang. 1.4. Mode de transmission (frg.2) re.pas_:alguin (nécessaire pour le mrcrotrlarres qui sont dans Ia peau, H,i:::te mâre adurte se nourrir des jus végétaux er ne rransmet pas ra Ia prupart des microfiraires ingérées est emprisonnée dans de ra formation ,- Flg.l I TalIle reelle 2 r envlroo @,F Tal I le réel le{r t{ï'flt (en srl \ -- I1?,, I ll Tailte réeile sTA0Es LARYAIRESàBu "cycle de développænt biologique du vecteur Source : OCp Hateriel 0Cp. tànuel VCU . ttl rl irtc. z CTCTE DE DÊI/ELOPPEMEfl T D'ONCHOCE RCA It.. Onchocorco volnlje§ Bde Ia membrane péritrophique et digérée dans .estomac de ra mouche. Quelquesunes échappent à cet "tnpii'onrement, passent différents stades, traversent resiË:..ï,Jiïi.,f,ï;;î,::r,îrËîi;îf" ;0".:i;,ii.iu.n, au srade inrecrant, ces - [-es larves infectantes se placent au niveau des pièces buccales de Ia moucheet rorsque la mouche se nourrit "r.ri;"-;;r .r,homme, Ies microfirairesinfectantes sonr injectées àans ra p"u, Ju nouî.r homme. - I-es larves infectantes se déveJoppent et atteignent Ia maturité dans les tissussous-cutanés où elles s'accouptent pouruni r;ur"n, former des nodules . - ces nodures contiennent des vers adurtes, mares ou femeres. - Après environ un an' le ver femelle commence à produire des microfilairesdans la peau et Ie cycle O"-tu trunrmission continue. - Iæ ver adulte vit environ 14_15 ans avant de mourir. - r-a durée de vie des microfiraires dans la peau est de 2 ans maximum. 1.5. 1.5.1. Signes et s.vmptomes précoces l-es symptômes associés à l,onchocercose sont dûs à Ia présence de cesmicrofilaires dans Ia peau "iOurr')., yeux. Htrxinrougeâtre associée à une irritation dermique inrense üsible sur Prurit benin et intermittent. Perturbation du somme, dûe au prurit intense et presque continu. [ésions de grattage sous formes d,excoriations parfois très marquées. .i:rijt::ï:',:j,*:::^ intéressenr surrour re bas du tronc, res resses, res Dans certains cas' une réaction des tissus fibreux se manifeste autour des versadultes et produit des nodures-qui"p.rr"nt être vus ou parpés, surtout auTÏ;i: f;;.li"t"' du corps ot rài àst superri.ier 1iét!, poitrine et ra crête La maladie btt, VL.r adlrl t-o.---,__ Les microfilaire sioul iq sc aoruri-]ltroduiEes ;r'1r' I x sou.g_curanés. r::ïï.iï:; J::,:l;;,,-.environ 50co etq",. -;;ïr;'rll' ,nâles env i ron trouvés enrourés:s deux sexes sorrt no<tu I es. enseobl e dan.s rJe.s ffi 1.. 7'.17ï. ànl . !!, f )reSen tOr't t J),lr ltrls tltr r.1.r1115 Ir:s,>r.irs<lnncs sotrlfrant d.onchocercose r,(-rr t{.'r, r lt:r r r. :r r I ( lcs r to(lu l*.,r,, .1, iiii,,ï.ll- I t I I ItIt .J. :-- t ' ii2 r'ù., 11 .' !,. , 3:i7n [r",+fr .ri1'fo,,r,.r. ;u$fii';, 10 Peau dépigmenrée et ridéepeau de léopard Troubles de la vue Cécité oculaires résultent de l,invasion de différentes parties de l,oeil par des 1.5.2. Signes et symptômes avancés l-es Iésions microfilaires. Note: II est important de diagnostiquer et de traiter avant l,apparition des signes avancés.1.6. Complications de Ia maladie [æs comprications res prus graves sont ceres riées à I,oeir, ce sont : ' La' kératite qui est une inflammation de la cornée. ces inflammations raissentdes opacités sur la cornée et affectent la vue. ' L'iridocyclite qui est une inflammation de l'iris,.des petits muscres dans l,oeil,et qui peut amener à une pression accrue du grobe ocuraire. H.rétinite qui est une inflammation de la rétine, une partie très sensible de ' L',inflammation du nerf optique, re nerf qui innerve .oeir. . r-a cécité qui est une comprication très avancée. i:i:1"il".îtïÏtionnels dûs au manque de sommel par suite du grattage 1.7. Distribution hiili:':;#;distribution rocale en Arrique, en Amérique r-atine et la ' En Afrique de l'ouest, la maladie était présente sous sa forme sévère dans resres 1r pays couverts par locp,;ffiri::: Bénin, re Burkina Faso, Ia côtel"';Ï::;'L:::"i f iü::;là ffi,Ë"l'''""u', Ie Mari,le N;;"., re sénéga,, ' L'infection se rencontre essentiellement chez Ies populations vivant dans leszones situées à environ 10 km ;. p;;;;àirr,." dè rà rivier.. L,rn" des prus grandes zones d,enclémicité bassins des Voltas. i1 en Afrique de I'Ouest se trouvait le long des 1.8. 2.0. 2.1. ' Prévarence de Ia maradie très érevée dans les zones d,endémicité. 1!2:l?]t ""ttofilariennes très étevées à l'origine des comptications graves ât:::1.?: des rerres ferrires causé par Ia nuisance des mouches er ra peur de . Baisse de la production et de la productivité. Ii:t;iîiïil::ïïï,:'*:,;;:'rres pour d'aurres membres de ra ramire ' Baisse de rendement des écoliers dans les zones d,endémicité à cause dugrattage excessif du corps et le manque de sommeil. Diagnostic présomptif i"æ[f"':,i#:# ilî:j::ïîï:îîj;',ique ou rour autre symprôme qui Depuis quand a-t-il eu ces symptômes? flii",lr'e la démangeaison esr suffisammenr grave pour perrurber re Est-ce que re patient.l déjà eu à se présenter dans une formation sanitaireâ;i,:i,yrîï|îes identiqu.'z §i ôui, raquerË;; ;;,.*-ce qu,on rui a dit Est-ce que re patient_a.déjà été diagnostiqué comme onchocerquien?Où réside le patient actuellemen, .î d.pris quand? :.rriï,#: re patient a eu à résider querque parr aurre que rà où il habite Quelle est I'occupation du patient? 12 - Est-ce que le patient prend des médicaments? Si oui, lesquels? - Est-ce que le patient a changé le savon qu'il utilise pour se laver ? 2.2. Interprétation des symptômes - II faut noter que toutes les irritations dermiques ne sont pas dues à une infection onchocerquienne d'où l'importance d'un interrogatoire détaillé sur les antécédents médicaux. - Si toutes les autres causes d'une irritation dermique etf ou d'une éruption rougeâtre sont exclues, procéder à I'inspection et à la palpation du colps. - Rechercher d'éventuels nodules. Différencier les nodules d'autres lésions dermiques comme le lipome (mou, insensible), le ganglion (turgide rencontré normalement au niveau des jointures), les tuméfactions inflammatoires (douloureuses et sensibles au toucher, peuvent être chaudes au toucher) ou I'hématome (épanchement de sang sous ta peau). 3.0. Diagnostic définitif - I-a présence de microfilaires dans la biopsie cutanée constitue un diagnostic définitif. Pour l'agent qui n'est pas un technicien de laboratoire - Remplir correctement [e formulaire approprié de demande de biopsie cutanée ou envoyer à la personne habilitée à faire cette demande. - Lire et interpréter correctement les résultats clu laboratoire. 4. Prendre action appropriée (conduite à tenir) 4.1. Si le résultat de laboratoire est positif pour O. volvulus, il doit pouvoir traiter ou orienter le patient correctement pour le traitement. S 'il doit traiter, alors: 4.1.1. n doit pouvoir appliquer les critères d'exclusion pour le traitement à l'ivermectine: a) enfanrs âgés de moins de cinq ans;b) poids inférieur à 15 kg; c) femme enceinte; d) mère allaitante durant la première semaine d'allaitement; e) patient gravement malade. t4 Identifier parmi les consultants tous les cas suspects d'onchocercose. Traiter à l'ivermectine tous ceu( ne présentant pas une contre indication. Faire une enquête de migration chez tous les cas suspects ou confirmés(Annexe 3). Consigner tous ces résultats dans un tableau récapitulatif. t5 Mise en forme 1' - Zone traitée à large échelle (mensuel). Dans le cas où les agents de santé dudistrict concerné ont parricipé au traiiement à large échellJ. District Secteur sanitaire.......... Période Zone non traitée à large échelle (mensuel) Pays....... Secteur sanitaire Période 2. Villages Observations Observations cahier de surveillance passive et de traitement pour res centres fixes District sanitaire de Circonscription Adm. de. NOM & PRTJNOMS Raison pour non traité Obscrvations Modulel.*p5
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Module de formation des agents de santé du niveau périphérique
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