.WORLD HEALTH ORGANIZATION AFN,IC^N R.EGION CCi.{IjtE CONSI.'LTATIF D' EXTERTS Cioquiène session Gcnève, 19-22 juin 1984 ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE REGION DE L'AFRIQUE ocP/EAcs.8 ORIGINÀL : FRANCAIS OI.ICHOCERCIASIS COI{TROL PROGRAMME IN THE VOLTA RTVER BASIN AREA ?RæRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE D^NS LA REGION DU BASSIN DE LA VOLTA 1 2 3 CONSULTATION SUR LES INSECTICIDES DANS LE PROGRA},IME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DANS I,A REGION DU BASSIN DE IA VOLTA o 27-28 mai 1984 Adoption du calendrier et élection du Président et du RapporÈeur Situation de la lutte antivectorielle dans 1e Progrannne d'avril 1983 à mai 1984 DéveloppemenÈ des nouveaux insecticides 3.1 Insecticides chimiques à toxicité aiguê Criblage de nouvelles formulations en laboratoire Essais en rivière Essais opérationnels 3.2 Préparations de Bacillus thuringiensis H-14 3.2.L Criblage de nouvelles formulations et essais ponctuels en rivière 3.2.2 Essais opérationnels de B.È. H-14 3.3 Régulateurs de croissance (IGR) Méthodes d'évaluation Résultats obtenus Prospectives de 1'évaluation des IGR 3 .4 l.Iéthodologie de 1 'évaluation des larvicides 3.4.L Les divers dispositifs de criblage 3.4.2 Standardisation de 1'eau utilisée pour Ies criblages 3.5 Planification du développeurent des larvicides 4. La lutÈe adulticide 5. Amélioration des techniques d.'épandage 6. Résistance aux insecticides 7. Les contraintes opérationnelles dues aux résistances 7.L Plan d'opération pour 1984 7.2 Les insecticides de remplacement pour les exEensions 8. Relations avec f industrie pour le développement de nouveaux larvicides Annexe 1. Liste des participants Annexe 2. Tableaux 1, 2 et 3 Annexe 3. Filière de développement des larvlcides chimiques à action alguë, pour la lutte contre Simulitrm damnosum en Afrique de I'Ouest Annexe 4. Plan d'Urgence, mars 1984 3.1.1 3 .L.2 3.1.3 3.3.1 3.3.2 3 .3.3 ocP/EAC5.8 Page 2 l. Adoption du calendrier et élection du Pré SI dent e tduRa DDor te ur ILe Groupe a élu 1e Dr N. Gratz, Directeur de VBC comme Rapporteur. cortroe Président, et Ie Dr J. Mouchet Le calendrier a été adopté sans modification. Le Président a rappelé les efforts conjoints de VBC et du Prograrme depuis 198O pour déve- lopper de nouvelles formulations et insecticides applicables à la lutte contre les simulies. En 1982 et 1983 ont déjà eu lieu deux réunions infomrelles groupant les mêmes participants, pour faire Ie point des progrès réalisés, déterminer les priorités des travaux à poursuivre ou à entreprendre ainsi que pour prendre connaissance des besoins du Programre et des difficultés qu'y rencontre la luÈte antivecÈorie1le. Le Président a souhaité que la réunion du Groupe dépasse un cadre informel et que ses conclusi-ons soient diffusées plus largement notatrment après 1'EACZ et le JPC.J Le Directeur du Programe a abondé dans Ie même sens. 2. Situation de la lutte antivectorielle dans le Prosrame d'avril f983 à trai 1984 Depuis la fin de Ia saison sèche 1983, 1a situation entomologique a été excellente dans I'ensemble du Programe, favorisée, ilest vrai, par 1e déficit hydrologlque considérable de 1983 . Pendant la saison des pluies 1983 toute Ia partie Est de 1'aire du Progreme a été traitée au téméphos (Aba où s. damnosunlS te). La partie occidentale a été traitée au téméphos dans les bassins de savane .. sirbanr:m étaient seuls PrésenÈs. Plus au Sud (bassins atlantiques en Côte d'Ivoire) où les populations de S. soubrense sont résistantes au téméphos, og a traité au Bacillus thuringiensi-s H-14 (Teknar) les ri.vières de débit inférieur n ,6 .3/sec et à 1a chlor- Ph"ffiit,supérieurà5o63/sec.LebassinduBas-Bandamaoiravaitétédétectéeune population de S. damnosum/S. sirbanum suspecte de résistance au téméphos a Èoujours été traité au Teknar et continuera à 1'être. A cet effet, un hélicoptère gros porÈeur de 12OO kg de charge utile a été positionné en Côte d'Ivoire. A mesure que s'installait Ia saison sèche et que les écoulements diminuaienE, on a réduit considérablement les Èraitements aériens au tânéphos jusqu,à les supprimer Èotalement au plus fort de 1'éËiage. La chlorphoxime a graduellement été remplacéeparle Teknar et n'a plus été employée àpartir de février. A partir de mai 1984, les écoulements ont repris. Tout Ie bassin du Sassandra, la Marahoué et de la Comoé ont été traiEés au Teknar, la Volta Noire, 1e Bafiog, les bassins de 1'Oti et de la I'lô à l'Abate. L'anoée t98l+ s'annonce cosme une année normale voire excédentaire au point de vue de Ia pluviométrie et contraste donc avec 1es deux années Précédentes. Dès mintenant la réinvasion consécutive aux pluies précoces s'ést sérieusement nanifestée dans 1'ouest du Programre. I1 est possible que dès le mois de juin Ies augrrEntations de débits des cours d'eau ne permettent plus Ies traitenents au Teknar de nombre d'entre er::<. L'utilisation de ce dernier produit pose toujorrr"ld" sérieux problèmes eE les échecs des traitemenÈs sont nombreux. De plus, elle est très onéreuse. Le EraitemenÈ actuel de la phase fV(Sud et moyenne Côre d'Ivoire) a coûté US $I 8OO OOO. l UrC : Vector Biology and Cont.rol - Division de 1'OltrS, C,enève, spécialisée daos la biologie des vecÈeurs et la luÈte antlvectorielle. 7 - EAC : Expert Advisory Cwnittee (Courité consuLtatif d'experts), organe consultatif du Programe. 3 ,pC : Joint Prograrme Comittee (Conité conjoint du Prograume) - Instance suprême du Programe qui groupe 1es EÈats participants, les EÈatss et Organlsoes donateurs et les Ageoces Parralnantes. 1OCP/EAC5.8 Page 3 11 faut rappeler que les prévisions de consmatlon d'lnsecticides pour une année normale 35O OOO litres de Teknar 12O O0O litres d'Abate 60 OOO litres de chlorphoxime. Pour 1984, il faut ajouËer 15 OOO lltres d'Abate destinés au traitement expérimental du Sankarani en Gui.née, recorrnandé par le dernier JPC. Développement des nouveaux insectlc:l<leg 1 Insecticides chimiques à toxicité aiguë 1.1 Criblage de nouvelles formul-ations cn laboratoire Les criblages ont été exécutés en auge et en mini-gouttière. a) 3yréthroîdes (résultats Annexe 2 - tableau 1) sont Les deux CE 20 % ont éÈé retenus pour des essais en rivière. Le Mavrik (Fluvalinate) en suspension concentrée ("f1owab1e")2 Zoecon, a présenté une CL 1OOJ de Or2 mg/LfLO nn. Ce produit devrait WIIOPES4 pour que 1'on puisse évaluer 1'activité de la matière active que sa toxicité. La CL lOO est relativement élevée mais il fauÈ rappe des for:urulations dont les performances sont en général faibles. 3 3 3 1Perméthrine - Deux æ' 20 %, te Coopex de Wellcorne et le Talcord de Shell et un CE à 50 % de wellcone onË accompli des performances identiques (CL 1OO3 entre O,O13 eÈ OrO38 -g/t/tO rnin). à 24 7., prodult par être introduit dans le sur les moustiques alnsi ler que les flonables sont Plusieurs formulations d'OtlS 3OO2, fabr.iquées par Mitsui Toatsu, ont été criblées. Les G à 20 ou 3O 7" ont tous une CL 1OO) Orl ^g1t1tO mn en auge. L'une d'entre elles est retenuepour des essais en rlvière bien qu'étant d'une activité modérée pour un pyréthrinolde, car le produit acËif, voisin du fenvalérate, est différent des auEres composés de ce groupe et pourraLt se révéler intéressant en cas d'apparlÈion de rési.stance. La cyper:méthrine en CE à 40 7" est très active avec une CL 1OO de 0,0064 -gftfrc ^". On a ret.esEé en 1983 deux formulations de deltaméthrine produites par Roussel-UCIÀI, qui avaient déjà été criblées en 1982. Le CE 1 Z diiffi;lE A" produir 100 Z de mortalité à 0'00067. Le CE 1 Z synergisé par 12,5 7" de butoxide de piperonyl, dit "Simulie 8", est actif à 0,0003 ûg/l/ 10 mn. Le produit "Simulie B" et Ia cyperroéthrine seront tesÈés en rivière pour déterminer 1es doses opérationnelles et évaluer la toxicité des produits sur la faune non cibleà ces concentrations. Les pyréthroides provoquent sur les Larves un effet knock dorcn qui préserve quelques-unes d'entre e1les; elles se décrochent mais survivent et, ultérieurement, récupèrent. Pour passer de 1OO % de décrochement à 1OO 7" de mortalit,é réelle, i1 faut souvent doubler la dose. 1 cE , Concentré &nulsionnable. 2 Flowable. 3 Ct tOO : Concentration léta1e lOO qui provoque 1OO % de mortalité des larves en expérience. 4 *OprS : I.,HO Pesticide Evaluation Scheme de l,Ol"tS. ocP/EAC5.8 Page 4 Dans un essai avec de la perméthrine, 9 laryes sur 1OOO qui avaient ainsi sunrécu à un traiteænt à OrO2 ng/l/lO mn ont été traitées une deuxième fois à la même concentrat,ion et deux d'entre elles ont survécu. On ne peut pas dire s'il s'agit d'une réactioncomporEementaleou d'un phénomène de résistance. b) Carbamates (résultats Annexe 2 - tableau 2) Le méthiocarbe, produit prometÈeur en poudre dispersable dans 1'eau, mrlheureusement inuti- lisable par le Programe pour des raisons opérattonnelles n'a pu être formulé en CE. La fir:ure productrice Bayer, a préparé une suspension concentrée à 50 % qui provoque 1OO % de mortalité à Or5 urg/l/tO mn et sera testé en rivière. Les deux formulations de Propoxur ne provoquent lOO % de mortalité qu'à des doses det,s u,sftfto mn. Le Padan (Cartap) a une efficacité du même ordre. L'éthiofencarb sera rééva1ué dès qu'une formulation sera disponlble. c) glrgf§: (résultats Annexe 2 - tabJ.eau 2) Lesdeurformu1aÈionsd,A3@,fourniesen1983parCiba-Geigyn,onÈPasétésupé. rieures à celles crlblées précédemrent. On va reprendre en auge Ies 4 foroulations testées à cejour pour sélectionner 1a plus performante en vue d'essais en rivière. T s d) 9:g:gg:blgg§s (résultats Annexe 2 - tableau 2) Deux CE 25 % d'e 4, I'un expérimental, 1'autre .industriel, n'ont produit lOO 7" de morta-lité, en auge, qu'à des doses supérieures à Or4 rlrgftfto nrr. e) Sulfonate (résulÈaÈs Annexe 2 - tabLeau 2) Les essais ont été exécutés dans de oauvaises conditions hydrologiques. Seul le dosage à O,3 -g/L/rc ur a per:mis d'o§qenir une mortallté conpLète des larves sur une distance de 116 h avec un débit de O,7 F'/se". Les essais devralent être repris dans des rlvlères d'undéblt au lroins éga1 à 19 63/sec. Le Bensultap, nereitoxine synthétique, produit par lakeda en poudre dispersable dans 1'eau, a causé IOO 7" de mortalité à o,75 wl 11 10 mn. Etant donné que ce produit appartient à une classe entièrement différente des larvlcides conventlonnels le contact est maintenu avec le fabricant pour rechercher de meilleures formu-lations. On demandera égaleurent 1 g de natière active pour effectuer des tests de sensibilité sur 1es populations de simulies résistantes au ténéphos. f) Produits di ibles -P99r--19-9ri!-rggg Actuellement 5 Pyréthrinoldes, 2 Carbamates et 1 Ïhidiazol sont disponlbles pour 1e criblage. I1s ont déjà été envoyés aux expérimentateurs ou sont en comande. 3.1.2 Essais en rivlère (résultats Annexe 2 - tableau 3) Le ncmbre des essais en rivière a êté limité en 1983-84r par le faible débit des rivlères; tous n'ont Pas été exécutés dans des conditions hydrologiques optimales pour juger de la portée des fomulati.ons. a) â-,ggf!b-re!'g: OCP/EAC5.8 Page 5 b) Perméthrlne Les CE 20 7., TaLcord et Coopex, ont présenté Ia même efficacité, provoquant 1OO 7. de mortallté à O,O2 .g/t/tO ûn, avec une portée varlant de O16 à 4 kn en applicatlon aérlenne au vlde-vite. Une application terrestre à O,O1 ngt.t/tO mn a également Provoqué lOO 7. de nortalité sur 2r5 h dans une rlvière d'un déblt 6.4 sr3/sec. I1 y a des différences i.oportantes dans la portée d'un essai à 1'autre, qui ne semblent pas seuleoent en corrélation avec le débit. En falt ce qui est évalué dans les tests en rivière est le pourcentage de décrochements des larves de sinulies, qui peut être différent du pourcentage de mortalité (cf 3.1.1.). On ne sait pas sl les larrres qul se décrochent sans être tuées sont ensulte en mesure de survivre dans le rqilieu naturel où elIes sont soumises à beaucoup plus d'a1éas que dans 1es dlspositifs de laboratoire. Les effets sur 1a faune non cible ont été étudiés lors de certains de ces essais. Le matériel récolté esË en cours d'analyse uais d'ores et déjà on a Pu constater qu'11 n'y avalt pas de mortalité de poissons ni de macrocrustacés. c) Deltaméthrine La formulation rrsimulies Brr, synergisée par du butoxyde de piperonÿl, a provoqué à la dose de O'OO2 .g/L/tO mn, une ro.t.lité coqplète des larves (ou plutôt leur décrochement) sur 4 kn dans une rivière d'un débit de 12,1 m-/sec. La forurulaEionrrsimulie Arr a accompli des performances médlocres à la même concentraËion. La for:uglation rrsimulie Brt sera retestée pour évaluer son impact sur la faune non clble à 1a dose opérationnelIe. Ordre de rité des essais en rivière Le Groupe propose 1'ordre de priorité sulvant pour les essais en rivière Azaoéthiphos Ile ltaméthrine Cyperméthrine l.fé thiocarbe oMs 3002. La deltæéthrine et 1a cyperméthrine présentent des effets secondai.res importants Pour les applicateurs. 11 est donc indispensable de s'informer sur les précautions prises lors des traiteûents agricoles avec ces deux produits, exécutés actuelleoent sur de vastes superficies. l,tais il faut également garder en mémoire que les pilotes du Prograulle Passent beaucoup plus de temps dans leur appareil que ceux qui exécutent des trai.tements agrlcoles. 3.1.3 Essais opérationnels Pernéthrine Des essais à O,O15 ^e/t/tO mn de Talcord sur la Bagbé (rivière de Côte d'Ivoire nontraitée d'un débit de 70 n3/sec) avaient provoqué de 90 à 99 7. de réduction des lanres. Le même dosage du mêue produit appliqué sur Ie Sassandra (débit O rn3f"e.) n'a pratique- 1nent pas provoqué de mortalité des lanres de simtrlies. Pour expliquer cetÈe inefflcacité du traitement le produit industriel a été tesËé en auge et s'est avéré identique au produiE exPé- rimental criblé à Loroé qul avait été jugé très acÈif. De plus, 1es lanres de simulies du Sassandra sont plus sensibles à la penréthrlne que celles du Togo. Les caractéristiques 1 2 3 4 5 OCP/EAC5.8 Page 6 physico-chimiques de 1'eau, très a1caline, du Sassandra ont été étudiées. Actuellement il n'est pas possible d'avancer une explication sur ce manque d'efficacité. D'autres essais seront exécutés sur 1a Comoé et divers systèmes hydrographiques de Côte d'Ivoire. Cet échec illustre parfaiternent les difficultés du développement des larvicides anti- simulies, qui garde un côËé empirique, dt en partie aux lacunes des connaissances sur le cmporteuent des formulations dans 1'eau et de leur uode d'action sur f insecte. 3.2 Préparatio4s de Baqi!@ 3.2.L Criblaee de nouvelles forrnulations et essais DOnC tuels en rivière Quatre firnes : Solvay, Sandoz, Abbott et Tate and Lyle ont envoyé des for.'mulations qui ont toutes été testées à l'IRTOl de Boualé, Côte d'Ivoire. Les essais en mini-gouttière ont éËé sulvis d'essais poncÈuels en rivière des foruulatlons prooetteuses dans 1a mesure où Ia quantité de produit expédié par la flrue le permettait. Foruulations f ies oar Solvav (Bactimus) Parmi les sept for:mulations productibles industriellement deux s'avéraient très bonnes expérimentaloent et 1'une a été testée dans 1es conditions opératlonnelles. Onze aut.res lots ont été expédiés récerment par Solvay mais n'étaient pas arrivés à I'IRTO à la date de la réunion. La firme attend les résultats des essais sur ces derniers IoËs avant de les refo:muler. FormulaEions fourni.es par Sandoz (Teknar) On a criblé neuf nouvelles formulations dont deux ont été retenues - 1'I{ 85 27. ELLe a une efficacité équivalente à celle du Teknar mais se disperse spontané- ûent sans adjoncËion d'eau. Les résultats en rivière ont été satisfai.sants et on a obtenu IOO 7. de mortalité à 1,0 ^g/ t/tO mn. OCP a ccmandé 1OOO litres de cette formulaÈion pourdes essais à grande échelle. - SC 93. E1le est obtenue à partir d'une souche asporogène;70 litres ont été envoyés pour des essais en rivlère; les résultats obtenus ont été encourageants et on a obtenu 1OO 7" de nortalité à O,Ang/t/tO mn. Cependant la vlscosité excessive de la formulation nécessi- tait sa dilution préalable avec une quantité équivalente d'eau. La firme a préparé 1OOO litres de SC 93 spontanénent dispersible. Des contrôles d'effica- clté en mini-gouttière ont été réalisés avec un échantillon de ce 1ot et ont pe:mis d'obtenir loo % de mortalité à o, A.Jt/ rc rnn comre prévu. Des essai.s à grande échelle démarreront dès que les 1OOO litres seront parvenus au Programre. Récernment trois autres nouvelles forroulations onË été tesEées dont une Erès prometteuse, le SC 99 qui donne lOO % de mortalité à O, A.gf tf rc mn et est autodispersable. Des essais de terrain ont été recmandés dans la mesure où la firue pourra produire cette fonrulatiou industrie l1ement. Fo1q1le t i.oqs f oqln1e s pa11 Àbèo4 (Vectobac) Quatre nouvelles for:nulations ont été envoyées pour criblage dont trois donnent 1OO 7" de rnortalité à 1,6 ^g/t/ tO ron. Deux d'entre elles ont été recmandées pour des essals de terraia.L'une, ABG 6145, sera corunercialisée aux EtaÈs-Unis. ELle nécesslte 1'adjonction de 10 7. d'eau pour présenter une bonne dispersion. 1 ' IRTO : InstiÈut de Recherches sur la Trypanosætiase et 1'Onchocercose. OCP/EAC5.8 Page 7 Tate a Lvle Aucune des trois forrrulations envoyées n'a donné de bons résultats (CL 1OO> l.gfL/rc @). 3.2.2 Essais opérat ls de B.t. H-14 Les formulations de Teknar actuellement utilisées se dispersent mal spontanément. 11 faut leur ajouter 20 % d'eau et les appliquer par pulvérisations ponctuelles qui ne peuvent être faites que par des hélicoptères. Etant donné 1es quantités importantes de produits à déverser à chaque point d'épandage il faut utlliser de.s héllcoptères "gros Porteursrr Pour traiter les rlvières dont le débit est supérieur à 59 63/sec. D'autre part la portée du Teknar, bien que mal évaluée, ne semble pas supérieure à 5 kn dans les meilleures conditions, ce qui oblige à nultiplier les points d'épandage en saison des pluies. La forûulatioî æf6g2.4 de Solvay s'était avérée excellente en rivière tant au point de vue de la dispersabilité et des facilités d'application que de 1a portée. Le Programe en cmmanda 15 OOO litres qui furent essayés, dans les conditions opérationnelles, sur la Bagbé. Les résultats furenE très décevants et 1es perfor^nances du produit industriel furent très inférieures à celles du 1ot expérimental. Sur les trois lots de 1'envoi. un seul avait des perfornances presque égales à celles du Teknar, les deux autres étant très inférieures. La finne n'a pas encore été en ûesure de fournir d'expllcation sur la différence entre le lot expérfurental et le produit industriel. 3.3 Résulateurs e cro]-ssance (rcR) 1 3.3.1 Méthodes d'évaluation Conformément aux reconmandations de la réunion informelLe d'Août 1983 à Genève,1'IRTO et 1'Unité rrlnsecticidesrt d'OCP se sont employés à développer des méthodes de criblage des IGR en laboratoire et d'essais en rivière. Les résultats sont exprimés en pourcentage de réduction d'émergence d' adultes viables. 3.3.1. I Tests de laboratoire A lrIRTO, le dispositif se compose - une mini-gouttière dans laquelle sont placées des palettes métalliques colonisées par des larves de simulies 24 heures avanÈ le traitement; - un système d'auge à circulation continue dans lequel 1es palettes sont disposées pendant le Eemps de contact désiré pour 1'essai; - un système d'auges alimentées par gravité avec l'eau de 1a rivière dans lequeI sont placées les pal-ettes pendant 1a période d'observation. Chacune d'entre ell-es est isolée dans une cage d'émergence à f intérieur du dtspositif; chez les Èémoins la proportion d'adultes viables, obtenus en fin d'expérience, par rapport au nombre de larves initialement présentes sur la palette est de 70 à 95 %. Ce dispositif est actuellemenË opérationnel pour le criblage des formulations d'IGR Au laboratoire OCP de Lomé 1e dispositif (auges) est 1e même que celui utilisé pour Ie criblage des larvicides à toxicité aiguë; on a simplement placé des cages d'émergence au- dessus des palettes pendant 1a période d'observation. 3.3.L.2 Essais en rivière Dans le bief choisi pour 1'essai on repère 1es supports riches en larves. Dans sa partie aval on dispose une gouttière alimentée par gravité. Le traitement est réalisé avec le dispositif de rrtiretterr pendant 10 à 20 minutes. 1 IGR : Insect Growth RegulaÈors OCP/EAC5 .8 Page 8 Environ trois heures après le traitement les supports sont prélevés puis disposés dans la gouttière placée en aval du bief traité et y sont maintenus pendant 24 heures pour mettre en évidence un éventuel effet retard de f insecticide (adhésion des particules au fond ou sur la végétation suivie d'un relargage continu à très faible dose). Les larves de 1a gouttière sont ensuite utilisées pour coloniser des palettes qui sont placées dans 1es dispositifs d'observa- tion utilisés pour le criblage jusqu'à 1'émergence des images; ce dernier dispositif est placé en amont du point de traitement. 3.3.2 Résultats obtenus 3.3.2.1 Diflubenzuron a) en laboratoire à I'IRTO Un nombre irnportant d'essais ont été réalisés avec une poudre dispersable dans 1'eau à 25 7". Les résultats expriment 1e rapport entre le nombre d'adultes viables récoltés dans la partie supérieure de la cage et le nombre de larves utilisées pour 1'essai. Avec un contact de 10 oinutes on ne dépasse pas 50 à 60 7" de réduction d'émergence quelle que soit Ia dose d'IGR entre O,1 et 4 ng/L. En augmentant /les temps de contact eE en diminuant proportionnellement les dosages(jusqu'à O,0625 "rC/Ll32O minutes) on n'a pas amélioré significativement les résultats. I1 ne semble pas que la brièveté du transit intestinal des larves de simulies (15 à 2O minutes chez 1es larves du dernier stade) explique la modeste efficacité de ce produit. Les larves jeunes (stades de réduction d'émergence à 6,4 ) sont à peine plus sensibles que les larves âgées (6L,7 % 10 mn). 3à ^8/ 5 L/ Treize fonnulations différentes ont fait 1'objet d'un criblage à O,1 et O,S ngftfZOminutes On observe des différences très significatives d'efficaciÈé d'une formulation à 1'autre, 1a meilleure ne donnant pas plus de 80 7" de réduction d'émergence. b) à l'Unité OCP de Lomé Une série d'essais a été réalisée à Lomé. On a obtenu L@ 7" de réduction d'émergence à o,ZS ryftfl5 minutes. A o,L25ury5/ l/ 15 mn on a eu 44 7. de réduction d'émergence mais la,moitié des adultes n'étaient pas viables. On a également observé un effet ovicide; à 0,5 ^g/l/ 60 mnil y a seulement de O à 24 % d' éclosions des oeufs; on ne connalÈ pas le devenir des larves qui éc losent . c) La grande différence, entre les résultats obtenus à 1'IRTO et à 1'Unité OCP de Lomé, est actuellernent difficilement explicable. El1e ne tient pas à 1a formulation puisque les deux for:urulations testées en paral1è1e par 1'IRTO ont donné des résultats similaires. Une explication possible serait Ia contamination de l'auge d'observation par le transfert, sans rinçage, des palettes d'exposition dans 1e système d'observation. 11 pourrait alors y avoir relargage de très faibles quantités de Dimilin atrxquelles seraient exposées les larves pendant toute la période d' observation. Des essais seront réalisés pour vérifier cette hypothèse. d) Essais en rivière lrois traitements ont été réalisés sur la Bagbé en Côte d'Ivoire - 0,1 ,relt/Zo mn a donné 30 % de réduction d'émergence (débit L,2 m3fsec) - o,2 ^e/t/to mn a donné 60 % de réduction d'émergence (2,3 r3/r"") - o,5 ^g/t/ zo mn a donné 4L % de réduction d'émergence (L,2 *3/..") OCP/EAC5.8 Page 9 Des essais complémentaires vont être réalisés avec la formulation la plus efficace (sus- pension concentrée à 5 %). 3 .3 .2.2 l.!éthoprène Deux forrrulations d'Altosid (zolcon) ont été testées en laboratoire 1e SR 1O (microcapsules à relargage progressif) et PS 10 (poudre de particules enrobées d'une substance qui se dissout dans le milieu alcalin du tube digestif des larves de sirmrlies); cette formulation s'était monÈrée beaucoup plus efficace sur les simulies néarctiques que le SR 10. Le PS 10 - A O,,\25 rgtl t/ AO mn donne 8L,6 % de réduction d'émergence d'adultes viables. Un conÈact bref, L dL/ 1O mn ne donne que 50,8 7. de réduction d'émergence d'adultes viables(beaucoup d'adultes éclosent mais meurent ismédiatement) . Le SR 10 à 1 ,"g/t/ tO mn donne 78,5 "/" de réduction d'émergence. A t rrre/ t/ t*O mn on a 1OO 7. de réduction d'émergence. Ces essais ont été faits sur des larves du 6' à 1'action du méthoprène. ème èmeet7 stede qui sont les plus sensibles 3.3.2.3 Autres IGR Avermectine C'est un produit qui cumule les effets des larvicides conventionnels et des inhibiteurs de c roissance. Un essai simultané avec Ia même formulation dans le disgositif de criblage a donné 32,5 7. de réduction d'émergence à o,t rlr5,,ltfzo mn et 56 7. à o,s ,reft/zo *n. ii "*i"t" donc une corré-lation étroite entre les résultats du laboratoire et ceux obtenus en rivière. On a testé un EC à 1,8 7. (Merck,,Sharp et Dohme). Sur des larves âgées on a obtenu 1OO 7. de réduction d'émergence à O,OO5 t{rq/L/ 10 mn. L'effet larvicide seul provoque 99 7. de mortalité à O,03 .g/t/tO En; cette morÈalité n'esÈ pas inrnédiate et elle n'atteint son maximum qu'au bout de 72 heures. Bien que la matière active ait une forte t,oxicité pour Ies manrnifères (1O ,rrg1/t<g rat), leproduit présente un intérêt certain du fait de son efficacité à de très faibles doses et de la concentration très basse de 1a forrmrlation. Avant d'al1er plus avant dans 1'évaluation de ce produit il- est nécessaire de I'introduire dans la filière IIHOPES. Phénoxycarbe (Maag RO.13) C'est un carbamate qui présente des propriétés d'inhibiteur de croissance. On a testé un EC à L2,5 %. On a obtenu lOO % de réduction d'émergence à O,+ ngftftO mn. Les effets de ce composé sont similaires à ceux du méthoprène. On obtient 70 % de nymphose à la CL 1OO mais toutes les nymphes donnent des adultes non viables. L'effet de ce composé sur leslarves jeunes sera évalué prochainement. 3.3. 3 Prosoec t ives de 1'évaluation des IGR L'industrie est actuellement très orientée vers la production de nouveaux IGR dont certains sont très acÈifs sur les larves de moustiques. Un nombre important d'entre eux suivent Ia f ilière I{IIOPES. OCP/EAC5 .8 Page 10 Les méthodes actuellement disponibles permettent de cribler très rapidement de nmbreuses forrmrlations d'IGR. OCP et son laboratoire collaborateur, 1'IRTO, seront donc en Eesure d'étudier tous les produits soumis. On n'est pas encore en mesure de présenÈer une filière de développement des IGR analogue à celle qui est proposée pour les larvicides à toxicité aiguê (cf 3.5). Enfin on sait que les IGR sont susceptibles d'avoir une action à très faible dose si leur contact avec f insecte se prolonge pendant plusieurs jours. Le Groupe conseille d'étudier 1'effet de doses très faibles durant un temps d'exposition prolongé. En effet les progrès de la techno- logie des for:rmrlations à relargage progressif pernettraient d'emrisager Ie traiterent de cerEains cours d'eau par des forrmrlations solides à relargage lent. Etant donné les grandes difficultés à obtenir, en laboratoire, la réplétion des femelles il est actuellement impossible de déterminer si les siuulies adultes viables issues de larves traitées sont aptes à se nourrir et à transmettre 1'onchocercose. On ne peut donc que se référer à ce qui est observé chez les moustiq ues. Les femelles viables d'Aedes qegypti issues de larves traitées au diflubenzuron ont présenté un conportement trophique eË sexuel apparemnt normal et ont donné des pontes fertiles. Méthodo de 1tévaluation des larvicides3.4 3.4.1 Les divers dispositifs de criblage La comparaison entre les Èests effecEués en auge et en mini-gouttière avec des insecticides chimiques à toxicité aiguê montre que, à concentration éga1e, la mortalité est deux à trois fois supérieure dans le premier dispositif. La différence des résultats obtenus dans les deux dispositifs est particulièrement accusée avec les pyréthrinoîdes. La moindre activiré des fornulations en mini-gouttières pourrait être due au délai très court entre Ie moment otr la formulation entre en conÈact avec lreau et celui otr ellettpassett sur les larves. Les interactions entre 1'eau et la formulation (adsorPtion, diffusion de la matlère active, etc.), qui peuvent souvent conditionner 1'activité de celIe-ci n'oht pas le temps de s'accomplir. Au contraire, le brassage de 1'eau et de la formulation qui est réalisé dans les auges, avanÈ et pendant 1'exposition, favorise ces interactions eau-formulation. Le Groupe a recomrandé que le criblage des lnsecticides chimiques à toxicité aiguê soit exécuté dans les auges. Toutefois, les expérimentateurs peuvent procéder à des études complé- Erentaires avec d'autres dispositifs s'ils Ie jugent nécessaire et s'i1s en ont 1e temps. En vue dtaupenter ses capaeités de travail, lrIRTO a développé un compromis entre les deux méthodes. Les larves disposées sur des palettes nétalliques 24 heures avant 1e test sont maintenues en mini-gouttière. Le traiteoent sreffectue dans des auges. Puis la palette est à nouveau remise en mini-gouttière pendanÈ la période drobservation. Ce compromis aupente de 10 fois environ Ia capacité de travail et permet de profiter des conditions favorables des périodes de haute production larvaire souvent limitées dans 1e telnPs; de plus, le courant électrique nrest nécessaire que pendant quelques heures. Lrutilisation des mini-gouEtières pour cribler 1es formulations de B.t. H-14 continue à être reconrmandée. Le Groupe enregistre avec satisfaction les progrès très rapides du dévelopPement de dispo- sitifs de criblage des IGR. 3.4.2 Standardisation de Iteau utilisée pour le criblage Les auges représentent un système dtévaluation au laboratoire oir la plupart des paramètres peuvent être contrôlés, donc standardisés. Toutefois, la turbidité et Ia teneur en matières en ocP/EAC5.8 Page 1 1 suspension de lreau de rivière, utilisée dans les auges, varient au cours de 1'année et d'une rivière à ltautre. 0n a donc proposé de rechercher une standardisation de lteau en filtrant celle-ci et en rajoutant une matière en suspension. Ltaddition de 50 mg de kaolin par litre ne perturbe pas 1e comportement trophique des larves et permet dtobtenir avec ltAbate de meilleurs résultats qutavec lteau de la rivière seu1e. 3.5 Planification du développement des larvicides La filière de développement des larvicides chimiques à toxicité aiguê contre Simulium damnosr:m s.1. proposée au Groupe (Annexe 3) a été considérée comme répondant aux exigences du Programne. Elle srinscrit dans la filière générale de développement des insecticides de IrOMS (WHOPES). A 1'exception de la Phase I, les différentes étapes de la sélection doivent être exécutées sur Simulium damnosrmr s.1. et dans les conditions de Itaire du Programme, très différentes de ce1les des pays tenpérés, notament en ce qui concerne les caractéristiques physico-chimiques des eaux des rivières. Dès le stade préliminaire, il faut stassurer, sur des populations de S. daonosum s.1. résist.ant.es aux organophosphorés et éventuellement à dtautres produits, que le larvicide candidat ne présente pas de résistance croisée avec eux La filière a nénagé de grandes marges de sécurité dans les doses discriminatives à chaque stade de 1a sélection pour ne pas risquer dtéliminer des produits prometteurs. I1 nrest Pas encore possible de proposer une semblable filière pour 1es IGR, ltexpérience acquise avec ces produits dans la lutte contre les simulies étant encore très insuffisante. 4. La lut.re adulticide Suivant les recomandations du JPC de 1982, à Bamako, VCU1 a exécuté en 1983 un essai de traitement adulticide sur la Faya, près de Banako, Mali. Le but était dtévaluer son impact surles simulies dtinvasion. Ltopération a consisté en des pulvérisations au sol, sur la végétation de la galerie, de perméthrine EC 25 Z. Sept manoeuvres pulvériseurs ont traité, en une semaine,4 km de galerie (2 lo sur chaque rive). Lrexécution de traitenents au sol en saison des pluies srest avérée très difficile. Lrévaluation de lropération nta pu être faite correctenent en raison de la très faible réinvasion qui stest produite en 1983. On a constaté une importante conÈamination de 1a rivière, gui, toutefois, nta pas entraîné de mortalité des poissons. Suivant les recomandations du JPC de 1983, à Paris, le Progrâmme a décidé de faire des essais plus importants durant la saison des pluies 1984. Le site choisi a été une zone de réinvasion bien connue, de 4 kn de diaoètre sur la rivière Mô et ses affluents, au Togo. Letraitement se fera pas hélicoptère. Lrappareil a été muni d'un dispositif classique dà pulvé- risation Par rampe et buse; il a été doté de réservoirs extérieurs dtune capacité totale de600 litres. Le produit appliqué sera la perméthrine CE 20 7" à Ia dose d,e 25O g/ha. La préparation des travaux a conrmencé en avril par la délimitation de la zone à traiter,la détermination des points de capture de simulies, à lrintérieur et à ltextérieur de celle-ci, eÈ des sites de la surveillance aquatique. 0n procédera en outre à une évaluation de lrimpacrdes traitements sur la faune terrestre. La récolte des données de base a déjà con-encé avec I t aide d'un consultant hollandais. on procède actuellement au calibrage des buses et à 1tétude physique des pulvérisations(tai1le des gouttelettes) avec 1'aide dtun consultant de cranfield. Les opérations de pulvérisation devraient débuter 1e l8 juin. La perméthrine est avoir un effet rémanent. Après deux semaines dtobservation, on déciderà si lron doità un second traitement. supposée procéder vcu: vector control unit - unité de lutte antivectorierle du programme. ocP/EAC5 .8 Page 1 2 Dans ltesprit des expérimentateurs, iI est entendu que 1es traitements adulticides ne seront appliqués que sur des superficies très limitées pour colmater les effets de Ia réinvasion ou éventuellement la défaillance de traitements mais qutils ne sont pas destinés à être appliqués sur de grandes zones pour remplacer les traitenents larvicides. 5. Amélioration des techniques d'épandage Les contraintes imposées par Itapplication de différentes formulations de larvicides ont entraîné VCU à développer divers dispositifs d'épandage en sus de ceux qui étaient utilisés pour appliquer le téméphos. Des pulvérisations ponctuelles à partir dthélicoptères pourraient être envisagées pour appliquer des formulations qui se dispersent ma1 lorsqurelles sont dispensées en doses mrssives par des systèmes de largage rapide dérivés du type vide-vite. Les équipements utilisés pour les traitements adulticides pourraient être envisagés à cet effet pour certains pyréthrinoîdes comme 1a deltanéthrine, la cyperméthrine, la perméthrine et éventuelleoent drautres produits. On minirniserait lfeffet de choc, sur la faune aquatique, que peut avoir le déversement brutal de quantités importantes dtinsecticides provoquant Ponc- tuellement des concentrations très éIevées de produits toxiques. De plus on pourrait traiter imédiatenent en amont du gîte et éviter ainsi une dissipation de ltinsecticide pendant la traversée des eaux stagnantes en amont des gîtes. Cette technique dem:nde une évaluation très sérieuse car les essais de pulvérisation par avion du téméphos avaient été décevants. 6. La résistance aux insecticides 6.1 Résistance aux produ its organophosphorés 6.1.1 La résistance au téméphos La résistance au téméph os chez S. soubrense/S. sanctipauli est restée très stable depuis 1981. De plus elle a diffusé dans des rivières non traitées du Ghana et une baisse de sensi- bilité a étê observée à la frontière du Togo eÈ du Ghana. Cette diffusion s'est faite par migration dtindividus résistants. ElIe est en corrélation avec ltexpansion dtune inversion chromosomique particulière dans les populations de S. soubrense La baisse de sensibilité au téméphos observée au début de 1983 dans une populaÈion de S. daurosum s.s./S. sirbanum du bas Bandama a été pour le moins stabilisée par les traitements intensifs au Teknar de cette part ie du fleuve, favorisés par le déficit hydrologique de ces dernières années. Quelques femelles isolées appartenant à ces espèces savanicoles onÈ été trouvées de temps à autre près de ces sites mais i1 a été impossible de déterminer si elles appartenaient, ou non, à une population résistante puisque 1es essais de sensibilité ne se pratiquent actuellement que sur 1es larves. Depuis cette alerte on nta pas trouvé de formes savanicoles du comp résistantes au téméphos. lexe S. damnosum Des tesgs exécutés en Guinée sur le Sankarani, qui sera prochainement traité au téméphos, ation de S. damrosum de cette rivière se comPose surËoutnront pas révélé d drespèces savanico e résistance. La popul 1es -ais S. soubrense/ S. sanctipauli y ont été signalés antérieurement -6.L.2 La résistance à la chlor hoxime Au cours des années précédentes on avait observé une régression de la résistance à la chlorphoxime, après lrinterruption de traitement, pendant 1a saison sèche' sur la Sassandra et 1a Marahoué. On avait donc pu utiliser à nouveau ce composé pendant quelques semaines en saison de hautes eaux, jusqutà ce que Ia résistance remonte; on passait alors au Teknar. ocP/EAC5.8 Page 1 3 Cette année cette régression ne srest pas manifestée sur la Sassandra proprement dit mais, seuleoent sur ses affluents. La situation de la Marahoué nfest pas encore connue. 11 faut rappeler que dans certaines rivières corme la Comoé iI nry avait jamais eu régression de la résistance à la chlorphoxime. 6.2 Sensibilité au DDT On nta pas observé de résistance nette au DDT ces dernières années, mais il y a de grandes variations de la CL50et de 1a CL 95drun lieu à 1'autre et suivant 1es époques. 11 est diffi- cile de porter un diagnostic de résistancer meis aussi draffirner que la sensibilité est partout normale. I1 faut rappeler que la pression insecticide du DDT provient des Eraitements agricoles et en particulier de ceux du coton.0rr la culture du coton est très inégalement répartie dans ltaire du Progranrme et 1es traitements sont concentrés sur une petite période de ltannée. On ne peut pas éviter de faire des rapprochements avec 1 thétérogénéité de la réponse des larves de simulies au DDT. La résistance au DDT, par elleaême,ne serait pas importante pour le Progranrmer mais chez drautres vecteurs e11e est quelquefois croisée avec la résistance aux pyréthrinoides qui sont susceptibles dtêtre utilisés uItérieurement dans le Progra'nme. Crest pourquoi le Groupe recornmande de dresser une carte des sensibilités au DDT dans ltaire du Progranqe et dans les zones drextension. 6.3 Sensibilité à la perméthrine On a constaté que les formulations de perméthrine étaient beaucoup plus efficaces sur 1es populations de S. soubrense résistantes de Côte dtlvoire que les populations de S. damrosum s.1. du Togo. Ceci pouvait stexpliquer par une résistance ou par une corrélation "agati.r.."tre la résistance au ténéphos et 1'activité de 1a perméthrine. En Côte dtlvoire, on a constaté qutune population de S. soubrense sensible au téméphos avait une CL95de O,OOB mgl1 pour la perméthrine. Mais La CL95d'une souche résistante était seulement de O,OO1. La population résistante au ténéphos semble donc huit fois plus sensible à la perméthrine que 1a population sensible au téméphos. Au Togo, S. damrosum s.s. a présenté des CL95à la perméthrine qui variaient de O,OO5 à O,O15 mç,ll-. 11 y a donc une très grande variabilité de la sensibilité à 1a perméthrine des différentes populations de siuulies du complexe S. darnnosum. 11 faut rappeler que les pyréthro'ldes et not€uûrent 1a delta:néthrine sont employées larga @ en Côte d'Ivoire et au Togo (et peut-être ailleurs l) contre les ravageurs du coton. L'équipe de I'OCP à Lomé est en train de déterminer la sensibilité au téméphos, au DDT et à la perméthrine des populations de S damnosum s.1. des rivières où doivent être testés les larvicides, ponr éviter d'obtenir des résultats dont la fiabilité soit discutable. Jusqu'à Daintenant, toutes les populations semblent être sensibles. 7. Les contraintes opérationnelles dues aux résistances 7.1 Plan d'opération pour 1984 LL a été prouvé que lraugmentation du dosage des traiÈements au Èéméphos ne permettait pas de contrôler les populations de S. soubrense résistantes à ce composé en Côte dtlvoire. En pré- sence dtune résistance de cet ordre, I est donc nécessaire drutiliser un autre insecticide, ne présentant pas de résistance croisée avec le téméphos. Ctest 1e principe qui régit les tactiques adoptées par OCP. ocP/EAC5.8 Page 14 Pendant la saison des pluies de 1983, conpte tenu du déficit hydrologique et de la régres- sion de la résistance à la chlorphoxime en Côte dtlvoire, on a pu maîtriser 1a situation sur ltensemble de ltaire du Progr:me en adoptant les mesures décrites au point 2. La situation en 1984 s'annonce différente avec une pluviorrétrie normale, sinon excédentaire. Dès POPU le mois de juin, un certain nmbre de cours d'eau, et en lations résistantes de S. soubrense, vont avoir un débit particulier ceux^gui hébergenE des supérieur à 50 m3/ sec et pourront donc difficilement être traités au Teknar. D'autre part, la régression de 1a résistance à la chlorphoxime a éÈé peu ou pas marquée. Dans ces conditions, le Progrâme a envisagé les dispositions suivantes a) Les cours dteau savane, où S. damnosum/S. sirbanum sensibles au téméphos constituent les espèces dominantes, sinon exclusives, seronÈ traités au téméphos corme 1es années précédentes. b) Dans les régions oir cohabitent espèces savanicoles et forestières, ctest-à-dire dans 1es savaneshumides et les zones préforestières et forestières de Côte dtlvoire, on traitera les cours dteau au Teknar et dès que le débit dépassera 50 n3/sec à la chlorphoxime. Seul le bas Bandama continuera à être traité au Teknar quel que soit son débit pour les raisons exposées plus haut (cf. points 2 et 6). Si une aupentation sensible des populations de simulies est observée, on intensifiera la surveillance entomologique pour identifier les espèces savanicoles et, si elles sont présentes, tester leur sensibiliEé aux insecticides. Dans 1réventualité, qui ne peut être écartée, où apparaîtraiÈ une résistance aux organo- phosphorés chez les espèces savanicoles S. dannostm/S. sirbanum, Ie Groupe recoumande que soient imédiatement mis en oeuvre tous les moyens disponibles pour circonscrire et si possible annihiler Ie foyer de résistance en application du plan dturgencel proposé au Groupe Ecologique(Annexe 4). Le Teknar est évidemment 1'arme de réserve imédiaEement disponible; mais son uti- lisation en hautes eaux dans de grandes rivières peut présenter des difficultés opérationnelles. CtesÈ pourquoi il serait indispensable de pouvoir éventuellenent utiliser à cette période, c'est-à-dire moins de deux mois, et sur des sites de superficie limitée, dans des situations dturgence, les insecticides de remplacenent disponibles, par exemple, perméthrine. Ce dernier produit nta pas suivi encore toute la filière de développement prévue pour 1es nouveaux insec- ticides. Néanmoins, les essais ponctuels, en rivière à faible débit, ont montré quril ne tuait ni les poissons ni les macrocrustacés aux doses opérationnelles; on peut prévoir que cette toxicité pour 1'écosystème aquatique serait moindre en hautes eaux, période pendant 1aquelle son uEilisation pourrait être requise. Le Groupe esEime devoir faire part de son analyse au Groupe écologique. Le Groupe estime qu'une certaine latitude doit être laissée au Directeur du Programe et au Chef de VCU pour prendre les mesures nécessaires afin de faire face aux problèmes qui pourraient se présenter sur 1e terrain. Conscient des implications que leurs décisions risquent dtavoir, 1e Groupe accordera tout ltappui nécessaire. 7.2 Insecticides de remplacemenE En 1983, 1e Groupe Ecologique a souhaité que le traitement des zones drextension ne débute Pas avant que le Programe dispose de deux insecticides de réserve en sus du téméphos. Cette déclaration appelle quelques comentaires de la part du Groupe et tout drabord i1 faut définir ce que sont ou pourraient être les insecticides de remplacement. 1. Des produits apparentés au ténéphos, ne présentant pas de résistance croisée patente avec lui, mais susceptibles dren développer dans un laps de temps plus ou moins long suivant la pression sélective à laquelle seraient soumises les populations de simulies. Ctest 1e cas dela chlorphoxime eÈ éventuellement dtautres organophosphorés conme Itazaméthiphos. Contingency Plan. OCP/EAC5.8 Page 1 5 2. Des produits de classes différentes du téméphos qui ne présentent aucune résistance croisée connue avec les organophosphorés. Ctest le cas des pyréthrinoides; cependant, il faut garder en mémoire que eertaines espèces drinsectes autres que IÇs simulies ont développé des résis- Èances aux pyréthrinoîdes, en particulier des résistances croisées avec le DDT. Ces produits peuvent être pris en considération dans la stratégie du Progrrm-e sous réserve que lton main- tienne une surveillance de la sensibilité des populations de vecteurs. . Ctest Ie cas du Bacillus thurin- e du Progrâme et de ses extensions pour autant que des formulations opérationnelles soienÈ disponibles. Si des IGR efficaces ou des produits de nouvelles classes devenaient opérationnels, ils entreraient évidemnent dans cette catégorie. Les progrès rapides du prograttrme de développenent de nouveaux larvicides permettent dtespérer que, dans un proche avenir, le Progranrme disposera, outre les organophosphorés : téméphos, chlorphoxime, azaméthiphos, dtun ou plusieurs pyréthrinoîdes et drune formulation opérationnelle de B.t. H-14. Dans ces conditions, i1 est raisonnable drentreprendre les études et de préparer un plan dtopérat.ion, pour certaines zones dtextension. 8. Relations avec f industrie pour le développement de nouveaux larvic ide s Quatre-vingt-quinze pour cenÈ des insecticides consotmés dans le monde sont utilisés en agriculture. Le narché de 1a santé publique est donc très restreint et, à 1ui seuI, ne justifie pas 1es investissements nécessaires à la mise au point de nouveaux produits, investissements qui sont de ltordre de 20 millions de dollars US pour chacun dteux. De plus, les divers essais auxquels sont soumis les produits, et les formalités dtobÈention des autorisations de mise surle marché, prennent de 5 à 6 ans. Ctest donc parmi 1es prbduits destinés à ltagriculture que 1'OMS a recherché de nouveaux composés pour la lutte antivectorielle. Une mention spéciale doitêtre faite pour Ie B.t. H-l4 qui n'est destiné qu'à la sapté publique et il faut louer I'effortfait par le fabricant pour 1e développement de ce produit. Depuis plus de 20 ans, VBC a mis surpied une filière de développement des nouveaux produits, qui a été réorganisée en 1982. El1e estdécrite au point 5.5 et à l'Annexe 3 en ce qui concerne lês larvicides destinés à Ia luEte contre les sinulies. Pour renforcer les rapports avec les producteurs dtihsecticides, ItOMS a pris, à partirde 1981, des contacts direcÈs avec les fabricants drEurope, drAmérique du Nord et du Japon pourleur faire part des besoins du Progremrne en nouveaux comppsés et solliciter leur collabàration. En 1983, ItOrganisation les a conviés à une réunion informelle à Genève. 3. Des produits qui ntont janais présenté de résistancq giensis H-14. 11 peut être une base solide de 1a stratégi La réponse des industriels a été très encourageante. Non seulement ils ont faitles produits qui étaient déjà disponibles mais pLusieurs ont accepté de préparer destions mieux adaptées à la luÈte contre Ies simulies que l1s nroduits commercialisés. Pour répondre à cet effort de f industrie et maintenir son intérêt, un compte rendu aussi complet que possible des expérimentations exécutées sur leurs produits dans le progrme ou à1'IRTO doit être fourni en retour, que 1es résultats soient positifs ou négatifs. VBC est évidement f interlocuteur privilégié de lrindustrie à laquelle il exprime lesbesoins du Progr:me et transmet les résultats, en tenant constâmment infonnés le progrr*e etles laboratoires collaborateurs. Ceci nrexclut évidenrment pas 1es contacts directs des expéri- mentateurs avec 1es Producteurs industriels, mais VBC doit en être avisé. Cette circulation delrinformation est essentielle à 1a bonne harmonisation des rapports avec lrindustrie et à labonne marche du prograrme de développement des insecticides contre Simulir:n d6snes.m s.l. parvenir formula- ocP/EAC5.8 Page 1 6 ANNEXE 1 LISTE DES PARTICIPANTS Dr D. Baldry, Entomologiste, Unité de Lutte antivectorielle, Programme de Lutte contre lrOnchocercose, B .P. 549, Ouagadougou, Haute-Volta Dr N. G. Gratz, Directeur, Division de Ia Biologie des Vecteurs et LutÈe antivectorielle, Siège OMS (Président) Dr P. Guillet, Institut de Recherches sur la Trypanosomiase et lrOnchocercose, Bouaké, Côte d'Ivoire Dr J.-M. Haugard, Institut de Recherches sur la Trypanosomiase et lrOnchocercose, Bouaké Progr:nrne de Lutte contre ltOnchocercose,Dr D. Kurtak, Unité de Lutte antivectorielle, Ouagadougou M. J. D. M. I'larr, Chargé de Liaison, OCP, Siège OMS M. J. Mouchet, Consultant, OCP (Rapporteur) 11. M. Ocran, Entomologiste, Unité de Lutte antivectorielle, Programe de Lutte contre lrOnchocercose, Lomé, Togo Dr D. Paugy, Hydrobiologiste, Unité de Lutte antivectorielle, Progranrne de Lutte contre 1 r0nchocercose, Ouagadougou Dr B. Philippon, Chef, Unité de Lutte antivectorielle, Prograrrme de Lutte contre lrOnchocercose, Ouagadougou Dr G. Quélennec, Développement et Sécurité d'Emploi des Pesticides, Division de la Biologie des Vecteurs et Lutte antivectorielle, Siège, OMS Dr J. Raybould, Consultant, OCP Dr P. Renaud, Unité de Lutte antivectorielle, Progrennne de Lutte contre lrOnchocercose, Lomé Dr E. M. Samba, Directeur, Prograrrme de Lutte contre ltOnchocercose,ouagadougou Dr R. Subra, Unité de Lutte antivectorielle, Programe de Lutte contre lrOnchocercose, Ouagadougou M. L. yaméogo, Unité de Lutte antivectorielle, Programe de Lutte contre lrOnchocercose, Ouagadougou OCP/EACs.8 Page 1 7 ANNEXE 2 TASLEAU 1 Groupe Insecticide et lot CL 100 (larves âgées) Acceptabilité pour 1es tests en rivièreEn auges En mini-gouÈtières Pyréthroîdes Perméthrine Coopex CE 20 7. We1 lcome 0,025-0,038 7 tests 0 ,03 3 tests + Perméthrine Talcord CE 20 7, She11 0,0 1 3-0,038 6 tests 0,03 3 tests + Perméthrine cE 50 7. I'le1lcoue 0 ,038 4 tests 0,03 Mavrik 2 F (F1uva1 inate) Plovable 24 7, 0,1-0,2 4 tests o12 2 tests à remettre dans lIHOPES OMS 3002 Mitsui Toat.su cE 20 7" Lot 5702 0r 1 3 tests oMs 3002 cE 20 7" lot 5703 0r 1 3 tesEs 0'4 2 tests + oMs 3002 cE20z lot 5803 0r1 4 tests or4 2 Èests oMS 3002 cE 30 7. lot 5802 0rl 4 tests 0, 0, te 4 8 s2 ts oMs 3002 * wDP 20 7. lot 5802 0 , 1 pas employable dans le Prograrme oMs 3002 CE 2 7. lot 5804 o12 6 tests 0 , 4 Cyperoéthrine CE 40 Z Shel1 0 ,0064 0 ,03 + Deltaméthrine CElZSimuliesA Roussel UCLAF 0,00067 2 tesÈ.s 0 ,001 5 2 tests Deltanéthrine cElZ+P8127. Sioulies B 0,0003 0 ,001 5 + * WDP : Water Dispersible Powder : Poudre dispersable dans Iteau. OCP/EAC5.8 Page 18 Annexe 2 TASLEAU 2 Groupe Insecticide et lot CL 100 (larves âgées) Acceptabilité pour les tests en rivièreEa auges En mini-gouttières Carbamates Méthiocarbe 50 Z flowable Bayer 0 , 5 + Propoxur CE 20 Z Bayer 113 2 tests 2 , 0 Propoxur 250 YL Bayer 1 , 5 non ut.ilisable Padan 1 , 5 Ethiofencarbe (Croneton) CE 50 7 Bayer à cribler o12 Macbal cE 20 7" Hodogaya 0 t 2 Organochlorés DDT cE 25 7. Lab. Serrme juin 0,2-0,4 déc.0,4 4 tests 0,32 DDT cE 25 7" Industrielle déc.0r4 1 test Organophosphorés Azanéthiphos cE 10 7. Ciba Geigy 48 81 83 0,25-0,3 0 , 5 + Azanéthiphos cEl0z A 5809 B 83 0,25-0,3 + Sulfonate Bensultap(Nereitoxine synthétique) 50 Z I.IDP Takeda 0'5jeunes larves 0,75 larves âgées 2 ocP/EAC5.8 Page 1 9 Annexe 2 TASLEAU 3. ESSAI EN RIVIERE DE LA PERMETHRINE ET DE L'AZAMETHIPHOS t Forrutrlation DoseûC/L|10 nn Mode d I appl ication Débit du cours dteau .n r3/" Mortalité et portée Peroéthrine Coopex CE 20 7. 0 r01 Traitement au so1 4 , 4 Mortalité totale sur 2,5 km 0 r01 Par air enttdumpingtt 0 , 6 Mortalité partielle sur0,6 km 0,015 Par air en ttdumpingtt 0r6 Mortalité complète sur0,4 km 0 r02 Par air vide-vite 2 , 7 Mortalité complète sur sur 4 km Perméthrine Talcord CE 20 Z 0,0t Traitement au sol 4ro Mortalité compLète sur 2r5 kE 0,01 Par air ttdrlnpingtt 0'7 Mortalité partielle sur0,8 kD 0,015 Par air "duopingtt 215 Mortalité complète sur 1 16 kD et partielle sur 2,5 k0 0 roz Par air vide-vite 6 , 2 Mortalité complète sur 0,6 km Azaméthiphos G:E IO Z lot 580 83 o12 Par air ttdumpingtt 0 t 1 0 o12 Traitement au sol 0,01 0 o12 Traitement au go1 I,55 Mortalité totale desjeunes lanres sur I km, partielle des larves âgées , 3 Traitement au sol 0 r73 Mortalité totale desjeunes larves sur 1 16 km et des larves âgées sur 016 kto Azanéthiphos cE10z 1ot 48 B 0 , 2 Par airttdumping" 0rl 0 0 3 Traitement au soL 0,54 Mortalité totale sur 0,6 kE Deltauéthrine rrsiuulies Arl cElZ 0 ,002 Traitenent au sol 12 0 Deltanéthrine Siuulies B cElZ+127,P8 0,oo2 Traitement au sol 12 Mortalité complète sur 4km , ocP/EAC5.8 Page 20 ANNEXE 3 Phase I du WHoPES Phase 2 du WIIOPES moins de 5O Z de mortalité Phase 3 du WHOPES Eau de rivière. Observation en auge ou en mini-gouttière (cf 5.4) FILIERE DE DEVELOPPEI{ENT DES LARVICIDES CHIUIqUES A ACTION ÀIGUE POUR LA LUTTE coNTRE SIMI,LIW DAHNosI,Ii{ EN ATRIQUE DE LIOUEST Si 1a mrtaliré estàlooz 0,5 me/1/10 m 50 Z de Eortaliré ou plus IOO Z de nortalité à O,5 ag/l/ou 95 7 au noins à O,2 ng/l TeÉts en rrvière à 1â concentraËion laplus faible qui donne 1OO Z de mortalité en auge. AugEenter la concentration sr nécessaire pour obÈenir IOO Z de nortalité en rivière. Proposition d'une dose opérationoelle Contrôle de lrinpacr sur la faune non cible (en gouttières nulriples) à la dose opérationnelle et au double de cette dose en prenant le téEéphos (et la chlorphoxime) come téEoins Test6 êo rivière à 1â dose présumée opérationne I I e SuryeiIIance écologique de Ia rivière (Surber, filers de dérive gouttière sirple) Effet corrosif de Ia forrularion Décision des essais opératiomelsToxicité pour 1a faune non cible Toxicité pour les umifères Maniabilité de 1â fomulâtion Activité significative de la Mtière âctive sur les larves de houstiques dans IùHOPES Àbsence de résistance croisée avec 1e téoéphos (tests de sencibilité avec lee laryes résistantes et sen8ibles de S. damosuo s,1. Criblage .n ".g.1,25OO larues (jeunes et âgées) à 0,5 ng/1/IO Dinures 2 répliques à 0,5 Eg/1/10 @ Rap po rt Of, testera évêntuellement drautres fomlations 3 répliques en auges à 3 concentratiors(lOO larves par conceûtration choisies pour obtenir lOO Z, et 90-95 Z d,e mrtalité. Si 1ê teûps et lea 1ârve6 re sont pâs liûités, on testera à une échelIe de concentratiors internédiaires qui pemette de déteroiner la CL 50 er 1, cL 95. Cette éva1ùation doit être exécutée en eau liopide et tùrbide si et où c'est poss ible . Rapport - Revoir drautres forDul at ions , ocP/EAC5.8 Page 21 A}.INEXE 4 1Plan d'urgeûce l'tars 1984 11 est possible que la réslstance au téuéphos apParalsae seule et que la chlorphoxi.ue Puisse être eoployé. On a envlsagé 1e Plus mauvals cas. P = Probablllté de l'événement I AcÈions qu1 pourralent être enÈreprises san6 accrolsseoent de la flotte aérlenne sauf pour 5 2 Une ou plusieurs rtvières 3 Dépassant la présente zone de réslstance 4 Un trait€oent adulticide aux pyréthrlnoldes (s'11 est opératlonnel) pourra cmpléter les traitements lanrlcides 5 L'utilisation du B.L H-14 nécesslÈera davanEage d'aéronefs (déIal I uols) N.B. L'azarnéthiphos n'est pas encore opérationnel. Si la réslstance apparaissalt rapldeoent, il ne seralt pas possible de se procurer rapldeoent le produit et seule la peruéthrLne esE disponlble. Réslstance au téEéPhos et à la chlorphoxl-oe chez les esPèces desavane P=O,l/an En hautes eaux P = Or5 En salson sèche P - Or5 Vaste zone P = Or8 Superflcle linitée P=Or2 Grandes superftcles 3 P = Orl Superflcle lUf té" 2 P=Or9 Tralteaent B.E. H-145Traltenent & H-145 DébiE^{_250 o5f s Déblr^ z5o nsfs Succès P = Or75 Echec P = Or25 Succès P = Or99 Echec P = Or01 Traltement, à la perméthrlne ou à 1' azané thtphos Tralteoent a& u- rq5 4Traitement 1'azanéthiphos ou un autre prodult alternatif -(Peroéthrlne) a Succès P = O,99 Echec P = O,O1 'a t ( §I ocr/eecs . a (SUPPLEMENT) PROGR.Â}.0,E DE IUTîE COIITRE tr'O}TCHOCDRCOSE DAT{S IA REGIOI,I DU BASSI}I DE IÀ VOITA EAC;5 Genève Le.22/06/84 Ori-gina1 : Françals ESSAIS DE TIOIIVEIIES FON!ruI,ÀTTOITS DE T,ARVICIDES De septembre lg81 à rnai 1984 , .ÉnouueJ.les fo:raulations cle larvicid.es ont été testées au laboratoire. Parri eI}es1 4 foruulati-ons d.rinsecticidès chirai.clues (un carbamatel le roéthiocarb et J Pÿrethrinoides, LtOlis JOO2, la cypemethri.ne et La delta.néthrlne) et 6 tle Bacil.lus thurilgi-ensis If14 ont donné des résultats satisfaisants et feront 1'objet d.tessais en rivlère lors d.e Ia prochaine saj.son des pluies. Quatre rdgulateurs de croissance se sont également révélés efficaces à d.es doses et d,es temps de contact divers. T,es essais de terrain ont été effectués avec Ies 7 insee- tl-cides qui avaient été retenus par 1e CCE en J§Ül Trtazamétiphos et 1e Bactimos n'ont pas donné les résultats attendus. Par contre, 1a pernéthrine a été efficace à 0.015 ppn pendant L0 uinutes et fait actuellement ltobjet d.ressais opération- neLs.
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Consultation sur les insecticides dans le Programme de Lutte contre l'Onchocercose dans la Région du Bassin de la Volta : Lomé, Togo 27-28 mai 1984
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