Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

Weekly Epidemiological Record, 1992, vol. 67, 47 [full issue]

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

1992, 67,

349-356

No. 47

C S :- ; Malaria - Ministerial Conference on Malaria, Amsterdam Global health situationII. Health and environment urbanization, literacy, water supply and sanitation Expanded Programme on Immunization Programme review, Indonesia Trends in sex ratios of cancer mortality in Europe, 19501989 Influenza Diseases subject to the Regulations

■ 349 350 353 355 356 356

i Paludisme - Conférence ministérielle sur le paludisme, Amsterdam La situation sanitaire dans le monde II. Santé et environnement urbanisation, alphabétisation, approvisionnement en eau et assainissement Programme élargi de vaccination Examen du programme, Indonésie Evolution des rapports de masculinité dans la mortalité par cancer en Europe, 19501989 Grippe Maladies soumises au règlement

f ü 349 350 353 355 356 356

Malaria Ministerial Conference on Malaria, Amsterdam Participants in the Ministerial Conference on Malaria held in Amsterdam, Netherlands, on 26-27 October 1992, representing 102 Member States of WHO, have adopted a World Declaration on the control of malaria. It will serve as a blue-print for action in the 1990s for a partnership of malaria-endemic and malaria-free countries. W HO is called upon as the coordinating authority on international health work, to exercise leadership in providing support for national implementation of the new global malaria control strategy. Malaria constitutes a major threat to health and an obstacle to economic development for individuals, com­ munities and nations. Almost half of the world's population are at risk from this disease, which causes 100 million clinical cases and over 1 million deaths each year. While over 80% of cases and deaths occur in Africa, malaria is a problem in every region of the world. It affects the young and the old alike. Social, political and economic changes all contribute to the worsening malaria problem, particularly through large-scale uncontrolled population movements and ecological disturbances. Environmental change brought about by development creates conditions favourable for malaria transmission. The spread of drug resistance is making malaria treat­ ment more complicated, often requiring newer drugs. Despite these problems, the situation can and must be controlled with the tools now available. In most endemic countries the goal will be to prevent malaria mortality and to reduce morbidity as well as social and economic losses due to the disease through the strengthening of local and national capabilities. The World Declaration on the control of malaria singles out 4 elements which are applicable to any local or national conditions;

Paludisme Conférence ministérielle sur le paludisme, Amsterdam Les participants à la Conférence ministérielle sur le paludisme qui s'est tenue à Amsterdam les 26 et 27 octobre 1992, représentant 102 Etats Membres de l'OMS, ont adopté une Déclaration mondiale sur la lutte contre le paludisme. Cette Déclaration doit servir de base à un nouveau partenariat entre les pays endémiques et les pays indemnes de la maladie au cours des années 90. L'OMS est invitée à être l'autorité coordinatrice dans ce domaine et à fournir l'assis­ tance nécessaire à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie de lutte contre le paludisme. Le paludisme constitue une menace majeure pour la santé et un obstacle au développement économique des individus, des commu­ nautés et des nations. Près de la moitié de la population mondiale est menacée par cette maladie qui cause chaque année 100 millions de cas cliniques et plus d'un million de décès. Même si plus de 80% des cas et des décès s’observent en Afrique, le paludisme constitue un problème partout dans le monde. 11frappe les jeunes comme les personnes âgées. Les bouleversements sociaux, politiques et économiques contribuent tous à aggraver le fléau du paludisme, particulièrement en cas de déplacement massif et incontrôlé de populations et de perturbations de l'environnement. Les modifications de l'environnement qu'amène le développement créent les conditions favorables à la transmission du paludisme. L'extension de la pharmacorésistance complique le traitement du paludisme et oblige souvent à avoir recours à de nouveaux médicaments. Malgré ces problèmes, la situation peut et doit être contrôlée avec les moyens disponibles. Dans la plupart des pays endémiques l'objectif sera de prévenir la mortalité due au paludisme et de réduire la morbidité et les penes sociales et économiques provoquées par la maladie en rerüforçant les capacités locales et nationales. La Déclaration mondiale distingue 4 éléments de la lutte contre le'paludisme applicables à toutes les situations au niveau local ou national:

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 47, 20 NOVEMBER 1902 •

RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N‘ 4 7 ,2 0 NOVEMBRE 1992

• provision of early diagnosis and prompt treatment; • planning and implementation of selective and sustainable preventive measures, including vector control; • detection, containment or prevention of epidemics; • strengthening of local capacities in basic and applied research coupled with regular assessment of the malaria situation at country level. National specialists have a crucial role in defining national strategies and creating effective systems of training and supervision. Dissemination of new knowledge, espe­ cially from operational research and from routine moni­ toring and evaluation is to be given high priority. It is closely linked with the need for continuous research and develop­ ment to allow the optimal use of existing resources under the widely varying conditions in which malaria occurs.

Procurement of additional resources can be facilitated by clear identification of unmet needs required to expand current activities. Malaria control programmes must be incorporated into a broader framework of health develop­ ment which in turn should be regarded as an essential com­ ponent of national development. In order to be successful, malaria control programmes should involve as partners the communities concerned as well as the sectors responsible for educanon, water resources, sanitation, agriculture and development. The document calls on WHO Member States to imple­ ment malaria control in the context of primary health care, seeing it as an opportunity to strengthen health and social infrastructures. All populations affected by malaria should have access to early diagnosis and appropriate treatment. The World Declaration draws attention to the fact that the malaria problem is often greatest in the countries or areas which can least afford to take action. T he Ministerial Conference calls upon international development partners, including the United Nations system, bilateral agencies, and nongovernmental organizations, to increase support to malaria control efforts, especially to strengthen sustainable national malaria control plans and to increase support for research into new malaria control tools, including vaccines. This call is based on grounds of social justice and equity as well as on the conviction that such support will contribute specifically to social and economic development and to alleviating worid poverty.

• diagnostic précoce et traitement rapide; • planification et mise en œuvre de mesures de prévention sélec­ tives et durables, y compris la lutte antivectorielle; • détection rapide des épidémies et mesures permettant de les circonscrire ou de les prévenir; • renforcement des capacités locales en matière de recherche fondamentale et appliquée associée à l'évaluation régulière de la situation du paludisme dans les pays. Les spécialistes nationaux doivent jouer un rôle capital dans la définition et la mise au point des stratégies nationales, ainsi que dans la mise en œuvre de systèmes efficaces de formation et d'en­ cadrement. Les nouvelles connaissances, surtout celles qui émanent de la recherche opérationnelle et des activités régulières de sur­ veillance et d'évaluation, doivent être disséminées en priorité. Cette dissémination est étroitement liée à la nécessité d'un effort constant de recherche et de développement qui permette d'optimaliser l'uti­ lisation des ressources existantes dans les conditions très diverses où sévit le paludisme. L'acquisition de ressources supplémentaires peut être facilitée Si l'on identifie clairement les besoins non encore couverts afin d'élargir les activités en cours. Les programmes de lutte antipalu­ dique doivent être intégrés dans le cadre plus large du développe­ ment sanitaire, qui doit lui-même être considéré comme un aspect vital du développement national. Pour être couronnés de succès, les programmes de lutte contre le paludisme doivent faire participer les communautés intéressées, ainsi que les secteurs responsables de l'éducation, des ressources hydriques, de l'assainissement, de l'agriculture et du développement. Le document demande aux Etats Membres d'intégrer la lutte contre le paludisme dans les soins de santé primaires et de saisir l'occasion ainsi offerte de renforcer les infrastructures sanitaires et sociales. Toutes les populations affectées par le paludisme doivent avoir accès à un diagnostic précoce et à un traitement approprié. La Déclaration mondiale attire l'attention sur le frit que le pro­ blème du paludisme est souvent le plus grave dans les pays ou les régions les moins en mesure de réagir. La Conférence ministérielle demande aux partenaires du développement international, notam­ ment au système des Nations Unies, aux organismes d'aide bilatérale et aux organisations non gouvernementales, d'accroître leur appui aux efforts de lutte contre le paludisme, et particulièrement de ren­ forcer des plans nationaux antipaludiques durables, ainsi que d'ac­ croître leur appui à la recherche de nouveaux instruments de lutte, et notamment de vaccins. Cet appel est lancé au nom de la justice sociale et de l'équité et avec la conviction qu'un tel appui contribuera spécifiquement au développement économique et social, ainsi qu'à la lune contre la pauvreté dans le monde.

Global health situation' II. Health and environment; urbanization, literacy, water supply and sanitation

La situation sanitaire dans le monde1 II. Santé et environnement; urbanisation, alphabétisation, approvisionnement en eau et assainissement

Urbanization By mid-1990, 2 400 million people (45% of the world population) lived in urban areas. These percentages were 37% (about 1 500 million) for less developed regions, and 73% (about 900 million) for the more developed regions. Thus, about 63% of the worid urban population (1 500/ 2 400 million) reside in the less developed regions.

Urbanisation A la mi-1990, 2,4 milliards de personnes dans le monde (soit 45% de la population mondiale) vivaient dans des zones urbaines. Les citadins représentaient 37% de la population totale (soit environ 1,5 milliard de personnes) dans les régions les moins développées et 73% (soit environ 900 millions de personnes) dans les régions plus développées. Il s'ensuit qu'environ 63% de la population urbaine du monde (1,5 milliard sur 2,4 milliards) vit dans les régions les moins développées. Le niveau d'urbanisation dans le monde devrait atteindre 51% en l'an 2000, et 65% en 2025. D'après les prévisions, dans les régions les moins développées, les citadins représenteront 45% de la popu­ lation totale en l'an 2000 et 61% en l'an 2025, et dans les régions les plus développées, 75% et 83% respectivement (Fig. la et lb). Les régions les moins développées compteraient donc pour environ 70% de la population urbaine du monde en l'an 2000 et 80% en l'an 2025. E n 1990,33% de la population mondiale résidait dans des villes de 1 million d'habitants ou plus, et 10% dans 20 agglomérations de 8 millions d'habitants ou plus. En l'an 2000, la barre des 8 millions 1 Voir N" 45, 1992, pp 337-340. 350

The level of urbanization worldwide is expected to reach 51% in the year 2000 and 65% by 2025. These percentages are expected to be 45% in 2000 and 61% in 2025 in the less developed regions, and 75% and 83%, respectively, in the more developed regions (Figs, la and lb). The less de­ veloped regions are thus expected to account for 70% of the world urban population by 2000, and for 80% by 2025. In 1990, 33% of the world population resided in cities of 1 million or more inhabitants, and 10% in 20 agglomer­ ations of 8 million or more. By the year 2000, the 8 million 1 Sec No. 45, 1992, pp 337-340.

W EB U Ï EPIDEMIOIOGICAI RECORD, Ho. 4 7 ,2 0 NOVEMBER 1992 • REUVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, y t 4 7 ,2 0 NOVEMBRE 1992

mark is likely to be reached by 28 urban agglomerations. Nearly half the vanation in growth rates of such megacity populations in the less developed regions can be explained by national population growth. Fig. la Urbanization level, developed countries, 1990 and 2025 (raillioa

d'habitants devrait être atteinte dans 28 agglomérations urbaines. Là croissance démographique nationale est responsable pour près de moitié de la vanation du taux de croissance de la population dé ces mégalopoles dans les régions les moins développées. Fig. la Niveau d'urbanisation, pays développés, 1990 et 2025 (millions

population)

d'hdbitants)

Fig. 13 Urbanization level, developing countries, 1990 and 2025 (million population}

Fig. lb Niveau d'urbanisation, pays en développement, 1990 et 2025 (millions d'habitants)

Literacy Adult literacy rates in all regions of the world are increasing and the global rate is expected to reach 78% before the end of the century, from the current 73.5% (66% for women). In the least developed countries, the rate for both sexes com­ bined in 1990 was 40% (28% for women); this rate was 65% for all developing countries (55% for women) and 97% in developed countries (96% for women), as shown in Fig. 2.

Alphabétisation Dans toutes les régions du monde, les taux d’alphabétisation des adultes sont en progression et le taux mondial devrait atteindre 78% avant la fin du siècle contre 73,5% actuellement (66% pour les femmes). Dans les pays les moins avancés, le taux pour les deux sexes était de 40% en 1990 (28% pour les femmes); ce taux était de 65% pour l'ensemble des pays en développement (55% pour les femmes) et de 97% pour les pays développés (96% pour les femmes), comme le montre la Fig. 2.

Fig 2 literacy rates, 1990

Fig. 2 Toux d'alphabétisation, 1990

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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, N s. 4 7 ,2 0 NOVEMBER 1992 « RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, N ' 4 7 ,2 0 NOVEMBRE 1992

Water supply It is estimated that an additional 449 million urban residents in the developing countries were provided with an adequate and safe water supply between 1980 and 1990. This leaves an estimated 173 million still without services. Because of the rapid rate of urban population increase, service cover­ age rose only from 76% to 88%. It is also estimated that during the 1980s an additional 1 141 million rural residents obtained access to an adequate and safe water supply in developing countries, corre­ sponding to a rise in the service coverage from 29% to 68%. Approximately 842 million are still unserved, although the disparity between urban and rural levels of service has been reduced. Figs. 3 and 4 show the levels of water supply service coverage for the developing countries in 1980 and 1990.

Approvisionnement en eau On estime, que pendant la période 1980-1990, 449 millions de citadins supplémentaires dans les pays en développement ont béné­ ficié d'un approvisionnement adéquat en eâu saine dans les pays en développement Environ 173 millions de citadins de ces pays en sont encore dépourvus. En raison de l'expansion rapide de la population urbaine, la couverture des services n'est passée que de 76% à 88%. Dans les zones rurales, environ 1 141 millions d'habitants sup­ plémentaires ont été desservis au cours des années 80, la couverture des services passant ainsi de 29% à 68%. Environ 842 millions d'ha­ bitants des zones rurales sont encore dépourvus d'un approvision­ nement adéquat en eau saine, bien que la disparité entre les zones urbaines et les zones rurales ait été réduite. Les Fig. 3 ex 4 indiquent les niveaux de couverture des services d'approvisionnement en eau dans les pays en développement en 1980 et 1990.

Fig. 3 Water supply in developing countries, rural areas, 1980 and 1990 (million population)

Fig. 3 Approvisionnement en eau dons les pays en développement, zones rurales, 1980 et 1990 (milions d'habitants) without services

Because of source differences, totals may differ from those shown for urbanization levels Les sources des données n'étant pas les mêmes, les totaux peuvent différer de ceux indiqués pour les niveaux d'urbanisation

Fig. 4 Water supply in developing countries, urban areas, 1980 and 1990 (million population)

Fig. 4 Approvisionnement ea eau dans les pays en développement, zones urbaines, 1980 et 1990 (millions d'habitants)

Because o f source differences, totals may differ from those shown for urbanization levels Les sources des données n'étant pas les mêmes les totaux peuvent dinerer de ceux indiques pour les niveaux a ‘urbanisatton

Sanitation It is estimated that an additional 326 million urban residents in developing countries attained access to an appropriate means of human excreta disposal in 1980-1990. This still leaves some 379 million without such services. Despite the urban population expansion, service coverage rose from 67% in 1980 to 72% in 1990. Since 1980, only 427 million rural residents in the de­ veloping world have attained access to an appropriate means of excreta disposal, leaving a total of around 1 385 million unserved. The average increase in the implementation of urban sanitation programmes was 50% greater during 1980-1990 than during the 1970s. Figs. 5 and 6 show the levels of sanitation service coverage for the developing countries in 1980 and 1990. 352

Assainissement On estime que, pendant la période 1980-1990, 326 millions de citadins supplémentaires dans les pays en développement ont eu accès à des moyens appropriés d'évacuation des excreta, environ 379 millions en étant encore dépourvus. Malgré l'expansion de la population urbaine, la couverture des services est passée de 67% en 1980 à 72% en 1990. Depuis 1980, 427 millions seulement d'habitants des zones rurales des pays en développement ont eu accès à ces services, ce qui laisse encore un total d'environ 1 385 millions de personnes non desservies. Le taux d'exécution des programmes d'assainissement en zone urbaine a été en moyenne de 50% plus élevé pendant la période 1980-1990 que pendant les années 70. Les Fig. 5 et 6 indi­ quent les niveaux de couverture des services d'assainissement dans les pays en développement en 1980 et 1990.

WEBUY BWEMKHOGKJU. RKORD, No. 4 7 ,2 0 NO VEM IER1992 •

RELIVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, tC 4 7 ,2 0 NOVEMBRE 1992

Fig S Sanitation in developing countries, rand areas, 1980 and 1990 (milion popelation)

Fig. 5 Assainissement dans les pays ea développement, zones rurales, 1980 et 1990 (milCons d'habilants) without services sans services

(1 385)

Because of source differences, totals may differ from those shown for urbanization levels. Les sources des données n'étant pas les mêmes, les totaux peuvent différer de ceux indiques pour les niveaux d urbanisation

Fig. 6 Sanitation in developing countries, urban areas, 1980 and 1990 (million population)

Fig. 6 Assainissement dans les pays en développement, zones urbaines, 1980 et 1990 (millions d'habitants)

Because of source oifferences, totals/nay differ from those shown for urbanization levels Les sources des données n'etani pas les mêmes, les totaux peuvent différer de ceux indiqués pour les niveaux d'urbanisation

Expanded Programme on Immunization

Programme review

Programme élargi de vaccination Examen du programme Indonésie. La troisième évaluation internationale du programme élargi de vaccination (PEV) s'est déroulée en juillet 1992. La collecte des données réalisée dans 6 provinces comportait des enquêtes sur la couverture vaccinale. L'étude a porté sur 3 aspects du PEV: la gestion du programme, la surveillance des maladies, et la couverture vaccinale. L'équipe d'examen s'est dite très impressionnée par les résultats obtenus en Indonésie, où existe maintenant une forte infrastructure (chaîne du froid, logistique, personnels formés) et une mobilisation des communautés. La décentralisation de la prise de décisions et de la gestion, qui a été inscrite parmi les premières priorités, devrait contribuer à la durabilité du programme. La surveillance locale, instrument gestionnaire permettant de s'assurer des résultats du programme grâce à des indicateurs simples de couverture vaccinale, est large­ ment utilisée au niveau périphérique. Le système de contrôle par listes de pointage, appliqué dans de nombreuses zones, a amélioré la qualité du programme. Le PEV est appuyé par un vigoureux engagement politique à tous les échelons du gouvernement. Les cibles de couverture PEV sont intégrées aux plans de développement nationaux. La majeure partie des vaccinations (plus de 80%) sont pratiquées dans les postes de santé et de nutrition des villages. Ces postes, dont la gestion et le fonctionnement sont assurés par la communauté, composent maintenant un réseau couvrant l'ensemble du territoire. 353

Indonesia. T he third international evaluation of the Ex­ panded Programme on Immunization (EPI) was conducted in July 1992. Data were collected from 6 provinces and mcluded immunization coverage surveys. T he survey focused on 3 aspects of the EPI: programme management, disease surveillance, and immunization coverage. T he Review Team was very impressed with the achieve­ ments in Indonesia, where a strong infrastructure of cold chain, logistics, trained personnel, and community mobi­ lization now exist. Decentralization of decision-making and management has been made a high priority and should contribute to programme sustainability. Local Area Monitoring (LAM), a management tool that uses simple indicators of immuni­ zation coverage to monitor programme achievements, is used widely at the peripheral level. A supervisory checklist system has been implemented in many areas and has im­ proved the quality of the programme. There is a high degree of political commitment in sup­ port of the EPI at all levels of government. EPI coverage targets are incorporated into national development plans. Most immunizations (over 80%) are given at village health and nutrition posts. These posts, which are managed and operated by the community, now comprise a comprehen­ sive network throughout the country.

WEEKIZ EPIDUUOiOGKAL RECOUD Mo. 4 7 ,2 0 NO VEM B R 1992 •

RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, H ' 4 7 ,2 0 NOVEMMtE 1992

Table 1 Coverage survey results: Perceutoge of infants immunized (crude dota) with each antigen before 12 months of age (card and records only), Indonesia, 1992 Province iambi................... ................ E Java............... ................... E. Kalimantan.......................... S. Kalimantan.......................... S.E. Sulawesi........................... N Sumatra ................. ......... BCG 92 99 96 69 87 90 OPV-3—VPO-3 77 97 95 62 77 81

Tableau 1 Résultats de l'enquête sur la couverture vaccinale: pourcentage (en données brutes) des enfants vaccinés avec les différents antigènes avant l'âge de 12 mois (fiches et dossiers seulement), Indonésie, 1992 DPT-3—DTC-3 77 97 94 61 ■ 78 81 Measles-Rougeole 69 96 93 46 75 67 Tetanus toxoid (2 doses or more) Anatoxine tétanique (2 doses ou plus) 39 80 72 24 55 78

Table 1 shows coverage survey results for vaccines given below 12 months of age and tetanus toxoid administered to pregnant women. Continued high coverage with child­ hood vaccines 2 years after the national achievement of Universal Childhood Immunization is a strong indicator of successful programme sustainability. Measles vaccine cov­ erage in some provinces is still low and needs improvement. Tetanus toxoid coverage for pregnant women remains below country goals. T his has been well recognized by the Ministry of Health, and efforts towards stronger collabora­ tion with maternal and child health programmes have been made. A coordinated disease surveillance infrastructure has been developed at all levels of the EPI with over 800 general hospitals and 5 500 health centres throughout the country responsible for reporting. Standardized case definitions of the EPI target diseases have been distributed to health centres at the district level. The Indonesian EPI is now entering a new phase of emphasis which will focus on refining programme quality and building a disease surveillance system to help achieve the disease reduction, elimination and eradication targets. T he following key issues were identified and recommen­ dations made to assist the programme in meeting and sustaining its objectives: Fig 1 Measles immunization of children, by age (months), Province of

Le Tableau 1 donne les résultats de l'enquête sur la couverture par les vaccins administrés aux enfants de moins d'un an et la cou­ verture des femmes enceintes par l'anatoxine tétanique. Le fait que la couverture soit demeurée élevée en ce qui concerne les vaccins de l’enfance 2 ans après l’opération «Vaccination universelle des Enfants» dans le pays indique que le succès du programme devrait être durable. Dans certaines provinces, la couverture par le vaccin antirougeoleux, encore foible, a besoin d'être améliorée. La couverture des femmes enceintes par l'anatoxine tétanique reste au-dessous des objectifs nationaux. Le Ministère de la Santé en a conscience, et des efforts ont été déployés pour intensifier la collaboration avec les programmes de santé maternelle et infantile. U ne infrastructure coordonnée pour la surveillance de la m a la d ie a été mise en place à tous les niveaux du PEV; plus de 800 hôpitaux généraux et 5 500 centres de santé répartis sur l'ensemble du territoire doivent envoyer des rapports. Des défini­ tions normalisées des cas pour les maladies cibles du PEV ont été distribuées aux centres de santé au niveau du district. Le PEV indonésien entre actuellement dans une nouvelle phase, où l'accent sera placé sur l'affinement de la qualité du programme et sur la mise en place d'un système de surveillance qui aidera à atteindre les cibles de réduction, d’élimination ou d'éradication de la maladie. Un certain nombre de points essentiels ont été définis, et des recommandations formulées pour aider le programme à atteindre et maintenir ses objectifs:

Fig. 1 Vaccination antirougeoleuse des enfants, par âge (en mois), province de Jombi, Indonésie, 1992

Jambi, Indonesia, 1992

Quality of services The programme has successfully reached children under 1 year for all antigens. Efforts now need to be made to ensure that vaccinators adhere to the recom­ mended immunization schedule. For example, in some provinces, a significant proportion of infonts received 354

Qualité des services Le programme a bien réussi à toucher les enfants de moms d'un an, pour tous les antigènes. Il faut maintenant travailler à foire respecter par les vaccinateurs les calendriers de vaccination recommandés. En effet, par exemple, une proportion impor­ tante de nourrissons dans certaines provinces ont reçu une

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measles vaccines prior to 9 months of age {Fig. 1), which is not valid according to the recommended immuni­ zation schedule. Training emphasis on programme qua­ lity, such as timing and intervals between doses, will improve coverage with valid doses considerably. Surveillance With the achievement and sustainment of high immu­ nization coverage, disease surveillance needs to have higher priority to plan programme strategy and to monitor programme achievements. Surveillance data of EPI target diseases should be used to identify high-nsk areas for special programme efforts and area-specific planning. Increased emphasis should be placed on labo­ ratory confirmation for the diagnosis of poliomyelitis. Cold chain The weakest link in the cold chain is the most peripheral level. Many vaccine carriers used to transport vaccine from the health centres to the village health posts are old or damaged and should be replaced. Some types in use have inadequate cold life for the journeys under­ taken. T he reverse cold chain for transporting stool specimens from suspected poliomyelitis cases is weak at present. Mechanisms should be quickly established for the proper transport of specimens to the laboratory in a timely fashion. EPI long-term development and financial planning should be improved. Plans should include long-term vac­ cine requirement projections and provision for repair and replacement of cold-chain equipment, needles and syringes, and transport. (Based on: The report from the Review Team.)

injection de vaccin antirougeoleux avant l'âge de 9 mois {Fig. 1), ce qui n'est pas valable selon 1e calendrier recommandé. En insis­ tant, dans la formation, sur la qualité du programme et notam­ ment sur 1e moment des injections et tes intervalles à respecter entre tes doses, on améliorera considérablement la validité des vaccinations. Surveillance Avec la réalisation et 1e maintien d'un taux élevé de couverture vaccinale, il devient nécessaire d'accorder une plus grande priorité à la surveillance de la maladie afin de planifier la stratégie du programme et d'en surveiller tes réalisations. H faudrait se servir des données fournies par la surveillance des maladies ' cibles du PEV pour reconnaître les zones à haut risque deman­ dant des efforts particuliers et une planification spécifique. Une plus grande place devrait être faite à la confirmation du diag­ nostic de la poliomyélite au laboratoire. Chaîne du froid C'est à l'extrême périphérie que se situe le maillon 1e plus faible de la chaîne du froid. Beaucoup des porte-vaccins qui servent à transporter les vaccins des centres de santé aux postes de santé des villages sont anciens ou endommagés, et demandent à être remplacés. Certains types de porte-vaccins utilisés ne conservent pas un degré de froid suffisant jusqu'au bout du voyage. La chaîne du froid qui sert à transporter dans l'autre sens tes prélèvements de selles des cas suspects de poliomyélite est actuellement faible. Il faudrait rapidement mettre en place des mécanismes pour assurer 1e transport de ces prélèvements jusqu'au laboratoire dans les conditions et les délais requis. » Il conviendrait d'améliorer la planification financière et 1e déve­ loppement à long terme du PEV. H faudrait aussi inclure dans tes plans des projections à long terme des besoins en vaccins, et prévoir des crédits pour la réparation et 1e remplacement du matériel de la chaîne du froid, pour l'achat d'aiguilles et de seringues, ainsi que pour tes transports. (D'après: Le rapport de l'Equipe d’examen.)

Trends in sex ratios of (oncer mortality in Europe

Evolution des rapports de masculinité dans la mortalité par cancer en Europe

1950-1989 A comprehensive report has recendy been published on trends in sex ratios (M/F) o f cancer mortality in Europe.1 This study compared age-standardized sex ratio values for mortality from 18 cancers (or groups of cancers), and total cancer mortality over the period 1950-1989 in 24 European countries, for 4 age groups (all ages, 20-44 years, 45-64 years, and 65 years and over). For lung cancer and other tobacco-related neoplasms, appreciable rises in sex ratio values were observed until the late 1970s, particularly in Southern and Eastern Europe, before levelling off in recent years, particularly among the younger age groups. In the late 1980s, the range of variation in overall age-standardized sex ratios for lung cancer was between 2 and 3 in the United Kingdom and in Nordic countnes, and around or over 10 in Southern Europe. In young adults, the decline in sex ratio values observed in Denmark and Sweden (unity), and in other Nordic coun­ tnes and in the United Kingdom (around or below 2) reflects a levelling of lung cancer in young males and an increase in young fermâtes. This clearly indicates that young women are a priority target group for smoking control inter­ ventions in Europe. Appreciable cohort effects were also observed for stomach cancer: rises in sex ratio values were greater in, or restricted to, middle- and older age groups, whereas in the young there was some tendency towards a levelling in sex 1 World Health Statistics Quarterly, Vol 48, pp 117-164, 1992

1950-1989 U n rapport complet vient d’être publié sur l’évolution des rapports de masculinité dans la mortalité par cancer en Europe.1Cette étude a consisté à comparer les rapports de masculinité {osex ratios»), cor­ rigés de l’âge, de la mortalité due à 18 cancers ou groupes de cancers, ainsi que la mortalité cancéreuse globale pour la pénode 1950-1989 dans 24 pays européens et pour 4 groupes d’âge différents (tous âges, 20-44 ans, 45-64 ans, et 65 ans et plus). E n ce qui concerne 1e cancer du poumon et les autres localisa­ tions tumorales liées au tabac, les taux de masculinité ont sensible­ ment augmenté jusqu’à la fin des armées 70, en particulier dans les pays d’Europe méridionale et orientale, avant de se stabiliser tes dernières années, en particulier dans les groupes d’âge plus jeunes. A la fin des années 80, l’intervalle de variation des taux de mascu­ linité dans la mortalité par cancer pulmonaire, tous âges confondus, était compris entre 2 et 3 au Royaume-Uni et dans les pays nor­ diques, alors que ces rapports étaient égaux ou supérieurs à 10 dans le sud de l’Europe. La diminution des rapports de masculinité chez le jeune adulte (1 au Danemark et en Suède, ou près de 2 dans les autres pays nordiques et au Royaume-Uni) reflète la stabilisation du cancer du poumon chez l’homme jeune et son augmentation chez la femme jeune. Cela montre bien que les jeunes femmes doivent être 1e groupe cible prioritaire des activités de lutte anti­ tabac en Europe. Des effets de cohorte appréciables ont été également observés pour 1e cancer de l’estomac: les augmentations des rapports de mas­ culinité ont été plus importantes aux âges moyens ou avancés - voire limitées à ces groupes d’âge— alors que, chez tes jeunes, on a observé 1 Rapport trimestriel de statistiques sanitaires mondiales, Vol. 48, pp, 117-164, 1992 (en anglais avec un résumé en français). 355

WEEKLY ffIDEIUOlOGKAL RECORD, Ha. 47, 20N0VEM KI1992 • RBHE EPl«lfUOlOG»UE HfBDOMADAIilE, If 47,20 HOVUUKE1992

differentials. T he overall sex ratio values for stomach cancer were around 2 in most areas of Europe in the late 1980s.

For intestinal cancer, sex . ratio values showed some tendency to rise, reaching a level of 1.3-1.7 in the late 1980s; steady rises were also registered in sex ratio values for mela­ noma (skin cancer), reaching 1.3-1.8 in the late 1980s in most countries. These upward trends which were minor or inconsistent at younger ages in several countries became progressively stronger with advancing age. Sex ratio values were below unity for cancers of the gallbladder and the thyroid. Sex ratio values tended to rise also for leukaemia (from 1.2-1.5 to 1.5-1.7), but showed no noticeable trend for lymphomas or myeloma. T he overall sex ratio values for total cancer mortality in the 1950s w o e between 1.2 and 1.4 in most European countries. Thereafter, they rose appreciably in several countries, reaching 1.9 in Czechoslovakia, Italy and Poland, and 2.3 in France. These trends in sex differentials were mainly due to lung cancer and other tobacco-related neoplasms, as well as to stomach and intestinal cancers. Over the last decades there has been a tendency towards a levelling of these trends.

une tendance vers la stabilisation des différentiels entre sexes. Vers la fin des années 80, les rapports de masculinité, tous âges confon­ dus, pour la mortalité due au cancer de l’estomac étaient de 2 envi­ ron dans la plupart des régions d’Europe. E n ce qui concerne les cancers intestinaux, les rapports de masculinité ont montré une certaine tendance à augmenter pour r atteindre, à la fin des années 80, entre 1,3 et 1,7; des augmentations constantes ont aussi été enregistrées pour les rapports de masculi­ nité liés au mélanome cutané, qui a atteint 1,5-1,8 dans la plupart des pays à la fin des années 80. Ces tendances à la hausse, qui sont restées limitées ou inconsistantes chez les plus jeunes dans plusieurs pays, se sont progressivement affirmées au fur et à mesure de l’avan­ cement en âge. O n a relevé des rapports de masculinité inférieurs à l’unité pour la vésicule biliaire et la thyroïde. Des rapports de mas­ culinité en augmentation opt également été mis en évidence pour les leucémies (1,2-1,5 à 1,5-1,7) alors qu’aucune tendance n ’est apparue pour les lymphomes ou les myélomes. Dans les années 50, les rapports de masculinité, tous âges confondus, liés à la mortalité globale p a r cancer étaient compris entre 1,2 et 1,4 dans la plupart - des pays d’Europe. Par la suite, ils ont augmenté de façon notable dans plusieurs pays, atteignant 1,9 en Italie, en Pologne et en Tchécoslovaquie et 2,3 en France. Ces tendances étaient principa­ lement dues au cancer du poumon et aux autres tumeurs liées à la consommation de tabac ainsi qu’aux cancers gastriques et intesti­ naux. Enfin, ces évolutions semblent tendre à un nivellement au cours des dernières décennies.

Influenza Czechoslovakia (14 November 1992). Influenza B has been diagnosed in 4 sporadic cases with onset of illness in November. T he incidence of acute respiratory diseases is normal for the season and is mainly due to respiratory syncytial viruses and adenoviruses. Jap an (13 November 1992). Influenza B virus was isolated from a 4-year-old child in Shizouka Prefecture in early October. This first evidence of influenza activity in the season was followed by several isolates of influenza B virus in the second half of the month and in early November, including the isolates obtained during outbreaks in 2 schools in Oita Prefecture. P a p u a New G uinea (30 October 1992).* Influenza A was diagnosed by immunofluorescence test in 2 children under 5 years of age and 1 infant in Goroka during October Sweden (14 November 1992). Influenza A(H3N2) virus was isolated on 10 November from a 70-year-old women in the northern part of the country. This was the first, and so far only sign of influenza activity reported this season. * Sec No. 41. 1992, p 306.

Grippe T chécoslovaquie (14 novembre 1992). Le virus grippal B a été diagnostiqué chez 4 cas sporadiques tombés malades en novembre. L'incidence des affections respiratoires aiguës est normale pour la saison; elle est due principalement à des virus respiratoires syn­ cytiaux et à des adénovirus. Ja p o n (13 novembre 1992). Le virus grippal B a été isolé d'un enfant de 4 ans dans la préfecture de Shizouka au début octobre. Cette première preuve d'activité grippale de la saison a été suivie de plusieurs isolements de virus B au cours de la seconde quinzaine du mois et au début novembre, y compris les isolements obtenus durant des flambées dans 2 écoles de la préfecture d'Oita. Papouasie-N ouvelle-G uinée (30 octobre 1992).' En octobre, le virus grippal A a été diagnostiqué par épreuve d'immunofluores­ cence chez 2 enfants de moins de 5 ans et chez un nourrisson à Goroka. Suède (14 novembre 1992).‘Le virus grippal A(H3N2) a été isolé le 10 novembre d'uqe femme de 70 ans, dans Je nord du pays. Il s'agjt du premier et, jusqu'ici, du seul signe d'activité grippale enregistré cette saison. 1 Voir N" 41, 1992, p. 306.

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Notifications received from 13 to 19 November 1992 C - cases* D - deaths,... - data not yet received, i - imported, r - revised, s - suspect

Notifications reçues du 13 au 19 novembre 1 9 9 2 C - cas, D - décès, .. - données non encore disponibles, i - importe, r - révisé, s - suspect

Choiera • Choléra Africa • Afrique Zam bia - Zambie C D 30 VU-12.XI

Plague • Peste Asia • Asie c Africa • Afrique D 1-15X 0 ' M adagascar Antanarumvo Province Anjozorobe S. Préf...... ........... Antananarivo S. P r e f ................. Betafo S. Pref.... . . . . . ......... Manjakandriana S. Préf, . . . . . . . . Fianaramsoa Province Ambositra S. Préf.. ......... ............ C D 5-26.X

Iraq ................................................ ......... ...17

America • Amérique Brazil - Brésil £1 Salvador Guyana P anam a ...................138 C D 25 X-7.XI 8-14-Xi 0 8-13,XI ........... ........... 55 0 ...................... 55

Yellow fever • Fièvre jaune Africa • Afrique c D 1.1-30.VI

.......1 . ..1 ... .1 ... . 4(2r) ........5

1 1 0 1 0

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Nigeria - Nigeria’ .................... ............ ............... . . .20

7

11-31.X 2

* Area not specified. - Zone non précisée 356

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé