-1- Recommandations provisoires pour l’utilisation du vaccin anti-COVID-19 BBV152 COVAXIN® de Bharat Biotech Orientations provisoires Première publication le 3 novembre 2021 Mise à jour le 15 mars 2022 Recommandations provisoires pour l’utilisation du vaccin anti-COVID-19 BBV152 COVAXIN® de Bharat Biotech -2- Généralités Les présentes orientations provisoires ont été élaborées sur la base de l’avis émis par le Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination lors de sa réunion extraordinaire du 5 octobre 2021 et actualisées sur la base des discussions supplémentaires qui se sont tenues lors de la réunion extraordinaire du SAGE le 19 janvier 2022 en relation avec la mise à jour de la Feuille de route de l’OMS pour l’établissement des priorités, qui inclut désormais des considérations sur les doses de rappel. Les déclarations d’intérêt ont été recueillies auprès de tous les contributeurs externes. Elles ont été évaluées pour vérifier l’absence de tout conflit d’intérêts. Les résumés des intérêts déclarés peuvent être consultés sur le site Web de la réunion du SAGE et sur le site Web du groupe de travail du SAGE. Ces recommandations provisoires1 concernent le vaccin anti-COVID-19 BBV152 (COVAXIN®) fabriqué par Bharat Biotech. Ces orientations sont basées sur les données probantes résumées dans le document de base sur le vaccin anti-COVID-19 BBV152 COVAXIN® mis au point par Bharat Biotech, et dans les annexes qui comportent les tableaux GRADE ainsi que les tableaux des données à l’appui des recommandations. Ces deux documents sont disponibles sur la page Web du SAGE pour la COVID-19 : https://www.who.int/groups/strategic-advisory-group-of-experts-on-immunization/covid-19-materials. Méthodes Le SAGE applique les principes de la médecine fondée sur des données probantes et a mis en place un processus méthodologique rigoureux pour formuler et actualiser les recommandations (1). Une description détaillée des processus méthodologiques, tels qu’ils s’appliquent aux vaccins anti-COVID-19, est présentée dans le document-cadre du SAGE relatif à l’évaluation des données probantes sur les vaccins anti-COVID-19 (2). Ce cadre donne des orientations sur l’examen des données provenant des essais cliniques et du suivi de l’efficacité et de l’innocuité après l’introduction des vaccins. But général et stratégie pour l’utilisation du vaccin anti-COVID-19 La pandémie de COVID-19 a causé une morbidité et une mortalité importantes dans le monde entier, ainsi que des perturbations sociales, éducatives et économiques majeures. Il existe un besoin mondial urgent de vaccins anti-COVID-19, qui doivent être rendus disponibles à grande échelle et équitablement dans tous les pays. Étant donné que l’approvisionnement en vaccins ne sera pas suffisant dans l’immédiat pour vacciner tous ceux qui pourraient en bénéficier, il est recommandé aux pays d’utiliser la Feuille de route de l’OMS pour l’établissement des priorités (3) et le Cadre de valeurs de l’OMS (4) pour déterminer les groupes cibles prioritaires pour la vaccination. Tant que l’approvisionnement en vaccins reste très limité, la Feuille de route de l’OMS pour l’établissement des priorités recommande que l’utilisation des vaccins soit réservée dans un premier temps aux agents de santé et aux personnes âgées présentant ou non des comorbidités (3). À mesure que davantage de vaccins seront disponibles, d’autres groupes prioritaires devront être vaccinés, comme indiqué dans la Feuille de route (3), en tenant compte des données épidémiologiques nationales et d’autres considérations pertinentes. Performance du vaccin Le vaccin Bharat Biotech (BBV152) est un antigène du SARS-CoV-2 inactivé à virion entier, adsorbé sur de l’hydroxyde d’aluminium, et préparé avec un agoniste du récepteur de type Toll (TLR) 7/8 [l'imidazo quinoline gallamide (IMDG)] et un conservateur (le 2-phénoxyéthanol) (5). Il est administré en 2 doses espacées de 4 semaines. Les vaccins inactivés sont utilisés pour des maladies telles que la grippe saisonnière, la poliomyélite et l’hépatite A. Toute réplication du vecteur étant impossible, ils ne peuvent pas être à l’origine d’une infection. L’IMDG et l’hydroxyde d’aluminium sont des adjuvants ajoutés pour renforcer l’immunogénicité. L’IMDG est un nouvel adjuvant qui n’a encore jamais été utilisé dans un vaccin. Les études réalisées dans ce domaine montrent généralement que les agonistes du TLR 7/8 renforcent les réponses Th1 et inhibent les réponses Th2, ce qui est considéré comme favorable dans le cas des vaccins contre la COVID-19. En outre, l’utilisation des agonistes du TLR 7/8 comme adjuvants pourrait permettre un accroissement des réponses des lymphocytes T CD8 (5). Pour l’essai de phase 3 concernant le vaccin BBV152, les participants recrutés étaient âgés de 18 ans et plus. Une analyse intermédiaire a été réalisée en incluant les données obtenues jusqu’au 17 mai 2021 ; la durée médiane du suivi (14 jours ou plus 1 Les recommandations contenues dans la présente publication sont fondées sur l’avis d’experts indépendants qui ont examiné les meilleures données disponibles, une analyse du rapport risques-avantages et d’autres facteurs, selon que de besoin. Cette publication peut contenir des recommandations sur l’utilisation de produits à usage médical selon une indication, sous une forme galénique, suivant une posologie, pour une population cible ou selon d’autres paramètres d’utilisation ne figurant pas parmi les usages approuvés. Les parties prenantes concernées doivent connaître les exigences juridiques et éthiques en vigueur dans le pays concerné. L’OMS décline toute responsabilité quant à l’achat, la distribution et/ou l’administration de tout produit, quel qu’en soit l’usage. Recommandations provisoires pour l’utilisation du vaccin anti-COVID-19 BBV152 COVAXIN® de Bharat Biotech -3- après la 2e dose) était alors de 99 jours. Pendant la période de suivi, le principal virus en circulation était le variant Delta. L’efficacité du vaccin contre la survenue d’une COVID-19, toute gravité confondue, 14 jours ou plus après la 2e dose était de 78 % [intervalle de confiance (IC) à 95 % : 65-86 %]. Elle était de 79 % (IC à 95 % : 66-88 %) chez les adultes âgés de moins de 60 ans, et de 68 % (IC à 95 % : 8-91 %) chez les personnes âgées de 60 ans et plus. Un cas de forme sévère de COVID-19 a été observé dans le groupe vacciné, contre 15 cas dans le groupe placebo [efficacité du vaccin 93 % (IC à 95 % : 57-99 %)]. L’efficacité du vaccin contre les formes asymptomatiques d’infection par le SARS-CoV-2 était de 64 % (IC à 95 % : 29-82 %). Le profil d’innocuité et de réactogénicité du vaccin BBV152 s’est révélé acceptable chez les adultes âgés de 18 ans et plus, y compris chez les personnes âgées de 60 ans et plus (notamment celles présentant des comorbidités associées à un risque accru d’évolution vers une forme sévère/critique de COVID-19). Comme pour les autres vaccins inactivés, les réactions d’hypersensibilité consécutives à une vaccination par le vaccin BBV152 étaient rares et généralement sans gravité. À ce jour, aucune réaction allergique sévère (anaphylactique) n’a été signalée dans les études cliniques sur le vaccin BBV152. Des données plus détaillées sur l’efficacité potentielle et réelle du vaccin BBV152 et sur son innocuité sont présentées dans le document de base concernant ce vaccin (6). Les données examinées par l’OMS portent à conclure que les avantages connus du vaccin BBV152 l’emportent sur les risques connus ou jugés possibles. Par conséquent, l’OMS recommande son utilisation chez les personnes âgées de 18 ans et plus. Durée de la protection et doses de rappel Dans le prolongement de l’essai de phase 2, les participants ont été à nouveau assignés par randomisation à recevoir soit une 3e dose (dose de rappel) de vaccin BBV152, soit un placebo. Aucune donnée sur l’efficacité du vaccin n’est disponible pour cet essai. Les taux d’anticorps neutralisants contre les variants homologues et hétérologues du SARS-CoV-2 (variants Alpha, Béta et Delta) mesurés par des tests immunologiques ont été multipliés entre 19 et 97 fois après l’administration d’une 3e dose. Aucun problème d’innocuité n’a été identifié (7). Variants préoccupants Les données de l’essai clinique de phase 3 concernaient notamment des personnes infectées par des variants préoccupants en circulation, comme les variants Alpha, Delta et Kappa. Les effectifs n’étaient pas suffisants pour permettre une estimation de l’efficacité du vaccin contre le variant Alpha. L’efficacité du vaccin contre l’ensemble des variants responsables de la COVID-19 était de 71 % (IC à 95 % : 50-84 %) ; elle était de 90 % (IC à 95 % : 30-100 %) contre le variant Kappa, et de 65 % (IC à 95 % : 33- 83 %) contre le variant Delta. Deux études publiées fournissent des informations sur l’efficacité du vaccin BBV152 pendant la vague Delta en Inde. La première étude a utilisé la méthode du « test negative design » chez des agents de santé vaccinés vus dans un établissement de soins tertiaires à Delhi. Chez les participants n’ayant aucun antécédent d’infection par le SARS-CoV2, l’efficacité ajustée du vaccin anti- COVID-19 BBV152 contre les formes symptomatiques de COVID-19 après 2 doses administrées au moins 14 jours avant la réalisation du test PCR était de 47 % (IC à 95 % : 29-61 %) (8). La deuxième étude était une étude de cohorte rétrospective également menée chez des agents de santé à Delhi. Les participants étaient des personnes ayant déjà été infectées par le SARS- CoV2 (infection confirmée par un test PCR) ; ces personnes ont été séparées en différents groupes en fonction de leur statut vaccinal. Chez les personnes qui avaient reçu 2 doses de vaccin BBV152, l’efficacité du vaccin contre les réinfections accompagnées d’une forme symptomatique de la maladie était de 87 % (IC à 95 % : 76-93 %) (9). Utilisation prévue selon les indications figurant sur l’étiquette du vaccin Personnes âgées de 18 ans et plus Recommandation de l’OMS pour son utilisation Pour l’établissement des priorités en fonction de l’âge et d’autres considérations, consulter la Feuille de route de l’OMS pour l’établissement des priorités (3). Administration La série de primovaccination recommandée est de 2 doses (0,5 ml pour chaque dose) administrées par voie intramusculaire dans le muscle deltoïde. Selon l’étiquetage du produit du fabricant, le vaccin peut être administré en respectant un interval le de 4 semaines. Si la 2e dose est administrée par inadvertance moins de 4 semaines après la 1e dose, il n’est pas nécessaire de répéter la dose. Si l’administration de la 2e dose est reportée au-delà de 4 semaines, elle doit être effectuée le plus tôt possible. Il est recommandé que toutes les personnes vaccinées reçoivent 2 doses. Doses de rappel Dans une population vaccinée ayant reçu l’intégralité d’une série de primovaccination, des doses de rappel sont administrées lorsque, avec le temps, l’efficacité du vaccin passe en dessous d’un taux estimé suffisant dans cette population. L’objectif d’une dose de rappel est de rétablir l’efficacité du vaccin. Recommandations provisoires pour l’utilisation du vaccin anti-COVID-19 BBV152 COVAXIN® de Bharat Biotech -4- Conformément à la Feuille de route de l’OMS pour l’établissement des priorités (3), l’administration d’une dose de rappel est recommandée pour les groupes ayant le niveau de priorité le plus élevé (par exemple, les personnes âgées, les agents de santé, les personnes présentant des comorbidités) ; elle doit être réalisée 4 à 6 mois après la fin de la série de primovaccination. Les pays présentant des taux modérés à élevés de couverture des séries de primovaccination dans les groupes ayant le niveau de priorité le plus élevé devraient normalement utiliser en priorité les ressources disponibles pour atteindre dans un premier temps des taux élevés de couverture des doses de rappel dans ces groupes avant de proposer des doses de vaccin aux groupes ayant un niveau de priorité moins élevé.2 Si plus de 6 mois se sont écoulés depuis la fin de la série de primovaccination, une dose de rappel doit être administrée dès que possible. Interchangeabilité avec d’autres vaccins contre la COVID-19 (schémas hétérologues) L’OMS est favorable à l’adoption d’une approche souple permettant le recours à différents vaccins anti-COVID-19 ayant reçu une autorisation d’utilisation d’urgence au titre du protocole EUL pour les différentes doses du schéma (schéma hétérologue), et elle considère que 2 doses de n’importe quel vaccin anti-COVID-19 autorisé au titre du protocole EUL (par exemple, 1 dose de vaccin BBV152 et 1 dose d’un autre vaccin anti-COVID-19 autorisé) constituent une série complète de primovaccination. Le recours à une vaccination hétérologue ne doit se faire qu’après un examen minutieux des conditions actuelles et prévisionnelles de l’approvisionnement en vaccins et d’autres considérations d’accès, ainsi que des avantages et des risques potentiels des produits spécifiques utilisés (10). Co-administration avec d’autres vaccins En se basant sur plusieurs études de co-administration des vaccins anti-COVID-19 et sur des déductions tirées d’études de co- administration d’autres vaccins pour adultes, l’administration des vaccins anti-COVID-19 chez l’adulte peut se faire en même temps que, ou à tout moment avant ou après, l’administration d’autres vaccins pour adultes, notamment de vaccins vivants- atténués ou inactivés, avec ou sans adjuvant (11). En cas d’administration concomitante, les vaccins doivent être injectés dans des sites distincts, de préférence à des extrémités différentes. Pour les enfants et les adolescents, les données disponibles issues des études de co-administration sont actuellement insuffisantes pour formuler une recommandation sur l’administration concomitante des vaccins anti-COVID-19 et d’autres vaccins. Contre-indications Des antécédents de réaction anaphylactique à l’un des composants du vaccin BBV152 constituent une contre-indication à son utilisation. Les personnes ayant une réaction anaphylactique après la 1e dose de vaccin BBV152 ne doivent pas recevoir une 2e dose du même vaccin. Précautions Aucune réaction allergique sévère ou réaction anaphylactique provoquée par le vaccin BBV152 n’a été enregistrée dans le cadre des essais cliniques ; cependant, de rares cas d’anaphylaxie ont été signalés après son utilisation dans les programmes nationaux de vaccination. Comme tous les vaccins contre la COVID-19, le vaccin BBV152 doit être administré sous surveillance médicale, en assurant la disponibilité du traitement médical approprié en cas de réaction allergique ainsi qu’une période d’observation de 15 minutes après la vaccination. Des antécédents de réaction anaphylactique à d’autres vaccins ou traitements injectables (vaccins ou traitements par voie intramusculaire, intraveineuse ou sous-cutanée) ne constituent pas une contre-indication à la vaccination. Pour les personnes concernées, une évaluation des risques doit être effectuée par un professionnel de la santé. Ces personnes doivent rester sous observation pendant 30 minutes après la vaccination dans des établissements de soins où l’anaphylaxie peut être prise en charge immédiatement (12). En cas de maladie fébrile aiguë (température corporelle supérieure à 38,5 °C), la vaccination doit être reportée jusqu’à la disparition de la fièvre. 2 Dans certaines situations, l’optimisation de l’impact de l’utilisation des vaccins peut se faire sur la base d’un compromis relativement étroit entre le fait de proposer des doses de rappel aux adultes les plus âgés afin d’éviter un plus grand nombre d’hospitalisations et de décès et le fait de proposer des doses de la série de primovaccination aux autres adultes, aux adolescents et aux enfants ; ce compromis dépend des caractéristiques du pays, notamment de l’approvisionnement et des délais de mise en œuvre, de la dynamique épidémique passée et de l’immunité induite par l’infection, du produit vaccinal utilisé, de l’efficacité du vaccin et de la diminution progressive de la protection. Recommandations provisoires pour l’utilisation du vaccin anti-COVID-19 BBV152 COVAXIN® de Bharat Biotech -5- Vaccination de populations particulières Personnes âgées de 60 ans et plus Le risque de forme sévère de COVID-19 et de décès augmente fortement avec l’âge. L’OMS recommande l’utilisation du vaccin BBV152 chez les personnes âgées de 60 ans et plus. Conformément à la Feuille de route de l’OMS pour l’établissement des priorités, l’administration d’une dose de rappel est recommandée pour les groupes ayant le niveau de priorité le plus élevé ou un niveau de priorité élevé, par exemple les personnes âgées ; elle doit être réalisée 4 à 6 mois après la fin de la série de primovaccination. Personnes présentant des comorbidités Il a été établi que la présence de certaines comorbidités, comme le diabète, l’hypertension, l’obésité et les troubles du développement neurologique et neurodégénératifs, est associée à une augmentation du risque de développer une forme sévère de COVID-19 et du risque de décès. La vaccination est recommandée pour les personnes atteintes de ces comorbidités identifiées comme augmentant le risque de développer une forme sévère de COVID-19, conformément à la Feuille de route de l’OMS pour l’établissement des priorités (3). Enfants et adolescents de moins de 18 ans Pour la plupart des enfants et des adolescents, le risque de développer une forme sévère de COVID-19 est très faible. Le vaccin BBV152 n’a pas encore reçu d’autorisation d’utilisation d’urgence au titre du protocole EUL pour la tranche d’âge des moins de 18 ans, mais une étude pédiatrique de phase 2/3 a été faite récemment (13). Tant que cette autorisation n’a pas été obtenue, la vaccination des personnes âgées de moins de 18 ans avec ce vaccin n’est pas recommandée. Femmes enceintes Les femmes enceintes atteintes de COVID-19 ont un risque plus élevé que les femmes non enceintes en âge de procréer de développer une forme sévère de la maladie, avec une augmentation du risque d’admission en unité de soins intensifs et de ventilation invasive. Le fait de contracter la COVID-19 pendant la grossesse est également associé à une augmentation du risque d’accouchement prématuré et que le nouveau-né ait besoin de soins néonatals en unité de soins intensifs. Il peut également être associé à une augmentation du risque de mortalité maternelle (14, 15). Les femmes enceintes âgées de 35 ans ou plus ou celles ayant un indice de masse corporelle élevé, ou une comorbidité comme le diabète ou l’hypertension, sont particulièrement exposées au risque d’issues sévères de la COVID-19. Les études de toxicité sur le développement et la reproduction (DART) n’ont pas montré d’effets nocifs du vaccin pendant la grossesse et sur les fœtus des animaux étudiés. Les données disponibles issues d’essais cliniques sont insuffisantes pour éva luer l’efficacité du vaccin BBV152 ou les risques associés à ce vaccin pendant la grossesse ; des études chez les femmes enceintes sont en cours, avec notamment la tenue d’un registre des grossesses. L’adjuvant IMDG agoniste du TLR 7/8 n’a été utilisé dans aucun autre vaccin homologué, et les seules données relatives à l’innocuité spécifiques à cet antigène proviennent du profil de sécurité du vaccin BBV152, qui ne comprend pas de données sur les femmes enceintes. Les données relatives à l’innocuité du vaccin BBV152 recueillies après sa commercialisation en Inde, où plus de 120 000 femmes enceintes ont reçu ce vaccin, n’ont révélé que des effets indésirables mineurs liés à ce vaccin ; cependant, aucune donnée sur les issues chez le nouveau-né n’a encore été recueillie. Sur la base des expériences antérieures avec d’autres vaccins inactivés utilisés pendant la grossesse, l’efficacité du vaccin BBV152 chez les femmes enceintes devrait être comparable à celle observée chez les femmes des mêmes tranches d’âge qui ne sont pas enceintes. L’OMS a identifié les femmes enceintes comme groupe prioritaire pour la vaccination contre la COVID-19, car elles présentent un risque accru d’issue grave de cette maladie. Elle recommande d’utiliser le vaccin BBV152 chez les femmes enceintes si les avantages de la vaccination pour l’intéressée l’emportent sur les risques potentiels. Pour aider les femmes enceintes à évaluer la situation, elles doivent recevoir des informations sur les risques que fait courir la COVID-19 pendant la grossesse, les avantages probables de la vaccination dans le contexte épidémiologique local et les limites actuelles des données sur l’innocuité chez la femme enceinte. L’OMS ne recommande pas de procéder à un test de grossesse avant la vaccination. Elle ne préconise pas non plus de retarder ou d’interrompre une grossesse en raison de la vaccination. Femmes allaitantes Les recommandations de l’OMS concernant l’utilisation du vaccin BBV152 sont identiques que les femmes allaitent ou non. Ces recommandations reposent sur les considérations suivantes : l’allaitement maternel offre d’importants avantages pour la santé des femmes qui allaitent et de leurs nourrissons, et l’efficacité du vaccin devrait être similaire chez les femmes allaitantes et les autres adultes. On ne dispose pas de données sur les avantages et les risques potentiels du vaccin BBV152 chez les enfants allaités. Cependant, comme le vaccin BBV152 n’est pas un vaccin à virus vivant, il est biologiquement et cliniquement peu probable qu’il présente un risque pour l’enfant allaité. L’OMS ne recommande pas d’interrompre l’allaitement après la vaccination. Recommandations provisoires pour l’utilisation du vaccin anti-COVID-19 BBV152 COVAXIN® de Bharat Biotech -6- Personnes présentant une immunodépression modérée ou sévère, y compris les personnes vivant avec le VIH avec un nombre de cellules CD4+ inférieur à 200 cellules/μl Les personnes présentant une immunodépression modérée ou sévère courent un risque plus élevé de développer une forme sévère de COVID-19, quel que soit leur âge, même si l’augmentation de l’âge reste un cofacteur important (16). Dans le cadre de ces recommandations provisoires, les personnes présentant une immunodépression modérée ou sévère incluent les personnes atteintes d’un cancer actif, ayant bénéficié d’une greffe, présentant un déficit immunitaire ou recevant un traitement immunosuppresseur actif. Elles comprennent également les personnes vivant avec le VIH dont le nombre de cellules CD4+ est actuellement inférieur à 200 cellules/µl, qui présentent des signes d’infection opportuniste, qui ne sont pas sous traitement contre l’infection à VIH et/ou chez qui la charge virale plasmatique est détectable (c’est-à-dire qui présentent une maladie à VIH à un stade avancé). 3 Pour en savoir plus, se reporter aux recommandations provisoires de l’OMS sur les séries de primovaccination prolongées chez les personnes immunodéprimées (en anglais) (16). Les données disponibles sur les vaccins anti-COVID-19 autorisés au titre du protocole OMS d’autorisation d’utilisation d’urgence suggèrent que l’efficacité et l’immunogénicité du vaccin sont moins élevées chez les personnes présentant une immunodépression que celles observées chez les personnes ne souffrant pas d’affection entrainant une immunodépression (16). Les données récentes semblent indiquer que l’administration d’une dose supplémentaire de vaccin dans le cadre d’une série de primovaccination prolongée améliore les réponses immunitaires obtenues chez les personnes présentant une immunodépression. Les données de réactogénicité après l’administration d’une dose supplémentaire (3e dose) à des personnes présentant une immunodépression, lorsqu’elles ont été fournies, étaient généralement similaires à celles obtenues après l’administration de la série de primovaccination standard. Compte tenu du risque important que les personnes présentant une immunodépression développent, si elles sont infectées, une forme sévère de COVID-19, l’OMS estime, d’après les données disponibles, que les avantages d’une dose supplémentaire (3e dose) administrée dans le cadre d’une série de primovaccination prolongée l’emportent sur les risques, mais qu’un suivi étroit de l’innocuité est justifié. Chez les personnes âgées de 18 ans et plus présentant une immunodépression, l’OMS recommande une série de primovaccination prolongée incluant une dose supplémentaire (3e dose). Les données disponibles (16) laissent supposer qu’une dose supplémentaire (3e dose) doit être administrée 1 à 3 mois après la 2e dose de la série de primovaccination standard afin d’améliorer le plus rapidement possible la protection des personnes présentant une immunodépression. Le moment le plus approprié pour l’administration de cette dose supplémentaire peut varier en fonction du contexte épidémiologique ainsi que de la nature et de la durée du traitement immunosuppresseur, et doit être déterminé en concertation avec le médecin traitant. Compte tenu de l’efficacité limitée du vaccin dans cette population, l’administration d’une dose de rappel (4e dose) 3 à 6 mois après la dose supplémentaire (3e dose) peut être envisagée. Des informations et, dans la mesure du possible, un conseil concernant les limites des données relatives à l’administration d’une dose supplémentaire aux personnes immunodéprimées doivent être fournis pour éclairer l’évaluation individuelle des avantages et des risques de la vaccination. La protection pouvant rester insuffisante chez une partie des personnes immunodéprimées même après l’administration d’une dose supplémentaire, l’OMS recommande en outre de vacciner les personnes-contacts (en particulier les aidants) de ces personnes si elles remplissent les conditions requises (en fonction des vaccins autorisés au titre du protocole OMS d’autorisation d’utilisation d’urgence). Des mesures sociales et de santé publique supplémentaires sont en outre justifiées au sein des ménages afin de protéger les personnes immunodéprimées, selon le contexte épidémique local. 3 Cancer actif : traitement immunosuppresseur pour une tumeur solide ou une affection maligne hématologique (notamment une leucémie, un lymphome ou un myélome), que ce traitement soit en cours ou qu’il ait été terminé dans les 12 mois qui précèdent. Personne ayant bénéficié d’une greffe : personne ayant bénéficié de la greffe d’un organe solide et prenant un traitement immunosuppresseur ; personne ayant bénéficié d’une greffe de cellules souches (dans les 2 ans suivant cette greffe, ou lorsque la personne reçoit un traitement immunosuppresseur). Déficit immunitaire : déficit immunitaire primaire sévère ; dialyse chronique. Infection à VIH/sida avec un nombre actuel de cellules CD4+ inférieur à 200 cellules/μl et/ou sans blocage de la multiplication du virus. Traitement immunosuppresseur : personnes recevant actuellement un traitement induisant une immunosuppression importante (y compris la prise de corticostéroïdes à forte dose), des agents alkylants, des antimétabolites, des médicaments immunosuppresseurs liés à une greffe, des médicaments de chimiothérapie anticancéreuse, des inhibiteurs du facteur de nécrose tumorale (TNF) et d’autres médicaments ayant un effet immunosuppresseur important, ou traitement par chimiothérapie ; ou personnes ayant reçu une chimiothérapie immunosuppressive ou été traitées par radiothérapie au cours des 6 mois qui précèdent. Recommandations provisoires pour l’utilisation du vaccin anti-COVID-19 BBV152 COVAXIN® de Bharat Biotech -7- Personnes vivant avec le VIH et stables sous traitement antirétroviral Pour les personnes vivant avec le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), le risque de développer une forme grave de la COVID-19 peut être plus élevé. Les données sur l’innocuité et l’immunogénicité de 2 doses du vaccin BBV152 chez les personnes vivant avec le VIH n’ont pas encore été étudiées. Il est possible que la réponse immunitaire au vaccin soit réduite, ce qui pourrait diminuer son efficacité clinique. En attendant, étant donné que le vaccin est non réplicatif, les personnes vivant avec le VIH pour lesquelles l’infection est bien maîtrisée (par exemple, avec un nombre de cellules CD4+ supérieur à 200 cellules/μl et/ou une inhibition de la réplication du VIH) et qui font partie d’un groupe pour lequel la vaccination est recommandée peuvent être vaccinées selon la série de primovaccination standard en 2 doses. Ces personnes doivent recevoir des informations et, dans la mesure du possible, un conseil afin de les aider dans leur évaluation individuelle des avantages et des risques potentiels de la vaccination. Il n’est pas nécessaire de réaliser un test de dépistage de l’infection à VIH avant l’administration du vaccin. Personnes précédemment infectées par le SARS-CoV-2 La vaccination doit être proposée indépendamment des antécédents d’infection symptomatique ou asymptomatique par le SARS-CoV-2. La réalisation d’un test virologique ou sérologique pour détecter une infection antérieure dans le but de prendre une décision concernant la vaccination n’est pas recommandée. Les données issues des analyses groupées indiquent que le vaccin est sans danger chez les personnes précédemment infectées par le SARS-CoV-2. Avec l’émergence du variant Omicron, les réinfections après une infection antérieure semblent être courantes. L’immunité hybride est supérieure à l’immunité induite par le vaccin ou par l’infection seule (17). L’intervalle de temps optimal entre une infection naturelle et la vaccination n’est pas encore connu. Les personnes ayant présenté une infection par le SARS-CoV-2 confirmée en laboratoire avant de recevoir leur série de primovaccination peuvent choisir de reporter leur vaccination de 3 mois. Les personnes atteintes d’une infection survenue malgré la vaccination après avoir reçu une dose quelle qu’elle soit du vaccin peuvent également envisager de retarder la dose suivante de 3 mois. La durée de cette période ainsi que le nombre de doses nécessaires pourront être révisés lorsque davantage de données sur la durée de l’immunité après une infection naturelle seront disponibles. Personnes présentant une forme aigüe de COVID-19 Les personnes atteintes de COVID-19 aiguë confirmée par un test PCR, y compris celles qui se trouvent dans la période entre les doses, ne doivent pas être vaccinées avant que la phase aiguë de la maladie ne soit terminée et que les critères de fin d’isolement ne soient remplis, conformément aux recommandations du gouvernement. L’intervalle minimal optimal entre l’infection et la vaccination n’est pas encore connu. Un intervalle de 3 mois peut être envisagé. Personnes ayant déjà suivi une thérapie passive par anticorps pour la COVID-19 Il n’est pas nécessaire de retarder la vaccination chez les personnes qui ont déjà reçu des anticorps monoclonaux ou du plasma de convalescents dans le cadre du traitement de la COVID-19. Bien qu’un certain degré de réduction des titres d’anticorps induits par le vaccin ait été observé chez les personnes ayant déjà reçu des produits contenant des anticorps, la signification clinique de cette réduction reste inconnue, et le rapport entre les avantages et les risques plaide en faveur de la poursuite de la vaccination, même en tenant compte de la possibilité d’une diminution de l’efficacité du vaccin dans cette situation (18). Contextes particuliers Les personnes vivant dans des contextes tels que des camps de réfugiés et de détention, des prisons, des bidonvilles et d’autres milieux à forte densité de population, où la distanciation physique ne peut pas être mise en œuvre, devraient bénéficier en priorité de la vaccination, comme le prévoit la Feuille de route de l’OMS pour l’établissement des priorités (3), en tenant compte des données épidémiologiques nationales, de l’approvisionnement en vaccins et d’autres considérations pertinentes. Comme il est précisé dans la Feuille de route, les programmes nationaux doivent accorder une attention particulière aux groupes touchés de manière disproportionnée par la COVID-19 ou confrontés à des inégalités en matière de santé en raison d’inégalités sociales ou structurelles. Il convient d’identifier ces groupes, de lever les obstacles à la vaccination et d’élaborer des programmes permettant un accès équitable aux vaccins. Autres éléments à prendre en considération Tests de détection du SARS-CoV-2 Le fait d’avoir précédemment reçu le vaccin n’affectera pas les résultats des tests d’amplification des acides nucléiques ni des tests antigéniques utilisés pour diagnostiquer une infection aiguë/actuelle par le SARS-CoV-2. Toutefois, il est important de noter que les tests sérologiques actuellement disponibles pour le SARS-CoV-2 mesurent les taux d’IgM et/ou d’IgG dirigés contre la protéine de spicule ou la protéine nucléocapsidique. Le vaccin contient le virus SARS-CoV-2 inactivé, qui induit une réponse immunologique contre la protéine de spicule et contre la protéine nucléocapsidique ; par conséquent, un résultat positif à un test de détection d’IgM ou d’IgG dirigées contre la protéine de spicule ou à un test qui détecte spécifiquement la présence d’IgM ou d’IgG dirigées contre la protéine nucléocapsidique peut indiquer soit une infection antérieure soit une vaccination antérieure. Recommandations provisoires pour l’utilisation du vaccin anti-COVID-19 BBV152 COVAXIN® de Bharat Biotech -8- À l’heure actuelle, il n’est pas recommandé d’utiliser les tests sérologiques pour évaluer l’immunité contre la COVID-19 après la vaccination avec le vaccin BBV152. Rôle des vaccins parmi d’autres mesures préventives Les données récentes suggérant que le vaccin a un effet limité sur la transmission, notamment contre le variant Omicron, il est conseillé de maintenir les mesures de santé publique et les mesures sociales permettant de réduire la transmission du SARS- CoV-2, notamment le port d’un masque bien ajusté, la distanciation physique, le lavage des mains, une ventilation appropriée ainsi que d’autres mesures selon les contextes particuliers, en fonction de l’épidémiologie de la COVID-19 et des risques potentiels des variants émergents. Face à la pandémie, chaque pays est confronté à une situation différente qui varie en fonction de plusieurs facteurs, dont l’intensité de la circulation du SARS-CoV-2, le degré d’immunité de la population, les capacités de riposte et la capacité à ajuster les mesures. Un ajustement des politiques relatives à la santé publique et des mesures sociales concernant le SARS-CoV-2 doit être réalisé au fur et à mesure que la pandémie progresse et que le virus évolue. Les personnes vaccinées, ainsi que celles qui n’ont pas encore été vaccinées, doivent continuer à suivre les conseils émanant des gouvernements sur les mesures de santé publique et les mesures sociales. Les stratégies nationales de lutte contre la COVID-19 doivent être conçues de manière à perturber le moins possible la participation des enfants aux activités scolaires et à d’autres aspects de la vie sociale (19). Participation communautaire et communication efficace La participation communautaire et une communication efficace (y compris la communication sur les risques) sont essentielles à la réussite des programmes de vaccination contre la COVID-19. Les décisions concernant l’établissement des priorités doivent être prises en suivant des procédures transparentes qui reposent sur des valeurs partagées, sur les meilleures données scientifiques disponibles et sur une représentation et une contribution appropriées des parties concernées. En outre, il convient de renforcer la communication sur le mécanisme d’action des vaccins à vecteur viral, sur les données d’efficacité et d’innocuité issues des essais cliniques et des études post-commercialisation, ainsi que sur les taux de mortalité de base, sur les issues chez la mère et le nouveau-né et sur les taux d’événements indésirables d’intérêt particulier (EIIP) dans les groupes à vacciner en priorité. Les stratégies doivent inclure : i) la mise à disposition gratuite de supports de communication culturellement acceptables et accessibles sur le plan linguistique concernant la vaccination contre la COVID-19 ; ii) une participation active de la communauté et l’implication des leaders d’opinion et des porte-parole de confiance pour améliorer la sensibilisation et la compréhension de ces supports de communication ; et iii) la prise en compte des opinions des différentes parties prenantes concernées dans la prise de décisions. Ces efforts sont particulièrement importants dans les sous-populations qui ne connaissent pas bien les systèmes de santé et la vaccination ou qui s’en méfient. Logistique de la vaccination Le vaccin BBV152 se présente sous la forme de flacons de 10 doses (0,5 ml par dose) livrés dans des cartons contenant chacun 10 flacons multidoses. Les flacons multidoses non ouverts doivent être conservés à une température comprise entre 2 °C et 8 °C, et ne doivent pas être congelés. Les stocks de vaccins congelés doivent être éliminés conformément à la politique nationale. Le vaccin doit être protégé de la lumière et le flacon bien agité avant utilisation du vaccin. Les flacons ouverts doivent être conservés à une température comprise entre 2 °C et 8 °C pendant la séance de vaccination et jetés dans les 6 heures suivant leur ouverture (première ponction par une aiguille) ou à la fin de la séance, selon la première de ces éventualités (20, 21). Chaque flacon est pourvu d’une pastille de contrôle du vaccin (VVM7) sur son étiquette. Afin d’améliorer la traçabilité des produits médicaux biologiques, le nom et le numéro du lot du produit administré doivent être clairement consignés dans le dossier du patient. Lors de l’examen des implications de la mise en œuvre de ces recommandations dans les programmes de vaccination, une attention particulière doit être accordée à l’équité, notamment à la faisabilité, l’acceptabilité et l’efficacité du programme dans des milieux aux ressources limitées. Recommandations provisoires pour l’utilisation du vaccin anti-COVID-19 BBV152 COVAXIN® de Bharat Biotech -9- Recommandations pour combler les lacunes actuelles dans les connaissances grâce à d’autres travaux de recherche L’OMS recommande de réaliser des activités de suivi et des travaux de recherche post-autorisation. Les besoins en matière de recherche particulièrement urgents concernant le vaccin BBV152 portent notamment sur la durée de la protection qu’il confère, ses effets toxiques sur la reproduction, son innocuité pendant la grossesse, et son efficacité contre les variants préoccupants. • Une surveillance et un suivi postintroduction de l’innocuité (via des systèmes de surveillance passive dans tous les pays, et des systèmes de surveillance active dans la mesure du possible) doivent être menés concernant les éléments suivants : − tous les événements indésirables graves (par exemple, les décès, les événements engageant le pronostic vital nécessitant une hospitalisation, les incapacités ou handicaps persistants ou importants, les anomalies ou les malformations congénitales, les événements indésirables importants tel qu’il a été déterminé par le prestataire de soins), notamment les événements thromboemboliques, les syndromes thrombotiques thrombocytopéniques, l’anaphylaxie et les autres réactions allergiques graves, la paralysie de Bell et la myélite transverse ; − les cas de syndrome inflammatoire multisystémique après la vaccination, ou les cas de COVID-19 après la vaccination qui entraînent une hospitalisation ou un décès ; − le taux de base des EIIP (incluant les événements thromboemboliques), des issues chez la mère et le nouveau- né, et de mortalité dans les groupes prioritaires pour la vaccination ; − les maladies aggravées associées à la vaccination et les maladies respiratoires aggravées associées à la vaccination consécutives à la vaccination ; − l’évaluation de l’innocuité du vaccin dans le contexte des études de phase 4, en particulier chez les sujets âgés et les sujets atteints de comorbidités. • Efficacité du vaccin (15) : − corrélats de la protection et de la durée de l’immunité ; − en fonction des nouveaux variants du virus ; − chez les personnes âgées de 60 ans et plus ; − chez les personnes présentant des comorbidités ; − contre les formes sévères de COVID-19 ; − en fonction de l’intervalle de temps entre la 1e et la 2e dose, et en fonction de l’intervalle de temps entre la 2e dose et la dose de rappel ; − dans le temps, et évaluation de la possibilité de prolonger la protection par des doses supplémentaires ; − contre les affections post-COVID-19 ; − au cours de la grossesse ; − études pour déterminer si le vaccin BBV152 réduit la transmission du SARS-CoV-2 et l’excrétion virale ; − évaluation et notification des infections survenues malgré la vaccination et des informations sur les séquences virales ; − études comparatives avec d’autres vaccins sur l’ampleur et la durée de l’immunité, à l’aide de tests standardisés de neutralisation, d’immunité muqueuse et d’immunité lymphocytaire T ; − études sur la vaccination de rappel avec des vaccins homologues ou hétérologues. Sous-populations : − études prospectives sur l’innocuité du vaccin chez les femmes enceintes et chez les femmes allaitantes ; − études sur l’immunogénicité et l’innocuité chez les personnes âgées de moins de 18 ans ; − recueil de données d’innocuité sur la vaccination chez les personnes immunodéprimées vaccinées, notamment les personnes vivant avec le VIH et les personnes atteintes d’une maladie auto-immune ; − études sur la nécessité d’administrer des doses supplémentaires et calendrier à suivre pour les personnes chez qui le vaccin peut entraîner une immunogénicité plus faible, comme les personnes présentant une immunodépression modérée ou sévère, les personnes vivant avec le VIH, et les personnes âgées. • Logistique de la vaccination : − études sur l’immunogénicité et l’innocuité de la co-administration d’autres vaccins, notamment les vaccins antigrippaux et antipneumococciques, aux adultes et aux personnes âgées ; − innocuité, immunogénicité et impact de l’administration retardée de la 2e dose ; − études d’interchangeabilité et de combinaisons de vaccins au sein des plateformes et entre les plateformes de vaccins anti-COVID-19. • Variants du virus : − surveillance mondiale de l’évolution du virus et de l’impact des variants sur l’efficacité vaccinale afin de faciliter la mise à jour des vaccins ; Recommandations provisoires pour l’utilisation du vaccin anti-COVID-19 BBV152 COVAXIN® de Bharat Biotech -10- − modélisation afin de déterminer les compromis liés à l’utilisation de vaccins ayant une efficacité réduite contre les variants émergents ; − études d’efficacité contre les variants du virus. Tableau récapitulatif des mises à jour Mise à jour du 15 mars 2022 Section Justification de la mise à jour Performance du vaccin Mise à jour pour tenir compte des études postintroduction menées en Inde. Doses de rappel Compte tenu de la diminution de l’efficacité du vaccin contre les variants préoccupants, en particulier contre le variant Omicron, l’utilité des doses de rappel et le moment où elles doivent être administrées ont fait l’objet d’une mise à jour. Schémas hétérologues Mise à jour pour prendre en compte les données de plus en plus nombreuses montrant que les doses de rappel hétérologues permettent d’obtenir un niveau d’immunogénicité supérieur. Femmes enceintes Mise à jour pour tenir compte des résultats finaux de l’étude DART. Source de financement Les membres du SAGE et les membres du groupe de travail du SAGE ne reçoivent aucune rémunération de l’Organisation pour les travaux liés au SAGE. Le secrétariat du SAGE est financé par les contributions de base à l’OMS. Remerciements Ce document a été élaboré en concertation avec : Des experts extérieurs à l’OMS : membres actuels du Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) sur la vaccination et du groupe de travail du SAGE sur les vaccins anti-COVID-19. Des experts de l’OMS : Shalini Desai, Annelies Wilder-Smith, Joachim Hombach, Melanie Marti. L’OMS continue à suivre de près la situation et reste attentive à tout changement susceptible d’avoir une incidence sur ces orientations provisoires. Si certains facteurs devaient évoluer, l’OMS publierait une nouvelle mise à jour. Dans le cas contraire, ces orientations provisoires resteront valables 2 ans après leur date de publication. Recommandations provisoires pour l’utilisation du vaccin anti-COVID-19 BBV152 COVAXIN® de Bharat Biotech -11- Références bibliographiques © Organisation mondiale de la Santé 2022. Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence CC BY- NC-SA 3.0 IGO. WHO Reference Number : WHO/2019-nCoV/vaccines/SAGE_recommendation/BBV152/2022.1
Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents
Recommandations provisoires pour l’utilisation du vaccin anti-COVID-19 BBV152 COVAXIN® de Bharat Biotech : orientations provisoires, première publication le 3 novembre 2021, mise à jour le 15 mars 2022
Voir le document original
Le texte intégral est hébergé par l’organisation qui le publie. lawenc.com indexe les métadonnées et renvoie vers la source officielle.
Texte intégral
Informations clés
Organisation
Organisation mondiale de la santé (OMS)
Type de document
Technical Documents
Source
Organisation mondiale de la santé