Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

JAPANESE ENCEPHALITIS IN WEST BENGAL = L’ENCÉPHALITE JAPONAISE_x000D_AU BENGALE OCCIDENTAL

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Wkly Epidan. Etc.: No. 23-6 lune 1971

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Relevé epidém. hebd.: N* 23 • 6 juin 1973

JAPANESE ENCEPHALITIS IN W EST BENGAL I n d ia . — Although a certain number of sporadic cases of Japa­ nese encephalitis had occurred in South India in the past, it was not until 1973 that the disease manifested itself in an epidemic form in four districts in West Bengal: Bankura, Burdwan, Midnapore and Birbhum. There was no apparent infection in the other districts of West Bengal. Towards the beginning of July 1973, an increasing number of cases was reported from the coal mine areas of Asansol in the district of Burdwan. Within a few days similar cases were observed in the nearby districts of Bankura, Birbhum and Midnapore. On 3 August 1973, the government was notified of the epidemic pro­ portions of the disease at Bankura. Within less than two weeks, from 23 July to 3 August 1973, 40 cases had been reported, of which 14 were fatal. In spite o f specific measures taken for mos­ quito control and isolation of known patients, the number of cases notified by 1 October had risen to 304. By the end of that month, when the epidemic was fully under control, the total number of cases in all districts was about 700 with 300 deaths. It is interesting to note that there had been a number of sporadic cases reported in the Bankura district during 1971 and 1972: 54 cases in 1971 with 37 deaths, and 96 cases in 1972 with 71 deaths. There were more cases among the younger age groups, and the prognosis was poorer for those in the extremes of age. The major­ ity of cases in all four districts (62.3 %) occurred in the age groups 5-24 years with the highest incidence in those 5-14 years. The death rate, however, was lower in this latter group. For the age groups 5-9, 10-14, and 15-19 years, the case-fatality rate ranged from 25-39%. In those over 50 years, the death rate was very high, 75-83.3%. A t the beginning of August samples of blood, cerebrospinal fluid, and postmortem specimens of brain tissue were collected in addition to mosquitoes from households and rice fields. Five strains of Japanese encephalitis virus were isolated, two from brain tissue and three from mosquitoes. This was the first time that Japanese encephalitis virus had been identified in an epidemic in India. As from early August anti-larval and anti-adult mosquito meas­ ures were carried out continuously and, at the same time, every effort was made to have immediate notification of all new cases. To combat Culex vectors in semi-urban and rural areas, particular attention was given to the spraying o f pig, cattle and other animal shelters, as well as open cesspools, fields and bushes. Residual spraying of houses was done with DDT/BHC, and rice fields and bushes were treated with a ground spray o f Rugar/Demicron (an organo-phosphorous compound). The drains and municipal areas were sprayed with larvicidal oil.

L’ENCÉPHALITE JAPO NAISE AU BENGALE OCCIDENTAL I n d e . — Des cas sporadiques d ’encéphalite japonaise s’étaient déjà produits auparavant dans le sud de l’Inde, mais c ’est seulement en 1973 que la maladie s’est manifestée sous forme épidémique dans quatre districts du Bengale occidental: Bankura, Burdwan, Midna­ pore et Birbhum. Aucun cas n ’a été observé dans les autres districts de cette partie du pays. Vers le début de juillet 1973, des cas de plus en plus nombreux étaient signalés dans les secteurs houillers d ’.Asansol (district de Burdwan). Les jours suivants, il en allait de même dans les districts voisins de Bankura, Birbhum et Midnapore. Le 3 août 1973, le gou­ vernement était avisé des proportions épidémiques de la maladie à Bankura. En moins de deux semaines, soit du 23 juillet au 3 août 1973,40 cas avaient été notifiés, dont 14 mortels. Malgré des mesures spécifiques de lutte contre les moustiques et d ’isolement des malades connus, le nombre de cas notifiés atteignait 304 au I e1 octobre. A la fin de ce mois, alors que l ’épidémie était maîtrisée, le nombre total de cas pour l ’ensemble des districts était de l’ordre de 700 et l'o n comptait 300 décès. Il est intéressant de noter que des cas sporadiques avaient été signalés dans le district de Bankura en 1971 (54 dont 37 mortels) et en 1972 (96 dont 71 mortels). En 1973, les cas ont été plus nombreux dans les groupes d ’âge jeunes, et le pronostic était particulièrement défavorable chez les sujets très jeunes ou très âgés. Dans les quatre districts, la majorité des cas (62,3%) a été enregistrée dans la population de 5 à 24 ans, l’incidence maximale s’observant dans le groupe 5-14 ans oit la mortalité a été cependant plus faible. Pour les groupes d ’âge 5-9, 10-14 et 15-19 ans, le taux de létalité s’est échelonné de 25 à 39%. Chez les sujets de plus de 50 ans, il a été très élevé: 75-83,3%. Au début d ’août, des échantillons de sang, de liquide céphalo­ rachidien et des spécimens autopsiques de tissu cérébral ont été recueillis et des captures de moustiques ont été faites dans les habi­ tations et les rizières. Cinq souches de virus de l’encéphalite japo­ naise ont été isolées, deux dans du tissu cérébral et trois chez des moustiques. C’était la première fois que le virus de l’encéphalite japonaise était identifié en Inde au cours d ’une épidémie. Dès le début du mois d’août, les services compétents o n t mené de façon continue des opérations contre les moustiques (larves et adultes) tout en prenant les mesures nécessaires pour que tous les cas nouveaux soient immédiatement notifiés. La destruction des Culex vecteurs en milieu semi-urbain et rural a reposé essentielle­ ment sur le traitement des locaux abritant des porcs, des bovins ou d ’autres animaux, ainsi que des fosses d ’aisance à ciel ouvert, des champs et des broussailles. Les habitations ont été traitées par des pulvérisations de DDT/BHC à effet rémanent, les rizières et les broussailles par des pulvérisations de Rugar/Demicron (composé organophosphoré) pratiquées au sol. Dans les fossés de drainage et sur les terrains municipaux, on a pulvérisé des huiles larviddes. Une fois le virus isolé, la possibilité d’entreprendre un programme de vaccination a été étudiée. Environ 10000 doses de vaccin ont été obtenues au Japon et, pour juger du risque d ’effets secondaires nocifs, des essais pratiques à petite échelle ont été faits dans le dis­ trict de Bankura. Aucune réaction indésirable n ’a été observée. D semble donc qu’il faille envisager de fabriquer ce vaccin en Inde, car il en faudra des quantités très importantes pour protéger la population exposée.

Following the isolation o f the virus, consideration was given to the introduction o f a vaccination programme. Some 10 000 doses of vaccine were obtained from Japan and to determine the likeli­ hood o f harmful side effects, small scale field trials were undertaken in the Bankura district. N o untoward reactions were observed and it would seem, therefore, that consideration should be given to the production o f this vaccine in India as very large quantities would eventually be required to protect the population at risk.

(Based on/D ’après: Japanese Encephalitis in H st Bengal, Government of West Bengal, India.)

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé