PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AFRICA GROUPE ECOLOGIQUE Seizième session Bouaké. 25-27 ianüer 1995 ocP/vcu /HYBro/es.z ORIGINAL : Français SURVEILIÂNCE DE L'ENTOMOFATJNE DES COTJRS D'EAU GUINEENS TRAITES ATIX I,ARVICIDES ANTISIMULIDIENS DANS LE CADRE DE IÂ LUrrE COr{TRE L'ONCHOCERCOSE DE 1984 A 1994 (RES[ ME) F. KONDE ET K. NABE 1. Généralités I-e rapport annuel portant sur la surveillance des rivières intègre les données de 1984 à 1994. Cette surveillance de routine a étê complétée par plusieurs programmes de recherche d'accompagnement portant : - sur l'étude de la dérive des organismes dans les vasques ; - sur l'étude de la distribution verticale de la dérive ; - sur la zonation longitudinale de la dérive au niveau d'un bief ; - sur la mensuration de la largeur des capsules céphaliques de quelques taxons. Afin d'avoir une idée correcte de la situation hydrobiologique dans les enürons de Kankan, le nombre de stations de surveillance en 1991 est passé de un à quatre (Tableau I et Fig. I) qui sont : Sassambaya sur le Niandan, Téré sur le Dion, Boussoulé sur le Milo et Kessané sur la Makona. Insecticides employés : (Voir rapport) 2. Résultats de la surveillance D'une manière générale, les densités des ta:rons (dans la dérive ou sur les dalles rocheuses) augmentent en saison sèche ; l'abondance ma":rimale se situe pour la majorité des groupes entre féwier et awil (Fig. 5 à 12). A l'exception de quelques pics d'abondance élevés, on constate que les valeurs obtenues pendant les dix ans sont du même ordre de grandeur. Cette remarque est vraie pour la station de Sassambaya quels que soient les méthodes ou les ç,2,T "* 2I-es prélèvements à I'échantillonneur de Surber ainsi que ceux réalisés avec les filets de 500 p de vide de maille, fournissent des résultats plus comparables 1984 à 1994 que cer»( réalisés avec les filets de 200 tt,. La différence des résultats obtenus avec les filets de 200 p est certainement due à la récolte de nombreux jeunes individus. Ces récoltes abondantes qui correspondent souvent à des éclosions synchrones localisées dans le temps, perturbent les résultats portant sur l'évolution réelle des populations. En ce qui concerne les taxons, on remarque que certains d'entre eux présentent des courbes d'évolution saisonnière similaire de 1984 à L994, quelle que soit Ia méthode des prélèvements utilisée : CAENIDAE, ORTHOCLADIINAE ET HYDROPSYCHIDAE (Fig. 5 à lZa et f). Alors que pour d'autres, les résultats obtenus sont pratiquement toujours différents : TRICORYTHIDAE (Fig. 5 à l2g), LEPTOPHLEBIIDAE, CHIRONOMINI ET ELMIDAE (Tableau 7 à 10). D'une manière générale, des modifications de structure des communautés sont apparus sur les sites traités de la Guinée sans que les équilibres globaux, en terme énergétique n'aient été profondément modifiés. Iæs anaÿses effectuées sur les données de la surveillance de routine montrent qu'il existe une nette différence entre les rivières traitées et celles non traitées, ou, pour une même rivière entre les périodes pré et post- traitement (Fig. 5a, 8a, 1Oa et 11a). Des tanons plus sensibles que d'autres subissent fortement les effets de traitement. Parmi ces dernières, il faut citer: TRICORYI{IDAE ET EUTHIPLOCIIDAE. Nous avons observé que les ta:rons qui ont un cycle de développement court recolonisent rapidement par rapport à ceux qui ont un cycle de développement long (TRICORYTHIDAE). Ce phénomène est confirmé par les résultats de la période décembre 1989-mars 1990, d'autant que la campagne larvicide s'est terminée tard et que beaucoup trop de perméthrine par rapport au nombre de cycles recommandés par le Groupe écologique fut utilisée : conséquence, la disparition momentanée des TRICORYTHIDAE à Sassambaya sur le Niandan. En conclusion, on peut distinguer trois phases dans l'évolution des cours d'eau guinéens traités aux larvicides antisimulidiens. Dans un premier temps, à la suite de chaque épandage, on assiste à de fortes mortalités, ce qui entraîne une brusque chute de densités d'invertébrés. Cette baisse est d'autant plus forte que les premiers traitements auront pris place en fin de saison sèche et qu'il y aura un surdosage (Téré en mars 92, Manikaya sur le Balé en juin 94). Cette phase de fort impact peut durer plusieurs mois voire une année selon la morphologie des gîtes traités et leur situation géographique. Dans une deuxième phase, il y a rétablissement lent de la situation, la plupart du temps favorisé par la saison des pluies. Enfin, la troisième phase, avec des densités toujours inférieures à celles qui étaient présentes avant Ie traitement. Cette baisse des effectifs présents peut varier de 9,44 Vo à 40,41%o selor. le Niandan à Sassambaya ou le Milo à Boussoulé. Enfin, il n'est guère pensable d'attribuer les variations des évolutions saisonnières obtenues lors de ces dix années à l'hydrologie de la période échantillonnée qui est l'étiage. Celle-ci est, comme nous l'avons w, quasiment identique de 1984 à 199a (Fig. 2 à 4). Par contre l'hydrologie de la saison des hautes eau( pourraient induire des variations "initialisant" différemment les conditions écologiques de décrue.
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Surveillance de l'entomofaune des cours d'eau guinéens
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