RABIES IN EUROPE
LA RAGE EN EUROPE
A summary of the principal conclusions and recommendations of a conference1 concerning the problem of rabies in the European Region, its economic aspects, the surveillance of the disease and its control in wildlife and domestic animals was published in the Weekly Epidemiological Record Nos. 9 and 10 of 3 and 10 March 1978. This issue includes comments on the prevention of rabies in man. Prevention of Rabies in Man before and after Exposure
Un résumé des principales conclusions et recommandations d ’une conférence1 sur le problème de la rage dans la Région euro péenne, ses aspects économiques, la surveillance de la maladie et les mesures de lutte chez les animaux sauvages et domestiques a été publié dans les Relevés épidémiologiques hebdomadaires 9 et 10 des 3 et 10 mars 1978. Le présent numéro contient des observations sur la prévention de la rage chez l’homme. Prévention de la rage chez l’homme avant et après exposition
In recent years, great progress has been made in the development of vaccines and immunoglobulins. Very potent vaccines, which are at the same time safer, have been developed in tissue culture. This is particularly true of vaccines grown in human diploid cell cultures, which by concentration can be made highly immunogenic, giving rise, if properly prepared, to practically no side-effects. A very limiting aspect for wide application is their high cost. Human rabies immunoglobulin from vaccinated persons has replaced antirabies serum of equine origin in postexposure treat ment wherever possible, but unfortunately the supply is still limited, despite the large number of people immunized. Each country should establish coordination between physicians, veterinarians and diagnostic laboratories to ensure an immediate and accurate assessment of exposure incidents. Postexposure treatment should be carried out by experienced physicians and/or in rabies treatment centres. Physicians in remote areas might be assisted by advisory services from these rabies treatment centres. Such treatment, which should combine immuno globulin with an adequate course of vaccination and boosters (according to the recommendation of the WHO Expert Committee on Rabies, Sixth Report, Annex I: Guide for Postexposure Treat ment) 2 should be staited as soon as possible after exposure and be carried to completion, if the exposing animal is rabid or suspect but unavailable for examination. Pre-exposure immunization of high-risk personnel is recom mended and, in some instances, also of persons who are going to work for long periods of time in areas where rabies is endemic and veterinary and/or medical services are inadequate. Pre-exposure immunization should be followed by antibody determination and by booster injections in due course. * Conference on ttie Surveillance and Control o f Rabies held in Frankfurt-amMain, 15-19 November 1977, by the WHO Regional Office for Europe in collabora tion with the Government o f the Federal Republic o f Germany. * WHO Technical Report Series, No. 523, 1973.
Ces dernières années, la production de vaccins et d'immuno globulines a fait des progrès considérables. Des vaccins très actifs, et en même temps plus sûrs, ont été mis au point dans des cultures de tissus. On a notamment cultivé des vaccins en cellules diploïdes humaines: après concentration, ils peuvent acquérir une immuno génicité élevée et, s’ils ont été bien préparés, ne provoquent prati quement pas d ’effets secondaires. Toutefois, ils coûtent très cher, ce qui en restreint l’application. Dans tous les cas où il est possible d’y recourir, l’immuno globuline de la rage humaine provenant de personnes vaccinées a remplacé le sérum antirabique du cheval dans le traitement après exposition; malheureusement, les sources d ’approvisionnement restent limitées malgré le grand nombre de personnes vaccinées. Chaque pays devrait instituer une coordination entre les médecins, les vétérinaires et les laboratoires de diagnostic afin d ’assurer une évaluation immédiate et exacte de tous les cas d ’exposition. Le traitement après exposition devrait être confié à des médecins expérimentés ou à des centres de traitement antirabique. Les médecins des régions situées à l’écart devraient pouvoir bénéficier des services consultatifs de ces centres. Le traitement devrait comprendre l’administration d'immunoglobuline associée à la série complète de vaccinations et de rappels (selon la recommandation du Sixième rapport du Comité d'experts de la Rage, Annexe 1 : Indications du traitement antirabique après exposition à l’infection).9 Il faudrait le commencer le plus tôt possible après l’exposition et le poursuivre jusqu’au bout si l’animal mordeur est enragé ou s’il est suspect mais ne peut être mis en observation. Il est recommandé d ’immuniser avant exposition les personnels exposés à un risque élevé et aussi, dans certains cas, les personnes appelées à travailler pour des périodes prolongées dans des zones où la rage est endémique et où les services vétérinaires ou médicaux sont insuffisants. L ’immunisation avant exposition devra être suivie en temps voulu d’un contrôle des anticorps et d ’injections de rappel. 1 Conférence sur la Surveillance de la Rage et la Lutte antirabique organisée par le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe en collaboration avec le Gouver nement de la République fédérale d’Allemagne à Francfort-sur-le-Main du 15 au 19 novembre 1977. 1 OMS» Série de Rapports techniques, N° 523» 1973.
Epidemiological notes contained in this number:
Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro:
Enterovirus Surveillance, Influenza, Rabies, Surveillance of Nosocomial Infections. List o f Newly Infected Areas, p. 80.
Grippe, rage, surveillance des entérovirus, surveillance des infections nosocomiales. Liste des zones nouvellement infectées, p. 80.
Wkly Epldan. Rec.: No. 11 ■ 17 March 1978
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Relevé epidém. hebd.: N " 11 -17 mars 197S
It was emphasized that the minimum requirements for vaccina tion in man (antigenicity of vaccines, vaccination schedules and level of antibody response) should be reviewed. In view of recent developments, the Conference recommended revision of the WHO Technical Report on Rabies.1 Support should be given to further research into the mechanism of immunity to rabies, including the role of interferon. In order to reduce the cost of immunization, research should be carried out to evaluate whether the same results might be obtained by the use of a smaller volume of vaccine and/or a reduced number of injections. 1 WHO Technical Report Series, No. 523, 1973.
On a souligné qu’il faudrait revoir les exigences m inim ales rela tives à la vaccination de l’homme (antigénicité des vaccins, calen driers de vaccination et réponse immunitaire). En raison des progrès réalisés récemment, la conférence a recommandé de réviser le Rapport technique de l’OMS sur la Rage.1 Il faudrait encourager de nouvelles recherches sur le mécanisme de l’immunité contre la rage, y compris sur le rôle de l’interféron. Afin de réduire le coût de l’immunisation, il faudrait procéder à des études visant à déterminer si on ne pourrait arriver au même résultat en utilisant un plus petit volume de vaccin ou en réduisant le nombre des injections. 1 OMS, Série de Rapports techniques, N ° 523, 1973.