., du dir '{)(:;t(:~llr au <:x:> . ite -- ional UREAL! R~(,IOt ,Al Df l 'OMS POUR LA t11 [ll i<I<M,1 r ORIUn I, r J EWRCll/2 ORGANISATION MON~IALE DE LA SANTE BUREAU REGIONAL DE LA MEDITERRANEE ORIENTALE RAPPORT ANNUEL DU DIRECTEUR REGIONAL ALA ONZIEME SESSION DU CO~rrTE REGIONAL ler juillet 1960 - 30 juin 1961 TABLE DES Y~TIERES EM/RCll/2 page :t INTRODUCTION APE R C· U G· E N· E- R A· L 1. II. COMITE REGIONAL • • • • · 15-17 SERVICES CONSULTATIFS ET TECHNIQUES • • . . . • • 18-101 ENSEIGNEI~NT ET FORMATION PROFESSIONNELLE · • • 18-26 GENERALITES . . . . . . . . . . . , . . . . . . · • 18-20 FORMATION PROFESSIONNELLE DU PERSONNEL AUXILIAIRE • • 20-22 L'ENSEIGNEMENT HEDICAL ET L'ASSIsrANCE AUX INSTITUTIONS D'ENSEIGNEMENT • • • 22-24 • • 24-26 PROGRAMME DE BOURSES D'ETUDES • MALADIES TRANSMISSIBLES · . . . . . . • • 27 -55 ERADICATION DU PALUDISME •• . . . . . LA TUBERCULOSE • • • • . • . • • • MALADIES ENDEMO-EPIDEMIQUES • • · . . LA BILHARZIOSE · . . . LAVARIOLE . . . . . LES OPHTALHIES TRANSMISSIBLES · . . LA LEPRE . . . . . . . . . . ~MINISTRATION DE LA SANTE PUBLIQUE • • • • GENERALITES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • • • 27 -41 • •• 41-45 • 45-55 • • • • 45-52 • • 52-53 • ••• 53-55 • • • • 55 . . . . • 55-78 • 55-56 . . . • • 56-57 SERVICES LOCAUX DE SANTE • • • DEVELOPPEI'ffiNT COMMUNAUT AIRE • · . . . . . . • 58 SERVICES DE LABORATOIRES DE SANTE ET AUTRES SERVICES CONNEXES • • • • • • • 58-59 HYGIENE MATERNELLE ET INFANTILE . · . . . . . . . . • 59-67 NUTRITION ••.•••.•••• • •••.• 67-70 LES SOINS INFIRMIERS • .. • • • • • • • • • • • 70-75 LA READAPTATION I'1EDICALE EI' LA PliYSIOTHERAPIE . • . • 75 L'EDUCATION SANITAIRE DO PUBLIC • . • • • • • . • • • 76-78 EM/RCll/2 page ii LA SANTE NENTALE. • • • • • • • • • • • • • •• LE§ STA'r ISTIQUES DEIV!OGRAPHIQUES ET _ SANITAIRE E: L' ASSAHlISSEMENT • • • • • LA Lu""TTE AN'l'ICANCEREUSE • • LA HEDEClNE DES RADIATIONS • • eECTIONEPIDEMIOLOGIQUE • III. SERVICES iillt-rrNISTRATIFS ET FINANCIERS • • . . . PERsoimEL • • • • • • • • . . . . . . . . . BUDGEi' E1' " FINANCES • • • • . . . . . FOURNITORES ET MATERIEL MEDICAUX ••••• . . . •• 78-83 • 84-86 • • • 86-89 • • • • 89-90 • 90-92 • 93-101 · . . .102-106 • ••• 102-103 • ••• 103-104 • • • .104-106 IV. INFORMATION .. . . . . , " . . . . . . . . . . . ... . .107-111 ANNEXES : 1. PROJETS PAR ' PAYS II. ACCORDS ET PLANS D'OPERATION SIGNES ENTRE LE 1er JUILLET 1960 ET LE30 JUIN '1961 I N T ROD U C T ION I ~,~~-4~ ~o .. ~ .... -=nn .......... """"""""""""~"""----""""""----------------------- Un gro upe de reprcscntants a la session 1960 du Comite regional de I'OMS pour la Mediter ranee orientale, it Tunis. DIXIEME SESSION DU COMITE REGIONAL DE L'OMS <TUNISIE) Treize pays et territoires, les Nations Unies et divers organismes internationaux, dont la Ligue Arabe, etaient re presentes a la Session du Sous-Comite A du Comite regional de I'OMS pour la Mediterranee orientale, convoquee a Tunis en aoQt 1960, .' -. "'~ . , ... . La BOllrse du Travai l il Tun is Oll s'est tenue la dcrnie re sess io n du SO lls-Comite A. Un groupe de delegues des pays de la Meditcrra nee orientale a la Quato rzieme Assemblee mondia le de la Sa nte. tenue it New De lhi e n fevrier dernier. COLLOQUE SUR LES SOINS INFIRMIERS, LAHORE (PAKISTAN) D eux de leguees soudanaises, Un groupe de participants et o bserva teurs a ce co lloq ue. qui a re uni du 23 novembre a u 3 decembre 1960. sous les a uspices de I'OMS, I'elite des infirmicres de 10 pays de la Mediterranec o rientale. Le General W.A. Burki , Min ist re de I'Hygiene, du Travai l et de l'Assistance soc ia le (P~vi<:: t ~ n) ~ I"lll\!p rf Ip rn ll r'lfl11P rpoi() n ~ll nlli P llf n n llr r~lfirp r A-:.<;:p n,hlv I-f :.:. 11 riP I ~ h()rp I N T ROD U C T ION Depuis mon dernier rapport annuel, les Republiques d~ Chypre et de la Somalie ont obtenu leur independance, et cet evenement est certainemEmt d'importance pour notre Region. Je souhaite cordialement la bienvenue aux deux nouvelles Republiques, dont la participation au Comite regional, en tant que Membres de plein droit, sera, j'en suis persuade, profitable a tous. *** Un examen objectif des douze derniers mois montre que des progres satisfaisants ont ete realises dans la plupart des domaines sanitaires. Les Gouvernements tiennent de plus en plus compte du fait que la sante est un element essentiel dans tout programme de developpement economique et social, et les budgets nationaux affectes a la sante accusent une courbe proportionnel- lement ascendante. D'une maniere generale, la priorite est accordee, comme i1 se doit, au developpement des services essentiels de sante, et slaccompagne d1une coordination et d'une integration, poussees aussi loin que possible, des services curatifs avec les services prophylactiques. Un nombre toujours croissant de pays procedent a la mise en train ou a l'adaptation de programmes de longue duree, en harmonie avec ces principes. Une attention de plus en plus grande est accordee a la necessite d'une collaboration entre pays, ainsi qu'a la coordination des mesures sanitaires, dans la Region et entre regions. II est reconfortant de constater que Ie Bureau regional, en tant que conseiller des Gouvernements Membres, a pu contribuer. dans une certaine mesure, a toutes ces realisations. EH/RCll/2 page 2 Les traits dominants de nos activites, au cours de la periode sous examen, ont continue a gtre les suivants: assistance aux pays dans l'enseignement et la formation d'un personnel protessionnel et auxiliaire, lutte contre les maladies transmissib~s, renforcement des services nationaux de sante, evaluation des programmes et des mesures sanitaires. A l'heure au ce Bureau regi~nal vient de doubler Ie cap de sa douzieme annee, ce dernier aspect de notre travail est en train de croltre en importance, non seulement du point de vue de l'evaluation de l'oeuvre accomplie jusqu1ici, mais plus particulierement par rapport a l'adaptation des plans futurs. *** L'insuffisance marquee des effectifsen personnel sanitaire a ete soulignee dans les rapports precedents. Une proportion de 34,6% de nos allocations budgetaires pour 1960 a ete consacree aux programmes de formation professionnelle. 11 n1est pas ~ans inter@t de noter que plus d'un tiers des professeurs dont les services ont ete fournis par l'OMS, en 1960, pour aider les institutions d'enseignement, ont ete affectes a la Region de la Mediterraneeorientale. La formation d'un personnel auxiliaire de toutes cate60ries constitue un element important de ce programme. Le principe directeur qui nous guide est toujours de former et de recruter des auxiliaires en vue d'aboutir, en definitive, a leur absorption dans un service general de sante publique, et d'eviter de leur faire acquerir une specialisation tr~p poussee. Neanmoins, la question tout entiere sera mise en discussion, et une ligne de conduite generale sera tracee au cours du colloque inter-regional organise conjointement avec le Bureau regional pour l'Afrique, et qui, selon les previsions, doit se reunir a Khartoum en decembre de cette annee. L'enseignement medical, qui gagne de l'importance dans la Region, fera l'objet des discussions d'une conference qui EM/RCll/2 page 3 se reunira au debut de 1962. Une mission d'enseignement medical, formee de trois professeurs, a visite la Tunisie dans 1e but de conseiller Ie Gouvernement sur la creation possibled'une ecole de medecine dans Ie pays. Una autre mission medicale visi tera l'Irak, cet ete, pour donner des avis sur Ie renforcement des programmes d'etudes et les moyens de formation professionnelle, tels qu'ils existentactuellemant. Cette mission comprendra egalement trois professeurs, representant Ie domaine clinique, les sciences de base et la sante publique. *-tt* En 1960, il a ete possible d'octroyer 221 -bourses d 'etudes, ce qui represente le chiffre le plus ele~e jamais atteint dans la Region. Toutefois, plus significatif encore est le fait que, sur ces bourses, 107 ont consiste en tournees d'etudes effectuees par des boursiers a l'interieur de la Region, - ce qui est egalement Ie chiffre le plus fort enregistre jusqu'ici. Un consultant en bibliotheques medicales a rendu, cette annee, visite a cinq pays de la Region, afin de donner son avis sur l'utilisatian, l'organisation et l'administration futures des ser- vic~s de bibliothequ~ de ces pays, ces services etantd'une grande importance pour l'enseignement aux etudiants aussi bien que pour la formation de tecqniciens medicaux hautement qualifies. Le colloque sur les soins infirmiers, tenu A Lahore, au Pald s tan , a permis de ' reunir un grand nombre d'infirmieres de la Region. Les travaux accomplis par cette conference sont dignes d1eloges; au cours de cette session, ont ete discutes les problemes que souleve la question des soins infirmiers dans la Region, y compris la politique de l'enseignement. A· ce propos, je suis heureux de declarer qu'un progres remarquable a ete realise dans le relevement du niveau des soins infirmiers professionnels dans toute la Region. *** EM/RCll/2 page 4 Notre programme de controle et d'eradication des maladies transmissibles n'a pas cesse de constituer la majeure partie de nos activites. En 1960, 50,6% du budget regional ont ete alloues a des projets de cette nature. L'orientation plus prononcee vers la recherche et les activites d'evaluation s'accentue graduellement. Dans Ie domaine de l'eradication du paludisme, Ie Bureau regional a concentre ses efforts sur l'aide aux pays ayant deja entrepris l'eradication ou se proposant de Ie faire, en vue de la mise au point de plans d'operation complets, off rant toutes les garanties qui, en definitive, :assureront l'heureux aboutissement de ces programmes. Plus dffitrois quarts de la population totale de la Regi~n sont encore exp~ses au risque de oontamination. funs Ie but de relever Ie ni veau de capacite technique du personnel affecte a l'eradication du paludisme, les possibilites de formation professionnelleont ete developpees,et les attributions de bourses d'etudes, augmentees. Deux centres nationaux antipaludiques de formation professionnelle ont ete etablis au Pakistan, venant ainsi s'ajouter au Centre de Formation professionnelle a l'Eradication du Paludisme, au Caire, et au Centre de Formation professionnelle d'Ethi6pie. Des pourparlers sont en cours pour l'ouverture d'un nouveau centre au Soudan, avec une assistance a fournir par l' OMS et l' US ICA (Administration de Cooperation internationale des Etats-Unis). Au cours de la periode sous examen, cinquante-trois bourses d'etudes ~nt ete attribuees a des candidats pour leur permettre de suivre les cours de centres de formationprofessionnelle regionaux ~u internationaux. En outre, Ie Bureau regional a repondu a tous les beso~ns en services consultati£s de IfO~B, necessites par les programmes individuals des pays, en mettant a la disp~siticn de ceux-ci les experts requis. EM/RCll/2 page 5 Le Bureau regional a maintenu une excellente coordination et cooperation dans le dornaine de l'eradication du paludisme, aussi bien avec l'US ICA qu'avec le FISE. Dans le but de renforcer les activites coordonnees de pays voisins se rapprochant de la phase d'entretien, une equipe OMS d'evaluation inter-pays a ete organisee a Beyrouth, au cours de cette periode. On ne peut qu'observer avec plaisir le deroulement des projets regionaux d'eradication du palu- disme, dont le r eseau s'etend a la presque totalite des pays de cette Region, ainsi qlle le vii interet susci te a. cet egard chez les Gouvernements, comme en temoigne la priorite qu'ils accordent a. ces projets dans l'elaboration de leurs programmes sanitaires nationaux. La decision prise par l'Assemblee mondiale de la Sante de f inancer les programmes d'eradication du paludisme au moyen des credits ordinaires ne dispense pas de la necessite des contributions volon- taires. Aussi, doit-on se feliciter de ce que Ie Gouvernement libyen compte emettre, l'annee prochaine, des timbres en faveur de l'eradi- cation de cette maladie, et offrir les 20% du produit de la vente de ces timbres au Compte Special pour l'Eradication du Paludisme. Les Gouvernements de l'Iran, de la Jordanie, du Pakistan, de la RAU et de la Tunisie ont des projets analogues; on espere que d'autres pays se rallieront a cette idee et envisageront egalement l'emission de timbres antipaludiques, conformement a. la recommatidation de la Quatorzieme Assemblee mondiale de la Sante (Resolution WHAl4.27). *** Je suis heureux d'annoncer que les mesures destinees A eliminer la variole de la Region sont en train d'etre intensifiees dans les pays interesses. Cependant, il reste encore beaucoup a. faire, surtout en ce qui concerne la mise en vigueur d'une legis- lation et le contrale sur les frontieres. L'equipe regionale d'enquete a termine ses travaux en aofit 1960, et ses reco~ dations ont ete communiquees aux pays interesses. EM/RCD/2 page 6 Une assistance est fournie a divers pays en vue d'assurer la production d'un vaccin actif et conservant sa stabilite sous des temperatures elevees. Les trois millions de doses de vaccin sec que le Gouvernement de Jordanie a propose d'offrir annuellement ont deja ete bien utilisees dans les campagnes entreprises au Soudan, au Liban et au Yemen. Ce geste genereux est salue avec reconnaissance. 11 estgeneralement admis que la bilharziose est cause d'une morbidite et d'une mortalite elevees dans les zones fortement eprouvees des grandes vnllees formees par le Nil, l'Euphrate et Ie Tigre, comprises dans cette Region. De prime abord, cependant, dans les contrees moins fortement touchees, cette maladie, en tant que probleme majeur de sante publique, pourrnit sembler p~u impressionnante, en raison de son caractere insidieux et chronique, exempt de l'll.spect dramatique que revetent les ll.utres infections aigues. Mais, en quelque endroit de la Region qu'elle se manifeste, la bilharziose ne doit pas echapper a Ill. vigilance, puisque 1 'ironie du sort veut que les projets d'irrigation, entrepris surtout dans Ie but de relever Ie niveau de "'vie des populations, puissent contribuer a Ill. propagation et a l'intensification rapides de l'infection, et mettre grll.vement en perilla sante des populetions, a moins que des mesures preventives appropriees ne soient prises au cours de la phase de planification. Les difficultes qui s'opposent a la reussite des efforts deployes pour eliminer cette infection sont inherentes a la complexite des problemes epidemiologiques qui se posent, et dues a l'absence de medicruaents actifs, exempts de danger et faciles a administrer, ainsi que de molluscicides s ans danger et a effet remanent. La tres longue duree de vie du parasite chez l'h8te humain (environ 25 ans) et la nature extremement prolifique des EYJ/RCll/2 page 7 mollusques jouant Ie r6le d lh6tes intermediaires, creent des obstacles serieux qulil importe dlecarter. Des recherches activement menees, portant sur la transmission de llinfection, llevaluation, sur Ie terrain, des effets des produits utilises, et Ie cycle d'efficacite des molluscicides appliques, " t~ls sont quelques-uns des buts des projets-pilotes entrepris en Irak et en Iran. Mais un plus vaste champ de recherches de base est envisage dans Ie projet de grande envergure qui a et€ mis en train, au c ours de I' annee, dans la Republique Arabe Unie, Province dlEgypte, avec la participation du FISE. *** L'annee derniere,certains principes, afferents A la lutte contre la tuberculose, se sont affirmes, preparant ainsi la voie a une future mise au point de programmes plus efficaces. On peut citer a cet egard, comma cas d'espece, Ie Projet de Recherches sur la Chimiotherapie de la Tuberculose, en Tunisie, qui a ete Bcheve; des observations preliminaires sur la therapie medicamenteuse ont ete faites. Le probleme de la resistance des microbes slest revele plus important que jamais, de sorte qulil est devenu necessaire de proceder a. une reevaluation de la therapie unique opposee a la therapie combinee. L'equipe regionale dlenqu@te sur l'epidemiologie de la maladie a egalement termine ses travaux. Elle a accompli sa tllche principc.le, qui etai t d I assurer Ia formationdlun personnel national aux techniques mobiles de dBpis- tage, tout en entreprenant en m@me temps une enqu@te par sandage sur la frequence de la maladie, dans un rayon determine de chaque pays. L'experience a d~montre que Ia meilleure maniere de mettre a profit une enquete sur la frequence de la maladie, est de la combiner avec un service de sante deja existant et susceptible dlen faire suivre les travaux par des mesures de lutte anti- tuberculeuses. Sur des bases analogues, le projet unique en cours EM/RCll/2 page 8 d'execution dans la zone-temoin de Sousse, en Tunisie, qui se terminera a la fin de cette annee, a demontre la valeur de la methode consistant a utiliser les services mobiles de traitement de masse, 8.fIsociee a la methode de trai tement par les .cliniques fixes. La notion des programmes combines et integres slest egalement fait jour par rapport a la vaccination au BCG, de sorte que la possibilite du recours aux procedes simples de lutte anti- tuberculeuse, comme l'epreuve tuberculinique et la vaccination au BCG (qui sont deja une caracteristique des centres antituberculeux), sera essayee dans les centres sanitaires, les centres d'hygiene maternelle et infantile et autres centres de consultation. On estime quIa la suite des changements de methodologie auxquels ont abouti ces experiences, il sorait maintenant indique d'inclure celles-ci dans la formation professionnelle donnee aux techniciens de la sante publique dans Ie domaine de la tuberculose. Pour cette raison, un centre antituberculeux de formation professionnelle, destine, non seulement a toute la Regio~mais aussi au personnel sanitaire prnvenant d'autres parties du monde, est en voie de creation en Tunisie. Voici maintenant, brievement exposes, quelques-uns des . domaines qui, a la lumiere des nouveaux besoins constates dans la Region, font graduellement l'objet d'une sollicitude plus attentive. On peut trouver un reflet de cette tendance dans Ie projet de programme et de budget (document EM/RCll/3). Point nlest besoin de souligner l'importance croissante que revetent les questions relatives a la sante mentale, dans notre Region, ou lIon assiste a une evolution tres rapide dans la vie sociale, dont les repercussions se font sentir sur les ERADICATION DU PALUDISME (ARABIE SAOUDITE) Le plan d'op~n\l ion d'une enqucte en vue d e r cradicat lon du paludisme d\m secteur de que lque c inq m illions d'hab:lanls encore exposes aux atteintes du neau, a ete signe it R iad, Ie 9 jam ier 196 1. pa r Ie D r. Hassan Nass if, M in ist re de la Sa nte publ iq ue (Arab ie Sao ud ite), et le Di rect ~ ur reg iona l de rOMS. CENTRE ANTITUBERCULEUX ( SOMALlE ) Ce Centre, cree avec I'assis- tance de r O MS pour y faire la demonstra ti o n des modernes techniques de IUlle a ntituberc uleuse et fo rmer un personne l sanit a ire loca l. a cte Inaugure Ie 22 ma rs 196 1, a Mogad isc io, cn p r~ sence d u Pres iden t de la Republ ique ele Soma lie et elu M inist re de la Sante. S.E. C hei kh Aly Giuma le. Mi nistrc de b S ~tnl6 publ ique (Sonn lic). prononce so n a lloc ut ion in a ugu ra le. Dans b sa lle de rad iogmphie, Ie President de la Rcpublique don ne rexemple . PROMOTION D'INFIRMIERES (SOUDAN) Le D r M .G . Candau , D irec teur genera l de rO MS, qui a ett' rho te du Gouve r- nement souelanais en novembrc elern ier, a notamillen t visite, a Khartoum, I'eco le eI' in fi rm ieres etab lie avec r ass istance de r OMS. C i-con trc, Ie D r Ca ndau remet so n eliplol11e a une jeune infinnicrc de la promotion 1900, en presence d u Dr A. A. Zak i, D irecteur des Sen'ices de Sa nte et ele la Illonitrice de r OMS. SIGNATURE O'UN ACCORO O'ASSISTANCE (YEMEN) S.A . Seif EI Islam EI Badr, Prince heritier du Royaume du Yemen , et Ie Dr A H. Ta ba, Directeur regional de r OMS, ont signe en novembre 1960. a Sa na, un accord sur les , ervices consu lta tifs techniques fournis par rOMS au Yemen. COLLOQUE SUR L'APPROVISIONNEMENT PUBLIC EN EAU , AOOIS ABEBA (ETHIOPIE) Sa Majeste Imperia le Ha ile S~ l ass ie a re<;u les participants a ee colioque inter-regional , qui a reuni du 28 novem bre au 3 decembre 1960. it Add is Abcba. des hydra ul iciens ct administrateurs representant 17 pays de I'Afrique et de la Mediterranee orienta le . EM/RGll/2. page 9 conditions de sante. Depuis qu'un eonsetller pour llhygiene mentale a ete adjoint a notre personnel, les activites entreprises en ce domaine se sont considerablement developpees et elargies, et il a He possibJ,.e, jusqu'ici, de proceder a. des enqu@tes sur la situation de huit pays, et de mettre sur pied des plans visant a l'assistance ~ accorder dans l'avenir, tant a ces pays quIa dlautres, appartenant a la Region. Pour l'orientation de cette t~che, una reunion, groupant dix-sept experts de la sante mentale, venus de la Region, a ete convoquee en decembre 1960, a Alexandrie. Des projets detailles, concernant la continuite des acti vi tes deja entreprises dans Ie domaine de la sante I'l"'~b.le, ou les activites envisagees, se trouvent exposes aux pages 78 A 83 de ce rapport. Bref, l'accent a ete mis SUl l'elaboration de plans a longue echeance pour la formation professionnelle de personnel a tous les ~chelons, l'integration de certains aspects de la sante mentale dans les activites relevant de la sante publique - question qui fera l'objet de discussions au sein d'un Groupe regional d'etude, ~n 1962 - ainsi que sur Ie probleme des malades chroniques dans les h8pitaux psychiatriques, et l'importante question de l'organisation de services de soins mentaux pour eniants, dans Ie cadre des services de pediatrie. Un autre domaine interessant d'etude est Ie r61e possible des virus dans l'etiologie de certains etats neuropsyehiatriques, observes dans la Region. A titre d'exemple, on pourrait mentionner la propa- gation de la fievre eharbonneuse africaine,qui a coincide avec la frequenee de cas neuropsychiatriques d'etiologie douteuse. Dans un autre pays, de fortes raisons militent en faveur de la these selon laquelle il existerai tune relation entre la sante mentale et lesfacteurs entomologiques et virologiques. On se propose de tenir, en 1963, une reunion OQ seront envisagees l'adoption de methodes epidemiologiques et une coor- dination de techniques, dans un but de comparaison. On 8Bpere EM/RCll/2 page 10 qu'une etude preliminaire, fourniss ant de s donnees epidemiologiques valables, pourra etre entreprise dans Ie Koweit, qui consiste sur- tout en une agglomeration citadine, a population plut8t homogene, et actuellement en voie d'urbanisation rapide. Un interet croissant es t suscite en plusieurs pays par la creation de services provinciaux de s ante mentale, on trouvera a la page 81 des details concernant les plans prevus pour encourager cette tendance. Au cours de 10. periode consideree, il a ete possible de fournir une assistance a des pays de la Region, par l'intermediaire, soit de conseillers affectes pour une longue duree aux services de sante mentale de ces pays, soit C2 ccnsultants ou d'equipes a court terme. A cet egard, un fait particulierement interessant a ete l'envoi, en Ethiopie, d'une equipe de 110MS, composee d'un psychiatre experimente et d'une infirmiere de la Region, pour etudier Ie cas de T'hopital psychiatrique etabli de longue date dans ce pays, mais qui n'etait pas en mesure de s I adapter aux besoins de l a collecti vi te qui l' entourai t. et dont l'6volution s' accomplissait a un rythm\.! rapide. Apres un mois de travail a l'h8pital, l'equipe a suggere l'adoption de mesures - actuellement a l'etude - visant a la realisation de promptes reformes. On espere que cette experience aboutira a 10. mise au point d'une methode efficace et rapide, susceptible d'ameliorer les conditions des hopitaux psychiatriques et de leur permettre des'adapter aux changements de circ onstanc es. II serait superflu de souligner l'extreme importance d'une eau saine et en quantite suffisante pour les besoins de la vie quotidienne et comme condition de bien-etre. La Douzieme Assemblee mondiale de la Sante a charge l'Organisation d'assister les gouvernements dans l'elaboration de leurs plans a longue EM/RCll/2 page 11 echeance, destines a assurer l'approvisionnement public et domestique en une eau suffisante, saine et potable. Au cours d'un colloque organise en novembre dernier, a Addis Ababa, des experts appartenant aux Regions de la Mediterranee Orientale et de l'Afrique ont discute de ce probleme et des besoins de leur pays respectif. Le Bureau regional procede egalement a la constitution d'une equipe d'experts dont les services consultatifs seront rnis a la disposition des gouvernements qui en feront la demande. L'equipe se rendra au Pakistan vers la fin de cette annee. * * * L'emploi des radiations ionisantes est de plus en plus repandu en medecine et, egalement, en d'autres dornaines, tels qu~ l'agriculture et l'industrie. En medecine, les principales sources emettrices de radiations ionisantes sont les rayons-X et les radio- isotopes; les premiers sont rnaintenant d'un usage universel dans la Region, alors que les seconds sont en voie de generalisation dans certains pays. II y a, par consequent, necessite evidente pour les gouvernements de mettre au point des programmes bien con~us, en vue de reduire les dangers decoulant, pour la sante, de ces sources de radiations qu'elles soient d'origine medicale ou autre. Ce Bureau regions.l est maintenant pr@t a donner des avis et a fournir une aide aux gouvernements sur cette question, a laquelle la formation professionnelle d'un personnel destine a se farniliariser avec l'emploi des radioisotopes, la protection contre les radiations et l' evacuation sans danger des dechets radioactifs, a donne un regain d'importance. Un certain nombre de bourses d'etudes ont ete accordees, et un cours de formation professionnelle est envisage en ce domaine. *** EM/RCll/2 page 12 D'autres domaines J tels que la nutrition, surtout consideree dans ses relations avec l'hygiene maternelle et infantile, l'epidemiologie du cancer dans la Region, la virologie - notamrr~nt par rapport au trachome et a la polyomielite, dont la recrudescence est signalee dans la Region - l'habitat et ses rapports avec la sante, sont l'objet d'enquetes actuellement en cours. II est plus longuement traite de ces questions dans I' "Aperc;u general" de ce Rapport, ainsi que dans les documents techniques presentes au Comite. *** Je suis heureux de pouvoir annoncer que la version a.rabe de la Classification statistique internationale-dee ]1aladies, Traumatismes et Causes de Deces, est sur Ie point d'etre terminee, et l'on prevoit qu'elle pourra etre mise a la disposition du Comite regional a sa onzieme session. *' * * En ce qui concerne la structure organique etadministrative du Bureau re~ional, il n'y a guere de changements majeurs a. signaler. On espere renforcer les services consultatifs de l'assainissement,en y adjoignant un ingenieur sanitaire qui pretera son concours a l'execution des programmes d'approvisionnement public en ,eau. A cet egard, l'assistance financiere offerte en faveur de ces projets par l'Association Internationnle de Developpement merite d'etre mentionnee. Une etape importnnte vers l'extension desactivites de ce Bureau aux pays de In Region est la creation de postes supplementaires de representants .de zones et de conseillers de pays, _ postes dont un certain nombre seront, l'espere-t-on, pourvus prochainement. On ne peut que se feliciter de l' ,interet et de Itappui rencontres aupres des gouvernements, concernant lloccupation de ces postes. EM/RCll/2 page 13 Les travaux entrepris au dernier etage du b~timent occupe par le Bureau regional, et qui comprennent l'amenagernent d',une salle de conferences, sont maintenant 'termines. Acet egard, toutes contributions en nature, de la part desgouvernements, a la decoration et a l'ameublement des locaux, seront d'autant mieux accueillies qu'elles seront plus representatives des tradi- tions culturelles et artietiques de laRegion. *** Une etroite liaison est toujours maintenue avec les autres institutions et organisations. A la suite des nouvelles mesures de decentralisation prises par Ie Fonds des Na'tions Unies pour l'Enfance, on peut prevoir qu'une harmonieuse collaboration, a l'echelon national, aussi bien que par 1 'int'ermediaire des Bureaux regionaux du Fonds, s'averera aussi fructueuse dans llavenirqu' elle I' a eta par le passe. Ce Bureau regional a etroitement coopere avec les representants residents de l'assis- tance technique, dont la collaboration et l'assistance, a 1 'echelon national, ont etc des plus utiles a l'elaboration de notre programme. Des contacts ont ete etablis avec la Commission economique des Nations Unies pour l'Afrique, par l'inter.mediaire du representant de I' OMS a. Addis Abeba, et aussi au moyen de visites periodiques faites par des conseillers de ce Bureau pour assister a. des conferences organisees par cette Commission. Ce Bureau regional a ete, en outre, en rapports etroits, aux echelons national et regional, avec le personnel du Departement des Nations Unies pour les Affaires sociales, au sujet du nouveau programme de developpement communautaire etabli par ce Departement. La cooperation avec l'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture et l'UNESCO~ est assureepar un echange regulier d'informations et par des visites effectuees par les fonctionnaires competents, EIVRCII/2 page 14 de plus, les contacts avec l'Agence internationale de l'Energie atomique s'intensifient. Par ailleurs, l'OVS s'est associee de tres pres aux activites, en cette Region, de la Banque interna- tionale ce Developpement et de Reconstruction et, tres recemment, avec celles de la mission depechee par la Banque au Koweit. La collaboration avec Ie Departement sanitaire de la Ligue des Etats Arabes s'est trouvee encore renforcee par un accord signe avec cette organisation intergouvernementale. Un contact etroit est maintenu avec l'Administration de Cooperation internationale des Etats-Unis et avec d'autres institutions bi- laterales. Au cours de la poriode consideree, Ie Gouvernement de l'Arabie Saoudite, en collaboration avec l'O}S, a mis en oeuvre un programme d'etudes sur les effets de la chaleur excessive et de la radiation solaire sur la sante de l'homme. II s'agit la d'un probleme qui revet une importance speciale pour cette Region. Sur l'invitation du Gouvornement de l'Arabie Saoudite, le Bureau regional a depeche une equipe d'experts,pour participer au pele- rinage de la Mecque et aider les autorites du pays dans leur etude des maladies causees par la chaleur et l'insolation. Des donnees utiles ont ete recueillies a cet egard,et les travaux se poursuivent en collaboration avec Ie Gouvernement. Sur la base des constatation s fcites, un document sera prepare pour etre soumis au Comite regional, a sa session de l'an pro chain, dont le theme des discussions t echnique s sera "La radiation solaire et son effet thermique sur le corps humain". Je desire remercier ici Ie Gouvernement de l'Arabie Saoudite d 'avoir invite 1'01'18 a prendre part a son programme d' etudes sur les effets de la chaleur, et signaler l'importance de l'oeuvre realisee et des efforts deployes par ses autorites Grou pes de pc ler ' ns devani I'hopiia l de Mena, doni Ie se rvice d'amb ulances cs t en constan t Etat d'a lerte, Son Excellence Ie D r Hassa n ass if. Minist re de la Sante (Arabie Saoudi te), ses proches collabora teu rs ct un groupe de consu l- tants de rOMS en vis ite a u Hedjaz, o nt fa it ensemble Ie point de la situat io n sa nita ire au te lille du peicr inage 1961, et o nt apJ:ose leur s ignature sur la declaration procla illant Ie pelerinage "ne t de mala ciies quaran te r:alrcs". PELERII'\AGE DE LA MECQUE (ARABIE SAOUDITE) ...., EM/RCll/2 sanitaires, dans l'interet des pelerins. On peut, en effet, tenir pour une remarquable reussite, Ie fait que la saison du pelerinage, qui a rassemble 1 185 940 personnes, venues de toutes les parties du monde, se soit revelee exempte de maladies quarantenaireset des dangers susceptibles de menacer serieusement la sante. *** Avant de passer a l!aper~u general de nos activites de l'annee, je voudrais adresser l'expression de mes chaleureux remerciements a chaque gouvernement en particulier et au Comite regional dans son ensemble, pour leur perseverante cooperation, qui s'est revelee si precieuse a nous tous dans l'accomplisse- ment de notre tache, et qui nous a pe~~s de deployer l'effort concerte, indispensable a tout progres constant. APERCU GENERAL EM/RCll/2 page 15 I. CO}ITTE REGIONAL DE LA MEDITERRANEE ORIENTALE DIXIEME SESSION 1. La Sous-Comite A du Cornite regional s'est reuni a Tunis, du 15 au 19 aofit 1960, et Ie Sous-Comite B s'est tenu a Geneve, du 24 au 26 aofit 1960. Des resolutions identiques ont ete adoptees par les deux Sous-Comites sur les questions communes a leur ordre du jour respectif. 2. Au cours des discussions qui oht abouti a l'approbation du rapport annuel du Directeur regional, il est clairement apparu que, durant l'annee consideree, la majorite des pays avaientrealise des progres dans le domaine de la sante. L'enseignement et la formation d'un personnel professionnel et auxiliaire ont ete de nouveau mentionnes comme une tgche de grande importance, - la seconde categorie de personnel devant toutefois @tre recrutee et formee en vue de son absorption dans les services generaux de sante publique, plut8t qu'en vue de son affec- tation a des branches speciales. La necessite de continuer a fournir une assistance aux facultes de medecine a ete particulierement soulignee. II a ete estime que l'evaluation du programme de bourses d'etudes serait d'une grande utilite dans l'elaboration des plans futurs, et un appel pressant a ete lance en faveur d'une eValuation des autres programmes, regionaux et nationaux. 3. La tendance generale qui se dessine en faveur des activites interpays et interregionales a ete approuvee. Dans Ie domaine des maladies transmissibles, les progres accomplis dans l'eradication du paludisme et de la variole ont ete favorablement cbmmentes, mais l'on a oonsidere que des ameliorations devaient etre apportees a la coopera- tion et a la legislation internationales, et que les recherches sur Ie trachome, la bilharziose, la tuberculose, la lepre et l'onchocercose devaient beneiicier d'une sollicitude particuliere. La pediatrie, EH,iRCll/2 page 16 consideree dans le contexte general de l'hygiene maternelle et infan- tile, do it davantage retenir l'attention; de plus par rapport aux soins infirmiers, la necessite d'inclure, dans les programmes d'etudes, des cours sur la medecine sociale j la sante publique et la sante mentale, a ete soulign~avec insistance. Une certaine preoccupation s1est mani- festee au sujet du nomadisme, et il a ete recommande d'entreprendre des etudes concernant sa repercussion sur les problemes sanitaires. Les nouveaux elements entrant en jeu dans l'assainissement ont sus- cite de l'intergt, particulierement l'approvisionnement public en eau, l'habitat, considere dans ses rapports avec la sante, et la medecine des radiations. 11 a ete reconnu que les progres sociaux et economiques accomplis dans la Region exigeaient une plus grande attention envers les problemes que pose la sante mentale, ainsi qu'un relevement du niveau de l'education sanitaire du public. Tout en soulignant de nou- veau la necessite d'une coordination des activites entre pays et entre Regions, le Comite s'est felicite de la cooperation de plus en plus etroite qui s'est etablie entre les gouvernements, l'Or~ et d'autres institutions et organisations. 4. Le projet de programme et de budget pour 1962 a ete approuve, et un temoignage de satisfaction generale a ete exprime pour l'impor- tance qui continue a etre accordee aux maladies transmissibles, a llassainissement, a Ia sante mentale, a la nutrition, ainsi quIa l'en- seignement et a la formation professionnelle. Le programme additionnel d'assistance technique en faveur de Chypre et de la Somalie a ete egalement approuve, et, a cette occasion, les deux nouvelles republi- ques ent ete felici tees de leur accession a l'independnnce, en outre, la bienvenue a ete souhaitee au Koweit, a I'occasion de son admission comme nouveau membre du Comite regional. 5. Les sujets techniques discutes ont porte sur l'eradication du paludisme, la sante mentale, le ka1a-azar (leishmaniose viscerale) et le r81e de la sante publiqUG dans l'elimination des dechets radio- actifs. EM/RCll/2 page 17 6. Au cours des discussions techniques sur la IlLutte contre la tuberculose et, plus particulierement, Ie traitement a domicile", il a ete reconnU que la tuberculose demeurait un des principaux problemes medicaux et sociaux dans la Region de la Medi terranee Orientale. n a ete recommande de faire en sorte que les programmes de lutte soient plus simples, plus economiques et plus efficaces, en utilisant la vaccination au BOG ainsi que les medicaments antimicrobien~dans la prophylaxie et Ie traitement de la tuberculose. II convient d'insis- ter sur l'elaboration de programmes bases sur Ie traitement A domicile. II a ete signale que les solution~ a apporter aux problemes complexes que souleve l'etablissement d'un programme national efficace, doivent etre envisagees dans Ie cadre des ressources, desbesoins prioritaires et de la civilisation des pays interesses. 7. Le sujet .choisi pour les discussions techniques, en 1962, a ete "La radiation solaire et son effet thermique sur l'organisme hUlllain ll • La "poliomyelite" sera Ie sujet des discussions techniques qui se derouleront , cette annee, au cours de la onzieme ses,sion du Comite regional. EM/RCll/2 pa.ge 18 GENERALITES II. SERVICES CONSULTATIFS ET TECHNIQUES ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSIONNELLE 8. Les principes qui sont a la base du programme tout entier d'ens~igne et de formation professionnelle ont ete exposes en detail dans Ie rapport de l'annee derniere; aussi pourrait-il sembler suffisant, cette annee, dlen resu- mer les points les plus sail1ants, en ne s'etendant que sur quelques-uns des principaux problemes qui se posent. L'etude de ces problemes doit contribuer a donner un nouvel elan a la collaboration entre l'OMS et les gouvernements, dans la mise au point dlune procedure appropriee pour llanalyse et l'achemine- ment des requ@tes, et assurer llutilisation au mieux des ressources de l'Orga- nisation. 9. Le principe fondamental etabli par l'Organisation, et qui est de remedier a la penurie de personnel professionnel et auxiliaire qualifie, en aidant les gouvernements a augmenter leurs moyens de formation profession- nelle, a eM renforce. 18s projcts entrepris dans 1<: domainc de llenseigne- ment medical vont de la creation de facultes de medecine, dans les pays de la Region, a la formation professionnelle des gar~ons et des filles en vue d'une action sanitaire a exercer dans des situations ou aucune instruction professionnelle n'existait pour ainsi dire auparavant. Une minutieuse etude preliminaire, prealable a l'octroi d'une assistance de lIONS, un contact direct avec les gouvernemcnts et les autorites pedagogiques, une surveillance attentive du deroulement des projets en cours et leur evaluation occasionnelle, - telles sont los diverses phases d'une t~che qui, s'il yest accorde l'importance qu'elle merite, aboutira a des resultats encore meilleurs. II convient de tenir compte de la variation des conditions locales et du degre de disponibilite des ressources nationales. L'ordre de priorite a accorder aux projets requerant une assistance internationale, 1a nature de cette assistance, son etendue et Ie moment ou elle doit @tre fournie, sont autant de facteurs qu'il convient de soumettre a une revision constante. EM/RCll/2 page 19 10. Comme il a ete precedemment souligne, bien que les activites rela- tives a l'enseignement constituent une oeuvre de longue haleine, l'assistance fournie par l' OMS a chaqueprogramme en particuli~r doi t necessairement s'exercer dans les limites des ressources disponibles et d'un budget annuel. 11 importe de se bien penetrer des criteres auxquels do it repondre le choix d'unprojet: celui-ci doit @tr~ requis d'urgence; il doit @tre d'une nature telle, que les seules ressources locales ne puissent suffire a l'entreprendre, et qu'une assistance internationale se trouve par consequent indispensable; il doit @tre appele a se traduire par un renforcement des services nationaux de sante. Le personnel instruit ou forme gr~ce a une assistance de l'OMS doit @tre requis de mettre ses services a la disposi- tion de son gouvernement, et celui-ci doit, a son tour, procurer immedia- tement a ce personnel une situation en rapport avec la formation qu'il a acquise. 11. De toute evidence, les projets de formation professionnelle inter-pays, m@me s'ils se limitent a un petit nombre de pays, et n'englobent pas la totalite d'une ou plusieurs regions, different grandement des projets destines a assister un seul gouvernement. Le premier type de projet assure la formation d1un personnel de diverses categories et pour des buts determines (par example, pour l'eradication du paludisme); les membres de ce personnel, une fois de retour dans leur patrie, setrouvent en mesure d' assurer 18 fo~tion de leurs propres compatrlotes; ce m@me type de projet permet a des educateurs etdes administrateurs experimentes de proceder a des echanges d'idees; il offre a des groupes de professionnels hautement qualifies la possibilite de visiter un ou plusieurs pays et d'enrichir leurs connaissances p.;tr l'observation et la discussion (colloques itinerants de l'URSS). Ces activites, inctependamment de l'enrichissement d'experience qu'elles procurent, sur le plan ed~catif, par un sejour a l'etranger, offrent l'avantage de mettre en rapport, les unes avec les autres, les populations des Regions, leur permettant ainsi de se famil:iariser mutuellement avec leurs problemes respectifs, et creant une atmosphere de plus grande comprehension, tant sur le plan personnel que sur le plan professionnel. El1/RCll/2 page 20 .FORMATION PROFESSIONNELLE AUXILIAIRE 12. Au cours de la periode consideree, l' experience 11 demoritre que tout aussi importants que le choixdes stagiaires, 111 preparation ·de professeurs homologues competents et l''1tilisation efficace des dip18mes, sont l'elaborll- tion et le developpement d'un plan sanitaire complet, dans le cadre de :a politique socio-economique generale du pays. Si un tel plan est con~u, etllbli et accepte, il devient alors moins difficile de definir les categories et l'effectif du personnel requis, et d'en utiliser les services. Ceci aidera egalement a la solution d'un autre probleme: celui d'ajuster 1e travail du personnel precedemment employe, qui peut n'llvoir acquis qu'une forrnation pratique en cours d'emploi. 11 convient de se rendre compte du fait que la formation professionnelle des auxiliaires s'opere graduellement et ne fait pas uniquement intervenir l' educateur lui-merne, mais aussi l'administrateur qui elabore le plan de l'action a entreprendre ainsi que ceux qui ant besoin des services du stagiaire, dans 111 collectivite qu'ils sont appeles a serviI'. 13. Dans un certain pays, une etude interessante a eM entreprisesur l'utilisation des stagiaires ayant complete leur formation. Les resultats ant revele que la majorite (94%) de ceux parmi eux qui avaient repondu au questionnaire, etaient effectivement employes dans la branche pour laquelle ils avaient ete formes, et que 58% des stagiaires travaillaient sous la surveillance de chefs possedant des titres superieurs aux leurs. 11 n'est pas sans inter@t de signals r que 11% des stagiaires travaillaient dans des ecoles nationales afin d'atteflldre un niveau plus eleve d'instruction generale; 19% des stagiaires avai ent obtenu des bourses d'etudes du gouver- nement pour suivre des cours superieurs dans l e ur propre domaine d'etudes, et pour se preparer a occuper d'autres f onctions dans les serVices de sante. Deux tiers des diplomes etaient d' avis que leur formation n'avait pas He suffisamment longue et qu'ell e devait etre prolongee > qu'une plus grande importance devait etre accordee a la formation pra tique ~et a l'education sanitaire. Quelques-uns d' entre eux s'etaient heurtes a certaines difficultes, surtout quand ils travaillaient avec des assistants sanitaires inexperirne ntes Un conseiller de rOMS a i'lnsl itul Superieur de Sanle publique , a Alexandrie, procede a une experience en .. chambre close" : des echanlillons d'emanations toxiques provenant d'usines ou de mines, sora intro- FORMA TlON PROFESSIONNELLE (RAU. IRAK) duits dans cette ch~.mbre etanche pour en delerminer les elTels sur une cobaye el en evaluer Ja nocivile . Des etudiants de l'Ecole de Technicien s de rAssa inissement (Bagdad) observent Ie procede de pasteurisation du lait, au COUfS d'une vis ite II I'usine de conservation laitiere de Bagdad - une commune realisation du FISE, de la FAO et du Gouvernement irakien. CENTRE DE SANTE. SANA (YEMEN) Les in fi rmieres-stagia ires de la consulta tion d 'H M I, au Centre de Sa na, re<;0ivent une instruct ion generale d'un a n, puis une format ion plus s p ~c inque e n soi ns infirmie rs , Le groupement local d'aide it I'enfance a offe n a u Centre de Sa na une machine it coudre et du ti ssu pour co nfecti onner des vetements it I'i ntention des jeunes indigen ts qui freq uenten t Ie Cent re de sa nte , \ Ce petit Yemenite se prete de bon gre iI I'exa men reglementaire , Une innrmiere monitrice de I'OMS inculollc dc, rudiment, (r ~ m"()mip EMjRCll/2 page 21 qui avaient faJ.t anterieurernent Ie meme travail. C 'est la. un des points mentionnes par des dip18mes qui comptaient de un a. trois ans d'experience. Ces faits demontrent clairement qu'en depit de la necessite de certains ajustements dans l'avenir, les resultats immediats de cette formation professionnelle peuvent etre consideres comme un succes. 14. L'emploi et la formation professionnelle d'un personnel auxiliaire dans les domaines de la medecine, des soins infirmiers, de l'obstetrique et de l'assainiss"ement ont ete examines par le Comite d'Experts de l'OMS, qui s'est reuni a Geneve, du 19 au 23 septembre 1960, et dont le rapport a ete publie au debut de 1961~1) Il convient de noter la methode actuellement employee pour aborder Ie problema, depuis que celui-ci est devenu plus important a la suite de l'accession a l'independance d'un cer~ain nombre de pays africains. Des services de sante qui avaient ete precedemment diriges, en majeure partie, par des etrangers relevent main tenant de Ia propre responsabilite des autorites nationales. Le s~ntiment de plus en plus net que de tels services devraient remplir des fonctions bien plus importantes que celles d 'assurer simplement des soins medicauxa quelques centres urbains, s' est traduit par des dernandes accrue s " pour une formation professionnellc de personnel, - particulierement pour desservir leszones locales et rurales insuffisarnment pourvues en services sociaux et sanitaires. 15. Le rapport du Comite dfcxperts sera d'un grand secours a tous les pays ayant encore besoin d'agents auxilieires, et peu de pays peuvent se vanter de pouvoir s'en dispenser entierement. On serait tente de croire que, dans les pays hautement developpes, les agents auxiliaires sont superflus; mais, bien au contraire, avec l'intensification de la (1) Serie de rapp. tech. No. 212. Utilisation et formation professionnelle d'un personnel auxiliaire en medecine, soins infirmiers, obstetrique et assainissement. Neuvieme rapport du Comite d'Experts de l'education professionnelle et technique du personnel medical et auxiliaire. EM/RCll/2 page 22 specialisation dans les domaines professionnels, la formation de ces auxi- liaires est maintenant plus necessaire que jamais pour doter les nouveaux services en cours de creation des effectifs en personnel dont ils ont besoin. 16. Le colloque regional sur la formation d'un personnel auxiliaire de sante, mentionne dans Ie rapport de l'annee derniere, est maintenant envisage comme un projet interl'egioncl a executer conjointement avec Ie Bureau regional de l'Afrique et Ie Bureau de Siege de l'OMS. On prevoit que Ie colloque se reunira, a la fin de cette annee, a Khartoum. 17. Le personnel local doit recevoir une formation destinee aen faire, dans les diverses branches de Ie sante, de l'assistance sociale, de l'education, de l'agriculture, des "travailleurs de premiere ligne", sus~ ceptibles d'accomplir un travail d'equipe visant a un but commun: Ie developpement de leur communaute respective. 11 faut apprendre aux rnembres de ce personnel que, travailler efficacement dans l'intet@t du public, signifie travailler avec le public, et que, si les collectivites elles-mgmes se penetrent de cette verite, la formation adequate des agents auxiliaires et 1 'utilisation judicieuse de leurs services n 'y trouveront que des avan- tages. L'action entreprise a cet effet au Centre des Etats Arabes pour la Formation d'Educateurs en Developpement communautaire, patronne par l'UNESCO, s'est poursuivie, et la cooperation etablie a cet egard avec Ie Bureau regional, s' est intensifiee. Plusieurs gouvernements ont demande des bourses d'etudes collectives de 1 I OMS pour assurer, dans Ie centre, la formation dlauxiliaires, et l'O~B a continue a fournir les services d'un conseiller pour la sante publique. L'ENSEIGNEHENT MEDICAL ET L'ASSISTANCE AUX INSTITUTIONS D'ENSEIGNE1'1ENI' 18. La creation dans cett e Region, de nouvelles ecoles de medecine s'effectue a un rythme accelere. Educateurs et administrateurs sont conscients de la necessite qu'elles representent ainsi que des nombreux problemes inherents a une entreprise aussi importante. Precedemment, l es ecoles de medecine etaient surtout creees par des accords culturels avec EMjRCll/2 page 23 des pays plus Qcveloppes ou bien par des puissances coloniales. Mais clest aux pays interesses eux-memes qu'il incombera desormais de prendre cette impbrtante initiative au cours de l e'lr marche en avant vers Ie progres dans les dom~ines educatif et medical. L'enseignement medical ne peut @tre envisage comme une entreprise a mener dlannee en annee; il slagit d1un processus exigeant une elaboration de longue haleine, des enqu@tes, des deliberations, et necessitant souvent une execution par etapes successives. 19. Les ressources financieres etant limitees, ce Bureau a soigneu- sement etudie la meilleure maniere de repondre aux demand~ re~ues des gouvernements pour une assistance dans Ie domaine de l'enseignement medical. Dlimportants investissements de capitaux sont requis, surtout f1U ~ebut. Les h8pi taux d 'enseignement, les chaires pour l' enseignement des sciences de base et les moyens mis a la disposition de la recherche exigent un appui continuo Le r61e du Bureau regional se reduit forcement, Ie plus souvent, a des services consultatifs., Sans vouloir surestimer la modeste portee de ce r81e, on peut neanmoins dire qu1il peut se traduire par des resultats appre- ciables, si les avis sont donnes au moment opportun et dans la forme voulue. Au cours de la periode consideree, un groupe consultatif medical de trois professeurs a v~site la Tunisie. II est prevu qulun autre groupe se rendra ul terieurement en Irak, en 1961. 20. Un autre projet d'un car~ctere consultatif a ete realise au cours de la periode consideree. Les visites precedemment effectuees dans des ecoles de medecine ont revele que les bibliotheques medicales sont un des points faibles de cette Region, Les res sources offertes par une bibliotheque bien organisee constituent un elen~ent important de la formation du futur medecin. Un consultant bibliothecaire a visite cinq pays, pour quelques mois, au debut de l'annee 1961, afin de dete~miner les mesures a prendre pour en enrichir les ressourccs en bibliotheques. Ce n'est pas seulement Ie nombre dlouvrages et qe journaux qui fait une bonne bibliotheque; il y a, en effet, d'autres facteurs qui peuvent davantage contribuer a l'instruc- tion de l' etudiant: l' organise:': ion de la bibliotheque, Ie systeme EM/RCll/2 page 24 d'etablissement des catalogues et des repertoires, les moyens materiels, la presentation des nouveaux ouvrage3, Ia formation du bibliothecaire et de ses collaborateurs, sont autant d'elements importants dont il convient de tenir compte, lors de In creation de ce service auxiliaire. 21. Une assistance continue a etre accordee a la formation des etu- diants en medecine, par l'intermediaire de professeurs et charges de cours, a titre etranger, dans divers sujots d'etude. Toutefois, comma il a ete deja souligne, In priorite est accordee aux domaines de la sante publique et de la medecine sociale et preventive, plutot qu'aux sciences de base. 22. Les moyens de formation postuniversitaire dont dispose la Region ont beneficie d'une assistance qui s'e st traduite par un renforcement a la fois direct et indirect de ces moyens. Un professeur d'hygiene maternelle et infantile a prete ses serv~ces a l'Institut superieur d'Hygiene publique, a Alexandrie, e t un professeur de genie sanitaire a l'Ecole de Sante publique, attachee a l'Universite americaine de Beyrouth. Pour la premiere fois, deux boursiers de l'OMS ont sui vi le cours menant au diplome d'hygiene publique, a Alexandrie. Vingt et un boursiers ont etudie a l'Universite americaine de Beyrouth. Le principe directeur de ce Bureau est d'assurer, autant que possible, _une formation professionnelle acquise dans la Region m~e. Un fait important, a cet egard, a ete la mise sur pied,en Israe1., avec l'assistance de l'OI'TS, d'un proj et grace nuquel un cours menant au dip18me d'hygiene publique est, mainteI ":-,t ct pour la premiere fOis, donne aux nationaux du pays. PROGRAMKE DE BOURSES D' ETUDF.B 23. Il est f acilement concovable que l e programme de bourses d'etudes retienne l'attention, du moment que ces bourses sont destinees a completer des projets speciaux d'assistance a des Etats Membres. Certaines bourses d' etudes, sans s e rattachor directement a un projet, concordent cependant avec les buts de 1 'OlifS, qui sont de renforcer les servic es sanitaires des pays. D'autres bourses sont accordees en vue d'une formation a acquerir a l'etranger, afin de mettre a la dispositi on des gouvernoments, des elements competents, susceptibles a l eur retour chez eux, de dispenser un enseigne- ment a leurs propres compatriotes. Fi9ur~r . NOMBRE DE BOURSES D'ETUDES OCTROYEES PAR LE BUREAU REG/OAlAL DE L'OMS POU9 LA MED. OR.JDE 1949 A 1960 (PROLONGATIONS NON COlvtPRISES) , ANNEE PAYS 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 TOTAL ADEN - - - - 1 - - - - - - - 1 CHYPRE - 1 - 3 2 - - - - 1 4 3 11. ETHIOPIE 4 13 10 9 6 1 5 3 7 8 5 7 78 IRAN 8 10 7 27 3/, 16 29 15 :; 4 -' 38 27 13 258 . IRAK 1 2 3 13 19 6 9 7 12 18 16 12 118 ISRAEL 1 2 9 15 i 2 7 7 5 10 11 11 10 100 JORDANIE - 1 5 2 4 3 6 3 5 8 13 18 68 LlBAN 1 4 8 6 17 8 8 9 18 " '1 15 13 124 LlBYE - - 1 5 6 4 7 3 9 5 13 12 65 PAKISTAN 7 4 12 12 14 4 13 4 11 10 ~O 19 130 A.5AOUDITE - 2 4 3 3 1 4 4 5 1 14 14 55 SOMAL IE - - - - - - 5 1 6 9 12 12 45 SOUDAN - I 5 1 8 5 7 7 20 19 25 . 28 126 TUNISIE • - - - - - 12 14 12 19 22 79 RAU-EGVPTE 10 7 10 9 31 18 33 11 26 38 12 17 222 RAU-SVRIE - 4 10 5 16 6 22 10 17 6 8 8 112 YEMEN - - - - - 2 12 2 2 - 3 13 34 TOTAL 32 51 84 110 173 81 167 96 196 201 217 221 1629 • La Tunisie ne fait partie de la Re'gion que de puis 1956 300 200 100 o 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 Fi; u l . II 0 18 17 16 15 14 13 12 11 10 Nornbr. NOMBRE DE BOURSES, REPARTIES PAR SUJETS D'ETUDES, Hombre leO 9 8 7 6 5 4 3 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 a 0 0 0 0 '0 " . VI :! " ~ < 0 ~ 'c ~ • , OCTROYEES DE 19'9 A 1950 (PROLONGATIONS EXCL UES) u u ~ i . ~ . ~ ~ c ii. 0 ~ u VI l: IllJiJiJlIl~~ ~ E . , c Z .., . .~ . ~ . .., u ~ ~ . . ~ . ~ ~ : - '" u. _ VI ~ l: f- I - . ~ o & N 1 1 1 1 1 1 1 1 70 60 50 40 30 20 10 00 90 80 70 60 50 40 30 20 10 o SO Hornbr. BOURSES D'ETUDES UNIVERSITAIRES DE BASE, OCTROYEES JUSQU ~ FIN t~60 55 55 ::::' 50 --------------------------------------------------------------------~,I~ 0 >:.: 45 : ~:: 45 i'-O iJ M~drc jn f' lJ) A 5 ~a iniu f' rn f' nt _____________________________________ -;:;,;:',j- 40 35 IV So i "~ inlilmif'f~ CiJ Pr olon gat ions F 30 mil Ph . r m ac i f' ---''----------------------------------r-..------C, 25 15 10 "'"'7"""_-- 5 r 1950 .. r------i' ,', r------:~(:: I--- ::.::.i 1955 1956 F '::: '-::> 1557 I} I} I----LI ::::: 1958 F .' '" .. { ~ 1959 35 I-----~: ~:. I- 30 25 f: 1----'f---tf':' ,::,1 ~ 20 b: I:: 15 - 10 .. 5 .. 0 196 0 EM/RCll/2 page 25 24. Le nombre de bourses d'etudes octroyees dans la Region, depuis l'ouverture de ce BUreau, en 1949, avait atteint, vers la fin de l'annee 1960, Ie chiffre de 1629. L'annee derniere, un chiffre record de 221 bourses d'etudes ont ete attribu8Gs, contro 217 en 1959. Un autre record, atteint en 1960, et peut-etre encore plus significatif par rapport au developpement de la Region elle-m@me, est constitue par 1e nombre de bourses intraregionales,c.- 6. -J. les bourses attribuees pour des visites ou des etudes dens des pays de la Region. Ce chiffre s'est eleve a 107, c~ntre 103 en 1959. Au cours de ces deux dernieres annees, Ie nombre des visites intraregionales a augmente dans une proportion de 50% par rappor~ a toutes 1esannees precedentes. Ce fait est, en soi, une indication du succes obtenu par Ie principe directeur de ce Bureau et les efforts des gouverne- ments, tendant a favoriser une formation professionnelle et technique acquise a l'interieur meme des pays interesses, et i mettre a la disposition du personnel sanitaire des moyens mieux adaptes a la region ou ce m@me personnel aura ulterieurement a t!'availle r. ·11 est evident qu 'une telle formation n' est pas seulement moins couteuse, mais s' inspire g€meralement de principes plus realistes et plus pratiques que celIe qui est donnee loin du futur lieu de travail des stagiaires. Un fait digne de remarque est qu'environ 50% des bourses d'6tudes sont d'une duree de deux a sept mois, alors qu'une autre proportion de 25% est constituee par des bourses d'etudes de douze mois ou d'une annee universitaire. Les autres bourses d'etudes, independamment de quelques unes dont la duree est inferioure a deux mois, sont, pour la plupart, prevues pour des etudes universitaires de base, dont la duree peut se prolonger plusic .ITS annees. 25. Les difficultes inherentes au programme de bourses d'etudes sont bien connues, et il est evident qu'a cet egard, il y a encore place pour des ameliorations. Sans parler de la selection individuelle des boursiers, de leurs connaissances linguistiques, de l'utilisation judicieuse de leurs services, de l'etablissement d'un programme adequat et du choix d'un lieu d'etudes approprie, il y a deux points importants qui ne doivent jamais @tre perdus de vue, et sur lesquels Ie Bureau regional met tout particulierement l'accent quand il fait appel a la cooperation des gouvernements: EWRCll/2 page 26 (a) Necessite de considerer I e programme de bourses d'etudes non seulement comme une possibilite pour l e s particuliers d'enrichir leurs connaissances et l eur experience, mais egalement comme un moyen mis a Ia disposition des gouvernements pour mettre en oeuvre des plans sanitaires a long terme. 1e programme de bourses d'etudes doit &tre adapte, et les ordres de priorites et ablls, sel on l es domaines et l es projets ou un personnel mieux forme est r equis avec I e plus d'urgenc e. Ceci comporte une coordination des divers plans relatifs aux bourses d'etudes, qu'ils soient con~us sur les plans national, international ou bilateral. (b) Necesita d'utiliser pleinement les ressources des organisations assistantes, pour proceder a la selection des candidats. II a ete signale en diverses occasions que Ie personnel du Bureau regional de l'OMS est pret a donner a tout moment son avis sur Ie choix des candidats, e~ il convient d'insister sur Ie f ait que les gouvernements ont ete pries par l'Organisa- tion d'admettre un representant de llOMS au sein de chaque comite de selection a. titre de conseiller non-votant. 26. Des dispositions ont ete prises, au cours de ces douze derniers mois, pour que Ie plus grand nombre possible de boursiers puissent r endre visite au Bureau regional. 1e but de ces visites n' est pas seulement de discuter avec l es bour siers de l eurs programmes et de se r endre compte de leur niveau d'experience, mais d' etablir entre l es boursiers et I e personnel technique, sur I e plan professionnel, des contacts avantcgeux pour l es deux parties. Ces visites sont habituollement prevues pour la fin pIut8t que pour Ie commencement des etudes. MALADIES TRANSMISSIBLES ERADICATION DU PALUDISME (1) DEROULEMENT DES OPERATIONS ET &~PERIENCE ACQUISE EM/RCll/2 page 27 27. Depuis l'annee 1956, qui a marque le point de depart du programme d I eradication du paludisme dans cette Region, les gouvernement s et les organismes internationaux ont beaucoup enrichi leur experience. Ce qui suit est un bref expose des divers aspe cts de la question: 28. Aspects administratifs et financiers. La difficu1te la plus notable a 1aquelle on se heurte, l ors de 1 'elaboration de ces programmes, est de convaincre les gouvernements de la necessite d'investir un Conseil de l'Eradication du Paludisme de pleins pouvoirs adrr~nistratifs et financiers. Une telle me sure est requise par la nature meme de ces programmes, qui doivent se derouler avec une rigoureuse precision et sur la base d'un calendrier preetabli. Des retards dans le r ecrutement et la formation professionnelle, dans l' alloc 8.tion d Tune remuneration adequate proprea. attirer 1es meilleurs elements, une execution tardive des obligations financieres, des retards a procurer l es fournitures l ocales eta assurer le dedouanement et 1a distribution. de s articles importes, sont C!.utant d'entraves au deroulement des programmes. Les services des consei1lers paludo1ogues de 1 10MS, affectes a l' administration et a la gestion, se sont reveles utiles a l'elaboration de re glements administratifs et f i nanciers adaptes a chaque pays ; ceu."C-ci, etayes d'une l egislation appropriee., donnent aux services d'eradication du paludisme llautonomie qui leur est necessaire. 29. Le Bureau r egi onal a aide a organiser, en collaboration avec 1e Bureau du Siege, un cours destine a f ormer des administrateurs de la 1utte antipa1udique, et a offert des facilites pour leur assurer un stage pratique en Iran. Toutes ces activites visent a obtenir 1e maximum d 'eff icaci te avec Ie minimum de depenses, afin que l a substitution d'un programme d'era- dicationa un programme de lutte, plus lent et plus couteux, se tre.duise par des avantages economi ques. (1) Voir: document EI1/RC11/4 EH/RCll/2 page 28 30. Questions relatives a~~leg~slation et a l'educat~on s~taire. On s'est rendu compte du fait que Ie statut du Service d'Eradication du Paludisme et les reglements financiers et administratifs prevus pour ce Service, ainsi que Ie r61e du public, du corps medical et des organismes civiques, devaient @tre de finis par une loi ou par decret. Le Pakistan, la Republique Arabe Unie (provinces d'Egypte et de Syrie) et l'Ethiopie ont promulgue une telle legislation; d'autres pays commencent maintenant seulement a Ie faire. II importe que, dans tous les pays soumis a l'appli- cation de programmes d'eradication, il soit procede a une revision des lois sanitaires existantes, relatives au paludisme, et qu'il y soit substitue de nouveaux textes legislatifs, con9us dans un exprit compatible avec Ie prin- cipe de l'eradication et avec les modalites d'execution qu'elle comporte. Est-il besoin d'ajouter que l'attention du public doit etre attiree, par l'education sanitaire, sur la necessite d'une telle legislation et sur Ie fait qu'une collectivite respectueuse des lois et bien informee peut contri- buer efficacement au succes des programmes d'eradication. Or, certains pays de cette Region n'ont malheureusement compris que tout recemment l'importance de ces mesures pour leurs programmes d'eradication,comme facteur d'economie de temps, d'energie et d'argcnt.Il est encourageant que plusieurs gouvernements aient demande au Thn~eau regional de leur communiquer des modeles des lois sur I' eradication du paludisme, en vigueur en d' autres par- ties du monde, et il est a esperer que tous les pays de la Region elaborent, en definitive, une legislation de ce genre. 31. L'education sanitaire ne vise pas uniquement a apprendre au public comment cooperer avec Ie personnel du Service d'Eradication du Paludisme, mais aussi a Ie renseigner sur l'utilite que represente, du point de vue sanitaire, social at economique, un programme d'eradication antipaludique, entrepris sur les plans national, regional et international. 18 principe d'une activite de PO"':'t:o int ('~nptional() s 'inspire du ftlit 'que nul paye ne pourrait entreprendre avec succes un programme d'eradication du paludisme, t~nt qu1un pays voisin continuerait a etre impalude, ni se maintenir entiere- ment a l'abri, alors que Ie paludisme existerait encore dans une partie Le bateau de rcquipe d'enqut te sur run des fl cuves du Sunderbands. ERADICA TlON DU PAL UDISME (PAKISTAN ORIENTAL) Des frotti s de sang sont egalement preleves sur tous les cnfams des populations forestieres du ROlOlangar. En route nour Ie nrochain secteur onera tionnel. Ce preca ire pont de bambou , qu'emprunte I'cntomologiste de requipe an tipal udique, illustre bien les difficultes de deplacement dans maims secteurs impaludes du Pakistan. Les enfan ts des Monts G aros som examines sur Ie chemin de recole : cet auxiliaire m&dica l effec tue un pre1evement sanguin sur un jeune "suspect", en vue d'un examen microscopique et d'un diagnostic ulterieurs. Etablissement des , cartes (IRAN) Examen , des enfants ( UBAN ) Derniereis instructions Auscultation de la ra te (PAKISTAN ) Contro le des pulverisa teurs (Egypte, RAU l Premieres prescriptions (IRAK) Identification ctl.U: parasioe (PA KlSifAN) ' ~ Enqucle dans un : se~l<ur operalionnel (SOU DAN) :)N DU ,PALUDISME Ces documents illustrent, dans leu r multiplicite, les operations antipaludiques . en cours da ns la Region de la Mediterranee orientale ou elles mobilisent quelque 20.000 m edecins, techn iciens et auxiliaires. La superficie relativement etendue a traiter par habitant, les grandes d istances a parcourir et Ie pietre etat des routes secondai r es et vicinales. sont au nombre des difficultes r e ncontrees par les equ ipes antipalud iques, qui consacre nt plus du tiers de leur temps aux seuls deplacements. En route pour Ie prochain village (ETHIOPIE) Ie des moustiques resistants (Syrie, R AU) Porte-a-porte d'une phase de survei llance (JORDANIE) Le Centre o rgani se a !"intenti on de ses stagiaires des "obse rvat ions nocturnes" dans un secteur presentant des co ndit ions caracte ri stiq ue s de s t e rri to ires impaludes o u ils sont appeles a exercer. CENTRE REGIONAL DE FORMATION POU R L'ERADICATION DU PALUDISME, LE CAIRE -. Ces entomologistes examinent au microscope des moustiques captu res sur d ivers a ppats (humains ou an imaux), La dissec tion de leurs gla ndes sa li vaires ou se Ihent les pa ras ites pa ludeens, perllle t d'iden ti fier les especes vec trices, L 'appa t des moustiq ues est ici un a ne, qu 'examine avec at tentio n l'entoll1ologiste venu p releve r sur lui des specimens d'anopheles, Les mo ustiq ues ont une fache use predilect io n po ur les parois des ma isons ou il s se reposent vo lo ntiers en tre deux piqilres, Un ento- mologiste du Cent re regio na l et ses a uxilia ires examinent ici Ies spec imens captu res dan une ha bitati o n du secteu r experimenta l. EM/RCll/2 page 29 quelconque du monde. A moins que cette realite ne soit bien comprise par toutes 1es classes de la societe, aussi bien par les ministres que 1es gouverneurs locaux, les chances de realiser avec succes l'eradication du paludisme demeureront bien faibles. Clest pour cette raison que les activites relatives a lleducation sanitaire slexercent maintenant en confor- mite des principes precedemment enonces. 32. Conditions requises pour 1 I execution. Dansl'elaboration des progra.rmnes d I eradication du paludisme, en sus de lletablissement de regle- ments administratifs et financiers ainsi que de tout autre type de legis- lation, il convient de prendre en consideration la structure organique du Service d'eradication, lequel doit comprendre des divisions pour 1es ope- rations, l'evaluation epidemiologique, l'education sanitaire, lladminis- trati~n, 1es questions administratives et financieres. 11 y a lieu de realiser une decentralisation sur Ie double plan regional et zonier, ainsi qu I au ni veau du secteur et du sous -secteur, afin d' assurer un contrale complet de toutes les activites entreprises par un chef de brigade ayant sous ses ordres une equipe de pulverisation, ou bien un agent de surveillance charge d'assurer une surveillance active, car, a defaut de cescontr61es, de leur repetition et de leur verification, tout plan se trouverait voue a l'echec. C'est egalement pour cette raison qu'il convient d'insister sur l'importance de 1a reconnaissllnce geographique, pour permettre a tout agent operant sur Ie terrain, et responsable d'un sous-secteur determine, de · disposer d 'une carteindiquant 1" emplacement de chacun des villages compris dans son rayon de competence, ainsi qu'un plan des locaux a. asperger et a visiter danschaque village et dans les zones situees entre ces villages. De plus, il faudrait prevoir, pour chaque maison, une fiche portant 10. date <;ie 10. pulverisation effectuee ainsi que des visi tes men- suelles de l'agent de surveillance. 33. Dans 1 'administration des programmes d' eradication du pnludisme, on commence maintenant a. se rendre compte de l'itnportarlce d'assigner des rosponsabilites d~terminees a chacune des categories d 'employes attaches au Service d'eradication. Des formulaires ou sont notees les activites EM/RCll/2 page 30 du personnel antipaludique sont maintenant en usage dans tous les programmes afferents aux divers pays. La mise au point par les soins de l'OMS, de for- mulaires trimestriels standard, prevus pour les activites de slITveillance et d'execution, a remplir par les soins du service d'eradication du paludisme, a beaucoup aide a observer Ie deroulernent du travail et a en evaluer la qua- lite. 34. Formation professionnelle. 1'0~~,aussi bien que les, gouverne- ments, est consciente de l'importance d'une formation aux techniques et aux procedes modernes, a acquerir par un personnel responsable, tels les agents d'eradication du paludisme, les epidemiologistes, les entomologistes, les techniciens de la sante, les techniciens principaux de laboratoire, les admi- nistrateurs et les educateurs sanitaires. En sus du Centre regional de Formation professionnelle de Nazareth (Ethiopie), Ie Bureau regional a cree, en 1960, deux nouveaux centres de formation, au Pakistan. Les proerammes des cours destines aux agents antipaludiques, ainsi qu'au personnel auxi. liaire (chefs de secteur) sont uniformises. 1es cours de specialisation pour techniciens (hematologie et entomologie), assistants d'education sani- taire, administrateurs, statisticiens assistants, ainsi que des cours d'en- tretien a l'intention des epidemiologistes, des entomologistes et des tech- niciens de la sante, portant sur ~s techniqueset les procedures nouvelles, beneficient de l'appui duBureau regional, et tous les instituts nationaux de formation professionnelle ont profite, en divers domaines, des services consultatifs et des publications de I' OHS. Le Gouvernement du Soudan a demande l'etablissement d'un centre de formation professionnelle au Sennar, avec une assistance fournie par l'OHS et l'US rCA (Administration de Co- operation internationale des Etats-Unis). Des negociati ons s~nt. deja en cours en vue d'ouvrir Ie centre au debut de l'annee 1962. 35. Au cours de cette periode, quarante-trois bourses d'etudes ont ete attribueesa un personnel frequentant Ie Centrer~gional de Formation professionnelle a 1 'Eradication du Paludisme, au Caire, ainsi qu'a ceux qui suivaient des cours a la Jamaique et en Yougoslavie. Le succes d'un EM/RC11/2 page 31 programme de formation professionne11e ne depend pas uniquement du programme d'etudes, mais surtout et avant t out, du choix des etudiahts qui frequentent 1es courS. Une grande partie du succes depend ega1ement du niveaudu person- nel enseignnnt, ce1u.i-ci doit avoir les aptitudes requises pour incu1queraux stagiaires1es principes sociaux at admiriistratifs de l'eradication, pour leu.!' donner l' excmp1e du ze1e et do l' assidui te au travail, leur inspirer confiance et deve10pper en eux Itesprit d'initiative. Dans 1es grands pays ou se poursuivent des activites d'eradication du paludisme, 1a formation professionne11e est assuree par des instituts de pa1udo1ogie. Les directeurs de ces instituts etant membres des comites consultatifs d'eradication du paludisme, i1 s'ensuit qu'une etroite cooperation s' etab1it entre 1es acti- vites de formation professionne11e et 1e derou1ement du progranune d'eradi- cation du pa1udisme. Le stage en cours d'emp1oi de tous 1es dip18mes sor- tant des centres de formation professionne11e est une responsabi1ite qui incombe au service d'eradic~tion du pa1udisme. Un systeme de stage d'essai a ete adopte, et les dip16mes font l'objet d'une appreciation bi-annuel1e avant de se .voir confier 1a p1eine responsabi1ite de leurs fonctions. 36. Le Bureau regional, se rendant compte du r81e important des ento- mo1ogistes dans ~programme d'eradication du paludisme, a organise , de concert avec 1e Bureau du Siege, un cours d'entretien et d'orientation, qui a ete donnenu Centre regional de Formation professionnelle au Caire, (en mai - juin 1961), a l'intention des entomo1ogistes de l'OMS. I1 sera suivi de cours analogues, destines a des entomo1ogistes nationaux. ACTIVITES DE COORDINATION 37. Le Service de Coordination de l'Eradication du Paludisme~ attache au Bureau regional de 1a 11edi t erranee orie ntale, s loccupe acti vement de stimu1er 1a coordination, non seulement au niveau des relations entre pays, mais ega1ement entre regions et entre organisations. 38. La coordination entre pays est assur~e par une elaboration conjointe des plans d 'operation dans 1es zones-frontieres, ainsi que par 11echange d'infor~ntio~ sur 1e deroulement des activites relatives a EM/RCll/2 page 32 l'eradication et sur l'evaluation epidemiologique effectuee dans des villages occupant une position strategique, situes dans un rayon de dix kilometres, de chaque cate de la frontiere. Les echanges de visites, quand ils sont possi ... bles, sont accueillis avec faveur par l e s pays voisins, car ils perrnettent aux f onctionnaires des services d' er adicat ion du paludisme de discuter de l eurs problemes communs . 39. sUr Ie plan interregional, les repres entants des pays appartenant a cette Region, aussi bien que l es f onctionnaires de l'OMS, sont invites a participer a une Conference regionale du Paludisme, r eunissant des regions voisines. Au cours de la periode consider ee, Ie Pakistan a pris part a la quatrieme oonfer ence de la frontiere indo-birmane. Des dispositions sont prises en vue de tenir, vers la fin de l'annee 1961, une conference du m~me genre, au Pakistan, a l'intention des pays avoisinant son territoire, dont l'Afghanistan, l'Iran et l'Inde. 40, Sur Ie plan des reiations entre organisations, une cooperation tres etroi te exis te entre les dir,_ ctcur s et r epr 0sentants de Zone du FISE, ainsi que le s uut r es fonctionncires du Fonds dans In R~ gion, d'une part, et Ie Bureau r egional et Ie personnel antipaludique operant sur Ie t~rrain, d 'autre part. La coordination ent r e Ie s acti vites de l' 01£ et de l' US ICA (Administration de Cooper ati on int ernationale des Etats-Unis) dans Ie dornaine de l'eradication du paludisme, s'est trouvee r~forc ee, au niveau des pays, grace a des vi sites conjointement effectuees par l'adminis- trateur regional pour I e. sante publique (paludisme) at Ie paludologue en chef de l'US I CA, a 1tiashington, a des pays ou l'US ICA pr~te son concours a des program[~es de cet te nature (Ethi opi e , Jordanie, Li bye, Pakistan, Soudan at RAU, Egypte). Le per s onnel du Bureau r egi onal a egal ement pris part a une confer ence oMs/us ICA, tenue au Caire, en novembre 1960, au cours de laquelle ont etC adopt ees des r dsolutions concernant l a coordi- nation a rnaintenir au l'liveau des pays, notamment sous I e rapport de la planification, de l a f ormation prof essionnelle et de l' 6ct r oi des bourses d 'etudes. EM/RCll/2 page 33 PRINCIPES PRESIDANT A L'ELABORATION DU PROGRAJ1ME REGIONAL D'ERADICAT10N DU PALUD1SME ET ETAT D' A VANCEl'-'lE NT DES PROGRAMMES NAT10NAUX 41. L'etnt d'avancement des programmes d'eradication du paludisme dans lespays appartcnant a la Region de la MBditerranee orientale, au cours del'excrcice 1960/61, est indique au tableau I (1). Avec lladoption de plans d'eradication du paludisme par Ie Pakistan, la province egyp- tienne de 1a R~::-ublique Arabe Unie et la Tunisie (l'enqugte pre-eradication effectuee dans ce dernier pays est termineej mais Ie passage a la phase d' execution est suspendu en attendant de nouveaux pourparlers), tout Ie bloc septentrional des pays do cette Region, tant sur Ie continent asia- tique que sur Ie continent africain se trouve maintenant poursuivre des programmes d'eradication ou entreprendra bient6t l'execution de tels programmes. On espere que, dans ces pays, qui groupent une population de 130 100 000 habitants exposes au risque du paludisme, les plans d'eradica- tion reussiront a eliminer ce flcau d'un important bloc geographique, ou Ie fardeau du paludisme pese de tout son poids. Le deroulement des acti- vites d'eradication, dans ces pays, est expose au tableau I1(2). Au cours de l'annee 1960, les activites r elatives a l' eradication se sont etendues a une population de 19 900 000 habitants, alors qu'en 1961, elles porteront sur 23 400 000. II est reconfortant de cons tater que les pays limitrophes de ce bloc, mais situes en d'autres regions (Inde, Birmanie, j~ghanistan, Turquie, URSS), entreprennent l' execution de programmes similaires '. Les enquetes prealables a l'eradicction progressent d'une maniere satisfaisante en Arabie Saoudite et au Soudan, - pays adjacents au bloc septentrional ou les programmes d'eradication sont en cours. On prevoit que, d1ici la fin de l'annee 1961, par rapport a l'Arabie Saoudite, et d'ici fin 1962, par rapport au Soudan, des plans d'operation de grande envergure seront mis au point a l'intention de ces deux pays. Pour des raisons d'ordre financier et technique, 18 fUtur programme d'eradication a executer dans ces deux pays se deroulera par etapes successives, echelonnees sur une periode de dix a douze an" , (1) Voir (2) V~r page 40 page 41 El1/RCll/2 page 34 42. Consciente du fait que, prealab1emc:nt a la mise a execution de plans d'eradication dans certains pays africains, l' organisation des services d 'hygiene publique et rurale doit @tre developpee, etdive.rs problemes techniques, tel que Ie nomadisme, doivent recevoir une solution, l'OMS a recommandB III mise au point de programmes pre-eradication. Ces progranunes, qui sont ma.intenant prevus pour 1 'Ethiopie et ~a Somalie, auront une duree de deux ans ou au-dela, pour permettred'atteindre 1es buts prementionnes. En Ethiopie, bien que l'US ICA contribue a1' elabo- ration, par etapes, d'un programme d'eradication du paludisme, Ie programme pre-eradication de l'OHS se limitera au bassin du Nil Bleu, au l'on sait tres peu de choses sur l'epidemio1ogie du paludisme et ou Ie terrain accidente, l' eparpillement des villages et l es deplacements perpetuels de 1a population, necessitent urie etude approfondie du prob1eme. On espere que, durant cette annee, 1e plan d1operation d'un programme pre-eradication, destine a toute la Rapub1ique de 1a Somalie, dont 1e territoire ex-britannique, pourra etre mis sur pied. Les deux tiers de 1a population sont homades, et bien que cette circonstance pose un prob1eme diffici1e, on peutneanmo~ns entrevoir certains indices encourageants qui, apres experimentation et evaluation des resu1tats, aideronta l'e1aboration d'un plan d'eradication en ce pays. 43. Le Yemen fait face, avec les territoires britanniques situes au sud de l'Arabie Saoudite et le long du Golfe Persique, a un probleme ~ommun, pose par le paludisme, exigeant une planification de longue haleine.Des activites limitees sont en cours dans ces pays, dans le domaine de la lutte antipaludique, mais 1 'accent 'est plus particuliereme nt mis sur la formation d 'un personnel destine aux operations ext~! rieures d I eradication du paludisme. 44.11 existe, dans laRegion, cinq pays et territoires, a savoir la Colonie d'Aden, Chypre, la Somalie franc;aise, Ie Koweit et la bande de Gaza, ou Ie paludisme a ete elimine, ou bien n'a jamais existe. Toutefois, il ne sera possible de verifier avec certitude une declaration d'exemption tota1e du paludisme, tant qu1une evaluation minutieuse n'aura pas ete z 0 0 w a::: < -oJ W 0 Vl r < Q.. Vl UJ -oJ Vl Z « 0 w W .....J 2: < I-- Vl Z 0 w :::> a::: .....J 0 < a.. w :::> w z 0 « z ,.... a::: 0 ..0 a::: 0- w I-- ,.... 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E E .. ~ E ~ . '!! l:" c.. " Q. :l "C c <;: n .!! "0 :: ... . ~ Q. ... .. u • ., E ~ ;:l '" C 0-::: t:: - 0 \..:J I..J EM/RCll/2 p~ge 35 effectuee par les autorites nationales, guidees et assistees par une equipe de llOMS. L'invasion de la bande de Gaza par A. pharoensis, . vers la fin de l'annee 1959, qui slest soldee par 180 cas de paludisme, et l'invasion presumee du Koweit par A. stephensi, a partir de l'Irak meridional, ont rappele aux services qui montent la garde contra Ie palu- disme qu'ils doivent faire ·preuve de vigilance quant a la possibilite dfune reintroduction de la maladie dans les zones jusqu'ici declarees exemptes de ce fleau. DEROULEMENr DES PROJETS D' ERADICATION DU PALUDISME 45. La marche des travaux entrepris dans chacun des pays appartenant a la Region de la Mediterranee Orientale et soumis aux operations d'eradi- cation, est expo see en detail dans le document prepare pour la Onzieme Session du Comite regional. Le tableau II (1) donne un resume des acti- vites d'eradication, par pays, en 1960/61. On constatera par ce tableau que les activites d'eradication, en 1960, ont porte sur unepopulation de 19 900 000 habitants dont 9 500 000 ont atteint la phase de consolida- tion. Au cours du premier semestre de 1961, le nombre total d'habitants proteges s' est eleve a 23 400 000 sur lesquels 13 800 000 om atteint la phase de consolidation. II en resulte qu'un nombre de plus en ·plus grand de regions repondent aux criteres etablis pour l'interruption des mesures d'attaqueet que leur decontamination du paludisme se trouv€ c()nsolidee par des operations actives de surveillance. Le coUt de CElS operations de surveillance, bien que n ' ayantpas fait l' objet d'une estimation precise, est generalelOOnt presume s ' clever a 65% - 75% du coUt des operations effectuees durant la phase d'attaque. Le Liban et Israe~,ainsi que toute la partie occidentale de la Jordanie, ont attaint cette phase de conso- lidation, et le renforcement des activites de surveillance ne .tardera pas amener la reussite de ces plans d'eradication. L'experience a demontre qu'un certain nombre de gouvernements se montrent peu enclins a affecter aces activites de surveillance un chiffre suffisant de credits, des que l'incidence du paludisme tombe a un degre tres bas, or, c'est la (1) Voir: page 41 EM/RCll/2 page 36 une attitude tres peu judicieuse, car le but du programme se trouverait, de ce fait, aneanti, et tous les efforts prodigues et t6utes les depenses faites anterieurement auraient ete gaspilles en pure perte. Dans l'inter~t des gouvernements interesses, etpour repondre a la resolution (1) adoptee lors de la Neuvieme Session du Comite regional, le Bureau regional a etabli une equipe inter-pays d'evaluation sur le terrain des operations anti- paludiques, ayant son siege a. Beyrouth, avec mission de guider les services nationaux antipaludiques dans le renforcement des activites de surveillance. Les Gouvernements de l'Iraq, de la Jordanie, du Liban et de la Province de Syrie (RAU), se sont deja assure les services consultatifs de cette equipe, et lui communiquent des rapports trimestriels de surveillance, etablis sur le formulaire standard de l'O~~, mis au point a cet effet, - temoignant par lade leur vif inter@t pour l'heureux aboutissement de leurs plans d'era- dication. 46. Des etudes entomologiques periodiquessont entreprises en vue d'evaluer Ie degre de sensibilite des vecteurs locaux aux insecticides employes, et pour determiner l'effet remanent de ces insecticides, quand ils sont appliques a divers types de b§.timen ts et dons des condi tiona climatiques differentes. L'incrimination d'A. fluviatilis, COfi~e vecteur du paludisme, et son role apparent dans la transmission de la maladie en Arabie Saoudite, ou sa resistance a la dieldrine a. ete confirmec, jointe a la decouverte d'une forte resistance a la dieldrine et d'un certain degre de tolerance au DDr chez A. pharoensis, dans la province egyptienne de la Republique Arabe Unie, apporte a cet egard des indications entomo- logiques pleines d'intergt. 47. Des recherches plus poussees ont ete effectuees au cours de la periode consideree, sur la toxicite de Ia primaquine, utilisee en vue d'une guerison radicale du .paludisme. Bien qu'un certain nombre de personnes qui avaient pris ce produit eussent presente des sympt6mes d I intonc a ti on, il est neal'Jrloins apparu que, chez la grande ma j ori te de s (1) EH!RC9/R. 4 malades soignes durant une periode de quatorze jours (dose pour adultes 15 mg. par jour), meme sur une base ambulatoire, de bons r esultats avaient eM: obtenus. Les essais sur l' emploi du sel ordinaire chloroquine, pour arr@ter la transmission du paludisme parmi les tribus nomades d' Iran, ont eu de tres bons effets et ont attire l'attention sur La possibilite de recourir a cette methode en d'autres parties de cette Region. DVIPLICATIONS FINANGIERES 48. 11 ne fait aucun doute que le financement des programmes d'era- dication du paludisme est une question qui preoccupe au plus haut point et les gouvernements et les organisations internationales. En 1960, '13 550 000 ont ete depenses en activites antipaludiques dans quatorze pays de la Region; sur oe montant, la valeur de l'assistance internationale (services consultatifs, fournitures et materiel) s 'est elevoo a $3 044 000. 11 est superflu de relever que toute diminution ou suspension de cette assistance internationale, au present stade, compromettrait- la- marche du programme regional et en restreindrait la portee. La bonne volonte temoignee par l'US ICA pour subventionner les programmes entrepris en Ethiopie, en Jordanie, en Libye, au Pakistan et dans la provinceegypti.enne de la Republique Arabe Unie, et son acceptation d'aider a l'etablissement d'un centre de formation professionnelle au Soudan, ont ete vivement apprecies par ces Gouvernements. La future politique du FISE, de contribuer a l'eradication du paludisme, a ete discutee lors dela reunion du Gonseil d'Administration du FISE) en juin, et il y a tout lieu de croire que cette institution, consciente de l'importance de ce programme pour la sante et le bien-etre de la grande masse de La population et, notamment, des meres et desenfants, conti nuera a preter son assist ance. L'allocation regionale de credits, prevue par l ' OMS pour l'annee 1961 en faveur de dix-sept projets antipaludiques en cours, etai~ de $1 115 000 au titre du MESA (Compte special pour -1 1 Er adication du P,::. ludisme) et -de $131 000 au titre du budget ordinaire et de l'assistance technique, formant ainsi un total d_~ _ $1246 000. EM/RCll/2 page 38 On s'attend a une expansion des activites de l'OMS en ArabieSaoudite, en Ethiopie, au Pakistan et au Soudan, au cours de l'annee 1962, ce qui necessitera une nouvelle augmentation des previsions budgetaires de l'OMS. 49. L' Assemblee Nondiale de la Sante, desireuse d' assurer le finance- ment, par l'OMS, des programmes precites, sur une base plus solide, et de permettre l'extension des services consultatifs de l'OI~ partout ou ils seraient requis, a decide, (1) lors de sa Quatorzieme Session, que le cofit du programme d' eradication du paludisme serait inclus dans le budget ordinaire au cours d'une periode de trois ans. Il a He egalement decide que des mesures transitoires seraient prises pour eviter de charger d'un fardeau trop l ourd certains. pays qui poursui vent l' execution d 'un programme antipaludique, et que les Etats remplissant les conditions voulues recevraient en 1962, 1963 et 1964 des credits etablis sur une echelle mobile, en vue du reglement de leur quote-part dans le budget ordinaire additionnel de l'OMS. 50. Neannoins, l'Assemblee Mondiale de la Sante, tout en remerciant tous les pays qui avaient contribue au Compte special pour l'Eradication du Paludisme,(2) a exprime sa conviction que les contributions volontaires demeuraient indispensables au succes du programme de l' eradication du palu- disme,afin de fournir des ressources supplementaires permettant de pour- suivre, sur une base elargie, l'execution du programme, ainsi que des fonds pour couvrir l'octroi de credits a des Etats Membres r epondant aux criteres etablis a cet egard. 51. 1'OMS a recemment mis au point, en consultation avec les gouver- nements, un plan pour 1 ' emission de timbres-postes en faveur de l'eradication du paludisme. Le but en est de fournir aux autorites sanitaires les moyens d'obtenir des ressources supplementaires pour leurs projets d' eradication, et, en m@me temps, de procurer des crodits au Compte special pour l'Eradication du Paludisme, etabli par 1'01£. Rappelons, a ce propos, que le Gouvernement libyen a deja annonce sa decision d'emettre, l'annee prochaihe, des timbres (1) Resolution WHAl4.~~ (2) Resolution M-IAl4.2 17 EWRCll/2 page 39 speciaux pour 1 I eradication du paludism, et de ceder Ie 20% du produi t de la vente de ces timbres au Compte special de l'OMS pour l ' Eradication du Paludisme. Le Gouvernement du Pakistan prend egalement ses dispositions pour emettre un tel timbre en avril prochain, et les Gouvernements de l'Iran, de la Jordanie, du Koweit, de la Tunisie et de la Republiqu.e Arabe Unie se proposent de taire den®ne. Ef·VRCll/2 page 40 TABLEAU I El'AT D I AVANCEHENT ET DEROULEMENT DES PROGRAlvJMES ANTIPALUDIQUES, 1960 POPULATION ERADICATION Type ' I de ! PAYS I --------r---~-~-~:__r-~"'__=_---___:"...,.....~--_i : exposee au I protegee I Corr.mence. i. Acheve. Prog. I Total , risque du : par toutes : de la phase de 1s. phase : paludisme : les methodes I d I attaque d I attague i I 6 500 000 : 4 514 000 i 4 51h 000 ~ 1957 1964~'} I 21 000 000 i 13 000 000 1' 10 068 400 I 1957 197f* I : I ! Irak E : Iran r a d I Israe1. I I Jordanie Lib an Libye 2 140 OOO ! 2 140 000 2 140 000 . 1950 1963~~ 5 6 860 , 787 000 I 780 000 I 1959 1965_:~ i 6~7 586 I 683 000 683 000 i 1956 1964:: 1 340 000 I! 31 000 31 000 I 1960 I 1963::~* i c I Pakistan I a RAU 90 000 000 87 128 000 4 167 144 \ 1961 1974'" t ! Egypte 26 080 000 4 561 000 18 355 000 5 443 000 1962 I 1972~~* ~-i Syrie 3 783 000 I 1 1 570 196 1 349 644 1956 1964" * 1 914 000 1 914 000 1962 19721' o Till1isie n I -----+------------~~~~~~~~~~~~~~~~---------+----~ TOT AL ; 158 538 446 1 30 122 196 31 290 188 I Pre - . Ethiopia i l 20 000 000 i 10 000 000 400 000 ,I erad. i Somalie 1 980 000 i 1 776 000 247 500 TOTAL I i 21 980 000 I 11 776 000 647 500 Encp@te Arabie j I I pre- Saoudite I 7 000 000 5 000 000 522 300 I i erad. Soudan i 11 390 000 I 11 390 000 4 035 275 i I TOTAL ! 18 390 000 16 390 000 4 557 575 I Aden I 800 000 I 660 000 I - I Bahrein I 137 853 : 137 853 II 137 853 Lutte Etats s/rEE 1 1961 1963 1961 1963 de tre.i te I 85 000 I 85 000 i Kat.o.r i 4') 000 'I 35 000 I I Yemen I 4 500 000 . 3 500 000 I - l TOTAL , 5 562 853 4 417 853 ! 137 853 ] "V ~n\ 1973"" 1970~'" Palud. Aden Col. 138 400 I 138 400 I 138 400 ! Palud. fum. dep. 19.)0 elim. Chypre 550 000 I 550 000 I S50 000 i "" " 1949 , ou Gaza I 337 000 ! 337 000 1 337 000 I ""/I 1954 normal Koweit i 207 000 I - i - ! Exempt de paludisme absent Somal.fr. 67 500 67 500 67 500 Palud. elim.dep.1957 PAYS !ICHIFFRE DE ' POPULA- ~OPULATION I TION ~OSEE AU TOTALE IRISQUE DU ;PALUDISME TABLEAU II DEROULENENT DE L'ERADICATION DU PALUDISME ACTIVITES EN 1960 ACTIVITES EN 1961 Population protegee par Population protegee par . Fulveri- ,Mesures Consoli- Total ! Pulveri- IMesures Consoli-I Total _sation . anti- (dation : sation I' anti- dation , 1 . I 1 . arva~res ! . arvall'eS , --------, ------------, I IRilK 6 500 000 4 514 000 i2 779 000 ,I 735 000: 4 514 000 , 1 694 000 I 2 820 000 : 4 514 000 IRAN l 21 000 000 -13 000 000 i5 868 400 i 4 200 000':p 068 400 ! 5 080 000 ~ 6 620 000 -n 700 000 . I .,' . ISR.'\EL 2 l40 000 ; 2 140 000 53 072 ' 2 140 000 12 140 oooi 2 140 000 ) 53 000 2 140 000 '2 140 000 I 2 140 000 JORDANIE i 1 506 860 ; 787 000 106 000 : 260 ODD ! 520 Dod 780 000 107 500 267 em ; 520 000 i 787 000 LIRiN - 1 627 586 t. 683 000 29 196 i - i 653 801i 683 000 30 000 I 683 000 i 683 000 LIBYE ~ 1 340 OOO ! 31 000 12 247 : 31 000 I - 31 000 ~ 31 000 31 CXXl , I- 31 000 I I It t PAKISTAN ! SO 000 000 f 87 128 000 ! I I - J 1 JOO 000 I 1 300 000 RAU : I i I I Egypte . 26 080 000 ~ :J8 355 COO 331 000 1 , I 331 000 I 649 000 ! I I I - D A-U ~ I' I I I ~1.Ji. , I I I Syrie 4 561 000 , 1 570 196 1 092 736 ; 3 200. 253 70& 1 349 644 i 579 925 3 200~ 990 2711 1 570 196 : .1 I I TUNISIE 3 783 000 I 1 9i4000 EIXluete pre~rad. terminee - suite subordonnee a decision du Gouvt. 649 000 =!Q!~~====!1~§=~~§=~1~~1~~=1~§1~JJJ.=,P~1=~=-i:?tt=~~L~=:2Q&=~~i:~~=QMtl=~=~f!t=~~1=f=~=~QQ~UmgzJ=~~'l4:19.6 ~~ ~-;a- (") ~~ ........... I\) EM/RCll/2 page 42 LA TUBERCULOSE .. ,2. Au cours de llannee consideree, le probleme de la tuberculose a particulierement retenu 1 I attention de l' OMS, surtout par rapport au trai- tement a domicile, discute par le Comite regional durant sa session de l'an dernier. La resolution(l) adoptee par le COmite, en 1960, a servi d'orien- tation aux projets antituberculeQy. entrepris dans le courant de l'annee. 53. L'equipe regionale d'enquete sur l'epidemiologie de la tuberculose, designee par l'OMS, a termine ses travaux en Irak, en Jordanie, en Libye, en province syrienne de la Republique Arabe Unie et en Tunisie. Certains pays ont cree leurs propres equipes nationales, auxquelles l'entra1nement necessaire a ete donne par l'equipe de 1!0}~, pour leur permett~~ de pour- suivre les operations d'enquete. L'equipe nationale libyenne a termine ses enquetes dans les provinces de Tripoli et du Fezzan. Les autres equipes nationales poursuivent leurs travaux. Le Pakistan, le Soudan, la Republique Arabe Unie (province d'Egypte, zone de Calioub) continuent egalement a mener leursenquetes respectives. La somme importante d'experience qui a main- tenant ete acquise en methodologie, contribuera utilement a modifier les conceptions futures sur les procedes les plus pratiques et les plus effi- caces d'utilisation des enquetes. 54. Bien que le Centre r egional epidemiologique et statistique s'inte- resse principalement aux projets antituberculeux, le rayon de ses activites slest elargi neanmoins, au point d'englober d'autres domaines. Les rapports dlenqu@te sur l'epidemiologie de la maladie en Cyrenaique, en Libye(2), et a Amman, en JOrdanie(3), ont ete termines et publies. Le depouillement et llanalyse des rapports d'enquete, y compris ceux emanant dae equipes nationales, se poursuivent. (1) EM/RC10/R.8 (2) EM/TBI58, EM/sT/14, fevrier 1961 (3) EM/TB/64, EM/ST/15, mai 1961 EM/RCll/2 page 43 55. Bien que l'assistance de l'O¥S a deux centres de formation profession- nelle et de demonstration (Jordanie et Soudan) ait ete retiree, il est envisa- ge de creer d'autres centres (en Arabie Saoudite et en Libye). Le personnel technique de l'OJ~ pretera son concours a l'execution du programme de lutte antituberculeuse du Koweit, qui commencera cette annee. Le centre anti- tuberculeux de la Somalie, ayant ete termine, a ete inaugure au debut de 1'80- nee 1961. On ne peut que se feliciter de ce que ces centres antituberculeux ment reussi, dans les pays interesses, a eveiller I' attention et l'interet envers la lutte antituberculeuse, ce qui a eu pour effet d'orienter les efforts vers Ie developpement des services de lutte nntituberculeuse en d'autres par- ties de ces m&mes pays. L'Ethiopie, la Jordanie et Ie Pakistan no us fOl~nissent les exemples les plus recents d'une telle tendance. 56. Des informations preliminaires ont ete obtenues sur les effets de la chimiotherapie appliquee seule dans Ie cadre du projet-pilote de chimiothera- pie, a Tunis, qui a pris fin en decembre 1960. Les problemes que pose Ie traitement, notamment la resistance microbienne aux medicaments, font egale- ment l'objet d'etudes. Le probleme de la resistance nux medicaments semble prendre de plus en plus d'extension dans Ie monde; aussi faudrait-il entre- prendre des etudes de chimiotherapie en faisant usage de divers regimes medi- carnenteux, pour decouvrir Ie traitement Ie plus efficace et Ie plus pratique qui s'adapterait aux conditions propres a chaque pays. Ces circonstances mettent egalcment on lumicre In nccessite de creer, dans chaque pays, nes possibilites de diagnosti c bncteriologique par l'examen des crachats, et d'experienc€s sur la sensibilite aux medic&~ents. 57. Le pro jet de creation d 'une zone temoin pour la lutte antitubercu- leuse, a Sousse, en Tunisie, a demontre In valeur de la methode utilisant les serVices mobiles de trai tement de masse, associee au trai tement offert par les cliniques fixes. L'experience deja acquise a SOUSSG servira de guide aux programmes similaires a entreprendre dans les autres gouvernorats de la Tunisie. 58. L'interet de plus en plus vif que suscite la tuberculose, et le desir de la plupnrt des gouverneJ:1ents de donner de l'extension a. leurs servi- ces de lutte 2.ntituberculeuse, ont abouti a l'imp6rieuse nccessite de former EM/RCll/2 page 44 dans les plus brefs delais possibles des agents sanitaires rompus aces procedes de lutte. C'est dans ce but que 1 'OMS a offert de nombreuses bourses pour des etudes a ll etr~~ger. Nean~oins, on slest rendu compte qu'il s erait plus avantageux de donner aux agents sanitaire~ pour une certaine periode, une formation professionnelle dans des conditions ana- logues a celles qu'ils rencontreraient dans ~ur propre pays. L'expe- rience deja acqui s e en Tunisie , grace au proj et-pilote de chimiotherapie, au projet national de zone -temoin, a Sousse, et a llenquete sur l'epi- demiologie, entreprise par l'equipe regionale d'enquete de l'OMS, designe tout particulierement ce pays pour la creation d'un centre interregional antituberculeux de f orma t i on professionnelle. Aussi des l e debut de jan- vier 1961, des prepar atifs ont-ils ete fai t s en vue de l' etablissement de ce projet, e t l'on prevoit que, d'ici I e second semestre de l'annee, Ie premier cours pourra F_'roir lieu . En sus des etudiants provenant des pays de cette Region, l e centre de f or mation pr of essionnelle recevra des etu- diants appartenant a d' autres Regi ons. De s dispositions ont deja ete prises pour faire acquer ir une experience pratique aux medecins qui suivent un cours sur la tuberculose a l 'Institut Forlanini a Rome. 59. Le derni er prograrr~e de vacc l nation de masse au BGG, entrepris dans la Region avoc l :as sis t ance de l' OT~ , a pris fin, au Soudan, en 1960. Des prograrrl!11eS de vaccir.ation au BGG, a une echelle ;·'.us r eduite, seront mis en train en Arabi e S::to,,:di +,e et au yeme::1. Un pr cj 2t i n:.cr essant , qui comporter a l' inclusion de I' epreuve tuberculiniq'_Le lO t c:.8 l a \"accimti. C'::l au BCG dans l es activites courantes d'un cent re de consultati on d ' h ~~i ene mater nelle et infantile, sera realise au Yemen SOliS l a reSrO::22 'JiJ.ite ci.irect e du personnel du Centre sani taire et de l'Ecol e de For mat. ion pn fe s sionnelle de Sana'a. Ce projet servira a demontrer non s e~le~ent 1a possibilitc d 'une i ntegrat i on de mesures simples de lutte anti "tucerculeus e cl:ms l es acti vi tes d 'une clinique non affectef' aux soins des t 1 berculeux, m3.i s eg.s.lem cnt l a necessi te d' abandonner les procede s clas siqucs ct d' adapt er un pr 0gr ~rr~e de lutte anti-tuberculeuse aux ress :mrces dont di spore Ur. 3 r egiel dete rminee. Une place importante "- .." *' ,,~ ..... ~~ - ..... ;. ... ~ .. :- ... -... ".;.,,?" •... , ..:.~;.:..~~: .... OW; . ....- ~,~ ," . Le Centre antitub~rculeux de demonstration et de formation professionnelle. cree a Addis Abeba, avec i'appui de I'OMS. Une typique demeure locale (tokoul) a ete, erigee a deux pas du centre pour initier les malades et leurs families aux pratiques de I'hygiene domestique, et leur inculquer quelques precautions contre la contagion . Un technicien du Centre antituberculeux recueille des donnees precise~ sur les conditions de vie do- mestique. Des visiteuses d'hygiene sont il leur tour depechees au domicile des malades et s'assuren! que ceux-ci et leurs proches !'.uivent rigoureusement les diverses mesures prophylactiques pre"crites. LUTTE CONTRE LA TU BE RCULOSE (ETHIOPIE) Comr61e dc, fiches intlil iduellc SO us la lenle qui abrile les se n ices cr':X<1men colleclif el de radiographic. L'aggloillcral io n de Djebel Lahillar. sile till projel pilo le de chillliolherapie amilUbercllleu,e. , PROJET PILOTE DE CHIMIOTHERAPIE DE LA TUBERCULOSE (TUNISIE) Les cpl'ClI\es ,i la luberculine SOIll pral iquccs SOliS la meme leme. Une jeune mere re(;Oil des comprin d·li)giene. qui Illi recoillmantic ere L'equipe venue evaluer I'a lllpleur de I' infection tube rcuicuse, prend a ussit6 t contact avec Jes aUlOrites loca les et s'assu re I'indispensable coope ra tion de 10 US, ENQU ETE SUR LA TUBERCULOSE ( PAKISTAN OCCIDENTAL ) L'en reg istreme nt des popu lations \ isi lees n 'es l pas u~e ,inec ure. Le sial ist icien de rOMS vcr ifie ici les fi ches ind ivlduel les, qu i ne sa uraienl compo rl cr de lacu ne. Un tra\a il a cffec tuCl' pn n~r t ip nt-' nllir. nOli!" 1:'1 rnn"L mnriifP rip ,," v ill ~lof"n j , I 'p f pn ll, If" in ll '" n !ll" If", tr:..lV!lIl'i rip, r h !l n"lno;; LUTTE CONTRE LA BILHARZIOSE (IRAK) Dans la Region de la Mediterranee orientale, les mollusques qui col portent la bilharziose sont prolifiques. Hermaphrodites, ils se fertilisent eux-memes, sans partenaire. Dans des conditions favorables , un seul survivant peut engendrer 50.000 mollusques en quatre mois . Des sp':c imens de mollusques suspects son! recueillis. a !"a ide de filets . dans des canaux d ' irrigation de la Province de Bagdad. Un elcvagc en acquari um de mollusques porteu rs de paras ites (Bu linusl, au laboratoire du prujet-pilote de Bagdad. EWRCll/2 page 45 est faite dans tous les progran~s antituberculeux a l'integration de la vaccination au BCG dans les centres permanents, tels les centres anti- tuberculeux, les centres d'hygiene maternelle et infantile et les autres cliniques sanitaires. 61. La necessite de maintenir la vaccination au BCG, notamment pour les contacts des cas tuberculeux, revet une importance encore plus grande en preeence du probleme que pose la resistance des microbes aux medicaments couramment employes c~ntre la tuberculose. MALADIES ENDEl"IO-EPIDEMIQUES LA BIn-IARZIOSE 62. La menace que fait peser la bilharziose sur la sante et ledevelop- pement economique, dans un certain nombre de pays de la Region, est un fait bien reconnu. 1e but princip~l que l'on se propose par la lutte engageecontre cette maladie, est d'interrompre l a transmission de l'infection. En theorie, les mail10ns de la chaine: population infectee - mollusque, h6tes inter- mediaires - population exposee, se~blent f aciles a rompre j mais ils ne Ie sont guere en pratique. res conditions sani taires mediocres, des habitudes defectueuses ayant pour origins un ni veau de -.-ie bas et un manque d'education sanitaire, creent une situation favorable a l a propagation de la maladie, formant ainsi . l es el ements d1un cercle vicieux: en effet, les membres les plus pauvres de la collectivite en sont l es plus vulnerables et constituent la majorite des travailleurs , or, c'est de l eurs effor t s que depend, en definitive, la prosperit~ de cette mome collectivite. 63. Des reformes, comportant l a creation de toutes sortes de services sociaux et economiques pour l es zones rur -.les, sont en cours d'application en plusieurs parties de l a Region ou la bilharziose sevit a l'etat endemique, mais, avant que de t elles reformes ne devi ennent efficaces et permanentes, la chaine de transm~ssiori doit @t:::-e bris eR ou, tout au moins, affaiblie par des mesures prophylp.cti(;uef1 dH erminees, qui, a leur tour, aideront a sou- lager les souffr~nce s des malactes et a hate r Ie processus de l'evolution EM/RCll/2 page 46 desiree. Les efforts deployes dans la Region pour s lattaquer a cette diffi- culte se signalent plus particulierement par de~: aspects: (a) lutte contre Ie mollusque h8te et (b) chimiotherapie, pour obtenir la guerison parasito- logique de la population eprouvee. 64. De l'avis unanime, en l'etat de nos connaissances actuelles, la lutte contre les mollusques hates qui hebergent la bilharziose constitue la methode unique la plus efficace de s'attaquer au probleme. II a ete souligne que des pratiques defectueuses d1irrigation peuvent provoquer une inondation, une infiltration excessive d1eau et Ie debordement des drains, ce qui aboutit a une augmentation de la population malacolor,ique, alors que des pratiques judicieuses d'irrigation peuvent a la fois reduire les etendues propices a la proliferation des mollusques at faciliter l'emploi des molluscicides. L'ex- perience acquise des travaux sur Ie terrain a demontre que la modification des pratiques agricoles peut reduire les etendues qui hebergent les mollus- ques. Les recommandations sur la conception et la construction, Ie fonction- nement et l'entretien des systemes d1irrigation, doivent comprendre une se- lection des modeles les plus economiques de canaux de terre, assurant Ie maximum de velocite au debit de l'eau, compte tenu des conditions topogra- phiqL18S. II faudrait, partout ou la chose est possible, prevoir des radiers rigides Ie long de la ligne mediane des lits des canaux, a titre de mesure preliminaire au revetement des parois des canaux et, si possible, au recou- vrement des canaux dans certaines parties de leur parcours. Un amenagement judicieux des eaux, en vue de reduire au minimum tout gaspillage, plus par- ticulierement au niveau des usagers de l'eau, une destruction efficace des algues et l'arrachage de la vegetation aquatique sont, par ailleurs, des exigences essentielles. 65. Les facteurs qui influent sur l'augmentation ou la diminution naturelles de la densi te malacologique sont extremerrent complexes et loin d'6tre pleinement con~us. Les c~erations molluscicides, avant de commencer, doivent etre e·:: ~ldiees, en vue d1assurer au maximum la reduction de la trans- mission avec Ie minimum de frais. Dans les zones ou la temperature et la secheresse causent l'hiberm,tion ou J.'estivation des mollusques, et reduisent EM/RCll/2 page 47 Ie contact de 1 'nonune avec l' eau infestee, conune Ie cas se produit daJ1s le s zones endEmliques de l' Iran, de la province de Syrie, en Republique Arabe Unie, et dans certaines parties de la Libye, du Soudan et de la Tunisie, la periode de transmission est, chaque annee, relativemeITt courte. Mais dans les regions ou la temperature et les regimes hydrologiques sont plus uni- formes, a caueedes conditiop~ metereologiques, de la presence de corps per- manents dans l'eau, ou de l'installation des systemes dlirrigation, conune en Irak, en province egyptienne de la Republique Arabe Unie, dans les zones irriguees de l'Ethio~ie, du Soudan, et du Yemen, les periodes de tran~ mission sont ininterrompues. Dans les zones de la premiere categorie, 11 est possible qulune seule application de molluscicides, effectuee a. la pe- riode critique du cycle mollusque-parasite, permette de prevenir la trans- mission pour un an. Dans Je s zones de la seconde categorie, .il est ne- cessaire d'appliquer Ie molluscicide deux ou trois fois llan pour arriver au m~me resultat. M~e dans ce cas, si de multiples applications ne coin- cident pas avec les cycles saisonniers, hydrclogiques et d'infection des nol- lusques, bien des efforts et des depenses auront ete gaspilles en ·vain. Les facteurs biologiques qui entrent en jeu different, non seulement de pays a pays, mais egalement d I une locali te a une autre; dans la m@me province. Il est des lors indispensable de proceder a des etudes destinees a elucider les facteurs essentiels qui entrent en jeu, avant d I entreprendre des mesures de lutte. Clest parce qulil n'a pas e te tenu compte de te l les considerations que les operations molluscicides effectuees dans certaines regions se sont soldees par des echecs. 66. En entreprenant la lutte contre les mollusques, il est important de ne pas perdre de vue la capacite de reproduction des mollusques h8tes de la bilharziose, dans la Region. Tant Ie Bulinus que Ie Biomphalaria sont des hermaphrodites qui peuvent se f ertiliser eux-n~JJ.' :; s en l'absence d'un partenaire. Environ vingt oeufs sont pondus en une seule portee, et le mollusque adulte a en moyerille une portee chaque vingt-quatre heures, pendant les quatre premiers mois suivant la premiere ponte. Sous des temperatures moderees, les oeufs eclosent en une semaine environ, et les jeunes mollusques EN/RCD/2 page 48 atteignent la maturite sexuelle environ un mois plus tarde 11 est possible, par consequent, a un seul mollusque de pondre 10 000 oeufs par an; il s'en- sui t qu I un seul survi van t peut avoir une prcgeni tur e de plus de 50 000 mol- lusques en ·l'espace de quatre mois, et siil est infecte, il peut, en trois semaines environ, transmettre la maladie sur une echelle massive. 67. Au cours de ces deux dernieres annees, des rapports ont souligne la necessite de recherches sur l'ecologie des mollusques jouant Ie role d'h8tes intermediaires de la bilharziose, dans la Region. A cet egard, les specialistes de la bilharziose ont une importante le~on a apprendre des faits, pleins d'enseignement, observes dans Ie domaine, etroitement connexe, de l'ecologie du moustique. La fameuse maxi me de Ross: "pour lutter c~ntre Ie paludisme nous devons apprendre a penser comme un moustique", s'applique avec une force egale aux mollusques jouant le role d'h6te intermediaire de la bilharziose, en depit des differences fondamentales qui caracterisent l'epidemiologie des deux maladies. 68. Le sulfate de cuivrc a ete incontestablement Ie molluscicide de choix dans la Region. Toutefois, Ie pentachlorophenate de sodium et, a un moindre degre, Ie dinitro-o-cyclohexylphenate ont egalement ete utilises. 18 pentachlorophenate de sodium a fait l'objet d'une demonstlation dans Ie projet Warge-al-Arab, en province egyptienne de la R8publique Arabe Unie, et slest revele un moyen peu cofiteux d'interrompre la transmission, mais Ie probleme que pose la prevention de la reinfestation des habitats debarrasses de mollusques attend toujours une solution. En raison probablement des lacu- nes que comportent nos connaissances, comme il a ete signale plus haut, il n'a pas ete possible d'interrompre la transmission dans des conditions efficaces, en plusieurs parties de cette Region ou les molluscicides sont utili'sesdepuis longtemps. Des enquetes rec8ntes ont neanmoins indique que la "bilharziose des oasis" en Arabie Saoudite, consistant en foyers d'infection epars at circonscrits, les terrains servant de gites temporaires, tels que les "hafirs" et les "fulas" (depressions naturelles ou faites de main d'homme), au Soudan et dans certaines parties de l'Iran, ou les "magils" (mares formees par les eaux de pluie), au Yemen, les "birkas" (etangs en IDa'tonnerie), que EM/RCll/2 page 49 lion rencontre dans les "bustans ll (jardins) du Hedjaz et du Nejd, et cer- tains cours d'eau et sources d'origine saisonniere, naissant isolement dans les montagnes, en un certain nombre d'autres regions arides, se pr@- teraient admirablemerrt a la lutte, s'il etait fait un usage judicieux des molluscicides connus, sans depenses excessives. Les difficultes qui se present~nt en pareil cas sont dues a l'absence d'une organisation adequate de sante publique, d'un personnel experimente, d'une orientation et d'une supervision techniques, mais le Bureau regional accepterait volontiers de pr@ter son assistance pour aider a surmonter ces difficultes. 69. Un nouveau molluscicide dont il est permis de bien augurer, Ie Bayer 73, qui consiste en un acido-amide aromatique, fait actuellement l'objet d'essais. D'une faible toxicite pour les mammiferes, il se revele, a basse concentration (une part par million), toxique pour les mollusques et detruit les oeufs des mollusques et les cercaires, a la' m@me concentra- tion. L'O~~ encourage les recherches portant sur d'autres molluscicides plus recents, et explore les possibilites qu'il y aurait d'utiliser deux ou plusieurs produits toxiques ensemble pour determiner leur action synergis- tique. Un compose susceptible {: eliminer les algues et les mollusques en une seule operation pourrait @tre un precieux atout dans certaines cir· constances. Aussi, des etudes entrepri ses sur des composes herbicides qui semblent prometteurs, et surla persistance possible de l'action residuelle des combinaisons herbicides/molluscicides, sont-elles actuellement encou- ragees. Des possibilites d'essais sur le terrain, portantsur l"laqualin", sont a l'etude dans la zone irriguee de la Ghezira, au Soudan, et en pro- vince egyptienne de la Republique Arabe Unie. L'incorporation des mollusci- cides a des substances dont ils pourraient se degager lentement par la suite, la mise au point de dispositifs permettant l'emission constante de certaines quantites de solution, dansles eaux courantes, l'utilisation de distribu- teurs automatiques pouvant compenser les variations .auxquelles est sujet Ie debit de l'eau, sont envi s~gees en vue de leur application dans le systeme d :irrigation de la province egyptienne de la Republique Arabe Unie. EM/RCll/2 page 50 70. Le besoin en produits plus puissants et moins toxiques se fait imperieusement sentir dans le domaine de la lutte c~ntre la bilharziose. 1'OMS favorise les recherches portant sur les divers aspects de ce probleme. Les principales questions faisant 1 iobjet de cos recherches sont les sui- vantes: (a) protection de l'epiderme c~ntre I'invasion des cercaires, ou destruction des parasites a la phase invasive immediate, est egalement reqUis l'emploi de substances cercaricides efficaces, en applications lo- cales, ou de produits a action efficace, susceptibles de se concentrer dans la peau, (b) lutte contre les schistosomes en voie de developpement ou d'epanouissement par l'utilisation de produits se concentrant dans les pou- mons, ou qui mettent obstacle a la maturation du parasite et a sa migration du foie aux veines mesenteriques, (c) sterilisation ou destruction des. vers ou leur deplacement des lieux de ponte des oeufs, ou bien une combinaison de ces operations. Des etudes s'imposent sur la physiologie et les exigences metaboliques detaillees desschistosomes. L'ONS essaie de trouver des moyens de favoriser une coordination entre les techniciens de laboratoire et les medecins procedant a des recherches dans la Region et s'interessant aux problemes generaux qui se posent a cet egard. Des efforts sont egalement deployes pour coordOlliler les recherches sur la standardisation des techniques d'examen et le controle minutieux des essais cliniques, effectues dans les cGntres de traitement et sur le terrain, portant sur des produits curatifs prometteurs ou sur des produits causant In suppression prolongee de Ia ponte des parasi tes. 71. Dans un domaine voisin se fait sentir le besoin d'ameliorations dans les methodes immL'nologiques de diagnostic. En raison de la simplici te et de la specificite relatives de ces techniques pour lesenqu@tes epide- miologiques, et de leur importance dans l'evaluation de la chimiotherapie et des autres mesures de controle, la necessite d'une standardisation ne s'en impose que davantage. 72. Un prob18me qui intrir-".le les technic ie ns de la bilharziose est que les methodes existantes de r echerches ne permettent pas encore une eVal- luation exacte de J.' effet de J. 'infection; fat··ce sur les individus, et EM/RCll/2 page 51 encore moins une determination precise de ses effets medicaux, economiques at sociaux sur une collectivite. A cet egard, de nombretuc renseignements sont necessaires sur les vers, leur pathogenicite, leur irnmunite, ainsi que sur Ie mortali te et la morbidite dues a la bilharziose. La validite du rapport etiologique entre la bilharziose at certaines considerations pathologiques, telles que Ie carcinomedu foie et de la vessie, Ie coeur pulmonaire Eit les complications cardiovasculaires , est toujours controversee. Llhypothese for- mulee par Ferguson, en 1911, a eteconfirmee par plusieurs chercheurs : Ibrahim (1948), Makar (1955), Halawani et Tamarni (1955) et, plus recerrunent, Mustacchi et Shimkin (1958), sont arrives a ces concluSions que les donnees disponibles concordaient avec l'hypothese selon laquelle S. haematobium se rattacherait au cancer de la vesicule urinaire. Des recherches pluspoussees seraient cependant necessaires pour jeter plus de lumiere sur cette relation. 73. On se propose dlaccorder plus dlimportance aux recherches concer- nant les points precites, que ~ouleve la bilharziose, de les subventionner et lescoordonner, afin de donner suite a la recommllndation(l) adoptee par Ie Comite regional lors de sa Huitieme Sessionet, conformement a la ligne de conduite actuelle de l'OMS(2), de donner une plus grande impUlsionet d I aidercfficacement au developpement de s r~cherches medicales sur un plan mondial. Des recherches pratiques et de s etudes ecologiques ont ete incluses parmi les objectifs des proj ets entrepris sur Ie terrain en Irak et en Iran avec llassistance de l'OY3. Le prograrrme-pilote de plus grande envergure, dont l'execution a commence, cette annee, dansla province d'Egypte de la Republique Arabe U~ie, avec l' assistance mat~rielle du FISE, a une portee beaucoup plus etendue. Cle3t 10 premier pr ojet de lutte cont re la .bilhar- ziose beneficiant de l'assistance 9.U FISE et de sa reus site dependra la continuation de la participation du Fonds dans ce nouveau. 9.ornaine. LIon s' attend a ce que co pro jet S8 deroule au cours d tune periode prolongee en tant que projet de recherches , maia egalement comme centre de formation professionnelle inter-pa:;rs , pour· fournir du personnel au programme de lutte dans les regions ou la bilhar~~ose sevit a l' etat endemique et menace d'en- traver les programmes agriccles et autre" im 'viAti yes de caractere national. --------------_. _ ._- (1) Resolution ~VRC8/R.8 (2) Resolution \-JHAll. 35 EM/RCll/2 Fage 52 74. Une etude recente du probleme au Soudan a mis en lumiere Ie be- soin d'un laboratoire de campagne bien equipe . pour la zone irriguee de la Ghezira, ainsi que l'etablissement d'un centre de demonstration et de for- mation pratique sur Ie terrain, dans Ie district de Zeidab, dans la Province septentrionale du pays. Le Soudan semble disposer du potentiel necessaire pour apporter une contribution substantielle au domaine de la lutte contre la bilharziose. Des plans sont en cours pour fournir une assistance a l'Arabie Saoudite dans l'elaboration d'un programme de lutte antibilharzienne au Nejd et pourcombattre certains foyers importants a Taif, Wadi Fatma et Tabuk au Hedjaz. Un consultant a court terme a ete designe pour la demonstnr tion des mesures de lutte au Yemen, au cours de cette annee,et lIon envisage d'accorder une assistance analogue a la Libye, a la Somalie et a la Tunisie. LA VARIOLE 75. Dans plusieurs pays de la Region, la variole sevit toujours a l'etat endemique, et se revele un probleme difficile a resoudre. Aussi, le Bureau r2gional a-t-il continue a preter, dans la plus large mesure possi- ble,son concours aux gouvernements dans leurs campagnes de lutte contre la variole et d'eradication de cette maladie et dans la production d'un vaccin actif et conservant sa stabilite sous des temperatures elevees (lyophilise). Les activites ainsi entreprises l'ont ete conformement aux resolutions adop- tees par l'Assemblee mondiale de la Sante, le Conseil executif et Ie Comite regional de la Mediterranee Orientale. 76. Un document detaille a ete prepare pour la Onzieme Session du Comite regional, exposant dans leurs grandes lignes les developpements les plus recents et la situation actuelle par rapport a la variole dans les pays dela Region(l). A ce dncument se trouve annexe un tableau fournissant des donnees su~ Ie nombre de cas de variole dans les pays de la Region au cours de ces trois dernieres annees, ainsi que le rapport final de l'epide- miologiste affecte a l'equipe r egionale d'enquete S1IT l'epidemiologie de la de la variole, designee par l'Or~, qui a visite un certain nombre de pays de la Region en 1959/1960. (1) EM/RCll/5 f I j J-_l- Ces " infirmieres en herbe" d' une ecole de Calioub appliquent de la pommade antibiotique a leurs ca marades de classe. Ce geste therapeutique a fa it de nombreux adeptes dans Ie secteur de Ca li oub ou les campagnes scolaires ont assure Ie traitement de plusieurs milliers d'enfants. LUTfE CONTRE LE TRACHOME (PROVINCE EGYPTIENNE, RAU) ! ! -L' - Au dispensaire de Syndion , dans Ie secteur de Ca lio ub , les jeunes meres sont initiees a I' usage des antibiotiques. Les membres de la " commission sanitaire" d'une ecole preparent, selon les regles rigoureuses de l'aseptie, du COlOn hydrophile dest ine a u traitement collecllf des troubles oculaires, . , II ' ..... , ' Un commando de lutte contre les insectes se livre, dans la proche banlieue de Riad , it un " porte ASSAINISSEMENT (ARABIE SAOUDITE) Des pulverisateurs de grand calibre son! opposes aux nuees de mouches adultes. qui hantent certains secteurs de Riad. it porte" pour delecter et elimi- ner les gites la rvaires , Le projet d'assainissement realise sous la condu ile de rOMS accorde ega- lemenl une particuliere impor- tance it I'amelioration des con- ditions d' hygiene sur la rou te du pelerinage de la Mecque . El1/RCll/2 page 53 77. II convient particulierement de noter que des campagnes de vaccina- tion de masse contre la variole ont ete lancees au cours de l'annee consi- deree, au Liban et au Pakistan Oriental. 78. L'assistance de 1 'OrvIS a He accordee a un certain nombre de labo- ratoires de la Region, sous. forme de materiel, de fournitures et de bourses d 'etudes, en vue de la production d 'un vaccin antivariolique sec obtenu par congelation. 79. En novembre 1960, trois bacteriologistes et un technicien de labo- ratoire, appartenant a trois pays, ont assiste a un cours de formation pro- fessionnelle sur la production du vaccin antivariolique sec, a Lagos (Nigeria~ donne sur l'initiative et sous les auspices de l'OMS. Un cours identique est prevu pour novembre 1961 a Bangkok (Thailande). Une Conference interregio- nale de l'OMS a eu lieu a New-Delhi, en novembre 1960; y ont assiste six participants appartenant a cinq pays du secteur asiatique de la Region de la Mediterranee Orientale. Tous les aspects du probleme de la variole, plus particulierement dans la mesure ou ils concernent I' Asie, y ont ete discutes a fond par les participants, avec Ie concours d'experts hautement qualifies, fournis par l'Organisation. LES OPHT AIMIES TRANSMISSIBIES 80. Le trachoma es t particulierement repandu dans taus les pays du littoral de l'Afrique du Nord et de la Peninsule Arabique, ou il se manifeste sous une forme relativement grave. II est egalement tree cornrm.m dans cer- tains pays avoisinants, tels que l'Ethiopie, y compris l'Erythree, et sur les bords du Nil ou on 1e rencontre jusqu'aChendi, au Soudan. II a pris une extension relative en Irak, dans les regionsmeridionales de l'Iran et au Pakistan Occidental, ou, cependant, · on ne dispose pas actuellement de donnees precises sur les taux de frequence. On rencontre egalement Ie trachome dans certaines autres parties de la Region de laMediterranee Orientale, par exemple sur Ie versant occidental de la Vallee du Jourdain et au sud du Liban (voir carte). EM/RCll/2 page 54 81. La conjoncti vi te, qui est etroi tement apparentee au trachome, est egalement commune dans ces pays et se manifeste generalement,une ou deux fois l'an, sous forme de vagues saisonnieres. La survenance de ces vagues de conjonctivite est presumee @tre un des principaux obstacles a la guerison rapide et spontanee du trachome. Cette consideration a mene a un essai therapeutique, visant principalement la conjonctivite, et actuellement entrepris dans une certaine region de la province egyptienne de la Republi- que Arabe Unie. 82. Le traitement ordinaire du trachome et des autres ophtalmies trans- missibles consiste toujours en l'application d'antibiotiques, conformement au programme de traitementintermittent, c'est-a-dire deux fois par jour, cinq jours par mois, en six cycles. Les sulfamides et les sulfamides "retard" ont et8 systematiquement administres au cours d 'etudes experimen- tale s en Erythre e • 83. Les recherches virologiques se sont poursuivies, notamment en Tunisie et en Ethiopie. Des progres ont ete realises dans l'isolement de souches de virus, obtenues de malades trachomateux, et dans la preparation de vaccins. La vaccination de volontaires, recemment entreprise en Erythree, a donne jusqu'ici des resultats encourageants. 84. Les projets de lutte c~ntre les ophtalmies transmissibles, bene- ficiant de l'assistance de l'OMS, sont en augmentation. Un projet de lutte, entrepris en Ethiopie proprement dite, s'est termine a la fin de l'annee 1960, mais ceux qui ont puur theatre la Tunisie et la ~rovince egyptienne de 1a Republique Arabe Unie, et qui ont con~ence quelques annees auparavant, sont toujours encours d'execution. Un nouveau pro jet a ete mis en train en Irak, au commencement de l'annee 1961, et d'autres suivront au cours de 1lannee: au Pakistan Occidental, en avril - mai; au Soudan et en Jordanie, en juil1et et nout - septembre respcctiyement. Au Koweit et en d'autres pays, te1s que 1 'Iranet la Lib~Te, 011 des activites de lutte antitrachoma- teuse ont commence il y a quelques temps, sur une base nationale, des en- qu@tes sur la ~orbidite seront entreprises dans un proche avenir avec l'assistance de l'OYS. FREQUENCE DU TRACHOME DANS lES PAYS APPARTENANT A LA REGION DE LA MEDITERRANEE ORIENT ALE JUIN 1961 . .r?T~£f{ MER MEDITERRANEE CHYPRE d~:~{t~:~ ... {·· LlBAN ./ :-8 .. ::3 ...... :-:;;..:~ • ••• • • ISRAEL ~~~ ••• '\ra ••••• • • • • ~ ..... . . ..... . . . . . . ~..... . • '%. • • • • • • • • •• ••• ~ Q ••••••• • •••••• • • • • • • • • • • • • • • • • .~ I~O~ ••••••• a .r () · . . . . .. . . ...... ........ . . . . . . .~ ~ \f. · · • · · · · · •. ••.•.• ......... • ~ 10 •••••• • ~~""~jowh' ~ .....................•............. 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II a fait au Gouvernement des re- commandations simples et pratiques, visant au cohtr81e et, par la su;i..te, a. l'eradication de la maladie. llins plusieurs pays de la Region, la lepre pose un -grave probleme dli point de vue de la sante pUblique. En Ethiopie, un programme de large envergure est en cours d'execution, depuis un certain nombre. d1annees) avec l'assistance de l'OMS et du FISE. Un projet analogue a ete egalement elabore pour Ie Pakistan, et la mise en train en est prevue pour l'automne 1961. 86. Dans ce domaine encore, c'est la formation du personnel q~ retient particulierement l'attention. Plusieurs bourses d'etudes de 1'01£ ont eM octroyeesa des fonctionnaires sanitaires pour leur assurer une formation dans cette branche. Des participants appartenant a des pays de la Region ontete invites a. assister ala conference sur le lepre, qui se tiendra a. Istamboul, en novembre 1961, et a suivre Ie cours de formation profession- nelle en leprologie, qui sera donne aUx Philippines, en novembre/decembre de cette meme annee. Tous deux sont dus a l'initiative etsont places sous les auspices de l'Organisation. ADMINISTRATION DE LA SANTE PUBLIQUE GENERALITES 87. Les services nationaux de sante publique continuent a se developper aux echelons central, intermediaire et local. Une sollicitude de plus en plus attentive est accordee par les gouvernements a leurs plans d'expansion de leurs services de sante. Dans certains cas, ces plans sont des documents prepares par les ministeres de la sante, et utilises comme un guide d'ela- boration des programmes. Parfois encore, ils font partie integrante du plan general de developpement social et economique du pays. 11 convient toute- fois de reconna1tre que ces plans ne devraient pas avoir uniquement pour but EM/RCll/2 page 56 l'etablissement de services et d'institutions destines a jouer un r61e pra- tique, comme les hopi ta1lX, mais egalement la formation professionnelle d 'un personnel plus nombreux, pour repondre aux besoins de services en voie de developpemerrt • 88. Le second plan quinquennal du Pakistan (1960 - 1965), ainsi que le plan quinquennal. de la Republique Arabe Unie (1960 - 1965), sont tous deux entres en vigueur dans le courant de cette annee. L'Organisation du Plan, en Iran, a prepare son troisieme plan quinquennal (pour les armees 1962 a. 1%7), afin de poursuivre les activi tes de 1 'actuel second plan quinquermal. L'Ethiopie, le Soudan et la Tunisie continuent a.se conformer a leurs plans sanitaires specifiques ou guides de programmation, 89. La province egyptierme (Republique Arabe Unie) a poursuivi 1a re- organisation de son administration sanitaire, qui slest traduite par la de- centralisation et Ie renforcement des departements sanitaires a llechelon des gouvernorats.. Le Pakistan a revise son administration sanitaire, ainsi que 1 'organisation de son enseignement medical, par les soins d'une Commission medicale de Reforme. Quelques~s des recommandations de cette Commission ont deja. ete appliquees par le 11inistere de la Sante, et d'autres sont a 1 'etude. L'OMS a continue a preter son assistance aux autorites sanitaires centrales, par l'intermediaire de conseillers pour la sante publique, atta- ches aux ministeres de la sante. A la fin de la periode faisant l'objet de ce rapport, llArabie Saoudite, la Somalie et le Yemen disposaient des ser- vices de tels conseillers; quant a l'Ethiopie et au Pakistan, ils ont a leur disposition les services des Representants de Zone de l'OMS. SERVICES LOCAUX DE SANTE 90. Au cours de l'annee derniere, une nouvelle impulsion a ete donnee, dans la Region, aux services locaux et ruraux d'hygiene. En Ethiopie, vingt-quatre centres sanitaires ont ete etablis, en diverses parties du pays depuis octobre 1960. Le personnel. forme au College de Gondar, etablisse- ment fonctionnant avec l'assistance de l'OMS, prete ses services aces EM/RCll/2 page 57 unites sanitaires, qui offrent des services curatifs et preventifs a une population rurale d.e plus en plus nombreuse. Le Gouvernement accorde une attention toute speciale a la surveillance desactivites de ces auxiliaires, et l'OMS a fourni du personnel a cet effet. Au Pakistan Occidental, les dix premiers centres d'hygiene rurale ont ouvert leurs portes en decembre 1960/janvier 1961. Crest une premiere etape vers la creation de 300 centres sanitaires, au Pakistan Oriental et au Pakistan Occidental, au cours des cinq prochaines annees, telle que la prevoit Ie second plan quinquennal du pays. Quelques-uns des centres nouvellement inaugures serviront d'unites d'enseignement et de demonstration. Le projet d'hygiene rurale se develop- pera en etroite liaison avec les activites du programme de developpement communautaire, entrepris sur Ie plan national (Oeuvre Rurale de Developpement Agricole et Industriel ou AID). Le FISE, avec l'assistance technique de l'OMS, fournit une aide materielle aux projets mis en oeuvre en Ethiopie et au Pakis tan. 91. Le projet d'hygiene rurale, entrepris avec l'assistance de l'OMS, dans Ie Nord du Liban, a Halba, a ete mis en train en octobre 1960, et se trouve en plein fonctionnement. L6 Gouvernement prevoit que ce centre local d'hygiene servira de modele aux centres d'hygiene a etablir dans tous les districts (Qadas) du pays. Dans 1£1. province syrienne de 1£1. Republique Arabe Unie, Ie projet d'hygiene rurale, beneficiant de l'assistance de l'OMS, a ete examine, et des pourparlers interministeriels sont en cours pour sa coor- dination avec les projets de developpement communautaire, entrepris avec l'assistance des Nations Unies. Les officiers de sante et les techniciens de l'assainissement de l'Institut Sanitaire de Fornmtion Professionnelle, a Benghazi, en Libye, se sont vumaintenant confier des fonctions dans les centres municipaux et rur£1.ux d'hygiene, ou ils font face aun reel besoin en services preventifs ameliores. Les prepar£1.tii's en vue de l'etablissement d'un projet de creation d'une zone de demonstration d'hygiene rurale a EIHuda, au Soudan, sont de ja avances, et I e Gouvernemont se propose de faire demarrer Ie projet avec l'assistance du FISE et de lIONS, en 1961. EM/RCll/2 page 58 DEVELOPPEME}IT CO~WillNAUTAIRE 92. L'OMS a activement cooper e aux activites inter-organisations, entre- prises dans le domaine du developpement communautaire. Ces activites com- prennent Ie centre pour Etats ar abes de Formation d'Educateurs en Develop- pement communautaire (ASFEC, Sirs-el-Layyan), ainsi que la reunion regionale inter-organisations sur Ie developpement communautaire, dont la session slest officieusement tenue, cette annee, a Beyrouth. Le nouveau projet de develop- pement communautaire, patronne par les Nations Unies, a Durhiyya, en Arabie Saoudite, beneficie de l'assistance des experts de l'O}B, affectes a des pro- jets mis en oeuvre par l'organisation a Riyadh. 93. La coordination de llassistance fournie par les Nations Unies et les institutions specialisees, dont l'OMS, dOit, selon les previsions, se developper cgalement en d'autres domaines, tels que ceux de l'urbanisation et du logernent. L'OMS a deja prete son concours a une mission d'enquete sur l'urbanisation, menee dans la zone mediterraneenne et a coopere, durant l'annee, a des activites analogues, sous l'egide de la Commission Economique pour l,Afrique a Addis Abeba. SERVICES DE LABORATOD1ES DE SANTE ET AUTRES SERVICES CONNEXES 94. Plusieurs gouvernements de la Region, reconnaissant llimportance de services de laboratoires de la sante publique et d'autres sections connexes, crees dans le cadre de leurs services de sante, ont fait appel, dans ce but, A 1 'assistance de l'Organisation, qui la leur a accordee sur une vaste echel- Ie, au moyen de quinze projets, entrepris dans neuf pays. Des conseillers et consultants specialises de l'OHS ont He designes, dans certains cas, pour aider a l'organisation des services de laboratoires, du r~teriel et des fournitures ont He procures, soit par imputation sur les credits de l'011S, soit pour compte des gouvern~nents et a charge de remboursement. L'Orga- nisation a, d'autre part, pourw_ 8_ des cours de formation professionnelle et a l'octroi de bourses d' etudes a un personnel technique de laboratoire. Comme exemples particulierement typiques de projets de cette nature, on pourrait citer l' etablissement dlun laboratoire central de sante publique EH/RCll/2 page 59 a Riyadh (Arabie Saoudi te), et a Islrunabad (Pakis tan), d'un lab ora toire de production de vaccin, a Amman (Jordanie), d'un laboratoire de recherches virologiques, au Caire (RAU), de services de banques de sang a Khartoum (Soudan), a Riyadh (Arabie Saoudite) et a Baghdad (Irak). 95. L8. probleme le plus difficile a r esoudre, en ce domaine, est celui de la penurie generale de personnel qualifie. L'assistance fournie a cet egard par l'Organisation consiste au ssi bien en l'amelioration des possibi- lites nationales en fait de formation professionnelle, qu'en l'octroi de bourses d'etudes pour l'etranger. HYGIENE N.'~TERNELLE ET INFANTILE 96. L' assistance cie l' Ql'.JS aux projets exclusi ver.lent c011sacres a 1 'hy- giene maternelle et infantile dans la Region de la }1editerranee -Orientale va diminuant, car le principe directeur d~nt slinspire main tenant l'Organisation est d'intensifier son appui en faveur des domaines se rapportant al'hygHne rnaternelle et infantile, inclus dans des programmes sanitaires d'uneplus grande envergure, t els que les projets d'hygiene rurale, entrepris au Liban, au Soudan et dans la province syrienne de l a Republique Arabe Unie, ceux des centres sanitaires de formation professionnelle crees en Ethiopie; en Libye, en Somalie et au Yemen, ainsi que les projets · vis ant a 1 'amEmagementdes collectivites urbaines et rur8.les. Parallelement, des tentatives sont faites pour qu'un enseignement approprie., portant sur Ia protection materneIIe et infantile, soit, autant que possible, introduit dans In formation profession- nelle des infirmieres, qulelles appartiennent au cadre technique ou auxi- liaire, at des assistantes sanitaires, ninsi que dans les programmes de l'en- seignement medical, universit2ire et postuniversitaire . 97. Comma. les annees precedentes, l es projets natiCinaux de demonstra- tion et de formation professionnelle en hygiene maternelle et infantile, qui avaient anterieurement benefici6 de l' assistance de l' QlvIS j ont -ete suivis de tres pres. Les activites et les programmes de formation professionnelle afferents a cas projets ont ete r evises selon les changements survenus dans .1es besoins des paysinteresses ou apportes au plan sani tnire general, la EWRCll/2 page 60 ou un tel plan se trouvait deja elabore. Les besoins en auxiliaires specia- lises, dans Ie domaine de 1 'hygiene maternelle et infantile, ont ete evalues objectivement, et dans un esprit realiste, par Ie personnel national et inter- national operant dans les pays qui souffrent d'une penurie d'infirrnieres dans les services de sante, notamment les h6pitaux at dispensaires, d'une insuffi- sanee de ca~res ainsi que d'une penurie de medecins possedant l'experienee requise at disposes a servir danB les dispensaires at les centres sanitaires. 98. Les etudes fuites a cet egard ont revele que, dans la plupart des pays, les auxiliaires d'hygiEme maternelle ,et infantile, bien que formes dans Ie but d'assister un personnel proiessionnel plus qualifie qu'eux, ont nean- moins ete obliges, en raison du faible effectif de cette derniere categorie de personnel, dlen exercer parfois les fonctions, et qu1ils manquaient de l'orientation technique et du contrale administratif necessaire. Aussi, une breve periode de formation d'une duree de douze a dix-huit mois, s'est-elle averee insuffisante, et une periode pouvant aller jusqu1a trois ans semble necessaire pour l'enseignement des soins aux malades, de l'obstetrique et des services infirmiers de sante publique, - dont l'hygiene maternelle et infan- tile. Les auxiliaires ayant ainsi acquis cetta formation plus longue peuvent @tre affectes a des h8pitaux, dispensaires, centres sanitaires, sections d'hygiene maternelle et infantile attaehees aux centres sanitaires, ou a des centres isoles d'hygiene maternelle et infantile, selon les besoins, le plan sanitaire prevu et les disponibilites budgetaires. 99. Le Bureau regional a prete son concoursa l'etude portant sur les programmes de formation proiGssionnelle, entrepris conjointement par llOMS et Ie FISE, et destines aux services permanents de sante, crees a 1 'intention de la femme et de l'enfant, dans la Region de la Mediterranee Orientale. Cette etude a He entreprise par le Comite conjoint des directives sanitaires qui s 'est reuni au mois de mai 1961. Un des points clairement mis en evidence dans lletude de ces programmes de formation professionnelle pour medecins, infirmieres Et autrGs categories de personnel sanitaire, a £te la 'necessite de pourvoir la Region d'un ou de plusieurs instituts, ou ee personnel pourrait etre forme a 1a pSdiatrie, a la sante publique, a l'hygiene maternel1e et in- HYGIENE MATERNELLE ET INFANTILE (TUNISIE) Une monitrice de rOMS expliq ue Ii un groupe de stagiaires I'usage des fiches ou sont consignees les conditions de sante et les ressources de quelque 5.000 families du district de Bellevue (Tunis), zone d'act ivi te du Centre. Une mere de famille est interrogee sur I'eta! de sante et Ie regime a li- mentaire de ses proches, Le pedia tre en charge du Centre de formation en matiere d'hygiene maternelle et infan tile, etab li it Tunis avec I'appui de rOMS, accueille des jeunes meres venues so lliciter soins et consei ls. La pharmacie du Centre distribue gratui tement les med icaments prescrits . NUTRITION (PAKISTAN, RAU, TUNISIE, YEMEN) Examen de contra le (Pakistan): la croissance eta nt Ie principal indice de I'etat nutritionnel d'un enfant, de s imples pesees, effectuees regulie · rement dans les Centres d'HM I. per- mettent d'eva luer ses beso ins ali- mentaires. Cours d'economie menagere (Provi nce egyptienne. RAU) : la mo nitrice -r jeunes protegees comment tirer profit de produits alimentaires peu onerel ! d'un Centre d ' hygiene rurale , mo ntre iI ses ~ liore r Ie regime alimen taire de leurs proches, , Enqucte nutritionnelle (Province egyptienne, R AUl: un examen med ical pe riodique des enfants rcvcle soul'ent k s signes clini- ques de carencc,; al imcntai res (en prou~i n es, en ,i ta mines, etc,) les plus comlllu nement repandues dans un sec teur donne, tili sation judicieuse des a liments locaux et I'imponance d'un reg ime al imen ta ir'e b ien equilibrc , notamlllcnt en periode de SCI' rage , '-.. EM/RCD/2 page 6 Une assistance est fournie a divers pays en vue d'assurer la production d'un vaccin actif et conservant sa stabilite sous des temperatures elevees. Les trois millions de doses de vaccin sec que le Gouvernement de Jordanie a propose d'offrir annuellement ont deja ete bien utilisees dans les campagnes entreprises au Soudan, au Liban et au Yemen. Ce geste genereux est salue avec reconnaissance. 11 estgeneralement admis que la bilharziose est cause d'une morbidite et d'une mortalite elevees dans les zones fortement eprouvees des grandes vnllees formees par le Nil, l'Euphrate et Ie Tigre, comprises dans cette Region. De prime abord, cependant, dans les contrees moins fortement touchees, cette maladie, en tant que probleme majeur de sante publique, pourrnit sembler p~u impressionnante, en raison de son caractere insidieux et chronique, exempt de l'll.spect dramatique que revetent les ll.utres infections aigues. Mais, en quelque endroit de la Region qu'elle se manifeste, la bilharziose ne doit pas echapper a Ill. vigilance, puisque 1 'ironie du sort veut que les projets d'irrigation, entrepris surtout dans Ie but de relever Ie niveau de "'vie des populations, puissent contribuer a Ill. propagation et a l'intensification rapides de l'infection, et mettre grll.vement en perilla sante des populetions, a moins que des mesures preventives appropriees ne soient prises au cours de la phase de planification. Les difficultes qui s'opposent a la reussite des efforts deployes pour eliminer cette infection sont inherentes a la complexite des problemes epidemiologiques qui se posent, et dues a l'absence de medicruaents actifs, exempts de danger et faciles a administrer, ainsi que de molluscicides s ans danger et a effet remanent. La tres longue duree de vie du parasite chez l'h8te humain (environ 25 ans) et la nature extremement prolifique des E}1/RCll/2 page 61 ff;,ntile, o.ux services infirni"rs , de S::Jlt:; publi(~uc: , .:ux soins infirmL,rs dans Ie domaine de la p8dintrie, etc., dans des conditions analogues A celles qui regneraient dans le pays respectif des stagiaires. Des instituts locaux de ce genre sont requis pour completer la formation re~ue a lletranger au moyen d1une bourse d1etudes de 1 10113, au autrement. 100. Les instituts existant dans la Region et ceux de l'etranger de. vraient cooperer par un echange d1informations sur les divers pays et, dans la mesure du possible, par un echange de conierenciers. Ce systeme per- mettrait au personnel sanitaire, une fois ses etudes terminees, de s'adapter aux conditions locales et de travailler conformement aux besoins et aux prio- rites determines par les conditions locales, et selon les ressources dispo- nibles du pays interesse. 101. Un prefesseur de pediatrie sociale de l'OMS a ' ete affect6 au 08- partement d'hygiene maternelle et infantile, rattache , llInstitut superieur a d'Hygiene publique, a Alexandrie, RAU. LIon espere que ce departementse developpera dans des conditions qui permettront dten faire un centre de for- mation professionnelle pcstuni versi taire en hygiene rna ternelle et infantile, pour d 'autres pays de la Region,. Pour pouvoir rendre des services appropries et ~tre utilise dans les meilleures conditions, en tant que centre de forma- tion professionnelle pour un pays determine et pour toute la Region, - un in- stitut ou departement d'hygiene infantile ou dlhygiene maternelle et infan- tile doit comprendre tous les aspects de la puerieulture: pediatrie hos- pitaliere et clinique, pediatrie sociale, activites dlun centre d1hygiene rnaternelle et infantile, visites a domicile et service de surveillance de l'enfant et de la famille en general. Ceci comporte une coordination etroite entre les faeultes de medecine, les services des hopitaux universitaires et la section des malades externes, le departement de sante publique, dont Ie departement d1hygiene rnaternelle et infantile, ll ,ecole ou institut de sante publique, Ie service dlhygiene maternelle et infantile et Ie service d'hy- giene 'rurale fonctionnant dans la R6gion~ etc. EM/RC11/2 page 62 102. La majorite des enfants dans cette Region sont soignes par des omnipraticiens ou des medecins affectes a des dispensaires, des centres sani- taires et meme des centres,d'hygiene maternelle et infantile, mais qui ne possedent pas das c onnaissances speciales en matiere de pediatrie ou d'hy- giene infantile. Par consequent, une formation universitaire de base, donnee aux etudiants en medecine dans ces domaines, et I e renforcement des departe- ments de pediatrie dans les facultes de medecine, sont consideres comme un facteur essentiel du relevement du niveau de l'hygiene infantile et de la reduction du taux de mortalite chez les nourrissons et les enfants dans cette Region. A cet effet, une assistance est f ournie par l'O~B et Ie FISE et continuera a l'etre en faveur des gouvernements qui en feront la demande. Par exemple, a l'h6pital pour enfants, a Kar~chi, Ie pediatre de l'OMS s'occupe activement de la formation en pediatrie des etudiants en medecine au College de Medecine de Dow, a Karachi, il a egalement aide les pediatres nationaux, attaches a l'h6pital, dans Iforganisation d'un cours d'entretien sur la pe- diatrie destine aUX omnipraticiens etablis a Karachi. Une assistance dans Ie domaine des soins infirmiers pediatriques est egalement pretee par les infirmieres pediatriques de l'Ot£, travaillant dans cet h8pital ainsi quIa 1 fh6pital pour enfanh, a. Amman, en Jordanie', 103. I1 convi ent de souligner ici Ie fait que les soins pediatriques et la formation professionnelle en pediatrie, donnes a :l 'hopital, sont d tune uti- li te lilni tee, If!'l tant que moyen de r eduire Ie taux de mortali te et de morbidi- te parmi les nourrissons et les enfants, a moins qufils ne soient associes a une surveillance post-cur e et a une formati on donnee dans les centres des consultations pour enfants at a domicile. 104. Les recherches portant sur tous l es aspects des affections diarrhe- iques, t els que la pediatrie, la nutrition, Ifassainissement, les activite s concernant les laboratoires de sante publique, l' epidemiologie, les statisti- ques , l'administration de la sante publique, l' education sanitaire, les ser- vices infirmiers de sante publique, etc., font actuellement l'objet d'une organisation sJ~tematique. Une etude sur les affections diarrheiques, EM/RCll/2 page 63 effectuee sur le plan regional, a ete entreprise,et des experts, tant 00- tionaux qulinternationaux, dans les branches de specialisation procitees, appartenant aux pays qui ont manifeste leur interet a cet egard, ont ete pressentis quant a une collaboration 8ventuelle de leur part. Bien que plusieurs faits indiquent que les affections diarrheiques et les problemes qui s 'y rattachent constituent · un fa.cteur important dans la mortali te et la morbidite parmi les nourrissons et les enfants de cette Region, il a ete neanmoins tres difficile jusqu'ici d'obtenir des statistiques precises et dignes de foi. L'on espere que cette etude regionale apportera une contribu- tion utile a l'etude mondiale des affections diarrheiques, dirigee par le Siege de l'OMS. Une cquipe consultative de l'OMS en matiere d'affections diarrheiques, formee d'un epidemiologiste, d'un bacteriologiste et d'un ingenieur sanitaire, accompagnes d'un fonctionneire de la Division des Mala- dies Endemo-epidemiques au Siege de l'OMS, a visite le Bureau regional, et s'est rendue en Israel et au Soudan, d'avril a fin juin; il est prevu qu'elle visitera la Republique Arabe Unie en juillet, date a laquelle un specialiste de la' pediatrie se joindra a. elle. Las conseillers regionaux pour 1 'hygiene rnaternelleet infantile et l'assainissement ont He charges de fairefonctions de consultants aupres de l'equipe, dans leur darnaine respectif, etont accom- pagne 1 'equipe dans quelques-unes de ses visi tes. 105. Sur la base des etudes faites parle Bureau de Siege et le Bureau regional, on espere qu'il sera possible d' 6laborer, c~ntre ce groupe de ma- ladie s, un programme de prophylaxieet de lu tte, qui aura pour cons equences d'entrainer une r eduction de la mortalite at una run61iorution de l'hysieno p&rmi les nourrissons et les enfants, aussi bien en cette Region qulen d'autres 106. Hygiene scolaire. Le Bureau regional a ete prie d'evaluer Ie pro- gramme d'hygiene scolaire entrepris dans quelques pays de cette Region. Le principe directeur dont s'inspire l'OMS ayant ete expose dans ses grandes lignes dans Ie rapport soumis l'annee derniere, on se bornera ici a traiter, en les developpant, d'un ou de deux aspects de ces programmes. E~m~ pcge 64 107. Prograrr~es d'alimentation scolnire et de distribution de lait dans les ecoles. La nutrition et~nt indispensable a la sante , le progranune d'ali- mentation et de distribution de lait dans les ecoles doitfaire partie du ser- vice d'hygiene scolaire, et il faudrait decourager la tendance a separer ces deux progr~es, en les confiant respectivement a des organisations adminis- tratives et techniques nationales differentes. Le personnel d1hygiene sco- laire doit prendre une part active a la surveillance ct a l'orientation tech- nique de toutes les activites relatives a l a nutrition et a llalimentation, entreprises a l'intention des ecoliers en coordination avec l'Institut de nu- trologie et des autres departemcnts interesses. L' education nutritionnelle doit constituer un element important des activites d' education sanitaire se rattachant au service d'hygiene scolaire, dans les instituts de formation des instituteurs, dans le progr~~e scolaire et dans les autres activites rela- tives a l' education sanitaire, entreprises au benefice des instituteurs et des el eves, dans l es ecoles. Le service d'hygiene scolaire doit donner des avis sur les aliments locaux susceptibles d'etre utilises dans Ie cadre du programme d'alimentation scolaire, il doit, de meme, encourager l'educati0n nutritionnelle en tant que branche de l'education sanit aire. Ces activites doivent etre coordonnees entre le departement sanitaire, Ie departement de l'education ou toute autre autorite r esponsable des services d'hygiene sco- laire, d'une part, ct l e s autorit es chargees de l a nutrition, d'autre part. 108. Quand une etude sur la nutrition, a caractere dietetique et clini- que, doit etre entreprise dans un pays , il est necessaire que l e s ervice d'hygiene scolaire y i nt ervi enne ac t ivement. Les medecins attaches aux ecoles doivent, partout ou ils en ont la possibilite, etre formes par des experts nutritionnis tes operant dans le pays, ainsi que par les consultants de l'O~B et de Ia FAO, de maniere a se trouver en mesure de deceler les carences nutritionnelles existant parmi la population scolaire. Les conclu- sions finales de tout es ces 6tudes seront mises a la disposition des ser- vices d'hygiene scolaire, qui doivent, a l eur tour, en .se basant sur ces conclusions, preter l eur appui a l' elaboration at a l' application des EM/RCll/2 page 65 programmes d.'alimentation scolaire et d' education rrutritionnelle. L'ensei- gnement des principes d 'hygiEme portant sur des carences relevees et sur l es .aliments permettant de remedier a. de telles carences auraient alors une portee pratique et, partant, efficace . 109. Coordination de l'hygiene scolaire avec les services existant dans lac Region. En raison de la penurie de personnel sanitaire et de moyens, dans I e domaine de la 9ante, qui affecte l a plupart des pays de la Region, Ie service d'hygi ene scolaire, p.our etre plus effici ent et plus economique, c'est-a.-dire pour pouvoir s'occuper d'un nombre nW0dmum d'ec ol es et d'eco~ liers, devrait, partout ou l a chose est possible, coordonner ses activites avec celles du departement sanitaire, a. t ous les echelons. 110. Parmi l es services sanitaires qui devraient etre bien coordonnes avec Ie service d'hygiene scolaire , il y a lieu de citer Ie servic e d'hy- giene maternGll e et infant ile . Le centre d'hygiene maternelle et infanti ... I e , fonctiqnnant dans lazone ou se trouve l' ecole, ou l es ecoles, doit @tre familiarise avec les activites d'hygi ene scolaire, qui constituent en r ealite un prolongement de ses propres activites, et doit s'y interesser. Les centres de consultation d 'hygiene maternelle et infantile doivcmt etre utilises partout ou l a possibilite s' en presente, rarticulierement pour les ecolieres et les ecoliers des etablissements primaires . Ceci peu t paraitre contraire a la tradition jusqu'ici en honneur en plusieurs pays du monde et qui veut etablir une separation entre l'hygieno scolaire et l'hygiene mater- nelle et infantile, en l es pla~ant rospectivement dans un compartiment etan- che,mais plusieurs pays commencent a. s e r endre compte du fait que l'inte- gration de ces s ervic es est plus economique et que, si elle est bien orga- nisee et acc eptee sans dif ficultes, elle aboutira ~ de s r esultats plus concrets. Ill. Les infirmieres-sages-femmes ou l es auxiliaires de la sante pu- blique travaillant dans les centres d'hygiene maternelle et infantile sont censees @tre f ormees nux activite ~ d'hygi ene scoleire et doivent, sous Ie contr8le des medecins scolaires ainsi que des medecins d'hygiene maternelle EM/RCll/2 page 66 et infantile, preter leur concours aux inspections scolaires, en orientant les professeurs dans l'exercice de leurs activites dans le domaine sanitaire, dans celui de l'6ducation sanitaire at ainsi de suite. 1e personnel d'hy- giene maternelle et infantile doit etre invite a sieger au sein des comites d'hygiene scolaire et des conseils d' education sanitaire, et doit a son tour solliciter la cooperation et l'assistance du service d'hygiEme scolaire, de toutes les manieres possibles. 1e personnel d'hygiene mate melle et infan- tile peut etre particulierement utile en dispensant un enseignement d'hygiene aux 61eves des classes superieures de filles dans les ecoles secondaires (0ar elles sont les meres de l'avenir), S OliS forme de conferences et en leur don- nant la possibilite d'observer les activites des centres d'hygiene maternelle et infantile. 112. Sur la recommandation du FISE et dans le cadre de l'etude generale effectuee sur les besoins de l'enfance, le Bureau regional et Je personnel affecte aux operations exterieures ont prete leur assistance a trois pays dans les etudes entreprises par eux sur les besoins de l 'enfance. Un de ces pays a egalement beneficie du conc ours d'un consultant de l'OMS. 113. Medicaments et supplem~nts dietetiques fournis par le FISE. 1e personnel national et intern~tional affecte au service sanitaire cree a l'intention de la maternite et de llenfance, dans les differents pays de cette Region, a ete prie de r epondre a un questionnaire sur llutilisation des medicaments et des supplements dietetiques fournis par Ie FISE. Parmi les points sur lesquela des informations ont ete demandees dam le question- naire, figuraient les suivants: (a) utilite de chacun des produits enumeres dans la liste, par rapport a la promotion de Ilhygiene matemelle et infan- tile, ainsi que de la prophylaxie et du traitement des maladies dans la Region) (b) indication de t out produit qui, selon ce personnel, devrait etre ecarte ou reI:lplace par un autre, plus adapte a la nature des problemes sanitaires se posant a ce ~ersonnel dans le centre ou il est affecte; (c) instructions concernant l' utilisation des medicaments et des supplements dietetiques par les medecins J infir.nrieres, auxiliaires d'hygiene maternelle EM/RC11/2 · page 67 et infantile, sages-femmes, accoucheuses (dayas), etc. travai11ant dans 1es centres dlhygiene maternelle et infantile, et indication des 1angues dans 1esque11es ces instructions sont redigees. Les Bureaux regionaux du FISE ont manifeste leur interet envers cet t e enquete, dont 1es resultats leur seront communiques des que les reponses auront ete recue1lles de 18 p1upart des pays. 114. Co11oques. Six technicie ns dlhygiene maternel1e et i nfantile ou administrateurs sanitaires appartenant a. cette Region ont particip6 au co1- loque itinerant, dlune duree de sept semaines, sur 1 'hygiene maternelle et infantile, organise par Ie Siege de 1'0118 en URS8. Le consei11er regional pour 1 1hygiene de 1a maternite et de 11enfance y a ega1ement pris part. Ce colloque a ete couronne de succes. Le second colloque national d'hygiene ma- ternelle et infantile slest tenu a Dacca, au Pakistan Oriental, avec le concours materiel et administrat if du FISE, ainsi que llassistance technique et a~~nistrative du personnel de 1 'OMS affecte aux operations exterieures, au Pakistan. LIon espere que ce colloque et ceux qui le suivront stimuleront le dave10ppement de Ilhygiene maternelle et infantile, sur des conceptions saines, dans 1 1ensemble eu territoire pakistanais. LA NUTRITION 115. Dans cette Region, la plupart des familIes a revenu modeste consa- crent a la nourriture une proportion de 60 a 80% de leurs faibles gains (en especes ou en nature). Cependant, ce·~te alimentation est gEmeralement :"'!'i- suffisante, du double point de vue quantitat if at qualitatif, pour 1es main- tenir en bon etat de sante. Aussi, n'est-il pas etonnc..nt que les gouverne- ments temoignent d'une activite et dlun interet croissants a. l'egard du re1evement du niveau de l a nutrition de leur populati on. L'urgence de la situation est illustree par le fait que plus dlun tiers de la population de cette Region meurt avant l'age de cinq anSA Cette mortalite est due, en grande partie, a la sous-alimentation et a la malnutrition, au cours de la prerrderee·r.i'ance. L'anemie chez la femme, particulierement chez 1a femme enceinte ou al1aitante, est un trait dominant dans toute 1a Region. EtVRCll/2 page 68 Ce phenomene est partiellement imputable a une teneur insuffisa~te des ali- ments en fer, proteines et calories. La mere, pour procreer, et l'enfnnt, pour se developper, ont besoin d'une meilleure alimentation et requierent une vigilance sans relache, surtout de la part des techniciens de l'hygiene maternelle et infantile . Des methodes simples, telles que l a pesee perio- dique des enfants, peuvent etre utilisees comme un ~oyen d' evaluation de la quantite et de la qualite de la nourriture chez une collectivite. 116. La nutrition constituant un des problemes p'ajeurs de la AAgion, les principes fondamentaux suive~ts sont recommandes a l'attention des responsables. Dans l'elaboration des progrwmnes, il conviendrait de tenir compte du fait que Ie domaine de la nutrition est si vaste, et se rattache a tant de problemes, qu'il ne serait p2.S possible de lancer immediatement une campagne d'ensemble, se proposant l' er adication et de 1£1 sous-2.1imentation et de la malnutrition. 11 faudrait, par consequent, concentrer les efforts sur u...'1 petit nombre d' objectifs importo.nt s, pour ameliorer la nutrition de la mere et de l'enfant; les mesures destinees a relever Ie niveau de l'alimen- tation doivent etre elaborees a l' 2chelon central, et adaptees sur Ie plan local par des kchniciens sp~ cialises de 1£1 s2nte publique, ou des techniciens ayant acquis une formation speciale dans le domaine de la nutrition; tous les techniciens exerc;unt dE's nctivites en relation avec la sante publique ou en d'autres branches se rattachant a la nutrition doivcnt apporter l eur coopera- tion a 18. mise au point et & l'execution de telles mesures. En outre, il est recommande que Ie Ministere de la Sante, de concert avec les Yri.nisteres de l'Education et l'Agriculture, etablisse un programme national de nutrition bien defini et adapte o.ux conditions geographiques et socio-econonriques du pays. Un Institut central, ou une Invis i on de 1£1 }btrition, aupres du Minis- tere de 10. Sante, devrai t etre charge d I evaluer Ie ni veau alimentaire des differents groupes de population, QU moyen d'enquetes cliniques, biochimiques et dietetiques, d'etudes sur les stc:.tistiques demographiques et les mensura- tions anthropometrique3, Afin d'ameliorer le regime alimentaire des groupes indigents de 1£1 population, des mesures appropriees doivent etre elaborees EM/RCll/2 page 69 par Ie Ministerd de . la Sante, en cooperation avec d'autres Minidteres. II faut veiller a M que dans tous projets de nutrition les points se rattachant au domaine de 1a sante publique so~ent pleinement mis en lumiere, et que les resultats obtenus soient evalues par un examen periodique du niveau alimen- taire de 1a population. Les recherches doivent @tre entreprises plus parti- culierement au niveau de la collectivite, pour stimuler l'application des principes de la nutrition et la mise au point de procedes pratiques, adaptes aux conditions ~ocales. 117. Situation actuelle. res informations sur l'etat de lanutrition en Irak, en Iran, en Libya, en Ia province egyptienne de la Republique Arabe Unie et en T~nisie, ont ete recuillies par Ie conseiller regional nour la nutrition, durant ses visites a ces pays. res donnees sur la consommation alimentaire et Ie regime nutritionnel existent dans ces pays, aussi bien qufen Ethiopie et au Pakistan. Toutefois, on aurait besoin d'@tre mieux renseigne sur l'alimentation des nourrissons et les pratiques de sevrage. La conseiiler regional a donne des informations sur cette situation dans un rapport intitule "La Nutrition et la Sante dans les Pays appartenant A la Region de la Mediterranee Orientale de 1 'OMS" (1) - document prepare pour l8."crunpagne de liberation de la faim", entreprise parla FAO. II a pr~te son concours a. l'elaboration des plans etablis en vue des enqu@tesriationales sur Ia nutrition, qui ont maint enant He entreprises au Pakistanet dans la provinceegyptienne de la Republique Arabe Unie. ilis enqu@tes sur Ie goitre, la croissance et l'ariboflavinose, au Pakistan et au Libanj ont ete terminees par un consultant a court terme, engage par l'OMS (2) 118. Dans Ie domaine de l'enseignement et de la formation professiohnelle, des techniciens de la sante, operant au Liban, en L1bye et au Soudan, ont obtenu des bourses de l'OMS pour l'etude de la nutrologie. Des attributions de bourses sont envisagees dans l'avenir pour l'Irak, Ie Pakistan at la Tunisie. Une formation nrofessionnelle en nutrologie est donnee dans des ecoles aux iriffrm1eres ~ aux techniciens de la sante, afuc sages-femmes (1) Document EM/NUl'/14 - en anglais seulement (2) Documents EM/NUT/12 et EM/NUT/13 EMjRCll/2.: page 70 et aux infirmieres visitGusos, ainsi qu' ~ux etudiant~ en medecino, aux spe- cialistes de lleconomie monagere et aux instituteurs. A cet ogard, il est necessaire dtetablir tine coordination sur I e plan national. 119. Une etroite cooperation a ete maintcnuG avec la FAO, Ie FISE, les instituts nationaux de nutrologie et los chaires universitaires, par rap- port a toutes les activites visant au relevement du niveau alimentaire des populations de cotte Region. Uno vaste diffusion a ete donnee au rapport du Comite de la Nutrition FAO/OHS pour Ie Hoyen-Orient, qui comporte de nombreuses recommandations; ce document contribuera clans aucun dout'e c. don- ner un nouvel elan aux activites relatives a la nutrition, entreprises dans Ie domaine de la sante publique. LES SOINS INFTI11ITERS 120. Une des manifestations les plus importantes qui aient marque les activites de cette annee, a ete Ie Colloque regional sur les soins infir- miers, tenu a Lahore gr~co ~ llobligeance duGouvernement pakistanais. Les informations rocuoillies et les idees echangees entro los infirmieres de la Region, aussi bien durant les mois de preparation que pendant la session du Colloque, ont permis do mettre en lumiere certains buts deter- mines qui, une fois atteints, contribueront c. mieux renforcer les services de soins infirmiers dar.s la Region et n en nccentuer Ie developpement. 121. 11 a ete reconnu que l'un de ces buts devait ~tro la creation d'une section, integree dans la structure organique de chaque autorite sa- nitaire centrale. L'Ethiopie et l'Iran possedant tous deux des sections bien organisees, les participantes de ces pays ont etc en mesure de fournir sur la valeur de cellos-ci des renseignements de premiere main. De plus, au cours du Colloque, un groupe de medecins et d'infirmiers ont presente une communication sur la "Planification a l'echelon national", qui a illustre les divers aspects et fonctions de la section de soins infirmiers. La pr e- sentation de ce document a ete rendue particulierement interessante par l'em- ploi de proverbes familiors n la plupart des pays de la Region. En voici Une eleve de l'Ecole d' ln nrmiere, de Kha rto um, a u chevel d'une recenle hospila lisee, SOINS INFIRMIERS, KHARTOUM (SOUDAN) Monitrices el eleves-infirmieres liennenl unc sea nce d 'ed uca li on sanilaire dans la proche banlieue de Khartoum . Cours theorique a I' Eco1e d'lnnrmieres de Khartoum , etablie avec l'assistance de l'OMS pour preparer des jeunes femmes, specialement seleclionnees. a des postes responsables dans les divers services de sa nte publique d u pays . Ces jeunes enfants sont captives par Ie jeu qu'improvise la puericultrice que leur a depechee re~o le d'infirmieres de Tripoli , Une infirmiere auxiliai re s'initie a ux services d'obstetrique, sous la conduite d ' une monitrice, dans une clinique de Tripoli, ECOLE D'INFIRMIERES, TRIPOLI (LiBYE) L'Ecole de Soins infirmiers de Tripoli, creee avec I'appui de I'OMS, forme des infirmieres diplomees et auxiliaires selon des baremes conformes aux besoins d'un pays, dont les services sanitaires sont en voie d'expansion. L'examen semeslriel des infirmieres auxiliai res. EM,iRCll/2 page 71 que1ques-unsi "Une amee sans general n'est pas une amee", ce qui souligne Ie besoin d'une section chargee de donner des directives et une orientation en matiere de soins infirmiers; "Ni 1umiere, ni serrure signifie chaos ou desordre", ce qui a pour but de demontrer la necessite de subordonner l'exercice de la profession d'infirmiere a l'octroi d'un permis, pour assurer 1a protection du public et de la profession elle-meme; "Vous ferie~ mieux de compter vos soldats avant de declarer 1a guerre", ce qui illustre Ie fait que l'immatriculation est une fonction importante de la section, · car un pays doitetre renseigne sur ses ressources en services infirmiers afinde pouvoir elaborer efficacement ses plans d'expansion ou de developpement de services de santecomportantle recrutement d'un personnel infirmier. Enfin, un au~ tre des proverbes cites s I enonce comme suit: "Plusieurs petits fils reunis peuvent· attacherun lion1' • Ce proverbe souligne la necessite d'un examen attentif deplusieurs facteurs, dans l' elaboration des plans de creation de services infirmiers, -et souligne 1 'importance d 'un concours prete par des infirmieres campetentes pour aider a une planification elaboree a l'echelon national. A, enfin, ete debattue la question de l'imperieuse necessit6 d'un effort cooperatif et d'un appui, pretes aux sections de soins infirmiers, ainsi que de ia mise sur pied, par chaque pays, d June association infirmiere professionnelle, solidement organisee. C'est ce qui a eM illustre par Ie proverbe: "Une seuie main ne peut applaudir". 122. En examinant 1a quail te de l' enseignement infirrnier, on a reconnu que les zones de stage clinique pratique constituaient Ie plus clair de 1 'experience des etudiantes et qu'a cet egard, celles-ci etaient generale- merIt bien aU-c1_essous du niveau requis. L'amelioration de ces zones, not3Ill- ment par l'etablissement de services infirmiers diriges avec soin et compe- tence, est un but importantet i1 incombe aux monitrices de soins infirmiers de preter leur concours ala realisationd'une telle amelioration. n a ete considere que les etudiantes seraient appelees, pou~ quelque temps en- core, a pourvoir aux besoins en service infirmier, - ce qui est admissible si des dispositions sont prevues pour leur assurer, en m@me temps, un en- seignement adequate A cette fin, le personnel auxiliaire doit participer EM/RCll/2 page 72 a l'effort fait pour repondre aux besoins en service infirmier, et les infir- mieres hospitalieres doivent, de leur c6te, prendre part a la surveillance des etudiantes, la ou des instructeurs ne sont pas disponibles pour llensei- gnement clinique. Une etroite cooperation s'impose entre le personnel de l'enseignement et le personnel charge du service infirmier. 123. 11 y aurait lieu d'envisager les progrrumnes d'etudes sous l'angle suivant: ces programmes preparent-ils effectivement les infirmieres pour les services qu'elles sont censees rendre, et les mettent-ils en me sure d'apporter leur maximum de contribution au relevement de la sante de la population? Si le but a atteindre doit etre d'assurer des soins infirmiers complets, il faut que la sante mentale, 1a sante publique et les aspects sociaux des soins in- firmiers soient egalement integres dans les programmes d'enseignement de base, et combines, dans un esprit realiste, avec la theorie et la pratique. 11 a, de plus, ete reconnu qu'en raison de la penurie marquee d'infirmieres pro- fessionnelles, dont souffrent tous les pays, des aides-soignante8 d@vraient apporter leur concours en donn~t de3 soins infirmiers. Toutefois, la deter- mination de 1a nature des soins a donner est une question qui releve de la profession infirmiere, et les atudiantes qui suivent une formation professi~ nelle de base doivent ~tre preparees aux techniques de l'enseignement et de 1a surveillance, pour etre en mesure,en tant qU'infirmieres dip18mees, d'assurer a ce groupe la formation professionnelle et l'orientation dont il a besojn. 11 faudrait egalement les aider a mettre au point des techniques destinees a un travail d'equipe actif at cooperatif. 124. La valeur de la participation collective, pour diffuser les idees et activer la solution des problemes, a ete demontree et manifestement ap- preciee, car il y a eu de nombreuses discussions sur la preparation des colloques et des conferences de travail a tenir a l'echelon national. II a ete fait appel a l'assistance de l'OMS pour la preparation et la rGunion de ces conferences. L'espoir a ate exprime que l'Organisation prenne prochai- nement sous ses auspices un autre colloque dont Ie theme serti t: "L I ensei- gnement infirmi.er de base". EM/RCll/2 page 73 125. Tels ~ont quelques-uns des principaux sujets discutes au cours du Col1oque. II faut cependant y ajouter plusieurs questions connexes, dont ·mention est faite dans Ie rl:'.pport publie a. cette occasion(l). 126. Concernant Ie domaine des soins infirmiers dans la Region, on peut encore signaler, pour la periode consideree, que Ie Gouvernement de l'Irak se propose de cre.er un Insti tut superieur de Soins infirmiers, a. Baghdad. L'Institut superieur d'Obstetrique, en Iran, au cours des quatre annees ou il a beneficie de l'assistance de l'OMS, a prepare un personnel d'instruc- teurs et d'administrateurs nationaux competents, en mesure de poursuivre l'execution du projet, et Ie personnel de l'OMS a, par consequent, ete retire. L'Ecole de Soins infirmiers de la Societe des Lion et Soleil Rouges, a. Rey, a maintenant un corps enseignant national de douze infirmieres- monitrices dip16mees, dont cinq ont fait des etudes post-fondamentales a. l'etranger. Cette ecole, dont l'importance professionnelle slest conside- rablement accrue, peut poursuivre la majeure partie de ses activites, en s'aidant de services uniquement consultatifs. La principale forme d'assis- tance requise consiste a. creer une administration de services infirmiers dans leszones de stage clinique pratique. L'annee derniere, l'hopital Firouzabadi a .h0 en me sure d'offr:: r aux etudiantes toute possibilite d'acque- rir une experience clinique dans les domaines curatifs des soins infirmiers. L'Universite d'Alexandrie, Republique Arabe Unie, a choisi quarante-cinq jeunes femmes sur un groupe de quatre-vingt-quatre, qui s'etaient presentees a. l'Institut superieur des So ins infirmiers. D3s plans sont activement elabores pour introduire l'obstetrique dans l'enseignement post-fondamental et pour intensifier l'instruction et la pratique dans l'enseignement et 1 'administration, - responsabilites que les dip16mees sont appelees a. assumer. Le Pakistan a introduit, dans certains h6pitaux choisis, la formation pro- fessionnelle et l'utilisation des services d'un groupe d'infirmieres auxi- liaires, connues dans Ie pays sous Ie nom de "NAIDS" , Ce groupe possede une instruction inferieure a. celIe qui est requise des infirmieres diplomees, mais plusieurs de ses membres poursuivent leurs etudes dans Ie but d'embrasser .ulterieurement la carriere d'infirrniere. En attendant, l'assistance qu'elles (1) EN/Nurs.Sem./22 EM/RCl1/2 page 74 pr@tent dans 108 h6pitaux allege la charge des etudiantes et permet a celles-ci d'enrichir leur instruction. Un nouveau programme national de quatre ans, comprenant 1 'hygiene maternelle et infantile, ainsi que l'obste~ trique, est en cours d'essai au Pakistan Occidental. 127. Ie College de Soins infirmiers, a Khartoum, Soudan, s'est transfere dans son nouveau local, spe~ialement construit a cet usage. 1e chiffre d'etudiantes admises a plus que double, au cours de l'annee universitaire precedente, atteignant une moyenne totale de vingt-quatre admissions. Les dip16mees ont ete absorbeespar les services de sante et sont de plus en plus dernandees. 128. La premiere infirmiere dip18mee ayant rec;u sa formatiuH en Libye est sortie de l'Ecole de Soins infirmiers de Tripoli; e11e travaille avec l'equipe internationale, a l'ecole et dans les zones de stage clinique. 1e second cours continue a etre donne pour vingt et une infirmieres-assistantes. L'education du public en matiere de soins infirmiers se poursuit avec conti- nuite et les services infirmiers sont en train d'etre renforces, pour assurer la formation professionnelle des etudiantes. 1e Gouvernement a demande a beneficier d'un supplement d'assistance de l'OMS en vue de l'etablissement d'une deuxieme ecole, conc;ue sur 10 modele de celIe de Tripoli, dans la Pro- vince de Cyrenaique. 129. Au cours de la derniere partie de l'annee, dans la Repub1ique Arabe Unie, un programme d'enseignement infirmier a ete entrepris en province syrienne, avec une assistance pretee par l'Organisation et portant sur une etude des ressources et des besoins du pays en services infirmiers. Ce pro- gramme a commence par une formation professionnelle en cours d'emploi, assuree a l'hopital general de Damas. Des plans ont ete definitivement mis au point pour ~ournir une assistance a l'ecole de soins infirmiers de l'h8pital Ahmed Maher, en province egyptienne. 130. Des infirmieres de l'OMS ont egalement aide a introduire les soins infirmiers dans les programmes d'hygiene maternelle et infantile entrepr1s en Libye et en Tunisia, de tuberculose en Ethiopie, en Somalie et au Soudan, EM/RCll/2 page 75 dans le projet de lutte antivenerienne, a Addis Abeba, en Ethiopie, le projet de psychiatrie et d'hygiene mental~ en Iran; de soins infirmiers pediatrique~ en Jordll...'llo et au Pakistan, de formation professionnelle d 'un personnel sa- nitaire, en Ethiopie, en Somalie, au Soudan, en province syrienne de la RAU, et au Yemen. LA READAPl'ATION l1EDICALE ET LA PHYS!OTHERAPIE 131. La question de la readaptation medicale est l'objet d'un interet de plus en plus vi!, dans les pays de cette Region. Des consultants de l'OMS en matiere de readaptation medicale ont visite l'Iran et la Tunisie, pour pr@ter leurs concours a l'elaboration de programmes a longue echeance. Une cooperation etroite s'est etablie avec le Bureau des Affaires ~ociales des Nations Unies, qui est charge des questions de readaptation, considerees sous l'angle social et professionnel, ainsi qu'avec le FISE, qui a procure des fournitures, destinees, notamment, a des projets beneficiant aux enfants atteints de deficiences physiques. 132. Un consultant chirurgien a visite le centre de readaptation de Kolfe, en Ethiopie, pour donner des avis sur diverses questions se rapportant a l'orthopedie et, entre autres, a la readaptation physique des lepreux. L'OMS a continue a prater son assistance au Pakistan en procurant a ce pays le~ services d'un moniteur physiotherapiste at, durant l'annee derniere, d'un technicien des appareils de prothese. L'8cole de physiotherapie, au Pakistan, est maintenant solidement etablie, et l'on prevoit que les services auxiliaires dont elle sera dot ee,tels qu'un atelier d'appareils orthopediques, ne tarderont pas a faire la preuve de leur efficience. On prevoit le recru- tement par l'OMS d'un moniteur de physiotherapie pour Chiraz en Iran. En Israe~ et au Liban, les activites precedemment patronnees par l'OMS se poursuivent. Le Liban, qui envisage une extension de ce genre de services, a fait appel a l'assistance de l'OMS pour l'avenir. EM/RCll/2 page 76 L'EDUCATION SANITAIRE DU PUBLIC 133. De plus en plus importante apparait 1a necessite d'eclairer le pu- blic sur les questions relevant du domaine sanitaire, pour le mettre en me- sure d I assumer une plus grande part de responsabili te dans 1e relh"ement du niveau de sante de l'individu, de la famil1e et de la collectivite. 134. Par ailleurs, la tendance qui se dessine actuellement, et qui est fortement encouragee par Ie Bureau regional, est dtintegrer l'education sani- taire dans tous les programmes, au lieu de la considerer comme une branche distincte de la sante publique, detachee du fond culturel et social de la population a laquelle elle s'adresse, - cette derniere methode s'etant averse inefficace dans le passe. Aussi, l'accent est-il davantage mis, maintenant, ~~ l'education sanitaire consideree dans ses rapports avec 1 'hygiene mater- nelle et infantile, la sante mentale, l' eradication du paludisme, la tuber- culose, les services infirmiers de sante publique et les ophtalmies trans- missibles, ainsi qufavec la variole et la bilharziose. Les communications presentees au Co1loque regional sur les Soins infirmiers, au Pakistan, et a la Reunion du Groupe d'Experts de la Sante mentale, a Alexandrie, ont mis en evidence les aspects sous lesquels ces questions se rattachent a l'education sanitaire; aussi est-il recommande que celle-ci soit prise en consideration dans toutes conferences de cette nature. 135. Le Bureau regional n'a pas cesse de souligner l'importance d1un renfoncement des services d'education sanitaire dans les divers pays, et la n~cessite de pourvoir ces services d1un personnel adequat, possedant les aptitudes professionnel1es requisGs. Ceci imp1ique l'existence de cadres nationaux et l'utilisation judicieuse de tout personnel ayant re~u une for- mation technique et dont l es services seraient disponibles, notamment les anciens boursiers de l'OMS. Des progres a cet egard ont ete realises par 180 Republique Arabe Unie OU, en province egyptienne, le directeur de la. section d'education sanitaire, au l1inistere de 1 'Hygiene, ainsi que le directeur de l' education sanitaire dans Ie cadre du programme d' eradic8otion du paludisme, et, en province syrienne, Ie directeur de la section EH/RCll/2 page 77 d'education sam.taire, ont re<;u une formation professionnelle ~()us les aus- pices de l'OMS. Les deux fonctionnaires servant dans la province egyptienne ont ete affectes a leur poste respectif en 1960. 136. Une autre caracteristique du principe directeur actuellement adopte est l'effort deployS pour relever les niveaux educatif et professionnel de tous les specialistes susceptibles de s'oceuper d'edueation sanitaire. L'ac- cent continue a @tre mis sur les methodes d'education sanitaire. Un gu~de technique a ete prepare et distribue a. tout le personnel de l'OI1S, ainsi quia quelques gouvernements interesses a l' 6tablissement de conditions uniformes pour Ie recrutement du personnel, l'attribution des bourses d'etudes et le choix de eandidats aptes a. une specialisation en matiere d'education ~anitaire. Le professeur d'education sanitaire, designe par l'OMS et affecte a 1 'Ecole de Medecine de Hadassah, a. l'Universite hebralque, en Israe~, a developpe ses activites d'enseignement en y englobant le cours special qui mene au grade de MPH (licencie en hygiene publique). 137. Dans le programme d'eradication du paludisme, une grande importance est accordee a la formation professionnelle du personnel, aux methodes et techniques de l'education sanitaire. Ceei est partieulierement evident au Centre regional de Format ion professionnelle a l' Eradieation du Paludisme. Toutefois, cette activite aurait besoin d'etre renforcee. Des programmes d'etudes revises de maniere a comprendre l'education sanitaire dans chacune des matieres etudiees, devraient @tre adoptes et par les centres regionaux de formation professionnelle et par les divers centres nationaux. 138. Au cours de la periode eonsideree, le conseiller regional de lleducation sanit~ ire s'est rendu en sept pays de la Region, pour donner .des avis aux gouvernements de ces pays sur les methodes les plus propresa renforeer leurs services d'edueation sanitaire. La necessite de disposer de specialistes qualifies de l'education sanitaire se fait de jour en .jour plus imperieuse. 11 faudrait etab::"ir une section d'education sanitaire, :solidement organisee, aupres de chaque·ministere de la sante, pour appuyer les d.i.vers programmes en .cours et, notamment, les programmes de formation professionnelle EM/RCll/2 page 78 en rrL~iere d'education sanitaire du public, prevus pour Ie personnel sanitair~ les instituteurs, les assistants sociaux et les techniciens du developpement cornmunautaire et des questions agricoles. 139. Pour faire face a la t~che qui vient d'etre exposee, il est recom- mande: (a) que l'OMS ou les gouvernements accordent un plus grand nombre de bourses d'etudes en education sanitaire pour aider a la creation des cadres nationaux requisj (b) que les gouvernements demandent aux conseillers de l'OMS de pr@ter leur concours a l'organisation et au developpement de leurs services dteducation sanitaire, dans tous les cas ou il est procede a la formation des homologues competents requis. 140. En resume, Ie principe qui guide l'OMS est d'insister sur la for- mation de toutes les categories de personnel sanitaire aux methodes d'educa- tion sanitaire; d'assurer une formation en education sanitaire aux institu- teurs, assistants sociaux et autres categories de personnel social; de constituer des cadres nationaux d'un niveau eleve, par l'octroi de bourses d'etudes; d'integrer l'education sanitaire dans les cours de medecine pre- ventive, donnes dans les ecoles de medecine , d'encourager et favoriser les travaux de recherche et les etudes portant sur l'education sanitaire. LA SANTE MENTALE 141. Une Reunion d'un Groupe d'Experts de la Sante mentale, placee sous les auspices du Bureau regional, slest tenue a Alexandrie, en decembre 1960, avec la participation de dix-sept experts regionaux de la Sante mentale. II est hors de doute que cette reunion a offert la possibilite d'une orienta- tion generale et d'une coordination de theories, comme el1e a permis de se livrer a une appreciation des programmes existants et d'en elaborer de nou- veaux. En outre, ello a contribue a nouer des liens d'amitie personnelle et des relations professionnelles entre les participants. On peut egalement se feliciter de ce que la conference ait atteint un des buts vises par Ie Bureau regional, et qui est d'eveiller l'inter@t des experts nationaux en- vers les questions regionales dans leur ensemble et, plus particulierement, envers les problemes d'ordre sanitaire qui se posent dans la Region. Le Ce ntre recn!atif du nouvel h6pital psychiatrique du Kowei t. ou la readaptation sociale des malades mentaux et I'ergotherapie SO n! systemat iquement pratiquees. SANTE MENT ALE <KOWEID Cet autre centre d'ergotherapie , reserve aux patientes de I'h6pital. leur permet de se livrer a des act ivites creatr ices. selon leurs predilections et aptitudes. La physiotherapeute d' un centre libanais de readaptation dirige les exercices Saoudite. paral)'se des deux d'un jeune infirme d'Arabie jambes. Jeu d'enfant mais aussi performance pour ce jeune res- cape d'une epidemie de polio- myelite qui rcapprend ai nsi I' u- sage de ses muscles defaillants. POLlOMYELlTE (LIBAN, PAKISTAN) Demonstra tion du traitemcnt d'une para lys ie cerebrale et d'une paraplegie. a la section des malades externes de I'h6pital central de Jinnah (Karachi ), ou une eco le de physiotherapie a ete eta blie avec I'assistance de rOMS . EM/RCll/2 page 79 142. En raison de la priorite et de l'urg€nce des besoins en personnel eXperimente, de toutes categories, l es programmes de formation professionnelle beneficient de 1a priorite parmi les mesures prises pour l'ame1ioration des services de sante menta1e. 11 a deja ete signale que, dans 1a formation professionnel1e, c' est Ie concept ecologique qui reti ent de plus en plus l'attehtion, pourpermettre aux stagiaires de se faire une notion plus rea- liste du r81e de 1a culture dans 1e domaine de la sante, et des repercussions qu'il peut ~voir sur l'organisation de leur travail et l'application de leurs techniques. Aussi, n'est-on pas sans se rendre compte du fait qu'une forma- tion professionne1le initiale, obtenue dans la Region meme, devrait pre1uder a toute formation postuniversitaire a acquerir a l'etranger, au moyen des bourses d'etudes de l'O~B. Jusqu'ici, deux etudiants postuniversitaires se trouvent avoir suivi ce processus: en effet, apres un stage de trois mois a 1 'h8pi tal libanais des trour,les mentaux et nerveux, a Beyrouth, ils viennent maintenant de se rendre au Royaumc-Uni, pour des etudes m:mant a 1 'obt.ention d 'un dip16me. I.e systems a, de toute evidence, contribue egalement a assurer une meillaure evaluation du niveau des candidats et de leurs aptitudes a entre prendre des etudes de ce genre. Les pays sont naturellement libres d'etablir leurs propres programmes postuniversitaires, et le Bureau regional les encourage dans cette voie. 143. Formation professionne1lc des infirmieres. Des credits ont deja ete alloues a la formation professionnel1e que recevront, cette annea, a Bayrouth, des infirmieres psychiatriques regionales, pour faire face a une situation d'urgence, surgie en maints pays ou s'observe actue11ement une evolution rapide. Le cours est limite a six mois; 1es programmes de forma- tion et les moyens dont on dispose a cet egard ont ete soigneusemant etudies. A l'achevement de leur st age, 1es stagiaires pourront etre utiliseas, le cas echeant, pour assurer une f ormation professionne11e en cours d'emploi, dans leur propre pays, 144. Integration de 1a sante pub1ique et de la sante mentale. La seconde etape que l'onenvisage est l'integration de 1a sante mentale at de la sante pub1ique, en Inettant a l'epreuve les moyens d'assurer une liaison EN/RCl1/2 page 80 sous ce rapport. On con~oit que les principes qui sont a la base de la pro- phylaxie, de l' education sanitp-ire~ des etudes epidemiologiques, de l'organi- sation et des activites des services de soins a domicile et, surtout, de l'ad- ministration, ne peuvent etre clairenent compris, a moins qu'une certaine par- tie de la precieuse experie"ce ac quise par les techni ciens de la sante publi- que, dans l eur propre domaine, nly soit egalement incorporee. Pour cette raison,il est suggere qu'un Groupe d'Etude, forme d'experts de la sante men- tale et d' experts de la sante publique, se reunisse sous les auspi&es du Bu- reau r egional, au debut de l'annee prochaine. A cet egard, on ne perd pas non plus de vue le fait que l'orient ation a donner, dans le domaine de la sante menta1e, a des medecins affectes a des fonctions generales et occupant des postes impcn · ~fl.nts dans les s ervices gouvernementaux, est hautement souhai table, surtout par r apport a ceux qui exercent dans des pays ou il leur faut encore faire face a une vaste gamme de cas de nevrose et de psychose, au stade initial , Comme ce dernier proj et ne pourrait se preter, quant a ses buts, a l'examen du Groupe d 'Etude Sante publique/Sante mentale, on estime qu1un pro- gra~~me de formation professionnelle separe, mettant l'accent sur le concept de la psychogenese , le traitement des nevroses at des cas d'urgence, ainsi que sur I e recours aux medicaments couramment employes en psychiatrie, devrait fair e l'objet d un proj et di stinct. 145. Le-p~~bleme des maladeschroniques dans les hopitaux psychiatriques. Reconnaissant l'importance du pr o'u18r:1G que posent les malades chroniques dans ::"es hopitaux psychiatriques et, notaHrrnerrt, l es lourdes charges qui en resul .. tent , un petit gr oupe de specialis tes de la Region se reunira a Teheran, vers ::"a fin de l' annee 1961, pour proceder a la discussion de ces problemes. Une questi on qui fe:.~a I ' ob j et d June et ude particulHre de 1a part de ce groupe, ser a l' organisat:i.C:1 dans l es hopi t e.ux psychiatriques d 'un service distinct, ~ou~ d lun perso~nel special ement forme pour la readaptation et la reintegra- . ~on sociale des n:2.1ade s cnr oni ques, conformement aux principes adoptes par l'hopital l. _'_ ~ '~-'.nais . De s document s de travail traitant de llaspect clinique de la chronicite ~ du r ole des t ranquillisants et des methodes de readapta- t i on en gEmer .1.1, ser ont r edi ges par dC" 'x eminents specialistes de I' etranger. 146. Enfants. EM/RCll/2 page 81 L'annee 1962 a ete designee par le Bureau regional pour la creation de services de Sante mentale pour enfants. Ce que l'on se 'pro- pose par ce projet, c'est de stimuler et reorienter l'inter@t des gouverne- ments envers l'enfance, car les efforts jusqu'ici deployes se sont surtout concentres sur la population adulte. Une importance toute particuliere sera accordee a l'etablissement de tels services dans le cadre des services pe- diatriques en general. Le Koweit est probablement le lieu qui se pr@te le mieux a la reunion d'un Groupe d'Etude preliminaire, charge d'examiner le projet du point de vue de l'organisation, - les Services d1hygiene scolaire devant, bien entendu, occuper dans ce projet une pluce de premier plan. 147. ~~~hologie clinique et assistance sociale. Le processus abou- tissant au concept ecologique de la psychologie clinique et de i'assistance sociale fera l'objet d'une petite conference, prevue pour le debut de l'annee 1963. 11 convient de souligner piirticulierement le fait que l' assistance sociale, presentant de reIllE.rquables affinites avec les earacteristiques culturelles, devrait par consequent @tre organisee selon les coutumes et les traditions predominantes de la collectivite interessee. 148. Etudes epidemiologiques. L'adoption des methodes et techniques epidemiologique J sera le sujet des discussions d 'un colloque prevu pour fin 1963. L'accent y sera mis, comme il se doit, sur le depistage des cas, les techniques a employer sur le terrain et le depouillement des donnees. Pour des raisons d'ordre demographique, le Koweit offre les conditions les plus favorables a une telle etude. 149. Services provinciaux. Dans plusieurs pays de la Region, se consta- tent un besoin et un inter§t croissants, par rapport a la creation de services provinciaux de sante mentale. On estime que, comme premiere etape, le pra- ticien de medecine generale serait tout indique pour frayer la voie a l'eta- blissement de tels services. Un programme de formation professionnelle en sant.e mentale d 'une duree de six mois, destine a des medecins possedant les apti tudes requises et affectes a des postes en provincee - comme, par exemple, le cours dirige par le professeur Rodger a Glasgow - pourrait leur permettre EM/RC11/2 page 82 de se 1ivrer a une etude prealable des circonstances qui se presentent a eux et, ainsi, de preparer Ie terrain pour une planification d'un caractere plus nettement specifique. Sans doute, pourrait-il en surgir un risque indeniable , celui de voir l'omnipraticien perdre son sens de l'orientation et de la pers- pective, en assumant a son insu un role de specialiste. Pour cette raison, une formation professionnelle acquise dans la Region pourrait @tre plus appro- priee. 150. Reorganisation des hopitaux psychiatriques. Les h6pitaux psychia- triques qui n!)nt pas reussi a sladapter au processus d'evolution et se trou- vent par consequent incapables de servir une collectivite en voie de trans- formation, peuvent soul ever un des problemes les plus difficilpc> .~ . cet egard. L'experience, precedemment faite, consistant a envoyer dans de tels h8pitaux une equipe formee d'un expert et d'une infirmiere, a demontre sa valeur, et clest sur la base de cette experience que de tels services pourrorrt, par la suite, servir de prototypes a la reorganisation et a la modernisation de ces h8pitaux dans la Region. 151. Regionalisation des Centres de Fo~mation professionnelle. L'expe- rience acquise par ce Bureau l'amene a admettre, comme ligne de conduite et comme principe, que les differents pays de la Region peuvent contribuer effi- cacement, et de la maniere qui leur est propre, a l'etablissement de centres regionaux, charges d'assurer une formation professionnelle sur Ie plan re- gional. II s'agit la d'une question qui releve en grande partie des realites et du potentiel historiques, culturels et economiques dont l'ensemble peut contribuer davantage a donner l' Han a un pro jet determine. Ainsi, Ie Pakis- tan et la Tunisie sont en mesure d'apporter une reelle contribution aux etu- des sociales et techniques et, par rapport au premier de ces deux pays, aux problemes demographiques en general. De meme, l'Iran offre les meilleures possibilites pour l'ergotherapie. D'autre part,en raison de certains fac- teurs historiques et contemporains, Ie Liban pourrait utilement preter son concours dans Ie domaine de la formation du personnel j la Republique Arabe Unie, dans celui des travaux pratiques de la toxicomanie et du traitement EM/RCll/2 page 83 recreatif. Entin, le Kowei t se si £T:. r>.le pC' .... d ':i_!Tlportantes caracteristiques susceptibles de rehausser la valeur des travaux epidemiologiques, et le Soudan, de son cote, pourrait fournir d'utiles indications sur les activites extra-hospitalieres et le developpement communautaire dans la mesure OU ils se rattachent au relevement du niveau de la sante. Les ressources des autres pays devraient egalement @tre mises a l'epreuve et utilisees a fond. 152. Lesconsequences du processus d'evolution. En raison de Ifimpor- tante influence des changements economiques et sociaux sur la nature et l'evolution de la sante et de ses problemes, et de leurs repercussions sur les principes directeurs et la planification, en general, il a ete juge necessaire de confier, vers la fin de l'annee 1962 ou le debut ~~ ltannee 1963, a un petit groupe d'experts regionaux le soin d'etudier le concept changeant de la sante dans des civilisations en voie d'evolution et son in- fluence sur la structure meme des services de sante. 153. Recherche Dans les circonstances actuelles, qui se signalent par une evolu- tion rapide, la necessite de la recherche n'en est que plus imperieuse, On est nettement cJnscient du fait que ce Bureau regional devrait patronner et prendre a sa charge un ou plusieurs centres (au debut, ils consisteraient en hopitaux psychiatriques et instituts de sante publique), pour pouvoir etu- dierquelques-uns des principaux problemes se rattachant aux activites de la sante publique, et y faire la lumiere. Ceci pourrait fournir de nouveaux elements dtencouragement a une cooperation et une participation sur le plan regional. Comme il a ete signale dans l'introduction a ce rapport, la necessite de la recherche sur le r61e possible de la virologie dans l'etio- logie des conditions neuro-psychiatriques, est probablement une des prin- cipales preoccupations de l'heure presentee El1/RCll/2 page 84 LES STATISTIQUES DEMOGRAPHIQUES ET SANITAIRES 154. Le manque de donnees demographiques et sanitaires de base, offrant toutes garanties d1exactitude, affaiblit les moyens susceptibles de fournir une indication sur les tendances caracteristiques de la Region dans Ie domaine sani taire. La necessi te de telles donnees se fait constamment sentir chaque fois qu1il slagit de mettre au point une action gouvernementale et interna- tionale visant a alleger le fardeau des maladies. Par exemple, les programmes de controle ou d'eradication des maladies infectieuses, d'amelioration de Ilhygiene maternelle et infantile, d1assainissement, de sante mentale, exigent des statistiques demographiques et sanitaires exactes, pour se pr@ter a une execution et a une evaluation efficaces. 155. La creation d'une organisation efficiente, centralisant les statis- t iques sanitaires, et la mise sur pied d'un systeme de statistiques sanitaires, dest ine a fournir les informations necessaires a un pays, constituent une en- treprise de longue haleine. Celle-ci comporte l'entree en jeu de facteurs tels que ll evaluation des besoins en informations de cet ordre, l'allocation des credi~s necessaires, la possibilite de disposer d1un personnel et d'un mate- r iel statistiques, d'un personnel medical, et la cooperation du corps medical, appel e a fournir des donnees dignes de foi sur la morbidite et la mortalite. 156. Les administrateurs de la sante publique, dans la Region, sont de plus en plus conscients du fait qu'ils dependent des donnees statistiques pour llelaboration de leurs programmes de sante et la determination des ordres de priorite des diverses mesures a prendre dans le domaine de la sante. II est tout ef ois un obstacle auqt:el se heurte Ie developpement de la statis- t ique sanitaire , c'est la rarete des statisticiens professionnels. Dans la plupart des pays dela Region, l'enseignement de la statistique est inexis- t ant ou bion ne date que de quelques anne es seulement. D1autres institu- t i ons gouvernemental es, notamment dans Ie domaine economique, rivalisant entre elles pour s'assurer les services de statisticiens experimentes. Un autre obstacle important est l'insuffisance, constatee en maintes contrees, d 'un porsonnel medical et d'autres categories de personnel sanitaire. EM/Rcill2 page 85 157. La situation, par rapport a ces divers domaines, differe grande- ment d'un pays a l'autre. Alors qu'en certains pays de la Region, 1es ser- vices statistiques sont assez bien developpes, ailleurs, ils sont totalement inexistants. La reunion d'une conference regionale des statistiques sani- taires, avec 1a participation des administrateurs et statisticiens sanitaires de chaque pays, fournirait l'occasion d'evaluer la situation actuelle, ainsi que les besoins immediats et futurs, constates dans les divers secte~s des statistiques sanitaires, a la lwaiere de l'experience acquise sur le plan national et international. 158. L'OMS a manifeste son interet sous une forme concrete, en aidant les gouvernements des Etats Membres a creer des services nationaux de statis- tiques sanitaires, et Ie Bureau r egional continuera a fournir des services consultatifs et A octroyer des bourses pour des etudes statistiques dans les universites et autres centres d'enseignement ou pour une formation pr9fession- nelle pratique a acquerir dans des pays ou les administrations sanitaires sont amplement pourvues en services statistiques. 159. Des consei11er~ statisticiens ont ete Mi s a la disposition du Ministere de la Sante de la province syrienne, Republique Arabe Unie, depuis 1958, et du Ministere de l'Hygiene du Pakistan, depuis janvier 1960. De nouveaux projets afferent s aux statistiques demographiques et sanitaires sont prevus en Irak, en Libye at au Soudan. Des conseillers statisticiens ont ete fournis par l'OMS pour les projets antituberculeux entrepris au Pakistanet en Tunisie, et pour l'equipe r egionale d'enquete sur l'epidemiologie de la tuberculose. 160. Un total de dix-sept bourses d'etudes statistiques sanitaires ont ete accordees au cours de l'annee. Quatorze d'entre elles l"ont ete pour la formation d 'assistants st atisticiens, au Centre international pour 1 'Etude de la Statistique,a Beyrouth, au cours de l'annee universitaire 1960/61. 161. Le Conseiller regional statisticien a continue a pr@ter son concours en participant a l'elaboration at a lleva1uation des projets et El'JRCli/2: page 86 en donnant des avis aux pays. 1e Centre epidemiologique et statistique, etabli au Bureau regional, au debut de l'annee 1960, a procede au depouille- ment et a l'analyse des donnees statistiques obtenues de diverses etudes sur la tuberculose et les ophtalmies transmissibles. Ce centre et le conseiller regional statisticien s~nt, d'unc maniere generale, au service des pays de la Region. 162. Un consultant en terminologie medicale arabe a revu et mis a~ point 180 version arabe de 1/\ Clussification :statistique inte.rna.tionale des raala.dies, traumatismes et causes de deces, On prevoii;. que ce .docUIilent, qui represente un element impork.nt dans l'amClior ation des statistique s sanitaires, pourra. @tre distribue prochainement nux Etats hembres. L'ASSAINISSEMENT 163. Dans l'application d'une politique orientee vers l'assainissemen~ comme celle qui a ete adoptee au cours de ces dernieres annees, deux voies ont ete generalement suivies. D'une part, on s'est propose pour but d'aider les gouvernements a elaborer leurs plans visant a procurer, dans le domaine sanitaire des res60urces essentielles aux pays de cette Region qui en sont le plus demunie. D'autre part, on s'est particulierement attache a mettre au point un programme determine d'approvisionnement public en eau, non seule- ment pour assurer la fournitl~e de cet element indispensable, mais aussi pour stimuler un developpement plus accentue de l'assainissement en general, 164. Nul n'ignore que creer des ressources essentielles en matiere sanitaire n'est pas chose facile. 11 y a un grand nombre d'activites preli- minaires qu'il faut d'abord entreprendre si l'on veut atteindre avec sueces la phase finale. Ces activites exigent que les besoins actuels soient reconnus, non seulement par les popUlations interessees, mais egalement par leurs gouvernants. Non moins necessaire est une evaluation exacte de ces besoins en termes de possibilite economique. Ajoutons aces facteurs, la necessite de la formation professionnelle d'un personnel technique, pour aider la popUlation a obtenir ces ressources; 180 mise sur pied d'une EMjRcrra page '2!7 structure administrative adequate et solidement etablie, garantissant l'utili- sation des services des techniciens dans les conditions les plus avantageuses; enfin, un developpement economique permettant de conserver les ameliorations realisees en un tel domaine. 165. Toutes ces activites concomitantes ont ete etudiees, et aucun effort n'a ete epargne pour que chacune d'elles ' bene£icie de la sollicitude qu'elle merite. A cet egard, l'education sanitaire, la formation professiormelle d'un personnel technique, la creation et Ie renforcement d1une administration de sante publique, en collaboration avec las programmes de developpement commu- nautaire, ont continue a constituer les bases essentielles sur lesquelles s 'edifie l'assainissement. 166. L'education sanitaire faisant l'objet d'un autre chapitre de ce rapport(l) ou elle est traitee en detail, nous pensons inutile de nous etendre davantage sur ce chapitre. En ce qui concerne Ie personnel technique, signa- Ions que la formation professionnelle detechniciens de l'assainissement se poursuit en Arabic Saoudite, en Ethiopie, en Irak, en Libye et au Yemen, et vient tout recemment d'@tre amorce en province syrienne de la Republique Arabe Unie. Tout en augmentant Ie nombre de cette categorie de travailleurs, on s'attache egalement a developper des centres regionaux assurant une for- mation professionnelle plus pousseeque celIe qui est actuellement donnee aux techniciens de l'assainissement dans leur pays respectif. Ceci contri- buera efficacement a former des surveillants et des techniciens plus qualifies. 167. En raison de l'augmentation constante des effectifs en personnel t echnique, pour relever Ie niveau de l'assainissement et developper les autres formes d'action sanitaire, la creation et 1e r~nforcement de l'administration de sante publique deviennent une necessite de plus en plus urgente. Dans un certain nombre de pays de Ie Region, des progres ont deja ete enregistres a cet egard. On s' attend a. ce que de telles acti vites soient bient8t en cours dansh. plupart des pays, et qu'elles marchent de pair avec Ia formation professionnelle et I'utilisation judicieuse du personnel affecte a 113. sante publique. (1) Voir: Pages 76 a 78 ~I/RCII/2 page 88 168. Dans Ie domaine de l'approvisionnement public en eau, les activites acquierent une impulsion encore plus vive. Un second colloque interregional s' est tenu a Addis Abeba avec la participation, comme pays de notre Region, de l'Arabie Saoudite, dE: l'Ethiopie, de l'Irak, de l'Iran, du Pakistan, de la Rerublique Arabe Unie, de la Somalie et du Soudan, ainsi que de neuf pays appartenant a la Region de l'Afrique. Le but de ce Colloque etait d'etudier les donnees les plus recentes recueillies sur Ie financement, l'amenagement et l'organisation des systemes d'approvisionnement public en eau, et de pro- ceder a un echange de vues sur les moyens d'activer les nouveaux travaux et d'ameliorer les systemes deja existants. Entretemps, des experts de l'OMS pretent leur concours aux activites entreprises dans Ie domaine de l'approvi- oionnement public on eau pJ,r Ie Gou'1ernor:1.ent du Pakistan et les Autorites de la province syrienne de la Republique Arabe Unie. Un cours de breve duree, destine au personnel charge du f onctionnement des installations de fourniture d'eau, est prevu pour l'automne 1961, au Pakistan.L'on s'attend a ce que d'autres activites de meme nature soient egalement entreprises entralnant ainsi des demandes accrues d'assistance. 169. La creation de l'Association internationale de D8veloppement (IDA), qui est une filiale de la Banque internationale pour la Reconstruction et Ie Developpement, doit, selon les previsions, avoir des repercussions importantes sur la Region. La possibilite que cette Association accorde des prets pour l'installation de systemes d'approvisionnement public en eau permet d'entre- tenir l'espoir que cet aspect jusqu'ici delaisse du prograw~e sera bient8t l'objet d'une vigilante sollicitude. 170. II est reconnu que l'amelioration des conditions d,assainissement exige la preparation d'ingenieurs sanitaires competents. Un tel besoin est rendu encore plus evident par l'extension donnee aux programmes d'approvi- sionnement public en eau. Des activites relatives a la formation profession- nelle des ingenieurs sanitaires sont actuellement en cours dans trois pays de la Region: Ie Liban, Ie Pakistan et la Republique Arabe Unie (Alexandrie). EM/Rcn/2 page 89 171. En sus des cours postuniversitaires pour ingenieurs sanitaires, le besoin se fait de plus en plus sentir dlorganiser des cours de breve duree a. llintention du personnel desireux de rafrafchir ses connaissances et de se mettre au courant des progres recem.rnent realises dans sa branche de speciali- sation. 172. La question de l'habitat, consideree dans ses rapports avec la sante, figure en tete de liste des besoins prioritaires de la Region. Les problemes de 1 'habitat' rural et urbain necessitent une etude et surtout une solution pratique. LIon slattend a ce que Ie rapport et les recommandations du Comite d'experts de l'OMS sur l'habitat present~nt un grand interet et apportent une utile contribution a cet egard. LA LUTTE ANTICANCEREUSE 173. C'est en 1955 que l'Organisation mondiale de la Sante a manifeste pour la premiere fois son interet enversle probleme du cancer, par la mise en train d1un projet anticancereQx, en Iran, a. la requete du Gouverne~ent. Ce projet, auquel l'OMS a continue a. pr~ter son assistance jusqu'en 1958, a perms la realisation, a Teheran, d'un Institut du Cancer modeme qui fonctionne dans d'excellentes conditions. Deux projets analogues sont en cours d'elaboration, l'un a. Khartoum, pour Ie Soudan, l'autre a Damas, pour la province syrienne de la Republique Arabe Unie. Un programme national de lutte anticancereuse est prevu pour la province egyptienne. 174. Les resultats satisfaisants obtenus par ces realisations, ainsi que l'accueil favorable qui leur a ete fait par les differents gouvernements, ont amene Ie Bureau regional a envisager une extension de son action et a. effectuer une etude d'ensemble des problemes du cancer dans les pays de la Mediterranee Orientale. Clest a cette fin quIa ete adresse un questionnaire a tous les gouvernements, en vue de recueillir certaines informations ne· cessaires. Les conditions locales inherentes a chaque pays, par example, l'incidence particuliere d1une forme de cancer, les moyensmis en oeuvre FH/Rcn/2 page 90 c~ntre les maladies endemo-epidemiques, doivent etre consideres avant de fixer les modalites de la lutte a entreprendre. 175. Un programme anticancereux comporie, en effet, plusieurs degres qui ne peuvent etre simultanement atteints, et dont les plus importants sont : Ie diagnostic anatomo-pathologique, le traitement par la chirurgie et les·radia- tions, l'enregistrement des cas et les etudes statistiques et epidemiologiques, la detection des cas au debut, la recherche clinique et experimentale, l'edu- cation des medecins et du public, enfin les soins aux incurables. 176. L'aide apportee par Ie Bureau regional consiste en l'envoi d'experts dans Ie but de completer et creer des centres de diagnostic et de traitement au dfeffectuer des centres de diagnostic et detraitement ou d'effectuer des enquetes epidemiologiques. Les bourses d'etudes sont egalernent prevues pour la formation du personnel national. Cinq bourses d'etudes ont deja ete accor- dees a des medecins pour se specialiser en anatomo-pathologie et dans . Ie trai- tement du cancer par les radiations. 177. Une communication(l) sur Ie cancer, expos ant Ie probleme dans ses details, sera presentee au Comite regional, lors de sa onzieme session. LA MEDEClNE DES RADIATIONS 178. Le developpement incessant et rapide de l'utilisation de l'energie nucleaire et de ses sous-produits, ainsi que l'accroisselaent des dangers qui en resultent pour les populations des pays de la Region, ont necessite la creation, en octobre 1960, dlun poste de conseiller regional pour les radia- tions et isotopes. 1e r61e essentiel de ce conseiller est de donner des avis sur les moycns d'assurer la protection des travailleurs et des populations contre les dangers causes par les radiations ionisantes. 179. Ces dangers peuvent avoir pour origine: (a) 1es etablissements appartenant a l'Energie atomique (mines, reacteurs, usines). A l'interieur de ces etablissements, la protection est . -.- ----------------- (1) EN/RCll/6 Telccobaitotherapie d'u n cancer profond. La source de cobalt ememice de rayons gamma est "Iogee dans" Ie haut de i"appcreil. au-dessus du patient. Un technicie n ob- serve ce dernier a travers une epaisse vitre aplomb. LUTTE CONTRE LE CANCER (IRAN) Le. consulta tions a 1'1 nstit ut du Cancer de Tehe- ran exigent quatre pathologistes, qui proccdent au d iagnostic du ca nce r par i"exa men Illic rosco- pique d'echa ntillo ns pn:levcs sur Irs malades. Au laboratoire de I' lnsti tut , un a utotekni lOll est utilise pour la preparation d'echantillons preleves sur les malades en vue de l'exalllen microscopique. Cet a pparei l-robot assure a lui seu l Ie travail de plusieurs techniciens. Le poste de comllla nde d'un modernc appareil de radiotherapie utilise pour Ie traite lllent de divers cancer,: un jeune malade, etendu sous un appareil de rayons X, est observe par i"innrllliere il travers une vitre a plomb, qui la pro tege des radiations. Prise de sa:lg a ll se rvice principal de la no uve lle ba nque du sang, etab li ~ avec I' a ss ista nce de rOM S it Khartoum , L 'a ppa rei l d ~ d istill a tio n fo urn i pa r rOMS, BAI'\QUE DE SANG (SOUDAN) Prepa rat io:l des instruments de t rans fusio n sa ngui ne ct de pr ise de s'm g, EM/RC11/2 page 91 assuree par1es services de sante et de securite de l'Energie atomique; mais en cas d'accident, la r egion avoisin~nte peut etre contaminee et les mesures a prendre aupres des populations interessees reviennent pour une grande part aux services de la Sante publique. (b) L'emploi des radioisotopes dans l'industrie, la medecine, l'agri- culture. Le contrale de la protection des utilisateurs appartient a la Sante publique et plus particulierement a la medecine du travail. (c) L'emploi medical des rayons-X. La Sante publique a la responsabi- lite entiere des doses distribuees tant au personnel technique qu'aux groupee de population examines. 180. On se souviendra que , lors de la dixieme session du Comite regional, parmi les sujets techniques soumis a discussion, figurait un rapport sur Ie role de la Sante publique dans l' 61imination des dechets radioactifs, at l'attention des Etats Membres avait ete attiree sur les responsabilites des autorites sanitaires en ce qui concerne la protection du public contre les dangers causes par les radiations(l). Selon les termes de cette resolution, il appara~t souhaitable que tout Ministere de la Sante prevoie l'installation d'un service central de protection contre les radiations. Compose de radio- logues, radiobiologistes et radiophysiciens, cet organisme serait charge de fournir, dans ce domaine, tout avis circonstancie sur les mesures a prendre tant dans les conditions normales qu'en cas d'accident, de maintenir des contacts techniques avec 1e personnel de l'Energie atomique, de veiller a l'application des normes de securite fixees par les organismes internationaux. Ce service devrait etre dote d 'un equipement adequat pour Ie contr81e des doses dist:ribuees en meme temps que d 'un laboratoire de recherches dont l'emploi pourrait etre etendu a certaines etudes epidemiologiques. 181. L'assistance apportee dans ce but aux gouvernements par l'OMS consisterait surtout en la fO~lation du personnel, soit par l'octroi d'un plus grand nombre de bourses d'etudes, s oit par l'envoi d'experts. Six (1) Resolution EM/RC10/R.7 EH/RC11/2 page 92 bourses d' 6tudes do l' OMS ont He .1ccordees l' cn dernier pour 1.1 f ormation de trois medecins ct de trois techniciens d.1ns l' ompl oi des rayons-X en radio- diagnostic. Uno bourse d ' etudes a ete attribuee a un m6decin pour se specia- liser dans l a protection r adiol ogique , Un expert en radiologie, designe par l'OMS, a or!;,anis8 pcnd1? nt six mois, en Iran, un cours pour la f ormation radio- logique du personnel m&dical: six me decins et onze t echniciens ont ete ainsi specialises. 182 . Differ entos missions ont et e accomplies par le conseiller r egional dans certains pays de la Region: au Liban, une etude preliminaire a ete effectue e en vue de l'organisation d'un cours r egional sur l' emploi medical des radioisotopes, en Republique Arabe Unie ( pr ovince ~gyptienne), une enquete a ete men6e sur l es conditions de protection du personnel dans les installa tions f i xes et mobil es de r adi ol ogi e , ainsi que sur l os dos es dis t ri- buees aux populQti ons l ors des examens r adiol ogiques systematiques. 183 • . PeT aillours, I e cons eille r r 5gional a participe , comme delegue du Siege de l'OMS , a un Symposium or gani s e a Taormina par l'Agence int ernationale de l'Ener gie at onu que et l' Or ganisati on cons ul t at ive inter gouvernementale de l a Navigation mariti me, sur lila pr opulsion nucleaire des navires, notanunent du point de vue de l a securi t e ", 11 a egr.l ement r epresente l e Bureau r egional aux Journees medicales de Beyrouth, au cours dcsque lles il a f ait une c ommu- nication sur "le m0decin et l' empl oi des radioisot opes". 184. La cooper ation du Bureau r egional avec l'Agenc e internationale de l'Ener gie atomique 80t entree d.1ns une phase effective : il est, en effet, envisage que l e Bur eau r egi onal PQrtici pe a l' or ganisati on d'un cours r egi onal de formati on pour l' empl oi des radi oi sotopes en medecine qui va etre insti- tUG au Caire s ous l es auspices de l'Agence. EM/RCll/2 page 42 LA TUBERCULOSE .. ,2. Au cours de llannee consideree, le probleme de la tuberculose a particulierement retenu 1 I attention de l' OMS, surtout par rapport au trai- tement a domicile, discute par le Comite regional durant sa session de l'an dernier. La resolution(l) adoptee par le COmite, en 1960, a servi d'orien- tation aux projets antituberculeQy. entrepris dans le courant de l'annee. 53. L'equipe regionale d'enquete sur l'epidemiologie de la tuberculose, designee par l'OMS, a termine ses travaux en Irak, en Jordanie, en Libye, en province syrienne de la Republique Arabe Unie et en Tunisie. Certains pays ont cree leurs propres equipes nationales, auxquelles l'entra1nement necessaire a ete donne par l'equipe de 1!0}~, pour leur permett~~ de pour- suivre les operations d'enquete. L'equipe nationale libyenne a termine ses enquetes dans les provinces de Tripoli et du Fezzan. Les autres equipes nationales poursuivent leurs travaux. Le Pakistan, le Soudan, la Republique Arabe Unie (province d'Egypte, zone de Calioub) continuent egalement a mener leursenquetes respectives. La somme importante d'experience qui a main- tenant ete acquise en methodologie, contribuera utilement a modifier les conceptions futures sur les procedes les plus pratiques et les plus effi- caces d'utilisation des enquetes. 54. Bien que le Centre r egional epidemiologique et statistique s'inte- resse principalement aux projets antituberculeux, le rayon de ses activites slest elargi neanmoins, au point d'englober d'autres domaines. Les rapports dlenqu@te sur l'epidemiologie de la maladie en Cyrenaique, en Libye(2), et a Amman, en JOrdanie(3), ont ete termines et publies. Le depouillement et llanalyse des rapports d'enquete, y compris ceux emanant dae equipes nationales, se poursuivent. (1) EM/RC10/R.8 (2) EM/TBI58, EM/sT/14, fevrier 1961 (3) EM/TB/64, EM/ST/15, mai 1961 EM/RCll/2 page 94 rayee de la 1I1iste des circonscriptions infectees ll • A cet egard, la tache des administrations quarantenaires s'est trouvee davantage facilitee depuis que Ie Siege de l'Organisation a d2cide, a partir du 15 avril 1961, de publier, imme- diateme nt a la suite de la IIliste des circonscriptions infectees", une 1I1iste des circonscriptions redevenues indemnes". 188. Certains pays continuent a envoyer des notifications tardives concer- nant l'application, 120 modification ou Ie retrait des restrictions quarantenai- res. Ce fait a ete particulierement releve au cours de l'epidemie de cholera en Afghanistan et au Pakistan Occidental, lorsque Ie Bureau regional n'avait connaissance de l'application des mesures que par les plaintes re~ues des pays interesses, - plaintes motivees par Ie fait que les mesures prises outre- passaient les dispositions du reglement sanitaire international. REGLEMENT SANITAIRE INTERNATIONAL Application d~ Reglement sanitaire international: Informations recueillies en vertu des articles 3, 4 et 5 189. Au cours de la periode consideree, aucun cas de maladie quarantenaire n'a ete enregistre dans les pays et territoires suivants: Aden (Colonie d') Aden (Protectorat d') Bahrain Chinkhats (Etats) sous Regime de Traite Chypre Cote franGaise des Somalis Irak Jordanie Koweit Lib an Republique Arabe Unie, province de Syrie Somalie Expose sommaire sur_les manifestations epidemig,ues de maladies quarantEmai~, offrant un interet special 190. Les principales epidemies auxquelles les pays de la Region ont du faire face ont ete l' epidemie de chol era au Pakistan Occidental et en Afgha- nistan et l' epidemie de fi evre jaune en Ethiopie. Cependant, sept cas de El1/RCll/2 page 95 peste ont ete signales en Iran et cinq au Kenya; vingt-trois cas de fievre recurrente ont ete rapportes du Soudan. Un tableau indiquant la frequence de la variole dans la Region figure a la page 96. 191. Le cholera au Pakistan. L'epidemie a eclate au Pakistan Occiden- tal, dans Ie district de Sinlkot (Division de Lahore), au cours de la semaine finissant le 21 mai 1960, et s'est successivement etendue a d'autres parties du pays, atteignant son point culminant, durant la premiere semaine d'aoat, avec 969 cas. L'epidemie a commence a diminuer d'intensite au cours de la semaine finissant le 17 septembre et, apres une nouvelle recrudescence, constatee durant la semaine finissant le 22 octobre, s'est finalement eteinte durant la semaine finissant le 17 decembre, se soldant par total de 7 473 cas et 1 225 deces. Le Pakistan a declare Ie Pakistan Occidental net de cholera le 19 janvier 1961. funs Ie Pakistan Oriental, la frequence du cholera, p'eu elevee au debut de la p~riode, l'est demeuree jusqu'a la fin de l'annee 1960. 192. Le tableau qui suit donne la comparaison des taux de frequence du cholera dans les annees 1959, 1960 et Ie premier semestre de 1961: Le cholera au Pakistan Periodes de Pakistan Ori ental Pakistan Occidental Quatre semaines 1959 1960 1961 1959 1960 1961 I 1 286 1 481 141 0 0 0 II 756 398 32~~ 0 0 0 III 611 487 52~~ 0 0 0 IV 1~ 2 686 67~~ 0 0 0 V 1 371 1670 0 3 0 VI 227 297 0 98 VII 85 80 0 197 VIII 105 92 0 2 638 IX 235 47 0 3 096 X 1 532 19 0 279 XI 4 728 120 0 715 XII 4 813 456 0 404 XIII 3 183 468 0 43 ._--_. 20 035 8 301 0 7 473 * chiffres provisoires "- .." *' ,,~ ..... ~~ - ..... ;. ... ~ .. :- ... -... ".;.,,?" •... , ..:.~;.:..~~: .... OW; . ....- ~,~ ," . Le Centre antitub~rculeux de demonstration et de formation professionnelle. cree a Addis Abeba, avec i'appui de I'OMS. Une typique demeure locale (tokoul) a ete, erigee a deux pas du centre pour initier les malades et leurs families aux pratiques de I'hygiene domestique, et leur inculquer quelques precautions contre la contagion . Un technicien du Centre antituberculeux recueille des donnees precise~ sur les conditions de vie do- mestique. Des visiteuses d'hygiene sont il leur tour depechees au domicile des malades et s'assuren! que ceux-ci et leurs proches !'.uivent rigoureusement les diverses mesures prophylactiques pre"crites. LUTTE CONTRE LA TU BE RCULOSE (ETHIOPIE) Pays Ethiopie Irak Iran Katar Koweit l1ascat et Oman Pakistan Oriental Occidental Karachi RAU Egypte, 16 Caire Soudan Yemen juillet 1959 a juin 1960 357 1 337 0 0 0 1 415 793 121 1 364 D juillet 1960 a la date indiquee . 757 0 270 0 0 0 495 965 164 0 156 D EM/RCll/2 page 9? au 27 mai 1961 au 30 avril 1961 au 8 avril 1961 au 6 mai 1961 au 20 mar 1961 au 3 juin 1961 au 3 juin 1961 ( ) les chiffres entre parentheses designent des cas importes etsont compris dans les totaux. D = Donnees non disponi bles. 195. !£ticle 8; RSI. II a ete constate que certains pays avaient omis de notifier a ce Bureau regional l'application des mesures par eux imposees a l'egard de certaines circonscriptions, particulierement au cours des epide- mies de cholera qui sevissaient en Afghanistan et au Pakistan Occidental, bien que l'artic1e 8, paragraphe 1 (b) specifie que la notification doit indiquer les mesures qu'un pays a decide d'appliquer aux provenances d'une circonscription infectee. funs certains C8..S, des pays de la Region ont omis de repondre aux demnndes de renseignements qui leur etaient adressees par ce Bureau regional, ou bien ont r epondu avec un tel retard que les informa- tions donnees se trouvaient avoir perdu toute utilite. Parfois encore, on a pu constater que 1es exigences quarantenaires effectivement imposees par certains Pays differaient de celles qui avaient ete notifiees a l'OrganisatiDn. EH/RCll/2 page 98 196. Article 13, paragraphe 1, RSl. Selon l es informations recueillies au cours de cett e periode, quatre cas de variole ont ete debarquee, a. Aden, Chittagong, Port Said et Suez, de navires en provenance de ports etrangers. Le Soudan a signale l'introduction d'un cas de variole (en la personne d'un pelerin) a Geneina, en provenance de Mauri tani e, ainsi que deux autres cas, dont l'un etait a l'etat de desquamation et l'autre venait d'etre recemment gueri. Des cas de fievr e recurr ente ont ete egalement signales a Garora (sur la frontiere de l'Ethiopie), dis t rict de Tokar, province de Kassala. 197. Article 2~aragraphe l(c), RSl. Le Gouvernement du Koweit a designe l'areoport de Koweit comme un aeroport pourvu d'une zone de transit direct. 198. Article 23, RSl. Au cours de l' epidemie de cholera, survenue en Afghanistan et au Pakistan Occidental, des voyageurs, ef fe ctuant un parcours international, arrivant de l'lnde, du Pakistan Oriental, du Pakistan Occiden- tal et de l'AfghQllistan, ainsi que de t erritoires droll aucun cas de cholera n' avait ete signale (lr~n et Etats sous Regime de Traite), ont ete assujettis par certaines autorites a des mesures qui depassaient I e maximum de restric- tions autorisees par Ie regl ement sanitaire international, comme ce fut d'ail- l eurs Ie cas dl~ant les epidemies de cholera qui avaient Gclate dans l'lnde at AU Pakistan Occi dental en 1958. Ces mesures excessives consistaient a inter- dire aux voyageurs par voie de terre l'acces du territoire ou a interdire l'at- terrissage des aeronefs, comme aussi a imposer l'obligation de produire un avait re9u deux doses de vaccin cont r e Ie cholera. Un pays a exige que les certificats de vaccination soient signes par un fonctionnaire medical du Gou- vernement et revetus du sceau du Ministere Pakistanais de la Sante. Les passa- gers non munis desc ertificats r equis, devai ent etre isoles en quarantaine jusqu'a ce qu'une periode de cinq jours se flit ecoule a partir de leur depart de la circonscription infectee avant d'@tre autorises a entrer dans Ie pays. Les autorites d'un certain nombre d'autres pays exigeaient que Ie voyageur efit r eside pendant cinq j ours hor s du territoire infecte avant d'@tre auto- rise a franchir leur f r ont iere . L' attention des autorites r esponsables de l'imposition de ces me sures excessives a et e attiree sur les dispositions EM/RC11/2.. page CJ1 de l'article 23, aux termes desquelles les mesures sanitaires permises par le reglement sanitaire international, constituent le maximum de ce qu'un Etat peut exiger a l'egard du trafic international pour la protection de son terri- toire contre les maladies quarantenaires. Nalheureusement, en depi t de nom- breuses representations faites a la suite de plaintes re~ues de divers Etats, les pays responsables de l'application de ces nlesures excessives ont continue ales maintenir en vigueur jusqu'a ce que la situation de l'epidemie de cho- lera se tat ame1io~6e. Un pays, repondant a nos representations, a declare qu'i1 a base son action sur llarticle 39, paragraphe 1, at subsidiairement sur Ie paragraphe 2 du reglement sanitaire international, en raison du danger exceptionnellement grave que representait une transmission de l'infection et de la nature des certificats de vaccination. 199. Article 37, RSI. Au cours de la periode consideree, un Etat repon- dant aux representations qui lui avaient ete faites a la suite de l'applica- tion de restrictions contre le cholera a l'egard des provenances de Rangoun, ou aucun cas de cholera n' avait cependant eM signale, a declare que les me- sures avaient ete prises en raison de l'impossibi1ite de reconnaitre par~~ les passagers cmbarques a Rangoun, un passager provenant d1une circonscription infectee. 200. Article 70, RSI. Les pays suivants ont informe; l'Organisation que leur territoire etait une zone de receptivite amarile: Iran a partir du 16 octobre 1960 Yemen a parti r du 7 mars 1961 201. Article 72, paragraphe 1, RSI. Certains Etats de la Region, bien que non declares comme zone de receptivite amarile, ont exige la production de certificats de vaccination c~ntre la fievre jaune a l'egard des pas sagers en provenance dlEthiopie. A la suit e des representations fai tes a cet egard, ces mesures ont ete retirees dans un seul cas. 202. Article 103, RSI - Saison de rassemblements periodiques importants. Les autorites sanitaircs de l'Arabie Saoudite se basant sur les dispositions de l'Article 103, ont impose a lloccasion de la saison de rassemblements EM/RC11/2 page 100 periomques important s, qui a commence Ie ler Ragab 1300 (19 decembre 1960) et a pris fin Ie 30 Zil Higga 13 00 (13 juin 1961), l es mesures suivantes, a l'egard de tous voyageurs arrivant dans Ie pays au cours de cette saison; Variole: Fievre jaune: Cholera: La production d'un certificat valable de vaccination est exige de tous les voyageurs durant toute l'annee. Les voyageurs en provenance de la zone d'endemicite amarile, ou d'un pays dont une partie seulement se trouve comprise dans la zone d'endemi.ite, sont tenus de produire un certificat. Tous l es voyageurs sont requis de detenir un certificat de vaccination attestant qu'ils ont re<;u deux injections a une s emaine d'intervalle. Les voyageurs en provenance decirconscriptions ini'ectees doivent, en outre; etre munis d'un certificat attestant qu'ils ont passe cinq jours dans une circonscription nette de cholera, ante- ri eurement a l eur arrivee. Le temps passe a bord d'un navire peut etre considere comme une periode de sejour dans une zone nette d8 cholera. 203. Les autorites sanitaires soudanaises ont signa1e, le 2 avril, le depistage a Geneina, d'un cas de variole parmi les pelerinsarrives du Tchad. 16 malade qui provonait originairement de He.uritanie, n' etait muni d'aucun document sanitaire et d'ilucun cer t ificat d'inoculation. Un autre cas, origi- naire du r·hE, a Gte decouvert au stade de l a de squrunat ion, alors qu lun 2.utre presentait les signes d'une i nfection variolique r ecente. 204. A la requete du Gouvernement de l'Arabie Saoudite, un conseiller pour la sante publique a ete affecte par l'OMS a l' administration sanitaire de l'Arabie Saoudite , contribuant ainsi a faciliter le travail de cette Section. 205. Annexe 3, RSI. EMjRCll/2 page 101 Au cours de la periode consideree, les centres suivants ont ete designes par l'administration sanitaire de leurs pays res- pectifs comme centres de vaccination antiamarile: Pays Katar Libye RAU, province d'Egypte Centre Doha Benghazi Tripoli Sebha Le Caire Alexandrie Departemcnt d'Hygiene publique Laboratoire bacteriologique gouvernemental Centre quarantenaire du port de Tripoli Bureau sanitaire, Municipalite de Tripoli Medecin quarantenaire delegue par Ie directeur du service medical Centre de vaccination des la- boratoires de produc tion de vaccins, Dokki Office quarantenaire du port (au lieu du Servic e sanitaire municipal) EN/RC11/~ page 102 PERSONNEL III. SERVICES ADrITNISTRATIFS ET FINANCIERS 206. En ce qui concerne l'effectif en personnel du Bureau r egional, il n'y a pas de changements importants a signaler pour la periode consideree. Des dispositions sont en cours en vue de la prochaine nomination d'un titu- laire au poste de conseiller regional pour les methodes de laboratoire de la sante pUblique. 1e poste de conseiller r egi onal pour la medecine des radia- tions a ete pourvu a la fin de 1960. Celui de conseiller regional pour les statistiqucs, devenu vacant vers la fin 1960, a ete occupe en mars 1961. 207. Le poste de conseiller pour les ophtalmies transmissibles a He pro- visoirement pourvu d'un titulaire depuis avril 1960. Par suite de la desi- gnation du Dr Wasfy Omar, vers la fin de l'annee, aux importantes fonctions de conseiller pour la sante publique,en Arabie Saoudite, le poste d'epidemio- logiste est devenu vacant. Bien que le depart du Dr Omar du Bureau regional, dont il a fait partie depuis sa creation, soit regrettable, il n'en est pas moins heureux que Ie Dr Omar n'ait pas cesse d'appartenir a la Region, ou il apporte une tres utile collaboration dans Ie domaine de la sante publique. 208. Le poste de conseiller pour le developpement communautaire, approu- V8 a partir de 1962, et egalement le nouveau poste propose d'ingenieur pour 1 'assainissement , dont le titulaire doit aider le conseiller regional pour l'assainissement dans l'ex6cution des progranunes, en voie d'extension, d'ap- provisionnement public en eau, s ont deux fonctions que l'on espere pourvoir, r espectiveme nt, d'un titulair.e avant la fin de l'annee. 209. 1es gouvernements ont exprime l eur appreciation pour l'assistance des administrat eurs de l'OMS, no~me s dans le cadre du programme d'eradica- tion du paludisme. 11 est propose d'augmenter le nombre de ces postes, tels qu'ils sont requis par le projet, et de les porter a cinq, dont un se substi- tuera au poste prevu au Bureau r egional, qui s era aboli. F' igure IV . PROJETS DIVERS ET POSTES POUR MISSIONS SUR LE TERRAIN PREVUS DANS LE BUDGET DU BUREAU R£G/ONAL lE LA MEDff. ~/ENT. Nombre DE 1951 A 1961 Nombre 280 280 , 240 ________________________________________________ __ Li~gende t81l Projels • PosI es 200 ______________________________ __ 160 ________________________ __ 120 ___________ _ ° 1951 1952 1953 195L. 1955 1956 1957 1958 1959 1960 NOMBRE DE paSTES AFFECTES A DES PROJETS SUR LE TERRAIN DANS LE BUDGET DE 1961 (~i~ 92 "'d,,;o, .1" • I 1il I ' i . ',' ~ 38 Ingimleurs sanila lres et technlci ens de "assa inlssement ~ 20 Techniclens de laboraloire el personnel des serv ices radiologlques \)~ 2L. 0 200 160 120 80 /'0 o 1961 Fi ur e V Figure VI ESTIMATION DES BESOINS BUDGETAIRES A. Repartition C%) des depenses 1961 $ 4 .168.170 legende Conse .lIers reg lonaux B. Origine des fond~ 1961 i~.168.170 Corrptesptocial pour I'eradication du paludisme S 1.175.939 Assistanc e technique t 1.021 .177 Budget ord inaire S 1.932.670 .. Appr ovi sionneml'nt publIC en eau (compte spec ia l)S 38.184 1962 $ 4 .182 .269 Fournltures dt" materiel 1962 S 4 .182.269 ompte specia t pour I'er ad icat .on dS Ralud'sme 948.742 Ass.sta nce techl"'qu e $ 1161 .688 Budget ordlnalr e $ 2.037.100 1963 $ 4 .154.446 o u 66.0% Bourses d 'etudes Personnel des operations Colloques et cours ex l er leures de format ion profeSSlonnelle .. ~ 1963 $4 .'54446 r--ompte speciat pour l'eradic.3 ' :Sn du pajudismt 789 .175 Assistance technique $ 1.117.662 Budget ordinaire $ 2.207.000 •• Appr ovisionnement public ,. " .. Approll.s.onnement publ ic en eau(compte speclal)$ 34. 739 en eau (compte special)S 40. 609 EM/RCll/2 page 103 210. En ce qui concerne le cadre des commis, il est propose de creer un poste supplementaire pour faire face a l'accroissement de travail resultant dela traduction et de l'etablissement d'une documentation en arabe, a la de- mande des gouvernements. 211. On constate avec plaisir que les gouvernementsapprecient le role utile joue par les RepresentaQts de Zone dans les divers pays. Le nombre de ces postes est maintenu a six comme il l'etait l'annee precedente. BATlMENT DU BUREAU REGIONAL 212. Les transformations en cours a l'etage superieur du b~timent, et destinees a l'amenagement d'un plus grand nombre de locaux et d'une salle de conferences, sont terminees, et l'on espere que les gouvernements seront en mesure d'apporter leur concours aux decorations et aux installations, afin qu'elles refletent fidelement les traditions artistiques et culturelles de la Region. BUDGET ET FINANCES 213. Comme les annees precedentes, les fonds disponibles ont ete utili- ses au mieux, grace a des controles budgetaires minutieusement effectues. Les e,conpmies realisees du fait de retards dans l' execution de certains projets ou 1e recrutement du personnel, ont permis de financer d'autres activites essen- tielles (y compris des bourses d'etudes), requises par des gouvernements, et pour lesque11cs il n'existait pas de previsions budgetaires. 214. 16 tableau suivant indique comme suit les plafonds budgetaires eta- blis et proposes selon les diverses origines de fonds: (a) budget ordinaire revise pour l~s exercices 1961, 1962 et budget propose pour 1963, (b) budget revise pour la periode de deux ans 1961 - 1962, au titre des fonds de l'assis- tance technique, et budget provisoirement etabli pour 1963, (c) estimation des credits au titre du Compte special pour l'Eradication du Paludisme, pour la periode 1961 a fin 1963, (d) estimation des besoins requis pour 1961, 1962 et 1963, au titre du Compte special pour l'Approvisionnement public en Eau. ID'IjRCll/2 page 104 215. Les details concernant l es depenses et Ie personnel sont egalement donnes aux figures IV, V et VI. 216. Le montant global prevu dans Ie budget, sur la base de la totalite des credits affectes a la Region pour les annees 1961 a fin 1963, est main- tenu au meme niveau d'environ $4 150 000. BUREAU REGIONAL Budget ordinaire de l'OMS ACTIVITES SUR LE TERRAIN Budget ordinaire de l'OMS Assistance technique de l'OHS Compte special pour l'eradication du paludisme Compte special pour l'approvisionnement public en eau 1 1961 ,- 421 580 511 290 1 021 177 1 175 939 38 184 4 168 170 - --------- --------- 1 1962 ,- 439 465 597 635 1 161 688 948 742 34 739 . 4 182 269 --------- --------- 1963 $ 445 730 1 761 270 1 117 662 789 175 40 609 4 154 446 --------- --------- 217. II y a lieu de preciser que, conformement a la Resolution WHA.14.14, de la Quatorzieme Assembl ee mondiale de la Sante, les depenses d'administra- tion et l e s depenses des services d' execution du programme d' eradication du paludisme ont ete imputees sur Ie budge t ordinai re, a partir de 1961. Les depenses du progrrunme d' eradication du paludisme seront incorporees au budget ordinaire , par etapcs r eparties sur une periode de t r ois ans, a partir de 1962, conformement a la Res olution vlliA.14.15, de I a Quatorzieme Assemblee mon- diale de la Sante. FOURNITURES ET ~~TERIEL MEDICAUX 218. Au cours de Ia pcriode consideree, l es autorisations d'achat de EM/RCll/2 page 51 encore moins une determination precise de ses effets medicaux, economiques at sociaux sur une collectivite. A cet egard, de nombretuc renseignements sont necessaires sur les vers, leur pathogenicite, leur irnmunite, ainsi que sur Ie mortali te et la morbidite dues a la bilharziose. La validite du rapport etiologique entre la bilharziose at certaines considerations pathologiques, telles que Ie carcinomedu foie et de la vessie, Ie coeur pulmonaire Eit les complications cardiovasculaires , est toujours controversee. Llhypothese for- mulee par Ferguson, en 1911, a eteconfirmee par plusieurs chercheurs : Ibrahim (1948), Makar (1955), Halawani et Tamarni (1955) et, plus recerrunent, Mustacchi et Shimkin (1958), sont arrives a ces concluSions que les donnees disponibles concordaient avec l'hypothese selon laquelle S. haematobium se rattacherait au cancer de la vesicule urinaire. Des recherches pluspoussees seraient cependant necessaires pour jeter plus de lumiere sur cette relation. 73. On se propose dlaccorder plus dlimportance aux recherches concer- nant les points precites, que ~ouleve la bilharziose, de les subventionner et lescoordonner, afin de donner suite a la recommllndation(l) adoptee par Ie Comite regional lors de sa Huitieme Sessionet, conformement a la ligne de conduite actuelle de l'OMS(2), de donner une plus grande impUlsionet d I aidercfficacement au developpement de s r~cherches medicales sur un plan mondial. Des recherches pratiques et de s etudes ecologiques ont ete incluses parmi les objectifs des proj ets entrepris sur Ie terrain en Irak et en Iran avec llassistance de l'OY3. Le prograrrme-pilote de plus grande envergure, dont l'execution a commence, cette annee, dansla province d'Egypte de la Republique Arabe U~ie, avec l' assistance mat~rielle du FISE, a une portee beaucoup plus etendue. Cle3t 10 premier pr ojet de lutte cont re la .bilhar- ziose beneficiant de l'assistance 9.U FISE et de sa reus site dependra la continuation de la participation du Fonds dans ce nouveau. 9.ornaine. LIon s' attend a ce que co pro jet S8 deroule au cours d tune periode prolongee en tant que projet de recherches , maia egalement comme centre de formation professionnelle inter-pa:;rs , pour· fournir du personnel au programme de lutte dans les regions ou la bilhar~~ose sevit a l' etat endemique et menace d'en- traver les programmes agriccles et autre" im 'viAti yes de caractere national. --------------_. _ ._- (1) Resolution ~VRC8/R.8 (2) Resolution \-JHAll. 35 EMjRCll/2 page 106 Pays Arabie Saoudite Chypre Ethiopie Irak Iran Israf;J .. Jordanie Liban Libye Pakistan RAU-Egypte RAU-Syrie Somalie Soudan Tunisie Yemen EMRO* 1954 $ 11 401 165 14 064 393 44 897 16 000 2 078 68 444 15 902 9 800 16 409 FOURNITURES EI' NATERIEL 1955 1956 1957 $ $ $ 9 546 8 575 29 810 812 350 400 22 552 19 850 36 230 15 066 14 550 6 570 49 305 3 610 35 383 5 617 550 27 500 19 436 2 305 13 640 30 956 11 830 31 900 7 543 470 2 455 19 630 3 840 15 445 34 246 21 145 79 255 13 900 4 100 54 854 4 000 50 10 500 31 108 25 350 75 900 2 700 1 200 42 355 25 000 8 000 46 080 20 425 9 880 14 650 1958 1959 1960 ~ $ $ 13 400 5 678 2 842 27 836 25 895 12 844 3 325 11 li5 5 870 15 606 16 192 2 494 18 000 2 300 12 035 7 807 11 378 1 980 12 800 7 770 9 880 4 944 4 715 11 134 40 582 392 624 39 622 30 890 19 737 12 690 5 094 2573 6 200 1 804 14 000 24 172 17 997 45 737 17635 35 235 4 510 780 16 864 2 203 6 890 24 875 79 681 Totaux 199 553 311 842 135 655 522 927 221 175 257 772 611 278 ------- ------- ------- ------- * Bureau regional de la MCditerranee orientale IV. INFORMATION EMjRCll/2' page IfJ? 222. La. production de ce service, au cours de l'annee ecoulee, a notam- ment porte sur la Session du Comite regional, a. Tunis, et Ie Colloque des Soins infirmiers, a. Lahore, qui ont particulierement retenu l'attention des organes d'information; sur la Journee mondialede la Sante, dont Ie reten- tissement m@me impose a. ce serVice un surcr01t d'activite, et sur des projets de sante regionaux qui ont offert 1£1. matiere dlUn nombre sens1blement accru d'articles documentaires et de reportages photographiques. 223. Le service de l'information, en multipliant ses contacts directs avec les redacteurs scientifiques, chroniqueurs medicaux et correspondants de presse, a suscite dans ces milieux un regain d'interet pour les activites de l'OMS, qui s'est traduit par de frequentes demandes d'informations bu d'articles exclusifs. Les coupuresde presse collationnees au cours de l'annee mettent en 6vidence 1£1. place accrue que reservent aux initiatives del'OMS, comme a celles des services nationaux de sante, les principaux quotidiens de cette Region. 224. Une nouvelle formule de diffusion, consistant en notes de p:r'esse adressees au seul pays (ou groupe de pays) directement interesse, complete desormais la distribution, dans l' ensemblc de la Region, deCOrn!iJ.uniques ct'un interet plus general. Cette formule a ete bien accueillie par la presse quo- tidienne, dont elle satisfait I e "re:f'lexe r egionaliste", en lui offrant une matiere d'interet plus immediate Une trentaine de telles notes ont ete dii'- fusees au cours de l'annee , outre une quarantaine de communiques sur des sujets de portee plus generale. 225. Le m@me principe a ete applique aux agences de pre sse na ti onales, d~nt plusieurs ont diff use des informations prealablement prepareesa. leur intention. D'oll I e nombre nett ement ac eru de "nouvelles d'agence" sur l'OM3 inserees dans la presse quotidienne. 226. Les deliberations du Sous-Comite A du Comite r egional, a. Tunis, ant particulierement r etenu l'attention de la presse locale, qui a fait IDi/RGll/2 page 108 un tres large usage tant des cOHrrnuniques quotidiens que des articles docu- mentaires et interviews se referant aux principales questions inscrites a l'ordre du jour de cette Session. La place que lui a faite la seule presse tunisienne totalise 95 colonnes, grand f ormat. 227. Radio Tunis a consaore t rois errissions a cette Session annuel1e, la BBG deUx emissions sur ondes courtes en langue arabe, la radio des Nations Unies trois en iangues fran~aise et anglaise. Les Actualites tunisi ennes ont ins ere une sequence sur la seance inaugurale dans l eur bande filmee hebdoma- daire. Un montage a ete prepare pour la television, comportant diverses prises de vue des discussions t echniques sur la chimiotherapie de la tubercu- lose et de longs extraits d'un docume ntaire sur l e projet-pilote de Djebel Lahmar. 228. Le Colloque sur l es Soins infirmiers, a Lahore, le premier du genre dans cette Region, a 6galement retenu l'attention des organes d'information:, particulierement de la presse locale, dont deux grands quotidiens, Ie Pakistan Times et la Civil and Military Gazette , ont pub lie, des supplements sur ce colloque OMS. La Radi o pakistanaise y a fait echo dans ses bulletins d'in- formation otson programme d'actualites, en diffusant notamment de longs extraits commentes des allocutions d' ouverture et des communications les plus marquantes. 229. Le Seminaire sur l'Approvisionnement public en Eau, a Addis Abeba, et la reunion du Groupe d 1Etude sur la Santementale, a Alexandrie, ont ega- lement r etenu l'attention de la presse, cornme de la radio: une emission- forum de vingt minutes, groupant divers hydrauliciens convoques au Colloque d'Addis Abeba, a etc preparee pour le Radio des Nations Unies (programme anglais), et un montage de 15 minutes sur les aspects regionaux de la santo mentale a 6te radiodiffuse par l' emetteur d'Alexandrie. 230. La Journee mondiale de l a Sante, selon les comptes-rendus sur sa celebration et les coupures de presse qui sly referent, suscite d'annee en annee un plus large mouvement d'inter@t aupres , du public. La t endance, quel EHjRGll/2 page 109 qu'en soit Ie theme, a en faire une journ6e d'utile propagande sanitaire, va nettement s'affirrnant. Allocutions de representants des services de sante, causeries, reunions publiques, emissions radiophoniques, editoriaux, articles de fond, ont attire l'attention du public sur l'arnpleur du probleme que posent les accidents et leur prevention (theme de cette Journee 1961) - ou plus gene- ralernent sur l'action des servic es nationaux de sante publique. 231. Plus de 4 000 dossiers d'inforrnation sur la prevention des accidents (contre 2 200 l'an dernier) ont ete adresses a une liste revisee d'interesses aupres des gouvernements, groupements de prevoyance sociale, associations me- dicales et organes d'information. Quelque 500 photos sur Ie m@me sujet, dont bon nombre se situent dans la Region meme, ont ete distribuees a une liste se- lectionnee de magazines et de quotidiens. Une serie d'articles exclusifs sur les activites regionales de l'011S ant ete rediges pour une vingtaine de perio- diques pressentis au prealable, et des documents sonores (interviews, cause- ries, etc.) ont ete enregistres a llintention de quatorze stations de radio- diffusion. 232. La plupart des emetteurs regionaux ont diffuse, aucours de l'annee, des programmes prealablement enregistres par les services d'informationdu Siege et du Bureau regional, ou s'inspirant de documents fournis par ce der- nier. La Radio des Nations Unies, pour sa part, a diffuse, dans Ie cadre de ses errdssions en la~gue arabe a l'intention du Moyen Orient, une serie d'in- terviews sur diversGs activites 01-'1S. 233. Desenregistrements sur It6radication du paludisme dans Ie Proche Orient ont et e r ealises par un radio-reporter dep@che dans la Region par l'OMS. Le montage sonore ainsi obtenu a ete diffuse, sousdiverses formes, par une quarantaine d'emetteurs de langue fran~aise, dont la Radio des Nations Unies. Gette f ormule d'ernissions enregistrees dans Ie vif d'opera- tions OMS, est a retenir en vue d'initiatives semblables en langues arabe et anglaise. 234. Le service de l'inforrnation, afin d'assurer aux films dont il dispose une plus vasta diffusion, sl est efforce dry interesser les emetteurs EH/RCll/2 page 110 de television, dont la multiplication meme dans cette Region offre a cet egard d'interessnntes perspectives. Le film Echec au Paludisme, un sai- sissant dOctwlentaire sur l a campagne mondiale d'eradication du paludisme, a notamment passe en versions anglaise, fran~aise et arabe, sur l es ecrans des televisions de l'Irak, de l'Iran at de la Republique Arabe Unie. 235. Deux cineastes depeches en Ethiopie par la Division du Film des Nations Unies, ont realise pour divers emetteurs americains de television un court-metrage sur le projet de lutte antituberculeuse, a Addis Abeba. Le correspondant en Ethiopie de la Teluvision allemande a tourne , de son cote, un bref documentaire sur le projet de lutte contre les affections oculaires, qui a touche un auditoire evaluc a 10 millions de telespectateurs. Un autre film sur l es memes affections, Et maintenant tu verras, d'un interet particulier pour l e public de cette Region, a ete propose en version arabe a divers 6metteurs regionaux de t elevision. 236. Une quinzaine de reportages photographiques ont ete realises cette annee sur des su,jets tels que l' ens eignement superi eur de l'hygiene indus- trielle (province egyptienne , Republique Arabe Unie), la formation d'auxi- liaires medicaux (Ethiopie), la lutte contre l e pa.ludisme nomude (Somalie), l'action antituberculeus e (Jordanie , Pakistan), l'hygiene maternelle et in- fantile (Tunisic), l' obstetrique (pr ovince syrienne, Republique Arabe Unie), l'hygiene rurale (Liban), la lutte contre la bilharziose et les affections oculair e s (Soudan). Les rrrchiv es phot ographiques de ce service s e sont augmentees, au total, de 1 100 documents. Plus de 2 000 epreuves photogra- phiques ont. ete distribuees aux qu otidiens, revues illustrees et autres usagers. Une quarantaine de periodiques a grand tirage, r epartis dans quin- ze pays, ont publie des reportages photographiques sur l es communes acti- vites de l'OHS et de ses Etats Membres regionaux. 237. Outre I n r etrospect ive photographique des proj ets de sante OMS, qui a et e presentee dans l e cadre de la Session du Comite r egional a Tunis, une serie de panneaux, comportant photos et graphiques sur l'action de l'OMS, D1jRCll/2 page III a ete exposee a Lahore, a l'occasion du Centenaire du King Edward Medical College et du Colloque OMS sur le3 Soins infirmiers. Cette exposition com- portai t notarmnent quelque 200 photos sur la profession infirmi(3re dans la plupart des pays representes a ce colloque r egional. ANN E XES ANNEXE I PROJETS PAR PAYS EM/RCll/2 Annexe I page i L'expose qui suit indique l'etat d'avancement des projets dans La Region de la Mediterranee Orientale au 30 juin 1961: En cours d'elaboration - Credits affectes et inclus dans les programmes en cours (1961 - 1963). En cours d'execution Termine AT Ordinaire FISE Pays No ADEN 2 ARABIE SAOUDITE 4 5 7 - Personnel de l'OMS operant sur Ie terrain. - Retrait du personnel international ou d'une autre forme d'assistance fournie par l'OMS (y compris tous les projets termines entre Ie 1.7.60 et Ie 30.6.61). - Credit de l'J.ssistance technique (Categorie I seulement) • - Credits provenant du budget ordinaire de l'OMS. - Credits provenant du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance. Projet Origine Etat des fonds d'avancement Hygiene maternelle et infantile, Ordinaire/ En cours Protectorat d'Aden FISE d'elaboration Eradication du paludisme MESA En cours d'execution Assainissement AT En cours d1execution Laboratoire de la Sante Ordinaire En cours publique d1elaboration EM,IRCll/2 Annexe I page ii Pays ARABIE SAOUDITE (suite) CHYPRE No II 13 15 22 23 24 25 26 1 6 10 11 12 15 Projet Hygiene maternelle et infantile Lutte antituberculeuse Institut d'officiers de sante et de techniciens de l'assainisse- ment, Riyadh Banque de sang, Riyadh Conseiller pour la sante pub li que (epidemiologiste) Lutte c~ntre la bilharziose Ens eigneme nt infirmier, Riyadh Developpement communautaire (Aspects sanitaires) Enseignement infirmier Lutte antituberculeuse Lutte antilepreuse Hygiene rurale Hygiene publique veterinaire Laboratoire de la Sante publique Origine Etat des foms d'avancement AT En COUl'S d'elaboration Orclinaire En cours d'elaboration Ordinaire En' cours d'execution AT Termine AT En COUl'S d'execution Ordinaire En cours d'elaboration AT En cours d'elaboration Ordinaire En cours d'elaboration AT En cours d'elaboration AT En cours d'elaboration AT En cours d' elaboration Ordinaire En cours d'elaboration Ordinaire Termine Orclinaire En cours d'elaboration Pays EI'HIOPIE lRAK No Projet 3 Administration de la sante pub li que 4 Lutte contre les maladies veneriennes 6 Lutte antituberculeuse 9 Centre sanitaire de formation professionnelle, Gondar 14 Enquete prealable a l'eradication Origine des forris AT AT/FISE AT/FISE Ordinaire/ FISE du paludisme MESA 16 Lutte contre les ophtalmies transmissibles 23 Hygiene maternelle et infantile, Erythree 25 Equipe d'orientation des centres sanitaires 26 Sante mentale 27 Fievre jaune 5 Lutte antilepreuse 11 Eradication du paludisme 15 Lutte contre la bilharziose 18 Lutte contre les ophtalmies transmissibles 23 Services d'hygiene scolaire Ordinaire/ FISE AT/FISE Or di nair e/ FISE Ordinaire Ordinaire Ordinaire Ordinaire/ FISE/MESA AT Ordinme/ FISE AT EM/RCll/2 Annexe I page iii Etat d ' avancement En cours d'execution En cours d'execution En cours d'execution En cours d'execution En cours d'execution Termine En cours d' elaboration En cours d'91aboration Termine En cours d'execution Termine En cours d'execution En cours d'execution En cours d'execution En cours d'elaboration EM/RCll/2 Annexe I Page iv Pays IRAK (suite) IRAN No 33 34 35 37 38 1 7 21 22 25 26 28 30 Pro jet College de medecine, Baghdad Statistiques demographiques et sanitaires Formation professionnelle de personnel sanitaire Institut superieur de soins infirmiers, Baghdad Laboratoire de virologie Eradication du paludisme Institut de nutrologie Enseignemerrt de l'obstetrique Radiologie, Hopital Firousabadi, Teheran Lutte c~ntre les oph talmie s transmissibles Laboratoire de la sante publique Sante mentale Hygiene industrielle et medecine du travail Origine Etat des fonds d'avancement Ordinair e En cours d'elaboration Ordinaire En cours d'elaboration AT/FISE En cours d'execution Ordinaire En cours d'elaboration Ordinaire En cours d'elaboration MESA/AT/ En cours FISE d'execution AT En cours d 'elaboration Ordinaire/ En cours FISE d'execution Ordinaire Termine AT En cours d' elaboration Ordinaire En cours d'execution Ordinaire En cours d'execution AT En cours d 'elaboration Pays No IRAN 37 (suite) 38 42 43 45 ISRAEL 5 24 25 26 29 32 JORDAN IE 5 6 Pro jet Enseignement infirmier, Ecole de soins infirmiers des Lion et Soleil Rouges, Rey Lutte c~ntre la bilharziose Services de readaptation, Chiraz Origine des fonds AT AT Ordinaire EM/RCll/2 Annexe I Page v Etat d I avancement En cours d'execution En cours d'execution En cours d'execution Assistance aux facultes provinciales Ordinaire En cours de medecine d' E§1aboration Lutte c~ntre la pollution de l'air Ordinaire En cours d'elaboration Eradication du paludisme HESA En cours d'elaboration Sante mentale Ordinaire En cours d' elaboration Ecole de medecine Hadassah, Ordinaire/ En cours Jerusalem (A) Anatomie Remboursable d'execution Administration des h8pitaux AT En cours d'elaboration Ecole de medecine Hadassah, Ordinaire En cours Jerusalem (B) d'execution Medecine preventive et sociale Evaluation d'un programme sanitaire AT En cours national d I elaboration Lutte antituberculeuse AT/FISE Termine Eradication dupaludisme AT/FISE/ En cours MESA d'execution EM/RCll/2 Annexe I Page vi -- - - - - ---- --_._- Pays No Projet JORDANIE (suite) 11 Lutte c~ntre les ophtalmies transmissibles 21 Services d'hygiene scolaire 23 Production de vaccins 24 Assistance a l'hopital pour enfants, l\roman 25 Services consultatifs de sante publique KOWEIT 1 Lutte antituberculeuse 2 Lutte c~ntre les ophtalmies transmissibles 4 Enseignement infirmier 6 Statistiques demographiques et sanitaires LIBAN 4 Service d'hygiene rurale 7 Eradication du paludisme 10 Enseignement infirmier 24 Utilisation des radioisotopes a des fins medic ales ._---- Origine Etat des fonds d'avancement AT/FISE En cours d'execution Ordinaire En cours d'elaboration Ordinaire/ En cours FISE d'elaboration AT/FISE En cours d'execution Ordinaire En cours d'elaboration Ordinaire En cours d' elaboration Ordinaire En cours d'elaboration Ordinaire En cours d'elaboration Ordinaire En cours d'elaboration AT En cours d'execution MESA/FISE En cours d'execution Ordinaire En cours d 'elaboration Ordinaire En ctmrs d'elaboration Pays No LIBAN 31 (suite) 32 34 39 42 LIBYE 2 3 6 7 8 9 12 13 , Projet Readaptation des sujets physiquement diminues Lutte antilepreuse Hygiene dentaire Origine des fonds Ordinaire AT AT Universite americaine, Beyrouth Ordinaire Banque de sang Ordinaire Services sanitaires municipaux Ordinaire Hygiene Maternelle et infantile, Ordinaire/ Tripolitaine FISE Enseignement infirmier, Tripoli Ordinaire/ FISE Lutte contre les ophtalmies Ordinaire transmissibles Institut sanitaire de formation AT professionnelle, Benghazi Enseignement infirmier, Cyrenaique Eradication du paludisme AT/FISE MESA Hygiene maternelle et infantile, AT/FISE Cyrenafque Statistiques demographiques et Ordinaire sanitnires EM/RCll/2 Annexe I page vii Etat d'avancement En cours d'elaboration Termine En cours d'elaboration En cours d'execution En cours d'elaboration En cours d'elaboration Tenrdne En cours d'execution En cours d'elaboration En cours d'execution En cours d'elaboration En cours d'execution En cours d'execution En cours d'elaboration EM/RCll/2 Annexe I page viii Pays LIBYE (suite) No 21 22 23 PAKISTAN 22 23 25 30 32 33 34 36 37 38 Projet Conseiller du Gouvernement pour l'hygiene maternelle et infantile Centre antituberculeux de demons- tration et de perfectionnement Centre sanitaire, Fezzan Ingenieur sanitaire, Pakistan Occidental H6pital pour enfants, Karachi Ecole de physiotherapie, Karachi Enseignement infirmier, Pakistan Oriental, Chittagong Lutte antituberculeuse (Enquete sur la frequence globale) Insti tut de sante publique, Pakistan Oriental Assistance a l'enseignement du genie sani taire Eradication du paludisme Assistance aux Ecoles de medecine Assis t ance , l'Institut de a nutrologie Origine Etat des fonds d'avancement AT Termine A'l'/FISE En cours d'elaboration Ordinaire En cours d'elaboration AT En cours d'execution Ordinaire/ En cours FISE d'execution Ordinaire En cours d'execution Ordinaire/ En cours FISE d'execution Ordinaire/ En cours FISE d'e.Xecution AT En cours d'elaboration AT En cours d'elaboration MESA En cours d'execution Ordinaire En cours d'elaboration AT/FISE En cours d' elaboration Pays No PAKISTAN 39 (suite) 42 43 48 49 50 51 RAU 23 (Province d'Egypte) 27 Projet Lutte antilepreuse Lutte antivariolique Conseiller pour les applica- tions de la prothese Statistiques demographiques et sanitaires Assistance aux laboratoires nationaux de sante a Islama- bad Centres de formation pro- fessionnelle pour l'eradica- tion du paludisme Lutte antituberculeuse (zone exp'e'riment ale, Rawalpindi) Hygiene rurale Eradication du paludisme Institut superleur d'hygiene publique, Alexandrie 30 Service de prematures Origine des fonds Ordinaire/ FISE Ordinaire AT/FISE AT Ordinaire MESA AT/FISE Ordinaire/ FISE MESA/FISE Ordinaire Ordinaire/ FISE 37 Laboratoire de recherches Ordinaire virologiques 38 Centre de recherches en genie AT sanitaire, attache a l'Univer- site d'Alexandrie EM/RCll/2 Armexe I page ix Etat d'avancement En cours d 'elaboration En cours d 'elaboration En cours d'execution En cuurs d'execution En cours d 'elaboration En cours d' execution En cours d'elaboration En cours d'elaboration En cours d'execution En cours d'execution En cours d ' elaboration En cours d 'elaboration En c01irs d'elaboration EM/RCll/2 Annexe I page x Pays No Projet Origine des foms RAU 44 Laboratoire de production de serums concentres AT (Province d'Egypte) (suite) 48 Laboratoire de contr61e de medicaments AT 49 Projet-pilote de lutte c~ntre Ia Ordinaire/ bilharziose et centre de forma- FISE tion professionnelle 50 Enseignement infirmier AT 51 Readaptation des tuberculeux Ordinaire 52 Production de vaccin antivario- Ordinaire Ii que sec 53 Lutte contre Ie typhus AT RAU 2 Eradication du paludisme AT/MESA;' FISE (Province de Syrie) 4 Lutte contre la bilharziose 15 Statistiques demographiques et sani taires 16 Service d'hygiene rurale Ordinaire Ordinaire AT 30 Laboratoire de la sante publique Ordinaire et des maladies endemiques 32 Banque de sang Ordinaire 33 Lutte anticancereuse Ordinaire Etat d'avancement En cours d' elaboration En cours d'execution En cours d'execution En cours d'elaboration En cours d'elaboration En cours d'elaboration Termine En COllI'S d' execution En cours d 'elaboration En cours d ' execu ti on En cours d'execution En cours d'elaboration En cours d'elaboration En cours d' elaboration Pays No Projet RAU 34 Assainissement rural (Province de Syria) 37 Enseignement infirmier, D~~s 39 Formation professionnelle des techniciens de l'assainissement 43 Systemes d'approvisionnement des municipalites en eau SOMALIE 2 Eradication du paludisme 8 Formation professionnelle d'un personnel sanitaire 11 Lutte antituberculeuse 13 Centre de fo~nation profession- nelle en hygiene rurale 14 Services consultatifs en ma- tiere de sante publique 15 Hygiene maternelle et infan- tile et formation profession- nelle d1un personnel para- medical 16 Lutte antilepreuse 19 Contr6le et eradication de la variole 20 Organisation de 1 'assistance medic ale Origine des fonds Ordinaire Or dinaire/ FISE AT AT MESA/AT FISE Or diriaire/ FISE AT/FISE AT Ordinaire AT/FISE AT AT AT EM/RCll/2 Annexe I page xi Etat d'avancement En cours d'execution En cours d'execution En cours d'elaboration En cours d 'elaboration En cours d'execution En cours d'execution En cours d'execution En cours d' elaboration En cours d'elaboration En cours d 'elaboration En cours d'elaboration En cours d' elaboration En cours d'elaboration EM/RCll/2 Annexe I page xii Pays SOUDAN No 5 6 7 9 12 15 16 17 19 23 26 28 30 Projet Origine des fonds Lutte contre la bilharziose AT Projet-pilote de lutte anti- FISE/MESA paludique et d'eradication du paludisme Enseignement infirmier, Ordinaire Khartoum Centre antituberculeux de AT formati on et de demonstra- tion professionnelle, Wadi Medani Lutte antilepreuse Or dina.ire Lutte contre les ophtalmies AT/FISE transmissibles Lutte c~ntre les maladies AT/FISE veneriennes Formation d'assistants- Ordinaire dentistes Zone de demonstration AT/FISE d'hygiene rurale Banque de sang Ordim ir e Lutte c~ntre l'onchocercose Ordinaire Lutte c~ntre la vario1e Ordinaire Service de radiations et isotopes, Khartoum Ordinaire Etat d 'avancement En cours d 'elaboration En cours d'execution En cours d' execution En cours d'execution En coors d'elaboration En cours d'elaboration En cours d'elaboration En cours d'execution En cours d 'elaboration Termine En cours d'81aboration En cours d'elaboration En cours d'elaboration Pays No Projet Origine des fonds SOUDAN 32 Centre de formation pro- MESA (suite) fessionnelle pour l'era- dication du paludisme TUNISIE 3 Lutte c~ntre les ophtalmies AT/FISE transmissibles 6 Hygiene maternelle et infan- AT/FISE tile 9 Projet-pilote de chimio- therapie de la tuberculose 17 Eradication du paludisme 18 Assainissement 20 Laboratoire de la sante publique 22 Centre ophtalmologique, Tunis 24 Lutte antituberculeuse 26 Fabrication de produits pharmaceutiques 27 Enseignement medical Ordinaire/ FISE MESA/AT AT Ordinaire Ordinaire Ordinaire/ FISE Ordinaire Ordinaire 28 Centre antituberculeux de Ordinaire/ demonstrati on et de formation FISE professionnelle 29 Centre de readaptation medi- Ordinaire cale 30 Lutte c~ntre les maladies Ordinaire veneriennes EM/RCll/2 . Annexe I page xiii Etat d 'avancement En cours d'elaboration Termine En cours d'execution Termine En cours d'execution En cours d'elaboration En cours d'elaboration En cours d'execution En cours d'execution En cours d'elaboration En cours d'elaboration En cours d'execution En cours d' elaboration En cours d 'execution EM/RCll/2 Annexe I page xiv Pays YEMEN PRoms INl'ER- PAYS No 3 7 8 13 15 16 7 Projet Adninistration de la sante publique Lutte contre la bilharziose Hygiene maternelle et infan- tile Centre sanitaire et ecole de formation professionnelle, Sana 'a Origine des f onds Ordinaire Ordinaire Ordinaire AT Lutte contre l as ophtalmies Ordinaire transmissibles Services l ocaux de sante Ordinaire ea) centre sanitaire, Taiz (b) centre sanitaire, Hodeida Contr al e et er adication de la Ordinaire variole Institut superieur de Soins AT/FISE infirmiers, Uni versi te d' lllex- andrie Centr e pour Etats arabes de f ormati on d'educateurs en developpement communautaire AT 15 Colloque sur lGS sains infir- miers Ordinaire 16 19 Equi pe d'enquete sur la va- Ordinaire ri ole Centre r egi onal de formation MESA professionnelle a l' eradica- tion dUo paludisne Etat d'avancement En cours d'execution Termine En cours d'elaboration En cours C:'cxecution En cours d'elaboration En cours d'elaboration En cours d' elaboration En cours d'execution En cours d'ex8cution Termine Termine En cours d'ex8cution Pays No PROJErS 22- INl'ER- PAYS (suite) 34 Pro jet Conseillor pour l'education sanitaire Formation professionnelle pratique au genie sanitaire Origine des fonds Ordinnire Ordinaire 36 Reunion d'un groupe d'experts Ordinaire des stutistiques demographi- * 38 41 42 45 50 51 55 56 ques et sanitaires Colloque sur l'hygiene ali- mento.ire, 10. lutte contre les zoonoses et 10. pratique de l'hygiene publique veterinaire Equipe regionale d'enqu@te sur 10. tuberculose Conference sur l'enseigne- ment medical Participation a des reunions a. but educatif Colloque sur 10. formation professionnel1e d'un per- sonnel sani taire auxiliaire Centre epidemiologique et statistique Assistance aux bibliothe- ques medicales Systemes d'approvisionnement public en eau Ordinaire Ordinaire/ FIs]; Ordinaire Ordinaire Ordinaire Ordinaire Ordinaire Ordi~re/ CWSSA " Compte special pour l'approvisionnement public en enu EM/RCl1/2 Annexa I page xv Etat d'avancement En cours d'execution En cours d 'execution En cours d'elaboration En cours d'elaboration Termine En cours d'elaboration En cours d'execution En cours d'execution En cours d ' executi on En cours d'execution En cours d'91aboration EM/RCll/2 - Annexe I page xvi Pays PROJErS I NTER- PAYS (suite) No Projet Origine des f onds 58 Equi pe d ' eval untion de l'IESA/ l' er adi cat i on du paludisme Ordinni r e 60 Bour ses d ' 6tudes coll ectives AT en administr ation de la s ant e publique (URSS) 61 Cour s de format i on pr of ession- Ordinaire nell e pour t echnic iens de l a - "f-)o r at oire 63 Formati on professi onnelle en Ordi naire mat i er e de sante mental e ( n) Cours de f or mo. t i on pr o- f essi onnelle pour omni- prati ci er:s (b) Formati on professionnelle d 'lllfi~~ere s psychi a triques 66 Habitat rural 67 G::" 'J"pe d ' etude ae lc:. sante mentale 71 Confer ence r egi onal e sur l ' 6r adication eu pal udisme 72 Cours de pe rfectionne~ent pour ing6ni euro hydr c:ul i- ci ens 73 ?rotcction san i taire de l a popul atio!l, zone d'l l ac du Haut -Barrc.ge Ordi naire Ordinai r e MESA Or di naire/ CWSSA Or dinaire 74 ReurrLon 3U::' 130 r Gaciapt ati on Or dinaire cles mo.lade s :nentaux chr oni ques 75 Centre r eEi onal antituber culeux de demon::: tration et de per- Orc~inaire f ectionncment Etat d' avancement En cours d'execution En cours d' el aboration En cours d'elaboration En cours d' elaboration En c ours d ' el aboration Termine En cours d ' el abor ation En cour s d ' elabor ation En cours d 'elaboration En cours d ' elaboration En cours d Jelaboration Pays No Projet PROJEr'S 76 Conseiller pour les nTTER· produits pharmaceutique:::; PAYS et .les magasins medicaux (suite) 77 Reunion d'un groupe ,d 1experts de l'approvisionnement pu- bl:j.c en eau Origi~e des fonds Ordinaire Ordinaire/ CWSSA EM/RCll/2 Annexe 1 page xvii Etat d ' avancement En cours d'elaboration En cours d'elaboratiori AimEXE II ACCO::tL0 blGlJSS ENTRE IE ley JUYLIET-f960ET IE 30 JUm 1961 EM/RC 1 l/z Annexe II page i AttABIE SAOUDITE L1accord de base entre le Gouvernement de l'Arabie Saoudite et 110VS a ete conclu en avril 1961 ARABIE SAOUDITE 4 Eradication du paludi3me Avenants Nos I ct II au plan d1operation ARABIE SAOUDITE 23 Conseiller IlOU:i.~ l a s C:::lte p'J.bliqlle ( epidemiologiste) Plan d 1 opeYT.tio:-:. CHYFRE 10 Lutte antil8prcusG EchanGG de l e tt-res Cons').l tanG a c ourt t erme ETHIOPIE 2 Lutto a:'1tileprcusG Plan d:operat ion ETHIOPIE 14 Centre antipaludique do formation professionnelle Plan d I o~l;ra tiOD ETHIOPIE 16 r ·,tte c ~ntre l es ophtalmios transmissibles Plcm d I operat~.on ETHIOPIE 23 ETHIOPIE 25 IRAK 5 lIygier..o ma.toL1011c; et. infantile, Erythree Plan d I Cp'3!'at:~o:1 Equipc ci ? o: .' i rDtat::'on des centres d ~hygi~nG Plar.. c.; operat :~on Lu tte c::.n tilEn:J:c :;use Echango de l cth'cs, consulta:1t a court terme EM/RCll/2 Armexe II page iv PAKISTAN/FISE/2 PAKISTAN/FISE/l7 REPUBLIQUE ARABE UNm RAU-EGYPTE 25 (III) RAU-EGYPTE 27 RAU-EGYPTE 48 RAU-EGYPTE 49 RAU-EGYPTE 53 RAU-SYRm 2 SOMALffi 2 SOUDAN/FISE/l Centres de protection maternelle et infantile Avenant No IV au plan d'operation Hygiene rurale Plan d1operation L'accord de base entre Ie Gouvernement de la Republique Arabe Unie et I' OrvIS a ew conclu en novembre 1960 Lutte contre les ophtalmies transmissibles Plan d'operation Institut superieur d'Hygiene publique, Alexandrie Avenant No I au plan d'operation Laboratoire de c ontr8le des medicaments Echange de lettres, consultant a court terme Projet-pilote de lutte contre la bilharziose et centre de formation professionnelle Plan d'operation Lutte contre Ie typhus Echange de lettres, consultant a court terme Eradication du paludisme Plan d'operation Eradication du paludisme Echange de lettres, prestation en personnel et f ourni ture s . Protection maternelle et infantile et formation professionnelle Avenant No I au plan d'operation AlmEXE II ACCO:tti)::i ::>lGlJ3S ENTRE LEIer JUYLLET-f9"60ET IE 30 JU~ 1961 EM/RC1l/Z Annexe II page i A"1ABIE SAOUDITE LraccoI'd de base entre le Gouvernement de l'Arabie Saoudite et l!Ol~S a etk conclu en avril 196i ARABIE SAOUDITE 4 Eradication du pa1udi3me Avenants Nos I ct II au plan d'operation ARABIE SAOUDITE 23 Conseiller pou:..~ la s 2.:1te p'J.blique (epidemiologiste) Plan d I ope:('['. tier: CHYFRE 10 Lutte anti.l6preuse Echange do l ottrcs Cons').l tanG a court t erme ETHIOPIE 2 Lutto a:'1ti.lepl 'ousO Plan d ~ op6ration ETHIOPIE 14 Centre antipaludique de formation professionnel1e Plan d I o~)Gration ETHIOPIE 16 l'.l.tte c~ntre l e s ophtalmios transmissib1es Plc:m d I operat~ .on ETHIOPIE 23 ETHIOPIE 25 IRA.K 5 Hygi?n:.o ma t oL1011c et. infantile, Erythree Plan d I op6r'at :~ o:1 Equipo ci ! o:.'i r;:1tat::'on des cent!'es d ~ hygiene. Plan c.: opera t:~on Lutte 2.ntilEnyc :,;use Echangc de lc:ttros, consulta:lt a court terme EM/RCll/2 Annexe J:I page ii IRAK 11 IRAK 18 IRAK 2.5 IRAN/FISE/l IRAN 1 IRAN 21 IRAN 26 IRAN 42 JORDAN IE JORDANIE 6 JORDANIE 11 Eradication du paludisme Plaa dtoperation Lutte contre les ophtalmies transmissibles Echange de lettres Prestation en personnel, materiel et fournitures Banque de sang Echange de lettres, consultant a court terme neveloppement des services d8 protection maternelle et infantile Avenant No I au plan d'operation Eradication du paludisme Echange de lettres Clauses additionnelles Enseignement de l'obstetrique Echange de lettres prorogeant la validite du plan d'operation Laboratoire de la sante publique Modifications au plan dleradication Services de readaptation, Chiraz Plan d'operation Echange de lettres, consultant a court terme Ltaccord de base entre le Gouvernement de la Jordanie et l'OMS a ete conclu en septembre 1960 Eradication du paludisme Plan d' operation Lutte contre les ophtalmies transmissibles Echange de lettres, prestation en fournitures JORDANJE 23 JORDANJE 25 KCMEIT LIBAN LIBAN 7 LIPAN 32 LImE 9 PAKISTAN 13 PAKISTAN 36 PAKISTAN 44 PAKISTAN 48 Production de vaccins et antiserums EM/RCll/2 Armexe II page ·iii Echange de lettres, production des anatoxines Services consultatifs de sante publique Plan d'operation L1accord de base entre Ie Gouvernement du Koweit et l'OMS a e-re conclu en avril 1961 L'accord de base entre Ie Gouvernement du Liban et I'aMS a e-re conclu en octobre 1960 Eradication du paludisme Avenant No II au plan dloperation Lutte antilepreuse Echange de lettres, consultant a court terme Eradication du paludisme Avenant No I au plan dloperation Lutte antituberculeuse (roG) Avenant No VIII au plan dloperation Eradication du paludisme Plan dtoperation Assistance aux centres de formation professionnelle Enseignement infirmier, Pakistan Occidental Plan d'operation Assistance aux laboratoiresnationaux dthygiene a Islamabad (Rawalpindi) Echange de lettres, consultant a court terme EM/RCll/2 Annexe II page iv PAKISTAN/FISE/2 PAKISTAN/FISE/17 REPUBLIQUE ARABE UN IE RAU-EGYPTE 25 (III) RAU-EGYPTE 27 RAU-EGYPTE 48 RAU-EGYPTE 49 RAU-EGYFTE 53 RAU-SYRIE 2 SOMALIE 2 SOUDAN/FISE/l Centres de protection maternelle et infantile Avenant No IV au plan d'operation Hygiene rurale Plan d' optha tion Llaccord de base entre Ie Gouvernement de la Republique Arabe Unie et I I OYJS a ew conclu en novembre 1960 Lutte contre les ophtalmies transmissibles Plan d'operation Institut superieur d'Hygiene publique, Alexandrie Avenant No I au plan d'operation Laboratoire de c ontr81e des medicaments Echange de lettres, consultant a court terme Projet-pilote de lutte contre la bilharziose et centre de formation professionnelle Plan dloperation Lutte contre Ie typhus Echange de lettres, consultant a court terme Eradication du paludisme Plan dloperation Eradication du paludisme Echange de lettres, prestation en personnel et f ourni ture s . Protection maternelle et infantile et formation professionnelle Avenant No I au plan dloperation SOUDAN 3 SOUDAN 6 SOUDAN 6(b) SOUDAN 15 SOUDAN 19 TUNIS IE TUNISIE 3 TUNISIE 17 TUNISJE 27 TUN IS IE 29 TUNISIE 30 Lutte antituberclueuse EM/RDll/2 Annexe II page v Echange de lettres prorogeant la validite et modification Projet-pilote d1eradication du paludisme Avenants Nos I et II au plan d'operation Enqu~te prealable a l'eradication du paludisme Plan d'operation et avenant No I au dit plan Lutte c~ntre les ophtalmies transmissibles Echange de lettres, consultant a court terme Zone de demonstration d'hygiene rurale Echange de lettres, prestation en personnel et fournitures. L'accord de base entre le Gouvernement de 1a Tunisie a ete conclu en septembre 1960 Lutte c~ntre les ophtalmies transmissib1es Avenant No V au plan d'operation Eradication du paludisme Echange de lettres, extension du projet et autres clauses Enqu@te sur l'enseignement medical Echange de lettres, visite d'une equipe medica1e Centre de readaptation medicale Echange de lettres, consultant a court terme Lutte contre les maladies veneriennes Echange de 1ettres, consultant a court terme EM/RCll/2 Annexe II page vi YEMEN EMRO 19 Ltaccord de base entre le Gouvernement du Yemen et l'm£ a ete conclu en decembre 1960 Centre regional de formation professionnelle a Iteradication du paludisme Avenants Nos II et III au pland'operation
Organisation mondiale de la santé (OMS) · Publications
Rapport Annuel du Directeur Regional a la Onzieme Session du Comite Regional, juillet 1960 - 30 juin 1961
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