WORLD ITEALTH ORGANIZATION l,l. S.P. llikièma SEE/VCU, 0uaga ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE I ONCHOCERCTASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AT'RICA PROGRAMME DE LUÏIE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQTJE DE L'OUEST Reunion de Recherches entomologiques et Insecticides Bouaké, Côte d'lvoire, 21.-26 Avril 1997 Réf. : 353/97|VCU/ADMI 14.2 â o Septembre 1997 i v TABIÆ DES MATIERES TNTRODUCTION 1. REVUE DES RECOMMANDATIONS DES REUNTONS VCU DE 1996 . 2. ACTMTES D',EVALUATION ENTOMOLOGIQUE 2.1. Synthèse de la situation sur le Niger et afïluents dans la zone de Bamako 2.2. Synthèse de la situation sur les affluents de l'Oti: Kara-Kêran-Mo ........ 2.2.1 Résultats entomologiques de 1986 à 1996. 2.2.2 Rêsultats épidémiologiques 2.3. Etude de post traitement sur la Kulpawn et la Mole 2.4. Enquêtes entomologiques en régions forestières 2.4. 1 Sud-ouest Ghana...... 2.4.2 Basse Comoé (Côte d'lvoire)... 2.4.3 Sud-est Guinée Conakry 3. TRATTEMENTS LARVTCIDES ... 3.f . Impact des traitements en période d'Harmattan 3.2. Traitements larvicides en Sierra Leone. 3.3. Traitements au sol. 3.4. Gestion des stocks et surveillance des dépôts 4. SENSIBILTTE DES LARVES AUX TNSECTICTDES 4.1. Têmêphos 4.2. Pyraclofos 4.3. Phoxime. 4.4. Etofenprox, permêthrine et carbosulfan 4.5. Cytotypes impliqués dans la résistance âux organophosphores I I 2 2 3 3 3 4 4 5 5 5 6 6 6 7 7 8 8 9 9 r0 r0 5. RECHERCHES SUR LES TNSECTICTDES 5.1. B.t. H-14. 5. 1. 1 Sélection de formulations commerciales plus performantes 5.1.2 Recherche sur les souches recombinées de B.t. H-14....... 5.1.3 Autres possibitités de recherche.... 5.2. Insecticides chimiques 6. IDENTIFTCATTON DES VECTEURS ET DES PARASITES 6.f . Identification des vecteurs.. 6.1. 1 6.r.2 6.r.3 6.r.4 Validation des techniques d'identification Cytotaxonomie... Morphologie-Morphométrie . . . Perspectives d'étude des populations simulidiennes par la technique des microsatéllites. . . .....11 .. 10 .10 11 T2 .... 13 t3 L3 ..t4 T4 l5 15 15 T6 ....17 t7 18 18 18 18 18 18 6.2. Identifrcation des parasites 6.2.I ldentification des parasites par sondes ADN 6.2.2 ldentification des parasites par hétéroduplex 6.2.3 Validation de la technique des broyas de simulies 6.2.4 Rôle vectoriel des espèces de S. damnosum s.[. .. 7. SOUTIEN TNFORMATIQUE AUX ACTMTES VCU. 7 .1. Gestion des données ...... 7.1.1 Gestion des données entomologiques . 7.1.2 Prêsentation du programme AIDEMEMO pour les données Aerops 7. 1 .3 Gestion des données de la recherche . . . . 7.2. Dêmonstration sur le SIG. 7.3. Gestion du parc informatique t9 T2 19 19 19 20 20 20 2t 2l 2t 22 8. FORMATION ET RECYCLAGE ... 8.1. Identification des parasites 8.2. Surveillance entomologique .. 8.3. Formations des formateurs en informatique ..... 9. VALORISATION DES RESULTATS . 9.1. Liste des publications parues.... 9.2. Liste des publications à paraître 9.3. Participation à des congrès.... . . . 10. ORIENTATION DES RECHERCHES ET COLLABORATION EXTERIEURE 11. ATELIERS. 11.1 Atelier no1 : Revue de la situation entomologique sur les bassins soumis à la recolonisation par les simulies en provenance des zones non traitêes: Tinkisso, Sankarani, haut Sassandra,Ouêmê, Oti et ses affluenk ......... 11.1.1 Tinkisso 11.I.2 Sankarani... . .. . 11. 1.3 Haut Sassandra ll.I.4 Ouémé 11.1.5 Oti et affluens (Kara, Kéran, Mô).. ll.2 Atelier n" 2 : Réflexion sur le phénomène de la dêforestation et son incidence sur l'onchooercose: cas de la basse Comoé tL.2.r rt.2.2 11.3. 22 22 23 23 23 23 24 24 24 Situation de ['onchocercose Actions envisagées Atelier no 3 : Amélioration de la performance du soutien informatique et réflexion sur I'intêgration des données OCP en vue d'une exploitation par cartographie informatisêe .... 25 11.3.1 tL.3.2 11.3.3 Amélioration de la productivité des informaticiens........ Intégration des banques de données de VCU. Conclus ions et recommandations de l' atelier informatique L2 . RECOMMANDATTONS 13. LISTE DES PARTICIPANTS 14. ANNEXES 25 25 25 ......27 ANNEXE I ANNEXE TI ANNEXE TTI Journée commune OCP-IPR-CEMV . Surveillance entomologique pour la détection précoce de la recrudescence. Tableaux, cartes et figures .29 .30 .31 .36 .40 INTRODUCTION Du 21 au 26 avril 1997, s'est tenue à Bouaké la réunion annuelle de Recherches entomologiques et Insecticides. A l'instar des réunions précédentes, elle a permis de faire le point des activités de recherche menées dans le Programme durant l'année ecoulée et de définir les priorités pour I'année à venir. Dans son allocution d'ouverture, le Chef VCU a mis I'accent sur I'importance de cette réunion. It a soutigné que le Directeur du Programme en attend des orientations precises. Faisant le tour des informations générales du Programme et de VCU, il a mis l'accent sur la restructuration des unités et les différentes nominations intervenues. Il a ensuite salué la présence du représentant de l'unité PET et celle des informaticiens pour [a contribution qu'ils apportent aux débats. tl a apprecié les projets de tenue d'ateliers sur des problèmes precis dans l'espoir que des solutions concrètes soient proposées. [l a hautement apprecié la participation à cette réunion de chercheurs extérieurs dont les travaux présentent un grand intérêt pour I'OCP. Suite à l'intervention du Chef VCU, le CRE, président de séance, a souhaité [a bienvenue aux participants. Des rapporteurs ont été désignés et l'agenda de la réunion a été adopté sans amendement majeur. 1. REVIJE DES RECOMMANDATIONS DES REUNIONS VCU DE T996 Læs participants ont noté que tes recommandations de la réunion de Recherches Entomologiques et lnsecticides de 1996 ont été suivies d'effet pour [a majorité d'entre elles. La recommandation concernant le bulletin semestriel relatif à l'évolution de la sensibilité des larves n'a pas connu de suiæ favorable à cause d'un manque de données nouvelles au mois d'octobre. Elle a été reconduite compte tenu de t'intérêt que revêt ce document dans la prise de décisions pour les traitements larvicides hebdomadaires. [,a recommandation relative à la formation des informaticiens, a été partiellement suivie d'effet. Toutefois la réunion a insisté pour que les informaticiens reçoivent la formation en Visual basic, Access et Atlas-GlS dans le cadre de stages spécialisés conduits par leurs collègues qui ont été déjà formés. Le Chef VCU a informé les participants sur les recommandations de la réunion de Recherches Opérationnelles et de Stratégies 1997, et a exhorté les équipes de recherches à veiller à leur exécution afin de réaliser tes objectifs fixés pour 2002. Prenant la parole après le Chef VCU, [e CSH a fait le point de la réunion du Groupe Ecologiquequis'esttenueàAccra(Ghana) ù29 au31janvier1997. Acetteréunion, letour d'horizon des activités de VCU et des équipes de surveillance de l'environnement aquatique a été fait. I-æs recommandations qui en ont découlées concernent i) la valorisation scientifique des résultats de [a surveillance aquatique mise en place par le Programme; ii) [a poursuite des efforts pour la mise au point de formutations performantes de B.t. H-14; iii) la préparation d'un document sur [a nuisance simulidienne et les moyens de lutte et iv) la finalisation de [a pubtication scientifique sur les 20 ans de surveillance aquatique de l'OCP. 22 ACTMTES D',EVALUATTON ENTOMOLOGTQUE 2.1 Synthèse de la situation sur le Niger et affluents dans la zone de Bamako (frg. 1-2-3) [æs traiæments du Niger ont commence en 1977. L'analyse des données hydrologiques, des resultas entomologiçes et épidémiologiques ont permis de constater l'irrégularité des traiæmens larvicides au cours des 14 premières années de lutte antivectorielle. [a période de traitement eff,rcace s'étend en effet de 19ÿ)-1997 avec pour conséquence la maîtrise de la transmission. [a distribution de l'ivermectine a contribué à I'obæntion de ces bons résultats. [æs indices épidémiologiques (prévalences et CMFL qu'i[ faut considérer avec prudence à cause du traitement à l'iverrnectine) confirment une tendance netæ à l'amélioration sauf à Fougadougou et à Tienfala où les prévalences sont respectivement de 17 à 24 7o. l,æ traiæments larvicides au sol se poursuivent en même temps que la distribution de l'ivermectine. L,e Fié est une rivière à débit moyen qui comporte des gîæs inaccessiblæ par voie terrestre prà de [a frontière guinênne. I est sous traiæments larvicides depuis 1977, mais n'a connu de traitemens reguliers qu'à partir de 1987; ce qui a permis la maîtrise de la transmission en 1990. Cependant, le niveau de transmission a accusé une relative remontée en 1996. [a tutæ antivectorielle se poursuit conjointement avec la distribution de l'ivermectine pour un contrôle effectif de la transmission dans ce bæsin où prà de 52% des parasiæs identifiés par sondes d'ADN sont O. volvuhts de savane. [a Faya presente la particularité d'avoir été reenvahie jusqu'en 1989 malgré sa mise sous traitement en 1977 . [æs traitements en Guinee ont permis de maîtriser ce phénomène et de maintenir la transmission au dessous du seuil de tolérance depuis 1990. Cetæ rivière où O.volvulus ne représente que 14% des parasites observés chez le vecteur, ne constitue plus un foyer important d'onchocercose. [a Dylamba est traitee aux larvicides seulement depuis 1990. trs Potentiels Annuels de Transmission (PAT) se maintiennent à la limite du seuil de olérance. Sur ce bassin qui bénéficie du traitement à l'ivermectine depuis 1993, O. volvuhts représente 35% des parasiæs identifies chez les simuties infectieuses. lrs évaluations épidemiologiques de 1987 indiquent une prévalence de 54,6% au village de Dibaro. Compte tenue des éléments de synrhèse ci-dessus presentes, des suggestions ont été faiæs pour la poursuite des activites sur les rivières concernées: - épandages larvicides au sol en combinaison avec ta distribution de l'ivermectine sur le Niger et la Dylamba jusqu'en 2001 pour atteindre les 12 années requises de contrôle de la transmission; - traitements larvicides au sol sur le Fié, relayés par les épandages aériens pendant la période d'inaccessibilité des gîæs (décembre à février). Cet effort devra être poursuivi jusqu'en l'an 2001. rapport. L'ensemble de ces suggestions a fait l'objet de la recommandation No 4, qui figure en fin de J2.2 Synthèse de la situation sur les allluents de l'Oti: Kara-Kéran-Mo la Kara, la Kéran et la Mô, affluents de la rive gauche de l'Oti, font partie de la zone initiale du Programme (Phase III EsQ où les traitements larvicides ont commené en lÿ77. [æs résultats entomologiques et épidemiologiques enregistÉs jusqn'en 1987 n'éant pas ûout à fait satisfaisants sur ces rivières, il a été décidé de les inclure dans I'extension sud-est où les traitements larvicides ont commené en 1988. De 1990 à 1993, les opérations de lutte antivectorielle ont été progressivement suspendues sur l'Oti-Pendjari ainsi que sur les cours inférieurs de la Kara et de la Kéran. 2.2.1 Résultas de 1986 à 1996 (tab. 1) Sur la Kéran où la transmission est observee de mai à decembre, les résultats entomologiques ne sont pas satisfaisants à Titira et Tapoundé (PAT brus oujoun supérieurs à 100 de 1986 à 1996). Pour le premier trimestre de 1997 (ianvier, février et mars), des PAT de A et 70 ont été enregistres respectivement sur ces deux poins. A Pouda sur la Binah (un affluent de la Kéran), les resultats sont bons, les PAT bruts ont toujours été inférieurs à 100. Sur la Kara, les 3 points de capnrre (Landa-Pozanda, Kpayando et Sarakawa-Kpélou), ont des PAT inférieurs à 100. I n'y a pas de poins de capûrre sur la moyenne Kara où des prévalences élevées ont été enregistrées. Sur la Mô à Bagan, le PAT a étê de I27 en 1995 et de ÿ2 en 1996. Sur les 2 autres points (Mô à Mô et Aléheride) les PAT bruts ont régulièrement été inférieurs à 100 depuis 1987. Dû aux facià monagneux et aux nombreux affluents et sous affluents de cette région, les traitements larvicides par voie aérienne sont difficiles à maîtriser en saison de pluies. Ceue situation a occasionné l'évolution des PAT en "dents de scie" entre 1990 et 1996 sur la plupart des points de câpûrre suivis. Ce phénomène a pu êre favorisé par des mouvements simulidiens à partir de I'Oti, etlou [a présence de nombreux orpailleurs et migrants de diverses origines. 2.2.2 [æs résultats épidémiologiques ( fig. a) [æs derniers résulats épidemiologiques enregistrés par l'équipe nationale du Togo en 1996, ont montré des prévalences élevées sur la Kara : 67,4 % à Sikan, û,5% à Kadiol II, 42,I % à Sakponé, 52,9 % à Aho-[oa, 56,8 7o à Tougel, 29,4 % à Kpessidé. Sur la Mô, la situation est meilleure avec une prévalence de 9,8 % àBagan. lrs dernières évaluations ophtalmologiques (avril 1997) ont montré que des enfants de 7 à 10 ans, ont des microfilaires dans l'oeil à Sikan, à Tougel et à Sola-Kéran (communication personnelle du Dr Banla). Jusqu'en 1995,la distribution de l'ivermectine a été faiæ de façon trà localisee (traiæment par poche). [a distribution de l'ivermectine à grande echelle n'a été entreprise qu'en 1996 et celle à base communautâire est en cours d'installation. 4Suiæ aux discussions suscitées par cette revue de [a situation sur la Kara-Kéran-Mô, les actions suivantes ont été envisagées: - determination de l'origine des femelles infectieuses de la Kéran par des captures-tests sur tes biefs de ['Oti (vers Panséni et Oti-Toutionga); - évaluation de la transmission sur la moyenne Kara (region de Tougel et Sikan); - poursuite de la lutte antivectorielle et reprise des traitements larvicides sur la basse Kéran et la basse Kara; - Inænsification de la distribution de l'ivermectine. 2.3 Etude de post traitement sur la Kulpawn et la Mole (Iig.S et 6) Aprà 19 ans de lutte antivectorielle sur la Kulpawn et la Mole (1975-1994), les données entomologiques recueillies à Biélikpong et à Yagaba n'ont pas permis une évaluation convenable de la situation épidémiologique reelte sur ces deux cours d'eau. En effet en 1994, une évaluation épidémiologique realisee dans 10 viltages de la zone indiquait des prévalences comprises entre 10 et 20% , avæ, des enfants infectes. tl a été décidé, au cours de I'EAC de juin 1995, de proceder à des études speciales sur trois ans (1995-96-97) pour mieux appréhender la sinration. Ces éUdes initialement prévues à Biélikpong et Yagaba ont été effectuées à Yayonyori et Chiasa pendant la période de forte transmission (uiltet à octobre) pour cause d'inaccÉssibilité des deux premiers. tes investigations de la première annee d'énrde indiquaient un nombre de femelles infectieuses pour 1000 pares de 1,54 à Chiasa, et 1,13 à Yayonyori. Ces resulats peu satisfaisants ont conduit, lors de la réunion de Recherches Opérationnelles et Stratégies de 1996, à I'adoption d'une plus longue période d'énrde. Par ailleurs, des captures villageoises ont été préwes à Biélikpong, ainsi qu'ure évaluation épidemiologique comptète par l'équipe nationale du Ghana afin de mettre tous les villages éligibles sous traitement ivermectine. En 1996, les resultats ont montré que la transmission était plus importanæ à Biélikpong (2,1 femeltes infectieuses pour 1000 pares) qu'à Chiasa (0.5 femeltes infectieuses pour 1000 pares). Il faut noter par ailleurs que 35% des femelles infectieuses de Biélikpong étaient parasitées par des larves d'origine animale. A Chiasa, où le nombre de femelles infectieuses a baissé de 1995 à 1996 (1,5% à 0,5%) , une seule femelle infectieuse portait des larves d' Onchocerca sp . Ces resultats ont été examinés au cours la réunion de Zones tenue à Bouaké du 4 au 9 novembre 1996. tl a été prévu de poursuivre les études entomologiques de post traitement à Chiasa et Biétikpong enl997 . Si I'anatyse des résuttas de 1997 ne révétait pas une amélioration suffisanæ de [a situation, de nouvelles prospections épidémiologiques seraient entreprises pour une action appropriee. A cet effet et conforrnément aux suggestions de la même réunion de Zones @ouaké 11/1996), les études de post-traitement se poursuivront en 1998 pour évaluer l'impact de Ia distribution de l'ivermectine sur la transmission. Enquêtes entomologiques en régions forestières: sud-ouest Ghana, basse Comoé et sud-est Guinée (fig. 7) 2.4 Au cours des trois dernières années, des investigations sont entreprises dans le but de renforcer les connaissances sur [a transmission et l'épidémiotogie de l'onchocercose dans les régions 5forestières de plus en plus marquées par la complexité des changements liés au déboisement inænsif eÿou aux migrations humaines. lrs régions acûlellement concernées par ces recherches sont celles du sud-ouest Ghana où les opérations sont menees par les equipes du Noguchi Memoial Institwe for Medical Research d'Accra (Ghana) sur les bassins Pra et Tano, du sud+st Côæ d'Ivoire et du sud-est Guinee où des enquêtes périodiques sont effecnrées respectivement sur la basse Comoé et la rivière Diani par les équipes de I'OCP. Dans le cadre des investigatiors récemment entreprises dans les trois zones, l'analyse des données recueillies a permis de constater les faits ci-dessous indiqués. 2.4.1 Sud-ouest Ghana [æs populations simulidiennes recensées dans cette zone se composent d'espàes forestières (5. sanctipauli, S. yahense et S. squatrasurn) et de savanicoles (S. danmoswn s.s. et S. sirbanwt). [æs vecteurs savanicoles semblent imphqués dans des mouvements saisonniers qui se traduisent par des variatons périodiques de leur abondance sur les bassins étudies; les plus fortes densités étant observées en saison seche. Par ailleurs, les études entomologiques dejà menées montrent que ces especes savanicoles ne sont pratiquement pas impliquées dans la transmission. En effet, toutes les femelles infectieuses rencontrées pendant l'année 1996 sont des forestières qui transmetûent les souches d'O. volvuhts de forêt et de savane à raison de 65% d'O. volvulrzs forêt et de 35% d'O. volvulas savane. I faut noær que sur les bassins concernés (Pra, Pru, Sea, Tano), les parasites d' animaux représentent 27 % des filaires collectées. 2.4.2 Basse Comoé d'lvo Sur le plan entomologique, la région de la basse Comoé et le sud-ouest Ghana montrent de nombreuses analogies, particulièrement en ce qui concerne la composition specifique des populations de S. damrasurn s.l. et la dynamique des espèes savanicoles. Ceci est vraisemblablement lié à la proximité des deux zones et à la similitude de la ptupart de leurs caractéristiques biogeographiques et hydrotogiques. Du fait de cette proximité, diverses suggestions et recommândations ont été faiæs afin que les investigations actuellement menées sur la basse Comoé soient entreprises parallèlement à celles en cours au sud-ouest Ghana. Afin de mieux appréhender l'évolution de la situation enomologique sur ce bassin, les domées enregistrees au cours des trois dernières années dans le cadre des activites habituelles de I'OCP ont été analysees. Ceci a permis de constater que toutes les espèces simulidiennes présenæs sont plus ou moins impliquées dans la transmission de l'onchocercose. Toutefois, qu'il s'agisse de la transmission d'O. volvulw de forêt ou de savane, le rôle vectoriel des espàes forestières de S. darnnosum s.l. parait nettement plus important que celui des especes savanicoles (fig 8) Lrs donnees qui seront recueillies dans [e cadre des investigations en cours permettront une estimation convenable des nouvelles tendances. 2.4.3 Sud-est Guinée Conakry Les enquêtes périodiques menées dans cette zone ont révélé l'absence quasi totale de vecteurs savanicoles quelque soit [a saison considérée. [æs seules espèces forestières rencontrées sont.S. yahense et S. squamosum qui ne transmettent que [a souche d'O. volvulas de forêt. [æ vecteur prédominant est ^S. yahense qui représente plus de 80% des populations simulidiennes 6observées. l-a situation entomologique au Sud-est de la Guinée ne revêt aucun aspect préoccupant au vu des données préliminaires collectées. I serait toutefois utile de suivre l'évolution de cette situation afin de mieux appréhender l'incidence des changements pouvant résulter de la conjugaison des phénomènes de déforestation et de migration des populations humaines. 3. TRAITEMENTS LARVICIDES 3.1 Impact des traitements en pêriode d'Harmattan L'une des principalæ caractérisûques du climat ouest africain est I'alternance de deux saisons; à savoir la saison seche liee au déplacement du F.I.T. (Front Inter-Tropical de moussons) vers le sud et la saison des pluies qui s'installe lorsque le F.l.T remonte vers le nord. Chaque saison est caractérisee par la direction des vents dominants qui soufflent du sud-ouest vers le nord-est en saison des pluies et en sens inverse en saison sèche. Ces vens favorisent les mouvemens simulidiens de grande amptinrde impliquant essentiellement les espèces savanicoles de S. damnoswn s.1.. Ainsi, suiæ à l'arrêt des traitemens sur la plupart des rivières de l'aire initiale du Programme, certains bassins, bien que ûoujours soumis à la lutte antivectorielle, connaissent de fortes remontees de la densité simulidienne pendant les mois de février, mars et avril (fig. 9 et 10). Ces flambées de simulies qui affectent essentiellement les bassins sinrés en bordure de la zone non traitée (Sankarani, Fié, Tinkisso et haut Sassandra) sont liées à la présence de vecteurs savanicoles ayant migré de gîtes plus sepæntrionaux sinres pour la plupart dans l'aire initiale du Programme où les traitements sont arrêtes. Cette migration est favorisê par l'harmattran, vent dominant soufflant du nord-est vers le sud-ouest pendant la saison seche (décembre-mai). Elle ne presente à priori aucun danger imminent dans la mesure où les populations simulidiennes impliquês proviennent de zones assainies. Toutefois, lorsque ces simulies migrantes atæignent des regions où la situation épidémiologique est moins satisfaisanûe, elles peuvent être à l'origine d'une transmission plus ou moins intense. C'est par exemple le cas du Fié et du Tinkisso où l'accroissement de la population simulidienne en période d'harmattan est généralement lié à une transmission non négligeable (fig. 11A et B). Compte tenu de cet aspect relativement preoccupant en cetûe phase hnale du Programme, l'analyse de la situation sur les bassins sinrés en bordure de la zone traitée a fait l'objet d'un aælier de réflexion qui a permis de definir les priorites opérationnelles pour une stratégie de lutte appropriee (cf. atelier 1). 3.2 Traitements larvicides en Sierra Leone Avant le début des traitements au nord de la Sierra [.,eone, les mouvements simulidiens évoqués dans te paragraphe 3.1, se traduisaient par une nette prédominance des espàes savanicoles de S. damnosum s.l. en saison seche et la presence exclusive de forestières en saison des pluies. Apres quatre années consecutives de lutte antivecûorielle, l'analyse des résultas entomologiques a permis de constater une profonde perturbation de ceme dynamique simulidienne; 7perturbation marquee par la forte regression, voire la quasi disparition des vecteurs savanicoles de certains bassins en saison seche. Cependant, à la faveur des longues périodes de suspension des traiæments larvicides sur ces mêmes bassins, une remontée progressive de la densité de ces vecteurs savanicoles est actuellement mise en évidence (fig. 12). Face à cetæ sihration qui semble refléter une inænsification du mouvement migratoire nord- est/sud-ouest favorisé par l'harmattan, les traitements larvicides avaient été repris en nrars 1997 pour empêcher la reconstitution des populations savanicoles sur les bassins du nord de la Sierra lcone pendant la saison sèche. Ces mêmes traitements pourraient annuler le mouvement inverse habituellement observé en début de saison des pluies vers les regions septentrionales notamment sur les bassins du Niandan et du Mafou. 3.3 Traitements au sol ks traitements au sol effecnrfu dans le cadre des activités de lutte antivectorielle sont conduis soit en appui aux traitements héliportes, soit seuls. Ces traiæments d'appoint sont planifiés dans le but de maintenir et/ou renforcer I'efficacité des épandages aériens. [s sont particulièrement recommandés pour prévenir les retombées néfasæs pouvant resulær d'un mauvais passage d'insecticide. Pour des raisons de coût, les traitemens au sol sont effectues en remplacement des épandages par voie aérienne là où I'accessibilité, les conditions hydrologiques et la qualification du personnel de terrain le permettent. [æs opérations sont alors menées de façon hebdomadaire pour assurer une lutte efficace contre la transmission. [æs cours d'eau acnrellement concernes par de ælles opérations sont le Niger et ses affluents (Faya, Dylamba) dans la region de Bamako, le Fié sur tout son cours en Guinee et au Mali, ainsi que la Dienkoa au Burkina Faso. Compb tenu de l'intérêt que revêt cetæ pratique des traitements au sol, la réunion a estimé qu'il serait opportun de mener des études de faisabilité dans le but d'appliquer cette stratégie à un plus grand nombre de rivières. Il convient de signaler que du fait de l'arrêt progressif des traiæments aériens dans les zones libérées de I'onchocercose par I'OCP, la lutte contre la nuisance des simulies par épandage manuel de B.t. H-14 est de plus en plus appliquee pour la protection de siæs d'intérêt économique (barrages, ranchs, plantations erc.). Ces opérations sont généralement assurées par un personnel local formé à cet effet. lors de la journee conjoinæ OCP/IPR/CEMV, ce sujet a été l'objet de la presentation faiæ par l'IPR (voir annexe 2). 3.4 Gestion des stocks et surveillance des dépôts Suite à d'intenses activités de sensibilisation, de communication et d'information, les vols d'insecticides et de kérosène ont considérablement regressé en 1996. lls ne représentent en effet que 24% des pertes, contre 55% en1995 (62% en1994et65% en 1993). Par contre les peræs d'insecticides dues à la mauvaise qualité des fûs prennent des proportions considérables. En effet, des imperfections plus ou moins graves ont été constatées sur: 8- les fûts de perméthrine et de carbosulfan qui montrent une étanchéité médiocre liee à des couvercles inappropriés, avec des joints plats peu adaptes et occasionnant fréquemment des fuites ou contaminations de produis; - les fiis de phoxime moins resistants, trà sensibles aux chocs et livrés sans protection plastique intérieure; - les fûs de pyraclofos fréquemment endommages par la corrosion du produit; - les fûts de Vectron qui, en comparaison avec ceux de téméphos, sont toujours imparfaiæment scellés . Signalons que les pertes d'insecticides par fuiæ et contamination sont parfois dues au vieillissement des stocks (inaccessibilité des dépôts ou faible consommaûon des produis) et aux multiples changemens de produits sur un même circuit de traiæment aérien. Diverses mesures specifiques et correctives ont été appliquées pour améliorer la gestion des stocks et la surveillance des depôts. Il s'agit notamment des activites d'IEC et de sensibilisation menées par les secteurs et sous-secteurs, des aménagemens speciaux (constmction de hangars, de rails, etc.) de même que la tenue d'ateliers de formation et d'information. [a poursuiæ de ces efforts s'avère indispensable, si I'on considère que l'ensemble des peræs enregistrées en 1996 s'élève à 247 916 $ US, soit3% des stocls et6.9% des consommations (ab. 2). 4. SENSIBILITE DES LARVES AI.IX INSECTICIDES (fiS. T3) Læs sept larvicides sélectionnés pour la lutre antivectorielle ont été utilises conformément à la stratégie de rotation adoptee depuis 1993 dans le but de maximiser l'utilisation des organophosphorés (insecticides de longue portee), tout en limitant les risques d'apparition ou de renforcement de la résistance. Sur tes bassins sous traitements larvicides, l'évolution de la sensibilité a êtê convenablement suivie en 1996-ÿ. lrs résuttas obtenus ont permis de faire le point de la situation générale dans le but d'appliquer la stratégie de rotation avec ûout le succÀ atrendu (fig. 13). 4.1 Témêphos En Tnne Ouest, le niveau de la sensibilité des larves au téméphos est satisfaisant dans l'ensemble. L'analyse des résultas indique cependant la nécessité de mainænir l'exclusion de ce produit pour les traitements au sud de ta Côæ d'lvoire où une résistance a été mise en évidence. Ceci contribuerait favorabtement au retour à une sensibilisé normale (CL95 = 0.4mg/l), compte tenu de la baisse progressive du niveau de résistance sur les bassins concernés: - basse Comoé : CL95 - plus de 100 mg/l en janvier L994, 7.7 mg/l et 2.09 mgll respectivement en avril et decembre 1996; - bas Bandama: CL95 : 11.5 mg/t en novembre L99l et2.9L mgll en juin 1996; - N'zi: CL95 : 27.0L mgllen octobre 1989 et 3.5 mg/l en sepæmbre 1996. Signalons que ceüe amélioration s'est progressivement consolidee du fait de la sévère restriction appliquee depuis plusieurs années au sud de la Côæ d'lvoire en ce qui conc€rne I'utilisation des organophosphorés. Elle semble également confirmer l'effet sélectif de la perméthrine (pyréthrinoide) et du Vectron ou étofenprox (pseudo-pyréthrinoïde) respectivement utilises en hautes 9eaux et pendant la période de decrue. Cetæ dernière observation r€ste valable pour le Niger à Tienfala où une netæ amélioration de la situation est observee en avril 1996 (CL95 = 0.34 mg/l contre 3,20 mg/l en décembre 1995) aprà 6 cycles consecutifs d'étofenprox. [æs resultas obtenus en Guinê et en Sierra læone en mani et avril 1996 ont permis de deceler la résistance chez les populations simulidiennes sur le Milo (CL95 : 2.6 mgil), ainsi que sur la Kaba-Mabole où le niveau de résistance observé est intermédiaire. Suiæ à I'application rigoureuse de la stratégie de rotation des insecticides, cetûe sihntion n'a pas affecté l'efficacité des traitemens en Guinee où la ptupart des gîæs ayant fait l'objet de prospections intensives se sorü avérés négatifs ou faiblement colonises. Une situation relativement preoccupanæ est observê en Tnne Bt où une resistance plus ou moins forte a été décelee sur les bassins de ['Ouémé et du Mono en 1996. [æ niveau de résistance te plus élevé a été observé à Tchakparou sur l'Oudara (bassin de l'Ouémé) avec une CL95 de 8.5 mg/l en septembre 1996 contre 3.0 mg/l en octobre 1993. Concernant les autres points hébergeant des populations simulidiennes résistantes, les valeurs de la CL95 varient de 1.09 à 3.93 mgll respectivement à Blitta et Konigbo sur I'Anié. Sur le plan opérationnel, ces résultats imposent l'application d'une stratégie favorable au retour à une sensibilisé normale en évitant le plus longtemps possible l'utilisation du téméphos, et maximiser celle de la perméthrine en période de hautes eaux, et de l'étofenprox à la montee des eaux ou en période de decrue. 4.2 Pyraclofos [æs résultats obtenus montrent que la sensibilité des larves vis-à-vis du pyraclofos est meilleure à celle observee avec le téméphos. En Tnne Est en effet, aucune résisance au pyraclofos n'a été decelee sur les différents points visités. EnZnne Ouest, la ptus foræ résistance au pyraclofos est observée sur le N'zi en septembre 1996 (CL95 : 0.2 mg/l). Sur la Comoé les résultats de décembre 1996 indiquent le retour à une sensibilité nonnale (CL95 = 0.052 mg/l contre 0.09 mg/l en avril 1996). Des tests diagnostiques effechrés en juin 1996 ont également montré une amélioration de la situaton sur le bas Bandama où une résistance inærmédiaire avait été décelee 3 mois plus tôt (mars 1996). Aitleurs en Tane Ouest, de faibtes niveaux de sensibilité sont observés sur le Niger à Diaragbela (æss diagnostiques de mars 1997) et à Tienfala (CL95 = 0.86 mg/l en avril 1996). tl en est de même pour le Milo avec une CL95 de 0.078 mg/l en mars 1997. Læs résultas montrent que la plupart de ces bassins peuvent être traités au pyraclofos sans contraintes majeures sur le plan opérationnel. Toutefois, afin de favoriser un reûour à une sensibiliæ normale (CL95 < 0.04 mgil), ce produit devra être utilisé avec parcimonie sur les bassins de la Tnne Ouest ci-dessus mentionnés. 4.3 Phoxime Dans l'aire du Programme, la situation est satisfaisante en ce qui concerne la sensibilité des larves au phoxime. Toutefois, afin d'éviær l'apparition d'une résistance croisée, il faudrait utiliser cet organophosphoré avec prudence dans les zones où la resistance au téméphos n'est pas encore bien maîtrisee. l0 4.4 Etofenprox, perméthrine et carbosulfan Aucun changement n'a étê observé en ce qui conceme la performancÊ de ces insecticides chimiques. Comme indiqué precédemment, l'utilisation de la perméthrine et du Vectron est recommandee dans les foyers de résistance aux organophosphorés. 4.5 Cytotypes impliquês dans la résistance aux orgânophosphorés (fig. 14) Chez tes populations simulidiennes resistanæs aux organophosphores (téméphos et pyraclofos), tes especes identifiées sur la basse Comoé au sud de la Côæ d'lvoire sont,S. sanctipauli et S. datnnos,,rn s.s.. A ces deux especes s'ajoute S. sirbanwn sur le bas Bandama; alors que sur la Marahoué, la seule espece résistante au téméphos est .§. dnrruoswn s.s.. Sur le Milo, la résistance aux organophosphorés conceme les especes savanicoles. Toutefois, les niveaux de sensibilité varient selon qu'il s'agit de S. darnrcsutn s.s., espèce resistanæ seulement au téméphos, ou de S. sirbanun qui n'est impliquee que dans la résistance au pyraclofos. En ce qui concerne la résistance au téméphos en Zone Est, I'espàe en câuse est S. datnrnswn s.s.. Sur les bassins concernés, it semble que,S. dannosum s.s. tolère mieux [e téméphos et S. sirbarunn le pyraclofos. 5. RECHERCHES SUR LES INSECTICIDES Læ perfectionnement des outils mis au point pour l'évaluation de nouvelles formulations a considérabtement renforé le poæntiel de recherche sur les insecticides. En effet, en plus du shaker orbital utilisé depuis 1993 pour le B.t. H-14, l'introduction du multi-agiateur magnétique comme système de bioessais est maintenant effective. A priori, ce nouveau instrument est utilisé pour l'évaluation des insecticides chimiques, en l'occurrence le contrôle de l'activité des lots opérationnels à la livraison et la vérification, si necessaire, de leur efficacité durant le stockage. I[ permet également de tester des echantiltons expérimentaux proposes à ['OCP. Dans le laboratoire de Soubré où 4 multi- agitateurs magnétiques regroupés 2 par 2 sont habituellement utilisés, 8 formulations d'insecticides peuvent être æstées par séance. Outre les insecticides chimiques, le multi-agitateur magnétique est utilisable pour l'évaluation des formulations de B.t. H-14. Dans la mesure où i[ s'agit d'un matériel facilement transportable, sa fonctionnalité permet d'envisager des investigations de grande envergure, notâmment la détermination du niveau de sensibitité des larves de S. damnasum s.l. au B.t. H-14 sur toute l'étendue du Programme (cf. paragraphe 5.1.3). 5.1 B.t. H-14 Dans ce domaine, les activités prioritaires pour le Programme sont: la sélection des formulations commerciales tes ptus performantes et la recherche sur les souches recombinees de B.t. H-t4 (fie. 15). ll 5. 1. I Sélection de formulations commerciales plus performantes Afin de limiær le risque de livraison de lots défecnreux de Vectobac 1245, la compagnie Abbou envoie pour évaluation à I'OCP, des pré-echantillons de 1 litre de chaque lot produit (fig. 16). Ces pré-echantillons sont testes le plus rapidement possible en shaker orbital au laboratoire de Soubré, ce qui permet d'identifier les los Épondant aux critères d'efficacité retenus pour les opérations de lutte antivectorielle du Programme (CL50 > 90 mg/l/s). Des contrôles similaires permettent de suivre la stabilité des los opérationnels: une stabilité acceptâble se traduit par des CIJ0 de 115 mg/l/s à la livraison du produit (ce seuil a été relevé temporairement à 135 mg/Us pendant les qratre premiers mois aprà livraison). Plusieurs echantiltons expérimenaux ont été également testés, dans le cadre des actions entreprises en collaboration avec la compagnie Abbott pour renforcer l'efficacité du Vectobac 12AS. L'analyse des résulats obtenus au cours des 3 dernières années a permis de constater une nette amélioration de la qualité des formulations æstees (fig. 17): - sur tes 17 pré-echantillons testés en 1995, deux seulement ont présenté une activité acceptable; - enl996,4 des 15 nouvelles formulations testees ont montré une efficacité conforme aux norrnes requises par le Programme. I en a été de même pour la totalité des pré- echantillons (7) testes au cours du [" trimestre 1997. Cæi fait ressortir l'effort constant de la compagnie Abbott pour l'amélioration de la qualité des formulations. En effet, les contrôles de qualité effecués en 1995-96 ont révélé une meilleure stabilité des los opérationnels (fig. 18). Il reste cependant à vérifier celle des 7 dernières formulations testées. Pendant l'annee 1996, un lot expérimental de Telanr HPD (Sandoz) a êgalement fait l'objet d'évaluation en laboratoire (bioessais en shaker orbital) et sur le terrain (essais en rivière aver 75% de la dose opérationnelle). En terme d'efficacité et de stabilité, ce lot s'est montré trà satisfaisant, compte tenu des bons resultats obtenus 10 à 15 mois aprà livraison (fig. 19 et20). Signalons que les essais en rivière avæ,75% de la dose opérationnelle se poursuivront en l9ÿ7 avec le Teknar HPD en comparaison avec le Vectobac 12AS. 5.I.2 Recherche sur les souches recombinées de B.t. H-14 L'activité insecticide du B.r. H-14 est due à l'action synergique de 4 toxines qui sont des protéines de poids moléculaire 135 Kda, 125 kDa, 68 kDa et 28 kDa. Alors que les trois premières sont reconnues comme responsables de la toxicité sur les larves de moustiques (Aedzs, Cular et Anopheles); la 4ème de 28 kDa semble jouer un rôle majeur vis-à-vis des larves de S. dnmrnsum s.1.. Elle est également la seule toxine du B.r. H-14 dotee d'une activité hémolytique. L'étude envisagee dans le cadre de la collaboration entre I'OCP et l'lnstitut Pasteur est destinee dans un premier temps à confirmer les fais ci-dessus rapportés (fi9.2L). Ceci permettra dans un deuxième temps de developper une technique d'évaluation des formulations de B.t. H-1,.4 à partir de l'activité hémolytique conférée par la protéine de 28 kDa. t2 Dans la première étape de cette étude, des cultures formulees de cinq souches recombinées de B.t. H-14 seront produites par l'krsttut Pasæur. Ces formulations seront ensuiæ soumises à des bioessais afin de confirmer le rôle majeur de la protéine hémolytique sur les larves de S. darnrnsurn s.1.. La seconde éape consisæra à mettre au point un protocole simple de dosage par hémolyse permettant d'évaluer en laboratoire l'efficacité des formulations de B.t. H-14 destinées au contrôle des simulies. Parmi les nombreux avantages que cela présente, il convient de noter: la possibilité de tesær des formulations sur le siæ même de production; l'amélioration des proédés de production des formulations, par dosage de la toxine 28 kDa aux différenæs étapes de fermentation; l'amélioration de l'efficacité et de la stabilité des formulations qui pourront être utilisées à des débits superieurs à 15 m3/s. 5.1.3 Autres possibilités de recherche Comme mentionné dans t'introduction du chapitre 5, la disponibilité du système de multi- agitateur magnétique pourrait être mis à proht pour le contrôle d'une éventuelle baisse de sensibilité des larves de simulies tu B.t. H-14, produit ayant fait l'objet d'utilisation massive pendant plusieurs années. Læ produit testé dans le cadre de cette investigation sera ['[.P.S. 82, standard international "définitif" du Bacilhn thurengieruir H-14, disponible sur demande auprès de l'lnstinrt Pasteur de Paris. [a mise au point de la méthodologie de ce test de sensibilité necessiæra au prealable, la détermination rigoureuse de la valeur optimale de chacun des paramètres dont le contrôle sera indispensable pour l'obtention de résultas fiables et reproductibles (fig. 22).[-es éhdes initiées dans ce sens se poursuivront au courant de l'annee 1997 afn d'élaborer un proûocole déftnitif. La contrainte majeure est dans la necessité de realiser les opérations sur le terrain, à l'instar des tests "Mouchet" pour les insecticides chimiques. 5.2 Insecticideschimiques Les activités prioritaires ont concerné [e contrôle de qualité des los opérationnels et l' évalutation de nouvelles formulations commerciales. Pendant l'année 1996, deux echantillons expérimentaux de téméphos formulés en concentré emulsifiable à 20% ont été proposés par les compagnies Phytagri et Cyanamid pour l'évaluation à I'OCP. Suite à la déærmination du pouvoir de dispersion spontanée, l'efficacité de chacun des echantitlons a été évaluee en multi-agitaæur magnétique sur les larves de S. dannosum s.l. du Sassandra à Soubré (fig. 23). [-a formulation opérationnelle a été prise comme témoin lors de tous les tests effectués. Après analyse des resuttas, la formulation Phytagri qui s'est montrée plus performante que les autres a été sélectionnee pour des essais en rivière. Ces essais seront effectués avant fin 1997 afin d'évaluer t'efficacité de [a nouvelle formulation sur les larves de S. damnoswn s.l. dans les conditions nahrrelles, ainsi que sa toxicité vis-à-vis de [a faune aquatique non cible. l3 Deux echantillons de pyraclofos préleves à Kara et Odienné ont été testes en multi-agitateur magnétique afin de vérifier leur niveau d'efficacité respectivement 18 mois et 7 mois aprà livraison à ['OCP. [æs resultas ont montré que l'activité de ces différens lots reste conforme aux norrnes requises pour les opérations du Programme. 6. IDENTIFICATION DES VECTEURS ET DES PARASITES 6.f Identification des vecteurs 6. 1. 1 Validation des techniques d'identification La cytotaxonomie et la morphométrie-morphologie sont les techniques d'identification des vecteurs traditionnellement utilisées à VCU. L'hétéroduptex (HDA), technique de biologie moléculaire, a été récemment installee au laboratoire de Bouaké. Etle est applicable aussi bien aux oeufs, aux larves qu'aux adultes de simulies. [æs premières identifications ayant montré des discordances avec les deux autres techniques, un proûocole de validation a été préconisé en référence à la cytotaxonomie. Pour cette étude des points de collecte de femelles pour élevage ont été choisis en zone Ouest et en zone Est. [æs identifications cytotâxonomiques realisées sur les larves obtenues à partir des pontes uniques figurent dans le tableau 4a, et les identifications morphologiques des néonates sont consignées dans le tableau 4b. tæs identifications par HDA ont été faites sur la partie céphalique des larves tandis que leur abdomen servait à [a cytotaxonomie, ce qui a permis la comparaison des identifications obtenues par les deux techniques. [æ tableau 4 c est le résumé des résultats. I ressort de toutes ces identifications: - la concordance entre HDA et la cytotaxonomie pour plusieurs echantillons; - la présence de différentes espèces dans la ponte quelque soit la technique utilisée (la notion de population pure de référence est en effet fonction de la pureté des femelles- mères); - la persistance des discordances observées sur le bassin de l'Ouémé en 1995 et L996: les larves identifiées comme S. soubrense Beffa par le cytotaxonomie sont identifiées comme des S. sirbanum ou S. dnmnosum s.s. par HDA. En conclusion de cette étude, on peut retenir les points suivants - [es techniques d'identification employées à OCP sont appropriées pour les opérations de lutte antivectorielle. Ces techniques ont chacune leurs limites dans la mesure où ['existence d'hybrides ne facilite pas toujours les interprétations; - l'étude entreprise sera complétée par l'identification des femelles-mères pour permettre une meilleure interprétation des résultats; - compte tenu des perspectives offertes par l'utilisation du HDA, il serait utile de poursuivre les investigations pour une meilleure compréhension de la complexité génétique des populations naturelles; - il est certain que les recherches sur l'identification des vecteurs peuvent se poursuivre dans le cadre de la collaboration étroite avec les structures de recherche fondamentale intéressées. l4 6.1.2 Cytotaxonomie Du fait de sa fiabilité, la cytotaxonomie reste la technique de référence pour l'identification des membres du complexe S. datnrcswn Ainsi, elle a été largement utilisée pendant l'année écoulee pour l'évaluation et la validation des autres techniques d'identification du vecteur, en l'occurrence la morp hologie et l' hétéroduplex. Une banque de données cyûotaxonomiques rigoureusement gêr& par les équipes de recherche constihle actrellement un precieux outil de travail dans la mesure où elle regroupe tous les résultats d'identifications obtenus depuis 1980. En effet, la composition specifique des populations simulidiennes étudiées est regulièrement contrôlee à partir de cetæ banque qui permet également de suivre l'évolution de la sensibilité des différentes espàes aux insecticides utlisés par le Programme. L'ensemble des rrsuttas cytotaxonomiques obænus en 1996 sont consignes dans le tableau 3.[â repartition des especes simulidiennes est consignee dans la figure 24. l-æ ændances sont les mêmes que celles des années precédentes. On note la neue prédominance des especes savanicoles, en particulier S. sirbarunn dans les regions les plus septentrionales du Programme. [æs populations de S. darntnswn s.s. évoluent essentiellement dans les zones de transition forêt-savane. On note également la présence de toutes tes especes forestières habituellement rencontrées au cours des cinq dernières années: S. sqwnnsurn, S. yahense et S. sanuipauli s.s. pour les deux zones opérationneltes du Programme, S. soubrerae forme Beffa au Togo et au Benin, et S. leonense en Sierra [æone. Signalons que l'absence de S. sanoipauli forme Djodji depuis bientôt 10 ans confirme l'éradication de ce vecæur qui n'était présent qu'en Zone Est où sa disparition est consécutive aux épandages larvicides effecflres en 1988. Cette même remarque est valable pour ,S. soubrerue forme Milo qui n'avait été identifiee qu'en Zone Ouest. 6.1.3 Momhologie-Morphométrie Du fait de la disponibilité d'une banque de données morphologiques regulièrement mise à jour depuis 1993, la dynamique saisonnière des populations savanicoles et forestières de S. darnnosurns.l. est suivie dans touæs tes régions du Programme bénéficiant des activites de lutte antivectorielle. Ce suivi a permis de délimiær la zone dans taquelle les populations simulidiennes mixtes sont habitueltement rencontrées, avec prédominance plus ou moins nette de savanicoles ou de forestières selon les saisons Gtg.25 et26). La timite nord de cette zone correspond à celte de la repartition des especes forestières en saison des ptuies. Cette limite se déptace vers le sud en saison sèche, avec une amplitude variable selon les régions. Au sud de la même zone, les espèces savanicoles sont rarement observês en hivernage. En saison seche par contre, la timite sud de la repartition de ces especes atteint parfois les derniers gîtes avant la mer sur certains bassins, notafirment la Comoé en Côæ d'lvoire. 15 Il est important de noter qu'à l'intérieur de la zone ainsi délimitée, les cas de transmission croisee sont fréquemment observés dans les conditions naturelles, particulièrement la transmission des souches savanicoles d'O. volvuhu par les espèes forestières &, S. datnrosutn s.l. (cf. para. 6.2.4). 6.1.4 Perspectives d'énrde des populations simulidiennes par la technique des microsatéllites [æs microsatellites sont de courtes séquences d'ADN (2 à 6 paires de base) que l'on retrouve dans [e génome des eucaryotes. lls sont généralement en grand nombre, repartis sur tout le génome. [a composition exacte de leurs séquences peut différer d'un individu à un autre. Ces séquences représentent un problème pour la polymérase de I'ADN lors de la replication parce qu'elles peuvent être omises entraînant I'ablation ou I'addition d'une unité sur la séquence d'ADN. [æs microsatellites présentent un polymorphisme de longueur dû à la variation du nombre de répétition, permeffant ainsi de définir des allèles. Ils se sont révélés être de bons marqueurs pour les études de génétique des populations. I-e développement d'amorces basé sur ces séquences pourrait permettre de détecter différents altèles sur un gel d'électrophorèse, faisant ainsi apparaître les diverses tailles. Du fait de leur dispersion sur tout le génome, il est possible d'isoler et de cloner plusieurs fragments d'ADN génomique contenant les microsatellites. I[ serait donc possible d'obtenir différents clones de plusieurs loci. S'ils se révèlent polymorphiques (différence entre espèces, souches ou populations), i[ serait alors possible de définir des amorces specifiques et s'en servir comme marqueurs. Cette démarche est celle suivie par le laboratoire d'Epidémiologie des Maladies à Vecteurs de I'ORSTOM (Montpellier) pour l'étude des populations de S. dnmnosum (cf.. annexe D. La même démarche est suivie par l'équipe du Dr. Unnasch pour la caractérisation des souches d'O. volvulus. [æs résultats préliminaires obtenus sur les vecteurs ont permis la différenciation de deux populations de savanicoles: l'une provenant de Tienfala et l'autre de N'zana. [æs recherches se poursuivent pour la mise au point de marqueurs des espèces. L'équipe du Dr. Unnasch a révélé plus de 15 loci microsatellites polymorphes chez les souches d'O. volvulus. L'importance de ce polymorphisme est en cours d'évaluation. Cette nouvelle technique, très prometteuse, permettrait de savoir s'il existe des populations différentes dans les membres du complexe S. dnmnosum, et de caractériser les différences dans les souches de parasites (si elles existent), aussi bien que les formes intermédiaires. 6.2 Identification des parasites 6.2.1 Identification des parasites par sondes ADN Au cours de [a période avril 96 - mars 97, le laboratoire ADN de Bouaké a reçu 1843 larves céphaliques issues de 661 femelles infectieuses. Le tableau 5 donne ta répartition des femelles infectieuses et des L3T par bassin. t6 La figure 27 illustre les effectifs de parasites identifiés. Il apparaît que les bassins à forte transmission sont généralement situés en bordure de l'aire de I'OCP (bassins du Niger au Mali, du Tinkisso, du bas Seli, du bas Kaba et du bas Ouémé). L'identification des parasites fait ressortir [a prédominance des onchocerques animales en zone de savane. En effet, les résultats indiquent 95% de filaires animales contre seulement 5 % d'O. volvuhts sur le Niger au Mali (figure 28). [a figure 29 donne la répartition des souches d'O. volvulus. La souche de savane se retrouve à des proportions variables sur la quasi totâlité de l'aire du programme; tandis que la souche de forêt se concentre dans [a zone de transition entre [a savane et la forêt. La figure 30 montre une étude comparative de la répartition des espèces d'Onchocerca sp et des souches d'O. volvulas, d'une part en fonction du nombre total de larves infectantes et d'autre part en fonction du nombre de femelles infectieuses. Au cours de I'année écoulée, des identifications ont été faites sur les L3T provenant de points de capture où des études spéciales sont en cours. I-es résultats obtenus sont les suivants: - sur te Bakoye Guinee : it a êtê trouvé 88% de "non O. volvttlus" , les 12% d'O. volvulus sont tous de la souche de savane; - au Ghana sur le bassin de la Volta blanche: les identifications donnent les résultas suivants: 45% de "non O. volvuhts" contre 55% d'O. volvulus savane; - sur la Bougouriba: on note que 56% des infections ne sont pas dues à I'onchocercose humaine. Toutes les larves identifiées comme O. volvulus (44%) sont de la souche de savane sauf 2; - sur le Baoulé, onobserve 100% de filaires animales. 6.2.2 ldentification des parasites par lex [æs recherches dans ce domaine se poursuivent en collaboration avec le laboratoire du Dr. T. Unnasch de l'Université de l'Alabama à Birmingham. Durant l'année écoulée, les efforts ont porté sur trois axes: a) l'étude de séquences d'ADN codant pour des gènes à caractère immunologique trouvés dans O. volvulus, et des gènes dont les produits sont impliqués dans l'apparition des tésions oculaires onchocerquiennes; b) l'étude des séquences du génome des mitochondries; c) l'énrde des microsatellites. Le premier point n'a pas été concluant. Après le séquençage de quatre gènes de ce type dans la souche de savane et de forêt, et l'examen des antigènes O. volvulu.t, peu de gènes se sont révétés polymorphiques et aucune ne présentait des variations exploitables entre les souches de forêt et de savane. [æ deuxième point a connu le séquençage de tout le génome mitochondrial d'O.volvulus. En se servant des zones «non codanfss», ufie seule séquence a été trouvée polymorphique entre les souches de savane et de forêt. [æs études sont en cours pour déterminer I'importance de ce polymorphisme. [æs recherches ont aussi été dirigées vers les "[nternal Transcribed Spacers"(tTS) présents dans te génome de I'ARN ribosomal. lrs séquences d'[TS ont une évolution rapide. tÆ séquençage des ITS des souches de forêt et de savane a êtê fait. Deux t7 potymorphismes pouvant avoir une valeur de marqueur ont été trouvés: a) absence de 2 G consécutifs dans les séquences de la souche de savane; b) absence d'l GTA dans [a séquence des forestières qui en comptent 12. l*s travaux, en cours tendent à déterminer l'importance de ce polymorphisme dans les deux souches d'O. volvulus. Concernant les microsatellites, voir le paragraphe 6.1.4 6.2.3 Validation de la technique des broyats de simulies 6.2.3.1 Protocole d'étude et perspectives Le protocole de cette étude (annexe 2) est pratiquement le même que celui proposé en 1996. Il est en application dans les études de post traitement en cours. Dans l'objectif de sa mise en oeuvre pour une détection precoce de I'infection onchocerquienne dans le cadre de I'après OCP, certaines questions restent à résoudre: - estimation du taux de parturité dans les populations énrdiées. Ce pourcentâge est actuellement obtenu par les dissections. la détermination de ce paramètre reste un problème dans I'exploitation des "broyats de simulies"; - étabtissement d'un seuil d'infectivité pour la détection précoce de la recrudescence; - la détermination de la fréquence de ces études. 6.2.3.2 Résultats obtenus Des expérimentations ont été faites dans le but de valider la technique dans les points de Biélikpong sur la Volta Blanche, Nabéré sur la Bougouriba, Pont léraba sur la léraba, Madina Diassa et N'zana sur le Baoulé. [,a méthode mise au point pour l'isolement des têtes de simulies permet d'atteindre un taux de recouvrement d'au moins 93% (tab. 6). [æ tableau 7 donnent les résultats des taux d'infectivité obtenus par la technique de dissection de routine et celle des broyats de simulies. Les résultats obtenus ne sont pas significativement différens. En conclusion: les aspects pratiques de la technique des broyats de simulies, et la méthode de calcul statistique sont au point. Pour une utilisation dans le cadre des études de post traitement, la méthode est opérationnelle pour la détection précoce de la recrudescence moyennant quelques ajustements . 6.2.4 Rôle vectoriel des espèces de S. damnosum s.l. Cette étude porte sur la période allant d'avril 96 à mars 97. L'identification des vecteurs impliqués dans la transmission a été faite par la morphologie, et les parasites transmis ont été identifiés par les sondes d'ADN. [æs bassins retenus se situent dans la zone de transition forêt- savane. I s'agit de [a basse Comoé, du Lac Volta Est, du Seli et de l'Ouémé. Les résultats obtenus indiquent que les espèces forestières sont impliquées dans la transmission des deux l8 souches d'O. volvulus, alors que les savanicoles semblent montrer une tendance plus élevée pour le parasite de la souche de savane (fig. 31a, b, c et d). Il apparaît qu'i[ n'existe pas de complexes fixes vecteur-parasite dans les conditions naturelles, les simulies de forêt transmettant aussi bien la souche de forêt du parasite que la souche de savane. Compte tenu de la quantité de données disponibles dans les banques ADN et Morpho, une analyse approfondie des résultats par bassin est en cours pour une meilleure compréhension du rôte vectoriel des espèces de S. d.arnnosum s.l. 7. SOUTIEN INFORMATIQUE ALIX ACTMTES VCU 7.1 Gestion des donnêes 7 .l.l Gestion des données entomoloqiques L,a banque 'MONTHLY" étânt la plus ancienne de toutes les banques, un simple rappel de sa structure et des tables annexes a été fait. Cette banque intègre parfaitement les résultas d'identification du laboratoire des sondes d'ADN. 7 .I.2 Présentation du proqramme AIDEMEMO pour les données Aerops I-es banques de donnees Aerops étant harmonisées entre les deux bases, un programme d'exptoitation a été initié par le responsable informatique de la zone Est. Ce programme dénommé 'AIDEMEMO", permet la consultation et l'impression des données Aerops. [l est conçu selon les requêtes courantes formutées par les utilisateurs et pennet une interrogation directe de ta banque, sans intervention de l'informaticien. Le système reste ouvert pour de nouvelles requêtes. 7 .1.3 Gestion des données de la recherche Il existe à OCP Bouaké, cinq banques de données régulièrement mises à jour. Ce sont les résuttats d'identification cytotaxonomique qui sont saisis depuis 1980, les données de sensibitité (depuis 1986), les données de bioessais (depuis 1991), ), les données d'identification morphotogiques - morphométriques (depuis 1992) et les données d'identification par sondes d'ADN (depuis 1992). Toutes ces bases de données sont gérées par des programmes écrits et exploitées en Dbase, en macro lotus-123 (+ impress et @Base), en Excel et en Maplnfo. 7.2 Démonstration sur le SIG Une démonstration pas-à-pas a été faite, pour permettre aux utilisateurs de mieux appréhender les potentialités du système d'information géographique pour lequel les coordonnées géographiques sont essentielles. l9 Dans un second temps, un exemple pratique concernant la situation sur le bassin du Niger a été présenté afin de montrer la possibilité de consulter simultanément les données de plusieurs disciplines par la cartographie informatisée. [æs connaissances actuelles permettent d'améliorer cette méthodologie de façon à la rendre plus opérationnelle. 7.3. Gestion du parc informatique [æ responsable BIS chargé du parc informatique a informé la réunion des dernières décisions prises par le Groupe de Coordination lnformatique quant au système de gestion du matériel informatique que le Programme met à la disposition du personnel. Actuellement, une mission est initiée pour évaluer le parc informatique de I'OCP. [æs résultats préliminaires, et les perspectives d'ici la fin du Programme ont été présentés. 8. FORMATION ET RECYCLAGE 8.1 Identification des parasites [æ laboratoire ADN de Bouaké a assuré la formation de deux assistants de recherche de l'lnstitut Noguchi du Ghana. Cette formation a porté sur I'utilisation de la biologie moléculaire pour l'identification des parasites de l'onchocercose. Les stagiaires sont restés huit semaines au laboratoire et ont appris à se servir des techniques du Southern blot, et du broyat de têtes de simulies pour la détection de la recrudescence de I'infection onchocerquienne. [a formation s'est déroulée dans de bonnes conditions. tl serait souhaitable que le temps de formation soit porté à 10 semaines, et que le niveau des stagiaires soit élevé pour que le programme de formation ne prenne en compte que la formation pratique à l'utilisation des outils de biologie moléculaire. Pour les deux stagiaires du Ghana, un suivi de leur formation est souhaitable pour voir les installations de leur laboratoire et assurer un contrôle de qualité de leurs premières identifications. Cette formation devra être ouverte à touæs recherche de la sous-région. demandes des pays ou des institutions de 8.2 Surveillanceentomologique Dans le cadre des activités de formation-recyclage, des séances de contrôle des connaissances ont permis une remise à niveau des techniciens entomologisæs de I'OCP et des équipes nationales (tab. 8). Ces seances ont essentiellement porté sur l'épandage larvicide au sol, l'identification cytotaxonomique et les activités de routine de l'évaluation enûomologique (identification morphologique et dissection des femelles de S. darnrnsum s.l, montâge des larves infectantes, des ovaires et des tubes de Malpighi, prospections de gîtes larvaires et collecte d'echantitlons). Pour la période l9yl-98, i[ est prévu d'intensifier les activites de formation-recyclage en mettant en priorité les aspects pouvant contribuer au renforcement des traitemens manuels sur I' ensemble du réseau d' évaluation entomologique. 20 8.3 Formations des formateurs en informatique La recommandation no 7 de la réunion de Recherche 96 concernant [a formation des formateurs sur les logiciels Access, Visual Basic et Atlas-GIS a été partiellement suivie d'effet. [æs informaticiens ont suivi une formation à l'utilisation du système d'information géographique Atlas-GIS à Ouagadougou, et un membre du personnel a été formé en Access et en Visual Basic dans le but de former ses collègues. [[ convient de noter que des actions ont été prises dans ce sens au cours de la réunion. A cet effet, il a été demandé que chaque participant fasse un effort pour se mettre à niveau en realisant une petite application utile sous ce logiciel. Ainsi, les notions plus avancées (les rnâcros, le langage Access Basic, les voies d'entrée du langage Visual Basic sous Windows) pourront être facilement abordées lors de la formation complète. 9. VALORISATION DES RESI.JLTATS [æs participants à la réunion ont fait le point des publications scientifiques parues pendant l'année écoutée. I-e président de séance a incité tous les participants à mettre en valeur leurs résultats. 9.1 Liste des publications parues 1. Back C., Ouédraogo M., Barro T., Koné T., Bissan Y. and Hougard J.M., 1997. Bioessays with B.r.i. on black fly larvae. Congress of American Mosquito Control Association, Salt Lake City, Utah, March 1997 . 2. Molyneux D., Dadzie K.Y., Boatin B. and Hougard J.M., 1.997 . Patterns of Epidemiotogy and Control of Onchocerciasis in West africa, Journal of helminthology, accepté pour publication. 3. Hougard J.-M., Toé 1., Unnasch T. et Back C., 1996. ADN et Onchocercose: la biologie motéculaire au service de la santé publique. Orstom Actualüé, nov. 1996, l-6. 4. Boatin 8., Hougard J.-M., Sékétéli 4., Soumbey W., Yaméogo L. and Dadzie K.Y., 1996. Progress and Devolution of the Onchocerciasis Control Programme in west Africa. Proceedings of the XN lnternational Congress for Tropical Medicine and malaria, Nagasaki, Japan, 8-36-1 (abs) 5. Toé L., Tang J., Back C., Katoli C. and Unnasch T.R., 1997. Vector-parasite transmission complexes for onchocerciasis in West Africa. Lancet, vol 349. ianuary 18,1997. 6. Toé L., Adjami A. G., Back C., Tang J. and Unnasch T.R. Preservation methodes of samples for DNA use. WHO Bulletin (accepté) 7. Akpoboua L.K.B., Bissan Y., Toé L. and Hougard J.-M., 1996. Operational application of various identification technic of vectors and parasites of onchocerciasis in West Africa. .)O( lnte rnatio nal Co ng ress of Entomo logy. Flo rence a 2t 9.2 Liste des publications à paraître . Yaméogo L., sujet sur le vectron . Hougard J.-M., sujet sur les Traitements au sol (accepté à Forum Mondial de la Santé, oMS) . Hougard J.-M., sujet sv «22 ans de lutte antivectorielle, . Bissan Y. sujet sur [e rôle vectoriel des espèces du complexe S. darnnosum en znne de transition 9.3 Participation à des congrès CAT zone Est à Arusha (Tanzania) 12-16 octobre 1997: 8th lnternational Congress on Public Health: Traitements au sol. CVCU à Orlando (Etats Unis) 19-24 octobre 1997: Second lnternational Congress of Vector Ecology: 22 ans de lutte antivectorielle. . CSH à Orlando (Etats-Unis), 7-lI December 1997: American Society of Tropical Medicine and Hygiene. 46th réunion annuelle: Broyats de Simulies. CVCU à The 10th Anniversary Symposium of the Mectizan Donation Program (co-hosted by the Liverpool Schoot of Tropical Medicine): Presentation of a Review on Challenges for the future: vector control activities. Liverpool, England, 8-9 December L997. a a a a CRE à Bamako Juittet 1997: Cours international sur les vecteurs de maladies tropicales (NIH-DEAP) à la Faculté de Médecine de Bamako: Vector biology and control of onchocerciasis. IO. ORIENTATION DES RECHERCHES ET COLLABORATION EXTERIEURE Au cours de la réunion, les discussions ont permis de mettre en exergue les principaux axes d'orientation de [a recherche et de la collaboration avec les instih-rtions extérieures. I s'agit de: - la collaboration avec le laboratoire du Dr. T. Unnasch (UAB) pour les identifications de parasites et de vecteurs, et la mise au poiru de nouveaux outils' - la collaboration avec les industries produisant le B.t H-14 (Abbott et Sandoz) en we d'améliorer la qualité de leurs formulations opérationnelles; la collaboration avec l'lnstitut Pasteur de Paris (laboratoire des Bactéries Entomopathogènes), pour la mise au point des tess hémolytiques de conrrôle de qualité; 22 - la collaboration avec l'ORSTOM-Monpellier, pour les études basês sur les microsaællites; - la collaboration avec le Noguchi Memorial krstituæ for Medical Research d'Accra pour les études relatives à l'incidence du phénomène de déforestation sur la transmission de l'onchocercose; - la collaboration avec les instituts de recherche présents à Bouaké pour favoriser les echanges d'idées en matière de recherche scientifique; - la collaboration avec les industries productrices d'insecticides chimiques pour le maintien et le renforcement de la qualité des formulations. 1I. ATELIERS 11.1 Atelier n"l Revue de lâ situation entomologique sur les bassins 56rrmis à lâ recolonisation par les simulies en provenânce des zones non traitées: Tlnkisso, Satrkarâni, haut Sassandra, Ouémê et Oti et aflluents. Rêflexion sur les perspectives d'inûenention. Læ groupe a discuté bassin par bassin du phénomène de recolonisation. Pour certains bassins, i[ s'agit de simulies provenant de zones assainies: cas du Sankarani, et du haut Sassandra. Sur l'Ouémé et l'Oti et ses affluents, ces simulies exogènes sont infectées. Aussi, I'atelier a t-il proposé des solutions et formulé quelques recommandations. 11.1.1. Tinkisso I-e Tinkisso est un bassin sous traitement tarvicide situé à la lisière des zones non traitées. On observe sur ce bassin un PAT brut supérieur à 100. Cependant les frlaires animales représentent plus de la moitié des infections rencontrées. (58% d'O. ochengr) l,es prospections entreprises ont montré une bonne efficacité des traiæments larvicides. [æs résultats des captures-æsb effectuées, indiquent que cette foræ transmission pourrait être [e fait d'infiltration de simulies infectieuses issues des bassins non traites,(fig. 118) en l'occurrence le Bakoye et le Bafing. lrs actions que l'atelier envisage sont: - le renforcement des prospections larvaires afin de mieux appréhender le phénomène d'infiltration de simulies exogènes ; - le renforcement de [a couverture des traitements à l'ivermectine incluant les migrants orpailleurs; 23 Il.I.2 Sankarani Malgré une bonne couverture larvicide, le bassin du Sankarani est mârqué par une flambee simulidienne en période d'harmaftan comme à Téré sur le Dion (fig. 11A). tæs rivières concernées sont principalement le Dion et le Kouraï. Cependant, ce phénomène n'est lié à aucune intensification de la transmission. Ceci miliæ donc en faveur de l'hypothàe selon laquelle cette flambee de simulies serait [e fait de femelles exogènes provenant de zones assainies, notamment le Baoulé et la Bagoé. [æ danger est que sans traiæment larvicide, ces simulies risqueraient d'envahir de proche en proche les bassins encore non assainis comme le Niandan et le Mafou. L'atelier recomflunde la stratégie suivante: - le maintien d'une bonne couverhrre larvicide sur le Sankarani et un contrôle fréquent de la sensibilité de larves aux insectcides; - le maintien d'une bonne couvernlre ivermectine tant au niveau des bassins concernes que des zones adjacenæs non traitées. 11.1.3 Haut Sassandra [æs populations simulidiennes évoluant sur le haut Sassandra sont essenüellement forestières en Guinée, et mixtes ou savanicoles en Côæ d'lvoire. En période d'harmattan (fig. 11B), on observe une augmentation de la densité simulidienne sur le Sassandra malgré la bonne couvernlre larvicide. Toutefois, cÉtte augmentation n'a pas d'incidence sur la transmission. Ces simulies proviendraient des régions libérees de l'onchocercose compte tenu de leur non infectivité. Par conséquent, les prévisions d'arrêt de traitement sur le Sassandra en 98 ne devraient pas remettre en cause les résultats si les traitements continuaient sur la partie guineenne. Par ailleun, il serait souhaitable de renforcer dans cette région, les investigations permettant de suivre l'incidence du phénomène de deforestation. II.I.4 Ouémé la situation entomologique sur ce bassin est surtout caractérisê par la prâence de forestières provenant du Nigéria voisin. [a forte transmission observee est due aux forestières. L'atelier preconise le renforcement des études visant à mieux comprendre les conséquences de la transmission des souches de forêt et de savane sur le plan clinique. Signalons également qu'une attention particulière devrait être accordee à cete zone frontalière Nigéria-Bénin dans le cadre des activités de I'APOC en we de renforcer les actions de I'OCP. 11.1.5 Oti et affluents (Kara, Kéran, Mô) Matgré la poursuiæ des traiæments larvicides, la situation sur les affluens de l'Oti est caractérisée par une forte transmission et par une mauvaise situation épidémiotogique. [r groupe de travail propose comme action à mener: - détermination de l'origine des femelles infectieuses de la Kéran par des captures-tests sur les biefs de l'Oti (vers Panséni et Oti-Toutionga); 24 - évatuation de la transmission sur la moyenne Kara (region de Tougel et Sikan); - poursuite de ta lutæ antivectorielle et reprise des traiæmens larvicides sur la basse Kéran et la basse Kara; - intensificaton de la distribution de l'ivermectine. Il.2 Atelier no 2 Réflexion sur le phénomène de la déforestation et son incidence sur l'onchocercose : cas de la basse Comoê L'exploitation intensive du bois et l'augmentation des superficies agricoles en Côte d'lvoire ont entraîné une dégradation rapide de la forêt primaire. Ce phénomène de déforestation a pris ces dernières années, une ampleur telle qu'il parait important de tenir compte de son incidence sur la transmission de l'onchocercose dans les régions touchées notramment la basse Comoé (zone comprise entre le pont d'Abengourou et Atépé: biefs CM800 et CM900). De vastes plantations de café, de cacao, d'hévea et de palmier à huile se partâgent de plus en plus ce qui reste de la forêt qui couvrait cette région. lI.2.I Situation de l'onchocercose Au plan épidémiologique, une évaluation ophtalmologique realisée en 1986 a montré que la prévalence d'aveugle était inférieure à 1 %. l-a dernière mission ophtalmologique réalisée en 1997 révète une bonne situation dans cette zone (communication personnelle du Chef VCU). [,a situation entomologique de L979 à 1996 (TAP et PAT) est résumée dans les figures 32 et33. I en ressort que les femelles forestières sont prédominantes en toute saison. Cependant on note une nette tendance à I'accroissement de femelles savanicoles depuis 1993 (20% à 60% de la transmission observée). Les faits ci-dessus rapportés permettent de comprendre qu'une exploitation forestière intensive associée à une forte migration humaine ont contribué à I'apparition de populations mixtes de S. damnosum s.l. et à ta transmission des deux souches d' O. volvulus. 1I.2.2 Actions envisagées Compte tenue de la situation qui prévaut actuellement dans [a zone (transmission des parasites de savane par les femelles forestières et savanicoles), l'atelier recommande de poursuivre les traitements larvicides jusqu'en fin 1998. A I'instar des études actuellement en cours dans le sud-ouest du Ghana, l'atelier recommande la poursuite des investigations entomologiques entreprises par le secteur de Bouaké sur [a basse Comoé, afin de fournir à l'équipe nationale de Côte d'lvoire toutes les informations utiles concernant ce bassin avant [a fin du Programme. 25 11.3 Atelier no 3 Amêlioration de la performance du soutien informatique et rêflexion sur l'intégration des données OCP en vue d'une exploitation par cartographie informatisée. 11.3.1 Amélioration de la productivité des informaticiens [æ groupe de travail s'est penché sur les aspects avancés de Excel, de Maplnfo et de PowerPoint. [æs notions de Classeurs, Tableaux Croisés Dynamiques, de Filtres Automatiques et de Fonctions Recherches Horizontales et Verticales ont été largement développées. Pour Maplnfo, un exemple pratique d'élaboration d'une carte à analyse thématique par hémicycle a été suivi avec beaucoup d'intérêt. D'autres spécificités entourant le logiciel ont été notifiées par la même occasion telle la mise en page multiple. I-es potentialités de Powerpoint ont été passées en revue pour inciter à l'utilisation de ce logiciel lors des réunions par [a vidéo projection (datashow), ceci afin de minimiser l'usage des consommables. I1.3.2 Intégration des banques de données de VCU Un exposé sur [a mise en oeuvre du système d'intégration des données historiques des traitements larvicides a été fait. Les participants à l'atelier ont pu apprécier l'état d'avancement de ce projet depuis la dernière réunion. I en ressort que le calendrier prévu n'a pas été respecté. Toutes les données disponibles ont été expédiées à Bouaké. Une première analyse des données recueillies et une maquette élaborée ont été présentées à Ouagadougou du 24 au,25 Octobre 1996. Un apprentissage accêlêrê s'est avéré indispensable pour que la programmation du togiciet de gestion soit faite sous Access, nouveau gestionnaire de base de donnees relationnelles sous Windows encore mal maîtrisé par les informaticiens de I'OCP. Si le projet n'a avancé que dans sa structure fonctionnelle, l'atelier s'est réjoui du fait que l'initiation en Access de tous les informaticiens soit acquise. En conséquence le groupe estime que la programmation pourra se faire assez rapidement. ["a première version fonctionnelle est prévue pour Novembre 1997 (lors de la réunion des zones). 11.3.3 Conclusions et recommandations de l'atelier informatique a La participation effective des informaticiens aux débats en plénière s'est révélée indispensable pour permettre de mieux appréhender les besoins en matière d'exploitation des données VCU. Les participants réaffirment leur intérêt pour les ateliers pratiques qui leur permettent d'aborder des thèmes purement techniques. L'atelier recommande qu'en plus de la réunion de Recherches Entomologiques et lnsecticides, i[ leur soit donné une rencontre annuelle afin de leur permettre d'harmoniser leurs connaissances et de se former à l'utilisation de nouveaux logiciels. 26 o Suite à la requêæ du chef VCU, le programme de calcul des potentiels hebdomadaires de transmission: "NEWPAT", devra être finalisé dans les meilleurs délais, par BIS/Ouaga. o L'atelier a fortement apprécié [e programme de consultation AIDEMEMO sur I'exploitation facile des données de traitements larvicides et hydrologiques. Elle recommande que la conception de tel programme soit encouragée pour mettre à ta disposition des utilisateurs des procédures simples d'exploitation des données disponibles dans les différentes banques. o [æs participants ont fortement apprécié les démonstrations faites par les informaticiens et recommandent que de telles pratiques soient effectuées à tous les niveaux. o Compte tenue de I'importance que revêt la gestion des consommables, les participants à l'atelier recommandent que chaque responsable fasse régulièrement le point de sa consommation afin d'éviter les ruptures de stock et permettre une meilleure estimation pour les futures commandes. [,a réunion a noté la disponibilité de banques de donnees exploitables dans les bases d'OCP et a apprécié les progrès realisés dans le projet d'intégration des données de VCU. Elle recommande: a - la mise en circulation sous la responsabilité des CAT, du CRE et de BIS d'une cartouche bernoulli contenant les différentes banques pour consultation et mise à jour; - la présentation à la prochaine réunion de zones de la première version fonctionnelle du progranrme d' intégration des données. 2',7 12 RECOMMANDATIONS l2.l Compte tenu de l'importance du rôle vecûoriel des espàes de S.dannosutn s.l. en zone de transition, la réunion recomrnande de porær d'avantage les efforts de recherche sur des études visant à mieux comprendre les conséquences de la transmission des souches de forêt et de savane d'O. volvuhts sur le plan clinique. Avec la collaboration d'instituts extérieurs, les recherches pourraient se poursuivre dans trois directions: a) étude de la predisposition immunologique des individus à développer des lésions oculaires d'origine onchocerquienne (Human [æucocyte Antigen). b) énrde des flux géniques entre les populations de parasiæs (Microsaælliæs) c) amélioration des techniques d'identification du parasite pour une meilleure appréciaton des différens niveaux de pathogénicité (Hétéroduplex, Microsatéllites, etc.). (CPET, CRE, RLA). 12.2 A quetques mois de la fin du contrat liant OCP à la firme Abbott (fin décembre L997) la réunion recommande que des essais en rivière soient effectués des que possible afin de determiner les performances respectives des deux formulations commerciales de B.t. H-14 (Vectobac 12AS et Teknar HPD) dans tes conditions opérationnelles d'utilisation (hélicoptère) à des débits de plus de 15m3is. (CRE, RLI). 12.3 [a sensibilité des simulies aux insecticides utilises est indispensable pour la prise des decisions et le choix des larvicides pour les épandages hebdomadaires. En conséquence, la réunion réitère sa demande concernant la mise à jour regulière d'une note d'information sur l'évolution de la sensibilité des larves aux insecticides opérationnels. (CRE, RLI). 12.4 ' [a réunion a apprecié le rapport de synthàe des aaivités de lutte contre l'onchocercose sur [e bassin du Niger au niveau de Bamako. Compte tenu du fait que les traiæments larvicides assurés d'une manière régulière sur ce bassin permettent le contrôle efficace de la transmission depuis 1990, la réunion recomrnande: a) la poursuite des épandages larvicides au sol en combinaison avec la distribution de l'ivermectine sur le Niger et la Dylamba jusqu'en 2001 pour atûeindre les 12 années requises de contrôle de la transmission. b) la poursuite des traiæmens larvicides au sol sur le Fié, relayés par les épandages aériens pendant la période d'inaccessibilité des gîtes (decembre à février). Cet effort devra être poursuivi jusqu'en l'an 2001. (CAT, CAO zone Oues|. L2.5 The meeting recommends that Chief Aerops EOA - the OCP expert for the helicopter larvicide application system - trains all OCP Aerops officers in Kara and Odiénné on the system to enable them to fully understand all aspects concerning: a) construction and functioning of the spray system, b) insecticide application techniques, c) detection of spray system and/or larvicide application errors, d) guidance of pilos on correct handling of the spray system. The training should be carried out at each of the operationâl bases as soon as the work schedule allowed it. (CAO zone Est). 28 12.6 [a réunion a pris connaissance des conclusions de la seance de travail qui s'est tenue recemment au Secteur de Bouaké entre le CAîlZnne Ouest, le Chef BlS, le Chef de Secteur de Bouaké et [e Coordonnateur National de Côæ d'[voire (planification des activitâ épidemiologiques, entomologiques, couverture larvicides et ivermectine jusqu'en fTn 1998 en Côte d'lvoire, rapport M20SA/BIS/9). Devant l'efficacité de ce type de réunion et en we de définir conjoinæment des actions concrètes similaires dans les autres bassins à problème (foyers résiduels d'onchocercose en zone initiale, foyers potentiels en zone d'extension), la réunion recommande d'encourager ce type de rencontre bipartiæ (Equipe Nationale/OCP) selon les modalités qu'il conviendra de définir avec les Chefs d'Unité et la Direction.(cvcu, CPET). 12.7 [a réunion a noté la disponibilité de banques de données VCU exploitables dans les bases de Bouaké, Kara, Odienné et Ouaga, et a apprecié les progrà realisés dans l'intégration de ces données. En conséquence, elle recomrnande: a) que la circulation de la cartouche benrouilli contenant les différenæs banques régulièrement mises à jour, soit reactivee dans les meilleurs délais. b) que la première version fonctionnelle du programme d'intégration des donnees soit présentee à la réunion de zones 1997. (CAT, CRE, BIS). 12.8 [a participation effective des informaticiens aux débas en plénière, lors des réunions de Recherches Entomologiques et Insecticides s'est révélee indispensable pour leur permettre de mieux appréhender les besoins en matière d'exploitation des donnês VCU. En plus de cetre rencontre, la réunion demande à CPET et CBIS que l'oppornrnité leur soit donnee de se rencontrer une autre fois dans l'année pour: a) la mise au point des applications en cours de developpement et la mise à jour de celles existanæs; b) la formation à l'utilisation de nouveaux logiciels et l'harmonisation de leurs connaissances. (CVCU, CPET, CBIS). 29 13. LISTE DES PARTICIPANTS 1. M. A.G. Adjami, l:boratoire ADN/Bouaké 2. Dr. H. Agoua, CAT Zone EstiKara 3. M. A. Aké, CAO/Odiénné 4. M. F. Aké, Recherches entomologiques/Bouaké 5. Dr. A. Akpoboua, CAT Zone Ouest/Odiénné 6. Dr. J. Attiah, Coordonnateur nationat adjoint Côte d'lvoire/Bouaké 7. M. T. Barro, Recherches entomologiques/Bouaké 8. M. S. Bileou, Recherches entomologiques/Kara 9. Dr. Y. Bissan, CRE/Bouaké (Président) 10. Dr. G. P. Brika, Directeur Executif Dévolution Côte d'Ivoire/Bouaké 11. M. Y. Coulibaly, Recherches entomologiques/Bouaké 12. Dr. G. Cuny, ORsTOM/Montpellier/France 13. M. S. Dadja, Recherches entomologiques/Kara 14. Dr. N. Dembélé, PET/Ouaga 15. Dr. S. Diarrassouba, [PR/Bouaké (OCCGE) 1 6. M. G. Fiasorgbor, Recherches entomologiques/Kara (Corapporteur) 17. Dr. J.-M. Hougard, Chef VCU/Ouaga 18. M. S. Kéita, VCU/Odiénné 19. Dr. T. Koné, [,abo lnsecticidesiBouaké (Corapporteur) 20. M. R. Meyer, CAO/Kara 21. M. S. N'Gadjaga, BIS/Ouaga 22. M. P. Nikièma, SE/Ouaga 23. M. M. Ouédraogo, RL[/Bouaké (Corapporteur) 24. M. S. Samaké, Aérops/Odiénné 25. M. A. Sib, L,abo ADN/Bouaké 26. M. O. Sina, AEROPS/Kara 27. M. S. Sowah, Chef Secteur/Bouaké 28. Dr. L. Toé, RLAiBouaké (Rapporteur) 29. Dr. L. Yaméogo, Coord ai / CSH/Ouaga 30 L4. ANNBXES 3l ANNEXE I JOURNEE COMMUNE OCP. IPR. CEMV 1. COMMI.JNICATION DE L'OCP (DR. L. TOE) Perspectives 6rutilisation de la technique de dêtection de l'infection onchocerquienne dans les broyats de têtes de simulies pour la dêtection précoce de l'onchooercose L'exposé présenté lors de la journée conjointe concerne les possibilités d'utilisation de la technique des broyats dans le contexte de l'après OCP ou dans les zones du Programme ne bénéficiant plus de la lutte antivectorielle. Dans ce cadre, les activités résiduelles du Programme seront gérées par les structures nationales qui ne disposeront pas de la logistique de I'OCP mais qui bénéficieront des capacités du laboratoire ADN. En se basant sur la méthodologie appliquee pour les études de post traitement (cf. paragraphe 6.2.3),le présentateur s'est attaché à montrer comment et dans quelles conditions [a technique serait applicable. [,a richesse des débats a prouvé l'intérêt que l'assemblée accorde à cette technique. Des applications à d'autres maladies comme le paludisme et la trypanosomiase ont été largement discutées. 2. COMMUNICATION DE L' ORSTOM (DR. G. CTINY) Utilisation des microsatellites pour l'êtude de la diversité génétique des vecteurs et des parasites [æs microsatellites sont de courtes séquences d'ADN (2 à 6 bp) répétées en tandem. Ces sfouences sont présentes chez tous les eucaryotes éhrdiés et se sont révélées de trà bons marqueurs polymorphes pour des études de génétique de populaton. LÆs microsatellites présentent un polymorphisme de longueur dû à la variation du nombre de repétitons permettant ainsi de définir des altèles. [æs microsatelliæs possèdent des propriétes importantes pour la génétique des populations - ces mârqueurs sont supposés neutres - ils sont co-dominants - leur transmission est mendélienne, ils sont des polymorphes - leur localisation chromosomique est possible - leur détection par PCR permet l'utilisation de faibles quantités d'ADN - les amorces utilisées pour une espèce , peuvent servir pour des espèces apparentees Des marqueurs microsatelliæs ont été développés pour l'étude de deux populations de simulies provenant du Mali. 32 Une banque partielte d'ADN de Simutium squiltnsum a été mise en place et testee pour la presence de séquences microsateltites avec des sondes (CA/GT)" et (GA/CT)". Parmi les clones positifs, seules 5 séquences présentaient un nombre suffisant de repétitions, qui permettaient une bonne définition d'amorces pour la PCR, dans tes regions adjacentes aux repétitions. Ces 5 loci ont été testés sur différenæs espèces du complexe Simuliwn datnrwsurn s./., et des amplifications specifiques ont été obænues pour chacune, démontrant la possibilité d'utiliser ces marqueurs quelle que soit l'espece étudiee. Ces premières expériences ont permis aussi de mettre au point une technique d' amptification directe sans preparation d' ADN. Deux foyers du Mali distants de L2}lan environ ont été testes afin de valider cette approche moteculaire: les ADN de 50 simulies ont été amplifiés pour les cinq loci et l'analyse des données effectuê en utilisant le logiciel Venepop. Un des 5 loci s'est avéré monomorphe pour les simulies provenant des deux foyers et n'a pas été pris en compte. Il est intéressant de noter que ce locus monomorphe pour ces deux populations, sans doute Simuliwn sirbarunn * Simuliwn datnnoswn, devient pôtymàrptre pour des populations du Cameroun, supposées être essentiellement Simuliurn sqtamoitan Paraltèlement, un locus potymorphe pour les deux foyen du Mali devient monomorphe pôur différenæs populations du Cameroun. [t serait donc intéressant de pouvoir 6per avec certitude, par la technique de DHDA, les especes présenæs dans ces différents foyers. [.es quatre loci étudiés montrent un fort taux de polymorphisme avec selon les cas, de 8 à 12 altètes; dans les deux populations étudiées, on observe un déficit en hêtérozygotes trà élevé, signifiant probablement une subdivision au sein de ces populations. Cette subdivision pourrait être due aL présènce de 2 especes distinctes du complexe Simuliurn datnrcswn dans ces deux foyers. L'analyse des distributions et des fréquences allèliques révèle que les deux populations sont génétiquement isolées et te test exact de différenciation montre l'existencÊ de deux loci diagnostiques àiscriminans. Ce resulat est supporté par les observations et enquêtes enomologiques qui montrent qu'un des foyers est pérenne alors que le deuxième est un foyer de réinvasion. Une énrde de la diversité génétique d'Onclncerca volvulw a été réalisee (dans le cadre d'un Projet CEE/STD3) avec comme but l'impact de la variabilité génétique des souches sur l'épldémiologie de l'onchocercose. Dans cetre étude, divers marqueurs moleculaires ont été utlisés et noàmment un locus microsatettite isolé au laboratoire, a été testé sur des souches isolees de patienb de Sierra Læone, du Cameroun (3 foyers) et de Tanzanie (4 foyers). [æs résultats montrent que la diversité génétique est parfaitement détectable avec ce mârqueur moleculaire, même s'il est difficile d'établir des corrélations entre certains allètes et des manifestations cliniques de l'onchocercose. Brièvement, en Sierra I-eone, deux altètes A et B sont retrouvés avec 90 % de souches homozygotes pour l'allèle A. Au Cameroun, trois allèles sont retrouvés : A, B et B'. Iæs fréquences de ces allèles varient selon les foyers et tes conditions bioclimatiques. On peut ainsi distinguer les souches de savane et celtes de forêt ou de mosa'ique savane/forêt. En Tanzanie, on retrouve 7 altèles, A, B, B' , CL, C2, C3 et D. L'allèle B est plus fréquemment rencontré dans le sud du pays, l'allèle D uniquement dâns ['est. Ces resultats préliminaires montrent t'intérêt de ces marqueurs moleculaires pour étudier Ia diversité génétique d'O. volvulus en fonction des différenb faciès épidémiologiques. Quatre nouveaux loci microsateuites ont pu être caractérises et sont en cours d'analyse sur ces souches. L'information issue d'un plus grand nombre de toci indépendanS devrait pelmettre de mettre en évidence des corrélations entre souches d'O. volvulus et formes cliniques de I'onchocercose. J.,' [æs microsatellites pourraient donc être un outil precieux pour énrdier les relations vecteurs/parasites pour une meilleure compréhension de l'épidémiologie et de la transmission de l'onchocercose. 3. COMMUNICATION DE L' IPR (DR. S. DIARRASSOUBA) Utilisation des traitements larvicides au sol pour la lutte contre la nuisance simulidienne: expérience de I'Institut Pierre Richet De 1982 à 1987, l'[PR a assuré la protection des travailleurs du chantier du barrage de Manantali (République du Mali) contre les vecteurs de l'onchocercose. Depuis 1988, I'IPR supervise [a campagne de protection du site de la Palmindustrie à Boubo (département de Divo, Côte d'[voire), contre la nuisance simulidienne. Ces deux câmpagnes ont commencé à l'initiative du Programme de lutte contre l'onchocercose en Afrique de l'Ouest (OCP). 3.1 Protection du site du barrage de Manantali contre les vecteurs de l'onchocercose 3. 1. 1 Historique et méthodologie [,a construction du barrage de Manantali a commencé en juin 1982. L'Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) qui regroupe [e Mali, la Mauritanie et le Sénégal a demandé à I'OCP d'assurer la protection des travailleurs de son chantier contre les vecteurs de l'onchocercose. A l'époque, I'OCP qui n'était pas autorisé à étendre ses activités de lutte dans l'ouest du Mali, s'adressa à I'OCCGE. A la suite d'une réunion quadripartite OMVS-OCP- OCCGE et PNUD en mai 1982 à Dakar, I'OCCGE accepta d'assurer la lutte antivectorielle avec un financement du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). La structure opérationnelle requise a été mise en place en octobre 1982. [æ personnel initialement mis au service de ce prograrlme était composé d'un chercheur, un technicien, deux équipes de capture et un piroguier. Concernant la logistique, l'équipe disposait de 2 Toyota tout-terrain; 2 bateaux avec 4 moteurs hors bord et 2 mobylettes. L'insecticide utilisé pour les traitements était l'abate en concentré emulsifiable ù20% de matière active. Des tests ont été effectués en saison sèche et en saison des pluies pour déterminer la sensibilité des populations larvaires de S. darnnosum s.l. à ce produit dont la portée a été également évaluée dans les situations de basses et de hautes eaux. [,a portée était de 50 km aux hautes eaux (Hougard et al., 1983), période pendant laquelle il fallait deux points d'épandage dans la mesure où le bief traité était de 60 km. En saison sèche par contre (période de basses eaux), le traitement « gîte par gîte " a êté apptiqué compte tenu de la formation de vasques réduisant considérablement la portée de l'abate, (Guillet et aL.,1983). 3.1 .2 Difficultés rencontrées o Le lac de retenue a supprimé les gîtes dans la zone amont mais les gîtes qui n'étaient que temporaires dans la zone aval, sont devenus permanents. 34 . A [a différence des barrages de Sélingué sur le Sankarani au Mati et de læry sur le Sourou au Burkina Faso, [a manipulation des vannes ne pouvait pas contrôler les stades préimaginaux en aval du barrage de Manantati. En effet, les objectifs de ce barrage étaient les suivants : la production d'électricité, l'irrigation et la navigation. Ce dernier volet exigeait un débit minimum de 300 m3/s en pernanence. Par ailleurs, compte tenu de la petite taille de la zone traitée (l'objectif principal étant la protection du seul chantier), sa réinvasion était inévitable. a 3.2 Campagne de protection du site de Palmindustrie-Boubo contre Ia nuisance 3.2.1 Histo@ ["a société Palmindustrie effectuait elle-même le traitement larvicide par épandage de I'abate dans la rivière Boubo. Une résistance à ce produit est très vite apparue. L'OCP a alors pris le traitement en charge jusqu'en octobre 1988, date à laquelle une convention a été signée entre la société Palmindustrie (Côte d'[voire), I'OCP et I'OCCGE. Par cette convention I'OCCGE s'engageait à : - superviser la campagne de lutte contre les vecteurs de l'onchocercose pour la protection du site de Palmindustrie-Boubo; - assurer ta formation d'agents de Palmindustrie aux techniques d'épandage d'insecticide et de capture des simulies. Cette formation permet de réduire la fréquence des missions de l'équipe IPR sur le terrain et de réaliser une baisse substantielle du coût de la campagne; - effectuer périodiquement des séances de captures et de dissections pour évaluer le niveau de la transmission onchocerquienne sur le site. Par ailleurs, OCP fournit l'insecticide et Palmindustrie assure les frais de fonctionnement de la campagne. Depuis 1988 la convention est renouvelée chaque année par tacite reconduction. Le personnet initiatement mis au service de ce programme était composé d'un chercheur, un auxiliaire; un chauffeur; deux agents de Palmindustrie. Cette équipe disposait d'un véhicule léger et d'un seau gradué de 15 litres pour l'épandage de l'insecticide: le Bacillus thuringiensis H-14. 3.2.2 Difficultés rencontrées La formation des agents de Palmindustrie: non disponibilité des agents ayant [e niveau requis (BEPC); et difficultés lié au redéploiement des agents formés. Difficutté lié à l'exptoitation de la station hydrologique équipée d'une échelle de crue (courbe d'étalonnage très approximative). . Manque de matériet d'épandage d'insecticide adéquat en période de haute eaux (besoin d'une pompe Hudson). a a 35 3.3 Perspectives La campagne larvicide menée par I'OCP a réduit de façon significative les densités simulidiennes dans les pays bénéficiaires. Après l'arrêt de la lutte antivectorielle, le contrôle au sol pour la tutte contre la nuisance simulidienne est devenu un besoin reel. Ce besoin est exprimé quotidiennement par des sociétés, des communes et des individus. Ainsi, des planteurs le long du N'zi dans les environs de Fétékro, des éleveurs de la région de Béoumi, la commune de Didiévi par l'intermédiaire de son médécin-chef de secteur, la SODESUCRE de Ferké II ont déjà sotticité ['intervention de l'IPR pour la protection de leurs travailleurs. [,a formation de personnels capables d'assurer l'application de l'insecticide peut être faite en une semaine. I-es problèmes qui se posent pour [a prise en charge des campagnes larvicides par la communauté ou des personnes privées, sont d'ordre financier, notamment le coût élevé des insecticides. Seules les grandes sociétés et peut-être des communes peuvent supporter les frais d'une campagne de lutte contre les simulies. Malgré son coût ptus élevé à cause de sa faible portée, le Bacillus thuringiensls H-14 serait conseillé. tl présente les avantages de spécificité, de risque limité d'apparition de la résistance et d'innocuité pour le manipulateur. Dans le cas d'une campagne larvicide menée par une communauté ou une société, [a supervision par une structure spécialisée est indispensable pour suivre la sensibilité des populations larvaires de S. d.amnoswn s.\. à I'insecticide utitisé et pour surveiller l'évolution de la transmission onchocerquienne dans la zone traitée. 36 ANNEXE II SURVEILLANCE ENTOMOLOGIQUE POI,]R LA DETECTION PRECOCE DE LA RECRI.JDESCENCE INTRODUCTION ll s'agit d'études à mettre en oeuvre surtout aprà I'arrêt des activités de I'OCP, donc quand I'onchocercose ne sera plus une preoccupation majeure des éas. E[[es devront donc être simples, peu coûteuses, rapidement executables et applicables à grande echelle pour vérifier/comparer le niveau d'infectivité des simulies à ce qu'il était au moment de l'arrêt de la lutte. C'est une technique qui devrait pouvoir donner le signal, pour que dæ investigations poussees (parasitologiques) soient entreprises pour mieux apprecier la sinration. Ce serait en fait un premier pas, une étape dans l'approche pour la détection précoce d'une éventuelle recrudescencÊ. Elle sera mise en oeuvre en priorité dans les zones qui présentaient un niveau d'endémicité élevé avant te début de la lutte. Dans les études de post-traiæment, on estime que la sihration entomologique en un point donné est bonne lorsque le nombre de femeltes infectieuses pour 1000 pares capurées y est inférieur à 1. On suggère alors l'arrêt défînitif des traiæmenS larvicides lorsque la situation épidémiotogique (CMFC et prévalence) est bonne également. It est donc proposé d'utiliser ce même paramètre (nombre de femelles infectieuses pour 1000 pares) dans tes évaluations ultérieures, et de repéær périodiquement, en tes simplifiant, les études de type post-traitement. Lrs possibilités actuelles d'identification des simulies et des larves infectantes d'O. volvulus par sondes d'ADN et surtout, celles de détermination du niveau d'infectivité des simulies à partir de broyats de têæs de simulies, permettent d'envisager l'utilisation de I'outil enOmologique dans la détection de ta recrudescence de l'onchocercose. Il faudrait pour cela preciser les objectifs poursuivis et les moyens humains et matériels nécessaires, effecnrer une sélection minutieuse des siæs et déærminer les périodes les plus favorables à de telles éudes. LES OBIECTIFS [a presence de simulies infectieuses à elle seule n'est pas suffisante pour indiquer une recrudescence de l'onchocercose dans [a mesure où l'origine des infections et leur intensité sont des étéments importants à prendre en compte. Elte constitue neanmoins un point de départ à des interrogations sur la sinration épidémiotogique de la zone dans laquelle se situe [e point de capture. Dans tous les cas, les études entomotogiques devraient pelmettre de savoir s'il faut des études plus poussées, parasitologiques notamment, qui sont généralement plus laborieuses à mettre en place, pour apprécier la situation épidémologique de l'onchocercose dans une zone donnée. 37 LES MOYENS Les moyera hurnairs . 2 à 4 caphrreurs villageois formes par point de capture retenu; . 1 agent de santé du niveau périphérique chargé de s'assurer de la bonne conservation des echantiltons et de I'acheminement de ceux-ci dans de bonnes conditions et le plus rapidement possible au niveau inærmédiaire ou central; . 1 agent de la coordination nationale de la dévolution au niveau central qui sera responsable de la réception des échantillons, leur enregistrement et leur transmission au laboratoire de sondes d.ADN. Les moyens mntériels afirwnciers o "motivation" des câpilreurs villageois (salaire) . maæriel de caphrre et de conservation des simulies . matériel d'emballage pour un transport en securité . moyens pour I'acheminement des echantillons vers le niveau inærmédiaire, central et [e laboratoire de sondes d'ADN. LA SELECTION DES SITES [æs sites à reænir pour ce type d'études doivent se situer dans les zones à risques (anciens foyers méso et hyperendémiques) pour lesquelles il existe des données entomologiques. [-eur nombre devra être limité au minimum. LES PERIODES D'Ef,I'DE Læs études entomologiques doivent être conduites durant les périodes où habituellement la transmission est la plus forte. Dans la plupart des cas, cela va du début de la montee des eaux à la décrue, ce qui correspond à la période d'intenses activites agricoles pendant laquelle le contact homme-vecteur est le plus étroit. Toutefois, des particularites existent mais l'historique de [a transmission sur les sites retenus devrait permettre de situer pour chaque site les périodes les plus favorables à la realisation des études. Une autre question à laquelle il nous faudra répondre est de savoir combien de ûemps aprà l'arrêt des traitements on peut corffnencer les éudes entomologiques de détection de la recrudescence. [æs simulations suggèrent cinq (5) ans mais il n'y a pas une reponse unique et il faut procéder à des analyses câs par cas. Néanmoins, avec les nouveaux outils de biotogie moleculaire qui rendent le travail moins fastidieux et peu coûteux, il nous semble préférable de commencer les études le plus rapidement possible pour deux raisons essentielles : 38 - maintenir les compéænces du personnel impliqué, et l'intérêt des services de santé pour la question de l'onchocercose qui ne sera plus un problème de santé publique, - éviær ûoute surprise désagreable de recrudescence précoce liee à des problèmes de réinvasion de simulies infectieuses etlou de migration de populations infectées. PROTOCOLE Mode opêratoire sur le terrain A. Capnrrq des silqqlies Elles seront realisées pendant la période de foræ transmission (de juin à octobre, dans la ptupart des cas) par des câptureurs (2 captureurs) prâlablement formés par I'OCP [æs caph:res commenceront à 8h00 et s'achèveront à 17h00 avec une intemrption d'une heure entre 12h00 et 13h00. On capnrrerait ainsi dans la joumê un maximum de simulies pares. B. Preservation des simulies En un point donné, les simulies capturées dans la journee seront mises en alcool (80 %) dans un flacon étiquette (nom du point de capture, date, nombre de simulies, observations éventuelles). Une fiche sera remplie par flacon (cf. PT1), reprenant les informations portees sur l'étiquette. Une fiche recapitulative mensuelle des câptures devra être preparee (cf. PT2), reprenant également les info rmations sus-mentionnées . C. Fréquence des captures [æs captures seront realisées 4 jours dans la semaine pour permettre d'avoir un echantillon statistiquement fiable. [a duree totale devra couvrir une grande partie de la période habituelle de transmission. D. Envoi des echantillons au laboratoire de sondes d'ADN Læs echantillons seront remis chaque semaine à l'infirmier chef de poste qui les fera parvenir au fur et à mesure au responsable de la dévolution de la zone concernée. Celui-ci fera régulièrement le point au Coordonnateur National de la Dévolution, ce qui permettra d'organiser l'acheminement des echantitlons au laboratoire de sondes d'ADN selon les voies et moyens les plus adaptés (en termes de coût de rapidité et de fiabilité). Etude en laboratoire A. Sépq!4lio4des_têtes Une méthode simple basee sur la congélation des simulies dans une bouteille suivie d'une vigoureuse agitation permet de séparer les têæs des corps. Cette phase est complètee par un tamisage fin pour récupérer les têtes de simulies. 39 B. Déærmination de la taille des lots [a taille des lots est fonction du nombre de simulies pares dans la population étudiee et de la sensibilité de la technique du PCR (Reaction de Polymérisation en Chaine). On tiendra compte du taux moyen connu de parturité des simulies au point de caphrre pour calculer le nombre theorique de femelles pares. Dans la mesure où ce sont celles-ci qui peuvent être infectieuses, la taille des los se basera sur ce nombre mais pourra être inversément proportionnelle au taux de parturité. Iæ rapport coûçefficacité étâbli a permis de déærminer une taille de lot de 100 têæs de simulies 40 ANNEXE III TABLBATIX ET CARTES 40 ANNEXE III TABLEAUX, CARTES ET FIGURES 4l o uJ UJzz +tt\6)(n F §lt o o t o CO o o o (o ct) C') - C')oN CâN o ro ro o o(1 No, o lo to C') o) rF (r) NN G'@N c) .o CO o ro i-§t ((,N t o)(r) F N(i, N o c, lo cl, o o G' rr) ct o (1 C') o) - CONN roq, o c':) (t§tN oc) .o c)rt a) o o ôt(n o) F (t «) oN ôtt o o @ o c, F(n(r) F o)o @(oN N oôt o @N o (o(n o o(n C» - ((, ro CîN o rooN o ro (r) ôl o((, o C') @ o) Nôt tt oG) toN o o(o @ N ((, «, @ @ C') @ r., N @(o o C')(o o Nrt toôt N (()!t N@ C» - or ro o o@ (Y' @ c, o @tt ro t@ (o GO C» - ((, NN ro GI c) r{, |oC')t o r{, (oo GI ro CO G' Câ c) IIJÉ. ut É. z É, IrJY z É, IJJY c(E oY I z o (E G Y_ o-Y (E (E Y f o ul o-Y o = o = 6' =ul lo m lrJÉ.lFÀ o uto z 6À É, E ulozf oÀ F ol oÀ oz No + oz ooz ÀY f, o lrJ o-Y B Y É, U' z o o o = o = 1!o d. uJ IJJ U'o J E'c €eôqoE ahsô) gEsot' .co9't oôird 6E .9.ÈofccoLOo §:(ECEO .Cu)b o9Eh thHoo l'\ ,(l) o)o- o)ooo OEgâ Lé.e9o oCE .oo LbE'6 r- .9, oEEooC=§5t- aî sgEôdE 66 'F O-cvOL oso-tr üokalùr It (o(r) o) l. (O @ c» o =a z É, IIJY a É, Y Ëf É. m t- o-{ f lUJ m F 42 TABLEAU 2 EVOLUTION DES PERTES DEPUIS 1993 ZONE % PERTES 'srocKs % PERTES / CONSOMATIONS o/o VOLS ZONE EST 1993 1994 1995 1996 3.4 2.3 1.5 0.9 8.2 5.7 3.5 3.2 75 66 46 12 ZONE OUEST 1993 1994 1995 1996 3.7 5.7 3.4 4.8 7.4 7.4 5.7 8.7 55 58 59 27 ocP (EST & OUEST) 1993 1994 1995 1996 3.6 4.0 2.4 3.0 7.8 6.6 4.8 6.9 65 62 55 24 43 TABLEAU 3 RESULTATS DES TDENTTFTCATTONS CYTOTAXONOMTQUES (1996) BASSINS RIVIERES N.LARVES RECUS TOTAL IDENTIFIEES %LARVES IDENTIFIEES IDENTIFICATIONS KOLENTE SEWA NIANDAN MILO SANKARANI BAGOE E BANDAMA TANO/PRA VOLTA ASUKAWKAW o EME NIGER 61 201 295 6 111 2 50 30 18 291 56 399 682 139 1668 206 499 1782 332 41 164 227 6 84 2 39 25 14 253 49 340 602 122 1 387 206 494 1728 310 67 82 77 100 76 100 78 83 78 87 88 85 88 88 83 100 99 97 93 S.damnosum ss, S.sirbanum, S.leonense S.damnosum ss, S.sirbanum, S.leonense, S.squamosum S.damnosum ss, S.sirbanum, S.leonense, S.squamosum, S.yahense S.sirbanum, S.squamosum S.damnosum ss, S.sirbanum, S.squamosum S.damnosum ss, S.sirbanum S.damnosum ss, S.sirbanum S.damnosum ss, S.sirbanum, S.yahense S.damnosum ss, S.sirbanum S.damnosum ss, S.sirbanum S.damnosum ss, S.sirbanum, S.sanctipauli ss S.damnosum ss, S.sirbanum, S.yahense, S.sanctipaull ss I lS.damnosum ss, S.sirbanum, S.squamosum, S.yahense I I lS.damnosum ss, S.sirbanum, S.squamosum, S.yahense I I S.squamosum, S.yahense S.damnosum ss, S.sirbanum, S.squamosum, S.soubrense S.damnosum ss, S.sirbanum, S.squamosum, S.soubrense S.damnosum ss, S.sirbanum 44 A TABLEAU 4 SITUATION DES ELEVAGES DE SIMULIES AU LABORATOIRE IDENTIFICATIONS CYTOTAXONOMIQUES DES LARVES D'ELEVAGE TDENTTF|CAT|ONS MORPHOLOGTQUES DES SIMULIES D.ELEVAGE (FEMELLE DE LA Fl)B POINT DE CAPTURE TOTAL de Larves Nb. ldontlfié IDENNFICATIONS S.dam. s.s. S.sftâ. S.squam. S.yaâ. S.saa. S. Beffa hybrldes EERIABOUKRO 60 11 11 FETEKRO 60 28 23 1 4 dam/sir KOUTOUKRO 40 13 5 I AKAKRO 120 I I MEMBALA 110 14 I 6 M'BETEKOUKOU 81 81 81 KABOUA 44 44 44 TSATSADOU FALLS 108 108 108 KOUNIOHOU 70 70 70 POINT OE CAPTURE Nb. ldentafié IDENTIFICATIONS o/o SO/SQ SAV YAH SO'SQ sAv YAH M'BETEKOUKOU 11 I 2 0 82 18 0 KABOUA 41 41 0 0 100 0 0 TSATSADOU FALLS 20 0 0 20 0 0 100 KOUNIOHOU 30 30 0 0 10 0 0 KOUTOUKRO 81 27 53 1 33 65 2 BERIABOUKRO 324 0 324 0 0 100 0 FETEKRO 179 0 179 0 0 100 0 MEMBALA 287 263 0 14 92 0 I AKAKRO 33 0 0 33 0 0 100 45 @ UJfo z .L() IIJ 1- o IIJFz ul É, lrJ lJ.ll.6 a IIJo z o F o lJ- trz uJo o aF FJfa ulÉ. UJÉ. oF É. o m J f o IIJ J = =U' lUo a UJ o UJJ ul a IUo z o F. fF a t f, lrlJ m t- UJ 6 o o -ÀÉ, o = - a 11, o(r, u, PP-.PsP.SN ro@§cD-(o ro(f)Nr(r).-,S N N r uJ =o2 ox oF o ot .o t (E olt ut ET o G tr o .: o Gt, (o 3s^Ps3. \t (O@NCOf\(O N (UEÈ '-o N r o - otl L .o .c C' o (E tr an o Gt (orôl ()r rs(9ofcO<"lp,O (EE c (U(§EE LL '6',6 FN rCD r NCOr-SN (§ EÈ ü) r r N§ (A (f) -c oEzÉ. olr o S o E co,o <o ro N co - P S -.o,rl o, P N t-z 6À OO ABBBABAÉ.É. ÔÔY:<YYYÿYYY ilÉ==f f =f,f,??-. ÿÿooo9999ss 9 8 8 V,V,V,E { e 3 ü É ü ù.,,,r,r < < ÏfrMËËËËEëëEEEgEgHËE(J 46 TABLEAU 5 TOTAL DE L3T: 1843 TOTAL DE FEMELLES INFECTIEUSES 661 CHARGE PARASITAIRE SAVANICOLES lFML / 1 86137 RECAPITULATIF DU NOMBRE D'INFECTIEUSES ET DU NOMBRE DE L3T pAR BASSTN (AVRIL 96 - MARS 97) BASSIN IDENT!FICATIONS MORPHOLOG!QUES 06 (sAv) 07 (So/Sq) 08 (YAH} Nb. FML Nb. L3T Nb. FML Nb. L3T Nb. FML Nb. L3T BAGOE BANDAMA ' BAS BAOULE / BAS BAOULE / HAUT KONFOKPA MAFOU MARAHOUE MILO / BAS NIGER / GUINEE NIGER ' MALI SANKARANI VOLTA BLANCHE VOLTA NOIRE ' BAS 2 8 16 I 12 6 1 1 15 61 1 45 2 3 11 31 18 27 12 4 1 23 148 2 87 4 MONO / HAUT 3 I KABA / BAS MONO ' BAS N'Zl NIANDAN OTI / BAS OTI / HAUT OUEME / BAS N'ZO SASSANDRA / HAUT SEWA TINKISSO KARA SELI / BAS LAC VOLTA / OUEST 3 12 5 7 8 52 44 1 4 1 49 4 4 21 I 8 14 79 68 2 10 3 81 5 53 2 3 13 1 1 50 1 6 10 3 4 59 258 4 13 56 1 1 204 7 10 26 9 9 293 1 1 1 1 2 1 COMOE BAS KOLENTE LAC VOLTA / EST SELI / HAUT 2 1 3 2 5 15 4 5 5 11 11 24 19 44 31 71 9 3 I 2 23 17 22 10 Total 376 703 260 1064 25 76 So/Sq IFML / 4 09137 YAH lFML/3O4L3T 47 t-z IIJ =IIJ UJoÉ,s3 oo IIJ É, () o) \t(r) COo) G'C') sto) U'uJ 10F I.IJuJ=Fz UJ IIJth2o |o(oIt F @ st @ ot@ C')N o) a) a) €t§t o ïf,IJJ UJ =Flr. É. ri l-z Nstt(, F oo(r) No C') G'!oo§ ôtG'lO§t oFz ôÀ oz oÀY UI o UIÉ, UJo z Fz oÀ m É, trJJ @ @ o z 6 = z N2 cht!t- UI F. o IIJo Fz UI =IJJJ oU' :J UIo F 1-Jf aD UIÉ, ( (l» f UJJ m F 48 fôÉ, 'afluI.IJ F C') to^ o o c, o o o IIJF UIF uIo F oÉ, @ .o .Ë XE =C'(EO tr t, tt Câ. o o c)d o o gE o.= -o,e c) o N o o ,h o liz t Ét( §l!t o@ (ntt al,?,.Q,o= .Ë=+.Ed'aZat1' ro(ot (o!t c, ottq, (n C') c) (9 æ!tN UIz oÉ, trJo zo o ul U' 9,o .oË x.ÈJC'§e tr E' o((,d o roN o o o O.to0, =ü,o=E.9eË .0, .o= oN o o o oo spb§ s to .t- (o (1- to(o Nd(o d(0 ôl(o ro th .t,oo =.oo=trEr "EE.o .o, .oZE N C')i-o oNo rrt N(\l (i)(9(0 or c) o z 6À oz o o-Y g trl ut É. IJI o z zoÀ co d ul oo o z a = z Nz o lrJF IJJF IIJo F oÉ, m l- lrJ uJz F =oÉ, lrJo z o tro uJ U' 9,o z o 9, É. À =oo }- = IUJo !- 49 oE =(Et_,atr (l) ËE F=ôoCObE € (§ .q'egOECCg.E JC(uoto .qE@é €EOo-GU;CC .9 .9(§ i)coE.fr .=' I_t(l)g's .g €3e: a'=roc(1)Yrrr 3 E A:E 'E.oou €EF€ os'(-'ârÂËsËE *o.9ç.6 o TÉ .S2-EcË o.9 «u toc'=O=-C--! gË,9L)çroo Ë E I Zqooç l- t o') o) .q,i/D'o§§.9EÊ$SE63&&Ê ôo o -@:zbOP -s 8ËÉ,EHuJÉëÀ8= EU)?^aECniÊ6+O(D o)o,pgoqÉ8Hrl-E(u\_Êâo oOaEE 97,ô.s PE E - L9.h:tro(/)ô ocË'= .96 oTi ËËü '6.qo '=o (u bEçrltJ e.r Ë cg Ê C') J e, (o C') z f3 U'zI @ =IJJÉ.À l- UI ul o J o ulÉ, z o F =É, olI. U' lIJo lJ. t- Jft-À o uJÉ. @ = t-rJJ m F oL .o E oz (o ôl +,o Ja Eo =«, op .9 e(§ o.9o)x :o =o-së tIJ À oo =o Eoo-o o .g: cg) .goEPOEoo o?-ôb IoxGO o.= >=oo LhoÈ118E CCsb o il-,(E EL olr o =,o CL F. o 3rgE(Eo8 '9 '6ÿ-c I- 8E o EËE(§o8 '9 '6 3E o EËEGo8 '9 '6 8E o (E o- oo(§ LL (E .E .Y) co G (EEo o .o .E) o .9+,otr o]L o oL .Ët- o .9, o)o oEo)9ECCo.9bs .-1o '= G) =o-!.-C»fooF I.IJ o .9. o)o oEo9ECCo.9b:9obo- (j)=ool- UJ g .9. Eco(l)C :09FCEô .o; o (E o (oO) .E = (o o, oL -o E oo -o E I- O) ü, G E 50 FIGUI{E I xtr;t:R tl'l- AFFLIIEr.\TS i NTGER RIVEII AND TRIBUI'AIt(tis E'oo rrc0 Rrviùas al ol/'/uenls Froniàrt d'itots 6it6 lotvü't s ùptlob UlA. lartqtuala Vi//ogo ';o (1t!11 : j Perimàtre ogrtco/ê d,Ponl de lroilcoÛnl A)/ÿ/c/dc posstblêPonl :::: ROUIO + 66p -§tttÀt(O, OB -/O - / 9 9J, ù À - A leO&O 14,/ B. KOUUa Olontn- Poaf Dilombo u b It Oilornbq 1 \\ KOULlKofu2 Tyenblo têk Aal qÿüe SAHAÂQ ÿ) ------16M o3020rooE e a\ 0 'I ù\ \t, \\ \\ z§.\ funt Ft;.,.' hçiztfrs to | )-,, I t. ï \l ! t ll !i 1 \, lr lt it tI It Ir $ "|<§ùt fua1b 1o t(ouroubo t I I \.\\ \.\\\ II ./ r2rcO \ I .t À { I +t + ,- + I l'.t- 1\ /-\\\\\ I ! / -t t(êc \\\§ / t '/iryte À // t t ( , trcc PROPOSITION DE TRATTEMENTS AIJ SOt-/ PROPOSAL OF GROUND LARVICIDING t I 5l E .( -) 7q F I O a/ =C 9 .a î i â d. tr-.1 9Z ,j 5(,/') cn ul(, a d oQ o-F @ ) o F TE o î! oY? .( a u) I f- z o û- T o §P Ôl r! f, o fr. oooooooooooooo(o9c\oco(o9 s?6rJJol dlV o E .; 52 Io -(§G(o(U >TUl.rlI.UlrltlJ.,oJ.,., EEEEEo(l)(I.)o)0) -NcOSLOMEtrEA o(?Ë xfr ,Ê @ @ o oz § o) !- 6) N@ Ô{ æ t @ c{ @(o (7] ô: -r^ t) æ5 il,i i» 3Ë ;@ $ o tr o olodt âz § o- O) oN f)§ (o(r, <1 olr)(ô o)lJt(.) <f 8 I 7_ ,.iJ -i d. ,.rl J ,l- (t J |rlê zo F? ô ül c.t o () )< o o 6 o) §û) @ @ rn c, tl^i- & 9 o c{ o r N§ o o) (t) t\ æ 66 cao o) oW@- RÈ@- Rc.r(o cl r!& =oî. oooooooooo ? o lJhtS 53 FIGURE 4 SITUATION EPIDEMIOLOCTQL'E SUR LES AFFLUENTS DE L'OTI ,)\ >/ Sanssané M UMli U Kéran l I l ( \ ( t I I I I I I I i I I I I L I I i\ rl i i'I' Ir it I i., t. i! I i. : .J tl I I I I I I I I -'85 ,, Kandé rY : Sola Keran 57,1 o o Trtra 64,5 Ta I ,Tchrrpenr 7 xan L Amrna 7,2r. o .'. Katchamba '1 \ '/ ).1 -', ( Sakponé 42,1 'r ./-- | pota i ouguel <oo,s o 56,8\ ) , Kou[a' O' I ' -'i.Guénn Léon Nramtougou( 19 kassr Landa 6,2' t I :--' o a I L.\ 67,4 Kpéssrdé 4 ?konromÈoulé ':--0,0-, '1 \ I \ KARAKaQ 2 Aho Loao I 529 Landa Pozanda 8,1i- :.Tchrtchr 0.7 Kabou o i I I I I I déWélou I I --!: Chaboua 13,3 .26.5)..^-1 Kpangbassibÿo 19,0 Bafilo Kemint I \ ) nsé I I I ) I i I ,1 I I ) I L, -{3ÿ" I LEGENDE 64,5 Prévalence O Vrllage évalué . O Centre rmportànt ,.<l cours d'eau Prrncrpale route n j: !t 't- )28,2 L--. \ 010 ( ) Km 20 Karbongou t' t 54 ooo\f, c! oooo§j o) 'O)(/)<o GL =(glat(/)Y .Eô oË, cooo- oLoox'FurI a .ao a'.q) (U o-oo c) r F cr) LL V -o .= oo C o o a- Ia o =o .o a t- o cn L2o= .L' 3 oy .ar (O C) -o) kEoü(u;Ê oà PEFgJàst c: g - N.qO =6 -x(§O9*ts â\ L .y fY '- <o'5 R rb ^.:L!\0)G:EJ ar(,)EË ,o s'll à3eGÜ; r() ItG .- (.) .- -YÈ,(t)o3 otl- F - t U)o .o)u -o a .9,E ao G o- a elÇ 'ô oc o -o E oz ooo(o ooo§J r ooo @ ooOs t- o ooogogooN(otÔYcDcvr 14df,() E .: ,, -.i.. .:.-, J,:. 11 . ,,: Àt Â, ol9l el suep el sap ca^e sotlnuts ap arqruoN a 0) L(d /h. Ooo È CD LL ^ .ô ,ë. O),' . 55 ooo$N C) '0') s4.E§E 7e '9.6 aËp) c0) oo_ 0)L()o x'Ftrr Io -9.o I oooooooÉ<otosrcDNr a E.(§: o_:C)looo §=L .E ùÉ L r2v3p POIC a o (dÈooo r l- cotL rO At =l:l >l ol >l ololLI ololol -clolCI or Ut a)a = .q op .E a _9 o) E o\+ O)(ÿ) C) O) G o o G o-(\ LO cr) @ r G) 0) '= ou, o O<o .zEÈrr I- 0)(uÀ OFrrYF^ - vJC --(EN -fo: -(DLJ := =Êr'-(G) N)-- l-=(U 10 o9 ,A o-i(tr:l LU Ê6 .= rÈ, o o 'l eb oooocv o o -o) fo -(I) l!, A!2aE! ra o (§ o_ AE O)(\ç 'o O)]C O)OXovoc@oZ ooos o o \c ,! ^/ : =: aIgI el suep el sap ca^e sallnLuls ap ajquioN c t c\I l^6 -.1=à#.- c) '(D'r- i. :tî! - : 56 \ c0 =oq oa GJ No t4 a) ô){) o Vt 0, tl) & o o G $ o-o q o) o o o tuq co èI{lq [. --- i."" ' -:'.:' -1--- i 'i 'n')' Ê\a '_ >-"' "l- "A I i. ai, 1,._ a \ ar\' %3, ail Xa§ -11 ;ül -H,lc'I Mcultoutt 'r{ -: - -./ lr r)lr .'i'', ', I (.\i- \.ltit I 7' I I -l- / ll .rl I aol\:i ôI\ ii'tïl ._ ,l ,, â[ oll coÉf o(9 f o @ \ \ I i. \.\,/ )( E\f,'o.. o)^t o- -'.Or (, ll I = oo o F2 o G EZ o2 o oo E t o Io È ( l-'. E] ù.D ÊL .! G .n o (E oo U' E2 o c, o 6, o ,O o .n): o z Fp Êa ÉFa IJD z)aÈH ct) >0, = ct) =tza9È ^Êl;a;!r aa =Ê)c'i â r.1 3à+ (t) ,- rr] (, ;rr cr) tc z o F t-É È rd \5 .,\ o\ i/§.- -(. È^ ) _ i '( Jr)"i ,1''..:. '-1 l i *i,"-.'-il .*..1 \ i\ ) '':r't \l'--_ l^- L I I I .. -- -) I l\-,r . 'lr, \ i i x'.4 { h \ ( I L'r- fz_ UJz 5 o lJ- o F U' LlJ IIFl oa I '{ I I I r. tllh'uJtzi5(9 tr U) 'uJ l-, r.o(= Ii@i'- e"u ; 57 iS a B€ E .9 raÈE5\99io E E-F> sN ol toN s roç g r.:^8e I E.E 5 :Ef§trEiô oO EE3I s(.) c?(ot s(oq(o(0 aÉ.f tut-o tJJ o EË E.E aBEo ËE so1l\ s(oq otr§ .ti3e oo == -:àoo ci c,trEl a E]É ,frl t''(aHü 8.x F=rdàaeE] \J F1 rrlgnR ZÊÉi= âa? ?rdEElâÉoa.8P§dliJ I c,fÈaXEtV z§oâ a ct)l-lE(àa z dt- a uJÉ. l-6 É. À a lJJ of oa ooof-@ ooooot11tt<r)sl peaq c'l (%) æ frlüp(J fE( <o o co o o rO(o o so aF !tr)(o rO(o s c{ ol lOôl r()(o o O) s(oq @(o oC(E (U a cn o ô o(o N s(oq o@ r-§l st(,\t o(o(oôl s(f) «? (f)t oo o .9c(E (U a olcalcl(I)l§l(UI\t ,ôl U'o ,() U'o o ao = { I I 58 }.IGURE 9 IN,I1,,T(..I I)I.-S IR^II.EMENTS LARVICIDES EN Pf:-RIOI)E D.IIARiVIATI.AN SUR LES DENSITES SIMULIDIENNES SUR LE DION A'TI'.I1I: CAPT i 600 1 400 1200 1 000 800 600 400 200 0 T 1 994 L L 0€41-='- c9C, C, SEI.4 1600 T-I I co(r)l.\ t + I 1 +--r i--+--+ {-1 I----- t4 200 000 800 600 00 I + I l-. I I I 1 400 : 200 : coq)r\(» srsg§§(r)c) (o0 1600 1 400 1200 1 000 800 600 400 200 0 ÿ I 1ee6 i . {--? t _: -.-1 L NcD(9tr)l"-o)(9|rlLo) 1600 1400 1 200 1000 800 600 400 200 0 1 997 (.) u) l\ O) -{ 1 , -1 ITIGIJRI] IO CAPT 59 liVlPACf DES TRAI'I'EMENIS t.AItVlClDI:S l:N l)t--ltIODE D'HARMATTAN SUR t.ES I)ENSn'tis SIMULIDIENNIjS SUIT LE SASSANDRA A VIALADOUGOU Lt99-o i ----l rtm 5æ 4æ 3æ 2æ rm L Lt ÿ f-------a f rôrCD(o(r).)(r)rT\r -) -+- +- r-l-'+ --r- '-§EMll)t\6)st<r$Lô o (.) |.1) ,\ O) -, o-o-o] ô-tf) a!(1ôr)rrro)(o(nr -C{CrNôr Y+ ôü) 5æ 400 300 æo ræ 6æ 5æ 4ü) 3m m 1m ------+ 1 995 LL "a -i L o r . t _-___i tlt l\ O)s§T(f)t.f)F-CD(r)ôc)(otr)v§ '-_ --_ 1-_ I I(.) ro r cDN ô{ (r N (r) tr) Lsgu- f -a o illr:l r -l -+--+-l--l I P9:9&RRÈR6EEàgÇgg a-.g o)9rO m 5æ M 3m 2m 1æ o (.) g CL (E = oz '6 = E e -l Ê o1 ., E) 'traf Q!§! = N (alualoy lH) lluelopeE ooo oq, o CLoo.Jo o 'uaf §§l! = l{ (eqey tH) e^oqluPqey ü CL (! = lE . â olÀ trt 3 oê (, oo o o2 êooe,(, o tro ooo 'urof !l§§ = lrl (uoto) er?t üê .E = c: (, oo CD o2 êoo.J(, o i6 ooo tuef $ÿ$! = l.l (g;1) orolueueg -_1 CL r.: o = oz (E = c G -, E CD(,oo 1 2 -,êoo CL 0,o(, o 'tuef $§t = t{ (g1ualoy IH) ?rnola'I r:ÉL o . ooêoo? 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F z IrJ o .uJ É,À o IIJ z x o F U' tII of oo 72 N Or .4 où o o o)t4 c q) ctll)iùôô o Eôq t! U'q) ao q) ooq (ùÈ co c5 rDq Lo (,, ott L G -O. erE(EP: "ËEb ."*EeË .=È..(l,- fiE ËHÊ âE 3 ô.= g o,(/ât-}.>zF Fqq dgÈcL <Eô'; oP 6Ël- !u eflI 8g ffiË 1E oq sg =o>(E ffiàF UJ o Lll Fll(Jll utll at oll -rll u.tll >llfll oll zll uJllJll dlllt t-ll(Jll fl ell Fll <llqt -rll H E m (r) ll)o -3 FlzI -à a ü) FIF - -I I t-t-J DEà U)Èl l-l Q trQ E] cn z à az o -tr -] EI2ü o? a F1 Fl üp a cr) Ei -Ér Qü rdI r.rrQ frlÉ r@ =EÊrEë= o(oooo e ôl (ÿ) <Q C.,l 3t =l HIqt - --*:i= §ll!l =tël §I ôôiüâdiiËE83ëF E.Ë E =FË.> "ï-E EEl- tl !,Eootrz3 6 ô.1 C-t ;!& (5 tl ôt @ ag ô .g g() oF o :9(! = t to f o u.l = =o ttJo o uJ ÉI o uJo uI EJ !o 6z UJ rO ü, o)g .O Loo o .9Ët, oo co 11, UI =g =Io o tu eIt-o lrJo = oltlo lu tsJ =o u,lo 73 FIGURE 23 RECHERCHES SUR LES FOR]VIULATIONS D'INSECTICIDES PRODUITS CHIMIOUE§ (MULTI.AGITATEURS MAGNETIQUES) PRODUIT LOT # CODE COMPAGNIE cL50 cL95 cL99 ABATE 20olo SPERYOO3 c9606 CYANAMID 15.4 64.9 1 17.9 600-64 c9616 PROCIDA 14.0 37.3 154.0 JG/1701 c9619 PHYTAGRI 13.6 39.9 62.3 PYRACLOFOS 50o/o JAC/460 c9510 (KARA) TAKEDA 12.0 35.6 55.9 4069 c9607 (ODTENNE) TAKEDA 13.1 41.7 67.4 cl-æ cLs cr50 0 É 50 75 lCX) Concentration letale en mgllle 1É 150 1É @PHYTAGRI trPROCIDA EICYANAMID Réunion de Recr,ercr,es Entomologiques et ,nsecl,cides 97. 74 r.- o) oop .9 oooE o oo =g ctlô6 Eo c, ul o(l) () o .c,oû,É. oo c .9c ,{,É. U' o)o-> I o o o)t, oocq, .1, .o)(L ac r- o\ aÀL 6t =à I \o o\ L a fElp o - -à oz oX - o t'r Q U)z o -3 (J -ltu -Erz rdâ - sôt Hû)(, î\ 75 3 zo U) <n rrld rrl FaEl ar&2op\LÉ(,QqIÈ{ c)F(uHt U)EH9 Uâ i. tzâ6 aa4. ct'taa ".àn? dÉg< À-lSzr7.2 8ÂOad lr)c -El ^opd ?Ê) 14 a a zo o rdd rat c.t E,IÉDo trr I Ir--.'"\ I \ I ;,1 7\. /l - l** + { I \)),,-,,1 /l \ ,\. ( ÀI .'+. / r'r \ Àb' r-1>.' t _---._) I \ "_r. I( t I ( v IJ "1I -{r (. t- ) I I 1t- l \ \) (l) _\ -\. t ) I to § CL C't CLoth 'ual !gÿ! = N (etequBqc) noplasses r.:À (E = o . Ê ., .ct olr a Ê o1 oo IJ(, o oz (, o \o o\ o\ I?1 o\ o\ ü, €) êt)o oEÊLoÉ aÀ EIo 6t c, tr(l)t, g o = Èoo (§ = ta CDâ (! oo (, oo o2 C'o 'ual oglg = N (eÂnoy) Pr{e'l erhoy Ê :, oo ILg(! = à6 = li o a ôa oz CLoo(, o 'ual eeco! = N (uo!o) il?l'ual zz99 = N (uo!o) il?l À q oo 'ural 906 = N (elequEqc) noplassBs È CL o = (g E (E = Ê a liolr a c(! a oo a C'I = ooo o2 â o C'oo j 0 § u)§ e ,È !r Li Q) , .c)dê çÀaâe E,Tü?, ,tr1 :9 UcÀiÀgÊl .otrE EÀ HêF{ èofr: l-,1 6)(J \ê9ezÀ <.E > rrr'-4 Ê!ài ao) thF-ê<oJot;-- €JÈcA6l ÊrE a-oÊlF LI H o Eia z â oo \o o\ o\ Irn o\ o\ qÀ ê) 5 u) o o qL o ta o Gq) q) € = olt E , (E E oz Èo = oo Àoo 'ual O6Le = p (eÂnoy) erte'l eÂnoY dÉl o = ol , CLo art .,(, o E2âolr co oo (, o cl ., .J o oz \oôl frlÉ D(J fr Et 77 N o) ah ll)È .9() lÙ .o§ o ,4 oI crôô B Eo È ui U'I o ô ooq (ùÈ coqIoq a t at CÊ UJ =UJ Jo ( \ F FJo Jo at o lrto =oo I o =o = )  tro U) o o t I \Ài t -l j I ( I I i l- I ) ) I I Ît @ a I I >- >-.A{(-I À ') \ ut.(,- z\ = =É, T\ o) q, o =.(E(o O) B oc .9(J(l, .E q, oo co Eq, o- -oÉ. ooEg v ( É, utI = ut \) J E >z\ 11, @ oJ - $s r- o\ u2L =.à ,d \o o\ L zâ 3â U) r{âz oa û È U) Êr1 -lÊ -Fz frlâ a r.ltr a û È a fElâ aç\ -trQ ftthk FEI r\ôt hIÉ)() -la \ ( I I 78 È\ o) U,oÈ()§oo .4 c o tt, oItr'ô ô o Eo§t! t4 o§o o oll)q oÈ co§itq --1 l- _\- l( \ I ,I \./ \ \'\ II ) ! t I I t Jo at dl o f - o 6 @ \ o i o4 \ --{t\7 f1 I = =É, ut.(9- =_\ I( ) rt ao UJo =o ct U' @ 1'u/ = 1r, at to o _J = É, utI = I l cio Gto o c)o o oî, c, .o E6o- -(l)É. Etr aa a o 6oF ra2aoo>= oc $s ') \ a r- o\ aÀtr € =2 ,€E \o o\ L Èa QÉftl(J o l.l Ç) z o à a Ê1Q ,81Èa frl C,) f-lÊ z o -Ei -ttrü È tElù æôt rdÉ () -fr 79 f.\ o) al)ôÈ o§() ott, c o v, o56ôôèÊô ctll .4 o o (l) ooq o,È co§i{)q ( --1 I I it- t t - l.r l Ît @ t'-a U' CO =o - É. = d o / \ l. an dt o \ ut -o -I @ o ô =o = t I Ît ao oJ - ) À Fo ( I 1 :/ o É ( ..J \ I É, ur.(9- z-. = = ( ) \ J o§6gè 88q!p oo =aqooo oo§ lfê22aooo> >: ooe t\O) o q, =.(D(o O) 5 oE oco @ -o c.o = trEtr oooô60 -l $s t É, UII = I o at, 9, - =t- \-J\(- -l t- o\ U,L G *à 6,6:9\oho\ OL -c>od 9= l-'l =a2Elo(J> çrI G3 t{Laa rrr tAEEl 9 HA Z-^ ^, ht Z,*L- f- iILQ <.pio14aÉ rtt 14â h Ê1 o\ôt hlÉ) o fÉ li ( 80 FIGURE 30 REPARTITION DES ESPÈCES D'Onchocerca sp ET DES SOUCHES D'Onchocerca volvulus (AVRIL 96-MARS 97) I I)(.-L /') 1\-/_-,-.t- "\. a a I a r ,fAt-t BÆ{OAIA ( I I /'.I I I IrlAJT rGEA 8A8 l-A,C YOL t,\/I( (t I I r 8A3 ( Par total de larves infectantes O vofuulus (souche de Forêt) O volvulus (souche de Savane) Autres parasrtes mtrtr 300 150 JU on vot Par nombre de femelles infecüeuses O volvulus (souche de Forêt) O volvulus (souche ê Savane) 92 46 92 ) I\ ( /) ) on 8AE ,8À! ) 1 EST r(^SA BA8 Réunion de Recherches Entomologrques el lnæclicides 97 (_ ( 8l I t o 66ÀÀ8c IËE ËO t O-?ô ?t -o -oo a o5o= o o O= O=EE E; ,16 ,P EIE i: sË iib"4C !i iiaeqI 60Àè8q 8 Ë E 'Ë.EoG oo = d =-':o'=9û ) û= 6-à 6;E9 EY3o ,loTtrFa]U FJ o o 5 fo U, o az â Hh '= Êz g4 d2à<:>J<uiaA'Z2^ a1- 2Z <ÉâF =Ë-trlrz ËR chZ gq rrlârd aÀEIP ,88À.. îa cÀU)'^a JEfA u) a1 üErd< >,1 rdJ .OÉ .trj .uJ l o a d) fo a o roçNo(o(otNo slsna[caJN ,JreJ ao SuguIoN oolôcltno|,)orâottOONNF- sSsn3tJa3JNl'lrru 30 3u85pN o(D cô EId Do 14 t i; sl iilêEC o OCèÀ8c IËEË Ê 3 Ê{ '-o'-ô6 r O$o= o o O= O=E9 Ei ,i6,[E!tr oocrocroooÈ@oçoN s3sn3EcSJNl 'ual 30 3ug$loN =tua fo U) o o !i âe?e ,rt o d6ÀÀ 8q I *EË Ê s Ê{;2 ',;eO= O 6 O= O= §: §ËItr §ôtolr«rtN .lrJ o =oo lUaa (n 5 tUo a o 82FIGURE 32 P o U R c E N T A G E S a I i00 90 80 70 60 50 40 30 æ 10 0 %ABR A KOUTOUKRO DE r979 A 1996 i Y"ATP A KOUTOI.JKRO DE 1979 A 1996 ANNEES ATP BRUTE DE FEMELLES A SOIES CLAIRES DE 94 A 96 KOI.ITOUKRO BETIE ATP (01 - 02) ATP (01 - 02) 94 r39 30 95 66 r6t 96 17 58 r 00-05 tr01-02 79 æ Il 82 83 84 85 86 87 88 89 90 9r 92 93 9'l 95 96 ÊoooB Eq:-ql 79 80 El 62 æ 8.r 85 86 87 88 89 æ gl g2 S3 0{ 05 96 90 80 70 60 P o U R c E N T A G E S a 0 83 FIGURE 33 I%ABR A BETIE DE 1979 A 1996 D P o U R c E N T A(, E ê ? 70 60 50 40 æ 20 10 0 IE oo{tl bpto2 l-nooàl [nor-ozl 81 E2 83 U 85 8€ 87 86 89 90 91 92 93 94 95 96 100 90 æ 70 60 æ P o L' R C Ê tJ T A (J E S a79 80 61 g2 83 84 85 86 87 86 89 i 90 01 s2 93 94 95 96 ,ANNEES 79 90 0 ;.)..: t )? ç t. t,
Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents
Réunion de recherches entomologiques et insecticides : Bouaké, Côte d’Ivoire, 21-26 avril 1997
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