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SKIN INFECTIONS IN MEAT HANDLERS = INFECTIONS CUTANÉES CHEZ DES MANIPULATEURS DE VIANDES

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SKIN INFECTIONS IN MEAT HANDLERS U nited K ingdom . — Superficial abrasions and cuts caused by sharp pieces of bone or knives are common in meat handlers. Such injuries sometimes become infected, but in general they heal without active treatment. In the last six months of 1974, however, six outbreaks of skin infections in meat handlers, mostly working in abattoirs, were reported. Four of these were due to at least two distinct strains of streptococci, one was due to staphylococci and the other to orf virus.

INFECTIONS CUTANÉES CHEZ DES MANIPULATEURS DE VIANDES R ovaume-U ni. — Les écorchures et coupures superficielles provo­ quées par des fragments d ’os aigus ou par des instruments tran­ chants sont fréquentes chez les manipulateurs de viandes. Ces blessures s’infectent parfois, mais elles guérissent d’ordinaire spon­ tanément. Au cours du dernier semestre de 1974, cependant, six poussées d ’infections cutanées ont été signalées chez des manipula­ teurs de viande travaillant pour la plupart dans des abattoirs. Quatre d ’entre elles étaient dues à au moins deux souches distinctes de streptocoques, la cinquième à des staphylocoques et la dernière au virus de là variole ovine. La première poussée due aux streptocoques, d ’une durée de plusieurs semaines, n ’a touché que sept des 82 manipulateurs de viande crue travaillant dans une fabrique de produits alimentaires. La culture de prélèvements faits sur plusieurs lots de viande, sur des ustensiles et dans le milieu de travail n ’a pas donné de résultats. Deux souches de streptocoques isolées sur les sujets ont été typées; la première était du type T lmp/19, la seconde du type T 6,

The first streptococcal outbreak was a small one affecting seven o f 82 handlers of raw meat in a food factory. The outbreak extended over several weeks. Swabs from several batches o f meat, from utensils, and from the environment did not grow any strepto­ cocci. Two strains of streptococci isolated from the men were typed ; one was T type lmp/19 and the other T type 6.

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The second outbreak occurred in the summer in an abattoir. During a five-week period 30 of 43 workers were found to have infected cuts after traumatic injuries at work, and streptococci of Lancefield group A with the T-typing patterns 25/Imp 19 or Imp/19 (similar to those in the outbreak referred to above) were isolated from six of eight wound swabs and from the throat of one of three employees with sore throat. The abattoir was closed for one week for disinfection and the employees were given a ten-day oral course of penicillin or erythromycin. About six weeks after the abattoir reopened a man was found to have a streptococcal skin infection which he had had for about four weeks but had concealed for fear of financial loss. Twelve other men were then found to have skin infections, and the same streptococcal T type as before was isolated from the men with skin infections, and also from the throats of five others, from chain mail gloves, scabbard holders and a sink. All employees with streptococcal infections were sent off work and ail staff were given a further course of antibiotic. When swabbed again, two or three days after the course, three had group A strepto­ cocci in their throats and one in a skin lesion. All four were given a further three-week course of penicillin, but when the typing results became available, only the man with the skin lesion had the same T type as that which had caused the outbreak. Efforts Were made to improve hygiene in the abattoir, and a local general practitioner was appointed to act as its medical officer. Regular visits by a health visitor were also arranged. No further outbreaks of skin infection in this abattoir have since been reported.

La seconde poussée s’est produite pendant l’été dans un abattoir. Sur cinq semaines, 30 des 43 employés de cet abattoir ont présenté des coupures infectées. Des streptocoques Lancefield A des types 25/Imp/19 ou Imp/19 (analogues à ceux de la poussée mentionnée plus haut) ont été isolés dans six des huit prélèvements faits dans les blessures infectées, ainsi que dans le prélèvement pharyngé opéré sur l’un de trois employés souffrant d ’un mal de gorge. L ’abattoir a été fermé pendant une semaine pour désinfection et les employés ont reçu pendant dix jours de la pénicilline ou de l ’érythromycine par voie buccale. Quelque six semaines après la réouverture de l’abattoir, on s’est aperçu qu’un employé était atteint d ’une infec­ tion streptococcique de la peau dont il souffrait depuis environ quatre semaines mais qu’il avait dissimulée de crainte de subir une perte de salaire. Il est alors apparu que 12 autres employés présentaient des infections cutanées; le même type de streptocoque T a été isolé chez ces sujets, ainsi que dans la gorge de cinq autres, dans des gantelets à mailles métalliques, des porte-fourreaux et un évier. Tous les employés atteints d ’infections streptococciques ont été renvoyés chez eux et l’ensemble du personnel a subi un nouveau traitement antibiotique. De nouveaux prélèvements faits deux ou trois jours après ce traitement ont révélé que trois employés étaient porteurs de streptocoques du groupe A dans la gorge et un quatrième dans une lésion cutanée. Tous les autres ont de nouveau été traités pendant trois semaines à la pénicilline, mais les résultats du typage ont montré que seul celui qui présentait une lésion cutanée était porteur du streptocoque de type T qui avait causé la poussée. Des mesures ont été prises pour améliorer l’hygiène dans l’abattoir, et un omnipra­ ticien local a été chargé d'en assurer la surveillance médicale tandis que des visites régulières par une visiteuse d’hygiène étaient orga­ nisées. Aucune nouvelle poussée d ’infections cutanées n ’a depuis lors été signalée dans cet abattoir. En septembre, une autre poussée d’infections cutanées s’est déclarée dans un autre abattoir. Au début, huit des 41 employés présentaient à la main ou au bras des infections d ’où des strepto­ coques A du type T 3/13/B3264 ont été isolés par culture. Dans quatre cas, les cultures ont également révélé la présence de staphy­ locoques dorés produisant de la pénicillinase. Bien que l’on ait renvoyé chez eux les sujets le plus sévèrement atteints, que l’on ait pris des mesures rigoureuses d ’hygiène manuelle et que l’on ait bandé les lésions, la poussée s’est étendue à 28 employés, qui s’occupaient tous directement ou indirectement du traitement des viandes. L’abattoir a été fermé. On n ’a pas isolé de streptocoques dans les prélèvements faits dans la gorge et le nez des autres mem­ bres du personnel, ni dans le milieu de travail. Lorsque l’abattoir a rouvert ses portes dix jours plus tard, on a enregistré une nouvelle petite poussée touchant six employés. De strictes mesures de salu­ brité et d ’hygiène manuelle ainsi que l’engagement d ’une infirmière à plein temps pour soigner les coupures et écorchures ont permis de stopper la propagation de l’infection. La quatrième poussée d ’infections à streptocoques s’est produite en octobre dans une entreprise d’emballage de viandes. La souche du streptocoque A responsable était identique à la souche T 3/13/ B3264 isolée dans le cas précédent, bien qu’aucune relation épidé­ miologique n ’ait pu être établie entre les deux poussées. Neuf des douze hommes qui manipulaient des produits camés et un contremaître présentaient des plaies pustuleuses aux mains et aux bras. Un boucher qui s’était rendu dans les locaux de l’entreprise aurait présenté des lésions analogues. Quelques mesures simples (remplacement des essuie-mains à rouleau par des serviettes en papier jetables, désinfection des locaux, arrêt de travail des employés les plus sévèrement touchés, emploi de gants et pose de bandages imper­ méables pour les autres, etc.) ont suffi pour endiguer la poussée. Lors des deux premières poussées, les sujets n ’étaient en contact qu’avec des bovins et des ovins, alors que lors des deux autres ils manipulaient aussi de la viande de porc, mais dans chaque cas les animaux étaient de provenance différente et rien ne permet d ’ailleurs de penser qu’ils aient été à l’origine des infections. L’incident impliquant des staphylocoques s’est produit en sep­ tembre 1974, lorsqu’une quinzaine des 30 employés d ’un abattoir ont présenté de petites lésions infectées à la main et à l’avant-bras. De formes variées, ces lésions ont généralement débuté sous la forme d ’une réaction érysipéloïde qui a dégénéré en ulcère ouvert. Du pus provenant de l’une de ces lésions a été mis en culture, ainsi que des pré­ lèvements pharyngés et nasaux opérés sur le même patient. U n sta­ phylocoque coagulase-positif a ainsi été isolé dans le pus, mais non dans les prélèvements; la souche était sensible à la pénicilline. Les employés ont été systématiquement traités par un antibiotique et ont

In September, another outbreak of skin infection occurred in an another abattoir. Initially eight of 41 employees had skin infections of the hand or arm, from which group A streptococci with the T-typing pattern 3/13/B3264 were grown. In four cases, penicillin­ ase-producing Staphylococcus aureus was also grown, in spite of exclusion from work of the more severely affected patients, strict attention to hand hygiene, and covering of the lesions, the outbreak spread to affect 28 employees, all of whom were directly or in­ directly involved in meat processing. The abattoir was closed. No streptococci were isolated from throat and nose swabs taken from the rest of the staff or from the environment. When the abattoir reopened after ten days, a further small outbreak occurred involving six men, But with strict attention to environmental and hand hygiene, and the appointment of a full-time nurse to give first aid to minor cuts and abrasions, further spread of infection was prevented.

The fourth streptococcal outbreak occurred in a meat packing firm in October. The Group A streptococcal strain involved was indistinguishable from the T-typing pattern 3/13/B3264 referred to in the previous instance, although no epidemiological connexion between the two outbreaks could be established. Nine o f 12 men involved handling meat products and one super­ visor were affected with pustular sores on hands and arms. A butcher who visited the premises was said to have developed similar lesions also. Simple measures, such as substituting disposable paper for roller towels, disinfection of premises, exclusion of the more severely affected men from work, and the use of gloves and waterproof dressings in others were sufficient to control the outbreak. In the first two instances only cattle and sheep were handled. In the second two outbreaks pig meat was also involved but the animals in each case came from different sources and indeed there was no evidence that the infections were derived from animals. The incident involving staphylococci occurred in September 1974 when about 15 of 30 men working in an abattoir had small infected wounds on their hands and forearms. These wounds varied in form, but in general started as an erysipeloid reaction, which then broke down into a punched-out ulcer. Pus from one of these lesions was cultured. At the same time throat and nasal swabs from the same patient were also sent for culture. A coagulase-positive staphylococcus was grown from the ulcer but not from the nose and throat swabs; the strain was sensitive to penicillin. The workers were treated with an antibiotic systemically and an aerosol con-

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taining chloramphenicol and gentian violet was used topically. Though the mens’ washrooms had containers for paper towels, these were more often than not empty and the men dried their hands on their overalls. This practice was stopped and the regular supply and use of towels ensured. In addition, more thorough daily washing of the walls and floors, with a suitable disinfectant was carried o u t These measures were sufficient to control the outbreak. In this outbreak only one lesion was cultured, and the isolation of staphylococci from this does not establish this organism as the cause of the infection. Indeed it is possible that the staphy­ lococci were only present in a lesion primarily due to streptococci or some other pathogen.

In October and November 1974 an unusual pustular eruption on the hands, arms and forearms o f some workers was reported from another abattoir. These staff, who worked mainly with sheep, were seen by the medical officer of environmental health who thought they might be suffering from orf. Specimens from 12 inaividuals were sent to the public health laboratory for examination by electron microscopy, and in seven cases the diagnosis was confirmed. Those affected were mainly teenage slaughtermen, most of whom had been employed in the abattoir for only a few months. Though the virus presumably originated from sheep it is possible that there was direct cross-infection between the men due to inadequate attention to hygiene. It is possible that one of them infected his young sister at home, but her lesions had started to heal by the time specimens were taken and no orf virus was seen. Bac­ terial investigations were made on three individuals and no Group A (5 —haemolytic streptococci were isolated—the main organism found in the four other outbreaks.

Those men with severe lesions or secondary infection were excluded from work and the remainder kept under surveillance. Topical application of 5- idoxuridine in dimethylsulphoxide was tried, but its efficacy was difficult to assess. Specimens taken 7-10 days after a five-day course of treatment did not show any virus particles by electon microscopy. The use of disinfectants in abattoirs poses special problems. In these situations an important factor is the removal of fats which may protect microbes. Fat may be removed from surfaces by very hot water (over 3.25 ° Q or by warm water containing surfactant, or by caustics, which will saponify fats, producing soaps and watersoluble glycerin. A good cleaning agent may contain a caustic, a chelating agent (to deal with hard ions) and a surfactant. If considered necessary chemical disinfectants may be incorporated but they are apt to be inactivated by the soaps. Moreover, most disinfectants cannot be considered for use in meat premises due to their toxicity, and because raw meat readily absorbs odours such as that of phenolics, there is a risk that the meat could become tainted.

(Based on/D ’après : Public Health Laboratory an E ditorial N ote : The importance of personal and environmental hygiene in food establishments cannot be overemphasized. In early February 1975, more than a third of the 344 passengers on a charter flight were affected by a staphylococcal enterotoxin origin­ ating from the infected hands o f one of the staff preparing the meat in its initial stages.1 1 See No. 6. p, 70 and No. 7, p. 75.

reçu des applications topiques d ’un aérosol contenant du chloram* phénicol et du violet de gentiane. Bien que les toilettes des hommes fussent dotées de distributeurs serviettes en papier, ceux-ci étaient le plus souvent vides et les employés s’essuyaient les mains sur leur bleu de travail. On a mis fia à cette pratique et on a veillé à ce que les distributeurs soient régu­ lièrement approvisionnés et utilisés. En outre, on a procédé plus soigneusement au lavage quotidien des murs et des sols avec de l’eau contenant un désinfectant approprié. Ces mesures ont suffi à endi­ guer la poussée. Dans ce cas, une seule lésion a fait l’objet de cul­ tures, et le fait que des staphylocoques aient ainsi été isolés ne per­ met pas de conclure que c ’est cet organisme qui était la cause de l’infection. Il est tout à fait possible que les staphylocoques fussent seulement présents dans une lésion primitivement due à des strepto­ coques ou à d ’autres pathogènes. En octobre et novembre 1974, une éruption pustuleuse d ’allure inhabituelle a été observée sur les mains, le bras et l’avant-bzas de certains travailleurs d ’un autre abattoir. Ces derniers, qui s’occupaient surtout de moutons, ont été examinés p ar le médecin du service de salubrité de l’environnement qui a présumé qu’ils étaient atteints de dermatite pustuleuse contagieuse ovine. Des spé­ cimens prélevés sur 12 individus ayant été envoyés au laboratoiie de santé publique pour examen au microscope électronique, ce diagnostic a été confirmé dans sept cas. Les sujets étaient principale­ ment des abatteurs de moins de 20 ans qui n ’étaient pour la plupart employés que depuis quelques mois à l’abattoir. Le virus provenait vraisemblablement de moutons, mais il se peut que, faute d’une hygiène suffisante, il y ait eu infection croisée directe entre les sujets. Il est d ’autre part possible que, chez lui, l’un d ’entre eux ait infecté sa sœur cadette, mais chez cette dernière les lésions avaient com­ mencé de se cicatriser au moment où les spécimens ont été prélevés et le virus de la variole ovine n ’a pas été décelé. Trois individus ont fait l’objet d’examens bactériologiques, mais ceux-ci n ’ont pas per­ mis d ’isoler de streptocoques ^-hémolytiques du groupe A, le principal micro-organisme observé lors des quatre autres poussas. Les employés atteints de lésions sévères ou d ’une infection secon­ daire ont été renvoyés chez eux et les autres mis sous surveillance. L’application topique d ’idoxundine à 5% dans le dimétbylsulphoxide a été essayée, mais il a été difficile de déterminer sen efficacité. L’examen au microscope électronique de spécimens pré­ levés de sept à dix jours après un traitement administré pendant cinq jours n ’a pas révélé la présence de particules virales. L’emploi de désinfectants dans les abattoirs pose des problèmes particuliers. Il importe notamment d ’éliminer les matières grasses qui peuvent protéger les microbes. A cette fin, on peut laver les surfaces avec de l’eau très chaude (plus de 82,5 °C) ou de l’eau tiède contenant un agent tensio-actif, ou encore avec des alcalis caus­ tiques qui saponifieront les graisses en produisant du savon et de la glycérine soluble dans l’eau. Un bon produit de nettoiement contien­ dra par exemple un alcali caustique, un agent séquestrant (pour neutraliser les ions qui rendent l’eau dure) et un agent tensio-actif. Au besoin, on peut ajouter des désinfectants chimiques mais ceux-ci risquent d ’être inactivés par le savon. En outre, la plupart des désin­ fectants sont inutilisables dans les locaux contenant des viandes en raison de leur toxicité, et parce que la viande crue absorbe facilement les odeurs de phénol, ce qui risque de la rendre impropre à la consommation. et British Medical Journal, 1, 526 and/et 1, 583.) N ote de la R édaction : On ne saurait trop insister sur l’impor­ tance de l’hygiène personnelle et de la salubrité dans les établissements où sont préparées des denrées alimentaires. Au début de février 1975, plus du tiers des 344 passagers d’un vol charter ont été affectés par une entérotoxine staphylococcique provenant des mains infectées de l’un des employés chargés de la préparation iniuale des repas.1 * Voir N» 6, p. 70 ei N“ 7, p. 75.

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé