Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Rapport d'activité de l'Organisation mondiale de la Santé

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

Ic JOINT COORDINATING COMMITTEE Onchocerciasis Control Programmc in the Volta River Basin Area Ofrce of tlp Independent Chainnan c/o World Hcalth Orgaaization l2ll Gencva 27, Switzcdand rct. 346061 Tclcx IXtltr 2782L J.C.C.-C.C.C. COMITE CONJOINT DE COORDINATION Programme de Lutte Contre I'Onchocercose dans la Région du Bassin de la Volta Bureau du Président Indépcndant c/o Organisation Mondialc de la Santé 12ll Genève 27, Suisse Tél 346061 Têlcx 21 2782L e, COI,IITE CONJOINT DE COORDINATION JCÇ4.2 Quatrième session Kowelt, 5-7 décenbre 1977 te IO octobre lgZZ Point 4 de lrordre du jour provisoire Le Président indépendant présente au Comité conjoint de Coordination pour étude, à sa quatrième session, le rapport d'activité de ltOrganisation mondiale de la Santé pour 1977, après son examen par Ie Comité diOrientation. r) IVORLD HEALTH ORGANIZATION ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ ocPfPRf77.4 ORIGINAL : AI{GLAIS PROGRAMME DE LUTTE DANS LA REGION DU CONTRE LIONCHOCERCOSE BASSIN DE LA VOLTA RAPPORT D'ACTIVITE DE LIORGAT.IISATION MONDIALE DE LA SAI.ITE Smaire Pages 2 ( RESUME Historique, L974-L976 .... 2 Activités ert 1977 3 LUTTE Æ.ITMCToRIELLE 4 EVAIUATION EPIDEMIOLOGIQUE . 7 DEVELOPPEMENT ECONOMTQUE ... 10 REC1IERCHE APPLIQUEE . 11 Ecologie des vecteurs ... 11 Lutte antivectorlelle 11 Aspects épidéoiologiques, médicaux eE Parasitologiques L2 Chimiothérapie . L2 PROTECTION DE LIENVIRONNEMENÎ 13 FORMATION PROFESSIONNELLE . 13 ACTIVITES DE LIAISON 13 Avec les pays particiPants . 13 Avec les organismes staÈutaires .. . . 15 Avec 1e public 16 FO.ICTIONNEMENT ET COUTS L7 o ocP/PRf77.4 Page 2 RESI]ME Historique, 1974- 197 6 i) Le Prograrnure de Lutte contre lr0nchocercose a conrnencé en L974. Il vise à contrôler 1es simulies vectrices de lronchocercose et à libérer de cette maladie, dans Ies pays participants, les terres qui bordent les cours dreau pour permettre leur mise en valeur. ii) Les pays parEicipants en Afrique occidentale sont le Bénin, la Côte drlvoire, le Ghana, 1a Haute-Volta, Ie Ma1i, le Niger et 1e Togo. La responsabilité de ltexécution du Progrrnme est assurée par ltOrganisation mondiale de la Santé (OMS). Les autres agences parrainantes sont lrOrganisation des Nations Unies pour ltAlimentation et lrAgriculture (FAO), 1e Progranrme des Nations Unies pour Ie Développement (PNUD) et la Banque mondiale. I1 est financé par des versements provenant de pays donateurs et drorganismes internationaux par Irintermédiaire drun fonds spécial géré par 1a Banque mondiale. Les activités de recherche médicale et de formation sont financées séparément par Ie PNUD. iii) La stratégie adoptée prévoit des épandages hebdomadaires drinsecticide par aéronef sur les gites larvaires des simulies. Ces opérations sont fonction des débits des cours dreau, de 1rétat des gîtes larvaires, du comportement des populations vect.rices et de la transmission de la maladie tel1e qutelle ressort drexamens médicaux des popul-ations affectées. iv) En raison des problèmes complexes de tous ordres qurelle soulève - logistique, infra- structure, formation de personnel - la réalisation du Prograrnrne de contrôIe a êté étalée sur 3 ans v) En L974, les services administratifs srinstallaient à Ouagadougou. Lri-nfrastructure matérielle et 1e personnel nécessaires pour la zone de la phase I en Haute-Volta, Ghana, CôÈe drlvoire et Mali étaient mis en place tandis que stachevait 1a collecte des données entomo- logiques de base. vi) En février 1975 cormençaient 1es opérations drépandage de la phase I. Dans Ia zone de la phase II en Haute-Volta et au Ghana, lrinfrastructure était mise en place. Egalement 1tévalua- tion épidémiologique des villages infestés corqençait dans 1a zone de la phase I. vii) Fin 1974 et début 75, Le travail de recherche sous contrat commençait dans divers domaines : épidéuriologie et chimiothérapie de lronchocercose, évaluation de nouvelles formules drinsecticides, sensibllité du vecteur aux i.nsecticides, mise au point de méthodes dréchantil- lonnage des populations larvaires et adultes, cytotaxonomie du complexe S. damnosum, surveil- lance écologique et déplacements de S. damnosum sous ltaction des vents. viii) En janvier 1976 avaient lieu 1es épandages dans la zone delaphaseII. Enmai, la mi.se en place de lrinfrastructure matériel1e et hr:maine dans 1a zone de la phase III était terminée, de sorte que le Prograrnme srétendait au Ma1i, en Côte drlvoire, au Bénin et au Niger; 1téva- luation épidémiologique se poursuivait dans la zone de la phase II et Ia zone de Ia phase III. ix) Les activités de recherche se sont poursuivies conrne en 1975, et ce11es portant sur lridentification des différentes espèces du complexe de différents insecticides et les aspects cliniques eE ophtalmologiques x) En janvier 1976 était créée lrUnité du Développement économique. plus particulièrement S. damnosum, 1es essais de l-a maladie. xi) Lfévolution du Prograrme pour 1974-L976 peut se résumer coûme dans le Èableau ci-contre : ocYfYxftt . t* Page 3 DEVELOPPEMENT DE HEI'PGS DE VOL L I TNFRASTRUCTURE, CONSOI',IMATrON ET EVALUATIONS EPIDEMTOLOGIQT ES D I INSECTICIDE, : L974-L976 i) L97 4 197 5 L97 6 Total Nombre de secteurs Nombre de sous-secteurs Litres drinsecticide Ileures dthélicoptère Heures dravion Nombre de villages exaninés (EPI) Nombre de personnes examinées (gpt) 3 8 1 6 90 000 2 783 s4L 74 L9 623 130 4 30 3 lo 000 265 6L4 L29 960 7 24 220 0@ 7 048 r 1L5 203 50 583 Activités en 1977 xii) 1977 a été une année Erès active, marquée en parti.culier par 1e lancernent des opérations drépra.ndage en phase III, par lrarrivée drune nouvelle compagnie pour 1es opéraÈions aériennes et Par lrachèvemenE du prernier cycle drenquètes préliminaires dtévaluation épidémiologique. .. '\xiii) En ce qui concerne la recherche, le Centre de Recherches en Chimiothérapie de Tamale est entré en fonction et 1es essais de médicaments démarraient. Lrétude du complexe S. damnosum srest poursuivie et en juillet cormnençaient de vastes essais sur le terrain dtun insecticidà de remplaceroent, 1a chlorphoxi.me. En tout, 18 accords de recherche ont été négociés ou renou- velés pendant lrannée pour un montant global de $435 60O. xiv) Nous avons eu également à préparer plusieurs documents, dont le rapport annuel sur le développeroent socio-économique, dont nous avons - pour 1a première fois cette année - assuméla responsabilité à la demande du Conité conjoint de Coordination. De mêoe, nous avons, suite aux dlscussions qui ont eu lieu lors de la dernière session du CCC, entrepris une étude des demandes drextension présentées par les Etats participants ainsi que des rapports spécifiques sur 1a formation professionnelle et La recherche. A la demande du Comité drorientation, nous avons également eu à préparer un document sur lrorganisation des services de transport du Progrsffine. De même, mous avons contribué activement à la préparation de certains des document.s techniques qui ont servi de documentation de base au groupe de travail du Groupe scientifique consultatif qui srest réuni pour étudier le problème des critères bionédicaux à appliquer dansIa détermination de lraptitude dtune zone au repeuplement. xv) Dans lresprit de 1a réorientation des structures du Prograrnme qui a été décidée à la finde lrannée dernière, un certain nombre de réunions ont été t.enues dans lrAire du programne. Ltune était la première session conjointe des comités nationaux pour 1a lutte contre lroncho- cercose (mi-juin à ,Abidjan), une autre était un séminaire début mars à Ouagadougou des respon- sables des radios rurales dans 1es pays participants. Le Programme contribuait également à la réalisation du séminaire qui a été organisé à Accra début juillet par le l,Iest African College of Physicians. Parmi 1es réunions statutaires qui se sont tenues au cours de lrannée au siège du Progrenrme à Ouagadougou, i1 faut menti.onner ce1les du Comité consulËatif scientifique et technique (ccsT), du Groupe consultatif sur 1e développement économique (ccoe) et du Groupe écologique (GE). xvi) Sur le plan financier, nous avons essentiellement visé, dans toute 1a mesure compatible avec ltefficacité et La bonne fin des opérations, à une gestion.particulièrment prudente des re§sources dont nous disposions, et ltexécution du budget de L977 fait apparaitre un peu plus de $2 millions dtéconomies par rapport au budget approuvé en décembre L976. xvii) Enfin, nous avons mis en route une étude détaillée de la logistique de nos opérations. Une première phase de cette étude est terminée. La seconde phase colmencera en janvier 197g. ocPfPRfTT .4 Page 4 LUTTE ANTIVECTORIELLE 1. LtUnité de Lutte antivectorielle a poursuivi ses activités dans les deux domaines complé- mentaires des épandages et de 1révaluation entomologique des traitements. 2. Sragissant des épandages, le fait marquant a été le changenent de compagnie aérienne. Début décembre I976, La Viking Helicopters Limited arrivait en Haute-Volta avec six hélicop- tères et deux avions. La compagnie srinstallait drabord à la base aérienne de Tamale, au Ghana, et comnençait, sous 1a conduite du personnel du Prograrune, à trait.er la zone de la phase II, Permettant ainsi de tester 1réquipement et de former Viking aux techniques drapplicationslarvicides. Au début de janvier, après le départ Evergreen, Viking installait sa deuxième base aérienne à Bobo-Dioulasso (Haute-Volta) et prenait la suite des opérations de traitement dans 1a zone de la Phase I. Ainsi donc, 1a période globale de transition srétalait et el1e srest opérée sur environ cinq semaines, sans difficultés majeures 3. Depuis 1a mi-avriL L977, la flotte aérienne est composée de huit hélicoptères et de deux avions, plus un hélicoptère et un avion de réserve. Viking a mis en place 17 personnes, dont un resPonsable de Projet, cinq pilotes, un ingénieur principal et deux autres ingénieurs qui sont à Bobo-Dioulasso, et, drautre part, cinq pilotes et trois ingénieurs qui sont à Tamale. 4. Drune façon générale, 1réquipement a fonctionné de façon satisfaisante. Au cours dtun circuit de traitement, toutefois, unhélicoptère a dû faire, le 16 juin 1977, un atterrissage forcé à Samorosoni près de Sikasso (Ma1i) en raison dtun incident mécanique. 11 n,y a pas eu de blessé, ni drinterruption de ltopération de traitement. 5. Le contrat drépandages aériens fait intervenir 1a Canadian Corrnercial Corporation - partie principale.-, la Viking llelicopters Limited - à qui 1a Canadian Comnercial Corporation a sous- traité les opérations à IOO % - et enfln la United Helicopters, e1le-même sous-traitant de Viking' Du 17 as 20 décembre 1976, des consultations srengageaienÈ à Ouagadougou entre 1e Progrannne et à la fois la Canadian Conrnercial Corporation et Viking. Un accord srest finalement dégagé sur la nécessité pour Viking de mettre en place un type drorganisation qui assure une bonne conununication entre le personnel de Viking sur l-e terrain et Ie siège à Ottawa, ainsi qutun bon soutien logistique, et aussi 1e degré drautonomie nécessaire au responsable des opé- rations sur 1e Eerrain en llaute-Volta. La nécessité a êté également reconnue pour Ia présence sur 1e terrâin drune personne qualifiée et de grande expérience. Un nouveau chef des opérations étaiE désigné. En outre, un premi-er plan drapprovisionnement en carburant était étab1i. 6. De nouvelles consultations avec les représentants de 1a Canadian Conmercial CorporaÈion, de Viking Helicopters et de la United Helicopters ont eu lieu 1es 28 et 30 mai à Otta\da pour examiner les problèmes liés à lrimportation de ltéquipement, à 1a dotation en personnel et à la définitionrrheures de volrr- plus particulière...td à 1a question de savoir si e11e devait srentendre du temPs pendant lequel les moteurs tournent ou seulement le tenrps de vol effectif. A la date du présent rapport, Viking avait conclu un accord avec un transitaire à Ouagadougou pour le dédouanement de son équipement. La question desrrheures de volrrétait encore en discussion. 7. Le passage drune compagnie aérienne à une autre a été lroccasion de perfectionner 1e dispositif drépandage des insecticides sur 1es hélicoptères. Les hélicoptères de Viking sont maintenant équipés drun double système; le pilote peut choisir soit le système vide-vite - semblable à celui des appareils de Evergreen Helicopters - soit le nouveau système à restric- teur de débit qui émeÈ sous pression un jet plus mince par une buse de petite ouverture. En saison sèche, ce système permet de mieux répartir lrinsecticide par petites quantités sur les gîtes larvaires difficiles, et draugrnenter lrefficacité du traitement. 8. En raison des bons résultats obtenus dans 1a lutte antivectorielle, le traiteurent a pu être interrompu pendant des périodes variant de 5 à 17 semaines sur 1es cours dreau dans la zone de la phase I, qui comprend 1a plus grande partie du bassin de la Volta noire, la Comoé supérieure et 1a Banifing. Cette suspension volontaire du traitement a pennis une économie substantielle en heures de vol (86 heures) et en insecticide (17OO litres dtAbate). A partlr oæfYnftt.+ Page 5 de janvier, le traitement a également été interrompu à titre expérimental sur une partie du site de Grechan, sur la Léraba, de façon à pouvoir étudier la reconstitution des populations de Simulium, leur dispersion, leurs oigrations, eÈ enfin - après reprise du traitement - leur régression. Une expérience similaire a été faite à Toukoro sur lrun des affLuents de la Volta noire. Les résultats de ces expériences ont été uniformément favorables. Nous avons toutefois recomencé à traiter à la fin de la sai.son sèche de manière à éviter tout mélange entre lespopulations locales de Sinulir.m et les simulies qui étaient susceptibles de revenir fin avri1. 9. En raison de la diminution naturelle du no,mbre de gites larvaires au cours de la saison sèche, les traitements dans la zone de la phase II, gui avaient atteint un maximum drintensité en septembre 1976, ont diminué progressivement à partir de décembre L976 et nront été maintenus que sur le cours inférieur de 1a Volta blanche. 10. Lrinterruption des épandages sur les cours dreau permanents et la régression progressive des gîtes larvaires au cours de la saison sèche sur les cours dreau temporaires ont abouti à une réduction considérable de la longueur de cours dreâu traitée, qui est passée de SOOO km par semaine en septembre L976 à 1OOO km par semaine en mars 1977. l 11. A la suite de réunions à Lana-Kara mettait au point les plans de vo1 et 1es partie est de l-a zone de la phase III et le phase III. (togo) et Bamako (Mali), le personnel du prograuune traitements commençaient 1e 22 mars 1977 dans la 29 mars 1977 dans la partie ouest de la zone de la t2. les En mars, seul le bassin du PendjarifOti a pu être traité dans 1a partie esr parce que affluents du Niger nravaient pas dreau. 13. Les traitements cosmençaient véritablement à Ia mi-aott sur 1a Mekrou et lrAlibori, traités avec un avion. Avant son premier vol de traitement, cet appareil faisait à Niâmey une démonstration drépandage de traitement sur 1e Niger. 14. Dans lrouest de la zone de la phase III, le traitement a été mené sans difficulté. A titre exPérimental, 1es gîtes larvaires de Markala et de Koulikoro à Bamako, sur 1e Niger, ainsi que deux gltes larvaires situés sur la Bafing ont également été traités. 15. Les heures de vo1 économisées pendant Ia saison sèche ont été utilisées pour prospecter 1es zones adjacentes à la zone traitée et déterminer 1es sources potentielles de réinvasion. 16. Les opérations aériennes ont été retardées dtun jour en juillet par une grève de ITASECNAT en Haute-Volta, pendant laquelle les vols nrétaient pas autorisés en raison de lrabsence de contrôLe du trafic aérien. Après des négociations avec des responsables de IrASECNA, lrautorisation drutiliser les aéroports de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso a été obtenue pour les aéronefs du Prograqme. L7. Lrévaluation entomologigue srest poursuivie dans les zones de la phase I eE de la phase II sur des circuits bien connus. A la suite de la mise en place des infrastructures dans 1lest et dans lrouest de la zone de 1a phase III en juin et juillet L976, La collecte de données sur la§ituation avant traitement srest poursuivie jusqurà la fin mars L977 et elle a permis de réunir des informations précieuses sur les niveaux de transmission. Les résultats obtenus dans la zone de la phase I et 1a zone de 1a phase II ont en général très bons pendant Ia saison sèche (de décembre à avril). 19. Corme i1 a déjà été dit, 1es traitements insecÈicides ont été interrompus à titre expéri- mental dans une partie du très important glte larvaire de Grechan sur la Léraba pour étudier les phénomènes de recolonisation, dispersion eÈ régression. 1 - Agence pour la Sécurité de 1a Navigation aérienne en Afrique et à Madagascar. i\ 18. éré ocefer.ftt .+ Page 6 20. Pendant la plus grande partie de lrexpérience, lrhannattan soufflait très fortement. I1 est possible quren raison de la situaEion météorologique défavorable, Ia repopulation ait été très lente; les premières simulies nullipares ont été capturées 23 jours après 1a cessation du Èraitement larvicide. Les taux dragressivité journaliers nront dépassé Ie chiffre de 10 parjour/home q,ae 27 jours après ltinterruption du trait.ement. Par la suite, les densités ont augmenté régulièrement jusqurà dépasser 10O par 3our/tronime 58 jours après lrinterruption du traiEement. 11 nry a pas eu de dispersion notable loin des rapides et les simulies nront atteint aucune des régions habitées environnanÈes. La population de simulies a diminué rapi- dement à la reprise du traitement, toutes 1es simulies nullipares avaient disparu au septièmejour et après trois semaines Ia population de simulies pares atteignait moins de 5 % de ce qutelle était avant le traiteurent. 2L. Dtutiles informations ont ainsi été obtenues et i1 semble quravec de bonnes conditions météorologiques on puisse sans risque laisser des gîtes larvaires de zones sauvages sans Erai- tement pendant une partie de la saison sèche. 22. 11 y a eu en novembre et décembre une dispersion très large de simulies qui a provoqué une réinfestation temporaire de certains gîtes larvaires. I1 semble quril stagisse 1à drun phénomène plus généra1, qui srest produit également dans drautres parties de ltAfrique de 1rOuest. 23. A la fin du mois dravril, et plus nettement à la fin mai, on observait, pour la troisième année, une réinvasionl de certains tronçons de la Léraba et de la Bandama, ainsi que de cer- taines régions dans le sud du l{ali. Drautres cours dteau situés à lrextérieur de la zone traitée ont également été réinfestés; pendant cette période de lrannée, 1e Haut Sassandra cons- titue 1a source la plus proche de femelles migrantes. 24. Le'Dr C. G. Johnson, ConsultanÈ, srest rendu dans 1a région en février afin drinstaller en quatre emplacements une série de pièges à aspiration prêtés par la RoÈhamsted Experimental Station (Royaume-Uni). En mars, nous installions une station météorologique au pont de la Léraba. Des pièges à plaque dralumj.nium étaient également mis en place au pont de la Léraba et surveillés par le Dr Bellec, qui procédait à un examen détai11é des siruulies capturées. Vers le milieu dravril se tenait à lrlnstitut de Recherches sur lrOnchocercose à Bouaké une réunion qui a rassemblé du personnel de IrOCCGE et du personnel du Prograrnme pour mettre au point un plan de travail. 25. A partir dulO avril, leDr Garms, entomologiste, était recruté comme consultant pour 11 semaines afin de participer à cette étude. 26. De mi-avril à septembre, 16 staÈions de capture étaient surveillées en permanence, ce qui a permis de suivre les fluctuations de 1a population vectrice drun jour à lrautre eÈ les rapprocher de lrinformation météorologique synoptique et des données hydrologiques et des chiffres obtenus au moyen des pièges de Bellec et de Johnson. Pour neuf autres stations de capture, le service était assuré à intervalles périodiques dans les zones adjacentes à la zone de réinva- sion. Au totalr 4O captureurs supplémentaires onE été recrutés. En p1us, le personnel de IrIRO faisait également des captures en quatre points à lrextérieur delrAiredu Programme et trans- mettait ses résultats par radio au quartier généra1 de Bobo-Dioulasso. 27. Des femelles de simulies ont été récoltées pour lridentification des cytotypes selon la méthode de Qui11évéré, ainsi que des larves pour la classification cytotaxonomique. Des spéci- mens ont également été recueillis pour être envoyés au Canada à 1a Bennett Analytical X-Ray Ltd qui pratique la spectroscopie de fluorescence. 28. Le cours supérieur de 1a Marahoué et le Haut Sassandra ont été traités à titre expéri- mental respectivement à partir du 22 juin et du 5 juillet. Ce traiEement expérimental semble avoir abouti à une réduction de 1a population de sirnulies dans une partie de la zone de réinvasion. 1 uorr carte à la fin du document. ocPfPRf7T.4 Page 7 29. Les résulÈats prélininaires des éÈudes de réinvasion donnent à penser que les simulies de réinvasion appartiennent aux cytotypes de savane. Les résultats obtenus avec les pièges de Bellec montrent que 1a plupart des femelles pondent à ltarrivée eÈ font ensuite un repas de sang. 30. Le Programe a préparé plusieurs documents à 1r intention du groupe de travail sur les critères biomédicaux de repeuplement qui a réuni en juin sept membres de la communauté scienÈi- fique internatlonale du Groupe scientifique consultatif (GSC). Le personnel du Programme a pro- posé à ce groupe des criÈères entomologiques reposant sur le nombre de piqûres de sirnulies par année, crest-à-dire sur le taux dragressivité annuel, et sur le potentiel de transmission annuel. Après analyse serrée et discussion des papiers présentés, le groupe adoptait un taux dragressivité annuel de 1OO0 piqùres par home et. par an et un potentiel de transmission annuel de 1OO larves infectantes par homme et par an. Bien qurà ce stade du Programme ces spécialistes ne soient pas disposés à retenir des taux plus é1evés, ils nront pas exclu la possibilité de 1es revoir en baisse à mesure que l-a campagne avancera. 31. Le Programne a examiné 1a guestion des extensionsl possibles au sud de ltAire du Pro- granme. Une enquête importante a consj-sté en un traitenent expérimental de la Marahoué supé- rieure et du llaut Sassandra en Côte dflvoire pour déterminer si ces cours dleau Pouvaient être source de réinvasion. On a pu obtenir ainsi drutiles renseignemenEs concernant 1e traitement, les nombres de simulies, les niveaux de transmission et le coût des opérations de lutte dans cette région. 32. Drimportantes étudesrqui ontété faites au Ghana au sud de lrAire du Prograune dans 1a région de Ia Volta, ont mis en évidence un taux exceptionnellement élevé de transmission. ELles ont permis de réunir beaucoup drinformations sur La distribution, lragressivité à 1régard de lrhourne et la capacité vectorielle des différents cyËotypes. 33. Dans 1e bassin de lrOuémé, au Bénin, on inspecte régulièrement quatre ou cinq points pour recueiLlir des informaEions sur les taux dragressivité et le potenEiel de transmission. Cette activité se poursuit. EVALUAT ION E PIDEMIOLOGIQUE 34. Au cours de lrannée, 28 453 personnes dans 123 villages onE faiE lfobjet drune évaluation simple, ce qui porte 1e total des examens faiÈs depuis Ie début du Programne à 69 539, qui se répartissent entre 29O villages. Si Lron tienÈ compte des enquêtes faites par des institutions auEres que 1e Programe, 1es données réunies jusqurici portent sur 80 OOO personnes vivant dans -:,, 3OO villages. 35. Une évaluation détaillée a été conduite sur 5924 personnes réparties dans 22 viLlages. Pour la préparation du rapport sur les extensions et pour réunir des données sur 1es niveaux tolérables de transmission, on a également prospecté un certain nombre de villages à lrexté- rieur de lrAire du Programe au Bénin, au Togo et en Côte drlvoire. Dans Ie bassin supérieur de 1a Sassandra en Côte drlvolre, gui est une partie de 1a zone drextension proposée, on a trouvé un foyer de transmission très grave, où le taux de prévalence dronchocercose oculaire est le plus élevé que 1e Programme ait janais enregistré. 36. On trouvera dans Le tableau ci-après des chiffres détaillés concernant les activiEés et la quantité de données rassemblée.;2 1"" chiffres de gauche concernent la période consi- dérée, ceux de droite les nombres totaux enregistrés depuis le début du Programme. 37. Après vérification et anaLyse, Les données obtenues étaient transmises au Siège de IrOMS pour mise en mémoire sur lrordinateur et analyse plus poussée. 1 Do.rrrent oclfl7.2. 2 L'évaluation épidémiologique au Bénin, qui devait coûmencer en février L977, a dû être repoussée jusqurau début de juin. Peu après, le Ministre de la Santé se rendait en personne dans 1a région de Porgo, Atakora et Borgou. Fin 1977, cette évaluation étaiE terminée. octfexftt.a Page 8 o c, E(0 x o è lr! z H (§ ! oH F{ LÔ d ôl d (ÿ) F{ ô lô tn F{o\ooF{oF\F{F{OôNr^ O\NOdNNdôli rÿi\tOOrôF{ O\\tr1F{OF\J rr \t rrl N !r) O\@(f)NNN o\ô rô o\\o (f) rn -t @ N (,)oÉ(,)o(üEP$xo rEl 'O (\ @J oJ N rô ôt r..{ F\ r^ ôt \oo§ F{ \o o$ J r^c1@t\ co(')@r)\o ô.1 \o Ô F\O\Oæ F{ F{ tô\T(1@ æ\oa1\o\OC1CD\O NNô.ld ôtôl\o N rô F\ e{ clôl eà3EE<oÈ =.Eo.l(B u '-:. x.c ilrl À:ô J t(ÿ) tn \TJ\Otô\t cî-tæ..)N o\\tNc!t^ Fl ôl e{ \fHæ(1 § cî \O \o o\ §l cI\æN\OtÔ F{ r^N o\ o @ F{ -T o(,) \c,É,À odE 'F{$oX! rd \or € o\l\o o\ H @rô60\\O F.{ Lr) or\@o-:tF\ dr)N OF\No\ æO\\tO\ F{rôæN t @or^ H @o rô È F\ I o\ F{ F{ \Tôt o\ rô U) 0, ôo o i .F.t c)1, o.) tr! ts oz (t ! o FT ilNLr]r^O\O\O Or \t F{ .ir t^F\\+6O\l -1 F{JF{ (1 N r') c\l o c'\ôl (1 ôt F{ o0)É,@ o(!É-o(!xofrl E F{.Stôlo|\-t rôoocîJ(1 Io\J Fl \t F{ æ O J @ i{ ôl F{ N F{ o U) oro ÊJ odE.n(!r§ XUld roJo \oI I O(1O\T É-{ F{ F{ N(1 (f)+ rô rô N -t ôt ô,1 U' >.(§ ê{ ol]t0 ...,1uo OH lË(ulrÉ(0 O.r{trOO.FlÉÔo;5rJèOÊrûôOO(O'.{\O.ÉÈE!ÉC)zÉ4C) J tt, rJ ot{ 38. Outre 1r évaluation, entreprises. ocPfPRfTT .4 Page 9 , un certain nombre dtactivités complémentaires de recherche ont été 39. on a fait une enquête sur les rares cas drinfection à D. strePtocerca dans-quelques villages près de ta tiiite sud de lrAire du Programme au TogO' Ia plupart des malades étaient également porteurs drO. volvulus; les deux types de microfilaires pouvaient être aisément distingués lrun de lr;;;;-ur déEerminer un niveau tolérabl-e de transmission, une étude a été entreprise sur la relation entre drunepartle ni-veau de transmission mesuré par l-e poten- tiel de transmission annuel- sur plusieurs années et drautre part la fréquence des cas de cécité et de lésion oculaire grave. 40. Une étude des caractéristiques cliniques et épidémiologiques des 1ésions cutanées a êté faite sur la base de descriptions cliniques, de documents PhotograPhiques et de données histo- logiques eÈ parasitologiques. 41. Une étude sur Ia fréquence de Ia transmission in uEero a été faite à lrhôpital de Bawku au Ghana. La signification épidémiologique de ce phénomène est encore à 1rétude. 42. LrUniEé a continué de participer aux essais de chimioEhérapie entrepris par 1e Centre Muraz de Bobo-Dioulasso pour 1e Programme de Lutte contre lrOnchocercose. Ces essais ont été faits avec 1a diéthylcarbamazine seule et avec le 1évamis6ls. Des essais cliniques avec 1e nifurtimox étaient prévus, mais on y a renoncé en raison de La forte toxicité du produit; le comité OMS chargé des questions dréthique étudie la question. Des essais analogues onÈ été conrrnencés en juin au Cengre de chimiothérapie de Tanale et des arrangements ont été conclus pour qutun ophtalmologisÈe de la Royal Comonwealth Society for the Blind puisse y participer pour queLques mois. 43. Une étude a été faite sur 1a relation entre 1e degré de parasitisme du segment antérieur de 1roeil et 1e iisgue de graves lésions oculaires. Cette étude a montré que les lésions graves de la cornée et de itirir sont généralement liées à la présence de microfil-aires dans lroeil- en nombres très éLevés; il nren est pas de même, toutefois, Pour les lésions de La rétine et du nerf optique, qui peuvent se produire dans 1es cas drinfection l-égère. Cette observation a des conséquences importantes pour la détermination du niveau tolérable de transmission. 44. LrUnité a participé à une étude sur lrefficacité de la nodulectomie dans des conditions de transmission très basse gui a été entreprise pour la région de Gaoua, en Haute-Volta, par une équipe de lrlnstigut de Médecine tropicale de llambourg (RéPublique fédérale drAllemagne) soug la direction du Dr Büttner. Au total, 70 personnes ont été opérées; mais Pour tirer des conclusions valables, il faudrait drautres cas et on espère pouvoir compléter ce travail en 1978, en collaboration avec lrlnstitut de llambourg. Des visites annuelles sont prévues pour Pouvoir suivre les cas. 45. LrUnité dtévaluation épidémiologique a adressé à diverses. institutions scientifiques ayant conclu des contrats avec le Programue des spécimens biologiques pour des études sérolo- giques,. histologiques et parasitologiques. 46. LrUnité a également procédé à la formation de quatre commis. ces commis prendront en charge certains tiavaux tels que la constitution de fiches pour 1es villages afin de faciliter 1e tiavail des équipes drévaluation lors des enquêtes ultérieures; jusqurà présent,3OO fiches ont ainsi été établies. En outre, un document surtles facEeurs sanitaires et sociaux du déve- Loppement dans lrAire du Programme a été préparé" 47. Vers la mi-juillet le chef de lrUnité a pris part à Lomé à une réunion avec des repré- sentants des services de coopération technique de 1a République fédérale drAllemagne et des fonctionnaires du Gouvernement du Togo en vue de 1a création drun département de recherche sur lronchocercose à lrlnstitut Ernst Rodenwal-dE à Lomé' 1 Doc,rment ocefeouflt.l - Annexe rr. ocPfPRf77.4 Page 10 DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE 48. Suite aux discussions qui ont eu lieu à la session de décembre L976 du Comité conjoint de Coordination, la responsabilité de 1a préparation du rapport annuel sur les activités concer- nant Ie développement économique dans lrAire du Programne passait du PNUD au Programne.l Des dispositions étaient rapidement prises pour que la préparation du raPPort puisse contrnencer sans tarder : transferts internes de personnel, recrutement dtun agro-économiste et affectation Par pays du personnel de ItUnité. Egalement des lettres étaient envoyées aux insÈitutions parrai- nantes, aux pays donateurs et aux pays bénéficiaires pour leur demander des informations sur les projets de développement en cours, ou prévus. 49. Des membres du personnel de ltUnité se rendaient plusieurs fois au cours de lrannée dans les divers pays de ItAire du Prograume. Ils prenaient ainsi contact avec des responsables gouvernementaux, des membres de comités nationaux pour 1a lutte contre lronchocercose, des représentants des insÈitutions parrainantes et des représentants dtorganismes drassistance bilatérale ou multilatérale et de financement. 50. Une mission de la Banque africai-ne de Développement a visité lrAire du Programe vers la fin de 1976 pour discuter des études par satellite (LÀNDSAT) qui seront financées par 1'USAID au Bénin, au Ghana et en Haute-Volta. Un sociologue du Programme doit se joindre à une mission de la Banque mondiale qui se rendra au Bénin en octobre pour étudier les questions économiques 1iées à lronchocercose. 51. Le programme a recruté un consultant du département qui s'occupe de la médecine Ëropicale des communautés à Ia Liverpool School of Tropical Medicine (Royaume-Uni). Ce dernier srest rendu au Ghana et en Haute-Volta en août et septembre pour étudier la mise au Point drune méthode efficace et à coûts faibles drorganisation des services de promotion de 1a santé dans 1es régions rurales et pour la formation dtauxiliaires saniEaires, dans le cadre des projets de développement économique qui seront entrepris dans lrAire du Programme. 52. Uneéquipeaustralienne de consultants composée du vétérinaire et du directeur drun projet de développement de 1télevage prévu dans la région septentrionale du Ghana est venue pour avoir un échange de vues sur le développement économique de cette région. 53. Des fonctionnaires du Département des Forêts de 1a FAO se sont entretenus avec le per- sonnel de lrUnité drun projet pilote PNUD/FAO pour la protection de la forêt au Bénin, au Togo, au Nigéria, au Cameroun. 54. Le responsable du projet régional de planificaÈion des zones dronchocercose (ROAP) au bureau du développement économique régional de ItUSAID à Abidjan a entretenu le personnel du Programme de financements possibles dans le cadre drétudes spéciales du ROAP. Un projet de recherche sur les migrations de main-droeuvre vers 1a Côte dtlvoire à partir drauÈres pays de lrAire du Programme a fait lrobjet drentretiens avec 1a Fondation Ford. 55. Des membres de la firrne BEI-ÀGRER, qui est chargée de préparer un plan quinquennal(1978-81) pour la deuxième phase dractivités de lrAutorité des Aménagements des Vallées des Volta, en Haute-Vo1ta, sont venus également srentretenir avec le personnel de lrUnité. 56. Le Programme a été représenté régulièrement aux réunions de chefs de missions et de directeurs des projets des Nations Uni-es en Haute-Volta ainsi quraux réunions de représentants drorganisations régionales en Haute-Vo1ta : Autorité de Liptako-Gourma (ALG), Comité inter- Etats pour 1a Lutte contre la Sécheresse dans l-e Sahel (CILSS), Centre interafricain drEtudes hydrauliques (CtnU), Communauté économi.que drAfrique orientale, Communauté économique pour le Bétail et la Viande (CESV), Ecole inter-Etats dtlngénieurs ruraux (EIER) eE Organisation de Coordination et de Coopération pour 1a Lutte contre 1es Grandes Endémies (OCCGE). 57. Le Programme était également représenté au groupe de travail informel sur la recherche socio-économique du Programne spécial de Recherche et de Formation concernant les Maladies tropicales de lroMS qui srest réuni à 1a Banque mondiale au mois de mars; à la réunion du comité Permanent de coordination des sources de financement de lrAutorité des Aménagements des Va11ées des Volta en mai L977 et à la réunion du CILSS à Ottawa à 1a fin mai. 1 uor. rapport annuel sur - octfeoufTT .L (rcc4.7) . les aspects du développement socio-économique du Programe ocefvxftt.+ Page 11 RECHERCHE APPLIQUEEl Ecologle des vecteurs 58. Dans 1e cadre des recherches relatives à 1récologle des vecteurs, six contrats, drun montant de $152 L00, ont été passés avec des instltuts de Belgique, du Canada, de France, deIa République fédérale dtAlleoagne et du Royaume-Uni, en vue de lrexécution dtun certain nombre drétudes sur les vecteurs. Lors drune réunion organisée à Genève, en novembre 1976, en association avec La Division 01,6 de 1a Biologle des Vecteurs et de 1a Lutte antivectorielle,il a été décidé que 1es recherches porteraient désomais sur les cytotypes du complexeS.- 9qsnosun que lron trouve couramnent dans ltAire du Programe. par la suite, un chercheur apublté un code provisoire pernettant lridentification morphologique dês feoelles des diffé- rentes espèces. Ce code est particulièrement précieux pour les entomologistes affectés auProgranrme, dans la nresure où il permet de poursuivre Ies études sur 1récologie et la capacitévectorielle de chaque espèce. Une étude plus détaillée est en cours sur 1a morphologi" â."larves, des nymphes et des adultes des diverses espèces. I1 ressort drétudes faites sur lepolymorphisme enzymaÈique chez des espèces du cooplexe S. damnosum que certaines enzymespourraient être utiles pour différencier les adultes a"-airEitspèces. par ailleurs, desprogrès ont été accomplis dans 1a mise au point de techniques dréchantillonnage. Ainsi, despièges en feuil-l-e draluminium ont été expérimentés avec succès, en même temps que des cap-tureurs faisaient leur travall habituel, dans la rivière Léraba, noÈament pour 1a capture defemelles gravides, alnsi que de simulies à drautres stades physiologiques. Enfin, des étudessont en cours pour déterminer dans quelle mesure i1 est possible drutiliser une méthode histo_chimique pour différencier les larves de filaires qui se développent dans les vecteurs. 59. Les recherches sur 1rélevage de colonies de S. daonosuo portent principalement sur les espèces que 1 ron trouve en Afrique occidentale et sont effectuées par les chercheurs entouo-logistes affectés au Prograrrme. Par ailleurs, un scientifique allemand a poursuivi des recherches sur 1es méthodes drélevage srattachant plus particulièrement aux repas de sang artificiels des simul-ies et à leur accoupLement. 60. Le cytotaxonomiste affecté au Programe a contribué aux recherches visant à déteruiner et à représenter cartographiqueuent La distribution des espèces du complexe S. dautosuo, aussibien à lrintérieur qurà la périphérie de lrAire du prograrme. Lutte antivectorielle 6L. La recherche sur 1es insecticides et leurs formulations srest poursuivie. Quatre contrats,dtun montant total de $605OO, ont été passés avec des instituts situés au Canada, en France, ,,-) aux Etats-Unis dtAnérique et en Haute-Volta. Ces recherches visent principalement à mettre aupoint une substance Pouvant remplacer, si le besoin sren faisait ultérieurement sentir, ]-e concentré énrulsifiable drAbate actuellement utilisé. Un vaste prograrme dressais de chlor-phoxime a été entrePrls avec le concours drun consultant engagé pour une période représentant 11 nois de travall. Lrétude des effets qurexercent 1es divers insecticides et formulations utilisés sur les organismes aquatiques falt lrobjet drune attention particulière. A cet égard, on a con§taté que certaines substances contenues dans des microcapsules sont très efficacespour détruire, à ltexclusion drautres organismes, les larves de siutrlies et i1 a étê décidéde poursuivre 1es recherches avec des microcapsules de Reldan. Des essais fructueux se sontdéroulés en Côte drlvolre avec La méthode de Ia cage flottante mise au point pour expérimenter,à petite échelle, les effets des différentes substances larvicides. Des essais prélininaires ont ainsi été effectués avec toute une gatIrIte de substances, et notâînrent néthoxychlore à20 %, oMs 1825 à 20 %, Reldan 1O-1o et Dinilin à 10 %. on a constaré que lreffitaciré des r différentes formulatlons drAbate dépend de leur faculté dradsorption sur 1es particules, ainsique du délai qui srécoule entre le moment de 1'application et celui où le proàuit entre en contact avec les larves de siuulies. 11 ressort dressais comparatifs effectués en laboratoire 1 oo a.or.rrera dans lrannexe A au docuueît ocPf77.1 de plus amples détails sur les pro- gralmes de recherche. ocefYxftt .+ Page 12 que Ie détachement des larries est obtenu en 15 mi.nutes avec le néthoxychlore, contre 4 heures avec I rAbate. Aspects épidémiologiques, médicaux et parasitologiques 62. Des accords ont été passés avec quatre institutions en France, en République fédérale dtAllemagne, en rtalie et au Royaume-Uni pour lrexécution de recherches, dlrn cott total de $13o O00, dont 1a majeure partie consiste en études longitudinales portant sur la zone de savane du nord C:meroun. Les études entomologiques entreprises en L976 ont déjà permis de recueillir de précieux renseignements sur 1es taux de piqtres, niveaux de transmission, ainsique sur lrintensité de la maladie dans des villages situés dans des zones drhypo-, de méso- etdrhyperendémicité. Des données ont été recueillies dans un certain nombre de villages présentantdivers degrés drendémicité sur la prévalence de microfilaires dans la cornée et dans la chambre antérieure de 1roeil, ainsi que sur la prévalence, par âge et par village, de lésions oculaires. I1 faudra réunir des séries de données entomologiques portant sur plusieurs années Pour Pouvoir les comparer utilement avec les données parasitologiques, cliniques, ophÈalmo- logiques et épidémiologiques déjà recueillies. 63. 0n a procédé à 1'examen histologique de fragments des tissus prélevés pour faciliterlridentification et 1a classification des lésions cutanées onchocerquiennes. 64. Une étude a êté entreprise sur 1es différenÈes espèces drOnchocerca présentes chez les animaux domestiques ou sauvages et transmises par les espèces au coopfexe S. darrrosum dans l rAire du Prograrnme. 65. Les travaux effectués aux Etats-Unis drAmérique sur des cultures in vitro de micro-filaires de o. volvulus ont bénéficié du soutien de lroCP jusq,r,e, févrm. Des résultats intéressants ont été enregistrés puisque lron a pu conserver des mlcrofilaiiàs pendant 259 jours. Chimiothérapie 66. Le Programe a passé deux contrats, dfun montant total de $62 5OO avec le Gouvernementdu Ghana et un institut du Royaume-Uni en vue de la création drun Centre de recherche chinio- thérapique à Tamale, au Ghana. Des études sont en cours sur le métrifonate et il est prévu drétudier ultérieurement le mode draction de la diéthylcarbamazine (DCI) et de 1a surauine, ainsi que celui de tous autres médicaments qui seront mis au point par 1a suite. Un certain nombre drexpériences de chiniothérapie ont été effectuées dans le cadre de ltaccord conclu avec un institut du Royaume-Uni. Ces essais ont permis de constater que la suramine est Eieux tolérée par les malades qui ont drabord été traités par la diéÈhylcarbamazine. Par ail-Ieurs, il seublerait que Ie Lampit puisse exercer une action -acrofilaricide. 67. Dans une région de Haute-Volta où le vecteur est sous contrôle, la densité microfilaire est demeurée faible durant les six mois qui ont suivi le traitenent. Des expériences effectuées au I'Lali avec la suramine ont oontré que cette substance engendre des effets secondaires, quel que soit le régioe adopté pour le traitenent. 68. En L977 , Ie progrr*e de recherche srest poursuivi dans la même direction que les années précédentes et 1rOCP a entretenu dtétroites relations avec le Programe spéeial OIIS de recherche et de formation concernant les naladies tropicales (mn), qui comporte un éIénent de recherche sur ltonchocercose. Cette coordination a été assurée par le Conité de Coordination des Recherches qui groupe des représentants de IIOCP, de TDR, de la Division du Paludisme et autres Maladies parasitaires, de la Division de la Biologie des Vecteurs et de la Lutte antivectorielle et du Bureau régional pour lrAfrique. Le Couité de Coordination des Recherches,qui se réunit généralement en même temps que le CCST, a tenu sa dernière réunion au mois de nars L977, 1a prochaine étant prévue pour le mois de novembre 1977. ocPfPPl77.4 Page 1-3 PRO1ECTION DE L IENVIRONNEMENT 69. Le progranme de surveillance du milieu aquatique est exécuté au titre draccords conclus avec des établissenents français et ghanéens, et avec 1e concours drun hydrobiologiste et drun ichtyologiste en Haute-Volta. Le cott total du prograrme srélève à S112 0OO. Les groupes intéressés à lrexécution de ce progrEume se sont réunis à Ouagadougou, en janvier 1977, pour examiner les méthodes utilisées eÈ les résultats obtenus, ainsi que pour srefforcer dridentifier les populations drinvertébrés. 70. Les données ainsi recueillies sont envoyées à Genève pour y être traitées sur ordinateurl il ressort des résultats obtenus à ce jour que les épandages hebdomadaires drAbate nront guère modifié la faune aquatique des cours dreau. Cependant, un effet plus marquê a été observé sur deux cours dteau qui ont été traités pour la première fois err L977. 7L. Le progranrme de surveillance du milieu aquatique prévoit également 1rétude des popu- lations de poissons. Les relevés faits dans un grand nombre de cours dreau nrindiquent pour ainsi dire pas de modifications de 1a population de poissons, dont Ie taux de reproduction ne seoble pas affecté par le traitement, 72. LTORSTOM a beaucoup contribué aux études visant à approfondir les connaissances sur Ia faune des cours dreau drAfrique occidentale. 75. Au mois de novembre L976, un médecin togolais a obtenu une bourse drétudes pour lui permettre drétudier lrophtalmologie tropicale à lrUniversité de Dakar. FORMATION PR,OFESSIONNELLEl 73. Des renseignements sur les bourses de formation disponibles en 1977 aux gouvernements de tous les pays ParticiPants. 74. Des pourparlers sont en cours pour la concLusion dtun accord avec 1 formation de techniciens entomologistes à Bouaké. 76. 0n a procédé à ltexamen général des besoins du Prograrutre en matière que de lrusage qui peut être fait des moyens disponibLes Pour former 1es pays particiPants ou drautres Pays. ACTIVIIES DE LIAISON Avec les pays participants ont été cornmuniqués tocccE pour 1a de formaËion, ainsi ressortissants des 77. Nous avons vei1lé et L977 à assurer une étroite coopération avec 1es pays ParticiPants. 78. Le fait principal à signaler dans ce dooaine a étê lrorganisation de la première réunion conjointe des Conités nationaux pour La lutte contre lronchocercose qui srest tenue à Abidjan, du 15 au 17 juin. 79. A cette première réunion, qui était organisée avec 1a coLlaboration du Gouvernement de Côte drlvoire, assistaient des dé1égués de tous les pays participants, 1e Président du CCSI, des représentants de la Banque mondiale, du Siège de IiOMS et du Bureau régional pour ltAfrique, ainsi que le personnel du Progratr-e. La séance inaugurale était ouverte Par Monsieur Le llaire drAbidjan en présence de hauts fonctionnaires du Gouvernement ivoirien et du corps diplouatique, A cette occasion, 1es participants ont Pu avoir une discussion franche et T.,.davantagedlé1émentsdlinformationsur1esujet,voir1edocumentocPf77.L' annexe B. ocvfexftt .+ Page 14 constructive sur divers sujets d'intérêt commun, et plus particulièrement sur la recherche et 1a formation, ainsi que sur le probl-ème de Lrextension. Les participants étaient unanimes pour reconnaitre ltintérêt que présentent 1es échanges de vues de ce tyPe, notaîment dans 1a mesure où iIs permettent dtanéliorer la coordination et 1a liaison entre les différents comités ainsi qurentre Ie Programe et les conités. Le Ministre de la Santé du Bénin a invité 1r0CP à tenir une réunion analogue à Cotonou en 1978. 80. Un autre fait qui mérite drêtre signalé est ltorgani.sation, dans Le courant de ltannée, drun séminaire groupant 1es respcnsables des prograrmes de radio rurale dans les sePt Pays participants. A cette occasion, on a estimé que si 1e Progranrrne continuait dréveiller lrintérêt des organes internationaux drinformation, il- convenait toutefois de redoubl-er d'efforts Pour essayer de sensibiliser les populations rurales aux opérations de lutte contre Les vecteurs, leur permetËre de participer désormais directement à ces opérations et les intéresser aux prograEmes de développement projetés. 81. Ce séminaire, qui sfest déroulé à Ouagadougou, du 4 au 6 r,ai 1977, réunissait 57 spécia- listes de la radio et de la télévision rurales, de ltinformation et du dévelopPement écono- mique et rural. La décision dtorganiser cette réunion a été prise par la Dix-SeptièmeAssemblée générale de ltURIl.IArl qui stest tenue à Dakar en janvier 1977, et à lroccasion de laquelle i1 a été proposé de choisir, coume thème central de discussion de 1a prochaine Assemblée générale de 1'lIRTÎ.IA, qui doit avoir lieu en 1978 à Lomé, le rô1e de 1a radio et de la télévi.sion dans les campagnes nationales et notament dans les opérations de lutte contre lronchocercose. Les participants à cetÈe réunion de trois jours ont pu entendre un exposé sur les activités du Programme, ainsi que sur un prograrune draction pour la radio rurale. Le séminaire a formulé un certain nombre de recommandations, visant noÈanrment à organiser, dans chacun des sept pays participants, une semaine nationale de lronchocercose, et à adjoindre un responsable de radio rurale à chaque comité national pour 1a Lutte contre lronchocercose. Pour assurer la poursuite et La bonne coordination des activités, i1 a été décidé de créer une cellule permanente dont la responsabilité a été confiée à l-a radio rurale de Haute-Volta. 82. Le Prograrrme a organisé une mission qui stest rendue du 21 at 26 utars en Côte drlvoire pour y étudier, à 1a demande du Gouvernement ivoirien, la possibilité drétendre 1e conErôl-e du vecteur. A cet effet, 1e Gouvernement avait préparé un dossier contenant des informations très complètes. Au cours de cette semaine, les participants à 1a mission se sont entretenus avec Monsieur 1e Ministre drEtat de 1a Santé publique, de Ia Population et des Affaires social-es, avec drautres fonctionnaires du Gouvernement et avec le Comité national Pour 1a Lutte contre lrOnchocercose, afi.n de faire 1e point des informaËions disponibles sur tous 1es aspects de ltonchocercose dans les zones considérées. 83. Le Directeur du Progra'rrne srest rendu au Bénin du 17 au 2O mai pour étudier la possi- bilité drétendre à ce pays les opérations drépandage drinsecticides et pour examiner plus particulièreuent les mesures à prendre en vue drassurer la sécurité et Ie libre déplacement du personnel du Prograrnme eË notament des personnes affectées aux opérations aériennes. Le Gouvernement, qui stest montré extrêmement coopératif, a pleinement compris tous l-es problèmes auxquels le Prograrme doit faire face et a pris des dispositions pour délivrer des laissez- passer à tout le personnel appelé à passer 1es frontières. La question de ltapprovisionnement en carburant pour 1es aéronefs a également été abordée et le Gouverneuent a donné lrauto- risation drimporter de Niauey des ftts vides de carburant. g4. Une déIégation du Progranune srest rendue à Accra au mois de juillet Pour y participer à un séminaire sur lronchocercose organisé par 1e tüest African College of Physicians drAccra. Les représentants de lrocp ont fait un exposé général sur le Progra[Ele et présenté un certain nombre de documents portant sur 1es sujets suivants: pathologie et caractéristiques générales de lronchocercose dans ltAire du Prograrnme; médicaments actuellement utilisés pour le traiÈe- ment de lronchocercosel biologie des vecteurs de lronchocercose chez lrhormne et lutte anti- vectorielle, notamnent en Afrique occidentale; mise en valeur économique. Parmi les quelque 1OO personnes que groupait la réunion se trouvaient des membres du l.Iest African College of physicians, venus du Libéria, de Gambie, du Nigéria et du Ghana ainsi que de nombreux étudiants en médecine de la Faculté de Médecine de lruniversité du Ghana. 1 Urrion des Radios et Télévisions nationales dtAfrique' ocPfPRf77.4 Page 15 85. Parmi les autres réuni-ons présentant un intérêt régional qui ont eu lieu au cours de lfannée, on peut citer Ia deuxième réunion du Club des Anis du Sahel qui srest tenue, sur ltinvitation du Coordonnateur régional du CILSS, à Ottawa, les 25 et 26 mai. Les rePrésentants de ItOCP à cette réunion ont fait un exposé sur 1a structure et lrorganisation du Prograuune. Lrune des recomnandations de cette réunion du CILSS a été que le Programme de lutte contre lronchocercose prenne 1es mesures nécessaires pour améliorer la coordination des activités déployées respectivement par les comités nati-onaux pour la lutte contre lronchocercose et les comités nati.onaux du CILSS. Au mois de septembre, le Programne a ParticiPé à une réunion orga- nisée par 1e CILSS à Bamako, sur la création de lrlnstitut du Sahel. 11 est prévu que le Programe participera à la prochaine réunion qui doit se tenir Pour traiter de cette question à Ouagadougou, au mois droctobre. Avec les organismes sEatutaires 86. Le Comité drOrienEation du Programrne de Lutte contre lronchocercose dans la Région du bassin de la Volta a tenu sa dix-neuvième session à Ouagadougou, en décembre 1976, et ses vingtième et vingt et unième sessions en juin et en septembre L977. Le Comité continue de faire office de tribune grâce'à laquelle 1es organismes gui patronnent 1e Prograrmte PeuvenE librement échanger leurs points de vue et assurer ainsi la coordinati.on des activités. Lors de la session de juin, qui était la première depuis la rnise en place des nouvelles structures, 1e Comité drorientation srest livré à un examen complet de toutes les activités déPloyées dans le cadre du Programe. Dans son examen des diverses questions qui se sont posées au cours de Lrannée, 1e ComiEé srest plus particulièrement préoccupé du rôIe et de 1a composition des différents groupes consultatifs, ainsi que de la façon dont ces derniers peuvent contribuer 1e plus utilement à lrexécuEion du prograrme. 87. A 1a suite de Ia quatrième réunion du Comité consultatif scientifique et Èechnique (CCST), qui srest tenue du 2 au 4 novembre 1976, diverses modifi.cations ont été apportées à la composition du Comité pour tenir compte de 1révolution du Progranme. Du ler au 4mars 1977, le Comité et le Qroupe écologique ont tenu une réunion conjointe, à Ouagadougou, ce qui leur a permis, et plus particul-ièrement aux membres nouvellement désignés du CCST, de faire plus ample connaissance avec le personnel affecté à ltexécuEion du Programme et de se faire une meilleure idée de leurs conditions de travail. Après un exposé très complet portant sur les diverses activités du Programe, la réunion a été ouverte par Ie Ministre de la Santé de I{aute-VoLta. Le rô1e et les fonctions du CCST et du Groupe écologique ont fait lrobjet de discussions approfondies, à lrissue desquelles i1 a été reconrmandé que le Groupe définisse les questions prloritaires à étudier à chacune de ses réunions. Conforméoent à la proposition formulée lors de la dernière réunion du CCST, 1es chefs dréquipe des projets OMS sur la schistosomiase et la trypanosomiase ont été invités à assister à la réunion, afin de faire un exposé au Comité sur ces maladies et notaiment sur 1a mise en oeuvre de projets de repeu- plement dans 1es zones Iibérées de l-ronchocercose. Une visite de la zone de dével-oppement de 1tAW,1 àMogtedo, sur la Volta blanche, a été organisée avec le concours du Gouvernement de Haute-Volta. Enfin, le Président de la République de Haute-Volta a reçu les participants à 1a réunion conjointe. La prochaine sessi.on du Comité aura lieu au Siège de 1|OMS du 8 au 10 novembre L977. 88. Des modifications ont été apportées à la composition du Groupe écologique qui compte mai.ntenant un biologiste spécialiste de la faune aguatigue, un épidémiologiste, un écologiste spécialiste des végétaux terrestres, un spécialiste de lrenvironnement eE un spécialiste de lrutilisation des sols. 89. Le Groupe consultatif sur le développement économique (GCDE) a tenu, à Ouagadou8ou' une réunion ae trois j""* q"i . été o"v"ite, le 8 mars L977, pat le Ministre du Comnrerce, du Développement industriel et des Mines de Haute-Volta. Après une visite dans La zone de mise en valeur de Kaibo, le Groupe a examiné un certain nombre de questions, à savoir notamtent : le rôle de la migration dans la mise en valeur des zones libérées de lronchocercose' les pro- blèmes de santé publique qui se posent à cet égard, lrorganisation des industries agricoles et Ia contribution des femes au développement des zones rurales. Lors de cette réunion, le 1 Àutorité des Aménagements des Va1lées des Volta. rl ocPfPRfTT .4 Page 16 Directeur général de I|AVV a fait un exposé détaillé sur les projets de dévefoppement enHaute-volta' ce qui a permis aux parti-cipants drétudier et de comparer les mérites respectifsde 1a migration spontanée eÈ du peuplement organisé. Le Groupe a Eenu une autre réunion à Rome, du 29 au 31 aott 1977. 90, Autant que faire §e Peut, chaque groupe consultatif se fait représenter aux réunions des autres Sroupes, afin drassurer 1a coordination des travaux. Le personnel chargé de lrexécutiondu Programme participe aux réunions des groupes consultatifs pour les questions relevant deleur domaine dractivité et prépare la documentation nécessaire. 91. Conformément à Ia recornmandation formulée par le CCST, i1 est aujourdrhui fait davan- tage appel aux membres du Groupe scientifique consultatif, la plupart du temps, sous forme de consultations informelles. Au mois droctobre 1976, un gror.rpe srest réuni en vue drétudier les résultats des recherches menées en 1976 sur 1e problème de la réinvasion; en novembre 1976, 1rOCP, 1a Division du Paludisme et autres Maladies parasitaires et la Division de 1a Biologie des Vecteurs et de la Lutte antivectorielle ont organisé une réunion conjointe sur 1a question des différents complexes dtespèces et des insectes vecteurs de maladie. Cette réunion groupait des spécialistes de la recherche théorique et appliquée sur la résoluti.on taxonomique des espèces vectrices et sur des problèmes connexes. Enfin, le Groupe scientifique consultatif stest réuni à nouveau du 4 au 6 juin 1977, pour définir les critères biomédicaux à observer dans les programmes de repeuplement. Avec 1e public 92. Tout au long de lrannée, et plus particulièrement lors des réunions et à lroccasion de visites des membres du Prograrmne dans les pays participants, les organes de presse, de radio- diffusion et de télévision de ces pays ont beaucoup contribué, sous forme drarticl-es, de cormnuniqués de presse, drinterviews et de débats télévisés ou enregistrés, à susciter ltintérêt des autorités nationales et du public pour 1es activités et les objectifs du Progranrne. 93. Une équipe du Prograrnnre a participé à la Semaine nationale de lronchocercose qui srest déroulée au Bénin, du ler au 7 mars. Cette équipe srest notarïment rendue dans différentes régions du pays Pour y exposer le problème de lronchocercose et le programrre de lutte contre cette maladie eÈ a participé à des tables rondes, ainsi qurà une réunion du Comité national pour la lutte conÈre lronchocercose. 94. DesrrJournées drinformation", comporEant la projection de fi1ms, ainsi que lrorganisation de débats et de visites sur 1e terrain, ont été organisées à lrintention de visiteurs, tels que M. Charles C. Diggs, Président du Sous-Comité pour lrAfrique du Congrès des Etats-Unis, qui est venu à Ouagadougou le 7 avril, ou lesDocleurs Soprunov, Lysenkoet Chkomov (URSS) quise sont rendus à Bobo-Dioulasso et à Ouagadougou les 17 et 18 mai L977. Des dispositions ont été Prises pour Projeter 1e film tourné par 1a Banque mondiale, le ler avril, à lrAmbassade des Etats-Unis, devant MM. Charles W. I,rlhalen et Stephen J. Solarz (Congrès des EtaEs-Unis), qui ont également pu poser des questions au personnel affecté à lrexécution du Prograrrne. 95. Outre la contribution technique quril a apportée au séminaire sur lronchocercose, que 1e LIest African College of Physicians a organisé à Accra du 6 au 8 juillet (paragraphe 84), Ie Programne a organisé une vaste exposiEion comportant des cartes et des photographies illustrant 1es activités du Progranrne, ainsi qurun laboratoire pour montrer les recherches faites sur 1rétablissement de colonies de S. damnosum. Le film de la Banque mondiale a aussi été projeté à cette occasion. 96. Un film intitulé "Le pays de 1a cécité", produit par la BBC en novembre-décembre 1976 dans lrAire du Programrne, a êté présenté le 13 févrLer 1977 sur 1a deuxième chaine de 1a BBC. I1 est drailleurs prévu de présenter ce film au mois droctobre à Milan, devanÈ lrAssemblée de lrUnion européenne .de Radiodiffusion. /-t ocPfPRftT .4 Page L7 97. La Société britannique Cygnet Guild Comunication Ltd. est en train de tourner un film, patronné par la Société Cyanamid, traiEant principalement du développement éconornique dans lrAire du Prograumre. LiOCP a par ailleurs donné son accord à Ia télévision canadienne pour le tournage drun documentaire sur les activités du Programre. 98. Des dispositions ont été prises pour produire une version arabe du film de la Banque mondiale intitulé 'rUn fléau de la terrerr, ainsi qurune version anglaise du fil-m de BernardLefait, intitulé rrOnchocercoserr . 99. Au début du mois de mars, le Progranme a contribué à lrémission de la télévision belge sur le Ma1i, sous le titre trVisa pour le mondetr. Crest le chef du secteur de Bamako qui a particlpé à ceEte émission en décrivant le probLème de lronchocercose dans la zone de Madina Diassa, ainsi que les efforts déployés par le Prograrme pour combattre la maladie. 1OO. Dans le cadre de sa collaboration avec I|URTNA, le Programe a accepEé de participer à la coproduction de progranrmes télévisés sur lragriculture en Côte drlvoire, au Togo, en Ilaute-Volta, au Bénin et au Sénéga1. 101. Les responsables des progranrmes de radio du Siège et du Bureau régional de IiOMS comptentserendreaumoisdeseptembredanslrAireduProgrammepouryeffectuerune série drenre- gistrements auxquels plusieurs stations de radiodiffusion se sont intéressées, Èelles que France Inter, le service radio des Nations Unies, I-e sefvice drondes courtes de Ia Radio- diffusion-télévision sui.sse, la Voix de 1tAllemagne, Ia Voix de lrAmérique et Ie Centre de Production international de 1a Radiodiffusion-télévision be1ge. LOz. La publication du bulletin drinformationrrOncho-FLasht' a été reprise dès le mois draott. De plus, une nouvelle brochure sur le Programre a été préparée en anglais et en français avec le concours de 1a Division de lrlnformation du Slège de 1r0l{S. Enfin, lrAW projette de publier une brochure sur ses activités, en collaboration avec 1e Programme. 1O3. Parmi 1es nombreux visiteurs gui se sont rendus dans lrAire du Programre pendant lrannée, on peut citer un certain nombre de journalistes, dont François Reichenbach, de la té1évision françaisel David Lam, du Los Angeles Timesl Maureen Johnson, Associated Press; Siradou Dial1o, Jeune Afrique; Massemba Thiam, Deutschewelle; Ian Steele, journaliste indé- pendant; M. John Merriam, Directeur du service drinformation de la Banque mondiale. FONCTIONNEMENT ET COUTS 104. Sous lrautoritéduDirecteurrégionaL de 1rol,IS pour llAfrlque, 1a responsabilité de la réalisation du Progr€ut!tre est, depuis décembre 1976, assurée entièrement Par 1a Direction du programe, à Ouagadougou. Une Liaison étroite est ûaintenue avec notre Siège de Genève qui continue drapporter son concours, chaque fols que nécessaire, soit en détachant du personnel, soit en donnant des avis sur 1es plans scientifique, technique et, dtune nanière générale, en toutes les matlères pour lesquelles BrazzaviLle ou Ouagadougou ne posséderaient pas lrexpertise ou les facilités nécessaires. 105. Parmi les tâches qui incombent ainsi dorénavant à Ouagadougou, il faut citer, outre bien entendu la conduite des opérations et 1a mgrche des services, 1rélaboration du budget et du plan draction, 1a supervision de lrexécution du contrat pour les opérations aériennes, Le progra[me de recherches, le prograrme de fornation Professionnelle, la liaison avec 1es Pays participants, avec 1es organispes statutaires et avec lrextérieur. 106. Le Bureau duDirecteurdtlPrograme a donc été é1argi et du personnel du Siège a été transféré à Ouagadougou. 107. Surleplandela gestlonr lrune des activités 1es plus importantes entreprises cette annêe a consistê dans une étude détaillée des cotts afférents aux opérations de lutte contre le vecteur, notrrment pour ce qui concerne Ie réseau logistique de soutien. 108. Lapremièrephasedecette étude est Eaintenant terminée. Parmi 1es principales sugges- tions de 1rétude figurent 1) la possibilité dradopter une nouvelle stratégie basée sur un r-) ocPfPRf77.4 Page 18 cycle de traiÈement de 8 jours, pendant 1a chaude saison des pluies et Ia saison sèche, et aussi. un cycle de 9 jours pendant la période de la froide saison sèche au lieu du cycle actuel de 7 jours. Ceci auraiË pour avantage de faire passer le nombre de cycles annuels de 52 à 45t avec, en corol-1ai-re, des économies sur Les insecticides et l-es heures de vol (2), La néces- sité drutiliser au mieux 1es heures de vol de manière à ne pas dépasser le nombre uiniutrm drheures de vo1 prévues au contrat (3), la nécessité de veiller, lors de 1a Passation drun nouveau contrat aérien, à serrer de près les prévisions de besoins rée1s en heures de vol, srattacher à déte:miner-la composition 1a meilleure de la flotte aérienne. 1O9. La possibilité technique d'appliguer ces reco*andations sans risque pour lrefficacité des opérations coûmence à faire lrobjet drexpériences, notament gn matière drinterruption de traitements sur certains gites. Ces expériences seront poursuivies en 1978. Les économies qui pourraient être réa1isées, si ces reconrmandations étaient mises enpratique, seraient de lrordre dtau moins §1 nillion par an. 110. DrautressuggestionsdeLfétudeportent sur Ia possibilité drune réduction de la densité du réseau drévaluation entomologique et du rythme de surveillance, notament en ce qui concerne les points de capture, drune restructuration des secteurs et sous-secteurs, et drune rmé- lioration des techniques en surveillance. 111. Nousavonségalement, dans 1e même esprit, préparé, à 1a demande du Comité drOrientation, un document sur lrorganisation du système des transports à lrintérieur du Programe. LLz. Pourcequiest des autres activités de gestion, el1es ont plutôt visé à améliorer lreffi- cacité des structures notanment par le contrôle de lrentretien des véhicu1es, lracquisition de carburant et des pièces détachéesr 1rétablissenent des inventairesr lrenregisËrement et la distribution du courrier. 113. Pour ce qui est du personnel, un poste nouveau dr agro-économiste a été créé et pourvu, mais sans dépenses supplémentaires. Un Chef du Personnel et un Chef du service du Budget, postes vacanÈs, ont été recruËés,3 postes de chargés des transports ont été créés pour assurer 1a supervision de la flotte de véhicules et Ia formation sur le tas des nécaniciens des garages de secteurs. 114. Leproblèmedela formation a drailleurs été considéré du double point de vue de lramé- lioration des connaissances des agents dans leur secteur ProPre dractivité et aussi de lramé- lioration de leurs connaissances générales sur les autres secteurs dractivités du Programme auxquelles ils ne sont pas directenent mêlés, et ce, Par un système drinfornation interne aussi large que possible. L15. Crest ainsi que depuis janvier 1977 nous organisons tous les mois une réunion générale drinformation à laquell-e lor" 1", fonctionnaires du Siège et' Par roulement' les chefs de secteurs participent. ces réunions, au cours desquelles sonE Passés en revue leS événements marquants du mois précédent, font lrobjet de comptes rendus qui sont largement diffusés' De p]-us, en même temps querroncho Flashr', Ie rapport mensuel et le raPPort trimestriel' nous publions dorénavant un bulletin hebdomadaire destiné principalement à tenir le personneL àjorrt .r.rt les activiLés du Prograrme de manière suivie' 116. Nous avons en février organisé à ouagadougou le premier séminaire des chefs de secteurs et de conmis administratifs. Le but de ce séminaire était drabord de faire le bilan des pro- blèmes rencontrés par les uns et par 1es autres dans lraccompli-s§ement de leurs tâches' ren- forcer lresprit de coopération et dresser un calendrier dractions concrètes. un autre sémi- naire du même type est prévu'en 1978. Lt7. La mise en plaCe de lrinfrastrucEure sresÈ poursuivie. un entrepôt pour fournitures a été construit à ouagadougou. La construction du bureau du secteur de TamaLe srest achevée en février. Les négociàtiorÉ pour le transfert au Progranme par lrocccE du titre de propriété sur ocvfYxftt .+ Page 19 le terrain offert par Le Gouverneuent de Haute-Volta Pour la construction du siège ont abouti à bonne fin. En août, un contrat était passé après appel droffres largenent diffusé dans les pays du progrgmne, avec un entrepreneur voltalque, 1e moins disant Pour un coût global de , ;;â.rcs cre-[S-iifiio"".1 L". travaux, qul devralent durer un an, ont co@encé à la fin de 1977' 118. Sur la base des crédits approuvés en déceobre L976 à Ouagadougou, les prévisions de : dépenses de lrannée L977 se chiffraient à $13 137 OOO' II9. Sous le double effet conjugué d'une rigoureuse gestion des ressources et drune stricÈe évaLuation des besoins, les dépànÀes effectives de lrannée L977 te devraient pas excéder $10 97g 212, soit donc des économies drenviron $2 159 oOO par raPPort aux prévisions de décembre 1976. LzO. Ces économies se répartissent comme suit : S43O OOO - au titre du poste personnel, dont 1es dépenses baissent de 11 %, suite notam- ment à une réesti*"tion des cotts des postes des services généraux et aussi au faiE que certains Postes nront pas été Pourvus' S14O OOO - au poste déplacements, dont les dépenses baissent de 1O 7., suiEe à un réexamen(-- ) de la durée d." t"rPt drabsence en mission' SL5O OOO - au poste opérations aéri.ennes, donE les co0ts devraient baisser de 6%, suiteàune"ti@edesheuresdevo1nedépassantpas1enombre drheures garanties. $84 OOO - au poste insecticides, où une prévision draugmentation des co0Es (7 %) ne srest pas produite. $90 OOO - au poste opérattons eE entretien (6 7") suite notâîrment à lramélioration du systèûe drentretien des véhicules. s3ooooo-auxpostesrechercheetfo@Q6%)correspondantessen- - ii.ri"r".,t EGGî"-"oiEffitio., d"s crédits.2 g95O OOO - représentant le montant de surplus dégagés en 1976.3 ' 1 Non compris lrélectricité, lrair conditionné et le téléphone qui feront l'objet det "ontrats séparés. Le cott total serait de lrordre de 75,7 millions CFA, y compris 20 %d I imprévus. 2 uorr document ocPf77.1. Annexe B 3 a", "rr.rlus ont été utili.sés fin 1976 pour préfinancer des dépenses drinsecticides etde véhicules prévues en 1977. I oæfeÿtt.+ Page 20 a a\- taJ a o (0 lr C! ! lr-'of .Ë ) i..^ -' É '--r v'. r. r i: sEi'()F\ -i L)cÀt,rq r\il;' i )'^-q ç --. i. oF{ (U llo(,\i €o... 1 ) E $ \ 'i -r,i j 'r;A u \ '. !- - ,^i .--'t' o I \t- 1,, I I I \ tU :{ à o I r' '--.-..-.-.r-z,- oiil-') gE;s\ rr.6,1'qi, .g & 3- S 'i9-: s <a r, i :i oo i ç-o o >- --Ë Ë {i-: PNN^=ilA v-,N \-Tn e3;, 5 i I :?is -1_() N ru'iii t:di'ksq E ,q o (--' : " t _-r a zl t_ I -l

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé