Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

Wildlife rabies in Oman and the United Arab Emirates = Rage des animaux sauvages en Oman et dans les Emirats arabes unis

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

Wildlife rabies in Oman and the United Arab Emirates The following data were presented during the Regional Consultation on Organization and Management of National Veterinary Public Health Programmes, held in Cyprus on 9-11 December 1991. Om an. With the exception of 2 cases reported among expatriate workers bitten by dogs outside Oman in 1983 and 1984, rabies was confirmed in Oman for the first time early in 1990 when a schoolboy was bitten by a fox and died 3 weeks later. Since then, more than 120 cases have been reported in animals, with no further human deaths. The fox appears to be the main rabies host species (80% of cases). The disease has been reported sporadically in other wildlife species and feral dogs (Table 1). The first rabies outbreak was identified at Yangul, north of Ibri, in the northern part of Oman (Map 1). Within the following 18 months, the disease spread north, east and south westward to most of the country (Map 2). Reports of foxes biting human beings were extremely rare prior to 1990. During that year, more than 60 persons were exposed to fox bites. During the first 9 months of 1991, about 140 such occurrences were re­ ported to the health services. Control of rabies in wild animals is based on a reduction of fox populations. Trapping of foxes has been started on an experimental basis. Shooting of feral dogs and cats was carried out before rabies was officially reported and is being continued. United Arab Em irates. Rabies was diagnosed in the United Arab Emirates for the first time in October 1990. From October 1990 to July 1991, a total of 17 cases were confirmed in the laboratory in 2 of the 7 Emirates, Abu Dhabi and Umm al Qaiwain. Most of these cases were diag­ nosed in domestic animals (camels - 9, sheep and goats 5) and the remaining 3 in foxes. The majority of these cases

Rage des animaux sauvages en Oman et dans les Emirats arabes unis Les données ci-après ont été présentées lors de la Consultation régionale sur l'organisation et la gestion des programmes nationaux de santé publique vétérinaire, qui s'est tenue à Chypre du 9 au 11 décembre 1991. O m an. A l'exception de 2 cas signalés chez des travailleurs étrangers mordus par des chiens hors du pays, en 1983 et 1984, la rage a été confirmée pour la première fois en Oman au début de 1990 lors­ qu’ un écolier est décédé 3 semaines après avoir été mordu par un renard. Depuis, plus de 120 cas ont été signalés chez des animaux, mais aucun autre décès humain n'a été déclaré. Les renards semblent être la principale espèce hôte de la rage (80% des cas). La maladie a été signalée sporadiquement chez d'autres espèces sauvages et chez les chiens ensauvagés (Tableau 2). La première flambée épidémique de rage a été observée à Yangoul, au nord d'Ibri, dans la région septentrionale de l'Oman (Cane 1). Dans les 18 mois qui ont suivi, la maladie s'est répandue vers le nord, vers l'est et vers le sud-ouest, couvrant presque tout le pays (Cane 2). Avant 1990, les rapports sur des morsures de renard chez l'homme étaient extrêmement rares. Cette année-là, plus de 60 personnes ont été exposées à des morsures de renard. Pendant les 9 premiers mois de 1991, environ 140 cas ont été signalés aux services de santé. La lutte contre la rage chez les animaux sauvages est basée sur la réduction du nombre des renards. Leur capture au moyen de pièges a commencé sur une base expérimentale. La chasse aux chiens et aux chats ensauvagés, qui se pratiquait avant que la rage n'ait été signalée officiellement, se poursuit. Emirats arabes unis. La rage a été diagnostiquée dans les Emirats arabes unis pour la première fois en octobre 1990. Entre octobre 1990 et juillet 1991, 17 cas ont été confirmés au laboratoire dans 2 des 7 émirats, Abou Dhabi et Umm al Qaiwain. La plupart de ces cas ont été diagnostiqués chez des animaux domestiques (chameaux - 9, moutons et chèvres - 5), les 3 autres chez des renards. La majorité des cas (13 cas dont les 3 renards) ont été signalés dans

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(13 cases including the 3 foxes) were reported in A1 Ain District (Abu Dhabi Emirate). This district, which re­ presents 25% of the territory of the United Arab Emirates, is located at the border with Oman. About half the live­ stock population of the United Arab Emirates totalling slightly more than 1 million heads altogether (sheep and goats, cattle, as well as camels) is found in this area. The A1 Ain District has the largest animal disease reporting net­ work with two-thirds of the veterinary staff of the Emirates working there. Table 1 Laboratory examination of brain samples by immunofluor-

le district d'Al Ain (Emirat dAbou Dhabi). Ce distria, qui repré­ sente 25% du territoire des Emirats arabes unis, se situe à la frontière avec l'Oman. Près de la moitié du cheptel des Emirats arabes unis, qui compte au total un peu plus d'un million de têtes (moutons et chèvres, bovins et chameaux), se trouve dans cette région. Le distria d'Al Ain est doté du plus important réseau de notification des zoo­ noses, qui emploie les deux tiers du personnel vétérinaire des Emirats.

Tableau 1 Examen de laboratoire d'échantillons cérébraux par immunofluores-

escence, August 1990-0ctober 1991, Oman Species-Espèces Foxes - Renards................ . Cattle - Bovins................. . Goats - Chèvres................. Sheep-Moutons....... ........ . Camels-Chameaux............ . Cats-Chats..................... Dogs - Chiens........... ....... Mongooses-Mangoustes...... Jackals-Chacals................ Other wildlife species - Autres espèces animales sauvages... T o t a l...........................................

cerne, août 1990-octobre 1991, Oman Positive - Positifs 99 5 10 1 2 1 2 1 1 1 123

Number of samples examined Nombre d'échantillons examinés 150 5 16 1 5 2 2 2 1 1 185

Negative - Négatifs 51 —

Origin of positive samples Origine des échantillons positifs All regions except Musandam - Toutes les régions, sauf Musandam North and South Batinah - Bâtina septentrionale et méridionale Dhahira, Dokhlia, North Batinah, South Batînah - Dhahira, Dakhlia, Bâtina septentrionale, Bâtina méridionale North Batirioh - Bâtina septentrionale Dhahira, South Batinah - Dhahira, Bâtina méridionale Dakhlia, North Batinah - Dakhlia, Bâtina septentrionale North Batinah, Dhofar- Bâtina septentrionale, Dhofnr South Batinah - Bâtina méridionale Dhofar Dakhlia

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3 1 — 1 — — 62

Map 1 Geographical distribution of rabies, Oman, October 1990

Carte 1 Distribution géographique de la rage, Ornait, octobre 1990

The designations employed and the presentation of material on this map do not imply the expression of any opinion whatsoever on the part of the World Health Organization concerning the legal status of any country, territory, city or area or of its authorities, or concerning the delimitation of its frontiers or boundaries

Les désignations utilisées sur cette carte et la présentation des données qui y figurent n'impliquent, de la part de l'Organisation mondiale de la Santé, aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays, territoire, ville ou zone, ou de se s autorités, ni quant au tracé de se s frontières.

Editorial Note: Rabies was unknown until 1990 in both Oman and the United Arab Emirates, but was reported in other countries of the Arab Peninsula (Saudi Arabia and Yemen). In Saudi Arabia, rabies is reported regularly, with 66

Note de la Rédaction: La rage était inconnue jusqu'en 1990 tant en Oman que dans les Emirats arabes unis, mais elle avait été signa­ lée dans d'autres pays de la Péninsule arabe (Arabie Saoudite et Yémen). En Arabie Saoudite, la rage est signalée régulièrement; 27%

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27% (in 1989) to 57% (in 1987) of the diagnosed cases occurring in foxes. Although little is known on the ecology of foxes in this part of the world, 2 species are known to be present; die red fox (Vulpes Vulpes) and the sand fox (Vulpes mepeOt). In Oman, the red fox is reported to be living in the environs of densely populated human settlements, i.e., in the northern part of Oman, the periphery of the capital city (Muscat) and the south-east coast. The sand fox seems to be more common in the central parts of the country. Although unlikely, sporadic cases of rabies might have occurred in these countries and remained unrecognized because of the lack of diagnosis in humans and animals and also because of a policy promoting systematic immunization of humans bitten by apimals. The most likely hypothesis is that the growth of the human population (the human population of A1Ain District in the United Arab Emirates increased five-fold in 15 years) as well as of livestock in this part of the world favoured a parallel increase of the fox population as more food and water as well as shelter were becoming available. An exogenous rabies virus could then have been introduced and spread in this susceptible population.

(en 1989) à 57% (en 1987) des cas diagnostiqués concernent les renards. Si l'on connaît mal l'écologie des renards dans cette partie du monde, on sait que 2 espèces sont présentes: le renard roux (Vulpes Vulpes) et le renard famélique (Vulpes ruepelH). En Oman, le renard roux a été observé aux environs des établis­ sements humains à forte densité de population, soit dans le nord du pays, à la périphérie de la capitale (Mascate) et sur la côte sudest Le renard famélique semble prédominant dans les régions centrales du pays. Bien que cela soit peu probable, fl se peut que des cas sporadiques de rage survenus dans ces pays soient passés inaperçus, faute de diagnostic chez l'homme et chez l'animal, et du fait d'une politique de vaccination systématique des personnes ayant reçu des morsures d'animaux. L'hypothèse la plus vraisemblable est que l'accroissement dé­ mographique (la population dans le district d'Al Ain dans les Emirats arabes unis a quintuplé en 15 ans) et la multiplication du cheptel dans cette partie du monde ont favorisé l'augmentation parallèle du nombre des renards qui trouvent désormais davantage de nourriture et d'eau, et des endroits où s'abriter. Un virus rabique exogène a pu alors être introduit et se propager dans cette population.

Mop 2 Geographical distribution of rabies, Oman, October 1991

Cotte 2 Distribution géographique de la rage, Oman, octobre 1991

The designations employed and the presentation of material on this map do not imply the expression of any opinion whatsoever on the part of the World Health Organization concerning the legal status of any country, territory, city or area or of its authorities, or concerning the delimitation of its frontiers or boundaries

Les désignations utilisées sur cette carte et la présentation des données qui y figurent n'impliquent, de ia part de l'Organisation mondiale de la Santé, aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays, territoire, ville ou 2one, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières,

It is worth noting that, contrary to what is observed in other countnes in the WHO Region of the Eastern Mediterranean, dogs are not central to rabies transmission in these 2 countries. Oral vaccination of foxes was considered when the in­ fected zone in Oman was still relatively small (40 000 km2 in December 1990). However, although the oral vaccines and baits currently available in Europe may have been appropriate to vaccinate the main host species (the red fox), initiation of oral vaccination trials in new areas require that 67

On notera que, dans ces 2 pays, les chiens ne jouent pas un rôle central dans la transmission de la rage, contrairement à ce que l'on observe dans d'autres pays de la Région OMS de la Méditerranée orientale. La vaccination des renards par voie orale a été envisagée alors que la zone infectée en Oman était encore relativement restreinte (40000 km2 en décembre 1990). Toutefois, bien que les vaccins oraux et les appâts actuellement utilisés en Europe aient pu convenir pour vacciner la principale espèce hôte (k renard roux), la vacci­ nation orale à titre expérimental dans des zones nouvelles doit être

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the safety of the vaccine strain be first tested in the most common non-target wildlife species living in this zone. Basic studies on the population density and ecology of the host species are also needed. These studies will be useful to predict whether the infection may disappear or maintain itself within this area.

précédée d'essais visant à s'assurer de la sécurité d'emploi de la souche de vaccin chez les espèces sauvages non-cible les plus courantes dans cette zone. Des études de base sur la densité et l'écologie des espèces hôtes doivent aussi être réalisées. Elles aide­ ront à prévoir si l'infecuon a des chances de disparaître ou si elle se maintiendra dans cette région..

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé