Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

Weekly Epidemiological Record, 1976, vol. 51, 51 [full issue]

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

Wkiy Epidem. Rec. - Relevé épidém. hebd.; 1976, 51, 385-392

No. 51 ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE

WORLD HEALTH ORGANIZATION GENEVA

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE Epidemiological Surveillance o f Communicable Diseases Telegraphic Address: EPIDNATIONS GENEVA Telex 27821 Automatic Telex Reply Service Telex 28150 Geneva with ZCZC and ENGL for a reply in English Service de la Surveillance épidémiologique des Maladies transmissibles Adresse télégraphique; EPIDNATIONS GENÈVE Télex 27821 Service automatique de réponse Télex 28150 Genève suivi de ZCZC et FRA N pour une réponse en français

17 DECEMBER 1976

51s* Y EA R -

51e ANNÉE

17 DÉCEMBRE 1976

NEISSERIA-GONORRHOEAE PRODUCING (3-LACTAMASE (PENICILLINASE) Information collected at the meeting of a WHO Scientific Group on Neisseria and Gonococcal Infections which took place from 2-8 November 1976 in Geneva and reports received thereafter indicate that (3-lactamase (penicillinase) producing gonococcal strains have now been identified in 11 different countries (Aus­ tralia, Canada, Japan, Netherlands, New Zealand, Norway, Phi­ lippines, Republic of Korea, Singapore, United Kingdom, United States of America), and epidemiological information suggests that infected patients have at least been present in five other countries (Belgium, Ghana, Hong Kong Terr., Oman, Thailand). In the light of the volume of air travel throughout the world and the limited surveillance for this organism to date, every area of the world must view this as a real or potential problem.

NEISSERIA-GONORRHOEAE PRODUISANT DE LA (3-LACTAMASE (PENICILLINASE) Il ressort d'informations recueillies lors de la réunion d'un grou­ pe scientifique OMS sur les infections à Neisseria et à gonocoques qui s'e st tenue à Genève du 2 au 8 novembre 1976 et de rapports reçus par la suite que des souches gonococciques produisant de la (3-lactamase (penicillinase) ont maintenant été identifiées dans 11 pays différents (Australie, Canada, Etats-Unis d'Amérique, Japon, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Philippines, République de Corée, Royaume-Uni, Singapour); d’autre part, des informations épidémiologiques donnent à penser que des malades infectés ont au moins séjourné dans cinq autres pays (Belgique, Ghana, Territoire de Hong-Kong, Oman, Thaïlande). Etant donné l’importance des voyages aériens dans le monde entier et la surveillance limitée dont ces gonocoques ont jusqu'à présent fait l'objet, aucune région du monde ne peut se considé­ rer comme étant à l'abri de l'infection. Il a été démontré que les gonocoques produisant de la ^-lacta­ mase contiennent une entité génétique distincte (plasmide) qui code la production de (3-lactamase. On pense que ce plasmide a été transféré d'autres bactéries sous la pression sélective de l'ampicilline (ou de la pénicilline). Les zones où les antibiotiques sont utilisés sans discernement peuvent constituer un milieu pro­ pice à cette modification génétique et favoriser la subsistance et la propagation de nouveaux mutants. Il reste à voir si la prévalence des souches gonococciques produisant de la [3-lactamase peut ou non se maintenir à un niveau élevé dans des milieux où la pression sélective de la pénicilline et de l'ampicilline ne s'exerce plus. Le plasmide d'une souche produisant de la (3-lactamase découverte à Londres (dont on pense qu'elle a été importée du Ghana) avait un poids moléculaire différent de celui des souches d'Asie examinées jusqu'à présen t Cette observation, parmi d'autres, semble indiquer que les plasmides des deux souches ont des origines distinctes. La virulence clinique des souches produisant de la (3-lactamase est encore insuffisamment caractérisée; on sait néanmoins que ces souches ont causé de l'inflammation pelvienne, de la salpin­ gite, de l'épididymite et des gonococcies diffuses.

It has been demonstrated thatp-lactamase producing gonococci contain a separate genetic entity (plasmid) which codes for (3-lactamase production. It is assumed that this plasmid has been transferred from other bacteria under a selective ampicillin (or penicillin) pressure. Areas where antibiotics are being used in­ discriminately may provide the environment favouring such genetic change and promote the maintainance and spread of new mutants. Whether or not (3-lactamase producing gonococcal strains are capable of maintaining high prevalence in environments where the selective pressure of penicillin and ampicillin is removed remains to be seen. The (3-lactamase producing plasmid of a strain de­ tected in London (assumed to have been imported from Ghana) had a molecular weight which differed from that of the Asian strains so far examined. This and other observations seem to indicate that plasmids of the two strains have separate origins. The clinical virulence of (3-lactamase producing strains is still insufficiently characterized, but they are known to have caused pelvic inflammatory disease, salpingitis, epididymitis and dis­ seminated gonococcal infection.

Epidemiological notes contained in this number:

Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro:

Influenza, Leprosy Control, Malaria Due to P. falciparum (Treatment), Neisseria-Gonorrhoeae Producing (3-Lactamase (Penicillinase), Outbreak of Staphylococcal Food Poisoning, Smallpox, Surveillance of Louse-Borne Typhus, Surveillance of Salmonella other than S. typhi and S. paratyphi, Trichinosis. List of Newly Infected Areas, p. 392.

Grippe, lutte contre la lèpre, Neisseria-gonorrhoeae produi­ sant de la (3-lactamase (pénicillinase), paludisme à P. falcipa­ rum (traitement), poussée d’intoxication alimentaire à staphy­ locoques, surveillance des salmonella autres que S. typhi et S. paratyphi, surveillance du typhus à poux, trichinose, variole. Liste des zones nouvellement infectées, p. 392.

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While the gonococcus over the past years has gradually in­ creased its resistance to penicillin, this rarely exceeded Minimum Inhibitory Concentration (MIC) levels of 1-2 p.g/ml. However, most 3-lactamase producing strains have penicillin MIC’s of 2-16 tig/ml with an inoculum size of 10* organisms; similarly, the resistance to ampicillin increased about thirty-fold. This means that these gonococcal mutants have become totally resistant to therapeutic doses of penicillin and ampicillin. The therapeutic efficacy of various antimicrobials in infections caused by these strains is not yet known, except that spectinomycin 2 g is effective. But it is felt that, unless penicillin treatment failures have become a serious problem, penicillin should remain the drug for initial use in uncomplicated gonococcal infections because of its efficacy, low cost and its ability to abort incubating syphilis. A considerable number of other therapeutic substances effective in gonococcal infections are available (e.g. tetracycline, cefalosporins, thiamphenicol, rifampicin, erythromycin, spiramy­ cin, kanamycin, gentamicin, ampicillin, co-trimoxazole), but their inclusion into a recommended treatment schedule must depend on the practicability of their application, local cost and, most of all, on their proven efficacy against local circulating gonococcal strains weighted against their toxic effects. In setting up such treatment schedules, health authorities should resort to treatment trials and the routine evaluation of drug sensitivity patterns.

Competent health laboratories are encouraged to intensify their surveillance for (3-lactamase producing gonococcal strains by testing isolates from patients with persistent infection after penicillin treatment by laboratory methods outlined in the Weekly Epidemiological Record.’ For complete and comparative bacteriological study, it would be desirable for all strains of gonococci producing penicillinase to be sent as soon as possible to the following laboratories: ^ Center for Disease Control Venereal Disease Control Division Atlanta, Georgia 30 333 USA ^ Dr A. Reyn Statens Seruminstitut Amager Boulevard 80 2300 Copenhagen S Denmark

Bien que la résistance du gonocoque à la pénicilline ait pro­ gressivement augmenté ces dernières années, elle a rarement dépassé la concentration minimale inhibitrice de 1 à 2 ^g/ml. Cependant, la plupart des souches produisant de la (3-lactamase ont une concentration minimale inhibitrice de 2 à 16 pg/ml pour une quantité d'inoculum de 10” micro-organismes; de même, la résistance à l'ampicilline a augmenté d'environ trente fois. Autre­ ment dit ces mutants gonococciques sont devenus totalement résistants aux doses thérapeutiques de pénicilline et d’ampicilline. Mise à part la spectinomycine qui, à raison de 2 g, donne de bons résultats, on ne connaît pas encore l'efficacité thérapeutique des différents antimicrobiens dans les infections causées par ces souches. Cependant, sauf au cas où les échecs thérapeutiques auraient commencé à poser un problème sérieux, la pénicilline devrait, semble-t-il, continuer d'être utilisée pour le traitement initial des infections gonococciques simples en raison de son efficacité, de son coût modique et de son aptitude à faire avorter une syphilis en période d'incubation. Il existe un nombre consi­ dérable d'autres substances thérapeutiques efficaces contre les infections gonococciques (tétracycline, céfalosporines, thiamphénicol, rifampicine, érythromycine, spiramycine, kanamycine, gentamicine, ampicilline et co-trimoxazole, par exemple), mais leur inclusion dans un schéma de traitement recommandé sera subor­ donnée à un certain nombre de facteurs: commodité d ’application, coût local et surtout efficacité avérée contre les souches gono­ cocciques en circulation localement appréciée au regard de leurs effets toxiques. Pour l'établissement de ces schémas de traite­ ment, les autorités sanitaires devront avoir recours à des essais thérapeutiques et à l'évaluation systématique des types de pharmaco-sensibilité. il est recommandé aux laboratoires équipés à cet effet d'inten­ sifier leur surveillance des souches gonococciques produisant de la [3-lactamase en testant des isolats, provenant de patients qui présentent une Infection persistante après traitement à ia pénicilline, au moyen des méthodes de laboratoire exposées dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire.1 Pour une étude bactériologique complète et comparative, il serait souhaitable que toutes les souches de gonocoques pro­ duisant de la pénicillinase soient adressées dans les meilleurs délais aux laboratoires suivants: ^ Center for Disease Control Venereal Disease Control Division Atlanta, Georgia 30 333 USA ^ Dr A. Reyn Statens Seruminstitut Amager Boulevard 80 2300 Copenhague S Danemark

In order to assess the epidemiological importance of this discovery and determine the measures to be taken, it is very important that every new case of gonorrhoea caused by N. gonor­ rhoeas producing penicillinase should be reported to the Venereal Diseases and Treponematoses Unit, World Health Organization, 1211 Geneva 27. 1 See No. 38, pp. 293-294.

Afin d'évaluer l'importance épidémiologique de cette décou­ verte, et pour déterminer les mesures à prendre, il serait très important que tout nouveau cas de gonococcie à N. gonorrhoeae produisant de la pénicillinase soit notifié à l'Organisation mondiale de la Santé, Service des Maladies Vénériennes et Tréponéma­ toses, 1211 Genève 27. 1 Voir N“ 38, pp. 293-294.

TREATMENT OF SEVERE CASES OF MALARIA DUE TO P. FALCIPARUM Deaths from malaria due to lack or delay of diagnosis or to inadequate treatment are on the increase, mainly in non-endemic areas. A good interrogation concerning the recent history of travel or residence in malarious areas helps establish the diagnosis of suspected cases and determines the specific treatment. The following aspects are important in the treatment o f severe cases of P. falciparum infections, since this species of parasite causes cerebral complications and high mortality, if not treated adequately. Every acute case due to P. falciparum should be considered as potentially fatal and should be hospitalized and treated as an emer­ gency, when the patient shows general prostration, anaemia, vomit­ ing and dehydration. It is difficult for a patient with these conditions to accept or tolerate oral treatment with tablets. Basically, two drugs can be utilized according to the degree o f severity, chloroquine and quinine.

TRAITEMENT DES CAS GRAVES DE PALUDISME A P. FALCIPARUM Les décès dus à des accès paludéens non identifiés, diagnostiqués trop tard ou mal soignés sont en augmentation, surtout dans les régions non endémiques. Un bon interrogatoire sur les voyages ou les séjours récents du patient dans des régions impaludées permet de poser le diagnostic dans les cas suspects et de déterminer le traitement à suivre. Les points ci-après sont importants dans le traitement des cas graves d’accès à P. falciparum, car ce parasite provoque des compli­ cations cérébrales et entraîne une forte mortalité si le malade n ’est pas convenablement soigné. Chaque cas grave de paludisme à P. falciparum doit être considéré comme potentiellement fatal et le malade doit être hospitalisé et soigné de toute urgence s’il présente un état de prostration généra­ lisée accompagnée d ’anémie, de vomissements et de déshydratation. Dans ces conditions, il est difficile pour le malade d ’accepter ou même de supporter un traitement par voie orale avec administration de comprimés. On utilisera essentiellement deux médicaments selon le degré de gravité de la maladie: la chloroquine et la quinine.

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Chloroquine Whenever vomiting is predominant but the general status has not deteriorated, chloroquine can be given intramuscularly. If after eight hours the patient can tolerate oral treatment, then the treat­ ment should continue according to the usual schedule of 1500 mg or more for three days, disregarding the dose applied intramuscularly. The drug applied in this dosage reaches its therapeutic level in the blood after 15 minutes without complications. An intramuscular injection of chloroquine to children should be avoided if other drugs are available. In more severe cases chloroquine can be applied by continuous intravenous infusion o f 400 mg in 500 ml of saline solution, glucose solution or plasma. However, for these cases preference should first be given to the use of quinine. Quinine Whenever the infection does not respond to chloroquine, or the patient’s condition is poor, or a precomatose condition is evident, or if the patient is already in coma, a continuous slow intravenous drip of 600 mg of quinine dichlorhydrate (the sulfate form is used only for tablets and capsules) dissolved in 500 ml of glucose solution can be given over one to six hours, according to the severity of the disease. If the patient’s condition has not considerably improved, this dosage can be repeated in the same manner eight hours after the first treatment has finished. In severe P. falciparum cases, it is very important to ensure that there is an adequate supply o f liquids, particularly when frequent or copious vomiting and dehydration has occurred. However, excessive rehydration which could cause pulmonary or cerebral oedema must be avoided. For patients in critical condition, it is essential to administer cortisone preparations. The first recommended is dexamethasone sodium phosphate in a dosage o f 3 to 10 mg every eight hours. In order to reduce cerebral oedema, it is also advisable to give from 20 to 50 ml of 50% dextrose solution every 12 hours. If there is severe anaemia, blood transfusions based on previous serogroupings and using exclusively strictly homologous types are recommended. For treatment of cases of P. falciparum resistant to chloroquine, the combination of pyrimethamine-sulfadoxine should be used for two days. The first day, administer 50 mg pyrimethamine plus 1 gram sulfadoxine; the second day 500 mg sulfadoxine. Another alternative is to administer the combination of 50 mg pyrimethamine the first day and a total of 3 grams of sulfamethoxypyridazine over the following four days. Also recommended is initiation o f treatment with quinine with at least four oral doses of 540 mg each, given at intervals o f eight to 12 hours and followed by a single combined dose of 1.5 grams o f sulfadoxine and 75 mg o f pyrimethamine. For all severe cases, whether susceptible or resistant, emphasis should be placed on the need to initiate the treatment with quinine. Since intravenous quinine can produce hypotension, the blood pressure must be monitored during and immediately after injection o f the drug. Quinine should not be injected intramuscularly.

Chloroquine Lorsque les vomissements prédominent mais que l’état général ne s’est pas détérioré, on peut administrer la chloroquine par voie intramusculaire. Si au bout de huit heures le malade peut supporter un traitement par voie orale, il faut alors continuer le traitement à la dose classique de 1500 mg ou plus pendant trois jours, indé­ pendamment de la dose administrée par voie intramusculaire. Le médicament administré à cette dose atteint son niveau thérapeu­ tique dans le sang au bout de 15 minutes sans complications. Il faut éviter de faire une injection intramusculaire de chloroquine aux enfants si l’on dispose d’autres médicaments. Dans les cas plus graves, on peut administrer la chloroquine par transfusion intraveineuse continue de 400 mg dans 500 ml de solu­ tion saline ou glucosée ou de plasma. Mais, dans ces cas, la préfé­ rence doit aller à la quinine. Quinine Lorsque l’infection ne réagit pas à la chloroquine, que le malade est faible, qu’il présente un état précomateux ou qu’il est déjà dans le coma, on peut administrer lentement et de façon continue pen­ dant une à six heures, suivant la gravité de la maladie, un goutte à goutte intraveineux de 600 mg de dichlorhydrate de quinine (le sulfate n ’est utilisé que pour les comprimés, et les capsules) dissous dans 500 ml de solution glucosée. Si l’état du malade ne s’est pas notablement amélioré, on lui redonnera la même dose huit heures après la fin du premier traitement. Pour les accès graves à P. falciparum, il est extrêmement important d’assurer au malade un apport suffisant de liquides, notamment lorsque les vomissements sont fréquents ou abondants et qu’il y a déshydratation. Il faut toutefois éviter une réhydratation excessive qui pourrait entraîner un œdème pulmonaire ou cérébral. Aux malades dont l’état est critique, 0 est indispensable d ’admi­ nistrer des préparations de cortisone. La toute première à recom­ mander est le phosphate sodique de dexaméthasone à la dose de 3 à 10 mg toutes les huit heures. Pour résorber l’œdème cérébral, il est également recommandé d’administrer entre 20 et 50 ml d ’une solution de dextrose à 50% toutes les 12 heures. En cas d ’anémie grave, il est recommandé de faire des transfusions sanguines sur la base de typages sérologiques antérieurs et en utili­ sant uniquement des types sanguins strictement homologues. Pour soigner les accès paludéens à P. falciparum résistants à la chloroquine, il faut utiliser pendant deux jours une association de pyriméthamine et de sulfadoxine. Le premier jour, on administrera 500 mg de pyriméthamine plus 1 g de sulfadoxine, et le second jour 500 mg de sulfadoxine. L ’autre possibilité consiste à administrer l’association de 50 mg de pyri­ méthamine le premier jour et un total de 3 g de sulfaméthoxypyridazine les quatre jours suivants. Il est également recommandé de commencer le traitement à la quinine par au moins quatre doses orales de 540 mg chacune, admi­ nistrées à des intervalles de huit à 12 heures et suivies par une seule dose associée de 1,5 g de sulfadoxine et 75 mg de pyriméthamine. Dans tous les cas graves, qu’il y ait sensibilité ou résistance, il faut absolument commencer le traitement avec la quinine. Etant donné que l’administration intraveineuse de quinine peut provoquer une hypotension, il faut surveiller la pression sanguine pendant et immédiatement après l’injection. D ne faut pas admi­ nistrer la quinine par injection intramusculaire.

zsAJ, 1976, No. 30.) {Inf. Epid. Sem. (Wa Editorial N ote : The treatment schedules given in this note are selected from among a number of regimens. They reflect the views o f a number of experts in the field of malaria chemotherapy but not necessarily those of the World Health Organization. N ote de la R édaction : Les modalités de traitement indiquées ici ont été sélectionnées à partir d’un certain nombre de schémas thérapeutiques. Elles traduisent les vues d ’un certain nombre d ’experts de la chimiothérapie du paludisme sans pour autant repré­ senter nécessairement celles de l’Organisation mondiale de la Santé.

VACCINATION CERTIFICATE REQUIREMENTS FOR INTERNATIONAL TRAVEL The above-mentioned publication (situation on 1 January 1977) bas been sent under separate cover at the same time as this Record.

CERTIFICATS DE VACCINATION EXIGÉS DANS LES VOYAGES INTERNATIONAUX La publication mentionnée ci-dessus (situation au 1er janvier 1977) a été envoyée, sous pli séparé, en même temps que ce Relevé.

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TRICHINOSIS

TRICHINOSE

U nited States of A merica. — In 1975,284 cases of trichinosis were reported to the Center for Disease Control. The infections ranged from mild to severe and one patient died. Twenty commonsource outbreaks, each involving at least two cases accounted for 69% of all infections. In 1975 as in 1974, the majority of infec­ tions were acquired from pork products purchased from commer­ cial sources.1 Although the incidence of trichinosis has gradually declined since 1947, the number of cases reported in 1975 was nearly 2.5 times higher than the mean number of cases reported during the previous five years. The increase in 1975 was apparently related to the unusually large number of multiple case outbreaks referred to above. From the data available at present the underlying reason for the increased number of such outbreaks is not clear.

Classical trichinosis is usually described as a febrile disease with gastrointestinal symptoms, periorbital oedema, myalgia, petechial haemorrhage and eosinophilia. It is usually eosinophilia and periorbital oedema which bring the physician to think of trichinosis. Eosinophilia was detected in 214 (97.3 %) of 220 cases for which clinical information was reported in 1975, and periorbital oedema was observed in 199 (84.0%) of 237 cases. From 239 cases reports for which information was available, muscle biopsies were performed on 65 patients, and the results were positive for 57 (87.7%). Serological tests were reported for 220 patients with positive results in 192 cases (87.3 %). In order of decreasing frequency the tests used were bentonite flocculation, complement fixation, latex agglutination, and indirect fluorescent antibody. Intradermal tests were used on four patients. Currently used serological tests for trichinosis vary in sensitivity and generally do not detect the presence of antibodies before the third or the fourth week after ingestion of the parasite. For this reason, serological tests done early in the course o f the infection are often negative, but later tests may be positive. O f 28 cases for which single sero­ logical tests were negative, it was known that in 18 the serum had been collected less than one month after the onset of symptoms.

In 1975, 24 States and the District of Columbia reported at least one case. However, 85.6 % (243) of the cases originated from only seven States: Iowa, New Jersey, Illinois, Alaska, Connecticut, Massachusetts, and New York. The incidence of reported cases was 1.3 per million population for the entire United States with the highest incidence in Alaska (28 cases in a single outbreak attributed to the ingestion of walrus meat). As for most previous years, the numbers and age distribution of cases were similar for both sexes. The ages of patients ranged from three to 77 years with a mean age for both male and female patients of 35 years. Although again, there was no clear trend toward a seasonal occurrence o f infection, the peak number of cases occurred in January and December when eight common source outbreaks involving 93 persons occurred. In 254 cases for which the probable source of infection was iden­ tified, pork products from domestic swine were incriminated in 186 (73.2%). Sausage was implicated in 149 (92.6%) of 161 cases where the type of pork product was specified. Non-pork products were identified as the probable source of infection for 68 cases (26.8%). Of these ground beef accounted for 34 cases of which 28 were reported from New Jersey. Although cattle are not considered a natural reservoir of Trichinella spiralis because they are herbivorous, beef products may be adulterated with pork through the use of a common meat grinder or through the intentional mixing of these two products. The other non-pork products incriminated were meat from two species of wild animals (trichina-infected walrus and black bear). Ingestion of infected walrus caused 28 cases in Alaska in what appears to be the first reported outbreak caused by this host in North America.

E tats-U nis d ’A mérique. — En 1975, le Center for Disease Control a reçu notification de 284 cas de trichinose. L ’infection a été tantôt bénigne, tantôt grave et un malade est mort. Au total, 69% des infections se sont produites au cours de 20 poussées de deux cas ou davantage. En 1975 comme en 1974, l’infection était due le plus souvent à la consommation de produits à base de porc achetés dans le commerce.1 Alors que l ’incidence de la trichinose recule régulièrement depuis 1947, le nombre des cas signalés en 1975 a été près de deux fois et demie supérieur au nombre moyen des cas notifiés au cours des cinq années précédentes. L ’augmentation de 1975 est apparemment liée au nombre exceptionnellement élevé des poussées de plusieurs cas, mentionnées plus haut. Les données actuellement disponibles ne permettent pas d ’expliquer pourquoi le nombre de ces poussées a augmenté. La trichinose classique est généralement décrite comme une mala­ die fébrile accompagnée de symptômes gastro-intestinaux, d ’œdème péri-orbital, de myalgie, d ’hémorragie pétéchiale et d ’éosinophilie. Ce sont habituellement l’éosinophilie et l’œdème péri-orbital qui amènent le médecin à penser à la trichinose. Une éosinophilie a été détectée dans 214 (97,3%) des 220 cas pour lesquels des renseignements cliniques ont été communiqués en 1975, tandis que l’œdème péri-orbital était observé dans 199 cas (84,0%) sur 237. Sur les 239 cas pour lesquels on en a fait mention, des biopsies de tissu musculaire ont été pratiquées chez 65 sujets, avec des résul­ tats positifs dans 57 cas (87,7 %). Des épreuves sérologiques ont été faites chez 220 malades et se sont révélées positives dans 192 cas (87,3%). Les épreuves utilisées étaient, par ordre de fréquence décroissante, la floculation à la bentonite, la fixation du complé­ ment, la réaction au latex et l’épreuve de fluorescence indirecte. Des épreuves intradermiques ont été pratiquées sur quatre malades. Dans la trichinose, les épreuves sérologiques couramment utilisées sont de sensibilité variable et ne permettent généralement pas de détecter l’apparition d’anticorps avant la troisième ou la quatrième semaine qui suit l ’ingestion du parasite. C ’est pourquoi les épreuves sérologiques faites au début de l’infection sont souvent négatives, alors que plus tard elles peuvent être positives. Sur 28 cas dans lesquels les épreuves sérologiques ont donné des résultats négatifs, on savait que, dans 18 cas, le sérum avait été prélevé moins d’un mois après l’apparition des premiers symptômes. En 1975,24 Etats et le District de Colombia ont notifié au moins un cas. Toutefois, 85,6% (243) des cas ont été observés dans sept Etats seulement: Iowa, New Jersey, Illinois, Alaska, Connecticut, Massachusetts et New York. Pour l’ensemble des Etats-Unis, l’in­ cidence déclarée a été de 1,3 par million d ’habitants, le maximum ayant été atteint en Alaska (28 cas), au cours d ’une seule poussée attribuée à l’ingestion de viande de morse. Comme la plupart des années précédentes, la fréquence des cas et leur distribution selon l’âge ont été analogues pour les deux sexes. L ’âge des sujets atteints variait entre trois et 77 ans, avec une moyenne de 35 ans pour chaque sexe. Bien qu’une fois encore l’in­ cidence de l’infection n ’ait pas accusé de tendance saisonnière très nette, les cas ont été plus nombreux en janvier et décembre où il y a eu huit poussées faisant 93 malades. Dans 186 (73,2%) des 254 cas pour lesquels l’origine probable de l’infection a été déterminée, ce sont des produits à base de porc domestique qui ont été incriminés. Sur 161 cas où le type de pro­ duit à base de porc a été précisé, il s’agissait de saucisses dans 149 cas (92,6%). Des produits autres que le porc ont été identifiés comme source probable de l ’infection dans 68 cas (26,8%). Du bœuf haché était en cause dans 34 de ces cas, dont 28 ont été signa­ lés dans l’Etat de New Jersey. Bien que les bovins ne soient pas considérés comme un réservoir naturel de Trichinella spiralis puis­ qu’ils sont herbivores, il arrive que des produits à base de bœuf soient contaminés par du porc lorsqu’un même hachoir est utilisé pour les deux types de viande ou lorsque les deux viandes sont intentionnellement mélangées. Les autres produits incriminés étaient la chair de deux espèces sauvages: le morse et Tours brun. L ’ingestion de morse infecté a provoqué 28 cas en Alaska; il semble que ce soit la première poussée due à cet hôte qui ait été notifiée en Amérique du Nord. 1 Voir N“ 17, p. 130.

1 See No. 17, p. 130.

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Of 241 cases for which the information was available, the source of the suspect meat for 181 (75.1%) was a supermarket, butcher shop, or other commercial outlet. Twenty-six (10.8%) patients had consumed the suspected meat product at a restaurant or other public eating place; illness in 18 of these cases was attributed to ground beef apparently adulterated with pork. The walrus and the black bear meat was obtained by hunting or trapping. No cases were due to meat obtained directly from a family farm. In 232 cases, information was reported regarding further processing after the suspected meat was obtained. In 113 (48.7%) instances, grinding (e.g. for sausage preparation) occurred, in seven the suspected meat was smoked and, in the remainder, there was no further processing of the original product. Details with respect to cooking of the suspected meat were available in 236 cases. The meat was uncooked in 204 (86.4%) and apparently inadequately cooked in the remaining 32 cases. T. spiralis and larvae were identified in 125 of 129 (96.9%) sus­ pected meat items examined for the parasite.

L ’origine de la viande suspecte a été indiquée pour 241 cas; il s’agissait dans 181 cas (75,1%) d ’un supermarché, d ’une boucherie ou d ’un autre lieu de vente. Parmi les personnes infectées, 26 (10,8 %) avaient consommé la viande suspecte dans un établissement public de restauration et, dans 18 de ces cas, la maladie a été attribuée à du bœuf haché apparemment contaminé par du porc. Les animaux sauvages (morse et ours brun) avaient été chassés ou pris au piège. Aucun cas n ’a été attribué à l’ingestion de viande obtenue directe­ ment chez l ’éleveur. Des précisions sur le traitement subi par la viande suspecte ont été fournies pour 232 cas. C’est ainsi qu’elle a été hachée (par exemple pour la préparation des saucisses) dans 113 cas (48,7%), et fumée dans sept cas. Pour les autres cas, le pro­ duit d ’origine n ’a été soumis à aucun traitement particulier. Des indications sur la cuisson ont été fournies pour 236 cas: la viande a été consommée crue dans 204 cas (86,4%) et insuffisamment cuite, semble-t-il, dans les 32 autres cas. Des formes adultes et des larves de T. spiralis ont été identifiées dans 125 des 129 (96,9 %) échantillons de viande suspecte qui ont été examinés.

(Based on/D’après: Trichinosis Surveillance Annual Summary, 1975; US Center for Disease Control.)

LEPROSY CONTROL T rinidad and T obago. — In 1971, an outpatient approach for leprosy control was initiated in the country with the establishment of a Leprosy Control Unit, and emphasis was laid on case-finding and case-holding. With intensified case-finding efforts, the number of newly diagnosed cases doubled from an average of 46 per year from 1961-1970 to an average of 92 per year from 1971-1975. Patients are seen in ten clinics scattered throughout the country. The clinics are held at weekly, fortnightly and monthly intervals in established health centres and health offices. As of 31st December 1975, a total of 914 patients were on the registry. The known incidence is approximately 9 per 100 000 per year and the preva­ lence is 0.86 per thousand population. A high proportion of patients are only affected with the mild type (tuberculoid) of leprosy. Over the past five years, 60% of all newly diagnosed leprosy patients have had this type.

LUTTE CONTRE LA LÈPRE T rinité-et-T obago. — En 1971, le pays a introduit la lutte antilépreuse orientée sur la consultation externe, avec création d ’un service antilépreux, l’accent étant mis sur le dépistage et la surveil­ lance des cas. Ce renforcement du dépistage a eu pour résultat de doubler le nombre des cas nouveaux diagnostiqués, qui sont passés d ’une moyenne de 46 par an pour la période 1961-1970 à une moyenne de 92 par an pour 1971-1975. Les malades sont examinés dans dix centres de consultations répartis sur tout le territoire. Les consultations ont lieu à intervalle hebdomadaire, bi-mensuel et mensuel, dans les centres de santé et les postes sanitaires. Au 31 décembre 1975, 914 malades étaient enregistrés. D ’après les renseignements dont on dispose, l’incidence est d ’environ 9 pour 100 000 habitants par an et la prévalence de 0,86 pour 1000. Une forte proportion des malades n ’étaient atteints que de la forme bénigne de la lèpre (tuberculoïde). Au cours des cinq dernières années, 60% des nouveaux malades appartenaient à ce groupe. L ’enquête de 1968, portant sur plus de 600 malades, a révélé un important taux d ’incapacité (70%). Sur les 459 nouveaux ma­ lades diagnostiqués de 1971 à 1975,11 % seulement présentaient une incapacité quelconque (y compris de petits troubles peu apparents tels que l’anesthésie d ’un ou deux doigts), et à ce jour moins de 1 % se sont trouvés atteints de nouvelles incapacités. Cela semble dû en grande partie à la régularité de la chimiothérapie et au trai­ tement rapide des épisodes réactionnels par les anti-inflammatoires. C’est là un grand sujet d ’espoir pour les nouveaux malades qui peuvent être assurés qu’un diagnostic précoce joint à une chimio­ thérapie immédiate, régulière et continue les préservera des incapa­ cités et des mutilations. La chimiothérapie joue un rôle très important, qu’il s’agisse de réduire l’ampleur du réservoir de Mycobacterium leprae et, par conséquent, sa propagation dans la collectivité, d ’empêcher les incapacités et d ’éradiquer les germes chez les individus qui les hébergent. Pour la plupart des malades atteints de lèpre tubercu­ loïde, la dapsone (diamino-diphényl sulfone) reste le médicament de choix. La posologie maximale est de 50 mg par jour chez l’adulte, maintenue pendant au moins 18 mois après l’inactivation de la maladie. Les malades qui présentent une bactériologie positive (tous les cas lépromateux et certains cas dimorphes) reçoivent du lamprène (clofazimine) à raison de 100 mg trois fois par semaine en plus des 50 mg quotidiens de dapsone. Si le malade fait une réaction d ’érythème noueux, la posologie du lamprene est portée jusqu’à 300 mg par jour, et maintenue à 100 mg par jour après disparition de la réaction. L’action anti-inflammatoire du lam­ prène ne se manifeste pas au-dessous de ce seuil. Avec les médica­ ments actuellement disponibles, les malades atteints de lèpre lépromateuse doivent être traités indéfiniment, en raison d ’un taux de rechute pouvant aller jusqu’à 25% chez les sujets qui interrom­ pent le traitement. Quant aux malades atteints de lèpre dimorphe, on leur conseille de poursuivre le traitement plein pendant dix ans après inactivation de la maladie.

The survey of over 600 patients carried out in 1968 revealed a high disability rate of 70%. O f the 459 newly diagnosed patients in the years 1971 to 1975, only 11% had any disability (including minor, non-obvious dysfunctions such as anaesthesia of one or two fingers), and to date less than 1 % have developed any additional disabilities. This can be attributed in large part to maintaining regular chemotherapy and to the prompt treatment o f reactional episodes with anti-inflammatory agents. Such results give high hopes to new patients who can be assured that an early diagnosis combined with early, regular and continued chemotherapy will permit them to remain free of handicaps and disfigurement. Chemotherapy plays a major role in controlling the size of the reservoir of Mycobacteria leprae and thereby its spread in the community, in preventing disabilities, and in eradicating the organisms from those individuals harbouring them. For most patients with tuberculoid leprosy, dapsone (diamine-diphenylsulfone) remains the drug of choice. The maximum dosage is 50 mg daily for an adult, and this is maintained for at least 18 months after the disease is inactive. Patients with positive bacteriology (all lepromatous and some dimorphous) receive lamprene (clofa­ zimine) at 100 mg three times a week in addition to dapsone 50 mg daily. If a patient has an erythema nodosum Ieprosum (E.N.L.) reaction, the dosage o f lamprene is increased as needed up to 300 mg daily and after the reaction has subsided, maintained on 100 mg daily. The anti-inflammatory action of lamprene is not effective below this level. With current drugs available, patients with lepromatous leprosy remain on therapy indefinitely because of an up to 25% relapse rate in those who stop medication, and patients with dimorphous leprosy are advised to continue on a full dose of treatment for ten years after inactivity is reached.

(Based on/D ’après: CA REC Surveillance Report, Vol. 2, No. 8, August/août 1976.)

Wkly Epldem. Rtc.: No. i l - 17 Dec. 1976

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Relevé ipUUm. Iiebd.: N» 51 - 17 déc. 1976

SURVEILLANCE OF SALMONELLA OTHER THAN S. TYPH I AND 5. PARATYPH I A rgentina . — Between 1969 and 1974 an evolution in the aetiology of diarrhoeal diseases was observed in Buenos Aires. The proportion of diseases associated with salmonella rose in 1969 from 6% to 32% with, at the same time, a sharp increase in the incidence of S. typhimwium which accounted for 85% of the salmonella isolations for that year. After reaching 95 % in 1971, this percentage started to decline in 1972 falling to 36% in 1974. At the same time, the proportion of S. oranienburg increased from 3% of all salmonella isolations in 1971 to 60% in 1974, while the proportion of diseases associated with salmonella remained between 20 and 30% of all known aetiologies of diarrhoeal diseases. The case-fatality rate for infections associated with S. typhimurium was high (14% of 246 children whose cases were studied), whereas infections associated with S. oranienburg were usually less severe. The strains of S. typhimurium belonged to various phage types, and generally showed multi-resistance to antimicrobial drugs, most of them only being sensitive to gentamicin, colistin, polymyxin B, furazolidone and chlorohydroxiquinoline. The same resistance pattern was observed for S. oranienburg, except as regards sensitivity to nalidixic acid.

SURVEILLANCE DES SALMONELLA AUTRES QUE S. TYPH I ET S. PARATYPHI A rgentine. — Entre 1969 et 1974, on a observé à Buenos Aires une évolution de l’étiologie des affections diarrhéiques. La propor­ tion des affections à salmonella passa en 1969 de 6% à 32% avec, en même temps, une brusque augmentation de l’incidence de S. typhi­ murium, qui représenta en 1969 85% des isolements de salmonella. Après avoir atteint 95% en 1971, ce pourcentage déclina à partir de 1972 pour arriver à 36 % en 1974. En même temps, la proportion de S. oranienburg augmentait de 3 % des isolements de salmonella en 1971 à 60% en 1974, cependant que la proportion des affections à Salmonella se maintenait entre 20 et 30% de l’ensemble des étio­ logies connues d ’affections diarrhéiques. On nota pour les infections associées à S. typhimurium un taux de létalité élevé (14% pour 246 enfants dont les cas furent étudiés), alors que des infections associées à S. oranienburg furent habituelle­ ment moins graves. Les souches de S. typhimurium appartenaient à divers lysotypes, et présentaient généralement une multirésistance aux agents antimicrobiens, la plupart n ’étant sensibles qu’à la gentamicine, à la colistine, à la polymyxine B, à la furazolidone et à la chlorohydroxiquinoléine. On observa le même type de résistance pour S. oranienburg, excepté en ce qui concerne la sensibilité à l’acide nalidixique. Les infections à S. typhimwium se produisirent soit dans les familles, soit dans les hôpitaux où 30% des enfants atteints contrac­ tèrent la maladie après avoir été admis pour d ’autres raisons. La transmission hospitalière joua habituellement un rôle important dans la diffusion des salmonella. Elles furent associées aux fomites, particulièrement dans les départements pédiatriques.

Infections with 5. typhimurium occurred either in the home or in hospitals where 30% of the affected children acquired the disease after being admitted for reasons other than gastrointestinal dis­ orders. Hospital transmission usually played an important role in the spread of salmonella and was associated with fomites, parti­ cularly in paediatric departments.

(Based on/D’après: Study carried out by the Department of Enterobacteria/Etude effectuée par le Département des Entérobactéries, Instituto Nadonal de Microbiologia, “ Dr. Carlos G. Malbran” , Buenos Aires.)

OUTBREAK OF STAPHYLOCOCCAL FOOD POISONING ABOARD AN AIRCRAFT U nited States of A merica. — A flight originating in South America, carrying 185 passengers and bound for New York, was diverted to San Juan, Puerto Rico, on 20 June 1976, because of the onset of a gastrointestinal illness characterized by nausea (94%), vomiting (88%), abdominal cramps (81%), and diarrhoea (69%) in 16 economy-class passengers. Following disembarkation of these passengers, the flight continued to New York; 12 additional eco­ nomy-class passengers developed a similar illness on this segment of the flight.

POUSSÉE D’INTOXICATION ALIMENTAIRE À STAPHYLOCOQUES À BORD D ’UN AVION E tats-U nis d ’A mérique. — Le 20 juin 1976, un avion venant d’Amérique du Sud et transportant 185 passagers à destination de New York a été dérouté sur San Juan (Porto Rico) en raison d ’une poussée d ’affection gastro-intestinale caractérisée par des nau­ sées (94%), des vomissements (88%), des crampes abdominales (81 %) et de la diarrhée (69%) qui s’était déclarée chez 16 passa­ gers de classe économique. Après avoir débarqué ces passagers, l’avion est reparti pour New York mais 12 autres passagers de classe économique ont présenté des symptômes similaires au cours de cette étape. A la suite des déclarations de tous les passagers sur les aliments qu’ils avaient consommés, on a pu incriminer des éclairs au cho­ colat servis à la moitié environ des 153 passagers de classe écono­ mique. Ces éclairs, préparés le matin du 19 juin, ont été conservés sans réfrigération entre 10 h. 30 et le moment où ils furent placés à bord (20 h. 30). Ils ont été servis à environ 01 h. 00 le 20 juin et la maladie s’est déclarée deux ou trois heures plus tard; aucun autre avion n ’en a reçu. Il a été constaté, par la suite, que des échantillons de ces éclairs contenaient, par gramme, 10® Staphylococcus aureus coagulasepositifs qui ont été lysés par le phage 54 du groupe III. Des échan­ tillons de selles prélevés chez huit passagers malades sur 15 et cultivés à Porto Rico contenaient aussi ces micro-organismes. Aux labo­ ratoires de la Food and Drug Administration des Etats-Unis d’Amérique, la souche lysée par le phage du groupe III a produit une entérotoxine D et la même entérotoxine a été trouvée dans les éclairs. N ote de la R édaction : Si le cuisinier qui a préparé les éclairs ne présentait aucune lésion cutanée visible, il n ’en demeure pas moins que jusqu’à 50% des personnes qui manipulent des denrées alimentaires sont des porteurs de S. aureus. Etant donné que l’enté­ rotoxine staphylococcique est relativement thermostable, le chauf­ fage de la nourriture contenant une toxine préformée ne constitue pas une mesure pratique de prévention. On peut généralement éviter les poussées d ’intoxication alimentaire à staphylocoques en conservant les aliments au réfrigérateur avant de les faire chauffer et de les servir.

Food histories obtained from all passengers incriminated cho­ colate eclairs served to approximately half o f the 153 economyclass passengers. The eclairs, prepared on the morning of 19 June, were left unrefrigerated from 10.30 until 20.30 hours, when they were placed on the aircraft. The eclairs had been served at ap­ proximately 01.00 hours on 20 June. Illness began two to three hours later. No other plane received the eclairs. Samples of the eclairs were subsequently shown to contain 10s coagulase-positive Staphylococcus aureus organisms per gram which were lysed by Group III phage 54. Stool samples obtained from eight of 15 ill passengers cultured in Puerto Rico also con­ tained these organisms. At the US Food and Drug Administra­ tion laboratories, the phage Group DT strain produced type D enterotoxin; type D enterotoxin was also found in the eclairs.

E ditorial N ote : Although the cook who prepared the eclairs had no obvious skin lesions, asymptomatic carriage o f S. aureus may be found in up to 50% of foodhandlers. Since staphylo­ coccus enterotoxin is relatively heat stable, heating food with preformed toxin is not a practical preventive measure. However, outbreaks of staphylococcal food poisoning usually can be pre­ vented by proper refrigeration o f food before heating and serving.

(Morbidity and Mortality, 1976,25, No. 40; US Center for Disease Control.)

Wkly Epidem. Rec.: No. 51 -17 Dec 1976

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Relevé épidém. hebd.- N“ 51 -17 déc. 1976

SURVEILLANCE OF LOUSE-BORNE TYPHUS P e r u . — An outbreak o f louse-borne typhus occurred in the localities of Huamancharpa and Ccachona, Santiago District, in the Cuzco Province, Cuzco Department, from 18 July to 4 September 1976. There were 33 cases and three deaths. In seven of these cases, the diagnosis was confirmed by the Weil-Felix agglutination test. Eighty-four serum samples were collected from cases and contacts for complement-fixation tests.

SURVEILLANCE DU TYPHUS À POUX

P é r o u . — Une poussée de typhus à poux s’est produite dans les localités de Huamancharpa et Ccachona dans le district de Santiago (Province de Cuzco, Département de Cuzco) du 18 juillet au 4 sep­ tembre 1976. On a enregistré 33 cas et trois décès. Dans sept de ces cas, le diagnostic a été confirmé par le test d ’agglutination de WeilFélix. Quatre-vingt-quatre échantillons de sérum ont été prélevés chez les malades et leurs contacts pour examen par fixation du complément. Insecticide was applied to 358 dwellings, 473 beds and 880 persons. Les applications d ’insecticide ont intéressé 358 habitants, 473 lits et 880 personnes. (Ministry of Health, Peru. Weekly Report of Communicable Diseases, No. 38, 18 September/septembre 1976 and/et In f Epid. Sent. (Wash.), 1976, No. 43.)

INFLUENZA USSR. — (1 December 1976) Since the second half of November the indices of influenza morbidity have risen quite sharply in some towns located in different parts of the country: Murmansk, Riga, Kharkov, Kishinev, Ivanovo, Tashkent. Three localized outbreaks were recorded in Moscow. According to preliminary data, strains of influenza B virus have been isolated in Murmansk and Moscow, and strains similar to virus A/Victoria/3/75 have been isolated in Tashkent.

GRIPPE URSS. — (1er décembre 1976) Depuis la seconde moitié de novembre, les indices de morbidité grippale ont montré une assez nette augmentation de l’incidence dans quelques villes situées dans diverses régions du pays: Mourmansk, Riga, Kharkov, Kichinev, Ivanovo, Tachkent. On a également signalé trois poussées locali­ sées à Moscou. D ’après les données préliminaires, des souches de virus grippal B ont été isolées à Mourmansk et à Moscou, et des souches ressem­ blant au virus A/Victoria/3/75 ont été isolées à Tachkent.

SMALLPOX : COUNT DOWN ^ The global programme of smallpox eradication has reached the point that progress is now monitored in terms of the number of “infected villages or towns" in each area. A village or town is considered infected until six weeks have elapsed since onset of rash of the last case and until a special search is made to confirm that no further cases have occurred. Current data are presented below with a comparison of the situation four weeks previously: 13 Nov. — novembre 11 Dec. — décembre

Somalia — Somalie (importation)............... Total . . .

1 1

1 1

VARIOLE : LE COMPTE À REBOURS ^ Le programme mondial d'éradication de la variole a maintenant atteint le stade où les progrès sont exprimés par le nombre de « villages ou villes infectés » dans chaque zone. On consi­ dère qu'un village ou une ville est infecté pendant les six semaines qui suivent l'apparition des éruptions et tant qu'une enquête n'a pas établi l'absence de tout nouveau cas. Le Tableau ci-dessus donne les informations les plus récentes avec, en regard, les chiffres enregistrés quatre semaines auparavant.

VACCINATION CERTIFICATE REQUIREMENTS FOR INTERNATIONAL TRAVEL Amendments to 1977 publication

CERTIFICATS DE VACCINATION EXIGÉS DANS LES VOYAGES INTERNATIONAUX Amendements à la pubticaiion de 1977

German Democratic Republic Delete all information and insertSmallpox — © And from arrivals who, within the 14 days pre­ ceding arrival, have been in Ethiopia.

République démocratique allemande Supprimer tous les renseignements et insérer: Variole — © Et des voyageurs qui, dans les 14 jours précédant l’arrivée, ont séjourné en Ethiopie.

Italy Delete all information and insert: Smallpox — © A certificate is required from travellers who have been in Bangladesh, Ethiopia, India, Nepal, Pakistan and Somalia.

Italie Supprimer tous les renseignements et insérer: Variole — © Un certificat est requis des voyageurs qui se sont rendus au Bangladesh, en Ethiopie, en Inde, au Népal, au Pakistan et en Somalie.

Nauru Delete all information concerning smallpox and insert : Smallpox. — © A certificate is requited from travellers over the age of twelve months who, within the preceding 14 days, have been in a country any part o f which is infected.

Nauru Supprimer tous les renseignements concernant la variole et insérer Variole. — © Un certificat est exigé des voyageurs au-dessus d’un an qui, dans les 14 jours précédant leur arrivée, ont séjourné dans un pays dont une partie est infectée.

Price of the Weekly Epidemiological Record Prix du Relevé épidémiologique hebdomadaire Annual subscription — Abonnement annuel 6.500 xn .76

Fr. s. 1 1 0 .Pïunted in

$44.00

Switzerland

WklyEpldm. Rec.: No. 51 -17 Dec. 1976

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Relevé épidém. hebd.: N“ 51 - 17 déc. 1976

YELLOW-FEVER VACCINATING CENTRES FOR INTERNATIONAL TRAVEL Amendments to 1976 publication

CENTRES DE VACCINATION CONTRE LA FIÈVRE JAUNE FOUR LES VOYAGES INTERNATIONAUX Amendements à la publication de 1976

United States of America Delete: Illinois Springfield: New York Rochester: Insert: Arkansas Little Rock: Illinois Springfield: New York Rochester:

Etats-Unis d’Amérique Supprimer:

Dept, of Public Health Diagnostic Clinic, University of Rochester Insérer: Pulaski County Health Dept. City Dept, of Public Health Arthritis Unit, G-6439, Dept, of Medicine, Strong Memorial Hospital Il est rappelé aux administrations sanitaires que l’adresse Epid­ G en èv e (Télex 27821) doit être utilisée pour l’envoi à l’OMS, par télégramme ou télex, de toute notification de maladies transmissibles sous surveillance internationale et toute autre com­ munication concernant l’application du Règlement sanitaire interna­ tional. L ’utilisation de cette adresse, spécialement prévue à cet effet, permet au service responsable de recevoir les informations dans les plus brefs délais. n a t io n s

E p id n a t io n s G e n ev a

Health administrations are reminded that the telegraphic address (Telex 27821) should be used for any notifi­ cation to the Organization by telex or telegram of communicable diseases under international surveillance and other communica­ tions under the International Health Regulations. The use of this specially allocated telegraphic address will ensure that the infor­ mation reaches the responsible Unit with the minimum delay.

D ISEA SES SUBJECT TO TH E REGULATIONS - M ALADIES SO U M ISES AU REGLEM ENT Notifications Received from 10 to 16 December 1976 - N otifications reçues du 10 au 16 décembre 1976 C D P A Cases — Cas Deaths — Décès Port Airport — Aéroport ... Figures not yet received — Chif&es non encore disponibles i Imported cases — Cas importés r Revised figures — Chiffres révisés s Suspected cases — Cas suspects C D 5-ll.X H

PLAGUE — PESTE Asia — Asie c SOCIALIST REPUBLIC OF VIETNAM RÉPUBLIQUE SOCIALISTE DU VIET NAM

D

SOUTHERN RHODESIA RHODÉSIE DU SUD

PHILIPPINES

C D 21-27.XI

4-7 .XII

1 Asia — Asie

0 SOCIALIST REPUBLIC OF VIET NAM RÉPUBLIQUE SOCIALISTE DU VIET NAM

6

0

27.XI-4.XU

Ho Chi Minh City (excl. PA) . . . . . Dong Nai Province.

1 0 1 0

BURMA — BIRMANIE

C D 28.X1-4.XH

13 GAZA STRIP — BANDE DE GAZA

2

1

0

CHOLERA1 - CHOLÉRA1 Africa — Afrique LIBERIA — LIBÉRIA C D 1-31.X

s-n.xn 11 0 28.XI-4.XH

MALAYSIA — MALAISIE

.

...........................

54

1

4

0

1 The total number of cases and deaths reported for each country occurred in infected areas already pub­ lished, or in newly infected areas, see below / Tons les cas et décès notifies pour chaque pays se sont produits dans des zones infectées déjà signalées ou dans des zones nouvellement infectées, voir ci-dessous.

N ew ly Infected Areas as on 16 December 1976 — Zones nouvellement infectées an 16 décembre 1976 For en te ra used in compiling this list, see No. 49, page 378 — Les critères appliqués pour la compilation de cette liste sont publiés dans le N" 49, a la page 378. The complete list o f infected areas was last published in WER No. 49, page 379. It should be brought up to date by consulting the additional mfonnauon published subsequently in the WER, regarding areas to be added or removed. The complete list is usually published once a month. PLAGUE — PESTE Asia — Asie SOCIALIST REPUBLIC O F VIETNAM RÉPUBLIQUE SOCIALISTE DU VIETNAM Dong Nat Province CHOLERA — CHOLERA Africa — Afrique SOUTHERN RHODESIA RHODÉSIE DU SUD Maniccdand Chipmga District La liste complète des zones infectées a paru dans le REH N“ 49, page 379, Pour sa mise à jour, il y a lieu de consulter les Relevés publiés depuis lors où figurent les listes de zones à ajouter et à supprimer, L a liste complète est généralement publiée une fois par mois. Asia — Asie BURMA — BIRMANIE Pegu Division Pegu District Tharrawaddy D . : Tharrawaddy Sagaing Division Sagaing District SOCIALIST REPUBLIC OF VIETNAM RÉPUBLIQUE SOCIALISTE DU VIETNAM Ben Tre Province

Areas Removed from the Infected Area L ist between 10 and 16 December 1976 Zones supprimées de la liste des zones infectées entre les 10 et 16 décembre 1976 For criteria used in compiling this list, see No. 49, page 378 — Les critères appliques pour la compilation de cette liste sont publiés dans le N° 49, à la page 378. PLAGUE PESTE CHOLERA — CHOLÉRA Africa — Afrique SOUTHERN RHODESIA RHODÉSIE DU SUD Victoria Province Ëikita District Chibi District Asia — Asie INDIA — INDE Maharashtra State Jalgaon District Ndanga District Victoria District Tamil Nadu State Coimbatore District Uttar Pradesh State SOCIALIST REPUBLIC OF VIETNAM RÉPUBLIQUE SOCIALISTE DU VIETNAM Min Haj Province

Asia — Aaie SOCIALIST REPUBLIC OF VIETNAM RÉPUBLIQUE SOCIALISTE DU VIETNAM Lam Dong Province Tuy N mh Province

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé