Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Plan d’action et budget 1994 : proposition pour la zone Ouest

Organisation mondiale de la santé
Voir le document original

Le texte intégral est hébergé par l’organisation qui le publie. lawenc.com indexe les métadonnées et renvoie vers la source officielle.

Texte intégral

t PI-AT{ D'ACTTON ET DE BUDGET 1994 Propositions pour la Zone Ouest 1. Laryicides En zone initiale, la couverture larvicide en 1994 sera pratiquement identique à celle de 1993, sous réserve cependant des résultats de l'enquête épidémiologique qui sera réalisée en mars et avril 1993 sur le Bandama blanc. En Guinée, le plan de traitement sera identique à celui de 1993. En Sierra Leone, la couverture larvicide devrait être la même, à condition toutefois que les conflits sporadiques qui agitent actuellement le pays n'obligent pas à des suspensions de longue durée (voir carte). Si les tests réalisés en 1993 avec le Vectron s'avèrent concluants, tant du point de vue de son efficacité que de sa toxicité, le principe de rotation des insecticides devra prendre en compte en 1994I'introduction de ce nouveau composé. Il se substituera en partie au phoxim aux faibles débits et, notamment entre 15 et 70 nf /sec., aux pyraclofos et à l'Abate. Le carbosulfan, compte-tenu de son prix élevé, sera légèrement moins utilisé. La perméthrine, l'insecticide des débits élevés, sera consommé comme l'année précédente. Enfin, nous dépenserons probablement moins de Bt H-74 car I'Abate, le phoxim et peut-être le Vectron seront utilisés à moins de 10 rrf /sec. Les2 tableaux ci-après résument les données concernant l'utilisation, les stocks et les besoins en larvicide pour 1994 ainsi que la destination des containers. Consommé en 1992 (A) (annexe 1) Total débit 1ee3 (B) (annexe 2) Prévisions conso 93 (c) Prévisions reliquat 93 D=B-C Prévisions conso 94 (E) Marge sécu de 50Vo (F) Prévisions besoins 94 G=F-D AB 024 673 079 400 030 000 049 400 030 000 045 000 000 000 BT 747 6310) 323 850 180 000 143 850 180 000 270 000 L26 150 PH 022 098 004 35d2) 004 350 000 000 006 000 009 000 009 000 PE 074 543 031 530 016 000 015 530 016 000 024 000 009 470 CA 071 607 021,490 010 000 011 490 010 000 015 000 003 510 PY 037 459 046 800 032 000 014 800 032 000 048 000 033 200 VN 000 000 001 000 001 000 000 000 010 000 000 000 000 000 (r) envirou 82 500 litres ont été clépensés en clouble close pour cause cle lots déI'ectueux (230 131-82 500)@ 3s}litres Zone Ouest + prêt de 80 fûts de I'Est ,ûlI Nbre de containers Contenance containers (1) Quantité commandé (1) Prix 1 U.S. $ Prix total U.S. $ Abidjan Odienné Conakry Kankan Freetown Makeni AB g1(t) 12 200 0r2 200 14.59 0 t77 998 01 00 00 BT 10 12 500 125 000 04.64 0 580 000 06 02 02 PH 02 08 000 016 000 15.03 0 240 480 02 00 00 PE 02 07 000 014 000 10.18 0 r42 520 02 00 00 CA 01 07 000 007 000 20.82 0 145 740 00 00 01 PY 02 14 000 028 000 26.45 0 740 600 02 01 00 wO 0.5 16 000 008 000 25.00 0 200 000 01 00 00 Coût total : 2 027 638 (Deux millions vingt sept mille six cent trente huit Dollars des Etats-Unis) (r) L'Abate n'aurait pas du être commandé mais, compte tenu de la possibilité de lots défectueux, nous acheminons par sécurité 1 container sur Odienné o) Si le Vectron est commandé, cela se fera au détriment des autres insecticides : Il n'est donc pas comptabilisé dans le total. 2. Heures de vol Les heures de vol pour 1994 devraient être sensiblement identiques à 1993. On s'est aperçu cette année qu'une bonne couverture au Bt H-14 nécessite plus de temps que ce qui avait été prévu. Cependant, le fait de "pousser" d'avantage les insecticides chimiques pour 1994 devrait compenser ce phénomène. Hélicoptères Heures garanties = 55 heures X 57 hélicoptères = 3 135 heures (dont 150 heures pour I'IRU et les prospections) X 823 u.s. $/heure = 2 580 105 u.s. $ Heures supplémentaires = 1065 heures X772 U.S. $ = 758 280U.S. $ Total coût heures de vol : 3 338 385 $ arrondis à 3 339 999 U.S. $. Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Aorit Sept Oct Nov Déc Total 5 5 4 4 4 5 5 5 5 5 5 5 57 a a 3 3. Personnel 3.1. Réseaud'évaluationentomologique Le Plan d'Action et de Budget 1994 pour les équipes nationales de Guinée et de Sierra léone fait l'objet d'un rapport distinct préparé par le Chef de l'Evaluation Entomologique de la Zote Ouest. Rappelons qu'il n'y a pas de réseau de surveillance au Sénégal et que les captures réalisées en Guinée-Bissau pour évaluer f impact de l'ivermectine sur la transmission de l'onchocercose ont cessé. En ce qui concerne le Mali et la Côte d'Ivoire, les études post-contrôle à Badikaha (Secteur de Bouaké) sont achevées ainsi que celles sur le Banifing IV (Sous- Secteur de Bamako). Il se peut cependant que nous réalisons quelques captures de post- traitement sur le Bandama blanc et prévoyons en conséquence 400 journées de capture : 400 journées de travail X 5 $/jours = 2 000 U.S. $ 3.2. Personneltemporaire Par personnel temporaire, on entend les manoeuvres, gardiens et chauffeurs susceptibles de dépanner certains secteurs lors de transfert d'insecticides ou de carburant. On entend également les remplacements temporaires consécutifs à des congés de rnaladies. A raison d'un total de 10 mois et de 330 $ par mois, le corit du personnel temporaire est estimé à : 1.0 mois X 330 $ = 3 300 U.S. $ 3.3. Consultants Cltotaxonomie probablemeri 2 mois comme les années précédentes. Demander confirmation au Coordonnateur AREM/Bouaké. Insecticides : pas de besoin exprimé par Bamako. Pour le reste du programme, voir le Coordonnateur AREM/Bouaké Opérations Aériennes : pas de besoins exprimés par Aérops/Odienné le Chef il semble raisonnable de prévoir un mois de consultation pour assister l'hydrologue du programme dans la gestion et la maintenance des balises et des nouvelles stations de réception du programme. Hydrologie : at 4 3.4. Short Term Professionnal Nous demandons le renouvellement de tous les contrats des STP travaillant à Bamako et Odienné (le Dr Nimaga étant muté à Ouagadougou), à savoir : - Dr Bissan Y. : Coordonnateur AREM/Bamako - Dr Doukouré K. : Assistant Coordonnateur AREM/Bamako - Dr Koné T. : Assistant Coordonnateur AREM/Bamako - Mr Kéré V. : Coordonnateur Hydrologie Sans oublier les STP de Bouaké : - Dr C. Back, Coordonnateur AREM - Dr L. Toé, Assistant Coordonnateur AREM 4. Cessna Bien que le Cessna ne soit plus sous contrat, quelques heures de vol sont cependant nécessaires pour des missions ponctuelles à caractère exceptionnel en des lieux difficiles d'accès. Cessna 50 heures à 200 U.S. $ de l'heure soit 10 000 U.S. $ 5. Hydrologre - Maintenance et achat pièces détachées pour balises Argos : 6 821 $ - Matériel de jaugeage (achat de 2 Zodiacs) : 4 721 $ - Confection de tour pour PH ll : 1 454 $ - Matériel divers et matériaux : 1 022 § - Frais d'installation des balises : 181 $ - Frais d'entretien : 818 $ - Location système Argos : 7,5 PTT Total : 15 023 U.S. $ + corit des 7,5 PTT (environ 50 000 U.S. $) soit 65 023 U.S. $ arrondis à 65 000 U.S. $. Le détail de ces rubriques est à demancier au Coordonnateur de l'Hydrologie à Odienné. Pour ce qui est du fonctionnement des brigades hydrologiques, voir le peg 9+ pour les équipes nationales. a5 6. Informatique Le Coordonnateur AREM est chargé d'exprimer l'ensemble des besoins en matériel informatique pour toute la Zone Ouest, y compris les pays de l'extension Ouest. En marge de cette rubrique, nous signalons la nécessité d'installer des onduleurs plus performants, tant à Odienné qu'à Bamako, et d'acheter des régulateurs de tension permettant de stabiliser le courant électrique pour l'ensemble de nos appareils tels que les ordinateurs, photocopieurs, télécopieurs etc (précisions sur le matériel à commander ainsi que les coûts sont à demander au Coordonnateur AREM ...). En marge de cette commande, la base de Bamako désire, comme petits achats informatiques, le matériel suivant : - 4 cartouches d'impression noire HP Deskjet 500 C - 4 cartouches d'impression couleur HP Deskjet 500 C - 2 cartouches d'impression HP Laserjet III - 2 paqtets de transparents (A4) pour Deskjet 500 C - 2 paqtets liquide de nettoyage pour le cleaner de Bernouilli lomega 7. Recherche Pour toutes les rubriques relevant de cette discipline (à l'exception des heures de prospection), s'adresser au Coordonnateur AREM à Bouaké. 8. Hydrobiologie Pour toutes les rubriques relevant de cette discipline, s'adresser au Coordonnateur de l'hydrobiologie à Ouagadougou. 9. Matériels divers 9.1,. Bâtiments - 4 abris pour protéger les fiits de Bt H-14 à Kankan, Makeni, Bamako et Odiénné - 1 toilette extérieur pour le personnel de la base d'Odienné at 6 9.2. Mobilier de bureau - 4 armoires métalliques pour Odienné 9.3. Mobilier de laboratoire - 2 congélateurs et 1 réfrigérateur pour Odienné - 1 loupe pour le sous-secteur d'Odienné - 1 microscope binoculaire BH2 pour Bamako - 20 platines en verre transparent - 20 trousses à dissection (boîtes métalliques) 9.4. Matériel technique et de tournée - 20 caisses d'emballage pour stéréomicroscope Olympus - 1 groupe électrogène 25 KVA pour Odienné - 5 glacières pour Kankan - 50 caisses "popotte" (emballage) pour 3 personnes 10. Véhicules 10.1. Guinée 33 véhicules sont prévus en 1994 sur les 40 actuellement disponibles. 7 véhicules Hilux LN 65 (dont 5 immatriculés au Mali bien qu'opérant dani le circuit entomologique de Guinée) pourraient être retirés de la circulation sans remplacement. La Land-Cruiser de l'hydrobiologie de Kankan devra être réformée avec remplacèment.9 Hilux LN 65 et 1 Land Cruiser à plateau devront également être réformées et remplacées. 70.2. Sierra Leone Sur les 24 véhicules disponibles en 1993, il existe encore 7 Toyora Hilux LN 65 et 3 Toyota Land Cruiser BJ 75, tous d'anciens modèles et dans un état passable (ils dépasseront les 200 000 km en 1994). II serait donc souhaitable, dans un souci d'harmonisation des types, de rajeunissement et cle réduction du parc automobile, de réaliser les actions suivantes : 7- Réformer 3 Hilux LN 65 sans les remplacer - Réformer 4 Hilux LN 65 et les remplacer par les nouveaux LN 106 - Réformer les 3 LC BJ 75 et les remplacer par des PZ 575 Ce qui porterait à 21 le nombre de véhicules prévus pour 1994. 10.3. Mali La flotte actuelle au Mali est composée de 10 véhicules légers et 1 Land Cruiser pour le Pool, de 11 camions de distribution dont 3 citernes et 48 Toyota 4X4 pour Ies circuits entomologiques, les campagnes EPI et les véhicules de réserve. Les prévisions pour 1994 tiennent compte des livraisons déjà faites po:ur 1992, des livraisons en cours et de la récupération de certains véhicules proposés à la réforme pour 7993 : Véhicules à réformer : - 7 véhicules légers (pool Bamako) - 32 Toyota Hilux LN 65 dont 1 plateau cabine simple - 5 Toyota Land Cruiser BJ 75 et 60 dont 1 plateau - 1 camion Mercédes plateau 911 Nombre de véhicules à acquérir - 5 véhicules légers Diesel (pool bamako) - 27 Toyota Hilux LN 106 dont 1 plateau cabine simple - 5 Toyota Land Cruiser PZ J15 dont 4 LPKR - 1 camion Mercédes plateau 911. 10.4. Côte d'Ivoire Le parc automobile de Côte d'Ivoire est indépendant du garage de Bamako. Toutefois, nous signalons que le Coordonnateur de l'Hydrologie demande une Toyota Land- Cruiser pour Odiénné. 10.5. Besoins en Vélomoteurs Après le retrait de toutes les P80 de la Zone Ouest, nous disposons à l'heure actuelle de 46 P50 (dont 5 à réformer), de 18 154 L2 pour les activités EPI er de 8 Camico à réformer avant la fin 1993. En fonction des besoins exprimés en 1993 (31 P50) et en tenant compte des vélomoteurs existants ainsi que des 12 P50 qui viennent d'être livrées, il faudrait encore obtenir : t e8 - 7 P50 pour le circuit entomologique de Guinée - 3 154 L2 pour l'administration de Guinée - 2 motocyclettes à vitesse pour les bases de Kouroussa et de Dabola. Notons enfin que la Sierra Leone, le Mali, le Sénégal et la Guinée-Bissau pourront être approvisionnés sur le parc actuellement disponible. Pour plus de détails, s'adresser au SAT Bamako et à TMO lOtraga. 1PIÂN D'ACTION 1994 PIOUR YCt] 1. Introduction I-e Plan d'Opérations pour la quatrième phase financière (1992-1997) ayant étê adopté par le Comité Conjoint du Programme en décembre 1991 à Riyadh (Arabie Saoudite), notre plan d'action et budget 1994 reprendra les grandes lignes de ce Plan en précisant bien entendu les actions à mener et les dépenses à envisager. 2. Zones à traiter 2.L. Zone Est y compris l'extension Sud fæs bassins hydrologiques à traiter par application aérienne de larvicides seront pour l'essentiel les mêmes qu'en 1993, y compris la basse Comoé en aval de Bétié, au début de la saison des pluies afin d'y empêcher l'installation des espèces savanicoles. Toutefois en 1994, il est préw d'arrêter définitivement les traitements larvicides sur les biefs suivants : - le N'Zi en amont de Dimbokro, - la Comoé en amont de Groumania, - la Volta noire en amont de la Koulda, - la Mékrou, Ceci compte-tenu des bons résultats de l'évaluation épidémiologique dans ces zones. Six à huit rycles de traitements larvicides seront effectués au Nord de la Volta Rouge et de la Volta Blanche au Ghana à la fin de la saison des pluies. [æ but de ces traitements saisonniers est de contrôler la réinvasion inverse qui affecte la Kulpawn/Sissili en cette période. Dans les zones de l'Extension du Sud, la lutte anti-vectorielle sera dirigée, corlme chaque année, contre les espèces savanicoles dans leur biotope habituel (bassins de l'Ouémé, de l'Okpara du Zou, dt Mono) ainsi que dans les zones phytogéographiques qu'elles auraient occupé, compte tenu de leurs mouvements saisonniers. En particulier, dans les régions de collines à l'Est du I-ac Volta, le traitement de certains biefs sera dicté par leur présence qui sera étroitement surveillée par des identifications morphométriques régulières des femelles anthropophiles et par des identifications cytotaxonomiques des larves récoltées dans les gîtes des riüères sous surveillance. Une attention particulière sera accordée à la Chai, au Wulubong, à la Kpasa/Koué ainsi qu'à la Bona§é au début de la saison des pluies. a2 Dans les régions montagneuses où se développent généralement des populations pures de S. squamosum et S. yahense (hauts bassins de l'Asukawkaw, de la Wawa/Ghana-Hou, de la Dayi, de I'Anié et de l'Amou), la lutte anti-vectorielle sera saisonnière dans son principe et se déroulera, comme les années précédentes, essentiellement pendant la saison sèche, période de pullulation de ces vecteurs de moindre importance. I-a Sio, petite rivière atlantique, sera traitée le temps qu'il faut (10 cycles d'une semaine) afin d'y interdire, le cas échéant le développement des espèces savanicoles. 2.2. Zone Ouest y compris l'extension En zone initiale, le plan de traitement sera pratiquement identique à celui de 1993. Le Banifing IV a été suspendu en L992. Iæ reste de la zone sera traité corrme en 1993, à l'exception du Bassin du Bandama Blanc qui sera suspendu dans sa quasi totalité, seuls les biefs situés en aval du confluent avec le Bou resteront sous traitement larvicide ainsi que le Naramou. En Guinée, le plan de traitement sera identique à celui de 1992. L'émergence de populations de S. soubrense Menankaya dans le bassin du Makona reste pour le moment un phénomène sporadique qui ne justifie pas la budgétisation de traitements saisonniers dans ce bassin. La couverture renforcée du haut Milo sera maintenue. En Sierra léone, compte tenu de la situation qui prévaut dans le Sud-Est et du retard pris après deux années consécutives de suspension, il est réaliste de ne pas inclure le traitement des rivières Moa, Waanje, Sewa, Tabe, Jong et Gbangbaia dans le plan d'action. La zone des traitements sera délimitée au Sud par le bas Rokel, le Pampana/Teye et la Bagbé : le Bafi ne sera traité que de façon très saisonnière. I-a couverture de la moitiée nord du pays sera maintenue notamment dans le haut Rokel où le Tonkolili sera mis sous traitement en saison des pluies. 3. [æs larvicides Le principe des rotations est désormais bien rodé. I-e B.t. H14 sera utilisé principalement en saison sèche ainsi que sur certains affluents en saisons des pluies. I-e pyraclofos et le phoxim seront utilisés notamment aux périodes charnières (montée des eaux et décrue) tandis que l'Abate sera utilisé surtout pendant les hautes eaux en rotation avec la perméthrine ou le carbosulfan. Si les tests réalisés en 1993 avec le Vectron s'avèrent concluants, tant du point de we de son efficacité que de sa toxicité, le principe de rotation des insecticides dewa prendre en compte en T994 f introduction de ce nouveau composé. Il se substituera en partie au phoxim aux faibles débits et, notamment entre 15 et 70 m3/sec., au pyraclofos et à l'Abate. Læ, carbosulfan, compte-tenu de son prix élevé, sera légèrement moins utilisé. La permethrine, f insecticide des débits élevés, sera consommée comme l'année précédente. I3 4. Iæ réseau d'évaluation entomologique En ce qui concerne la zone Ouest, le plan d'action et le budget 1994 des équipes nationales de Guinée et de Sierra-Leone fait I'objet d'un document séparé préparé par le Chef de l'Evaluation Entomologique de Bamako. I-e, secteur de Bobo-Dioulasso qui comptait une trentaine d'agents a étê transformé en sous-secteur compte tenu de la diminution des activités dans l'aire initiale. Il comprend désormais 1.7 agents. I-e sous-secteurs de Ouagadougou, de Bolgatanga et de Korhogo seront fermés fin 1993. Ces fermetures de sous-secteurs et la diminution du personnel prouvent que la rigueur budgétaire reste une règle absolue. Pour les autres implantations, il a été réalisé "l'harmonisation" du personnel des services généraux, le personnel le plus qualifié restant sous statut OMS/OCP. Il importe de souligner que les résultats de l'évaluation entomologique sont un outil indispensable pour les prises de décisions opérationnelles en particulier en ce qui concerne les reprises ou les suspensions temporaires des traitements larvicides. De plus, si nous avons pu supprimer le réseau de surveillance de la réinvasion compte tenu des excellents résultats obtenus en 1989, 1990 et 1991., nous avons dû par contre augmenter les études post-contrôle ou post-traitement qui s'avèrent nécessaires durant deux ans après l'arrêt définitif des traitements larvicides. Ces études ont pour but de vérifier que les simulies qui se réinstallent dans les zones libérées de l'Onchocercose sont bien indemnes de toute infestation ou que du moins leur taux d'infestation est négligeable et ne permet p:§ une recrudescence de la maladie. 5. [æs opérations aériennes 1993 est la première année du contrat aérien actuellement en cours. Dans l'ensemble, les prestations de la compagnie (la même que précédemment) ont été satisfaisantes en particulier en ce qui concerne les nouveaux systèmes d'épandage par hélicoptère. De plus, sur les hélicoptères, un système d'enregistrement automatique des épandages effectués (nombre de points, heure, quantité d'insecticide utilisé) permet un meilleur suivi du travail des pilotes. Les besoins en machines et en heures de vol seront détaillés dans la partie budgétaire. I-e retrait du nouveau contrat des aüons d'épandage et de l'avion de liaison ont également permis des économies substantielles. Le coût de l'heure de vol d'hélicoptère a également été diminué de 30 $. 6. Recherche appliouée Comme nous l'avons déjà indiqué en 1.993, les recherches nécessaires dans les zones d'extension sont maintenant achevées. De nouvelles recherches sur les insecticides, la cytotaxonomie des vecteurs, l'identification des simulies adultes ou des souches d'onchocerques, etc... sont désormais réalisées par le personnel VCU qui a reçu dans ces différents domaines une formation adéquate à laquelle s'ajoute leur expérience et leur connaissance du terrain. En conséquence, les contrats de recherches sont réduits à un strict minimum et sont surtout destinés à aider le personnel de VCU dans les domaines où la quantité de travail à effectuer est trop lourde (recherches insecticides, dissections ou tri de matériel hydrobiologique à certaines périodes de l'année). f I Notons en particulier l'ouverture en 7992 à Bouaké d'un laboratoire pour les sondes à ADN, permettant I'identification des onchocerques animales (Q-pchegi) ou humaines (O. volwlus) et la différenciation des souches O. volwlus de savane ou de forêt. Les résultats obtenus par ce laboratoire en 1993 ont été extrêmement utiles pour l'ensemble des opérations de lutte. I-es contrats de service sont passés essentiellement avec les organismes travaillant dans le domaine de l'hydrologie (Teletransmission, maintenance du réseau hydrologique ou de l'hydrobiologie (analyse des données, aide aux équipes nationales). 7. Surveillance de l'environnement aquatique La surveillance de l'environnement aquatique continuera à être assurée selon les recommandations du Groupe Ecologique dont la 14ème session s'est tenue en Janvier 1993 à Cotonou. ll a été notamment décidé d'évaluer le Vectron (OMS 30fl2) en rivière et d'effectuer des essais opérationnels si les derniers tests à effectuer sur la faune non cible en L993 s'avèrent concluants. En zone initiale et en zone d'extension Sud, la surveillance de l'ichtyofaune est effectuée par les équipes nationales et celle de l'entomofaune par les équipes VCU. Ces dernières participeront également en 1994 au, criblage de nouveaux produits ou de nouvelles formulations insecticides.I-a surveillance porte particulièrement sur les bassins traités avec des insecticides "durs" (Perméthrine, Carbosulfan). En zone d'extension, des contrats de service sont passés avec les équipes nationales et les stations d'étude choisies en Guinée et en Sierra-Léone sont sous surveillance. pe/ek 30/03/e3 a 4

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé