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Rapport d'enquête entomologique dans la région de Lusambo (Kasaï-Oriental) en République Démocratique du Congo : 8 juillet - 30 juillet 1998

Organisation mondiale de la santé
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a I PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE (APOC) RAPPORT D'ENQUETE ENTOMOLOGIQUE DANS LA REGION DE LUSAMBO (KASAI-OzuENTAL) EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO 8 JUILLET - 30 JUILLET par S. TRAORE* et M.L. MANDIANGU** * Entomologiste médical de I'OCCGE, Institut Pierre RICFIET, 01 BP 1500 Bouaké 01 (COTE D'IVOIRE). ** professeur à I'Université de Kinshasa, Service de Parasitologie, B.P. 182, Kinshasa (République Démocratique du Congo). 13 Jt PLAN 1. Introduction 2. Présentation de la zoîe d'étude 3. Nature des travaux effectués 4. Résultats 4.l.Etat des gîtes Préimaginaux 4.2. Résultats des Captures et dissections sur homme 5. Discussion des résultats 6. Conclusions 7. Formation 8. Calendrier des travaux 9. Remerciements 10. Bibliographie t4 1. UCTIoN. Depuis sa découverte par BRUMPT en 1901 dans les Uele (Province du Haut Congo), de ,ro*b."r* travaux ont été effectués sur I'Onchocercose en République Dénioératique du Congo (RDC). Nous référant à la synthèse de JANSENS e/ al. (1992) et à celle plus iécente ae trleN»IANGU (1998), it apparaît que la plupart des travaux sont d'ordrè médical (Parasitologie, Ophtalmologie, Immunologie) et mènent à la conclusion que cette endémie est présente dans toutes les provinces' La gravité de la maladie est variable et les provinces les plus touchées sont celles du Haut Congo (foyers des Uele et du district de la Tshogo), de I'Equateur (foyers du Sud Ubangi et de ta Curette centrale), du Kasai (foyers du Kassai Occidental et Oriental) et du Bas-Congo (foyers d'Inga - Zongo - Sanga). Du point de vue entomologique, les premiers exemplaires de ^S. damnosum s.l- ont été récoltées par BRUMPT en lg)2. Puis différents travaux ont permis d'établir le rôle vecteur de S. iamnosum s.l. (VAN DEN BERGHE, l94l WANSON et al., 1945; PHILIPPON, 1968, DUJARDIN et al., lg82), s. neavei ( HISSETTE, 1932; FAIN et HALLOT, t965; MANDIANGU, 1998) et S. albivirgulatum (FAIN et al., 1980) dans la transmissio n de l'Onchocerca volvulus en RDC' Le Programme Africain de Lutte contre I'Onchocercose (APOC) est mandaté pour mener la lutte càntre cette endémie dans un certain nombre de pays africains dont la ^npC. La stratégie de lutte adoptée est le Traitement par I'Ivermectine sous Directives Communautaires 1tt»C). En effet, il a été montré que des distributions d'Ivermectine à large échelle peuvent entraîner une réduction de I'intensité de transmission de I'Onchocercose (Anonyàe, 1996). En plus, des doses répétées pourraient avoir un effet cumulatif sur les èapaciies de reproduction (fécondité) des vers adultes. Cependant, les TIDC doivent être poursuivis pendant plusieurs décennies si I'on veut ramener et maintenir I'Onchocercose à un nir.ug où ôette endèmie ne constitue plus un problème de santé publique. Etant données les incertitudes sur ce point, compte tenu également du fait qu'il est probable que I'impact des TIDC sur Ia transmission variera en fonction des zones géographiques, et du fait qu'une éventuelle interruption de la transmission aurait d'importantes implications opérationnelles, APOC a décidé diévaluer I'impact des opérations TIDC. Ceci implique, au début de l'étude, le recueil de données sur les Simulies impliquées dans la transmission de I'Onchocercose : espèces, longévité, taux d'infestations, charges parasitaires et indices entomologiques de trânsmission ( Potentiels Mensuel et Annuel de Transmission: PMT et PAT). Ces données de base seront comparées à celles obtenues après 3 à 5 ans de TIDC. En RDC la première évaluation a été conduite en Juin-Juillet 1998 dans la Province du Kasai. Les données recueillies portent sur la Socio-anthropologie, l'Entomologie, I'Ophtalmologie et la Dermatologie. Le présent rapport fait état des résultats de I'enquête entomologique. 15 t a2. PRESENTATION DE LA ZONE D'ETUDE. Nos travaux se sont déroulés dans la Province du Kasai oriental, District du Sankuru et plus précisément dans la zone de santé rurale de Lusambo' Cette agglomération située sur là rivière Sankuru, et à une altitude de 487 mètres, constitue le centre du foyer (wERy et al., 1976). A partir de là, et en descendant le fleuve, le secteur compris entre les uillug", de Mutala "i Urrifrito en passant par Lukengo a été retenu pour I'expérimentation. Ces différents villages, situés en bordure de l'axe routier Lusambo-Uîatra, sont coincés entre le fleuve Sankuru et la forêt couvrant la ligne de collines pratiquement parallèle au lit du fleuve. La route se terminant souvent en sentier non caffossable, le fleuve èst la principale voie de communication. Outre le Sankuru, le secteur est parcouru par d'innoÂbrabÈs petites rivières dont les plus importantes sont Ie Tshinga, le Makonde et I'ILLenba. WERY et al. (1976) notent que la forêt dans cette partie du Kasai oriental est du ÿpe primaire, parsemée de clairières où les habitants ont établi des champs' Les données recueillies indiquent que I'ensemble de la région connaît une longue saison des pluies et une courte saison sèche (2 - 3 mois). L'Enquête entomologique a .u li"u en fin de saison sèche, période caractérisée par d'épais brouillards matinaux qui contribuent à abaisser la visibilité à moins d'un kilomètre. Les températures matinales (7 heures - t heures) étaient relativement fraîches (21 - 22'C). Par contre en milieu de joumée (12 heures - 14 heures), la température atteignait 34 -35" C (maximum : 36" C). La période de notre enquête correspondait à l'étiage du fleuve Sankuru. Ce dernier était néanmoins navigable sur le tronçon Lusambo-Unatra. Par contre, la plupart des nombreuses petites rivières qui se perdent dans la forêt, étaient sèches ou stagnaient sous forme de flaques ou constituaient des bas-fonds humides. Sur leurs parcours, le Tshinga et le Makonde présentaient ici et là quelques faibles écoulements d'une vasque à I'autre. Il est à noter que l'écoulement le plus conséquent a été rencontré aux alentours des sources du Tshinga. Les données relatives à la population de la zone d'étude seront traitées en détail dans I'enquête socio-anthropologique. Aussi nous ne retiendrons ici que quelques éléments qui ont permis ailleurs d'expliquer les aspects épidémiologiques particuliers de chaque collectivité : la population est répartie dans des villages de faible importance démographique et des hameaux de quelques personnes. Dans leur immense majorité, les villageois sont des agriculteurs voués à une économie de subsistance. Leurs champs de culture sont situés sur les flancs de la ligne de collines bordant les villages et surtout dans la forêt. Les travaux les plus durs (notamment coupe de la forêt) sont impartis aux hommes. Les femmes sont chargées des travaux domestiques (ravitaillement en eau, lessive, cuisine, ramassage du bois) mais elles fréquentent régulièrement les champs, notamment en période de désherbage, des semailles et des récoltes. Les professions autres que celles de la terre sont peu nombreuses et ne se pratiquent pas à plein temps; elles intéressent une partie très réduite de la collectivité villageoise. Malgré la proximité du Sankuru qui devrait favoriser I'essor de la pêche, les pêcheurs professionnels sont rares. t6 aEnfin du point de vue espèces vectrices, les données bibliographiques indiquent que S. damnosum s./. et surtout S. neavei sont impliquées dans la transmission de I'Onchocercose dans la zone d'étude. 3. NATURE DES TRAVAUX EFFECTUES Le protocole utilisé est celui qui a été essayé et testé pour évaluer I'effet des opérations de lutte (antivectorielle et chimiothérapique) sur la transmission de I'bnchocercose dans I'aire d'OCP. Ce protocole comprend : sélection des points de capture, prospection des gîtes larvaires, récolte et conservation de larves de Simulies vectrices dans àu ûquide de Carnoy, capture-identification et dissection des femelles. Ces différentes techniques ayant été- largement décrites par plusieurs auteurs (notamment PHILIPPON, 1977; QUILLEVERE, 1979) nous retiendrons ici : - Que le point de capture est choisi en fonction de I'implantation des villages de la zone d'étude et des gîtes de rèproduction des simulies. Il est situé à I'ombre, à I'abri du vent et habituellement accessible toute I'année. Nos captures ont été effectuées en un seul point situé sur la rivière Tshinga et à proximité du village dénommé également Tshinga. - Qu'en règle générale, les prospections consistent à évaluer la productivité des gîtes préimaginaux potentiels de la zone d'étude. En rappel nous indiquerons que ^S. damiosum s./. se reproduit dans les cours d'eau à courant rapide et présentant des supports (végétation, rochersj sur lesquels cette espèce dépose ses oeufs. Par contre, S. neavei pond ses oeufs essentiellement sur la carapace des crabes du genre Potamonautes qui vivent dans des rivières plus petites, à courant lent et à rives ombragées. Lors de chaque enquête, I'identité spécifique de larves prélevées sur le gîte sera établie d'après des critères cytotaxonomiques (POST et FLOOK, 1992; BOAKYE, 1993; BOAKYE et al., 1993). Par ailleurs, un échantillon d'adultes prélevés dans les populations simulidiennes capturées, sera identifié d'après des caractères micromorphologiques (KURTAK et al., l98l; WLSON et al., 1993). Au cours de cette première enquête, trois jours de prospection ont été effectués sur les cours d'eau de la zone d'étude. - Que le procédé classique de capture sur homme a été utilisé. L'équipe de capture est composée de deux personnes qui assurent la capture des simulies à tour de rôle pendant une heure. Seules les jambes du captureur sont dénudées et exposées. Chaque femelle qui vient se poser sur lui est immédiatement recouverte puis enfermée dans un tube à hémolyse, avant qu'elle n'entame son processus de piqûre. Les captures sont assurées chaque jour de 7 heures à 18 heures. t7 IDix jours de capture ont été réalisés lors de cette première enquête. - eue la technique de dissection utilisée est celle de LEWIS (1953-1958). Elle consiste à séparer, sous loupà binoculaire, les simulies en femelles n'ayant jamais pondu (nullipares) et femeller uy*t effectué un ou plusieurs cycles gonotrophiques (femelles p*"rj. ces dernières sont âilacérées dans une gôutte d'eau physiologique à 9 pour mille de chlorure de sodium, puis minutieusement èxaminées pour la recherche des larves d,onchocerca volyulus dont le nombre et les stades évolutifs permettent d'établir les taux d'infestations, les charges parasitaires des femelles anthrophiles et I'intensité de transmission potentielle observée dans ia zone d'étude. Dans un site donné, cette intensité est quantifiée par le potentiel Annuel de Transmission (PAT) qui est le cumul des Potentiels Mensuels de îransmission (pMT). Chacun des pMT est obtenu à partir de l'application de la formule qui utilise les potentiels Hebdomadaires de transmission (PHT), le nombre de semaines et le nombre de sorties par mois (Anonyme, 1998): PMT : (Somme des PHT x Nombre de semaines par mois) / Nombre de sorties par mois. Afin de distinguer les infections par O. volvulus de celles dues à d'autres espèces de filaires, des lots de simulies seront examinées par sonde ADN' 4. RES TATS. 4.l.E,tat des gîtes Préimaginaux. Lors de notre enquête (fin saison sèche), aucun gîte n'était présent sur le Sankuru, dans la zone d'étude. Aucun stade préimaginal de S. damnosum s-1. n'a donc été récolté sur ce grand fleuve. En 3 jours de prospection sur les affluents, c'est uniquement vers les sources du Tshinga que des iécoltes de stades préimaginaux ont pu avoir lieu sur des crabes pêchés dans le "ôrrJd'"a., : 32 crabes examinés ont permis de récolter 33 larves et 19 nymphes de ^S. neavei. 4.2. Résultats des captures et dissections sur homme. Les résultats des captures, effectuées selon la méthode décrite précédemment, sont indiqués au tableau 1. Ils peuvent être ainsi résumés : en 10 jours, 186 femelles ont été capturées et disséquées; ces dissections ont permis d'observer 77 femelles pares, 15 infectées et 5 infectieuses. Quelques traits permettant de caractériser la population étudiée peuvent être retenus : - Dans le zone d'étude et en cette période de I'année (fin saison sèche), le nombre moyen de piqûres par homme et par jour est d'environ l9 (minimum : 10: maximum: 33). - La population simulidienne anthrophile échantillonnée est en quasi totalité constituée de femelles à touffes alaires sombres (classées 04 - 05 de la codification OCP). 18 IAucune femelle à touffes alaires claires (01 - 02) n'a été trouvée parmi les 186 femelles examinées. - L'identification micromorphologique des adultes disséqués, indique que toutes ces femelles appartiennent au compléxe S. neavei.Il en est de même pour les nymphes récoltées sur les crabes. - L'identification chromosomique des larves récoltées sur le Tshinga est en cours de réalisation; elle devrait, permettre de confirmer les observations effectuées sur les nymphes et les adultes. - L'âge physiologique moyen de la population simulidienne étudiée est de 4l,4yo.Il faut noter que pour lei àeux jours où le nombre de femelles capturées est égal ou supérieur à 30, le taux de femelles pares est relativement élevé (19 Juillet : 5l,5Yo;25 Juillet :50%). - Les taux moyens de femelles pares infectées et infectieuses sont respectivement de lg,5o et 6,50Â. Quant aux charges parasitaires, nous avons enregistrés ,.rË -oy"* e de 2,3 larves évolutives par femelle infectée et 1 larve infectante par femelle infectieuse. Ces résultats signifient que sur 1000 femelles pares nous aurions environ 65 femelles infectieuses et 65 larves infectantes. Par ailleurs, ces résultats permettent d'estimer l' intensité de transmission potentielle à 22,5' 5. DISCUSSION DES RESULTATS. Lors de I'enquête entomologique, les prospections sur les affluents n'ont permis de récolter que très peu de stades préimaginaux de S. neavei. En effet, caractérisés p* u, écoulement pratiquement inexistant du fait d'un assèchement partiel ou total dus à la iaison, les affluents n'hébergeaient que de rares gîtes de reproduction des crabes qui servent de supports de ponte aux S. neavei. Le nombre de supports utilisables par les larves et les nymphes ayant de ce fait été considérablement réduit, cette diminution a eu pour conséquence une baisse de la densité des stades préimaginaux. Cette baisse semble d'autant accentuée que le nombre de stades préimaginaux par crabe est habituellement faible (4 en moyenne : MANDIANGU, 1998). Nos résultats, obtenus au plus fort de la saison sèche, n'ont permis d'enregistrer que 2 stades préimaginaux par crabe. L'enquête de saison des pluies devrait permettre de confirmer le synchronisme entre I'augmentation du nombre d'affluents en eau et celle de la population préimaginale de S. neavei. En ce qui concerne S. damnosum s.1., malgré la présence du Sankuru, aucun stade préimaginal de ce complexe n'a été récolté, du fait de I'absence de rapides et de supports sur ce grand fleuve. La présence de S. damnosum s.l. ayant été signalée sur la rive gauche du fleuve (MANDIANGU, 1998), il est probable qu'à un niveau plus élevé, le Sankuru pourrait présenter quelques gîtes productifs. I1 est généralement admis (LE BERRE, 7966), qu'une correlation directe lie la densité des populations préimaginales à celle des populations adultes. La faible densité t9 des population préimaginales observées lors de nos prospections expliquerait donc la rareté des populations adultei dans la zone d'étude. En effet, non seulement le nombre de piqûres p* toà-. et par jour n'était en moyenne que de 19 au niveau du gîte, mais aucune femelle À,aété capturée à distance du gîte (notamment dans les villages riverains du Sankuru et à Chekan). ^Cette situation ne r"*bl" pas exceptionnelle car en 1988, le nombre de piqûres par homme et par jour n'était déjà plus que de 39 à Ebango-Mbango en début saison sèche (MANDIANGU, 1998). Il se .onnr-. donc qu'en cette période de I'année, les attaques des àmelles anthropophiles ne constituent pas une gène pour la population. Malgré un couvert végétal plutôt iavorable, les femelles se dispersent peu en saison sèche. Elles restent confinées aux abords immédiats du gîte, où elles piquent en milieu de matinée (9 heures - 11 heures) et surtout dans I'après-midi (15 heures - 18 heures). Les captures les plus faibles sont observées en début de màtinée (7 heures - t heures) et en milieu de journée (12 heures - 14 heures); elles confirment que lorsque Ia température est relativement basse (21" C dans le cas présent) ou trop élevéé (34 - 36" C), I'activité des femelles piqueuses est réduite voire nulle (aucune femelle n'a été capturée entre 7 heures et 8 heures). Il est admis qu'en période d'abondance simulidienne, la dispersion est également plus importante (LE BERRE, 1966). Compte tenu de cette corrélation, les simulies devraient àonc être présentes dans les villages riverains en saison des pluies. En attendant, I'absence de simulies et partant de nuisance, fait que la population éprouve d'énormes difficultés à identifier le vecteur. Il ressort de nos identifications micromorphologiques que le complexe ,S' neavei est, en fin de saison sèche, le seul vecteur présent dans la zone d'étude. Ce résultat est en parfaite concordance avec les observations de MANDIANGU (1998). En effet, tous les adultes capturés en 1988 dans Ia zone par cet auteur et identifiés au British Museum (Londres, èrande Bretagne) appartenaient à S. neavei s.s.. C'est dire qu'en saison sèche, la transmission observée dans la zone d'étude est due exclusivement aux femelles du complexe S. neavei. Les travaux effectués à Ebango-Mbango, village situé au nord de la zone d'étude par MANDIANGU en Avril-Mai 1988, ont permis à cet auteur d'enregistrer 48,30 de femelles pares. L'âge physiologique enregistré lors de notre enquête, bien que légèrement inférieur (4l,4o/o), indique q'un pourcentage relativement élevé de femelles capturées en saison sèche ont une longévité suffisante pour jouer un rôle dans la transmission. Il est admis qu'en RDC, dans la forêt du Kasai-Sankuru dont la région de Lusambo, la souche de parasite est cécitante (WERY et a1., 1976; KAYEMBE, 1985; MANDIANGU, 1998). Or les taux d'infestations enregistrés (19,50 de femelles pares infectées; 6,5Yo de pares infectieuses), sont comparables (voire supérieurs) à ceux observés jadis dans les zones à Onchocercose cécitante d'Afrique de I'Ouest. Il en est de même des charges parasitaires qui, dans I'un et I'autre cas, sont en moyenne de 2 à 3 larves évolutives par femelle infectée et de 1 à 2 larves infectantes par femelle infectieuse. Le risque pour la population est réel et il est d'autant sérieux (BOUSSINESQ, 1995 ; TRAORE et al., 1996) que les différents paramètres (taux infestations notamment) révèlent I'existence d'un important réservoir de microfilaires pour les simulies vectrices. 20 a Nos travaux ne portant que sur 1 mois, I'on ne peut établir de Potentiel Annuel de Transmission (PAT). Par côntre, le Potentiel Mensuel de Transmission (PMT) de Juillet est déjà élevé (22,5) car enregistré en fin de saison sèche, période où le contact hommè/vecteur est très réduit. C'est dire qu'au fur et à mesure de I'augmentation de la densité simulidienne et partant du resserrement du contact homme-vecteur, les PMT devraient être au moins égaux .inon supérieurs à celui emegistré en Juillet. A terme, le PAT pourrait donc s'avérer imlortant. Cette hypothèse est corroborée par le fait que le nombre de femelles infectieuser po* 1000 pares est de 65 alors que le seuil admissible est d'une femelle pour 1000 pares inNONyUE, 1998). Par ailleurs, il est admis qu'il n'y a pas de problème d'OncÀocercose à moins de l0 larves infectantes pour 1000 pares (ANONYME, 1994). Or le nombre de larves infectantes enregistré en période de faible contact homme/vecteur est de 65, c'est-à-dire au moins six fois le seuil tolérable. Au regard de ces différents paramètres, il apparaît très nettement que lazone d'étude présente les caractéristiques entomologiques d'un foyer de ÿpe hyperendémique. 6. CONCLUSIONS. Au terme de I'enquête entomologique effectuée en saison sèche dans la région de Lusambo (Kasai-Oriental), il est possible de tirer les conclusions suivantes : - Le résultat des déterminations micromorphologiques indique qu'en fin de saison sèche, seules les femelles du complexe ^S. neavei sont présentes dans lazone d'étude. - Les prospections effectuées permettent de retenir que les crabes constituent en cette saison, le principal support (voire I'unique) des stades préimaginaux. La diminution des gîtes de reproduction des crabes, consécutive à I'assèchement partiel ou total des petites rivières, a probablement entraîné une diminution de la population préimaginale et partant celle de la population adulte. - Le nombre de piqûres par homme et par jour est faible (19), d'où l'absence de nuisance. Par ailleurs, aucune simulie n'ayant été capturée à distance du gîte, notamment dans les villages riverains du Sankuru, cela permet de conclure à une dispersion quasiment nulle des femelles anthropophiles. Ces deux éléments contribuent à expliquer la difficulté qu'éprouve la population à identifier le vecteur. - Les risques de transmission de I'Onchocercose ont probablement diminué du seul fait de la réduction du nombre des femelles piqueuses. Cependant, la faible population simulidienne résiduelle présente des caractéristiques vectrices (taux d'infestations, charges parasitaires, nombre de femelles infectieuses et de larves infectantes pour 1000 pares) comparables (voire supérieurs) à ceux observés jadis dans les zones à Onchocercose cécitante d'Afrique de I'Ouest. Par ailleurs, en tenant compte des indices entomologiques de transmission (PMT notamment), I'on convient que le risque pour la population est réel et marqué par le fait que les differents paramètres révèlent I'existence d'un important réservoir de microfaires. Ce risque est d'autant sérieux qu'en cas d'abondance simulidienne, le contact 21 t homme/vecteur deviendrait plus étroit et I'on devrait enregistrer une hausse sensible des caractéristiques vectrices et des indices entomologiques de transmission. 7. FORMATION. Dans Ie protocole du projet, il était prévu que l'étude entomologique permette la formation et I'acquisition de connaissances par du personnel local. Au terme de la première partie de I'enquête entomologique dans la région de Lusambo (Kasai-Oriental), il apparaît que cet objectif a été atteint puisque cinq personnes ont bénéficié d'une formation: ' : Messieurs KASONGO Lomena, KAPOKI Jean et DIOWO Yékè, retenus comme captureurs, ont été entraînés à la capture pendant 3 jours (13-15 Juillet). Ils ont appris la technique de capture, le remplissage de Ia fiche de capture, la lecture du thermomètre, I'emballa ge, la conservation et le transport des simulies. Les dix jours de capture, effectués du 17 au 26 Juillet, nous ont permis d'apporter quelques corrections et précisions portant notamment la nécessité de capturer la simulie avant qu'elle n'entame son processus de piqûre. : Messieurs SHOEMBO Onuya François et UTSUDI Onyumbé Roger, infirmiers de formation, ont été associés à I'Equipe entomologique pendant toute I'enquête. Ils ont pris part aux 3 jours de prospection sur le terrain et au choix du point de capture. Leurs activités au laboratoire se résument comme suit : . Installation et branchement de la loupe de dissection. . Préparation des simulies pour la dissection. . Remplissage des fiches de dissection. . Préparation du liquide de CARNOY. . Récolte de stades préimaginaux sur les crabes. . I8-2I Juillet : observation des femelles disséquées par les entomologistes pour se familiariser avec la morphologie et I'anatomie des simulies, l'âge physiologique et les éventuelles infestations. En l'absence de l'hémalum de Mayer, la recherche des parasites a été effectuée au moment de la dissection. . 22-26 Juillet : observation des touffes alaires et dissection des femelles; les résultats sont confirmées par les entomologistes avant leur enregistrement. Compte tenu du faible nombre de simulies à disséquer, plusieurs après-midi (21 au 25 Juillet) ont été consacrés à la formation théorique : notions sur la bioécologie et les caractéristiques vectrices naturelles et expérimentales des différents groupes vecteurs. 22 : Messieurs SHOEMBO et UTSUDI ont chacun présenté une remarquable capacité d'assimilation et devraient pouvoir assurer la collecte mensuelle des données entomologiques. Un calendrier a donc été établi pour les sorties en août (10-14), septembre(7-lI), octobre (5-9), novembre (8-12) et décembre (7-11). Il est souhaitable que des dispositions (financières notamment) soient prises, afin de permettre I'exécution de ces enquêtes mensuelles. : Du point de vue coordination au sein de l'Equipe locale à Lusambo, Messieurs SHOEMBO et UTSUDI ont été respectivement chargés du matériel (groupe, loupe, matériel consommabte) et des résultats (collecte, expédition). 8. CALENDRIER ES TRAVAUX La première mission pour les enquêtes entomologiques en République Démocratique du Congo (RDC) s'est déroulée, voyage compris, du 08 au 30 Juillet 1998. Le calendrier de I'Equipe peut être résumé comme suit : O8l}7ll998: Voyage de I'Entomologiste Expert de Bouaké à Kinshasa via Abidjan. O9lO7/1998:-Briefing à la Représentation OMS en présence de Monsieur Le Professeur KAYEMBE, Chef de I'Equipe IV APOC. - Séance de travail à I'université de Kinshasa GTNIKIN), dans le service de Parasitologie. - Visite au Docteur MPOKAM, Responsable du Bureau National de lutte contre I'Onchocercose (BNLO). - Inventaire et empaquetage du matériel devant servir sur le terrain à Lusambo 1010711998:-Voyage des Entomologistes (Expert, Local) de Kinshasa à Lusambo via Kananga par ligne régulière intérieure (Congo Air Lignes) puis petit Porter. lll07l1998: - Visite aux Autorités administratives, militaires et religieuses de Lusambo - Visite des Services de Santé et réunion de travail à I'Hôpital avec les Médecins et certains Représentants des différents Services de santé. 1210711998:-Arrivée annoncée du Gouverneur, d'où mobilisation de la plupart des cadres dans la matinée pour préparer son accueil. - Réunion de travail dans I'après-midi avec le Médecin-Chef de Zone. 13 au 2610711998 : Enquête entomologique (prospections, captures et dissections des simulies; formation des captureurs et des infirmiers chargés d'assurer la continuité des travaux. 23 2710711998: Voyage des Entomologistes (Expert, local) de Lusambo à Kananga par petit Porter. 2810711998:-Voyage des Entomologistes de Kananga à Kinshasa (vol régulier de Congo Air Lignes). - Briefing à la Représentation OMS de Kinshasa. - Expédition par fax, d'un bref résumé des résultats entomologiques, au Coordonnateur et à APOC Ouagadougou. 2910711998 30t071t998 Voyage de I'Entomologiste Expert de Kinshasa à Abidjan. Voyage de I'Entomologiste Expert d'Abidjan à Bouaké par voie routière Nous retiendrons quelques points de ce calendrier : - Une séance de travail s'est déroulée le 0910711998 dans le Service de Parasitologie de I'UNIKIN. Elle a regroupé Messieurs les Professeurs ODIO Wobim (Chef de Service), KAYEMBE Loubeji David (Responsable du Département d'Ophtalmologie et Chef de I'Equipe IV APOC), MANDIANGU Mampila Louis (Chef du Département d'Entomologie), Docteur LUKUKA (Assistant), Monsieur BANTWANGA Bakala Damase (Technicien entomologiste) et I'Entomologiste Expert. Ce dernier a exposé les objectifs de l'étude, puis rappelé le protocole et les méthodes qui seront utilisées lors des travaux. Suite à cet exposé, plusieurs des participants à la réunion ont pris la parole pour poser des questions relatives au protocole, à I'utilisation de l'Ivermectine, aux caractéristiques vectrices naturelles des differents groupes vecteurs et aux résultats d'OCP en Afrique de I'Ouest. Monsieur le Professeur MANDIANGU est intervenu assez longuement pour faire le point sur l'Onchocercose dans le Kasai et plus particulièrement dans le District de Lusambo. Après les réponses de I'Entomologiste Expert et du Chef de l'Equipe IV, Monsieur le Professeur ODIO a clos la séance en exprimant sa satisfaction et ses voeux de succès à ce Programme dont I'un des souci premier est non seulement d'associer les nationaux aux travaux mais d'organiser la formation de ceux qui seront chargés d'assurer la continuité des fravaux. - L'Equipe entomologique est arrivée à I'aéroport de Lukengo, le 10/0711998 à 17 heures l0 mn. Le temps de rallier la berge du Sankuru et d'emprunter un hord-bord, I'Equipe est arrivée à Lusambo aux environs de 20 heures. Après installation, I'Equipe a eu un briefing de 2l heures à 23 heures avec Monsieur le Professeur LAPIKA Dimonfu, I'Anthropologue de I'Equipe IV d'APOC. Ce dernier venait d'achever l'étude sociologique et le recensement des villages à examiner par I'Equipe médicale. De ce briefing nous retiendrons qu'en ce qui concerne le volet entomologique, l'Anthropologue a clairement établit que, contrairement à la plupart des sites en Afrique de I'Ouest, la population n'arrive pas à identifier le vecteur. Par ailleurs, aucune simulie n'a été 24 vue durant toute I'enquête sociologique. Face aux questions que suscitent de tels constats, I'Anthropologue a souhaité que ces points soient pris en compte par I'Equipe entomologique. - Outre les visites de protocole rendues le lll07ll998 aux différentes Autorités (Commissaire de District, Administrateur du territoire, Commandant de la Place, Curé de la Paroisse), I'Equipe entomologique a longuement visité tous les Services de santé de Lusambo. Puis elle a tenu une réunion de travail avec les Médecins (Docteurs USLTNGO Usumba Freddy et NGOY Kitengue) et certains Représentants des différents Services de Santé. Comme à I'UNIKIN, I'Entomologiste Expert a exposé les objectifs de l'étude et présenté le protocole qui sera suivi pendant les travaux. Cet exposé a suscité des très nombreuses questions sur les vecteurs de I'Onchocercose, la transmission, I'Ivermectine, le f,rnancement de l'étude APOC, la lutte antivectorielle, la formation des agents prévus dans le protocole et enfin sur OCP. Les réponses ont été données tantôt par I'Entomologiste Expert, tantôt par le Professeur MANDIANGU. Au terme de cet entretien, il a été retenu que I'Equipe entomologique installerait, son laboratoire dans une des salles du bâtiment dénommé "la Clinique". Les dissections se feront dans ledit laboratoire pendant 3 jours. Puis, suite à certaines difficultés (perturbations dues aux visiteurs et aux spectateurs pendant le travail, déplacements fréquents du groupe électrogène, éloignement des salles de cours pour la formation), I'Equipe a transféré le laboratoire chez les Frères de la Charité. - Le Gouverneur de Kananga, la plus haute Personnalité de I'Etat de la région, devant arriver à Lusambo, la matinée du 1210711998 a été consacrée aux préparatifs de l'accueil: réunion des cadres et des responsables de la population. Dans I'après-midi, une séance de travail a réunit I'Equipe entomologique et le Docteur USUNGO, Médecin-Chef de la zone de santé rurale de Lusambo. Les discussions ont porté sur le programme de travail, les problèmes de logistique et I'identification des captureurs et des techniciens infirmiers qui seront chargés du suivi des données entomologiques (prospections-captures-dissections) tout au long de I'année. 9. REMERCIEMENTS Il me plaît de remercier ici tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, ont permis à cette étude entomologique d'être entreprise et réalisée. Je remercie tout particulièrement : - Monsieur YANKUN DADZIE, Directeur du Programme APOC et Monsieur SEKETELI AZODOGA, Manager APOC, pour m'avoir accordé leur confiance. Je n'oublie pas tous leurs collaborateurs et tout particulièrement le Docteur NOMA MOLINKAILA avec qui les relations de travail sont excellentes. 25 - Monsieur BOUSSINESQ Michel, Coordonnateur, qui a bien voulu m'accepter comme Entomologiste de l'Equipe IV. Sa rigueur scientifique et sa grande con- naissance de I'Onchocefcose sont une garantie du succès des travaux. - Monsieur le Professeur KAYEMBE LOUBEJI David, Chef de I'Equipe IV, pour son amitié et le soucis permanent qu'il a toujours eu pendant toute la mission, de nous mettre dans d'excellentes conditions de travail. - Monsieur le Représentant de I'OMS Abidjan et ses Collaborateurs (notamment Mesdames NABOLE et YOUGBARE), pour leur accueil et leur souci de toujours régler rapidement les éventuels problèmes. - Monsieur le Représentant de I'OMS Kinshasa et ses Collaborateurs (en particulier Messieurs HAILE, SANTIME et Madame Véronique) pour leur disponibilité et leur compréhension. - Monsieur le Professeur ODIO V/OBIM, Chef du Service de Parasitologie à I'Université de Kinshasa, ses Collègues et Collaborateurs pour la gentillesse de leur accueil. - Monsieur le Professeur MANDIANGU MAMPILA Louis, Responsable du Département d'Entomologie médicale et Entomologiste local, pour m'avoir fait partager sa grande connaissance du dossier Onchocercose de la République Démocratique du Congo. Sa maîtrise dudit dossier et sa sagesse sont une garantie de la continuité et du succès des travaux entomologiques en RDC. - Monsieur le Docteur MUAMBA, Représentant de I'Antenne OMS de Kananga et ses Collaborateurs, pour avoir toujours trouvé une solution adéquate à nos différents problèmes (excédent de bagages, hébergement, entrée en zone minière sans permis, réservations sur les vols intérieurs. ...). - Les Autorités administratives et militaires de Lusambo pour avoir facilité nos déplacements sur le terrain pendant la mission entomologique. - Monsieur USUNGO Usumba Freddy (Médecin chef de la zone de santé rurale de Lusambo) et Monsieur NGOY Kitengue (Médecin chef de I'hôpital de Lusambo) qui n'ont ménagé aucun effort pour rendre notre séjour efficace et agréable à Lusambo. Qu'ils trouvent ici I'expression de notre gratitude. - Monsieur le Curé de Lusambo et son vicaire, pour la gentillesse de leur accueil - Le Frère André, Directeur de la Communauté des Frères de la Charité de Lusambo et ses Confrères (Pierre, Frédéric, Frangois, Albert et Jean), pour avoir accepté de nous héberger pendant notre séjour à Lusambo. L'accueil fratemel rencontré dans leur Communauté, leur compréhension et leur disponibilité constante ont largement contribué au succès de la mission. 26 - Mes Collègues de l'équipe IV, notamment les Docteurs MPOUDI (Dermatologue) et KASSONGA (Ophtalmologiste local), dont I'esprit d'équipe et I'amitié ont largement contribué à créer d'excellentes conditions de travail. - Les Membres de l,équipe entomologique (infirmiers : UTSUDI Onyumbe, SHOEMBO Onuya; captureurs : KASONGO Lomena, KAPOKI Jean et DIOWO yêkè) pour leur souci du travail bien accompli. Leur conscience professionnelle est une garantie de la continuité et de la qualité des travaux sur toute I'année. 7. BIBLIOGRAPHIE ANONYME,1994 - Rapport d'activités de I'Organisation Mondiale de la Santé. l5ème CCP à Yamoussoulcro du 29 Novembre au Ler Décembre 1994 : 55 pp.. ANONYME, 1996 - Report of a multi-country study on Community Directed Ttreatment with Ivermectin. TDR/AFR/RP/96.1 : 80 pp.. ANONYME, 1998 - Vingt années de lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest : Bilan des activités du Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest de 1974 à1994. Doc. ronéo. OMS/OCP/98 : 178 pp.. BANTWANGA (B.D.), 1983 - Contribution à l'étude de l'infestation par O. volvulus (Leuckart, 1893) du complexe S. damnosum de la région de Bunyakiri- Walikale (Kivu, Zaire). Ann. Soc. Belg. Med. 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FAIN (A.), WERY (M.) et TILKIN (J.), 1980 - Simulium albivirgulalzrz : WANSON et HENRARD,1944, vecteur d'Onchocerca volvulus dans la région de la Cuvette centrale, au Zaire. Note préliminaire. Ann. Soc. Belg. Méd. Trop., 60 :285-289 pp.. 21 HISSETTE (J.), t932 - Mémoire sur l'Onchocerco volvulus (Leuckart) et ses manifestations oculaires au Congo Belge. Ann. Soc. Belge Méd. Trop., l2:433-459. JANSSENS (P.G.), KIVITS (M.) et VUYLSTEKE (J.), 1992 - Filarioses majeures. Onchocercose, - In : Médecine et Hygiène en Afrique centrale de 1885 à nos jours. Fondation Roi Baudouin, Vol. II: ll2l-1127 (Bruxelles). KAYEMBE (L.D.), 1985 - Common causes of blindness in Zaire. British journal of Ophtalmolog, 69, 389-39 1. KURTAK (D.C.), RAYBOULD (J.H.) and VAJIME (C.), 1981 - Wing tuft colors in the progeny of single individuals of Simulium damnosum (Enderlein). Roy. Soc. Trop. Med. Hyg., 75 :126. 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WILSON (M.D.), POST (R.J.) and GOMULSKI (L.M.), 1993 - Multivariate morphotaxonomy in the identification of adult females of the Simulium damnosum Theobald complex (Diptera : Simuliidae) in the Onchocerciasis Control Programme area of West Africa. Ann. Trop. Med. Parasitol., 87 :65-82. 29 ANNEXE PROPOSITION DE CALENDRIER Le calendrier ci-après devrait permettre, en décembre 1998, d'achever les travaux sur 2 des 3 sites retenus en République Démocratique du Congo : - 4 novembre : Voyage Dr Soungalo- Bouaké-Abidjan-Kinshasa - 5 novembre : Briefing au WR/RDC- Préparatifs pour la mission sur le Kasai - U nor"-bre : Voyage Dr Soungalo et Dr Mandiangu- Kinshasa-Kananga- Lusambo - 7 novembre : Visite aux différentes Autorités- Mise en place de l'équipe de capture 8-20 novembre : Captures - Dissections 21 novembre : Voyage Dr Soungalo et Dr Mandiangu- Lusambo-Kananga 22 novembre : Voyage Dr Soungalo et Dr Mandiangu- Kananga-Kinshasa 23 novembre : Briefing au WR/RDC 24 novembre : Voyage Dr Soungalo et Dr Mandiangu- Kinshasa- Inga 25 novembre : Visite aux différentes autorités Briefing avec le Technicien Entomologiste du barrage d'Inga; 26 novembre-18 décembre : Formation, Captures et Dissections 19 décembre : Voyage Dr Soungalo et Dr Mandiangu- Inga-Kinshasa 20 décembre : Voyage Dr Soungalo -Kinshasa- Abidjan 2l décembre : Voyage Dr Soungalo- Abidjan-Bouaké 30 Tableau I : Age physiologique et infestation des femelles de S. neavei capturées à Tshinga (région de Lusambo. Kasai-oriental) Date Nombre de femelles capturées Nombre de femelles disséquées Nombre de femelles pares Nombre de femelles infectées Yo de femelles infectées Nombre de femelles lnfectieuses Yo de femelles Infectieuses t7 -07 28 28 8 I r 2.5 0 0 l8-07 l5 l5 8 I r 2.5 0 0 L9-07 )) t7 5 29.1 J t7.6 20-07 15 l5 -t I 25 I 25 ?t-07 20 20 ) J 60 I 20 22-07 1l lt 5 I 20. 0 0 23-07 ll lt J I 0 0 21-07 IO l0 7 0 0 0 0 :5-07 30 30 t5 I 6.7 010 26-07 li IJ ) I l0 0 0 Total 186 r86 77 l5 19.5 516.5 ,.,/ ,/ ,a Bf,rrtEnligÊ torlle- capürrÉer 0 n 10 o c, io ôl I t(Y) r() I =t <, Itr) t\ , € co ,r\ (f, HH]REs # HEINES Tempêrrture Ctt oo co IN I(f ,ôr Hg 1: CpIe d'rdiviÉ hsrire dcr É''-êIl€r dr §, ævei crpûruÉer €o âim *üÊ i Tthingi (t undo, Kætiqientrrl) Toperrtrue("C) o çiIs N I <t oo It\ il n oI co oo I(\ ôJi (l)Io I§t <! I(ç) tt ro€ Fts 2 : Fluüutiæ ile h 'e pÊrrtqæ earGSFEÉ à Trüingi G.urirto, K.iicÈntlD

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé