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Rapport de situation sur l’exploitation des solutions en matière de cybersanté pour améliorer les systèmes nationaux de santé dans la Région africaine

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

AFR/RC68/INF.DOC/2 30 août 2018 COMITÉ RÉGIONAL DE L’AFRIQUE Soixante-huitième session Dakar, République du Sénégal, 27-31 août 2018 ORIGINAL : ANGLAIS Point 19.2 de l’ordre du jour RAPPORT DE SITUATION SUR L’EXPLOITATION DES SOLUTIONS EN MATIÈRE DE CYBERSANTÉ POUR AMÉLIORER LES SYSTÈMES NATIONAUX DE SANTÉ DANS LA RÉGION AFRICAINE Document d’information SOMMAIRE Paragraphes CONTEXTE .................................................................................................................................. 1-3 PROGRÈS RÉALISÉS .................................................................................................................. 4-9 PROCHAINES ÉTAPES ........................................................................................................... 10-12 ANNEXES Page 1. Interventions de santé mobile .................................................................................................. 4 2. Autres interventions de cybersanté ......................................................................................... 4 AFR/RC68/INF.DOC/2 Page 1 CONTEXTE 1. La cybersanté est un domaine de la santé en évolution rapide, qui peut contribuer à la réalisation des objectifs sanitaires par la mise à disposition d’informations instantanées et fiables sur la santé, susceptibles de guider les processus sanitaires tels que la prestation de services et la prise de décision. Le terme « cybersanté » est en usage croissant, en raison de la nécessité d’intégrer des domaines en développement tels que l’informatique de pointe, en particulier les mégadonnées, la génomique et l’intelligence artificielle. 2. En 2013, le Comité régional de l’OMS pour l’Afrique a adopté la résolution AFR/RC60/R3, qui invitait instamment les États Membres à encourager la formulation et la mise en œuvre de politiques de cybersanté. Le Comité régional recommandait de renforcer le leadership et la coordination de la cybersanté, et d’effectuer les investissements nécessaires dans l’infrastructure et les services de santé numérique. Il priait par ailleurs le Directeur régional de faciliter le plaidoyer de haut niveau et la coordination des interventions des partenaires, et de fournir un appui technique aux États Membres. 3. Le présent document d’information constitue le second rapport d’évaluation de la résolution susmentionnée, et couvre la période allant de septembre 2016 à mars 2018. Il résume les progrès effectués, décrit les obstacles et propose de nouvelles mesures susceptibles d’accélérer la mise en œuvre de la résolution. PROGRÈS RÉALISÉS 4. Dix États Membres1 ont reçu un soutien à l’élaboration de stratégies de cybersanté, sur la base du Guide pratique sur les stratégies nationales en matière de cybersanté, publié conjointement par l’OMS et l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), ce qui porte à vingt-six le nombre d’États Membres dotés d’une telle stratégie. L’Algérie, le Kenya et le Rwanda ont aussi reçu un appui dans le domaine des cadres juridiques de la cybersanté ; l’Algérie a achevé la version finale de son outil juridique de protection des données personnelles2. À présent, le nombre d’États Membres disposant d’une réglementation définitive sur ce point s’élève à dix. 5. Le Bureau régional a conclu un partenariat avec l’UIT en 2017 en vue d’étendre l’adoption de la cybersanté dans la Région 3 . Ce partenariat est axé sur l’établissement de plateformes d’interopérabilité, le renforcement des capacités du personnel de cybersanté, les partenariats en santé numérique, et l’utilisation d’appareils médicaux pour la cybersanté. Cabo Verde, le Gabon, le Lesotho, le Mozambique, le Nigéria et le Sénégal ont été proposés pour la première phase du partenariat. Cabo Verde et le Lesotho ont fait l’objet d’évaluations. Enfin, deux ateliers régionaux de renforcement des capacités ont été programmés à l’intention de 20 pays, en juin et août 2018. 6. La santé mobile est la plus fréquente des interventions en cybersanté. Dans le détail, les États Membres ont mis en place les interventions suivantes : accès à l’information sanitaire ; appels d’urgence gratuits ; centre d’appels pour les questions de santé ; rappels de rendez-vous ; télémédecine mobile ; gestion des catastrophes et des situations d’urgence ; observance du traitement ; mobilisation communautaire ; bases de données et outils ; dossiers des patients ; apprentissage mobile ; systèmes d’appui à la décision ; suivi des patients ; enquêtes sanitaires et surveillance des maladies (cf. annexe 1). 1 Algérie, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Comores, Eswatini, Lesotho, Kenya, Mauritanie et Sénégal. 2 http://www.aps.dz/algerie/71481-creation-d-une-autorite-nationale-de-protection-des-donnees-personnelles 3 http://www.afro.who.int/news/who-and-itu-use-digital-technology-strengthen-public-health-services-africa, (consulté le 13 juin 2018). AFR/RC68/INF.DOC/2 Page 2 7. Outre la santé mobile, d’autres domaines de la cybersanté ont également enregistré des progrès. Citons par exemple : les dossiers médicaux électroniques ; les systèmes d’information sur les ressources humaines les systèmes d’information sur les laboratoires et les systèmes d’information sur la chaîne d’approvisionnement ; les médias sociaux ; la télémédecine ; les systèmes d’apprentissage en ligne ; les systèmes d’information sanitaire de district ; et les nouveaux domaines des mégadonnées (cf. annexe 2). 8. En vue de soutenir la diffusion des meilleures pratiques relatives à l’expansion des interventions en cybersanté et à l’utilisation des applications et services de cybersanté, l’OMS a, conformément à une recommandation du précédent rapport, mis au point un atlas de la santé numérique4 pour renforcer l’inventaire et la visibilité des investissements dans la santé numérique au niveau des États Membres, soutenir la collaboration entre pays en faveur de la santé numérique et diffuser les meilleures pratiques et les ressources. L’OMS a formé neuf États Membres5 à l’usage de cet atlas, pour qu’ils puissent gérer l’expansion de la cybersanté. 9. En dépit des progrès accomplis, des obstacles majeurs perdurent. On peut notamment citer la multitude des sites pilotes ; l’insuffisance du financement et des infrastructures en technologies de l’information et de la communication ; la faiblesse des qualifications en cybersanté du personnel de santé ; une connaissance insuffisante de l’importance de la législation dans le domaine de la cybersanté ; et la faible implication des professionnels de la santé dans le développement d’applications et de services de cybersanté. PROCHAINES ÉTAPES 10. Les États Membres devraient : a) adopter des mécanismes de conception, de mise en œuvre et d’évaluation de projets pilotes dans le domaine de la santé numérique en vue d’une transposition à plus grande échelle de cette santé ; b) établir une collaboration multisectorielle, notamment entre les ministères en charge des technologies de l’information et de la communication et le gouvernement, afin d’assurer la disponibilité d’infrastructures appropriées dans ce domaine ; c) renforcer les capacités des effectifs sanitaires en matière de santé numérique ; et d) mettre en place des cadres réglementaires appropriés qui informent la numérisation dans le domaine de la santé. 11. L’OMS devrait : a) soutenir les pays dans l’amplification des interventions prioritaires en matière de santé numérique ; b) soutenir l’élaboration de stratégies en matière de cybersanté dans les États Membres qui n’en sont pas encore dotés ; c) élaborer des lignes directrices concernant les normes relatives aux données sanitaires et l’interopérabilité dans la Région ; d) promouvoir la collaboration entre les pays et la visibilité des interventions de cybersanté ; et 4 http://www.who.int/medical_devices/global_forum/Thedigitalhealthaltas.pdf (consulté le 13 juin 2018). 5 Cabo Verde, Kenya, Lesotho, Libéria, Malawi, Nigéria, Ouganda, République-Unie de Tanzanie et Sierra Leone. AFR/RC68/INF.DOC/2 Page 3 e) soutenir l’évaluation des programmes de santé en ligne afin de déterminer leur impact sur l’efficacité et les résultats en matière de santé. 12. Le Comité régional a pris note de ce rapport et approuvé les prochaines étapes proposées. AFR/RC68/INF.DOC/2 Page 4 Annexe 1. Interventions en santé mobile SN Intervention en santé mobile Nombre d’États Membres 1. Accès à l’information sanitaire 29 2. Appels d’urgence gratuits 24 3. Centre d’appels pour les questions de santé 25 4. Rappels des rendez-vous 28 5. Télémédecine mobile 21 6. Gestion des catastrophes et des situations d’urgence 23 7. Observance des traitements 24 8. Mobilisation communautaire 26 9. Bases de données et outils 30 10. Dossiers des patients 18 11. Apprentissage mobile 24 12. Systèmes d’appui à la décision 18 13. Suivi des malades 12 14. Enquêtes sanitaires 22 15 Surveillance des maladies 26 Annexe 2. Autres interventions de cybersanté SN Interventions en cybersanté Nombre d’États Membres 1. Dossiers médicaux informatisés 16 2. Systèmes d’information sur les ressources humaines 18 3. Système d’information sur les laboratoires 4 4. Systèmes d’information sur la chaîne d’approvisionnement 18 5. Réseaux sociaux 22 6. Télémédecine 20 7. Systèmes d’apprentissage électronique 13 8. Systèmes d’information sanitaire de district 22 9. Mégadonnées 2

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Type de document Governing Bodies documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé