Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Rapport d'activité des programmes techniques : Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l'Asie et le Pacifique etRèglement sanitaire international (2005) ; Maladies évitables par la vaccination : poliomyélite, rougeole et hépatite B ; VIH/sida et infections sexuellement transmissibles ; Tuberculose : prévention et lutte ; Maladies non transmissibles : prévention et lutte

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

WORLD HEALTH ORGANIZATION

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ

REGIONAL OFFICE FOR THE WESTERN PACIFIC BUREAU RÉGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

COMITÉ RÉGIONAL Soixantième session Hong Kong (Chine) 21–25 septembre 2009 Point 15 de l’ordre du jour provisoire

WPR/RC60/10 24 juillet 2009 ORIGINAL: ANGLAIS

RAPPORTS D'ACTIVITÉ DES PROGRAMMES TECHNIQUES

Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l'Asie et le Pacifique et Règlement sanitaire international (2005) La Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique (SMEAP) a été approuvée par les Comités régionaux de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental en septembre 2005. Elle sert de cadre au renforcement des capacités nationales pour prendre en charge les maladies émergentes. Elle est aussi mise en oeuvre pour instituer les principales capacités requises pour la surveillance et l’action dans le cadre du RSI (2005), entré en vigueur en juin 2007. Le Groupe consultatif technique sur les maladies infectieuses émergentes pour l’Asie et le Pacifique a tenu sa troisième réunion en juillet 2008. Il a constaté que des progrès sensibles avaient été accomplis dans le développement des principales capacités au niveau régional, à savoir que « tous les États et Territoires de la région Asie-Pacifique soient doté des capacités minimales d’alerte et d’action en cas d’épidémie d’ici 2010 ». Au cours de l’année écoulée, les mesures prioritaires ont porté sur l’exécution d’exercices pour tester et valider les plans de préparation à une pandémie grippale ; sur l’élaboration et la mise en oeuvre de plans d’action dans les pays pour un renforcement des capacités nationales dans divers domaines ; sur le renforcement des communications relatives aux événements au sens du RSI ; sur le renforcement des mesures de santé publique aux points d’entrée internationaux et sur le maintien du système régional OMS d’alerte et d’action pour les évènements de santé publique.

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Le Comité régional est invité à prendre note des progrès accomplis dans la mise en oeuvre de la Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l'Asie et le Pacifique et du Règlement sanitaire international (2005). Maladies évitables par la vaccination : poliomyélite, rougeole et hépatite B En septembre 2005, le Comité régional du Pacifique occidental a approuvé le double but d’éliminer la rougeole et d’endiguer l’hépatite B d’ici 2012. À cette même session, il a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts pour que la Région demeure exempte de poliomyélite. Au cours des quatre années écoulées depuis que ces buts ont été fixés, la Région est restée exempte de poliomyélite. De nombreux pays ont interrompu la transmission endémique du virus rougeoleux et ceux qui n’ont pas encore atteint ce stade, intensifient leurs efforts pour y parvenir en renforçant la vaccination systématique, en organisant des activités de vaccination supplémentaires et en développant la surveillance des cas, avec confirmation par les laboratoires. On estime que 26 États Membres, représentant 87 % de la population de la Région, ont atteint le but d’endiguer l’hépatite B. Il a été officiellement certifié que Macao (Chine), la Malaisie et la République de Corée ont atteint ce but. Malgré les progrès, les services de vaccination systématique manquent de moyens financiers et continuent de ne pas fonctionner à un niveau optimal dans certains États Membres. Le Comité régional est invité à prendre note du rapport et à prier les États Membres d’accélérer leurs efforts pour atteindre les buts en 2012, en renforçant les services de vaccination systématique et supplémentaire et en intensifiant la surveillance. Ils sont également priés de mettre en place une plateforme durable pour la délivrance des vaccins nouveaux et sous-employés.

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VIH/sida et infections sexuellement transmissibles Bien que l’épidémie de VIH reste à un faible niveau dans de nombreux pays de la Région du Pacifique occidental, on a observé une augmentation du nombre annuel de cas notifiés dans bien des pays. Cette hausse pourrait se poursuivre et remettre en question les acquis de la lutte, si des mesures urgentes ne sont pas prises pour lutter contre les facteurs entretenant ou accélérant l’épidémie. Avec un taux de prévalence du VIH estimé à 1,5 % dans la population adulte, la Papouasie-Nouvelle-Guinée est le seul pays de la Région où l’épidémie est généralisée. Le Cambodge, la Chine, la Malaisie et le Viet Nam ont des épidémies concentrées dans certaines populations ou régions. Ce sont les épidémies dans ces cinq pays qui rendent compte à elles seules de la très lourde charge du VIH dans la Région. Sur le plan national, un engagement durable, un appui accru et des orientations techniques ont contribué aux progrès de la lutte contre le VIH/sida et les infections sexuellement transmissibles dans la Région. Mais, même au rythme actuel de son action, la Région du Pacifique occidental doit encore surmonter des défis pour atteindre l’accès universel à des programmes complets de prévention, de traitement, de soins et de soutien d’ici 2010. Le Comité régional est invité à prendre note du rapport et à prier les États Membres de faire participer activement de hauts responsables gouvernementaux aux comités nationaux de lutte contre le VIH, d’investir dans les interventions du secteur de la santé, d’accélérer les interventions destinées aux populations exposées, d’étendre les services de conseil, de dépistage du VIH et les traitements antirétroviraux, de s’assurer de la participation des communautés aux politiques et aux programmes de lutte contre le VIH/sida et de s’efforcer d’obtenir des informations stratégiques plus solides. Tuberculose : prévention et lutte Des progrès sensibles ont été accomplis depuis 1999, date à laquelle le Comité régional a déclaré que la situation de la tuberculose était critique dans la Région du Pacifique occidental. La Région a atteint en 2005 ses cibles intermédiaires pour la lutte antituberculeuse et tous les pays où cette maladie représente une charge de morbidité élevée ou intermédiaire ont désormais des plans nationaux de lutte complets et budgétisés. Néanmoins, la réalisation du but fixé par le Comité régional, à savoir réduire de moitié la prévalence et la mortalité dues à la tuberculose au cours de la décennie se terminant en 2010, se heurte à plusieurs obstacles, au rang desquels le problème croissant des

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tuberculoses multirésistantes n’est pas le moindre. On admet de plus en plus que le succès de la lutte antituberculeuse dans la Région passera obligatoirement par la résolution des problèmes généraux des systèmes de santé, dont l’engagement des hôpitaux généraux et spécialisés et le renforcement des laboratoires. Le Comité régional est invité à prendre note des progrès et des mesures prises sur les questions abordées l’année passée et à étudier les mesures proposées pour atteindre le but final de la lutte antituberculeuse dans la Région. Maladies non transmissibles : prévention et lutte Le Plan d’action régional du Pacifique occidental contre les maladies non transmissibles, approuvé par le Comité régional en septembre 2008, va guider l’extension des plans nationaux, l’élaboration des politiques et les mesures prises pour soutenir les efforts mondiaux visant à réduire la charge des maladies non transmissibles, en particulier les maladies cardiovasculaires, les cancers, les pneumopathies chroniques et le diabète. Le plan décrit des mesures portant sur quatre facteurs de risque courants : le tabagisme, la mauvaise alimentation, la sédentarité et l’usage nocif de l’alcool. Il faudra des stratégies spécifiques pour mobiliser un appui au-delà du secteur et des ministères de la santé et résoudre de nombreux problèmes, parmi lesquels la promotion des denrées alimentaires auprès des enfants, la limitation des teneurs en sel, sucre et matières grasses dans les aliments industriels, la limitation de la disponibilité et de la promotion du tabac et de l’alcool et un urbanisme propice à l’activité physique. Le Plan d’action régional du Pacifique occidental contre les maladies non transmissibles, largement diffusé, insiste aussi sur la nécessité de donner davantage la priorité aux maladies non transmissibles (MNT) dans les actions de développement, de renforcer les politiques et les plans, de promouvoir les interventions sur les facteurs de risque, d’entreprendre des travaux de recherche et de former des partenariats. Le Comité régional du Pacifique occidental est invité à prendre note de cette mise à jour et aussi à envisager de prier les États Membres de poursuivre leurs efforts en matière de politique et d’action, conformément au Plan d’action régional du Pacifique occidental contre les maladies non transmissibles.

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STRATEGIE DE LUTTE CONTRE LES MALADIES EMERGENTES POUR L'ASIE ET LE PACIFIQUE ET REGLEMENT SANITAIRE INTERNATIONAL (2005)

1. SITUATION ET ENJEUX

Le Règlement sanitaire international (2005), ou RSI (2005), est entré en vigueur en juin 2007 et c’est un instrument juridiquement contraignant pour tous les États Membres de l’OMS. La Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique (SMEAP) a été approuvée par le Comité régional du Pacifique occidental en septembre 2005, afin de combattre la menace des maladies émergentes et d’instituer le RSI (2005). Depuis juillet 2006, elle a été mise en oeuvre en tant que cadre commun et approche régionale pour les pays, afin qu’ils renforcent les principales capacités requises pour la surveillance et l’action dans le cadre du RSI (2005). Le Groupe consultatif technique sur les maladies infectieuses émergentes pour l’Asie et le Pacifique a tenu sa troisième réunion en juillet 2008, pour étudier les progrès accomplis et donner un avis technique sur la mise en oeuvre de la SMEAP et du RSI (2005). Il a constaté que des progrès sensibles avaient été accomplis dans le développement des principales capacités au niveau régional, à savoir que « tous les États et Territoires de la région Asie-Pacifique soient dotés des capacités minimales d’alerte et d’action en cas d’épidémie d’ici 2010 ». Alors que de grands progrès ont été accomplis dans le renforcement des systèmes de santé nationaux et l’amélioration de la préparation des pays à gérer les maladies émergentes, dont la grippe aviaire et la grippe pandémique, un certain nombre de difficultés subsistent. La Région du Pacifique occidental continue d’être confrontée à de graves menaces pour la santé publique, imputables à des maladies infectieuses émergentes, comme la flambée récente de la grippe pandémique (H1N1) 2009 et d’autres risques sanitaires. Les pays devront accélérer la mise en oeuvre de la SMEAP et du RSI (2005), afin d’être mieux préparés aux urgences de santé publique et aux risques susceptibles d’apparaître à l’avenir dans la Région du Pacifique occidental.

2. MESURES PRISES

Au cours de l’année écoulée, les mesures prioritaires ont porté sur la préparation à une pandémie grippale, l’élaboration et la mise en oeuvre de plans d’exécution nationaux pour la SMEAP et l’application du RSI (2005).

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Malgré le phénomène de « lassitude » vis-à-vis de la grippe aviaire, la préparation à une pandémie grippale continue d’être prioritaire. Les examens annuels des capacités nationales au niveau de la préparation et de l’action indiquent que les États et Territoires de la Région ne sont pas encore prêts à gérer efficacement de futures pandémies grippales. L’OMS a collaboré en permanence et en urgence avec les États Membres pour valider les plans de préparation. Un certain nombre d’exercices ont été organisés, parmi lesquels un exercice multi-organisations en Malaisie en avril 2009, afin de tester les capacités opérationnelles au niveau du pays pour endiguer à ses débuts l’émergence d’une pandémie grippale. Lors d’un atelier en mars 2009 au Japon, la Région du Pacifique occidental a été la première région de l’OMS à présenter un guide actualisé sur la préparation et l’action face à une pandémie grippale. La SMEAP a été utilisée pour aider les États Membres à instituer les principales capacités requises pour la surveillance et l’action dans le cadre du RSI (2005). Au cours de l’année écoulée, les mesures prioritaires prises par l’OMS ont consisté à aider les États Membres à établir et à renforcer la surveillance fondée sur les événements sanitaires, la surveillance de la grippe, la formation à l’épidémiologie sur le terrain, un programme de sécurité biologique pour les laboratoires, la collaboration sur les zoonoses et la communication sur les risques. L’OMS a collaboré avec le Cambodge, la Mongolie, les Philippines et la République démocratique populaire lao pour renforcer la surveillance fondée sur les évènements sanitaires. Une consultation technique sur un programme modifié de formation à l’épidémiologie de terrain a été organisé en octobre 2008, pour passer en revue les besoins des pays en développement et pour discuter de la faisabilité, des objectifs stratégiques et des éléments essentiels d’un programme de formation à l’épidémiologie de terrain organisé en modules. Les pays manquant de ressources ont reçu une aide continuelle pour moderniser les structures de leurs laboratoires de diagnostic et pour renforcer la sécurité biologique. Des mécanismes de collaboration pour les zoonoses ont été mis en place entre les secteurs de la santé et de l’élevage aux Philippines et en République démocratique populaire lao. Des progrès sensibles ont été accomplis pour l’application du RSI (2005) dans la Région. Tous les États Membres ont terminé l’évaluation de leurs capacités nationales existantes. Les points focaux nationaux RSI ont joué un rôle croissant pour faciliter la communication sur les événements au titre du RSI (2005). Depuis juin 2007, plus de 50 évènements de santé publique ont été notifiés à l’OMS par les points focaux nationaux RSI. Fin 2008, un exercice régional de communication RSI a été organisé, avec la participation de 23 pays, pour tester l’accessibilité des points focaux nationaux RSI et valider le processus de vérification des événements. En octobre 2008, la deuxième réunion des points focaux nationaux RSI du Pacifique a examiné les progrès annuels de la mise en oeuvre du RSI (2005) et déterminé les mesures prioritaires à prendre dans le Pacifique. En juin 2009, la première réunion entre l’OMS et l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, sur les mesures de santé

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publiques aux points d’entrée internationaux, a permis aux pays d’échanger leurs expériences et leurs meilleures pratiques sur les plans d’interventions pour les urgences de santé publique et l’action dans les ports et les aéroports. 3. MESURES PROPOSÉES

Le Comité régional du Pacifique occidental est invité à prendre note des progrès accomplis dans la mise en oeuvre de la Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l'Asie et le Pacifique et du Règlement sanitaire international (2005).

MALADIES ÉVITABLES PAR LA VACCINATION : POLIOMYÉLITE, ROUGEOLE ET HÉPATITE B 1. SITUATION ET ENJEUX

Lors de sa cinquante-sixième session en septembre 2005, le Comité régional a fixé le double but d’éliminer la rougeole et de réduire la prévalence de l’hépatite B chronique à moins de 2 % chez les enfants de 5 ans d’ici 2012. Il a aussi demandé de soutenir les efforts pour que la Région demeure exempte de poliomyélite, compte tenu du risque persistant d’importation de poliovirus sauvages à partir de zones d’endémie ou de zones réinfectées, ainsi que de l’émergence de poliovirus circulants dérivés de la souche vaccinale dans les États Membres où l’immunité de la population n’est pas optimale. Pour atteindre ces trois buts, la stratégie prévoit une couverture élevée de la vaccination systématique, des activités de vaccination supplémentaires (AVS) régulières, lorsque la couverture de la vaccination systématique est insuffisante, et une surveillance de qualité des cas, avec confirmation en laboratoire. La Région demeure exempte de poliomyélite depuis sa certification en 2000. De nombreux États et Territoires ont interrompu la transmission endémique des virus rougeoleux en appliquant les stratégies susmentionnées. Le nombre des pays signalant une couverture d’au moins 90 % pour la première dose d’un vaccin à valence rougeole (MCV1) est passé de 15 à 21 et le nombre de ceux qui fournissent une seconde dose est passé de 27 à 31. Néanmoins, on a observé des lacunes dans la vaccination et la surveillance dans plusieurs États Membres, ce qui impose de redoubler d’efforts pour atteindre le but de 2012. On estime que 26 États et Territoires, représentant 87 % de la population de la Région, sont parvenus au but fixé pour la lutte contre l’hépatite B. Les États Membres ont amélioré sensiblement leurs capacités de générer et d’analyser des données et de prendre des décisions en toute

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connaissance de cause en vue d’introduire de nouveaux vaccins, susceptibles d’avoir un effet important pour la santé publique. Plusieurs États Membres, dont le Cambodge, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et la République démocratique populaire lao, se sont efforcés d’atteindre ou de maintenir une couverture de la vaccination systématique au niveau requis. Mais la faiblesse des systèmes de vaccination, s’accompagnant de financement nationaux limités, reste un problème pour l’introduction de nouveaux vaccins. Des AVS régulières seront requises dans ces pays pour administrer le vaccin antirougeoleux et le vaccin antipoliomyélitique buccal, même si l’aspect financier n’est pas résolu. Il faut continuer d’améliorer la surveillance des cas de rougeole et de la paralysie flasque aiguë, avec le soutien de ressources humaines et financières. La proportion élevée d’accouchements à domicile demeure, dans de nombreux États Membres, un obstacle pour augmenter la couverture de la vaccination contre l’hépatite B à la naissance, une condition pour parvenir au but.

2. MESURES PRISES

Avec l’achèvement de la phase 1 du confinement des poliovirus sauvages de type 1 en laboratoires, la Région a examiné tous les laboratoires biomédicaux concernés par la conservation de matériels infectieux ou potentiellement infectieux, afin de s’assurer que ceux-ci sont gardés dans de bonnes conditions de sécurité biologique. Le Plan stratégique régional (2008–2012) pour le maintien du statut « exempt de poliomyélite » a été publié pour orienter la mise en oeuvre des activités nécessaires par toutes les parties prenantes dans l’éradication de la poliomyélite, à des fins de plaidoyer et de mobilisation des fonds nécessaires. En collaboration avec les États Membres et ses partenaires, le Bureau régional a élaboré un plan stratégique d’élimination de la rougeole dans la Région du Pacifique occidental (2008–2012). Celui-ci prévoit un cadre de mobilisation des ressources nécessaires pour atteindre le but de 2012 et décrit les stratégies, les indicateurs, les activités proposées et les budgets pour les pays prioritaires de la Région. De plus, le Bureau régional du Pacifique occidental a fourni en 2008 une assistance technique et un financement coordonné pour les pays organisant des AVS et renforçant la surveillance des cas. En 2009, les partenaires de l’Initiative contre la rougeole ont donné environ US $2 millions pour l’élimination de cette maladie dans le Pacifique occidental. Il reste à couvrir un manque d’environ US $25 millions pour les pays prioritaires jusqu’en 2012.

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L’OMS a collaboré avec les pays sur des initiatives spéciales pour accroître la couverture de la première dose de vaccin contre l’hépatite B administrée à la naisssance. Une réunion d’experts internationaux de l’hépatite B a été organisée en novembre 2008 pour donner des conseils techniques et accélérer la réalisation du but pour 2012. Certains pays reçoivent une assistance pour organiser des enquêtes sérologiques afin d’évaluer leurs activités. Macao (Chine), la Malaisie et la République de Corée ont reçu la certification officielle qu’ils avaient atteint le but. Plusieurs États Membres ont reçu de l’aide pour établir des systèmes de surveillance et introduire de nouveaux vaccins. 3. MESURES PROPOSÉES

Le Comité régional est invité à examiner les mesures suivantes, proposées aux États Membres : 1) Renouveler les engagements pris à la cinquante-sixième session du Comité régional du

Pacifique occidental pour atteindre les buts de l’élimination de la rougeole et de la lutte contre l’hépatite B et pour que la Région demeure exempte de poliomyélite, en renforçant et en finançant les services de vaccination systématique et supplémentaire et en renforçant la surveillance des cas, avec confirmation des laboratoires. 2) Mobiliser au niveau interne et externe des ressources humaines et financières suffisantes pour

un fonctionnement optimal des services de vaccination systématique, l’extension de nouveaux vaccins sous-utilisés, le financement d’activités de vaccination supplémentaires essentielles et l’amélioration de la surveillance des cas de rougeole et de paralysie flasque aiguë, conformément aux indicateurs recommandés dans ce domaine. Le Comité régional est invité à prendre note du rapport.

VIH/SIDA ET INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES 1. SITUATION ET ENJEUX

Dans la plupart des pays de la Région du Pacifique occidental, les connaissances et la compréhension de l’épidémie du VIH ont beaucoup progressé, grâce au renforcement des systèmes de surveillance et de suivi. Il est clair que la transmission du VIH est principalement imputable à des comportements à haut risque, parmi lesquels les rapports non protégés avec des professionnels du sexe, les rapports non protégés entre hommes et l’utilisation de drogues par injection. Bien que

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l’épidémie de VIH se maintienne à un faible niveau dans de nombreux États et Territoires de la Région, on a observé une augmentation du nombre annuel des cas notifiés dans bien des pays. Cette hausse pourrait se poursuivre et remettre en question les acquis de la lutte, si l’on ne prend pas d’urgence des mesures pour combattre les facteurs soutenant et accélérant l’épidémie. Avec une prévalence du VIH estimée à 1,5 % dans la population adulte, la Papouasie-Nouvelle-Guinée est le seul pays de la Région ayant une épidémie généralisée. Le Cambodge, la Chine, la Malaisie et le Viet Nam ont des épidémies concentrées dans certaines populations et certaines régions. Les épidémies dans ces cinq pays rendent compte à elles seules de la très lourde charge du VIH dans la Région. Les interventions contre le VIH/sida et les infections sexuellement transmissibles ont progressé. L’engagement soutenu au niveau national et le développement de l’aide et des orientations techniques ont contribué à ces progrès dans toute la Région du Pacifique occidental. La couverture des interventions ciblant les populations les plus exposées a augmenté. Les structures de dépistage du VIH et les services de traitement antirétroviral se sont développés régulièrement. Dans leur majorité, les pays de la Région ont établi des systèmes de surveillance et de suivi et quatre pays se sont lancés dans la surveillance de la pharmacorésistance du VIH. Pourtant, même au rythme des progrès actuels, le Pacifique occidental doit encore relever des défis pour atteindre le but d’un accès universel à des programmes complets de prévention, de traitement, de soins et de soutien d’ici 2010. Les rapports sexuels entre hommes continuent d’être la principale cause des nouvelles infections à VIH dans la Région. Bien qu’on estime à 20 millions le nombre d’hommes concernés dans la Région, l’action de la santé publique est restée jusqu’à présent lente et fragmentaire. La prévention de la transmission mère-enfant, stratégie essentielle et très efficace, a une faible couverture en raison de la faiblesse des liens entre, d’une part, les programmes s’occupant du VIH et des infections sexuellement transmissibles et, d’autre part, les programmes de santé génésique ou de santé de l’adolescent, de la mère, du nouveau-né et de l’enfant. On estime que moins de 10 % des personnes vivant avec le VIH ont connaissance de leur état. Environ 25 % de ceux qui ont besoin de aux traitements antirétroviraux y ont accès. Par ailleurs, l’émergence des formes multirésistantes et ultrarésistantes de la tuberculose est venue compliquer les interventions contre la co-infection tuberculose-VIH.

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2. MESURES PRISES

L’OMS continue de relever les défis et d’apporter une assistance technique aux États Membres dans les domaines suivants : 1) 2) extension des services de conseil et de dépistage du VIH ; extension d’interventions efficaces et complètes à l’intention des professionnels du sexe et des

consommateurs de drogues par injection ; 3) plaidoyer pour des actions adaptées aux hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres

hommes (HSH), avec en particulier une consultation régionale du secteur de la santé sur le VIH/sida chez les HSH, organisée à Hong Kong (Chine) en février 2009 ; 4) renforcement de la capacité des pays à contrôler les interventions dans le secteur de la santé,

établir des estimations précises, suivre l’évolution de leurs épidémies de VIH et améliorer leur surveillance du virus ; 5) élaboration d’un Cadre opérationnel d’amélioration des liens entre les services sur le VIH et les

IST et les services de santé génésique et de santé de l’adolescent, de la mère, du nouveau-né et de l’enfant en Asie-Pacifique, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la population, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance et le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida, ainsi que le soutien à plusieurs pays pour rendre ce cadre opérationnel ; 6) organisation d’une réunion des administrateurs de programmes de lutte contre le VIH/sida de

13 pays, ainsi que d’une réunion pour les États et Territoires insulaires océaniens avec des partenaires essentiels, afin de communiquer et d’étudier un certain nombre d’informations techniques et d’expériences des pays, portant sur la prévention, le traitement, les soins du VIH/sida et le soutien dans ce domaine ; 7) création d’un Réseau technique sur le VIH et la santé avec cinq centres collaborateurs de

l’OMS et d’autres partenaires techniques, afin d’établir des structures formelles pour apporter une assistance technique aux États Membres ; 8) aide à l’élaboration de propositions pour la série n°9 du Fond mondial de lutte contre le sida, la

tuberculose et le paludisme.

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3. MESURES PROPOSÉES

Le Comité régional est invité à examiner les mesures suivantes, proposées aux États Membres : 1) Continuer à assurer un appui politique par une participation active de hauts responsables

gouvernementaux dans les comités nationaux de lutte contre le VIH ; investir dans les actions du secteur de la santé ; accélérer les interventions ciblant les populations les plus exposées ; étendre les services de conseil et dépistage du VIH et les traitements antirétroviraux ; veiller à faire participer les communautés et la société civile à la politique et aux programmes de lutte contre le VIH ; renforcer l’information stratégique. 2) Élargir l’accès à des interventions complètes de prévention du VIH, renforcer la surveillance et

le suivi et mettre en place des politiques et législations créant un environnement propice à une prestation efficace des services de santé dans les populations les plus exposées, en particulier les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, les consommateurs de drogue par injection, les professionnels du sexe et leurs clients. 3) Intégrer le conseil, le dépistage du VIH, le traitement, les soins et le soutien dans les systèmes

de santé. Développer, le cas échéant, le conseil et le dépistage à l’initiative du soignant. 4) Soutenir la mise en oeuvre du Cadre opérationnel Asie-Pacifique visant à associer les services

VIH/IST aux services de santé génésique et aux services de santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, afin de développer la couverture des services de conseil et de dépistage du VIH, ainsi que la prévention de la transmission mère-enfant. 5) Accroître la collaboration avec les programmes de lutte antituberculeuse par la mise en oeuvre

du Cadre de lutte contre la co-infection tuberculose-VIH dans la Région du Pacifique occidental. 6) Développer les informations stratégiques pour contrôler les progrès en vue de l’accès universel,

à l’aide du cadre OMS de suivi de l’accès universel et instituer des systèmes de surveillance de seconde génération.

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TUBERCULOSE : PRÉVENTION ET LUTTE 1. SITUATION ET ENJEUX

Le Comité Régional OMS du Pacifique occidental a déclaré en 1999 que la situation de la tuberculose était critique. À cette époque, on estimait le taux de prévalence à 260 pour 100 000 habitants et le taux de mortalité à 20 pour 100 000. Toujours selon les estimations, seulement 40 % des cas de tuberculose étaient détectés dans la Région. Après la création en 2000 du Projet spécial « Halte à la tuberculose », la Région a accompli des progrès sensibles. Les pays à charge élevée ou intermédiaire ont mis en place des plans nationaux complets et budgétisés de lutte antituberculeuse et, en 2005, la Région du Pacifique occidental a été la première à atteindre et à maintenir les cibles intermédiaires du programme mondial « Halte à la tuberculose ». Le rapport 2009 de la lutte antituberculeuse, qui fournit des données pour l’année 2007, montre que la prévalence a été ramenée à 197 pour 100 000 et la mortalité à 16 pour 100 000, tandis qu’on estime que les programmes DOTS détectaient 77 % des cas. Malgré ces progrès, il est clair que la baisse de la prévalence et de la mortalité imputables à la tuberculose sera insuffisante dans la Région pour atteindre le but fixé pour 2010. Avec l’apparition des tuberculoses multirésistantes (tuberculose-MR), cette maladie demeure un problème majeur de santé publique dans toute la Région. Le rapport de l’année dernière avait attiré l’attention du Comité régional sur une certain nombre de questions et de difficultés empêchant une baisse plus rapide de la prévalence et de la mortalité dues à la tuberculose dans la Région, à savoir : 1) les progrès insuffisants pour intensifier la prise en charge des cas de tuberculose-MR dans le cadre de programmes et d’activités concertées pour la co-infection tuberculose-VIH ; 2) les progrès limités dans l’élargissement de l’accès à de nouveaux tests plus sensibles ; 3) l’insuffisance de la lutte contre les infections dans les établissements de santé ; 4) la baisse du financement de l’assistance technique.

2. MESURES PRISES

Suivant les recommandations du Comité régional, plusieurs mesures ont été prises. 1) Intensification de la prise en charge des cas de tuberculose-MR dans le cadre de programmes et

d’activités concertées pour la co-infection tuberculose-VIH.

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En 2009, l’OMS a aidé la Chine, la Mongolie, les Philippines et le Viet Nam à mettre en place et à appliquer la prise en charge des cas de tuberculose-MR dans le cadre des programmes. L’OMS a fourni une aide à plusieurs autres pays pour l’exécution de petits projets pilotes sur la tuberculoseMR. Elle a aussi soutenu les pays insulaires du Pacifique pour le renforcement de la prise en charge par les programmes. Par ailleurs, la Région du Pacifique occidental a organisé en avril 2009 un évènement mondial, au cours duquel les ministres de la santé et les hauts responsables politiques de 27 pays ayant une forte charge de la tuberculose-MR se sont entendus pour lancer l’Appel de Beijing à lutter contre la tuberculose et à soigner les patients, afin d’accélérer d’urgence les efforts pour parvenir à l’accès universel aux services de prévention, au diagnostic et au traitement des tuberculoses MR et ultrarésistantes (UR) d’ici 2015. En consultation avec les États Membres, l’OMS a élaboré le Cadre révisé de lutte contre la coinfection tuberculose-VIH dans la Région du Pacifique occidental et a aidé les pays à le mettre en oeuvre. Une réunion conjointe des administrateurs des programmes de lutte contre la tuberculose et contre le VIH a été organisée en mai 2009 à l’intention des États et Territoires insulaires océaniens, pour mettre au point des plans d’action commun et aider à accélérer les activités concertées. 2) Élargissement de l’accès à de nouveaux tests plus sensibles. Malgré l’apparition de nouveaux outils de diagnostic, les transferts de technologie ont été lents et de nombreux laboratoires manquent de matériel et de personnel pour absorber les progrès techniques. En octobre 2008, l’OMS a organisé un atelier à Hong Kong (Chine), à l’intention des directeurs de laboratoires, pour jeter les bases d’un renforcement des capacités des réseaux nationaux de laboratoires, afin d’étendre l’utilisation des nouveaux outils de diagnostic. L’OMS fournit une assistance technique pour l’exécution des plans de travail des réseaux nationaux de laboratoires travaillant sur la tuberculose, dont une formation aux nouveaux moyens de diagnostic à l’intention des personnels de laboratoire, et pour soutenir l’extension et l’assurance de la qualité pour la mise en culture et les tests de sensibilité aux médicaments. 3) Lutte contre les infections dans les établissements de santé. La lutte contre les infections est essentielle pour protéger les personnels soignants et l’ensemble de la population en évitant la transmission de la tuberculose. L’aide de l’OMS dans ce domaine porte sur la limitation des moyens techniques au niveau des pays. Afin d’établir une expertise régionale et nationale pour la lutte anti-infectieuse, l’OMS a entrepris un programme de formation des formateurs. Elle organise aussi, au niveau des pays, des cours pour développer les moyens locaux et,

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parallèlement, plaider pour que l’on accorde une attention accrue à la lutte anti-infectieuse. Sur le plan technique, l’OMS aide aussi les pays à adapter les lignes directrices mondiales en matière de lutte contre les infections et à élaborer des outils de mise en oeuvre. 4) Mobilisation des ressources pour l’assistance technique Malgré des efforts accrus, la mobilisation de financements plus prévisibles et plus durables pour l’assistance technique a été et continue d’être très difficile. La croissance sensible, dans les pays, des financements provenant du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a entraîné une demande accrue d’assistance technique auprès de l’OMS et de ses partenaires techniques alors que, parallèlement, les fonds pour cette aide ont baissé au cours des dernières années. Il est probable que ces tendances feront peser des incertitudes sur l’assistance technique dans les pays, à la fois sur le court terme, en 2010, et au-delà et qu’elle affectera les initiatives de coordination régionale. La baisse actuelle de 24 % de la prévalence de la tuberculose et de 19 % de la mortalité est insuffisante pour atteindre le but régional, à savoir une diminution de moitié de la prévalence et de la mortalité imputables à la tuberculose d’ici 2010. Néanmoins, les progrès de la lutte antituberculeuse dans la Région au cours de la décennie écoulée semblent indiquer qu’en accélérant les efforts pour lever les obstacles susmentionnés, la Région pourra atteindre ce but avant la cible de 2015, fixée dans les objectifs du Millénaire pour le développement. L’OMS a lancé un processus de consultations avec les pays pour établir les orientations stratégiques de la lutte antituberculeuse au cours des cinq prochaines années.

3. MESURES PROPOSÉES

Le Comité régional est invité à examiner les mesures suivantes, proposées aux États Membres : 1) Faire une évaluation de l’exécution des plans nationaux de lutte antituberculeuse et, sur la base

de celle-ci, définir des orientations stratégiques pour lever les principaux obstacles gênant la réalisation du but régional de la lutte antituberculeuse. 2) Instaurer une collaboration efficace avec d’autres secteurs, ainsi qu’une coordination dans le

secteur de la santé, pour renforcer certains éléments des systèmes de santé, comme le financement, les ressources humaines, les moyens des laboratoires, la réglementation des médicaments antituberculeux et la gestion avisée des autorités en relation avec le secteur privé, ainsi que l’engagement des hôpitaux dans la lutte antituberculeuse.

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3)

Mettre en oeuvre l’Appel de Beijing à lutter contre la tuberculose et à soigner les patients : a) sensibiliser au problème des tuberculoses MR et UR, le reconnaître et s’engager à les prévenir et à les traiter ; b) finaliser d’urgence des plans de lutte contre la tuberculose MR, dans le cadre des plans nationaux de lutte antituberculeuse et du secteur de la santé ; c) prendre les décisions politiques nécessaires pour enrayer la progression des tuberculoses MR et UR ; d) mettre sur pied des stratégies de mobilisation des ressources internes et externes.

4)

Contribuer à la garantie d’un soutien financier suffisant pour l’assistance technique, un élément

crucial pour le renforcement ultérieur des programmes de lutte antituberculeuse.

MALADIES NON TRANSMISSIBLES : PRÉVENTION ET LUTTE 1. SITUATION ET ENJEUX

Le Plan d’action régional du Pacifique occidental contre les maladies non transmissibles, approuvé par le Comité régional en septembre 2008, oriente l’extension des plans nationaux, l’élaboration des politiques et les actions pour soutenir les efforts mondiaux visant à lutter contre le fardeau des maladies non transmissibles, notamment les maladies cardiovasculaires, les cancers, les pneumopathies chroniques et le diabète. Il insiste sur des mesures visant à modifier quatre facteurs de risque courants : le tabagisme, la mauvaise alimentation, la sédentarité et l’usage nocif de l’alcool. Il faudra des stratégies spécifiques pour mobiliser l’appui au-delà du secteur et des ministères de la santé, afin de lutter contre la promotion des denrées alimentaires auprès des enfants, de limiter les teneurs en sel, sucre et lipides dans les aliments industriels, de restreindre la disponibilité et la promotion du tabac et de l’alcool et de concevoir un urbanisme propice à l’activité physique. Des enquêtes sur les facteurs de risque des maladies non transmissibles ont été mises en oeuvre dans toute la Région en faisant appel à l’approche graduelle de l’OMS (STEPwise), mais il faut aussi prendre des mesures pour établir des systèmes et des moyens solides de surveillance. Des registres du cancer et des accidents cérébrovasculaires sont nécessaires dans les États et Territoires insulaires océaniens. Un aspect essentiel est de satisfaire les besoins au niveau des ressources humaines et de la

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formation sur les maladies non transmissibles (MNT). Il faut s’efforcer de créer davantage de centres de formation et d’utiliser efficacement les programmes de bourses de l’OMS.

2. MESURES PRISES

Le Plan d’action régional du Pacifique occidental contre les maladies non transmissibles a été largement diffusé. Il souligne la nécessité de donner davantage la priorité aux MNT dans le cadre des efforts de développement, de renforcer les politiques et les plans, de promouvoir les interventions sur les facteurs de risques, de faire des recherches et de former des partenariats. Avec l’appui du gouvernement japonais, le cinquième Programme de visiteurs pour la prévention des MNT et la lutte a été organisé à l’Institut national de la Santé publique à Saitama (Japon), en août 2009. Cette action a facilité le dialogue entre les administrateurs de programme et les responsables politiques de plusieurs pays, en vue d’établir à haut niveau un calendrier de mise en oeuvre du Plan d’action régional. En préparation du Sommet océanien de l’alimentation en 2010 et pour faciliter l’élaboration d’une Déclaration du Pacifique sur la sécurité alimentaire et d’un cadre d’action qui portera sur le commerce, la promotion, l’agriculture, la taxation et d’autres déterminants en amont d’une alimentation saine, plusieurs pays, dont Fidji, les Îles Cook et le Vanuatu, organiseront des sommets nationaux en 2009. Lors de la huitième réunion des ministres de la santé des pays insulaires du Pacifique, qui s’est tenue à Madang (Papouasie-Nouvelle-Guinée) en juillet 2009, les ministres ont approuvé l’idée du Sommet océanien de l’alimentation et des activités qui s’y associent. Un atelier international, « Développement de l’activité physique : des données à la mise en oeuvre des programmes », a été organisé au Bureau régional en décembre 2008, avec la participation de huit États Membres. Des principes directeurs sur l’activité physique, destinés aux États et Territoires insulaires océaniens, ont également été diffusées. Les interventions visant à modifier les facteurs de risque au moyen d’approches adaptées à la situation dans les écoles, les églises et dans le milieu du travail, ont été renforcées dans les pays insulaires du Pacifique. Une aide a été fournie à des projets de démonstration pour la prévention des MNT en Chine et au Viet Nam. Kiribati et Tonga ont bénéficié d’une aide technique sur le soulagement des douleurs cancéreuses et les soins palliatifs.

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De nombreux pays ont reçu une aide pour exécuter des enquêtes par approche graduelle sur les facteurs de risque des MNT. L’OMS a aussi accordé une aide aux Îles Salomon pour mettre sur pied un registre et un programme de lutte contre le cancer.

3. MESURES PROPOSÉES

Le Comité régional du Pacifique occidental est invité à prendre note de ces informations et à examiner les mesures suivantes, proposées aux pays : 1) Soutenir les politiques et les mesures visant à développer les programmes de lutte contre les

MNT, conformes au Plan d’action régional du Pacifique occidental contre les maladies non transmissibles, en insistant sur le renforcement des systèmes de santé par l’introduction des interventions contre les MNT en tant qu’élément des soins de santé primaires, le développement des programmes de formation et l’amélioration du soulagement de la douleur et des soins palliatifs, ainsi que des approches à base communautaire pour les soins de longue durée à donner aux personnes souffrant de maladies chroniques ; et 2) Pour les États et Territoires insulaires océaniens, soutenir les activités de préparation au

Sommet océanien de l’alimentation en 2010 et y participer.

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé