t i )r tB" fÊ l. * t .!: î;* r'' j ü "rt "1 ', \ê - :: : 4 ' 4,.{lry çl TAF17.7 1 PROGRAMME AFRICAIN DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE [E FUTUR DE TAPOC Recommandation soumise par le Comité des Agences Parrainantes à la lF Session du Forum d'Action Commune Décembre 2011 www.who.int/apoc l1A\,, Oroanisation\tts/ mo'ndiale de Ia Santé -æ- ""*# I I t ,) I Ç iI I O Copyright Progmmme affcain de tutte contre l'Onchocercose (OMS/APOC), 201I. Tous droits réservÉs. Les publications de I'OMSIAPOC bénéf,cient de protection, conformément à la Convention Universelle du droit d'auteur. Toute utilisation des informations contenues dans le Rapport d'activité de I'OMS/APOC doit être accompagnée d'une mention de reconnaissance de 1'OMS/APOC comme source, Le droit de reproduction ou de traduction partielle ou entière de ia presente pubhcation sera obtenu sous réserve d'une dernande adressée au: Bureau du Directeur dAPOC, OMS/APOC, BP 549, Ouagadougou, Burkina Faso, d ira poc@on cho.a f ro.who.int. Une te1le demande est la bienvenue à I'ONIS/APOC. I ..rq JAF77.7 fi Recommandation soumise par le Comité des Agences Parrainantes à la lF Session du Forum d'Action Commune DÉCEMBRE 2o1I PROGRAMME AFRICAIN DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE Remerciements Le présent rapport a été redige par le Comité des Agences Parrainantes avec l'appui et la contribution du D'Sam Adjei, du D'Tshinko B. Ilunga et du D'AIi Nlzige. Le D'Anthony Seddoh est intervenu en qualité de personne ressource sur l'analyse décislonnelle, le développement des systèmes de santé, I'évaluation des coûts et 1a rédaction du rapport. Abréviations APOC Programme Africain de lutte contre l'Onchocercose ocP Programme de lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'OuestCAP Comité des Agences Parrainantes oMs Organisation mondiale de la SantéCTP Chimiothérapie Préventive DC Distributeurs/distributrices Communautaires ONGD Organisation Non- Gouvernementale de Développement ESPM Education pour la santé, Sensibilisation, Plaidoyer, Mobilisation RAPLOA Procédé dévaluation rapide de la loase FAC Forum d'Action Commune REA Evaluation épidémiologique rapideGAVI Global Alliance for Vaccine and lmmunization REMO Cartographie épidémiologiq ue rapide de l'OnchocercoseGTNO Groupe de Travail National delutte contre l'Onchocercose rDc lnterventions sous Directives Communautaires ssP Soins de Santé Primaires T!DC Traitement à l'lvermectine sous Directives CommunautairesMDA Administration de Masse duMédicament Maladies Tropicales Né9ligées MTN ,l I I a:.: .:.r :....: t...: i..: :::] aaa ii'' 't; l:l .i.i ,:.: ..: .'.. :l:.i rlii ,,.1:. iit.: U oÀ È rq o È Ii rr rqÈ , 4 Table des matières Remerci.ements Abréviations I Introduction 2 Résumé des scénarios tel que proposé par le Groupe consultatif sur le futur de I'APOC Scénario I: Continuation d'un programme APOC dynamique jusqu'en2025 en vue d'atteindre I'éllmination de I'Onchocercose .. Scénario II: APOC en tant qu'agence technique Scénario III Niaintien d'un programme APOC dynamique jusqu'en 2025 en vue d'éliminer 1'Onchocercose avec un soutien au renforcement des systèmes de santé et à la mise en ceuvre conjolnte de la lutte contre les MTN basée sur la CTPs Scénario IV: Fermeture de I'APOC en 2016 3 Synthèse et recommandations Annexe I. Rapport du Groupe consultatif du CAP sur l'elimination de l'Onchocercose Sommaire Rapport Progrès et étapes vers l'élimination Défis Stratégies alternatives Directives et critères pour l'élimination Etapes vers 1a certification et le maintlen du statut d'élimination Zones de co-endémicite de l'Onchocercose et de la Filariose Iymphatique 4 4 8 10 11 10 10 12 72 15 76 t7 18 20 2t )) ')') t7 :.tt '1...:l I :,,i i:ll ':-: .:1..: :: :-. :,,::: :..:: :_' :. -: :-.. :la i.: ,,:l.i ...': ,J '::::: .:i: ::t: i:,,: ilr; U oÈ È EI o É E1 rr EIÈ 40 Annexe II. Rapport de synthèse du Groupe consultatif du CAP sur I'IDC et la mise en æuvre conjointe Evaluation de la stratégie de I'lDC Le Projet de curriculum d'enseignement de l'lDC Contribution de 1'IDC et de Ia mise en ceuvre conjointe au renforcement des systèmes de santé - cadre proposé Stratégie de communication Plan de travail proposé à I'APOC Annexe III. Une proposition de quatre scénarios avec estimation des coûts Contexte Que disent les parties prenantes? Les scénarios proposés au choix Scénario I: LAPOC continue sous sa forme actuelle Scénario Il: LAPOC devient une Agence technique Scénario III: LAPOC comme plate-forme de lutte contre les MTN Scénario IV: ilAPOC ferme ses portes en 2016 Estimations des coûts Falts marquants de 1'APOC 1'7 29 29 30 31 33 34 35 36 37 41 44 45 46 :: :. ,: l.:.' :ll tl ia::i. t: .i.r .::i a.:: .-. :1.. l :,,...: :r: i..::: ,.,., :: ii:: ..i U oÀ É EIÊÿ H Ir FlÈ 6 Recommandation soumise par le Comité des Agences Parrainantes à la 7,Ile session du Forum d, on Commune nÉcunnrnr aolt f j ,i 7 l lntroduction Il est reconnu au niveau international que Ia campagne mondlale de lutte contre i'Onchocercose est I'une des lnterventions de santé publique les plus réussies, bâtie sur un partenariat unique en vue d'atteindre ses ob;ectlfs. Grâce à ses mécanismes de gouvernance, à ses politiques et orlentations, au partenariat de I'APOC et à son secrétariat technlque en collaboration avec les pays partenaires, 1e Programme APOC a réussi, à: I. Administrer un médicament très efficace et polyvalent, à savoir l'ivermectine, fourni par Merck (un programme de donation de médicaments sans égal) pendant près de 30 années, sans problèmes techniques majeurs pour I'homme; II. Ivlobiliser et entretenir i'intérêt de Ia communauté internationaie en vue d'établir un partenariat avec les leaders et bénévoles des communautés au niveau national qui a abouti à un partenariat unique; III. Etablir une coalition entre les organisations non gouvernementales de développement, Ies partenaires au développement, Ies institutions de recherche, Ies experts issus des universités et les ministères de Ia santé en vue de fournir un appui f,nancier et technique aux pays afin de réduire 1a prévalence de la maladie. La preuve que 1'Onchocercose est en passe d'être éliminée en Afrique, après tant d'années d'efforts et d'engagement continus, est un bon signe. Cela est clairement apparu dans le rapport de l'Evaluation à mi-parcours de 2010, présenté au FAC 16. Le rapport a indiqué qu'i1est peut être prématuré de fermer APOC en 2015, compte tenu de cette preuve. Le FAC 16, après une réflexion attentive, en a adopté les recommandations et a demandé au Comité des Agences Parrainantes (CAP) de soumettre des propositions sur Ie futur de I'APOC pour examen par Ie FAC 17. Les principes directeurs comprennent I'importance du maintien de l'accent sur l'élimination de l'Onchocercose et sur l'appropriation natlonale et de 1'engagement f,nancier accrus des pays. Par Ia suite,le CAP a constltué trois Groupes Consuitatifs pour réunir les données et fournir des orientations sur 1a manière dont les recommandations peuvent être mises en ceuvre. Un groupe a entrepris l'analyse détaillée de Ia mise en oeuvre du traltement à l'ivermectine et du progrès vers I'élimination dans les projets de I'APOC. Les résultats ont éte lntégrés dans un modèle permettant de prédire, pour chaque projet, quand 1e traitement à I'ivermectlne peut être arrêté sans rlsque. Le deuxième groupe a examiné le cadre de Ia mise en ceuvre conjointe et le troisième devait proposer des scénarios accompagnés d'estimations budgétalres sur Ie futur de I'APOC. Ces scénarios sont: APOC (i) continue avec dynamisme; (ii) se résume à fournir de I'assistance technique; (iii) devient un centre pour Ies NITN; et (iv) prend f,n en 2016. Les prévisions fournies par Ie Groupe consultatif du CAP sur l'élimination indiquent Ies échéanciers pour atteindre :.-.: ::.: :,: a, .l '.': :... t: ..l ..,:. r::r: .a '.'l:' al: l. t::- U oA È 1IlÊ É H Ir FIÈ 8 l'élimlnation dans les différents pays. Les cartes fournies suggèrent qu'aucun pays ne parviendra à I'elimination dans Ies zones de transmission avant la fi.n de 2015. Cependant, en 2020, douze (12) pays membres de I'APOC atteindront I'élimination. Le Groupe du CAP sur la mise en ceuvre conjointe a reconnu le succès de I'APOC en tant que pionnler du Traltement à I'lvermectine sous Directives Communautalres (TIDC) qui est devenu un modèle scientiflquement prouvé pour Ia chimiothérapie préventive à travers Ies Interventlons sous Directives Communautaires (lDC). Un message lmplicite mais important de l'expérience de I'IDC et de ia mlse en ceuvre conlointe ne porte pas seulement sur l'importance du coût-eff,cacité et de Ia durabilité. I1 concerne également I'importance des valeurs sociales véhiculées par 1'autonomisation des communautés, I'équlte et le renforcement des capacités. Toutes ces valeurs participent de 1a philosophie des Soins de Santé Primaires qui a été réaffi.rmée dans la Déclaratlon de Ouagadougou. Si, en effet,les composantes de Ia stratégie IDC sont toutes importantes, Ieur valeur doit donc être expllcite dans les résultats attendus, avec la reconnaissance qu'll peut y avoir des avantages comparatifs entre elles, mals qu'en dernière analyse elles concourent ensemble vers 1'objectif commun de la lutte contre la maladie. Le CAP rappelle qu'en 2006,1a Déclarati.on de Yaoundé des lüinistres afrlcains de Ia Santé à propos de Ia lutte contre l'Onchocercose a exprimé leur engagement à poursuivre I'élimination dans leur agenda. La résolution de la 57" session du Comité régional de 1'OMS pour lAfrlque et Ia décision des Nlinistres en 2007 ont proposé à APOC de passer de l'approche centrée sur une seule maladie à une approche pluripathologique, ce qui a éte adopté par Ies réunions subséquentes du Forum dAction Commune. Au cours de Ia même année,le FAC a accepté de prolonger 1a durée du Programme jusqu'en 2015. Le FAC a également reitéré son intention de poursulvre une approche pluripathologique et a demandé au partenariat de I'APOC de soutenir Ie financement conjoint des Nialadies Troplcales Negligees (NITN) et la réalisation de la recherche opérationnelle ayant pour visée d'améliorer les processus. Se basant sur différents rapports présentés, et disponibles séparément, Ie Groupe consultatif sur Ie futur de I'APOC a travaillé sur quatre scénarios en tenant compte de directives fournies par le CAP. Un résumé des scénarios proposés par le Groupe consultatif sur Ie futur de I'APOC est présenté ci-après. ,i.:..: i.:t: :l ;....: i.J i::: :-., l:::j i::' l:, a,::: .] i:1 :l:-:r (J oÈ È EIÊ É Ir Ir Fl rl 2 Résumé des scénarios tel que proposé par le Groupe consultatif sur le futur de I'APOC Scénario I: Continuation d'un prog ramme APOC dynamique jusqu'en 2025 en vue d'atteindre l'élimination de l'Onchocercose Laccent dans ce scénario est quAPOC poursuive I'agenda de l'élimination de I'Onchocercose à travers un processus dynamique de cartographie et de surveillance et une mise en ceuvre eff,cace du TIDC. Toutes Ies zones hypo- endémiques et Ies pays de l'ex-OCP devront être couverts af,n que la région entière soit débarrassée de la maladie. Là où les capacités sont insuffisantes, APOC apportera un appui technique et formera des entomologistes, des epidémiologistes et des experts des systèmes de santé en vue de renforcer Ies activités vers I'élimination. Dans cette perspective, APOC doit maintenir Ie cap jusqu'à ce que les pays atteignent I'élimination comme prévu par le Groupe consultatlf sur 1'élimination. Tous les partenaires au niveau national et international auront des rôles et responsabilités clairement déflnis autour des domaines fonctionnels. Le coùt de ce scénarlo est estimé à USS 115 958 300 pour une période dedix ans. Scénario II: APOC entant qu'agence technique Le contexte de ce scénario consiste à fournir un soutien ciblé et à valeur ajoutee dans la poursuite de l'élimination de l'Onchocercose en Afrique, dans les dé1ais prévus.ll s'agira notamment de développer les preuves et les technologies pour promouvoir un contrôle eff,cace et 1'éliminatlon de I'Onchocercose et Ie transfert de ces connaissances aux pays, d'appuyer les activités de surveillance, de recherche, du suivi-évaluatlon et de soutenir Ie plaidoyer et 1a mobilisation des ressources. APOC ne sera plus engagé dans la mise en ceuvre directe au niveau des pays. Ce scénario suppose que d'ici à 2015 tous les pays auront été soutenus pour élaborer des plans stratégiques nationaux de contrôle et d'élimination de I'Onchocercose avec des estimations de coùts. Différentes capacités et compétences pour Ia mise en ceuvre auront également été mises en place sulant Ies recommandatlons de 1a Phase II et de Ia Période de désengagement progressif : plan d'action et budget 2008-2015 du rapport tel qu'amendé dans 1e scénario IV présenté dans Ie présent document. Lorsque les capacités de gestion des opérations et de mise en æuvre ne sont pas dlsponibles, d'autres partenaires et ONGD fourniront Ie soutien continu nécessaire. Lestimation du coût pour ce scénario est de US$ 83 139 155 sur dix ans. a::: a: :-: : ..1 ':...: a .::r:. .:...:] a,lil :,, t,-.: :i:, :,:. :::..4 :il .:i.:: ::: U oÈ rl FIÊ É H fr{ FIÈ 10 Scénario III: Maintien d'un programme APOC dynamique jusqu'en 2O2i envùe d'élimine r I' Oncho c e rc o s e ave c un soutien au renforcement des systèmes de santé et à Ia mise en æuvre conjointe de lalutte contre Ies MTN basée sur la CTP La prémisse de ce scénario est que la multiplicité des agences chefs de file des NITN spécif,ques peut être source de confusion pour les pays qui veulent poursuivre 1'lntégration de Ia prestation des servlces des systèmes de santé, de 1a surveillance et de 1a cartographle. 11 existe des pays, particuiièrement en Afrique sub-saharienne, ou Ia multiplicité des acteurs est pesante et néfaste pour la prise de décisions importantes et sensibles sur les progrès et l'allocation durable des ressources pour Ies IvITN. La nécessité de promouvoir l'harmonisation et I'alignement demandera un certaln niveau d'intégration et de mise en ceuvre conjointe. EIIe fait appe1, dans ie domaine des MTN, à la mise en ceuvre de la Déclaration de Paris sur l'éfficacité de I'aide tel que souligné par lAgenda dAccra pour 1'action. Ce scénario propose une approche qui soutient, d'abord, quAPOC poursuive 1e Scénario I en ce qui concerne l'élimination de 1'Onchocercose avec des responsabilités additionneiles pour le renforcement des systèmes de santé et Ia mise en æuvre conjointe avec d'autres interventlons CTP en utilisant I'approche IDC. Ensuite, APOC devrait poursulvre une évaluation systématique et f intégration de I'IDC dans les systèmes de santé afln de renforcer les systèmes de santé communautaires et d'apporter également sa contribution à 1a prestation des servlces des Soins de Santé Primaires. Troisièmement, il reconnaît que pour que Ia ceuvre conjointe soit efficace, il sera nécessai.re d'avoir une coordlnation forte au niveau mondlal entre ies différents partenaires NITN.Il a été suggéré qu'une alliance d'institutions ayant comme centre d'intérêt les NITN, utilisant une plate- forme commune aura plus de poids pour atteindre des résultats. Ensemble, ces instltutions peuvent obtenir un soutien durable et l'engagement à la fois des donateurs et des pays bénéficiaires et entreprendre une mobilisation efficace des ressources. Cependant, il y a un manque de leadership dans 1a mani.ère dont les différentes institutions mondlales sont organisées. Cela représente à Ia fois une opportunité et une obligatlon pour chaque instltution intéressée par Ia lutte contre les MTN et I'élimination d'exploiter une plate- forme mondiale en particulier pour 1e soutien de la Région Afrique. APOC ne mettra directement en oeuvre aucune des autres interventions contre les NITN. 11 servira de centre de coordination pour Ies différents partenaires mondiaux de 1a lutte contre Ies IVITN travaillant en Afrique pour promouvoir l'harmonisation et I'alignement en vue de la mise en ceuvre conjointe. Lestimation du coùt pour ce scénario est de US$ 129 343 968 pour une période de dix ans. i::l 1:: :l-':i lt"' ':,1,1 :::.:i :: t:;:l :.:: :1..1: .:] ::.J '': ti:i .'..': ...i:': ::til ,:::i : U oÀ É IrIâ É H Ir F]É 11 Scenario IV: Fermeture de IAPOC en 2016 Ce scénario a été envisagé sur Ia base du document intitule "Phase II et Phase de Désengagement progressif 2008-2015" et ses six objectifs et vlngt-trois cibles. Il a éte noté que 1e document expose clairement ce qui doit être fait. À la f,n de 1'année 2010,les résultats existants et l'examen des réalisations anticlpées suggèrent quAPOC peut atteindre Ia plupart des objectifs en 2015 grâce à des ressources complémentalres et au renforcement des capacités. Une intensification des activités de haut niveau est cependant nécessaire pour rattraper le retard et permettre à APOC de liquider les activités en toute sécurité avec des interruptions et perturbations minimales des activités en cours dans Au cours des 35 dernières années, plus de 3 miliiards de dollars américains ont été investis pour lutter contre I'Onchocercose, particulièrement en Afrique ou99o/" de Ia charge de la maladie préva1ent. Les activités de I'APOC couvrent actuellement 19 pays. Dorénavant, 11 est important que tous les efforts soient deployés pour élimlner 1a maladie dans tous les pays africains où 1a maladie est endémique et où 1'élimination est faisable. APOC, par la stratégie du Traitement à I'lvermectine sous Directlves Communautaires (TIDC) les pays. Ce scénario met I'accent sur les bases factuelles pour Ia formulation de plans durables au niveau réglona1 et national;1e développement des technoiogies et outils techniques; f institutionnalisation des systèmes de formation avec une perspective de iongue durée,le développement de sites pilotes de démonstration dans Ies pays qui sont prêts à arrêter Ie traitement ou à adopter des innovations et des réformes permettant d'avoir un terrain de référence assuré, offrant des possibilités d'apprentissage à Iong terme à d'autres paÿs; et I'établissement des estimations des coùts pour soutenir la mobilisation des ressources en vue de terminer Ia tâche de I'élimination. Lestlmation du coût de Ia fermeture d'ici Ia f,n de I'année2016 est de us$ 80121484.. qui est devenu sa marque déposée, place 1es personnes au centre des Soins de Santé Primaires (SSP) en créant un mécani.sme global, intégré, souple et durabie de prestation de services de santé qui fonctionne bten dans les conditions environnementales et sociaies uniques pour 1'Afrique. Le document sur le futur de I'APOC fournit un bon aperçu des voies possibles que Ie partenariat de I'APOC peut emprunter pour Ie futur. Après un examen minutieux des options, le CAP recommande le Scénario III, 3 Synthèse et recommandations t '...,:,,:: i:i: i.:.,:l ,...i ,l i', .:-. tt' :. .:: ;....i ::t:l '...i ,ri ,.::j .::iil .'.:.. l,::i al' ri:., (J oA È EIÊ É t-r Ir FI Fl 12 u Continuation d'un programme APOC dynamique en wre de l'élimination de l'Onchocercose, avec appui au renforcement des systèmes de santé et à la mise en ceuvre conjointe de la lutte contre les NITN basée sur Ia CTP" au FAC 17 pour examen. Cela se traduit par les deux grandes fonctions suivantes permettant à APOC d'aller de 1'avant dans le futur. Continuation d'un programme APOC dynamique en vue de I'élimination de l'Onchocercose Cela impliquera (a) la poursuite du programme d'élimination de I'Onchocercose grâce à Ia mlse en ceuvre effi.cace du TIDC, Ia surveillance, la cartographie,le suivi et I'évaluation et (b) en fournissant une plate-forme IDC qui est essenti.elle pour 1a mise en ceuvre conjointe de la Iutte contre les NITN basée sur la CTP et qui sert aussi de soutien au renforcement du système de santé communautaire dans Ie contexte de I'appel de I'ONIS en faveur des Soins de Santé Primaires conformément à la Déclaration de Ouagadougou. APOC en tant que centre de coordination des partenaires dans la lutte contre les MTN en vue d'apporter un appui au renforcement des systèmes de santé et à la mise en æuvre conjointe des MTN basée sur Ia CTP Tout en poursuivant 1'agenda de l'élimination, APOC servira de point central de coordination sans reprendre les travaux des différentes IVITN ou être impliqué directement dans Ieur prestation de services. Cette fonction servira à Ia planification coordonnée au niveau régional, à la coordination de l'appui aux pays, à la mobilisation des ressources, à 1'approvisionnement et à la distribution des médicaments 1à où i1s seront sollicités, au suivi, à l'évaluation et a la recherche, et aux progrès vers l'éliminatlon des NITN. Un accord de gestion commune pour mieux déflnir ce rôle sera proposé. Lestimation des coûts permet de comprendre quel montant additionnel serait nécessaire pour protéger les 3 milliards de dollars amérlcains investis dans le programme de lutte contre l'Onchocercose au fil des ans. Cela ne représente qu'une petite fractlon pour les dix prochaines années bien que cela soit seulement une estimation pour Ie futur. Le premier scénario a été estimé à US$ 115 958 300. Le coùt du troisième scénario est de US$ 13 385 668 supérieur à celui du premier. Le scénario préfere protégera les 120 millions de personnes estimés qui seront déf,nitivement débarrassées de la maladie et protégera les années d'investissement. Il appuiera également Ie renforcement des systèmes de santé et permettra d'arriver à une synergie d'efforts des intervenants dans le domaine des IviTN. Compte tenu de la formidabie opportunité qui se présente au partenariat de 1'APOC pour I'élimination de l'Onchocercose, Ia mise en ceuvre conjointe de la CTP pour les autres N\TN grâce à 1'lDC, et Ie soutien au renforcement des systèmes de santé, le CAP soumet à I'examen du FAC1T la recommandation pour i'approbation du troisième scénario en vue de 1a continuation de I'APOC jusqu'en 2025. Lanalyse détaillee et les implications seraient examinées par le CAP et soumises à des sessions ultérieures du FAC pour approbation. :t.: ..:..: ::.i:: i,,i :...: l:, i::l .-.: :. i,: ,,, : ,.:1, j: :,,i: n i:: U oÀ Fl EI oÿ Ii Ir FlÈ t- :' 13 E-.i t '." I {. *fdl ,;r I ,.b §ltq?- Jl.t H X ,rt 2 A{ U oft r{ IrIÊ É DI{ DIr EI r{ ,{r. I!t I . l'1 I !t 'i$d "f., , ;l I aI f , It f' E { Ë. ) '#r, ,üt\ , if ''t: ^d '4 d*jI !tu :-'G' I o Rapport du consultatif du CAP sur l'élimination de l'Onchocercose 14 ütrotsR§ 2011 I5 Sommaire Le Groupe consultatif sur 1'élimination a entrepris une analyse détaillée de 1'historique du traitement à I'ivermectj.ne et des progrès réalisés vers I'élimination par les projets APOC. Les résultats ont été utilisés pour la construction d'un modèle de simulation permettant de prédire pour chaque projet Ie moment où le traitement à f ivermectine peut être arrêté sans danger. Sur la base de cette analyse, le Groupe est arrivé aux conclusions et recommandations suivantes. De nombreuses données d'évaluation épidemiologique montrent de bons progrès vers l'élimination par les projets avancés de IAPOC. Dans 60% de ces projets Ia prévalence de l'infection est déjà proche de zéro. Certains projets dans certains pays seront en mesure d'arrêter Ie traitement en 2015, mais aucun pays APOC ne poura parvenir à l'élimination sur tout le territoire national d'ici 2015. Si IAPOC est prorogé jusqu'en 2020,12 pays APOC pourront parvenir à I'eliminatlon sur tout Ie territoire nationaL, protégeant ainsi plus de 60 milllons de personnes. Par conséquent, Ie Comité recommande l'extension de IAPOC de 2015 à2020. Cinq pays APOC ne pourront pas parvenir à l'élimination d'ici 2020 en raison de la ]oase, ou en raison de problèmes avec 1a couverture du traitement dans Ies zones post-conflit ayant des niveaux élevés d'endémicité de l'Onchocercose et en raison de I'insuff,sance des capacités en matière de gestion. Ces pays doivent être soutenus par Ie renforcement du TIDC,la prévention de la transmission transfrontalière, et I'évaluatlon de I'impact a long terme du traitement. Si I'on prend également en compte Ies pays de l'ex-OCP,les estimations préliminaires indlquent que 11 autres pays pourront parvenir à l'élimination sur tout le territoire national d'ici 2020. La plupart des pays de l'ex-OCP sont proches de l'éllmination et Ie principal soutien dont ils ont besoin est celui relatif aux évaluations et à Ia prise de décision sur quand et où arrêter le traitement. Par conséquent, avec un soutien adéquat, un total de 23 pays africains pourront atteindre I'élimination de l'Onchocercose sur tout Ie territoire national d'ici 2020. Au nombre des principales difficultés rencontrées il y a les problèmes liés à la couverture du traitement dans certains projets ou la couverture a été inférieure à ce qui a été rapporté. Le suivi indépendant devrait être instauré dans ces projets en vue de conf,rmer Ia couverture sur une base régulière pour des projections plus précises. Af,n de couvrir toutes les zones ou i1 y a une transmission locale, Ia population cible totale pour ie traitement pourrait être élargie de5-20%.Dans ces zones d'extension, les niveaux d'endémicité sont faibles et f interruption de Ia transmission sera relativement facile à réallser. D'autres enquêtes sont nécessaires d'urgence af,n d'établir Ies llmites exactes du traitement. Un traitement semestriel et des efforts plus intensifs pour améliorer I'assiduité au traitement pourralent être indiqués dans les zones à très haut niveau d'endémicité avant-intervention, ou dans les projets qui ont commencé le traitement en retard ou qui avaient une faible couverture de traitement. Les foyers transfrontaiiers et la migration du vecteur sur de longues distances requièrent une coordination étroite des activités de traltement et d'évaluation entre Ies pays concernés. 'itt .:.:: :a: a (J oÀ È tltÊ É D H DIr FIÉ r,] ..",.i !"" ,",;!x *iÏ' !".." 16 'iti Les priorités en matière de recherche comprennent I'exploration d'interventions alternatives pour les zones à faible endémicité d'Onchocercose qui sont co-endémiques de Ia loase, et I'évaluation de l'utllisatlon des nouveaux outils diagnostiques. Les étapes nécessaires vers 1'obtention de 1a certif,cation et du maintien du statut d'élimination ont été définles par le Comité. Les directrves de 1'ONiS pour 1a certification de I'élimination de l'Onchocercose à I'échelle nationale ont besoin d'être actualisées. Dans 1es zones ou l'Onchocercose et la Filariose lymphatique sont co-endémiques, une collaboration étroite est nécessaire entre les deux programmes d'élimination parce que Ies deux programmes nécessitent une surveillance post-traitement, et qu'aucun des deux programmes ne peut se terminer si I'autre poursuit Ie traitement à I'lvermectine dans la même zone. Dans Ia plupart des pays APOC, ia couverture du traitement de Ia FL est faible, mals si Ie programme FL devait s'intensifler, ia plupart des zones d'Onchocercose non traitées seraient couvertes par le programme FL. Rapport Le Groupe consultatif sur l'élimination a entrepris un examen détalllé des informations disponibles sur le traitement à f ivermectine et Ies progrès réalisés vers I'élimination par les projets APOC, et a utilisé cette information pour une analyse basée sur un modèle de simulation visant à prédire quand Ie traitement à I'ivermectine peut être Figure 1: Année prévue de fin du traitement pour les projets APOC L'onnée de frn du troitement o été prévue pour chaque projet ou moyen du modèle de simulation ONCHO- SIM de I'APOC, en tenont compte du niveou d'endémicité ovont-intervention dons lo zone du projet oinsi que de la couverture et de la durée ropportées du traitement à l'ivermectine por le projet. of TEatmnt I 2oo5 2ols 2016 2o2A :. . 2021 -2025 I 2026 - 2035 V///rtûendfdRx * t,/ l;i 1q* f .,1 'd i-- o g ( I K ti.l *1 t U oA È FI e H Fr Ir FI Fl U tuf* -p .LtBF 3 F 17 arrêté sans danger dans chaque zone de projet. Sur Ia base des résultats de cet examen et de 1'analyse, ie Groupe consultatif est arrivé aux conclusions et recommandatlons suivantes. Progrès et étapes vers l'élimination . IAPOC a évalué les progrès vers I'élimination de 27 projets qui avaient 8 ans ou plus de traitement à f ivermectine. Les résultats ont montré de bons progrès vers I'élimination dans 23 projets tandis que Ia prévalence de l'infection était dejà proche dezéro dans 16 projets. . Certains foyers dans certains pays seront en mesure d'arrêter Le traitement d'lci 2015 (Figure 1), mais 1e f,nancement de IAPOC pour l'élimination ne sera pas suff,sant Angola Burundi Cameroun Tchad Congo Ethiopie Malawi Mozambique Nigéria Soudan Tanzanie Ouganda Sous-Total République Centrafricaine République Démocratique du Congo Guinée Equatoriale Gabon Soudan du Sud Sous-Total pour effectuer pleinement la surveillance post-traitement dans ces foyers. Aucun pays ne pourra réaliser I'éliminatlon sur tout le territoire natronal d'ici 2015. Si 1APOC est prorogé jusqu'en 2020, 72 pays (Angola, Burundi, Cameroun, Tchad, Congo Brazzaville, Ethiopie, IVIalawi, Nioz ambique, Nig éria, Soudan, Tanzanie et Ouganda) pourront parvenir à I'élimination et protéger ainsi plus de 60 millions de personnes (Tabieau 1). Comme indique plus haut, cette projection est faite par rapport à la situation où aucun pays ne pourralt atteindre cet objectif si IAPOC devait prendre f,n en 2015. Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Non Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Oui Non Non Non Non Non Tableau l: Projection du stade délimination auquel se trouveront les pays APOC en 2015 et 2020 950',346 1'406',983 6',473'620 1'87l',174 759',199 7'644',144 1'97g',306 0 33',283',4s0 444',655 2',207',132 3',248',97s 60'267',9A4 1'408'824 27"t37"t04 80'206 0 s'605'726 34',231',860 Non Non Non Non Non Population des projets TIDC Elimination à l'échelle nationale d'ici 2015 2020 Pays ..'. I : U oÈ É rqÊÿ H DIr FIÈ |'r ! i'i ...- :l "i: .', - ]:I ,"j i' t8 En conséquence, le Comite recommande I'extension de IAPOC de 2015 à2020 pour atteindre l'élimination dans ces 12 pays. La Républlque Démocratique du Congo, 1a République Centrafrj.caine, Ia Guinée Equatoriale (continentale), le Gabon et le Soudan du Sud ne pourront pas parvenir à I'élimination d'ici2020. En Guinée Equatoriale et au Gabon,les niveaux d'endémicité de i'Onchocercose sont faibles mais Ia loase est hyper-endémique, et cette combinaison exclut I'utilisation du TIDC dans ces deux pays. La Republlque Démocratique du Congo, 1a Répub1lque Centrafricaine et le Soudan du Sud sont des pays post-conflit avec de forts nlveaux d'endémicité de l'Onchocercose et/ ou de la loase, une insuffisance de capacités en gestlon et de faibles couvertures du traitement. En raison de ces problèmes, 1'élimination sur tout le territoire national ne sera pas possibie d'ici 2020, même si I'éllmination 1oca1e peut être réalisée dans certaines zones. Le Groupe consuitatif recommande Ia poursuite d'un soutien vigoureux de IAPOC à ces pays jusqu'en 2015, soutien qui devrait être couvert par Ie budget actuel approuvé de IAPOC. Après 2015,la poursuite du soutlen de 1APOC sera nécessaire pour aider à l'établissement d'un TIDC durable pour lutter contre I'Onchocercose en tant que problème de santé publique, pour empêcher ia transmission transfrontalière, et pour évaluer f impact à long terme du traitement sur I'infection et Ia transmission de I'Onchocercose dans ces pays. La iiste des pays où l'Onchocercose pourrait être éllminée d'ici 2020 sera beaucoup plus longue si Ies pays de l'ex-OCP sont également pris en compte. En début 2072,Ie Groupe de travail assemblera et analysera les données des pays de l'ex-OCP et du Libéria en vue de préparer des plans, des étapes et Ie budget pour I'élimination de 1'Onchocercose dans ce bloc de pays ouest-africains. En attendant, un class ement provisoire par rapport aux probabilités d'élimination sur tout le territoire national d'ici 2015 et 2020 a eté fourni par des experts familiers de Ia lutte contre I'Onchocercose dans ces pays. Ce classement provisoire est donné au Tableau 2 et Ia partie ouest-africaine des cartes à la Figure 2. La plupart des pays de l'ex-OCP sont proches de l'élimination et le prlnclpal soutien dont ils ont besoin concerne les évaluations et Ia prise de décision sur quand et où arrêter le traitement. Tableau 2: Projection provisoire de létat de lélimination dans les pays de l'ex-OCP et du Liberia d'ici 2015 et 2020 Bénin Burkina Faso Cote d'lvoire Ghana Guinée Guinée Bissau Liberia Mali Niger Sénégal Sierra Leone Togo Non Non Non Non Non Oui Non Non Oui Non Non Non Oui Oui Oui Oui Oui Oui Non Oui Oui Oui Oui Oui Elimination à l'échelle nationale d'ici l'année 2015 2020 Pays a*: ::.i -:|i ,:.:: :i:: :'ii (J oÀ È EIÊ É F{ Ir FlÈ ;;... l :*' "+"-1 -r"i l -'" i..,," d:_ 19 ,:' ,' Figure 2: Elimination de l'Onchocercose à l'échelle nationale dans les pays APOC Prévisions pour 2015 et 2020 Défis i) Couverture du traitement Les projections d'élimination données à Ia Figure 1 sont basées sur les données rapportées de couverture du traitement, mais des études ont montré que ces données déclarées pourraient être inexactes pour certaines zones. La couverture du traitement a été faible dans certains projets en raison de la mauvaise gestion de ces projets, de la faible assiduité au traitement due à la peur des effets secondaires indésirables dans Ies zones co-endémiques de l'Onchocercose et de la loase, ainsi que du manque de personnel qualifié. Un suivi indépendant devrait être instauré afin de confi.rmer la couverture sur une base régulière pour des projections plus fiables. Du point de vue de l'élimination de la transmission, il se pourrait que Ie traitement soit étendu pour couvrir toutes ies zones où il y a une transmission locale (appelées «zones de transmission"). Le Comlté a examlné toutes les limites actuelles du traitement dans les pays APOC et estime que les zones actuelles de traitement pourraient être étendues de 4-15% (ou de 5-20% en termes de population cible). Ces zones d'extension sont généralement des zones à falbles niveaux d'endémicité où l'interruption de la transmission sera relativement facile à réaliser. D'autres enquêtes épidémiologiques et entomologiques dans ces zones, y compris par l'utilisation des nouvelles techniques de dlagnostic, sont nécessaires pour établir les Iimites exactes du traitement. ii) Intensification du traitement La durée de traitement requise pour atteindre 1'objectif d'élimination sera plus longue dans les zones dont Ies niveaux d'endémicité avant- intervention étaient Ies plus élevés. Des traitements semestriels (tous les six mols) à l'ivermectine devralent être envisagés dans les zones de transmission afin de raccourcir Ia période de traitement jusqu'à o X ÈlI & a a U oA rl FIÊ É Fr Dh FIÉ 20 1 1 ' tr ü.".1T,,** I &T'g,t;:"*'Ftxhh*d ' I ls;§;ï;H; I'élimination. Des traitements semestriels et une intensification des efforts pour améliorer l'assiduité au traitement pourraient également être indiqués dans les zones qui ont commencé le traitement en retard, ou qui avaient de faibles couvertures de traitement, afin de réaliser des progrès vers l'élimination dans ces zones en «phase» avec les zones environnantes. Plusieurs de ces zones ont été identif,ées par le sous-comité, telles que Ia Province du Centre au Cameroun,l'Etat de Bénué au Nigéria, le projet de Ruvuma en Tanzanie et Kitgum/Pader au nord de 1'Ouganda (voir «traitement intensifié" à Ia Figure 1). D'autres zones sont susceptlbles d'être identifiées par de nouvelles enquêtes épidémiologiques et entomologiques. iii) Co-endémicité de I'Onchocercose et de Ia loase Dans les zones méso à hyper- endémiques de 1'Onchocercose où Ia maladie est co-endémique avec Ia 1oase, les directives actuelies concernant Ie traitement à f ivermectine dans Ies zones endémiques de la loase doivent être suivies. Dans certaines zones hypo- endémiques qui font partie des zones ciblées pour I'éllmination et qul sont co-endémiques de la loase, un traitement de masse à l'ivermectine ne peut être administré, mais d'autres lnterventions de rechange sont indiquées. Lon peut envisager l'utilisation de médicaments de substitution (te1s que Ia doxycycline) ou 1a lutte antivectorielle locale contre le Simulium. Une zone de ce type identlfiée par le Comité est Ia Provlnce de I'Est au Cameroun. iv) Défis transfrontaliers II existe piusieurs foyers d'Onchocercose transfrontaliers où les rivlères qui abritent les gîtes de reproduction des slmulies constituent également des frontières naturelles entre les pays voisins. Par ailleurs, certaines rivières traversent différents pays, avec 1a possibilité que certaines espèces de mouches franchissent Ies frontières en suivant Ie cours d'eau. Léiimination de ces foyers transfrontallers nécessitera une coordinatlon très étroite des activités de traitement et d'évaiuation des deux côtés de la frontière. Dans ies zones de savane des pays APOC, la migration sur de longues distances des vecteurs à ia faveur des vents dominants pourrait présenter un autre déf, transfrontalier ou un traitement efficace dans la zone source de migration du vecteur pourrait être essentiel pour I'élimination de 1'Onchocercose dans les zones cibles d'un autre pays. Af,n de mieux comprendre les schémas critiques de migration du vecteur et prendre Ies mesures appropriées pour minimiser f impact de ces migratlons,IAPOC a lancé des études entomologiques dans plusieurs pays. Dans Ies zones de forêt, Ia migration du vecteur sur de longues distances pourrai.t ne pas être un problème majeur, mais d'autres études entomologrques sont nécessaires pour conf, rmer cette hypothèse. St r at é g ie s alt e r nativ e s . Dans les zones hypo-endémiques de L'Onchocercose où ily a co-endémicité avec Ia loase, des stratégies alternatives doivent être expérimentées au moyen de Ia lutte antivectorielle, du traitement à la doxycycline ou d'autres stratégies § $r: Y.{ a U oA rJ FIâ É I{ DIr EId 21 visant à dépister et à traiter uniquement les individus infectés par l'Onchocercose. Lutilisation des nouveaux outils de diagnostic (test de pansement à Ia DEC ou test d'anticorps OV16) doit être évaluée pour (i) la délimitation des zones de transmission, (ii) le suivi post-traitement et (iii) la prise de décision sur quand arrêter 1e traitement. Directîves et critères pour I'élimination LAPOC a élaboré des directives opérationnelles pour l'arrêt du traitement et les pays travaillent dans l'orientation de ces directives pour arrêter le traitement. I1 exlste des directives et des critères publiés par I'OMS en 2001 sur la certification de l'élimination à I'échelle nationale. Ces directives sont dépassées et I'ONIS devrait les actualiser en temps opportun et les rendre opérationnelles pour utilisatlon dans différents contextes épidémiologiques. Etapes vers la certification et le maintien du statut d'élimination 1. 1. Déterminer Ia limite totale de la zone (zone de transmission) nécessitant un traitement. 2. Initier et consolider 1es traitements. a. Sur toute Ia zone de transmission. b. Intensifler à deux fois par an (tous les 6 mois) le traitement Ià où cela est indiqué. c. Effectuer des interventions spéciales dans les zones hypo- endémiques de l'Onchocercose où la loase est endémique. d. Améliorer Ia couverture pour atteindre et maintenir 80% de couverture thérapeutique et 100% de couverture géographlque, y compris l'extension de Ia couverture si nécessaire pour atteindre toute la zone de transmission. 3. Suivre I'évolution a. des chiffres de traitement pour s'assurer de leur exactitude. b. des tendances épldémiologiques et entomologiques. 4. Effectuer des exercices d'arrêt du traitement (décider de 1'arrêt du traitement sur 1a base des données entomologiques et épidémiologiques collectées au point 3). 5. Arrêter Ie traitement à l'ivermectine dans la zone (préparer les communautés, etc). 6. Effectuer la surveillance post- traitement pendant 3 années après I'arrêt. 7. Conf,rmation de I'élimlnation et documentation de Ia zone de traitement qui sera incluse dans 1'archive/dossier national pour Ie processus de certification à venir 8. Surveillance de routine dans Ia zone de transmission après I'élimination 9. Certif,cation au niveau natlonal par Ia soumission d'une compilation de dosslers sur toutes Ies zones de traitement du pays. lrr X A 7,{ a U oÈ{ ht EIâ É Dt{ Dlr EIÈ 22 Zones de co-endémicité de l'Onchocercose et de Ia Filariose lymphatique . Ni Ies programmes d'élimination de I'Onchocercose, ni ceux de la FL ne peuvent réussir dans les zones co-endémiques sans une étroite coordination. Cela s'explique du fait que les deux programmes nécessitent une surveillance post-traitement, et aucun des deux programmes ne peut s'arrêter si l'autre poursuit Ie traitement à I'ivermectlne dans Ia même zone. La cartographie de Ia FL n'a pas eté achevée dans Ia plupart des pays APOC où Ia FL est co-endémique de l'Onchocercose. De plus, dans 1a plupart de ces pays, la couverture géographique et thérapeutique de la FL est falble (inférieure à 50%) en raison du manque de fonds pour 1e programme FL. Toutefois, si Ie programme FL devait s'intensifl er, la plupart des zones hypo-endémiques de 1'Onchocercose seraient couvertes par le programme FL. Lharmonisation de la planifl cation, de Ia cartographie et de la mise en ceuvre des deux programmes au niveau national et du district est extrêmement importante. ,,, * ::a U oA É EIÊ É I-{ Ir FIÉ ai l fl"i ..i." I ir,,., ", -l! l-P " i,"- !@' i:= ZJ IJ 1t{"' s' -$ t t*LltühqrlrlÊrl 5.  U oA l.I FIÊ É I-{ DIr EIÉ fl r .... 5 Fr-* I .§ I q dÜ r :, I i a i| e 0 coTr§ultâtif du cAP sur I'IDC et Ia mise en æuvre conjointe ? nÉcxnngnr zo11 25 A ses débuts, i'un des principaux défis du Programme africain de lutte contre I'Onchocercose (APOC) était de réaliser un taux de couverture du traitement à l'ivermectine d'au moins 85% des populations affectées et à risques concernées au moins une fois, et parfois deux fois par an. Cette couverture élevée de chimiothérapie préventive était nécessaire pour interrompre le cycle de transmission de 1'Onchocercose. Les déf,s étalent liés, entre autres, à I'accès aux communautés qui souvent étaient géographiquement isolées, à 1'acceptabllité de l'interventlon par Ies communautés, à des systèmes de santé faibles incapables d'assurer le soutien Iogistique et la distribution de I'ivermectine, en déplt de 1a donation gratuite du médicament et du sulvi des progrès d'une stratégie qu'il fallait soutenir à un niveau optimal pendant au moins 15 ans.IVlalgre ces déf,s,I'APOC a réalisé des progrès signlf,catifs dans I'élimination de I'Onchocercose en tant que problème prioritalre de santé pubiique dans un certain nombre de pays et, dans le processus, a soutenu d'autres programmes, principalement ceux de lutte contre 1es maladies tropicales négligees qui s'appuient sur une stratégie similaire d'administration de masse des médicaments. Ce succès a été largement attribuable à la stratégie d'intervention sous directives communautaires (IDC), un processus qui implique de travaiiler avec les communautés et de les habiliter à décider si, comment, quand, où et par qui l'intervention sera mise en ceuvre. Dans les programmes soutenus par I'APOC,la communauté choislt collectivement les distributeurs du médicament et s'engage sur les mesures d'incitation en faveur de ceux-ci, assure Ia prise de livraison des produits, organrse et surveille la distribution. Les services de santé du niveau district sont à leur tour soutenus par Ies programmes nationaux de lutte contre Ia maladie et Ieurs partenariats avec certaines ONGD de base. Les succès obtenus exigent que tous les niveaux travaillent en synergie. Le présent rapport émane d'un Groupe consultatif chargé d'aider l'APOC à mettre en æuvre les recommandations issues de: i. Une évaluation des facteurs critrques de l'IDC qu'il faut prendre en compte dans l'extension de I'approche aux différents systèmes de santé, particulièrement en ce qui concerne 1a participation communautalre ; 2. Une identification des difficultés rencontrées au niveau de la mlse en ceuvre conjointe dans le processus de l'IDC; 3. Une évaluation préliminaire du curriculum d'enseignement de l'lDC élabore pour introduction dans les écoles de médecine et de soins inflrmiers des pays africains ; 4. Lélaboration d'un modèle préliminaire du processus de mise en ceuvre de I'IDC ; 5. Lexploration des composantes d'un outil d'analyse situationnelle basé sur 1e modèle, pour I'évaluation de la préparation à Ia mise en ceuvre de I'IDC; 6. Une discussion des éléments nécessalres pour une stratégie de communication; 7. Une estimation préliminaire du coùt d'élaboration des outils et de la mise en place d'un programme d'appui aux pays pour I'adoption de I'IDC en vue du renforcement des systèmes de santé au niveau communautaire. ::.4.:: t.rl a' t, oÈ rl ]Ilâ É F,' Ir FIÈ i.....j i' ::" 26 ilr rL Le rapport est basé sur une revue exhaustive de la littérature et sur Ies conclusions d'une évaluation de la stratégie de 1'lDC.ll s'appuie également sur 1es expéri.ences des membres du Groupe consultatif et, ce qui est le plus important, sur I'expérience des participants à une réunion de dellberation qui s'est tenu à Accra en aoùt 2011. Le dialogue a duré deuxjours et a recueilli les contributions de près 30 participants de plus de 10 organisations lors de discussions en petlts groupes et en sessions plénières, dans le but d'explorer les réussites et les difflcultés rencontrées dans Ia mlse en place de mécanismes de coordination entre programmes au niveau national et communautaire, entre programmes et parties prenantes, dans Ie travail avec les communautés et en partenariat avec les organisatlons internationales, les ONGD et les ballleurs de fonds. La réunion a également discuté de l'utilité d'outils et de cadres génériques destinés à soutenir la mise en ceuvre des programmes et des stratégles. La présence d'une masse critique de parties prenantes a également fourni 1'occasion de discuter d'autres questions pertinentes telles que l'élaboration et la mise en oeuvre du programme d'enseignement de l'lDC et Ia stratégie de communication de 1'APOC. Les principales conclusions sont présentées ci-dessous. Evaluation de la stratégie de I'IDC Suite à Ia revue de la littérature et à I'évaluation de Ia stratégie de l'lDC un certain nombre de points clés ont été mis en exergue concernant la nécessité de combler Ies lacunes de Ia recherche et Ia nécessité de trouver des questions et des méthodologies de recherche qui permettent davantage Ia comparabilité entre études dans ce domaine complexe. Ces points sont présentés comme suit: La nécessité d'un langage uniforme dans Ies rapports sur les interventions à base communautaire et sous directives communautaires. Ivlême des différences subtiles dans Ie processus de mise en oeuvre ont un impact sur Ia façon dont ies résultats peuvent être interprétés. La clarté et I'uniformité sont donc primordiales. II est nécessalre de présenter un énoncé clair des résultats souhaités qui devraient correspondre à I'approche utilisée pour atteindre ces résu1tats. Cela permettra 1'application des mécanismes de reddition des comptes. Un réexamen des mesures d'incitation est nécessaire, avec des directives claires sur 1es résultats souhaités. Les résuitats actuellement débattus vont du rapport coùt-efficacité à la rétention, à l'appropriatlon par 1a communauté, à Ia durabilité, etc. ; bien que tous ces éléments soient importants, en réaiité, ils sont souvent des priorités concurrentes. Des directives sur 1a façon de traiter Ie problème des incitations sont nécessaires dans 1e contexte de I'extension de l'lDC et de Ia promotron croissante de la mise en ceuvre conjointe. Ces directives devralent offrir un certain nombre d'options avec des indications sur Ies avantages et les inconvénients potentiels, tout en reconnaissant que 1es solutions appropriées sont fortement dépendantes du contexte .: ..: l':r :a lil: U oÈ rl trlÂ É D l.i ;r EIÉ i: .,+-.""i . *.i l'::,,. ..;: '{.. ,"..::r ..:::. 27 .l I 1 Elles devraient souligner l'importance de Iaisser la question des incitations et Ia sélection des volontaires sous le contrôle de la communauté; 1'lmportance de la coordination entre les différents programmes et dans le secteur de Ia santé, I'importance d'avolr des ressources pour I'lDC et pour 1a formation et l'encouragement des volontaires communautaires, et Ie fait que les ressources doivent être allouées à I'échelon communautaire, si l'on veut que ces programmes soient renforcés et durables. L'APOC a apporté une contributlon signif,cative à Ia recherche sur Ia mise en ceuvre à travers l'étude multi-pays qu'lla effectué sur l'iDC et Ia mise en ceuvre conjointe. Cette étude a contribué à une meilleure compréhension de la durabilité dans la lutte contre la maladie. Ce genre de recherche est très nécessaire et dolt être soutenu. Dans son examen des difficultés au niveau de Ia mise en ceuvre conjointe ).e Groupe consultatif du CAP a souligné que Ia réussite de Ia mise en æuvre conjointe n'est pas simplement une question d'"ajout" d'interventions, mais plutôt I'intégration de ces interventions dans les fonctions générales du système de santé, tout en falsant place pour une forte participation communautaire. Ce n'est que par une coordination concertée au niveau du système que la mise en ceuvre conjointe peut être effectivement et effl cacement exécutée. Lintégration est de toute évidence importante pour Ia viabilité à Iong terme des interventions - particulièrement du fait que des programmes tels que I'APOC - qui 1es ont promues et soutenues, sont limités dans le temps et que leur mandat tôt ou tard prendra fln. Des questions importantes en ce qui concerne Ia mise en æuvre conjointe sont Ies méthodes de prestation et Ie contexte. Le contexte de 1'administration de masse de médicaments à Ia population cible détermine la facilité ou non d'accès et a donc des implications pour la couverture. Une prise de conscience de 1a varlabilité du type de communauté concernée : traditionnelle, rurale, de bidonville, d'une zone post- conflit, est un aspect important de I'IDC. 11y a également des implications de coùts liées au choix du site, par exemple en relation avec Ies déplacements du personnel, et les coùts d'opportunité pour 1es patients. La prestation dans les écoles s'est avérée être une approche efficace Iorsque l'intervention est ciblée sur une population d'âge scolaire. Les éco1es ont également 1'avantage de renforcer Ia collaboration entre ies secteurs santé et éducation. Cependant, une sensibilisation appropriée de Ia communauté doit être effectuée pour s'assurer du consentement éclairé des parents et de la compréhension de I'intervention. La durabilité de 1a mise en ceuvre conlointe et de I'IDC depend donc très fortement de: Le leadership du pays pour créer un environnement polltique favorable, pour promouvoir Ia coordination des donateurs et pour un véritable engagement politique en faveur de I'IDC; La sensibilisation et 1a responsabilisation des communautés afln de permettre la pleine partlclpation de la communauté à la conception et à la mise en ceuvre de l'lntervention ; Le renforcement de l'éducation pour Ia santé, de la sensibilisation et de 1a mobilisation afin d'éviter ::,.: U oÈ Fl EIÊ É l-r Ir EI r.l ,..:. .;...; --: ': : 28 les idées fausses sur 1es effets des médicaments. Un message implicite mais.i irypoflant de la revue de l'lDC et de la mise en ceuvre conjointe est qu'un engagement pour 1'lDC et 1a mlse en ceuvre conjointe est une affirmation, non seulement de I'importance de Ia rentabilité et de Ia durabilite, mais aussj. de l'importance des valeurs sociales associées à la responsabilisation des communautés, à i'équite et au renforcement des capacités. Ces valeurs sont toutes au centre de Ia philosophie des soins de santé primalres qui a été réaffrrmée dans Ia Déclaration de Ouagadougou. Si elles sont toutes en effet importantes, leur valeur doit être explicite dans Ies résultats attendus, en reconnaissant qu'il peut y avoir des concessions mutuelles entre elles, mais qu'en fln de compte les composantes de 1a stratégie de l'lDC travaillent collectivement vers un objectif commun de lutte contre la maladie. [e Projet de curriculum pour l'enseignement de I'IDC Dans le cadre de son programme de travall,I'APOC a soutenu Ie renforcement des capacités dans un certain nombre de domaines, y compris I'élaboration d'un curriculum pour l'enseignement supérieur à dispenser dans les facultés de médecine et de sciences de la santé ainsi que dans Ies écoles de soins lnf,rmiers. Le raisonnement derrière cette stratégie particulière etait de fournir à plus long terme, et de façon durable, une masse critique de professionnels de Ia santé qui pourraient aussi être des formateurs en stratégie de l'lDC en Afrique. Le Groupe consultatif a examiné ce programme et a apprécié son importance potentielle. Des positions fortes en faveur du projet ont également été exprimées par les participants au dialogue délibérant. Toutefois, Ie programme est relativement nouveau et comme il existe actuellement peu de documentation sur ses progrès ou ses réalisations, Ies recommandations suivantes ont eté faites: Que le processus prenne explicitement en compte Ies systèmes educatifs et les processus d'accréditation des pays. Que 1e curnculum soit placé dans Ie contexte plus large de l'évolution de la formation en santé publique en ce qui concerne les compétences de base. O_ue les groupes cibles soient soigneusement informés, particulièrement dans Ie but de soutenir la formation professionnelle continue des praticiens de la santé. O_ue Ies ministères de Ia Santé soient invités à particlper au processus et à Ie soutenir. O_ue Ie prolet pilote initial soit évalué avant son extension de sorte que des leçons puissent être tirées avant la réalisation d'investlssements plus substantiels. Contribution de I'IDC et de la mise en æuvre conjointe au renforcement des systèmes de santé - Cadre proposé Le Groupe consultatif a examlné Ia mesure dans laquelle I'IDC contribue ou pourrait contribuer, au renforcement a:t (J oA rJ EI o É I{ ET FIil i,"i {*.: .:..-i-.. -J**; .. .il: ,.:} !.'- r.'l 29 des systèmes de santé qui sont faibles et sous-f,nancés dans presque tous 1es pays africains. Les domaines prioritaires de renforcement ont été identifiés par les ministres africains de 1a santé et le Groupe a élaboré un modèle pour démontrer la contribution de I'lDC aux secteurs prioritaires clés. Une contribution de l'IDC au renforcement des systèmes de santé n'est possible que si Ies programmes IDC sont entièrement intégres et coordonnés au sein des services de santé. Si les programmes sont en compétitlon les uns avec les autres pour les ressources et le personnel, Ie résultat pourrait bien être que 1es services sont perturbés et affaiblis au Iieu d'être renforcés. Un Ieadership fort du ministère de Ia Santé,1a coopération entre les prestataires de services, la coordination entre Ies différents niveaux de soins et les programmes sont essentiels pour Ia réalisation des bénéf,ces potentiels. Grâce à l'apport considérable de Ia part des experts nationaux à la réunion dAccra,le Groupe consultatif a élaboré un cadre préliminaire pour la mise en ceuvre et l'extenslon de I'IDC dans Les systèmes de santé. Le cadre décrit un processus multi-étapes et est destiné à tenir pleinement compte des contextes nationaux et à donner des conseils sans chercher à promouvoir un modèle inflexible. Un travail complémentaire doit donc être entrepris pour : Nlettre à prof,t les conclusions de Ia réunion de délibératlon dAccra et développer un outil standard d'analyse srtuationnelle ; Continuer à développer le modèle de mise en ceuvre accélérée à 1a fois au niveau des pays et à travers des consultations régionales ; Identifi er les ressources potentielles et I'expertise pouvant être mobilisées pour soutenir les processus de mise en ceuvre au niveau national ; Explorer le rôle potentiel de I'APOC dans 1e soutien à ces processus ; Déveiopper des partenariats stratégiques entre Ies institutions de recherche ou d'enseignement supérieur et Ies mlnistères de la Santé pour renforcer la capacité d'entreprendre I'analyse situationnelle et assurer la préparation des pays à planif,er et à mettre en ceuvre une stratégie IDC à I'échelle du système. Ces partenariats pourraient se transformer en communautés de praticiens, permettant ainsi Ie partage des données, I'établissement des preuves et Ie renforcement des capacités ; Collecter des données f,nancières sur les dépenses afférentes aux initiatives IDC. Stratégie de comrnunication L'APOC archive un nombre important de rapports des programmes des pays, Ies rapports des consultants, les rapports commandités et 1es rapports de recherche. D'autre part, les agents du programme APOC ont également produit systématiquement des rapports de mission qui documentent Ies processus, les défis rencontrés, les leçons apprises et les succès remportés. Cette rlchesse d'informations est une force significative mais aussi une faiblesse pour deux raisons principales. Premièrement, il est souvent diff,cile I 'l I I ::: ::: :-. .: U oÈ r{ EI o É D I-r tr EIÈ 1....,.i ' r*t '::,' ;:j,,' ,']:; 30 pour le personnel de Ia Direction de I'APOC de suivre les détails dans les rapports produits dans leurô piopres unités, encore moins ce qui est généré par d'autres unités. Deuxièmement, le manque de diffusion de précieuses informatlons de première main détenues par les pays représente une importante opportunité manquée pour faire avancer la recherche en matière de santé et influencer les décisions poiitiques et Ia pratique. Il y a un besoin urgent de mécanismes pour appuyer Ie plaidoyer et I'échange de meilleures pratiques basées sur des preuves existantes générées par Ies activités de I'APOC.ll est donc essentiel que I'APOC développe et mette en ceuvre une stratégie de communication avec des objectifs clairement énoncés, des publics cibles bien déflnis, des messages clairs, des outils et des activités à utiliser, les ressources nécessaires à cet effet, les échéances et les indicateurs d'évaluation et d'amélioration. Les objectifs de la stratégie de communication devront être en ligne avec la dlrection stratégique de 1'APOC, afin d'assurer Ie transfert efficace des connaissances, des preuves et de l'expertise développée par l'organisation. La stratégle devra aussi prendre en compte Ies nombreux publics cibles auxquels I'APOC s'adresse. Cela nécessitera l'utilisation de différents types de médias. Plan de travail proposé à I'APOC Sur la base de la revue, de l'analyse du Groupe consultatif du CAP et de Ia contribution des partlcipants à la réunion de délibération dAccra,le Groupe consultatif a formulé un certain nombre de recommandations sommalres concernant le plan de travail de I'APOC par rapport à l'lDC. 1) IJAPOC doit considérer comme prioritaire Ia tâche de s'assurer que Ies données et les connaissances glanées au cours de ses nombreuses années d'expérience avec I'IDC soient pleinement utilisées et facilement accessibles à ceux qui sont impliqués dans la mise en (ruwe de I'IDC au sein des systèmes nationaux de santé. Particulièrement en: Systématisant 1a documentation existante et en Ia rendant facilement disponible sur un site Internet régulièrement mis à jour qui offre un accès facile aux publications existantes, aux rapports de I'APOC et a la littérature grise relative à l'lDC ; Donnant la priorité à I'analyse et à la flnalisation des données collectées et pertrnentes pour publication mais qui n'ont pas encore éte publiées ; Accélérant les projets de recherche spécif,ques qui fourniront des preuves pour combler certaines des lacunes identifiées dans Ia revue de I'iDC, y compris un travall spéclf,que sur Ia façon dont les questions relatives aux mesures d'incitation sont traitées au niveau communautaire et ce qui peut être appris à ce sujet; Comblant l'écart recherche - politique par 1a publication des implications en matière de politique des recherches menées par I'APOC et en s'assurant que ces implications sont disponibles et largement diffusées auprès des décideurs en matière de politique. 2) IAPOC dewait inclure l'élaboration d'outils d'analyse situationnelle, la ::il ::,:, j (J oA il FIÊ É Fi Ir{ EIÉ i.,..,.] ai.: ''''. ,..i......"r L jja L-- 31 mise en ceuwe nationale de I'IDC et la mise en (Euvre conjointe. Cela comprend: La poursuite du développement et de l'expérimentation de 1'outil d'analyse situationnelle. La discussion et I'affinage du cadre proposé pour Ia mise en oeuvre de l'lDC lors des réunions régionales sur Ie renforcement des systèmes de santé et les systèmes de santé au niveau communautaire. Lidentif,cation des outils disponibles et l'expertise nécessaire pour Ies différentes étapes du plan de mise en ceuvre et s'assurer d'un accès facile à ces outils et du soutien dans leur utilisation. . Le développement de nouveaux outils dans les zones où il n'existe pas d'outils appropriés. . La cartographie des compétences et des capacltés existantes auxquelles les exécutants au niveau du pays peuvent faire appel à différentes étapes du plan de mise en ceuvre. 3) IAPOC dewait donner Ia priorité aux activités en cours qui renforcent les capacités des pays pour I'IDC, y compris: Poursuite du soutlen à Ia cartographie intégrée afin d'éclairer 1es décislons sur Ia mise en ceuvre conjointe. Assistance dans Ie traitement des questions techniques et politiques Iiées à 1a mise en ceuvre conjointe. Poursuite du renforcement des capacités dans le domaine du suivi/ évaluation des activités de I'IDC et de I'auto-évaluatlon par 1a communauté Evaluation du projet pilote de programme d'enseignement de I'IDC de sorte que des décisions éclairées puissent être prises au sujet des activités futures dans ce domaine. 4) Le plan de travail de I'APOC dewait inclure un élément de plaidoyer pour s'assurer que le plein potentiel de I'IDC est compris et promu dans toute la région. . Le développement d'un site Web amélioré (voir Ies recommandations ci-dessus sous 1) seralt également d'un grand soutien au plaidoyer et à la communication. . Cette action devrait être accompagnée d'un plan de communication ciblé visant à faire connaître aux parties prenantes les potentialités de I'lDC. Certaines des conclusions de Ia revue de l'lDC et des recommandations du Groupe consultatif dépassent Ie mandat et Ie champ d'activités de I'APOC. Celles qui sont particulièrement pertinentes pour I'APOC et appelient à l'action et au soutien de I'APOC sont celles pour lesquelles 1e Groupe consultatif recommande une estimation générale des coùts afin que les répercussi.ons possibles de ces recommandations sur Ies budgets de I'APOC soient claires. i I l t I J =:1.:; §..i * ...1 U oA rl FI o É H DIr EI F.l ,;-,.1 {*"r*+t ;. :_ 32 Annexe III. quatre scénarios avec estimation des coûts ocrs§§§ âo1r Le Groupe consultatif sur le futur de I'APOC était composé de: Dr Sam Adjei, membre Dr Tshinko tlunla, membre Dr Ali Mzige, memble Dr Anthony Seddoh (co-opté pour sa contribution en matière de politique, d'estimation des coûts des ressources et pour la rédaction du rapport f,nal) 33 IContexte rapport d'évaluation à mi-parcours f,t plusieurs recommandations qui furent acceptées par Ia seizlème session du Forum dAction Commune (FAC 16). Fondamentalement, Ie rapport signale que la clôture de 1APOC en 2015 pourrait être prématurée étant donné I'état actuel des connaissances sur la possibilité d'élimination de 1a maladie. I1 souligne l'effcacité du TIDC dans Ia promotion de f intégration et de la mise en ceuvre conjointe de plusieurs interventions sanitaires et propose que le TIDC soit intégré dans Ies systèmes de santé renforcés. Déterminé à mettre en æuvre ces recommandations, le FAC 16 demanda au Comlté des Agences Parrainantes (CAP) d'examiner et de donner des conseils qui seraient examinés par Ie FAC 17 sur Ie futur de IAPOC. Après presque 15 ans de lutte contre I'Onchocercose, Ie Programme Africain de lutte contre l'Onchocercose (APOC) a fait des galns importants contre Ia maladie. En 2006,la Déclaration de Yaoundé par les ministres africains de Ia Santé sur I'Onchocercose exprimait leur engagement à poursuivre Ie programme d'élimination de Ia maladie. La résolution de la 57" session du Comité régional de 1'ONIS pour IAfrique et Ia décision des ministres en 2007 proposaient que IAPOC passe de 1a lutte contre une seule maladie à une approche pluri-pathologique, proposition qui fut adoptée par Ies réunions ultérreures du Forum d'action commune (FAC). Dans la même année Ie FAC acceptait de proroger Ia durée du programme jusqu'en 2015. Le FAC réitérait également son intention de poursuivre une approche pluri-pathologique et demandait aux partenaires de IAPOC d'encourager le fi.nancement conjoint des maladies tropicales négligées (NITN) et la réalisation de recherches opérationnelles pour améliorer les méthodes de lutte. I t Par Ia suite, Ia CAP constltua trois groupes de travail dont I'un était spéciflquement chargé de proposer quatre scénarios à choisir, avec estimation des coùts, sur Ie futur de IAPOC. Les scénarios proposés étaient Ie suivants : (i) 1APOC se limite à fournir un soutien technique, (ii) IAPOC continue dans sa forme actuelle, (iii) 1APOC s'aligne plus étroitement avec Ies autres programmes MTN en Afrique, et (iv) 1APOC cesse totalement ses activités à partir de 2016. Les principes directeurs qui ont guidé 1e travail de I'équipe étaient entre autres i'importance de maintenir 1'accent sur l'élimination de 1'Onchocercose, Ia nécessité d'une continuité des engagements juridiques (par exemple Ies protocoles d'accord), y compris une gouvernance claire mettant 1'accent sur Ia représentation des pays africains, l'appropriation accrue du programme par les pays et un plus grand engagement financier de I t ( I En fin 2009, plus de 66,9 mlllions de personnes de 132 997 communautés sur les 142164 des 108 projets TIDC soutenus par IAPOC étaient traitées à I'ivermectine. Cela représentait un progrès soutenu vers I'objectif de traiter 90 millions de personnes en 2015. En utilisant des techniques d'analyse spatiale (krigeage) il fut démontré que la carte de Ia prévalence de 1'Onchocercose en Afrique s'était rétrécie de façon signiflcative. En 2010, IAPOC commandita une évaluation indépendante à mi-parcours des progrès accomplis jusqu'ici. Le I ( ( I i:::: ,r, .:i, .,::i:.' a U oÈ È ElÂ É t{ Ir tqÉ 34 leur part (cf. Declaration de Yaoundé). Léquipe a entrepris une revue exhaustlve de la littérature et recueilli l'avis de ptus de 60 personnes clés de diverses organisations et pays, tant au niveau communautaire qu'au niveau national, sur leur vision de Ie futur de IAPOC. Que disent les parties Prenantes ? Les représentants des pays interrogés ont en géneral proposé qu'à Ie futur 1APOC élargisse son mandat pour coordonner, promouvolr et évaluer la lutte contre les IVITN évitables par Ia chimiothérapie en Afrique. Un te1 programme devrait être accompagné de résultats escomptés bien définis pour différentes maladies à différentes échéances. Sur le plan opérationnel, Ies personnes interrogées ont mis I'accent sur la nécessité de trouver quelque chose d'autre dans Ie cadre du TIDC, certains suggérant que IAPOC puisse se pencher sur la stratégie de lutte contre 1a FL pour s'en inspirer 1à ou Ie besoin d'avoir un impact plus grand sur une plus courte période est recherché. Les personnes interrogées « souhaitent une évaluation des activités de IAPOC - à savoir flnancières, managériales et techniques afin de déterminer ce qui a bien fonctionné et ce qui ne I'a pas été au niveau des pays. Les enquêtés ont également souhaité que les activités et Ies services soient organisés et dispensés en fonction des besoins et des exigences spécif,ques à chaque pays. uLes interventions de 1APOC devraient être concues pour couvrir les besoins spéciflques du pays. Lapproche tout le monde à 1a même enseigne n'est pius acceptable,. Un autre enquêté a estlmé Que : «Lâ poursulte de IAPOC après 2015 dépend du rôle qu'il jouera dans le futur. Nous voulons que IAPOC partlclpe réellement à f intégration nationale et soutienne Ies plans de Iutte intégrée contre les IVITN. Beaucoup peut être fait pour réaliser I'objectif de I'élimination. La répartition des pays en différents groupes est une bonne idée, à condition que ce qui est requis dans chaque regroupement pour atteindre l'élimination soit clairement indiqué. De nouveaux outils, y compris de diagnostic, et une stratégie d'approche des zones co-endémiques de Ia loase sont Ia clé du succès ; il faut également une approche flexible et d'auto-critique en matière de S & E et de changement de cap pour atteindre l'objectif,. Les partenaires au développement interrogés se sont déclarés préoccupés par l'incapacité de IAPOC à renforcer et à intégrer 1es activités de lutte contre 1'Onchocercose dans 1es systèmes nationaux de santé.IIs ont exprimé le désir de voir s'effectuer l'intégration à plusieurs niveaux: dans 1es plans nationaux de santé, dans le paquet minimum de services sanitaires, dans les systèmes de S & E et dans les mécanismes de mobiiisation des ressources. D'autres ont indlqué craindre que IAPOC ne puisse continuer à travalller comme il Ie fait aujourd'hui sans prendre en compte les exigences du PIan national de développement de Ia santé en termes d'aiignement, d'harmonisation et de leadershlp par le pays.Ils ont suggéré que le TIDC soit considéré comme faisant partie du système de santé dans Ia mesure ou il comble Ie vlde entre le centre de santé/ poste sanitaire et la communauté. II devrait donc être considéré comme le chaînon manquant du système de ::'': :..: :: .::.1 a U oÀ È FI a É Ir Ir EIÈ 1E :;i'lil ':'' i ,ir, I santé. Les enquêtés étaient d'accord qu'assumer la coordination de Ia lutte contre les MTN était une évolution logique mais pas naturelle pour IAPOC. Un enquêté a déclaré que : (La) première étape consiste à démontrer sa capacité à entreprendre Ia tâche, embrasser le changement avec plus de vigueur, (et) explorer Ies différents modèles de prise de déclsion et apporter Ia preuve claire de l'intégratlon / mise en æuvre et évaluation conlointes. 11y avait peu d'enthousiasme pour les possibilités que IAPOC devienne une agence technlque, option généralement considérée comme une proposition vague qu'il sera diftrcile de réaliser en dehors de Ia mise en æuvre de programmes ou que IAPOC ferme définitivement ses portes au regard des données actuelles. Cependant, presque tous les enquêtés au niveau national et des partenaires au développement vouiaient un plan de fin d'activité clair qui soit définitil faisant remarquer que ules gouvernements ne peuvent pas fl nancer des organisations simplement pour perpétuer leur existence,. Les scénarios proposés au choix Le Groupe consultatif s'est appuyé sur Ia littérature existante et sur un vaste processus de consultation impliquant les parties prenantes aux niveaux communautaire, national et international dans plus de 10 pays. A la fin de I'analyse,les quatre scénarios suivants ont été proposés avec des objectifs respectifs articulés pour ieur mise en ceuvre. Figure 1: Année prévue de fin des interventions et catégorie des pays $(- "t à Predicted End Yær of Treatrent I 2oo5 2o1s 2016 - 2020 :: 2O21 - 2425 ! zozo - zoss/,///Z tîteîsifi€d Rx ( { ( lrl x EI z z a U oÈ È H n É D Fr DIr FIÉ 36 !: -'-'l d - .ët: ,} o q I r..' l::: l. :: r"..':r .:. .ir': .,1.. .i. .l. i.:r.::: est défrnie comme «la mise en application effective d'activités de lutte conduisant à une interruption durable de la transmission de l'Onchocercose et Ia réduisant à des niveaux tels que les traitements peuvent être arrêtés sans danger dans une zone de transmission donnée» . UNE est définie comme «une aire géographique où la transmission de O. volvulus se produit par des vecteurs se reproduisant localementr. Scénario I: IAPOC continue sous saforme actuelle Le rapport de l'évaluation à ml-parcours de 2010 de IAPOC indique que des preuves solides ont eté obtenues, qui soutiennent la faisabilité de 1'élimination. Fort de cette base, 1a recherche scientifique a évolué rapidement, du moins en termes de prédiction de l'éllmination dans les zones de transmission, et les résuitats sont encourageants. Léquation pour atteindre l'élimination est à présent très bien déflnie et nécessite: . des cartes d'etat de 1a lutte contre I'Onchocercose en Afrique clairement déf,nies et continuellement mises à Jour; . une couverture thérapeutique élevée d'au moins 70%par an; . une couverture géographique élevée d'au moins 700% par an des interventions vlsant la population cible a risque; . Ia réalisation soutenue, vérif,able de manlère indépendante, des couvertures géographique et therapeutique recommandées, pendant au moins 16 ans. IAPOC, et par Ia suite Ie Groupe consultatif sur l'élimination, ont produit des cartes modélisées prédlsant Ies dates de f,n des interventions. La modélisation Iaisse penser que d'ici 2015 et vu les niveaux actuels, tous les pays du programme APOC pourraient atteindre les objectifs de lutte visés, parvenir à l'élimination dans un certain nombre de foyers des projets et avec un soutien approprie, poursuivre ies actlvités de lutte au-delà de 2015. Cependant, ce ne sera pas avant 2020 que 1'un quelconque de ces pays aura réussi I'élimination dans toutes ses zones de transmission. C'est ce qui est présenté dans Ia Figure 1 ci-dessous. IAPOC, en s'appuyant sur les réussites passées, vise à protéger de façon permanente les 120 millions de personnes restant à risque de contracter I'Onchocercose en Afrique par Ia réalisation de I'élimination. Pour tous Ies pays, il sera essentlel d'élaborer une stratégie nationale actualisée de contrôle et/ou d'élimination de I'Onchocercose. La particularité et le design des futurs programmes nationaux s'appuieront sur Ies forces des programmes mls en ceuvre dans tous les pays endémiques et sur Ia capacité technique et f,nancière du gouvernement et de ses partenaires de Ia lutte contre I'Onchocercose. Au regard des données actuelles, trois catégories de pays peuvent être établies en fonction de leur stade d'avancement vers l'élimlnation, comme suit: Pays sur la trajectoire de I'élimination (pays STE - ce sont les pays ayant r, i r i i i: :,'.i::; ::: ::::i ::! (J oÈ È tq o É H Ir{ EIÈ 37 des probabilités d'élimination d'ici fin 2020); Pays sur la trajectoire de Ia maîtrise de I'Onchocercose (pays STNI - ce sont 1es pays ayant des probabilités d'élimination d'ici fin2025) et Pays en deçà de Ia maîtrlse de la maladie (pays EDM - ce sont les pays ayant des probabilités d'élimination au-delà de 2025). Ce qu'il faut comprendre ici est que les différents stades de zéro à I'élimination représentent une tralectoire déterminée par les principes d'intervention. La classif, cation des pays est basée sur ia moyenne des états trouvés dans les différentes zones de transmission du pays et l'impact probable des activités menées dans un pays voisin. Les catégorisations identif, ées comprennent les pays sortant d'une situation de conflit (qui mettent moins en avant 1'état politique et économique en faveur de Ia lutte contre Ies maladies) en tenant compte de Ia durée du programme en cours depuis son lancement. Si un pays pour une ralson quelconque se trouve dans une sltuation qui rend les interventions lmpossibles, i1 sera simplement classé comme.pays à programme gele.(PPG) jusqu'à ce que la situation s'améliore et que le pays soit recLassé. Un déf,cit préoccupant est Ie manque d'information sur les pays de l'ex-OCP ayant un risque réel de recrudescence. TAPOC a entrepris un suivi périodique de Ia situation de l'Onchocercose dans les pays de I'ex-OCP. Les pays ayant des sites sous surveillance sont 1e Bénin,1e Burkina Faso,la Côte d'lvoire, Ie Ghana,la Gulnée Bissau,le Niali,le Niger,le Togo et Ie Sénegal. Au Ghana, une enquête épidémlologique a été réalisée en 2008/2009. Le plus grand foyer d'infection a été observé dans Ie bassin de la Daka où Ekumdlpe avait une prévalence de 21,9% avec une CMFC de 0,65mf/biopsie. Lequipe d'enquête a observé des taux de prévalence inquiétants dans le bassin de Ia Pru, particulièrement à Dumanafo (14,4%), Damongo (9,3'/.), Jérus alem (12,4'/.), Bita Akura (11,2%), et Akrakuka (3,2%). La cartographie du Ghana a également révé1e de nouveaux foyers Oncho sans accès à I'ivermectine. Les données existantes laissent également penser qu'une transmission à partir de zones hypo-endémiques pourrait contribuer à une recrudescence rapide de la maladie durant la phase de post-traitement des anciennes zones méso et hyper-endémiques ad1acentes.l Les effets secondaires indésirables qui peuvent survenrr chez les personnes lnfectées de la loase constituent un autre é1ément de blocage et ont condult 1APOC à entreprendre 1a procédure d'évaluation rapide de La loase (RAPLOA) dans les zones où Ie Traitement à l'lvermectine sous Directives Communautaires est indiqué. Le RAPLOA a été effectué dans 7 pays participants de IAPOC. Un total de3429 villages ont été évalués en Angola (261villages), au Cameroun (600), au Congo (43), en RDC (2166), en Guinée Equatoriale (87), au Nigeria (113) et au Soudan (159). Une fois que les différents problèmes ont été clalrement cartographiés, ces pays ainsi que les pays de I'ex-OCP devraient être inclus dans le mandat de IAPOC et regroupés en fonction de la catégorisation ci- dessus indiquée pour un soutien direct comme n'importe quel autre pays APOC Kotobatwo et ol. Does onchocerciosis tronsmission take ploce in hypoendemic areos? A study from the Notth Region of Comeroon. Journol of Tropical Medicine ond lntemotional Health 2010; l5:645-52 ( :.:: :: t.l '::'l (J oA É IrI n É Ii tr lrlÈ : 38 dans cette catégorie. Cette stratégie devrait répondre aux préoccupations de recrudescence dans n'importe queile partie de Ia région Afrique. Sur cette base, les obl ectifs spécif, ques suivants ont été identifiés avec une intensité variahle de I'activlté selon Ia catégorie du pays concerné comme sult : 1. Mettre en place des programmes durables de contrôle et d'élimination de I'Onchocercose dans tous 1es pays endémiques de IAfrique. 2. IVlettre au point les preuves et les technologies nécessaires pour promouvoir un contrôle efficace et I'élimination de l'Onchocercose. 3. Contribuer à rendre effectifs les solns de santé primaires par Ia mise en place de systèmes de santé communautalres au moyen de I'approche IDC. Exemples d'activités envisagées dans le cadre de ces objectifs: (l) Fournir des données sur l'état du contrôle de l'Onchocercose et sur Ies zones de transmission à toutes Ies partles prenantes dans le pays et des preuves de f impact/de la réusslte de i'intervention; (ii) élaborer une stratégie nationale actuallsée de contrôle et/ ou d'élimination de l'Onchocercose ; (iii) élaborer et mettre à jour des directives sur où et comment Ie traitement à I'ivermectine peut être arrêté sans danger, et comment retirer correctement les communautés du traitement à 1a f,n du programme dans les zones de transmission spécif,ques ; (iv) entreprendre la formation du personnel sur les activités liees à I'élimination de I'Onchocercose et à Ia surveillance après I'élimination ; (v) déterminer, évaluer et fournir des estimatlons régionales convenables des points d'arrêt de 1a transmission au moyen des différents indicateurs de f infection (par exemple,la prévalence microf,larienne, Ies CIVIFC, le test de pansement à Ia DEC, ou les résultats de Ia PCR de dépistage basé sur I'examen de lots de mouches) ; (vi) soutenlr le développement de produits novateurs notamment pour 1'amélioration ou 1e remplacement des méthodes existantes telles que le test d'anticorps OV16, I'efficacité du test PCR, des médicaments pour tuer Ie ver adulte, et de nouveaux pièges à mouches pour 1a capture des mouches pares; (vli) entreprendre des recherches opérationnelles; (viii) mettre au point et gérer un système international de certification et de décernement du statut de liberé de 1'Onchocercose aux pays; (ix) entreprendre une évaluation régu1ière des systèmes nationaux de santé communautaire et du rôle des communautés dans 1a prestation des services de santé; (x) élaborer des directives pour 1e renforcement des systèmes de santé communautaire (Comm-HSS) basé sur un modèle générique de l'lDC qui reflète Ies forces des différents modèles existants; (xi) entreprendre des interventions spécifiques à chaque pays en fonctlon de Ia classlflcation du pays, de l'évaluation de l'IDC et de la stratégie natlonale de contrôle/d'élimination de I'Onchocercose et (xii) soutenir Ia mise en ceuvre conjointe des activltés dans les pays. ..: i' ,:a,l ,'li: .:,i: (J o A lJ EI a É t-r Ir tqÈ 39 Scénario II: L'APOC devient une Agence technique Le contexte de ce scénario est Ia fourniture d'un soutien ciblé et à valeur ajoutée à la poursuite de I'élimination de 1'Onchocercose en Afrique, dans les délais prévus au Scénario I. Les activités d'une agence technique spécialisée devraient comprendre Ies suivantes : (i) apporter des compétences non facilement disponibles dans aucun des pays, (ii) il est économiquement plus rentable si les compétences sont rassemblées en un seul endroit ou peuvent être mobilisées à partir d'un point central, (iii) un référentiel d'informations sur toutes Ies recherches menées jusque 1à ainsi que Ia documentation des expériences du programme disponibles à un endroit central pour permettre un accès facile, (iv) la surveillance, 1a recherche, Ie suivi/évaluation peuvent être mieux coordonnées à partlr d'un point central, et (v) des dispositions prises à un niveau central pour Ie plaidoyer et la mobllisation des ressources pour 1es pays seraient utiles. Lhypothèse de base repose sur la prémisse que d'ici 2015 tous les pays auront été soutenus pour élaborer leurs plans stratégiques nationaux de contrô1e/d'élimination de 1'Onchocercose avec 1es estimations de coùts y afférentes. Différentes capacités et compétences pour leur mise en ceuvre auront également été mtses en place suivant Ies recommandations du rapport de Ia Phase II et de la Phase de Désengagement progressif : PIan dAction et Budget 2008-2015 et tel que modif,é dans le Scénario IV présenté dans Ie présent document. Sur 1a base des informatrons ci-dessus, 1APOC en tant qu'agence technlque conserverait trois principaux obj ectifs ainsi qu'il sult : 1. Fournirun appuitechnique aux pays endémlques sur Ie contrôle et I'élimination de 1'Onchocercose. 2. Nlettre au point les preuves et les technologies nécessaires pour promouvoir un contrôle eff,cace et l'élimination de l'Onchocercose. 3. Contribuer à rendre effectifs les soins de santé primaires par 1a mise en place de systèmes de santé communautaire au moyen de l'approche IDC. Exemples d'activites envisagées dans le cadre de ces objectlfs: (i) Fournir des données sur I'état de Ia lutte contre l'Onchocercose et sur les zones de transmrssion à toutes Ies parties prenantes dans Ie pays et des preuves de l'impact/de Ia réussite de I'lntervention; (ii) élaborer une stratégie nationale actualisée de contrôle etiou d'élimination de I'Onchocercose; (iii) élaborer et mettre à jour des directives sur où et comment Ie traitement à f ivermectlne peut être arrêté sans danger, et comment retirer correctement Ies communautés du traitement a Ia f,n du programme dans les zones de transmission spécifiques; (iv) entreprendre la formation du personnei sur 1es activités llées à 1'élimination de I'Onchocercose et à Ia surveillance après I'élimination ; (v) déterminer, évaluer et fournir des estimations régionales convenables des points d'arrêt de Ia transmission au moyen des différents indicateurs de l'infection (par exemple,la i.::: :.::: ,::1, (J oÀ È EIâ É t,l Ir tqÈ -:, l 40 prévalence microfilarienne, les CMFC, Ie test de pansement à Ia DEC, ou les résultats de Ia PCR de dépistage basé sur I'examen de lots de moüËhes); ' (vi) soutenir 1e développement de produits novateurs notamment pour 1'amélioration ou le remplacement des méthodes existantes telles que Ie test d'anticorps OV16, I'eff,cacité du test PCR,les médicaments destinés à tuer Ie ver adulte, et de nouveaux pièges à mouches pour Ia capture des mouches pares ; (vii) entreprendre des recherches opérationnelles ; (viii) mettre au point et gérer un système international de certification et de décernement aux pays du statut de libéré de I'Onchocercose; (ix) entreprendre une évaluation régu1ière des systèmes nationaux de santé communautaire et du rôle des communautés dans 1a prestation des services de santé; (x) éiaborer des directives pour 1e renforcement des systèmes de santé communautaire (Comm-HSS)basé sur un modèle générique de I'IDC qui reflète Ies forces des différents modèles existants. La différence entre Ies scénarios I et II réside dans la limitation placée sur 1APOC de se concentrer unlquement sur Ia génération de preuves, Ia recherche et 1e développement. Lélaboration,la gestion et Ia durabilité des programmes ainsi que Ia formation et Ie développement des capacités seront f,nancés par les ressources mobilisées et les activités entreprises par Ies gouvernements, Ies ONGD et autres partenaires de la santé.IAPOC ne sera donc pas responsable d'apporter quoi que ce soit comme ressources aux programmes au niveau des pays, excepté Ies données de preuve et des conseils en matière d'application de technologies. Là où la modélisation laisse penser qu'ily a élimination, il sera chargé d'entreprendre une évaluation systématique rigoureuse de confirmation en utilisant différents indicateurs d'infection et de les comparer avec les modèles de résultats attendus d'élimination pour 1e pays concerné. Scénario III: LAP O C c o mme plat e -f orme de lutte contre les MTN La charge mondiale de morbidité des maladles tropicales négligées (IVITN) est estimée à environ 1 milliard de personnes vivant avec au moins une des maladies reconnues. IAfrique subsaharienne abrite environ 50% de cette charge mondiale. Les principales IVITN survenant dans Ia région Afrique, 1'approche d'intervention pour les combattre, la disponibilité d'outils et les objectifs visés sont indiqués dans 1e Tableau 1, en page suivante. Presque toutes Ies maladies susceptlbles d'être combattues par des interventions de chimiothérapie préventive (PCT) ont une chance raisonnable d'élimination ou d'être jugulées au point où elles ne constituent plus un problème de santé publique d'ici 2020. Bien que des résolutions et des engagements existent pour soutenir I'action, différentes agences axées sur 1a morbidité mondiale ont émergé au fi1 du temps, ce qui a abouti au fait que les programmes de contrôle et d'élimination des mdadies tropicales négligees (NITN) ont été lancés sur le modè1e vertical. Les différents processus d'accès aux fonds, d'administration des subventions, de comptabilité et de compte-rendu de ces programmes ont également obligé les pays à i:: .:: --.1 (J oÀ È IJl o É H Ir trlÈ .l :'- 41 lI Tableau 1: Principales MTN de la Région Afrique Eradication du ver de Guinée Lèpre Tlypa no,lomiase hul-,naine afrÈ caine {HÀT) . '.r i Ulcère de Buruli Leishmanioses lii,ôâÉiiàËÈùÈ §jËtiô.ùlf§ub.,iËÏ Trachome cécitant Outildisponibl",.,,,,. Outil non disponible Eradication Programme de prise en charge Programme de Chimiothérapie Préventive (PCT/PC)Géohelminthiases Schistosomiases (bilharziose) réorganiser leurs systèmes pour répondre à ces dlfférents besoins administratifs mondiaux, conduisant à Ia fragmentation des systèmes nationaux. 11 peut donc s'avérer difficile d'avancer avec un programme d'action intégré de lutte contre les MTN sans coordonner au préalable ces divers organismes mondiaux, sans les aligner sur un but commun tout en préservant Ieurs forces et tout en réduisant Ies coûts de transaction et 1es processus au nlveau des pays. Comme le note Ie rapport de I'évaluation à mi-parcours de 2010, le modèle novateur IDC de IAPOC est désormais un système éprouvé fondé sur des preuves, qui est efficace. Auj ourd'hui, Ie Programme afrj.caln de lutte contre l'Onchocercose doit sa réussite exceptionnelle à la mise en æuvre réussie de son modèle IDC. En tant que composante des systèmes nationaux de santé, il répond aux attentes de la déclaration sur 1es SSP et offre la possibilité d'étendre son utilisatlon au profit d'autres maladies par I'utillsation de I'approche chimiothéraple préventive.2 Les DC Outil disponible Contrôle sont déjà sollicités au niveau du district et au niveau communautaire pour aider à Ia prestation d'autres services de santé. Les galns qui en découlent s'expriment en termes d'eff,cacité et de réduction des coùts grâce aux synergies et aux économies d'échelle réalisées, ainsi qu'en termes de maximisation des avantages pour Ies bénéf,ciaires notamment Ies populations pauvres et poly-parasités vivant sous Ia menace de nombreuses maladies. Lobjectif de ce scénario est de conserver toutes les fonctions envisagées pour 1e Scénario I concernant l'élimination de 1'Onchocercose, tout en contribuant à atteindre les objectlfs des soins de santé primaires et de Ia Déclaration de Ouagadougou sur les soins de santé primaires à travers Ia mise en place de systèmes de santé communautalres par 1'approche IDC. Le processus adopté pour l'organlsation d'une plate-forme commune de lutte contre 1es maladies tropicales négligées dans 1a Région Afrique va encourager les parties prenantes à se pencher 2 Rapport de lo vingt-troisième session du Comité Consultatif Technique (CCT) ll-12 Septembre 2006, Ouagadougou Approche d'intervention Disponibilité dbutils Objectif Régional AFRMaladie i:i ,:1. 1..::.'i .:::: :... .::' a U oÈ È FI n É H Ir E,I Fl 42 La déclaration d'Alma Ata sur les Soins de Santé Primaires stipule que: «... les soins de santé primaires exigent et favorisent au maximum l'autoresponsabilité de la collectivité et des individus..., et favorisent à cette fin, par une éducation appropriée, I'aptitude des collectivités à participer." sur les questions de ressources et de design des interventions. Dans 1e même temps le terrain sera nivelé pour permettre un engagement pluraliste des gouvernements afrrcains, du secteur privé, des ONG et des organismes internationaux pour trouver les moyens d'influencer ce qui se passe dans 1'arène mondiale d'action contre les MTN. Etablir une alliance pour coordonner cet effort se traduira par un changement vers Ia restructuration de 1'architecture de politique sanitaire, de coordination technique et de gestion des fonds en matière de lutte contre les NITN en Afrique. Quatre objectifs ont été identifiés dans le cadre de cette option : 1. Nlettre en place des programmes durables de contrôle et d'élimination de 1'Onchocercose dans tous les pays endémiques dAfrique. 2. Rassembler les preuves et développer les technologies appropriées pour promouvoir une lutte efficace et I'élimination des NITN. 3. Soutenir la création ou le renforcement de systèmes communautaires de SSP basés sur Ie modele IDC. 4. Coordonner 1e programme de partenariat NITN et transformer Ie Fonds fiduciaire existant de IAPOC en un Fonds fiduciaire NITN pour IAfrique, y compris sa gestion. . Exemples d'activités prévues dans le cadre de ces objectifs : Ce qui est proposé n'est pas une agence monolithique qui anéantit toutes les autres agences existantes de lutte contre la maladie. Plutôt qu'une supra- agence, IAPOC se transformera en une Alliance NITN pour lAfrique et sera plus un "chef d'orchestre» assurant la direction du groupe. Un APOC ainsi transformé aura deux rôles: En tant qu'agence d'exécution, l'Alliance I/ITN pour lAfrique se concentrera sur la poursuite de la mission fondamentaie actuelle de IAPOC qui est le contrôle et I'éllmination de l'Onchocercose étant donné 1es nouvelles preuves de faisabilite de l'elimination et se comportera comme n'importe laquelle des principales organlsations internationales de lutte contre 1es NITN axées sur une seule maladie. Cela signifle qu'il continuera à exécuter toutes 1es fonctions décrites dans le Scénario I: .I'APOC continue sous sa forme actuelie,. 2. En tant que plate-forme de contrôle des NITN,I'APOC deviendra le centre de coordination pour le plaidoyer, Ia mobilisation des ressources techniques et flnancières et l'efficacité des allocations ainsi que pour Ie suivi et Ie compte-rendu réguliers des activités. Le but le plus prometteur de Ia transformation de 1APOC en point de ralliement des agences de contrôle des NITN repose sur 1a simple phrase «nous :.:...i .:.: :.:]i ..::l U oÈ È FIÊ É Ir Ir F{É 43 avons tous un rôle à jouer,. Bien que la diversité des approches et des contributeurs doive être encouragée, tôt ou tard, il faudra bien s'unir pour croître et résoudre Ies complexités. Le rôle envisagé pour IAPOC comprendra 1e rassemblement des différents groupes pour partager leurs expériences sur 1es meilleures pratiques, mener de robustes campagnes mondiales, fournir des preuves et des estimations crédibles de Ia région Afrique, et entreprendre le développement des capacités et le plaidoyer pour différentes maladies particulières. Respecter les intérêts des pays tout en maintenant I'équilibre entre les acteurs mondiaux est en effet le rôle du chef d'orchestre. La compétence essentieile pour jouer ce rô1e peut être développée au sein d'un APOC transformé avec un minimum d'effort ou d'investissement supplémentaire. Linfrastructure nécessaire est déjà en place. Lorganisation qul naîtra tirera au bout du compte sa légitimite de Ia puissance créatrice de ses nombreux acteurs. Scénario IV: L'APOC ferme ses pottes en 2016 Le document uPhase II et Phase de Désengagement progressif 2008-2015 " déf,nit six objectifs et vingt-trois cibles à atteindre au cours de Ia période de sept ans comme suit: 1. Nlettre en place des programmes durables de contrôle de I'Onchocercose dans tous 1es pays africains endémiques. 2. Nlettre en ceuvre des activités de contrôle de I'Onchocercose en conjonction avec d'autres interventions sanitaires (mise en ceuvre conjointe). 3. Déterminer quand et ou Ie traitement à l'ivermectine peut être arrêté et donner des conseils aux pays sur la préparation à I'arrêt des traitements. 4. Réduire le risque de transmission de 1'Onchocercose à partir des pays de I'ex-OCP dont Ia situation épidémioiogique et entomologique menace les pays voisins dans lesquels 1a maladie a été.1ugulée. 5. S'assurer que les gouvernements assument au bout du compte l'entière responsabllité f,nancière de Ia lutte contre 1'Onchocercose. 6. Cesser toutes les opératrons de IAPOC sans compromettre les réalisations passées de I'OCP et de IAPOC. Le document déf,nit clairement ce qu'il faut faire. A 1a date de fln 2010,1a performance actuelle du programme et I'examen des réalisations des projets laissent penser que 1APOC peut atteindre Ia plupart de ces objectifs en 2015 avec un supplément de ressources et un renforcement de ses capacltés. Une accélération des activités de haut niveau est cependant nécessalre pour rattraper 1e retard et permettre à IAPOC d'achever sa mission en toute sécurité avec le minimum d'interruption et de perturbatlon des activités en cours dans Ies pays. Les actions essentielles proposées dans cette option sont de: fournir des éléments de preuve pertinents pour I'élaboration de plans stratégiques au niveau mondial et natlonal; développer les technologies et Ies outils techniques nécessaires; institutionnaliser Ies systèmes de formation dans une perspective de long terme; mettre en place des sites pilotes de démonstration dans les pays prêts à arrêter Ie traitement ou à adopter des innovations et des réformes pour l ,t I I I l ! t I I I 1 { j 1 rl I 1 I 1 ,l I t ( I I ::: :..! :.:..1 :i:i .jl .ii. U o A È FIâ É lr tr trl ll 1 44 offrir un champ fertile d'opportunités d'apprentissage à long terme à d'autres pays; et faire des estlmations de coùts en vue de soutenir 1a mobilisation des ressources pour achever Ia tâche d'élimination. entre I'option que IAPOC continue sous sa forme actuelle ou qu'il devlenne une plate-forme s'alignant plus étroitement sur les autres programmes IVITN en Afrique. La proposition envisageant Ia clôture de 1APOC insiste sur ia nécessité de réorganiser Ie cadre de l'lDC dans tous Ies pays, y comprls ceux de l'ex-OCB et de transférer les fonctions à différentes agences pour soutenir 1e programme. Dans 1e tableau ci-dessous sont résumées les estimations des différents coûts pour chacun des scénarios. Lannée 2025 a été utilisée comme année horizon parce que premièrement estimer les coùts au delà de dix ans comporte une trop grande probabilité d'erreur; deuxièmement parce qu'il s'agit d'un délai dans leque1 on estime qu'environ 90 pour cent des pays auront réussi à éliminer toutes Ies maladies concernées. Estimations des coûts Le thème récurrent dans les quatre scénarios proposés est f insistance et 1a concentration sur I'élimination de l'Onchocercose et I'utilisation de 1'lDC pour renforcer les systèmes de santé communautaires dans Ie cadre de Ia Déclaration de Ouagadougou sur 1es soins de santé primaires. Les différences se situent au niveau de f importance donnée au volet technique comme le suggère Ie scénarlo proposé. En termes de coùt, il y a très peu de différence Tableau 2: Les quatre scénarios pour le futur dAPOC en dollars Scénario Total 1 0 ansClôture en 2020 Clôture en 2025 t. lt. 1il. tv. LAPOC continue sous sa forme actuelle LAPOC devient une Agence Technique L'APOC plate-forme de lutte contre les MTN Clôture de IîPOC en 2015 63',365',s00 39',976',700 67',g03',000 80'121',484 (fin 2016) 46',855',400 32',964',200 49',182',800 110',220',900 72',940',90,O 117',O85',800 :.......i 1..: l::: .;.::: U oÈ l.l EIÊ É t,' Ir E{É '-: ::::, 45 Faits marquants de I'APOC . Les opérations débutent avec 41,8 milllions de personnes infectées . 385 000 aveugles et 29,7 millions de cas de démangaisons insupportables et d'onchodermatite grave. La recherche approfondie démontre que Ie TIDC est "faisable" (techniquement, finanicièrement et environnementalement) efficace et viable. Les communautés affectées sont habilitées à aider à diriger Ies activités du programme (quand, où et comment distribuer l'ivermectine). Supplémentation en vitamine A, Ie traitement de masse contre la Filariose lympha tique (FL) et Ia Schistosomiase;les soins ophtalmologiques, en vue d'améliorer la santé en général et réduire Ia morbidité d'un certain nombre de maladies. . DÉCLARATION DE YAOUNDÉ par les Ministres de Ia Santé des Etats membres de IAPOC . > 120 millions de pesonnes toujours à risque . Un supplément de USS 46,5 millions requis des donateurs . 37 millions de personnes infectées n'ont pas développé la maladie cutanée. . Le programme APOC est prorogé jusqu'en 2015 et son mandat élargi pour couvrir 4 pays de l'ex-OCP . 10,74 millions de personnes bénéficient de Ia prestation intégrée des interventions SSP . Le TIDC est considéré comme meilleure pratique à émuler par d'autres programmes . La couverture de traitement à l'ivermectine s'élève Ià où l'intégration est utilisée (jusqu'à 73,7%) . 16,2 millions de cas d'infections évitées . 25,7 millions de personnes infectées dans les pays APOC . 64,26 millions de traitements à I'ivermectine approuvés dans les pays APOC et plus de 14,97 millions dans les pays de l'ex-OCP . DÉCTARATION DE OUAGADOUGOU sur les SSP et les systèmes de santé en Afrique . 98% du budget alloué déboursé. Progrès actuels (2009) . Preuve que l'utilisation de l'ivermectine peut effectivement éliminer l'Onchocercose. . 56,71 millions de personnes en cours de traitement. . 75ÿo des projets évalués estimés durables ou faisant des progrès satisfaisants. . La cartographie rapide de l'Onchocercose est presque achevée dans 19 pays . US§ 1,12 million consacré aux activités essentielles du TIDC (par 9 Etats membres). . 1,29 milliard de comprimés d'ivermectine fournis à IâPOC (1997-2008) 1996 1999t2000 2007 2008 r' I FI x rq z 7, a (J o& rl rq n É D F{ Dh EI r{ 1997 l I I i o§. 16 "p r*: o rL{ B § 3 3 46 dË F T§ 1" 7 I I I I -_--_l \{t { ÿ ( I ".irÉ.. PROGRAMME AFRICAIN DE LUTTE CONTRE UONCHOCERCOSE Programme africain de lutte contre l,Onchocercose (APOC) Organisation mondiale de la Santé B.P. 549 - Ouagadougou - BURKINA FASO Tél: +225-50 ?429 53 I 50 3429 59 I 50 3429 60 Falc +226-50 342875 150342648 dirapoc @oncho.afro.who.int www.who.int/apoc @fl',,îi,i,Tiï,, santé l)I I I I i l.-
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Le futur d'APOC : recommandation soumise par le Comité des Agences Parrainantes à la 17è session du Forum d'Action Commune, décembre 2011
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