Organisation mondiale de la santé (OMS) · Publications

Rapport Annuel du Directeur Regional a la Vingt-Deuxieme Session du Comite Regional, juillet 1971-30 juin 1972

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

ORGANISATION M)NDIAIE DE LA SAN.IE

BUREAU REGIONAL DE IA MEDITERRANEE ORIENTALE

RAPPORT .ANNUEL

du

DIRECTEUR REGIONAL

a la

VINGT-DEUXIEME SE.sSION :00 COMITE REGIONAL

ler juillet 1971 - .30 juin 1972

EWRC22/2

TABIE DES MA.TIERES

IlJTRODUCTION • .•••••••••••••• . . . . . . . . COMITE REGIONAL DE IA MEDI'I'ERR?J'IBE ORIENrALE VINC1l' EI' UNIEME SESSION • • • . • • • • • • •

APER9U GENERAL

I SERVICES CONSULTATIFS EI' TECHNIQUES

1. ENSEIGNEMENT ET . FORMATION. PROFESSIONNELI.E

Enseignerent de la medecine • · • • • • • • • Formation de personnel auxiliaire de sante Progranrne de bourses d 1 etudes •••••••

2. ERADICATION.DU PALUDISME

. . . . . . . . Etat d1 avancement des activites antipaludiques -

EM/RC22/2 pige i

17

21 22 23

Evolution ·generale • • • • • • • • • • • • • • • • 26

3. MAIADIES TRANSMISSIBIBS .

Maladies a virus (Eradication de 1a ·var101e - ·Le trachome) • • • • . • • . • . . • . • • • . . • • . 32 Mal~dies bacteriennes (Cholera - Tuberculose - Lepre - Meningite cerebrospinale - Peste) • • • • • ;8 Ma.ladies parasitaires · (schistosomiase ·- Onchocercose) 44

4. SERVICES DE SMITE PUBLIQUE

Administration de ·1a sari.te publique •••••••• Hygiene des collectivites et sante rurale ••••• Laboratoires de ·sante publique •••••••• Soins .infirmiers •••••• .•••••• Hygiene de la maternite et de 1 1 enfance •••••• ·sante de la famille •. • • • • • • • .• • • • Pharmacie et fournitures medicales •••••••• Statistiques demographiques et sanitaires ••

5. PROTECTION ET PROM0rION DE IA SANT.E

Lutte centre le cancer Radiations et sante .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Nutrition . . . . . . . . . . . . . . . . Soins medico-sociaux, administration hospitaliere et readaptation ••••••••••••••••••

6. HYGIENE DU MILIEU EI' APPROVISIONNEMENT ro:BLIC EN EAU

I.utte centre les vecteurs • • • • • • • • • • • • •

46 47 ~ 50 53 55 57 59

62 63 70

73 75 79

EM/RC22/2 page ii

II

III

7. SERVICES DE COORDINATION DU FNUD •

INFORMATION

ADMmISTRATION Er FINANCES

Generalites Personnel Budget et finances • Fournitures et materiel medicaux.

ANNEXE I - LISTE DES PROJEI'S

AVERTISSEMENT

Afghanistan Chypre Republique Arabe ·d'Egypte Ethiopie. Iran. Irak. Israel Jordanie. Koweit Liban Libye Pakistan • RDPY (Republique Qatar Arabie Saoudite Somalie Soudan.

gem6cratique populaire du Yemen )

Republique Arabe Syrienne Tunisie Republique ·Arabe du Yemen

Projets inter-pays

.. •

Page

80

84

87 88 91 92

1 12 14 27 37 49 59 62 67 69 72 85 95 99

100 105 111 124 133 141

149

ANNEXE II - ACCOROO SIGNES ENI'.RE LE ,ler .JUILIEI' 1971 Er LE ;f) JUIN 1972

I l'! T R r D U C T I C N

On a vu dans les pays de la Region, au cours de ces dernieres

anneea, lee preoccupations s'affranchir tree nettement d'une conception

purement economique du developpement au profit d'une larg_e prise de

con~dence de la necessite d'un progres socio-economique equilibre. En•

core que les milieux de la planification considerent dans une certaine me­

sure que la sante est davantge un resultat qu'une condition du progres

economique, les hommes qui sont charges des plans de developpement

accueillent de plus en plus iavorablement les projets destines a relever

le niveau de sante de la population.

Pour les responsables de la sante publique, cette situation

est a la iois une chance et un defi. Chance de voir mieux comprise la

contribution easentielle et positive que doit apporter au progres de toute

societe une meilleure situation sanitaire . Defi aussi, puiGqu'il appar­

tient desorroais aux autorites sanitaires de faire entendre leur voix et

de reclamer, face aux autres administrations, une repartition plus juste

de ressources souvent limitees.

A cet egard, les pays membres sent conscients, sans aucun

doute, de l' importance croissantc d'une planification et 'd'une evaluation

correc_tes des programmes de sante, responsabilite que 1 '0 rganisation

partage avec les gouvernements dans le cadre des projets assistes par

l '0 MS. . Cutre 1 'assistance que nous apportons directement a de nornbreux

programmes sanitaires complets et coherents, mis en oeuvre J:R r les au­

torites sanitaires, les facultes de medecine ou les etablissements, il

convient de signaler que nous sommes en train de collaborer activement

a trente-deux pro j ets multidisciplinaires finances par le PNUD. Ces

dernlers projets, surtout lorsqu'ils visent au developpement de la collec­

tivite - c' e st-lc cas de~ .r.egions du Barrage de l'Euphrate et du C-hab en

Syrie, du Lac Nasse.r en Egypte, de la Vallee dE: l 'Aouache en Ethiopie

E ~IJ. /P.CZ"l/?.. paee ~:

et de· 1 'Guadi Jizan en Arabie 2aoudite - ne peuvent guere proeresser

de fa~on satisfaisante si l'on n'accorde paa une attention cuffisante a leur composante s anitaire. Par e:.~emple, la necessite cl'emp~cher la

propagation de la ochistosomiase dam; les projets de mice en valeur par

l' irrigation est maintenant bien comprise, et. l 'C "':"S a repondu a de nom­

breuses demande c d'aide dans ce c1omaine. Cependant, la lutte. contre

telle ou telle maladie n'est qu'un aspect particulier de la question. Un

projet con~u deo le cl.ebut sur une echel!e asse_z vaste ne peut pas manquer

d '@tre rentable pa1· la suite, et ce dans un avenir peut-@tre mo ins eloigne

qu'on ne _le croit. L'alir11entation en eau, cous canalisation, dee maicons

particuli~rec , avec tout -a-I' erout, ne ri:reve pas beaucoup le co<:lt total du

pro jet, pourvu qu' elle ait ete prevue des 1' abord. Out re ('.U 1 elle joue un

role de tout premier plan dani; la prevention deo maladies transmises

par l'eau, cette colution offre l'une ~1es commoc1.itee les pluo appreciees de

la_ p9pulation, . tout en apportant une contribution inestimable a 1 'hyeiene

generale et au bien--~tre des populations.

De m@m.e, il est pluc caticfaisant et plus economique de pla­

nifier cJ'en1.blee leo oervices de ::;ante de base des collectivites nouvelles.

Il me sernble en effet que puisque lee habitants de ces nouvelles collec­

tivites vont, pour ainsi dire, recor11mencer leur vie, et ~ue cellee:..ci

compteront .naturellement leur juste part d.e personnes eclairees et epri:..

ses de ,changement, le_s programr.ne a de medecine preventive ont toute

chance d'y trouver un terrain favorable et cl'y faire la preuve de leur

valeur.

:"'uant i I' importante question de l I evaluation de:; proe rammeo

de oante, i1 doit naturellement s'ae; ir la d'un proceseus continu, et il ne

fait pao de doute r:,_ue ~i elle e s t correctement e ~~ecutee, elle ne manouera

E ~.t1/P.C22/2 page 5

pas d'ameliorez le rendeme~t du projet, grace au contrOle de l'avance-

ment de sa mise en oeuvre. Elle pourra fourn ir aussi un argument de

poids lorsqu'il 0 12.gira cl 1oc.t '.'.!:1i.1" un c1.cc;.·o i sseme~1-~ des credits de la san­

te, facteur impo!"tant l: ·,;e l :.:! .J au~ori~es sa:1itaires foront bien de garcl.er

present a l'esprit . TI ·,2. c;c soi q_,1e le E: projet::; v.ssi!3tes par l'~ i ,rr sont

systematiquerr1ent p a sseo en ;:evue tand i s C'IU.:'! l '011 precede periodique­

ment a l' eval uati.on de tel ::n-._ tel pro jet ou pre gramme particuliers

- services de sante de b2.se des payt:; de l a P egion ou composants sani­

taires des proe rammes assi:::t~s par le F I ::-'.E, par exemple •· par lee

soins du personnel du B ureau rcie: ional o-..i ~.c s cohsultants .

. ,. •r

C ette annee, de profondec modification s ont ete apportees au

systeme de planification et d' aElsictance aw~ pay s du P rog ramme des

f'-Tationa Unieo pour le D~-;elor,pen1.ent . D. s'agit de !'introduction des

chiffres de planification b~dica-dve a u m.oyen desq_uels leo programmes

"Fonds specia l II ct 11l'i ss ir:-i:anc e technique II du p:r,.ru:r::: ont ete fusionnes,

et, deuxiemement, p our ci:.aqt~e payc, d e I 'approbation des programmes

nationau..,"{ par le Sonseil d ' ;..drraiaict:ration, clan s le cadre deo chiffres de

planification indicativ e .

Lee chiffr:2:;; de ph:.:.1ifica tion ind icative ne repres entent pas

un plafond, mais plu1:6t u:1 o:n:.1re c1.e e;randeur <lee :;.·essourcec financieres

que le Pf'-TUD pourra mctt J.·e a la diopoo ition du pays pendant le s trois a cinq annees de l' e;r.e:.cice du. prov·amme. Le systeme dea chiffres de

planification indicative est entre en vie ueur le ler janvier 197? et _sert a contrOler les apports de fonds qui permettront de couvrir le o engagements

en cours, ainsi que l es nouv~aux projeto cl.es programn'les fusionnes. Les

chiffres de planification indicative s 1 appliquent aus si au;: pays qui ne met­

tront en oeuvre la progr ammation par pay s qu'a U11 stade ulterieur. La

E !:1/P.C22./2 page 6

fusion signifie qu'a compter de 1 C]72 il n'y a plus de difference entre les

programmes du type F'onde special et ceu;r. qui ressortissaient a !'.Assis­

tance technique.

L'une d e s innovationo leo plus cignificatives (?_u'aient intro­

duitee le 0 onceil ~~-'acministration r.}.u i::-roe: ramme des l'Tations UnieE: pour

le Developpement, apren etuc~e <le la ':"apacite du systeme des Pationc

Unies, eot incontectablement la ...... :\_.') s rara'lrIIBtion par pays - clef de vonte

du nouveau systeme. C'est la une notion e:ue l'P-osemblee rnondiale de

la ::'ante a fait entierement sienne dano sa rifoolution ~'TT-Tf:. ?. 3. '1:'!, , et l'~ ":\.11";:

a du reste deja et~ associee aux pre1niers stadec des e~-~ercices de pro­

e;rammation par pays. Leur objectif principal ed o.e perr!lettre a chaque

pays de prer:enter, aprec avoir pric J.e~ avis neceesaireo, un pro~ramme­

cadre couvrant une periode d'une du r ee n.oyenne de trois a cinq ans, et

d' enverg:ure suffinante pour '-,ern.ett:re la mise en oeuvre inteeree des

fonds a provenir du :.?NUf' et des apporte: escomptes d'autre part. Le

programme national du ? l'TTJI: cotncide, dans le tempn, avec le plan de

developpement cl.u pays; il s'aeit en outre d'un proces:ms continu qui est

mis a jour chao_ue annee. La re :::ponoabilite de la formulation du pro­

gramme national appartient esf:ientiellement au gouvernement qui coopere

a cet effet avec le representant c1.u :':='1'TTJ1:) ; naturellement, d'autree ore:a­

nisations du sy ster:ne de c !'rations Unie s, telle s que I'·~ ' •t."', apportent leur

contribution et aic1.ent a formuler leur s ecteur particulier, qui sera inteere

au programme national p-lobal. ~outefois, il convient de couligner que

lea astreinte::: im pc c een par lee chiffren ".le planification indicative rendent

plus difficile au:: autorites sanitairec c~_e o payc l'obtention ce l'as::ietance

requise, et leo placent en poctur~ :','inferio rite clevant de n ~ecteurB tels

que !'agriculture et 1' industrie dent Je r.: :;_•:f cultatf. economi~ue c plu::: aiee­

ment chiffrablec peuvent s ' impoce r pluo facilement a I 'attention des

F J1/ric22/2 page 7

planificateurc nationau.~ . Cn trouvera au -~hapitre I. 7, a la page 80

de plus ample ::; ~etail s sur le system.e de programmation par pays du

-:-'i'TUD.

*

Lore deo dernieres anneeo, la E-anque internationale pour la

Reconstruction et le Develop?ement c'eot montree plus interessee c,i_ue

par le passe au::: inveotissementc com;acreo a des activites sanitaires,

tell es_ que l 'appr.ovisionnement en eau, 11 elimination des c:lechets et I' as­

sainissement, aind que les elements demographique, nutritionnel et

educatif ?U programme sanitaire. La collaboration de la :?.anque mondla­

le et de l '0 >:S :::' ect renforcee danc cen domaines, et un certain nornbre

de missions comr.nunefl se oont rendues dans lee pays pour y identifier

des elements de projets et y evaluer les propositions de projets. Des

missions d'identification et d'appreciation de projets 0 "-l'_C/P.1!?.D se sont

rendues en Egypte et en Iran pour s'occuper de projets demographiques,

et a 3ahretn, en Ethiopie, en Iran, en T-"D :?Y et en Gyrie pour des projets

d'approvisionnement en eau et de reseau:~ d'egouts. L' ':: '''E_. a _participe

egaleinent a la mic: cion d'identificaticn cl.u projet Ul'TE,<:c r-; /EIPD pour

l 'e-noeignern.ent de la r.nedecine en .~yrie.

L e c: 13ouve r nements pourraient sano doute envioarrer d'utiliser

plus largernent le e ree:sources dont d i sposent la :!:'I0 D ~t l'IC.A pour in­

vestir dans ce~ dor,:1aines.

Il ne fait pas de doute oue la formation du peroonnel sanitaire ·- . '

-national reatera pendant de nombreu ce s annees encore l 'un des probl~mes

les plus important o qui se poseront clans la :P..egion.

F ~-t;_/PC2?./2. page 8

La fo:rmation des etucliantz en medecine a fait l' obj et d' acti­

vites irriportante o dans un certain nombre ~-e pays, et 1' on doit sienaler

ici la creation de facultes nouvelles en Jorclanie, au Kowert, en Libye,

au f.oudan et en Cy:rie. Un certain nombre d'autres pays ont beneficie

de conseil s dispen:::es par le perccnnel de J. 'C ~ ,rs, OU lors de visites de

consultants ou c1' equipes <le consultants. La ,Somalie envisage de creer

une faculte de medecine a 71 '7.ogadiecio.

-:=-:- n continue a placer l'accent sur l'enseie;nement des sciences

fondamentales et la n1edecine de la collectivite, et il est bon de signaler

a ce sujet que ce c1ernier terme tend a remplacer celui de medecine pre­

ventive pqur dedzner le!3 departementc d.e::: facultes de mzdecine !"Ui

s'occupent cJeo problemes r::anitai!·ec cl.ea collectivites.

La foriaation professionnelle des educateurs medicau~: retient

aussi l'attention. Bn 1971, l?.5 courses d'etudes ont ete accordees a des

enseignants deo facultes de medecine et des etablissementn d'enseignement

paramedical pour Ieur permettre c!e parfaire leur formation. n convient

de noter, pa:rmi lee realisations impo:rtantes, le Centre pedae;ogique re­

gioiial,-- fonde" avec la collaboration de l'Universite :Oahlavi a Chiraz.

A la fin du mois de maro, au !-'ureau regional c!'.Alexandrie,

une reunion a raooemble uncertain nombre cl'eminents enseienants de la

Pegion qui ont pac r.: e en revue le'3 prc~re s realises dans le domaine de

l'enseignement de la medecine. Cette reunion ft:t !'occasion d'echanges

de vue entre leo fonctionnaires de l '": j' ,"C et les enseignants medicaux sur

la fai;on dont 11-c :,,:f pourrait dispenser au miemr son asGietance dans la

P. egion dans le dc:n1aine de 1' enseignement de la medecine. Elle a permis

en outre de donnel" une suite am~ t:ravau.z de l' importante Conference re­ gionale sur 1 'enseignement de la medecine qui s' est tenue en 1970. Des

exemplaires du rapport complementaire ont ete envoyes a toutes les

EM/RC22./2 page 9

facultes de m6decine de la Region, tandis que les r e commandations de

la Conference de 1970 font l'objet d'une large diffusion; plus de 2 000

exempfaires du rapport final de cette derniere conference ont dej~ ete

distribues.

Parmi les conclusions auxquelles ont abouti les travaux de

la reunion, l'une des plus importantes est la necessite d'assigner aux

programmes d'enseignement des objectifs realistes a l o ng et a moyen

terme. Et c'est seulement en le s definissant de fas:on realiste que l'on

pourra me surer lea resultats et parvenir a une certaine estirm tion des

types de formation proposes.

Le rapport complementaire a souligne aussi !'importance de

la c ommunication a differenta niveaux: il est admi.s qu'une meilleure com­

munication s'impose entre professeurs et etudiants, ainsi qu'entre les

professeurs eux-m~mee. Enfin, il convient d' intensifier consid.erable-

ment le dialogue entre les pr.::: ducteurs .. de personnel sanitaire d'une. part,

et les utilisateurs de ce memc p e rso nnel d 1autre part. Les systemea de

formation profe ssionnelle doivent ~tre en relation tre s etroite avec les

systemes au sein desquels sont dispenses les so ins medico - sociaux.

Etant donne qu'on manquera encore de medecins pendant des

dizaines d'annees, il convient de se preoccuper davantage de la formation

du personnel d e niveau intermediaire et des auxiliaires. Dans toutes ces

~ctivites ', l 'C .t,ts a un important role d e catalyseur a jouer. Il faut souli-

gner enfin !'importance des b eso ins en ce qui c oncerne Ies educateurs

professio nnels e t les departements specialises dans 11 enseignement et la

pedagogie medicale.

On a continue a fournir une assistance assez considerable dans

la Region dans le domaine de l' enseignement infirmier, tant au niveau

fondamental qu'au niveau superieur.

EM/RC22/Z page 10

Il est partout admis qu.:: p our amel.iorcr l e s service s de san­

te, il impcrte de renforcer l e personnel sanitaire, en qualite comme en

quantite, et ncta mment toute s l es catego ries de perso nnel infirmier et/

OU obstetrique.

0 n c:::>ntinue a s' efforce r de r el ever l e niveau exige a 1' entree

des ecol e s d.'infirmieres, chaque fois qu e c' e st nece ssaire et p o ssible.

Il e st indispe nsabl e de c o ntinuer a sc preoccuper d e s condi­

tions d' existence e t d e trava il d e s infirr:1ieres e t des eleves- infirmieres,

non ~eulement p our convaincre davantag c d e j eunc s femn,.es d'embrase e r

c e tte pro fession, mais p our c o nservGr l eurs services e t leur faire des

conditio ns telleo que l'on puiss e c xiger d'elles d es service s de haute qua­

lite. · Il n' e st pas d'infirmiere , si h a utem e nt qualifiee qu'elle s o it, qui

pui-sse donner l e maximum si son s tatut profe ssic nnel n 1est pas veritable­

ment reco nnu, et si les condition s dans lesquelles ellc exerce s o n metier

ne lui permettent pas d e bie n r<3:Xlplir son role.

O n o' e fforc e d e multiplie r l es o ccasions d' organise r des pro­

grammes d' e no e ignement e n co ur s d' e mploi et des co ura de r e cydage a !'intention de t oute s l es categories de p e rso nnel infirmier, d e fa~o n ace

que les services r e ste nt d'un niveau aussi el.eve que poss ible .

*

L a malnutritio n est, sou s une fo rmc ou soue une autre, dire c­

tement ou indire ctement r esp o nsa,bl c d'une tre s large:: propo rtio n d eo maux

d ont so uffrent l es p opulat.i9 n s des p ays d e l a Region. Il e st noto ire qu'une

multitude d e facteurs, t els qu(? l'existe nc e d e vivres suffisants,. !'hygiene

d es d e nrees alimentairc s, I' ig norance e t l es limitations economiques

imposees par l e e populations ell es - r",_cr"1es, c ontribue nt a d es cl.eg res di-

v e r s a la per s istance d e·-ce· probleme. T out e n colla b o r a nt av e c d'autres

E°J'/f_/RC22/Z page 11

institutions d es l>Jations Unies a la resolutio n des differents aspects de

ce probleme, l' CJ-..18 s'est plus particulierement precccupee de m ettre

au point des mesures appropriees d::: lutte e t de prevcntic n contre les

troubles de la nutritio n, par l e canal des nervices nationaux de sante.

Des seminaires sur l'alimentation et la nutrition sont orga­

nises au niveau national pour aider le::, gouvernements a mettre en

oeuvre des mesures proportio nnees a leurs besoins et a leurs ressour­

ces. Une serie de programmes d e formation est organisee pour accrot­

tre lcs disponibilites de main-d' oeuvre e n vue d'assurer la planification

et la misc en oeuvre de programmes o rientes vers !'amelioration du

niveau nutritionnel des populatio ns. C n e 'attache tout particulierement

a la question de la malnutritio n proteino -calorique au m oyen de m e sures

educatives et reparatrices, ct d e la mise au point d e melanges riches

en proteines pouvant servir d'aliment d e s evrage .

Surles huit pays du monde ou la variole est encore ende:mi­

que, quatre (Afghanistan, Ethiopie , Pakistan et Soudan) sont situes dans

la Region de l a I:Iediterranee o rie nta l e e t, jusqu'en 1972 , ils comptaient

pour la moitie du nombre total d es cas danG 1G monde. Le programme

ethiopien a etendu r.cn activites d e sept prc vinccs e n 1971 a quatorze e n

1972., ce qui fait que la t otalite d u territo ire est deso rmaio couverte .

Au Soudan, il n'y a que peu de t e mps qu'il e st devenu possible d'etendre

les activites aux zones eloigneeo du sud, qui constitrent un important

foyer end~mique , tandis qu'au Pakistan le programme d e la province du

Sind a gagne en envergure au cours des d c rniers m o is. En depit d'une

augmentation du nombre des cao depistes, la situatio n se presente sous

un me ill eur jour qu' il y a un an. }/[aintenant que la plupart des zones

difficiles ont ete identifiees et que les activites de lutte b a ttent le'lir plein,

E M /RC22/2 page 12.·

o n p eut s'attendr e ~ assister au c oure de l'annee qui vient a une impor-

tante diminutio n du nombre d e cas . Les prog res realis es en Afghanista n

sont den plus encourageants, e t l ee do nnee s epidemiolog iques dont on

dispose laissent prev o ir l'inte rruption co mplete d e la transmiosion d e

la variole dans c e pays v e rs l a fin de 1972 ..

Il s e p o s e toute fois l e g rave probleme de l' introduction d e la

variole dans d e nombre ux pays no n e ndemique s de la Regio n, en 1972.

L'Iran, l'Irak, la Syrie e t le T e rrito ire fran<;ais d es Afars e t des Issas

ont signale des cas impo rtes, et d e s rumeurs non c onfirmees ont couru

s el o n lesquell e s d es cas s e s e r a ie nt produits dans c e rta ins autre s pays.

Dans tous !es pays ou il y a e u impo rtatio n d e variole, les rappo rts in­

diquent que l e e m esures n e c e ssa ires o nt et e prises e t q_u e l'epidemie a

ete e nrayee . G n pre vo it d' o"r ganis e r v er ::i la fin d e l'annee un seminaire

inte rregional a u q u el assi ste r aient l es ministrc s de la sant e , e t qui exami­

n e ra l es probler.ne s p o s es p a r l a variol e et l e cholera El Tor dans la

Regio n e t l e s regions voisinefl.

Au rnois d' avril s'eot t e nue une reunion d e s r epresentants d e

l 'O 'MS de la R eg ion avec debats sur l a politique genera.l e e t examen cas

p a r cas des prog r a mme s C l-18 des d ifferents pays. C e tte reunion eta it

p a rticulierement oppo rtune en r a iso n du r ol e de plus en plus impo rta nt

que les rcpresenta nts de l 'C 1-AS- sont appe l es a jo u e r d a ns l e cadre d e

I ' oeuvre accor:iplie ·p a r l 'C r ganisation dans l a Reg io n . La reunion s' e ot

accompagnee d' un bre f cours d e r e cyclagc sur divers es questions impor-

tante s susceptibles d' intere sscr l es represe ntants d e l'OJ'.t.S ; C' est

a insi qu'o nt et e a b o rd ee s l es o rie ntatio ns e t l e s p olitiques n ouvell es d e

1 'CMS , particul.ierement· e ri c c qui conce rne not r e participa tio n a la pro­

gramnaticn d' ensemble a u niveau de s pays e t notre collabo ration avec

EM/RC22/2 page 13

les autres institutions qui s e nt engagee s dans le domaine de la sante.

L e s problemeo de gestion o nt ete examines en detail, etant donne que

les representants de l '0 1--AS eprouvent chaque jour davantage la nece s­

site d e bie n co nnartre les t e chniqu e s m od e rne s de ge stic n, non seule­

mcnt afin d' a ccroitre leur proprc r e nde rne nt, maia pour pouvoir col­

laborer e fficac ement ave c les fonctic nnaire s des ministeres d e la sante

et les specialiste s d e la planification r eg ionale , et notamment lcs

economistes.

*

T oujours sur le sujet de s representants de l 'C L1S, je voudra is

faire r e ssortir la necessite d e dicp o s e r dans la R egion d'un nombre plus

el.eve d E. pastes de repr e senta nt s , e t a nt donne d'une part l a tendance nou­

v elle du systeme d e s Nations Unie s a s ' o rienter v e rs la decent r alisation

au niveau des pays de toutes l es que stio n s qui r elevent d e la planification,

du fonctio nne m e nt e t de 1' evaluatio n d es programme s nationaux, e t d'autre

part la respcnsabilite d e ccor d inateur et d e chef d e fil e d e I 'assista nce

sa_nitaire qui, d e par s o n m a nd2.t, inco mbe a l 'O I1.1S. En outre , ave c l e

developpeme nt des programmes d e l '0 }.,1S da ns d e nombreux pays mem­

bres, _et !'admission dans la R eg io n d e pays depuis p eu independants, on

eprouve d e plus e n plus la n e c e s sit e d'une supe rvisio n suffisante du pro ­

gramme a u nivea u du p ays a insi qu e d'une coo rdination d e s activites sa­

nita ire s . C ' e s t pourquo i nous no u s propo so n s d' a ug m ente r l e nombre d e

no s r ep _rese ntants d e l'O U C e t d e fa ire e n s o rte que l es pays l e s plue impe r•

t a nt n o u ceux qui di-sposent d 'un programme 0 MS cl'une ampleur suffisa nte

s o ie nt do t e s de r e spo nsa bl e s ins t all eo a p ied d' o euvre. Dans la liinite

d e no s resso u rc_e s budgeta irea, nou s avon s inscrit d a n a l e P r oj e t d e

P r ogramme ct d e Budge t pour l ' a nnee 1974 e t l e prog ramme revise d e

1973, l a creatio n d e p a ste s suppl em e ntiire s d e r epres entants de l 'O MS/

E r-t. /RC2 2/2 page g

administrateurs de la sante publique , p our c e rtains pays qui n' en compor­

taient pas jusqu' ici.

A la suite des ouragans c t d8 s inondations qu' ils ont provo­

quees, des secours d'urg ence ont e t e a pportes au Pakistan oriental a partir de juillet 1971, de nombre ux go uve rneme nts, organismes huma­

nitaires et institutions des Na tio ns Unies, y compris 1'0}'1'.S , apportant

en outre leur aosistance. DanG l e meme t e mps, et avec une violenc e

cro issante , l e s lutte s intestin8s, le s s abotages et la guerilla ravage aient

le pays et v e naient c o ntrarier, d ans une certaine mesure, aussi bie n

cette assistance particuliere que les activite s ordinaires des projets.

L o rsque la guerre c uverte eel a ta en decembre entre 1' Inde

et le Pakistan, e t que d e s c ombats eure nt lie u s ur le t e rritoi:re du

Pakistan oriental, la plupart d e s fonctio nnaires de 1 ' 0 r.tIC affectes aux

projets dui"ent Mre evacues aussi bien du P akistan oriental que du

Pakistan occidental. Toutefo i s , le r eprese ntant d e l' C' MS a Isla mabad

e t l e r epresentant adjoint d e l '':'! ,,c a Dacca d e m eura ie nt a leur poste ,

ainsi ·que cle ux fonctionnaires des proj e tD a l' Est, jusqu'a la fin decembre.

L c rsque l a situation d ' e nsembl e est d evenue mo ins critique

a l'Est, les hcstilites ouvertes ayant pris fin, les diffe r e ntes institutions

d e s Natio na Unie s o nt pu r e commo nce r a apporte r l eur a ssistance a un

pays qui, entre -tcmps, s' e ta it pro clame independant s ous le nom d e

Bangladesh. ~-uant awe opera tic n s d e s e c c ur s d e s Natio ns Unies, elle s

avaient repris au debut d.u mois de fevric r 1972 . Etant donne ces nou-

vell e s circonstance s, to ute 1' aosistance apportee par l 'O I,ls a c e pays

a ete c oordonnee par l e S iege avc c les apports venant de sources diffe­

r entes. Ains i, tous le s credits a ffe ctes aux activites de s pro j e ts CH .-1:S

du Pakistan o rie ntal pour l' annee 1972, o nt e t e remis a l a disposition du

Directeur general par la Reg ion de la 1'.1edite rranee criental e .

EM/RCZZ/2 page 15

En mai 1972, la Vingt-Cinquieme Assemblee mondiale de la

Sante a admis le Bangladesh comme nouveau membre de l'Crganisation,

et ce pays est desormais rattache a la !legion de l'Asie du Sud-Est.

C'est un plaisir pour m o i que d'accueillir Bahretn et le ('atar

(precedemment 1v1embres associes), ainsi que les Emirats arabes unis,

comme membres a part entiere d e l'O reanisation clans la Region de la

lv1editerranee orientale. Je ne doute pas que leur participation active

a nos travaux ne soit profitable a tous.

Je v cux conclure en r e nouvclant l' expression d e mes remer­

ciements et de ma gratitude a taus les Etats 1'1:embrcn de la P.egion pour

leur collaboration constante et efficace aux activites de l ' 01'-1:S . Je suis

persuade que c ctte active cooperation S c poursuivra pour le plus grand

bien des programmes de sante mis en o euvre dans notre Region.

L'OMS a ece l'hote de la Tu n1sic lors de la 2 1cme Session du Corn ice regional de la Mediterranee or ientale ( Sous - Cornice A ), qui s'est tenue a Monasti r du 20 au 23 septernb re 1971 . Ces photos rnon t rent un groupe de representancs et une vue aerienne de Monastir, avec le batirnen t circulaire du Palais des Congrcs.

( Ci - dessus ) L'urbanisat ion rapide et les consequences qu'e lle er,tralne pour le milieu pollution de l'a ir, du sol et de l'eau - one ete passees en revue dans un colloque, qui a reu ni a Lahore, En octobre 1971, des experts de treize pays. ( Ci-dessous ) La reu nion de groupe qui s' est tenue a Alexandrie en rnars 1972 a permis it des speciali i tes ce l'ensei­ gnement med ical d'etudier les reformes qui s'imposent a long terme dans les pays de la Mediterranee orientale: ...

·- "

Les perspect ives qui s'offrent aux pays de la Mediterranee oriencale dans la Jutte ce ntre le cancer, qui accuse une incidence croissan te dans la Region, ont ete examinees de pres par les experts de douze pays qu i cnt part icipe a la reun ion de grou pe convoquce a Bagdad, du 27 novembre au 2 decern bre 1971.

Les representants de !'OMS en poste dans dix Etats Mernbres de la Mediterranee orientale se sont reunis ,i Alexandrie, en avril 1972, pour s'encret eni r avec le Directeur regional et ses collaborate urs des activites de !'Organisat ion dans ces pays.

Le Dr Ahmed A. S. El Halawan i, Egypte, Directeu r du Centre de la Recherche rredicale de l" Universi te de Bagdad. a re~u ce:te annee la Medaille et le Prix de la Fondat ion Shcusha pou r ses em 1nencs services ft la cause de la sante publiq ue dans la Region et pour ses t ravaux de recherche su r les maladies transmissib les. La meme disti nction a ete dece rnee au Profcsseur A. M. Kamal, Egypt e ( 1968 ), au Dr M. K. Afridi , Pakist an ( 1969 ), au Dr Sabih Al -Wah bi, lrak ( 1'?70), et au Dr Chamseddine M. H. Mofidi, Iran ( 1971) .

COMI'IB REGIO~!AL DE I ,A MEDI'IBRRANEE ORIENTALE

VIlJG'.t' ET UNIErviE SESSION

EM/RC22/2 page 17

Le Sous-•Comi te A du Comi t e regional de la Medi terranee orien­

tale s 1est tenu a Mona3tir, en '1.'unisie~ du 20 au 23 septembre 1971.

Le Sous-Comite B ne s 1 e s t p~3 reuni.

Le Sous-Comite A a reuni d::is representants de 1 1 Af'ghanistan.,

de Chypre, d 1 Egypb, d' R,hi opie~ de Fra.>-ice~ d 1 Iran, d 1 Irak., de Jordanie.,

du Kowert, du Liban, de la Rfpublique Arabe Libyenne, d 1 0rnan, du Pakis­

tan., de la RepubliqUe der!lOCl'atiq_uo popv.la ire du Yemen, d 1 Arabie Saoudite,

de Somalie, du Soud&n.$ de la Ript.C::ilique Arabe Syrienne., de la 'I\misie

et du Yemen, ainsi que de Bah:..~c r~~ Biors ~embre associe (Bahrertl est

devenu rnembre a part ~nti2r~ de 1 ! 0;:,s~ri::.sation r.1ondiale de la Sante le

2 novernbre 1971, c.:i.I'.3i que Q::.ta··:-, 12 1.1 :ne.i 1972) . Les Nations Unies,

le PNUD et 1 1 UNRWA etnient , r c:prese!l.tes, ainsi que six organisations

intergouvernemental es et intc:rn.:::.tiontles non gouvernementales. Le

Directeur general a p~rti cipe aux travaux de la session.

Le ~ul t:m:.:'c. d : Oman a et e rGcueiJli en t ant que nouveau mem­

bre de 1 1 Organisatj_cn rnondiale ~-o la Sante et de la Region.

Lors des debats cons2c;:-es au napport annuel du Directeur

regional pour la periode du ler juill e t 1970 au .30 Juin 1971, on a

insiste sur 1 1 import211.ce c:c) l o, d c§ t e rmina:tion r ealiste d 1 obJectifs et

de priori tes nationc.'X;: C:2D.S le c c.drc cl.cs plans de developpement a long

terme, et sur la ne c2G~ite d ; un8 ooo~din ation de 1 1 assistance inter­

nationale et bile.t eraJ.i: . 11 a e t e convenu que la formation du personnel

medical et auxiliai l'.'e :::- .:: c: ·:;3,j_t 1 1 ·,me des "GOUtes premieres priorites.,

et 1 1 on s 1est f eli ci te c~u cl-5-,relokv8tr.8nt et des r ealisations des facul­

tes de medecine e t des i !:.stit:;.ts de formati on professionnelle de la

main-d I oeuvre s ;;mi taire . I\. cot egc.rcl , on a remarque qu I en 1971 les

proJets d 1enseignem2nt et de formati on professionnelle ont absorbe

plus de la moi tie de 1 1 ascist once t otale cons entie par le· fonds

special du Programrne de s Natio:,::; U~1ies pou.r le D2veloppement., tandis que

EM/RC22/Z page 18

les . annees precedentes ~- cette assistance e t ~.i.t alle.e presque uniquement

a. des projets pre-investis;:;ement ,_, :hY2;iene- du milieu . On a note les pro­

gres r\Salis~s dans l e sens de l' cradication de la variole, tandis que l'on

enregistrait avec satisfaction les rnesures prises pour la prevention

et la lutte contre la tuberculose.

Parmi les questions discutees en detail, il faut noter

la situation de la Region relativement au cholera, la planification

des besoins en personnel sanitaire, les conclusions tirees des enquetes

sur les programnes antipaludiques, les questions de medecine du travail

et un ?rojet pilote de recherche epidemiologique entrepris en Tunisie

par l'OMS sur l'utilisation des services de sante dans le Gouvernorat

du Cap Bon.

Le projet de programme et de budget de la Region pour

1973 a ete appr ouve pour transmission au Directeur general .

Le Dr A.H. Taba, dont l e mandat de Directeur regional

vient a expiration le 31 aoQt 1972, a ete designe pour renouvellement

de son mandat pour une nouvelle periode de cinq ans.

"L'integration des activites d'hygiene de la maternite et

de 1 1 enfance et de planning familial dans les services generaux de

sante" : tel a ete l e suj et des discussions t echniques. Un certain

nombre de themes ont ete proposes pour les discussions techniques de

1972.

Le Sous-Comite A a confirme sa decision anterieure de

tenir ses sessions de 1972 et 1973 en Jordanie et en Republique

Arabe Syrienne, respectivement.

APERCU GENERAL

ENSEI GNEMENT DE LA MEDECINE

Les methodes pratiques de I 'enseignement medical dans la Region de la Mediterranee orientale sont i II us trees dans les pages suivan­ tes , qui trait ent plus part iculierement de cer­ tains aspects d' une formation profess ionnelle axee sur les besoins des collectivites locales , et visant £1 preparer les etudiants en medecine aux " realites'' de la pratique dans les secteurs ou ils sont appeles ;'1 exercer.

( A droite) A la Faculte de Medecine d 'Addis Abeba, la formation p~atique comporte dE:s visites aux dispensaires ou les ccudiant~ sont en con tact di rect avec les probli;mes locaux, notamment le probli:me de la malnutrition proteino - calorique chez les enfants. ( Photo ) Ceux - ci consomment des aliments melanges, bien doses en protcincs, vitamines et sels minc­ raux, et prepares en Ethiopie-meme ,i parti r d'i ng red icnts locaux . ( Ci - dessous) A la Faculte de Medeci ne de l'Univers ite du Caire, une formation pracique egale ment axee sur les problemes de la collec­ civite rnnduit les etudiant s dans les campagnes au ils enquetent sur les condit ions sanicaires et nutrition nelles.

-,

',

Formation sur le tas : des ccudiants en mcde­ cir.e de l' Universi te de Khartoum etud ient les ophtalmies t ransmissibles (,'i gauche I et le role joue par les produ its ,:himiques dans la lutts: centre les vecteu rs ( ext reme gauche). ( C1 -cont re a gauche ) Travaux de laboratoi re : ir, troducc ion a l'analy~e bactc riolog ique i1 la Facu lte de Medecine de Teheran. (Ci-dessous a g.i uche) Formation cli nique : la theorie n'est pas lettre morte pour ces etudiants tunisiens , qui en veri fie nt le con­ tenu dans la prat ique d'une sa lle d'ropital . ( A droite) Soins medico-sociaux : les et u­ diants de la Faculte de Medecine du Caire dispensent des so ins dans lcs vi ll ages du voisinage ou ils acqu ie rent une connaissance de premiere main des problemes locaux .

. ( Ci- dessous) In it iation a la pediatrie : a · i'Ecole de Medecine de Bagdad, les travaux

pratiques comporte nt des stages da ns les centres d' HMI ou les fucurs mcdecins ~e documentent su r les maladies d'enfancs les pl us repandues dans le pays.

...

,.-

r::· ·.1 ,~ . ~I

Et\JSEIGNEMENT MEDICAL ( ETHIOPIE

Plus de quarante medecins o nt deJ it obten u leu r diplome a J'Universitc Ha'tlc Selassie ler , a Addis Abcba, done les programmes comprennen t l'ensei­ gnemrnt integra l des sciences mcdicales fondamen tales et une formation sur le t er ra in dans les proches collecriv ices ru rales. ( En hauc a droi te ) Les etud1ancs de de ux1e me an nee ass isten t a un cou rs thcorique. I Centre) Pratique de la gynecologie ,\ l' Hop,cal Saini Pau l : les itudiants doivent prat iquer un mi nimum de ving t accouche­ ments au cours de leur stage de douze semai nes. ( A droi te l Formation sur le ta~ en milieu rural et examen cli nique. ( C i-dessus ) Les visit es ,'I domicile dans Jes environs d 'Addis Abeba font part ie du cours de medecine prevent ive.

I SERVICES CONSULTATIFB ET TECHNIQUES

1. ENSEIGNE.t>E:;1 ET FORMATIC,i~- PROFESSictmELLE

ENS.EIGN.EMENT DE LA MEDECINE

EM/RC22/2 page 21

Les travaux de la Deu.xieme Conference regionale sur l'ensei­

gnement de la medecine, qui s'est tenue a Teheran du 12 au 19 decembre

1970, ont ete reunis et publies. Pendant 1 1 annee, quelq~~ 2 000 exem­

plaires ont ete distribues aux etablissements d'enseignement medical

de la Region. En.outre, ces travaux serviront de base a un rapport

special a paraftre da...~s la Serie des Cahiers de Sante publique,

Une reunion consecutive s'est tenue du 27 au 29 mars 1972 pour discuter des progres realises par 1 1 enseignement de la medecine

dans la Region depuis la Conference de Teheran. Un resume du rapport

accompagne d 1un resume des recommandations formulees lors de la

Conference de Teheran, a ete tres largement distribue dans la Region.

Ce groupe a precede a un large tour d 1horizon sur 1 1etat de

1 1enseignement de 1a medecine dans la Region, et il a suggere des

sujets de colloques, d 1 ateliers, etc. qUi pourraient etre inclus

dans de futurs proJets de la Region. A la suite de cela, un ques­

tionnaire a ete distribue dans toute la Region en vue de recueillir

des renseignements sur les etablissements d' enseignement medical et

sur 1 1 enseignement de la medecine. Il permettra de dresser un etat

de la situation presente de 1 1 enseignement de la medecine dans la

Region. La plupart des pays de la Region s'interessent de plus en

plus activement aux problemes de 1 1 enseignement de la medecine et

ces donnees seront un element important de leur planification. Il

est clair que 1 1enseignement de la medecine est un phenomene de la

soci~te au sein de laquelle il est dispense, et qu 1il doit par conse­

quent etre adapte aux besoins particuliers de cette societe. On

assiste pour le moment a de rapides transformations economiques et

sociales, et c'est dans ce contexte que doit s 1 inscrire le developpe­

ment d·e 1 1 enseignement de la m~decine, en tant que processus dynamique

.Ero/RC22/2 page 22

en constante evolution et venant s'adapter sans cesse a de s besoins

nouveaux.

Des rnissions consacrees a 1 1enseignernent et a la formation

professionnelle se sont r endues en Afghanistan, en Jordanie, au Soudan

et en Syrie pour donner des avis sur l a creation de nouveaux etablisse­

ments d 1enseignement.

En outre, des consultants se sont r endus dans uncertain nom­

bre de pays de la Region pour s' y charger de missions d 1enseignement

particulieres, notamment en Egypte, en Iran, en Irak, en Israel, au

Soudan et en 'IUnisie .

On a commence a prendre des dispositions pour la creation du

premier Centre pedagogi que regional a la Faculte de Medecine de Chiraz:

une mission du Siege de 1 1 0MS est venue pour ce l a a la faculte en 1971.

Un consultant a etud.ie avec les aut orites d 1 une certain nom­

bre de pays l es perspectives futures de coordination entre l es Ecol es

de Sante publique de la Regi on et 1 1 0MS.

Un plan d 1 operations a et e r edige pour le nouveau projet

d 1 enseignernent de l a medecine en Libye, aux t er mes duquel on pr6voit

d 1 apporter une assistance a la nouve l le faculte de medecine de 1 1 Univer­

site de Benghazi au titre des f onds en depot. La faculte devrait r ecevoir

ses premiers e tudi ants en septcmbre 1972 .

Un cours de recyclage pour les r epresentants de 1 1 0MS s 'est

tenu du 11 au 15 avri l 1972, ce qui l eu.r a fourni une excellente occa­

sion de discuter uncertain nornbre de problemes particuliers avec l es

conseillers regionaux . Outre l es exposes en regle, il ya eu des debats

animes sur le role et l es attributions futurs des r epresentants de

1 1 0MS, et notamment su.r la pr ocedure nouvelle qui r egir a la planifica­

tion des programmes du mUD.

WRMATJ:ON DE PERSONNEL AUXILIAIRE DE SANTE

La forrnatiOE du personnel auxiliaire de sant e a continue a preoccuper de plus en pl us l es pays de l a Region et l e B.lreau regional.

A la suite de demandes venues de nombreu.x pays de la Region,

FIGURE 1

PERSONNEL OE SANTE DES PAYS DE LA REGION (A) MEDECINS

Pays

· Af~honiston

Bahrain

Chy pre

Eaypte

Ethiopie

T . F . A.I.

I rQ n

I roq

Israel

Jordani•

Koweit

Libon

Libye

Oman

Pakistan

RDPV

Qatar

Arable Saouditt

Somali•

Soudon

Syri,

Tunisia

Vtmtn

France

URSS

Focultts En mill iers d 'habitants par m~decin 2

d• 1 0 1 2 3 4 medecina ,.-----·~-- --...-,----1,----..-,------,, 5

2

0

0

7

1

0

7

3

3

0

1

2 •, ,

0 ,, 0

0 , 0

' 2 , 0

~@ 25 XXJ ~/& i ioo

-~----@ 11 XXJ ~ ~M ,o @

f&s&<X~t§-18 Zx1 88&3888S888&'.zZ38838<?X'38888&3888&1'& 19 &1 ~§¾§?251

1 Nombr• a f i n 1971

Royo11me- Uni ( Angleterre et Galles)

2 Ounieres donnees disponibles dan_s Les publications de l' OMS , Lu donnees concernant les pays .qui ne figurent poi sur la liste ne sont pos disponibles

Etats-Unfs

FIGURE 2

PERSONNEL DE . SANTE DES PAYS OE LA REGION ( 8) DENTlSTES

E'colu En milliers d 'habitants par dentist• 2

Pays d•ntoirH 1 0 10 20 30 40 50

I I . . Afghoniston 0 ~& 4 02 I Xl

Bohrein 0 - Chyprt 0 £&SJ Eupte 3 ~

Ethiopie 0 ~ 1 )15 f3 T.F. A.L 0 -Ir an 4 ~

I roq , ~ lsrail , ~

Jordanie 0 ~

Koweit 0 ~

Liban , '69M Li bye 0 • Oman . 0 ~ 2U~

Pakistan ' U2{1

AOPV 0 ~ ii XJ

O.atar· 0 ~

Somali• 0 ~~1330 ?J

Soudan 0 ~m 2'6 2t Syrie , IOoooooooooooo4 Tuni1i1 0 -m 1715 53

~ Nombre .

fin 1971 France , a

URSS ~ z Oernieres I • •

donr-.ees dtsponiblts dons les Aoyaume • Uni

C. alle) ~ publications de l' OMS. Les donnets ( An9',eterre et

~ c:oncernont Les pays qui ne fi9urent

Etots •Uni~ pos Sia' la Lista ne sont pas disponibles

FIGURE l

PERSONNEL OE SANTE DES PAYS OE LA REGION ( C) PHARMACfENS

Ecol es En mill ius d'habitonts par pharmacieri p Q ., s dt . 1 0 10 20 · 30 40 50 pharmacre

I I ' I I

A fghanls tan , FQ<xZxxxxxxx &&SX2ft& 732 ><l Bahrein 0 ~

Chypr• 0 12'3

Egypt. 3 WX&3

Ethiopie 1 ~& 483$) T .F . A.1. 0 1&92'.;Qc.&xXxxxxl

Iran l IXXXXX&a

Iraq 2 t><&ooooo<xxxxxx>o&$&$66&3299S&&&9<X&IS& 061 Israel 1 m Jordanie 0 6&566299 Koweit 0 ~

Liban 2 ~

Lib y1 0 '3XX?9QS&¼S&\>'.-!J

Oman 0 ~ '3&\S&~& 56504

Pakistan l i56¢25?xX5s5&5¢x,>·'xZ5666666?56?~kx 210&A

RDPV 0 6Z566&WX56?5?SO?X\2?2S&5&2x\~W&i 220 3d

Qatar a tlx5&2?M5&S6?5?S¼'.WxMSS6&'$5&'xW

Arabie Sooudit• 1 1zxxx&9-;,z,zx;·3;x&Q9<X;<;.x;X>;xx.&<>:><xx.x&& f73 :xi

Somali• 0 f<x.x2'.x@&'3X8&\8&<Zxxxxxx&,><xxxxxx&£x 215:ij

Soudan , 1<><>¢<>o<Xi<>x-¢<xxxx'x:>&XXS&<'·S>>S<xxxxW& 747 61

Syrie 1 MW

Tunisie 0 W M SlV'5Xx;xx;wV:2Q<•X<S'V5J'li'.3X&*2,~J

France ~ , Nombre a tin 1911

URSS ~ 2 Derni~r es donn■es disponibles dons les

Royaume-Unl ~

publications de l' OMS . LU donnns ( Angle terr• et Galle) concern ant les pays q'ue ne figurent Etats -Unls ~ pas sur la Liste ne sont pas disponiblu

FIGURE 4

PERSONNEL DE SANTE DES ·PAYS DE LA REGION

( D) PERSONNEL INFfRMIER ET SAGES-FE MMES

Pays

Afghanistan

Bahre'in

Chypre

Etypte

Ethiopit

T . F.A.I.

Iran

Iraq

Israel

Jordanie

Koweit

Li ban

Lib y •

Om~n

Pakistan

Qotar

Arabie Saoudite

Somali• ·

Soudan

Syrie

Tun\sia

France

URSS

En milliers d ' habitants par membte da personnel infirmier / sa9es - femmes

0 1 2 3 4 s

~& 38 ® .,,0 ~

Royaume - Uni ~ (Anglettere et Colle)~

1 En Cl qui concern• les diverses categories, voir l' Annuoire de statistiquu sanitoires mondiat..es, Vol. Ill, 1968. Oernieres donnees

disp()nibles dons Les publications de l' OMS,

Les donnees concernant Les pays membres ne

figurant pas sur la liste ne sont pas disponibles Etats - Unis I ~

EM/RC22/2 page 23

l'OMS a continue a apporter son assistance pour la promotion de la for­

mation de personnel auxiliaire de la sante , en assurant les services de

personnel enseignant a l ong et a court t erme, en fournissant du materiel

d'enseignement, des livres et des periodiques, et en attribuant des

bourses d 1etudes en vue de la formation d'enseignants.

De gros efforts sont consentis pour former du personnel auxi-.. liaire de sante en nombre c~oissant, de faqon a pouvoir assurer la dota-

tion en personnel des services de sante en pl eh,e expansion. On s 1effor­

ce aussi, dans l e rnerne temps , d'ameliorer la qualite de .la fonnation

qUi est dispensee aces categories de personnel sanitaire. Il est

reconfortant de constater que de plus en plus nornbreuses sont les auto­

rites sanitaires qui se sont trouvees en mesure de choisir un personnel

dote d 1une bonne formation de base pour l a dotation de la plupart des

proj ets assi ste s par l' OI'IS qUi trai t ent de la formation professionnelle

du persoruwl. auxiliaire de sante . On espere que cette tendance se

confirmera, que l es stagiaires dipl6mes seront d'un rneilleur niveau

technique et qu 1 ils pourront par consequent apporter awe services de

sante w1e contribution de meilleure qualite . Le recours au personnel

aUXiliaire de sante en tant qu 1element effi cace de l' equipe sanitaire,

travaillant aux c6t e s des professionnels, est pour l e moment et sans

doute pour assez longt emps encore, l a seule faqon de mettre en place,

dans les pays en voie de developpement, des services de sante qui cou­

vrent l'ensemble du territ oire.

PROGRAM.m DE OOURSES D1 ETUDES

Le progranrne de bourses d 1etudes de l 10MS, qUi a continue a croitre regulierement, constitue 1 1une des activites l es plus importantes

de la Region.

En collaboration etroite avec le Bureau regional, tousles

pays de la Region r enforcent 1 1 importance deja considerable du program­

me de bourses d 1etudes comme moyen d ' assurer l'education et la fonna­

tion professionnelle du personnel national de l a sante . Le programme

est reste fidele a 1 1un de ses obj ectifs fondamentaux en apportant une

Efo/RC22/2 page 24

contribution substantielle a 1 1 enseignement et a la fonnation profession­

nelle du personnel national de sante, en vue de faire face aux besoins

grandissants des services de sante en expansion. La tendance qui con­

siste a se servir du programme de bourses d 1etudes pour f ormer des

enseignants en medecine ainsi que ceux qui seront charges de la for­

mation des diverses categories de personnel sanitaire n 1 a fait que se

renforcer.

En 1971, 597 bourses ont ete attribuees en tout, soit quatre­

vingt-trois (16,1 %) de plus qu 1en 1970. Les f onds engages au titre

du budget ordinaire pour financer l e programme de bourses de 1971 se

sont eleves a us$ 1 636 573, soit 18,87 % du total des depenses enga­

gees pour les activites de la Region.

L1 ampleur de ces bourses, et leur r epartition par sujets

d'etudes ont r eflete en 1971 le meme schema qu1 au cours des cinq annees

precedentes, ce qui donne, en pourcent age, et dans 1 1 ordre :

Administration de la sante publique, 30,5 %; enseignement

de la medecine 19,3 %; maladies transmissibles, 17,1 %; techniques

de laboratoire et statistiques, 15,2 %; soins infirmiers, 9,4 %; assainissement, 6,4 %; etudes universitaires, 2, 2 %.

Si l e schema est reste le meme en ce qui concerne 1 1ampleur

du prograrmne et la repartition par disciplines, i l faut noter l'impor­

tance de plus en plus grande donnee a 1 1 enseignement de la medecine,

aux soins infirmiers, aux techniques de l aborat oire et aux statistiques .

En 1971, quatre-vingt-treize boursiers de 1 1 0MS suivaient

des etudes universitair es . Sur ce nombre, soixante-dix-huit e tudiaient

la medecine au niveau universitaire , un l 'art veterinaire , six l es

soins infirmiers , t rois la pharmacie, trois l e genie sanitaire , et

deux 1 1 art dentaire . En 1971, vingt boursiers ont t e rmine leurs

etudes universitaires et passe l eurs dipomes .

Lors de 1 1armee 1971, nos boursiers ont et e requs dans cin­

quante et un pays hot es de plusieurs continents . On utilise de plus

FIGURE 5

NOM~RE OE BOURSES O'ETUOES ATTRIBUEES PAR L 'OMS (EMRO)

191.9 - 1971

( Prolongations de bourses pour •tudas universitaires non comprises )

Moyenne annuel le Total Pay s h9l.9-1953 1954-195Q 1959-1963 1964-1968 1969 1970 1971 1949 -1971

Afghanistan ( 5 )a ( 9) ( 11.) 24 56 37 50 ~263)143

8Ghrain . . 2 b 3 7 14 26 . C hypre ' - 1 0 13 16 12 19 171

Egypte 1 3 1 5 22 47 '6 60 19 721

Ethiopie 8 5 ., 13 a 14 17 212

Iran 17 26 26 41 35 44 49 680

Iraq 9 1 0 1'l a 30 36 29 420

I sroil 8 8 11 12 13 17 24 ✓ 244

Jordonie 2 5 15 26 22 25 32 325

Koweit C: . . 2 7 5 s 8 58

Li ban 7 , 2 1 3 12 9 11 17 25S

Li bye 2 6 7 12 33 33 30 234

Pakistan 1 0 8 28 33 54 36 34 !5%4 . RD PV - - 1 9 23 24 29 126

Qatar . . . 4 3 3 7 32

A.Saoudite 2 3 12 10 & 5 3 152

Sornalie - 4 17 115 15 1 7 9 226

Soudan 3 12 25 33 ,, 34 53 4 92

Syrie ' 12 13 27 34 45 45 421

Tunisie ( 3 ) (2D) U d 18 17 18 2 1 22 (56) 27?

V•men - ' 1 s. 24 38 25 28 3_03

Total 90 148 259 .386 518 * 511, f 597 6045•f

Pas encore membre de la Reg·ion

a Les chi ffres entre parentheses representent les bourses Qllou•es avant · que le pays ne devtenne membr• de lo Re51ion . lls ne sont compris dons le total

b Pour 1968 seul•mcnt, onnee OU Bohre·in est devenu membre de l' OMS i: Moyenne sur quotr• onnees. Membre d• l' OM 5 depuis 1960

d Moy•nne sur trois arinees. Rottoche a la Rigion depufs 1956

e V compris 2 bourses alloue•s au T . F'. A . I .

f V compris une bouru cu:cord•• a un refugi~ palutinien

..

• Id ~ ::,

EVOLUTlON OE: L'ATTRl8UTfON DES BOURSES O' ETUOES A CERTAINS PAVS DE LA REGION PAR DISCIPLINES MOVENNE DES PERIOOES QUINQUENNALES 1957- 61 ET 1967-71

Pays

Egypte

Iron

I re q

I sroel

Jordon ie

LI ban

Pakistan

(A) Comporoison d~s deu)( ptriodes por pays: Ligne suphiture 195'1- 61 : lign, inferieur, 1967 • 71

Pourcfntage de ltourus d'etud .. 0 20 40 10 80 100

ffl$RM#~lliii VA w~-,- r11n

ta

P Cly I

Somolie

Scudan

Syrit

Tunisie

I

Ve men

Ennmbl• de l-6 Region

Pourcentage de bourses d'etudes o za ,o . so eo 100

YD42Ris&!ts-1¥§ IOtffi#tt!illJ.

&rn/liUlJIJD//1/UJlhfx&§Zt§ Ml W/Dl!IHllll/l.fZ&vW,4###[ r7B

f7IJ)tuUH$t««t#st7Tl/7ZAH1 WOl4&¼Ei# ~

~:~~ l!Jeurt?lifu~-~m1:·J W/IJIIAXtSZb:\!$#4 UL~il

VUJHIDl~li#I tak--it VUll/lln1/IUE8&fi.~1 . a a I tt:aA

Admin~trotion de la sant, publlque

~ Maladies tronsmissibln ~ Assainiuement ~ ( paludlsme inclus J latl&iJi

Loboratoiru et .I . - stat11tiqu■s

Soins infirmiers - Enseignement de lo medecine ~ Etudes universitaires

~ • Pays ayant bencficie d'anviron 50 bourses d'a'tudes ou davontage p~r choque parioda LL----------------------------------------------

EVOLUTION DE L'ATTRIBUT!ON DES BOURSES O'ETUDES A CERTAINS PAYS OE LA REGION PAR DISCIPLINES

MOYENNE DES PERIODES OUINOUENNALES 1957-61 ET 1967-71

Pays

E yph

Iron

I ro q

lsro el

~jorda l'li~

I Li b a n ,... ______ _,

Pak istan

Somali•

Soud a n

Sy r i •

Tunisie

Yemen

Ensemble de La Re' ion

( 8) Comparoison des d~ux periodes par pays

1967- 1971 195?- 1961 Pourctnto9e dt bourses d 'etudes Pourcentage dt boursn d '•tudu

0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100

W//11/Uml//lllf/~ r,zii Ull(U.illi/l}l1JJ11,t§;&UJ ' 1 YIJ11Jjj11Jt11&0&8&22½H J UD1 P7JJ/J///llJ//llflJJ/J~f=§

YJJIIIJlll&-&§'£%38= ' I I I YIL.74 vtJJlllUlllll!Wi?&Ja : =➔ fl/lflllllffMJ/$1///lll/~S====I ~ fYl(llfmflJll/l/llTl/bt?ft-C WlfJ&m-' t; ti trnt~J WHI/JUll)UIII///J.J6o&$tl Wffe@lfft21JJl$;rn;&8W£S PIM t'lJ/ffJjJIIJI- trn

~

rn:un rzzn

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E, ~i~~r:-~~~r.12 VUllllll/~E t ™ fijl(IIIIUM§f ,. ™~

~~-~:,Z~?•@~· t~ta8]'£e§z ~1c==:&r,z◄~,~~~Jrn:m~®~.ilrMl-~$A WIHIIIIE8iSSAAJ VD£.t,1~~i~¾~t!~1

r7Tl1m Administration de lo U/.laa sonti publiqu~

Maladies tronsmissibles IF:'7'Cn Assainisse"'ent ( poludisrne Indus) ~

, Loborafoires et J ~ . - stat1st1ques

c:::J Soins infirmierlii Enni9nement de lo m,declne £f{,:,r,i;] Etudes universitoirH

• Pays ayant t>enef1tie d ' environ SO bourses d ' etudu ou davontoge pour chaque periode

'Tl

ifi C .:lD ffl

El1/RC22/2 page 25

en plus les etablissements d 1 enseignement qui exist ent dans la Region

aux niveaux universitaire, postuniversitaire et auxiliaire.

Il est reconfortant de constater que les pays de la Region

preparent leur programme de bourses de 1 1 0MS en tenant compte des

besoins et des priorites des differents secteurs de la sante, d 1 ou 11

resulte un programme de bourses d 1etudes assez complet. La fructueuse

coordination des efforts, les contacts constants et la cooperation qui

sont continuellement maintenus entre les pays de la Region et le Blreau

regional permettent une utilisation plus efficace du progranme de bour­

ses d 1etudes de 1 1 0MS.

EM/RC22/2 page 26

2. ERADICATION DU PALUDISME

ETAT D1 AVANCEMENT DES ACTIVITES ANTIPALUDIQUES - EVOLUTION GENERALE

Au 30 Juin 1972, sur une population totale estimee a 235 mil­

lions, 177 millions d 1 habitants des pays de la Region OMS de la ~diter­

ranee orientale vivaient dans des zones i mpaludees. Sur ce nombre, six

millions se trouvaient en phase d 1entretien, 97 millions se trouvaient

proteges par des programmes d'eradication du paludisme, et 58 millions

par des mesures de lut_t e , prises i s ol ement ou en association : pulveri­

sation d 1 insecticides remanents , administration massive de medicaments,

traitement regulier dans les etablisse ments de soins, application de

larvicides, contr6le biologique, approvisionnement liberal en medicaments

antipaludiqu~s. Les 16 millions r estants ne recevaient qu1une protection

sporadique et rudiment ai re , ou pas de protection du t out.

Chypre, Israel et l e Liban, qui s e trouvent en phase d'entre­

tien continuent, grace aux mecanismes de surveillance de leurs services

de sante, a maintenir une situation de non transmission du paludisme.

Les programmes d 1 er adicat ion du paludisme de la Jordanie, de

la Syrie et de 'Iunis i e ont permis aces pays d 1 atteindre des taux d 1 en­

demicite si bas que l a plupart de l eurs zones de consolidat ion pourrai ent

@tre integrees d'un moment a 1 1 autre dans l es services de sante publique.

Il serait d 'une pressante ne cessite, pour ces pays ~ decreer rapidement

des services de sante peripheriques suffisamment bien i mplantes pour

conserver 1 1 acquit des services d 1eradication du paludisme.

En I ral:, sur 1 1 ensemble du t erri t oire , la transmission et

1 1 endemicite ont ete effectivement e t tres considerablement enta.mees .

Il semblerai t que le malat hion vienne effe cti vement a bo·dt d' A. stephensi,

vecteur du paludisme r esponsable des deboires qu 1ont connus au cours

des dix dernieres annees l es programmes d :eradication du paludisme, et

pas seulement en Irak. Neanmoins , et si reconfortante que soit ce tte

amelioration de la situation epidemiol ogique , i l r este des problemes

EM/RC22/2 page 27

administratifs et operationnels a resoudre avant que le pays puisse etre

declare indeme de paludisme.

L'Iran, qui avait eu sa bonne part de problemes techniques,

semble beaucoup plus proche de l'eradication totale qu 111 ya quatre

ans. Le grand reservoir de parasites qui s 1etait constitue au sud du

pays apres qu'A.stephensi fut devenu resistant a la dieldrine et au

DDT, a pu @tre considerablement reduit par 1 1 application de l 1 insecticide

remanent malathion, soit isolement soit en alternance avec le DIJI', avec

adjonction de mesures antipaludiques vigoureuses, telles que la distri­

bution massive de medicaments, 1 1application de larvicides et les

lachers de p9issons larvicides . L1 amelioration de la situation epide­

miologique dans le Fars, le Khuzistan, l e Kerman et le Baloutchistan a

contribue a limiter 1 1 importation des cas dans les zones de consolida­

tion septentrionale et centrale.

Il faut deplorer que la brusque poussee de transmission palu­

dique qui a commence a se manifester 11 ya environ trois ans en Afgha­

nistan et au Pakistan, continue a s 1amplifier. Les raisons en sent sans

doute nombreuses et variees, mais l es deux principales sent la resis­

tance des vecteurs au DDT ou a la dieldrine, ou encore aux deux, et les

enormes credits supplementaires necessaires au paiement des insecticides

de remplacement.

Bien que les deux gouvernements aient decide a tres Juste

titre de poursuivre l'eradication du paludisme, beaucoup dependra du

soutien qu 1 ils r ecevr ont des sources d 1 aide bilaterale ou internatio­

nale, qui devraient comprendre a quel point 11 est grave de laisser des

millions d 1 @tres humains a la merci de cette maladie invalidante et

souvent fatale, et ce sans parler des coups terribles que le paludisme

peut porter au devel oppement socio-economique et a celui de s ~ervices

de sante.

Encore qu 1 il soit vrai de dire que ces institutions ont apporte

Jusqu1 ic1 une aide considerable a l' eradication du paludisme, la ten­

dance a denigrer ces programmes au sein de certaines d'entre elles est

EM/RC22/2 page 28

des plus regrettables, car elle vient saper l a capacite et la determina­

tion des gouvernements et de ceux qui se consacr ent a l a lutte antipalu­

dique au moment ou ils s'appretent a po~eser les avantages qu'ils ont

obtenus.

Il interessera peut-etre l e lecteur de constater le coOt

actuel de 1 1eradication du paludisme ainsi que le retentissement que

peut avoir sur ce coOt l 11nsecticide couramment utilise. C'est pour

cela qu 1 on a dresse le tableau cl - <::;re.:;:

11 faut comprendre que ces chiffres refletent le coOt des

insecticides en 1971, mais depuis l ors le coOt de la tonne metrique de

DDT est passe d 1environ US$ 500 a US$ 900. Les besoins futurs en

DDT, dependront de la population derneurant dans les zones en phase

d 1attaque par le DDT, des progres de la resistance des vecteurs au DDT,

et des nouvelles populations qui seront placees sous la protection du

DDI' dans les programmes de lutte antipaludique. Comme on 1 1 a deja dit,

la proportion de la population de la Region qui reste a proteger n 1est

pas tres considerable, et le volume de DDT necessaire pour cela ne

devrait pas etre enorme. D1 autre part, il est plus que probable que la

demande de DDT sera bien moindre a 1 1 avenir, non seulement en raison de

nouveaux passages de la phase d 1 attaque a l a phase de consolidation,

mais aussi , dans une tres grande mesure, du fait que des programmes

tels que ceux du Pakistan et de 1 1Afghanistan rejoindront les rangs

des programmes d 1eradication du paludisme qui ont remplace le DDT par

d'autres insecticides.

La Syrie est l e seul pays qui utilise la dieldrine de faqon

significative, et encore qu'on doive y recourir Jusqu 1en 1972, il est

devenu manifeste que le vecteur syrien du paludisme, A.sacharovi, yest

devenu resistant. Heureusement, 1 1 endemici t e du paludisme est desormais

suffisamment basse pour permettre a la majorite des zones du programme

d 1eradication du paludisme d 1 atteindre la phase de consolidation en

1973.

4 CoOt de i'eradication du paludisme en 1971 - en dollars des E.U.

• -

I Origine des fonds Population

Co0.t protegee Pays

Oou-vern-0ment Institutions OMS total ( en milliers)

Afghanistan 641 975 350 oco 1 216 190 1 2o8 165 8 415

Ethiopie l 700 000 2 900 0002 167 500 4 767 500 5 789

Iran 12 025 200 350 0001 2 000 12 377 200 24 807

Irak 2 497 000 172 0001 165 410 2 834 410 6 216

Libye 81 000 - 10 000 91 000 160

* 7 o85 344 696 9302 Pakistan l 237 640 9 019 914 121 156

Syrie 583 480 25 ooc3 184 060 792 540 4 533

'l\misie 750 CXX) 41 541; 59 160 879 001 5 310 28 300

TOTAL 25 363 999 5 563 771 1 041 960 31 969 730 176 386

1 = Subvention du FISE 2 = Fret de l 1 US AID 3 = Subvention du PNUD

* Y compris 1 1 ancien Pakistan oriental, aujourd'hui Bengladesh.

CoOt par Insectici- tete (en des utili- cents ses en des E.U.) 1971

14,y- DDT

82,3 DDT

49,8 DIYI' Malathion

45,5 DDT Malathion

56.,8 DDT

7,4 DDT

17.,4 Dieldrine

16,5 DIYI'

18,1

4 = Donnees communiquees 'O t par les Gouvememeots P> . ~

(1) ~

~~ ~

EM/RC22/2 page 30

Etant donne q~e dell.X vecteurs du paludisme sont deja devenus

resistants a la dieldrine, l:Afghanistan et le Pakistan ont decide de

ne pas remplacer le DDr par la dieldrine. L 1Afghanistan a 1 1intention

d 1utiliser le malat~ion e+, le Pakistan le BHC, et il ne fa.it pas de

doute que ces insectiuides a.mehoreront radicalement la situation epi­

demiologique actuelle dans les deux pays,si tant est qu1 on puisse

degager l es f onds nc cessa ircs pour en acheter.

Tant l es gou·1e1-~1crr.ents que 1 I OMS ont porte un interet consi­

derablement a.ecru a la formation professionnelle du personnel charge a

tousles niveavx de 11 eradication du paludisme, aussi bien dans les

pays eux-memes que sur le plc.n international. L1 OMS a continue a appor­

ter une assistance a l a for:nation a..r1tip~ludique dans les centres de

formation a l'eradica"i:,j_on cu p2.ludisme d 1Ethiopie, du Pakistan et du

Soudan. En 1971, cent :.;oi~2nte--:1uit stagiaires ant termine leurs cours

avec succes dms ces ce:itres . L' m.:s a continue a octroyer des bourses.,

mai s en bien pll,s grand not'.~:ce, ainsi que le prouve le fai t que cinquante­

quatre bourses de l 10MS ant ete accordees a des agents de la lutte

antipaludique en 1971, contre quinze en 1970.

Les gouvernemcnts ~ates de programmes antipaludiques ont

continue a assurer l a f o:c·mat ion de J.eur personnel national, et lorsqu I il

s'agit de prograrrme:::: Oll l;er·ndic--i.tion du paludisme est assez avancee,

on a surtout place 1 1 r.coent .Seer l e s sujets pluridisciplinaires qui

seront necessni~es aussi bien aux agents des services antipaludiques

qu' a ceux. des ser 1: ices de s::nt 6 qui seront charges de la surveillance

contre la reint~ocuction du paludismc dans les zones d 1 ou il aura ete

extirpe.

Outre ce qui pre cede, on tend actuellement a organiser davan­

tage de semin2.ires su~ des as~ects particuliers de 1 1eradication du

paludisme. C1 est ainsi qu:un s 0minaire sur 1 1 epidemiologie du paludisme

s'est t enu a Damas~ Syrie ~ en decembre 1971, avec la participation de

paludologues et d 1 entomologi stes d 1 Afg:1anistan, d 1Iran, d'Irak, de Jor­

danie, du Liban, de Syri~ et ds 'Iw,quie . Da.'"ls un proche avenir., d 1 autres

seminaires seront orGar,j_;se ::; p:.;ur 1 1 e tude des operations antilarvaires

et de 1 1 entomologic.

FIGURE IJ

ETAT DETAILLE DE L' ERAOICATION DU PALUDISME

ET DES AUTRES MESURES ANTIPALUOIOUES

DANS LES PAYS OE LA REGION

Pays Populat ion 1

total

A f ohanis ton 17480

Bohre'in 216 ,

Ch~pre 640

Egypte 34 uo Ethiopie 25 050

T.F.A. .I. 95 Ir an JO 159

Ir OQ 9 750 Israel l 010

Jordanle 2 383

Koweit 831

Lib on 2 870

Lib ve 2 010

Oman . 180

Pakistan 0 . 1141H

Pokn'ton E. ROPY 1410

Qatar ID Afat>i• Saouctite 1 740

Soma lie 2 810

Soudon 15 895

Svrie 1451

T11nisie 5 137

Emirats A.U . 110

Yemen 5900

( A FIN 1971)

2 Pourc e nt09e

48

100

100

6?

52

100

83

"' 100

Sl 0

34

' 10.0

1H

100

100 3?

100

100

71

100

100

40

Pournnt09e de lo populat ion vivont dons des zones originoir e men t impolud~es

0 25 50 · 75 100

flllll/l/lJl/lllllllll/lllll/lll/lllllllll/llll/ll/llll , ,,,

'f/ll/l/lfll//ll/llfll/llf, , / /, / / / / ./ / / i

~fl, ..... ~~';,<t.'."_xq.-_,q-_.;;.-,.~~-..:.~~~· -"--~-.. '",, 4

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~:♦;.♦;.,~i.•l••,,.•1t!.'!♦":♦':.♦!♦';.~•=-•~ /11//l!II/II.,. / / / . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ' . . . . ., . . . . . . . . . . . . . . . ... .. . . . . . . . . . .

· " · · · .. •• .. ··Iii• :: • ....... ,,, .... .. . ·"' ···"· ... , ......... .i ,• •••I!• .. .

1 Oernieres estimations en millius 2 Pourcenta9■ de la population total• dons dts zone originairement impaludees

~ Eradication consideree cornme achevee ( programme d ' eradication , phase d ' entret1en ) 18!21 Programme d'eradication, phau de consolidation

ll1JlJ Programme d'erodlcation, phos@ i,'ottoque

~ Mesures de Lutte

!11111 Aucune mesure ontipoludtque portic:uliere

( I

SITUATION DE L' ERADICATION DU PALUDISME DANS LA REGION

OE LA MEDITERRANEE ORIENTALE

Poludism• inconnu depu s toujours, irodicotion consid•ree comm• ochevee, ou programme d' irodlcotion •n phase d 'cntratian

Programme d'eradicction dons la phase de consolidation ou d 'ottoqua

~,, ~~~::{,,....,,,,.~

---

FIN

[

1971

I

Pakistan oriental

Progromma de pri-erodication ou de luth

Presence d• paludisme.,mais pas de programme antipaludique sp,cifiqua

EM/RC22/2 page 31

Pour t out ce qui touche a l' er adication du paludisme, la coor­

dination a continue a jouer un r6le appreciable pour la solution des

problemes poses par le paludisme aux frontieres des pays. Outre les reu­

nions de 1 10ffice inter-pays de coordination de l 1eradication du palu­

disme, auxquelles ont participe 1 1 Irak, le Liban, la Jordanie, la Syrie

et la Turquie, et qui se tiennent depuis de nombreuses annees, la coordi­

nation a ete tres etroite, ainsi qu'en temoigne la collaboration active

qui s'est instauree entre la Republique Arabe d 1Egypte et le Soudan, et

entre 1 1Afghanistan et 1 1 Union des Republiques socialistes sovietiques.

Rien n 1 indique que l 1 une quelconque des especes de Plasmodia

soit devenue resistante aux medicaments antipaludiques.

EM/RC22/2 page 32

3, MALADIES TRANSMISSIELES

Outre les projets qui beneficient d 1une assistance de 1 1 0MS,

le Bureau regional a etendu ses activites aux problemes d 1interet regio­

nal qui se posent dans le domaine des maladies transmissibles.

MALADIES A VIRUS

ERADICATiCN DE LA VARI0LE

Epidemiologie

Encore que le nombre des cas notifies pour la Region soit plus

de quatre foi s superieur a celui de la meme periode 1 1 annee derniere

(32 996 contre 7 482), on peut dire que les activites ont eu des r esul­

tats satisfaisants. L1 augmentation e st essentiellement due aux: progres

de la notification et a la decouverte de grands f oyers d 1 infection en

Ethiopie, comptant pour 55 ~ de 1 11ncidence 6l obale de la.variole.

Les 25 333 cas notifies en Ethiopie, contre 722 pour la meme

periode 1 1 annee derniere, sont encore bien inferieurs au nombre effectif

des cas. Avant la mise en place du programme d 1eradication de la variole,

1 % seulement des cas etaient notifies, ainsi qu'on 1 1 a fait remarquer

ailleurs. Les seize principaux foyers d 1 infection ant de ja commence a diminuer, et 1 1 on s'attend ace qu'ils soient elimines au cours des

deux annees qui viennent.

Le Soudan, ou la variole est endemique , a notifie 1 141 cas,

contre 1 051 pour la meme periode 1 1 annee derniere, le nombre d@s cas

notifies demeurant done a peu pres constant au cours de deux annees

consecutives. 60 % des cas proviennent de la IIIeme Region, soit les

trois provinces meridionales du pays. Etant donne que ce projet avait

manifestement besoin d'etre r enf orce , un second epidemiologiste de

l'0MS a ete affecte aux provinces du sud. Le nouvel elan qui a ete

ainsi donne au projet s 1est de ja manifest e par 1 1 augmentation du nombre

des cas notifies dans le sud, Il convient de signaler que tres peu de

ERADICATION DU PALUDISME ( TUNISIE)

L'enlomolcgie est l ' un des elements fondamencaux de la planificat ion cpidemiologique et de !'evalua­ tion du programme d'erad ication du palud isme en Tunisie.

( En haut a gauche) L'equipc d 'entomolog1stes s'installe. (En haut a droite) La recherhe des larves d 'anopheles. ( En bas) Les specimens sont soigneu­ sement recueillis dans des recip ients, puis id enti­ fies et repertories.

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ERADICATION DLJ PALUDISME (AFGHANISTAN )

En Afghanistan, la lucce concre le pal ud 1sme est une 1ache ardue qui doic surmoncer de nom­ brcux obstacles. Huie millions de persc nnes vivent e ncore dans des zones i mpaludees, et Jes vecteurs incrim1nes commence nt a manifes­ cer une resistance au DDT. Le nombr e des cas dc pisces ( 77,000 e n 1971 ) es t en augmen­ t ation.

( A gauche) Gambusies desti nces it pe uplcr par mill ions les gices larvaires des anopheles. ( C1-dessous, a gauche et a dro ice) App lication des larv icides dans les g:ces larvai res o 'anopheles . ( A droice ) Un techn icien entomologisce a la rccherche de larves. ( Extreme droice ) Prise de sang sur un jeun<c suspect .

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VARIOLE

Le Yemen e t !'Afghanistan font partlc des pays qu·assiste l'OMS dans leurs campa­ gnes d'fradication de la var io le. Les equipes de vaccination inoculent ies ind ividus de to us ages et cous les groupe~ de popula­ tion : ci tadins, villageois ct nomades.

( En hau t a gauche) Au Yemen, les equ i­ pes de vaccination s'astrcigncnt souvent a de longues marches pour gagner le pro­

.chain village . ( A gauche) Amusement, app rehension H curiosite se lisent sur les visages de ces enfants. ( En haut a droite) Vaccination d 'une jeune nomade en Afgha­ nistan. ( En bas a droitc ) On montre ;'1 des villageois afgha ns des brochures de l'OMS su r la variole pour gagner leur collabora­ tion ,\ !'effort d'eradication.

HYGiENE DE L'ENFANCE ( KOWEIT )

Les enfants kowe"it iens fon t un bon Mparc dans la vie ; la pluparc des fommes sont accouchees par un medecin OU une sage-femme diplomcc La mcciec,ne et les medicaments sent gratu its pour to us lcs re1i­ dents.

( A gauche et en bas) Les ccoiiers sent regul1cremcnt examines pour depist er les symptomes de t n1chomc et sent au besoin traites a l'hopital. ( Ci -dc!SO US ) Des so ins comp.:tents sent dispenses aux prematures dans les cl 1n1q ues du pays .

EM/RC22/2 page 33

cas sont signales dans les Iere et IIeme Regions - les provmces du cen­

tre et du nord - et 1 1on s 1attend a ce que ces zones soient bient6t en­

tierement indemnes,

Les activites battent l eur plein en Afghanistan, malgre un hi­

ver particulierement rigoureux. Non seulement l e nombre des cas est tom­

be cette annee de 1 044 a 732, mais deux tiers d 1 entre eux datent du pre­

mier semestre de l'annee, On ne reqoit a present que des releves limites,

et il s 1agit toujour s, soit de cas i mportes des pays endemiques voisins,

soit en provenance de poches isolees , Les variolisateurs semblent jouer

encore un role i mporte..Dt dans la disseminat ion des cas,

Q,uatre programme;;; s ont menes de fr ont dans les quatre provinces

du Pakistan, En venant s 1ajoute~ aux r el eves r ~guliers, l es cas depistes

par la surveillance active ont e.ugmente l e nombre total des cas. Mais

1 1 experience a demontre qu 1 on doit s 1att endre dans un proche avenir a une baisse de 1 1 incidence. Par exempl e~ l a province 1u Pendjab a noti­

fie 2 0:;6 cas contre 15391 1annee derniere, dont les quatre cinquiemes

se sont produits au c ours des s i x premiers mois de la periode consideree,

Le Pendjab se rapproche ma i ntenant de 1 1 eradication, et la plupart des

cas notifies sont desormais limites a quelques poches isolees. La pro­

vince de la f r ont i ere du nord-oues t a notifie 2 694 cas contre 530, la

province du Bal outchi st~n 291 contre 69, et la province du Sind 769 centre

1 059, ce dernier proj et n: ,"" ~ :-::~.t cit e lanc e que vers la fin de 1971. Pour 1 1 ens cr,ib],e du Pakist an, 5 790 cas en t out ont ete notifies, cent r e

4 665 l'annoe dernierc . Au r ythme act uel des operations, l e nombre des

cas devrait decrof tre au cours des douze moi s qui viennent, sauf dans la

province de la f rontiere du nord- ouest, qu i pourrait r es ter pendant long­

t emps encore un fo yer residuel au Paki s t an .

En Arabie Saoudite, en Som~lie, en Republique democratique po­

pulaire du Yemen et au Yemen, aucun cas de variole n 1a et e s ignale~ mais

des cas sporadi ques ont et c noti f i es dans l e T.F.A,I., en Iran, en Irak

et en Syrie ,

EM/RC22/2 page 34

La vaccination de masse

La vaccination de masse reste le principal element de la plu­

part des programmes de la Region. Toutefois, a mesure que les activites

des projets s 1etendent a des regions ou les communications sont medio­

cres ou inexistantes, et ou les conditions locales ne eont pas toujours

favorables, le nombre des vaccinations n 1 a pas toujours ete a la hauteur

des esperances. Environ 15 % de la population des pays dotes de projets

assistes par 1 1 0MS ont ete touches cette annee, comrne indique dans le

tableau ci-apres:

Tableau

Pays Population Vaccinations ( en millions ) (en millions)

Afghanistan 17,1 4,67 * Ethiopie 25,5 3,0

Pakistan 55,1 9,4 Arabie Saoudi te 7,7 0,5

Somalie 2,7 0,5

RDPY 1,4 0,13

Soudan 16,1 1,4 Yemen 5, 7 o,4

TOTAL 131,3 20,0

* Vaccinations liees aux activite s de surveillance/endiguement

Evaluation

L'evaluation de toutes les campagnes de vaccination de masse

a r evele des resultats satisfaisants en Afghanistan, au Pakistan et en

Somalie (plus de 90%) . Dans les autres pays, des progres rest~nt a accomplir.

EM/RC22/2 page 35

L'Ethiopie vient de commencer 1 1evaluation des vaccinations

d'endiguement.

Notification et surveillance

L'Afghanistan dispose d'un systeme de notification bien deve­

loppe, plus de 40 % des cas etant signales par les formations sanitaires,

les fonctionnaires du gouvernement, etc. Les equipes de surveillance

sontorg~esde telle sorte qu 1 clles ne se contentent pas d 1enqueter

sur tousles cas qui leur so~t signales, ma:i,s qu'elles recherchent aussi

les poches d 1infection dissimulees, de faqon a liberer 1 1 ensemble du

territoire de oette maladie. 107 poussees epidemiques ont ete signalees

ou decouvertes au cours de la periode qui nous interesse. On escompte

1 1 interruption complete de la transmission pour la fin de 1972.

La situation est assez encourageante en Ethiopie: les travail­

leurs sanitaires, les foncti onnaires du gouvemement, et notamnent la

police et les benevoles, signalent imrnediatement les cas qui se produi­

sent. On a remarque qu'il s'ecoule des delais tres brefs entre la

date de 1 1 apparition de la maladie et celle de sa notification. De 5 a 10 % des cas sont signales de cette faqon, l es autres e tant decouverts

par l es e quipes de surveillance du projet. Le projet est essentielle­

ment base sur l a surveillance et 1 1 endiguement, avec 1 1 aide de volon­

taires du Peace Corps et d 1 Ethiopiens. Seize foyers importants ont ete

decouverts et endigues: trois millions de vaccinations ont e te execu­

tees dans le cadre de ces mesures d 1endiguement. Ces grands foyers

d 1infection ont deja considerablement diminue.

Le systeme de notification des pr ovinces du centre et du

nord du Soudan a be soin d'etre devel oppe pour faire face aux besoins

minimum du projet. On a constate des r etards dans la notificati on.

Au sud, on a commence recernment a s 1 efforcer de developper la notifi­

cation et la surveillance. Les equipes de surveillance, assistees par

1 1epidemiol ogist e de l'OMS, enquetent sur les pous sees epidemiques de s

provinces septentrionales , tout en s 1efforqant de les endiguer, tandis

qu 1 au sud, l 1 affectation d 1 un epidemiologiste consultant a contribue

EM/RC22/2 page ::/5

a renforcer les activites. Toutefois, il est a craindre que les pro­

vinces meridional es du· Soudan demeurent l 1 un des derniers foyers d 1 en­

demie de la variole en Afrique.

A 1 1exception de la province du sud, ou il serait souhaitable

de developper les systemes de notification et de surveillance, les

projets d 1eradication de la variole au Pakistan sont satisfaisants.

Les provinces cablent toutes les semaines des releves epidemiologiques,

Au Pendjab, ou se trouvent concentres l es trois cinquiemes de la popu­

lation du Pakistan, cinq equipes de surveillance ont fait face a tou­

t es les poussees, e t ont pu ainsi reduire considerablement le nombre

des cas. Avec l ' expansion de s activite s du projet du sud, des r esul­

tats nets devraient etre enregist r e s en 1972-1973.

Approvisionnement e~ vaccin

Du va ccin antivariolique lyophilise a continue a etre fourni

a tousles projets. On en a fourni aussi aux pays non endemiques de la

RJgion: Abou Dhabi, Bailrern, Dubai, Iran, Irak, Liban, Oman et 'funisie.

Production de vaccin

On a continue a encourager la production de vaccin dans les

laboratoires nat i ona'..1X de la Regi on. La production nationale est e prouvee

au Laboratoire de r e f e r ence de l 1 OMS, afin d 1evaluer et d 1 ameliorer l a

qualite du vaccin. Un consultant pour l a production de vaccin anti­

variolique l yophilise a vi s i t e l es l aboratoires d 1Egypte , d 1Iran,

d'Irak et de Syrie pour donner des avi s sur 1 1organisation de la pro­

duction.

Stages et seminRires

Un st age a 1 1 int enti on du per s onnel national du programme

d 1 eradicati on de l a variol e a e t e organise en Ethiopie , avec l'assis­

tance technique e t f i nancier e du Siege de 1 1 OMS. Deux cours analogues,

1 1un en anglais 1 1 aut r e en ar abe , s e sont t enus au Soudan pour les

fonctionnaires r esponsabl es de l a surveillance et l e s agents des

equipe s de survei l lance . Un cours de r ecyclage a e t e organise en

Afghanistan,- sous l a di rection de l' epidemiol ogiste de l'OM'3.

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-3 .. ... .0

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4000

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1500

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250

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191181

VARI OLE DANS LES PAYS

INCIDENCE

O'ENOEMICITE

MENSUELLE

1969- 1971

OE LA REGION

19119 --II I---1970 ------411 ~--- -197\----~

Represente l 'ecort entre Les incidences maximoles et minimales siinalau pendant la p•riode 1910 -1966

..,, a C: ;o m

LE. TRACHOME

EM/RC22/2 page 37

L10MS a continue a fournir les services de personnel a plein­

temps pour la lutte contre les maladies transmissibles en Libye et en

Syrie. Dans ces deux pays, 1 1essenti el du travail accompli par les

ophtalmologues de l'OMS a consiste a assurer le traitement des ecoliers,

et, dans certaines provinces, celui du public en general, et en activi­

tes d 1education sanitaire. Au Soudan et en Afghanistan, le programme

de lutte contre l es maladies transmissibles a cte pris en charge par

le personnel national .

Un medecin de la Section des maladies a virus, du Si ege de

l'OMS, a passe en revue l a situation du trachome a Bahrern; il a

visite des centres de sante et discute ave c les f onctionnai res les

divers aspects de la lutte contre le trachome. Ses observations et

ses recommandations ont et e envoyees au gouvernement.

Une f orte pr evalence du trachome chez les ecoliers a et e

signalee a Abou Dhabi , et le gouvernement a demande 1 1 assistance de

l'OMS ·a cet egard. Le conseiller regional a visite le pays du 16 au

25 fevrier 1972: il a examine des e coliers et constate un tawc de pre­

valence du trachome de 60,1 % a Abou Ihabi, et de 73,5 % a Al Ain.

Il s'est egalement entretenu avec les fonctionnairos de la sante et il

a prepare un plan d I oper3.tion P ' ·= .:r.:-· .. :.: ·"·-·) pour un programme de lutte

antitrachomateuse . A l a demande du gouvernement, l'OMS a fourni au

Yemen 10 000 tubes de suspension hui l euse de t e tracycline pour com­

battre J.me poussee massive de conj O:i.~Cti vi te hemorragique aigue a Sana~ a,

OU -environ 15 000 cas ont pu etre observes en dix jours dans les hopi­

taux et les dispensaires. La maladie s 1 e s t etendue aussi a Ta!z, Hodeida

et Ibb.

Une r eunion interne des f onctionnaires de l'OMS charges de la

lutte contre le trachome a eu l ieu a la Faculte de M2decine d'Alep, en

Syrie, du 12 au 16 avril 1972 : on ya examine l ' evolution des activi­

tes anti trachomateuses depuis l a pre cedente reunion analogue qui s '-etai t

tenue en 1969. Figuraient aussi a 1 1 ordr e du jour des discussions sur

EM/RC22/2 page .38

les activites antitrachomateuses en cours, les resultats des enquetes,

les etudes complementair es, les experiences comparatives et 1 1examen du

document de 1 10M'3 sur la "Methodologie de la lutte antitrachomateuse".

Six medecins de 1 1 0MS, du Siege et des Bureaux regionau.x, ont participe

aces activites.

M...;.T..,ADIES BACTERIENNES

LE CHOLERA

A 1 1exception d'Oman, du Territoire fr~ais des Afars et des

Issas (TFAI), du Yemen, de la Republique democratique et populaire du I

Yemen (RDPY), qui ont annonce l a presence du biotype du cholera El Tor

sur leurs territoires: 1 1Arabie Saoudite ayant declare des cas impor­

tes, aucun cas n'a ete signale dans la Region depuis juillet 1971,

Toutefois, la plupart des gouvernements ont continue a prendre des

mesures preventives en perfectionnant leurs services de laboratoire

pour le diagnostic du cholera, en formant du personnel national, en

produisant du vaccin aDticholerique et du liquide de rehydratation, et

en developpant l'education sanitaire et 1 1 immunisation, alors que

1 1 approvisionnement en eau potable , recevait 1 1attention qu'il merite.

A 1 1 invitation du gouvernement libanais, une reunion s'est

tenue entre le Liban, l n. Jordanie et la Syrie 7 le 8 juillet 1971, a Chtaura (Liban) en vuc clc p:coceder a un echange de vue sur la coordi­

nation des mesures pr eventi ves anticholeriques. Certaines recommanda­

tions ont ete f or mulees: notification immediate des cas lorsqu1 ils se

declarent dans 1 1 un des troi s pays ci-dessus, amelioration de 1 1 assai­

nissement de 1 1hygiene du milieu et de 1 1hygiene personnelle; vaccina­

tion contre l e chol e r a ~ prop2-.3;ation de 1 1education sanitaire; appli­

cation du Reglemcnt sen itair e i nt ernational .

Seize participants de l a Regi on ont assiste a un Seminaire

itinerant interregi onal sur la lutte contre le cholera, qui s'est tenu

en Malaisi e et aux Philippines . Les cours de formation interregionau.x

EM/RC22/2 page 39

sur la lutte centre le cholera - 1 1 un en anglais a Accra, 1 1autre en

fr~ais .a Bamako - comptaient egalement des participants de la Region.

Afin de disposer d 1une reserve de liquide de rehydratation

pour les urgences, on a decide d 1en stocker une petite quantite a la

Pha.rmacie centrale de 1 1UNRWA a Beyrouth.

Une eqUipe de 1 1 0MS composee de deux epidemiologistes a ete

envoyee en Arabie Saoudite avant la saison du pelerinage de la Mecque

en vue d'aider les autorites a mettre en place les mesures preventives.

Le pelerinage a ete declare exempt de maladies quarantenaires.

LA TUBERCULOSE

De nouveaux progres ont ete realises dans la plupart des

pays de la Region en ce qui conceme la mise en oeuvre de la politique

et les activites consecutives, telles que les a formulees la resolution1

de la Vingtieme Session du Comite regional (1970).

Par sUite d 1une prise de conscience de plus en plus nette du

caractere essentiel de l'element de direction dans les programmes de

lutte antituberculeuse, on a forme du personnel sanitaire non specialise .

en nombres croissants, soit dans les principaux centres antituberculeux,

soit dans les instituts de formation professionnelle, ou une partie des

programmes est systematiquement consacree a cette question particuliere.

Pour developper le personnel cadre de la lutte antituberculeuse, on a

eu recours aces moyens de formation que sont les coU!'s internationaux

sur la lutte contre la tuberculose et son epidemiologie, organises par

les autorites nationales et 1 1 0MS a Prague, Rome et '!bkyo, dans la

limite des places disponibles. Un specialiste de la medecine thoracique

a participe au seminaire sur les techniques de pointe de la programma­

tion en matiere de tuberculose, qui s'est tenu a Oslo . Les medecins

qui avaient besoin de completer leurs connaissances cliniques se sont

vu accorder des bourses d 1etudes pour suivre un cours sanctionne par

un dip&ne dans le domaine de la tuberculose et des maladies thoraciques,

au Royaume-Uni.

1EWRC20A/R.9

EM/RC22/2 page 40

Q,uelques gouver nc:ncnt s ont officiellement appr ouve la creation

d'equipes antitubercule11s es aux n i veauJc central et interrnediaire., comme

c' est le ca.s en .'\fghn.ni s tan., en Ethi opi e e t en Somalie . Ces equipes ont

ete chargecs de l a pl anif icat i on, de l a formati on professionnelle., de la

mise en oe'.lvr e e t de 1: ev.J.~ua-Li on .

On a cons t~~e tme t cndenc e tre s nette a 1 1integration de la

vaccination par l e ECG d::nc l e s servi ces de sante de base, et a l' utili­

sation de s moyens de J 1I!f{[, par excmpl e en Afghe.nistan, en Ethiopie, en

Li bye, en Somalic et C.'.l Y.,hen .

D' aut r e part , :i :: c 2..mp:::•<:;r1e de □asse se poursui t au Pakistan.

Pour facili t er l es cl,cs c s sur l e plan operat i onne l et financier., en

attendant l e dev E= ~.c pp..::m~::1t d8s s ervices de sante de base, la Republique

democra tique popula i i~e ciu YemtJn .Jt l e Soudan poursui vent la vaccination

de masse pe.r l e ECU~ en a s socint ion avec l e s programmes d I eradicati on

de la variole ,

La ou l a s i tu2.ti on e:pidf miologique le justifie , e t s i l es

"couvertures" sont s'.lffi::;ar.,ment pYomctteus os , l e programme national a

concentre s es efforts s u!~ l a protecti o!l. de s ccoliers. La Li bye et la

Syrie s on t ainsi ent r e 2::; e:--. pha s e d 1 cntr etien, tous l e s ni veaux e leves

etant systemat i(11.Jer.Jel1t V'.lCCinCS C:1clQUC annec ,

L' evalu,_t i cn CJ.U r ro~::?.t:'.".i1 3 du BCG est de ::;ormais fondee sur le

"re l ev e des c i catr ices "., m~thod.c Scono:nique ., s imple et sOre qui a ete

utili s ee en J o:rdfu"1i C: a·s1 r .,:~ista:1 r.t en Syri e ,

Pour des r i' . .".s or.s tech"'J. i q_ues et financie r es, 1 1 OMS a toujours

eu pour poJ.j_ t i r:,110 de dcco~tro.ger : .. o. TIT\..l. l -c.i plication des laborat oires na­

tionaux de pr odue t i o., du DC.:::•. Tc-1.: t ofois, il s crai t l egi t ime de dispo­

ser d I un ou deux l 2.bor2.t-Ji :;:,c::; de va l our qui, outre la sat isfaction de

la cons ommat i o::1 m:.L5.om'..l c, s e:rai·.:mt en me sur e de faire fac e aux be -

soins d I autres pa ys , Des pot ent,ial i t e s de ce gen r e exis t ent en

Egypte et en I ran . On a pr6parc ·,u , pr o j et en vue d 1 ameliorer l e l abo­

ratoire du Cair e , t 1~dts que le ch 1f du 13.boratoir e de Teh eran s 1 est

EM/RC22/2 page 41

familiarise avec les techniques modernes de la production du vaccin

lyophilise a Copenhague, avec une bourse de l 1 0MS.

Les autorites nationales devraient veiller ace que les techni­

ques de vaccination soient correctes, ace que le vaccin soit protege

contre la lumiere et la chaleur, et proceder regulierement a 1 1evaluation

des operations.

Au niveau peripherique, 1 1 intervention de plus en plus frequente

des services de sante de base demande ace que 1 1 on simplifie encore

davantage les methodes de diagnostic et de traitement. On estime que les

petites installations fixes de radiologie sont utiles dans les etablisse­

ments centraux et interrnediaires pour "depister" l es anomalies thoraciques,

a la consultation externe, ce qUi n' empeche que le diagnostic doit etre

confirrne bacteriologiquement. Visites sur le terrain et rapports de

mission ont montre, malheureusement, qu 1un certain nombre de ces coOteux

appareils etaient hors de service, parfois en raison de petites defec­

tuosites OU par manque de pieces de rechange. L1entretien et la repara­

tion du materiel electromedical demandent certainement des ameliorations

et une assistance.

Comme ni les cultures ni la microscopie directe ne peuvent etre

introduites dans l es zones rurales reculees, on a propose que des speci­

mens de crachats soient expedies dans les centres agrees. Les conteneurs

pour crachats fournis par l e FISE ont et e examines pour determiner s'ils

seraient pratiques et acceptables par les populations.

Pour regler la grave question des dcboires que l' on a rencontre s

avec le traitement ambulatoire, on a experimente a plusieurs reprises un

regime bihebdomadaire surveille consistant en injections de streptomycine

et en prises de compritres d 1 isoniazide (par exemple en Ethiopie); on

attend les resultats. En attendant, la plupart des pays administrent aux

malades des zones rurales des ccmprimes d 1 isoniazide et de thiocetazone

sans que 1 1on constate d 1 effets secondaires alarmants. Les moyens limites

dont on dispose en fait d 1 etablissements de soins devraient etre utilises

EM/RC22/2 page 42

de plus en plus pour assurer au;~ malades un trait ement initial intensif

de breve duree . L9. motivati on des ma.l ades., le syst eme des rendez-vous.,

l es rappe ls a 1 1 or dre aux mal Rncs qui neglige::it l eur t raitement., etc .

sont autant de mesures qu 2. r est c::it insuffis::unment developpees.

Ce que J. I 0:1 a c1_i t 1 1 a:.mec- demiere de 1 1 evaluation operationnelle

et techni que du r e;_1di:=:men i:, des ::,r ogra:nmes demeure valable., et cet aspect

essentiel dema..11.c_e QU : on s I y 2-:r.:ccte. CI est la une question qui s era exa­

minee de pres lors du prochah~ Geminaire regional sur la tuberculose,

prevu pour 1973.

L' a s sistance c~u FlSE ct du PNTJD ont f ai t beaucoup pour promou­

voir les acti v i tes de lutte e,ntit1J.berculeuse darw la Region.

IA IBPRE

Les enqu§-:,es ;J:.:iccdent c::; on:t r.iontre que l a l epre r es t e un pro­

bleme de SE,n t e publ ique dar_s ce:rta ins pe.y.,s de la Region, notamment en

Ethiopi e . e t au Soudaa e -:-, rlw1s t,ne rr.oindre mesure, en Afghanistan, au

Pakistan et au Yemen .

En 1 1abs -:1cc d e vacc i n ~ la cMmiotherapie reste l a seule arme

de l a l utte contre l a l opre .

La l on3ue o.u::,6r. de 1 2. chimiothcr api e demande que l es efforts

por tent surtout sur l e :i.~enfo:rccmcnt de 1 1 or gin.i s3.t ion global e du trai te­

ment. Cela sup90s8 l 'J. cr-2atj_o;:: de cen t r -3s de trai t ement proches du do­

micile des m0,l:::_::cs - et d'Jnc 1 1 integrat ion dans l es services gen eraux

de sante - deG mot i vo. tior,s suffj_sant es, e t une surveillance et.roi te . On

pourrai t enc rn..:.::-'::..gcr l e s r.:al2.rles o. se ciec} ai~e:n eux- memes en developpant

1 1 education s ani ·l.,-::, i:;_·e: e--c en vcnant pro[;rcssi VGment a bout des prejuges

qui S ! attachent C1CC:-'O a l n ::.e1_il'C.

Ce sy3tht.e supposu ti.re or r,m i.sation-ca.dre a effec t i fs r edui ts

aux n i veaux c entra l c t ::.n-'cS!':-., .;di a i :c" , , ·.:,anc.:ts quc 1 1 on pourrai t envisager

une integration tota le cie.ns 1--.::::; zon :;s rurales. De l a sorte., mise en

oeuvre , encadrement ct l ogis-t:ique r :,urra i ent etre e.ssures .

EM/RC22/2 page 43

Le fai t q ue, .dans la lutte antilepreuse, 1 1 isolement des

lepreux fasse place, de plus en plus, au depistage et au traitement

integres signale assez clairement les domaines que doivent aborder les

cours et les stages destines aux travailleurs sanitaires.

LA MENINGITE CEREBROSPINALE

Une experimentation sur le terrain du vaccin de la meningite

cerebrospinale (groupe A) a commence au Caire et a Alexandrie, en

Egypte, aux termes du protocole redige en commun par 1 1 0MS et les auto­

rites egyptiennes. L 10MS a foumi 70 000 ml de vaccin au polysaccharide A

et 70 000 ml de toxotde du tetanos a titre de placebo, ainsi qu'une cer­

taine aide financiere. L'experience a commence a la mi-decembre et

s'est poursuivie pendant quatre mois, On est en train d 1 analyser les

resultats.

LA PESTE

Le Gouvernement du Yemen a demande les services d 1 un consultant

charge d 1 une enquete epidemiologique venant faire suite a 1 1 episode de

peste humaine constate en 1969 dans la region de Khawlan. Le consultant

a precede a des enquetes epidemiologiques et entomologiques, et donne

des avis sur les mesures de prevention et de lutte, ainsi que sur les

methodes de f ormation du personnel national.

Une etude analogue a ete entreprise en Libye OU l'on aurait

constate des cas de lymphadenite dans une zone desertique,

Un symposium scientifique sur la lutte contre les rongeurs a

ete organise par 1 1 Universite d 1Assiout, en Egypte, avec la participation

de savants egyptiens et de hauts fonctionnaires de la FA0 et de l'0MS.

Parmi les sujets traites, il faut mentionner les ectoparasites et les

endoparasites des r ongeurs, la lutte contre les rongeurs, la biologie

des rongeurs, et l' ecologie. On a attire !'attention sur l'existence

du nouveau Centre international de reference de la peste, cree a Alma­

Ata, en URSS, et qui est en mesure d 1 aider les laboratoires nationaux

et les services de lutte antipesteuse a identifier les souches de bacilles

de la peste, les rongeurs et les puces.

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LA SCHIS'IDSOMrA3E

MALADIES PARASITAIRES

Dans le domaine de la schistosomiase, une reunion afro­

asiatique sur la chimiotherapie de la schistosomiase, organi.see ~par

l'Ordre des medecins egyptiens au Caire, en decembre 1971, a reuni un

certain nombre de savants du monde entier. L'OMS etait representee

par de hauts fonctionnaires du Siege et du Bureau regional . On ya dis­

cute les merites respectifs des medicaments les plus frequemment utilises:

antimoine, niridazcle et hycanthone; bien que chacun e11t ses partisans

et ses adversaires, le medicament ideal reste encore a decouvrir. Toute­

fois, 1 1hycanthone a l'avanta.ge de pouvoir etre administre en une seule

injection intramusculaire, ce qui le rend interessant pour la chimio­

therapie de masse. On en a recommande l 1 emploi a titre de composant

therapeutique du projet pilote de lutte en Egypt e .

Pour le moment, la strategie de la lutte contre la schistoso­

miase tend a l'emploi combine de la chimiotherapie et de 1 1 application

de molluscicides dans les progra.rmnes de lutte. Apres examen du projet

egyptien ave c les fonctionnaires nationaux interesses, i l s'est avere

que le plan d 1 action adopte pour 1972 entrait dans le cadre de la stra­

tegie recemrnent definie.

L'"OMS a continue a fournir des avis et des conseils techniques

pour la lutte contr e la schistosomiase dans l es autres pays de la Region.

En 'I\misie, OU il ya un projet en cours, des donnees de base ont ete

recueillies, tandis qu 1 une enquete malacologique etait executee et que

du personnel etait f orme; une etude complementaire a ete entreprise

par un malacologiste consultant pour evaluer le projet en Irak; W1

epidemiologiste consultant a enquete en RDPY sur les maladies parasi­

taires, et notamrnent la schistosomiase; un malacologiste consultant a

etudie la bionomie des mollusques en Ethiopie, d 1 autres infections a trematodes chez les animaux d 1 interet economique, ainsi que 1 1 efficacite

d'un molluscicide produit sur pl ace (Endod).

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Une etude preliminaire a ete entreprise par deux fonctionnaires

du Siege de l'OMS dans la regi on du Lac Nasser, en Haute Egypte, dans le

cadre de la recherche sur l'epi demiologie et les methodes de la lutte

contre la schistosomiase dans les lacs cree s par l'homme. Une seconde

visite est envisage~ dans le courant de 1 1annee , en prevision de la mise

en place d'un projet interregional en 1~73 .

ONCHOCERCOSE

Un consultant de l'OMS a e t e aff ecte au Soudan, du 8 fevrier

au 2 mars 1972, pour aider le gouvernement a planifier le fUtur develop­

pement du programme de prevention et de lutte contre l' onchocercose.

Ila signale une incidence de 26% parmi la population de Wau, province

de Bahr el Ghazal, dont 80 % presentaient un affaiblissement de la vue.

A.Abeu Hamed, et dans les environs de Khartoum, Simulium damnosum s'est

revele assez ephemere, tandis que le taux de transmission excedait 5 %.

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4. SERVICES DE SANTE PUELIQ,UE

ADMINISTRATION DE LA SANTE PUELIQ,UE

La necessite d'un developpement socio-economique equilibre

etant de plus en plus r econnue, les r esponsables des plans de develop­

pement deviennent a leur tour plus receptifs aux proJets qUi impliquent

une amelioration du niveau sanitaire de la population. Il n 1en reste

pas moins que les autorites sanitaires doivent affronter la concurrence

des autres administrations si elles entendent obtenir leur Juste part

de credits necessairement limites.

A cet egard, la responsabilitc qUi incombe conJointement a 1 1 0M'3 et aux gouvernements l orsqu' i l s'agit d 1 evaJ.uer l es proJets sani­

taires devient de plus en plus importante, car non seUlement une evalua­

tion bien condUite accroit l'efficaci te du proJet en contr6lant l es

progres de sa mise en oeuvre , mais elle peut f ournir un argument de

poids lorsqu'il s 1 agit d' obtenir 1 1 accroissement des credits alloues

au secteur de l a sante. L' OMS fait systematiquement le point des projets

qu 1elle assiste et elle confie periodiquement 1 1evaJ.uation en regle de

t e l ou tel projet ou programme - comme c'est l e cas par exemple du projet

des services de sant e de base en Ethiopie - a des fonctionnaires du

Bureau regional OU a des consul tants.

La necessite d 1 une pla.Dification r i goureuse des programmes

sanitaires est de sormais unive rsellement reconnue. Une assistance a et e

apportee a l'Afghani s tan, a 1 1 Ethiopie, a la Tunisie , au Yemen et a Abou

Ihabi pour aider ces pays a faire l e point de 1 1 org

Informations clés
Type de document Publications
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé