I1^ [I SÊiÈs COMITE CONJOINT DE COORDINAîION PROGRAI4ME DE LUTTE COIITRE L'ONCHOCERCOSE DANS I REGION DU BASSIN DE I,A VOLTA tccfs Cinquième sgssion, Lomé, 5-8 décembre I978 RAPPORT DU PRESIDENT TNDEPENDANT I. INTRODUCTION ET oUVERTURE DE I!{ SESSION : Point 1 de I'ordre du jour I.1 La cinquième sessi-on du Comité conjornt de Coordination (CCC) du Programme de Lutte contre I'Onchocercose dans ta Région du Bassin de Ia Volta (OCP) s'est tenue à 1a Mâison du Rassemblement du Peupte togolais à Lomé (Togo) du 5 au 8 décembre 1978. A cette session étaient représentés la Belgique, le Bénin,le Canada, la Côte d'Ivoire, les Etats-Unis d'Amérique, la France, 1e Ghana, la Haute-Volta, Ie Japonr le KoweTt, Ie Mali, le Niger, les Pays-Bas,1a République fédéra1e d'AIlemagne, Ie Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord et 1e Togo, ainsi que 1a Banque africaine de Développement (BAD), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) 'I'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et I'Agriculture (FAO), la Banque mondiale (BIRD) et I'Organisatlon mondiale de Ia Santé (OfüS). A I'invitation du Président indépendant, Ia Guinée et te Sénégat avaj-ent envoyé des observateurs. Assistaient également à Ia sessj-on l-e Président du Groupe consultatif sur 1e Développement économique et les observateurs du Comi-té Inter-Etats de Lutte contre Ia Sécheresse dans Ie Sahel(CILSS), de Ia Commission des Communautés européennes (CCE), de I'Organisation de Coordination et de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémies (OCCGE) et de l-'Office pour Ia Recherche scientifique et technique Outre-Mer (ORSTOil) du Gouvernement franr;ais. La Iiste des partrcipants figure à I'annexe 2. )..2 La séance inaugurale était présidée par Ie Représentant du Président Fondateur du Rassemblement du Peuple togolais et Président de Ia République du Togo. I.3 Dans son allocution de bienvenue (annexe 3), Son Excellence M' H. Bodiona, Ministre de Ia Santé publique, des Affaires sociales et de Ia Promotion féminine du Togo a déctaré que la présence du Dr H. Mahler, Dr.recteur général de I'OMS était un encoura- gement pour tous ceux qui luttent contre ce fléau qu'est I'onchocercose et une garantie donnée aux contributaires que I'aide financière qu'iIs fournissent est .1udicleusement utilisée pour éliminer cette maladie et soulager les souffrances qu'eIIe engendre. II a également expri-mé ses remerciements au Dr C.A.A. Quenum, Directeur régional de 1'OMS pour I'Afrique, pour Ia sollicitude dont iI a toujours fai.t preuve à l'égard des problèmes de 1a Région, ainsi qu'au Dr M.G. Candau, eui, en acceptant d'assumer les fonctions de présrdent indépendant, a bien marqué I'intérêt qu'i.I ne cesse de porter aux problèmes de santé dans le monde. 1.4 Le Docteur M.G. Candau, Président indépendant, a remercié Ie Représentant du président de la République d'avoir fait au Comit('l'honneur d'une présence qui témoigne de I'intérêt que Son Excellence le Présldent Fondateur du Rassemblement du Peuple togolais et présj-dent de Ia République porte au Programme. Dans son exposé liminaire (annexs 4), Ie Dr Candau a déclaré que 1'année 1978 - caractérisée par la consolidation des activités du programme dans I'ensemble de Ia région ini,tialement choisie - a vu également une extenslon de ces activités en Côte d'Ivoire et le début des études sur les extensi-ons au Bénin, au Ghana et au Togo. Le Comité examj.nera la question de I'évaluation des aspects techniques et économiques du Programme ainsi que de la poursuite de ces activités au cours de Ia deuxième phase (198O-I985), L'expérience et les données réunies sur 1'épidémiologie de I'onchocercose et Ia biologie des vecteurs justifient Ia mise en train d'une étude visant à perfectionner Ies stratégies de lutte, stratégies sur lesquelles -l^ rccfs page 2 influera également le phénomène de 1a rd'invasion, Il faut espérer que des étudespourront prochainement être étendues jusqu'aux limites naturelles de la distributiondes vecteurs res plus importants, non seurement dans res pays parti-cipants mais aussidans les pays voisins. 11 est urgent de redoubler d'effort dans le domaine de farecherche afin de trouver des méthodes de lutte antivectorierle plus simples et moinscoûteuses et de faire progresser Ia connaissance de ra maladie et de son traitement. Along terme, Ie succès du Programme et 1es avantages qu'ir procurera dépendront, engrande partie, de la mise en place, dans les pays participants, de formatlons sanitairespermanentes qui devront être prêtes à assumer la responsabilité des activités de futtecontre ]'onchocercose et pourront se perpétuer après I'expiration du programme. Lacoopération étroite qui existe entre res Gouvernements participants, res partiescontribuantes et les Agences parrainantes garantissent que les activités du programmecontribueront au développement social de 1a région et que sa population aura à l,avenirdne vre plus saine et plus prospère qu'aujourd'hui. 1'5 Dans son alfocution (annexe 5), le Docteur H, Mahler, Directeur généra1 de r,oJ\ls,a déclaré que, sur le plan entomologlque, Ies résultats obtenus par re programme sontexcellents; res opérations se di'roulent selon Ies prévisions et fa zone d,opération estcontrôrée à 75%' Grâce à ra bonne gestion et aussi à la coopération des Gouvernementsparticipants, 1'accrotssement des activités en rgTg ne s,est pas traduit par unediminution de r'efficacité du Programme. LeË réunions conJointes des comites nationauxpour 1'onchocercose qui se sont tenues, ra première à Abidjan en Suin tg77 et fadeuxième à cotonou en juin 1978, constituent une excerfente initlative. Nu1 doute que lerôle de ces comités s'accroîtra au fur et à mesure que les activités du programmes'intègreront dans les programmes nationaux. l,e Directeur généra1 a rendu hommage auxorganes consurtatifs du Programme, notamment au comité consultatif scientiflque ettechnique (ccsT) et ir a insisté sur les progrès réarisés en ce qui concerne Iasso-ciation de I'industrie à ]a production de nouveaux insecticides et médicamentschimiothérapiques destinés à des essais. si, comme re laisse entendre 1e ccsr, unecertaine action continuera de s'l-mposer même après 20 ans d'efforts, ir s'agit derechercher une technique de lutte moins complexe mais tout aussl efflcace, moins coûteuseet' par conséquent' prus rentabfe. A cet égard, 1'ocp a été prié de constituer un groupede travail chargé d'étudier res perspectives à rong terme du programme et de répondre auxquestions suivantes : Existe-t-ir une technique plus simple et moins coûteuse dedestruction des larves ? Pourrait-on, en jouant à ra fois sur la modification de r,envi-ronnement,1a destruction localisée des larves et l,implantation gudicieuse des vi11ages,maintenir ra prévalence à un nlveau acceptable ? euel usage pourrait-on faire d,autresméthodes de rutte antivectoriell-e comme, par exemple, la destruction des simulies adultes "L'extension du Programme rriduirait-erle res frai,s de rogistique ? une autre questionurgente consiste à se demander si les structures de r'ocp pourraient être utirisées pourcombattre d'autres maladres et accroître ainsi ra rentabj.lité du programme. Dans r'optiquede I'ob.iectif de la santi'pour tous en I'an 2ooo que s'est frxei r,oMS ainsi que de laDticraration d'Alma-Ata, tous res gouvernements devraient moblfiser leurs ressources pourmettre en place des système nationaux de soins de santé primaires. Dès rors, il appartientà chacun des pays participants d'intégrer dans ce système une structure approprii.e pourmaintenir re pays indemne d'onchocercose. Quant aux questr-ons de dc<veloppement économique,les comiti's nationaux pour I'onchocercose ont souligni. reur caractère excrusivementnational' Ir faut esptirer que Ies pays reJ-èveront le défi consistant à rancer des pro3etsde développement iudicieusement éraborés qur leur permettent de tirer l-e meifleur partipossibfe des énormes investissements faits par 1e programme. \ rccfs page 3 1.6 Dans son allocution d'ouverture (annexe 6), Ie Représentant du Président Fondateur du Rassemblement du Peuple togolais et Président de la République a réaffirmé 1'appui Ie plus total du Togo à 1'action menée par 1e Programme pour lutter contre 1'onchocercose dans une zone où I'on compte 600 OOO onchocerquiens dans bj-en des cas aveugles. Les succès remportés par I'OMS en matière d'éradlcation de 1a variole incident à penser que 1'onchocercose peut également être vaincue. Le Programme a maintenant atteint sa vitesse de croisière. Le bilan des six premières années est positif et les rapports d'évaluation qui vont être présentés devraient permettre au CCC d'aborder Ia deuxième tranche des opérations avec les moyens nécessaires. Les réalisations communes contribuent beaucoup à résoudre tes problèmes de développement qui se posent en Afrique occidentale et il convient de se féIiciter de 1'étroite collaboration qui existe entre 1es pays contri- buants et participants et 1es organlsations internationales et bilatérales en matière d'exécution du Programme. Tous les donateurs doivent être remerciés pour Ia coopération désintéressée qu'ils fournissent dans un but humanitaire. l,e développement économique et soci.al auquel aspirent tous les gouvernements africains ne sera possible que si 1'oncho- cercose est maîtrisée. Le développement des techniques de futte et f intensification de l-a formation permettront aux participants d'assumer la responsabilité des opérations de Iutte. Pour tout ce1a, iI convient de rendre partlculièrement homrnage aux efforts du Président indépendant, du Directeur générat de I'OMS, du Directeur régional de l-'OMS pour I'Afri.que et de tout le personnel du Programme. Au nom du Présj-dent de la Répu- blique, qui a toujours voulu assurer 1e développement total de 1'homme - et par consé- quent la promotion de Ia santér 1'extension de 1a protection sanj.taire à l'ensemble de Ia population et Ie développement rural - 1'orateur a souhaité au Comité de gagner 1e combat qu'iI mène contre I'onchocercose. 1.7 A I'i.ssue de sa séance d'ouverture, Ie CCC a brièvement interrompu ses travaux pour permettre à ses invités de se retirer. 2. ELECTION DU VICE-PRESIDENT DE LA SESSION : Point 2 de I'ordre du jour 2.L A Ia reprise, Ie Président indépendant a assumé Ia présidence. II a proposé au Comité de désigner Son Excellence M. H. Bodjona, Ministre de Ia Santé publique, des Affaires sociales et de la Promotion féminine de la République du Togo, comme Vice- Président de Ia session. Cette proposition a été adoptcie par acclamation. 2.2 Le Président indépendant, au nom du CCC, a invité Ie Docteur Mahler à prendre place à ses côtés. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR : Point 3 de t'ordre du jour (document JCCS.1) a été adopté sans amendement (voir.1 L'ordre du jour provisoire nnexe I ) . RAPPORT D'ACTIVITE DE L.ORGANISATION MONDIALE DE I,A SANTE POUR 1978 : Point 4 de 1'ordre du jour 4.1 Le rapport d'activité de I'OMS pour 1978 (document JcC5.2) a été présenté par M. Ls, Bazin, Drrecteur du Programme. ., ., a 4 M I I rccfs page 4 4,2 En 1978, des opérations entomologiques ont oté marquées par la qualrtti de.s résultats enregistrcs tous les jours ou toutes les semaines dans quelque 250 stationsde capture. La popuJ.ation simufidienne a été ramenée à des niveaux très bas, avecpratiquement aucune transmission, sur la Volta Blancl-re, Ia Volta Rouge, la Volta Notre(sauf entre Chache et Bui), l'ottfvendjari et sur les affluents du Niger au Mali, alrNiger et en Haute-Volta. Cefa repr'ésentc 75% de l'aire du programme, ÿ compris l,ensenblede la zone de la phase II et la partie septentrionale de Ia zone de 1a phase I. 4.3 Les conditrons climatlques et notamment 1a stichcresse prolongse ont i,t(,pré3u-diciables aux optirations d'épandage. En ef fet, ce11es-ci ont i'tr: ri,clr-rites et n'ont atteint leur niveau optimal qu'en 3ui1let. Au Binrn, Ie Sota a i.tr'. trartu en mars, le l\lékrou et 1'Alibori en mat, 1e Tapoa au Nrger en 3uin et- le Sassanrira et Ia \larahouri en 3ur1let. Le trartement combiné cle ces deux clernrers cours cl'eau a fortement restreintIa rciinvasion, qui a commenc(i le 10 avril et pour laquelle on a installé I6 stations de capture et mobilisé 9 véhrcules et 38 capttrrr:urs. 1.4 Après des discussions surla définition de l,heure cie voI, Ia compagnre atirlenne est convenue d'accepter lâ di'frnition de I'OMS, c'est-à-dire du décollage à I'atter- rissage, excluant le temps de réchauf{age et de refroidissement. Des tachymètres ont été installés sur tous 1es htilicoptères. On a rnaintenant di.terminc que sur 32BZ atterris- sages d'hélicoptères en 1977, 32O heures ont c1té improductives - à $394 I'heure d'héIi- coptère, soit une perte de $126 O8o pour Ie Programme. La nouvelle di'finrtion devralt entraîner une économie de quelque $25O OOO au cours des deux dernières annd'es de Ia première phase. l,e Programme a accepté d'assurer I'arimentatron en essence d,avion dans 1a région. En revanche, Ie coût de I'heure d'hélicoptère a été rcduit de $22 et celuide I'l-reure d'avion de $48,50. Ces nresures sont entri.es en vigueur au ler 3anvier l9?8. 4.5 Les études d'extension que I'on envisage au lttali occidental et dans l-e bassin du Sénéga1 seront examrnées au titre du point,12 de I'ordre du jour. Les études d'extension menées au Bénin, au Ghana et au Togo, pays où Ie Programme a envoyé des mrssions pendant I'année, ont progress(' de façon satisfaisante. 4.6 L'Unité d'Evaluation épidémiologique a effectui, son second passage dans des villages de la phase I. A cette occasion, on a constaté que Ies effets oculaires de la maladj-e s'étaient stabilisés, même dans les cas graves, et que rares étaient les cas nouveaux d'atteinte oculaire grave. De I975 z\ 1978, 1'Unrtri a examiné 85 614 personnes, dont f 5 964 de f açon deltaillrie. 4.7 De trois stagiaires en 1977, le Programme a dépassti,Ie chrffre de 20 en 1978. TeI est le résultat de fa préparation d'un document explicatlf et de sa cliscussron avec les pays à I'occasion d'entrevues âvec des personnalita's et de la r(,union dos Comit,is nationaux pour I'Onchocercose à Cotonou en tu1n. Cette collaboratlon se porlrsuivra, 4.8 En matière de recherche, un groupe de travail sur un lnsecticrde de substitutj-on s'est ri'uni à Genève en juin. Cette réunion a rassemblt" des chercheurs, du personnel de I'OMS et des représentants de sociétris chimiques du secteur prrvrl, auxquels 1l a a't(" dit que Ie marcha. potentiel i,tait en expanslon par surte du développement des opi'rattons de lutte et que fe marchrl représenté par J-e Programme était effectivemcnt ouvert aux produits de substitution sous réserve d'une qualit('rigale et de conditions de prix. Le secteur privr': a accepté de mettre à Ia dl-sposition du Plogrannne cles formulations et des composés nouveaux pour expi'rimentation. Une nouvello rriunj,on est prrlvue dans deux ans. La formulation d'Abate de I'American Cyanamid a éta,exp(,riment['e par I'ORSTOM à Bouaké et s'est révétée avoir les mêmes qualltés que 1'Abate de Procida. Cyanamid a été prré de soumissionner pour des quantités de 5OOO, IO OOO et t5 OOO litres. a rccfs page 5 4.9 Au cours des conversations destinées à aéfinir les sphères respectives d'activité, iI a été décidé que le Programme spécial OMS de Recherche et de Fornation concernant les Mal-adies tropicales (TDR) serait chargé de la promotion des médicaments, des recherches fondamentales et des contacts avec I'j-ndustrie pharmaceutique alors que I'OCP procéderait aux essais sur le terrain des médicaments recommandés. 4.fO La deuxième réunion des Comités nationaux pour I'Onchocercose a eu lieu à Cotonou en 3uin. Ces réunions sont importantes parce qu'e1les se tiennent dans I'intervalle des sessions du CCC et permettent au Programme de dresser un bilan détaiIIé des activités avec les pays participants. L'ordre du Sour de Cotonou comportait notamment I'examen des questions suivantes : réinvasion, coordination entre I'OCP et les pays en ce qui concerne les survols et droits d'atterrissage, extensions de I'aire du Programme, formation, rapport d'évaluation pour lg74-L978 et plan d'action et budget pour l980-1985. L'OCP a estimé que Ia réunion I'avait beaucoup aidé à comprendre Ie point de vue des pays en matière de formation, de prestations offertes par I'Unité de Développement économique et de transfert uItérieur des activités du Programme aux autorités nationales. Une autre réunion des pays participants s'est tenue à Ouagadougou en septembre afin d'examiner un avant-proiet de rapport d'évaluation sur les aspects économiques du Programme. 4.11 En ce qui concerne Ia liaj-son avec le grand public, la BBC (Royaume-Uni) présente actuellement une série d'émissions sur Ie Programme. La cérémonie d'inauguratj-on du nouveau bâtiment du siège, organi.sée la semaine dernière, a ôté transmtse en direct par fa radio et 1a téIévision en Haute-Volta. Le rassemblement du personnel du Programme dans un seul bâtiment augmentera I'efficacité, renforcera I'esprit d'équipe, améIiorera fe moral et réduira les frais. 4.12 Le nouveau bâ offrant 56 bureaux superficie de 156 m sal1e de conférence 50 OOO francs CFA/n Ouagadougou, timent occupe une superficie de 1326 n2 rcipartis sur trois étages, desservis par des couloirs centraux. La salle de conférence, d'une ', peut accueillir 90 personnes. La constructlon du bâtiment et de ,a coûté 80 millions de francs CFA (environ $372 OOO); Ie coût decorrespond au devis et au prix normal de la construction à invlté un des 1'exception des la 4.L3 En 1978, les frais de fonctionnement du Programme ont éta'de quelque $11,5 millions, soit $2 3O3 3OO de moins que prévu; certaines des économies réaIisées sont imputables au système de gestron actuel, qui prévort désormais te compte rendu hebdomadaire des dépenses . RAPPORT ANNUEL DU COMITE COI{SULTATIF SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE : Poi.nt 5 de I'ordre du Sour 5 5.1 En I'absence du Président du CCST, le Président indépendant a membres, le Docteur P. Haskell, à présenter Ie rapport du Comité, à sections rntéressant directement d'autres points de 1'ordre du jour. 5.2 1Ê du CCST, I'annexe 1978) et Docteur Haskell a dit que 1e rapport (document JCCS.3) de Ia septième tenue à Brazzavirle en août t978, était long et comprexe. on y trouve II 1e rapport du Groupe de Travair scientifique sur 1es Insecticides à 1'annexe III les recommandations du CCST. réunion à(tui11et rccfs page 6 5.3 A propos de 1a section 2 du rapport consacrée à t'état d'avancement des activités, le Docteur Haskell a rendu hommage aux scientifrques de I'OCP. Des progrès ont r,te1 faits dans I'identification des éléments du complexe Slmulium damnosum et dans la formation du personnel à I'identificatj-on des diffd:rentes espèces. La recherche fondamentale dans des domaines comme Ia taxonomi,e et la cytogénétique doit continuer à bénéficier d'une aide. Les paragraphes 2.6-2.14 indrquent combien les études sur Ia réinvasion sont avancées. L'impressionnante diminution du nombre de simuties capturées après que les traitements ont i'ti'(rtendus aux cours d'eau hi'bergeant des espèces de savane montre I'efficacité des opi'rations de Iutte. II y a deux aspects dans 1a réinvasion : Ia redistribution à I'intérieur de I'aire de 1'OCP et Ia réinvasion de I'extérieur. Le CCST estime que maintenant que I'on comprend mieux ce problème - qui n'est pas un probtème inattendu - Ies difficulti's qu'iI pose à I'OCP devraient être bien moindres, encore qu'i1 fai1le poursuivre les études correspondantes pendant un certain nombre d'années. Le CCST a noté(paragraphes 2.12 et 2.13) que 1'on est bien informé sur la distribution des espèces de savane en Côte d'Ivoire au sud de la limite de I'extension et que 1'on rassemble actuellcment des données au Ghana, au Togo et au Bénin. La pénétration des espèces forestières en zone de savane est ;ugée improbable. Le CCST a recommandé de convoquer un deuxième groupe de travai-I du GSC sur la réinvasion pour é'tudier les répercussions de I'extension de I'aire de I'OCP. 5.4 En ce qui concerne Ia section 5,le CCST s'est montré très intéressé par les résuftats du Groupe de Travail du GSC sur les Insecticides. I1 est évident que 1a coopération de I'OCP est indispensable si I'on veut que I'industri.e privée contribue à mettre au point le substitut indispensable de I'Abate, étant donné que les besoins du Programme ne sont pas importants et qu'j-I faudrait peut-être $1O mlllions pour élaborer un nouvel lnsectlcide. Cependant, les fabricants examineront les composés existants ainsi que de nouvelles formulatj.ons, qu'j-ls soumettront ensuite pour essals. I€ CCST a recommandé que I'OCP mette en place les installations nécessarres pour sélectionner et évaluer ces composés et communiquer tes résuftats aux fabricants. Certaines des conditions à respecter pour ces instaltations sont énumérées au paragraphe 5.2; cependant, étant donné Ia difficulté qu'iI y a à trouver des srtes convenables dans l-es pays participants, les essars devront peut-être avoir lieu en-dehors de I'aire de I'OCP. 5.5 Le CCST a reconnu I'inta,rêt que pourraient présenter Ies adulticides (paragraphes 5.4-5.7). I-c.- problème ici n'est pas telfement de trouver les systèmes et insecticldes appropritls - Ies essais contre les vecteurs de Ia trypanosomiase ont déjà donné des rtisultats satisfaisants - que d'en apprendre suffisamment sur les lleux de repos des srmulres et les métlrodes d'applicatlon pour que cette approche soit efficace. La poursuite des travaux a cté recommandée dans ce domaine. 5.6 La section 6 du rapport traite de I'infrastructure sanitaire des pays participant au Programme. Le CCST a estimé que les Comit['s nationaux pour I'Onchocercose avaient un rôle à Jouer dans le d('veloppcment des services de santé dans les pays. Au cas où un médicament se prêtant au traitement de masse serait mis au point, i1 serait indispensable de disposer d'un réseau de services de santd, de base pour assurer fes traitements chimiothcirapiques et autres. Pour cefa, il faudrait qu'iI y ait davantage de postes dans les minlstères de la santé et l-es réseaux auxiliaires. En outre, i1 est inutile que I'OCp forme des scientrfiques s'ils ne peuvent ensuite ri'occuper ces postes. 5.7 Comme lndrqué à la section 7, de I'OMS au TDR en ce qui concerne le CCST a approuvé le transfert de la r-esponsabilité le Centre de Recherche chimrothérapique de Tamale. rccf s page 7 5.8 Le CCST a félicité t'OCP pour les travaux concernant les niveaux d'endi'mie (section 8), qu'iI a jugés très importants. Les difinitions de I'hyperendémie (lorsque l'oncho- cercose affecte 60% des gens vivant dans une communauté) , de I'hypoendémie (moins de 35% des gens) et de Ia mésoendémie (entre 35% et 60%) quf figurent au paragraphe 8.2 seront d'utiles critères pour Ies aspects du Programryre qui intéressent le développement économique. I-e fait que jusqu'à 35% de la population peuvent être affectés sans que la maladie soit socialement apparente est partj-cuIièrement digne d'être relevé. Le CCST a recommandé que I'on poursuive les travaux sur Ia situation concernant la maladie, dans 1'optique notamment du développement socio-économique. 5.9 II est fait état de Ia préoccupation du CCST au sujet de Ia dotation en personnel du Programme à Ia section 10 de son rapport. Le représentant du CCST s'est féIicité du développement du programme de formation de f'OCP, qui se traduira par une augmentation du personnel natlonal disponible. On demande cependant beaucoup aux scienti-fiques actuel- l"ement en poste; 1'aire de 1'OCP s'étend et ils ont à assumer des tâches supplémentaires, sl bi-en que la marge qui doit permettre de farre face aux situations d'urgence est restreinte. Le CCST considère que 1e Directeur du Programme devrait être autorisé à utj-1iser, si besoj-n est, des fonds provenant d'autres secteurs de 1'OCP pour renforcer Ie personnel af fecti-' à Ia futte antivectorielle et à t'épidémiologj-e. 6. DISCUSSICI.{ DES POINTS 4 ET 5 DE L'ORDRE DU JOUR 6.I Le CCC a féIicité }e Directeur du Programme et le CCST de leurs rapports. 11 a été décidé de discuter ensemble le rapport d'activité de 1'OMS et Ies parties du rapport du CCST dé3à présentées. 6.2 Le Comité s'est déclaré en faveur de la mise en place d'installations pour f'essai et la sélection d'insecticides. L'OCP a récemment testé une nouvelle formulation micro- encapsuli'e de I'Abate sur Ia Bagoué, dans l,'ouest du Mafi, sans obtenir, malheureusement, de résultats concluants en raison des protrlèmes que pose ce produj-t. On a aussi mentionné des zones de forte endémicité pouvant convenir à des essais sur fe terraln au Sénéga1. Des essais ont été effectués avec une formulation d'Abate de I'American Cyanamid, dont l-es effets sur Simulium et sur 1es organismes non clbles semblent si-milaires à ceux de I'Abate de Procida. En réponse à une question, Ie représentant du CCST a exprimé 1'avis Qu'une pressron suffisante sur I'ensemble de Ia population de Simulium aboutlrait à la sélection de génotypes résistants à I'Abate, si bien qu'un i.r.ilEffi de rempracement a'tait indispensable. Cependant, on ne verra probablemqnt pas se développer une forte 3ésistance avant trois ou quatre ans. 6.3 Les possibilités des adulticides et les modifications que pourrait éventuellement entraîner cette approche ont suscité de I'intérêt. L'attention du Comlté a été attirée sur Ia large utilisation qui est faite des opérati.ons de lutte par zone contre les simulies adultes aggressives au Canada;les insecticides ne sont acceptés pour une utilisation générale par ce procédé que s'i1s tuent au moins 90 à 95% des moustiques et des simulies, Un certain nombre de composés sont actuefLement testés et fa pénétration de différents types de feuillages par les aérosols et autres formul"ations est en cours d'étude. 6.4 Les expériences actuelles ^oncernant tes adulticides, a-t-on expliqué au Comité, n'impliquent pas un changement de stratégie mais visent à compléter 1'emploi- des Iarvicides. L'OCCGE étudie depuis un an les adulticides et les lieux de repos des femelles aduLtes. EIte a mis au point un test de la sensibilité des aduftes et procède actuellement à 1'essai de divers produits dont la mise au point est plus ou moins rccfs page I avancée. Certains progrès ont d'galement ('té faits dans I'ouest du Mal-i, où f,on atrouvcl des lieux de repos de femelles ariultes. Ce qu'il faut cependant dans l,immédiat,c'est un adulticlde prêt à être utilrsé, Les a,tudes de l,OCp sur la réinvasion ont montré qu'en arrivant les femefles déposent d'abord ]eurs oeufs dans 1es srtes réinfesttls' En théorio' on pourrait donc Ies rc.chercher dans leurs lreux de repos et lestuer avant qu'e11es puissent piquer I'homme, tandis que, les l-arrricides pourraient continuer à être utirrscls contre ra popuratron locare cre simutium. 6.5 Un représentant a dit que le paragrapl're 4,I du rapport rtu ccST aurait dû mentionner 1'ouest du l\lari comme source de reinvasion. un autre représentant a notcr que1e rapport d'activité de 1'ol\lS mentionnait une réinvasion dans I,ouest de I'aire de r'oCP mais non dans 1e sud et Ie sud-est. Le ccc a étri informi.que Ies traitements fartsdans Ia zone d'extension en Côte d'Ivoire avaient eu peu d'effets sul la réinvasion auMa1i, laquelle se produit probabfement, effectivement, à partir de I'ouest. Le probrèmede Ia ri'invaslon a été di'celé d'abord dans I'ouest de 1'aire rte l,OCp; en 1979, on espère pouvolr rriduire les activités de rer:herche dans f'ouest, et les intensificr dans1'est. Les condit-ions cllmatiques de 1'Afrique occidentale font que Ia r(,invasion seproduit dans le sens sud-ouest - nord-est et les premrères rrlgions affectées sont1'ouest du l\{a11 et le nord de la Côte cl'Ivoire. 6.6 A I'origine, le cleuxième groupe de travail tlu GSC sur la ri'lnvasion dont onproposait la réunion dans 1e rapport du CCST (paragraphe 2.1-1) devart étudicr d,abordles zones d'extension au sucl , puis 1e Lrassrn du Sénégal à 1'ouest. Cependar-rt, il n,apas été possible de réunir les membres comme il- avait éti.prévu et l,on a dû dresser de nouveaux plans. Le personnef du Programme et ses collaborateurs essaient actuellementd'informer fa communauté scientifique des travaux de r'oCp par des exposés à des rétrnions et des articles de revues et 1'on espère que cela débouchera sur un renforcement des activltés entomologiques dans les domaines intéressant le programme. 6.7 En réponse à des questlons, iI a été indiqué que le tabfeau figurant au bas de lapage 2 du rapport d'activite'de I'OMS contenait certaines erreurs de calcul. I-€ coûtpar litre de I'Abate est de $6,63, tanclis que f'heure d'hélicoptère coûte $322 etI'heure d'avion $146,50. si I'on considère qu'j-1 y a eu s51 ooo km de cours d,eau traités, 1e coût du Programme s'établit donc pour lg78 à quelque $22 Le km, Ie coûtdes aéronefs et des insecticides i'tant d'environ $7 le km. II a faIlu plus d,heures vo1 par litre d'Abate en \977 qu'en 1976 parce que cette annoc-là les opr':rations clephase III ont commencé et qu'en raison du terrain 11 y a eu davantage de vo1 pour defalbles applications. En 1978, on a commencé 1es opérations dans le sud de la Côte d'Ivoire, où I'on peut utiliser les avions plus effrcacement. On espère arriver, en de compte, à réduire le nombre d'heures de vof d'hi'Iicoptère. En 1978,Ia saison d'épandage a été pluvieuse et a duré un mois de plus qu'en 1977, ce qui exptique que I'on ait utilisé davantage d'lnsecticide. de frn 6.8 Un représentant a demandé des renseignements complémentaires sur. les groupes cl'âge cholsis pour I'évaluation épidémiologique di'crite au paragraphe 17 clu rapport d'activité de 1'OMS. 11 lui a été répondu que lorsqu'on i:value les effets du traitement par insecticides, on examine tous fes habrtants du village, mais en accordant une attention spéciale aux enfants ni's depuis 1a mise en place de I'OCP. I-es enfants âgtis de 2-3 ans en f975 sont maintenant dans le groupe d'âge des 6-7 ans; 15 à 20% d'entre epx étaient infectés en 1975 et le sont encore. Par contre, on ne trouve pas de cas dans l'actuel groupe d'âge de O-5 ans. Dans certains villages du Ma1i, où les plus.jeunes malades en 1975 étatent âgd's de 12 ans, il n'y en a actuellement aucun dÉ'moins de IS ans. Ainsi on érimine la maladie en remontant ciepuis ra hase de fa pyramide des âges. rccf s page I 6.9 Le CCC a noté que 1e Programme TDR étant chargé des recherches sur toutes les maladies parasitaires dont l-'onchocercose, ll avait cté Sugi'approprré cle transférer à ce programme Ia responsabilité du soutien au Centre de Recherche chrmiothérapique de TamâIe. I1 a été reconnu que 1'OCP et Ie TDR collaborent très ctroitement mais on a alrssl exprimé Iravis que des modalittls de coordination prclcises s'rmposaient. 6.IO Plusieurs représentants ont approuvé le transfert en question. De nombreux pays contribuent aux deux programmes de f'OMS, dont ta complémentaritr'r est évrdente. On a exprimé I'espoir que I'OMS réussirait à intéresser fe secteur privi'à ces travaux non lucratrfs. 6,Il- Le Directeur de TDR, le Docteur A.O. Lucas, a indiqué que lorsque ce programme a commencé, Ie Centre de Tamale était déjà en fonctionnement et que I'OCP poursulvait d'autres travaux pour trouver de nouveaux médicaments et développer ceux qui existaient dé3à. Le Groupe de Travail sclentifique de TDR sur tes Filarioses a donni, une priorité éIevée à la recherche - de la sétection aux essais cliniques - d'un produit qui puisse tuer Onchocerca dans sa forme adulte. Le Docteur Lucas srest féIicité de voir Ie Cer-rtre de Tamale se jolndre au réseau des centres qui partj-cipent à ces travaux. Un réseau a été mls en place en coopération avec I'j-ndustrie pharmaceutique pour sélectlonner des médicàments sur des modè1es animaux, tandis que les essais cliniques faits à Tamale sont complétés par des essais faits en dehors de f'aire de I'OCP. Certains composés sont synthétisés pour TDR selon les filières indlquées dans les publications spéci-alisées. En 1978, te Groupe de Travail scientifique a alloué environ $O,5 million à la recherche de base sur les médi-caments et $2OO OOO pour les essais de médicaments et 1es r:tudes immunopathologrques. En 1979, les contraintes financlères ne devraient pas gêner 1es travaux, pour lesquels un programme rationnel a été éIaboré; des fonds supplémentaires pourraient s'avérer nécessarres en cas de découverte d'une filière spécifrque. 6.72 Le Chef de I'Unité des Infections fifarii:nnes de I'OMS, le Docteur B.O.L. Duke, a quaIllié de très mauvaise fa situation concernant la chimiothérapie de 1'onchocercose. La suramine, qui tue l-es vers adultes, et la dii.thylcarbamazine (DEC) , qur tue les microfrlaires, existent depuis 30 ans. Or, e1les sont toutes deux d'emploi difficile et ne se prêtent ni 1'une ni 1'autre à un traitement à grande échelle, et aucun autre médicament satisfaisant n'a été découvert depuis. L'approche actuelle est, premièrement de chercher à améliorer les médicaments disponibles, ce qui se fait surtout à Tamale, et deuxièmement, comme 1e mentionne Ie CCST, d'effectuer des essâis à petite tlchelle de toute une sérre d'autres médrcaments parasiticides, y compris les anthelminthrques utilisés en médecine vétérinaire, en vue d'étudier I'effet sur Onchocerca. 6.13 On s'efforce également de trouver de nouveaux médj-caments, en partrculier un macrofilaricide non toxique. Seule f industrie pharmaceutique a les moyens nécessaires en hommes et en matériel pour ces travaux extrêmement coûteux. Le TDR a entrepris de contacter personnellement des firmes en Europe, au Japon et aux Etats-Unis pour leur expliquer combien i1 est important de di-sposer d'un nouveau médicament. EIles se sont montrées compréhensives et certaj-nes ont accepté d'apporter leur concours. Très peu cependant ont des programmes de sélection de fitaricides. En soutenant l-a recherche universitaire en République fédérate d'AJ-1emagne, au Japon, au Royaume-Uni et aux Iitats- Unis, on a porté Ia capacité de sélection à 25OO composés par an. On poursult ('gal,ement 1es travaux de synthèse selon des filières connues. Toutes les propositions concernant les essais cliniques doivent d'abord être approuvi'es du point de vue de t'éthique, rccfs page lo 6,14 Les macrofilaricides retenus après sélection préliminaire sur de petits animaux vont maintenant faire I'objet de nouveaux essais contre Onchocerca gibsonl sur du bétail en Australie. Si de nouvelles filières sont découvertes, i1 faudra des fonds supplémen- tal.res pour les exploiter. 6.15 Le Centre de Tamalc étudre aussi des médicaments susceptibles de supprimer 1a forte rt:actron immunitaire qui se produit lorsque les mj-crofilaires sont tués. Le TDR essaie d'inti'resser des chercheurs à ces aspects immunopathologiques et à 1'étude de réactlons de ce type chez les animaux. Mais il y a peu de scientiflques compétents qui soient drsposés à faire ces travaux. 6.16 L'OCP a éti'féIicité pour sa saine gestion. Cependant, on s'est déc1aré préoccupé des rni,r,ital)les problèmes logistiques que comporte un programme aussi vaste et de 1'effort qui est demandé aux cadres du Programme. Le recrutement, par ai1leurs, est difficile, comme f indique Ie rapport du CCST (section 1O). IL a ôtô suggéré de faire appel à des consultants en gestion au cas où Ie Directeur du Programme 1e désirerait. 6.17 l,e Directeur du Programme a confirmi'qu'i1 i'talt difficile de trouver, et de conserver, Ies hommes ayant les capacités et I'expérience nécessaires et qui soient prôts à travailler sur Ie terrain, encore que I'on puisse puiser dans 1es réserves en cas d'urgence. Quant aux critères régissant le recrutement, t'OCP recrute en fonction des besoins. Chaque poste est annoncé; après quoi les renseignements concernant les candidats sont envoyés au Directeur régional de I'OMS, qui réunit un comité de si'Iectron pour procéder à Ia nominatron. Le personnel doit consacrer beaucoup de temps à Ia "paperasserie" et, comme Ie Comité s'en est rendu compte en L977, le parc de quelque 225 véhicules de 1'OCP pose de nombreux problèmes. Cependant, les diffi,cultés adminis- tratives sont réduites au minimum par un personnel exceptionnellement compétent. 6.18 Il a été relevé (paragraphe 2.8 du rapport d'activité de I'OMS) que deux consultants ont r',té recrutés pour des études concernant la réinvasion, et 1'on a exprimé I'espoir que du personnel de I'aire cle I'OCP pourrait être engagé. Le Comité a c<té inf ormrl qu'un consultant togolais avait di'3à été engagé et que I'on espérait recruter un autre consultant togolais dans un proche avenir. 6.19 Constatant les différences qui existent entre les divers secteurs, un repré'sentant a demand,,,comment a'tait fixé }e salaire du personnel de secteur et de sous-secteur. Le Drrecbeur du Programme â expllqué que dans le sous-secteur de Niamey, 1e barème des salaires qui cst frxé par le PNUD, est infi'rieur à celui des autres secteurs : Ie personnel y est mal payi'par rapport aux autres agents de I'OCP et aux fonctionnaires natronaux, Les réaJustements étant faits après des enquêtes complexes, dont seul le Repri'scntant résident du PNUD peut se charger, Ie Directeur du Programme a écrit au PNUD à ce su;et. Le repri'sentant du PNUD a aJouté qu'une opération de ri'ajustement des salaircs rltart actuelfement en cours à Niamey et que I'on tlendrait compte des salaires du secteur privl.et public et du coût de la vie. Les résultats de chaque enquête par pays sont envoyi.s au Srège du PNUD pour qu'une di'cision y soit prise. 6.20 Le représentant du Niger a dit que c'est parce qu'iI n'avait pas requ de réponse du Reprtisentant résident du PNUD qu'i1 avait soulevé la question avec le Coordonnateur des Plogrammes de I'O['lS, lequel avait alors informé f'OCP. Ce retard donne au personnel un sentiment de frustration qui nuit à }a bonne marche du Programme. Le Dlrecteur régional de I'Ol\{S a indiqué qu'i1 examinerait Ia question suivant les rnodalités applrquries habituel-lement en ce qui concerne le personnel de I'ONIS. rccf 5 page lI 6.21 I-e CCC srest féIicité de I'augmentation du nombre de stagiaires dont 1'OCP assure Ia formation (plus de 25 en 1978). Cependant, ce total ne semble pas devoir répondre aux besoins des Gouvernements participants, surtout que t2 des stagiaires sont guinéens, et que la Guinée n'appartient pas à I'aire de I'OCP. 11 est difficil-e de dire si Ie faible nombre de ressortissants de pays parti.ci.pants tient à I'absence de candidats ou au fait que I'OCP n'est pas en mesure de leur offrir des possibilltés de formation. Cependant, a-t-on expliqué au Comité, Ie total des stagiaires ne répond ni aux besoins des pays ni aux possibitités de I'OCP. Un document expliquant les possibilités de formation a été diffusé dans les pays, mai-s iI faut du temps pour séIectionner les stagiarres. Si f'on manque de candidats, crest peut-être parce que les pays peuvent assurer une formation par Ieurs propres moyens ou grâce à d'autres sources. Un programme de formation pour Ies 5 à 10 années à venir sera éIaboré en consultation avec les pays intéressés. Avec 1'aide de I'IRO (Bouaké),1e Programme pourra assurer ta formation de tous les candidats éventuels. Un des avantages de 1'OCP est de pouvoir former du personnel d'autres bassins fluviaux; l-a formation des stagiaires de Guinée, par exemple, permet de préparer 1'avenir du pays. La formation doit être axée sur des méthodes de traitement qui soient à J-a portée des pays participants lorsqu'iIs prendront 1e relais des activités de 1'OCP; par ailleurs, i1 faut faire appel aux institutions de 1'Afrique occidentale situées hors de I'aire de t'OCP 6.22 Un représentant a fait remarquer que 1a fornation pose un problème fondamentaf : le personnel de son pays considère que la formation débouche automatiquement sur un poste à l-'OCP. 11 est évident que 1es pays participants doivent être prêts à assumer des responsabifités dans la phase drentretien, et c'est la nature de I'OCP et Ia stratégie qu'i1 emploiera alors qui déterminera la formation à assurer. fl est donc drautant plus important d'élaborer rapidement des technologies appropriées et de se préparer, par exemple, à faire assurer la surveillance par la population. 6.23 Plusieurs représentants ont souligné qu'i1 était important que les pays participants créent des postes et sélectionnent des candidats aptes à recevoir une formation afin de pouvoir assumer certaines activités d'entretien. 6.24 En réponse à des questions (paragraphe 2.11 du rapport du CCST), Ie CCC a été informé qu'une conférence-atelier avait eu lieu à Lama-Kara en octobre pour lnitier te personnel de I'est de I'aire de 1'OCP aux techniques d'identification cytotaxonomiques. Des cadres de I'OCP ont également donné une formation aux chefs de secteurs et de sous- secteurs du Bénin et du Togo. I,a durée de 1a formation des entomologistes varie suivant le niveau et les besoins de chaque candldat. Quant aux besoins du personnel de I'OCp, des techniciens nigériens reçoivent actuell-ement une formation à 1'IRO (Bouaké) et 1'on recrute du personnel au Bénin et au Togo. Le Directeur réglonal de f'OMS est prêt à recruter un ou deux fonctionnaires au siège de I'OCP, où ils s'occuperaient exclusivement de Ia formation du personnel. 7. RAPPORT DU GROUPE ECOLOGIQUE : Point 6 de l'ordre du jour 7.1 Présentant ce point de l'ordre du Sour en 1'absence du Président du Groupe écologique, 1e représentant de Ia FAO a fait observer que, conformément à son mandat, Ie Groupe avait adressé son rapport (JCCs.4) au Comité d'Orientation. C'est principalement à titre d'information que re Président indépendant 1'a transmis au ccc. 7.2 En ce qui concerne I'effet écologique des opérations de lutte contre Ie vecteur, Ie Groupe écologique est certain que, dans 1'aire de 1'OCP, Ia.surveillance du milieu aquatj.que est satisfaisante, et qu'iI ne s'y est produit aucun changement écologique sensible. I1 estime qu'i1 convient de continuer à apptiquer 1e protocole de surveillance en vigueur. rccfs page 12 7.3 Le groupe fclicite 1'OCP de continuer à étudier 1e problème de la réinvasion. II reconnaît que les épandages aa.rlens de produrts ]arvicides constituent Ia seule méthode rentable de lutte contre Simulium dans I'arre de I'OCP, nrai-s if estime que des aspersions d'Abate au sol, qui pourraj-ent être possibles dans certaj-nes zones au cours de la saison sèche, devraient être envisagcies. I1 faudrait également envisager d'apporter des modifi- catj-ons mécaniques à 1'habitat et ne pas perdre de vue Ia n(.cessité d'étudier attenti- vement la conception des d('versoirs de barrage. 7.4 Le Groupe se propose d'entreprendre à sa prochaine réunion des études de cas sur les incidences écologiques de deux projets de développement. 11 a prié t'un de ses membres de rédiger un document de base sul fes effets écologiques de mi'thodes agricoles susceptibles d'être appliquées dans 1'aire de 1'OCP et quc I'on pratique dans des zones de diverses parties du monde où les conditions sont analogues. 7.5 Un représentant a dit qu'i1 s'étonnait de voir que le Groupe écologiqr.re avait de nouveau produit un rapport touchant à tous les sujets, sans rien dire de concret. 11 est remarquable, à son avis, que Ie Groupe paraisse irrité des observations formulries par le CCC lors de sa précédente session, et se réfère à son mandat à ce sujet. On ne voit pas clairement ce qu'est ce mandat; en tout cas le CCC, organe directeur de I'OCP, peut prendre toute décision à son gré. Le Groupe ferait nieux de lj-miter son travail aux incidences écologiques des opérations de l-utte antivectorielle. S'rl ne peut pas collaborer avec d'autres groupes ou comj-tés, i1 devrait du moins eviter de les troubler par des extrapolations imprudentes, des suggestions tendancieuses et des conclusions hâtives. Le rôIe du Groupe n'est toujours pas clairement définj- et iI y a un manque de cohésion et d'unité, qui seraient pourtant indispensables, Que, du fait que Ie Groupe n'a pas répondu à des questions de la Banque mondiale, 1'OMS se trouve de!'oir élucider les questions posées, c'est 1à une situation qui paraît tout à fait anormale. 7.6 Le CCC ne reçoit pas suffisamment d'informations techniques pour pouvoir juger Ies rapports du CCST et du Groupe (:cologique, ciui sont souvent contradlctoj-res, a-t-on donn(' à entendre. I1 faudrait Iui fournir davantage d'lnformations, et plus souvent. 7.7 L'importance d'une surveillance écotogique continue a ét('soulignée. Il faudrait veill-er soj-gneusement aux effets possibtes non seulement de l-'Abate, mais aussi d'autres insecticides, ÿ compris 1es adultlcides. 7.8 Le sentiment a ôte exprimé que 1e Groupe remettait en cause de précédentcs assu- rances, selon lesquelles 1a destruction des }arves par I'Abate ne porterait pas pré;u- dice, ni à moyen ni à long terme, à 1'environnement, par exemple quand iI dit (para- graphe 5), que 1'analyse des données de Ia surve:-11ance clu mi11eu aquatique est essen- tieIle pour prévenir des dommages irréparab,les à 1'environnement, ou (paragraph 19) que l-a population d'organismes a diminué d'environ 3O%. On ne voit pas clairement si Les migrations de poissons signalées (paragraplrc 22) sont normalcs et se produisent également dans 1es zones non traitées, ou bien si les poissons fuient les zones traitées. 11 est en tout cas douteux que les populatj-ons de poissons fournissent un indice adi'quat du risque pour I'environnement. Certaines indications détaiIlées données deLns les recomman- dations du Groupe aux hydrobiologistes ne sont pas à leur place dans un rapport destiné au CCC,qui a pour vocation de déterminer la politique à suivre. Le Groupe paraît (para- graphe 34) approuver un projet de document sur l'évaluation des risques pour I'env:-ron- nement dus à I'emploi de t'Abate, mais il en souligne de nombreuses insuffisances; i1 voudrait manifestement élargir 1'étude pour toucher à tous les aspects de I'OCP. Il a suggéré d'aider les pays participants à entreprendre eux-mêmes des études de surveil-- lance, mais ces pays ne possèdent pas, pour }e monent, le matériel nécessaire. Un repri'- sentant a demandé que des fonds soient fournis pour qu'un tel travail pui-sse être effectué par des personnels nationaux. rccf s page 13 7 .9 Sel-on un représentant, iI ne convient pas que le Groupe fasse des recommandations aux Gouvernements participants au su;et du repeuptement organiscl, ou béné,ficiant d'une asslstance technj-que, des terres libérées de I'onchocercose. Des décisions de cette nature sont entièrement du ressort des pays en tant qr-r'Etats souverainsl La nature de 1'assistance technlque évoquée i.vei1le également des doutes. 7.1O I1 a été observé, d'après ce qui est dit à 1a première page du rapport, que selon I'OMS, une fois I'onchocercose réellement disparue, on pourrait lalsser revenir Ie vecteur sans que cela gêne Ie repeuplement; on ne sait cependant pas si cela est valable pour 1'aire de 1'OCP sans extensions, ou extensions comprises. Drautre part, 1e rapport d'évaluation économlque (document JCCS.7, partie II) évoque 1a nuisance causée par les si-mulres, infectantes ou non. IL a été observé que si l-a maladle n'était pas effecti- vement maîtrisée, il seralt risqué de permettre un retour des simulies, c'est pourquoi 1'assertion de I'OMS concerne une ipoque à venir, au-deIà des 2O ans de vie de I'OCP. Il faudrait en définitive dj-sposer de crj-tères clairs pour déterminer si la maladie a ét é él-iminée . 7.ll Selon l-'Ol\lS, il ne faudralt pas crrier d'i'tablissements humains à proximitc des gîtes larvaires; or 1'étendue de vol des simulies est supérieure à 3OO km et au Niger, par exemple, on ne saurait trouver dans I'aire de 1'OCP deux points éIoigni's de plus de 2OO km 1'un de I'autre. l,e Groupe parle (paragraphe 42) de I'amélioration de l'approvi- sionnement en eau à usage domestique conme moyen de réduire Ie temps passé au bord des rivières, et donc 1a durée de 1'exposition aux simulies. Dans les pays souffrant de pénurj-e d'eau, de telles mesures pourraient également être utiles en contribuant à réduire I'j-nfection et à activer Ie développement généraI. 7.12 Le représentant de la Bânque mondial-e a expliqué que 1es questions posées au Groupe par ta Banque tenaient au fait que celle-ci s'inquiétait de savoir s'rl faudrait prendre dès maintenant des mesures pour protéger les établissements humaj-ns contre de futurs risques pour la santé. Comme le Groupe aurait pu ne pas avoir correctement compris les questions, elIes ont été posées de nouveau à 1'O[1S au sein du Comité d'Orientation. Le Groupe ne s'est pas réuni depuis. 7.L3 l,e Chef de f'Unité OCP de Lutte antivectorielle a da'cLaré qu'en Afrique occiden- tafe la nuisance due à S. damnosum était rarement assez grave pour menacer le develop- pement; donc, en 1'absence de risque de transmission de Ia mal-adie, r1 est possible d'accepter en toute si'curité la présence de popul-ations de simulies, sans les combattrc. IIaj-s comme il y a un grand ri'servoir humain de la maladie, il est clarr qu'un arrêt des opérations aurait actuellement pour effet de rendre vains tous les efforts du Programme. Cependant, si les parasites étaient é1iminés dans Ia populatron humaine, des simulies non infectées qui arrlveraient ne constitueraient aucun danger, puisqu'e1les s'alimen- teraient sur des personnes exemptes de fa maladie. En ce qui concerne 1'emplacement des établissements humalns, i1 faut noter que certains sites fluviaux sont particul-i-èrement attrayants pour les simulj-es en mlgratron, qui aiment y ritablir leurs gîtes larvarres. Elles se concentrent près de ces sites, pondent, puis , ayant probablement épuisé leurs réserves de nourriture, cherchent un repas de sang à proxrmité. If est donc sage dc pré- uoir, dans la planlficatlon, I'installation des établissements à 5 à 10 km de tels srtes. 7.14 A propos d'une question concernant le paragraphe 12, le Chef de I'Unité a exptiqui, que S. sanctipaufr est une forme forestrère du complexe Simulium. Grâce à des travaux effectués par 1'IRO, à Bouaké, et par I'OCP, part à 1a migration dans les zones traitées. vecteur de Ia mafadie et, 1à où cette espèce problème maJeur. L'OCP concentre ses efforts montre qu'iI est manifestement nécessaire de on sait que cette simulie ne prend aucune S. sanctrpaulr paraît être un mi,diocre domine, l'onchocercose ne pose pas de dans la zone de savane, où 1'épidémiologre Ie faire, s'attaquant principatement à rccf 5 page 14 S. damnosum s.s. et à S. sirbanum, qui constltuent des menaces sérieuses. L'expressron "trartement-barrière" utrlisée au paragraphe l3 tradurt f idée qtr'une fois obtenue la rclduction de la maladie au sein de la population humalne, une lutte active ne serait plus nécessalre dans la totallté de I'aire de I'OCp; néanmoins, une zone de lutte actlve resterait nécessarre pour faire barrrère autour de I'alre de I'OCP dans la période d'entretren. 7.15 Le représentant de 1a FAO a di'claré que 1es obselvations du CCC seraient transmises au Groupe et au Comité d'Orientatron. Il a expliqué que le document établi par 1e Prtisident a étô présent('comme un proJet à comptéter par Ie Groupe. I1 sera de nouveau examinri à Ia prochaine réunron du Groupe avant d'être adopté en vue d'une action. 7.t6 Comrti' Groupe Le CCC a agréé Lrne suggestion du Président indépendant aux termes de taquelle 1e de rédrger une définitlon claire du rôle du autres organes de I'OCP avant Ia prochaine d'Orrentation devrart être prié et de ses rapports avec tous les du CCC.SESS].ON 8 EXAMEN DU PLAN D'ACTION ET DLr BUDGET DU PROGRAMME POIIR 1979 : Pornt 9 de I'ordre du ,; our 8.I Présentant le Plan d'Actron et le Budget du Programnre pour 1979 (document JCC5.8), le Directeur du Programme a précisé que I'inclusron dans l.e PIan d'Actron de toute la zone d'extension en Côte d'Ivoire porte en 1979 I'arre du Programme à 764 OOO km2 et la Iongueur des cours d'eau protd'ga's à 588 648 km. Le projet de budget prévoit 6.43O heures d'hétrcoptère et 1583 heures d'avion; 1e coût des heures cl'hélrcoptère sera rameni'de $394 à $372 et celui des heures d'avion de $185 à $146,50. On utilisera environ 250 OOO lrtres d'insectrcide, soit envrron 7% de moins, par krlomètre de cours d'eau, qu'en 1978. 8.2 L'Unrté d'Evaluatron clpidémrologique couvrlra quelque I2O vi1lages, dans lesquels elle examinera 30 OOO personnes. L'activrté de I'Unrté de Dc<veloppement économrque dépendra des di,lrb<:rations uItérreures du CCC sur les questions de di,veloppement, mais Ie Drrecteur ne crort pas que Ies prévrsions budgétaires en seront affectées. De même, la direction et Ie volume des activités de recherche et de formation ne sul;rront pas de changemont marquant en 1979. 8.3 Lc coût dc la mrse en oeuvre du PIan d'Actron est actuell-ement estrmé à $13 895 2OO, dont 65,4% pour I'Unité de Lutte antlvectorielle, L5,2% pour le soutien adminrstratrf à Ouagadougou, 7,9% pour Ia rechcrche et la formation, 5% pour 1'(,valuation 1'pidtimiologique et 2,7% povr 1'Unité de Dt'r'eloppement i'conomique . l es 4% qui restent sont rtipartrs entre le soutien administratrf à Brazzavtlle, à Genève et à la FAO, 1es r-i,unions, et le Br.rreau du Pri'srdent indi'pendant. A part 1c soutren à Brazzavil 1e et à Genève, ma.lori'd,e 7%, tous les postes budgétalres sont demeurés sans changement ou ont riti,rrlduits par rapport aux estimations pour 1979 fartes en décembre I977. Les rriductions se montent au total à $I 8I8 4OO, soit, pour l'essentiel, $l 2O3.1OO au titre de I'Unitti de Lutte antl.vectorietle, $262 5OO au titre de I'Unité d'Evaluatron i.prdé- mrologrque ot $282 850 au titrr: du soutren admrnlstratrf. Les raisons de ces réductions sont exposées dans 1e document budgétaire. 8.4 On ne possède pas encore les comptes définitrfs, mars on espère que les dépenses rL'el1es pour'1978 seront de quelque $11 5OO OOO, soit environ g2 3OO OOO de morns que les ctriffres estrmatifs de di,cembre I977. 8.5 En procédant à I'examen du Ptan d'Action et pour 1a ctarté de la présentation de ce document. rccfs page 15 du Budget, le CCC a félrcrté 1'OCP 8.6 Un représentant a demandé si l-a réduction du rapport nombre de capture..,.r/di.trr,"" fluviale (page 5 du document) permettrait aux équlpes de captureurs de conserver leur efficacité actuelle. On lui a répondu qu'i1 a paru possible de réduire Ie nombre des points de capture dans la zone couverte par la phase III, parce que cette zone est à présent mieux connue; de même, dans Ia zone couverte par la phase II, 1e réseau serri des points de capture a pu être réduit à Ia suite des excellents résultats des opérations de lutte. De teltes décisions sont prises avec une grande prudence; i1 est souhaitabfe de posséder un maximum d'informations, mais le travail requis à cet effet est très coûteux. Un autre représentant a noté qu'on prévoyait (page 5) qu'en 1979, comme fes années précédentes, on pourrait interrompre sans risque de t5 à 20% des circuits hebdomadarres de traitement Iarvicide, et a demandé quels étaient les critères applrqués à cet égard. It luj- a été exptiqué qu'on pouvait sans danger interrompre le traitement dans certarnes zones où les équipes de captureurs avaient constaté qu'iI n'y avai-t pas de simulles, et à des moments où 1es conditions météorologiques rendaient f immigration impossible. Cependant, la situation fait I'objet d'une surveillance constante, de te1le sorte que s1 1es simulies réapparaissaient Ie traitement pourrait être immédiatement repris. 8.7 En ce quj- concerne 1'évaluation épidémiologique, la crainte a été exprimée que, s1 dans chaque bassin fluvial et dans chaque zone épidémiologique/éco-l,ogrque, on ne retenait pour examen que tes villages d'hyper- et de méso-endémicité les pfus représentatrfs, en tenant compte de leur accessibilité et de leur avenir socio-économique (page 6), les vil-lages plus pauvres et moins accessibles se trouveraient désavantagés. I1 a éte expJ-iqué à ce sujet que Ia question Ia plus importante se posant à court terme est celle de savoir si Ia transmission persiste ou non. Dans l-es vilfages hypo- ou méso-endémiques, Ie niveau de Ia transmission est si faible qu'iI est très difficile de l-a décefer. Aussi, I'Unrté d'Evaluation épldémiologique concentrera-t-eIle ses efforts sur les villages hyperendémiques, où une éventuelle transmission résidueIle peut être diagnostiquée. Néanmoi-ns, on continue à se préoccuper de villages hypo- et méso-endémiques, qui finiront par Jouer un rôle important dans 1e succès du Programme. Le personnel de I'OCP fera son maximum pour surmonter les difficultés d'accès. 8.8 Un représentant a demandé des renseignements compJ-émentaires sur 1es études concernant les malades soignés à Ia suramlne en Haute-Volta (page 6). On fui a répondu qu'aux termes d'un accord conclu entre I'OCP et Ie Ministère de Ia Santé, Ie Programme devart contribuer au contrôIe scientifique et à 1'évafuatron d'une campagne de traitement menée par une équipe du Département de Ia Santé publique dans Ia région de TiébéIé. 8.9 En réponse à diverses questions, Ie CCC a été informé qu'en 1979 Ie volume des activités de recherche menées dans Ie cadre de I'OCP sera analogue à celui de 1978. Les activités de recherche, dont 1'ob3et est d'appuyer les opérations du Programme, font 1'obJet d'un examen constant. Le principal changement prévu en 1979 consiste à faire une plus large place à I'helminthologie, par rapport à Ia cytotaxonomie rles vecteurs. Alors que dans Ie passé une grande partie des activités de recherche était menée dans Ie cadre de contrats conclus avec des rnstitutions, en 1979, eu égard à la nécessité de travailler sur Ie terrain, on fera davantage appel aux consuLtants. Les fonds prévus au budget sont suffisants pour toutes fes activités de recherche envisagées. Le Dlrecteur du programme a accueilli favorablement une suggestion selon laquelle, puisque le TDR va se charger de certains travaux de recherche concernant I'onchocercose, 1e document budgétalre devraitpréciser chaque année de quelles recherches il s'agit et quels en sont les rapports avec les autres activités de recherche de 1'OCp. page 16 8.10 Un représentant a falt obselver que Ic budget ne prrivoit que S15O OOO pour- la protection de 1'environnement. I1 a requ I'assurance que cette somme permettra d'obtenrl et de diffuser 1es données requises qu'il a i'ti'recommandcl de recueiffir. 8.L1 Deux représentants ont nota'que les coûts administratifs représentent quelque Ig% du projet de budget pour 1979; cc chiffre, estiment-i1s, devrait être considéré comme un plafond, Selon un autre reprt,lsentant, compte tenu des circonstances où se trouve I'OCp, les coûts actuels sont raisonnables. I1 a souligné que 1es divers groupes et comrtés mettent fortement à contribution les ressources du Programme. Dc plus, l>ien des suggestions faites par 1e CCC ne sont pas sans incrdences en ce qui conccrne les fonds et le temps du personnel. Dans le cas de propositions particulièrenrent coûteuses, le Comité devrait peut-être demander un exposL< préalabIe des implications financie\res. 8.12 Le Dlrecteur du Programme a exptiqué que les coûts administratifs sont un sujet de préoccupation constante; en fait, on compte bien que leur pourcentage actuel sera un plafond. Les depenses administratives encourues dans 1'aire de I'OCP repr('sentent 15r4Tn du budget et sont ventilées comme suit : transports : 2I%; travaux sti,no-dactylographiques 3%; finances : tO%; personnel : lO%; services g<inéraux : t3%; administrateur principal : 4%; fournltures : 8%; bureau du Directeur :37%. Ces coûts permettent de gd,rer une importante quantitcl de matérie1, un persorrnel de quelque 7OO membres, 3OO véhicules et un contrat pour services aériens, Ie tout réparti sur sept pays dans une aire de Programme en expanslon. I1 a souligné que toutes ces dépenses sont étroitement 1iées aux opt,rations sur le terrain et que le rendement du Programme dépend de Ia qualité de son administration 8.13 Un représentant a sugg(:ré d'inscrrre au budget des crédits pour des visites dc membres du CCC à des zones où se déroulent des travaux expérimentaux, ce qu1 leurpermettrait de participer aux discussions du Comité en pleine connâissance des faits. Le Directeur du Programme a rcipondu qu'i1 était disposé à organiser de telles vtsites dans I'aire de 1'OCP; i1 cherchera à farre absorber par Ie budget actuel 1'effort supplémentaire qui en résultera en matlère de temps du personnel, d'arironefs, etc. 8.14 Un représentant a fait observer que, quand un véhrcule tombe en panne, des pièces de rechange sont envoyées depuis Ie slège de 1'OCP: a-t-on étud1é ta possibilita' d'autres solutions ? Au Niger, par exemple, Ie gouvernement seralt disposé à assurer temporairement 1e remplacement de véhicules hors de service. Le Comité a i'ti'informé, à ce propos, que les véhicules sont répartls à raison d'un par unrté mobrle, avec une réserve de 20% en cas de panne. Dans le passé, Ia répaitition s'est faite au niveau du sous-secteur, mais on a constaté depuis qu'une concentration en un moindre nombre de locatités assurart plus de souplesse et un meilleur contrôle. l,e Directeur du programme a remercié Ie Niger de sa généreuse offre rl'assistance et de celles qu'il n'a jamais manqué de faire quand f'occasion s'en est prrisentée dans le passi,. 8.15 Le Directeur régional de 1'OMS pour I'Afrique a déclaré qu'à son avls le personnel national ne jouait pas un rô1e suffisant dans 1'exécution du Programme. IJ a suggt-'rri qu'un soutien logistique plus important soit donné pour renforcer les activiti's des Comités nat j-onaux pour 1'Onchocercose. II estime d'autre part que 1'évaluation l.pidr'.- miologique ne suffit pas. E1Ie devrait être suivie de la prestation de soins de santc 1à où fes structures nécessaires pour I'assurer sont actuellement absentes, rccfs 8.16 Le CCC a approuvé }e Plan d'Action et Ie Budget du Programme pour 1979. oJCC // 5page 17 FINANCEMENT DU PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE POUR 1979 : Point tO de I'ordre du jour 9.1 Pour I'examen de ce point de I'ordre du 3our, Ie Comité était saisL cl'un état cumulatif des contributions verscies au Fonds pour 1a Lutte contre I'Onchocercose pour Ia ptlriode L974-1978. I-e représentant de la Banque mondiale a di'claré qu'après 1e versement à I'OMS, pour 1978, d'avances trimestrietles de $12 mitlions au tota1, le solde du Fonds s'ctablissalt à quelque $4,8 miI1lons, lesquels seront suffisants pour 1a première avance trlmestrlelle de $4,2 millions qui sera versée à 1'OMS courant décembre 1978 au titre de I'année f979. I-ê total des avances privues pour 1979 est maintenant estimé par I'ONIS à $13 millions. Si I'on consldère qu'une avance de $5,2 millions devra être versée à ta fin de 1979 pour le premier trimestre de 1980, en supposant que le Programme se poursulve, le montant total des crrldits nécessalres pour 1979 est est].mé à $14 millj.ons. 9.2 Pour aider à couvrrr ces dépenses, la Banque mondiale a autoris<i pour 1979 le versement d'une contribution de $1,75 mill-ion, ce qui porte à $6 mrllions le total de sa contributj-on pour Ia première phase du Programme. On se féIicitera ('gatement d'apprendre que deux nouveaux donateurs ont exprlmé en 1978 1e dtisir de partici.per au financement du Programme. L'Arabie saoudite a fait savoir qu'e1le avait I'intentron de verser $5 mil1j,ons sur une période de trois ans et a d<i3à effectué en 1978 un paiement de $I,67 miIlion. La Fondatron Sabah Al-Salem A1 Mubarak Al-Sabah du Koweît de son côti,a fait connaître son intention de verser $1OO OOO. Le représentant de la Banque mondlale a adressé ses remerciements à ces nouveaux donateurs. 9.3 Le représentant du Royaume-Uni a déclaré que, Ie Comrté ayant approuvi: le plan d'action et le budget pour 1979, son gouvernement serai.t à nouveau heureux, sous ri.serve de t'approbatj-on du Parlement, de continuer à financer 10% des prellèvements opércs par I'OMS sur le Fonds en 1979. 9.4 Le représentant de 1a France a confirmé que son gouvernement verseralt en 1979 FF 5 millions, soit Ie solde du tota] de FF 26 millions qu'iI s'est engagé à fournir pour la première phase du Programme. 9.5 Le représentant du Canada a di,claré qu'en dépit de budgétaire au niveau national, son pays serait sans doute engagement antérieur. Ia lenteur en mesure de la procédure de tenir en 1979 son 9.6 La représentante de Ia Belgique a fâit observer qu'elle ne pouvait engager son gouvernement, des changements politi-ques étant j-mminents dans son pays. Toutefors, Ie projet de budget prévort une aug-mentation de IO% de Ia contribution pour 1979, laquelle, sous réserve de 1'approbation du Parlement, se montera donc à environ FB 20 miIlions. 9.7 Le représentânt des Pays-Bas a noté que, la dernière partle de la contribution totale promise pour Ia première phase ayant été versée en 1978, iI a i,ti,décrdé, en consultation avec la Banque mondiale, que les Pays-Bas ne feraient pas de nouveau versement pour 1979. 9.8 Le représentant du Koweît a fait observer que son gouvernement s'(,tart engagti à fournir $6 millions pour Ia première phase du Programme; iJ- s'acquittera en 1979 de la dernière contrrbutj-on annuelle de $1 miltion, restant sur 1e totaJ- pri'vu. 9.9 Le représentant du Japon a dôclaré que son gouvernement avait jusqu'ici verst' $3,5 millrons pour le Programme. Sa contribution pour 1979 ne sera pas infi'rreure à celIe de 1978 et j-l espère attei-ndre un total de $5 millions pour la première phase du Programme. rccfs page 18 9.lO Le représentant des Etats-Unis d'Amérique a signalé que son gouvernement s'était engagé à I'origine à verser $6 millions pour Ia première phase. En 1978, un membre du Congrès s'est rendu au siège de 1'oCP, à 1a suite de quol 1e Congrès a autorisé 1'affec- tation de $2 millions au Programme, ce qui représente un montant supplémentaire de $t miIlion, sl bien que le total de la contribution promise a déjà étt-'versé, Toutefois, sous réserve des fonds disponibfes, les Etats-Unis d'Amérique envisagent de fournir pour 1979 un nouveau montant de $1,7 mlllion pour aider à couvrir 1es augrnentations de coûts ri'sultant de I 'inflation. 9.fl Résumant la situation, Ie repri'sentant de la Banque mondiale a déclaré qu'en plusdes contributions dé3à annoncées pour 1g79, la Norvège verserait $5OO OOO, solt 1e soldedu montant de $r milfion qu'elre s'est engagée à fournir. Le totar ainsi obtenu (environ$14 millrons) sera suffisant pour financer la dernière année de fa première phase du Programme et la première avance trimestrj-e11e pour la deuxième phase, au cas où cettedernrère seralt approuvée par Ie Comité. I1 se pourrait même que I'on dispose d,un léger excédent qui pourra être reporté sur Ia deuxième phase. En réponse à une demande, Ie représentant de la Banque a accepté de diffuser en 1979 un état faisant apparaître Ie sofde des contributions dues au Fonds pour 1a Lutte contre f'onchocercose et res montants versés. 9.12 Le représentant de la Haute-Vol-ta a fait observer que son pays occupalt uneposition spéciale puisqu'i1 accueille fe siège de f'OCp, qu'i1 a directement particlpéà la phase I et que 90% d,e son territoire sont couverts par Ie programme. La Haute-Vo1ta a adopté I'Accord Cadre et signé drautres accords avec 1'oCp. Toutefois, 1'exécution du Programme n'a pas été confiée dès le début au Ministère de la Santé. Maintenant qu'el1e incombe directement au Ministre de la Santé, 1eque1 est également président du Comlté national pour 1'onchocercose, toutes les difficuttés qul sullsistent devraientpouvoir être surmontées. Bien que Ia Haute-Volta soit redevable d'arriérés-de contrl-butrons, I'impression qu'efle ne peut tenir ses engagements tient certalnement à desfacunes au niveau de I'administration. La Haute-Vo1ta s'est complètement engagée àparticiper à 1'exi'cution de I'OCP et elle remplira ses obligations. Avant Ia présente session, elIe a donné un ordre de paiement de 20 millions de francs CFA pour couvrlr saparticipation au Programrne. l,e représentant de fa Haute-Volta a invité le Directeur du Programme à contacter Ie Comité national pour régler certaines questions concernant fe montant de la contribution de la Haute-Vofta et déterminer 1es dépenses qul seront imputées aux autorités nationales et cerres qui seront i-mputcles à I'ocp. 9.13 Conformément à une décision prise en octobre 1978 par le Comiti'd'orientation, 1eDirecteur- du Programme a présenté un rapport sur 1'état des contributions des Gouver- nements participants. Il a tout d'abord remercié }e représentant de Ia Haute-volta pour lacontribution annoncée; son montant ne correspond pas tout à fait au montant indiqué dansles comptes de l-'OCP mais ce problème pourra être rég1é à ouagadougou. l,e Ghana, la côte d'Ivorre et le Niger sont à jour pour ce qui. est de leurs contributions. Aucun avisbancaire n'a t'té requ annonçant que des versements ont i'té opérés par 1e Béninr le MaIi et le Togo- læ MaIi est redevable d'arriérés considérables mals iI a fait un effort pour verser sa contribution de 1978. Les contributions non versées se montent à 7 25O OOOfrancs CFA pour Ie Bénin, 8 7o3 OOo francs CFA pour Ie Togo et 25 g13 OOo francs CFApour la rlaute-Vo1ta, sans compter toutefois le versement de 20 OOo Ooo francs CFA qur vient d'être annonct',. 9.14 I-e représentant du Mali a di'clarô qu'avant de se rendre à Lomé, il s'est efforcéde rcgler les arric'rés du MaIi et de manj-fester par 1à son plein soutj-en au programme.Toutefois, un malentendu a fait que ces arriérés, qui représentent la rénumération des ressortissants maliens travaiflant pour 1'OCP, n'ont pas été réglés. Un versement de15 381 6o5 francs maliens a été opéré en novembre, de sorte que les contributionspri'vues pour 1978 sont à jour. Désormais, le Minrstère des Finances versera chaque moisIa part des dépenses de personnef qui incombe au MaIi. rccf s page 19 g.l5 Le représentant du Togo a dit qu'i1 avait été rappelé à son pays, lors de ta réunion des Comités nationaux pour I'Onchocercose tenue en 1977 à Abl-d.;an, que certains des ressortissants togolais qui travailtent pour 1'OCP devaient être rénumérés par Ie gouvernement. Ne pouvant exciper que des accords existants, le Mj-nistère de l,a Santé a eu de la peine à convaincre Ie Ministère des Finances. Néanmoins , Ie Togo a versé en novembre 1978 tes 8 266 755 francs CFA qu'il pensait devoir; 1e Directeur du Programme a toutefois cité un chj-ffre plus important; cet 6cart vient peut-être de ce que différents barèmes de rénumération sont utilisés. Peut-être les accords actuels devraient- its être revus de faqon que chaque partie sache exactement quelles sont ses obligations. 9.fG Iæ Président indépendant a souligné 1'j-ntérêt des renseignements communj-qués sur 1'état des contributions des Pays participants, et a remercié ces dernj-ers pour 1'aide qu'ils continuent d'apporter au Programme. 9.1? fæ représentant de Ia République fédérale d'Allemagne a déc1aré que deux fonctionnaires de son pays avaient participé à la missj-on d'évaluation économique organisée par la Banque mondiale en mars-avri1 1978, Ces fonctionnaires ont pu constater à quel point iI était important de mettre en place une infrastructure sanitalre efficace dans les zones assainj-es. Le représentant de la République fédéraIe s'est frilicité en conséquence qu'iI soit proposé dans Ie rapport d'évaluation d'utiliser pour 1e secteur sanitaire I'infrastructure de 1'OCP. 11 a également approuvé les propositions vi.sant à tester des techniques de lutte antivectorielle plus si.mples et moins coûteuses qui permettraient éventuellement de réduire les dépenses au cours de 1a deuxième phase du Programme. II a également approuvé le projet tendant à faire évaluer 1'OCP par une commissj-on indépendante. Les résultats d'une te1le évaluatron devraient être disponibles vers le milieu de 1979 de façon qu'iIs puissent être exami,nés à loisir par 1es Parties contribuantes, conJointement avec les propositions concernant Ie financement de Ia deuxième phase, avant la session de ]979 du CCC. II a enfin noté avec satisfaction que ses observations sur Ia nécessité de faire une distinction nette entre 1'OCP et fe TDR en ce qui concerne le financement des activités de recherche avaient été prises en considération et que t'Instrtut Ernst Rodenwaldt à Lomé, auquel son gouvernement apporte une aide bilat[,rale, avait été chargé d'entreprendre des recherches dans fe cadre de I 'OCP. 9.I8 Le représentant du PNUD a fait observer que cet organisme subventionne à Ia fois l'OCP et Ie TDR depuis leur mise en train. La contrlbution du PNUD pour Ia première phase du Programme de Lutte contre I'Onchocercose a été fixée à US $2 O4O OOO, l-e solde de $460 OOO, qui doit être directement versé au Fonds, représentera la contri-bution du PNUD pour I979 et les crddits susceptibles d'être fournis les années suivantes seront fixés en temps vou1u, 9.19 Iæ représentant du Niger a demandé si, en supposant que son gouvernement prenne Ieur rénumération à sa charge, les deux techniciens nigériens actuellement formés à Bouaké pourraient être employés par I'OCP. II a été entendu que 1'un d'eux deviendrait chef du sous-secteur de Niamey et j.1 serait souhaitable que l-e second, qui aura des qualification égales, continue à travaitler sur I'onchocercose. I-e Directeur du Programme a déclaré que ces cas posaient certains problèmes car I'OCP doj-t compléter 1a rénumé- ratj-on locale de tels agents en puisant dans les ressources mlses à sa dispositlon. Sr le Niger ne possède pas de service susceptible d'utiliser de tels techniciens, peut-être serait-i1 possible de les employer sur Ia base d'une rénumération locale en Iiaison avec les activités du Programme dans le pays. I1 faut cependant souligner que la formation de personnels nationaux ne suppose pas nécessairement que de tels personnels pourront ensuite être employés dans Ie cadre de I'OCP. rccfs page 20 9.2o D'autres membres du ccc ont fait rraroir que le but des activit(,s de fornration n'est pas de faire travailter pour l'oCP 1es personnels ainsi formés. Au contr.aire, lebut a toujours t<té de sélectionner ces personnels pour qu'ils retournent ensuitetravaj-l-Ier dans leurs pays d'orrgine. Des rnfrastructuïes sanitalres nationafes efficacesdevraient ôtre mises en place maintenant et les personnels qui ont éti'formés auront un rô1e important à Jouer pour prtlserver ce qui a ('té réa1isé grâce à I'ocp. 9.21 Après 1a ctôture de Ia discussion, le venait d'être avisé qlre le Togo avait versri Directeur du Programme a annonci,qu'i1 sa contribution, 10. ETUDE DU RAPPORT D'E\/ALUATION ET AVI]NIR Point 11 a) de l'ordre du jour. DLr PROGRAI\li\lE : ACTI\/ITES OpERATIONNELLES 10.1 Le Directeur du Programme a présentü la partie I du rapport d'clvaluation(document JCC5.7), Iaquelte concerne les activiti,s op(:rationnelfes. En septembre 1977,le comité d'orientatlon avait proposé d'entreprendre un exâmen compret des réalisatlonsde 1'oCP afin de poser les bases du financement de la deuxième phase. L'ol\ls a ('.tLl chargée des aspects opérationnefs et Ia Banque mondiale des questions reratives audéveloppement économique. une première version de la partie confirie à I'oMS a étedj-ffusée en mars et en avril 1978 et examinc<e en mai par un groupe de membres clu CCST. Un projet révisé a été alors soumis à Ia réunion des Comitris nationaux pourI'Onchocercose, qui s'est tenue à Cotonou en juin, et examiné en août par 1e CCST àBrazzaviLle- En septembre, 1e Comité d'Orientation a examtné un projet comportant de nouvelles r"évisions et tenant compte cles observations de 1a Banque mondiale. Cette version a été jugée adéquate aux fins du financement et Ie CCC en est malntenant saisi. Io.2 L'oCP aurait préférc1 prendre part à 1'évaluation à un stade un peu plus avancé.Jusqu'en 1977, 1es activités se sont étendues graduellement à I'ensemble de t'alre deI'oCP et 1978 aurait dû être 1a première année d'une phase de consolidation. Toutefois,]e CCC a demandé en 1977 que 1a lutte soit étendue à Ia Côte d'Ivoire méridionale etque des études soient entreprises dans le sud du Bénin, du Ghana et du Togo. tO.3 I-e rapport concerne 1a période a1l-ant du lancement de I'OCp, en 1g74, à 197g. II confirme que les structures initiafement conçues pour Ie Programme l,taient conformes à ses besoins : elfes ont en effet permis de résoudre les problèmes et, grâce à lcur souplesse, d'entreprendre de nouvefles recherches au cours des activités opération- ne1les. Les méthodes utilisées se sont révé1ées bj-en adapti'es à 1'ensemble de t'airede 1'OCP et suffisamment sensibles pour répondre à 1'évolution des besoins du pr.ogrammeà mesure que cefui-ci passait de Ia lutte antivectorj-elIe à une phase d'entretien. 10.4 Les travaux de recherche ont été conçus à I'origine en fonctjon 6es besolns opérationnels. Une grande partie a été réalisée en ritroite coordlnatron avec d'autres unités de I'OMS' par exemple 1a mise au point des insecticldes avec 1a Division de la Biologie des Vecteurs et de ta Lutte antlvectorielle et les études de chimiothérapie avec TDR. On a développé 1a formation de personnels nationaux pour satlsfaire 1es besoins de 1'OCP puis, des pays. ]O.5 Ainsr, des bases solides ont été posées pour la poursuite des activit(,s de f'OCp au cours de la deuxième phase de six ans. Les observations médicales clonnent à penserque Ia stratégie uti11sée jusqu'1ci pour 1a futte antivectorielle et tes résultats obtenus devralent permettre de réaliser les ob3ectifs du Programme au cours de la période de 20 ans. JCC pa ge 1o.6 Toutefois, 1'opération est coûteuse et basée sur des techniques perfectionni'es. L'acironef est fe seul moyen approprié dont on dispose âctuellement pour un programme du type et de f importance de 1'oCP. On espère que Ia nécessité de d('velopper les opérations ne se fera pas sentir de façon aussi pesante lors de ta deuxième phase, et I'on se propose d'en profiter pour trouver des nouvelles stratégies, mettre en place des struc- tures orientées vers les pays, étudier des méthodes de lutte rntégri,es, rechercher des moyens chi-mrothcirapiques acceptables, réduire les coûts et permettre une plus grande participation des pays. 10.7 on estime maintenant à quelque $133 millions le coût total de la deuxième phase, ce qui représente, par rapport à 1974-1979, une augmentation d'environ $77 milIions,dont 64% résultent de I'inflation et 36% de I'accroissement des activités. Cetteprojection se base sur fes hypothèses sulvantes : une inflatron annuel1e, associt,e aux fluctuations des taux de change, de 8%; une augmentation annuell-e de 11,5% des dépenses de personnel;Ie maintien des activités au niveau de 1979; Ie remplacement annuel d'un tlers du parc de véhicules; une augmentation annuefle de IO% du contrat atlrien par rapport à la moyenne des soumissions non retenues en 1976. Ces hypothèscs provrsoires devront être confirmées par 1'expérience. C'est ainsi que le niveau des activités peut diminuer alors que le taux d'inflatj.on et les fluctuations des taux de chan6{e peuvent augmenter ou décroître. Le Programme ajustera chaque ann<ie ses pri'visions budgétaires en fonction des données de t'expérience. 1O.8 Le CCC s'est déclaré satisfait du rapport de I'Ol\{S : ce document complet et i-nstructi.f fait un rappel utite des aspects opérationnels de 1'OCP. 11 a etc reconnu qu'un rapport plus détai11é eût été difficilement utilisable. Il ressort de <:e document que le Programme réalise ses objectifs et que ses structures sont bien adaptces. On a cependant regretté qu'rI n'y soit pas davantage question de I'avenir; c'est ainsi que I'opinion énonct<e au chapitre VIII - Plan d'Action et Budget 1980-1985 - page 61,premier paragraphe ("1a stratégie de 1'OCP demeurera inchangi,e par rapport au plan inj-tiaI") n'est guère de nature à favoriser une contribution des gouvernements à la deuxième phase de six ans. lO.9 En réponse aux questions posées, le CCC a été informé que Ie seul animal sauvage qui ait.jamais été trouvé naturellement rnfecté par O. volvulus est Ie gorrJ-1e. Dcs chimpanzés ont été infectés expérimentalement mais I'usage de cet animal dolt, pour des raisons ôvidentes, rester limité. Les travaux visant à transf(,rer 1e parasite à d'autres animaux et à te cultiver in vitro se poursulvent. On continue également à étudier dr:s espèces d'Onchocerca étroitement apparentées, notamment chez fes bovins, ct I'on cherche à déterminer f identité spécifique des larves d'Onchocerca trouvi^es sur S. damnosum l.s 5 I2 en utilisant des techniques nouvelles te1les que Ia coloration hrstochimique. 10.10 Encore que le rapport ne le mentionne pas expressément, on se propose tou;ours de satisfaire sur une période de deux ans aux crttères, exprtmés en taux annuel d'aggres- sivité (AgR) et en potentiel annuel de transmlsslon (ATP), sur lesquels on sc fonde pour déclarer qu'une zone peut sans danger être dévetoppée économiquement. De fart, les taux admissibles reconmandés s'observent dé3à depuis deux ans dans plus de 60% d,e I'aire de l-'OCP, y compris la presque totalita' de Ia Haute-Votta. 10'11 Un représentant a estimé que Ie rapport traitait j-nsuffisamment des problèmes de la ri'invasion et de ses effets, sur la stratégie future : selon les estimations qui lui ont été communiquées, la proportion de I'aire de I'OCP touchr,le par la rriinvasion oscille entre 20 et 3O%. On 1ur a répondu que Ia proportion de I'aire rnitiafe ainsi touchée est en fait de 25 à 27% et que si 1'on tj-ent compte de I'extension à la Côte d'Ivoire, ces chlffres sont encore inférieurs. Le choix d'une frontière sud approprii,e devrait réduire les effets de 1a réinvasion, i'tant donné que les simulies en cause appartiennent à des rccf5 page 22 cytoespèces de savane; 1es simulies sylvatiques ne paraissent en effet jouer aucun rôIe dans ces migrations. Quant aux distances de vo1, i1 est arrivé que des simulies parcourent Jusqutà 27O km. On a beaucoup appris au cours des cinq premières années et i1 est inévitable que cette accumulation de connaissances nouvelfes rende la lutte plus facrfe et plus économique. D'aucuns ont émls 1'opinion que les diverses extensions rt"clamécs se 3ustrfient du point de vue humanitaire et pas seulement par Ia nécessitd'de pri'server I'aire actuellc d'une réinvasion; 1'objection selon 1aque1le elfes seraient trop coûteuses n'est donc pas acceptable. 10.12 l,e CCST est d'avis qu'il faut prévoir des fonds accrus pour développer 1a recherche. En ce qui concerne les ob3ectifs principaux des futures recherches entomo- logiques, on a estrméqu'il vaudrait mieux mentionner fa recherche d'une sérj-e de larvrcides et de formulattons qui pulssent "comp1éter" et non "remplacer" 1'Abâte.(Page 67, alina'a i), on a en outre souligni'1a ni'cessité de donner un caractère formel aux bonnes relations de travaif existant actuellement entre le TDR et t'OCp. rO.13 L'attentron des participants a été appelée sur des études se déroulant au Canada, au cours desquelles on a testé sur Simulium un prège simple à panneau de fibre de verre con(5u aux Etats-Unis pour Iu "rptr..-dË! .l.*ulles aduftes; cet appareil a donné despremiers résultâts encourageants. Les cordes en fibre naturelle utilrsées actuellement sur les sites d'évaluatron des larves se sont révélées si attrayantes pour ces dernrères que 1'on étudie une methode de lutte basée sur ce proci'dé; toutefois, elles n'ont pas, Jusqu'ici, donné de bons résultats contre S. damnosum. L'OCP suivra ces études de près et testera éventuellement 1es nouveaux prèges. Les essais des produits régulateurs de croissance D:-mrfine et Altozide (page 44, deuxlème paragraphe) sont exécuti's princrpalement à Bouaké par I 'ORSTOl\l . 1O.14 En ralson de f importance des facteurs de I'environnement, iI a été proposé que 1e rapport comporte une analyse des recherches sur fes md,thodes de lutte biologique. Cependant, on a fait savoir au CCC qu'aucun agent de lutte biologique ne permet encore de nourrrr des espoirs scirieux en dépit de travaux relatifs à un parasite des larves de lens as var. israelensls qui détruit aussi aisément les larves de simulirdés. Si on les distribue avant de connaître leurs effets, fes agents de lutte biologiquc rrsquent d'avoir sur I'environnement des répercussions beaucoup plus graves que les insecticides et ils ne sont pas nclcessairement meilfeur marché. Le CCC a t:galement appris que Dipetalonema streptocerca, filaire parasite de la peau qui est répandu dans la région de la Volta, au Ghana (page 44, dernier paragraphe), a été étudié à Ia demande dtr CCST, qui voit Ià une source possible d'erreur dans Ia survelllance tlprdi'miologique. Premièrement, le paraslte n'est pas pathogène pour I'homme de sorte qu'aucune mt"thode de lutte n'est nécessalre; deuxièmement, J-e vecteur n'est pas un simulrrd['; trorsrèmement, le parasite n'a pas éti,observ(,au nord de 8" de latitude nord et nc peut donc poser de problèmes que si liaire de I'OCP est prolongée, vers le sud. I1 n'a en outre Jamais ét['trouvr: seur mais touJours associa,à o. vofvulus. 1O.I5 Lrn reprr:sentant a regretti'qu'i1 n'y ait pas, dans Ie rapport, une sectlon consacrtie à la santi'publique. Alors que I'OCP comporte un poste d'administrateur de la santé publlque, on n'a aucune rndlcatlolr sur ce qur a été réalisé dans ce domaj-ne n1 sur ce qui est pri'vu. L'OCP devrait peut-être étudier le tableau pathologique des val]ées et envisager des méthodes de }utte possibles. On ne sait pas si I'OCP veut être Ie point central dc l'infrastructure sanitarre ou si Ia surveillance de I'onchocercose doit faire partre du systèmc gcnéral de santé. 11 a été rd'pondu à cette observatj-on que Ie rapport du CCST rnentionne I'utifisation de la structure de I'OCP pour Iutter contre plusieurs maladies et en tout cas contre 1a trypanosomlase et 1a schistosomiase. Une telfe décision aura de nombreuses incidences, par exemple sur les recherches concernant 1a lutte, étant donné que Ia trypanosomiase est également transportée par une mouche piqueuse. S. damnosum et à Bacillus thurin rccf s page 23 tO.I6 Cette déclsion aura aussi des répercussions sur Ia f ormation, qui a été aussr .lugr-reinsuffrsamment traitée dans Ie rapport. Si 1'OCP est appelé à durer de 18 à 2O ans, Ie document devrait recommander des formes particulières d'infrastructure sanitaire que les gouvernements pourront envisager de mettre en place afin de poursuivre I'exécution du Programme sur le plan national, ro.17 Se référant à r'observation selon laquerle 1e rôre du cCC est d'exercer un contrôfegénéraI sur les politiques à adopter dans 1e Programme (page 3, deuxième paragraphe), un représentant a demandé à quer niveau ces politiques sont en fart arrêtées. Le Directeurdu Programme a précisé que les politiques sont déterminées par le CCC lors de I'examen annuel et de I'approbation du plan d'action et du budget. lO'18 Le Comité a exprlmé tes préoccupations que lui inspire ta stratégie future de r'oCP. L'objectif du Programme, tel qu'iI a été défini par Ie CCST (page iii, cinquièmeparagraphe), ne fixe aucune date pour Ia fin des actj-vités de t'OCp mais mentionne cependant le maintien des opérations de lutte, ce qui donne à penser que 1es programmes nationaux assureront par ta suite des opt':rations d'entretien. Le Directeur du programme a répondu que les avantages sanitaires et économiques du Programme en justifieraient le maintien, ce qui ne veut pas dire que I'on écarte Ia possibilité d'apporter des solutlons de rechange aux présentes méthodes de tutte qui sont coûteuses et complexes.Le Programme était basé initialement sur I'hypothèse suivante : après un déIar d,e 20 ans ' on pourra interrompre Ia destruction des larves et laisser revenir Ies simulies carla transmission sera al-ors interrompue. Toutefois, en août lgz8, 1e CCST a concru queIes opérations larvicides devraient se poursuivre dans une certaine mesure après la vingtième année, sans pouvoir cependant préciser, en J-'absence d'une nouverle techno-logie, quelles méthodes seront alors utilisées. Vu le rythme actuel d'augmentatlon des coûts, on ne sait pas avec certitude sous queIle forme Ie Programme pourra se poursui-vre lo.tg I1 est donc nécessaire d'entreprendre des recherches sur des technlques prus économrques et de nouvelles approches. on devra aussi envisager les extensions en les considérant non seulement en tant que telles mais aussi conme un moyen de renforcer f'OCp et de ri'duire les coûts. D'autres études pourraient porter sur les opérations larvicideslocales, les maniputations de 1'envlronnement, une meilleure implantation des établis- sements et, I'utilrsation éventuelle de Ia structure de I,OCp pour la formation pourd'autres solns de santé; on pourrait encore s'attacher à déterminer si l,on effectue convenaltlement les recherches qui srimposent. 1O.20 Un tet examen pourrait être confié à une commission multidisciplinaire indépendantede 8 à lO membres. Il pourrait s'cltendre sur un ou deux ans et d'ici à lggo-19g1, le CCCdrsposerait d'rnformations beaucoup plus complètes sur I'avenir à long terme de I'OCp. 10.21 Le représentant du CCST a invité les participants à ne pas attendre de déclarationsdéfinitives sur I'avenir de I'oCP après seulement deux ans d'opérations et avant que des recherches plus poussées aient permis d'obtenj-r des rensei.gnements suffisants sur l-estechnologies nouvelles. L'ob;ectif du Programme est de maîtriser Ia maladie, d'où 1a nécessité de lutter contre le vecteur. I1 va de soi que 1'éradlcation du vecteur estimpossible et puisque Ia transmission peut reprendre lors de ra migration de personnes atteintes d'onchocercose ou du fait du maintien de poches de résistance de la maladie,ir serait raisonnable de mentionner Ia nécessité de surveiller à ra fois le vecteur etIa maradie' avec toutefois des moyens réduits, sur une rongue période. Les pays devrontprendre des dispositions à cette fin et rl faudra ajuster tes activités de lutte pourque la transmission demeure à un niveau tolérable. Tout cela nécessite des recherchesplus pousscles. JCC,,/ 5 page 24 1o,22 Les représentants des pays particrpants ont pleinement r.econnu I'importanced'opérations d'entretien qui permcttraient de conserver 1es résultats acquis et de nepas abandonner 1es nouveaux pro.lets de développement. On a cité à cet égard 1'exempled'une cimenterie située sur Ie fleuve Scncgal (encore non traitti), où plus de go% des2oo et quelques ouvriers souffrent d'onchocercose, La solution aux problèmes deI'entretien et du traitement de nouvelles zones consiste peut-être à revenlr aux méthodes initiales d'épandage au sor de larvrcides à partir des berges des rjvrères, avec bien entendu un matelriel améIrort,'. II va de soi que des opérations élaborées à r'aide d'aéronefs ne sont pas concevabres une fois que I'ocp aura pris fin. 1o.23 une conditlon essentielle sera r'information cle ra popuratron et sa participation effective. II faut expllquer I'origrne et les caractt.r'istrqtres de I'onchocercose ainsique 1es possibilités de traitement. On peut montrer des gîtes larvalres et faire desdémonstratlons cl'opératrons larvicides. Ce n'est qu'en utrlrsant ainsr des techniques accessibles à Ia population dans fe cadre d'autres mesures sanltaires simples vrsant à améliorer J-a qualrté de Ia vie, que 1'on pourra farre cles progrès. Les habrtants continueront à vivre près de 1'eau car dans les régrons sèches, cet ('lément est sourcede vie. I1 sera également possible de combattre d'autres maladres en assoclant rapopufation à Ia lutte et à ta prtphytaxie. 10,24 on a fait observer que la pérrode de 20 ans qui a éte proposce pour I'exticutionde I'OCP est 1rée à Ia dur('e de vie apparente du parasite; toutefois, si I'on ne peutpas connaître Ia durcie de vre réelte avant quelque 15 ans, il se pourrait qu,elle artété sous-estimée. Juger du succès clu Programme posera peut-être des problèmes avant Iafin de ces 20 ans- It est douteux que les Parties contribuantes veuiflent compromettre tout ce qui a été fait en retirant leur appui mais iI pourrait être nécessaired'organrser des consuftations en vue de réduire tes coûts. 11 a été indiqué au CCC queI'on possède peu d'informations précises sur la durée de vie d'O. volvulus et que les recherches se poursuivent. Au Ken),a , des parasites vivants ont été découverts Il ans après I'interruption de Ia transmisslon mais pas sept ans plus tard. Douze ans après tedébut des opi'rations d'une campagne de lutte au Ma1i, I'incidence de la maladie est tomb('e de 70% à 3-5%. Dès tors, cette période de 12 ans semble reprclsenter dans ce paysIa durée maximum de vie du parasite, la durée moyenne pouvant être beaucoup pfus basse. 10.25 Le CCC a conclu qu'iJ faut trouver les moyens de permettre auxGouvernements particrpants de poursuj.vre 1e Programme de façon relatrvement rndc,pendante, ce qp1 aura des rd'percussions sur'1a structure organique, la coopération tnternatronale, la formation et Ia technologre' etc. Aucune dd'cisj-on fondamentaLe ne peut être prrse sans qu'il sort tenu compte de la nécessrté, en dernière analyse, d'une auto-responsabilité natior)ale. 1O,26 Le Président indépendant a précisé que 1es observations du Comjtri devraient aussi être prrses en considération lors de I'examen des aspects économiques de I'OCp et de son avenrr à long terme. "/,25 JC 11. ASPECTS ECONOMIQUES DU PROGRAMME 11.1 Conformément à la décision prise à sa quatrième session, lejournée entière à I'examen des aspects économiques du Programme. pa ge CCC a consacré une ETUDE DU RAPPORT D'EVALUATIüq ET AVENIR DU PROGRA,MME - ASPECTS ECONOÿIIQLIES de I'ordre du jour Point lt b) ll.2 La question a été présentée par M. B. Alisbah, représentant de la Banque mondiale Les versions antérieures de Ia partie I1 du rapport d'évaluation (document JCCS.7, partie II), préparées par une mission économique de la Banque mondi-ale, avalent suscrté de nombreuses objections, sans doute parce qu'e1les ne mettaient pas suffisamment I'accent sur les aspects positifs de I'OCP. Les nombreux commentaires formuli,s en de précédentes occasi-ons ont entraîné 1a préparation du texte très modifiel dont le Comité a été saisi. 11.3 La Banque n'estime nullement que }e développement économique des régions touchc,es par I'onchocercose soit une opération trop peu rentable. Améliorer 1'existence de ceux qur vivent dans 1a misère à I'intérieur de I'alre de I'OCP constitue fe seul ob;ectif acceptable. I-e rapport souligne les difficultés de cette tâche, qur ne doit pas se trmiter à I'élimination des vecteurs. 11.4 Aux termes de son mandat, Ia mission était tenue de quantifrer des facteurs auxquels i1 est très difficrfe d'attrrbuer une valeur numérique mais tout effort dans ce sens était un premier pas vers Ia découverte des solutions les plus avantageuses. La mission a appelé I'attention sur les probtèmes qu'iI faut résoudre pour développer 1'aire de I'OCP: iI n'existe pas de solution simple et rapide et de nombreuses options devront être expJ-orées. I1.5 Dans cette tâche, des obllgatlons rncombent à tous. Les institutions chargées de I'exécution doivent être conscientes de I'exlstence de techniques peu coûteuses et de stratégies de rechange. Les Gouvernements partlcipants doivent préparer des plans et programmes de développement complets qur prévoient des mesures destinées à accroître 1a productivité. Les contrj-butaires, bilatéraux et internationaux, devraient savoir que sr I'on s'attache à détermj-ner les coûts et avantages de I'OCP, ce n'est pas pour Juger Ia vafeur du Programme, mais pour aider à apporter des solutions efficaces et économiques à un problème qui doit être réso1u. 11.6 Il seraj-t vain, au stade actuel, de poser des questions sur des points techniques d'un rapport qui ne peut représenter qu'une première approximatj-on. Les marges d'erreur, forcément rllevées en raison de f insuffisance des informati-ons, peuvent sans aucun doute être réduites progressivement. Priorité doit être donnée à I'améIioratl-on du fonds d'informations dont on dispose pour la planification économique de I'aire du Programme mais j-I importe encore davantage que les pays s'attachent à formuler et à exécuter des programmes de développement équrlibrés. La Banque fournrra Ia coopératr-on technique qur lui sera demandée pour Ia préparation de ces prograrilnes et financera, dans la lrmrte de ses ressources, les projets de développement qui en résulteront, D'autres donateurs seront certainement disposés à flnancer des projets bien préparés. Le reprclsentant de Ia Banque mondiale seraj-t heureux de recevoir des avis tant au cours de Ia drscusslon que lorsqu'on prendra contact avec les pays en 1979, sur la meilleure manière d'arder ces derniers à formuler leurs programmes de développement à long terme. JCC/,/5 page 26 1I.7 Le rapport a clti' I ua t r on riconomrque , qui programmes de santé du la santri es L une I in en présenté par Ie Professeur E Berg, chef de la difficutté qu'i1 miss ion d 'i'va- yaàévaluerdes 1'amélioration de a commencc polnt de vue soi. par souligner strictement économique alors que la 11.8 La mission a constaté que Ie modèle des plateaux surpeuplés en bordure de vaIlées fluvrales déserttles qut a été chorsl pour caractériser I'aire de I'OCP s'applique bien à certarnes parties de cette région très diverses, mais pas à toutes. II.9 A 1'orrgrne, Ia justiflcation économique de 1'OCP se basait sur des pro3ets de colonisation dans les zones déIivrées de I'onchocercose, mais clnq années d'expérience ont montré que ces proJets sont rares en dehors de la Haute-Vo]ta. D'autres avantages tlconomiques ne sont pas pris en compte dans cette;ustifrcation. La mission a donc t'r'alui'deux groltpes d'avantages elconomiques classiques : a) 1'amélioration quantitatlve et qualttative du travatli b) Ies terres que les opérations de lutte permettront de cultiver de fat;on plus intensive. Pour Ie groupe a), la mrssion a cherché à déterminer en 1'absence d'informatlons, les ordres de grandeur possrbles des avantages en se fondant sur drverses hypothèses concernant les effets du Programme srlr la productivité du travarl. Quant au point b), une étude des informations fragmentaires que 1'on possède sur la distribution des habitants et I'occupatj-on des sols a conduit à conclure provi- soirement que 1'OCP pourrait contribuer à la mise en culture de quelque 275 OOO km2 de terres nouvelles. 0n a abouti arnsr à un bilan généraI satisfaisant, même d'un strict point de vue iconomique. 1I.1O S'agissant de Ia stratégie du développement, Ia mrssion a estlmé que sr les nouvelles terres seront extrêmement utrles, eIles ne pourront absorber qu'une faible proportion du surcroît de population résultant de I'accroissement démographique. Priorité dott donc être donnée au développement agricole des terres existantes. Par aifleurs, la technoloE{ie ni'cessitant d'rmportants moyens de production sur laque1le s'est fondée la "révolution verte" ne convient pas aux régions semi-arides; i1 fâut donc accord.er une plus grande attentlon aux nouvelles techniques décrites à I'Annexe 4 et lancer des proJCts pilotes en Afrique occidentale. ll.tI Le rapport examine également Ia méthodologie de planification EAO/BfRD, dont pourratt s'rnspirer la planification du développement dans I'aire de 1'OCP. La mission a fart slcnno 1'oprnron généra1e selon taquelle ta planification est une responsabllité nattonalc et les organismes locaux de planification en rapport avec I'OCP devraient être tntcgrtls, dans 1a mesure du possrble, aux institutions chargées de I'ensemble de Ia planrficat ion nat ronale. ll.12 La mrsslon a examrnri la questlon de la technologie approprii'e et celle des dépenses renouvelablcs. Aussi bonne qu'elIe soit, la technologie existante peut à la longue paraître rnadapt['e en ce qui concerne ]e personnel, I'organisation et les coûts ; c'est ainsi, notamment, que 1'on ne peut pas s'attendre à ce que les budgets ordinarres des pays de I'OCP frnancent un tel programme. It faut donc trouver des systèmes de lutte antivectorrelle technlquement et i'conomrquement plus appropriés. 11.13 Price de donner son avls sur la Sustifrcation économique du proSet d'extensron de l'aire dc I'OCP,1a missron a, non sans réticences, fourni quelques indications. Les princrpaux critères proposi's sont I'effectif de la population exposée, I'intensité de I'exposrtion et I'ritendue des terres nouvelles rendues propices à 1a culture. RAPPORT ANNUEL DU GROUPE du 3our ,JCC /5/page 27 CONSULTATIF SUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE : Point 7 de I'ordre 11.14 Le Professeur G. Camus, Président du Groupe consuftatif sur le Développement ticonomique, a présenté le rapport de la cinquième session du GCDE, qui. s'est tenue à Paris en septembre 1978 (document JCC5.5). Après avoir consulté fes autres institutions parrainantes, Ia Banque mondiale avait décidé qu'en 1978, le Groupe devrait examiner leproJet de rapport de 1a mission économique afin de déterminer s'i1 analyse convenablement I'incidence de I'OCP sur Ie développement économique. Ce projet a déjà été examiné officieusement par les Gouvernements participants lors d'une réunion qui s'est tenue à ouagadougou. A Ia lumière des observations présentées, 1e chef de la mission a remanié, abrégé et modifié 1e projet ' notamment le chapitre relatif aux terres inoccupées, ce qui a donné Ia version actuel,l-e. 11.15 Le Groupe ne s'est pas réuni de nouveau pour examiner Ia version définltive du rapport. Toutefois, il s'est attaché à résumer Ies observations que lui a inspirées Ia précédente version et dont un grand nombre s'appl1que encore au texte actuel. La mission a préparé un rapport utile qui fait ressortir certains points importants. C'est ainsiqu'eIIe a mis en évidence la diversité des expériences et des besolns en matière de dévetoppement, le modèle des vatlées fertiles inoccupées entourées de plateaux surpeuplés ne s'appliquant pas, tant s'en faut, à I'ensemble de 1,aire de 1'OCp. ll.16 L€ GCDE approuve 1'accent mis par Ia mission sur la nécessité d'utiliser de nouvelles techniques d'agriculture et d'éIevage, tant sur les anciennes terres que sur ceLles qui ont été récupérées, et sur I'importance d'un financement externe substantief et permanent. Par ailteurs, le rapport analyse systématiquement tes avantages économiques de 1'OCP mais le Groupe a ôté d'avis qu'iJ- tend à sous-estimer 1e potentiel de déve1op- pement de Ia zone ainsi que les avantages économiques du Programme, critrques qui demeurent en partie valables en ce qui concerne Ia dernière version du rapport. Sous sa forme modifiée, le chapitre concernant les terres inoccupées aurait certainement été accepté par Ie GCDE et i1 a étd'tenu compte des observations du Groupe sur fe défaut diintégration de I'agricutture aux autres secteurs de 1'économie qui font I'objet des paragraphes 22 à 25 de son rapport. rt.17 Par ailleurs, le rapport aurait pu adopter une optique prus 1arge. attribui'e à 1,'agriculture a masqué d'autres possibllités de dévetoppement agriculture, on a insisté sur I'aridoculture au détriment de f irrigation vage auxquels res gouvernements accordent un rang de priori-té étevé. L'importance et, en et de I'é}e- 1I.18 Il ne faut pas oublier que ta mission a cherché à s'acquitter dans des délais limités d'une tâche considérabIe, alors que certaines disciplines n'étaient pas représentées en son sein et qu'eIIe ne disposait que drinformations fragmentaires volre inexistantes. Le GCDE a jugé que tout bien pesé Ie rapport constitue un cadre utilepour une analyse prus poussée des questions qui y sont soulevées. 11.I9 Un membre du GCDE, M. R. N'Daw, a approuvé ces observations mais en estimant que les structures permanentes de t'OCP (Ie Groupe et I'Unité de Développement économique) auralent pu préparer elles-mêmes le rapport de 1a mission si elles avaient travaillé différemment et examiné de façon suivie Ie développement de Ia région. Malheureusement, 1'oCP ne fait pas Ie bilan de ses propres avantages économiques qui sont lnsuffisamment soulignés dans le rapport. On aurait dû nettre davantage I'accent sur le développement socio-économique et iI y a lieu de revoir le mandat des entités économiques du programme. JCC/5 page 28 11.20 En ce qui concerne Ie paragraphe 16 du rapport du Groupe, M.N'Daw a insistd.surla nécessité d'une coopôration pour que tes pays participants n'aient pas à pâtir de 1'absence drinformations lors de la préparation des programmes de développement. Une merlleure connaissance des ressor.lrces en sols et en eau est Ia cIé d'une bonne planl-fication. Un autre problème important est celui des mrgrations (paragraphe 18), qu'il s'aglsse de migrations internationales, de mouvements organisés ou r)on organisi,s, ou encore de déplacements conformes à une politique réglonale visant à établir un i,quilibre entre la population et les terres. A cet i'gard, Ia nécesslttl d'amélrorer la zone dansIaquelle Ia population doit s'lnstaIler suffit à justilrer Ie coût de I'OCp. N{. N,Daw accuel1le favorablement Ia proposition du CCST tendant à tier la lutte contre fes simulies et 1'élimination dcs glossines, i'tant donné que ccrtains pays ne peuvent pas vivre sans btitail et que 1'rnfrastructurc de t'OCP pourrait fort bien se prêter à un tel usage. DISCUSSION GENERALE SUR I,ES POINTS IT b) ET 7 DE L'ORDRE DU JOUR ll.2l Plusieurs représentants ont exprimé Ieur satisfaction ar.r suJet de la versr-on finale du rapport de la mission d'tivaluatron bien meilleure que les projets précédemment examinés par Ie GCDE et les pays participants. I1 a été suggriré que ces pays auraient pu se voir offrir 1a possibilité de commenter officiellement 1e rapport et que 1a mission, ainsi que les économistes de 1'OCP, auraient pu travailler en collaboration plus étroite avec les gouvernements pour mieux comprendre les problèmes de ces derniers. LL.22 On a reproché au rapport d'être trop théorique et de ne'pas présenter d'j-nfor- mations suffisamment détaitlées sur les politiques des pays en matie\re de développement économique. Sef on le Directeur régional de 1 'OX,IS pour I 'Af rique , I 'exécut ion d 'étucles économétriques complexes risque de distraire I'OCP de son double objectif, qui est de combattre I'onchocercose et de promouvoir le développement socio-économique. II n'est pas posslble d'évaluer fes souffrances humaines en chiffres. l,e noeud du problème est de savoj-r comment coflaborer avec les pays pour favoriser leur dévetoppement; il faudrait peut-être fournir des experts qui collaboreraient avec les planificateurs nationaux, au lieu d'envoyer des missions pour quelques jours. Ll.23 On a souligné que sl, comme 1'a dlt Ia mission, 1'aire de I'OCP pr('sente une grande diversité, les faits fondamentaux, lâ qualité de Ia vie et 1es problèmes humains sont dans une grande mesure les mêmes dans tous 1es pays. l,es contributarres ne doivent pas perdre de vue ces problèmes majeurs. 1.l.24 Plusieurs représentants aurâient préféré que IIétude d'évaluation a1t i,tr', confri,e aux organes économiques permanents de I'OCP (GCDE, UDE), qui connaissent bien la ri'gion, et non à une mlssion venue de 1'exti'rieur et ne disposant que d'un temps limiti,. Les Comités nationaux pour I'Onchocercose auraient pu tigalement Jouer un rôIe plus important. I1 faudrait, si possible, intégrer les groupes de planification du dtiveloppement pour les zones 1ibérées de I'onchocercose dans les mécanismes de planifrcation nationaux. Si ce n'est pas possible, i1 faudrait au moins organiser fréquemment des consultations ct des réunlons communes. Les pays qui n'ont pas encore organisé des groupes de planrfrcatton devraient le faire sans attendre Ie résuftat des expériences entreprises dans d'alrtres pays . LI.25 Un représentant a di'c1aré que les critiques formulées par son pays au sujet du projet de rapport de la mission lors de la réunion non officielle de Ouagadougou n'avaient pas été prises en considération; comme ces critiques portaient sur 1e foncls et non la forme, rf aurait i'tf impossible d'en tenir compte, eu égard au pcu de temps dont on dlsposait. On peut citer, comme exemple des faiblesses du rapport, la manière dont ont eté traitées des questions tel1es que 1es structures de planification nationales, I'exploi- tation des soIs, 1es méthodes de culture et 1'élevage. MaIgré les amendements, Le rapport reste inacceptable. Aussi 1e représentant a-t-i1 suggérd'de le récrire, pour présenter une rccf 5 page 29 meilLeure image de ce qui se fait et de ce qu'on se propose de faire dans les pays sous t'égide de I'OCP. I-es insuffisances du rapport reflètent aussi bien fes conditions dans lesquelles la mission a été exécutée que Ia manière dont on a obtenu 1es contributions des pays. II pourrait être refait soit par I'UDE, soit par une misslon disposant de plus de temps et de ressources. ).1.26 Selon Ie CCC, Ie rapport de 1a mission tend à sous-estirner 1es avantages économi-ques apportés par 1'OCP. Par exemple, 1a mission d'i'valuation économique n'a pas été d'accord (annexe 2) avec Ia mj-ssion APG en ce qui concerne 1e produit des mlgrants. En fait, le produit marginal des migrants potentiels dans les terres anciennes surpeu- p1ées peut être considéré comme nul; c'est pourquoi le seul éIément dont il faille tenir compte est la production additj-onnelle obtenue dans les terres nouvelles. I1 faudrait ' attribuer une valeur plus étevée au coût social de Ia cécité, car les aveugles, outre qu'ils sont dans f incapacité de fournir un apport à la société, représentent une charge pour celle-ci. D'autre part, i1 y a une tendance à confondre production et productivitd,. De p1us, si la mission a estimé que pour ses projectlons des taux d'actuafisation de lO ou 15% étaient trop élevés, eI1e aurait pu appliquer des taux plus faibles, ce qui aurait eu pour conséquence d'augmenter fortement les avantages économiques escomptés, Les analyses, tant en ce qui concerne la mj-gration que le revenu, ont r:ti'trop théoriques. LL.27 Parmi les contraintes dont fart état Ia mission, on relève la falblesse des revenus et celIe des régimes fonciers. Toutefois, le revenu est souvent sous-estrmi,, parce qu'on ne trent pas compte des denrées al-imentaires produites pour la consommatlon domestique. Quant aux régimes fonciers, c'est une question à régler par l-es différents pays; I'OCP ferait mieux de s'occuper de questiorrs telles que 1'lnfrastructure, les communicati-ons et les services de santé. 1I.28 L'opinion a été exprimi'e que les pays partlcipants sont parfaitement capables d'adapter leurs systèmes sanitaires de façon à couvrir les zones libérées de I'oncho- cercose; après tout, si certaines maladies venaient à poser des problèmes sr-'rieux, on pourrait compter sur 1'aide de I'OMS. Selon plusieurs orateurs, il vaut la peine d'étudier attentivement Ia possibilité d'utillser la structure de l-'OCP pour combattre d'autres maladj-es, par exemple 1a trypanosomrase. 11.29 Selon un représentant, 1a choses serait diffr-cile; il estime cependant que Ic personnel national exôcutant des enquêtes de développement économique devrart être autorisé à circuler à bord des véhicules de 1'OCP. Son pays a adopté Ia mc'thodologle de planification FAO/BfRD en I975, et souhaite rassembler des donné'es en vue d'une plani- flcation correcte de son développement. On s'est heurté à des difficulti's à cet égard à cause du manque de véhj-cules, de matérief et de personnel. Une aide extérreure sera certa inement nicessaire. 11.30 Une représentante a dit qu'elle éprouvait une lmpression de malaise devant le ton négatif de certains commentaires. A ta veiIle de la deuxième tranche du Programme, elle souhaiterait pouvoir au moins dire à son gouvernement que les pays participants souhaitent I'action de I'OCP et, qu'en dépit de problèmes inévitables, its sont en gcnéral satlsfaits. On lui.a donné I'assurance que les commentaires des Gouvernements participants témoignaient du profond inté'rôt qu'i-J-s portent au Programme et de leur souci de le voir aboutlr à un succès compl-et. rccfs page 30 11.31 Dans le cadre de cette discussion, 1e repri,sentant de la Banque mondiale a ditqu'en effet on ne pourrait guère tirer parti du rapport si Ies pays ne fournissaient pas I'apport vou1u. I1 ne serviralt à rien de chercler à 1e récrire. Si aucun des contri- butarres n'a encore pris d'engagement pour fa deuxième tranche du programme, beaucoup d'entrc eux estiment qu'iIs ont contracté à 1'égard de 1'OCP un engagement à long terme,qul ne dépend aucunement des tentatives préliminaires faites par la mrssion pour di'finrr les facteurs économiqucs en cause. Les contributaires, par exemple, ne s'intéressent guèr'e aux taux précis de profit économique indiqués par 1a mission, qui sont fondés sur des donni'es incertaines, et qul d'alfleurs sont assez favorables. Des questions telles que ce11es des stratégies de remplacement et de Ia recherche de méthodes moins coûteuses sont beaucoup plus importantes. 11'32 Le Professeur Berg a reconnu que 1e rapport de Ia mission péchait par de nombreuses rnsuffisances. L'OCP compte sept pays participants, dont 1es zones de lutte contre I'onchocercose sont souvent reculées, et qui connaissent des difficultis detransport. Les mombres de la mission ont des compétences différentes et n,étaient paslrbres aux mêmcs moments. Dans ]a version finale du rapport, on a tenu compte de bc'aucoup des crltlques formuli'es à I'encontre des textes proposés précédemment. pour dotlner un exemple des problèmes logistiques, la mission n'a jamais reçu Ies commentalresdu Bi,nirr, et n'a donc pas pu en tenir compte. 1I.33 I1 estrme 1ur aussi que les structures à base locale offrent une meilleure approche pour de telles évafuations. Ainsi, j-l n'y a pas dans 1e rapport d'études surles pays' parce que Ia mission ne pouvait guère, après un séjour d'une semaine, formuler des opinrons au sujet des stratégies nationales en matière de développement. Mais desquestlons plus vastes pourraient être abordées en exploitant fes connaissances disponibles sur Ie plan locaf. Comme le recommande Ie rapport, I'UDE pourrait être renforcée pour Jouer un rôle d'agent d'analyse économique. 11.3'1 En ce qui concerne les Parties contribuantes, Ie Professeur Berg a souligni,que 1e profit cconomrque escompté est satisfaisant. Pourtant, comme 1e souligne Ie rapport,les proJets sanitaires ne peuvent pas être untquement évalués sur cette base. L'OCp est un proJet à caractère numanitaire, devant avoir un immense impact sur une populationdtitermrni'e, et son action doit se conformer à Ia stratégie de développement de Ia comrnu- nautr, lnternationale que constltuent les donateurs. 11.35 Il a soullgné pour conclure que les avantages apportés par I'OCp varient selon lcs pa1's. Sr le Pro€Iramme n'était exécuté que dans des pays pris indivlduellement, ccrtains en bi'nt-if icreraient plus que d'autres. l\lais Ies avantages sont parf ois extérieurs au payS considi'rri indrviduellement, parce que leS mesures priSes dans 1'un d'entre euxpollvont empêcher la rcrnvasion d'un autre pays. I1 y a donc d'importants avantages sur Ic plan ri'gional, ot dcs programmes tels que 1'OCP ne sauraient être financi's que sur 1eplan international . 1r.36 Parlant à l'rnvitation du Pri'sident indépendant, I'observateur du Comité permanentInter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans Ie SaheI (CILSS) a évoqué I'intérêt cornmun qrre 1'oCP ot Ie CILSS portent à la lutte contre les f1(,aux qul affligent I'homme, Ces deux organrsnlc-'s dtiplorent leur actrviti' dans la même partie de l'Af rrque, et quatre Gouver,- Ilements partrclpants de 1'oCP sont membres du CILSS. L'obSectrf du Comrté est de combattre1a désertrficatron, qui rt,durt 1a Sahel, I'augmcntation annuel-le de que le taux d'accrorssement de la capacité de production des sols à un moment où, dans 1e Ia production alimentarre (moins de l%) est plus faibtepopulation (2,5%), tandls que de son côté I'OCp cherche à rendre possrble Ie repeuplement de vastes zones fertiles. Une collaboration étrolte entre le CILSS et I'OCP pourrait considérablement améliorer la stratégie du développement cn Afrique occldentale, en vlsant à remettre en valeur des terres dont on a besoin et à augmenter Ia production des cultures vivrières. La sotidarité de la communauté interna- tionale pourrait ai,der dans une grande mesure les deux organismes dans leur lutte contre ces deux calamittis que sont la maladie et 1a si,cheresse. rccfs page 31 ASPECTS DU DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOTvIIQUE DU PROGRAMME : Point I de I'ordre du jour 11.37 Présentant ce point de I'ordre du jour, le Directeur du Programme a déclaré que le rapport (document JCC5.6) avait un caractère intérimaire. II n'a pas semblé utile de reproduire tous les ans une Iiste complète des projets de développement en cours dans I'aire de 1'OCP, comme cela a été fait dans Ie rapport de 1977, mais iI est possrble de mettre à Sour les renseignements fournis précédemment. De plus, 1'orientation future de I'Unrté de Développement économique dépendra non seulement des propositions de la mrssion d'évaluation économique et de Ia réunion des Comités nationaux pour I'Onchocercose, à Cotonou, mais aussi de celLes que fera Ie CCC à la présente session. II.38 Le rapport a été préparé en coopération étroite avec les gouvernements. II comprend deux parties principales, I'une sur les activités de développement en généraJ. dans la régron et I'autre sur des projets de développement déterminés. La section générale appelle I'attention sur Ia tendance des pays partici.pants à pratiquer une planification régj-onale, comme i1 résulte des indi-cations détai1lées fournies à propos des différents pays. Le Mali et 1e Niger ont désigné des coordonnateurs nationaux pour le développement des zones d'infestation onchocerquienne. 1I.39 Le Directeur du Programme a donné un aperqu du développement des zones d'oncho- cercose des différents pays dans le contexte des plans et des budgets de développement nationaux. Au Bénin, les activités déployées dans I'aire de I'OCP sont axées sur I'agriculture, et en particulier sur te crédit agrr-coIe. Le prlncipal proLrlème paraît être cetui de Ia nécessité d'améliorer les procédés cutturaux. Au Ghana, où les esti- mations sont diffrciLes à cause d'un taux d'inflation étevé, il existe de nombreux projets dans Ies domaines de I'agriculture, de I'exploi.tation forestière et de I'appro- vrsionnement en eau. Le manque d'eau et d'énergi.e impose de graves contraintes. La Côte d'Ivoire ajoute à ses cultures traditionnelles la production de sucre, de maîs, de fruits et de légumes, en particulier dans Ie centre et dans Ie nord. Parmi les problèmes qui s'y posent figure Ia pénur:-e de main d'oeuvre, de viande et de poisson, mais i1 y a un facteur nouveau : Ia découverte de gisements de pétrole, qui pourrait alléger le fardeau du secteur agrrcole. II.40 Au MaIi, le barrage de Sélingué reste le principal projet de dévetoppement entrepris dans Ia zone onchocerquienne. La pJ-us grande centrale électrique solaire du monde (8O KW) a été mise en service à Diré dans le cadre de t'opération "Sahel-Energre nouvelle". On continue de développer le réseau routier et le système de centres de santé primaires. Les principaux problèmes qui se posent sont de maintenir I'équilibre entre Ia productj-on destinée à ta consommation intérieure et cetle destinée à t'exportation et de proti'ger les ressources du so1 et de I'eau. Ie Niger possède d'importants gisements de phosphate et de minerai de fer dans la zone onchocerquienne. Les problèmes de dévelop- pement du pays sont la nécessité de parvenir à une certaine sécurité en matière d'appro- vi-sionnement en denrées alimentaires et de stocks de vivres, Ie manque de personnel suffisamment qualifié pour mettre en oeuvre tes projets de planification et de dévelop- pement et, enfin, Ia nécessité d'une intégration économique régionale tant à I'intérieur qu'avec les pays voisins. lI.4I Le Togo dévetoppe sa production agricole et minière. Son obiectif est également de corriger tes déséquilibres régi.onaux à f intérieur de ses propres frontrères ainsi que de favorlser I'intégration régionale en Afri-que occidentale. Parmi les problèmes qur se posent dans Ia zone onchocerquienne figurent la dj.versj-té de Ia qualj-té des sols, la répartition rnégaIe de la population, la diversité des systèmes fonciers et f inadap- tation de I'rnfrastructure socio-économique. En Haute-Volta, I'AVV joue un rôIe important dans le développement des zones onchocerquiennes. Les principaux problèmes demeurent la protection de la couverture du soI et des ressources en eau, I'adaptation du poids de la population humaine et animale aux ressources disponibles et, Ia mise en place d'une infrastructure sanitaire de base ainsi que d'une j-nfrastructure des transports et des cornrnuni-cat ions . .ICC /5 page 32 l\'42 Plusieurs représentants se sont déclarés satisfaits du rapport, qui sert en outrede complément au rapport de ra mission d'évaruation économique. En réponse aux crltrquessur I'insuffisance des informations concernant re Bénin - et notamment de la descrrption,dans le domaine de Ia production agricore, du rôle ctes GARDER et du dtiveloppement deI'agrrcurture - ir a i'té sourrgné que res renseignements utilisés pour chaque sectronavaient ét'' fourn:is par Ie pays concerné et que re document avait da.Jà été examiné àcotonou lors de la réunion des comit('s nationaux pour r'onchocercose. euor qu,ir en soit,i1 faudrait réexaminer 1es méthodes de colfecte des donni'es pour s,âssurer que 1'ocpobtient des r.enseignements précis et récents. 11.43 Un l'eprésentant a di'clari'qu'à son avis Ies services de lutte antivectorielle nepouvaient se charger en plus d'activités gtini'rares de santé pubrrque. seule ra nrse er-rprace d'une solide infrastructure sanitalre dans les zones assainies pourra garantlr Ie succès final du Programme. Les représentants du Mari et de la côte d'Ivoire ont réponduque les zones assainies sont traitées de ta même manière que toutes res autres partiesde leur territoire, dans le cadre de I'effort généraI de développement. on s,occupe de mettre en place des systèmes effrcaces de solns de santé primaires prrvilrigiant laparticipation communautaire et, le cas échéant, re recours à des agents et à des remèdesde la médecine traditionnelle. Toute I'attention voufue est apporti,e à ta formation, auxquestlons de logistique, au finalrcement, à 1'approvislonnement en médicaments, à I'assai- nissement, à 1'éducation sanitaire, à 1'utilisation d'équipes mobiles, bref, à la néces- sité de créer des services sanitaires polyvalents capables de desservir Ia totalitc de rapopulation. S'iI est en effet admis que les colfectivités pourraient égarement particrper aux opératlons de lutte antivectorietle afin d'assurer leur propre protection sanitarre,i1 n'y a aucune raison de douter de l-a capacité des pays participants à assurer des services de soins adéquats dans fes zones assainies. 11.44 Le Directeur régional de t'OMS pour I'Afrique a ajouté que tous les pays repri,- sentés à Ia session de 1978 du Comité régidnal s'étaient engagés à faire Ie nécessairepour atteindre f'objectif de Ia santé pour tous d'rci lran 2OOO. Chaque pays adoptera à cette fin sa propre approche; les représentants du MaIi et de la Côte d'Ivoire ontdécrlt deux expériences qui sont d'galement vaIables. Il ne devrait bien entendu pas y avoir de distinction entre les systèmes de soins médico-sanitaires dans les zones du Programme et au niveau national. De même, il est certain que Ie secteur économrque et le secteur social sont intimement 1iés. Quant à I'Unité de Développement économique (UDE) elle ne devrait pas se contenter de continuer à coordonner les renseignements fournis età assurer des services consultatifs mais essayer d'encourager plus activement les efforts au niveau na t iona l . 11.45 Un représentant a fait observer qu'à,Ia dernière session du CCC, i1 avaj-t riti, demandé que soient a'tablies des statistiques plus complètes et que solt renforcé à cette fin le personnel de I'UDE. Une i'tude sur 1es migrations avait également i,té demandée, On peut se demander ce que deviendra I'Unité maintenant que son chef prric(,dent a quitté t'OCP. EIle devralt être plus dynamique et ta FAO ou Ie PNUD pourraient peut-être participer davantage à ses travaux. Par exemple, I'Unrté aurait dû pouvoir effectuer e11e-même 1'évatuation faite par Ia mission économique. l,e Directeur du programme a répondu que 1'Unité était dotée d'un personnel très compritent et qu'un nouveau chef serait nommé en temps utite; son chef précédent est parti il y a un mois seulement. pour ce qui est des mlgrations, e1les ont di'jà fa.it t'objet de nombreuses études, notamment par I'ORSTONI, et Ia Banque mondrale organise un séminaire en Janvter I97g à Or.ragadougou sur 1a base d'une nouvelle étude approfondie. On peut se demander si t'OCp doit consacrer ses maigres ressources à des études sur un suJet qui est dé;à connu. Toutefois, selon t'avis du représentant, l'étude dc I'ORSTOII n'a pas été faite dans 1a perspectivc de I'OCp; tout en reconnaissant 1'lmportattce de I'indépendance du Programme, i"1 pense que 1es voeux des \lembres du CCC doivent ôtre respectés. rccf5 page 33 11.46 Des représentants ont demandé si 1'UDE serait chargée de suivre 1es politrques de dc<veloppement des Etats et d'analyser 1es répercussions de I'OCP sur 1'économie au lieu de se contenter de missions spéciales. Son mandat devra peut-être être modifiri et sans doute faudra-t-i1 prévoir du personnel et des ressources suppli,mentaires. I1 a éti,notç que f'accord régissant la premlère phase du Programme porte essenti.el-lement sur Ia lutte antivectorielle, t'ONIS étant I'organisation chargée d'exécuter 1es opérat1ons. l-es aspects économiques sont jusqu'ici restés secondaires et, en tout r"tat de cause, ne relèvent pas de la compétence de I'ol\!S. La future structure économiquc clu programme et 1'organisation qui en serâ responsable devront être examinés au sein du Comj-tt, d'Orren- tation et lors des réunlons à venir. 11.47 Le Président indépendant a fait observer que I'accord conclu à Accra en 1973 et le Protocole d'Accord approuvé à Ia première session du CCC prévoient une Unit{'de Développement économique, dont Ie chef a été proposé par la FAO en sa qualité d'organr- satlon associée, mais que rien de précis n'a été di,cide quant à la façon dont serait abordé Ie problème du di'veloppement économique. Iê CCC a accepté Ia proposrtion du Président indépendant tendant à demander au Comité d'Orientation d'examiner Ia question et de présenter dans le courant de 1'année à venrr des proposr-tions claires quant à Ia future structure économique du Programme. ETUDE PAR SATELLITE I-A.NDSAT AUX FINS DE I,A PI-A.NIFICATION REGIC'I.{ALE DES ZONES ASSAINIES 11.48 Le CCC a entendu un exposé sur la première partie de ce proJet de drx-huit mots entrepris par 1a Banque africaine de Développement (BAD) et flnanci.par I'LISAID. Le but de cette étude, qul couvre quelque 225 OOO km2 en Haute-Vo1ta, au Ghana et au B('nin, est d'aider ces pays à planrfier Ie développement de leurs zones assainies en fournrssant des données, recueillies par satelllte, sur la structure géologique des zones const- dérées, leurs ressources minéraIes et hydriques, la vé,gctation, 1e cIlmat, les ctablrs- sements humains et I'utilisation des soIs. Associé à des techniques classiques de planif ication, I'emploi d'inventarres de ressources et de cartes prt,lcises r:tablrs à partir d'images de satellite devrait facil-iter sensiblement le processus de planifrcatron La formation de personnel de contrepartie aux techniques utrllsrles pour tnventorier et analyser les ressources constitue un é1ément important du pro;et. fI.49 Le représentânt de la Banque africaine de Di,veloppement a déclarr: que ces inventalres des ressources exlstantes, portd's sur des cartes à I'échelle de l/i'2oo ooo, seraient complétés par des inventaires du potentiel dc développement faisant apparaître Ies ressources en matière d'agriculture, de pâturagesfélevage, d'exploitation des eaux et de pêche, de sylviculture et d'animaux sauvages, de gl-sements mrnératrx, de repeu- plement et d'infrastructure. Des cârtes analogues plus détai11i'es seront ctablies à l'échelle ae tfSO OOO pour une superfrcie de 8 OOO km2. Tous ces renselgnements devraient faciliter Ie développement des nouvelles terres assainies et des terres "anciennes". Ce projet devrait être termlné avant la prochaine session du CCC, auquel r1 sera peut-ôtre possi-b1e de soumettre alors un document sur les résultats obtenus. 11.50 l,e représentant de 1'OMS a souligné I'intérêt que présente I'ôtude pour Iocaliser les cours d'eau et les gîtes larvaires, déterminer 1e débrt des cours d'eau, rdentrfrer Ie couvert végétal utilisé par les simulies etles glossines adultes et analyser lcs facteurs météorologiques ayant un lien avec la rérnvasion. Quoique coûteuses, les méthodes utilisées fourniront des renseignements qui ne pourrarent être recuerllis autrement et contribueront à mettre au pornt une technologie plus appropritle pour I'avenir. JCC,,',5 page 34 11.51 En rcponse à dcs questions, Ie CCC a (t( informi, que Ie coût total du pro3et pour les drx-huit mois est de $ 1 537 OOO. On cherchera par tous les moyens à assurer le frnancement d'une extc.nsron de l'étudc aux parties des zones onchocerquiennes du Ghana et du Brinin qu1 ont .;usr1u 'à prrlsent a't(i la rss,ies de côti,. I I devrait en outre être poss ible d'ritatrlir des liens de coopi,ration al,ec un projet analogue, qui doit commencer au l\,Ialr en 1979. Les retards observcs au Br:nin ne devralent pas y affecter les opi,ratrons. 11.52 Il a (itir expliquc qu'r1 ctart lmpossible d'a'tablir des relevés topographi-ques par satcllrtc. On peut Juger par ailleurs de I'rmportance des études sur Ie terrain si I'on salt que de telles i,tudes sont encore nécessaires pour contrôler, par exemple, 1'épais- sor.rr- des sols, effcctuer des analyses h),drologiques et déterminer les espèces de plantes ct lcLrr- densrtri. Par rapport aux photographies aériennes à t'éche11e de 1,,/2O OOO, les imagr-s rccucillres par- satellite sont beaucoup moins coûteuses et offrent une vue géné- ralc qur permct de drstrnguer des éléments, comme par exemple les lignes de failte, qui ne sont pas \'lsrbles à plus grande écheIle; par contre, les photographies présentent des avantages {,\,rdents pour des travaux plus détai11i's. Les activités de formation au centre de Ouagadougou sont frnancces par 1e Canada, Ia France et les Etats-Unis d'Ami'rique, aVec une contr'tbutlon de 1a Haute-Volta. Des personnels de contrepartie d'un haut nlveau technlque sont actuellement formt"s et collaborent avec succès au pro3et. A\'ENIR A LONG TERI\IE DU PROGRA]\I1\1E fI.53 Le représentant de Ia Banque mondrale a fait observer que ce problème avait dc<;à r',té civoqui. sous beaucoup de ses aspects au cours de la discussion sur les quest ions riconomiques. I1 a prrlcisé avoir trouvi'pour sa part encourageants, notamment, les points soulrgnés par 1e Directeur gd,nr:ral Iors de Ia séance inaugurale. La discussion sur le financement du Programme pour I979 a e1le aussi été satisfaisante. La Banque désrrerart maintenant commencer à organiser le frnancement de 1a deuxlème phase; eIle se propose à cette fin de teni-r deux réunrons des contributarres, à des dates te1les que les résul- tats de ces r['unions puissent être communiqui's à Ia première réunion des pays parti- c lpant s . 11.5.1 La pr-emrère rtiunion des contributaires a été provisoirement fixée au 30 et 3l Janvr(-i.1979 à Parrs. EIte leur fournira 1'occasion d'examiner l) le rapport d'évaluation concer'r)ant 1a dc-uxre\me phase du Programme ; ii ) les renseignements sur 1e f inancement de 1a premri,r'c-. pirasc ct Icur prtisentation; iii ) un document sur les crédits nécessaires pour Ia dcr.rxri.m(- pi)asc; r\') clcs ploJcts d'accords pour la deuxrème phase. Les participants à cettc r.rillnron n'auront pas à adopter à ce stade un programme complet de financement, Les arrangements n('('cssalr-..s pollrlont être pris à Ia deuxrème rd'union, peut-être en mai 1979. 11.l>5 Le rcpr-,isentant dcs Etats-Unrs d'Amtirique a di'claré que 1'étude des parties I et I I du rapport d'rir,'aluation avait m-LS cn lumière certalns points da'licats qui mériteront à I'averrrr une certainc attentlon, par exemple, la ri'rnvasion, les technologles de remplacement et la formation de,cadres mi'drco-sanitaires. Il s'est df'claré satrsfart de la partle I du rapport et a cstrm,i quc ta partle II, dans laquelle la mission a conclu qr.re I'OCP était i'conomrquemcnt valable, devralt être acceptée par son gouvernement. II a clri;à sollicit['1'app|obatron de celtrr-c1 pour participer à 1a prochaine phase de sis ans. Il est incontestable que 1'OCP s'attaque à un gravc probtème de sant<i auquel 1es pays par-ticipants attachent une grande rmportance et son pays continuera à envisager de façon favorable sa particrpatlon au Programmc. rccf 5 page 35 11'56 La représentante des Pays-Bas a dit que les dlscussions du Comlté montraient à 1'évidence que de nombreux facteurs restent encore dans 1'ombre : j-1 est par exemple impossible de dire comblen de temps durera I'OCP ou de déterminer à quel niveau seront maintenues les opérations de lutte antivectorielle; on ne sait pas non plus s'i1 existe des techniques appropriées qui permettraient à Ia population de participer aux opérations; fes avantages économiques du Programme ne peuvent être d'valués, dans la mesure surtout où Ia maladie n'est pas Ia seule entrave au développement; enfin on ne sait pas à quel moment les pays participants prendront fe relais de 1'organisation chargée de 1'exé- cution. On sait toutefois que Ia maladie peut être endiguée. La mise en oeuvre complète de I'OCP ne remonte qu'à 1978 et iI faudra davantage de temps pour répondre aux questionsqui se posent. La deuxième phase devralt être mise à profit pour recueillir de plus amples renseignenents, en particulier sur les techniques de remplacenent. Tout cela exlgera blen entendu des efforts importants; 1I faudra velller à ce que 1'OCp conserve des dimensions qui permettent une bonne gestion et s'assurer que son exi'cution reste efficace. Les Pays-Bas ont confiance dans le Programme et ils contrnueront au cours de 1a deuxrème phase de lui apporter une contribution non négligeable, sous la même formequ'actuellement. l2.l Le représentant de 1'OMS a présenté le rapport (document JCCS.9) établi à la suited'une demande formulée par Ie CCC à sa précédente session. Ce rapport décrit pour commencer les mesures prises par 1'OMS en vue d'études préti-minaires en Guinée, âu Mali et au Sénégal, comprenant notamment des affectations de fonds et Ia création d'une c'quipe d'étude. Parmi 1es activités techni"ques figurent des rapports du Dr philippon sur I'onchocercose et ses vecteurs au Mali et au Sénéga1, une étude sur Ies limitesi'ventuelles de la maladie en Guinée et des études par des experts de I'ORSTOll,l et de 1'OCCGE sur le bassin du Sénégal au Mali et celui de la Gambie au Sénéga1. Douze stagi- arres guinriens et trois si'négalais sont formés à 1'IRO, à Bouaké, et des candidats mafiens seront prochainement convoqués pour une entrevue. ),2.2 Dans sa sectlon 2, le rapport expose Ia situation de I'onchocercose au Sénégal, au l\Ia1i occidental, en Guinée et en Guinée-Bissau. l-es niveaux d'endémicité et de trans- misslon sont aussi élevés que dans I'aire de I'OCP; c'est sur Ie Niokolo Koba, affluentde la Gambj-e, qu'on a enregj-stré le potentiel de transmissj-on le plus é1evé de I,Afrique occidentale pour un mois. 12 . FAISABI LITE D'LINE DU FLEUVE SENEGAL I'ordre du 3our 12.3 La stratégie proposée de vol du vecteur (qui exige vité du paraslte et I'action actuellement disponible. Ces CAMPAGNE DE LUTTE CO(TTNT LIONCHOCERCOSE DANS I,A REGION DU BASSIN (REPUBLIQUES DE GUINEE,, DU MALI ET DU SENEGAL) : point t2 de est analogue à celIe de t'OCP; el1e est fondée sur l'étendue une campagne régionale sur une vaste superficie), fa longé- par les larvicides, qui est fa seule méthode de tutte considérations font envisager, dans les circonstances de quelque 2OO OOO km2 et une aire maximale d'environ lactuelles, mill-ion de arre minimaleune .2 t(m 12,4 La ri'glon couverte fai.t I'objet de la cartel. L'objectif est d'étlminer la poche occidentale de I'onchocercose de savane. l,es frontières de cette poche sont : au nord,les limites du vecteur, des parasites et de f infection humaine; à 1'est, I'actuelfe aire de I'OCP (ce qur présente un gros avantage); à f'ouest, une ligne, qui reste àdéfinrr, passant par Ie Sénégal et éventuellement Ia Gambie, par la Guinée-Bissau et entrant en Guinée, où se pose le problème de trouver les 1imites entre zones de savane et de forôt, tant en ce qui concerne les vecteurs que la maladie; au sud, ta limitepasse par la Gurnée et, éventueflement, Ie nord de la Sierra Leone et du Lrbéria. On n'apas encore quantifié d'une manière exacte les avantages techniques, logistiques etfinanciers de la campagne, dans lesquers iI faut inclure la préventron de 1a réinvasionde I 'aire de I'OCP. JCC,/ 5 page 36 12.5 Sur Ic plan tactique Ia campagnc sera basée, comme dans 1'aire de I'OCp, sur une actron larvicide soutenue par I'i'valuatlon entomologrque, i'pldi'miologique et Itydro-brologique. On pourra rencontrer des difficulttls dans les zones de montagne, mars respremicrs ri'sultats obtenus font penser que les simulies qui s'y trouvent n'apparticnnentpas au dangereux type savanicole, 12.6 On se propose maintenant d'organiser une misslon d'assrstance pr(,paratoire aux g;ouvernements, dont Ie mandat est exposL.aux pages 5, 6 et 7 du rapport. ce mandat pri'vort : i) l-a collecte de données entomologiques, éprdémiologiques, socio-r'conomrques et hydroloElrques existantes; ii) f'analyse de ces donnéos; tri) Ie drimarrage ou la finalisation des activiti's cl'entomologie (déterminatlon des limrtes du programme, prospection aérrenne des gîtes des vecteur"s et estimation de 1a clvnamique de trans- mi-ssion), d'épidi,mrologie , d 'h1,droIog1e , d 'h),drobiologie et de f ormat ion ; rr.) 1a planr-frcatron de la campagne de lutte. La mission aurait une duri,c de de'ux ans ct clcmr, et son coût est estimé à $ I O24 OOO. L'annexe 2 du rapport pri'sentc un cadre d'tivaluatron économrque du programme proposé. 72.7 Aucun ef f ort n'est t'pargni' pour simplif ier les techniques actuelles rie lutte, tlur sont très effrcaces, mais complexes et coûteuses. L'action adulticlde, si eIIc r:tart réafisable, présenterait entre autres avantaEaes celur cl'avoir peut-êtr.e une cct.talp(, utilitt dans la lutte contre fc vectetrr de la trypanosomlase hunrarne. L'OCp rcpr[,sentrr lc rtisultat de longues anni'es de rccherche, aLl cours desquelles Ic progrès scientrlrqr.rc a cttl i-'ti' assortr .dravantages socio-i'conomrques. En quatre ans, il, a riti, réallsc, er.r matrè,rc de biologie de S. ,damnosum , de mi'thodes de lutte et d'(',pidémloIogie de I 'onchocercose plus de pro65rès qr-r'on n'en avait Samais accomplr précédemment. 12.B Le représentant du l\lali a déclaré qu'en mars 1978, à Ia suite cle Ia session dc 1977 du CCC, i1 avait invité les gouvernements de la Guj-née et du Sd.n(.gal à tenir une réunion, qui a eu lieu à Bamako, et à I'issue de laquell-e 1es trois pays ont présentr: une requête commune à I'Oil{S. Depuis, on a fait une étude portant sur la totalrté de la zone d'onchocercose au N'la1i occldental, au Sénégal oriental et en Gulnée septentr-tonalc, et c'est après cette étude qu'a été a'tab1i Ie rapport actuellement soumrs au Comitri. Lc, représentant du IIalr a invitr: Ies Gouvernements partlcipants, les Parties contril)Llantcs et 1es Agences parraanantes à se prononcer pour I'exi,cution de I't,,tude de f arsaltrlrtt, proposée, après quoi pourralt commencer I'action sanltaire solrhartrie par les tr-ots paj.s et leurs populatrons. La ri'gion du Sénéga1 et du bassrn suprirreur du Nrgor possi'<Je un important potentiel tlr:onomtque, et on ], a dé3à commenctl un programme li,gronal dr. d,:r,c1op- pement de I'infrastructure en matière d'énergre, de ressources en eau, d'rr.rtgatlon, clc na\rlgation et d'industriafrsation. La lutte contre I'onchocercose dans c.ette ri'gron contt-r- buerait à résoudre le problème séculaire du manque d'cau au nord et de la maladre au sud. Il faut espérer que le CCC acceptera sans r,i,serve les propositions qui lur sont sollmrses. ).2.9 Invitc à prendre 1a parole par le Président incltipendant, l'observateur do la Guinôe s'est félicité de la rapidrté avec laque1le a i.té (,tabli lc rapport soumls au CCC. Les précédents orateurs ayant di'gà exposé Ie but et le contenu du rapport , lui-même s'est borné à répondre à une question concernant les services sanltaires de son pa)'s. La politique sanitaire de la Guini'e est orrentée vers Ia prrivention et fondi,e sur les brrgades sanitaires volontaires. Selon 1a Guinée, une pr(,r,ention soutenue par 1'(:,ducatlon sanitaire, permettant une participation active de Ia population, est lc meillcur mo5'en de remédier aux I'ventuelles lacunes des soins de santé au niveau des petits villages. Les ['qurpes de prévention mobiles pluridisciplinarres constituent un rilément essentiel de 1a politique du Gouvernement, Tous ces moyens d'action sont rntrl,gri.s dans fes centres sanitaires de village et dans Ies dispensaires de distrrct et rtigionaux, solrs I'autoritr'. d'un infirmier ou d'un médecin. On prépare systématiquement dcs plans d'actron sanltaire qui sont intégri's dans Ie plan qurnquennal national de dévetoppement. l,e but visé est dc ri'duire le besoin de soins de santé et de rechercher les malades au fieu de 1es attendrc. .ICC,'5 pagc 37 f2.10 Selon I'observateur du Sén['ga1, des progrès considérables ont été r/'alisés en t-e qui concerne les extensions tant à 1'rntérieur des pays paltrcipants qu'arlleltrs. Cr-'s progrès devraient être maintenant consolrdés pour faciliter le dr',r,eloppenlent socio-(ico- nomique des zones libérées. Le fart qu'une extension vers I'oue-':t contrrhucrart i\ prevenir Ia réinvasion offre un argument solide. D'autre part, pour les pa)'s e6peç1J,''5, 1a campagne e-st indispensable; ces pays ont souf fert dc 1a srlctreresse pcnrlzrrrt cle nombreuses années, et Ie succès des pro;ets de dr:vetoppement dcs basslns clrt S,intigal et de 1a Gambre, arnsl que 1'exploitatlon des rcssources mrnrè,rcs, dépendcnt cle I'endi- guement des maladies endi'miques et, en partlculier, de t'onchocercose, Dans l'cst du Si,néga1, la prévalence de 1'onchocercose (plus de 60%) et le taux de cécrtrl (fl%), qui sont très cilevés, entravent gravement f'exécution des grands proJets de d('veloppement en cours ou en préparation. Le plan de développement générat pri'voit des r:ttrdes sur les prlncipales maladies et lerlr endigr-rement. Les pays concernris possèdent des services tlc lutte contre fes maladies transmlssibles arnsi que des plans de développcnlent des services de santé de base. Le SénégaI applrque une polrtiqlle sanltalre intr"grée, donnanl 1a priorrté à l-a médecine rurale, collective et éducative. Les structures sanitarrr:s régionales comprennent un hôpitaI dotri d'une pharmacre et d'un laboratorrc, dcs ccntr(-s sanitaires, des postes sanitaires et les soins de santc prrmaires drspc'ns,1s par I'tI)t.'l'- mtl'diaire des communautés Iocales. La questlon des rapports du programme p1'o letri t't tle I'OCP pourrait être traitrie à une phase uItérieure. L'observateur remercie l'O\1S drr rapport prc<sentc<, qui a c'té établi en un temps record. f 2.1I l-e représentant du PNUD approuve Ie rapport dc I'OI1S. I-a qu.'stion des rapports du nouveau programme avec 1'OCP est importante, compte tenu du risque de doublcs ,:mplois sur' le plan administratif , et aussi des problèmes logistiques et de gest ron soLrf r-r,( s a'.r '-olr|s des débats. I1 est favorable à la proposition tendant à organrser une ml-ssron Dr'('pelr'atorlo chargée d'informer complètement le CCC, notamment sur les aVantages êt fcs rnConl-('nrtsrnts de la mrse en oeuvre d'un prograrnme dist inct ou non. Le mandat de la mrss r orr dovt'a clonc être éIaborti en conséquence. Toutef ors, 1e f ait d'appro,.rver la miss jon nr: devrart Das constrtuel un engagement en ce qui concern-e Io f tnancement clLr programme; d';.tlrt11. pât't, 1l est prématr.rri, d'examiner , avant de connaître le rtistrltat de }a mrssion , J c point cle savoj-r si le nouveau programme devra être drstinct de I'OCP ou en farre r;artrê, E1altt donné que 1e document n'a rltc communrqurl que r,icemment, ct que les gouvcrnements n'on1 pas eu 1e temps de proci'der' à des consultatlons, i1 suggèr'e qr.re I'OllS t'ntre clrt',-'r-t.'nrr'nt en contact avec eux sur la question des fonds. Le PNLID participel'a au flnancemônt (lc Ia misslon dans le cadre proposci et espère que d'autres organlsmes en {('ront aLltant. 12.12 Le représentant du CCST a prccrsc, que son Comrti' n'avart pas (-'t('' prrc ci 'Èxalnlt)r I' Ia proposition de 1'O\1S concernant des études dans Ie bassrn du Srini'gal. A son avis, Ic CCST est favorable au nouveau programme. Si 1e CCC approuve le prrncrpe cle la proposrtrolt, le CCST sela sans doute prié de formuler ses observations à ce su;e-t en 19791 s'r1,.n est ainsi, le CCST sera probablement favorable au pro.let pour des l-arsons tc-<-'hnrqtrr.s, compte tenu des avantages qui en rrisulteralent polll L'OCP. 12.I3 Le représentant de la Banque mondiale a fi'1icrté I'OI\IS d'avorr' ctablr lc rapport en temps voul-u. Considérant I'OCP et le nouveau proJet, iI se demande pourquol I'aire de I'OCP a ôtô dr:finle te11e qu'cIle se présente actuellement. Il estlme que, sr le rapport expose bien les mesures essentrelles à prendre, l'étude devrait être clargro, afrn de couvrir des questions telles quc I'rmportancc de I'onchocercose par rapport à d'autres maladies, 1a priorité accordi'e par les pays à I'onchocercose par rapport à colle attrl- burle à d'autres maIadieS, 1a Structure deS sor.vices de santri ct 1a superf icru- des telt-es qui seraient gagnées. L'ctude devrart aussi examiner Ies avantages et 1c:s tnconvr:nients de la mlse en oeuvre d'un programme distinct et analyser dans quelle mcsuro les coûts de I'OCP en seraient ri,duits. Le fart que 1'OMS s'efforce de développcr cles technologi<:s nouvelles a des incidences tant pour f'OCP que pour 1e nouvcau proJet, ct 11 faudrart reconnaître que, 1es techniques actuelles ritant trop coûteuses, on ferait bren rccf 5 page 38 d'envisager d'autres stratégies. I1 doit être bien entendu que le fait d'approuver t'étude n'entraîne pas ni'cessairement un soutien pour Ie programne. Le représentant deIa Banque suggère que I'oMS distribue à tous les contributaires un document révisé dansI'esprit des observations du Comité d'Orientation ainsi que fe mandat de fa mission.L'étude pourrait ensuite être entreprise avec grand profit. 12.14 Le représentant de la Côte d'Ivoire a invité Ie CCC à soutenir pleinement 1,étudeproSeti'e. I1 s'agit d'éradiquer ce qui est un danger pour 1'homme et un obstacle audéveloppement; toutes les structures, 1es opérations et les activités de recherchedevraient être conçues en vue de Ia réalisation d'un tel but. 11 a invité les parties contribuantes à maintenir leur coopération sur Ie pran sanitaire pour parvenir à une solut ion. 12.15 Le CCC s'est décIaré favorable, en principe, à Ia mission d'étude proposée. I1 reconnaît qu'une campagne entreprise à f'ouest de I'aire de I'OCp pourrait comporter des avantages technrques, en réduisant Ia réinvasion, et pourrait être aussi à Ia sourced'écononies logistiques et administratives. Le représentant des Etats-Unis a renouvelé son offre d'aider la mission si d'autres pays sont d'accord. Cependant, divers repré- sentants se sont trouvés dans I'imposslbilitd'd'engager leurs gouvernements en ce qui concerne un soutien flnancier à la mission, parce que 1e rapport est parvenu à une date si proche de Ia sessj-on qu'il n'a pas été possible d'en discuter avant, On a insisté surIe fait que 1'approbation de 1'étude n'entraîne pas automatiquement I'obligationd'exécuter Ia campagne; une décision à ce sujet ne pourra intervenir que quand on connaîtra Ie rapport de 1a mission. 12.16 I1 a été admis que 1'onchocercose pose un problème grave dans la zone du bassindu Sénégal. on a estimé que 1a portée de 1'étude devrait être élargie pour couvrir lespoints soulevés par le Comité d'Orientation dans Ia page de couverture du rapport.Certains représentants ont spécialement mentionné I'importance de f'onchocercose par rapport à d'autres maladies dans la zone considérée, 1es avantages potentiels du projetpour Ie développement économique et les avantages et inconvénients de fa mise sur piedd'un programme dlstinct. Un représentant a suggéré que le mandat soit révlsé de manièreà mieux mettre I'accent sur 1'opportunité de trouver des techniques de lutte plus simples et moins coûteuses ' sur I'rntégration des activités épidémiotogiques et entomologiquesdans l-es shuctures sanitaires nationafes existantes, sur 1'éducation sanitaire, 1a ri'duction de Ia transmission à un niveau acceptable et Ia recherche opérationnelle. La mrssion pourrait comprendre un expert en logistique et un ingénieur spécialiste deI 'aménagement des cours d'eau. 12.17 D'autres représentants se sont demandcls si la mission était 1'organe indiqué pour s'acquitter de cette tâche. Puisque Ie TDR s'attaque à Ia questj-on de Ia technologie appropritie, les relations entre une étude plus vaste de ce genre, 1'OCp et l-e TDRdevraient être très minutieusement définies. on a suggéré que l'étude soit conçue de manière à présenter un intérêt pour les pays que1le que soit la décision ultérieurementprise par le CCC concernant 1'aide financière. Dans la phase de recherche opérationnellede 1'('tude' on pourrait tirer parti de I'expérience acquise au Canada en matière detechnrques de futte aéroportée et au sol et d'adulticides (ltAzemethophos est un composéprometteur), d'autres larvicj-des (y compris 1a méthoxychlore) et de composés interrompantla croissance des larves (Altocid et Dimilin). 12.LB Le rapport préIiminaire mentionnait que Ie programme proposé devait s'articuler avec 1'oCP mals en demeurer distinct, étant donné que ce Programme avait déjà attelnt ses dimensions maximales et qu'if se trouvait dans 1a phase d'entretien. Toutefois, on a estimé plus;udicieux de n'arrêter les rapports précis entre les deux progranmes qu,unefois en possession du rapport de la missj-on. Les dimensions maximaLes souhaitablesdépendront des techniques utillsées. JCC page 12.19 Des représentants se sont même demandés ce que Ie CCC avait à faire avec le programme proposé. Certes, Ie Comité n'est pas censé ôtre 1'organe directeur de tous fes programmes de lutte contre I'onchocercose poursuivis en Afrique. Toutefois, dans 1'ritat actuel des choses et puisque Ie CCC a demandé à I'OMS d'ef fectuer 1'r-1tude prc'lrminaire, rl est raisonnable de charger également 1'OMS de la mission et drutiliser les structures de- I'OCP, y compris le CCC et Ie CCST. 12.2O T,e principal obJectif du CCC doit être Ia réussite du Programme, dont I'exécution dort ôtre garantie du point de vue des moyens financiers, de 1a logistique, du personnel ct de Ia gestion. L'OCP ayant dé3à des problèmes de dotation en pcrsonnel, 1e progranme proposé pourrait également éprouver de graves difficultés à se doter d'un personnel comprltent. )2.21 Intervenant dans le débat,le représentant de I'OMS a expliqué que I'aire actuelle rlu Programme a titi, choisie non pas parce qu'elle est isotée ou parce qu'e1le constitue 1a rtigron la plus touchée, mais parce que c'est la mieux connue. Quant aux2dimensions rio 1'arre de 1'OCP, sa superficie maximale devrait être d'un million de km- compte tenu dr-'s mrithodes et des communications actuelfes. Si ces structures pouvaient être simpti- 1r,'es,1a superficie pourrait être plus grande. Un rapport préliminaire plus détai11é rr'a pas éti'possible dans le déIai imparti. L'étude proposée comportera sans aucun doute ur),',lustifrcation du programme compte tenu des recommandations du Comité drOrientation, -1 r'ompris 1a questlon de 1a technologie appropriée. 12.22 Les observations formulées par Ie CCC sur 1'articulation entrc I'OCP et Ia eampagne proposée reflètent également celles du Comité drOrlentation. I1 sembfe que 1a LLrtto contre I'onchocercose en généraI doive relever de cinq structures : 1) 1a super- strLrctr.rre actuelle de I'OCP (CCC, CCST, GCDE, etc. ); ii) 1'OCP, en tant qu'organe r.i'exr:cution; ili) la missron proposée, avec Ie mandat qui 1ui serait lmparti; iv) Ie(lroupe des technologies approprii,es qui sera constitué par I'OMS en collaboration avec 1,., TDR, I'OCP et la missi-on; v) une structure dans laquelle toutes 1es parties rnté- ress,res seraient représentées pour étudier si les opérations seront condultes par I'OCP(lans sâ forme actuelle, par deux programmes dlstincts ou par un OCP agrandi. ).2.23 Le pcrsonnel nécessaire pour Ia mission est dé3à disponible ou en cours de formatron. De p1us, des contacts étrolts sont maintenus en ce qui concerne les méthodes ,.1 les.omposris cxpf'rimenti's au Canada. II est bren certain que 1'étude devrait de toute taron pri'scnter un intcrêt pour 1es pays; cette question est 1rée au transfert uftérieur (1,.s op(iratlons aux pays participants et pourra être examinée p..r le groupe chargé ci', tudrer les technologies approprlées. 12.24 Le Drrecteur régional de I'OMS pour I'Afrique a fait remarquer qu'étant donné que to CCC a soflicita'1'ritude sur Ia rôgion du bassin du Sénégal, 11 doit togiquement Conti-nuer à survre cette question. Un délai devra être accordé pour poursuivre f i'tude ciu rapport préJ-iminaire mais cefa ne doit pas empêcher le Comlté de prendre une di'cisron cle principe. La rcinvasion de certaines parties de I'aire de I'OCP s'est faite à partir de zones limitrophes non traitées. Pour préserver f investissement et les rclsultats r'['alisés jusqu'à prôsent, iI est certainement tout à fait souhaitable de mener 1a lutte dans la zone s'étendant à I'ouest. 12.25 Pour être important, le financement n'est pas pour autant la question essentielle. Drailfeurs, Ies pays participants ne sont pas les seuls à bénéficj-er du Programme, il y a tlgalement les pays développés qul fournissent Ie matérieI. L'ONIS a pris note des souhaits exprlmés par le CCC concernant 1'étude et fera le nécessaire. Quant à savoird'où lcs opérations seront dirigées, cela n'a pas grande importance étant donné que 1'OMS n'est qu'une seule et même organisatj-on; chaque niveau ex(:cute les fonctions qui luj- revicnnent et le programme régional de lutte contre 1'onchocercose re1èvera certainement du Directeur ri'gional. Pour ce qui est des relations entre I'OCP et Ie programme proposé, dos propositions fermes ne pourront être formulées qu'à t'issue d'une d'tude plus détai1Iée /s 39 rccf s page 40 12.26 Le Président indépendant a exprimé 1es remerciements du CCC à I'oMS pour r,étudeprétiminaire. 11 a suggéré que I'on demande à t'oMS d'effectuer r'étude approfondie, entenant compte des observations du ccc, et de prendre contact avec les gouvernements pourobtenir les moyens nécessaires; i1 semble que 1es Parties contribuantes adopteront uneattitude positive vis-à-vis d'une demande de crédits. L'oMS en sera officierrementinformée de manière que des mesures puissent être prises. 12'27 Le ccc a décidé que re mandat révisé de la mi.ssion d'étude serait annexé au rapportdu Président indépendant sur 1a session (annexe 7); que les besoins financiers totaux etfe calendrier seraient mentionnés de même que Ies crédits que 1'on sait dlsponibles; quela mission d'étude relèverait du Directeur générar- de 1'oMS, qui pourralt ensuite prendredes dispositions appropriées au sein de I'oMS; et qu'j-l recevrait un rapport intérimaire, avec 1e point de vue du CCST, pour 1980. r3 ETUDE D'IJN PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE AU NIGERIAdu jour Point 13 de f'ordre 13.1 L'étude d'un programme de 1utte contre à Ia suite des discussions qui ont eu lieu à Comlté pour information (document JCCS. fO). f'onchocercose au Nigéria réaIisée par 1'OMS 1a quatrième session du CCC a été soumis au 13.2 Le représentant de 1'OMS a relevé que, depuis la session de Lg77, le Gouvernementdu Nigéria a décidé de réafiser son propre progranme. 11 a été décidé à ta suite de réunions entre les autorités nigérianes et 1'oMS que I'ùrganisation fournirait un pland'action pour un prograrune de lutte contre I'onchocercose, dont 1'objectif prioritaire serait la protection du territoire de l-a capj,tale fédérare. L'étude présentée au CCC faitle point des mesures prises par 1'OMS depuis Ia quatrième session du Comité, et dresseégatement Ia tiste des,activités que doit entreprendre le Gouvernement du Nigéria. Elle expose ensuite ce que I'on sait de f'onchocercose et de ses vecteurs au Nigéria, ainsj-que la stratégie et Ia tactique à appliquer,dans fa campagne nationale (ce11es-ci s'inspirent de 1'OCP). Comme I'indique Ie pfan d'action, la phase I de la campagne sera axée sur une zone de 2OO OOO km2 ayant pour centre Ie territoire de la capitale fédérale, alors que 1a zone de Ia phase II s'étendra entre cell-e de la phase I et I'aire de I'OCP. Parmi fes autres tâches à effectuer figurent notamnent ta déIimitation de La zone duprogramne au sud, 1e relevé des gîtes larvaires, Ies études sur Ia dynamique des popu-lations simulidiennes et Ia transmission de 1'onchocercose, des enquêtes épidémiologiques, ainsi que Ia planiflcation détai1lée d'un programme de Iutte. 13.3 A f'avenir, la coopération de t'OMS sera en partle assurée par 1'Unité de Recherches sur Ia Biologie des Vecteurs et la Lutte antivectorielle de Kaduna; le personnel de cette unité a été renforcé et un complément de formation fui a été donné afin de pouvoir menerdes études sur I'onchocercose. Des établissements nigérians susceptibles de collaborer au progranme sont également indiqués. L'annexe 1 du rapport contient une bibliographie sur 1'onchocercose au Nigéria, 1'annexe 2 présente Ia structure proposée pour Ia campagne delutte, afors que les annexes 3 et 4 énumèrent Ie personnef et le matériel- nécessalrespour 1e QG et la phase I. L'étude est assortie de cartes indiquant 1es gîtes connus et 1es points de capture de S. damnosum s.1., J-a dlstribution géographique de 1'onchocercose et Ie découpage d"" ro.,""-I;ZtrEr préliminaires et de traitement. L'OMS n,a aucun rensei-gnement sur 1es mesures que 1es autorités nigérianes ont prises en réponse au pland'action proposé. 13.4 Le CCC a pris note de l'étude et a exprimé ses remerciements à I'oMS pour Ie rapport. rccf s page 4I 14. AUTRES QUESTIONS : Point 14 de I'ordre du jour DISPOSITIONS EN VUE DE I SIXIEME SESSION DU CCC 14.I Le Comité a noté que, conformément à I'alternance qui est d'usage, t'hôte de la sixième session sera une Partie contribuante ou une Agence parrainante. II a drlcidi,de tenir sa session vers le début de décembre 1979, J.es dates précises et le lieu de 1a session devant ôtre fixés par Ie Présldent i-ndépendant à Ia suite des consultations nécessaires . 15. CLOTURE DE LA CINQUIEME SESSION : Point 15 de I'ordre du jour 15.1 Le Président indépendant a remercié 1e Vice-Président de I'aj.de qu'iI lui a apportée au cours de Ia session, ainsi que 1e Gouvernement du Togo pour son extraor- dinaire hospitalité et tes remarquables moyens mis à Ia disposition du Comité. II a également exprimé sa reconnaissance à tous Ies participants pour le concours qu'iIs lui ont apporté dans I'accomplissement de sa tâche. 15.2 Les représentants ont exprimé leurs remerciements au Président indépendant pour Ia faqon dont iI a conduit l-a réunj-on et au Président et au peuple de la Républj.que du Togo pour 15. 3 teur chaleureuse hospitalité. Le Président indépendant a déc1aré close 1a cinquième session du CCC. rccfs page I ANNEXE 1 JCC5. 1 2 3 4 ORDRE DU JOUR Ouverture de la session Electlon du Vrce-Prcsident de Ia session Adoption de I'ordre du jour Rapport d'activité de t'Organl.sation mondiale de la Santi, pour tgZS Rapport annuel du Comitrl-, consultatif screntifique et techntque Rapport du Groupe écologique Rapport annuel du Groupe consultatif sur 1e Déveroppement économique Aspects du développement socio-clconomique du programme Examen du plan d'action et du budget du programme pour I97g Financement du Programme de Lutte contre I'Onchocercose pour 1g7g Etude du rapport d'évaluation et avenir du programme 5 7 I I 10 11 12 13. a) b) Act iviti,s opérat ionnel les Aspects i'conomiques t4. Faisabilitri d'une campagne de Iutte contre I'onchocercose dans la région du Bassrn du Fleuve s/'négal (Rtipubliques de Guini'e, du I\!ali et du sénéga1) Etude d'un programme de Iutte contre I'onchocercose au Nig(,ria Quest ions divcrses Ctôture de 1a cinquième sessiont5. rccfs page I ANNEXE 2 LISTE DES PARTICIPANTS Dr M. G. Candau Président indépendant Comitd. conSoint de Coordination (CCC) GOUVERNEMENTS PARTICIPANTS République populaire du Bénin Dr Jean Emmanuel Akinocho D:-recteur des Etudes et de la Planifi.cation Ministère de la Santé publique M. Nlcolas Ahouansou-Amanon Conseiller permanent du Projet de Développernent économique des Zones libérées de I'Onchocercose Ministère du Plan, de ra statistique et de ra coopération techni-que M. Pascal CreceI Planificateur, Groupe de Planification de Développement du projet Onchocercose Ministère du Dd'veloppement rural et de l-'Action coopérative Côte d'Ivoire Son Excellence Monsieur Jean-Baptiste Mockey Minlstre d'Etat chargé de la Santé publique, de la population et des Affaires sociales Dr Ibrahrm Kone Directeur des Relations régionales ét internationales Ministère de ra santci pr,rbrique, de ra popuration et des Affaires sociales Ghana ColoneI (Dr) J.B.B, Asafu-Adjaye Executive Director National Onchocerciasi-s Secretariat lVinistry of Economic Planning Dr E.G. Beausoleil Director of Medical Services Mini.stry of HeaIth Mr N.S. BeIo-Giwa Permanent Secretary, National Onchocerciasis Committee Ministry of Economic Planning Mr H,E. Voelkner Planning Coordinator National Onchocercias is Committee Ministry of Economic Planning rccfs page 2 Annexe 2 Haute-Volta Son Excellence Nlonsieur le Docteur Douamba Tinga Ministre de la Santé publique et de Ia populatron l\1 . Siméon Sorgho Secrétaire permanent Ministère du Plan et du Comit('national de Ia Coopération pour 1 'Onchocercose MaIi Son Excellence l\lonsieur Le Lieutenant-Co1onel l\lissa Koni Ministre de l-â Santé publique et des Affaires socl-ales Dr Abdoulaye DiaIIo Directeur généraI de Ia Santé publi-que lUinistère de la Santcl publique et dos Affalres sociales Dr Souleymane Sow Médecin-Chef , Division de 1a l\lrldecine socio-pri,ventive et des l\!aladies transmissiblesMinistère de Ia Santé pubtique et des Affaires sociales M. Robert N'Daw Ingénieur, Conseiller permanent de ta CeIIuIe Onchocercose Ministère du PIan Niger Son Excellence l\lonsieur le Docteur. yahaya Tounkara Mlnistre de Ia Santé publique et des Affaires sociales Dr Ibrahim Alfa Cissi' Docteur en Médecine lllinistère de la Santé publique et des Affaires sociales Dr l,azare Loco Di-recteur adjoint de I'l{ygiène et de Ia l\lédecine mobite It{inistère de Ia Santé publique et des Affaires sociale's l\l . Ibrahima Tanko Chef du Serïice de Vulgarisation agricole Ministère du Développement rural M. Gado Boureima Coordonnateur du Projet SAY Ministère du Plan rccf 5 page 3 Annexe 2 Togo Son Excellence Monsieur H. BodJona l\tinistre de ta Santcl publique, des Affaires sociales et de la Promotion féminrne Dr T. Houenassou-Houangbe Directeur généraI de ta Santé publique Nlinistère de Ia Santé publrque, des Affaires sociales et de la Promotlon fémj-nrne Dr AdJété Prince AgbodJan \ledecin-Chef du Service national des Grandes Endclmies l\lrnistère de la Santé pubtrque, des Affarres socrales et de la Promotron f(,mrnine IL Ad3é Wilson Directeur d'EcoIe Ministère de I'Education nationale et de Ia Recherche scientrfrque \l . Viwalé Adigo Chef de Ia Divrsion du llrnrstère du Plan Développement rural \1. Ekoué Assiongbon Divlsron du Développement rural \lini.stère du Plan Dr Tchasseu Karsa Drrecteur de Ia Drvisi,on de 1'Epidémiologie Mlnistère de la Santé pubtrque, des Affaires socr.ales et de La Promotron fémrnrne M. Dogbeci Ehlan Chef du Servrce de I'Education sanitaire \,I1le Sépopo Santos Radio Lomt: ll. Komi Tsogbe l\!inistère de l'Intérieur l\1 . Kokou Nodzro i\lrnrstère des Finances et de 1'Economie 11 . Adodo Directeur de l\linistère des Ia Coopératron internationale Affaires étrangères Ilme Traore Drrectron des Affaires sociales i\!édecrn-Capitalne Bruce \lrnistère de Ia Défense natlonale rccfs page 4 Annexe 2 PARTIES CONTRII]UANTES Arabie saoudrte Banque afrtcaine de Di'r,c loppement (BAD ) l\1 . l\lohamed Bouzrd Chef de Drvisron M . Nie Is L. \la rt in Consultant Belgique \lme Suzanne \rerr,,a lcke Drrecteur d'Admrnrstration, Drrection de la coopération multitatérale \lrnistère des Affaires étrangèr'es, du commerce exti,rieur et de la Cooprirat ion au D(iveloppement Ca na da I\1 , Douglas Lindores Drrecteur, Programmes des Nations LInres Agence canadienne pour le Développement international (ACDI) l\l . Ian Lindsay Conseiller sclentif tque Centre cle Recherche, Ottawa 11 . \lrchel Ro1' Premier secrritaire au Bureau de I'Ambassade du canada à ouagadougou Etats-LInls d'Ami'rrque l\l . E. Denn 1s Conro\- Drrcctor, Offrcc of Regronat AIlairs Burc'au for Africa Agcncl for Intcrnattonal Developmcnt Dr ÂI f red A. Iluc k Troprcal Disease Adr,'rscr Officc of Health Agencv for Internatlonal Development l\1 . llowa rd Thoma s LTSAID Liarson Officer wrth the Onchocercrasis Control programme, Ouagadougou F ra nce i\4 . Robe rt Th r I Sous-Dtrecteur des Affaires gtinérales et frnancières Direction de la Coopi'ration culturelle et technique l\lrnrstère de ta Coopératron Dr Henri Heliès Chargé de l\lission à ta Sous-Drrection de la Santé publique et de I'Action sociale Dlrection de la Coopération culturelle et technique l\ilinistère de la Coopération rccf s page 5 Annexe 2 Japon M. Osamu Yoshihara MultilateraI Cooperation Division Ministry of Foreign Affairs Kowe î t Dr Abdul Karim Sadik Economic Adviser Kuwait Fund for Arab Economic Development Dr Talaat ZaghIoul Scientist l\4inrstry of Health Dr Al Awaish Rashed Physician, Head of Quarantine Division lYlinrstry of Health Pays-Bas lVI1le A. Ilofstede General Programmes Bureau Frnancial and Economic Development Cooperation Department lUrnistry of Foreign Affairs Ri'publique f i'd[,rale d'AIlemagne Dr Winfried Pulst Deputy Head, Department of Health, Nutrition and Population Policy Federal l\lin1stry for Economic Cooperation Royaume-Unr Mr W. Denis Maniece Assistant Secretary Ministry of Overseas Development Dr Peter Haskell Drrector, Centre for Overseas Pest Research l\linist ry of Overseas Development Dr A. Murray Baker luedical Adviser Ministry of Overseas Development AGENCES PARRAINANTES Organisation des Nations pour 1'Alimentation et 1'Agriculture (FAO) II. Cyril G. Groom Chargé de Planification Division des Services agricoles JCC, 5r page 6 Annexe 2 Banque mondiale (BIRD) l\I . BilseI Alisbah Directeur, Programmes I Région Afrique de I'Ouest Nl. Stephen Denning Chef de Division, Programmes I Région Afrique de I'Ouest Professeur EIlot Berg Chef de la Mission d'Evaluatron i'conomique le Développement (PÎ'IUD)Programme des Nations Unies pour l\1. Salif N'Diaye Chef, Division des Projets régionaux Bureau régional pour I'Afrj-que Organisation mondiale de fa Santé (OMS) Dr H. Mahler Directeur générat Dr Comlan A.A. Quenum Directeur du Bureau régionat de l\l . NIarc Ls . Directeur du Se crét ar ia t 1'Afrique Bazin Programme de Lutte contre I'Onchocercose OMS M. A. Groenendijk Directeur, Division du Budget et Finances, Sre\ge ON'IS Dr A.O, Lucas Drrecteur, Programme Spécia1 de Ilecherche et de Formatlon conccrnant les MaIadles tropicales, Srège Ol\1S Dr. J.A. Mahoney Directeur, l\laladies transmissibles et Salubrlt,i de 1'Envrronnemont Bureau régional de I'Afrique Dr C.-H. Vignes Directeur, Drvision Suridique, Srège OI\1S Dr John Davies Chef, Evaluation entomologique, Programme de Lutte contre I'Onchocercose Dr F. Grant ]lrl,decin, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Bureau régional de I'Afrique À1. Robert Helmholz Cl-ref des Services adminrstratifs, Programme de Lutte contre I'Onchocercose rccfs page 7 Annexe 2 Dr René Le Berre Spéciatiste scientifique, Division de Ia Biotogie de Vecteurs et Lutte antivectorielle, Siège OMS Dr Brian Duke Chef , Section des Filarioses, Siège Ot'lS l!!. Douglas Nl . I\larr Entomologiste/eiotogiste, Programme de Lutte contre I'Onchocercose Dr André Prost Epidémiologlste, Programme de Lutte contre l-'Onchocercose l\1 . James Wa Ish Spécialiste scj-entifique, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose \,I. André Rougemont Chef Epidémiologie, Programme de Lutte contre I'Onchocercose I'l . Samuel A. Sowah Entomologiste, Programme de Lutte contre I'Onchocercose l\1 . A. T. B. Ndiaye Chef du Service de I'Information, Bureau régional de I'Afrique trI1Ie M. Desbois Fonctionnaire d'Administratj-on, Programme de Lutte contre I'Onchocercose MIle R. Villars Fonctionnai-re d'Admj-nistration, Programme de Lutte contre I'Onchocercose AUTRES PARTIC]PANTS Professeur G. Camus Représentant du Groupe consultatl.f sur 1e Développement économique (GCDE) OBSERVATEURS uu 1n ee Dr Gabrrel Sultan Dj-recteur généra1 des Services Ministère de la Santé de Prévention et des Brigades sanital-res Sénéga i Dr Alassane M'Baye Conseiller technique l\linlstère de la Santé publique rccf s page I Annexe 2 Organisatron de coordination et de coopération pour ra Lutte contre 1es Grandes Endémres (OCCGE ) M. Bernard Philippon Directeur de I'Institut de Recherches sur I'Onchocercose de Bouaké Office de la Recherche scientifique et technrque Outre-Mer Comrti'permanent inter(itats de Lutte contre (ORSTOM ) M. Bernard Philrppon Di-recteur de I'Institut de Recherches sur 1'onchocercose de Bouaké Ia Sé'cheresse dans Ie SaheI (CILSS ) Dr \lad-v Keita Expert économrste analyste Commission des Communautés européennes (CCE ) [1. Ren[. Teissonnière Di,Iégué de la Commission à Lomé rcc/ 5 page I ANNEXE 3 ALLOCUTION Son Exceflence Monsieur H. Bodjona Ministre de la Santé publique, des Affaires sociales et de la Promotion féminine de fa République du Togo de Monsieur le Membre du Bureau Politique, Reprcsentant personnel Rassemblement du Peuple Togolais, Président de 1a République, Messieurs les l\4embres du Comité Central, l\4essieurs Ies Ministres, Excellences Messieurs les Ambassadeurs, Monsieur le Directeur Général de 1'Organisation mondiale de 1a l\tonsieur Ie Drrecteur Rcigional de 1'Organisation mondiale de ta Monsieur le Président Indi'pendant du Comité Conjoint, Honorables Invités, Mesdanes et Mess j-eurs , Militantes et Mrlitants de Ia Révolution Togolaise, du Président Fondateur du Santé, Santé, L'intérêt constant que le Président Fondateur du Rassemblement du peuple Togolais, Président de la RépubJ-ique, Ie Généra1 d'Armée Gnassimgbé Eyadema porte à 1a protection et à Ia promotion de Ia santé des populations du Togo, à 1'organisation de Ia santépublique de notre pays c'est-à-dire au déveLoppement total de I'homme togolais, nous vaut augourd'hui 1'rnsigne honneur qu'il ait désigné un membre du Bureau politique pour présider en son nom la s.'ance d'ouverture de I'assemblée généraIe du Comité Conjoint de Coordinationpour Iâ Lutte contre I'Onchocercose dans la région du Bassin de 1a Vo1ta. C'est donc, au nom de tous mes collègues et participants que j'aJ_ I'honneur d,exprimer nos slncères remerciements et I'assurance de notre très respectueux et total dévouement auPrésident Fondateur du Rassemblement du peuple Togolais. l\,lons ieur Ie Directeur Général de I 'OMS ,Votre présence parmi nous, à cette instance suprême du Comité est pour nous un ti'moi-gnage pri'cieux d'encouragement et de persévérance, à la fois pour les organismesd'exécution et parrainants, et surtout pour les pays donateurs grâce auxquers ce programme a vu Ie jour et se poursuivra Jusqu'aux résultats escomptés. Encouragement pour tous ceuxqui aident dans la lutte contre ce fléau que représente 1a cécité des rivières, mals ausslgarantie suffisante pour les pays donateurs qui doivent être rassurés que I'aide finan- cière qu'ils ont acceptée d'apporter est utilisée judicieusement pour venir à bout dufléau et atténuer les souffrances physiques et morares de ceux qui en sont atteints. Je voudrais donc, au nom des Comités Nationaux vous dire et aussi à travers vous àI 'OMS , notre profonde gratitude. JCC,5 page 2 Annexe 3 Que nos remerciements aillent i'galement au Docteur Quenum, Drrocteur.Ri,gional de I'Ol\1S pour I'Afrique pour'1a sollrcrttrde dont r1 a tou;ours lait prcuve quand i1 s'agit des problèmes de la région. Quant à vous , Docteur Candau , Prrisi dent Indrl,pendant du pro,yet Oncirocet'cose , acceptant d'assumer cette t"esponsabrlrti', vous marquez par. là nrôme, I'inttlrêt c11c n'avez 3amais cessti de polter pour 1es problèmes de sant(, dans 1r-. moltd(,. Sovcz t.n remercia'. en VOUS Excellences, i\lesdames et Mess ieurs , C'est pour mol un grand su,let de satisfaction et un grand honncur cl'avorr à accueillir nos distinguris Hôtes clans r-ette grande l\laison ciu Rassemblrrment riu Pctrple Togolais, symbole de 1'uniti, nationale. Qu'it me soit permis au nom du Comiti'National de Lutte contre I'Onchocer-cose de vous souhaiter à tous, fa bienvenue en terre togolaise. I{ous vous exprimons tlga}ement nos sincères remerciements pour avoir bien voulu répondre à notrc invitatton. Quant à I'organisatj-on matd'rielIe, Ie maximum a été fait pour rendre agréable votre se3our parmi nous. \IaIs si d'aventure, i1 vous arrivait cle constater certalnes imperfcc- tions , nous vous pr j-ons de bien ru ouloir nous' en excuser, Putssent les quelques.Jours que vous aurez à passer chez nous, vous farre mic,ux connaître et mieux estimer nos populations et vous falre gardeI' quand vous retorrrn(,rez dans vos pays respectrfs, 1e souvenrr de I'hospitaliti' togolaise. Pour terminer, je formule des voeux ardents de plein succès à trotI'r. confcrencc, rccf 5 page 1 ANNEXE 4 l\lons ieu r Le Prés ident Ilons ieu r 1e I\lons ieur le Excellences, \lesdames et Messieurs les Membres ALLOCUTION DU PRESIDENT INDEPENDANT Représentant du Président Fondateur du Rassemblement du Peuple togolais, de la Rtlpubl rque , Ministre de la Santé, Directeur géntira I de I'Organrsation mondlale de Ia Santé, du Comitci con3oint de Coordination, Permettez-moi, de vous exprlmer, Monsreur 1e Reprrisentant du Pr['sident de ]a Rcpublique, au nom du Comrté et en mon nom personnel, nos remerciements pour I'honneur que vous nous faites de prL<sider cette séance inaugurale de ta crnqurème sessron ciu Comrte conSoint de Coordination du Programme de Lutte contre 1'Onchoc€\rcose dans 1a Régton du Bassin de Ia VoIta, Ce ti,moignage de I'rntérêt que Son Excellence le Pr('sldent Fondateur du Rassemblement du Peuple togolars, Président de 1a RtipublrqLle porte all Programme est pour nous un encouragement précieux. Je me lars I'rnterpr'ète des l\leml;rcs du Comité pour vous demander de transmettre à Son Excellence notre reconnâtssance et notre gratitude pour I'hospitalité qut nous est gi'n('reusement offerte icr dans la capttale de votre pays. [,les remerciements bien vrf s vont [,ga lement aux autoritr:s du Togo , aux ]\lembres du Corps diplomat]-que et aux invit['s qui sont icr ce matin. J'aimerais saluer Ia présence parmi nous du Dr Mahler, Directeur g['ntiral de 1'Organrsation mondiale de 1a Santc et lur drre combren notre Comrté appri'cie la manièt'e avec laquelle les travaux du Programme se poursuivent sous Ia responsabrlrté de t'O\1S. Je souhalte aussr la brenvenue à tous les Membres du Comrté et aux Oltservateurs Cette année 1978 - qur a éti, caracti,rrsée par Ia consolrdatj-on des actrvitt's du Programme dans l-'ensemble de l-a régron inrtralement chorsie - a vlr rigalement une cxtenslon de ces actrvitcis en Côte d'Ivoire notamment, et 1e dcbut des ritudes concernant une extension pour le Bénin, 1e Ghana et le Togo. L'ordre du 3our de notre réunj-on cette anni,e est plus chargl' qu'à I'accotttumtic. \/ous aùrez en effet à examiner, outre les rapports annuels des diff('rents Groupes consul-tatrfs et de I'ONIS qu1 vous sont présentés à chaque rr:unron, des rapports concernant I'extension des activitris à I'Ouest du l\Iali, à 1a Gurni'e, au Srlnt'ga1 et au Nigtria. A ces nombreux suJets s'a;outera celul de 1'rivaluatron de notre Programme, dans ses aspects techni-ques et rlconomiques, et 1a continuation de ses actrvitc's dans sa deuxième phase d'action de t98O à 1985 pendant laqueIle on espère vorr non seulement la conso- lldation des résultats acquis mais aussi I'i.laboratron d'une nouvelle strati'gre pour I 'avenr r. J cc,,/ 5 page 2 Annexe ,1 Notre Programme a I'ti'con(;u au dcpart d'après les connaissances dont on disposaltà I""poque sur 1'tiprdi'mrologre cle 1a matadie et Ia biologie des vecteurs. L,expérience et les nouvelles donntles que nous avons maintenant sur le su3et Sustifient I'évaluationdes activités du Programme et une étude sur le perfectionnement des stratégies de lutte contre I'onchocercose. I-e phrlnomène de la t.rirnvasron et ses orrgines gi,ographiques devra i'ga lement inf luencer de manière di,c isil,e ra f uture strati'gie. Esprlrons que bientôt drstributlon des !'ecteurs mais aussr dans les pa\.s des Ies volslns rltudes s'étendront Jusqu'aux lrmites naturelles de la plus rmportants, non seulement dans les pays partlclpants, Nous ne devons pas nous contenter des connarssanccs dé3à acqurses. Au contrarre, 1l est urgent qu'un effort encore plus rmportant solt fait dans le domatne de la recherche afrn de tt'ouver des méthodes de lutte antrvectorielle plus simpres et moins coûteuses et afrn d'avancer notre connalssance de Ia maladie et de son traitement. A long terme le succès de notre Programme et fes bénelfices qu'i1 apportera aux paysparticipants dépendront, en grande partie, du développement des services de santa_,permanents - partie lnti'grante de I'rr-rf rastructure sociale et elconomique des pays -auxquels incombera Ia responsabrlité de la promotion de la santé, de Ia prévention et du contrôfe des malaclies, et plus particulrèrement de 1a lutte contre 1es maladies trans- missibles d'rmportance dans la région. A la fin des actrvités de notre programme, ces services de santt'devront être prêts à assumer Ia responsabilité des actrvités de lutte contre I'onchocer-cose qur pourrarent subsister. La compréhenston et I'i'trorte coopératron qui existent entre les pays participants, les Parties contr'lbuantes et les Agences parrainantes nous donne fa certitude que 1es actrviti's du Programme arderont 1e dtiveloppement social et tlconomlque de Ia région etque sa populatrotl aur-a dans 1'avenrr une vie plus saine et plus prospère qu'auSourd'hui. Pour terminor, permettez-moi, l\lonsieur le Repri,sentant du président Fondateur duRassemblement dtr Peuplo togolars, Pri'srdent de la République, de vous réitérer nos remc'r'ciomellts pour aVoll' acceptti d'honorer de votre pri,sence cette scance rnau€iurale, JCC,,/ 5 page I ANNEXE 5 ALI,OCUTION DU DR H. ]\IAHLER Di-recteur géni'ral de I'Organisation mondiale de la Santtl' Monsieur Ie Représentant du Pri,sident Fondateur du Rassemblement du Peuple togolais, Président de la République, Monsieur le Ministre, Monsieur le Président indépendant, Messieurs les Di'1égués, Mesdames, Messieurs, Je voudrais dire immédiatement conblen Je me fé'Ircite que mon premier contact avec Ie CCC se passe dans cette cité combien prospère de Lomé, fer de lance d'un pays togolais en plern d(,vetoppement et au destin duquel Ie Président de Ia République guide avec foi, détermination, et un sens aigu de I'unité africaine. Ce Programme constitue un effort concertcl pour atteindre un but commun, 1e contrô1e d'une maladie parasitalre affectant, parfois jusqu'à Ia cécité, des millions d'indivrdus vivant dans cette partie de I'Afrique de I'Ouest. L'OMS est heureuse de confirmer I'excellence des résultats obtenus sur le plan entomologique. Ce vrai succès résulte de Ia coopération conti-nue de chacun des gouvernements et des organisations aujourd'hui présents dans cette salIe. Comme vous le savez, tes opérations se déroulent selon fes prévisions et à ce Jour, la zone d'opératrons est contrôIée à 75%. I1 y aura tout Juste un an, votre Comité a autorrsé 1'extension des opérations en Côte d'Ivoire et a demandé la mise en chantier d'études préIiminaires pour une extension t<ventuelle au Bénin, au Togo ct au Ghana. Les activités du Programme ont donc augmenté, mais son efficacité n'a pas dimrnu<',. C'est 1à sans aucun doute, le ri'sultat d'une bonne gestion et aussi de ta coopi'ration des sept Etats à I'égard de t'objeCtif commun : faire disparaître ce qu1 est un risque pour les hommes et une entrave pour 1'économie. Les comitris nationaux de Lutte contre I'Onchocercose commencent à jouer le rôIe important qui leur revient et nous ne nous féIiciterons jamais assez de I'excellentej-nrtiative qui a consisti'à organiser à Abidjan en juin 1977 La première réunion conjointe de ces Comités. Celle de Cotonou en.1uin 1978 a été elte-même tigalement constructlve et nous attendons beaucoup de celle qui est pri'vue à Bamako en juin l-979. NuI doute que Ie rôIe de ces Comitr:s s'accroîtra dans les années à venir en raison de f intégration progresstve et souhaitabte des âctivj-tés du Programme dans les programmes nattonaux, Je voudrais rigalement rendre horunage aux organes consultatifs et à Ia tâche qu'ils accomplissent. Au STAC en partlculier, nous sommes redevables de ses nombretrses suggestions, touJours formulées dans un esprit constructif. Le fait i'cologique que Jusqu'ici les rivières n'aient pas d'té affectd'es augure bien de I'avenir du Programme. Le STAC a cependant soullgné qu'iI conviendra de rriduire Ia dépendance actuell-e du Programme sur un seul lnsecticide, II importe donc maintenant d'activer les recherches pour trouver les solutl.ons de remplacement et certain progrès sont en cours. Ainsi, au cours d'une réunion tenue à Genève en 1978 sur Ie développement des insecticides pour le Programme, à laquelle ont assisté Ies représentants de I'industrie, ces derniers ont r'épondu favorablement à f idée de produire de nouvelfes sLrbstances pour 1es essais. En ce qui concerne la chrmrotirôrapie, le Programme TDR intensrfie ta recherche et 1es entreprises pharmaceutiques produi-sent depuis peu un nombre accru de médicaments pour essais. .JCC, /5 Pa gt- 2 Annexe 5 Le STAC a en outre a'té d'avrs qu'r1 selait probabtenent n("ccssaire d(. nraintenir un certain niveau de contrôfc'mômc apt.È.s 20 ans. euel sera Ie niveau de c6. contrôlc ? euelles méthodes seront employées ? Ce dont il s'agit en réa1iti, c'est de rr.-cherclrer- unc techno-logie de contrôfe moins complexe, aussi efficace, moins chèrc et par consr:quent plus rentable. J 'a j- dé3à demandé au Prograrnme de const ituer un gr.oupe r.lc,' t rava r I compost, depersonnalitels scientifiques internationalement connues pour [,tr.rrlrcr'1r,. pr.oblèmo clr:1'avenir à long terme du Programme et notamment pour répondre atrx questions sqlvalles : Existe-t-ir une technologie prus simple et moins coûteuse pour r'ripandagede larvicrde ? Une combinalson de 1a modification de I'environn€'ment, de l'épanclage 1oca1iso, de I'emplacement des vill-ages , poulra j.t-c. I le maintenlr un niveau de malacl ie-. acceptable ? 1 2 .l Quel usage pourrait être fait maintenant, ou plus tard, contrôle du vecteur e.g. contrôle des aclultes, contrô1e d'autres méthodes cle biologique, etc. . 2 4. L'extension du Programme ri.durrait-elle res ciépenses logistiques , Une autre question d'lmportance est de Iechercher si et comment or1 pourrait utlliser les structures de 1'OCP pour combattre d'autres maradies et accroîtr"e ainsr la rentabrlrté du Programme. Bien que I'enga6lement du Proglamme dans d'autres domarnes solt pour I'rnstant en dehors de son mandat strict,;e voudrars franchement auJourd'hur poser Ja question de savolr s'il est r:conomlquement rationnel que cc Proglamme qur s'est montrri sr clyr-ramrque et ef f icace ' se cantonne dans I'avenir à la solutlon d'un seul cles problc'rmc.s de cette rtlgion où existent tant rl'autres problèmes cle santi. publique ? IJ faut de tolrte urEicnce, vous en conviendrez, ré1lécinir à cette question. L'obJectrf de l'OI! S est d'atteindre pour tous d'icr 1'an 2OOO un nrveâu de sant/.qui favorlserait I'accroissement de 1a productivitri sociale et rl,conomique. Selon 1a décla- ratlon d'A1ma Ata tous les Gouvernements devraient, dès à présent, motriliser lcurs ressources pour di'velopper leur propre système national de'soins de santl,primaires. Dans ce cadre, iI appartiendra à chacun cles Gouvepnements partic-tpants d'inti'grer dâns solt système de soins de santé prlmaires, une structurc appropr.rl'e pour maintenir lcur terrltolre Iibre d'onchocercose. La mlse en place de ccs structures de\rra1t commenr:cr.ciès que possible. A cet i-'gard, c'est avec un tr'ès grand rntrlrôt que ,j'ai noté Ia position exprimric par les Comités nationaux de Lutt.' contre I'Oncl-rocercose à plusieurs reprts(-.s sur Ic caractère excluslvement national de I'aspect di,r,eloppement cconomlque suI. lequel le rapport de la Banque mondiale et celur dc.' 1'EDAP sont attendus cette annrir. avec un rntrirêt particulier. Une partie de votre s(,.ssion de Lomé sera consacrtie aux questions i,conomrques. Le dtifi qui est lancé aux Comitri natlonaux est donc celui de mettre en route 1e plus rapidement posslble des pro.lcts de drlveloppement bien rdentif rris et pt.tipar,is âvec soin, qui permettent à chaque pays cle trrer un profit optimum des immenses investissements du Programme de Lutte et ;'cspère très fortement que ce drif j sera relc.r,ri. Je vous remercie pour votre attention rccf s page I ANNEXE 6 ALLOCUTION Représentant du Président Fondateur du Rassemblement du Peuple togolais et Prt<srdent de la Républ1que Messieurs les Membres du Bureau politique et du Comité central, \Iessieurs les Ministres, Excellences Messleurs les Ambassadeurs, Nlonsieur le Directeur généra1 de 1-'Organisation mondiale de la Santé, UoÀsieur Ie Directeur régional de I'Organisation mondiale de Ia Santé, N,lonsleur }e Président indépendant du Comité conjoint, Honorab les inv i t tis , \,lesdames et )!less ieurs , ]! ilitantes et Mrlitants de l-a Révofution togolaise, L'honneur m'échoit de représenter à cette scance d'ouverture de I'Assemblée gi'ni'raIe du Comrté conJolnt de Coordination pour Ia Lutte contre l'Onchocercose dans Ia régi-on du Bassin de la Volta, Ie Président Fondateur du Rassemblement du Peuple togolars' Président de ta Républrque, le Généra1 d'armée Gnassi-mgbé Eyadéma. C'est pour moi un privilège et cgalement une grande responsabrlrté. Aussi 3e voudrais saisj-r cette occasion pour réaffirmer une fois de plus I'appui le plus total et agissant du Gouvernement et du Peuple togolars à 1'actron positlve que vous menez dâns notre sous-région contre ce ftéau qu'est I'onchocercose appelée encore cécj-té de rrvière, maladie très grave à cause des complicati-ons qui en font un terribte et complexe problème de santé pubtique. On estime que quelques 20 millions de personnes, pour Ia plupart africaines, sont victimes de cette redoutable maladle. Tous les Etats d'Afrrque occidentale sont touchés par cette maladie et Ia zone des savanes recèIe les foyers les plus importants qui exlstent au monde. Dans d'autres zones comprenant Ie l\lali, 1a Haute-Volta, Ie NLger, le Bénj-n, le Ghana et la Côte d'Ivoire, envi-ron 600.OOO indrvidus sont atteints dont environ 60.OOO cas de cécrté dus à I'onchocercose. lllon pays, le Togo, n'a pas été épargni' pa r cette ma lad1e . Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs, 1a lutte que nous avons entamée contre cette maladie est conque pour une pc<riode de 20 ans. A I'heure actuelle iI n'est pas possrble d'utiliser les médicaments en traitement de masse pour lutter contre I'onchocer- cose. SeuIe I'd'radication des moucherons ri,duirait à zôro la transmission, ce qui entraî- nerait finalement la disparition de Ia maladie. L'expérience que nous avons dans Ie cas de la variole nous autorise à espérer un ri'sultat certain. Notre programme régional d'éradj-cation de la variole et du contrôIe de la rougeole â été réaIisé grâce au concours de 1'Organisation mondiale de la Santé et de I'USAID; à }a suite de ce proJet rl n'existe plus aucun cas de variole au Togo. C'est ce qur nous encourage à pers('vcirer dans une action r(:gionaIe, programmée et concert('e, Le Gouvernement togolais s'associe aux Gouvernements de Ia Côte d'Ivoire, du Bénin, du Ghana, du Mali qui- ont demandé I'extension g('ographique du Programme et retient que les Gouvernements du Sénégal, de Ia Gurnée et du Nigéria ont également demandé Ia réalisation du Programme de la Lutte contre I'Onchocer- cose sur leurs territoires respectifs. Messieurs les Minrstres, Mesdames et Messieursr le Programme de la Lutte contre I'Onchocercose a atteint sa vitesse de crorsière et dans quelques mois va atteindre ses six années d'expcrience. Sans avoir ni le temps et sans doute aussi Ia compétence de vous parler des d('tarls des activités entreprises par 1e Programme, Se puisvous dire que les bilans de ces premrères années sont positifs' du a rcc /5 page 2 Annexe 6 Je pense fermement que 1es rapports d'rivaluation qur vous seront prtisentés pâr vos experts permettront d'altordcr, comme par'1e pass(,,1a deuxrème tranche du programme avec les movens ni'cessaires à son driroulement sans un srirreux handlcap et à la satisfactlon de nous tous. Votrc action s'inscrrt dans le sens de I'histoire afrlcaine. ElIe favorise le regroupement régronal dc nos Etats. Après bien des hrlsitations nous avons compris enfinque le d<iveloppement de nos Etats respectifs passe par 1e Jeu que nous réaliserons en commun, par 1e Programne que nous iitudrerons en commun, Au moment où nous nous acheminons vers des ob;ectifs plus rllaboréê dans Ie domaine politique it est tou3ours utile de rappeler et d'insister sur cc où nous connaissons di.jà de grands succès et particulièrement ceux de la santi'publique, de la santri de nos populations, de la protection de nos amis. Il est !'rai, et cela nous I'avons comprls très tôt,1es mouches lgnorent les limitesgéographiques de Iros terrttolres natlonaux. C'est donc un devorr sacré pour nous de remercier tous ceux qui très tôt ont compris.,'e phénomène et nol_ls ont ardris patlemment à di'passer nos particulartsmes Locaux et à mettre au point ce vaste programme regionalqul ne demande qu'à s'étendre pour englober t'unite. des pays de la Communautt: des Etats de I 'Afrrque de I 'Ouest . l\lessreurs les \l rnrstres, I\lesdames et )lessieurs, notre programme est aussi un exemplede Ia coopération lnternationale. Crest par la mise en commun des moyens financiers que nous apportent 1a Belgique, le Canada, les Etats-Unis, la France, Ie Japon, Ie Koweît, les Pays-Bas,Ia République fi^dr"raIe d'Altemagne, etc, et certarns organismes interna- tionaux comme 1a Banque mondiale, I'USAID, la Banque africarne de Développement, que nous arrlvons à ri'alrser le programme de Iutte que nous r:Iaborons ensemble. C'est égatementpour donner conscrence à ta population de ces pa-vs de partrciper à cette oeu\rre communeque nous a\/ons convenu d'obtenrr les assrses du Comiti.con3otnt de Coordrnatlon alter- natrvement dans tln des paYS afrrcalns participants, et une autre fois dans un des pa1,,sdonateurs. Je voudrais, au nom du Gouvernement togolais, saluer les dignes repr'ésentants de tous les pa.l's donateurs ici présents. Je voudrais les assurer de notre reconnaissance et leur demandcr rie bien voulorr transmettre à leurs gouvernements respectifs Ies chareureux rcmercioments de nos populations pour I'appui matérieI qu'iIs apportent dans la rtialrsation.lc ce vaste Programme qu1 repr-t'sente à nos yeux, et comme o'autres ont tenu à lo soulrgncr dans ci'autres clrconstances, un exemple de coopération véritable, désrnti'r'essI'e, hr-rmanrtalr-c ontre pavs partlclpants et pays donateurs. l\lessre'urs I os \lrnistres , I\lessieurs les Directeurs gtlnrlraux , Ilesdames et l\tessieurs ,1c d('veloppement ('cononllquc ct socral clcs Etats afrrcatns est atr,lourd'hui ie premler ob.lectif do I'action de nos gotlvernements. C'est pour cela que nous r.estons vigitants à toute actlon qui tcnd à promouvorr la pr-oduction et à favoriser ce développement. Nous avons besoln pour ccla de mettre cn valeur toutes les zones fertiles de nos régions d'abord' et toutes 1cs superficres drsponrbles dc nos pays ensuite. Nlalheureusement, Iadi'sertron dc plus en plus rmportante de ces terres fertiles devant f insupportable nulsance du mouche].on Vccteur et les terrrbles complrcations de Ia maladie qu'il transmct, constitue pour nos Etats un handicap stir-icux dans leur effort de dr:veloppement. La misc e1 valeur de nos terres ct des eâ\lx pour des programmes de di'veloppement n'est varable quc s1 nous maîtrisons ct contrôlon-s 1a lutte contrc I'onchocercose. Nous pensons que Ies obJectrfs de notrc Programme scront atternts. A Iong terme un dtiveloppement lmportant de.Ia recherche appliquce c-t la formatron du personnel à tous les niveaux permettront degarantrr un maxlmum d'ef{rcacitri pour I'exécut ton et 1a poursurte des opératrons d'entre- t ien u 1t t-'r 1eu res . rccf 5 page 3 Annexe 6 Messieurs les Ministres, Excellences Messieurs les Ambassadeurs, Honorables Dé1égués, notre présence dans Ia capitale togolaise démontre tout I'intérêt que nous portons au développement de I'homme, au développement total de I'homme. La finalité de ce Programme, de notre action, est I'homme. Le sauver, I'homme, de ce fléau qui 1'avilit et le rendre disponible pour des actions de développement, pour des grandes oeuvres de dévouement. Je ne peux évoquer cette finalité sans penser à ces hommes de 1'Organisation mondiale de 1a Santé de qual-ité exceptionnelle, qui nous donnent tous les jours des exemples de dévouement pour Ia cause de 1'humanité. Je voudrais mentionner tout d'abord ceux qui m'ont précédé à cette tribune, notamment 1e Dr Candau dont I'immense expérience acquise pendant de longues années 1ui confère I'autorité et 1'efficacité avec lesquelles i1 préside aux destinées de cette entreprise commune; Monsieur le Dr Mahter, Directeur généraf de I'Organisation mondiale de la Santé et Ie Dr Quenum, Directeur régional de I'Organlsation mondiale de la Santé pour I'Afrique, tous les deux qui, malgré les obligations de leurs nombreuses et lourdes tâches, ont bien voul-u se charger de diriger I'exécution technique du Programme. Notre reconnaissance s'adresse en même temps à ces hommes travailleurs infatigables du Programme des Nations Unies pour le Développement, de I'Organisation pour 1'Agriculture et I'Alimentation, de I'Organisation mondiale de Ia Santé, du Fonds européen de Développement, de Ia Banque internationale pour Ia Reconstruction et le Développement, ainsi que Ia Banqueafrlcaine de Développement. Je n'oublierai pas non p1us, avant de terminer, de rendre 1'hommage qu'ils méritent, à'tous ces hommes qui, à des degrés divers. continuent de sedévouer chaque Jour sur Ie terrain ou dans les faboratoires, pour assumer avec effrc acitéLes tâches qui leur sont conflées. I1 sragit-là, vous vous en doutez, des médecins, des chercheurs, des adminlstrateurs, des techniciens. Ils ont droit tous à notre reconnaissance. Mesdames et Messieurs, Militantes et Mil-itants de la Révolution togolaise, depuisblentôt 12 ans un homme opère; Ie Président Fondateur du Rassemblement du peuple togolais,le GénéraI d'armée Gnassimgbé Eyadéma, a entrepris avec courage d'assurer le développement total de I'homme togolais et de redonner à I'homme africain sa dignité, ce qui expliquef intérêt constant et 1'action vigilante qu'i1 âccorde à 1a protection et Ia promotion dela santé des populations du Togo. Au lendemain de notre association à I'indépendance la situation sanitaire de notre pays était Çaractérisée par une forte prévalence des maladles transmissibles, une mortalité é1evée, une faible espérance de vie. La pénurj_e d'eaupotable dans les régions rurales, I'absence d'hygi.ène du mifieu, la malnutrition, favo- risaient Ia forte incidence des maladies infectueuses. Pour faire face à cette situation,Ia poJ.itique sanitaj.re du Gouvernenent sous Ia conduite éclairée du Général d'armele Gnassi-mgbé Eyadéma, a été d'intégrer Ia médecine préventive à ta médecine curative, de rapprocher les soi,ns sanitaires des populations rurales, d'assurer fa couverture presque totale de Ia population, d'améIiorer Ia qualité des soins donnés aux populations etd'clviter par conséquent les évacuations des malades graves sur de longues distances. Un grand effort a été déployé pour Ie développement et Ie renforcement de I'infrastructure sanitaire par Ia multiptication des unités de soins dans les zones urbaines et rurales.Pararrèlement, de grands efforts ont été faits dans 1e domaine de ra formation du personnel afin de pouvoir assurer les meilleures conditions possibles d'exécution d'un programme quipar sa nature et son ampleur conditionne Ie développement économique de notre pays. Le Gouvernement togorais poursuit rd'solument son programme de développement socio-économi-quede tout Ie territoire national. Honorables invités, iI en est de même de tous 1es Etâtsparticipant à ce Programme. Je crois alors pouvoir me faire t'interprète de tous ces paysfrères concernés pour adresser à votre Comité conjoint de Coordination les sentiments departiculière reconnaissance pour les actions futures et nous sommes persuadés qu'une solution satisfaisante sera trouvée au cours de ses assises qui sera conforme aux voeuxde nos pays. Ar-rnexc 6 JCC,, iI pa ge -1 nous dans pou r Ilonorables DtiI['gur:s, I\lcsclames ('t NI(,ss1e-u]'.s, c'est avec une vislon d 'opttntrsmc qlrc mc t t Or)snous adressons à nos amis do totr.;ours pour" lcur exprtmc.t'lt:s espotrs 1a coopération plus agissantc et le,s programmcs dractlon olferts si Ie plus grand blen de nos populal-ions. quc nous génr:rer.rsemcn t Au nom du Pri'sident Fondateur du Rassemblement dtr Peuple togolais, je souhaitc plein succès aux travaux. C'est a\rec Llnc grande confiancc que Je cli'clarc ouver.te la cinquième session du Comité conjoint de Coordination clu Programme de Lutte contre I'Onchocercose dans le Bassin de la \/o1ta. \-tve 1a coopération rtigionalc, vive la coopération internatlonale pour une Iutte victorieuse contre I'onchocercose'. WORLD HEALTH ORGANIZATION ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ vBCfTs.L PROJET INTERPAYS D'ETUDE DE FAISABILITE D'UNE CA]"IPAGNE DE LUTTE CONTRE I,IONCHOCERCOSE DANS LA REGION DU BASSIN DU FLEUVE SENEGAL (Gouvernements de Guinée, de Guinée-Bissau, du }Iali, du Sénégal) 1. INTRODUCTION Les Gouvernements de Guinée, du Mali et du Sénégal ont, depuis de nombreuses années et à de multiples occasions, demandé que Ie Progranrne de Lutte contre ltOnchocercose dans 1a Région du Bassin de la Volta, exécuté présentement en sept états drAfrique de 1'Ouest (Onchocerciasis Control Programme = OÇP), soit étendu aux régions de ces trois pays où lroncho- cercose est connue pour représenter un problème de santé publique aussi sérieux qutil lrest dans 1a zone dtOCP, La dernière requête officielle fut faite lors de 1a quatrième session du Comité conjoint de Coordination (CCC) d'OCP (Koweit, décembre 1977) à 1aque1le la Guinée et 1e Sénéga1 furent invités en tant qu'observateurs, le Mali étant déjà inclus dans ce programme pour ses foyers du sud-est. I La décision du CCC fut la suivante (Rapport du Président indépendant, page 14) 6.26 "I1 faudrait demander à l'OMS de conduire des études concertées en Guinée, au Sénéga1 et au }lali occidental où une approche combinée était indiquée par des consi- dérations drordre technique. Le CCC a noté avec satisfaction 1'offre du Directeur régional d'exécuter ces études concertées et a exprimé Ltespoir que ItOMS trouverait dès que possible 1es ressources supplémentaires. De ce fait, les informations indis- pensables seront prêtes pour Ia prochaine session du CCC, et i1 nty aura pas eu perte de temps...". 6.27 "Le CCC accepte ces propositions". 6.28 "Le Représentant des Etats-Unis a déc1aré que si 1?OMS souhaitait exécuter 1es études concertées dans 1e bassin du Sénéga1, son Gouvernement pourrait envisager, indépendamment du Programme, de fournir des consultants, ou toute autre contribution qui pourrait être nécessaire". Depuis décembre 1,977 eL selon 1es instructions du CCC, 1r0I1S a entrepris les activités suivantes: - Le Directeur régional a rendu disponible une somme de 150 OOO dollars des Etats-Unis d'Amérique provenant de son fonds pour 1e développement afin de permettre la réalisation des activités en 1978. Cette somme vient en addition des 30 O00 dollars des Etats-Unis d'Amérique constituant 1a contribution du Directeur généra1. 1 Au cours de la dernière Assemblée mondiale de 1a Santé (mai 1978), le Gouvernement de Guinée-Bissau a officiellement demandé à être inclus dans 1e Projet drEtude de Faisabilité. rccf 5 ANNEXE 7 Ce document ne constrtue pas une publlcatron. ll ne doit farre l'ob1et d'aucun compte rendu ou résumé ni d'aucune crtatron sans l'autorrsatron de I'Organrsatron Mondrale de la Santé. Les op'616n5 exprrmées dans les artrcles srgnés n'engagent que leurs auteurs The rssue of thrs document does not constitute formal publrcatron. lt should not be reviewed. abstracted or quoted wrthout the agreement of the World Health Organrzatron. Authors alone are responsrble for vrews expressed rn signed artrcles vBC/79. 1 Page 2 - Un Comité composé de spécialistes du Bureau régional etpréliminaires et de 1a planification, a été créé. du Siège, chargé des études - une équipe composée drun épidémiologiste er d'un entomologiste, données existantes et organiser quelques travaux prériminaires, a été - Des spécialistes du Siège et du Bureau régional se sont rendus dansdiscuter avec les autorités nationales et de coordonner 1es activités. devant collecter les constituée. 1es pays afin de - Des candidats nationaux ont été sélectionnés et leur formation a été organisée dans lesdifférentes disciplines et aux différents niveaux (12 Guinéens, 3 Sénégalais). - Un conseiller temporaire chargé de synthétiser les données entomologiques et médicales au Sénégal eË au Mali a été recruté. - Un conseiller temporaire chargé de synthétiser lespour les t.rois pays a été recruté. données socio-économiques existantes - La prospection aérienne de lrensemble des zones du Mali été organisée et réalisée en septembre 1978. occidental et du Sénéga1 a 2 L'ONCHOCERCOSE AU SENEGAL, AU MALI oCCIDENTAL, EN GUINEE ET EN GUINEE-BISSAU Les études déjà réa1isées dans ces pays, bien qutinsuffisantes pour planifier et exécuter une cÉImpagne de lutte, indiquent clairement que ltonchocercose constitue dans 1es zones de savane, un problème sanitaire aussi sérieux qutil I'est dans la zone dtOCp. La prévalence de 1a maladie atteint 1e niveau hyperendémique (plus d,e 60Z) 1e long de toutes les rivières principales et de leurs affluents à ltexception du fleuve Sénéga1 au sens strict (région de Kayes) et des bassins infériêurs du Bafing et du Bakoye, qui représentent la limite septentrionale de distribution de 1a maladie dans cette région de lrAfrique de lr6uest. Les 1ésions oculaires et 1a cécité dues à ltonchocercose sont donc largement distribuées dans 1es zones hyperendémiques. Dans sa synthèse pour 1e Sénéga1, 1e Dr B. Philippon écrit(page 12) : "Pratiquement toute la population (p1us de 90 7") âgée de plus de 15 ans est porteuse de microfilaires dro. volvu1us... Les premières cécités onchocerquiennes apparaissent après lrâge de 15 ans et âft"cte.rt "r, individu sur cinq chez 1es adultes de plus de 3O ans. Dans le bassin de la Gambie, les taux maximums de cécités onchocerquiennes atteignent Ll T" ..." . Les niveaux de transmission peuvent être extrêmemenE é1evés dans 1es zones dthyper- endémie et, Pour donner un exemple, 1e potentiel de transmission maximum connu en Afrique de ltouest (incluant OCP) a été mis en évidence sur 1e Niokolo Koba, aflluent de la Gambie où, en un mois, la transmission a atteint 3 000 larves (niveau de tolérance : 1OO larves par an). Nos connaissances de la distribution des gîtes de S. damnosum s.s. (principalement obtenues au cours de 1a récente prospection aérienne.e.fira" p"r ftoCCGE et 1'OMS en septembre 1978)' bien qu'incomplètes, montrent que ceux-ci sont largement répartis sur les cours dteau principaux, ainsi que sur la plupart des affluents, permanents ou non. Dans 1es zones de savane, les espèces cytologiques impliquées dans 1a transmission sont 1es mêmes que dans celles drOCP (S. damnosum s.s., §. sirbanum). A ltexception de 1a zone septentrionale du Mali(Kayes), où une proportion éIevée des simulies sont zoophiles, la dynamique des populations vectrices ne montre aucune différence avec ce qui est connu des autres zones de savane, OCP y compris. vBc/79.t Page 3 Un des aspects de 1a dynamique des populations vectrices doit être mis en exergue : le problème de Ia réj.nvasion. Dans 1a zone d'OCP , 1a réinvasion périodique de zones sous trait.ement, principalement cel1es situées à 1?ouest et au sud-or:est, au I'{ali et en Côte drh'oire, a constitué 1e principal problème technique depuis 1e début des opérations ainsi que 1e souci majeur <les pays participants et des instances contri.buant ai-r financement. Ltextension des traitements en Côte dtlvoire a réduit considérablement ce prot,1ème, mais certaines des zones nouvellement traitées sont réenvahies durant 1a saison des pluies, les simulies, appartenant aux espèces cytologiques savanicoles, provenant des zones de savane non traitées situées à ltouest ou au sud-ouest, par exemple, en Guinée et éventuellement. à ltouest du Mali. Pour 1a région faisant 1'objet du présent rapport, ce problème ne se présentera pas car 1a campagne sera conçue de manière à inclure ltensemble des zones de reproduction des espèces cytologiques de savane (les limites ouest, sud-ouest et sud de 1a zone sont actuellement à lrétude mais on peut estimer qutelles correspondent à celles qui figurent sur 1es cartes I er 2). Cet te (i) 1e ca (ii) zone présentela les avantages suivants (cf. cartes I et 2) Le prograrnne sera contigu à OCP : - celui-ci sera donc protégé des réinvasions provenant de ltouest et du sud-ùuest; - ce prograûtrne sera également protégé de réinvasions possibles provenant de 1rest. (iii) Ce progrannre ne sera pas lui-même sujet aux réinvasions provenant de 1'ouest, du sud-ouest ou du sud pour 1es raisons évoquées ci-dessus. Ce prograrmne sera donc à ltabri de toute réinvasion et, de plus, apportera une améliora- tion cles résultats dans 1es zones occidentales drOCP. Aspects socio-écononriques : M. N. Prescott, conseiller temporaire de 1rOMS, qui a ana- 1ysé 1es documents disponibles, écrit : "Ce prograrme de lutte sera bénéficiaire à la fois aux pays participants et à ceux des pays dtOCP qui sont soumis aux réinvasions sur 1e flanc occidental. Ces bénéfices seront de trois ordres : bénéfices au plan sanitaire; bénéfices au plan des revenus, résultant d'une augmentation de la quantité et de la qualité du travail et des ressources en so1; bénéfices au plan de 1a distribution, les populations bénéficiaires d'un tel progranme comPtant parmi 1es plus pauvres du monde. Un programme permettant dtanalyser ces béné- fices a été présenté au CCC à Lomé, Togo (d6cembre 1978). Dans le paragraphe ci-dessous, i1 apparaît que les informations disponibles sont actuellement insuffisantes et ne per- mettent pas, même sommairement, dtévaluer le bénéfice potentiel dtun te1 prograrnme. Des reconnnandations concernant 1a collecte et. ltanalyse des données ont été présentées à 1a réunion du CCC de Lomé, Iogo (dêcembre 1978). Les seules informations disponibles pour chacun des pays participants traitent de lrinfluence du progranrne sur 1a mise en valeur des ressources en sol. Sénéea1 oriental Quatre projets de développement, incluant deux prograrrnes de réinstallation de populations, sont Prévus en zones de transmission de 1'onchocercose. La vulnérabilité de ces projets, eu égard à cette maladie, nrest pas connue. La lirnite septentrionale du vecteur et de 1a maladie est bien connue, comme ce fut .s pour OCP. ÿBCl79.l Page 4 Mali occidental Une liste de projets de développement, agricoles et autres, a été fournie. Ltinfluence de lronchocercose sur 1a productivité de ces investissements nrest pas connue. Guinée La désertion relative de certaines va11ées de 1a Haute Guinée a étê attribuée à la pré- sence du vecteur de lronchocercose. La superficie et 1a productivité potentielle de ces zones sous-utilisées ntest Pas connue". 3. STRATEGIE ET TACTIQUE DEVANT ETRE APPLIQUEES DANS CE PROGRAMME 3.1 Stratég ie généra1e En dépit de son isolation, ce programne devra adapter la stratégie sur 1aquelle OCP est basé. - "Ltétendue de vo1 des femelles vectrices nécessite 1e traitement de larges zonest'. Dans 1a présente situation, les limites septentrionales et orientales étant déterminées(cf. ci-dessus), 1e premier objectif sera de préciser 1es autres frontières au Sénéga1, en Guinée, en Guinée Bissau, éventuellement en Gambie (aucun foyer dtonchocercose ntest actuel- lemeng connu dans ce pays) et au Sierra Leone (région nord), de manière à couvrir toute ltaire de distribution des espèces eytologiques savanicoles de S. damnosum. Trois pays(Guinée, Ma1i, Sénégal) ont déjà accepté, au niveau 1e plus élevé, le principe dtune campagne conj ointe. - "La longévité du parasite chez lthomme (15 à 20 ans) et ltabsence de thérapeutique rendent nécessaire la poursuite de la campagne de lutte entomologique sur une longue période". Deux questions peuvent être posêes au sujet de lrapplication de ces principes à cette nouvelle zoîe a (i) Puisque La zone a été décrite cortrne étant "isolée", pourquoi ne pas viser à "1téradication" du vecteur, ce qui réduirait considérablement 1a période de traitement et résoudrait définitivement le problème ? I1 nrest malheureusement pas réaliste dtespérer que 1a totalité des foyers dtespèces vectrices savanicoles de cette région difficile pourraient être déce1és et correctement traités pendant 1a première phase de 1a campagne. En conséquence, ceux qui auront la responsabilité de ce programne devront avoir à leur disposition les moyens de faire face à quelque problème que ce soit durant une période suffisanrnent longue. (ii) Quradviendra-t-il après 15 ou 20 ans ? A cette question, déjà posée à ltissue de 1a première période de quatre ans drOCP, i1 peut être répondu cortrne suit : f isolement de cette région et sa contiguité avec ce1le dtOCP conduira certainement à une extrême réduction du parasite dans 1es populations humaines ainsi qutà ltannulation du problème posé par Ia circulation des vecteurs et des parasites entre les deux zones. 3.2 Tactique Les structures dtOCP, 1es méthodes et techniques utilisées ayant prouvé leur bien-fondé pourraient être adaptées à la zone nouve11e, particulièrement dans 1es domaines suivants : - direction et différentes untiés1 - méthodes de traitement (voie aérienne); - choix de ltinsecticide; vBC/79.L Page 5 - méthodes et structures de 1révaluation; - entomologie : secteurs, sous-secteurs, radio-connnunications, etc.; - épidémiologie : évaluation simple et détai11ée; - hydrobiologie. Cependantr Pour des raisons dréconomie et en vue dtune prise en charge plus aisée des opérations par les pays concernés i1 est recomandé que ltaccent soit mis sur 1'opportunitéde mettre au point des techniques de lutte plus simples et moins coûteuses sur Itintégration des activités épidémiologiques et entomologiques dans des structures sanitaires nationales existantes, et sur 1réducation sanitaire. Les avantages et les inconvénients de 1a mise au point drun progranrne distinct drocp,y compris 1es éventuelles économies dréche11e, la duplication des structures administratives et 1a possible dilution des ressources en spécialistes devront être également éva1ués. 4. PLAN D'ACTION 4.t dans un Projet interpays dtEtude de Faisabilité dtune Carnpagne de Lutte contre lronchocercose1a Région du Bassin du Fleuve Sénégal sera organisé. Son mandat comprendra : 4.1.1 Collecte des données et informations dans les domaines sulvants ^ idémio1o ie - entomol IE Collecte des données sur (a) La limite des zones exemptes dronchocercose. (b) l,e niveau d'endémicité et de sévérité de 1a maradie dans sélectionnés. 1es villages (c) La détermination des limites du projet à lrouest, au sud-ouest et au sudpar des enquêtes épidémiologiques. (d) La détermination des limites du projet à lrouest, au sud-ouest et au sudpar 1téÈude de lraire de répartition des vecteurs dfonchocercose de savane. (e) La répartition des gîtes préimaginaux des vecteurs en différentes saisons. (f) Ltestimation de la dynamique de transmission. (g) L'information sur 1a faune aquatique non-cible, sélection des surveillance. points de (h) fa particiPation au prograûune drétude concernant la possibilité dfintroductionde techniques nouvelles de lutte te1les que traitement au sol, aménagement deItenvironnement et chimiothérapie. Dans ce but, les services dtingànieurs environ- nementaliste et spêcialiste de 1téquipement pourraient être requis. B. Hydrol ogie Collecte des données sur (a) La répartition des stations hydrométriques, évaluation de lractualité desinf ormat.ions hydrologiques . (b) Ltévaluation des besoins complémentaires. ÿBCl79.l Page 6 C. Radiocouununications Afin drassurer des comunications rapides entre les différents centres dractivité drun prograrme de 1utte, un système de radiocumnunications devra être étab1i. Le projet étudiera 1es diverses possibilités en cette matière. 11 prendra contact avec 1es autorités nationales compétentes et ltUnion internationale des Télécommunications. D. Formation Poursuivant lreffort déjà entrepris dans ce domaine, 1e projet évaluera les besoins en personnel spécialisé et la formation ou spécialisation qutil conviendrait de 1ui donner. E. Infrastructure les travaux aériens Evaluation des moyens disponibles, terrains draviation principaux et secondaires,possibilité de les utiliser en différentes saisons, contrôle de la navigation aérienne, approvisionnement en carburanÈ. F. Onchocercose et autres maladies Ltimportance de ltonchocercose comparée aux autres causes de morbidité et de mortalité dans 1a région sera déterminêe. G. Infrastructure de santé Les progranrmes actuels de santé publique, y compris Ie niveau des dépenses et de services, les stratégies sanitaires nationales des pays participants, ÿ comprisà accorder à la lutte contre ltonchocercose, seront exeminês. 1e genre 1a priorité H. Données agricoles Le potentieL agricole et de production animale des zones récupérées devront être déter- minés et 1es projets en cours de réalisation ou qui pourraient être mis en oeuvre à Ia suite dtune campagne de lutte contre Itonchocercose devront être indiqués. Les régions où ltagri- culture a les meilleures chances de se développer devronÈ être identifiées. Toutes ces données seront collaÈionnées de te1le manière que soient clairement définis f importance, 1e rôle et la priorité accordée par chaque pays à ltaccroissement des disponibilités en terres, dans le contexte des stratégies nationales de développement. I. Données géographiques Un inventaire des données pédologiques, climatiques, hydrologiques, botaniques, topogra- phiques ainsi que des données concernant les routes devra être étab1i. Les cartes et photo- graphies aériennes de 1a région seront répertoriées. J. .Dopnées qérggIeph&ues et sociologiques Les mouvements et la dynamique des populations humaines seront étudiés sur la base des documents existants. Les connaissances sur lronchocercose des populations de 1a zone, leur attitude vis-à-vis de cette maladie et leurs pratiques traditionnelles seront étudiées pour déterminer leur possible participation à lreffort de 1utte. En conséquence, 1es services dtun spécialisEe du comportement hr:main pourraient être nécessaires. vBc/79.1 Page 7 4.L.2 Analyse des données - aéfg4ileqign de la zone drintervelliop Le Proiet A. déterminera 1rétat des connaissances dans chaque foyer conc.ernant ltentomologie, 1tépi- démiologie, la chimiothérapie et les consignera sur des cartes; B. déterminera les limites de la zone dans laquelle une intervention serait souhaitable; C. déterminera les méthodes de lutte Ies plus appropriées pour contrô1er ltonchocercose dans cette rêgion. I1 tiendra compte des résultats obtenus au cours des érudes (mentionnées au paragraphe 4.1.1, A. , h. ); D. collaborera avec 1es autorités nationales pour déterminer les priorités à accorder dans 1es domaines de la sanEé publique et celui des activités de développement; E. devra analyser et présenter 1es résultats de façon gue ceux-ci soient directement utilisables en vue de 1rétude des avantages et inconvénients de ltintégration de la campagne du bassin du fleuve Sénéga1 à celle du bassin de 1a Volta. Une attention particulière sera donnée aux éventuels bénéfices opérationnels qui pourraient en découler pour cette dernière; F. 1es données recueillies devront aussi être utilisables par les pays concernés mênie si la campagne de lutte conËre ltonchocercose ne devait pas avoir 1ieu. 4.1.3 Etablissement dfun rapport intéri4a1re pour 1e CCC 1980 Un rapport intérimaire sur les progrès de Itétude de faisabilité sera soumis au Comité consultatif scientifique et technique d'OCP en 1980 pour étude et transmission au Président indépendant du CCC de façon qutil puisse être étudié à la septième session du CCC en décembre 19 80. 4.1.4 Etablissernent drun plan de travail pour la lutte contre lronchocercose dans 1a région du bassin du fleuve Sénégal Le rapport comprendra 1es chapitres suivants : A. Objectifs du Programme de Lqtle lqnlre L'Qnchocercose Ce chapitre traitera des objectifs sanitaires et économiques du progranrne. B. Structures de gestion Les responsabilités et 1es lignes de connnunication devant assurer un fonctionnement efficace du prograrmne seront définies. C. Coopération intlrpays La coopération interpays étant essentielle dans un te1 programne, 1e projet indiquera 1es moyens à mettre en oeuvre pour 1a réalisation dtune te11e coopération. Lrétablissement de Cornités nationaux pour la Lutte conEre ltOnchocercose et la réunion périodique des divers comités nationaux devront à ce titre être étudiés. vBc/79.L Page 8 D. Activités de lutte Les méthodes de lutte seront définies et 1es plans dtopération indiqués. Les activités drévaluation entomologique et épidémiologique et de surveillance de lrenvironnement seront décrites en détail et comporteront des calendriers de réalisation. E. Activités de dér.lopp"*"rt é.or.ûq" Les bénéfices au plan de la santé, au plan des revenus et au plan de 1a distribution, escomptés au cours de chaque année dtexécution du progranrne, devront être évalués. F. Présentalion dtun proiet de budget pour 1e Prograrmne de LutËe J Le budget incluera 1e personnel, 1es équipements, 1e fonctionnement (y compris le dfordinateur et 1e coût des réunions techniques), la formation, la recherche associée. tiendra compte de 1a contribution des pays participanÈs. temps I1 G. Coût-effi"".ité dtrr" "r*p.grr. d" 1. Ce chapitre comparera les bénéfices escomptés au chapitre E augmentés des éventuels béné- fices financiers et opérationnels réa1isés par OCP au coût de la campagne défini au chapitre F, discutera de ltopportunité dtengager une campagne de lutte dans la région du bassin du fleuve Sénéga1 et fera des recommandations sur 1es actions à entreprendre. 4.2 Durée et coût de 1'Erude de Faisabilité La durée de lrEtude de Faisabilité est estimée à deux années et demie. Le coût par année est estimé à - 1er année - 2e année - 3e année TOTAL us$ 604 o0o us$ 477 600 us$ 170 400 us$ r 252 000 Lraugmentation du coût par rapport à celui indiqué dans le document 78.5, présenté au CCC de Lomé, Togo (décembre 1978), tient compte de la nécessité de recruter des ingénieurs et un sociologue consultants pour 1rétude des technologies nouvelles et des besoins nécessaires à 1a formation. 4.3 Moyens à mettre à la disposition du proiet Personnel - un entomologiste (Directeur du Projet) - un administrateur - un médecin et un officier des opérations composent dêjà 1téquipe OMS - du personnel dtexécution (secrétaire, chauffeurs, etc.) - des équipes sous statut national chargées de collecter 1es données supplémentaires(une équipe dans chaque pays) - des consultants ÿBC/79.L Page 9 Moyens nécerssaires à la formation l"loyens néce'ssaires à 1rétude des technologies nouvelles Equipement - 8 véhicules - équipement médical et entomologique Fonctionnement du personnel et du matérielr heures de vol-. 4.4 Localisation de la chefferie La meilleure localisation de la chefferie de ce porjet serait Bamako, Ma1i, droù les liaisons vers Itintérieur ou lrextérieur du prograrme (iocluant OCP, le centre de formation OCCGE/ORSTOM, etc.) apparaissent comme étant 1es plus favorables. , vBcl79.L Page 10 Annexe I BUDGET 1. PERSONNEL a) Personnel international - Entomologiste (Directeur du Projet) - Administrateur - ConsulÈants (USg 45OO par mois) : . Entomologie . Epidemiologie . Socio-économie . Hydrologie . Hydrobiologie b) Personnel 1oca1 (secrétaire, dactylo, chauffeur) Sous-total - Personnel 2. VOYAGES - MISSTON - Voyages à ltintérieur de la zone du proj et - Voyages internationaux Sous-total - Voyages - I'lission 3. FOP.IIIATION 4. PROSPECTIONS AERIENNES (US$ 4OO par heure) 5. ETUDES DES TECHNOLOGIES NOWELLES 6. FOURNITURES ET EQUIPEMENT - Véhicules : . 3 voitures 1égères (type 504) . 2 voitures tout-terrain (type L.Rover) . 3 Vhl camping - Lab. + équipement de terrain (cartes compri s es ) - Equipement de bureau Sous-total- - Fournitures & Equipement 7. OPERATION ET FONCTIONNEMENÏ 1 - Véhicules (8 x 25 OO0 km x O.25) - Equipement de bureau - Lab. + équipement de terrain Sous-total - Opération & Fonctionnement 8. RAPPORTS Sous- total 9. DEPENSES DE SOUTIEN DE PROJET TOTAL cation des bâtiments, électricité, téléphone, eau, gardien de la chefferie payés par le Gouvernement hôte. I TOTAL L97 9 19 80 l9 81(6 mois) US$ 125 000 110 000 40 500 40 500 58 500 9 000 18 000 25 000 US$ 50 000 44 000 18 000 18 000 18 000 4 500 9 000 10 000 US$ 50 000 44 000 13 500 18 000 27 000 9 000 10 000 US$ 25 000 22 000 9 000 4 500 13 500 4 500 5 000 426 500 171 500 171 500 83 500 25 000 37 500 10 000 15 000 lo o00 15 000 5 000 7 500 62 500 25 000 25 000 12 500 50 000 25 000 25 000 104 000 60 000 40 000 4 000 150 000 75 000 75 000 23 100 24 200 24 800 13 200 5 500 90 800 137 500 13 700 41 200 23 100 24 200 24 800 13 200 5 500 90 800 55 000 5 500 16 500 55 000 5 500 16 500 27 500 2 700 8 200 r92 400 77 000 77 000 38 400 22 000 5 500 5 500 11 000 1 098 200 529 800 419 000 t49 400 153 800 74 200 58 600 21 000 I 252 000 604 000 477 600 170 400 1Lo I vBcfts.L Page 11 Annexe lII CARTE 1 LA RÉGION DU BASSIN DU FLEUVE SÉNÉGAL lU,7./i - \ r ; l ox a ÿ'1"" 't" rQ o l o3 xa f oô É I ê =52f o 7ss U z2U ô o È z a ) I l o oc 9 2 I a I â !s, ;oE z ,o,' tr UJ EI oo c! '(t [' oo zI oFUUÈE - -_._!__ oÈY 2 oI ),, tl(l t o Eoo .ê,2 oô-o =c)Ë =oaCE,G ooo .= .E .= .E .E .EJJJ iti t , ot 0 0 "dl Go -o ) ,0J \ a0 . o I o\ o2 9z oo f )o o I I oJo I o = É.I 2 @ o Fi I ul E o uj È(.o oc, o 2U Y o @ f o a f oI = UJ J oÉ ô Y o loof oo o UJ o o lo s xo Jo Y z UI F I '/' 3 a5 a FI L.J a / I vBcfT s . L Page 12 Annexe II \ ( aE 9 - ) I 4g o 2 EI z d o o U , 9.ts = J F z U(J o E) o J I I \------- -:olrl- z .-=)ÿ,Éqq9ô zI(, tLlJ É. J() uJ t-- =IFz oO J Fz æFz o c! UJFÉ. (J ooo F \--_/-_/ t I = c9 tsJo r f I -) q zor) ÉÉq ) {_ ) '--JfâÛ,o (i -r ,'4/'' I = i\ z\ = - J =1gü_ ÂÉ BE 2) ^U(,lt 1!- æ,1 5E æ I I I I I I k æUô J %" n ,-/ ,-I'-I \,) U =FÉ =I .lIit)/ ('\\ E3 ( I II T= I I ) 0u zuo ; o I I s 9 o ô 6 l t\( J I ËI o ! E F I a I f I I I I I \,
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Comité Conjoint de Coordination, cinquième session, Lomé, 5-8 décembre 1978 : rapport du président indépendant
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