Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

SMALLPOX: POST-ERADICATION SURVEILLANCE : Squirrels proved to maintain monkeypox virus transmission in nature = VARIOLE: SURVEILLANCE POST-ÉRADICATION : Les écureuils maintiennent la transmission de l’ortbopoxvinis simien dans la nature

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SMALLPOX: POST-ERADICATION SURVEILLANCE Squirrels proved to maintain monkeypox virus transmission in nature Since the isolation o f monkeypox virus from a squirrel (Funisciurusanerythrus) in 1985 in the Bumba zone o f Zaire, reported in a previous issue,1 several surveys have been carried out in the Yambuku area. Two sites were selected for the collection o f animal samples : the area immediately surrounding Bodjoki village, where the sick squirrel was captured m July 1985 ; and around Bombanga 11 village where a human case occurred in December 1985. The animals were captured from the so-called agricultural area : a 3 to 5 kilometer area between the villages and the primary tropical rain forest This is an area in which the original forest was destroyed by human economic activities, and which consists o f functioning and abandoned fields, degraded forest, bushes and oil palm groves following the shifting cultivation. The only wild mammals in­ habiting this area are terrestrial rodents, squirrels and some species 1 See No 51/52. 1985. pp 393-394

VARIOLE: SURVEILLANCE POST-ÉRADICATION Les écureuils maintiennent la transmission de l’ortbopoxvinis simien dans la nature Depuis l’isolement, signalé dans un précédent numéro,1 d’un ortho­ poxvirus simien sur un écureuil de l’espèce Funisciurus anerythrus dans la zone de Bumba au Zaïre en 1985, plusieurs enquêtes ont été effectuées dans le secteur de Yambuku. Deux sites ont été retenus pour la capture de spécimens d’animaux: les alentours du village de Bodjoki où l’écureuil malade avait été capturé en juillet 1985 et ceux du village de Bombanga II où un cas humain d ’orthopoxvirose simienne s’est produit en décembre 1985. Les animaux ont été capturés dans la zone dite agricole : une zone de 3 à 5 kilomètres située entre les villages et la forêt tropicale humide. Il s’agit d’une zone où la forêt originale a été détruite par l’activité écono­ mique humaine et où la culture itinérante a créé une alternance de champs en culture ou en jachère, de forêt dégradée, de taillis et de palmeraies. Les seuls mammifères sauvages qui peuplent la région sont des rongeurs terrestres, des écureuils et quelques espèces de chauves-souns, les gros ' Voir N° 51/52, 1985, pp. 393-394

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Relire eptdem ilebd. Nu 24- 13 juin 1986

of bat—the populations of larger animals having been extermi­ nated. While squirrels were the major target o f the surveys, sam­ ples were also collected from the terrestrial rodents and primates inhabiting surrounding forests. The serum specimens were tested in WHO Collaborating Centres at the Centers for Disease Control, Atlanta, United States of America, and the Research Institute for Viral Preparations, Moscow, USSR. Monkeypox specific antibodies were detected by radioimmuno­ assay adsorbtion test in 20.4% o f 314 Funisciurus anerythrus squirrels, in 16.2% of 37 squirrels of Hehosaurus genus and in 5.9% of 34 primates of 5 species. No antibodies to monkeypox virus have been found in 324 terrestrial rodents collected from the area. These results suggest that out of 3 animal groups populating the agricultural area, the squirrels, inhabitants of the arboreal level, support transmission of the virus. Since both squirrels and terrestrial rodents are frequently consumed by the population and no antibodies were found among terrestrial rodents, the squirrels may also be considered a major source o f the virus for human beings. The 2 primates found to be positive (Cercopithecus ascamus and C. pongomas) also occupy the arboreal level. Their habitat is lim­ ited to the original forests, away from human settlements, while the squirrels are more frequently found in the agricultural area. The dependence of the virus on the animals inhabiting either of the two ecological areas has yet to be established.

animaux ayant été exterminés. Les écureuils constituaient l’objet prin­ cipal des enquêtes mais des spécimens de rongeurs terrestres et de pri­ mates vivant dans les forêts avoisinantes ont également été capturés. Les prélèvements de sérum ont été examinés dans les Centres collabo­ rateurs OMS des Centersfor Disease Control, Atlanta, Etats-Unis d’Amé­ rique et de l’Institut de Recherche sur les Préparations virales de Moscou, URSS. Des anticorps spécifiques de l’orthopoxvirus ont été décelés par titrage radioimmunologique avecadsoiption sur 20,4% des 314 écureuils Funis­ ciurus anerythrus, 16,2% des 37 écureuils du genre Hehosaurus et 5,9% des 34 primates appartenant à 5 espèces. Les 324 rongeurs terrestres capturés dans la zone ne présentaient pas d’anticorps dirigés contre l’orthopoxvirus simien. Ces résultats incitent à penser que sur les 3 groupes d'animaux qui peuplent la zone agricole, ce sont les écureuils, population arboricole, qui assurent la transmission du virus. Etant donné que la population humaine se nourrit souvent d’écureuils et de rongeurs terrestres et qu’il n’existe pas d’anticorps chez ces derniers, on peut con­ sidérer que les écureuils constituent la principale source de transmission du virus à l’homme. Les 2 primates qui se sont révélés positifs (Cercopitheats ascamus et C. pongonias) appartiennent également à une population arboricole. Ils sont cantonnés dans la forêt vieige à distance des établissements humains alors que les écureuils se rencontrent plus fréquemment dans la zone agricole. Il reste encore à établir dans quelle mesure les animaux qui peuplent ces deux biocénoses constituent le réservoir du virus.

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé