Organisation mondiale de la santé (OMS) · Publications

Deuxième Rapport sur la Situation sanitaire dans le Monde 1957 - 1960

Organisation mondiale de la santé
Voir le document original

Le texte intégral est hébergé par l’organisation qui le publie. lawenc.com indexe les métadonnées et renvoie vers la source officielle.

Texte intégral

ACTES OFFICIELS DE

L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÈ N° 122

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA

SITUATION SANITAIRE

DANS LE MONDE 1957 -1960

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE Janvier 1963

NOTE

En juin 1958, après avoir discuté le Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde,1 préparé par le Directeur général, la Onzième Assemblée mondiale de la Santé a invité les Etats Membres, à titre de nouvelle étape vers l'accomplissement des obligations qui leur incombent aux termes de l'article 61 de la Constitution, à établir un deuxième rapport qui s'étendrait, dans la mesure du possible, sur la période de 1957 à 1960.2 Elle a en outre, dans la même résolution, prié le Directeur général d'établir le Deuxième Rapport sur la situation sanitaire dans le monde pour la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. En mai 1962, la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé a procédé à l'examen et a pris acte du Deuxième Rapport, a remercié les Etats Membres de l'aide qu'ils ont fournie en communiquant de la documentation pour ce rapport et les a priés de soumettre leurs amendements éventuels.3

L'« étude générale » qui constitue la partie I du présent volume analyse, par grandes catégories, certains aspects du matériel contenu dans les rapports reçus des Etats Membres. Les rapports eux -mêmes, avec les amendements soumis par les gouvernements, sont reproduits dans la partie II. 1 Actes off Org. mond. Santé, 94. 2 Résolution WHA11.38: Actes off Org. mond. Santé, 87, 34. 3 Résolution WHA15.43: Actes off Org. mond. Santé, 118, 20.

IMPRIMÉ EN SUISSE

TABLE DES MATIÈRES

Pages

Préface

Vil

PARTIE I - ÉTUDE GÉNÉRALE

Chapitre 1. Introduction Analyse statistique

3

Chapitre

2.

7 7 9

1. Indicateurs de l'état de santé 2. Tendances de la mortalité due à certaines maladies et de leur morbidité

Chapitre

3.

Principaux problèmes de santé

17 17 18

1. Ordre de priorité des problèmes de santé 2. Maladies d'importance primordiale 3. Autres problèmes de santé importants

25

Chapitre 4. Tendances nouvelles 1. Changements d'ordre administratif 2. Planification sanitaire 3. Systèmes d'assurance -maladie et services nationaux de la santé 4. Etablissements de soins médicaux: hôpitaux et centres de santé 5. Personnel sanitaire

28 28 30 32 32

34

Chapitre

5.

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

35 35 37

1. Le rôle de l'oMS 2. Programmes nationaux de recherche 3. Coordination et contacts

40

Chapitre 6. Résumé et conclusions

41

60011

PARTIE II - EXPOSÉS PAR PAYS Pages Pages

Région africaine Afrique du Sud Angola Basutoland Bechuanaland Cameroun Cameroun britannique Iles du Cap -Vert Iles Comores Congo (Brazzaville) Dahomey

Région des Amériques (suite) 49 50 51

Costa Rica Cuba El Salvador Equateur Etats -Unis d'Amérique

113

52 53

54 56 57 58 59

Iles Falkland et dépendances Départements français d'Amérique Guatemala Guyane britannique Haiti Honduras Honduras britannique Jamaïque Iles Leeward Mexique Nicaragua

Fédération de Rhodésie et de Nyassaland Gabon Ghana Guinée portugaise Kenya (Colonie et Protectorat) Libéria Madagascar

60 63

64 66 67 69

70 71

Panama

Ile Maurice et dépendances Mauritanie Mozambique Niger Nigéria Ouganda République Centrafricaine Réunion Ruanda -Urundi Sainte -Hélène et dépendances

Zone du Canal de Panama Paraguay Pérou

73 74 75 76 79 81

Porto Rico République Dominicaine Saint -Pierre -et- Miquelon

82 83

São Tomé et Principe Sierra Leone Swaziland Tanganyika Tchad

84 85 86 87 88

Surinam Uruguay Venezuela Iles Vierges des Etats -Unis d'Amérique Iles Windward

114 116 117 118 122 124 126 126 128 128 130 132 132 134 136 137 138 139 140 142 143 144 144 146 147 149 149

Région de l'Asie du Sud -Est Afghanistan Birmanie Ceylan Inde 155 156 157 159 163 164 166

90 91

Togo

Région des Amériques Antilles néerlandaises Argentine Bahamas Barbade Bermudes Bolivie Brésil

Inde portugaise 95 95 97 98 100 101

Indonésie Népal Thailande

167

Région européenne République fédérale d'Allemagne Autriche Belgique

Canada Chili

Colombie

102 105 110 112

Danemark

173 175 176 178

-ri -

Pages

Pages

Région européenne (suite) Espagne Finlande France

Région de la Méditerranée orientale (suite) 180 182 184 187 187 189 192 194 196 198 Syrie

Yémen

257 258

Gibraltar Grèce Hongrie Irlande Islande Italie Luxembourg Malte Maroc Norvège Pays -Bas

Région du Pacifique occidental Australie 261

Bornéo du Nord Brunéi

199

Cambodge Chine (Taiwan)

Pologne Portugal

200 202 206 208 210 212 218 221

Iles Cook République de Corée Iles Fidji Iles Gilbert -et- Ellice

Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord Suède Suisse

Guam Hong Kong Japon Laos

263 265 266 267 270 270 272 274 275 276 278 281

Macao

Tchécoslovaquie Turquie

Union des Républiques socialistes soviétiques Yougoslavie

222 225 228 231

Fédération de Malaisie Nauru Niue Nouvelle -Calédonie et dépendances

Région de la Méditerranée orientale Aden (Colonie et Protectorat) Arabie Saoudite Chypre Irak Iran Israel Jordanie Koweït Pakistan

Nouvelle- Guinée occidentale (Irian occidental) Nouvelles- Hébrides

235 236 237 238

Nouvelle -Zélande

Territoire sous tutelle des îles du Pacifique Papua Philippines Polynésie française Iles Salomon britanniques Samoa américain Samoa -Occidental Sarawak Singapour Timor portugais Tonga République du Viet -Nam

.

.

Etats du golfe Persique République Arabe Unie Côte française des Somalis Soudan

240 242 244 245 247 250 252 254 255

282 282 284 285 287 288 289 291 292 294 295 297 298 299 300 302 303 305 307 308 309

Index des pays

313

-V-

PRÉFACE LA présente étude, qui couvre la période 1957 -1960, constitue le Deuxième Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. S'inscrivant l'un à la suite de l'autre, le premier et le deuxième rapports donnent, à eux deux, une idée des progrès presque universels qui ont été accomplis au cours de sept années, c'est -à -dire en un peu moins de la moitié du nombre d'années que compte l' Organisation mondiale de la Santé elle -même. Les Rapports annuels du Directeur général, actuellement au nombre

de quatorze, sont plutôt axés sur l'apport particulier de l'Organisation à la santé mondiale et ne traitent qu'incidemment, à titre d'exemple ou pour information, de la situation existant dans chaque pays. Ces deux séries de volumes représentent toutefois, pour l'historien de l'avenir, une partie essentielle de la documentation de base à laquelle il devra puiser pour décrire les grands événements des deux dernières décennies, non seulement en ce qui concerne les découvertes de la science médicale, leur application à la santé publique et le développement des techniques administratives, mais encore et surtout pour tout ce qui touche d la collaboration internationale. Si l'une des fonctions de l'Organisation mondiale de la Santé est d'aider directement ses Etats Membres et Membres associés dans un nombre sans cesse croissant de domaines (les progrès résultant de cette assistance bénéficiant de façon indirecte à l'ensemble du monde), il incombe tout autant aux Membres de l'Organisation de renseigner celle -ci sur les faits, les événements et les tendances qui caractérisent la situation sanitaire de leurs pays respectifs et illustrent les mesures prises pour l'améliorer. Sous quelque forme qu'elles se présentent, ces informations ne se limitent pas à une énumération de données utilisables ultérieurement aux fins de référence et de comparaison. Elles constituent aussi un condensé des leçons que les pays ont tirées de leur expérience en s'attaquant à des problèmes qui, à première vue, peuvent paraître strictement nationaux, mais qui, envisagés dans une perspective mondiale, se révèlent communs à beaucoup d'autres. Cette mise en commun de l'expérience, même si les solutions données à chaque problème sont de nature différente, est l'un des principaux bienfaits

- trop souvent méconnu -de la coopération internationale. Les exposés par pays, que l'on trouvera dans la partie II du rapport, résument brièvement la situation sanitaire dans 163 pays et territoires ; ils comprennent de brefs tableaux et des textes qui reprennent, dans bien des cas, le libellé des descriptions fournies par les gouvernements eux -mêmes. D'autre part, dans la première partie du rapport, on s'est efforcé de grouper certains faits saillants qui ressortent des exposés par pays et d'en dégager certaines conclusions d'un caractère plus général qui mettent en lumière les traits marquants de la situation sanitaire mondiale d l'heure actuelle. Dans le questionnaire qui devait servir de base au rapport, les gouvernements avaient été priés de décrire librement la nature de leurs problèmes sanitaires et d'en indiquer l'ordre de grandeur. L'un

des enseignements de cette enquête est qu'il n'est guère de pays qui soit prêt à se reposer sur ses lauriers. Même les plus avancés estiment qu'ils ont encore beaucoup à explorer et à entreprendre. Les autres sont tout à fait conscients de leurs lacunes et très préoccupés, non seulement par l'ordre de priorité qu'ils doivent assigner à leurs problèmes, mais aussi par l'état de leurs ressources en hommes, en matériel et en argent, et par le souci de les compléter. Une autre constatation indiscutable est que bon nombre des problèmes ont encore un caractère presque universel ; ils portent, en fait, sur les éléments fondamentaux de l'hygiène publique, qu'il s'agisse d'assainissement, d'approvisionnement en eau potable, d'évacuation des déchets, d'élimination des nuisances ou de lutte contre les maladies transmissibles. Parallèlement, même si leur degré

-vu-

d'urgence est légèrement moins marqué, il faut mentionner ceux qui concernent la protection maternelle et infantile, la malnutrition, la santé mentale, les maladies chroniques et les soins aux personnes âgées (deux sujets de préoccupation qui sont de plus en plus à l'ordre du jour) et enfin les disponibilités de main- d'oeuvre, l'enseignement et la formation professionnelle, sans parler de la nécessité d'accroître les moyens de recherche. Il est intéressant de noter la similitude des conclusions auxquelles ont abouti les études entièrement séparées faites par l'Assemblée mondiale de la Santé et par le Conseil exécutif, lorsqu'il s'est agi de définir la politique de l'Organisation au sujet du programme de la décennie des Nations Unies pour le développement. Chacun des problèmes nationaux trouve sa place dans la liste internationale des travaux à accomplir, au nombre desquels figurent notamment la réduction de la mortalité infantile, la prophylaxie ou l'éradication des maladies transmissibles et l'amélioration de la nutrition et de l'assainissement. Pour revenir au rapport, on peut rappeler la formule selon laquelle u Aucun homme n'est une île isolée dans l'océan ». Il est plus vrai encore de dire qu'aucun pays ne constitue une entité indépendante dans un monde constamment en voie d'expansion et de développement. La nécessité de l'entraide - sur le plan des ressources financières, humaines ou pédagogiques - ressort clairement de toutes les pages de ce rapport. Il est un autre point, non moins évident, qui appelle quelques observations. Une grande partie des données statistiques rassemblées pour le rapport ont été manifestement recueillies avec difficulté et leur valeur est, malheureusement, dans bien des cas douteuse. La mise en place et le développement graduel de services de statistique dignes de confiance est l'un des premiers impératifs, surtout, mais non exclusivement, dans les pays peu avancés. Sans cela, un grand nombre

des plans sanitaires qui pourront être établis à l'avenir risqueront d'être fondés sur des données incertaines et parfois erronées. Telles sont les remarques que suggèrent les informations contenues dans le rapport lui -même.

Elles ne s'inspirent aucunement d'un esprit de critique ou d'indifférence à l'égard du temps et des efforts souvent considérables que les gouvernements ont dû consacrer d la réunion des données deman-

dées par l'Organisation. Bien au contraire, en marquant les progrès accomplis le long de la route qui conduit le monde vers un plus haut niveau de santé, ce rapport est, au fond, un hommage rendu à l'enthousiasme que manifestent les autorités dans l'accomplissement de leur tâche, ainsi qu'aux succès qu'elles ont déjà obtenus. Il me reste à remercier personnellement tous les Etats Membres et Membres associés de leur collaboration et je dirai en terminant que la série de rapports sur la situation sanitaire dans le monde est maintenant, je l'espère, reconnue comme une source d'informations toujours plus utile et plus importante, qui est venue enrichir la documentation consacrée à la santé et au bien -être internationaux.

Directeur général

Partie I

ETUDE GENERALE

CHAPITRE 1

INTRODUCTION En publiant le Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde, on avait tenté, pour la première fois, de réunir à l'échelle mondiale une documentation exposant les problèmes et les activités de tous les pays dans le domaine de la santé. Sans doute les pays étaient -ils appelés à présenter selon un schéma défini les renseignements courants qui leur étaient demandés, mais ils avaient toute latitude d'y ajouter des commen-

documentation de l'Organisation des Nations Unies, de l'Organisation mondiale de la Santé et des autres institutions spécialisées qui constitue une inestimable bibliothèque internationale d'ouvrages de référence.

Le rapport sur la situation sanitaire dans le monde

est maintenant une réalité et ses compilateurs se doivent de mettre au point un schéma plus permanent

taires et des observations de caractère général ou complémentaire. Les gouvernements, après avoir réfléchi à leurs responsabilités, à leurs difficultés et à

et plus suivi qui facilitera la comparaison entre un premier ouvrage à la formule novatrice et les rapports

leurs réalisations, pouvaient de la sorte dresser leur bilan, non certes pour se justifier ou se glorifier, mais tout simplement pour apporter leur contribution au fonds commun de connaissances et d'expérience dont l'enrichissement ne cesse de faire progresser l'administration sanitaire. Cette masse d'informations rassemblées, collationnées, inventoriées et analysées est devenue, après élaboration, le Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. En tant que tel, cet ouvrage a procuré l'occasion unique d'études compa-

qui continueront la série. Certaines catégories de renseignements doivent se retrouver dans chaque rapport; n'éveillant guère de résonances émotionnelles, ces renseignements sont en fait d'assez ternes et monotones extraits des registres d'état civil, mais il faut leur donner une présentation uniforme pour que les futurs lecteurs des rapports puissent comparer rubriques et tableaux dans les volumes successifs. Ce n'est pas tout. Certaines données qui étaient particulières et assurément essentielles au premier rapport de cette série n'auront pas besoin d'être maintenues. C'est ainsi qu'on n'a pas reproduit, au moins dans le

ratives à l'échelle mondiale. Ces confrontations ont été bénéfiques et fructueuses, en ce sens qu'elles ont permis aux pays de prendre connaissance des mesures prises par d'autres Etats, placés dans une même situation, pour résoudre et vaincre les difficultés auxquelles ils se heurtaient. Elles ont été aussi une source d'émula-

présent volume, les descriptions de la géographie, de la constitution, des moyens d'enseignement, des conditions sociales et économiques et de l'exploitation industrielle des pays. On trouvera ces données géné-

rales dans le Premier Rapport ou dans tout autre

tion. Grâce aux échanges de vues et d'idées sur des problèmes communs, aux enseignements pratiques et aux encouragements que l'on peut tirer de ce rapport, il est devenu possible de construire l'avenir sur des fondements plus solides et l'on a pu se rendre compte une fois de plus des bienfaits de la collaboration internationale. Le Premier Rapport a eu une autre utilité : fournir

ouvrage de référence. Dans le présent rapport, elles n'ont été fournies que dans les cas de pays récemment

parvenus à l'indépendance qui n'avaient pas fait l'objet d'une description de ce genre ou avaient été englobés dans un groupe de territoires coloniaux. De même, dans les sections des exposés par pays où sont présentées l'organisation et l'administration

des services de santé, il a paru souhaitable de renvoyer le lecteur aux descriptions détaillées qui figurent

sous une forme succincte un exposé de la situation sanitaire dans le monde non seulement à ceux que leur profession met aux prises avec les tâches quotidiennes

dans le Premier Rapport, plutôt que de reproduire sans grand profit des textes déjà publiés. Bien entendu,

de l'administration sanitaire, mais encore aux étudiants, aux maîtres et aux chercheurs désireux d'exercer leur esprit d'analyse et de satisfaire leur curiosité. Ce dernier groupe de lecteurs, en particulier, a eu accès de la sorte à une masse d'informations qui, objectivement examinées et bien assimilées, ont pu leur suggérer à la fois des moyens de remédier aux déficiences et

on a rendu compte des changements et des innovations qui ont pu se produire et il est remarquable de constater, même dans les pays très avancés, combien de changements se sont produits dans certains domaines

qui, par tradition, semblaient devoir conserver un caractère immuable et sacro- saint. Il sera peut -être utile de retracer ici l'historique et

aux lacunes subsistantes et de nouvelles méthodes pour triompher de maux millénaires. Mine de renseignements, le Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde a pris place dans cette

la genèse du rapport sur la situation sanitaire dans le monde. On en trouvera le fondement dans les articles 61 et 62 de la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, qui stipulent:

-3-

4

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

« Article 61: Chaque Etat Membre fait rapport annuellement à l'Organisation sur les mesures prises et les progrès réalisés pour améliorer la santé de sa population.

de « renseignements demandés », sous réserve des ajustements qui leur paraîtraient nécessaires. Ces directives ont été respectées, et c'est d'après les données

ainsi recueillies qu'a été établi le Premier Rapport. Les renseignements recherchés à cette occasion visaient

Article 62: Chaque Etat Membre fait rapport annuellement sur les mesures prises en exécution des recommandations que l'Organisation lui aura faites

à obtenir un exposé exact de l'origine et du dévelop-

pement des services de santé de chaque pays, de déterminer la doctrine dont ceux -ci s'inspiraient, de préciser la répartition des responsabilités et des fonctions au triple échelon national, régional et local et de dégager les principaux problèmes sanitaires et leur évolution. On s'était également intéressé aux événements économiques et sociaux généraux de nature à influencer l'état sanitaire des populations et à tous progrès de la recherche susceptibles d'exercer un effet analogue, présumé bénéfique. Il s'agissait au fond essentiellement de dresser un tableau sincère et complet de l'état de choses actuel en ne s'engageant qu'au minimum dans des spéculations d'avenir. Dans ce cadre assez étroit, étayé d'un nombre relativement restreint de tableaux statistiques, le rapport a pu néanmoins, pour chaque pays, offrir au lecteur curieux un compte rendu clair, succinct et documenté de l'administration sanitaire, des maladies les plus fréquentes, des données démographiques et biostatistiques et des principaux problèmes. Il est évident que ces renseigne-

et en exécution des conventions, accords et règlements. »

Vers les débuts de l'Organisation, ces articles avaient donné lieu à la suggestion de rédiger et publier

un annuaire international de la santé. Sans avoir

jamais été explicitement abandonnée, cette suggestion a été pratiquement écartée en 1952, surtout, semble -t -il,

en raison des inévitables retards qu'aurait comportés la publication d'un ouvrage qui fût à la fois utilisable et à jour. Pendant ce temps toutefois, les obligations acceptées par les Etats Membres aux termes des articles

61 et 62 n'étaient pas remplies, tout au moins intégralement. Il se peut qu'aux yeux de beaucoup, la série toujours plus longue des Rapports annuels du Directeur général ait fini par apparaître comme un commentaire sur la santé dans le monde, alors qu'en fait elle ne constituait que les annales de l'activité de l'Organisation. C'est pourquoi le Directeur général saisit, en 1955, le Conseil exécutif des vues du Conseil économique et social et de l'Assemblée générale des

Nations Unies sur la nécessité d'évaluer la situation sanitaire dans le monde, et il fit remarquer au Conseil

ments n'étaient pas complets, mais dans l'immédiat et pour certaines fins, ils étaient suffisants.

Le questionnaire préparé pour l'élaboration du Deuxième Rapport sur la situation sanitaire dans le monde a été conçu dans un esprit plus ambitieux. S'appuyant, d'une façon générale, sur les données fondamentales qui avaient servi à la rédaction du

que de telles évaluations étaient indispensables à l'accomplissement des autres fonctions de l'Organisation. Le Directeur général fut alors invité à présenter

une étude sur la question à la Huitième Assemblée mondiale de la Santé. En réalité, ce fut la Neuvième Assemblée mondiale de la Santé qui, en mai 1956, autorisa la préparation d'un rapport sur la situation sanitaire dans le monde, couvrant dans la mesure du possible la période 1954-1956; 1 elle définit également les grandes lignes que cette étude devrait suivre. Elle demanda en outre que ce premier rapport fût soumis à la Onzième Assemblée mondiale de la Santé. Quant au présent rapport, il résulte d'une résolution de cette même Onzième Assemblée,$ qui, à Minneapolis en

Premier Rapport, ce questionnaire a sollicité des

précisions sur toutes modifications administratives, législatives, sociales ou économiques récemment intervenues, ainsi que sur les plans envisagés dans l'immédiat et à longue échéance. Au lieu d'allusions quasi fortuites à la recherche, il a expressément demandé un exposé succinct des recherches médicales

et de santé publique, y compris celles sur le terrain, entreprises pendant la période comprise entre 1957 et 1960, cet exposé devant être accompagné d'indications

juin 1958, prit connaissance du premier rapport et demanda la préparation d'un deuxième rapport couvrant la période 1957 -1960 pour soumission à la Quinzième Assemblée en 1962.

sur l'origine de l'assistance fournie à la recherche et sur le nombre des chercheurs. Les destinataires du questionnaire ont également été invités à faire rapport sur les problèmes sanitaires non encore résolus, sur leur ampleur respective et sur les raisons de l'ordre de priorité dans lequel ils étaient classés. Le

Pour en revenir au Premier Rapport, le Conseil exécutif, en février 1956,' proposa comme base de travail que les Etats Membres de l'Organisation qui appartenaient aussi à l'Organisation panaméricaine de la Santé veuillent bien se conformer aux rubriques

nombre des tableaux biostatistiques a été porté à quatorze; ces tableaux concernent non seulement les faits démographiques et sanitaires essentiels, mais encore les éléments administratifs consignés dans les

appropriées du questionnaire déjà utilisé par cette dernière. Quant aux autres Etats Membres, il leur fut suggéré de formuler leur réponse, non pas en remplissant un questionnaire, mais en s'inspirant d'une liste 1 Résolution WHA9.27: Actes off. Org. mond. Santé, 71, 27. 2 Résolution WHA11.38: Actes off. Org. mond. Santé, 87, 34. 3 Résolution EB17.R67: Actes off. Org. mond. Santé, 68, 28.

archives des hôpitaux, des dispensaires et autres établissements sanitaires, les états du personnel, la classification des établissements de formation profes-

sionnelle, et les descriptions des multiples activités de l'organisation sanitaire. Cette prospection plus poussée des faits et des chiffres ne saurait être mieux mise en évidence que par la comparaison des renseigne-

INTRODUCTION

5

ments demandés, pour chacun des deux rapports, sur les moyens de formation universitaires et post -universitaires du personnel sanitaire. Pour le Premier Rapport, le questionnaire se limitait aux indications suivantes:

soumis à l'Assemblée générale des Nations Unies sous forme de résumés des renseignements relatifs aux

territoires non autonomes ou aux territoires sous tutelle, aux rapports qui présentent les conclusions des missions de la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement, ou encore aux rapports qui résultent des constatations auxquelles ont donné lieu les programmes d'assistance technique. On a également consulté, sur des points de détail, des ouvrages internationaux de référence, officiels ou non, tels que l'Annuaire statistique des Nations Unies, The World Almanac and Book of Facts, The International Year Book and Statesmen's Who's Who, et The States man's Year -Book. Si, dans l'élaboration des exposés par

1) genre, nombre, répartition; 2) nombre annuel des étudiants et des diplômés.

En revanche, pour l'établissement du Deuxième Rapport, la notice du questionnaire a été développée comme suit: «Formation professionnelle et technique du personnel médical et apparenté Exposer sommairement l'évolution quantitative et qualitative qui s'est produite entre 1957 et 1960 dans la formation professionnelle et technique du personnel médical et apparenté, notamment des médecins, dentistes, pharmaciens, ingénieurs sanitaires, vétérinaires et autres travailleurs sanitaires de niveau universitaire (entomologistes, spécialistes des radiations, spécialistes de

pays, on a exploré et utilisé toutes ces sources, il convient cependant de souligner que les renseignements donnés dans chacun de ces exposés sont, dans

l'ensemble, ceux qui ont été fournis par les pays intéressés eux- mêmes.

l'hygiène du travail, statisticiens sanitaires, éducateurs sanitaires, etc.), des assistants médicaux et sanitaires, infirmières, sages -femmes, personnel de laboratoire, techniciens de radiologie et physiothérapeutes et du personnel auxiliaire (soins infirmiers, obstétrique, assainissement, dentisterie, pharmacie, statistiques sanitaires). Comprendre dans cette section la formation post- universitaire, les cours d'entretien, les bourses d'études à l'étranger. »

La différence marquante entre les deux rapports réside en fait dans la manière dont on a conçu la première partie de caractère introductif. Dans le Premier Rapport, celle -ci consistait en une vaste synthèse des questions traitées dans les 157 exposés succincts par pays qui y faisaient suite. Cette synthèse, loin de se borner à résumer les exposés, se présentait plutôt comme une étude d'ensemble de la situation sanitaire dans le monde sous ses aspects principaux. On y avait analysé et discuté les influences qui tendent à déterminer l'état sanitaire d'un pays, ainsi qu'énuméré et précisé les éléments nécessaires de tout système ou de tout ensemble de mesures élaborés dans le but d'améliorer l'état de la santé publique. En bref, il s'agissait à la fois d'un essai sur les moyens d'atteindre le but défini par la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé dans son préambule -« la pos-

En bref, on a entrepris de rassembler, au moyen des questionnaires établis pour la préparation du Deuxième Rapport, une documentation si abondante qu'on ne pouvait raisonnablement songer à la faire figurer dans le rapport même, mais qui, néanmoins, complétera utilement les matériaux de référence dont l'Organisation mondiale de la Santé est la dépositaire. C'est là une documentation à laquelle on fera certai-

nement de nombreux emprunts dans l'avenir, non seulement pour mettre en lumière les dispositions administratives des pays qui l'ont fournie, mais encore pour alimenter les recherches des esprits désireux de

session du meilleur état de santé... (que tout être humain)... est capable d'atteindre » - et d'un aperçu des principes régissant l'action sanitaire et la coopération internationales.

se livrer à des études comparatives des problèmes d'administration médicale et de santé publique.

La partie introductive du présent rapport serait

A tous les agents des administrations sanitaires qui, dans le monde entier et avec une patience et une

un exercice stérile si elle se contentait de répéter ce qui

a été dit précédemment. Son but est plus simple: indiquer les tendances qui se manifestent aujourd'hui

obligeance remarquables, ont tant fait pour réunir les renseignements détaillés souvent difficiles à obtenir qui leur étaient demandés, le Directeur général exprime ses remerciements et sa profonde gratitude.

dans le progrès universel vers un meilleur état de santé, exposer dans leur diversité les problèmes non encore résolus et examiner brièvement dans quelle mesure la recherche dans le domaine de la médecine et de la santé publique et la collaboration internationale

Avant de faire ressortir les liens qui unissent les deux rapports et de souligner la continuité des vues qui s'en dégagent, il nous faut indiquer encore un point sur lequel ils diffèrent. Chacun d'eux se compose de deux parties, la première intitulée « Etude générale » et la seconde consacrée aux « exposés par pays ». Les études synoptiques,

peuvent contribuer à favoriser ces tendances et cette évolution. Il ne faudrait d'ailleurs pas accorder trop d'importance à cette différence, si réelle soit -elle, entre le mode de présentation des deux rapports. Il n'y a pas, à vrai dire, de divergence radicale de mé-

classées par Région et par ordre alphabétique, que contient cette deuxième partie se fondent surtout sur les réponses des pays mêmes au questionnaire, mais, lorsqu'il semblait y avoir intérêt à compléter cette documentation, des emprunts ont été faits à d'autres rapports, par exemple à ceux officiellement

thode: à l'ample revue d'ensemble de la situation

sanitaire telle qu'elle se présentait avant 1954 et aux considérations générales destinées à guider l'adminis-

trateur de la santé dans l'avenir, on s'est borné à substituer un commentaire cursif sur les progrès réalisés pendant la période quadriennale 1957 -1960.

6

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Il est possible de relier çà et là les deux rapports et,

1357 sages -femmes et 344 000 visites. En 1955, la Syrie comptait 346 étudiants en médecine; en 1957 elle

pour reprendre les termes de John Graunt, père des statistiques démographiques, de présenter dans « quel-

en comptait 380 et en 1959, 470. La République fédérale d'Allemagne avait en 1954 enregistré 14 358 déclarations de diphtérie, tandis qu'en 1957 et en 1960 les cas déclarés étaient tombés à 6787 et 1946 respectivement. En Angleterre et au pays de Galles, l'effectif des infirmières exerçant dans les hôpitaux du Service national de la Santé se chiffrait à 175 222 en 1954, à 185 826 en 1957 et à 202 306 en 1959. En Tchécoslova-

ques tableaux parfaitement clairs » un panorama synoptique des améliorations enregistrées entre 1954 et 1960. Il ne s'agit certes que d'une période de sept ans, mais qui représente à ce jour presque la moitié de l'existence de l'Organisation mondiale de la Santé. Il n'est pas difficile d'y discerner des signes de progrès et d'amélioration. On en trouve non seulement dans les taux statistiques fondamentaux de la durée de vie et de la mortalité et dans le déclin des maladies transmissibles, mais encore dans tous les domaines de l'administration sanitaire, qu'il s'agisse de la multiplication des centres de protection de l'enfance, de l'accroissement réjouissant des budgets sanitaires, du renforcement des cadres ou de l'augmentation des dépenses de sécurité sociale. Il est vrai que chaque nation, tout comme un être humain, peut avoir ses préférences et ses intérêts propres. Tel pays peut s'enorgueillir de l'organisation des loisirs de sa jeunesse, tel autre peut estimer que l'augmentation du nombre des réseaux

quie le taux de mortalité infantile était tombé pendant les trois années 1954 -1956 de 37,6 pour 1000 naissances vivantes à 31,4, remontant certes à 33,5 en 1957, mais pour redescendre ensuite pendant les trois années suivantes à 29,5, 25,7 et finalement à 23,5 en 1960. On aura noté que chacun de ces exemples marque un changement, et un changement pour le mieux. Il ne faudrait cependant pas s'imaginer que l'évolution a toujours été dans le sens de l'amélioration. Ce rap-

d'adduction d'eau courante est un événement de la plus haute importance pour la santé; un troisième verra dans l'élimination de l'hydatidose par la surveillance de la population canine une nécessité urgente.

port expose la situation sanitaire telle qu'elle s'est présentée dans le monde pendant la période 19571960 et l'on ne saurait soutenir sans faire preuve de présomption que tous les pays en toute circonstance ont eu la tâche facile. Nombreuses certes sont les

réponses au questionnaire qui témoignent d'un progrès, parfois même dans plusieurs domaines de la santé publique, mais il est aussi des pays où la marche

De tout cela il est fait mention dans les exposés par pays, soit en tant que but visé, soit au nombre des réalisations effectives. Il arrive fréquemment que les améliorations constatées se situent dans un domaine relativement mineur de la santé publique. Par elles mêmes, elles ne semblent pas susceptibles d'avoir exercé une influence sensible sur l'état sanitaire de la collectivité, mais, dans bien des cas, elles s'ajoutent à des améliorations analogues obtenues dans d'autres domaines, et toutes ensemble font sentir leurs effets avec d'autant plus de netteté qu'elles se renforcent mutuelle-

en avant a été moins sensible. Il en est où les taux élevés de mortalité et de morbidité n'ont guère fléchi, où les progrès se sont ralentis et où, dans certains cas, on a même noté des signes de régression. Si l'on est fondé à dire que dans l'ensemble il y a eu améliora-

tion, il n'en faut pas moins souligner que le cahier de route contient çà et là des pages sombres où l'acti-

vité se relâche, des îlots irréductibles de résistance

et des périodes de frustration. Le noir reste noir, même si par euphémisme il est loisible de l'appeler gris. Peut -être chercherait -on en vain dans le présent tableau de la situation sanitaire mondiale des taches vraiment noires, mais il est néanmoins des points où le gris saute aux yeux.

ment. Leurs effets bénéfiques s'accroissent suivant une progression géométrique plutôt qu'arithmétique. On peut donc, en puisant dans l'extrême diversité des faits enregistrés, jalonner cet espace de sept années

d'une série d'exemples - choisis au hasard et présentés sans ordre bien défini - illustrant les tendances du progrès sanitaire. Prenons pour commencer l'exemple de l'archipel des Comores: en 1954, 900 femmes

enceintes avaient fréquenté les consultations prénatales; en 1957, le chiffre enregistré atteignait 1517 et en 1960, il était de 2282. En 1954, le Canada signalait que

la fréquence des cas nouveaux de tuberculose était de 59,8 pour 100 000 habitants; en 1957 et 1960, les taux tombaient à 46,18 et 35,7 respectivement. En 1953, on comptait en Bolivie 672 cas de paludisme pour 100 000 habitants; en 1957, le chiffre était tombé à 32

et en 1960 à 18. Le budget sanitaire de la Malaisie s'établissait en 1952 à quelque 43,6 millions de dollars malais; en 1956, il s'élevait à 56,5 millions et en 1960 à 79,7 millions. A Ceylan, 1336 sages -femmes avaient en 1954 effectué 296 000 visites à domicile; en 1957, 1281 sages- femmes seulement en avaient effectué 344 000 et en 1960, les chiffres respectifs étaient de

Dans la suite de ces chapitres d'introduction, on examinera les problèmes sanitaires subsistants tels que les voient les administrateurs nationaux de la santé eux -mêmes. Certains de ces problèmes seront alors discutés plus en détail. L'objet même du présent rapport le limite à une description de la situation sanitaire telle qu'elle se présente dans le monde; c'est à d'autres qu'il appartiendra d'envisager les mesures à prendre pour remédier aux déficiences de l'état de choses actuel. Mais s'il faut dégager une conclusion des éléments d'information contenus dans cet ouvrage, que celle -ci ne traduise ni pessimisme, ni découragement, ni contentement de soi d'ailleurs. Que la lecture de ces pages inspire une profonde reconnaissance pour tout ce qu'ont accompli de par le monde des hommes et des femmes de bonne volonté, aux yeux desquels l'Organi-

sation mondiale de la Santé veut être un symbole de foi et un gage d'espoir pour l'avenir.

CHAPITRE 2

ANALYSE STATISTIQUE 1. INDICATEURS DE L'ÉTAT DE SANTÉ

On a beaucoup décrié les statistiques, mais nul ne niera qu'elles permettent de substituer des données quantitatives précises à des appréciations qualitatives

vagues, voire dénuées de sens. Telle était l'opinion de John Simon,' et l'on ne peut qu'y souscrire. Nul ne saurait non plus contester une autre de ses observations, selon laquelle la méthode statistique rend l'arithmétique raisonnée et surtout instructive. Le bon fonctionnement de tout système organisé de services de santé, l'évaluation des résultats obtenus par ceux -ci et la planification de leurs activités ultérieures exigent, de toute évidence, que l'administra-

de l'état de santé des collectivités et même de discerner les facteurs qui exercent sur lui une influence directe ou indirecte. Le taux annuel brut de mortalité, c'est -à -dire le nombre annuel total de décès pour 1000 habitants,

est l'indicateur le plus courant et le plus facile à obtenir. C'est celui qu'on a le plus de chances de connaître dans bien des régions où les données concernant le taux de mortalité infantile sont douteuses et où, pour l'espérance de vie, on en est réduit aux suppositions. Il rend compte de l'importance globale de la mortalité dans une collectivité ou un pays donnés et peut servir à des comparaisons année par année sur le plan local quand les autres éléments ne varient pas.

teur sanitaire soit en mesure de voir clairement la nature et la complexité des problèmes qui intéressent

la santé de la population. Il doit pouvoir, en outre, déterminer ces problèmes avec précision et en recon-

naître la portée et l'ampleur respectives de façon à les classer par ordre d'importance et de priorité pour l'action à entreprendre. Des étalons de mesure apparaissent donc nécessaires. Ils sont, en fait, indispensables car sans de tels outils l'administrateur sanitaire ne pourrait rien accomplir de sérieux. Malheureusement, il n'y a pas, en matière de santé, d'indicateurs assez spécifiques et assez généralement satisfaisants

pour s'imposer dans le monde entier. Toutes les sources de renseignements existantes laissent à désirer

En revanche, il n'a qu'une utilité restreinte aux fins de comparaison internationale, la composition par âge et par sexe d'une population comptant beaucoup pour la détermination de la mortalité. Néanmoins, on serait malavisé de sous- estimer la valeur du taux brut de mortalité en tant qu'indicateur des progrès accomplis dans les pays en voie de développement. Dans nombre de ces pays, il a baissé au cours des dix dernières années et, à condition que la composition par âge et par sexe ne se soit pas sensiblement modifiée et que la proportion des décès enregistrés soit demeurée la même, cette diminution peut jusqu'à un certain point être considérée comme donnant

sur un ou plusieurs points. Dans ces conditions,

la mesure de l'amélioration intervenue. On peut d'ailleurs admettre qu'en règle générale l'enregistrement des décès devient de plus en plus complet avec le temps et que, par conséquent, toute baisse du taux de mortalité correspond à une réalité. Pour la période 1950 -1959, le taux brut moyen de mortalité a été calculé pour 111 Etats et territoires sur les 216 que l'on dénombre dans le monde. On n'a pas pu prendre en considération les statistiques des pays restants parce qu'on manquait de renseignements,

l'administrateur sanitaire en quête d'aide a tendance à recourir aux moyens qui lui sont familiers et dont il dispose habituellement. Ses principaux éléments d'information sont de deux sortes: 1) les données relatives à la mortalité, notamment les taux bruts de mortalité et les taux de mortalité infantile; 2) les données relatives à la morbidité que peuvent fournir les déclarations et registres des cas de maladies transmissibles ou, éventuellement, d'autres maladies.

Statistiques de mortalité Les données relatives à la mortalité n'ont sans doute qu'une valeur limitée mais, convenablement utilisées et soigneusement analysées, elles permettent d'entrevoir, bien qu'assez indistinctement parfois, l'évolution 1 Voir: Simon, J. (1890) English sanitary institutions, Londres, Cassell.

notamment pour le début de la période, soit sur le total des décès, soit sur le volume de la population, ou sur ces deux points à la fois. Le taux moyen de mortalité pour les 111 Etats et territoires considérés était, en 1950, de 10,9 pour 1000 habitants. En 1959,

il était tombé à 9,6. Ces chiffres, qui se rapportent à un peu plus d'un tiers de la population du monde, accusent un déclin de 12 %. Il est manifestement impossible d'examiner les tendances de la mortalité mondiale sur la base de tels renseignements, qui ne proviennent que d'un peu plus de la moitié du globe. Une inconnue notable subsiste

-7-

8

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

du fait de l'absence de données dignes de foi touchant le reste du monde; peut -être celles -ci modifieraient elles sensiblement le tableau qui se dégage des rensei-

gnements disponibles. Quoi qu'il en soit, les statistiques dont on dispose pour diverses parties de toutes les six Régions de l'OMS font apparaître une baisse du taux brut de mortalité au cours des dix dernières années.

On ne possède pas partout de renseignements statistiques relatifs aux causes de décès. Ceux qui sont publiés sont parfois de qualité discutable. Il n'est donc pas possible de dresser une liste des principales causes de décès par pays pour l'ensemble du monde. Une telle étude comparative doit se limiter aux pays où l'on sait qu'il existe un mécanisme adéquat permettant de recueillir des données suffisamment exactes et com-

en soit, celle -ci a diminué presque partout, bien que dans des proportions variables selon les pays. I1 faut s'en réjouir, d'autant que ce phénomène est le signe d'une amélioration des conditions sociales et sanitaires ainsi que de l'organisation des services appropriés. Le tableau 1 montre et permet de comparer les modifications (toutes favorables) des taux de mortalité infantile dans les différentes Régions de l'OMS de 1950 à 1959. TABLEAU 1. TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE, PAR RÉGION, 1950 ET 1959 Nombre de pays pour de

Taux de mortalité infantile pour 1000 naissances vivantes 1950 1959

plètes. Quand les renseignements fournis répondent à ces critères, ils sont à la fois utiles et révélateurs. Pour les pays remplissant ces conditions, les cardiopathies représentent aujourd'hui la principale cause de décès, leur part dans la mortalité totale allant d'un

Région de l'OMS

Nombre total lesquels de pays on dispose données

quart à plus d'un tiers. Les tumeurs malignes se

classent au deuxième rang avec 14 à 22 % des décès. Viennent ensuite les lésions vasculaires affectant le système nerveux central, qui interviennent pour 11 à 16 % dans la mortalité totale, puis les accidents, aux-

quels sont imputables 4 à 7 % des décès. Chacune de ces causes accuse une tendance ascendante marquée

Afrique Amériques Asie du Sud -Est . . . Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental .

47 50 11

11

45 23 40

32

92,4 60,3 69,3 55,7 64,4

29 3

-

69,7 51,6

19

45,0 37,9 46,8 48,6

-

au cours des dix dernières années. Il y a là, dans les pays développés, autant de domaines où s'efforcer de sauver des vies humaines, autant de problèmes majeurs à résoudre pour les services de santé. Le tableau est quelque peu différent ailleurs, notam-

Total

216

94

65,4

En général, la baisse du taux a été plus marquée pour les enfants se trouvant dans la période comprise

ment dans les pays qui cherchent à donner à leurs services sanitaires, en cours d'aménagement, une base

entre quatre semaines et douze mois que pour les nouveau -nés pendant les quatre premières semaines de la vie. Or c'est cette mortalité précoce que doivent surtout se préoccuper de réduire les pays où le taux global de mortalité infantile a déjà été ramené à 30 décès, ou moins, pour 1000 naissances vivantes. Les facteurs souvent si opiniâtres auxquels il faut s'atta-

de travail appropriée mais qui ne sont pas encore parvenus à avoir des statistiques complètes ou sûres. (Il est, bien entendu, possible que les différences soient dues à d'autres facteurs qu'à la déficience des statistiques.) Dans ces pays, il semble que les principales

causes de décès soient, d'après les renseignements disponibles :

quer sont ceux qui existent à la naissance. Dans d'autres pays, fréquemment les moins développés, le taux global est plus élevé mais plus sensible à l'amélioration du milieu et plus prompt à en subir l'influence. Deux autres indicateurs de l'état de santé ont été proposés: l'espérance de vie et le taux de mortalité proportionnelle. L'espérance de vie se calcule à partir des chiffres de mortalité effective de la collectivité considérée (habituellement la collectivité nationale) à divers âges et pour les deux sexes. Cet indicateur a été utilisé comme mesure du niveau de santé partout où il est possible de l'obtenir de façon sûre et continue. Son principal inconvénient, pour l'administrateur de la santé publique, tient à ce qu'il ne se calcule habituellement qu'à intervalles peu rapprochés, à l'occasion des recensements périodiques des populations qui peuvent n'avoir lieu que tous les cinq ou dix ans. Le taux de mortalité proportionnelle - indicateur d'introduction relativement récente - est le pourcentage des décès de personnes âgées de 50 ans et plus par rapport au total

1) les maladies diarrhéiques non spécifiques, c'est -àdire la gastro- entérite et la colite; 2) la pneumonie; 3) la grippe.

Outre le taux brut de mortalité, le taux de mortalité infantile (nombre de décès d'enfants de moins d'un an pour 1000 naissances vivantes) est couramment utilisé comme indicateur du niveau de santé. Malheureuse-

ment les chiffres obtenus dans bien des parties du monde ne sont guère sûrs. On a suggéré un perfectionnement de ce taux qui tendrait à éliminer l'effet des causes prénatales ou périnatales en ne comptant que les décès d'enfants âgés de quatre semaines à douze mois. Les données ainsi requises seraient, toutefois, encore plus difficiles à obtenir que celles qui concernent la mortalité infantile totale. Quoi qu'il

ANALYSE STATISTIQUE

9

des décès. Si tous les membres d'une collectivité donnée dépassaient l'âge de 50 ans, ce taux serait de 100. Quelques exemples aideront à préciser ce dont il s'agit. Pour 1957 -1959, le taux de mortalité propor-

2. TENDANCES DE LA MORTALITÉ DUE A CERTAINES MALADIES ET DE LEUR MORBIDITÉ

tionnelle a été de 89 en Suède et de 84 en Autriche, alors qu'il était de 22 en République Dominicaine et de 23 au Nicaragua. Ce sont là des exemples caractéristiques des différences que ce taux permet de faire ressortir. Les renseignements de base sont faciles à recueillir et la méthode de calcul est nette. Avant, toutefois, qu'on puisse considérer ce taux comme un indicateur satisfaisant, ne prêtant pas à des interprétations trompeuses, il faudra étudier plus à fond sa validité et ses limites d'applicabilité; des recherches sont en

Choléra

Au XXe siècle, les pays d'Asie ont été les seuls, exception faite de l'Egypte en 1947, à connaître des épidémies de choléra. La maladie n'a pas été signalée dans les Amériques depuis 1911, en Europe depuis 1923. En Asie, les épidémies les plus récentes se sont produites en 1925 -1927 (Singapour), 1930 -1934 (Philippines), 1946 (Japon, Hong Kong, Malaisie, Macao, Taiwan, Chine continentale), 1945 -1946 (Indochine), et 1950 (Birmanie, Cambodge, Inde, Inde portugaise,

cours à ce sujet.

Pakistan et République du Viet -Nam). En 1957, la maladie s'est manifestée en Birmanie, au Cambodge,

Statistiques de morbidité

dans l'Inde et au Pakistan, mais le nombre des cas a été peu élevé pour la Birmanie et le Cambodge (respectivement 11 et 6). En 1958 -1959, le choléra est apparu en Thailande; en 1960, aucun cas n'a été enre-

s'intéressent aux statistiques de morbidité. Voici plus d'un siècle qu'ils cherchent, sans grand succès, à en obtenir, mais le perfectionnement des services statistiques des administrations sanitaires et organismes apparentés permet d'en espérer de bien meilleurs résultats à l'avenir. Diverses méthodes ont été employées dans ce domaine. Certaines études se sont fondées sur les données rassemblées de façon courante, d'autres sur les résultats d'enquêtes spéciales. Beaucoup de ces études diffèrent quant aux groupes de

Ce n'est pas d'aujourd'hui que les spécialistes

gistré dans ce pays, mais des poussées épidémiques ont eu lieu en Birmanie, au Pakistan occidental et en Afghanistan.

Le nombre total des cas signalés dans le monde entier est en nette régression: 211 943 en 1950, 64 910 en 1957 et 32 827 en 1960, dont 15 895 pour l'Inde et

15 774 pour le Pakistan. Le chiffre des décès baisse lui aussi pour toutes les régions touchées par le choléra: 130 481 encore en 1950, 59 101 en 1957 et

population considérés et aux critères appliqués pour définir les maladies et les infirmités. Il faut, pour une population donnée, des renseignements précis sur le nombre des personnes de chaque groupe d'âge, de chaque sexe et de chaque groupe professionnel qui tombent malades, sur la fréquence, la longueur et la gravité des épisodes morbides et sur la nature des maladies en cause. Les données les plus abondantes dont on dispose concernent les maladies soumises à déclaration (ordinairement des maladies transmissibles). Celles -ci, toutefois, ne représentent qu'une fraction de la multitude de maladies existant dans une population; de plus, en raison du grand nombre des cas bénins ou non décelés qui ne sont pas déclarés, ces

seulement 12 806 en 1960, dont 5729 pour l'Inde et 6608 pour le Pakistan. Cette évolution favorable de la morbidité et de la mortalité est probablement due à l'action combinée de plusieurs facteurs. On peut citer parmi ceux -ci l'approvisionnement en eau saine, l'amélioration des mesures

données prises isolément rendent mal compte de la fréquence réelle des maladies transmissibles. Leur étude

d'assainissement, l'application plus générale et plus stricte des principes de l'hygiène alimentaire, la propagande en faveur de la santé publique et l'élévation du niveau d'instruction. En outre, les mesures de quarantaine prises en vertu du Règlement sanitaire international ont permis de maintenir la maladie dans les limites des zones d'endémicité et d'en empêcher la propagation à d'autres régions du globe. Le tableau 2 donne le nombre de cas déclarés et de décès enregistrés de 1950 à 1960 pour l'ensemble des Etats et territoires où le choléra existe. Poliomyélite

n'en apporte pas moins de précieuses indications sur ces maladies. On peut en déterminer l'étendue, reconnaître certaines liaisons entre elles, et ainsi éclairer les facteurs étiologiques. Ces données se révèlent donc particulièrement utiles pour l'administrateur sanitaire, notamment dans les pays oíù les maladies dites « épidémiques » sont encore très répandues. Ailleurs, là où les endémies, les accidents et les maladies dégénératives sont en voie de devenir les préoccupations essentielles des administrations, les statistiques de morbidité constituent l'un des plus précieux instruments de découverte dont disposent les services compétents.

Dans les premières années du XXe siècle, la poliomyélite était diagnostiquée d'après ses manifestations paralytiques. C'est depuis quelques dizaines d'années seulement que les formes non paralytiques sont largement connues. Le virus se rencontre dans le monde

entier et provoque presque partout des infections, avec ou sans signes cliniques, mais la forme classique

de la maladie est surtout répandue dans les zones tempérées.

10

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

TABLEAU 2. CHOLÉRA: NOMBRE DE CAS DÉCLARÉS ET DE DÉCÈS ENREGISTRÉS DE 1950 A 1960, POUR L'ENSEMBLE DES PAYS Année

et des décès enregistrés fournissent des indications intéressantes et utiles sur la fréquence globale de la maladie et sur la mortalité qui lui est imputable dans divers pays au cours des dernières années. Les données

Nombre de cas 211 943 116 652 123 287

Nombre de décès

1950 1951

1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960

233 922 36 470

40 400 66 581 64 910 95 811

42 749 32 827

130 481 74 849 79 740 143 017 31 948 28 125 43 491 59 101 62 556 18 796 12 806

disponibles à cet égard pour 130 Etats et territoires font ressortir, en général, un recul des cas nouveaux de poliomyélite depuis dix ans. Le nombre annuel moyen des cas déclarés était de 85 670 pendant la période 1951 -1953. En 1960, le total n'a été que de 37 372 (voir le tableau 3).

La morbidité poliomyélitique a accusé une chute frappante dans certaines parties du monde. Pour le Canada et les Etats -Unis d'Amérique pris ensemble, la moyenne annuelle des cas déclarés est tombée de 46 162 en 1951 -1953 à 4071 en 1960. En revanche, dans

les trente autres pays des Amériques, la fréquence des cas nouveaux a augmenté pendant cette même période, les chiffres passant de 4844 pour 1951 -1953 à 5830 pour 1960. Le même phénomène a été observé dans

la Région du Pacifique occidental. Alors que pour Nombre de pays ne signalent ni cas de poliomyélite ni décès attribuables à celle -ci. Cela tient peut -être à ce que même le meilleur système possible de notification comporte fatalement des lacunes. Dans le cas de la poliomyélite, une difficulté supplémentaire provient de ce que d'autres virus sont à l'origine de plusieurs des manifestations dites « non paralytiques ». En dépit de ces restrictions, les chiffres des cas déclarés l'Australie et la Nouvelle- Zélande ensemble, le nombre

annuel moyen des cas déclarés est tombé de 3159 en 1951 -1953 à 138 en 1960, les dix -sept autres pays de la Région ont enregistré 6398 cas en 1960 contre 3478 en moyenne pour 1951 -1953. D'après les renseignements

dont on dispose pour l'Afrique, le total des cas en 1960 a légèrement dépassé la moyenne de la période 1951 -1953. En ce qui concerne les autres Régions, la

TABLEAU 3. POLIOMYÉLITE: MOYENNE ANNUELLE OU TOTAL POUR L'ANNÉE DU NOMBRE DE CAS, PAR REGION, 1951 -1960 Région de l'OMS 1951 -1953

1954-1956

1957 t

1958 t

1959 t

I

1960 t

Afrique (36 sur 47) Amériques (48) Canada et Etats -Unis (2) Reste de la Région (30)

2 196

4 322

6 423

3 712

3 601

3 851

46 162 4 844

29 172 6 796 35 968 264

5 772 5 692 11 464

6 190 5 155 11 345 178

10 297 6 044 16 341

4 071 5 830 9 901 178

Total Asie du Sud -Est (2 sur 11)

51 006 333

430

260 18 515 1 304

Europe (27 sur 45)

24 052 . .

23 687 1 701

25 779 1 086

22 167 2 179

16 010 896

Méditerranée orientale (14 sur 23) Pacifique occidental (40) Australie et Nouvelle -Zélande (2) Reste de la Région (17)

1 446

.

3 159 3 478

1 872 2 267

188

151

2 246 2 434

4 467 4 618 44 199

92 3 706

138

6 398

Total TOTAL GÉNÉRAL

6 637 85 670

4 139 70 081

3 798

6 536 37 372

47 616

43 819

Moyenne annuelle. t Total pour l'année.

Les chiffres entre parenthèses indiquent le nombre de pays pour lesquels on dispose de statistiques.

ANALYSE STATISTIQUE

11

morbidité a diminué dans quatorze pays de la Méditerranée orientale, vingt -sept pays d'Europe et deux pays (Ceylan et l'Indonésie) d'Asie du Sud -Est. La mortalité a suivi une évolution parallèle. Pour

n'ont pas enregistré de réduction sensible des cas nouveaux. Diverses explications ont été proposées: on a

pensé notamment que la campagne d'immunisation n'avait pas intéressé une proportion suffisante de la population enfantine ou que l'activité du vaccin laissait

84 Etats et territoires pour lesquels on dispose de données enregistrées, la moyenne annuelle des décès attribués à la poliomyélite était de 4643 pour 19511953. Le chiffre correspondant pour 1960 n'a été que de 1647 (voir le tableau 4).

à désirer; on a aussi incriminé une virulence accrue de la souche épidémique, mais aucun des faits connus ne permet de supposer que ce facteur ait joué un rôle important.

TABLEAU 4. POLIOMYÉLITE: MOYENNE ANNUELLE OU TOTAL POUR L'ANNÉE DU NOMBRE DE DÉCÈS, PAR REGION, 1951 -1960 Région de l'OMS 1951 -1953 1954 -1956 1957 t 1958 t 1959 t

1

1960 t

Afrique (32 sur 47) Amériques (48) Canada et Etats -Unis (2)

121

141

191

106

118

160

Reste de la Région (6) Total Asie du Sud -Est (2 sur 11)

2 368 64 2 432 75 1

1

086 133

249 106 355 190 981 1

286 87 373 134

636 100 736 4

343 61

1

219 64

404 4 571 115

Europe (18 sur 45) Méditerranée orientale (12 sur 23) Pacifique occidental (40) Australie et Nouvelle -Zélande (2) Reste de la Région (10) . .

031

799 127

016 130

816 148

194

76

.

219 571

82

10

10

6

448 530 2 880

332 342 2 135

399

288

2 391 393 1

Total TOTAL O6NIRAL

790 4 643

409 2 168

294 2 116

647

*5 Moyenne annuelle.

Les chiffres entre parenthèses indiquent le nombre de pays pour lesquels on dispose de statistiques.

t Total pour l'année.

Si le total de ces décès en 1960 apparaît très inférieur

Tumeurs malignes de l'appareil respiratoire

à la moyenne de 1951 -1953 pour l'Australie et la Nouvelle -Zélande dans la Région du Pacifique occidental, pour le Canada et les Etats -Unis dans la Région des Amériques, on ne saurait cependant en dire autant du reste de cette dernière Région. Un mouvement de régression a aussi été noté pendant la même période dans les autres pays du Pacifique occidental qui com-

Le nombre des décès dus à des tumeurs malignes de l'appareil respiratoire a augmenté dans beaucoup de pays au cours des dix dernières années et l'on a pu dire, non sans quelque témérité, que le mouvement ascendant de la mortalité présentait les caractéristiques d'une poussée épidémique. Dans quelques pays,

muniquent à l'OMS leurs chiffres de mortalité, de même que dans les douze pays de la Méditerranée orientale et les dix -huit pays d'Europe pour lesquels on connaît le nombre des décès dus à la poliomyélite, ainsi qu'à Ceylan et à Goa en Asie du Sud -Est. Presque tous les pays dont les statistiques font ressortir une baisse spectaculaire du total des cas déclarés ont utilisé en grand le vaccin antipoliomyélitique. Cependant il convient de souligner que certains pays

notamment en Angleterre et au pays de Galles, les indices pathologiques recueillis laissent penser que l'évolution s'est amorcée il y a au moins quarante

ans; ailleurs, par exemple au Chili et au Japon, l'accroissement n'a été observé que depuis dix ou quinze ans. L'importance du phénomène varie sensiblement d'un pays à l'autre, même si l'on tient compte des différences de composition par âge et par sexe

entre les populations. Les taux bruts de mortalité mentionnés ci -après font ressortir l'importance des

qui ont procédé à des campagnes de vaccinations

12

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

décès dus aux tumeurs de ce genre dans les conditions qui règnent actuellement dans un certain nombre de pays. Aux Etats -Unis d'Amérique et au Canada, les taux bruts de mortalité par tumeurs malignes de l'ap-

pareil respiratoire ont été respectivement de 15,3 et 14,3 pour 100 000 habitants. La même année, ils ont été de 6,5 au Chili et de 5,1 au Venezuela. Dans la Région de la Méditerranée

orientale,

les taux

enregistrés sont habituellement faibles: celui de 2,2 pour 100 000 habitants enregistré en 1957 en Egypte peut être considéré comme typique; cette année -là toutefois, le chiffre s'est élevé à 13 pour la population juive d'Israël. En Europe, ces taux sont dans la majorité des pays très supérieurs à ceux qui viennent d'être cités. Il n'est pas rare que le chiffre annuel atteigne 50 pour 100 000, si dans quelques pays il ne dépasse pas 15. On trouve des différences inattendues et inexplicables: c'est ainsi

Dans la Région des Amériques, les taux de mortalité au Canada et aux Etats -Unis étaient respectivement de 4,6 et 5,9 pour 100 000 habitants en 1950. En 1959, ils ont atteint 5,7 et 7. Au Chili, le taux est passé de 1,6 en 1950 à 3,1 en 1959. Un mouvement ascendant de la mortalité par leucémie et aleucémie a aussi été enregistré au Venezuela. En résumé, on constate une montée régulière et ininterrompue des chiffres de décès jusqu'à présent. Le phénomène peut s'expliquer en partie par l'amélioration des services médicaux qui a multiplié les possibilités de diagnostic.

Il convient de noter aussi que les formes atypiques de la maladie sont aujourd'hui plus aisément reconnues que par le passé. D'après des études statistiques récentes, la mortalité due à la leucémie a, dans nombre de pays, augmenté davantage parmi les personnes âgées que parmi les jeunes. Ici encore, le perfectionnement des méthodes de diagnostic et la plus grande exactitude des certificats de décès peuvent avoir contribué à l'augmentation relevée. A tous les âges, les hommes sont plus atteints que les femmes. La différence est cependant faible au milieu de la vie, plus marquée de 0 à 4 ans et très nette à partir de 55 ans. Tuberculose

que le taux de la mortalité due à ces maladies a été en 1957 de 27,6 pour 100 000 habitants en Finlande contre 8,6 en Norvège. velle- Zélande et l'Australie

Dans la Région du Pacifique occidental, la Nousont plus sévèrement

éprouvées que le Japon, les taux de mortalité pour ces

trois pays étant en 1958 de 19,8, 16,1 et 6,5 pour 100 000 habitants.

En 1950, ces taux avaient été beaucoup plus bas; ils ont ensuite commencé ou continué à monter régulièrement jusqu'aux niveaux indiqués ci- dessus. Il y a

Si jusqu'à une date très récente, la tuberculose était l'un des pires fléaux de l'humanité, la mortalité due à cette maladie a diminué au cours des dix dernières années. En fait, le mouvement s'est amorcé beaucoup plus tôt et, dans certains pays, le recul est continu depuis plus d'un demi -siècle. L'évolution notée en

donc eu une hausse ininterrompue, qui peut être attribuée en partie à la plus grande exactitude des diagnostics, mais l'influence de ce facteur est difficile à déterminer avec précision. Une chose paraît claire :

le cancer du poumon constitue aujourd'hui l'une

Angleterre et au pays de Galles apparaît typique à cet

des plus graves menaces pour la santé dans de nombreux pays du monde. Il frappe davantage la popu-

lation masculine, où l'on relève environ cinq fois plus de cas que dans la population féminine. La mortalité augmente constamment à partir du groupe d'âge moyen de 35 à 44 ans pour atteindre son maximum entre 65 et 74 ans. D'éminents épidémiologistes ont incriminé certains facteurs étiologiques, et notamment, par ordre d'importance, l'usage du tabac à fumer, et particulièrement l'habitude de fumer des cigarettes, et la pollution de l'air. De vastes études épidémiologiques sur les cancers de l'appareil respiratoire ont été entreprises dans plusieurs pays et se poursuivent actuellement. Leucémie et aleucémie

égard. Alors qu'au début du siècle la tuberculose y causait un neuvième du total des décès, elle n'en occasionnait plus qu'un cinquantième dans les premières années de la période 1950 -1959. Pour l'ensemble des pays sur lesquels l'OMS possède des données, le taux moyen de la mortalité par tuberculose, qui était d'environ 58 pour 100 000 habitants

en 1950, était tombé en 1958 à 19, soit un tiers du chiffre précédent (voir le tableau 5). La tendance est commune à toutes les régions du monde; les derniers taux calculés ne représentent plus que de 28 à 45 % de ceux de 1950. Cette baisse de la mortalité peut s'expli-

quer. L'amélioration des conditions d'hygiène, de l'habitat, de l'alimentation et des conditions économiques ainsi que les progrès accomplis en matière de dépistage et de traitement des cas y ont contribué au début. Plus récemment, il semble évident que le mou-

Il ressort des données disponibles que la leucémie est très répandue, mais que la forme revêtue par la maladie et sa fréquence d'apparition varient considérablement parmi les régions géographiques pour lesquelles on dispose de renseignements. Les statistiques envoyées à l'OMS par la plupart des pays font apparaître une nette tendance à l'augmentation de la mortalité.

vement s'est accéléré en grande partie grâce à la chimiothérapie active et efficace qui est devenue depuis

dix ans l'élément essentiel de la thérapeutique. L'extension ultérieure des connaissances sur la tuberculose dépendra presque certainement d'études sur la morbidité plutôt que sur la mortalité. Les statistiques de morbidité font, elles aussi, ressortir une tendance

à la régression qui peut être attribuée en partie à

ANALYSE STATISTIQUE

13

TABLEAU 5. TUBERCULOSE (TOUTES FORMES): NOMBRE DE DÉCÈS ET TAUX DE MORTALITÉ ANNUELS POUR 100 000 HABITANTS, PAR RÉGION, 1950 -1960 Afrique (1) Année

Amériques (9) Nombre de décès

ctes du Sud -Est (1) Nombre de décès

Europe (19) Nombre de décès

Méditerranés orientale (2) Nombre de décès

Pacifique occidental (4)

Total

Nombre de décès

Taux de mortalité

Taux de mortalité

Taux de mortalité

Taux de mortalité

Taux de mortalité

Nombre de décès

Taux de mor[alité

Nombre de décès

Taux de mor -

talité

1950 1951

1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960

5 105 4 815 4 256 3 307 3 008 2 375 2 095 2 114 2 047 1 906 **

126,7 116,8 101,0 76,7 68,2 52,7 45,5 44,9 42,5 38,7 **

56 092 52 447 42 476 33 563 29 336 27 662 25 682 24 989 23 339 22 696

29,4 27,0 21,5 16,7 14,3 13,2 12,0 11,5 10,5 10,0

4 022 3 881

3 046 2 410 1 976 1 874 1 698 1 880 1 899

1 841 t **

52,4 49,3 37,7 29,1 23,2 21,5 19,0 20,5 20,2 19,1 t **

122 786 117 906 86 684 69 939 64 640 61 760 58 045 54 948 50 319 47 718 **

47,8 45,6 33,4 26,7 24,5 23,3 21,7 20,4 18,5 17,4 **

4 248 4 038 3 416 2 916 2 700 2 526 2 430 2 357 2 600 ** **

45,0 40,2 33,2 26,8 24,2 21,7 19,7 18,8

136 222 106 480 79 593 65 640 62 326 53 823 50 717 49 821

135,0 103,7 76,2 61,8 57,7 49,1

45,6 44,3 37,1 ** **

20,3 ** **

42 334 ** **

328 475 289 567 219 471 177 775 163 986 149 980 140 667 136 109 122 538 ** **

57,6 50,2 36,9 30,0 27,3 24,6 22,7 21,7 19,3 ** **

21 949t

9,5 t

Les chiffres entre parenthèses indiquent le nombre de pays pour lesquels on dispose de statistiques. Renseignements non encore disponibles. 1 Chiffres provisoires.

diverses mesures de prophylaxie actuellement appliquées, dont la vaccination par le BCG. En dépit de ces divers éléments favorables, la tuber-

tionale des maladies, traumatismes et causes de décès.'

Afin d'aider à préciser la part revenant à chacune dans la mortalité, on peut distinguer les douze catégories suivantes, énumérées par ordre d'importance numérique décroissante: 1) artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative

culose continue à poser un important problème de santé publique et, dans certains pays, elle demeure une cause majeure de mortalité et d'invalidité. Il est donc nécessaire d'estimer aussi exactement que possible la fréquence des cas, de se procurer le maximum de précisions sur la situation et de poursuivre, voire de développer, les activités antituberculeuses. Maladies cardio -vasculaires Les statistiques disponibles sur les causes de décès font nettement ressortir l'importance primordiale des maladies cardio -vasculaires comme

2) lésions vasculaires affectant le système nerveux central

3) maladies des artères 4) hypertension avec maladie du coeur 5) autres maladies du coeur 6) cardiopathie rhumatismale chronique 7) autres hypertensions

8) malformations congénitales de l'appareil circulatoire 9) maladies des veines et autres maladies de l'appareil circulatoire 10) syphilis cardio -vasculaire 11) rhumatisme articulaire aigu

facteur de mortalité dans les pays développés. Ailleurs,

il est difficile d'apprécier exactement le rôle de ces maladies, les certificats de cause de décès étant incomplets et imprécis. On s'efforce d'obtenir des données comparables pour divers groupes de population dans de nombreuses parties du monde. Elles serviront de base à l'étude des facteurs auxquels sont dus les différents taux de mortalité attribuables à chaque catégorie de maladies cardio -vasculaires. De plus amples recherches ainsi que l'élaboration et la vérification d'hypothèses permettront peut -être d'identifier des éléments étiologiques du plus haut intérêt pour la santé publique. Dans l'usage international actuel, l'expression

12) symptômes relatifs à l'appareil cardio- vasculaire et au système lymphatique. Le classement établi se fonde sur l'étude des données

relatives à deux pays d'Amérique du Nord (Canada et Etats -Unis), trois pays d'Europe (Danemark, Pays -Bas et Royaume -Uni) et deux pays de la Région

du Pacifique occidental (Australie et Japon). Il en 1 Organisation mondiale de la Santé (1957) Manuel de la Classification statistique internationale des maladies, traumatismes et causes de décès, Genève.

« maladies cardio- vasculaires » englobe un certain nombre de maladies du coeur et des vaisseaux sanguins mentionnées dans la Classification statistique interna-

14

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

ressort que le taux de mortalité le plus élevé est dû à

l'artériosclérose des coronaires et à la myocardite dégénérative, représentant dans l'ensemble plus de la moitié des décès attribuables à des maladies cardiovasculaires. Viennent ensuite les lésions vasculaires affectant le système nerveux central. Les affections rentrant dans ces deux premières catégories causent en moyenne plus de 78 % des décès considérés. Il

la première attaque grâce au traitement précoce, par la pénicilline ou d'autres antibiotiques, des pharyngites et amygdalites à streptocoques qui précédaient généralement les crises de rhumatisme articulaire aigu. Voici une génération, la syphilis figurait parmi les principales causes d'affection cardio -vasculaire. Les cardiopathies syphilitiques sont rares aujourd'hui. Cette régression est due, entre autres causes, au traite-

convient de signaler qu'au Japon les maladies du deuxième groupe (dont surtout les hémorragies cérébrales) l'emportent sur celles du premier. Il est presque impossible d'estimer correctement le

ment précoce par la pénicilline qui fait disparaître l'infection longtemps avant que le coeur et les vaisseaux sanguins soient atteints. Variole

nombre des décès dus à l'hypertension. Cela tient aux règles actuelles stipulant la cause à retenir pour la

mise en tableaux quand plusieurs sont indiquées par le certificat de décès. C'est ainsi qu'un hypertendu

Le nombre des cas de variole signalés dans le monde a considérablement baissé de 1950 à 1960. Il est passé au cours de cette période de 335 208 à 59 478, soit une

mourant d'un infarctus du myocarde ou d'un autre syndrome coronarien doit, en vertu de ces règles, être considéré comme décédé du fait d'une artériosclérose des coronaires. Cette question est étudiée par les experts qui préparent la prochaine revision de la Classification statistique internationale des maladies, traumatismes et causes de décès. De toute manière,

diminution de 82 % environ (voir le tableau 6). Le mouvement n'a, toutefois, pas été continu; des reprises importantes ont eu lieu en 1951, puis en 19571958, des poussées épidémiques s'étant produites dans certaines zones d'Afrique et d'Asie. Le nombre total des cas s'est élevé à 489 922 en 1951 pour retomber à 148 357 en 1952. L'évolution enregistrée de 1956 à

les données disponibles pour certains pays choisis laissent penser qu'en moyenne l'hypertension est responsable de 5,5 % des décès d'origine cardiovasculaire. Le rhumatisme articulaire aigu n'a plus, dans l'étio-

logie des maladies cardio- vasculaires, l'importance considérable qu'il avait conservée jusqu'au premier tiers du vingtième siècle. On ne lui doit, dans l'ensemble, qu'environ 0,2 % des décès dus aux maladies cardio -vasculaires. Ce changement s'explique notamment par l'amélioration de la situation économique

1959 est également frappante, les chiffres pour les quatre années en question ayant été respectivement de 86 886, 154 446, 243 160 et 77 960. Les progrès encourageants observés de 1950 à 1960 se poursuivront certainement et les manifestations épidémiques pourront plus vraisemblablement être évitées si les pays où la maladie est encore répandue participent à la campagne mondiale d'éradication que l'OMS entend mener à bien.

d'Afrique, d'Amérique du Sud et d'Asie, mais on manque de statistiques valables pour plusieurs d'entre elles. Il ressort des données disponibles sur la morbidité et la mortalité que la maladie a disparu des pays

La variole demeure endémique dans diverses zones

et sociale, de l'habitat et des conditions de vie en général, ainsi que de l'alimentation. Un autre facteur intervenu plus récemment est la possibilité de prévenir

TABLEAU 6. NOMBRE ANNUEL DE CAS SIGNALÉS DE VARIOLE, PAR REGION, DE 1950 A 1960 Afrique Amériques

Asie du Sud -Est

Europe

Méditerranée orientale Cas

Pacifique occidental Cas

Total, tous pays

Année Cas

Pays

Cas

Pays

Cas

Pays 7 7 7 7 7 6 6 7 7

Cas

Pays

Pays 14 11

Pays

Cas

Pays

1950 1951

1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 ** 1960 **

40 801 25 454 27 372 18 217 20 229 21 374 17 989 33 214 13 603 13 789 15 058

31

32

30 28 30 29 31

28 30 27 27

21 485 9 221 9 301 8 930 11 979 8 348 6 389 6 220 4 339 4 896 4 757

16 16 14 13

12 9 8 8

6 7 8

245 628 363 541 89 597 41 884 50 264 46 349 51 411 83 475 174 004 49 763 36 757

279 420 344 96 124 163 18

9 7

7 5

4 4 1

23 784 44 602 16 324 8 854 8 087 5 981 10 290 31 169 51 131 9 419 2 838

7 5

6 6 10 14 8

6 6

150 27 25 54

5 3 3

3 231 46 684 5 419 6 759 4 825 1 412 789 218 56 68 14

8

7 9 5 8 5

4 3 5

3

9 6

4 4

335 208 489 922 148 357 84 740 95 508 83 627 86 886 154 446 243 160 77 960 59 478

85 80

74 63 67 59 60 65 59 56 54

Pays qui communiquent le nombre de cas. Les chiffres pour 1959 et 1960 sont provisoires.

ANALYSE STATISTIQUE

15

européens, où seuls des cas importés provoquent parfois des poussées d'ampleur limitée. Dans la Région du Pacifique occidental, 3231 cas avaient été déclarés en 1958. En 1960, il n'y en a eu que 14, dont

rente selon les pays; la population de certains territoires était atteinte en masse, alors que d'autres zones restaient indemr.es.

11 dans la Fédération de Malaisie. Pour la Région de la Méditerranée orientale, quatorze pays avaient, en 1950, signalé 23 784 cas; en 1960, le total des cas n'a été que de 2838, soit une réduction de 88 %, et le nombre des pays affectés était de six. Le chiffre le plus élevé a été celui du Pakistan. La variole a pratiquement disparu d'Amérique du Nord, mais quelques cas sont encore enregistrés en Amérique du Sud, en particulier au Brésil et en Equateur. Pour l'ensemble des Amériques, le nombre des cas connus est tombé de 21 485 en 1950 à 4757 en 1960. L'Inde figure parmi les pays où la maladie est endémique et la fréquence annuelle des cas nouveaux assez forte, mais un mou-

La troisième pandémie de la période s'est produite en 1957. Elle a été infiniment plus importante que les deux précédentes. Le foyer initial se trouvant apparemment en Chine centrale, on a parlé de pandémie asiatique et la forme morbide en cause a été appelée «grippe asiatique ». L'attention mondiale a été attirée sur elle pour la première fois en avril 1957, lors d'une poussée épidémique à Hong Kong. De ce territoire, la maladie a rapidement gagné Singapour, les Philippines, Taiwan et d'autres régions d'Asie du sud -est. Les moyens de transport modernes qui facilitent les déplacements ont en peu de temps apporté le germe en Europe, puis aux Etats -Unis d'Amérique. Les examens de souches virales pratiqués aux centres de la grippe

vement de recul se manifeste nettement. La même tendance a été observée en Afghanistan, en Birmanie

de l'OMS ont permis d'établir qu'il s'agissait d'un virus proche de celui du type A, mais sérologiquement différent du type A -1 qui était alors depuis plus d'une

et en Thailande. Pour l'ensemble de la Région de l'Asie du Sud -Est, le total des cas déclarés, qui s'élevait à 245 628 en 1950, est tombé en 1960 à 36 757, soit une

dizaine d'années le plus répandu dans le monde. Il ressort d'études effectuées aux Etats -Unis, notamment

diminution de 85 %. La morbidité a aussi fléchi en Afrique, où le nombre des cas signalés est passé de 40 801 en 1950 à 15 058 en 1960. Grippe

à Tangipahoa (Louisiane) et Kansas City, que la fréquence, faible parmi les enfants d'âge préscolaire, a été nettement plus élevée pour les écoliers du cycle primaire et moyen et a atteint son maximum chez les élèves de l'enseignement secondaire et les jeunes

adultes pour baisser ensuite progressivement avec l'âge. Accidents

Les grandes pandémies de grippe comme celles de 1918 -1919 et de 1957 sont, par leur intensité spectaculaire, de nature à déborder les services d'enregistrement de la morbidité là où il en existe. Néanmoins, les chiffres de mortalité des années où elles sévissent permettent habituellement d'en reconstituer le cours. Du reste, ces véritables cataclysmes ne constituent pas les seules manifestations épidémiques de la maladie. Les cas de grippe et de pneumonie déclarés dans

les pays pour lesquels on dispose de données renseignent sur le début et sur l'évolution des diverses poussées. L'ampleur réelle de chacune d'elles ne peut toutefois qu'être estimée et non reconnue avec certi-

Au cours des cinquante dernières années, l'ordre d'importance des principales causes de décès a subi des changements marqués. Certaines modifications se sont produites insensiblement, d'autres ont frappé davantage l'opinion publique. On a déjà signalé plus haut le rôle de premier plan que jouent depuis peu l'artériosclérose des coronaires et la myocardite

dégénérative, d'une part, le cancer du poumon de l'autre. Un troisième facteur de mortalité qui, depuis une vingtaine d'années, retient de plus en plus l'attention dans les pays hautement développés est constitué par les accidents. Il n'existe pas, sur le plan international, de données relatives à la morbidité des accidents; celles qui sont disponibles pour certains pays indiquent cependant que, pour chaque accident mortel,

tude, les déclarations ne correspondant habituellement qu'à une faible fraction des cas effectifs. Cette

réserve faite, on notera que, d'après les données disponibles, les épidémies de grippe surviennent surtout en hiver. Quand il s'en produit une en été, elle est généralement suivie d'une recrudescence automnale dans la même zone. Tels sont les éléments essentiels de l'histoire naturelle de la maladie. La liste des épidémies de la dernière décennie s'ouvre par la poussée de l'hiver 1950 -1951. Il semble qu'elle ait intéressé à peu près tous les pays de l'hémisphère nord. Une autre a eu lieu deux ans plus tard, pendant l'hiver 1952 -1953. Dans les deux cas, l'infection était

il y en a beaucoup d'autres qui, bien que non

fatals, entraînent des invalidités durables, voire permanentes.

On peut dire sans ambages que pendant l'enfance, exception faite de la première année de vie, les accidents représentent la principale cause de décès. Il en est même ainsi dans le groupe d'âge de 1 à 4 ans, où, dans

cliniquement assez bénigne, mais étant donné son extension et sa puissance de diffusion, on considère qu'il s'est agi de « pandémies de grippe ». Cependant, les renseignements recueillis laissent à penser que le mode d'évolution n'a pas été universellement caractéristique. L'épidémie s'est répandue de façon diffé-

la plupart des pays développés, 30 % environ des morts sont accidentelles. Les accidents conservent la première place dans le groupe d'âge suivant, de 5 à 14 ans. Leur importance relative augmente même,

puisqu'ils provoquent en moyenne 38 % des décès pendant cette période de la vie. De 15 à 44 ans, les

16

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

morts accidentelles demeurent les plus nombreuses dans beaucoup de pays, mais dans d'autres, comme le Danemark, les Pays -Bas et le Royaume -Uni, elles

sentent une grande importance pour les deux sexes. Dans la majorité des pays développés, la plupart des décès accidentels affectant la population masculine sont

ne viennent plus qu'au deuxième ou au troisième rang.

attribuables aux véhicules à moteur. Il en va notamment ainsi en Australie, au Canada, dans la République fédérale d'Allemagne et aux Etats -Unis d'Amérique, pays où les taux de la mortalité masculine ainsi

Dans chaque groupe d'âge, la mortalité relative est plus forte pour le sexe masculin que pour le sexe féminin. Cependant, au début et à la fin de la vie, chez

les nourrissons et chez les vieillards, la différence apparaît négligeable. Il convient aussi de noter que le

maximum n'est pas atteint au même âge pour les deux sexes: il se rencontre plus tôt chez les femmes que

provoquée sont supérieurs à 30 pour 100 000. Le chiffre le plus faible est celui de la Norvège (10); presque partout ailleurs, le taux dépasse 15 pour 100 000. Les chutes se classent au deuxième rang des

chez les hommes. De toute manière, pour tous les âges, le taux de mortalité accidentelle de la population masculine est au moins double de celui de la population féminine. Si l'on compare les taux de mortalité

causes de décès accidentel dans la plupart des pays développés, oh. le taux est presque toujours plus élevé pour les femmes que pour les hommes. Les données disponibles pour ces pays montrent que les chutes sont responsables de la majorité des décès accidentels chez les femmes. Le phénomène est particulièrement apparent au Danemark et en Norvège, oa l'on compte

par âge pour toutes les causes de décès avec les taux correspondants pour les accidents, on constate qu'aux âges les plus avancés, le chiffre des décès accidentels chez les hommes, tout en augmentant quelque peu, ne le fait pas dans les mêmes proportions que le total des décès. En revanche, dans le cas des femmes, le taux de mortalité accidentelle tend à suivre le mouvement du taux de mortalité générale. Les accidents ont une importance toute particulière pour les individus, les familles et la collectivité dans son ensemble. Lorsqu'ils sont mortels, l'aspect tragique de l'événement n'en est pas la seule conséquence déplorable. La collectivité se voit privée non seulement

quelque 20 décès féminins dus à des chutes pour 100 000 habitants, soit les deux tiers environ du total des morts accidentelles de femmes. Les chiffres les plus faibles sont ceux de l'Italie et des Pays -Bas (respectivement 6 et 9 pour 100 000) mais ils n'en correspondent pas moins au tiers environ du total des décès accidentels dans chacun de ces deux pays. Les noyades occupent la troisième place dans la liste des accidents mortels. Le taux de mortalité est beaucoup plus élevé pour les hommes que pour les femmes. chiffres

d'éléments utiles, mais encore de vies humaines dont

on pouvait espérer des années d'activité; en effet, les victimes d'accidents mortels sont en moyenne plus jeunes que les malades qui meurent d'une cardiopathie ou d'une tumeur maligne.

Cependant, pour impressionnants que soient les cités dans les paragraphes qui précèdent,

il convient de souligner qu'en général le total des morts

accidentelles n'a pas augmenté en valeur absolue au

cours des dix dernières années. L'importance des accidents est sans doute considérable, mais elle est surtout relative; s'ils prennent aujourd'hui le pas sur d'autres causes de décès, c'est en grande partie parce que les taux de la mortalité due à celles -ci ont baissé.

Des statistiques des cas mortels répartis selon le lieu de l'accident n'existent que pour trois pays. Il en ressort que les accidents survenant à la maison pré-

CHAPITRE 3

PRINCIPAUX PROBLÈMES DE SANTÉ 1. ORDRE DE PRIORITÉ DES PROBLÈMES DE SANTÉ

cesseurs modernes, c'est que ceux -ci ont à leur disposition un jeu bien plus vaste de méthodes statistiques et de techniques d'enquête.

Dans l'administration des affaires publiques, le succès

dépend parfois du hasard, mais il est le plus souvent le fruit d'une évaluation minutieuse des besoins nationaux et d'un effort délibéré pour les satisfaire.

qui avaient amené à demander aux pays, dans le questionnaire établi pour le Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde, une description des principaux problèmes de santé actuels et des tendances constatées. Plus précis, le deuxième questionnaire invitait les gouvernements à: « Indiquer brièvement par ordre d'importance les principaux problèmes de santé publique restant à résoudre en indiquant, le cas échéant, comment l'ampleur du problème a été mesurée (études par sondage, rapports sur les cas observés dans les établissements sanitaires, enquêtes spéciales au cours de campagnes de masse, etc.). »

Ce sont peut -être des considérations de cet ordre

En ce qui concerne plus particulièrement la santé publique, l'analyse périodique des chiffres de mortalité et de morbidité est incontestablement utile pour préciser les objectifs à atteindre, mais on peut s'aider en plus de données statistiques sur la situation économique, l'évolution sociale, les mouvements de population, l'urbanisation, les insuffisances en matière d'hygiène du milieu et l'activité des services sanitaires, tous éléments qui influent sur l'état de santé des populations. Telles sont donc les données numériques à rassembler pour pouvoir définir les principaux problèmes sanitaires d'un pays. Au stade suivant, où il s'agit d'établir un ordre de priorité pour chacun des problèmes en cause, c'est de

Les pays ont largement répondu à cet appel en fournissant des renseignements très détaillés. Certes, il en est qui, pour une raison ou pour une autre, n'ont pas donné suite au questionnaire, mais ils sont peu nombreux. Plusieurs réponses par contre énumèrent une dizaine de problèmes ou même davantage. Beaucoup de pays, parmi les plus développés, ont commencé

discernement qu'il faut faire preuve. Certains problèmes sont si urgents et leurs répercussions sur l'état de santé général et sur l'économie d'un pays si manifestes et si constantes que l'on ne saurait hésiter à leur

accorder une priorité absolue. On peut être assuré en le faisant qu'au bout d'un certain temps, les campagnes et programmes à long terme entrepris pour les résoudre porteront fruit abondamment. Il est d'autres problèmes auxquels il convient d'accorder un rang de priorité élevé, plus élevé peut être que ne le justifierait leur importance intrinsèque: ceux dont une action énergique permet d'escompter la solution rapide. Les opérations lancées à ce titre ont, de plus, souvent pour effet d'ouvrir la voie à des progrès

par souligner que la plupart des grands problèmes de santé sont maintenant maîtrisés sur leur territoire mais

que l'on ne s'en heurtait pas moins à un certain problèmes nouveaux. Ces réponses ont en particulier

nombre de difficultés tenaces et même à quelques ceci d'intéressant que tous ces pays développés ne rencontrent pas nécessairement les mêmes obstacles résiduels et ne s'attendent pas tous à devoir s'occuper de problèmes identiques à l'avenir. Voici comment la France envisage la question: « Comme dans de nombreux pays de la zone tempérée, les problèmes de santé publique les plus aigus ont été résolus, mais le maintien des progrès acquis exige une permanence des efforts dans certains secteurs et de nouvelles tâches ne cessent de s'ajouter aux anciennes. Dans le domaine de la prévention, les habitants ont tendance à négliger les vaccinations, le risque de propagation des maladies contagieuses ayant considérablement diminué. Pour obtenir un abaissement plus rapide de la

sur d'autres fronts de l'action de santé publique et à l'exploitation de méthodes permettant de s'y attaquer. Faire face à ses problèmes sanitaires et les aborder de façon méthodique et délibérée n'est pas, pour un pays, une idée entièrement nouvelle. Elle était déjà répandue au dix- neuvième siècle et bien des pays, parmi les plus avancés, doivent les conditions sanitaires satisfaisantes dont ils jouissent aujourd'hui aux pionniers qui, dans la deuxième moitié du siècle dernier, ont contribué à l'établissement de programmes d'adduction d'eau et d'évacuation des matières usées,

morbidité par tuberculose et éviter un retour des maladies vénériennes, le maintien à leur niveau actuel des dispensaires spécialisés est indispensable. Il importe de poursuivre l'extension des canalisations d'eau et des réseaux d'égouts à l'ensemble de la population. Le bruit, la pollution de l'atmosphère et les rayonnements ionisants posent de nouveaux problèmes dans le domaine de l'assainissement, comme les maladies cardio- vasculaires et le rhumatisme dans celui de la lutte contre les maladies sociales. Le développement de l'éducation sanitaire de la popu-

donnant ainsi l'impulsion, sans peut -être toujours réussir, à l'amélioration d'un milieu urbain sordide. Ce qui différencie leurs efforts de ceux de leurs suc-

- 17 -

18

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

lation reste enfin, dans tous les secteurs de la santé publique, un problème majeur. »

« Comme bien d'autres pays, les Etats -Unis se trouvent devant un dilemme: veiller à la salubrité du milieu dans une société urbanisée et industrialisée sans rien perdre des avantages et des commodités que la technique moderne dispense si géné-

La réponse canadienne s'inspire de considérations analogues : « Dans un pays comme le Canada, qui dispose de services de santé bien organisés, et jouit d'un niveau de vie élevé et de ressources suffisantes pour qu'on puisse envisager de faire profiter progressivement la population des avantages de la médecine moderne et de l'aménagement du milieu, il n'est pas facile de circonscrire plus de quelques sujets pouvant être considérés comme d'importance majeure. On peut dire cependant qu'il se pose cinq problèmes essentiels... auxquels on accorde de plus en plus d'attention: le cancer sous tous ses aspects, les besoins médicaux, sociaux et économiques des personnes âgées, les maladies chroniques et dégénératives, les maladies mentales et la prévention des accidents... Au Canada, les accidents occupent la cinquième place dans la liste des causes de décès mais si l'on tient compte de l'espérance de vie et du nombre d'années productives perdues, il faut les classer au premier rang. »

reusement. Outre les conditions de milieu proprement dites, que subissent aujourd'hui les habitants des villes, certains facteurs économiques et sociaux peuvent également les affecter. Il s'agit par exemple des modifications de la répartition des habitants dans les grandes agglomérations, les familles des classes

moyennes allant s'installer en banlieue alors que les familles à faible revenu demeurent en pleine ville. A chaque groupe social

se posent alors des problèmes particuliers, à la fois d'ordre économique et social. Le mouvement d'industrialisation et d'urbanisation soulève également bien des problèmes quant à l'organisation des institutions et services sanitaires. Certains d'entre eux peuvent être résolus sans difficultés si la région où ils se

posent constitue une entité administrative, mais les doubles emplois et les conflits de compétence sont à craindre lorsque plusieurs autorités locales opèrent dans une même zone. »

On pourrait multiplier ces exemples des problèmes qui se posent dans les pays avancés, mais ce qui en a été

Pour la Nouvelle -Zélande, l'exposé est encore plus précis: « II n'existe pratiquement plus de grands problèmes de santé publique en Nouvelle -Zélande, une organisation efficace et bien rodée permettant de parer aux difficultés classiques rencontrées dans ce domaine. L'accent est de ce fait mis désormais sur deux autres aspects de l'action de santé publique. Le premier consiste à promouvoir d'une part le meilleur état de santé possible pour

dit suffit sans doute à montrer leur diversité ainsi que la sagesse des observations qu'ils ont suscités. Dans l'ensemble, les gouvernements se sont cepen-

dant gardés de raisonner à l'excès sur leurs problèmes. Ils se sont bornés à en présenter une liste indiquant clairement les priorités. Beaucoup de pays connaissent, à des degrés divers, les mêmes difficultés: fréquence de maladies comme le paludisme, la tuber-

l'ensemble de la population... par exemple, par la fluoruration de l'eau... ou, dans un domaine entièrement différent, par une vaste campagne de police contre l'altération des denrées alimentaires... Le second but est de favoriser la santé et le bien être des minorités. A ces titres, on s'efforce de mieux pourvoir aux besoins des personnes âgées et l'on accorde de plus en plus d'attention aux moyens d'élever le niveau général de santé de la population maorie. »

Dans certain cas, les difficultés résiduelles ont été analysées en détail, comme en témoigne la réponse de la Hongrie: « Les problèmes de santé publique qui se posent en Hongrie se répartissent en trois grandes catégories: développement, orga-

culose, la bilharziose, les cardiopathies; déficiences nutritionnelles; lacunes dans l'aménagement du milieu; manque de personnel ou de matériel; servitudes administratives. Il existe aussi nombre de problèmes de moindre ampleur en général - qui semblent préoccuper plus particulièrement un très petit nombre de pays. Dans cette catégorie extrêmement variée, on peut citer la diphyllobothriose en Finlande, l'hydatidose à Chypre et en Nouvelle -Zélande, la rage et le charbon au Tanganyika, la forte radioactivité naturelle du sol à Niue, la tendance à l'obésité et à l'éden tement en Polynésie française. 2. MALADIES D'IMPORTANCE PRIMORDIALE

nisation, méthodes. Pour ce qui est du développement, on s'emploie notamment... à doter de polycliniques les collectivités agricoles et rurales, à constituer un réseau d'hôpitaux provin-

ciaux et à fournir des lits d'hôpitaux pour les tuberculeux et les personnes atteintes de maladies chroniques non transmissibles. Les efforts d'organisation visent à mobiliser les omnipraticiens des villes dans les polycliniques sans porter préjudice à

Les préoccupations principales de la plupart des pays tournent pourtant autour d'un assez petit nombre de problèmes, parmi lesquels le paludisme et la tuber-

leur activité présente, à former un corps de pédiatres appelés à donner des soins préventifs aussi bien que curatifs..., à employer

culose occupent toujours une place prépondérante. Le paludisme figure au premier rang des problèmes de santé de vingt -sept pays, et la tuberculose de seize autres. Cependant, si la tuberculose vient au deuxième rang dans vingt -cinq pays, le paludisme ne l'occupe que dans huit seulement. Tuberculose

des médecins hygiénistes aux travaux concernant l'hygiène urbaine et rurale pour décharger les omnipraticiens. Sur le plan des méthodes, il importe notamment de déterminer le rôle du médecin et celui du personnel des services d'hygiène et d'assainissement... »

La réponse des Etats -Unis d'Amérique met nettement en évidence la nécessité de concilier deux objectifs différents, l'élargissement des responsabilités que doit assumer l'autorité publique en matière de santé, ainsi que certaines des difficultés administratives susceptibles de surgir:

Malgré tout ce qui a été fait au cours des dix dernières années pour venir à bout de la tuberculose et en dépit du recul constant de la mortalité tuberculeuse, cette maladie reste une cause d'inquiétude

importante dans beaucoup de pays. A en juger par les passages qui lui sont consacrés dans les réponses au

PRINCIPAUX PROBLÈMES DE SANTÉ

19

questionnaire, indépendamment de son rang de priorité, il existe peu de pays au monde où la menace

de la tuberculose n'est pas à tout le moins ressentie aujourd'hui. Bien que les tendances favorables qui sont

mission du paludisme grâce aux insecticides à effet rémanent, mais tenant compte aussi du danger de l'apparition d'une résistance aux insecticides chez les anophélinés, on en est venu à l'idée d'éliminer totalement le paludisme à l'échelle continentale et mondiale en organisant dans les différents pays des campagnes

examinées au chapitre précédent soient de notoriété publique, la plupart des gouvernements, sans négliger pour autant les améliorations enregistrées par la statistique, sont sagement résolus à demeurer vigilants à l'avenir. Paludisme

coordonnées de durée limitée. A cette idée, la Huitième Assemblée mondiale de la Santé a définitivement souscrit en 1955. Au cours des années 1957 à 1961, les résolutions et

les plans adoptés ont été mis en oeuvre. Si quelques programmes ont été lancés dans les premières années qui ont suivi 1950, les opérations actuellement en cours

Dans le Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde, on avait bien pu examiner en détail toute

la question du paludisme, de la lutte contre celte maladie et de son éradication, mais on manquait d'éléments pour étudier le déroulement et juger du succès des campagnes d'éradication. Aujourd'hui, on se trouve dans une situation plus favorable à cet égard, grâce aux réponses données au questionnaire et aux renseignements tirés d'autres sources. Il ne faut toutefois pas oublier que les statistiques de mortalité et de morbidité pour le paludisme ne peuvent donner qu'une idée incomplète de la situation présente

ont surtout commencé en 1956 -1957; d'autres programmes importants, notamment les vastes campagnes d'éradication de l'Inde, de l'Indonésie et du Pakistan,

ont suivi en 1958 ou plus tard. L'état actuel de ces opérations fait l'objet du tableau 7, d'où il ressort que sur les 1420 millions de personnes habitant dans les

régions impaludées du monde pour lesquelles on dispose de données,' 710 millions, soit 50%, vivent dans des zones où des campagnes d'éradication sont en cours; 22,3 % vivent dans des zones où l'éradication a déjà été réalisée, et les populations non encore pro-

de cette maladie dans le monde et que, pour étoffer le tableau d'ensemble, il a fallu consulter les rapports des opérations et enquêtes menées sur place dans les différents pays et territoires. Le paludisme demeure le problème sanitaire essentiel dans la plupart des pays tropicaux et subtropicaux et y est tenu pour tel par les administrations sanitaires

tégées représentent donc 27,7 % du total initial. Une grande partie de ces dernières se trouve en Afrique où environ 147 millions de personnes, sur les 167 millions qui vivent dans les régions impaludées, ne bénéficient pas encore de programmes d'éradication. Les difficultés techniques auxquelles on se

heurte en

intéressées. Cependant, la moitié de ces pays ayant entrepris des campagnes d'éradication, bon nombre d'administrations ne se soucient désormais plus tant de la morbidité et de la mortalité dues à cette maladie - dont le recul est très marqué depuis quelques années, comme on le verra ci- dessous - que des problèmes

Afrique sont considérables, mais l'expérience a montré qu'il est possible, là aussi, d'interrompre la transmission de la maladie en utilisant les insecticides à effet rémanent. Cependant, la majorité des pays accédant à l'indépendance ne sont pas encore prêts à s'engager dans des campagnes d'éradication, en raison des difficultés administratives de l'entreprise et faute

opérationnels et autres que soulève nécessairement l'exécution de telles campagnes.

de services de santé adéquats. Ces pays ont donc 1 On manque de renseignements pour la Chine (continentale), la Corée du Nord, la Mongolie et le Viet -Nam du Nord.

Connaissant la possibilité - démontrée aux environs de 1950 - d'interrompre rapidement la trans-

TABLEAU 7. ÉTAT DES CAMPAGNES D'ÉRADICATION DU PALUDISME AU 31 DÉCEMBRE 1961 Zones où un programme d'éradication est en cours Zones initialement impaludées

Zones oh l'éradication est réalisée

Zones où il n'y a pas de

Phase Phase d'attaque préparatoire ou de consolidation

Total

programme d'éradication

Population (en millions) Nombre de pays . .

1420

317*

650

60

710

393 (27,7 ° %)

(22,3%) . .

(50%) 63

148

18 **

4

67

63

(12 %)

(45%)

(43 %)

Y compris la population des zones ola l'éradication a été réalisée, dans des pays on elle n'est pas complète. Pays oa la maladie a été totalement éliminée.

20

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

entrepris ce que l'on appelle des « programmes de pré- éradication », dont la durée n'est pas limitée, afin de créer l'infrastructure nécessaire pour entreprendre ultérieurement de véritables campagnes d'éradication.

Si, comme il a été dit plus haut, l'exécution des

programmes d'éradication cause beaucoup de soucis aux administrations sanitaires des pays intéressés, il n'en reste pas moins que la morbidité paludéenne a considérablement reculé grâce à la campagne mondiale menée contre la maladie. Il est difficile d'exprimer statistiquement cette réalité; en effet, les chiffres officiels de morbidité, établis sur la base des déclara-

Pour décider s'il convient de mettre fin aux opérations de pulvérisations et de commencer celles de la phase de consolidation, on a adopté des critères épidémiologiques rigoureux qui sont scrupuleusement observés. De fait, la fréquence des cas nouveaux enregistrés en une année ne dépasse 0,2 pour 1000 dans aucune des zones où l'on a atteint la phase de consolidation et, d'une manière générale, elle est nettement inférieure à ce chiffre (0,1 et moins). En considération de ces faits, les tendances de la morbidité paludéenne sont exprimées dans le tableau 8

par l'effectif des populations des zones où. les programmes antipaludiques ont atteint la phase de conso-

tions ordinaires, ne sont ni complets ni des plus sûrs quant à leur exactitude, surtout lorsqu'il s'agit du paludisme. Toutefois, les opérations de surveillance pratiquées aux derniers stades d'un programme d'éradication comprennent des enquêtes spéciales visant à dépister les cas de paludisme. Ce dépistage s'organise

lidation ou d'entretien au cours des dix dernières années (1952 -1961). Le tableau indique donc, par Région, le nombre d'habitants de l'ensemble des pays

où les programmes d'éradication du paludisme ont atteint, pour une partie ou pour la totalité du territoire. l'une de ces deux dernières phases. Les pays oí1 l'éra-

TABLEAU 8. ERADICATION DU PALUDISME: POPULATION, REPARTIE PAR REGIONS, DES ZONES OÙ LES PROGRAMMES AVAIENT ATTEINT, EN 1961, LA PHASE DE CONSOLIDATION OU LA PHASE D'ENTRETIEN (Population exprimée en milliers) Asie du Sud -Est

Phase

Amériques

Europe

Méditerranée orientale

Pacifique occidental

Total

Zones initialement impaludées 21 615

29 509

220 640

23 124

20 901

315 789

Zones à la phase de consolidation

16 388

6 287

27 161

11

674

3

765

65 275

Zones à la phase d'entretien Zones à la phase de consolidation ou d'entretien . 708 1

367

178 942

350

10 000

191 367

17 096

7 654

206 103

12 024

13 765

256 642

Pays considérés: Amériques: Argentine, Grenade, Guyane britannique, Jamaique, Mexique, Panama (Zone du Canal), Surinam, Trinité et Asie du Sud -Est: Afghanistan, Birmanie, Ceylan. Europe: Albanie, Bulgarie, Espagne, Grèce, Portugal, Roumanie, Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Tobago. Yougoslavie.

Méditerranée orientale: Irak, Iran, Israel, Jordanie, Liban, Syrie. Pacifique occidental: Bornéo du Nord, Philippines, Sarawak, Taiwan.

progressivement pendant la phase d'attaque, c'est -àdire lorsque l'on traite aux insecticides toutes les habitations d'une zone donnée et, au cours de la dernière année de cette phase, il finit par s'étendre à l'ensemble de la population protégée et se fait avec la plus grande rigueur. Lorsqu'on cesse les pulvérisations, il continue à faire partie des activités de surveillance de la phase suivante, la phase de consolidation (2 à 3 ans), elle même suivie d'une phase d'entretien dans toute région où l'éradication totale a été réalisée.

personnes habitent des régions où l'on en est au

dication a été réalisée ou la phase de consolidation atteinte avant 1952 sur une partie importante du territoire ne sont pas compris dans le tableau; c'est le cas par exemple des Etats -Unis d'Amérique et du Venezuela. Il ressort du tableau 8 que, dans les pays auxquels ce tableau se rapporte, 256 millions de moins à la phase de consolidation. Or, on peut affirmer avec certitude que la fréquence des cas nouveaux de paludisme était au moins de 20 à 100 pour 1000 par

PRINCIPAUX PROBLÈMES DE SANTÉ

21

an dans les régions tempérées et subtropicales et de 100 à 200 pour 1000 dans la zone tropicale avant que ne soient lancés les programmes de traitement par les insecticides ou les campagnes d'éradication à l'échelle nationale. On peut donc estimer à 12 500 000 cas pour ces territoires (dans l'hypothèse d'une incidence minimum de 50 pour 1000 par an pour cette population

pays. Les pays choisis sont ceux dans lesquels il a été

possible d'obtenir une estimation sûre, basée sur des études scientifiques spéciales complétant les décla-

rations ordinaires, de ce qu'était la morbidité paludéenne avant que ne commencent les campagnes

d'éradication, et où les cas de paludisme ont de

de 250 millions d'habitants environ) le tribut annuel

même été soigneusement relevés pendant ces dernières années.

TABLEAU 9. NOMBRE ANNUEL DE CAS DE PALUDISME DANS QUELQUES PAYS * Cas de paludisme: estimations minimales sûres pour une année antérieure aux campagnes de pulvérisations ou d'éradication à l'échelle nationale

Cas de paludisme dépistés

Pays

Population des zones initialement impaludées

Année d'estimation

Nombre de cas

Dernières années du programme d'éradication

Nombre de cas

Bulgarie

1 705 000

1946

140 000

1958 1959 1960 1955 1957 1958 1959 1960 1961 ** 1958 1959 1960 1961 ** 1958 1959 1960 1961 ** 1958 1959 1960 1961 **

59

44 13

Ceylan

6 270 000

1947

1 500 000

3 800 6 800 1 037 1 596 422 94 2 214 2 000 346 128

Grèce

4 503 000

1944

900 000

Roumanie

7 755 000

1947

130 000

738 184 74 18

Yougoslavie

.

.

.

.

5 181 000

t

t

1 151

710 255 33

Estimations minimales sûres pour une année antérieure aux campagnes de pulvérisations à l'échelle nationale, et cas de paludisme dépistés annuellement dans les dernières années du programme d'éradication. Ces chiffres ne concernent que les neuf premiers mois de l'année. t Renseignements non disponibles.

que le paludisme y levait avant que les campagnes d'éradication ne soient entreprises; par contre, le nombre de cas nouveaux observés en 1961 dans cette même population peut être estimé sans grand risque

Lèpre

Le Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le

monde indiquait que le nombre des lépreux était probablement de 12 millions et atteignait peut -être même 15 millions pour l'ensemble du globe. Certes, ces chiffres étaient, et demeurent, largement hypothétiques, car seuls quelques pays sont en mesure de fournir des données précises sur le nombre des cas de lèpre. Il n'en reste pas moins que la maladie continue certainement à sévir sur tous les continents. Dans leurs

d'erreur à 50 000 au maximum (incidence annuelle de 0,2 pour 1000), ce qui représente 12 450 000 cas de

moins par an. Afin d'illustrer cette évolution par quelques données

effectives chiffrées en valeur absolue, on a présenté dans le tableau 9 la statistique des cas de paludisme enregistrés en une année dans un certain nombre de

22

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

réponses au questionnaire établi pour préparer le Deuxième Rapport, 57 pays citent la lèpre parmi les maladies transmissibles qu'ils n'ont pas encore réussi à éliminer. Il va toutefois sans dire que le simple fait de mentionner une maladie n'implique pas qu'on la considère comme un des principaux problèmes de santé à résoudre; de fait, un seul gouvernement lui attribue le premier rang et dix le deuxième dans leurs listes de priorités. Il arrive que la lèpre soit introduite sur le territoire des puissances coloniales, passées ou présentes - par exemple les Pays -Bas et le Royaume Uni - lorsque d'anciens coloniaux rentrent au pays, mais dans les pays en question ces cas sont surveillés et le danger d'une diffusion de la maladie est négligeable.

les Comores, le Cambodge et la Nouvelle -Guinée occidentale (Irian occidental) y voient leur problème sanitaire sans doute le plus grave. Dans ce dernier pays,

où l'éradication du pian a été réalisée dans de vastes zones, ce sont les difficultés persistantes rencontrées dans

les régions montagneuses du centre qui préoccupent le plus les autorités. Quatre autres pays font de la lutte contre le pian le deuxième point de leur programme sanitaire et plus de vingt soulignent que cette maladie

impose un lourd fardeau à leurs services de santé. L'importance du pian suffit à justifier que nous examinions un peu plus longuement la situation actuelle à cet égard. La deuxième conférence internationale sur la lutte contre le pian, qui s'était tenue au Nigéria en 1955, avait révélé que sur 400 millions de ruraux vivant dans la zone tropicale, 200 millions environ étaient exposés

Dans les pays où la lèpre reste l'une des grandes endémies, la tendance signalée dans le Premier Rapport se maintient. Il n'est pratiquement plus nécessaire de recourir aveuglément comme jadis à la ségrégation permanente des malades. On s'emploie désormais à assurer le diagnostic précoce et le traitement de masse par les sulfones, qui peut être appliqué soit à domicile, soit dans les centres de santé, soit encore dans les institutions spéciales qui demeurent nécessaires pour isoler temporairement les cas contagieux. L'évolution favorable se poursuit, mais on aurait tort de croire que l'éradication de la lèpre sera réalisée dans un avenir prochain. Selon toute probabilité, les pays devront y consacrer beaucoup de temps et d'argent pendant de longues années encore. Il reste néanmoins que la réduction du nombre de lits d'hôpitaux réservés pour

aux tréponématoses endémiques et notamment au pian, que les cas de pian évolutif se chiffraient à l'époque à quelque 50 millions dans le monde et que les contacts risquant l'infection dans les familles ou ailleurs étaient beaucoup plus nombreux encore. De 1950 à 1955 inclusivement, environ 50 millions de

personnes avaient été examinées à l'occasion des campagnes nationales de masse soutenues par l'OMS dans le monde entier, et quelque 15 millions d'entre

elles avaient été soumises soit à un traitement à la pénicilline- retard parce qu'elles présentaient des signes cliniques, soit au traitement préventif réservé aux cas latents ou aux contacts. Les efforts déployés pour éliminer le pian, maladie génératrice d'infirmités particulièrement chez les

les cas de lèpre et la libéralisation des attitudes à l'égard des besoins sociaux des lépreux sont les preuves

d'une amélioration incontestable de la situation. Trachome Si l'on considère qu'aucun continent n'en est exempt,

enfants et les adolescents, ont été énergiquement poursuivis. Jusqu'en 1960, 75 millions de personnes vivant dans les Régions d'Afrique, des Amériques, de l'Asie du Sud -Est et du Pacifique occidental ont été examinées au cours d'enquêtes initiales accompagnées de traitement, tandis que 275 millions faisaient l'objet

on peut affirmer que le trachome est l'une des principales maladies transmissibles qui sévissent dans le monde. S'il est mentionné par trente -trois pays dans les réponses au questionnaire, cinq pays seulement lui ont fait place dans leurs listes de priorités.

d'examens de contrôle à l'occasion d'enquêtes de rappel parmi les populations de ces Régions. Dans de vastes zones, la fréquence des cas nouveaux de pian évolutif est tombée de 25 -30 % à 2 %, les cas contagieux représentant aujourd'hui moins de 0,1 % dans

Le total des cas déclarés n'en est pas moins considérable. En 1960, on en a compté plus de 230 000 dans

l'Inde et plus de 180 000 au Maroc. En Iran et au Japon, les chiffres ont été de 57 000 et 45 000 respectivement. Même en Europe, on signale régulièrement la maladie, notamment dans les Balkans. Le trachome continue de poser un grave problème social à cause

bien des régions où la maladie sévissait précédemment à l'état épidémique. C'est le cas, par exemple, au Nigéria où les taux de fréquence des formes évolutives et des formes infectieuses du pian étaient en 1955 respectivement de 28,4 % et de 5,6 % dans une région peuplée de plus d'un million d'habitants, alors qu'en 1960 les taux correspondants, établis à la faveur d'un examen systématique de l'ensemble de la population, n'étaient plus que de 2% et 0,1 %. On voit que, pendant ces dix dernières années, les

de la cécité qu'il entraîne. Il est toutefois devenu possible de le combattre par les antibiotiques. Mais c'est surtout l'une des maladies pour lesquelles l'éducation sanitaire - dès l'école - et le rappel constant des notions élémentaires d'hygiène donnent les résultats les plus encourageants. Pian Moins répandu géographiquement que les affections mentionnées jusqu'ici, le pian menace surtout les pays

administrations sanitaires ont fait, pour combattre les tréponématoses endémiques, un effort considérable qui, jusqu'ici tout au moins, a été couronné de succès. Il

et territoires de la zone tropicale. Trois d'entre eux,

importe toutefois de persévérer dans cette voie pour éviter de nouvelles poussées locales ou une recrudescence générale de la maladie et pour consolider les premiers résultats acquis. Les campagnes menées

PRINCIPAUX PROBLÈMES DE SANTÉ

23

contre les maladies endémiques devraient d'ailleurs

contrée dans ce pays tient à la répugnance des malades

toujours poursuivre un autre but encore, à savoir le renforcement-des services de santé ruraux. Bilharziose

à suivre un traitement complet, ce qui permet au réservoir de parasites d'augmenter constamment. Aux

Les ravages de la bilharziose - qui laisse derrière elle mauvaise santé et infirmités -, s'ils n'apparaissent guère dans les statistiques de mortalité, n'en entraînent pas moins l'incapacité professionnelle et une baisse de

îles Fidji, où la maladie présente assez rarement ce symptôme particulièrement visible qu'est l'éléphantiasis, c'est par les taux de filarémie que l'on décèle sa grande fréquence. De même, aux îles Ellice, où le taux moyen d'infestation microfilarienne atteint 30 %, la filariose pose un grave problème. En revanche, les îles de Tahiti et des Tonga offrent un exemple d'une

la productivité. Huit pays au moins - un dans les Amériques (Surinam), six dans la Région africaine (Togo, Mauritanie, Swaziland, République Centrafricaine, Congo (Brazzaville) et Angola) et un dans la

Région de la Méditerranée orientale (République Arabe Unie) - attribuent à cette maladie une très grande importance. Une douzaine d'autres s'en préoccupent également, bien que dans une moindre mesure. Au Surinam, le parasite responsable est Schistosoma mansoni; on manque d'estimations concernant la fréquence générale des cas nouveaux, mais une enquête récente a révélé que la maladie est très répandue dans les régions côtières et rurales. La construction de nouvelles routes menant vers l'intérieur du pays risque d'en favoriser la diffusion. Aussi les autorités du Surinam ont -elles lancé une vaste campagne d'éradication. Dans

lutte antifilarienne menée à bien dans le Pacifique occidental. On espère obtenir le même succès aux îles Cook, où la maladie est répandue, en employant les mêmes moyens : utilisation de l'Hétrazan comme agent thérapeutique et campagnes énergiques contre les moustiques. Trypanosomiase

Les seuls pays d'Afrique où la trypanosomiase est considérée comme un problème sanitaire de la première importance sont le Nigéria, avec plus de 3700 cas déclarés en 1960, le Bechuanaland et le Tan-

ganyika. Dans ce dernier pays, la liste des priorités la place au même rang que d'autres maladies transmises

la République Centrafricaine, qui compte environ 1 200 000 habitants, plus de 12 000 cas ont été déclarés en 1960; ce n'est là, à n'en pas douter, qu'une fraction de l'ensemble des personnes infestées par S. haemato-

par des vecteurs telles que la fièvre récurrente et la peste. Au Ghana, et dans un ou deux autres pays où la trypanosomiase était naguère très répandue, on la maîtrise de mieux en mieux et on n'y attache plus, de ce fait, la même importance que par le passé. En Amérique latine, tant l'Argentine que le Brésil s'inquiètent de plus en plus de la maladie de Chagas, forme américaine de la trypanosomiase. Fièvres typhoïde et paratyphoïdes; dysenteries

bium. En Mauritanie, une enquête sérieuse a fait

conclure qu'un habitant sur quatre est bilharzien dans la moitié occidentale du pays. Au Swaziland, la bilharziose est considérée comme l'un des principaux problèmes sanitaires du territoire, mais les mesures prises contre la maladie se sont bornées jusqu'ici à des enquêtes. Celles -ci indiquent que dans la majeure partie du « middle veldt » et du « bush veldt » 30% environ

la population africaine souffre de bilharziose urinaire et que la proportion atteint 40 % dans cerde

Plusieurs pays, dont certains n'appartiennent pas à la zone tropicale, classent les fièvres typhoïde et paratyphoïdes ainsi que les dysenteries parmi leurs prin-

tains secteurs. La forme intestinale de la maladie est peu répandue. L'éradication des sources d'infestation pose un problème d'une ampleur extrême et, de toute évidence, il faudra pour en venir à bout traiter sans relâche tous les cours d'eau et réseaux d'irrigation, ce qui entraînera des dépenses considérables. L'ampleur des efforts nécessaires apparaît dans la République Arabe Unie, où les équipes de lutte contre les mollusques comptent 1800 personnes, et où 2 millions de cas sont traités chaque année dans 200 centres de santé ruraux, 180 dispensaires et plusieurs unités mobiles. Filariose La filariose est très fréquente dans toutes les Régions de l'OMS, à l'exception de l'Europe et de la Méditerra-

cipaux problèmes de santé publique. En Espagne, par exemple, on se préoccupe beaucoup de la fréquence des fièvres typhoïde et paratyphoïdes qui ont atteint 11 500 personnes sur 30 millions d'habitants en 1959. La dysenterie se rencontre assez souvent un peu partout sous une forme ou une autre, ce qui ne témoigne

pas en faveur du niveau d'hygiène dans le monde d'aujourd'hui. Helminthiases

Aux deux groupes de maladies qui viennent d'être mentionnés, on peut joindre les helminthiases, consi-

dérées comme presque aussi dangereuses pour la santé publique. Elles sévissent dans toute la zone tropicale et, outre les atteintes qu'elles portent directement à tel ou tel système de l'organisme, elles ont pour

née orientale, mais six pays seulement s'en font un sujet de préoccupation majeure. A Ceylan par exemple

le nombre des cas est passé de 1806 en 1959 à 4832 en 1960. Apparemment, la principale difficulté ren-

séquelles anémie et malnutrition. A cet égard, les autorités du Swaziland rapportent un fait particuliè-

24

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

rement et doublement intéressant. Préoccupée par l'étendue de l'infestation dans le bétail et en conséquence par le pourcentage élevé des viandes ladres, l'Association nationale des Agriculteurs de ce pays avait instamment prié le Gouvernement de prendre des mesures appropriées. Sur les instructions de celui -

développement intensifient leur action antivénérienne:

la sécurité ne peut être obtenue qu'au prix d'une longue vigilance et d'un effort patient pour découvrir de nouveaux moyens de combattre la maladie. Cancer et cardiopathies Certaines autres affections, et surtout le cancer et les cardiopathies, ne cessent de préoccuper les pays

ci, non seulement les dispensaires généraux se sont chargés du traitement des malades, mais le personnel auxiliaire de la campagne d'éradication du paludisme a en outre reçu pour mission supplémentaire de mettre à profit ses tournées pour distribuer les médicaments appropriés aux sujets infestés par le ténia. Maladies vénériennes

développés. Le cancer du poumon, en particulier, connaît une expansion impressionnante depuis quelques dizaines d'années. En Suisse, par exemple, il a provoqué 1074 décès en 1960 contre 155 en 1930. La leucémie et l'aleucémie également font de plus en plus de victimes

La syphilis a été désignée par la Mauritanie comme la maladie la plus répandue dans le pays, bien qu'on parvienne peu à peu à la contenir. Sur une population de 656 000 habitants, on ne comptait pas moins de 18 000 cas connus en 1959. Dans un autre pays africain, la République du Niger, 21 000 cas pour une population de 3 millions d'habitants ont été déclarés en 1960. La situation est tout aussi inquiétante dans d'autres parties du monde. A Ceylan, ces maladies

et l'on se demande avec anxiété quelle peut être la cause de ce mouvement. Dans l'Inde, parallèlement à l'augmentation de l'espérance de vie enregistrée ces dernières années, mais sans qu'il y ait nécessairement

une relation de cause à effet entre les deux phénomènes, on a vu le cancer et les cardiopathies prendre une place de plus en plus importante parmi les causes de morbidité et de décès. Les cardiopathies ont aussi gagné beaucoup de terrain dans les pays développés, où elles font désormais figure de cause majeure de décès. En Irlande, on les tient pour l'un des problèmes sanitaires les plus graves, car elles sont responsables de plus d'un tiers des décès; sans doute peut -on noter que 38 % des Irlandais ont plus de quarante ans mais c'est là une bien maigre consolation. Il serait oiseux d'accumuler ici tous les indices dont on dispose pour montrer que ces maladies jouent aujourd'hui un rôle prépondérant dans la mortalité. Certes, leur fréquence témoigne d'un vieillissement des collectivités, mais

demeurent très répandues, leur transmission étant favorisée par une prostitution et une promiscuité croissantes. A Colombo, les cas de syphilis contagieuse ont augmenté de 56 % entre 1959 et 1960 et tout semble

indiquer que le gonocoque devient plus résistant aux antibiotiques. A la Jamaique, qui compte 1 600 000 habitants, plus de 10 000 déclarations de syphilis et de ses séquelles ont été faites en 1960. Les réponses au questionnaire montrent que la même situation existe

dans bon nombre d'autres pays, ce que confirment d'ailleurs des renseignements d'autres sources. Une enquête de l'OMS effectuée en 1961 sur l'évolution de la syphilis et de la blennorragie dans 72 pays a montré que le nombre des cas nouveaux a augmenté dans 31 pays pour la syphilis récente contagieuse et

il y a sans doute d'autres raisons, sur lesquelles la lumière n'est pas encore entièrement faite, à leurs manifestations devenues presque épidémiques. Divers

aspects des problèmes que posent le cancer et les cardiopathies ont déjà été traités au chapitre 2. Maladies mentales

dans 30 pays pour la blennorragie au cours de la

période 1957 -1960. En ce qui concerne la syphilis, l'accroissement va de 30 % en Angleterre et au pays de Galles et de 45 % aux Etats -Unis d'Amérique à 85 % au Danemark; en Italie, il a été déclaré trois fois plus de cas en 1960 qu'en 1955. Dans la Région du Pacifique occidental, quatre pays ont signalé une recrudescence de la syphilis récente et onze de la blennor-

Comme on pouvait peut -être s'y attendre, aucun gouvernement n'a accordé une priorité de premier rang à l'action de santé mentale, mais dix pays en font

cependant un domaine important de leur politique sanitaire. Bien que sans lui attribuer le moindre caractère d'urgence, d'autres pays ont jugé bon néanmoins d'exposer leurs vues à ce sujet et d'expliquer les changements survenus dans leur attitude. C'est ce qu'a fait,

ragie, tandis qu'en Afrique neuf pays faisaient la même observation pour la syphilis et huit pour la blen-

par exemple, le Royaume -Uni, en donnant, de sa politique, un aperçu que l'on peut considérer comme caractéristique des nombreuses réformes opérées ou envisagées ailleurs. En raison des remarquables progrès accomplis dans le traitement des maladies men-

norragie. Si incomplètes que soient les données statistiques dont on dispose sur les déclarations de mala-

dies vénériennes, l'enquête a établi la réalité d'un regain de la syphilis et confirmé l'échec des mesures prises contre la blennorragie dans le monde entier. Une fois de plus, les faits montrent que même dans des pays stables, dotés de services de santé satisfaisants et disposant d'antibiotiques -retard puissants, la syphilis

tales, le grand public n'y voit désormais plus des affections différentes des autres, tant en matière de traitement que de pronostic. L'évolution de la thérapeutique permet notamment de traiter bien des malades mentaux dans des salles d'hôpitaux généraux, dans les hôpitaux de jour, voire à domicile ou grâce aux soins des services de santé locaux. Ce mouvement

et la blennorragie redeviennent un sujet d'inquiétude pour les administrations sanitaires. Il est indispensable que les pays développés comme les pays en voie de

PRINCIPAUX PROBLÈMES DE SANTÉ

25

a été facilité par le législateur qui a porté un premier coup aux anciennes habitudes et traditions en modi-

Mortalité infantile

fiant la nomenclature des maladies mentales et en simplifiant les conditions dans lesquelles les malades peuvent être admis à l'hôpital psychiatrique et autorisés à le quitter, ce qui a enlevé au placement dans un

Quatorze pays voient dans la mortalité infantile un problème majeur; il ne s'agit pas seulement de pays peu développés, puisque six d'entre eux se situent dans la Région européenne de l'OMS. Sauf quelques exceptions (Maroc, Turquie et Yougoslavie) nulle part en Europe la mortalité infantile ne saurait être consi-

établissement de ce genre beaucoup du caractère infamant que l'opinion lui attribuait jadis. Tous ces changements sont intervenus à une époque où il était devenu courant de ne plus enfermer les malades mentaux hospitalisés dans les hôpitaux psychiatriques et même d'en recevoir dans les hôpitaux généraux.

D'autres pays, parmi lesquels les Pays -Bas et la France en Europe et Ceylan en Asie du Sud -Est, ont aussi adopté ces formules modernes depuis quelques années. Aux Pays -Bas, on s'efforce de créer des services socio- psychiatriques locaux, qui finiront par desservir

dérée comme forte d'après les critères d'il y a trente ans. Mais l'exemple de l'Islande et de la Suède, avec un taux de 16,4 pour 1000 naissances vivantes, des Pays -Bas où il est de 16,5 et de quelques autres pays où il s'établit entre 22 et 24 et qui ont, en quelque sorte, fait de l'abaissement radical de la mortalité infantile un symbole d'efficacité, incite les pays qui magne qui déclare que « malgré l'amélioration de ces dernières années, les taux de mortalité maternelle et infantile demeurent un peu trop élevés dans la République fédérale si on les compare à ceux d'autres pays d'Europe occidentale ». En fait, le taux de mortalité infantile de la République fédérale est tombé de 36,6 pour 1000 naissances vivantes en 1957 à 33,9 en 1960. Dans le reste du monde, la situation est toute différente. Ainsi le Pérou enregistre -t -il un taux de mortalité

l'ensemble du territoire et coordonneront les soins à domicile et les soins en établissement. Les conceptions nouvelles qui préconisent le traitement du malade dans la collectivité aussi bien qu'en institution et font appel à la coopération de divers services médicaux et

ont moins bien réussi dans cette entreprise à user d'autocritique. C'est le cas, par exemple, de l'Alle-

sociaux sont également appliquées en France. A Ceylan, on a adopté une attitude tout à fait libérale à l'égard des troubles mentaux: l'admission dans un

hôpital psychiatrique est, dans la plupart des cas, temporaire et subordonnée au consentement de l'intéressé; on n'y enferme plus les malades et l'on a

infantile de 98 et le Cambodge un taux de 146. Ces taux très élevés témoignent de la gravité du manque d'hygiène et des tristes conditions sociales dont souffrent les nourrissons - logement surpeuplé,

modifié l'aménagement des locaux de façon à en bannir l'atmosphère de prison qui y régnait auparavant. Il convient d'ajouter que le Portugal vient d'entreprendre un programme décennal de santé mentale (1961 -1970), où l'accent est mis sur la prévention des troubles mentaux et le traitement des malades mentaux. Ce sont là des exemples du côté positif de l'évolution

milieu insalubre, denrées alimentaires non contrôlées - et dont le taux de mortalité infantile est un des indices sûrs. A ces maux, il est impossible de remédier

et d'un véritable travail de pionniers dont on peut espérer qu'il ne tardera pas à porter ses fruits. Les maladies mentales constituent un lourd fardeau pour

du jour au lendemain; il faudra, pour y parvenir, réduire les risques du milieu ambiant et créer des services de santé d'envergure et adaptés aux circonstances, dotés d'un personnel qui puisse conseiller et éduquer les populations. On peut également espérer que l'émulation aidera, comme ce fut le cas en Europe, à accélérer le mouvement d'amélioration. A cet égard, il convient de signaler les résultats obtenus à Singapour, aux îles Fidji et à Hong Kong, où les taux de mortalité

un grand nombre de pays où elles demeurent l'un des principaux problèmes sanitaires, mais on peut

aujourd'hui s'y attaquer avec tout un arsenal de

moyens inconnus il y a vingt ans. Indépendamment du traitement des troubles mentaux proprement dits, on comprend mieux, à l'heure actuelle, le rôle que la psychologie et la psychiatrie peuvent jouer pour expli-

infantile ont été ramenés à 35, 36 et 42 pour 1000 respectivement.

quer les problèmes personnels des individus de tous âges et leur proposer des solutions. Il est trop tôt pour tenter dans le présent rapport d'évaluer systématique-

Mauvaises conditions du milieu

ment les résultats obtenus, mais il existe bien des témoignages d'une ferme tendance à mieux utiliser notre connaissance toujours plus vaste des moyens de prévenir et de traiter les troubles mentaux. 3. AUTRES PROBLÈMES DE SANTÉ IMPORTANTS

Pour bon nombre d'Etats Membres, la nécessité de mieux aménager le milieu dépasse en importance tous les autres grands problèmes. Telle est l'opinion motivée de trente -sept pays, dont huit accordent à l'assai-

nissement une priorité de premier rang. Voici, par exemple, les observations générales très pertinentes de l'Inde: « Dans l'Inde, le problème capital, du point de vue de la santé publique, est celui de l'assainissement, notamment en ce qui concerne les adductions d'eau et les égouts. Chaque année, les maladies gastro-intestinales atteignent plus d'un million de personnes. »

Les maladies dont il a été question jusqu'ici n'épuisent pas la liste des problèmes sanitaires qui se posent dans le monde et les réponses des pays au questionnaire signalent d'autres dangers pour la santé, dans des domaines différents et plus généraux.

26

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Les autorités de Ceylan sont plus précises encore: « Une grande partie des maladies qui sévissent à Ceylan sont dues aux conditions peu satisfaisantes du milieu... La majorité des habitants de l'île se procurent l'eau à des sources non protégées. Même dans les villes, on ne peut garantir la pureté de l'eau... Le réseau d'égouts, qui ne dessert qu'environ 60% des immeubles de Colombo, devra être étendu... »

Malnutrition

La nutrition suit de près l'hygiène du milieu dans les listes de grands problèmes de santé publique dressées par les gouvernements. Trente -trois pays ont déclaré que l'état nutritionnel de leur population ou de certains groupes particulièrement vulnérables les préoccupait

De Hong Kong sont venues ces remarques: « Une des caractéristiques du contrôle sanitaire réside dans la façon dont il est combiné avec la vaccination et l'éducation sanitaire à domicile. C'est ainsi que des équipes de vaccinateurs rendent périodiquement visite aux familles qui campent sur les toits. Elles accordent une attention particulière à l'hygiène alimentaire et à l'éducation de tous ceux qui, professionnellement, manipulent les denrées alimentaires. Toutefois, comme la population est très dense, que les gens s'approvisionnent surtout

et trois d'entre eux considèrent la situation dans ce domaine comme le plus grave de leurs problèmes.

C'est aux scientifiques, travaillant en collaboration

avec les services de santé publique, que revient le mérite d'une importante évolution: celle qui reconnaît à la nutrition la place qui lui revient dans toute étude sur l'état de santé des collectivités. Il y a en effet lieu de déplorer à maints égards les habitudes alimentaires et les déficiences nutritionnelles actuelles. Elles vont de la sous- alimentation caractérisée dans les économies pauvres ou chez les économiquement faibles aux excentricités alimentaires des sociétés modernes où l'on voit des personnes, dont l'inconscience s'explique mal, se

dans les boutiques à bon marché et que la plupart ignorent tout des règles de l'hygiène individuelle, il est très difficile d'obtenir un niveau satisfaisant d'hygiène alimentaire. »

La salubrité du milieu dépend de nombreux facteurs essentiels parmi lesquels on peut citer l'approvisionnement en eau, l'évacuation des eaux et matières usées, la lutte contre la pollution de l'air, la protection contre les radiations, l'urbanisme et l'aménagement des

sustenter d'un « savant » dosage de café -crème et de croissants. Quoi qu'il en soit, les gouvernements, d'une manière générale, ont aujourd'hui la sagesse de fonder leur politique sur les réalités et les possibilités pratiques. Ils tiennent compte des résultats d'enquêtes

habitations, le contrôle du surpeuplement, la lutte contre le bruit, l'extermination des vecteurs et l'hygiène alimentaire. Le questionnaire établi pour le présent rapport était conçu de façon un peu plus simple et comprenait seulement trois rubriques principales: adductions d'eau, évacuation des excreta

sur la nutrition, des habitudes alimentaires de la population, d'analyses minutieuses du régime alitaires de toute nature. Depuis quelque temps, on

mentaire moyen et des effets des aliments complémen-

s'emploie plus particulièrement à remédier aux déficiences en protéines et en calcium, mais les cas d'avitaminose classique et de goitre endémique sont encore assez fréquents.

et contrôle des denrées alimentaires (y compris le lait); il demandait, en particulier, des renseignements

sur les distributions d'eau, l'étendue du réseau de canalisations et les méthodes d'évacuation des excreta.

En outre, les pays avaient toute latitude d'exposer et commenter à leur gré leurs difficultés dans ce domaine.

Pénurie de personnel sanitaire

Des approvisionnements en eau en quantité et de qualité satisfaisantes demeurent toujours l'impératif primordial, mais une fois résolu ce problème, celui de l'évacuation des matières usées s'impose, en dépit des investissements importants qu'il y faut consacrer. La question de la diminution de la pollution de l'atmosphère est, pour ainsi dire, moins élémentaire, et ne se situe pas sur le même plan que la satisfaction des besoins fondamentaux mentionnés jusqu'ici; elle se pose surtout dans les pays industrialisés. Le Royaume -Uni, par exemple, a maintenant sa politique

Lorsqu'on parcourt les listes de grands problèmes sanitaires dressées par les divers pays, on s'étonne de ne pas y trouver plus souvent mentionnée la pénurie de personnel tant pour les services de santé eux -mêmes

que pour les hôpitaux. Assurément, cette pénurie n'échappe pas à l'attention et l'on trouve dans chaque Région des pays qui en font état. Il n'en demeure pas

moins que seules la Turquie, la Corée et le Samoa américain attribuent à ce problème un rang de priorité élevé tandis que la Finlande se contente de souligner qu'elle manque de médecins, de dentistes et de vétérinaires. Il est certain pourtant que dans le monde

de l'air pur. La Suisse, de son côté, s'inquiète de l'accumulation dans l'atmosphère de substances

toxiques provenant de nouvelles entreprises pétrolières, d'un parc automobile en augmentation constante et de deux usines atomiques actuellement en construction. L'urbanisation et les dangers inhérents à l'expansion rapide des agglomérations urbaines, l'immigration dans les villes de personnes improductives venant chercher auprès de parents une compagnie ou un soutien matériel, commencent à poser un sérieux problème dans bien des pays, quel que soit leur degré de développement.

entier et surtout dans les pays peu développés, les administrateurs de la santé publique se heurtent constamment à l'insuffisance des effectifs de toutes catégories, qu'il s'agisse du personnel des services sanitaires ou de celui des hôpitaux. On ne peut certes conclure de ce que les gouvernements s'abstiennent de souligner ce fait qu'ils sont tacitement résignés à la

situation ou qu'ils tiennent le problème pour insoluble. Sans doute faut -il comprendre que le besoin est si flagrant qu'on le considère partout comme un postulat.

PRINCIPAUX PROBLÈMES DE SANTÉ

27

Vieillissement

Peut -être en est -il de même pour ce que l'on appelle

parmi leurs principales préoccupations sur le plan sanitaire; pour trois d'entre eux (Chili, Hong Kong et île Maurice) il s'agit même là du problème le plus urgent. Au Chili, le taux annuel moyen d'accroisse-

le vieillissement de la population, que mentionnent parmi leurs problèmes cinq pays développés: le Canada, la Finlande, l'Irlande, la Norvège et Israel. Ce problème touche aussi particulièrement la collectivité de l'île de Sainte -Hélène où, du fait de l'émigration de ses plus jeunes membres, le soin des enfants est laissé aux grands -parents. Accroissement démographique

ment naturel est de l'ordre de 2,2 % et l'on craint qu'il ne provoque une véritable « explosion démographique ». A Hong Kong, l'immigration vient aggraver encore les conséquences d'un accroissement très rapide. Quant à l'île Maurice, son dilemme s'exprime en ces termes: «Le problème de l'augmentation de la population l'emporte sur tous les autres. Le plan quinquennal de développement économique et social vise non seulement à élever le niveau de vie actuel, mais aussi à différer, le plus longtemps possible, les conséquences d'un accroissement démographique continu.»

Enfin, neuf pays ou territoires seulement - les îles du Cap -Vert, Madagascar, l'île Maurice, les Bermudes, le

Chili, le Panama, le Venezuela, l'Inde et Hong

Kong - mentionnent l'accroissement démographique

CHAPITRE 4

TENDANCES NOUVELLES 1. CHANGEMENTS D'ORDRE ADMINISTRATIF

La partie I du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde faisait allusion aux nombreux

nombre des Etats Membres ou Membres associés de l'OMS est passé de cinq à vingt et un en 1961), elle s'est également produite dans les Amériques et en Asie.

changements politiques et territoriaux qui s'étaient produits depuis quelques années. Le mouvement qui se dessinait alors a maintenant atteint son plein essor. Il n'est donc pas surprenant que les réponses au questionnaire pour le Deuxième Rapport, qui sollicitait notamment des renseignements sur les principaux faits nouveaux d'ordre social, culturel et économique et sur les modifications importantes survenues dans l'administration sanitaire, aient fourni une abondante moisson d'informations et de commentaires de grand intérêt. S'il n'était pas explicitement demandé aux pays de faire état de leur évolution constitutionnelle et politique, le questionnaire largement interprété pouvait

Dans une certaine mesure, l'indépendance a été précédée de réorganisations administratives. On peut en voir un des exemples les plus nets dans la refonte de tout l'appareil gouvernemental de quelques -uns

des territoires coloniaux britanniques au seuil de l'indépendance. D'une manière générale, on a mis en place un gouvernement ministériel, dont les ministres placés à la tête de départements étaient responsables, éventuellement par l'intermédiaire d'un cabinet, devant le chef de l'exécutif et le pouvoir législatif. Il

en est souvent résulté un changement très marqué dans l'administration des services de santé. Là où il y avait auparavant un directeur de ces services, relevant du gouverneur et de son conseil exécutif, un ministre

sembler les y inciter. Nombre d'entre eux ont donc clairement marqué dans leurs réponses que les événements les plus importants pour eux sont ceux qui les

- qui souvent n'appartient pas au corps médical est venu prendre la direction politique de l'organisation sanitaire, réforme qui s'est habituellement accompagnée de la nomination d'un secrétaire permanent assurant en parallèle avec un médecin en chef la bonne marche du département. La situation constitutionnelle dans laquelle s'étaient

ont conduits à l'indépendance et au statut d'Etats souverains. On en trouve un exemple typique dans la réponse du Nigéria, qui commence ainsi:

« Le progrès politique constitue l'évolution la plus marquante depuis 1956. Entre les quatre gouvernements de la Fédération - ceux des trois régions, occidentale, orientale et septentrionale, et le Gouvernement fédéral - se déroule une saine émulation dans le domaine social. Le Nigéria oriental et le Nigéria occi-

trouvés les anciens territoires de l'Union française était assez analogue. Les services de santé de chaque territoire avaient à leur tête des directeurs responsables,

dental ont accédé à l'autonomie interne en 1957, suivis du Nigéria septentrional en 1959. La Fédération elle -même a accédé

à l'indépendance nationale le 1 er octobre 1960. Pendant cette période, l'une des formes principales du progrès social a été l'extension rapide de l'enseignement primaire gratuit. En 1960, la Faculté de Médecine de l'University College d'Ibadan a vu sortir sa première promotion de médecins. »

par l'intermédiaire d'un directeur général de l'administration sanitaire, devant le Haut -Commissaire de la République française. Ces directeurs furent ensuite remplacés par des ministres. Lors de l'accession des territoires à l'indépendance complète et du transfert des pouvoirs au nouvel Etat, ces ministres, ou leurs successeurs, sont devenus responsables devant l'Assemblée législative.

Un autre membre de la même Région africaine - Madagascar -a fait la déclaration suivante: « La continuité dans l'effort, des sacrifices dans le soutien matériel, l'adhésion complète de tous aux grandes tâches à accomplir, tels sont les principes d'après lesquels nous avons choisi de bâtir notre politique sanitaire. Dominée par les circonstances politiques qui ont orienté les destinées de la République Malgache et les ont confiées à un gouvernement issu de

En plus des changements dus aux modifications du contexte constitutionnel et politique, on constate dans de nombreux pays des réorganisations profondes

la volonté de la nation, l'année 1960 n'en a pas moins été marquée par le souci d'assurer à la population une protection

sanitaire qui répondît à ses besoins et qui trouvât, en elle même, les raisons d'étendre ses possibilités. »

Si cette évolution a été particulièrement marquée en Afrique (où l'on peut signaler en passant que le

des ministères. Dans certains cas, de nouvelles et importantes attributions leur ont été confiées tandis qu'ailleurs, il y a eu fusion de deux ministères. C'est ainsi qu'au Tanganyika, le Ministère de la Santé d'avant l'indépendance s'est maintenant vu attribuer en plus les fonctions du Ministère du Travail, devenant ainsi un ministère bivalent. De même, au Venezuela, il n'existe qu'un Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale, au sein duquel a été créé récem-

ment une direction des affaires sociales chargée

- 28 -

TENDANCES NOUVELLES

29

d'étudier les problèmes sociaux intéressant la santé de la population, ainsi que des questions d'organisation et de développement des collectivités. Certains pays, comme par exemple le Yémen, qui possédaient naguère une série assez mal coordonnée de services de santé, ont maintenant créé un ministère de la santé.

département central de la santé ne sont jusqu'ici pas en cause, on estime souvent que le moment est venu d'en revoir la structure organique. Plusieurs pays ont créé des comités ou des commissions chargés

Même là où les attributions et l'administration du

le présent rapport, c'est en URSS et en Tchécoslovaquie que la délégation des pouvoirs est allée le plus loin. Le Ministère de la Santé de l'URSS a été réorganisé en 1957 et en 1959. Il a reçu des attributions de planification, de coordination et de contrôle des services sanitaires, mais il a été déchargé en grande partie du travail de gestion quotidienne. Le dévelop-

pement de la coopération internationale dans

le

domaine sanitaire et l'organisation centrale des approvisionnements en médicaments et en matériel sanitaire

d'étudier la situation nationale et de la comparer avec celle de l'étranger. Si l'on songe que les départe-

lui ont également été confiés. Cette réorganisation impliquait le transfert d'un certain nombre de fonctions exécutives aux ministères de la santé des républiques de l'Union, dont la compétence a été étendue, d'autre part, à l'enseignement médical et à la gestion

ments centraux de la santé doivent faire face à des tâches de plus en plus importantes et complexes, on ne

s'étonnera pas que des réformes soient envisagées çà et là. Il faut d'ailleurs ajouter que l'on n'aboutit quelquefois en fin de compte qu'à redistribuer le travail au sein du ministère ou à étoffer un peu telle ou telle de ses divisions.

d'un certain nombre d'instituts de recherche. La décentralisation ne s'est pas limitée à des délégations aux autorités intermédiaires, mais s'est encore étendue aux collectivités locales. En effet, une réorganisation

Beaucoup plus importante est, bien entendu, la redistribution des fonctions entre organes centraux et organes régionaux et locaux, ces derniers comprenant tout autant les entités exécutives et administratives intermédiaires, telles que provinces et régions, que les autorités de caractère plus purement local. Dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres, deux tendances s'affrontent. L'une cherche à concentrer

complémentaire a été entreprise en 1956 dans les zones rurales (rayons ruraux) et était sur le point d'être achevée en 1960. Dans chaque rayon, les services hospitaliers et les services d'épidémiologie et d'assainissement ont été groupés plus étroitement sous la direction du médecin -chef de l'hôpital de rayon. Ce fonctionnaire a pour adjoint le médecin qui assurait auparavant la direction indépendante des services d'épidémiologie et d'assainissement. La situation est quelque peu différente en Tchécoslovaquie, à la suite d'un nouveau découpage des circonscriptions administratives. A la date du le! juillet 1960,

l'autorité et à centraliser l'action, l'autre aspire à à centraliser la totalité des services de santé, mais semblable solution n'est de toute évidence possible que dans des territoires relativement peu étendus et peu peuplés. Le plus souvent, la centralisation est préconisée pour tel ou tel service particulièrement

déléguer l'une et l'autre et surtout les fonctions d'exécution. Dans certains cas, rares de nos jours, on tend

il a été procédé à une vaste réorganisation

coûteux, notamment les hôpitaux. Les raisons en sont évident :s. Dans leur construction et leur fonctionnement les hôpitaux sont en effet, dans le monde moderne, l'un des éléments les plus coûteux des services de santé. Aussi les autorités financières ont -elles tendance à exiger tout d'abord un contrôle plus rigou-

territoriale et administrative à l'échelon central, régional et local (district). La circonscription de base est le district, qui résulte de la fusion de zones plus petites et totalise une population d'environ 120 000 habitants. Dix districts constituent une région dont la population est de l'ordre de 1 200 000 habitants. A l'échelon du district, des attributions plus étendues ont été confiées au comité national de district, organisme pré- existant

qui est l'émanation démocratique de la population du territoire considéré. Il est maintenant chargé de l'administration de toute une série d'institutions et de

reux sur leur création ou leur agrandissement, puis une surveillance plus stricte de leur équipement, de leur dotation en personnel, de leur gestion et de leurs dépenses par la suite. L'Autriche et la France figurent au nombre des pays où les autorités centrales se sont efforcées de faire adopter un peu plus de rigueur dans la direction locale du réseau hospitalier. Néanmoins, la tendance à la décentralisation

services, allant des hôpitaux et des dispensaires à l'éducation sanitaire et à la médecine du travail, en passant par la lutte antituberculeuse et l'hygiène mentale. La réforme a pour but d'assurer, à l'échelon

local, un service de santé complet sous l'égide du comité national de district. Dans les régions les responsabilités sont exercées d'une manière analogue par des comités nationaux de région, qui à leur tour supervisent les grands hôpitaux où l'on dispense en général, en liaison avec les facultés de médecine des universités, l'enseignement post- universitaire. Ces co-

l'emporte de loin par son intensité, par son élan et par sa diversité. La décentralisation est d'ailleurs rarement complète, car les organes centraux doivent

toujours conserver en dernier ressort un certain contrôle. Celui -ci se limite parfois à de simples directives ou conseils, mais, en général, il s'exerce au moyen

d'un appareil bien organisé, doté de moyens de extrêmement divers. Pendant la période dont traite

coercition qui comprennent presque toujours un droit de regard financier. Sauf sur ce point, les systèmes sont

mités de région ont encore d'autres attributions pour lesquelles le district constitue un cadre trop étroit, par exemple la coordination des renseignements épidémiologiques et de l'éducation sanitaire, le stockage et le contrôle des produits pharmaceutiques.

A l'échelon central, on trouve non seulement le

30

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

conseils nationaux, organes consultatifs chargés des confrontations de vues et d'expériences, mais encore l'instance supérieure, le Ministère de la Santé. Dans la pratique, celui -ci intervient peu dans l'administration directe des institutions, sauf dans le cas d'institutions d'importance nationale. En revanche, il exerce un contrôle sur les recherches médicales, il est l'autorité planificatrice souveraine chargée de veiller au dévelop-

organisations, et leur intervention semble devoir être génératrice d'économie et d'efficience. 2. PLANIFICATION SANITAIRE

Le questionnaire invitait les pays à décrire briève-

ment les plans ou programmes généraux de santé publique à court ou à long terme entrepris ou poursuivis au cours de la période considérée pour développer l'ensemble des services sanitaires du pays. Dans

pement des services de santé du pays, et il se trouve enfin en contact direct avec les autorités financières dispensatrices des crédits budgétaires nécessaires à l'exécution de ses plans. D'autres pays se sont engagés pendant la période considérée dans la même voie. Les réformes opérées par le Pérou et par le Chili ont chacune des caractéristiques particulières et intéressantes. Au Pérou, le Ministère de la Santé conserve ses fonctions planificatrices et techniques, mais l'administration des services de santé a été décentralisée au profit d'un certain nombre d'autorités régionales ou locales, voire même d'hôpitaux. Si lâche que cette formule puisse

le Premier Rapport, les plans à long terme étaient présentés comme une innovation appelée à devenir par la suite une des fonctions normales des gouvernements. Au nombre des pays qui s'étaient engagés dans cette voie, on citait alors l'Inde, le Soudan, l'Egypte,

l'Ethiopie, l'Afghanistan, l'Indonésie, l'URSS et la Tchécoslovaquie. Cette liste peut désormais être sensiblement allongée par l'adjonction de plusieurs pays dont les gouvernements ont soit mis au point des plans complets et de grande portée soit pris des mesures préliminaires à cet effet, en créant des comités

paraître, elle semble avoir abouti en réalité à une meilleure coordination. Elle présente aussi l'avantage de susciter un intérêt et un soutien accrus de la part

consultatifs ou en organisant une division spéciale de la planification au sein du ou des ministères intéressés, voire même en établissant au sein du gouvernement une autorité centrale de planification d'ensemble.

du public pour les programmes d'action sanitaire. Le public participant à cette action ne comprend d'ailleurs pas uniquement les personnes physiques, mais aussi les entreprises privées, qui ont renforcé leur concours. C'est ainsi qu'une compagnie minière a créé pour son personnel un centre de médecine du travail et entreprend notamment des campagnes antituberculeuses, antipaludiques et antivénériennes. Le Chili était en train de réorganiser son administration sanitaire en 1960, quand il a subi une série de violents tremblements de terre et d'inondations. Ces événements ont quelque peu retardé la réorganisation projetée, mais les grandes lignes de celle -ci se dessinaient nettement dès 1961. Le Ministère de la Santé est aujourd'hui l'organisme technique suprême et il d:rige à l'échelon national, par l'intermédiaire d'un certain nombre de départements, toutes les activités techniques (épidémiologie, contrôle des denrées alimentaires, assainissement, etc.). A l'échelon local, l'hôpital rassemble tous ces services techniques et dirige et coordonne l'action sanitaire dans la zone de son ressort. Ailleurs on a adopté des formes moins compliquées de décentralisation. C'est le cas de l'Iran, où le Ministère de la Santé a délégué quelques -unes de ses fonctions aux douze provinces du pays et où des conseils sanitaires locaux ont été créés à son instigation. Reconnaissant la nécessité d'un organisme consultatif intermédiaire entre les autorités centrales et locales, les Pays -Bas ont établi des conseils provinciaux

En général, la planification dépasse largement la seule action sanitaire. Elle a pour objet le développement social, économique et technique du pays et c'est en raison de ses répercussions sociales et économiques que la santé y figure. C'est indéniablement

dans cet esprit qu'a planifié l'URSS, dont les plans de développement économique à long terme débutèrent en 1920 par le Plan Lénine d'électrification de la Russie et se poursuivirent par la série des plans quinquennaux qui ont été amorcés en 1929. De même, en Inde, le développement des services de santé a été

considéré comme faisant partie intégrante du plan d'équipement national qui a commencé à se dessiner en 1938 avec la constitution d'une commission natio-

nale de planification. En 1946, les résultats d'une enquête nationale ont servi de base à un rapport spécial sur les perspectives des services de santé. Ce fut

le fameux rapport Bhore,l dont les conclusions insistaient notamment sur les points suivants: nécessité

de la planification, équipement des campagnes et développement des services de santé ruraux grâce à l'intégration des services préventifs et curatifs, gratuité des soins médicaux. Ces idées et suggestions et leur mise en oeuvre ont trouvé leur place dans le premier plan quinquennal de développement de la République indienne qui a été lancé en 1951. Elles ont été reprises et renforcées dans le deuxième plan quinquennal qui a pris fin en 1960; elles ont inspiré,

enfin, dans un esprit beaucoup plus large et plus général, le troisième plan qui est en cours d'exécution. Certains des objectifs que s'étaient fixés les planificateurs méritent d'être mentionnés et les résultats obte-

dans les onze provinces. Cette initiative s'imposait tout particulièrement en raison des conditions propres

au pays, où l'on s'en remet traditionnellement à des organisations bénévoles pour une grande partie de l'action sanitaire. Les conseils provinciaux auront donc à coordonner les activités des autorités locales et de ces

I Report of the Health Survey and Development Committee, Delhi (1946), J. W. Bhore, Président du Comité.

TENDANCES NOUVELLES

31

nus ne peuvent être qu'un encouragement. Le nombre des écoles de médecine est passé de 30 en 1950 à 60 en 1960 et celui des étudiants inscrits chaque année de 2500 à 6400. L'effectif des médecins immatriculés, qui était de 59 000 en 1950, s'élevait à 76 900 en 1956 et devrait atteindre 81 000 en 1966. Quant aux centres

la Pologne, par exemple, a déjà mené à bonne fin un plan quinquennal d'action sanitaire qui tenait parti-

culièrement compte des besoins des collectivités rurales, et les mêmes préoccupations de santé et d'hygiène rurales inspirent le plan de quinze ans actuellement en cours d'élaboration pour la période se terminant en 1975. Ouvrir les zones rurales au progrès et mettre leurs collectivités en mesure de se développer du point de vue social, économique, agricole, industriel et à tous autres égards constitue désormais une entreprise d'une importance majeure, dont les objectifs ne peu-

primaires de santé, qui sont considérés comme le principal moyen d'améliorer l'état sanitaire des collectivités rurales, ils doivent, selon les prévisions, passer de 2800 en 1960 à 5000 en 1965. Les méthodes et les réalisations de certains de ces premiers pionniers de la planification - en particulier l'URSS, la Tchécoslo-

vaquie, l'Egypte et l'Inde - ont été décrites en détail dans une annexe au quatrième rapport du Comité d'experts de l'Administration de la Santé publique.' Parmi les nombreux nouveaux adeptes de ces méthodes figurent les Rhodésies, la Mauritanie, la Finlande, la Turquie, la Yougoslavie, l'Iran, Ceylan, le Cambodge

vent être atteints qu'en une période de plusieurs années. C'est certainement pour cette raison, parmi d'autres, dont l'inéluctable question financière, que la Dominique étalera son programme de création de centres ruraux de santé sur une période de dix ans. De son côté, la Thailande, qui a déjà ouvert un certain

et la Corée. Même lorsqu'on ne procède pas à une planification d'ensemble des services sanitaires, on n'en

nombre de centres très modernes de tout premier ordre, n'a assigné aucun terme précis à l'exécution du programme par lequel elle veut faire passer progressivement tous les centres de deuxième classe dans la première catégorie. Si l'on en vient maintenant à la phase préparatoire de la planification, telle qu'elle s'élabore au sein d'organismes consultatifs permanents ou de commissions

établit pas moins dans de nombreux cas des plans spécifiques pour des objets limités. C'est notamment le cas pour l'équipement hospitalier, pour les raisons déjà exposées. Un effort résolu de renouvellement

semble être entrepris dans ce domaine en Europe, suivant l'exemple des Etats -Unis d'Amérique. Ainsi la France a mené à bonne fin, en 1957, son premier plan quadriennal d'équipement hospitalier, créant notamment 23 000 lits supplémentaires. Son deuxième

d'enquête spéciales (dont les Commissions royales créées au Royaume -Uni constituent un exemple clas-

plan, qui doit être achevé en 1962, prévoit 8000 lits de plus dans les hôpitaux généraux, 4000 dans les hôpitaux psychiatriques et 350 dans les établissements

de désintoxication alcoolique. Les préparatifs du troisième plan ont déjà commencé. L'Italie, menant une action très semblable, a tracé un programme de construction hospitalière qui aura pour effet de porter de 4 à 6 pour 1000 habitants le nombre de lits des hôpitaux généraux, en tenant compte spécialement des besoins des zones rurales. Le Royaume -Uni a récemment rendu publique une série très complète de propositions en vue de la construction et de la rénovation de son équipement hospitalier; cet effort s'accom-

sique), les preuves ne manquent pas d'une activité accrue. Dans la première catégorie figure le Conseil suprême de la Santé qui a été récemment institué en Italie pour servir d'organe consultatif en matière d'administration nationale de la santé. Le Board of Health néo- zélandais a des fonctions assez analogues. Des années durant, il avait donné des avis consultatifs au ministre, mais était devenu graduellement inopérant. Il est maintenant réorganisé et, agis-

sant le plus souvent par le truchement de comités d'experts, il participe à la planification et s'intéresse spécialement à la recherche sur les problèmes de santé.

pagnera d'une systématisation de l'implantation des hôpitaux et d'une rationalisation de leurs fonctions dans le cadre du Service national de la Santé. Cette réorganisation ne demandera pas moins de dix ans. Dans d'autres domaines, la planification à objet déterminé semble porter principalement sur l'organisation des services de santé et, dans une certaine mesure, sur la combinaison des aspects préventifs et curatifs de la médecine en milieu rural. Beaucoup de pays cherchent à mettre au point, pour la reproduire ensuite à un grand nombre d'exemplaires, une formule type de centre rural de santé qui constituerait le foyer de toutes les activités médico- sanitaires. Ces tentatives sont particulièrement fréquentes dans les pays tropicaux, mais on en trouve des exemples jusqu'en Europe; 1 La planification des services de santé publique (Org. mond. Santé Sir. Rapp. techn., 1961, 215, 32).

Aux Etats -Unis d'Amérique le Surgeon -General du Service de la Santé publique a fait procéder à une étude analytique de l'administration dont il a la charge, en vue de déterminer les domaines dans lesquels il y aurait lieu d'amplifier encore les vastes et multiples efforts actuels. Il faut voir là une tentative de tracer les voies dans lesquelles devra s'orienter à l'avenir le progrès sanitaire. L'action devra se porter entre autres sur les points suivants: recherche dans le domaine des sciences biologiques, médicales, sociales et du milieu, avec application des résultats en temps et lieu, développement des ressources matérielles et humaines, hygiène du milieu, système complet de soins médicaux incluant la prophylaxie, uniformisation nationale des méthodes d'établissement des statistiques démographiques et sanitaires, éducation sanitaire et diffusion des connaissances scientifiques.

Au Canada, od la structure sociale et économique évolue rapidement, on a pu constater les effets qu'exercent sur la santé de la collectivité les transformations

32

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

du monde moderne. Parmi celles qui intéressent directement ce pays figurent le développement rapide des voyages aériens, l'ouverture de la voie maritime du Saint -Laurent, qui permet aux navires de haute mer de pénétrer au cceur même du continent américain, et l'utilisation de l'énergie atomique sous ses diverses formes. C'est sans doute sur l'hôpital et sur les services apparentés que convergeront tous les problèmes qui en découlent; la Loi sur l'assurance -hospitalisation et les services diagnostiques de 1957 a pourvu au développement de ces établissements. Mais le Gouvernement ne s'en est pas tenu là et, en décembre 1960, il a annoncé son intention de constituer une commission royale pour la protection de la santé, dont le mandat sera très large.

blique fédérale d'Allemagne, la Grèce, l'Italie, l'Ir-

lande, la Norvège et sans doute d'autres encore. un caractère définitif à son régime d'assurance mutuelle

Ailleurs, Israël étend son système et l'Inde a donné de tous les fonctionnaires de l'Etat et de leur famille. Il suffira d'illustrer par quelques précisions les changements qui ont été apportés aux systèmes d'assurance du Danemark, de la République fédérale d'Allemagne et de la Norvège pour montrer la tendance générale, qui est toujours à la libéralisation des prestations et à l'élargissement des catégories de bénéficiaires. Au Danemark, la loi du ler juin 1960 a porté refonte complète du système. Les conditions d'âge et de santé auxquelles était subordonnée l'admission dans les sociétés d'assurance ont été supprimées; quant aux cotisations, elles comportent deux tarifs applicables selon le revenu de l'assuré. Le montant des prestations en espèces a été augmenté, et les frais de traitement dentaire conservatoire sont remboursés sous certaines conditions. Il est dans les intentions du Gouvernement de fusionner ultérieurement les diverses sociétés d'assurance. Depuis près d'un siècle, l'assurance contre la maladie et d'autres risques fait partie de la tradition allemande. La législation récente a normalisé les modalités d'application et les dispositions très compliquées qui existaient antérieurement. Le montant de certaines prestations en espèces a été augmenté et les catégories de presta-

On verra là autant d'exemples de l'esprit constructif dans lequel est abordée l'organisation des services de santé, et la preuve que la doctrine du laissez -faire appartient désormais au passé. 3. SYSTÈMES D'ASSURANCE -MALADIE ET SERVICES NATIONAUX DE LA SANTÉ

Dans le Premier Rapport, les observations relatives à la question des soins médicaux avaient pour thème central l'hôpital, ses services de consultations externes, les rapports entre ces services et l'omnipraticien, et les

moyens par lesquels l'administrateur de la santé pouvait rendre ses propres services accessibles au médecin traitant et à son malade. Il s'agissait d'exposer le mécanisme de l'action plutôt que d'entrer dans les considérations financières qui conditionnent l'accès des membres des groupes économiquement faibles à tous ces services. Le questionnaire pour le Deuxième Rapport part d'une conception plus large du problème des soins médicaux. Le Conseil économique et social des Nations Unies avait noté dans une résolution 1 que, dans les efforts déployés pour améliorer le niveau

tions ont été uniformisées. Elles s'étendent notamment aux soins médicaux préventifs et curatifs, et compren-

nent des allocations de maternité, de décès et de viduité. En Norvège, les assurances sociales sous toutes leurs formes ont été étendues, mais on tend à substituer toutes les fois qu'il est possible les prestations en nature aux remboursements en espèces. En outre, pour compléter les dispositions des diverses assurances et par là l'ensemble du système, un programme d'assistance aux invalides a été adopté. Il comprend des allocations, des prêts et des pensions. La gestion en a été confiée aux administrateurs provinciaux de la santé publique, qui sont ainsi amenés à jouer un rôle capital dans l'action médico- sociale de leur région. La gratuité des services de santé appelle néanmoins une garantie, qui réside dans l'établissement périodique

général de la santé, il fallait tenir compte du coût élevé des médicaments et préparations médicales

prophylactiques. Il n'avait pas mentionné expressément le coût de certains autres éléments constitutifs

des soins médicaux mais, dans leurs réponses au questionnaire, les gouvernements ont pris soin d'exposer quelque peu en détail les changements ayant pu survenir dans leurs systèmes d'assurances sociales et autres ou les modifications apportées à leurs services de santé gratuits. Des changements sont effectivement intervenus aussi bien dans le nombre des services fournis gratuitement

d'un bilan de la charge financière supportée par la collectivité, car dans certaines conditions on risque de voir s'accroître à l'excès les dépenses de ces services.

et leur mode de fonctionnement que dans le champ d'application et le caractère des systèmes d'assurance. Ceylan, Singapour et le Honduras sont venus s'ajouter

à la liste des pays où tout au moins l'essentiel des soins médicaux est gratuit. Bien plus longue est la liste

L'Etat se trouve alors d'ordinaire obligé d'aménager ses charges financières, en imposant soit un paiement partiel en contrepartie de certains services, soit une réduction des remboursements aux assurés. C'est

ainsi qu'au Royaume -Uni, il a été jugé nécessaire d'augmenter le montant versé par l'assuré pour chaque ordonnance. 4. ÉTABLISSEMENTS DE SOINS MÉDICAUX: HÔPITAUX ET CENTRES DE SANTÉ

de ceux qui ont modifié leur régime d'assurance. En

Europe, ce sont le Danemark, la France, la Répu1 Résolution 731 (XXVIII) I, 1088e séance plénière, 30 juillet 1959: Documents officiels, vingt -huitième session, 30 juin -31 juillet

1959. Résolutions : Supplément n° 1, Genève, p. 17 (document E/3290).

Les renseignements que sollicitait le questionnaire devaient être présentés pour une large part sous forme

TENDANCES NOUVELLES

33

de données de fait concernant le nombre et la nature des établissements de soins médicaux, en comprenant dans ce terme générique les hôpitaux de toute nature, les centres de santé et les services spécialisés de maternité, de protection de l'enfance et d'hygiène scolaire.

raison de sa variabilité même, le taux de morbidité mentale d'une collectivité crée des problèmes pour les

En outre, les pays étaient invités à préciser l'effectif de leur personnel sanitaire, groupé par catégories, ainsi que les moyens de formation professionnelle et le niveau de celle -ci. Ces renseignements, fournis

administrations sanitaires qui n'ont jamais eu à leur disposition un nombre suffisant de lits pour malades mentaux ou d'autres moyens de traitement psychiatrique. Aussi certains pays d'Europe comme la Finlande ont -ils déjà augmenté considérablement leur équipement en hôpitaux psychiatriques, tandis que d'autres, comme la France et la Pologne, se proposent de faire de même. (Dans le cas de la France, cependant,

souvent de façon très détaillée, ont été complétés dans certains cas par des commentaires et des observations. En se fondant sur ces matériaux et sur des informations puisées à d'autres sources, on a tenté

cela n'exclut pas le développement parallèle d'un réseau de services extra -hospitaliers, selon une orienta-

d'évaluer certaines des tendances qui semblent se manifester. Dans le cas des centres de santé, les données disponibles ne permettent guère que de constater l'augmen-

tation de leur nombre et l'élargissement de leur distribution dans les pays od l'on voit en eux l'embryon

à partir duquel pourra s'épanouir tout un ensemble de services sanitaires. Il a déjà été fait mention, à

propos de la planification, de l'importance qu'ils présentent dans les programmes de développement rural, et l'on sait le rôle utile qu'ils ont joué en tant que têtes de pont pour les campagnes d'éradication du pian ou du paludisme. Mais les réponses au questionnaire permettent mal de se rendre compte de la manière dont

tion nouvelle, par l'équipe médicale de l'hôpital psychiatrique.) Par contre, la Suède se contente de faire face à la forte pression qui s'exerce sur ces établissements en augmentant légèrement le nombre des lits, et en développant sensiblement le réseau des cliniques psychiatriques de consultations externes, tandis que la Norvège, prenant une vue d'ensemble des problèmes connexes posés par les maladies mentales, l'alcoolisme et l'inadaptation sociale, estime qu'il serait prématuré d'entreprendre, même à court terme, la réorganisation

sera en définitive nécessaire. Cette diversité d'attitudes n'est pas limitée à l'Europe. Dans les qui

ces centres fonctionnent; elles ne fournissent pas davantage les indications nécessaires pour apprécier leur volume de travail, l'influence qu'ils exercent sur l'éducation sanitaire ou le développement communautaire et l'opportunité d'accroître leur polyvalence. A toutes ces questions, il ne serait possible de répondre qu'au moyen d'études et d'enquêtes spéciales. Pour ce qui est des hôpitaux, il est beaucoup plus aisé de discerner certaines tendances très importantes. La principale d'entre elles va de pair avec les changements intervenus dans la morbidité des collectivités par

Amériques, l'Argentine veut augmenter la capacité de ses hôpitaux psychiatriques. Les Etats -Unis, par contre, qui possèdent plus de 250 000 lits pour les malades et les arriérés mentaux, s'alarment plutôt

de la durée des hospitalisations, et s'efforcent de trouver les moyens d'accélérer le traitement. Au Canada, bien que les hôpitaux psychiatriques soient occupés à 115 %, on se soucie moins d'établir un vaste programme d'extension de ces établissements que de développer les moyens de diagnostic, d'activer le

traitement et d'organiser des services sociaux qui

prennent en charge le malade rentré dans ses foyers. Mais l'enseignement le plus instructif est celui que fournit le Royaume -Uni au cours de ces dernières

la tuberculose et les autres maladies transmissibles. Le nombre des lits naguère réservés au traitement de ces maladies dépasse désormais de beaucoup les besoins, et il a été possible de les redistribuer avantageusement, très souvent pour faire face à la demande croissante de lits pour les invalides chroniques, y compris les malades mentaux. Pressentant fort opportunément l'éventualité de cet aménagement de la capacité

hospitalière, tel pays qui avait dû parer à la recrudescence d'après -guerre de la tuberculose avait fait construire ses sanatoriums de telle sorte qu'ils puissent

années. Une étude récente portant sur les malades admis dans les hôpitaux psychiatriques entre 1954 et 1956 et ayant été après leur sortie l'objet d'une surveillance jusqu'en 1958 a fait apparaître deux tendances bien marquées: le nombre des malades hospitalisés pendant deux ans ou plus était en voie de diminution et les nouveaux arrivants faisaient des séjours plus courts. Si ces tendances persistent, il en résultera un excédent notable de lits dans les hôpitaux psychiatriques, sauf intervention de facteurs extérieurs tels qu'une crise économique génératrice de difficultés

être utilisés ultérieurement à d'autres fins et certains

financières et d'insécurité pour la population. On prévoit que cet excédent sera de l'ordre de 40% dans quinze ans. Telles sont les perspectives ouvertes par

d'entre eux servent maintenant au traitement des maladies mentales.

C'est peut -être dans le domaine des hôpitaux

les progrès de la psychiatrie, de la chimiothérapie, des méthodes physiques de traitement, de la rééduca-

psychiatriques que les perspectives sont actuellement les plus confuses. Ces établissements ont toujours eu une double fonction: interner et traiter. Avec le temps, un certain équilibre s'était établi entre ces deux impératifs, mais les progrès récents de la psychiatrie elle -même et des traitements physiques et chimiothé-

tion et de la surveillance postthérapeutique que les portes de l'hôpital s'ouvrent devant de nombreux malades rendus ainsi à une vie libre dans la collectivité. Bien entendu, le succès de cette nouvelle méthode de traitement extra -hospitalier suppose beaucoup de

rapiques l'ont remis en question. Néanmoins, en

tolérance et de bonne volonté de la part de toute la

34

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

collectivité et, plus particulièrement, la sympathie et la compréhension des familles si étroitement intéressées. 5. PERSONNEL SANITAIRE

encore extrêmement nombreux, leur rôle tend à perdre de son importance à mesure qu'augmente régulièrement le nombre des médecins. En Iran, où l'on formait traditionnellement des médecins et des assistants médicaux, les premiers devaient suivre un cycle d'études de six ans (désormais porté à sept), tandis que les seconds, connus sous le nom de behdars,

Le vieil adage grec reste vrai: ce sont les hommes et non pas les murs qui font la cité. Aucune formule ne décrit plus succinctement les besoins actuels des ser-

vices de santé de par le monde. Le questionnaire

faisaient quatre ans d'études seulement. A la suite de l'ouverture de nouvelles écoles de médecine à

établi pour le Deuxième Rapport demandait aux pays un tableau très détaillé de l'effectif du personnel de santé réparti en dix -huit catégories. En outre, il leur était demandé de fournir des renseignements sur la formation professionnelle de toutes ces catégories. Enfin, comme on l'a signalé au cours du chapitre précédent, les gouvernements, priés d'exposer les principaux problèmes de santé qu'ils avaient à résoudre par ordre de priorité, ont dans quelques cas fait figurer

de behdars n'étaient plus nécessaires. La pénurie générale de médecins qualifiés s'aggrave de leur mauvaise répartition, du fait en particulier de leur tendance à se concentrer dans les agglomérations urbaines. L'observation des

Chiraz, Ispahan et Meched, on a décidé que les écoles

autorités iraniennes

résume parfaitement la situation en précisant que promotions » et qu'« il est très rare qu'un jeune « Téhéran draine chaque année une grande partie des médecin aille s'installer dans un village ». La législation sur l'immatriculation des médecins et l'autorisation d'exercer pourrait être utilisée pour lutter contre

sur leur liste la pénurie de personnel hospitalier et sanitaire.

Le meilleur indicateur en cette matière est probablement le rapport du nombre des médecins au chiffre de la population, car l'insuffisance du corps médical s'accompagne généralement d'une pénurie de personnel d'autres catégories. En Europe, ce taux va de 1 pour 530 habitants (URSS) à 1 pour 3500 environ (Turquie). Une proportion de 1 pour 900 pourrait être considérée comme normale dans cette partie du monde. Dans les Amériques, le taux varie de 1 pour 770 approximativement en Argentine et 1 pour 710 aux Etats -Unis, à 1 pour 5000 environ dans des pays comme la République Dominicaine ou El Salvador. C'est en Afrique que le rapport est le plus nettement insuffisant, puisque le taux de 1 pour 14 000 du Congo (Brazzaville) constitue actuellement un niveau relativement élevé. Au Ghana, on compte un médecin pour 21 000 habitants

ce mouvement, comme le montre l'exemple de la Grèce dont le Gouvernement a décidé en 1960 d'astreindre une certaine proportion des médecins nouvellement diplômés à accomplir, préalablement à leur rural. Ce qui vient d'être dit de l'insuffisance des effectifs

immatriculation, une période de stage en milieu de médecins s'applique a fortiori à la grave pénurie de personnel infirmier dont souffrent les hôpitaux et les services sanitaires locaux dans toutes les parties du

et au Nigéria un pour 33 000. L'Inde et Ceylan, viennent néanmoins de beaucoup avant le Népal (1 pour 72 000) et l'Indonésie (1 pour 40 000). Ces insuffisances sont particulièrement fréquentes

monde. Les causes de ce phénomène quasi général ont été analysées assez en détail dans la partie I du Premier Rapport (page 86). Elles n'ont pas disparu, mais il convient néanmoins de signaler que certaines d'entre elles ont perdu de leur importance, dans la mesure notamment où l'on reconnaît désormais le rôle de l'infirmière et où elle jouit d'un légitime statut.

avec des taux de 1 pour 5000 et 1 pour 4700 respectivement, sont en deçà des normes européennes, mais

Le perfectionnement des techniques médicales a eu pour effet de la charger de tâches cliniques supplémen-

et graves dans les pays neufs; on a toutefois émis l'avis, dans certaines parties du monde occidental où l'on trouve un médecin pour 800 ou 900 habitants, qu'eu égard aux exigences des techniques médicales et chirurgicales modernes, ce chiffre même représente

taires et d'en faire ainsi une auxiliaire encore plus importante du médecin ou du chirurgien. Mais c'est en dehors des murs de l'hôpital et dans le domaine où la médecine préventive, la médecine curative, l'éduca-

tion sanitaire et l'orientation sociale entrent en jeu et où la notion de l'équipe sanitaire se révèle la plus bénéfique que l'infirmière est en mesure de faire valoir non seulement ses capacités techniques et ses qualités humaines, mais encore ses dons d'initiative. En dernière analyse, rien n'est plus important pour

un niveau trop bas des effectifs. Jusqu'à une date récente on remédiait, au moins en partie, à cette situation en formant des agents désignés sous le nom générique d'assistants médicaux, instruits de façon

plus rapide et plus pragmatique que les médecins. Ces agents ont rendu et rendent encore de grands services dans de nombreux pays, notamment en Afrique et dans le Pacifique occidental, mais ailleurs, certains signes semblent indiquer qu'ils ne tarderont

l'avenir des services sanitaires que la formation de personnel, et en particulier d'infirmières de toutes catégories et de sages- femmes, soit pleinement qualifiées, soit à un niveau de connaissances théoriques légèrement inférieur. Touchant ces besoins, les réponses au questionnaire prennent le ton d'un émouvant appel à l'aide venu des quatre coins du monde.

pas à disparaître. En URSS, si les feldschers sont

CHAPITRE 5

RECHERCHES DANS LE DOMAINE DE LA MÉDECINE ET DE LA SANTE PUBLIQUE On a déjà indiqué que la question des recherches médicales et de santé publique ne tenait guère de place dans le Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Les installations et services existants, ainsi que les organismes créés pour favoriser la recherche y étaient bien décrits parfois dans les exposés par pays, mais l'étude générale, à part quelques allusions à l'importance de la recherche pour l'étude des maladies transmissibles et des carences nutritionnelles, se bornait à mentionner les recherches et investigations

nisation mondiale de la Santé a été investie d'un mandat beaucoup plus large pour poursuivre le grand dessein de la collaboration internationale en faveur de la santé, et a notamment pour fonction de stimuler et de guider la recherche dans le domaine de la santé.

Elle a poursuivi et développé toutes les activités entreprises par l'Organisation d'Hygiène dans le domaine de la normalisation, sur le plan international,

d'ordre pratique. Cette apparente omission n'est pas fortuite, et il faut bien en effet qu'elle ait une explication si l'on songe que le Premier Rapport a été rédigé à la fin d'une décennie qui avait été marquée par un développement presque sans précédent des connaissances médicales. Pour se rendre compte de la rapidité avec laquelle progressait la médecine, il suffit de se remémorer entre autres l'extraordinaire floraison des découvertes thérapeutiques, la mise au point de techni-

des statistiques démographiques et des substances thérapeutiques. A mesure que son champ d'action s'élargissait, elle s'est trouvée aux prises avec des problèmes dont la solution exigeait des recherches organisées, soit au laboratoire, soit sur le terrain. (Pour ne citer qu'un exemple caractéristique, des recherches ont dû être entreprises d'urgence lorsqu'il est apparu que des anophèles commençaient à présenter une résistance aux insecticides utilisés pour la lutte antipaludique.) Bien qu'elle fût, aux termes de sa Constitution, habilitée à en mener elle -même, l'Organisation a préféré, dans la mesure du possible, charger des centres ou des instituts nationaux de recherche de résoudre les problèmes qu'elle rencontrait. Dans un seul cas, lorsqu'elle s'efforça de donner un maximum d'efficacité à sa grande campagne mondiale de

ques de culture des virus qui devaient permettre de juguler la poliomyélite, l'une des maladies les plus invalidantes, le renforcement de la coopération entre le chirurgien, le physiologiste et l'anesthésiste grâce

à laquelle il devint possible de soulager, voire de guérir de façon miraculeuse les malades atteints de certaines insuffisances ou affections cardiaques. C'est

lutte antituberculeuse au moyen de la vaccination par le BCG, l'Organisation créa ses propres services de recherche, qui ont d'ailleurs été supprimés en 1960.

la recherche qui est à l'origine de tous ces progrès. Dans d'autres domaines encore, qui relevaient soit de la biologie, comme les études génétiques, soit de la sociologie, comme les recherches sur l'influence des facteurs personnels, familiaux et professionnels sur l'étiologie des maladies, l'arsenal dont disposaient les chercheurs s'enrichissait constamment. 1. LE RÔLE DE L'OMS

Il est intéressant de noter qu'à la même époque, dans plus d'un pays possédant des instituts centraux

de recherche solidement établis et consacrant des crédits toujours plus importants à la recherche, divers ministères commençaient à entreprendre eux -mêmes des recherches sur des problèmes qui les intéressaient directement.Un ministère chargé des anciens combattants patronnait une étude des effets de l'amputation des membres inférieurs sur la longévité; un ministère de l'alimentation souhaitait, quant à lui, se faire une opinion de l'état nutritionnel et des habitudes alimentaires de la population par catégories familiales et de

L'Organisation mondiale de la Santé continuait cependant, quant à elle, d'appliquer en matière de recherche la politique qu'elle avait héritée de sa devancière, l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations, en se bornant à la compléter pour faire face à certaines circonstances et situations particulières. Les agents de l'Organisation d'Hygiène avaient

revenus; un ministère du travail, enfin, cherchait à découvrir les causes de maladies professionnelles bénignes et à déterminer l'absentéisme qui en résultait. Un revirement spectaculaire n'allait pas tarder à se produire. A la fin du printemps de 1958, l'Organisation

contribué à l'enrichissement des connaissances par leurs études sur le paludisme, le cancer, la nutrition et, surtout, par la part très active qu'ils avaient prise dans la standardisation des substances biologiques utilisées pour le diagnostic et le traitement. L'Orga-

mondiale de la Santé célébrait à Minneapolis le dixième anniversaire de sa fondation. Le Président des Etats -Unis était représenté à cette session commé-

- 35 -

36

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

morative par son frère, le Dr Milton Eisenhower, Président de l'Université Johns Hopkins. Après avoir rendu hommage à l'Organisation pour l'oeuvre qu'elle

tropiques - et les maladies à virus, les problèmes de la nutrition, le cancer, les maladies cardio -vasculaires,

avait accomplie pendant ses dix premières années d'existence, notamment dans le domaine de la lutte contre les maladies épidémiques, le Dr Eisenhower poursuivit : « A mesure que le contrôle et l'éradication des maladies infectieuses - ces fléaux historiques de l'humanité - sont progressivement assurés, d'autres problèmes viennent nous préoccuper. Deux de ces problèmes sont les cardiopathies et le cancer. Nous possédons certaines connaissances à leur sujet - suffisamment pour découvrir de vastes domaines inexplorés, comme un explorateur découvre les frontières d'un nouveau continent. Pourtant, nous savons que des recherches intensives résoudront le mystère des cardiopathies et du cancer et qu'une solution sera trouvée. Ce n'est plus qu'une question de temps. Le lieu où cette découverte sera faite est presque sans importance,

les problèmes de santé que soulèvent les radiations ionisantes et les études de génétique humaine ». Pour compléter ce trop bref aperçu du programme, on ne saurait mieux faire que de passer en revue les principes fondamentaux qui ont présidé à son élaboration.

Préalablement à toute action concertée, il est évidemment nécessaire de normaliser la nomenclature, les définitions, les techniques et les préparations. Une fois admis ce postulat, on peut énumérer comme suit les catégories de recherches qui se prêtent à une coopération internationale: 1) vastes problèmes d'ensemble dont l'expérience universelle constitue l'unité des connaissances: démographie, description génétique des populations, fréquence globale et des cas nouveaux des maladies, etc; 2) maladies transmissibles sévissant dans le monde entier, comme la tuberculose et certaines maladies à virus, ou régionalement, comme le paludisme; 3) maladies dont l'étude peut être stimulée par une

car l'homme ou la femme qui la fera peut se trouver dans n'importe quelle région du monde. » 1

A la suite de quoi, le Dr Eisenhower proposa, au nom du Gouvernement des Etats -Unis, que l'Organisation mondiale de la Santé entreprenne une étude intensive, avec le concours d'un personnel choisi à cette fin et qui travaillerait en collaboration avec les personnalités qui, dans le monde, occupent une place éminente dans la recherche médicale, afin de déterminer comment elle pourrait jouer pleinement son rôle dans le domaine de la recherche avec le maximum

comparaison de l'expérience de régions ou de pays différents: cancer, thromboses coronaires, arthrite rhumatoïde, etc.;

4) affections rares dont l'étude approfondie peut apporter des lumières dans d'autres domaines; c'est notamment le cas de nombreuses affections d'origine génétique.

de résultats. Le Gouvernement des Etats -Unis était prêt à verser à cette fin une contribution importante et à appuyer tout programme de recherche satisfaisant que l'étude recommanderait. Le Dr Eisenhower soulignait ensuite les besoins actuels en disant: « Il faut qu'idées et renseignements soient plus rapidement échangés entre laboratoires et hommes de science. Ces derniers devraient avoir davantage l'occasion de se réunir et de discuter

En dehors de ces divers domaines, et de ceux (com-

me la standardisation biologique) dans lesquels il convient de poursuivre l'ceuvre entreprise, trois problèmes fondamentaux se posent: formation des chercheurs, création en temps voulu des moyens nécessaires pour tirer parti des capacités de ces derniers, et ce qu'il est convenu d'appeler les « services auxiliaires » de la recherche.

librement de leurs travaux et de leurs problèmes. Il nous faut découvrir les lacunes qui existent dans le domaine de la recherche et les combler. Nous devons former des spécialistes de la recherche scientifique et leur donner un champ d'action et la possibilité de travailler. Nous devons entreprendre des travaux de recherche dans le monde entier afin de déterminer quand la maladie apparaît et pourquoi. » 1

Cette dernière rubrique englobe des activités qui, pour être relativement terre à terre, n'en sont pas moins indispensables:

1) fourniture de matériel standard pour les recher-

ches en laboratoire ou sur le terrain: antisérums, souches animales normalisées, milieux de culture des tissus, etc.; 2) désignation de laboratoires de référence;

Bien qu'il n'ait été semé qu'en 1958, ce germe fécond a déjà produit le programme de recherches médicales de l'OMS qui vise à compléter les recherches effectuées dans les divers pays. Conformément aux prévisions de

l'Organisation des Nations Unies dans son rapport intitulé Perspectives pour les cinq années 1960 - 1964,2 ce

3) normalisation de la nomenclature, des techniques, etc.;

programme portera essentiellement « sur les maladies transmissibles - surtout celles qui sévissent sous les 1 Voir Actes of Org. mond. Santé, 86, 48. 2 Nations Unies, Département des affaires économiques et sociales (1960) Perspectives pour les cinq années 1960 -1964. Rapport d'ensemble sur l'évaluation de la portée, des tendances et du

coût des programmes de l'Organisation des Nations Unies, de l'OIT, de la FAO, de l'UNESCO, de l'OMS, de l'OMM et de l'AIEA dans les domaines économique et social et dans celui des droits de l'homme. Genève, p. 67 (document E/3347/Rev.1).

4) diffusion de renseignements sur les questions qui précèdent et d'autres du même ordre; 5) communications entre chercheurs par tous les moyens normalement utilisés à cet effet. A l'époque où le questionnaire pour le Deuxième Rapport a été distribué (mai 1960), l'Organisation mondiale de la Santé avait déjà commencé à réaliser son programme de recherches médicales selon ces directives et en suivant les conseils de son éminent

RECHERCHES DANS LE DOMAINE DE LA MÉDECINE ET DE LA SANTÉ PUBLIQUE

37

Comité consultatif de la Recherche médicale et de ses groupes scientifiques. Grâce aux crédits de son budget ordinaire et aux contributions volontaires au compte

Quant à leur contenu, les réponses témoignent d'une grande diversité dans l'ampleur des recherches entre-

spécial pour la recherche médicale, l'Organisation pouvait envisager d'exécuter un programme très sélectif en vue de combler les lacunes signalées par ses organes consultatifs tout en s'efforçant de jouer dans certains cas un rôle stimulant et de favoriser la colla-

prises dans les divers pays, comme dans l'intérêt qu'elles y suscitent. Dans le cas le plus modeste, il peut n'exister qu'un seul petit laboratoire public doté d'un personnel très peu nombreux, mais toujours prêt cependant à chercher une réponse à la fois pra-

tique et scientifique aux questions que lui soumet l'administration locale de la santé publique. Dans les cas intermédiaires, la recherche dispose de moyens permettant à un ou plusieurs petits groupes d'experts, travaillant dans des instituts publics ou dans des établissements universitaires bénéficiant de l'assistance de l'Etat, de s'employer principalement à résoudre les problèmes de caractère spécifique et immédiat qui se posent dans leur propre pays. Il y a enfin les vastes organisations de recherche de certains pays développés

boration internationale dans de nombreux domaines de recherche. 2. PROGRAMMES NATIONAUX DE RECHERCHE

C'est dans ce contexte que les gouvernements ont

répondu à la demande du questionnaire, qui était ainsi conçue: « Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

qui ont une longue tradition dans ce domaine. La liste des institutions, universités, hôpitaux et services spéciaux qui s'occupent de recherche dans ces pays,

Résumer les travaux de recherche fondamentale et appliquée qui ont eu lieu de 1957 à 1960 dans le domaine de la médecine

et de la santé publique en indiquant, si possible, dans quelle mesure ces travaux relèvent de l'Etat, de l'initiative privée ou d'organisations bénévoles et en précisant le nombre de chercheurs occupés à ces travaux.

S'il existe des rapports distincts établis par les institutions nationales de recherche médicale, ils pourront être joints en annexe. On joindra également les rapports sur les études statistiques et épidémiologiques spéciales qui auraient été effectuées, pendant la période ou pour une période plus longue comprenant les années 1957 à 1960, sur des maladies ou autres états et événements (par exemple accidents). Annexer en particulier

tout atlas sanitaire ou recueil à jour de statistiques sanitaires publié pour la période 1957 à 1960. »

ainsi que l'exposé détaillé de leur personnel et des crédits dont ils disposent, peuvent atteindre des proportions considérables. Les projets, tant de recherche fondamentale que de recherche appliquée, englobent tout le domaine des sciences médicales et biologiques. L'une des évolutions marquantes dans ces pays a été le développement des recherches sur le terrain, par opposition aux recherches plus limitées de laboratoire ou de clinique. Plus récemment encore y est apparue la recherche opérationnelle, qui vise à faire la lumière sur la gestion quotidienne des organismes de la santé

publique, notamment en matière d'administration générale, de techniques de gestion et de statistiques de détail. Pour tous ces pays, l'objectif d'ensemble a été de repousser les limites des connaissances dans toutes

Il

n'est pas sans intérêt d'examiner brièvement

les réponses tant du point de vue de leur nombre que de

celui de leur contenu. Sur les 121 pays auxquels le questionnaire a été envoyé, 37 seulement ont fourni des renseignements suffisamment précis pour permettre de dresser un tableau fidèle de leur organisation et de

les directions, mais il faut bien reconnaître qu'une telle orientation a des chances d'être extrêmement coûteuse.

La Barbade, qui compte 242 000 habitants et 77 médecins, est un exemple typique du premier groupe

leurs activités dans le domaine de la recherche. Les réponses n'ont été vraiment satisfaisantes que pour l'Europe dont 75 % des Etats Membres ont donné une suite favorable à la demande du questionnaire. Il ne faut toutefois pas conclure du défaut de réponses à l'absence d'activités de recherche. Dans le cas des Amériques, par exemple, six pays seulement sur trente -trois ont répondu à la section du questionnaire qui concernait les recherches, en donnant généralement des renseignements intéressants et complets sur leurs

de pays, où objectifs et ressources sont également limités. Pendant la période considérée dans le présent rapport, des recherches y ont été effectuées successivement dans plusieurs domaines sous les seuls auspices des services officiels. Une étude ayant révélé en 1957 que la syphilis cardio -vasculaire était très répandue

parmi la population, tous les malades hospitalisés âgés de 34 ans et plus sont depuis lors soumis systématiquement à un examen radiologique et à un examen du sang. Cette étude a été suivie de recherches qui, dans des domaines très divers, étaient inspirées par la fréquence de maladies ou par des problèmes d'ordre administratif. Parmi les questions en ayant fait l'objet figurent la sensibilité des tuberculeux aux antibiotiques, la fréquence des cas nouveaux d'histoplasmose, l'état de nutrition des enfants, les caractéristiques des malades admis pour la première fois dans

activités dans ce domaine. Or, on sait pertinemment

que de nombreux travaux de la plus haute qualité sont effectués dans cette Région, bien souvent sans l'appui, voire même à l'insu des autorités. Ces recherches sont le fait d'institutions ou de chercheurs isolés de réputation internationale de par l'importance et la

qualité de leurs travaux, et constituent donc des activités isolées dont les gouvernements hésitent à revendiquer le mérite. Dans ces conditions, le programme national de recherche peut paraître manquer d'ampleur ou, tout au moins, de coordination.

les hôpitaux psychiatriques. Pour compléter cette large gamme de recherches, une enquête a porté sur les activités des infirmières de la santé publique, afin

58

ÙEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

de déterminer combien de temps elles consacraient en moyenne par jour aux diverses tâches dont elles sont chargées.

l'épidémiologie de la lèpre, sur les problèmes de santé mentale dans l'industrie et sur les questions que posent

l'approvisionnement en eau et l'évacuation des matières usées dans le pays. On ne saurait trop rendre hommage aux pays des

L'Etat d'Israël peut être pris comme exemple du deuxième groupe de pays, dans lesquels les activités de recherche, bien que plus importantes déjà, sont encore assez limitées. Dans ce pays, la recherche relève de l'Ecole de Médecine de l'Université hébraïque

de Jérusalem, de l'Institut Weizmann des Sciences et de l'Institut de Recherches biologiques. Cette recherche ne porte pas uniquement sur des problèmes du type de ceux que posent habituellement la médecine clinique ou la lutte contre les maladies transmissibles, mais présente certains caractères particuliers. Du

deux groupes que nous venons d'examiner pour la tâche qu'ils ont accomplie. Les contributions qu'ils ont apportées à la connaissance scientifique sont d'ailleurs pleinement reconnues. Le monde scientifique sait en effet reconnaître la valeur et les réalisations d'où qu'elles viennent, et il ne fonde ses jugements que

fait des origines hétérogènes de la population juive du pays, une importance considérable a en effet été accordée aux recherches de génétique, qui ont porté notamment sur l'athérosclérose, l'infarctus du myocarde, le diabète, les groupes sanguins et les anomalies érythrocytaires. L'Irlande appartient également à ce deuxième groupe de pays; la recherche y est organisée à peu près

sur les résultats, sans tenir compte de la situation des laboratoires ou des instituts auxquels ceux -ci sont dus. Après avoir examiné les petites unités de l'armée de la recherche, il faut maintenant s'occuper des gros bataillons. Plutôt que de faire un choix arbitraire en décrivant en détail un seul des grands systèmes nationaux de recherches médicales et de santé publique, il vaut mieux exposer dans leurs grandes lignes les

de la même façon qu'en Israël, mais elle est plus diversifiée. Un grand nombre d'activités de recherche sont menées sous les auspices du Conseil de la Recherche médicale. Les institutions de recherche comprennent des services de recherches sur la chimiothérapie, le métabolisme cellulaire et la physiologie foetale; un laboratoire de recherches sur les virus s'occupe spécialement des problèmes posés par la poliomyélite et par la grippe. La question de l'influence du milieu sur les anomalies congénitales et celle des caractères spécifiques de la sécrétion pancréatique y sont également étudiées. Au Nigéria, la recherche médicale, si elle s'inscrit aussi dans des limites assez étroites, est solidement établie. Elle porte sur des maladies comme la trypanosomiase, la lèpre et la méningite cérébro- spinale.

caractéristiques et les activités de plusieurs de ces organisations. La meilleure solution consiste sans doute à commencer par décrire l'organisation de la recherche dans deux pays voisins de l'Amérique du Nord: les Etats -Unis et le Canada. Pour se rendre compte de l'extension continue des activités de recherche aux Etats -Unis, il suffit de se reporter au montant des crédits alloués chaque année

à cette fin aux Instituts nationaux de la Santé du Service de la Santé publique de ce pays. De 183 millions de dollars en 1957, ce montant est passé à 400 millions de dollars en 1960. Il convient d'ajouter à ce chiffre les fonds provenant d'autres sources: fonda-

tions privées, Etats de l'Union, pouvoirs publics locaux et industrie. Le montant total des crédits, fédéraux et autres, dont dispose la recherche dans le domaine de la médecine et dans d'autres domaines

intéressant la santé s'est élevé de 397 millions de dollars en 1957 à une somme que l'on estime au moins à 715 millions de dollars en 1960, soit $4 par habitant. Ces énormes ressources financières servent à subven-

De plus, de nombreuses recherches sur le terrain, dont certaines sont de caractère opérationnel, ont été entreprises en ce qui concerne l'épidémiologie et la chimiothérapie du paludisme, la résistance aux insecticides et certaines questions entomologiques. Des études ont également été consacrées à deux questions

tionner les universités, les écoles de médecine, les hôpitaux et les instituts de recherche. Elles financent notamment les activités des Instituts nationaux de la

qui présentent un intérêt particulier pour le pays: celle du métabolisme de l'azote et celle des aliments

Santé de Bethesda. Si l'on considère toutes leurs ramifications, les activités ainsi financées occupent aux Etats -Unis de 35 000 à 40 000 chercheurs. Cette munificence déborde les frontières nationales: en 1960, des subventions approchant 5 millions de dollars ont en effet été accordées à des instituts de recherche

végétaux à haute teneur protidique pouvant être utilisés localement pour lutter contre les carences en protéines et la malnutrition. Nombre de ces organisations nationales de recherches s'intéressent principalement aux problèmes de

ou à des chercheurs d'autres pays. Son influence féconde s'étend à toutes les branches des connaissances humaines qui concernent le traitement et la prévention

nutrition. Les questions dont elles s'occupent sont rarement abstraites et théoriques; elles visent au contraire, de façon très pratique, à améliorer d'une manière ou d'une autre le régime alimentaire de tel ou

tel groupe de la population, généralement d'enfants appartenant à un groupe d'âge donné. Au Pérou, la composition chimique du régime alimentaire courant a. été étudiée de façon approfondie. Ce pays ne s'en tient pas là mais procède aussi à des recherches sur

des maladies ou l'amélioration de la santé publique. Au Canada, si les ressources disponibles sont beaucoup plus modestes qu'aux Etats -Unis, la diversité des recherches n'y est pas moins grande; leur coor-

dination est assurée par le Conseil national de la Recherche médicale. D'autres organismes nationaux s'intéressent plus spécialement au cancer, aux cardio-

pathies, à l'arthrite et au rhumatisme. Au total,

RECHERCHES DANS LE DOMAINE DE LA MÉDECINE ET DE LA SANTÉ PUBLIQUE

39

quelque 7 à 9 millions de dollars ont été alloués en 1959 -1960 pour la recherche aux services spécialisés

des universités, hôpitaux et instituts canadiens, et il convient de mentionner également les crédits accordés pour des études sur le terrain. Dans le même ordre

restaurants. La toxicologie industrielle et, plus récemment, les effets des rayonnements ionisants font l'objet de recherches particulièrement poussées. Les progrès récents de la physique théorique ont été appliqués à la ventilation, à l'insonorisation, au chauffage et à

d'idées, l'importance de la recherche opérationnelle

appliquée aux hôpitaux et aux services de santé publique ne cesse de croître. Dans ce dernier domaine, le concours de la Division ministérielle de la Recherche

l'éclairage, questions d'importance essentielle pour l'industrie du bâtiment, ainsi qu'au développement organisé des zones industrielles et des régions rurales.

La Tchécoslovaquie figure également au nombre des pays qui analysent les activités des services de santé,

et de la Statistique est infiniment précieux pour tout ce qui touche à l'analyse et à l'évaluation des données. En 1960, plus de 900 projets de recherches intéressant toutes les branches de la science médicale, et dont bon nombre portaient sur l'administration médicale, étaient en cours d'exécution au Canada. Les Canadiens

en utilisant notamment la technique moderne de l'étude des temps et des mouvements, ainsi que les autres méthodes de recherche opérationnelle. Si l'ampleur et la variété des recherches entreprises au Royaume -Uni sont indéniables, leur organisation paraît manquer de cohésion si on la compare à celle des systèmes planifiés et coordonnés que nous venons

n'oublient pas que c'est chez eux qu'a été remportée l'une des grandes victoires de la médecine moderne, lorsque Banting et Best ont découvert l'insuline en 1921.

d'examiner. Nombre de ces activités sont encore laissées à l'initiative des universités, des hôpitaux et autres établissements, des autorités de la santé publique et - évolution récente suscitant beaucoup d'enthousiasme - de groupes d'omnipraticiens agissant par l'intermédiaire de leur « College ». Tous ces efforts indépendants bénéficient toutefois de l'appui du

Sur vingt -six pays européens, il n'en est pas moins de dix -neuf à mettre en cuivre un programme de recher-

ches. Il ne saurait être question de les passer tous en revue et l'on se bornera à en examiner certains des plus importants qui présentent des caractéristiques particulières. En URSS, la coordination des recherches scientifiques dans le domaine de la médecine est assurée depuis 1958 -1959 par l'Académie des Sciences médicales de l'URSS qu'assiste, au sein du Ministère de la Santé de l'Union, un Conseil de Coordination. On accorde dans ce pays une très grande importance

Medical Research Council qui exerce son influence

dans tout le Royaume -Uni et qui est responsable devant une commission du Conseil privé présidée par le Ministre chargé des questions scientifiques.

à la planification de la recherche dans toutes les branches de la science et de la technique et, bien entendu, de la médecine. Les plans ne portent pas

Pendant la période sur laquelle porte le présent rapport, le montant des sommes dépensées par le Medical Research Council est passé de 2,5 millions à 4,3 millions de livres. Jusqu'à une date relativement récente, un service des laboratoires de la santé publique lui était rattaché; en plus de travaux de routine sur des questions de diagnostic et d'épidémiologie, ce service a joué un très grand rôle dans la recherche micro -

seulement sur les programmes de recherche à proprement parler, mais sur tout ce qui est nécessaire à leur mise en oeuvre en personnel, matériel et crédits. Pour donner une idée de l'ampleur des activités de recherche en URSS, il suffit d'indiquer qu'il y existe 246 instituts de recherches spécialisés, employant 31 000 chercheurs

de toutes catégories. L'une des principales fonctions des organes de coordination est de veiller à la prompte application des découvertes nouvelles, non seulement en assurant la distribution des médicaments nouveaux dès qu'ils ont été mis au point et que leur efficacité a été éprouvée, mais aussi en tirant parti des découvertes les plus récentes de l'électronique et de la cybernétique

biologique et virologique. Bien que la recherche médicale au Royaume -Uni ait pour champ d'action tout l'ensemble des sciences médicales et biologiques, il convient de mentionner spécialement deux services qui dépendent du Medical Research Council. Il s'agit en premier lieu

pour la fabrication des appareils et de l'équipement nouveaux. En Tchécoslovaquie, l'organisation de la recherche relève .des universités, des quatre instituts de l'Académie des Sciences et des vingt -six instituts spécialisés qui dépendent du Ministère de la Santé. Les recherches bactériologiques et virologiques bénéficient d'une

du service des recherches sur le rhume de cerveau, établi à Salisbury, qui s'efforce patiemment depuis quinze ans de résoudre ce problème difficile et complexe, et en second lieu du service des recherches de médecine sociale qui étudie l'étiologie des maladies du double point de vue pathologique et sociologique. Comme en URSS et en Tchécoslovaquie, le mode d'organisation et de fonctionnement des services de

santé du Royaume -Uni a récemment fait l'objet

haute priorité et des efforts considérables ont été déployés pour améliorer le vaccin antituberculeux. La question des rations de protéines et de vitamines est étudiée en fonction des besoins des diverses catégories de travailleurs et il est particulièrement tenu

compte des résultats de ces études nutritionnelles pour l'établissement des menus des cantines et des

d'études très poussées. Un service de statistique a été créé à cette fin au sein du Ministère de la Santé. Il serait superflu de rappeler ici la grande tradition que la France entretient dans le domaine de la recherche. Si les recherches y sont peut -être encore moins organisées, ou plus libres, qu'au Royaume -Uni, elles relèvent d'institutions du même genre dans les deux pays. L'organisation centrale en a cependant récemment été renforcée, l'Institut national d'Hygiène étant

maintenant doté d'attributions plus étendues et de

40

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

crédits sensiblement plus importants. De 1956 à 1960, le nombre des services qui dépendent de cet institut est passé de dix à trente. Ces services procèdent

ce sujet. Les médecines traditionnelles constituent également un terrain de recherches, celles -ci visant notamment à déterminer la nature des principes actifs des plantes médicinales; les physiologistes s'intéressent pour leur part à certains aspects de la pratique du yoga. D'autres pays qui consacrent eux aussi des sommes importantes à la recherche pourraient être ajoutés à cette liste, mais les indications qui précèdent suffisent à montrer l'universalité et l'ampleur de l'action entreprise. Une grande partie des recherches effectuées dans les pays développés s'assigne un objectif purement

notamment à des recherches sur les cardiopathies, la génétique médicale, l'immunologie, l'anatomopathologie et la neurologie. En dehors de ces domaines fondamentaux, on a récemment jugé nécessaire d'entre-

prendre des recherches très poussées sur un certain nombre d'autres questions comme la biologie moléculaire, le cancer et les leucémies, la neurophysiologie, la neuropharmacologie par exemple.

Depuis des années, les problèmes médicaux et sanitaires qui se posent à l'Inde ont suscité des contri-

scientifique. Les travaux ne visent qu'à enrichir la somme des connaissances existantes dans tel ou tel domaine de la science. On procède aussi à des recher-

butions de toute première importance à la connaissance scientifique. La volonté de pousser plus avant la recherche et de faire si possible des découvertes dans des domaines encore inexplorés est aujourd'hui plus ferme que jamais. La plupart des recherches sont

effectuées sous les auspices de l'Indian Council of Medical Research avec, dans de nombreux domaines, la collaboration des universités. Un vaste programme diversifié de recherches sur les maladies transmissibles est en cours d'exécution. On peut y rattacher l'étude sur la chimiothérapie de la tuberculose, qui a bénéficié de l'assistance de l'OMS, du Gouvernement de Madras et du Medical Research Council de Grande -Bretagne.

ches qui ont un objectif beaucoup plus immédiat et plus pratique. Toutes ces recherches contribueront en fin de compte à l'amélioration de la santé publique. Les réponses au questionnaire des quelques pays qui ont donné des renseignements complets sur leur organisation actuelle et leurs projets en matière de recherche font apparaître un vaste effort. Ce que ne révèlent pas les réponses, c'est l'effet cumulatif de tous ces efforts moins ambitieux qui contribuent modestement à enrichir la somme des connaissances scienti-

fiques et, ce faisant, à découvrir les secrets de la nature par la voie expérimentale. 3. COORDINATION ET CONTACTS

Cette étude a montré de façon probante que, dans certaines conditions, le traitement des tuberculeux à domicile est aussi efficace que l'hospitalisation. La lèpre a également beaucoup retenu l'attention des chercheurs indiens. Certaines questions bactériologiques ont été élucidées - des essais de transmission expérimentale de la lèpre à des animaux ont notamment donné des résultats encourageants, qui permettront peut -être d'orienter les recherches dans de nouvelles voies - et l'on a étudié l'emploi prophylactique des sulfones chez les enfants. La question des difformités dues à la lèpre a d'autre part fait l'objet

Les domaines sur lesquels porte la recherche sont trop vastes et trop nombreux pour qu'il soit possible d'envisager une coordination d'ensemble, mais il en existe

certains, bien délimités, dans lesquels une

collaboration entre chercheurs ayant déjà l'expérience des problèmes qui se posent peut permettre, en évitant

de recherches qui permettront de mettre au point de nouvelles méthodes de chirurgie réparatrice. Bien qu'en régression, le choléra est encore une cause importante de morbidité et de mortalité. Aussi a -t -il stimulé

tout gaspillage de temps et d'efforts, d'aboutir plus facilement et plus rapidement à des résultats. On a déjà vu comment, s'attaquant au problème que pose la tuberculose en Inde, l'OMS, les autorités locales et une organisation de recherche extérieure ont

conjugué leurs efforts pour étudier l'un des plus importants moyens de lutte contre cette maladie. Cet exemple est révélateur tant du rôle que l'OMS est en mesure de jouer dans ce domaine que de la manière

la production de nouveaux vaccins devant conférer une immunité de longue durée. L'Inde figure parmi les pays oÈ, du fait de l'accroissement de l'espérance

de vie, une part de plus en plus importante de la

dont son influence pourra être utilement étendue à l'avenir. On a diversement évalué et défini le rôle de l'OMS

population atteint un âge plus avancé et commence de ce fait à se trouver gravement menacée par les maladies cardio -vasculaires. Des enquêtes épidémiologiques

et des études cliniques ont révélé que les crises cardiaques et les variations anormales des électrocardiogrammes étaient plus fréquentes chez les personnes

jouissant d'un revenu élevé et chez les travailleurs sédentaires. Les recherches n'ont toutefois pas uniquement porté sur les états morbides et sur les agents

dans le domaine de la recherche, et pu dire qu'elle agissait comme un « catalyseur », voire comme le « démarreur » qui met le moteur en marche. Quoi qu'il en soit, il est parfaitement clair qu'il est indispensable de faciliter et de multiplier les contacts entre tous les éléments dont la collaboration peut si puissamment contribuer au progrès scientifique et, en fin de compte, à l'amélioration de la santé dans le monde. Il faut que des échanges d'idées et de connaissances s'établissent entre tous les pays afin que l'humanité entière puisse bénéficier des progrès de la science.

pathogènes. On procède actuellement dans l'Inde à une étude sur le développement de l'enfant qui doit permettre d'établir une série de normes nationales à

CHAPITRE 6

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS Le présent chapitre veut être en quelque sorte un épilogue. Il ne prétend pas cependant résumer tout ce qui précède, ni proposer de remèdes aux maux reconnus et aux insuffisances constatées. S'il rassemble depuis lors. Ceux -ci ne sont d'ailleurs nullement limités aux disciplines scientifiques. On a vu se perfec-

quelques -uns des faits les plus saillants signalés au long des pages précédentes et parvient à les traduire en termes généraux, il aura atteint son véritable but. En effet, si profondément que l'on ressente les besoins de la santé publique, si désireux que l'on soit d'améliorer la situation, le succès dépendra en dernière analyse des faits établis et de tous ceux qui les auront servis.

tionner aussi les techniques de l'administration, de la planification et de la coopération internationale, qui toutes ont permis aux peuples de profiter davantage des réalisations de la médecine et ont ainsi contribué

à l'amélioration de la santé publique. Dans tout ce processus, l'Organisation mondiale de la Santé a joué son rôle de guide, d'exhortateur et de dépositaire de la connaissance et de l'expérience, toujours prêt à dispenser une aide désintéressée. Au premier chapitre de cette partie du Deuxième Rapport sur la situation sanitaire dans le monde, on a essayé d'illustrer, par quelques exemples choisis, certaines des réalisations les plus marquantes dont la santé publique a bénéficié au cours des dix dernières années. Il n'entre pas dans le propos de cet ouvrage de s'étendre plus longuement sur ce sujet; il semble plu-

C'est en juxtaposant les faits qu'on discerne les tendances, les évolutions, les progrès. Ce n'est que sur

l'accumulation de données de fait que l'on peut

organiser de nouvelles enquêtes et mettre au point des plans pour l'avenir. Selon les mots d'Auguste Comte, l'étude des faits permet d'« induire pour déduire afin de construire ». Les scientifiques ne se lassent pas de faire état des merveilles de notre siècle et de souligner la rapidité des progrès des sciences physiques. Certains d'entre eux sont peut -être trop enclins à ne voir que les réalisa-

tôt opportun de rapprocher les deux rapports sur la situation sanitaire dans le monde et, au risque d'énoncer un truisme, de souligner que l'on est loin, en 1960, de l'état de choses de 1957 et plus encore de celui de

tions des vingt dernières années, oubliant un peu l'oeuvre de leurs prédécesseurs. Avec la largeur de vues de ceux qui se consacrent aux sciences de la vie, et qui jugeront peut -être plus facile de fabriquer un « Spout-

1954. De nombreuses modifications ont eu lieu, d'ordre scientifique, économique et politique et, pour bien des pays, c'est sur ce dernier plan que les change-

ments ont été les plus importants. L'indépendance leur a apporté la liberté de choix et d'action et le droit de siéger dans les assemblées mondiales. On a déjà fait état de la déclaration d'indépendance du Nigéria;

nik » que de façonner l'homme en un être parfait, il convient de porter le regard un peu plus en arrière. On se convaincra ainsi mieux encore de la réalité des progrès accomplis depuis trente ans par la médecine préventive et curative et l'on pourra mesurer la remarquable contribution qu'elle a apportée à la santé dans

les sentiments qu'elle exprime sont sans nul doute ceux de beaucoup d'autres pays d'Afrique. Mais le Nigéria a exalté aussi les bienfaits inappréciables de l'enseignement, qui non seulement ouvre les portes

le monde. Au cours de cette période, on a en effet assisté à la naissance de la médecine scientifique moderne, et enregistré notamment les succès de la chimiothérapie, la découverte des antibiotiques, le défrichement de terrains encore vierges par la chirurgie, l'élaboration de nouvelles techniques épidémiologiques et la reconnaissance du facteur social par la médecine. Tout cela a conduit, petit à petit, sinon à la perfection, du moins à un niveau élevé de réalisations. Sans doute la Seconde Guerre mondiale a -t -elle arraché à d'innombrables êtres humains des années de leur vie ou l'existence elle -même, mais elle est aussi à l'origine d'une bonne partie des saisissantes découvertes qui ont révolutionné les sciences physiques et biologiques. Il suffit de se reporter à l'année 1946, qui marque les débuts de l'Organisation mondiale de la

de la connaissance, mais incite à agir et exclut en particulier l'acceptation passive des maux superflus que les insuffisances de l'action sanitaire peuvent laisser persister. En outre, l'instruction suscite le désir de connaître les faits et les événements de façon plus précise.

Pour bien comprendre les problèmes de santé, il faut disposer de données exactes et l'exactitude sup-

pose un système de mesure. On a déjà signalé la nécessité d'instruments de mesure permettant d'interpréter les statistiques démographiques et sanitaires et on en a examiné plusieurs, parmi les plus courants. Il faut également mettre au point des indices servant à reconnaître avec certitude les progrès qui s'accomplissent en matière de santé. L'existence de statistiques suffisamment précises et complètes conditionne ces

Santé, pour être émerveillé des progrès accomplis

-41 -

42

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

évaluations. A cet égard, il importe de réaliser combien

l'on est encore loin de posséder toutes les données numériques nécessaires sur les populations humaines

mais ils résultent surtout d'une meilleure organisation des services de santé et de la diffusion des connaissances.

et notamment sur la façon dont les hommes vivent et meurent, sur la mesure dans laquelle leurs besoins médicaux et physiques sont satisfaits, qualitativement et quantitativement, sur le parti qu'ils tirent des services de santé mis à leur disposition, sur le nombre d'agents

Il est regrettable que l'on veuille parfois opposer médecine préventive et médecine curative. Dans une certaine mesure, cette opposition provient de l'éclat

qui entoure les branches de la médecine clinique Certes, il y a là de remarquables réussites, mais n'est -

particulièrement favorisées par les découvertes scienti-

que tel ou tel service emploie, et sur la façon dont le personnel est recruté et formé. Le présent document

fiques et leur application aux maladies humaines. ce pas aussi le cas de l'éradication du paludisme et de la lutte contre la variole, sans parler des bienfaits incontestables, s'ils sont parfois impossibles à identifier, que l'amélioration du milieu apporte aux collectivités ? Le contraste apparent entre ces deux aspects de la médecine provient peut -être aussi de ce

donne des réponses à bon nombre de ces questions, mais ce sont les lacunes des connaissances qui, pour irritantes qu'elles soient, ont en réalité l'effet le plus stimulant. C'est la question à laquelle il faut répondre par un chiffre précis - et non plus comme à présent par une vague généralisation ou un simple ordre de grandeur - qui pousse à la recherche et à l'analyse. Lorsqu'elles sont exactes, les statistiques sont dans la plupart des cas le meilleur moyen de constater un progrès ou un recul. Elles offrent également une base indiscutable pour l'établissement de plans judicieux et de budgets appropriés. On admet cependant de plus en plus que là où l'on ne peut encore mettre sur pied

que l'exercice de la médecine curative passe pour

exiger d'autres qualités intellectuelles que la direction d'un service de santé publique. Mais admettre que la médecine est réellement scindée en deux, c'est porter

atteinte à cette science et à cet art dans son aspect préventif autant que curatif. Il n'est pas facile d'« intégrer » au sens strict, donc de combiner étroitement l'action préventive et l'action curative, mais leur asso-

tout l'appareil que suppose la statistique classique, il est souvent possible de se contenter de moins. Appliquées sur une assez vaste échelle, des méthodes

comme l'enquête par sondage ou l'enquête pilote peuvent fournir des réponses suffisamment exactes à bien des questions. Les avantages qu'elles offrent sont parfois considérables; dans certains cas, elles constituent le meilleur moyen possible de rechercher les éléments d'une solution provisoire. Il a déjà été signalé au chapitre 3 que, pour un certain nombre d'Etats Membres, la nécessité d'aménager le milieu prime tous les autres problèmes sanitaires.

ciation et leur coopération sont inéluctables puisqu'elles sont les parties complémentaires d'un tout indivisible. La moindre fissure entre elles risque de nuire à la santé publique pour peu qu'elle aboutisse à réduire la place que l'on fait à la médecine préventive et sociale dans les études médicales, à une concentra-

tion excessive de capacités en médecine curative ou à diriger surtout le personnel médical vers les soins hospitaliers, au détriment de la pratique générale et de l'action préventive. Dans bien des régions du monde, on constate déjà

Cette redécouverte de l'importance du milieu pour la santé est tout à fait opportune en un temps où la demande de soins médicaux et de services hospitaliers

une forte concentration du personnel médical et infirmier dans les grandes villes, souvent inutile, lorsqu'elle n'est même antisociale. La législation et des mesures administratives locales rétablissent sans doute l'équilibre jusqu'à un certain point, mais on peut

ne cesse de s'accroître et où les réalisations parfois

abstruses de la médecine suscitent une si grande effervescence intellectuelle. L'importance du milieu devient plus manifeste encore si l'on comprend sous ce terme tous les facteurs dont dépend la situation nutritionnelle de l'individu et de la collectivité. Pour certains, vouloir faire de l'aménagement du milieu un des objectifs essentiels de toute politique sanitaire éclairée, c'est présager le retour à une concep-

se demander si les effectifs ne sont pas, à d'autres égards aussi, mal répartis et mal utilisés? Les soins spécialisés les plus rares et les plus perfectionnés absorbent déjà une partie très importante des effectifs médicaux et infirmiers, profitant peut -être à quelques centaines de personnes alors qu'une action préventive servirait à des milliers. Sans vouloir entraver le progrès

tion périmée, le médecin qui se préoccupe de cet aspect de la santé publique ne pouvant en cela que perdre son temps. On n'hésitera cependant pas à affirmer que ce renouveau d'intérêt pour le milieu, ainsi que les remarquables succès de la lutte contre les

des branches avancées de la médecine, ne serait -il pas sage de chercher à assurer une répartition plus large des ressources et de décourager les mouvements

qui conduisent à leur concentration? La disparité entre pays avancés et pays moins développés est déjà

maladies transmissibles ont considérablement

très grande quant aux disponibilités en personnel médical, infirmier et auxiliaire. Aussi convient -il de se garder de toute surenchère qui pourrait rendre ces différences plus criantes encore. Il faut maintenant examiner un instant quelques -uns

rehaussé le prestige de la médecine préventive. Faute de statistiques suffisantes, il faudra renoncer à chiffrer la multitude de vies qui sont aujourd'hui épargnées

grâce aux victoires remportées sur le paludisme, la variole, le choléra, la tuberculose et les autres maladies virales ou bactériennes. Ces succès doivent beaucoup

au progrès de l'immunisation et de la thérapeutique,

des « points de pression » de la situation sanitaire mondiale, c'est -à -dire les fronts où la lutte contre certaines maladies anciennes ou récentes est serrée,

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

43

et tenter de discerner certaines des tendances, d'ordre

administratif ou autre, qui commencent à se manifester. Il n'est que logique de faire mention d'abord des maladies à virus, groupe extrêmement complexe d'états pathologiques que le recul des infections bactériennes place désormais au premier plan des préoccupations. Parmi ces affections, il en est, comme la grippe, qui, sous les formes les plus diverses, sont de vieilles connaissances; d'autres, et notamment plusieurs maladies récemment découvertes, sont pathogéniquement polyvalentes. Il faut citer en outre toute la série des virus tropicaux dont on a pu assez curieusement dire de certains qu'ils cherchent un syndrome auquel s'attacher. On connaît encore mal l'importance réelle de ces maladies, mais leurs effets sont bien mis

discale. Les accidents sont aussi fréquents de par le monde que leurs causes sont diverses. Mais alors que d'autres causes de décès marquent un recul, leur part dans la mortalité ne cesse d'augmenter, que ce soit en valeur relative ou en valeur absolue. Leur importance ne résulte pas seulement de leur fréquence ou de

leur gravité, auxquelles les moyens de locomotion modernes ajoutent chaque jour, elle tient aussi à ce qu'ils lèvent un lourd tribut sur la jeunesse autant que sur les personnes plus âgées. Toute mort accidentelle d'un enfant est une traite tirée sur les ressources

humaines, et appelle des mesures pour en prévenir la multiplication. Dans le cas de personnes âgé_ s, l'accident entraîne fréquemment une hospitalisation

coûteuse et une incapacité permanente, que l'on injustifiée.

en évidence par les données statistiques du présent rapport. Peut -être constitueront -elles, comme le pense un grand épidémiologiste britannique, le Major Greenwood « le talon d'Achille de notre civilisation ». Il apparaît d'autre part que les maladies vénériennes

accepte peut -être trop souvent avec une résignation

L'évolution des conceptions dans le choix du lieu de traitement des malades figure parmi les tendances

font à nouveau parler d'elles. Les chiffres cités au chapitre 3 attestent une recrudescence de la syphilis et l'échec universel des efforts tentés pour venir à bout

de la blennorragie; ces maladies reviennent ainsi figurer parmi les graves problèmes que doivent affron-

qui se maintiendront probablement à l'avenir. Il peut sembler paradoxal, au moment même où le diagnostic et la thérapeutique sont devenus si perfectionnés et où l'hôpital a cessé d'être, dans une certaine mesure, l'endroit terrifiant qu'il était autrefois,

ter les administrations sanitaires. En outre elles révèlent de surcroît un malaise social et nécessitent dès lors, en plus des soins curatifs, de soigneuses enquêtes

d'attendre de moins en moins longtemps - comme le veut une tendance qui prévaut toujours plus continue à le soigner et à le surveiller. Il serait tentant

pour renvoyer le malade à son domicile où l'on - mais erroné - d'attribuer avant tout cette tendance à des facteurs financiers. En fait, la thérapeutique moderne autorise à mettre rapidement un terme à l'hospitalisation, sans que le malade coure de ce fait aucun risque réel. Cette tendance n'apparaît pas seulement en ce qui concerne les soins médicaux, chirurgicaux ou obstétricaux ordinaires, mais aussi en psychiatrie, où elle donne de bons résultats. Dans ce cas, il importe de trouver et de maintenir l'équilibre indispensable entre les besoins thérapeutiques du

épidémiologiques. Dans une certaine mesure, leur recrudescence est une des conséquences de la vie moderne.

Mais les effets néfastes des modes d'existence actuels apparaissent de façon plus impressionnante encore dans les troubles mentaux et les états anxieux. Fort heureusement, au cours des dix dernières années, la psychiatrie curative et préventive a continué de se développer, et ses réalisations bénéfiques permettent

de s'attaquer aux problèmes personnels, sociaux, économiques et autres qui figurent parmi les facteurs étiologiques de ces troubles et de bien d'autres affections. La santé mentale est une expression succincte traduisant un concept qui embrasse un grand nombre d'objectifs : assurer à la population le niveau de santé le plus élevé possible, mettre à son service les connaissances de la médecine, de la psychologie et des branches

malade et la convenance de la collectivité appelée à l'accueillir sans heurts. C'est là un problème complexe dont notre connaissance n'est encore que super-

outre ses aspects sociaux, il soulève d'autres questions: le rôle de l'omnipraticien et ses ficielle, car,

apparentées, harmoniser les relations humaines. C'est

là un domaine dont les ramifications touchent à toutes les formes de la vie quotidienne. A mesure qu'ils deviendront plus facilement accessibles, les services de santé mentale occuperont donc une place de

rapports avec l'hôpital psychiatrique, le degré de surveillance qu'il convient d'assurer, la catégorie d'agents à laquelle s'en remettre; on peut se demander finalement si, tout compte fait, ce régime permet réellement des économies appréciables de personnel et d'argent. Résoudre des problèmes de cet ordre et organiser

par la suite les services que leur solution demande serait impossible sans la planification. Dans le monde moderne, ce mot de « planification » recouvre un concept d'une grande portée et d'une grande influence. Il désigne parfois des opérations très simples, comme

plus en plus importante dans les programmes sanitaires. On ne peut dresser la liste des « points de pression» définis ci- dessus sans dire un mot des accidents. Il y a

toujours eu des accidents. Hippocrate et Galien en citaient déjà de nombreux exemples, que ce fut le cas du charpentier naval contractant le tétanos lorsqu'une ancre lui écrase la main, ou celui du patricien romain dont le char heurte violemment une pierre et qui souffre depuis de ce qu'on appelle maintenant une hernie

la réorganisation de services administratifs ou de bureaux, mais à l'autre extrême, il peut s'appliquer à des activités d'envergure considérable, intéressant tous les aspects de la vie économique, pédagogique, sociale et industrielle de la collectivité, sans en oublier la santé. Dans certains domaines de l'action sanitaire,

44

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

on ne saurait se passer de planificateurs: l'éradication du paludisme, par exemple, se ferait dans le chaos si

les opérations n'étaient pas planifiées. Abstraction faite de cas aussi évidents, où l'ampleur des activités impose la planification, on se rend de mieux en mieux compte de la valeur et de l'efficacité de cette méthode

pour attaquer, parfois dans leur ensemble, mais le plus souvent sur un front bien déterminé, les problèmes sanitaires qui se posent à tous les pays. Les rouages d'une administration ne sont jamais simples, mais la planification rend leur fonctionnement plus souple, plus sûr et plus efficace.

évolution probable ne ménagent quelques surprises à certains pays, si des services mieux organisés y recueillent demain des statistiques plus complètes. Les autorités sanitaires trouveront peut -être une consolation, bien maigre il est vrai, à partager ces inquiétudes avec les spécialistes de l'éducation, de

l'agriculture, de l'économie et de l'industrie, ainsi qu'avec les politiciens, non seulement dans le présent, mais sans doute aussi à l'avenir.

On a dit, très justement, que l'application de la médecine aux problèmes humains fait partie de l'art

Ce relevé des tendances actuelles ne saurait se

de gouverner et que, réciproquement, cet art lui même revient à appliquer des principes qui sont ceux de la médecine curative et préventive au sens large. De toutes les considérations qui précèdent dans ces pages introductives, ainsi que du tableau de la situation sanitaire dans le monde telle que la dépeignent les exposés des pays, se dégage à tout le moins une

terminer sans que soit mentionnée l'attention grandissante que les pays portent à l'accroissement démographique et à ses répercussions sur la santé de l'humanité tout entière. S'ils sont encore limités, les passages

consacrés à ce problème dans le présent document sont cependant plus nombreux que dans le rapport précédent et, sachant que l'on prend de plus en plus conscience de l'importance de l'effectif et de la struc-

ture des populations, on peut être assuré que cette question sera traitée plus fréquemment et plus en détail à l'avenir. Dans certains pays, un taux d'accroissement

conclusion générale. Il n'y a pas seulement dans le monde entier une identité de vues à l'égard du gaspillage de vies humaines que la civilisation moderne et ses réalisations techniques permettent d'empêcher bien mieux que par le passé, mais on y voit encore surgir une conscience universelle qui exige le plus haut mains.

naturel de l'ordre de 3 % par an peut faire craindre une véritable explosion démographique. Même s'il est moins important, l'accroissement démographique peut soulever, sur un vaste territoire déjà très peuplé, des

niveau de santé possible pour tous les êtres huCes mots ne feront qu'en apparence figure d'épilogue, car le récit de la marche du monde vers la santé et ses bienfaits est une chronique continue qui, il faut

problèmes d'une ampleur qui défie presque toute solution. En outre, il n'est pas impossible que les réalités de leur situation démographique et de son

l'espérer, pourra enregistrer des progrès toujours nouveaux.

Partie II EXPOSÉS PAR PAYS

La partie II du présent volume contient les rapports soumis par les gouvernements en réponse à la demande formulée par l'Assemblée mondiale de la Santé dans la résolution WHA11.38' Ces exposés de la situation sanitaire dans les pays et territoires ont été groupés par ordre alphabétique à l'intérieur de chacune des six Régions délimitées par l'Assemblée mondiale de la Santé. Pour la commodité du lecteur, un index de tous les pays et territoires figure à la fin du volume.

Tous les amendements reçus des gouvernements conformément à la résolution WHA15.431 ont été dûment incorporés. Comme ce fut le cas dans le Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde, le matériel fourni par les Etats Membres n'a pas toujours été rigoureusement limité à la période de référence car on a estimé qu'il aurait été

regrettable d'exclure des données utiles simplement parce qu'elles sortaient du cadre chronologique prévu. Ce rapport traitant des années 1957 à 1960, il ne reflète pas les modifications qui ont pu survenir depuis lors dans le statut politique des pays et territoires intéressés. Les dési-

gnations utilisées et la présentation des données n'impliquent de la part du Directeur général aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays ou territoire ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières.

Voir note, p. u.

RÉGION AFRICAINE

AFRIQUE DU SUD

L'Afrique du Sud s'étend de l'extrémité méridionale du continent africain jusqu'aux fleuves Limpopo, Molopo et Orange. Sa superficie est de 1 223 409 km2. Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (8 mai 1951), la République Sud -Africaine comptait 12 671 452 habitants. En 1960,

3) Autres groupes ethniques (excepté les Bantous) (1 360 000 personnes): gastrite, duodénite, entérite et colite (5150 décès); pneumonie (3093); maladies de la première enfance (2049); tuberculose (1735); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (1184); tumeurs malignes (1103) et accidents (921). Le nombre total des décès a atteint 22 972.

il y avait 9 896 000 Bantous sur une population totale de 14 929 000 personnes. Bien que l'enregistrement des naissances et des décès soit obligatoire pour les Bantous depuis près de dix ans, les chiffres sont jugés trop peu exacts pour être publiés; aussi n'a -t -on pas dressé de tableaux pour l'ensemble de la population du pays. Les estimations de population et autres données biostatistiques qui sont présentées dans le tableau suivant pour 1959 ne concernent donc pas les Bantous.

Les principales maladies transmissibles signalées

en 1960 ont été pour l'ensemble de la population, sans distinction d'origine, la tuberculose (60 237 cas), la diphtérie (2770), la fièvre typhoïde (2387), la scarlatine (1564), la poliomyélite (1054), les ophtalmies (716), les infections à méningocoques (630) et le paludisme (376). La syphilis et ses séquelles, la coqueluche,

la rougeole et la bilharziose ne sont pas soumises à déclaration.

Organisation et administration des services de santé POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Population blanche Population asienne

L'organisation et l'administration des services de santé sont décrites à la page 150 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Le Ministre de la Santé a créé au cours du dernier trimestre de 1960

un Conseil de la Planification chargé de lui donner, ainsi qu'à ses services, des avis sur les problèmes natio-

Données biostatistiques

Population de couleur

. 3 067 000 Population moyenne 24,8 Taux de natalité Taux de mortalité . . . . 8,7 Accroissement naturel ( %) . 1,61 28,7 Taux de mortalité infantile . 0,4 Taux de mortalité maternelle .

450 000 30,7 8,3

1 405 000 47,3 15,5

2,24 66,6 1,9

3,22 120,6 2,0

naux de santé et sur la politique à suivre en matière sanitaire. En janvier 1960, le Département central de la Santé a constitué un comité ministériel ayant pour mission d'enquêter et de faire rapport sur les sociétés d'entraide médicale, mutuelles médicales et caisses d'assurance -maladie, institutions auxquelles on pourrait avoir recours pour réduire le coût des soins et des médicaments. A la même époque, le Gouvernement a confié à une commission spéciale le soin d'étudier le

niveau élevé des prix des services médicaux et des médicaments. Une autre commission, créée en 1959, En 1958, les principales causes de décès ont été les suivantes :

s'occupe des rayonnements ionisants. Services hospitaliers

1) Population blanche (3 011 000 personnes): artério-

sclérose des coronaires et myocardite dégénérative (5853 décès); tumeurs malignes (4045); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (2791); accidents (1635); pneumonie (1605) et maladies de la première enfance (1241). Le total des décès s'est élevé à 25 786.

En 1959, on comptait 52 315 lits dans les 238 hôpi-

taux d'Etat (soit 3,6 lits pour 1000 habitants), et 37 003 lits dans les 439 hôpitaux privés. Pour les deux

2) Population asienne (441 000 personnes): pneumonie (641 décès); maladies de la première enfance (361);

catégories d'établissements, le nombre des lits était de 6,1 pour 1000 habitants et le total des admissions s'est élevé à 1 581 979. Les hôpitaux psychiatriques disposaient de 14 182 lits et les autres hôpitaux spécialisés de 21 932 lits. Les établissements psychiatriques

artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (338); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (302); gastrite, duodénite, entérite et colite (276). II a été enregistré au total 3597 décès.

publics sont pleins et de nouveaux malades n'y sont admis qu'avec difficulté; les établissements privés sont généralement plutôt des « foyers psychiatriques » dirigés par des médecins privés.

- 49 -

50

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

l'état endémique. Afin de prévenir et de guérir la maladie, le Gouvernement assure gratuitement ou à des prix ne dépassant pas les moyens des économiquement faibles la fourniture de médicaments et de préparations pharmaceutiques, l'hospitalisation et des services de consultations externes et de soins à domicile.

L'effectif des médecins était, en 1960, de 7939, soit un médecin pour 1880 habitants. En 1958, il y avait en outre 1288 dentistes, 19 939 infirmières et 12 459 sages -femmes. Cinq universités d'Afrique du

Sud ont des facultés de médecine et d'art dentaire; environ 450 médecins et 260 dentistes en sortent chaque année. Lutte contre les maladies transmissibles

Principaux problèmes de santé publique

A la suite de la conférence internationale de la poliomyélite qui s'est tenue à Copenhague en 1960, le Département central de la Santé a, sur la recommandation de son Comité d'experts de la Virologie, décidé

de remplacer le vaccin Salk utilisé jusqu'alors par un vaccin Sabin vivant (à administrer par voie buccale) produit en Afrique du Sud. Sur les conseils du Département, certaines administrations locales ont entrepris des campagnes d'immunisation de masse au moyen de ce vaccin qui est préparé à partir de souches de virus du type I. Ces campagnes locales ont été considérées comme des projets pilotes destinés

Les principaux problèmes de santé publique qui restent à résoudre sont ceux que posent (dans l'ordre indiqué par les statistiques de mortalité) les maladies cardio- vasculaires dégénératives, le cancer et la tuberculose pulmonaire, très répandue dans certaines collectivités. En outre, les cas de diphtérie et de fièvre intestinale sont encore trop fréquents. Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

à préparer le lancement pendant l'hiver 1961, par le Département central de la Santé, d'un programme national d'immunisation par le vaccin buccal trivalent. Les programmes d'éradication du paludisme

Il existe en Afrique du Sud de nombreux instituts de recherches médicales dont les travaux portent en particulier sur la poliomyélite, la tuberculose, la bilharziose, la nutrition et le métabolisme. On s'intéresse également aux décès survenant sous anesthésie ou au cours d'opérations chirurgicales et à la pollution de l'air. Enfin, l'Institut national des Recherches sur le

touchent à leur fin dans le Natal et le Transvaal septentrional, seules régions où la maladie sévit à

Bâtiment étudie les matériaux de construction, les plans des habitations, etc.

ANGOLA

La province portugaise de l'Angola est située sur la côte occidentale de l'Afrique. Elle est bordée par le Congo (Léopoldville), la Fédération de Rhodésie et de Nyassaland et le Sud -Ouest africain. Sa superficie est de 1 246 700 km2.

D'après des renseignements portant sur 12 629 décès, les principales causes de mortalité en 1960 étaient les suivantes : sénilité sans mention de psychose, causes mal définies ou inconnues (7141 décès); gastrite,

duodénite, entérite et colite (594); autres maladies de l'appareil digestif (302); tétanos (578); pneumonie

Population et autres données biostatistiques

Au dernier recensement, qui a eu lieu en 1950, la population était de 4 145 266 habitants. Les chiffres estimatifs de la population et quelques autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960 sont indiqués dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ET ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) Données biostatistiques 1957

(516); homicides et faits de guerre (280); anémies (243) et tuberculose, toutes formes (233). Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: grippe (14 105 cas); bilharziose (12 178); infections à gonocoques (7717); coqueluche (5339); rougeole (4399); pian (3033); oreillons (2716); varicelle (2622); lèpre (2336); tuberculose pulmonaire (2278) et amibiase (2035).

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

1958

1959

1960

Population moyenne Taux de natalité

L'organisation et l'administration des services de santé sont décrites à la page 107 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. La création

4 539 619 21,7 6,7

4 621 191

22,3 6,8 1,55

4 703 942 21,3

4 786 693 20,9

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 6,7

de nouvelles divisions administratives dans la province de l'Angola a amené une réorganisation des régions sanitaires. En 1960, l'Angola possédait 129 établissements hospitaliers publics et 267 établissements hospitaliers privés, dont 14 léproseries, 1 hôpital psychiatrique et 1 dis-

6,4 1,45

.

1,50

1,46

REGION AFRICAINE

51

pensaire antituberculeux. Ces établissements offraient

au total 9928 lits, soit 2,1 lits pour 1000 habitants. Ils ont accueilli 144 151 malades en 1960. La même année, il y avait en outre 622 services hospitaliers de consultations externes, centres de santé, dispensaires, unités sanitaires et postes de premiers secours (dont 357 pour le secteur public et 265 pour le secteur privé), qui ont donné 1 717 220 consultations. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

tion du paludisme, qui doit s'étendre à d'autres centres urbains et collectivités rurales fixes, a été entreprise dans la circonscription sanitaire de Bailundo (district de Huambo). Des pulvérisations d'insecticides à effet

rémanent ont été faites dans les habitations et des mesures chimioprophylactiques ont été appliquées. L'un des plus graves problèmes qui se posent en Angola est celui de la bilharziose. La lutte contre cette maladie se poursuit à l'aide des moyens suivants: amélioration de l'hygiène du milieu, éducation sanitaire,

En 1960, les services de santé publics et privés comptaient 323 médecins, 8 dentistes, 46 pharmaciens, 481 infirmières, 398 infirmières auxiliaires, 49 sages femmes et 67 sages -femmes auxiliaires. Il y avait un médecin pour 14 820 habitants. Le personnel professionnel est formé dans les uni-

emploi de molluscicides dans les régions infestées et enquêtes malacologiques. Le service de lutte contre la peste dans le sud de l'Angola, qui existe depuis 1932,

versités portugaises et à l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Goa. Une formation générale d'une durée de trois ans est assurée par deux écoles d'infirmières qui comptaient 31 élèves en 1960. La durée des

a poursuivi ses opérations normales de surveillance pendant la période considérée. Aucun cas de peste n'a été signalé. Des mesures de désinsectisation et de vaccination ont été appliquées pour protéger le nord de l'Angola contre une épidémie de fièvre jaune qui risquait de se propager à partir d'un pays voisin. La lutte contre la variole et le pian a également été acti-

études est de deux ans pour les élèves infirmières auxiliaires. La formation des sages -femmes auxiliaires

vement poursuivie. La population a été vaccinée contre la variole, la fièvre jaune, les fièvres typhoïde et paratyphoïdes, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos et la poliomyélite. Protection maternelle et infantile

dure également deux ans. Il existe un enseignement d'une durée de trois ans pour la formation d'aides pharmaciens.

Lutte contre les maladies transmissibles Pendant la période considérée, les services spécia-

lisés publics et privés de lutte contre les maladies transmissibles ont été développés et renforcés. Des programmes à long terme ont été mis en oeuvre en vue de résoudre les problèmes de santé qui se posent dans

Les services de protection maternelle et infantile ont été développés et renforcés pendant la période considérée. En 1960, il existait 46 centres publics et 31 centres privés de protection maternelle et infantile; ces établissements ont donné au total 4533 consultations; 20 044 accouchements ont été opérés par un médecin ou une sage -femme qualifiée. On comptait également 7 dispensaires publics et 15 dispensaires privés donnant des consultations d'hygiène de l'enfance.

la province. Une commission technique chargée de coordonner les activités des divers services sanitaires dans le domaine de la lutte contre les maladies endémiques a été créée. Les services de lutte contre la trypanosomiase ont poursuivi leur action dans les zones d'endémicité. Vingt -six centres de santé et cinq équipes mobiles ont appliqué des mesures de chimio-

Principaux problèmes de santé publique

prophylaxie par les diamidines aromatiques et ont procédé à des examens de dépistage. Les unités mobiles du service de lutte contre la lèpre, les léproseries et les postes de premiers secours ont mené une enquête

tent de la fréquence élevée de la bilharziose, des parasitoses intestinales, de la lèpre, du pian et du paludisme. La malnutrition par carence alimentaire pose également un grave problème dans certaines régions. L'insalubrité est la cause de nombreux cas d'infections gastro -intestinales.

Les principaux problèmes de santé publique résul-

approfondie dans l'ensemble de la province et ont administré un traitement par les sulfones à 11 329 des 18 367 lépreux dépistés. La mise en oeuvre du pro-

gramme de lutte antituberculeuse a été marquée surtout par l'extension de la vaccination par le BCG, en

Budget de la santé

Les prévisions de dépenses publiques pour 1960 s'élevaient à 2 951 371 577 escudos, dont 152 588 467 escudos pour les services sanitaires, soit une dépense

particulier dans les régions rurales, et par l'intensification des campagnes de chimiothérapie et d'éducation sanitaire. L'exécution d'un projet pilote d'éradica-

de 37 escudos par habitant pour ces services.

BASUTOLAND

Le Basutoland est bordé à l'ouest et au nord par l'Etat libre d'Orange, à l'est par le Natal et le Griqualand oriental et au sud par la province du Cap. Il constitue, en fait, une enclave de 30 344 km2 dans le territoire de l'Afrique du Sud.

Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (8 avril 1956), la population

du Basutoland était de 641 674 habitants, dont 99,5 % d'Africains. Pour 1960, la population a été

52

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

estimée à 683 000 habitants. Les autres données biostatistiques dont on dispose, d'intérêt assez limité, sont probablement fondées sur les archives des hôpitaux. Les principales causes de décès sont la tuberculose, les maladies liées à la malnutrition et, chez les enfants, la diphtérie, la coqueluche et les infections gastro- intestinales. En raison de son altitude élevée et de son climat favorable, le Basutoland est remar-

tations externes des hôpitaux, les centres de santé et les dispensaires de montagne ont été fréquentés par plus de 250 000 malades. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

En 1960, 21 médecins exerçaient en qualité de fonctionnaires du Gouvernement et 11 à titre privé. Il y avait également 1 dentiste, 2 pharmaciens, 2 vétérinaires, 83 infirmières ayant quatre ans de formation professionnelle et 82 sages -femmes formées en un an. Les médecins, dentistes, pharmaciens et vétérinaires font tous leurs études hors du Basutoland; par contre, il existe sur place des moyens de formation pour les infirmières (3 écoles), les sages -femmes (1 école) et les assistants sanitaires (1 école). Lutte contre les maladies transmissibles

quablement à l'abri des maladies tropicales et subtropicales. Les maladies transmissibles le plus fréquemment signalées en 1960 ont été la syphilis (3678

cas); la rougeole (3512); la tuberculose (3392); la coqueluche (2313); la fièvre typhoïde (172); la diphtérie (73) et la lèpre (69). Il n'a été déclaré aucun cas

de pian, de paludisme, de trypanosomiase ou de bilharziose.

Organisation et administration des services de santé Certaines modifications importantes d'ordre constitutionnel ont récemment eu lieu, qui ont eu des réper-

cussions sur l'administration des services de santé. En 1959 a été institué un Conseil législatif de 80 mem-

Une enquête de l'OMS ayant montré en 1957 que la tuberculose était très fréquente, un projet de lutte antituberculeuse a été mis en train avec le concours du FISE et de l'OMS. Des programmes de vaccination

bres, avec un Comité exécutif de 12 membres. L'un des membres du Comité exécutif s'occupe plus particulièrement du Département médical, dont l'administration incombe au Directeur des Services médicaux. A cela près, l'organisation de ce département reste

contre la variole, la typhoïde et les paratyphoïdes, la diphtérie et la coqueluche sont également menés à bien. En 1957, 60 222 vaccinations antivarioliques primaires ont été effectuées et 36 292 enfants ont été immunisés contre la diphtérie et la coqueluche avec l'assistance du FISE. Toutes les inoculations préventives sont gratuites. Protection maternelle et infantile

telle qu'elle est décrite à la page 109 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. L'autre modification constitutionnelle importante qu'il convient de signaler est la création de conseils de district chargés de veiller à l'assainissement et de construire, d'équiper et d'administrer des centres de santé et des postes de premiers soins. Services hospitaliers

Il existe maintenant 30 centres offrant des services de plus en plus étendus, surtout en ce qui concerne les soins de maternité. Principaux problèmes de santé publique

On compte 9 hôpitaux publics, dotés de 587 lits au total; 15 237 malades y ont été admis en 1960. L'un d'eux est le nouvel hôpital de 200 lits qui s'est ouvert à Maseru en 1957. En outre, 4 hôpitaux sont gérés par des missions et subventionnés par les pouvoirs publics. Ils disposent de 338 lits et 4621 malades y ont été admis en 1960. Dans l'ensemble, il y a donc

Les principaux problèmes de santé publique sont essentiellement liés à la malnutrition, à la tuberculose, aux insuffisances de l'assainissement et à la lèpre.

Budget de la santé

environ 1,4 lit d'hôpital pour 1000 habitants. Des salles pour tuberculeux et des salles de maternité et de pédiatrie existent maintenant dans tous ces établissements. Indépendamment des services de consul-

Pour 1960/1961, le budget du territoire s'élevait au total à 2 393 928 livres sud -africaines, dont £SA 289 284 (12,1 %) pour les services de santé, soit £SA 0,42 par habitant.

BECHUANALAND

Le Bechuanaland est situé au coeur de l'Afrique australe, entre le Sud -Ouest africain, l'Afrique du Sud

et la Fédération de Rhodésie et de Nyassaland. Sa superficie est de 712 249 km2.

292 755 Africains, 3174 Européens et 924 Asiens et personnes de couleur. En 1959, la population était estimée à 337 000 habitants. En 1960, les principales

causes de décès ont été les suivantes: tuberculose (69 décès); gastrite, duodénite, entérite et colite (63);

Population et autres données biostatistiques D'après le dernier recensement de 1956, la popula-

pneumonie (50); maladies de la première enfance (41) et accidents (36). Le nombre total des décès enregistrés en 1960 a été de 458. Les maladies trans-

tion du territoire s'élevait à 296 853 habitants, dont

RÉGION AFRICAINE

53

missibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été: la syphilis (total des cas connus: 4447); la tuber-

gramme actif d'éradication dans la partie méridionale du Bechuanaland. La lutte contre la tuberculose est

culose (total des cas connus: 3747); le paludisme (3241); la coqueluche (1509) et la rougeole (1117). En 1960, 262 cas de trypanosomiase ont été déclarés contre 94 en 1959 et 71 en 1958. Il y a eu également 161 cas de bilharziose. Le nombre des cas de poliomyélite s'est élevé de 8 en 1957 et 1958 à 25 en 1960. Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

considérée comme le problème le plus urgent. Une campagne de vaccination antituberculeuse destinée à englober tout le territoire devait commencer en 1960 sous forme de projet pilote dans une région spécialement choisie et devait être progressivement étendue à d'autres zones. Protection maternelle et infantile

L'organisation et l'administration des services de santé sont toujours celles qui sont décrites à la page 110 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

Le nombre des hôpitaux généraux est passé de 15 en 1957 à 18 en 1960, offrant au total 987 lits, soit environ 2,9 lits pour 1000 habitants. En 1960, 16 709 per-

sonnes ont été admises dans ces établissements. On compte en outre 1 hôpital psychiatrique et 39 centres de santé ou dispensaires pouvant héberger des malades. Les services de consultations externes sont assurés par

En 1959, 3603 accouchements ont eu lieu dans les divers hôpitaux et centres de santé, soit près de 20 de plus qu'en 1958. Le nombre des femmes enceintes qui se sont présentées aux consultations prénatales a atteint 17 733, soit près de 3000 de plus que l'année précédente. Le nombre de visites enregistrées dans les consultations post- natales a été de 1932, ce qui témoigne également d'une augmentation très encourageante par rapport aux chiffres de 1958. Le nombre d'enfants

qui ont été présentés dans les consultations pour

enfants s'est également accru et a atteint 3544, soit plus de quatre fois le chiffre de 1958. Principaux problèmes de santé publique

5 centres de santé, 4 hôpitaux, 45 dispensaires et 26 postes d'assistance médicale.

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

Au premier rang de ces problèmes se situent ceux que pose la fréquence élevée des maladies vénériennes, de la tuberculose et du paludisme. La trypanosomiase,

En 1960, il y avait 16 médecins dans les services gouvernementaux, 1 dentiste et 1 pharmacien exer-

çant à titre privé. Parmi les autres membres du personnel sanitaire figuraient 80 infirmières diplômées, 64 infirmières en cours de formation, 78 sages -femmes,

la bilharziose et le trachome sont d'autres sujets de préoccupation. Les maladies de carence semblent répandues dans le pays et affectent la population principalement pendant la saison sèche. La pénurie de travailleurs sanitaires dûment formés est un sérieux obstacle au développement des services de santé.

3 inspecteurs sanitaires et 23 auxiliaires sanitaires formés sur place. Lutte contre les maladies transmissibles

Budget de la santé En 1959, le budget de la santé s'est élevé à 0,54 livre sud -africaine par habitant.

Une étude générale de la fréquence du paludisme a été faite en 1958 et l'on a envisagé de lancer un pro-

CAMEROUN

Le Cameroun est situé sur la côte occidentale de l'Afrique; il est bordé par le Nigéria au nord et au nord -ouest, par le Tchad au nord -est, par la République Centrafricaine à l'est et par le Congo (Brazzaville), le Gabon et le Rio Muni au sud. Sa superficie est de 432 500 km2.

TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1959 1960

Population et autres données biostatistiques

En 1960, la population était évaluée à 3 273 954 habitants. D'autres données biostatistiques pour les années 1959 et 1960 figurent dans le tableau suivant:

Taux de natalité Taux de mortalité Taux de mortalité infantile Taux de mortalité maternelle

13,43

13,74 12,1

.

.

.

.

10,6 16,93 1,75

22,53 1,11

54

DEUXIÉME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: accidents (574 décès); sénilité sans mention de psychose et causes inconnues ou mal définies (384); tétanos (272); cardiopathies (234); pneumonie (222); paludisme (167); maladies de la première enfance (154); avitaminoses et autres troubles du métabolisme (149)

infirmières diplômées ou auxiliaires et 45 sages -femmes. Le nombre de médecins par rapport au nombre d'habitants était donc de 1 pour 20 590. Il n'existe pas

de moyens de formation pour les médecins dans le pays. Le Centre d'Instruction d'Ayos donne des cours de deux ans pour la formation d'infirmières et d'auxiliaires.

et complications de la grossesse, de l'accouchement et des suites de couches (149). Les maladies transmissi-

bles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: paludisme (130 548 cas); infections à gonocoques (70 109); rougeole (15 323); varicelle (10 251); pian (9938); coqueluche (9293); dysenterie amibienne (8349) et syphilis et ses séquelles (8109). Services hospitaliers

Protection maternelle et infantile

L'hygiène maternelle et infantile fait partie des services assurés par les divers établissements qui donnent des consultations externes. En 1959, des consultations ont été données à 59 379 femmes enceintes, 132 197 enfants de moins d'un an et 157 175 enfants d'âge préscolaire. Principaux problèmes de santé publique

L'hospitalisation est assurée par 4 hôpitaux généraux dotés de 2208 lits, et par 58 centres de santé, 72 infirmeries et dispensaires et 28 léproseries, qui disposent de 10 729 lits au total. Dans l'ensemble, on compte donc 3,95 lits pour 1000 habitants. En tout, 76 065 malades ont été admis dans ces établissements en 1960. Des services de consultations externes existent dans les hôpitaux généraux et dans les

Au Cameroun, les principaux problèmes de santé publique paraissent être ceux qui résultent de la fréquence élevée du paludisme, des maladies vénériennes

centres de santé. En outre, 326 dispensaires et infirmeries et 13 services mobiles de santé assurent aussi des consultations externes. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1959, le personnel médical et apparenté comprenait 159 médecins, 11 dentistes, 46 pharmaciens, 2184

et du pian. Budget de la santé En 1960, le budget total de l'Etat était de 14 578 000 000 francs CFA, dont 1 450 980 000 francs CFA ont été consacrés aux services de santé.

CAMEROUN BRITANNIQUE'

roun britannique pendant la période couverte par le présent rapport est situé entre le Nigéria et le Cameroun.' En 1959, le pays comptait 471 établissements scolaires: 454 écoles primaires, 3 écoles secondaires, 12 écoles normales d'instituteurs et 2 écoles professionnelles financées par le Gouvernement fédéral du Nigéria, les collectivités locales et des institutions bénévoles; l'effectif scolaire s'élevait à 56 248 élèves.

Le territoire encore désigné sous le nom de Came-

les suivantes : dysenterie bacillaire, anémie chronique,

pneumonie, amibiase, tuberculose et néphrite chro-

nique. Au Cameroun méridional, les principales causes de décès ont été les suivantes: paludisme,

pneumonie, bronchite, dysenterie et gastro- entérite des enfants. En 1959, les admissions dans les hôpitaux publics étaient dues aux causes suivantes : au Cameroun septentrional, paludisme, ulcères tropicaux,

Le Cameroun méridional avait son propre budget depuis le ter octobre 1954 et il a reçu jusqu'en 1960 une aide financière du Gouvernement fédéral du Nigeria. La région côtière est fertile et couverte de forêts. A proximité de la côte se trouvent un certain nombre de plantations dont la plupart sont gérées par la Cameroons Development Corporation. La superficie du territoire est de 88 270 km2. Population et autres données biostatistiques

helminthiases, maladies vénériennes, ophtalmies et affections cutanées; au Cameroun méridional, paludisme, lésions accidentelles, infestations vermineuses,

bronchite, dysenterie et affections des yeux et des oreilles.

Organisation et administration des services de santé

Dans le Cameroun septentrional, le Département médical est rattaché depuis le 15 novembre 1957 au Ministère de la Santé, sous l'autorité exécutive directe du Ministre de la Santé. Ce contrôle s'exerce par l'in1 Le Cameroun septentrional a accédé à l'indépendance le 1 er juin 1961 et constitue désormais une province distincte de la région nord du Nigéria. Le Cameroun méridional a accédé à l'indépendance le 1 er octobre 1961 et fait désormais partie de la République du Cameroun.

Au dernier recensement (juillet 1952 - juin 1953) la population s'élevait à 1 440 509 habitants. Le chiffre estimatif pour 1960 est de 1 652 000 habitants. Les principales causes de décès enregistrées dans les hôpitaux du Cameroun septentrional en 1958 ont été

RÉGION AFRICAINE

55

termédiaire d'un secrétaire permanent non médecin, assisté d'un conseiller médical, et responsable d'un certain nombre de divisions dirigées par des spécialistes. Ces divisions sont au nombre de cinq : trois divisions médicales dirigées par des médecins chefs - Division des Services thérapeutiques, responsable des services

vénériennes, de bilharziose, d'ankylostomiase et de lèpre. La maladie du sommeil est sporadique et l'on signale périodiquement des épidémies de variole, de méningite cérébro- spinale, de pneumonie et de rou-

geole. Il n'y a pas encore d'état civil dans tout le Cameroun septentrional et les seules données sûres que l'on possède sur la morbidité et la mortalité sont celles qui proviennent des hôpitaux ou qui résultent d'enquêtes par sondage. Dans le Cameroun méridional, certaines autorités locales ont adopté une réglementation imposant l'enregistrement des naissances et des décès dans leur circonscription mais, étant donné la pénurie de médecins, il est impossible de classer les

hospitaliers, Division de l'Hygiène urbaine, responsable des services d'hygiène du milieu, et Division des Maladies endémiques, responsable de la lutte contre les principales endémies de la région (palu-

disme, pian, lèpre et maladie du sommeil); il s'y

ajoute une Division dentaire dirigée par un dentiste chef et une Division de la Chimie dirigée par un ingénieur- chimiste responsable du contrôle des approvisionnements en eau et des laboratoires d'analyses. Sur le plan local, l'unité administrative est constituée par la zone médicale, qui englobe une ou plusieurs circonscriptions administratives, avec leurs administrations indigènes intérieures, et qui est dirigée par

décès par causes. II est certain que le paludisme et les infections des voies respiratoires sont souvent à incriminer, de même que les diarrhées de carence chez les nourrissons, la rougeole et la variole chez les en-

un médecin chef en poste dans un hôpital d'Etat. Les zones médicales sont elles -mêmes groupées en un certain nombre de divisions médicales, qui englobent chacune deux provinces et qui relèvent de médecins

fants et les anémies d'origine nutritionnelle chez les adultes des régions septentrionales. Durant la période considérée, une énergique campagne de vaccination antivariolique s'est poursuivie dans le pays. Les hôpi-

taux d'Etat et ceux des missions pratiquent tous l'inoculation contre la rage. Quant au trachome, il reste très fréquent dans les régions septentrionales de l'Emirat de Dikaa et il est une cause importante d'incapacité et de cécité. Pour le combattre, on a ophtalmologiques pour les régions rurales qui comprend un ophtalmologiste, un inspecteur sanitaire rural spécialiste des soins ophtalmologiques et deux infirmières spécialisées, formées sur place; l'équipe est dotée d'un équipement mobile complet de chirurgie. A la fin de cette même année, environ 4700 sujets

principaux. Il n'existe aucun établissement médical privé dans le Cameroun septentrional. Services hospitaliers En 1959, le Cameroun britannique possédait

constitué, en 1958, une équipe spéciale de soins

1216 lits dans ses hôpitaux généraux, soit 0,75 lit pour 1000 habitants. Au total, c'est -à -dire compte tenu des maternités, des dispensaires, des centres pour lépreux, des unités médicales locales et des dispensaires ruraux, les lits disponibles étaient au nombre de 1276, soit environ 0,8 lit pour 1000 habitants. Personnel médical et apparenté En 1958, le Cameroun britannique comptait 30 médecins, soit un médecin pour 53 000 habitants, ainsi que 17 pharmaciens, 192 infirmières et 64 sages femmes. Le Cameroun septentrional doit encore recruter à l'extérieur la plupart de ses médecins, infirmières et autres cadres sanitaires. Le nombre des médecins, infirmières diplômées, inspecteurs sanitaires, etc., originaires du Nigéria septentrional croît lentement,

se trouvaient en traitement dans les 23 dispensaires antilépreux. Les tuberculeux peuvent être traités dans tous les établissements hospitaliers du Cameroun septentrional et il existe dans plusieurs régions des dispensaires qui assurent un traitement ambulatoire. Dans le Cameroun méridional, la vaccination antivariolique est au nombre des activités régulières des services médicaux et sanitaires, mais les unités médicales locales ont constaté que jusqu'à 95 % de la population des régions reculées a échappé à l'immunisation. La moyenne annuelle des vaccinations est de 160 000. Le service antilépreux continue à s'étendre grâce à la mise en service de dispensaires ruraux. Tous les établissements hospitaliers pratiquent la vaccination antirabique. Des mesures générales d'assainissement

mais on ne compte encore aucun Camerounais du Nord dans les effectifs du personnel sanitaire. Le problème majeur reste celui de l'enseignement. La ques-

tion de l'effectif et de la répartition du personnel médical se complique en outre d'un problème de communications. Dans l'état actuel de celles -ci, les services du personnel de santé se limitent au nombre relativement restreint d'habitants pour qui ils sont aisément accessibles.

- pulvérisations, drainage et comblement des fosses d'emprunt - visent à combattre la prolifération des moustiques.

Protection maternelle et infantile

Lutte contre les maladies transmissibles Le paludisme est hyperendémique dans l'ensemble

Dans le Cameroun septentrional, cette protection est assurée par deux hôpitaux, un centre rural de santé

du territoire. La forme tierce maligne y prédomine, mais la fièvre quarte s'y rencontre également. On enregistre en outre de nombreux cas d'helminthiase, de dysenterie, de pian, d'ulcères, de gale, de maladies

et quatre maternités. En 1958, 400 accouchements ont eu lieu dans ces institutions. Le pays a besoin d'un effectif nombreux d'accoucheuses rurales et la première mesure envisagée à cet effet a consisté à

56

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

organiser dans deux hôpitaux un enseignement approprié, mais il faudra quelque temps pour qu'on puisse réunir un nombre suffisant de candidates ayant l'ins-

familiale et celle qui tend à vendre, pour obtenir de l'argent comptant, une proportion trop importante des récoltes. Hygiène du milieu Dans les quelques villes d'une certaine importance,

truction nécessaire. Des visiteuses d'hygiène d'Etat assurent un service régulier d'assistance prénatale et de soins aux enfants dans les dispensaires. Le service de protection maternelle et infantile possède, dans la division de Victoria, une unité mobile. Nutrition

dont les services d'hygiène relèvent des autorités gouvernementales et locales, l'évacuation des excreta humains et animaux s'effectue par des latrines à tranchées peu profondes, par des fosses Otway et, dans quelques localités, par des fosses septiques. Dans les régions rurales, le contrôle est à peu près inexistant,

Une étude faite en 1958 a montré que la ration alimentaire moyenne des hommes adultes fournissait 3000 calories, soit 116 % de la norme proposée, et que

mais dans les zones d'influence musulmane on a construit des latrines à fosse profonde. Dans les villes, l'écoulement des eaux de voirie est convenablement cuation,

la ration moyenne des femmes adultes fournissait 2650 calories, soit 143 % de la norme. Comme dans nombre de régions du Nigéria, le régime alimentaire des enfants âgés de 4 à 12 ans ne leur fournit que 80 à 90 % de leurs besoins caloriques, et les ministères régio-

naux de l'éducation et de la santé s'efforcent de remédier à cette situation. Cependant, la population reçoit, en protéines, environ deux fois et demie le « minimum pratique de sécurité » recommandé par la FAO pour les besoins des hommes, des femmes et des enfants; l'état de choses est donc très satisfaisant. Le programme de nutrition du Cameroun septentrional est coordonné par le Comité consultatif de la Nutrition de la Région nord qui comprend des représentants des ministères intéressés: santé, agriculture, élevage et forêts,

assuré; mais les villages n'ont aucun système d'évaà l'exception de caniveaux destiné; à empêcher dans certains cas l'inondation des maisons. Un forage pratiqué à Dikwa fournit quelque 8000 litres d'eau à l'heure et l'on pense qu'il est alimenté par la vaste nappe d'eau souterraine dont on connaît l'existence à la périphérie du lac Tchad. L'exploitation de cette nappe pourrait modifier les conditions d'existence dans cette région de l'Afrique. Au Cameroun méridional, l'approvisionnement en eau par canalisations a progressé considérablement. Dans quelques villes possédant un personnel sanitaire qualifié, toutes les denrées alimentaires vendues à la population sont

éducation, commerce et industrie, information et finances. Les objectifs principaux sont les suivants: 1) améliorer le stockage et la distribution des denrées alimentaires; 2) compenser les carences locales en encourageant les agriculteurs à produire certaines denrées, plantes à feuilles et légumes verts par exemple; 3) lutter par l'éducation et la propagande contre deux coutumes: celle qui consiste à ne pas donner aux enfants la part qui leur revient dans la ration alimentaire

contrôlées par des inspecteurs sanitaires qui surveillent les marchés et les boutiques. Dans les villages importants, les mares d'eau stagnante sont asséchées, comblées ou arrosées de pétrole. On s'efforce d'éliminer les gîtes larvaires des moustiques par des applications de pétrole ou par le drainage, et de lutter contre l'invasion des mouches en assurant l'évacuation des

excreta et des déchets et en pratiquant des pulvérisations de DDT à effet rémanent.

ILES DU CAP -VERT

La province portugaise du Cap -Vert comprend deux groupes d'îles: les îles de Barlavento (du Vent) et de Sotavento (sous -le- Vent). L'archipel est situé

donnée dans le Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde (pages 111 -112). L'archipel a souffert d'une grave sécheresse en 1959

au large de la côte occidentale de l'Afrique, entre 14° 48' et 17° 12' de latitude nord et entre 22° 41' et 25° 22' de longitude ouest. Sa superficie totale est de 4033 km2.

Population et autres données biostatistiques

Au dernier recensement (1950), la population était évaluée à 148 331 habitants. On ne dispose pas d'autres renseignements biostatistiques. Organisation et administration des services de santé

et 1960, ce qui a pratiquement réduit à néant la production agricole. Les autorités ont importé les denrées alimentaires nécessaires pour les distribuer gratuitement ou les vendre, selon le cas. Un texte législatif a été promulgué en 1959 pour réglementer l'importation des médicaments et en réduire le prix. Les indigents peuvent obtenir des médicaments gratuits dans les pharmacies d'Etat. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

L'organisation et l'administration des services de santé n'a pas varié depuis la description qui en a été

En 1960, le pays comptait 21 médecins, 4 pharma47 infirmières et infirmiers et 2 sages- femmes. Une école d'infirmières a été ouverte en 1960 à l'hôpital de São Vicente. Les études de médecine se font dans les universités du Portugal. ciens,

RÉGION AFRICAINE

57

Lutte contre les maladies transmissibles

sur la lèpre et découvert quelque 400 cas parmi les 200 000 habitants des îles. Une campagne d'éradication de la lèpre devait commencer en 1961.

Les opérations d'éradication du paludisme sont en cours; elles sont dirigées par les autorités gouvernementales avec la collaboration de la Mission d'étude et de lutte contre les maladies endémiques qui dépend

de l'Institut de Médecine tropicale de Lisbonne.

Principaux problèmes de santé publique

Les pulvérisations d'insecticides à effet rémanent dans

Par ordre d'importance, les principaux problèmes de l'archipel sont les suivants : tuberculose pulmonaire, paludisme, tétanos, infection ombilicale des nouveau nés, gastro- entérite des jeunes enfants, avitaminoses

les maisons ont donné des résultats encourageants. L'éradication a déjà été réalisée à Sal et São Vicente. La phase d'attaque a commencé à Maio, Boa Vista et São Tiago et on espère qu'elle pourra être étendue à bref délai aux autres îles de l'archipel. Des opérations d'éradication d'Aëdes aegypti ont été entreprises

et parasitoses intestinales. La lèpre, la filariose et l'hépatite infectieuse sont également très fréquentes.

parallèlement. Depuis le milieu de l'année 1960, la Mission a formé une équipe spéciale de vaccination antituberculeuse. La campagne massive de vaccination par le BCG a commencé à la fin de l'année et doit couvrir toutes les îles de l'archipel. On utilise et du vaccin frais et du vaccin lyophilisé. Le programme de lutte contre la filariose et d'éradication de cette maladie, qui avait été amorcé en 1956 a São Tiago, se poursuit au moyen de pulvérisations semestrielles de DDT dans les habitations. On pensait commencer un traitement par l'Hétrazan en 1961 dans les zones les plus exposées. En 1960, les centres de santé ont effectué une enquête

En raison de l'insuffisance - quantitative et quali-

tative - du régime alimentaire et du manque de vitamines et de sels minéraux, on trouve un pourcentage élevé d'avitaminoses A, C, B et PP qui prédisposent à d'autres troubles. Pour pallier ces carences, on a organisé des distributions de lait dans les écoles

et dans les dispensaires qui desservent les groupes les plus vulnérables de la population. Au cours des dix dernières années, la population a augmenté de plus de 50 000 âmes, ce qui pose de graves problèmes sociaux et de santé publique. Les autorités sanitaires se préoccupent également de l'alcoolisme chronique.

ILES COMORES

L'archipel des Comores est un groupe de petites îles situées dans le canal de Mozambique, au nord -

ouest de Madagascar. Sa superficie totale est de 2171 km2.

Organisation et administration des services de santé Au cours de la période considérée, divers change-

Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement, effectué en 1958, l'archipel comptait 183 133 habitants. Comme l'enregistrement des naissances et des décès ne s'étend pas à la totalité du territoire, les statistiques pour la période 1957 -1960 ne sont pas complètes. Pour 1958, le taux de natalité a été évalué à 25 pour 1000 habitants, le taux de mor-

ments sont intervenus dans les domaines politique, économique et social. Cependant, en dehors de la création d'un Ministère de la Santé, l'organisation et l'administration des services de santé, telles qu'elles

sont décrites à la page 112 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde, n'ont pas subi de modifications notables. Services hospitaliers

talité à 18 pour 1000 habitants et l'accroissement naturel à 0,7 %. D'après les données très incomplètes dont on dispose, il semble qu'en 1960 les causes de décès les plus fréquentes aient été les suivantes : tuberculose, toutes formes (22 décès); pneumonie et autres maladies des voies respiratoires (22); paludisme (21) et gastrite, duodénite et entérite (14). La dysenterie,

En 1960, a été créé à Moroni un centre chirurgical en plus des quatre hôpitaux généraux déjà existants. Ainsi, le nombre des lits disponibles est passé de 362 en 1957 à 392 en 1960, qui ont accueilli au total 5271 malades. La proportion des lits d'hôpitaux était d'environ 2 pour 1000 habitants en 1959. Six centres de santé et services de consultations externes et 29 dispensaires se sont occupés de 186 846 malades et ont dispensé 697 118 consultations. Les services de méde-

qui avait causé 44 décès en 1958, ne figurait pas parmi les principales causes de décès en 1960 (3 décès

seulement lui ont été attribués cette année -là). Le nombre total des décès enregistrés d'après la cause a été de 198. Les déclarations de maladies transmissibles ne comprennent que les cas notifiés par les médecins

cine du travail ont enregistré 3150 consultations en 1960.

Les hôpitaux généraux et

les dispensaires

et représentent environ 80 à 90 % du total des cas. Les maladies le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été le pian (3495 cas); la coqueluche (1182); la dysenterie bacillaire (670); la lèpre (451) et la tuberculose, toutes formes (447).

distribuent gratuitement les médicaments au public. Les droits de douane sur les antibiotiques et sur les médicaments antituberculeux ont été supprimés. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960 on comptait 10 médecins de la santé publique et 1 médecin privé. En 1959, la proportion

58

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

de médecins par rapport à la population était de 1 pour 20 600 habitants. Les autres catégories de personnel sanitaire comprenaient 1 dentiste, 5 sages- femmes et 42 infirmières. Il n'y a pas d'école de médecine dans l'archipel; les étudiants fréquentent l'Ecole de Médecine de Tananarive, à Madagascar, ou, depuis 1957,

une faculté de médecine de France. Les infirmières et sages -femmes sont formées à Madagascar; un centre nouvellement créé à Moroni forme des sages femmes auxiliaires en deux années d'études. Lutte contre les maladies transmissibles

Protection maternelle et infantile Le nombre de femmes enceintes qui se présentent dans les consultations prénatales augmente constamment: il est passé de 1517 en 1957 à 2282 en 1960, avec une moyenne annuelle de 7500 visites, chaque future mère venant en moyenne trois fois à la consultation. Les services de protection infantile accusent des pro-

grès encore plus marqués: le nombre d'enfants audessous d'un an qui ont été amenés aux consultations a augmenté de près de 25 % et le nombre des consul-

tations données à des enfants d'âge préscolaire a triplé. Le service de santé scolaire s'occupe de près de 4000 enfants. Principaux problèmes de santé publique

Une campagne systématique contre le paludisme a été exécutée, avec pulvérisations et distributions hebdomadaires de médicaments antipaludiques aux enfants de moins de 14 ans. Bien que le paludisme soit en régression constante, il demeure un problème important, notamment dans l'île de la Grande Comore. La principale maladie endémique de l'archipel est le pian. A la suite d'une enquête menée par l'OMS, une campagne de masse a été prévue à Anjouan et à la Grande -Comore. L'infection est presque maîtrisée dans l'île de Mayotte. Le programme de vaccination systématique contre la variole a donné d'excellents résultats: il n'a plus été signalé de cas de cette maladie dans les îles. D'énergiques mesures préventives sont prises contre la diphtérie, la typhoïde, la fièvre jaune et le choléra.

Comme on l'a déjà indiqué, les principaux problèmes de santé publique dans les îles Comores sont ceux que pose la fréquence élevée du pian, du palu-

disme et de la tuberculose. Avec l'aide de l'OMS, un programme de lutte intensive contre la tuberculose, comprenant le dépistage des cas et la vaccination par le BCG, a été prévu pour 1962.

Budget de la santé Le montant des prévisions budgétaires pour 1960

s'élevait à 408 millions de francs CFA, dont 15 étaient réservés aux services de santé, soit une dépense

d'environ 280 francs CFA par habitant pour des activités sanitaires.

CONGO (BRAZZAVILLE)

Le Congo (Brazzaville) est bordé au nord par la République Centrafricaine et le Cameroun, à l'ouest par le Gabon, au sud par le territoire de Cabinda et au sud et à l'est par le Congo (Léopoldville). Sa superficie est de 342 000 km2. Population et autres données biostatistiques En 1960, la population était évaluée à 807 143 habitants. Les autres données biostatistiques dont on peut faire état sont très incomplètes et n'existent que pour les deux villes principales: Brazzaville et Pointe -Noire.

Services hospitaliers

En 1959, le taux de natalité a été, indique -t -on, de 63 pour 1000 à Pointe -Noire et de 60 à Brazzaville; le taux de mortalité, dans ces deux villes, a été de 12 pour 1000 et l'accroissement naturel de 5,1 % à Pointe -Noire et de 4,8 % à Brazzaville. En 1960, les

L'hospitalisation des malades est assurée par deux hôpitaux principaux, dont l'un est situé à Brazzaville et l'autre à Pointe -Noire, et qui disposaient ensemble, en 1959, de 1242 lits, soit 1,6 lit pour 1000 habitants. On compte également 14 centres médicaux, 21 infirmeries et 38 formations privées. Le nombre total des lits disponibles en 1959 était de 3572 (y compris ceux des centres médicaux et des infirmeries), soit 4,5 lits pour 1000 habitants. Le traitement ambulatoire était assuré dans les centres de santé, le service de consultations externes de l'hôpital de Pointe -Noire, les dispensaires, les infirmeries, les unités sanitaires mobiles et les formations privées. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

principales causes de décès ont été les suivantes: lèpre (272 décès); maladies de l'appareil respiratoire (207); paludisme (98); cardiopathies (74); maladies de l'enfance (51) et tétanos (45). Le nombre total des décès enregistrés d'après la cause a été de 1220. Parmi les maladies le plus fréquemment déclarées en 1960 figurent le paludisme (117 908 nouveaux cas); la rougeole (6317 cas); le pian (5904 nouveaux cas); la coqueluche (4489 cas); la bilharziose (2459); la syphilis (2111); la lèpre (1139) et la tuberculose (1080).

En 1960, on comptait 59 médecins, dont 47 au service du Gouvernement et 12 exerçant à titre privé. Le rapport du nombre des médecins à celui des habitants s'établissait donc approximativement à un méde-

cin pour 14 000 habitants. On comptait également 6 dentistes, 8 pharmaciens, 4 vétérinaires, 12 sages femmes et 30 sages -femmes auxiliaires, 580 infirmières

et 34 infirmières auxiliaires. Il n'existe pas, dans le pays, d'établissement de formation professionnelle

RÉGION AFRICAINE

59

pour les médecins. Une école d'infirmières a été créée et la première promotion de 15 diplômées en est sortie en 1960.

Lutte contre les maladies transmissibles On ne dispose que de très peu de renseignements sur

la fréquence des maladies transmissibles et sur les mesures adoptées pour les enrayer et les extirper. Il semble que le nombre des cas des maladies suivantes accuse un accroissement: paludisme, bilharziose, tuberculose et coqueluche. On a entrepris des campagnes

en augmentation. Les services de protection infantile sont devenus très populaires. Le nombre des enfants de moins d'un an qui ont bénéficié de consultations s'est élevé de 42 137 en 1957 à 58 888 en 1960, et le nombre des enfants d'âge préscolaire qui ont fréquenté les centres de protection infantile, de 39 428 en 1957 à 57 080 en 1960. Les services de santé scolaire se sont occupés, en 1960, de 90 189 enfants. Principaux problèmes de santé publique

de vaccination contre la variole, la fièvre jaune, la diphtérie, le tétanos et les fièvres typhoïde et paratyphoïdes.

Les principaux problèmes de santé publique sont ceux qui tirent leur origine de la fréquence élevée, déjà mentionnée, des cas nouveaux de paludisme, de pian et de bilharziose. Budget de la santé

Protection maternelle et infantile

Le nombre des femmes enceintes ayant bénéficié de soins prénatals est passé de 27 209 en 1957 à 36 036

en 1960, chaque mère s'étant présentée en moyenne quatre fois à la consultation. Le nombre des accouchements pratiqués en milieu hospitalier est également

Le budget de 1960 comportait des prévisions de dépenses de l'ordre de 4380 millions de francs CFA, dont environ 18 % étaient consacrés aux services de santé. Les dépenses de ces services avoisinaient donc 980 francs CFA par habitant.

DAHOMEY

Le Dahomey est situé en Afrique occidentale, entre le Togo à l'ouest et le Nigéria à l'est; sa superficie est de 115 762 km2. La République est administrée par un Gouvernement de 12 ministres et a un parlement de 70 membres, qui siège à Porto -Novo, la capitale (31 500 habitants). En 1957, le pays comptait 187 écoles primaires publiques (31 811 élèves), 195 écoles primaires privées (36 064 élèves), 4 écoles secondaires publiques (942 élèves), 5 écoles secondaires

de la grossesse, de l'accouchement et des suites de couches (80); intoxications (71); rougeole (61); troubles allergiques (52); lèpre (49); cardiopathies (45)

et pneumonie (44). Les causes d'hospitalisation les plus fréquentes ont été les helminthiases, le paludisme, les fractures, la bronchite, le tétanos, la rougeole, les maladies des organes génitaux de la femme, les maladies des organes génitaux de l'homme et les maladies

privées (1041 élèves) et 28 écoles techniques (1199 élèves). L'économie est en grande partie agricole et forestière, les principales exportations étant les fruits oléagineux et l'huile. La culture du coton a été introduite avec succès dans le nord du pays; celle du café donne de bons résultats dans les districts méridionaux. Le réseau routier est long de 5200 km, dont 1400 km de routes de grande circulation. Le réseau ferroviaire comprend 579 km de voies d'un mètre d'écartement;

du foie et du pancréas. Parmi les affections traitées sans hospitalisation figurent principalement les maladies et infections de l'ceil, les maladies de l'estomac et du duodénum, les dysenteries de toutes formes, les maladies du sang et les troubles allergiques. Services hospitaliers

Les divers établissements de soins médicaux du Dahomey se répartissent comme suit : Nombre Nombre de lits

ses lignes principales relient le port de Cotonou à l'intérieur du pays. Population et autres données biostatistiques Hôpital général Ambulances (hôpitaux de deuxième catégorie) Centres médicaux Infirmeries et dispensaires Formations privées

1

363 381 1998

2 31 . .

Le dernier recensement (12 décembre 1956) n'a porté que sur la population non autochtone qui était alors de 2521 personnes. Pour 1960, le nombre total des habitants, autochtones et non autochtones, a été estimé à 1 750 000. Les renseignements nécessaires pour calculer les données biostatistiques habituelles font défaut. A en juger par un échantillon de 2107 décès, les principales causes de mortalité en 1960 ont été les suivantes : gastrite, duodénite, entérite et colite (147 décès); tétanos (143); variole (119); complications

.

.

150 12 196

-

-

TOTAL

2742

Sur l'ensemble des lits d'hôpitaux, on compte 837 lits de maternité et 49 pour les tuberculeux. En 1960, le nombre des malades admis dans les établissements

a été de 59 283 et celui des malades traités par les

60

DEUXÍÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

services de consultations externes de 1 270 244. En outre, 10 formations mobiles ont été affectées à la lutte contre la lèpre tout en ayant à dispenser des soins

fournis aux écoliers et enfants d'âge préscolaire; en 1960, plus de 50 000 enfants ont bénéficié de ce service.

médicaux généraux. Il existe des laboratoires pour les travaux d'anatomo -pathologie, de microbiologie, de sérologie et de biochimie, ainsi qu'un service de transfusion sanguine. Personnel médical et apparenté

D'autre part, on procède régulièrement à l'examen du sang des cas suspects de trypanosomiase, maladie contre laquelle on a également recours à la chimioprophylaxie. Le pian est encore très répandu, mais on le traite, le plus souvent par des méthodes ambulatoires, au moyen d'antibiotiques et d'autres médicaments et il ne représente qu'une cause mineure d'hospitalisation. Protection maternelle et infantile

En 1961, on comptait au Dahomey 83 médecins, soit un médecin pour 24 400 habitants, 2 chirurgiens dentistes, 800 infirmières et infirmiers et 144 sages -

femmes. A l'exception d'une école d'infirmières, il n'existe actuellement aucune institution locale pour la formation de personnel médical ou paramédical. Lutte contre les maladies transmissibles

Les statistiques de vaccination pour 1960 s'établissent comme suit: variole, 102 038; variole et fièvre jaune, 188 771; tuberculose (BCG), 11 525; fièvre jaune, 787 et choléra, 50. L'efficacité du vaccin antivariolique est contrôlée régulièrement. Les résultats de

la vaccination par le BCG ont été également étudiés

En 1960, 39 482 femmes enceintes se sont présentées dans les dispensaires de soins prénatals (211 132 visites au total) et 22 031 femmes ont bénéficié de soins après l'accouchement (167 250 visites). Les services de protection infantile se sont occupés de 55 625 nourrissons de moins d'un an et de 83 972 enfants de un à quatre ans. La grande majorité des accouchements ont eu lieu dans les maternités, où 28 103 femmes ont été reçues en 1960. On a enregistré 80 décès en rapport avec la grossesse et l'accouchement. Budget de la santé

avec beaucoup de soin, en particulier du point de vue de la durée de l'allergie provoquée. Le programme

de vaccination par le BCG n'est qu'un des éléments de la campagne antituberculeuse qui comporte également l'examen radiographique des personnes suspectes

de tuberculose. Le paludisme est combattu par les opérations antimoustiques ordinaires, élargies de façon à atteindre également les vecteurs de la fièvre jaune. Des médicaments antipaludiques suppressifs sont

Pour 1960, le budget total de l'Etat s'est élevé à 5402 millions de francs CFA, dont 669 millions (12,4 %) pour la santé, soit 382 francs CFA par habitant. En 1961, le Gouvernement a consacré près de 900 millions de francs CFA aux services de santé, soit 15 % du budget total, ce qui représente 460 francs CFA par habitant.

FÉDÉRATION DE RHODÉSIE ET DE NYASSALAND

La Fédération de Rhodésie et de Nyassaland est située au sud de l'équateur, dans la partie méridionale

Population

1957

1958

1959

1960

de l'Afrique centrale. Elle est bordée au sud par le Sud -Ouest africain, le Bechuanaland et l'Afrique du

Sud, à l'ouest par l'Angola, au nord par le Congo (Léopoldville) et le Tanganyika et à l'est par le Mozam-

bique. Sa superficie est de 1 253 116 km2. Elle se compose des territoires suivants: Rhodésie du Sud, Rhodésie du Nord et Nyassaland. Population et autres données biostatistiques Il n'y a eu de recensement complet qu'au Nyassaland

Européens Africains Miens .

. .

. . .

273 900 7 170

. .

.

287 300 000 7 460 000 32 200 33 600 7 780 900

7

296 800 660 000 37 000

308 000 7 980 000

39 000 8 327

TOTAL

7 476 100

7 993 800

000

Les données biostatistiques relatives à la population

et cela remonte à 1947. Les chiffres de population concernant la Rhodésie du Nord et la Rhodésie du Sud sont fondés sur des recensements ou enquêtes par sondage effectués en 1950 et 1953 respectivement.

africaine ne sont pas connues, mais il n'est pas sans intérêt de rappeler qu'un recensement par sondage de la population africaine en Rhodésie du Sud, effectué en 1958, a révélé les taux suivants: Taux de natalité Taux de mortalité Taux de mortalité infantile 46,2 pour 1000 habitants 18,1 pour 1000 habitants 131,0 pour 1000 naissances vivantes.

La population de l'ensemble de la Fédération, pour les années 1957 -1960, a été estimée comme il apparaît dans le tableau ci- contre:

.

RÉGION AFRICAINE

61

Il convient de rappeler que les données statistiques

qui suivent valent uniquement pour la population d'origine européenne. En 1960, le taux de natalité s'est établi à 26,7 pour 1000 habitants, le taux de mortalité à 5,8 pour 1000 et le taux de mortalité infantile à 19,0 pour 1000 naissances vivantes. Ces chiffres, auxquels on peut ajouter foi, n'ont accusé aucun changement notable pendant la période considérée. Les six causes de décès les plus importantes parmi les Européens en 1960 ont été les suivantes: artério-

du Gouvernement de ce territoire et d'une grande société d'exploitation de mines de cuivre. D'une manière générale, ce programme vise à l'élévation du niveau de vie dans les régions rurales par les moyens suivants : enseignement de meilleures méthodes de

culture et d'élevage; amélioration du logement; création d'industries rurales et construction d'écoles

sclérose des coronaires et myocardite dégénérative (324 décès); tumeurs malignes (279); accidents (177); maladies vasculaires affectant le système nerveux central (130); maladies de la première enfance (99) et pneumonie (68). Il a été enregistré au total 1765 décès. Voici quelles ont été, pendant la même année, les maladies le plus souvent déclarées (il existe un

secondaires. De nouveaux centres ruraux de santé seront ensuite aménagés dans les secteurs où le programme de développement intensif aura donné les résultats les plus satisfaisants. Des assistants d'hygiène sont actuellement affectés aux Native Authority

Areas, avec la mission d'initier les habitants des villages à de meilleures techniques de construction, d'approvisionnement en eau et d'évacuation des

matières usées et des excreta. Un programme de développement de l'infrastructure sanitaire a été également établi pour la période quadriennale 1958-

système général de déclaration qui fonctionne de manière satisfaisante pour la population européenne mais, en ce qui concerne les non -Européens, les chiffres

1962. Ce programme prévoit la réalisation de 90 projets représentant une dépense de plus de £4 000 000,

représentent uniquement les cas déclarés dans les hôpitaux ou les dispensaires): paludisme, cas nouveaux (21 098); tuberculose, toutes formes, cas nouveaux seulement (9144); rougeole (6790); lèpre (6136); variole

qui auront pour effet d'accroître de 3259 le nombre des lits disponibles dans les hôpitaux et les dispensaires.

Certaines inquiétudes ayant été exprimées au sujet du renchérissement des médicaments, le problème a été étudié par une commission d'enquête constituée en 1959. Dans ses recommandations, cette commission

(1157); fièvre typhoïde (306); poliomyélite (214) et infections à méningocoques (204). Parmi les autres maladies déclarées en assez grand nombre figurent la diphtérie, la fièvre récurrente, la scarlatine, l'encéphalite infectieuse. la trypanosomiase et le trachome. Bien que la déclaration n'en soit pas obligatoire, la bilharziose constitue cependant un grave problème de santé publique dans la Fédération. Organisation et administration des services de santé

a souligné notamment la nécessité d'encourager la fabrication locale de médicaments et invité les médecins à prescrire autant que possible des médicaments

qui ne soient pas des spécialités. Les prestations médicales gratuites aux populations

autochtones

comprennent des médicaments et des pansements, afin que les groupes à revenu modeste n'aient pas à souffrir de l'augmentation des prix. En outre, les retraités, pensionnés militaires et tous les cas relevant de l'assistance sociale bénéficient de soins médicaux gratuits, y compris les médicaments et les pansements. Services hospitaliers

L'organisation et l'administration des services de santé de la Fédération demeurent telles qu'elles sont décrites à la page 116 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Pendant la période consi-

dérée, la législation sanitaire de la Fédération n'a pas été modifiée de façon importante. Des difficultés d'ordre juridique concernant la définition de la santé

ont empêché l'adoption d'un code sanitaire et

le

Ministère fédéral de la Santé ne peut toujours s'appuyer que sur les lois existantes de chacun des trois territoires. Il n'y a pas eu, non plus, de changement important dans l'administration des services de santé, mais le Gouvernement fédéral a désigné, en 1959, une commission d'enquête chargée d'étudier les ser-

En 1959, la Fédération comptait 736 hôpitaux dont 475 hôpitaux d'Etat, 227 hôpitaux de missions subventionnés par l'Etat, 12 hôpitaux relevant des pouvoirs locaux et 22 hôpitaux appartenant à des entreprises minières ou industrielles ou à d'autres organismes privés. Ces hôpitaux, à l'exclusion des léproseries, totalisaient 26 634 lits, soit 3,2 lits pour 1000 habitants.

vices médicaux et sanitaires de la Fédération. Le rapport de cette commission a été publié en mars 1960 et les recommandations qu'il contient sont présentement examinées par le Gouvernement.

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

En 1959, le personnel des services sanitaires com-

prenait 1037 médecins (tous ne pratiquaient pas), 163 dentistes, 415 pharmaciens, 1164 infirmières et sages -femmes et 45 techniciens de l'assainissement. En 1960, il y avait en outre 371 assistants sanitaires, 1788 aides -infirmières ou aides- infirmiers et 177 aides sages -femmes. Il n'existe pas encore d'école de médecine dans la Fédération, mais il a été annoncé officiel-

Bien que le développement de l'action sanitaire ait été entravé par certaines difficultés économiques

et par les troubles survenus au Nyassaland, des

progrès sont cependant à noter dans plusieurs domaines. Un programme quadriennal de développement rural (1958 -1962) a été lancé dans la province septentrionale de la Rhodésie du Nord avec l'aide financière

lement en septembre 1960 que l'University College

62

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

of Rhodesia and Nyasaland aurait bientôt sa faculté de médecine. Le Gouvernement fédéral s'est engagé à installer et à entretenir un hôpital universitaire d'environ 350 lits à proximité de l'University College, à Salisbury, et les premiers étudiants en médecine pourront commencer leurs études au College en mars 1963. La formation professionnelle d'infirmières diplômées d'Etat, de techniciens de radiographie et de personnel infirmier auxiliaire est assurée dans différents centres.

de la Fédération, mais les collectivités rurales en manquent. En Rhodésie du Nord et au Nyassaland, les

villageoises

restent fidèles

aux accoucheuses

traditionnelles; aussi s'emploie -t -on à donner à ces aides une formation rudimentaire et à leur procurer un minimum d'équipement. Dans la population européenne de Rhodésie du Sud, 95 % des accouchements ont lieu dans les maternités, mais la mortalité néonatale reste néanmoins élevée. En 1960, on a enregistré

Jusqu'en 1958, les écoles d'infirmières délivrant le diplôme d'Etat n'étaient ouvertes qu'aux Européennes, mais depuis, elles reçoivent également des Africaines; actuellement, 426 élèves de toutes origines font des études d'infirmière à Bulawayo et à Salisbury. Lutte contre les maladies transmissibles

Le laboratoire de recherches sur le paludisme et la bilharziose, de concert avec l'équipe OMS d'éradication du paludisme, a entrepris un programme d'éradication du paludisme dans la partie méridionale

107 décès d'enfants de moins d'un an, dont 73 sont survenus dans les foyers pour enfants, probablement dans les deux premières semaines de vie. La mortalité dans la première semaine de vie est également forte pour les nouveau -nés africains: dans les deux maternités de Rhodésie du Sud destinées aux Africains, où 10 837 naissances vivantes ont été enregistrées, il y a eu 432 décès pendant la première semaine de vie, ce qui donne un taux de mortalité néonatale de 40 pour 1000.

de la Rhodésie du Sud, le long de la frontière de l'Afrique du Sud. Ce programme avance régulièrement

Santé mentale

et certaines zones en sont déjà à la phase dite de « surveillance seulement ». La bilharziose fait l'objet de mesures analogues en Rhodésie du Sud. Avec la

Dans ce domaine, on en est encore au premier stade

colle oration du Natural Resources Board et des

de développement. Une institution pour 80 enfants arriérés a été ouverte en 1958 et une maison de santé où pourront être hospitalisés 250 Africains est en construction à Lusaka. De nouveaux lits seront encore nécessaires, mais on commence à se rendre compte que bien des cas de maladies mentales peuvent être soignés

exploitants agricoles, tous les cours d'eau, barrages et réservoirs sont inspectés et un certain nombre de molluscicides, en particulier le pentachlorophénate de sodium,

mis à l'épreuve dans une zone d'environ 27 000 km2. Comme beaucoup d'autres pays d'Afrique, la Fédération doit faire face à l'augmentation constante des cas de tuberculose parmi les autochtones. La lutte est menée sur deux fronts: action préventive et action curative. Les écoliers et d'autres groupes particulièrement exposés, tel le personnel hospitalier, sont soumis au test de Mantoux, puis, si besoin est, à la vaccina-

de manière satisfaisante par un traitement ambulatoire. On peut espérer qu'une augmentation des effectifs de psychiatres à Salisbury et à Lusaka permettra de généraliser l'application de cette formule. Principaux problèmes de santé publique Les migrations de main- d'oeuvre dont s'accompagne

tion par le BCG. Le dépistage des contacts a commencé, et un projet pilote de radiophotographie de masse sur microfilms a été mis sur pied. A Bulawayo et à Salisbury, les services sanitaires municipaux font radiographier tous les Africains de sexe masculin qui cherchent un emploi dans ces villes, et des dispositions sont également prises en vue d'examens de contrôle des travailleurs des deux sexes, ouvriers d'usine ou gens de

l'industrialisation actuelle ont le grave inconvénient d'introduire la variole et le paludisme dans la zone de la Rhodésie du Sud où ces maladies étaient inconnues.

La malnutrition suscite aussi des inquiétudes aussi bien dans les zones rurales que dans les zones urbaines, encore que son étiologie soit assez différente dans l'un

maison. Des spécialistes de la tuberculose ont été affectés aux trois territoires, et le nombre de lits disponibles pour le traitement des tuberculeux dans tous les hôpitaux (d'Etat, des missions, etc.) a considérablement augmenté : en Rhodésie du Sud, 500 nouveaux lits ont été installés en 1960 et, sur l'ensemble

et l'autre cas. Dans les zones rurales, ce sont les facteurs économiques qui jouent le rôle principal, mais la pauvreté du sol et certains tabous en matière d'alimentation sont également à incriminer. Dans les zones urbaines, où le facteur économique joue peut -être moins, la population est en général très ignorante en matière d'hygiène alimentaire et ne sait pas équilibrer son régime.

du territoire, les tuberculeux disposent maintenant de 2998 lits au total. Une attention de plus en plus grande est accordée au traitement ambulatoire et à la surveillance des cas « stabilisés ».

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

Protection maternelle et infantile Il existe des dispensaires de soins prénatals et

Les recherches médicales sont activement poursuivies, en particulier en ce qui concerne la bilharziose.

Le laboratoire de recherches sur le paludisme et la bilharziose emploie 4

post -natals et de protection infantile dans les villes

chercheurs

professionnels,

RÉGION AFRICAINE

63

12 techniciens de laboratoire et un nombre variable

la part du budget de la santé dans le budget total a progressivement augmenté. De 8 % en 1957, elle est passée à 10,8 % en 1960, année ab le budget total s'est élevé à 72 300 000 livres de la Fédération de Rhodésie et de Nyassaland, mais cette augmentation ne s'est pas répercutée de manière sensible sur la dépense par

de microscopistes et autres agents opérant sur le terrain. Budget de la santé

Les sommes indiquées représentent uniquement les crédits fédéraux. Pendant la période 1957 -1960,

habitant qui s'est chiffrée à £0,93 en 1960 contre £0,91 en 1957.

GABON

Le Gabon est situé sur la côte atlantique de l'Afrique, à la hauteur de l'équateur; il est bordé au nord

habitant. Le rapport du Gouvernement gabonais à l'OMS indique que la population est « fortement médicalisée ».

par le territoire espagnol du Rio Muni et par le Cameroun, et à l'est et au sud par le Congo (Brazza-

ville). Le pays a une superficie de 267 000 km2.

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

Population et autres données biostatistiques En 1960, la population était estimée à 420 709 habitants. Bien que l'enregistrement des naissances et des décès soit maintenant obligatoire, il n'existe pas encore

En 1960, il y avait 57 médecins au service de l'Etat ou exerçant à titre privé, soit un médecin pour 7400 habitants. Parmi les autres catégories de personnel sanitaire figuraient 9 pharmaciens, 3 dentistes, 1 vétérinaire, 13 sages- femmes et 506 infirmiers et infirmières.

de données biostatistiques complètes. D'après des renseignements fondés sur un total très partiel de 925 décès, les principales causes de décès étaient les

Il n'existe pas dans le pays d'école de médecine ou de pharmacie. Les études ont lieu dans les universités de France ou à celle de Dakar. L'école de soins infirmiers ouverte à Libreville donne un cours de formation de 18 mois pour les infirmiers, infirmières et sages -

suivantes en 1960: cardiopathies (79 décès); lèpre (67); accidents (62); maladies de la première enfance (52); paludisme (49) et tumeurs malignes (41). Les maladies transmissibles suivantes ont été le plus fréquemment signalées en 1960: paludisme, nouveaux cas (37 874); pian (10 807); syphilis (3097); grippe (2235) et amibiase (2006). Pendant l'épidémie de grippe

femmes; ce cours est sanctionné par un diplôme d'Etat. En 1960, 15 infirmiers et 15 infirmières ont obtenu leur diplôme. Lutte contre les maladies transmissibles

asiatique de 1957, 17 081 cas ont été déclarés. Parmi les maladies de la première enfance figurent la rougeole

(2714); la varicelle (2700 cas); la coqueluche (1967) et la scarlatine (346). Organisation et administration des services de santé

En ce qui concerne la lutte antipaludique, les autorités sanitaires comptent procéder à une enquête

préliminaire avant d'engager une campagne d'éradication nationale. Une enquête sur la fréquence des

D'importants changements dans la situation politique, économique et sociale du pays se sont produits

cas nouveaux de tuberculose sera entreprise avec l'assistance de l'OMS. Protection maternelle et infantile

depuis la publication du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde (voir page 105). Ces

changements se sont traduits, dans l'administration

locale, par la création d'un Ministère de la Santé

publique et de la Population en 1957 et par la réorganisation des services de santé en 1958. Services hospitaliers

En 1960, on comptait 5 hôpitaux avec 1278 lits et 28 centres médicaux et infirmeries totalisant 1499 lits, soit un chiffre global de 2777 lits représentant 6,6 lits pour 1000 habitants. Des consultations externes sont assurées dans les hôpitaux, les dispensaires, les infirmeries et les unités mobiles de santé. En 1960, il existait 155 services de consultations externes qui ont enregistré près de deux millions de visites, soit approximativement trois à quatre visites par an pour chaque

Le nombre des dispensaires prénatals et des centres de protection infantile est passé de 23 en 1957 à 29 en 1960; des soins ont été donnés à 8270 femmes enceintes, qui se sont en moyenne présentées six à sept fois à la consultation. Le nombre des accouchements dans les

maternités est en augmentation constante. En 1960, près de 50% des naissances ont eu lieu sous la surveillance d'un médecin ou d'une sage -femme diplômée.

Les centres de protection infantile ont également reçu un nombre important de visites. En 1960, 21 048 enfants âgés de moins d'un an et 20 745 enfants d'âge

préscolaire leur ont rendu visite. La surveillance médicale des écoliers incombe au service de santé scolaire.

64

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Principaux problèmes de santé publique

Au premier rang des problèmes de santé publique vient la fréquence élevée des cas nouveaux de paludisme. Le pian et la syphilis continuent également d'occuper une place importante, de même que le taux élevé de mortalité infantile. La malnutrition, qui est généralement due à des régimes mal équilibrés et à

vers intestinaux et qui résultent des mauvaises conditions d'hygiène du milieu sont très nombreuses. Budget de la santé

une carence protéique, constitue un autre sujet de préoccupation. Les infestations provoquées par les

Le budget de 1960 s'établissait à 4346 millions de francs CFA, dont 354 millions étaient consacrés aux services sanitaires. Les dépenses afférentes à ces services s'élevaient donc à 841 francs CFA par habitant.

GHANA

Le Ghana, pays d'Afrique occidentale, est situé sur le golfe de Guinée; il est bordé au nord par la Haute Volta, à l'est par le Togo, à l'ouest par la Côte -d'Ivoire et au sud par l'océan Atlantique. Sa superficie est de 237 873 km2.

certaines activités telles que l'assainissement général et l'administration des dispensaires, services de consultations externes, maternités et postes de secours locaux ne relevant pas de l'autorité centrale. Il existe une unité sanitaire dans le ressort de chaque conseil local, et chacune de ces divisions administratives

Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (20 mars 1960), le Ghana

comptait 6 690 730 habitants. On manque de statistiques valables concernant la mortalité et la morbidité,

car les seuls renseignements que l'on possède proviennent d'un district peuplé d'environ un demi million d'habitants où l'enregistrement des naissances et des décès est obligatoire mais incomplet. Dans ce district, les taux suivants ont été notés en 1958: natalité, 52,4 pour 1000 habitants; mortalité, 20,9 pour

possédera un jour au moins un centre sanitaire d'Etat. Le développement communautaire est entré dans les attributions du Ministère de la Santé, lorsque les responsabilités de celui -ci ont été étendues à la prévoyance sociale. Le département qui en est responsable emploie environ un millier de personnes et dirige un certain nombre d'activités visant à l'amélioration des

méthodes de culture, de l'enseignement, du milieu rural et de l'état de santé; à ce dernier titre, il s'occupe notamment de l'assainissement et de l'éducation sanitaire. Services hospitaliers

1000 habitants; mortalité infantile, 90 pour 1000 naissantes vivantes.

Organisation et administration des services de santé

En 1960, il y avait 66 hôpitaux au Ghana, dont 36 gérés par le Ministère de la Santé, 22 par des missions religieuses, et 8 par des entreprises industrielles. Ils totalisaient 5283 lits : 3707 dans les hôpitaux

Depuis l'accession du pays à l'indépendance, en 1957, certains changements sont intervenus. Le Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale est désor-

mais responsable, à l'échelon central, de toutes les questions sanitaires. Le personnel de direction comprend un Médecin en chef et un Secrétaire permanent

(non médecin) chargé de coordonner les travaux techniques et administratifs. Les services du Ministère sont répartis en deux divisions principales ayant chacune à leur tête un médecin chef des services médicaux; l'une est chargée de la planification, de l'organisation et du contrôle des services hospitaliers et autres services curatifs, de la coordination des recherches, etc., l'autre de l'hygiène générale, de la quarantaine internationale, de la lutte contre les maladies transmissibles, de l'action préventive, de l'hygiène des aliments et, d'une manière générale, de l'assainissement. Il y a en outre un chef des services infirmiers, un chef des services de pharmacie

généraux, 1200 dans les hôpitaux psychiatriques et 376 dans les léproseries, ce qui représente 0,79 lit pour 1000 habitants. Il est prévu d'installer 300 nouveaux lits en 1961 -1962. Le Gouvernement central, les pouvoirs locaux et les missions religieuses entretiennent également des centres de santé, des dispensaires et des postes de secours. Le nombre des centres de santé d'Etat est passé de 9 en 1956 à 22 en 1960. Les établissements relevant des pouvoirs locaux sont le plus souvent des postes de secours; on en compte

124, dont 22 possèdent une salle de maternité. Au Ghana, les laboratoires sont généralement rattachés aux hôpitaux. En outre, il existe des installations spécialisées à l'Institut de Recherches médicales et dans les laboratoires chimiques de l'Etat. Les laboratoires de l'Institut de Recherches médicales servent de laboratoires de référence et de santé publique pour l'ensemble du pays. Il convient également de signaler l'existence d'unités médicales mobiles, dont le rôle est d'effectuer des enquêtes, de surveiller les campagnes de lutte contre les maladies endémiques, et de fournir des équipes mobiles pour les interventions rapides en

et un chef des services dentaires. Depuis 1958, le Ministre est assisté d'un conseiller principal en santé publique et d'un ingénieur sanitaire envoyés par l'OMS. Dans chacune des six régions géographiques du pays, le Ministère est représenté par un médecin principal; les pouvoirs locaux y sont responsables de

RÉGION AFRICAINE

65

cas d'épidémie soudaine. Il existe 4 unités de ce genre

pour les activités de caractère général et 3 unités spécialisées dans les problèmes de lutte contre la bilharziose, l'onchocercose et la mouche tsé -tsé.

3,0 %. Dans les hôpitaux, peu de lits sont réservés aux tuberculeux et le traitement est généralement ambulatoire. Les souches de bacilles résistants aux médi-

caments sont de plus en plus nombreuses. Depuis plusieurs années, le pian fait l'objet d'une campagne de masse; en 1959, sur 515 760 personnes examinées,

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

De 225 en 1956, le nombre des médecins est passé

20 520 - soit environ 4 % - étaient atteintes de cette maladie, mais tous les cas n'étaient pas contagieux. Des visites initiales et des visites de contrôle sont faites systématiquement dans tous les villages et dans toutes les villes à l'occasion de la campagne de masse et des injections de PAM sont administrées à toute la popu-

à 315 (dont 70 Ghanéens) soit un médecin pour 21 000 habitants. Ces médecins se répartissent comme

suit: médecins de la santé publique, 169; médecins employés dans d'autres institutions d'Etat, 25; médecins travaillant dans des missions religieuses, 32; médecins exerçant à titre privé ou au service d'entreprises industrielles, 84. Il y a en outre 16 dentistes et 315 pharmaciens. En 1957, on comptait 1743 infirmières diplômées et 819 dans les écoles. Sur les 595 sages- femmes dénombrées en 1957, 300 étaient au service du Gouvernement et 295 exerçaient à titre privé. A l'heure actuelle, il n'existe pas de faculté de médecine au Ghana, mais on y trouve un certain nombre d'écoles formant des infirmières, des sages -femmes et d'autres catégories de personnel sanitaire auxiliaire.

lation. La lèpre demeure une maladie très courante: on estime qu'il y a de 30 000 à 50 000 lépreux dans le pays, dont un millier seulement sont soignés dans les léproseries. La bilharziose, aussi, est fréquemment

observée. On estime que 20 % des habitants sont infestés à un moment quelconque de leur existence. Le Gouvernement s'intéresse à la mise en oeuvre d'un programme de lutte, en liaison notamment avec le projet ch développement du bassin de la Volta. La variole conserve un caractère endémique, avec, de temps à autre, quelques éclosions épidémiques. En 1959, on a enregistré 104 cas et 14 décès; la vaccination se poursuit sans discontinuer. L'onchocercose, ignorée dans la région côtière, est répandue le long de certains cours d'eau, en particulier dans la vallée de la Volta Noire. En 1959, 420 cas de cécité ont été observés sur 112 550 sujets examinés par les unités médicales mobiles. Une équipe de recherche du West African Council for Medical Research va étudier le

De nouveaux moyens de formation sont prévus,

notamment en ce qui concerne les infirmières et les sages fcmmef. Les techniciens de laboratoire médical sont formés à l'Institut de Recherches médicales où les

cours durent trois ans. Les aides -infirmières et les assistants des postes de secours font généralement leur apprentissage dans les petits hôpitaux qui organisent à leur intention des stages de trois à dix -huit mois.

problème à fond. La trypanosomiase et la fièvre du renforcement des mesures de lutte. La fièvre

jaune, autrefois très répandues, ont beaucoup perdu de leur importance ces dernières années, par suite typhoïde et les salmonelloses sont communes, et la dysenterie, bacillaire ou amibienne, est également très répandue. On rencontre aussi toutes les formes de parasitoses intestinales - ankylostomiase, ascaridiase, etc. Bien que la blennorragie soit assez courante, les maladies vénériennes ne représentent pas un gros danger pour la santé publique. Protection maternelle et infantile

Lutte contre les maladies transmissibles

Le paludisme, très répandu au Ghana, est probablement la plus importante cause de mortalité et de morbidité. Sa répartition géographique varie: en 1958, l'étude de 77 870 prélèvements sanguins effectués sur

le terrain a fait ressortir un indice parasitaire positif dans 24 % des cas; une autre enquête effectuée la même année dans une zone moins étendue a révélé un indice de 80 %. Le parasite le plus fréquent est Plasmodium falciparum, mais P. malariae et P. ovale se rencontrent également. Le principal vecteur est Anopheles gambiae, bien que la présence de A. funestus et A. nili ait été également signalée. La lutte antipalu-

Les seules données statistiques que l'on possède concernant la mortalité infantile sont celles qui proviennent du district mentionné plus haut où l'enregistrement est obligatoire et des archives des hôpitaux. On a cependant jugé nécessaire de mettre à exécution un programme spécial de développement des services de protection maternelle et infantile. Ce plan prévoit

dique en est encore à un stade préliminaire, mais un projet pilote d'éradication est prévu pour une zone dont la population est de 600 000 habitants. La tuberculose constitue aussi une menace grave. De janvier à août 1957 une équipe d'enquête de l'OMS a examiné

un certain nombre d'échantillons de population représentant au total 4000 personnes. Elle a calculé que, dans l'ensemble, 0,2 à 0,9 % des individus excrétaient des bacilles acido- résistants, que ce taux variait entre 0,1 et 1,8 % pour la population urbaine d'Accra et de Koumassi et que, chez certains ouvriers du fond travaillant dans les mines d'or, il oscillait entre 0,4 et

des prestations de matériel et de fournitures pour 29 centres de santé de district, l'aménagement de consultations externes dans 9 hôpitaux, la formation de personnel, y compris les visiteuses d'hygiène, et la distribution de lait écrémé en poudre aux mères et aux enfants dans les hôpitaux et dans les centres de santé.

Le Gouvernement du Ghana a reçu de l'OMS des conseils au sujet de l'organisation de ces services

66

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

tandis que le FISE lui a livré du matériel et des fournitures, notamment des appareils audio- visuels pour l'enseignement et d'autres aides visuels. Nutrition

de personnel local capable de donner des conseils à ce

sujet retient l'attention des autorités compétentes. La malnutrition sévit dans tous les groupes vulnérables, en particulier chez les femmes enceintes et les jeunes

enfants. Elle est généralement due à une carence protéique et, bien qu'elle prenne le plus souvent la forme d'oedèmes protéiques chez les enfants, on observe

Indépendamment des enquêtes sur l'état de nutrition de divers groupes de la population, la formation

aussi des cas de kwashiorkor proprement dit.

GUINÉE PORTUGAISE

La province de Guinée portugaise est bordée au nord par le Sénégal et, à l'est et au sud, par la Guinée. Sa superficie est de 36 125 km2. Population et autres données biostatistiques

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, le personnel médical et apparenté compre-

nait 25 médecins, 3 pharmaciens, 26 infirmières, 73 infirmières auxiliaires, 1 sage -femme et 38 sages -

Lors du dernier recensement de 1950, la Guinée portugaise comptait 510 777 habitants. En 1959, sa population était estimée à 565 000 habitants. Les données biostatistiques disponibles pour la période 1957 -1960 sont très incomplètes. En 1960, les principales causes de décès, à en juger par les chiffres incom-

femmes auxiliaires. Il y a actuellement un médecin pour 22 800 habitants. La formation des médecins se fait dans les universités au Portugal. L'école de Bissau forme des infirmières, des infirmières auxiliaires et des sages -femmes auxiliaires ; les études durent

plets que l'on possède, étaient les suivantes: sénilité sans mention de psychose, causes mal définies ou inconnues (169 décès); paludisme (167); maladies de l'appareil digestif autres que gastrite, duodénite, entérite et colite (157); gastrite, duodénite, entérite et colite (122); tuberculose, toutes formes (107) et tétanos (85). Le nombre total des décès enregistrés par cause s'est élevé à 1286. Les maladies transmissibles et autres maladies le plus fréquemment déclarées en 1960 étaient les suivantes: paludisme (66 310 cas); maladies de l'appareil digestif autres que gastrite, duodénite, entérite et colite (16 804); gastrite, duodénite, entérite et colite (9899); anémies (3970); lèpre (2712); rougeole (2166); pian (2064); trachome (1376); tuberculose, toutes formes (1243) et avitaminoses et autres

deux ans. En 1960, 3 infirmières, 3 infirmières auxiliaires et 13 sages -femmes auxiliaires ont reçu leur diplôme.

Lutte contre les maladies transmissibles

Le paludisme est demeuré l'un des plus graves problèmes de santé de la province. Le traitement systématique des habitations par des insecticides à effet rémanent a été interrompu en 1958, époque à laquelle on a organisé la distribution gratuite de médicaments antipaludiques. Une équipe spéciale a poursuivi pendant toute l'année 1960 les opérations entreprises dans le cadre de la campagne contre la trypanosomiase, lancée en 1945, qui comprend l'examen de

toute la population au moins une fois par an et le traitement des cas nouveaux dans des centres spéciaux. Simultanément, on dépiste les cas de pian et on traite les personnes atteintes d'une forme évolutive au moyen d'une injection unique de PAM. Le taux d'infection a subi une diminution marquée: il est tombé de 0,27 en 1957 à 0,13 % en 1960. Le programme antilépreux a débuté en 1957 par l'examen clinique de la popula-

troubles du métabolisme (1168). On a enregistré au total 18 502 accidents en 1960.

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

L'organisation et l'administration des services de santé sont demeurées telles qu'elles sont exposées à la page 122 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

tion, des tests de laboratoire et le traitement ambulatoire des personnes atteintes. La fréquence des cas nouveaux d'ankylostomiase s'établit entre 40 et 90 %. L'onchocercose est limitée à deux foyers situés dans

En 1960, on comptait 5 hôpitaux généraux, d'une capacité totale de 675 lits, soit 1,2 lit pour 1000 habitants. En outre, il existait 6 centres de santé, 1 poste de secours médical et 11 centres ruraux de protection maternelle, comptant ensemble 228 lits. Des services de consultations externes existent dans 50 postes de secours et 11 hôpitaux et centres de santé, et 284 480 examens y ont été pratiqués en 1960. La mission de

l'est de la province; elle est traitée à l'Hétrazan. On s'est activement occupé de préparer une enquête sur la tuberculose et d'organiser des services antituberculeux appropriés. Un programme de lutte contre le trachome était envisagé pour 1961. Un certain nombre

de foyers de bilharziose vésicale ont été découverts dans le nord de la province. Le taux d'infestation varie

lutte contre la trypanosomiase et d'autres endémies

gère 26 centres spéciaux pour le traitement de la trypanosomiase et de la lèpre.

entre 5 et 13 %. Des enquêtes par sondage ont été effectuées dans toute la province. Des vaccinations sont régulièrement pratiquées contre la variole et le choléra.

RÉGION AFRICAINE

67

Protection maternelle et infantile En 1960, les 3 centres de protection maternelle et infantile ont reçu 2057 visites de femmes enceintes et

chome, le paludisme, l'onchocercose, l'ankylostomiase, la bilharziose et la filariose.

15 430 visites de nourrissons. On a enregistré cette année -là 3625 accouchements en institution. Principaux problèmes de santé publique

Budget de la santé On estime à 16 664 846 escudos, soit 42 escudos par

habitant, la somme consacrée aux services de santé en 1959.

Ainsi qu'on l'a déjà signalé, les principaux problèmes de santé publique sont la tuberculose, le tra-

KENYA (COLONIE ET PROTECTORAT)

Le Kenya est bordé à l'est par l'océan Indien, au nord -est par la Somalie, au nord par l'Ethiopie et le

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

Soudan, à l'ouest par l'Ouganda et au sud par le Tanganyika. Le 582 646 km2.

territoire a une

superficie

de

Population et autres données biostatistiques

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent telles qu'elles ont été exposées à la page 123 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

tants au dernier recensement (2 août 1948). Les

La population du Kenya était de 5 405 966 habi1957 -1959

On compte actuellement quatre catégories d'hôpitaux généraux : tout d'abord les « cottage hospitals »

chiffres estimatifs reproduits dans le tableau suivant

confiés à un assistant hospitalier qui dispense des soins médicaux élémentaires aux malades d'une zone

indiquent pour la période

le nombre d'habitants de l'ensemble du territoire et quelques données biostatistiques pour la ville de Nairobi. POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ET ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) Données bíostatistiques 1957 1958 1959

restreinte; puis il y a les hôpitaux de district, où exercent des omnipraticiens; viennent ensuite les hôpitaux provinciaux, qui comptent quelques services

Population moyenne . . Taux de natalité Taux de mortalité . . . . Accroissement naturel ( %).

6 254 000

6 351 000

6 450 000

35,0 7,2 2,78

37,3 6,6 3,07

35,2 7,1

2,81

En 1959, les principales causes de décès enregistrés pour la ville de Nairobi étaient les suivantes : maladies

spécialisés à côté des services généraux; enfin il y a l'Hôpital du Roi George VI à Nairobi, qui comprend toute une gamme de services modernes. Comme ils ne répondent plus aux besoins actuels, les « cottage hospitals » sont remplacés, dans une large mesure, par des centres de santé pris en charge par des assistants hospitaliers, où l'on dispense un traitement ambulatoire et oa quelques lits sont installés pour les malades qui attendent d'être transférés à l'hôpital de district. A mesure que les centres de santé se développeront, ils pourront assumer une part plus importante des responsabilités qui incombent à présent aux services de santé de district. Un tiers des 300 centres et centres subsidiaires que l'on s'était proposé de créer à l'origine

des voies respiratoires, maladies parasitaires infectieuses, maladies de l'appareil digestif, maladies

ont déjà commencé à fonctionner. Les hôpitaux gouvernementaux comptaient environ 8700 lits en 1960. Il faut y ajouter les quelque 2500 lits des hôpi-

de la première enfance, maladies du système circulatoire, morts violentes, maladies du système nerveux.

taux qui dépendent de missions, de fondations ou d'autres institutions privées. L'Hôpital du Roi

Il est difficile d'obtenir des données précises sur la morbidité actuelle au Kenya mais on peut se faire une idée générale de la situation en additionnant les chiffres enregistrés dans les hôpitaux, dispensaires et centres de santé pour les malades, hospitalisés ou non, qui y

George VI, construit à Nairobi pour les Africains, est un établissement moderne de 600 lits, bien équipé

et doté d'un personnel adéquat. Il sert aussi d'école Kenya.

et de centre de formation pour les infirmières du Personnel médical et apparenté; moyens de formation Le Kenya compte 844 praticiens inscrits et autori-

sont traités. C'est sur un calcul de cet ordre que se fonde le classement suivant, tiré du rapport annuel pour 1958 du Département médical: paludisme (38 000 cas); pneumonie lobaire et broncho -pneumonie (31 000); maladies vénériennes (26 000); dysenterie bacillaire, gastro- entérite et fièvre typhoïde (16 500); tuberculose pulmonaire (16 000) et maladies parasitaires (15 000).

sés à exercer, ce qui représente un médecin pour 7600 habitants. Il est vrai que ce chiffre appelle certaines réserves: il se peut que les registres comprennent

les noms d'un certain nombre de médecins qui ont cessé d'exercer ou qui ont quitté le pays. De plus,

68

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

la répartition des médecins n'est pas uniforme. Les seuls qui soient établis dans les régions rurales sont ceux qui relèvent des services de l'Etat ou des hôpitaux de mission et leur proportion par rapport à la popula-

Protection maternelle et infantile

tion y est plutôt de l'ordre d'un pour 40 000 à 50 000 habitants. Presque tous les médecins africains sont

En 1960, le Kenya comptait 1331 sages -femmes et sages -femmes auxiliaires, dont une proportion considérable a toutefois presque entièrement cessé d'exercer

formés au Makerere College, dans l'Ouganda. Le Kenya a besoin de plus de médecins africains et il serait urgent de développer quelque peu l'enseignement

médical. Il y a 250 places vacantes dans les cours de formation pour infirmières et en 1961, dans l'ensemble du territoire, 200 jeunes filles seulement avaient atteint le niveau du «school certificate », qui conditionne l'admission dans les cours d'infirmières.

ou ne travaille plus qu'à temps partiel. On estime à plus de 50 % la proportion des accouchements qui ont lieu sans l'aide d'une personne compétente. Des services de maternité sont établis par les autorités locales dans les hôpitaux généraux, dans les hôpitaux spécialisés et dans les centres de santé. Les examens prénatals sont de mieux en mieux acceptés par la population et, dans les régions où les centres de santé existent depuis quelque temps déjà, 30 à 50 % des femmes enceintes, d'après les estimations, se présentent aux consultations. En revanche, les mères n'ont guère l'habitude d'amener les nourrissons aux consultations s'ils sont bien portants, surtout dans les régions

Lutte contre les maladies transmissibles

D'une manière générale, le nombre des cas déclarés de tuberculose a augmenté au cours de ces dernières années, mais, en 1958 -1959, il a eu tendance à se stabiliser au niveau de 1957. Les cas aigus diagnostiqués sont traités à l'hôpital; le malade quitte l'établissement lorsque ses expectorations cessent de présenter des bacilles, mais il continue à bénéficier d'un traitement ambulatoire. De vastes régions du Kenya, en

rurales. Les données enregistrées par les centres de santé montrent que seuls 10 à 20 % des enfants examinés jouissent d'un état de santé satisfaisant. Par ailleurs, comme bon nombre de femmes africaines travaillent, on a ouvert des crèches qui accueillent tous les nourrissons et enfants d'âge préscolaire. Ces crèches sont gratuites, mais le plus souvent les enfants apportent les denrées alimentaires avec lesquelles on prépare leur repas. Education sanitaire

particulier le long de la côte de l'océan Indien, au nord et au sud de Mombasa, sur les rives du lac Victoria et à proximité des sources de cours d'eau importants, souffrent de paludisme hyperendémique. Dans certaines zones, la fréquence des cas nouveaux

est peu importante durant la saison sèche, mais quelques semaines après les premières pluies la maladie

Les programmes d'éducation sanitaire n'ont pas beaucoup de succès étant donné le grand nombre d'illettrés et le peu d'intérêt qu'éveillent les maquettes

gagne rapidement du terrain, pour reculer dès que la chaleur vient assécher les gîtes larvaires. On a procédé à divers essais pour combattre le paludisme dans des localités où il frappe un pourcentage élevé de la population. Des pulvérisations de dieldrine à effet rémanent ont été effectuées jusqu'en 1957 et, pendant la

et tableaux. Ce sont les assistants sanitaires et les sages -femmes auxiliaires qui obtiennent les meilleurs résultats dans ce domaine parce qu'ils sont en contact étroit avec la population. Les unités mobiles se sont révélées efficaces dans l'exécution de campagnes de grande envergure. Hygiène du milieu

durée des opérations et au cours des deux années suivantes, le nombre de malades est resté peu élevé. Il semble toutefois qu'il recommence à augmenter. Le Département médical tend actuellement à limiter les pulvérisations massives aux cas d'épidémie localisée

et à encourager la population à prendre des antipaludiques. La pneumonie est une maladie très répandue au Kenya. De même, la rougeole et la coqueluche, les deux maladies contagieuses de l'enfance les plus susceptibles d'entraîner des complications respiratoires, sont relativement fréquentes. La fièvre typhoïde

est en recul: on n'a enregistré en 1958 que 1343 cas et 124 décès imputables à cette affection. La fréquence

Le logement pose un problème urgent dans les agglomérations urbaines. On estime qu'entre 1948 et 1958 la population de Nairobi a presque doublé. Les pouvoirs publics locaux ont lancé un important programme visant à empêcher le développement des bidonvilles. Le tout -à- l'égout a été installé dans les principales villes. Dans les zones rurales, on utilise généralement des latrines à fosse. Il est extrêmement difficile de contrôler l'hygiène des denrées alimentaires, bien que, dans la plupart des localités, des règlements ou des arrêtés municipaux régissent la construction et l'aménagement des cantines et des magasins d'alimen-

des cas nouveaux de poliomyélite a connu en 1957 un accroissement alarmant, qui a persisté en 1958. Le Gouvernement a largement recouru ces derniers temps aux vaccinations par voie buccale contre cette maladie.

tation, ainsi que la manipulation de certains produits comestibles.

RÉGION AFRICAINE

69

LIBERIA

Le Libéria est situé à l'extrémité occidentale de l'Afrique tropicale, immédiatement au nord de l'Equateur. Il est bordé à l'est par la Côte -d'Ivoire, au nord par le Sierra Leone et la Guinée et au sud et à l'ouest

résident ou un médecin extérieur. Le nombre total des lits d'hôpital s'élève à 1260. Des services de consul-

tations externes sont assurés par 5 centres de santé 18 services de cDnsultations externes rattachés à des hôpitaux, 41 polycliniques, 7 dispensaires, 2 postes de premiers secours et 1 unité sanitaire mobile.

par l'océan Atlantique. Sa superficie est de 111 370 km2.

Population et autres données biostatistiques

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, le personnel sanitaire comprenait 60 médecins, 7 pharmaciens, 372 infirmières, 68 sages -femmes,

Il n'y a pas eu, jusqu'ici, de recensement officiel au

Libéria. La population devait être recensée pour la première fois en 1962. On ne dispose pas encore de renseignements sur les taux de morbidité et de mortalité.

642 infirmières auxiliaires et 76 sages -femmes auxi-

liaires. Le Tubman National Institute of Medical Arts, qui reçoit une assistance des Etats -Unis d'Amérique, forme des infirmières de toutes catégories, des sages- femmes, ainsi que des techniciens de l'assainissement et des éducateurs sanitaires. Le corps enseignant se compose de 8 professeurs à plein temps et de 2 autres à temps partiel, qui sont tous des Libériens.

Organisation et administration des services de santé

L'organisation des services de santé demeure telle qu'elle est décrite à la page 125 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Un Conseil national consultatif de la Santé a été créé en 1958. Il

Les cours sont de trois ans pour les infirmières, de deux ans pour les sages- femmes et les aides -infirmières. Pendant la période considérée, 32 infirmières, 17 aides infirmières et 14 sages- femmes ont obtenu leur diplôme.

se compose de médecins et d'agents sanitaires

appartenant aux principales sociétés industrielles, aux

hôpitaux des missions et au Service national de la Santé publique. Ce Conseil se réunit périodiquement pour examiner les divers problèmes de santé et formuler des recommandations à l'intention du Président de la République et de la direction du Service national

Une cinquantaine d'étudiants libériens poursuivent à l'étranger des études de médecine, de dentisterie, de pharmacie et de soins infirmiers. Le Service national de la Santé publique se propose de créer un hôpital

universitaire et une école paramédicale à titre de première mesure en vue de la création ultérieure d'une véritable école de médecine. Lutte contre les maladies transmissibles

de la Santé publique. Il examine également les programme de soins médicaux, les projets intéressant la santé publique, le budget annuel du Service national de la Santé publique, les plans de construction d'hôpitaux, etc. Pendant la période considérée, une division de l'éducation sanitaire a été créée. En 1957, le Gouvernement a signé un contrat de cinq ans avec une grande firme de produits pharmaceutiques du Royaume -Uni,

la chargeant d'acheter pour le compte du Libéria des médicaments et des fournitures médicales. Le programme sanitaire du Gouvernement prévoit des soins gratuits à tous les étudiants et aux indigents ainsi qu'un examen annuel de tous les écoliers. Le

Des programmes d'éradication des principales maladies transmissibles sont en cours et activement poursuivis. C'est le paludisme qui représente toujours le principal danger pour la santé publique. Une enquête récente a permis d'établir que les principaux vecteurs sont Anopheles gambiae et A. funestus, aux-

quels s'ajoute A. melas dans les régions côtières. Les renseignements recueillis ont révélé que le taux global de parasitémie est de 17,5 % dans les secteurs

programme intensif de développement du réseau

routier permettra de dispenser des soins à la population dans les régions écartées. L'accent est mis également sur les activités de protection sociale. Services hospitaliers

Il existe dans le pays 15 hôpitaux généraux, 3 dispensaires de soins gynécologiques, 1 dispensaire pour le traitement des maladies contagieuses, 1 hôpital

des provinces centrale, orientale et occidentale où l'on a fait des pulvérisations de DDT à action rémanente, de 45 % dans la région de Bassa Marshall et de 25,5 % à Kakata et Monrovia. Les principales difficultés à surmonter pour réaliser l'éradication de la maladie par les pulvérisations à action rémanente résident dans le coût élevé du traitement des habitations, la grande mobilité de la population, l'implantation de cantines provisoires sur les lieux de récolte et l'impossibilité d'établir un contrôle dans les zones frontières.

psychiatrique et 2 hôpitaux pour tuberculeux. Certaines sociétés étrangères établies au Libéria entretiennent des hôpitaux complètement équipés pour leur personnel, tandis que d'autres ont ouvert des dispensaires oh les soins sont donnés par un médecin

La fréquence des cas nouveaux de lèpre, jusqu'ici Quelque 3300 lépreux sont actuellement soignés dans 9 léproseries. La fréquence globale de cette maladie serait de 21,5 sous -estimée, demeure très élevée.

70

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

pour 1000. La multiplicité des cas et l'attitude de la population à l'égard des malades rendent difficile la tâche d'éradication entreprise par les services de santé.

somiase humaine que l'on ait identifié au Libéria, se rencontre presque partout le long des fleuves. Protection maternelle et infantile

La bilharziose, très répandue à l'intérieur du pays, est rare dans la région côtière. L'existence de marais ot1 se pratique la culture du riz favorise la transmission de l'infection. Il est douteux que l'on parvienne à des

résultats par les méthodes classiques de lutte et il vaudrait mieux sans doute recourir à la chimiothérapie et à la chimioprophylaxie. La variole sévit toujours sous forme épidémique. Des épidémies assez graves ont éclaté en 1958 et en 1960. Les programmes de vaccination organisés de temps à autre n'atteignent

A Monrovia, le centre de protection maternelle et infantile, qui dispose de 100 lits, a assuré des soins en 1960 à 1905 femmes enceintes et à 4684 enfants d'âge préscolaire. Le service des visites à domicile s'est occupé de 1256 futures mères et de 615 enfants d'âge préscolaire. Principaux problèmes de santé publique

pas l'ensemble de la population. La filariose, l'on chocercose et les infestations intestinales sont également communes dans le pays. On espère réduire la fréquence de ce dernier groupe de maladies par la création d'ouvrages d'assainissement appropriés, le contrôle sanitaire des aliments et la distribution d'eau

Les principaux problèmes de santé publique sont ceux que pose la fréquence élevée des maladies suivantes: paludisme, variole, pian, trypanosomiase, bilharziose et lèpre. Il convient également de mentionner l'importance croissante du problème de l'hygiène industrielle, du fait des risques auxquels sont exposés les travailleurs, notamment dans les concessions minières.

potable, par des campagnes d'éducation en faveur de l'hygiène personnelle, etc. La trypanosomiase constitue aussi un grave problème de santé au Libéria, situé sur la périphérie de la grande zone d'endémicité

que forment les bassins du Niger, de la Volta, de la Gambie et des cours d'eau qui se déversent dans le lac Tchad. Glossina palpalis, le seul vecteur de la trypano-

Budget de la santé

En 1960, le budget des services de santé de l'Etat s'est élevé à US $1 540 442.

MADAGASCAR

Madagascar est une île située au large de la côte orientale de l'Afrique, dont elle est séparée par le canal de Mozambique. Sa superficie est de 590000 km2.

En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: bronchite (3074); autres maladies de l'appareil respiratoire (2016); sénilité sans mention de

Population et autres données biostatistiques Les chiffres estimatifs de la population et d'autres

psychose, causes mal définies ou inconnues (2614); gastrite, duodénite, entérite et colite (2016); autres

maladies de l'appareil digestif (1812) et maladies de la première enfance (983). On a également enre-

données biostatistiques importantes pour la période 1957 -1960 figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET

gistré 336 décès par tuberculose (toutes formes), 221 décès dus à la syphilis et à ses séquelles et 402 décès par accidents. Les maladies transmissibles suivantes ont été le plus fréquemment signalées en 1960: syphilis (124 818 cas); paludisme (45 865); lèpre (10 304); rougeole (10 289); coqueluche (8072); bilharziose (4539); tuberculose, toutes formes, nouveaux cas (2115) et pian (1643). Six cas de peste ont été déclarés.

TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

1957

1958

1959

1960

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

Population moyenne . . Taux de natalité

5

070 806 34,4 13,8

5 191085

5

33,9 12,7

298 298 32,6 13,5 1,91

5

486 713 32,2 12,1

Taux de mortalité Accroissement

naturel (%) . Taux de mortalité infantile .

2,06 77,9 1,52

2,12 73,7 1,68

2,01

71,8 1,57

69,0 1,43

Taux de mortalité maternelle

Les importants changements politiques intervenus pendant la période considérée ont eu pour résultat la création d'un Ministère de la Santé et la réorganisation des services de santé. En 1960, il existait 6 hôpitaux généraux (un dans la capitale de chaque province) totalisant 3335 lits, 336 maternités et postes d'accouchement, avec 4274 lits, 1 hôpital pour le traitement de la peste, avec 100 lits, 1 hôpital psychiatrique de 500 lits et 1 hôpital de pédiatrie de 67 lits. Le nombre total des lits était

RÉGION AFRICAINE

71

donc de 8276, soit 1,51 lit pour 1000 habitants. Les consultations externes sont assurées dans 525 services sanitaires (centres de santé, dispensaires, polycliniques et unités sanitaires mobiles) qui ont reçu près de 9 millions de visites en 1960. Un centre de rééducation des

poliomyélitiques a été ouvert à Antsirabé. En 1960, 86 malades y ont été hospitalisés. Il est intéressant de noter que les services de consultations externes comprennent des services spécialisés dans le traitement des troubles mentaux, de la tuberculose et de la lèpre. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

En 1960, il y avait 493 médecins, y compris les médecins -dentistes et les stomatologistes, 3 chirurgiens- dentistes, 28 pharmaciens, 105 vétérinaires, 1609 infirmiers et infirmières, 469 sages -femmes, 109 infirmières visiteuses et 82 infirmières auxiliaires.

autorités sanitaires envisagent d'entreprendre un programme pré- éradication englobant l'ensemble de l'île. Bien que la fréquence des cas nouveaux ait diminué au cours de ces dernières années, la peste conserve un caractère endémique; des enquêtes de dépistage, des campagnes de vaccination et des programmes d'éducation sanitaire sont organisés à travers tout le pays afin d'aboutir à l'éradication de cette maladie. Le traitement par les sulfones a permis d'obtenir des résultats satisfaisants dans la lutte contre la lèpre. Les cas de lèpre non contagieux font l'objet d'un traitement ambulatoire dans les centres et les dispensaires spécialisés. Le programme antituberculeux s'est poursuivi pendant la période considérée par des enquêtes radiographiques,

des tests à la tuberculine et des vaccinations par le BCG. Des dispensaires antituberculeux ont été ouverts dans les principales villes et des salles pour tuberculeux aménagées dans les hôpitaux généraux. Des vaccina-

On compte actuellement un médecin pour 11 100 habitants. L'Ecole de Médecine et de Pharmacie de Tananarive donne un enseignement d'une durée de quatre ans sanctionné par le diplôme de médecin, de même qu'un enseignement de deux ans à l'intention des étudiants en pharmacie, un enseignement de deux ans pour les élèves vétérinaires et un enseignement d'un an pour les élèves dentistes. Les études post universitaires ont lieu à l'étranger. En 1960, 17 étu-

tions contre la variole, la diphtérie et le tétanos, la fièvre jaune et la poliomyélite ont lieu régulièrement. Protection maternelle et infantile Les efforts portent sur le développement et l'amélioration des soins aux mères et aux enfants, afin de

diants ont obtenu leur diplôme de médecin, 7 leur diplôme de pharmacien et 2 leur diplôme de dentiste.

L'école d'infirmières dispense un enseignement de deux ans sanctionné par un diplôme d'Etat; 18 infirmières ont terminé leurs études en 1960. L'école de sages -femmes donne un cours de trois ans aboutissant à un diplôme; en 1960, 35 sages -femmes ont obte-

diminuer le taux relativement élevé de mortalité infantile. En 1960, il existait 5 centres de protection maternelle et infantile et 336 dispensaires prénatals et de consultations infantiles, contre 1 centre et 289 dispensaires en 1957. En 1960, ces services ont enregistré 637 584 visites de femmes enceintes; 120 103 naissances (près de 68 % du chiffre total) ont eu lieu sous la surveillance d'un médecin ou d'une sage femme diplômée. Les dispensaires ont reçu la visite de

nu ce diplôme. Parmi les autres cours de formation professionnelle figurent un cours de quinze mois pour

infirmières auxiliaires et un cours de deux ans pour sages -femmes auxiliaires.

406 444 enfants de moins d'un an et de 544 312 enfants d'âge préscolaire. Les soins médicaux aux écoliers sont assurés par les services de santé scolaire. Principaux problèmes de santé publique

Lutte contre les maladies transmissibles Pendant la période 1957 -1960, un certain nombre de programmes à long terme ont été mis à exécution.

la bilharziose et la tuberculose figurent parmi les principaux problèmes. Le taux élevé d'accroissement

Les maladies vénériennes, le paludisme, la lèpre,

Dans le domaine de l'éradication du paludisme, des

naturel de la population préoccupe également les autorités sanitaires.

résultats satisfaisants ont été obtenus sur le haut plateau central de l'île, où la transmission a été

pratiquement interrompue, mais où il subsiste quelques foyers résiduels. La fréquence des cas nouveaux de la maladie demeure toutefois très élevée dans la région côtière. Des médicaments antipaludiques sont

Budget de la santé En 1960, le budget national de la santé s'est établi

distribués aux groupes d'âge les plus jeunes. Les

à 2381 millions de francs CFA. Les dépenses afférentes aux services sanitaires se sont donc élevées à 434 francs CFA par habitant.

ILE MAURICE ET DÉPENDANCES

L'île Maurice est située dans l'océan Indien et a pour dépendances un certain nombre d'îles très dispersées. Sa superficie (dépendances non comprises) est de 1865 km2.

dépendances a eu lieu le 29 juin 1952. Des estimations

de la population et d'autres données biostatistiques pour les années 1957 -1960 figurent dans le tableau suivant. (L'enregistrement des naissances et des décès est considéré comme ne comportant pas de lacunes.)

Population et autres données biostatistiques

Le dernier recensement de l'île Maurice et de ses

72

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

Organisation et administration des services de santé

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent conformes à la description qui figure à la page 128 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Il n'a été élaboré aucun plan nouveau tendant à développer les services, les efforts s'étant concentrés sur la consolidation de la structure existante. Services hospitaliers

1959

1960

Population moyenne . . Taux de natalité

596 621 43,1 13,0

613 888 40,8 11,8

631 151 38,5 10,9

648 838 39,6 11,3

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

3,01

2,90 67,4

2,76 62,5 2,5

2,83 69,5 1,8

Taux de mortalité infantile .

75,1

Taux de mortalité maternelle 3,0

4,0

On distingue trois groupes démographiques : le groupe hétérogène (qui comprend les Européens et leurs descendants, ainsi que les personnes d'origine africaine ou métisse) qui, en 1960, représentait 28,6 de la population totale; le groupe indo- mauricien,

Les malades peuvent être hospitalisés dans 2 hôpitaux généraux principaux, à l'un desquels est rattaché un centre d'orthopédie, et dans 6 hôpitaux de district. Le nombre total des lits d'hôpitaux généraux est maintenant de 1512, et 33 281 malades y ont été admis en 1960. La proportion des lits d'hôpitaux généraux est donc de 2,3 pour 1000 habitants. Les autres établissements hospitaliers comprennent un hôpital psychiatrique de 738 lits, un hôpital pour soins d'urgence aux tuberculeux et un dispensaire pour maladies du poumon. Cinquante dispensaires fixes et quatre dispen-

saires mobiles sont disséminés à travers le pays. Il existe 9 centres de protection maternelle et infantile, 15 centres sociaux et un service mobile de consultations prénatales.

qui représentait 67,9 %, et le groupe des Chinois, dont la proportion était de 3,5 %. La liste des principales causes de décès pour 1960 est intéressante à certains égards. En tête figurent les gastrite, duodénite, entérite et colite, avec 863 décès, puis les maladies de la première enfance, avec 725 décès. Elles sont suivies par les anémies (413) et par l'artériosclérose des coronaires et la myocardite dégénérative (356). Puis viennent la pneumonie (350), la bronchite (317), les lésions vasculaires affectant le système nerveux central (306) et les tumeurs malignes (245). Cependant, d'autres maladies ou états morbides encore sont des éléments importants de la mortalité totale, notamment les accidents (227 décès), la tuberculose sous toutes ses formes (101) et la dysenterie sous

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, 155 médecins exerçaient au service des

pouvoirs publics ou à titre privé, la proportion des médecins étant ainsi de 1 pour 4186 habitants. Le personnel sanitaire comprenait en outre 37 dentistes. 50 pharmaciens, 512 infirmières et 68 sages- femmes, Il n'existe pas d'école locale de médecine, ni d'école dentaire, mais des possibilités intéressantes sont

offertes aux fonctionnaires pour faire des études post -universitaires. Les moyens permettant de former

sur place du personnel d'autres catégories se développent et plus de 400 personnes ont déjà été formées

ou sont en cours de formation comme infirmières, sages -femmes, techniciens de radiographie, pharmaciens, etc.

toutes ses formes (100). Le nombre total des décès enregistrés par cause a été de 7248. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: tuberculose, toutes formes (313 cas);

Lutte contre les maladies transmissibles

fièvre typhoïde (114, avec 4 décès); diphtérie (164, avec 17 décès). Un seul cas de poliomyélite paralytique

a été déclaré en 1960 contre 99 en 1959, lors d'une poussée épidémique. En 1957, l'île a subi une épidémie

de grippe asiatique. De ce fait, le nombre des décès dus à la grippe a atteint 219, alors qu'il a été de 68 en moyenne pendant les trois années suivantes. Ces poussées de maladies transmissibles ont eu des répercussions beaucoup moins graves, du point de vue

Quoique la lutte antipaludique eût été menée très activement pendant les années précédentes, il a été jugé opportun en 1960, des cas ayant réapparu, de mettre sur pied avec l'assistance de l'OMS un véritable projet d'éradication. On s'est aussi assuré le concours de l'OMS pour un projet d'enquête sur la tuberculose, puis de lutte antituberculeuse. Quelque 60 000 enfants ont été vaccinés en 1957 et environ 30 000 en 1958 contre la poliomyélite avec du vaccin Salk. Pendant l'épidémie de poliomyélite qui a sévi en 1959, environ 195 000 enfants ont été immunisés

économique et social tout au moins, que les deux cyclones « Alix » et « Carol » qui sont passés sur l'île

en janvier et février 1960. Ces désastres d'une très personnes.

grande ampleur ont, à eux deux, détruit plus de 70 000 bâtiments et privé d'abri plus de 100 000

avec du vaccin Sabin. Des mesures de protection systématique au moyen d'un vaccin quadruple (coqueluche, poliomyélite, diphtérie et tétanos) viennent d'être instaurées.

RÉGION AFRICAINE

73

Protection maternelle et infantile

problèmes majeurs sont dus à la grande fréquence des anémies, des helminthiases, de la tuberculose, du paludisme et des accidents. L'un des moyens utilisés pour aborder le problème de l'anémie a consisté en

Le taux de la mortalité infantile demeure élevé (69,5 pour 1000 naissances vivantes en 1960), mais la mortalité maternelle a régressé de 3,0 pour 1000 naissances vivantes en 1957 à 1,8 en 1960. On espère que la création de nouvelles écoles va permettre de faire bénéficier des services sanitaires un plus grand nombre d'enfants d'âge scolaire. Principaux problèmes de santé publique

une enquête sur la nutrition, entreprise par l'OMS. A la suite de cette enquête, la farine et le sel ont été additionnés de fer; l'expérience est encore en cours. En 1960, plus de 70 000 personnes ont eu à souffrir d'un accident quelconque. Il s'agit très souvent d'accidents survenus à la maison, et seul un effort d'éducation pourrait résoudre ce problème. Budget de la santé

Le problème de l'accroissement de la population l'emporte sur tous les autres. Le plan quinquennal de développement économique et social vise non seulement à élever le niveau de vie actuel, mais aussi à différer le plus longtemps possible les conséquences d'un accroissement démographique continu. Les autres

Pour l'exercice financier 1959/1960, le montant total des dépenses publiques s'est élevé à 177 400 000 roupies. Sur ce total, 14 300 000 roupies ont été consacrées aux services sanitaires, ce qui représente à ce titre une dépense de 22,6 roupies par habitant.

MAURITANIE

La Mauritanie est située en Afrique occidentale, au nord du Sénégal, au sud du Sahara espagnol et à l'ouest du Mali. D'une superficie de 185 805 km2, le pays est divisé en 11 districts: Assaba, Brakna, Gorgol, Guidimaka, Adrar, Hodh occidental et

autonomes. En vertu du plan de trois ans adopté par l'Assemblée nationale de Mauritanie le 26 juillet 1960, il a été décidé d'installer un hôpital national à Nouak-

chott, un dépôt de produits pharmaceutiques et une école d'infirmières et de sages- femmes. En outre, il est prévu de construire un dispensaire pour la population de Nouakchott, 19 dispensaires de brousse, 5 centres de protection maternelle et infantile et 15 unités résidentielles pour les médecins chefs, les sages -femmes et les fonctionnaires de la santé. Les normes de santé et le niveau général de vie devraient s'améliorer considérablement, à mesure que seront mises en valeur les ressources minérales du pays. Services hospitaliers

oriental, Inchiri, Baie du Lévrier, Trarza et Tagant. Sa capitale est Nouakchott. La Mauritanie est administrée par un Conseil de huit ministres. L'Assemblée nationale se compose de 24 membres élus au suffrage

universel. En 1956, on comptait en Mauritanie 73 écoles primaires, avec 5540 élèves et 2 écoles secondaires avec 243 élèves. Les principaux produits sont le bétail, la gomme, le sel, le poisson séché et le poisson

salé. De très vastes gisements de minerai de fer et de cuivre ont été mis en exploitation. Population et autres données biostatistiques

Pour 1959, la population a été estimée à 656 000 habitants. Les plus importantes causes de décès, selon une statistique incomplète, étaient les suivantes: rougeole (76 décès); bronchite et autres maladies de l'appareil respiratoire (18); paludisme (14); avitaminoses et autres troubles du métabolisme (11); tuberculose (10); dysenterie (10) et infections à méningo-

En 1959, se sont ouverts 3 hôpitaux dotés de 118 lits, ce qui représente 0,18 lit pour 1000 habitants; 1135 malades y ont été admis. Le pays n'a pas d'hôpitaux spécialisés. On compte en outre 41 services de consultations externes qui, en 1959, ont reçu 994 000 visites.

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

coques (8). Le total des décès enregistrés par cause était de 194. Les maladies transmissibles le plus souvent déclarées en 1959 ont été les suivantes: syphilis et ses séquelles (ensemble des cas: 18 000); paludisme (ensemble des cas: 14 100); rougeole (3063); bilhar-

ziose (1575); tuberculose (ensemble des cas: 800); coqueluche (583) et trachome (356). Organisation et auministration des services de santé

En 1955, il y avait 18 médecins, soit un médecin pour 36 444 habitants. On comptait en outre 2 dentistes et 126 infirmiers et infirmières. Le personnel infirmier est formé à l'Hôpital de Saint- Louis, au Sénégal; 17 élèves ont obtenu leur diplôme dans cet établissement en 1958 et 31 en 1959. Deux Mauritaniens poursuivent actuellement leurs études de médecine en France. Lutte contre les maladies transmissibles

A la fin de 1957, l'administration de la santé publique, alors commune au Sénégal et à la Mauritanie,

a été subdivisée et la Mauritanie dotée de services

Depuis 1957, plus de 100 000 personnes ont été vaccinées chaque année, ce qui constitue un remarquable résultat, vu la dispersion de la population en

74

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

grande partie nomade. En 1959, par exemple, 112 696 personnes ont été immunisées contre la variole, 70 010 contre la fièvre jaune, 6500 contre la tuberculose et 2666 ont reçu des vaccins polyvalents contre la diphtérie et le tétanos. Protection maternelle et infantile

les tréponématoses a pratiquement terminé sa tâche à

Atar et opère maintenant à Néma. Pour les mêmes raisons, d'autres équipes ont gagné de nouvelles zones d'opérations. La bilharziose pose également un problème grave. En 1960, un expert désigné par l'OMS

a conclu qu'un habitant sur quatre en était atteint

On compte 4 centres de protection maternelle et infantile, qui ont reçu en 1959 la visite de 2238 femmes enceintes; la même année, le nombre total de consul-

tations d'enfants âgés de 1 à 5 ans s'était élevé à 55 277, ce qui constitue une augmentation notable par rapport au chiffre de 23 880 enregistré en 1957. Principaux problèmes de santé publique

dans la moitié occidentale du pays et que la majeure partie de la population mauritanienne vivant au nord d'une ligne M'Bout -Aleg était infestée. Etant donné que la mise en place des services sanitaires de base n'est pas encore terminée, le pays est, depuis quatre ans, tributaire du Sénégal pour la formation de ses infirmières, l'évacuation des grands malades et l'approvisionnement en fournitures médicales. Budget de la santé

La syphilis, qui a longtemps été considérée comme

Le budget national de 1959 s'élevait au total à 2 170 000 000 anciens francs français, dont 9,4 % pour

la principale des maladies qui sévissent en Mauritanie, est en lente régression. L'équipe de lutte contre

la santé, soit 310,70 anciens francs par habitant.

MOZAMBIQUE

La province portugaise de Mozambique, située en Afrique orientale, s'étend du cap Delgado (10° 40'

Organisation et administration des services de santé

de latitude sud) à l'Afrique du Sud. Elle est bordée à l'ouest par l'Afrique du Sud, la Fédération de Rhodésie et de Nyassaland et le Swaziland, et au nord par le Tanganyika. Elle couvre une superficie de 783 030 km2.

L'organisation et l'administration des services de santé sont décrites dans le Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde (pages 129 -130). La période considérée a été marquée par la création, au

sein du Ministère de l'Outre -Mer, de la Direction générale de la Santé et de l'Assistance de l'Outre -Mer,

ainsi que par l'établissement de l'Institut de la RePopulation et autres données biostatistiques

cherche médicale du Mozambique. Services hospitaliers

Les statistiques démographiques dont on dispose sont très incomplètes et ne portent pas sur la totalité de la population. Les chiffres estimatifs de la population pour les années 1957 -1960 sont les suivants: 1957 1958 1959 1960 6 373 6 444 6 518 6 592

En 1960, les établissements hospitaliers de l'Etat comprenaient 3 hôpitaux centraux, 12 hôpitaux régio-

320 648 294 994

naux, 51 infirmeries, 177 maternités, 2 hôpitaux psychiatriques et 7 léproseries. Les établissements privés comptaient 25 hôpitaux généraux et 10 infirmeries. Ces diverses institutions offraient au total 5254

lits, soit en moyenne 0,8 lit pour 1000 habitants. En 1960, près de 80 000 entrées ont été enregistrées dans les

En partant des données disponibles, très incomplètes, concernant 3890 décès survenus en 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes : maladies de la première enfance (481 décès); tuberculose, toutes formes (406); tumeurs malignes (340); pneumonie (249); maladies de l'appareil digestif autres que gastrite, duodénite, entérite et colite (230); sénilité

hôpitaux généraux. Il existe en outre 990 centres de consultations externes qui fournissent des services et des soins à la population. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, le Mozambique comptait 224 médecins au service de l'Etat et 97 praticiens privés, 13 dentistes, 45 vétérinaires, 125 pharmaciens. A l'heure actuelle, il y a un médecin pour 20 500 habitants. Les autres

sans mention de psychose, causes mal définies ou inconnues (164); tétanos (123); anémies (116); lèpre (109) et paludisme (104). Les maladies transmissibles

le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: fièvre typhoïde (174); encéphalite infectieuse (76); poliomyélite (52); variole (14) et diphtérie (11).

catégories de personnel sont représentées par 477 infirmiers et infirmières et 767 auxiliaires de soins infirmiers, 34 sages -femmes et 228 sages -femmes auxi-

RÉGION AFRICAINE

75

Haires. Les médecins, pharmaciens, dentistes et vété-

Mission de Lutte contre

rinaires font leurs études au Portugal tandis que le personnel infirmier est formé dans deux écoles qui offrent un cycle d'études « normal » de trois ans et un cycle « élémentaire » de deux ans. En 1960, 92 infirmiers et infirmières ont obtenu leur diplôme; 19 élèves ont terminé leurs deux ans d'études à l'école de sages femmes. Des établissements d'enseignement technique forment les assistants de laboratoire, les préparateurs en pharmacie et les techniciens de radiologie. Lutte contre les maladies transmissibles

les Trypanosomiases a poursuivi ses activités contre la maladie du sommeil

et la trypanosomiase animale. On a mené la lutte contre les glossines à l'aide de mesures de prophylaxie agro-

nomique et au moyen d'applications d'insecticides. On poursuit régulièrement les opérations d'immunisation contre la fièvre jaune, le choléra, les fièvres typhoïde et paratyphoïdes et la poliomyélite. Protection maternelle et infantile

Le paludisme constitue le problème de santé publique le plus sérieux au Mozambique et 20 % des malades hospitalisés le sont pour cette maladie. On a dressé les plans d'une enquête pré- éradication qui couvrira tout le territoire au sud de la rivière Save et sera ultérieurement transformée en programme de pré -

Les services de protection maternelle et infantile ont été développés et se révèlent de plus en plus efficaces. En 1960, le pays comptait 177 maternités et 12 dispensaires prénatals qui ont été fréquentés par 7409 femmes enceintes. Le nombre des accouchements

éradication à l'échelle du pays. On a effectué une enquête sur la bilharziose qui a porté sur presque tout

effectués sous la surveillance d'un médecin ou d'une sage -femme qualifiée augmente régulièrement et a été de 37 000 environ en 1960. La même année, les 39 dispensaires infantiles ont reçu 50 889 nourrissons. Principaux problèmes de santé publique

le territoire et a permis d'identifier les mollusques vecteurs. On espère que ces opérations aboutiront à de bons résultats grâce à un vaste programme d'édu-

cation sanitaire. Deux districts ont été le théâtre d'enquêtes épidémiologiques visant à évaluer l'importance de la tuberculose et que l'on compte étendre aux autres districts sanitaires. En 1960, près de 1,5 million

Ainsi qu'il a été mentionné plus haut, les principaux problèmes de santé publique sont ceux qui résultent de la fréquence élevée du paludisme, de la bilharziose, des helminthiases et du pian. La malnutrition, imputable

de personnes ont été vaccinées contre la variole au cours de campagnes intensives contre cette maladie. Dans le cadre de la dernière campagne antipianique qui a eu lieu dans le district sanitaire de Zambézie, 1,3 million de personnes ont été vaccinées. Il est prévu

aux carences alimentaires, préoccupe également les autorités sanitaires. Budget de la santé En 1960, sur un budget total de 3 600 696 173 escudos, 211 484 574 escudos étaient affectés aux services de santé (sans compter les prévisions afférentes aux services vétérinaires de santé publique). La dépense moyenne était donc de 32 escudos par habitant.

que les opérations s'étendront également au district sanitaire de Mozambique. La lutte antilépreuse se poursuit par des enquêtes de dépistage et par le traitement des cas infectieux dans les léproseries. La

NIGER

Le Niger est situé en Afrique occidentale; il est bordé au nord par l'Algérie et la Libye, à l'ouest par le Mali et la Haute -Volta, au sud par le Dahomey et le Nigéria et à l'est par le Tchad. Sa superficie est de 1 188 799 km2.

Population et autres données biostatistiques

Selon les premiers résultats d'une enquête par sondage effectuée en 1960 -1961, le Niger compte 3 millions

d'habitants, dont 77 % environ demeurent dans les centres ruraux, 20,7 % sont nomades ou semi- nomades

sur les admissions dans les hôpitaux et dispensaires. Compte tenu de ces réserves, les principales causes de décès en 1960 ont été les suivantes: paludisme; rougeole; bronchite; autres maladies de l'appareil respiratoire; infections à méningocoques; gastrite, duodénite et colite. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: paludisme (131 664 cas, contre 104 927 en 1958); gale (19 920); helminthiases (17 396); maladies de l'enfance (coqueluche, rougeole, varicelle, oreillons) (16 200); tuberculose de l'appareil respiratoire (2960); lèpre (2459); dysenterie amibienne (2413); variole (2408); bilharziose vésicale (1684) et infections à méningocoques (1434). Les maladies vénériennes occupent encore une place très importante avec 21 571 cas, mais une légère régression a été constatée pendant la période considérée.

et 2,3 % seulement vivent dans les agglomérations urbaines. L'accroissement naturel de la population est estimé à 2,7 %. Les statistiques des causes de décès sont très incomplètes et sont fondées essentiellement

76

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

poursuivant l'obtention du diplôme d'Etat sont formés dans les facultés de médecine et les écoles de sages -

Les changements politiques survenus entre 1957 et 1960 ont entraîné une réorganisation des services de

santé publique. On a créé un service de nutrition responsable pour toutes les questions concernant l'ali-

femmes et d'infirmières de Dakar ou de France. Il existe toutefois des possibilités locales de formation professionnelle pour les infirmières et le personnel sanitaire auxiliaire à l'Ecole nationale de Niamey. Lutte contre les maladies transmissibles

mentation et la nutrition. Un service des grandes endémies a été établi dans le cadre du Plan triennal; ce service comprend trois équipes médicales polyvalentes et mobiles de dépistage de la tuberculose. Les efforts ont principalement porté sur un programme intensif de construction et d'agrandissement des hôpitaux et dispensaires, ainsi que sur l'augmentation du nombre total des lits disponibles. Le nombre de lits des deux hôpitaux généraux est passé de 220 en 1957 à

L'exécution de programmes de vaccination contre la variole, la fièvre jaune et la tuberculose est en cours. Protection maternelle et infantile

528 en 1960 et le nombre total des admissions de 2938 en 1957 à 7400 en 1960. Les centres médicaux, les dispensaires et les centres des missions procurent 775 lits supplémentaires et ont enregistré 12 503 admissions. Il existe donc au total 1303 lits, ce qui correspond à 0,43 lit pour 1000 habitants. Les services de

Une attention toute particulière est vouée à la mise en oeuvre des programmes de protection maternelle et infantile. Il existe actuellement 25 centres qui assurent un nombre croissant de consultations aux mères et aux enfants. La mortalité infantile demeure toutefois élevée. On s'efforce également d'améliorer les services de santé scolaire. Principaux problèmes de santé publique

consultations externes (dans les centres médicaux, hôpitaux, dispensaires et unités sanitaires mobiles) sont passés de 78 en 1957 à 118 en 1960, et ont reçu cette année -là un total de 4,5 millions de visites.

La principale difficulté est, sans aucun doute, la pénurie de personnel médical et apparenté. Budget de la santé En 1960, le budget de la santé représentait 9,4 % de

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, on comptait 35 médecins, soit un médecin pour 85 714 habitants, 2 pharmaciens, 278 infirmières, 5 sages -femmes et 1 dentiste. Médecins, dentistes, pharmaciens, sages -femmes, infirmières et infirmiers

l'ensemble du budget, soit près de 170 francs CFA par habitant.

NIGERIA

Le Nigéria est situé en Afrique occidentale sur le golfe de Guinée, entre le Cameroun et le Dahomey. Sa superficie est de 878 447 km2.

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET

TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE

Population et antres données biostatistiques

(POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

1960

Au dernier recensement (effectué de juillet 1952 à juin 1953) la population du Nigéria était de 29 730 874 habitants. Les estimations de population et d'autres importantes données biostatistiques pour la période 1957 -1960 figurent dans le tableau ci- contre. Il convient

Population moyenne: Total Province de Katsina Taux de natalité: Lagos Lagos .

Lagos

33 995 000 324 000 .

.

.

cependant de mentionner que c'est seulement dans le

territoire fédéral de Lagos - 364 000 habitants en 1960 - et dans la province de Katsina - 1 727 461 habitants - que l'enregistrement des naissances et des décès est généralisé et légalement obligatoire, et peut donc être considéré comme ne comportant pratiquement pas de lacune. Les taux figurant ci -après sont calculés d'après les données concernant Lagos,

Province de Katsina . Taux de mortalité: Province de Katsina . Accroissement naturel

49,2

14,2

Province de Katsina . Taux de mortalité infantile: Lagos Province de Katsina . Taux de mortalité maternelle: Lagos Province de Katsina .

Lagos

( %): .

3,50

-

34 634 000 337 000 50,4

12,7

3,77

80,1

mais pour 1960 les taux relatifs à la province de Katsina sont également indiqués.

3,5

-

79,9

5,5

-

35 284 000 350 000 55,8

13,6

-

35 948 000 364 000 I 727 461 60,2 32,9 11,7 12,9

4,22

4,85 2,00 62,9 72,0 3,5 6,7

77,0

4,7

-

RÉGION AFRICAINE

77

En 1960, l'effectif de la population, estimé à 35 948 000 habitants, se répartissait comme suit: Région nord Région ouest Région est Cameroun méridional . . Territoire fédéral de Lagos 19 514 000 (54,3 °% 6 989 000 (19,4% 8 224 000 (22,9 % . . .

qui figure à la page 132 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde, mais avec l'accession

du total) » » » » )

.

857 000 (2,4 % 364 000 (1,0 °%

) ) )

à l'indépendance les quatre gouvernements ont pu intégrer les anciens départements médicaux dans les ministères de la santé récemment créés. La principale conséquence de cette transformation a été de faire

désormais du directeur des services médicaux un conseiller. Les services sanitaires ont progressé de la manière suivante pendant la période considérée: les crédits budgétaires ont augmenté de 50 % et les effectifs se sont accrus de 20% pour le personnel infirmier, de 35 % pour les sages -femmes, de 55 % pour les méde-

Par suite des insuffisances susmentionnées, il est difficile de présenter un tableau général des causes de décès au Nigéria. Cependant, il semble que les causes de décès suivantes, classées par ordre de fréquence décroissante, aient été les principales dans le territoire fédéral de Lagos en 1960: pneumonie; maladies de la première enfance; paludisme; gastrite, duodénite, entérite et colite; accidents; avitaminoses, troubles du métabolisme et anémies; tétanos; lésions vasculaires affectant le système nerveux central. La méningite à

cins. La pression qui s'exerce sur ces services est toujours aussi forte. Il est fait de plus en plus appel à eux, non seulement parce que la population s'accroît, mais

aussi parce qu'elle s'habitue mieux aux prestations ainsi offertes. Services hospitaliers

méningocoques et la variole sont aussi des causes importantes de décès au Nigéria. Parmi les maladies transmissibles dont les chiffres ont pu être établis à l'échelon fédéral, les plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes : paludisme, cas nouveaux et récurrents (40 733); infections à méningocoques (29 848); rougeole (20 326); varicelle (15 712); tuber-

En 1957, il y avait au Nigéria 187 hôpitaux dotés au total de 14 111 lits, ce qui représentait 0,41 lit pour

1000 habitants. En 1960, le nombre des hôpitaux s'était élevé à 255 avec 17 070 lits, soit 0,47 lit pour 1000 habitants. Ces 255 hôpitaux se répartissaient comme suit: 185 hôpitaux généraux; 44 maternités; 15 hôpitaux pour contagieux; 4 hôpitaux psychiatriques; 7 hôpitaux spécialisés (pour la tuberculose, les affections oculaires et l'orthopédie). En 1958, alors

culose, cas nouveaux (10 723); coqueluche (6849); variole (4140); trypanosomiase (3705) et trachome (2262).

Principales transformations sociales, culturelles et économiques

que les hôpitaux étaient moins nombreux, il a été enregistré 417 426 admissions; on ne connaît pas le chiffre correspondant pour 1960. La progression est encore plus importante pour les services de consultations externes. Alors qu'en 1957 il existait un seul centre de santé, 28 fonctionnaient en 1960. Le nombre des dispensaires est passé de 1556 en 1957 à 2367 en 1960, tandis que celui des services hospitaliers de con-

Depuis 1956, c'est dans le domaine politique que

l'évolution a été la plus marquée. L'existence des quatre gouvernements de la Fédération (Régions septentrionale, orientale, occidentale et territoire fédéral) suscite une saine émulation quant à l'aménagement de services sociaux dans leurs régions respectives. Le Nigéria occidental et le Nigéria oriental, en 1957, puis le Nigeria septentrional, en 1959, ont accédé à l'autonomie interne et le Gouvernement fédéral a proclamé l'indépendance du pays le ler octobre 1960. Pendant cette période, la progression sociale s'est notamment

sultations externes ne progressait que de 176 à 185. En 1958, ces dispensaires et services, au nombre de 2026 sur tout le territoire nigérien, ont soigné 5 831 846 nouveaux malades. En 1960, les services de

manifestée par l'extension rapide de l'enseignement primaire gratuit. La première promotion de médecins diplômés de la Faculté de Médecine de l'University College d'Idaban est sortie en 1960. Un autre progrès important est le développement des investissements publics en matière d'approvisionnement urbain et rural en eau, qui ont atteint des millions de livres. L'économie nigérienne est en expansion rapide. Le montant des dépenses publiques a atteint 123 millions de livres en 1957 et 154 millions de livres en 1960.

laboratoire de santé publique comprenaient 3 laboratoires situés à Lagos qui produisaient du vaccin antirabique, antivariolique et antiamaril, ainsi que 33 autres laboratoires. En 1959, 17 de ces laboratoires, situés à Lagos et dans les régions orientale et occidentale, ont examiné 157 373 échantillons.

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

Des gisements pétrolifères ont été découverts et mis en exploitation au Nigéria oriental et le pays a commencé á exporter du pétrole brut en 1958. Organisation et administration des services de santé

En 1960 on comptait 1079 médecins - soit approximativement un médecin pour 33 000 habitants ainsi que 49 dentistes, 542 pharmaciens, 9325 infirmières ou auxiliaires et 5558 sages -femmes. Il existe 1 école de médecine (à Ibadan), 46 écoles d'infirmières et 2 écoles de pharmacie. Une cinquantaine d'étudiants s'inscrivent maintenant chaque année à la Faculté de Médecine d'Ibadan; en outre, de nombreux Nigériens ont entrepris dans d'autres pays des études médicales universitaires ou post- universitaires. Les 46 écoles

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent essentiellement conformes à l'analyse

78

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

d'infirmières étaient fréquentées par 3318 élèves et 1465 élèves étaient inscrites dans les 68 écoles de sages -

dispensaires d'hygiène de l'enfance a été sensiblement

femmes. Les autorités se rendent compte qu'il faut accroître les effectifs du personnel de ces catégories et faire face aux besoins croissants en auxiliaires médi-

caux ou hospitaliers de tous genres, par suite de l'extension des services.

moindre, et leurs visites ont été moins fréquentes. A Lagos et dans la région orientale, qui ensemble comptaient 107 098 des 152 969 femmes enceintes précédemment mentionnées pour l'année 1959, les dispensaires d'hygiène de l'enfance ont eu à s'occuper de 51 245 enfants de moins d'un an, à l'occasion de 127 986 visites. A Lagos, un service de visites à domicile existe tant pour les femmes enceintes que pour les enfants en bas âge ou d'âge préscolaire. En 1959, 26 028 visites ont été rendues à 5827 femmes enceintes et 31 287 visites à 7379 enfants des âges indiqués. Principaux problèmes de santé publique

Lutte contre les maladies transmissibles

Trois grandes épidémies sont survenues pendant la période 1957 -1960. En 1957, on a enregistré des épidémies de variole et de grippe. Pendant l'épidémie de variole, il y a eu 9763 cas et 1354 décès; pendant l'épidémie de grippe, 338 360 cas et 30 décès. Une grave épidémie de méningite cérébro -spinale a sévi au Nigéria septentrional en 1960: on a enregistré 29 848 cas et 2219

décès. (Ces chiffres sont environ dix fois supérieurs à ceux des autres années et il semble que le cycle soit d'en-

viron dix ans). Les principaux programmes nationaux de lutte contre les maladies transmissibles portent sur le paludisme, la lèpre, la variole, le pian et la tuberculose. L'OMS et le FISE apportent une aide très active à l'exécution de ces programmes. En ce qui concerne

L'amélioration de l'hygiène du milieu et l'éradication du paludisme sont les problèmes les plus importants. La première de ces activités a déjà fait l'objet d'investissements publics considérables, surtout en ce

qui concerne l'approvisionnement en eau dans les zones rurales et l'évacuation des eaux usées. De plus, il faudrait encore enrayer ou extirper certaines maladies endémiques qui risquent de prendre de temps à

les services de vaccination, les statistiques les plus faciles à obtenir sont celles du territoire fédéral de Lagos. Pour une population de 364 000 habitants à Lagos, les opérations d'immunisation ont atteint les chiffres suivants en 1960: variole (primovaccinations et revaccinations), 314 003; fièvre jaune, 8911; fièvres typhoïde et paratyphoïdes, 440; diphtérie, coqueluche et tétanos (antigène triple), 6906; tuberculose (vaccination par le BCG), 13 792; poliomyélite, 1398. Des programmes de vaccination antivariolique intensive sont en cours dans toutes les régions. A Lagos et dans les régions occidentale et orientale, 7 051 416 personnes ont été vaccinées pendant l'année d'épidémie 1957; les chiffres correspondants pour 1958,

autre des proportions épidémiques, notamment la variole, la méningite cérébro -spinale, la tuberculose, la lèpre et la trypanosomiase.

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

Le Gouvernement nigérien verse d'importantes subventions au West African Council for Medical Research, ainsi qu'au West African Institute for Trypanosomiasis Research et il prend entièrement en charge le Leprosy Research Institute. De nombreux travaux de recherche sur le terrain ont été faits par le Service fédéral du Paludisme sur des questions telles que la résistance aux insecticides, la chimiothérapie,

1959 et 1960 ont été de 3 529 530, 3 620 861 et 3 904 779. On ne dispose pas de chiffres pour la région septentrionale, mais la campagne de vaccination n'y a pas été moins intensivement menée que dans les autres régions. Protection maternelle et infantile La difficulté, déjà mentionnée, d'obtenir des données

l'épidémiologie du paludisme et sur certaines questions d'entomologie. D'autres recherches ont porté sur les problèmes relatifs au métabolisme de l'azote et sur les aliments riches en protéines qui existent au Nigéria, en relation avec la lutte contre la malnutrition

protéique. Des recherches portant sur divers sujets cliniques ont été activement menées à l'hôpital attaché à l'University College d'Ibadan et, au Nigéria septentrional, une importante étude relative à la pré-

statistiques complètes pour l'ensemble du pays apparaît à nouveau dans le domaine de l'hygiène maternelle et infantile. Les données présentées ci -après ont donc trait, sauf mention contraire, à Lagos et aux régions occidentale et orientale. Il y avait en 1959 dans ces

vention de la méningite cérébro -spinale a été faite sur le terrain. Budget de la santé En 1960, le montant total des dépenses des Gouvernements fédéral et régionaux a atteint £153 800 000, dont £ 9 100 000 (soit 6 %) étaient consacrées aux services sanitaires. Le budget de la santé des Gouvernements fédéral et régionaux représentait donc une dépense de £0,25 par habitant.

trois zones 617 centres de protection maternelle et infantile, où 152 969 femmes enceintes ont reçu des soins prénatals au cours de 834 989 consultations. Dans les mêmes régions et la même année, 159 963 accouchements ont eu lieu avec l'assistance de médecins ou d'infirmières qualifiées. Le nombre des enfants de moins d'un an se trouvant sous la surveillance des

RÉGION AFRICAINE

79

OUGANDA

L'Ouganda est situé à l'ouest du Kenya; il est bordé au nord par le Soudan, à l'ouest par le Congo (Léopoldville) et au sud par le Tanganyika. Sa superficie est de 243 410 km2.

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

En 1960, on comptait 520 médecins en activité, soit un médecin pour 13 100 habitants. Sur ce nombre il y avait environ 90 Africains et 200 Asiens, la plupart

Population et autres données biostatistiques

Au dernier recensement (3 aofit 1959), l'Ouganda comptait 6 536 616 habitants. En 1958, la population, évaluée à 6 356 100 habitants, se répartissait comme suit : 6 272 000 Africains, 69 600 personnes originaires de l'Inde et de Goa, 10 400 Européens, 1900 Arabes

d'entre eux résidant dans le pays à titre permanent. On comptait également 358 assistants médicaux, 29 dentistes, 45 pharmaciens, 1120 infirmières et 1011 sages -femmes. Les médecins ougandais sont formés au Makerere Medical College de Kampala, qui travaille en étroite liaison avec l'Hôpital Mulago. Cette école n'admet que 30 candidats par an; en 1960,

et 2200 personnes d'origines diverses. On manque d'autres données biostatistiques pour la population africaine. En 1958, le taux de natalité était de 27 pour 1000 dans la population européenne et de 49 pour 1000 dans la population originaire de l'Inde et de Goa. Cette même année, on a enregistré 2 cas de mortalité infantile dans la population européenne, et 38 dans la population indienne. L'enregistrement des décès par cause n'est pas assuré pour l'ensemble de la population, mais on sait que pour les Européens,

141 étudiants y poursuivaient leurs études, dont le cycle complet est de sept ans. En 1960 également, on comptait 1120 infirmières, soit une pour 6070 habitants. Chaque année, près de 100 infirmières obtiennent

leur diplôme dans les écoles professionnelles d'Etat de Mulago, Masaka, Gules et Jinjo. Une nouvelle école de sages- femmes s'ouvrira prochainement à Ubarara. En 1958, un conseil de l'enseignement médical supérieur et un conseil des études médicales ont été créés. Ce dernier conseil sélectionne les can-

didats qui se proposent de faire un stage pratique à l'Hôpital Mulago et soumet leurs noms au conseil de l'enseignement médical supérieur. Il donne également son avis sur les candidats boursiers aux organismes qui accordent des bourses d'études outre -mer. Les bâtiments d'une nouvelle école d'hygiène ont été achevés à Ubale en 1959; le programme d'enseignement, d'une durée de deux ans, conduira aux examens d'outre -mer de la Royal Society of Health. Lutte contre les maladies transmissibles

le tableau de la mortalité ressemble à celui que l'on trouve en Europe. Les maladies transmissibles suivantes ont été le plus fréquemment déclarées en 1959, pour l'ensemble de la population: paludisme, ankylostomiase, pian, syphilis, blennorragie, tuberculose et bilharziose.

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent telles qu'elles sont décrites à la page 135 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. En 1960, il y avait 3808 lits dans les hôpitaux d'Etat et 2822 dans les hôpitaux des missions. On comptait également 2544 lits dans les dispensaires et les services

Le nombre des cas de paludisme soignés dans les hôpitaux et les dispensaires d'Etat est passé de 120 214 en 1955 à 180 021 en 1959. S'il est certain que la population a de plus en plus recours aux divers moyens de traitement qui lui sont offerts, et possible que tous les diagnostics de paludisme ne soient pas

confirmés, ces chiffres prouvent néanmoins que le paludisme demeure un grave problème. Un projet

de maternité publics. Le nombre total des lits dispo-

nibles en Ouganda en 1960 s'élevait à 9174. Les hôpitaux centraux de l'Ouganda se trouvent à Kampala. Il s'agit de l'Hôpital Mulago et de l'Hôpital

pilote d'éradication du paludisme a été entrepris en 1958 dans l'extrême sud -ouest du pays et, vers

Nakasero, ce dernier n'admettant que des malades payants. L'Hôpital Mulago possède 900 lits et sert également d'hôpital universitaire pour le Makerere Medical College. Un nouvel hôpital central, destiné à remplacer l'Hôpital Mulago et l'Hôpital Nakasero, est en construction. En 1959, 102 835 malades ont été admis dans les hôpitaux d'Etat et 1 299 094 ont reçu des soins dans les services de consultations externes. La même année, 2 546 865 malades nouveaux se sont présentés dans les 174 centres de santé ou dispensaires du pays.

la fin de 1960, la transmission de la maladie avait été interrompue et 95 300 personnes se trouvaient protégées. L'ankylostomiase est également très répandue

en Ouganda. Un grand nombre des malades traités chaque année sont atteints par la suite de réinfections.

Les cas de syphilis et de pian soumis à traitement ont un peu diminué entre 1955 et 1959, mais les résultats des autopsies montrent que la syphilis demeure assez répandue et beaucoup de malades sont actuellement soignés dans les hôpitaux psychiatriques pour atteintes syphilitiques du système ner-

veux central. La blennorragie, contrairement à la syphilis et au pian, semble être en augmentation:

80

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

on a signalé 38 714 cas en 1959, contre 29 935 en 1957.

Cette évolution s'explique par l'utilisation plus générale des ressources thérapeutiques, et peut -être aussi par l'apparition de souches de gonocoques résistantes aux antibiotiques. Le nombre des cas de tuberculose traités a sensiblement augmenté de 1957 à 1959, passant

de 1219 à 2011. Cela provient sans aucun doute de l'amélioration progressive des possibilités de traitement offertes depuis 1956, date à laquelle un service antituberculeux a été créé au Ministère de la Santé. En outre, l'augmentation du nombre des cas diagnostiqués a mis en relief l'importance de cette maladie, encouragé la mise en oeuvre de nouveaux moyens de traitement et incité les malades à se faire soigner. La lèpre aussi pose un problème de santé publique. La campagne antilépreuse est placée sous la direction générale du léprologue de l'Etat. Jusqu'en 1960, 60 000 lépreux avaient été traités; 30 000 malades sont encore en traitement. Il existe 85 villages pour lépreux, où peuvent être soignés 4000 malades. Au titre du programme de vaccination exécuté en 1960, on a procédé à 1 160 000 vaccinations antivarioliques, 180 000 vaccinations antipoliomyélitiques par le

existe bien au Ministère de la Santé un médecin qui en est chargé, son activité est néanmoins limitée par le manque de personnel. Il consacre la majeure partie de son temps à enseigner à l'école du personnel de santé, à participer au programme de développement communautaire et à travailler dans les groupes qui opèrent dans le voisinage immédiat de son bureau.

Il y aurait lieu d'organiser l'éducation sanitaire à l'échelon du district dans l'ensemble du pays. Hygiène du milieu

Les travaux d'assainissement sont placés sous la responsabilité de l'Inspecteur principal de la Santé au Ministère de la Santé. Il existe un inspecteur sanitaire dans chaque district; des inspecteurs sanitaires assistants opèrent dans les comtés et des assistants sanitaires dans les collectivités locales. Les centres

de santé sont utilisés pour des expositions où sont présentées des maquettes et illustrations de logements

vaccin Sabin buccal et 10 123 par le vaccin Salk, 23 670 vaccinations antiamariles, et 13 365 vaccinations antityphoidiques et paratyphoidiques. Parmi la bilharziose, la trypanosomiase et l'onchocercose. Protection maternelle et infantile

hygiéniques, de latrines, de cuisines, de douches et installations de toilette, et de dispositifs de protection des points d'eau. Toutes les villes importantes et un certain nombre d'agglomérations secondaires possèdent un réseau de distribution d'eau traitée. Ces zones

les autres maladies à caractère endémique dans le pays, il y a lieu de citer les infections intestinales,

urbaines comptent 159 215 habitants, soit 2,4 % de la population totale du pays. Elles disposent également d'installations sanitaires avec entraînement des excreta

par l'eau soit dans un réseau collecteur, soit plus communément dans des fosses septiques. Dans les zones rurales, l'alimentation en eau est d'ordinaire assurée par des sources protégées, des puits tubulaires,

En 1958, on comptait en Ouganda 116 unités sanitaires disposant de 2180 lits de maternité. Les admissions se sont élevées cette même année à 60 510 au

des barrages de retenue ou des citernes; les excreta sont éliminés dans des cabinets à fosse. Principaux problèmes de santé publique

total. En 1958 on a enregistré 291 cas de mortalité maternelle et 913 de mortalité néonatale. Presque partout, le nombre des demandes de soins obstétricaux dans les maternités a dépassé celui des lits disponibles. A l'Hôpital Mulago, et dans quelques autres hôpitaux, les femmes quittent généralement l'établissement

Les problèmes de santé publique qui préoccupent particulièrement le Gouvernement sont ceux que

deux ou trois jours après un accouchement normal. Beaucoup d'établissements de mission envisagent actuellement d'assurer des soins aux mères à domicile.

posent le paludisme (au sujet duquel on manque d'informations précises), les maladies respiratoires

(spécialement de l'enfance), les infections cutanées et les maladies diarrhéiques (également chez l'enfant), la tuberculose pulmonaire, la carence protéino -calo-

Dans toutes les provinces, on signale des progrès constants en matière de soins médicaux aux enfants. Des distributions générales de lait en poudre écrémé ont encouragé les visites aux centres de protection

infantile dans certains districts, et l'on a pu ainsi constater que les cas de malnutrition sont beaucoup plus nombreux qu'on ne l'avait soupçonné à l'origine. Les carences en protéines au cours de la première

rique chez les jeunes enfants (qui semble gagner du terrain) et, enfin, l'onchocercose. La distribution géographique de cette dernière maladie a été établie,

mais l'extinction de ses principaux foyers risque de rencontrer des difficultés.

enfance sont dues en grande partie à un sevrage

précoce suivi par un régime alimentaire presque exclusivement composé d'hydrates de carbone. Education sanitaire

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

Un programme d'éducation sanitaire a été entrepris parallèlement au programme d'assainissement. S'il

Diverses enquêtes ont été entreprises dans certains domaines de la médecine, des sciences connexes et de l'épidémiologie. La tuberculose, le paludisme et l'onchocercose font l'objet d'études spéciales. Il a été

RÉGION AFRICAINE

81

procédé à des enquêtes diététiques dans les écoles et les prisons; la carence en protéines et en calories chez l'enfant retient tout particulièrement l'attention. Un service de recherches sur les virus a été aménagé

Budget de la santé

à Entebbe, et un organisme de recherches sur la trypanosomiase est à l'ceuvre dans le sud de la province orientale.

En 1959/1960, les crédits consacrés par le Gouvernement aux activités sanitaires ont représenté 12,2 du budget total, qui s'élevait à 26 082 012 livres

sterling. Les dépenses de santé se chiffrent donc à environ £0,5 par habitant.

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

La République Centrafricaine est bordée au nord par le Tchad, à l'ouest par le Cameroun, au sud par le Congo (Brazzaville) et le Congo (Léopoldville) et à l'est par le Soudan. Son territoire couvre une superficie de 617 000 km2.

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

Population et autres données biostatistiques

En 1960, on comptait 31 médecins, contre 28 en 1957. La proportion des médecins par rapport au nombre des habitants est donc de un médecin pour 38 700 habitants. Le personnel sanitaire des autres catégories comprenait 5 pharmaciens, 4 dentistes, 12 vétérinaires, 15 sages- femmes et 438 infirmiers et infirmières. Les médecins sont formés par les facultés de médecine françaises, tandis que les sages- femmes et les infirmiers obtiennent le diplôme d'Etat à Brazzaville. Une école d'infirmiers a été ouverte à Bangui et les premiers élèves ont été admis en 1959. Lutte contre les maladies transmissibles

En 1960, la population était évaluée à 1 198 943 habitants. En 1959, année la plus récente pour laquelle on dispose de données biostatistiques, les principales causes de décès ont été les suivantes : paludisme, mala-

dies de l'appareil respiratoire, dysenterie et avitaminoses et autres troubles du métabolisme. En 1960, les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées ont été les suivantes: paludisme (44 102 cas); bilharziose (12 667); pian (4157); rougeole (1841) et coqueluche (973).

Des programmes de lutte contre la lèpre et les tréponématoses ont été entrepris afin de réduire la fréquence élevée de ces maladies. Il est procédé à

des enquêtes sur l'épidémiologie de la bilharziose Organisation et administration des services de santé

Depuis la publication du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde (voir pages 103 -104), d'importantes modifications d'ordre politique et social

se sont produites. Un Ministère de la Santé publique et des Affaires sociales a été créé en 1958, qui s'est scindé en 1960 en deux ministères distincts. En 1959, le Service national de Lutte contre les Grandes Endémies a remplacé le Service fédéral d'Hygiène mobile et de Prophylaxie. Services hospitaliers

et de la tuberculose, en vue d'organiser la lutte contre ces maladies. Par suite de la forte fréquence des cas nouveaux de paludisme, une enquête a également été entreprise. D'autre part, des mesures actives de prophylaxie ont été adoptées contre la variole et la fièvre jaune au moyen de campagnes intensives de vaccination. Protection maternelle et infantile

Le pays est doté actuellement de 18 centres et de 137 dispensaires assurant aux femmes enceintes des soins toujours accrus. Les 67 centres de protection infantile sont également très fréquentés. Principaux problèmes de santé publique

L'hospitalisation des malades est assurée par 2 hôpitaux dotés au total de 400 lits, et par 137 centres sanitaires, infirmeries et dispensaires qui disposent de 1400 lits supplémentaires. Le nombre total des lits est passé de 1499 en 1957 à 1800 en 1960 (soit 1,5 lit pour 1000 habitants). Les services externes ont été assurés par les services de consultations externes des hôpitaux, les centres de santé, les dispensaires, les infirmeries, les maternités et les unités sanitaires mobiles. On a créé également 2 dispensaires dentaires, 1 institut de santé publique et 2 laboratoires de santé publique.

Les principaux problèmes de santé publique sont ceux que soulèvent la lèpre, le paludisme, la bilharziose, la malnutrition, la tuberculose, ainsi que les rickettsioses et les maladies à virus. Les parasitoses intestinales, telles que l'ankylostomiase, et les affections

broncho -pulmonaires posent aussi d'importants problèmes de santé publique. Budget de la santé

En 1960, les dépenses afférentes aux services de santé se sont élevées à 275 francs CFA par habitant.

82

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

RÉUNION

L'île de la Réunion, située dans l'océan Indien, à 750 kilomètres à l'est de Madagascar, est un département français. Sa superficie est de 2510 km2. Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (ter juin 1954), la Réunion

Personnel médical et apparenté En 1960, on comptait 97 médecins, soit un médecin

pour 3500 habitants, contre 75 en 1957. On trouve également dans l'île 19 dentistes, 35 pharmaciens, 225 infirmières et 70 sages -femmes.

comptait 274 370 habitants. Les estimations de la population et d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960 sont reproduites dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

Lutte contre les maladies transmissibles On observe à la Réunion une fréquence très élevée

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957

de la fièvre typhoïde, avec de fréquentes manifestations épidémiques. Les autorités locales ne sont pas encore parvenues à maîtriser cette maladie. Les parasitoses intestinales sont très répandues. On relève des cas fréquents d'éléphantiasis, notamment chez les femmes. En 1959 et 1960, le département a entrepris une vaste campagne de vaccination antivariolique, au cours de laquelle 76 000 personnes ont été vaccinées la première année et 102 000 la seconde. D'autres

1958

1959

1960

vaccinations ont été pratiquées en 1960, notamment 69 000 contre la diphtérie et le tétanos et 65 000 contre la poliomyélite.

Population moyenne . . Taux de natalité

303 921

47,70 14,47

312 922 41,94 13,60

329 337 41,76 13,22

340 325 45,95 11,31

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

Protection maternelle et infantile Environ 10 % seulement des parturientes accouchent dans les maternités. Il est nécessaire d'assurer l'édu-

3,31

2,83 118,0

2,85 112,0

3,46 85,9

cation sanitaire des femmes enceintes, qui ne tirent pas tout le parti voulu des services actuellement mis et post -natales ainsi que des consultations pour nourrissons. Des camions sanitaires desservent en outre les campagnes. En 1960, les services compétents ont

Taux de mortalité infantile .

99,0

à leur disposition. Les communes sont dotées de dispensaires qui organisent des consultations pré -

L'enregistrement des causes de décès laisse à désirer.

En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: cardiopathies (toutes catégories); pneumonie; lésions affectant le système nerveux central; gastrite, duodénite, entérite et colite; bronchite; tuberculose. La même année, les maladies transmissi-

donné au total 56 271 consultations de nourrissons et 17 779 consultations d'enfants d'âge préscolaire. Enfin, 17 502 écoliers ont fait l'objet d'un contrôle sanitaire. Nutrition A la Réunion, le régime alimentaire courant manque

bles les plus fréquentes ont été la typhoïde, les filarioses, la rougeole, la coqueluche, la tuberculose, la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la dysenterie amibienne.

Organisation et administration des services de santé

L'organisation et l'administration des services de santé sont décrites à la page 136 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. La Réunion

étant un département français, l'administration - y compris l'organisation sanitaire - est identique à celle des départements de la métropole et a suivi l'évolution des services sanitaires en France au cours de la période considérée. Services hospitaliers En 1960, les hôpitaux publics et privés de la Réunion

de variété et est mal équilibré. En outre, le mode de préparation des aliments laisse à désirer. Les autorités s'efforcent d'inculquer à la population les principes d'un régime alimentaire rationnel. La stomatite angulaire est fréquente chez les femmes enceintes et les enfants. On décèle également d'autres signes cutanés de malnutrition. Enfin, la fréquence de la polynévrite est relativement élevée. Principaux problèmes de santé publique

Les problèmes de santé publique comprennent notamment les carences nutritionnelles déjà mentionnées, les helminthiases, les caries dentaires, l'assainissement, la santé mentale, l'alcoolisme et la nécessité

disposaient de 2820 lits, soit 8,3 lits pour 1000 habitants. Sur ce total, les établissements publics comptaient 968 lits dans les hôpitaux généraux, 282 dans les services d'obstétrique et de gynécologie et 290 dans les hôpitaux psychiatriques.

d'une éducation sanitaire. Mais le problème le plus préoccupant réside dans l'accroissement de la popula-

tion dû au taux élevé de la natalité, problème qui risque de devenir d'autant plus aigu que la Réunion est un pays pauvre, dont les ressources sont limitées.

RÉGION AFRICAINE

83

RUANDA -URUNDI

Le territoire encore désigné sous le nom de Ruanda -

Lutte contre les maladies transmissibles

Urundi pendant la période couverte par le présent

rapport est bordé au nord par l'Ouganda, à l'est (Léopoldville).1 Sa superficie est de 54 172 km2.

et au sud par le Tanganyika et à l'ouest par le Congo Population et autres données biostatistiques Les chiffres estimatifs de la population pour la période 1957 -1960 s'établissent comme suit: Année 1957 1958 1959 1960

Dans le domaine de la lutte antipaludique, une campagne systématique de pulvérisations à action rémanente a commencé en 1956 et se poursuivait en 1960. Ces pulvérisations s'étendent deux fois par an à plus d'un million d'habitations. La campagne antituberculeuse bénéficie d'une excellente organisa-

tion et comprend des vaccinations de masse par le BCG et des examens radiographiques. Les traitements sont assurés dans les deux sanatoriums de Kibumbu,

Population 4 568 000 4 700 000 4 780 000 4 928 890

en Urundi, et de Rwamagana, dans le Ruanda. La lèpre est assez peu répandue. Pour la plupart, les cas ne sont pas contagieux et font l'objet d'un traitement ambulatoire aux sulfones, qui est administré dans les hôpitaux généraux et dans les dispensaires. Il existe

En 1960, les plus importantes causes de décès ont été les suivantes : pour les adultes - broncho -pneumonie, gastro- entérite, paludisme et tuberculose; pour les jeunes enfants - prématurité, broncho -pneumonie, diarrhée et gastro- entérite, paludisme. Les maladies transmissibles suivantes ont été le plus fréquemment déclarées en 1960: paludisme (155 027 cas); helmin-

une léproserie de 800 lits. La campagne contre la trypanosomiase à T. gambiensis, organisée dans la plaine du Tanganyika -Ruzizi, a été un succès presque

complet. Le vaste programme d'action préventive contre la poliomyélite, qui a commencé en 1957, s'est achevé en 1960. Un élément encourageant des cam-

pagnes de lutte contre les maladies transmissibles et des programmes d'éradication est l'importance que l'on accorde aux services préventifs. En 1960, il a été

thiases autres que l'ankylostomiase (281 715); pian (32 093); rougeole (31 595); ankylostomiase (29 748); coqueluche (9718) et dysenterie amibienne (9028).

procédé à environ 1,5 million de vaccinations. En tête de liste viennent les vaccinations antituberculeuses, antivarioliques et antipoliomyélitiques.

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent identiques à celles décrites à la page 137 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

Protection maternelle et infantile

Les services de protection maternelle et infantile ont été particulièrement bien accueillis par la population et les visites ont été nombreuses. L'administration

En 1960, il existait 36 hôpitaux généraux (d'Etat, de missions et privés) et 127 dispensaires, totalisant 7437 lits, soit 1,53 lit pour 1000 habitants. Des services de consultations externes fonctionnent sur l'ensemble du territoire.

en incombe, d'une manière générale, aux autorités sanitaires locales, mais d'autres organismes, semigouvernementaux et bénévoles, s'intéressent également beaucoup à cette tâche. Il existe 48 dispensaires

prénatals qui assurent aux femmes enceintes des soins toujours plus nombreux. En 1960, 75 282 femmes enceintes ont rendu visite à ces centres, contre 66 853 en 1957, chacune d'entre elles se présentant en moyenne trois fois. En 1960, les 158 dispensaires de protection

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, le personnel sanitaire comprenait 90 médecins diplômés et 100 assistants médicaux. A l'heure actuelle, on compte un médecin ou assistant médical pour 26 000 habitants. Les autres professions sanitaires comptaient 6 dentistes, 224 infirmières et 44 sages femmes. Il n'existe pas d'école de médecine dans le territoire. En 1960, 28 étudiants ont suivi des cours de médecine à l'étranger, principalement dans les universités belges et françaises. Les assistants médicaux, les infirmières, les sages -femmes et le personnel sanitaire auxiliaire sont formés dans des centres locaux. divisé en donnant naissance aux Etats du Rwanda et du Burundi.

infantile ont enregistré 2 238 323 consultations. Les inspections sanitaires dans les écoles sont devenues obligatoires en 1959 et sont faites par des médecins du Gouvernement et d'autres médecins agréés. Les services d'hygiène dentaire ne sont pas très développés.

Les soins dentaires élémentaires sont assurés par les omnipraticiens et dans divers hôpitaux. Principaux problèmes de santé publique

1 Par la suite, en accédant à l'indépendance, ce pays s'est

Comme il a déjà été mentionné, les principaux problèmes de santé publique sont liés à la fréquence élevée des cas nouveaux de paludisme et de tuberculose.

84

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

La pénurie sérieuse de médecins diplômés ne laisse

pas d'être préoccupante, car à l'augmentation du nombre des hôpitaux ne correspond pas une augmentation équivalente des effectifs médicaux.

au Congo (CEMUBAC) et le Fonds Reine Elisabeth pour l'Assistance médicale aux Indigènes du Congo

belge (FOREAMI). Les principaux domaines de recherches sont la tuberculose, la neuropathologie et la biologie de la mouche tsé -tsé. Budget de la santé En 1960, les crédits consacrés par le Gouvernement

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

Des travaux de recherche sont accomplis par le Gouvernement et par divers organismes semi- gouvernementaux tels que l'Institut pour la Recherche

aux services de santé représentaient environ 15 du budget total. Les dépenses afférentes à ces services atteignaient environ 44 francs congolais par habitant.

scientifique en Afrique centrale (IRSAC), le Centre médical et scientifique de l'Université de Bruxelles

SAINTE -HÉLÈNE ET DÉPENDANCES Sainte -Hélène est une île située dans l'Atlantique sud,

à Jamestown, la capitale. Cet établissement fonctionne

à environ 1900 km de la côte africaine. Sa superficie

est de 122 km2. Elle a pour dépendances d'autres îles situées en différents points de l'Atlantique sud, à savoir les îles de l'Ascension, Tristan da Cunha, Gough, Nightingale et Inaccessible, ces deux dernières

maintenant au maximum de sa capacité et rend de grands services à l'île. En 1957, 749 personnes, dont 114 nouveau -nés, ont été hospitalisées dans ses 58 lits.

et Tristan da Cunha étant inhabitées. 1 Population et autres données biostatistiques 2

Les malades en traitement ambulatoire sont soignés dans les 5 dispensaires de l'île qui, en 1957, ont reçu 5565 cas nouveaux ou anciens, contre 3239 en 1956. (Cette différence s'explique par les épidémies de coque-

Au dernier recensement (1956), 4642 personnes vivaient dans l'île. La population au milieu de l'année 1959 a été estimée à 4644 habitants. La même année, il a été enregistré 142 naissances; le taux de natalité

luche et de grippe qui ont eu lieu en 1957.) Un très grand effort a été accompli en 1957 pour assurer des soins dentaires aux écoliers et aux adultes; 1247 personnes en ont bénéficié. Il a été pratiqué 2860 extractions et 1051 obturations ou autres formes de traite-

était donc de 30,5 pour 1000 habitants. Il y a eu d'autre part 56 décès, ce qui représente un taux de mortalité de 12,0. Pour 1957, le taux de mortalité infantile s'établit à 41,7 pour 1000 naissances vivantes.

Les principales causes de décès sont les maladies dégénératives de l'appareil cardio -vasculaire et le cancer. Lorsque des épidémies de coqueluche ou de grippe se déclarent (comme en 1957), il arrive qu'il y ait des cas mortels. Les principales causes d'invalidité et de maladie sont les affections des voies supérieures

ment; 212 personnes se sont fait faire des appareils de prothèse. L'état de la denture des habitants s'est beaucoup amélioré depuis qu'une infirmière dentaire a été recrutée. Les autorités proposent de tenter prochainement une expérience de fluoruration des eaux. L'hôpital psychiatrique, qui a été modernisé et compte

20 lits, pratique les méthodes dites de « la porte ouverte ». On encourage les malades à aller faire eux -mêmes des achats et l'organisation d'activités collectives est un des éléments du traitement. L'emploi des tranquillisants, surtout de la chlorpromazine, donne de bons résultats.

de l'appareil respiratoire, auxquelles les habitants de l'île sont particulièrement sujets. On dit que l'île connaît une épidémie de grippe chaque année. Les cas d'ascaridiase sont très fréquents et exigent parfois une

intervention d'urgence, médicale ou chirurgicale. Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1958, le personnel sanitaire de l'île comprenait 2 médecins, 1 dentiste, 3 infirmières principales, 8 infirmières, 3 ambulanciers et 2 auxiliaires d'hygiène. Le personnel médical, dentaire et infirmier est formé en

L'organisation et l'administration très simples du Département de la Santé restent telles qu'elles sont

dehors de l'île, mais on s'efforce actuellement de préparer sur place les agents des autres catégories, notamment d'hygiène. les

sages- femmes

et les

auxiliaires

décrites à la page 138 du Premier Rapport sur la

situation sanitaire dans le monde. Le Premier Rapport annonçait qu'en 1956 s'était achevée la construction d'un nouvel hôpital général 1 Tristan da Cunha a été évacuée en 1961, à la suite d'une éruption volcanique qui avait mis la vie de ses habitants en danger. 2 Pour Sainte -Hélène, sans les dépendances.

Protection maternelle et infantile

Les cinq centres de consultations ont tous été très fréquentés en 1957. Le FISE fournit gratuitement du lait écrémé et des capsules d'huile de foie de morue aux enfants d'âge préscolaire, aux femmes enceintes et aux mères qui allaitent. Les bénéficiaires ont manifestement tiré profit de ces distributions auxquelles on doit,

RÉGION AFRICAINE

85

semble -t -il, la diminution des cas nouveaux de toxémie

est généralement satisfaisante, sous réserve qu'il

pendant la grossesse. Il a fallu aussi assurer une certaine surveillance domestique dans quelques familles

dont la mère était partie pour le Royaume -Uni à la recherche d'un emploi. La santé des écoliers de l'île est contrôlée à l'occasion de visites et inspections faites par un médecin de la santé publique, une visiteuse d'hygiène et une infirmière dentaire. On veille tout particulièrement à la nutrition, qui a récemment fait l'objet d'une enquête scientifique. En 1957, 1076 enfants ont été vaccinés contre la poliomyélite. Les enfants vaccinés contre la variole et la diphtérie ont été relativement peu nombreux. On espère dévelop-

faudrait aménager davantage de petites installations de verdunisation. Dans la capitale, les excreta sont évacués par immersion dans l'océan; dans les zones rurales, les méthodes de conservation (aux fins de fertilisation) sont en général satisfaisantes. Principaux problèmes de santé publique

Selon le Médecin principal de l'île, Sainte -Hélène est à tous égards un territoire salubre, doté maintenant de services médicaux répondant à tous les besoins normaux. lies problèmes les plus importants sont ceux que posent l'épidémie annuelle.de grippe et les carences

per ces services et protéger aussi les enfants contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche par des injections d'antigène triple. Nutrition

diététiques supposées, qui ont été déjà mentionnées.

Dans l'action qu'il a entreprise pour résoudre ces problèmes, le Département de la Santé est beaucoup

Comme il a été indiqué précédemment, l'état de nutrition n'est pas entièrement satisfaisant dans divers groupes de la population. Il y a, semble -t -il, carence

aidé par l'OMS qui lui offre avis et conseils et par le FISE qui lui fournit notamment du lait écrémé. Le vieillissement de la population va poser un autre problème à l'avenir, car nombreux sont les jeunes qui émigrent, surtout à destination du Royaume -Uni. Budget de la santé

de vitamine A dans certains régimes alimentaires. Cette hypothèse semble d'autant plus vraisemblable que les habitants manquent manifestement de résistance à l'égard des infections catarrheuses et des maladies épidémiques, comme la poliomyélite et la grippe. Hygiène du milieu

L'aménagement du nouvel hôpital général et la modernisation de l'hôpital psychiatrique ont été financés au moyen des crédits ouverts par le Colonial

Development and Welfare Act. En 1957, le budget de la santé était de 16 000 livres sterling (environ 11

Un effort considérable a été fait pour l'approvisionnement rural et urbain en eau et la situation

du budget total de Sainte -Hélène), soit £3,4 par habitant.

SAO TOME ET PRINCIPE La province portugaise de São Tomé et Principe comprend ces deux îles, situées au large de la côte occidentale de l'Afrique, dans le golfe de Guinée. Leur superficie est de 964 km2. Population et antres données biostatistiques POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

Au dernier recensement, qui a eu lieu en décembre 1950, la population était estimée à 60 159 habitants. Les chiffres estimatifs de population et d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960 sont indiqués dans le tableau ci- contre. En 1960, les principales causes de décès ont été les

1960

Population moyenne . . Taux de natalité

62 495

63 555

45,0 27,0

44,0 22,0

66 833 52,0

69 079 42,0 19,0 2,3

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 20,0 3,2 122,0 .

suivantes: avitaminoses et autres troubles du métabolisme (104 décès); paludisme (79); anémies (72); gastrite, duodénite, entérite et colite (81); tuberculose, toutes formes (56) et maladies de la première enfance (46). Le nombre total des décès a été de 701. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: paludisme (nombre total de cas connus: 10 075); rougeole (572); tuberculose (nombre total de cas connus : 338) et syphilis (nombre total de cas connus : 145). On a enregistré en 1960 62 cas de coqueluche, contre 444 en 1958.

1,8

2,2 139,0

Taux de mortalité infantile .

151,0

132,0 1,0

Taux de mortalité maternelle 6,0 4,0 2,0

Organisation et administration des services de santé

L'organisation et l'administration des services de santé sont décrites à la page 139 du Premier Rapport

86

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

sur la situation sanitaire dans le monde. En 1960 a été créée une Direction générale de la Santé et de l'Assis-

Lutte contre les maladies transmissibles

tance de l'Outre -Mer qui dépend du Ministère de l'Outre -Mer. Cet organisme central a pour tâche de définir les objectifs de l'action de santé publique et

Dans le domaine de la lutte contre les maladies transmissibles, une active campagne de lutte antituberculeuse a été entreprise. Cette campagne, qui s'é-

d'assurer la coordination interprovinciale dans ce domaine. La période considérée a également été marquée par l'institution d'un plan quinquennal de développement (1959- 1964). Ce plan prévoit des crédits

tend à l'ensemble de la population, comprend des tests tuberculiniques, des examens radiographiques et l'isolement des malades contagieux. Les mesures prophylactiques de

protection de la population

pour la construction et l'équipement d'hôpitaux et d'établissements sanitaires, la lutte contre les maladies endémiques et l'amélioration de l'hygiène du milieu. Une commission chargée de l'étude et de la prophylaxie des maladies endémiques à Sâo Tomé et Principe a été constituée en 1960. Services hospitaliers

comprennent des vaccinations contre la variole, la fièvre jaune et les fièvres typhoïde et paratyphoïdes. Protection maternelle et infantile Pendant la période considérée, les services de protec-

tion maternelle et infantile ont été réorganisés et améliorés. Des plans ont été établis en vue d'étendre ces services aux régions rurales et de créer des centres ruraux de protection maternelle et infantile. En 1960 s'est ouverte à SAo Tomé une consultation de femmes enceintes et de nourrissons; elle a reçu la visite de 409 femmes enceintes et de 1900 enfants de moins d'un

Les services hospitaliers comprenaient en 1960 2 hôpitaux publics et 54 hôpitaux privés dépendant de sociétés d'exploitation agricole. Le nombre total des lits s'élevait à 2556, soit 37,0 lits pour 1000 habi-

tants. Diverses formations sanitaires - centres de santé, services hospitaliers de consultations externes et postes de premiers secours - donnent en outre des soins à la population. En 1960, ces formations, dont 13 dépendaient du Gouvernement et 53 de sociétés d'exploitation agricole, ont donné près de 400 000 consultations. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

an. Le nombre des accouchements opérés par un médecin ou une sage -femme qualifiée augmente régulièrement.

Principaux problèmes de santé publique Il semble que la malnutrition, résultant d'une carence

En 1960, le personnel médical et apparenté comprenait 8 médecins, 1 pharmacien et 2 vétérinaires. On

en protéines et en fer, pose un grave problème, surtout chez les jeunes. Les principaux autres problèmes sont ceux que posent le paludisme, les helminthiases intestinales (en particulier l'ankylostomiase), la tuberculose, les maladies vénériennes et la filariose. Bujget de la santé

comptait donc un médecin pour 8630 habitants. Le personnel sanitaire comprenait en outre 20 infirmières, 72 infirmières auxiliaires, 2 sages- femmes et 2 sages femmes auxiliaires. Il n'existe pas de moyens de forma-

Les prévisions de dépenses publiques pour 1960 s'élevaient à 86 659 609 escudos, dont 9 921 793 escudos pour les services sanitaires, soit 144 escudos par habitant.

tion du personnel médical dans les îles. Une école d'infirmières auxiliaires assure toutefois un enseignement s'étendant sur deux ans.

SIERRA LEONE

Le Sierra Leone est situé sur la côte occidentale de l'Afrique, entre la Guinée et le Libéria. Sa superficie est de 72 326 km2.

POPULATION MOYENNE ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

Population et autres données biostatistiques

Au dernier recensement, qui a eu lieu en 1947, la population était de 2 millions d'habitants. Les chiffres estimatifs de population et les taux de mortalité infantile pour la période 1957 -1960 sont indiqués dans le tableau ci- contre. D'après les renseignements très incomplets dont on dispose, il semble que les principales causes de décès en 1960 aient été les suivantes: sénilité sans mention de psychose, causes mal définies ou inconnues (129 décès);

1957

1958

1959

1960

Population moyenne

.

.

2 000 000 141,1

2

000 000 124,9

2 250 000

2 250 000

Taux de mortalité infantile .

126,2

121,6

accidents (116); pneumonie (111); tétanos (94); anémies (76) et paludisme (70). Le nombre total des décès

RÉGION AFRICAINE

87

enregistrés par cause s'élevait à 1216. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes : paludisme, cas nouveaux (29 578); pneumonie (2171); bilharziose (1714); dysenterie (1666); varicelle (1097); rougeole (1167); tuberculose,

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, le personnel médical et apparenté comprenait 106 médecins, 79 infirmières principales (préposées à la distribution de médicaments), 5 dentistes, 7 pharmaciens, 6 vétérinaires, 30 assistants sanitaires, 140 infirmières, 30 sages -femmes et 150 sages- femmes

toutes formes (843) et lèpre (652).

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

auxiliaires. On comptait en 1960 un médecin pour 21 200 habitants. Il existe des moyens de formation pour le personnel auxiliaire des services de santé. Principaux problèmes de santé publique

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent telles qu'elles ont été décrites à la page 141 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

Les principaux problèmes de santé publique au Sierra Leone sont ceux qui résultent de la fréquence élevée du paludisme, de la bilharziose, du pian, de la tuberculose, de la lèpre, de l'entérite, de la varicelle

Les établissements sanitaires publics offrent au total 1280 lits, soit 733 lits dans les hôpitaux généraux,

140 dans les dispensaires de santé mentale, 57 dans les hôpitaux pour malades contagieux, 158 dans les hôpitaux pour tuberculeux et 192 dans les services de gynécologie et d'obstétrique. En outre, les établissements des missions et des compagnies minières offrent 404 lits. On obtient donc un total de 1684 lits, ce qui représente 0,7 lit pour 1000 habitants. En 1960, 23 centres de santé, 18 services hospitaliers de consultations externes, 26 dispensaires et 35 centres de traitement ont donné plus d'un million de consultations.

et de la rougeole. Des mesures ont été prises pour immuniser la population contre la variole (326 352 primovaccinations en 1960) et contre la fièvre jaune (3444 vaccinations).

Budget de la santé En 1960, les prévisions de dépenses publiques s'élevaient à 14 905 618 livres de l'Afrique occidentale britannique, dont 7,8 % pour les services sanitaires, ce qui représentait une dépense de £BWA 0,52 par habitant.

SWAZILAND

par la province du Transvaal de l'Afrique du Sud et à l'est par le Mozambique et la province du Natal. Sa superficie est de 17 363 km2.

Le Swaziland est bordé au nord, à l'ouest et au sud

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

L'organisation et l'administration des services de santé restent conformes à la description qui figure à la page 145 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Les principales installations hospitalières se trouvent

Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (7 août 1956), la population

du Swaziland comptait 237 041 habitants. En 1959, on l'estimait à 275 000 habitants, dont environ 97 d'Africains. Comme il n'existe pas de système général d'enregistrement des naissances et des décès, les statistiques démographiques disponibles ont une valeur limitée. La malnutrition et la diarrhée infantile sont des causes importantes de morbidité et de mortalité chez les jeunes enfants; les cardiopathies et les pneumonies sont également répandues. En ce qui concerne les maladies transmissibles, le paludisme a mainte-

dans 4 hôpitaux publics et 3 hôpitaux gérés par des missions. Il existe aussi un petit établissement hospitalier dépendant de la mine Havelock. Dans les hôpitaux publics, le nombre des lits est passé de 246 en 1958 à 326 en 1959. On y a traité 9593 malades hospitalisés et 53 636 nouveaux malades externes en 1959. La moyenne quotidienne des malades en cours d'hospitalisation (392) a largement dépassé le nombre de lits disponibles; de même, les consultations externes

nant atteint un stade proche de l'éradication. Il

sont très surchargées. En 1959, 6562 malades ont occupé les 293 lits des trois hôpitaux de mission et les services de consultations externes de ces établissements ont aussi soigné 22 199 cas nouveaux. Les hôpiensemble à la disposition de la population 2,6 lits pour

semble, par contre, que la fréquence de la tuberculose soit en augmentation. La bilharziose constitue un des plus graves problèmes de santé publique et on estime

taux publics et les hôpitaux de mission mettent

qu'environ un tiers de la population africaine est infesté de schistosomes des voies urinaires. Les tænia -

1000 habitants. Outre les services hospitaliers de consultations externes, il existe, dans les zones périphériques, 10 dispensaires publics et 10 dispensaires gérés

ses sont aussi très fréquentes. En 1958, il y a eu des poussées épidémiques d'autres maladies contagieuses: rougeole, oreillons, varicelle et coqueluche notamment. La fréquence des cas nouveaux de maladies vénériennes est assez élevée; elle a diminué pour la syphilis mais augmenté pour la blennorragie.

par les missions, qui assurent des services médicaux plus simples, mais essentiels. Des services de laboratoire existent dans deux hôpitaux et au Bureau central de la Santé. Les spécimens qui exigent des investiga-

88

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

tions complexes sont envoyés au South African Institute for Medical Research. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

en 1957 contre l'infestation par le ver solitaire s'est poursuivie. Des agents de la lutte antipaludique ont traité les tæniasiques au cours des tournées en brousse ainsi que dans les dispensaires publics. La campagne avait été entreprise à la demande de l'Association des Agriculteurs du Swaziland, qui s'inquiétait de la forte proportion d'infestations parmi les bovins d'élevage et du nombre élevé d'animaux à viande ladre. Protection maternelle et infantile Des consultations prénatales sont ouvertes dans tous les hôpitaux publics ou de mission et dans la plupart des dispensaires périphériques. Naguère, il fallait encourager les femmes swazi à se rendre à l'hôpital pour accoucher, mais les salles de maternité sont main-

En 1959, l'effectif du personnel des services sanitaires de l'Etat comprenait 9 médecins, 2 infirmières principales, 11 infirmières surveillantes, 2 pharmaciens -

gestionnaires, 1 radiologiste, 1 technicien de laboratoire, 3 inspecteurs sanitaires, 3 assistants médicaux,

65 infirmières et un certain nombre d'auxiliaires. Le Swaziland comptait en tout quelque 28 médecins

exerçant à divers titres, soit une proportion de un médecin pour 8466 habitants. Ces médecins ont récemment constitué une association destinée à développer

les contacts professionnels. Il n'existe pas d'école

de médecine au Swaziland. L'École d'Infirmières Ainsworth Dickson, bien équipée et rattachée à l'Hô-

pital de mission Raleigh Fitkin, forme des infirmières africaines. On estime qu'elle peut en former un nombre suffisant pour satisfaire les besoins du Swaziland.

tenant si fréquentées qu'il faudra peut -être instituer un système de priorités pour régler les admissions. En 1959, plus de 2000 accouchements ont eu lieu à l'hôpital. Nutrition

Lutte contre les maladies transmissibles

La lutte antipaludique, réorganisée en 1950, s'est récemment orientée vers l'éradication, sous les auspices de l'OMS. On a réussi à interrompre la transmission de la maladie dans tout le pays en pulvérisant dans les cases des insecticides à effet rémanent et un stade proche de l'éradication a été atteint en 1959. La visite d'une équipe OMS d'évaluation de la tuberculose a permis d'apprécier plus exactement la fréquence des cas nouveaux, et il a été décidé d'intensifier

Les maladies de carence et nutritionnelles sont un sujet d'inquiétude. En 1959, il a été traité 935 cas de malnutrition (origine non spécifiée) (13 décès), 601

cas de pellagre (3 décès), 421 cas de kwashiorkor (21 décès) et 53 cas de scorbut, soit 2010 cas au total,

alors que les chiffres correspondants avaient été de 1010 cas en 1957 et 1459 en 1958. Cette situation est préoccupante; on pense que sa cause principale n'est pas le manque de denrées alimentaires, mais plutôt l'ignorance en matière d'utilisation et de préparation des aliments. Principaux problèmes de santé publique

la lutte antituberculeuse. L'hospitalisation des cas ne pouvant se faire sur une grande échelle pour des motifs d'ordre financier, des propositions visant à organiser le traitement à domicile ont été formulées. Elles prévoient l'exécution d'un vaste programme de dépis-

tage par une équipe disposant d'un équipement tés de lutte contre la bilharziose se sont limitées

mobile de radiographie et de laboratoire. Les médicaments utilisés seront le PAS et l'isoniazide. Les activijusqu'à présent à des enquêtes, mais celles -ci ont révélé

Ainsi qu'il a déjà été mentionné, les principaux problèmes sont ceux que posent le paludisme - qui approche du stade de l'éradication - la tuberculose et la bilharziose. Il faudrait peut -être y ajouter les maladies de carence et nutritionnelles et les helminthiases.

que dans la majeure partie du middle veld et du bush veld (brousse) la fréquence globale des cas de bilhar-

Budget de la santé

ziose des voies urinaires se situe entre 20 et 40 %, tandis que les cas de bilharziose intestinale sont assez rares. Tous les cours d'eau et barrages de cette région

Le montant total des recettes publiques du Swaziland a été de 1 400 000 livres sud -africaines en 1959. Sur cette somme, environ £SA 145 000 ont été dépen-

doivent manifestement être considérés comme des sources possibles d'infestation. La campagne lancée

sées pour les services médicaux et sanitaires, ce qui représente une dépense de £SA 0,54 par habitant.

TANGANYIKA

Le Tanganyika s'étend de la rivière Oumba au nord à la rivière Rovouma au sud; il occupe environ 720 km du littoral de l'océan Indien et englobe les îles proches

Population et autres données biostatistiques Selon les résultats du dernier recensement (février et août 1957), le Tanganyika comptait 8788466 habitants. En 1960, ce chiffre était de 9 238 000, dont 9 098 000

(sauf Zanzibar et Pemba). Sa superficie totale est de 939 361 km2, dont quelque 51 780 km2 de lacs.

REGION AFRICAINE

89

Africains, 87 300 Indiens, Pakistanais et Goanais, et 22 300 Européens. Il n'existe pas encore de législation rendant obligatoire, dans tout le pays, l'enregistrement des naissances et des décès. En 1960, les causes les plus importantes des décès survenus dans les hôpi-

lits des dispensaires) disponibles en 1960 était de

14 270, soit 1,55 lit pour 1000 habitants.

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, il y avait 520 médecins pleinement qualifiés

taux ont été les suivantes: pneumonie (859 décès); accidents, empoisonnements et actes de violence (448); paludisme (419); maladies de la première enfance (393);

et 295 officiers de santé et assistants médicaux. On comptait aussi 29 dentistes, 600 infirmières et sages femmes qualifiées et 59 agents sanitaires. Deux écoles

tuberculose, toutes formes (381); gastrite, duodénite, entérite et colite (313); complications de la grossesse,

de l'accouchement et des suites de couches (307); tumeurs malignes (296) et tétanos (296). Le nombre total des décès survenus dans des hôpitaux a été de 6813. Les maladies transmissibles le plus fréquemment

forment des assistants médicaux et 30 élèves y ont obtenu leur diplôme en 1960. Cent cinquante -trois infirmières ont obtenu leur diplôme la même année.

Des auxiliaires médicaux ruraux sont formés au Tanganyika même. Pendant la première de leurs deux années d'études, ils fréquentent l'école de médecine de Nwanza et, pendant la seconde, ils accomplissent un

déclarées en 1960 ont été les suivantes: paludisme (169 862 cas); ankylostomiase (42 288); lèpre (38 009); dysenterie (35 223); bilharziose (28 678); syphilis (13 789) et tuberculose (12 823).

Organisation et administration des services de santé

stage dans des hôpitaux de district. C'est principalement à l'Hôpital et centre de formation Princess Margaret que les autorités forment des infirmières et du personnel médical, à l'exception des auxiliaires médicaux ruraux; un deuxième centre a été créé pour former des infirmières de la santé publique. Lutte contre les maladies transmissibles

L'organisation et l'administration des services de santé sont décrites à la page 146 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. En 1960, par

suite de nouveaux changements d'ordre constitutionnel, le Ministère de la Santé a fait place au Minis-

tère de la Santé et du Travail dont la Division de la Santé est dirigée par un médecin en chef (anciennement

Directeur des Services médicaux). Le Service de dEducation sanitaire, créé en 1956, est chargé de fournir des auxiliaires visuels au Ministère et aux autres institutions intéressées et il organise des campagnes d'éducation sanitaire dans différentes parties du pays. Une section spéciale de la nutrition est actuellement mise sur pied et un spécialiste de l'hygiène de l'enfance vient d'être recruté. Le plan quinquennal de

Des cas de variole ont été enregistrés dans toutes les huit provinces du territoire en 1958. Dans toutes les zones où la présence de l'infection a été constatée, on a mis à exécution des campagnes de vaccination, notamment dans les zones où la fréquence des cas nouveaux était la plus grande. Par exemple, 70 000 personnes ont été vaccinées dans le district de Newala (province méridionale). Il existe 19 léproseries, dont 5 sont administrées par le Gouvernement et les autres par des missions ou par les autorités locales. La British Empire Leprosy Relief Association a fourni une assistance considérable à certaines de ces léproseries. Ces

développement des services de santé s'est achevé en juin 1961 et un plan territorial devait alors lui succéder.

Services hospitaliers

Le Tanganyika comptait, en 1960, 48 hôpitaux généraux et 20 dispensaires pourvus de lits; ils disposaient, au total, de 12 609 lits, soit 1,36 lit pour 1000 habitants. Il existe maintenant 2 hôpitaux psychiatriques, pourvus de 970 lits, le service psychiatrique de Dar -es -Salam ayant été rattaché à l'Hôpital

établissements ne peuvent pas tous être considérés comme donnant entière satisfaction, car la qualité du traitement qu'ils dispensent est très variable. La grande léproserie de Sikonge comporte maintenant une « zone de protection des bébés » qui permet de séparer les enfants nés à la léproserie de leurs parents atteints de la maladie. En dépit de l'important travail actuellement accompli pour dépister et traiter les cas de lèpre, on n'a constaté aucune diminution sensible de la fréquence des cas nouveaux. Pendant la période

Princess Margaret. L'hôpital pour tuberculeux de Kibongoto, doté de 294 lits, est le seul hôpital du pays servant exclusivement au traitement de cette maladie. Vers la fin de 1960, l'Hôpital et centre de formation Princess Margaret a été ouvert à Dar -esSalam. De nouveaux hôpitaux de district fonctionnent

étudiée, la campagne antituberculeuse a été menée très activement. Les pouvoirs publics et des organismes bénévoles l'ont amorcée en 1957 dans la province méridionale, puis développée de manière à couvrir presque

maintenant dans 8 centres et 4 autres étaient en construction; d'autre part, un certain nombre d'hôpi-

toute l'étendue de la province. Dans d'autres zones du territoire, des activités antituberculeuses ont été entreprises ou amplifiées et, à la fin de 1960, plus de 1200 lits étaient réservés aux tuberculeux. La Division antipaludique du Département de la Santé est chargée de surveiller l'ensemble des activités antipaludiques sur toute l'étendue du pays. Elle a également procédé

taux existants ont été considérablement améliorés et agrandis. De plus, 22 centres ruraux de santé ont été mis en service et 13 autres devaient l'être en 1961.

Le nombre total des lits d'hôpitaux (y compris les

à des recherches très utiles concernant l'emploi des

90

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

insecticides et des médicaments antipaludiques, tant sur le terrain qu'en laboratoire. Les principaux moyens de lutte antianophélienne demeurent le drainage et les opérations larvicides. En dépit de ces mesures, on peut dire que dans les zones d'endémicité le paludisme demeure manifestement la cause la plus importante du taux élevé de mortalité constaté pendant les premières semaines de vie.

que la quantité. Des progrès très satisfaisants ont été réalisés pour augmenter les approvisionnements de Dar -es -Salam en eau captée dans la rivière Rouvou, à environ 80 km de la ville. Des services spéciaux d'enlèvement et d'évacuation des matières usées

Protection maternelle et infantile

fonctionnent dans toutes les agglomérations et les petits établissements, mais leur efficacité n'est pas partout entièrement satisfaisante. L'assainissement pourrait aussi être amélioré dans les zones rurales. Principaux problèmes de santé publique

La protection maternelle et infantile constitue l'un des éléments importants de l'activité de la Division de la Santé et la population continue à avoir de plus en plus recours à ce genre de services, non seulement dans les agglomérations, mais aussi dans les zones rurales. Le nombre des centres de protection maternelle et infantile a sensiblement augmenté; il est passé de 149 en 1957 à 228 en 1960. Le nombre des dispensaires pour enfants s'est également accru (118 en 1957 et 206 en 1960), tandis que le nombre total des visites d'enfants à ces centres est passé de 187 939 en 1957

Les principaux problèmes de santé publique ont trait aux maladies transmissibles communes à de nombreux pays tropicaux ou subtropicaux. En particulier, le groupe des maladies transmises par des

vecteurs - auquel appartiennent la fièvre récurrente, les helminthiases, la peste et la maladie du sommeil font des ravages considérables. Quant aux maladies propagées par contact ou proximité, la tuberculose,

à 440 975 en 1960. Des quantités importantes de fournitures ont été procurées par le FISE, qui est ainsi venu en aide aux services de protection infantile, tant publics que privés. Hygiène du milieu

la variole, la lèpre, la dysenterie et le groupe des affections intestinales exigent des mesures de lutte constantes. Il faut de temps en temps recourir à des mesures spéciales pour combattre la poliomyélite, la rage et le charbon. Les troubles dus aux helminthes, notamment la bilharziose, l'ankylostomiase, l'ascari-

diase et la tæniase, constituent un autre problème important. Enfin, il reste à lutter contre la malnutrition.

On s'est particulièrement efforcé d'améliorer les conditions d'hygiène dans les locaux où sont entreposés ou consommés des aliments et ces locaux sont fréquemment inspectés par le personnel de la santé

Budget de la santé Le montant total des dépenses publiques pour l'exercice 1959/1960 était de 21 153 552 livres sterling,

publique. Les approvisionnements urbains en eau ont été considérablement améliorés et la situation est maintenant assez favorable dans les principales agglomérations, tant en ce qui concerne la qualité

dont 8,6 % devaient être consacrés aux services de santé. Les dépenses afférentes à ces services s'élevaient

ainsi à £0,2 par habitant.

TCHAD

Le Tchad est situé en Afrique centrale: il est bordé au nord par la Libye, à l'est par le Soudan, à l'ouest

par le Niger, le Nigéria et le Cameroun et au sud par la République Centrafricaine. Sa superficie est de 1 284 000 km2.

Rapport sur la situation sanitaire dans le monde (voir page 105) a été la création d'un Ministère des Affaires

sociales, qui comprend les directions de la Santé publique, des Affaires sociales et du Travail. Le Ser-

vice des Grandes Endémies a remplacé le Service fédéral d'Hygiène mobile et de Prophylaxie. Il commande à quatre secteurs d'hygiène mobile. Services hospitaliers

Population et autres données biostatistiques

En 1960, la population était évaluée à 2 580 000 habitants. Cette même année, les principales causes de décès ont été les suivantes : maladies de l'appareil respiratoire, paludisme, dysenteries, ankylostomiase et avitaminoses. Les maladies transmissibles les plus fréquemment déclarées ont été: le paludisme (65 836 cas); la bronchite (47 636); la syphilis (30 222); et la dysenterie, toutes formes (27 881). Organisation et administration des services de santé Le changement le plus important dans les services

de santé du Tchad depuis la publication du Premier

L'hospitalisation est assurée par 1 hôpital général à Fort -Lamy, 3 ambulances (hôpitaux de deuxième catégorie), 3 léproseries, 11 maternités et 22 dispensaires. Le nombre total de lits était, en 1960, de 1997, soit 0,8 lit pour 1000 habitants. Les soins aux malades non hospitalisés sont assurés par la polyclinique de Fort -Lamy, par les 3 ambulances et les 4 secteurs d'hygiène mobile déjà cités, par 64 dispensaires officiels, et par 42 dispensaires privés.

RÉGION AFRICAINE

91

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

l'étranger, surtout dans les facultés françaises. Les infirmiers et infirmières sont formés à Brazzaville, et, depuis 1959, dans une école ouverte à Fort -Lamy. Lutte contre les maladies transmissibles

En 1960, le personnel médical et sanitaire comprenait 42 médecins, 3 dentistes, 9 pharmaciens, 11 sages femmes, 553 infirmiers et 138 infirmières et infirmiers auxiliaires. La formation médicale est acquise à

fréquents dans le pays. Le problème du pian est pratiquement résolu. Protection maternelle et infantile Les consultations pour femmes enceintes et nouveau -

nés sont assurées par les dispensaires et centres mé-

dicaux, oíá un service de distribution de lait a été organisé.

Principaux problèmes de santé publique

Le Service des Grandes Endémies est chargé de la lutte contre la lèpre et la trypanosomiase. La fréquence très élevée de la tuberculose a provoqué l'ouverture d'enquêtes dans tout le pays pour permettre

Les problèmes de santé les plus importants sont le paludisme, dont le nombre de cas déclarés s'est accru au cours de ces dernières années, la malnutrition,

l'élaboration de plans appropriés. On envisage la création d'un service spécial de lutte antituberculeuse.

Des mesures intensives de prévention sont prises contre la méningite cérébro -spinale, au moyen d'une chimioprophylaxie saisonnière, et contre la fièvre jaune et la variole, au moyen de campagnes de vaccination. Les foyers sporadiques de variole sont encore

la tuberculose et les helminthiases. La lèpre et la trypanosomiase, bien qu'elles revêtent encore une certaine importance, sont en régression. Budget de la santé En 1960, le budget de la santé s'est élevé à 414 505 000

francs CFA, soit 166 francs CFA par habitant.

TOGO Le Togo est situé sur la côte occidentale de l'Afrique;

il est bordé au nord par la Haute -Volta, à l'ouest par le Ghana et à l'est par le Dahomey. Sa superficie 57 000 lcm2.

période considérée, la vente et la distribution des produits pharmaceutiques a été réglementée. Services hospitaliers

Population et autres données biostatistiques

Le dernier recensement a eu lieu le 8 mai 1952. En 1958, la population était estimée à 1 100 000 habitants. Les principales causes de décès en 1960 ont été les suivantes: paludismé (281 décès); rougeole (113); tétanos (76); pneumonie (61); avitaminoses et autres troubles du métabolisme (57); maladies de la première

En 1960, il existait 1 hôpital général, disposant de 473 lits. Il y avait également 16 établissements de gynécologie et d'obstétrique, 2 léproseries, 1 hôpital psychiatrique et 13 autres centres médicaux. Ces établissements avaient une capacité totale de 2689 lits, soit approximativement 1,8 lit pour 1000 habitants.

enfance (46) et tuberculose (40). Le nombre total des décès enregistrés d'après la cause a été de 956. En 1960,

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

les

maladies

transmissibles suivantes

On comptait 32 médecins au service du Gouverne-

ont été le plus fréquemment signalées: paludisme (355 361 cas); pian (nombre total des cas connus: 32 828); syphilis et ses séquelles (nombre total des cas connus: 11 780); coqueluche (5505); bilharziose (3837); lèpre (2566) et trachome (1079). Organisation et administration des services de santé

ment, soit un médecin pour 46 875 habitants. Il y avait également 50 assistants médicaux et agents techniques, 3 dentistes et 342 infirmiers et infirmières. L'école d'infirmières auxiliaires comptait 24 élèves en 1959. Une école d'infirmières et de sages -femmes est sur le point d'être créée. Lutte contre les maladies transmissibles

L'organisation des services de santé demeure celle qui est décrite à la page 148 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. En 1958, il a été créé une commission médicale consultative dans les hôpitaux et ambulances et, la même année, des commissions administratives des établissements hospitaliers ont éga-

Une campagne antipaludique se poursuit au Togo depuis 1953, menée en collaboration avec l'OMS. Les pulvérisations et la chimioprophylaxie en constituent les principales mesures au cours de la période actuelle. Vers la fin de 1959, un nouveau plan d'éradication du paludisme au Togo a été élaboré; il sera

lement vu le jour; ces commissions contrôlent l'ensemble des activités dans les hôpitaux, les services de consultations externes et les dispensaires. Pendant la

mis en oeuvre dès que les opérations pourront être synchronisées avec celles qui ont été entreprises dans

92

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

les Etats voisins du Dahomey et du Ghana. Pour le moment, des enquêtes préliminaires de masse et des travaux entomologiques sont en cours. Une campagne de masse contre le pian a débuté en 1956 avec l'assis-

tance du FISE et s'est terminée à la fin de 1959, conformément au plan adopté. Pendant la période considérée, il y a eu quelques poussées de variole et de méningite cérébro -spinale, mais elles ont été rapidement jugulées. Principaux problèmes de santé publique

mordial des services sanitaires. D'autres campagnes s'avèrent nécessaires contre le pian, la lèpre, la bilharziose et l'onchocercose. La création d'un institut d'hygiène à Lomé permettra, espère -t -on, d'améliorer l'assainissement. Ce projet sera réalisé grâce à l'assistance de la République fédérale d'Allemagne. Budget de la santé

Le budget national de 1960 prévoyait un montant de dépenses de 2814 millions d'anciens francs français,

Le paludisme demeure le principal problème de santé publique et son éradication est l'objectif pri-

dont 14 % devaient être consacrés aux services de santé. Ce chiffre représentait une dépense d'environ 340 anciens francs par habitant.

RÉGION DES AMÉRIQUES

ANTILLES NÉERLANDAISES Les Antilles néerlandaises comprennent deux groupes d'îles situées dans la mer des Antilles : d'une part, les îles de Curaçao, Aruba et Bonaire, près de la

première enfance (78); accidents (58) et pneumonie (48). Il a été enregistré au total 953 décès classés par cause. Les maladies transmissibles suivantes ont été le

côte du Venezuela; d'autre part, les îles de Saint Eustache, de Saba et la partie sud de Saint -Martin, dans les Petites Antilles. Leur superficie est de 961 km2.

plus fréquemment déclarées en 1960: tuberculose, diphtérie, fièvre typhoïde, lèpre et poliomyélite. La déclaration de la syphilis et de ses séquelles n'est pas obligatoire aux Antilles néerlandaises. Organisation et administration des services de santé

Population et autres données biostatistiques

La population des Antilles néerlandaises était estimée, au 31 décembre 1955, à 183 795 habitants. On trouvera dans le tableau suivant des estimations

de population ainsi que d'autres données biosta-

L'organisation et l'administration des services de santé restent telles qu'elles sont décrites aux pages 158 -159 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Services hospitaliers - Personnel médical et apparenté

tistiques pour la période 1957 -1960. (Il est à noter que les déclarations de naissances et de décès sont de beaucoup inférieures à la réalité.) POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

En 1960, il existait 4 hôpitaux généraux comptant ensemble 920 lits, soit environ 5,2 lits pour 1000 habitants. Les autres établissements hospitaliers comprenaient un hôpital psychiatrique de 400 lits, un hôpital de 30 lits pour les maladies infectieuses et un sanatorium de 60 lits. Ces chiffres ne concernent que Curaçao

1957

1958

1959

1960

Population moyenne . . Taux de natalité

185 100 35,5

186 800 35,1

188 400 34,3 5,3

190 200 34,3 5,5

et Aruba, où le nombre total des lits s'élève à 1410, soit environ 8,0 lits pour 1000 habitants. Les laboratoires de santé publique sont au nombre de deux. En 1960, il y avait 137 médecins, soit un médecin pour 1390 habitants, ainsi que 31 dentistes, 21 pharmaciens et 26 sages -femmes.

Taux de mortalité 5,2 .

5,0 17,6

Taux de mortalité infantile 24,5 1,2

17,2

24,6

Hygiène du milieu

Taux de mortalité maternelle 0,6 0,6

-

Le système d'adduction d'eau à domicile s'est considérablement amélioré. Le nombre des installations est passé de 21 158 en 1957 à 25 699 en 1959. Budget de la santé

En 1959, les principales causes de décès (pour Curaçao et Aruba seulement) ont été les suivantes: tumeurs malignes (161 décès); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (98); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (84); maladies de la

Le budget de Curaçao pour 1960 s'élevait à 94 403 000 florins environ, dont 5,8 % étaient consacrés aux services de santé.

ARGENTINE

L'Argentine occupe la partie est de la région méridionale de l'Amérique du Sud. La Cordillère des Andes la sépare à l'ouest du Chili, et son vaste littoral oriental s'étend le long de l'océan Atlantique. Sa superficie est de 2 776 656 km2. 1.2 1 Annuaire statistique des Nations Unies, 1961, p. 28. 2 Le Gouvernement de l'Argentine fait état d'une superficie additionnelle de 1 231 756 km2, représentant certains territoires situés hors de l'Argentine continentale.

Population et autres données biostatistiques

Le dernier recensement pour lequel on dispose de chiffres est celui de 1947, date à laquelle la population

recensée était de 15 893 827 habitants. Un nouveau recensement a été effectué en 1960. Le tableau ci -après

fournit des évaluations de la population ainsi que d'autres données biostatistiques importantes pour la période 1957 -1960.

- 95 -

96

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

dépendent directement du Ministère de l'Assistance

sociale et de la Santé publique. Actuellement, on construit 7 hôpitaux régionaux dans le pays. Un centre

de santé publique a été ouvert à Ciudadela, dans les

faubourgs de la capitale fédérale et beaucoup des centres sanitaires existants ont été agrandis. Des hôpitaux pour tuberculeux ont été installés dans les villes

1957

1958

1959

1960

de Rio Cuarto et de San Juan. Un autre hôpital de 600 lits (dont 300 sont réservés pour les tuberculeux) a été construit dans la commune de Recreo, dans la province de Santa Fe. Ainsi se trouve sensiblement accru le nombre des lits d'hôpitaux disponibles. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, on comptait en Argentine 18 629 médecins de la santé publique et 8348 médecins exerçant à titre

Population moyenne . . Taux de natalité

19 686100 20 058 500 20 408 000 20 724 200 23,6 23,3 22,5 24,2 9,0 8,3 1,53 61,1

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 8,4 1,48 59,1

8,2 1,42

.

1,52

Taux de mortalité infantile .

67,6

60,8

En 1960, les principales causes de décès ont été les

suivantes: affections cardiaques et vasculaires; tumeurs malignes; lésions vasculaires affectant le système nerveux central; malformations congénitales et maladies de la première enfance; décès dus à la violence, y compris les accidents; pneumonie; gastrite, duodénite, entérite et colite; et tuberculose. D'une manière générale, les principales maladies transmissibles étaient celles de la première enfance, c'est -à -dire la coqueluche (38 146 cas); la rougeole (29 978); la varicelle (11 737); les oreillons (7636); la rubéole (3856) et la diphtérie (1852). Les autres mala-

privé, soit une proportion de un médecin pour 768 habitants. Il y avait, en outre, 2881 dentistes, 1707 pharmaciens, 2128 sages- femmes et 42 277 autres agents sanitaires. On ne possède pas de données statistiques concernant les infirmières. Le nombre des médecins ayant obtenu leur diplôme au cours de la période 1956 -1959 a été en moyenne de 761 par année. Toutefois, l'effectif du personnel médical qualifié

semble être en diminution. En juillet 1959, le Ministère de l'Assistance sociale et de la Santé publique a créé l'Ecole nationale de la Santé publique pour initier les médecins et le personnel auxiliaire aux activités

de santé publique. La création de cet établissement contribuera sans doute à remédier à la pénurie de personnel spécialisé dans ce domaine. Lutte contre les maladies transmissibles

dies le plus souvent déclarées ont été les suivantes: parasitoses intestinales (20 802); tuberculose, toutes formes (18 865); infections à gonocoques (15 099); syphilis et ses séquelles (7310); pneumonie (3988); ankylostomiase (2585); amibiase (2504); hépatite infectieuse (2028); paludisme (1975); fièvre typhoïde (1924); dysenterie (1843); brucellose (1362); maladie

Au cours de la période 1957 -1960, plusieurs programmes à long terme ont été mis en oeuvre. Ils comprenaient la vaccination antipoliomyélitique obligatoire des enfants âgés de 2 mois à 14 ans et des fem-

de Chagas (1209); poliomyélite (1097); trachome (1036) et tétanos (520). Organisation et administration des services de santé

mes enceintes. D'autres visaient l'éradication de la fièvre jaune et du paludisme ainsi que la lutte contre la lèpre. La Commission interministérielle de Coordination pour les Zoonoses a entrepris des campagnes

L'organisation et l'administration des services de santé ont été décrites aux pages 159 et 160 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Le Ministère de l'Assistance sociale et de la Santé publique

d'extermination des parasites des chiens et de lutte contre les hydatidoses et la rage. A la fin de 1960, le Conseil des Maladies transmissibles a collaboré au

lancement à Salta et à Formosa d'une campagne contre la rage parétique affectant le bétail, au cours de laquelle 20 000 animaux ont été vaccinés. Une épizootie inconnue jusque -là et désignée sous le nom de « maladie des chaumes » ayant fait son apparition

comprend actuellement les départements suivants: enseignement,

santé publique, assistance

sociale,

administration de la santé et recherche. Services hospitaliers

dans la province de Buenos Aires, le Ministère de l'Assistance sociale et de la Santé publique a créé une commission nationale pour l'étudier. Cette commission a abouti à la conclusion que la maladie était causée par un virus. Un vaccin spécifique a été mis au point et a fait l'objet de vastes essais au cours des deux dernières années. Par la suite, la maladie a reçu l'appellation de « virose hémorragique du nord -ouest de la province

En 1958, l'Argentine possédait 2077 hôpitaux (nationaux, provinciaux et municipaux) avec un total de 125 215 lits, soit 6,2 lits pour 1000 habitants. On

comptait également, la même année,

131

services

de consultations externes dans les hôpitaux généraux, 87 centres de santé, 50 postes de secours médicaux et 38 autres stations sanitaires. Tous ces établissements

de Buenos Aires ». Le problème de la propagation de la maladie de Chagas dans de nombreuses régions

RÉGION DES AMÉRIQUES

97

du pays a nécessité la mise en oeuvre d'une campagne de cinq ans. Celle -ci a déjà commencé dans les pro-

d'éducation sanitaire, on a obtenu une sensible réduc-

tion de la morbidité et de la mortalité infantiles, notamment dans la capitale fédérale et ses environs. Les services hospitaliers ont été améliorés et compren-

vinces de La Rioja et du Chaco et sera sous peu étendue à d'autres provinces. Elle comportera, sur une superficie de 960 km2, des pulvérisations de gam-

mexane pour lesquelles on utilisera 7392 tonnes du produit en question et qui auront pour objet d'exterminer l'agent de transmission, Triatoma infestans. Normalement, la variole peut être considérée comme inexistante en Argentine. Toutefois, quelques cas peu nombreux apparaissent sporadiquement, car la popu-

nent, entre autres, un service de chirurgie pour les nouveau -nés rattaché à l'hôpital pour enfants, ainsi qu'un service d'épidémiologie doté de laboratoires et d'une section de radio -isotopes. En matière d'assis-

tance, la question de l'attribution d'une allocation familiale pendant la période prénatale est à l'étude. Santé mentale

lation a tendance à négliger de se protéger par la vaccination. Le Ministère de l'Assistance sociale et de la Santé publique a passé des accords avec plusieurs provinces en vue de l'organisation d'une cam-

pagne de vaccination qui durera six mois et qui s'étendra à 15,6 millions de personnes. Enfin, à l'occasion de la campagne antituberculeuse, des mesures ont été prises pour coordonner les efforts et pour établir une autorité centrale. A cet effet, on a créé le Conseil consultatif et de Coordination pour la Lutte antituberculeuse. Pendant l'année 1960, 1 990 467 vac-

Un Conseil national de la Santé mentale a été créé. En outre, le nombre des lits réservés pour le traitement des troubles mentaux et des névroses a été augmenté

et l'on a aménagé de nouvelles installations à l'hôpital neuro -psychiatrique national ainsi que dans deux autres hôpitaux. De nouveaux services de consultations externes ont été établis et des dispositions ont

été prises en vue d'instituer des soins de neuropsychiatrie infantile. Principaux problèmes de santé publique Il serait nécessaire de mieux connaître les conditions épidémiologiques que l'on rencontre dans les diverses régions du pays; l'application de techniques modernes

cinations antivarioliques, 634 226 vaccinations antidiphtériques, 362 743 pratiquées. vaccinations antipoliomyéli-

tiques et 165 294 vaccinations antitétaniques ont été Protection maternelle et infantile

telles que les enquêtes par sondages et les enquêtes sur la tuberculose par radiographie de masse devraient

Un programme national de protection maternelle et infantile est actuellement en cours. Il a pour objet de réduire les taux élevés de morbidité et de mortalité infantiles causées par les infections gastro- intes-

permettre d'y parvenir. On devra intensifier l'action

prophylactique spécifique au moyen de mesures

tinales aiguës qui sévissent pendant les mois d'été. De concert avec les 23 administrations provinciales, les autorités sanitaires centrales ont distribué des sérums, des fournitures médicales et du lait en poudre;

officielles telles que la vaccination obligatoire, pour laqu211e des règlements ont été approuvés dans les provinces de Buenos Aires, de Santa Fe, de Rio Negro, de La Pampa et de Mendoza. Enfin, il faudra accroître

l'effectif de personnel médical spécialisé et d'agents

483 centres d'hydratation ont été créés dans le pays. Grâce à ces mesures, ainsi qu'à une active campagne

auxiliaires et en assurer une meilleure répartition dans le vaste territoire de l'Argentine.

BAHAMAS

L'archipel des Bahamas, situé dans l'océan Atlan-

tique, au large de l'Amérique du Nord, comprend près de 700 îles dont une vingtaine environ sont habitées, et plus de 2000 rocs et récifs de corail. Le territoire a une superficie de 11 396 km2. Tant 1959 que 1960 ont été des années record pour le tou-

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES Données biostatistiques 1957 1958 1959 1960

risme, d'où une prospérité accrue qui a fourni les ressources nécessaires pour l'amélioration du réseau

routier, la construction d'écoles et la création de dispensaires de soins infirmiers. Population et autres données biostatistiques

Population moyenne . . Taux de natalité

95 698 32,6

100 476 30,1

103 791 30,3

106 677 31,4 8,3 2,31

Taux de mortalité Accroissement 9,6 .

11,7 1,84

10,6 1,97

Le dernier recensement a eu lieu en 1953. On trouvera dans le tableau ci- contre des évaluations de population ainsi que d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960:

naturel (%) Taux de mortalité infantile .

2,30 40,3

62,7

63,4

51,9

98

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Les principales causes de décès, telles qu'elles ressortent des relevés de l'hôpital général des Bahamas qui, en 1960, a enregistré 685 décès, ont été les suivantes: maladies de la première enfance (112 décès); pneumonie (105); tumeurs malignes (62); accidents (61); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (53); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (37); gastrite, duodénite, entérite et colite (30) et tuberculose (22). Les maladies

n'est pas reconnu au Royaume -Uni ni dans les autres pays.) Des techniciens de laboratoire et des techniciens

de l'assainissement ont été envoyés à la Jamaïque pour y suivre des cours d'entretien. Lutte contre les maladies transmissibles La lutte contre les maladies transmissibles présente de très sérieuses difficultés dans ces îles si dispersées,

transmissibles le plus fréquemment notifiées en 1960 ont été les suivantes (on ne dispose de chiffres que

janvier 1961, les vaccinations n'étaient pratiquées

dont beaucoup n'ont pas de médecin. Jusqu'en régulièrement que dans les deux principales îles. Seulement 10 % des habitants ont le tout -à- l'égout; le reste de la population utilise des latrines. De même, 15 % seulement des habitants bénéficient d'un système d'adduction d'eau courante, tandis que 30% ont accès à une colonne d'alimentation. De graves épidémies

pour Nassau): blennorragie (329 cas); tuberculose (187); rougeole (68); syphilis et ses séquelles (32); coqueluche (21) et fièvre typhoïde (10).

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent conformes à la description qui figure à la page 161 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le inonde. Les îles Bahamas possèdent un hôpital général doté

de 250 lits, ainsi qu'un nouvel hôpital psychiatrique de 200 lits. En décembre 1960, l'hôpital général a été agrandi: on lui a adjoint un service d'ophtalmologie (20 lits), une salle d'opération, un service de pédiatrie (60 lits) et un laboratoire d'anatomo- pathologie. La proportion des lits par rapport à la population est de 5,1 lits pour 1000 habitants. L'ouverture d'un hôpital pour les maladies des voies respiratoires était prévue pour 1961.

ont sévi récemment dans les îles: une épidémie de grippe en 1957, une de rougeole en 1958 et une de coqueluche en 1959. L'épidémie de grippe a surtout atteint la population non blanche, qui représente plus de 80 % de la population totale. La tuberculose est très répandue. L'ascaridiose et la trichinose sont également fréquentes. La blennorragie semble être en augmentation et les helminthiases sont courantes. Des mesures sont prises actuellement pour assurer un contrôle plus efficace de certaines maladies

transmissibles au moyen de la déclaration obligatoire. En 1958, 10 000 enfants environ ont été vaccinés contre la poliomyélite et en 1961, un vaste programme de vaccination gratuite contre la variole a été mis en train. Des dispositions analogues ont été antigène contre le tétanos, la coqueluche et la diphtérie.

prises en ce qui concerne la vaccination par triple En 1960, un consultant pour les maladies des voies respiratoires a été nommé. Il a immédiatement entrepris une enquête sur la tuberculose parmi les écoliers. Budget de la santé

Personnel médical et apparenté

Le nombre des médecins est passé de 36 en 1957 à 56 en 1960, et celui des infirmières de 232 à 347. On comptait 6 dentistes en 1960. Il n'existe pas d'établissement pour la formation du personnel médical; en 1960, quelque 5 étudiants en médecine et 20 élèves -

En 1959, sur un budget total de 6 420 512 livres sterling, 10,35 % ont été affectés aux services de santé.

infirmières faisaient leurs études au Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord. (Le diplôme d'infirmière délivré par l'hôpital général des Bahamas

Le montant dépensé par habitant pour ces services est passé de £4,3 en 1957 à £7,4 en 1960.

BARBADE

La Barbade, qui fait partie des Petites Antilles, est située à 500 km environ au nord de la côte vénézué-

lienne, à l'est des îles Windward. Sa superficie est de 431 km2.

estimations de population ainsi que d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960. En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: lésions vasculaires affectant le système

Population et autres données biostatistiques Le dernier recensement a eu lieu le 7 avril 1960. 1 On

nerveux central (294 décès); maladies de la première enfance (267); tumeurs malignes (224); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (188); pneumonie (148); artériosclérose et autres maladies de l'appareil circulatoire (108) et gastrite, duodénite,

trouvera dans le tableau de la page suivante des L'Annuaire statistique des Nations Unies, 1960, donne pour ce recensement le chiffre provisoire de 232 085 habitants.

entérite et colite (96). 11 a été enregistré au total 2127 décès. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1959 ont été la tuberculose (68 cas nouveaux) et la pneumonie (18 cas). Six cas

RÉGION DES AMÉRIQUES

99

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES ) Données biostatistiques

Au cours de la période considérée, six postes médicaux

rattachés aux centres de santé ont été aménagés en des points isolés du territoire. Ils assurent les mêmes services que les centres de santé et sont dotés d'un personnel analogue, mais ne sont ouverts que pendant

certaines périodes fixes. Tous les centres de santé et postes médicaux distribuent gratuitement des médicaments, préparations vitaminées et suppléments alimentaires.

1957

1958

1959

1960

Population moyenne . . Taux de natalité

232 227 31,7 10,7

236 812 30,3 9,8 2,05 82,0

240 799 29,8 8,7 2,11

242 271 32,4 8,8

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, l'effectif des médecins était de 77, soit un

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

médecin pour 3150 habitants. Il y avait également 10 dentistes et 187 infirmières qualifiées. Il existe une école d'infirmières, que 135 élèves fréquentaient cette année -là.

2,10 87,0 2,10

2,36

Taux de mortalité infantile .

Il n'y a pas d'autre établissement pour

71,0 2,39

60,0 2,17

Taux de mortalité maternelle 2,95

la formation de personnel sanitaire. Cependant, au cours de la période envisagée, 2 médecins, 14 infirmières, 13 inspecteurs de la santé publique, 3 techniciens

de laboratoire et 2 techniciens de radiologie ont suivi cours de perfectionnement ou d'entretien à l'étranger, avec l'aide du Gouvernement. des

de poliomyélite, 4 de fièvre typhoïde et 2 de lèpre ont été également déclarés. Organisation et administration des services de santé

Lutte contre les maladies transmissibles

L'organisation des services de santé demeure telle qu'elle est décrite à la page 162 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. En 1959, le Local Government Act de 1958, et le Public Health Act de 1954 sont entrés en vigueur. La première de ces

En 1960, les consultations de nourrissons ont commencé à pratiquer régulièrement la vaccination antipoliomyélitique. Pendant la même année, il a été procédé d'autre part à 10 564 primovaccinations et revaccinations antivarioliques, 5218 vaccinations antitétaniques, 4837 vaccinations antituberculeuses et

4511 vaccinations antityphoïdiques. Un laboratoire de santé publique, ouvert en 1957, est chargé de l'ana-

lois améliore les dispositions sociales de l'administration de l'île et la deuxième unifie en les modifiant toutes les lois antérieures relatives à la santé publique.

lyse bactériologique des eaux. Des essais sur l'effet des médicaments antituberculeux ont commencé en 1958.

Les collectivités locales administrent désormais les services d'assainissement, au lieu des onze conseils qui en avaient auparavant la responsabilité. Services hospitaliers

Protection maternelle et infantile

En 1957, l'hôpital général de l'île comptait 416 lits.

En 1960, l'île possédait trois dispensaires prénatals qui ont reçu, pendant l'année, 4187 visites de femmes enceintes. En 1959, environ un tiers des accouchements

A la fin de 1960, ce chiffre avait été porté à 453. Il existe également un hôpital psychiatrique de 797 lits,

ont eu lieu sous la surveillance d'un médecin ou d'une sage -femme qualifiée. Les trois centres de santé de l'île assurent chacun un service de visites à domicile. Le nombre total de ces visites, pour les trois centres,

une léproserie pouvant accueillir 175 malades et une maternité de 20 lits. Au total, on compte 6 lits d'hôpital pour 1000 habitants. En outre, les 11 hospices paroissiaux pour indigents comptent ensemble 1400 lits.

est passé de 1227 en 1957 à 3688 en 1959. Il existe également 18 centres bénévoles de protection infantile,

Un centre de santé a été ouvert en mars 1957 à Six Cross Roads (St Philip). Il dessert le district méridional, d'une superficie d'environ 225 km2, qui compte approximativement 80 000 habitants. L'hôpital de district de Oistins (Christ Church) a été inauguré en décembre 1960. Bien qu'il s'agisse avant tout d'une

maternité, quelques lits y sont réservés pour des cas médicaux d'urgence. Cet établissement comprend aussi un dispensaire devant assurer des services de consulta-

dont 9 ont été créés en 1957. Comme le montre le tableau qui précède, le taux de mortalité infantile diminue régulièrement. Les soins dentaires ne sont gratuits que pour les enfants des écoles primaires. En 1960, 7447 écoliers en ont bénéficié. Un service ophtalmologique scolaire a été créé en 1960 et le service d'hygiène dentaire a été développé. Principaux problèmes de santé publique

tions externes ordinaires, de protection maternelle et infantile, de lutte contre les maladies vénériennes, etc.

Par ordre d'importance, les principaux problèmes de santé publique qui restent à résoudre sont ceux que

l00

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

posent l'évacuation hygiénique des eaux usées, les maladies vénériennes, l'éradication d'Aëdes aegypti, les caries dentaires graves chez les écoliers et la tuberculose.

réponse des cas de tuberculose aux antibiotiques; 4) la même année, on a commencé à analyser les caractéristiques des malades admis pour la première fois dans

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

les hôpitaux psychiatriques; 5) l'année 1958 a été marquée aussi par une enquête sur la répartition moyenne des activités des infirmières de la santé publique pendant leur journée de travail; 6) enfin, une enquête visant à déterminer l'état de nutrition des enfants a été entreprise en 1960. Budget de la santé

Des travaux de recherche ont été effectués sous les auspices du Gouvernement: 1) en 1957, une étude a fait ressortir la fréquence élevée de la syphilis cardiovasculaire; tous les malades âgés de plus de 34 ans

qui présentent une réaction positive aux épreuves sérologiques sont, depuis lors, examinés régulièrement aux rayons X; 2) en 1957 également, il a été mené une enquête pilote de portée limitée pour le dépistage de l'histoplasmose; 3) en 1958, une étude a été faite sur la

être affectés aux services de santé, soit £14,4 par habitant.

Les prévisions budgétaires pour 1960 s'élevaient à 22 960 605 livres sterling, dont 15,2 % devaient

BERMUDES

Les Bermudes forment un groupe de 360 petites îles de formation corallienne (dont une vingtaine sont habitées), situées dans l'océan Atlantique, à quelque 1100 km au sud -est de New York. Leur superficie totale est de 53 km2. Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (22 octobre 1950) la popu-

lésions vasculaires affectant le système nerveux central (53); pneumonie (31); accidents (19); maladies de la première enfance (16) et lésions obstétricales, asphyxie postnatale et atélectasie (13). Il y a eu au total 379 décès. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été: la rougeole (404 cas); la blennorragie (147); la varicelle (104); la grippe (43); la syphilis et ses séquelles (13) et la tuberculose (12).

lation des Bermudes était de 37 403 habitants. On trouvera dans le tableau suivant des estimations de population ainsi que d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960 (ces chiffres ne comprennent ni les membres du personnel militaire ou civil d'autres pays en poste aux Bermudes, ni leurs familles): POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistíques

Organisation et administration des services de santé

L'organisation et l'administration des services de santé restent telles qu'elles sont décrites à la page 163 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Par suite de la création du nouveau Département de Médecine et d'Hygiène, les services adminis-

tratifs et cliniques sont désormais plus étroitement coordonnés, toutes les divisions étant regroupées dans un seul bâtiment. Services hospitaliers

1957

1958

1959

1960

Il existe un hôpital général doté de 132 lits, où 3945 malades ont été admis en 1960. Un centre de gériatrie

Population moyenne . . Taux de natalité

41 916 25,93 8,28

42 631 24,63

43 380 27,25 8,67 1,85

44 200 27,15 8,26 1,88

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 8,42 1,62 .

(Lefroy House) pouvant abriter 24 personnes, a été ouvert en août 1958. Installé dans l'île Ireland, c'était autrefois un hôpital pour les maladies infectieuses. Il y a également un hôpital psychiatrique de 164 lits. Au total, les Bermudes disposent ainsi de 7,2 lits d'hôpital pour 1000 habitants. Personnel médical et apparenté En 1960, 37 médecins étaient au service des pouvoirs

1,76

Taux de mortalité infantile .

41,40

34,28

37,23

34,17

En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (100 décès); tumeurs malignes (54);

publics ou exerçaient à titre privé, ce qui représente un médecin pour 1150 habitants. Il y avait également 17 pharmaciens, 21 infirmières de la santé publique, 34 sages -femmes et 19 inspecteurs sanitaires.

RÉGION DES AMÉRIQUES

101

Lutte contre les maladies transmissibles En 1960, il a été pratiqué 10 819 vaccinations contre

la poliomyélite et plus de 1300 injections de triple antigène contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche. Les programmes de santé prévoient aussi des services de quarantaine dans les ports et aéroports, et des services

enfants handicapés était envisagée pour septembre 1961. L'évaluation de l'état mental est confiée à l'un des médecins du Département de Médecine et d'Hygiène, qui possède une formation spéciale et une longue expérience dans ce domaine. Hygiène du milieu

de lutte contre les moustiques et les rongeurs. Protection maternelle et infantile Le taux de mortalité infantile est relativement élevé; il a subi des mouvements divers ces dernières années mais n'a pas sensiblement baissé. La fréquence élevée des naissances illégitimes (27 % de toutes les naissances)

L'action d'assainissement incombe aux inspecteurs sanitaires. Elle comprend notamment l'inspection des

établissements d'alimentation, des écoles, des pensions, des navires et des avions, des adductions d'eau et des égouts. Santé mentale

constitue l'un des principaux problèmes de santé publique aux Bermudes. En ce qui concerne les enfants dont la naissance n'était pas souhaitée, les centres de protection infantile font beaucoup par leurs conseils et leur assistance. On se préoccupe aussi très activement

de la régulation des naissances. Depuis quelques années, des conseils sont donnés aux femmes dans les dispensaires de gynécologie. Les services médicaux

scolaires procèdent normalement à trois examens complets: le premier au moment de l'entrée à l'école, le deuxième au milieu de la période de scolarité et le troisième au départ de l'élève. En 1960, 2863 enfants

La santé mentale fait l'objet d'une attention particulière aux Bermudes. A l'hôpital, on a recours à la thérapie de groupe et l'on cherche à organiser une communauté thérapeutique. En outre, on a mis en place tout un dispositif grâce auquel les malades, une fois sortis de l'hôpital et rentrés dans la collectivité, continuent de recevoir toute l'assistance qui peut leur être nécessaire. Un hôpital conçu de la façon la plus moderne a été commencé en 1960 et terminé en 1961.

ont été soumis à un examen complet et toutes les écoles ont été visitées. Deux dentistes seulement étant affectés aux établissements scolaires, les soins dentaires doivent être limités aux cas d'urgence. La nomination d'un troisième dentiste scolaire a été approuvée par la

Budget de la santé

législature en 1959. La création d'une école pour

Le budget de 1959 s'élevait au total à 4 354 826 livres sterling, dont 14 % devaient être affectés aux services de santé, soit une dépense de £10,8 par habitant pour ces services.

BOLIVIE

La Bolivie est l'un des deux pays de l'Amérique du

Sud qui n'ont pas d'accès à la mer. Elle est bordée à l'ouest par le Pérou et le Chili, au nord et à l'est par le Brésil, à l'est par le Paraguay et au sud par l'Argentine. Sa superficie est de 1 098 581 km2. Population et autres données biostatistiques

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ET ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) Données biostatistiques

1957

1958

1959

1960

D'après le dernier recensement (5 septembre 1950), la Bolivie comptait 2 704 165 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960 figurent dans

Population moyenne . . Taux de natalité

3

324 000 25,0 9,3

3

369 000 27,5 8,6 1,89

3

415 000 28,4 7,9

3

462 000 24,6 7,6 1,70

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

le tableau ci- contre. (Il convient de noter que l'enre-

gistrement des naissances et des décès est encore incomplet.) L'enregistrement des causes de décès a été introduit en 1956, mais il n'existe pas encore de statistiques à ce

1,57

2,05

sujet. Les maladies transmissibles suivantes ont été le plus fréquemment déclarées en 1960: tuberculose (1136 cas); grippe (861); paludisme (614); coqueluche (566) et rougeole (413).

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent celles qui ont été décrites aux pages

102

DEUXIÉME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

164 -165 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

En 1960, il existait 13 hôpitaux généraux publics desservant la capitale et ses environs, avec une capacité de 2726 lits, et 12 hôpitaux centraux privés, situés dans la même zone, et totalisant 1139 lits. On comptait également 2 hôpitaux publics provinciaux, avec 419 lits, 3 hôpitaux privés provinciaux, avec 50 lits,

Lutte contre les maladies transmissibles La fréquence des cas nouveaux de paludisme a con-

sidérablement diminué: on n'a observé que 614 cas en 1960, contre 1069 en 1957. En revanche, la tuberculose tend à se développer. En 1957, 646 cas seulement avaient été déclarés, contre 1136 en 1960. En 1959 on

hôpital psychiatrique de 380 lits. En 1960, le 1 nombre total des lits d'hôpitaux s'élevait à 6183, soit 1,79 lit pour 1000 habitants. Cette même année, 155 dispensaires assuraient des consultations externes. et

a enregistré une grave épidémie de coqueluche, avec 1270 cas. Il a été procédé en 1960 aux vaccinations suivantes: antivarioliques, 45 382 ; antituberculeuses, 25 105; anticoquelucheuses, 5708, et antiamariles, 2546.

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, on comptait 657 médecins, soit un médecin pour 5270 habitants. 11 y avait également 59 dentistes, 54 pharmaciens, 240 infirmières et 66 sages- femmes. Ces chiffres ne comprennent pas le personnel médical travaillant dans les cliniques privées. En 1959, 24 étudiants ont obtenu leur diplôme à l'Ecole de Médecine de l'Université de La Paz; les facultés de médecine des

Protection maternelle et infantile En 1960, il existait 15 dispensaires prénatals et 15

centres de protection infantile, dans lesquels 3659 femmes enceintes et 8280 enfants de moins d'un an, respectivement, ont reçu des soins. Budget de la santé Le budget national de 1960 prévoyait un montant de dépenses de 425 458 millions de bolivianos, dont 11,2 % devaient être consacrés aux services de santé. Les dépenses afférentes à ces services représentaient environ 14000 bolivianos par habitant.

universités de Sucre et de Cochabamba ont, à elles deux, délivré 36 diplômes en 1957. Les dentistes et les pharmaciens ont également leur école.

BRÉSIL

Le Brésil est le plus vaste des pays de l'Amérique du Sud. Il est bordé à l'est et au nord -est par l'océan Atlantique, au nord par la Guyane française, le Surinam, la Guyane britannique et le Venezuela, au nord -

2 millions de km2 et compte 3 millions d'habitants, la situation est similaire, mais le transfert récent de

la capitale fédérale dans cette région fait espérer qu'elle sera profondément transformée. Le Gouvernement fait tout son possible pour répondre aux besoins sanitaires nouveaux que suscite un vaste mouvement d'immigration dans cette partie du pays, en provenance du nord -est et du sud principalement. La région du nord -est, qui est partiellement aride, compte quelque 16 millions d'habitants. Les condi-

ouest par la Colombie, à l'ouest par le Pérou, la Bolivie, le Paraguay et l'Argentine, et au sud par l'Uruguay. Sa superficie est de 8 513 844 km2. Population et autres données biostatistiques

La population du Brésil, d'après le dernier recensement (ler juillet 1950), était de 51 944 397 habitants.

tions sanitaires y sont assez précaires, comme en témoignent les taux élevés de mortalité générale et de .

Au ler juillet 1960, sa population était estimée à 65 743 000 habitants. Environ 64 % des habitants vivent dans les régions rurales.

Le Brésil n'est pas seulement un pays immense, mais il est aussi formé de régions dont les différentes caractéristiques physiques et géographiques se reflè-

mortalité infantile. Le Gouvernement a récemment adopté un certain nombre de mesures économiques et administratives, par l'intermédiaire du Bureau de Développement du Nord -Est et avec la collaboration de l'OMS et du FISE, en vue de résoudre les problèmes qui s'y posent. La région orientale comprend quelque

tent dans la densité de population, dans les conditions économiques et sociales et dans l'état de santé des habitants. Un vingtième de la population du pays vit dans la région septentrionale, qui englobe une grande partie du bassin de l'Amazone et couvre une superficie de 2 500.000 km2. Malgré les difficultés évidentes que l'on éprouve à mettre les services requis

22 millions d'habitants et les conditions sanitaires y sont très diverses. Dans certaines zones semblables à la région du nord -est, elles sont précaires, mais elles s'améliorent nettement vers le

sud. Dans la région méridionale, où la densité de population atteint son maximum avec un total de 25 millions d'habitants, la situation est bien meilleure: le taux général de mortalité est d'environ 8 pour 1000 et le taux de mortalité infantile est approximativement de 40 pour 1000 naissances vivantes, comme par exemple

à la disposition d'une population dispersée sur une surface aussi étendue, les conditions sanitaires ont marqué un progrès raisonnable et l'on estime qu'au cours des dix dernières années l'espérance moyenne de vie à la naissance a augmenté de plus de dix ans. Dans la région du centre -ouest, qui couvre près de

dans l'Etat de São Paulo. Certaines données biostatistiques sont indiquées dans le tableau ci -après pour les années 1957, 1958 et

RÉGION DES AMÉRIQUES

103

1959. Elles sont fondées sur les renseignements recueillis dans les capitales d'Etats, et non dans l'ensemble du pays. POPULATION DES CAPITALES D'ÉTATS, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) 1958 1959

En raison de sa constitution fédérale qui confère aux différents Etats le pouvoir de décider de la structure et de l'administration de leurs services, le Brésil éprouve certaines difficultés à coordonner l'ensemble des services de santé du pays. Ces difficultés sont particulièrement accusées en ce qui concerne la réunion des données statistiques indispensables à la fois pour la planification des programmes et pour l'évaluation des travaux en cours. Cependant, un certain nombre

de projets à long terme ont été élaborés dans leurs grandes lignes. Parmi ces projets figurent les diverses campagnes fédérales contre la tuberculose, la lèpre et la variole, la campagne d'éradication du paludisme, la lutte contre les maladies endémiques rurales, l'expansion des services de protection maternelle et infantile, et l'amélioration de l'assainissement. Partout où

Données biostatistiques

1957

Population des capitales d'Etats Taux de natalité Taux de mortalité . . . . Accroissement naturel ( %). Taux de mortalité infantile . Taux de mortalité maternelle

9 746 326 35,5 14,5

2,10 130,9 2,6

10 003 827 10 019 582 33,7 34,7 14,4 14,1 1,93 2,06 107,5 137,7 2,6 2,1

la situation le permet, on se préoccupe vivement d'intégrer les services de santé. Il ne s'agit pas en l'occurrence d'intégrer simplement les services préventifs et les services curatifs en tant que tels, mais d'unifier l'ensemble des efforts tendant au développement des services de santé, et d'obtenir à cet effet la coopération

En 1959, les principales causes de décès dans les zones considérées ont été les suivantes: gastrite, duodénite, entérite et colite (19 239 décès); maladies de la première enfance (11 717); tumeurs malignes (10 518); pneumonie (9260); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (8738); tuberculose, toutes formes (8434); accidents (8252) et lésions vasculaires affectant le système nerveux central (6932). Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1959, dans certaines zones déterminées dont la population s'élevait à 10 188 294 habitants,

des autorités fédérales, des autorités d'Etat et des institutions bénévoles. Dans certains Etats et zones, des projets expérimentaux se déroulent dans ce sens avec la collaboration du Bureau sanitaire panaméricain /Bureau régional de l'OMS pour les Amériques (BSP /OMS) et du FISE. Services hospitaliers

En 1959, il y avait 2622 hôpitaux de tous types au

les suivantes: tuberculose, toutes formes (14 079 cas); grippe (8381); coqueluche (7983); diphtérie (5367); rougeole (4142); fièvre typhoïde (3315) et variole (2629). Dans l'ensemble du pays, 42 072 cas de paludisme et 7468 cas de lèpre ont été déclarés.

ont été

Brésil, avec un nombre total de 233 303 lits, soit approximativement 3,5 lits pour 1000 habitants. Sur ce total, 96 366 lits étaient réservés aux cas médicaux et chirurgicaux, 19 308 aux cas relevant de l'obstétrique

et de la gynécologie, 45 704 aux malades mentaux et aux personnes atteintes de troubles nerveux, 25 226 aux tuberculeux et 20 852 aux lépreux.

Organisation et administration des services de santé Les Etats -Unis du Brésil comprennent 21 Etats, 5 ter-

Personnel médical et apparenté; moyens de formation Le personnel médical et apparenté du pays comprenait, en 1959, 27 111 médecins, 9625 infirmières diplômées et 18 649 infirmières auxiliaires. Sur ces totaux, 5205 médecins et 1438 infirmières diplômées étaient

ritoires fédéraux et un district fédéral. Chaque Etat a ses autorités administratives, législatives et judiciaires particulières et il est régi par une constitution et des lois qui lui sont propres, mais qui doivent concorder avec les principes constitutionnels de l'Union. Pendant la période considérée dans le présent rapport, une nouvelle capitale fédérale a été construite à Brasilia, où le Gouvernement s'est transféré le 21 avril

employés dans les services de santé publique. Le 2333 dentistes employés dans les hôpitaux et les services

nombre de médecins par rapport à la population était de un médecin pour 2420 habitants. Il y avait, en outre,

1960. A la même date, l'ancien district fédéral est devenu l'Etat de Guanabara. L'organisation et l'administration des services de santé aux divers échelons (fédéral, d'Etat et communal) demeurent dans

de santé publique. A cette liste d'agents de la santé reconnus, on a ajouté en 1958 les ingénieurs sanitaires.

l'ensemble identiques à celles qui ont été décrites à la page 166 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Le seul changement qu'il y ait lieu de mentionner au sein du Ministère fédéral de la

Il existe 31 écoles de médecine au Brésil, dont la majorité dépend d'universités. La plupart sont des institutions nationales, deux d'entre elles sont entretenues par l'Etat de São Paulo et les autres relèvent d'organisations privées civiles ou religieuses. Le nombre de diplômés en médecine est de 2000 par an environ. Un événement qui mérite d'être signalé a été

Santé a été la création du Département national des Maladies endémiques rurales qui est en pleine activité.

l'ouverture de l'Ecole nationale de Santé publique à

104

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Rio de Janeiro, en 1959. Cette école forme du person-

nel sanitaire de toute nature et doit se charger de la formation de certaines catégories dont le Département

Département national des Maladies endémiques rurales du Ministère de la Santé; il a été décidé d'entre-

national de la Santé était jusqu'alors responsable. L'Ecole nationale de Santé publique complète aussi l'activité des cinq autres écoles brésiliennes de santé publique. En 1960, on comptait 39 écoles d'infirmières et 53 écoles d'infirmières auxiliaires. Le nombre d'élèves

prendre l'éradication du paludisme et les principes adoptés sont progressivement mis en pratique. Une aide considérable a été reçue de l'OPS /OMS et des Etats -Unis d'Amérique, mais les problèmes à résoudre

qui ont obtenu leur diplôme a été respectivement de 460 infirmières, et de 928 infirmières auxiliaires. Lutte contre les maladies transmissibles

demeurent graves et d'une grande ampleur. L'une des difficultés provient du fait que l'on a découvert une souche de Plasmodium falciparum apparemment résistante à la chloroquine. Les autres maladies transmissibles qui sévissent au Brésil sont très nombreuses. Beaucoup des grandes maladies et infestations caractéristiques des tropiques

En 1957, le Brésil, comme la plupart des pays, a été

atteint par la pandémie de grippe asiatique. Plus de 600 000 cas ont été déclarés. Exception faite de petites poussées localisées de variole et de poliomyélite, il n'y

sont toujours répandues dans certaines régions ou n'ont été maîtrisées que depuis peu. Le pian, la bilharziose, la leishmaniose, la maladie de Chagas, la filariose et le trachome se rencontrent encore fréquem-

a pas eu d'autre épidémie pendant la période 19571960.

ment, et l'hydatidose et l'ankylostomiase sont toujours très courantes. Des progrès satisfaisants ont été

La variole continue à poser un important problème au Brésil. Dans un groupe de districts dont la population s'élève approximativement à 10 millions d'habitants, le nombre des cas déclarés au cours de chacune des années 1957 à 1960 a été respectivement de 1411, 1232, 2629 et 1609. Une vaste campagne nationale de vaccinations a été entreprise en 1956, et l'on se propose de la reprendre en 1962.

enregistrés dans les campagnes contre le pian, la maladie de Chagas et le trachome. Une vigilance constante s'impose pour prévenir aussi un retour possible de la fièvre jaune, à la fois urbaine et selva tique, bien qu'aucun cas de la forme urbaine n'ait été déclaré entre 1957 et 1960 et que seulement 38 cas de la forme selvatique aient été enregistrés dans l'ensemble

La lèpre sévit à l'état endémique au Brésil et le nombre de malades connu s'élevait en 1956 à 63 142. Le nombre de cas déclarés pour l'ensemble du pays a été de 7468 en 1959, et de 6696 en 1960. Depuis 1958,

du pays. Les maladies vénériennes témoignent de la

même recrudescence que dans d'autres parties du monde. Les cas déclarés de syphilis ont augmenté régulièrement d'année en année: de 7211 en 1957, ils sont passés à 12 120 en 1960 (ces chiffres se rapportent uniquement aux districts déterminés déjà cités plus haut). La poussée de la blennorragie n'a pas été aussi constante dans les mêmes régions, les chiffres totaux pour chacune des quatre années étant respectivement de 7823, 9380, 17 278 et 11 567. Hygiène du milieu

le Service national de la Lèpre poursuit l'exécution d'une campagne s'étendant à l'ensemble du pays et visant à dépister précocement et à traiter les malades à domicile, seuls les malades vraiment contagieux étant placés dans des léproseries. Le nombre des décès dus à la tuberculose sous toutes ses formes dans les zones considérées est tombé de 8522 en 1957 à 6414 en 1960. Il y a eu une diminution comparable des cas nouveaux déclarés, qui sont passés de 13 735 en 1957 à 9943 en 1960. Cependant, cette

Comme dans beaucoup d'autres pays du monde, il serait indispensable et urgent d'améliorer les conditions d'assainissement, car tout progrès dans ce

maladie est encore fréquente parmi les personnes appartenant aux groupes d'âge productifs. La lutte antituberculeuse est assurée par des dispensaires et des unités mobiles; le nombre des dispensaires dans les

domaine aurait un effet considérable sur la santé publique. En pratique, les problèmes d'amélioration de

territoires fédéraux était de 166 en 1960. Au cours de la même année, plus de 3 millions de vaccinations

l'assainissement se rapportent surtout à l'approvisionnement en eau et à l'évacuation des matières usées, qui exigent l'un et l'autre des fonds importants si l'on veut obtenir des résultats substantiels. Il y a lieu d'espérer que les moyens nécessaires seront obtenus de sources internationales. Principaux problèmes de santé publique

par le BCG ont été pratiquées. La campagne antituberculeuse nationale se poursuit énergiquement, mais des fonds supplémentaires seront indispensables pour l'étendre véritablement à l'ensemble du pays. Le paludisme pose un problème très sérieux et très complexe au Brésil, en raison de l'immensité du terri-

toire et de l'inaccessibilité relative et des caractéristiques particulières de nombreuses régions. Les décla-

Il suffira de résumer les principaux problèmes de santé, puisque nombre d'entre eux ont déjà été évoqués

rations de cas nouveaux sont enregistrées pour l'ensemble du pays; pour les quatre années de la période 1957 -1960, elles ont été respectivement de 18 488, 22 906, 42 072 et 30 960. En février 1958, un groupe de travail de l'éradication du paludisme a été créé au

plus haut. Ces problèmes sont les suivants: lutte contre les maladies transmissibles et, si possible, éradication de ces maladies dont les plus importantes

sont le paludisme, la tuberculose, la variole et la lèpre; assainissement; mortalité infantile. Ce sont là

RÉGION DES AMÉRIQUES

105

des problèmes communs à tout le pays. Dans les grandes villes, il faut y ajouter des maladies chroniques

Collaboration internationale en matière de santé Le Brésil coopère activement avec l'OPS et l'OMS et d'autres institutions internationales spécialisées dans les questions de santé et de nutrition. Sous les auspices de l'OPS et de l'OMS, le Brésil, l'Argentine, le Paraguay

et dégénératives telles que le cancer et les maladies cardio -vasculaires qui constituent des sujets de préoccupation toujours accrue.

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

De nombreuses recherches de grande valeur sont exécutées dans les 243 instituts attachés aux facultés d'universités et à d'autres centres de formation et de recherche, ou encore dans les instituts dépendant du Ministère de la Santé, à savoir l'Institut Oswaldo Cruz, l'Institut national des Maladies endémiques rurales, l'Institut national du Cancer, l'Institut de Léprologie, la Commission nationale de la Nutrition et la Fonda-

et l'Uruguay sont convenus de résoudre en commun les problèmes sanitaires qui se posent à leurs frontières, et ils prennent des dispositions à cet effet. Ces quatre pays ont aussi collaboré de manière fructueuse en matière d'éradication du paludisme, de lutte antivariolique, d'étude de l'hydatidose et de lutte contre cette maladie.

tion spéciale pour la Santé publique (dont relève l'Institut Evandro Chagas). Les travaux entrepris dans ces diverses institutions portent, en pratique, sur toutes les branches des sciences biologiques et médicales et, plus particulièrement, sur les maladies transmissibles prédominantes au Brésil, sur le cancer et sur certaines affections telles que le goitre endémique et les déficiences nutritionnelles.

Budget de la santé En 1960, l'ensemble des dépenses budgétaires publiques à l'échelon fédéral, à celui des Etats et à celui des municipalités s'est élevé approximativement à 525 900 millions de cruzeiros, dont 27 000 millions, soit 5,1 %, ont été consacrés aux dépenses des services de santé. Ce chiffre représente 415 cruzeiros par habitant. Sur la somme consacrée à la santé, 10 450 mil-

lions ont été fournis par le Gouvernement fédéral, 14 750 millions par les Etats et 1800 millions par les municipalités.

CANADA

Le Canada est une fédération de dix provinces et de deux territoires (Nord -Ouest et Yukon). Le pays est bordé à l'est par la baie de Baffin et l'Atlantique, au sud par les Etats -Unis d'Amérique et à l'ouest par

l'Alaska et l'océan Pacifique. Sa superficie est de 9 976 177 km2.

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

Population et autres données biostatistiques

1957

1958

1959

1960

Au dernier recensement (ler juin 1956), le Canada comptait 16 080 791 habitants. Les chiffres estimatifs

de la population ainsi que d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960 figurent dans le tableau ci- contre. Les principales causes de décès ont été les suivantes

Population moyenne . . Taux de natalité

16 589 000 17 048 000 17 442 000 17 814 000 27,5 26,8 28,3 27,6

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 8,2 .

7,9 1,97

8,0 1,95

7,8 1,91

en 1959: artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (40 970 décès); tumeurs malignes (22 243); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (15 650); maladies de la première enfance (7453); accidents autres que les accidents de la circulation (5752) et pneumonie (5619). Parmi les autres causes de décès importantes, il convient de mentionner l'hypertension avec maladie du coeur (3687 décès), les accidents de la circulation (3687), les malformations congénitales (2767), et le diabète (1988). Le nombre total des décès a été de 139 913. C'est en premier lieu aux autorités provinciales qu'il

2,01 31

Taux de mortalité infantile .

30

28

27

Taux de mortalité maternelle 0,5

0,6

0,5

0,4

chaient de dresser un tableau complet pour l'ensemble du pays. Un accord général a été conclu depuis lors et

l'on a dressé une liste nationale type qui est actuellement utilisée, bien qu'il subsiste quelques exceptions. Une autre difficulté provient du fait qu'au Canada les médecins ne reçoivent pas d'honoraires pour la déclaration des maladies transmissibles, et que leur décision en la matière dépend souvent de l'opinion personnelle

appartient d'établir la liste des maladies soumises à déclaration obligatoire et, jusqu'en 1958, il existait d'une province à l'autre des différences qui empê-

106

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

qu'ils se font de l'utilité des statistiques épidémiologiques; cette remarque s'applique particulièrement à la déclaration de maladies de l'enfance telles que la varicelle, la rougeole et les oreillons. Sous ces réserves, la liste des maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 s'établit comme suit: scarlatine (21 251 cas); blennorragie (15 661); tuberculose, toutes formes (6454 nouveaux cas); hépatite infectieuse (6314); coqueluche (5992); dysenterie, toutes formes

d'hygiène, qui comprend un grand nombre de services

touchant divers domaines scientifiques ou de santé publique, fait également partie de ces divisions spécialisées.

Développement de l'action sanitaire

(3279) et syphilis (2168 nouveaux cas). Il convient également de mentionner la poliomyélite qui, après 1959 l'une des plus sérieuses épidémies que le Canada ait jamais connue. Cette année -là, 1886 cas paralytiques

deux ans d'éclipse (1957 et 1958), a provoqué en ont été enregistrés, la plupart chez des sujets non vaccinés, tandis qu'en 1960 le nombre en a été de 909.

Pendant la période 1957 -1960, plusieurs faits nouveaux se sont produits dans les domaines économique et législatif, qui sont susceptibles d'exercer une influence sur la situation sanitaire du pays. On connaît l'importance et les possibilités économiques de l'ouverture et de l'exploitation de la voie maritime du Saint -

Laurent. Cette réalisation permettra à des bateaux d'un tonnage considérable, en provenance d'outremer, de pénétrer à l'intérieur du continent nord -américain sur une distance de 3700 km. En même temps, elle crée un risque d'introduction de maladies exotiques et de vecteurs épizootiques, et elle favorisera la propagation de maladies comme les infections vénériennes. Dans le domaine législatif, les dispositions de sécurité sociale ont été l'objet de modifications et de développements importants, tant en ce qui concerne les prestations aux personnes âgées ou diminuées qu'en matière d'assistance aux chômeurs. Le Gouvernement a annoncé en décembre 1960 son intention de créer une

Organisation et administration des services de santé

Dans l'ensemble, l'organisation et l'administration des services de santé du Gouvernement fédéral, des gouvernements provinciaux et des autorités municipales ont peu varié par rapport à la description donnée aux pages 168 -170 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Il convient toutefois de signa-

ler quelques modifications importantes, notamment

au niveau fédéral. Selon les termes excellents du rapport du Gouvernement à l'OMS, «tout comme l'ensemble de la vie économique et sociale évolue constamment dans le sens du progrès, les services sanitaires

qui en sont inséparables ne sauraient demeurer statiques et doivent s'adapter aux besoins de leur époque ». Les mouvements qui se produisent dans divers domaines d'activité ont des répercussions inévitables sur l'organisation des services. Parmi les changements récents figurent l'introduction du programme d'assurance hospitalière, l'apparition de problèmes d'immi-

commission royale de la santé dotée de pouvoirs très étendus. Le fait le plus notable a probablement été l'adoption, en avril 1957, de la Loi sur l'assurancehospitalisation et les services diagnostiques. Aux termes de cette loi, le Ministre est habilité à affecter aux provinces certains crédits moyennant l'engage-

ment, entre autres, que les prestations prévues par l'assurance seront fournies dans des conditions identiques à tous les résidents, que des normes appropriées seront respectées dans les services hospitaliers et qu'une

gration et de quarantaine à l'intérieur du territoire sous l'effet de l'extension rapide des communications aériennes, le développement de l'activité des services de protection contre les radiations et la création d'un

nouveau réseau de stations de prélèvements pour l'étude des retombées radioactives. Aussi a -t -il été jugé souhaitable de réorganiser la Direction des Services sanitaires du Ministère de la Santé nationale et du Bien -Etre social. Cette direction comprend maintenant une section administrative, cinq sections sanitaires principales ayant chacune à leur tête un médecin principal et un certain nombre de services consultatifs spécialisés dans des domaines particuliers. Les cinq sections sanitaires principales sont les suivantes: administration des subventions nationales, assurance-

comptabilité des prestations ainsi fournies sera régulièrement tenue. Parmi ces prestations, soumises à un tarif unique, figurent l'hospitalisation et les consultations externes, ainsi qu'une liste de médicaments, de produits biologiques et de préparations connexes fournis, à leur choix, par les autorités provinciales. Dans une annexe sont définies, dans leurs grandes lignes, les méthodes par lesquelles les autorités provinciales peuvent s'acquitter de leurs engagements. Dans sept des provinces, l'administration du programme de

soins hospitaliers incombe ou est étroitement liée au Département de la Santé, et dans les trois autres à des commissions indépendantes d'assurance- hospitalisation ou de services hospitaliers. Ces commissions adressent des rapports au parlement provincial par l'entremise du Ministre de la Santé. Le National Health Grant Programme, grâce auquel des fonds fédéraux sont distribués, sous forme de subventions, aux gouvernements des provinces pour le développement et le renforcement des services de santé publique, a été maintenu, bien qu'avec diverses modifications. Ces subventions ont été accordées à de nombreuses activités intéressant la santé publique ou

maladie, développement de la recherche, santé internationale, hygiène du milieu et projets spéciaux. Les services consultatifs s'occupent de questions telles que la protection maternelle et infantile, l'hygiène dentaire, les secours d'urgence, l'épidémiologie, l'architecture hospitalière, la santé mentale, les soins infirmiers, la

nutrition, la médecine du travail, le génie sanitaire et la protection contre les radiations. Le laboratoire

RÉGION DES AMÉRIQUES

107

les services hospitaliers, dont la construction et la modernisation des hôpitaux, la formation profession-

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

nelle, la recherche en matière de santé publique, la santé mentale, la tuberculose, la lutte contre le cancer et les maladies vénériennes, la protection maternelle et infantile, les services de laboratoire et la réadaptation médicale. Une revision de la répartition des subventions, avec fusion de certaines d'entre elles, a été entreprise à partir de l'exercice 1959/1960, notamment afin d'assouplir les conditions d'assistance, et également d'éviter les chevauchements que pourrait occasionner, dans certains cas, la mise en oeuvre du programme d'assurance -hospitalisation et de services diagnostiques. Ces mesures n'ont toutefois entraîné

Le ler juin 1957, on comptait 17 800 médecins au Canada. Le 1 e7 septembre 1960, ce nombre était passé à 19 700, dont 950 femmes selon les estimations. Sur ce chiffre, 14 700 médecins exerçaient dans des agglomérations urbaines de 10 000 habitants ou davantage, 2000 dans les petites agglomérations de 2500 à 10 000 habitants; les 3000 qui restaient étaient installés dans d'autres agglomérations. Par catégories d'activité, cet effectif se répartissait approximativement comme suit: omnipraticiens exerçant à titre privé, 8000; spécialistes privés, 6550; internes, médecins résidents et boursiers, 1700. On classait en outre 2450 médecins

aucune réduction du montant total des fonds fédéraux consacrés aux subventions, qui sont au contraire passés de 34,6 millions de dollars canadiens en 1957 à 48 millions en 1960. Une aide supplémentaire importante a été accordée aux trois activités suivantes: santé mentale, pour laquelle la subvention fédérale a augmenté de $1 500 000, formation professionnelle ($1 250 000) et recherche en matière de santé publique ($1 250 000). Certaines questions particulières ont tout spécialement retenu l'attention, notamment les projets relatifs à la prévention de la cécité: c'est ainsi qu'ont été ouverts 14 dispensaires pour le

dans la catégorie « autres spécialistes » et 1000 dans la catégorie « autres médecins non spécialistes ».

On comptait donc un médecin pour 900 habitants

environ. Il y avait à la même époque 5780 dentistes, dont 84 femmes. Leur répartition par catégories d'ag-

glomérations était à peu près identique à celle des médecins. Parmi les autres catégories de personnel sanitaire figuraient 75 ingénieurs sanitaires (en 1957) et 1775 vétérinaires (en 1960).

Le nombre d'infirmières diplômées est passé de 59 419 en 1957 à 68 502 en 1960. Elles sont employées

traitement du glaucome, répartis sur l'ensemble du territoire, ainsi que 2 dispensaires spécialisés dans le traitement du décollement de la rétine. D'autres faits intéressants concernant le fonctionnement et le développement des services sanitaires au Canada sont brièvement résumés dans les paragraphes suivants de cet exposé. Services hospitaliers

en grande majorité dans les hôpitaux, mais 3000 d'entre elles au moins exercent des activités intéressant

la santé publique. En 1958, on comptait en outre quelque 15 800 aides -infirmières et 8800 ambulanciers

et auxiliaires de salle. La profession de sage -femme n'est pas reconnue au Canada. Les hôpitaux emploient

également de grandes quantités d'autre personnel auxiliaire - techniciens de laboratoire, techniciens de radiographie, physiothérapeutes, ergothérapeutes, diététiciens, commis archivistes (dossiers médicaux) et travailleurs sociaux.

En 1960, il existait au Canada 1372 hôpitaux de toutes catégories (publics, privés et du Gouvernement

Les moyens de formation sont très nombreux et variés pour toutes les catégories de personnel sanitaire. Il existe 12 écoles de médecine, où 3549 étudiants étaient inscrits en 1959 -1960, et qui délivrent chaque année en moyenne 860 diplômes. Les écoles dentaires,

fédéral). Ce chiffre ne comprend pas les quelque 800 cliniques privées et établissements similaires. Ces hôpitaux peuvent être classés de la manière suivante: 1040 hôpitaux généraux, 46 maternités, 81 hôpitaux psychiatriques, 62 sanatoriums et 116 établissements de soins aux malades chroniques ou de convalescence. A eux tous, ils possèdent près de 190 000 lits, ce qui représente 10,6 lits pour 1000 habitants. Le total géné-

de pharmacie et de médecine vétérinaire sont respectivement au nombre de 6, 8 et 2, toutes rattachées à

des universités. En moyenne, 200 élèves environ obtiennent chaque année leur diplôme de dentiste et 345 celui de pharmacien. A la fin de 1960, il existait 171 écoles d'infirmières dans les hôpitaux et 17 écoles

ral des admissions (adultes et enfants) s'est élevé à environ 2,7 millions. Les services de consultations externes sont du même ordre de grandeur: 940 services de consultations externes et postes d'urgence, rattachés à des hôpitaux publics, assurent des soins très variés; plus de 5,7 millions de consultations y ont été données à 521 000 malades. De plus, les 49 laboratoires de santé publique ont accompli de très nombreux travaux de diagnostic et procédé à plus de 5,1 millions d'examens en 1959. Ces travaux et examens s'ajoutent au nombre considérable d'analyses bactériologiques, sérologiques, etc., effectuées dans les laboratoires des hôpitaux dans tout le pays.

de niveau universitaire. Les premières totalisaient 19 388 inscriptions et les dernières environ 700. La durée de l'enseignement est généralement de trois ans dans un cas et de quatre à cinq ans dans l'autre. De nombreuses possibilités de formation existent également pour les autres catégories de personnel sanitaire; les conditions d'admission dans les écoles sont sévères et le niveau de l'enseignement et des examens est élevé. Les possibilités de formation post -

universitaire, en ce qui concerne les soins cliniques et les disciplines de laboratoire, sont assez nombreuses, mais les divers diplômes intéressant la santé publique

108

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

- par exemple le diplôme de santé publique, le diplôme d'administration hospitalière - ne sont délivrés que par les universités de Toronto et de Montréal.

En collaboration avec les administrations hospitalières de divers pays, le Canada a mis à l'étude le grave problème de la mortalité, et surtout de la morbidité, provoquées par l'augmentation croissante du nombre des infections à staphylocoques réfrac-

Lutte contre les maladies transmissibles Les maladies transmissibles qui sévissent au Canada

taires au traitement. A cet effet, une commission spéciale, qui dépend du Conseil de la Recherche médicale, a été créée en vue de réunir et de communiquer

sont celles que l'on rencontre habituellement dans les pays occidentaux et sous les climats tempérés: les maladies de l'enfance, la tuberculose, la grippe, la poliomyélite et d'autres maladies à virus du système

tous les renseignements concernant les infections à staphylocoques, de donner des avis sur les méthodes appropriées de prévention et de lutte contre ces infections dans les hôpitaux et d'encourager la recherche. La Federal Venereal Disease Control Grant (sub-

nerveux central, les salmonelloses, l'hépatite infectieuse et les maladies vénériennes. Depuis quelques années sont venues s'ajouter les infections à staphylocoques en milieu hospitalier, qui prennent des proportions alarmantes. Le nombre des décès dus à la tuberculose (toutes formes) est tombé de 1183 en 1957 à 959 en 1959, et l'on a pu noter une diminution parallèle des déclarations de nouveaux cas dont le nombre est passé de 7662 à 6454. Aux termes de dispositions récemment adoptées, les administrations provinciales signalent chaque cas de tuberculose au Bureau de Statistiques du Dominion. Les examens radiographiques de masse

vention fédérale pour la lutte antivénérienne) est destinée à encourager les provinces à organiser et har-

moniser leur action. La Division épidémiologique du Ministère de la Santé nationale et du Bien -Etre social fait office d'organisme consultatif de liaison et publie deux fois par an un rapport statistique. Le nombre des nouveaux cas déclarés de syphilis est passé de 2213 en 1957 à 2168 en 1960. Toutefois, les cas de blennorragie sont passés, pendant cette même période, de 14 313 à 15 661. Les services de vaccination sont très nombreux. Les produits conférant une immunité active (anatoxines diphtérique et tétanique, vaccins anticoquelucheux,

sur films de format réduit sont très nombreux et près de 1,5 million de personnes ont été examinées en 1958. La vaccination par le BCG reste assez limitée, mais 173 000 personnes en moyenne sont vaccinées chaque année. La grave épidémie de poliomyélite paralytique que le Canada a connue en 1959 a déjà été mentionnée. Elle a montré la nécessité de poursuivre le programme de vaccination et surtout de l'étendre aux personnes qui n'avaient pas pu ou pas

antipoliomyélitique, TAB et antivariolique) et une immunité passive (antitoxines diphtérique et tétanique, gamma- globuline) sont fournis gratuitement à toutes les classes de la population, sans distinction de revenus, par chaque département provincial de la santé. Des vaccins associés contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos et la poliomyélite sont actuellement disponibles.

voulu se faire vacciner. Des progrès importants ont toutefois été réalisés dans ce domaine. D'après les estimations faites en juin 1960, la série complète d'injections du vaccin Salk, sans compter de nombreuses doses de rappel, avait été administrée à 75 % des enfants du groupe d'âge de 0 à 4 ans, à 90% de ceux du groupe de 5 à 19 ans et à 45 % des sujets appartenant

Protection maternelle et infantile

Les programmes d'hygiène maternelle et infantile ont récemment été orientés vers l'extension des services de soins prénatals et de soins aux prématurés, et l'étude de la mortalité périnatale. En 1959, les renseignements

aux autres groupes d'âge (jusqu'à 40 ans). On peut donc estimer que 70 % de tous les Canadiens âgés de moins de 40 ans ont été entièrement immunisés par le vaccin Salk. Il convient de signaler à ce sujet l'im-

provenant de neuf des dix provinces montraient que 432 629 accouchements (soit 93,1 % de toutes les naissances vivantes dans ces neuf provinces) ont eu lieu dans les hôpitaux et maternités. Hygiène du milieu

portante contribution apportée par le Canada à la fabrication du vaccin Salk, et au contrôle de son innocuité et de son efficacité. En cinq ans, plus de 150 lots de vaccin, représentant environ 90 millions de doses, ont été soumis pour contrôle par les fabricants canadiens et américains. L'introduction du vaccin vivant absorbé par voie buccale a nécessité la mise au point de nouvelles techniques et de nouvelles méthodes d'essai dans les laboratoires nationaux des virus. Des essais pratiques de ce vaccin buccal ont été entrepris dans cinq collectivités. Tous les problèmes soulevés par la fabrication du vaccin et par son utilisation au Canada seront soumis pour avis à une commission nationale relevant du Conseil de la Santé du Dominion.

Des progrès considérables ont été accomplis dans l'extension des approvisionnements publics en eau. Le nombre des réseaux exploités dans les zones urbaines est passé de 1679 en 1957 à 1878 en 1960, et la population bénéficiant de ces services de 9,98 millions à 11,16 millions. Environ 83 % de la population canadienne bénéficie maintenant à domicile d'approvisionnements publics en eau, et un peu plus du tiers de ceux -ci sont traités par le chlore. Le nombre des réseaux d'évacuation des matières usées s'est également

accru, passant de 916 en 1957 à 1084 en 1960. Cette année -là, 9,38 millions d'habitants, soit 53 % de la

RÉGION DES AMÉRIQUES

109

population, étaient desservis par ces installations. Il existait 754 usines de traitement des matières usées et 358 installations de traitement partiel. Santé mentale

bablement un écho dans d'autres pays, est l'existence de centres de contrôle des substances toxiques et la réunion et la communication de renseignements au

Les maladies mentales restent un des grands problèmes au Canada. Le nombre des malades hospitalisés demeure élevé, bien qu'il ait diminué par rapport au total élevé de 68 157 enregistré en 1954. En 1958, le taux d'occupation des 57 032 lits disponibles dans les 71 hôpitaux psychiatriques a été de 115 %, et il y a eu 27 238 admissions contre 26 133 en 1957. Les efforts portent actuellement sur l'extension

sujet des toxiques entrant dans la composition des produits d'entretien et de certains médicaments. Ces renseignements sont actuellement réunis sur plus de 6000 fiches individuelles et, en outre, 675 fiches décrivent le traitement à donner en cas d'intoxication.

Certains hôpitaux sont classés comme centres de contrôle des substances toxiques, sur décision des départements provinciaux de la santé, et les 200 hôpitaux ainsi désignés, qui sont répartis sur l'ensemble du territoire, centralisent tous les renseignements utiles sur les traitements, etc., qui peuvent être fournis sur demande en cas d'urgence. Principaux problèmes de santé publique

des services de dépistage et le traitement énergique dans les hôpitaux; des dispensaires publics, ainsi que des services de psychiatrie, sont mis en place afin

de développer l'action préventive et le traitement accéléré. C'est à cette fin, comme on l'a déjà mentionné, que la subvention fédérale a été augmentée de $1 500 000.

Hygiène dentaire De 1957 à 1960, le nombre des personnes consom-

Dans un pays comme le Canada, qui dispose de services de santé bien organisés et jouit d'un niveau de vie élevé et de ressources suffisantes pour qu'on puisse envisager de faire profiter progressivement la population des avantages de la médecine moderne et

mant de l'eau fluorurée est passé de 971 000 à desservies, ce qui en porte le total à 63.

1 316 000; 35 nouvelles collectivités sont en effet Rayonnements ionisants A partir de 1949, le Ministère de la Santé nationale

a eu à s'occuper des problèmes soulevés par l'utilisa-

tion des radio -isotopes au Canada et a fourni à ce sujet des avis au Conseil de l'Energie atomique. Il a également créé une division pour la protection contre les radiations, dotée d'un service de films de contrôle

de l'aménagement du milieu, il n'est pas facile de circonscrire plus de quelques sujets pouvant être considérés comme d'importance majeure. On peut dire cependant qu'en plus de ceux qui ont déjà été mentionnés, il se pose cinq problèmes essentiels, auxquels on accorde de plus en plus d'attention: le cancer sous tous ses aspects, les besoins médicaux, sociaux et économiques des personnes âgées, les maladies chroniques et dégénératives, les maladies mentales et la prévention des accidents. Au Canada,

les accidents occupent la cinquième place dans la liste des causes de décès, mais si l'on tient compte de l'espérance de vie et du nombre d'années productives perdues, il faut les classer au premier rang. Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

destinés à tous ceux qui utilisent les isotopes et les appareils à rayons X. Dans ces domaines, ainsi que pour d'autres questions ayant trait à l'inspection des conditions de travail, l'activité de la Division s'est considérablement développée depuis 1949. La mesure des retombées radioactives a commencé en 1955 par l'étude de la quantité de strontium 90 contenu dans des

échantillons de lait en poudre prélevés par six stations réparties sur l'ensemble du territoire. Depuis lors, cette organisation a pris de l'extension et les enquêtes ont maintenant une portée plus vaste. Les études actuelles ont pour but de mesurer le niveau des retombées radioactives dans les divers éléments

Des recherches médicales sont effectuées dans les universités, les hôpitaux, les instituts spécialisés et les laboratoires d'Etat, ou encore sous forme d'études et d'essais pratiques. Les

ressources financières

de la chaîne alimentaire et de calculer les doses de certains produits de fission ainsi absorbées par

proviennent en partie de l'Etat, mais d'importantes contributions sont apportées par des organisations philanthropiques et par des institutions telles que le National Cancer Institute of Canada, la National Heart Foundation of Canada et la Canadian Arthritis and Rheumatism Society. Au total, quelque 7 à 9 millions de dollars ont ainsi été recueillis en 1959 -1960.

l'homme. Ces études impliquent donc le prélèvement d'échantillons d'eau de pluie, de terre, d'aliments et de tissus humains dans toutes les parties du Canada. Le Gouvernement a exprimé à l'Assemblée générale

des Nations Unies l'intérêt qu'il porte à l'étude des retombées radioactives et son désir de continuer à collaborer à ces travaux. Programme de contrôle des substances toxiques L'une des caractéristiques propres à l'organisation

La recherche médicale a pris le départ au Canada avec la découverte de l'insuline en 1921 et restait, au début, l'apanage des universités. La Seconde Guerre mondiale et la vague de découvertes scientifiques qu'elle a entraînée ont considérablement élargi les activités et développé le goût de la recherche. On évalue à plus de 900 le nombre des projets en cours en 1960. Ils intéressaient pratiquement toutes les branches de la médecine. Certains étaient poursuivis par des

canadienne de la santé publique, qui trouvera pro-

110

DEUXIÉME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

services sanitaires organisés, qui estiment que la recherche opérationnelle peut améliorer leur fonctionnement. Dans ce domaine, la Division de la Recherche et de la

Budget de la santé Les dépenses consacrées à la santé par les autorités

Statistique du Ministère de la Santé nationale et du Bien -Etre social, grâce à son expérience de l'analyse et de l'évaluation des informations de base, joue un rôle extrêmement utile de coordination et de soutien. Pendant la période 1957 -1960, la mise en oeuvre du programme d'assurance -hospitalisation a donné lieu à diverses études concernant la normalisation des statistiques hospitalières. Lorsque ces propositions seront en application, elles permettront d'obtenir un tableau complet de l'activité des hôpitaux.

à tous les échelons, exprimées en pourcentage de leurs dépenses totales de consommation et d'investissement, sont passées d'environ 9 % en 1957/1958 à plus de 13 % en 1960 /1961. Les dépenses publiques en faveur de la santé par habitant se sont donc élevées d'environ

32 dollars canadiens à 52 dollars canadiens pendant cette période quadriennale. Les données disponibles pour l'exercice fiscal 1960/1961 ne comprennent cependant pas les dépenses de capital consacrées à la santé par la province de Québec.

CHILI

Situé entre l'Argentine à l'est et le littoral du Pacifique sud à l'ouest, limité au nord par la Bolivie et le Pérou, le Chili s'étend jusqu'au cap Horn, sur une longueur de 4480 km et une largeur moyenne d'environ 160 km seulement. Sa superficie totale est de 741 767 km2.

(4555); lésions vasculaires affectant le système ner-

veux central (4171) et tuberculose, toutes formes (4032). Parmi les maladies de l'enfance ayant souvent

provoqué le décès, on a signalé la rougeole (2116 décès), la diphtérie (405), la coqueluche (362) et la poliomyélite (101). Le nombre des décès s'est chiffré, au total, à 93 625. Les maladies le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: rougeole (32 720 cas); varicelle (6892); grippe (6822); coqueluche (5030); fièvre typhoïde (4548); syphilis et ses séquelles (3374); diphtérie (2966) et scarlatine (1475). (Le nombre des cas déclarés de syphilis doit s'entendre pour une période de six mois seulement.) Organisation et administration des services de santé

Population et autres données biostatistiques

Au dernier recensement (novembre 1960), le Chili comptait 7 339 546 habitants. Les estimations de la population et d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960 sont reproduites dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959 1960

L'organisation et l'administration des services de santé sont décrites à la page 173 du Premier Rapport

sur la situation sanitaire dans le monde. En 1960, l'administration sanitaire était en cours de réorganisation, mais les violents tremblements de terre et les inondations qui ont ravagé le sud du pays ont ralenti cette opération. Les dommages que les séismes ont causés à la santé publique ont dépassé toutes les

Population moyenne . . Taux de natalité

7 120 614 34,4 12,8

7 297 783 33,8 12,1

7 465 117 33,5 12,5

7 339 546 35,0 12,8

prévisions. A l'époque où la réorganisation était en cours, onze provinces groupant plus d'un tiers de la population du pays et sept zones sanitaires sur un

Taux de mortalité Accroissement naturel (%) .

total de treize ont été durement atteintes par ces

2,16 122,5 3,1

2,17 129,3 3,3

2,10 124,3

2,22 13 2, 5

Taux de mortalité infantile .

calamités. Il a fallu que les services sanitaires s'adaptent à cette situation nouvelle et la réorganisation n'a pas pu se faire au rythme prévu. Alors qu'elle devait être terminée en 1960, elle a dû se poursuivre en 1961.

Taux de mortalité maternelle 3,2 3,3

Non seulement des hôpitaux ont été détruits, du matériel endommagé, des services administratifs inter-

En 1960, les principales causes de décès ont été les

suivantes: pneumonie (16 253 décès); maladies de la première enfance (13 580); tumeurs malignes (7618);

gastrite, duodénite, entérite et colite (6613); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative

rompus, mais la dégradation des conditions de vie a provoqué une nette augmentation de la morbidité, en particulier dans les zones dévastées. Cependant, l'année 1960 a été marquée par une série de modifications importantes dans la structure des services de santé. A l'échelon central, on a constitué un Département technique qui contrôle actuellement toute l'administration technique de la santé.

RÉGION DES AMÉRIQUES

111

La protection sanitaire est désormais assurée à l'échelon national par des services d'épidémiologie, d'assainissement et de contrôle des denrées alimentaires qui relèvent d'une sous -division unique, tandis qu'à l'échelon local, ces services sont assurés par les centres

terre. La lutte contre la tuberculose a fait l'objet d'études poussées, et des vaccinations par le BCG ont été pratiquées. Les 15 000 habitants de Quinta Bella ont été radiographiés au cours d'une enquête spéciale de dépistage de la tuberculose. En 1960, il a été procédé à 141 236 vaccinations par le BCG, à 582 457 vaccinations contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes

hospitaliers. En fait, l'administration régionale est maintenant axée sur les hôpitaux qui exécutent et coordonnent toutes les activités sanitaires dans la zone de leur ressort.

et à 285 314 vaccinations contre la variole. Depuis 1954, on n'a enregistré aucun cas de variole au Chili. Protection maternelle et infantile

Une loi récente fixe les catégories de personnel sanitaire et leurs qualifications. Les médecins, les dentistes et les pharmaciens doivent être immatriculés officiellement. En 1961, une action a été entreprise pour améliorer les qualifications du personnel de santé. Le Service national de la Santé publique a pris une série de mesures pour que chaque branche des

services sanitaires ait son budget propre, dûment ventilé, alors que jusqu'ici, la gestion comptable des services sanitaires laissait à désirer. Services hospitaliers

Plus de 20 % des ressources des services nationaux de santé sont consacrés à ce secteur, qu'on peut actuellement considérer, au vu du taux anormalement élevé de la mortalité infantile et maternelle, comme le plus déshérité. L'administration sanitaire s'est attachée tout particulièrement à étudier les questions de la protection des enfants et des femmes enceintes, de la formation

professionnelle du personnel et de la distribution de lait. Le nombre des visites de femmes enceintes aux dispensaires prénatals s'est élevé de 433 429 en

En 1960, on comptait 167 hôpitaux généraux dotés de 18 816 lits au total, soit 2,5 lits pour 1000 habitants. On comptait également 10 hôpitaux pour contagieux avec 3972 lits, 2 hôpitaux psychiatriques avec 3682 lits, et 17 autres hôpitaux spécialisés avec 5419 lits. L'équi-

1957 à 773 805 en 1960. Parallèlement, le nombre des accouchements pratiqués avec l'assistance d'un méde-

cin ou d'une sage -femme diplômée est passé de 108 493 en 1957 à 154 850 en 1960. Cette même année,

pement hospitalier comprenait au total 202 hôpitaux et 33 373 lits, soit 4,55 lits pour 1000 habitants. Le nombre des admissions a atteint 596 779 en 1960. Les

on a enregistré 2 892 431 consultations d'enfants. A l'époque des tremblements de terre et des séismes sous -marins, 2030 enfants ont été évacués du sud vers la province de Santiago et ont reçu les soins médicaux qu'exigeait leur état. Education sanitaire Le personnel professionnel de l'éducation sanitaire s'est accru et a été réparti plus largement dans le pays. La Commission mixte de la Santé et de l'Enseignement a développé ses services d'information dans les écoles

lits d'hôpitaux ont été utilisés d'une manière plus rationnelle et la durée d'hospitalisation a été réduite.

La répartition des lits d'hôpital est assez inégale sur tout le territoire et devra être équilibrée. Les nouveaux hôpitaux seront principalement construits dans les zones rurales. Il faudrait disposer de 14 000 lits supplémentaires pour obtenir un minimum de 3,5 lits pour 1000 habitants dans toutes les régions du pays. C'est à cet objectif que doit répondre le nouveau plan décennal de construction hospitalière, arrêté en 1961.

et le nombre de ses publications. Pendant la période considérée, elle a préparé de nouveaux films et de nouvelles brochures d'éducation sanitaire. Nutrition

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

En 1960, le Chili comptait 4621 médecins, soit un médecin pour 1600 habitants. Il comptait également 2510 dentistes, 2100 pharmaciens, 11 925 infirmières

Quelque 9700 habitants de 18 villes ont été soumis à

(dont 1570 avaient accompli quatre ans d'études) et 918 sages- femmes. En 1960, il y avait 3 écoles de médecine où. quelque 280 médecins ont obtenu leur diplôme, ainsi que 3 écoles dentaires, 2 écoles de pharmacie, 1 école d'ingénieurs sanitaires, 2 écoles vétérinaires, 5 écoles d'infirmières et 1 école de sages femmes.

un examen médical, en vue de déterminer l'état de nutrition dans l'ensemble du pays. Les conclusions de cette enquête devaient être publiées en 1961. L'enseignement de la nutrition fait désormais partie des programmes d'études de tous les établissements d'enseignement, des écoles d'infirmières et des instituts

d'hygiène et écoles dentaires. Une section spéciale de la nutrition et du contrôle des aliments au sein du Service national de la Santé publique organise des campagnes en ce domaine. Des manuels d'hygiène à l'intention des personnes qui manipulent des denrées alimentaires ont été distribués et de nouveaux règlements sur l'hygiène des aliments sont entrés en vigueur en 1960. Le contrôle des pêcheries et des produits de la mer destinés à l'alimentation humaine sont l'objet d'une attention particulière.

Lutte contre les maladies transmissibles

L'année 1960 a été marquée par des épidémies de rougeole et de diphtérie et la fréquence globale de la fièvre typhoïde n'a pas diminué. Cependant, on n'a

enregistré que 90 cas de fièvres typhoïde et paratyphoïdes dans la zone affectée par les tremblements de

112

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Principaux problèmes de santé publique

Les principaux problèmes de santé publique sont ceux que posent l'accroissement rapide de la population, les questions d'assainissement et les conditions sociales et économiques. L'accroissement de la population, dont le taux est d'environ 2,5 % par an, a pu être qualifié d'« explosion démographique ». En même temps, l'urbanisation du pays se poursuit à un rythme accéléré. Il est indispensable que le développement des services de santé aille de pair avec l'accroissement

démographique. Par ailleurs, la population est insuffisamment approvisionnée en eau potable, 40 seulement des habitants étant approvisionnés de façon

satisfaisante, en quantité et en qualité; en outre, 24 % des habitations urbaines n'ont pas le tout -à-

l'égout. L'insuffisance de la production agricole, la répartition inégale du revenu national et le taux assez élevé d'analphabétisme figurent parmi les principaux problèmes sociaux et économiques qui ont des répercussions dans le domaine de la santé.

COLOMBIE

La Colombie, située en Amérique du Sud, est riveraine à la fois de la mer des Antilles et du Pacifique. Elle est bordée par le Venezuela et le Brésil à l'est, par le Pérou et l'Equateur au sud, et par le Panama à l'ouest. Sa superficie est de 1 138 338 km2. Population et autres données biostatistiques

malignes (6437); homicides et opérations militaires (5513); accidents autres que les accidents de la route (5034); avitaminoses et autres troubles du métabolisme (4594) et tuberculose (3841). Le nombre total des décès a été de 176 834. Les maladies transmissibles

Au dernier recensement (9 mai 1951), la Colombie

le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: diarrhée et entérite des enfants âgés de quatre semaines à deux ans (253 830 cas); grippe (82 971); ankylostomiase (57 122); diarrhée du nou-

comptait 11 548 172 habitants. Le tableau suivant donne les chiffres estimatifs de la population et d'autres

veau-né (de moins de quatre semaines) (47 668); blennorragie (47 331); coqueluche (42 472); rougeole (38 226); paludisme (37 273); fièvres typhoïde et paratyphoïdes (13 274) et tuberculose de l'appareil respiratoire (13 172). Organisation et administration des services de santé

données biostatistiques pour la période 1957 -1960. (Il convient de noter que l'état civil présente encore des lacunes). POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957

L'organisation et l'administration des services de santé sont décrites à la page 175 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Pendant le premier semestre de 1960, le Ministère de la Santé

1958

1959

1960

publique a été réorganisé et cette réforme a servi d'exemple pour la réorganisation de tous les autres ministères et services administratifs. Un projet de démonstration de centres de santé publique, limité à l'origine à cinq départements du nord, est en cours d'extension au reste du pays. Services hospitaliers

Population moyenne . . Taux de natalité

13 227 480 13 522 260 13 823 600 14 131 660 42,1 42,6 43,3 44,0 13,1

Taux de mortalité Accroissement 12,8 12,8

12,6

naturel (Z) . Taux de mortalité infantile .

2,95 100,0 2,9

3,05 100,0

3,12 97,0 2,5

2,95 96,1

En 1960, il existait 342 hôpitaux généraux publics, pourvus de 24 998 lits, et 105 hôpitaux généraux privés, pourvus de 5213 lits, assurant ensemble 2,1 lits pour 1000 habitants. Il existait aussi 20 hôpitaux psy-

Taux de mortalité maternelle 2,9

chiatriques, avec 7200 lits. En tout, on comptait 69 074 lits en 1960, soit près de 6000 de plus qu'en 1957; pour l'ensemble des établissements hospitaliers,

En 1959, les causes de décès les plus importantes ont été les suivantes: gastrite, duodénite, entérite et colite (18 373 décès); maladies de la première enfance (16 536); pneumonie (10 835); bronchite (8433); artériosclérose des coronaires, myocardite dégénérative et autres cardiopathies (7221); cirrhose du foie et autres affections de l'appareil digestif (6778); tumeurs

la proportion était ainsi de 4,9 lits pour 1000 habitants en 1960, contre 4,8 en 1957. Le nombre total des visites aux dispensaires de consultations externes est passé de 3 051 740 en 1957 à 5 052 407 en 1960. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

En 1960, 6022 médecins, soit un médecin pour 2350 habitants, exerçaient en Colombie. Ce chiffre

RÉGION DES AMÉRIQUES

113

témoigne d'un progrès considérable par rapport à 1957, où l'on comptait 4870 médecins, soit un médecin pour 2720 habitants. En 1960, la Colombie possédait aussi 1719 dentistes et 999 infirmières. En 1958,

d'établissements pour les y traiter. Des cours accélérés

ont été organisés à l'intention des médecins de la santé publique. Il existe aussi des plans d'éradication de la variole et d'Aëdes aegypti. En 1960, on a pratiqué 1 490 046 primovaccinations antivarioliques, 165 418 vaccinations par le BCG et 156 334 immunisations

il y avait 8 écoles de médecine, qui ont délivré 408 diplômes, alors qu'en 1956 il n'en existait que 7, qui avaient délivré 664 diplômes. De plus, il existait 4 écoles dentaires, 4 écoles de pharmacie et 5 écoles d'infirmières en 1958. Lutte contre les maladies transmissibles

contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos au moyen de l'antigène triple. De plus, 196 635 personnes ont été vaccinées contre la poliomyélite à Bogota.

Budget de la santé

Le Congrès colombien a récemment approuvé une nouvelle législation de lutte contre la lèpre, qui prévoit

En 1959, les dépenses des services de santé repré-

sentaient environ 15,2 % du budget national, soit approximativement 16 pesos par habitant.

des mesures visant à mettre un terme à l'isolement obligatoire des malades et prévoyant la construction

COSTA RICA Le Costa Rica, pays d'Amérique centrale, est bordé (357); lésions vasculaires affectant le système nerveux

au nord par le Nicaragua et au sud par le Panama. Sa superficie est de 50 700 km2.

central (336) et tétanos (255). Le nombre total des décès a été de 10 063. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: grippe (6238 cas); dysenterie, toutes formes

Population et autres données biostatistiques

Au dernier recensement, qui a eu lieu en 1950, la population du Costa Rica était de 800 875 habitants. Les chiffres estimatifs de population et d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960 sont indiqués dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANT i.3) Données biostatistiques

(2396); rougeole (2220); paludisme (1955 cas nouveaux); coqueluche (1735); tuberculose, toutes formes (624 cas nouveaux); varicelle (574); syphilis (475 cas nouveaux); diphtérie (136); fièvre typhoïde (128) et rhumatisme articulaire aigu (113).

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent telles qu'elles sont décrites à la page 176 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

1957

1958

1959

1960

Population moyenne . . Taux de natalité

1

052 474 50,1 10,1

1

099 962 50,1

1

149 537 53,7

1

199 116 52,4

Les soins médicaux sont assurés dans 37 établissements comprenant 15 hôpitaux généraux, 16 maternités, 1 hôpital pour tuberculeux, 1 sanatorium et 1 préventorium pour tuberculeux, 1 sanatorium pour lépreux et 2 hôpitaux psychiatriques. En 1959, on comptait au total 6884 lits d'hôpitaux, soit 6,0 lits pour 1000 habitants. Les services de traitement ambulatoire sont assurés par 68 centres de santé, 15 services hospitaliers de consultations externes, 1 polyclinique, 3 dispensaires spécialisés (maladies vénériennes, lèpre et cancer), 68 postes de premiers secours et 3 formations sanitaires mobiles.

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 9,0 4,11

9,0

8,4

.

4,00 80,3 1,7

4,47 64,6 1,3

4,40 64,2 1,2

Taux de mortalité infantile .

68,9 1,3

Taux de mortalité maternelle

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, le personnel médical et apparenté comprenait 458 médecins, 146 dentistes, 422 pharmaciens, 18 vétérinaires, 10 ingénieurs sanitaires, 525 infirmières et sages- femmes de la santé publique et 1050 infirmières auxiliaires. On comptait ainsi un médecin

En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: gastrite, duodénite, entérite et colite (1408 décès); maladies de la première enfance (966); tumeurs malignes (863); pneumonie (636); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (438); accidents

pour 2620 habitants. La formation du personnel

médical est assurée à l'école de médecine de San José.

114

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Il existe également des cours de formation de trois ans pour les infirmières, d'un an pour les sages -femmes déjà diplômées et de cinq ans pour les techniciens de laboratoire. Lutte contre les maladies transmissibles

1960, les 68 centres de protection maternelle et infan-

tile ont donné 21 672 consultations à des femmes enceintes. Près de la moitié des accouchements ont été opérés par un médecin ou une sage -femme qualifiée. En 1960 également, les centres de protection

maternelle et infantile ont suivi 16 713 enfants de moins d'un an et 25 028 enfants d'âge préscolaire. Principaux problèmes de santé publique

De vastes campagnes d'immunisation contre la variole, les fièvres typhoïde et paratyphoïdes, la diphtérie, la coqueluche et le tétanos, la tuberculose et la poliomyélite (vaccin buccal) ont été menées dans le pays. En 1960, les 26 laboratoires de santé publique

ont examiné plus de 430 000 spécimens qui leur avaient été soumis pour des épreuves bactériologiques, sérologiques.

Ce sont les gastro- entérites, les parasitoses intestinales et la malnutrition qui posent les principaux problèmes de santé publique. Budget de la santé En 1960, le budget des services de santé était estimé à 60 470 685 colons, soit environ 50 colons par habitant.

parasitologiques, hématologiques, biochimiques ou Protection maternelle et infantile Les activités de protection maternelle et infantile se sont développées pendant la période considérée. En

CUBA

Cuba, la plus vaste des Grandes Antilles, est baignée au nord par le golfe du Mexique et le détroit de Floride, au nord -est par l'océan Atlantique et au sud par la mer

Organisation et administration des services de santé

des Antilles. Elle est séparée de l'île voisine d'Haïti (Hispaniola), à l'est, par le canal du Vent. Sa superficie est de 114 524 km2.

La prise du pouvoir par le Gouvernement révolutionnaire a été l'événement le plus marquant de la période considérée. Dans les services de santé, elle s'est traduite par de multiples modifications adminis-

Population et autres données biostatistiques

tratives qui, toutes, tendaient à faire bénéficier les citoyens de la République d'un système plus vaste et plus complet de soins médicaux préventifs et curatifs. Le désir d'appliquer une nouvelle politique sanitaire a conduit à modifier profondément la législation

Au recensement du 28 janvier 1953, la population cubaine comptait 5 829 029 habitants. Les chiffres estimatifs de la population pour la période 1957 -1960 sont les suivants: 1957 1958 1959 1960 6 6 6 6

et à réorganiser complètement le Ministère de la Santé. Cette réorganisation a eu pour but de centraliser la planification et l'élaboration des directives et d'instituer une réglementation adaptée aux nouveaux objectifs.

380 523 660 797

329 123 761 307

La centralisation au niveau ministériel

Durant cette période, l'enregistrement des naissances et des décès a été très incomplet mais, d'après les renseignements disponibles, on peut estimer qu'en 1959 le taux brut de mortalité était de 6,51 pour 1000 habitants. Le Gouvernement prend des mesures pour améliorer ses services de statistique. En 1959, les principales causes de décès ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative; gastrite, duodénite, entérite et colite; maladies de la première enfance; tuberculose;

s'accompagne d'une décentralisation de nombreux services d'exécution qui sont délégués aux autorités régionales et locales. Cette réorientation et cette extension du programme de santé publique ont exigé un accroissement considérable de l'effectif médical, dentaire, infirmier et technique. Une des lois les plus importantes est celle qui porte création d'un service médico- social en faveur de la population rurale. Une fois achevée la réorganisation du Ministère de la Santé, les autorités ont mis sur pied un vaste programme d'action sanitaire, qui comprend notamment les points suivants: 1) extension des services de santé à l'ensemble de la population dans le but de prévenir la maladie; 2) création de services médicaux préventifs et curatifs pour les mères et les enfants; 3) protection et promotion de la santé des adolescents et des jeunes gens pendant leur période de développement;

cancer; pneumonie; accidents; faits de guerre, cirrhose du foie. La même année, les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées ont été les suivantes: tuberculose, toutes formes (1856 cas); paludisme (1413 cas nouveaux); fièvre typhoïde

(1191); rougecl: (728); diphtérie (551); poliomyélite (328); lèpre (cas nouveaux, 134; total des cas, 4602) et coqueluche (229).

RÉGION DES AMÉRIQUES

115

4) institution d'une surveillance médicale de la culture physique et des sports; 5) assainissement du milieu rural et urbain (approvisionnements en eau, évacuation des matières usées, construction, terrains de jeux et centres récréatifs); 6) promotion de la santé des travailleurs et amélioration des conditions de travail; 7) mise sur pied de services épidémiologiques en vue

santé publique, techniciens de laboratoire et techniciens de radiologie - sont formées à 1'Ecole de Santé publique du Ministère de la Santé. Lutte contre les maladies transmissibles

La tuberculose est une des principales maladies transmissibles qui sévissent à Cuba. Pour les trois années 1958, 1959 et 1960, le nombre des cas déclarés a été respectivement de 1562, 1849 et 1856. Cet accrois-

de la lutte contre les maladies; 8) contrôle des denrées alimentaires, des médicaments, des stupéfiants, etc.; 9) organisation des services statistiques nécessaires; 10) éducation sanitaire; 11) élaboration de directives pour la construction et le fonctionnement des hôpitaux et autres établissements similaires; 12) surveillance de l'extension régulière des services de santé publique, selon les techniques les plus modernes de la science médicale; 13) recherche;

sement est dû à l'extension considérable de l'action de dépistage qui a commencé en 1959, avec 180 463 examens radiologiques. L'année suivante, le nombre de ces examens s'est élevé à 405 198. Parallèlement, le nombre des lits d'hôpitaux disponibles, qui était de 2511 en 1958, s'est accru et a atteint 3581 en 1960.

Enfin, le nombre des vaccinations par le BCG est passé de 45 562 en 1959 à 67 164 en 1960. Le paludisme est aussi un des problèmes auxquels Cuba doit faire face et, depuis le milieu de l'année 1959,

14) établissement d'une réglementation relative à l'élimination appropriée des cadavres; 15) préparation d'une pharmacopée nationale. Services hospitaliers

on s'est efforcé de préciser sa distribution géographique. Ce travail est maintenant achevé et l'on a pu constater que le paludisme, s'il est extrêmement répandu dans la province d'Oriente, est beaucoup plus localisé dans des zones déterminées des autres provinces. Cette différence dans la fréquence de la maladie a conduit à deux modes d'action distincts. Dans la province d'Oriente, on a mis en oeuvre tout l'éventail des mesures antipaludiques, y compris les opérations courantes, tandis qu'ailleurs la nécessité

En 1960, Cuba comptait 67 hôpitaux offrant ensemble 20 500 lits aux malades. Les cliniques privées

d'une telle action ne s'est pas fait sentir au même degré. Les investigations ont montré que les vecteurs

et les établissements du « plan mutualiste » disposaient de 10 000 lits supplémentaires. Le total général de 30 500 lits d'hôpital correspondait donc à une pro-

portion de 4,3 lits pour 1000 habitants. Ces lits se répartissaient comme suit parmi les divers services: tuberculose, 3581; maladies mentales, 5000; lèpre, 750; les lits restants se trouvaient dans les services de pédiatrie, d'obstétrique, de chirurgie, d'orthopédie, etc. Les autorités ont accordé une attention spéciale à la création d'un service médico- social dans les régions rurales et à la construction de petits hôpitaux de 8 à 20 lits. Un réseau de dispensaires pour les consultations externes a été créé, en liaison avec ces hôpitaux.

présentent une forte résistance à la dieldrine, mais restent normalement sensibles au DDT, qui a donc été adopté comme insecticide habituel. Au cours de la période 1958 -1960, le nombre des cas nouveaux déclarés de paludisme a augmenté, passant successivement de 128 à 141, puis à 1413. On renforce actuel-

lement l'ensemble de l'action antipaludique et l'on forme à cet effet du personnel supplémentaire.

Jusqu'à une date relativement récente, on n'avait aucun renseignement exact sur le nombre des cas de

lèpre à Cuba. A la suite d'un recensement spécial, on sait maintenant que l'île en compte plus de 4600. Il y a eu 190 cas nouveaux déclarés en 1959 et 134 en 1960. La surveillance et le traitement des malades sont assurés par les centres de santé et par un hôpital spécialisé. On s'efforce, grâce à l'éducation sanitaire, de faire disparaître la peur irraisonnée de la lèpre et de faire accepter aux habitants le principe du traitement

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

En 1960, il y avait à Cuba 6609 médecins, soit un médecin pour 1028 habitants. Pour un certain nombre d'autres catégories on ne possède aucun chiffre pour 1960, mais on sait qu'il existait en 1957, outre 6315 médecins, 2100 dentistes, 2876 infirmières et infirmiers et 1885 sages- femmes. A l'école de médecine de Cuba, environ 80 médecins reçoivent leur diplôme chaque année. Le pays compte également une école

ambulatoire courant. On a également intensifié la lutte contre d'autres maladies transmissibles, notamment la syphilis et la rage. Bien que Cuba ne connaisse pas la fièvre jaune, on s'efforce activement d'éliminer son vecteur, Aëdes aegypti. En 1960, les immunisations

suivantes ont été pratiquées: variole, primovaccinations, 23 503; fièvres typhoïde et paratyphoïdes,

dentaire et une école de pharmacie. Plusieurs catégories de personnel sanitaire - administrateurs de la

386 534; diphtérie, 80 017; tétanos, 243 350; coqueluche, 80 017; BCG, 66 845; et poliomyélite, 182 727

116

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Nutrition

tieuses de l'enfance, la tuberculose, les parasitoses, les

Les autorités se sont efforcées d'obtenir des renseignements quant aux aspects quantitatif et qualitatif du régime alimentaire de la population cubaine, afin

de l'améliorer et de remédier aux carences. Une

enquête pilote sur la nutrition et le régime alimentaire des écoliers a été entreprise. Le Gouvernement a adopté pour politique de créer des cantines pour les enfants

carences nutritionnelles, les infections de l'appareil respiratoire, les maladies vénériennes et (ce facteur étant d'importance primordiale) la mauvaise hygiène du milieu, notamment pour l'approvisionnement en eau et l'évacuation des matières usées. Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

des écoles, les étudiants et d'autres catégories de personnes; il en a déjà créé 157, qui servent des repas à plus de 44 000 personnes. Hygiène du milieu

La recherche médicale et scientifique, qui s'effectuait jusqu'à présent de façon quelque peu sporadique, est en voie de développement et de coordination. Cette évolution est notamment sensible en ce qui concerne

L'assainissement pose à Cuba un grave problème de

santé publique, notamment dans les régions rurales

qui manquent d'approvisionnements en eau et où nombre de services existants sont défectueux. Le Gouvernement a entrepris l'installation massive de latrines hygiéniques, et 50 000 ont été installées en 1960. Principaux problèmes de santé publique

les recherches sur le cancer, l'étude de nouvelles souches antibiotiques, le traitement de la diphtérie par la pénicilline et d'autres travaux de médecine clinique.

Budget de la santé En 1960, 78 millions de pesos ont été consacrés aux services de santé, contre 21 millions en 1958, soit un accroissement de 228 %. Les dépenses de santé ont donc

Les principaux problèmes sont ceux que posent les maladies parasitaires et les gastro- entérites infec-

représenté 11,66 pesos par habitant en 1960, contre 3,07 pesos en 1958.

EL SALVADOR

Pays d'Amérique centrale situé sur la côte du Paci-

fique, El Salvador est limitrophe du Guatemala et du Honduras. Sa superficie totale est de 21 146 km2. Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (13 juin 1950) la population d'El Salvador était de 1 855 917 habitants. On trouvera dans le tableau suivant des estimations de population

En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes : cirrhose du foie et autres maladies de l'appareil digestif (3503 décès), maladies de la première enfance (3480); gastrite, duodénite, entérite et colite (1714); homicides et blessures de guerre (801); pneumonie (771); accidents de la route et autres (686) et

et d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

bronchite (685). Le total des décès enregistrés et classés selon la cause a été de 28 778. (Tous ces chiffres sont toutefois provisoires.) Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été: la grippe (18 253 cas); le paludisme (10 066); la syphilis et ses séquelles (6359); la tuber-

culose (5151); la rougeole (4381) et la coqueluche (1945).

Organisation et administration des services de santé 1959 1960

Population moyenne . . Taux de natalité

2 350 201 48,9 14,0

2 434 430 47,3 13,5

2 519 797 45,9 11,9

2 612 139 46,5 11,0

L'organisation des services de santé reste conforme à la description qui figure à la page 206 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. En août 1959, un comité de planification économique a été institué, ainsi qu'un conseil pour la planification

Taux de mortalité Accroissement

naturel (%) Taux de morta.

3,49

3,38 88,7 1,8

3,40 78,1 1,6

3,50 77,6 1,7

sanitaire. En octobre 1959, le comité a créé un souscomité, à qui a été confié le problème de l'approvisionnement en eau; un comité de travail, composé d'un ingénieur, d'un économiste et d'un juriste, a reçu

lité infantile

.

87,0 1,8

mandat de préparer la législation appropriée. En 1960, ce comité de travail a présenté un projet de loi concernant l'administration nationale des réseaux de distribution d'eau et des réseaux d'égouts.

Taux de mortalité maternelle

REGION DES AMÉRIQUES

117

Services hospitaliers

En 1960, il y avait dans le pays 18 hôpitaux généraux groupant 3844 lits, soit 1,47 lit pour 1000 habitants. Il

en 1960. A la fin de 1960, il y avait 56 dispensaires pédiatriques où 23 833 enfants de moins d'un an ont reçu des soins. Hygiène du milieu

existait également un hôpital psychiatrique doté de 400 lits, soit 0,15 lit pour 1000 habitants. Au total, le nombre de lits d'hôpitaux, non compris ceux des hôpitaux privés, s'élevait à 5211, ce qui représente 2,0 lits pour 1000 habitants. Le nombre des services de consultations externes est passé de 80 en 1957 à 93

En 1959, des mesures ont été prises pour régler, en ce qui concerne les questions d'assainissement, les relations de travail entre médecins, ingénieurs et inspecteurs sanitaires. Les directeurs locaux de la santé publique sont chargés de tous les programmes sanitaires entrepris dans leur ressort, y compris ceux qui

en 1960, et celui des cas nouveaux traités dans ces services de 183 758 à 335 887 pendant la même période.

intéressent l'assainissement du milieu; ce sont les ingénieurs qui surveillent, sur cette base, l'exécution des programmes d'assainissement. En janvier 1960, une division des études techniques et de l'assainissement a été créée au Ministère de la Santé publique. Depuis 1954, on s'emploie activement, dans le cadre d'un plan d'assainissement rural, à assurer l'approvisionnement en eau pure et l'aménagement de bains, de lavoirs et de lieux d'aisances dans les collectivités rurales. En 1957, six des principales villes du pays comptant au total 319 600 habitants, soit 38,5 % de l'ensemble de la population urbaine du pays, étaient

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

En 1960, El Salvador comptait 510 médecins, soit un médecin pour 5100 habitants, ainsi que 53 dentistes, 100 assistants médicaux et 350 infirmières. San Salvador possède une école de médecine bien organisée, où 26 étudiants ont achevé leurs études en 1959 -1960. Une autre école de médecine a été créée en 1958. La même année, il y avait aussi dans le pays deux écoles

d'infirmières, une école dentaire et une école de pharmacie. Lutte contre les maladies transmissibles

approvisionnées en eau chlorée; à la fin de 1960, la distribution d'eau traitée était assurée dans 14 villes En 1960, 33 373 personnes ont été vaccinées contre la variole, 36 721 par le BCG et 15 147 au triple antigène contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. Protection maternelle et infantile

groupant 423 712 habitants (51 % de la population urbaine). L'assainissement dans les plantations de café fait également l'objet d'une attention particulière. Budget de la santé Le budget national de 1960 s'élevait à 180 millions de

Il existait 55 dispensaires prénatals en 1960, contre 42 en 1957. Le nombre des femmes enceintes qui y sont venues consulter est passé de 19 339 en 1957 à 28 094

colons, dont 13,6 % étaient consacrés aux services de santé, ce qui représentait une somme de 9,3 colons par habitant.

ÉQUATEUR

L'Equateur est situé au nord de l'Amérique du Sud,

sur la côte du Pacifique. Il est bordé au nord par la Colombie, au sud et à l'est par le Pérou. Sa superficie est de 270 670 km2. Population et autres données biostatistiques

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

La population de l'Equateur était estimée à 4 149 403 habitants en 1960. Les chiffres estimatifs de la popu-

lation ainsi que d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1959 figurent dans le tableau ci- contre. (Il convient toutefois de noter que l'enregistrement des

Population moyenne Taux de natalité Taux de mortalité .

.

.

3 .

.

.

naissances et des décès présente encore des lacunes.) Les principales causes des décès enregistrés en 1958 étaient les suivantes: gastrite, duodénite, entérite et colite (5517 décès); bronchite (5325); maladies de la première enfance (3086); pneumonie (2928); grippe (2762) et cirrhose du foie et autres maladies de l'appareil digestif (1653). Le nombre total des décès enregistrés d'après leur cause était de 60 950. Les maladies

Accroissement naturel ( %) . Taux de mortalité infantile . Taux de mortalité maternelle

864 622 48,8 15,0 3,38 106,0 3,6

3

959 568 47,0 15,3

4 054 514

49,2 16,1 3,31

3,17 105,8 3,0

-

transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960

ont été les suivantes: paludisme (9335 cas); tuberfièvres typhoïde et paratyphoïdes (2579); typhus (481); diphtérie (351) et peste (77).

culose (5233);

118

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

coqueluche, 52 945 contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes et 11 381 contre la diphtérie.

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent celles qui sont décrites aux pages 178 et 179 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. En 1959, des mesures législatives ont

Protection maternelle et infantile

été adoptées pour réduire le prix des produits pharmaceutiques nationaux.

Le nombre des dispensaires prénatals est passé de 15 en 1957 à 20 en 1960, et le nombre des femmes enceintes ayant reçu des soins dans ces établissements s'est accru d'environ 4000 pendant la période consi-

Il existait en 1959 51 hôpitaux généraux, avec un total de 5470 lits, soit 1,3 lit pour 1000 habitants. On comptait également 3 hôpitaux de gynécologie et d'obstétrique, 4 hôpitaux pédiatriques, 14 hôpitaux pour le traitement des maladies contagieuses et 3 hôpitaux psychiatriques. Cette même année, le nombre

dérée. On a enregistré une augmentation analogue du nombre des centres de protection infantile. Dans l'ensemble, 17 392 enfants de moins d'un an ont reçu des soins dans les 20 centres qui existaient en 1960, à l'occasion de 29 150 visites. Il existe aussi un service

total des lits d'hôpitaux s'élevait à 8792, soit une moyenne de 2,2 lits pour 1000 habitants. Il existait

de visites à domicile pour les futures mères et les nourrissons. Principaux problèmes de santé publique

en outre 59 dispensaires, qui ont reçu 19 881 visites. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1959, 76 médecins, 9 dentistes et 30 infirmières étaient au service du Gouvernement. Selon des renseignements antérieurs, l'Equateur comptait en 1957 1325 médecins fonctionnaires ou privés, soit un médecin pour 2900 habitants, ainsi que 351 dentistes, 194 infirmières et 183 sages- femmes. En 1957, 206 médecins

Le nombre des cas de fièvre typhoïde et de fièvres paratyphoïdes est passé de 2235 en 1957 à 2579 en 1960. Ces maladies constituent l'un des principaux problèmes de santé de l'Equateur. On s'efforce de diminuer leur fréquence par des mesures telles qu'un examen clinique spécial des cas douteux, la déclara-

ont obtenu leur diplôme dans les trois écoles de médecine du pays. Lutte contre les maladies transmissibles

tion aux centres sanitaires et des enquêtes épidémiologiques dans les zones rurales. Il semble également que le paludisme pose toujours un problème important, le nombre des nouveaux cas déclarés pour les quatre années consécutives 1957 -1960 étant respectivement de 1590, 4745, 5572 et 9335.

En 1960, 783 338 personnes ont été revaccinées contre la variole, 37 775 ont été vaccinées contre la

ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE Les Etats -Unis d'Amérique sont situés dans la zone

tempérée de l'Amérique du Nord et s'étendent de l'océan Atlantique à l'océan Pacifique, entre la frontière canadienne au nord et la frontière mexicaine au sud. Leur superficie est de 9 363 387 km2. Population et autres données biostatistiques

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

1959

Lors du dernier recensement (ler avril 1960), les Etats -Unis d'Amérique comptaient 179 323 175 habi-

tants (non compris les membres des forces armées servant outre -mer). Sur ce total, 159 millions étaient de race blanche et 20 millions appartenaient à d'autres races. Les chiffres estimatifs de la population (calculés sur les mêmes bases) ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1959, figurent dans le tableau ci- contre. En 1959, les principales causes de décès ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (530 242 décès); tumeurs malignes (260 047); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (191 376); accidents (92 080, dont 37 910 accidents de la route); maladies de la première enfance (67 934); pneumonie (52 194); diabète (28 080); mal-

Population moyenne . Taux de natalité . . . Taux de mortalité . Accroissement naturel ( %)

170 293 000 173 232 000 25,0 24,3 9,6 9,5 1,54

176 420 000 24,1

9,4 1,47

1,48 27,1

Taux de mortalité infantile Taux de mortalité maternelle 26,3

26,4

0,4

0,4

0,4

formations congénitales (21 780); cirrhose du foie (19 242) et suicides (18 633). Il convient de mentionner, parmi les autres causes de décès, la tuberculose, toutes formes (11 456 décès), les bronchites (3840), les fièvres

typhoïde et paratyphoïdes (94) et la diphtérie (72).

RÉGION DES AMÉRIQUES

119

Le nombre total des décès survenus aux Etats -Unis, y compris l'Alaska, a été de 1 656 813. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées ont été: la rougeole (406 162 cas); la scarlatine et l'angine à streptocoques (334 715); la syphilis (120 703 cas nouveaux); la tuberculose, toutes formes (75 484 cas

totale d'environ 180 millions d'habitants, quelque 100 millions vivaient dans les grandes agglomérations urbaines en 1960, contre 80 millions en 1950; 9 % des

habitants sont âgés de 65 ans ou davantage et 40 sont des enfants ou des jeunes gens âgés de moins de 20 ans. Les personnes âgées devenant de plus en plus

nouveaux) et la coqueluche (40 005). Parmi les autres maladies déclarées figuraient notamment le paludisme

(71 cas nouveaux); le typhus murin (51); la lèpre (44 cas nouveaux); la rage (6 cas chez l'homme) et la peste (4).

nombreuses, l'opinion publique prend mieux conscience du problème sans cesse plus important que pose l'organisation des services de santé dont ces per-

L'espérance de vie à la naissance atteint presque 67 ans pour les hommes et 73 ans pour les femmes. De 1900 à 1958, l'espérance de vie à la naissance s'est

sonnes ont besoin. Des mesures ont été prises pour faire face à cette nécessité par une augmentation substantielle des crédits inscrits au budget fédéral. Dans l'intérêt des personnes âgées, des modifications ont aussi été apportées en 1960 à la loi sur la sécurité

trouvée prolongée de 23 ans pour la population blanche et de 30 ans pour la population non blanche.

sociale, permettant d'accorder des subventions aux Etats en compensation de leurs propres dépenses sanitaires. Ces fonds doivent permettre d'assurer gratuitement aux vieillards indigents les soins hospitaliers, médicaux ou infirmiers, les services de laboratoire ou de radiologie et les médicaments qu'exige leur état.

Organisation et administration des services de santé

L'accession de l'Alaska et des îles Hawaï au statut d'Etat, en 1959, a été la seule modification d'ordre constitutionnel apportée à la structure du pays. L'organisation et l'administration des services de santé aux

Etats -Unis et les rôles respectifs du Gouvernement fédéral et des gouvernements des Etats demeurent conformes à l'analyse qui figure aux pages 180 -181 du

Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Il convient de mentionner deux faits importants. Un groupe nommé par le Surgeon -General a étudié l'organisation et la mission futures du Service de la Santé publique des Etats -Unis d'Amérique. Ce groupe a énuméré les domaines dans lesquels il fau-

L'enquête nationale sur la santé, qui a été autorisée en 1956, se poursuit. Des interviews à domicile, des enquêtes par sondage portant sur certains groupes démographiques et des études spéciales permettent de réunir tout un ensemble de renseignements statistiques qui fournissent des indications sur la fréquence des invalidités au sein de la collectivité et sur les méthodes utilisées pour y remédier.

Les problèmes relatifs à la pollution de l'air retiennent actuellement l'attention à l'échelon national, et une conférence organisée par le Service de la Santé publique a défini les objectifs des recherches et de la lutte menées dans ce domaine. Le rôle joué par les gaz d'échappement des véhicules à moteurs sera activement étudié. Le grand effort accompli pendant les dix dernières années pour améliorer les services et la répartition des installations hospitalières est maintenant récompensé et les besoins du pays en lits d'hô-

drait, à son avis, intensifier les efforts. C'est ainsi qu'il a mentionné: les recherches biologiques, médicales, touchant aux sciences sociales ou à celles du milieu et l'application des résultats présents ou futurs de ces travaux; le développement des ressources sanitaires du double point de vue du personnel et des installations et moyens matériels; l'hygiène du milieu; l'organisation d'un système complet de soins médicaux, englobant la lutte contre les maladies; la mise au point

pitaux généraux sont maintenant couverts à 80 %, alors qu'ils ne l'étaient qu'à 59 % en 1948; cependant, les lits disponibles pour les malades chroniques, les vieillards ou les malades mentaux demeurent insuffi-

d'un système national d'enregistrement des données statistiques démographiques et sanitaires; la diffusion des connaissances scientifiques et l'éducation sanitaire.

sants. L'élaboration des plans et l'organisation des installations hospitalières en fonction des progrès les plus récents de la médecine ont fait l'objet d'études et de recherches poussées aux Etats -Unis et la documentation sur le sujet s'est enrichie de rapports sur « l'organisation des services d'hygiène mentale » et

L'adoption en 1960 de l'International Research Act (loi sur la recherche internationale), si elle n'a pas foncièrement modifié les pouvoirs du Service de la Santé

publique en ce qui concerne l'aide apportée aux recherches dans les pays étrangers, a néanmoins mis en relief l'existence de ces pouvoirs et défini de façon assez détaillée les moyens de les exercer. Développement de l'action sanitaire

« l'organisation régionale des hôpitaux et services sanitaires connexes ». Services hospitaliers

Parallèlement à l'expansion de l'économie nationale, liée à une intensification de l'activité industrielle et à une amélioration du pouvoir d'achat et des niveaux de vie, l'urbanisation a considérablement progressé au cours des dix dernières années. Sur une population

En 1959, il y avait aux Etats -Unis 6845 hôpitaux répondant aux normes de l'American Hospitals Association. Ces hôpitaux étaient pourvus de 1 612 822 lits, se répartissant comme il est indiqué dans le tableau de la page suivante :

120

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Catégories d'hôpitaux

Nombre d'hôpitaux

Nombre de lits

les hôpitaux psychiatriques peuvent être tenus pour les grands obstacles qui freinent le progrès du traitement des maladies mentales.

Hôpitaux généraux et spécialisés (autres que les établissements pour tuberculeux et les hôpitaux psychiatriques)

Personnel médical et apparenté; moyens de formation On compte actuellement aux Etats -Unis un médecin pour 710 habitants et un dentiste pour 1790 habitants. Les nombres des diplômes de médecin (7400) et de dentiste (3000) délivrés chaque année sont insuffisants

Hospitalisation de courte durée: Hôpitaux généraux Maternités Etablissements hospitaliers d'ophtalmologie et d'oto-rhino- laryngologie

5440 51

662 359 2 520

pour maintenir ces proportions et il faudrait en fait que le nombre des diplômes délivrés chaque année s'élève progressivement jusqu'à atteindre 11 000 pour les médecins et 6200 pour les dentistes, d'ici à 1975. Cette progression exigera la création de 20 à 24 nouvelles écoles de médecine et de 20 écoles dentaires supplémentaires. La législation actuelle prévoit un pro-

Hôpitaux pour enfants Etablissements hospitaliers d'orthopédie

41 55 7

1

933

6 231

Tous autres hôpitaux Total Hospitalisation de longue durée : Hôpitaux généraux Etablissements hospitaliers d'orthopédie Hôpitaux pour malades chroniques et convalescents

58

658 4 499 678 200

5652

gramme décennal de subventions pour financer les constructions nécessaires, ainsi que l'instauration d'un vaste système de bourses qui devrait permettre à un

161

65 773 3

étudiant sur quatre d'avoir droit à une bourse. Des moyens de formation existent également pour des professions paramédicales très diverses - personnel infirmier, éducateurs sanitaires, ingénieurs sanitaires, vétérinaires, techniciens de laboratoire, nutritionnistes, statisticiens, etc. Les chiffres ci- après, qui indiquent l'effectif de

46 116 95

714

32 615 13 111

Tous autres hôpitaux Total Etablissements pour tuberculeux . . .

418 273

115 213

diverses professions en 1960, donnent une idée du nombre considérable d'hommes et de femmes qui ont embrassé une carrière sanitaire aux Etats -Unis: Effectif total du personnel médical ou apparenté Médecins 1

64 116

Hôpitaux psychiatriques: Hospitalisation de courte durée . . Hospitalisation de longue durée . . Etablissements pour sujets mentalement retardés Total TOTAL GÉNÉRAL

55

400 47

13 244 653 189

88 860

502

755 293

Spécialistes de l'ostéopathie Dentistes Infirmières diplômées Infirmières dites « practical nurses » Personnel auxiliaire des hôpitaux Sages -femmes

6845

1 612 822

Agents médico- sociaux Personnel des services de psychiatrie sociale

La capacité d'hospitalisation était donc de 9,1 lits pour 1000 habitants. En 1959, 23,6 millions de malades

ont séjourné dans ces 6845 hôpitaux, mais il existe une très grande différence quant au mouvement des malades entre les hôpitaux généraux et les hôpitaux spécialisés (autres que les établissements pour tuberculeux, les hôpitaux psychiatriques et les établissements pour sujets mentalement retardés) d'une part, et les hôpitaux psychiatriques pour traitements de brève ou de longue durée, d'autre part. Tandis que les premiers (pourvus de 793 413 lits, soit 49 % de la capacité totale d'hospitalisation) ont admis 23,1 millions de malades en 1959, soit 29 malades par lit, les 666 443 lits pour malades mentaux (qui représentent 41 % de la capacité totale) n'ont été occupés que par 384 152 malades, soit 1,6 % seulement de l'ensemble des malades hospitalisés aux Etats -Unis. Il a ainsi été admis moins d'un nouveau malade par an, en moyenne, pour chaque lit d'hôpital psychiatrique. L'insuffisance et le manque de diversité des moyens dont disposent

Personnel des laboratoires médicaux Techniciens de radiologie médicale Pharmaciens Ergothérapeutes et physiothérapeutes Ingénieurs sanitaires Techniciens de l'assainissement

798 000 242 000 14 000 101 000 504 000 225 000 400 000 6 000 4 500 7 200 68 000 75 000 120 000 16 000 5 000 10 000

Lutte contre les maladies transmissibles

La lutte contre les maladies transmissibles incombe presque uniquement aux autorités locales et à celles des Etats, mais le Service de la Santé publique exerce une surveillance générale sur l'ensemble de la situation épidémiologique, et il est en mesure de suggérer comment il convient de s'attaquer aux problèmes que

pose la lutte contre les maladies transmissibles dès qu'ils surgissent. Il est également à même, comme ce fut le cas pour la vaccination antipoliomyélitique, de fournir une assistance matérielle et financière pour l'exécution de programmes. Aux Etats -Unis comme dans bien d'autres pays, la période considérée a été

RÉGION DES AMÉRIQUES

121

caractérisée par la régression d'un certain nombre de

maladies transmissibles - tendance qui s'était déjà manifestée pendant toute la décennie précédente. On peut mentionner à titre d'exemples les maladies suivantes: la diphtérie, dont 924 cas ont été déclarés en 1960, contre 3983 en 1951; le paludisme, pour lequel les chiffres correspondants ont été de 74 et 5600; la fièvre typhoïde, avec 812 cas en 1960, contre 2128 en 1951; la poliomyélite, dont 3309 cas ont été déclarés

même de remédier aux infirmités des enfants qui en souffrent ont posé la question du soutien à apporter aux centres régionaux de traitement des cardiopathies congénitales. L'organisation et le fonctionnement de ces services sont extrêmement coûteux, mais l'assistance du Gouvernement fédéral a permis de réduire le volume des listes d'attente. Le nombre des enfants ainsi soignés a été estimé à environ 17 000 en 1960, contre 2200 en 1950. Rayonnements ionisants

en 1960, contre 28 386 en 1951. Pour la tuberculose, le nombre des cas évolutifs nouveaux a été de 54 000 en 1960, soit une diminution de plus de 30 000 cas

par rapport au chiffre enregistré en 1952, qui était de 85 607. La tuberculose demeure manifestement un important problème de santé aux Etats -Unis, mais elle a reculé considérablement grâce à l'amélioration des conditions économiques et de logement, au dépistage plus précoce, aux progrès de la chirurgie, de la chimiothérapie et de la protection sociale. Quant à la poliomyélite, c'est lorsque le vaccin Salk a été mis au point et largement utilisé sous les auspices et avec les encouragements des pouvoirs publics que la fréquence des cas nouveaux a considérablement diminué. La lutte contre les maladies transmissibles est très complexe, mais, actuellement, sa réussite dépend de deux catégories essentielles de services: ceux qui sont chargés d'identifier les agents pathogènes et ceux qui

Parmi les différents facteurs du milieu qui intéressent la santé publique, les rayonnements ionisants ont pris de plus en plus d'importance au cours de ces dernières années. Aux Etats -Unis, les principales activités dans ce domaine portent sur les points suivants : recherches

et études épidémiologiques; contrôle de la radioactivité de l'air, de l'eau, du lait et des denrées alimentaires; formation de spécialistes de la protection sanitaire contre les rayonnements; établissement de normes visant à assurer cette protection; assistance technique

aux Etats pour l'adoption de mesures de sécurité. L'objectif principal du programme de recherche est de déterminer les effets somatiques et génétiques que de faibles doses d'irradiation peuvent exercer sur les cellules humaines. On étudie actuellement les malformations congénitales pouvant résulter d'une irradiation naturelle anormalement forte, la fréquence des

assurent une immunisation active contre certaines maladies. Il existe aux Etats -Unis 182 laboratoires d'Etat ou de subdivision d'Etat qui, en 1959, ont pratiqué environ 25 millions d'examens bactériologiques ou virologiques. Quant aux opérations d'immunisation, les nombres des personnes vaccinées en 1959 contre les maladies susmentionnées ont été les suivants: variole (primovaccination) 1 640 000; fièvres typhoïde et paratyphoïdes, 950 000; diphtérie, 3 880 000; tétanos, 3 920 000; coqueluche, 2 660 000 et poliomyélite, 5 120 000.

anomalies chez les enfants dont les mères ont subi pendant la grossesse un examen radiologique de la région pelvienne et les séquelles tardives du traitement de l'hyperthyroïdie par le radio -iode. Principaux problèmes de santé publique Comme bien d'autres pays, les Etats -Unis se trouvent

Protection maternelle et infantile

Par suite de la répartition des fonctions et des responsabilités entre le Gouvernement fédéral et ceux des Etats, il n'est pas possible de fournir des données statistiques suffisamment complètes pour brosser un tableau d'ensemble des activités dans le domaine de la protection maternelle et infantile. Néanmoins, pendant la période considérée, deux importantes séries de projets et d'enquêtes ayant trait à l'hygiène de l'enfance ont été mises en oeuvre au moyen d'importants crédits

devant un dilemme: veiller à la salubrité du milieu dans une société urbanisée et industrialisée sans rien perdre des avantages et des commodités que la technique moderne dispense si généreusement. Outre les conditions de milieu proprement dites, que subissent aujourd'hui les habitants des villes, certains facteurs économiques et sociaux peuvent également les affecter. Il s'agit par exemple des modifications de la répartition

des habitants dans les grandes agglomérations, les familles des classes moyennes allant s'installer en banlieue alors que les familles à faible revenu

demeurent en pleine ville. A chaque groupe social se

posent alors des problèmes particuliers, à la fois d'ordre économique et social. Le mouvement d'industrialisation et d'urbanisation soulève également bien des problèmes quant à l'organisation des institutions

spéciaux inscrits au budget fédéral. L'une concerne les enfants mentalement retardés et l'autre les enfants atteints de cardiopathies congénitales. La première a été conçue en vue d'organiser, surtout pour les enfants retardés d'âge préscolaire, le dépistage, le diagnostic

et services sanitaires. Certains d'entre eux peuvent être résolus sans difficultés si la région oû ils se posent

et le traitement précoces des cas ainsi que leur surveillance post- thérapeutique, tout en définissant les structures à mettre sur pied pour l'avenir. Pour ce qui est de la deuxième, les progrès réalisés par la chirurgie

du coeur et la possibilité qui en résulte d'alléger et

constitue une entité administrative, mais les doubles emplois et les conflits de compétence sont à craindre lorsque plusieurs autorités locales opèrent dans une même zone. D'autres problèmes, d'un caractère différent, résultent de la venue aux Etats -Unis d'un très

122

DEUXIÈME RAPPORT SUR LÀ SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

grand nombre de travailleurs migrants, accompagnés de leur famille. La mobilité de ces travailleurs facilite souvent la propagation de maladies telles que la tuberculose, les maladies diarrhéiques et les maladies vénériennes. Le Service de la Santé publique s'efforce à

des subventions ont aussi été accordées à des institutions et à des chercheurs de nombreux pays étrangers. En 1960, le montant des dépenses engagées à ce titre a atteint $4 898 806.

cet égard de servir d'agent de liaison et de fournir une assistance technique.

Collaboration internationale en matiére de santé

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

En dehors de la participation officielle du Gouvernement des Etats -Unis aux activités des différentes institutions spécialisées des Nations Unies, et indépendamment des programmes d'action sanitaire qu'il fait,

Au cours des cinq dernières années, non seulement

les recherches ont pris beaucoup d'extension dans toutes les disciplines médicales, y compris la santé publique, mais on a pu constater, dans ce dernier domaine, un élargissement du champ d'intérêt. Alors qu'elles se concentraient précédemment sur les travaux de laboratoire, les recherches de santé publique sont maintenant orientées vers l'action dans la collectivité, et l'on estime qu'il en est déjà ainsi pour environ un tiers des investigations dans le domaine de la santé qui bénéficient de l'aide du Service de la Santé publique.

exécuter dans plus de 40 pays par l'intermédiaire de l'organisme national chargé de l'aide aux pays étrangers - l'International Co- operation Administration de nombreux ressortissants des Etats -Unis apportent une contribution personnelle et technique à l'action sanitaire internationale. C'est ainsi que plus de 4000 spécialistes des Etats -Unis sont inscrits sur les tableaux et dans les comités d'experts de l'Organisation mondiale de la Santé. Le Service de la Santé publique des Etats -Unis met chaque année 75 à 100 de ses fonc-

On peut apprécier l'intensité de l'effort de recherche qui se poursuit aux Etats -Unis en fonction des crédits qui lui sont consacrés, du nombre des institutions, organisations et industries qui lui prêtent leur concours et de l'effectif du personnel qui y collabore. Le montant des crédits consacrés en 1960 aux recherches médicales

tionnaires à la disposition des organisations internationales, en qualité de consultants à court terme. De plus, il conseille et oriente un très grand nombre de spécialistes étrangers de diverses disciplines sanitaires ou médicales qui visitent les Etats -Unis ou y séjournent. Il y a eu 2500 visiteurs de ce genre dans le pays en 1960

et de santé publique a été évalué à 715 millions de dollars, dont 400 millions provenaient des ressources publiques, 377 millions étant versés par le Gouver-

nement fédéral et 23 millions par les Etats ou les autorités locales; quant au reste, 215 millions provenaient de firmes industrielles et 100 millions d'autres sources privées. Indépendamment des travaux effectués

dans les laboratoires des autorités fédérales, d'Etat ou locales, des recherches sont effectuées par les entreprises industrielles et dans les universités, les écoles de médecine, les hôpitaux et les instituts spécialisés. On estime que 35 000 à 40 000 travailleurs qua-

et, pour environ un quart d'entre eux, le Service de la Santé publique a organisé des programmes de formation. Tant sur le territoire des Etats -Unis qu'à l'étranger, ces activités complètent les grands efforts déployés par les collectivités religieuses, les fondations privées, les associations bénévoles et les particuliers pour intensifier et encourager la coopération internationale dans le domaine de la santé. Budget de la santé

lifiés collaborent, aux Etats -Unis, aux travaux qui, dans toutes les disciplines, sont susceptibles d'élucider la genèse des maladies et de faire progresser les possi-

En 1959, le montant global du budget des services de santé aux Etats -Unis a atteint 5281 millions de dollars. Sur ce total, 1551 millions provenaient de sources fédérales et 3730 millions ont été versés par les gouvernements des Etats ou par les autorités locales. L'ensemble de ces dépenses représente approximativement $30 par habitant.

bilités de traitement et les moyens de conserver et d'améliorer la santé. Ainsi qu'il a déjà été mentionné,

ILES FALKLAND ET DÉPENDANCES Les îles Falkland et leurs dépendances sont situées est obligatoire dans toutes les îles. En 1959, il y avait

dans l'Atlantique sud, à quelque 500 km à l'est du détroit de Magellan, à l'extrémité sud de l'Amérique; elles sont comprises dans un secteur de l'Antarctique, limité par les 20e et 80e degrés de longitude ouest. La superficie des îles est de 11 961 km2. La principale activité économique y est l'élevage du mouton. Outre la laine, les îles Falkland exportent des produits

à Stanley deux écoles publiques que fréquentaient 162 élèves. Le courrier est normalement transporté une fois par mois ou une fois toutes les six semaines par un navire local assurant la liaison entre Stanley et Montevideo. Les îles sont reliées entre elles par avion et par bateau, assurant le service des passagers et du courrier.

tirés des baleines et des phoques. L'enseignement

RÉGION 'DES AMÉRIQUES

123

Population et autres données biostatistiques

a accueilli 183 personnes; le taux d'occupation des lits était de 44,7 %. Personnel médical et apparenté

En 1959, la population s'élevait à 2173 habitants. On trouvera dans le tableau suivant les chiffres esti-

matifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS) ET ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) Données biostatistiques 1957

En 1960, il y avait 4 médecins (un médecin pour 532 habitants), 3 infirmières, 2 dentistes et 7 autres agents sanitaires. A l'hôpital, le personnel infirmier comprenait une infirmière en chef, 3 infirmières et 6 infirmières débutantes. Les îles Falkland ne possèdent aucun établissement d'enseignement sanitaire. Lutte contre les maladies transmissibles La tuberculose pulmonaire est l'un des graves problèmes sanitaires des îles. En 1953 -1954, on a procédé

1958

1959

1960

Population moyenne . . Taux de natalité

2253 17,3

2238

2173 18,3

25,6 9,8 1,58

2127 24,9 14,7

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 9,7 .

à une enquête qui a permis d'examiner 94 % de la population. Le nombre de personnes atteintes de tuberculose évolutive - cas déjà connus et cas découverts par le spécialiste -a été de 43. Toutes ont reçu un traitement et celles qui sont restées sur le territoire

12,5

0,76

0,58

1,02

passent des visites périodiques. Le traitement est gratuit. Lorsqu'on découvre un nouveau cas, tous les contacts sont soumis à un examen radiologique. Les immigrants doivent passer un examen radiologique du thorax trois mois au plus avant leur arrivée dans les îles. En 1959, on a jugé souhaitable d'entreprendre une campagne de vaccination contre la poliomyélite, qui se poursuit actuellement. Protection maternelle et infantile Il existe un centre de protection maternelle et infan-

En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative; tumeurs malignes; lésions vasculaires affectant le système nerveux central et accidents. Les maladies transmissibles le plus souvent déclarées

en 1960 ont été la tuberculose (cas nouveaux, 3; total des cas connus, 30) et l'hépatite infectieuse (3). En 1957, on avait enregistré un cas de fièvre paratyphoïde et, en 1959, 19 cas d'hépatite infectieuse.

Organisation et administration des services de santé En l'absence de praticiens privés, ce sont les pouvoirs publics qui assurent les services médicaux. Ils

tile qui, en 1960, a suivi 54 femmes enceintes. Un médecin ou une sage -femme qualifiée ont assisté aux

doivent répondre aux besoins d'une population très dispersée dans un pays où il est impossible de se dépla-

54 accouchements qui ont eu lieu cette année. Au total, 681 consultations de nourrissons et d'enfants d'âge préscolaire ont eu lieu au centre. Les enfants d'âge scolaire passent une visite médicale.systématique tous les ans, soit à la consultation externe de l'hôpital, soit à l'école. Hygiène du milieu

cer rapidement par voie de terre. Le territoire est divisé en trois circonscriptions médicales: Stanley et les régions rurales du nord; Lafonia, qui comprend

les deux -tiers sud de l'île Falkland orientale et les îles adjacentes; et enfin l'île Falkland occidentale et quelques îles qui en dépendent. Plusieurs années avant

A Stanley, toutes les habitations sont desservies par des canalisations d'eau. Dans les régions rurales, les logements sont reliés par des canalisations à un

la période examinée, le Gouvernement a instauré un régime de pensions de vieillesse et d'allocations fami-

liales qui donne toute satisfaction. A Darwin et à Fox Bay, le médecin possède un cabinet de consultation, mais les visites à domicile sont la règle géné-

puits commun ou à un puits privé. Jusqu'en mars 1960, il existait à Stanley deux systèmes d'évacuation des excreta: 1) un système d'égouts collectifs, qui se déversent dans la mer et 2) des latrines vidées par des vidangeurs et dont le contenu est acheminé vers la mer dans un véhicule approprié. Dans les agglomérations rurales, les maisons sont reliées à un égout qui déverse les excreta dans la mer. Les maisons isolées de l'intérieur ont des latrines sèches. Budget de la santé Les prévisions budgétaires de 1960 s'établissaient à 283 454 livres sterling, dont 10% devaient être consacrés aux services de santé. Les dépenses de ces services représentaient ainsi £13,3 par habitant.

rale, car il est plus facile pour les malades d'être examinés chez eux. Chaque ferme d'élevage de mou-

tons a un poste de premiers secours et une petite pharmacie entretenue par le service médical. Tous les soins médicaux nécessaires sont donnés au personnel de ces fermes contre paiement d'une prime annuelle de £2 2s pour les familles et de £1 is pour les célibataires. Services hospitaliers

Le seul hôpital public des îles est à Stanley. Avec ses 32 lits, il est moderne et bien équipé. En 1960, il

124

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

DÉPARTEMENTS FRANÇAIS D'AMÉRIQUE çaise sont des départements français, totalement

La Martinique, la Guadeloupe et la Guyane fran-

intégrés à la France métropolitaine et jouissant du même statut que les départements continentaux euro-

GUADELOUPE: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS) ET ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) Données biostatistiques

péens. La Martinique et la Guadeloupe font partie des Petites Antilles. La Guadeloupe comprend deux grandes îles, Basse -Terre et Grande -Terre, ainsi que cinq petites îles. La Guyane française se trouve sur la côte atlantique du continent sud -américain; elle est bordée à l'ouest par le Surinam et au sud par le Brésil. Les superficies des départements sont les suivantes: pour la Martinique, 1080 km2, pour la Guadeloupe, 1780 km2 et pour la Guyane française, 91 000 km2. Population et autres données biostatistiques

1957

1958

1959

1960

Population moyenne Taux de natalité

257 000 36,8 11,3

264 000 37,4 9,6 2,78

270 000 36,3 8,9

277 500 37,7 9,8

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 2,55 2,74

.

2,79

Lors du dernier recensement (le! juillet 1954), la Martinique comptait 239 130 habitants. Le tableau suivant donne les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres renseignements biostatistiques pour la période 1957 -1960: MARTINIQUE: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1958

En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires, myocardite dégénérative et autres cardiopathies (240 décès); gastrite, duodénite, entérite et colite (211); tumeurs malignes (94); accidents (y compris les accidents de la route) (83); malformations congénitales (65) et tuberculose (59). Le nombre total des décès enregistrés d'après la cause s'est élevé à 1979. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes : syphilis et ses séquelles (cas nouveaux,

1957

1959

1960

732; total des cas, 8734); tuberculose (cas nouveaux,

241; total des cas, 3262); lèpre (cas nouveaux, 41; total des cas, 1557); fièvre typhoïde (29 cas); rougeole (15) et tétanos (12).

Population moyenne . . Taux de natalité

260 000 40,4 9,7

268 000 38,4 10,3 2,81

276 000 37,8 8,5

284 000 36,6 8,5 2,81

La Guyane française enfin comptait lors du dernier

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

recensement (ler juillet 1954) 27 863 habitants. Le tableau suivant donne les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres renseignements biostatistiques pour la période 1957 -1960: GUYANE FRANÇAISE: POPULATION MOYENNE,

3,07

2,93

Taux de mortalité infantile .

45,0

42,8

45,2

43,8

TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE

Les principales causes de décès ont été les suivantes

(POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL

en 1960: artériosclérose des coronaires, myocardite dégénérative et autres cardiopathies (389 décès); maladies de la première enfance (157); bronchite (150);

(EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

gastrite, duodénite, entérite et colite (149); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (121) et tuberculose (92). Le nombre total des décès enregistrés d'après la cause s'est élevé à 1271. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: fièvre typhoïde (354 cas); tuber-

1957

1958

1959

1960

culose (190); rougeole (104); lèpre (53) et syphilis et ses séquelles (8).

Population moyenne . . Taux de natalité

29 265 33,9 16,0

29 796 31,8 12,7 1,91

30 305 33,4 14,8

30 862 33,8 14,7 1,91

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 1,79

La Guadeloupe, quant à elle, comptait lors du dernier recensement (ter juillet 1954) 229 120 habitants. Le tableau ci -après donne les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres renseignements biostatistiques pour la période 1957 -1960:

.

1,86 51,3

Taux de mortalité infantile .

31,2

47,6

62,4

REGION DES AMÉRIQUES

125

Les principales causes de décès, en 1960, ont été les

suivantes: cardiopathies, néphrite et néphrose, artériosclérose et maladies de la première enfance. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées la même année ont été la rougeole, la syphilis et ses séquelles et la lèpre. Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers L'organisation et l'administration des services de

signalés dans la zone marécageuse de l'Iracoubo, sur la côte, et parmi les tribus primitives de l'intérieur. L'éradication d'Aëdes aegypti a été pratiquement réalisée en Guyane française; à la Martinique, la densité

anophélienne est inférieure au seuil de danger. La lèpre est enrayée et l'enregistrement des cas est presque complet dans les trois départements. Aucun cas

de variole n'y a été signalé depuis de nombreuses années. Le problème le plus grave, en ce qui concerne

santé demeurent dans l'ensemble celles qui ont été

les maladies transmissibles, est probablement celui que posent les infestations intestinales. L'ankylostomiase, l'ascaridiase, la trichocéphalose, etc. sont

décrites à la page 183 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Les changements de caractère administratif ont été les mêmes que dans tous les autres départements français. Le réseau hospitalier a notamment été amélioré et amplifié dans ces

souvent associées à d'autres infections, qu'elles compliquent. La bilharziose se rencontre fréquemment à la Martinique et à la Guadeloupe. Des campagnes

de vaccination contre certaines maladies ont lieu régulièrement dans les trois départements. A la Martinique, par exemple, on a pratiqué 18 817 primo vaccinations et revaccinations contre la variole en 1960, ainsi que 9687 vaccinations contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes, 8952 vaccinations contre la diphtérie et le tétanos et 4296 vaccinations contre la tuberculose (BCG). Protection maternelle et infantile

trois départements. De nouveaux dispensaires ont été créés en vue d'intensifier la lutte contre la tuberculose, la lèpre, la mortalité infantile, les parasites intestinaux, etc. En 1960, la Martinique comptait 15 hôpitaux, totalisant 3309 lits (soit 11,75 lits pour 1000 habitants);

les hôpitaux psychiatriques disposaient de 450 lits, les autres hôpitaux spécialisés de 929 lits. Le nombre total des admissions pendant l'année a été de 35 517. A la Guadeloupe, il y avait, la même année, 1385 lits dans les hôpitaux généraux, ainsi que 330 lits dans les

La qualité des services de protection maternelle et infantile varie d'un département à l'autre. Les mieux

hôpitaux psychiatriques et 587 lits dans les autres hôpitaux spécialisés; le total, soit 2302 lits, correspondait à 8,3 lits pour 1000 habitants. Le nombre des admissions s'est élevé à 20 062. La Guyane française comptait, en 1960, 961 lits d'hôpitaux, soit 31,1 lits pour 1000 habitants. Le nombre total des admissions a atteint 5242. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, il y avait à la Martinique 113 médecins, (soit un médecin pour 2513 habitants), 56 dentistes, 54 pharmaciens, 211 infirmières et 63 sages -femmes. Il existe dans l'île une école d'infirmières et une école

organisés sont ceux de la Martinique où, en 1960, 65 dispensaires prénatals ont donné des soins à 9212 femmes enceintes. Le nombre total des consultations, pour cette même année, s'est élevé à 23 591. Il y a eu

intervention d'un médecin ou d'une

sage -femme

qualifiée dans 98 % environ des accouchements. La Guadeloupe comptait, cette même année, 35 centres

prénatals qui ont donné des soins à 4900 femmes enceintes. La proportion des accouchements effectués par un médecin ou par une sage -femme qualifiée a été

de sages- femmes. La même année, la Guadeloupe comptait 102 médecins (soit un médecin pour 2721 habitants), 38 dentistes, 41 pharmaciens, 210 infirmières et 77 sages -femmes. Elle possède une école d'infirmières, dont 11 diplômées sont sorties en 1959. Pour la Guyane française, les effectifs en 1960 étaient de 23 médecins (soit un médecin pour 1342 habitants), 5 dentistes, 8 pharmaciens, 63 infirmières et 13 sages femmes. Ce département également possède une école d'infirmières. Lutte contre les maladies transmissibles

de 70%. En Guyane française, il n'y avait, en 1960 également, qu'un seul dispensaire prénatal, fréquenté par 420 femmes. Dans les trois départements, la protection de l'enfance est assurée concurremment avec les soins destinés aux mères. Le nombre des consultations données à des enfants de moins d'un an s'est élevé, en 1960, à 81 446 à la Martinique, à 1872 à la Guadeloupe et à 195 en Guyane française. Hygiène du milieu

Le Gouvernement français a déployé des efforts considérables pour améliorer les conditions de vie et l'approvisionnement en eau dans les trois départements. Plus de 60 % des habitants disposent d'eau potable. Le réseau de distribution doit être développé au cours de la période 1961 -1964. Dans les quelques années qui viennent, les principales agglomérations

Le paludisme a été complètement extirpé de la Martinique et, plus récemment, de la Guadeloupe. En Guyane française, il n'y a plus de paludéens à Cayenne ni dans les environs. Quelques cas sont encore

seront toutes dotées d'un système d'égouts satisfaisant.

126

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

GUATEMALA

Le Guatemala est situé en Amérique centrale, immédiatement au sud du Mexique. Il est bordé au sud par l'océan Pacifique et El Salvador et à l'est par .

le Honduras et le Honduras britannique. Sa superficie est de 108 889 km2. Population et autres données biostatistiques

de la première enfance (6611); paludisme (6238) et pneumonie (5311). Le nombre total des décès enregistrés d'après la cause a été de 75 634. Les maladies transmissibles suivantes ont été le plus fréquemment déclarées en 1960: parasitoses intestinales (30 737 cas); maladies diarrhéiques (20 650); grippe (16 880); dysenterie (11 976); tuberculose, total des cas connus (3802) et paludisme (3387).

D'après le dernier recensement, (18 avril 1950), le Guatemala comptait 2 790 868 habitants. Les chif-

fres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent celles qui ont été décrites à la page 184 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

1957

1958

1959

1960

En 1960, il existait 55 hôpitaux généraux, avec une capacité totale de 9419 lits, ainsi qu'un hôpital psychiatrique de 950 lits, 2 hôpitaux pour le traitement des maladies contagieuses, avec 163 lits, et 3 sanatoriums pour tuberculeux. En 1960, il a été procédé à 123 590 primovaccinations antivarioliques, à 63 560 vaccinations contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes, 25 723 contre la tuberculose et 6329 contre la poliomyélite. Il existait, en 1960, 58 centres de protection maternelle et infantile, contre 35 seulement en

Population moyenne . . Taux de natalité

3 450 683 49,4

3 545 907 48,7 21,3

3 651 582 49,0 17,3

3 765 039 50,0 17,9 3,21

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 20,6 .

1957. Le nombre des femmes enceintes ayant reçu des soins dans ces centres est passé de 211 en 1957 à

2,88 100,5

2,74 103,9 2,5

3,17 89,7

4883 en 1960. Cette même année, 2379 enfants de moins d'un an y ont également reçu des soins. Personnel médical et apparenté; moyens de formation D'après des chiffres provenant de sources non officielles, on comptait dans le pays, en 1960, 542 méde-

Taux de mortalité infantile .

89,7

Taux de mortalité maternelle 2,8 2,3

En 1958, les principales causes de décès ont été les suivantes: bronchite et autres maladies de l'appareil respiratoire (15 616 décès); cirrhose du foie et autres maladies de l'appareil digestif (11 947); gastrite, duodénite, entérite et colite (10 056); maladies

cins, soit un médecin pour 6367 habitants. On en comptait 97 au service du Gouvernement. Il y avait aussi 130 dentistes, 543 infirmières diplômées et 91 sages- femmes. Il existe au Guatemala une école de médecine, qui a délivré 59 diplômes en 1959, de même

qu'une école pour les dentistes, une autre pour les pharmaciens et une école d'infirmières.

GUYANE BRITANNIQUE

La Guyane britannique est située sur la côte nord -

est de l'Amérique du Sud; elle est bordée à l'ouest par le Venezuela, à l'est par le Surinam et au sud par le Brésil. Sa superficie est de 214 570 km2. Population et autres données biostatistiques

biostatistiques pour la période 1957 -1960 figurent dans le tableau de la page ci- contre. Sur l'ensemble de la population, on comptait en 1960 279 462 Indiens d'Asie, 190 374 Africains et 105 414 représentants d'autres groupes ethniques. La statistique des décès n'est pas complète et l'on n'a pas de renseignements sur la fréquence des maladies transmissibles. On sait toutefois qu'en 1957 les

Le dernier recensement a eu lieu le 7 avril 1960. 1 Des estimations de population et d'autres données L'Annuaire statistique des Nations Unies, 1961, donne pour ce recensement le chiffre provisoire de 560 620 habitants.

principales causes de décès ont été les suivantes: gastrite, duodénite, entérite, colite et autres maladies du système digestif (1176 décès); maladies de la pre-

RÉGION DES AMÉRIQUES

127

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1959

Lutte contre les maladies transmissibles et autres maladies

En ce qui concerne le programme d'éradication du

paludisme, il convient de noter en particulier que, vers la fin de 1960, on a commencé à préparer activement la distribution de sel chloroquiné dans les zones

1957

1958

1960

écartées du pays, où les pulvérisations de DDT à action rémanente n'avaient jusqu'ici assuré qu'une protection partielle. Pour ce qui est de la filariose, on

Population moyenne . . Taux de natalité

502 670 46,5 11,2

519 130 43,8 10,0

559 060 42,0 9,5

575 250 40,4 8,7

a distribué de l'Hétrazan aux porteurs de micro filaires, dans l'espoir d'interrompre la transmission de la maladie. En 1960, on a pratiqué 44 887 vaccinations contre la poliomyélite, 3716 vaccinations antiamariles, 3165 vaccinations antivarioliques et 436 vaccinations contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes. Afin de préparer une étude de la fréquence des cas nouveaux de diabète, il a été procédé sur un

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

3,53

3,38

3,25

3,17 58,5

Taux de mortalité infantile .

67,6

61,2

57,2

échantillon représentatif de 4000 personnes à une enquête qui a permis de déceler diverses formes de glycosurie chez 4,3 % des sujets examinés. Protection maternelle et infantile

mière enfance (686); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (346); pneumonie (309); tumeurs malignes (264) et artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (260). Au total, 5482 décès ont été enregistrés et classés par cause en 1957.

Les progrès accomplis en matière de protection maternelle et infantile sont attestés par la diminution progressive du taux de mortalité infantile; d'ailleurs le National Baby Welfare Council du Royaume -Uni

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

a décerné à la Guyane britannique un prix spécial pour ses réalisations dans ce domaine pendant la période considérée. Des programmes spécialisés ont été mis en train en 1958 pour la formation de sages femmes visiteuses de district. Leur but est de pourvoir au remplacement des accoucheuses traditionnelles. Le nombre des centres de protection maternelle est passé de 9 en 1957 à 21 en 1960 et le nombre des dispensaires prénatals de 102 à 130. Pendant la même période, le nombre de femmes enceintes ayant reçu des soins s'est également accru (10 660 contre 8462). Le pourcentage des femmes accouchées par un médecin ou par une sage -femme qualifiée a considéra blcm:nt augmenté, passant de 62,1 % en 1957 à 93,2%

L'organisation et l'administration des services de santé restent telles qu'elles sont décrites à la page 186 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

En 1960, il y avait 24 hôpitaux généraux, avec 1831 lits, soit 3,18 lits pour 1000 habitants, un hôpital psychiatrique de 834 lits, ainsi qu'un sanatorium pour tuberculeux et une léproserie comptant ensemble 186 lits. Le total des lits disponibles en 1960 dans ces

27 hôpitaux s'établissait donc à 2851, soit 4,96 lits pour 1000 habitants. Le principal fait nouveau à signaler est la création, dans le plus grand hôpital du pays, d'un service d'orthopédie placé sous la direction d'un chirurgien spécialisé. L'utilité de ce service

en 1960. Le nombre des enfants de moins d'un an ayant reçu des soins a également augmenté: il a atteint 12 009 en 1960, contre 9435 en 1957. Nutrition

est amplement démontrée par l'augmentation du nombre d'enfants et de jeunes adultes paralytiques qui, grâce aux soins qu'ils y ont reçus, peuvent se réadapter à la vie en société.

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

En 1960, il y avait 145 médecins, soit un médecin pour 3570 habitants. On comptait également 32 dentistes et 125 pharmaciens. En 1957, d'après des sources non officielles mais dignes de foi, le pays disposait de 1067 infirmières, y compris les élèves infirmières et les stagiaires, ainsi que de 390 sages- femmes, y compris les infirmières /sages- femmes. Il existe deux écoles

Le programme de nutrition s'est beaucoup développé, notamment grâce au FISE qui a fait don d'importantes quantités de lait en poudre et de vitamines qui ont été distribuées aux mères et aux enfants de 2 à 6 ans. L'état de nutrition des femmes enceintes, des nourrissons et des jeunes enfants s'est notablement

amélioré. La distribution de lait et de vitamines a fourni l'occasion d'entreprendre l'éducation sanitaire, en insistant principalement sur la nutrition, les soins dentaires et la prévention des maladies transmissibles. Budget de la santé Le budget de 1960 s'élevait à 51 521 000 dollars de la Guyane britannique, dont 11,3 % devaient être consacrés aux services de santé, les dépenses de santé représentant ainsi BG$ 10,1 par habitant.

d'enseignement infirmier, qui ont délivré 47 diplômes en 1959. En outre, deux écoles de sages -femmes ont formé 35 élèves en 1959.

128

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

HAÏTI

Haiti occupe le tiers occidental de l'île du même nom (Hispaniola), qui est l'île la plus étendue des Antilles après Cuba. La superficie du pays est de 27 750 km2.

aux malades non hospitalisés sont assurés dans 14 centres de santé, 21 consultations externes d'hôpitaux et 157 dispensaires; en 1960, ces services ont reçu au total 706 546 visites. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1957, le personnel des services de santé publique

Population et autres données biostatistiques

Lors du dernier recensement (1950), la population comptait 3 057 304 habitants. Pour les années 19571960, les chiffres estimatifs de la population sont les suivants : 1957 1958 1959 1960 3 383 762 3 423 809

comprenait 120 médecins, 211 infirmières et infirmiers, 36 sages -femmes et 52 dentistes. L'enseignement

médical est assuré par la Faculté de Médecine et de Pharmacie de l'Université d'Haïti, od 34 étudiants en

464 210 3 504 892 3

médecine et 7 étudiants en pharmacie ont obtenu leur diplôme en 1960. La Faculté d'Art dentaire de la même Université donne un enseignement s'étendant sur quatre années d'études. Il existe trois écoles pour la formation d'infirmières et d'infirmiers, une à Portau-Prince, une au Cap Haïtien et une aux Cayes. Lutte contre les maladies transmissibles

Les renseignements concernant les naissances et les décès proviennent presque entièrement de données fournies par les hôpitaux, et sont très incomplets. En 1959, les causes de décès le plus fréquemment enregistrées ont été les suivantes: sénilité sans mention de

psychose, causes mal définies ou inconnues (2200 décès); maladies de la première enfance (1138); gastrite, duodénite, entérite et colite (507); tuberculose, toutes formes (301); avitaminoses et autres maladie du métabolisme (285); tétanos (250); accidents (228); tumeurs malignes (159) et paludisme (113). Le nombre total de décès enregistrés en 1959 a été de 6747. La déclaration des maladies transmissibles est, elle aussi, très incomplète. En 1960, les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées ont été: le paludisme (38 586 cas); la syphilis (4849); la tuberculose, toutes formes (2860) et la coqueluche (1649).

La campagne d'éradication du pian a remporté d'importants succès et elle est entrée maintenant dans la phase de surveillance. La fréquence de la syphilis a diminué. On compte entreprendre prochainement une campagne antituberculeuse dans tout le pays. Les trois départements ministériels de la Santé publique, de l'Agriculture et de l'Éducation nationale ont pris

l'initiative d'un vaste programme d'étude des problèmes de nutrition. En 1960, les mesures préventives ont compris notamment 3088 vaccinations contre le

tétanos, 2148 contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes, 441 contre la variole, 396 contre la diphtérie, 302 contre la coqueluche et 200 contre la poliomyélite.

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

Principaux problèmes de santé publique

Les principaux problèmes de santé publique à Haiti sont ceux que posent le paludisme, les infestations parasitaires intestinales, la tuberculose et la malnutrition. L'insuffisance du système d'approvisionnement en eau requiert également l'attention de façon urgente. Des poussées sporadiques de poliomyélite dans les régions écartées du pays causent de graves préoccupations. Budget de la santé Le budget de la santé pour l'exercice 1958/1959 était

L'organisation et l'administration des services de santé ont été décrites à la page 187 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Les modifications les plus importantes survenues pendant la période considérée ont été la création du Département de la Population et du Service du Bien -Être social et de Recherches, ainsi que l'élaboration d'un vaste programme de santé rurale. Les services préventifs et curatifs sont assurés par 11 hôpitaux généraux, 10 dispensaires- hôpitaux et 10 hôpitaux spéciaux, comptant au total 2316 lits, soit 0,66 lit pour 1000 habitants. Les soins généraux

évalué à 18 998 414 gourdes, soit 5,5 gourdes par habitant.

HONDURAS

Le Honduras est situé en Amérique centrale, entre

le Guatemala, le Nicaragua et El Salvador. Son littoral comprend quelque 650 km de côtes sur la mer des Antilles et environ 120 km sur le Pacifique. Sa superficie est de 112 088 km2.

Population et autres données biostatistiques Le dernier recensement de la population du Honduras a eu lieu en avril 1961. On trouvera dans le tableau

ci -après les estimations de population et d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960:

RÉGION DES AMÉRIQUES

129

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

Services hospitaliers

En 1960, on comptait 8 hôpitaux généraux publics, qui ont reçu 32 757 malades, ainsi que 11 hôpitaux privés, avec 21 177 admissions. En outre, un hôpital psychiatrique a été ouvert en 1960. Il existe également

1957

1958

1959

1960

2 hôpitaux pour maladies infectieuses. Pendant la période considérée, 15 nouveaux centres de santé ont été aménagés et 16 anciens centres ont été modernisés. Les consultations externes organisées par deux des hôpitaux généraux ont été considérablement développées.

Population moyenne . . Taux de natalité

1

682 376 45,4 11,0

1

732 724 45,3 11,7

1

784 579 44,2 10,0

1

837 986 44,7 9,8

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %)

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

.

2,99 59,4

2,99 65,1

2,99 53,5

2,99 52,0

Taux de mortalité infantile .

En 1960, il y avait 154 médecins, soit un médecin pour 12 660 habitants, ainsi que 24 dentistes, 7 pharmaciens et 93 infirmières diplômées. L'école de méde-

En 1959, les causes de décès les plus importantes ont été les suivantes: cirrhose du foie et autres mala-

cine de Tegucigalpa a récemment été réorganisée; 24 étudiants y ont reçu leur diplôme en 1956. Une école d'infirmières est en activité depuis trois ans et 15 infirmières en sont déjà diplômées. Il existe également une école dentaire et une école de pharmacie. Un centre de formation pour infirmières auxiliaires

dies de l'appareil digestif (2213 décès); paludisme (1704); accidents autres que les accidents de la route (1283); maladies de la première enfance (987); pneumonie (733); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (469) et gastrite, duodénite, entérite et colite (468). Le total des décès enregistrés et classés par cause a été de 17 758. Les maladies transmissibles

et inspecteurs sanitaires s'est ouvert en 1957; en ont été diplômés jusqu'à présent. Lutte contre les maladies transmissibles

68

infirmières auxiliaires et 56 inspecteurs sanitaires

le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été le paludisme (6303 cas); la tuberculose (4481); la syphi-

lis et ses séquelles (1728); la coqueluche (1155); la fièvre typhoïde (438) et la rougeole (264). Organisation et administration des services de santé Au cours de la période considérée, le déficit budgé-

taire, l'instabilité politique et les conflits du travail ont provoqué dans le pays une série de crises économiques graves. Cependant, tous les services organisés par le Ministère de la Santé publique de l'Assistance sociale sont mis gratuitement à la disposition des habitants. Ces services comprennent les soins médicaux et la distribution de produits prophylactiques.

A la faveur d'une campagne antituberculeuse, com1957 et terminée en avril 1959, 50,4 % des habitants ont été soumis à la tuberculinoréaction et 461 042 vaccinations par le BCG ont été pratiquées. La campagne d'éradication du paludisme a été réorganisée et la zone impaludée soigneusement délimitée; elle comprend 2631 localités. Il existe

mencée en juin

actuellement 1505 centres de déclaration du paludisme et 1 321 450 personnes sont protégées contre la maladie. Les sociétés qui exploitent les plantations de bananiers ont collaboré à l'exécution du programme antipaludique et procédé à des pulvérisations qui ont permis de protéger 633 025 personnes. En avril 1959,

le Honduras a pu déclarer officiellement que son territoire était complètement débarrassé d'Aëdes aegypti. Un programme de lutte contre la lèpre a été

L'organisation et l'administration des services de santé sont décrites à la page 189 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. L'année 1959

a été marquée par l'adoption d'un plan national de santé publique, selon lequel le pays est subdivisé en sept districts sanitaires. En 1960, il a été créé également une organisation nationale pour la rééducation des invalides. Une autre organisation nationale, constituée en juillet 1957, s'occupe de tous les aspects de la protection de l'enfance, y compris l'éducation et l'hygiène. Elle est financée par les bénéfices de la loterie nationale. En 1959, un institut national de la prévoyance sociale a été constitué pour diriger l'exécution des programmes de santé, de nutrition et de service social.

mis en train dans le sud du pays et la lutte contre la rage se poursuit normalement. Protection maternelle et infantile

Quatre nouveaux centres de protection maternelle et infantile ont été ouverts dans la capitale. En outre, il a été construit dans les zones rurales 17 dispensaires

de protection maternelle et infantile, dont 11 sont entrés en service. Enfin, le programme national de protection de l'enfance prévoit la construction d'un hôpital central de pédiatrie qui comprendra également une maternité.

130

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Principaux problèmes de santé publique

de la population disposaient d'installations d'approvisionnement en eau. La malnutrition cause également de graves préoccupations. Budget de la santé Les prévisions budgétaires pour 1957 s'élevaient à 835 816 620 lempiras, dont 11 % devaient être alloués aux services de santé; les dépenses de santé représen-

Les principaux problèmes de santé publique sont la conséquence de la mauvaise situation économique du pays. L'assainissement est d'un niveau peu satisfaisant et les taux de mortalité maternelle et infantile sont élevés. Les maladies transmissibles sont fréquentes, notamment les maladies entériques, qui affectent la santé des enfants. En 1960, 15 % seulement

taient de la sorte 4,7 lempiras par habitant.

HONDURAS BRITANNIQUE

Le Honduras britannique est situé en Amérique centrale, sur la mer des Antilles, au sud du Yucatan. Sa superficie est de 22 963 km2. Population et autres données biostatistiques

nouveaux déclarés étant passé de 112 en 1957 à 258 en 1958, 539 en 1959 et 737 en 1960. Pour le paludisme, le nombre des cas nouveaux a été très variable: 319 en

1957, 253 en 1958, 1017 en 1959 et 196 en 1960. Le

Selon les résultats provisoires du dernier recensement (7 avril 1960), le Honduras britannique a 90 343

territoire a beaucoup souffert de la pandémie de grippe de 1957. Presque toute la population a été touchée et toutes les écoles ont été fermées. Cepen-

habitants. Des estimations de population et d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960 sont présentées dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957

dant, 19 décès seulement ont été attribués à cette maladie.

Organisation et administration des services de santé

Aucun changement important n'a été enregistré dans le domaine économique ou social pendant la période considérée. L'organisation et l'administration des services de santé restent telles qu'elles sont décrites

1958

1959

1960

à la page 190 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde, à ceci près qu'il a été créé, dans le cadre de la Direction des Services médicaux, un Bureau de l'Education sanitaire qui doit s'occuper également de la nutrition et de l'éducation physique. Plusieurs faits nouveaux importants sont intervenus en matière d'action sanitaire pendant la période considérée, notamment:

Population moyenne . . Taux de natalité

85 098 43,2 11,1

88 156 46,0

91 112 44,8 8,1

90 343 44,7 7,8 3,68

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 9,2 3,68 .

3,21

3,67 66,7

1) la transformation du programme de lutte antipaludique en un programme d'éradication; désormais, chaque maison du Honduras britannique est soumise deux fois par an à des pulvérisations de DDT à effet rémanent, le dépistage est systématiquement

Taux de mortalité infantile .

92,4 2,8

83,0 1,5

64,3 1,5

Taux de mortalité maternelle 2,2

organisé, des frottis de sang sont prélevés sur tous les cas fébriles, et les cas confirmés sont traités radicalement; 2) la création, à Belize, d'un service d'accouchement

En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: gastrite, duodénite. entérite et colite (103 décès); maladies de la première enfance (63); pneumonie (51); tumeurs malignes (45); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (32); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (26); tuberculose (16) et accidents (14). Il a été enregistré 717 décès au total. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées au cours de la même

à domicile; lorsque les conditions de logement s'y prêtent, les femmes sont accouchées chez elles par des infirmières /sages- femmes qualifiées, ce qui soulage la maternité surchargée de travail; 3) l'ouverture d'un nouvel hôpital, doté d'un matériel de radiologie et d'installations chirurgicales. Services hospitaliers

année ont été: la syphilis (737 cas nouveaux); la rougeole (534 cas); le paludisme (196); la tuberculose

Neuf hôpitaux, dont un pour les tuberculeux et un pour les malades mentaux, étaient en service au Hon-

(72) et la fièvre typhoïde (38). Il semble que la fréquence de la syphilis augmente, le nombre des cas

duras britannique en 1960. Ils étaient dotés de 479 lits au total et 6364 malades y ont été admis. Sept de

RÉGION DES AMÉRIQUES

131

ces établissements ont des services de consultations externes qui ont reçu 34 862 visites. La proportion des lits d'hôpital est de 5,3 pour 1000 habitants. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

3300 femmes enceintes ont fréquenté ces centres en 1959. Sur l'ensemble des accouchements, 1060, soit 26 %, ont eu lieu dans un établissement hospitalier. Hygiène du milieu

En 1959, il y avait 22 médecins (dont 16 étaient fonctionnaires et 6 exerçaient à titre privé), 29 pharmaciens (dont 11 fonctionnaires et 18 indépendants) et un vétérinaire de la santé publique. En 1960, les pouvoirs publics employaient 165 infirmières et 99 sages -femmes. En outre, 128 autres sages- femmes exerçaient à titre privé. Il n'y a pas d'école de médecine

dans le territoire, mais on peut y faire des études de pharmacie. Il existe une école d'infirmières qui, en 1960, a délivré 20 diplômes, à l'issue d'un cycle d'études

de trois ans. La même année, 14 élèves ont terminé des études de sage -femme, d'une durée d'un an. De grandes possibilités de formation post- universitaire sont offertes et 37 membres du personnel du Département de la Santé en ont bénéficié pendant la période 1957 -1960.

Dans Belize, la capitale (33 000 habitants), l'eau distribuée par le réseau d'adduction est une eau qui n'est ni filtrée ni javellisée; elle est prélevée dans des puits situés à une quinzaine de kilomètres de la ville. L'aménagement du réseau laissant à désirer, les gens doivent s'approvisionner à des bouches d'eau publiques. Quelques industries sont desservies directement. Il existe deux autres réseaux urbains, dont l'un est analogue à celui de Belize, tandis que l'autre, alimenté par un cours d'eau, va distribuer bientôt de l'eau javellisée. Les zones rurales sont approvisionnées par des puits, des cours d'eau et des étangs. Cependant, en application du programme de développement communautaire du Gouvernement, plusieurs des villages les plus importants ont entrepris d'améliorer la qualité de leurs approvisionnements en construisant des citernes communales destinées à recueillir l'eau de pluie (projets autonomes mais bénéficiant d'une aide gouvernementale). Pendant la

Lutte contre les maladies transmissibles

Le programme d'éradication du paludisme, déjà mentionné, doit durer en principe cinq ans. Des dispensaires antituberculeux et des installations pour examens radioscopiques gratuits sont tenus à la disposition de toute la population; en outre, une campagne de lutte antituberculeuse est activement menée chaque année chez les écoliers de 5 ans (à leur entrée en classe), 9 ans et 14 ans (à la fin de la scolarité). Tous les enfants appartenant à l'un de ces trois groupes sont soumis au test de Mantoux et, si besoin est, à un examen radioscopique; s'ils réagissent négativement, ils sont vaccinés par le BCG. D'autre part, la vaccina-

période considérée, cinq de ces citernes ont été construites. Il n'y a pas de système d'évacuation des eaux

usées. L'application des principes de l'hygiène alimentaire est très difficile, car le territoire n'a pas de laboratoire de santé publique. Douze techniciens de l'assainissement exercent toute la surveillance possible.

Principaux problèmes de santé publique Manifestement, il s'agit avant tout d'améliorer l'hygiène du milieu, de manière à réduire la fréquence très élevée des infections gastro -intestinales. Le paludisme perd du terrain mais la tuberculose et surtout la syphilis demeurent d'importantes causes de morbidité dans l'immédiat et pour l'avenir.

tion par le BCG est pratiquée systématiquement dans les dispensaires de protection maternelle et infantile. Les programmes d'immunisation comprennent la vaccination antivariolique, la vaccination antitypho -paratyphoidique, l'injection d'antigène

triple contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche et la vaccination par le BCG. Une campagne massive de vaccination antiamarile a eu lieu en 1957, le virus ayant été découvert sur un singe mort. Plus de 16 000 personnes ont été protégées. Protection maternelle et infantile

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

Une enquête est en cours sur le réservoir animal et sur les insectes vecteurs d'une leishmaniose cutanée appelée « maladie du golfe ». Budget de la santé

En 1959, l'extension des services de protection maternelle et infantile s'est poursuivie par l'ouverture de 5 nouveaux centres dans les zones rurales, ce qui a

En 1959, le budget du territoire s'élevait au total à environ 6,5 millions de dollars du Honduras britannique, dont 705 000 dollars (10,8 %) étaient alloués

porté leur nombre à 16. Il existe en outre 8 centres desservant des zones à caractère plus urbain. Près de

aux services de santé, soit BH$ 7,7 par habitant, contre 6,6 en 1957.

132

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

JAMAÏQUE

La Jamaique est une île située dans la mer des Antilles, à quelque 1000 km au nord du canal de Panama. Avec ses dépendances - îles Turks et Caïques,

page 191 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

îles Cayman, Morant Cays et Pedro Cays - elle occupe une superficie de 12 113 km2. Population et autres données biostatistiques

En 1960, on comptait 22 hôpitaux généraux, possédant 2771 lits, soit 1,7 lit pour 1000 habitants.

Il y a également 2 sanatoriums pour tuberculeux (402 lits), une léproserie (185 lits) et un hôpital psychiatrique (3115 lits). Les 28 hôpitaux en service en 1960 comptaient au total 6753 lits, soit 4,2 pour 1000 habitants. Le nombre total de malades accueillis dans les hôpitaux généraux au cours de cette année était de 84 106, soit 52,2 pour 1000 habitants. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1959, la Jamaïque comptait 373 médecins, c'est -

Le dernier recensement a eu lieu le 10 mars 1960.1 On trouvera dans le tableau suivant les chiffres esti-

matifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

à -dire un médecin pour 4240 habitants. Il y avait 500 pharmaciens et 2284 infirmières et sages- femmes. En 1958, 22 étudiants ont reçu leur doctorat à l'école de médecine, établie depuis longtemps. L'île possède aussi une école de pharmacie.

1960

Population moyenne . . Taux de natalité

1

594 800 38,1 9,1

1

630 300 38,1

1

583 100 40,9 10,6

1

612 300 42,9 8,9

Lutte contre les maladies transmissibles

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) lité infantile 8,8 .

2,90 54,0

2,93 62,3

3,03

3,40 51,0

La fréquence des cas nouveaux de paludisme a nettement diminué, le nombre de cas étant passé de 4239 en 1957à761 en 1960 et 131 en 1961. Ilyaeude graves épidémies de rougeole en 1959 et de coqueluche

Taux de morta.

67,8

en 1958. En 1960, on a vacciné ou immunisé 96 707 personnes contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes, 24 024 par le BCG, 13 032 contre la poliomyélite,

On ne dispose pas de renseignements sur les principales causes de décès. Les maladies transmissibles suivantes ont été le plus souvent déclarées en 1960: syphilis et ses séquelles (10 017 cas); paludisme (761); tuberculose (629); fièvre typhoïde (413); rougeole (290) et pian (275).

à l'antigène triple contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos, et 79 973 contre la va37 757

riole, ce dernier chiffre comprenant 12 031 revaccinations.

Budget de la santé Les dépenses prévues au budget de 1960 s'élevaient à environ 41 332 000 livres jamaïcaines, dont 10,1

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

L'organisation et l'administration des services de

santé demeurent telles qu'elles sont exposées à la

devaient être affectés aux services de santé, ce qui représentait £J 2,6 par habitant.

ILES LEEWARD

Les îles Leeward sont situées dans la mer des Antilles, au nord des îles Windward et au sud -est de

Porto Rico. Elles se répartissent en quatre îles ou groupes d'îles: Antigua (avec Barboude et Redonda), Saint -Christophe-Nevis-Anguilla, Montserrat et enfin les îles Vierges britanniques. Jusqu'en 1956, 1 L'Annuaire statistique des Nations Unies, 1961, donne pour ce recensement le chiffre provisoire de 1 613 880 habitants.

elles formaient une fédération, mais celle -ci a été abolie par la loi de 1956 (Leeward Islands Act) et le conseil fédéral exécutif ainsi que le conseil législatif ont été dissous; les îles forment actuellement des territoires distincts, avec leurs institutions et leur dispositif administratif propres, mais elles s'unissent pour certains objectifs communs.

Le niveau de l'assainissement est très bas dans toutes les îles. Le surpeuplement y est la règle et

RÉGION DES AMÉRIQUES

133

l'hygiène personnelle est souvent médiocre. Ces problèmes sont étroitement liés à la faiblesse économique des individus et des familles. La protection de l'enfance pose, elle aussi, un problème. Beaucoup de parents vont chercher du travail outre -mer et confient leurs enfants aux grands -parents, qui sont souvent incapables de s'en occuper convenablement. Antigua

rioliques. En 1959, une forte épidémie de coqueluche

a sévi à Antigua (1986 cas). Quant à la protection maternelle et infantile, 711 femmes enceintes se sont présentées en 1960 dans les trois dispensaires de

consultations prénatales. La même année, tous les accouchements ont eu lieu avec l'assistance soit d'un médecin, soit d'une sage -femme qualifiée. Il existait 11 dispensaires pour enfants en 1960, contre 3 seulement en 1957, et le nombre de visites d'enfants d'âge préscolaire dans les dispensaires est passé, au cours de la même période, de 5127 à 10 996. En 1960, le personnel médical et apparenté comprenait 15 médecins, soit un médecin pour 4190

Antigua a une superficie de 443 km2. Le dernier recensement a été effectué le 7 avril 1960.1 On trou-

vera dans le tableau suivant des évaluations de la population ainsi que d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

habitants, 2 dentistes et 90 infirmières. L'île possède une école d'infirmières, qui a décerné son diplôme à 12 infirmières en 1960. Saint -Christophe -Nevis -Anguilla

Les trois îles de Saint -Christophe, de Nevis et d'Anguilla ont une superficie totale de 396 km2. Le dernier recensement a été effectué à la même date qu'à

1959

1960

Antigua.2 On trouvera dans le tableau suivant des évaluations de la population pour la période 1957 -1960

Population moyenne . . Taux de natalité

55 098 32,0 9,3

56 872 32,0 9,7

58 008 31,4 8,9

62 878 29,9 8,5

ainsi que d'autres données biostatistiques pour les années 1957 -1959: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

2,27

2,23

2,25

2,14

Taux de mortalité infantile .

66,0

82,0

66,6

68,7

Les principales causes de décès en 1960 ont été les

1959

1960

suivantes: gastrite, duodénite, entérite et colite (75 décès); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (52); pneumonie (51); maladies de la première enfance (48); tumeurs malignes (47) et artériosclérose

Population moyenne . . Taux de natalité

57 531

47,7 13,2

58 579 43,4 14,2

59 700 42,4 11,3 3,11

56 644

des coronaires et myocardite dégénérative (25). Le nombre total des décès a été de 675. Les maladies transmissibles suivantes ont été le plus fréquement déclarées en 1960: syphillis et ses séquelles (203 cas); pian (53); fièvre typhoïde (39); rougeole (8) et tuberculose (6). L'organisation et l'administration des services

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

3,45

2,92 113,1

Taux de mortalité infantile .

71,9

69,5

Les principales causes de décès en 1959 ont été les suivantes : artériosclérose des coronaires et myocar-

de santé demeurent conformes à la description qui figure aux pages 192 et 193 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

En 1960, il y avait dans l'île un hôpital général avec 180 lits, soit 2,86 lits pour 1000 habitants, un hôpital psychiatrique avec 200 lits, une léproserie avec

dite dégénérative (80 décès); gastrite, duodénite, entérite et colite (79); maladies de la première enfance (78); lésions vasculaires affectant le système nerveux

central (62) et tumeurs malignes (42). Le nombre total des décès a été de 662. Les maladies transmissibles suivantes ont été le plus fréquemment déclarées en 1959: grippe (427 cas); rougeole (90); tuberculose (70); syphillis et ses séquelles (53); coqueluche (31) et fièvre typhoïde (2). La grave épidémie de coqueluche

40 lits et un hospice pour vieillards et infirmes avec 150 lits. Il y a donc au total 570 lits disponibles pour les soins médicaux, soit 9,1 lits pour 1000 habitants. Il a été pratiqué, en 1960, 5602 vaccinations antityphoidiques et antiparatyphoidiques, 2181 vaccinations contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos (avec le triple antigène) et 1603 vaccinations antiva1 L'Annuaire statistique des Nations Unies, 1960, donne pour c c recencement le chiffre provisoire de 54 354 habitants.

qui a sévi en 1959 à Antigua a également atteint Saint - Christophe, Nevis et Anguilla, od elle a causé 5352 cas. ' L'Annuaire statistique des Nations Unies, 1960, donne pour ce recensement le chiffre provisoire de 56 658 habitants.

134

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent conformes à la description qui figure à la page 193 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. En 1959, il y avait un hôpital général, avec 182 lits, ainsi que 15 postes de soins infirmiers, qui ont enregistré 23 481 présences. Les 21 dispensaires de consultations prénatales se sont occupés, en 1959, de 2115 femmes enceintes. La même année, il a été pratiqué 1720 primovaccinations contre la variole et 11 445 vaccinations contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes. En 1957, les trois îles ont été atteintes par

le plus fréquemment déclarées en 1959 ont été les suivantes: tuberculose, syphilis et ses séquelles, coqueluche et fièvre typhoide. L'organisation et l'administration des services

de santé demeurent conformes à la description qui figure à la page 194 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

En 1960, il y avait un hôpital général, avec 39 lits, ainsi que 9 postes de soins infirmiers qui ont enre-

gistré 2450 présences pendant l'année. On comptait également, la même année, 2 médecins, soit un médecin

une épidémie de rougeole au cours de laquelle on a enregistré 1735 cas. En 1959, on comptait 9 praticiens de médecine générale, soit un médecin pour 6630 habitants, 4 dentistes, 14 pharmaciens et 110 infirmières. Il n'existe pas d'établissement pour la formation de personnel médical ou sanitaire. Iles Vierges britanniques

pour 3700 habitants, 1 dentiste et 16 infirmières de la santé publique. Il n'y a pas d'établissement pour la formation de personnel médical ou sanitaire dans les îles. TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL

(EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957

Les îles Vierges britanniques ont une superficie totale de 174 km2. Au recensement de 1960, la population enregistrée atteignait 7338 habitants. On données biostatistiques pour la période 1957 -1960.

1958

1959

1960

trouvera dans le tableau ci- contre quelques autres

Les principales causes de décès en 1960 ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires, myocardite dégénérative et autres cardiopathies (10 décès); pneumonie (9); maladies de la première enfance (7);

Taux de natalité Taux de mortalité Accroissement

40,9 13,7

41,3 12,4

40,2 12,3

37,7 9,1

naturel (%) Taux de mortalité infantile .

2,72 91,5

2,89 136,9

2,79 120,9

2,86 78,9

accidents (4) et tumeurs malignes (4). Le nombre total des décès a été de 67. Les maladies transmissibles

MEXIQUE

Le Mexique, situé dans la partie méridionale du continent nord -américain, possède deux vastes littoraux sur les océans Atlantique et Pacifique. Au nord, il est bordé par les Etats -Unis d'Amérique, et au sud superficie est de 1 969 367 km2.

par le Guatemala et le Honduras britannique. Sa Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (8 juin 1960), le Mexique comptait 34 923 129 habitants. Le tableau ci- contre donne les chiffres estimatifs de la population, ainsi que

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

1960

d'autres renseignements biostatistiques pour la période 1957 -1960.

Population moyenne . . 31 426 190 32 347 698 33 304 253 34 923 129 44,8 47,7 47,3 46,0 Taux de natalité

Taux de mortalité Accroissement 13,2 .

En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: gastrite, duodénite, entérite et colite psychose et causes mal définies ou inconnues (45 534);

12,5

11,9 3,51

11,6

(59 553 décès); pneumonie (49 388); maladies de la première enfance (46 792); sénilité sans mention de

naturel (%) Taux de mortalité infantile .

3,41

3,23 80,1

3,44 74,2

80,1

74,3

artériosclérose des coronaires, myocardite dégénérative et autres cardiopathies (21 009); accidents de la circulation et autres (13 602); tumeurs malignes

maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes : rougeole (47 367 cas);

(12 484); bronchite (10 785) et tuberculose (9719). Le nombre, total des décès s'est élevé à 411 277. Les

syphilis (23 817);

dysenterie amibienne (37 859); coqueluche (24 116); varicelle (23 623); blennorragie

RÉGION DES AMÉRIQUES

135

(19 105); tuberculose, toutes formes (12 417); oreillons (11 928); pneumonie (8782); fièvre typhoïde (6173); dysenterie bacillaire (6131); hépatite infectieuse (3025); paludisme (2709); onchocercose (1855) et tétanos (1069). Organisation et administration des services de santé Au cours de la période 1957 -1960, le Gouvernement

Lutte contre les maladies transmissibles

La variole a été éradiquée dans tout le pays. La campagne d'éradication du paludisme, quant à elle, a donné des résultats satisfaisants. Le nombre de cas de cette maladie a fortement baissé pendant la période

considérée, tombant de 20 333 en 1957 à 2709 en 1960. Le taux de mortalité est tombé de 16,5 pour 100 000 habitants en 1959 à 8,3 en 1960. Des campagnes intensives de vaccination antipoliomyélitique ont été effectuées, le nombre de vaccinations passant de 387 863 en 1959 à 1 728 004 en 1960. La poussée de

fédéral a poursuivi et, dans de nombreux cas, intensifié l'action décrite dans le Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. L'organisation et l'administration des services de santé demeurent celles qui ont été décrites à la page 195 du Premier Rapport. Pendant la période considérée, deux sous -secrétariats

ont été créés, l'un pour les problèmes de santé et

poliomyélite qui s'est manifestée en 1961 a été probablement freinée dans une certaine mesure par ces vaccinations. Pendant la période considérée, la fréquence de la tuberculose a très légèrement augmenté. Il en a été de même pour le nombre des cas déclarés de

l'autre pour ceux de la prévoyance sociale. Les autorités gouvernementales ont pour objectifs principaux

la protection de l'individu grâce à l'amélioration du milieu dans lequel il travaille et vit, le développement

dysenterie amibienne et de varicelle, les premiers passant de 17 404 en 1957 à 37 859 en 1960 et les seconds de 13 520 en 1957 à 23 623 en 1960. Parmi les autres maladies transmissibles responsables d'une forte morbidité infantile figurent la rougeole, la coqueluche,

de la médecine préventive sous toutes ses formes, l'institution d'un système efficace d'éducation sanitaire de la population, la décentralisation des activités des

directions et la création d'un bureau d'évaluation statistique. Depuis 1959, la Direction de la Santé du District fédéral publie des données statistiques concer-

les oreillons et la rubéole. Les fièvres typhoïde et paratyphoïdes, l'hépatite infectieuse et la brucellose posent aussi d'importants problèmes de santé publique. En 1959, un programme de vaccinations antivarioliques a été mis au point, dans le dessein de pro-

nant les décès et les cas de mortinatalité. Un institut de sécurité et de prévoyance sociale des fonctionnaires fédéraux a été créé en décembre 1959 et est entré en activité immédiatement. D'autre part, un office d'hygiène industrielle et de médecine du travail ainsi qu'un office de coordination pour l'assainissement ont été créés également, et le bureau d'éducation sanitaire de la population a été réorganisé et ses services améliorés. Services hospitaliers

téger au moins 80% de la population. En 1960, 338 240 vaccinations antitétaniques, 245 198 vaccina-

tions contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes et 731 606 primovaccinations antivarioliques ont été pratiquées.

Protection maternelle et infantile Le nombre des dispensaires prénatals est passé de 713 en 1957 à 879 en 1960; au cours de cette dernière année, ils ont été fréquentés par 231 290 femmes enceintes. En 1960 également, 1186 dispensaires de pro-

En 1960, il y avait dans le pays 344 hôpitaux généraux publics, qui comptaient au total 47 997 lits. (On ne dispose pas de renseignements sur les établissements privés.) Il y avait aussi 29 cliniques de gynécologie et d'obstétrique, 12 cliniques de pédiatrie avec 808 lits, 14 hôpitaux pour maladies infectieuses (tuberculose, lèpre, pian) avec 2761 lits, et 48 hôpitaux psychiatriques (dont 23 privés), possédant en tout 10 341 lits. Des services de consultations externes fonctionnaient dans 782 centres de santé, 456 hôpitaux, 6 unités sanitaires mobiles et 549 centres ruraux de protection

tection infantile ont donné des soins à enfants d'âge préscolaire. Nutrition

1 053 771

La fréquence des carences nutritionnelles résulte d'une alimentation insuffisante ou déséquilibrée, en raison surtout de la médiocre situation économique de la

population, de la mauvaise distribution des denrées alimentaires et de l'absence d'un personnel techniquement capable d'assurer une production abondante. Nombreuses sont les zones typiquement rurales où les pratiques et les activités de la population sont con-

sociale. On ne dispose pas de renseignements sur le nombre de personnes admises dans ces établissements.

traires aux principes d'une saine nutrition. Ce fait est dû, dans une large mesure, à l'isolement des collectivités qui y vivent et à l'insuffisance de l'éducation sanitaire. L'état nutritionnel des populations urbaines est meilleur, bien qu'il soit loin d'être idéal. Le régime alimentaire est pauvre en calories et en protéines et déficient en sels minéraux et en vitamines. Le Gouver-

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, le Mexique comptait 20 227 médecins, soit

un médecin pour 1700 habitants. La même année, il comptait aussi 1735 dentistes, 702 pharmaciens, 402 vétérinaires, 2700 sages -femmes et 5795 infirmières. En 1958, il existait dans le pays 19 écoles de médecine,

nement fédéral a encouragé la consommation de

poisson - frais, salé ou séché - en lançant une campagne à cette fin.

dont sortaient chaque année 1150 médecins environ..

136

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Hygiène du milieu

A la fin de la période considérée, sur un total de 98 280 agglomérations ou localités, 1023 seulement,

qui groupaient quelque 7 millions d'habitants, soit 24 % environ de la population totale, possédaient des systèmes satisfaisants d'approvisionnement en eau. Seules 273 agglomérations disposaient d'un bon système d'évacuation des eaux usées, qui desservait ainsi 5 millions d'habitants environ, soit quelque 16 % de la population totale. Les conditions de logement, l'évacuation des déchets, la protection contre les vecteurs de

nissement, au défaut d'éducation sanitaire, à la précarité des conditions de nutrition et à l'insuffisance des soins médicaux. Le pays se heurte à une grave pénurie de personnel professionnel et auxiliaire et de spécialistes de la santé publique. Un autre aspect

de ce problème est la proportion élevée du per-

sonnel engagé à temps partiel dans l'action sanitaire et le nombre restreint de fonctionnaires à plein temps. Parmi les autres problèmes de santé publique, il y a lieu de citer le taux relativement élevé de la mortalité infantile, la tuberculose, l'alcoolisme, les morts violentes (accidents et homicides), la lèpre, la « pinta » et l'onchocercose.

maladies et autres nuisances continuent à laisser à désirer. La ville de Mexico doit faire face aussi aux problèmes que posent la présence de radiations ionisantes et une intense pollution atmosphérique. Principaux problèmes de santé publique

Budget de la santé

Les principaux problèmes de santé publique au Mexique ont trait avant tout à la médiocrité de l'assai-

En 1960, 12,2 % du budget national total ont été consacrés aux services de santé. Les dépenses sanitaires par habitant se sont élevées à 35,8 pesos.

NICARAGUA

Le Nicaragua, situé en Amérique centrale, possède

deux littoraux étendus sur les océans Atlantique et Pacifique; il est bordé au nord par le Honduras et au sud par le Costa Rica. Sa superficie est de 148 000 km2.

Les principales causes de décès en 1960 ont été les suivantes: gastrite, duodénite, entérite et colite (1482 décès); maladies de la première enfance (1282); paludisme (731); pneumonie (603); accidents autres

que les accidents de la circulation (450) et fièvres paratyphoïdes et salmonelloses (384). Le nombre total des décès classés par cause a été de 11935. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: paludisme (7110 cas); syphilis

Population et autres données biostatistiques

La population du Nicaragua était au 30 avril 1950 de 1 057 023 habitants. Les estimations de la popu-

lation et d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960 sont indiquées dans le tableau suivant. (Il convient de noter que l'enregistrement des naissances et des décès est encore assez incomplet.) POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

et ses séquelles (1019); coqueluche (611); tuberculose (581); fièvre typhoïde (352) et poliomyélite (211).

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

L'organisation et l'administration des services de santé restent celles qui sont décrites à la page 197 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

1960

Population moyenne . . Taux de natalité

En 1960, on comptait 26 hôpitaux généraux et un hôpital psychiatrique disposant au total de 2660 lits, soit 1,8 lit pour 1000 habitants. Il y avait en outre 71 services de consultations externes, qui avaient reçu 223 808 visites, ainsi que 35 services sanitaires de moindre importance, y compris des laboratoires. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

1 332 498 43,0 8,7

1 377 599 41,4 9,3 3,21 84,1

1 423 501 44,5 8,4 3,61

1 476 650 40,9 8,1

Taux de mortalité . . . Accroissement naturel (%) lité infantile . .

3,43 67,3 1,9

3,28 70,9 1,7

Taux de morta.

62,7 1,8

Taux de mortalité maternelle 2,1

En 1960, le pays comptait 524 médecins (soit un médecin pour 2818 habitants), contre 464 en 1957. Il y avait en outre 93 dentistes, 240 pharmaciens et 421 infirmières et infirmières auxiliaires. Le pays possède une école de médecine, située à León, d'où. est sortie en 1959 une promotion de 23 médecins. Il existe également une école d'art dentaire et une école do pharmacie, ainsi que quatre écoles d'infirmières.

RÉGION DES AMÉRIQUES

137

Protection maternelle et infantile

En 1960, le Nicaragua possédait 37 centres de pro-

tection maternelle et infantile, où 15 736 femmes enceintes ont reçu des soins. Le nombre des enfants âgés de un à cinq ans qui ont fréquenté les dispensaires

pédiatriques s'est élevé à 29 558, dont 20,4 % ont bénéficié de soins de médecine préventive. Des visites

à domicile ont été rendues à 7194 femmes enceintes et à 110 946 enfants d'âge préscolaire. Budget de la santé Les prévisions du budget national de 1960 s'élevaient à 247 552 000 córdobas, dont 13,2 % devaient être alloués aux services de santé, soit 22,2 córdobas par habitant.

PANAMA

unit l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud. Bordé à l'est par la Colombie, à l'ouest par le Costa Rica, il est coupé en deux par la Zone du Canal de Panama. Sa superficie est de 74 470 km2. Population et autres données biostatistiques

Le Panama est situé sur l'isthme du même nom qui

toutes formes (154). Le nombre total des décès déclarés en 1959 s'élevait à 3955. Les statistiques relatives aux maladies transmissibles déclarées, qui reposent principalement sur les données fournies par les hôpi-

taux et les centres de santé, sont incomplètes. Les maladies transmissibles le plus fréquement déclarées en 1960 ont été: le paludisme (4773 cas); la tubercu-

Au dernier recensement, qui remonte à 1950, la population s'élevait à 805 285 habitants. En 1960, elle était estimée à 1 055 100 habitants, dont 60 649 Indiens menant une existence tribale. Les estimations

lose, toutes formes (1425); la rougeole (843); la coqueluche (302); la syphillis (168) et la lèpre, nombre

total des cas connus (125). En 1958, 116 cas de fièvre typhoïde ont été signalés. Organisation et administration des services de santé

de population et d'autres données biostatistiques relatives à la période 1957 -1960 sont indiquées dans

le tableau suivant. (Il convient de noter que l'enregistrement des naissances et des décès est encore incomplet.) POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957

L'évolution de la situation politique pendant la période considérée a eu des répercussions sur l'administration des services de santé du Panama. Confor-

mément aux recommendations formulées dans le plan Falk, trois provinces sanitaires ont été créées, placées chacune sous l'autorité d'un directeur. Une commission de la santé publique chargée de formuler

des recommandations touchant l'élaboration d'un plan coordonné de protection médicale a également vu le jour. Services hospitaliers

1958

1959

1960

Population moyenne Taux de natalité

973 300 40,5 9,3

999 800 39,3 8,7

1 027 000 40,8 9,1

1 055 100 40,7 8,3

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) lité infantile 3,12

hôpitaux privés (dont un hôpital pédiatrique, un dispensaire antituberculeux et un hôpital psychiatrique), dans lesquels le nombre total des lits s'élevait à 3964, soit 3,8 lits pour 1000 habitants. Les services de consultations externes sont assurés par 13 centres de santé et 7 hôpitaux. Personnel médical et apparenté; moyens de formation Les données relatives au personnel médical et appa-

On comptait, en 1960, 16 hôpitaux publics et 10

.

3,06 57,9 2,1

3,17

3,24 56,8

Taux de morta.

56,4 2,3

60,0

Taux de mortalité maternelle 2,4

-

renté ne portent que sur le personnel des hôpitaux En 1959 (dernière année pour laquelle on dispose de données statistiques), les principales causes de décès publics et privés et celui des services de santé publique;

ont été les suivantes: gastrite, duodénite, entérite et colite (528 décès); maladies de la première enfance

elles ne comprennent pas le personnel non hospitalier du secteur privé. On dénombrait, en 1960, 328 médecins, 88 dentistes, 8 pharmaciens, 9 vétérinaires, 489 infirmières, 958 infirmières auxiliaires et 87 sages femmes. On comptait un médecin pour 3220 habitants.

(482); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (393); tumeurs malignes (362); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (299); pneumonie (268); accidents (191) et tuberculose,

Il existe une école de médecine à l'Université de Panama.

138

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Lutte contre les maladies transmissibles

Du fait de l'interruption des opérations antipaludiques pendant la période de troubles politiques, une résistance à la dieldrine est apparue, ce qui a ralenti les progrès dans la voie de l'éradication. Le Panama a conclu des accords spéciaux avec les pays voisins en vue de résoudre les problèmes communs que pose la lutte contre le paludisme. La campagne antivénérienne a été interrompue et le traitement des malades

11 047 femmes enceintes, 8413 enfants de moins d'un an et 14 008 enfants d'âge préscolaire. Principaux problèmes de santé publique

Le paludisme, la tuberculose, l'insalubrité et les mauvaises conditions de logement figurent parmi les principaux problèmes de santé publique. Le taux élevé d'accroissement naturel de la population pré-

a été assuré par les centres de santé. On attend de bons résultats de la réorganisation de la campagne nationale contre la tuberculose. Des vaccinations de masse par le BCG, au cours desquelles 13 967 personnes ont été vaccinées, ont été pratiquées en 1960; cette même année, 6190 personnes ont été vaccinées contre la variole et 1414 contre la poliomyélite. Protection maternelle et infantile Le Panama possédait, en 1960, 13 centres de protec-

occupe également les autorités, car il est à l'origine de graves problèmes de santé publique, non seulement dans les villes, mais aussi dans les campagnes.

Budget de la santé

En 1960, le montant total des dépenses publiques était estimé à 59 436 080 balboas, dont 17,2 pour le budget de la santé, soit 9,7 balboas par habitant.

tion maternelle et infantile, qui se sont occupés de

ZONE DU CANAL DE PANAMA

La Zone du Canal de Panama est une bande de terrain qui s'étend sur 8 km de chaque côté du canal, et dont la superficie est de 1432 km2. Population et autres données biostatistiques Selon les résultats du dernier recensement (Pr avril 1960), la Zone du Canal de Panama comptait 41 891 habitants. On a enregistré 769 naissances vivantes et 130 décès en 1960. La même année, il y a eu 17 décès parmi des enfants de moins d'un an. Aucun décès lié

tants. La même année, 11 133 malades ont été admis dans les hôpitaux généraux. Personnel médical et apparenté On comptait 107 médecins en 1960, soit une proportion de un médecin pour 392 habitants. Il y avait également 16 dentistes, 9 pharmaciens et 535 infirmières ou infirmières auxiliaires. Il n'existe aucun établissement de formation dans la Zone du Canal. Lutte contre les maladies transmissibles

à la maternité n'a été enregistré. Les causes les plus importantes de décès en 1960 ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative, accidents (y compris les accidents de la circulation), tumeurs malignes, maladies de la première enfance, pneumonies et lésions vasculaires affectant le système nerveux central. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été la rougeole, le paludisme, la syphilis et ses séquelles, la tuberculose et la diphtérie. Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

Le plus grand nombre de cas nouveaux de paludisme pendant la période considérée a été atteint en 1958 avec 93 cas, mais il est retombé à 20 en 1960. La rougeole a sévi à l'état épidémique pendant les années 1958 à 1960. Aucun cas de poliomyélite ou d'encéphalite infectieuse n'a été enregistré en 1960, mais un cas de la première de ces maladies et deux cas de la seconde avaient été constatés en 1959. Un déclin de la tuberculose se manifeste également: il n'y a eu que 8 cas en 1960, contre 23 en 1957.

L'organisation et l'administration des services de santé restent conformes à la description qui figure à la page 199 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. En 1960, la Zone possédait deux hôpitaux généraux dotés au total de 590 lits, soit 14,09 lits pour 1000 habi-

Protection maternelle et infantile Les deux dispensaires prénatals qui fonctionnaient en 1960 ont reçu 11 739 visites de femmes enceintes, mais il n'existe aucun service de visites à domicile Il y avait également 7 dispensaires d'hygiène infantile

en 1960, qui ont accueilli 9226 enfants d'âge préscolaire.

tants. Il existait également un hôpital psychiatrique doté de 262 lits et une léproserie dotée de 120 lits qui étaient occupés dans la proportion de 99 %. Pour les quatre hôpitaux de la Zone, le nombre total de lits s'élevait à 972 en 1960, soit 23,2 lits pour 1000 habi-

Budget de la santé

Le montant total du budget de 1960 s'élevait à 2 020 340 dollars des Etats -Unis; 30,6 % devaient en être alloués aux services de santé, ce qui représentait une dépense de US$ 147 par habitant. .

RÉGION DES AMÉRIQUES

139

PARAGUAY

Le Paraguay, l'un des deux pays de l'Amérique du Sud qui n'ont pas d'accès à la mer, est bordé au nord -ouest par la Bolivie, au nord -est par le Brésil

et au sud par l'Argentine. Sa superficie est de 406 752 km2.

été réorganisé. Les divers services administratifs qui étaient disséminés ont été groupés sous la direction du département administratif du Ministère. Un nouvel organisme - le Comité permanent de Coordination -a été institué avec, comme président, le Ministre de la Santé publique et de l'Assistance sociale. Services hospitaliers

Population et autres données biostatistiques

La population du Paraguay, d'après le dernier recensement (28 octobre 1950), était de 1 313 333 habitants. Les estimations de population, ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, sont données dans le tableau suivant. (Il convient de noter que l'enregistrement des naissances et des décès comporte encore des lacunes.) POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957

Le nombre des hôpitaux généraux publics pour lesquels on dispose de renseignements d'ordre médical est passé de 8 en 1958 à 16 en 1960. Au cours de cette dernière année, ces hôpitaux disposaient de 750 lits, soit 0,42 pour 1000 habitants. Les autres installations consistaient en un hôpital pour maladies contagieuses,

avec 30 lits, un hôpital psychiatrique, avec 347 lits, et un sanatorium pour tuberculeux doté de 270 lits. Le total général de 1397 lits que possèdent ces institutions équivaut à 0,8 lit pour 1000 habitants. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, les services de santé comptaient 264 méde-

1958

1959

1960

cins, soit un médecin pour 6700 habitants, ainsi que 58 dentistes, 37 infirmières et 191 sages -femmes. Il existe une école de médecine dans le pays, à Asunción, et 51 médecins y ont obtenu leur diplôme en 1959. Le pays possède également une école dentaire, une école de pharmacie et une école d'infirmières. Des mesures

Population moyenne . . Taux de natalité

1 638 000 22,5 10,3

1 687 000 25,8 11,5 1,43

1 728 000 27,4 10,7 1,67

1 770 000 25,2 10,5

Taux de mortalité Accroissement naturel (%) lité infantile .

ont été prises en vue d'assurer une amélioration générale de la formation du personnel sanitaire.

1,22

1,47

Taux de morta.

96,0 4,7

Lutte contre les maladies transmissibles 102,0 105,9

104,0 3,8

Taux de mortalité maternelle 4,6 4,3

Les causes de décès les plus importantes en 1960 ont été les suivantes: gastrite, duodénite, entérite et colite (748 décès); maladies de la première enfance (588);

tumeurs malignes (518); pneumonie (448); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (385) et tuberculose (292). Le nombre total des décès a été

La vaccination massive par le BCG constitue maintenant un élément important du programme de lutte antituberculeuse. Dans les régions qui ont été étudiées, des centres de santé ou des dispensaires disposant d'un matériel de radiologie ont été établis. Il y a en tout 15 de ces dispensaires, que l'on trouve dans tout l'intérieur du pays. On a enregistré pendant la période considérée une diminution progressive du nombre des cas de tuberculose. Dans les régions frontières du pays, une triple campagne dirigée contre la tuberculose, les maladies vénériennes et la variole a été entreprise. La fréquence de la lèpre a également diminué. Les objectifs de la campagne antilépreuse, qui a débuté en 1955, étaient de dépister les cas aussi rapidement que possible, de procéder à un traitement intensif, afin d'empêcher l'apparition des formes con-

de 9467. Les maladies transmissibles suivantes ont fait l'objet des déclarations les plus fréquentes en 1960: syphilis et ses séquelles (1844 cas); rougeole (1705); coqueluche (1571); tuberculose (1113); paludisme (388) et lèpre (285).

Organisation et administration des services de santé

tagieuses de la maladie, et enfin de soumettre à un contrôle périodique les personnes ayant été en contact

L'organisation et l'administration des services de santé ont été décrites à la page 200 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. A la suite de dispositions législatives adoptées en 1957, le Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale a

avec des lépreux. En 1957, il ne restait plus que 8 malades dans la léproserie de Santa Isabel. Au cours de la même année, une autre léproserie a été transformée en centre de santé pour les enfants de personnes atteintes de cette maladie. La campagne d'éradication

140

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

du paludisme, qui a été entreprise en 1957, a été couronnée de succès. Les maisons examinées ont été au

prénatal qui avait été fréquenté par 24 014 femmes enceintes. Il existait également un dispensaire pour enfants, fréquenté en 1960 par 16 619 enfants de moins

nombre de 133 896, et 52 259 d'entre elles ont fait l'objet de pulvérisations. En 1957, le Gouvernement du Paraguay a signé un accord avec l'OPS et l'OMS

d'un an, alors qu'en 1957 seulement 3130 enfants avaient reçu des soins médicaux. Hygiène du milieu

en vue de l'établissement d'un programme d'éradication de la variole. Une campagne intensive est également menée contre les maladies vénériennes. Le laboratoire central de sérologie reçoit et analyse les spécimens sanguins envoyés par les divers centres

De 1952 à 1960, une campagne de lutte contre l'ankylostomiase s'est déroulée dans la région d'Asunción- Villarrica. En tout, 59 682 habitations ont fait l'objet d'une inspection (parmi elles, 30 % seulement possédaient une installation adéquate d'évacuation des

antivénériens de tout le pays. Protection maternelle et infantile

En 1957, 30 fonctionnaires médicaux locaux avaient été initiés aux principes fondamentaux de la santé publique, l'accent étant mis principalement

sur la protection maternelle et infantile. Les femmes enceintes sont soumises à un examen aussi précoce que possible, qui est suivi d'autres examens périodiques. On inculque aux femmes des notions rudimentaires sur les questions de santé, au moyen d'entrevues à domicile ou de causeries dans les clubs féminins qui sont établis au coeur des régions rurales.

matières usées) et il a été construit 32 555 cabinets d'aisance. Au total, 472 116 personnes ont bénéficié, dans cette région, de la campagne en question. Des médicaments anthelmintiques ont été administrés à 130 755 personnes. Une quarantaine d'agents médicaux ont été employés à ces diverses activités. La campagne a eu pour résultat la création d'une division de l'assainissement au Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale. En 1960, un règlement a été mis en vigueur pour assurer le contrôle de la construction et de l'utilisation des piscines publiques et privées, ainsi que l'amélioration de l'approvisionnement en eau des zones rurales.

En 1960, on comptait dans le pays un dispensaire

PÉROU

Le Pérou se trouve sur la côte de l'Amérique du Sud qui fait face à l'océan Pacifique. Il est bordé au nord par l'Equateur et la Colombie, à l'est par le Brésil et la Bolivie et au sud par le Chili. Sa superficie est de 1 285 215 km2. Population et autres données biostatistiques

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

Au dernier recensement (9 juin 1940), le Pérou avait 6 207 967 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau ci- contre. (Il convient de noter que l'enregistrement des naissances et des décès comporte encore des lacunes.) En 1959, les causes de décès les plus importantes ont été les suivantes: maladies de la première enfance (4623 décès); pneumonie (4354); gastrite, duodénite, entérite et colite (3685); tuberculose (3812); tumeurs malignes (2259); accidents (2012) et artériosclérose

1960

Population moyenne . . 9 923 000 10 213 000 10 524 000 10 857 000 Taux de natalité* 33,0 33,9 34,9 33,8

Taux de mortalité* . . . .

12,1

10,7

9,6 2,53

10,5

Accroissement

naturel (%) lité infantile

.

2,09 108,1 1,1

2,32 97,2

2,33 97,8

Taux de morta.

95,0

Taux de mortalité maternelle 0,8

des coronaires et myocardite dégénérative (1363). Le nombre total des décès classés par cause a été de 25 482. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1959 ont été les suivantes: tuberculose (22 796 cas); coqueluche (20 631); rougeole (13 126); fièvre typhoïde (6690); paludisme (4796) et syphilis et ses séquelles (3865). Organisation et administration des services de santé

-

l'effectif était estimé à 350 000 personnes en 1940.

Ne s'applique pas à la population indienne vivant dans la jungle, dont

s'est accompagnée d'une extension de la sécurité sociale et d'une amélioration des niveaux de vie. Par suite de la migration de nombreuses familles, qui quittent l'intérieur du pays pour se fixer sur la côte

dans l'espoir d'y trouver de meilleures conditions de vie, environ 400 000 personnes vivent maintenant

Pendant la période considérée, l'évolution économique, marquée notamment par une réforme agraire,

dans des conditions malsaines, dans plus de 150

RÉGION DES AMÉRIQUES

141

bidonvilles. Cette situation rend très difficile l'orga-

nisation des services sanitaires. De plus, pendant la période considérée, des catastrophes naturelles ont

fait des ravages considérables au Pérou. En 1957, environ un million d'habitants ont souffert d'une grave sécheresse s'étendant à tout le sud du pays. Des tremblements de terre et des inondations intermittents ont aussi causé des dégâts très importants. L'organisation générale des services de santé reste celle qui est décrite aux pages 201 et 202 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Le 14 juin 1957, le Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale a été réorganisé. Il continue à centraliser les fonctions techniques mais l'admi-

et 293 infirmières qualifiées sont sorties des 13 écoles d'infirmières. L'enseignement infirmier a été uniformisé dans tout le pays. Lutte contre les maladies transmissibles

Un organisme national créé en 1957 mène, en collaboration avec l'OMS et le FISE, les opérations d'éradication du paludisme. La zone impaludée du pays s'étend sur 943 228 km2 au total et, en 1960, on a éva-

lué à 4 873 490 le nombre des habitants exposés à l'infection. A la fin de 1960, 3 053 190 d'entre eux étaient considérés comme protégés contre le paludisme; le nombre des cas était tombé à 2487, contre 8409 en 1958. La division de la tuberculose du Minis-

nistration a été décentralisée. La coordination des activités des autorités centrales et des organes locaux d'exécution est maintenant assurée de façon plus efficace. Ces organes locaux comprennent les autorités sanitaires de zone, de district ou municipales, ainsi que le personnel des hôpitaux, des centres de santé

tère de la Santé publique et de l'Assistance sociale a élargi son programme d'action pour y englober la prophylaxie et l'assistance médico- sociale. Les mesures

et des postes médicaux. Ils sont chargés de la lutte contre les maladies transmissibles, de l'assainissement,

de prophylaxie comprennent la vaccination par le BCG et l'examen radiologique des cas suspects, surtout dans les groupes économiquement défavorisés. Des examens de masse ont été effectués dans les chefs -lieux des provinces et dans les 15 villes oí1 la

de la protection maternelle et infantile, de l'éducation sanitaire, des statistiques sanitaires et de travaux de laboratoire. On encourage la population à participer activement à l'exécution des différents programmes sanitaires. De plus, certaines entreprises industrielles ont intensifié leur collaboration en la matière. Par exemple, une société d'exploitation

population est la plus dense. L'assistance médicale aux tuberculeux comprend le recours à des dispensaires mobiles, et l'on s'efforce de soigner un plus grand nombre de malades à domicile ou en traitement

minière a créé un centre de médecine du travail à l'intention de son personnel, chez lequel elle s'efforce actuellement d'éliminer la tuberculose, le paludisme et la syphilis. Une nouvelle législation, promulguée pendant la période considérée, a fait baisser les prix des produits pharmaceutiques péruviens et étrangers. Services hospitaliers

ambulatoire pour décongestionner les hôpitaux. En 1960, un dispensaire antilépreux a été mis en service dans la jungle et 26 postes médicaux ont été créés pour traiter la lèpre dans des régions précédemment dépourvues de moyens Sept postes existants ont été agrandis et trois autres sont en construction. Un texte législatif adopté en 1960, à la suite d'une poussée de poliomyélite, assujettit à un contrôle sani-

taire les plages et baignades voisines de Lima. Un deuxième plan quinquennal d'éradication de la variole

En 1959, il existait 180 hôpitaux généraux, avec 17 744 lits, soit 1,69 lit pour 1000 habitants. Il y avait également 7 maternités, 1 hôpital pour enfants, 10 sanatoriums pour tuberculeux et léproseries, et 4 hôpitaux psychiatriques. Le nombre total des lits en service dans tous les établissements hospitaliers était en 1959 de 23 086, soit 2,19 lits pour 1000 habitants. Dans un proche avenir, 57 hôpitaux doivent être réaménagés et 12 nouveaux établissements vont être construits, avec une capacité de 1600 lits. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

est en cours d'exécution: en 1960, 229 792 primo vaccinations et 819 948 revaccinations ont été pratiquées.

Protection maternelle et infantile

En 1960, on comptait 94 dispensaires prénatals, qui ont été fréquentés par 33 661 femmes enceintes. Le pourcentage des accouchements à l'hôpital a été de 8,9 % en 1958. En 1960, 107 centres d'hygiène de l'enfance étaient en service et ont suivi 104 338 enfants.

Médecine du travail

En 1960, il y avait 5061 médecins (1218 de plus qu'en 1957), soit un médecin pour 2145 habitants, 1630 dentistes, 1786 pharmaciens et 2860 infirmières.

Outre les efforts importants déployés par des socié-

Il existe au Pérou trois écoles de médecine, qui ont délivré 67 diplômes en 1959. A partir de 1960, la durée

tés privées, l'Institut de Médecine et d'Hygiène du Travail a étendu ses services aux industries manufacturières et agricoles. Il a, par exemple, créé un service de soins infirmiers et ouvert un centre régional de médecine du travail à Arequipa, dans le sud. On a également étudé les moyens de lutter contre les risques professionnels dus aux poussières, au plomb,

des études de médecine a été réduite à six ans. En 1957, l'Université de Lima a créé une chaire de santé publique et un département d'études post- universitaires de spécialisation. En 1959, 125 étudiants ont obtenu le diplôme délivré par l'école dentaire du pays

aux fibres de coton ou de laine, aux rayonnements ionisants, à l'arsenic et au bruit dans les usines.

142

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Principaux problèmes de santé publique

Les principaux problèmes de santé publique sont, par ordre d'importance, ceux que posent la malnutrition, le taux élevé de mortalité infantile, la tuberculose et les maladies transmissibles aiguës, en particulier la coqueluche. Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

vants: malnutrition, et particulièrement nutrition des enfants en bas âge et composition chimique du régime

alimentaire péruvien, épidémiologie de la lèpre et santé mentale des travailleurs de l'industrie. Les appro-

visionnements en eau et l'évacuation des eaux usées ont également fait l'objet d'études. Budget de la santé Les prévisions du budget national de 1960 s'élevaient à 7 869 352 800 sols, dont 18,0 % devaient être alloués aux services de santé, soit 130 sols par habitant.

Les travaux de recherche effectués pendant les années 1957 à 1960 ont porté sur les problèmes sui-

PORTO RICO L'île de Porto Rico fait partie des Grandes Antilles,

situées entre l'océan Atlantique au nord et la mer des Antilles au sud. Sa superficie est de 8897 km2. Population et autres données biostatistiques Le dernier recensement a eu lieu le 1 er avril 1960.1

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

-

L'organisation et l'administration des services de santé restent celles qui sont exposées à la page 203 du

Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

On trouvera les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1959, dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

En 1960, les hôpitaux généraux du pays comptaient au total 7404 lits, soit 3,15 lits pour 1000 habitants. En outre, les établissements psychiatriques comprenaient 2163 lits et les autres hôpitaux spécialisés 2906. Le nombre total de lits des 138 hôpitaux en service en 1960 s'élevait à 12 473, soit 5,3 pour 1000 habitants.

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1959, Porto Rico comptait 1059 médecins, soit un médecin pour 2200 habitants. Le personnel sanitaire en exercice comprenait également 363 dentistes et 1023 sages- femmes.Il existe une école de médecine, dont 43 étudiants en moyenne sont diplômés chaque année, ainsi qu'une école dentaire et 14 écoles d'infirmières.

Population moyenne . . Taux de natalité Taux de mortalité . . . Accroissement naturel ( %)

2 282 000 33,3 .

2 321 000

2 347 000

Taux de mortalité infantile Taux de mortalité maternelle

7,0 2,63 50,3 0,9

32,9 6,9 2,60 53,2 0,8

31,6 6,7 2,49 47,9

Lutte contre les maladies transmissibles

-

La tuberculose est toujours un grave problème de santé à Porto Rico, bien que le nombre des cas nouveaux soit tombé de 3120 en 1957 à 2487 en 1959. Parallèlement, les cas déclarés de syphilis (et séquelles)

sont passés de 1615 à 1106 au cours de la même En 1959, les causes de décès les plus importantes ont été les suivantes : artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (1877 décès); tumeurs malignes (1799); maladies de la première enfance (1657); gastrite, duodénite, entérite et colite (1003); lésions vasculaires affectant le système nerveux central

(995); pneumonie (742) et tuberculose (679). Le 15 818. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1959 ont été les suivantes: tuberculose (2487 cas); rougeole (2331); syphilis et ses séquelles (1106); coqueluche (816); scarlatine et angine à streptocoques (131) et diphtérie (74).

période. En 1959, on n'a pas enregistré un seul cas de lèpre, de typhus ou de paludisme, au contraire de ce qui s'est passé au cours des deux premières années de la période considérée. En 1959, on a effectué 45 671 primovaccinations antivarioliques, 78 125 immunisations contre le tétanos, 75 573 vaccinations contre la poliomyélite et 62 721 immunisations contre la diphtérie. Protection maternelle et infantile

nombre total des décès classés par cause était de

1 L'Annuaire statistique des Nations Unies, 1961, donne pour ce recensement le chiffre provisoire de 2 349 544 habitants.

D'après les chiffres disponibles, qui ne comprennent pas les statistiques des établissements publics de certaines localités, 49 686 femmes enceintes ont fréquenté les consultations prénatales en 1959. En outre, 23 214 enfants de moins d'un an et 24 636 enfants d'âge préscolaire ont été suivis par les dispensaires spécialisés.

REGION DES AMÉRIQUES

143

RÉPUBLIQUE DOMINICAINE

La République Dominicaine occupe les deux tiers orientaux de l'île d'Haïti (Hispaniola), située entre Cuba à l'ouest et Porto Rico à l'est, et qui, par ordre de grandeur, est la deuxième des Grandes Antilles. La superficie du pays est de 48 734 km2. Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (7 août 1960), la population

En 1960, on comptait dans le pays 27 hôpitaux généraux disposant de 3827 lits (soit 1,27 lit pour 1000 habitants), alors qu'en 1957 il n'y en avait que 23,

avec 2473 lits seulement. Parmi les autres établissements hospitaliers on dénombrait 1 hôpital psychia-

trique de 1000 lits, 10 hôpitaux de gynécologie et d'obstétrique, 2 hôpitaux pédiatriques et 3 hôpitaux pour tuberculeux et lépreux. Le nombre total des lits

de la République Dominicaine était de 3 013 525 habitants. On trouvera dans le tableau suivant des estimations de population ainsi que d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960. (Il convient de noter que l'enregistrement des naissances et des décès présente encore des lacunes.) POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

d'hôpital était de 8024 en 1960, soit 2,66 lits pour 1000 habitants. Ces données ne tiennent pas compte

des services administrés par le Fonds national de Sécurité sociale.

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

En 1960, il y avait 442 médecins, soit un médecin

pour 6818 habitants. On comptait également 21 151 assistants médicaux, 994 infirmières et infirmières auxiliaires et 46 sages- femmes. Ces

dentistes,

chiffres ne sont toutefois pas complets, car ils ne concernent que le personnel appartenant aux services

1960

qui relèvent directement du Secrétariat d'Etat à la Santé et à la Prévoyance sociale. Le personnel travaillant dans des établissements privés et dans des services relevant d'autres départements ministériels ou du Fonds national de Sécurité sociale n'est pas compris dans ce relevé. Le pays possède une école de médecine

Population moyenne . . Taux de natalité

2 656 350

2 800 800

2 899 800

3

40,8 8,6

42,0 8,6

39,8 10,5

013 525 36,7 9,0 2,77 100,5 1,2

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

où 152 médecins ont obtenu leur diplôme en 1959. Il existe également trois écoles de pharmacie, une école d'infirmières, une école dentaire et une école vétérinaire.

3,22 74,8

3,34 67,8

2,93 113,2 1,3

Taux de mortalité infantile .

Lutte contre les maladies transmissibles

Taux de mortalité maternelle 0,9 0,8

En 1960, il a été pratiqué 657 063 vaccinations contre la tuberculose, 4167 contre la variole, 3610 contre la poliomyélite, 1826 contre la coqueluche et 729 contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes. Protection maternelle et infantile Le nombre des dispensaires prénatals s'est sensiblement accru, passant de 23 en 1957 à 36 en 1960. Cette

En 1959, les principales causes de décès ont été les suivantes: gastrite, duodénite, entérite et colite (5862 décès); maladies de la première enfance (5444); pneumonie (953); paludisme (950); tumeurs malignes (633) et tuberculose (512). Le nombre total des décès

classés par cause s'établit à 22 798. (Toutefois, ce chiffre doit être considéré comme provisoire.) Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été: la syphilis et ses séquelles (6703 cas);

année -là, 48 986 femmes enceintes y ont reçu des soins, et le nombre des femmes accouchées par un médecin ou par une sage -femme s'est élevé à 44 946.

Dix nouveaux dispensaires d'hygiène infantile ont été créés au cours de la période considérée; en 1960,

la coqueluche (6476); le paludisme (5548); la rougeole (2701); la tuberculose (2122) et le trachome (520).

il y en avait 33 en service. Le nombre des enfants présentés dans ces dispensaires a plus que doublé depuis 1957 pour atteindre 41 106 en 1960.

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

L'organisation et l'administration des services de santé restent telles qu'elles sont décrites à la page 204 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

Budget de la santé Le budget national des services de santé pour 1960 prévoyait des dépenses évaluées à 13 289 031 pesos, soit 4,4 pesos par habitant.

144

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

SAINT -PIERRE- ET- MIQUELON

L'archipel de Saint -Pierre -et- Miquelon, situé au large de la côte méridionale de Terre -Neuve, comprend trois îles principales: Saint -Pierre, Langlade et

du ler février 1957, de nouvelles catégories de travailleurs ont été admises à bénéficier de l'assurancemaladie. Les frais de médicaments et le coût des soins dentaires sont couverts jusqu'à concurrence de 60 %.

Miquelon. Le territoire est représenté à l'Assemblée nationale et au Sénat français. Le Gouverneur, Chef du Territoire des îles Saint -Pierre -et- Miquelon,

est assisté par un conseil privé qui se compose des chefs de service et de deux membres nommés par le Ministre de la France d'Outre -Mer. Un conseil général, composé de 14 membres élus, a été institué par décret du 25 octobre 1946. La ville principale, Saint -Pierre, est également le siège du tribunal d'appel

Les prestations en espèces dont bénéficient les personnes quittant les îles pour se faire soigner ailleurs ont fait l'objet d'une majoration analogue. Services hospitaliers - Personnel médical et apparenté

et celui de la préfecture apostolique. L'instruction primaire est gratuite. Les îles, presque entièrement rocheuses, ne se prêtent pas à l'agriculture. L'industrie principale est la pêche de la morue. Saint -Pierre a des communications régulières par navires à vapeur avec North Sydney et Halifax (Nouvelle -Ecosse). Le territoire a une superficie de 240 km2. Population et autres données biostatistiques

Il existait en 1960 trois hôpitaux, dont un établissement psychiatrique, avec 92 lits au total, soit 18,7 lits pour 1000 habitants. Deux services de consulta-

tions externes se sont occupés de 2135 cas, et le laboratoire de santé publique a procédé à 1929 examens.

Le personnel médical et apparenté comprenait, la même année, 4 médecins (soit un médecin pour 1232 habitants), 1 dentiste, 10 infirmières et 1 sage femme.

Au dernier recensement (15 octobre 1957) le territoire comptait 4822 habitants. En 1959, le nombre des habitants était estimé à 5000. En 1960, il a été enregistré 98 naissances, 38 décès et 4 cas de mortinatalité. Les causes de décès les plus importantes en 1960 ont été les suivantes: tumeurs malignes, artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative, lésions vasculaires affectant le système nerveux central, pneumonie, maladies de l'appareil respiratoire et tuberculose. La seule maladie transmissible revêtant quelque importance en 1960 était la tuberculose (20 cas connus).

Protection maternelle et infantile

L'unique centre de protection maternelle et infantile a donné 444 consultations en 1960. Toutes les naissances enregistrées, cette même année, ont eu lieu avec l'assistance d'un médecin ou d'une sage femme qualifiée. Des allocations prénatales, de mater-

nité et familiales sont versées depuis janvier 1957. Les services d'hygiène scolaire sont assurés dans un centre qui a reçu 1298 visites en 1960.

Budget de la santé Les dépenses prévues au budget de 1960 s'élevaient à 409 267 985 anciens francs, dont 12,5 % devaient être consacrés aux services de santé. Les dépenses prévues à ce titre représentaient de la sorte un montant de 10 376 anciens francs par habitant.

Organisation et administration des services de santé

Pendant la période considérée, on s'est particulièrement préoccupé des prestations sociales. A partir

SURINAM

Le Surinam est situé sur la côte septentrionale du continent sud -américain. Il est bordé au nord par l'océan Atlantique, à l'est par la Guyane française, à l'ouest par la Guyane britannique et au sud par le Brésil. Sa superficie est de 142 822 km2.

En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: maladies de la première enfance (166 décès);

tumeurs malignes (124); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (116); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (97);

Population et autres données biostatistiques

pneumonie (85); gastrite, duodénite et entérite (48); avitaminose et troubles du métabolisme (40); cirrhose du foie (35) et tuberculose, toutes formes (22). Le nombre total des décès classés par cause a été de 2199. Parmi les maladies transmissibles déclarées figurent:

Lors du dernier recensement (1950), le Surinam comptait 183 681 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau de la page suivante.

la tuberculose, toutes formes (126 cas nouveaux), la fièvre typhoïde (38 cas) et la lèpre (119 cas nouveaux). La bilharziose est l'un des principaux pro-

RÉGION DES AMÉRIQUES

145

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

ces derniers, 58 exerçaient dans les collectivités urbaines et 17 dans les districts ruraux. Pour l'ensemble du pays, on comptait environ un médecin pour 2000 habitants. Il y avait en outre 18 dentistes, dont 16 exercaient à titre privé dans les collectivités urbaines, et 14 pharmaciens. Les établissements publics employaient environ 550 infirmières et 15 sages -femmes, les chiffres correspondants pour le secteur privé étant de 150 et 35 respectivement. Il existe une école de médecine à Paramaribo, la capitale; 23 médecins y ont été diplômés entre 1956 et 1960. Les médecins peuvent recevoir une formation post- universitaire aux Pays -Bas et aux Etats -Unis. La formation des infirmières, sages femmes et techniciens de laboratoire se fait sur place. Lutte contre les maladies transmissibles Le paludisme a été un certain temps l'une des prin-

1959

1960

Population moyenne* . . Taux de natalité

243 100 43,5 9,4

253 100 45,0 7,9 3,71

264 100 44,6 8,3

275 100 44,5 8,0 3,65

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) lité infantile .

3,41

3,63

Taux de morta.

42,3 1,5

32,4 1,5

40,4 0,8

38,9 1,3

Taux de mortalité maternelle

cipales maladies endémiques au Surinam. L'application des mesures antipaludiques ordinaires a permis de faire tomber le nombre de cas nouveaux, dans la zone côtière, de 13 788 en 1931 à 769 en 1953 et 288 en 1957. Un programme d'éradication a été entrepris en 1957 et, à la fin de 1960, la zone côtière pouvait être considérée comme indemne. On s'emploie actuellement

savanes et 3700 Indiens aborigènes vivant dans les forêts.

Il faut ajouter au chiffre de la population environ 22 000 Noirs des

blèmes de santé du pays: une fraction considérable de la population des régions rurales et côtières est infestée par Schistosoma mansoni.

à éliminer la maladie de l'intérieur du pays. La bilharziose, dont on a déjà parlé ci- dessus, fait également

Organisation et administration des services de santé

l'objet d'une campagne d'éradication. Une enquête récente a révélé une fréquence très élevée dans les régions rurales et côtières et l'on a craint que la maladie ne se répande le long des nouvelles routes construites dans la zone côtière. Des poussées de fièvre

L'organisation et l'administration des services de santé, telles qu'elles sont exposées à la page 207 du

Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde, n'ont pas subi de changements importants. En ce qui concerne le développement économique du pays, on a entrepris un programme de 15 ans, qui prévoit notamment la construction d'un barrage hydro- électrique. Les progrès réalisés grâce à ce programme devraient améliorer le niveau de vie et les conditions sanitaires. La création du barrage obligera toutefois une partie de la population noire de la savane à aller s'établir dans de nouveaux villages. En outre, elle risque de modifier le milieu biologique de certains vecteurs de maladies. Services hospitaliers

jaune de brousse sont toujours possibles, mais la vaccination de toutes les personnes se rendant dans l'intérieur a permis d'en diminuer le risque. L'indice d'Aëdes aegypti demeure élevé dans certaines régions, et on a dressé les plans d'un programme quadriennal

d'éradication. En 1960, les programmes d'immunisation ont surtout comporté des mesures de vaccination antivariolique, l'emploi du triple antigène pour

l'immunisation contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche et des mesures de protection contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes, la fièvre jaune et la tuberculose. Protection maternelle et infantile

En 1960, les pouvoirs publics géraient 5 hôpitaux généraux comptant au total 690 lits, un hôpital psychiatrique de 360 lits, un hôpital pour tuberculeux de

Les services de protection maternelle et infantile, encore limités, sont susceptibles d'une expansion

52 lits et une léproserie. Sans compter ce dernier établissement, les hôpitaux publics totalisaient 3,76 lits

considérable. Le nombre des dispensaires a déjà augmenté et l'on en crée dans les régions rurales. Les activités des services d'éducation sanitaire et de soins

pour 1000 habitants. Il existait en outre 10 hôpitaux privés, équipés au total de 560 lits, et 2 léproseries privées qui pouvaient accueillir 110 malades. En plus des hôpitaux généraux, 42 centres de santé et polycliniques, ainsi que 4 équipes mobiles, assuraient des soins ambulatoires. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, le Surinam comptait 74 médecins employés par les pouvoirs publics et 75 praticiens privés. Parmi

dentaires se sont également intensifiées grâce à la nomination d'un éducateur sanitaire et d'un chirurgien- dentiste. Ce sont des équipes mobiles qui assurent les services de santé scolaire; elles desservent 98 % des enfants des écoles, dont 63 % ont été examinés en 1960.

Principaux problèmes de santé publique Plusieurs des graves problèmes de santé publique du Surinam ont été mentionnés ci- dessus, en particulier

146

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

le paludisme, la bilharziose et la fièvre jaune. Parmi les autres maladies préoccupantes figurent, surtout dans la savane, la lèpre, la fièvre typhoïde et le pian. On rencontre fréquemment des cas de kwashiorkor et d'avitaminose, et les helminthiases sont nombreuses. Les conditions sanitaires s'améliorent dans la capitale.

ment à l'air libre, et à entreprendre la pasteurisation du lait. Budget de la santé En 1960, le budget de la santé s'établissait à environ

On s'attache notamment à construire des logements à bon marché, à couvrir le réseau d'égouts, actuelle-

7 millions de florins du Surinam, soit 26 florins par habitant.

URUGUAY

L'Uruguay est situé sur la rive nord du Rio de la Plata; il a des frontières communes avec l'Argentine

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

et le Brésil, et est bordé à l'est par l'Atlantique. Sa superficie est de 186 926 km2.

L'organisation et l'administration des services de santé restent telles qu'elles sont décrites à la page 209 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

Population et autres données biostatistiques

Au dernier recensement, qui remonte au 12 octobre 1908, la population de l'Uruguay était de 1 042 686 habitants. Des estimations de la population, ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 19571960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

En 1960, le pays possédait 50 hôpitaux généraux,

disposant au total de 5938 lits, soit 2,09 lits pour 1000 habitants. On comptait également 2 hôpitaux psychiatriques (2984 lits) et 3 hôpitaux pour maladies contagieuses (2084 lits). Il y avait donc en tout en 1960 11 006 lits d'hôpital, soit 3,87 lits pour 1000 habitants. La même année, le nombre total des admissions a été de 106 282 pour les hôpitaux généraux, de 4329 pour

les hôpitaux psychiatriques et de 30 725 pour les autres établissements.

1959

1960

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

En 1960, 1164 médecins, soit un médecin pour 2245 habitants, figuraient sur les registres du Ministère 2 679 000 2 775 389 20,3 20,4 8,1

Population moyenne . . Taux de natalité

2 808 592

Taux de mortalité Accroissement 7,6 1,27 49,1 1,3

-

2 845 734

8,4

de la Santé publique, ainsi que 65 pharmaciens. En 1957 - dernière année pour laquelle on possède les renseignements voulus - le pays comptait 1650 dentistes, 420 infirmières et 834 sages- femmes. Il existe en Uruguay une école de médecine (qui est une faculté de l'Université de la République), d'où sortent environ 80 médecins par an. Lutte contre les maladies transmissibles Bien que le nombre des cas nouveaux de tuberculose soit tombé de 3164 en 1957 à 1928 en 1960, cette mala-

naturel (%) . Taux de mortalité infantile .

1,23

55,0 1,7

57,3 1,3

Taux de mortalité maternelle

En 1959, les principales causes de décès ont été les suivantes: tumeurs malignes (4396 décès); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (3370); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (2719), maladies de la première enfance (1705); acci-

die pose encore un problème de santé publique. La lutte antituberculeuse est menée par des dispensaires et des équipes mobiles, qui sont chargés des examens

radiologiques de masse et des vaccinations par le BCG. En 1958 et 1959, aucun cas de variole n'a été signalé, mais un début d'épidémie (19 cas) a été enregistré en 1960. Pour la lèpre, qui sévit toujours dans le

dents de la route et autres (943); hypertension avec maladie du coeur (598) et tuberculose (507). On a enregistré au total 23 523 décès. Les maladies transmissibles

pays, le nombre des cas n'a pas diminué de façon sensible au cours de la période considérée. Par contre, la fréquence de la scarlatine, de la fièvre typhoïde et de la syphilis et de ses séquelles a considérablement diminué.

le plus fréquemment déclarées en 1960, ont été: la tuberculose (1928 cas); la coqueluche (1011); la rougeole (467); la fièvre typhoïde (330); la syphilis et ses séquelles (174) et la scarlatine (141).

RÉGION DES AMÉRIQUES

147

Protection maternelle et infantile Au début de la période considérée, il y avait 7 centres

ment. Un seul d'entre eux est dirigé à plein temps par

un médecin spécialisé dans l'administration de la santé publique. Dans les autres centres, les postes de directeur seront pourvus à mesure que les possibilités de recrutement le permettront. Rayonnements ionisants

de protection maternelle et infantile desservant une population totale (exclusivement urbaine) de 300 000 habitants. A la fin de 1960, 6 nouveaux centres de santé étaient entrés en service, dans le cadre d'un programme d'extension des services ruraux de santé, et

s'occupaient de protection maternelle et infantile, d'assainissement, de lutte contre les maladies transmissibles et d'éducation sanitaire. Le personnel de ces centres polyvalents se compose d'obstétriciens, de pédiatres, d'infirmières de la santé publique, d'infirmières auxiliaires et de techniciens de l'assainisse-

En 1961, le laboratoire mobile de radio -isotopes de la Faculté technique de l'Université de la République a organisé un cours de six semaines, avec l'appui de conférenciers envoyés par la Commission de 1'Energie atomique de l'Argentine.

VENEZUELA

Le Venezuela est bordé au nord par la mer des Antilles, à l'est par la Guyane britannique, au sud par

coronaires et myocardite dégénérative (3322); pneumonie (2469); accidents autres que les accidents de la route (2000); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (1580); tuberculose (1411) et accidents

le Brésil et à l'ouest par la Colombie. Il comprend également quelque 70 îles au large de la côte. Sa superficie est de 912 050 km2.

de la route (1217). Le nombre total des décès a été de 55 019. En 1959, le Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale a fait une enquête approfon-

Population et autres données biostatistiques

Au dernier recensement (26 novembre 1950), la population du Venezuela était de 5 034 838 habitants. Le tableau suivant donne les chiffres estimatifs de la

population et d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960. (Il convient de signaler que l'enregistrement des naissances et des décès présente encore des lacunes.) POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

die sur les morts par accidents. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: grippe (193 965 cas); ascaridiose (109 767); dysenterie (103 703); gastro- entérite des enfants âgés de moins de deux ans (62 565) et angines à streptocoques (47 434). Organisation et administration des services de santé

L'organisation et l'administration des services de santé restent celles qui sont décrites aux pages 210 et 211 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Pendant la période considérée, deux nouvelles directions ont été créées au Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale. La Direction des Affaires sociales et des Organismes autono-

1960

mes, établie en août 1958, est chargée d'étudier les problèmes sociaux qui influent sur la santé de la population; les divisions suivantes lui sont rattachées: organisation et développement communautaires, pre-

Population moyenne . . Taux de natalité

5 904 803 47,5 10,1

6 036 816 46,8 9,9 3,69

6 168 829 50,8 9,3

6 300 842 51,4 8,7

miers secours et défense civile. La Direction de la Paludologie et de l'Assainissement, créée en décembre 1960, comprend les divisions suivantes: génie sanitaire, approvisionnement des campagnes en eau et habitat rural, ankylostomiase et autres helminthiases. Sur le plan régional, une réorganisation administrative opérée dans l'Etat de Yaracuy a combiné les services

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) lité infantile .

3,70 68,4 1,4

4,15 57,7 1,3

4,27 55,2 1,1

Taux de morta.

64,4 1,4

Taux de mortalité maternelle

sanitaires du Ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale et ceux du gouvernement de l'Etat.

Une organisation analogue est en préparation pour deux autres Etats. Le plan national élaboré pour les En 1960, les causes de décès les plus importantes ont été les suivantes: maladies de la première enfance

(5250 décès); gastrite, duodénite, entérite et colite (4468); tumeurs malignes (3830); artériosclérose des

années 1961 -1964 comprend des chapitres sanitaires. Pendant la période considérée, les assurances sociales obligatoires ont été étendues à de nouvelles catégories de personnes et à de nouvelles zones industrielles. Le

148

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

nombre total des affiliés à la sécurité sociale est passé de 912 670 en 1957 à 1023 144 en 1960. Services hospitaliers

pour 100 000 habitants. Aucun cas de variole n'a été enregistré depuis mars 1956. Les vaccinations effectuées en 1960 ont été les suivantes : variole, 403 653 primovaccinations; fièvres typhoïde et paratyphoïdes, 562 614; BCG, 472 824; poliomyélite, 264 407.

En 1960, le pays possédait 257 hôpitaux généraux équipés de 18 667 lits, soit 2,95 lits pour 1000 habitants. Il y avait en outre 3616 lits dans les 18 hôpitaux psychiatriques, 900 lits dans 2 hôpitaux pour le traitement de la lèpre et 2846 lits dans 16 hôpitaux pour tuberculeux. Le nombre total des lits disponibles en

Protection maternelle et infantile

Le nombre des dispensaires prénatals est passé de 485 en 1957 à 524 en 1960 et le nombre des consultantes est passé de 105 068 en 1957 à 115 652 en 1960. De toutes les naissances enregistrées en 1960, 71,6

1960 était donc de 26 029, soit 4709 de plus

qu'en 1957. On comptait ainsi 4,13 lits pour 1000 habi-

tants. Pendant la période 1961 -1964, il est prévu de

mettre en service 6130 lits de plus (4780 dans les hôpitaux généraux et 1350 dans les hôpitaux spécialisés). On envisage d'ajouter ultérieurement 3566 lits supplémentaires. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

ont eu lieu avec l'assistance d'un médecin (il n'existe pas de sages- femmes qualifiées au Venezuela). Le nombre des enfants âgés de moins d'un an qui ont été amenés aux centres de protection infantile est demeuré à peu près stable; il a été de 282 446 en 1960. Principaux problèmes de santé publique

Le nombre des médecins a considérablement augmenté, passant de 3939 en 1957 à 5045 en 1960, soit un médecin pour 1249 habitants. De plus, 1140 dentistes, 1228 pharmaciens et 3113 infirmières exerçaient en 1960. Les 4 écoles de médecine ont délivré chaque

Dans certaines régions du pays, l'insalubrité du milieu est la principale responsable d'un groupe de maladies transmissibles comprenant la diarrhée infantile, la dysenterie, les helminthiases et autres affections intestinales. Parmi les malades qui se présentent aux dispensaires ruraux, un grand nombre souffrent d'helminthiases. Diverses autres maladies liées aux conditions économiques et sociales, comme la tuberculose,

année environ 250 diplômes de médecin. Il existait aussi 3 écoles dentaires, 4 écoles de pharmacie et 7 écoles d'infirmières. En décembre 1958 a été créé un institut d'enseignement post -universitaire (Ecole de Santé publique) relevant de la Faculté de Médecine de l'Université centrale. Cette école donne des cours

la malnutrition, la lèpre et la maladie de Chagas, requièrent l'attention. Le nombre des décès dus à cette dernière maladie est passé de 29 en 1951 à 137 en 1960. Le cancer et les affections cardio- vasculaires constituent un autre groupe important de maladies, qui ne sont pas sans avoir des répercussions sociales et économiques. Le système de sécurité sociale ne s'applique encore qu'à 14 % de la population; la majeure partie

de santé publique, de cardiologie, d'anatomie, de pédiatrie, d'anesthésie, de radiologie, de psychiatrie, etc. L'enseignement infirmier a été considérablement modifié ces dernières années. Deux nouvelles universités ont récemment été créées, l'Université d'Oriente et l'Université de Carabobo, qui toutes deux ont une école de médecine. Lutte contre les maladies transmissibles

de la population rurale n'en bénéficie pas, non plus que des services susmentionnés. Leur extension à tout

le territoire est donc nécessaire. Le taux élevé de la natalité et le taux bas de la mortalité infantile entraî-

nant l'accroissement rapide de la population, des problèmes sanitaires et économiques en découleront nécessairement le moment venu. Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

Pendant les années 1957 -1960, le taux de mortalité est tombé de 48,3 à 33,5 pour 100 000 habitants pour la tuberculose, de 86,1 à 62,0 pour la pneumonie, de 16,9 à 12,5 pour le tétanos et de 1,3 à 1,0 pour la poliomyélite. Cependant, en ce qui concerne la dysenterie, la coqueluche et la syphilis, les taux n'ont pas varié. Pendant la même période, 63 nouvelles municipalités ont été déclarées indemnes de paludisme. L'éradica-

Quantité de travaux importants ont été accomplis et la littérature médicale vénézuelienne en a fait état. L'ankylostomiase, l'anémie, l'onchocercose et

tion du paludisme est réalisée sur une superficie de 418 842 km2, et la population précédemment exposée à l'infection est maintenant protégée dans la proportion de 93,5 %. La campagne visant à éliminer Aëdes aegypti s'est fortement intensifiée en 1958, grâce à une

la maladie de Chagas figurent parmi les principaux sujets étudiés.

augmentation des crédits et à l'assistance technique de l'OMS et du BSP. La fréquence des cas nouveaux de pian a considérablement diminué. En 1960, 220 093 personnes ont été examinées dans les zones d'endémicité et l'on n'a dépisté que 9 cas nouveaux, soit 4,08 cas

Budget de la santé Les prévisions du budget national de 1960 s'élevaient à 5,5 milliards de bolivars, dont 19,0 % devaient être

alloués aux services de santé, soit 165,8 bolivars par habitant.

RÉGION DES AMÉRIQUES

149

ILES VIERGES DES ÉTATS -UNIS D'AMÉRIQUE

Les îles Vierges des Etats -Unis d'Amérique sont situées à environ 65 km à l'est de Porto Rico, entre l'océan Atlantique et la mer des Antilles. Elles comprennent les îles Saint- Thomas, Saint -John et Sainte -

habitants. Il se trouvait également 92 lits dans des hôpitaux spéciaux, soit 2,97 pour 1000 habitants. Le nombre total des lits d'hôpitaux était donc de 282, soit 9,09 pour 1000 habitants. Personnel médical et apparenté

Croix, ainsi qu'une cinquantaine d'îles et de cayes inhabitées - soit une superficie totale de 344 km2. Population et autres données biostatistiques

Le nombre des médecins exerçant dans les îles était de 22 en 1957 et de 25 en 1960, soit un médecin pour

La population des îles Vierges des Etats -Unis' d'après le recensement le plus récent (1eT avril 1960)'

1280 habitants cette dernière année. Le personnel des services sanitaires comprenait, en outre, 2 dentistes, 19 infirmières, 17 sages- femmes et 2 vétérinaires.

est de 31 904 habitants. Le nombre des naissances vivantes, en 1959, a été de 1085 et celui des décès de

Il n'existe pas de moyens de formation à l'intention du personnel sanitaire. Lutte contre les maladies transmissibles

320. On a compté, au cours de cette même année, 40 décès d'enfants de moins d'un an, et 9 décès d'enfants âgés d'un à quatre ans. Il y a eu également 2 décès

survenus au cours de l'accouchement. Les causes les plus importantes de décès en 1959 ont été les suivantes:

artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative, maladies de la première enfance, hypertension avec maladie du coeur, tumeurs malignes, lésions vascu-

La syphilis, avec ses séquelles, est la maladie transmissible la plus fréquemment déclarée. Il y a eu une épidémie de coqueluche en 1958, avec 119 cas, mais

en 1959 on n'a enregistré qu'un seul cas de cette maladie. En 1959, il a été procédé à 270 primovaccina-

laires affectant le système nerveux central, accidents

de la route et autres. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1959 ont été: la syphilis et ses séquelles, la tuberculose, la lèpre, la coqueluche et la fièvre typhoïde. On a enregistré 88 cas de rougeole en 1957.

tions antivarioliques, à 349 vaccinations contre la poliomyélite et à 741 vaccinations contre la diphtérie,

la coqueluche et le tétanos, au moyen du triple antigène.

Protection maternelle et infantile

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

En 1959, 1110 femmes enceintes se sont présentées

aux consultations des services prénatals. En outre, 844 nourrissons de moins d'un an et 1365 enfants d'âge préscolaire ont fréquenté les dispensaires pour enfants.

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent telles qu'elles ont été décrites à la page 212 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. On signale qu'en 1957 il y avait, dans les hôpitaux généraux de ces îles, 190 lits, soit 6,12 lits pour 1000

Ce dernier chiffre représentait la totalité des enfants

d'âge préscolaire qui habitent les îles. Les autres chiffres concernant la protection maternelle et infantile sont incomplets.

ILES WINDWARD Les îles Windward marquent la limite est de la mer des Antilles, entre la Guadeloupe et la Trinité. La Dominique Superficie, population et autres données biostatistiques La Dominique a une superficie de 789 km2. Lors du dernier recensement (7 avril 1960), la

maternelle. En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: avitaminoses et autres troubles du métabolisme (142 décès); pneumonie (83); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (73); maladies de la première enfance (66); dysenterie,

toutes formes (63); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (55) et tumeurs malignes (48). Le nombre total des décès a été de 920. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: tuberculose, cas nouveaux (166);

Dominique comptait 59 863 habitants, dont 60

environ étaient d'origine africaine. On a enregistré, la même année, 2815 naissances vivantes et 920 décès, dont 320 d'enfants de moins d'un an. On ne dispose

pian, cas nouveaux (204); fièvre typhoïde (83 cas); syphilis et ses séquelles, cas nouveaux (62); rougeole (36 cas) et paludisme, cas nouveaux et rechutes (17).

pas de statistiques concernant le taux de mortalité

150

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers L'organisation et l'administration des services de santé demeurent celles qui sont décrites à la page 213 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

En 1960, l'île comptait 4 hôpitaux généraux (222 lits), un centre d'observation psychiatrique (30 lits) et une léproserie (22 lits). Ce total de 274 lits équivaut

1959

à 4,6 lits pour 1000 habitants. Dans le cadre d'un programme décennal de développement, on se propose

de mettre sur pied un réseau de centres de santé, qui permettra de doubler le nombre des lits d'hôpital et d'étendre à l'île tout entière les services de protection maternelle et infantile existants. Personnel médical et apparenté

Population moyenne . . Taux de natalité Taux de mortalité . . . . Accroissement naturel ( %)

90 852 51,2 10,0

4,12 49,1

91 689 43,3 10,7 3,26 74,3

Taux de mortalité infantile

92 710 44,6 10,0 3,46 67,3

En 1960, 8 médecins exerçaient à la Dominique, dont 4 dans les zones urbaines et 4 dans les régions rurales. L'île comptait en outre 3 dentistes, 4 pharmaciens dans les zones urbaines et 6 dans les districts ruraux, 35 infirmières dans les villes et 20 dans les campagnes, ainsi que 17 sages- femmes A l'exception d'un dentiste, tout ce personnel sanitaire relevait du

En 1959, les principales causes de décès ont été les suivantes: gastrite, duodénite, entérite et colite (138 décès); maladies de la première enfance (104); tumeurs malignes (72); lésions vasculaires affectant le système

nerveux central (68); pneumonie (64) et artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (61).

Un total de 919 décès a été enregistré. On ne dispose pas de renseignements sur le nombre de cas des maladies transmissibles. Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

Gouvernement. Le personnel supérieur de divers départements continue à former sur place des infirmières, des pharmaciens et quelques inspecteurs sanitaires.

Lutte contre les maladies transmissibles

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent celles qui sont décrites à la page 213 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

Le programme d'éradication du paludisme approche

du terme de la phase d'attaque, et l'on consolide actuellement les résultats obtenus dans la lutte contre le pian. La tuberculose constitue l'un des principaux

problèmes de santé publique qui se posent dans

l'île. On envisage d'entreprendre dans toute l'île une enquête sur cette maladie et d'organiser parallèlement une campagne de vaccination par le BCG. On commence actuellement à mettre en ceuvre un vaste programme d'assainissement, qui tendra plus particulièrement à fournir de l'eau potable en quantité suffisante à la population et à créer des installations satisfaisantes d'évacuation des eaux et matières usées.

En 1960, l'île comptait 3 hôpitaux généraux, totalisant 675 lits, 1 hôpital psychiatrique de 150 lits et 3 hôpitaux pour les maladies contagieuses, dotés de 520 lits. Ces 7 hôpitaux offraient donc au total 1345 lits,

soit environ 15 lits pour 1000 habitants. En 1959, l'île comprenait 4 dispensaires de consultations prénatales; le personnel du service de visites à domicile s'était rendu chez 5171 femmes enceintes. Il existe 7 dispensaires dentaires, où 11 000 personnes ont été soignées en 1960.

Principaux problèmes de santé publique

Personnel médical et apparenté En 1960, 14 médecins, 9 dentistes et 23 pharmaciens

Les principaux problèmes de santé publique sont ceux que posent le développement nécessaire de la protection maternelle et infantile, la fréquence de la tuberculose, qui demeure élevée, ainsi que les infections et infestations intestinales.

exerçaient dans l'île. En 1957 (on ne dispose pas de chiffres plus récents), on comptait en outre 123 infirmières et auxiliaires de soins infirmiers. Il n'existe pas d'établissement de formation professionnelle à la Grenade. Budget de la santé

La Grenade Superficie, population et autres données biostatistiques

La Grenade a une superficie de 844 km2.

On trouvera dans le tableau suivant les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1959:

Le budget de 1959 s'établissait, d'après les estimations, à 5 838 442 dollars des Antilles britanniques, dont 15,5 % devaient être affectés aux services de santé, soit BWI$ 10 par habitant.

RÉGION DES AMÉRIQUES

151

Sainte -Lucie

Superficie, population et autres données biostatistiques Sainte -Lucie a une superficie de 616 km2.

On trouvera dans le tableau suivant les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959 1960

En 1960, l'île comptait 4 hôpitaux généraux, totalisant 180 lits, soit 1,91 lit pour 1000 habitants. En outre, on a récemment ouvert un hôpital de 50 lits pour tuberculeux; il existe également un hôpital psychiatrique de 140 lits et un foyer pour vieillards de 120 lits. L'ensemble des établissements est donc doté de 490 lits, soit 5,2 lits pour 1000 habitants. Personnel médical et apparenté En 1960, l'île comptait 12 médecins, soit un médecin

pour 7850 habitants, 2 dentistes et 92 infirmières et sages- femmes. La formation du personnel n'est pas

assurée sur place, mais 10 infirmières de la santé publique et 2 techniciens de l'assainissement ont été

formés à l'étranger, tandis que l'on dispensait à d'autres membres du personnel un enseignement en matière d'assainissement. Lutte contre les maladies transmissibles Le programme antipaludique qui, après avoir débuté

Population moyenne . . Taux de natalité

90 500 43,4 14,0

91 600 42,9 13,8

92 930 44,2 14,0

94 240 49,2 13,6

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

2,94 95,6

2,91

3,02 111,2

3,56 107,1

Taux de mortalité infantile .

en 1953 par des opérations de lutte contre les moustiques, s'était transformé en 1956 en un programme d'éradication, s'est poursuivi de façon très satisfaisante. Le nombre des décès est tombé de 16 en 1957 à zéro en 1960 et le nombre des cas nouveaux de 67 en 1958 à zéro également en 1960. En 1958, on a entrepris une enquête sur le degré d'immunité de la population

115,4

En 1959, les principales causes de décès ont été les suivantes: maladies de la première enfance (386 décès);

locale à l'égard des virus de la poliomyélite et des virus arbor. En 1960, une autre enquête a été faite sur

gastrite, duodénite, entérite et colite (130); artériosclérose des coronaires, myocardite dégénérative et autres cardiopathies (118); pneumonie (102) et lésions vasculaires affectant le système nerveux central (44). Un total de 1297 décès a été enregistré par cause. Les

la fréquence de la bilharziose dans l'île. Le mollusque vecteur a été découvert dans presque tous les cours d'eau et, dans la plupart des cas, les spécimens recueillis étaient infectés. Education sanitaire

maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: blennorragie (1933 cas); syphilis et ses séquelles (608); dysenterie (332); pneumonie (93); bilharziose (86) et tuberculose (67). En 1959, Sainte -Lucie a été atteinte par l'ouragan «Abby », qui a causé des dommages considérables

Un séminaire sur l'éducation sanitaire, tenu en 1959, a permis de mettre au point le programme d'une campagne d'éducation sanitaire, qui devait commencer en 1961. Cette campagne devait surtout

et provoqué la mort de six personnes. Bien que

être consacrée à l'état de nutrition et, en 1960, un comité a été créé pour conseiller le Gouvernement en matière d'éducation sanitaire et de nutrition. Principaux problèmes de santé publique

l'approvisionnement en eau se soit trouvé désorganisé en divers points de l'île, il n'y a eu aucune épidémie de quelque maladie transmissible que ce soit.

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

Il ressort des rapports des institutions médicales que les principaux problèmes de santé publique dont il y a encore lieu de s'occuper activement comprennent

L'organisation des services de santé a été modifiée par suite de la mise en place d'un système ministériel de gouvernement. La direction générale des services médicaux, qui relevait précédemment de l'Administrateur, a été dévolue au Ministre des Services sociaux. L'Administrateur continue toutefois d'assumer la responsabilité des nominations, promotions, etc., du personnel sanitaire. Au cours de la période considérée,

les infections intestinales (notamment les helminthiases), la malnutrition, la tuberculose et les maladies vénériennes.

Budget de la santé

Le budget de 1960 s'établissait, d'après les estimations, à 5 487 886 dollars des Antilles britaniques, dont 12 % devaient être affectés aux services de santé, soit BWI$ 7 par habitant.

les services de santé se sont accrus de quatre nouveaux centres de santé dans les zones rurales.

RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST

AFGHANISTAN

L'Afghanistan est bordé au nord par l'Union des Républiques socialistes soviétiques, à l'est et au sud par le Pakistan, et à l'ouest par l'Iran. Sa superficie est de 650 000 km2.

pour toutes les catégories de personnel paramédical, la formation de médecins assistants a été abandonnée. Il existe deux écoles d'infirmières dans le pays. On espère que l'émancipation progressive des femmes,

Population et autres données biostatistiques En 1960, la population a été estimée à 13 millions

notamment dans la capitale, facilitera à l'avenir la formation d'un personnel sanitaire féminin plus nombreux. Lutte contre les maladies transmissibles

d'habitants. On ne dispose pas d'autres données biostatistiques: la déclaration des naissances et des décès n'est pas obligatoire et les renseignements sur la fréquence des maladies transmissibles sont pratiquement inexistants. Organisation et administration des services de santé

Le principe de l'éradication ayant été admis pour le paludisme en 1958 et pour la variole en 1959, d'importants progrès ont été réalisés dans ces deux domaines.

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent telles qu'elles sont décrites à la page 219 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Au cours de la période 1957 -1960, un pro-

En 1960, plus de 1,5 million de vaccinations antivarioliques ont été pratiquées et la protection contre le paludisme a été étendue à 2,7 millions d'habitants. La même année, plus de 4 millions de personnes ont été poudrées au DDT à titre de protection contre le typhus. Le nombre des vaccinations anticholériques a considérablement augmenté (1,2 million), notamment en 1960, lorsqu'une épidémie s'est déclarée dans le pays. On a commencé à pratiquer l'épreuve

gramme de développement et d'amélioration des services du Ministère de la Santé publique a eu notam-

ment pour objet de donner plus d'extension aux activités des directions provinciales de la santé et de compléter l'équipement des hôpitaux provinciaux. Services hospitaliers En 1960, il existait 43 hôpitaux généraux disposant de 1377 lits (soit 0,106 lit pour 1000 habitants), 2 hôpi-

de la tuberculine et la vaccination par le BCG sur les 40 000 écoliers de Kaboul. Protection maternelle et infantile

taux pour maladies infectieuses, avec 132 lits, un hôpital psychiatrique de 80 lits et 6 hôpitaux de gyné-

Le nombre des dispensaires prénatals est passé de 5 en 1957 à 7 en 1960. En 1959, 22 492 femmes enceintes s'y sont présentées. Le nombre d'accouchements

cologie et d'obstétrique, avec 120 lits. Neuf de ces hôpitaux se trouvent à Kaboul. On construit actuelle-

ayant eu lieu sous la surveillance d'un médecin ou d'une sage -femme qualifiée est passé de 1430 en 1957

ment dans cette ville un nouvel hôpital de 100 lits, et la capacité d'un autre hôpital de Kaboul a été augmentée de 40 lits. En 1960, le nombre total des lits disponibles était de 1709, ce qui représente 0,13 lit pour 1000 habitants. Il existe des hôpitaux généraux dans chacune des capitales de province.

à 2142 en 1960. Les dispensaires pour enfants sont au nombre de 5. En 1960, il a été créé à Kaboul deux nouveaux centres de protection maternelle et infantile. Principaux problèmes de santé publique

Personnel médical et apparenté; moyens de formation La pénurie de personnel qualifié demeure le principal obstacle à l'extension des services sanitaires en

L'Afghanistan connaît la plupart des problèmes de santé publique qui se posent dans les pays peu développés. La malnutrition et la tuberculose sont très répandues et la fréquence des infections et parasitoses gastro -intestinales est très élevée. Dans certaines régions, le trachome et la lèpre sévissent d'une manière inquiétante. En revanche, le paludisme, qui était

Afghanistan. Le nombre de médecins a cependant augmenté, passant de 165 en 1957 à 244 en 1960, soit, pour cette dernière année, une proportion de un médecin pour 53 279 habitants. En 1960, on comp-

tait également 3 dentistes, 290 infirmières et 102 sages -femmes. Le pays possède une école de médecine.

naguère le principal danger du point de vue de la santé publique, semble être en régression. Il n'existe pas encore de code de la santé publique et la déclaration des naissances et des décès n'est pas obligatoire. Seules quelques maladies transmissibles sont régulièrement déclarées.

Une faculté de pharmacie a été créée en 1960 à

l'Université de Kaboul; 20 étudiants y sont inscrits. Etant donné les difficultés de recrutement rencontrées

- 155 -

156

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

BIRMANIE

La Birmanie est bordée à l'est par la Chine, le Laos

et la Thailande, au sud par le golfe du Bengale et à l'ouest par le Pakistan et l'Inde. Sa superficie est de 678 033 km2.

(soit une moyenne de 0,51 lit pour 1000 habitants), ainsi qu'un hôpital psychiatrique de 782 lits et un hôpital pour contagieux de 200 lits. Au total, il y avait 253 établissements hospitaliers, comptant 12 410 lits,

Population et autres données biostatistiques

soit une moyenne de 0,58 lit pour 1000 habitants. Dix nouveaux hôpitaux ont été achevés en 1957, et

On trouvera dans le tableau suivant des chiffres estimatifs de la population pour la période 1957 -1960,

de nouveaux travaux sont en cours, notamment l'agrandissement de l'hôpital général de Mandalay. Un hôpital de 200 lits est en construction à Taunggyi. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

ainsi que d'autres données biostatistiques pour les années 1957 à 1959. (Il convient de noter que les taux de natalité, de mortalité générale et de mortalité infantile n'ont été calculés que d'après la moyenne des statistiques établies pour 62 villes.) POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957

En 1958, il y avait en Birmanie 1139 médecins, soit un médecin pour 18 000 habitants, ainsi que 17 dentistes, 132 infirmières, 716 sages -femmes et 327 assistants sanitaires et travailleurs sociaux. En 1959,

le pays possédait 6 écoles d'infirmières, d'où sont sorties 140 diplômées, ainsi que 33 centres de formation pour les sages -femmes, avec un effectif de 277 élèves.

1958

1959

1960

Lutte contre les maladies transmissibles

L'Institut paludologique de Birmanie exécute, avec l'aide de l'OMS et du FISE, un programme d'éradi20 512 322 20 728 323 20 990 387 21 256 830 35,8 36,6 37,3 21,3 .

Population moyenne Taux de natalité

cation du paludisme. Le pays a été divisé à cet effet en sept régions, dont chacune est placée sous le contrôle

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 19,4 1,72 147,6 17,9 1,45

d'un directeur. La tuberculose est l'un des grands problèmes de santé publique en Birmanie et un gros effort est fait pour la combattre. Les divers centres antituberculeux sont en pleine activité et ils ont récemment été renforcés par l'ouverture de nouveaux locaux

1,94 133,8

Taux de mortalité infantile .

164,3

Taux de mortalité maternelle 6,4

construits grâce à l'aide de l'Association birmane de Secours aux Tuberculeux et aux Lépreux. Une campagne de vaccination par le BCG s'est poursuivie pendant toute la période considérée; 10 équipes mobiles y ont participé. Un programme intensif de lutte contre la lèpre a également été élaboré. Dans le domaine plus général des soins médicaux, on projette la

4,9

4,8

En 1959, les principales causes de décès ont été les

suivantes (comme pour l'établissement des taux démographiques, les chiffres concernent seulement les villes déjà mentionnées): maladies de la première enfance (5276); pneumonie (4435); anémies (3036); tuberculose (1994); artériosclérose des coronaires, myocardite dégénérative et autres cardiopathies (1902)

création de 800 unités sanitaires rurales, qui fourniront à la population rurale tous les services nécessaires. Il a été procédé en 1960 aux immunisations suivantes: variole, 693 794 primovaccinations; choléra,

403 717 vaccinations; BCG, 408 436; peste, 19 447 et diphtérie, 17 533.

et avitaminoses et autres troubles du métabolisme (927). Le nombre total des décès a été de 39 195. Au cours de la même année, les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées ont été les suivantes: lèpre, syphilis et ses séquelles, peste et choléra. Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

Protection maternelle et infantile En 1960, il existait 135 centres de protection maternelle et infantile, qui ont donné 64 471 consultations prénatales. Pour la même année, le nombre des accou-

L'organisation et l'administration des services de santé restent celles qui sont décrites à la page 220 du

Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

En octobre 1960, le pays comptait 249 hôpitaux généraux, avec un équipement total de 10 898 lits

chements qui ont eu lieu sous la surveillance d'un médecin ou d'une sage -femme qualifiée s'est élevé à 12143, soit une augmentation d'environ 7000 par rapport au chiffre de 1957. Un important système de visites à domicile a permis, au cours de la même année, de fournir à 34 928 femmes enceintes les services qu'exigeait leur état et de traiter à domicile 61 483 enfants en bas âge.

RÉGION DE L'ASIE DU SUD-EST

157

CEYLAN

L'île de Ceylan est située dans l'océan Indien, à l'est de la pointe méridionale de l'Inde dont elle n'est distante que d'une cinquantaine de kilomètres en un point. Sa superficie est de 65 610 km2. Population et autres données biostatistiques

système nerveux central (919) ne paraît pas élevée. Les déclarations de maladies transmissibles, bien que très fréquentes, sont loin d'être complètes. En 1960, 40% des 42 250 cas admis dans les hôpitaux n'avaient

Au dernier recensement (20 mars 1953), la population de Ceylan dépassait tout juste 8 millions d'habi-

tants. Des estimations de la population ainsi que d'autres données biostatistiques pour la période 19571959 figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

pas été déclarés. Les maladies le plus fréquemment déclarées au cours de l'année en question ont été les suivantes: tuberculose, toutes formes (10 395 cas); varicelle (7197); fièvre typhoïde (2350); dysenterie (1177) ; hépatite infectieuse (1123) et coqueluche (1076).

Organisation et administration des services de santé

L'organisation et l'administration du Département central du Ministère de la Santé, telles quelles sont décrites aux pages 222 et 223 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde, n'a subi que de légères modifications. La décentralisation du Département, commencée en 1954, a considérablement progressé, mais il reste encore beaucoup à faire pour

Population moyenne

.

.

9 165 000

Taux de natalité Taux de mortalité

36,5 . . . .

9 389 000 35,8

9 625 000

atteindre les buts visés. Parmi les changements qui auront pour effet d'accroître l'efficacité des services de santé, il y a lieu de mentionner la création d'une sous -division des maladies transmissibles, qui travaille en liaison avec les services de laboratoire, et la réorganisation du corps des inspecteurs de la santé publique qui désormais s'occuperont davantage de l'assainisse-

38,2 9,1

10,1

9,7 2,61 64,0 3,9

Accroissement naturel ( %).

Taux de mortalité infantile Taux de mortalité maternelle

2,64 68,0 3,7

2,91 58,0 3,4

Environ 70 % des habitants de l'île sont des Cingalais et 22 % des Tamouls de Ceylan et de l'Inde. Les Euro-

péens sont au nombre d'environ 7000, soit 0,70 de la population. Bien que la déclaration des naissances et des décès soit obligatoire depuis 1897, un sondage effectué à l'époque du recensement de 1953 a montré que seulement 88,1 % des naissances et 88,6 % des décès étaient enregistrés.

ment, de la lutte contre les maladies transmissibles et de l'éducation sanitaire. Le programme de distributions gratuites de lait, dénommé maintenant Pro gramme national du Lait, a été transféré en octobre 1956 du Département de l'Alimentation au Département de la Santé. Services hospitaliers

Ceylan possède depuis longtemps un système d'assistance médicale gratuite. Les dispensaires de consultations externes assurent gratuitement aux malades nécessiteux les soins et les médicaments

Le tableau de la mortalité que révèle l'étude des causes de décès présente plusieurs caractéristiques intéressantes. En 1958, les principales causes de décès

ont été les maladies de la première enfance qui ont causé 11 439 décès sur un total général de 90 815. Elles étaient suivies par les nombreuses maladies infectieuses et parasitaires (8183 décès) comprenant, entre autres, la tuberculose sous toutes ses formes (1899); la dysenterie (751); le tétanos (385); la fièvre typhoïde (214); la poliomyélite (132) et la rage (127). Venaient ensuite les avitaminoses et autres troubles du métabolisme, ainsi que les diverses formes d'anémie, qui peuvent avoir une même étiologie nutritionnelle (6724 décès); la pneumonie (5735); les gastrites,

nécessaires. Les malades qui doivent être hospitalisés et ne peuvent pas supporter les frais du traite-

ment hospitalier sont admis dans des salles non payantes. D'une manière générale, on peut dire qu'à l'exception des visites à domicile, toute la gamme des soins médicaux peut être obtenue gratuitement. Depuis 1957, 16 hôpitaux sont venus s'ajouter aux 395 qui existaient alors. Le nombre de lits disponibles dans les hôpitaux de toutes catégories est passé de 28 766 en 1957 à 30 581 en 1960, ce qui représente environ 3,1 lits pour 1000 habitants. Plus de 1,4

duodénites et entérites (5333) et les cardiopathies autres que celles dues au rhumatisme chronique (4302). Il y a eu 3224 accidents mortels. Comparée à ces chiffres, la mortalité par tumeurs malignes (1799 décès) et par lésions vasculaires affectant le

million de personnes y ont été traitées en 1960; beaucoup d'hôpitaux ont connu le surpeuplement et ont eu à surmonter, en outre, les difficultés dues à une grave pénurie de personnel médical et infirmier. Les 616 dispensaires de toutes catégories ont donné plus de 23 millions de consultations pendant l'année.

158

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1958, il y avait dans le pays 1997 médecins, soit un médecin pour 4700 habitants. Les autres catégories

Protection maternelle et infantile

En 1960, près de 400 000 femmes enceintes se sont

de personnel sanitaire pour lesquelles on disposait de renseignements statistiques comprenaient 162 dentistes, 1492 infirmières qualifiées, 41 infirmières assistantes, 954 infirmières auxiliaires et 2410 sages femmes. La formation médicale est assurée sur place par la Faculté de Médecine de l'Université de Ceylan. Les études durent cinq ans et sont suivies d'une année d'internat dans un hôpital. Il existe en outre depuis nombre d'années un cours de médecine élémentaire

présentées dans les 895 dispensaires prénatals et chaque future mère a bénéficié, en moyenne, de 1,2 consultation. Environ 75 % des accouchements ont eu lieu sous la surveillance d'un médecin ou d'une sage -femme qualifiée. On a cependant enregistré, en 1959, 1239 décès dus à des complications de la gros-

sesse, de l'accouchement et des suites de couches, soit une mortalité maternelle de 3,9 pour 1000 naissances vivantes. Un comité spécial chargé d'étudier cette question est arrivé à la conclusion que l'anémie

qui prépare au diplôme d'« apothecary ». L'enseignement en comprend des cours de pharmacie, de médecine et de chirurgie élémentaires, de soins pré et postnatals et d'hygiène. L'Université a également

est une cause importante de mortalité maternelle. Il n'est pas douteux que la pénurie actuelle de médecins, d'infirmières de la santé publique et de sages femmes ajoute aux difficultés que présente l'organisation de soins satisfaisants pendant la période pré et postnatale. Cette même pénurie entrave aussi les inspections médicales dans les écoles, qui sont assurées

institué un cours de quatre ans pour la formation de dentistes. En outre, l'école de médecine a organisé des cours d'une et de deux années pour former des pharmaciens. Il existe six écoles d'infirmières où

les études durent trois ans; elles sont actuellement fréquentées par 1000 élèves. Ces dernières années, on s'est sérieusement occupé de la formation d'autres catégories de personnel auxiliaire, notamment d'opé-

par des médecins de la santé publique et par des « apothecaries » spécialement choisis. Un premier pas a été accompli vers l'organisation d'un service d'hygiène dentaire scolaire: à la fin de 1960, il existait 31 dispensaires de soins dentaires pour les écoliers et 3 dispensaires dentaires pour les adolescents. Education sanitaire

rateurs de radiologie, de physiothérapeutes et de techniciens de laboratoire : depuis 1957, il existe des écoles spécialisées à cet effet. Lutte contre les maladies transmissibles

Depuis 1957, les activités d'éducation sanitaire se sont constamment développées. Des progrès impres-

Des programmes antipaludiques sont en cours depuis 1946. En 1957, la transmission du paludisme était complètement interrompue dans des zones habitées par un tiers de la population, tandis que, dans la zone endémique où vivent près d'un tiers des habitants,

il ne restait plus que des foyers d'infection localisés. Ces dernières régions ont été soumises, à partir de 1958, à des mesures d'éradication, et l'on peut considérer maintenant que la transmission du paludisme est

sionnants ont été réalisés dans l'organisation communautaire de l'action de santé. Les inspecteurs de la santé publique ont été encouragés à organiser dans leurs circonscriptions respectives un projet au moins de développement communautaire. Ils ont pu agir en collaboration étroite avec le Département du Développement rural et de l'Artisanat. L'éducation sanitaire a également progressé dans les plantations, où la protection de la santé et du bien -être des travailleurs est déjà assurée par des ordonnances gouverne-

interrompue dans l'ensemble de l'île. Alors qu'en 1946, on comptait 2 750 000 cas de paludisme, on n'en a enregistré que 422 en 1960. Il n'y a eu aucun cas de peste depuis 1938, ni de choléra depuis 1953. Depuis les deux petites épidémies qui ont éclaté en 1957 et en 1958, il n'y a plus eu de cas de variole et la maladie

mentales. Les prêtres bouddhistes ont pris une part active et enthousiaste à l'éducation sanitaire et à la mise en oeuvre des projets communautaires. Hygiène du milieu

peut être considérée comme jugulée. En dehors de la tuberculose, les principales maladies transmissibles sont: les affections intestinales - notamment la

fièvre typhoïde et les dysenteries - l'hépatite infectieuse, la poliomyélite et le tétanos. Il existe également de nombreuses fièvres chroniques simples qui nécessi-

Le tribut que Ceylan paie à la maladie est dû en grande partie au manque de salubrité du milieu Au titre d'un projet bénéficiant de l'assistance de l'OMS, du FISE et de l'Operations Mission des Etats -Unis, des travaux d'assainissement ont été poursuivis à Ceylan pendant toute la période considérée. Il s'est confirmé que la majeure partie des habitants de l'île puise son eau à des sources non protégées. Même dans les villes, l'approvisionnement en eau saine n'est pas

tent des recherches plus poussées. Jusqu'ici, les pro-

grammes de vaccination ont eu surtout pour objet la prophylaxie de la variole, de la fièvre typhoïde et de la tuberculose. Toutefois, une étude pilote est en cours sur la possibilité d'utiliser un triple antigène pour protéger la population contre la diphtérie, la coqueluche et la poliomyélite.

assuré à tous les habitants. La création d'un réseau beaucoup plus étendu de distribution d'eau saine s'impose donc de façon urgente. Pour l'évacuation des matières et eaux usées, les installations à entraînement par l'eau ne desservent qu'environ 60% des

RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST

159

habitations de Colombo; il faudra développer le réseau existant et pousser plus activement le remplacement des anciennes latrines à seaux par des latrines

contre 5040 en 1959) reflète sans aucun doute ce redoublement d'efforts, mais il souligne également la nécessité d'une attaque coordonnée, menée avec toutes les armes de la médecine moderne. La fréquence de la filariose constitue, elle aussi, un sujet de préoccupation, le nombre des cas étant passé de 1806 en 1959 à 4832 en 1960. Un des obstacles les plus tenaces à

à joint hydraulique. Un danger d'une toute autre espèce est celui que représentent les lampes -bouteilles,

qui ont déjà causé de nombreux accidents. On a mis au point un nouveau type de lampe de sécurité, qui est maintenant fabriqué en grandes quantités à des

fins de démonstration. Afin de parer aux dangers

d'irradiation que présentent l'emploi de la radiologie pour le diagnostic et l'utilisation des isotopes radioactifs, le Département de la Santé a pris des disposi-

la lutte contre cette maladie est le peu d'empressement des malades à accepter le traitement complet, ce qui ne peut qu'accroître le réservoir d'infection. Enfin, le développement de la prostitution et une promiscuité plus grande favorisent l'extension des maladies vénériennes. Cela vaut surtout pour Colombo

tions pour assurer l'observation, par tous les intéressés, des mesures de précaution nécessaires. Santé mentale

De grands progrès sont à signaler dans le domaine de la santé mentale. D'une manière générale, l'attitude à l'égard des troubles mentaux est devenue plus libérale.

La plupart des admissions dans les hôpitaux psychiatriques sont maintenant consenties par les malades

où les cas de syphilis contagieuse ont augmenté de 56 % en 1960. Certains indices donnent à penser que le gonocoque devient de plus en plus résistant aux antibiotiques. Parmi les méthodes employées pour enrayer les progrès de ces maladies sociales figurent l'éducation sanitaire du public, le relèvement des prostituées de même que l'emploi de nouvelles techniques épidémiologiques.

et ont un caractère temporaire. En outre, on s'est efforcé d'appliquer dans ces établissements la méthode

de la « porte ouverte » et d'atténuer, par des aménagements de structure, l'atmosphère de prison qui y

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique Des recherches très poussées ont été poursuivies sous

régnait auparavant. Ces changements ont facilité l'adoption de formes de traitements plus actives et permis de soigner un plus grand nombre de malades, tout en abrégeant la durée de leur hospitalisation. Alors

les auspices du Gouvernement par le personnel de l'Institut de la Recherche médicale. Plus de vingt articles ont été publiés sur des questions relevant des diverses branches de la médecine et de la science qui intéressent la santé publique. La recherche opérationnelle a également trouvé place parmi les activités du

que le nombre de malades traités était de 8162 en 1957, il s'est élevé à 14 057 en 1960. A l'occasion d'une étude entreprise sur les maladies mentales parmi les habitants d'un village, on a fait l'essai des méthodes

Département de la Santé. Avec l'aide de l'OMS,

d'enquête épidémiologique. L'emploi généralisé de ces méthodes permettra de dresser un tableau plus complet de la fréquence des troubles mentaux dans l'île.

Principaux problèmes de santé publique

On a déjà mentionné précédemment certains des problèmes de santé fondamentaux qui se posent dans

une enquête a été entreprise en 1960 sur le coût des soins médicaux à Ceylan; les renseignements recueillis seront utiles pour l'élaboration de nouvelles directives, notamment dans le domaine hospitalier. En 1959, le Département a également mis au point pour les cinq prochaines années un vaste plan, très détaillé, qui vise à la fois à consolider les services existants et à les développer par la suite. Budget de la santé Pour la période 1957 -1960, le budget de la santé a représenté, en moyenne, 8,7 % du budget total du pays. Les dépenses sanitaires ont augmenté chaque année, passant de 11,74 roupies par habitant en 1957 à 14,59 roupies en 1960.

l'île, et en particulier l'insalubrité du milieu, la fréquence des maladies et carences nutritionnelles et le traitement des malades mentaux. L'importance de la tuberculose apparaît plus nettement depuis l'intensification des enquêtes sur cette maladie. L'accroissement du nombre des cas déclarés (10 395 en 1960

INDE

L'Inde est une fédération qui comprend 15 Etats principaux et quelques territoires de l'Union. Elle occupe la plus grande partie du sous -continent indien

superficie est de 3 262 897 km2, en comprenant le Cachemire et le Jammu. Population et autres données biostatistiques

et s'étend au sud dans l'océan Indien jusqu'au cap Comorin et au voisinage de Ceylan au sud -est. Elle est bordée à l'est par le golfe du Bengale et la Birmanie,

Au recensement qui a eu lieu le ler mars 1951, l'Inde (sans le Cachemire) comptait 356 879 394 habitants. Les chiffres estimatifs de la population pour la période 1957 -1960, ainsi que d'autres données biosta-

à l'ouest par le Pakistan occidental et la mer d'Oman

et au nord par le Tibet, le Népal et le Bhoutan. Sa

160

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

tistiques pour les années 1957 à 1959, figurent dans le tableau suivant. (Ces dernières données sont fondées sur des renseignements provenant d'un groupe d'Etats

Organisation et administration des services de santé

L'administration sanitaire du pays est caractérisée par le transfert, en vertu de la Constitution de l'Inde, des compétences en matière de santé aux gouvernements des divers Etats. Le Gouvernement central s'occupe surtout des aspects internationaux de la santé, et il aide et coordonne les activités des divers Etats de manière à réaliser une certaine unité d'action.

et de territoires qui comptaient en 1958 environ 300 millions d'habitants.) POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

Il établit également des normes et encourage la recherche et la formation professionnelle, en particulier l'enseignement post -universitaire. En outre, le Gouvernement central est spécifiquement responsable

1957

1958

1959

1960

de la santé publique dans plusieurs territoires de l'Union: Manipur, Delhi, Himachal Pradesh, Tripura et les îles Andaman et Nicobar. L'organisation et l'administration des services de santé sont

Population moyenne . . 392 440 000 397 540 000 402 750 000 408 050 000 23,6 21,1 21,5 Taux de natalité

décrites à la page 225 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 10,8 .

11,2 1,03

9,9 1,37

1,03

Taux de mortalité infantile .

99,4

100,2

87,9

On a en outre calculé les taux de natalité et de morta-

Le Gouvernement central est intervenu au sujet de certaines questions de santé qui intéressent l'ensemble du pays. Cette tendance vers la centralisation est illustrée par les quelques exemples suivants. L'application des dispositions de la loi de 1958 sur la pharmacie a été étendue à l'ensemble du pays, à l'exclusion du territoire du Jammu et du Cachemire. Ainsi sont unifiées, dans toute l'Inde, les dispositions concernant la formation professionnelle des pharmaciens et l'exercice de la pharmacie. Un Comité consultatif national de la Nutrition a été créé en 1960,

lité dans les régions rurales de l'Inde pour l'année 1958 d'après les résultats d'enquêtes par sondage. Ces taux étaient respectivement de 39,1 et 19,4 pour 1000 habitants. Des renseignements détaillés sur les causes de décès ne sont disponibles que dans un nombre limité d'Etats.

qui relève du Ministre de la Santé de l'Union. Un Comité des Approvisionnements en eau et de l'Assainissement a été mis sur pied en vue d'étudier les besoins

D'après une compilation d'ensemble, les principales causes de décès en 1959 ont été les suivantes: bronchite (1 366 307 décès); dysenterie (960454); avitaminoses et autres troubles du métabolisme (788 649); anémies

en eau et les problèmes de salubrité, ainsi que les méthodes de financement d'un programme efficace dans ce domaine. Des propositions sont à l'étude pour la mise sur pied d'une organisation centrale des services sanitaires qui serait administrée par le Minis-

(673 397); maladies de l'appareil respiratoire autres que la bronchite (568 292); gastrite, duodénite, entérite, colite et autres maladies de l'appareil digestif

tère de la Santé de l'Union. En 1956, un comité a été chargé d'établir une pharmacopée indienne; la première édition, qui contient une liste des principaux produits pharmaceutiques, a été publiée en avril 1960.

(525 588); paludisme (390 007); tumeurs malignes (244 606) et tuberculose (240 822). D'autres causes importantes de décès ont été: la lèpre (110 652 décès); la coqueluche (76 745); la scarlatine (66 363); la fièvre typhoïde (40 171); la variole (21 424); le tétanos (10 254) et la diphtérie (6855). Le taux des décès dus

Dans chaque Etat, la période considérée a été caractérisée par l'intégration des diverses activités médicales et de santé publique et par une décentralisation plus poussée. La création de bureaux d'éducation sanitaire a été approuvée par 13 Etats. Grâce à la loi amendée de 1960 sur les médicaments (Drugs Amendment Act), le Gouvernement central a pu fournir une assistance aux autorités sanitaires de chaque Etat pour la fabrication de ces produits. Programmes sanitaires nationaux En 1946, le Comité Bhore recommandait l'adoption de plans à long et à court terme pour le développement

à l'artériosclérose des coronaires et à la myocardite dégénérative est peu élevé, mais il est intéressant de noter que l'hypertension est une cause de décès assez fréquente. Il y a eu au total 8 847 656 décès enregistrés par cause. Parmi les maladies transmissibles, qui ne sont elles aussi enregistrées que dans certains Etats, les plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: trachome (231 867 cas); paludisme (120 518); tuberculose (78 775); fièvre typhoïde (43 525); coqueluche (37 840); variole (31 052) et lèpre (21 190). En 1960, il a été déclaré 15 895 cas de choléra et 78 cas de peste.

des services sanitaires. Après l'accession de l'Inde à l'indépendance, un plan quinquennal a été inauguré

et l'accent mis sur l'action de santé publique. La lutte contre les maladies transmissibles, la fourniture

RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST

161

d'approvisionnements suffisants en eau pure et l'organisation des soins médicaux étaient considérées comme des activités essentielles dans ce premier plan et cette priorité a été maintenue dans le deuxième

plan quinquennal. On s'est très vite rendu compte qu'un bon appareil statistique facilite beaucoup la mise sur pied des services sanitaires et c'est pourquoi

traitement. Le troisième plan national doit étendre les services sanitaires à une nouvelle tranche de 100 millions de personnes pendant la période 1961 -1966 et une attention particulière sera consacrée aux enfants d'âge scolaire et préscolaire. Services hospitaliers

un service modèle de statistiques démographiques et sanitaires a été créé en 1956 avec l'assistance de l'OMS, afin d'assurer la formation des statisticiens employés dans les directions de la santé des divers Etats. Par la suite, il a également été prévu de former des statisticiens sanitaires à l'All -India Institute of Hygiene and Public Health de Calcutta. L'exécution de ce projet se poursuivra pendant le troisième plan

En 1959, d'après les renseignements provenant de la plus grande partie des Etats de l'Union, il existait

2508 hôpitaux généraux totalisant 80 927 lits. On comptait également 13 hôpitaux psychiatriques, avec 5101 lits, et 61 hôpitaux pour maladies contagieuses, avec 1225 lits. En 1959, le nombre total de lits d'hôpitaux s'élevait à 97 610. Trois hôpitaux ont été dotés de moyens modernes de traitement du cancer, en l'occurrence d'installations de cobaltothérapie et de radiothérapie. Trois autres installations analogues sont déjà prévues. Il devait y avoir en 1961 une augmentation considérable du nombre de lits d'hôpitaux et d'installations de dispensaires. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1956, on comptait 76 916 médecins dans l'Inde, soit un médecin pour 5040 habitants, ainsi que 3676 dentistes et 30 536 pharmaciens. En 1957, le nombre

quinquennal. Pour ce qui est de l'organisation des services sanitaires, le premier plan quinquennal a permis de créer des centres primaires de santé, bases des services sanitaires ruraux, qui continuent à jouer un rôle des plus importants dans l'équipement sanitaire du pays. Les plans prévoient d'assurer les services sanitaires à partir d'un dispensaire central desservant une zone de 66 000 habitants en moyenne. Ce dispensaire prendra en charge les diverses activités curatives et préventives dans la zone considérée. Ce programme se poursuivra pendant le troisième plan quinquennal.

On se propose également de créer des services de soins dentaires dans les hôpitaux de district, avec l'assistance du Gouvernement central. A la fin de 1959, il existait déjà 75 services de ce genre. D'une manière générale, des progrès considérables ont été réalisés depuis le début du plan sanitaire. C'est ainsi que le taux de mortalité a diminué pendant la période

des infirmières et des sages- femmes était respectivement, sur l'ensemble du territoire, de 26 470 et 31 412. Des efforts considérables ont été faits pour créer de nouvelles écoles de médecine. En 1960, il existait 60 écoles de médecine contre 42 en 1956; le nombre des places d'étudiants disponibles est passé de 3500 à 6400 pendant la même période. En raison

1956 -1961, alors que le taux de natalité est resté inchangé. L'espérance de vie a augmenté pour les deux sexes: elle est passée, pour le sexe masculin, de 37,76 années à la naissance pendant la période 1951 -1956 à 41,68 années en 1956 -1961 et, pour le

de l'importance que l'on attache actuellement à la médecine préventive et sociale, des départements spéciaux pour l'enseignement de ces disciplines ont ment post- universitaire dans diverses disciplines.

été créés dans 18 écoles. L'All -India Institute of Medical Sciences de New Delhi assure un enseigne-

sexe féminin, de 37,49 années à 42,06 années. La mortalité infantile a sensiblement baissé.

Une évaluation épidémiologique du programme de lutte antipaludique a fait ressortir une nette diminution de l'indice splénique chez les enfants et des indices parasitaires chez les nourrissons et les jeunes enfants. On a également observé une régression importante du pourcentage des cas cliniques de paludisme

En 1960, un centre national antituberculeux a été installé à Bangalore; il forme du personnel pour la lutte antituberculeuse. Un enseignement en matière de planification familiale fait partie des cours donnés à l'All -India Institute of Hygiene and Public Health

par rapport à d'autres maladies soignées dans les hôpitaux et les dispensaires. D'autres points méritent encore d'être mentionnés. Un projet de lutte contre le goitre prévoit l'adoption de mesures appropriées dans les zones d'endémicité, notamment la distribution de sel iodé. Deux équipes

de Calcutta et dans d'autres centres de formation. La santé publique est désormais comprise dans les programmes de 20 écoles d'infirmières. Lutte contre les maladies transmissibles

En 1957, une pandémie de grippe a sévi dans toute l'Inde où 4 335 725 cas, ayant entraîné 1061 décès, ont été déclarés aux autorités. Toutes les mesures pré-

ont enquêté sur cette maladie. Le service médical destiné aux fonctionnaires du Gouvernement central, créé en 1956, est devenu une institution permanente

au cours de la période considérée. Grâce à lui, les fonctionnaires et leurs familles bénéficient d'examens

ventives ont été prises par les gouvernements des Etats, qui sont constitutionnellement responsables de la santé publique. De même, en 1958, la variole et le choléra ont pris une allure épidémique. Le Gouvernement de l'Inde a recommandé que tous les Etats désignent des commissions d'experts pour examiner

médicaux et, en cas de besoin, de soins gratuits à l'hôpital ou à domicile moyennant le versement d'une modeste contribution mensuelle proportionnelle au

les problèmes posés par la variole et le choléra et

162

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

pour suggérer des mesures destinées à enrayer, puis à éliminer totalement ces maladies. Un projet national d'éradication de la variole a été envisagé et des projets pilotes ont débuté dans une zone choisie de chaque Etat, en même temps qu'un programme intensif de vaccination. En avril 1958, le programme national de lutte antipaludique a été transformé en programme d'éradication. En 1960, 390 nouvelles unités ont opéré dans les divers Etats (chaque unité doit desservir un million d'habitants). Deux campagnes

oeuvre et des conseils de planification familiale sont en place dans la plupart des Etats. En 1959, 45 dispen-

saires ont été établis à cette fin dans les régions rurales. Ce programme bénéficie d'une haute priorité dans le troisième plan quinquennal. Les zones arriérées de certains Etats ont déjà fait l'objet d'une attention particulière et de nouveaux centres de protection

maternelle et infantile y ont été ouverts pendant la période couverte par le deuxième plan quinquennal. Hygiène du milieu Le programme national d'assainissement et d'appro-

de pulvérisations d'insecticides à action rémanente ont été effectuées dans des zones d'endémicité et des enquêtes épidémiologiques se sont greffées sur les recherches entomologiques. Des tests sur la sensibilité des porteurs locaux de gamétocytes ont eu lieu dans plusieurs parties du pays. Dans l'ensemble, 170 équipes de vaccination par le BCG ont été à l'oeuvre. A la fin d'octobre 1960, 155 millions de personnes avaient subi le test à la tuberculine, et 5,4 millions d'entre elles avaient été vaccinées par le BCG. Jusqu'ici 113 dispensaires antilépreux ont été installés dans le pays, dont 4 sont de véritables centres de traitement et de recherche. Dans le cadre du programme national de lutte contre la filariose, 248 millions de personnes ont fait l'objet d'enquêtes jusqu'en octobre 1960. On compte poursuivre les pulvérisations indispensables ainsi que la campagne

visionnement en eau a un caractère permanent; son objectif est d'aider les gouvernements des Etats à installer des systèmes d'adduction d'eau et d'égout dans les zones urbaines et rurales. Des prêts sont consentis aux gouvernements des Etats pour la mise en ceuvre de nouveaux projets et l'extension des projets existants. Une organisation centrale de génie sanitaire a été instituée afin d'aider les Etats à préparer et à exécuter leurs projets; on forme également du personnel spécialisé à cet effet. Pendant les premier et deuxième plans quinquennaux, c'est -à -dire jusqu'en décembre 1960, 299 projets d'approvisionnement en eau et d'assainissement ont été approuvés. Rayonnements ionisants Une législation sur l'utilisation de l'énergie atomique à des fins pacifiques a été préparée et est actuellement

de traitement de masse. Un projet pilote de lutte contre le trachome a débuté en 1956 dans l'Uttar

Pradesh et, jusqu'en 1958, des enquêtes épidémiolo-

giques ont été associées à un programme de traitement massif. En 1958, ces activités ont été étendues

étudiée par le Département de l'Energie atomique. Elle s'applique à toutes les utilisations des rayonnements ionisants (notamment les appareils

à d'autres Etats en vue d'établir des cartes montrant la distribution du trachome dans l'Inde. Les informations ainsi recueillies devraient permettre d'organiser une campagne antitrachomateuse intégrale. Protection maternelle et infantile Dans les Etats pour lesquels on possède des renseignements, le nombre des centres de protection mater-

rayons X et les sources radioactives ouvertes ou scellées) ainsi qu'à l'acquisition, au transport, à la possession, à l'utilisation et à l'élimination de ces sources. Le laboratoire de mesures radiologiques de l'Atomic Energy Establishment de Bombay a déjà entrepris des enquêtes dans plusieurs hôpitaux

de

et autres établissements au sujet de l'emploi des émetteurs de rayons X et des substances radioactives. Le même organisme a institué un cours sur les problèmes de sécurité que pose l'utilisation des rayonnements en médecine. Principaux problèmes de santé publique

nelle et infantile s'est accru de façon importante, passant de 2481 en 1957 à 3622 en 1959, et le nombre des femmes enceintes qui y ont reçu des soins a aug-

menté de manière analogue. Il y a eu, au total, 1 423 936 présences

aux

consultations prénatales

en 1959. La même année, 535 595 accouchées ont été assistées par un médecin ou une sage -femme diplômée; cependant, la proportion des accouchements effectués sous surveillance médicale par rapport

au nombre total d'accouchements a varié de 31,9

dans l'Etat de Delhi à 3,9 % dans l'Etat d'Orissa. Le nombre des dispensaires de protection infantile est également passé de 1154 en 1957 à 2150 en 1959. Il est prévu d'adjoindre des centres de pédiatrie aux

L'assainissement du milieu constitue en Inde le problème majeur de santé publique, notamment en ce qui concerne les approvisionnements en eau et l'évacuation des eaux et matières usées. Plus d'un million de personnes souffrent chaque année de maladies gastro -intestinales. Parmi les maladies trans-

écoles de médecine et aux hôpitaux universitaires: il existe déjà sept centres de ce genre. Face au grave problème de l'accroissement démographique, le Gouvernement de l'Inde a adopté une politique qui vise à en ralentir le processus. Un pro-

missibles, le paludisme, la tuberculose, la lèpre et la variole sont encore d'importantes causes de morbidité et de mortalité. Bien que la poliomyélite ne pose pas de problème sérieux dans l'Inde, sa fréquence

gramme de régulation des naissances a été mis en

paraît augmenter dans plusieurs Etats, de même que celle du cancer et des cardiopathies. La malnutrition reste un grave problème et le frelatage des produits alimentaires exige une surveillance continue.

RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST

163

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

L'Indian Council of Medical Research de New Delhi a lancé un vaste programme de recherches sur les maladies transmissibles, notamment la tuberculose, le trachome, la lèpre, le choléra et les infections à virus. D'après diverses observations, il appa-

et le Gouvernement de Madras, a entrepris d'importants travaux sur l'utilisation et les effets des médicaments antibactériens dans le traitement des tuber-

culeux qui vivent dans des zones très peuplées. Il semble que, dans certaines conditions, le traitement à domicile soit aussi efficace que le traitement hospitalier. Une enquête nationale sur la tuberculose a été entreprise de 1955 à 1958, et ses résultats publiés en 1959.

raît possible de transmettre expérimentalement la lèpre humaine à certains animaux, et de nouvelles voies s'ouvriront peut -être de ce fait à la recherche. Un organisme ayant les caractères morphologiques et immunologiques du bacille de la lèpre a été élevé pour la première fois sur des cultures spéciales de tissu. D'autres études sur cette maladie ont montré que le traitement des enfants avec des doses minimes de sulfone empêchait efficacement la réapparition de l'infection; elles ont aussi montré que la vaccina-

Les recherches n'ont pas seulement porté sur les processus pathologiques et

leurs

agents.

Ainsi,

d'importants travaux ont été consacrés à la croissance

et au développement des enfants indiens, dans le but de fixer certaines normes. D'autres recherches ont été activement menées sur les médications indigènes, surtout dans le domaine des maladies abdominales, rhumatismales et gastro -intestinales. Certaines plantes et herbes font l'objet d'investigations systématiques et l'on s'efforce de mieux connaître leurs principes actifs. Enfin, on a continué les recherches sur les modifications physiologiques qui interviennent lors de l'ensevelissement prolongé auquel se soumettent certains yogis. Collaboration internationale en matière de santé

tion par le BCG pouvait conférer une immunité contre la lèpre. Des recherches ont été faites sur les liens

entre la pathologie fondamentale des difformités et les facteurs secondaires qui influencent leur développement, et de nouvelles méthodes de chirurgie plastique ont été mises au point. Un certain nombre de virus responsables de l'encéphalite épidémique ont été isolés et il semble que,

dans une même zone, l'apparition de la maladie

puisse être due à plusieurs virus. Les recherches sur la maladie de la forêt de Kyasanur ont été poursuivies pour déterminer le rôle joué par les mammifères, les rongeurs et le bétail dans le maintien de l'infection. On s'est efforcé de mettre au point des vaccins efficaces

Bien que l'Inde reçoive une aide de diverses sources

contre un certain nombre de maladies. L'un de ces nouveaux vaccins assurera, espère -t -on, une protection de longue durée contre le choléra. On se propose également de créer à Calcutta un centre de recherches sur le choléra. Un programme de recherches sur les

internationales, elle fournit aussi, dans la mesure de ses moyens limités, une assistance technique à plusieurs pays de l'Asie du Sud -Est. Elle collabore depuis longtemps, directement ou indirectement, avec des organismes comme la Fédération internationale des Hôpitaux, la Ligue des Sociétés de la Croix Rouge, le Comité international de la Croix -Rouge et l'Union internationale contre la Tuberculose. Budget de la santé

maladies cardio -vasculaires a été inauguré et des enquêtes épidémiologiques ont été entreprises en vue de déterminer la fréquence des cas nouveaux. On

a observé que le taux des crises cardiaques et les modifications anormales de l'électrocardiogramme sont les plus fréquents parmi les groupes à revenu élevé et chez les personnes ayant une occupation sédentaire. Le centre de chimiothérapie antituberculeuse, établi à Madras en 1956 en collaboration avec l'OMS, le British Medical Research Council

Le budget du Gouvernement central pour l'exercice commençant au lez avril 1960 prévoyait des dépenses se montant à 10 782 millions de roupies, dont 4,6 % étaient réservés aux services sanitaires. Le total des dépenses consacrées à ces services par le

Gouvernement central et

les

gouvernements

des Etats, à l'exclusion du territoire du Jammu et du Cachemire, représente environ 2,2 roupies par habitant.

INDE PORTUGAISE

Les districts de Goa, Damáo et Diu, situés sur la côte occidentale de l'Inde, ont une superficie totale de 4194 km2.

Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement, effectué le 15 décembre 1960, la population comptait 637 591 habitants. statistiques pour la période 1957 -1960.

En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: sénilité sans mention de psychose, causes mal définies ou inconnues (1099 décès); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (715); lésions

vasculaires affectant le

système nerveux

On trouvera dans le tableau ci -après les chiffres estimatifs de la population et d'autres données bio-

central (572); pneumonie (400); gastrite, duodénite, entérite et colite (246); néphrite et néphrose (317); tuberculose, toutes formes (288) et tumeurs malignes (204). Le nombre total des décès s'est élevé à 8147. Les maladies transmissibles le plus fréquemment

164

DEUXIÉME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

En 1960, le personnel médical et apparenté comprenait 81 médecins fonctionnaires de l'Etat et 297 praticiens privés, 31 dentistes, 63 pharmaciens, 172 infirmières et 20 sages -femmes. La province

comptait un médecin pour 1690 habitants. Il existe à Goa une école de médecine, où les études de médecine durent cinq ans et les études de pharmacie trois ans. En 1960, 29 médecins et 17 pharmaciens y ont obtenu leur diplôme. Goa possède également une école d'infirmières qui forme le personnel infirmier et les sages- femmes en deux ans d'études. Lutte contre les maladies transmissibles

1957

1958

1959

1960

Population moyenne . . Taux de natalité Taux de mortalité Accroissement naturel ( %)

636 921 28,4 14,9

636 000 31,1

636 000 32,6 11,8

637 591 31,3 11,2 2,01 61,1

14,3 1,68

.

1,35

2,08 63,3

Taux de mortalité infantile .

83,0

68,6

Le programme d'éradication du paludisme a progressé de façon satisfaisante. La campagne antituberculeuse s'étend à l'ensemble du territoire: elle comprend des examens radiologiques de masse et des vaccinations par le BCG; 3827 personnes ont été vaccinées en 1960. La même année, les immunisations prophylactiques contre d'autres maladies se répartissaient comme suit: 18 530 vaccinations contre

déclarées en 1960 ont été les suivantes: paludisme (799 cas); filariose (482); tuberculose (318); rougeole (267) et coqueluche (156). En 1958, 17 cas de poliomyélite et 96 cas de variole ont été déclarés. Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

la variole, 59 766 contre le choléra, 898 contre la fièvre jaune, 560 contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes, 107 contre la poliomyélite et 205 contre la diphtérie. Protection maternelle et infantile L'action sanitaire en faveur de la mère et de l'enfant a été développée et étendue aux régions rurales. Principaux problèmes de santé publique

L'organisation et l'administration des services de santé sont décrites aux pages 226 et 227 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Les soins médicaux préventifs et curatifs sont dispensés dans 14 hôpitaux généraux, 3 dispensaires antituberculeux, 1

Les principaux problèmes sont posés par le paludisme, la gastro- entérite, la tuberculose et l'insuffisance de l'hygiène.

léproserie et

1

établissement

psychiatrique. La capacité totale d'hospitalisation est de 1264 lits, soit en moyenne 2,0 lits pour 1000 habitants. Les services de consultations externes, dont 39 sont gérés par l'Etat et 12 sont des services privés, ont donné 116 358 consultations au cours de l'année 1960.

Budget de la santé En 1960, le budget total était estimé à 343 448 922 escudos, dont 6,7 % étaient réservés aux services de

santé. La dépense pour ces services s'élevait donc à 36 escudos par habitant.

INDONÉSIE

3000 îles groupées le long de l'équateur entre le continent asiatique, les Philippines et l'Australie. Sa superficie est de 1 491 562 km2.

L'Indonésie est constituée par un archipel d'environ

ner, parmi les causes les plus importantes en 1960, la variole, les fièvres typhoïde et paratyphoïdes, la dysenterie bacillaire, la diphtérie et l'hépatite infectieuse. Cette même année, les maladies transmissibles les plus fréquentes ont également été celles qui viennent d'être mentionnées. Il faut y ajouter la poliomyélite. Organisation et administration des services de santé

Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (octobre 1930), l'Indonésie

comptait 60 412 962 habitants. Le tableau ci -après donne les chiffres estimatifs de la population et d'autres

renseignements biostatistiques pour la période 19571959.

Les données concernant les causes de décès sont très incomplètes en Indonésie, mais on peut mention-

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent celles qui ont été décrites aux pages 228 et 229 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. De nouvelles dispositions législatives

ont récemment été adoptées concernant la quaran-

RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST

165

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET

comptant 7371 lits. Le nombre total des lits d'hôpitaux s'élevait à 73 557, soit 0,84 lit pour 1000 habitants.

TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

Personnel médical et apparenté; moyens de formation L'effectif total des médecins en Indonésie est

passé de 1169 en 1957, à 1938 en 1960. De même, celui des dentistes est passé de 135 à 237 et celui des infirmières de 12 098 à 21552 (y compris les auxiliaires).

Population moyenne: Total Java occidental Java central . Java oriental .

79 166 191 15 410 042 16 683 164 17 614 916

82 689 097 15 690 668 17 025 669 19 733 231

84 682 671 16 068 413 18 750 678 20 196 868

Taux de natalité: Java occidental Java central . Java oriental . Taux de mortalité: Java occidental Java central Java oriental . .

24,7 35,6 28,9

23,3 36,8 26,0

23,3 38,1 26,3

Il existe 7 écoles de médecine, 3 écoles dentaires et 27 écoles d'infirmières. Environ 200 nouveaux médecins obtiennent chaque année leur diplôme. L'effectif du personnel médical aura doublé d'ici la fin de l'exécution du plan de huit ans. L'objectif immédiat est de disposer, dans chaque district, d'un médecin qui dirige à la fois le petit hôpital local et les activités de

santé publique. Il n'y a que 800 districts, mais il faudrait cinq fois autant de médecins pour répondre aux besoins des services de santé. Il est manifestement

.

.

11,8 11,7 11,8

9,9 14,0 10,0

10,2 14,8

essentiel de développer d'urgence la formation professionnelle du personnel sanitaire de toutes les catégories.

9,8

Accroissement naturel (%): Java occidental . Java central . . Java oriental . .

Lutte contre les maladies transmissibles 1,29

2,39 1,71

1,34 2,28 1,60

1,31

Le programme à long terme d'éradication du paludisme entrepris à la fin de 1959 ne sera complètement achevé que dans les derniers mois de 1970. C'est le Gouvernement qui le met en ceuvre, avec la coopération de l'OMS et de l'International Co -operation Administration des Etats -Unis d'Amérique,

2,33 1,65

Taux de mortalité infantile: Java occidental Java central . Java oriental . . . .

80,5 106,3 83,9

73,0 85,8 80,2

71,4 85,1

85,8

dans quelque 28 zones comptant chacune environ 6 millions d'habitants. Une enquête sur la tuberculose est en cours dans la région relativement peu étendue de Java central en vue de recueillir des données

Taux de mortalité maternelle: Java occidental Java central . Java oriental . . . .

1,2

0,9 3,1

0,9 3,1

3,6 2,5

2,8

2,3

pour l'élaboration d'un programme national de lutte contre cette maladie. Dans plusieurs villes, des centres antituberculeux fonctionnent déjà sous la direction de phtisiologues. Les autres maladies transmissibles les plus graves (pian, variole, trachome, maladies vénériennes, lèpre et infections gastro-

faine maritime et aérienne, l'hygiène, le personnel de santé, la pharmacie et les maladies transmissibles. D'autre part, le ler janvier 1961 est entré en application un plan national de huit ans, établi par le Conseil national de la Planification et adopté par l'Assemblée nationale du Peuple. Il comporte un plan subsidiaire

intestinales) sont combattues par des instituts créés

il y a une quinzaine d'années et ayant acquis une grande expérience des conditions locales. On ne dispose pas de chiffres relatifs aux vaccinations, sauf pour la variole : en 1960, il a été pratiqué 304 274

primovaccinations antivarioliques. Le plan de huit

d'action sanitaire, prévoyant qu'un grand hôpital sera construit dans chacune des 22 capitales provinciales et un hôpital général dans chaque agglomération importante. L'exécution du plan incombe au Président, mais, dans le domaine sanitaire, certains pouvoirs ont été délégués au Ministère de la Santé. Services hospitaliers

ans prévoit la création d'un laboratoire de santé

publique dans chaque capitale provinciale, et l'implan-

tation d'une industrie pharmaceutique dont les principaux objectifs seront la production d'antibiotiques et la construction d'usines. Protection maternelle et infantile

En 1960, on comptait 478 hôpitaux généraux d'Etat, avec un total de 39701 lits, soit 0,45 lit pour 1000 habitants. Il existait en outre 130 hôpitaux généraux privés

Les programmes de protection maternelle et infantile se développent dans l'ensemble du pays, avec l'aide du FISE dont l'assistance prend la forme de fournitures

de lait en poudre, de matériel d'enseignement pour sages -femmes, etc. On a besoin d'auxiliaires pour les

dotés de 14 958 lits et 27 hôpitaux psychiatriques

166

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

zones rurales et 20000 d'entre elles environ ont déjà été formées. Le Gouvernement s'intéresse tout particulièrement à la production laitière qu'il espère dévelop-

gien vétérinaire, onze inspecteurs du lait et deux techniciens de laboratoire. L'une des sections de la division vétérinaire s'occupe spécialement du contrôle du lait. Santé mentale

per suffisamment pour couvrir tous les besoins du pays. Hygiène du milieu

sitions pour approvisionner en eau, amenée par dans ce domaine de l'assainissement, des avis du Ministère de la Santé. Il comprend maintenant une division du génie sanitaire comptant, dans son personnel, cinq diplômés d'université. Les renseignements relatifs au personnel chargé, en Indonésie, du contrôle

Le Ministère des Travaux publics a pris des dispo-

Le programme de santé mentale est en cours de réorganisation et sera intégré, sous ses divers aspects,

canalisations, tous les chefs -lieux de district et pour améliorer l'évacuation des matières usées. Il bénéficie,

dans les activités nationales. A cette fin, on utilise largement les services des spécialistes du département de psychologie de l'Université de Djakarta. En 1960, les 10 dispensaires de consultations externes pour troubles mentaux ont été fréquentés par 2834 personnes.

des produits alimentaires sont incomplets; on sait toutefois qu'au Département municipal de la Santé de Djakarta, il se trouve un contrôleur, assisté de huit techniciens assistants de l'assainissement, qui desservent 3,5 millions de personnes. Les services municipaux de Djakarta comptent en outre un chirur-

Budget de la santé

Le budget national, pour 1960, comportait des prévisions se montant à 40 208 millions de roupiahs,

dont près de 5 % étaient destinés aux services de santé. Les dépenses afférentes à ces services représentaient donc 22,5 roupiahs par habitant.

NÉPAL

Le Népal est situé entre l'Inde et le Tibet, sur le versant sud de l'Himalaya, et culmine au mont Everest. Sa superficie est de 140 798 km2.

Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement, qui a eu lieu de 1952 à 1954, la population comptait 8 431 537 habitants. Les

évaluations faites pour les années 1957 à 1960 sur la base de ce recensement donnent les chiffres suivants:

8 737 000 habitants en

1957,

8 910 000 en 1958,

9 044 000 en 1959 et 9 180 000 en 1960. On ne dispose pas de données relatives aux taux démographiques.

section de statistique au sein de la nouvelle Direction; 3) la création d'un cadre de médecins fonctionnaires d'Etat; 4) l'augmentation des traitements du personnel infirmier; 5) l'ouverture d'un centre de protection de l'enfance et d'une maternité de 40 lits à Kathmandou, la capitale du pays; et 6) la création de 96 centres de santé dans les zones rurales. En outre, un programme échelonné d'éradication du paludisme a été entrepris avec l'aide de l'OMS et de l'Operations Mission des Etats -Unis. On a également prévu la mise en oeuvre d'un projet pilote de lutte contre la variole. Services hospitaliers

La principale maladie endémique du Népal est le paludisme: sur une population totale de 9 millions d'habitants, près de 4 millions vivent dans des régions

Le nombre de lits dans les hôpitaux généraux a été porté de 789 en 1957 à 1023 en 1960. On dispose maintenant de 116 lits supplémentaires dans des

impaludées. Les autres causes de morbidité et de mauvaise santé chronique sont les suivantes : variole, fièvre typhoïde, dysenterie, choléra, tuberculose, syphilis, lèpre, parasitoses intestinales, filariose, trachome et goitre. La malnutrition et l'anémie sont également d'importantes causes de débilité. Organisation et administration des services de santé

hôpitaux spéciaux (24 lits pour les maladies infectieuses (choléra), 52 lits pour la tuberculose, et 40 lits de maternité), ce qui donne au total 1139 lits d'hôpital, soit 0,12 lit pour 1000 habitants. En 1960, on comptait également 338 dispensaires de consultations externes de toutes catégories (centres de santé,

Bien que l'organisation et l'administration des services de santé n'aient pas sensiblement varié depuis la parution du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde (où ils sont décrits à la page 231), ces services ont été renforcés à plusieurs égards. Parmi les modifications intervenues, il convient de citer: 1) la fusion des bureaux du Ministère de la Santé et de la Direction des Services de Santé; 2) la création d'une Division de la Santé publique et d'une

postes médicaux, unités sanitaires mobiles) établis dans diverses parties du pays. Le Gouvernement entretient 5 instituts et laboratoires. Personnel médical et apparenté; moyens de formation Entre 1957 et 1960, l'effectif du personnel médical

et apparenté a presque doublé, mais il reste encore de grandes lacunes à combler. Les principales catégories de personnel comprennent 128 médecins, 2 dentistes, 16 assistants médicaux, 45 assistants

RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST

167

sanitaires, 26 infirmières, 14 infirmières auxiliaires et 22 techniciens de l'assainissement. Les médecins

sont formés dans les écoles de médecine de l'Inde et le personnel infirmier à l'école de soins infirmiers

contre les maladies endémiques en utilisant les méthodes modernes de lutte contre les maladies transmissibles, améliorer les approvisionnements en

de l'Etat, ouverte en 1954 avec l'aide de l'OMS. On met actuellement l'accent sur la formation d'auxiliaires sanitaires féminines qui collaboreront aux plans de développement des villages, et d'assistants

eau et organiser hygiéniquement l'évacuation des excreta.

Budget de la santé

sanitaires qui seront attachés aux centres de santé ruraux. Principaux problèmes de santé publique

Sur un budget total de 37,7 millions de roupies népalaises, 1,85 million, soit 4,9 %, ont été affectés en 1960 aux services de santé. Les sommes dépensées

par habitant pour les activités sanitaires ont régulièrement augmenté pendant la période considérée, 1960.

La morbidité est très élevée dans tout le territoire. On estime qu'il faut avant tout poursuivre le combat

passant de 0,7 roupie en 1957 à 2,0 roupies en

THAYLANDE

La Thaïlande est située dans le sud -est de l'Asie, au nord et à l'ouest du golfe du Siam; elle est limitée

au nord et à l'ouest par la Birmanie, à l'est par le Laos et le Cambodge et au sud par la Fédération de Malaisie. Sa superficie est de 514 000 km2.

pathies (4030) et avitaminoses et autres troubles du métabolisme (3867). Le nombre total des décès a été de 206 118. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1959 ont été les suivantes: variole, choléra, infections à méningocoques

et

Population et autres données biostatistiques

Au dernier recensement, effectué le 25 avril 1960, la Thaïlande comptait 26 257 916 habitants. Les

fièvre typhoïde. (Dans beaucoup de cas, il n'existe pas de données statistiques, car un certain nombre de maladies ne sont pas soumises à la déclaration obligatoire.)

chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960 figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

Organisation et administration des services de santé L'organisation des services de santé demeure conforme à la description qui figure à la page 232 du

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Pendant la période considérée, le Département de la Santé s'est développé au point que le Directeur général et un seul adjoint ne suffisaient plus à administrer l'ensemble du service. La nomination d'un deuxième directeur adjoint a donc été demandée au Conseil des Ministres, qui l'a approuvée.

1959

1960

Population moyenne . . 24 333 000 25 015 000 25 697 000 26 379 000 33,5 31,6 34,7 Taux de natalité 31,9

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 9,0 .

8,3

8,0 2,55 47,1

8,4

En 1960, les fonctions du Département de la Santé étaient réparties entre quatre divisions principales : lutte contre les maladies transmissibles, promotion de la santé, services sanitaires ruraux et services administratifs et financiers. En 1958 déjà, les fournitures médicales, les services de laboratoire et les activités sur le terrain avaient été décentralisés. Une haute priorité est accordée à l'organisation des services

2,29 61,7

2,33 54,1

2,63

Taux de mortalité infantile .

49,0 4,2

Taux de mortalité maternelle 4,9

4,8

4,6

sanitaires ruraux. La surveillance du personnel des centres ruraux de santé a été renforcée et dix centres modernes ont été construits. On se propose d'améliorer progressivement les centres de santé secondaires jusqu'à ce que chaque district soit pourvu, au minimum, d'un centre de santé principal. En plus de ces diverses

Les principales causes de décès enregistrées en 1959 ont été les suivantes: tuberculose (9857 décès); gastrite, duodénite, entérite et colite (9481); pneumonie

activités, un programme de développement communautaire a été lancé. Services hospitaliers

(8839); paludisme (8530); maladies de la première enfance (7800); accidents (4527); artériosclérose des coronaires, myocardite dégénérative et autres cardio-

En 1960, il y avait 136 hôpitaux généraux, comptant

au total 9734 lits, soit 0,37 lit pour 1000 habitants.

168

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

On comptait également 7 hôpitaux psychiatriques avec 4746 lits et 2 hôpitaux pour contagieux. L'hôpital pour tuberculeux, qui travaille en collaboration avec le dispensaire antituberculeux, possède 350

En 1958 s'est déclarée une grave épidémie de choléra qui a coûté des centaines de vies humaines à Bangkok

lits. De plus, un nouvel hôpital psychiatrique a été ouvert en 1959. En 1960, le nombre total des lits d'hôpitaux était de 21 375, soit en moyenne 0,84 lit pour 1000 habitants. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

et dans les provinces. Au total, 19 359 cas et 2372 décès ont été déclarés. Des mesures préventives et curatives ont été appliquées pour juguler l'épidémie et secourir ses victimes. On a organisé une campagne de vaccination, appliqué des mesures quarantenaires

très strictes et des spécialistes de l'éducation sanitaire ont instruit la population des précautions à prendre. On a vacciné 11 037 498 personnes contre le choléra.

Le nombre des médecins s'est élevé de 2854 en 1957 à 3402 en 1960, année où la proportion des médecins était donc de un pour 7500 habitants. On comptait également 242 dentistes, 843 pharmaciens, 9198 infirmières et 5071 sages- femmes. La Thailande possède 3 écoles de médecine, od 225 médecins ont

La lutte contre la tuberculose a fait de grands

progrès depuis le lancement en 1953 de la campagne

de vaccination de masse par le BCG. Pendant la période considérée, on s'est surtout employé à vacciner les écoliers, les contacts des cas de tuberculose et les personnes particulièrement exposées. En 1960,

obtenu leur diplôme en 1959, ainsi que 10 écoles d'infirmières et 1 école d'art dentaire et de pharmacie.

un projet pilote d'essai a été entrepris à Bangkok dans le but de trouver et de mettre au point des méthodes simples, économiques et efficaces de lutte antituberculeuse et de prévention de cette maladie qui conviennent aux conditions locales et puissent ultérieurement être appliquées dans une campagne de masse. Une active campagne antipianique entreprise dans 17 provinces du pays a donné des résultats satisfaisants: 2 352 889 personnes ont été examinées

L'Ecole de Santé publique assure aux médecins un enseignement post- universitaire sanctionné par le

diplôme supérieur de Master of Public Health. Cette école organise également des cours de formation à l'intention de techniciens de l'assainissement débutants et confirmés, en collaboration avec le Département de la Santé. Plusieurs cours ont été créés à l'intention des élèves infirmières de quatrième année, principa-

lement pour faciliter leur formation pratique en

et 44 983 traitées. La prise en charge des activités antipianiques par les services ruraux de santé existants s'est révélée être un succès et l'on s'attendait à ce que la surveillance du pian soit progressivement établie dans les 44 provinces jusqu'à la fin de 1962. En outre, le dépistage de la lèpre a porté sur 2 206 515 personnes,

santé publique. En Thaïlande, près de 80 % des naissances ont lieu avec l'aide d'une sage -femme locale, la « grand -mère ». Etant donné que ces sages- femmes continueront d'exercer leurs fonctions auprès de la majorité des mères pendant de nombreuses années encore, il a été décidé de leur donner une instruction de courte durée, afin d'assurer la sécurité des accouchements et de meilleurs soins aux enfants dans les zones rurales. De 1957 à 1960, 5647 de ces sages femmes « grand -mères » ont reçu une formation. Lutte contre les maladies transmissibles

dont 21 832 ont reçu un traitement. Un institut de la lèpre a été construit en 1960; il formera du personnel spécialisé, entreprendra des recherches et

assurera des soins. Les malades guéris ont été réinstallés dans de nouveaux endroits et on leur a donné la possibilité de gagner leur vie en se livrant à des travaux agricoles ou à d'autres occupations manuelles. En 1960, il a été procédé aux vaccinations suivantes: revaccinations antivarioliques, 4 145 604, vaccinations

Le paludisme est un des principaux problèmes en

contre le choléra, 866 924, la tuberculose, 458 874, et la diphtérie, 204 923. Protection maternelle et infantile

Thailande où la population des zones impaludées est estimée à environ 16,5 millions d'habitants. Cependant, en 1960, plus de 15 millions de ces personnes résidaient dans la zone couverte par le programme antipaludique. Etant donné que les régions où la filariose est endémique sont généralement les mêmes que celles d'endémicité paludique, la lutte contre la filariose a été confiée au personnel chargé

En 1959, il existait 1407 dispensaires prénatals, qui ont reçu la visite de 83 926 femmes. La même année, 50 722 accouchements ont eu lieu avec l'assistance d'un médecin ou d'une sage -femme qualifiée.

de l'éradication du paludisme. Un programme de lutte contre les maladies vénériennes a été mis en oeuvre pour réduire la fréquence de ces affections par divers moyens: diminution des risques d'exposition

Le nombre des enfants de moins d'un an ayant fait l'objet d'une surveillance médicale est passé de 46 228 en 1957 à 721 810 en 1959. Pour remédier au manque de sages- femmes spécialisées qualifiées, les 3 écoles spécialisées assurent une formation gratuite à des jeunes filles spécialement choisies. Aux accoucheuses tradition-

par la suppression de la prostitution, réduction des périodes de contagion, diagnostic précoce et traitement approprié. En 1960, 17 531 cas aigus et 5745 cas

infectieux de blennorragie ont été traités dans les 71 hôpitaux provinciaux et les 19 centres de traitement.

nelles, on inculque les trois règles fondamentales de propreté, de non -intervention en cas d'accouchement normal et d'identification des accouchements difficiles. Le FISE a fourni aux centres de santé du lait,

RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST

169

du savon et de l'huile de foie de morue, qui ont été nistribués gratuitement aux mères et aux enfants décessiteux.

essentiel de l'aide apportée au plan de développement communautaire national pour lui permettre d'atteindre ses objectifs. Il vise à donner aux 50 000 villages du

Le service de santé scolaire repose essentiellement

sur l'examen médical approfondi des enfants afin de déceler ceux qui ont besoin de soins. La croissance

pays les moyens de résoudre leurs problèmes sanitaires en dotant chaque foyer de latrines privées, d'une alimentation en eau saine et de bonnes conditions

et le développement de tous les écoliers sont contrôlés, et le service permet de lutter contre les maladies transmissibles. Les premiers secours et les soins

médicaux urgents sont donnés à l'école, et il existe un service d'éducation sanitaire scolaire. Le trachome

générales de salubrité. Une commission de coordination pour la prospection des eaux souterraines a commencé ses travaux dans le nord -est de la Thaïlande. Les maladies provoquées par le manque d'hygiène, notamment le choléra, les fièvres typhoïde et paratyphoïdes, la dysenterie amibienne et bacillaire, les helminthiases, etc., continuent à poser de graves problèmes pour la santé publique. Les mesures ces maladies. Principaux problèmes de santé publique

est une des affections les plus sérieuses parmi les écoliers. En 1959, une équipe de médecins scolaires sondage sur le trachome dans différentes régions du pays afin de préparer un projet pilote de lutte contre cette maladie. On a constaté qu'en Thaïlande le trachome était endémique et qu'il sévissait davantage

et d'ophtalmologues a procédé à une enquête par

adoptées ont pour but de réduire la fréquence de

dans la partie nord -est du pays, surtout parmi les enfants d'âge scolaire et préscolaire. Nutrition

La Division de la Nutrition a procédé à des études et à des analyses de produits alimentaires pour déterminer la composition et la teneur en vitamines des denrées de consommation locale. Les programmes d'éducation et de démonstration en matière de

La création de services de santé dans les régions reculées du pays se heurte à de grandes difficultés. Le niveau de l'assainissement est généralement bas et ce facteur joue sans aucun doute un rôle considérable dans la transmission des maladies. Le goitre endémique a été observé chez plus de 10 % des écoliers

nutrition sont exécutés à l'aide de conférences, de films, d'affiches et de brochures. Ces programmes ont été récemment étendus aux régions rurales et les agents des services locaux administratifs et tech-

dans certaines régions du nord et du nord -est de la Thaïlande et représente certainement un problème sérieux. Il en va de même pour le taux relativement élevé de la mortalité maternelle et infantile. La lèpre est répandue dans l'ensemble du pays, mais particulièrement dans le nord et le nord -est. Un autre problème, particulièrement sensible dans les régions

niques qui ont acquis des connaissances sur les problèmes de nutrition sont maintenant capables d'exercer des activités en ce domaine. On s'efforce d'améliorer l'alimentation scolaire et de diminuer le prix des repas. Une usine d'extraction d'huile de foie de poisson a été créée et du lait et des vitamines sont distribués à ceux qui en ont besoin. En 1959, l'application de mesures contre le goitre endémique a été décidée et l'on a distribué 17 000 comprimés

rurales, est celui des soins et de la surveillance des déficients mentaux et des sourds -muets, qui sont relativement nombreux et constituent une lourde charge sociale. Il règne enfin une grave pénurie de médecins et de personnel sanitaire auxiliaire de toutes catégories. Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique Diverses activités de recherche méritent d'être signa-

d'iodure de potassium. Par la

suite, l'éducation sanitaire a été étendue aux mesures prophylactiques

contre le béribéri. En 1959, 282 cas de béribéri et 99 cas d'ariboflavinose ont été traités dans les zones d'endémicité. Hygiène du milieu

lées. C'est ainsi que des recherches opérationnelles

ont été entreprises lors de l'épidémie de choléra

de 1959. De nombreuses recherches ont également été effectuées sur les produits alimentaires et sur les

plantes médicinales indigènes. On a aussi étudié les problèmes de toxicomanie chez les fumeurs d'opium.

En Thaïlande, les mesures d'assainissement incombent à un grand nombre d'institutions, parmi lesquelles la Division de la Santé rurale, la Division du Génie sanitaire, la Division de la Santé scolaire et,

Budget de la santé

dans les villes, les autorités municipales. En 1960, un nouveau projet de développement sanitaire a été mis en oeuvre dans les villages. Ce projet est un élément

Ces dernières années, les crédits dépensés par le Gouvernement central pour les services de santé ont fortement augmenté. En 1960, ils s'élevaient à 8,6 bahts par habitant.

REGION EUROPÉENNE

RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE D'ALLEMAGNE La République fédérale d'Allemagne est bordée au nord par le Danemark et la mer du Nord, à l'est par la République démocratique allemande et la Tchécoslovaquie, au sud par l'Autriche et la Suisse et à l'ouest par la France, le Luxembourg, la Belgique et les Pays -Bas. Elle a une superficie de 247 960 km2.

qui est décrite aux pages 237 et 238 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Une nouvelle législation a uniformisé le fonctionnement de l'ensemble du système d'assurance -maladie qui, précédemment, dépendait de nombreux organismes différents. Le système actuel comporte cinq catégories de prestations : surveillance médicale préventive, couverture du risque -maladie, protection maternelle, compensation des charges familiales et assistance financière en cas de décès. Les versements effectués au titre de l'assurance -accidents ont aussi augmenté considérablement. En 1960 a été constitué un comité ayant pour objet d'assurer le placement et l'intégration des invalides dans la vie sociale et professionnelle. Ce comité s'efforce particulièrement d'améliorer les

Organisation et administration des services de santé L'organisation des services de santé demeure celle

Population et autres données biostatistiques

Lors du dernier recensement (25 novembre 1956), République fédérale d'Allemagne comptait 50 974 500 habitants. Une immigration considérable la

a eu lieu depuis cette date. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant (qui ne tient pas compte de Berlin Ouest, dont la population a été estimée à 2 211 000 habitants en 1959) : POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

conditions de vie et les possibilités de travail des invalides et des personnes diminuées; il est aussi chargé d'encourager les recherches dans ce domaine. Depuis 1959, toute personne atteinte de tuberculose

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

a droit à une assistance financière. Nombre de lois et règlements fédéraux ayant trait à différents aspects de l'administration sanitaire ont été adoptés pendant la période considérée. Ils se rapportent à des questions telles que l'autorisation d'exercer pour les médecins qui ont obtenu leur diplôme en Allemagne orientale,

1957

1958

1959

1960

Population moyenne . . Taux de natalité

les approvisionnements en eau et l'évacuation des matières usées, la lutte contre la vermine, la surveil51 837 000 52 495 000 52 048 000 53 753 000 17,6 17,0 17,7 17,0 11,3 10,8 10,8 11,3

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

lance des personnes travaillant dans certaines industries alimentaires et l'élaboration de règles d'hygiène à l'intention du personnel de laboratoire effectuant des travaux bactériologiques. Services hospitaliers

0,57 36,6 1,3

0,62 36,0 1,2

0,68 34,4 1,1

0,64 33,9 1,0

Taux de mortalité infantile .

Taux de mortalité maternelle

En 1959, les hôpitaux généraux disposaient de 326 141 lits, soit 6,2 lits pour 1000 habitants. De plus, 93 257 lits étaient en service dans les hôpitaux psychiatriques et 146 643 dans les autres hôpitaux spécialisés. Le nombre total de lits d'hôpitaux était donc en 1959

En 1959, les causes de décès les plus importantes ont été les suivantes: tumeurs malignes (107 304 décès);

de 566 041, soit 10,7 lits pour 1000 habitants. Le nombre des dispensaires de consultations externes est passé de 13 738 en 1957 à 16 605 en 1960. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (95 767); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (90 321); accidents (29 696); gastrite, duodénite, entérite, colite et autres maladies de l'appareil digestif (21 402) et maladies de la première

En 1959, on comptait 81 381 médecins (soit un médecin pour 650 habitants), 33 371 dentistes, 15 345 pharmaciens, 154 459 infirmières et 10 216 sages femmes. La même année, il existait 18 écoles de médecine, qui ont délivré 1841 diplômes de docteur en médecine, ainsi que 16 écoles dentaires, 17 écoles de pharmacie et 586 écoles d'infirmières. De nouvelles dispositions concernant la formation et l'autorisation

enfance (20 624). Le nombre total des décès a été de 570 952. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été : la coqueluche

(29 468 cas); la scarlatine (27 800); la poliomyélite (4139); les dysenteries (3009); les intoxications alimentaires (2945) et les fièvres paratyphoïdes (2388).

- 173 -

174

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

d'exercer ont été édictées pour les infirmières, les infirmières pédiatriques, les assistants médico -techniques, les masseurs, les hydrothérapeutes et les physio-

Westphalie, sur une population d'environ 10 000

thérapeutes. Les cours de formation supérieure sont devenus plus nombreux et plus divers dans tous les domaines de la santé publique. Lutte contre les maladies transmissibles

écoliers et enfants d'âge préscolaire. L'exécution de ces programmes, qui durera trois ans, doit permettre de compléter les renseignements recueillis au cours d'essais de moindre envergure. Hygiène du milieu

Pendant la période considérée, des campagnes ont été énergiquement menées contre la tuberculose

Au cours des dernières années, les progrès de l'industrialisation ont entraîné en bien des endroits des phénomènes de pollution, surtout des eaux de surface, créant ainsi un danger pour l'alimentation en eau potable. Un décret a énuméré les substances qui peuvent être utilisées pour traiter l'eau de boisson;

humaine et bovine. Un grand effort d'éducation

sanitaire a aussi été accompli au sujet des maladies vénériennes. La lutte contre la poliomyélite a retenu de plus en plus l'attention et la vaccination est pratiquée à titre préventif depuis 1958, notamment chez les enfants et les adolescents. On utilise le vaccin Salk,

distribué gratuitement dans plusieurs pays (Lander). En mai 1960, on a commencé à administrer à Berlin Ouest du vaccin antipoliomyélitique par voie buccale et environ 280 000 personnes ont ainsi été immunisées. Les autres maladies transmissibles à déclaration

d'autres dispositions, adoptées en 1960, interdisent d'utiliser à des fins industrielles, sans autorisation officielle, des eaux qui relèvent du domaine public. Il faudra construire de nouveaux barrages et de nouvelles usines de traitement des eaux usées, et améliorer et moderniser ceux qui existent. Plusieurs des institu-

obligatoire ont eu tendance à régresser pendant la période 1957 -1960. Les opérations d'immunisation suivantes ont été effectuées en 1960: 320 657 primo vaccinations antivarioliques, 436 319 vaccinations antipoliomyélitiques, 155 138 vaccinations par le BCG et 11 439 vaccinations antidiphtériques. Différents

tions d'hygiène et d'autres organismes de recherche ont récemment entrepris de vastes enquêtes sur la pollution de l'air et sur la lutte contre le bruit. L'éli-

mination des gaz d'échappement des véhicules à moteur pose aussi un grave problème dans les zones urbaines.

genres de vaccins polyvalents ont aussi été utilisés pour immuniser les nourrissons et les enfants. Protection maternelle et infantile Toutes les naissances enregistrées pendant la période considérée ont eu lieu en présence d'un méde-

Médecine du travail

L'organisation des services d'hygiène industrielle a progressé, comme en témoignent les données statistiques du régime obligatoire d'assurance -accidents, qui permettent de se rendre compte de la fréquence

des maladies professionnelles. Pendant la période considérée, le nombre des cas de maladies professionnelles a considérablement diminué, surtout en ce qui concerne la silicose et les infections de la peau.

cin ou d'une sage -femme diplômée et le taux de mortalité maternelle a régressé, passant de 1,3 pour 1000 naissances vivantes en 1957 à 1,0 pour 1000 en 1960. Pendant la même période, le taux de mortalité infantile a fléchi de 36,6 à 33,9 pour 1000 naissances vivantes. Les consultations prénatales sont organisées par les services de la santé publique avec le concours

De plus, de nombreux règlements concernant la

d'autres institutions et sont données dans les centres de consultations médicales et les centres de protection maternelle. Plusieurs pays de la République fédérale s'occupent activement d'agrandir les centres pour prématurés et d'en créer de nouveaux. A Hambourg,

prévention des accidents ont été édictés. Le premier décret relatif à la protection contre les rayonnements ionisants a été promulgué en février 1960: il s'inspire des normes publiées par l'EURATOM. Principaux problèmes de santé publique

une campagne lancée en faveur de la vaccination facultative des nouveau -nés par le BCG a été intensifiée.

Malgré l'amélioration réalisée au cours des années récentes, les taux de mortalité maternelle et infantile demeurent quelque peu élevés dans la République fédérale, par rapport à d'autres pays d'Europe occid'encourager les habitants des grandes villes à mener une vie saine en les mettant plus directement en contact

Ces vaccinations sont faites gratuitement dans tous les centres de maternité de Hambourg. L'extension des services de santé scolaire et des services dentaires scolaires s'est poursuivie durant ces dernières années. En principe, les médecins des

dentale. Un autre problème a trait à la nécessité avec les zones rurales. L'équipement des grandes villes et de leurs banlieues en installations récréatives

écoles examinent tous les nouveaux élèves et les réexaminent pendant la quatrième, puis pendant la dernière année de scolarité. Le nombre des centres de consultations est passé de 820 en 1957 à 847 en 1960. Depuis 1960, des programmes pilotes visant à prévenir

va s'améliorant sans cesse: on aménage des parcs, ainsi que de nombreux terrains de sport et des piscines.

La régression des effectifs de personnel hospitalier pose un autre problème, de nature différente, et de grands efforts sont déployés pour encourager des

les caries au moyen de différents produits contenant du fluor ont été mis en oeuvre en Rhénanie du Nord-

jeunes filles ayant les aptitudes voulues à choisir la profession d'infirmière. L'importance des problèmes

RÉGION EUROPÉENNE

175

posés par l'utilisation croissante des radio -isotopes est telle que l'on a jugé nécessaire d'employer des médecins et des techniciens spécialisés dans les instituts qui travaillent avec ces substances.

se poursuivent dans la République fédérale sur la santé physique et mentale des enfants nés pendant la guerre ou au cours des années qui l'ont suivie; elles ont pour objet de préciser les problèmes relatifs

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

à la maturité scolaire et le rôle joué par le milieu dans lequel vit l'enfant quant à sa précocité ou à son retard physique ou mental. En Rhénanie du Nord -Westphalie, des travaux de recherche de longue durée sur le diabète sont en cours : cinq hôpitaux y participent, oíù plusieurs centaines de malades sont en observation. On étudie notamment l'efficacité du traitement du diabète par voie buccale.

Le dispensaire gynécologique de l'hôpital municipal

de Düsseldorf a procédé à des recherches sur l'influence exercée par les soins prénatals sur la mortalité

et la morbidité maternelles et infantiles. Des études

AUTRICHE

L'Autriche est située au coeur de l'Europe entre l'Allemagne, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la

Yougoslavie, l'Italie et la Suisse. Sa superficie est de 83 850 km2. Population et autres données biostatistiques

quemment déclarées en 1960 ont été: la scarlatine (8134 cas); la tuberculose (4524); la blennorragie (3923); la coqueluche (2761); les fièvres typhoïde et paratyphoïdes (912) et la diphtérie (830). Organisation et administration des services de santé

Lors du dernier recensement (1eL juin

1951),

l'Autriche comptait 6 933 905 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant : POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent celles qui ont été décrites aux pages 240 et 241 du Premier Rapport sur la situation sanitaire

dans le monde. En 1960 a été instauré un nouveau système de compilation et d'évaluation des données statistiques concernant les maladies, traumatismes et causes de décès. Ce système, qui prévoit l'enregis-

trement de tous les cas de maladie, facilitera les études spéciales portant sur des affections particulières, comparer les taux de mortalité sur le plan international.

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES)

ainsi que l'élaboration de statistiques permettant de

La législation hospitalière promulguée en 1956 a permis aux hôpitaux publics de bénéficier d'un plus

Données biostatistiques

grand soutien financier de la part de l'Etat. D'une 1957 1958 1959

1960

manière générale, l'évolution de l'organisation hospi-

talière tend vers un accroissement des subventions accordées par les gouvernements fédéral et provinciaux, 6 998 300 17,0 12,8 .

Population moyenne . . Taux de natalité

7 021 500 17,1

7049200 7 067 000 17,6 12,5

allant de pair avec un renforcement du contrôle. Après examen prolongé et minutieux par les experts intéressés, la neuvième édition de la Pharmacopée autrichienne a été publiée en novembre 1960. Cette édition remplace la Pharmacopée allemande qui était utilisée en Autriche depuis 1939. Des textes législatifs

17,9 12,5

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 12,2

0,42 44,2

0,49

0,51

0,54 37,5

Taux de mortalité infantile .

40,7

40,0

Les causes les plus importantes de décès en 1960 ont été les suivantes: tumeurs malignes (17 673 décès);

concernant les sources minérales et les stations de cure sont entrés en vigueur, et une commission de balnéologie a été constituée en vue de promouvoir les recherches dans ce domaine. En février 1959, la première édition du nouvel ouvrage autrichien concernant les stations de cure a été publiée. Services hospitaliers

artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (17 109); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (12 671); accidents (4962); pneumonie (3505); bronchite (2345); tuberculose (1651); suicide

En 1960, les hôpitaux généraux étaient dotés de 41 741 lits, soit 5,9 lits pour 1000 habitants. Le nombre

ou automutilation (1629) et maladies de la première

enfance (1509). Le nombre total des décès a été de 89 603. Les maladies transmissibles le plus fré-

total des lits en service, y compris ceux des hôpitaux spécialisés, s'élevait à 74 731, soit 10,6 lits pour 1000 habitants.

176

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1959, il y avait 14 039 médecins, soit un médecin pour 500 habitants. De plus, à la fin de 1959, 92 mé-

Protection maternelle et infantile Il existe en Autriche plus de 1500 centres d'hygiène de la maternité et de l'enfance; en outre, les maternités

decins étrangers exerçaient à titre indépendant et 83 dans des cliniques universitaires ou des instituts médicaux spécialisés. En 1960, l'Autriche comptait 3952 dentistes, 2159 pharmaciens, 12 952 infirmières et 4415 autres travailleurs sanitaires. Trois universités possèdent des facultés de médecine qui délivrent annuellement environ 760 diplômes de docteur en médecine. Lutte contre les maladies transmissibles La déclaration des cas de poliomyélite a été organisée

et les hôpitaux pour enfants contribuent à assurer les services normaux. La mortalité néonatale, qui était de 26,3 pour 1000 naissances vivantes en 1957, est tombée à 24,8 en 1959, cette régression allant de pair avec le fléchissement de la mortalité infantile. Rayonnements ionisants Les problèmes suscités par l'utilisation des rayonne-

sur une base plus large et les résultats pratiques de la coopération entre l'Allemagne, la Suisse et l'Autriche

ments ionisants et par la radioactivité retiennent de plus en plus l'attention. Des instituts et des laboratoires autrichiens sont dotés d'appareils permettant de mesurer la radioactivité de l'air et de l'eau, et de contrôler la quantité de substances radioactives

dans ce secteur de la santé publique ont été analysés dans un rapport sur la situation épidémiologique de la poliomyélite dans ces trois pays. Il ressort de ce document que la poliomyélite est en progression dans les trois pays et que, d'une manière générale, moins la population est nombreuse, plus la morbidité est forte lors d'une épidémie. En Autriche, par exemple,

contenues dans les denrées alimentaires et dans le lait. On élabore actuellement une réglementation

il y eut 50 cas pour 100 000 habitants en 1947: la plupart des cas se sont produits dans ce pays dans le groupe des enfants âgés de 1 à 2 ans. Des formes paralytiques se sont manifestées chez 50 à 85 % des victimes de la maladie. En 1959, la mortalité due à la tuberculose pulmonaire a atteint 21,6 pour 100 000 habitants, ce qui témoigne d'une fréquence particulière-

spéciale devant assurer la protection de la population contre les rayonnements. Principaux problèmes de santé publique L'augmentation considérable de la circulation routière provoque de nombreux accidents, problème qu'il

devient urgent d'examiner. En dépit de toutes les nouvelles méthodes diagnostiques, de traitement et de prophylaxie, la tuberculose demeure l'une des maladies les plus importantes. Une nouvelle législation sur la tuberculose prévoit une amélioration de l'assistance financière aux malades et l'hospitalisation obli-

ment élevée et de l'importance que cette affection conserve en Autriche. Les problèmes épidémiologiques

posés par l'hépatite infectieuse retiennent de plus en plus l'attention et l'on étudie actuellement la fréquence des cas nouveaux et la transmission de cette maladie. En 1959, les opérations d'immunisation ont atteint les chiffres suivants: 412 825 vaccinations antipoliomyélitiques, 103 086 vaccinations antivarioliques et 67 066 vaccinations antituberculeuses.

gatoire des personnes qui sont atteintes d'une forme de tuberculose contagieuse. Budget de la santé Le budget national de 1960 s'est établi à 42 273 000 000 schillings, dont 102 452 000 consacrés

aux services sanitaires. Le montant des dépenses

afférentes aux services de santé représentait donc 14,5 schillings par habitant.

BELGIQUE

La Belgique est située entre les Pays -Bas, l'Allemagne, le Luxembourg et la France. Elle est baignée

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

à l'ouest par la mer du Nord. Sa superficie est de 30 507 km2.

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES)

Population et autres données biostatistiques

Au dernier recensement (31 décembre 1947), la Belgique comptait 8 512 195 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau ci- contre.

Données biostatistiques

1957

1958

1959

1960

Population moyenne . . Taux de natalité

9 026 778 16,0 11,9

9 078 635 17,1

9 128 824 17,3

9 178 154

16,9 12,3

En 1960, les principales causes de décès ont été les

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 11,7 11,3 .

suivantes:

tumeurs malignes (20 805 décès);

artériosclérose avec lésions dégénératives du coeur (12 969); lésions vasculaires affectant le système

0,41

0,54 31,3

0,60 30,4 0,51

0,46 31,4 0,41

Taux de mortalité infantile .

nerveux central (7099); accidents (5088) et hypertension (3316). Le nombre total des décès a été de 114 330. Les maladies transmissibles le plus fréquemment

35,9

Taux de mortalité maternelle 0,71

0,59

REGION EUROPÉENNE

177

déclarées en 1960, ont été: la tuberculose des voies respiratoires (3735); l'hépatite infectieuse (S05); la scarlatine (691); la diphtérie (567) et la poliomyélite (301). Il convient cependant de noter que, sauf pour la poliomyélite, le nombre des cas déclarés ne corres-

Lutte contre les maladies transmissibles

pond pas nécessairement au nombre de cas survenus.

La Belgique, comme les pays voisins, a été frappée par la pandémie de grippe. L'Exposition internationale de 1958 n'a donné lieu à aucune épidémie. De même, l'afflux des enfants et des adultes rapatriés du Congo

Organisation et administration des services de santé

L'organisation et l'administration des services de santé restent conformes, dans leur ensemble, à la description qui figure dans le Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde (pages 242 -243).

en 1960 n'a provoqué aucune modification sensible de la situation épidémiologique. La vaccination antivariolique est obligatoire dans la première année de la vie. Pour l'ensemble des primovaccinations et des revaccinations pratiquées en Belgique, l'Office vaccinogène a délivré, en 1960, 290 089 doses de vaccin jennérien. Bien que non obligatoire, la vaccination antipoliomyélitique par voie parentérale, organisée sur

Toutefois, la période considérée a vu la création de plusieurs institutions nouvelles: Fonds de la Recherche scientifique médicale, Fonds des Handi-

une grande échelle, depuis 1958, pour les enfants âgés de 6 mois à 15 ans, a obtenu un réel succès: à la fin de 1959, 1 450 000 enfants, représentant plus des 2/3 du groupe d'âge indiqué plus haut, avaient été vaccinés. Les vaccins sont fournis gratuitement aux

capés et Institut national de l'Education physique et des Sports. Par ailleurs, au cours de la période sous

revue, les différents laboratoires du Ministère de la Santé publique et de la Famille situés à Bruxelles d'Epidémiologie. Cet institut comprend désormais les laboratoires de bactériologie et de contrôle des sérums

administrations communales, à l'Oeuvre nationale de l'Enfance et aux médecins qui en font la demande. En 1960, il a été pratiqué 174 423 immunisations

ont été groupés au sein de l'Institut d'Hygiène et

antidiphtériques, dont presque la totalité sont des vaccinations mixtes (associées aux vaccinations antitétanique, anticoquelucheuse et antipoliomyélitique).

et vaccins, de virologie, de chimie et de physique, d'analyse des denrées alimentaires, d'analyse des viandes, d'analyse des médicaments. Une bibliothèque

est annexée à l'Institut. L'Exposition internationale de 1958, où le Ministère de la Santé publique et de la Famille possédait une section de démonstration,

a donné lieu à de nombreux congrès et réunions scientifiques se rapportant à la santé publique. Services hospitaliers

En outre, 41 808 vaccinations par le BCG ont été pratiquées. Enfin, le Service sanitaire des ports et aéroports a vacciné 3203 personnes contre la fièvre jaune. Dans le cadre de la lutte antituberculeuse, les sanatoriums ont été modernisés. Par suite de la diminution du nombre des malades hospitalisés, plusieurs de ces établissements ont été rendus accessibles à d'autres catégories de malades pulmonaires. D'autre part, les services pour tuberculeux des hôpitaux généraux ont été adaptés aux conditions modernes

En 1958, la Belgique comptait 39 343 lits d'hôpitaux

de la thérapeutique. Protection maternelle et infantile En 1959, il existait en Belgique 347 consultations prénatales, assurant à la fois la surveillance médico-

généraux, soit 4,38 lits pour 1000 habitants. Elle possédait en outre 26 926 lits dans les établissements psychiatriques et 4889 lits de sanatoriums antituberculeux. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

sociale et obstétricale des femmes enceintes et leur En 1961, la Belgique comptait 11 703 médecins, dont 317 étaient en même temps licenciés en science dentaire, 775 licenciés en science dentaire, 601 dentistes

préparation psycho -prophylactique à l'accouchement. Ces consultations sont fréquentées par près de 50 de femmes enceintes. En outre, de nombreuses femmes

(ce diplôme n'est plus délivré depuis 1935 et a été remplacé par celui de licencié en science dentaire), 5383 pharmaciens, 3834 sages- femmes et 1012 vétérinaires. Le personnel infirmier n'étant pas contrôlé par les commissions médicales provinciales, il n'est pas possible d'en déterminer l'effectif exact. On délivre environ 1250 diplômes d'infirmière par an. La Belgique

enceintes sont suivies au cabinet de leur médecin traitant ou d'un spécialiste. Des consultations de nourrissons, au nombre de 1200 environ, assurent la surveillance médicale du premier âge. L'enfant y reçoit, dès les premiers mois, les vaccinations non obligatoires (antidiphtérique, antitétanique, anticoquelucheuse, antipoliomyélitique) dont l'efficacité est généralement reconnue. Un service de tutelle sanitaire des écoliers fonctionne à l'école gardienne et dans l'enseignement primaire. Principaux problèmes de santé publique

possède quatre universités (Bruxelles, Gand, Liège et Louvain), dotées chacune d'une faculté de médecine

qui délivre les diplômes de docteur en médecine, chirurgie et accouchements, de pharmacien et une licence en science dentaire. Elle possède en outre deux écoles de médecine vétérinaire d'Etat, l'une à Gand, l'autre à Bruxelles.

Les principaux problèmes de santé publique sont ceux que posent la pollution atmosphérique, la lutte contre le bruit, la réduction de la mortalité infantile

178

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

et la surveillance médicale des enfants d'âge scolaire.

On peut y ajouter la protection des denrées alimentaires et la surveillance médicale des personnes occupées à la vente de ces denrées. Enfin des mesures législatives tendant à réprimer le charlatanisme et l'exercice illégal de la médecine sont à l'étude. De nombreux efforts se manifestent également dans le

publics ou privés. Par ailleurs, les différents services de l'Institut d'Hygiène et d'Epidémiologie ont exécuté des recherches dans les domaines suivants: analyse

chimique et bactériologique des eaux de boisson; études virologiques diverses; études sur la radioactivité naturelle et artificielle des eaux et de l'atmos-

domaine de la gériatrie et en matière de réadaptation des diminués physiques et mentaux. Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

phère. Le Ministère de la Santé publique et de la Famille a en outre subventionné des études relatives aux effets de la fluoruration des eaux sur la fréquence de la carie dentaire. Une campagne pilote de dépistage du cancer a également été entreprise. Budget de la santé

En vertu d'un arrêté royal d'août 1957 et d'une convention entre le Ministre de la Santé publique et de la Famille et le Fonds national de la Recherche scientifique, le Ministère met à la disposition du Fonds national des crédits destinés à promouvoir la recherche. Ces crédits sont attribués à des chercheurs travaillant

En 1959, les dépenses publiques de toute nature (Etat, provinces, communes) s'élevaient à 170 milliards

de francs belges environ. Les dépenses de l'Etat, des

dans des universités ou dans de grands hôpitaux

provinces et des communes consacrées à la santé s'élevaient à 9392 millions de francs, soit 5,5 % du budget global et 1029 francs par habitant.

DANEMARK

Le Danemark comprend la péninsule du Jutland, plusieurs îles situées à peu de distance du continent avec lequel elles sont étroitement liées, ainsi que l'île, plus éloignée, de Bornholm dans la mer Baltique. Le Groenland et les îles Féroé, maintenant intégrés

(9611); lésions vasculaires affectant le système nerveux

central (5272); accidents (2077); néphrites et né-

phroses ou autres affections de l'appareil génitourinaire (1729) et pneumonies (1075). Le nombre total des décès a été de 42 159. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1959 ont été les suivantes: rougeole (43 608 cas); coqueluche

dans le pays, continuent de jouir d'une très large autonomie. Le Danemark proprement dit a une superficie de 43 042 km2.

Population et autres données biostatistiques

(19 279); tuberculose de l'appareil respiratoire, total des cas connus (8786); scarlatine (5234); syphilis et ses séquelles (94) et encéphalite infectieuse (33). Organisation et administration des services de santé L'organisation et l'administration des services de santé demeurent conformes à la description

Lors du dernier recensement (let octobre 1955), la population du Danemark était de 4 448 401 habitants. Les chiffres estimatifs de la population et d'autres

données biostatistiques, pour la période 1957 -1959, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET

qui figure à la page 248 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. La législation danoise relative à l'assurance -maladie a été consi-

dérablement modifiée par une loi de juin 1960, entrée

TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

en vigueur le ler avril 1961. Cette loi tend à unifier le régime d'assurance -maladie en instituant un seul genre de caisses, dont les membres se répartissent entre

deux catégories: ceux dont le revenu est inférieur à Population moyenne 4 487 800 .

.

.

4 515 100 16,5

Taux de natalité Taux de mortalité

.

.

.

16,8 9,3

4 546 600 16,3

un certain montant font partie de la catégorie A et ceux dont le revenu est supérieur à ce montant font partie de la catégorie B. Les conditions d'âge et d'état de santé exigées pour l'admission aux caisses d'assurance -maladie ont été supprimées, de sorte

Accroissement naturel ( %) . Taux de mortalité infantile . Taux de mortalité maternelle

0,75 23,4 0,4

9,2 0,73 22,4 0,4

9,3

0,70 22,5

que tout individu peut maintenant y être admis.

Les caisses doivent contribuer aux frais des traitements

0,4

En 1959, les principales causes de décès ont été les suivantes : artériosclérose des coronaires et myo-

dentaires d'entretien dans les zones pourvues d'un service dentaire scolaire. L'assurance donnant droit à l'indemnité quotidienne compensatrice de salaire est devenue obligatoire pour tous les salariés. Les assurés appartenant à la catégorie B doivent verser aux caisses d'assurance- maladie des cotisations plus

cardite dégénérative (9746 décès); tumeurs malignes

RÉGION EUROPÉENNE

179

élevées que ceux de la catégorie A. Les caisses vont fusionner progressivement et leur gestion sera rationalisée. Deux autres nouveaux textes législatifs sont à signaler. Une loi promulguée en avril 1960 a étendu le champ d'application des décrets et arrêtés relatifs aux personnes diminuées. En vertu d'une autre loi, promulguée en mars 1960, les centres de traitement pour alcooliques, gérés par des communes ou des organismes privés, sont habilités à recevoir une assistance financière des pouvoirs publics. Services hospitaliers

tuberculose pulmonaire, surtout chez les femmes. D'une manière générale, la mortalité due à la tuberculose pulmonaire présente les mêmes caractéristiques que la morbidité quant à la distribution suivant l'âge, le sexe et le milieu. En 1958, le taux de mortalité pour 100 000 habitants était de 5 chez les hommes et 3 chez

les femmes; il était le plus élevé chez les hommes âgés de plus de 45 ans. Depuis 1942, le Bureau danois

En 1958, il y avait 316 hôpitaux dotés de 47 026 lits,

soit 10,4 lits pour 1000 habitants. La répartition des lits était la suivante : 27 520 dans les hôpitaux généraux;

9611 dans les établissements psychiatriques et 9895 dans les autres établissements spécialisés. Le nombre des admissions dans les hôpitaux généraux a atteint la même année 532 592, soit 117,96 pour 1000 habitants. Au Danemark, les services de gynécologie et d'obstétrique, de pédiatrie, des maladies contagieuses et de psychiatrie constituent toujours des divisions spéciales des hôpitaux généraux. Ce sont les autorités locales - conseils provinciaux et communaux - qui assurent la gestion des hôpitaux généraux. Les quelques

d'enregistrement des cas de cancer calcule les taux de morbidité et de mortalité concernant les tumeurs malignes. Le cancer ne cesse de progresser et il a été responsable de 21,9 % de tous les décès en 1958. Le taux de mortalité est maintenant plus élevé chez les hommes que chez les femmes, pour lesquelles 30 % environ de la mortalité cancéreuse est due à des cancers du sein ou de l'utérus. Pour la plupart des formes de cancer, la mortalité a régressé ou est demeurée stationnaire dans les groupes d'âge les plus jeunes, tandis qu'elle augmentait dans les groupes plus âgés; cependant, le cancer du poumon a progressé

dans presque tous les groupes d'âge, surtout chez les hommes. La blennorragie et la syphilis vénérienne

sont devenues moins fréquentes qu'avant la guerre. En 1958, il n'a été déclaré que 16,2 cas de blennorragie

hôpitaux privés ne jouent pas un rôle important dans l'équipement hospitalier. En 1958, le personnel des

hôpitaux généraux comprenait 2161 médecins. Le personnel infirmier de tous les hôpitaux comprenait 8598 infirmières diplômées et 4418 élèves- infirmières.

pour 10 000 habitants. La régression a été plus nette encore en ce qui concerne la syphilis vénérienne : il a été déclaré 1,3 cas pour 10 000 habitants en 1940, mais 0,1 seulement en 1958. Le Statens Seruminstitut est le

laboratoire central du Danemark pour les

épreuves bactériologiques et sérologiques; il fabrique également des sérums et des vaccins destinés tant aux

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1959, on comptait 5700 médecins, soit un médecin

besoins nationaux qu'à l'exportation. L'une de ses principales activités est la recherche scientifique, qui se poursuit dans de nombreux domaines. L'Institut a été désigné par l'OMS comme Centre international

pour 798 habitants, ainsi que 2250 dentistes, 2050 pharmaciens, 16 500 infirmières et 660 sages- femmes.

Les deux écoles de médecine du pays ont délivré 248 diplômes de médecin en 1959. On comptait également deux écoles dentaires, une école de pharma-

des Salmonellae et des Escherichiae. En 1959, le nombre des primovaccinations antivarioliques s'est élevé à 74 229. La vaccination antipoliomyélitique est gratuite pour toutes les personnes âgées de 9 mois à 40 ans. A la fin de 1959, 89 % des personnes âgées de moins de 40 ans avaient été vaccinées contre cette maladie.

cie, 33 écoles d'infirmières et une école de sages femmes. Une deuxième école dentaire s'est ouverte à Aarhus en 1958; elle délivrera 75 diplômes par an lorsqu'elle aura atteint son plein développement. De

plus, on a commencé à agrandir l'Institut royal

dentaire de Copenhague. Lorsque ces deux écoles fonctionneront à pleine capacité, elles délivreront environ 200 diplômes de dentiste par an. Une commis-

Protection maternelle et infantile Conformément aux dispositions administratives ré-

gissant l'hygiène de la maternité, toutes les femmes enceintes peuvent bénéficier de dix examens de santé gratuits pendant la grossesse. Pendant la période allant d'avril 1958 à mars 1959, 98 % des femmes enceintes ont profité de cette possibilité, et toutes les naissances

sion spéciale dépendant du Service national de la Santé a élaboré un programme visant à former des techniciens de laboratoire au moyen d'un enseignement pratique et théorique d'une durée de trois ans. Depuis 1960, plusieurs cours post -universitaires ont été organisés pour les omnipraticiens sous les auspices de l'Association médicale danoise.

ont eu lieu avec l'assistance d'un médecin ou d'une sage -femme qualifiée. Un réseau de centres d'aide aux

mères fonctionne maintenant sur tout le territoire. Pendant l'exercice financier 1957/1958, environ 30 300

femmes ont demandé à ces centres une assistance sociale, médicale ou financière avant ou après l'accouchement. Pendant la même période, il y avait 14 maternités (9 publiques et 5 privées), dotées de 541 lits au total. De plus, 359 infirmières de la santé publique ont fait en 1958 des visites à domicile. Chaque enfant

Lutte contre les maladies transmissibles et autres maladies

On a pu constater depuis un certain nombre d'années

une régression considérable des cas nouveaux de

180

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

a droit à neuf examens médicaux gratuits: Trois de ces examens ont lieu normalement avant l'âge d'un an. Pendant l'exercice financier 1957/1958, il a été donné 75 501 consultations gratuites pour des enfants

Médecine du travail

Un service national d'inspection veille à l'application des règlements concernant l'hygiène industrielle

de moins d'un an. Vers la fin de 1958, le service d'hygiène scolaire comptait 443 médecins et 462 infirmières. Les cas pathologiques nouveaux (non dépistés auparavant) que les médecins scolaires ont diagnostiqués étaient relativement peu nombreux. Ils ont été plus fréquem-

et la protection des travailleurs. Il doit notamment contrôler les conditions d'hygiène dans chaque entre-

prise, enquêter sur les maladies professionnelles et prendre des mesures propres à améliorer la situation. En 1958, le service d'inspection des usines comprenait un médecin -chef et 14 médecins assistants.

ment constatés chez les élèves des écoles urbaines que chez ceux des écoles rurales. Vers la fin de l'année scolaire 1958/1959, 414 dentistes donnaient leurs

Budget de la santé Le montant des dépenses inscrites au budget national

soins aux écoliers. Pendant les mois de novembre à avril, des repas scolaires sont donnés dans les sept classes inférieures: ils consistent en un déjeuner ou une ration de lait et de vitamines en comprimés.

de 1958/1959 était de 7447 millions de couronnes danoises, dont 16,5 % pour les services de santé. Ce pourcentage correspond à près de 270 couronnes par habitant.

ESPAGNE

L'Espagne est bordée au nord par le golfe de Gascogne et la France, à l'est et au sud par la Médit:rranée et à l'ouest par le Portugal et l'océan Atlantique. La superficie du pays est de 503 486 km2. Population et autres données biostatistiques

(8349); tuberculose pulmonaire (8018) et cardiopathie

Au dernier recensement (31 décembre 1950), l'Espagne comptait 27 976 755 habitants. Les estimations de la population pour la période 1957 -1960 et d'autres données biostatistiques, pour les années 1957 à 1959, sont reproduites dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

rhumatismale chronique (7579). Le total des décès s'est chiffré à 289 638. En 1959, les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées ont été les suivantes: grippe (724 338 cas); rougeole (151 918); varicelle (30 933); fièvres typhoïde et paratyphoïdes (11 532); tuberculose pulmonaire (10 038); scarlatine (4280); rhumatisme articulaire aigu (2602); diphtérie (2141) et poliomyélite (2132). Organisation et administration des services de santé

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

conforme à la description qui figure à la page 253 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. En 1957, l'administration centrale a été réorganisée et des commissions ont été constituées pour coordonner les activités des divers ministères. Ces commissions sont chargées des questions adminis-

L'organisation des services de santé demeure

1959

1960

Population moyenne . . Taux de natalité

tratives qui relèvent du Conseil des Ministres mais qui n'appellent pas l'attention des autorités suprêmes. La Commission de la Santé et des Affaires sociales est composée des Ministres de l'Intérieur, de l'Educa-

29 431 404 29 661 813 29 894 026 30 128 056 21,9 21,9 21,8 10,0

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) lité infantile 8,7 1,32

9,0 1,28

.

1,19

Taux de morta.

53,0

47,4

47,1

-

tion nationale, du Travail, de l'Agriculture et du Logement. Un arrêté ministériel du 8 avril 1959 porte

organisation des services de médecine du travail dans les entreprises occupant plus de 500 travailleurs. Un Comité de l'Assurance -Maladie obligatoire a été

également constitué sous les auspices de l'Institut de la Prévoyance sociale. En 1958, le Comité central de Coordination sanitaire et hospitalière a été chargé d'examiner la question des soins hospitaliers et d'éta-

En 1957, les causes de décès les plus importantes ont été les suivantes: tumeurs malignes (30 811 décès); lésions vasculaires affectant le système nerveux

blir, dans le plus bref délai, un service hospitalier capable de répondre aux besoins du pays. Services hospitaliers

central (30 790); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (23 091); pneumonie (18 609);

maladies de la première enfance (11 169); bronchite

En 1959, le pays possédait 417 hôpitaux généraux, dotés au total de 37 048 lits, soit 1,23 lit pour 1000

RÉGION EUROPÉENNE

181

habitants. Les hôpitaux de toutes catégories offraient au total 99 273 lits, soit 3,3 lits pour 1000 habitants. L'équipement nécessaire au traitement des maladies pulmonaires a été renforcé et les hôpitaux disposent désormais d'un nombre suffisant de lits, ce qui permet

en collaboration avec le Ministère de l'Education, tous les écoliers. Pour le moment, ces opérations de dépistage et de surveillance sont limitées à la ville de Madrid. Les enfants qui ont des antécédents familiaux de

l'admission rapide des malades. Un nouveau sanatorium pourvu de 350 lits a été créé à Lugo, et en 1960 un autre doté de 213 lits s'est ouvert à Cadix. Les nou-

rhumatisme articulaire aigu font l'objet d'une surveillance spéciale et, si besoin est, d'un traitement prophylactique. En 1958, 1 029 437 personnes ont été vaccinées contre la variole, 516 775 contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes et 213 054 contre la diphtérie. Protection maternelle et infantile

veaux établissements qui seront créés à Cordoue, Huelva et Léon complèteront ce réseau hospitalier. Personnel médical et apparenté; moyens de formation Le nombre des médecins est passé de 32 447 en 1957 à 34 583 en 1959, ce qui équivaut à un médecin pour

864 habitants. On comptait également 4351 dentistes, 21 950 infirmières et 4813 sages- femmes. Le pays est doté de 10 écoles de médecine, d'une école dentaire et de 4 écoles de pharmacie. Lutte contre les maladies transmissibles

En 1936, le taux de mortalité infantile était de 116 pour 1000 naissances vivantes; en 1957, ce taux avait fléchi à 50 pour 1000. Cette réduction est le résultat

des efforts qui ont été déployés pour lutter contre les maladies infectieuses communes, notamment les infections gastro -intestinales, et pour réduire au

Le programme d'éradication du paludisme, qui est exécuté en collaboration avec l'OMS, a porté princi-

palement sur les zones où la maladie n'a pris que récemment un caractère endémique et où l'on craint de voir se déclarer encore des cas sporadiques. On inspecte également des zones où l'on n'a pas enregistré de cas depuis 1956, et d'autres qui reçoivent de nombreux travailleurs migrants. Dans toutes ces régions, la surveillance passive est exercée par des dispensaires

minimum les effets des autres affections néonatales et périnatales. Les pouvoirs publics ont attaché récemment une grande importance aux soins pour prématurés et des centres ont été établis à cet effet à Madrid, Bilbao et Valence. En 1958, on comptait 172 centres de protection infantile sur tout le territoire du pays. Hygiène du milieu

De nombreux aspects de l'assainissement ont été récemment mis à l'étude. Il s'agit notamment de l'orga-

antipaludiques; quant à la surveillance active, elle est assurée dans six zones par des formations mobiles qui prélèvent des échantillons de sang pour l'examen parasitologique. La lutte contre le trachome est conduite par des équipes qui procèdent à des examens

nisation sanitaire dans les grands centres démographiques, de l'approvisionnement en eau des petites agglomérations, de la pollution atmosphérique, et du rôle que jouent les rayonnements ionisants dans cette pollution. Santé mentale Le 6 janvier 1957 a été promulgué un décret portant approbation des règlements provisoires de l'Associa-

de dépistage pour détecter les cas nouveaux. Ces équipes administrent aux malades les soins précoces nécessaires et s'efforcent d'assurer leur réadaptation sociale. La vaccination antipoliomyélitique a commencé en 1958, année au cours de laquelle 200 000 personnes ont été vaccinées; en 1959, 400 000 personnes ont été

immunisées contre cette maladie. La lutte contre la lèpre est poursuivie actuellement par 21 formations mobiles, alors qu'il n'en existait que 8 en 1957. Seuls sont hospitalisés les cas aigus et ceux qui exigent une intervention chirurgicale ou une réadaptation. Les équipes s'efforcent surtout de réaliser un dépistage précoce.

tion psychiatrique nationale pour le traitement des malades atteints de troubles mentaux aigus et chroniques; ce décret prévoit la création de centres de soins et institue un service d'assistance sociale dans chacun

d'eux. Un nouveau sanatorium qui sera inauguré à bref délai à Tolède traitera les malades atteints à la fois de tuberculose et de maladie mentale. Principaux problèmes de santé publique

Aujourd'hui, moins de 8000 personnes meurent de tuberculose chaque année mais la fréquence des cas nouveaux n'a pas fléchi dans les mêmes proportions. La période moyenne de survie des tuberculeux, qui était autrefois de 3 à 4 ans, est maintenant de 6 à 10 ans.

Il en résulte que les autorités de la santé publique doivent désormais faire face à une maladie de portée sociale qui exerce des répercussions sur le marché du travail et requiert la création de services de réadaptation. Des installations radiologiques ont été créées en vue du dépistage systématique de la tuberculose.

L'armée passe aux rayons X toutes les recrues et,

La fièvre typhoïde pose un des problèmes les plus urgents. Si l'on a constaté un fléchissement marqué du nombre des cas en 1957, la situation ne s'est guère améliorée depuis lors malgré une campagne intensive contre cette maladie. Sa cause principale semble être l'insuffisance des approvisionnements en eau dans les zones rurales et la qualité médiocre des approvisionnements existants. La fréquence de la poliomyélite augmente, ce qui, d'après certains, serait un indice d'amélioration du niveau de vie en Espagne. En 1958, 2000 cas ont

182

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

été déclarés. Néanmoins, cette maladie ne pose pas le problème grave qu'elle soulève ou a récemment

tion prophylactique contre la leptospirose des rizières,

soulevé dans plusieurs pays d'Europe et d'autres continents.

les résultats de la prophylaxie de la rage, les divers aspects de la lutte contre la trichinose et la biologie des sols.

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique.

Les recherches ont été orientées récemment vers plusieurs domaines qui intéressent la santé publique. Il convient de citer notamment la surdité, la vaccina-

Budget de la santé Le montant du budget national de 1958 atteignait 655 027 millions de pesetas, dont 6,5 % devaient être affectés aux services de santé. Les dépenses pour ces services représentaient donc 10,5 pesetas par habitant.

FINLANDE

La Finlande est située sur la mer Baltique, entre le golfe de Finlande au sud et le golfe de Botnie à l'ouest. Elle a des frontières communes avec l'Union des Républiques socialistes soviétiques, la Suède et la Norvège. Sa superficie est de 337 009 km2. Population et autres données biostatistiques

de l'importance pour la santé publique: diphyllobothriose (28 126 cas); tuberculose (7066); scarlatine (5809); hépatite infectieuse (1774); coqueluche (1135); salmonellose (798); poliomyélite (273); syphilis récente (20) et diphtérie (2). Organisation et administration des services de santé L'organisation des services de santé demeure

Au dernier recensement (31 décembre 1960), la Finlande comptait 4 448 575 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET

celle qui a été décrite à la page 255 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde, bien que l'administration de ces services ait été modifiée et leur portée élargie par certaines dispositions législatives. En 1957, la nouvelle loi sur l'aide gouvernementale aux hôpitaux généraux municipaux a été adoptée. En 1957 également, un amendement

à la loi en vigueur a triplé le montant des pensions pour les vieillards et les infirmes. Le prix des médica-

TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957

ments utilisés pour prévenir ou traiter le diabète, l'anémie pernicieuse et diverses autres maladies chroniques a été considérablement abaissé en 1958. Aux

1958

1959

1960

termes d'une loi sur la tuberculose promulguée en 1960, les malades atteints de cette maladie sont exonérés de toutes les dépenses directement afférentes au traite-

Population moyenne Taux de natalité . .

4 336 300 20,1

4 376 000 18,5

4 415 500 18,9 8,8 1,01

4 456 600 18,5

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 9,4 .

ment, y compris le coût des médicaments pour le traitement à domicile. Des lois sur la protection contre les radiations et sur les services dentaires scolaires sont entrées en vigueur en 1957. Programmes sanitaires nationaux Le plan sanitaire national pour les années 1962 -1969,

8,9

8,9

1,07

0,96 24,5 1,00

0,96 21,0 0,72

Taux de mortalité infantile Taux de mortalité maternelle .

27,9

23,6 0,67

qui a été élaboré par le Service médical national, comprend les programmes suivants: développement des services publics de médecine préventive et de soins

0,89

Les principales causes de décès en 1960 ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (9813 décès); tumeurs malignes (6920); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (5289); accidents (2284); hypertension (1511);

aux malades; développement des soins hospitaliers, avec accroissement du nombre des hôpitaux centraux, qui doit passer de 9 à 21, et agrandissement des anciens hôpitaux régionaux; projet national d'assurance maladie. On espère que le nombre des médecins, qui

était de 2915 en 1960, atteindra 7372 en 1980. Services hospitaliers 18 245 lits,

pneumonie (1433) et tuberculose (1158). Le nombre total des décès a été de 40 766. Parmi les maladies

dont la déclaration est obligatoire et les maladies parasitaires déclarées en 1960, les suivantes présentent

En 1960, il existait 263 hôpitaux généraux totalisant soit 4,07 lits pour 1000 habitants. On

REGION EUROPÉENNE

183

comptait également 60 hôpitaux psychiatriques avec 16 285 lits. Le nombre total des lits d'hôpitaux

des accouchements ayant eu lieu en présence d'un médecin ou d'une sage -femme diplômée a été de 99,7

s'élevait donc en 1960 à 40 829, soit 9,2 lits pour 1000 habitants. Un bureau central de planification des installations hospitalières a été créé en 1961 et placé sous la direction d'un architecte. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, on comptait 2915 médecins (soit un méde-

en 1960. Cette même année, on comptait 4291 dispensaires de protection infantile, contre 3879 en 1957. Le nombre des enfants de moins d'un an sous surveillance médicale s'est élevé à 79 437 en 1960. Hygiène du milieu

cin pour 1536 habitants), ainsi que 1829 dentistes, 8106 infirmières et 1845 sages -femmes. Il existait, jusqu'en 1960, deux écoles de médecine qui, cette même année, ont délivré 132 diplômes de médecin. Toutefois, à l'automne de 1960, la nouvelle Université

Les zones de peuplement et la plus grande partie des industries étant localisées le long des voies d'eau,

le danger de pollution des eaux de surface et des eaux souterraines est naturellement considérable. Une enquête terminée en 1958 a révélé que la législation

d'Oulu a accueilli ses 50 premiers étudiants en médecine et, la même année, 50 autres étudiants sont allés suivre l'enseignement d'écoles de médecine à l'étranger. En attendant que les bâtiments de l'Université d'Oulu soient terminés, la faculté de médecine travaillera en collaboration avec l'Université de Turku, qui assure provisoirement l'enseignement préclinique. Un enseignement post- universitaire en santé publique rurale, destiné à former des fonctionnaires sanitaires

actuelle en matière de lutte contre la pollution des eaux était insuffisante. Un comité consultatif permanent de la pollution des eaux a donc été créé. La nouvelle loi de 1961 sur les eaux comporte une revision

des règlements concernant la purification des eaux usées et l'octroi de licences aux industries et aux organismes de surveillance. En 1959 a été créé un Institut médical pour la Physique des Radiations. Santé mentale

communaux, a commencé en 1960 à titre d'essai. De 1956 à la fin de 1960, le nombre des dentistes a augmenté d'environ 57 chaque année. En automne 1958, les premiers élèves ont été admis à l'Institut d'Art dentaire de l'Université de Turku. Les écoles d'infirmières ont accueilli 3185 élèves en 1960. Lutte contre les maladies transmissibles Depuis le début de 1959, les rapports sur les maladies

Le nombre de lits des hôpitaux psychiatriques a augmenté de 1161 pendant la période considérée et celui des hôpitaux psychiatriques de district de 3876.

En 1960, 20 centres psychiatriques assuraient des traitements ambulatoires. Le développement des soins aux malades mentaux dans la collectivité a été l'une des plus importantes tâches entreprises dans ce domaine. Les progrès se trouvent, toutefois, sensiblement entravés par la pénurie de personnel spécialisé. Hygiène dentaire

transmissibles sont transmis directement au Service médical national. Pendant la période considérée, deux nouveaux laboratoires de sérologie et de bactériologie ont été installés. Ils sont chargés de l'étude de prélèvements provenant de malades atteints de maladies transmissibles dans des zones comprenant une population totale de 1,2 million d'habitants. Un nouvel Institut national des Sérums a été ouvert en 1958. Une campagne générale intensive de vaccination contre la poliomyélite a été organisée par l'inter-

Depuis le début de 1957 les soins dentaires sont gratuits pour les enfants des écoles primaires, et en 1960 des services dentaires réguliers étaient assurés dans les écoles primaires de 70 % des collectivités. Les disposi-

tions législatives prévoient la réalisation complète du

médiaire de tous les centres de protection infantile, dans les écoles ainsi que parmi les adultes. Pendant la période 1957 -1960, il a été procédé à quelque 1 279 150 vaccinations. Une campagne analogue d'immunisation contre la diphtérie a abouti à l'élimination

programme d'ici à 1967. Un nombre croissant de collectivités ont déjà mis sur pied des dispensaires dentaires bien équipés afin d'attirer les dentistes dans les zones rurales. Les services assurés comprennent les examens préventifs et les soins curatifs et, dans les villes importantes, les soins d'orthodontie. Les honoraires des dentistes et les autres dépenses encourues sont payés conjointement par les collectivités et par l'Etat. L'éducation sanitaire en matière d'hygiène

complète de cette maladie en Finlande. En 1960, 203 141 primovaccinations antivarioliques, 95 903 vaccinations triples contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos, et 84 155 vaccinations par le BCG ont été

dentaire est donnée dans les centres de protection maternelle et infantile. On procède dans deux villes à la fluoruration de l'eau distribuée par canalisations. Principaux problèmes de santé publique Les problèmes de santé des personnes âgées revêtent

effectuées.

Protection maternelle et infantile

En 1960, 79 270 femmes enceintes ont reçu des soins dans les 3244 services spécialisés des dispensaires

prénatals, avec un total de 612 868 consultations, y compris les consultations post -natales. Le pourcentage

une importance croissante. Ils ne causent pas seulement une pénurie de lits d'hôpital mais comportent aussi des aspects préventifs et rendent nécessaire

184

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

l'amélioration des soins ambulatoires et à domicile et des services de réadaptation. La santé mentale pose

aussi des problèmes qu'il faut encore étudier plus à fond et résoudre de façon appropriée. Des maladies transmissibles et parasitaires telles que la tuberculose, les salmonelloses et la diphyllobothriose revêtent toujours de l'importance en Finlande.

les plus importants entrepris pendant la période en question comprennent des recherches sur l'immunité de la population contre la poliomyélite, les relations entre la prématurité et le volume cardiaque, le développement normal de l'enfant, les soins à domicile, l'efficacité des services aux mères, les maladies cardio-

vasculaires et les examens de la vue et de l'ouïe des enfants des écoles.

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

Pendant la période considérée 853 publications médicales ont été enregistrées dans l'index spécial Medicina Fennica. La recherche concernant la santé

Budget de la santé

Le budget national de 1960 s'établissait à 403 236 millions de markkas, dont 8,3 % devaient être consacrés

publique est le fait en Finlande tant de l'initiative privée que de l'action gouvernementale, cette dernière bénéficiant souvent de la collaboration de chercheurs privés. Les programmes de recherches de santé publique

aux services de santé. Les dépenses sanitaires s'élevaient ainsi à 6870 markkas par habitant. Ce chiffre ne comprend toutefois pas les dépenses engagées par le Ministère des Affaires sociales.

FRANCE

La France est baignée au nord et à l'ouest par la mer du Nord, la Manche et l'océan Atlantique et au sud par la Méditerranée. Elle a des frontières communes avec la Belgique et le Luxembourg au nord,

myocardite

dégénérative

et

autres cardiopathies

(93 098 décès); tumeurs malignes (85 751); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (61 517); accidents et autres morts violentes (27 463);

avec l'Allemagne, la Suisse et l'Italie à l'est; au sud -ouest, les Pyrénées la séparent de l'Espagne. Sa superficie est de 551 208 km2. Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (10 mai 1954), la popula-

gastrite, duodénite, entérite, colite et autres maladies de l'appareil digestif (19 .189) et pneumonie (16 001). Le nombre total des décès a été de 538 451. Les maladies transmissibles suivantes ont été le plus fréquem-

ment déclarées en 1959: tuberculose, total des cas connus (63 657); rougeole 162); scarlatine (10 834); coqueluche (5581); poliomyélite (2564) et fièvre typhoïde (2067).

tion de la France était de 42 843 520 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

Organisation et administration des services de santé L'organisation des services de santé demeure celle

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

qui a été décrite aux pages 259 et 260 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Cependant, il convient de signaler un certain nombre

de changements d'ordre administratif. Le système de sécurité sociale a été étendu aux exploitants agricoles, de sorte que six millions de nouveaux assurés sociaux bénéficient de prestations médicales à tarif

1959

1960

réduit. Une ordonnance et un décret de 1958 ont renforcé les pouvoirs de l'Etat sur les hôpitaux: 44 091000 44 584 000 45 097 000 45 542 000 18,4 12,0 .

Population moyenne . . Taux de natalité

désormais, les directeurs sont nommés par le Ministère de la Santé publique qui organise également les services

18,1 11,1

18,3

18,0

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 11,2 0,71

11,4

à plein temps dans ces établissements. Un décret a réglementé les conditions d'organisation et de fonctionnement des « cliniques ouvertes » rattachées aux que tous les médecins et sages- femmes résidant dans la commune et y exerçant régulièrement sont autorisés

0,64 29,2 0,56

0,70 27,1

0,66 23,3

Taux de mortalité infantile . Taux de mortalité maternelle

hôpitaux. Un autre décret concerne l'organisation et le fonctionnement des hôpitaux ruraux; il prévoit à donner des soins à leurs malades à l'intérieur de l'hôpital rural. Ces deux derniers décrets instaurent, dans certains cas, le libre choix du médecin par le malade, à l'intérieur d'un établissement public. Une ordonnance a organisé la coordination de tous les

25,3

0,55

0,54

-

En 1959, les causes de décès les plus importantes ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires,

REGION EUROPÉENNE

185

établissements de soins comportant l'hospitalisation, quel que soit leur statut. Les demandes de création et d'extension de ces établissements sont examinées

domicile du malade, soit au cabinet du médecin pra-

désormais par des commissions régionales ou par une commission nationale.

ticien. Suivant une statistique établie en 1960, le nombre des lits d'hôpitaux dans les établissements privés avait sensiblement augmenté au cours des dix dernières années. En outre, alors que la situation est demeurée pratiquement inchangée dans les hôpitaux généraux, le nombre des lits d'hospices réservés au traitement des cas chroniques et des maladies dégénératives, ainsi qu'aux vieillards, a beaucoup augmenté.

Une ordonnance récente tend à mieux associer

médecine hospitalière, enseignement et recherche dans

les hôpitaux des villes universitaires, ainsi qu'à en permettre la modernisation, tant dans leur structure de base que dans leur fonctionnement. Les facultés de médecine et les centres hospitaliers des villes universitaires sont tenus d'organiser conjointement l'ensemble des services en centres de soins, d'enseignement et de recherches, qui prennent le nom de «Centres hospitaliers et universitaires ». A cette fin, le personnel médical assure maintenant une double fonction

Cette évolution correspond aux besoins actuels et futurs, car le nombre des vieillards augmente constamment, et continuera vraisemblablement de s'accroître avec les années.

universitaire et hospitalière, rétribuée à plein temps; il doit consacrer toute son activité à l'enseignement, aux soins des malades hospitalisés et à la recherche. Le régime de la fabrication des produits pharma-

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, on comptait en France 47 232 médecins, soit un médecin pour 964 habitants. Il y avait également 15 837 dentistes, 3656 pharmaciens -biologistes

(occupés dans les établissements de recherche, les hôpitaux, etc.), 85 000 infirmières et 8610 sages femmes. Il existe en France métropolitaine 24 écoles de médecine ainsi que 14 écoles dentaires, 17 écoles

ceutiques a été modifié afin d'empêcher que des médicaments insuffisamment étudiés et présentant, de ce fait, des dangers pour la population, puissent être

délivrés au public. Un brevet spécial a été institué pour les médicaments afin d'assurer la protection de l'inventeur. Dans le cadre de la campagne générale contre l'alcoolisme, des mesures ont été prises pour restreindre les droits des bouilleurs de cru ainsi que la vente des boissons alcooliques et pour abaisser les prix des jus de fruits et des eaux minérales. Programmes sanitaires nationaux

de pharmacie, 173 écoles d'infirmières et 25 écoles de sages- femmes. Le troisième plan d'équipement hospitalier prévoit la formation de 9000 infirmières diplômées par an. Des dispositions sont également

prises pour organiser un cours professionnel de formation de techniciens de radiologie. Lutte contre les maladies transmissibles

Le premier plan d'équipement hospitalier, qui fut réalisé de 1954 à 1957, a permis la création de 23 000 lits supplémentaires. Le deuxième plan, qui a couvert la période 1960 -1962, prévoyait que le nombre des lits d'hôpitaux généraux serait augmenté de 8000, celui des lits d'hôpitaux psychiatriques de 4000 et celui des lits d'établissements pour alcooliques de 350. L'élabora-

En matière de lutte antituberculeuse, la politique du Ministère de la Santé publique vise à conserver au dispensaire son rôle de pivot, l'hospitalisation étant réservée aux cas spéciaux. Quelques sanatoriums

pour tuberculeux et plus souvent les services antituberculeux des hôpitaux généraux ont été reconvertis. La lutte contre les maladies transmissibles a, de façon générale, continué à donner d'excellents résultats au cours de la période considérée. Cependant, on a noté,

tion du troisième plan d'équipement hospitalier a

débuté en 1960; les directives de politique sanitaire

données à son propos portent notamment sur les centres hospitaliers et universitaires, la lutte contre les maladies mentales, la lutte contre le cancer, la protection maternelle et infantile, la réadaptation médicale et la transfusion sanguine. Services hospitaliers

en 1957, une augmentation sensible du nombre des cas de poliomyélite chez les enfants, 4109 cas ayant été déclarés; en 1960, ce chiffre n'a été que de 1662. Au total, 1 875 292 personnes ont été vaccinées contre la poliomyélite en 1959. Un seul cas de variole importé a été signalé en 1957. Les statistiques des vaccinations pour 1959 sont les suivantes: 562 802 primovaccinations antivarioliques, 449 006 vaccinations par le BCG, 311 800 vaccinations contre le typhus, 403 241 vaccinations associées contre les fièvres typhoïde

En 1959, on comptait 874 hôpitaux généraux, avec 191 049 lits, et 102 établissements psychiatriques,

et paratyphoïdes, la diphtérie et le tétanos, 27 900 vaccinations simples contre la coqueluche et 147 000 vaccinations associées contre la coqueluche, la diphtérie et le tétanos. Protection maternelle et infantile

avec 85 622 lits. Il existait également 235 établissements

publics pour tuberculeux, avec 40 375 lits, et 388 établissements privés, avec 30 221 lits. On dénombrait

encore 16 centres anticancéreux, avec 2117 lits, et 13 maisons de cure thermale, avec 1039 lits. En 1959,

la France possédait au total 499 500 lits d'hôpitaux, soit 11,0 lits pour 1000 habitants. En France, il n'existe

Au cours de la période considérée, la mortalité infantile a accusé une régression modérée mais constante, alors que la mortalité maternelle, qui est très faible, est demeurée stable. En 1959, il existait 701

pas de centres de santé spéciaux, les soins généraux aux malades non hospitalisés étant assurés soit au

186

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

centres de consultations prénatales, où des soins appropriés ont été donnés à 140 822 femmes enceintes,

Santé mentale

auxquelles des principes d'alimentation et d'hygiène

ont également été inculqués Le pourcentage des naissances assistées par un médecin ou par une sage -

Le grand public a généralement admis la nouvelle conception des soins psychiatriques, d'après laquelle le traitement doit être pratiqué au sein même de la

femme qualifiée a été de 97,5 en 1959. Le nombre des centres de protection infantile (enfants jusqu'à 3 ans) était, cette même année, de 8564. Le nombre des enfants de ce groupe d'âge, présentés à ces centres, est passé de 493 688 en 1957 à 538 871 en 1959. Le faible taux de morbidité parmi les jeunes reflète l'efficacité du service d'hygiène scolaire et universitaire

collectivité aussi bien qu'à l'hôpital et réclame la D'autre part, le nombre des lits des établissements

collaboration de tous les services médicaux et sociaux.

psychiatriques s'accroît de 4000 unités, conformément

au deuxième plan d'équipement hospitalier. Principaux problèmes de santé publique Comme dans de nombreux pays de la zone tempérée, les problèmes de santé publique les plus aigus ont été

qui a rendu d'éminents services après la guerre. Ce service recherche une orientation nouvelle suivant laquelle il serait beaucoup plus étroitement intégré aux services de l'éducation nationale. Le nombre des centres d'hygiène scolaire est passé de 1125 en 1957

à 1187 en 1959, et celui des élèves examinés de 7 960 436 à 8 527 333 de l'une à l'autre de ces deux années.

résolus, mais le maintien des progrès acquis exige une permanence des efforts dans certains secteurs et de nouvelles tâches ne cessent de s'ajouter aux anciennes. Dans le domaine de la prévention, les habitants

Médecine du travail Au cours de la période considérée, le champ d'appli-

ont tendance à négliger les vaccinations, le risque de propagation des maladies contagieuses ayant considérablement diminué. Pour obtenir un abaissement plus

cation de la législation sur la médecine du travail et l'hygiène industrielle a été élargi de manière à en faire bénéficier le personnel des entreprises de transport par eau, le personnel des chemins de fer secondaires,

rapide de la morbidité par tuberculose et éviter un retour des maladies vénériennes, le maintien à leur niveau actuel des dispensaires spécialisés est indispensable. Il importe de poursuivre l'extension des canalisations d'eau et des réseaux d'égouts à l'ensemble de la population. Le bruit, la pollution de l'atmosphère

les travailleurs des mines et carrières et le personnel

de l'administration hospitalière Un décret de décembre 1957 a créé cinq nouveaux règlements concer-

et les rayonnements ionisants posent de nouveaux problèmes dans le domaine de l'assainissement, comme les maladies cardio -vasculaires et le rhumatisme

nant les maladies professionnelles. Un décret de 1960 a réglementé l'organisation des repas sur les lieux de travail, et d'autres décrets ont accordé une importance accrue à l'hygiène du milieu. Depuis 1959, un certificat d'études spéciales de médecine du travail et d'hygiène industrielle est exigé pour l'exercice des fonctions de médecin du travail. Réadaptation médicale

dans celui de la lutte contre les maladies sociales. Le développement de l'éducation sanitaire de la population reste enfin, dans tous les secteurs de la santé publique, un problème majeur.

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

La réadaptation médicale des personnes atteintes d'un handicap physique est devenue l'une des préoccupations essentielles du Ministère de la Santé publique,

L'Institut national d'Hygiène, qui est l'organe administratif chargé de promouvoir les recherches en

faveur de la santé, a considérablement accru ses

en raison du développement rapide des techniques médicales et chirurgicales, qui contribue à prolonger l'existence et à maintenir en activité un nombre chaque année plus considérable d'infirmes. Une réadaptation plus efficace permet de réduire la durée de l'hospitalisation et, par conséquent, de diminuer les frais d'hôpital

activités. Il subventionne des « unités constituées » qui explorent les divers domaines de la médecine: cardiologie, physiopathologie des voies hépato- biliaires, génétique médicale, neurologie, immunologie, patho-

logie respiratoire, etc. Le nombre de ces unités est

et d'assurance. Depuis 1958, les hôpitaux assument la responsabilité générale de la réadaptation médicale et les grands établissements sont maintenant tenus de créer des services spéciaux à cet effet. Enfin, de personnel spécialisé dans ce domaine particulier.

grands efforts ont été accomplis pour former du

passé de 10 en 1956 à 30 en 1960. Un décret de décembre 1959 a créé un fonds de développement de la recherche scientifique et technique dans un certain nombre de disciplines, une priorité étant attribuée à la biologie moléculaire, au cancer et à la leucémie, aux applications de la génétique, à la nutrition, à la neurophysiologie et à la neuropharmacie.

RÉGION EUROPÉENNE

187

GIBRALTAR

Gibraltar est un promontoire rocheux dont le point culminant atteint l'altitude de 426 mètres; il est relié au sud de l'Espagne par un isthme de faible altitude, et est situé à environ 25 kilomètres de la côte africaine.

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

La superficie de Gibraltar est approximativement de 6 km2.

L'organisation des services de santé reste celle qui est décrite à la page 263 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. L'administration de la santé comprend un service d'hygiène portuaire et un service pour le contrôle sanitaire de l'aviation civile. Tous les hôpitaux de Gibraltar sont publics; ils totalisent 277 lits, soit 10,5 lits pour 1000 habitants. Il existe

Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (3 octobre 1961), la population de Gibraltar était de 24 075 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

un hôpital général possédant 147 lits, un hôpital psychiatrique de 60 lits, un hôpital de même capacité pour le traitement des affections pulmonaires et un

hôpital de 10 lits pour le traitement des maladies infectieuses. On compte également divers dispensaires

spécialisés en médecine générale, en chirurgie, en gynécologie et en stomatologie. Personnel médical et apparenté ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

En 1960, on comptait 8 médecins employés par le Gouvernement et 2 médecins employés par le Conseil

municipal, ainsi qu'un certain nombre de médecins exerçant à titre privé, dont 4 étaient employés à temps

1957

1958

1959

1960

partiel par le Gouvernement, et plusieurs médecins militaires. Il y avait aussi 8 dentistes exerçant à titre privé, dont 2 employés à temps partiel par le Gouverne-

Population moyenne . . Taux de natalité

25 403 15,5

25 637 15,9 8,1

25 721 15,4 8,1

26 385 16,4 8,0

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 9,8 .

ment; 20 pharmaciens et 30 infirmières complétaient le personnel des services de santé. Il n'existe pas à Gibraltar d'école formant ces catégories de personnel. Protection maternelle et infantile Il existe un dispensaire prénatal qui a reçu, en 1960, 2998 visites. En 1960, 380 accouchements, soit 90

0,57

0,78 18,3

0,73 10,8

0,84 14,8

Taux de mortalité infantile .

24,4

du total, ont eu lieu en présence d'un médecin ou d'une sage -femme diplômée. Sur les trois dispensaires de protection infantile qui existaient en 1957, un seul continue à fonctionner, mais le nombre des consultants de moins d'un an a légèrement augmenté (289 en 1957 et 320 en 1960). Le nombre des enfants d'âge présco-

Les causes de décès les plus importantes ont été les suivantes en 1960: lésions vasculaires affectant le système nerveux central (43 décès); tumeurs malignes (35); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (30); pneumonie (9); bronchite et autres maladies de l'appareil respiratoire (6) et maladies de la première enfance (5). Le nombre total des décès a

laire ayant reçu des soins s'élevait à 445 en 1957 et à 390 en 1960.

Budget de la santé

été de 197. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été: la scarlatine (57 cas); la coqueluche (28); la variole (21); la tuberculose (9) et la diphtérie (3).

Le budget de 1960 comprenait des prévisions de dépenses s'élevant à 1 703 630 livres sterling, dont 12 % devaient être alloués aux services de santé. Les dépenses publiques afférentes à ces services représen-

taient donc près de £9 par habitant.

GRÈCE

La partie continentale de la Grèce est constituée par une péninsule qui, du sud des Balkans, s'avance dans la mer Méditerranée; plusieurs bras de mer la pénètrent profondément et de nombreuses îles l'entourent. La superficie totale du pays est de 122 562 km2.

Population et autres données biostatistiques

Au dernier recensement (1951), la Grèce comptait 7 632 801 habitants. Les chiffres estimatifs de la

population et d'autres renseignements biostatistiques,

188

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

pour la période 1957 -1959, figurent dans le tableau suivant. (Il convient de noter que l'enregistrement des naissances et des décès est encore incomplet.) POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

salie. Il a, en outre, rendu obligatoire le traitement de l'eau de boisson. Les conclusions tirées de ces activités

à caractère expérimental permettront ultérieurement d'élaborer des programmes s'étendant à l'ensemble du pays. Services hospitaliers le

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

En 1959, les 90 hôpitaux généraux contrôlés par Ministère de la Prévoyance sociale totalisaient

9593 lits, ce qui, avec les 4047 lits de 26 autres hôpitaux

Population moyenne Taux de natalité Taux de mortalité .

.

.

8 .

096 218 19,3

8

173 129 19,0 7,1 1,19

8

.

.

Accroissement naturel ( %) . Taux de mortalité infantile . Taux de mortalité maternelle

7,6 1,17 44,1 0,8

258 162 19,4 7,4 1,20

généraux dépendant de l'Etat, donnait un total de 13 640 lits, soit 1,65 lit pour 1000 habitants. Les 157 cliniques générales privées disposaient en outre de 5310 lits. Compte tenu des établissements spécialisés (hôpitaux ou cliniques), le nombre total des lits atteignait 43 474, soit 5,26 lits pour 1000 habitants.

39,0 0,6

40,6 0,7

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

En 1959, les principales causes de décès ont été les suivantes: tumeurs malignes (7877 décès); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (6207); artériosclérose des coronaires et myocardite dégéné-

En 1959, on comptait 10 400 médecins (soit un médecin pour 794 habitants), 1381 pharmaciens et 6844 infirmières. Deux universités, celles d'Athènes et de Salonique, possèdent des facultés de médecine,

rative (5856); gastrite, duodénite, entérite, colite et autres maladies de l'appareil digestif (3684); maladies

d'art dentaire et de pharmacie. En moyenne, 45 nouveaux médecins obtiennent leur diplôme chaque année, et nombre d'entre eux entreprennent des études post- universitaires après les six années de formation

de la première enfance (2758); pneumonie (2382); accidents (1954); maladies du corps thyroïde (1536) et tuberculose (1480). Les chiffres relatifs au tétanos (160 décès) et à la diphtérie (105) méritent aussi d'être signalés. Le nombre total des décès classés par cause a été de 72 480. D'une manière générale, les maladies

normale. La physiothérapie est pratiquée par des physiothérapeutes et des masseurs diplômés. Une école de physiothérapie a été créée en 1958. Lutte contre les maladies transmissibles

transmissibles les plus fréquentes ont été celles de la première enfance: oreillons (11 652 cas); coqueluche (7547); rougeole (7174); diphtérie (4204) et varicelle

Lors de l'épidémie de grippe de 1957, on a enregistré

(3175). Il y a lieu de mentionner, en outre, la grippe (27 550 cas); la fièvre typhoïde (1597); la dysenterie bacillaire (917); la fièvre de Malte (766); l'hépatite infectieuse (573) et la pneumonie lobaire (559). Organisation et administration des services de santé

environ 500 000 cas en Grèce; le nombre des décès s'est élevé à 2088. La fièvre typhoïde est encore assez

répandue, mais sa fréquence décroît à la suite de l'application plus stricte des mesures sanitaires et de

l'amélioration de l'approvisionnement en eau. La fièvre de Malte, maladie qui sévit principalement sur

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent celles qui ont été décrites aux pages 263 et 264 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Le système d'assurances sociales s'est notablement développé pendant la période considérée.

le littoral méditerranéen, est endémique en Grèce, notamment dans les régions d'éL nage. E 1e ainsi a perdu de son importance grâce à la coopération du service vétérinaire. L'ankylostomiase est endémique dans l'île de Corfou, mais commence à reculer depuis la mise en oeuvre d'un programme spécial d'installation d'égouts. Au cours de la période considérée, l'éradica-

En 1959, le bénéfice des soins médicaux, réservé jusqu'alors aux fonctionnaires, a été étendu aux membres de leur famille ainsi qu'aux militaires et aux pensionnés de l'Etat. On prévoit maintenant de rendre les assurances sociales obligatoires pour les ouvriers agricoles. En 1960, des di ;positions ont été prises pour garantir que certains médecins nouvellement diplômés accomplissent dans les zones rurales une partie du stage requis avant l'enregistrement. Cette mesure vise à remédier à la grave situation créée

tion du paludisme a sensiblement progressé. Une enquête épidémiologique a été effectuée dans toutes les zones impaludées et les mesures nécessaires ont été prises. Le nombre des cas nouveaux déclarés est tombé de 1455 en 1957 à 462 en 1960. Pour ce qui est

de la tuberculose, la vaccination par le BCG est maintenant obligatoire et a fait l'objet d'une campagne de masse. Au cours de la période 1957 -1960, on a appliqué la méthode de traitement intermittent du trachome

par l'inégale répartition des médecins dans le pays. En novembre 1959, le Gouvernement grec a signé avec l'OMS et le FISE un accord portant sur un programme d'amélioration de l'assainissement en Thes-

dans les conditions recommandées par le Comité d'experts du Trachome de l'OMS. En 1960, 149 360

personnes ont été vaccinées contre la diphtérie et 113 294 contre la fièvre typhoïde.

RÉGION EUROPÉENNE

189

Protection maternelle et infantile Au cours de la période considérée, 37 % environ des

Hygiène du milieu

accouchements ont eu lieu dans des hôpitaux. Des soins prénatals sont dispensés à Athènes par 9 centres et, dans le reste du pays, par 130 maternités adminis-

Diverses mesures ont été prises pour améliorer les conditions sanitaires. En ce qui concerne l'approvisionnement en eau, le manque de capitaux et la modicité des revenus des collectivités intéressées ont ralenti

trées par l'Institution nationale de Prévoyance et d'Assistance sociale. C'est cette institution qui, avec les services de consultations externes des hôpitaux pédiatriques, veille à la santé des nourrissons et des jeunes enfants. Il existe, au Ministère de l'Education, un Service médical scolaire qui administre les services de santé

l'action entreprise; néanmoins, 170 forages ont été effectués durant la période 1957 -1960. La chloration de l'eau de boisson est, depuis 1957, obligatoire dans toutes les localités de plus de 3000 habitants. Dans

l'ensemble, 70 % environ de la population totale bénéficient d'installations satisfaisantes d'adduction

en faveur des écoliers et des adolescents et dont dépendent 26 centres de santé scolaire où près de 200 000 écoliers sont examinés chaque année. Le Service comprend 174 médecins des écoles, 24 inspecteurs de la santé scolaire et 2 inspecteurs médicaux des écoles. La fréquence du trachome ayant considé-

d'eau. Un contrôle systématique, en laboratoire, de l'eau de boisson est assuré dans la région d'Athènes; ailleurs l'eau ne fait qu'irrégulièrement l'objet d'examens bactériologiques.

rablement baissé, la dernière école réservée aux enfants atteints de cette affection a été fermée. Le taux

de morbidité par tuberculose est faible chez les enfants (0,005 %).

Principaux problèmes de santé publique Le plus important problème de santé publique que connaisse la Grèce est celui de la salubrité des zones rurales. Les services de santé s'efforcent d'assurer aux

Education sanitaire Le personnel de santé s'occupe activement de l'édu-

cation sanitaire de la population, notamment dans les régions rurales. On utilise tous les moyens modernes d'enseignement: projection de films, émissions radiophoniques, conférences, distribution d'imprimés, expo-

sitions, communiqués publiés dans la presse quotidienne. Chaque année, la Journée mondiale de la célébrées dans tout le pays. Nutrition

Santé et la Journée mondiale de l'Enfance sont

villages un approvisionnement suffisant en eau pure et des systèmes modernes d'évacuation des matières usées. Les campagnes souffrent aussi de la répartition inégale du personnel médical et infirmier. Sur 10 500 médecins exerçant actuellement en Grèce, près de 5000 sont installés dans la région d'Athènes, alors que certains secteurs ruraux sont complètement dépourvus de médecins. Il faudra également, et ceci est un problème urgent, augmenter le nombre des lits dans les hôpitaux psychiatriques. L'application des nouvelles méthodes de traitement des maladies mentales offrira vraisemblablement d'importantes possibilités d'action et de recherche. Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

Une amélioration quantitative notable a été enregistrée, durant la période considérée, à la suite des progrès sensibles de la production alimentaire en Grèce. Alors qu'en 1938, pour une ration quotidienne de 2607 calories par personne, le pays n'en produisait que 1824, il en a, en 1959, produit 2599 pour une ration

D'importantes recherches opérationnelles ont été entreprises dans le domaine de l'assainissement. On

quotidienne portée à 2894 calories par personne. Les avitaminoses et la sous -alimentation grave ont presque disparu, ainsi que la pellagre et le rachitisme. Des cours

a notamment enquêté sur l'approvisionnement en eau de 4335 localités comptant au total 2 964 100 habitants. Les données obtenues ont été comparées aux chiffres correspondants de 1948 afin d'évaluer les progrès réalisés depuis lors. Budget de la santé Le budget national de 1959 s'élevait à 16 735 millions de drachmes, dont 4,5 % étaient réservés aux services de santé. Les dépenses afférentes à ces services représentaient donc 86 drachmes par habitant.

de science ménagère sont maintenant donnés dans les zones rurales, sous les auspices du Service de Vulgarisation du Ministère de l'Agriculture, en vue de faire connaître au public la teneur en vitamines des divers aliments. D'autre part, la nutrition figure au nombre des matières enseignées dans les écoles.

HONGRIE La Hongrie est bordée au nord par la Tchécoslovaquie et l'Union des Républiques socialistes soviétiques, Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (1e7 janvier 1960), la Hongrie

à l'est par la Roumanie, au sud par la Yougoslavie et à l'ouest par l'Autriche. Elle a une superficie de 93 030 km2.

comptait 9 976 530 habitants. Les chiffres estimatifs

de la population ainsi que d'autres données bio-

190

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

statistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant : POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

au syndicat des médecins et du personnel sanitaire. Dans la capitale, la pratique des soins médicaux à domicile a été facilitée par l'affectation d'un spécialiste

de médecine interne à chaque groupe de six ou sept omnipatriciens. Ce spécialiste fait office de consultant et prend en cas de nécessité toutes dispositions utiles

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1959

en vue de l'hospitalisation des malades soignés par les omnipraticiens. La tâche de ces derniers est également facilitée par la création d'un service d'infirmières à domicile. Celles -ci sont chargées des soins et traitements simples sur prescription du médecin. Des faits nouveaux sont à mentionner dans d'autres domaines. Les médecins de la santé des villes sont maintenant

1957

1958

1960

Population moyenne . . Taux de natalité

9 850 000

9

17,0 10,5

870 000 16,0 9,9 0,61 58,1

9 930 000

9 976 530

assistés par des contrôleurs sanitaires ayant reçu

15,2 10,4

14,6 10,2

une formation spéciale. La décentralisation de l'admi-

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

nistration des pharmacies est terminée; elles sont maintenant placées -sous la surveillance des centres pharmaceutiques départementaux. L'éducation sanitaire a été placée sous la direction d'un nouvel organisme, le Centre d'Education sanitaire. Il convient également de mentionner deux autres innovations. Un Institut national de Cardiologie a été créé afin de surveiller, sur le plan scientifique, le traitement

0,65 63,1

0,48 52,4 0,5

0,44 47,6

Taux de mortalité infantile

Taux de mortalité maternelle 0,4 0,5

0,4

des malades atteints de cardiopathies. Cet institut est devenu un hôpital universitaire. Les médecins Les principales causes de décès ont été les suivantes en 1960: artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (19 905 décès); tumeurs malignes (16 891); lésions vasculaires affectant le système nerveux central

sont tenus de déclarer les malades atteints de rhuma-

tisme articulaire aigu à l'Institut, qui fournit alors des conseils sur l'administration de pénicilline à titre prophylactique, et assure ultérieurement une surveillance du traitement médical. D'autre part, l'Institut

(14 410); pneumonie (4480); maladies de la première enfance (3395) et tuberculose, toutes formes (3097). Le nombre total des décès s'est élevé à 101 525. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été: la rougeole (51 849 cas); la tuberculose,

biologique des Radiations, qui a été créé en 1957, effectue des recherches sur les effets nocifs des rayonnements ionisants et s'occupe de la protection à leur opposer. Développement de l'action sanitaire

toutes formes, nouveaux cas (28 092); la scarlatine (17 655); l'hépatite infectieuse (16 296); les dysenteries (10 785); les complications grippales (5083); la coqueluche (1860); le trachome (1604) et la fièvre typhoïde (513). Bien que l'on contrat 24 374 cas anciens de syphilis

et de ses séquelles, il n'a été déclaré que 2 nouveaux cas cette même année. Organisation et administration des services de santé

Il convient de noter les progrès importants réalisés dans le domaine de la santé publique de 1957 à 1960. On observe ainsi une baisse significative d'un certain nombre de taux spécifiques de mortalité par diverses

maladies. Tout d'abord, la mortalité infantile est tombée de 63,1 à 47,6 pour 1000 naissances vivantes

et cette diminution s'est accompagnée d'une baisse du taux des mort -nés qui est passé de 17 à 15 pour 1000.

L'organisation des services de santé demeure celle qui est décrite aux pages 266 et 267 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Certains

changements administratifs sont toutefois à signaler. Ils intéressent en particulier la pratique de la médecine. Parmi ces changements, les plus importants sont les

Le taux des décès par tuberculose était de 3,1 pour 10 000 en 1960, contre 3,5 en 1957. Une régression analogue de la mortalité et de la fréquence des cas

nouveaux a été constatée pour d'autres maladies transmissibles. Il y avait, en 1960, 5,1 cas de fièvre typhoïde pour 100 000 habitants, alors que le chiffre était de 8,3 en 1957. De même, la fréquence de l'hépa-

restrictions qu'il a été estimé nécessaire d'imposer à l'exercice privé de la médecine en raison de l'élargisse-

ment des services de sécurité sociale. Sauf dans des cas spéciaux, cet exercice n'est autorisé qu'aux méde-

tite infectieuse, qui est une maladie très répandue, est tombée de 194,9 à 163,0 pour 100 000 et celle de

cins qui consacrent six heures par jour au service de l'Etat, d'une manière ou d'une autre. En outre, les médecins ne sont pas autorisés à recevoir des honoraires des malades auxquels ils assurent déjà des soins à titre officiel. La surveillance des médecins qui exercent à titre privé dans ces conditions incombe

la poliomyélite de 23,8 à 0,4. Dans le dernier cas, la diminution est principalement attribuée à l'efficacité du vaccin Sabin. Les statistiques concernant les maladies vénériennes sont également intéressantes. En 1956, 37 nouveaux cas de syphilis avaient été signalés, mais

en 1960, 2 seulement ont été enregistrés. En ce qui

RÉGION EUROPÉENNE

191

concerne la blennorragie, les chiffres correspondants ont été respectivement de 7544 et 3860. Deux exemples

masse et de soumettre ainsi l'ensemble de la population

à un examen biennal, puis annuel. La vaccination par le BCG est prescrite pour les nouveau -nés et pour toutes les personnes âgées de moins de 30 ans. En ce

montrent le développement des services sanitaires : le nombre des heures de travail consacrées aux polycliniques par les spécialistes est passé de 16 491,5 en 1956 à 18 955,5 à la fin de 1960. Le nombre des lits d'hôpitaux disponibles en 1960 était de 69 165, contre 64 005 en 1956. Services hospitaliers

qui concerne ce dernier groupe, la vaccination est précédée d'un examen. Un corps spécial d'infirmières -

appelé infirmières « Calmette » - a été créé pour l'exécution de ce programme. Tous ces services sont gratuits et, en outre, certains malades reçoivent une assistance sociale et une aide pécuniaire. Les malades antisociaux peuvent être hospitalisés d'office. Un calendrier des vaccinations contre les maladies contagieuses de l'enfance a été établi à l'intention des

En 1960, il existait en Hongrie 69 165 lits d'hôpitaux,

soit 6,9 lits pour 1000 habitants. La répartition en était la suivante: hôpitaux généraux de toutes catégories, 46 586; hôpitaux psychiatriques, 6792 et hôpitaux spéciaux (tuberculose, convalescents, etc.), 15 787.

Les admissions dans ces établissements ont atteint le chiffre de 1 382 241 en 1960. De plus, 52 461 femmes

jeunes enfants. Ces vaccinations commencent peu après la naissance par l'administration du BCG, qui est suivie de la vaccination antidiphtérique, anticoquelucheuse et antitétanique à l'âge de 3 mois, avec une seconde et une troisième dose à 4 et 12 mois respectivement. La primovaccination antivariolique a lieu à l'âge de 15 mois et le vaccin antipoliomyélitique

ont reçu des soins dans les maternités de village, qui disposaient de 1178 lits. Les soins aux malades ambulatoires sont assurés par les omnipraticiens et dans les polycliniques, dont la majorité sont rattachées aux hôpitaux. En 1960, il existait 134 polycliniques, dans lesquelles des spécialistes de toutes les branches

Sabin buccal est également administré au moment approprié. En 1960, il a été procédé aux vaccinations suivantes : 123 426 primovaccinations antivarioliques, 433 549 vaccinations contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes, 447 964 vaccinations contre la diphtérie, 881 513 vaccinations contre le tétanos, 449 087 vaccinations contre la coqueluche, 110 440 vaccinations par le BCG et 142 821 vaccinations contre la poliomyélite (vaccin Sabin). La surveillance sanitaire, le diagnostic et le contrôle épidémiologiques des maladies transmissibles sont facilités par l'existence d'une

de la médecine donnaient des consultations. On reconnaît aujourd'hui officiellement 30 catégories distinctes de spécialisations médicales.

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

En 1960, on comptait 15 306 médecins, soit un médecin pour 652 habitants. Sur ce total, 12 334 médecins exerçaient dans les villes et 2972 dans les villages. Il y avait également 3771 pharmaciens,

16 215 infirmières d'hôpital et 2869 sages- femmes, ainsi que plus de 14 000 autres agents sanitaires auxiliaires de diverses catégories. De 1957 à 1960, le nombre

organisation composée de trois grands instituts de santé publique auxquels sont affiliés 31 laboratoires épidémiologiques et de santé publique. En 1960, ces laboratoires ont pratiqué plus de six millions d'examens - bactériologiques, parasitologiques, sérologiques et chimiques - dans les divers domaines de la santé publique. Protection maternelle et infantile

des infirmières d'hôpitaux et de crèches est passé de 11 202 à 16 215, mais on a enregistré une réduction des effectifs des sages- femmes, dont le nombre est tombé de 3307 à 2869. Il existe 4 écoles de médecine en Hongrie, 1 école de médecine dentaire, 2 écoles de pharmacie et 36 écoles pour toutes les catégories de soins infirmiers et d'obstétrique. En 1959 -1960, 5158 étudiants étaient inscrits dans les écoles de médecine, qui ont délivré 795 diplômes. Le nombre des

Pendant la période considérée, le taux de natalité a accusé un fléchissement, passant de 17,0 pour 1000

en 1957 à 14,6 en 1960. Cette baisse s'est traduite par un moins grand nombre de visites de femmes enceintes et de nourrissons dans les dispensaires, mais d'une manière générale, les prestations assurées à chaque personne ont été plus nombreuses. En 1960, 138 958 femmes enceintes se sont rendues dans les 1769 dispensaires, ce qui représente un total de 707 086 visites, soit en moyenne 5 visites par personne.

étudiants ayant obtenu leur diplôme de médecin augmente d'année en année: 1956 -1957, 547; 19571958, 612; 1958 -1959, 642; 1959 -1960, 795.

Lutte contre les maladies transmissibles La tuberculose figure au premier plan des maladies

En outre, les futures mères ont reçu 541 972 visites à domicile. La presque totalité des accouchements (99,4 %) ont eu lieu sous la surveillance d'un médecin

transmissibles qui sévissent en Hongrie. Le nombre

des décès provoqués par cette maladie est tombé de 3375 en 1957 à 3097 en 1960, mais le nombre des nouveaux cas déclarés demeure pratiquement inchangé (27 940 en 1957 et 28 092 en 1960). Toutes les méthodes modernes de diagnostic et de prophylaxie sont utilisées

ou d'une sage -femme qualifiée. En 1960, 125 442 enfants de moins d'un an ont reçu des soins dans les dispensaires, ce qui représente 1 328 640 visites. De plus, 2 207 327 visites à domicile ont été faites aux nourrissons, et 1 140 753 aux enfants d'âge préscolaire.

dans la campagne antituberculeuse. On se propose de doubler les services actuels de radiographie de

Les écoliers bénéficient d'un système complet de soins médicaux et dentaires. De 1957 à 1960, le nombre

192

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

des médecins scolaires est passé de 327 à 432. En 1960, 86,6 % des écoliers, soit au total 1 074 900 enfants, ont été examinés par le personnel médical et 646 181

personnel chargé de l'administration et de la surveillance sanitaires. D'autres problèmes importants qui exigent une étude concernent l'application des mé-

d'entre eux ont reçu des soins dentaires. Principaux problèmes de santé publique

thodes modernes de médecine préventive dans le domaine des soins individuels, la collaboration entre hôpitaux et polycliniques de manière à assurer aux malades des soins ininterrompus, la réadaptation des diminués et l'éducation sanitaire du public.

Les principaux problèmes de santé publique qui se posent en Hongrie se répartissent en trois grandes catégories: problèmes de développement, problèmes d'organisation et problèmes de méthodologie. Dans le premier groupe figurent l'installation de polycliniques dans les collectivités rurales, la mise en place

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

d'un réseau d'hôpitaux provinciaux, la création de lits d'hôpitaux pour les tuberculeux et pour les personnes souffrant de maladies chroniques non transmissibles. Les problèmes d'organisation ont trait à la concentration des omnipraticiens des villes dans les polycliniques sans nuire à leurs activités présentes, à la constitution d'un groupe de pédiatres ayant à la fois des responsabilités dans les domaines curatif et préventif, à la fusion des services prénatals et gyné-

De nombreuses recherches se poursuivent dans les hôpitaux universitaires, et d'importantes contributions ont été apportées à l'étude de sujets tels que la circulation lymphatique, la pathologie de l'oil, l'artériosclérose et la gérontologie. Les résultats des vaccinations de masse contre la poliomyélite ont fait l'objet d'une importante publication qui a été largement diffusée. Budget de la santé

cologiques et à l'emploi des médecins hygiénistes aux travaux concernant l'hygiène urbaine et rurale pour décharger les omnipraticiens. En ce qui concerne

la méthodologie, on s'efforce tout particulièrement de délimiter les rôles respectifs du médecin et du

Le budget national de 1960 s'établissait à 67 400 millions de forints, dont 9045 millions, soit 13,4 %, devaient être consacrés aux services de santé. Les dépenses afférentes à ces services représentaient donc 906,6 forints par habitant.

IRLANDE

L'Irlande est située à l'extrémité nord -est de l'océan

Les causes de décès les plus importantes ont été en 1960 les suivantes : artériosclérose des coronaires, myocardite dégénérative et autres cardiopathies (10 303 décès); tumeurs malignes (4761); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (3818); bronchite (1041); pneumonie (1029); hypertension (989) et

Atlantique, immédiatement à l'ouest de la Grande Bretagne. La superficie du pays est de 70 283 km2. Population et autres données biostatistiques Lors du dernier recensement (8 mai 1956), l'Irlande comptait 2 898 264 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatis-

tuberculose (468). Le nombre total des décès s'est élevé à 32 660. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1959 ont été: la rougeole (15 134 cas); la coqueluche (4424); la tuberculose (4005); la scarlatine (1188) et la fièvre typhoïde (93). Organisation et administration des services de santé

tiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

L'organisation des services de santé demeure celle

1960

qui a été décrite aux pages 270 et 271 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. La loi de 1957 sur l'assurance -maladie facultative a instauré un régime d'assurance facultative destiné principalement à permettre aux personnes n'ayant pas droit à des prestations à tarif réduit dans le cadre du système de protection sanitaire de couvrir les frais des éléments les plus coûteux d'un traitement médical, notamment les frais de soins hospitaliers. Des services

Population moyenne . Taux de natalité

2 885 000

2

21,2 11,9

853 000 20,9 12,0

2 846 000 21,1

2 834 000 21,4 11,5

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 12,0 0,91 .

0,93 33,1

0,89 35,4 1,03

0,99 29,0

Taux de mortalité infantile .

médicaux généraux sont assurés gratuitement aux personnes des groupes de revenus les plus faibles. Les services hospitaliers, le recours à un spécialiste et les soins de maternité sont également gratuits pour ces personnes, et certaines autres catégories peuvent en bénéficier, soit gratuitement, soit à des tarifs réduits. Ces services sont maintenant à la portée d'en-

32,0

Taux de mortalité maternelle

1,32.

0,65

0,60

RÉGION EUROPÉENNE

193

viron 85 % de la population. Sous sa forme amendée (1958), la loi sur la santé et le traitement des maladies

Lutte contre les maladies transmissibles

mentales a porté de £600 à £800 par an le plafond des revenus donnant droit à l'hospitalisation ou au traitement ambulatoire dans les hôpitaux généraux et psychiatriques, ainsi qu'aux soins de maternité. Un certain effort de rationalisation et de concentration

Des services gratuits de diagnostic et de traitement

sont assurés aux personnes atteintes de maladies contagieuses, notamment de tuberculose. Le nombre des cas nouveaux de tuberculose constatés pendant la période considérée a été en moyenne de 3808 par an. Le taux annuel de la mortalité par tuberculose a été de l'ordre de 20 pour 100 000 habitants, ce qui classe

des services sanitaires a été accompli dans quatre des principales agglomérations, où ces services relevaient précédemment de différents organismes. Un autre texte législatif vise à combattre les caries dentaires par la fluoruration de l'eau des réseaux publics

cette maladie au cinquième rang parmi les causes de décès. Des mesures énergiques ont été prises pour résoudre ce problème; elles ont consisté, entre autres,

d'adduction. En 1958, le Conseil consultatif de la Radioactivité a été institué pour conseiller le Ministre de la Santé sur des questions telles que l'élimination des déchets radioactifs et la protection des personnes utilisant des substances radioactives ou des appareils à rayonnements. Services hospitaliers

à organiser sur le plan local le dépistage des cas, à créer un service national de radiographie de masse, à faire mettre en oeuvre par les pouvoirs publics des plans de vaccination par le BCG et à améliorer les possibilités d'hospitalisation. Les résultats de ces

mesures ont été très satisfaisants, mais la situation doit être suivie avec attention. La vaccination antipoliomyélitique gratuite est pratiquée pour certains groupes depuis 1957. Elle a été étendue progressive-

En 1958, il existait 83 hôpitaux généraux publics, totalisant 7844 lits, et 27 hôpitaux généraux indépen-

dants, pourvus de 3717 lits. De plus, 20 hôpitaux psychiatriques publics disposaient de 20 218 lits, et 12 hôpitaux psychiatriques privés de 1158 lits. La capacité totale d'hospitalisation était, en 1958, de 43 480 lits, soit 15,2 lits pour 1000 habitants. Six nouveaux hôpitaux sont entrés en service pendant la période considérée et beaucoup d'autres ont été agrandis ou rénovés. Le nombre des lits réservés aux

ment à d'autres groupes de la population; à l'heure actuelle, les personnes dont le revenu est faible ou moyen peuvent en bénéficier si elles font partie de l'une des catégories suivantes: femmes enceintes, personnes âgées de 6 mois à 40 ans, personnel des hôpitaux pour contagieux et étudiants en médecine. En 1960, les opérations de vaccination ont atteint les chiffres ci-après: 2242 primovaccinations antivarioliques, 49 353 vaccinations contre la diphtérie, 75 646 vaccinations par le BCG et 58 953 vaccinations contre la poliomyélite. Hygiène du milieu

tuberculeux a diminué de 323 pendant la même période. De plus, on a pu instaurer un plan de recons-

truction et d'amélioration des hospices de comté, afin d'installer plus confortablement les malades

chroniques et les vieillards.

En 1959, une campagne en faveur de l'amélioration

générale des réseaux d'alimentation en eau et des systèmes d'égouts a été lancée simultanément dans les zones urbaines et rurales, sur la base d'un plan décen-

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

En 1951, année la plus récente pour laquelle on dispose de données sûres, il y avait 2921 médecins, soit un médecin pour 1013 habitants, et 12 305 infirmières. En 1958, on comptait 625 dentistes et 2495 pharmaciens. Il existe cinq écoles de médecine dans le pays, qui ont délivré, au cours de la période sous revue, une moyenne annuelle de 281 diplômes. Au Collège universitaire de Dublin, les effectifs du person-

nal. Pour encourager les autorités locales à entreprendre la mise sur pied de tels services, le Département de l'Administration locale a offert des subventions

importantes, de manière à réduire les répercussions

d'un tel effort sur le montant des impôts locaux.

nel ont augmenté dans de nombreux départements et sept chaires nouvelles ont été créées pour l'enseignement de disciplines médicales. Au sein de l'Université de Dublin, il a été institué un département de pharmacologie, rattaché à l'Ecole de Médecine. Il existe aussi 59 écoles d'infirmières, 1 école de pharmacie et 7 écoles de sages- femmes. Les programmes de l'enseignement infirmier de base ont été revisés et étendus. On a créé un cours de soins infirmiers psychiatriques, ainsi qu'un

Au début de cette campagne, environ 88 % des personnes vivant hors des villes et des villages ne disposaient pas d'eau amenée par canalisation. On s'attend à ce que les mesures prises actuellement aboutissent

à de sensibles améliorations dans de nombreuses zones.

Santé mentale

Par suite de l'évolution dans la fréquence des maladies, les hôpitaux pour contagieux et les sanatoriums dont on n'avait plus besoin pour leur destination initiale ont été réaménagés de manière à pouvoir y hospitaliser certaines catégories de malades mentaux qui se trouvaient auparavant dans des hôpitaux psychiatriques bondés. Les consultations externes de psychiatrie ont été considérablement développées

cours supérieur sur les services infirmiers de santé publique et de district. L'enseignement de la médecine

vétérinaire a été complètement réorganisé pendant la période considérée, et les professeurs et maîtres de conférences sont maintenant plus nombreux.

194

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

pendant cette période et l'on envisage actuellement la création d'hôpitaux de jour et de services de soins

de 35 ans. Parmi les autres problèmes de santé publique,

à domicile. Une commission a été nommée pour donner des avis au Gouvernement sur le problème des soins aux malades mentaux. Principaux problèmes de santé publique

il convient de mentionner la fréquence des caries dentaires, et surtout l'organisation des soins aux vieillards, car les personnes âgées constituent un pourcentage élevé et croissant de la population.

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

Les cardiopathies, qui sont responsables de plus d'un tiers de la totalité des décès, constituent l'un des

plus importants problèmes de santé publique en Irlande. Il convient cependant de tenir compte, à ce propos, du fait qu'environ 38 % des habitants sont âgés de plus de 40 ans. La fréquence croissante du cancer est un autre sujet d'inquiétude. En 1960, on a pris des dispositions pour installer une bombe au cobalt, qui permettra le recours aux méthodes les plus modernes de traitement du cancer. Les maladies mentales posent aussi un problème grave : plus de pour réduire le nombre des personnes en séjour dans des établissements psychiatriques et pour accroître la capacité d'hospitalisation de ces derniers, presque tous les hôpitaux psychiatriques de district demeurent surchargés de malades. En dépit des progrès considérables de la lutte contre la tuberculose, cette maladie conserve une très grande importance. Si les taux de

40 % de tous les lits d'hôpitaux sont occupés par des psychopathes. Malgré les mesures déjà prises

De nombreuses activités de recherche sont poursuivies sous les auspices du Conseil de la Recherche médicale, dans ses propres laboratoires ou dans les laboratoires des universités ou des grands hôpitaux. Ces laboratoires comprennent une section de chimiothérapie, une section du métabolisme cellulaire, un laboratoire de recherches virologiques qui s'occupe des questions épidémiologiques concernant la grippe et la poliomyélite et enfin une section de recherches sur les protéines, qui étudie actuellement les différents éléments de la physiologie foetale pendant toute la

durée de la gestation. D'autres études en cours ont trait notamment à l'influence des facteurs de milieu sur les anomalies congénitales, à la nature profonde de la sécrétion pancréatique et aux problèmes posés par les greffes pulmonaires. Budget de la santé Le budget national de 1960 s'établissait à 146 200 000 livres sterling, dont 6 % représentaient la contribution du Gouvernement aux services de santé. Les dépenses du Gouvernement afférentes aux services de santé représentaient donc un montant de £3,1 par

mortalité maternelle et de mortalité infantile ont beaucoup diminué, ils sont cependant demeurés un sujet de préoccupation. A cet égard, il faut tenir compte du fait qu'en Irlande les mariages sont souvent tardifs et les familles particulièrement nombreuses; 30 % en-

habitant; les autorités locales consacraient, de leur côté, une somme équivalente à ces services.

viron des accouchées sont des femmes âgées de plus

ISLANDE

L'Islande est une île située dans l'Atlantique nord, à proximité du cercle polaire arctique. Sa superficie est de 103 000 km2. Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (ler décembre 1950), l'Islande comptait 143 973 habitants. Des estimations

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

1959

de population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1959, figurent dnas le tableau ci- contre.

En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: tumeurs malignes (286 décès); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (252); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (161); accidents (63); pneumonie (59) et mala-

Population moyenne Taux de natalité Taux de mortalité . . Accroissement naturel ( %) . Taux de mortalité infantile . Taux de mortalité maternelle .

166 831

28,7 7,0 2,17 16,9 0,4

170 156 27,4 6,9 2,05 18,8

173 855

0,4

28,0 7,2 2,08 16,4 0,4

dies de la première enfance (32). Il y a eu 13 décès par suicide et 5 dus à la tuberculose (toutes formes). Le nombre total des décès enregistrés par cause était de 1167. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1959 ont été: la rougeole (4401 cas); la coqueluche (3597); la tuberculose, toutes formes,

total des cas connus (495); la scarlatine (92); les infections à méningocoques (35) et l'encéphalite infectieuse (8). En 1958, 2701 cas de rougeole et 1 cas

de coqueluche avaient été déclarés. En 1960, il n'y a eu que 5 cas de rougeole mais on a enregistré 617 cas

RÉGION EUROPÉENNE

195

de coqueluche et les cas déclarés d'encéphalite infectieuse sont passés de 8 en 1959 à 23 en 1960. Organisation et administration des services de santé

1959 et 1960, il a été déclaré respectivement 7, 1, 3597 et 617 cas. Les infections à méningocoques et l'encéphalite infectieuse sont relativement courantes. Ce sont des maladies pour lesquelles on n'a pas encore

A l'exception de la création d'un service de santé scolaire, dont il est fait mention plus loin, aucun changement important n'est intervenu, pendant la période considérée, dans l'organisation et l'administration des services de santé islandais qui restent tels qu'ils sont décrits à la page 274 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Services hospitaliers

découvert de prophylaxie efficace. En 1958, il a été procédé aux immunisations suivantes : 4322 primo vaccinations antivarioliques, 8640 vaccinations antidipthériques, 1689 vaccinations antitétaniques, 3958 vaccinations contre la coqueluche (pour une certaine proportion des vaccinations antidiphtériques, antitétaniques et anticoquelucheuses on a utilisé un triple antigène), 34 776 vaccinations contre la poliomyélite et 469 vaccinations par le BCG.

En 1958, on comptait au total 1754 lits d'hôpital, soit 10,3 lits pour 1000 habitants. Il y avait 36 hôpitaux généraux, dont 15 du type «cottage », avec 1184 lits,

Protection maternelle et infantile la ville

2 hôpitaux psychiatriques avec 275 lits, un hôpital pour tuberculeux avec 271 lits et un hôpital pour lépreux doté de 24 lits. Il existe dans les hôpitaux généraux des lits pour les soins d'obstétrique, de gynécologie et de pédiatrie. En 1958, 17 383 malades

Les seuls renseignements disponibles concernent de Reykjavík où 2781 femmes enceintes

ont reçu des soins prénatals en 1960, ce qui représente

9648 visites au dispensaire. La presque totalité des accouchements a eu lieu avec l'assistance d'un médecin

ou d'une sage -femme diplômée. Pendant la même période, 2827 enfants de moins d'un an et 1959 enfants de 1 à 5 ans ont été reçus dans les centres de protection infantile. La totalité des quelque 35 000 élèves répartis dans toutes les écoles du pays bénéficie du service de santé

ont été hospitalisés. Les statistiques manquent en ce qui concerne les consultations externes des hôpitaux généraux, mais on sait que 490 malades se sont présentés dans les dispensaires psychiatriques en 1960, ce qui a représenté 8843 visites.

scolaire institué en vertu des lois de 1957 et 1958. Les élèves passent une visite médicale tous les deux ans,

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1958, l'Islande comptait 220 médecins, dont 58 au service de l'Etat, soit un médecin pour 773 habitants. Il y avait également 43 dentistes, 23 pharmaciens, 231 infirmières, 162 sages- femmes et 14 vétérinaires.

mais des examens antituberculeux ont lieu chaque année, tant pour les élèves que pour le personnel enseignant. Tous les enfants en traitement ou en observation sont placés sous la surveillance du médecin des écoles tant que leur état le requiert. Les professeurs

Chaque année, environ

18

élèves obtiennent leur

diplôme à l'Ecole de Médecine de Reykjavík. Il existe aussi une école dentaire et une école de pharmacie. Lutte contre les maladies transmissibles

rendent compte deux fois par an de l'état de santé de leurs élèves et tous les enfants, même ceux qui sont bien portants, demeurent sous contrôle médical

pendant toute l'année. A l'exception de Reykjavík, où exercent des médecins scolaires spécialement désignés, ce sont les médecins de district qui examinent

La tuberculose, qui représentait naguère la plus grosse menace à la santé publique en Islande, est aujourd'hui virtuellement jugulée dans le pays. Le taux spécifique de mortalité pour cette maladie, de l'ordre de 200 pour 100 000 il y a 30 ans, était tombé à 10 pour 100 000 en 1956 et il est maintenant inférieur à 4. Le nombre des cas déclarés est également en régression, les chiffres de 1957, 1958 et 1959 étant respectivement 723, 605 et 495. La lutte antituberculeuse est menée dans les hôpitaux et centres

les élèves dans les salles de classe. Des dispensaires médicaux sont en cours d'installation dans les écoles, notamment dans celles de la capitale. Hygiène du milieu Dans les zones urbaines, de 95 à 100 % des habitants

bénéficient de l'adduction d'eau et le pourcentage est approximativement le même en ce qui concerne le système d'égouts. Dans les régions rurales, le chiffre

de santé généraux et toutes les méthodes connues de diagnostic, de traitement, de surveillance et de prophylaxie sont mises en ceuvre. En 1959, il a été procédé à 469 vaccinations par le BCG. Les maladies contagieuses de l'enfance se manifestent souvent par de brusques poussées épidémiques : l'infection disparaît presque totalement pendant une année ou deux puis, les deux années suivantes, accuse une fréquence très élevée. Les statistiques de la coque-

n'est pas aussi élevé, n'étant que de 80 % environ, et le système des fosses septiques est plus répandu. Budget de la santé En 1959, le budget total s'est élevé à 954,4 millions de couronnes islandaises. Le Gouvernement central,

luche, pour la période considérée, sont très révélatrices à cet égard. Pendant les années 1957, 1958, .

les municipalités, les employeurs et la population ont à eux tous dépensé 187,1 millions de couronnes pour les services de santé, ce qui représentait 1057 couronnes par habitant.

196

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

ITALIE L'Italie est constituée par une péninsule qui s'avance assurées contre les incapacités de travail et la vieillesse

dans la mer Méditerranée, ainsi que par un certain nombre d'îles dont les plus importantes sont la Sicile et la Sardaigne. L'Italie continentale est bordée par la France, la Suisse, l'Autriche et la Yougoslavie. La superficie du pays est de 301 191 km2. Population et autres données biostatistiques

s'élevait à 18 931 000, et celui des assurés contre les accidents et les maladies professionnelles à 13 132 255.

Au total, 42,5 millions de personnes, soit environ 85 % de l'ensemble de la population, sont au bénéfice du système d'assurance -maladie. Plusieurs instituts nationaux contribuent à l'assurance et certains étudient une révision de leurs statuts pour étendre la liste des médicaments agréés. Dans les provinces, des mesures

Lors du dernier recensement (4 novembre 1951) l'Italie comptait 47 158 738 habitants. Les chiffres estimatifs de la population et d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, sont reproduites dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

ont été prises pour réorganiser les associations de lutte contre la tuberculose, ainsi que les commissions antipaludiques. Ces organismes existent depuis long-

temps mais la création du Ministère de la Santé

publique a entraîné certaines modifications de leur structure et de leurs fonctions. Des centres d'étude des maladies sociales et de lutte contre ces maladies ont été établis avec mission de coordonner les organisations locales d'assistance médicale et sociale. Les fonctions de ces centres ont été définies comme suit: dépis-

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957

tage et diagnostic des maladies, mesures prophylactiques, organisation d'un service de consultations

1958

1959

1960

externes et d'hospitalisation, recherches sur l'origine et les causes des maladies sociales et éducation sanitaire de la population. Ils bénéficient de l'appui financier

Population moyenne . Taux de natalité .

49 554 990 49 886 618 50 270 568 50 707 816 17,7 17,4 17,8 17,9 9,7 9,1

du Ministère de la Santé publique tant pour leur création que pour leur gestion. Les autorités administratives locales peuvent aussi contribuer au fonctionne-

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 9,0 9,4

ment de ces centres en leur fournissant des locaux, du matériel, du personnel et des fonds, dans la mesure

où leurs statuts et leurs moyens financiers le leur .

0,80 50,0 1,1

0,83 48,2 1,1

0,88

0,85 43,8 1,0

Taux de mortalité infantile .

permettent. Programmes sanitaires nationaux

45,2 1,0

Taux de mortalité maternelle

De nombreux projets importants sont actuellement à l'étude, notamment un vaste programme de construc-

tion d'hôpitaux qui a pour objet d'élever à 6 pour En 1959, les principales causes de décès ont été les suivantes : artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (86 910 décès); tumeurs malignes (70 460); lésions vasculaires affectant le système nerveux central

(64 773); maladies de la première enfance (21 943); gastrite, duodénite, entérite, colite et autres maladies de l'appareil digestif (19 896); accidents (19 054) et hypertension (14 732). Il y a eu au total 454 731 décès.

1000 la proportion des lits d'hôpitaux généraux par rapport au chiffre de la population. En milieu rural, la dotation en lits d'hôpitaux est toujours très insuffisante. La législation sur le traitement hospitalier sera remaniée à tous égards, notamment en ce qui concerne les soins

psychiatriques. Le programme de vaccination antipoliomyélitique, selon lequel les enfants âgés de 3 mois à

6 ans devaient être vaccinés avant la fin de 1960,

Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: grippe (148 290

sera étendu aux enfants de 6 à 14 ans; au total 6,5 mil-

lions d'enfants des premiers groupes d'âge avaient

cas); rougeole (85 294); varicelle (40 048); oreillons (28 262); coqueluche (21 718); morsures d'animaux enragés ou suspects (18 308) et fièvre typhoide (14 953).

été vaccinés à la fin de 1960.

Services hospitaliers - Laboratoires de santé publique

Organisation et administration des services de santé

En 1959, on comptait 1098 hôpitaux généraux publics dotés au total de 201 211 lits. Il existait égale-

L'organisation des

services de santé demeure

ment 814 hôpitaux privés généraux ou spécialisés, avec 34 714 lits. En outre, les hôpitaux psychiatriques

conforme à la description qui figure aux pages 276 et 277 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. En 1960, le nombre de personnes

disposaient de 109 775 lits. En 1959, il y avait au total 2483 hôpitaux disposant de 439 893 lits, soit

RÉGION EUROPÉENNE

197

8,75 lits pour 1000 habitants. La même année, le nombre d'admissions dans les hôpitaux généraux s'est élevé à 3 763 466.

aux enfants est passé de 5456 en 1957 à 5932 en 1960.

Toutes les provinces sont dotées de laboratoires de santé publique. Pourvus d'un équipement moderne, ces laboratoires exécutent un nombre toujours croissant

Celui des services de protection maternelle relevant de la même administration est passé pendant cette période de 360 à 419. Le nombre des femmes ayant bénéficié d'une surveillance médicale a augmenté de 4000 environ entre 1957 et 1960 et celui des enfants

d'analyses de denrées alimentaires, d'eau, etc., ainsi que des examens cliniques et bactériologiques en vue du diagnostic des maladies infectieuses. Ils entreprennent également des investigations épidémiologiques.

de moins de cinq ans a atteint 788 218, soit une augmentation de 30 000 environ pendant la même période.

Le soin de pourvoir à la santé des écoliers et à

l'observation des règles d'hygiène, tant dans les écoles que dans les établissements de formation profession-

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

En 1960, l'Italie comptait 81165 médecins en exercice, soit un médecin pour 625 habitants, ainsi qu'environ 10 000 dentistes, et que 31 178 pharmaciens patentés et 51 501 infirmières. En 1958, l'effectif des sages- femmes était d'environ 15 000. Il existe dans le pays 21 écoles de médecine, où 2586 médecins

nelle et d'éducation et l:s institutions extra -:claires, a été confié en février 1961 au Ministère de la Santé publique. Dans ce domaine, ce ministère agit de concert

avec le Ministère de l'Education et le Ministère du Travail et de l'Assistance sociale. Les services de médecine scolaire assurent la surveillance du développe-

ont été diplômés en 1959 -1960, ainsi que 11 écoles dentaires, 22 écoles de pharmacie, 68 écoles d'infirmières et 31 écoles de sages- femmes. Bien que, pendant la période considérée, l'effectif des médecins ait dépassé

les besoins du pays, le nombre des étudiants attirés par les disciplines médicales ne diminue guère. On compte 250 instituts de formation médicale post universitaire rattachés aux universités et dont l'enseignement s'étend à toutes les sciences médicales. Ils organisent des cours de perfectionnement à l'intention des médecins. Leur fréquentation est facultative mais sanctionnée par un certificat spécial. Une école supérieure de génie sanitaire fonctionne depuis quelques années à Naples, mais l'admission en est réservée aux ingénieurs diplômés. Des propositions sont à l'étude en vue de renforcer et de développer les écoles d'infir-

ment psychosomatique des écoliers, la prophylaxie des maladies infectieuses, la nomination d'assistants d'hygiène dans les écoles spécialisées, l'inspection des locaux et du matériel et leur entretien, la surveillance des cantines scolaires, des camps de vacances et de toutes les activités extra -scolaires, l'éducation sanitaire des écoliers et les examens médicaux officiels

du personnel enseignant. Les soins dentaires, les traitements ophtalmologiques et oto-rhino- laryngolo-

giques, les soins psychiatriques, le régime alimentaire, etc., relèvent des services médicaux spécialisés.

Les élèves qui présentent des tares physiques sont renvoyés aux centres spécialisés. Des règlements assurent la coopération entre les services de santé scolaire et les autres institutions sanitaires locales. Le financement de ces services incombe aux autorités publiques locales, mais l'Etat peut contribuer à leur création et à leur ouverture dans les agglomérations dont la population est inférieure à 25 000 habitants. Rayonnements ionisants

mières pour répondre aux besoins du programme d'équipement hospitalier. Dorénavant l'admission dans

les écoles de sages- femmes est subordonnée à la présentation d'un diplôme d'infirmière. Lutte contre les maladies transmissibles

Le Ministère de la Santé publique a pris toutes les mesures nécessaires pour incorporer à la législation italienne les règlements de l'EURATOM sur la protec-

La lutte contre la tuberculose repose principalement

sur un vaste réseau de dispensaires, dont le nombre atteignait 590 en 1960. Ceux -ci sont aidés par 140 groupes radiologiques mobiles. La lutte contre les maladies vénériennes est assurée par 734 dispensaires antivénériens, qui utilisent largement la technique des séro- réactions. Le nombre des centres de réadaptation pour poliomyélitiques est passé de 35 en 1958 à 66 en

tion contre les rayonnements. Le Comité national des Recherches nucléaires coordonne les activités en ce domaine, notamment sous leurs aspects biolo-

giques et sanitaires. L'Istituto Superiore di Sanità a, dès 1954, établi un centre d'étude de la pollution de l'air par les radionuclides. Principaux problèmes de santé publique

1960. En 1959, les vaccinations suivantes ont été pratiquées: 756 885 revaccinations contre la variole, 2 553 861 vaccinations contre la poliomyélite, 1 581 338 vaccinations contre les fièvres typhoïde et para-

typhoïdes et 924 130 vaccinations antidiphtériques. Protection maternelle et infantile Le nombre des centres d'hygiène infantile relevant

Alors que les maladies infectieuses diminuent d'importance en tant que causes de mortalité et de morbidité, la fréquence des cas nouveaux de cancer et de maladies cardio -vasculaires augmente dans des proportions considérables. Le problème de leur prévention, de leur dépistage et de leur traitement précoces présente une urgence particulière. Bien que des progrès

de l'organisation nationale de soins aux mères et

remarquables aient été accomplis dans le domaine

198

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

de l'assainissement, la situation laisse encore beaucoup à désirer dans certaines parties de l'Italie méridionale, notamment dans les zones rurales. L'Etat fait actuellement un gros effort d'investissement pour l'équipement

le personnel sanitaire et de réaliser la recherche scientifique dans le domaine de la médecine, de la biologie,

de ces régions. Le réseau hospitalier s'étend grâce à la construction d'hôpitaux dans les régions où la proportion du nombre de lits par rapport à la popula-

tion est encore inférieure à la moyenne nationale; l'aménagement d'hôpitaux psychiatriques retient spécialement l'attention. Dans le domaine de la nutrition,

de la chimie, de la physique. Des centres nationaux qui travaillent en collaboration avec des organismes internationaux et des centres d'autres nations sont rattachés à l'Institut. De plus, il existe un centre international pour l'étude de la chimie microbiologique, qui se trouve en relations avec l'OMS, et un laboratoire de référence FAO /OMS pour les leptospires. Les facultés de médecine des diverses universités

des enquêtes récentes ont montré que la quantité totale de calories absorbée par la population dans son ensemble est suffisante, mais qu'il existe encore des régimes alimentaires mal équilibrés dans certaines

zones. En bref, il s'agit d'un problème qualitatif plutôt que quantitatif. Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique L'Istituto Superiore di Sanità est l'organisme technique du Ministère de la Santé publique et relève

jouent également un rôle marquant dans la recherche scientifique. A chaque faculté est rattaché un institut d'hygiène qui entreprend des recherches intensives sur les problèmes d'hygiène et de santé publique. Nombre d'autres centres situés dans tout le pays se consacrent à des recherches spécialisées. Ainsi, le Centre d'étude

des Zoonoses, à Pérouse, s'occupe de la biologie des virus pathogènes pour l'homme et l'animal, par exemple des virus de la rage, de la maladie de New-

castle et de la vaccine. Le Conseil national de la Recherche a également élaboré un programme de recherche sur les relations étiologiques possibles entre

directement du Ministre. Ses tâches principales sont de contrôler les médicaments, les sérums et les vaccins

qui sont produits par l'industrie privée, de donner des avis techniques au Ministère de la Santé publique

et à d'autres organismes publics, d'organiser des cours d'enseignement et de perfectionnement pour

l'usage du tabac et le cancer du poumon. L'Institut central de Statistique rassemble, analyse et publie des données sur les statistiques sanitaires à l'échelon national. Il a publié récemment des rapports sur les accidents de la route.

LUXEMBOURG

Le Luxembourg est bordé par l'Allemagne, la France et la Belgique. Il a une superficie de 2586 km2. Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement, en 1947, le pays comptait 290 992 habitants. En 1959, la population était

A la fin de 1958, on comptait 41 établissements hospitaliers totalisant 3533 lits, soit 11,1 lits pour 1000 habitants. Parmi ces établissements figurent 1 maternité d'Etat, 1 maternité municipale, 9 maternités privées, 2 sanatoriums pour tuberculeux et

estimée à 324 000 habitants. En 1958, le taux de natalité a été de 15,5 pour 1000 habitants, le taux de mortalité générale de 11,0 pour 1000 habitants, l'accroissement naturel de 0,45 % et le taux de mortalité

1 hôpital psychiatrique. Personnel médical et apparenté En 1958 -1959, le personnel médical et paramédical

infantile de 34,7 pour 1000 naissances vivantes. En 1959, dernière année pour laquelle on possède des renseignements complets, les principales causes de décès ont été les suivantes: tumeurs malignes (631 décès); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (569); sénilité sans mention de psychose, causes mal définies ou inconnues (347); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (317) et accidents (186). Le nombre total des décès enregistrés a été de 3607. Les maladies transmissibles suivantes ont été le plus fréquemment déclarées en 1960: rougeole (597 cas); maladies vénériennes (200); tuberculose, toutes formes (197); coqueluche (156); fièvres paratyphoïdes (143) et scarlatine (127). Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers L'organisation et l'administration des services de santé demeurent identiques à celles décrites à la page 280 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

comprenait 304 médecins, 117 dentistes, 63 sages femmes et 162 pharmaciens. On comptait donc un médecin pour 1071 habitants. Lutte contre les maladies transmissibles La période considérée a été marquée par une baisse générale de la fréquence des cas nouveaux de maladies transmissibles. La campagne antituberculeuse s'est poursuivie de manière satisfaisante et a donné d'excellents résultats. A la suite de l'épidémie de poliomyélite

de 1956, une campagne de vaccinations de masse a été lancée en 1957; elle a porté principalement sur les enfants âgés de 2 à 15 ans. Principaux problèmes de santé publique Au Luxembourg, les principaux problèmes de santé publique sont la pollution de l'eau et de l'air, le contrôle

des denrées alimentaires, l'organisation des services de santé mentale et l'assistance médicale et sociale aux personnes diminuées.

RÉGION EUROPÉENNE

199

MALTE

Malte est une île de la Méditerranée, située à quelque 90 km au sud de la Sicile et à environ 290 km de l'Afrique. Sa superficie, y compris l'île contiguë de Gozo, est de 316 km2. Population et autres données biostatistiques

les services de santé publique, hospitaliers et médicaux,

ainsi qu'aux services connexes et aux établissements de formation professionnelle. On compte également quatre médecins de la santé publique qui, avec leur personnel, ont la charge des services d'assainissement. Services hospitaliers

Au dernier recensement (30 novembre 1957), Malte

comptait 319 620 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

En 1960, les 12 hôpitaux publics de Malte totalisaient 3046 lits, soit 9,2 lits pour 1000 habitants. Il existait également 5 hôpitaux privés, dont la capacité n'est pas précisée. Dans les hôpitaux publics, les lits se répartissaient comme suit: hôpitaux généraux, 642; maladies contagieuses, 200; lèpre, 118; tuberculose, 130; maladies mentales, 934; gériatrie, 952 et maladies chroniques, chirurgie et orthopédie, 70. Ces hôpitaux ont enregistré, en 1960, 16 120 admissions.

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

1959

1960

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

Population moyenne Taux de natalité

319 446 27,5 9,3

321 940 26,5 8,6 1,79

324 842 26,2 8,7 1,75

328 517 26,2 8,5 1,75

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

En 1960, on comptait à Malte 337 médecins, dont 127 employés par le Gouvernement, les 210 autres exerçant à titre privé. Cette dernière catégorie s'est renforcée, si l'on compare ce chiffre à celui de 1957 (160). Le total correspond approximativement à un médecin pour 970 habitants. On comptait également 35 dentistes (5 au service du Gouvernement), 164 phar-

1,82

maciens, 27 visiteuses d'hygiène, 26 infirmiers ou infirmières diplômés (3 hommes, 23 femmes) et 587 infir-

Taux de mortalité infantile .

40,7 0,89

40,0 1,26

35,0

38,3

miers ou infirmières auxiliaires (262 hommes, 325 femmes). Les inspecteurs sanitaires étaient au nombre de 71, auxquels s'ajoutaient 10 auxiliaires sanitaires. La Faculté de Médecine et de Chirurgie, qui fait partie de l'Université royale de Malte, décerne en moyenne

Taux de mortalité maternelle 0,35

0,46

Les principales causes de décès enregistrées en 1960

37 diplômes de médecin en trois ans. Il existe aussi une école dentaire et une école de pharmacie. Environ 9 infirmiers ou infirmières obtiennent, chaque année, leur diplôme dans la seule école qui assure un ensei-

ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (540 décès); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (339); tumeurs malignes (321); hypertension (181); maladies de la première enfance (178); diabète (124); néphrites

gnement complet. On envisage de porter à 2 ans la durée du cours actuel de 9 mois destiné aux infirmiers et infirmières auxiliaires, en accordant une place plus large à la formation pratique. Lutte contre les maladies transmissibles

et néphroses (85); pneumonie (80); bronchite (74); accidents (56) et tuberculose, toutes formes (22).

2819. En 1960, les maladies transmissibles le plus

Le nombre total des décès enregistrés a été de

fréquemment déclarées ont été les suivantes: brucellose

(260 cas); tuberculose, toutes formes, cas nouveaux (146); scarlatine (69); fièvre typhoïde (55); rougeole (36); trachome (12) et coqueluche (11). Organisation et administration des services de santé

Pendant longtemps, la tuberculose a été l'un des principaux problèmes de santé à Malte, mais elle est actuellement en régression. Il ressort des récentes statistiques que la fréquence des cas nouveaux est demeurée relativement stable au cours de ces dernières années. Par exemple, 153 nouveaux cas (toutes formes) ont été déclarés en 1957 et 146 en 1960. Aussi note -t -on

L'administration des services de santé est fondée sur un Département médical et sanitaire ayant à sa tête le Médecin en chef du Gouvernement. Ce dernier relève administrativement du Secrétaire principal du Gouvernement. Les responsabilités administratives du

une certaine augmentation du nombre total des cas connus, les chiffres étant de 2407 en 1957 et de 2982 en 1960. Toutes les méthodes habituelles de dépistage,

Département médical et sanitaire s'étendent à tous

de traitement, de prophylaxie et de surveillance sont utilisées, avec la participation des autorités sanitaires,

200

DEUXIÉME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

des spécialistes, des omnipraticiens, des agents sanitaires et des assistantes sociales. Les efforts portent de plus en plus sur la prévention de la maladie. En 1960, les tuberculeux disposaient de 130 lits dans les hôpitaux. Il existe également un dispensaire antituberculeux (tuberculose pulmonaire) à l'Hôpital Saint -Luc,

îles, ce qui représente 18 843 consultations. Cette même année, 8499 accouchements ont eu lieu avec l'assistance d'un médecin ou d'une sage -femme diplômée. Les accouchements n'ayant pas bénéficié de cette assistance sont très peu nombreux. Les 36 centres de protection infantile ont permis de donner des soins à 12 134 enfants de moins d'un an, alors que, pour les enfants d'un à cinq ans, le chiffre a été beaucoup plus faible (545). Toutefois, ces enfants ont reçu

où 1511 malades ont reçu des soins en 1960, ce qui représente un total de 4308 consultations. Il a été procédé à 1806 vaccinations par le BCG. La brucellose était autrefois un véritable fléau dans les îles maltaises. Les cas se comptaient par milliers mais, en 1936, les méthodes de pasteurisation ont été introduites et la vente du lait de chèvre non pasteurisé a été interdite. Néanmoins, cette maladie provoque encore un taux élevé de morbidité, le nombre des cas déclarés pendant les années 1957 à 1960 ayant été respectivement de 275, 117, 220 et 260. Les mesures de

un très grand nombre de visites à domicile, soit 19 379 en 1959.

Hygiène du milieu

lutte portent essentiellement sur la surveillance des approvisionnements en lait et le personnel chargé du contrôle des produits alimentaires est passé de 61 agents en 1957 à 71 en 1960. Chaque cas de la maladie

fait l'objet d'une enquête épidémiologique et l'on s'efforce de déceler avec précision la source de l'infection. On a procédé en 1960 aux vaccinations suivantes: 7945 primovaccinations antivarioliques, 3220 vaccinations contre la diphtérie, 3236 vaccinations antipoliomyélitiques et 1806 vaccinations par le BCG. En 1960,

La totalité de la population de Malte est approvisionnée en eau. Il s'agit généralement d'eau courante à domicile, bien que l'on trouve également 543 fontaines publiques et environ 2900 puits privés. L'eau des puits est utilisée en grande partie pour l'irrigation. En ce qui concerne l'évacuation des matières usées, 90% des habitations de l'île sont reliées à des réseaux d'égouts qui se déversent directement dans la mer. La partie de l'île dépourvue d'installations de ce genre comprend dix villages, avec environ 25 000 habitants; les maisons y sont dotées de fosses, qui sont régulièrement vidées par les soins d'un service officiel. Budget de la santé

le laboratoire de santé publique a effectué 29 423 examens de tout genre (bactériologiques, chimiques et sérologiques). maternelle

Le montant total des dépenses du Gouvernement pour l'exercice 1960/1961 s'est élevé à 16 869 400 livres sterling. Sur ce chiffre, £1 753 737, soit 10,4 % ont été

En 1959, 2206 femmes enceintes ont fréquenté les

40 dispensaires prénatals des villes et villages des

consacrées aux services de santé. Ce chiffre correspondait à une dépense de £5,34 par habitant.

MAROC

Le Maroc est situé à l'extrémité nord -ouest de l'Afrique; il est bordé au nord par la mer Méditer-

système général d'enregistrement des décès. Le Minis-

ranée, à l'est par l'Algérie, au sud par le Sahara

espagnol et à l'ouest par l'océan Atlantique. Sa superficie est de 443 680 km2. Population et autres données biostatistiques

Au dernier recensement (juin

1960),

le Maroc

tère de la Santé publique entreprend simultanément de réorganiser le système actuellement pratiqué pour obtenir des données statistiques sur la situation épidémiologique. Une fois réalisées ces améliorations, il s'efforcera d'instituer, pour les enquêtes de morbidité, une procédure permanente faisant appel en partie au principe de la couverture totale et, en partie, aux techniques d'échantillonnage.

comptait 11 626 470 habitants, soit une augmentation de près de trois millions en dix ans. L'enregistrement

D'après les renseignements dont on dispose, les principales causes de décès en 1960 se répartissaient comme suit: maladies de la première enfance (4113 décès); gastrite, duodénite, entérite, colite (3166); pneumonie (2484); tuberculose, toutes formes (2282); cardiopathies autres que rhumatismales (1370); accidents (1361); tumeurs malignes (1108) et rougeole (889). Le nombre total des décès enregistrés par cause s'est élevé à 30 375. Les décès enregistrés durant la période 1957 -1960 sont imputables pour 23,26 % aux maladies transmissibles, pour 16,52 % aux affections gastro -intestinales

des naissances et des décès est incomplet, mais les données réunies par les services sanitaires de certaines grandes villes ou mentionnées dans les études démographiques semblent indiquer que le taux de mortalité

générale au Maroc se situe entre 15 et 20 pour 1000 habitants, et que le taux de natalité atteint ou

dépasse légèrement 45 pour 1000 habitants. On a entrepris en 1961 l'exécution d'une vaste étude démographique s'échelonnant sur quinze mois. Elle a pour objet d'instituer, dans l'ensemble du pays, un

et pour 13,49 % à la mortalité

RÉGION EUROPÉENNE

201

maternelle et infantile. Pendant la même année, les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées ont été les suivantes: trachome (187 123 cas); rougeole (59 875); bilharziose (3556); fièvres typhoïde et paratyphoïdes (2390); diphtérie (1166) et lèpre (763).

des médecins fonctionnaires à plein temps ou à temps partiel et 665 des praticiens exerçant - partiellement

ou totalement - à titre privé. La grande majorité

Principales transformations d'importance pour la santé publique

des médecins appartenant à ces deux groupes exercent dans les villes dont, en 1960, la population représentait 24,5 % du chiffre total des habitants du pays. Sur les 723 médecins fonctionnaires, 533 exerçaient en ville, ainsi que 621 des 665 praticiens privés. En outre, le

Le Gouvernement marocain a adopté un certain nombre de textes législatifs intéressant, directement ou indirectement, la santé publique. Il s'agit notamment de la réglementation concernant la santé mentale, les services de santé dans l'industrie, la création d'une école de médecine à Casablanca et d'une université à Rabat, l'organisation des professions médicale, paramédicales et infirmière ainsi que la création de

Maroc comptait 198 dentistes (183 avec clientèle privée), 424 pharmaciens, 359 infirmières et infirmiers (exerçant à titre privé) et 239 sages- femmes. Les autres

catégories de personnel sanitaire et hospitalier (personnel infirmier auxiliaire, etc.) constituaient un effectif de 3554 personnes.

Maroc - l'une à Casablanca et l'autre à Rabat mais jusqu'au moment où celle de Rabat atteindra son plein rendement, les médecins marocains devront faire leurs études, en partie ou en totalité, dans des univer-

Il y aura en définitive deux écoles de médecine au

banques des yeux. Une loi de 1957 présente une importance particulière pour la profession médicale: elle astreint tous les médecins marocains à faire deux

années de service auprès du Ministère de la Santé après l'obtention de leur diplôme. Certains événements ont particulièrement affecté la santé publique, notam-

sités étrangères. En ce qui concerne le personnel infirmier diplômé d'Etat, il a été créé à Casablanca (pour les jeunes filles) et à Rabat (pour les jeunes gens) deux écoles qui dispensent un enseignement de deux ans. En 1960, 29 élèves sont sortis de ces deux écoles

ment un très grand incendie à Casablanca en 1958, les inondations de la plaine du Gharb (1958 -1959), les attaques de paralysie générale ou partielle consécutives à la consommation d'une huile alimentaire frelatée (10 000 victimes en 1959) et le séisme d'Agadir,

après avoir obtenu leur diplôme. Le Maroc possède, en outre, 13 établissements de formation de personnel infirmier auxiliaire, d'où sont sortis en 1960 108 diplômées et 65 diplômés. Lutte contre les maladies transmissibles

qui détruisit la ville en 1960 et fit de 15 à 20 000 victimes.

Services hospitaliers

En 1960, le Maroc disposait d'un total de 18 773 lits répartis entre 158 hôpitaux gérés par le Ministère de la Santé publique. La moyenne s'établissait donc à 1,61 lit pour 1000 habitants. Parmi ces 158 hôpitaux généraux et établissements spécialisés figurent 8 hôpitaux psychiatriques comptant 2548 lits et un service de gériatrie pourvu de 200 lits; 242 570 malades ont été hospitalisés dans ces établissements au cours de l'année. En outre, il existait 52 cliniques privées, 3 hôpi-

De toutes les maladies transmissibles, le trachome est la plus importante; le problème qu'il pose, dont la gravité est particulièrement accentuée dans les régions désertiques, fait l'objet d'une étude constante, notamment en ce qui concerne le dépistage, le trai-

tement et l'éducation sanitaire. La Maroc possède 17 dispensaires ophtalmologiques. Le paludisme pose

également un problème important; la préparation d'une campagne d'éradication de cette maladie a donné lieu à des études sur l'endémicité et sur les anophèles qui jouent un rôle dans la transmission. Ces recherches se sont poursuivies pendant toute la période

taux (450 lits) dépendant des sociétés minières et 3 hôpitaux étrangers situés à Tanger. Des consultations externes sont ouvertes dans 111 centres de santé

considérée. La campagne d'éradication proprement dite commencera en 1964. Les cas de tuberculose sont

ou dispensaires urbains, 366 dispensaires ruraux, 89 hôpitaux ruraux et 24 groupes sanitaires mobiles. Ces diverses institutions ont donné 35 114 277 consultations en 1960. Le Maroc possède également 3 ins-

moins fréquents qu'auparavant, mais les enquêtes semblent indiquer qu'il y a encore 200 000 tuberculeux dans le pays, soit 16,6 pour 1000 habitants. Le Maroc dispose actuellement de 23 dispensaires antitubercu-

tituts d'hygiène - l'Institut national de Rabat et les Instituts Pasteur de Casablanca et de Tanger - qui, avec la collaboration des 30 laboratoires de santé publique desservant l'ensemble du territoire, assurent des services bactériologiques, virologiques et épidémiologiques.

leux. On envisage d'intensifier la campagne antituberculeuse en mettant en service des unités mobiles de diagnostic et en assurant des moyens supplémentaires de traitement ainsi que la vaccination par le BCG, qui est déjà pratiquée, chaque année, sur environ 500 000 sujets (enfants et adultes). Outre la vaccination

par le BCG, on a pratiqué en 1960 les vaccinations Personnel médical et apparenté; moyens de formation

Le Maroc comptait 1388 médecins en 1960 - soit un médecin pour 8376 habitants - dont 723 étaient

suivantes: 1 220 843 vaccinations antivarioliques; 6926 vaccinations contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes; 6326 vaccinations antidiphtériques et 11 311 vaccinations antitétaniques.

202

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Protection maternelle et infantile

Les taux de mortalité maternelle et infantile ne peuvent pas encore être indiqués, mais on sait qu'ils sont relativement élevés. Pour obtenir des données précises, il faudra attendre la création du nouveau système de relevés statistiques mentionné plus haut.

(écoliers, mères nécessiteuses, malades), ainsi que la mise sur le marché de nouveaux aliments riches en protéines et pouvant être vendus à bon marché. Hygiène du milieu

Les défectuosités de l'approvisionnement en eau dans nombre de régions se traduisent périodiquement par des épidémies de fièvres typhoïde et paratyphoïdes

Le Maroc a déjà mis en oeuvre des programmes, conçus selon les méthodes courantes, d'éducation de la population et organisé des démonstrations d'assistance prénatale et de protection infantile; il fournit une aide individuelle en argent et sous forme d'aliments installe des crèches, des homes d'enfants, des préventoriums, des écoles maternelles et assure les vaccinations. On se propose de développer ces programmes et d'en accélérer l'exécution. On a enregistré en 1960,

et de dysenterie amibienne. Le ravitaillement de la population en eau pure et saine pose de grands problèmes en ce qui concerne les sources d'alimentation,

et de vêtements, verse des allocations familiales,

dans les dispensaires de protection maternelle et infantile, 1 092 731 consultations contre 1 275 157 en

1959. Cette diminution est due à la destruction des centres d'Agadir par le tremblement de terre. On estime qu'il y a eu au Maroc en 1960 environ 550 000 naissances, dont 45 075 (soit 8,2 %) ont eu lieu dans

la purification et la protection, toutes questions qui sont actuellement à l'étude, comme le sont les amendements qu'il faudra apporter à la législation. On étudie aussi de façon active divers problèmes: élimination des nuisances, salubrité des locaux d'habitation, évacuation des matières usées et des déchets industriels, surveillance des produits alimentaires et contrôle des produits pharmaceutiques. Principaux problèmes de santé publique

des établissements installés par le Ministère de la Santé publique. Nutrition

Les principaux problèmes sanitaires ont déjà été évoqués plus haut. Ils concernent notamment le trachome, la tuberculose, le paludisme, la mortalité maternelle et infantile, la nutrition, l'assainissement, ainsi que la création d'un système général et approprié de relevés statistiques. Budget de la santé Le budget de 1960 affectait, sur un montant global de 1835 millions de dirhams, 126 millions, soit près de 7 %, aux services relevant du Ministère de la Santé publique. Ce chiffre représentait environ 11 dirhams par habitant.

Des études récentes ont permis de déterminer avec

plus de précision les carences actuelles du régime alimentaire de la population. Il s'agit notamment de carences en protéines animales, en calcium et en vitamine D. Les mesures envisagées prévoient une éducation de la population en matière d'alimentation

et de nutrition, la fourniture d'aliments appropriés pour certains groupes particulièrement vulnérables

NORVEGE

La Norvège occupe la partie occidentale de la péninsule scandinave. Elle s'étend du Skagerrak, qui la sépare du Danemark, au cap Nord, dans l'océan Arctique. Elle est bordée au nord -est par la Finlande et l'Union des Républiques socialistes soviétiques, et à l'est par la Suède. Sa superficie est de 323 917 km2. Population et autres données biostatistiques

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET

TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1959

1957

1958

1960

Au dernier recensement (ler décembre 1950), la Norvège comptait 3 278 546 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau ci- contre. En 1959, les principales causes de décès ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (6854 décès); tumeurs malignes (5795); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (5220); pneumonie (1860); accidents (1658); hyper-

Population moyenne . . Taux de natalité

3 493 992 18,0 8,7

3 525 365 17,9

3 555 543 17,7

3 586 000 17,5

Taux de mortalité Accroissement naturel (%) 9,0 8,9

9,0 0,85

.

0,93 20,5

0,89 20,0 0,5

0,88 18,7

Taux de mortalité infantile .

Taux de mortalité maternelle 0,5

0,4

RÉGION EUROPÉENNE

203

tension (822) et maladies de la première enfance (641). Le nombre total des décès a été de 31 761. Les maladies transmissibles suivantes ont été le plus fréquemment déclarées en 1959: rougeole (34 600 cas); coqueluche (18 606); scarlatine (7644); tuberculose, cas nouveaux

Principales transformations d'importance pour la santé publique

L'exode des populations rurales vers les villes et les agglomérations s'est poursuivi, ce qui a entraîné

(2066); poliomyélite (141) et infections à méningocoques (44).

une augmentation de la population urbaine. Le processus d'urbanisation prend donc toujours plus

Organisation et administration des services de santé

d'ampleur, bien que ce mouvement ne soit pas encore généralisé. Ces déplacements de population ont provoqué une pénurie de logements. Celle -ci touche surtout les jeunes, mais aussi les personnes plus âgées,

L'organisation des services de santé demeure celle qui est décrite aux pages 283 et 284 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Les programmes d'assurance sociale se sont progressivement développés pendant la période considérée. On tend à remplacer peu à peu le système des versements par la fourniture systématique de services. L'assurance- chômage qui, en 1939, ne s'appliquait qu'à certaines professions, a été rendue obligatoire en principe pour tous les salariés âgés de moins de 70 ans. Le système des pensions de vieillesse a été modifié en 1957, et le critère des ressources personnelles

car la tradition ancienne de la cohabitation de plusieurs générations est plus ou moins en voie de disparition. L'augmentation de la population a également

entraîné un accroissement considérable du trafic routier et le nombre des véhicules à moteur a augmenté de 70 % pendant la période examinée. L'accroissement démographique, qui avait atteint son point culminant en 1946, est retombé à un chiffre inférieur à la moyenne

a été abandonné: les personnes ayant atteint leur 70e année ont droit à une pension, de même que celles qui remplissent certaines conditions dûment spécifiées, quels que soient leur fortune ou leurs revenus. L'assu-

d'après guerre, avec une augmentation annuelle de moins de 1 %. Les taux spécifiques de décès ont continué de diminuer. La baisse du taux de mortalité infantile s'est ralentie et les taux annuels sont actuellement très voisins de 18 pour 1000. L'espérance de vie à la naissance, qui augmente constamment, est maintenant l'une des plus élevées du monde. Services hospitaliers

rance contre les accidents du travail a été introduite en 1958; elle s'étend à tous les salariés, ainsi qu'à certaines autres catégories de personnes qui ne sont pas effectivement des employés, tels les pêcheurs, les marins, les écoliers, les étudiants et le personnel militaire. La loi concernant les prestations aux inva-

A la fin de 1958, il existait 218 hôpitaux généraux et dispensaires, avec une capacité totale de 19 043 lits,

54 sanatoriums, hôpitaux et maisons de santé pour tuberculeux, avec 3195 lits et 57 maternités, avec 912 lits. Le nombre total des lits d'hôpital s'élevait à 35 785, soit une moyenne de 10,2 lits pour 1000 habi-

lides, qui devait entrer en vigueur le leT janvier 1961, est de loin la plus importante des nouvelles dispositions législatives en matière de santé qui ont été adoptées pendant la période 1957 -1960. Ce système

tants. Lorsque l'on décide de construire un étalissement pour les soins aux malades, les plans doivent être préalablement adressés, pour approbation, à la Direction des Services sanitaires. Depuis la Seconde Guerre

s'applique à tous les invalides de nationalité norvégienne, mais non aux réfugiés étrangers domiciliés en Norvège. Il couvre toutes les formes d'incapacité ou d'infirmité qui peuvent être enregistrées. Toutefois, une distinction est établie entre l'infirmité de caractère médical et celle provoquée par les accidents du travail; les intéressés reçoivent des prestations

mondiale, la construction d'hôpitaux a coûté plus de 500 millions de couronnes, et les hôpitaux en cours d'édification représentent un investissement supérieur à 100 millions de couronnes. Ces nouveaux établissements fourniront environ 8000 lits supplémentaires, au prix moyen de 75 000 couronnes par lit. La réor-

différentes. Le système en question fournit quatre sortes de prestations - secours de base, aide supplémentaire, allocations ou prêts et pension pour cause d'infirmité. L'administration médicale en est confiée aux médecins provinciaux de la santé publique. Ces derniers occupent ainsi une position centrale dans l'organisation médicale et sociale de chaque province, ce qui leur impose, toutefois, un surcroît de travail considérable. Il a donc fallu créer, dans les provinces, un cadre des médecins provinciaux assistants de la santé publique et de personnel administratif d'autres catégories. Les services infirmiers et leur rôle en méde-

ganisation de l'administration des hôpitaux est à

l'étude. Habituellement, les hôpitaux sont administrés par l'un des médecins -chefs, mais, dans quelques cas, comme dans certains grands hôpitaux, des administra-

teurs spéciaux sont désignés. Cette mesure ne s'applique pas nécessairement aux petits hôpitaux. Personnel médical et apparenté; moyens de formation A la fin de 1958, on comptait 3927 médecins résidents, soit un médecin pour 900 habitants. Il y avait également 2223 dentistes résidents, 1201 sages- femmes et 9353 infirmières. Pendant la période 1957 -1960, il

n'a pas été ouvert de nouvelle école de médecine, mais les deux écoles qui existent actuellement, à Oslo et à Bergen, ont été agrandies et le nombre des nouveaux étudiants a augmenté de 30 %. En 1958, 96 étu-

cine préventive ont fait l'objet d'autres dispositions législatives. La loi vise aussi à la standardisation des traitements des infirmières, de leurs heures de travail et conditions de service.

diants y ont obtenu leur diplôme de médecin.

Il

204

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

existe 28 écoles d'infirmières dont 8 sont administrées

par les pouvoirs publics, 7 par des groupements religieux et 13 par des organisations sanitaires bénévoles. L'enseignement infirmier n'a pas été modifié,

l'assistance du Gouvernement. Ces centres fournissent à tous les intéressés des conseils sur les aspects médi-

caux et sociaux de la vie de la famille, y compris l'interruption de la grossesse et la planification familiale. En outre, certaines organisations bénévoles et des municipalités mettent en oeuvre des programmes analogues, mais en de moindres proportions. En 1958, 92 % des accouchements ont eu lieu dans les hôpitaux et les maternités, les chiffres variant entre 100 % dans les deux plus grandes villes et 70 % dans l'une des provinces septentrionales. Des dispositions législatives concernant les services de santé scolaire ont été adoptées en 1957, qui placent

mais une nouvelle loi de 1960 sur la formation et l'immatriculation des infirmières renferme des dispo-

sitions permettant d'exiger des provinces ou des municipalités qui possèdent ou administrent des hôpitaux qu'elles créent des écoles d'infirmières et assurent leur fonctionnement. Le Gouvernement subventionne l'enseignement infirmier, qui doit répondre aux normes fixées par lui. Pour faire face à la pénurie de pharmaciens, une loi de 1960 a créé une nouvelle

catégorie de personnel, les receptars. Ces derniers accomplissent deux ans de formation pratique en pharmacie, puis suivent pendant un an un enseignement théorique, le tout sanctionné par un examen. La loi définit les limites de leurs attributions. Lutte contre les maladies transmissibles Les programmes de lutte contre les maladies trans-

ces services sous le contrôle de l'autorité sanitaire locale; celle -ci est maintenant chargée de l'organisation d'un service préventif d'hygiène scolaire. Il est prévu, au minimum, un examen médical complet tous les trois ou quatre ans, un contrôle annuel de la taille et du poids, un examen de dépistage de la tuberculose, une fois par an au moins, de même que certaines vaccinations. Le médecin des écoles est également

missibles se déroulent de manière satisfaisante et l'on constate, pour la plupart d'entre ces maladies, une diminution progressive de la fréquence des cas nouveaux. En 1958, pour la première fois, aucun cas de diphtérie n'a été enregistré. A la suite de la baisse

chargé de donner des conseils sur les conditions d'une

vie saine, les besoins individuels des élèves et leur santé physique et mentale. Nutrition

remarquable de la mortalité et de la morbidité par tuberculose, plusieurs sanatoriums et maisons de santé

pour tuberculeux ont cessé leur exploitation ou ont convertis en vue d'autres utilisations. Au ler décembre 1960, le nombre des tuberculeux hospitalisés en Norvège était de 2468; ils disposaient, au total, de 3400 lits. Lorsque la tuberculose sera définitivement jugulée, le traitement des cas occasionnels sera pratiqué dans des services spéciaux des grands été

En Norvège, les problèmes de la malnutrition ont fait l'objet d'un certain nombre d'enquêtes au cours de la période considérée. Elles ont montré que certains Norvégiens âgés, notamment parmi ceux qui vivent seuls, ont un régime alimentaire caractérisé règlement a été édicté en 1958 en vue du contrôle de la vente des vitamines, ainsi que de l'adjonction de vitamines aux aliments. Ce règlement porte également

par un manque de protéines et de vitamines. Un

hôpitaux. On accorde actuellement une attention toute particulière aux besoins des malades en proie à des difficultés sociales, à des déficiences ou à des troubles mentaux, ou à l'alcoolisme et, d'une manière générale, on se préoccupe de la réadaptation de tous les tuberculeux. Le premier laboratoire national des virus a été ouvert en 1959 à l'Institut national de Santé publique; il offre aux services sanitaires, aux hôpitaux et aux médecins privés de meilleures possibilités de diagnostic. La poliomyélite revêt encore toujours une certaine gravité mais il n'y a eu, pendant la période considérée, qu'une seule épidémie importante au cours

sur l'adjonction de certaines substances minérales aux aliments. Hygiène du milieu

Des normes concernant les règlements sanitaires locaux ont été publiées en 1957. Elles sont actuellement adoptées dans un grand nombre de communes rurales.

de laquelle 200 cas ont été signalés dans les quatre provinces septentrionales. On estime que plus de 90 % des nourrissons et des jeunes enfants sont main-

Le développement du tourisme pose des problèmes d'hygiène toujours plus nombreux dans les terrains pour campeurs et pour caravanes; en 1959, un règlement et des normes minimums ont été édictés à ce sujet. Ce sont les services sanitaires locaux qui assument la responsabilité de l'inspection sanitaire de ces camps. L'hygiène alimentaire s'est améliorée depuis l'introduction, en 1957, d'une loi sur le contrôle public des viandes, qui exige l'installation d'abattoirs soumis à une surveillance publique dans chaque ville

tenant vaccinés, soit dans les centres de protection maternelle et infantile, soit dans les écoles, soit par des médecins privés. La vaccination antivariolique n'est pas encore aussi développée; environ la moitié de la population seulement a été immunisée. Protection maternelle et infantile

et agglomération et qui déclare illégale la vente de viande non contrôlée. Cette inspection est assurée par des vétérinaires officiels rattachés au service sanitaire local. Hygiène dentaire Les services dentaires publics continuent à se développer. Au début de la période considérée, ces

Deux nouveaux centres d'hygiène familiale, couvrant chacun une province, ont été créés en 1958 avec

RÉGION EUROPÉENNE

205

services avaient été introduits dans trois provinces et ils occupaient 45 dentistes. A la fin de cette même période, ils fonctionnaient dans six provinces, avec 142 dentistes. Etant donné que l'on manque parfois de personnel pour occuper les postes vacants, une loi exigeant le service obligatoire des dentistes a été adoptée en 1956 et elle est entrée en vigueur. Toxicomanie

en plus lourd. Le Service de Santé publique s'intéresse activement aux recherches sur les causes des accidents, et le Directeur général des Services de santé est pré-

sident de la commission de recherches en matière de circulation. Les travaux actuels d'amélioration et de spécialisation des hôpitaux norvégiens requièrent, eux aussi, une étude urgente.

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

La campagne menée contre la toxicomanie a conduit

à l'institution d'un conseil chargé de contrôler la prescription de narcotiques par les médecins. En vertu du règlement, un médecin qui prescrit à la légère des

Les fonds mis à la disposition de la recherche par le Gouvernement proviennent en partie des impôts et

produits de ce genre peut avoir à répondre de ses actes devant le conseil et ce dernier est habilité à lui retirer l'autorisation de prescrire certaines catégories de médicaments. Le Directeur général des Services de santé a publié à ce sujet un guide destiné aux médecins. Rayonnements ionisants

en partie des bénéfices des paris sur les matchs de football. Les paris sont une institution officielle, et la

loi de 1946 qui en a confié le contrôle au Gouvernement prévoit que les bénéfices qui en sont retirés alimenteront les subventions destinées aux organisations sportives et celles qui sont destinées à la science et à la recherche en général. Le dépistage du cancer et l'enregistrement des cas retiennent particulièrement l'attention en Norvège et le Gouvernement a mis en oeuvre, à cet effet, un important programme administratif.

Toutes les questions intéressant la radioactivité et l'énergie atomique relèvent, depuis 1960, des autorités sanitaires. Celles -ci ont promulgué des instructions concernant les doses maximales admissibles en matière

de rayonnements et veillent en permanence à ce que ces normes demeurent conformes à celles qui ont été établies par la Commission internationale de Pro-

Collaboration internationale en matière de santé

tection contre les Radiations. La radioactivité de

Il existe une étroite collaboration avec les services de santé finlandais et suédois, notamment en ce qui concerne les soins médicaux dans les districts proches

certains aliments, tels que le lait et la viande, provoquée par les retombées radioactives, est mesurée de façon constante. Les autorités sanitaires des quatre

pays scandinaves collaborent étroitement dans ce domaine. Principaux problèmes de santé publique

des frontières communes. Les médecins de la santé publique des districts frontaliers en Finlande ou en Suède ont l'autorisation d'exercer au -delà de la frontière en jouissant des mêmes droits que les médecins norvégiens. Le Conseil nordique a envisagé la création d'une sorte de marché professionnel commun

en matière de médecine. Jusqu'ici les médecins des autres pays scandinaves ont l'autorisation de pratiquer en Norvège, à condition de passer un examen supplémentaire et de justifier de certaines connaissances en jurisprudence médicale norvégienne. La Norvège entretient un centre d'études médicales dans la capitale de la République de Corée, en collaboration avec le Danemark et la Suède. La Norvège a également envoyé une assistance médicale au Maroc après le tremblement de terre d'Agadir, et les médecins

Il est difficile de classer par ordre d'importance les divers problèmes de santé qui se posent en Norvège.

Leur importance varie, en effet, sensiblement selon que l'on se place sur le plan économique ou démographique, ou à d'autres points de vue. Les maladies chroniques telles que les diverses formes de cancer, les maladies cardio -vasculaires, les maladies particulières aux vieillards et les maladies dégénératives peuvent toutes être considérées comme des problèmes de santé publique très importants. Une grande attention est vouée aux problèmes médicaux résultant des modifications de la structure sociale du pays, tels

norvégiens participent à l'aide médicale fournie par l'OMS au Congo. Budget de la santé

que les troubles mentaux, l'alcoolisme et la toxicomanie, la délinquance juvénile et les autres formes de délinquance ainsi qu'aux problèmes multiples qui se posent dans certaines familles, mais on estime qu'il est encore trop tôt pour fixer, à cet égard, des objectifs

Le budget national de 1958/1959 prévoyait un montant de dépenses de 6359 millions de couronnes norvégiennes, dont 8 % devaient être consacrés aux services de santé. Les dépenses nettes de ces services s'élevaient donc à environ 140 couronnes par habitant.

précis, à long ou à court terme, en matière d'action sanitaire. Les accidents prélèvent un tribut de plus

206

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

PAYS -BAS

Les Pays -Bas sont bordés par l'Allemagne à l'est, la Belgique au sud et la mer du Nord à l'ouest et au nord. Leur superficie est de 32 450 km2. Population et autres données biostatistiques

monde. Une nouvelle loi sur la santé publique, adoptée en 1956, a créé des conseils provinciaux de la santé, qui sont principalement chargés de coordonner

Au dernier recensement, effectué le 31 mai 1947, les Pays -Bas comptaient 9 625 499 habitants. Les chiffres estimatifs de la population et d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

activités sanitaires des autorités locales et des organismes bénévoles pour assurer une gestion plus économique et plus efficace. Ces conseils existent maintenant dans toutes les onze provinces. D'autres textes législatifs ont trait à l'organisation des services de santé dans les petites entreprises industrielles, où l'on a rendu obligatoire le recours à un médecin. De les

plus, dans le domaine de la protection contre les rayon-

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

nements, on envisage d'appliquer à la construction des réacteurs nucléaires et à l'utilisation des matières radioactives une réglementation conforme aux prescriptions de l'EURATOM. Services hospitaliers; services spéciaux En 1959, il existait aux Pays -Bas 270 hôpitaux (non

1959

1960

compris les hôpitaux pour contagieux et malades Population moyenne . . Taux de natalité 11 026 383 11 186 875 11 347 639 11 486 634 20,8 21,2 21,1 21,3

Taux de mortatalité . . . Accroissement naturel ( %) lité infantile .

7,5 1,37

7,5 1,36 17,3

7,6 1,37 16,9

7,6 1,32 16,5

.

Taux de morta.

17,2

Taux de mortalité maternelle 0,6 0,4

0,5

-

Les causes les plus importantes de décès en 1960 ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (18 417 décès); tumeurs malignes (17 065); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (10 826); pneumonie (2304);

diabète (1727); accidents de la circulation (1651); grippe (1220); bronchite (1184); maladies de la première enfance (872); hyperplasie de la prostate (818); suicide (794); cirrhose du foie (486) et tuberculose des voies respiratoires (344). Il a été enregistré 85 752 décès au total. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: hépatite infectieuse (16 573 cas); fièvres paratyphoïdes et autres salmonelloses (4109); scarlatine (3245); rougeole (2901) et dysenterie bacillaire (1926).

mentaux). La même année, 911 842 malades ont été admis dans leurs 56 198 lits (la proportion étant de 4,9 lits pour 1000 habitants). Quelques services spéciaux ont été étendus ou réorganisés ces dernières années. Il convient notamment de mentionner l'extension et, dans certaines zones, la création de services de gériatrie. Dans un certain nombre de villes, des départements spéciaux ont été organisés pour les administrer. Une section du Conseil national des Recherches de Santé publique a entrepris des recherches fondamentales dans ce domaine. L'enregistrement central des cas de cancer est assuré partiellement par l'Organisation nationale de Lutte anticancéreuse et partiellement par le Ministère des Affaires sociales et de la Santé publique. Les données cliniques et anatomo -pathologiques nécessaires sont communiquées par les hôpitaux et dispensaires rattachés aux universités et par des groupes d'hôpitaux

régionaux. Le Laboratoire central de Transfusion sanguine s'est installé dans de nouveaux locaux, à Amsterdam. Il sert de centre pour la préparation du plasma sanguin et d'autres produits hématologiques; ses moyens de recherche sont fréquemment utilisés par des spécialistes étrangers en séjour aux Pays -Bas. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1959, on comptait aux Pays -Bas 13 482 médecins,

Il a aussi été déclaré 113 cas de diphtérie, 56 de fièvre typhoïde, 54 de paludisme (cas nouveaux) et 13 de lèpre. Le nombre de cas déclarés de tuberculose n'est pas encore connu pour 1960, mais en 1959 il a été de 6716 (cas nouveaux, toutes formes). Organisation et administration des services de santé

soit un médecin pour 842 habitants, mais 1118 d'entre

eux étaient considérés comme n'exerçant plus. Il y avait aussi 2789 dentistes (dont 146 n'exerçaient plus), 16 634 infirmières diplômées (à l'exclusion des infirmières travaillant dans les hôpitaux psychiatriques) et 899 sages- femmes. Il existe aux Pays -Bas 6 écoles de médecine qui délivrent en moyenne 750 diplômes par

Sous réserve de modifications peu importantes, l'organisation des services de santé demeure conforme

an. Le pays ne possède ni ingénieurs sanitaires, ni inspecteurs de la santé et de l'hygiène publiques, mais,

à l'analyse qui figure aux pages 286 et 287 du

Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le

avec le concours de l'Organisation européenne de Coopération économique, l'Université technique de

RÉGION EUROPÉENNE

207

Delft a organisé un cours de génie sanitaire qui dure un an et fait une grande place aux problèmes d'alimentation en eau et de purification des eaux. Lutte contre les maladies transmissibles

Protection maternelle et infantile

En ce qui concerne les maladies transmissibles, la situation aux Pays -Bas diffère très peu de celle qu'on rencontre dans les autres pays d'Europe occidentale. Les manifestations épidémiques des maladies de l'en-

Comme l'organisation des services de protection maternelle et infantile résulte d'une collaboration entre les autorités locales et d'importantes organisations bénévoles, il n'est pas possible de présenter des statistiques complètes sur le travail effectué. Cependant, les données relatives à la mortalité, qui sont parmi les plus faibles du monde, témoignent des résultats obtenus par les services de soins aux mères et aux enfants. En 1959, sur le total des naissances, 246 076, soit 99,94 % ont eu lieu avec l'assistance d'un médecin ou d'une sage -femme diplômée. La même année, 167 816 enfants de moins d'un an ont bénéficié des soins dispensés dans les services de protection infantile,

fance qui n'ont pas encore pu être effectivement jugulées par la vaccination surviennent périodiquement,

comme ailleurs. Cependant, la fréquence des cas nouveaux d'hépatite infectieuse a été anormalement forte aux Pays -Bas: on en a déclaré 2201 cas en 1957,

2669 en 1958, 9439 en 1959 et 16 573 en 1960. Les salmonelloses sont aussi un sujet d'inquiétude pour les autorités sanitaires, et elles ont fait l'objet de recherches étiologiques considérables. La fréquence des cas nouveaux de poliomyélite paralytique a atteint un

où le nombre des visites s'est élevé à 1 724 616. Santé mentale L'augmentation du nombre des psychiatres sociaux,

et du personnel psychiatrique en général, a permis d'étendre les activités dans le domaine de la santé mentale. Dans tout le pays commencent à fonctionner, à l'échelon local ou à celui du district, des services de

maximum en 1957, année pendant laquelle 163 cas ont été déclarés, contre 9 en 1959 et 20 en 1960. Une campagne de vaccination a été entreprise en 1957 à l'aide du vaccin Salk, et a porté sur tous les enfants jusqu'à l'âge de 15 ans. Les parents ont été contactés individuellement par lettre, ce qui a permis de vacciner

psychiatrie sociale qui assurent la surveillance des malades sortis d'un établissement et la prévention des maladies mentales. Ils doivent coordonner les

les enfants de ce groupe d'âge dans la proportion de 90 % environ. Plus récemment, on a essayé à petite échelle le vaccin à base de virus poliomyélitique vivant

soins psychiatriques à domicile et ceux qui sont dispensés dans un établissement. On s'efforce en particulier de développer le placement dans des emplois protégés.

administré par voie buccale. Comme dans beaucoup d'autres pays, la régression de la mortalité tuberculeuse n'a pas été suivie d'une réduction correspon-

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

dante du nombre des cas nouveaux déclarés. Aux Pays -Bas, le nombre des décès dus à la tuberculose des voies respiratoires est tombé de 425 en 1957 à 344 en 1959; mais, pendant les deux mêmes années, il a été respectivement déclaré 7490 et 6716 cas. Ce décalage s'explique partiellement par l'intensification des efforts de dépistage, efforts qui se concentrent sur certains groupes démographiques chez lesquels on peut s'attendre à rencontrer une forte proportion de

Les recherches médicales, qui constituent l'une des principales activités des départements universitaires,

sont aidées financièrement et coordonnées par le Conseil national des Recherches de Santé publique, dont le titre officiel est « Organisation sanitaire pour la Recherche scientifique appliquée » (TNO). Certains

domaines où des recherches sont en cours ont déjà été mentionnés: les salmonelloses, les produits hématologiques et la gériatrie. L'application des méthodes épidémiologiques, si efficaces dans la lutte contre les

cas. Les écoliers et les jeunes recrues sont soumis chaque année à une épreuve tuberculinique pour le dépistage des nouvelles primo -infections, mais les examens radiologiques ne sont pratiqués que sur des groupes particuliers, par exemple les infirmières et élèves infirmières, les sages- femmes, le personnel des institutions pour enfants, les enseignants, les adolescents, et les hommes d'âge moyen ou plus avancé; les

maladies transmissibles, est maintenant étendue à des maladies chroniques d'étiologie radicalement

différente, notamment à l'artériosclérose. Dans un autre domaine, le Conseil national des Recherches de

Santé publique a entrepris dans deux petites villes des études comparatives sur l'efficacité de la fluoruration des eaux de boisson pour la prévention des caries dentaires. A la suite de ces études, il a été recommandé d'ajouter du fluorure à l'eau de boisson à raison

qui présentent des signes présomptifs sont dirigés vers les dispensaires antituberculeux pour y subir un examen plus approfondi. Les vaccinations pratiquées en 1960 ont atteint les chiffres suivants: 202 297 primovaccinations et revaccinations antivarioliques; 186 128 vaccinations contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos (avec l'antigène triple); et sujets

186 223 vaccinations (avec 3 doses) et 173 227 vaccina-

tions de rappel contre la poliomyélite. (En 1960, le nombre des personnes ayant subi toute la série des vaccinations antipoliomyélitiques s'élevait à 1 184 771.)

de 1,0 à 1,2 mg par litre. L'Association néerlandaise des Omnipraticiens participe activement, elle aussi, à des activités de recherche. Elle organise des groupes d'étude sur des sujets particuliers, et un enseignement post- universitaire sur les méthodes de recherche, mais son rôle consiste surtout à encourager les praticiens à entreprendre des recherches, notamment sur les aspects préventifs et sociaux de la science et de la pratique médicales..

208

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

POLOGNE La Pologne est bordée au nord par la mer Baltique, à l'est par l'Union des Républiques socialistes soviétiques, au sud par la Tchécoslovaquie et à l'ouest par l'Allemagne. Sa superficie est de 311 730 km2. Population et autres données biostatistiques à la page 290 du Premier Rapport sur la situation sani-

taire dans le monde. Deux nouveaux départements - le Département de l'Assistance sociale et le Dépar-

tement de la Rééducation et des Invalides - y ont cependant été créés pour s'occuper de problèmes nouveaux. Certaines modifications ont également été apportées en 1958 à l'organisation administrative de la Pologne. Trois villes ont été détachées des voïvodies dont elles faisaient antérieurement partie et ont reçu elles -mêmes le statut de voïvodie. Le matériel des unités sanitaires mobiles et d'autres installations sanitaires a été normalisé, et l'on a établi des normes pour le recrutement du personnel médical et administratif des institutions de santé publique. Des renseigne-

Au dernier recensement (3 décembre

1950), la

Pologne comptait 25 008 179 habitants. Les chiffres estimatifs de la population et d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

ments détaillés ont paru à ce sujet dans le Journal officiel du Ministère de la Santé en 1958 et 1959. Les dispensaires locaux ont également subi diverses modifications dans leur organisation et leurs activités.

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

1957

1958

1959

1960

Le dispensaire de district jouit désormais de l'autonomie en matière d'organisation, de budget et de matériel. Il englobe toutes les institutions locales qui dispensent des soins externes, à l'exception des postes

Population moyenne . . Taux de natalité

28 540 000 29 000 000 29 480 000 29 731 00( 24,9 22,4 26,3 27,6 9,5

de premiers secours et autres centres médicaux des entreprises industrielles. Son activité s'étend à tout le district, c'est -à -dire à une population qui varie entre 40 000 et 60 000 personnes. Le district lui -même est subdivisé en six régions. Durant la période considérée, certaines dispositions législatives nouvelles sont entrées en vigueur dans le

Taux de mortalité Accroissement naturel (° %) .

8,4 1,79 72,1

8,6 1,63

7,5 1,49

1,81

Taux de mortalité infantile .

77,2 0,5

71,3

55,5

Taux de mortalité maternelle 0,5

0,6

0,4

En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires, myocardite dégénérative et autres cardiopathies (29 947 décès); tumeurs malignes (26 400); pneumonie (12 938); maladies de la première enfance (12 627); tuberculose, toutes formes (11 595); lésions vasculaires affectant

domaine social. L'avortement est désormais autorisé par la loi pour des raisons d'ordre médical ou social. Les alcooliques sont passibles d'un traitement obligatoire de désaccoutumance. La législation réglemente désormais la vente de l'alcool et les infractions sont maintenant frappées de sanctions plus graves. Développement de l'action sanitaire

le système nerveux central (10 623) et accidents (7980).

Le nombre total des décès s'est élevé à 224 104. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: grippe (230 425 cas); coqueluche (95 968); rougeole (84 531); hépatite infectieuse (76 193); oreillons (60 301); scarlatine

Le développement économique du pays s'est poursuivi pendant la période considérée à la fois dans le domaine industriel et dans le domaine agricole. Le niveau moyen des salaires est passé de 1362 zlotys en 1957 à 1564 zlotys en 1959. La construction de logements progresse également, avec 402 900 habitations pour 1959. La majorité de la population bénéficie de

toutes les formes de services de santé, soit à titre gratuit (pour les assurés et les ayant -droit aux prestations gratuites). soit à tarif réduit (pour la population

(50 842); colite et entéro -colite chez les enfants de moins de 2 ans (26 576); diphtérie (6380); dysenterie intoxications alimentaires (5325); fièvres typhoïde et paratyphoïdes (3886) et trichinose (2258). (5970);

rurale, en cas d'hospitalisation). Les traitements des personnes souffrant de maladies sociales, et ceux des enfants âgés de moins d'un an, de même que les vaccinations et autres formes de traitement prophylactique, sont également gratuits. La prévention et le traitement des maladies transmissibles sont gratuits pour tous que les intéressés soient assurés ou non. Les questions

Organisation et administration des services de santé

A l'exception de certains remaniements internes au Ministère de la Santé, l'organisation des services de santé est restée conforme à la description donnée

qui retiennent particulièrement l'attention sont les suivantes: soins médicaux spécialisés, développement

RÉGION EUROPÉENNE

209

continu des services de protection maternelle et infantile, planification familiale, tumeurs malignes, amélioration de l'hygiène rurale et problèmes nutritionnels de la population. Le plan sanitaire quinquennal 1956 -1960 a suivi une double orientation:

précieuse dans les premières années, au moment où la pénurie de médecins diplômés était très sensible, mais ils deviennent moins nécessaires et l'on a donc cessé d'en former. Les feldschers ne sont plus employés actuellement qu'en qualité d'assistants auprès de médecins qualifiés.

amélioration du niveau sanitaire de la nation et fourniture de services prophylactiques plus complets à l'ensemble de la population.

Un autre plan est en cours d'élaboration pour la période couvrant les exercices financiers 1961 à 1975;

Lutte contre les maladies transmissibles

les progrès déjà réalisés dans l'exécution du plan précédent seront poursuivis et le plan visera entre autres à développer les services préventifs et curatifs

et à les rendre accessibles, gratuitement ou à tarif réduit, à l'ensemble de la population, et à augmenter

Au cours de la période considérée, un calendrier national de vaccination a été mis au point. En outre, on a organisé une immunisation de masse des enfants contre la poliomyélite. Les enfants âgés de 6 mois à 7 ans ont reçu du vaccin Salk inactivé et les enfants âgés de 7 à 14 ans ont reçu, par voie buccale, le vaccin

le nombre de lits d'hôpitaux. On espère en outre disposer en 1975 d'assez d'hôpitaux psychiatriques pour assurer une moyenne de 2 lits pour 1000 habitants.

vivant atténué. La morbidité a été ainsi ramenée de 4,1 cas pour 100 000 habitants en 1957 à 1,0 en 1960.

Certaines régions de la Pologne ont été inondées trois fois, en 1958, 1959 et 1960. Les inondations de 1960 ont été particulièrement désastreuses, car elles ont atteint 13 voïvodies. Toutefois, aucune épidémie n'est apparue; des mesures préventives ont été prises dans les régions inondées (vaccinations et désinfection des puits notamment). Services hospitaliers En 1960, les hôpitaux généraux comptaient au total 141 141 lits, auxquels venaient s'ajouter 44 179 lits dans les hôpitaux psychiatriques. Ce dernier chiffre marque une augmentation d'environ 9000 lits durant la période

On a également utilisé un vaccin à triple antigène contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. Les centres sanitaires et épidémiologiques ont été dotés de laboratoires de virologie qui permettent d'obtenir plus facilement des diagnostics virologiques.

La pandémie de grippe de 1957 a atteint plus de 2,5 millions de personnes et, en février, mars et avril 1959, plus de 1,8 million de cas ont été signalés. Quatre

poussées de fièvre typhoïde ont été enregistrées entre 1957 et 1960 (nombre de cas variant entre 78 et 150), toutes imputables à des aliments contaminés. L'hépatite infectieuse gagne du terrain en Pologne: en 1960,

il y en a eu 76 193 cas. L'un des problèmes épidémiologiques d'actualité est la campagne de lutte contre

considérée et le nombre des dispensaires accueillant les malades mentaux est passé de 59 à 157. Au total, le nombre des lits d'hôpitaux, y compris les hôpitaux et les dispensaires spéciaux, etc., s'est élevé à 253 927, soit 8,5 lits pour 1000 habitants.

les helminthiases, que l'on s'efforce tout particulièrement de combattre dans les garderies d'enfants, les maternités, les écoles et les industries alimentaires. Protection maternelle et infantile

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

La Pologne comptait, en 1960, 27 569 médecins (soit un médecin pour 1080 habitants), ainsi que 9316 dentistes, 7924 pharmaciens, 39 635 infirmières

et 9199 sages- femmes. Le nombre des médecins a augmenté de 5000 au cours de la période considérée, celui des dentistes de 1300 et celui des infirmières de 9000. La Pologne possède dix universités dotées d'une

Les consultations pour femmes enceintes sont de plus en plus nombreuses. On note également une extension des services d'obstétrique des hôpitaux et des maternités rurales; une attention spéciale est accordée au problème de la mortalité maternelle périnatale. Une campagne a également été amorcée contre les causes les plus fréquentes de la morbidité et de la mortalité infantiles - à savoir les infections gastro -intestinales, la prématurité et les maladies des voies respiratoires. Les nouveau -nés sont vaccinés au BCG entre le quatrième et le quinzième jour de vie. Les enfants de moins d'un an reçoivent un vaccin à triple antigène contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos au cours des 3e, 4e et 5e mois. Depuis 1959, les services de santé scolaire relèvent des dispensaires de voïvodie. Certains dispensaires spécialisés ont été créés pour le traitement des enfants souffrant de maladies telles que le rhumatisme, le diabète ou les tumeurs malignes. Nutrition

faculté de médecine. Les études de médecine sont gratuites et durent six ans. Le nombre des étudiantes s'accroît régulièrement. Alors qu'en 1956 elles repré-

sentaient 49,8 % de l'effectif total des étudiants en médecine, ce pourcentage est passé, en 1959, à 53,8 %. Durant la période 1957 -1960, l'institut d'études médicales post -universitaires a accueilli un effectif global

de 8717 médecins et autres membres du personnel médical. En 1959, les huit écoles dentaires comptaient 3172 étudiants, dont 489 ont obtenu leur diplôme de

dentiste. Les écoles d'infirmières, au nombre de 77, ont formé 1888 infirmières diplômées. Depuis la guerre, on forme de moins en moins de feldschers (aides- médecins). Leur assistance avait été

De nombreux établissements effectuent des enquêtes sur le régime alimentaire, en vue d'améliorer les normes

210

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

pratiques dans le pays. On a procédé à des études dans

infantile, qui est trop élevé par rapport à la plupart

les hôpitaux, les garderies d'enfants et les établissements industriels. Au cours de la période 1957 -1960,

des autres pays d'Europe. La morbidité due à la tuberculose reste une cause de préoccupation et une action plus poussée est indispensable. Les psychonévroses sont de plus en plus fréquentes et exigent la mise en oeuvre de programmes à la fois préventifs et curatifs. Parmi les autres problèmes figurent les

il a été possible d'accroître les crédits destinés aux repas d'étudiants. Le service de santé exerce un strict contrôle sur tous les projets de construction, de réparation et d'aménagement des bâtiments oí1 s'effectuent

la préparation et la vente de produits alimentaires. Tout le personnel de l'industrie et du commerce de ces produits est astreint à des visites médicales périodiques. Un nombre considérable de laboratoires ont été créés pour procéder à des recherches sur les industries de la viande et du lait. Une nouvelle réglementation relative aux additifs alimentaires limite le

tumeurs malignes, le nombre croissant des accidents

de la circulation et, dans le domaine de l'assainissement, la pollution atmosphérique. des eaux et la

pollution

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique Les dix académies de médecine emploient 540 méde-

nombre des substances qui peuvent être licitement ajoutées aux aliments, de même que le nombre de produits alimentaires contenant des colorants. Médecine du travail

cins, chercheurs hautement qualifiés, et 4271 travail-

leurs auxiliaires. Les travaux les plus récents ont porté sur plusieurs domaines, comme les vaccins contre les maladies transmissibles, l'influence biolo-

Durant la période considérée, les services de premiers secours et les centres épidémiologiques des usines et autres lieux de travail se sont multipliés.

gique des rayonnements ionisants, la nutrition, la médecine du travail et les problèmes de réadaptation. Des recherches opérationnelles se poursuivent éga-

Cette expansion a été commandée par le rapide développement de l'industrie polonaise. Les installations industrielles ont fait l'objet d'enquêtes visant à déterminer les facteurs nocifs tels que le bruit, les rayonnements ionisants et les produits chimiques toxiques. De nombreux laboratoires ont été créés à l'échelon du district et les inspecteurs sanitaires sont habilités à engager des poursuites contre les entre-

lement sur la vaste et grave question de l'approvisionnement en eau des zones rurales. Comme précédemment, les enquêtes statistiques sur les services sanitaires se sont poursuivies de façon régulière.

Depuis 1960, on effectue dans certaines régions des études de la morbidité, en se basant sur les statistiques de consultations des services médicaux. Ces études ont porté sur un effectif total de 4 368 000 personnes.

prises industrielles qui ne se conforment pas à la réglementation en vigueur. Principaux problèmes de santé publique

L'un des problèmes les plus importants qui se posent en Pologne est celui du taux de mortalité

Budget de la santé Le budget de 1960 allouait 9 % des prévisions de dépenses totales, s'élevant à 194 711 949 zlotys, aux services de santé, soit environ 590 zlotys par habitant.

PORTUGAL

Le Portugal occupe la partie occidentale de la péninsule ibérique; il est bordé au nord et à l'est par l'Espagne, et au sud et à l'ouest par l'océan Atlantique. Avec les îles des Açores et de Madère, le Portugal couvre une superficie de 92 200 km2. Population et autres données biostatistiques

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

1959

1960

Au dernier recensement, qui a eu lieu en 1950, le Portugal continental, avec Madère et les Açores, comptait 8 441 312 habitants. Les chiffres estimatifs de la population et d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau ci- contre.

Population moyenne . . Taux de natalité

8 909 000 23,7 11,4

8 981 000 9 053 000 23,7 10,2

23,5 10,8

9 124 000 22,4 10,4 1,20

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: sénilité sans mention de psychose, causes mal définies ou inconnues (14 783 décès); lésions vascu-

1,23

1,35

1,27

Taux de mortalité infantile .

88,0 1,34

84,0 1,21

88,6 1,23

77,5 1,15

laires affectant le système nerveux central (12 394); tumeurs malignes (8699); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (8654); pneumonie

Taux de mortalité maternelle

RÉGION EUROPÉENNE

211

(7061); maladies de la première enfance (6602), gastrite duodénite, entérite et colite (6392); tuberculose,

données à 3 686 171 malades dans 1191 services hospitaliers, 1613 postes médicaux auxiliaires et 312 postes

toutes formes (4274); accidents (3368); bronchite (2237); hypertension (1996); cardiopathie rhumatismale chronique (1801) et néphrite et néphrose (1776). Les maladies transmissibles le plus fréquemment décla-

de premiers secours. Des soins ambulatoires spécialisés ont été assurés dans 103 dispensaires pour le traitement et la prévention de la tuberculose, 49 dispensaires antivénériens, 11 centres antipaludiques, 10 centres médicaux de réadaptation et 48 dispensaires

rées en 1960 ont été les suivantes: fièvre typhoïde (2281

cas); diphtérie (1650); coqueluche (1230);

scarlatine (828); trachome (637); infections à gonocoques (618); tétanos (384); fièvre boutonneuse (359) et brucellose (258).

de psychiatrie. Les associations privées qui se consacrent à la promotion de la santé et de l'assistance sociale, ainsi que diverses institutions philanthropiques, jouent un rôle très important au Portugal. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, le Portugal comptait 6324 médecins, dont 424 médecins de la santé publique, soit en moyenne un médecin pour 1350 habitants. Les autres catégories

Organisation et administration des services de santé

L'organisation et l'administration des services de santé restent identiques à la description qui figure à la page 293 du Premier Rapport sur la situation sanitaire

dans le monde. Le changement le plus marquant intervenu dans l'administration sanitaire pendant la période considérée a été la création, en 1958, du Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale, qui a remplacé l'ancien Sous -Secrétariat d'Etat pour l'Assistance sociale dépendant du Ministère de l'Intérieur. La structure générale des services de santé et d'assistance sociale de l'ancien Sous -Secrétariat a été conservée. Quelques -uns de ces services dépendent toujours d'autres ministères, mais on espère les rat-

de personnel sanitaire comprenaient 374 dentistes, 2178 pharmaciens, 386 vétérinaires, 3405 infirmières diplômées, 4324 infirmières auxiliaires et 879 sages femmes diplômées. La formation du personnel médical et auxiliaire a été l'une des premières préoccupations du nouveau Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale. Trois universités portugaises possèdent des

facultés de médecine assurant un enseignement de six ans pour les futurs médecins et de trois à cinq ans

tacher progressivement au nouveau Ministère. Un Conseil de Coordination et une Section de Planification ont été créés au sein de ce Ministère, ainsi qu'un poste de Secrétaire général. Le « Statut de la santé et de l'assistance sociale » était encore à l'étude en 1960; il entraînera une revision complète des programmes de

pour les pharmaciens. Le nombre des diplômés augmente chaque année. Une loi portant création d'une école nationale de la santé publique a été soumise à l'approbation du Parlement. Certaines modifications et améliorations ont été introduites dans le

programme actuel de santé publique de l'Institut

santé publique et d'assistance sociale et adaptera la législation existante aux besoins actuels. Il a été créé une commission comprenant des représentants de la Présidence du Conseil et deux ministres (Corporations et Sécurité sociale; Santé et Assistance sociale) qui étudiera l'état actuel des services de soins médicaux

d'Hygiène Ricardo Jorge. En 1960, 69 étudiants ont suivi des cours supérieurs de santé publique et 93 de médecine tropicale. Une attention toute particulière a également été consacrée à la formation des infirmières et un projet préliminaire relatif à l'enseignement

et à la pratique des soins infirmiers a été réalisé en 1960.

et préparera un programme général. Avec la création du nouveau Ministère, les sommes affectées par le Gouvernement aux activités de santé et d'assistance sociale, dans le secteur public comme dans le secteur privé, seront de beaucoup augmentées, même si l'on tient compte du niveau sans cesse croissant qu'elles ont atteint ces dernières années. Le premier plan de six ans pour le développement économique et social du Portugal s'est achevé en 1958

Lutte contre les maladies transmissibles

La lutte contre les maladies transmissibles s'est poursuivie sous forme de campagnes annuelles de vaccination contre la variole, la diphtérie, la coqueluche et le tétanos. La variole a été éradiquée et des mesures ont été prises pour maintenir un niveau élevé d'immunité. Après l'augmentation du nombre des cas de poliomyélite, en 1958, on a entrepris une campagne

et un second plan, plus important (1959 -1964), a commencé en 1959. Services hospitaliers

de vaccinations destinée à protéger les enfants de moins de cinq ans. La fièvre typhoïde continue à se manifester dans certaines régions rurales; la vaccination et l'amélioration des approvisionnements en eau devraient aboutir à une régression de cette maladie dans les zones les plus affectées. En ce qui concerne le paludisme, la phase d'attaque de la campagne d'éradication a pris fin en 1958. Les travaux préliminaires de la phase de consolidation ont débuté en 1959 -1960

Les soins médicaux curatifs et préventifs sont assurés dans 564 établissements, dont 102 hôpitaux généraux gérés par l'Etat et 401 de caractère privé, 13 dispen-

saires de gynécologie et d'obstétrique, 3 hôpitaux pédiatriques et 20 hôpitaux psychiatriques totalisant à eux tous 48 219 lits, soit 5,3 lits pour 1000 habitants.

En 1960, 386 574 malades ont été soignés dans ces établissements. Des consultations externes ont été

et un service de surveillance des immigrants a été institué. Les services de lutte contre la lèpre ont été réorganisés.

212

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

La déclaration des cas de tuberculose a été rendue obligatoire en 1960. Le Gouvernement s'intéresse vivement au programme de lutte antituberculeuse, pour lequel il accorde des crédits importants. Le taux

En 1960, 71 % des écoliers étaient contrôlés par 76 centres de santé scolaire. Santé mentale Un programme décennal de santé mentale (19611970) a été mis sur pied; il vise principalement à pré-

de mortalité par tuberculose a considérablement diminué pendant la période considérée, tombant à 46,8 pour 100 000 habitants en 1960. La campagne antituberculeuse comporte l'examen radiographique périodique de la population, des vaccinations de masse et l'hospitalisation des malades et des contagieux. En 1960, 150 338 personnes ont été vaccinées par le BCG. Il existe actuellement 30 sanatoriums d'Etat et privés

venir les troubles mentaux et à traiter les malades mentaux. L'Institut d'Hygiène mentale, rattaché au Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale, organisera l'action prophylactique et la réadaptation parmi les mineurs et les adultes au moyen de consultations externes et d'équipes mobiles. Les hôpitaux psychiatriques seront organisés de préférence à l'échelon du district. L'Institut d'Hygiène mentale assumera également la responsabilité de la formation du personnel technique. Principaux problèmes de santé publique Les principaux problèmes qui se posent au Portugal sont le taux de mortalité infantile relativement élevé,

et 88 dispensaires de consultations externes administrés par l'Etat. La mise en oeuvre du programme se heurte à la pénurie de personnel infirmier spécialisé en santé publique, mais on espère que les nouvelles dispositions en matière d'enseignement infirmier aideront à résoudre cette difficulté. Protection maternelle et infantile

La protection maternelle et infantile incombe à l'Institut de Maternité, qui coordonne l'action médicosociale en faveur de la mère et de l'enfant, encourage la création d'établissements privés de protection maternelle et infantile et organise des cours supérieurs pour les médecins et les infirmières. L'Institut possède trois

la fréquence importante des cas nouveaux de tuberculose et l'organisation de services médicaux et sanitaires appropriés dans les régions rurales. Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

centres à Lisbonne, Porto et Coimbre, dont chacun possède un service de maternité. Par l'entremise de ses dispensaires spécialisés et de ses consultations externes, l'Institut couvre toutes les activités intéressant la protection maternelle et infantile. Les impor-

Dans le domaine de la virologie, des recherches de laboratoire ont été effectuées sur l'épidémie de grippe

de 1957 et sur les caractéristiques antigéniques des souches isolées au Portugal. L'épidémie de poliomyélite de 1958 a conduit à étudier les souches de virus

tantes mesures adoptées à titre expérimental pour la

protection maternelle et infantile aux Açores et à

et, en 1960, une étude sur l'immunité a commencé dans le district de Viana do Castelo. On a isolé le virus du trachome et entrepris des recherches de laboratoire

Madère continuent à donner des résultats satisfaisants. Pendant la période considérée, de nouveaux services de maternité ont été créés, ainsi que d'autres dispensaires de protection maternelle et infantile. En 1958,

sur cette maladie. D'autres travaux ont porté sur les caractéristiques biologiques des souches de Mycotuberculosis isolées au Portugal. Des enquêtes préliminaires ont été faites sur les problèmes de santé posés par les rayonnements ionisants.

dernière année pour laquelle on possède des renseignements complets, il existait 52 dispensaires prénatals

bacterium

gérés par l'Etat et 142 de caractère privé; ils ont reçu la visite de 53 395 femmes enceintes. Le nombre des

accouchements qui ont lieu avec l'assistance d'un médecin ou d'une sage -femme qualifiée augmente constamment et s'est élevé à 104 142 en 1959. En 1958, il existait 60 dispensaires de protection infantile gérés

Budget de la santé Le budget national de 1959 comprenait des prévisions de dépenses s'élevant à 6457,3 millions d'escudos, dont 548,1 millions étaient alloués au Ministère de la Santé

par l'Etat et 233 dispensaires privés, dans lesquels 120 463 enfants de moins d'un an ont reçu des soins.

et de l'Assistance sociale. Les dépenses des services de santé s'élevaient ainsi à 60,1 escudos par habitant.

ROYAUME -UNI DE GRANDE -BRETAGNE ET D'IRLANDE DU NORD Le Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord comprend trois parties principales: l'Angleterre et le pays de Galles, l'Ecosse et l'Irlande du Nord. Situé au large de la région nord -ouest du continent européen, qui, en son point le plus proche, n'en est distant que de quelque 30 km, il est baigné au nord et à l'ouest par l'océan Atlantique, à l'est par la mer du Nord et au sud par la Manche. La superficie totale du Royaume -Uni est de 244 016 km2.

Population et autres données biostatistiques Chacune des trois parties composantes du Royaume -

Uni a son propre Ministère ou Département de la Santé et son propre General Register Office (Bureau

des archives de l'état civil), qui publie ses propres statistiques. Au recensement du 8 avril 1951, la population se répartissait comme suit: Angleterre et pays de Galles, 43 757 888 habitants; Ecosse, 5 096 415;

RÉGION EUROPÉENNE

213

Irlande du Nord,

1 370 921. L'analyse présentée ci -après est essentiellement celle de la situation sanitaire de l'Angleterre et du pays de Galles, mais il sera fait mention de toute différence importante concernant l'Ecosse ou l'Irlande du Nord. Les chiffres estimatifs de la population et d'autres données biostatistiques concernant l'Angleterre et le pays de Galles pour la période 1957 -1960, ainsi que l'Ecosse et l'Irlande du Nord pour la seule année 1960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET

être intéressant de rapprocher ici les données concernant les décès dus aux maladies précitées et à quelques autres en 1951 et 1960 respectivement: 1951

1960

Artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative Tumeurs malignes 139 107

86 080 68 446 37 492 22 533 21 605 14 864 13 806

142 258 98 788

Lésions vasculaires affectant le système nerveux central Bronchite Pneumonie Hypertension Accidents Tuberculose (toutes formes) Complications de la grossesse, de l'accouchement et des suites de couches . Coqueluche Rougeole .

76 222 26 485 24 343 17 824 17 595 3 435

TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

526 453 317

310 37 31

1959

1960

En Ecosse et en Irlande du Nord, la structure de la mortalité est la même. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en Angleterre et au pays de Galles en 1960 ont été: la rougeole (159 364 cas); la coqueluche (58 030); la dysenterie (43 285); la scarlatine (32 170) et la tuberculose (23 977 cas nouveaux). Il a été déclaré aussi 378 cas de poliomyélite en 1960, contre 4844, 1994 et 1028 pour les années 1957, 1958 et 1959. Pour

Population moyenne: Galles Ecosse

Angleterre et pays de Irlande du Nord

44 907 000

45 109 000

45 386 000

45 755 000 5 1

208 000 419 800

Taux de natalité: Galles Ecosse

Angleterre et pays de 16,1 .

16,4

16,4

17,1

19,4

Irlande du Nord Taux de mortalité: Galles Ecosse

22,5

Angleterre et pays de 11,5 .

11,7

11,6

Irlande du Nord

11,5 11,9 10,8

la lèpre, le chiffre de 267 cas déclarés représente vraisemblablement l'ensemble des cas connus en Angleterre et au pays de Galles. En Ecosse, la liste des états pathologiques sujets à déclaration est un peu plus fournie qu'en Angleterre et au pays de Galles;

Accroissement naturel

Angleterre et pays de Galles Ecosse 0,46 .

(i):

0,47

0,49

Irlande du Nord

0,59 0,75 1,17

elle comprend des maladies telles que la varicelle, l'hépatite infectieuse et le charbon. La même obser-

Taux de mortalité infantile:

vation vaut pour l'Irlande du Nord, où la liste en de Vincent. On peut dire cependant que, d'une manière

question comprend l'hépatite infectieuse et l'angine 23,1

Angleterre et pays de Galles Ecosse 22,5

22,2

Irlande du Nord Taux de mortalité maternelle: Galles Ecosse

21,8 26,4 27,0

générale, il n'existe pas entre les trois parties du Royaume -Uni de différences importantes ou constantes quant à la fréquence des maladies infectieuses courantes.

Angleterre et pays de 0,45 .

0,43

0,38

Irlande du Nord

0,39 0,30 0,44

L'une des caractéristiques de l'action de santé

provisoires du dernier recensement décennal (23 avril 1961) s'établissent comme suit: Angleterre et pays de Galles, 46 072 000 habitants; Les résultats

publique au Royaume -Uni est la place importante qu'elle fait aux études de morbidité. En dehors de la déclaration des cas de maladies transmissibles ou professionnelles, beaucoup d'efforts sont consacrés à l'étude des dossiers des malades hospitalisés, des fichiers des omnipraticiens et des renseignements tirés

Ecosse, 5 178 000; Irlande du Nord, 1 425 000. Les principales causes de décès en Angleterre et au pays de Galles ont été, en 1960, les suivantes: artério-

de la radiophotographie de masse sur microfilms ainsi que de l'enregistrement systématique des cas de cancer. D'autre part, une enquête statistique spéciale a été entreprise sur tous les malades qui entrent dans les hôpitaux psychiatriques ou qui en sortent. Commencée en 1949, cette enquête a aidé à formuler de nouvelles directives concernant l'action de santé mentale et l'avenir des hôpitaux psychiatriques. Organisation et administration des services de santé A quelques modifications près, l'organisation des

sclérose des coronaires et myocardite dégénérative (142 258 décès); tumeurs malignes (98 788); lésions vasculaires affectant le système nerveux

central

(76 222); bronchite (26 485); pneumonie (24 343); hypertension (17 824) et accidents (17 759). Le nombre

total des décès a été de 526 268. Ensemble, les trois premières causes mentionnées ont été responsables de plus de 60 % des décès. Une période de quatre années seulement est trop brève pour discerner avec certitude les tendances de la mortalité; aussi peut -il

services de santé demeure, sur tout le territoire du

214

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Royaume -Uni, telle qu'elle est décrite aux pages 299

à 302 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Deux faits nouveaux méritent cependant

d'être signalés. D'une part, le nombre des Regional Hospital Boards (conseils hospitaliers régionaux) est passé de 14 à 15, une nouvelle région, le Wessex (chef -lieu Winchester), ayant été détachée de la vaste région métropolitaine du sud -ouest dont les services

venir, une bien plus grande partie des investissements à la construction de nouveaux hôpitaux ainsi qu'à la remise en état et à la modernisation des établissements existants. Personnel médical et apparenté; moyens de formation Il est difficile de donner un tableau complet de la répartition du personnel médical au Royaume -Uni.

centraux sont à Londres. Le deuxième changement - d'ordre administratif plutôt que structural -a trait au paiement des autorités sanitaires locales pour les services qu'elles assurent, en vertu de la loi sur le Service national de la Santé, dans les domaines suivants : protection maternelle et infantile, soins de post -cure, soins infirmiers à domicile, aide ménagère, vaccinations, ambulances, etc. Avant le ler avril 1959,

La plus grande partie de ce personnel est employé par le Service national de la Santé, soit à plein temps, soit à temps partiel, et ce sont ces effectifs qui figurent ci- après. Cependant, un très grand nombre de méde-

cins travaillent pour l'Etat, les forces armées, les autorités locales, les entreprises industrielles, les uniou la recherche médicale, ou encore à l'étranger. Pour l'Angleterre et le pays de Galles, les médecins employés en 1960 dans les hôpitaux relevant du Serversités

les autorités sanitaires locales recevaient pour ces services des subventions qui couvraient 50 % des frais. Depuis cette date, ces sommes sont comprises dans la

subvention globale que l'Etat verse aux autorités locales pour les services locaux, et ne peuvent plus être évaluées séparément. Il n'est donc plus possible de préciser dans quelles proportions le coût global de ces services est couvert par l'Etat, d'une part, et par les taxes locales perçues par les autorités locales, d'autre part. Pour l'exercice 1959 -1960, le montant global des dépenses faites à ce titre par les autorités sanitaires locales, et financées tant par les taxes que par les subventions gouvernementales, a atteint 62,5 millions de livres. Les modifications intervenues dans l'administration de tel ou tel service seront mentionnées ci -après dans les paragraphes de cet exposé qui s'y rapportent. Services hospitaliers Pendant la période considérée, aucune modification

vice national de la Santé se répartissaient en trois groupes principaux, de même qu'en personnel à plein temps et personnel à temps partiel, comme l'indique le tableau suivant: Catégorie Plein temps Temps

partiel

Total

Médecins principaux des hôpitaux (c'est -à -dire spécialistes) . . .

.

3

884

5 686 31

9 570

Registrars (chefs de clinique adjoints) 2 918 5 694

2 949 5 730

Médecins assistants des hôpitaux (internes, etc.) 36 5 753

Total

.

12 496

18 249

importante n'est intervenue dans les services hospitaliers des trois parties du Royaume -Uni, mais la demande de soins, qu'il s'agisse des malades hospitalisés ou des malades ambulatoires, s'est sensiblement accrue. D'une manière générale, cette demande a été satisfaite encore que pour certaines catégories de cas, les listes d'attente demeurent très encombrées. Les 2626 hôpitaux relevant du Service national de la Santé en Angleterre et au pays de Galles comptaient 483 013 lits en 1960, soit 10,6 lits pour 1000 habitants.

Les médecins rattachés au Service national de la Santé

mais exerçant en dehors des hôpitaux ou pratiquant à titre privé étaient en 1960 au nombre de 22 234. Ainsi les deux grands groupes précités comptaient -ils au total 40 483 médecins qualifiés exerçant en Angleterre et au pays de Galles. La répartition du personnel dentaire est sensiblement analogue. Voici comment elle s'établissait pour l'Angleterre et le pays de Galles en 1960: Catégorie Plein temps Temps

Ils ont reçu 4 136 066 malades et leurs consultations externes 35 millions de visites. Pour 1957, les chiffres correspondants étaient les suivants: 2655 hôpitaux; 483 714 lits; 3 793 613 malades hospitalisés et 33,8 mil-

partiel

Total

lions de visites dans les consultations externes. En outre, il y avait 101 hôpitaux fonctionnant en dehors

Dentistes principaux des hôpitaux

112

333

445 87

Registrars (chefs de clinique adjoints) Dentistes assistants des hôpitaux 40 .

du Service national de la Santé qui, à la date du

47 12

31 décembre 1959, disposaient ensemble de 6342 lits. Les hôpitaux relevant du Service national de la Santé ont souffert dans une certaine mesure de la nécessité où le pays s'est trouvé de consacrer la majeure partie

33 185

45

Total Dentistes installés

.

392

577

10 538 . .

de ses investissements à l'expansion industrielle et au logement, mais la situation est en train de changer. TOTAL GÉNÉRAL.

11 115

On se propose d'affecter, au cours des dix années à

RÉGION EUROPÉENNE

215

La répartition des médecins et des dentistes diffère

talière ou par les autorités sanitaires

locales. Il

assez peu en Ecosse et en Irlande du Nord, mais le rapport entre le nombre de médecins et le nombre d'habitants y est relativement plus élevé qu'en Angleterre et au pays de Galles. Le rapport dentiste /population est à peu près le même en Irlande du Nord qu'en Angleterre et au pays de Galles, mais il est plus faible en Ecosse. Aucune modification importante n'est à signaler en

s'agissait d'une réglementation provisoire qui, en 1960, a fait place à la loi sur les professions paramédicales (Professions Supplementary to Medicine Act) qui régit désormais toutes ces catégories de personnel, sauf les orthophonistes. Cette loi prévoit la constitution

de conseils d'immatriculation chargés de tenir un registre officiel pour chaque catégorie et d'énoncer des

ce qui concerne la formation du personnel médical et dentaire, qui reste confiée à 27 hôpitaux d'enseignement médical et 16 hôpitaux d'enseignement dentaire

normes de compétence et un code d'éthique professionnelle, un Conseil de Coordination devant exercer une surveillance générale. Ainsi, le statut de profession libérale est maintenant reconnu à chacun de ces impor-

pour l'ensemble du Royaume -Uni. L'institution de deux nouvelles catégories de personnel dentaire - les hygiénistes dentaires et les assistants de chirurgie dentaire - est mentionnée dans la section « Hygiène dentaire ». Pour l'année universitaire 1959 -1960, il a été conféré 2236 diplômes de médecin et 485 diplômes de dentiste.

tants groupes de travailleurs sanitaires. Des mesures analogues avaient déjà été prises à l'égard des opticiens qui, en vertu d'une loi de 1958, ont leur propre

Conseil d'Optique chargé de tenir un registre des membres de la profession et de faire observer des normes élevées de compétence et d'éthique professionnelles.

En 1960, environ 152 600 infirmières travaillaient pour les différentes branches du Service national de la Santé; 145 000 d'entre elles exerçaient uniquement dans les hôpitaux. Pour les sages -femmes, le total correspondant était de 17 000. Les 1346 écoles d'infirmières ont délivré 14 500 diplômes et les 265 écoles de sages -femmes 7714. Depuis quelques années, les

Lutte contre les maladies transmissibles La situation générale s'est sensiblement améliorée depuis 1956, en particulier pour les maladies suscep-

tibles d'une prophylaxie active. Du point de vue de la santé publique, la diphtérie ne pose plus un problème grave. En 1959, aucun décès dû à cette maladie n'a été enregistré en Angleterre, ni au pays de Galles. De même, la menace de la poliomyélite s'est beaucoup atténuée, ce qui s'explique dans une large mesure par les campagnes d'immunisation qui ont été activement menées avec le vaccin Salk. Sous l'effet conjugué de

services infirmiers font l'objet d'une attention particulière; on s'efforce, d'une part, d'améliorer la formation professionnelle et, d'autre part, de développer les soins à domicile. Les conditions de travail ont également été améliorées et les horaires ont été abrégés

de 96 à 88 heures par quinzaine. Dans le domaine de l'enseignement, le General Nursing Council a rétabli un niveau minimum d'instruction pour l'admission dans les écoles d'infirmières. Pendant la période de d'infirmières complètent la formation de leurs élèves en les initiant pendant six mois au travail des hôpitaux psychiatriques. Plusieurs programmes expérimentaux de formation professionnelle ont été mis en oeuvre afin de combiner l'expérience hospitalière avec celle des services infirmiers de santé publique. Une autre

différents facteurs sociaux et économiques, de la radiographie de masse, de l'immunisation par le BCG et d'une chimiothérapie énergique, la fréquence des

formation, les aspects sociaux de la maladie sont particulièrement mis en relief, et certaines écoles

cas nouveaux de tuberculose et la mortalité tuberculeuse ont continué de reculer dans tout le Royaume -

Uni. Les cas indigènes de fièvres typhoïde ou para-

typhoïdes sont devenus très rares. La plupart des personnes atteintes ont contracté la maladie à

l'étranger ou ont été contaminées par des denrées alimentaires importées. Les cas déclarés de coqueluche et les décès dus à cette maladie sont aussi devenus

expérience, tentée à Glasgow, vise à conjuguer un enseignement général (lettres ou sciences) sanctionné par un diplôme avec un enseignement infirmier accéléré, l'ensemble des cours durant cinq ans.

beaucoup moins nombreux. Les cas de rougeole ou d'infection à streptocoques demeurent relativement fréquents, mais leur taux de létalité est très faible.

Du fait de l'extension continue des aspects techniques de l'exercice de la médecine, l'art médical, de toute évidence, devient rapidement une science. En

Sur tout le territoire du Royaume -Uni, les programmes de vaccination ont conservé une ampleur considérable. En 1960, par exemple, plus de 2,3 millions de personnes ont été immunisées contre la poliomyélite en Angleterre et au pays de Galles; en 1958 et 1959, ce chiffre avait été bien plus élevé puisqu'environ 5 millions de personnes avaient reçu le vaccin chaque

outre, le traitement des malades, pour être mené à bien, exige de plus en plus un travail d'équipe auquel participent des agents de catégories très diverses. Ces considérations avaient conduit en 1954 à l'adoption

année. Il a été pratiqué aussi un grand nombre de vaccinations contre la variole (408 636 primovaccinations), la diphtérie (755 339), la coqueluche (626 401)

des National Health Service (Medical Auxiliaries) Regulations qui réglementaient l'activité des pédicures, diététiciens, techniciens de laboratoire médical, ergothérapeutes, physiothérapeutes, techniciens de radio-

et la tuberculose (551 164 vaccinations par le BCG).

Une autre méthode de lutte contre les maladies infectieuses, la radiophotographie de masse sur microfilms, mérite d'être mentionnée ici. Plus de 80 équipes

graphie, spécialistes de la gymnastique corrective et orthophonistes employés par l'administration hospi-

spécialisées examinent en moyenne 3,5 millions de

216

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

personnes par an. En 1957 et 1958, le service de radio-

graphie de masse d'Ecosse, renforcé par des équipes venues d'autres régions de Grande -Bretagne, a concentré ses efforts sur une série d'enquêtes générales dans des zones où l'on savait que la tuberculose était particulièrement fréquente. Les villes de Glasgow et d'Edimbourg ont été les principaux théâtres de cette opération, qui a révélé plus de 12 000 cas nouveaux de tuberculose (évolutive chez 4328 sujets). En 1959, cette formule a été appliquée aussi à Liverpool. Dans tout le Royaume -Uni, la radiophotographie de masse sur microfilms est employée à des fins épidémiologiques depuis 1943. Son utilisation est devenue aujour-

que les omnipraticiens participent en plus grand nombre et plus activement aux soins prénatals dispensés aux femmes qui sont inscrites sur leur liste. C'est là une des manifestations de la tendance à cons-

tituer des équipes sanitaires dans lesquelles l'omnipraticien dirige la sage -femme, la visiteuse d'hygiène, l'infirmière à domicile et les autres agents de l'autorité sanitaire locale, et ceci quel que soit l'âge du malade. Actuellement, 96 % des accouchements ont lieu avec l'assistance d'un médecin ou d'une sage -femme qualifiée, et 64 % environ dans un établissement hospitalier. L'amélioration considérable de l'état physique des écoliers témoigne de la valeur des soins dispensés aux enfants pendant les premières années de leur vie. En

d'hui plus sélective, mais sa valeur a été confirmée

pour d'autres maladies que la tuberculose. Elle a rendu d'inestimables services pour le dépistage du cancer du poumon, qui est maintenant une des principales causes de décès chez les hommes d'âge moyen ou plus avancé. Pour l'omnipraticien, elle devient rapidement un moyen commode de diagnostiquer de nombreux types de maladies de poitrine.

Angleterre et au pays de Galles, l'état physique de moins de 2 % des écoliers laisse à désirer. De plus en plus rares sont maintenant les enfants qui, au cours de leur vie scolaire, contractent les maladies infectieuses courantes ou des affections comme l'impétigo, la gale ou la teigne. Le nombre des enfants tubercu-

Protection maternelle et infantile Des progrès constants, quoiqu'un peu lents, ont été accomplis dans le domaine de la protection maternelle et infantile. Les taux de mortalité infantile, de morti-

leux est aussi en régression. La vaccination par le BCG est devenue pratique courante pour les enfants de 13 ans, afin de les protéger au moment où ils vont entrer dans la vie industrielle ou commerciale. En outre, 99 % du lait consommé dans les écoles est pasteurisé, ce qui constitue une autre forme de prophylaxie antituberculeuse. En 1959, 83,9 % des enfants

natalité et de mortalité maternelle ont continué à baisser régulièrement, comme au cours des dix années précédentes; ils demeurent néanmoins légèrement supérieurs aux taux actuellement observés dans certains pays parvenus à un stade analogue de dévelop-

buvaient du lait à l'école et 49,7 % mangeaient dans les cantines scolaires. Des enquêtes spéciales sur la situation dentaire, faites parmi les enfants de 5 à 12 ans

pement social, comme la Suède, les Pays -Bas et la Nouvelle -Zélande. En ce qui concerne la mortalité maternelle, chaque décès est soigneusement étudié et les facteurs étiologiques sont soumis à une analyse critique très poussée. De temps à autre, les leçons tirées de ces études sont publiées; elles sont manifestement utiles aux obstétriciens, omnipraticiens et sages -femmes et ont permis d'améliorer les soins obstétriques. Le taux de mortalité maternelle est en Ecosse légèrement inférieur à ce qu'il est en Angleterre et au pays de Galles. Certaines causes de mortalité dans les tout premiers

dans divers secteurs représentatifs, ont révélé que, de 1953 à 1958, l'état de la denture des enfants de 12 ans s'était détérioré - parallèlement à l'accroissement de la consommation nationale de sucre - par rapport à la période 1948 -1953. De plus en plus on veille

à la santé mentale des écoliers en général, et en particulier des enfants diminués par des infirmités graves,

autres que les intellectuellement anormaux ou inadaptés. Malheureusement, il faut constater que les accidents sont parmi les enfants la plus meurtrière des causes de décès; dans la moitié des cas environ il s'agit d'accidents causés par des véhicules à moteur. Education sanitaire L'éducation sanitaire incombe aux autorités locales, qui sont assistées de diverses manières par le Conseil central pour l'Education sanitaire, organisme où

jours de la vie ont aussi fait l'objet d'une attention spéciale. On a pu réduire le nombre des décès dus à la maladie hémolytique du nouveau -né en admettant

les futures mères à facteur Rhésus négatif dans des établissements hospitaliers où l'exsanguino- transfusion peut être effectuée sur l'enfant dans de bonnes condi-

tions aussitôt après sa naissance. La prématurité demeure la principale cause des décès survenant dans le premier mois de la vie et des services spéciaux de soins aux prématurés ont été organisés sur une grande échelle.

elles sont pleinement représentées et au financement duquel elles contribuent très largement. Le Conseil donne des avis d'experts en matière d'éducation sanitaire, publie une grande variété de brochures, prospectus et affiches, et organise chaque année des cours

L'organisation de la protection maternelle et infantile en Angleterre et au pays de Galles se trouve compliquée par le fait que, dans chaque cas, les trois éléments du Service national de la Santé - l'hôpital,

d'été. La production et l'exploitation de films de court métrage traitant de questions sanitaires, notamment de santé mentale, se développent sans cesse. Les services de radiodiffusion et de télévision participent également à l'action éducative. Les autorités sanitaires

l'omnipraticien et l'autorité locale - peuvent avoir à intervenir. Elle a cependant gagné en cohésion depuis

des centres les plus importants emploient à plein temps des spécialistes de l'éducation sanitaire pour

RÉGION EUROPÉENNE

217

répondre à ces besoins nouveaux et pour toucher tous les intéressés. Nutrition et hygiène alimentaire

s'efforcent d'accélérer le plus possible l'aménagement ou le remplacement de ces habitations. Médecine du travail

Depuis que la liberté des prix et des ventes a été rétablie pour toutes les denrées, la structure du régime alimentaire britannique a lentement évolué. On a pu

constater notamment un remplacement partiel des pommes de terre et de la farine de blé par le sucre et les

En 1959, une loi sur les établissements industriels (Factories Act) est venue renforcer la législation existante en la matière, tout en introduisant de nouvelles

dispositions concernant la sécurité, la santé et le

corps gras, ainsi qu'une augmentation de la consommation de denrées riches en protéines animales. Cepen-

dant, cette augmentation a été contre -balancée par une diminution de la consommation de protéines végétales et, dans l'ensemble, il en est résulté une légère réduction des rations de protéines et de calcium, bien que le régime alimentaire soit devenu un peu plus riche en vitamine A et ses précurseurs. D'après

les meilleurs indices de l'évolution de l'état de nutri-

tion, il ne semble pas que les niveaux de santé en aient été affectés, puisque la mortalité périnatale continue à baisser, que le rythme de croissance des enfants est toujours plus rapide et que la proportion des donneuses de sang refusées pour cause d'anémie demeure faible. En vertu de la loi de 1955 sur les denrées alimentaires

bien -être des ouvriers et employés d'usine. L'une des plus importantes de ces dispositions nouvelles donne pouvoir au Ministre du Travail de réunir et de diffuser des renseignements sur l'hygiène industrielle, d'effectuer des recherches sur les problèmes qui se posent à cet égard et de créer à cette fin des laboratoires. C'est au Gouvernement qu'incombe au premier chef le soin de veiller à ce que la dose de radioactivité reçue de différentes sources par la population soit connue et,

si possible, maintenue à des niveaux admissibles. Il prend avis à ce sujet du Conseil de la Recherche médicale, du Conseil de la Recherche agricole et de l'Administration de l'Energie atomique. Dans tout établissement utilisant des rayonnements ionisants, la santé du personnel peut être exposée à des risques graves. Pour résoudre les problèmes spéciaux concer-

et les médicaments, il a été créé un Conseil consultatif de l'Hygiène alimentaire qui a déjà élaboré une nouvelle réglementation concernant les conditions à observer pour maintenir des normes élevées d'hygiène alimentaire. D'autres règlements ayant trait aux

nant les malades et le personnel des hôpitaux, le Ministère de la Santé a publié en 1957 un recueil de prescriptions destinées à assurer leur protection. Il est apparu que ce recueil, actuellement en revision, est susceptible d'une application beaucoup plus large.

abattoirs, au lait et aux laiteries ont également été adoptés. Le 1 er octobre 1960, il a été déclaré que les

formalités d'attestation concernant les vaches laitières étaient terminées sur tout le territoire du Royaume -Uni, fait important qui témoigne de l'éradication de la tuberculose bovine. Cependant, il reste nécessaire de surveiller constamment le lait pour

Une commission a longuement étudié les dangers créés par l'examen ou le traitement radiologique des malades. Elle a exprimé l'avis que la radiophotographie de masse sur microfilms comporte des risques

relativement faibles, mais que le radiodiagnostic et la radiothérapie posent des problèmes beaucoup plus importants. Elle a préconisé des méthodes qui per-

contrôler la quantité d'antibiotiques qu'il contient et déterminer la fréquence de la brucellose chez les vaches laitières. La pasteurisation en masse semble devoir permettre de résoudre le problème que pose l'infestation fréquente de certains produits à base d'ceufs par les salmonellae. Hygiène du milieu

mettront de répondre aux besoins cliniques des

Des réseaux de distribution d'eau et d'évacuation des eaux et matières usées fonctionnent dans la plus grande partie des îles britanniques; 97 % des habita-

malades, tout en assurant que la radiologie médicale contribue aussi faiblement que possible à la dose de radioactivité reçue par la population. Des règlements et recueils de prescriptions régissant l'utilisation des rayonnements ionisants dans l'industrie et dans les établissements de recherche ont également été publiés, et tous les utilisateurs de matières radioactives sont tenus d'observer des règles spéciales pour l'évacuation des déchets.

tions urbaines et 90 % des habitations rurales ont l'eau courante. Dans un autre domaine, il faut mentionner les améliorations dues à l'application de la loi de 1956 sur la lutte contre la pollution de l'air (Clean

Santé mentale

Air Act). On ne compte pas moins de 500 zones, couvrant 425 km2 et comprenant 600 000 immeubles,

Les grands progrès réalisés ces dernières années dans les méthodes psychiatriques, physiques ou chi miothérapiques de traitement des troubles mentaux ont convaincu l'opinion que ces maladies ne répondent

qui sont assujetties aux règlements concernant la lutte contre la fumée. Cependant, malgré les très nombreuses constructions nouvelles, bien des gens habitent encore des logements qui ne répondent pas aux normes prescrites. Les autorités locales, conscientes des rapports entre l'habitat et la santé,

pas moins au traitement que les autres formes de morbidité. L'application de ces différentes méthodes, un plus large recours à la formule de l'hôpital de jour et la réorientation de certains des services dépendant des autorités locales permettent maintenant de traiter

bon nombre de malades mentaux à leur domicile,

218

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

au lieu de les isoler dans des hôpitaux psychiatriques. Cette évolution a facilité le vote de la loi de 1959 sur

la santé mentale qui, en modifiant la nomenclature des maladies mentales, en simplifiant les formalités d'hospitalisation et en donnant aux autorités sanitaires locales des attributions plus larges, a favorisé à son tour une tendance qui se traduit aussi par la création de services de psychiatrie dans les hôpitaux généraux

et par l'organisation de meilleurs contacts entre les hôpitaux et les services sociaux. On s'achemine ainsi vers l'intégration de la psychiatrie dans la médecine générale, en soulignant l'importance d'une collaboration étroite entre les différents services qui s'occupent

cipent aussi. Le principal organisme intéressé en la matière est le Conseil de la Recherche médicale qui relève d'une commission du Conseil privé, présidée par le Ministre des Sciences, et a compétence pour tout le territoire du Royaume -Uni. Des médecins et d'autres personnalités représentant l'élite scientifique du pays siègent au Conseil de la Recherche médicale et dans ses nombreuses sous -commissions. Pendant la période considérée, le budget du Conseil est passé de 2,5 millions à 4,3 millions de livres sterling. Jusqu'à

une date récente, le Conseil administrait le Service des Laboratoires de Santé publique au nom du Ministère de la Santé, qui en avait la tutelle budgétaire. Ce

des malades mentaux. Des progrès et une évolution analogues peuvent être observés en Ecosse. Hygiène dentaire Comme dans beaucoup d'autres pays, il y a pénurie

Service comprend un réseau de 15 laboratoires de référence, 59 laboratoires régionaux ou de zone et 16 laboratoires « agréés », pour l'ensemble de l'Angleterre et du pays de Galles. Il effectue la majeure partie des travaux de bactériologie et de virologie nécessaires

de personnel dentaire au Royaume -Uni. Parmi les mesures prises pour y remédier, il convient de mentionner l'ouverture prochaine d'une nouvelle école dentaire et la réorganisation ou l'agrandissement de plusieurs écoles existantes. En outre, certains hôpitaux d'enseignement dentaire forment maintenant des

à des fins épidémiologiques ou de diagnostic, ainsi que des recherches très poussées, tant en microbiologie que sur les problèmes sociaux de santé publique. En Ecosse, il existe pareillement une Commission

consultative de la Recherche médicale, ayant pour tâche de donner des avis au Secrétaire d'Etat pour l'Ecosse et au Scottish Hospital Endowment Research

assistants de chirurgie dentaire et des hygiénistes dentaires. L'éducation de la population en matière d'hygiène dentaire fait aussi l'objet d'efforts redoublés

Fund (Fonds écossais pour les recherches hospitalières), qui dispose de ressources financières considérables. Cette Commission travaille en liaison étroite avec le Conseil de la Recherche médicale.

et la fluoruration des eaux est à l'essai dans trois

régions. Les résultats des études extrêmement détaillées qui ont été faites dans ces régions depuis 1956 devaient être publiés en 1962.

Budget de la santé

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

Au Royaume -Uni, les travaux de recherche médicale se font surtout dans les universités, les hôpitaux et autres institutions mais les omnipraticiens exerçant à titre privé et les services de la santé publique y parti-

Pour l'exercice 1959/1960, le budget total du Royaume -Uni s'est élevé à 5629 millions de livres sterling. Le montant brut des dépenses engagées par les autorités centrales et locales au titre du Service national de la Santé a atteint environ £735 millions, soit environ £14 par habitant.

SUÈDE

La Suède occupe, à l'est, la partie la plus vaste de la péninsule scandinave. Elle est bordée au nord et au nord -est par la Finlande, à l'est par le golfe de Botnie, au sud par la mer Baltique et le Cattégat, à l'ouest et

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET

TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

au nord -ouest par la Norvège. Sa superficie est de 449 682 km2.

1960

Population et autres données biostatistiques

Au dernier recensement (leL novembre 1960), la Suède comptait 7 495 129 habitants. Les chiffres esti-

matifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau ci- contre. En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (21 058 décès); tumeurs malignes (13 889); lésions vasculaires affectant le système ner-

Population moyenne . Taux de natalité .

7 392 872 14,5

7 436 066 14,2

7 471 345 14,1

7 497 967 13,7 10,0

Taux de mortalité Accroissement 9,9 .

9,6 0,46 15,9

9,5

naturel (%) Taux de mortalité infantile .

0,46 17,8

0,46 16,6

0,36 16,6

Taux de mortalité maternelle 0,36

veux central (10 076); accidents (3473); pneumonie

0,30

0,24

0,37

RÉGION EUROPÉENNE

219

(3143); hypertension (2305); suicide (1305); maladies de la première enfance (1153); diabète (1026) et tuberculose, toutes formes (598). Le nombre total des décès s'est élevé à 75 093. Les maladies transmissibles suivantes ont été le plus fréquemment déclarées en 1960: rougeole (12 000 cas); scarlatine (11 827); coqueluche (9000); tuberculose, toutes formes, nouveaux cas (4194); salmonelloses, à l'exclusion de la fièvre typhoïde (628) et méningo -encéphalite à virus (427). Parmi les maladies dont il a été enregistré très peu de cas figurent la diphtérie (2 cas), la poliomyélite paralytique (14) et la fièvre typhoïde (15). Organisation et administration des services de santé

Catégorie

Nombre de lits

Nombre de lits par 100 000 habitants

Hôpitaux généraux de toutes catégories Maladies pulmonaires non -chirurgicales Maladies épidémiques Maternités Maladies chroniques Dispensaires psychiatriques Hôpitaux et foyers psychiatriques Déficients mentaux Epileptiques 36 755 5 528 3 524 3 532 18 647 1 468 32 940 13 318 969

490 74 47 47 249 20 438 178 13

Il n'y a pas eu de changements importants dans l'organisation et l'administration des services de santé

suédois, qui sont demeurées dans l'ensemble telles qu'elles ont été décrites aux pages 305 et 306 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Pendant toute la période considérée, des améliorations, peu importantes mais constantes, ont été introduites dans la plupart des services sanitaires assurés par les administrations centrales, départementales ou locales,

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, on comptait 7095 médecins (6128 hommes,

967 femmes), soit un médecin pour 1060 habitants, alors qu'en 1957, leur nombre s'élevait à 6333 (5551 hommes, 782 femmes). Il y avait également 5035 dentistes (3708 hommes, 1327 femmes), contre 4387 (3217 hommes, 1170 femmes) en 1957. Les pharmaciens sont repartis en deux catégories, les « actifs » et

ce qui a entraîné une augmentation parallèle des dépenses. Toutefois, les progrès réalisés en matière de prophylaxie et de thérapeutique ont permis d'alléger certains services - notamment dans le cas des maladies contagieuses et de la tuberculose. En 1957, il y avait 3722 lits dans les hôpitaux pour le traitement des maladies contagieuses et les services de contagieux

des hôpitaux et 6814 lits pour les maladies pulmonaires non -chirurgicales. Par comparaison, les chiffres de 1960 étaient les suivants : maladies contagieuses, 3524 lits et maladies pulmonaires, 5528 lits. Services hospitaliers

les « diplômés en pharmacie », qui totalisaient 2210 praticiens en 1960. Cette même année, le nombre des infirmières en exercice s'élevait à 21 410 et celui des sages -femmes à 1700. C'est en 1959 que, pour la première fois, 20 infirmiers ont obtenu leur diplôme.

En sus du personnel infirmier diplômé, il y avait 31 280 infirmières auxiliaires dans les hôpitaux et les divers établissements (autres que les établissements psychiatriques) et 14 870 dans les hôpitaux psychiatriques. En ce qui concerne l'enseignement, il existe maintenant cinq écoles de médecine (une nouvelle école a

Les hôpitaux suédois constituent un système complet

et entièrement intégré, qui est constamment mis à même de tirer parti de tous les progrès accomplis en médecine et d'en faire bénéficier la population dans l'ensemble du pays. En 1960, il existait 928 hôpitaux généraux de toutes catégories, avec une capacité totale de 116 681 lits, soit 15,6 lits pour 1000 habitants. Le nombre des hospitalisations s'est élevé à plus d'un million et les services de consultations externes des

été ouverte à Umeaa), trois écoles dentaires et une école de pharmacie. Chaque année, 280 étudiants environ obtiennent leur diplôme de médecin. Le nombre des étudiants qui ont obtenu leur diplôme de dentiste a augmenté depuis quelques années; les totaux, pour les quatre années de la période 1957 -1960, étaient respectivement de 125, 132, 141 et 215. Il

hôpitaux généraux ont reçu 2 007 000 visites. Le tableau ci- contre résume la répartition des 928 hôpitaux en catégories principales. Indépendamment des laboratoires des hôpitaux, il existait, en 1960, deux instituts gouvernementaux de la santé et neuf laboratoires de santé publique. Ces derniers ont procédé, en 1960, à 1 158 200 examens (1 120 000 examens bactériologiques, 27 100 examens virologiques et 11 100 examens parasitolo-

existe 29 écoles d'infirmières qui forment, chaque année, environ 1470 infirmières, après un enseignement de trois ans. Les sages- femmes suivent un cours de 16 mois, qui est précédé par une formation de deux ans dans une école d'infirmières. Il existe deux écoles de sages- femmes, qui délivrent près de 70 diplômes

par an. Les infirmières auxiliaires qui doivent travailler dans les hôpitaux autres que les hôpitaux psychiatriques reçoivent une formation d'une année. Environ 1000 auxiliaires sont ainsi formées chaque année. Les infirmières auxiliaires des hôpitaux psychiatriques reçoivent une formation de plus longue durée (20 mois et demi) et environ 290 d'entre elles finissent chaque année leurs études.

giques); en 1957, le total avait été de 921 000. Le nombre de spécimens virologiques soumis aux laboratoires a augmenté de plus de 60 % et le nombre des examens parasitologiques a plus que doublé.

220

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Lutte contre les maladies transmissibles

Les maladies contagieuses courantes de l'enfance continuent d'être observées en grand nombre en Suède,

sous leur forme épidémique habituelle. Il convient toutefois de noter que la diphtérie est devenue pratiquement négligeable; pour les quatre années de la période 1957 -1960, le nombre des cas déclarés a été respectivement de 11, 1, 0 et 2. La fièvre typhoïde a virtuellement disparu, elle aussi. Par contre, les salmonelloses, la dysenterie bacillaire, la gastro -entérite maligne chez les enfants de moins de deux ans et la méningo -encéphalite à virus continuent à sévir, et il

n'existe pas encore de moyens bien définis de les combattre, en dehors de l'observation de mesures strictes contre la contamination bactériologique.

de consultations externes. Comme beaucoup d'autres pays, la Suède a connu certaines difficultés en ce qui concerne l'hospitalisation des malades mentaux. Dans une certaine mesure, ces difficultés ont été surmontées grâce à une légère augmentation du nombre des lits, qui s'est accompagnée d'une diminution de la durée moyenne du séjour. Mais c'est principalement l'augmentation du nombre des dispensaires psychiatriques de consultations externes et du nombre des malades qui ont été dirigés vers ces établissements qui a permis de faire face à la situation. En 1957, il existait 20 dispensaires, qui ont reçu la visite de 16 363 malades; en 1960, les chiffres étaient de 26 dispensaires et 31 000 malades.

sibles, on a toujours recours dans une très large mesure aux vaccinations. En 1959 par exemple, les chiffres ont été les suivants: 102 200 primovaccinations antivarioliques, 20 000 vaccinations contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes, environ 65 000 vaccinations contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche, et 1 040 000 contre la poliomyélite. Le BCG

Pour prévenir les principales maladies transmis-

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

La recherche médicale, qui est encouragée par tous les moyens, est très développée dans tous les hôpitaux

universitaires et dans les autres grands hôpitaux de Suède. Il existe un Conseil de la Recherche médicale, qui coordonne la recherche dans les principaux domaines de la science médicale et qui accorde diverses facilités à cet égard. Collaboration internationale en matière de santé

est également administré, régulièrement, à environ 95 % des nouveau -nés, soit approximativement à 100 000 enfants par an. Le programme de lutte antituberculeuse dispose de 707 dispensaires dans lesquels 186 000 nouveaux malades ont reçu des soins en 1959; à cet effet, 540 689 examens radiographiques et 23 628 examens de laboratoire ont été effectués.

Protection maternelle et infantile

Les services de protection maternelle et infantile étaient assurés en 1960 par 1340 dispensaires prénatals. Au total, 85 454 femmes enceintes ont reçu des soins dans ces centres, à l'occasion de 650 000 visites. Il y a également eu 94 000 visites à domicile. En 1960, on a enregistré en Suède 103 628 naissances, qui ont toutes bénéficié de l'assistance d'un médecin ou d'une sage -femme diplômée. Les 1515 centres de santé pour enfants ont reçu la visite de 98 990 enfants de moins d'un an et de 330 007 enfants d'âge préscolaire (un à sept ans), soit un total de plus de 980 000 visites. En outre, environ 465 000 visites à domicile ont été faites à des enfants de moins d'un an et 278 000 à des enfants d'âge préscolaire. Santé mentale

Il est intéressant de noter l'organisation des services sanitaires particulière aux districts situés le long des frontières, entre la Suède et la Norvège, et entre la Suède et la Finlande; dans ces districts, les médecins sont autorisés à exercer hors de leur propre pays, ce qui permet aux habitants de ces régions d'obtenir des soins médicaux de la manière qui est la plus commode pour eux.

Budget de la santé

Le budget du Gouvernement suédois prévoyait, en 1960/1961, un montant total de dépenses de 13 670

millions de couronnes suédoises. Sur ce chiffre, la contribution du Gouvernement central aux dépenses des services de santé s'élevait à 601 millions de couronnes. Il convient d'ajouter à ce montant une somme de 387 millions provenant des fonds publics d'assurance- maladie; d'autre part, les autorités intermédiaires (conseils de département et conseils communaux) ont fourni 1382 millions et les autres autorités

Une attention toujours plus grande est vouée aux problèmes que pose la santé mentale de la collectivité, en ce qu'ils affectent tant les hôpitaux que les services

locales 26 millions. Le total général des dépenses consacrées aux services de santé était donc de 2396 mil-

lions de couronnes, soit 319 couronnes par habitant.

RÉGION EUROPÉENNE

221

SUISSE

La Suisse, pays d'Europe centrale, est bordée au nord par l'Allemagne, à l'est par l'Autriche, au sud par l'Italie et à l'ouest par la France. Sa superficie est de 41 288 km2.

professionnelle. D'autres, concernant la prévention des maladies transmissibles et le contrôle des substances

toxiques, sont en préparation. Antérieurement, la réglementation en matière de substances toxiques dépendait des autorités cantonales. L'afflux de travailleurs étrangers dans le pays pendant la période considérée a eu d'importantes répercussions sur l'économie et sur la situation sanitaire. En août 1960, on comptait en Suisse 435 000 travailleurs étrangers, soit 8 % de la population totale. Services hospitaliers

Population et autres données biostatistiques

Lors du dernier recensement (ter décembre 1960), la Suisse comptait 5 429 061 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957

En 1956, on comptait 151 hôpitaux généraux, dotés de 25 816 lits, et 57 hôpitaux psychiatriques avec 17 820 lits; en outre, 24 731 lits étaient disponibles dans divers hôpitaux spéciaux ou cliniques. Le nombre total des lits d'hôpitaux s'élevait donc à 68 367, soit 13,6 lits pour 1000 habitants. Au cours de la période considérée, de nombreux hôpitaux ont été modernisés et quelques nouveaux établissements ont été édifiés. En 1957, il y avait 41 sanatoriums antituberculeux, avec un total de 1343 lits, mais le nombre des lits a récemment diminué. Traitement des maladies chroniques et dégénératives et soins aux personnes âgées

1958

1959

1960

Population moyenne Taux de natalité . .

5

117 000 17,7 10,0

5

185 000 17,6 9,5 0,81

5

240 000 17,7

5

429 061 17,4

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 9,6 0,81

9,6 0,78 21,1

.

0,77 22,9 0,7

Taux de mortalité infantile .

22,2 0,8

22,2

Taux de mortalité maternelle 0,6

Les lits d'hôpitaux étant réservés par priorité aux sujets atteints de maladies aiguës, le traitement à domicile des malades chroniques et des personnes âgées ne cesse de prendre de l'importance. Dans quelques villes, des organisations bénévoles ont formé

0,6

des visiteuses qui s'occupent des vieillards isolés et des couples âgés. A l'occasion de la rénovation de certaines zones urbaines, on a construit des foyers

En 1958, les principales causes de décès ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (12 316 décès); tumeurs malignes (10 062); lésions vasculaires affectant le système ner-

qui permettent aux personnes âgées de rester en

contact avec leur milieu habituel; le financement en a été assuré par les pouvoirs publics. En ce qui concerne les maladies chroniques, on tend de plus en plus

veux central (5892); accidents (3229); hypertension (1742); gastrite, duodénite, entérite, colite et autres maladies de l'appareil digestif (1622); maladies de la première enfance (1235) et suicides et automutilations (1017). Le nombre total des décès s'est élevé à 52 094. Les maladies transmissibles le plus fréquem-

à créer des établissements spéciaux rattachés aux hôpitaux, au lieu de recourir aux lits existants dont on a grand besoin pour d'autres malades. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, la Suisse comptait 8085 médecins, 2196 dentistes, 1097 pharmaciens et 1590 sages- femmes; en 1956, il y avait 8348 infirmières. En 1960, 389 diplômes

ment déclarées en 1960 ont été: la rougeole (13 220 cas); la coqueluche (5174); la tuberculose (2311); la scarlatine (2026); la poliomyélite (139) et les infections à méningocoques (57).

Organisation et administration des services de santé L'organisation des services de santé demeure celle

de médecin ont été délivrés par les cinq écoles de médecine. Un comité de professeurs de faculté des diverses universités a examiné la réforme du programme d'études médicales. Pour les pharmaciens, la durée des études a été ramenée de 12 à 11 semestres. En dépit de l'existence de 34 écoles d'infirmières et de 9 écoles de sages- femmes, la Suisse souffre d'une grave

qui a été décrite aux pages 308 et 309 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Des dispositions législatives ont récemment été adoptées concernant les méthodes médicales de réadaptation

pénurie de personnel infirmier. Le fait s'explique en partie par le taux très élevé de l'emploi féminin, ce

222

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

qui oblige à recourir à un nombre considérable d'infirmières étrangères. Lutte contre les maladies transmissibles

parfois placés dans des familles spécialement choisies à cet effet. Principaux problèmes de santé publique

Au cours de la pandémie de grippe de 1957, on a enregistré en Suisse 193 990 cas, dont 1395 ont été mortels. Certains cantons organisent annuellement

Dans l'action de santé publique, la priorité est passée des maladies transmissibles à certaines maladies

des campagnes de vaccination gratuite contre la variole et la diphtérie. Le vaccin antipoliomyélitique

à virus vivant est utilisé depuis 1960 et environ maladie. Pour la tuberculose, la surveillance des écoliers est assurée par les services de santé scolaire. L'ampleur de l'action antituberculeuse menée en Suisse ressort du fait qu'en octobre 1960, tout le bétail suisse a été déclaré exempt d'infection. Hygiène du milieu

non contagieuses, et surtout au cancer, notamment au cancer du poumon, dont les cas sont de plus en plus nombreux. En 1960, on a enregistré 1074 décès, contre 155 en 1930. Un autre problème important est posé par les cardiopathies, les troubles du système circulatoire et les maladies rhumatismales. Il convient de mentionner également l'alcoolisme et les accidents

1,5 million de personnes ont été protégées contre la

de la route, auxquels sont dus un grand nombre d'accidents de personnes et de décès. La pollution de l'air et des eaux augmente mais, comme on l'a signalé, les autorités prennent des mesures pour résoudre ce problème.

L'accroissement de la population et l'augmentation

du volume d'eau utilisé par l'industrie posent des problèmes sanitaires, notamment en ce qui concerne la pollution des eaux. Par suite de la création de nouveaux établissements d'exploitation du pétrole, surtout de raffineries, et du développement de la circu-

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique Les grands laboratoires pharmaceutiques procèdent

eux -mêmes à des recherches et en subventionnent d'autres dans les universités. Les établissements médicaux et les cliniques poursuivent aussi divers travaux. En 1957 -1958, on a inventorié les appareils de radiologie installés en Suisse et enquêté sur leur utilisation, si bien qu'il a été possible d'évaluer la dose génétique

lation automobile, le problème de la pollution de

l'air revêt de plus en plus d'urgence. On prend garde aussi à une contamination radioactive de l'eau, du sol et de l'atmosphère à la suite de l'installation de deux réacteurs nucléaires. Une Commission fédérale surveille constamment les éléments radioactifs présents dans l'air, les eaux, le sol, les os, le lait et d'autres

de radiations ionisantes reçue par la population. En ce qui concerne le goitre endémique, 15 000 examens anatomo -pathologiques individuels ont été effectués.

aliments. Des avant -projets ont été établis pour la centralisation des collectes de déchets radioactifs et, sur la demande de la Commission fédérale, on a examiné la possibilité de les enfouir dans les grottes des régions montagneuses. Santé mentale Grâce aux progrès récents en matière de traitement

Il en ressort que la maladie a reculé dans toute la Suisse, grâce à l'emploi prophylactique du sel iodé. La réduction la plus sensible de la fréquence de cette affection a été constatée chez les individus de moins de 20 ans. Budget de la santé

des maladies mentales, les anciens asiles se sont transformés en hôpitaux psychiatriques modernes. La méthode ambulatoire est fréquemment employée pour le diagnostic et le traitement; les malades sont

Le budget de 1959 comprenait des prévisions de dépenses s'élevant à 6211 millions de francs suisses. La part revenant aux services de santé représentait 8,1

de ce montant, et correspondait à une dépense de 96,5 francs suisses par habitant.

TCHÉCOSLOVAQUIE

La Tchécoslovaquie, située en Europe centrale, est bordée au nord par l'Allemagne et la Pologne, à l'est par l'Union des Républiques socialistes soviétiques, au

Population et autres données biostatistiques

sud par la Hongrie et l'Autriche et à l'ouest par l'Allemagne. Le pays comprend les provinces de Bohême, de Moravie -Silésie et de Slovaquie. Depuis les ler juillet 1960 le territoire national est réorganisé

Au recensement du ler mars 1950, la Tchécoslovaquie comptait 12 338 450 habitants. Un nouveau recensement, effectué le ler mars 1961, a fait

apparaître que la population du pays s'élevait à 13 741 529 habitants. Des chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau de la page suivante :

du point de vue administratif; outre la capitale, Prague, il est divisé en dix régions administratives, elles -mêmes subdivisées en districts. La superficie de la Tchécoslovaquie est de 127 859 km2.

RÉGION EUROPÉENNE

223

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

la santé nationale (hôpitaux avec polycliniques et services de consultations externes dans les collectivités sanitaires).a été progressivement étendu, de sorte qu'à

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

présent l'institut de district de la santé nationale, administré par le comité national de district, comprend les établissements suivants : hôpitaux avec polycliniques et petits services de consultations externes dans

1957

1958

1959

1960

Population moyenne . . Taux de natalité

13 358 035 13 474 401 17,4 18,9 10,1

13 564 593 13 648 864 15,9 16,0

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 9,3

9,7 0,63 25,7 0,45

9,2

les collectivités sanitaires et les usines, stations de transfusion de sang, station d'hygiène et d'épidémiologie du district, station d'éducation sanitaire du district, pharmacies, écoles d'optique pour travailleurs sanitaires, ainsi qu'institutions spécialisées de soins thérapeutiques (hôpital psychiatrique, hôpital pour tuberculeux, institutions pour enfants, etc.). L'institut de district est dirigé par un médecin fonctionnaire. A l'échelon régional les hôpitaux principaux,

.

0,88 33,5

0,87 29,5 0,51

0,67 23,5

Taux de mortalité infantile .

dotés d'un équipement et d'un personnel complets et habituellement rattachés aux facultés de médecine, assurent des directives techniques et des moyens de formation post -universitaire au personnel des institutions secondaires. Ces services régionaux, auxquels s'ajoutent d'autres organismes régionaux chargés de l'épidémiologie, de l'éducation sanitaire, du stockage et du contrôle pharmaceutique des médicaments, etc., sont administrés par les comités nationaux régionaux. A l'échelon central, les comités nationaux siégeant en session plénière et le Conseil des Comités nationaux

Taux de mortalité maternelle 0,63 0,42

En 1959, les principales causes de décès ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (24 297 décès); tumeurs malignes (24 066); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (14 254); pneumonie (7549); accidents (6443) et tuberculose, toutes formes (4038). Le nombre total des décès s'est élevé à 131236. Les maladies trans-

missibles ayant fait l'objet du plus grand nombre de déclarations en 1960 ont été les suivantes: rougeole (67 686 cas); hépatite infectieuse (39 044); scarlatine (36 587); tuberculose, toutes formes, cas nouveaux (18 139); coqueluche (7918); encéphalite infectieuse (1175); typhoïde (778); diphtérie (626); infections à méningocoques (375) et trachome (363). Organisation et administration des services de santé

règlent les problèmes fondamentaux concernant le développement des services de santé et toutes autres questions dont ils sont saisis par le Ministère de la Santé.

services de santé aux différents échelons, central,

L'organisation et l'administration de base des

régional et de district, sont décrites à la page 310 du

Le Ministère de la Santé est responsable devant le Gouvernement du développement harmonieux des services de santé dans l'ensemble du pays. Il définit les principes directeurs de l'action sanitaire et en prépare l'application par l'établissement des programmes et du budget de la santé. Il n'administre directement que les institutions d'importance nationale, mais il surveille l'exécution des recherches de santé publique et de médecine, élabore les normes et les bases juridiques de l'action sanitaire et s'efforce de mettre en pratique les nouvelles connaissances scientifiques et techniques. Développement de l'action sanitaire

Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Au cours de la période 1957 -1960, on a main-

tenu l'unité du fonctionnement et de l'organisation des services de santé et réalisé une démocratisation plus poussée de leur direction. D'autre part, les responsabilités des districts ont été étendues et on leur a confié l'administration d'un plus grand nombre d'institutions: sanatoriums pour tuberculeux, hôpitaux psychiatriques, maisons de convalescence, homes d'enfants et pharmacies. La réorganisation territoriale et administrative du ter juillet 1960, à laquelle il a déjà été fait allusion, a facilité le développement de cette tendance. Les districts et régions nouvellement créés sont bien plus étendus, leur population étant en moyenne de 120 000 et 1 200 000 habitants respectivement. Le système uniforme d'institutions de soins préventifs et thérapeutiques de base rattachées aux instituts de district de

En Tchécoslovaquie, l'action sanitaire s'est développée dans le cadre de plans quinquennaux successifs.

Le deuxième de ces plans, qui portait sur la période 1956 -1960, prévoyait une extension et une amélioration des services de santé existants; il visait notamment à réaliser la prévention des maladies professionnelles, et à maîtriser et éliminer totalement les maladies transmissibles à fréquence massive, et surtout la tuber-

culose. Il avait en outre pour but l'intensification de la lutte contre les tumeurs malignes et les maladies cardio -vasculaires et la diminution de la fréquence des accidents dans l'industrie lourde, les transports et l'agriculture. Il soulignait la volonté du Gouvernement d'assurer aux nouvelles générations des

224

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

conditions sanitaires favorables à leur croissance et à leur développement. Enfin, une attention spéciale devait être consacrée aux besoins des zones rurales. Pour la réalisation de tous ces objectifs, le deuxième plan quinquennal demandait un accroissement de l'ordre de 10,9 % du nombre des lits dans les hôpitaux

des examens supérieurs pour l'obtention des divers titres de médecin spécialiste. Cette formation spécialisée est contrôlée par deux instituts de formation médicale post- universitaire. En 1960, le pays comptait au total 23 997 médecins, soit une proportion de un médecin pour 571 habitants. Il y avait en outre 2232 dentistes et 4800 pharmaciens.

généraux, les maternités, les hôpitaux spécialisés et les établissements de cure, ainsi qu'une augmentation de 23,3 % du nombre des postes de médecin. Le troisième plan quinquennal, établi pour la période 19611965, repose sur des bases assez semblables, mais insiste davantage sur l'amélioration des conditions du milieu. Le Ministère de la Santé a également entrepris d'élaborer un plan à long terme de développement des services de santé qui devrait s'achever en 1980. Les réalisations du second plan quinquennal apparaissent notamment dans l'accroissement de 12 % du nombre des lits d'hôpital, de 8,8 % au moins de celui des centres

Le personnel paramédical, qui comprend les infirmières, les infirmières de pédiatrie, les sages- femmes,

les diététiciens, les agents sanitaires, les techniciens de radiologie, les assistants dentaires, les opticiens et les techniciens de laboratoire est formé dans 77 écoles relevant du Ministère de la Santé. Sur les 4500 agents sanitaires qui sortent chaque année de ces écoles, 40 % sont des infirmières et 30 % des infirmières de pédiatrie. Dans ces deux branches des soins

infirmiers, les études normales durent quatre ans, mais il existe en outre des cours supérieurs pour toutes les catégories de personnel sanitaire. Lutte contre les maladies transmissibles

de santé, de 12 % du nombre des places dans les crèches pour enfants de moins de 3 ans. Enfin, l'effectif des médecins a augmenté de 19,5 %. D'autres

progrès importants accomplis pendant la période 1957 -1960 sont résumés dans les paragraphes suivants de cet exposé. Services hospitaliers

La morbidité due aux maladies transmissibles a sensiblement diminué. Alors qu'en 1957, la proportion des cas de fièvre typhoïde par 100 000 habitants était de 8,8, elle était tombée à 5,7 en 1960. Pour la diphtérie

Outre les établissements de soins appartenant aux forces armées et les maisons de retraite et institutions pour pensionnaires 'âgés, on comptait, vers le milieu de 1960, 236 hôpitaux généraux totalisant 100 799 lits, 22 hôpitaux psychiatriques avec 16 069 lits, 53 hôpitaux pour tuberculeux avec 12 779 lits, 199 autres établissements assurant l'hospitalisation avec 12 848 lits et 144 établissements de cure dotés de 24 801 lits. Tous ces établissements offraient au total 167 296 lits (soit 12,2 lits pour 1000 habitants et 7,4 lits d'hôpital général pour 1000 habitants) et ont admis cette annéelà 2 511 624 malades. On comptait de plus 7864 éta-

les chiffres correspondants ont été de 7,4 en 1957 et 4,6 en 1960, et pour la coqueluche de 397,8 en 1957 et 58 en 1960. Au cours de la période 1952 -1956, la

morbidité moyenne due à la poliomyélite était de 8,2 par 100 000 habitants. En 1957, le vaccin Salk a été administré à quelque 2,25 millions d'enfants et, en 1960, le vaccin Sabin à environ 3,5 millions. En 1958, il n'a été enregistré que 312 cas de poliomyélite paralytique, contre 1074 l'année précédente. En 1959, il y en a encore eu 298 cas, mais 61 seulement en 1960;

blissements de soins ambulatoires, comprenant des centres de santé, des polycliniques régionales et des centres de protection de l'enfance, qui ont assuré au total 154 millions d'examens et de traitements. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

enfin, au cours du second semestre de cette dernière année, on n'a plus compté que 2 cas de poliomyélite pour l'ensemble du pays et les deux étaient des cas importés. On a également pu noter une importante réduction (environ 18 %) du nombre des cas de tuberculose déclarés entre 1957 (22 055 cas) et 1960 (18 139

cas), le nombre total de cas connus ayant diminué d'environ 7,3 %. Les vaccinations contre la variole, la diphtérie, la tétanos, la coqueluche, la tuberculose et la poliomyélite sont pratiquées de façon massive. Entre le ter juillet 1959 et le 30 juin 1960, on a effectué 219 784 primovaccinations et 456 153 revaccinations contre la variole; 284 547 enfants ont reçu leurs trois injections de vaccin antidiphtérique et environ 700 000

La formation des médecins, dentistes et pharmaciens jusqu'au diplôme relève du Ministère de l'Edu-

cation, qui agit en collaboration avec le Ministère de la Santé. Les neuf facultés de médecine de Tchéco-

slovaquie décernent chaque année des diplômes à quelque 1300 médecins. Les études de médecine durent

six ans. Les chirurgiens- dentistes sont formés dans cinq des écoles de médecine où ils accomplissent cinq

années d'études; le nombre annuel des diplômés

des doses de rappel; 609 418 ont reçu les trois doses de vaccin anticoquelucheux et 1 462 448 ont subi la série complète d'injections d'anatoxine tétanique. Pour ces trois dernières maladies, on a adopté progressivement depuis 1957 la vaccination par un triple antigène. Les sujets auxquels on a administré le vaccin

atteint 125 en moyenne. Les études de pharmacie, elles aussi, durent cinq ans et ont lieu dans deux facultés de pharmacie; le nombre annuel des diplômés est d'environ 150. De 1957 à 1960, environ 8000

Salk pendant la même période ont été au nombre de 219 219, alors que le vaccin Sabin a été administré à 3 501 669 personnes. Enfin, 466 160 personnes ont été vaccinées par le BCG contre la tuberculose.

médecins ont passé les examens du diplôme ou

RÉGION EUROPÉENNE

225

Protection maternelle et infantile

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

En 1960, 93,3 % des 218 102 accouchements ont eu lieu dans des établissements hospitaliers. La mortalité maternelle due à toutes les causes se rattachant à la grossesse, à l'accouchement et à la période puerpérale a été de 0,42 pour 1000 naissances vivantes. On accorde une attention toute particulière aux soins de pédiatrie en faveur des enfants de moins d'un an et des enfants d'âge préscolaire (jusqu'à six ans). Ces soins sont assurés dans les dispensaires et à domicile.

Les quatre instituts de l'Académie des Sciences tchécoslovaque, les vingt -six instituts du Ministère de la Santé et les neuf facultés de médecine offrent de larges possibilités de recherche. Dans le domaine

de la santé publique, des études spéciales ont été faites

Grâce à tous ces efforts, la mortalité infantile est tombée de 33,5 pour 1000 naissances vivantes en 1957 à 23,5 en 1960, soit une réduction de 30%.

l'isolation phonique des habitations ainsi que sur les principes scientifiques de la construction et de l'aménagement des villes et des campagnes. En nutrition, des recherches sur les rations de protéines et de vitamines ont été poursuivies du double point de vue des besoins des travailleurs de diverses catégories et de l'alimentation collective. On attribue une importance particulière aux recherches sur la toxicologie industrielle et sur les rayonnements ionisants. On a également effectué de nombreux travaux de bacté-

sur la ventilation,

le chauffage, l'éclairage,

Le Service de Santé scolaire s'occupe de plus de deux millions d'enfants des écoles maternelles et primaires; 92 % de ces enfants subissent un examen médical au moins une fois par an. Des examens médicaux préventifs et des soins médicaux urgents sont également assurés aux adolescents de 15 à 18 ans.

Ainsi, plus du tiers des adolescents du pays bénéficient d'un contrôle médical. Principaux problèmes de santé publique

riologie et de virologie et mis au point un nouveau vaccin antituberculeux. Les recherches opérationnelles pour l'étude scientifique de l'organisation des services sanitaires retiennent spécialement l'attention. Industrie pharmaceutique

On estime que le principal problème de santé publique est celui de la protection des conditions de vie et de travail; il englobe notamment l'élimination des poussières, de la fumée et du bruit, l'hygiène des

approvisionnements en eau et la prévention de la pollution industrielle des cours d'eau. Vient ensuite l'amélioration systématique de la valeur nutritive du régime alimentaire. A cet égard, on considère que l'excès de graisses et d'hydrates de carbone est un facteur défavorable. L'hépatite infectieuse requiert encore beaucoup d'attention, bien que la mortalité due à cette maladie ait sensiblement diminué Le vieillissement de la population et la morbidité qui s'y rattache, ainsi que la fréquence élevée des accidents

L'industrie pharmaceutique tchécoslovaque joue actuellement un très grand rôle dans l'amélioration des soins médicaux et fournit un sérieux apport au commerce extérieur du pays. La plupart des médicaments de l'arsenal thérapeutique moderne: sulfamides, vitamines synthétiques, hormones stéroïdes, barbituriques, antibiotiques, sont produits par l'industrie nationale. Budget de la santé

En 1960, le budget total de la Tchécoslovaquie s'élevait à 103 406 millions de couronnes tchécoslovaques, dont 6,7 % devaient être alloués aux services

dans l'industrie et parmi les enfants, sont autant de problèmes que la Tchécoslovaquie partage avec d'autres pays évolués.

de santé, soit une dépense de 509 couronnes par habitant.

TURQUIE La Turquie est située à la fois en Europe et en Asie. POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS) ET ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE)

La Turquie d'Europe est bordée au nord par la Bulgarie, à l'est par la mer Noire, au sud par la mer de Marmara et à l'ouest par la Grèce et la mer Egée. La Turquie d'Asie est limitée au nord par la mer Noire, à l'est par l'Union des Républiques socialistes soviétiques et l'Iran, au sud par l'Irak, la Syrie et la mer Méditerranée, et à l'ouest par la mer Egée. La superficie du pays est de 780 576 km2. Population et autres données biostatistiques Lors du dernier recensement (1960), la population

Données biostatistiques

1957

1958

1959

1960

Population moyenne . Taux de natalité .

25 498 226 26 246 614 27 016 935 27 829 831 31,5 53,3 31,0 33,7 10,0 10,0

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 10,0

de la Turquie s'élevait à 27 829 831 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant:

9,2 2,23

.

4,33

2,10

2,37

226

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

causes qu'au rhumatisme ou à l'artériosclérose)

Les causes les plus importantes de décès en 1959 ont été les suivantes: cardiopathies (dues à d'autres

l'Assistance sociale a mis au point un plan de natio-

nalisation de la médecine en Turquie. Ce plan a maintenant été approuvé par le Gouvernement et les mesures législatives y afférentes devaient prendre

(17 698 décès); pneumonie (16 889); maladies de la première enfance (11 885); gastrite, duodénite, entérite et colite (11 176); tuberculose, toutes formes (6170); tumeurs malignes (5035); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (3972) et accidents

effet à partir du ler mars 1962. La réalisation de ce programme de nationalisation s'échelonnera sur une période de quinze années. Services hospitaliers

(3586). Le nombre total des décès enregistrés s'est élevé à 103 297. Il est également intéressant de mentionner le nombre total des décès dus aux maladies transmissibles suivantes: diphtérie (623 décès); rougeole (461); tétanos (445); fièvre typhoïde (442); rage

En 1959, la Turquie disposait de 290 hôpitaux généraux avec un total de 34 806 lits, soit 1,3 lit pour 1000 habitants. A ces hôpitaux, il convient d'ajouter 3 hôpitaux psychiatriques (4250 lits), 29 maternités (2629 lits), 6

(50) et dysenterie, toutes formes (48). Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: trachome (34 731 cas); rougeole (15 926); fièvre typhoïde (6884); coqueluche (6631); syphilis, cas nouveaux (4115) et diphtérie (3532). Il y a eu également 2841 déclarations concernant le paludisme récurrent et 59 déclarations se rapportant à des cas de rage chez l'homme. En raison de l'adoption d'un nouveau système, des chiffres exacts ne sont pas disponibles pour la tuberculose. Organisation -et administration des services de santé

hôpitaux pour trachomateux

(150

malades) et 257 centres de santé disposant au total de 3402 lits. Le nombre total des lits d'hôpital s'élevait ainsi à 45 237, soit 1,67 lit pour 1000 habitants. Dans

ces institutions ont été admis, en 1959, 832 699 malades. Au cours de cette même année, le total

général des visites dans les services de consultations externes de ces hôpitaux et dans les autres polycliniques et dispensaires a été de 8 879 085. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

L'organisation des services de santé demeure telle qu'elle a été décrite à la page 312 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Pendant la période considérée, de nombreuses mesures législatives

ont été adoptées dans le but d'étendre ou de libéraliser le système de sécurité sociale. Ce système qui, dans son essence, est fondé sur le principe de l'assurance, a été amendé en ce qui concerne les pensions de vieillesse, l'assurance -invalidité, les frais d'enterrement, les pensions de survivants, les allocations de maternité,

les accidents industriels et les prestations de l'assurance- maladie. D'autres mesures législatives visaient la création d'un Institut de la Prévoyance sociale, rattaché au Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale, et une large extension des responsabilités incombant, au point de vue de l'enseignement dispensé par elle et de son rôle consultatif, à l'Ecole de Santé publique d'Ankara. Dans d'autres domaines administratifs, de nombreuses lois d'amendement et de nombreux règlements ou nouvelles mesures législatives intéressant la santé publique sont entrés en vigueur. Ils s'appliquent à des questions telles que la protection des nourrissons et des enfants, la formation des infirmières et des sages- femmes, les établissements de physiothérapie, la police sanitaire et l'énergie atomique.

En 1959, on comptait 7826 médecins au service du Gouvernement ou exerçant à titre privé, soit un médecin pour 3450 habitants. Il y avait aussi 1188 dentistes, 1387 pharmaciens, 2848 infirmières, 2827 sages femmes, 3341 agents de l'assainissement ou auxiliaires des services hospitaliers et de laboratoire. Parmi les sages- femmes, 2627 opéraient dans les zones rurales et étaient responsables de la majeure partie des accouchements survenant dans ces zones. Il existe en Turquie trois écoles de médecine, celles d'Istanbul, d'Ankara et d'Izmir. Elles comptent, au total, environ 3600 étudiants dont 450 obtiennent, chaque année, leur diplôme de médecin. Les femmes représentent près de 20 % de l'ensemble des diplômés. La formation des infirmières pose un grave problème en Turquie, et, en 1959 -1960, 131 élèves seulement sont sorties, avec leur diplôme, des sept écoles d'infirmières actuelles. Ces sept écoles ont été créées entre 1957 et 1960; le cours de trois ans, qui suit l'achèvement des études secondaires, y a été

porté à quatre ans. La formation des sages- femmes rurales est assurée au cours d'une période d'enseignement de 18 mois, après la fin des études primaires. Les agents de l'assainissement sont formés dans une école spéciale à Ankara, où. la durée des études

Bien que le Gouvernement n'ait pas eu pour politique d'établir un plan général de développement des services sanitaires en Turquie, certains programmes ont néanmoins été élaborés et exécutés, en collaboration avec l'OMS et le FISE. Il s'agissait notamment de l'éradication du paludisme, de la lutte antituberculeuse et de la protection maternelle et infantile. Toutefois, en matière de planification, une action importante a été entreprise immédiatement après la révolution de 1960. Le Ministère de la Santé et de

est de trois années. Il est nécessaire d'avoir suivi l'enseignement secondaire pour être admis à cette école.

Evolution de l'enseignement de la médecine

Des progrès remarquables, du point de vue quantitatif et qualitatif, peuvent être signalés en matière d'enseignement de la médecine en Turquie. A Ankara,

certaines difficultés provenant du droit, pour l'étudiant, de se présenter de façon répétée au même examen, avaient provoqué un encombrement qui nuisait

RÉGION EUROPÉENNE

227

à l'enseignement, mais on a remédié à cette situation. Il en est résulté une forte diminution du nombre des étudiants et l'on est arrivé à la proportion de quatre

préparation d'un grand nombre des vaccins et antigènes utilisés dans les campagnes de vaccination. Protection maternelle et infantile

étudiants par membre du corps enseignant. Il faut également signaler l'extension de l'activité de l'Institut

d'Hygiène de l'Enfance dans les domaines de la chirurgie pédiatrique, de la chirurgie du cerveau et de la chirurgie thoracique, ainsi que la création, dans cet institut, de laboratoires spéciaux. En outre, l'Institut a été mis à même d'organiser un certain nombre de séminaires internationaux. La Faculté de Médecine

Les services de protection maternelle et infantile se sont considérablement développés, comme on peut

le constater d'après l'augmentation du nombre des centres, qui est passé de 8 en 1957 à 311 en 1960. Les femmes enceintes qui ont fréquenté ces centres étaient au nombre de 12 541 en 1957 et de 128 689 en 1960. Une expansion à peu près analogue est enregistrée en ce qui concerne la protection infantile. Le nombre des consultations, qui était de 43 538 en 1957, est passé

d'Istanbul a manifesté une grande activité en ce qui concerne la médecine des radiations et l'hygiène industrielle; elle a également entrepris de vastes études démographiques et statistiques. Le rôle de l'Ecole de Santé publique d'Ankara a été

à 230 341 en 1960. Parallèlement, le nombre des visites faites au domicile de femmes enceintes est

considérablement étendu. Sa principale réalisation a

été la création d'un cours supérieur de deux ans à l'intention des diplômés en santé publique. Huit mois de ces études sont consacrés à l'enseignement de la langue anglaise, pour lequel on utilise les méthodes linguistiques les plus modernes, et huit mois

passé de 8975 en 1957 à 64 492 en 1960. Malgré ces progrès très considérables, on estime que les services de protection maternelle et infantile doivent continuer à retenir de plus en plus l'attention. Il existe des provinces de Turquie où la mortalité infantile est encore de l'ordre de 150 pour 1000 naissances vivantes. Principaux problèmes de santé publique

à des études pratiques de santé publique; pendant la dernière période du cours, l'étudiant se spécialise dans l'une des branches de cette discipline. L'enseignement

est donné par des professeurs turcs et par des professeurs venant de l'étranger, dont les services sont mis à la disposition de l'école par l'intermédiaire de l'OMS. En plus de ce cours d'ensemble, l'école organise encore des cours d'entretien et des cours spéciaux de brève durée sur des questions telles que l'enregistrement et l'analyse des radiographies et l'éducation sanitaire de la population. Lutte contre les maladies transmissibles Le principal effort dans la lutte contre ces maladies

Certains des principaux problèmes qui se posent ont déjà été mentionnés, notamment l'éradication du paludisme, la lutte antituberculeuse et la mortalité maternelle et infantile. Il convient d'ajouter qu'il faudra améliorer l'état général de nutrition, intensifier la lutte contre les maladies transmissibles et remédier aux déficiences d'ordre sanitaire afin d'obtenir une meilleure hygiène du milieu. Toutefois, le principal problème reste la création et le maintien d'un effectif

de personnel sanitaire expérimenté de toutes catégories.

les

a certainement porté, durant ces dernières années, sur l'éradication du paludisme et sur la campagne antituberculeuse; néanmoins, une grande activité s'est manifestée dans d'autres directions. Les divers programmes de vaccination (contre la variole, la diphtérie, les fièvres typhoïde et paratyphoïdes et la coqueluche) ont été caractérisés par le très grand nombre de personnes qui ont bénéficié de cette forme de prophylaxie. En 1960 il a été procédé aux vaccinations suivantes: 4 202 633 primovaccinations antivarioliques, 904 815 vaccinations contre la diphtérie, 3 866 418 vaccinations contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes, 1 136 861 vaccinations par le BCG et 224 850 vaccinations contre la coqueluche. Ces

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

De nombreuses recherches ont été poursuivies en Turquie, durant ces dernières années, dans les facultés

des universités d'Ankara et d'Istanbul, à l'Ecole de Santé publique d'Ankara et également sur le terrain. Dans les facultés, les chercheurs ont travaillé dans presque toutes les branches de la médecine clinique et ont procédé à d'importantes études pathologiques et bactériologiques. Les recherches effectuées à l'Ecole de Santé publique d'Ankara se sont concentrées principalement sur les études d'immunologie, la nutrition,

la mortalité infantile, les infections intestinales, la tuberculose et les normes biologiques. Budget de la santé

totaux sont un peu supérieurs à ceux de 1958 et de 1959, mais il y a lieu de souligner que, pendant l'ensemble de la période 1957 -1960, le nombre des primo -

vaccinations antivarioliques n'a pas été inférieur à 18 millions. La plupart des examens bactériologiques et virologiques nécessaires en vue de l'action épidémiologique menée contre les maladies transmissibles publique

Le total des dépenses gouvernementales a été en 1960 de 7282 millions de livres turques. Sur ce total, près de 474 millions de livres, soit 6,6 %, ont été con-

ont été effectués dans dix laboratoires de santé ainsi qu'à l'Institut central d'Hygiène

sacrés aux services de santé, ainsi qu'une somme supplémentaire de 4 123 517 livres provenant de sources locales. Les dépenses des services de santé financées par le budget gouvernemental correspondent à 17,2 livres turques par habitant.

« Refik Saydam » qui est également chargé de la

228

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

UNION DES RÉPUBLIQUES SOCIALISTES SOVIÉTIQUES

L'Union des Républiques socialistes soviétiques s'étend sur une partie de l'Europe orientale et de l'Asie centrale et septentrionale. Elle est bordée au nord par l'océan Arctique, à l'est par l'océan Pacifique, au sud par la Corée du Nord, la Chine, la Mon-

golie, l'Afghanistan, l'Iran, la Turquie et la mer Noire, et à l'ouest par la Roumanie, la Hongrie, la Tchécoslovaquie, la Pologne, la mer Baltique, la Finlande et la Norvège. Sa superficie est de 22 403 000 km2.

zones rurales, ou rayons, ont été réorganisés. C'est maintenant le médecin -chef de l'hôpital de rayon, devenu médecin -chef du rayon, qui est responsable du département de la santé de cette circonscription. Le centre épidémiologique et d'hygiène du milieu du rayon a été rattaché à l'hôpital de rayon et son directeur, tout en demeurant en fonction, est devenu médecin -chef adjoint du rayon. En 1960, cette réorganisation était achevée dans la majorité des circonscriptions en question.

Population et autres données biostatistiques

Lors du dernier recensement, effectué le 15 janvier 1959, la population de l'URSS était de 208 826 650 habitants. Les chiffres estimatifs de la population et d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

Un décret intitulé « Mesures tendant à une nouvelle amélioration des services médicaux et de la protection sanitaire en URSS » a été publié en janvier 1960. Ce texte analyse minutieusement la situation

actuelle des services de santé du pays et esquisse les moyens pratiques à appliquer pour les améliorer. De plus, le Gouvernement a pris diverses décisions rela-

tives à certaines branches des services sanitaires; elles concernent notamment le développement des établissements pour enfants d'âge préscolaire, l'intensification des recherches sur le cancer et la lutte antituberculeuse. Un décret spécial a abaissé les prix des

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959 1960

médicaments, ce qui s'est traduit par d'importants avantages directs pour la population. Programmes sanitaires nationaux

Population moyenne

Taux de natalité Taux de mortalité Accroissement naturel ( %)

25,4

7,8 1,76

25,3

-

Un plan septennal de développement de l'économie

nationale de l'URSS, portant sur les années 1959208 826 650 212 300 000

25,0 7,6 1,74

24,9 7,1

1965, est en cours d'exécution et les services sanitaires

y figurent en bonne place. Les investissements en capital viseront principalement à construire des hôpitaux, polycliniques et maternités, de manière à améliorer les services hospitaliers mis à la disposition des

7,2 1,81

.

1,78

Taux de mortalité infantile .

malades ordinaires et des femmes enceintes. Une extension considérable du système des polycliniques est prévue dans les hôpitaux, surtout dans ceux qui sont attachés à des entreprises industrielles. Les villes et agglomérations industrielles disposeront normalement d'hôpitaux de 300 à 400 lits, tandis que dans les grandes villes seront construits des hôpitaux de

45,0

40,6

40,6

35,0

On ne possède pas de renseignements sur les différentes causes de décès ni sur la fréquence des maladies transmissibles. Organisation et administration des services de santé

600 lits ou plus: les hôpitaux de ce genre, dont la construction et la gestion sont moins coûteuses, répondent mieux, en effet, aux exigences de la médecine moderne. On se propose également de construire de plus grands hôpitaux de rayon et de district. Les

Pendant les années 1957 -1959, le Ministère de la Santé a été réorganisé en vue d'en faire un organisme principalement chargé de planifier, de coordonner et de contrôler d'une manière générale les services de santé, de développer la coopération internationale dans le domaine médical et de fournir des médicaments

crédits alloués pour construire des hôpitaux et des polycliniques et pour agrandir les établissements existants vont donc être considérablement augmentés

et du matériel médical. A cette fin, les ministères de la santé des républiques de l'Union se sont vu confier diverses tâches d'exécution et les établissements d'enseignement médical, ainsi que certains instituts de recherche scientifique, précédemment administrés par le Ministère de la Santé de l'Union, ont été placés sous leur autorité. A partir de 1956, les services de santé des

et, pendant la période 1959 -1965, 180 millions de roubles supplémentaires vont être alloués pour la construction de ces établissements. En 1965, le nombre

des lits d'hôpital aura été augmenté de 616 000 et le nombre des médecins atteindra 500 000. On se propose

d'augmenter de trois fois et demie la production des médicaments et fournitures médicales et de sextupler celle des antibiotiques et des vitamines. Au cours des

RÉGION EUROPÉENNE

229

prochaines années, les autorités sanitaires responsables des instituts de recherche se préoccuperont particulièrement des questions suivantes: recherches portant sur la prévention et le traitement des maladies infectieuses courantes; réduction de la mortalité infantile; prévention de la morbidité chez les travailleurs des nouvelles branches de l'industrie; méthodes

de prophylaxie et traitement des maladies cardiovasculaires; étiologie et traitement des cancers; définition de normes d'hygiène concernant les aliments ainsi que les conditions de travail dans les écoles et les établissements industriels; éradication de maladies telles que la diphtérie, la tularémie, la poliomyélite, l'ankylostomiase, le trachome, etc. De plus, les recherches fondamentales se poursuivront dans les domaines de la physiologie, de la biochimie, de la cytologie, de la virologie et de l'immunologie. Services hospitaliers

année, on comptait 30 999 dentistes (stomatologistes non compris), 623 500 infirmières et 410 900 sages femmes ou feldschers sages- femmes. En 1959, il y avait 24 054 pharmaciens pleinement qualifiés et 70 897 pharmaciens ayant seulement une instruction secondaire; 175 000 étudiants étaient inscrits dans les 85 écoles ou facultés de médecine existant en 1959. La même année, le nombre des établissements for-

mant des auxiliaires médicaux était de 496, avec 170 000 élèves. Le plan septennal comporte un vaste programme tendant à accroître l'effectif du personnel

médical et à améliorer sa formation. La formation des stomatologistes, en particulier, est actuellement renforcée. Le Ministère de la Santé de l'Union a revisé les programmes existants pour la formation des médecins qui se spécialisent en hygiène publique, de manière à leur donner une connaissance approfondie des problèmes sanitaires suscités par l'utilisation en grand de techniques et procédés industriels nouveaux dans tous les secteurs de l'économie nationale. Le Ministère de

En 1960, les hôpitaux généraux ou chirurgicaux comptaient 591 000 lits. De plus, il y avait 192 100 lits dans les hôpitaux psychiatriques, et 928 200 lits dans

la Santé de l'Union et le Comité central du Syndicat des Travailleurs médicaux ont approuvé une réglementation concernant l'immatriculation des médecins.

tous les autres hôpitaux spécialisés. On comptait au total 26 668 hôpitaux. Le total des 1 739 200 lits disponibles correspondait à 8,1 lits pour 1000 habitants. En 1959, il existait 147 133 services de consultations externes. Les autorités de la santé mettent à la disposition de la population les différentes formes suivantes d'assistance médicale : services curatifs et préventifs (consul-

Lutte contre les maladies transmissibles

Pour le dépistage des maladies contagieuses,

il

tations externes, hospitalisation, soins à domicile, soins d'urgence, premiers secours, traitement dans des stations thermales ou climatiques); inspection sanitaire systématique des produits alimentaires et de l'hygiène municipale, scolaire et industrielle; mesures

existe un système complexe et unifié, qui comporte les éléments suivants: déclaration des cas; enquête épidémiologique sur les foyers d'infection, en vue de déterminer les sources et le mode de propagation de l'infeccontation; gieux; désinfection et pulvérisations; vaccinations préventives; éducation sanitaire, etc. Ces tâches sont

accomplies en grande partie par les centres hospitaliers servant de polycliniques, mais la base du système

essentielles pour la prévention des maladies transmissibles et de leur propagation; organisation de services sanitaires pour les mères, les enfants et les adolescents; surveillance médicale des personnes pra-

est constituée par les centres épidémiologiques et d'hygiène du milieu. En 1959, il existait 4950 de ces centres en URSS, 4616 d'entre eux étant gérés par le

Ministère de la Santé de l'Union et les autres par cialisées d'hygiène et d'épidémiologie. Protection maternelle et infantile

tiquant la culture physique; examens par des commissions médicales pour déterminer l'aptitude au travail et examens de médecine légale; organisation des pharmacies et fourniture de médicaments à la population; éducation sanitaire; enseignement médical et formation post -universitaire du personnel médical. Les autorités sanitaires exercent toutes ces fonctions

d'autres ministères ou branches de l'administration. En 1960, 31 454 médecins faisaient des études spé-

au moyen du système intégré de services curatifs et préventifs, de centres épidémiologiques et d'hygiène du milieu et de pharmacies.

Les services de protection maternelle et infantile sont assurés par des dispensaires de consultations gynécologiques (aux fins d'observation pendant la grossesse), des maternités, des dispensaires de consul-

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, il y avait 401 612 médecins, soit un médecin pour 529 habitants ; 301 000 - soit à peu près 75 % - étaient des femmes. Au cours des cinq dernières années l'effectif a augmenté en moyenne d'environ 18 000 médecins par an. En 1960, il y avait en outre 334 700 feldschers, soit une proportion de un médecin ou feldscher pour 288 habitants. La même

tations et polycliniques pour enfants, des hôpitaux pour enfants (aux fins d'observation systématique et de traitement), des crèches et des pouponnières. Les principaux établissements de soins obstétricaux et gynécologiques comprennent une maternité, à laquelle est rattaché un dispensaire de consultations gynécologiques. Toutes les femmes enceintes domiciliées dans le ressort d'un de ces centres sont suivies par l'obstétricien -gynécologue dès le début de leur grossesse. Toute femme enceinte consulte un médecin six à huit fois en moyenne, si la grossesse suit son cours

230

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

normal. Le personnel des dispensaires de consultations

Réadaptation médicale

gynécologiques fait aussi de nombreuses visites à domicile chez les femmes enceintes. Le nombre des dispensaires de consultations gynécologiques et de consultations pour enfants est passé de 14 834 en 1958 à 16 306 en 1960. Le nombre des lits mis à la disposition des futures mères, qui était de 197 000 en 1958,

Les sanatoriums et maisons de repos jouent un rôle important dans l'amélioration de la santé publique : environ six millions de personnes y ont été traitées ou y ont passé des vacances en 1959. Dans les sanatoriums

est passé à 213 000 en 1960. Pendant cette dernière 1 260 000 enfants en bas âge.

année, les crèches étaient en mesure de recevoir Les dispensaires de consultations pour enfants

pour enfants ou pour tuberculeux qui existent dans les stations climatiques ou thermales, le traitement est gratuit. Les certificats donnant droit au traitement en sanatorium ou en maison de repos sont pour la plupart achetés par des entreprises industrielles d'Etat, bureaux ou syndicats qui les cèdent à leurs ouvriers ou employés moyennant 30 % seulement du montant nominal. De plus, 20 % des certificats donnant droit

peuvent dispenser des soins à tous les nourrissons et jeunes enfants; en outre, ils pratiquent la surveillance postthérapeutique et assurent de nombreuses visites à domicile. Ils utilisent divers moyens de prophylaxie et contrôlent régulièrement la santé des enfants,

appliquant s'il y a lieu toutes les formes de thérapeutique. Ils font aussi fonction de centres de puéri-

au traitement en sanatorium et 10 % de ceux qui donnent droit à un séjour en maison de repos sont délivrés gratuitement par les syndicats. En 1960, il existait 2073 sanatoriums dotés de 321 000 lits; 1106 étaient réservés aux enfants et ouverts toute l'année. Les maisons de repos (non compris celles où les séjours

culture pratique pour les mères. Les polycliniques destinées aux enfants plus âgés combinent aussi les activités prophylactiques et curatives. Les écoliers sont sous la surveillance des médecins scolaires, qui contrôlent leur développement physique et doivent aussi veiller à l'hygiène des écoles. Médecine du travail

sont d'une journée) étaient au nombre de 874, avec 176 000 lits.

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

L'Académie des Sciences médicales de l'URSS est chargée depuis 1958 -1959 de coordonner les recherches

Pour les travailleurs industriels, les soins curatifs

et préventifs sont assurés par le réseau local des établissements médicaux et par les services médicaux

scientifiques dans le domaine médical. Son Conseil de Coordination et sa Commission de Planification exercent maintenant les fonctions précédemment

spéciaux et postes sanitaires qui fonctionnent dans les usines mêmes. Ces services médicaux d'usine sont

des ensembles complexes qui se composent d'une polyclinique, d'un hôpital, d'un sanatorium de jour et de nuit, ainsi que de postes sanitaires fonctionnant dans les différents ateliers, sous la responsabilité d'un médecin ou d'un feldscher. L'organisation médicale dont bénéficient les travailleurs de l'industrie est fondée

assumées par le Conseil des Sciences médicales du Ministère de la Santé de l'Union et par le Praesidium de l'Académie des Sciences médicales. Au Ministère de la Santé de l'Union, un Conseil de Coordination scientifique, récemment créé, harmonise les activités de nombreuses sociétés scientifiques s'occupant de différentes disciplines médicales. On attache en URSS beaucoup d'importance à la planification de la

sur un plan de protection de la santé et d'hygiène industrielle, élaboré par la direction de l'usine avec le concours du comité d'entreprise, du service de sécurité du travail et du chef du service médico -sanitaire. En 1958, 8602 postes sanitaires d'usine étaient desservis par des médecins et 16 898 par des feldschers. En 1959, les chiffres correspondants étaient de 8899 et 17 629. De plus, il existait la même année 1021 services médico- sanitaires fonctionnant dans les grandes entreprises industrielles, les chantiers de construction, etc. Le personnel médical affecté à ces services applique des mesures préventives contre les accidents, la tuberculose, les affections gastro -intestinales, la grippe, etc. et il surveille systématiquement la santé

recherche, surtout en ce qui concerne la recherche médicale. Les plans portent à la fois sur le contenu du programme de recherches et sur les moyens matériels et techniques nécessaires à son exécution (équipement et financement des institutions de recherche et moyens de formation). De plus, un rang élevé de priorité est

donné à l'application des résultats de la recherche scientifique dans les services sanitaires. En 1960, 246 instituts spéciaux de recherche scientifique et 31 000 chercheurs médicaux dépendaient du Ministère de la Santé de l'Union; 2880 de ces chercheurs étaient docteurs ès sciences médicales et 14 948 préparaient ce doctorat. La recherche médicale appliquée s'orientera principalement vers des travaux expérimentaux tendant à améliorer les modèles de l'équipement technique médical en appliquant les plus récentes connaissances acquises en biologie, chimie, physique nucléaire,

et l'alimentation de chaque travailleur, la situation sanitaire dans les ateliers et les foyers collectifs en ce

qui concerne la distribution d'eau, l'aération, etc. Dans les charbonnages et les mines métalliques, les mineurs et autres travailleurs ont la possibilité de se soumettre aux rayonnements de lampes de quartz et le personnel médical veille à ce que l'extraction se fasse avec injection d'eau pour réduire le risque de silicose.

électronique et cybernétique. Des recherches sont également envisagées pour la mise au point de nouveaux médicaments efficaces. Les procédés de fabrication seront améliorés et de nouveaux types de médi-

RÉGION EUROPÉENNE

231

caments, d'appareils et d'équipement seront produits plus rapidement et sur une plus grande échelle. Budget de la santé Le montant des dépenses inscrites au budget national de 1960 était de 73,1 milliards de nouveaux rou-

bles, dont 6,6 % devaient être consacrés aux services de santé. Les dépenses afférentes à la recherche médicale et à l'enseignement de la médecine ne sont pas comprises dans ce pourcentage. Le budget de la santé représentait 22,7 roubles par habitant, calculés sur la base du chiffre de la population au ter janvier 1960.

YOUGOSLAVIE

La Yougoslavie se compose de six républiques: Serbie, Croatie, Slovénie, Bosnie -Herzégovine, Macé-

Parmi les autres maladies importantes, il faut citer encore: les fièvres paratyphoïdes (1699 cas); le tétanos (701); l'encéphalite méningée (667); le paludisme

doine et Monténégro. Pays balkanique bordé par l'Italie, l'Autriche, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, la Grèce et l'Albanie, elle possède sur l'Adriatique une longue côte bordée de nombreuses îles. Sa superficie est de 255 804 km2.

(630); la poliomyélite (419); le charbon (292) et le typhus (91).

Organisation et administration des services de santé

Population et autres données biostatistiques Le dernier recensement de la population yougoslave remonte à 1961. Les chiffres estimatifs de la population et d'autres données biostatistiques importantes, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET

Dans l'ensemble, l'organisation et l'administration des services de santé restent telles qu'elles sont décrites aux pages 318 et 319 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. A la fin de 1960, toutefois, une nouvelle loi sur l'organisation des services de santé est venue réglementer l'auto- financement des établis-

TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

sements sanitaires et la rémunération du personnel sanitaire. En vertu de cette loi, les communes jouent désormais un plus grand rôle dans la mise en oeuvre des mesures de protection de la santé. Pendant la période 1957 -1960, la campagne de décentralisation des services de santé a atteint son maximum d'intensité. L'appareil administratif est maintenant réduit à sa plus simple expression et l'on attache une grande

1960

Population moyenne . . Taux de natalité

importance à l'organisation et à l'action locales. L'administration centrale ne s'occupe que des pro17 859 000 18 018 000 18 214 000 18 402 000 23,7 24,0 23,4 23,4 10,6 9,3 1,47

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 9,9 1,35

9,9 1,35 87,1

blèmes les plus importants, tels que l'éradication du paludisme, ainsi que de la coordination des plans régionaux et locaux. En 1959 a été adoptée la loi sur l'assurance -maladie des travailleurs agricoles. Les travailleurs de l'industrie et le personnel de la fonction publique étaient déjà assurés en vertu de lois de 1947

.

1,31

Taux de mortalité infantile .

101,5 1,8

86,4 1,6

91,4 1,5

et de 1954; par suite des nouvelles dispositions, la presque totalité de la population (environ 97 %) bénéficie aujourd'hui de l'assurance -maladie. Programmes sanitaires nationaux

Taux de mortalité maternelle

-

En 1958, dernière année pour laquelle on possède les renseignements voulus, les principales causes de décès ont été les suivantes : maladies non rhumatismales du cceur et du système vasculaire (24 739 décès);

tumeurs malignes (14 120); maladies de la première enfance (12 861); maladies nerveuses, troubles psychiques et psychoneurotiques, troubles de la personnalité (11 438); tuberculose (10 450) et maladies

Le plan quinquennal d'investissements sanitaires a été réalisé à 88,6 % au cours des quatre premières années (1957- 1960); pendant la dernière année, l'objectif final a été atteint et même dépassé. Le nouveau plan quinquennal, pour la période 1960 -1965, vise à porter de 4,9 à 5,2 le nombre de lits d'hôpital par

gastriques (10 003). Il y a eu au total 166 801 décès. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1959 ont été: la rougeole (48 601 cas); la tuberculose (45 413); la coqueluche (35 952); la jaunisse (15 304); la scarlatine (14 027); la dysenterie (8165); la fièvre typhoïde (3701) et la diphtérie (3015).

millier d'habitants, ainsi qu'à créer 398 nouveaux dispensaires, 48 institutions d'hygiène et 1650 nouveaux postes dans les dispensaires de consultations externes et les polycliniques. Services hospitaliers En 1958, les hôpitaux généraux du pays possédaient

au total 54 056 lits, ce qui représente 3 lits pour 1000

232

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

habitants. On comptait en outre 25 215 lits dans les hôpitaux spécialisés, dont 7915 dans les établissements

psychiatriques. Le nombre total des lits d'hôpital disponibles était donc de 79 271, soit 4,3 lits pour 1000 habitants.

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

Ces dernières années, le nombre des écoles de médecine est passé de cinq à huit. Le nombre des médecins s'est également accru, passant de 10 909 en

joue son rôle dans l'augmentation progressive du

rares. Etant donné que le nombre des cas de typhus est aujourd'hui négligeable, une campagne d'éradication bien organisée et s'étendant à toutes les zones d'endémie devrait donner des résultats satisfaisants. La diphtérie et la scarlatine sont en régression. La vaccination antidiphtérique est obligatoire pour certains groupes d'âge. L'éducation sanitaire du public nombre des vaccinations, qui s'est élevé à 461 227 en 1959. Les cas d'encéphalite méningée étant devenus plus fréquents ces dernières années (1672 en 1960), cette maladie fait actuellement l'objet d'une attention particulière.

1957 à 14 017 en 960. Il y avait ainsi en 1960 un médecin pour 1312 habitants. Une progression compa-

rable a été enregistrée pour les dentistes (de 2419 à 3350), les pharmaciens (de 2928 à 3586) et les infirmières (de 5344 à 7633). Elle est le fruit des efforts intensifs qui ont été consacrés à l'amélioration de la formation professionnelle des infirmières et autres catégories de personnel sanitaire ainsi qu'au développement des moyens de formation post- universitaire. De 1957 à 1960, 630 médecins et membres des professions paramédicales se sont rendus à l'étranger pour y faire des études supérieures. Lutte contre les maladies transmissibles

Principaux problèmes de santé publique

En Yougoslavie, les problèmes sanitaires se rangent dans deux catégories distinctes, selon qu'il s'agit des régions les plus développées ou les moins développées du pays. Dans les premières, le tableau de la mortalité et de la morbidité est celui qui caractérise d'une façon générale les sociétés très évoluées, tandis que dans les parties les plus pauvres du pays ce sont toujours les maladies classiques des économies primitives qui prédominent, notamment la tuberculose et les maladies infectieuses et parasitaires.

Pendant toute la période considérée, de grands progrès ont été accomplis dans la lutte systématique contre la tuberculose. De 53 761 en 1957, le nombre des cas nouveaux est tombé à 51 858 en 1958 et à 45 413 en 1959. L'amélioration du niveau de vie et des conditions de logement a sensiblement contribué à cette baisse. L'une des activités les plus importantes prévues pour la période 1960 -1962 était la campagne d'éradication du paludisme, qui devait être menée en collaboration avec l'OMS. La fièvre typhoïde reste endémique comme dans la plupart des régions où les problèmes d'assainissement ne sont pas encore résolus. Toutefois, les manifestations épidémiques sont assez

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

La décision du Gouvernement de créer un Conseil fédéral de la Recherche scientifique a marqué une étape importante et, de 1957 à 1960, des travaux de recherche intensifs ont été entrepris dans plusieurs domaines de la science médicale. Des conseils analogues ont été créés dans les républiques, la coordina-

tion étant assurée par des commissions et comités médicaux.

RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE

ADEN (COLONIE ET PROTECTORAT)

La Colonie d'Aden est une péninsule volcanique située sur la côte sud de l'Arabie. Le Protectorat la borde au nord, à l'est et à l'ouest et comprend les îles de Périm et de Kamaran. La Colonie a une superficie de 194 km2 et le Protectorat de 290 080 km2. Population et autres données biostatistiques

ont été: la tuberculose, total des cas connus (980 cas); le paludisme, nouveaux cas (495); la fièvre typhoïde (96); la syphilis et ses séquelles, total des cas connus (57) et la méningite cérébro- spinale (21). Il n'existe

pas de statistiques en ce qui concerne la fréquence d'apparition du trachome. Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

Le dernier recensement de la Colonie d'Aden a été

fait en 1955. La population était alors estimée à 138 441 habitants. En 1960, celle du Protectorat était estimée à 660 000 habitants. Les chiffres estimatifs

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent telles qu'elles ont été décrites à la page 325 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. En mai 1958, le nouvel hôpital Queen Elisabeth a été mis en service, en remplacement de l'ancien hôpital civil. Ce nouvel établissement, de conception moderne

de la population ainsi que d'autres données démographiques pour la période 1957 -1960, concernant la Colonie seulement, figurent dans le tableau suivant : POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959 1960

et bien équipé, possède 495 lits, dont 270 dans le bâtiment principal entièrement climatisé (qui abrite également les salles d'opération, le matériel radiologique et les laboratoires) ainsi que, dans des services distincts, 225 autres lits dont 150 sont surtout utilisés

Population moyenne . . Taux de natalité

140 000 34,4 14,1

140 000 38,7 13,1

150 000 39,0 12,8

155 000 39,6 12,5

pour le traitement de la tuberculose pulmonaire. Un programme prévoyant la construction de centres de traitement en consultation externe ainsi que la reconstruction de centres existants a été mis en ceuvre en 1960. La même année, le nombre des lits d'hôpital atteignait 4,1 pour 1000 habitants. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, 66 médecins exerçaient dans la Colonie,

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 2,03 140,3

.

2,56 135,9

2,62 128,1

2,71 119,5

soit un médecin pour 2350 habitants. Il n'y a pas d'école de médecine, mais le Gouvernement accorde des bourses à certains étudiants pour leur permettre de faire leurs études à l'étranger. Un cours de trois

Taux de mortalité infantile .

ans pour la formation de personnel infirmier a été Budget de la santé créé en 1960.

Dans la Colonie, la proportion des dépenses que l'Etat affecte à la santé publique a été de 15,3 % du budget total en 1959. Dans le Protectorat, une forte proportion des dépenses en capital, qui sont en voie d'accroissement sensible, a été consacrée indirectement

Protectorat d'Aden

Les naissances et les décès n'étant pas enregistrés,

aucune statistique valable ne se prête à l'analyse. Parmi les maladies transmissibles, le trachome est extrêmement fréquent. Il atteint, selon les régions, 10 à 72 % des écoliers. Les autres maladies répandues sont, par ordre d'importance décroissante, le paludisme, la tuberculose, la bilharziose, la syphilis et ses séquelles, et la lèpre.

à la santé. Colonie d'Aden

Les statistiques relatives aux principales causes de décès dont on dispose ne portent que sur les cas enregistrés dans les hôpitaux. En 1960, ces causes ont été les suivantes : maladies de la première enfance (238 décès); pneumonie (157); cardiopathies (96); gastrite, duodénite, entérite et colite (89); accidents (62); tuberculose (40) et tumeurs malignes (32). Le nombre total des décès dans les hôpitaux a été de 1941. Les maladies transmissibles les plus fréquentes en 1960

L'administration britannique du Protectorat a un rôle purement consultatif. Cependant, avec la formation de la Fédération des Emirats arabes du sud, en 1959, les services de santé des différents Etats ont été fondus en un service de santé fédéral dirigé, sur

le plan local, par un ministre de la santé publique. Cette fusion a entraîné une plus grande efficacité de l'administration et la normalisation du travail.

- 235 -

236

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Services hospitaliers Le Protectorat possède 213 lits d'hôpital, soit 0,27 lit

sanitaires sont formés dans les centres de Mukalla et de Makhzan. Lutte contre les maladies transmissibles

pour 1000 habitants. Il faut tenir compte du fait que ces chiffres concernent de petits hôpitaux des régions rurales du Protectorat. Beaucoup de malades vivant dans le Protectorat viennent dans la Colonie pour s'y

faire soigner à l'hôpital. En 1960, le nombre des consultations externes a représenté en moyenne un peu plus de la moitié de la population. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

Le nombre des médecins au service de l'Etat est passé de 15 en 1957 à 23 en 1960, la proportion étant ainsi de un médecin pour 34 550 habitants. Beaucoup

d'étudiants font maintenant leurs études de médecine en République Arabe Unie et au Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord. Le premier médecin arabe du Protectorat admis dans le service

Le problème de santé publique de beaucoup le plus important est celui de la très forte mortalité infantile, due principalement aux infections intestinales et à une mauvaise alimentation. La tuberculose pulmonaire est très répandue dans le Protectorat. Les tests tuberculiniques pratiqués sur la population scolaire révèlent une grande fréquence de la tuberculose. Le trachome pose aussi un problème. En 1960, une campagne de masse a été organisée dans toutes les écoles; il reste encore à en évaluer les résultats. En 1957, des pèlerins

pakistanais ont introduit la variole dans l'Etat de Qu'aiti, provoquant 19 cas et 3 décès. Toutefois, la variole n'est pas endémique dans le Protectorat et une

de santé du Protectorat a obtenu son diplôme en République Arabe Unie en 1957. Des assistants

forte proportion de la population est maintenant vaccinée avec succès contre cette maladie.

ARABIE SAOUDITE

L'Arabie Saoudite occupe la plus grande partie de la péninsule Arabique. Le pays possède un littoral

existe 11 hôpitaux - offrant 1429 lits - pour les maladies transmissibles. Y sont admis les malades atteints de tuberculose, de trachome, de lèpre et d'autres maladies transmissibles. En 1960, on comptait

très étendu sur la mer Rouge, moins étendu sur le golfe Persique. Il est bordé au nord par la Jordanie, l'Irak et le Koweït, à l'est par les Etats du golfe Persique, et au sud par le Yémen, le Protectorat d'Aden et Mascate et Oman. La superficie du pays est estimée à 1 600 000 km2.

au total 42 hôpitaux et 3919 lits, soit 0,56 lit pour 1000 habitants.

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

Population et autres données biostatistiques En 1956, l'Arabie Saoudite comptait environ

6 036 000 habitants. La déclaration des décès n'est pas obligatoire et il n'existe donc pas de données biostatistiques qui s'y rapportent. Parmi les maladies transmissibles, les plus fréquemment notifiées en 1959 ont été les suivantes (chiffres incomplets): tuberculose (10 191 cas); paludisme (9297); rougeole (6571);

En 1960, on comptait 495 médecins, soit un médecin pour 14 141 habitants, 40 dentistes, 43 pharmaciens, 697 infirmières et 125 sages- femmes. L'école assurant la formation d'assistants médicaux comptait 76 élèves en 1959. Lutte contre les maladies transmissibles

coqueluche (3228); fièvre typhoïde (829) et syphilis et ses séquelles (754).

Organisation et administration des services de santé

L'organisation et l'administration des services de santé restent conformes à la description qui figure à la page 327 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. L'assistance médicale est nationalisée et appliquée selon un programme quinquennal qui sera bientôt achevé. En 1960, le Ministère de la Santé a été réorganisé et il a été créé un Département de Médecine préventive ainsi qu'un Département de la Santé internationale. Services hospitaliers Entre 1958 et 1960, le nombre des hôpitaux généraux

L'ancienne législation concernant la lutte contre les maladies épidémiques a été remaniée d'après des principes nouveaux. La vaccination antivariolique est maintenant obligatoire et, en 1959, 194 980 personnes ont été vaccinées. Le programme d'éradication du

paludisme a beaucoup progressé et s'étend maintenant à la totalité du pays. Les opérations de pré éradication ont commencé dans l'est et au nord du pays. En 1959, il a été pratiqué 65 102 vaccinations anticholériques, 9015 vaccinations antityphoïdiques et 4775 vaccinations antipoliomyélitiques. Au cours de la période considérée, les pèlerins qui ont pénétré en Arabie Saoudite pour se rendre à La Mecque n'ont provoqué aucune apparition de maladie quarantenaire. (Conformément à un accord, ce renseignement a été dûment communiqué à l'OMS par les autorités sanitaires nationales.)

est passé de 16 à 26, et celui des lits disponibles de 1176 à 1963 (soit 0,28 lit pour 1000 habitants). Il

RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE

237

Hygiène du milieu

cuation des eaux usées, sont à l'étude. Un institut pour la formation de techniciens de l'assainissement

Dans plusieurs villes principales, des plans d'amélioration des services généraux de distribution d'eau ont été mis en oeuvre et d'autres plans, relatifs à l'éva-

et d'assistants sanitaires a été ouvert en 1959. Il a décerné son diplôme à la première promotion d'étudiants en 1961.

CHYPRE

Chypre, île de la mer Méditerranée, est située à quelque 80 km au sud de la Turquie, 95 km à l'ouest de la Syrie et 380 km au nord de l'Egypte. Sa superficie est de 9251 km2.

Organisation et administration des services de santé

Pendant la période considérée, Chypre est devenu un Etat indépendant. L'administration des services de santé à l'échelon provincial et à l'échelon du district demeure identique à celle décrite à la page 328 du

Population et autres données biostatistiques En 1960, la population était estimée à 563 400 habitants, qui se répartissaient entre les groupes suivants : Grecs, 77,7 %; Turcs, 18,1 %; autres origines, 4,2 %. L'enregistrement des naissances et des décès est obligatoire à Chypre et incombe aux mukhtars (autorités

Premier Rapport sur la situation sanitaire dans

le

monde, mais la planification des activités et l'administration générale des services de santé ont été placées sous la responsabilité du Ministère de la Santé.

villageoises). En raison de l'état d'urgence instauré dans l'île pendant la période considérée, les données biostatistiques figurant dans le tableau suivant sont une extrapolation des chiffres enregistrés au cours des années 1952 -1954. POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959 1960

En raison de la découverte de plusieurs cas de pneumoconiose parmi les mineurs, une législation spéciale a été promulguée en 1960, visant à assurer la sécurité des travailleurs, l'élimination des poussières de silice dans les mines et le versement d'une indemnité aux mineurs déjà atteints par la maladie. Services hospitaliers

sanatorium et un hôpital psychiatrique totalisant 1467 lits, soit 2,6 lits pour 1000 habitants. En plus de ces établissements d'Etat, on comptait environ 70 hôpitaux privés, totalisant plus de 1000 lits, mais faute de données précises à ce sujet, il n'a pas été possible d'en

En 1960, il existait 6 hôpitaux généraux d'Etat, un

Population . moyenne Taux de natalité .

tenir compte pour calculer le nombre total des lits. Les hôpitaux ruraux fournissent un supplément de 536 900 26,3 6,3

549 400 26,1 6,3 1,94

556 600 25,8 6,1

563 400 25,8 5,7 1,22

125 lits; ces hôpitaux jouent le rôle de postes de pre-

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

miers secours et possèdent, en moyenne, 5 lits au maximum. Des consultations sont données dans les centres de santé, les services de consultations externes

1,72

1,68

Taux de mortalité infantile .

30,9

30,0

30,0

29,9

des hôpitaux, les dispensaires et les postes de premiers secours rattachés aux services externes des hôpitaux et aux dispensaires. En 1960, il existait 25 services de consultations de ce genre. On s'efforce d'améliorer et de développer les services sanitaires à

Les statistiques des causes de décès sont incomplètes,

l'échelon du district. Cinq dispensaires ruraux ont déjà été promus au rang de centres de santé. Chaque centre de santé comprend un médecin, un pharmacien, un inspecteur sanitaire et une visiteuse d'hygiène ou une sage- femme.

car elles sont fondées uniquement sur les relevés des hôpitaux. D'après les renseignements obtenus sur un total de 1607 décès, les principales causes de décès dans les hôpitaux ont été les suivantes en 1960: sénilité sans mention de psychose, causes inconnues

ou mal définies (917 décès); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (118); tumeurs malignes (85); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (72) et accidents (40). Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été: la diphtérie (225 cas); la tuberculose, toutes

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, on comptait 391 médecins, dont 305 exer-

çaient à titre privé. Il y a donc actuellement un médecin pour 1460 habitants. Parmi le personnel sanitaire des autres catégories figuraient 131 dentistes, 185 pharmaciens, 14 vétérinaires, 69 inspecteurs sani-

formes (209); la fièvre typhoïde (76) et la poliomyélite (34).

taires, 250 infirmières et 355 élèves infirmières et

238

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

femmes de salles, ainsi que 535 sages- femmes. Il n'existe pas d'école de médecine à Chypre. Plusieurs médecins ont été envoyés au Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord par le Gouvernement afin d'y recevoir une formation post universitaire, chacun dans l'une des disciplines suivantes : chirurgie, pédiatrie, radiologie et gynécologie.

en vue d'élaborer des mesures de lutte efficaces. La fréquence des nouveaux cas de tuberculose n'a guère varié depuis quelques années. Les services anti-

tuberculeux sont bien organisés et il est prévu d'accorder une attention toute particulière à la prévention de

Grâce à un don de la Fondation Nuffield, une

cette maladie. Une campagne de vaccination par le BCG a été lancée pendant la période considérée. Des

vaccinations à grande échelle ont été pratiquées contre la variole, les fièvres typhoïde et paratyphoïdes, la diphtérie et la poliomyélite. Protection maternelle et infantile En 1960, il existait 134 centres de protection maternelle et infantile, contre 110 en 1957; 57 de ces centres

école d'infirmières a été ouverte; elle donne un cours de deux ans destiné aux aides -infirmières (limité à l'enseignement de base des soins infirmiers) ainsi qu'un cours de trois ans dont le programme s'inspire de celui des écoles d'infirmières de Grande -Bretagne. Cette école

a été reconnue par le Conseil général des Infirmières

d'Angleterre et du pays de Galles. Les candidates ayant passé avec succès leur examen après le cours de trois ans peuvent compléter leur formation en Grande -

étaient des dispensaires prénatals et 57 autres des dispensaires pour nourrissons. En 1960, ces dispensaires ont donné des soins à 1870 femmes enceintes et à 3082 enfants de moins d'un an. Un service bien organisé de visites à domicile a permis de donner en outre des soins à 1305 femmes enceintes et 1707 nourrissons.

Bretagne après une année supplémentaire d'études. Lutte contre les maladies transmissibles

Le principal problème de santé publique auquel Chypre doit faire face est l'hydatidose. La fréquence

Un service de santé scolaire a été inauguré pendant la période considérée, mais seuls les élèves des écoles, primaires en bénéficient. On se propose d'obtenir de

de cette maladie, chez les êtres humains et surtout parmi le bétail et les chiens errants, demeure très élevée. Avec la collaboration de l'OMS, des études ont été faites en 1960 en vue de l'éradication de cette

l'Etat l'assistance médicale gratuite pour tous les écoliers.

maladie. La lèpre est un autre problème de santé publique. Il n'existe pas de service spécialisé de lutte antilépreuse, mais les autorités sanitaires se proposent de procéder à une enquête scientifique de dépistage

Budget de la santé En 1960, l'ensemble des dépenses consacrées par le

Gouvernement aux services de santé s'est élevé à 965 542 livres sterling, soit approximativement £1,7 par habitant.

IRAK

L'Irak est bordé au nord par la Turquie, à l'est par l'Iran, au sud par le Koweït et l'Arabie Saoudite et à l'ouest par la Jordanie et la Syrie. Sa superficie est de 444 442 km2.

rougeole (23 571), la coqueluche (18 269), la tuberculose, toutes formes, cas nouveaux (11 703); le paludisme, cas nouveaux (11 219); la fièvre typhoïde (1550) et la diphtérie (1383). Principales transformations sociales, culturelles et économiques

Population et autres données biostatistiques

Au dernier recensement (1957), l'Irak comptait 6 538 109 habitants. Les estimations de la population pour les années 1958, 1959 et 1960 s'établissent comme suit: Année

Population 6 588 990 6 730 963

1958 1959 1960

L'Irak est devenu une république en juillet 1958. De ce fait, d'importants changements économiques et culturels se sont produits pendant la période considérée. Un nouveau bureau de planification économique, placé sous la présidence du Premier Ministre, a été institué. Il a élaboré un plan économique provisoire devant être mis en oeuvre au cours de la période 1959 -1962, et 392 101 971 dinars ont été affectés à l'industrialisation, à la réforme agraire, à la construc-

6 897 520

En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: sénilité sans mention de psychose, causes mal définies ou inconnues (11 634 décès); maladies de la première enfance (2770); cardiopathies (2284); accidents (1640); tuberculose, toutes formes (993); tumeurs malignes (528) et pneumonie (764). On a enregistré au total 30 297 décès. En 1959, les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées ont été: le trachome (332 697 cas); la bilharziose (56 603), la

tion de routes et de ponts, ainsi que de bâtiments publics, de logements, d'écoles et d'hôpitaux. Ces affectations de crédits sont entièrement indépendantes du budget annuel.

Le Gouvernement a fait de gros efforts en faveur de l'enseignement. Des campagnes générales de lutte

contre l'analphabétisme et des programmes pour l'instruction des adultes ont été organisés dans tout

REGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE

239

le

pays.

Pendant l'exercice

1959/1960,

environ

catégories, des programmes à long terme aussi

34,5 % du budget ont été consacrés à l'éducation publique.

bien qu'à court terme. Un nombre accru d'étudiants suivent les cours des écoles de médecine de Bagdad

Organisation et administration des services de santé

et de Mossoul. Une troisième école de médecine va s'ouvrir à Bassora. L'école de médecine de

L'organisation et l'administration des services de santé sont exposées à la page 334 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Une troisième Direction générale de la Santé a été créée au cours de la période considérée. Le Ministère de la Santé dirige et contrôle la plupart des hôpitaux, centres de consultations et dispensaires; c'est à lui qu'il incombe d'organiser la prévention des maladies et de résoudre les problèmes de santé

Bagdad dispense un enseignement post- universitaire dans les principales disciplines de la médecine et de la chirurgie. Les plans actuels prévoient l'ouverture d'un institut pour la formation du personnel auxiliaire à tous les échelons et d'une école d'infirmières où les études dureront quatre ans. Lutte contre les maladies transmissibles

La plupart des problèmes de santé publique qui se posent en Irak tiennent à la misère, au manque de logements, aux mauvaises conditions d'hygiène, aux difficultés d'approvisionnement en eau et à l'insuffisance des systèmes d'évacuation des eaux et matières usées, surtout dans les régions rurales. L'administration sanitaire donne la priorité à l'action préventive ainsi qu'aux efforts tendant à maintenir et améliorer l'état de santé de la population par la mise en oeuvre de programmes à long terme intéressant l'assainissement, la nutrition, l'éducation sanitaire et le dépistage précoce des maladies au moyen d'enquêtes de masse. Un programme d'éradication du paludisme couvrant

publique. D'autres administrations, notamment l'armée, le département des chemins de fer et des ports et les collectivités locales fournissent également des services médicaux. On s'emploie plus particulièrement

à élever le niveau de santé dans les villages et les régions agricoles. A cette fin, il a été créé dans chaque

liwa (province) au moins quatre équipes sanitaires comprenant chacune un fonctionnaire des services de santé, une infirmière, une aide -infirmière, un vaccinateur et une infirmière visiteuse; ces équipes donnent des soins et s'occupent de médecine préventive, d'assai-

nissement, d'éducation sanitaire, etc. Une Direction de la Santé rurale a été constituée. Services hospitaliers

tout le territoire et visant à protéger les 4,5 millions d'habitants des zones tenues pour impaludées a été lancé en 1957. Il en est maintenant à la phase de consolidation. La bilharziose est répandue dans les provinces

Conformément à la politique du Gouvernement, les soins médicaux ainsi que les interventions chirur-

gicales et les médicaments sont gratuits dans les hôpitaux et les services de consultations externes. En 1960, l'Irak comptait 85 hôpitaux généraux, dotés de 6590 lits, 4 hôpitaux pour maladies infectieuses et 3 institutions psychiatriques. Le nombre total des lits était alors de 8546. Le nombre de lits d'hôpitaux s'est accru de 20 à 25 % au cours de la période envisagée,

centre et du sud ainsi que dans quelques régions agricoles à population dense, où le taux d'infection peut atteindre 51 %. Outre les mesures de lutte proprement dites, les activités de recherche et la construc-

grâce à la construction de nouveaux hôpitaux et à l'agrandissement des établissements existants. Le

tion de nouveaux réseaux d'irrigation sont les principales formes de l'action antibilharzienne. La tuberculose figure toujours parmi les problèmes de santé publique les plus préoccupants en Irak. Au cours de la période considérée, de nouveaux services radiologiques ont été ouverts et une enquête pilote a été entreprise en vue de recueillir des renseignements sur

nombre des malades admis a également augmenté de 25 %. Le Ministère de la Santé s'est employé énergiquement à multiplier dans tout le pays les services de traitement ambulatoire : polycliniques, centres de santé et dispensaires. On estime à 50 % environ l'ex-

la fréquence et la répartition de la tuberculose pulmonaire dans le pays. Cette enquête repose sur l'examen radiographique, l'analyse des crachats et le test tuberculinique. L'ankylostomiase est endémique dans le centre et le sud du pays, où le taux d'infestation se situe entre 20 et 40 %. Protection maternelle et infantile

pansion de ces services pendant la période étudiée. En 1960, 98 services de consultations externes rattachés

à des hôpitaux, 12 polycliniques, 616 dispensaires et 31 groupes mobiles s'occupaient des malades non hospitalisés.

L'action en faveur des mères et des enfants, et plus

Personnel médical et apparenté; moyens de formation Près de 80 % des praticiens exerçant en Irak sont

particulièrement les efforts visant à réduire le taux élevé de la mortalité infantile, ont reçu une priorité de premier rang. La mise en place de centres et postes de protection maternelle et infantile se poursuit à une cadence très rapide, surtout dans les petits villages et les régions rurales. Toutes ces formations ont un programme type d'activité qu'elles exécutent sous le

des agents du Ministère de la Santé. En 1960, on comptait 1377 médecins, 151 dentistes, 455 pharmaciens, 857 infirmières et 688 sages- femmes. Il y avait donc un médecin pour 5000 habitants. Le Ministère

de la Santé a mis au point, pour la formation et la préparation du personnel spécialisé de toutes

contrôle de la Direction des Centres de Protection maternelle et infantile à Bagdad. Le nombre des

240

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

centres a presque triplé au cours de la période sous revue, passant de 11 en 1957 à 30 en 1960. Cette dernière année, on a examiné dans ces centres 18 867 femmes enceintes, 38 675 enfants de moins d'un an et 62 343 enfants d'âge préscolaire.

Principaux problèmes de santé publique Parmi les principaux problèmes de santé publique,

il faut citer la fréquence élevée du paludisme, de la bilharziose, de l'ankylostomiase, de la tuberculose, du trachome et des infestations parasitaires (notamment des helminthiases), ainsi que l'importance de la mortalité infantile, de la malnutrition et de l'anémie. Les maladies chroniques et dégénératives telles que les affections cardio- vasculaires, le cancer, le diabète, les

La Direction des Services de Santé scolaire, installée à Bagdad, possède un bureau dans chacun des quatorze liwas. Des services de soins dentaires sont rattachés à ces bureaux. On se propose d'organiser dans chaque liwa des groupes mobiles de santé scolaire

comprenant des techniciens de l'assainissement, des éducateurs sanitaires et des infirmières de la santé publique, qui seraient chargés de visiter les écoles dans

maladies des reins et du foie sont de plus en plus fréquentes. L'industrialisation intensive du pays, la mécanisation de l'agriculture et le développement des

tous les villages et agglomérations. La Direction des Services de Santé scolaire fait en outre distribuer des

divers moyens de transport posent au pays de nouveaux problèmes de santé publique. Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

repas partiels ou complets et des capsules de vitamines A et D à environ 500 000 enfants des écoles primaires et des jardins d'enfants. Nutrition

La sous -alimentation et la malnutrition, comme par exemple la carence protéinique, rendent la population vulnérable aux maladies infectieuses et chroniques. Depuis quatre ans, l'Institut national de la Nutrition effectue des recherches en vue de mettre au point des plats nationaux équilibrés qui puissent être préparés à bon marché avec des produits indigènes.

Il n'existe pas d'institut national de la recherche, mais bon nombre de spécialistes procèdent, dans les écoles de médecine et sur le terrain, à des travaux dont les résultats paraissent dans des revues médicales irakiennes ou dans des périodiques étrangers. Budget de la santé En 1960, le budget de l'Irak s'établissait à 116 151 918 dinars, dont 15 787 129 dinars (soit 5,6 %)

devaient être affectés aux services de santé. Les dépenses de santé se chiffraient donc à 2,3 dinars par habitant.

IRAN

L'Iran est bordé au nord par l'Union des Républiques socialistes soviétiques et la mer Caspienne, à l'est par l'Afghanistan et le Pakistan, au sud par le golfe d'Oman et le golfe Persique et à l'ouest par l'Irak et la Turquie. Sa superficie est de 1 648 000 km2.

POPULATION MOYENNE ET TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS) Données biostatistiques 1957

1958

1959

1960

Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (1956) la population était de 18 954 704 habitants, dont 2 millions de nomades.

Population moyenne Taux de natalité

19 216 000 19 677 000 20 149 000 20 633 000 37,4 42,1 17,5 18,5

Les estimations de la population pour la période 1957 -1960 ainsi que d'autres données biostatistiques pour les années 1957 et 1958 figurent dans le tableau ci- contre. (Les données relatives aux décès pro-

Taux de mortalité

viennent d'échantillons de population de la ville de Téhéran, car il n'existe pas de statistiques sûres pour l'ensemble du pays, un grand nombre de décès échappant à l'enregistrement). En 1958, les causes de décès les plus importantes, selon des données très incomplètes, ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (1695 décès); gastrite, duodénite, entérite et colite (1354); bronchite et autres maladies des voies respiratoires (1072); accidents (913); pneumonie (801); tumeurs malignes (701); avitaminoses et autres troubles

veux central (375). Le nombre total des décès enregistrés par cause était de 15 851. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été: le trachome (57 534 cas); la dysenterie, toutes formes (43 366); la rougeole (35 427); les oreillons (23 715); la coqueluche (19 834); la fièvre typhoïde (17 952); la tuberculose, toutes formes (9964); la syphilis et ses séquelles (5459); la varicelle (5327) et le paludisme, cas nouveaux (4381). Principales transformations d'importance pour la santé publique

du métabolisme (659); tuberculose, toutes formes (428) et lésions vasculaires affectant le système ner-

La période 1957 -1960 correspondait à la tranche médiane du deuxième plan septennal de mise en valeur

RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE

241

de l'Iran, qui devait prendre fin en 1962. Pendant cette période, on a observé un net accroissement des investissements financés par les revenus tirés du pétrole, les fonds d'assistance technique et les prêts internationaux. Vers la fin de 1960, la Division économique de l'Orga-

Personnel médical et apparenté; moyens de formation A la fin de 1960, 5264 médecins exerçaient dans le pays, soit un médecin pour 3900 habitants. On dénom-

brait en outre 1000 dentistes, 1500 pharmaciens et 1500 infirmières ou sages- femmes. Un grand nombre de pharmaciens sont employés dans des laboratoires. C'est peut -être, à l'heure actuelle, l'insuffisance de l'effectif de médecins qualifiés qui entrave le plus les services

nisation du Plan a élaboré le programme d'un troisième plan, quinquennal, qui devait débuter au second semestre de 1962. L'objectif principal de ce troisième plan est d'élever le revenu national et d'assurer l'expan-

sion dans la stabilité économique. En avril 1960, la ville de Lar, dans le sud du pays, a été atteinte par l'un des plus désastreux tremblements de terre qu'ait connu l'Iran. Environ 500 personnes ont été tuées et un plus grand nombre encore blessées. La ville a été

sanitaires, mais la pénurie de personnel

s'observe pour presque toutes les catégories, notamment chez les infirmières. La répartition très inégale du personnel médical soulève, elle aussi, des difficultés qui entravent la bonne marche des services sanitaires.

si endommagée qu'il n'est pas possible d'envisager sa reconstruction. Organisation et administration des services de santé

L'organisation des services de santé reste pour l'essentiel telle qu'elle est décrite à la page 336 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le le Ministère de la Santé s'est vivement intéressé. monde. Pendant la période considérée, le Gouvernement a adopté un système de décentralisation auquel

Téhéran draine chaque année une grande partie des promotions. Il est très rare qu'un jeune médecin aille s'établir dans un village. Le Ministère de la Santé a toutefois affecté environ 400 behdars (assistants de médecine ayant quatre ans de formation seulement) à des dispensaires ruraux desservant plusieurs villages. En 1957, la sixième école de médecine iranienne a été inaugurée dans la ville d'Ahwaz. Au début de l'année universitaire 1957, le programme de l'école de méde-

cine de Téhéran a été remanié et la durée des études portée de six à sept ans. Après l'ouverture de nouvelles écoles de médecine à Chiraz, Ispahan et Meched, on a estimé que les écoles de behdars avaient perdu leur

L'objet est de décentraliser l'administration sanitaire du plus grand nombre de provinces possible par la création de conseils locaux de la santé, tant à l'échelon provincial qu'à l'échelon des villages. Dans le domaine de la santé et de la sécurité sociale, la loi sur les assurances sociales des travailleurs, qui était entrée en vigueur en 1943, a été remaniée en 1960. Un travailleur blessé ou malade a maintenant droit à l'assistance médicale et financière tant que son médecin le juge nécessaire. Selon les anciennes dispositions, le trai-

raison d'être et on les a fermées. Avant 1956, le niveau de la profession d'infirmière n'était pas très élevé dans le pays, et les écoles existantes trouvaient peu de candidates possédant une instruction suffisante. Des mesures ont maintenant été prises pour remédier à cet état de choses. Lutte contre les maladies transmissibles

tement était interrompu au bout de six mois, quel qu'en fût le résultat. Une nouvelle division de la santé

mentale a été créée au Département général de la Santé publique du Ministère de la Santé, de même qu'une division des services médicaux et sociaux. Depuis 1957, de nouveaux barèmes de traitements, comportant une augmentation importante, sont appli-

Grâce aux campagnes menées contre certaines maladies endémiques, on a pu observer une diminution sensible de la morbidité et de la mortalité pendant la période considérée. C'est dans la lutte contre la variole

qués aux médecins qui relèvent du Ministère de la Santé. En 1955, de nouvelles dispositions ont été édictées en vue de renforcer la législation sur le contrôle des stupéfiants; il est prévu des mesures sévères contre la contrebande. A ce propos, un accord a été signé avec le Gouvernement turc en 1959, afin d'assurer

que les résultats les plus marquants ont été obtenus. En 1955, 2500 cas avaient été déclarés et, la même année, 1 226 000 vaccinations avaient été effectuées. En 1960, le nombre des cas déclarés n'était plus que de 270, alors que le nombre des nouvelles vaccinations

était passé à 2 664 732. On a également observé un recul considérable des cas nouveaux de diphtérie, de coqueluche, de fièvre typhoïde et d'autres maladies endémiques transmissibles. En 1960, il a été pratiqué 524 168 vaccinations contre la diphtérie et le tétanos,

la collaboration des deux pays dans la lutte contre le trafic de l'opium aux frontières. Services hospitaliers

318 904 contre la coqueluche et 236 708 contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes. D'autres opérations de lutte contre les maladies se sont poursuivies pendant la période en question, et notamment des campagnes antipaludiques ayant pour but l'éradication du paludisme, le dépistage et le traitement du trachome, de la lèpre et des maladies vénériennes. De 1957 à 1960, l'Institut de Parasitologie et de Paludologie a formé 2143 agents, dont 36 paludologues, 5 entomologistes,

En 1958, il y avait 13 981 lits dans les hôpitaux généraux du pays, soit 0,71 lit pour 1000 habitants. On comptait également 2700 lits dans les trois hôpitaux

psychiatriques existants et 3664 lits dans les autres hôpitaux spécialisés, soit au total 20 345 lits, ce qui représente 1,03 lit pour 1000 habitants. En 1960, le pays disposait en outre de 29 centres de santé, 386 services de consultations externes d'hôpitaux et 855 dispensaires.

203 préposés aux opérations antipaludiques sur le terrain et 186 assistants pour l'assainissement.

242

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Protection maternelle et infantile

En 1960, 15 226 femmes enceintes ont reçu soins et conseils dans 35 dispensaires prénatals. Il n'y a eu

que 10% des accouchements à bénéficier des soins d'un médecin ou d'une sage -femme diplômée. Le nombre des enfants de moins de 5 ans présentés dans les dispensaires d'hygiène infantile s'est élevé à 16 752.

ISRAËL

Israël, situé à l'extrémité orientale de la mer Méditerranée, est bordé au nord par le Liban et la Syrie, à l'est par la Jordanie et au sud -ouest par la Répu-

des immigrants dans la collectivité. Concurremment, l'industrialisation a progressé et le niveau de vie s'est élevé.

blique Arabe Unie. La superficie du pays est de 20 700 km2.

Population et autres données biostatistiques

Le dernier recensement dont les résultats soient disponibles remonte au 8 novembre 1948. Il ne portait que sur la population juive, qui comptait alors 716 678

En 1959, les principales causes de décès ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (2446 décès); tumeurs malignes (1809); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (1175); traumatismes (accidents, suicides, etc.) (691); maladies de la première enfance (612) et pneumonie (353). Le nombre total des décès classés par cause a

personnes. (Les données recueillies lors du recensement effectué au milieu de 1961 n'ont pas encore été publiées.) Les chiffres estimatifs de l'ensemble de la population d'Israël ainsi que d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960 figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET

été de 10 593. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été: la rougeole (5967 cas); la coqueluche (4547); la scarlatine (1995); la tuberculose, toutes formes, cas nouveaux (802); la fièvre typhoïde (339) et la diphtérie (243). En outre, des chiffres assez importants ont été enregistrés pour le typhus (murin) (144 cas), la fièvre récurrente (transmise par les tiques) (42), la poliomyélite (38) (en 1958, 573 cas avaient été déclarés), la bilharziose (24) et le paludisme, cas nouveaux (23).

TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957

Organisation et administration des services de santé

La structure de l'administration nationale de la 1960

1958

1959

Population moyenne . . Taux de natalité

1

930 470 28,1

2 000 078

2 062 073

2 116 996

santé est restée, dans l'ensemble, celle qui a été décrite aux pages 337 et 338 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Des dispositions législatives nouvelles ont été toutefois adoptées concernant la pollution de l'air, le bruit, les drogues nuisibles, les

26,5 5,9

26,7 5,9

26,9 5,7

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) lité infantile 6,5 .

empoisonnements par insecticides et le statut social des infirmières, des techniciens de l'assainissement et des pharmaciens. Le Gouvernement envisage d'appliquer un plan général d'assurance -maladie fondé essentiellement sur le système actuel d'assurance

2,16 39,0

2,06 35,0 0,58

2,08 30,6

2,12 30,8

Taux de morta.

Taux de mortalité maternelle 0,47 0,92 0,57

Pendant les années dont traitait le Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde (1954- 1956), Israël avait enregistré un afflux constant d'immigrants.

volontaire, mais qui s'étendrait au quart de la population qui, actuellement, n'est pas protégé. Le plan serait réalisé progressivement; on commencerait par garantir à tous des soins hospitaliers et d'autres prestations médicales viendraient s'y ajouter peu à peu. Des difficultés d'ordre financier et politique ont jusqu'ici empêché de passer à son exécution. Parmi les autres projets de l'administration figurent la régionalisation et la répartition des lits d'hôpitaux, ainsi que l'établissement d'un fichier du cancer. Services hospitaliers

Au début de la période considérée dans le présent rapport, il en arrivait encore plus de 70 000 par an; par contre, pour 1958, 1959 et 1960, la moyenne annuelle n'a pas dépassé 25 000. Cette réduction a permis de supprimer les camps d'accueil, de prendre des dispositions plus adéquates pour le logement et l'emploi des nouveaux venus, d'assurer plus efficacement le contrôle sanitaire et la surveillance médicale et d'une manière générale, de faciliter l'intégration

On comptait, en 1960, 133 hôpitaux de diverses catégories, avec un total de 15 613 lits. Pendant l'année, 261 692 malades ont été hospitalisés. Des 7,4 lits qui existaient pour 1000 habitants, 3 étaient réservés aux malades et déficients mentaux. La réorga-

RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE

243

nisation des services de santé mentale a permis de décharger un peu les hôpitaux psychiatriques, grâce à un recours accru aux consultations externes, aux salles de psychiatrie des hôpitaux généraux et aux «établissements intermédiaires ». D'autre part, 900 dispensaires gérés par les trois principales compagnies d'assurances assurent des consultations médicales

d'une sage -femme s'est élevée à 99,6 % dans la population juive et à 55,6 % dans la population non juive.

Les services de protection de l'enfance et de santé scolaire sont également très développés. Le nombre des visites aux nourrissons de moins d'un an a dépassé 180 000, et environ 330 000 écoliers ont été suivis par les services compétents. Hygiène du milieu

externes. Le personnel de ces établissements, qui sont totalement indépendants des hôpitaux, donne aussi des soins à domicile. En 1959, ces dispensaires se sont occupés de plus de 1,5 million de personnes et le nombre des consultations ou visites s'est élevé à 14 millions. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

L'action visant à améliorer la salubrité générale et le contrôle des produits alimentaires ne cesse de s'amplifier. C'est ainsi que le nombre total des installations d'adduction d'eau est passé de 824 en 1957 à 883 en 1960, cependant que la proportion de la population rurale ainsi desservie est passée de 80 % à 93 %. D'autre part, des progrès considérables ont été réalisés en ce qui concerne le tout -à- l'égout dont béné-

De 1957 à 1960, le nombre des médecins est passé

de 4323 à 5101, dont 10 à 15 % sont employés par l'Etat. Il y a donc un médecin pour 415 habitants. Israël compte, en outre, 1109 dentistes, 1159 pharmaciens, 5000 infirmières (dont un tiers ont suivi des cours de formation pendant trois ans) et 300 sages femmes. L'unique école de médecine actuelle - celle de l'Université hébraïque de Jérusalem -a récemment accru l'effectif de ses étudiants; 70 médecins peuvent

ficient aujourd'hui 77 % de la population urbaine contre 54 % en 1957. Néanmoins, dans les campagnes,

14 % des habitants ne disposaient encore, en 1960, d'aucun système d'évacuation des excreta. Le nombre des agents spécialisés qui s'occupent de l'hygiène et

du contrôle des denrées et produits alimentaires

désormais obtenir leur diplôme chaque année. Elle envisage d'organiser des cours pour les étudiants venant de pays africains ou asiatiques en voie de développement; les langues d'enseignement seront l'anglais et le français. Les études post- universitaires

s'accroît constamment; en 1960, leur activité desservait approximativement 85 % de la population. Principaux problèmes de santé publique Israel connaît les mêmes problèmes de santé publique que les pays les plus avancés, et notamment la poliomyélite et la réadaptation des victimes de cette maladie, les soins aux personnes âgées, la réadaptation des diminués, la santé mentale, la lutte contre le cancer, les infections gastro -intestinales, l'hygiène alimentaire et l'éducation sanitaire de la population.

sont également très développées. Un diplôme de santé publique a été institué et le programme de spécialisation en soins infirmiers de santé publique a été revisé; d'autre part, une attention considérable est consacrée au perfectionnement des omnipraticiens. Lutte contre les maladies transmissibles

La lutte contre les maladies transmissibles a été menée de façon systématique et des progrès considérables ont été réalisés en matière d'éradication du paludisme, de mesures antituberculeuses et antivénériennes et de limitation de la propagation de la bilhar-

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

ziose. Les activités des services d'immunisation ne sont régulièrement enregistrées que depuis 1959. En 1960, on a pratiqué sur les nouveau -nés ou sur les enfants de moins d'un an 30 000 vaccinations contre la variole, 22 200 contre la tuberculose (par le BCG), 35 150 contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche et 36 750 contre la poliomyélite (plus 15 350 injections de rappel). Protection maternelle et infantile Les 589 centres de protection maternelle et infantile qui existaient en 1960 ont été fréquentés, cette même année, par 42 603 femmes enceintes. La proportion des accouchements effectués avec l'aide d'un médecin ou

De nombreuses recherches se poursuivent, non seulement à l'école de médecine et dans les hôpitaux, mais aussi sous les auspices d'établissements tels que l'Institut Weizmann des Sciences et l'Institut de Recherches biologiques. La composition hétérogène de la population d'Israël a stimulé les recherches dans

le domaine de la génétique, notamment en ce qui concerne l'athérosclérose, l'infarctus du myocarde, le diabète et les anomalies érythrocytaires. Budget de la santé

Pour l'exercice financier 1960/1961, on estime le montant total des dépenses de l'Etat à 1726 millions d'autres départements officiels centraux.

de livres israéliennes, dont 55,7 millions pour le Ministère de la Santé et environ 13 millions pour

244

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

JORDANIE

La Jordanie est bordée par la Syrie et l'Irak au nord et au nord -est, par l'Arabie Saoudite à l'est et au sud et par Israël à l'ouest. Sa superficie est de 96 610 km2.

de santé, y compris la législation, l'administration et tous les aspects des soins curatifs et préventifs. La

réorganisation du Ministère de la Santé s'inspirera des résultats de cette enquête. Services hospitaliers

Population et autres données biostatistiques

Au dernier recensement (8 septembre 1952), la population de la Jordanie était de 1 329 174 habitants.

Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques pour la période 19571959 figurent dans le tableau suivant. (Il convient de noter que l'enregistrement des naissances et des décès

En 1960, on comptait 29 hôpitaux généraux, avec 1876 lits, soit 1,09 lit pour 1000 habitants. Il y avait également 307 lits à l'hôpital psychiatrique et 298 lits

dans 4 sanatoriums pour tuberculeux. Le nombre total des lits était de 2978, soit 1,73 lit pour 1000 habitants. Le nombre des services de consultations externes est passé de 157 en 1957 à 194 en 1960, et le nombre total des visites de 2 102 462 à 2 479 736 pendant la même période.

présente encore des lacunes.) Les étrangers, ainsi que les fonctionnaires et leurs familles logés dans les bases militaires, ne sont pas inclus dans ces chiffres,

qui comprennent en revanche les réfugiés d'Israël (au nombre de 596 000 en 1959). POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

médecin pour 5900 habitants. En 1960, il y avait également 54 dentistes, 125 pharmaciens, 205 infirmières diplômées et 124 sages- femmes. Il existait en 1959 trois écoles d'infirmières et une école de sages- femmes.

Le nombre des médecins est passé de 213 en 1957 à 292 en 1960, ce qui représente une proportion de un

Lutte contre les maladies transmissibles Population moyenne . . Taux de natalité Taux de mortalité . . . . Accroissement naturel ( %) . 1

Taux de mortalité infantile Taux de mortalité maternelle

538 028 39,4 8,5 3,09 69,3 2,6

1

606 746 43,3 7,2 3,61

1

658 313 38,4 7,3 3,11 63,1 6,9

Un plan quinquennal d'éradication du paludisme a été entrepris en 1958. Pendant la période considérée, des progrès satisfaisants ont été réalisés et la phase de

60,6 5,8

consolidation a été atteinte dans des zones oh vit plus de la moitié de la population du territoire impa-

ludé. Des plans très complets d'études entomologiques et parasitologiques ont été préparés et mis à exécution en 1960. Un programme de drainage a été

En 1960, les plus importantes causes de décès ont été les suivantes: gastrite, duodénite, entérite et colite (2678 décès); pneumonie (2075); maladies de la première enfance (1163); rougeole (468); artériosclérose des coronaires, myocardite dégénérative et autres cardiopathies (371) et bronchite (242). Le nombre total des décès enregistrés par cause était de 11 161. Les maladies transmissibles le plus souvent déclarées

établi. Les pulvérisations à action rémanente sont déjà terminées dans certaines zones. Cette même année, le Gouvernement a créé un centre de lutte antituberculeuse qui procède à des enquêtes nationales

de morbidité. Ce centre a maintenant achevé la première phase de ses travaux. Des enquêtes prélimi-

en 1960 ont été: la rougeole (2943 cas); la fièvre typhoide (1308); la tuberculose (1198); la coqueluche (415); le paludisme (306) et la diphtérie (150). Organisation et administration des services de santé

naires sur la fréquence du trachome ont également été entreprises. En 1960, 71 618 personnes ont reçu leur primovaccination antivariolique et 91 774 personnes ont été immunisées contre la diphtérie, la coque-

luche et le tétanos au moyen du triple antigène. Protection maternelle et infantile

L'organisation et l'administration des services de santé restent celles qui sont décrites aux pages 339 et 340 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Un plan quinquennal de réorganisation et de développement des services de santé a été établi. Son objectif est de reconsidérer tous les problèmes

Le nombre des centres de protection maternelle et infantile est passé de 1 en 1957 à 29 en 1960. De même, le nombre des femmes enceintes ayant reçu des soins est passé de 1934 en 1957 à 21 351 en 1960. Le nombre des accouchements ayant eu lieu en présence

d'un médecin ou d'une sage -femme diplômée reste

RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE

245

très faible (1748 en 1960). Par contre, le nombre des enfants de moins d'un an présentés aux consultations a considérablement augmenté (48 415 en 1960, contre 740 en 1957).

Principaux problèmes de santé publique

Education sanitaire Il existe actuellement une tendance qui vise à inclure l'éducation sanitaire de la population dans les divers programmes d'assainissement, de soins infirmiers, d'éradication du paludisme, de lutte antituber-

Parmi les principaux problèmes de santé publique figurent la tuberculose, (en particulier dans la partie méridionale de la Jordanie, où une enquête de morbidité a révélé un taux relativement élevé d'infection)

et le trachome. En ce qui concerne cette dernière maladie, la situation reste grave. On a dressé les plans

d'un projet pilote de dépistage et de traitement dans le district d'Hébron, qui serait suivi d'une campagne s'étendant à l'ensemble du pays. Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

culeuse et de protection maternelle et infantile. La campagne d'éradication du paludisme, mieux au point que d'autres, s'y prête particulièrement bien. Le programme de soins infirmiers de santé publique souffre, par contre, d'une pénurie de personnel d'autant plus

La distribution géographique du paludisme, ses fluctuations saisonnières et l'utilisation de la pyriméthamine dans le traitement suppressif, ainsi que l'épidémiologie de la fièvre récurrente, ont fait l'objet

regrettable qu'il s'agit là de l'un des instruments les plus efficaces d'éducation de la population; mais il faudrait, à cet effet, disposer dans chaque district d'un

nombre suffisant d'infirmières de la santé publique qualifiées pour surveiller et diriger ces activités dont

dépend en grande partie la santé de chaque famille.

de diverses études. Des recherches ont également été entreprises sur la rage et sur les encéphalites consécutives à la vaccination antivariolique. Enfin, des recherches de caractère opérationnel ont eu lieu dans un foyer d'ankylostomiase.

KOWEÏT

au sud par l'Arabie Saoudite et une zone neutre le séparant en partie de ce dernier pays, et à l'est par le golfe Persique. Sa superficie est de 15 540 km2. Autrefois, le port de Koweit servait surtout d'entrepôt pour l'importation de marchandises destinées à l'hinterland, pour l'exportation des peaux et de la laine et pour la pêche des huîtres perlières. Ce genre d'activité commerciale persiste, mais il a perdu de son importance avec le développement de l'industrie pétrolière.

Le Koweit est bordé au nord et à l'ouest par l'Irak,

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE)

ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES)

Données biostatistiques

1957

1958

1959

1960

La principale source de revenus du Koweit est le pétrole tiré des gisements de Burgan, Ahmadi étant le centre résidentiel et administratif de cette exploitation. Les recettes provenant du pétrole sont utilisées pour de vastes investissements portant notamment sur des centrales électriques, des établissements scolaires, des services médicaux et l'approvisionnement de la ville de Koweït en eau douce. Des navires apparPopulation moyenne . . Taux de natalité 206 473 24,0

32,0 4,0 2,8

-

219 000 40,0 5,0 3,5 16,0

321 621 49,0 5,5

Taux de mortalité Accroissement 3,0 2,1

tenant à 27 lignes de navigation font régulièrement escale à Koweït, et les services aériens réguliers sont nombreux. Il existe une station de radiodiffusion administrée par l'Etat. Population et autres données biostatistiques

naturel (%) Taux de mortalité infantile .

4,35 32,9

18,5

23,7

Lors du dernier recensement (23 février 1957), le Koweit comptait 206 473 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1960 sont reproduits dans le tableau ci- contre. (Il convient de noter que l'enregistrement des naissances et des décès comporte encore des lacunes. L'accroissement considérable

de la population - de 206 473 habitants en 1957 à 321 621 en 1960 - est dû principalement à l'immigration.)

En 1960, les causes de décès les plus importantes ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (204 décès); accidents (192); gastrite, duodénite, entérite et colite (186), bronchite (140), maladies de la première enfance (98) et malformations congénitales (86). Le nombre total des décès enregistrés par cause a été de 1305. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes : rougeole (995 cas); tuberculose, nombre total des cas (845); coqueluche (478); fièvre typhoïde (182); paludisme, cas récurrents (38) et infections à méningocoques (16).

246

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Organisation et administration des services de santé

Les services médicaux sont gratuits pour toutes les

personnes résidant au Koweit, quelle que soit leur nationalité. Ces services sont administrés par le Dépar-

tement de la Santé publique, qui a été réorganisé en 1959 et qui comporte plusieurs divisions techniques.

se sont également procuré du vaccin antipoliomyélitique qu'elles tiennent à la disposition de la population. Les mesures prophylactiques contre le charbon sont devenues obligatoires. Les vaccinations pratiquées en 1960 ont atteint les chiffres suivants: 122 948 primovaccinations antivarioliques, 19 149 vaccinations

La même année, ce Département a commencé à constituer des unités sanitaires, comprenant chacune trois centres, pour les soins de médecine générale, la protection maternelle et infantile et la médecine préventive. Les unités en question assurent donc des services sanitaires très divers. Cette initiative ayant

contre le choléra, 9465 contre la diphtérie et 3075 contre la poliomyélite. Quant à la lutte antituberculeuse, les examens radiographiques systématiques ont

porté en 1959 -1960 sur 15 068 personnes et 13 933 élèves et étudiants ont été soumis à l'épreuve de la tuberculine.

bien réussi, il va être créé, dans d'autres zones du Koweit, de nouvelles unités dont l'organisation et le fonctionnement seront identiques. Services hospitaliers

Protection maternelle et infantile

Les cinq dispensaires prénatals existant en 1960 ont reçu la visite de 11 858 femmes enceintes, ce qui marque un progrès considérable par rapport à l'année 1957, pendant laquelle 7226 femmes seulement avaient fréquenté ces consultations. Le nombre des accouchements ayant eu lieu avec l'assistance d'un médecin ou d'une sage -femme qualifiée a atteint 11 616 en 1960, soit 99 % du nombre total des naissances. De nouveaux centres de protection maternelle

En 1960, il existait deux hôpitaux généraux, dotés de 461 lits (soit 1,43 lit pour 1000 habitants), et deux

hôpitaux psychiatriques, avec 247 lits. L'un de ces derniers établissements est de construction récente; l'autre est ancien mais a été modernisé et accueille maintenant les malades chroniques. Dans ces deux établissements, on veille particulièrement à assurer aux malades des moyens de distraction et l'on utilise les méthodes curatives les plus récentes, notamment l'ergothérapie. D'autres établissements nouveaux comprennent un sanatorium pour les maladies de l'appareil respiratoire et un hôpital pour les maladies conta-

et infantile ont été ouverts dans les districts ruraux et une école spéciale de sages- femmes auxiliaires a été

créée pour former des jeunes filles du Koweït. Aux termes du code du travail de 1957, les femmes enceintes

ont droit au paiement intégral de leur salaire pendant

gieuses aiguës. Le nombre total des lits d'hôpitaux est maintenant de l'ordre de 1890 lits, soit 5,88 lits pour 1000 habitants. En outre, plusieurs dispensaires locaux ont été mis en service et trois centres d'assainissement ont été créés dans des villages éloignés.

un congé de maternité dont la durée maximum est de 30 jours avant et de 40 jours après l'accouchement.

Education sanitaire se

Depuis 1958, l'éducation sanitaire de la population poursuit très activement. Il existe maintenant

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, on comptait 242 médecins, soit un médecin

17 centres, comptant 3569 membres. Ces centres d'éducation de base ont pour objet de diffuser la connaissance des questions sociales ou sanitaires dans tout le territoire, au moyen d'exposés et de projections cinématographiques. Le Département de

pour 1300 habitants, ainsi que 20 dentistes, 32 pharmaciens, 373 infirmières et 56 sages -femmes. En 1958,

le Département de la Santé publique a ouvert un établissement spécialement destiné

à former des

l'Education mène également une vaste campagne dans les établissements scolaires. Il produit de façon régulière des affiches, des films, des brochures et un bulletin scolaire concernant l'éducation sanitaire. L'hygiène et la propreté personnelle sont enseignées aux élèves.

sages -femmes. Il n'existe pas encore d'école d'infirmières. Cependant, quelques jeunes filles sont envoyées

à l'étranger pour faire des études d'infirmière, et l'on

espère être ultérieurement en mesure de créer des écoles de ce genre au Koweit. Depuis 1957, un institut technique de la santé forme des inspecteurs sanitaires assistants. Lutte contre les maladies transmissibles

Principaux problèmes de santé publique

Le problème le plus grave qui se pose au Koweït

est celui de la tuberculose. Le pays manquant de ressources avant le développement de l'exploitation pétrolière, les Bédouins souffraient de malnutrition et étaient ainsi prédisposés à. la tuberculose. Actuellement l'afflux de main -d'oeuvre venant des pays voisins contrecarre partiellement les mesures de lutte antituberculeuse, car cette main -d'oeuvre vit dans des conditions d'hygiène déplorables et est souvent. mal

Une législation nouvelle exige que soient déclarés les naissances et les décès, de même que les cas de maladies transmissibles. La vaccination des enfants

du premier âge contre la variole et la diphtérie est obligatoire; les voyageurs et les pèlerins sont maintenant soumis à un contrôle.. médical. Les_ autorités

RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE

247

nourrie. De plus, le Koweit importe de grandes quantités d'ovins et de bovins, en provenance de pays où le cheptel n'est pas obligatoirement soumis à l'épreuve de la tuberculine. La population consomme surtout

Budget de la santé

du lait pasteurisé en poudre, mais de nombreux Bédouins et quelques éléments des classes pauvres absorbent encore du lait non bouilli.

Le montant des dépenses prévues au budget de 1960 était de 106 879 498 roupies du Koweit, dont 24,55 % devaient être consacrés aux services de santé. Les dépenses prévues pour ces services représentaient donc 81,6 roupies du Koweit par habitant.

PAKISTAN

Le Pakistan occupe deux zones situées au nordouest et au nord -est de la péninsule indienne et séparées par l'Inde. Le Pakistan occidental est bordé par l'Inde à l'est et au sud -est, par la mer d'Oman au sud,

et par l'Iran et l'Afghanistan à l'ouest et au nord ouest. Le Pakistan oriental est limité à l'ouest, au nord et à l'est par l'Inde, à l'est par la Birmanie et au sud par le golfe du Bengale. Le Pakistan occidental et le Pakistan oriental couvrent ensemble une superficie de 944 824 km2.

utilisée à ce moment. A cette réserve près, les causes suivantes ont été le plus fréquemment enregistrées en 1958 sur un total général de 471 816 décès: pneumonie (15 482 décès); fièvre typhoïde (8051); paludisme (5426); tuberculose pulmonaire (4125); tuberculose, autres formes (4001); accidents (2952) et dysenterie (2224). On a également enregistré 584 décès

dus à la variole et 85 dus au choléra. En ce qui concerne les maladies transmissibles, les déclarations dont on dispose pour l'ensemble du Pakistan occidental ne

concernent que le choléra, la variole, la peste, le Pakistan occidental Population et autres données biostatistiques

typhus, la coqueluche et la poliomyélite. En 1960, le choléra (6704 cas); variole (688); coqueluche (399) et poliomyélite (3). Il n'y a eu aucune notification de cas

nombre de cas déclarés s'établissait comme suit: de peste ou de typhus. Il avait été déclaré 2907 cas de variole en 1958 et 3111 en 1959. Principales transformations sociales, culturelles et économiques

Les chiffres estimatifs de la population du Pakistan occidental pour la période 1957 -1960 (Karachi non compris) sont indiqués dans le tableau suivant. On ne possède d'indications sur les taux démographiques que pour l'année 1958. L'enregistrement des naissances

et des décès est incomplet, mais on ne sait pas dans quelle mesure. La population de Karachi est estimée à environ deux millions d'habitants. POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET

L'événement le plus important de cette période a été la révolution d'octobre 1958, qui a établi la forme actuelle de gouvernement. Sous le nouveau régime, un

certain nombre de commissions ont été désignées pour examiner les divers problèmes économiques et sociaux du pays et proposer des mesures appropriées.

TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

Ces dernières ont exigé l'adoption de dispositions concernant la réforme agraire, la réinstallation et la réadaptation des réfugiés, la réforme de l'enseignement

1957

1958

1959

1960

et l'introduction de certaines institutions démocratiques de base. Pendant la période considérée, l'industrie et les villes se sont considérablement développées, malgré les vastes inondations dont les bassins fluviaux sont le théâtre presque chaque année.

Population moyenne . . Taux de natalité

36 702162 37 396 016 38 105 798 38 831 901 25,9 11,4

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 1,45

Organisation et administration des services de santé

.

Taux de mortalité infantile .

A partir de septembre 1957, d'importants changements ont été apportés à l'organisation des services de santé. Ces services sont actuellement administrés à partir de quatre centres régionaux situés à Peshawar,

102,2

Taux de mortalité maternelle 0,60

Multan, Hyderabad et Quetta, et placés sous la surveillance générale du Directeur des Services de Santé.

Pendant la même période, on a entrepris de reviser et d'uniformiser certaines dispositions de la législation

On ne dispose de renseignements sur les causes de décès que pour l'année 1958; ils sont d'ailleurs sujets à caution en raison de la méthode d'enregistrement

sanitaire, en particulier celles relatives aux produits alimentaires, aux médicaments, aux vaccinations et à la lutte contre les maladies épidémiques. On se propose

248

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

d'étaler sur une période de quinze ans l'exécution d'un plan d'ensemble visant à une réorganisation complète

des services de santé. Ce plan prévoit la création d'environ 1000 unités sanitaires, desservant chacune

établissements. La formation des inspecteurs sanitaires a lieu à l'Institut d'Hygiène et de Médecine préventive, où 263 inspecteurs sanitaires ont été formés de 1957 à 1960. Une attention particulière est accordée à la formation des visiteuses d'hygiène, qui est assurée actuellement par trois écoles spéciales, pouvant

environ 50 000 habitants. Ces unités mettront à la disposition de la population des services curatifs et préventifs intégrés, y compris des services d'assainissement et d'éducation sanitaire. Ces centres prihiérarchisé et coordonné.

maires seront appuyés par un réseau d'hôpitaux Services hospitaliers - Services de laboratoires En 1960, il y avait au Pakistan occidental 1502 hôpitaux publics ou privés, totalisant 20 901 lits, soit 0,54 lit

admettre 105 élèves par an. Les études durent deux ans et trois mois. Lutte contre les maladies transmissibles

La tuberculose demeure un important problème de santé publique au Pakistan occidental. Une enquête nationale par sondage sur la tuberculose a été entre-

pour 1000 habitants. Ce total comprend 5 établissements de gynécologie et d'obstétrique, avec 216 lits, 20 hôpitaux pour contagieux, avec 1539 lits, et 3 hôpitaux psychiatriques, avec 1814 lits. En 1959, il y avait

prise en collaboration avec l'OMS et le FISE. A l'heure actuelle, la lutte antituberculeuse s'appuie sur les hôpitaux spécialisés, les 38 dispensaires antituberculeux et les unités sanitaires. Une vaste cam-

1460 hôpitaux, dotés de 20 461 lits, qui ont totalisé 350 353 admissions. On ne possède pas le chiffre des admissions pour 1960. Les consultations externes sont assurées par des services spéciaux des hôpitaux, des dispensaires indépendants et des unités mobiles. En 1959, près de 18 millions de personnes ont reçu des soins médicaux dans ces divers services. Des services de laboratoire sont assurés dans les hôpitaux universitaires, à l'Institut national de la Santé et dans sept laboratoires de la santé publique. Ces derniers ont effectué en 1959 plus de 210 000 examens de spécimens, bactériologiques, chimiques, etc.

pagne de vaccination par le BCG a été lancée et, de 1957 à 1960, près de 4 millions de personnes ont été soumises à la tuberculino- réaction et près de 3 millions

ont été vaccinées par le BCG. La lutte contre le typhus s'est poursuivie pendant toute cette période, avec la collaboration de 47 équipes d'épouillage. C'est

principalement grâce à leurs efforts que le Pakistan occidental est resté exempt de typhus en 1959 et 1960.

La variole est endémique et se manifeste périodiquement par des poussées épidémiques atténuées. De 1957 à 1960, 7501 cas ont été déclarés, dont 1389 cas

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

mortels. Les mesures habituelles de vaccination et de revaccination sont appliquées en permanence; près de 6 millions de primovaccinations et plus de 27 millions de revaccinations ont été faites. De nouvelles mesures sont envisagées en vue de l'éradication

En 1960, on comptait 5202 médecins au Pakistan occidental, dont 814 femmes, soit un médecin pour 7460 habitants. Il y avait également 151 dentistes. En 1959, le nombre des infirmières et des sages femmes diplômées était de 1925 et 1361 respectivement. La même année, on comptait 591 inspecteurs sanitaires et 385 visiteuses d'hygiène employés dans les services de santé.

de la maladie. Le paludisme est certainement la maladie qui a le plus grand retentissement sur la santé et l'économie du pays. Un programme d'éradication a été mis sur pied et doit être terminé en 1975. Pour le moment, les opérations se bornent à des pulvérisations d'insecticides dans certaines régions et à la distribution de médicaments antipaludiques. Protection maternelle et infantile Les services appropriés sont assurés dans les centres

L'enseignement de la médecine est actuellement dispensé dans cinq écoles, où les études durent cinq ans. En 1960, le nombre des étudiants était de 2628 et celui des diplômes délivrés de 342. Deux autres écoles de médecine, qui étaient spécialisées dans la formation accélérée de médecins « licenciés », cesseront progressivement leur activité à mesure que les besoins concernant ce genre de personnel médical auront été satisfaits. L'enseignement post -universitaire

de protection maternelle et infantile. Leur nombre a augmenté ces dernières années, passant de 177 en 1956 à 304 en 1960. En 1959, 43 077 femmes enceintes ont reçu des soins dans ces centres, le total des consul-

tations étant de 81 169. Les centres ont également suivi 54 619 enfants de moins d'un an et 85 062 enfants

d'un certain nombre de disciplines médicales est assuré par le King Edward Medical College de Lahore;

l'Institut d'Hygiène et de Médecine préventive prépare au diplôme de santé publique. Il n'existe qu'une école dentaire au Pakistan occidental; elle peut recevoir 30 étudiants par an. De 1957 à 1960, elle a délivré 45 diplômes. On compte actuellement 14 écoles

d'âge préscolaire. En outre, un grand nombre de visites à domicile ont été faites: 78 818 visites ont été rendues à des femmes enceintes et 270 000 visites

à des nourrissons et des enfants d'âge préscolaire en 1959.

d'infirmières, dont 8 d'Etat, et 15 écoles de sages femmes. Pendant la période considérée, 508 infirmières et 408 sages -femmes ont été formées par ces

Education sanitaire

Jusqu'en 1960, il n'y avait pas d'éducation sanitaire organisée, mais on reconnaissait pleinement l'impor-

RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE

249

tance de celle -ci pour la mise en oeuvre du programme

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

de santé publique et de soins médicaux. Aussi un Bureau de l'Education sanitaire a -t -il été créé à la Direction de la Santé de Lahore, et un éducateur sanitaire assistant y a été nommé. Santé mentale

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

1959

Les trois hôpitaux psychiatriques, totalisant 1814 lits occupés en permanence, ne répondent que très partiellement aux besoins du Pakistan occidental en soins psychiatriques tant préventifs que curatifs. On

se propose donc de construire un nouvel hôpital psychiatrique, et d'installer des dispensaires psychiatriques rattachés à certains des hôpitaux universitaires. Principaux problèmes de santé publique Au premier rang de ces problèmes figure au Pakistan

Population moyenne . . Taux de natalité Taux de mortalité . . . . Accroissement naturel ( %) . Taux de mortalité infantile . Taux de mortalité maternelle

44 273 841 44 632 452 44 993 974 17,7 20,5 15,9 10,5 8,6 9,4 0,72 0,73 1,11 79,6 86,0 72,2 6,6 7,4 6,7

toutes formes (5239). Les données relatives aux maladies transmissibles sont très incomplètes. Parmi celles -

occidental l'amélioration des conditions d'hygiène, notamment en ce qui concerne l'approvisionnement en eau saine et l'évacuation des matières usées. Il faut mentionner également le développement de la protection maternelle et infantile, l'éradication du paludisme, la lutte antituberculeuse et l'établissement de données statistiques permettant d'évaluer l'efficacité des services de santé.

ci, les plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: paludisme (1 333 437 cas); tuberculose, toutes formes (24 610); choléra (19 899); variole

(13 144) et infections à méningocoques (3060). De graves épidémies de variole et de choléra ont eu lieu en 1958; elles ont causé, respectivement, 58 831 et 15 655 décès. Il y a eu d'autres épidémies de choléra en 1959, avec 22 684 décès.

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

Organisation et administration des services de santé

Le Département des Services de Santé ne s'occupe pas de la recherche; celle -ci est assurée par les diverses institutions d'enseignement, avec l'appui des Conseils de la Recherche du Pakistan et du Pakistan occidental.

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent identiques à celles décrites à la page 343 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. En 1958, les services sanitaires et médicaux

ont été réorganisés et fondus en un seul système administratif. Une nouvelle organisation des services préventifs et curatifs a été mise sur pied. Services hospitaliers

Budget de la santé Les dépenses totales du Gouvernement du Pakistan

occidental se sont élevées à 6 943 870 000 roupies pendant l'exercice financier 1959/1960. Sur ce chiffre, 40 056 391 roupies ont été affectées aux services de

santé d'Etat, en plus des dépenses des collectivités publiques locales. Les dépenses gouvernementales afférentes aux services de santé représentaient donc 1,1 roupie par habitant. Pakistan oriental Population et autres données biostatistiques

Les soins hospitaliers sont assurés dans 213 établissements d'Etat, dont 58 hôpitaux généraux, 42 établissements de gynécologie et d'obstétrique, 10 dispensaires antituberculeux, 1 hôpital psychiatrique et

102 dispensaires, totalisant 4650 lits (ce chiffre ne comprenant pas les établissements privés), soit 1,01 lit pour 1000 habitants. Les consultations externes sont assurées par 58 services rattachés aux hôpitaux généraux, 102 dispensaires et 8 unités sanitaires mobiles.

Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques pour la période 19571959 figurent dans le tableau ci- contre. On ne dispose de renseignements relatifs aux causes de décès que pour l'année 1959. Les principales causes étaient, cette année -là, les suivantes : paludisme (34 154); choléra (22 684); dysenterie, toutes formes (15 410); accidents (9585); pneumonie (9519); variole

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

En 1960, le personnel sanitaire d'Etat comprenait 681 médecins, 2 dentistes, ainsi que 355 infirmières diplômées, 433 infirmières auxiliaires et 140 sages femmes. En outre, 145 sages -femmes exerçaient à titre privé. L'enseignement destiné aux étudiants en méde-

(9508); complications de la grossesse, de l'accouchement et des suites de couches (6433) et tuberculose,

cine a été considérablement amélioré et développé. Il existe actuellement cinq écoles de médecine où les études durent cinq ans. En 1960, 432 étudiants ont terminé leurs études. Cette même année, trois écoles

250

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

dentaires ont formé 148 dentistes. Un cours de trois ans est offert aux élèves infirmières et aux élèves sages femmes; en 1960, 36 infirmières et 46 sages -femmes ont

de réfrigération pour le stockage des vaccins et l'absence de relevés de vaccination.

Pour ce qui est de la lutte antituberculeuse, la

obtenu leur diplôme. Lutte contre les maladies transmissibles

Le paludisme demeure le principal problème sani-

campagne de vaccination de masse par le BCG se poursuit de manière satisfaisante, le nombre des équipes de vaccination étant passé de quatre à seize. Cette campagne devait se terminer à la fin de 1961. Protection maternelle et infantile

taire du Pakistan oriental. Le programme national d'éradication du paludisme débutera dans le district de Dinapur et sera étendu progressivement aux autres districts. L'ensemble du Pakistan oriental sera probablement couvert en 1973 -1974. Une enquête épidémiologique initiale, des opérations de pulvérisations

Pendant la période considérée, les services de protection maternelle et infantile ont été régulièrement améliorés et développés. En 1960, il existait 46 dispen-

pendant trois ans, le dépistage systématique et le traitement des derniers foyers résiduels constituent les phases essentielles de ce projet, qui est exécuté par

saires prénatals et centres de protection infantile, contre 38 en 1957. Près de 50 000 femmes enceintes y ont reçu des soins, ainsi que 47 487 enfants de moins d'un an et 83 308 enfants d'âge préscolaire. Principaux problèmes de santé publique

un service national d'éradication entièrement autonome, ayant à sa tête un directeur responsable auprès du Conseil national d'Eradication du Paludisme. Un

centre de formation du personnel spécialisé dans l'éradication du paludisme sera ouvert.

La mauvaise hygiène du milieu est considérée comme le plus important problème sanitaire du Pakis-

Le Pakistan oriental est l'un des plus importants foyers d'endémicité de la variole. Pendant les dernières

tan oriental. L'approvisionnement en eau saine et l'évacuation des immondices et matières usées figurent parmi les questions les plus urgentes. Les autres problèmes sont ceux de la fréquence élevée des maladies gastro -intestinales, du paludisme, de la variole et de la tuberculose. Les taux élevés de mortalité infantile et maternelle sont également un sujet de préoccupation. La malnutrition est encore très répandue.

décennies, des épidémies se sont produites tous les quatre à six ans. Un programme d'éradication de la variole a été établi, qui prévoit une vaccination de masse pendant la période 1961 -1963 et la production de vaccin lyophilisé en quantité suffisante. Les opérations de contrôle se poursuivront pendant dix ans

encore, avec revaccination totale de la population tous les cinq ans. Les principales difficultés auxquelles

se heurtera cette campagne sont la pénurie de personnel de vaccination, l'insuffisance des moyens de communication, la répugnance de certains groupes de population à se faire vacciner, l'enregistrement incomplet des naissances, le manque d'installations

Budget de la santé

L'ensemble des dépenses du Gouvernement pour l'exercice 1959/1960 s'élevait à 408 421 000 roupies, dont 5,9 % étaient consacrés aux services de santé, soit 0,5 roupie par habitant.

ÉTATS DU GOLFE PERSIQUE Bahrein

Les îles Bahrein constituent un archipel du golfe Persique, situé entre la péninsule du Katar et l'Arabie Saoudite. Leur superficie totale est de 598 km2 environ.

On y a découvert en 1932 du pétrole, actuellement exploité par la Bahrein Petroleum Company. En 1959,

la production de pétrole s'est élevée à 2,25 millions de tonnes. Une grande raffinerie située sur l'île de

également l'élevage des volailles et où il existe une industrie laitière. La pêche des perles, qui avait fait la réputation des îles, a sensiblement diminué. En 1959, la population recensée à Bahrein était de 142 213 habitants; elle était estimée à 147 000 habitants en 1960. L'immigration y est considérable. Les habitants de Bahrein ont droit aux soins médicaux gratuits. En 1960, les îles comptaient 13 hôpitaux totalisant 702 lits, soit 4,8 lits pour 1000 habitants. Sur ce nombre, 500 lits appartenaient à des hôpitaux géné-

Bahrein traite, en plus du pétrole brut produit sur place, le pétrole acheminé par pipe -line en provenance de l'Arabie Saoudite. La raffinerie a traité 10 millions

raux, 70 à des hôpitaux psychiatriques et 132 aux autres hôpitaux spécialisés. En 1960, 69 médecins (y compris 2 assistants médicaux) exerçaient dans les îles, soit un médecin pour 2130 habitants. Il y avait également 6 dentistes, 26 pharmaciens, 368 infirmières et infirmières auxiliaires, femmes. ainsi que 140 sages -

de tonnes en 1959. Un certain nombre d'industries modernes sont venues s'ajouter aux artisanats traditionnels, tels que la construction de bateaux, le tissage, la poterie, etc. Les dattes et les légumes sont les prin-

cipaux produits agricoles des îles, où l'on pratique

RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE

251

Katar Le Katar occupe toute la péninsule du même nom et s'étend, du côté du continent, entre Khor al Odeid et la province de Hasa (Arabie Saoudite). Sa superficie

de l'hôpital psychiatrique. La section de la santé publique est chargée des mesures prophylactiques, de la quarantaine, de la médecine légale, de l'assainissement et de la tuberculose. Services hospitaliers - Personnel médical et apparenté

est de 22 014 km2. Le pays consiste essentiellement en un désert plat et rocheux, et le climat ressemble à celui de la côte orientale de l'Arabie: il y fait extrêmement chaud et humide en été. Les pluies dépassent

rarement 13 cm par an; elles proviennent exclusivement des brefs orages d'hiver. Le Katar a toujours été un pays riche, grâce à une importante industrie de la pêche qui, en 1928, employait 4000 bateaux. Cette activité ne joue plus le même rôle qu'auparavant.

En 1960, les trois hôpitaux publics comptaient 404 lits, soit 8,98 lits pour 1000 habitants. Il n'y a pas

de cliniques privées, car les soins médicaux sont presque entièrement nationalisés. Les compagnies pétrolières entretiennent en outre deux hôpitaux: l'un à Oumm Said (40 lits) et l'autre à Doukhan (25 lits). En 1960, le Katar comptait 37 médecins, soit un médecin pour 1220 habitants, et 140 infirmières. Lutte contre les maladies transmissibles Les infections intestinales sont fréquentes et tiennent souvent au défaut d'hygiène personnelle. La dysenterie,

Une concession avait été accordée en 1935 pour la prospection pétrolière, mais les exportations de pétrole n'ont commencé qu'en 1950. Depuis 1953, le Gouvernement perçoit la moitié des revenus de l'exploitation pétrolière, dont la production s'est rapidement développée : elle est passée de 80 000 tonnes en 1949 à

8 millions en 1958. La capitale du Katar est Doha, qui compte 15 000 habitants. Il y a plus de 33 écoles dans le pays; en outre, il existe au Liban, en République Arabe Unie et au Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord des bureaux spéciaux de l'éducation, chargés d'administrer les bourses études à l'étranger. Population et autres données biostatistiques

accordées à des ressortissants du Katar pour des

Aucun recensement n'a encore eu lieu au Katar, mais en 1960 on estimait la population à 45 000 habitants, soit une augmentation appréciable par rapport

aux 37 000 habitants qui, d'après les estimations, constituaient la population du territoire en 1957; cet accroissement résulte, dans une large mesure, de l'immigration. En 1960, on a enregistré 1374 naissances

tant bacillaire qu'amibienne, est répandue. La fièvre typhoïde est endémique, bien qu'on ne signale que rarement des épidémies. Les maladies à virus, comme la grippe, frappent également un grand nombre de personnes. Le taux de morbidité (cas nouveaux), est de 3 % pour la tuberculose, mais la collectivité ne considère pas qu'il s'agit là d'une maladie grave. Le Département médical de l'Etat a soumis à un examen radiologique 75 % des personnes âgées de plus de 14 ans qu'il pouvait atteindre, à Doha, la capitale, ainsi qu'à Doukhan et Oumm Said, les deux centres pétroliers, et dans les villages. A l'heure actuelle, les cas récents de tuberculose sont traités dans les centres de consultations externes par les moyens ordinaires: antibiotiques et chimiothérapie. L'hôpital accueille les malades qui n'ont pas d'habitation ou qui souffrent de formes graves de la maladie. Ces dernières années, on n'a guère enregistré de cas de variole, si l'on excepte,

et 259 décès. Les causes de décès ne sont cependant pas enregistrées et il est donc impossible d'établir des statistiques de mortalité infantile et maternelle. Les maladies transmissibles les plus répandues dans le pays comprennent la dysenterie amibienne et bacillaire, la fièvre typhoïde, la tuberculose et l'hépatite infectieuse. Certaines maladies infectieuses de l'enfance - rougeole, varicelle et oreillons par exemple sont très fréquentes et, souvent, atteignent gravement les adultes. Les maladies vénériennes et le trachome sont également répandus. La fréquence du paludisme et de la variole est très faible. Organisation et administration des services de santé

en 1959, deux cas importés. En 1956, on a lancé une campagne de vaccination de masse et en 1958 une

autre campagne a assuré la protection de près de 95 % de la population à l'égard de cette maladie. Il n'y a pratiquement pas de paludisme à Katar. Etant donné le grand nombre d'immigrants, les mesures de quarantaine revêtent la plus grande importance dans le pays. Ces immigrants sont examinés dans des locaux

isolés. Ils sont vaccinés contre la variole et épouillés au DDT dans les stations de quarantaine. Hygiène du milieu

Le Département médical de l'Etat a été créé en 1949. Au début, les services médicaux étaient extrêmement limités et, jusqu'en 1957, le territoire ne comptait

L'assainissement n'est pas d'un très haut niveau au Katar, ce qui explique le grand nombre des infections intestinales. Cependant, en 1957, le Département de la Santé publique de Doha employait 221 éboueurs. La construction de latrines est très coûteuse en raison de la nature rocheuse du sol et il n'existe pas de service régulier d'inspection. La dératisation se pratique dans les maisons privées, les ports, les marchés et sur la côte. L'eau est pour moitié distillée et pour moitié tirée des puits; elle est riche en sulfate de magnésium.

qu'un hôpital de 50 lits. Le Département médical de l'Etat, placé sous la direction d'un médecin -chef, est aujourd'hui divisé en deux sections: médecine curative et santé publique. La section de médecine curative

s'occupe des services hospitaliers, des centres de consultations externes, des dispensaires dentaires et

252

DEUXIÉME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Les quatre cinquièmes des habitations ne bénéficient

pas d'une adduction d'eau et les habitants doivent aller chercher, aux bornes -fontaines installées dans les

nomades. Le principal port commercial de la côte sous régime de traité est Doubai, qui compte environ 40 000 habitants. La plupart des habitants des régions côtières vivent du commerce et de la pêche; la pêche

rues, l'eau dont ils ont besoin. L'eau est gardée dans des récipients non couverts, ce qui facilite la contamination. D'ici 1963, on espère pouvoir assurer la distribution quotidienne de quelque 9 millions de litres d'eau.

On met actuellement en place une turbine à vapeur et l'eau constituera un sous -produit de la centrale électrique.

des perles se pratique toujours, mais a perdu son ancienne importance. A l'exception de Foujaïrah, tous les Etats offrent aux garçons la possibilité de faire des études primaires et moyennes. Il existe un aéroport civil international à Doubaï. Trois lignes de navigation, une néerlandaise et deux britanniques, font escale à Doubai et à Chardjah. Les ophtalmies transmissibles, les maladies véné-

Oman sous régime de traité

L'Oman sous régime de traité comprend les Etats d'Abou Dhabi, Doubaï, Chardjah, Ajman, Oumm

al Kawain, Ras al Khaima et Foujaïrah, dont la

superficie est d'environ 32 300 km2. En 1960, on estimait leur population à 86 000 habitants, dont proba-

blement un cinquième à un dixième étaient des

riennes, la tuberculose et la mortalité maternelle et infantile sont les principaux problèmes sanitaires qui se posent à Doubaï. Cinq médecins et un pharmacien auxiliaire sont installés dans cette ville, oú se trouve également un hôpital de 20 lits. On envisage actuellement de renforcer les services hospitaliers, tant publics que privés. Il existe cinq dispensaires à Doubaï.

RÉPUBLIQUE ARABE UNIE La République Arabe Unie occupe l'extrémité nord est du continent africain. Elle est bordée au nord par la mer Méditerranée, à l'est par Israël, le golfe d'Akaba et la mer Rouge, au sud par le Soudan et à l'ouest par la Libye. Elle a une superficie de près d'un million de km2, dont environ 35 000 sont habités. Population et autres données biostatistiques

homicides et faits de guerre (1004); fièvre typhoïde (446) et diphtérie (267). Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: paludisme, nouveaux cas cliniques (47 153); fièvre typhoïde (18 113); rougeole (17 180); diphtérie (1713); coqueluche (1557), infections à méningocoques

Au recensement de 1960, la République Arabe Unie comptait 26 059 000 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques pour la période 1957 -1959 figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

(890) et typhus (529). Pour d'autres maladies transmissibles très fréquentes, comme le trachome et la bilharziose, il ne semble pas que la déclaration soit obligatoire.

Principales transformations d'importance pour la santé publique

L'objectif du Gouvernement est d'élever le niveau

de vie de la population. Il s'est engagé dans cette voie par une série de projets agricoles, industriels et d'enseignement et par l'adoption d'un programme de planification. Ces mesures, qui comportent également l'institution d'une loi sur la sécurité sociale, ont permis d'améliorer la santé collective et individuelle. Elles

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

se sont traduites par la réduction du taux brut de Population moyenne . . Taux de natalité Taux de mortalité . . . Accroissement naturel ( %) . Taux de mortalité infantile . 24 182 000 24 760 000 25 352 000 41,1 37,8 16,6 17,8 2,45 2,00 130,0 112,0

-

mortalité, qui est tombé de 22 pour 1000 en 1952 à 17 pour 1000 en 1960, par la prolongation de l'espérance de vie, qui est passée de 38 ans en 1947 à 50 en 1961, par une augmentation de la valeur calorique du régime alimentaire normal, et par une augmentation encore plus grande de la consommation moyenne de protéines.

En 1957, les principales causes de décès ont été les suivantes: gastrite, duodénite, entérite et colite (87 660 décès); bronchite (19 593); pneumonie (8530); accidents (5361); rougeole (3628); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (2780); tumeurs malignes (2653); tuberculose, toutes formes (2270);

Organisation et administration des services de santé Le Ministère de l'Hygiène publique a été réorganisé en 1959. Cette réorganisation va de pair avec la nouvelle politique de décentralisation visant à la constitution de gouvernements locaux, qui a été inaugurée en avril 1960. A ce titre, 20 régions médicales ont été

créées, qui exercent actuellement des pouvoirs exé-

RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE

253

cutifs étendus dans le domaine de leur compétence,

sans avoir à en référer au Ministère de l'Hygiène publique. En outre, de nouvelles divisions chargées des services statistiques, des programmes de soins médicaux, de la formation du personnel sanitaire et de la planification ont été installées au Ministère. Dans le domaine de la planification sanitaire, on s'est attaché principalement à porter remède aux déficiences reconnues dans les divers services et à lutter contre des maladies chroniques telles que la bilharziose, le paludisme, le trachome et la tuberculose, qui nuisent à la productivité. On n'ignore pas que l'éradication de ces maladies demandera de longues années d'efforts, mais tel est le but des programmes de conception moderne qui sont déjà en cours d'exécution pour chacune de ces maladies. Services hospitaliers - Services de laboratoire En 1960, il existait dans la République Arabe Unie 488 hôpitaux totalisant 39 365 lits, soit 1,51 lit pour 1000 habitants. Sur ce chiffre, on comptait 14 518 lits dans les hôpitaux généraux, 3334 lits dans les hôpitaux psychiatriques et 5825 lits réservés au traitement des maladies transmissibles. Les services de consultations externes des 135 hôpitaux généraux d'Etat ont reçu près de 12 millions de visites en 1960. Les établisse-

6251 hommes et 1009 femmes. Environ 800 diplômes sont délivrés chaque année. Les deux écoles dentaires

ont formé 95 dentistes en 1960, contre 32 en 1957. Le Ministère de l'Hygiène publique a agrandi les écoles d'infirmières qui existent actuellement dans les

principaux hôpitaux et en a créé de nouvelles. Il a également développé les possibilités de formation des infirmières et des sages- femmes auxiliaires. Lutte contre les maladies transmissibles

Le pays n'a connu qu'une seule épidémie sérieuse, celle de grippe asiatique en 1957. En plus des maladies endémiques déjà mentionnées précédemment, il convient toutefois de citer les fièvres typhoïde et paratyphoïdes, la diphtérie, les infections à méningocoques, le typhus et les maladies diarrhéiques. On procède à diverses vaccinations sur une très large échelle,

comme l'indiquent les chiffres des opérations d'immunisation pratiquées en 1960: 3 898 624 primo antivarioliques, 31 399 vaccinations contre le choléra, 368 544 contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes, 311 640 contre la diphtérie et 167 786 contre la tuberculose, par le BCG. Une partie importante des vaccins et des sérums nécessaires est produite dans le pays. Du point de vue administratif, la lutte contre les maladies transmissibles a été facilitée par la construction de nouveaux centres sanitaires vaccinations

ments qui assuraient des consultations externes en 1960 (autres que les centres de maternité et de protection infantile et les centres de santé scolaire) comprenaient 256 centres de santé ruraux, 32 dispensaires indépendants des hôpitaux et 41 dispensaires de dermato -vénéréologie. Ces établissements ont reçu

et postes de quarantaine, et par l'augmentation du nombre des équipes d'inspection des denrées alimentaires, qui est passé de 19 en 1957 à 56 en 1960. Protection maternelle et infantile

au total 5 452 669 visites. Afin d'assurer des services adéquats de diagnostic,

Les services de protection maternelle et infantile sont assurés dans les zones urbaines par 95 centres, et

le Ministère de l'Hygiène publique administre un institut central et 47 laboratoires de santé publique. L'institut est un grand producteur de sérums et de vaccins, qui couvrent non seulement les besoins de la République Arabe Unie, mais également ceux d'autres pays de la Région de la Méditerranée orientale.

dans les zones rurales par des équipes sanitaires et par des unités collectives. En 1960, 240 067 femmes ont

Parmi les autres laboratoires gérés par le Ministère figurent un laboratoire spécial de diganostic et de recherches antituberculeuses, un centre principal de transfusion sanguine et de préparation de plasma et d'autres

dérivés du sang, un laboratoire pour l'essai des médicaments et des produits pharmaceutiques et un laboratoire de préparation du BCG et de la tuberculine. Des recherches virologiques se poursuivent sur une large échelle et le laboratoire en question est un centre important de formation de techniciens. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1958, on comptait 8787 médecins dans la République Arabe Unie. En 1960, leur nombre atteignait 10 144. Cette même année, il y avait également 927 dentistes et 2539 pharmaciens, contre 788 et 2279 respectivement en 1958. Il existait en 1960 trois écoles

fréquenté les centres urbains, où 192 780 nourrissons et 674 074 enfants d'âge préscolaire ont reçu des soins. En outre, 192 780 enfants de moins d'un an ont fait l'objet de visites à domicile. Avant 1957, les services de santé scolaire relevaient du Ministère de l'Education. En vertu de la nouvelle législation adoptée cette année -là, ils ont été transférés au Ministère de l'Hygiène publique. Certaines modi-

fications ont été apportées à leur fonctionnement; en particulier, les activités curatives et préventives ont été réunies en un seul service, dépendant de la même administration. Des dispensaires de consultations psychologiques et psychiatriques ont été ouverts à Alexandrie et à Assiout, et il existe à l'hôpi-

tal scolaire du Caire des installations de recherches cardiologiques et de chirurgie du coeur. Le nombre des médecins travaillant dans les services de santé scolaire est passé de 207 en 1957 à 458 en 1961. Cette même année, on comptait 1100 visiteuses d'hygiène

et 52 dentistes, contre 846 et 42, respectivement, en 1 690 499 visites en 1960.

1957. Les 32 centres de santé scolaire ont reçu

de médecine fréquentées par 7260 étudiants, dont

254

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Nutrition

Un Institut de la Nutrition a été créé sous les auspices du Ministère de l'Hygiène publique. Son rôle est d'entreprendre des recherches scientifiques sur les produits alimentaires, d'étudier l'état de nutrition des divers groupes de la population et de déterminer dans quelle mesure ces besoins sont satisfaits, compte tenu de l'âge, du revenu et d'autres facteurs. Hygiène du milieu

a été organisée en grand. Afin de dissiper le sentiment d'une détention forcée dans une enceinte fermée, les murs extérieurs de l'hôpital Abassia ont été démolis.

Les recherches concernant les divers aspects des affections mentales, ainsi que certaines maladies ou infections neurologiques (par exemple la rage) sont en plein développement. Grâce à ces progrès thérapeutiques et administratifs, il a été possible de diminuer

considérablement la durée du séjour à l'hôpital. Plus de la moitié des nouveaux malades quittent l'établissement après un séjour d'environ trois mois. Principaux problèmes de santé publique

Diverses activités et recherches concernant l'assainissement du milieu ont été groupées depuis le ter août

1959 en une section spéciale d'assainissement créée au sein du Ministère de l'Hygiène publique. Cette section s'occupe, entre autres, des approvisionnements en eau, du drainage, des piscines, des abattoirs, des cimetières et de l'ensevelissement et du transport des

Ce sont les maladies endémiques qui constituent les principaux problèmes de santé publique, et surtout

la bilharziose et le paludisme. La bilharziose cause

à l'Etat une perte d'environ 80 millions de livres égyptiennes par an. Les pertes dues au paludisme sont moindres, mais n'en atteignent pas moins 40 millions de livres. La tuberculose qui, en 1957, a été responsable de 2270 décès, revêt une importance à peine moindre.

morts, et de l'enseignement et de la recherche. Le Ministère s'occupe aussi de la protection contre les risques découlant de l'utilisation des rayonnements ionisants, et un bureau exécutif a été créé à cette fin. Ce bureau aura pour tâche de contrôler les règlements qui doivent être édictés conformément aux recommandations internationales actuellement formulées en la matière. Médecine du travail

Le programme actuel de lutte antituberculeuse est fondé sur l'examen de masse, le traitement dans les dispensaires et les sanatoriums, le développement des

soins à domicile et la vaccination par le BCG. On tient donc compte, dans la lutte contre cette maladie, de tous les aspects préventifs, curatifs et sociaux. La fréquence élevée des ophtalmies aiguës et chroniques,

Une division de l'hygiène du travail a également été créée au Ministère de l'Hygiène publique en 1959. Elle s'occupe des aspects techniques de la protection

et notamment du trachome, qui figurent parmi les plus importantes causes de cécité, a retenu l'attention du Ministère de l'Hygiène publique, qui s'occupe activement de la prévention et du traitement de ces maladies. Dans ce domaine, des recherches se poursuivent à l'Institut de Recherches ophtalmologiques de Gizèh.

des travailleurs contre les maladies et les accidents d'origine professionnelle et effectue des recherches, notamment dans le domaine de la silicose et de la byssinose, maladie qui affecte les ouvriers du coton. Santé mentale

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

L'intérêt accordé à la santé mentale est devenu plus vif ces derniers temps, et il en est résulté une amélioration du niveau des prestations et des méthodes de traitement offertes dans les hôpitaux psychiatriques. Il est fait un usage abondant des médicaments

modernes, de même que du traitement à l'insuline. En outre, la thérapie occupationnelle et récréative

D'importantes recherches médicales et scientifiques sont entreprises à l'Institut des Maladies endémiques et de la Médecine tropicale, à l'Institut supérieur de la Santé publique et à l'Institut national de la Recherche. Ces recherches couvrent pratiquement tous les domaines des sciences médicales.

COTE FRANÇAISE DES SOMALIS La Côte française des Somalis est située sur le golfe Les statistiques des causes de décès sont très incom-

d'Aden, entre l'Ethiopie et la Somalie. Sa superficie est de 22 000 km2.

plètes; leur intérêt est limité, car elles sont exclusivement fondées sur les admissions dans les hôpitaux. Parmi les principales causes de décès en 1960 figuraient

Population et autres données biostatistiques

Au dernier recensement, qui a eu lieu en 1956, la Côte française des Somalis comptait 67 256 habitants.

Aucun taux démographique n'est disponible pour la période considérée.

la tuberculose, les diarrhées des nouveau -nés, les maladies du système circulatoire et la pneumonie. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: tuberculose, toutes formes (1149 cas); maladies vénériennes

RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE

255

(1077); maladies de l'appareil

respiratoire (706)

et maladies de la première enfance (548). Aucun cas de variole n'a été signalé en 1960, alors qu'il en avait été déclaré 110 en 1959. L'infection à gonocoques a considérablement rétrogradé, avec 647 cas en 1960, contre 2440 en 1957. Comme dans beaucoup d'autres pays, une épidémie de grippe a sévi en 1957.

école assurant la formation du personnel médical ou apparenté. Lutte contre les maladies transmissibles

Des programmes de vaccination ont été entrepris contre la variole, le choléra, la fièvre jaune et la tuber-

culose. La campagne de lutte antipaludique a été menée avec succès grâce à des opérations de pulvérisations.

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

L'organisation et l'administration des services de santé, dans la Côte française des Somalis, demeurent toujours telles qu'elles ont été décrites à la page 345 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

Protection maternelle et infantile En 1960, 1168 femmes enceintes ont reçu des soins dans les dispensaires prénatals, auxquels chaque mère

En 1960, il y avait 600 lits d'hôpital général et 50 lits

a fait en moyenne deux visites. On espère pouvoir faire bénéficier un plus grand nombre d'enfants des services d'hygiène de l'enfance. Principaux problèmes de santé publique Comme il a déjà été mentionné, les principaux problèmes de santé sont ceux que pose la fréquence élevée

répartis entre cinq dispensaires. Ce total de 650 lits correspond à une moyenne d'environ 9 lits pour 1000 habitants. Des consultations externes sont données à l'hôpital général et au centre de services mobiles. Personnel médical et apparenté

des nouveaux cas de tuberculose et de maladies vénériennes.

Le nombre des médecins est passé de 7 en 1957 à

11 en 1960; la proportion actuelle est donc d'un médecin pour 6100 habitants. Parmi les autres catégories de personnel au sujet desquelles on possède des données statistiques, on comptait 3 pharmaciens, 1 dentiste, 1 sage- femme, 51 infirmières et 59 infirmières auxiliaires en 1960. Il n'existe sur place aucune

Budget de la santé Le budget de 1960 prévoyait un montant de dépenses de 1 094 826 000 francs de Djibouti, dont 15 % étaient consacrés aux services sanitaires, soit, pour ces derniers, environ 2400 francs de Djibouti par habitant.

SOUDAN

Le Soudan est situé dans le nord -est de l'Afrique.

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

Il est bordé au nord par la Libye et la République Arabe Unie, à l'est par la mer Rouge et l'Ethiopie, au sud par le Kenya, l'Ouganda et le Congo (Léopold -

ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957

ville) et à l'ouest par la République Centrafricaine et le Tchad. Sa superficie est de 2 505 823 km2. 1958 1959

1960

Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (17 janvier 1956), le Soudan comptait 10 262 536 habitants. Les chiffres estimatifs

de la population pour la période 1957 -1960, ainsi d'autres données biostatistiques pour l'année 1960 seulement, figurent dans le tableau ci- contre. (Il convient de noter que les données sur lesquelles reposent ces taux démographiques ne peuvent être considérées comme complètes.) Il est difficile d'obtenir des renseignements précis sur les causes de décès; les principales semblent être:

Population moyenne Taux de natalité

10 700 000 11 037 000 11 390 000 11 748 000 51,9

Taux de mortalité 23,7 .

Taux de mortalité infantile 185,9

la tuberculose, la pneumonie, la paludisme, la gastrite, la duodénite, l'entérite et la colite, les infections à méningocoques et les complications de la grossesse. Les tumeurs malignes et les lésions vasculaires affectant le système nerveux central se classent dans les

fréquemment déclarées en 1960 ont été: le paludisme, le trachome, la syphilis et ses séquelles, la bilharziose, la rougeole, le pian, la coqueluche et la tuberculose.

Le Soudan a été très éprouvé par la pandémie de grippe de 1957, qui a pris dans ce pays l'allure d'une véritable catastrophe: 10 241 personnes ont été hospitalisées et 70 sont décédées.

derniers rangs. Les maladies transmissibles le plus

256

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Organisation et administration des services de santé

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent, pour l'essentiel, celles qui ont été

8979 en 1960. Compte tenu des hôpitaux spécialisés, le nombre total des lits disponibles s'élevait en 1960 à 11 389, soit 0,97 lit pour 1000 habitants. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

décrites à la page 346 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Du Sous -Directeur de la Santé publique dépendent onze fonctionnaires médicaux, soit un pour chacune des neuf provinces du Soudan, plus un second médecin dans la province

De 1956 à 1960, l'effectif des médecins employés par l'Etat ou exerçant à titre privé est passé de 257 à 336. Il y avait d'autre part 31 dentistes, 275 infirmières employées par l'Etat, 48 pharmaciens, 32 dispensers (pharmaciens auxiliaires), 901 sages- femmes employées par l'Etat et 7641 auxiliaires sanitaires en 1960. Aux médecins s'ajoutaient 509 assistants médicaux d'Etat.

du Nil bleu pour la zone irriguée et les plantations de coton de la Gezira, et un second médecin également

dans la province de Kassala, pour Port Soudan, sur la mer Rouge, et ses environs. Ces médecins contrôlent

toutes les activités médicales et sanitaires dans la province dont ils ont la charge et surveillent notamment les hôpitaux, les dispensaires, les centres de santé et les postes de secours. Chacun d'eux est assisté d'un

médecin adjoint, d'un hygiéniste et d'un inspecteur de la santé publique responsable de l'assainissement. Les provinces sont divisées en districts confiés à des inspecteurs médicaux. Du point de vue administratif, la période considérée a été marquée par l'organisation

Au cours de la période 1957 -1960, la Faculté de Médecine de l'Université de Khartoum a délivré 70 diplômes de médecin et 98 assistants médicaux ont obtenu leur diplôme à l'école de formation qui leur est destinée. Au total, 397 sages- femmes, 934 infirmières et 20 visiteuses d'hygiène ont été formées et engagées. Lutte contre les maladies transmissibles

d'un réseau de centres de santé ruraux, certains des dispensaires et postes de secours qui existaient étant transformés en centres principaux ou secondaires. Le personnel de ces centres doit assurer des soins médi-

caux et inculquer des notions élémentaires de prophylaxie.

Un projet pilote d'éradication du paludisme a été exécuté avec succès dans la région de Fung, ce qui a démontré que la maladie peut être extirpée du Soudan. Hygiène du milieu

Développement de l'action sanitaire

La période considérée a vu se succéder des activités

relevant de deux plans nationaux, l'un pour 19511960, l'autre pour 1957 -1961. Le premier avait pour objet de développer l'ensemble des services de santé

existants pour répondre aux besoins croissants du pays, d'élever les normes des soins médicaux et des services sociaux et de les mettre à la portée de l'ensemble d'une population dispersée sur un vaste territoire. L'exercice financier 1956 a été choisi comme année de consolidation destinée à rattraper les retards pris pendant la première période quinquennale. Le

Plusieurs réalisations importantes sont à signaler au cours de la période considérée du point de vue de l'hygiène du milieu. C'est ainsi que 46 techniciens de l'assainissement ont terminé leurs études et ont été répartis entre les provinces pour assurer le fonctionnement de services élargis. Les constructions récentes témoignent de progrès très nets quant à la ventilation, au drainage et à l'évacuation des eaux usées, notam-

ment dans les villes (un bon réseau d'égouts a été installé à Khartoum et on envisage de l'étendre à la banlieue nord). Dans de nombreux villages, l'approvisionnement en eau s'est amélioré quantitativement et qualitativement. Principaux problèmes de santé publique

Ministère des Finances et de l'Economie a alors demandé qu'on lui fasse des propositions pour l'exécution du plan et qu'on lui présente des suggestions visant à améliorer les services de santé pendant la période quinquennale 1957 -1961. Le Soudan, qui est devenu en 1956 Membre de plein

Le Soudan doit faire face à de nombreux problèmes

exercice de l'OMS, a conclu des accords avec le Bureau de l'Assistance technique des Nations Unies et avec le FISE et est devenu partie au Règlement sanitaire international. Services hospitaliers

de santé publique, dont l'étendue du territoire par rapport à la population ne fait qu'accentuer la gravité. D'autre part, la longueur des frontières avec huit pays voisins et le nomadisme d'une fraction notable des Soudanais rendent très difficile la lutte contre les épidémies, qui sont fréquentes et mettent fortement à contribution les maigres ressources du pays. L'intervention de l'OMS facilitera certainement l'éradication du paludisme, qui a été la plus meurtrière des maladies transmissibles en 1960. Il est essentiel de coordonner autant que possible les activités avec les campagnes entreprises dans des pays voisins.

Pendant la période considérée, 8 nouveaux hôpitaux, 149 dispensaires et postes de secours et 12 centres

de santé ont été bâtis. Le nombre des lits dans les hôpitaux généraux a augmenté de 1317, atteignant

RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE

257

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

du Sous -Directeur de la Recherche. Ces laboratoires

Une série d'enquêtes et de travaux ont été menés par le personnel supérieur des laboratoires de recherches médicales, établissements publics dépendant

ont publié des études sur la poliomyélite, l'onchocercose et la fièvre jaune au Soudan. Les poussées épidémiques enregistrées pour ces trois maladies ont donné lieu à des investigations spéciales.

SYRIE

La Syrie est bordée au nord par la Turquie, à l'est par l'Irak, au sud par la Jordanie et Israël, et à l'ouest

pays 212 centres de consultations externes, contre 181 en 1957, et le chiffre des consultations était passé de 794 687 à 984 836.

par le Liban et la mer Méditerranée. La superficie du pays est de 184 479 km2. Population et autres données biostatistiques

Lors du dernier recensement (septembre 1960), la Syrie comptait 4 561 000 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres renseignements biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE ET TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS) Données biostatistiques 1957 1958 1959

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, la Syrie possédait 984 médecins, soit un médecin pour 4640 habitants, ainsi que 219 dentistes, 350 pharmaciens, 275 infirmières et 70 sages- femmes. En 1959, 69 diplômés sont sortis de l'école de médecine et 31 de l'école dentaire. Le pays dispose, en outre, d'une école de pharmacie et d'une école d'infirmières et de sages- femmes.

Lutte contre les maladies transmissibles

1960

D'après les déclarations communiquées au Ministère de la Santé, la fièvre typhoïde a été la plus fréquente des maladies contagieuses graves. Dans la seule

ville de Damas, 340 cas ont été enregistrés en 1957, Population moyenne . . Taux de natalité 4 144 380 4 420 587

23,9 5,4

25,8 5,4

4 656 688 24,3

4 561 000 30,5 5,5

651 en 1958, 591 en 1959 et 952 en 1960. La diphtérie est également très répandue. La dysenterie amibienne

Taux de mortalité 5,0

et les helminthiases, notamment l'ascaridiase, sont courantes. On sait qu'il se rencontre aussi des salmonelloses et des shigelloses, mais l'étiologie des affec-

En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: gastrite, duodénite, entérite et colite (2548 décès); affections cardio -vasculaires (2358); maladies de l'appareil respiratoire (1972) et sénilité sans mention de psychose, causes mal définies ou inconnues (1112). Le nombre total des décès enregistrés par cause

tions intestinales aiguës de brève durée ne fait l'objet que de recherches occasionnelles. La rougeole et la coqueluche constituent, avec les maladies intestinales, les principales causes de décès chez les enfants. Les cas de trachome et d'autres maladies oculaires conta-

gieuses sont nombreux. En 1960, il a été pratiqué 118 652 primovaccinations contre la variole, 17 282 vaccinations par le BCG, 14 816 vaccinations anticholériques, 4573 vaccinations antipoliomyélitiques et 3875 vaccinations contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes. Hygiène du milieu La fréquence des maladies parasitaires et des maladies intestinales dans de nombreuses localités indique

fréquemment déclarées en 1960 ont été la fièvre typhoïde, la rougeole, la coqueluche, la diphtérie, la tuberculose et la syphilis et ses séquelles. Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

a été de 27 016. Les maladies transmissibles le plus

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent celles qui ont été décrites à la page 348

l'importance que présente un système adéquat d'évacuation des matières usées. Le Ministère de la Santé et celui des Affaires sociales s'occupent de ce problème.

du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

Le Ministère des Affaires municipales et rurales a organisé des cours de formation à l'intention de techniciens de l'assainissement assistants. Le Ministère de la Santé a également organisé des cours au Centre de démonstration et d'entraînement des services de santé rurale et d'assainissement. Les assistants diplômés sont recrutés par les dispensaires et centres de santé des régions rurales.

En 1960, le nombre total des lits d'hôpitaux s'élevait à 3447, soit environ 300 de plus qu'en 1957; il corres-

pondait à 0,76 lit pour 1000 habitants. Ces lits se répartissaient entre 18 hôpitaux généraux disposant de 2222 lits, 2 hôpitaux psychiatriques en totalisant 500, et 8 hôpitaux pour maladies transmissibles qui en comptaient 865. On comptait dans l'ensemble du

258

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

YÉMEN

Le Yémen occupe à l'extrémité sud -ouest de la péninsule Arabique un territoire bordé par l'Arabie Saoudite au nord et à l'est, le Protectorat d'Aden au sud et la mer Rouge à l'ouest. Sa superficie est de 195 000 km2.

l'intérieur. On pense que ce développement des moyens d'accès se traduira par des améliorations importantes dans les domaines économique et social et en matière de santé publique. Le nombre des lits d'hôpital a sensiblement augmenté: d'environ 1250 en 1956, il est passé à 1527 en 1960, ce qui représente 0,34 lit pour 1000 habitants.

Population et autres données biostatistiques

La population du Yémen n'a jamais été recensée, mais le nombre d'habitants a été officiellement estimé à 4 500 000 en 1953. Aucun texte législatif ne prévoit l'enregistrement des naissances et des décès, de sorte que les taux démographiques que l'on en tire ne sont

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, les services de santé disposaient de 32 méde-

pas disponibles. D'après les données recueillies au centre de santé de Sana, le taux de mortalité infantile

cins, 2 pharmaciens, 150 assistants ou auxiliaires médicaux, 8 techniciens de laboratoire, 2 techniciens de radiologie, 16 aides- infirmières et 16 auxiliaires d'hygiène. Seuls sont formés au Yémen les techniciens de laboratoire, les aides -infirmières et les auxiliaires d'hygiène.

dans cette ville de 42 000 habitants a été estimé à environ 240 pour 1000 naissances vivantes.

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

Principaux problèmes de santé publique

L'organisation et l'administration des services de santé n'ont guère changé depuis la publication du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde (voir page 350). Le Ministère de la Santé est établi à Sana. Le Ministre est assisté par le Directeur général du Ministère, qui en assure l'administration et est responsable de celle des établissements, des services et du personnel suivants: hôpital de Hodeïda (300 lits et 9 médecins); hôpital de Taïz (715 lits et 13 médecins); hôpital de Sana (512 lits et 10 médecins);

D'après les résultats d'enquêtes par sondage, il semble que les maladies les plus fréquentes et qui posent donc les principaux problèmes de santé publique dans ce pays soient les suivantes (par ordre d'importance décroissante) : paludisme (surtout au sud et sur la plaine côtière, ainsi qu'à faible altitude), tuberculose, bilharziose (surtout la forme intestinale), et autres ophtalmies transmissibles, infections intestinales, maladies de carence et malnutrition, variole à l'état endémique, typhus et maladies vénériennes.

centre de santé et de formation professionnelle créé par l'OMS à Sana; 24 auxiliares médicaux répartis dans les villes et les villages et 12 employés des services centraux. Dans le domaine de l'administration générale,

Budget de la santé

il convient de signaler les progrès notables réalisés dans la construction de routes et de pistes de caractère

permanent, reliant la côte aux principales villes de

Le montant total du budget a varié de 250 000 à 300 000 dollars MT par an pendant la période 19571960. On estime qu'il a été dépensé environ MT$ 0,10 par habitant pour des activités sanitaires.

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

AUSTRALIE

L'Australie a une superficie de 7 614 912 km2. Les

zones tropicales du Queensland, du Territoire du Nord et de l'Australie -Occidentale constituent les deux cinquièmes de son territoire. Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement, effectué en 1954, la popu-

de la mortalité correspond à celui qu'on observe d'ordinaire dans les sociétés évoluées. Sans doute existe -t -il de légères différences entre Etats, mais elles ne sont pas suffisamment significatives pour justifier

lation de l'Australie était de 8 986 530 habitants. Sa répartition entre les six Etats et les deux territoires

est indiquée dans le tableau suivant, où figurent également les chiffres estimatifs de la population pour 1958. (Il convient de noter que ces chiffres ne comprennent pas la population aborigène, d'importance numérique assez limitée). Etat ou Territoire 1954 1958

des observations particulières. Pour l'ensemble du Commonwealth d'Australie, les principales causes de décès en 1957 ont été les suivantes: artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (22 813 décès); tumeurs malignes (12 679); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (11 477); pneumonie (3245); accidents autres que les accidents de la route (3052) et accidents de la route (2293). D'autres causes de décès importantes ont été: l'hypertension avec maladie du coeur (2087); la néphrite et la néphrose (1239) et le diabète (1151). Le nombre total des décès s'est élevé à 84 953.

Nouvelle -Galles du Sud Victoria Queensland Australie- Méridionale Australie -Occidentale Tasmanie

3 1

423 529 318 259 797 094 639 771 308 752 16 469 30 315

3 725 1

686 818

2 452 341

2 770 919

424 907 713 346

Les maladies transmissibles à déclaration obligatoire le plus fréquemment déclarées en 1957 ont été: l'hépatite infectieuse (4675 cas); la rubéole (4332); la tuberculose (4035); la scarlatine (1854); le trachome (1061) et la diarrhée infantile (1027). Pour d'autres

992

Territoire du Nord Territoire de la Capitale TOTAL 8

583 545 19 122 42 953

maladies, la déclaration est obligatoire sur le plan local, comme par exemple la fièvre rhumatismale, la fièvre Q et l'infection à staphylocoques du sein et du

986 530

9 951 618

poumon ainsi que chez le nouveau -né. Ce n'est là qu'un tableau général de la mortalité, car on peut observer des différences marquées selon les Etats. Le milieu tropical ou d'autres facteurs étiologiques créent par endroits des problèmes particuliers. L'ankylostomiase, la lèpre, le paludisme et le trachome dans

Les taux démographiques usuels s'établissent, pour l'ensemble du pays, comme suit pour 1959: Taux de natalité Taux de mortalité Accroissement naturel . . Taux de mortalité infantile . .

le Territoire du Nord, et l'ankylostomiase, le paludisme et la fièvre Q au Queensland en sont des exemples importants.

22,6 pour 1000 habitants 8,9 pour 1000 habitants 1,37 21,5 pour 1000 naissances

Organisation et administration des services de santé

Dans l'ensemble, l'organisation et l'administration des services de santé restent telles qu'elles sont décrites

vivantes

Taux de mortalité maternelle .

0,46 pour 1000 naissances vivantes

à la page 353 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Certaines dispositions législatives nouvelles ont été introduites, mais elles affectent

Ces taux varient quelque peu suivant les Etats. Les taux les plus hauts et les plus bas ont été les suivants: Maximum

l'étendue et la portée des services plutôt que leur organisation. Il s'agit notamment d'amendements au Code national de la Santé, qui autorisent le paiement de prestations plus importantes en cas d'hospitalisation, ainsi que l'augmentation des honoraires des médecins pour toute une gamme de services. En mars 1960, les pouvoirs publics ont également élargi le système des prestations pharmaceutiques. En vertu des dispositions nouvelles, le coût des médicaments fournis à la population en général ainsi qu'aux pensionnés et aux hôpitaux sera de l'ordre de 32,6 millions de livres australiennes par an, dont £A 6,3 millions seront couverts par les malades à raison d'un versement de 5 shillings par ordonnance.

Minimum

Taux de natalité Taux de mortalité .

25,0 (Tasmanie)

9,4 (NouvelleGalles du Sud) 23,4 (Tasmanie)

22,1 (Victoria, Australie Méridionale) 7,6 (Australie Occidentale) 20,2 (Australie Occidentale)

Taux de mortalité infantile . .

.

.

Tel qu'il ressort du classement des principales causes de décès par ordre d'importance, le tableau

- 261 -

262

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Une loi sur la santé mentale, adoptée en 1958, a modifié la nomenclature des maladies

et construits dans l'esprit le plus éclairé et le plus rationnel. En 1956, 1626 hôpitaux généraux comptaient 74 576 lits, soit 7,9 lits pour 1000 habitants. La même année, 4687 lits étaient disponibles pour le traitement

mentales, facilité les placements volontaires, donné des garanties supplémentaires contre l'internement arbitraire et

remanié le système de codification. D'autres textes tances radioactives. Développement de l'action sanitaire

nouveaux favorisent la fluoruration des eaux de consommation et réglementent l'emploi des subs-

des tuberculeux. Le nombre total des lits d'hôpitaux était de 108 838, soit 11,5 lits pour 1000 habitants.

On ne possède pas encore de chiffres récents sur la capacité hospitalière, ni sur le nombre de malades hospitalisés ou fréquentant les consultations externes. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1956, l'effectif des médecins exerçant dans les

En plus des fonctions bien délimitées qui lui incombent en matière d'administration de la santé publique, le Gouvernement fédéral est habilité par la loi constitutionnelle à légiférer sur les mesures quarantenaires et à attribuer des subventions. Il peut également instituer: « des allocations de maternité, des pensions de veuve, des allocations pour enfant, des indemnités de chômage, des prestations pour frais pharmaceutiques, de maladie et d'hospitalisation, des

hôpitaux ou à titre privé s'élevait à quelque 11 035 praticiens, soit une proportion d'un médecin pour 850 habitants. L'effectif total des dentistes inscrits au registre en Australie était de 4146. L'Australie possède quatre écoles de médecine : celles d'Adélaide, de Brisbane, de Melbourne et de Sidney. (Une deuxième école relevant de l'Université de la Nouvelle Galles du Sud devait s'ouvrir, à Sidney, en 1961.) Le

services médicaux et dentaires (sans aller jusqu'à obliger la population à s'inscrire sur les registres de ces services), des indemnités aux étudiants et des allocations familiales ». C'est en vertu de ces pouvoirs

cycle d'études qui est sanctionné par le diplôme de Bachelor of Medicine and Surgery porte sur six années, et le diplômé doit accomplir un stage supplémentaire

que sont versées les diverses indemnités couvrant en partie les frais d'hospitalisation, les honoraires pour soins médicaux et les frais pharmaceutiques. Aux termes de la Constitution, la protection de la santé publique incombe aux gouvernements des Etats, sauf en ce qui concerne les deux Territoires du Commonwealth. Toutefois, une large coopération s'exerce à tous les échelons. D'une manière générale, le département de la santé de chaque Etat s'occupe de la protection de la maternité et de l'enfance, des services de santé scolaire, de la lutte antituberculeuse, de la lutte contre les maladies vénériennes, des services de laboratoire, de la médecine du travail, de la recherche, de

de douze mois dans un hôpital agréé, avant d'être régulièrement inscrit au registre. Les promotions annuelles de diplômés comprennent environ 530 étudiants. Les écoles d'infirmières disposent de moyens

qui leur permettent d'être utilisées non seulement pour couvrir les besoins australiens en matière d'ensei-

gnement de base et de perfectionnement, mais aussi

pour assurer des facilités analogues en vue de la formation d'élèves -infirmières et d'infirmières qualifiées originaires des Régions OMS de l'Asie du Sud Est et du Pacifique occidental. Lutte contre les maladies transmissibles

l'éducation sanitaire et de l'hygiène du milieu, par l'intermédiaire de médecins de la santé publique servant de conseillers auprès des pouvoirs locaux. Aux

Bien que, selon la statistique des cas nouveaux déclarés, la fréquence de la tuberculose ait diminué,

départements de la santé des Etats incombe aussi directement la gestion des hôpitaux psychiatriques publics et de certains sanatoriums et autres institutions; ils sont chargés enfin d'assurer la bonne marche

la situation n'est toujours pas considérée comme satisfaisante - en particulier au Queensland, où les pouvoirs publics se proposent d'élargir encore la compagne de dépistage par l'épreuve tuberculinique et d'instaurer dans tout l'Etat l'examen radiographique obligatoire. L'hépatite infectieuse sévit de manière

des commissions des hôpitaux qui, d'une manière générale, contrôlent l'administration des hôpitaux recevant des subventions publiques. Pendant la période 1957 -1960, la coopération entre le Gouvernement fédéral et les Etats a porté notamment sur les points suivants: attaque concertée contre la tuberculose, distribution de vaccin contre le virus de

inquiétante, en particulier parmi les enfants d'âge scolaire. L'infection se transmettant d'ordinaire par la voie intestinale (contamination des mains, de l'eau, du lait et des aliments), un plus gros effort d'éducation

la grippe pendant l'épidémie de 1957, vaccination de masse contre la poliomyélite par le vaccin Salk, uniformisation de la législation sur les denrées alimentaires et les médicaments, lutte contre les maladies vénériennes, recherche médicale et statistiques. Services hospitaliers

sanitaire semble s'imposer. Une enquête spéciale a été faite sur la sensibilité de Staphylococcus aureus aux antibiotiques courants et sur l'épidémiologie des infections à staphylocoques en dehors des hôpitaux. Les résultats obtenus ont été communiqués au corps médical. La mélioidose, maladie animale transmissible à l'homme, a été signalée dans le nord du Queensland. A la suite de plusieurs cas mortels chez l'homme, il a été décidé d'entreprendre des recherches sur l'important problème de médecine vétérinaire et de santé

Certains hôpitaux australiens comptent parmi les plus modernes du monde et les hôpitaux ont été conçus

publique que représente certainement cette maladie.

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

263

Les campagnes de vaccination visant à protéger les enfants contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos font partie intégrante des activités normales des départements de la santé des Etats. La quasi totalité de la population enfantine a été vaccinée contre la poliomyélite. On s'est également efforcé de persuader le personnel des entreprises commerciales de se faire vacciner contre la grippe. Protection maternelle et infantile

de la plupart de ces problèmes relève de la recherche et de l'éducation. Le rôle joué par les laboratoires du Commonwealth, tant par leurs travaux courants que dans la recherche active, n'a fait que s'amplifier au cours de ces dernières années.

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

En Australie, les taux de mortalité infantile sont parmi les plus bas du monde, ce qui atteste la haute qualité des services de protection maternelle et infantile. Au cours des vingt -cinq dernières années, la fréquentation des consultations de nourrissons sur l'ensemble du territoire australien a plus que triplé. Le nombre des visites, qui était en 1930 de 919 893, s'est élevé en 1958 à 3 396 617. Médecine du travail

A l'échelon fédéral, l'Australie est dotée d'un Conseil national de la Recherche sanitaire et médicale, qui est présidé par le Directeur général de la Santé; ce conseil ne patronne pas seulement la recherche dans les universités et les instituts spéciaux qui sont rattachés

aux hôpitaux, mais donne également des avis au Gouvernement sur les sujets pour lesquels une opinion scientifique peut aider à formuler des principes

d'action. Parmi les questions étudiées par le Conseil en 1959 -1960, il convient de mentionner la mélioidose,

la valeur nutritive du pain australien, l'infection à staphylocoques, la création d'un comité de statistiques médicales, l'établissement

d'une liste des

Le Département fédéral de la Santé a récemment encouragé l'établissement de services de médecine du travail dans l'industrie privée. Ces services sont encore peu nombreux, mais l'existence d'une orga-

additifs alimentaires, avec les quantités autorisées, la lutte contre le bruit dans l'industrie, la protection contre les rayonnements, l'usage du tabac et le cancer

nisation centrale et la création, dans certains des départements de la santé des Etats, de divisions analogues qui peuvent donner consultations et conseils constituent un évènement important. Principaux problèmes de santé publique

du poumon, et la publicité donnée aux spécialités pharmaceutiques.

Budget de la santé

Les dépenses fédérales au titre de la santé ne se limitent pas à l'attribution des crédits nécessaires pour assurer les prestations du Service national de la

Les problèmes sanitaires qui se posent dans les divers Etats diffèrent légèrement, en raison de leur situation géographique respective. D'une manière générale, cependant, les problèmes de santé qui se posent en Australie sont les mêmes que ceux que l'on rencontre dans les zones urbanisées du monde occi-

Santé. Des crédits d'un montant considérable sont également prévus pour la distribution gratuite de lait aux écoliers et pour les établissements psychiatriques

et ceux pour le traitement de la tuberculose. Pour l'exercice financier se terminant le 30 juin 1958, les dépenses globales du Gouvernement fédéral consacrées à la santé se sont élevées à 48 millions de livres australiennes, soit une dépense de £A 4,8 par habitant. Il faut y ajouter les dépenses engagées par les divers

dental. En d'autres termes, ils portent notamment sur les maladies chroniques et dégénératives, le cancer,

la santé mentale, le maintien d'un haut degré d'immunité dans la collectivité, l'hygiène dentaire, la prévention des accidents et l'alcoolisme. La solution

Etats pour assurer les services dont ils sont responsables.

BORNÉO DU NORD

Le Bornéo du Nord occupe la pointe nord -est de file de Bornéo, qui fait partie de l'archipel malais Malaisie. Sa superficie est de 76 112 kma. Population et autres données biostatistiques

et se situe à environ 640 kilomètres à l'est de la

que l'enregistrement des naissances et des décès est encore incomplet dans le pays.) En 1960, la population autochtone représentait environ 68 % du total, la population chinoise 23 % et les groupes d'origine diverse 9 %.

Au dernier recensement, effectué le 4 juin 1951, le Bornéo du Nord comptait 334 141 habitants. Les chiffres estimatifs de la population et d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, sont reproduites dans le tableau de la page suivante. (On notera

Les causes de décès les plus importantes en 1960 ont été les suivantes: pneumonie (558 décès); paludisme (402); gastrite, duodénite, entérite et colite (327); tuberculose (257); bronchite (180); maladies de la première enfance (127) et dysenterie (108). Le nombre total des décès a atteint 3325. Les maladies

264

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

Services hospitaliers En 1960, il existait 7 hôpitaux généraux publics dotés

de 996 lits, soit 2,19 lits pour 1000 habitants. Le nombre des hôpitaux n'a pas augmenté pendant la période considérée, mais dans trois localités, les établissements existants ont été remplacés par de nouveaux bâtiments plus vastes. D'autres ont été améliorés et agrandis. De plus, des services de soins aux tuberculeux ont été aménagés dans des annexes séparées des hôpitaux principaux, fournissant 210 lits au total. Un nouveau dispensaire a été mis en service en 1960. Le nombre total de lits dans les hôpitaux publics a ainsi atteint 1332, soit 2,93 lits pour 1000 habitants. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

1960

Population moyenne . . Taux de natalité

396 223 37,4 9,9

414 525 30,9 9,5

433 280 30,9 8,5

454 328 33,0 9,2 2,38

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

2,75 65,9

2,14

2,24 72,0

Taux de mortalité infantile .

72,4

74,0

Le pays comptait 37 médecins en 1960, soit une proportion de un médecin pour 12 279 habitants, ainsi que 2 dentistes et 281 infirmières. Le Bornéo du Nord possède une école d'infirmières, qui a délivré huit diplômes pour l'année 1959 -1960, de même

transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes : paludisme, cas nouveaux (23 915) ;

qu'une école qui forme des techniciens de l'assainissement.

pian, cas nouveaux (1773), rougeole (1320); tuberculose, cas nouveaux (1214) et coqueluche (255). Le nombre des cas de pian et de paludisme a progressivement diminué depuis 1957. Organisation et administration des services de santé

Lutte contre les maladies transmissibles

Des plans ont été élaborés à la fin de 1960 en vue de transformer le projet actuel de lutte antipaludique

en un projet d'éradication à l'échelle du territoire. En 1960, quatre techniciens du paludisme ont participé

L'organisation des services de santé reste conforme à la description qui figure à la page 356 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Le 31 mars 1960, le Conseil législatif a approuvé la première ordonnance sur la santé publique, qui concerne les denrées alimentaires et les médicaments. La direction centrale des activités sanitaires incombe au Direc-

au cours organisé aux Philippines sur l'éradication du paludisme. Les 59 agents participant à la lutte antipaludique sur le territoire ont suivi sur place un cours de formation accélérée. L'exécution d'un projet de lutte antituberculeuse a atteint son plein développement en 1960. Il s'agit d'un projet mixte, exécuté

teur des Services médicaux et les autorités locales, conseillées par des médecins de la santé publique, assument une grande partie des tâches sanitaires locales. Désormais, ces autorités sont obligatoirement assistées par des commissions sanitaires. On se propose d'organiser un vaste réseau de services de santé inté-

sous les auspices du Gouvernement du Bornéo du Nord, du Gouvernement australien et des autorités du plan de Colombo. En 1960, dix -sept techniciens de la lutte antituberculeuse ont reçu une formation en matière d'examens de crachats, de radiographies de masse, de tuberculino- réaction, de vaccination par

grés de zone qui seront associés aux opérations de la phase d'entretien du programme d'éradication du paludisme dans chaque zone du territoire. Ce réseau, qui devrait être mis en place sur tout le territoire au moment où l'éradication totale aura été réalisée,

le BCG et de dépistage et de déclaration des cas. Une assez vaste campagne de vaccination antipoliomyélitique a eu lieu en 1959 dans les zones urbaines et semi- urbaines. Au total, 6230 vaccinations com-

plètes ont été pratiquées sur des enfants, à raison d'une injection par mois. Il y a déjà bien des années

soit - selon les prévisions - en 1969, comportera huit unités sanitaires de zone, dont chacune sera dirigée par un médecin employé à plein temps; celui -ci n'exercera aucune activité clinique dans un établisse-

qu'aucun cas de variole n'a été signalé au Bornéo du Nord; 30 006 personnes ont été vaccinées contre cette maladie en 1960. Une petite épidémie de fièvre typhoïde, la première enregistrée dans le pays, est survenue en 1959, dans une petite ville de l'intérieur: 117 cas ont été constatés, mais aucun d'eux n'a été mortel. On a organisé la lutte en vaccinant la population par le TAB et en prenant des mesures d'hygiène d'ordre général. Traitement des maladies chroniques ou dégénératives et soins aux personnes figées Les cas de lèpre sont maintenant envoyés au Sarawak

ment hospitalier, mais il dirigera tous les établissements médicaux de son secteur, y compris l'hôpital de zone. Un ou plusieurs centres de santé de district desserviront chacune des circonscriptions administratives de la zone. Des dispensaires mobiles ou fixes et, à un échelon inférieur, les postes sanitaires de village

fonctionneront sous la dépendance des centres de santé de district. Il est prévu de créer au moins un service de soins par 8000 habitants et au moins un poste sanitaire de village par 4000 habitants.

où ils sont soignés, aux frais du Gouvernement, au

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

265

Rajah Sir Charles Brooke Memorial Settlement. En 1960, la Croix -Rouge britannique a constitué une section spéciale pour la protection des aveugles, dont

le nombre atteignait alors 725 dans le pays. Dans un rapport rédigé en 1959, les ophtalmologistes ont souligné que dans les zones rurales, les cas de cécité liés à une infection demeuraient souvent sans traitement ou étaient insuffisamment traités. Une campagne

méthodes. Des émissions radiophoniques ont été diffusées dans les langues locales pendant toute la période considérée et des communiqués de presse émanant du Département de la Radiodiffusion et de l'Information tiennent la population au courant du travail effectué par les services de santé; ce départe-

a donc été lancée en 1960 dans tous les hôpitaux et dispensaires en vue d'assurer un traitement complet approprié de ces infections par les antibiotiques. Une nouvelle maison de vieillards, qui héberge 140 pensionnaires, a été ouverte pendant la période considérée.

ment projette également quelques films sur la santé dans ses cinémas mobiles. L'éducation sanitaire est faite sur place oralement, avec ou sans auxiliaires visuels, par tous les agents des services de protection maternelle et infantile, de lutte antipaludique ou de lutte antituberculeuse. L'effort d'éducation sanitaire sur le plan local s'est beaucoup développé en 1959 et en 1960. Le plan d'éradication du paludisme élaboré

Il existe donc maintenant deux établissements de ce

genre, gérés l'un et l'autre par le Département du Travail et de l'Assistance sociale. Protection maternelle et infantile

à la fin de 1960 prévoit une campagne détaillée et systématique d'éducation sanitaire à tous les échelons. Principaux problèmes de santé publique

Les services de soins aux mères et aux enfants se sont considérablement développés. Le nombre des dispensaires prénatals est passé de 19 en 1957 à 44 en 1960, et le nombre des visites enregistrées dans ces services est passé de 523 en 1957 à 27 554 en 1960. Pendant toute la période considérée, le FISE a fourni

Par ordre d'importance, les problèmes restant à résoudre sont les suivants: paludisme, tuberculose,

mortalité maternelle et infantile - y compris la mortalité néonatale et la mortinatalité - et insuffisance

de l'hygiène personnelle et de l'hygiène du milieu. Parmi les problèmes moins importants, il convient de mentionner la prophylaxie de la cécité et la protec-

des médicaments et des aliments d'appoint aux services de protection maternelle et infantile, ainsi que des repas scolaires et des rations supplémentaires aux services relevant de la Croix -Rouge ou de l'Association

tion des aveugles, la lutte contre la diphtérie et la prévention des accidents domestiques. Budget de la santé

antituberculeuse du Bornéo du Nord. Education sanitaire

Le montant total du budget de 1960 s'élevait à 44 780 682 dollars malais, dont 8,9 % étaient réservés aux services de santé, ce qui représentait une dépense de 8,8 dollars malais par habitant pour des activités sanitaires.

Aucun fonctionnaire n'est actuellement préposé à l'éducation sanitaire, mais celle -ci se fait par d'autres

BRUNÉI

Brunéi est situé dans la partie nord de l'île de Bornéo, et son territoire est compris entre le Sarawak et le Bornéo du Nord. Sa superficie est de 5765 km2. Population et autres données biostatistiques

Le dernier recensement a été effectué le 10 août 1960.1 Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957-

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

1957

1958

1959

1960

1960, figurent dans le tableau ci- contre. Les plus importantes causes de décès en 1961 ont été les suivantes: prématurité (37 décès); gastroentérite (31); maladies cardio -vasculaires (28); pneumonie (27); tuberculose (17); tumeurs malignes (14) et toxémie de la grossesse (6). Sur les 606 décès survenus en 1961, il n'y en a eu que 244 à être certifiés par un médecin. Les maladies transmissibles le plus 1 L'Annuaire statistique des Nations Unies, 1960, donne pour ce rencensement le chiffre de 83 877 habitants.

Population moyenne . Taux de natalité .

66 918 45,23 15,09

71 284 56,79 11,76

77 673 50,78 11,30

82 609 49,90 11,10

Taux de mortalité Accroissement

naturel (%) . Taux de mortalité infantile .

3,42 136,70

4,99 88,88

4,28 93,07

3,86 69,18

266

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

fréquemment déclarées en 1961 ont été: la grippe (1605 cas); la tuberculose (354); la varicelle (143); le paludisme (37); la rougeole (22); la dysenterie (19); la fièvre typhoïde (17) et la lèpre (2).

on comptait aussi 3 dentistes, 1 infirmière principale monitrice, 6 infirmières principales de la santé publique,

8 infirmières principales d'hôpital, 2 infirmières principales de soins dentaires, 73 infirmières de tous grades, 34 assistants hospitaliers, 10 infirmières de soins dentaires, 5 techniciens de radiologie, 10 techniciens

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

Le Département médical et de la Santé de l'Etat entretient dans le territoire 3 hôpitaux, 18 dispensaires, 1 camion de soins dentaires et 8 centres ruraux de santé, comprenant des services préventifs et curatifs

de laboratoire, 4 pharmaciens auxiliaires et 4 inspecteurs sanitaires. Il existe à Brunéi des possibilités de formation pour les infirmières, les assistants hospitaliers et les sages- femmes. Protection maternelle et infantile Pendant l'année 1957, les deux dispensaires prénatals ont été fréquentés par 2181 femmes enceintes, qui ont reçu en tout 21 438 consultations. Les accouchements qui ont eu lieu sous la surveillance d'un médecin ou

dans les domaines suivants: protection maternelle et infantile, lutte antituberculeuse, lutte antipaludique, hygiène dentaire, nutrition, éducation sanitaire, santé scolaire, statistiques sanitaires, lutte contre les maladies transmissibles, santé mentale et services de santé municipaux, y compris ceux de l'assainissement. En 1960, il existait en tout 4 hôpitaux, dotés de 402 lits, soit une proportion de 4,9 lits pour 1000 habitants.

d'une sage -femme qualifiée ont été au nombre de 2132, soit 64,2 % du nombre total des naissances. Budget de la santé Le budget de 1960 s'établissait au total à 56 274 830 dollars des Détroits, dont 7,4 % devaient être consacrés aux services de santé. Les dépenses sanitaires s'élevaient

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

Si l'on établit la moyenne mensuelle du nombre des médecins ayant consacré leur temps aux services du Gouvernement, on peut dire que celle -ci est passée de 4,8 en 1957 à 7,1 en 1960. Cette dernière année

donc environ à 50 dollars des Détroits par habitant.

CAMBODGE

Le Cambodge, pays de l'Asie méridionale, est bordé au nord par la Thaïlande et le Laos, à l'est et au sud par le Viet -Nam et à l'ouest par le golfe de Siam et la Thaïlande. Sa superficie est de 172 511 km2.

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE)

ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES)

Population et autres données biostatistiques

Selon les résultats d'une enquête démographique par sondage qui s'appliquait à 345 villages, et compte

Données biostatistiques

1957

1958

1959

1960

tenu de relevés supplémentaires, la population du Cambodge a été estimée à 4 845 000 habitants en avril 1959. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau ci- contre.

Population moyenne . . Taux de natalité

4 600 000

4 740 000

26,3 10,5

28,4 9,8 1,86

4 845 000 31,6 9,8

4 952 000 29,2 9,9 1,93

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 1,58

Les principales causes de décès, en 1960, ont été les suivantes: tuberculose, toutes formes (322 décès);

.

2,18 149,6

sénilité sans mention de psychose et causes mal définies ou inconnues (298); maladies de l'appareil digestif (292); syphilis (163); avitaminose et autres troubles du métabolisme (131) et paludisme (114). Le nombre total des décès enregistrés par cause a été de 2006. Pour la même année, les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées ont été les suivantes: pian (19 072 cas); syphilis (16 053); tuberculose, toutes formes (12 912); trachome (11 382) et lèpre (2260).

Taux de mortalité infantile .

181,5

152,7

146,7

Organisation et administration des services de santé

En 1960, les services de santé ont été regroupés au sein d'une Direction générale de la Santé comprenant quatre directions: 1) hôpitaux; 2) hygiène; 3) maladies transmissibles et laboratoires; 4) services

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

267

pharmaceutique et chimique. Le premier plan quinquennal (1960 -1964) est entré en application en 1960;

région du nord -est. On projette d'étendre à l'ensemble

il a pour objectif le développement culturel, économique et social du pays. Services hospitaliers

Le Cambodge comptait, en 1960, 17 hôpitaux généraux; le nombre total des lits disponibles est passé de 1196, en 1957, à 2723 en 1960, et le nombre des malades hospitalisés a été de 44 446. Les autres établissements hospitaliers comprenaient un hôpital

du territoire les opérations antipianiques. En ce qui concerne la lutte antipaludique, les opérations de pulvérisation, exécutées avec la collaboration de l'OMS, donnent des résultats encourageants et la maladie serait en régression constante. Les programmes de vaccination visent la variole, le choléra, la coqueluche et la tuberculose. Protection maternelle et infantile Le Cambodge possède 12 dispensaires d'assistance

de gynécologie et d'obstétrique et un hôpital pour enfants, totalisant à eux deux 168 lits. Le chiffre des lits d'hôpital s'établissait en 1960 à environ 0,6 lit pour 1000 habitants. La même année, les services de consul-

prénatale et de soins aux enfants, qui assurent aux femmes enceintes et aux nourrissons des soins divers en

tations externes étaient assurés par 156 centres de santé et dispensaires, qui ont reçu 3 680 458 visites. L'hôpital psychiatrique soigne en moyenne chaque année 1646 malades. Le Cambodge possède deux

instituts de santé publique, deux laboratoires de santé publique et un dispensaire pour soins dentaires.

nombre croissant. Ces centres ont accueilli en 1960 26 253 femmes enceintes, la moyenne étant de quatre consultations par cas. Pendant la période considérée, le nombre des enfants de moins d'un an présentés à la consultation a plus que doublé et presque triplé pour les enfants d'âge préscolaire. Des services de visites à domicile ont également été organisés. Le

taux de mortalité infantile, pour 1000 naissances

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

vivantes, est tombé de 181,5 en 1957 à 146,7 en 1960. Durant cette même année, le service de santé scolaire a contrôlé plus d'un tiers de l'effectif total des écoliers. Hygiène du milieu

Le Cambodge comptait 56 médecins en 1960, dont 23 médecins au service du Gouvernement, 4 médecins militaires et 29 praticiens privés, ainsi que 127 officiers de santé, dont 102 étaient au service du Gouvernement

et 25 appartenaient à l'armée. Le personnel de la santé publique comprenait en outre 6 dentistes, 5 pharmaciens, 465 sages- femmes (dont 358 exerçant dans les zones rurales) et 1093 infirmières et infirmiers.

Des améliorations considérables ont été apportées au système d'approvisionnement en eau de la capitale et des principales villes des provinces. La situation, toutefois, n'est pas encore satisfaisante dans les zones

rurales. On note, d'autre part, des progrès dans l'installation de réseaux d'égouts dans les grandes villes.

On peut estimer que l'effectif du personnel médical et infirmier, ainsi que celui des sages- femmes ont doublé pendant la période considérée. A l'exclusion des médecins et officiers de santé militaires, on compte

Principaux problèmes de santé publique

actuellement un médecin pour 32 152 habitants. Les médecins, les officiers de santé, les dentistes et les pharmaciens font leurs études, au Cambodge même, à l'Ecole royale de Médecine. L'école de soins infir-

Comme on l'a déjà mentionné, les principaux problèmes de santé qui persistent sont ceux qui résultent

miers forme, de son côté, un nombre croissant de diplômés.

de la fréquence élevée du pian, des maladies vénériennes, de la tuberculose et du trachome. L'amélioration des conditions de salubrité et l'organisation de la lutte contre la mortalité infantile méritent et recevront une priorité de rang élevé. Budget de la santé Le budget de 1960 allouait, sur un. montant global de prévisions de dépenses de 4420 millions de riels, une proportion de 6 % pour les services de santé, soit environ 54 riels par habitant.

Lutte contre les maladies transmissibles

La fréquence très marquée du pian et des maladies vénériennes est à l'origine d'une campagne intensive d'éradication, menée dans les provinces de Siem Reap,

Kompong Thom et Battambang, ainsi que dans la

CHINE (TAIWAN)

Taiwan, siège du Gouvernement de la République de Chine, est une île située à quelque 180 km du conti-

Population et autres données biostatistiques

nent asiatique, entre le Japon, au nord, et les Philippines, au sud; elle est baignée par l'océan Pacifique à l'est et par la mer de Chine à l'ouest. Sa superficie est de 35 961 km2.

L'augmentation rapide de la population au cours des dix dernières années crée actuellement de sérieuses

difficultés, à la fois d'ordre économique et sanitaire. La population totale de l'île est passée de 9 690 250

268

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

habitants à la fin de 1957 à 10 792 202 à la fin de 1960, ce qui représente une augmentation annuelle moyenne de près de 3,6 %. Les chiffres estimatifs de la population pour la période 1957 -1960 ainsi que d'autres données biostatistiques pour les années 19571959 figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957

la Santé publique qui s'est ouvert en octobre 1959 occupe maintenant 20 personnes à plein temps. Son rôle principal est de servir de centre de santé urbain de démonstration et d'entreprendre certains travaux

de recherche dans divers domaines de publique. Services hospitaliers

la santé

En 1956, il y avait 3251 lits dans les hôpitaux géné-

1958

1959

1960

raux, soit une moyenne de 0,35 lit pour 1000 habitants. On comptait également 280 lits à l'hôpital psychiatrique et 1261 lits dans d'autres hôpitaux spécialisés. Tous ces hôpitaux sont des institutions d'Etat. En juillet 1959 s'est ouvert un hôpital provincial pour enfants, doté de 30 lits; sa capacité devait être portée à 60 lits avant 1962 et il servira de centre

Population moyenne . . Taux de natalité

de pédiatrie pour le nord de Taiwan; il assurera 9

690 250 41,4 8,5

10 039 435 10 431 341 10 792 20:

41,7 7,6 3,41

41,2 7,2

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

3,29 35,7

3,40 33,3

Taux de mortalité infantile .

34,9

-

également la formation en cours de service des infirmières pédiatriques. Un nouvel hôpital psychiatrique de 60 lits s'est également ouvert en 1960. Cet hôpital doit disposer un jour de 120 lits et sera utilisé principalement comme centre de traitement et non comme établissement d'internement. En 1956, les hôpitaux d'Etat comptaient au total 4792 lits, soit une moyenne de 0,5 lit pour 1000 habitants. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

Calculée pour la période 1956 -1958, l'espérance de vie à la naissance était de 60,45 années chez les hommes et de 64,97 années chez les femmes.

En 1960, il y avait 6901 médecins, soit un médecin pour 1560 habitants. On comptait également 724 den-

En 1959, les principales causes de décès ont été (9113 décès); gastrite, duodénite, entérite et colite (7495); lésions vasculaires

les suivantes: pneumonie

affectant le système nerveux central (5135); tuberculose de l'appareil respiratoire (4120); tumeurs malignes (4025) et maladies de la première enfance (3943). Le nombre total des décès enregistrés par cause était de 50 884. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées pendant la période considérée ont été la diphtérie, le paludisme, la tuberculose, la lèpre et les maladies vénériennes. Organisation et administration des services de santé

tistes, 761 pharmaciens, 1964 infirmières et aides infirmières, et 1817 sages- femmes. Il existe 4 écoles de médecine à Taiwan, qui forment chaque année environ 240 médecins. Un collège de médecine et de pharmacie chinoises des herbes a été créé en 1958; 300 élèves y suivent un programme d'études de sept ans. Il existe également 4 écoles dentaires. Lutte contre les maladies transmissibles

L'éradication de la variole, du choléra et de la peste

a été entièrement réalisée sur tout le territoire. La vaccination antivariolique demeure obligatoire et tous les nourrissons doivent être vaccinés dans les six mois qui suivent la naissance. La diphtérie est encore

L'organisation et l'administration des services de santé sont décrites à la page 359 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. La mise en place de services intégrés a commencé en avril 1960 dans trois régions de Taiwan. Il s'agit essentiellement d'organiser l'action de santé publique de manière à

réunir les services curatifs et préventifs sous une même autorité. En 1960, un groupe de spécialistes des soins médicaux et infirmiers, de l'obstétrique, de l'assainissement et de l'éducation sanitaire a été choisi dans les divers instituts et centres de la province pour suivre des cours d'initiation aux programmes de santé

publique et se préparer à exercer une surveillance commune sur ces divers programmes. L'Institut provincial de Démonstration et d'Enseignement de

une maladie courante à Taiwan, mais le programme de vaccination a commencé à donner des résultats à la fin de 1959, lorsque le vaccin antidiphtérique, anticoquelucheux et antitétanique à l'hydrate d'alumine utilisé jusqu'alors a été remplacé par un vaccin associé antidiphtérique et anticoquelucheux liquide. A la fin de 1960, 75 % environ des enfants âgés de 6 mois à 2 ans avaient été vaccinés par ce dernier produit et environ 85 % des enfants âgés de 2 à 6 ans par une mono -anatoxine diphtérique. En 1957, 22 cas de rage avaient été déclarés mais il n'y en a eu aucun pendant les trois années suivantes. Depuis 1957, on s'emploie à vacciner les chiens en masse. Les progrès de la campagne d'éradication du paludisme sont satisfaisants. Depuis septembre 1960,

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

269

aucun nouveau cas n'a été enregistré, mais 52 cas anciens d'origine locale sont encore soignés. De 1952 à 1959, les habitations ont été traitées annuellement

et postes; distribuer du lait et de l'huile de foie de morue et entreprendre des études sur le terrain. Education sanitaire

par des pulvérisations de DDT à action rémanente; la population couverte est passée de 156 217 à 6 728 465 habitants. Pendant cette période, il a été procédé, dans certaines zones, à cinq pulvérisations par an. On peut espérer que d'ici trois ans la maladie aura complètement disparu. Toutefois, les cas importés

L'administration sanitaire de la province a créé en septembre 1959 une division de l'éducation sanitaire, spécialement chargée de la planification et de la surveillance

générale du programme d'éducation

risquent toujours de compromettre le programme. Bien que la mortalité due à la tuberculose ait considérablement diminué depuis dix ans, cette maladie

demeure néanmoins l'un des plus importants problèmes de santé publique à Taiwan. Un programme de

chimiothérapie de masse a commencé en 1957: la streptomycine et le PAS, fournis gratuitement, sont distribués par les centres de santé et les dispensaires et centres antituberculeux. Pendant la période considérée, il a été procédé à 3 256 933 épreuves tuberculiniques. Des enquêtes radiographiques de masse et des examens d'expectorations ont été effectués, ainsi qu'une enquête sur la fréquence globale de la maladie. Les visiteuses d'hygiène sont formées aux méthodes de chimiothérapie à domicile et d'examen radiographique de masse. Elles secondent les infirmières de la santé publique dont l'efficacité est ainsi considérablement accrue.

sanitaire à Taiwan. Grâce aux différents moyens mis en oeuvre - réunions et conférences publiques, discussions, présentations de films et visites à domicile - le niveau d'éducation sanitaire de la population s'élève constamment. Parmi les thèmes traités figurent l'hygiène, la nutrition et l'assainissement. Hygiène du milieu

Une campagne d'assainissement a été lancée en décembre 1957 dans l'île tout entière. L'effort porte notamment sur les approvisionnements urbains et ruraux en eau, les réseaux d'égouts et ouvrages de drainage, l'évacuation des matières usées et des excreta, les installations sanitaires rurales, l'hygiène des aliments, l'hygiène industrielle et la lutte contre les insectes. A la fin d'octobre 1960, 22 classes d'agents sanitaires avaient été formées et 471 diplômes, dont

421 de technicien de l'assainissement, avaient été décernés.

Des programmes de lutte contre le trachome, la lèpre et les maladies vénériennes sont également en cours. De 1954 à 1961, il a été procédé parmi les écoliers à 6 851 828 examens des yeux, dont 3 440 169

Principaux problèmes de santé publique

se sont révélés positifs. Tous les cas ont été traités à l'aide de pommade aux antibiotiques. Grâce à ces mesures, on a enregistré une très forte diminution de la fréquence du trachome chez les enfants qui entrent à l'école. Afin de mettre au point et mener à bien le programme antilépreux, l'administration sanitaire de la province a créé en mai 1959 une commission de lutte contre la lèpre. Des équipes mobiles procè-

A l'heure actuelle, l'assurance -maladie ne couvre que 7,7 % de la population. Pour les non -assurés, les soins médicaux sont payants, mais l'Etat met gratuitement 20 % des lits des hôpitaux publics à la dispo-

sition des malades les plus pauvres. Les médecins exerçant à titre privé sont établis en majeure partie dans les grandes villes, de sorte que les régions écartées sont mal desservies. Un plan d'intégration des services

dent actuellement à une campagne générale de dépistage.

Protection maternelle et infantile

sanitaires a été mis au point afin d'assurer des soins médicaux dans les postes de santé locaux. Les règlements applicables à la fabrication et à la vente des médicaments ne sont pas très stricts et demandent à être revisés. D'autre part, l'organisation administrative de l'assainissement est trop complexe et le

Etant donné que les enfants de moins de 15 ans et les femmes en âge de procréer représentent 63 % de la population, le rôle des services de protection maternelle et infantile est considéré comme essentiel du point de vue de la santé publique. En 1960, les soins médicaux aux mères et aux enfants ont été assurés dans les 52 centres de santé du pays par 59 médecins, 50 infirmières /sages- femmes et 111 sages -femmes exerçant à titre privé. Les principaux objectifs du pro-

personnel, en nombre insuffisant, ne possède pas de médecins par rapport à la population est assez élevée, mais les effectifs d'infirmières, de sages- femmes,

toujours les compétences nécessaires. La proportion

gramme de protection maternelle et infantile lancé en 1950 sont les suivants: former du personnel; installer et faire fonctionner des centres de démonstration; relever, grâce à des cours appropriés, le niveau technique du personnel des centres et postes de santé, ainsi que des sages- femmes exerçant à titre privé; développer les moyens d'action de ces centres

d'ingénieurs sanitaires, de vétérinaires, de dentistes et d'éducateurs sanitaires demeurent insuffisants. Les accidents provoquent un grand nombre de décès. Jusqu'ici, il n'a guère été pris de mesures préventives; aussi est -il indispensable d'assurer désormais une étroite collaboration entre l'industrie, l'agriculture et les autorités chargées de l'hygiène et des transports. L'ankylostomiase et l'ascaridiase sont très répandues. Jusqu'à présent, aucune mesure générale n'a été adop-

tée pour lutter contre ces maladies, mais des études pilotes ont été entreprises dans différentes parties de l'île.

270

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

ILES COOK

Les îles Cook sont une quinzaine de petites îles, situées dans l'océan Pacifique entre 8° et 23° de latitude

361 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

sud et 156° et 167° de longitude ouest. La superficie totale des îles est approximativement de 230 km2. Population et autres données biostatistiques Lors du recensement de 1956, la population totale

En 1958, l'hôpital général était pourvu de 81 lits, soit 4,77 lits pour 1000 habitants, et les cinq hôpitaux spéciaux totalisaient 64 lits. Il existe donc au total tants.

145 lits d'hôpitaux, soit 8,53 lits pour 1000 habi-

atteignait le chiffre de 16 424 habitants, l'île la plus peuplée étant celle de Rarotonga, dont le nombre d'habitants (7212) s'accroît constamment, en partie aux

Personnel médical et apparenté

dépens des autres îles. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1959, figurent dans le tableau suivant : POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

En 1959, il y avait 18 médecins, y compris les praticiens autochtones, soit un médecin pour 1000 habitants. On comptait 1 dentiste, 31 infirmières et 42 autres agents sanitaires, y compris des élèves infirmières, des stagiaires, des aides -infirmiers. Il

n'existe pas de moyens de formation professionnelle dans les îles. Lutte contre les maladies transmissibles

On sait que certaines maladies tropicales sont très répandues, notamment la filariose, le pian, les helminthiases et la lèpre. La lutte contre la filariose et

Population moyenne

.

.

17 000

Taux de natalité Taux de mortalité

47,4 .

.

.

.

Accroissement naturel ( %) . Taux de mortalité infantile .

16,6 3,08

92,6

17 000 47,0 9,6 3,74 61,4

18 000 45,6 10,0 3,56 54,1

le pian a relativement peu progressé. En ce qui concerne le pian, une enquête d'ensemble doit être entreprise, en vue de la mise en oeuvre d'un programme de lutte analogue à ceux qui sont en cours d'exécution

On ne dispose pas de renseignements sur les causes de décès, ni sur la fréquence des maladies transmissibles.

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

aux îles Fidji et au Samoa -Occidental. Des mesures de lutte devraient aussi pouvoir être utilement dirigées contre la filariose dans l'île de Rarotonga. Les conditions naturelles y sont approximativement les mêmes qu'à Tahiti et à Tonga, où l'administration thérapeutique d'Hétrazan et des mesures antianophéliennes se sont révélées efficaces. La lèpre sévit presque unique-

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent celles qui sont décrites à la page

ment dans l'île d'Aitutaki, mais très peu de progrès ont été réalisés jusqu'à présent pour réduire la fréquence de la maladie.

RÉPUBLIQUE DE CORÉE La République de Corée occupe la moitié sud de la péninsule coréenne, située sur la côte orientale de l'Asie et qui sépare la mer Jaune de la mer du Japon. Le pays a une superficie de 96 929 km2. Population et autres données biostatistiques

Les principales causes de décès ont été les suivantes en 1960: gastrite, duodénite, entérite, colite et autres maladies de l'appareil digestif (21 066 décès); pneumonie (18 872); tuberculose (10 341); grippe (6926); lésions vasculaires affectant le système nerveux central

(5038) et tumeurs malignes (4766). Le nombre total

Au dernier recensement (ler septembre 1955), la République de Corée comptait 21 526 374 habitants. Les chiffres estimatifs de la population pour la période 1957 -1960 ainsi que d'autres données biostatistiques

des décès enregistrés par cause a été de 185 370. Les maladies transmissibles suivantes ont été le plus fréquemment déclarées en 1960: rougeole (16 107 cas); tuberculose (14 328); coqueluche (8848); fièvre

pour les années 1957 -1959 figurent dans le tableau de la page suivante. (Il convient de noter que les taux démographiques indiqués reposent sur des données incomplètes.)

typhoide (2896); encéphalite japonaise du type B (1696); syphilis et ses séquelles (1656); poliomyélite (1178) et diphtérie (885).

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

271

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET

disponibles, y compris ceux des léproseries, s'élevait

à 33 885, soit 1,5 lit pour 1000 habitants. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

1957

1958

1959

1960

En 1960, on comptait 7322 médecins, soit un médecin pour 3150 habitants, ainsi que 1324 dentistes, 4104 pharmaciens, 5517 infirmières et 4247 sages femmes. Il existe huit écoles de médecine dans le pays.

Population moyenne . . Taux de natalité

L'Ecole de Santé publique et l'Institut national de 20 724 062 21 321 136 21 909 742 22 973 992 29,3 22,4 39,6 6,9 6,5 7,5 3,21

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

1,55

2,28 14,6 1,8

Taux de mortalité infantile .

15,5

9,8 1,7

Taux de mortalité maternelle 2,4

-

Formation en Santé publique assurent également un enseignement spécialisé à l'intention du personnel médical et apparenté. Lutte contre les maladies transmissibles

A l'exception de la fièvre typhoïde, de la diphtérie

et de l'encéphalite japonaise du type B, la plupart des maladies transmissibles ont accusé une nette régression pendant la période 1957 -1960. En 1960, 1 561 660 personnes ont fait l'objet de primovaccinations ou de revaccinations antivarioliques et 1 490 769 personnes ont été vaccinées contre la fièvre typhoïde.

Organisation et administration des services de santé

demeure celle qui a été décrite à la page 362 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde, mais certaines modifications internes ont été récemment introduites dans l'administration de ces services au sein du Ministère de la Santé et des Affaires

L'organisation générale des services de santé

L'encéphalite japonaise du type B s'est manifestée

tous les trois ans par une recrudescence des cas nouveaux et la mortalité imputable à cette maladie est très élevée. Des dispositions ont été prises en vue d'établir des centres de traitement et de recherche dans les villes et les provinces et de procéder à des essais de vaccination dans les zones de haute endémicité. Les études sur la morbidité indiquent qu'il y a environ

sociales. Pendant la période considérée, la majeure

partie des installations médicales qui avaient été détruites ou mises hors d'usage pendant la période

des hostilités ont été reconstruites ou remises en état.

Les hôpitaux des grandes villes ont été rebâtis et rééquipés selon les méthodes modernes. Un nouveau

800 000 cas de tuberculose dans la République de Corée. Il semble que le traitement ambulatoire des malades soit la meilleure méthode de lutte contre cette maladie, si l'on y ajoute un programme de vaccination par le BCG à l'intention des enfants non infectés. Les lépreux disposent de près de 22 000 lits dans des établissements spécialisés, mais on estime que le chiffre des malades se situe entre 50 000 et 100 000.

centre médical national a également été créé. Aux termes de récentes dispositions législatives, le Gouver-

nement a installé 50 centres de santé publique en 1959, 15 en 1960 et 20 en 1961. Programmes sanitaires nationaux

devait commencer en 1962. Les principaux programmes en sont les suivants: systématisation de l'administration, amélioration de l'organisation des hôpitaux, création de nouveaux centres de santé publique, installation de médecins dans les secteurs qui en sont dépourvus, développement de l'hygiène dentaire et introduction d'un système d'assurancemaladie. Services hospitaliers

L'exécution d'un plan quinquennal de santé publique

Deux équipes mobiles de lutte antilépreuse opèrent actuellement dans les zones de haute endémicité. Les mesures de lutte antipaludique ont été renforcées et la déclaration des cas s'effectue d'une manière plus efficace.

Hygiène du milieu

L'évacuation des matières usées et des autres déchets pose un problème important dans le pays. Les vidanges continuent d'être couramment utilisées comme engrais. La lutte contre les insectes fait l'objet d'une constante

attention. En 1960, un cinquième seulement de la population disposait d'eau courante. Les mesures de

contrôle des aliments s'étendaient à la moitié de l'ensemble de la population. Principaux problèmes de santé publique

En 1959, il existait 16 hôpitaux généraux qui totalisaient 3290 lits, soit 0,15 lit pour 1000 habitants. On comptait également 3 hôpitaux psychiatriques, avec 490 lits, soit 0,02 lit pour 1000 habitants. Il y avait en outre 32 établissements pour lépreux, pouvant

Il importe avant tout d'assurer des soins médicaux

accueillir 21 691 malades. Le nombre total des lits

dans les secteurs oíù il n'y a pas de médecins. En

272

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

septembre 1961, 195 médecins ont été affectés à ces secteurs, ainsi que des infirmières et des sages- femmes.

Budget de la santé Le budget de 1960 prévoyait un montant de dépenses de 423 770 millions de hwans, dont 1,1 % était consacré

La tuberculose, les maladies vénériennes et la lèpre constituent d'autres problèmes sérieux, auxquels s'ajoutent la lutte contre les stupéfiants et, dans un autre domaine, la création de services de médecine du travail.

aux services sanitaires. Les dépenses afférentes à ces

services s'élevaient ainsi à environ 200 hwans par habitant.

ILES FIDJI Les Fidji comprennent quelque 300 îles situées dans l'océan Pacifique, entre 15° et 22° de latitude sud et entre 177° de longitude ouest et 178° de longi-

tude est. La superficie totale de ces 18 272 km2.

îles

est de

des cardiopathies rhumatismales chroniques (42); maladies de la première enfance (32); accidents (32) et tumeurs malignes (31). On a enregistré également un nombre important de décès causés par l'hypertension (28), les infections gastro- intestinales (21), le

tétanos (18) et le diabète (17). Le nombre total des Population et autres données biostatistiques

décès a été de 607. De très nombreuses maladies sont

Au dernier recensement (27 septembre 1956), la population était de 345 737 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans

soumises à la déclaration obligatoire. Les plus fréquemment déclarées en 1960 ont été: la grippe (13 030 cas); la diarrhée infantile (3295); la rougeole (712); la tuberculose, toutes formes (657); la coqueluche (509); la blennorragie (380); l'ankylostomiase (340); la varicelle (320); la dysenterie (203); l'hépatite infectieuse (206) et le trachome (172).

le tableau suivant. (Les estimations de population peuvent être considérées comme relativement exactes;

les taux démographiques sont beaucoup plus discutables.) POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

L'organisation et l'administration des services de santé n'ont pas subi de changements importants et demeurent telles qu'elles sont décrites aux pages 363 et 364 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

1959

1960

Population moyenne Taux de natalité

361 038 41,0

374 284 40,0 6,9 3,31

387 646 41,0

401 018 39,0 6,5 3,25

En 1959, il existait 4 hôpitaux généraux, 1 hôpital pour tuberculeux, 1 léproserie, 1 hôpital psychiatrique et, dans les régions rurales, 14 hôpitaux pour les cas bénins. Dans ces 21 établissements, disposant ensemble de 2183 lits (soit 5,5 lits pour 1000 habitants), 25 467

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 7,4 .

personnes ont été hospitalisées. Pendant la même année, les 18 services de consultations externes et les 44 dispensaires non rattachés à des hôpitaux ont enregistré 637 697 visites de malades. Personnel médical et apparenté; moyens de formation Depuis 1886, les assistants médicaux jouent un rôle

7,4 3,36 42,5

3,36 39,0

Taux de mortalité infantile .

39,3 1,2

36,0

Taux de mortalité maternelle 0,5 0,7

-

des plus importants dans les services de santé des En 1957, la population comprenait approximativement 42 % de Fidjiens, 49 % d'Indiens et 9 % d'Euro-

Fidji ainsi que dans d'autres territoires du Pacifique.' De 1957 à 1960, le nombre de médecins et d'assistants

péens et autres, mais sa composition est assez mouvante. Le taux d'accroissement des éléments fidjiens et indiens a été d'environ 9 % pour la période 19571960.

médicaux a sensiblement augmenté. En 1957, on comptait 51 médecins appartenant à la fonction publique ou exerçant à titre privé et 120 assistants médicaux, tous au service du Gouvernement. En 1960, les chiffres correspondants étaient respectivement

En 1959, les principales causes de décès ont été les suivantes: pneumonie (82 décès), tuberculose, toutes formes (44); artériosclérose des coronaires, myocardite

de 64 et 131. On comptait en outre 14 dentistes, 1 Voir: Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde, page 364.

dégénérative et autres cardiopathies, à l'exclusion

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

273

32 pharmaciens et 10 inspecteurs sanitaires. Il y avait

également 82 infirmières possédant des diplômes reconnus en Grande -Bretagne, 401 infirmières titulaires de diplômes reconnus aux Fidji et 41 sages femmes.

Des infirmières de la santé publique visitent systématiquement toutes les écoles des zones urbaines; les

enfants de santé déficiente sont adressés pour traitement aux établissements publics ou à des médecins

privés. Dans les districts ruraux, cette activité s'est également développée mais elle se heurte à certaines difficultés.

Les assistants médicaux et les assistants dentistes sont formés à l'Ecole centrale de Médecine, à Suva. La durée des études est de cinq ans pour le personnel médical et de trois ans pour le personnel dentaire. Des techniciens de laboratoire, techniciens de radiologie, pharmaciens et hygiénistes dentaires sont également formés dans cette école. Les infirmières et sages femmes font trois ans d'études à l'Ecole d'Infirmières, les inspecteurs sanitaires assistants deux ans à l'Ecole d'Assainissement. Des cours supérieurs de perfectionnement dans diverses branches de la médecine, de la santé publique et des soins infirmiers sont organisés aux Fidji et dans les écoles de médecine d'Australie et de Nouvelle -Zélande. L'année 1959 a été

Education sanitaire

Un assistant médical a suivi un cours d'éducation

sanitaire et obtenu le diplôme correspondant. On espère que les services qu'il assurera tant au Département de l'Education qu'à l'école normale d'instituteurs, ainsi que les instructions qu'il donnera lui même à d'autres catégories de personnel sanitaire, permettront de réaliser des progrès considérables dans ce domaine. Hygiène du milieu

marquée par un fait particulièrement intéressant: la création, à l'Ecole de Médecine de Suva - grâce à la générosité de la Fondation Nuffield - d'une section de médecine sociale et préventive. Lutte contre les maladies transmissibles

La ville de Suva possède maintenant un excellent réseau de distribution d'eau, et des améliorations ont été également apportées à celui de Lautoka. En outre,

des adductions d'eau ont été aménagées dans de nombreuses zones rurales. Un système d'égouts fonctionne dans le centre de Suva. On envisage de le développer et d'en installer de semblables ailleurs. Principaux problèmes de santé publique Comme on l'a déjà dit, c'est la tuberculose qui pose

Le principal problème de santé publique est celui que pose la tuberculose. Le dépistage se fait par radiographie de masse sur microfilms et, depuis 1958, une campagne intensive de vaccination par le BCG a été menée dans tous les groupes d'âge de moins de 20 ans.

Les malades sont traités surtout à domicile, après une période préliminaire d'hospitalisation pour déterminer leur état et fixer la thérapeutique à appliquer. Une campagne de lutte contre le pian, effectuée en collaboration avec l'OMS et le FISE, s'est achevée en 1957. De nouveaux cas se présentent encore mais leur

le problème de santé publique le plus important. Il convient de signaler aussi les affections diarrhéiques de la première enfance, qui entraînent une mortalité très élevée. L'ankylostomiase est très fréquente dans les zones rurales et la filariose est assez répandue dans

nombre est en constante diminution. Il n'en a été déclaré que 28 en 1960. Les campagnes de vaccination

certains districts, comme le prouvent les taux de filarémie, mais il semble qu'elle s'accompagne rarement

ont pris plus d'ampleur, surtout en ce qui concerne la variole, les fièvres typhoïde et paratyphoïdes et la tuberculose, de même que dans l'utilisation du triple antigène pour l'immunisation contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. En 1960, la lutte contre la variole a pris la forme d'une campagne de masse dans les deux ports d'entrée, Suva et Lautoka. Protection maternelle et infantile

d'éléphantiasis. Parmi les autres sujets de préoccupation, il faut mentionner la fréquence du diabète sucré, qui est particulièrement élevé chez les Indiens - mais aussi chez certains Fidjiens - ainsi que les nombreux cas de tétanos.

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

Les progrès dans le domaine de l'hygiène de la maternité et de l'enfance ont été marqués par la création à Suva d'un service d'accouchements à domicile, l'engagement à plein temps d'un obstétricien- gynécologue et le développement de l'éducation

Un certain nombre de chercheurs se sont consacrés à l'étude de diverses questions, notamment l'histoire naturelle de la filariose humaine, les arthropodes vecteurs de maladies à virus, l'emploi de la griséofulvine dans le traitement des teignes, la fréquence locale et l'étiologie du rhumatisme articulaire aigu et les maladies cardio -vasculaires.

sanitaire, notamment en ce qui concerne le régime nutritionnel en période de grossesse et l'alimentation des nourrissons. A cet égard, les comités féminins récemment créés dans les zones rurales ont été d'un grand secours. Les services dentaires se développent lentement; pour le moment, on se préoccupe surtout de la prévention et des soins parmi les enfants d'âge préscolaire et les écoliers.

Budget de la santé

La part consacrée aux services de santé dans le budget total a été portée de 14,3 % en 1957 à 16,2

en 1960. Les dépenses par habitant, au titre de la santé, se sont donc élevées de 2,5 à 2,9 livres fidjiennes

par habitant.

274

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

ILES GILBERT -ET- ELLICE

Le territoire des îles Gilbert -et -Ellice comprend les archipels Gilbert, Ellice et Phoenix ainsi que les îles de la Ligne et les îles de l'Océan, soit au total quelque 37 formations coralliennes disséminées dans la zone centrale du Pacifique, à peu près à mi- distance entre Honolulu et Brisbane. La superficie totale de ces îles est de 905 km2. Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (9 juin 1947), les îles Gilbert -

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent celles qui ont été décrites à la page 365

du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

et -Ellice comptaient 35 919 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, dans lesquelles sont compris les renseignements concernant le Condominium de Canton et Enderbury, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant. (Il convient de noter que l'enregistrement des naissances et des décès est encore incomplet.) POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

Il existe deux hôpitaux généraux, dotés de 86 lits, et un hôpital psychiatrique qui est pourvu de 16 lits et qui traite tous les genres de maladies mentales, notamment les états psychopathiques chroniques. Trente dispensaires disposent de quelques ressources rudimentaires en matière d'hospitalisation. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

En 1960, on comptait 7 médecins au service de l'administration et 14 auxiliaires médicaux, ainsi que 2 infirmières et 1 pharmacien. Il n'existe aucun moyen d'acquérir sur place une formation médicale, mais des élèves sont envoyés, aux frais de l'administration, aux îles Fidji pour y faire des études d'aide -infirmier ou d'infirmière à l'Ecole centrale de Médecine de Suva. A l'hôpital central de la colonie, une école de formation professionnelle élémentaire en cours d'emploi prépare

aussi des aides -infirmiers et des infirmières autochtones.

1959

1960

Lutte contre les maladies transmissibles En 1960 une campagne antituberculeuse a été lancée et une enquête sur la fréquence de la tuberculose a été entreprise dans la population par le moyen de tuber culino- réactions et d'examens cliniques. L'enquête s'est

Population moyenne . . Taux de natalité

38 227 30,0 18,0

37 585 33,0

38 490 38,0 11,0

39 602 36,2 11,0

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 23,0 1,0 .

poursuivie en 1961 et un conseiller en phtisiologie venant des îles Fidji a été détaché pour trois mois afin de participer à cette campagne. Dans les îles Ellice, la filariose pose un grave problème et le taux moyen d'infection par les microfilaires était d'environ 30 en 1959.

1,2

2,7

2,5

Taux de mortalité infantile .

70,0

67,0

68,0

68,0

Principaux problèmes de santé publique

Les plus importantes causes de décès enregistrées en 1960 à l'hôpital central de la colonie, situé à Tarawa,

Les principaux problèmes de santé publique sont ceux que posent la tuberculose, la nutrition et la pro-

ont été les suivantes: tuberculose (9 décès); avitaminose et autres troubles du métabolisme (4); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (3); anémie (2) et tumeurs malignes (2). Le nombre total

tection infantiles, l'amibiase, la filariose (dans les îles Ellice), l'hygiène de la maternité et les soins d'urgence dans les îles périphériques. Budget de la santé publique

des décès a été de 35. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 19E0 ont été les suivantes: tuberculose, cas nouveaux (163); dysenterie bacillaire (160); lèpre (35); infections à méningocoques (14); rougeole (8) et pian, cas nouveaux (3).

En 1960, le montant total du budget était de 56 689 livres australiennes, dont 11,6 % devaient être consacrés aux services de santé, soit une dépense de £A 1,6 par habitant.

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

275

GUAM

Guam, la plus grande et la plus méridionale des îles

de l'archipel des Mariannes, se trouve par 13° de latitude nord et 145° de longitude est. Sa superficie est de 534 km2.

a enregistré 5008 admissions en 1960. Les soins ambulatoires étaient assurés par 17 centres de santé, 1 ser-

vice hospitalier de consultations externes, 2 dispensaires et 1 groupe sanitaire mobile.

Population et autres données biostatistiques

Luttes contres les maladies transmissibles et autres maladies

Le dernier recensement a eu lieu en 1960. Les chiffres estimatifs de la population et d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques I

riose, pian) sont à peu près inconnues dans l'île. D'appréciables progrès ont été réalisés en matière

Les maladies tropicales typiques (paludisme, fila-

de lutte antituberculeuse. Des campagnes d'examens radiographiques généralisés et de vaccination par le BCG sont menées chaque année. Une étude sur l'épidémiologie de la maladie a été entreprise. Des mesures préventives, gratuites pour les nourrissons et les

1957

1958

1959

1960

enfants d'âge préscolaire, ont notamment compris 2778 vaccinations contre la variole, 6706 contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes, 7359 contre la poliomyélite, 6374 contre le tétanos et 5986 contre la diphtérie. Un programme de recherches sur la nutrition a été lancé en 1960 en vue d'étudier et de reconnaître les carences nutritionnelles chez les enfants. Au cours de cette même année, une enquête sur le diabète a porté sur 10 000 personnes de plus de 20 ans; les malades

Population moyenne . . Taux de natalité

64 776 37,3 4,3

65 530 35,6 3,9

66 284 35,9 4,3 3,16

67 044 36,4 5,2

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

3,30

3,17 25,3

3,12 27,1

Taux de mortalité infantile .

22,4

29,4

En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: accidents (116 décès); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (44); maladies de la première enfance (37); pneumonie (29) et lésions vasculaires affectant le système nerveux central (18). Le nombre total des décès enregistrés par cause s'est

ainsi dépistés ont ultérieurement été soumis à des examens plus approfondis. On envisage d'effectuer une enquête sur la goutte, en vue de déterminer la fréquence réelle de la maladie, sa répartition et ses rapports avec des facteurs diététiques et génétiques. Protection maternelle et infantile

élevé à 351. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été la rougeole (690 cas) et la tuberculose, toutes formes (128). En 1957, l'île a souffert de la pandémie de grippe asiatique, qui a éprouvé 15 % de la population. La

Des efforts tout particuliers ont été déployés dans le domaine de l'hygiène maternelle et infantile. En 1960, 17 centres ont assuré leurs services à 1285 femmes

enceintes, 7865 nourrissons de moins d'un an et 7648 enfants d'âge préscolaire. D'autre part, 3986 femmes enceintes ont bénéficié d'un service de visites à domicile bien organisé. Principaux problèmes de santé publique

même année, un typhon très violent (« Lola ») a causé d'importants US$ 5 000 000. dégâts

matériels

estimés

à

Les principaux problèmes de santé publique men-

Organisation et administration des services de santé

tionnés sont ceux que posent l'obésité, le diabète, l'hypertension et les parasites intestinaux. Une cam-

L'organisation et l'administration des services de santé restent celles qui ont été décrites à la page 366 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Au cours de la période considérée, les dispositions législatives et financières prises par les EtatsUnis ont permis d'améliorer l'administration existante.

pagne de masse d'examens de selles, menée dans plusieurs villages, a permis de découvrir des parasites

intestinaux dans de nombreux cas. Le traitement et les soins n'étant pas obligatoires, la lutte contre la maladie se ressent de la répugnance que manifestent certaines personnes à s'adresser au médecin. Collaboration internationale en matière de santé

On a notamment créé une Division de la Protection sociale et une section d'hygiène maternelle et infantile, de même que des services pour enfants infirmes. Services hospitaliers

Les échanges de renseignements sur la morbidité

avec la Commission du Pacifique Sud et d'autres territoires insulaires du Pacifique continuent à fournir de précieuses données sur la présence et l'évolution des maladies transmissibles qui se manifestent dans cette zone.

Le principal centre d'hospitalisation est le Guam

Memorial Hospital, achevé en 1957. Cet hôpital contient 350 lits, soit 3,9 lits pour 1000 habitants. On y

276

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

HONG KONG

Hong Kong, qui comprend un certain nombre d'îles et une petite péninsule sur la côte sud -est de la Chine, est situé à l'embouchure de la baie de Canton, à environ 145 km au sud -est de cette ville. Sa superficie est de 1013 km2.

modifié au cours des dix dernières années: les décès dus à des maladies infectieuses sont devenus beaucoup moins nombreux. Pour les infections des voies respi-

ratoires, le recul a été moindre, probablement du fait que la population comprend un fort pourcentage de très jeunes enfants. Les maladies dégénératives et le cancer prennent de plus en plus d'importance. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été: la tuberculose sous toutes ses formes, cas nouveaux (12 425); la syphilis, cas nouveaux (2165); le paludisme, cas nouveaux (833); la fièvre typhoïde (773); la rougeole (710) et la lèpre

Population et autres données biostatistiques

Il n'y a pas eu de recensement officiel depuis le 7 mars 1931. La population de Hong Kong était alors

de 849 751 habitants. Les chiffres estimatifs de la population et d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

(239). Jamais le nombre des cas déclarés de paludisme n'avait été aussi élevé depuis 1955. Pour les années 1957 à 1959, les chiffres correspondants avaient

été respectivement de 447, 659 et 442. En 1959, le nombre des cas de diphtérie a atteint le chiffre record de 2087, avec 116 issues fatales. Organisation et administration des services de santé

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959 1960

Population moyenne . . Taux de natalité

Hormis la création d'une section de planification, à la Direction centrale des Services médicaux, l'organisation et l'administration des services de santé n'a

2 583 000 37,9 7,5

2 748 000 38,8 7,5 3,13 54,3

2 857 000 36,6 7,1

2 981 000 37,1

pas varié par rapport à la description qui figure à la page 368 du Premier Rapport sur la situation sani-

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 6,4 3,07 .

taire dans le monde. La nouvelle section - qui est dirigée par un médecin principal, assisté d'un administrateur des hôpitaux qui, lui, n'est pas médecin est chargée de coordonner toutes les demandes de locaux pour de nouvelles institutions médicales ou sanitaires. Services hospitaliers

3,04 55,6 1,07

2,95 48,3

Taux de mortalité infantile .

41,5 0,50

Taux de mortalité maternelle 0,86 0,74

Environ 86 % de la population sont concentrés dans les zones urbaines de la péninsule de Kowloon et de l'île de Hong Kong, où la densité moyenne est voisine de 2820 personnes au km2. Seul le recensement

A la fin de mars 1960, 31 hôpitaux civils étaient en service à Hong Kong, dont 12 étaient entièrement gérés par les pouvoirs publics, 10 par des organismes bénévoles ou des missions, avec l'aide de subventions publiques, et 9 étaient des hôpitaux privés; il y avait

de 1961 permettra de connaître exactement la répartition par sexe et par âge, mais il y a tout lieu de penser que, d'une manière générale, la population est jeune,

en outre 5 maisons de repos. Ces établissements disposaient ensemble de 7211 lits, dont 1879 étaient destinés aux tuberculeux, 1547 aux femmes en couches

qu'un tiers des habitants sont âgés de 15 ans au plus et que le nombre des enfants d'âge préscolaire est d'environ 460 000. Au cours des dix dernières années, Hong Kang a accueilli environ un million de réfugiés, qui se sont rapidement intégrés dans la collectivité. En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: pneumonie (3280 cas); tuberculose, toutes formes (2085); tumeurs malignes (1985); maladies de la première enfance (1888); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (1230); gastrite, duodénite, entérite et colite (1114); artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (741) et accidents (725). Il a été enregistré 19 146 décès au total. Le tableau de la mortalité s'est sensiblement

et 540 aux lépreux. La proportion de lits était donc de 2,4 pour 1000 habitants. En 1960, 156 716 malades ont été hospitalisés et 5 667 939 visites ont été enre-

gistrées dans les services de consultations externes et les dispensaires publics. Pendant la période 19611965 on espère pouvoir construire, avec le concours d'organismes bénévoles, 7 nouveaux établissements hospitaliers, dotés de 3872 lits. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

Par suite de l'énorme pression que subissent les hôpitaux et dispensaires de Hong Kong, il est de plus en plus nécessaire de former davantage de médecins

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

277

et d'infirmières. L'Université de Hong Kong prépare au diplôme de médecin depuis 1911. L'enseignement

commencé à distribuer chaque semaine des comprimés

médical dure six ans, non compris l'année finale d'internat qui conditionne l'immatriculation. Il est délivré chaque année une cinquantaine de diplômes de médecin. Il existe aussi des cours post -universitaires

de paludrine à des fins prophylactiques, mais on y a

renoncé au bout de neuf mois, les habitants des villages ayant cessé de s'y intéresser. Cependant, les résultats de cette expérience ont été encourageants, aucun cas nouveau n'ayant été signalé au cours de la période pendant laquelle le médicament a été distribué.

de spécialisation. En 1960, 934 médecins exerçaient

à Hong Kong, dont 222 au service des pouvoirs publics et 712 à titre privé. Il y a donc environ un médecin pour 3200 habitants. On compte d'autre part 393 dentistes, dont 37 appartiennent à la fonction publique, 89 pharmaciens, 100 techniciens de laboratoire, 88 techniciens de radiologie, 24 physiothérapeutes, 1841 infirmières et 1705 sages- femmes. Les écoles d'infirmières et de sages- femmes sont très actives et le premier cours de soins infirmiers psychiatriques a commencé, mais les nouveaux établissements hospitaliers risquent d'épuiser ces ressources. Lutte contre les maladies transmissibles

Comme il a déjà été indiqué plus haut, en 1959 le nombre de cas de diphtérie a atteint un chiffre record, mais le taux de létalité a été le plus bas qu'on ait jamais enregistré. La majorité des cas se sont déclarés dans

des zones de logements ouvriers à forte densité de population, et l'épidémie a atteint son paroxysme en décembre, c'est -à -dire pendant un mois relativement froid. La forme laryngée due à la souche Corynebacterium diphtheriae milis a été particulièrement fréquente;

la souche gravis au contraire n'a été que rarement isolée. La fréquence globale de la fièvre typhoïde demeure très forte, surtout chez les enfants âgés de 5 à 15 ans, qui représentent 44% des cas. Cette maladie

sévit particulièrement dans les zones où s'installent en grand nombre des personnes sans logement, où le niveau d'hygiène est très bas et où la qualité de l'eau

La tuberculose pose toujours un problème grave à Hong Kong, bien que le nombre des décès ait sensi-

blement diminué, passant de 2675 en 1957 à 2085 en 1960. La réduction du nombre des cas mortels semble avoir été de l'ordre de 74 % chez les enfants âgés de moins de cinq ans, grâce à la vaccination par le BCG, mais la mortalité due à la méningite tuberculeuse n'a que légèrement fléchi. Pour ce qui est des

n'est pas surveillée. De vastes opérations d'immunisation sont confiées principalement aux services de

protection de l'enfance. En 1960, il a été pratiqué 573 848 primovaccinations antivarioliques ainsi qu'un grand nombre d'injections de TAB, d'antigène triple (diphtérie, tétanos, coqueluche) et de BCG. Protection maternelle et infantile Environ 99 % des 109 000 accouchements de 1960

sujets plus âgés, l'issue fatale a été différée, l'âge moyen des décès par tuberculose étant de 37 ans pour 1959, contre 25 ans pour 1952. La morbidité

le nombre des cas déclarés, demeure forte: pour toutes les formes, tuberculeuse, évaluée d'après

ont eu lieu av. c l'assistance de personnel qualifié. En 1959, moins de 6 % des accouchements ont eu lieu à domicile, et le reste dans les hôpitaux ou maternités. L'activité des dispensaires est également remarquable. Il existe 26 centres desservis par 10 médecins, 3 infirmières principales de la santé publique, 39 visiteuses

13 665 cas ont été signalés en 1957 et 12 425 en 1960. Jusqu'à présent, il n'a pas paru possible de soumettre

la population à une campagne massive d'examens radioscopiques, car on a estimé que le nombre des cas évolutifs ainsi dépistés dépasserait de beaucoup les possibilités de traitement qui existent actuellement

dans le territoire. La lutte antituberculeuse ne s'en poursuit pas moins activement, les méthodes employées étant la chimiothérapie ambulatoire pour les cas dépistés, la chimioprophylaxie pour les contacts jeunes, la vaccination par le BCG pour les nouveau -

d'hygiène et 28 infirmières de la santé publique. En 1959, le total général des visites de tous genres (soins prénatals et postnatals et soins aux enfants en bas âge) a presque atteint 400 000. Des rations supplé-

mentaires, notamment du lait écrémé en poudre fourni par le FISE, sont distribuées à de nombreux bénéficiaires.

nés et

les

sujets plus âgés à tuberculino- réaction

négative, le traitement hospitalier pour les cas susceptibles d'amélioration et l'examen radioscopique pour certains groupes, notamment les agents de la fonction publique.

Jusqu'à présent les opérations antipaludiques ont été satisfaisantes dans les zones urbanisées de Hong Kong, mais la lutte contre les vecteurs n'est pas encore

organisée dans les zones d'expansion. En outre, il faudra continuer à prendre des mesures d'ensemble contre les moustiques adultes aussi longtemps que les zones adjacentes ne seront pas protégées. Dans cer-

Il existe également des services de santé scolaire, mais ils ne sont pas aussi développés que les services de protection maternelle et infantile. En effet, l'énorme accroissement de la population d'âge scolaire a beaucoup gêné leur extension progressive. Récemment, les efforts se sont concentrés sur l'élévation du degré d'immunité à la fièvre typhoïde et à la diphtérie. Des injections périodiques ont été pratiquées, mais il n'a pas encore été possible d'organiser une gamme complète de services curatifs. Hygiène du milieu

tains secteurs des Nouveaux Territoires, d'où sont originaires la majorité des cas déclarés, on avait

On a déjà pu se faire, par ce qui précède, une idée des grands problèmes que l'assainissement du milieu

pose à Hong Kong. Une des caractéristiques du

278

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

contrôle sanitaire réside dans la façon dont il est combiné avec la vaccination et l'éducation sanitaire à domicile. C'est ainsi que des équipes de vaccinateurs rendent périodiquement visite aux familles qui campent sur les toits. Elles accordent une attention particulière

milieu et l'amélioration des conditions de logement demanderont des efforts énormes. Tant que la situation demeurera ce qu'elle est, les maladies infectieuses,

à l'hygiène alimentaire et à l'éducation de tous ceux qui professionnellement manipulent les denrées alimentaires. Toutefois, comme la population est très dense, que les gens s'approvisionnent surtout dans les boutiques à bon marché et que la plupart ignorent tout des règles de l'hygiène individuelle, il est très difficile d'obtenir un niveau satisfaisant d'hygiène alimentaire. Principaux problèmes de santé publique

surtout la tuberculose et la diphtérie, continueront à sévir. L'importance du paludisme tend à diminuer, mais une grande vigilance demeure nécessaire dans les zones périphériques de l'île. Les fléaux sociaux que représentent les maladies vénériennes et la toxicomanie sont aussi des sujets d'inquiétude. Il faudrait avant tout développer les services hospitaliers et les dispensaires et former le personnel nécessaire. Budget de la santé

La plupart des problèmes de santé publique sont liés à l'accroissement rapide de la population et au surpeuplement qui en résulte. L'assainissement du

Pour l'exercice 1959/1960, le budget public total s'élevait à 709 953 996 dollars de Hong Kong, dont $80 355 816, soit 11,3 %, devaient être alloués aux services de santé, ce qui représentait une dépense de $28,12 par habitant.

JAPON

Le Japon se compose essentiellement de quatre îles principales, situées dans l'océan Pacifique nord, et séparées de l'Union des Républiques socialistes soviétiques et de la Corée par la mer du Japon, et de la Chine par la mer de Chine orientale. Le pays a une superficie de 369 661 km2.

Les principales causes de décès ont été les suivantes en 1959: lésions vasculaires affectant le système nerveux central (142 858 décès); tumeurs malignes (91 286); cardiopathies (62 954); pneumonie et bronchite (42 018); accidents (41 662); tuberculose (32 992); gastrite, duodénite, entérite et colite (21 674) et suicides

Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement, effectué le 1 e octobre 1960,

(21 090). Le nombre total des décès a été de 689 959. Les décès dus à des maladies infectieuses telles que

le Japon comptait 93 418 501 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS),

tuberculose, pneumonie et bronchite ont fortement diminué, alors que ceux provoqués par les tumeurs malignes et autres maladies dégénératives ne cessent d'augmenter. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes : tuberculose (189 715 cas); grippe (142 892); dysenterie (93 971); rougeole (48 395); trachome (45 173) et diphtérie (14 921). Il y a eu également 10 126 cas de syphilis et 1607 cas d'encéphalite japonaise du type B (avec 637 décès).

ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

Organisation et administration des services de santé

L'organisation et l'administration des services de 1959 1960

santé demeurent identiques à celles qui ont été décrites

à la page 369 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. En avril 1960, on a créé au sein de la Division de l'Assainissement une Section des Aménagements sanitaires, en vue de transformer cette division en un Bureau rattaché au Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale.1 Cette section est chargée de la lutte contre les insectes et les rongeurs, de l'évacuation des matières usées et des déchets, ainsi que du traitement des eaux usées qui, auparavant, 1 La Division de l'Assainissement du Bureau de la Santé

Population moyenne . . 91 088 000 92 007 000 92 971000 93 418 000 Taux de natalité 18,0 17,2 17,5 17,2

Taux de mortalité Accroissement 8,3 .

7,4 1,06 34,5 1,95

7,4 1,01

7,6

naturel (%) Taux de mortalité infantile .

0,89

0,96 30,7 1,71

40,0 2,16

33,7 1,86

Taux de mortalité maternelle

publique est devenue un Bureau distinct, dénommé le Bureau de l'Assainissement, en juin 1961.

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

279

relevaient en partie de la Section de l'Assainissement et en partie de la Section des Eaux. En juin 1961, une nouvelle Section de la Gestion hospitalière a été créée

au Bureau des Affaires médicales: elle est chargée des problèmes d'administration des hôpitaux et des dispensaires. La Division des Statistiques sanitaires et de la Prévoyance sociale a aussi été réorganisée et se compose actuellement de cinq sections au lieu de quatre. Services hospitaliers En 1960, il y avait 6094 hôpitaux, avec une capacité

1960, lorsqu'il y a eu une nouvelle recrudescence des cas dus au virus asien. Au total, 142 829 cas, ayant entraîné 3176 décès, ont été déclarés. En 1960, il a été procédé aux vaccinations suivantes: 21 940 000 vaccinations contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes; 3 915 000 vaccinations contre la variole; 3 718 000 vaccinations contre la diphtérie et 2 763 000 vaccinations associées contre la diphtérie et la coqueluche.

Lutte contre les « maladies de l'âge adulte »

totale de 686 743 lits, soit 7,35 lits pour 1000 habitants. On comptait 479 032 lits dans les hôpitaux généraux (y compris les centres médicaux), soit 5,13 lits

Au Japon, les maladies connues sous le nom de «maladies de l'âge adulte» sont un grand sujet de préoccupation. En 1958, le Gouvernement a créé un « Conseil pour la Lutte contre les Maladies de l'Age adulte », qui est chargé d'organiser l'action préventive et la lutte contre ces affections. Parmi elles, la tuberculose régresse régulièrement depuis 1945, bien qu'elle

pour 1000 habitants, 73 839 lits dans les hôpitaux psychiatriques et 133 872 lits dans tous les autres hôpitaux spécialisés.

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

constitue encore un problème important de santé publique. Ces dernières années, les lésions vasculaires

En 1959, on comptait 101 449 médecins, soit un médecin pour 916 habitants. Il y avait également 32 871 dentistes, environ 58 000 pharmaciens, quelque 183 000 infirmières et 52 337 sages- femmes. Il existait

affectant le système nerveux central, les tumeurs malignes et les cardiopathies ont augmenté en nombre

et occupent maintenant l'une des premières places parmi les causes de décès. En 1958, le Gouvernement a mené une enquête portant sur 13 217 malades sortis des hôpitaux généraux après que l'on y eut diagnos-

46 écoles de médecine en 1960, qui avaient délivré 2840 diplômes. On comptait également 8 écoles dentaires, 31 écoles de pharmacie, 279 écoles d'infirmières

tiqué ou traité une tumeur maligne. L'enquête a montré que 76,3 % de ces malades appartenaient au groupe d'âge de 40 à 60 ans. Elle a également révélé que la localisation du cancer était souvent différente de celle observée généralement dans les pays occidentaux. C'est ainsi que, chez les sujets de sexe masculin, le cancer de l'appareil gastro -intestinal représentait 70,1 % de toutes les formes de cancer diagnostiquées.

et 23 écoles de sages -femmes. Bien que, du point de vue statistique, la proportion de médecins, de dentistes et de pharmaciens par rapport aux chiffres de

la population soit approximativement la même que dans les pays européens, certaines difficultés proviennent du fait que le personnel médical se concentre dans les zones urbaines et qu'il y a pénurie de personnel qualifié de santé publique. Lutte contre les maladies transmissibles

Protection maternelle et infantile

Depuis 1955, la poliomyélite ne cesse de gagner du terrain. Une sérieuse épidémie s'est déclarée pendant l'été de 1960 à Hokkaido, où 1600 cas ont été enregistrés. Une campagne nationale d'immunisation à l'aide du vaccin Salk a commencé en 1961. En outre,

Sur les 1 653 469 naissances vivantes enregistrées en 1958, 578 802 ont eu lieu dans les hôpitaux, dispen-

saires et maternités, soit 35 % du chiffre total; en 1948, la proportion correspondante était de 3,1 %. En 1960, les dispensaires ont reçu 760 051 visites de femmes enceintes, soit une augmentation de 6,1 par rapport à 1959. En outre, 4 132 873 enfants ont été examinés dans les dispensaires, ce qui représente

quelque 9,6 millions d'enfants ont reçu du vaccin vivant par voie buccale entre avril et juillet 1961. Le nombre des cas de dysenterie a graduellement augmenté depuis 1957. En ce qui concerne cette mala-

une augmentation de 2,5 % par rapport à l'année précédente. Les infirmières de la santé publique ont effectué pendant la même période 224 191 visites à domicile aux mères et 997 736 aux enfants. Depuis 1958, des centres de protection maternelle et infantile ont été ouverts dans 142 villages éloignés et 45 nouveaux centres devaient être installés en 1961. Tous les nouveau -nés dont le poids à la naissance est inférieur à 2500 g doivent être signalés au centre de santé intéressé

die, la fréquence et les taux de mortalité enregistrés en 1957 ont été respectivement de 100,6 et 2,1 pour 100 000 habitants. La plupart des cas étaient dus à une dysenterie bacillaire et 160 seulement à une dysenterie amibienne. On s'efforce d'intensifier des examens périodiques et l'éducation sanitaire des manipulateurs

de denrées alimentaires, du personnel des services des eaux et de tous les travailleurs qui s'occupent des aliments destinés à la consommation. Une enquête

épidémiologique a montré que près de 56 % de la population japonaise, soit 50 millions de personnes,

ont été atteints par la grippe en 1957. Par la suite, aucune épidémie sérieuse n'a été observée avant avril

immédiatement après la naissance. Des infirmières de la santé publique ou des sages -femmes rendent visite aux familles pour leur donner des conseils sur les soins aux prématurés; la moitié environ des prématurés sont soumis à une surveillance de ce genre.

280

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Nutrition En mars 1961, il existait 117 écoles agréées pour la

formation de nutritionnistes et l'on comptait environ 50 000 nutritionnistes immatriculés. Une enquête nationale sur la nutrition a lieu quatre fois par an en vue de déterminer l'état nutritionnel de la population en général. Cette enquête comporte l'examen de la ration alimentaire, des mensurations et la recherche des symptômes de carences telles que l'anémie et la

Un règlement de 1959 prévoit des dispositions contre les risques qui peuvent être provoqués par l'utilisation des isotopes radioactifs dans les établissements médi-

caux et dans les fabriques de produits pharmaceutiques.

Santé mentale

cheilite. En 1959, on a constaté qu'en moyenne la consommation du lait avait augmenté de 7 fois par

rapport à ce qu'elle était dix ans auparavant, la consommation des oeufs de 5,2 fois, celle de la viande de 3,5 fois et celle des huiles et des graisses de 3,2 fois. La consommation de riz s'est accrue de 9,4 % pendant

Pendant la période considérée, l'intérêt suscité par le programme de santé mentale s'est accru parmi le public et les professionnels. Afin d'étendre ce service aux retardés mentaux, une loi a été mise en vigueur en mars 1960. Il existe au Japon 46 centres préfectoraux

et municipaux de santé mentale, administrés en vertu

la même période. Le Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale préconise l'emploi d'aliments enrichis. La consommation de riz enrichi a notamment

été encouragée afin de prévenir la malnutrition provoquée par l'utilisation du riz glacé. Un service mobile de démonstration fonctionne depuis 1954. Ses démonstrations sont devenues très populaires. Hygiène du milieu Environ 48 % de l'ensemble de la population dispo-

de la loi sur l'hygiène mentale, grâce auxquels les autorités sanitaires locales dispensent des soins aux personnes souffrant de troubles psychologiques ou mentaux. Des services d'orientation infantile sont également organisés par les autorités locales dans 125 centres de protection infantile. Au le! mars 1961,

7968 enfants mentalement retardés étaient soignés dans 134 établissements spéciaux, tandis que 1040 autres enfants dans ce cas fréquentaient les 28 centres spécialisés. D'après une enquête statistique effectuée en 1960 sur la santé mentale, le chiffre estimatif des cas

saient d'eau courante en 1959. Pour élever le niveau d'hygiène, la loi de 1957 sur les approvisionnements

nouveaux soignés dans les hôpitaux psychiatriques pendant cette année s'était élevé à 254 000 approximativement.

en eau prévoit que des installations peuvent être faites par les villes, les villages, les syndicats et les firmes privées, ou par les groupements provinciaux et autres groupements communautaires. Le Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale peut accorder à ces institutions des subventions atteignant le quart du prix de revient. A la fin de mars 1961, 27 villes possédaient des installations de traitement des matières

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

Diverses grandes institutions de recherche ou d'enseignement, rattachées au Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale, entreprennent des travaux

sur certains problèmes scientifiques et assurent la formation des techniciens de santé publique. L'Institut national de Santé mentale joue le rôle de centre d'inves-

usées, desservant près de 5,5 millions de personnes. En 1958, environ 45 % des vidanges continuaient d'être utilisées comme engrais dans les exploitations rurales, bien que l'usage des engrais chimiques tende

chaque année à supplanter de plus en plus cette

méthode dépassée. L'utilisation des vidanges demeure cependant le plus important problème dans le domaine de l'assainissement. A l'heure actuelle, 1188 inspecteurs sanitaires sont chargés des contrôles et de la surveillance. Les produits chimiques utilisés comme additifs

tigations, en même temps qu'il assure des services consultatifs par l'intermédiaire de son dispensaire de santé mentale et qu'il forme du personnel. L'Institut national de la Nutrition procède à une enquête alimentaire nationale et à une étude physiologique des divers composants de l'alimentation. L'Institut

national de Recherches sur la Lèpre et l'Institut national de Recherches sur l'Administration des Hôpitaux poursuivent également des études opérationnelles dans le domaine de leur compétence.

alimentaires sont entièrement soumis au contrôle de l'Etat et la liste des produits autorisés figure dans la loi sur l'hygiène des produits alimentaires. Les fabricants et les utilisateurs d'additifs alimentaires synthétiques doivent adjoindre à leur entreprise un inspecteur diplômé. Rayonnements ionisants

Budget de la santé Le budget national total de 1960 s'établissait, pour l'ensemble des services gouvernementaux nationaux,

Une loi sur la prévention des risques dus aux isotopes radioactifs a été promulguée en juin 1957.

à 1 569 675 millions de yens, dont 10,5 % devaient être consacrés au budget du Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale. Les dépenses sanitaires s'élevaient donc à 1760 yens par habitant.

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

281

LAOS

Le Laos est situé dans le sud de l'Asie. Il est bordé au nord par la Chine, à l'est par le Viet -Nam, au sud

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, il y avait 17 médecins et 22 assistants médi-

par le Cambodge et à l'ouest par la Thaïlande et la Birmanie. Sa superficie est de 236 800 km2.

caux au service du Gouvernement, et 3 médecins privés, soit un médecin ou assistant médical pour 55 600 habitants. On comptait en outre 6 pharmaciens, 6 sages- femmes, 453 infirmières, 1 vétérinaire et 1 den-

Population et autres données biostatistiques

Les chiffres estimatifs de la population, fournis par les autorités laotiennes, sont les suivants pour la période 1957 -1960: 1957 1958 1959 1960 1

tiste. L'Ecole Royale de Médecine de Vientiane a commencé à former du personnel médical et apparenté en 1956 -1957. En 1960, 29 étudiants y étaient inscrits.

1

655 000 709 350

Mais, en général, les études de médecine se font encore à l'étranger. Lutte contre les maladies transmissibles

2 050 000 2 336 000

Les trois quarts environ de cette population sont des Laotiens; le reste est composé de Kha, de Meo, de Yao et de Sino- tibétains. On ne possède aucun taux démographique.

En 1960, les principales causes de décès, telles qu'elles ressortent de données très incomplètes, ont été les suivantes: paludisme (56 décès); maladies de l'appareil respiratoire (pneumonies, bronchites) (27); tuberculose (27) et fièvres typhoïde et paratyphoïdes (22). Le nombre total des décès enregistrés par cause était de 201. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: paludisme (237 894 cas); pian (9823); tuberculose, toutes formes (6199); coqueluche (5584); trachome (3071) et syphilis (2895).

Dans le domaine de la lutte antipaludique, un programme de recherche et d'enquêtes, couvrant les deux tiers du territoire, a été lancé en 1956 en association avec l'Operations Mission des Etats -Unis d'Amérique. Cette campagne a été étendue de manière à assurer un contrôle frontalier entre le Laos, la République du VietNam, le Cambodge et la Thaïlande. La campagne anti-

pianique au Laos central et au Bas -Laos a pris fin en juillet 1959. La campagne de lutte contre les trépo-

nématoses a bénéficié de l'aide de l'OMS, de même que les opérations de dépistage de la bilharziose dans les régions du bassin moyen du Mékong. Des programmes de vaccination contre la variole, le choléra, la rage et le tétanos ont été réalisés. Protection maternelle et infantile

Organisation et administration des services de santé

Les activités intéressant la protection maternelle et infantile ont eu tendance à se ralentir en 1960. Pendant la période considérée, la moyenne annuelle des femmes enceintes qui ont reçu des soins dans les dispensaires prénatals a été de 7530, chaque mère ayant bénéficié en moyenne de deux consultations. Principaux problèmes de santé publique

Parmi les plus importantes mesures de réorganisation de l'administration de la santé publique, il convient de citer la création d'un service national de protection maternelle et infantile et d'un service national de l'éradication du paludisme. Pendant la

période considérée, aucune extension notable des services de santé publique n'a été réalisée. Services hospitaliers

Les principaux problèmes de santé publique sont ceux que posent l'adduction d'eau potable, l'assainissement, l'hygiène scolaire et la lutte contre la tuberculose, la lèpre et les maladies vénériennes.

Bien que le nombre des hôpitaux généraux n'ait pas varié, le nombre de lits dans ces hôpitaux est passé de 359 en 1957 à 618 en 1960, soit 0,26 lit pour 1000 habitants. Le nombre total des malades hospi-

Budget de la santé

talisés dans les 6 hôpitaux généraux a été de 9609 en 1960. Au cours de la même année, les services de consultations externes des 136 dispensaires et centres de santé ont assuré 1 303 378 consultations.

Le budget du Gouvernement central pour 1960 prévoyait un montant de dépenses de 3 272 846 734 kips, dont 80 636 570 kips, soit 2,46 %, étaient consacrés aux services de santé.

282

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

MACAO

La province portugaise de Macao est située sur la côte méridionale de la Chine, à l'embouchure de la baie de Canton. Elle se compose d'une péninsule reliée à la terre par un isthme, et de deux îles proches de la côte: Taipa et Colôane. Sa superficie totale est de 15,5 km2, dont 5,5 km' pour la partie continentale, la plus peuplée. Population

hôpitaux publics ou privés, les dispensaires et les postes de santé. En 1956, les établissements relevant du Gouvernement comprenaient 2 hôpitaux généraux, 1 hôpital militaire, 1 dispensaire pour les maladies vénériennes et 20 dispensaires de consultations externes de médecine générale, pour les maladies pulmonaires,

d'ophtalmologie et de soins dentaires. Au nombre des établissements privés subventionnés par le Gouver-

nement, il faut citer deux hôpitaux, avec un total de 1057 lits, qui assurent des services de diagnostic et de traitement dans les domaines suivants : médecine générale, pédiatrie, chirurgie, maternité, tuberculose, maladies infectieuses, maladies mentales, toxicomanie et cancer.

Au recensement de 1950, la population comptait 187 772 habitants, dont 96 % étaient d'origine chinoise

et 4 % des Portugais. En 1959, elle était estimée à 250 000 habitants environ. On ne dispose pas d'autres données biostatistiques. Organisation et administration des services de santé

En 1958, le personnel médical et sanitaire comprenait 74 médecins (soit un médecin pour 3240 habitants), 11 pharmaciens, 2 vétérinaires et 130 infirmières. Lutte contre les maladies transmissibles

L'organisation et l'administration des services de santé sont toujours conformes à la description qui figure à la page 372 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Au cours de la période consi-

dérée, un plan de développement économique et social a été mis en oeuvre: il porte notamment sur l'urbanisation, l'approvisionnement en eau, l'évacuation des eaux usées et la construction d'hôpitaux et d'écoles. Services hospitaliers - Personnel médical et apparenté

Les principaux problèmes de santé publique qui se posent à Macao sont la tuberculose et les mauvaises conditions d'hygiène du milieu et de logement. Il convient de citer aussi le paludisme et les maladies vénériennes. Des programmes spéciaux ont été éla-

borés pour combattre chacune de ces maladies. En 1958, on a pratiqué 24 584 primovaccinations antivarioliques, de même que 30 116 vaccinations contre le choléra, 10 727 contre la diphtérie et 1769 vaccinations par le BCG.

Les soins médicaux curatifs ou préventifs, qu'ils soient généraux ou spécialisés, sont assurés par les

FEDERATION DE MALAISIE

La Fédération de Malaisie occupe la partie méridionale de la péninsule malaise, à l'extrême sud du continent asiatique. Elle forme entre la mer de Chine, à l'est, et le détroit de Malacca, à l'ouest, une langue de terre de 600 km de longueur et d'une largeur maxi-

POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

mum de 320 km. Elle est bordée au nord par la Thaïlande et limitée au sud par le détroit de Johore. La superficie de la Fédération est de 131 825 km2. Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (17 juin 1957) la Fédération de Malaisie comptait 6 278 758 habitants. Pour 1959,

Population moyenne Taux de natalité Taux de mortalité .

.

.

6 279 000 .

6 499 000

6 698 000

.

.

Accroissement naturel ( %) . Taux de mortalité infantile .

46,2 12,4 3,38 75,5

43,3 11,0 3,23 79,6

42,2 9,7 3,25 66,0

sa population a été estimée à 6 697 827 habitants répartis comme suit: 3 345 491 Malais, 2 480 049 Chinois, 751 491 Indiens et Pakistanais et 120 796 représentants d'autres races. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1959, figurent dans le tableau suivant:

En 1959, les principales causes de décès ont été les suivantes: maladies du système nerveux central, maladies de l'appareil digestif, accidents et homicides, maladies de la première enfance, maladies de l'appareil

respiratoire et tuberculose. Les maladies transmis-

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

283

Bibles le plus fréquemment déclarées en 1959 ont été la tuberculose, le paludisme, la dysenterie, la diarrhée, le pian et les maladies vénériennes. Organisation et administration des services de santé Le ler décembre 1956, le Ministère de la Santé a été réorganisé sur de nouvelles bases. Une grande partie des tâches administratives (personnel, finances, etc.)

256 hôpitaux d'Etat et hôpitaux privés, totalisant 26 725 lits, soit 4,3 lits pour 1000 habitants. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1958, 924 médecins exerçaient dans le pays, soit un médecin pour 7040 habitants. Il y avait également 119 dentistes diplômés (ainsi que 479 praticiens den-

tistes immatriculés), 60 pharmaciens et 1503 infirmières. En 1957, 73 élèves -infirmières ont commencé leurs études et 105 les ont achevées à 1'Ecole d'Infirmières de la Région nord à Penang. Lutte contre les maladies transmissibles

incombe maintenant au Secrétaire du Ministère et le Directeur des services médicaux peut se consacrer

à ses tâches médicales et sanitaires et n'a plus à se préoccuper de multiples détails administratifs. Tout en continuant à contrôler directement la recherche, l'approvisionnement en médicaments, la lutte contre certaines affections comme les maladies mentales et la lèpre, les mesures de quarantaine, les transferts,

Divers projets nationaux ont été lancés en vue de combattre les maladies transmissibles endémiques

les nominations et la formation du personnel, le

Ministère doit en outre assurer la bonne marche des deux principaux hôpitaux, à Malacca et à Penang. Avant le 31 août 1957, les services médicaux et sanitaires étaient de la compétence des gouvernements des divers Etats, mais en vertu de la nouvelle Consti-

ou même d'arriver à leur complète éradication. Les opérations antipianiques commencées en 1954 sont progressivement suspendues dans les Etats où la fréquence des cas nouveaux est tombée à moins de 1 %. Ce sont les centres de santé qui se chargent de la surveillance des quelques cas connus qui subsistent

encore. La lutte se poursuit dans certaines régions de Pahang et de Kedah, où la maladie continue d'être

tution, adoptée après l'accession à l'indépendance, ils sont devenus des services fédéraux; le Ministère de la Santé en a maintenant la charge sur l'ensemble du territoire de la Fédération, sauf pour ce qui est de l'action préventive dans les collectivités locales. En fait, le Ministère de la Santé n'a commencé à exercer ses nouvelles compétences que le ler janvier 1958, à la fois pour des raisons de commodité et parce que le transfert des responsabilités financières ne pouvait

signalée dans des secteurs isolés. Le paludisme est

le plus important de tous les problèmes de santé

publique et le Gouvernement prend actuellement des mesures énergiques en vue d'en assurer l'éradication. Jusqu'ici ces mesures se limitaient aux zones urbaines

et aux grands Etats, car leur application avait été jugée impossible dans tous les villages éloignés. En 1960, un projet pilote a été mis en train avec l'assistance de l'OMS pour déterminer s'il serait possible d'extirper définitivement le paludisme de Malaisie par les méthodes qui ont fait leurs preuves ailleurs. Lorsque les résultats de ce projet pilote auront été analysés et évalués, il est probable qu'un vaste programme couvrant l'ensemble du territoire sera entrepris. La tuberculose est très répandue, à la fois dans les

pas avoir lieu avant cette date. Le Directeur des Services médicaux est également président d'un certain

nombre d'institutions officielles - Ordre des Médecins, Conseil des Dentistes, Conseil des Infirmières, Conseil des Pharmaciens, Conseil des Sages- femmes

et Conseil consultatif de la Lutte antipaludique et il centralise l'immatriculation des médecins, des dentistes, des pharmaciens, des sages -femmes et des infirmières. Chaque Etat conserve toutefois la responsabilité de ses propres services médicaux et sanitaires, mais c'est le Ministère fédéral qui assure la coordination et la planification d'ensemble. Les municipalités de Penang, de Malacca et de Kuala- Lumpur jouissent de l'autonomie financière et sont entièrement maîtresses de leurs personnels et de leurs programmes sanitaires. Depuis quelque temps, un certain nombre de conseils municipaux et locaux bénéficient également d'une autonomie financière accrue et les problèmes

zones urbaines et dans les zones rurales. Jusqu'à une époque très récente, aucune tentative sérieuse n'avait été faite pour enrayer la propagation de cette maladie. Les autorités préparent maintenant un programme antituberculeux national dont la première phase visera à protéger les sujets sains et à limiter

les risques de contagion sur toute l'étendue de la actuellement et l'adoption de mesures préventives à l'échelle nationale. Le deuxième plan quinquennal de développement

Fédération. Ce programme aura essentiellement pour objectif l'amélioration des moyens dont on dispose

de santé et de salubrité sont maintenant de leur compétence. Services hospitaliers

prévoit une dépense de deux millions de dollars

En 1958, la Fédération comptait 69 hôpitaux généraux d'Etat, dotés de 12 722 lits. Il y avait également 4200 lits dans les hôpitaux psychiatriques d'Etat et 2432 lits dans tous les autres hôpitaux spécialisés gérés par lEtat. En 1957, il existait en tout

malais pour la lutte contre la lèpre. Lorsqu'ils quittent la léproserie, les malades sont suivis par des services spéciaux. La population a encore tendance à considérer qu'un malade guéri de la lèpre peut contaminer

d'autres personnes, et il est difficile pour l'ancien lépreux de trouver un emploi. La principale léproserie du pays est située à quelques kilomètres de Kuala .

Lumpur. Il s'agit d'un établissement conçu de telle

284

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

manière que les malades puissent y mener une existence

relativement normale. Des recherches se poursuivent

par ailleurs sur la répartition géographique et la fréquence globale de la filariose et de l'éléphantiasis.

secondaires employaient 38 visiteuses d'hygiène publique, 138 infirmières diplômées, 142 aides -infir-

Une enquête a été achevée et un plan national de lutte contre la filariose a été proposé. Plusieurs équipes

mières et 578 sages- femmes de district rural. Les dispensaires fixes et mobiles qui, dans beaucoup d'Etats, dépendaient auparavant de l'hôpital, ont été rattachés au service sanitaire. Ces dispensaires assurent

médicales compétentes sont actuellement à l'oeuvre dans les zones infestées et l'on s'emploie à en former

des services aux écoliers et sont d'un grand secours

dans tous les secteurs où des cas ont été signalés. D'autres maladies telles que la diphtérie, la poliomyélite et les infections gastro -intestinales se rencontrent également mais ne constituent pas une menace sérieuse pour la santé publique. Protection maternelle et infantile

pour les médecins en détectant à leur début et en permettant de traiter sans retard des maladies telles que le pian et le paludisme, de même que d'autres affections moins graves. Principaux problèmes de santé publique

En 1959, les consultations dans les centres de protection maternelle et infantile ont dépassé le chiffre de 1,5 million. Au total, 37 704 accouchements ont eu lieu à domicile avec l'assistance de sages- femmes de district rural et le personnel de santé publique des centres de protection maternelle et infantile a effectué plus de 750 000 visites. En 1960, les 60 centres de protection maternelle et infantile et quelque 500 postes

Les principaux problèmes de santé publique sont ceux que posent la prévention du paludisme, la diminution de la fréquence de la tuberculose pulmonaire, l'éradication du pian, la prévention d'autres maladies

contagieuses graves et le traitement de la lèpre et des maladies mentales. L'application plus stricte des

mesures de quarantaine et l'élévation du niveau général de nutrition et de santé, notamment en ce qui concerne les mères et les enfants, représentent également une tâche importante pour les services de santé.

NAURU

Nauru est une petite île du Pacifique central, située par 0 °32' de latitude sud et 166 °55' de longitude est. Les gisements de phosphate, exploités par les British

en 1959 -1960 ont été les cardiopathies, les maladies de la première enfance, les maladies de l'estomac et des intestins, les lésions vasculaires affectant le

Phosphate Commissioners en vertu d'un accord conclu entre les gouvernements de l'Australie, de la Nouvelle -Zélande et du Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, constituent la principale richesse naturelle. On estime, toutefois, qu'avant

système nerveux central et les accidents. Les maladies

figurant le plus fréquemment dans les statistiques hospitalières pour 1959 -1960 étaient les suivantes: maladies de l'estomac et des intestins (151 cas); infections à adénovirus (131) et maladies de l'appareil respiratoire (117).

la fin du siècle en cours ces gisements seront probablement épuisés et qu'il faudra alors réinstaller ailleurs

les habitants de l'île. En dépit de la proximité de l'équateur, le climat est plutôt subtropical, tempéré par les brises de mer, avec une saison humide et une saison sèche. Le volume annuel des précipitations

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers Les services de santé sont dirigés par un médecin -

apparaît faible pour une île du Pacifique; il est en moyenne d'environ 200 cm. Le sol étant très perméable

chef, assisté d'un personnel technique et administratif.

et les chutes de pluie irrégulières, on cultive uniquement des fruits et des légumes pour la consommation

Il existe un hôpital général de l'Administration, deux hôpitaux dont le fonctionnement est assuré par les British Phosphate Commissioners et un hôpital pour lépreux. L'hôpital de l'Administration comprend des salles distinctes de maternité et de pédiatrie, un service de tuberculeux, un dispensaire dentaire, une salle de psychiatrie et un dispensaire. Le nombre des lits d'hôpitaux s'élevait, en 1959 -1960, à un total de 255; 2112 malades ont été hospitalisés au cours des douze mois considérés. Pendant la même période, 40 769 consultations externes ont été assurées dans les hôpitaux précédemment mentionnés. Les services médicaux sont gratuits. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, l'île comptait 2 médecins, 5 assistants médicaux autochtones, 1 dentiste, 5 infirmières

locale. La population se compose d'autochtones, d'originaires d'autres îles du Pacifique, de Chinois et d'Européens. La superficie de l'île est de 21 km2. Population et autres données biostatistiques

En 1960, au milieu de l'année, la population était évaluée

à 4475 habitants.

L'enregistrement des

naissances et des décès est obligatoire. Au cours des douze mois se terminant le 30 juin 1960, on a compté 141 naissances et 37 décès; il y a eu 8 décès d'enfants de moins d'un an. Aucun cas de mortalité maternelle n'a été relevé. D'après les renseignements fournis par les archives hospitalières et autres, les principales causes de décès

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

285

qualifiées, 27 infirmières stagiaires et 40 auxiliaires hospitaliers. Des possibilités de formation sont

de Nauru ont manifesté un intérêt croissant pour les soins prénatals et postnatals et le nombre des consultations de femmes enceintes correspond maintenant de très près à celui des naissances. Les enfants des écoles sont examinés par des médecins à intervalles réguliers.

assurées à l'hôpital général de l'Administration; en outre, les étudiants de l'île possédant le degré d'instruc-

tion requis peuvent suivre des cours de médecine et d'art dentaire à l'Ecole centrale de Médecine de Suva (Fidji) et dans des hôpitaux australiens. Lutte contre les maladies transmissibles

Des distributions gratuites de lait aux écoliers ont commencé en 1960. Nutrition

L'importance du problème que posent les moustiques s'est trouvée sensiblement réduite par l'acclimatation, dans les étangs et les mares, de poissons comes-

Le régime alimentaire moyen des habitants de Nauru est riche en hydrates de carbone et comporte des quantités modérées de protéines et de matières grasses. La teneur en calories est suffisante mais la teneur en vitamines A et C est faible. Depuis quelque temps, on distribue tous les matins à chaque écolier 200 g de lait entier. Principaux problèmes de santé publique

tibles larvivores et par les pulvérisations d'insecticides. Les mesures préventives occupent une place considérable dans le programme de lutte contre les maladies transmissibles et semblent protéger de façon très satisfaisante l'ensemble de la population. En ce qui concerne la tuberculose, l'isolement des cas évolutifs, la vaccination par le BCG et l'examen radiographique

de tous les habitants se sont révélés efficaces. Pour éviter la propagation de la lèpre, toutes les personnes vivant dans l'île font l'objet d'un examen périodique. Une campagne de vaccination de masse au moyen du vaccin Salk a été menée en 1958 -1959. Les nouveau nés sont immunisés par des vaccins associés contre le

Parmi les maladies qui posent des problèmes de santé publique, les plus importantes sont la filariose et la lèpre. Une grave poussée de grippe, avec complications, a été enregistrée en 1957. En 1960, trois mala-

tétanos, la coqueluche et la diphtérie. Enfin, chacun peut se faire administrer des injections de rappel d'un vaccin antigrippal polyvalent. Protection maternelle et infantile En 1960, il existait 11 dispensaires d'hygiène mater-

dies d'origine virale (infection à adénovirus, infection à virus ECHO et oreillons) ont atteint des proportions épidémiques. Budget de la santé

Au cours des douze mois se terminant le 30 juin 1960, les dépenses afférentes aux services de santé se sont élevées à 61 171 livres australiennes, soit £A 13,66 par habitant.

nelle et infantile, dont un à l'hôpital principal, les autres étant répartis dans les zones rurales. Les mères

MUE

L'île de Niue est située dans le Pacifique sud par 19° de latitude sud et 170° de longitude ouest. Il archipel reconnu, et dont la superficie est de 259 km2. Population et autres données biostatistiques

(28); scarlatine (1); syphilis et ses séquelles (1) et variole (1 cas suspect). Organisation et administration des services de santé

s'agit d'une île isolée, qui ne fait partie d'aucun

Au dernier recensement (25 septembre 1956) la population de Niue était de 4707 habitants. En 1960, elle était évaluée à 5000 habitants. Pour cette même année, on a enregistré 210 naissances et 41 décès. Les principales causes de décès en 1959 ont été les suivantes: pneumonie, maladies de la première enfance, tuberculose, tumeurs malignes, artériosclérose des coronaires, myocardite dégénérative et autres cardiopathies, hypertension, tétanos et lésions vasculaires affectant le système nerveux central. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été les suivantes: tuberculose, nombre total des cas connus (95); rougeole (37); pian, cas nouveaux

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent telles qu'elles sont décrites à la page 375 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Les événements les plus importants survenus à

Niue entre 1957 et 1960 ont été les deux grands

ouragans qui ont balayé l'île à onze mois d'intervalle, le premier en février 1959 et le second en janvier 1960. Les mesures de relèvement et de reconstruction qui ont suivi ces désastres ont exercé une influence très

nette sur la situation sanitaire de l'île. A la suite du deuxième ouragan, encore plus violent que le premier, 4000 personnes environ, sur une population totale de

5000, sont demeurées sans abri. Les deux ouragans

n'ont occasionné que quelques accidents de personnes sans gravité et les conditions de salubrité ont été rétablies dans la semaine qui a suivi chacun de ces cataclysmes.

286

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Services hospitaliers

L'administration possède à Alofi un hôpital de 51 lits. En 1960, 515 malades y ont été hospitalisés. Les nouveaux bâtiments construits pendant la période 1957 -1960 comprennent un service antituberculeux comptant 12 lits, un service de médecine générale, également doté de 12 lits, une salle d'opérations et une blanchisserie. Une grande partie de l'équipement de l'hôpital a été modernisé. En 1960, le service d'anesthésiologie a été amélioré et l'on a entrepris la construction

beaucoup contribué à éliminer les deux fléaux qui caractérisaient les anciennes maisons de l'île: le surpeuplement et l'insuffisance de l'aération. L'ordon-

nance de 1959, dite « Niue Building Permit Ordinance », assure aux nouvelles habitations des conditions et installations sanitaires satisfaisantes. La mise en oeuvre du projet du village de Vaiea se poursuit. Le petit village de Fatiau, situé sur la côte méridionale,

d'un nouveau service de médecine générale, qui comptera 24 lits. Le traitement médical, y compris les médicaments, l'hospitalisation, les examens et les vaccinations, est entièrement gratuit. Personnel médical et apparenté En 1960, on comptait dans l'île 1 médecin, aidé de

4 assistants. Le personnel sanitaire comprenait én outre 2 dentistes, 1 pharmacien et 27 infirmières. Six élèves infirmières suivent actuellement dans l'île même un cours de formation préliminaire de deux années et

litres, avec des prises d'eau dans chaque village.

occupait des terres basses qui s'étaient révélées insalubres. La reconstruction du village à Vaiea a fourni à l'administration l'occasion de démontrer à l'ensemble de la population ce que doit être une habitation bien conçue et économique et l'aspect que doit présenter un village aménagé selon un plan bien établi. A Niue, l'approvisionnement en eau pose un problème important, car en dehors d'un seul puits profond, toute l'eau provient de citernes d'accumulation des eaux de pluie. L'exécution du programme d'approvisionnement en eau a été accélérée en 1957, quand il a été décidé de construire un réservoir en blocs de béton coulés d'avance d'une capacité d'environ 45 000

les élèves les plus capables sont envoyées au Samoa pour y compléter leur formation. Lutte contre les maladies transmissibles

Grâce à l'existence d'une réserve d'eau souterraine, on a pu augmenter, en 1960, de 1 400 000 litres environ la capacité d'approvisionnement. Le programme de reconstruction des habitations prévoit l'aménagement

En 1959, une poussée de fièvre typhoïde s'est manifestée dans le village de Liku, où 7 cas ont été enre-

de réservoirs en béton d'une capacité d'environ 1800 litres, pourvus de tuyaux de décharge. Rayonnements ionisants

gistrés. Les habitants du village ont été vaccinés et l'ensemble de la population a été invité à se faire vaccinées afin de prévenir une épidémie; les quantités

vacciner. En novembre 1960, un cas suspect de variole ayant été observé, 4600 personnes ont été juillet 1960, l'OMS a entrepris une enquête sur l'helminthiase. On a souligné l'importance du rôle de l'éducation sanitaire dans l'éradication des infestations

de vaccin nécessaires avaient été parachutées. En

Le taux élevé de la radioactivité à Niue est dû à la présence dans le sol de dérivés du radium, phénomène qui se répercute sur le régime alimentaire des insulaires.

Les habitants vivant dans les parties les plus radioactives de l'île ont acquis une résistance génétique aux rayonnements. Bien qu'ils soient exposés aux effets naturels de ces rayonnements depuis un millier d'années au minimum, ils comptent parmi les populations les plus saines du Pacifique sud et accusent un

graves telles que l'ascaridiase et la trichuriase. La filariose est maintenant jugulée. Des enquêtes ont lieu tous les deux ans et il est tenu registre des cas de cette maladie. Tous les cas positifs sont réexaminés à inter-

taux d'accroissement naturel élevé. D'après les renseignements dont on dispose, le cancer et les maladies apparentées ne semblent pas présenter une fréquence plus élevée à Niue que dans les territoires où la radioactivité est plus faible.

valles périodiques afin d'éviter que des sources de contagion ne persistent. Les services de protection infantile veillent à ce que les nourrissons soient vaccinés contre le tétanos, la coqueluche, la diphtérie et

la variole; le service de santé assure également la vaccination antipoliomyélitique des enfants, qui est pratiquée progressivement, par groupes d'âge. Hygiène du milieu

Budget de la santé Les prévisions budgétaires pour 1959/1960 compor-

La construction de nouvelles habitations, après les deux ouragans dévastateurs mentionnés plus haut, a

taient un chiffre de dépenses de 418 837 livres néozélandaises, dont 11,9 % devaient être consacrés aux services de santé, ce qui correspondait à une dépense d'environ £NZ 1,0 par habitant.

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

287

NOUVELLE -CALÉDONIE ET DÉPENDANCES

La Nouvelle -Calédonie est la plus grande île d'un archipel volcanique qui comprend aussi ses dépendances et qui se trouve dans l'océan Pacifique, à peu près à égale distance de l'Australie et des îles Fidji; sa superficie totale est de 19 000 km2. Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (décembre 1956), la Nouvelle- Calédonie et ses dépendances comptaient 68 459

française. Cette évolution s'est traduite par la création d'un Secteur administratif de la Santé, du Travail et des Affaires sociales. L'organisation des services de santé n'a pas été modifiée par rapport à la description qui en est donnée à la page 376 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde, si ce n'est que le nombre des districts médicaux dépendant de médecins résidents est passé de 12 à 13. Services hospitaliers

habitants. Les chiffres estimatifs de la population et les autres données biostatistiques concernant la période 1957 -1960, qui sont présentés dans le tableau suivant, ont été communiqués par le Directeur général

Les installations hospitalières comprennent l'hôpital général de Nouméa, récemment agrandi et modernisé,

des services de santé qui les tient pour relativement exacts. POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS) ET ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) Données biostatistiques 1957 1958

qui dispose de 426 lits, un établissement doté de tuberculose, vieillards ou infirmes) et un hôpital psychiatrique comptant 75 lits. Il existe également plusieurs établissements hospitaliers locaux, d'une capacité plus faible. Le nombre total des lits d'hôpital en service en 1960 était de 1080, ce qui représentait 150 lits, répartis entre trois sections (malades mentaux,

1959

1960

12,1 lits pour 1000 habitants. Au cours de l'année, 8770 malades ont été hospitalisés. Les 40 centres de dispensaires ou services de consultations externes qui existent en Nouvelle- Calédonie ont reçu 56 825 malades, qui ont bénéficié de 127 399 consultations. santé,

Population moyenne . . Taux de natalité

72 478 34,0 10,0

75 524 35,0 10,0 2,5

77 337 33,0 10,0 2,3

79 120 33,0

Taux de mortalité Accroissement naturel (% )

9,0 2,4

2,4

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, il y avait 47 médecins résidant en Nouvelle- Calédonie et dans ses dépendances; 28 d'entre eux étaient au service des pouvoirs publics, tandis que

Les Européens représentent environ le tiers et les autochtones la moitié de la population totale. En 1960, les causes de décès les plus importantes ont été les suivantes : cardiopathies - artériosclérose des coronaires, myocardite dégénérative, rhumatisme chronique, etc. - (38 décès); tumeurs malignes (32); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (30); maladies de la première enfance (25); obstruction intestinale, hernie, gastrite, duodénite et entérite (23) et accidents (23). Le nombre total des décès a été de 265. Pour l'année 1960, c'est la coqueluche qui est venue en tête des maladies transmissibles, avec 321 cas déclarés, suivie de la tuberculose (toutes formes),

19 autres exerçaient à titre privé, dans les villes

seulement. On comptait en outre 10 dentistes et 6 pharmaciens. Tous les médecins et dentistes ainsi que l'un des pharmaciens étaient titulaires de diplômes français.

L'archipel disposait d'autre part de 16 infirmières qualifiées, 2 sages- femmes qualifiées, 91 infirmières auxiliaires formées en Nouvelle -Calédonie et 60 aides infirmières. Les infirmières auxiliaires reçoivent pen-

dant un an une formation essentiellement pratique, à l'hôpital général de Nouméa. Lutte contre les maladies transmissibles

A part une épidémie de rougeole en 1959, deux épisodes de grippe la même année et un de coqueluche

avec 176 cas nouveaux. Il a également été déclaré 51 cas nouveaux de syphilis, 22 de lèpre et 20 de pian.

Organisation et administration des services de santé Divers changements sont intervenus dans la situation politique, économique, culturelle et sociale des îles,

en 1960, aucun risque sérieux d'épidémie ne s'est manifesté. Des programmes de vaccination sont activement menés contre la variole, le choléra, la fièvre typhoïde, la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la tuberculose. Des antigènes multiples, de composition variable, sont couramment utilisés.

ainsi que dans leur régime administratif. L'objectif principal en était d'assurer la protection sociale de la population et d'associer le territoire au mouvement de décentralisation et de déconcentration administratives qui s'était amorcé dans toute la Communauté

Protection maternelle et infantile Le nombre des femmes enceintes ayant fréquenté les dispensaires prénatals est passé de 2371 en 1957

288

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

à 2914 en 1960. Quant au nombre réel de consultations, il a plus que doublé. Le volume de travail des services de protection infantile a considérablement augmenté. Les visites d'enfants âgés de moins d'un an sont maintenant deux fois plus nombreuses, tandis que le nombre des enfants d'âge préscolaire surveillés par ces services s'est accru de 42 %. Le service de santé scolaire couvre toutes les écoles publiques et fait subir aux élèves des examens radioscopiques et des examens médicaux périodiques.

Sans doute les résultats obtenus par les services de protection maternelle et infantile paraissent -ils assez satisfaisants, mais il faut tenir compte du fait que les chiffres communiqués concernent principalement la région de Nouméa, qui est dotée de bons moyens de communication et de services bien organisés. Dans l'intérieur du pays où ces avantages sont

inconnus, il faut surmonter le double obstacle de l'ignorance et des difficultés de communication pour

Principaux problèmes de santé publique

La lèpre subsiste à l'état endémique en Nouvelle Calédonie, avec une moyenne de 23 cas nouveaux chaque année. A la fin de 1960, on avait connaissance de 877 cas de lèpre. La tuberculose pose aussi un problème important; le nombre des cas nouveaux déclarés est passé de 304 en 1957 à 296 en 1958 et 303 en 1959. En 1960 par contre, il n'en a été déclaré que 176. Une

pouvoir progresser. De nombreux autochtones ont subi l'influence européenne et sont plus ou moins familiarisés avec les règles de l'hygiène. Il semble cependant qu'il faudrait développer l'éducation sanitaire pour aider la population à se maintenir en bonne santé par ses propres efforts. L'assistance de la Croix Rouge française et du Comité de Lutte antialcoolique est très précieuse à cet égard. Budget de la santé

campagne de dépistage par examen radioscopique a été menée très activement. Près de 25 000 examens ont été effectués dans toutes les îles, malgré la dispersion de la population.

Les dépenses publiques consacrées aux services sanitaires se sont élevées à 143 millions de francs CFP

en 1960, soit approximativement 1800 francs CFP par habitant.

NOUVELLE -GUINÉE

Le territoire de la Nouvelle- Guinée occupe la partie nord -est de l'île de Nouvelle- Guinée. Il est administré conjointement avec le territoire de Papua. Sa superficie

sation et l'administration des services de santé. Le Département de la Santé publique, qui est placé sous l'autorité du Directeur de la Santé publique, comprend sept divisions organiques relevant chacune d'un sous directeur: services médicaux, médecine préventive, formation du personnel médical, hygiène de la maternité et de l'enfance, recherche médicale, santé mentale

est de 240 870 km2 (y compris les îles de l'archipel Bismarck et les deux îles les plus septentrionales du groupe des Salomon: Buka et Bougainville). Population et autres données biostatistiques En 1960, la population totale était évaluée à 1 401 787 habitants.

Aucun taux démographique

n'est disponible pour le pays. Les statistiques relatives aux causes de décès et aux maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées

et administration. L'activité du Département a été décentralisée et l'ensemble du territoire est réparti en trois régions géographiques - région des basses terres, région des hautes -terres et région des îles relevant chacune administrativement d'un médecin chef régional. Services hospitaliers En 1959 -1960, la Nouvelle- Guinée comptait 73 hôpi-

sont très incomplètes, car elles sont établies uniquement en fonction des admissions dans les hôpitaux

de l'Administration. Compte tenu de ces réserves, les principales causes de décès ont, en 1959 -1960, été les suivantes: pneumonie, paludisme, dysenterie, gastro- entérite et tuberculose pulmonaire. Les maladies

taux de l'Administration, dont 4 colonies de lépreux et 2 établissements pour tuberculeux dirigés par des

missions pour le compte de l'Administration. En outre, cette dernière subventionne 72 établissements hospitaliers administrés par des missions confessionnelles auxquelles elle fournit des médicaments, des

transmissibles le plus fréquemment traitées dans les hôpitaux de l'Administration en 1959 -1960 ont été: le paludisme (12 408 cas); la pneumonie (7871); les maladies diarrhéiques (4420); la grippe (4319); la gale (1653); la dysenterie (1645) et la gastro- entérite (1505).

pansements et du matériel. Il n'existe pas d'hôpital privé. Ces divers établissements ont accueilli 124 758 malades en 1959 -1960. Les postes de secours médicaux (dispensaires de village) et les unités mobiles ont assuré des consultations externes. Les postes de secours

Organisation et administration des services de santé

de l'Administration sont passés de 837 en 1957 à 998 en 1960 et ceux des missions, de 198 à 321. Le nombre des consultations données dans ces postes en 1959 -1960 a été estimé à plus de 2 millions.

Depuis la publication du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde (voir page 381), cer-

taines modifications sont intervenues dans l'organi-

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

289

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

Au milieu de 1960, la Nouvelle -Guinée comptait 77 médecins, 2 assistants médicaux, 182 auxiliaires médicaux, 13 pharmaciens, 217 infirmiers et infirmières et 12 dentistes. Les assistants médicaux font leurs études à l'Institut de Médecine de Papua, qui relève de l'hôpital général de Port -Moresby. Les soins infirmiers généraux sont enseignés à l'hôpital général

les établissements hospitaliers. Dans le domaine de la lutte antilépreuse, on a entrepris des enquêtes de dépistage progressives visant à évaluer la fréquence de la maladie dans toutes les régions Idu territoire. Tous les dispensaires pour enfants pratiquent systéma-

tiquement la vaccination contre la coqueluche, la diphtérie et le tétanos. Une campagne étant envisagée contre la poliomyélite, on a également préparé dans le territoire la vaccination par le vaccin Salk. Protection maternelle et infantile

de Port -Moresby et à l'hôpital général de Rabaul. En 1960, sept élèves ont suivi les cours de l'Ecole centrale de Médecine de Suva, aux îles Fidji. Les secouristes sont formés dans des écoles annexées aux postes de secours. Luute contre les maladies transmissibles

A la fin de 1959, le pays comptait 406 centres de protection maternelle et infantile, dont 13 centres principaux. Les services de soins pré- et postnatals et de protection infantile donnent des résultats de plus en plus satisfaisants. Principaux problèmes de santé publique

contre le paludisme, qui reste la maladie la plus répandue dans le territoire. Deux projets pilotes ont permis de déterminer l'efficacité des pulvérisations de divers insecticides à effet rémanent dans les habitations. L'action antipaludique a été étendue à l'ensemble du territoire. On s'efforce, pour assurer le succès de la campagne, de développer l'éducation sanitaire de la population. Des antipaludiques « suppressifs » sont distribués gratuitement à la population locale et au personnel de l'Administration. La campagne antituberculeuse a été exécutée au moyen de vastes enquêtes épidémiologiques, de programmes de vaccination et de dépistage et a visé à développer les services à domicile. La fréquence des maladies vénériennes est très faible et on peut les traiter dans tous

Un haut degré de priorité a été accordé à la lutte

Les problèmes de santé essentiels sont ceux qui découlent de la fréquence élevée du paludisme, des pneumonies, de la lèpre, des maladies diarrhéiques et de la grippe. La malnutrition revêt également une certaine gravité, car le régime alimentaire est pauvre en protéines. Budget de la santé

Pour l'exercice qui s'est terminé le 30 juin 1960, les prévisions de dépenses s'élevaient à 2 210 669 livres australiennes. Les dépenses consacrées aux services sanitaires se sont élevées à £A 1,6 par habitant.

NOUVELLE -GUINÉE OCCIDENTALE (IRIAN OCCIDENTAL) La Nouvelle -Guinée occidentale (Irian occidental)

occupe dans l'île de Nouvelle- Guinée la partie qui s'étend à l'ouest de 141° de longitude est. Sa superficie est de 416 000 km2. Population et autres données biostatistiques

dies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1960 ont été: le paludisme (14 812 cas); le pian, cas nouveaux (7053); la lèpre (4685); la tuberculose, nombre total des cas (2449) et la rougeole (684). Organisation et administration des services de santé

Au dernier recensement, qui remonte à 1930, le chiffre de la population était de 314 271 habitants. Il s'est, depuis lors, considérablement accru, et les estimations de 1959 le portent à 736 187, dont 699 837 Papous, 18 189 Asiens et 18 161 Européens. Aucune

L'organisation des services de santé est restée conforme à la description figurant à la page 377 du

législation ne prescrit encore l'enregistrement des naissances et des décès dans le territoire, mais depuis 1957 le Bureau des Affaires démographiques assure pratiquement cet enregistrement. Selon des données

Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. La direction de ces services a récemment été renforcée. L'assistance médicale

gratuite aux

préliminaires, le taux de natalité serait, dans l'ensemble, d'environ 35 pour 1000 habitants et le taux de mortalité brut avoisinerait 10 pour 1000 habitants. Les principales causes de décès ont été, en 1960, les maladies de la première enfance, les pneumonies, les dysenteries, les accidents, le paludisme, les tumeurs malignes et la méningite à méningocoques. Les mala-

personnes nécessiteuses est désormais acquise. Le personnel des services publics est assuré contre la maladie. Les établissements hospitaliers des zones urbaines comprennent, dans leurs services de consultations externes, des centres spéciaux pour la tuber-

culose, la lèpre, les soins dentaires et la protection maternelle et infantile. En 1960, la Compagnie des Pétroles a interrompu son programme de soins médicaux et transféré ses bâtiments, son équipement et son personnel au Gouvernement.

290

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Services hospitaliers

On ne dispose de données que pour les hôpitaux publics. Il y avait en 1960 dans le pays 7 hôpitaux généraux, totalisant 885 lits - soit une moyenne de

l'est encore davantage. On a créé un département de protection maternelle et infantile. Avec l'aide du FISE, on a commencé à dispenser à de jeunes villa-

1,2 lit pour 1000 habitants - ainsi qu'un hôpital

geoises une formation qui leur permet ensuite de donner des soins dans leur région. L'enseignement dure deux ans. En 1960, il y avait dans le pays 14 dis-

psychiatrique de 48 lits et 3 léproseries comptant au total 451 lits. Il s'y ajoutait 12 établissements hospitaliers locaux, totalisant 251 lits, ainsi que 4 centres

pensaires prénatals, qui ont été fréquentés par 1633 été soignés 3095 enfants de moins d'un an. Nutrition

femmes enceintes. La même année, on comptait 32 dispensaires pour enfants, dans lesquels avaient

de santé comptant au total 28 lits. Les 27 établissements hospitaliers et centres de santé en question totalisaient 1663 lits, soit une moyenne de 2,2 lits pour 1000 habitants. En 1959 s'est ouvert à Hollandia

un nouvel hôpital central pouvant accueillir 360 malades. Les hôpitaux des autres régions du pays se modernisent progressivement, et le nombre des services de consultations externes est passé, durant la période considérée, de 75 à 112. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

Le problème le plus grave dans ce domaine résulte

de la pénurie de protéines. Les protéines animales en particulier sont rares dans plusieurs régions du pays.

En 1959, le pays comptait 79 médecins, soit un médecin pour 9300 habitants, ainsi que 6 dentistes, 1 pharmacien, 131 infirmiers et infirmières et 8 sages femmes. Il existe une école de soins infirmiers, qui a été fréquentée par 29 élèves en 1959 -1960. Le programme d'études en a été modernisé et la période de formation a été portée de quatre à cinq ans. Un cours d'aides- infirmiers a été ouvert en 1958, dont l'objectif est d'initier un certain nombre d'auxiliaires médicaux

Afin d'améliorer cette situation, le Département des Pêcheries intérieures encourage la création de bassins poissonneux. Il s'efforce également de peupler les eaux naturelles de la chaîne montagneuse centrale avec des espèces appropriées de poissons. Des groupements féminins s'organisent dans les régions rurales et l'on publie des brochures recommandant des régimes alimentaires bien équilibrés. Le goitre endémique pose également un problème grave dans nombre

de vallées de la chaîne montagneuse centrale, ainsi que dans d'autres parties du pays. Ces vallées sont difficiles d'accès et il est impossible de fournir à leurs

habitants des quantités suffisantes de sel médicamenteux.

aux pratiques simples des consultations externes, qu'ils seront chargés d'assurer sous surveillance médicale. En 1960, les six premiers étudiants désirant

recevoir une formation d'assistant médical ont été envoyés en Nouvelle- Guinée australienne pour y faire leurs études. Lutte contre les maladies transmissibles Durant la période 1957 -1960, plusieurs campagnes

Hygiène du milieu On a entrepris en janvier 1961 l'exécution d'un projet d'assainissement intéressant les 6000 habitants d'un

certain nombre de villages des îles Schouten. Ce projet prévoit notamment de donner à des autochtones

une formation d'agents sanitaires. Il appartiendra aux habitants de décider s'ils poursuivront l'exécution

de lutte contre les maladies transmissibles ont été entreprises. C'est ainsi que les enquêtes de dépistage du pian et de traitement en cas de besoin couvrent pratiquement toute la population accessible. Dans de

du programme à leurs frais. Dans l'ensemble, 7 seulement de la population bénéficiaient, en 1960, de systèmes d'adduction d'eau par canalisations et 9 % seulement d'un réseau d'évacuation des eaux usées.

vastes zones du pays, les habitants sont protégés contre le paludisme par des pulvérisations d'insecticides dans les habitations. On a mené des enquêtes destinées à découvrir les cas de lèpre et construit des léproseries permettant d'accueillir les cas reconnus contagieux. En ce qui concerne la tuberculose, des épreuves tuberculiniques et des vaccinations par le centres urbains et les villages avoisinants, des examens

Principaux problèmes de santé publique

Dans une grande partie du pays, on est parvenu à faire disparaître le pian ou à en diminuer considérablement la fréquence. Dans la zone montagneuse centrale, l'éradication complète de cette maladie semble toutefois difficile à obtenir à brève échéance.

BCG ont été entreprises et l'on pratique, dans les radiophotographiques de masse. En mai 1959, un projet expérimental a été lancé, tendant à diminuer la fréquence de la filariose; les habitations ont été traitées par des pulvérisations de DDT et de l'Hétrazan a ensuite été distribué aux habitants.

La lutte contre la filariose ne fait que commencer. La tuberculose et la lèpre posent encore d'importants problèmes de santé publique et leur éradication définitive ne pourra être réalisée que par une élévation du niveau de vie. Budget de la santé

Protection maternelle et infantile

Les prévisions de dépenses du budget de 1959 s'élevaient au total à 138 millions de florins, dont 8,3 % devaient être consacrés aux services sanitaires, soit 15,5 florins par habitant.

Les chiffres estimatifs de la mortalité maternelle périnatale restent élevés et le taux de mortalité infantile

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

291

NOUVELLES -HEBRIDES

Les Nouvelles -Hébrides, Condominium administré conjointement par la France et le Royaume -Uni de Grande -Bretagne et

Services hospitaliers

d'Irlande du Nord, sont un

groupe de 11 îles et quelque 69 îlots situés au nord est de la Nouvelle -Calédonie et à l'ouest des îles Fidji. Leur superficie totale est de 14 763 km2. Population et autres données biostatistiques La population des Nouvelles- Hébrides a été estimée à 60 374 habitants en 1960. Il n'y a jamais eu de recensement dans l'archipel; en outre, l'enregistrement des

En 1957, il existait 5 hôpitaux généraux (3 français et 2 des missions) équipés pour traiter convenablement tous les cas médicaux ou chirurgicaux, 9 hôpitaux du type « cottage » (3 britanniques, 1 français, 2 du Condominium, 3 des missions) pouvant traiter les cas peu graves, 42 dispensaires (2 du Condominium et 40 des

missions) et 1 léproserie tenue par une mission. Au

total, on comptait 15 hôpitaux, dotés au total de 482 lits, soit 8,9 lits pour 1000 habitants.

décès par cause et la déclaration des maladies transmissibles n'y sont pas pratiqués. Principales transformations économiques sociales, culturelles et

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

les Gouvernements britannique et français, a été élaboré au cours de la période considérée; il prévoit diverses

Un plan de développement commun, financé par

L'archipel comptait 19 médecins en 1961, à savoir 1 médecin -chef du Condominium, 5 médecins fonctionnaires français, 2 médecins fonctionnaires britanniques, 1 médecin servant dans une mission et 10 médecins- assistants (3 français, 4 britanniques et 3 au service des missions). En 1959, il y avait aussi 52 infirmières et 2 sages- femmes. En outre, il y a maintenant une centaine d'aides- infirmières autochtones travaillant au service des missions, des administrations française

affectations de crédits pour des activités

sociales et économiques. En application de ce plan, un centre culturel a été créé à Port -Vila et des travaux

ont été entrepris pour la construction de nouvelles routes et pour l'aménagement des terrains d'aviation. En décembre 1959, un ouragan a provoqué de gros dégâts à Efate et dans les îles méridionales de l'archipel. En 1960, à la suite de l'éruption du volcan de Lopevi, les 200 habitants de cette petite île ont été évacués et réinstallés ailleurs. Organisation et administration des services de santé

et britannique ou du Condominium.

Il n'existe pas d'école de formation médicale aux Nouvelles- Hébrides. Trois étudiants suivent des cours d'assistants médicaux à l'Ecole centrale de Médecine des îles Fidji, et un autre a terminé en 1958 les cours de lutte contre les moustiques donnés dans ce même établissement. Il existe cependant deux écoles, dont les

La structure de l'administration sanitaire n'a subi aucune modification importante; l'organisation des services est restée telle qu'elle est décrite à la page 378

cours durent trois ans, qui forment des aides -infirmières, des sages- femmes et des infirmières autochtones; 13 élèves y ont terminé leur formation en 1960.

A partir de

du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Chacune des deux autorités administrantes mène sa propre action médicale et sanitaire. Les deux réseaux de services sont indépendants, mais ils travaillent en coopération et une certaine coordination est assurée par le médecin -chef français et le médecin -

1959, l'administration britannique a organisé, en collaboration avec la Commission du

Pacifique Sud et les oeuvres des missions, une série de cours annuels sur l'éducation sanitaire conçus spécialement pour les infirmières et aides -infirmières locales exerçant dans les régions rurales. Lutte contre les maladies transmissibles

chef de l'administration britannique. D'une manière générale, l'administration française s'est surtout

employée à construire des hôpitaux bien équipés dans les principaux centres, tandis que l'administration et les missions britanniques ont fait porter le gros de leurs efforts sur les régions rurales; il existe néanmoins des exceptions de part et d'autre. Le Service médical du Condominium, créé en 1938, a ouvert un petit nombre de dispensaires et de centres de consultations ruraux; il subventionne le traitement des autochtones dans les hôpitaux britanniques et français

Le paludisme est la plus importante des maladies endémiques; il atteint surtout les populations mélanésiennes et asiatiques. La fréquence des cas nouveaux est très élevée et l'on rencontre la maladie sous toutes ses formes cliniques. Les mesures antipaludiques

appliquées sont très diverses: chaque fois qu'ils le peuvent, les médecins du service médical font des enquêtes de morbidité, des médicaments sont régulièrement distribués dans les écoles et dans les établissements des missions, les malades sont hospitalisés et

ou les hôpitaux de missions et dirige deux équipes, l'une à Port -Vila et l'autre à Santo, qui sont chargées

de la lutte contre les moustiques et d'opérations sanitaires générales d'étendue limitée.

des pulvérisations d'insecticides sont assurées dans les agglomérations urbaines de Santo et de Port -Vila.

Néanmoins, on trouve partout des moustiques et

292

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

mouches, en particulier pendant la saison humide. Les principales difficultés tiennent au manque de moyens financiers et de personnel qualifié, surtout de cadres techniques. On s'est proposé d'entreprendre une enquête pré- éradication en 1962.

Protection maternelle et infantile

Comme la population est très disséminée et que les îles sont très nombreuses, il n'existe pas d'organisation

centrale de protection maternelle et infantile. Des consultations prénatales et postnatales sont données dans tous les hôpitaux, dispensaires et services de

La tuberculose pulmonaire semble atteindre 1,5 de la population, et d'autres maladies de l'appareil respiratoire (pneumonies, bronchites, etc.) sont courantes. Les helminthiases, les fièvres paratyphoïdes et la dysenterie bacillaire ou amibienne sévissent à l'état endémique. Des poussées épidémiques localisées

consultations externes des administrations ou des missions et les mères y reçoivent également des conseils

de coqueluche, de grippe, de rougeole entraînent parfois une mortalité élevée, l'immunité de la population étant très faible. Toutefois, il est maintenant

distribué partout du vaccin contre la coqueluche, surtout par les centres ruraux de santé relevant des missions. On connaît dans l'archipel plus de 100 cas de lèpre. Une campagne de masse pour le traitement et la prévention du pian a commencé en 1958 et s'est poursuivie pendant toute l'année 1960.

sur l'alimentation des nourrissons et sur l'hygiène en général. En outre, on profite de ces consultations pour traiter divers types de maladies. En 1960, on a mis au point les plans d'une enquête sur les services de protection maternelle et infantile qui devait avoir lieu en 1961. La mortalité maternelle est faible dans les régions où il existe un service médical, mais les statistiques révèlent une mortalité infantile et maternelle assez élevée dans certaines parties de Santo, Malekula et d'autres îles. Le plus souvent le décès résulte d'un défaut de soins en cas d'accouchement dystocique ou d'accouchement compliqué d'hémorragie post -partum.

NOUVELLE -ZÉLANDE

La Nouvelle -Zélande comprend deux grandes îles et un certain nombre de petites îles situées dans le sud de l'océan Pacifique. Sa superficie totale est de 268 676 km2.

en va de même pour le taux de mortalité infantile, tandis que les autres taux sont pratiquement équivalents de part et d'autre. En 1959, les six principales causes de décès parmi la

population européenne ont été les suivantes: artéPopulation et autres données biostatistiques Au dernier recensement (17 avril 1956), la population de la Nouvelle -Zélande était de 2 174 062 habi-

riosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (5476 décès); tumeurs malignes (3220); lésions vascu-

tants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la periode 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

laires affectant le système nerveux central (2517); accidents (919); pneumonie (865) et maladies de la première enfance (610). Le nombre total des décès a été de 21 128. Il est intéressant de noter que pour les Maoris le tableau de la mortalité est, à de légères différences près, le même que pour les Européens: pneumonie (194 décès); artériosclérose des coronaires

1959

1960

et myocardite dégénérative (139); accidents (126); tumeurs malignes (119) et maladies de la première enfance (118). La pneumonie est plus fréquente chez les Maoris, qui semblent être aussi plus prédisposés aux accidents. La fréquence de la tuberculose est également beaucoup plus élevée chez eux que chez les Européens.

Population moyenne . . Taux de natalité

2 232 591

2 285 852

2 334 617

2 377 010

26,2 9,4

26,2 8,9

26,5 9,1

Taux de mortalité

Taux de mortalité infantile .

24,3

23,4 0,41

23,9

Taux de mortalité maternelle* 0,67

-

-

Les données statistiques suivantes, qui indiquent les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées en 1959, se rapportent à la fois aux Européens et aux Maoris (chez ces derniers, toutefois, certaines maladies sont plus fréquentes): hépatite infectieuse (1973 cas); tuberculose, toutes formes (1406); dysenterie bacillaire (679); intoxications alimentaires (310); salmonelloses (131); ophtalmie des nouveau -nés (127); leptospirose (117) et hydatidose (69).

0,49

0,34

Pour la population d'origine européenne seulement.

Les Maoris représentaient moins de 7 % de l'ensemble de la population. Chez eux, le taux de natalité dépasse

Organisation et administration des services de santé

La Nouvelle -Zélande possède un service de santé

considérablement ce qu'il est chez les Européens; il

publique et de sécurité sociale très développé qui

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

293

assure à chacun, soit gratuitement, soit moyennant une dépense modique, tous les soins médicaux nécessaires. Au cours de la période considérée, deux changements importants ont été introduits dans l'appareil

ce sont surtout les hôpitaux qui se chargent des travaux de bactériologie et de virologie, mais on s'emploie

à aménager un plus grand nombre de laboratoires de santé publique pour les besoins épidémiologiques. Protection maternelle et infantile

administratif de ces services. Tout d'abord, on a réorganisé le Bureau central du Département de la Santé de manière à réaliser une meilleure coordination de ses diverses activités. En second lieu, la structure

du Conseil de la Santé a été rénovée. Pendant longtemps, cet organe avait donné des avis au Ministre de la Santé, mais peu à peu son rôle s'était beaucoup amoindri. Il agit maintenant par l'intermédiaire de comités d'experts et fait fonction d'organisme de planification et de recherche. Services hospitaliers

Presque toutes les femmes européennes et environ 90 % des femmes maories sont accouchées à l'hôpital. On s'efforce, autant que possible, de ne pas séparer les mères de leurs bébés pendant la durée de leur séjour

à l'hôpital et, dans tous les nouveaux hôpitaux, les aménagements nécessaires seront prévus. Santé mentale

Le mode de financement des hôpitaux publics a été modifié, en avril 1957, lorsque le Gouvernement central a accepté d'assumer l'entière responsabilité finan-

cière de leur entretien. Jusque -là, une partie des dépenses était à la charge des autorités locales du district où se trouvait l'hôpital, qui prélevaient à cet effet une taxe spéciale sur la propriété immobilière. L'administration de chaque hôpital incombe maintenant à un conseil d'hôpital élu. De 1957 à 1960, le nombre de lits, dans les hôpitaux généraux, est passé de 13 342 à 14 267. A la fin de 1960, il y avait en moyenne 11 lits pour 1000 habitants, compte tenu de toutes les catégories d'hôpitaux.

La Parlement néo- zélandais a été saisi d'un projet de loi qui prévoit la création de services de jour dans tous les hôpitaux psychiatriques qui s'y prêtent. On espère qu'en même temps, les consultations externes rattachées à ces hôpitaux prendront plus d'extension. En outre, on se prépare à créer des services psychiatriques dans les hôpitaux généraux et à organiser des cours de psychologie clinique préparant à l'obtention d'un diplôme post- universitaire. Hygiène dentaire

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

Il est depuis longtemps notoire que la fréquence des maladies dentaires en Nouvelle -Zélande est une des plus élevées du monde. Afin de réduire le nombre des caries, il a été décidé d'encourager la fluoruration des approvisionnements en eau locaux. Principaux problèmes de santé publique

L'effectif du personnel médical et apparenté n'a pour ainsi dire pas varié entre 1956 et 1960, si ce n'est que le nombre des infirmières qualifiées, en augmentation sensible, est passé de 10 011 à 11 579 et celui des dentistes de 921 à 1061. A la fin de 1959,

Il n'existe pratiquement plus de grands problèmes de santé publique en Nouvelle -Zélande, une organisa-

on comptait un médecin pour 702 habitants et un dentiste pour 2209. La Nouvelle -Zélande possède une

seule école de médecine. Une école de pharmacie, créée en 1959, offre un cycle d'études complet. En outre, il a été institué, en 1958, un cours d'éducation sanitaire qui occupe une année universitaire tout entière. On espère que tous les éducateurs sanitaires finiront par suivre ce cours, qui est sanctionné par la délivrance d'un diplôme. Lutte contre les maladies transmissibles

tion efficace et bien rodée permettant de parer aux difficultés classiques rencontrées dans ce domaine. L'accent est de ce fait mis désormais sur deux autres aspects de l'action de santé publique. Le premier consiste à promouvoir le meilleur état de santé possible pour l'ensemble de la population, par exemple par la fluoruration de l'eau, déjà mentionnée plus haut, ou, dans un domaine entièrement différent, par une vaste campagne de police contre l'altération des denrées alimentaires. (La fréquence de l'hydatidose a également nécessité le lancement d'une campagne, confiée aux autorités locales.) Le second but est de favoriser la santé et le bien -être des minorités. A ce titre on s'efforce de mieux pourvoir aux besoins des

Depuis 1956, le Département de la Santé offre d'immuniser gratuitement par le vaccin antipoliomyélitique de Sabin tous les enfants et adolescents jusqu'à l'âge de 21 ans; environ 80% d'acceptations ont été enregistrées pour les sujets de 16 ans et moins.

personnes âgées et l'on accorde de plus en plus

d'attention aux moyens d'élever le niveau général de la santé de la population maorie. Budget de la santé

Depuis le second semestre de 1961, les personnes âgées de plus de 22 ans peuvent se faire vacciner par les omnipraticiens moyennant paiement du vaccin.

En 1960, les dépenses de l'Etat s'élevaient au total à 391,5 millions de livres néo -zélandaises, dont 12,7 étaient réservés aux services de santé, soit une dépense

Pour les nourrissons de moins d'un an, l'emploi du vaccin oral est maintenant obligatoire. En ce qui concerne la lutte contre les maladies transmissibles,

de £NZ 21,1 par habitant.

294

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

TERRITOIRE SOUS TUTELLE DES ILES DU PACIFIQUE

Le Territoire sous tutelle des îles du Pacifique comprend quelques 2000 îles disséminées entre 1300

vies

par quelque

108

dispensaires, comprenant

4 centres de santé. Tandis que le personnel de la plupart des dispensaires est essentiellement composé d'assistants sanitaires, celui des centres de santé et de quatre des dispensaires est formé d'infirmières diplômées. En 1960, il y avait aussi une léproserie. Chaque hôpital a des salles pour tuberculeux; des salles pour malades mentaux sont également prévues dans quelques -uns des hôpitaux de district. Des tournées périodiques permettent aux médecins d'assurer des soins médicaux à la population, qui bénéficie également

et 172° de longitude est, d'une part, et lo et 20o de latitude nord, d'autre part. La superficie totale des terres est de 1779 km2.

Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (30 juin 1960) la population s'élevait à 75 836 habitants. Les chiffres estimatifs de

population et d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1959, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957

des soins réguliers de la part d'assistants sanitaires. Il n'y a pas d'équipe sanitaire mobile. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, le personnel de santé comprenait 32 médecins, 4 assistants médicaux, 1 dentiste, 19 assistants dentaires, 64 infirmières et 68 infirmières et infirmiers

1958

1959

auxiliaires en cours de formation. Les élèves qui doivent recevoir une formation médicale, dentaire ou une autre formation technique, sont en général envoyés à l'Ecole centrale de Médecine de Suva, aux Fidji. Des arrangements ont été conclus avec la Marine des Etats -Unis pour faire suivre à des agents sanitaires du Territoire des cours généraux ou spécialisés de perfectionnement en santé publique à l'hôpital naval de

. Population moyenne Taux de natalité Taux de mortalité . . Accroissement naturel ( %) . Taux de mortalité infantile . .

.

67 199 32,7 5,8 2,69 38,7

70 594 31,1

4,3 2,68 35,1

73 052 29,0 4,9 2,41

40,6

D'après les données incomplètes dont on dispose sur la mortalité et la morbidité, les principales causes de décès en 1959 ont été les suivantes: pneumonie (53

Guam. Une école d'infirmières donne un cours de base de vingt mois. Il y a aussi un programme per-

manent de formation d'assistants sanitaires; une école pour hygiénistes dentaires s'est ouverte en 1959. Des cours pour le personnel local de l'assainissement sont organisés à intervalles réguliers. Lutte contre les maladies transmissibles Le Territoire des îles du Pacifique est exempt de palu-

décès); tumeurs malignes (24); accidents de toute nature (19); dysenterie (18); tuberculose, toutes

formes (16) et gastrite, duodénite, entérite et colite (15). Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées au cours de la période s'étendant du milieu de 1959 au milieu de 1960 ont été: la rougeole (2402 cas); la grippe (2140); la rubéole (626); la dysenterie,

toutes formes (413); la tuberculose, toutes formes (401); les infections à gonocoques (374) et la varicelle (337).

disme, mais la tuberculose continue à représenter l'un des principaux problèmes de santé. Le programme de dépistage et de prophylaxie de la tuberculose, qui a été

entrepris en 1956, se poursuivait à la fin de l'année 1960: il comportait des tests tuberculiniques, des vaccinations par le BCG et des examens radiologiques.

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

En 1959, un office central de lutte antituberculeuse adjoint de la santé publique. Un système uniforme a

a été créé à Truk, sous la direction du Directeur été adopté pour l'enregistrement des cas de tuberculose, et un manuel de lutte antituberculeuse a été publié. Bien que la lèpre existe dans le Territoire, elle n'est pas considérée comme un problème sérieux. En 1960, 277 cas de lèpre connus étaient sous la surveillance médicale du département de la santé. Des

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent telles qu'elles ont été décrites à la page 391 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Les installations hospitalières comprennent essentiellement 9 hôpitaux généraux (un dans chaque centre de district), représentant au total 416 lits, soit 5,5 lits

consultations hebdomadaires ou mensuelles pour lépreux ont été organisées dans les hôpitaux de district. La filariose se rencontre dans les îles, mais la forme qu'elle y revêt semble bénigne, et l'éléphantiasis est peu fréquent. Le traitement par l'Hétrazan

pour 1000 habitants. Il existe d'autres lits pour cas urgents ou pour malades sujets à hospitalisation prolongée dans plusieurs des grands dispensaires des zones éloignées. Les collectivités éloignées sont desser-

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

295

a permis de réduire le nombre des cas. La fréquence des cas nouveaux de pian a été ramenée à moins de 0,5 % au cours des dernières années, grâce à un programme intensif de traitements pénicilliniques. Des mesures rigoureuses ont été prises pour prévenir la propagation des infections à gonocoques. Au cours de la période considérée, un certain nombre d'épidémies, notamment de maladies de l'enfance, se sont produites dans certaines zones du Territoire. En 1958 et 1959, la rougeole et les oreillons ont atteint une forte

et tous les écoliers ont droit aux soins dentaires gratuits. Hygiène du milieu

Une attention toute particulière a été accordée aux problèmes d'assainissement qui se posent encore. Les systèmes d'évacuation des excreta ne sont pas satisfaisants. Les mouches et les moustiques abondent dans la plus grande partie du Territoire. L'introduction

proportion de la population enfantine; la coqueluche a revêtu une forme épidémique en 1959. Une poussée de grippe asiatique s'est produite aussi en 1959. Parmi les mesures préventives qui ont été prises figurent des vaccinations contre la variole, la fièvre typhoïde, la poliomyélite, la diphtérie, la coqueluche et le tétanos. Protection maternelle et infantile

de poissons larvivores a quelque peu amélioré la situation. Des notions d'hygiène fondamentales sont enseignées à la population au moyen de cours aux écoliers, par la pose d'affiches, par des démonstrations, par la distribution de brochures, etc. Principaux problèmes de santé publique

Des consultations maternelles et infantiles sont organisées dans les hôpitaux de district, les centres de santé et les dispensaires. Au cours de l'année qui s'est achevée en juin 1960, quelque 1900 femmes enceintes et mères ont reçu des soins prénatals et postnatals, et plus de 1000 enfants ont été examinés dans les consultations infantiles. Un nombre croissant de femmes micronésiennes ont recours aux services hospitaliers pour les accouchements. Des programmes de santé scolaire

Comme on l'a déjà mentionné, les principaux problèmes de santé du Territoire résultent de la fréquence élevée de la tuberculose, de la gastro- entérite, de la dysenterie et des infections respiratoires. Budget de la santé

En 1960, on a estimé à 738 763 dollars des EtatsUnis les sommes consacrées aux services de santé. Ces dépenses sanitaires se sont élevées à presque US $ 10 par habitant.

sont appliqués dans toutes les écoles du Territoire,

PAPUA

Le territoire de Papua est situé dans la partie sud -

services de santé de Papua sont administrés par un médecin -chef régional, en poste à Port- Moresby. Ils comprennent essentiellement 269 postes de premiers secours pourvus d'un personnel de secouristes indi-

est de l'île de Nouvelle- Guinée. Il est administré conjointement avec le territoire de la Nouvelle Guinée. Sa superficie est de 234 498 km2.

Population et autres données biostatistiques

Le dernier recensement (30 juin 1954) n'a porté que sur la population non- indigène, qui comptait alors 6313 personnes. Au 30 juin 1960, la population indigène était estimée à 493 518 habitants et la population non -indigène à 9885. Sauf pour ce petit groupe

gènes qui donne les premiers soins médicaux à la population autochtone, s'efforce de lui inculquer de bons principes d'hygiène et incite les malades ou les blessés à se faire hospitaliser. Ce personnel fait également des tournées dans un certain nombre de zones dont il dessert successivement tous les villages.

En 1960, il y a eu 65 tournées de ce genre, qui ont permis d'examiner et de traiter 65 107 personnes. Les

de non -indigènes, on ne dispose d'aucune donnée statistique sûre. D'après les relevés hospitaliers, les principales causes de décès sont les suivantes: pneumonie, paludisme, gastro- entérite, tuberculose, dysenteries, affections cardiaques et prématurité. Les mala-

secouristes attachés aux hôpitaux ont d'autre part effectué 566 autres tournées. Services hospitaliers

dies qui provoquent le plus grand nombre d'hospitalisations sont le paludisme, les pneumonies, les bronchites, la grippe et les ulcères tropicaux. Organisation et administration des services de santé Le Département de la Santé publique est placé sous

L'Administration assure le fonctionnement de 31 hôpitaux, comptant 367 lits, et les missions gèrent

26 autres établissements qui groupent 176 lits. Au total, le nombre des lits disponibles est donc de 543, soit une moyenne de 1,1 lit pour 1000 habitants. Durant l'année qui a pris fin le 31 mars 1960, ces établissements ont accueilli et traité 34 399 malades.

l'autorité du Directeur de la Santé publique, qui est responsable des services de santé du territoire de Papua et du territoire de la Nouvelle -Guinée. Les

L'admission à l'hôpital est gratuite pour tous les autochtones, sauf dans deux hôpitaux payants situés dans des localités qui possèdent également des hôpi-

296

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

taux gratuits. Les hôpitaux de missions reçoivent de l'Administration une assistance financière sous forme de subventions, ainsi que des médicaments, des pansements et du matériel divers. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

La déclaration des maladies contagieuses est obligatoire, mais pour l'instant aucune évaluation statistique des données n'a pu être faite. Tous les vaccins

requis sont fournis gratuitement. Un pourcentage appréciable de la population a été vacciné contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes. Tous les enfants qui fréquentent les dispensaires de protection maternelle et infantile sont immunisés contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos et l'on a également entrepris la vaccination antipoliomyélitique par le vaccin Salk.

En 1960, on comptait 44 médecins, 197 auxiliaires médicaux, 6 dentistes, 9 pharmaciens et 325 infirmiers et infirmières qualifiés ou auxiliaires. Il y avait aussi

5 techniciens de l'assainissement et 878 autres travailleurs sanitaires, dont 192 secouristes. Le territoire ne possède pas d'école de médecine donnant un enseignement complet, mais les assistants médicaux .

Protection maternelle et infantile L'Administration assure le fonctionnement de deux dispensaires principaux de protection maternelle et infantile. Au cours de l'année qui a pris fin le 31 mars 1960, ces dispensaires avaient examiné 1472 enfants

sont formés à l'Institut de Médecine de Papua, qui est rattaché à l'hôpital général de Port -Moresby. L'enseignement comprend une année préparatoire et cinq ans d'études alignées sur les programmes des universités australiennes, mais avec des examens d'un niveau plus faible. Un enseignement infirmier général inspiré de l'enseignement australien est donné à l'hôpital de Port -Moresby qui, en juin 1960, comptait 47 élèves- infirmiers et 43 élèves- infirmières. Les fonc-

de moins d'un an, 4665 enfants d'un à cinq ans et 1059 femmes enceintes. Ces chiffres représentent, par rapport aux relevés des douze mois précédents, une augmentation de plus de 3000 pour les enfants et de plus de 200 pour les mères. Il existe également dans le pays 45 centres de protection maternelle et infantile, qui sont administrés par diverses missions confessionnelles. Au total, pendant l'année qui s'est achevée le

tions des secouristes ont déjà été mentionnées et la formation de cette catégorie de travailleurs sanitaires est l'un des éléments essentiels du programme général

d'enseignement. Les candidats - qui sont tous des autochtones du sexe masculin - suivent un enseignement théorique et pratique de deux ans portant sur les éléments de médecine et d'hygiène indispensables dans les postes de secours. Il existe une école centrale où enseignent à plein temps des moniteurs européens qu'assistent des professeurs autochtones ayant reçu une formation spéciale. A la fin de 1960, les secouristes en cours d'études étaient au nombre de 30.

31 mars 1960, ces derniers centres ont donné des soins prénatals à 2313 femmes enceintes et examiné 3076 nourrissons. Nutrition

Lutte contre les maladies transmissibles

Le paludisme est la maladie la plus répandue dans le pays. On a actuellement entrepris dans deux groupes

régions rurales et peut, avec les denrées locales, disposer d'un régime alimentaire satisfaisant, mais la ration de protéines est généralement faible. Des mesures sont en cours pour développer les pêcheries et pour introduire l'élevage dans l'économie agricole du pays, afin d'assurer à la population un apport plus élevé de protéines. Hygiène du milieu La ville de Port -Moresby possède un réseau d'adduc-

La majeure partie de la population vit dans des

d'îles des projets pilotes qui comportent des pulvérisations systématiques d'insecticides à effet rémanent dans toutes les habitations. Il semble que, dans les zones urbaines, les opérations antipaludiques classiques se déroulent avec succès. Des antipaludiques « suppressifs » sont délivrés gratuitement au personnel

tion d'eau filtrée, chlorée et contrôlée bactériologi-

papou et aux employés de l'administration. Une équipe d'enquête sur la tuberculose effectue des recherches épidémiologiques et exécute des pro-

quement chaque semaine. En revanche, dans les autres localités, la population doit se contenter de citernes d'eau de pluie ou de puits profonds. L'eau des fleuves et des lacs est considérée comme polluée. Il n'existe de tout -à- l'égout qu'à Port -Moresby. Ailleurs, on préconise l'installation de fosses septiques

grammes de dépistage et de vaccination par le BCG ainsi à quelque 37 000 examens. Le traitement est pour

dans diverses parties du territoire; elle a procédé une grande part ambulatoire, mais le pays dispose d'installations hospitalières appelées à être développées. La lèpre pose également un problème important dans le territoire, qui compte quatre colonies permettant d'accueillir 292 malades. En 1960, ces colonies

ou l'enlèvement des vidanges et leur transport à

distance. Toutes les denrées alimentaires importées, de même que les fabriques de produits alimentaires

et les abattoirs sont soumis à des inspections. La production locale de lait est en voie d'augmentation et toutes les vaches laitières subissent des épreuves tuberculiniques. Les laiteries sont fréquemment inspectées.

en ont admis 128. Tous les hôpitaux et postes de secours assurent également des traitements à domicile.

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

297

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

Budget de la santé

Une division de la recherche médicale coordonne les recherches pour l'ensemble du territoire. Les projets en cours d'exécution portent notamment sur les problèmes suivants: goitre, malnutrition, mortalité infantile et tétanos des nouveau -nés. Une étude

Le budget total du territoire s'est établi pour l'exercice financier 1959/1960 à 7 647 615 livres australiennes. Les crédits consacrés aux services généraux de santé publique et à l'aide aux missions se sont élevés à £A 899 370, soit 11,8 % de ce total, ce qui représente une dépense de £A 1,8 par habitant. Il faut ajouter pour la même période un montant de £A 340 251 représentant des crédits destinés à la construction et à l'entretien des hôpitaux, des égouts et des réseaux d'approvisionnement en eau.

spéciale est en cours sur la maladie connue sous le nom de kuru avec la collaboration de l'Université

d'Adélaide et des Instituts nationaux de la Santé du Service de la Santé publique des Etats -Unis d'Amérique.

PHILIPPINES Les Philippines se composent d'un ensemble d'îles situées dans la mer de Chine méridionale, à 800 km environ au sud -est du continent asiatique. Leur superficie est de 299 681 km2. Population et autres données biostatistiques

décès enregistrés par cause a été de 212 688. Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées la même année ont été les suivantes : bronchite (273 794 cas); gastro- entérite et colite (196 992); grippe (175 023); tuberculose (106 163); pneumonie (58 549);

paludisme (55 252); coqueluche (23 230); rougeole (20 255) et dysenterie (13 894).

Lors du dernier recensement (15 février 1960), la population des Philippines était de 27 455 799 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 19571960, figurent dans le tableau suivant. (Il convient de

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent celles qui sont décrites à la page 382 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

noter qu'environ 65 % des naissances et 90 % des décès seulement sont enregistrés.) POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

En 1960, les Philippines comptaient 98 hôpitaux généraux de l'Etat, comprenant au total 6600 lits, soit 0,24 lit pour 1000 habitants, ainsi qu'un hôpital psychiatrique de l'Etat et un hôpital de l'Etat pour maladies infectieuses, avec 900 lits, un hôpital orthopédique national de 450 lits, une maternité et hôpital pour enfants et un hôpital de pédiatrie. Au total, il y

1960

avait 103 hôpitaux dépendant de l'Etat, disposant ensemble de 13 650 lits, soit 0,5 lit pour 1000 habitants.

Population moyenne . . Taux de natalité

Le nombre de centres de santé assurant un traitement ambulatoire est passé de 388 en 1957 à 479 en 1960. 25 292 400 26 096 600 26 926 400 27 792 000 29,6 29,4 30,0 29,2 9,5 2,01

Taux de mortalité Accroissement 8,4 7,3

7,7

naturel (%) . Taux de mortalité infantile .

2,10 80,0 2,9

2,27 72,4

2,15 73,1

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, les Philippines comptaient 3949 médecins, soit un médecin pour 7030 habitants, ainsi que 698 dentistes, 6861 infirmières et 1821 sages- femmes. Il

existe cinq centres régionaux, à Manille, Baguio, Cebu, Iloilo et Davao, oh. l'on forme des médecins, des infirmières, des sages- femmes, des inspecteurs sanitaires et des agents d'autres catégories des services sanitaires ou hospitaliers. Lutte contre les maladies transmissibles

93,0

Taux de mortalité maternelle 2,6 2,6 2,4

En 1960, les principales causes de décès ont été les suivantes: pneumonie (27 902 décès); tuberculose (25 592); gastrite, duodénite, entérite et colite (16 819); bronchite (15 892); béribéri (15 112); maladies cardiovasculaires (13 400); cancer (4982); accidents (4056); tétanos (2598) et grippe (1960). Le nombre total des

La pandémie de grippe de 1957 a frappé 1 217 785

personnes, dont 4036 sont décédées. L'épidémie a atteint son maximum au cours de la semaine qui s'est

terminée le 8 juin 1957, durant laquelle on a en-

registré le plus grand nombre de cas. L'éradication du

298

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

paludisme est l'un des principaux objectifs en matière de santé. Au cours de l'exercice financier 1956/1957, 119 841 personnes se sont présentées aux dispensaires antipaludiques et 645 048 habitations ont été soumises aux pulvérisations d'insecticides. Avec l'aide de l'OMS et du FISE, 30 équipes de vaccination par le BCG ont parcouru les régions rurales du pays; elles

cution du programme d'enrichissement du riz. Les projets de recherche ont porté sur la teneur en minéraux et en vitamines de divers produits alimentaires, les besoins en vitamine C, l'évaluation des protéines contenues dans la noix de coco, etc. Au dispensaire de consultations nutritionnelles, on s'est surtout intéressé aux effets thérapeutiques du régime alimentaire sur la prévention et le traitement des maladies. Au cours de l'exercice financier 1956/1957, 3039 rizeries, magasins

ont pratiqué des tests tuberculiniques sur plus de 8 millions d'enfants et en ont vacciné 3,5 millions. C'est au Centre de Recherches et de Formation lépro-

et marchés de riz ont fait l'objet d'inspections et le chargement de 8796 camions transportant du riz a été examiné.

logiques de Manille, et dans les centres dermatologiques provinciaux, que l'on s'efforce de diagnostiquer

la lèpre dès le début. Pendant l'exercice financier 1956/1957, 2431 cas nouveaux de lèpre ont été dépistés,

dont 1381 cas ont été diagnostiqués par examen clinique, les autres ayant été dépistés à la suite de tests positifs. Education sanitaire

Hygiène du milieu

Des cours d'éducation sanitaire sont organisés dans

Les conditions d'hygiène générale du pays se sont progressivement améliorées. Ce progrès s'explique par les inspections fréquentes du personnel sanitaire ainsi que par la campagne d'éducation sanitaire de la population. Ces méthodes ont donné des résultats particu-

diverses collectivités et pour certains groupes professionnels tels que les coiffeurs et les personnes appelées à manipuler des produits alimentaires. L'éducation sanitaire des masses se fait par la presse, la radio, le cinéma, et un service de publications très développé. On a organisé des clubs féminins d'action

lièrement heureux dans les zones rurales où l'on est parvenu à remédier à diverses sortes de déficiences. Les fonctionnaires des services de santé provinciaux et municipaux ainsi que les ingénieurs sanitaires ont reçu pour instructions de s'attacher tout particulière-

ment à faire connaître et appliquer des procédés hygiéniques pour l'évacuation des immondices.

sanitaire et on les utilise pour faciliter la mise en oeuvre des programmes d'amélioration du milieu. Nutrition

Budget de la santé

L'Institut de la Nutrition a concentré ses activités sur deux projets: la recherche nutritionnelle, avec communication des données ainsi obtenues, et l'exé-

Le budget du Gouvernement central pour 1960 comportait des prévisions de dépenses s'élevant à 895 millions de pesos, dont 6,1 % devaient être affectés aux services de santé, soit 2 pesos par habitant.

POLYNÉSIE FRANÇAISE

La Polynésie française comprend cinq archipels principaux - les îles de la Société, les îles Marquises, les îles Toubouaï, les îles Touamotou et les îles Gam-

dernières années. En 1956, on a enregistré 2941 naissances et 882 décès. Il n'existe pas de statistiques des

bier - situés dans le Pacifique sud; la superficie totale des terres émergées est de 3998 km2. Ces îles sont dispersées sur une étendue d'océan de plus de

causes de décès, non plus que de la fréquence des maladies transmissibles.

4 millions de km2, ce qui représente environ la superficie de l'Europe occidentale. Population et autres données biostatistiques

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent celles qui ont été décrites à la page 385

du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

Au dernier recensement (13 décembre 1956), la Polynésie française comptait 74 792 habitants; cette population était estimée en 1960 à 82 000 habitants. La majorité de cette population (78 %) vit dans les quatre grandes îles de l'archipel de la Société; la plus importante est Tahiti, qui compte 30 000 habitants, et où se trouve Papeete, la capitale. Plus de la moitié de la population est âgée de moins de vingt ans, ce qui

En 1960, on comptait 300 lits d'hôpital général, soit 3,66 lits pour 1000 habitants, et 290 lits dans les établissements spécialisés, soit au total 590 lits, représentant 7,2 lits pour 1000 habitants. Personnel médical et apparenté

témoigne d'un fort accroissement démographique naturel, de l'ordre de 3 % par an, en moyenne, ces

En 1959, on comptait 25 médecins, 14 dentistes, 5 pharmaciens, 97 infirmières et 31 sages- femmes.

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

299

Presque tous les médecins des services médicaux polynésiens appartiennent au Service de Santé de la France d'Outre -Mer; la durée de leur affectation est de trois

à l'hôpital central de Tahiti et un plan de longue haleine

ans. Sauf 8 praticiens privés qui exercent à Papeete, on ne trouve aucun médecin tahitien pleinement qualifié, non plus qu'aucun personnel d'une catégorie analogue à celle des assistants médicaux de certains autres territoires de la Région. Outre les médecins et les spécialistes affectés à l'hôpital central et à l'Institut de Recherches médicales de Papeete, des médecins sont

a été établi en vue d'améliorer les services. Enfin, les tréponématoses et la méningite à éosinophiles posent également des problèmes en Polynésie française. En 1957, on a pratiqué 6890 revaccinations antitétaniques, 5234 vaccinations contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes et 2920 primovaccinations antivarioliques. Nutrition

en poste dans l'île de Moorea, dans les îles Sous -leVent de l'archipel de la Société, dans les îles Marquises et dans l'île de Makatéa, où l'industrie des phosphates emploie une main- d'oeuvre considérable.

Certaines populations insulaires qui ont abandonné leur mode de vie traditionnel ont des régimes alimentaires mal équilibrés, et l'on note une tendance à remplacer les produits locaux par des denrées importées. Les graves maladies de carence comme le béribéri,

Lutte contre les maladies transmissibles

La lutte contre les maladies transmissibles vise principalement les grandes endémies - filariose, tuberculose et lèpre - qui font chacune l'objet d'une campagne énergique. La lutte contre la filariose s'est poursuivie pendant toute la période considérée; les mous-

le scorbut, la pellagre et la xérophtalmie sont inconnues; le rachitisme est rare et il n'y a pas de carence protéique primaire. La ration totale en calories est élevée, avec pour conséquence une obésité dont les autochtones tirent fierté et qu'ils ne tiennent pas pour

tiques ont fait l'objet d'études entomologiques et on a procédé à une importante enquête sur la microfilarémie et l'éléphantiasis. A la suite d'essais pratiques d'Hétrazan, une posologie a été adoptée: le médicament est administré une fois par mois pendant une année. L'objectif final est l'élimination de la filariose par chimiothérapie associée à la lutte contre les moustiques.

un signe de mauvaise santé; toutefois, elle s'accompagne aussi de goutte, de diabète et d'hypertension. Les caries dentaires, dont la fréquence augmente, constituent un problème sérieux car elles aboutissent souvent à la perte de toutes les dents. La proportion des jeunes gens de 21 ans complètement édentés et sans prothèses dentaires atteint parfois 25 %. L'hygiène dentaire est inexistante, alors que les aliments hydro-

Pour la lèpre, le nombre des cas connus en 1960 était d'environ 300, dont la moitié au moins étaient bacteriologiquement négatifs ou blanchis. On estime que le nombre des cas inconnus est extrêmement faible. Certains malades sont traités à domicile (administration des sulfones par voie buccale); d'autres habitent la colonie d'Orofara. La tuberculose existe également à

carburés dominent et que la teneur de l'eau en fluor semble faible. Une campagne d'hygiène alimentaire a été entreprise afin d'enseigner à la population comment

préparer, manipuler, conserver et emmagasiner un grand nombre de denrées locales, notamment d'aliments riches en protéines animales. Budget de la santé

l'état endémique dans les îles. Sa persistance est

favorisée par le grand nombre de jeunes enfants et par le surpeuplement des habitations. Des méthodes anti-

tuberculeuses modernes sont employées - examens radiographiques, test de Mantoux, vaccination par le BCG, hospitalisation, etc. - mais il est difficile de les étendre à l'ensemble des îles et les efforts ont dû être concentrés sur les parties les plus peuplées. Une nouvelle salle pour tuberculeux a été aménagée en 1960

Les dépenses budgétaires affectées aux services de santé en 1960 se sont élevées à environ 95 millions de francs du Pacifique. Ce montant comprend une subvention d'environ US $ 100 000 à l'Institut de Recherches médicales et quelque 7 millions de francs

CFP sont affectés aux mesures de santé publique, y compris la lutte antivénérienne. Le budget de la santé représente 17 % environ du budget total du territoire.

ILES SALOMON BRITANNIQUES

Les îles Salomon britanniques se trouvent dans l'océan Pacifique entre 5° et 12° 30' de latitude sud et 155° 30' et 169° 45' de longitude est. Elles sont un grand nombre d'îles, dont la superficie totale est de 29 785 km2.

population a été estimée à 124 076 habitants. On ne dispose pas de taux démographiques. En 1960, les causes de décès les plus importantes ont été les suivantes: paludisme (38 décès); pneumonie (24); tuberculose (19); maladies de la première enfance (10); artériosclérose des coronaires, myocardite dégénérative et autres cardiopathies (10) et tumeurs malignes (9). Le nombre total des décès enregistrés a été de 150. Les maladies transmissibles suivantes ont été le plus fréquemment déclarées en 1960: paludisme

Population et autres données biostatistiques Lors du dernier recensement complet, qui remonte

à 1931, ce territoire comptait 94 066 habitants. En 1959, à la suite d'un recensement par sondage, la

300

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

(15 860 cas); coqueluche (1743); tuberculose (335); lèpre (99); pian (66) et rougeole (2). Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent celles qui ont été décrites à la page 386

du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

pratiquement abouti à l'éradication de la maladie dans toutes les îles, à l'exception de l'intérieur de Malaita et de Guadalcanal. On estime que la lèpre affecte quelque 1500 habitants des îles Salomon, qui sont soignés dans une léproserie du Gouvernement et quatre léproseries de missions, ou groupés dans trois villages pour lépreux administrés par les autorités locales. La seule épidémie importante qui se soit produite en 1961

En 1960, il existait un hôpital central, situé à Honiara et pourvu de 130 lits, huit hôpitaux de district ou de mission, dotés de 312 lits, et un hôpital psychiatrique avec 18 lits. Vingt et un autres établissements,

a été une épidémie de grippe. On estime qu'à un certain moment elle a touché de 70 % à 80% de la population de Honiara. Bien que la morbidité ait été élevée, on n'a eu à déplorer que peu de décès. Des

comptant ensemble 436 lits, dispensaient aussi des soins hospitaliers. Au total, 896 lits d'hôpitaux étaient

essais de confirmation virologique sont restés sans succès, du fait des difficultés de communication. Ces dernières années, il y a eu des épidémies de coqueluche, de rougeole et de poliomyélite aiguë. Quelques cas de

disponibles dans les îles Salomon, soit 7,2 lits pour 1000 habitants.

typhus de brousse, soupçonnés dans la zone de Santa Cruz pour des raisons cliniques, ont été confirmés en

Personnel médical et apparenté; moyens de formation

1961 sur la base d'examens sérologiques. Jusqu'à présent il n'a pas été possible d'incriminer d'acariens susceptibles d'en être les vecteurs ou de rongeurs d'en constituer le réservoir. Hygiène du milieu

En 1961, sept médecins, soit un médecin pour

privé se rend chaque année pendant un mois à

18 000 habitants, exerçaient dans les îles. Un dentiste

Honiara. Il existe deux écoles d'infirmières, et en 1961 le Conseil des Infirmières et Sages- femmes comptait 227 infirmières sur son registre d'immatriculation. Lutte contre les maladies transmissibles

Comme en témoigne la fréquence des parasites intestinaux, de la gale et des dermatoses fongueuses, l'hygiène et l'assainissement laissent beaucoup à désirer, surtout dans les zones rurales. Certaines des coutumes locales font obstacle aux progrès dans ce

Les principales maladies transmissibles sont le paludisme et la tuberculose. Une campagne d'éradication du paludisme a été entreprise vers la fin de 1960 et se poursuit avec la collaboration de l'OMS. Le pro-

jet pilote a permis de compléter la reconnaissance géographique et l'évaluation épidémiologique, et les opérations de pulvérisations devaient commencer en 1962. Une enquête de portée limitée sur la tuberculose a également été effectuée; on estime que 3 % de la population souffrent de tuberculose contagieuse. En 1961 on a inauguré un registre central devant permettre

domaine. Cependant, on espère pouvoir améliorer progressivement l'hygiène et l'assainissement ruraux en poursuivant, sur les plans théorique et pratique, un effort d'éducation sanitaire dans les écoles et en faisant pénétrer cette éducation dans les villages, grâce aux équipes de lutte antipaludique et antipianique, ainsi qu'à des émissions radiodiffusées traitant de questions

sanitaires. Des cours d'éducation sanitaire ont été organisés en 1960 à l'intention d'aides- infirmiers et d'instituteurs avec l'aide de la Commission du Pacifique sud.

d'assurer la notification, le traitement approprié et la surveillance ultérieure de tous les cas nouveaux de tuberculose. Une campagne d'éradication du pian, lancée en 1956 avec l'assistance de l'OMS et du FISE, a permis de réduire la fréquence des cas nouveaux de pian infectieux de 12,37 % à 0,13 % en l'espace de deux ans. Depuis cette campagne, une surveillance constante et l'élimination rapide des cas résiduels ont

Budget de la santé Le montant des dépenses prévues au budget de 1959 était de 1 489 313 livres australiennes, dont 10,8

devaient être consacrés aux services de santé. Les dépenses prévues au titre de ces services représentaient

donc £A 1,3 par habitant.

SAMOA AMÉRICAIN

Le Samoa américain comprend les îles Tutuila, Aunu'u, Ofu, Olosega, Ta'u, Rose et Swains, situées par 140 de latitude sud et 170° de longitude ouest, au sud -ouest d'Hawai. Sa superficie est approximativement de 197 km2.

Population et autres données biostatistiques

Au dernier recensement, en 1960, le territoire comptait 20 045 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatis-

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

301

tiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT

encore, la formation médicale était assurée principalement par l'Ecole centrale de Médecine de Suva, aux Fidji. En 1960, toutefois, il a été décidé d'envoyer tous les étudiants en médecine aux Etats -Unis, en les

NATUREL

(EN

POURCENTAGE)

faisant bénéficier de bourses accordées par l'Etat. La première de ces bourses d'études a été décernée en 1961. Il existe au Samoa américain un cours de trois

ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

ans destiné à former des infirmières et des sages femmes. En 1960, 24 élèves ont obtenu leur diplôme. 1960

1950

1958

1959

Lutte contre les maladies transmissibles

Population moyenne . Taux de natalité .

20 154 35,0 10,0

20 154 39,2 7,3

20 154 42,4 5,3 3,71

20 045 42,7 5,4 3,73

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) .

3,50 104,2

3,19

Pendant la période considérée, deux enquêtes épidémiologiques ont été entreprises dans les îles. En 1960, il y a eu neuf cas de poliomyélite paralytique dus au virus du type III. Un vaste programme de vaccinations contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos a été exécuté. Des vaccinations antipoliomyélitiques et antivarioliques ont également eu lieu. Protection maternelle et infantile

Taux de mortalité infantile .

43,8

32,6

31,2

L'extension des activités en faveur de l'hygiène maternelle et infantile est l'objet de soins particuliers. D'après les renseignements très incomplets dont on

Le nombre des dispensaires pour les enfants d'âge préscolaire a augmenté dans les villages, ce qui a permis une amélioration générale de la santé des enfants en cause. Les comités féminins locaux de la santé, dont le nombre est passé de 11 en 1957 à 38 en 1960, jouent

dispose, les principales causes de décès ont été les suivantes en 1960: cardiopathies (16 décès); tumeurs malignes (14); accidents (12); maladies des voies respiratoires (10) et sénilité sans mention de psychose,

causes mal définies ou inconnues (10). Le nombre total des décès enregistrés a été de 104. Les maladies transmissibles suivantes ont été le plus déclarées en 1960: trachome (242 cas); tuberculose, toutes formes, nombre total des cas connus (110) et lèpre, nombre total des cas connus (88). Lors d'une enquête effectuée en 1958 dans l'ensemble des îles, 862 cas de filariose ont été découverts. En 1957, on a enregistré 2500 cas de rougeole et 4000 de grippe. Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

un rôle très important dans ce développement. Les femmes qui en font part ont reçu un enseignement élémentaire sur

de la peau et l'hygiène de base. On leur a confié des bascules et des toises, en les chargeant de faire rapport à l'infirmière sanitaire de district sur la croissance et

le développement des enfants d'âge préscolaire. On leur a également fourni du savon chirurgical, des scabéicides et d'autres médicaments pour le traitement des affections cutanées. Principaux problèmes de santé publique

L'organisation et l'administration des services de santé du Samoa américain demeurent identiques à celles décrites à la page 387 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Les soins préventifs et curatifs sont donnés dans un hôpital général et un établissement pour lépreux, qui

Une sérieuse pénurie de personnel médical et sanitaire entrave le développement et l'extension des services de santé dans le Samoa américain. Cette situation est aggravée par l'absence de communications appropriées entre les diverses îles. Le niveau général

totalisent 174 lits, soit 8,7 lits pour 1000 habitants. En 1960, 4072 malades ont été admis dans ces établisse-

de la santé n'est pas aussi satisfaisant dans les îles éloignées que dans l'île principale. Parmi les autres problèmes sanitaires, il y a lieu de citer ceux que posent

ments. Le traitement ambulatoire est assuré par un service rattaché à l'hôpital général, ainsi que par six dispensaires et une unité mobile. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, le personnel sanitaire du Samoa américain comprenait 5 médecins, 1 dentiste, 4 infirmières, 119 infirmières auxiliaires et 38 sages -femmes. On comptait

la fréquence élevée de la filariose et des parasitoses intestinales. Pour ces dernières, le taux d'infestation atteint presque 100 %. Il existe également un nombre élevé de cas de maladies pulmonaires non tuberculeuses.

Budget de la santé En 1960, le budget de la santé s'est élevé à 502 684 dollars des Etats -Unis. Les dépenses sanitaires représentaient donc US$ 25,1 par habitant.

donc un médecin pour 4009 habitants. Récemment

302

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

SAMOA -OCCIDENTAL

Le Samoa -Occidental se trouve dans l'océan Pacifique, entre 13° et 15° de latitude sud et 171° et 173° de longitude ouest. Il comprend les deux grandes îles

la Santé est devenu un organe consultatif qui donne au Ministre des avis sur les questions se rapportant

de Savaii et d'Upolu et les petites îles de Manono et d'Apolima. Sa superficie est de 2927 km2. Population et autres données biostatistiques

à la politique sanitaire générale, au budget de la santé, ainsi qu'à la gestion des hôpitaux. Services hospitaliers

En 1957, la population du Samoa -Occidental a été

évaluée à 97 327 habitants. Les chiffres estimatifs de la population et d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant : POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ (POUR MILLE HABITANTS) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1959 1960

latoires à l'hôpital général, dans les hôpitaux de district, dans les dispensaires et auprès du groupe sanitaire mobile. Il n'a jamais été envisagé de réclamer

En 1960, il existait un hôpital général de 285 lits à Apia et 16 hôpitaux de district, totalisant 270 lits. Le pays disposait donc de 5,4 lits d'hôpitaux pour 1000 habitants. L'hôpital général comprend un service pour tuberculeux, un service d'isolement des contagieux, une léproserie, une maternité, un centre pour nourrissons et un service psychiatrique. Les malades peuvent recevoir des traitements ambu-

le remboursement intégral des médicaments fournis 1957 1958

aux malades.

Personnel médical et apparenté; moyens de formation Population moyenne . . Taux de natalité 97 327 39,85 102 360 37,64 105 863 38,52 108 403 36,07 18,98

Taux de mortalité infantile .

42,16

31,94

22,27

En 1960, on comptait au Samoa-Occidental 48 médecins, 1 pharmacien et 7 aides -pharmaciens, 6 dentistes, 126 infirmières et 123 infirmières stagiaires. Les médecins font leurs études à l'étranger, généralement

à l'Ecole centrale de Médecine de Suva, aux Fidji, et en Nouvelle -Zélande, mais les infirmières sont formées sur place. Luttes contre les maladies transmissibles

Il n'existe pas de statistiques dignes de foi sur les principales causes de décès. La déclaration de toutes les maladies transmissibles est devenue obligatoire en 1959, mais les chiffres suivants, qui ont trait aux maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées

en 1960, restent sujets à caution: grippe (4182 cas); diarrhée infantile (957); coqueluche (645); oreillons

(121); tuberculose, total des cas connus (109) et hépatite infectieuse (100). Il n'a été enregistré en 1960 que 5 cas de pian, contre 258 en 1957. Deux épidémies

- l'une de rougeole, l'autre de grippe asiatique se sont déclarées en 1957 et ont frappé un grand nombre de personnes. Organisation et administration des services de santé

Le paludisme est inconnu au Samoa -Occidental. Les maladies vénériennes ne posent pas de problème grave car les cas sont très peu nombreux. En 1960, on a lancé une campagne intensive de dépistage de la tuberculose par le test tuberculinique. Les enquêtes entreprises à la fin de 1958 et de 1960 pour contrôler les résultats d'une campagne contre le pian ont révélé

que la fréquence de la maladie avait sensiblement diminué. On n'a diagnostiqué que cinq cas nouveaux en 1960. Les autorités sanitaires déploient des efforts énergiques pour venir à bout des salmonelloses, qui ont provoqué en 1959 une grave épidémie atteignant

L'organisation et l'administration des services de santé sont exposées à la page 388 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. En 1959, une nouvelle ordonnance sur la santé publique est entrée

surtout les nourrissons. La lèpre est toujours peu répandue. Les 18 cas nouveaux signalés en 1960 ont

été traités à la léproserie de l'hôpital d'Apia. Des vaccinations contre la variole, la fièvre typhoïde, le tétanos, la diphtérie et la coqueluche ont été organisées. En 1959, une campagne antipoliomyélitique a été entreprise, qui a permis de vacciner 1766 personnes.

en vigueur: elle a placé le Département de la Santé sous l'autorité d'un Ministre de la Santé. Le Directeur des Services de Santé est responsable envers le Ministre de l'administration du Département en ce qui concerne tant les services curatifs que l'action de santé publique.

la transition entre le régime passé et le nouveau système de gouvernement de cabinet. Le Conseil de

Cet aménagement s'inscrit dans le cadre général de

Protection maternelle et infantile Il existe un centre de protection maternelle et

infantile dans chaque village. Le principal centre de

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

303

consultations prénatales, qui relève de l'hôpital

Hygiène du milieu

d'Apia, prend de plus en plus d'extension. La salle de maternité de 32 lits de cet hôpital sert surtout pour les cas qui demandent des soins particuliers, ainsi qu'à la formation des infirmières. Les centres de consultations pour nourrissons et pour jeunes enfants sont très fréquentés. On veille spécialement à ce que l'alimentation des nourrissons soit assurée de façon satisfaisante. Des comités féminins font ceuvre très utile en matière d'hygiène maternelle et infantile. Depuis 1926, il en a été créé dans presque tous les villages du Samoa -Occidental en tant qu'organismes sanitaires auxiliaires agissant en liaison étroite avec les infirmières de district, les médecins de district et les autres agents des services de santé. Ces comités

Une amélioration des ouvrages sanitaires et de l'hygiène en général est indispensable pour remédier à la fréquence élevée des affections gastro -intestinales.

Les principales questions à régler dans ce domaine sont l'évacuation des eaux et matières usées, l'approvisionnement en eau et la lutte contre la prolifération des moustiques. Principaux problèmes de santé publique

La tuberculose et la filariose semblent être assez répandues dans le pays. La fièvre typhoïde, l'hépatite infectieuse (qui gagne du terrain), la diarrhée infantile et la grippe (dont la fréquence est relativement élevée) représentent les principaux problèmes de santé publique à résoudre. Budget de la santé

s'occupent de la surveillance post -cure à domicile pour les cas de tuberculose et de lèpre par exemple. Ils aident en outre à recueillir des fonds pour construire des hôpitaux, aménager les adductions d'eau et établir des centres communautaires, encourageant ainsi les villages à pourvoir eux -mêmes à leurs besoins

médicaux et sociaux. Le taux de mortalité infantile ne cesse de diminuer: il est tombé de 42,16 pour 1000 naissances vivantes en 1957 à 18,98 en 1960.

En 1960, les dépenses budgétaires consacrées aux

services de santé s'élevaient à 246 861 livres néozélandaises, soit £NZ 2,4 par habitant.

SARAWAK

Le Sarawak est situé dans la partie nord -ouest de l'île de Bornéo, dans la mer de Chine méridionale. Sa superficie est de 123 025 km2.

décès, mais la cause n'a été certifiée que pour 906 d'entre eux; les causes les plus importantes ont été les suivantes: tuberculose, toutes formes (235 décès); pneumonies (186); gastrite, duodénite, entérite et colite, à l'exception des diarrhées des nouveau -nés (163); artériosclérose des coronaires, myocardite

Population et autres données biostatistiques

Lors du dernier recensement (14 juin 1960), le Sarawak comptait 744 529 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1959, figurent

dégénérative et autres cardiopathies (128); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (120); tumeurs malignes (72) et accidents (49). Les maladies transmissibles le plus fréquemment déclarées pendant la période considérée ont été les suivantes : pneumonie, tuberculose, lèpre, poliomyélite, paludisme, affections gastro -intestinales et trachome.

dans le tableau suivant. (Il convient de noter que l'enregistrement des naissances et des décès est encore incomplète.) POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958 1959

Organisation et administration des services de santé

L'organisation et l'administration des services de santé demeurent celles qui ont été décrites à la page 388 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. On s'efforce actuellement d'assurer la coordination entre les services sanitaires qui fonctionnent dans les grandes agglomérations et ceux de vastes

Population moyenne . Taux de natalité Taux de mortalité . . . Taux de mortalité infantile . .

648 362 23,9 6,6 72,0

675 316 28,5 6,6 57,0

703 525 26,8 6,1

zones rurales. Les uns et les autres dépendent de la même administration et ont le même personnel. Dans les principales agglomérations, les hôpitaux modernes offrent des services curatifs relativement conformes aux progrès récents. Les zones rurales sont desservies par un réseau complexe de dispensaires fixes et mobiles. De ce fait, presque tout le territoire, même à l'intérieur des terres, se trouve avoir accès à une forme ou une autre d'assistance médicale.

57,0

par rapport aux chiffres relatifs à la Malaisie par exemple, car de nombreux décès ne sont pas enregistrés. En 1959, il a été enregistré officiellement 4173

Les chiffres des décès parr cause paraissent très bas

304

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

En 1960, l'organisation et la normalisation des activités du département médical ont considérablement progressé. Le personnel sanitaire de la nouvelle

du mois d'août un système de surveillance couvrant tout le territoire fonctionnait déjà à plein. Un plan de lutte antituberculeuse a été récemment mis sur pied et reçoit une assistance financière à la fois de l'organisation du Colonial Development and Welfare

direction centrale est maintenant au complet: il comprend le Directeur des Services médicaux, le directeur adjoint, le médecin spécialiste de la santé publique, dont les fonctions sont celles qu'exerce dans d'autres territoires le sous -directeur des services médicaux, et, enfin, l'infirmière -chef des services infirmiers. Indépendamment de ces quatre fonctionnaires principaux, le Conseiller paludologue prin-

et au titre du Plan de Colombo. Le personnel local devant participer à la réalisation de ce projet est en cours de formation et les premiers éléments du personnel recruté en vertu du Plan de Colombo sont déjà arrivés. La mise en oeuvre devait commencer en mars 1961. Considérée sous l'angle de la santé publique, la tuberculose sévit dans le pays à l'état presque épidé-

cipal de l'OMS a son bureau à la direction centrale, ce qui lui permet d'entretenir une liaison très étroite avec eux. En 1960, l'hôpital de Miri, précédemment géré par la Sarawak Shell Oilfields Ltd, a été transféré au Gouvernement. Cette compagnie pétrolière avait

mique et la situation est très comparable à celle de l'Europe au dix- neuvième siècle. Outre le travail d'approche à accomplir dans le domaine de l'épidémiologie et de la thérapeutique, il y a beaucoup à faire pour améliorer le niveau général de vie. Des suggestions préliminaires visant l'éradication de la lèpre au cours des dix prochaines années ont été discutées par

assuré tous les services hospitaliers dans cette zone pendant près de cinquante ans. Diverses organisations bénévoles et philanthropiques - notamment le Conseil de la Protection sociale, la section du Sarawak de la Croix -Rouge britannique et la Ligue antituber-

le Gouvernement et par un léprologue envoyé en mission. On envisage la création, à l'intention des assistants des hôpitaux, d'un cours spécial de léprologie afin que les malades vivant à l'intérieur du pays puissent être plus efficacement dépistés et traités. Une

culeuse du Sarawak - collaborent avec les pouvoirs publics. Services hospitaliers

faible poussée de poliomyélite s'est manifestée au début de 1960, à la suite de l'apparition d'une poussée analogue à Brunéi. Vingt -deux cas ont été signalés

En 1960, il existait 4 hôpitaux généraux, pourvus de

833 lits au total, un hôpital psychiatrique doté de 300 lits, une léproserie pouvant accueillir 520 malades

et une maison de convalescence pour tuberculeux comprenant 26 lits. La capacité totale d'hospitalisation, qui est de 1679 lits, représente 2,2 lits pour 1000

et l'un d'eux a été mortel. Le goitre endémique est une maladie courante au Sarawak. Une usine de préparation de sel iodé, récemment installée à Sibu, fonctionne d'une manière satisfaisante et l'on espérait pouvoir créer une usine analogue à Kuching, en 1961 ou 1962, pour desservir certaines zones de l'intérieur

habitants. On continue à agrandir les installations hospitalières existantes et certains services sont en cours de modernisation. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, le Sarawak comptait 56 médecins, 157 dentistes et 292 infirmières employées par l'administration. Ces temps -ci, 11 ressortissants du Sarawak étudiaient la médecine outre -mer, 2 l'art dentaire, 8 suivaient un

du pays. L'anémie ferriprive est, elle aussi, très réconseiller régional de l'OMS en matière de nutrition s'est rendu récemment au Sarawak pour une première évaluation des problèmes qui se posent dans ce domaine.

pandue et son étiologie est fort mal connue. Un

Protection maternelle et infantile

enseignement infirmier, 1 faisait des études de pharmacie et 6 suivaient des cours d'inspecteurs sanitaires, au titre du Plan de Colombo. Des infirmières et le personnel auxiliaire d'autres catégories recevaient sur place un enseignement assuré par les autorités. Lutte contre les maladies transmissibles

Il existe dans beaucoup de régions du pays des dis-

pensaires d'hygiène maternelle et infantile qui disposent d'un personnel et d'un équipement suffisants. Les sages- femmes sont au nombre de 350, et celles qui

On s'est aperçu, il y a quelques années, que le vecteur local du paludisme, Anopheles leucosphyrus, était un très médiocre vecteur. En conséquence, il a été relativement facile d'interrompre la transmission de la maladie. Des plans visant à transformer le projet de lutte antipaludique bénéficiant de l'assistance de l'OMS en un projet d'éradication ont été élaborés en 1959, et mis à exécution au début de 1960; vers la fin

travaillent dans les zones rurales ont un rôle éducatif important à jouer dans leur collectivité. Des notions élémentaires d'hygiène et d'économie domestique sont maintenant enseignées aux sages- femmes et aux aides -visiteuses d'hygiène, afin qu'elles diffusent les connaissances ainsi acquises dans les villages où elles opèrent. Principaux problèmes de santé publique

Les principaux problèmes de santé publique qui restent à résoudre sont ceux que posent la tuberculose,

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

305

les affections gastro -intestinales, le trachome et les helminthiases. Des améliorations en matière d'assainissement - qui consisteraient notamment à alimenter la population en eau saine et à mieux organiser l'éva-

Budget de la santé

Les prévisions de dépenses du budget de 1960 s'établissaient à 55 199 000 dollars des Détroits, dont 14 % étaient consacrés aux services sanitaires. Les dépenses sanitaires représentaient ainsi 10,3 dollars des Détroits par habitant.

cuation des excreta - contribueraient largement à éliminer certaines de ces affections.

SINGAPOUR

L'île de Singapour, située à l'extrémité sud de la péninsule de Malacca, couvre une superficie d'environ 362 km2. Le territoire comprend la ville de Singapour, la base navale, un certain nombre d'installations militaires, cinq aérodromes et quelques petites îles. Population et autres données biostatistiques Au dernier recensement (17 mai 1957), la population de Singapour était de 1 445 929 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE ET MATERNELLE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1958

déclarées en 1960: tuberculose, cas nouveaux (1219); diphtérie (637); poliomyélite (189); fièvre typhoïde (179); lèpre (144) et paludisme, cas nouveaux (14). Organisation et administration des services de santé

L'organisation des services de santé demeure identique à celle qui est décrite à la page 389 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Les soins médicaux sont gratuits à Singapour pour toute la population. Le passage du statut de colonie à celui

d'Etat doté de l'autonomie interne a été l'heureux mai

aboutissement d'un référendum organisé à la fin de 1959. Les changements étaient évidemment

d'ordre constitutionnel et politique, mais on peut noter aussi des incidences sur l'organisation sanitaire.

L'année 1959 a marqué, à cet égard, un tournant, avec l'adoption des premières mesures visant à mettre en place une administration unifiée, coordonnée et efficace des services médicaux et sanitaires sous la

direction du Ministère de la Santé. A cette fin, la responsabilité des services sanitaires, qui incombait

1959

1960

aux deux autorités locales - le Conseil municipal et le Conseil rural - a été transférée en novembre 1959 au Ministre de la Santé. Au Ministère lui -même,

Population moyenne . . Taux de natalité

1

445 929 42,7 7,4

1

514 900 41,3 7,0 3,43

1

579 600 39,5

1

634 100 37,8 6,2

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 6,4 3,31 .

des dispositions ont été prises pour la création d'une division des hôpitaux, réunissant tous les services hospitaliers sous une administration unique. En juin 1959, le service pharmaceutique a été placé sous la direction du Ministère de la Santé. Services hospitaliers

3,53

3,16 34,9

Taux de mortalité infantile . Taux de mortalité maternelle

41,4

43,7

36,0 0,7

0,9

0,8

0,4

En 1960, les Chinois représentaient environ 76 de la population totale, les Malais, Indiens et Pakistanais 22 %, les Européens, Eurasiens et autres 2 %. Les principales causes de décès ont été les suivantes en 1960: tumeurs malignes (1026 décès); maladies de la première enfance (984); pneumonie (921); tuber-

En 1960, il y avait à Singapour 13 hôpitaux, avec 6737 lits, soit 4,13 lits pour 1000 habitants. Ces établissements comprenaient deux hôpitaux généraux, avec 1627 lits, un hôpital pour tuberculeux, une léproserie et un centre de traitement des opiomanes. Pendant l'année, le nombre total des admissions dans les hôpitaux s'est élevé à 105 254. Personnel médical et apparenté; moyens de formation

Le nombre des médecins est passé de 569 en 1957

culose (646); gastrite, duodénite, entérite et colite (543); lésions vasculaires affectant le système nerveux central (533) et artériosclérose des coronaires et myocardite dégénérative (417). Le nombre total des décès enregistrés par cause était de 10 286. Les maladies transmissibles suivantes ont été le plus fréquemment

à 640 en 1960, ce qui donne une proportion d'un médecin pour 2550 habitants. En 1960, il y avait en outre 324 dentistes, 95 pharmaciens, 1274 infirmières, 23 ingénieurs sanitaires et 69 inspecteurs sanitaires. L'Université de Malaisie assure la formation

des médecins, des dentistes et des pharmaciens pour

306

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Singapour et pour toute la Malaisie. Il existe un cours de formation post- universitaire conduisant au diplôme de santé publique. L'école de médecine a délivré 81 diplômes en 1959. Il y a également une école d'infirmières qui a délivré 141 diplômes la même année. En mai 1958, le Royaume -Uni de

Hygiène du milieu

Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord a offert à Singapour un Institut de la Santé qui réunit dans un seul bâtiment l'ensemble des services d'hygiène préventive destinés aux enfants, y compris les écoliers, et offre certaines possibilités de formation au personnel paramédical, ainsi que des installations pour la recherche. Lutte contre les maladies transmissibles

L'assainissement rural fait l'objet d'un effort croissant. Depuis 1954, un programme d'assainissement est mis en oeuvre dans les villages; il comporte l'installation de systèmes d'adduction d'eau, la construcd'un collecteur principal d'eaux usées dans lequel peuvent se déverser les conduites des habitations privées, des installations d'évacuation des ordures

ménagères, des latrines à trou foré, des latrines rurales sont encouragées à y installer des fosses

à siphon hydraulique, etc. Les entreprises qui construisent des immeubles d'habitation dans les zones septiques. Une usine d'épuration des eaux est en cours d'édification à Ulu Pandam; lorsqu'elle sera achevée, elle desservira une grande partie des zones urbaines et rurales. Le réseau de distribution d'eau de la ville de Singapour est étendu progressivement à l'ensemble

Aucune maladie contagieuse grave ne s'est manifestée ces dernières années à Singapour, à l'exception d'une épidémie de poliomyélite en 1958 et d'une légère poussée de variole en avril 1959 (10 cas, avec 2 décès), qui a été introduite par un passager en transit muni d'un certificat international de vaccination valable.

de la zone rurale. Environ 90 % de la population bénéficient actuellement de cet avantage, mais dans certaines agglomérations rurales il n'y a encore que des puits. Toutes les eaux du système d'adduction sont maintenant fluorurées. Santé mentale

Aucun cas de paludisme indigène n'a été signalé dans le pays depuis huit ans. Les principales infections intestinales, telles que la fièvre typhoide et la dysenterie amibienne, demeurent présentes, mais le nombre des

cas nouveaux est peu élevé. Les affections gastrointestinales bénignes conservent également leur caractère endémique. En 1960, on a pratiqué 49 127 primo vaccinations antivarioliques, 40 747 vaccinations contre le tétanos, la coqueluche et la diphtérie à l'aide

Les nouvelles mesures adoptées à Singapour dans le domaine de la santé mentale s'inspirent de la théorie

actuellement admise selon laquelle, dans beaucoup de cas, c'est le milieu d'où vient le malade qui constitue le meilleur agent thérapeutique. On estime que l'effet thérapeutique de la vie dans la société, complété quand il le faut par des visites au dispensaire psychiatrique, est bien supérieur à celui d'un long isolement dans un hôpital psychiatrique, qui ne fait que diminuer

du triple antigène et 15 673 vaccinations contre le choléra. La tuberculose prédomine toujours. Aussi une campagne de dépistage de masse par examen radiologique a -t -elle été menée sur le territoire de Singapour depuis 1960. L'épidémie de poliomyélite mentionnée plus haut a fourni au Ministère de la Santé et à l'Université de Malaisie l'occasion de conjuguer leurs efforts dans le domaine de l'épidémiologie. Le vaccin buccal Sabin a été employé pour l'immunisation d'une grande partie de la population. Ensuite, une enquête a été entreprise pour déterminer si le vaccin administré s'était révélé utile et sans danger.

les possibilités de réadaptation du malade à la vie collective. Le nombre de lits de l'hôpital psychiatrique de Singapour a été ramené de 2040 en 1957 à 1869 en 1960.

Recherches dans le domaine de la médecine et de la santé publique

Les résultats de cette enquête, qui prouvaient l'innocuité de ce vaccin, ont été publiés depuis. Protection maternelle et infantile

Le service médical de l'hôpital universitaire a entrepris des recherches sur des maladies telles que le diabète, la cirrhose du foie, l'éosinophilie pulmonaire, la polyarthrite chronique évolutive, la néphrite, etc. Le département de parasitologie de l'Université de Malaisie poursuit actuellement des recherches épidémiologiques sur les helminthiases que l'on rencontre ordinairement à Singapour. Budget de la santé

Les services de protection maternelle et infantile sont demeurés d'une qualité élevée. En février 1958, l'International Baby Welfare Council a décerné un prix aux services de protection maternelle et infantile des zones rurales de Singapour. En 1960, il y avait 50 centres de protection maternelle et infantile dans ces zones et 348 centres de consultations prénatales dans la zone urbaine; au cours de 1255 séances de consultation, 13 370 consultantes ont été reçues dans ces centres, où elles ont fait en tout 105 907 visites.

Le budget de 1960 prévoyait un montant total de dépenses de 381 874 250 dollars des Détroits, dont 13,6 % étaient destinés aux services sanitaires. Les dépenses affectées à ceux -ci représentaient donc 31,7 dollars des Détroits par habitant.

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

307

TIMOR PORTUGAIS La province portugaise de Timor comprend environ la moitié de l'île de Timor, dont l'autre moitié appartient à l'Indonésie. Elle couvre une superficie totale de 18 909 km2.

Les soins médicaux curatifs et préventifs sont dispensés à Dili, la capitale, dans un hôpital central, une

Population et autres données biostatistiques

Lors du dernier recensement (9 décembre 1950), le Timor portugais comptait 442 378 habitants. L'enregistrement des naissances et des décès ne paraît avoir été complet que pour la fraction relativement faible de la population qui connaît un mode de vie civilisé. Les

maternité, un dispensaire prénatal et un centre de santé. Le reste du pays est desservi par 3 hôpitaux d'Etat et 48 postes sanitaires. La capacité totale d'hospitalisation est de 230 lits, soit 0,45 lit pour 1000 habitants. Les postes sanitaires sont pourvus d'un personnel infirmier masculin et reçoivent périodiquement la visite des médecins rattachés aux services de santé de district. Les soins médicaux sont entièrement gratuits dans les établissements du Gouvernement pour les indigènes et pour les fonctionnaires du Gouvernement. Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, les services de santé comptaient 10 médecins, 1 pharmacien, 1 dentiste, 52 infirmiers et infirmières et 10 sages- femmes. Il y avait donc cette année -

données biostatistiques reproduites dans le tableau suivant ne concernent que cette fraction et il est admis qu'elles sont incomplètes. POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE)

ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

1957

1958

1959

1960

là un médecin pour 51 600 habitants. Les études de médecine se font dans les universités du Portugal et à l'Ecole de Médecine de Goa. L'hôpital général de Dili forme du personnel infirmier et des sages femmes.

Population moyenne . . Taux de natalité

Lutte contre les maladies transmissibles 483 611 23,1

486 932 24,1 16,1

499 264 26,2 18,3

516 079 21,6 13,9

Le problème essentiel est le paludisme mais, depuis

Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) 22,3 .

de nombreuses années, des pulvérisations d'insecti-

cides à effet rémanent et des mesures chimiothérapiques sont appliquées dans les principaux centres de peuplement, et les résultats obtenus ont été très positifs. La campagne antipianique est en bonne voie.

0,08 53,1

0,81 93,1

0.79

0.77

Taux de mortalité infantile .

-

-

En 1960, on a vacciné 28 832 personnes contre la variole.

Si l'on s'en tient aux données très incomplètes dont on dispose, les principales causes de décès en 1960 ont été les suivantes: paludisme (32 décès); pneumonie (13) et gastrite, duodénite, entérite et colite (10). II y a eu au total 90 décès enregistrés par cause. Les maladies transmissibles le plus fréquemment

Protection maternelle et infantile

Un programme de développement des activités d'hygiène maternelle et infantile est en cours. On a créé des cours à l'intention des sages- femmes visiteuses auxiliaires et des aides -infirmiers. En 1960, les 5 dispensaires prénatals ont accueilli 585 femmes enceintes.

déclarées ont été les suivantes: pian, nombre total de cas connus (5287); tuberculose, nombre total de cas connus (663); lèpre (87) et coqueluche (86).

Principaux problèmes de santé publique

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

Les principaux problèmes qui se posent dans la province sont la tuberculose, la lèpre, le pian, les parasitoses intestinales, le paludisme et la malnutrition.

L'organisation et l'administration des services de santé sont décrites à la page 392 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. En 1960 a été créée la Direction générale de la Santé et de l'Assistance de l'Outre -Mer, dont l'objectif principal est de

Budget de la santé

En 1960, le budget total était estimé à 112 580 974

centraliser et de coordonner toutes les activités de santé au sein du Ministère de l'Outre -Mer.

escudos, dont 5,9 % devaient être consacrés aux services sanitaires. Les dépenses pour ces services représentaient donc 12,9 escudos par habitant.

308

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

TONGA

L'archipel de Tonga, connu également sous le nom d'îles des Amis, est situé dans le sud de l'océan Pacifique, entre 15° et 22° 30' de latitude sud et 170° et 177° de longitude ouest, à l'est- sud -est des îles Fidji. Il occupe une superficie de 700 km2. Population et autres données biostatistiques

Personnel médical et apparenté

En 1960, le personnel des services médicaux et sanitaires comprenait 2 médecins (l'un d'eux étant le médecin -chef de l'hôpital de Vaiola et l'autre remplissant les fonctions de consultant dans le groupe de Vava'u), 22 assistants médicaux, 4 pharmaciens auxiliaires, 1 inspecteur sanitaire, 2 aides -pharmaciens, 1 dentiste principal et 2 dentistes de l'administration, 4 assistants dentaires, 1 infirmière -chef, 1 infirmière

Au dernier recensement

(26

septembre

1956),

l'archipel de Tonga comptait 56 838 habitants. Les chiffres estimatifs de la population ainsi que d'autres données biostatistiques, pour la période 1957 -1960, figurent dans le tableau suivant. (Ces données concernent exclusivement la population autochtone.) POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques

de protection infantile,

1

infirmière -monitrice,

1

infirmière- assistante de protection infantile et 26 infirmières diplômées. On comptait également quelque 20 auxiliaires médicaux, inspecteurs sanitaires et techniciens de laboratoire. Lutte contre les maladies transmissibles

La lutte contre les maladies transmissibles ne comporte aucun élément inhabituel. L'archipel est sujet à diverses invasions épidémiques telles que, par exemple, la poliomyélite en 1958. Puis, en mars et en

1957

1958

1959

1960

avril 1959, l'île a été atteinte d'une épidémie plus sévère encore de grippe, qui a provoqué plus de 20 décès par suite de complications pulmonaires. Le pian revêt un caractère d'endémicité; une campagne de lutte antipianique bénéficiant de l'assistance de l'OMS et utilisant les méthodes usuelles devait débuter en avril 1962. La réalisation de ce projet s'est

Population moyenne . . Taux de natalité

57 000 35,0 9,3

60 000 35,5 6,0

62 000 34,0 5,3

63 874 36,5

Taux de mortalité Accroissement naturel (%) 4,6 3,19 15,4 .

trouvée retardée en raison de certaines difficultés 2,57 69,5 2,95 2,87 16,1

Taux de mortalité infantile .

26,7

concernant les installations matérielles. En 1958, il a été procédé à 16 389 vaccinations contre les fièvres typhoïde et paratyphoïdes et à 3258 vaccinations par le BCG. Principaux problèmes de santé publique

Il n'existe pas d'enregistrement des causes de décès, mais la déclaration des cas de maladies transmissibles

est pratiquée depuis de nombreuses années et s'est notablement améliorée depuis 1959.

Parmi les principaux problèmes de santé publique, il convient de citer la pollution des eaux, qui résulte de la mauvaise condition des puits et des mesures insuffisantes de salubrité prises dans l'aménagement des latrines

et des installations d'évacuation des

Organisation et administration des services de santé Services hospitaliers

matières usées. Le récent projet d'assainissement, bénéficiant de l'aide de l'OMS, a démontré qu'il est

possible d'installer des systèmes d'adduction d'eau dans les villages de Tonga. Aussi élabore -t -on main-

L'orginisation et l'administration des services de santé demeurent celles qui sont décrites à la page 393 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde.

tenant des plans pour l'amélioration des approvisionnements en eau dans de nombreux villages, avec les conseils de l'OMS et l'aide du FISE. L'extension de certains autres services est également jugée indispensable. Il s'agit, entre autres, d'agrandir les services de chirurgie et de maternité de l'hôpital principal, de créer un plus grand nombre de dispensaires locaux et de développer les services infirmiers de district.

En 1960, ii existait 3 hôpitaux généraux, totalisant 173 lits, soit 2,7 lits pour 1000 habitants. Six dispensaires ruraux assuraient un service hospitalier dans les régions écartées.

RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

309

RÉPUBLIQUE DU VIET-NAM

la mer de Chine méridionale et à l'ouest par le a une superficie de 170 806 km2.

Le Viet -Nam est situé dans le sud -est de l'Asie; il est bordé au nord par la Chine, à l'est et au sud par

le Ministère de la Santé s'est augmenté d'une Administration générale pour l'Eradication du Paludisme en 1958. Services hospitaliers

Cambodge et le Laos. La République du Viet -Nam Population et autres données biostatistiques

En 1960, la République du Viet -Nam comptait 13 790 000 habitants. D'autres données biostatistiques,

En 1960, il y avait dans le pays 5 hôpitaux généraux centraux, avec 2887 lits, 38 hôpitaux provinciaux, avec 7274 lits et 42 hôpitaux privés, avec 3215 lits. Il existe

également un hôpital psychiatrique de 1071 lits, et d'autres établissements spécialisés disposent de 6211 lits supplémentaires. Le nombre des lits disponibles

extraites de l'Annuaire démographique des Nations Unies (1960), figurent dans le tableau suivant: POPULATION MOYENNE, TAUX DE NATALITÉ ET DE MORTALITÉ GÉNÉRALE (POUR MILLE HABITANTS), ACCROISSEMENT NATUREL (EN POURCENTAGE) ET TAUX DE MORTALITÉ INFANTILE (POUR MILLE NAISSANCES VIVANTES) Données biostatistiques 1957 1959

s'élève à un total de 20 658, soit 1,5 lit pour 1000 habitants. En 1960, le total des admissions, pour l'ensemble des établissements hospitaliers, s'est élevé à 525 000.

Personnel médical et apparenté; moyens de formation En 1960, on comptait, indépendamment des médecins militaires, 489 médecins (soit un médecin pour 28 100 habitants), ainsi que 71 dentistes et 1814 infir-

Population moyenne Taux de natalité Taux de mortalité Accroissement naturel ( %) Taux de mortalité intantile

12 600 000

13

33,9 7,1 . . . .

. .

.

.

2,68 33,4

800 000 31,0 6,6 2,44 34,4

miers et infirmières. La Faculté de Médecine de l'Université de Saigon a formé 139 médecins de 1957 à 1960. Au cours de la même période, 128 pharmaciens et 12 dentistes ont également terminé leurs études et 141 sages -femmes ont reçu leur diplôme d'Etat. Deux écoles de sages- femmes ont été créées à Saigon et divers

En 1960, les principales causes de décès ont été les

hôpitaux provinciaux ont ouvert des cours, dont 13 pour le personnel infirmier rural et 26 pour les accoucheuses rurales.

suivantes: maladies de la première enfance (1045 décès); accidents (763); tuberculose (655); gastrite,

duodénite, entérite et colite (401); pneumonie (373);

Lutte contre les maladies transmissibles La campagne antituberculeuse vise un triple objectif:

bronchite et autres affections de l'appareil respiratoire (342) et complications consécutives aux accouchements (268). Le nombre total des décès enregistrés par cause s'est élevé à 8155. La même année, les maladies

transmissibles le plus fréquemment déclarées ont été les suivantes: paludisme (471 528 cas); tuberculose (98 131); trachome (44 026); coqueluche (16 807); rougeole (10 205) et syphilis et ses séquelles (5667). Organisation et administration des services de santé L'organisation des services de santé demeure celle qui est décrite à la page 394 du Premier Rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Pendant la période considérée, des troubles dans le pays ont retardé le déve-

en premier lieu, dépistage précoce des cas de tuberculose pulmonaire grâce à des examens de masse, de façon à pouvoir les traiter et à réduire ainsi progressivement le réservoir d'infection; en second lieu, diagnostic des cas suspects, accompagné d'un traite-

ment dans les unités sanitaires mobiles ou d'une admission à l'hôpital Hong -Bang de Saigon; enfin vaccinations par le BCG. De juin 1959 à décembre 1960, la campagne a permis de radiographier 69 303 personnes et de procéder à 311 732 examens médicaux.

Un programme d'éradication du paludisme a été établi pour la période 1958 -1967. Il comprend: en 1960,

un plan pilote dans la région au nord de Saigon, s'étendant à environ 6 millions d'habitants, et la suite des opérations du plan pilote dans la région au sud de Saigon; de 1961 à 1963, une campagne générale dans ces deux régions et, de 1964 à 1966, une phase de consolidation. L'administration centrale de cette opération dispose a Saigon de services administratifs,

loppement normal de ces services. Le Ministère de la Santé a cherché avant tout à améliorer et à multiplier les établissements hospitaliers, ainsi qu'à augmenter les effectifs de personnel qualifié. Le plan de réorganisation hospitalière visait à centraliser et à coordonner l'administration des hôpitaux à Saigon, à normaliser les règlements en vigueur dans les divers

établissements, à moderniser les installations et à accroître le nombre des lits d'hôpital de façon à obtenir un chiffre moyen de 2 lits pour 1000 habitants. Un Institut national du Cancer a été fondé en 1957 et

épidémiologiques et opérationnels. En 1959, on a amorcé une campagne visant à coordonner, à développer et à stimuler l'action antilépreuse, dans le cadre de laquelle des dispensaires ont été créés qui pratiquent un traitement par les sulfones et qui ont

310

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

ainsi obtenu des résultats appréciables à Saigon et à Cholon. Il est toutefois difficile de poursuivre le traitement régulièrement et de maintenir le contact avec tous les malades, car beaucoup d'entre eux sont cachés par leur famille, ce qui entrave le progrès de la campagne. Protection maternelle et infantile

Nutrition

Un laboratoire de recherches sur la nutrition a été créé en 1959 qui, en 1960, a effectué 6727 examens et 3112 études diététiques. Il a engagé huit diététiciens

s'occupant exclusivement des régimes alimentaires des malades hospitalisés. Hygiène du milieu

La mortalité maternelle et infantile pose un problème grave, et un programme a été mis au point pour améliorer les soins destinés aux mères et aux enfants.

On a créé, au centre de maternité de Tu -Du, des unités de démonstration de soins prénatals et postnatals aux mères et de soins aux nouveau -nés. En outre, l'hôpital Nhi -Dong de Saigon comprend également un centre de protection maternelle et infan-

Des mesures avaient été prises en 1955 pour la création d'un service d'hygiène publique, qui devait avoir pour mission de développer l'approvionnement en eau des villes et des villages, d'aménager des fosses

septiques et des systèmes d'évacuation des ordures ménagères et de contrôler les conditions sanitaires dans les établissements hospitaliers, les maisons d'habitation, les établissements scolaires, les jardins publics, les piscines, les restaurants, les installations indus-

tile, qui a organisé un service de visites à domicile destiné à l'éducation des mères. Enfin, le Ministère de la Santé possède depuis 1960 une section de protection maternelle et infantile, qui contrôlera les services et le personnel existants et qui élaborera un programme visant à créer des services supplémentaires,

trielles, etc. La législation sanitaire est en cours de revision, de même que le programme de formation du personnel de l'assainissement.

notamment dans les zones rurales. En 1960, les 5 centres de protection maternelle et infantile ont été fréquentés par 30 198 femmes enceintes. Le nombre des naissances qui ont eu lieu dans l'année sous la surveillance d'un médecin ou d'une sage -femme a été de 27 813.

Budget de la santé

Le budget national de 1960 comprenait, sur un montant global de prévisions de dépenses de 14 800 millions de piastres, une proportion de 4,13 % réservée aux services de santé, soit 44,31 piastres par habitant.

INDEX DES PAYS

INDEX DES PAYS Aden (Colonie et Protectorat), 235 Dominicaine, République, 143 Dominique (La), 149 Afghanistan, 155 Afrique du Sud, 49 Allemagne, République fédérale d', El Salvador, 116 173 Equateur, 117 Angola, 50 Espagne, 180 Antigua, 133 Etats du golfe Persique, 250 Antilles néerlandaises, 95 Etats -Unis d'Amérique, 118 Arabie Saoudite, 236 Argentine, 95 Falkland (îles et dépendances), 122 Ascension, 84 Fédération de Malaisie, 282 Australie, 261 Fédération de Rhodésie et de NyasAutriche, 175 saland, 60 Bahamas, 97 Bahrein, 250 Barbade, 98 Basutoland, 51 Bechuanaland, 52 Belgique, 176 Bermudes, 100 Birmanie, 156 Bolivie, 101 Bornéo du Nord, 263 Brésil, 102 Brunei, 265 Cambodge, 266 Cameroun, 53 Cameroun britannique, 54 Canada, 105 Cap -Vert (îles du), 56 Centrafricaine, République, 81 Ceylan, 157 Chili, 110 Chine (Taiwan), 267 Chypre, 237 Colombie, 112 Comores (îles), 57 Congo (Brazzaville), 58 Cook (îles), 270 Corée, République de, 270 Costa Rica, 113 Côte française des Somalis, 254 Cuba, 114 Fidji (îles), 272 Finlande, 182 France, 184

Jamaique, 132 Japon, 278 Jordanie, 244 Katar, 251

Kenya (Colonie et Protectorat), 67 Koweït, 245 Laos, 281 Leeward (îles), 132 Liberia, 69 Luxembourg, 198

Gabon, 63 Ghana, 64 Gibraltar, 187 Gilbert -et- Ellice (îles), 274

Grande -Bretagne et Irlande du Nord, Royaume -Uni de, 212 Grèce, 187 Grenade (La), 150 Guadeloupe, 124 Guam, 275 Guatemala, 126 Guinée portugaise, 66 Guyane britannique, 126 Guyane française, 124

Macao, 282 Madagascar, 70 Malaisie, Fédération de, 282 Malte, 199 Maroc, 200 Martinique, 124 Maurice (île et dépendances), 71 Mauritanie, 73 Mexique, 134 Mozambique, 74

Haiti, 128 Honduras, 128 Honduras britannique, 130 Hong Kong, 276 Hongrie, 189

Nauru, 284 Népal, 166 Nicaragua, 136 Niger, 75 Nigeria, 76 Niue, 285 Norvège, 202 Nouvelle -Calédonie et dépendances, 287

Nouvelle -Guinée, 288

Nouvelle -Guinée occidentale (Irian occidental), 289 Nouvelles -Hébrides, 291 Nouvelle -Zélande, 292

Inde, 159 Inde portugaise, 163 Indonésie, 164 Irak, 238 Iran, 240 Irian occidental (Nouvelle- Guinée occidentale), 289 Irlande, 192 Dahomey, 59 Islande, 194 Danemark, 178 Départements français d'Amérique, Israel, 242 Italie, 196 124

Nyassaland, Fédération de Rhodésie et de, 60

Oman sous régime de traité, 252 Ouganda, 79 Pacifique (Territoire sous tutelle des îles du), 294 Pakistan, 247 Panama, 137

- 313 -

314

DEUXIÈME RAPPORT SUR LA SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

Panama, Zone du Canal de, 138 Papua, 295 Paraguay, 139 Pays -Bas, 206

Saint -Christophe- Nevis -Anguilla, 133

Territoire sous tutelle des îles du Pacifique, 294 Thaïlande, 167 Timor portugais, 307 Togo, 91 Tonga, 308 Tristan da Cunha, 84 Turquie, 225

Pérou, 140 Persique (Etats du golfe), 250 Philippines, 297 Pologne, 208 Polynésie française, 298 Porto Rico, 142 Portugal, 210

République Arabe Unie, 252 République Centrafricaine, 81 République de Corée, 270 République Dominicaine, 143 République du Viet -Nam, 309 République fédérale d'Allemagne, 173

Réunion, 82

Sainte -Hélène et dépendances, 84 Sainte -Lucie, 151 Saint -Pierre -et- Miquelon, 144 Salomon (îles britanniques), 299 Salvador, El, 116 Samoa américain, 300 Samoa -Occidental, 302 São Tomé et Principe, 85 Sarawak, 303 Sierra Leone, 86 Singapour, 305 Somalis, Côte française des, 254 Soudan, 255 Suède, 218 Suisse, 221 Surinam, 144 Swaziland, 87 Syrie, 257 Taiwan, 267 Tanganyika, 88 Tchad, 90 Tchécoslovaquie, 222

Union des Républiques socialistes soviétiques, 228 Uruguay, 146 Venezuela, 147 Vierges (îles britanniques), 134 Vierges (îles des Etats -Unis d'Amérique), 149 Viet -Nam, République du, 309

Windward (îles), 149 Yémen, 258 Yougoslavie, 231

Rhodésie et Nyassaland, Fédération de, 60 Royaume -Uni de Grande -Bretagne

et d'Irlande du Nord, 212 Ruanda -Urundi, 83

Zone du Canal de Panama, 138

Informations clés
Type de document Publications
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé