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ACQUIRED IMMUNODEFICIENCY SYNDROME (AIDS) : Second Regional Conference on AIDS in Africa = SYNDROME D’IMMUNODÉFICIENCE ACQUISE (SIDA) : Deuxième Conférence régionale sur le SIDA en Afrique

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ACQUIRED IMMUNODEFICIENCY SYNDROME (AIDS) Second Regional Conference on AIDS in Africa The Second Regional Conference on AIDS in Africa, or­ ganized by WHO with the collaboration of the Ministry of Health of the Republic of Zaire, was held in Kinshasa from 24 to 27 Octo­ ber 1988. National AIDS committee chairpersons, directors of national AIDS programmes and chiefs of AIDS information, education and communication (IEC) activities from 44 countries in the WHO African Region and 1 country from the Eastern Mediterranean Region attended the conference, along with representatives of multilateral and nongovernmental organi­ zations. Following presentations on scientific and technical issues, par­ ticipants divided into 8 working groups. These groups shared their experience and discussed the following topics which are of particular importance for the further development of national AIDS programmes: implementation and monitoring of national AIDS programmes; defining and reaching target groups; coun­ selling; involving the media in promoting AIDS prevention and control; surveys of knowledge, attitudes, beliefs and practices; surveillance for HIV infection ; and condoms. A brief summary of these discussions follows.

SYNDROME D’IMMUNODÉFICIENCE ACQUISE (SIDA) Deuxième Conférence régionale sur le SIDA en Afrique La deuxième Conférence régionale sur le SIDA en Afrique, organisée par l’OMS avec la collaborauon du Ministère de la Santé de la Répu­ blique du Zaïre, s’est tenue à Kinshasa du 24 au 27 octobre 1988. Etaient présents à cette Conférence des présidents de comités nationaux antiSIDA, des directeurs de programmes nationaux de lune contre le SIDA et des responsables d’activités d’information, d’éducation et de commu­ nication (IEC) sur le SIDA venus de 44 pays de la Région africaine de FOMS et d’un pays de la Région de la Méditerranée orientale, ainsi que des représentants d’organisations multilatérales et non gouvernementa­ les. Après des exposés sur des questions scientifiques et techniques, les participants ont été répartis en 8 groupes de travail. Ces groupes ont échangé des données d’expérience et examiné les questions suivantes, qui revêtent une importance particulière pour la suite de l’élaboration des programmes nationaux de lutte contre le SIDA: exécution et sur­ veillance continue des programmes nationaux de lutte contre le SIDA; détermination des groupes cibles et mesures à prendre pour les attein­ dre; services de conseils; implication des médias dans la promotion de la prévention du SIDA et de la lutte contre cette maladie; enquêtes sur les connaissances, les attitudes, les croyances et les pratiques; surveillance de l’infection à VIH; et préservatifs. On trouvera ci-dessous un bref résumé de ces examens. Exécution et surveillance continue des programmes nationaux de lutte contre le SIDA Il convient de mettre en place au niveau central une structure ges­ tionnaire solide pour le programme anti-SIDA et le fonctionnaire res­ ponsable devra pouvoir accéder directement aux échelons les plus élevés du ministère de la santé. Une coordination centrale de la planification, de la budgétisation, et de l’évaluation associée à une décentralisation des responsabilités relatives à l’exécution du programme sont souhaitables dans les programmes nationaux de lutte contre le SIDA, de même qu’une intégration des activités anti-SIDA avec les autres activités de soins de santé primaires, notamment la santé maternelle et infantile, la planification familiale, la vaccination, et les programmes de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles (MST). Lors de la création des programmes nationaux à moyen terme, le rôle de direction du comité national anti-SIDA se transforme en rôle consultatif et il convient donc de bien définir ces différents rôles. On doit encourager la coopéra­ tion multisectorielle et l’engagement d’organisations non gouverne­ mentales (ONG). S’il est vrai que des ressources doivent être allouées à d’autres secteurs ou ONG, la coordination et l’orientation doivent Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro.

Implementation and monitoring o f national A ID S programmes It is necessary to establish a strong programme managerial structure at the central level, including direct access of its responsible officer to the highest levels of the ministry of health. Centrally coordinated planning, budgeting and evaluation, com­ bined with decentralized responsibilities for programme imple­ mentation, is desirable in national AIDS programmes, together with an integration of AIDS activities in other primary health care activities, especially maternal and child health, family plan­ ning, immunization and sexually transmitted disease (STD) con­ trol programmes. As medium-term national programmes are established, the role of the national AIDS committee shifts from executive to advisory and therefore a clear definition of roles is needed. Multi-sectoral cooperation and involvement of non­ governmental organizations (NGOs) should be encouraged. While resources should be allocated to other sectors or NGOs, the coordinating and guiding role should remain clearly with the health sector. National staff must control national programmes; Epidemiological noies contained in this issue

Acquired immunodeficiency syndrome (AIDS), bioiogicals, dracunculiasis, influenza, malaria eradica­ tion, yellow fever. List of newly infected areas, p. 20 .

Dracunculose, éradication du paludisme, fièvre jaune, grippe, substances biologiques, syndrome d'im m uno­ déficience acquise (SIDA). Liste des zones nouvellement infectées, p. 20 .

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staff in national AIDS programmes may require financial support for additional responsibilities; the responsibilities of international support staff must be clearly defined. Clinical management issues, including community-based care and support for HIVinfected persons, are of increasing importance.

manifestement être laissées au secteur de la santé. Le personnel national doit avoir la haute main sur les programmes nationaux. Le personnel des programmes nationaux de lutte contre le SIDA pourra avoir besoin d’un appui financier pour assumer de nouvelles responsabilités et les attribu­ tions du personnel international d’appui devront être clairement défi­ nies. Les questions relauves à la prise en charge clinique, y compris les soins basés sur la communauté et le soutien apporté aux personnes infectées par le VIH, revêtent une importance croissante. Définition des groupes cibles et mesures à prendre pour les atteindre Le processus par lequel on recense les groupes cibles et on les classe par ordre de priorité doit commencer par une évaluation épidémiologi­ que visant à déterminer: 1. leur importance pour prévenir la propagation de l’infecuon à VIH (par exemple, cas des prostituées); et 2. la probabilité d’une exposition au VIH (par exemple, chez les adolescents). L’accessibilité des groupes cibles et leurs contacts avec les canaux de communication peuvent également être des facteurs pertinents pour la détermination de l’ordre de priorité. Il est essentiel que les thèmes et les messages ainsi que le choix des voies de communication reflètent les caractéristiques et les besoins particuliers des groupes cibles. Ceci ne peut être assuré que si les matériels sont élaborés et éprouvés préalablement avec eux. Les activités d’information, d’éducation et de communication (IEC) doivent, de toute évidence, être menées d e pair avec la prestation des services de santé et sociaux nécessaires pour promouvoir et maintenir le changement de comportement souhaité. Services de conseils - Les participants ont souligné l’importance et le rôle capital des ser­ vices de conseils dans les programmes nationaux de lutte contre le SIDA. Les conseils constituent un moyen d’assurer l’intégration sociale des personnes infectées par le VIH, y compris les malades du SIDA. Ils constituent un outil puissant pour modifier les comportements négatifs ou dus à des troubles fonctionnels et renforcer les comportements posi­ tifs. Il faut rechercher d’autres méthodes et de nouveaux cadres pour prodiguer les conseils en profitant au maximum des traditions et des ressources locales et nationales. Si les agents de santé sont fréquemment appelés à dispenser ces services de conseils, d’autres professionnels, la famille, des bénévoles et des ONG ont également un rôle primordial à jouer dans ce domaine, particulièrement lorsque leurs compétences ont été renforcées par la formation, la supervision et la mobilisation de ressources appropriées. L e respect de là confidentialité est vital dans les services de conseils. Implication des médias dans la promotion de laprévenlion du SIDA et de la lutte contre cette maladie Les programmes nationaux de lune contre le SIDA doivent donner aux médias des informations exactes et à jour, déterminer les médias les plus appropriés pour chaque a b le et s’assurer leur concours de façon régulière. Pour exercer ces fonctions, le programme doit chercher acti­ vement à éduquer et à orienter les médias (séminaires, distribution de matériel éducatif et de documents d’information), il doit aussi affecter des ressources suffisantes pour obtenir la collaboration avec les médias et faire en sorte que ceux-ci soient représentés au sein du sous-comité de l’IEC et participent au processus de planification des grandes manifes­ tations organisées pour l’information du public, comme la Journée mondiale SIDA. Les activités de la Journée mondiale SIDA doivent avoir lieu dans l’ensemble du pays, mobiliser de nombreux seaeurs de la société, être conçues sur une base permanente et être mises à profit pour établir des liens plus étroits et plus efficaces avec les médias. Enquêtes sur les connaissances, les attitudes, les croyances et les pratiques (CACP)

Defining and reaching target groups The process of identifying target audiences for IEC activities and ranking them in order of priority should begin with an epi­ demiological assessment to determine: 1. their importance in preventing the spread of HIV (e.g., prostitutes); and 2. their likelihood of exposure to HIV (e.g., adolescents). The accessibility of target audiences and their contact with com­ munication channels may also be relevant factors when deciding on an order of priority. It is essential that themes, messages and choice of communication channels reflect the particular needs and characteristics of target audiences; this can only be assured if materials are developed and pre-tested with them. IEC activities should be linked clearly with the provision of those health and social services needed to pro­ mote and sustain the desired behaviour change.

Counselling The vital importance, and central role of counselling in national AIDS programmes was emphasized. Counselling is a means of maintaining social integration of HIV-infected persons, including those with AIDS. Counselling can be a powerful tool to change negative or dysfunctional behaviour and to reinforce positive behaviour. Alternative modes and locations for provision of counselling must be explored, to take full advantage of local and national traditions and resources. While health workers may frequently be a point of entry to counselling services, other pro­ fessionals, family, volunteers and NGOs should play a vital role, particularly when strengthened through training, supervision and the provision of appropriate resources. Maintenance of con­ fidentiality in counselling is critical.

Involving the media in promoting A ID S prevention and control National AIDS programmes should provide accurate and cur­ rent information to the media; determine the best media for each target audience and enlist regular support from the media. To accomplish these tasks, the programme should take active steps to educate and orient the media (seminars, provision of educational and background materials), allocate sufficient resources for me­ dia collaboration, ensure representation of the media oh the IEC sub-committee of the programme, and in the planning process for major public information efforts such as World AIDS Day. World AIDS Day activities should be held throughout the country; involve many sectors of society ; be designed to be ongoing; and be used to develop closer and effective links with the media.

Knowledge, attitudes, beliefs and practices (KABPJ

L’information sur les connaissances, les attitudes et les croyances en Information on knowledge, attitudes, beliefs and practices about AIDS is fundamental to the planning of AIDS prevention matière de SIDA est essentielle pour planifier les programmes de lutte and control programmes, especially the development of educa­ contre cette maladie, notamment pour l’élaboration de stratégies d’édu­ cation. La collecte de cette information doit constituer une priorité dans tional strategies. Obtaining this information should be d priority within each national AIDS programme. If data areavailable these .tout programme national anti-SIDA. Lorsque des données sont dispo­ should be used, but KABP surveys will usually be required. Prior nibles il faut les utiliser, mais les enquêtes CACP sont généralement nécessaires. Avant d’entreprendre des enquêtes CACP, il conviendra de to undertaking KABP surveys, populations of interest, data to be collected and the relevance of survey results 'for programme définir clairement les données à recueillir, les populations présentant un planning should be clearly defined. The logistic and resource intérêt et l’utilité des résultats pour la planification du programme. Les requirements of KAPB surveys are often underestimated; moyens logistiques et les ressources nécessaires pour les enquêtes CACP

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realistic costing of survey work is therefore essential. To the maximum possible extent, studies should use standardized meth­ ods and approaches in order to permit cross-national comparisons as well as temporal comparisons within countries. National researchers and institutions should be utilized for KABP re­ search; this will require establishing linkages with universities and other sources of social and behavioural science expertise. Surveillance for H IV infection in national A ID S programmes Serosurveiilance for HTV infection is necessary in all pro­ grammes in order to monitor trends in HIV infection and help guide action. Several approaches are available but sentinel sero­ surveiilance is preferable. Pregnant women presenung for ante­ natal care,blood donors and STD patients are considered to be some of the important groups for serosurveiilance. The unlinked anonymous testing method is recommended .to ensure that sur­ veillance data are unbiased by patient refusal to participate in HIV testing. This involves HIV testing of blood collected for other purposes without informing the individual and with the assurance that test results cannot be linked with personal iden­ tifiers. Therefore, unlinked testing requires stria attention to methodological details, such as recording the absolute minimum of personal information. Prior to initiating surveillance based on unlinked testing, extensive discussion is required along with training to include a strong emphasis on professional rules of conduct.

sont souvent sous-estimés. Dès lors, il convient d'en calculer le coût de façon réaliste. Dans toute la mesure du possible, ces études devront être faites à l’aide de méthodes normalisées pour permettre des comparaisons entre pays ainsi que des comparaisons d’une période à l’autre dans un même pays. Pour les travaux de recherche, on utilisera des chercheurs et des institutions de recherche nationaux; à cet effet, il faudra établir des liens avec des universités et autres sources de connaissances spécialisées dans les domaines social, scientifique et technique. Surveillance de l ’infection à VIH dans les programmes nationaux de lutte contre le SIDA Une sérosurveiilance de l’infection à VIH est nécessaire dans tout programme antiiSID A pour surveiller les tendances de l’infecuon à VIH et aider à orienter la lutte. On dispose de plusieurs approches mais la serosurveiilance par sentinelles est recommandée en pareil cas. Les femmes enceintes se présentant aux consultations prénatales, les don­ neurs de sang et les personnes atteintes de MST sont considérés comme des groupes importants pour la serosurveiilance. La méthode des épreu­ ves anonymes non corrélées est conseillée pour veiller à ce que les données de la surveillance ne soient pas biaisées par le refus des malades de participer au dépistage du VIH. Elle consiste à rechercher le VIH dans du sang recueilli à d’autres fins sans informer le sujet en garanussant que les résultats des épreuves ne pourront pas être corrélés avec les signes distinctifs permettant d’identifier le patient. Il faut donc accorder une grande attenuon à des détails méthodologiques comme l’enregis­ trement d’un stria minimum d’informations personnelles. Avant d’en­ treprendre une surveillance fondée sur des tests non corrélés, il faut procéder à des discussions poussées ainsi qu’à une formation au cours desquelles on mettra fortement l’accent sur les règles de conduite pro­ fessionnelle. Si l’on souhaite un suivi de l’intéressé, il va de soi que l’on doit prendre des dispositions différentes. Il importe en tout cas de ne pas mélanger ces approches: il serait en effet très fâcheux de procéder à un dépistage hématologique sans le consentement de 1 ’intéressé et de l’informer ensuite des résultats. Préservatifs Il y a, dans de nombreux pays, une pénurie de préservatifs. La demande dépasse souvent l’offie, même dans les pays où la promotion de ces produits n’est pas encore très poussée. Il arrive souvent que les gens n ’aient pas une idée précise de l’efficacité des préservatifs, de la façon de les utiliser correaement et des endroits où l’on peut s’en procurer. On constate des attitudes défavorables à l’égard des préservatifs considérés comme inefficaces, de nature à réduire les sensations, peu pratiques et coûteux. Parmi les obstacles à une utilisation plus large des préservanfs, on peut citer : la méconnaissance des groupes à risque et la difficulté à les atteindre, le coût des préservatifs pour l’utilisateur, leur mauvaise acces­ sibilité, leur qualité médiocre et le manque d’information sur leur bonne utilisation. Une assistance technique, une formation et une planification sont nécessaires pour aider les programmes nationaux de lutte contre le SIDA à mettre en place des systèmes logistiques et des réseaux de distribution efficaces qui soient intégrés dans les activités d’IEC et dans les plans nationaux de lune contre le SIDA.

Alternatively, when testing with personal follow-up is desired, different arrangements are obviously needed. It is important not to mix these approaches; it would be highly undesirable to test blood without consent and then inform the person of the results. Condoms There is a shortage of condoms in many countries. Demand often exceeds supply, even in countries where condom promotion is not far advanced. People often lack accurate knowledge on the effectiveness and proper use of condoms and where to obtain them. Unfavourable attitudes exist about effectiveness, loss of sensation, inconvenience and expense of condoms. Barriers to more widespread condom use include: the knowledge of and the ability to reach risk groups, costs to the user, accessibility, poor quality, and lack of information on proper use. Technical assis­ tance, training and planning are required to help national AIDS programmes develop efficient condom logistics and distribution systems integrated with IEC activities and overall national AIDS plans.

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé