PARASITIC DISEASES Human babesiosis F rance. — Since 1975,7 cases have been observed in France, 7 others in the rest o f Europe, and about 200 in the United States of America. The Babesia species mvolved are usually B. divergens (cattle parasite) m Europe and B. microti (rodent parasite) in the United States o f America. T ransm ission
MALADIES PARASITAIRES La babésiose humaine F rance . — Depuis 1975,7 «as ont été observés en France, 7 autres cas dans le reste de l’Europe, et environ 200 cas aux Etats-Unis d’Amérique. Les espèces de Babesia en cause sont habituellement B. divergeas (para site du bœuf) en Europe, et B. m icroti (parasite des rongeurs) aux EtatsUnis d’Amérique. Transm ission
The disease is seasonal (between June and October in Europe), since it is transmitted by tick bites (Ixodes ricinus). It is contracted in rural areas (by farmers, campers, walkers, etc.). Although there have been cases in the United States o f transmission by transfu sion of erythrocytes (even frozen) and platelets, no case o f this type has yet been reported in Europe. Subjects a t risk
La maladie présente un caractère saisonnier (juin à octobre, en Europe) dû à la transmission par morsure de tique (Ixodes nanus). L’infection est contractée en milieu rural (fermiers, éleveurs, campeurs, promeneurs, etc.). Alors que la transmission par transfusion sanguine d’hématies (même congelées) et de plaquettes a été observée aux Etats-Unis, aucun cas de transmission par cette voie n’a été signalé en Europe. Sujets à risque
Splenectomized and immunodeficient subjects are at high risk. Out of the 7 French cases, 6 had undergone a splenectomy in the past (from 4 weeks to 36 years previously) for various reasons (injury, blood disease). C lin ical sign s
Les sujets splénectomisés et immunodéprimés constituent une popu lation à haut risque. Parmi les 7 cas français, 6 avaient été splénectomisés depuis des temps variables (de 4 semaines à 36 ans) pour des raisons diverses (traumatismes, hémopathie). S ign es cliniques
Patients display intravascular haemolysis of varying severity, with high fever (no specific periodicity). In the severe forms, haemolysis is accompanied by acute renal insufficiency or even pulmonary œdema due to a lesion or, more rarely, by a haemor rhagic syndrome. In Europe, 60% of patients die 3-5 days after admission to hospital (although 5 o f the 7 French cases recov ered). Preliminary results o f a serological survey carried out m western France seem to show the existence of asymptomatic infections and mixed Babesia-Borrelia infections (in patients with Lyme dis ease). Biological diagnosis This is essentially a cytological diagnosis which involved demonstrating Babesia in blood smears. Besides ring-shaped para sites which' may be confused with Plasmodium, a variable per centage o f pear-shaped parasites are present, either singly or in groups of 2 or 4. Attempts at cytological diagnosis o f the species that causes dis ease in man are often fruitless, since the parasite, not being in its usual host, may change its appearance, even to resemble a different species. The species diagnosis can therefore only be made after an epidemiological survey, combined with serological examinauons and if necessary inoculation into animals. In France, B. divergeas seems to have been responsible for 5 cases and B. cams for 1 case. Treatment No properly codified treatment yet exists. Treatment is pri marily symptomatic: transfusion, control of renal insufficiency, where necessary assisted ventilation, etc. Antiparasite treatment is difficult. Quinine is totally ineffective; chloroquine, pentamidine and pyrimethamine do not have a reli able antiparasitic effect, and even if they do sometimes reduce the blood parasite load they lake time to eliminate it completely. Thus parasites persisted in the blood, sometimes for several months, in the French patients who survived. Exchange transfusion and the administration of clindamycin IV in combination with quinine per os have caused the rapid decrease and disappearance of blood parasites in cases o f B. microti babe siosis. Such therapeutic methods have not yet been used in Europe.
Les malades présentent une hémolyse intravasculaire plus ou moins sévère, avec fièvre élevée (sans périodicité particulière). Dans les formes graves, l’hémolyse s’accompagne d’une insuffisance rénale aiguë, voire d’un œdème pulmonaire d’origine lésionnelle, ou plus rarement d’un syndrome hémorragique. En Europe, 60% des malades décèdent après 3 à 5 jours d’hospitalisation (mais 5 guérisons ont été observées parmi les 7 cas français). Les premiers résultats d’une enquête sérologique effectuée dans l’ouest de la France, semblent montrer l’existence d’infections asymptomati ques, ainsi que d’infections mixtes Babesia-Borreha (chez des sujets atteints de maladie de Lyme). D iagnostic biologique
Essentiellement cytologique, il consiste à mettre en évidence les Babesia sur les frottis de sang. A côté de parasites annulaires, pouvant prêter à confusion avec des Plasmodium, il existe, en pourcentage variable, des parasites piriformes isolés, ou reliés par 2 ou 4. Le diagnostic cytologique de l’espèce en cause chez l’homme est sou vent illusoire, car le parasite ne se trouvant pas chez son hôte habituel, il peut prendre des aspects inhabituels, voire typiques d’une autre espèce que celle en cause. C’est pourquoi le diagnostic d’espèce ne peut être porté qu’après enquête épidémiologique, couplée à des examens sérologiques et éventuellement à l’inoculation à l’animal. En France, B. divergeas semble être responsable de 5 cas, B. cams d’un cas. Traitem ent
Il n'existe pas encore de traitement bien codifié. Celui-ci est d’abord symptomatique: transfusion, lutte contre l’insuffisance rénale, éventuel lement ventilation assistée, etc. Le traitement antiparasitaire est difficile. La quinine est totalement inefficace; chloroquine, pentamidine, pyriméthamine n’ont pas d’action antiparasitaire assurée, et même si elles font parfois baisser la parasi témie, elles ne l’annulent pas rapidement. Une parasitémie a ainsi persisté parfois plusieurs mois, chez les malades français qui ont survécu. L'exsanguinotransfusion, l’échange érythrocytaire, l’administration de chndamycine IV-quinine per os ont permis de faire chuter et d'annuler rapidement la parasitémie lors de babésiose à B. microti. De telles mesures thérapeutiques n’ont pas encore été utilisées en Europe.
H U\ Eptdm Ha
No 30 - 24 July 1987
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Releve epidem hebd Nu 30 - 24 juillet 1987
Prevention Ticks inoculate Babesia only at the end o f the blood meal, so the early removal of ticks attached to the skin prevents inoculation. Splenectomized and immunodeficient subjects should be warned o f the risk associated with tick bites; at present they are given no such warning. Babesiosis is a zoonosis that presents a real problem for vet erinary medicine in France. It is very rare in man, but serious, especially in splenectomized subjects. Until such time as a specific treatment is found, it seems that the use of exchange transfusion and (or) the combined administration o f clindamycin and quinine may be justified in severe cases with extensive intravascular haemolysis.
Prévention Les tiques n’inoculent le piroplasme qu’à la fin du repas sanguin; l’extraction précoce des tiques fixées sur la peau permet donc de l’éviter. Les sujets splénectomisés, immunodéprimés doivent être avertis du risque encouru en cas de morsure de tique, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle. Les babésioses sont des zoonoses qui posent en France; en pathologie vétérinaire, un réel problème. Chez l’homme, elles sont très rares mais graves, surtout lorsqu’elles atteignent des sujets splénectomisés. En atten dant de disposer un jour d’un traitement spécifique, il semble que le recours à l’exsanguinotransfusion et (ou) à l’utilisation de l’association clindamycine-quinine, puisse se justifier dans les formes graves avec grande hémolyse intra-vasculaire.
(Based on/D’après: Bulletin épidémiologique hebdomadaire. No. 12/1987; Direction générale de la Santé-)