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Projet d'étude bibliographique sur le typhus en relation avec la revision des conventions sanitaires internationales

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

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NATIONS UNIES

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WORLD HEALTH ORGANIZATION

ORGANISATION MONDIALE l),t; l.L SJ..RI'E

WHO/Typhus/1. ·30 septembre 1948

PROJET D'ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LE TYPHUS EN RELATION AVEC LA kt£VISION DES CONVENTIONS SANITAIRES INTERNATIONAI..ES par le Dr:M. Sidky, D.P.H., D.T.M. &H., M.B,, Oh.B., Bureau d'Epidemiologie, OMS. I:atroductj.on

Afin de maintenir, dans des limites raiso~~ablesf la presente etude relative au typhus, 11 a fallu reno~cer a epuiser la question dans le detail. Il convient done de dire, des le prinoipe, qu'il n 1 est pas dans 1 1 intention de l'auteu.r de decrire, d'une maniere complete, l'epidemiologie du typhus. On s 1 est afforce, principalement, d'eJucider certaines questions importantes que soulevent lea modalites d 1 applic~tion des conventions sanitaires internationales. En effet, la situation epidemiologique mondiale s'ast grandement modifiee depuis l'epoque ou furent signees ces conventions. Il est dono souhaitable, en raison m~ma des nouvelles me~hodes de lutte centre la ~ala.dia et de l'a.cquisition de connaissancas medicalas recentes, d'axaminar le mode fondamental de propagation des grandee maladies epidemiques et de reprendre l'etude des principes dont devrait s 1 inspirer la revision des conventions sanitaires existantes. Ces conven tiona son t : La Convention sanitaire internationale de 1926 qui a ate oodifiee par la Convention sanitaire intern~tionale de 1944. La Convention sanitaire internationale pour la Navigation aor1enne de 1933 qui a ete modifiee par la Convention sanitaire internationale pour la Navigation aerienne de 1944. Lore de sa quatrieme session, tenue en septetlbre 1947 a Geneva, la Coomission Interioaire de l'Organisation Mondiale de la Sante a astime qu'il y avait lieu de reviser lee regles internationales prescrites ~ar ces conventions. Le fait est qu 1 elles sent actuelleoent l'obj~t d'una revision par les soins d'un cooite d 1 experts. Lee progres realises dans le domaine du typhus ont ate si rapides qu'il est difficile, m~me pour las spocialistes de la question, at a fortiori pour oeux qui s'interessent a tout le

WJ19/ Typhus/1 Pa.ge 2

• dooaine de l 1 epidemiologie, de sa tenir au courant des nouveaux resultats aoquis. Il nous a semble que le oeilleur moyen de lee y aider etait de mettre a leur disposition la documentation indispensable sous una forma oo~densee. Tel est dono l'objet de la presente etude qui expose las nouvelles idees aoquises dans oe domaine et qui est publiee, a titre d I info rca tion de fra.iche. Q.ate;, · a;fin de OOn:tJ."i.buer a repondre a certaines questions importantes. Si 1 •auteur a utilise··abondamment. toutes lee sources d'inforoation disponibles, il tient neanmoins a reoonnaitre tout particuliereoent oombien il. a eta aide dans eon travail en dapouillant lee remarquables a.ria.lyses publiees de.n~ le '''nropio·ar Diseases Bulletin".

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"""'' Table des mat~ere~

Cha.pitre Cha.pitre Oha.pitre

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Agent pathogene. Via.bilita extra-oorporelle des rickettsias. Transmission : Veoteur ·• A quel moment le veoteur oornmenoe~t-il a devenir infeotant ? ~ella est la duree de l'infeotiosite des poux ? - Autres modes de 'transmission. Periode d 1 inoubation - Le typhique est-il infeotant au oours de la periode ·d 1 inoubation ? -La typhique est-il infectant·apres . retablissement. (porteurs .de germes). ? ' Cas inapparents ou latents. Immunite naturelle at immunite consecutive e.ux atteintes. : Persistence de 1 1 infection d 1 une se.ison 1 'autre. Diagnostic. Application,. efficacite et vale~ prophyla.ot.ique des vaccine anti typhiques. · Tra.itement. Lutte contra les .. epidemies de .typhus.

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Che.pitre

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Chapitre 5 Chapitre

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Chapitre. 7 Chapitre Oha.pitre

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Cha.pi tre 10 Oha.pi tre ll

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CH.AFITBE 1 Agent pathogene En 1910, Rickets & Wilder ont constate que lea poux infectes contena.ient certains micro·-organismes. Cas micro-orga.nismes furent ulterieurement decrits minutieusement par da Rocha. Lima. qui lea nomma Rickettsia. prowazeki. Celles-ci sont desorma.is universellement a.dmises comma etant les agents pathogenes de la. ma.la.die. Toutefois, certains chercheurs estiment. que, si un indiv.idu ·.a. ate infecte par des Rickettsia mooseri provenant de puces de rats, les ricketts~s peuvent etre a.lors transmise.s d 1homrne a homme pa.r lea poux du corps et provoquer ainsi le typhus e:r.un·-~hematique historique. Ma.ckenaie (335), 1941, s'exprima.it ace sujet•.en ces . termes Je desire faire mention de la ·mutation de la souche murine de caractere benin, transmise par les pucos 1 en la souche meurtriere du typhus historique transmise p·ar le·s poux. Dans certains parties du monde, particulierement au Mexique et en Mano.chourie, le typhus du type murin a puces, de meme que le typhus historique a po~, . coexistent et semblant demeurer dans .une .farge mesure des en.tftes patho1ogiques distinctes. D1 autre ·part, ii est preuve que lo typhus murin ordinaire transmis par les puces.; provoquo, s 1 il est retre.nsmis par les poux, une ma1adie dont las r~actions tant cliniques qu 1 immuno1ogiques ne peuvent etre differenci~es du typhus classique transmis par les poux. J)u point de vue epidemiologique' ce fait est ·de nature a presenter una haute importance. Castaneda., M. (123) ~ 1942; :e~stinie qu 1il existe des types de r.icketts:it:B qui, tout en s 1 eche'lonna.nt sur toute la gamma des types cla.ssiques et murinE!, ne presentent aucune difference eE~sen.­ tielle. Les differences frappa'ntes ·obse~ees dans las reactions des animaux d 1experience peuvent s'expliquer.par 1 1hypothese que les souches murines se modifient apres un certain nombre de passages par 1 1 homme. Le meme auteur (100), 1944, :estime que, si.elles ·~f­ ferent sur certains points, les Rickettsi..." prowazeki et les Rickettsia mooseri, sont_, a d'autres egards, analogues-at peuvont provenir d 1une souche unique. Il preconise 1' e:t!1pl()i···d 1un>vaccin combine, fabrique a partir de prepare.tions fai te S ayec le·S' ·:poumonS d I animaU:Xo Moeser, Varela & Pilz (309.), ·19_.3-4, ont constate que los souches du virus typhique, isolees a partir de cas de typhus survonus au Mexique au cours d 1 epidemies de longue durse, donnent las memes reactions sur lea animaux d 1 experience que los souches 4~ virus typhique de l'Ancien Mondo, c'est-a-dire uno infection inapparente chez les rats et une poussee febrile sans tumefaction scrotale chez 1es cobayes. Deux ans avant la publication de leur communication, c 1 est-a-dire en 1932, Moeser, H. (280) s'exprimait en cas termes : Le virus european, apres passage sur le rat et la puce du rat, a produit chez las cobayes una reaction analogue a celle que provoque le virus mexicain (poussee thermique et tumefactlon scrotale). Il a ate note, toutefois, que cette reaction ne presentait pas un caraotere permanent; apres deux ou trois pass~ges, le virus tunisien a cease de provoquer l'orchi te des cobE>.yes. Moeser resume se. communication en disant que le point d 1 importance capitale est que la prophylaxis du typhus oonsiste encore et toujours dans la destruction des poux. Une fois que le. menace de pediculose sera acartee de tous les peuples, le typhus ne persistere. plus que sous une forme endemique benigne produite par la puce et ne oonstituera plus un danger pour l'humanite.

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Le War Office, Londres, Memo. (98), 1946, declare qu 1 il est generalement admis que !'apparition du typhus exanthematique dans une oollectivite est due ala preexistence dans cette collectivite du typhus endemique murin et de 1 1 infastation de ses membres par les poux. Apres quelques passages dans le cycle pou-homme, le virus murin semble acquerir des proprietes exanthematiques et la mala.die deviant epidamique. . Leon, A.F. (82), 1944, soutient que le typhus est provoque par una seule espeoe do ~iokettsies, dont il existe deux variates, !.: .E.E.Owa.zeki e t R. prowa.zeki moo sari. L 1una ou 1 1 autre souche e.st susceptible de produire le typhu~ endemique ou epidamique at 1 1una ou 1 1 autre peut presenter soit une forte soit uno fa.ible virulonoo. ·L 1 auteur etaye sa conclusion sur lea result~ts de SOB propros experiences. Magaw, los commentant, signals que s'ils ne peuvent etre nettement differencies par leur capacite do provoquor l'orchite, cas micro-prganismes pouvent, neanmoins, etre distingues pnr le ree.ction de fixation du complement et lee tests d' agglutination des rickettsias. Du point de vue de la contre-epreuve, 1 1 agont vecteur, ·qu 1 il s 1 agisso du pou ou de la puce, presente do l'ialportance. D'autre part, il est certains auteurs qui combattant la theorie do la mutation de le souche murine en la souche historique. C1est ainsi que Nicolle & Giroud (332), 1935, s 1 accordont a reconnaitre que lea deux virus typhiques, celui de l'homme et oelui du rat, ont una origine commune et que le virus du rat est le plus· ancien. Toutefois, ils n'estiment pas que, A 1 1 heuro actuelle, il soit possible de transformer un virus en l'autra au laboretoiro ou que cette transformation s'opere, comma d 1aucuns le pensent, de temps en temps at spontansmont. D•a.utres cheroheur.s c"1t a.nnoncc qu 1 ils ont reussi A tr~nsformer le virus du rat an virus de 1 1 homma at vice·varsa, mais Nicolle signale que cotta pr6tondue modification a 6t6 op6ree chez le cobaye, animal qui na joue aucun role dans 1 1histoire du typhus dens la nature. De mama, dans son ouvrage inti tule "Tropioe.l Medicine 11 1944, (89), Magaw, abordant le problema de la mutation du typhus hi storique, signale le fa.i t suivant : Mooser et quolqua·s autros ·che~oheurs estiment que si un individu a ate infect6 per des R. moosari provonant de puces de rats, lea rickettsies pcuvent etre lransmiSGS d 1homme a homme par des poux dU corps at pro~oqucr ainsi le typhus historique. A supposer qu 1il sa produisc, ce phenomena doit . etre· tout a fe.i t exceptionnel, parco que' sur los milliers de cas de typhus murin qui sa decla.rcnt chaque annee aux Etats--Unis, on n 1 a pas enregistre de cas de transmission de !'infection d'un malade a una pcrsonne saine. Il en est de marne dans de nombreux autres lie~ ou le typhus murin sevit en l~absence.complete du typhus his. torique; o 1 est seulement au Mexique at dans un ou deux autres pays que lo typhus murin a 6t6 suspect6 d'avoir donn6 lieu au typhus transmis par lea poux, at il semble vraisemblable que, dans cos regions, lea deux formes de la maladie puissant sa produiro simultan6ment at ind6pendammont 1 1 une de 1 1 autre. Mais aussi longtemps .. que subsi's.te u.n douto, il importo de so premunir contra pareillo 6ventualit6 en spouillant los malados et lea contacts toutes los foi S qu til a st nece SS!I.ire •

WHO/Typhus/1 Page 6 CIUFITRE 2 Viabili te des :..'icketts:iro en dehors d 1 un hote animal Desormais, il est generalement admis que R. prowazeki et !• mooseri peuvent survivre et rester virulentes tres longtemps dans las dejections seches du vecteur correspondant. C'est ainsi que Starzyk J. (74), 1939, montre qu 1 aux temperatures de laboratoire, Ro prowazeki reate virulente dans le serum de l'homme pendant six jours et qu'elle le demeure jusqu 1a 60 jours soit chez lea poux soit dans leurs dejections a l'etat sec; a 5°0 la virulence se maintient dans l'intestin desseche des poux pendant six mois. Il ajoute que cos constatations presentent de l 1 importance du point de vue epidemiologique, en ce sene qu'elles montrent comment l'infection par le port de vetements pouilleux pout se prolonger pendant de longues periodes4 · Blanc & Baltazard (93), 1937, ont constate que las dejections de puces infectees de virus murin, soigneusement dessechees dans le vide, peuvent demeurer infectantes cent jours durant. Quatre volontaires ont eta immunises par un vaccin prepare a partir de ces ·dejections biliees. De meme, Blanc & al. (92), 1938, declarant que les dejections seohes de poux ou de puces peuvent.demeurer infeotantes pendant 12 mois au moine. Il se peut dono que l~infeotion se maintienne d 1une saison epidamique a la suivante sans que des cas de typhus se declarant ?ffectivement pendant la saison non epide'mique.

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McCormack, J.J. (110), 1939, rend compte de 1 1 apparition du typhus A Drogheda; l'infection a ete attribuee a l 1 ouverture d'une malle dans laquelle sa trouvaient, depuis de nombreuses annees, sans qu 1 on las out desinfeotes, des vetements appartenant aux membres d'une fPmille qui avait subi.les atteintes de la maladie. Il ajoute que si cette hypothese est exacte,' 1 1 infeotion aurait ate due, semble-t-i.l,. a 'lej. respiration des deje'otiori.s de poui infect as. . .

Blanc & Bal te.zeo.rd. (106); 1940, montr.ent que: le degre de virulence du typhus murin conserve 'dans lea dejections de puces ne s'attenue pas, aussi longtemps que les dejections restent seohes, pendant une pe~iode de 6Si j~urs. Cette persistanue prolongee est de nature a expliquer bien des.points. obscure ~ana la'transmission de l*infectio~ d 1une saison,a l'a~tre et d 1un pays a l'autre. Lea ·memes. auteur~ (83), 1944~- declt-~rent qu~ lea dejections de poux infeotes sont ra.pidement illE'.otiv:ee.s par l'humidi te et que, des lore, on peut feire fond sur la sterilisation des vetements a la ·vapeur. Walther. G. {~S), .1.942, 9onfirine que ·les R~ ·provmz.e!d. peuvent rester virulentes'· p.;;:::.de.nt plusieU:rs mois dans lea dejections seohes de poux. . . Anderson, C.Ro (76), 1944, a declare q~ 1 on ~ oonstate que les Ricket!~~-~ .. ;e;:.ov!a.z_o}.9;.~ oo:r!-servJes en suspension dans du lai t .eoreme at sterilise, survivaient jusqu 1 a 48. heures;, dans tous les a.utres liquides observes, le temps de surrie a eta beaucoup plus court. Dans 1 'ee.u distillee ou 1 1 ea.u sa.lee, la via;bili te des. micro-organismos a disparu oomplateinent apr8.3 6 heu:.:-es ct 1 1 e.ddi tiori de 1.0 pour cent de glutathion n'a rien change. Un bouillon· compose de 20 pour cent de jus obtcnu A partir de le. membrane vitelline nonnt~le et 1 1 extrai t d 1 embryons de poulets de 8 a 10 jours, sans cellules, constituaient des milieux qui, s 1 ils etaient favorables, no l'etaient cependa.nt pas a.utant que le lait ecreme.

WHO/Typhus/1 Page 1 CHAFITRE 3 Transmission Vecteur Depuis de nombreuses annees, on soup9onnait que le pou du corps etait 1 1 agent vecteur du typhus epidemique, mais cette hypothese est demeuree a 1 1 etat conjectural jusqu 1a 1909, epoque a laquelle Nicolle, Comte et Conseil ont montre que la maladie pouvait $tre transmise p~r les poux. qui s'etaient nourris sur des animaux infectas. Blanc & Baltazard (91)-, 1940, ont determi;ne l.es criteres requis pour prouver·qu'un virus typhique est adapte a'un insectehote determine. Ils: ·Ont' constat& que le virus du. typhus epidemique :;>eUt repondre a ~es. oondi t.ions chez la puce Xenopsylla cheopis (et ~eut dono vrai'semblablement etre transini~ par ·cette vari6te de puce). D' autre· part, le-s memes auteurs (83), :.1944; declarant que las rickettsias murines peuvent se tranamettre par les poux'd 1 homme a homme.· . . . :···

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Quand· le vecteur 'corrimence-t-il

a ·e·tre ·infectant

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Hull T.G. (88) declare que ie virus se multiplie dans le corps du pou, dans les cellules de !'epithelium intestinal et deviant infeotieux au bout de 4 a 5 jours. L 1 infection du pou attaint son acme ai.t' bout d 1·u:ne ,dizains de jouts et finit par tue_r 1 'hote. ·Dans ·le ·War Office (Lond·res) Memo. (104), 1946, il est mentionrie que les·poux qUi ont suoe du sang oontenant le virus sont capables d'engendrer l'infeotidn pendant 1 a.· 11 jours··apr·e·s s 1 etre eux-memes infectes. S'ils sont ecrases 9 a 10 jours apres s 1etre nourris ou si leurs dejections ·sont reooi'tees 3 a 6 jours apres, leurs cadavres et leurs dejections respectivement sont· capables de provoquer !'infection s'ils sont places sur la peau excoriee (Nuttallh Il pourreit y avoir interet a ajouter que· Bla~c & al. (107), 1939, ont montre que les dejections de poux preleves sur des Anes qui avaient ate 2nfectes par le typhus murin sont devenues infectantes entre le lOeme et le 20eme jour a dater de liinoculation des &nes. Quelle est la duree de l'infectiosite chez leS'£OUX? Il s'a.git la d'une question a laquelle il est assez difficile de repondre. Le "War Off~ce (Londres)Memo." (104), 1946, signa.le que la. duree de 1 1 infectiosite chez les poux n'est·pas connue. Macchiavello, A. (117), 1944, declare qua, de l'avis general, les poux infectes de typhus ne vivent que quelques jours; il a, toutefoi~, constete des oas ou ils vivaient un mois et marne da.vante.ge.

vmo/Typhus/1 Page 8 Autres modes de transmission Il n'existe a.ucune divergence d 1 opinion quRnt au r8le joue par le pou dens la transmission de !'infection. A vr&i dire, il s'agit du veoteur qui joue le role 1e plus important dans 1a. genese des epidamies de typhus. Mais, plus recemment, de qombreux chercheurs ont estime que l'infoction peut se produire per d'a.utres voies. Certains declarant que !'infection par los voies respira.toirus e·st possible, d 'autre a estimant que 1 1 infection pe.r des gouttelottes, 1~ contamination des membranes muqueuses par las dejections de poux infectes, etc., oonstitueraient.d'a~tres moyens eventuels d'infGction. Gold & Fitzpatrick (45), 1942, enregistrent deux cas :-:-:--· ·· d 'infection benigne pe.r Rickettsia prowazold contract as par des chercheurs de laboratoire qui avaient ate vaccines prealablement avec le vaacin Cox. Dans l'un des cas, 1 1 infeotion a eu lieu probablement par las voies respiratoires, dans l'autre, le meteriol infectnnt avait giole sur le visage et dens l'oeil. Dormans & Emminger (103), 1942, signalent un cas de typhus dfi a la transfUsion du sang d 1une personne qui couvait 1a maladieJ la periode d 1 incubation du receveur a eta de 11 jours. •:-.:..: -;.

Linskis, D.Y. (19), 1944, signele un cas de typhus contracts a le suite de 1a transfusion du sang d'un donneur qui se trouvait en periode d'inoubation de la maladie. Tokarevitch, K.N. (81), 1944, decrit cinq infections de laboratoire par !• Rrowazeki, dont deux etaient des inf.ections par gouttelettes, deux par contamination des m3mbranes muqueuses, due _aux dejections de poux infcotes, et una par inocule.ti.on. Il e.joute que deux des malades eve.ient eta vaccines et sigriale que 15 rasultat do cette experience est en contradiction avec lcs rasulte.ts constemment nogatifs obtenus anterieuroment 1orsqu'on nourrissait lea poux infectes sur lea personnes vaccinees. La raison de cetto infection accidentelle est peut-etre attribuable a la dose massive ou a 1a maturite des rickettsias. Lieban, G. (90), 1942, decrit una attointo de typhus chez un medecin militaire qui n'e.veit pes ate expose aux poux. Il pr6sume que le malade avait eta infects a partir du sang a1ors qu'il prelevait des specimens pour proceder a la reaction Wei1 Felix. C'ast ce qu 'il appelle· "1 'infection par frottis". Walther, G. (95), 1942, declare que l'infection per lee voies respiratoires ou par la conjonctive est possible. Loffler & Moeser (105), 1942, relevant qu'uno carectaristique des atteintes de typhus par l'eppareil respire.toiro oonsisto en un oe.tarrha grippal des voies respiretoiros inf6rieures, du pout-Gtre a uno reaction locale au point de.penatration du virus. Klose, H. (108), 1942, signale des cas de typhus const~tas dans un camp de prisonniors allemands, dans des conditions qui oxcluent la possibilite de 1'infection per des piqures de poux. Le saul veoteur possible des riokottsies sorait los dejections de poux infeotes, mais il est necossaire de ~ousser dave.nte~o les recherches pour montror si 1 1 infeotion so transmet per la poau, pe.r los voios respira.toiros ou "par frottis". Il souligne le. necessi te de la d6sinfection.

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Vl.HO /Typhus/1 Fage 9 Dans 1e Memorandum du Wa~ Office, Londres• (113), 1946, il est mentionne que l'infection peut provenit de 1 1inhalat1on de la poussiere rouge imponderable, eminemment infectan~e, de dejections du pou, qui· s•e1eve en nuage quand un pouiLleux sa deshabille. Il est possible que cas dejections infeQtantes pulveruientes restees en suspension dans 1 1 air attaquent las membranes muqueuses des voies respiratoires superieures. La personnel des h8pitaux qui est appele a traitor un typhiqua avere devrait porter obligatoirement una blouse protectrioe (de preference impregnee de DDT), sans oublier las lunettes preservatrices, las gants et le masque. Le masque est important pour se preserve~·de l'infeotion par inhalation de la fine poussiere rouge de dejections de pouz. Leffler & Moeser (87), 1942, ont elucide certains points importants relatifs a la transmission du typhus. Le virus se trouve dans les dejections de poux, mais non pas dans leurs glandes salivaires. Il peut penetrer dans le corps par lea egratignures do la peau, par voie de contamination de l'appareil piqueur du pou, par la conjonotive ou par las voies respiratoires. On cite des cas ou ·soule l'infeotion, due a la respiration de particules infectees, par des chercheurs de laboratoire occupes a l'incculation intra-nasale des souris, pouvait expliquer l'atteinte de la maladie. McCormack (110), 1939, declare qu 1 une poussee de typhus a Drogbeda a eta attribuee a 1 1 cuverture d'une melle ou se trouvaient~ dapuis de longues anneas, des vetements de maledes. Il semblerait que 1 1 infection ait ate due a 1 1 inhalation des poussieres de dejections de poux infectes. Hull, T.G. (88) declare que 1 1 infection peut se transmottre par las dejections de poux. Il n'a pas eta demontra, d 1 une maniere decisive, que la piq~ suffiso a ella seule a tranamettre 1 'infection. Blanc & a.l. (9a), 1938, emettent 1 'hypothese que les dejeations seches des poux peuvent tre.nsmettre le virus murin a l'bomme ei elles sent pla.cee~, soit sur le membrane muqueuse nasale, soit sur la conjonctive,·soit enfin evelees dans de l'eeu. Il est possible que le typhus historique soi t transmise par voie ore.le d''une ma.niere analogue. -. BlP.no & ~altezard .(83), 1944,. declarent que le typhus murin pout· se transmet.tre pe.r 1es poux d'homme a homme. Ils estiment, d 1 autre pert, que 1 1 infection provenent de dejections seches de poux est le. ce.use d 1 e.ttointes spE>re.diques et peut contri buer a 1" eclosion d'epidemies. Sparrow& Mereschal (ll9), 1939, ont reussi a infector des hommes per le virus murin contonu dans les intestine de poux inoculas, en instillent une emulsion dens los replis de la conjonctive. Une fievre be~igne s'est declarea, mais il n 1 a pas ate possible de deceler le virus dans le sang; cas sujets sa revelerent ulterieurement immunises corltr~.l 1 inoculation du typhus tant classique que murin. ll 1 autre part, Ding E. · ( 78}, 1944, a. demcntru, a1 jnj.?ctant a des animaux, avec des resultets negatifs, des prelevoments operas sur le nez, la boucbe et .. le. tre.chee de sujets typhiques, qu 1il n'e:dstc pas de preuve directo que le transmission interhumaine puisse se produire au moyen de gouttelettes provenant das voies respiratoiros. Blanc & Baltazard (84), 1944, ont domontre que le piqura des pou:x: n'infocta pe.s 1 1 hommo, si l'on empeobe le contact de leurs dejections avec la peau.

WHO/Typhus/1 Page lfl Pollar & al. (97), 1946, ont declare que la transmission orale du typhus murin chez 1 1 homme n'est susceptible de se produire que tree rarement. Ils ont precede a 1 1 e~perience suivante : six volontaires ont avale 4 co. de suspension salee de membrane vitelline non traitee d'embryons de poulets infectes par le typhus murin. Cinq d 1entre eux sont demeures a l'etat normal; le sixiema a subi una atteinte typique~ Il est probable que la dose etait .tres forte par comparaison ave-c cella qu'il est possible d 1 absorber naturellement par la bouche·, de. aorta que l'infeotion. naturell~· par oette voie ne semble devoir fia produire que .tres :rarement. Morales, F.H·. (85), 1946·, decrit un cas interessant de typhus (vra.isemblablement~ du type murin) qui est survenu a Forto-Rioo en juillet 1945. : -l;Je Sl.'!-j~t avai t ete vaccine environ quatre mois auparavant au moyen d 1une souche (murine) Wlimington de vacoin a base de membrane vitelline. Le 3 juillet, il oonstata qu'une oreilla suppurait. Le 7 juillet, on ·le fit· mordra par un cobaya attaint d 'uno reaction febrile et d 1une orchi te aigues apres inocu'la'tion de rickettsias du typhus. Le 12 juillet, on lui' fit una aerie d'injections de penicillins pour enrayer 1 1 infection stephylococoique de 1 1 oreille; .le· 20 juillet, un typhus benin sa declaJ;a et dura 10 jours. La reaction de Wail-Felix (OX19) acousa una positivite croissa.nte, le titre atteigna.nt 1-3200 au dixieme jour.• Salon toute vra.isamblance, 1· 1 atteinte de typh\.lS a.urait ete imputable ale. morsure du cobe..ye 1 sa benigni te. fut censee rt.voir ete due' . soi t a 1 1 inoculation prealable, soit au traitement penicilline, soit a la oombina.ison des deux the.ra.poutiquea. Conclusions Il exi~to des preuves solides que !'infection peut. sa produirc par d'autres voies que la peau; !'infection par las gouttelettes, la contamination des muqueuses par dee ~~jeotions de poux inf8o·tes, l'inocula.tion, .l'inhala.tion, etc., sent -d'a.utres voies possibles d'infection. Quoi qu 1il en soit, que l'infeo~ion soit vehiouleu par la. peau, par les voies respira.toires ou par frottis, 1~ desinfeotion ainsi.quo la desinsectisa.tion des effete des ma.lados semblent etre indispensables.

CHAPITRE 4 Periode diincubation

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Dans les conventions internationales actuelles, la duree de 1 1 incubation est fixee ~ 12 ~ours. L'Organisation Sanitaire Panamericaine a admis qu 1 elle est de 14 jours. Comme il a ete constate par certains chercheurs que la periode d'incubation atteignait cette duree dans certains cas, ceux-ci estiment qu 1 il_serait plus prudent de considerer qu 1 a des fins quarantenaires la marge de securite doive @tre de 14 plutat que de 12 jours. Dans la litterature recente, la question de la· periode d 1 in-. cubation n 1 a guere ete 1 1 objet de commentaires. On peut toutefois faire mention comme suit d 1articles et.d 1 ouvrages recents ace sujet Le memoire du War Office, 1946, Londres (126) declare que la periode d 1incubation oscille entre 5 a 14 jours, Une periode do 12 jours est consideree comme la duree.normale.

Lachnit, v. (125), 1947, declare que, d 1apres une etude de 244 cas, a laquelle il a ete precede en Europe centrale en 1943, la periode d'incubation a oscille en moyenne de 2 a 3 semaines et n 1a jamais ete inferieure a 12 jours dans les cas ou elle pouvait @tre determinee. John W.D. Megaw (12?), 1944, ·s 1 exprime en ces termes au sujet de la periode d 1 incubation : Celle-ci est. rar..ement inferieure a 8 jours; elle s 1echelonno habituellement de 8 a 14-jours~ mais peut se prolcnger jusqu' a 20 jours_. VGire davantage. Chez les aujets inocules, de propos delibere, elle ne serait pas de plus de deux jcurs. Plus la periode d 1 incubation est longue, plus l'atteinte est, en general, benigne. Brumpt & M9.clouf (124), 1946, signalent un cas de typhus exanthematique avec incubation prolongee (31 jours au moins) et precipitc sans doute par un pneumothorax artificial. Dans son ouvragu 1!fucilla.ry & Rickettsial infections, 194411 1 Holmes; W.Hc, s'exprime en ces termes : La duree moyenne de 1 1 incubation avoisine 10 jours. Quelques sujets peuvent presenter uno periode d 1 incubation de 4 jours seulement, tandis que chez plnsieurs autres les symptemes n 1 apparaissent qu 1 apres quatorze jours. Le "Precis des Maladies infectieuses, 1945, Societe des Nations11 fixe de 6 a 20 jours les limites extr@mes de la periode d'incubation et de 8 a 14 jours en moyenne. Dans son ouvrage "Preventive Medicine 19461•, Boyed, M.F., declare que la duree de 1 1 incubation est de 5 a 20 jours et en general de 12 jours.

Le t~Ehique

est-il infectant au cours de 1a periode

d 1 incuba~?

Gramashewsky, L.W. (102), 1940, aurait, dans un cas, constate que le sang est infectant pour les animaux deux jours avant l 1atteinte de la maladie. Dormans & Emminger (103), 1942, signalent un cas de typhus dtl a 1a transfusion du sang d 1un sujet en etat d' incubation de la maladie; la periode d 1incubation chez le receveur a ete de 11 jours.

IJIIHO/Typhu,s/1 Page 12 Boyed, M&F. (336), 1946, declare que le sang des typhiques est infectant depuis les deux jours qui precedent 1 1 atteinte de 1a maladie jusqu 1 aux deux jours qui suivent 1a defervescence et semble ~tre le plus virulent vers la fin de la periode febrile. Le malade est-il infectant apres guerison (porteur

de germes) ?

Gromashewsky, L. W. (102), 1940, declare qu 'il n 1a pu obtenir la preuve que le sang· soit ir,lf'ectant pour les animaux plus d 1un jour apres la fin de la fievre4 Il en conclut qutil n'existe pas de preuve de 1 1 cxistcnce de porteurs de germes en pleine sante ni d 1infection inapparente (cette derniere conclusion est en·contradiction avec 1 1 opinion de nombreux chercheurs (voir ci-apres) ). Dans le 11 Memo. 11 du ''War Office 11 , L:mdres, 1946 (116), il est declare que, d 1 apres certaines constatations, le virus demeure d2ns 1 1 organismc t~ois semaines apres la defervescence. Walther, G. (95), 1942, ~eclare que des poux infectants ont ete preleves sur des malades 24 jours apres 1a defervescence. Boyed, M.F. (336), 1946, declare que le sang des sujets typhiques est infectant deux jours encore apres la defervescence. Apres avoir €ssaye d 1 infecter des cobayes avec le sang de convalescents typhiques, Potapchick, J. (96), 1940, conclut que ces convalescents ne jou0nt pas un r8le important dans 1 1 epide~ologie de la maladie. John WeD. Magaw (121) ecrit que 1 1 infection est presumee persister de nombreuses annees chez quelques sujets qui] dans certaines conditions, subissent des .:d:.ts:.;.nl. os benignes sans 8tre reinfectescc

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CHAPITRE 5 Cas inapparents

Actuellement, de.nombreux chercheurs· soutiennent avec force 1a these de 1 1 existence de cas d ''infection inapparente. A vrai dire, certains d 1entre .eux estiment que 1e r.81e des infections inapparentes dans la per~istance de la maladie d 1una saison a l'autre, a e.te etabli. A strl.ctement parler, il.faut ·entendre par infection inapparente la possibiiite .pour la maladie aigu§ d 1 evoluer en la presence du vtrus·aans 'lea cellules ~t les tissue de l'organisme malade, ma,is en 1 1 absen.ce de tout sympt6me clinique. Certains auteurs preferent le· terme -"infection latente 11 , d'autres ont employe lee expressions : ·"c·a.s ambulatoires 11 et •ipo:rteu:rs de. germes sans symptomes" ~ Tout.efois, a d.e.s fins pratique a, il semble souhai table de comprendre sous cette rubrique les atteintes benignes de typhus et specialement celles dent souffrent lee enfants. · D'aUtre part, il se peut quiil ne soit pas hors de saison de faire mention de la maladie de Brill a·~~ fin du present chapitre, bien .qu til s 1 a.gi sse d 1 une infection qu:i, ai t pe·rsiste de nombreuses annees durant, apres des atteirites·anterieu:res et dont.on a constate des re7i viscences pour une raison ou ;Pour U..."le autre·.

Au. debut· de 1929,: .R~sine & Nicolle ( 282') inQiquaient que les experiences de Nicolle & Lebai11y ont montr~ la possibilite d 'une infection aiguEi qui e·voluerai t, avec presence du virus dans lee cellulae ·at lea tissue de l'organisme malade, mais sans auoun symptome clinique. Les ~ujets ne presentant pas de sympt~mes peuvent done jouer le role de reservoirs de viru.s et ~tre ·1a sour.ce de nouvelles infections. · Nicolle souligne 1' importance de la commu.."lica tion de Ramsine, dans laquelle est ·donnee la premiere description du typhus inapparent chez 1 1 homme, ses propres observations .s 1 et~nt limitees a son apparition chez lee cobayes.

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Kuteiscbikow, Dosser & Berrihoff (278), 1933, ont .declare qu 1ils avaient tous souffert de typhus e~ 1920 a Moscou •. En 1930, ils ont fait des essais sur leurs propre~· serums et ·ont constate que 1~ reaction Wail-Felix etait negative dans une dilution au 1/20. Les powc preleves sur un cas typique de typhus cnt eta ··n.curris chaque jour pendant une semaine sur lee trois observ~teurs; certains de ces pou:x: furent tues et examines e.t .on constata de nombreuses rick~ttsies dans lea cellule a de 1 1 e,:pi thelium intestinaL Quatre "jours apres la date a laquelle iis eurent ete nourris dans ces conditions, la re.action Weil-Felix. devint ];>osi tive avec une dilution de l/30 et 1/50; le treizieme jotir, d~"ls le cas du Dr Dosser, 1~ reaction etait positfve au 1/200. Du sang fut preleve et injeo:te a des cobayes qui presenterent une reaction febrile apras une pericde d'incubaticn de 8 jours et il fut p~ooede au passage du virus sur une serie d 1 animau:x:; des lesions typiq~e~ du typhus furent constateea dans les cer7eau:x: de ceux qui furent uacrifies pour examen. Aucun des ·trois e.iperimentateU.Z.s n 1 a accuse de sympt5mes queloonques de maladie ..

WHO/Typhus/1 Page 14 D'ou i1 resulte que 1'infection inapparente chez les sujetspartie1lement immune peut expliquer 1a conservation du virus en periodes inter-epidemiques. Ciuca, Ealteanu et Constantinescu (333), 1934, ont signale qu 1 une poussee de typhus s 1 est produite dans une auberge ou vingt jeunes gens vivaient en etroite promiscuite, six cas furent declares; les quatorze autres pensionna.ires ne presenterent....,a,acun signe ou sympt8me de maladie, mais le serum de la totalite d'entre eux accusa une reaction Weil-Felix positive a une dilution de 1/100 ~ 3/100. Trois cc. de sang furent preleves sur chaque sujet ~ inocules par voie intraperitoneale a des cobayes; dans deux cas, on obtint una reaction typhique caracteristiquG. Une emulsion fut faite a partir du'corvoau de l'un de ces animaux infectes, et injectee a un malade nerveux chronique; aucune reaction ne s 1 ensuivit, mais· les coba.yes furent infectes par le sang de.cet homme et il fut precede au passage de la souche de virus sur d 1 autres cobayes et sur des rats. Aprea reaction febrile, ces animaux se raveleront immuns a ~~e seconde injection du virus. Atanassiewa& T1.>etj:lk (277), 1933, essayant d'evaluer la frequence du typhus silencieux parmi los enfants, ont precede a des tests :::-a.petes d' agglutination sur les pensi9n.."laires de deux foyers, dont chacun hebergeait 65 enfants &gas de 9 a 16 ans. A leur avis, lea resul tE~.ts obtenus indiquent que 1' infection silencieuse est frequente et que les porteurs de virus sont nombreux parmi les enfants d 1 une locali te infectee. Dans U..'"l foyer, quelques cas de typhus se sont declare~ au cours de 1 1 enqu~te, mais aucun dans l'autre. Giraud P. (322), 1935, declare que 9 sur 113 sujets ayant ete en contact avec des typhiques, 5 accuserent une reaction Weil-Felix d'un tatix croissant· de positivite, mais ne presenterent ni fievre ni autres symptames de typhus. Le sang de l'un de ces sujets a ate inocula a des cobayes et coux-ci ont fait de la temperature, mais n..; ·a~ revelerent pas a 1 t GPI'euvo immunises centre le virus typhique. Le virus a· pu ~tre isola de trois des 27 contacts qui avaient presents une reaction negative; on constata qu 1 il s 1 agissait de cas d'infeQtion inapparente. Nicolle & Giroud (331),·1935, ont signale que, pour depister lea cas de typhus inapparent parmi lea nomados de la region avoisinant Tunis, on a recours a troi~ methodes; 1) La reaction Weil-Feli~. Sur 170 sujets, 38 ont presente une reaction positive, 30 jusqu'a u.ne dilution au 1750',--,frau l/100 et 2·au 2/100. Aucun de ces malades n 1 ayant eu de fievre recemment, on-peut en conclure que 8 d 1 en-tre eux constituent des cas de typhUs inapparent. 2) L 1 inoculation a des cob.ayes du sa-ng des sujets qui ont pres'ente une reaction positive~ Le sa.ng de 10 :Jujots fut air~si ~prouve, mais eucun des cobayes inGculfs n!a reagi. 3) La nourriture de poux sur les momes sujets et la recherche du virus chez ~es poux. On n'a decele chez eux aucune rickettsia et l'injection aux cobayes de l'~ulsion preparee a partir de ces poux a donne un r6sultat negatif. Meyer KoF. (321), 1936, a otud:i.e, entre autres affections, les infections inapparentes du typhus; il prefere le terme "infection latente".

WHO/Typhus/1 Page 15 Pour proceder a des onqu~tes epidemiologiques sur la popti..:. l'tion polonaise, Steuer, W. (245), 1942, a eu recours au test d agglutination avec du sang seche, avec une suspension de Proteus OX 19. Il a constate. que cette reaction .est generalement positive dans le typhus, mais .son importance reside dans la detection des oas ambulatoires ~~ des porteurs de virus sans sympt6mes. Certaines de oes personnes avaient fait une fievra benigne ou s'etaient tout simplement·senties indisposeesJ d*autres ne presentaient aucun sympt6me, sau:f une eruption (rash). Lea enfants en particulier souffraient d'atteintes benignes-et non identifiees de typhus. Si des cas benins de cette nature sent deoeles, il y a lieu d•ouvrir de vastes onqu8tes, port ant non sculoment su:r lea contacts mais encore sur l'ensemble de la population et de proceder a l'epouillage minutieux des sujets victimes d'atteintes benignes; en effet, oes derniers hebergant le plus souvent des poux inf'eotes. On. ignore si las poux qui se nourrissent sur oes typhiques benins s'inf'ectent d'une maniere aussi intense que ceux qui so nourrissent ~~ des typhiques a 1 1 etat aigu. . ...

Leffler & lt>oser (337), 1942, affirment que lea poUx ··ne· s'inf'ectent pas en piquant les typhiques inapparents. Haff & Von Brunn (13), 1943; ont signale que des atteintes ambu1atoires et benignes de typhus ont· eta relevees chez des Busses provenant de regions endemiques, ainsi que chez des sujets imnamises. Dans ces cas qui simu1aient la grippe, 1 1 eruption etait parfois absente ou fugaoe. · . John W.D. Megaw (111) a declare que des atteintes benignes peuvent se produire chez.les enfants et chez lea sujets partiellement immunises, en ~orte que !.'infection peut s •.implanter dans .Una colleo"7 tivite, avant m~me· qu'on n'en !'3ouwonne l'existenca. · · .. · .. . Giroud, P. {212), 1946, a ~ite des exempie.s :d'.isolem~~t· de. rickettsiae. a par·tir de sujets apparemment eains, et il en a ·co.nQlu que .le r6le- 'dee' infections inapparentes .ava~ t .ate. etabli. En reva.ne~e,. OromS:Shewsk;, ..L.~~. (i62);· :i.~40 ,: oon~lt+t que rien ne .preuve 1, existence de porteurs sains de. Virus' mais. ce'tte oonolu,ai·on est. ii''I 1 heure ac.tuelle en oontradiotion.av~Q :J.e$ opiniQns de nombreux :autres cherehe~. · > · ·! . • · • · .. · : laladie.de Brill :.

:·. : .. : . : .t

Au debut de. 1933; Zinsser ·& Rinz-.Oastane~ (~76Lo~nt' ·si~ale qu 1 ils a.vaient reussi a ieoler sur un su~et atteint: .Q.e· :l,a· mal~~. de Brill una eouche typhique reesemblant ala souc~e .e~opeenne • . .. ; ...

Du sang a eta preleve le lOeme jour sur un sujet attaint de la mala.die de Brill et a ate inocula a deux cobayee. Los deux animaux ont accuse une reaction febrile typhique, maie on n'a constate auourie reaction scrotale. Comme las auteurs le signalent, ce fait a demontre l'existence, dans lee grandee villas du littoral nord-est des Etats-Unis, d'une variate endemi9.ue· de typhus, dont le virus, a la suite de passages precoces sur lee anima.ux, ne saurai t 6tre differencie de celui du type claesique du Continent european. Sur quoi Zineser (305), 1934, declare qu 1A eon avis le virus olassique et le virus murin sont deux variates de la m3me espeoe. Une etude minutieuse de trois souches de virus obtenues sur trois sujets attaint~ uo la maladie de Brill a permis de constater que toutes a.ppartiennent au type classique.

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Il a ete. egaiement demontre que·, deP\ri.a 1910, quelque 500 cas de maladie de Brill sont survenus ·a New-York, et que 97,8 pour cent des cas ont ete constates parmi lee immigrants juifa originaires d 'Europe et speoialement de Russia, d.e Pologn~ et de Rouma.nie, foyers du typhus olassique en Euro-pe. · ·· Il oonolut en declar-ant que la mala.die de Brill est pour ainsi dire non exista.nte phez lee indivi4us n~s ~n:Amerique et ne se pro page pas parmi eux. · .. · Pour _cat auteur, la malacl.ie ·de Brill. e~?t. ~e typhus classique qui sa .m.aintien_t chez .1 'homme a·t·. oonsti tue una·· r'eorudesoenoe ou una recidive d'un t~hus authentique oontraote originellement en Europe. John W._D •. K-ega;w ,ll2l:.)· d6:olare -que- l 1-~nre·oti:ori e~.t .pf.~-~umee persister de ·nombre:u~e~. e.p.nee_s durant :o~ez- quelqua·~ pe_r~P.#~-~~ .qpi, dans certaines oonditJ..ons; p&uvant, subJ.:r.-des atteintes ..benigne_s. s~s toutefois §'tre reinfe.otees •..La ma.ladie: .de- Brill sera.i't .:due·· a1 ia: revivisoenoe d''·a.noieniie~ int.eotions de ce genre. ''· ' · •· · . Pa.+tz H• · (223 )., ·1943; declare qu •·en rE?ooq.rant a una nouvelle technique de la fi.xation du complement,- 11 a ate e~·mesure de le . typhus·. epidamique de ia fo~me. ' 4i,f;ferencier: . . . endemiqu~. . .. ''.

Las resultats des etudes auxquelles .il a eta precede sur -la ma.ladie de Brill corroborent la these de. Zinsser, selon laquelle il 8 'agit ·d 1une· forme de typhus epid.emique ··at non pas "d'origi~ murine. Il resul te_ ·des o.bservations que,· de m§I:le que ie rat .dans le typhus endemique, 1 1 homme sert de reservpir de typhus epidemique dans l'intervalle des p~ussees·et que la maladie de Bri~l n'est pas propagee par lee pOUX poUr la Siinple .raison .qu'l Grl 1 I 0C·C·UJX'a1Q3 il n I y a lJas de poux. Moeser & Lbffler (122), 1946, ont decrit un cas de maladie de Brill survenu a Zurich. L 1 atteinte de cette maladiEi est survenue en juin 1945. Le malade a rendu compte d 1une ma.niere precise de l'evolutien du typhus dent il avait ate attaint en Russia en 1918. . . ~ ~.

Pour oonclure, neue pouvens dire que' la question de la maladie de Brill a ate resolue d 1une maniere definitive par Zinsser et d•autres cheroheurs, qui ent montre qu'il f~llait l'attribuer A Rickettsia prowazeki et que 'plus de 95 pou!' cc_nt d,e_s r.;a,lades etaient des immigrants en provenance ·de pays europee.ria· 9U. · seVissai t le typhus epid~mique a pnux. . ' . .

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CRAPITRE 6 Imtluni te naturelle et :tmouni te consecutive aux atteintes

Cette question n 1 a fait l 1 objet d 1 aucune publication dans la litterature recente. Megaw (121) ecrit que l 1imounite est totale pendant que~que temps apres l 1 atteinte de la rnaladie, mais que 1es recidives, generalement benignes, ne so~t pas rares apres un 1ntervalle de plusieurs annees. Kudioke, ~. (1.12), 194.3, estirne que la rarete ap.Parente du tY»hus chez les.jeunes enfants est due non pas A l'imrnunite contra l 1 infec·tion, m~s a la resistance gr&e a laquelle l 1 atteinte est modifiee. · . Le.s enfants sont. attaints aussi frequemme~t: que·· lea .adul tee, mais chez ~ux-les infectioJ;ts sont plus benignes, souvent .silencieuses. On ignore dans quelle mesure le s~g de ces oalades benins est infeotant pour lee poux. Les statistiques du typhus epidemique etablies A Leningrad au cours du _siese montrant egalament que fee enfants n 1offrent pas d:e res_ista.nce. Speciale _a l 1 inf~ction. typhique' mais que la maladie est moine grave pour eux que pour les a.dul tea. Tekarevich demontre egalement ce point. . . :Blanc &. :Ba~ taza.rd (140), 1944, ont precede .a. d.e v~stes recherches sur la. question, de l '·iJJOuni te aux 11 fievre.s 11 typhi_ques_ et apparentees. Une .a.ttaque franche _de typhus opidemique oumurin a pour effetd 1 immuniser contra ces deux infections pendant plusieurs annees au moine. L 1infection inapparente produit l 1immunite et il semble que la reinfection inapparente doive ~t~e tree rare •

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WHO/Typhus/1 Page 18 CHAFITRE 7 Persistance de l'infectiou d'une saison

a

1 1 au!~.'

La question de la persista.nce des epidemies d!une saison autre a retenu tout particu1ierement l'attention au cours de ces dernieres a.nnees. Certains chercheurs estiment que ce phenomena a:!3t imputable aux a.tteintes bem.gnes ou inapparentes. En d 1 autres termes, ils pensent que la longue chaine de transmission du typhus ohez l'homme est le f~cteur le plus important de la persistance de l'infection d'une saison epidemique a la suivante. D'autres soulignent avec force que le reservoir est constitue par les dejections de poux infectes, car il a ate deja prouve que le virus survit pendant de nombreuses annees dans les dejections des poux; dtautre part, certains chercheurs? tels que Gromashewsky et autres (8o), 1944, pretendent que les sujets e,tteints des formes cliniques de la. maladie et les poux qui se sont nourris sur eux constituent l'unique source de 1 1 infection. La mala.die, una fois arrives a tenne, ne saurait recidiver, a moins que de nouveaux cas ne se produisent. Magaw, dans ses observations, declare que les auteurs n 1 appuient pas la. these de 1 1 appEl.rition de cas silencieux et,. de toute evidence, ne. pensent pas que l'infection pro~nne de la respiration des dejections seches de poux.infectes qui, en Afrique et ailleurs? ont ate consideres comme etant une source probable des reviviscences de la maladie (Fshenichov).

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1

Kuteisc.b.ikov,. Dosser & Bernhoff (278), 19 33, declarant que 1 1 irtfeotion ine.ppa:;:onte chez les individus partiellement immuni.ses pElu t expliquel' 1<.:~ pu ... ol6·1iance du virus en peri ode interepidemique. Lasnet (326), 19 35, a pres avoir decri t le· typhur1 en· Aigerie, . conclut· en declarant qu 1 il n 1 est· pas donne d 1 explica.tion du mc:'.intien de 1.infection d 1une saison epidemique a 1 1 autre, ·ffif'.iS emet 1 1 hypotheEJe qUe des CaS benins OU' ine.pparents SUrViennent ·au C01irs: de· l'ate. ·

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Ciuca, Ba.ltecmu & Constantinesoo (327). 1935; .. t:raj-;ant de 1 I importfmce epidemio logique. du typhus inappe.!ent J on·t declA.!'O que les cas inapparents consti t'uent un danger et sont .de na.ture a expliquer· les explosions soudaines de lf'. me.ladie P.ins'i' que SOU endamicite. D'apres Megaw (111), 1944, des poussees f~brile~ bonignes depourvues de symptomes speciaux, peuvent se produire pendant quelques jours chez des enfants et chez des individus a immunite partielle; cas phenomenes sont tres importants parce qu 1 il est improbable qu'ils soient deceles, en sorte que 1 1 infection peut s'imple.nter dans une colle•:·tivi te avant qu'on n'en soup<;onne l'existence. Il ajoute qu 1 il y aurait lieu de proceder a la reaction Weil-Felix ou aux tests d'agglutination des rickettsias dans taus les cas de fievre inexpliques sur les lieux ou subsiste la plus legere possibilite dlapparition de la maladie. Dans une etude sur la ma.le.die de Brill, Platz, H. (223), 1943, conclut qu 1 il resulte des observations que, de meme que le rat dans le typhus endemique, l 1 homme sert de reservoir de typhus epidemique entre les apparitions de la maladie et que la maladie de Brill n'est pas propagee par les poux pour la. simple .r:e.ison qu 1 -sn 1 '.occurrence il n' y a pe.s de poux~ +

+ Pour de plus amples informations sur les cas int.:ppe.re::-/c;s, la lecteur est :prie de se reporter au chapi tre 5~

WHO/Typhus/1 Page 19 D'autre part, nombreux sont ceux qui appuient la these salon laquelle les dejections de poux constituent le reservoir de virus et le principal facteur du maintien de IJinfection. McCormack (110), 1939, s'est deja refere a !'apparition, a Drogheda, de cas ·de typhus imputables aux dejections de poux qui infectaient les vetements de malades conserves de nombreuses annees dans une malle. Blanc & al •. (92), 1939, declarant que les dejections seches de poux ou de puces peuvent demeuror infectantes pendant 12 mois au moins·. Ils concluent en declarant qu'il est possible que !'infection se maintienne d'une saison epidemique a l'autre, sans que des cas authentiques se produisent pendant la saison non epidemique. Blanc & :Saltaza.rd ( 106), 19 40, si gna.len t le fa.i t que le murin conserve dans lea dejections de pucee ·ne perd rien de sa. virule~ce penda.nt.une periode de 651 jours, a.ussi longtempo que ces 'dejections restent seches. Cette persistance prolongee est de nature a explique~ bien des points·obscurs dans le maintien de !'infection d 'una saison. a .l'.a.utre et d 'un pays a l'.a.utre. viru~

. Lea memes auteurs (84), 1944, declarant. que le reservoir nature!· des· rickettsias est constitue par les dejections de poux infectes.. · De. meme:, .ils ·. signa.lent qu'a leur avis los a.~tej_nte.s inappa.rontos de la maladie ne jouent pas un role important dahs le maintien du typhus du pou en periodes interepidemiques, mais ils estiment que !'infection provena.nt des dejections seches de poux infeQte~ est la cause des atteintes sporadiques at pout declencher .·1' ~c.losion d' epidemies. Lea dejections de poux infectes ·sont·rapidement inactivecs par 1 1humidite et l'on peut faire fond sur la sterilisation des vetamenta ala vapeur.~ destr~ction. des poux est,'en: soi, un moyen insuffisant pour erir~yer les epidemies. Lea auteur's (120), 1949, .montrent que, chez lea poux ou lvs pucas, !'infection n'a pes un caractere hereditaire. Hull, .T.G. (88) signale que ie vi~s est present dans las . dejectiOt1S de poux infectes et peut se tra.nsmettre par ce .canal. Il n'a pas ate nettement demontre q~el'infeotion puisse ·se transmettre per la seule piqure. La virus n'est pes tra.nsmis par l'oeuf aux generations successives·de poux.+ · Avant d•aborder le, chapitre suivant . il pout y avoir inte.· ret a rapporter !'opinion· de.Macchiavello A. b39 ),. 1948. ·Cet auteur declare que de nombrouse$ theories ont eta· emises pour expliquer la persistance des epidemie~ : 1) la maladie de Brill, 2). la mutation de 1.a. souche du typhus murin, 3) lea dejections de poux. A.soh avis person~el, taus cos fact~urs petivent operer simultanement, mais sa propre experi.ence at. lea reche·rohes qu 111 e. fai tes au P-6rou lui ont pormis de constater que la plupert des atteintes de typhus survenaient pcrmi des enfants, et il £>. pu, chez eux, clepister 1 'infection· tout au long de l'e.nnee. Des· epidemies·.surviennent de..ns .d'autres. zones en raison de 'l'·apport de car;J d.e ce.s regions endemiques. Bien qu 111 ne me pas la p.ossibilite de l'existen<~e .d~autres facteurs, ll.estim\3. done que la. longue chaine de. transmis.sion.· du typhus chez 1 'homme joue le role le plus .important dans le maintien de !'infection d'une saison a 1 1 autre. Il rema.rque egalement que 1' epidemie survenue a Naples s ,·est eteinte sans que l'on a.it pris aucune mesure pour desinfoctor les vetements. Gaud, M. (340), 1948, se rallie a la these de Macchiavello et declare qu'au Maroc, le typhus fait regulieremont son apparition a la meme saison et bien que cette maladie diminue en ate, il en subsiste toujours des cas.

+ Four d 1autres ouvrages, le lecteur est prie de se reporter au chapitre 2.

WHO/Typhus/1 Page 20 CHAPITRE 8

Di.agnostio ce serait sortir du cadre de 1a presente etu~e que d 1aborder l examen detaille du diagnostic clinique, et force m'est de me limiter a quelques observations ainsi qu'aux conclusions auxquelles ont abouti les chercheurs d~ laboratoire dans le diagnostic du typhus. A ce jour, la reactiop Weil-Felix a ete· le-. seul critere diagnostique accessible aux m.edecins, et bien qu'il ne stagisse pas d 1une reaction vraiment specifique, elle est tres sOre dans la plupart des cas. Les nouvelles me~hodes du d~agnostic, a savoir 1 1agglutination des 'rickettsias et lea test's de fixation du complement ont des.ormais fait leurs preuves pour ec~j.rer. l'epidemlologie' de la malad,ie et . differencier la forme cia_ssique de la forme murine (Van RooY-Em &. BearcrQft, 1943; StuartHarris, Rettie & Oliver, 1943; 'Platz, 1943) • 1

. Le diagnostic precoce a ete faoilite·par 1 1executions au lit du malade, de· la reaction Weil-Felix (epz:-euve rapide) en utilisant le test de l'agglutination sur lame de castaneda au moyen d'une suspension concentree de Proteus OX19, ou une variante de ce test. Ces epreuves rapides permettent de proceder a l'examen direct d 1 une goutte du sang incrimine. Lea contacts, les cas douteux et silencieux peuvent @tre au~si deceles selon les m~mes methodes, ~t. celles-ci rendent egalement des services pour examiner les collectivites suspectes. du present chapitre sont consacrees a l'etude·de la'lit'terature recente relative·.aux differentes methodes de diagrioSt~o' d¢· .tiboratoire. · . . Le.~· .pages suivant~s

.considerations general~s Findley, G.M. (185), 1941 1 rend compte des methodes de laboutilisees dans l'etude du typhus, et presente des observations .sur les methodes de .~agnostic;... . r~toire

Felix A. (187), .. 1942~, ~lasse. a titre provi8oire les fievres typho-exanthematiques selon la reaction du malade a l'epreuve Weil-Felix, c'est-8.-dire a type Proteus.. OX19;· t~ Proteus OXK; type indetermine. ees types correspondent aux veoteurs sui vants : les poux et les puces de rats, les acariens; les tiques·et (exceptionnellement en Afrique du Sud) les poux et les puces.de_rats. La. classification serologique·du troisieme groupe est subordonnee a.· ~ ·_investigatien plus poussee . La str~ture antigenique des ~ickettsies autres·que ~ Prowazeki n'avait 'pas_ete etudiee a l'eP<?que ou ~elix.ecrivait. Dans un compte rendu, Megaw-·signale la valeur de la qlas_si.lication de vecteurs du point de vue clinique ·et ~pidemio~ogique~· bien que pour lea agents pathogenes, il soit hors ~e·doute que ~.clas~~ioation adoptee se fondera sur le ·,-type. ·antigeirique. . .. ·. .. . . · · '•

' .

·.EYer &. Dillenber·g (l88) ont compare la reaction Weil-Felix .· et le test d'agglutination des.rickettsies. Ils montrent que 1 1agglutination des rickettsias est plus specifique et tend a devenir positive plu~ rapidement. chez lea vaccines, les titres de ces deux reactions t;~ont. etonamment bas~. . . ' :.

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Van Rooyen {189), 1944, a procede ·au test dtagglutination des rickettsios sur 323 cas du Moyen-Orient, Les resultats indiquent que la .souche epidemique etait 1~ plus repandue en Egypte, en Irak et en Iran. Me.gaw (190) rend compte excellemment des differentes methodes de ~agnosti~.

Stuart-Harris (192) ont rendu compt~ des differentes methodes , d~ dia~osti.c en se referant egalement au test de la moelle osseuse · . -sternale et en ajoutant qu'il n~est pas suffisamment st1r pour une application_intensive.·

.._ ,~=-'. ,: ' .... _ .. La_.eq~ssion Panamericaine du Typhus {19.3),. 1945, a recommande, :· outre, l.e test de fixation du complement,_ la coloration au b1eu de . ·c~~eda. Elle donne 1~s _cletc:'-i.~~ d~ ce.s d~ux te.s~~. ·. ·· ·Padilla (194), 1946, decla:re :que pour··toutes investigations de 11 infection par les rickettsiaS~- :il'isemble ··e'ssentiel de rec'Otll'ir simul~anement a 1a reaction.Weil-fe1ix et a la reaction de fixation du 'cqmp1ement. Llevolution dea·:deUx ··reactions ·~at pt-esque simultanee au co~s de la premiere f?emain~ pendc:l.nt '1aquel:l:-e ·res ):)re.iniers· sympt6mes font l'lur apparition~ · · · ·· · · · ·. · · · · . Groupe & Don9vick (195), 1946, ont montre experimentalement . ·1 t exist·~mce de differ'enpes specifiqties entre 1e' typhus epidemique et ·. 1e. ·typhus· inu:rin. Leurs conclusions· sont cozitr.aires: a celles de ·Fitzpatrick, .F.K • .(68),.1945, qui a deduit.des resultais de la vaccination de souris d t experience que 1 f element toxique· des· souches epiderrirl.que . et murine des rickettsias est identique. · · Nelson, C.T. (196),· 1947, a pratique 1a' reaction de Wei1-Felix, que les tests d•agglu:tinati.on des rickettsies·-et de· fixation du complement sur ·re s6rum ·de 22 malades· atteint·a··de· ·typhiis murin·~: Dans les deux premie.rs tes.ts, .le .titre S I eleiva· plus 'Vita. et plus brusquement . que dans le troisieme, qui resta negatif 'dans pres dlun tiers des cas, . trois 'semaines apres lleclosion de la m.aJ.adie. Il fut pr·ocede ·au test dtaggltitination des ·rickettsias· _par la· technique· 8ur 'lame que Fitzpatrick a decrite. Ce test SGrai t sup6ri.3ur a la re'action .Weil-Felix,. en ce sens qu'il est plus specifique et qu'il permet d'obtenir; entre 1e typhus murin, le typhus classique et la fievre·poU.rpree .. des ·Montagnes·Rocheuses, 1~-~ degre de differenciation qu'avec le test de fixation du co~ plement. · · · · :. ·. · ·~n.si

La reaction de Weil-Fe1ix ·· Giroud & Tan..-;.en':Jaum (197}, 193?, monti"ent que stil.est commun dans lfintestin de lfhomme et' des lapins) Proteus·ne se trouve.pas chez les cobayes et que ces animaux ne presenbent pas de reaction Weil-Felix positive stils sont infectes par 1e typhus~ a-moins que Proteus ntait ete intrmduit au prealable dans leur tube digestif. Ils emettent lthypothese que la reaction Weil-Felix est due au passage de Proteus dans'1e sang au cours dlune 'attaque febrile. Buchwald, H. (198), 1941, a precede ala reaction de Wei1-Felix sur le serum de 300 sujets dont on savait qu'i1s ne pouvaient ~tre soup~onnes dtavoir contract~ le typhus. Trente-six d'entre eux

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ont· present~ des ~actions nettement positives avec le Proteus OX19 ou OX2 a une dilution de 1/25, mais deux seulement ont presente des resultats positifs a 1/50. Aucune reaction positive nta ete obtenue avec Proteus OXK. Commentant des resultats, Megaw signale qutil est necessaire de savoir que les serums qui donnent des resultats positifs a ces titres aocuseraient des titres croissants au cours d•atteintes de typho!de ou dtautres fievres non-rickettsiennes. ;Pomales-Lebron & Morale·s-Otero (199); 1942, ont compar.e 72 souches de Proteux X aux Etats-Unis. Toutes, sauf 5, etaient typiques quant aux reactions biologiques et a ltagglutination. Il a ete procede, sur 1000 sujets, a des tests d'agglutination avec Proteus OXK, X2, OX19 et Xl9 i l.es resultats ont ruontre qu fune reaction Weil-Felix positive au 1/400 avec un Proteus OX19 provenant du National Institute of Health avait une valeur significative. L·•agglutination de OXK a faible dilution et de OX2, m@tne au 1/100 , a ete obserwe chez un nombre considerable de sujets normaux. Jacobi & Dorschel (200), 19421 notent que l'on obtient presque toujours des resultats positifs avec la reaction Wail-Felix apres 5 jours (parfois apres J) ·en cas de .tYPhus et declarant que le test d~ s~g seche yaut le· test normal. ' Schutz & Messerschmidt (201), 1942, ont montre que le titre moyen es~ de 1/100 ~u J~~e. jour.pour s'€lever au.i/1600. au.lleme jou~. La. phase ulterieure est :(llarquee par· des·variations.c:i~·grande amplitude. et ies cas individuels .. presentent, ·il.fau~ le. ,reconnat~re., des ir~e gulari te s inexpl,ique es • · .. · • · · Goeters, w. (202), 1942, donne des· indicati-ons· chifi"rees sur l'intervalle qui s•ecoule entre llatteinte de la maladie et 1 1 apparition d'une reaction Weil"!"Felix·positiVe,-' 85.% des cas etant po.sitifs au septieme jour, Il ajoute q'IJ.e le's. ·sujet.s :atteints ~frautres in~ladies peuvent presenter de,s r~sultats positifs. dtun: titre faible.;._ Il attire ltattention sur la grande frequence. des atteintes bCmignes de 'tYPhus dans lea collectivites ou la l1l~adie se.vi·t a l'etat' endeiDiqtie .• bans oes collectivit~s, on dit que la "fievre1' e·st· une·: maladie r~pandue chez les enfants, en sorto que de nombr~ux adultes pr~sentent une certaine iriununi te vis-a-vis d' elle .•·. . ' · Fromme &

Gaase {;203), 1943, ont eprouve ·1~ s~cit:ite de

la reaction Weil-Felix, en examinant W\ grand nombre de s$·rums obt-enus en

we 'de tests pour la syphilis. Ils·en concluent' que si un titre de 1/200 est acceptk co~ nrl,nirnum, lea·· sujets qui ne sent pa.s. ~ppar.emment infectes ne presentent de ~eaotions non.specif'iques qu 1 a rai~on de 1,2 % settlement. Ils en concluent que, che·z les s'ujets .vaccines. ·contre le typhus et chez· ceux qui: ont vec'U:· .dans des :coilectivites· inte.otees, 'la reac~ion peut @tre positive,· en raison peut-@tre dlatteint'es. inapparcntes. · · Maly G. (204), 1942, estime qutune reaction de Weil-Felix au 1/100 est un indice de typhus et qu'un titre de l/200_permet de poser le diagnostic. Des titres relativement eleve's .ont.ete cons·tates 'Chez des malades traites avec du serum de convalescent. L'auteur.note que, dans les .cas douteux, le test d' agglutination des rickettsias est utile.• . . . . ' '

vmo/Typhus/1 Page 23 Supple & Fischer {205), 1943 1 discutant la reac'tion· de Wail-Felix, declarant que des resultats positifs a 1/100 constituent une presomptioni- mais que ceux qui. accusant un titre de 1/200. ne permettent pas c;ie poser a coup s~r le diagnostic; dt.autre part, des titres de 1/400 ne sont constates que chez les typhiqu~s. La reaction de Widal peut ~tre fortement positive chez les sujets attaints de ·typhus vaccines anterieurement contra la typho!de; ce phenomena est de nature a fausser le diagnostic. Ding,·E, {206),· 1942, declare que sur 53 cas authentiques de typhus, "la reaction Wail-Felix a ate negative et que 17 sujets ntont presente une reaction positive qu'au 1/100¢ Cornmentant ces faits, Magaw emet 11 hypothese qu' on a peut·-@tre utilise pour les· tests une souche de Proteus de faible pouvoir aggiutinant. Van Rooyen & Bearcroft (207), 1943, ont constate que, dans une aerie de cas·de typhus epidemique et de typhus murin, les sujets attaints de l'une ou l'autre maladie reagissaient au Proteus OX19 a un titre beaucoup plus &leve qu'au Proteus OX2 ou OXK, et qutavec le t~st d'agglutination des rickettsias, le serum des s~jets attaints de typhus epidemique agglutinait la ricketts~a du typhus Gpid~mique a un titre beaucoup plus elew que la rickettsia murine et inversem.ent. Il semble que le test d'agglutination des rickettsias ·permette de differencier lea deux maladies dtune maniere suffisamment nette. Kunert & Bach (208),. 194.3, dticlarent qutil est notoire que la rGaction Weil-Felix peut presente~ un titre croissant au cours de la premiere semaine d•une atteinte de ~ho!de, rnais que le titre ne continue pas a s'elevar apres.une semaihe; tandis que la reaction Widal.accuse une hausse constante au dela de cette peri ode. Lea auteurs pretendent que s'il est possible d1exc1Ure une reaction anamnestique, un titre Wail-Felix de 1/200 permet de·poser le diagnostic du typhus, tandis qurau 1/100 il fournit un indica. La repetition des tests constitue le meilleur moyen d'exclure les erreurs d'interpretation dues aux reactions anamnestiques. Leon &.Apodaca (209), 194.3, ayant essaye au Mexique la reaction a Proteus OX19 et a OXK chez lea sujets sains et chez les typhiques respectivement, concluent que des titres au 1/.320 ou davantage per.mettent de poser le diagnostic avec Pr~ OX19, tandis qu'il faut des titres de 1/200 ou plus avec Pr.OXK. ·La structure antig&nique des rickettsias contient trois elE-ments - 1 'clement purement ri·ckettsien qui predomine toujours, un el~ment COmmlln a la rickettsia e+ a Pr. 0Xl9 et un autre, commun a la rickettsia et a Pr. OXK, qui est nI ailleurs le moins important. Lea auteurs ne voient des lora aucune raison qui justifie l'emploi de la r6action a OXK comma base de classification des rickettsias. Commentant ces conclusions, Magaw fait observer que la valeur de ces-,tests du point de vue du diagnostic ne saurait @tre formUlee en fonction de chiffres arithmetiques, et que lea reactions positives au 1/25 ou.l/50 peuvent ~tre.le signe du diagnostic chez les personnes qui avaient 1 auparavant, present6 notoirement une ~action negative. On peut constate~ des t~tres faibles aussi bien avec les cas tres benins qutavec les cas tres graves. Felix, A. (210) 1 1944., a dresse le bilan succinct des connaissances modernes en matiere de technique et. d'iriterpretation de la reaction Wail-Felix. Il convient de noter que' si un r~sul~at positif au titre de 1/100 ou de 1/200 est g6neralement consid~re: comma la limite chez les.sujets non typhiques, ·dans une region endemique le

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titre constate chez les sujets sains peut 0tre considerablement plus .eleva. Le point essential est que, en cas de. typhus~ ~e titre accuse . une hausse pronon~e au fur eta mesure des tests operes.su~cessive­ ment a inte~valle's de 48 heures. Des reactions dfun titre eleva se presentent dans les maladies de gravite modere·e; de f'aibles titres sont constates dans les cas graves ou tres benins, bien que, dans ce dernier cas, ils puissent ~tre eleves. Commentant ces observations, ·Megaw expose les arguments qui militant en faveur dtune classification des "fievres" typha·. exanthematiques d'apres l•arthropode vecteur plutet que d'apres la reac' .tion Weil-Felix. . Le. "War Office Memo •", Londres, 1946 (211) a signale qut on paut observer des cas qui ne reag~ssent pas et qui pourtant se terminent e~ gener~l par une issue fatale. Toute reaction a des dilutions au l/100 ou daya.ntage fournit un indica tres r{rvelateur . . Le critere le plus important est la hausse rapide du titre de l'agglutinine au fur et a.mesure qUG la.maladie evolue. 1e serum des SUjets atteints dtautres maladies peut agglutiner les suspensions 0 de Pr. X (par e~~mple Chr •. btucellosis, :0x9plasme des adultes~ tularemia et typhotde des sujets vaccines). Inversement, le serum des· typhiques peut agglutiner des s'uspensions de micro-organismes specifiques de 1a brucellose. et de la typho!de. Le critere decisif est fourni par le degre appreciabl~ ef croissant du titre. , Giroud·P. (212), 1947, estime que la reaction Weil-Felix est de nature a ihduire 'en erreur, du fait qutelle est negative dans certains cas ~tinfection authentique, et positive dans·dtautres ou la.~adie est.inexistante. A son avis, la reaction est due soit a llinfectio~:par Proteus, soit a une para-agglutination due ala presence d'Un antigene hydrocarbone commun a la ·rickettsia et au Proteus on9,. · · Megaw (213), 1947, declare que les lecteurs des resultats ont ete deconcertes par la reaction anormale a l'epreuve Weil-Felix ·~ui a ete signalEle de temps a autre. Tentant d'expliquer cette ano~e, le pr· Felix declare que les suspensions~talon R.A.M.C. des souches ae.Pr?teus ox nlont pas ete de tres bonne qualite en ~oyen-Orient pendant la p~riode 1941-1943, car il a f'allu leur f'aire fx:anchir ou c'6toyer l_'Afrique, en sorte que de nombreux lots se revelerent inutilisables a llarrivee. Ces observations soulevent la question de la riecessit6 de stapdardiser le materiel et les ~thodes utilis0s dans la reaction Weil-Felix • Tests dtagglutination des rickettsias Castaneda et autres (214}~ 1940; si.gnalent que les agglutinines vis-a-vis de Rickettsia prowazeki apparaissent de maniere plus precoce que celles de Proteus OX19 et que llagglutination des rickettsias peut se discerner aisement au.microseope. · Hudson N.P. (215), 1940, dfcrit un teat dtagglutination d'emulsions de rickettsias prelevees sur les poumons infectes de rats ~~ de souris. Des resultats tres nets ont et~ obtenus au moyen de s~rums preleves sur des typhiques, n~e a dilutions elevees.

.'

'

WHO/Typhus/1 Page 25 Van Rooyen & Bearcra.ft (207), 1943, declarant qu'il semble que le test dtagglutination des rickettsias permette de diff&rencier les deux maladies (typhus epidf;mique et typhus murin) dtune maniere suffisamment nette. Stuart-Harris & al. (216), 1943, declarant que les resultats des tests d'agglutination des rickettsias avec le serum de quelques malades indiquent que certains d'entre eux, tout au moins, avaient ete infectes par Rickettsia prowazeki. Ces constatations permettent de presumer que les cas de typhus chez lthomme peuvent 3tre repartis entre les types murin et epidemique par l'agglutination des rickettsias. Kligler & Olejnik (217), 1943, ont procede aux tests d agglutination des rickettsias sur des malades attaints de typhus murin et de typhus epidemique respectivernent. !Bs resulta.ts indiquent que le test permet de differencier effectivement les deux maladies. 1

Eyer & Dillenberg (188), 1943, ont compare la reaction Weil-Felix et le test d 1 agglutina.tion des rickettsias avec les serums d'individus normaux, de sujets vaccines et de typhiques, respectivement. Les resultats montrent que le test d'agglutination des rickettsias ne donne pas autant de reactions non sp~cifiques chez les individus sains et qu 1 1l tend a devenir positif a une phase plus precoce de la maladie que la reaction de Weil-Felix. Les auteurs pr6tendent qutun test dlagglutj.nation des rickettsias dormant une reaction negative persistante nta jamais ete obserVb dans un cas avbre de typhus. Chez les sujets vaccines qui sont ensuite hyper-immunises pendant la pr6paration du vaccin de weigl, les titres des deux reactions sont etonnamment bas. D'Ignazio & Codeloncini (218), 1945, ont procede a 7500 tests d'agglutination des rickettsias d'apres la methode elaboree a 1 1 origine par Weigl, c'est-a-dire que lea suspensions rickettsiennes ont ete sans doute·preparees a partir des intestins de poux infectes. Entre 1938 et 1945, une aerie de 2650 rcact,ions de Weigl executees simultanement au moyen de 1a Naction :veil-Felix, 16~0 d 1 entre elles portaient sur des serums de 368 sujets atteints du typhus a poux, le reste concernait des serums de convalescents de cette derniere maladie, de sujets sains (vaccines et non vaccines) de malades atteints de trachoma, de prisonniers abyssins et de personnes employees dans les laboratoires comme donneurs de repas sanguins a des poux infectes ou non infectes. ont

ete

On en a conclu que si l'on peut accorder un haut degre de confiance a la reaction Weil-Felix, la reaction Weigl presente neanmoins l 1 avantage de ne jamais devenir positive chez les sujets atteints de maladies autres que le typhus, et d'~tre significative environ un jour plus tet. Independamment de la hausse et de la baisse plus rapide du titre dans la ~action de WOigl, les courbes de ltagglutination des deux r&actions sont paralleles, bien que la courbe s'etablisse a un niveau plus bas dans la reaction de Weigl~

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_Fitzpa~ric~, F.K. (219), 1945, rend compte d'une etude sur 11 opre uve. d' agg~utiriatiqn des ricke·~·tsies dans le diagnostic et le diagl!IDstic differential dU typhUS opid~mique et dU typhUS murin, d I une part"' ot de la fievre pourprce des Montagnes Rocheuses, dlautre part. Cette 6preuve permet de faire 1e depart 'entre l.e typhus epid£mique et le typhus nurin, normalement gr~ce a une diff{Jrence de titre de la r~action mix deu.X .antigenes; ia d:U'f6renciation e-ntre c~s dc"::.X maladies e·t ·la fifrvre pourpree d.<?~ ~ontagnes .Rocheuses est plus nette encore.

r~action Well-Felix ne perm;;t pas de diffurencier le . . .typhus Gpidemique du typhus mu-ria •. Au c:>urs de la gucrre de 1939···1945, les tests d ·.agglutination des rickettsias pratiql,l6s avec les· rickettsias de la souohe.epidemique et de la sou'che murine. a ~tre d'antigenes ant utilises aux fins de difforenciation, mais J.e test exige le ccncours d•uu· expert pour pr~parer de. bonnes suspensions comportant toutes garanties et dtun experiment.ateur hab:ile pour. mettre au point le test et faire la lecture du resultatp

·te· .11War Uf!ice Memo, ·London" (220) 1 1946, pr~tend que la

Giraud, P. & GirqudJ MvL¢ (239), 1944, ont eu recours a un test, d'tagglutination des rickettsias, qui ntt3t.ait aut.re qu.lune variante ·de la z~aotion originclle de Weigl. Dans cette ep~euve~ le taux d 1 agglutination serait r:ettentent determine 51 donnimt des r~sultats siechelon"" nant de gros amaa denses a de minusc.ules amas agglutines dissemines parmi des germes li~res~ Le.sGrum des mala4es souffrant de graves atteintes de typhus attei,:~H.dt des titres elev~s, tels que 1/1 ?500, 'tandis que dans les atteintes benignes :lpseudo grippa;Les":~ les titres szetablissaient ordinairement de 1/80 a l/160. La reaction ne tardait pas a devenir negative. . Castaneda, Rv (241), 1945, a eu·recours au test d 1 agglutination des rickett~ies ~ur lame, povx diff~rencier le typhus epidemique du typhus .murin~ et a ret.ssi, en ce sens que llagglutination du micro-organisms homologue .sf opere a un titre plas eleve que celui du micro-organisme he~rologue. Nuanmoins, une agglut~nation croisee se produit effectivement, notamment avec le sorum antimurin et les rickettsias du ~yph:.s CpiC::~rnique, ce qui indique que les rickett.sies de souche muririe.contiennent plus d'antigene epidumique que dans le cas inver~e. Ce phenomene peut expliquer la plus grande protection croisee que 1'on obtient a partir des vaccins de souche murine que des vaccins de soucho epide~~que. ~tion

de fiia.tion du

co~-l~~nt

Bengtson, I.A. (221) .t. 1941, expose J..a techn1.que dl'W1e reaction . de. fixation du complement, dans laquelle 1 1 .:mt:Lgene etait const,itue par une suspension de rickettsias de soucho murine prelev6es sur le poumon de sour is ou d' embryon de poulet infecte. La fixation du complement a ete obtenue avec 1e serum des malades infectes depuis t:.ne p8riode osciD.ant de sept jours a neuf annees auparavant, mais il a ~t8 impossible de llobtenir .avec des serums de malades attaints de la fievre des Montagnes RocheUses ou de ~a fievre Q. En consequence, la reaction semble ~tre specifique" rieynolds & Pollard (222), 1943, d0clarent que le vaccin du typhus epid&mique de type, Cox constitue u.11 antigene qui peut @t,re utilise

WHO/Typhus/1 Page 27 efficacement dans la reaction de fixation du complement et qui permet de bien diff~rencier les diverses rickettsioses. Platz H.,· (223), 1.943, a ete en mesure de difffrencier le typhus epid~mique du typhus end&mique en utilisant une nouvelle technique de fixation du complement. Le m@mc auteur et ses CQllaborat~t~s (224), 1944, souiignent que pour poser le diagnostic diff~rentiel des fievres typho-exanthematiques, l'utilisation de la reactj_on de fixation du complement constitue un pui.ssa.nt auxiliaire. Hull} T.G. (225), d~clare que la'reaction de fix~tion du complement utilisant des rickettsias c:.U.tivees sur membrane. viteliine · · .. de 1' embryon de poulet. en cours de. developpement s~ revele plus utile . .' pour le diagnostic des rickettsioses et permet en.outre de'dlff~ren~ crier la fievre pourpr8e du ty·pbus. Leon & Cane (226), 1945, ont confirme les conclusions ·cte Smorodihtzeff et Drobyshevskaya·, qui ont :montre q~ la presence .cttun antigene specifique pouvai t· et.re_. p::-ouv&e au· cours dGs p;reJT4ers jours dans de nombraux cas de typhus~ Dans les 'e:xpeEi.ehces dont nous venons 'de rend.re ·compte., il a ete procede a l'epreuve de fixation' du cornplt:ment en ut.i],.isant. des anti corps connus au l:!.eu d' antigenes conm.is ~ · Les neuf typhiques, dont le s6rum avait ete ~ssaye avant lo di.xieme jour de la mdadie, ont tous ·presenM ·des reactions fortement positives. I~ titre moyert des s~rums de deux dientre eux, ess~es entre lo cinquieme et le dixieme jour, 0tait de 1/900. Ies auteurs d~no~nertt cette reaction "r~ac~ion de fixatiol!ll du complement invers0e 11 • 'zarafonetis, ·c.J •. (22?), .1945, signale qutavec ].a reaction de fixation du complement; on peut ·accepter un i:.itre aussi bas que '1/4 comme indiquant une reaction positive, parae· que l'on:ri<.'. jamais Signale jusquta present d'exemples de reactions non sp6cifiques dans des tests correctement pratiques. lk;on, A.P. (228), 1945, :not~ que la reaction de fixation du avec urt antigene prdpare a partir de Proteus OX19 est plus sensible que la reaction de Weil-Felix$ Cvmpl~ment

Bengtson, Ida, A. (229), 1945 1 restune les rosultats acquis avec la reaction de fixation du IJOmplement dans les rickettsioses,, Elle estime que cette ~raction est hautement sp€cifique, quielle pout ~tre utilisee pour le diagnos~i0 retrospectif ainsi que sur les rats et est susceptible de devenir une m8thode co1:rante complementair.e de la reaction Weil-Felix~ ~sts

rapides

1. Sang fra~s. o_u s~:r-_2~ - Castaneda & autras (214), 1940, d6crivent la technique qu' ils eL:;)11iient, pour preparer l'aatigene de Proteus OJQ.9 en we de l 1 &preuve d 1agglutina1,ion qui, a lfaide du bleu de methylene, peut 13tre pratiquee avec le sang total :-u lit du malade. (Il est proced0 a cctte 6preuve au moyen de san? frais et de suspension formol&e de P.r·ot,eus O:U9 tue, coloree au bleu. de methyl8ne.

WHO/Typhus/1 Page 28 Les avantages qu'elle p~sente sont la simplicite, la rapiditd et ltaosence de risque pour les experimentateurs novices). L:auteur signale toutefois que les agglutinations de R. prowazeki se produisent plus rapidement que celles de Proteus 0Xl9, et que l'agglutniation des rickettsias peut se discerner aisement au microscope. Grott & al .. (231), 1940-1941, declarent quton peut utiliser un test rapide sur lame avec Proteus 0Xl9 ou avec des rickettsias en suspension. En general, cette derniere eprauve donne des resultats plus rapides et plus fortement positifs. Gaud J. (232), 1941, montre, par une longue serie de tests, qu'il y a concordance presque complete entre la micro-r~action de Castaneda et Silva et la reaction de Weil-Felix, a condition que les resultats de la premiere soient lus dans les 60 secondes, et que le titre de la rfaction Vreil-Felix s'etablisse au 1-200 ou plus. Veintemillas, F. (233), 1941, d~crit un test rapide de diagnostic du typhus, qui consiste dans l'agglutination dlune suspension de Proteus, coloree au bleu de methylene, p·ar le serum ou le sang du malade. Une goutte de chaque reactif est utilfs6e et l'epreuve est pratiquee sur une lame; cette ~preuve est essentiellement la m~me que celle qui a ete decrite a l'origine par Welch et modifiee par Castaneda. Hallman, L. (234), 1942, decrit une epreuve r.apide de dGtection du typhus au lit du malade; cette epreuve est essehtiellement identique a celle dont Veintemillas a d~ja rendu·compte~ Schaffer, W. (235), 1943, a utilis~ une suspension de Proteus OX19 sechee sur plaque de verre, a laqueile il ajoute le serum a examiner; dans les cas positifs, les amas sont. visiblas au bout de 10 minutes. Ce test est purement quantitatif et peut ~tre utilis~ con~e preliminaire a la reaction classiq~ Wei~~Felix. et Brix (236), 1943, decrivent UQ test rapide d 1 agglutination, dans ·lequel une suspension seche de Proteus OX19 color~e au bleu de methylene sur papier amorphe, est humectee avec de l'eau ordinaira, et a laquelle est ajout6e une goutte de sang a examiner. 1 1 agglutination se discerne aisement. ~er

Brumpt, L. (237), 1943, decrit une epreuve sur lame avec une suspens~on de· Proteus OX19, coloree au bleu de methylene, dans laquelle on utilise une·goutte du sang du malade, ce qui donne des rusultats comparables a ceux de la reaction de V/eil-Felix. Ce test s'e~cute rapidement et s'il est opGr0 sur du papier photographique, il est possible d'en obtenir et d'en garder durablement trace. Leon & Apodaca (238), 1943, ont constat6 qutune epreuve rapide sur lame ntetait pas sans valour pour diagnostiquer le typhus, M.en que cette epreuve ne soit pas aussi utile que la reaction classique de Weil-Felix. Smorodintzeff & Fradkina (240), 1944, dccrivent un test d'agglutination sur lame qui repose sur le fait que, dans les premiers jours de manifestation febrile. du typhus, le sang du malade prbsent,e un antigene qui peut ~tre d8cele par la reaction de fixation du compl~ment,

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mais qlil aispara1t apres.le 6-9eme jour, lorsque se forment les anticorps. Cette ~preuve se pratique en molangeant u~e suspension de carmin et de sGrum comportant des anticorps avec lme suspension de sfY~m du maladeo La presence de l'antigene est revalue par llagglutina"')iono Bormann & Preuss (242); 1944, enumerent et r6sument les diverses modifications rapides de la !{;action de Weil-·Fel:.x et d 1autres tests d'agglutination. Ils donnent des details sur la methode qulils ont adopt~e eux-m&mes pour proce~er a 1 1 un de ces tests modifi6s~ dans lequel les ctutures sechees de Proteus 0Xl9 pr8parees par une maison de specialit~s pharmaceutiques sont utilis6es pour les suspensionso Ils mettent tout particulierement l'accent sur lfutilisation de gouttes de slwpension qui ne sont pas plus grandes que les gouttes de sang a e.xa.rainer. A ce propos' Megaw s I exprii!'.A. en ces ter.nes :"Leur prl::tentiCln que cette epr·::uve est plus stlre que la ruactj_on classique ne semble pas soutenable. Sur 46 sujets atteim.s de maladies autr0s qt~ le typhus et mis a ltGpreuve pa~ leur muthode, on a releve 19 r&actions positives contre quatre avec la reaction classique. Bien qulils p~tendent que sur les 378 echantillons de sang de typhiques: ils aient relevt: 103 reactions negatives contra 121 avec la rGaction classique, la base de comparaison semble contestable, par.ce qutil n I est pas tenu comp·:.e des reactions-tYPeS a des ti tres infe rieurs au 1·-400 1 CeS ruactions etant COIJ1prises en t,otali t.e parmi les negatives, et leur nombre nlest pas precise", Shoukir> Y.S~ (243), 1945, decri·t. ce quiil appelle "une variantA rap:i.de et simp1.P. de J.r1. reaction de Weil•·Felix; qui donne des r6sultats positifs bien plus rapidement que la r.Gaction originelle dane 50 pour cent des cas 71 • Cette eprouve est 1.!Ile legere variante dlun test ~ur lame bien connu. Une gouttelett ). de sang prelevee sur le doigt du malade est mGlangee a une goutte d'eau ordlnaire~ une goutte d'une suspension epaisse de Prot81)c, ·~~1::.;-9 r:oloree au bleu de methylene est ajoutee et incorporee> en agitant le melange~ La methode de preparation de la suspension est decrite. 2~ RLactions avec le sang dessechc -· 3tener, W~ (244), 1942, dGcri t la techniqu; dv."...t~s t. d.;~TUtir~~ti0i-:-du sang dess~che pour doceler le typhuso Une goutte de sang e3t prelevee et on la fait sfcher sur lame (laquelle peut etre conserwe plusieurs jours si necessaire) et on y ajot~te les suspensions des germeo co.rrespondant aux differentes 6preuves. 1' agglutination est aisement discernee. L i experimentateur pr~tend que las r&su:.tats meritent de retenir s6rie'!.l.sement l'attention. Il est possible de proceder rapidement a des exarnens 'An ser~.e.

·-s:

Ahrens, W. (246)J 1942~ a etudie egalement la que~tion. Il constute que des differences· significatives sont apparues entre les rGs~tats obtenus avec les souches de Berl:i.n et de Leipzig.de OX19. Avec la souche de Berlin, les serums de 179 ntalades qui etaient en t.ot.alit6 posit.ifs ala reaction de Wei1-Felix au tiLre de 1-200 se sont r6v£les Ggnlement positifs a l i tJprenve d I agglutinat::..on au sang desseche j avec deS Sof:rums qui n I etaient pOS:i. t,j_fs qu 1 a des d:tiu'Gions plUS faibleS .7 la concordance des r6sultats n 1 a pas e t..; aussi granJe, Commentant ces r:esulta-t-s, Mcgaw ·signale que ·cette epreir.re sux• sang d.ess8c:hE3 promet d! gtre t.res utiJ.~ pcur proceder a des examens ra.pides en serie et dans. lt> -:iaguusttc au lit du malacle.

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Bardhan & autres (247), 1944, ont utilise l'epreuve d 1 agglutination du sang dess~che en Egypte et concluent que les sujets typhiques donnent toujours des rLsultats positifs, mais que les reactions peuvent @tre [galement positives dans des maladies autres que le typhus. Dans certains des cas quills or:t eX.::l.l·iin6s, l'epreuve d'agg1utination au sang dess~che s'est reve1ee positive, alors que la reaction de WellFelix etait negative, sans qutils donnent d'explication de ce phenomena. Jacobi et Dorschel (200), 1942, declarant que llfpreuve dlagglutination au sang desst:che vaut la reaction class:i.queo Cuti-roactions Giraud, P. montre que le serum de typhiques recemment retablis, melange au virus pendant 30 minutes a pour effet d 1 emp@cher la reaction lors de l'injection dans la peau du lapin. 11 n'en est p~a de m@me du sGrum normal. Ce test peut @tre utilise pour d0montrer la presence d'anticorps dans le sang. D'autre part, il montre que le serum de sujets inocu16s avec du virus tue a non seulement pour effet d'emp@cher la reaction lorsqu'il est melange avec du vi~lS vivant et injecte, mais encore provoque une reaction plus forte qu1on ne-le constate avec le serum normal; (Il s'agit du test de sera-protection de Girond qui montre qutun sujet est immunise •. ) Renoux, G. (254), 1942, decrit une intradermo-reaction al1ergique dans les cas de typhus. L'injection dans la peau dfun vaccin de p01JTIJ0~ de lapin formo1 6 pr0v0que dans 1es 48 heures chez les typhiques retablis une reaction analogue a la reactibn positive a la tuberculins. Le test atest r6vele positif chez les sujets auxquels avaient ute inocules des vaccins protecteurs; il a ete egalement positif sur quelques hommes qui avaietl~ habite llAfrique du Nord pendant 7 a 10 ans et qui se sont reveles immuns au test de se~o-protection de Giraud. Clavero & Perez Gallardo (255), 1942, ont utilise l'intradermoreaction de Giroud sur des lapins (dans cette epreuve, des suspensions de ~~ttsia prowazeki prelevees sur embryons de poulets sont melangees au serum a essayer pendant ~0 a ~0 mlnutes avant dl@tre injectees aux animaux); ils ont constatB que les serums de typhiques convalescents ont conferG une protection que ne donnaient pas les serums de sujets attaints dtautres maladies., Cette reaction peut etre utile pour deceler les infections "inapparentes 11 et evaluer llefficacit6 prophylactique d0s vaccins et des serums. Giraud, P~ (256), 1943, a eu recours, pour detecter le typhus, a un test de sensibilite de la peau, dans lequel il utilise ltantigene du poumon de 1'animaL Il obtient un resultat po.:::itif apres une atteinte de la maladie ou apres vaccination suivie de r~ussite, ce qui indique un etat d'immunite. En revanche, un resultat negatif est une indication de vaccination; i1 peut se produire chez les per·sonnes debilitees m@me apres une atteinte de la maladieu Lummerzheim, H. (257), 1943, a utilise 1'intradermo-r&action de Giraud dans une serie de cas de typhuso Llepreuve comporte la cutir~action a l'injection de vaccin de poumon de souris, et devient gen~­ ralemen~ positive vers le neuvieme jour pour 1e demeurer pendant au mains une annee.

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Giroud P. & Giroud M. (239), 1944 1 font mention d'etudes du test de aero-protection, et dec1arent qua le se-rum des sujets vaccines a donne des reactions protectrices de taux prqgressivement croissants apres administration de doses successivas du vaccin, de meme qu 1 apres des atteintes benignes de typh~s; apres des atteintes graves, ils ont observe des reactions encore plus fortes, qui demeuraient positives de nombreuses annees durant. Il n'y avait pas concordance entre les reactions ~u test de sere-protection et les reactions aux tests d 1 agglutinaticn des ricketts:i:es. Les auteUrs de.crivent egal•:Hnent le test d 1 hypersensibilit~ intradermique, qui est fonde sur la reaction locale inflammatoire produi te chez les typhiques par de.s injections souscutanees de cultures de rickettsias tuees. Cette reaction a donne des resultats tres variables. Craigie, Watson, Clark & Malcomson, N. Elizabeth (230) 1 1946 1 declarent que la cuti-reaction du lapin (Giraud) s 1 est revelee applicable pour differencier les antigenes thermo-labiles du typhus epidemique de ceux des rickettsies de souche murine. Autres methodes Leon A. (259) 1 1942, decrit un test urinaire. On ajoute a l'urine du serum antityphique, sur quoi. un disque de pre·cipite se forme ala limite des liquides; il d0crit aussi un test d'agglutination avec 1 1 urine. Ces epreuves seraient utiles pour le diagnostic du typhu;s.• Maly G. (204) 1 ~942, declare que l'on peut poser le diagnostic par 1 1 examen histologique d'une plaque d'exantheme. prelevee sur la peau. Benhamou E. (260), 1942, pretend qu'il est possible de poser un diagnostic precoce par la pcnction sternale. Selon Stuart - Harris, 1945 (192), l•examen de la moelle osseuse du sternum, en vue d 'Y deceler des germes int_r.ac.ellulaires, a ete pratique dans quelques cas, ·mais ne· 'donne 'pas"'de resultats presentant suffisamment d 1interet pratique pour etre applique d'une maniere intensive. Robinson P. (261), 1943 1 a utilise a Addis~Abeba le vaccin de Weigl aux fins du diagnostic. Il a constate unc reaction violente chez les sujets sains$ mais aucune ch~z les·typhiques. Laskin (262), 1944, pratond que l'examen de l'intestin des poux pr5leves sur les typhiques offre une bonne methode de diagnostic precoce du typhus. Lorentz F.H. (263); 1945, decrit un test tiquer rapidement le typhus.

a sec pour diagnos-

Leon A.P. (264), 1945, decrit une technique analogue de la reaction de Kahn pour la .'syphilis. . . . .

a celle

On trouve dans le "Tropical Diseases Bulletin" (265), 1947, des images microscopiquaB·cte Rickettsia Erowazeki sur frottis de sang de typhiques.

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Codeleoncini E. (266), 1947, pretend que 1es agg1utinines apparaissent dans la salive des typhiques (mais ce fait ne presente guere de·valeur). Elkerton, L.E. (.341), 1946, a imagine un "test colloidal de precipitation (chlorure de platine) 11 • Il declare que des reactions positives se produisent plus rapidement qutavec la rdaction de WeilFe1ix et qu•elles sont considerees comme indiquant la presence d'anticorps de l'agent infectant specifique au lieu d'agglutinines antiProteus. Sisnes de diegnostic clinique precoces Yallu!f et Verdaguer (267), 1942 1 signalent que des taches blanches minuscules peuvent etre decelees (dans 80 pour cent d'une serie de cas) le long des vaisseaux retiniens. Brevdo B.S. (268), 194.3 1 pretend que l'on peut discerner · quelques zones h~morrhagiques dans la region sacree ou fessiere ou a proximite de l'omoplate 24 heures avant l 1 eruption typhique. D'apres le "War Office Memo, London" (269), 1946 - 1e rythme du pouls augmente alors que la temperature peut demeurer encore normale point important dans le didgnostic precoce. Deux dutres signes precoces qui peuvent servir d 1 adjuvants sont llapparition de bandes injectees sur la conjonctive et une legere contraction de la pupilla. Pour aider au diagnostic, la production de la staee artificielle des vaisseaux peut etre utile. Lorsque l 1 eruption n'est pas caracteristique ou se d~veloppe peu, il y a lieu d'entourer le bras d'un bandage. L 1engorgement des vaisseaux qui en resulte revele plus clairement l'exantheme. Reaction Weil-Fe1ix chez les femmes enceintes Gratch J. (27.3) 1 194.3, pretend que la reaction Wail-Felix avec Proteus OX19 est positive a des titres relativement eleves. I1 estime, en consequence, que·ce phenomene peut fournir un critere simpl~, et precoce, de la grossesse, Girqud P. (212), 1946, declare que la raaction de Weil-Felix a ete positive sur 9 des 18 femmes 'enceintes indemnes a un titre de 1/100.

Nelson & Cruickshank (274), 1945, ont ete hors d'etat de confirmer 1es conclusions de Gratch. Hoare (274) nty est pas parvenu davantage. Resultats serologiques obtenus chez les vaccines Liu & Zia (248) 1 19401 ont reussi positif pa.r 1 1 emploi du vaccin de Weigl.

a obtenir

un Weil-Felix

WHO/Typhus/1 ·Page .33 Meyer R. (249), 1943 - Apres inoculation du vaccin de Weigl, la reaction Weil-Felix devient rarement positive a plus de 1/50, mais si les vaccin0s sont atteints d'une fi~vre autre que le typhus, la reaction peut atteindre un titre de 1/200._ Eyer &Dill~nberg (188),. l943, declarent que chez les vaccines qui sont ensuite hyperimmunises, au cours de la preparation du vaccin de !feigl, les titres des deux reactions de Weil-Felix et d 1 agglutination des rickettsies sont etonnamment bas. Ecker.W. (250), 1944, dresse le tableau.des titres obtenus sur des groupes de ·vaccines. (au v-accin de Weigl et au vaccin de Cox). Sur. 130 vaccines {du premier groupe ?), 51 ont ete nGgatifs (W'eilFelix), tandis que sur 100 vaccines (du ,second groupe ?), ·2 ont ate n~gatifs et 3 ont presente une r8action positive au 1/20 (agglutination des rickettsias); Zarafonetis C.J. (227), 1945, declare que, en cas d•atteinte de 11 fievres 11 autres que le typhus, les vaccines ne presentent pas de reactions a taux croissants avec la r~action d~.Weil~Felix et avec ies r3actions de fixation du complement. Zarafonetis & al. (251), 1946, operant en Egypte, ant atudie la raaction de 'Veil-Felix et la r0action de fixation du complement a diver-sl3s phases de lJattetnte de 11 fievres 11 su·r les malades vaccines avec le vaccin de Cox. Ils ont ·Cunc.lu que les reactions peuvent etre utilis6es sans danger·pour p0ser un'diagnostic de laboratoire du typhus chez.les vaccines; il importe, toutefois, de tenir compte du plus haut degre de fixation croisee pour le typhus epidernique et le typhus murin qui se produit chaz ces vaccines. · ·· · · . Malcolmson & al. (252), 1946, ant· abouti aux conclusions suivantes - La reaction de Weil-Felix et l·a reaction de fixation du complement ne presentent guere de valeur ppur· controler la r~action des anticorps a la vaccination. Les typhiques vaccines n'accusent pas de hausse appraciable du titre lorsqu 1 ils sont.sournis ala reaction WeilFelix~

a

WHO/Typhus/1 Page 34 CHAPITRE 9 Application, efficacite et valeur protectrice des vaccins antityphiques .De l 1 avis general, les vaccins antityphiques conferent un haut degre de protection en reduisant fortement la gravite des atteintes. Le fait est que leur grande utili te est apparue au cours de nombreuses epidemies recentes. Des vaccins tues et vivants ont ete inocules a des millions d'individus et ont revele leur efficacite respective : ceux-la pour assurer une protection temporaire des personnes receptives exposees a l 1 1nfection, ceux-ci dans la campagne contre les foyers endemiques. Toutefois, il ne convient pas de les considerer comme un moyen de protection internationale. Dans 1 1 etude qui va suivre, on ne pretend pas faire un expose complot des di'fferentes s.ortes de· vaccin, de. leur preparation, de leur dosage, etc., On s'est propose surtout de traiter de leur ~pplication, de leur ef.ficacite et de leur valeur protectrice, telles qu'elles se degagent des experiences de laboratoire et des travaux sur le terrain. Le Dr Y. Biraud (293) 1 1943, a fait une etud~ d'ensemble remarquable des vaccins antityphyques et de leurs applications respectives. Nous nous bornons done a resumer rapidement sa monographie. Vacci~

antityphique

Il en existe deux categories ; a) les vaccins tues, b) les virus-vaccine vivants. a) Vaccins tues : Avantages - Innocuite. Reactions locales infimes. Pas de typhus d'inoculation ni de contamination accidentelle. Desavantages - Il faut trois injections, de sorte qu'il y a la un obstacle serieux en cas d'epidemie ddclaree. Il est egalement difficile d 1 entrer en contact avec les interesses, particulierement en periode de desarroi et de brassage de population. De plus, la protection est de courte duree, b) Virus-vaccins vivants : Avantages - Ils conferent une protection precoce, de sorte qu 1 ils C?nviennent a tous, meme a une population flottante. Ils determinant une protection plus forte et, par cela meme, de plus large extension, c 1 est-a-dire s'appliquent a un plus grand nombre de souches ou d 1 esp9ces que celles que peuvent donner ces memes virus tues. De plus, ils conferent une protection de longue duree. Desavantages - Crainte de voir se realiser le risque theorique d 1 infection des parasites eventuels des vaccines. (Toutefois 1 l 1 objection faite n'est pas fondee en pratiqua) - Irregularites d'action. (Neanmoins, les techniques actuellement mises au point,en permettant le titrage de l•activite, permettent aussi de parer dans une certaine mesure auxdites irregularites.)

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· WHO/Typhus/1 Page 35

Etude detai1lee des vacciq., tufs ·.

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Wei 1-.. {19 0- ·, ~ · Ces. vacc:ins·· ont .4t4 · utilis~s en grand en Pologne; avec d'exce lertts resultatsj en Ethiopie, 'en 1938 et 19391 (13e076 per-

1) Vaccins prepares avec··.les

tic~ttsies

du poui vaccin de

sonhes i~ocuiees)j en Chine, en Al1emagne, etc •.

Le va.ccin de 1,i'feig1 protege mal coutre .1es souches de virus autres que ce1les avec 1esquelles il a ete·p~apare. Constatant ce fait, 'Neigl rec.olllmand~ l'e!np1oi de souches locales et multiples pour le ', .. prepar~r. Cette recommandation s I appUque ·aussi. a la prepa;ration de tous les ~aceins tues qui partagent avec·celui de·~eigl ce cara~tere d 1etrqi.. tesse dans ieur specificite immnnitaire. Le vacein- de Weigl a fai t·.largement ·la pre.uve de son innocuite et de ·son efficacite. Son inconvenient·essentie1 est·la delicatesse des manipul~tions de sa preparation·, qui limite· son emploi ·a une minorite particulierement exposee. · . .: · .· 2) Vacr~r,l1S ~ues a bat3e de .virus murip, (l~oos~r.t ·. Zit:).sser et CastaJjle'fa; eta. } .,. : Di vers7s technique~- pratiquees ·dans le Nouveau Mondej avec des rickettsias obtenues· a partir de . a) ia vaginale tie cob~es infec~es (Mooser~ Zinsser et Castaneda, 1931) ' b) 11exsudat pe.ritom3al de cobayes soumis. vitamin.es (1931)

a un regime carence en

c) dU. p~ritoire de rat~· 'so~s .a. une intoxication benzolique, ou encore a une exposition intense aux rayon~ X (Varela, Parada, etc•; l932) au a des injection~ de sang repetees (Varela, Parada 1 Gay, 1934),·· tous ·proc~des ayant pour but de diminuer la resistance des animaux inocules. Ces vaccins. ont donne des resultats appreciables au Mexique et ·en BoliVie. Toutef.ois, les v:irus. murins ainsi cultives sur les rats se montraient incapabl~s de proteger efficacement contre le virus historique,· exemple de la specificite ' . tres. exclusive des vaccins tu·es. 3) Vaccins tues

a.' bas·e de cultures in vitro -:- En 1930·~ Nigg

avait cultive des rickettsias de type europeen sur des cultur.es ae tissus infectes selon la technique de Maitland-Rivers. Kliger & Aschner (1933, 1934) reussissaient a tirer un vaccin foTmole efficace Chez le cobaye d'une maceration de vaginale de cobaye normal en solution de Tyrode; Zinsser avec Macchiavello (1936) s'attacha a perfectionner le3 techniques en utilisant un milieu gelose special, a la surface duquel il augmenta la quantite de tissus (vaginale de cobaye, embryons de souris). Hitz · (1938) rempla9a le liquide de Tyrode par du liquide d'ascite. Toutefois, la technique de Zinsser subit des modifications frequentes. Zinsser estimait que sa technique de cultures sur tissu-gelose n'avait que l'avantage de la quantite. Or, cette production etait encore, relativement parlant, bien modeste. A notre connaissance, la methode de Zjnsser n•a pas encore ete appliquee en grand et les vaccins de cultures n'ont pas jusqu'ici subi 1'epreuve cruciale de la consecration par la pratique,

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WHO/Typhus/1 Page 37 5) Vaccins tues a base de rickattsies developpees dans le poumon d'animaux inocul~s Ear voie respiratoire • a) Souris - Vaccin de Castaneda et de Durand-Sparrow. En 1939, Castaneda a obtenu des cultures de ·rickettsies· sur les tissus pulmonaires des rongeurs, rats, souris et lapins, et meme de moutons, ~nocules par voie nasale sous anesthesie a 1 1 ether. Il employait une souche mexicaine de caractere murin. Independ~ent, Durand et Helene Sparrow (1940) obtenaient aussi le meme resultat avec une SOUChe de tyPhUS historique.

Durand & Giroud (1940) precisent comme suit la technique de preparation du vaccin de poumon. En 1942 1 ils ont obtenu une protection tres nette centre une inoculation virulente par injection sous-cutanee chez le qobaye, che~ le singe (cynocephale) et enfin chez l'homme. b) Vaccin de poumon de lapin DUrand-Giroud, ·Par cette methode, ces chercheurs ont obtenu une plus grande quantite de rickettsias quravec les souris. c) Vaccin de poumon de chien de Combiesco, Zotta et autres (1941,1942). Le rendement obtenu est lapin.

a peu pres

le

~me

qutavec le poumon de

d) Observations generales sur les vaccins de poumons. 1) Dangers de la culture des rickettsies sur poumon : il s 1 agit du danger que les rickettsies presentent pour les chercheurs de laboratoire. La voie de penetration du virus peut etre soit la peau, soit 1es.muqueuses oculaires et respiratoires. 2) Applications des vaccins-poumon. Giroud prepare en quantites notables le vaccin de poumon de lapin a 1'Institut Pasteur de Paris. Il ~n est de meme de Sergent en Algerie, de Mooser a ZUrich, de Ciuca a Bucarest, et de Burnet a Tunis (Mooser seul utilisant une souche murine).· Des vaccinations humaines ont ete pratiquees sur du personnel medical et infirmier, tant en Pologne qu 1 en Allemaene, dans des camps de prisonniers. Les circonstances ntont pas permis jusqu'ici l'etude scientifique de ces vaccinations. En Roumanie, le vaccin de poumon de souris a ete applique largement et a donne satisfaction .. Etude dtHaillee des vaccins vivant-s L1 obsc:rvation de la bemignite relative chez l'homme de certaines souches de typhus muriri, et, dlautre part, la constatation d'une i'mmunite croisee entre ses divers types 1 puis ·entre le typhus ·historique· et le typhu~ murin, orienterent les recherches vers ltemploi d'un virus murin, ·de virulence initiale ·faible pour 1 'homme, et artificiellement attenue, pour la vaccination·contre le tyPhus exanthematique. (On peut mentionner que toutes les tentatives faites anterieurement pour attenuer

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le virus classique ·s'etaient revelees infructueuses~) Domme, toutefois, on·n•avait pas fourni de souches de virus typhique assez denuees de virulence pour l'homme pour pouvoir etre employees directcment comme virus-vaccin, il· rest~it' ~ trouver une methode pratique d'.attenuation du ~!rus murin. · 1} Vaccins de Blanc a base de virus muri.n bilie (1930) Cette methode "a; ~tA pratiquee dans des p~nitenciers-A Adir (1934) et Ali-Moumin (1936) sur 723 et 823 sujets respectivement, Elle a egalement ete uti1isee en grand dans la ville de Petitjean au Maroc (1935), ou 8.234 habitan~s on~· ete vaccines. Une experience analogue a eta instituee sur les 12.000 fuembres de la tribu des Abd-~l~Ahmed au Maroc. i.ors de 1repidein:ie de 1937 qui a eclate au ..Maroc, un peu plus d'un million de vaccinations furent effectuees. La poussee epidemique rut enrayee. Ainsi done, les resultats obtenus rurent juges satisfaisants• sans et~e ab?olument uniformes. C'est 10 jours au moins apres !'inoculation qu'apparaissent des reactions. febril~s., dans une proportion allant de 1 a 1,5 % de cas chez les indigenes marocains. Cette proportion est be.aucoup plus elevee chez les Europe en$.. :1;1 s 'agi t de la reaction 11 vaccinale" 1 qui consti tue un typhus murin plus ou moins attenue. Au cours ~e l'epidamie de typhus qui eclata ·en 1936 au Chili, 550 personnes furent inoculees, 227 firent des reactions febriles, dent 5 mortelles. Faute de publication d'une etude scientifique, il est difficile de juger la portae des accidents causes par le vaccin bilie au Chili. Une autre objection res-ide dans l 1 impossibilite d'un controle de purete bacteriologique des emulsions rickettsiennes et, par consequent, la possibilite de contamination par les Pasteurelloses ou ~~1~0nelloses accidentelles des cobayes employes pour la preparation du vaccin. De meme, il est ~mpossible de doser le virus murin dans 1es cobayes employes. En ce qui concerne le danger pour la collectivite, cette crainte, fondee en theorie, niest pas, en f~t, justifies en pratique (Baltazard; 1938). Certains auteurs considerent qu 1 il est contre-indique d •importer du v·irus murin dans un pays ou le virus ne preexiste pas. Dtautres auteurs sent opposes a 1 1 emp1oi de vaccins murins vivants pour la raison i~verse : la possibilite de ce que, une fois introduits dans un pays par la vaccination, leurs caracteres originaux se modifient et qu'il ne deviennent virus de typhus classique (Mooser, 1941). Efficacite de la vaccination 1

. .

1

L1 immunite est precoce. Elle est deja etablie au dixieme jour. L epidemie s 1 arrete en gen~ral apres deux ou trois semaines. Il resulte des observations que la protection bonferee dure plusieurs annees (non-reapparition d11 typhus a Petitjean, par e~empJ.;e, plusieurs annees apres la vaccination massive). L'lnoculatioq du typh~s. murin febrile donnait a l'homme une immunite parfaite centre le typhus murin et epidemique pendant 5 ans au moins. A vrai dire, le va9cin bilie, pas plus qu'un autre vaccin 1 ne donne d'immunite dans 100 %des cas.

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2) Deuxieme methode de Blanc a base de virus murin sec provenant de puces infectees - Constatant l'impossibilite de tirer des orgartes· .de c-obayes un mat6riel d' inoculations vaccinantes de virulence constante ~t suscept~b~e de conservation, Blanc & Balthazard (1938) eurent .l'id~e d•utiliser du virus rnr.U'in de puces infecteeso Les puces du rat et celles de l1homme s'infectent facilement par piq~re d 1 un rat inocula de typhus murin. Elles restent virulentes. toute leur vie; il en est de.meme de leull!l dejections~ qui conservent leur virulence pendant un temps: fort long, deux ans au moins. Du moment que le virus sec des dejections de puces.gardait constante la virulence, ce virus devait pouvoir ~tre titre. Application t

Soixante pour cent des sujets vaccines au vaccin sec dans un penitencier furent reinocules avec du virus actif et resisterent 1 1 epreuve. Au Maroc, 31.584 personnes _ont ete vacc~n~es en 1938, 212.400 en 1939 et 271.666 en 1940; avec de bons resultats.

a

Le nouveau vaccin sec de Blanc peut etre transport€ et conserve --. iJ.nporte OU, et employe par n I importe quel medecin. 0n doi t done SOUbaiter la publication d'observations verifiant son innocuite sur les Europeans, ainsi que la regularite de ses effets prophylactiques chez ces personnes. 3) Vaccins de Lai ret a base de virus murin en enroba e ~~~~ Le cervea.u d'un rat infecte est prelevc~; emulsionn dans. du jaune. dioeuf et conserve ensuite en suspension d'huile d'olive. L'enrobage gras est destine non pas a tuer ~e virus utilise, ni mem3 a l'attenuer a proprement parler, mais seulement a ralentir son absorption par ltorganisme humain et permettre ace dernier de produire des anticorps avant 1 1 envahissement general de 1 1 organisme par le virus.

La vaccination comporte l'administration de trois doses. De novembre 1935 a juin 1937, il a ete precede, a Tunis, a 32.481 vaccinations avec le vaccin de Nicolle-·Laigret. Cette experience a preuve l'innocuite et l'efficacite du vacoin. Elle a montro 1 1 effet sterilisant de la vaccination en"masse dans les foyers locaux, endemiques et epidemiques, de typhus.

4) Deuxieme methode de Laigret - Rene Durand (serum de souris) Cette methode a pour objet de remedier a l 1 inconvenient essentiel de la method~ initiale, c'est-a-dire l'absence du titrage permettant de conna!tre la qu.anti te ae virus acti-f contenue dans la dose de vaccin. Laigret a essaye de rendre sa souche typhus paralysigene pour la souris (tout comm~ il l•a fait dans la preparation de son vaccin contre la fievre .jaune)~ Il a e~ recours a plusieurs.passages de cerveau a peritoine ou de cerveau a cerveau. (Le vaccia, prepare sous forme de comprime 1 est suspendu dru.s l'eau physiologique et non plus dans l'huile. On a recours a 1 1 inocul_ati.on unique d'un cc. comportant 200 unites-souris .. ) . Prati~e

et resultats :

De mai 1939 a mai 1940, 200,488 vaccinations en un temps, en excipient aqueux, ont ete pratiquees •. Pas un seul cas de typhus vaccinal n 1 a eta observe parmi les vaccines. L'innocuite a ete absolue et constante.

WHO/Typhus/1 Page 40 Le nombre des cas de typhus historique n'a pas atteint 20, c•est-a-dire 0,08 %. Avec le nouveau vaccin, le danger de typhus murin vaccinal n'existe plus et ne peut done etre mis en balance avec celui, toujours grave, du typhus epidemique. Pour ce qui est de la vaccination par scarifications, le temps et des observations plus nombrcuses seront n6cessaires pour qu 1 elle fasse ses preuves. (En juillet 1942 1 Laigret, Fabiani et Vargues ont publie les resultats de l'emploi experimental du vaccin Laigret-Durand par scarifications de la peau. Aucun accident nta ete constate chez les 316 personnes vaccinees a Tunis en 1939 et un cas unique de typhus murin vaccinal s'est declare parmi 991 individus vaccines aux environs d'Alger en 1942. Pres de la moitie des 24 serums de vaccins eprouves contenaient des rickettsio-lysines ala sera-neutralisation dans le derme de lapin.)

Nous pouvons abo~der maintenant l'etude detaillee de !'application et de 1 1 appreciation de chaque vaccin. · ·· VacCin de Weigl Weigl R. (311), 1933, declare que ..son vaccin a ete largement utilise en Pologne, quelqu~ six mille individus ayant et~ inocules. Parmi ceux qui avaient ete vaccines trois fois (2755), aucun nta contracte le typhus, bien que la totalite d'entre eux eut ete expos~e a 1 1 infection. Des missionnaires en Chine ont ete egalement proteges efficacement par ce vaccin. Nicolle a inocula a un enfant trois doses de vaccin, puis lui a administre une dose d'epreuve de materiel virulent; 1 1 enfant s•est revele immun, tandis que les cobayes inocules avec le meme materiel d 1 epreuve se sont infectes. Une laborantine a ete inoc·ulee avec le vaccin et on fit se nourrir sur elie de nombreux poux infectes sans qulelle presentat de reac"tion, tandis que trois autres de ses collegues non ~~otegees contracterent le typhus. Un autre chercheur inocula au cours de la periode d'incubation prasenta une reaction febrile, mais les poux nourris sur lui ne s 'infecterent pas. Les vaccines qui contractent effectivement la maladie n'en sont .atteints que sous une forme benigne et ne sont pas dangereux pour leur entourage, puisque le virus n'est pas present dans le sang peripherique. Chodzko w~ (342), 1933, & Herzing A. (343), 1939, rendent compte favora.ble:n1ent des resultats du vaccin de Weigl. Mosing H. (344), 1938,.declare que sur ·les 120.000 personnes vaccinees en Pologne depuis 1929_, le typhus ·n'a ete enregistre que dans quelques douzaines de cas seulement. · Toko~vich & Epstein (12), 194) 1 montrent que l'immunisation contre le typhus par la,me~hode de Weigl ne confere pas une protection complete, mais q~e la ma~adie e$t beni~ne chez les immunises.

Nicolle & Sparro~ (2S8), 1932; rappellent que Weigl a demontre que les cobayes et les singes peuvent etre proteges contre l 1 infection au moyen de son vaccjn. Nicolle a repete cette experience et a constate que cinq cobayes et un singe ont ete efficacement proteges, aucun d 1 eux

.WHO/Typhus/JL Page 41

ntayant reagi aux doses d'epreuve, tandis que le contraire s 1 est produit chez tous les animaux temoins. • i .

Quatre enfants ont ete inocules respectivement· avec trois doses de vaicin, et leur serum a accuse un Weil-Felix positif apres l'administration de la tro:i:sieme dose. Apres administration d '.une .dq~e.. d' epreuve du virus, ils h'ont presente aucune reaction. Nicolle re9ommande que tous ceux qui font des .experiences sur le virus typhique sciie'nt. proteges par la vaccin<;ltion. Radlo P; (345), 1937, declar~ que la vacCine~:tion ·.de 13.980 habitants des zones endemiques du district de Jawo'row,· a." proximite de Lwow, ou le typhus sevissait a 1 1 etat endemique et causa{~ une moyenne ·de 200 cas chaque annee, s'est traduite par une regression du nombre des cas a 12. Liu, Zia & Wang (346) ,' 1938~ ont pro.cede a !i~~. e.~periences serologiques sur des sujets vaccines contre le typhus Chine septentrionale, Ils ont·constate que si les agglutinines' antirickettsiennes se forment rapidement apres vaccination par la methode de Weigl, elles 'disparaissent rapidement aussi, plus rapidement que les agglutinines anti proteus O.xi9. Des resultats plus concluants· ont_et~ obt~nus par la vaccination de 200 missionnaires belges de Sh~ut'en Chine.septentrional.3. Quatre. a· cinq de ces missionnaires mouraient d"Q. typb.us chaque annee. Grace ala vaccination, l'infection fut·jugulee sur~le-champ parmi etix (aucun deces n'etant survenu au cours de cinq apnees),.tapdis qu'elle persista sans' pouvoir etre enrayee parmi dlautres.~~s~ionnaires de la meme region qui ·n 1 avaient pas ete vaccines. . ... : -~ :-- ...

en

Shahin M. (329), 1935, relate en ces termes 1 1 experience a laquelle il a pro cede :. "La quanti te de . vacCi~ etant. seule.ment. suffisante pour inoculer 200 personnes, il a ete d:ecide de le re.server a la moi·tie des habi tant·s du village d' Ezbek et de ne pas vacciner l.i autre moitie qui surait consideree comme temoin." Dans chaque menage 1 la moi tie des membre.s de. :ia famille. fut vaccinee, tandis que l 1 autre moitie, non vaccinee, etait gardee en observation comme temoin. Sur 183 vaccines, deux seulement presentercnt une legere hausse de temperature, Deux cas de typhus sont survenus dans · .le village apres la vaccination chez les non vaccines. 'Aucun des vaccines de la meme famille ne presenta de reaction febr~le. Eyer et autres (3), 1940, font rapport s~ 15 infections de laboratoire contractees par des personnes occupees a.la preparation du vaccin.de Weigl. Tousles malades·avaient ete·vaccines une.ou plusieurs fois, mais au cours de leur travci.il, ils s''inrecterent massivemen1;., soit en nourrissant des p9ux infectes, so it en respirant .. des de,j.ec~~ons de poux infectees. Etant donne les fortes doses infectantos que ces.perJonnes doivent avoir absorbees, les auteurs concluent que la vaccination a laquelle ils avaient ete prealablement SOUmiS leur avait confere Un haut degre d' immuni te. · Mariani G. (347),· 1939, signale qu 1en Ethiopia l3o076 individus furent vaccines par la methode de Weigl. Il n'enregistre que 8 cas de typhus parmi eux, bien qu'ils eussent ete particulieremant exposes a la maladie.

WHO/Typhus/1 Page 42 John W.D. Megaw (20), 1944, relate les_ faits suivants ' "E. Ding, medecin major allemand, a procede A une etonnante aerie d'experiences. Des groupes nombreux de sujets furent vaccines avec six differents types de vaccins tues; six A huit semaines apres, la totalite d'entre eux presenta des atteintes de typhus ( qui ne pouvaient etre dues qu'a la vaccination experimentale). Chez les tndi vi.dus vaccines avec un ou 1 1 autre des trois principaux types de vaccins tues (a savoir les vaccins de Weigl, de Durand et Giroud ou de Cox), on n•a enregistr~ aucun deces.

La duree moyenne de la fievre a ete de 10 a 12 jours et la periode moyenne d'incubation de 6 a 7 jours •. Chez deux groupes-

· 33,3 pour cent et 20 pour cent respectivement. La duree. moyenne de

temoins (non vaccines), lea taux de mortalite se sont etablis a

la fievre a ete de 17 a 18 jours et la periode moyenne d'incubation de 2 a 3 jours. n·n•est pas fait mention de la maniere dont ces nombreux sujets ont ete rassembles pour etre SOumiS a des experiences qui ont ete, a juste titre, qualifiees de "cruciales". Il est evident que s 1 ils nlont pas permis de p~teger centre l'infection virulente, lea vaccins ont neanmoins preserve completement lea sujets d 1 une issue- fata!e.u

Col1Uilentant les experiences precitees, Ding (11), -1943 1 declare que rien ne prouve que la vaccination ait exerce tine influence ~uelconque dans la preservation des·atteintes de la maladie, mais il a ete prouve d'une maniere concluante que les vaccins·tues des types Cox et autres sont efficaces pour prevenir les deces. Il ajoute que les vaccins prepares a partir de la mambrane vitelline, par melange des Rickettsia prowazeki et des Rickettsia mooseri, ntont·pas ete aussi efficaces que ceux qui ont ate prepares a partir des seules Rickettsia prowazeki. Wohlrab R. (6), 1941, examinant ie probleme de la va~cination, declare que les experiences in~tituees avec les vaccins vivants ntont pas donne de resultat. Le vacc~n de Weigl a fait ses preuves, en Pologne et ailleurs, et, etant donne que le Vd~cln de Cox presente certains inconvenients, il y a lieu de poursuivre l'application de la methode de Weigl. Hetsch se prononce a l'egard des vaccins de Weigl et Cox a peu pres dans le meme sens. D•Ignazio et Codeleo~cini (27), 1945~ declarant que la preuve a ete administree de 1 1 effet remarquable obtenu par le vaccin original du type Weigl, et d 1un vaccin produit sur place, dans !•attenuation de la gravite des atteintes de ~yphus parmi les malades europeens d'Addis Abeba au cours de la periode 19~8/1941. On a enregistre 55 cas, dont quatre mortels, parmi les vaccines. L•un des malades qui daceda fut atteint avant la fin de la periode de vaccination et les trois autres nlavaient pas ete revaccines au_ cours des trois annees precedentes. Le taux de l~thalite parmi les malades non vaccines s•est etabli a environ 20 pour cento I

~

',

Les me~es auteurs .(28), 1945, declarant qu 1 environ 40.000 individus furent inocules a Addis Abeda avec un vaccin, dont 16.000 doses avaient ete obtenues du laboratoire de Weiglj t~dis que 25.000

VlHO/Typhus/1 Page 4.3 avaient ete preparees aAddis Abeba meme par des chercheurs qui avaient ete personnellement formes par Weigl. La frequence de la maladie a ete fortement reduite parmi les vaceines par comparaison avec les nonvaccines exposes a des risques analogues; on a soup~onne toutefois que les vaccines subissaiunt de nombrcuses atteintes sous-cliniques. Parmi les. cas q~ ont ete diagnostiquesp les symptomes dnt ete extremement benins et il t:::st rare que scient survenues des complicatiCnf?. En raison du manque de vaccin, on a essaye de reduire les doses a 1~ moitie, au quart} au huitieme, voire meme au seizieme de la quantite normale. Parmi 10.000 individus vaccines avec ces faibles·doses, . les resultats ne semblent pas aveir ate sansiblement differents·de ceux qui avaient ete obtenus avec les doses intagrales. Radle P. ( 42), 19.37, daclare que le vaccin de 1ilft:;igl ~ ete utilise a proximi t.e de Lwow, et que, pour enreyer une epidemie, il suffit de vacciner .30 pour c,.mt de la population. Vaccin de Cox Cox H.R. (54), 19.38, signale qu'il cUltive les rickettsias de di verses formes de typhus par inoculation dans la membrane embryonnaire qui enveloppe la masse vitelline de i 1 embryon de poulet en cours de developpement. L'embryon est frequemment tue- au·quatrieme jour, lnaiS le passage dloeuf a oe~f est possible et la virulence se trouve exaltee.

,·

J.e meme auteur, avec Bell (65) s

'

1940.~~ rend compte de la prq-

.

tection conferee aux cob~yes par inoculation des virus du typhus ·epidemique et endemique prepares a partir de ltembryon de poulet inf~cte. Cox (.350), 19.39, rappelle l 1 action protectrice·sur les animaux, de.son vaccin, qui est cultiv.a sur des tissus ·d'embryon de poulet et tue au moyen d' acide pheriique·. · Tchang et.Mathews (4), 1940, Jnt mis la methode de Cox en pratique·en Chine. Ils ont prepare das cultures de la souche chinoise de ~· erowazeki sur embryons de poulets en cours de developpement; ces cultures sent standardisees de:maniere a equi valoir au contenu de 100 in·~estins de poux infectes et ont ete utilisaas sur l'homme. Chez les eobayes, l'i.njection du ~/10 ao· cette dose· confer\3 une solide immunite. Dans le rapport de la Cominis.sion d~'Hygiene· de la Fondation Rockefeller pour 1940:..1941 .(7), il est rendu· compte d'une poussee de typhus en Espagne. Il t::s:t ~eleve que le v·accin de· Cox a eta utilise a une assez grande echelle et que les fonct~0rinaires r;ie la sant~ de Madrid 1 1 appreciaient fort, mais que l'inoculation de ce ·vaccin n'a pas empeche cinq chercheurs de laboratoire d'etre at~eiiitt:l de typhus renin, bien qu 1 ils .fussent censes avoir et8 bien proteges. ,·:_

Cox, H.R. (44), 1941, rend compte ?'uno maniere tres detaillee de sa methode de preparation des vaccins•contre cliverses'maladies du groupe typhique. Les rickettsias sent cultivees sur la membrane ~itelline d'oaufs de poules et les vaccins sont prepares· a-partir de souches. virulentes apres passages par 40 a 50 membranes et . plusieurs ·passages' sur cobayes. '

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A la mort des embryons, hs tissus tlmbcyonnaires sont conserves en suspension dteau salee contenant du phenol et du formal et il est precede a diverses techniques de centrifugation et de dilution. Il est possible de preparer un litre environ de rickettsias tuees a partir de 200 oeufs. Les epreuves d'activite sont pratiquees sur les cobayes. Le vaccin a ate dalivre pour gtre utilise en· certains pays sujets au typhus epidemique, mais a l'epoque ou la pres•:.nte etude a ete ecrite, son efficacite n'a pas ete pleinement evaluae. Kurotchkin & 1Vychoff (8) 1 1941, ont obtenu une bonne protection au moyen de vaccination d'cpreuve effectuee av~c des rick8ttsies de la fievre des Montagnes Rocheuses et du typhus a pou, cultivces soit sur gelose, (Mathode Zinsser) soit par la methode de Cox. Otto & Bickhardt (9) 1 1942 1 ant essay~ s~ los cobayes les proprietas prophylactiques, tant d'un certain nombre de vaccins a·· ~· prowazeki que de vaccins prclpares a partir du poumon de sourisj de la membrane vitelline d'embryons de poulet, de poumon de lapin et de vaccins de Cox; taus ces vaccins ont confera une bonne protaction et les auteurs ant reconunande d'utiliser pour l'homme los vaccins de poumon de··souris et de membrane vitelline. Kamal, A. (17), 1943, dclclare qu 1 1943, il a. etti administre trois doses de vaccin de Cox a 21 mcmbrGs du persop.nel de l'JIOpitcil.' des fievreux de Tenta. Deux d'entre eux ont contract& le tzyh~s. Voici, d•autre part, un r3sume de l'evolution de lamalddie. 1) La maladie s'est declar8e trois jours apres la se'conde injection.

en

Elle a evolue dtune maniere benigne sans eruption (~) •. La defervescence a eu lieu le douzieme jour. La reaction WailFelix n'est devenue positive qutau douz;eme jour. 2) La maladio s'est declaree trois mois apres la.date de la derniere injection et a ete accompagnee de symptomes graves et d'eruption. L~ maladie a ovolue en neuf jours, Van d~n Ende & al. (16), 1943, rendent compte de deux poussees de typhus chez des chercheurs de laboratoira. Tous ies.sujets avai-ent ete vaccines au moyen de vaccins tuas, soit de poumon de rat {souche murine), soit de la membrane vitelline (type dpidemique). Les atteintes ont ete assez graves ou benignes; 1'eruption ne s'est pas produite dans t6us les cas et, en son absence, le diagnostic s'est revele dif!icile. La reaction de Weil-Felix ne l 1 a pas faci1ite au, cours de la p~ere semaine. Il n'a pas ate possible de recouvrer de rickettsias par inocUlation des cobayes avec le sang des malades, et les. poux nourris sur un malaqe ne se sont pas infectes. Penpold J.B. (43)~ 1944, a releve les titros d'agglutination de 23 sujets bien portants avant et apres vaccination avec un vaccin Cox. En general, les titres etaient b~s et nombre de sujets ont accuse des r~sultats negatifs. . . ?n~roteus

Megaw (21), 1944, declare que le vaccin de Cox est r0pute confarer un haut degre de protection on reduisant tres sensiolemont 1a gravite des atteintes.

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Leon A, Fox (25), 1945, declare que ce vaccin s 1 est revele dtune grande utilite au cours de l'apidemie qui a eclate a Naples. Le Dr Fox ajoute qura sa connaissance, il n'y a pas eu d~ cas identifies d'individwayant ete immunises au moyen du vaccin Cox-Craigie qui scient decades ulterieurezoont par typhus. La vaccination s 1 est r3velee particulierement importante pour enrayer les epidemies de typhus a long terme. En effet, lorsque de nombreux habitants sont vaccines, 1 1 epidemie ne peut s'amorcer. Tous les medecins, ainsi que tout le personnel infirmier et sanitaire devraient @tre vaccines, car cela permettrait de sauver la vie de ces groupes de travsill<:mr:J qui sont tres exposes. Ecke, Gilliam, Snyder, Yeomans, Zarafonetis & ]rurr~ (29), 1945, de la Commission du T;phus des Etats-Unis, ont procede a une· etude minutieuse des· effets d'un extrait a l'ather du vaccin du type Cox, sur un g_roupe nombreux de personnes qui avaient ete exposees a 1 1 infection du typhus a poux au cours de lr-mr traYail a l'HOpital d<3S maladies contagieuses du Caire. Le degre de protection vise devait etre confers par une serie de trois doses de vaccin inoculees chaque. semaine et. suivies de l 1 administration de doses de reactivation uniques tous les 4 a 6 mois. Les personnes exposees au meme risque qui avaient refuse d'etre vaccinees servirent de temoins. Des donnees completes sent enregistrees sous forme de tableaux pour 61 malades qui ont contracte le typhus apres s'etre YU administrer en nombre variable des doses de vaccin; le seul cas de mort enregistre a ete celui d'un homme de 35 ans auquel avait ete inoculee une seule dose trois jours avant l'aclosion de la maladie, Il semble resulter des constatations faites que l'administration du vaccin au cours de la periode d'incubation serait de nature a attenuer la gravite de la maladie, de sorte qu'une campagne de vaccination est recommandee, meme au cours d'une epidemie. On n'a enregistre aucune preuve de flechissement de l 1 efficacite du vaccin jusqu'au 325eme jot~ consecutif a 1 1 adrninistration de la derniere dose; toutefois, les donnees ne permettent pas de presenter de conclusions motivees en ce qui concerne la duree de l'efficacite prophylactique. Sachs, A (349), 1946, a redige un rapport sur 2.859 cas de typhus en Iran et en Irak (1942-1943). L 1 extrait .sui_vant que nous en d&tachons est particulierement interessant r non di.;posai t dl un vaccin du type Cox pour un qu3.rt environ des troupes, parmi le.squelles figuraient les hommes qui etaient exposes a des risques speciauxo Parmi les sujets vaccines, la fraquence de la maladie a &ta de 0,37 pour mille; parmi ceux qui n 1 etaient pas proteges, elle s'est elevee a 0,91 pour mille. On n'a enrbgistre que d::;ux deces parmi les· 51.000 sujets vaccines, centre 32 parmi les 155.000 non vaccincis. Aucuno atteinte de la maladie ne slest produite apres une pariode de six s•;rnaines 'posterieure a 1 1 administration de la troisieme dose de vaccin. 11 Gilliam, A.G. (34), 1946, rend compte en termes favorables de du vaccin du type Cax pour pr0venir le typhus des poux contracte naturellement. Mem9 Le "War Office 1 London", 1946 (26), signale que le vaccin actuellement utilise dans l'armee britannique consiste en un m0lange de rickettsies tu0es de la soucho epidemique et de la souche murine et conservees dans du formol. Les micro-organismes sent cultives sur j~une dloeuf et Chez les 8Uj8t8 qui sont sensibilises a l•oeuf 1 il peut l'efficacit~

WHO/Typhus/1 Page 46 se produite des reactions anaphylactiques; il importe en consequence d'avoir de l'adrenaline sous la main; dans les autres cas, le vaocin ne provoqu~ que peu ou point de troubles dans un organisme normal. B&rke, z. (31), 1946, a, en 1943, procede a un test du vaccin du type Cox d'origine americaine dans la ville de Kaboul ou sevissait le typhus a poux. On a enregistre quelques cas de typhus parmi 3.122 vaccines, mais aucun n'a ate fatal. Parmi les non-vaccines, le taux de morbidite a ate plus eleva, et le taux de la mortalite considerable.

.

Hull T.G. {36), declare que le vaccin avec lequel les forces armees americaines ont eta inoculees au cours de la deuxieme guerre mondiale est prepare a partir de rickettsias cultivees sur la membrane vitelline de l'embryon de poulet en cours de developpement. Il resulte des constatations accumulees a ce jour que ce vaccin modifie nettement la gravite d'une atteinte ulterieure de typhus et, pour autant que l'on sache jusqu 1ici, aucun deces par typhus n'est survenu chez un individu prealablement vaccine. Les personnes qui sont reputees etre allergiques 1 1 egard du poulet ou des oeufs devraient faire l'objet d'une cutiraaction anterieurement a la vaccination.

A

Gold & Fitzpatrik (45), 1942, enregistrent deux cas d 1 infection de laboratoire benigne par :Rickettsia prowazeki chez des experimentat.eurs qui avaient 6te prealablement inocul~s avec le vaccin de Cox. Dans un cas, l•infection a probablement eu lieu par les voies respiratoires, dans l'autre, le materiel infectant a gicle sur le visage et dans l'oeil. Les auteurs signalent que, si la vaccination est adoptee en grand pour la troupe, il y aurait lieu de veiller aux cas benins, qui sont susceptibles de ne pouvoir etre differencies de la grippe et de manifestations febriles analogues. Vaccins-poumo~

Castaneda M.R. (71), 1939, a montre que le.s rickettsiea du typhus produisent des lesions i:meumoniques chez les rat.s et .les lapins. Durand & al .. (62), 1940 1 ont, de .leur cote, montre que si les virus du typhus sont inocules a des souris, des lapins et qes ecureuils par voie nasale, -11 en resulte tine pneumonie hemorragique au cours de laquelle des masses de rickettsias' soht de'celees dans les poumons. Ces rickettsies emulsionnees dans du formbl ont ete utilisees pour vacciner des cobayes, et on a obtenu de la sorte de bons resul tats. Chez i •homme et les singes, la vaccination par cette methode produit 'des reactions Weil-Felix positives. ·· Durand & Giroud (48}, 19401 ont prepare du vaccin a partir de poumons dtanimaux infectes par voie intratracheenne. Les rickettsias sont tuees'au formaldehyde _et· le vaocin confere un.haut degre de protection aux cobayes. Les memes auteurs, ainsi que Sparrow (50), 1940; montrent que lorsqutelle est inoculee par voie intratracheenne aux souris et aux lapins, la rickettsia de la fievre des Montagnes Rocheuses donne lieu a une consolidation pulmonaire avec proliferation abondante de rickettsias.

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Hudson, N.P. (69), 1940 1 signale qu'il a obt~nu une bonne protection homologue chez les animaux vaccines au prealable avec des rickettsias tuees au formol obtenuas a partir des poumons de rats blancs infectes avec une souche mexicaine, suivant la technique de Castaneda. Castaneda R.M. (53), 1941, montre que le vaccin a rickettsias d'origine murine prepare a partir du poumon du rat infecte est de nature a proteger contre le typhus epidamique. Durand & Giraud (72), 1941, consignent par ecrit leur methode de preparation des vaccins a ~· Erowaze~ obtenus en infectant des lapins pd.r voie intratracheenne et en pr~p ',r;:wt des suspensions partir de poumons. Le degre de protection confere aux cobayes est eleve, tandis que chez l'ho~ne, on enregistre dans une proportion satisfaisante la reaction Weil-Felix. Ces vaccins ont eta prepares a partir des poumons, selon la mathode deja pratiquee par lee auteurs sur les souris.

a

Giraud & Panthier (49), 1942, ont montre que les cobayes et ies lapins infectes par Rickettsia prowazeki et SOUmiS a l'injection quotidienne de toxines bacteriennes r&agissent plus fortement a l'infection que les animaux neufs. Les memes auteurs ont montre qu'il est possible de preparer de grandes quantitos do vaccin a partir de poumons de lapins infect~s par voie intratracheenne. Le pouvoir immunisant de ce vaccin semble etre eleve. Les memes auteurs {58), 1942 1 ont raussi a produire d'abondantes reserves de rickettsies de typhus du poux par inoculation intra~ nasale des souris avec des exsudats de la vaginale de cob~es infectes. La vaccination d 1 animaux au moyen de suspensions de formolees de poumons infectes a donne de bons resultats et des resultats similaires ont ete obtenus avec des vaccins prepares a partir des poumons de lapins infectes par voie intranasale, mais seulement si les poumons contenaient des rickettsias. Combiescu & al. (46), 1942, declarent que le vaccin de poumon de souris a donne des resultats plutot meilleurs que celui qui est prepare a partir des poumons de chiens; dans chaque cas, les rickettsies ont ete tuees au formal. Castaneda R.M. (39), 1942, a decouvert une souche mexicaine du typhus epidemique qui se d€nreloppe bien sur les poumons de la souris et qui confere un haut degre de protection. Les vaccins prepar~s a partir de la souche epidemique du poumon de souris et de la souche murine du poumon de rat constituent, lorsqu'ils sont melanges 1 un vaccin bivalent dont la composition peut etre modifiee a volonte. Regamey R. (59), 1943, declare que, dans 1 1 armee helvetique, le vaccin normalement employe est un vaccin tue de ·poumon da souris contenant un melange de _!!. mooseri et de .!i· E!:S:!~~;:k!:.· Vainberg, V. & al. (18), 1944, montrent que la frequence du tjphus parmi un groupe d'infirmiers qui avaient ete inocules avec un·vaccin russe de poumon de souris a 3te sensiblemeht inferioure a celle qui a ete enregistree p&rmi un groupe-tamoin comparable. Ravikovich et autr~s tirent la meme conclusion apres exparience sur ct:autres groupes d 1 individus particulieroment exposes a l 1 infcction. Lorsqu'Glle a attcint les vaccines, la maladie a ete relati vement benigne~

WHO/Typhus/1 Page 48 Faierst0in S.G. (22), 1944, a utilise un vaccin au formol prepare a partir de poumons de souris pour vacciner les employes du Metropolitain de Moscou. La protection conferee a @te assez bonne. Castaneda & Silva (40), 1944; decrivent des experiences d 1 ou il resulte que les vaccins-poumon prepares a partir d·ianimaux infect~s par voie intranasale, tant par la souche epidemique que par la souche murine de rickettsies (vaccins bivalents) sont plus efficaces contre 1 1infection ulterieure' provenant de souches epidemiques que 1es vaccins ayant exc·lusivement une origine epidemique. Vaccins 'Vivants A. Vaccin de Blanc -,

Blanc, Noucy, Baltazard & Barne·oud (275), 1933, ont essaye de vacciner l'homme centre le typhus avec un vaccin vivant. Le virus utilise a.u cours de leurs llX'_t.Jariences etd.i t un virus t,yphique de rat de faible virulence, isole a .Casablanca et dont on avait constate qu'il ne produisait.,, chez l'hommo o.u chez les animanx, qu tune reaction fe'1 e b' . , , raux. · b r~ emgne, sans ~ucuns s:fillp t" omcs gene . Plusieurs volont~ires furent inoqules avec ce virus et il s 1 ensuivit une reaction b8nigne. Quand, par la :~uite, ils furent reinocules avec une dose du m~me ~irus, on ne constata aucune reaction a 1 I exception d tun~ legere hausse de temperat1~re apres administration d 1une dose d'epreuve d'un virus de rat de Toulon. En traitant le virus du typhus murin de Casablanca (virus T. M. C. ) ave·c de la bile de boeuf, on a r~ussi a l'att~nuer encore davantage, tout·en praservant son activite; il provoque alors une legere reaction febrile chez 1'homme, et 1es sujets ainsi vaccines se revel'cnt ulterieurament immuns a liegard du typhus du rat et d'un virus du typhus epidemique (H)~ Les poux nourris sur les individus ainsi. proteges ne slinfectent pas apres que 1es sujets ont ete inocules soit avec la dose immunisante, soit avec la dose c'epreuve; en dlautres termes, ces poux ne deviennent pas porteurs de germes. Les memes auteurs (306), 1934, declarant ·quia leur avis, i1 n'est pas possible de vacciner contre le typhus sans provoquer une infection; 1 1 inoculation du vaccin vivant bi1ie cause une infection inapparente avec immunite ~ubsequente. G~ud M. (328) 1 1935, declare que 723 prisonniers d'Adir furent inocules ~vee le vaccin. 309 re~urent une dose d'un cc. et 414 de 2 cc. On releva une legere reaction febrile chez 5 individus du premier groupe et cqez 16_du second.

Qua~ante jour.s apres, 2 cc. de virus furent inocules a cinq individus tainoins non-vac·cin6s 'et taus reagirent • Cinq indi vidus qui avaient reQU un cc. de vaccin furent egalement soumis a l'epreuve et deux sur ctnq reagirent. Cinq individus auxquels furent inocules deux doses de vaccin furent sournis a ltepreuve 'et aucun.dteux ne reagit.

insti~uJe

· Bland. & Gaud (315), 1935 1 decri vent une premiere experience au.moyen dlun vaccin vivant anti-exanthematique au Maroc. Ils precisent qu'e1le porta sur les trois groupes de population suivants

1

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l)

Vaccination~

dans un penitencier indemne de typbus, de 723 prisonniers, tous bien portants;

2) Vaccination de 850 hommes, femmes et enfants habitant une localite infectee ou il avait ete deja procede ~ l 1 epouillage; 3) Vaccination de 6a7 individus d'une population ipfectee, dans 1aquelle l 1 epouillage n'avait pas ete pratique, Au total, 2.180 personnes furent vaccinees. On n 1 enregistra de reaction grave chez aucun des vaccines, et dans les deux localites· contamiriees, la m~ladie fut enrayee. Blanc, Noury & Baltazard (319), 1935, ecrivent que la "preseance" est un etat dans lequel la presence d'un germe vivant empeche l'infection par de nouvelles doses du germe de meme espece. Lorsque des sujets ont ete vaccines avec le virus vivant bilie antityphique au cours d'une epidemie de typhus, celle-ci a pris fin aussitot. Les auteurs expliquent ce phenomene du fait de l 1 etat de "pre seance" .dans lequel' se trouvent ces vaccines; or, cet etat est conditionne par l'inoculation prealable d'un virus vivant. En 1936, .Blanc G. (313) a ecrit que jusque alors pas mains de 11.216 personnes ont ete vaccinees avec du virus vivant bilie. A l•epoque ou il a ete procede a ces vaccinations, des cas de typhus etaient survenus dans la ville et dans le village voisin; aucune tentative n'avait ete faite pour desinfecter les habitants ou leurs vetements. Neuf cas de typhus se declarerent parmi les vaccines; 21 s 1 agissait de cas de typhus authentique .a poux et non pas de typhus murin. Vingt-sept jours apres la vaccination, on n'enregistra plus aucun cas de typhus parmi les vaccines, tandis que, pendant plusieurs mois encore, des cas continuaient a se produire parmi les habitants de la region · enVi.ronnante qui n I aVaient, paS ete VaCCineS • Nous detachons les precisions suivantes d'une communication de Gaud (298), 1937,·relative a l 1 epidemie de 1937 survcnue au Maroc : Pendant la derniere semaine do mars 1937, une forte epidemie de typhus ecl~ta au Maroc. Au cours de la troisieme semaine de mai, le nombre des cas s'eleva jusquta 100. Dans la zone des R~hamna, qui est le carrefour ·de deux voies de migration et de transhumance du Soudan Nord, 44.655 vaccinations furent pratiquees, A Fez, environ 3.000 individus furent vaccines, et a Casablanca, qu0lque 136,000. Soixante-dix cas furent signales1e l5.mai, mais on n'en relevait plus apres le 29 juin. En milieu indigene, aucune reaction grave n•a ete rclevee ou signalee, ni aucun deces constate. En milieu europeen, on a note chez quelques individus une legere reaction febrile qui a dure d'un a trois jours •. 'Blanc & Baltazard- (57), 1938, ont utilise, cormne moyen prophylactiqtie a l 1 egard du typhus epidemique, un vaccin prepare a partir des dejections dessechees de ~nopslll~.cheopis, infectees par virus murin, conservees en suspensien d'eau sal~e avec.adjonction de bile.

WHO/Typhus/1 Page 50 Les memes auteurs (5), 1939-1940, montrent que la vaccination a dose unique avec un virus murin vivant, att.3nue par traitement bilie, confere une immunite solide et durable qui, dans un cas, est allee jusqura cinq ana, contre le typhus murin et le typhus epidemique. Lea dajections des puces sont dessechees et, sous cette forme, le virus survit pendant deux annees au mains; bien qu 1 il ait pour effet d 1 attenuer le virus, le traitement bilie ne modifie pas son pouvoir infectant. Ces auteurs declarant qu'une atteinte febrile due au typhus murin ou une infection inapparente produite par le vaccin bilie a pour effet de preserver les vaccines contre le typhus soit murin, soit epidemique. Veintemillas F. (10), 1941, rend compte d'experiences instituees sur des cob~es et sur des volontaires. Voici quelques-unes de sea conclusions 1 1) Le vaccin murin vivant de Blanc n'a pas confere une irnmunite satisfaisante contre le typhus epidernique chez le cobaye ni chez l 1 homme (8 volontaires). 2) De fortes doses de virus murin tue prepare par Castaneda a partir des poumons de rats infectes ou de souris blanches ont confere une forte immunite aux cobayes et a 10 volontaires. 3) Il a ete procede a une epreuve d'immunite sur 1.000 sujets auxquels ont ate administrees deux faibles doses au cours d'une epidernie; 55 furent atteints, 14 apres inoculation de 1a premiere dose et 42 apres celle de la deuxieme. Lemaire G. (14) 1 1943, declare que le nouveau type de vaccin vivant de Blanc presente le grand avantage de se conserver pendant une periode indefinie lorsqu'il est stocke a sec dans le vide. Environ 35.000 individus representant 70 pour cent de la population du quartier de la Casbah, a Alger, furent, en periode d 1 epidemie, vaccines au cours d'une semaine du mois de fevrier 1942. Il a ete procede a une observation minutieusement contr81ee des resultats 37 jours apres que les operations de vaccination eurent pris fin, de maniere a permettre a la periode maximum d'incubation de 27 jours de deployer ses effets ( pour le typhus murin inocula), avec une marge supplementaire de 10 jours pour tenir compte d'une prolongation eventuelle de cette periode. · Du 25 mars au ler aout, on a relev0 121 cas de typhus suivis de quatre deces parmi 15.000 personnes non-vaccinees. La frequence des cas a done ete huit fois plus elevee parmi les non-vaccines que parmi les vaccines et le taux de lethalite cinq fois plus eleve,parmi le premier que parmi le deuxieme groupe. Il est frappant de constater que, sur 19 malades vaccines, ages de 41 ans et plus, il n'y a eu aucun deces, tandis que, parmi 94 malades non vaccines appartenant au meme groupe d 1 ages, 11 y a eu 40 deces. Sadusk & Kuhlenbeck (33), 1946, soulignent le risque du vaccin vivant attenue. 11.000 habitants de Hakodate (Japon) furent vaccines au moyen d'un virus vivant attenue par la bile, prepare a

WHO/Typhus/1 Page 51 partir de ~e rnooseri. Sans aucune raison valable, environ 70 pour cent d'un groupe de 290 individus present~rent une reaction febrile qui dura 14 jours, avec reaction de '.IIJ'eil-Felix positive dans 30 pour cent des cas. Un malade deceda. La periode d'incubation s'echelonna de 7 a 24 jours. Commentant ces faits, Megaw declare que meme si 1 1 usage des vaccins vivants n•est pas susceptible de se repandre a 1 1avenir, leur emploi peut se justifier dans certaines circonstances. Il est impossible de meconnaitre les brillants resultats obtenus dans 1 1Afrique du Nord franctaise. Un comite dtexperts convoque par l'Orgariisation d'Hygiene de la Societe des Nations en 1937 (1) a recommande ·l'emploi des vaccins .vivants en cas d'epidemies, mais non pas toutefois dans un pays indemne de la maladie. Dans ce dernier cas, il y aurait lieu d'utiliser des vaccins tues. B.

Vaccins de

Lai~rat

Nicolle & ~igret (330),.1935, declarant que Blanc a utilise un virus typhique attenua du rat, mais que dans d'assez nombreux cas la vaccination a ~te suivie d 1 une reaction febrile. Ils ajoutent dans leur communication qu'ils ont essaye de preparer un vaccin vivant a partir d'un virus du typhus murin. Le virus employe etait prepare a partir de cerveaux de cobayes et de rats infectes. Les cerveaux etaient broyes et desseches, puis enrobes dans du jaune d'oeuf et conserves en suspension huileuse.

On administra ce vaccin a 110 sujets_; aucun d'eux ne presenta de reaction febrile et la totalite dl entre eux se rev~l~.c~:>nt iilllnuns ala dose. d'epreuve du typhus murin •. Dtautre part, on constata que des animaux inocules avec Ce· vaccin etaient immuns a une dose dlepreuve du virus historique, Les ·memes auteurs (318), 1936, declarent que, sur neuf sujets inocules avec un vaccin dont le virus etait enrobe dans du jaune d'oeuf et de 1 1 eau, cinq pre~enterent des reactions febriles benignes. On inocula a cent cinquante-trois sujets un virus desseche enrobe dans l 1huile, et un seulement d'entre eu,x presenta une reaction febrile. Sur 110 sujets inocules avec le virus enrobe dans du jaune d 1 oeuf et de 1 1 huile, aucun ne fit d~ temper~ture. Laigret, Durand & al. (296), 1938, ont rendu compte de l'effet d 1un vaccin vivant qu 1ils ont utilise. Il s'agit du virus du typhus endemique desseche et conserve en suspension dans du jaune d'oeuf et finalement dans de 1 1 huD.e d' olive. Leur investigation se rapporte aux resultats obtenus sur 30.000 sujets qui avaient ete inoc1ues l'annee precedente (1936). Ces·sujets se trouvaient pour la plupart dans les zones d'endemicite du typhus. On enregistra trois cas tres nets de "typhus vaccinal" pi'lrmi ces sujets, ainsi que trois cas de typhus authentiques qui se de.Qlarerent un· mois apres la vaccination, mais on ne constata·aucun deces.· Aucun autre cas de typhus ne se declara parmi les vaccines en 1937, ·en sorte que ce sont les non-vaccines des villages partiellement proteges qui ont seuls paye un tribut a cette maladie. Le grand avantage de la vaccination est de permettre de reduire ou meme de supprimer la quarantaine, de tenir les marches et de rendre possible aux habitants la poursuite ou la reprise de leur travail.

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~riences

et observations

diverc~

Topping (19 ), 1944, rend compte .d.es resultats d'une observation de cas d'infection C.2 laboratoire, Il estime que la vaccination est susceptible de modifier la maladie, en sorte qutelle cesse d'etre infectante pour les poux et que, de cette maniere, la vaccination peut contribuer a enrayer les epidemies. Megaw (21), dans son ouvrage intitule "Tropical Medicine", fait un bon resume de tous les vaccins. DdnS son commentaire, il declare que le nouveau vaccin de Blanc a donne d'excellents resultats en Afrique .du Nord, mais que dlautres experimentateurs ont signale des reactions alarmantes dont certaines ont ete fatales. Selon cet auteur, les vaccins ne sont pas rigoureusement specifiques et ne sont pas, en general, acceptes co~ne surs ou sans danger. Schubten (23), 1944, cite des chiffres' d'ou il resulte que le typhus contracte par les sujets prealablement .vaccines est plus benin et d'une duree plus courte,, Bilibin (24), 1945, constate que l'invasion est rapide et 1 1evolution benigne chez les vaccines. Fajerstein & Besdenjesznich (35) rendent compte favorablement de la vaccination pratiquee parmi le personnel de 12 gares de chemin de fer de Moscou. l6o797 employes au total ont ete v~ccines une fois et 6.497 furent revaccines au cours d'annees successives. Le taux de la morbidite parmi les vaccin8s a ete de 13,7, tandis que parmi les sujets-temoins il s•est eleve a 27 par 10.000. L'evolution de la maladie parmi les vaccines a ete bien plus benigne que chez les temoi.ns. Haagen & Crodel (38) decrivent les experiences instituees en Allemagne avec un nouveau vaccin sec. Ils pretendent qu'il est antiinfectieux et non seulement antitoxique. Braun & Unat (41), 1944, pretendent qu'il est possible que les vaccins prepares avec un melange de rickettsias et de Proteus OX19 1 et administres par voie intraveineuse, scient plus efficaces que les vaccins a base de rickettsias injectes par la voie sous-cutanee. Laigret (51), 1940, a applique des vaccins sur la peau scarifiee. Osburn (66), 1944, decrit la preparation dans l 1 Union SudAfricaine d'un vaccin precipite a l'alun. Ce vaccin semble prasenter quelque avantage sur les vaccins non precipites. Clavero & Gallardo (67), 1944, ont utilise, comme vaccin sur 2.217 sujets, une souche "non pathogene" et irnmunisante de R. Erowazeki (souche E), tant a l'etat vivant qu'apres dessiccation. Xucune r~action serieuse, aucune evaluation de.l'efficacite prophylactique. Stuart-Harris C.H. ("Proceedings of the Royal Society of en ces termes Medicine", juillet 1945; pp. 21-28, Londres) s'exprime au sujetde l'immunisation par les vaccins rickettsiens t

WHO/Typhus/1 Page 53 "Aussi longtemps que les methodes de preparation du vaccin etaient fastidieuses·, conune dans 1e cas du vaccin de Weigl Abase d'intestins de 'poux:, ou que 1es vaccins risquaient d~'etre dangereux, comme dans le cas du vaccin vivant de souche murine (Blanc & Baltazard, 1938; ou Laigret & Durand, 1939), 1es progres ont ete lents." La methode de Cox (1938) a permis de produire rapidement de grandes quantites de vaccin tue. Presque en meme temps, 1es experimentateurs franQais de l'Afrique du Nord, DurE~nd ·& Giroud (1940), ont prepare un vaccin de poumon de souris avec des rickettsias du typhus epidemique tuees par 1e formol et, en op~rant sur nes lapins '(Durand & Giroud, 1941) ou. sur des moutons (Horrenberger & Renoux, 1943), ont ete en mesure d'en produire des quantites suffisS.nte$ pour pratiquer des vaccinations en aerie. Ctest alors que Craigie .(1942) elabbra urie methode de purification, par lt~ther, des cultures sur membrane vitelline, qui permit 1a concentration intense et la separati·on du jaune d' oeuf inutile. Le vaccin de Craigie se composait·de cultures me1angees ·des trois souches de rickettsia - une souche' muri-ne, une· souche prelevee pendant l'epidemie de Madrid et 1 1 ancienne souche classique de Breinl obtenue d'abord en Po1ogne. La vaccination dans 1 ,.Armee ·bri tai;:zti.que conune~~-a en 1943 (par l utilisation du ·vaccin de Craigie et de certains-autres provenant d' entreprises commerciales des Etats._Ums). L'Armee- ameri·caine recourait a la vaccination depuis plus longtemps encora. Les necessites de laguerre ntont pas permis aux Autorites:britanniques d'obtenir des statistiques dignes de foi sur l'effet de l'inununisation.:Toutefois, 11 resulte des experiences de laboratoire (Topping, 1944; Wohlrab & Patzen, 1944) et de certaines experiences sur le terrain (Ding, 1943; Schulter, 1944) que l 1 inununisatioi?- a. .. P?!lr effet d'attenuer vraiement la gravite de la maladie et de reduire la mortalite. L•experience sur le terrain ~ue nous allons analyser confirme et permet de penser, sans pour autant le prouver, que la reduction de la frequence de la maladie n'est pas sans rapport avec !'immunisation. 1

Recente experience sur le terrain relative

a~-~~ens

d t enra.ye:r

1~ typh~~

1) En 1943, le typhus, qui sevissait d 1 une maniere etendue en Egypte et en Afrique du Nord, exposait les Armees britanniques au risque d'infection. Si aucune epidemie ~ w.1~n€cl-~d6s em~ se declarerent neanmoins parmi les troupes et le taux de la mortalite fu~ eleva (30 %). Au contraire, l'Armee americaine, qui combattait aux cotes de l'Armee britannique en Afrique du Nord, en prenant des precautions hygieniques sensiblement analogues et ou l'epouillage etait pratique a un haut degre, n'enregistra qutune vingtaine de cas de typhus sans aucun deces pendant la periode au cours de laquelle la premiere Armee britannique eut 41 cas accompagnes de 13 deces. La seule difference discernable entre les deux armees etait que l'Armee amaricaine etait entierement immunisee au moyen du vaccin de Cox. 2) L'immunisation gene~ale au moyen du vaccin antityphique fut amorcee dans ltArmee britannique a la fin du printemps 1943 et fut etendue a 1 1Armee du Moyen-Orient ala fin de l'annee. En 1944,les Armees du Moyen-Orient enregistrerent une frequence beaucou~ ~lus faible

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de typhus, avec un taux de mortalite bien plus bas qu 1 en 1943 (meme s'il est tenu compte du fait que 1 1 epidemie qui eclata parmi les civils en 1944 rut beaucoup moins etendue que celle de l 1 hiver precedent). 3) Lors de la poussee.epidernique qui survint a Naples en 1943, le fait que seulement deux aritanniques et deux Am~ricains contracterent.le tYPhus con£irma les constatations faites anterieuroment, a savoir que l 1 epouillage associe a l 1 immunisation contribuait puissamment A empecher l 1 eclosion meme de cas sporadiques.

4) Il est evident que, lors de 1 1 epidemie de Naples, le role de immunisation chez la population civile fut sans importance. Quelques cas se declarerent parmi les membres du personnel medical ou infirmier qui avaient ete vaccines, mais tous se retablire~t·dans des conditions satisfaisantes. Malgre de mauvaises conditions de reception des malades et d'epouillage dans les hopitaux civils, le personnel ne fut contamine que rarement et le role de !'inhalation semble avoir ete negligeable comme source d'infectiono · 11

Le typhus dans 1 1Armee briyannique du

Moren-?rie~

a} Prealablement a 1~. vaccination: de janvier,_a j'uin ..1943, ~34 cas, 44 deces (33 %). · · .·, ' · ·. ·. ·.

b) Apres vaccination (10,5 %).

de

janv~er

a juin 19~, 19

c~s,

2 deces

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55

CRAPITRE 10 TRAITEMENT DU TYPHUS EXANTEEMATigUE

Breve analyse de resumes reoents

Indications generales D'Ignazio, 1945 (164) a essaye, sans succes apparentg lea methodes et produits suivants : serum de convalescent, autohemotherapie, serum immun specifique, carbone cnllo!dal par injection intraveineuse, rouge Congo et cyanure de mercure, mercurochrome et vaccinotherapie. Brandenburger, 1944 (155) se declare sceptique en ce qui concerne 1 1 efficacite d 1un certain nombre de produits. Il preconise des soins attentifs aux malades, 1 1 administration abondante de liquides ainsi qu 1 un regime al~mentaire riche et varia. S~rum

de convalescent

Raetting (17l)~Meyer (161), Pfeffer & Gauwerky (172)~ Alwens & Frank (172), Buhler (165), Secret (179) et Raetting (158), se prononcent tous favorablement en ce qui concerne les effete therapeutiques du sang de convalescent. Serum immun Shubladze & al. (154), Wolman (166), Durand & Balozet (183) rendent compte en somme favorablemerit de cette therapeutique. Felix (184) propose 11 application d1 un tra.i tement combine .au moyen de serum anti-rickettsia ·et de serum anti-Proteus 0 X 19 (serum de cheval). Leon (167) et Stevens (157) ont utilise, avec des resultats satisfaisants semble-t-il, le serum h~rimmun du lapin. Durand & Balozet (175) ont eu recours au serum eguin a des fins preventives et indiquent que de bons reaultata ont ate obtenus de cette fagon sur lea animaux. Sulfa.mides Menk (176), Bury (174) et Wohlrab (167) emettent une opinion defavorable en ce qui conoerne 1 1 emploi de sulfamides .contra le typhus; Acide Rara-aminobenzoi5Lue Yeomans (153) indique qu 1il a obtenu des resultats encourageants lorsque le medicament est administre durant les premiers jours de la maladie. Deaz-Rivera et d 1 autrea (173) ont oonatate des resultats nettement satisfaisants sur 3 malades· attaints de typhus murin. Stuart-Harris (18o) re~~ve que lea effete favorables de 1 1 acide para-amin~enzoique dans les cas de typhus en Egypte (Yeomans 153) demanderaient d'§tre confirmes. Hamilton et d'autres .(153) decrivent 1 1 action inhibi trice de ce produi t en ce qui· concerne lea rickettsias (epidemiques_et murinea) oultivaes sur membrane vitelline des embryons de poulet. Rose & al. (161) signalent le . cas d'un malade attaint de. fievre pourpree des Montagnes Rocheuses : et chez lequel l'administration de ce produit.semble avoir exerce un effet remarquable •. Van Den ot d 1 autres (168) relevant que oe. produit s'est avera inefficace lors d 1 exp6riences pratiquees sur des souris.

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Atebrine Van Meerendok (169) pretend avoir obtenu de bone resultats par !'utilisation de ce produit en combinaison avec du calcium. Green (181) formula une opinion opposes, et declare qua ce traitement a ete abandonne comma ne donnant pas satisfaction. Van Meerendok (178) pretend egalement avoir obtenu de bone resultats par !'utilisation d'atebrine en combinaison avec la plasmoquine, tout particulierement chez des personnes ~gees. Insulin a Schmidt

(159) emet une opinion favorable.

Vitamine C et Vitamins B D•Ignazio (164) emet une opinion favorable. Strophanthine et Digitale Schlobrunner

(160) emet une opinion favorable.

Chinofortan (oombinaison de quinine et de sulfanilamide) Scheller Va.ooinotherapie Alisov & Kossovaja Autres groduits Van Den et d 1 autres (168) declarant que parmi 238 substances essayees sur des souris infectees, deux comportaient des chances particulieres de succes lorsqu'ils oommen9aient a los administrer dans lee 42 heures qui suivent !'application de l'infection. Ces deux substances etaient : a) le chlorhydrate de Para-sulfonamidobenzamidine (V 147) et b) le chlorhydrate de Para-sulfonamidobenzamidoxine (V 186) Tous les autres produits, y compris 1 1 acide para-aminobenzoique, se sont reveles inefficaces. Streptomycin a P. Giraud (351), 1947, a etudie les effete de la streptomycins sur la rickettsia du typhus epidemique~ par inoculation intranasale des souris et par des cutireactions pratiquees sur des lapins. Il conclut que la streptomycins exerce une action evidente sur les rickettsias du typhus lorsque les experiences se font par voie souscutanee, mais cette action est moins· oertaine dans le cas de 1 1 infection pulmonaire experimentale. Smadel et d'autres (352), 1947, signalent l'effet rickettsiostatique de la streptomyoine dans les infections provoquees experimentalement. Aoide alpha para-aminobenzoique et chloromzcetine '

(177) emet une opinion favorable. (156) emettent une opinion favorable.

A. Macchiavello (353)~ 1948, indique que l'efficacite therapeutique de cas produits contra les rickettsioses fait aotuellemont 1 1 objet de verifications experimentales dans des cas de typhus e:Jc&n-· thematique (typhus a poux) en Amerique du Sud et que les resultats obtenus sont tres encourageants.

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CHAFITRE 11 . Lu,.tte. contra 1~

tzyhus

exantheme.tig.~a .

•

. L'introduotion d 1 inseoticides puissa.nts a effet remanent ·tela .que le DDT a. revolutionne, a 1 1 heure actuelle, lea methodes a.ppliquees sur le terrain. Il eta.it impossible auparavant de traiter ra.pidement un nombre eleva de personnes par l 1 a.ction de la. chaleur. Lea produits eff1ca.ces pour ia. destruction des poux remontent a une epoque relativement recente; le DDT (Buxton 1945) possede des avanta.ges enormes sur les produits plus anciens. Je dois me borner A examiner ici 1'emploi de oat insecticide et de quelques a.utres lors·de certaines des epidemies recentes ainsi que lea resultats . obtenus grlce ~ l'introduotion de ces produits dans lee methodes appliquees sur le terrain. Je ne. vois pas de raison, en revanche,. de mentionner lee autres mesures de lutte contra cette maladie, telles que, per exe.mple, le diagnostic precooe, l'i-so1ement des me.le.des, 1 tinspeotion. sys_tematique des logements, 1 'immunisation, e'to., celles-oi eta.n~ pa.r··fa.i tement oonnues de tous. Etant donne 'le danger de .contamina.tiop. que ·presenten1; lee dejections .de pou:x: -i·nfeotes, il convient de .· recourir egalement a'la deeinfection ·des e'ffets de.s male.des (voir cha.pitres 3· et 7). · ·. · . · · · . · .· Sergent & Beguet (128), 1944 1 ont eu recou~s ~~· pol,ld;t;"e.s insecticides MYL at. DDT pour llep9uillage d~ certaines collectivites d '.A.lge:de. Ces prepa.rati·ons .Be reval.erant tree· efficaoe:s, mais los aute-urs se .montrent .pessi,iniste's en' ce: qui conc·erne la..'.possibil;L;t~. d 'une destruction complete e't durable des· poU:x: P!\l:' ce ·moyen, .. et: . .:i:ls concluent· que ce.s p·o~d,-res, ,peuvent etrc de pre.ference utilisees par des equipes ·mobiles de desin:t'ection :lor~ de Pap:p~ri.ti.on d 1 epid6mies de typhus. · · · · · · · . ·:· . ·.: .Leo~ A •.. Fox. (25), 1945, constate que deux ..ele~ent~· jouent Un r81a important dans. ia. lutte· CQntre ·le typhus, a:savoir,l 1 emploi du DDT: et 1 'immunis~tion .e.inei q'!le, dans le's phe.ses initia.les de . l' epid6mie ,. 1 'application· d '.un programme de depista.ge. des malades, . permetta.nt de proceder a l.''epouillc..ge ·dans· les foye:rs··de. le. mala.die. Cra.ufurd-Benson e'f; Macl~od (129) ,- ·1946.;. d·e~riv.~nt las travawc e.ya~t. abputi a l'tUaboration du A.L.63, poudre contre les poux qui .fu:t. officiei'leili(;mt. utilis~o· dans '1 1.Armee britanni'que a partir de 1940 _jusqu'a .·l'introduotion ·du DDT en 1944·: G'est le. seule poudro centre las poux qui· ait "at·a employee. par lf)s troupes brita.nniquos, ainsi .que par los civile au service de l'Armeo brita.nnique, au cours de 1 I opi'd:Qniie de typhus de Naples de· 19-43+l-944· Scuf dans deux cas ou des negligenceis 'ont ete constatee·s,_· il. n'y aut aucun malade e.tteint de .ti:phUs parmi les troupes,.ni parmi les 25.000 employes oivils, qui· fUrent soumis' a ce traitament tous los ': . . : .. : : ' ' . .. . " •a • • • • 15 jOur S. ~

.

;

La ne.phtaline. tU:e t·res rapid.ement les:.pou:t.· du--corps m<'l.is ne permat pas d'a.ssurer une protection durable, Le derris at le pyrethra so sont rev~les toxiquos pour las poux mais, utilises separement ou en mela.nge.~J, .ilEi ne v~lent pe.s d tau.tres 'c.ombinaisons d-'inseeticiQ.es .• Le ·A.L.63 e. ponnis de det·ruire '9'5 ··rf; de.s poux qui, au moment de 1 1 utili~atiqn de' le. poud:r:e' 'se :trotive.ient --dans las vetcments soumis ace tra.itement~ et la'protection rea.lisee.de·cette fa90n a l'ega:rd do la. reinfesta.tion s'etende.it sur uno periode de cinq jours.

WHO/Typhus/1 Page 58 Chalke (130), 1946, decrit lea conditions qui regnaient a Naples a l'automne 1943 et qui provoquerent au mois_de novembre une poussee de typhus. Durant les cinq dernieres semaines de 1 1 annee en question, le nombre hebdomadaire de cas de maladie s'est etabli a 36, 22, 45, 36 et 138 respectivement. En 1944, jusqu 'au 9 janvier, la. frequence augment& et atteigni t .340 cas par semaine, puis elle tomb& brusquement ala moitie de oe c.hiffre, .demeure. stationnaire pendant trois semaines pour flechir-ensuito a 40 ~u debut de. fevrier et d.iminua progressivement depuis lora;_ le nombre total des cas a ete de ·1600. .. Durant la premiere phase de 1' epi_d._~le. la mesure preventivv · la plus importanto a consiste dans le depis~age ~ntensif des ~alados et dan·s le tra.i tement de tous lea contact~. au· moyen:-d 1 insecticides. Jusqu 1 a la. fin de 1943, le traitement par la. poud+e DDT n'B.·:ete applique que dans 10% des cas at les pr~parations britanniquo ot americe.ine nA.L.63" et "MYL" ont ate utilisee.s pour .tous las autros cas. Cha1ke conclut que 1 1 epidemie a _pu e~re combattue au debut gr4oe a ·un depistage intensif .des mal€',des at ..au barrage rea..lise autour des contacts po.r 1 temploi d 1 insectic~de__s, ~ une ep().q'lie· ou 1e DDT n' etai t employe que dans une proportion 1i-r es re streinte • .L' epidemie, dont la propagation ave.i t ate enray.ee do cotta. :ft'.(}on, tut·finaloment ma.itrisee gr8.c.e .a 1'amploi.de DDT sur·une .grande echelle. . Hellier (130), 1946, obs.orve qu'en re.ison sans doute du port de chemises soutnisos a l 1 a.ction du DDT, las cas de padioulose ont eta tres rares'· dans 1' a.rmee en FrR.nce' en Belg;i..que et aux Pey-s-Ba.s. . . . ··~ C.H. Stu~.rt-Ha.rris {131), 1945, etudie ta lutte c.ontxe las riokettsioses, pe.I' 1 t eppuillage des populations infectee.s •. !1 donne les indi~a.tions. generales suivantes : a) Au debut de la. guerra, l'Armee bxitannique utilisait una poudre standard contra lea poux(a base ~a ·naphtaline, de creosote at. de codofo~e). Pnr la suite, o~ fit usage do le. racine· de: "derris" {'rotendue) e~ la poudr~ ainsi .obtenua a re9u la. designation de A~t.63 •. Lf'. rapidite da son··eotion ne pou-vai t etre contes'tee... . b) La poudr.o 1'MYL" en usage dans 1' .4.'mee a.rnerioaine atai t principa.lemen::t a base de pyrethre' e.t la. re;pidi te ;de. son action lethale. eta.i t de'. !IWme ino'ont€1ste.ble. . . . '

•

c) On aut recours ensuite aux.thyooyanetes, ~otamment au ~ocya.ne.te de le~uryle at E'.u LethP.ne SJ?acia.l, 384-. Ce · do·rnior produi't a eta utilise pour 1 1 impregne.tipn d.es .. ceintUTOn<Se Toutofois, aucun de oes insecticides. n 1 etl".i t .doua de. proprie-.6s aotivee persista.ntcfJ.. · .. .. ·. ~-' .. . .

d) Le DDT possede oette prop:dote active persistante·.bi:e.n quo son effet lethal sur lea poux soit relativoment lent et qu'il ne detruiso pes lea oeufs;. toutefois,_ Qeux~oi sont aneantis ulterieuroment ·apres eclqs~6n. Le DDT-est tout a fait i~f­ fensif lorsqu ':tl· est employe sous ~orme de. poudre · s.edl:o·.. Pour desinse'c1;iser l~s. per'sonnes ent.ierement -vetues;: ori · 1 'utilise au· moyen d ,.lin p~lve~i sa teur. .. ; ·i ,!''

I.

WHO/Typhus/1 Page 59 ·Busvine (133), 1946, rend compte de la toxicite comparee, l'ega.rd des pou.x, de divers insecticides de contact.

a

Un compte rendu de l'efficacite du nouveau "Synthetic 3956" fabrique J?ar l'"American Hercules Powder Co.n a pa.ru dans nsoap 11 New-York (janvier 1947, vo1.23, N° 1); il y est precise que la toxicite de ce produit a l'egard des poux est tres voisine de oel1e du DDT •. L'"Army Medical Department Bulletin", 1943 (135) indique que 11meme un contact etrci t' prolo:1g6 pendant 48 heures, des poux infectants avec "le Lethane 384 special" n 1a pas permis de detruire les rickettsias." J:,e Journal du Conseil des Recherches scientifiques et industrielles (J. Council Scient. and Indus~. Res.), (136), 1946, decrit la prepa.ratiqn de certaines emulsions contenant du DDT.

Leary, J.C., & a.l. (132), 1946, tra.itant des ca.racteristiques et. des preparations du DDT, relevant que ce produi t n 'est pas soluble dans l'ea.u. On le trouve sur le ma.rche sous forme de poudre d 1 une concentration de 1 a 10 %, le roste etant compose de pyrophylite, de bentonite, de talc, do farine de coquilles de moix, ou de tout autre mineral susceptible d'etro finoment moulu. On le trouve egalement sous foxme do solution huileuse ou dans d'eutres solvants. On peut so le procurur egalement sous forme d'aorosols, ·de_teintures, de savona, do ciros, etc. l. Solutions t

Le DDT est soluble dans un certain nombre d 1 huilos, y compris les huiles vegetRles ainsi que 1e mezout et divers solvants industrials. On a recours parfois, pour accelerEir la:. solu.tion, A un solvant a.uxilia.ire tel que le-cyclohexanone. Certains solvants te.chen·b les tissus, d 1 autre a sont infla.mmables a 1 1 etat de. brouillard finement disperse' ·\;a.udis que les ethers :irri·tent lea yeux, etc~ On dissout le DDT dens un solvRnt approprie tel que, par exemple, le xylene. ·on a.joute un emulsifiant du genre des agenvs mouillants ou detergen~s synthetiques, et on melange ensuite avec de l'ea.u. Cette emulsion convient a l 1 utilisa.tion en grand. Concentration he.bi tuelle : 25 .fo. Un t'a.blea.u des dilutions est livre avec le produi t •...

2. Emulsions :

3. En suspension dans 1 1 oa.u s

Ce mode de preparation implique l'emploi d'un solvent qui soit a son tour soluble d~ns 1 1eau, tel que l'a.lcool ou 1 1 aostone. Qn·commence· par dissoudre lo DDT dans ce solv~nt edditionne ~'un . agent mouilla.nt et on melange av~c de la pyrophillite~ apres quoi on laisse secher. On moud ansuite le produit a nouveau pour le reduire ;en poudre extr8memant fine, a laquelle '1e DDT. adhere. ·Il importe d 1 agi ter conste.mment le produi t de fagon a mnintenir lea p~rticules en suspension de~s 1' ea.u. On le trouve generalcment dc:ms. lo commerce BOUS forme de Concent~ation a 20 % et il Be prete a.ux usages agricoles.

WHO/Typhus/l Page 60 4• Poudres :

On emploie le DDT sous forme de combin~isons dans des proportions allant jusqu'a 10·%. Dans des concentrations de ces degres;· il se pret~ aussi bien aux usages agriooles qu 1 a la protection de l'homme et'du betail (poudre oontre 'les·poux en usage dans l'armee), sans presenter aucun danger. Il est possible egalement de rep~~dre la poudre eu moyen d 1 avions. · 1

5· .A.erosols

Il s 1 agit de dispersions dan~ l 1 ~i~ de DDT dissous en pcrticule s oxtrcmement fino::::~ t·o·o oxp'crto estiment que cette methode entraine du gespillege dans. certains cas, du fait qu'eile ne permet,pes a 1 1 insecticide d 1 exercer ~On·effet remanent. Ces produits ne sont pas toxi'q_ues dans les proportions utilisees pour la preparation des insecticides. On las·trouve s~us deux foxmes :

e.) DDT pour le. dispers:lo;, au moyen.· d 1 un ·~.vi on (il existe divers di~positifs"pour.assurer . la di spa rsi on de la. poudz:e) r ·· · ·

b} "bombe aerosol". consistr.b:t ·en un recipient rempli de freon sous pl'essiori" e't contenent une forme·· purifiec de DDT· en solution, ·generelement avac un solvent euxilia.ire. Touto; fois, 1e pyrethre permct d''obtonir tous les resu~tats quo l'on peut ~ttendre de l'emploi de cette bombe ot il presente en outre l 1aventeg~ de det~ire repidement lea insectos.

NOTE : Las poudres

dest~~eos a etro utilisees contre les poux doivent e.voir un degre de oonoent~atio.n d 1 au moins 10 jb.

Grenoilleau, a. (139), 1944, rend.compto de l'epidamio de typhus. ex~nthema.tique en Algerie (1941, 1942 et 1943) a.insi que de.s 100 sures priaes pour 1 1enra.yer. Il in:dique que le DDT obtenu · de .la Fondation Rockefeller E-. donna des ras:ul te.ts reme.rqua.ble s dens los localites ou il a. ate possible do 1 1 utilisero Il e.ffirme quo les mosures prises ont permis de ma.itriser·l'apidemie, ma.lgre des conditions· do nature a faire crain.dro qu'el~e persistura.it. c·re.u:t'Urd-:Berson, H.J. (140), i94{, commontant l'epidemie de typhus de Naples (1943-1944), declare qu 1 on attribue generalement a 1 1 emploi du DDT le succes des mesures pri~es pour la combattre, ni~is roleve que la ba.isse initialo. de frequence des cas enregistres etait prinq~palement due a l'emplo~:du MYL, poudro· americeine a base de pyr.ethre, et que les 20.000 employes civils de l'armee ont ete fort bien proteg6s en se soumett~nt, ·taus los 15 jours, a 1 1 a.ction de la poudro primitivemont employee a cet offet, le A.L.63, qui contient. du derris et de la ne>.phta.lfne. Fe.r la sui to, le. luttc centre 1 1 epidemie tut assuree a.u moyen do DDT •. Wheeler, C.M. (142), 1946., expos'e les mesur8s d 'organise.ti.on gr!oe auxquellos il fut p·ossi ble, en 1943-1944, de me::Ltrisor ra.pidement l•epidemio do typhus exanthematiquo qui eclate a Naples et dans 1 'Ite.lio meridionale. Il ir::~.:i.que qu 'a cet effet les orge.nisa.teurs se sont fondes prin·cipr.leme:tit sur 1' emploi du DDT. Celui-ci a ete utilise en pulvetisa.tion sous forme de poudre a 10 %. Il oonclut que 1 1 onsemble des mesures prises a.boutirent a un suoces d6cisif et complet, non seulemont a l'actif du DDT, meis onoore a celUi des personnos qui etablirent le plan de la campagne et lo miront a execution.

WHO/Typhus/1 Page 61

Beach & Ronnie (143), 1945, mentionnent quatro cas de typhus chez des prisonniors'de guerre rapatries d 1illemagno en Angleterre. Ils avaient eta soumis a 1 1 action de la poudre DDT et se trouvaient exempts de poux. Magaw fait observer a ce sujet que 1 1 epouillage au DDT n 1 assure pas la sterilisation des dejections de poux infoctes. Stuart-Harris, C.H. (144), 1945, fait uno description de !'apparition du typhus a Naplus ot indique qu 1 on avait eu recours au debut ala poudre de pyrethre, mais qu 1 on utilisa onsuite de la poudro DDT a 10 %a mesuro qu 1 il fut possible de s 1 en procurer. On prooeda a l 1 epouillage d'un nombro enorme d 1 habitants qui s 1 eleva a 60.000 par jour au moment ou la campagne b~ttit son plain. En janvier 1944, la frequence du typhus diminua brusquement brusquement et a partir de cette date, l'epidemie s'etoignit lentement. remarquabl~

Chalke, H.D. (145)t 1946, expose comment les forces alliees parvinrent a se preserver du typhus de fagon remarquablement afficace durant les operations militaires on Afrique du nord, on Italie ot en Yougoalavie, en depit de la forte frequence de cetto maledie parmi les populations de ces pnys. Les mesures prises contre oette maladie parmi les troupes britenniques oomprenaient 1 1 approvisionnoment on grandee quantites de poudre A.L.63 ainsi que la fournituro d 1un nombre considerable d•apparoils de desinfection portatifs; on inocula, aux medeoins-ma.jors, nn v.accin du typo Cox; et dos causeries furont organiseos avant le debarquoment a 1 1intention des officiors ot des hommos de troupe. Davis, W.A. (354) 1 1945, expose !'organisation ot le fonotionnomont d 1 une equipo chargau de luttor contra le typhus au camp de Belson. Il indique que los mesures prevantivcs comprenaicnt presque uniquement la desinfestation systematique des internes au moyen de la poudre DDT ainsi que 1 1inoculation du vaccin antityphique au personnel affects a ce travail. Les rasultats de la desinfestation furent saisissants; la dernier cas de ~yphus parmi les internes fut enrGgistre l0 14 mai, ce qui montra que l'apidemie a pu etre enreyee net. Ce resultat prouve clairement quo la transmission de la maladie s 1 effectuait par 1 1 intormediaire dos poux vivants plutot que per cclui des dejections dessechees des insectes, et il fut obtenu bien qu 1 il n'eut pe.s " de datruire 1~ totalite des poux. ate possible Sachot A. (355), 1946, analyse de fagon detaillee 2.859 cas de typhus exanthematique survenus en Iran at en Ir~k en 1942-1943. Il releve que, compte tenu du degre d'exposition a !'infection, la frequence de la maladie parmi les troupes britanniques et indiennvs a eta ~l:l.i blo, soi t o, 78 pour mille durant les sopt promic;rs mois de 1943. On estime que le. desinfestE>.tion a 1 1 e..ide de le. poudre "A.L.63" a donne des resultats satisfaisants. Montgomery & Budden (356), 1947, dacrivont !'apparition, en 1945, du typhus exanthamatique dans una ville de 20.000 habitants de la Nigeria du Nord. Le nombre de cas enregistres a ate de 126, dont 32 mortals. L'emploi de la poudre DDT se revela rapidement efficace et des que les populations purent appreoier 1 1avantage d•etre debarrasses des poux et des punaises, elles se mirent a reclamer avec insistance 1 1 application de la poudre.

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Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé