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GASTROENTERITIS FROM CHEESE = GASTRO-ENTÉRITES IMPUTABLES AU FROMAGE

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GASTROENTERITIS FROM CHEESE

GASTRO-ENTÉRITES IM PUTABLES AU FROMAGE

Even those with palates for very ripe cheese do not appa­ rently risk their health in eating it. The occasional illness such as brucellosis from cheese is usually traced to some brought privately from abroad and not to cheese sold commercially in Great Britain. Reports from the USA of a widespread outbreak of gastroenteritis in adults due to imported cheese are therefore of some interest, not only because of the food concerned but also because the offending organism, an enteropathogenic strain of Escherichia coli, is usually associated with illness in infants.

The outbreak was known to have affected at least 387 of 409 persons at risk (95 %) in 13 states in the space of four weeks at the end of 1971. Many of those affected developed a dysentery-like syndrome, associated in a few with the passage of blood. Six patients required hospital admission, but no deaths are known to have occurred. From epidemiological investigations camembert and brie cheeses imported from France were strongly suspected to be the source of the outbreak; this was confirmed when E. coli 0124: B17 was isolated from the stools of several patients and from samples of the im­ plicated cheeses. The same serotype was also isolated from a sample of coulommiers cheese produced by another factory in France but imported into the USA by the same firm, though no documented cases of gastroenteritis were attributed to that cheese. All the cheeses that had already been distributed were recalled by the importers. The recall was monitored by the US Food and Drug Administration, and no further cases of gastroenteritis from French cheese have been reported since. Though three brands of brie and camembert cheeses were im­ plicated they had all been imported by one firm in New York and had been produced in one factory in France—and indeed were identical except for their shapes. All the cheese had been manu­ factured during two days, and E. coli 0124 was isolated in the factory from the curdling tank and from samples of cheese. The probable source of infection was river water used in cleaning equipment: the filtration system at the factory had not beep working efficiently at the time. Further details of the treatment of river water for use in the factory were not available, but a filtration system alone is com­ monly regarded as insufficient to guarantee the purity of water for use in food manufacturing premises—chlorination is usually

D ne semble pas que les amateurs de fromage, même s’ils le préfèrent très fait, mettent leur santé en danger. Après enquête, il se révèle généralement que les cas occasionnels de bru­ cellose due au fromage, par exemple, sont imputables à des produits achetés à l’étranger par les particuliers, et non pas aux fromages vendus dans le commerce en Grande-Bretagne. Aussi, l’annonce qu’aux Etats-Unis une importante poussée épidémique de gastro­ entérite aurait été provoquée chez des adultes par du fromage importé mérite-t-elle d’être signalée, non seulement parce que le fromage est incriminé, mais aussi parce que le germe isolé, une souche entéropathogène d 'Escherichia coli, est généralement associé aux maladies des nourrissons. On sait que la poussée épidémique a touché au moins 387 des 409 personnes exposées (95%) dans 13 Etats, en l ’espace de quatre semaines, à la fin de 1971. Nombre des sujets présentaient un syn­ drome d'allure dysentérique, avec présence de sang dans les selles pour quelques-uns. Six malades durent être hospitalisés, mais aucun décès n ’a été constaté. Les recherches épidémiologiques faisaient peser une forte suspicion sur du camembert et du brie importés de France, ce qui s’est confirmé lorsque E. coli 0124 :B17 a été isolé dans les selles de plusieurs mala­ des et dans des échantillons des fromages incriminés. Le même séro­ type fut isolé également sur un échantillon de coulommiers fabriqué en France par une autre fromagerie, mais introduit aux Etats-Unis par le même importateur. Cependant, aucun cas de gastro-entérite n ’a pu être imputé de façon certaine à ce fromage. Tous les fromages déjà mis dans le commerce ayant été retirés de la vente par les importateurs sous le contrôle de la US Food and Drug Administration, aucun autre cas de gastro-entérite imputable à des fromages français n’a ensuite été signalé. Bien qu’il se soit agi de trois marques différentes de brie et de camembert, toutes avaient été importées par la même firme newyorkaise et provenaient de la même fromagerie française. En réalité, les fromages ne différaient que par la forme. Ils avaient tous été fabriqués pendant la même période de 48 heures, et E. coli 0124 a pu être isolé dans la fromagerie, aussi bien dans les cuves de caillage que sur des échantillons de fromage. L ’infection a vraisem­ blablement son origine dans l’eau de rivière utilisée pour laver les appareils: il semble qu’à l’époque, le système de filtration de la fromagerie ne fonctionnait pas correctement. Il n ’a pas été possible d ’obtenir de plus amples renseignements sur le traitement de l’eau de rivière utilisée, mais on considère généralement que la filtration

Wkly epidem. Rec.: No. 2 3 .7 June 1974

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Relevé épidém. hebd.: N° 23 - 7 juin 1974

required. Fine filters capable of removing bacteria and even viruses from water are available, but these are impracticable with the large volumes required in manufacturing processes, especially with river water as a source. A coarse filter was most probably used, and this would remove large particles and organisms such as algae only. Hyperchlorination of the filtered water would then be necessary followed by dechlorination using a carbon filter.

Gastroenteritis in infants from enteropathogenic serotypes of £, cali is well recognized, and outbreaks are commonly reported, and symptoms may also be produced in volunteer adults and children. Reports of outbreaks in adults are, however, few. In 1949 Hobbs, Thomas, and Taylor described a school outbreak of gastroenteritis associated with a pathogenic paracolon bacillus (now known as E. coli 0124) and were able to reproduce symptoms in volunteer experiments. A year later Stevenson reported the oc­ currence of £ . coli D433 (£. coli 0111) in the stools o f adult patients with diarrhoea. More recently, in an investigation of travellers’ diarrhoea in a group of British soldiers in Aden a new E. coli sero­ type, 0148, was found in as many as 54 % of those who had diarrhoea but not in any of those without diarrhoea. Last year 87 of 714 adults developed diarrhoea less than 24 hours after eating ham and egg pie, and E. coli 0127 was isolated from all 15 patients investigated and from samples o f pie remains and unused pies. It seems pro­ bable that outbreaks of E. coli gastroenteritis in adults may be more common than hitherto recognized.

The cheese associated with the outbreak in the USA was stated to have been consumed in France and the USA only, though there were no reports of gastroenteritis from this source in France. There have also been no reports to date of gastroenteritis from French cheese in Great Britain and, indeed, the moral to be drawn from this outbreak is not to beware of French cheese. The real lessons are much broader. Firstly, in the investigation of an outbreak of foodbome gastroenteritis the bacteriologist’s search must not be considered to be complete if salmonella, Staphylococcus aureus and Clostridium welchii are not identified. In recent years, Vibrio parahaemdlyticus, non-agglutinating vibrios, Bacillus cereus and now E. coli have also been incriminated in outbreaks of food poisoning and must be looked for in appropriate instances. Secondly, it is important not to assume that a particular food is innocent because it has never been known to cause gastroenteritis.

seule ne suffit pas à garantir la pureté de l'eau destinée à l’industrie alimentaire, la chloration étant le plus souvent nécessaire. Il existe des filtres très fins capables de retenir les bactéries, voire les virus de l ’eau, mais il n ’est pas question de les employer du fait des volumes d ’eau considérables que requièrent les processus industriels, surtout lorsqu’il s’agit d ’eau de rivière. Le filtre grossier qui a été très pro­ bablement utilisé ne peut retenir que de grosses particules et des organismes comme les algues. Dans ces conditions, il faudrait nécessairement procéder à l’hyperchloration de l’eau filtrée, puis à une déchloration au moyen d ’un filtre au carbone. La gastro-entérite des nourrissons due à des sérotypes entéropathogènes d'E. coli est bien établie. On en signale de fréquents épi­ sodes et les symptômes peuvent être provoqués chez des adultes et des enfants volontaires. Cependant, des poussées épidémiques sont assez rarement signalées chez les adultes. En 1949, Hobbs, Thomas & Taylor ont décrit un épisode scolaire de gastro-entérite associé à un bacille paracolon pathogène (connu aujourd’hui sous le nom de E. coli 0124) et purent en reproduire les symptômes au moyen d ’expé­ riences pratiquées sur des volontaires. Une année plus tard, Ste­ venson faisait état de la présence d e £ . coli D433 (E. coli OUI) dans les selles de malades adultes souffrant de diarrhée. Plus récemment, au cours d ’une enquête sur des cas de diarrhée observés dans un groupe de soldats britanniques en garnison à Aden, un nouveau sérotype de E. coli, 0148, a été découvert chez 54% des diarrhéiques, alors qu’on ne le trouvait chez aucun de ceux qui ne souffraient pas de diarrhée. L ’année dernière, sur 714 adultes, 87 ont souffert de diarrhée moins de 24 heures après avoir consommé un pâté au jambon et aux œufs, et E. coli 0127 a pu être isolé chez les 15 sujets examinés, ainsi que sur des échantillons de restes de pâté et de pâtés inutilisés. Il semble probable que les épisodes de gastro-entérite à E. coli soient plus fréquents chez les adultes qu’on ne l’a cru jusqu’à présent. D ’après les informations obtenues, le fromage incriminé lors de la poussée épidémique survenue aux Etats-Unis n ’aurait été con­ sommé qu’en France et aux Etats-Unis, encore qu’il n ’ait apparem­ ment provoqué aucun cas de gastro-entérite en Fiance. Jusqu’ici, on n ’a pas davantage entendu parler en Grande-Bretagne de gastro­ entérite due à la consommation de fromage français. D u reste, la morale de cette affaire n ’est pas qu’il faille se méfier des fromages français. Les conclusions qu'il faut en tirer sont beaucoup plus géné­ rales. En premier lieu, lorsqu’on enquête sur une poussée épidé­ mique de gastro-entérite alimentaire, la tâche du bactériologiste n ’est nullement terminée lorsqu’il a conclu à l’absence de salmonella, , Vibrio para­ de Staphylococcus aureus et de Clostridium welchii’ haemolyticus, des vibrions non agglutinants, Bacillus cereus et, aujourd'hui, E . coli, ayant également été incriminés ces dernières années lors d’intoxications alimentaires, il convient de les rechercher si les circonstances le justifient. En second lieu, aucun aliment ne doit être tenu pour inoffensif du seul fait que, à la connaissance des chercheurs, il n ’a jamais provoqué de gastro-entérite.

(Based on/D ’après: British M edical Journal, 1974,2,2.)

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé