Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

ACQUIRED IMMUNE DEFICIENCY SYNDROME (AIDS) = SYNDROME D’IMMUNODÉFICIT ACQUIS (SIDA)

Organisation mondiale de la santé
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ACQUIRED IM M UNE DEFICIENCY SYNDROME (AIDS) Update: revised Public Health Service definition of persons who should refrain from donating blood and plasma U n it e d S tates o f A m erica . - Since March 1985, blood-andplasma collection centres in the United States have used a 2-phase screening procedure to decrease transmission of lymphadenopathy-associated virus/human T-lymphotropic virus type III (LAV/HTLV-III) through transfusion o f blood or Mood products. First, potential donors are informed that if they have a risk factor for AIDS they should not donate; second, the blood or plasma of persons accepted as donors is screened for antibody to LAV/HTLV-III. The low frequency o f enzyme imunnoassay (EIA)-positive tests among blood donors shows that the deferral criteria have been effective. Interviews with the small number o f blood donors found infected with LAV/HTLV-III, however, have shown that most have a risk factor for LAV/HTLV-III infection; homosexual contact was the most common risk factor identified. To further reduce the risk of LAV/HTLV-III infection from blood and plasma, the United States Food and Drug Administration (FDA) has reworded the donor-deferral recommendations to state that any man who has had sexual relations with another man since 1977 should not donate blood or plasma. This applies even to men who may have had only a single contact and who do not consider themselves homosexual or bisexuaL

SYNDROME D ’IM M UNODÉFICIT ACQUIS (SIDA) M ise à jour: Révision de la définition selon le Public Health Service des sujets qui doivent s’abstenir des dons de sang et de plasma E tats -U nis D’A m ér iq u e . - Depuis mars 1985, les centres américains de collecte du sang et du plasma appliquent une procédure de dépistage en 2 étapes en vue de faire baisser la transmission du virus associé aux lymphadénopathies/virus T-lymphotrope humain type III (LAV/HTLV-III) par transfusion de sang ou de produits sanguins con­ taminés. En premia' lieu, les donneurs potentiels sont informés qu’ils doivent s’abstenir de d o n n a leur sang s'ils présentent un facteur de risque pour le SIDA; ensuite, le sang ou le plasma des sujets admis comme donneurs fait l’objet d’un dépistage à la recherche des anticorps antiLAV/HTLV-IIL La faible fréquence des tests immuno-enzymatiques positifs parmi les donneurs de sang montre que les critères d’élimination sont efficaces. Des entretiens avec le petit nombre de donneurs chez lesquels on a trouvé une infection par le LAV/HTLV-III ont toutefois montré que la plupart d’entre eux présentaient un facteur de risque pour l’infection par ce virus; le facteur de risque le plus couramment identifié était le contact homosexuel. Pour réduire encore davantage le risque d’infection par le LAV/HTLV-III à partir du sang et du plasma, la Food and Drug Administration (FDA) des Etats-Unis d’Amérique a reformulé les recommandations concernant l’abstention du don de sang en indi­ quant que tout homme ayant eu des relations sexuelles avec un autre homme depuis 1977 doit s’abstenir des dons de sang ou de plasma. Cette recommandation s’applique même aux hommes n’ayant eu qu’un seul rapport homosexuel et qui ne se considèrent pas comme homosexuels ou bisexuels. N ote d e la R éd a c tion d u M M W R : Des recommandations visant à diminuer la transmission du LAV/HTLV-III par transfusion de sang ou de produits sanguins ont été diffusées en mars 1983 et ont été rapidement adoptées par les centres de collecte du sang et du plasma dans l’ensemble des Etats-Unis d’Amérique. Ces recommandations sont axées sur l'infor­ mation de tous les donneurs de sang ou de plasma, stipulant que toute personne présentant un facteur de risque pour le SIDA doit spontané­ ment s’abstenir de donner son sang. En mars 1985 a été mise en place la deuxième étape du contrôle des dons de sang et de plasma, après la mise sur le marché de nécessaires d ’épreuve permettant la détection des anti­ corps dingés contre le LAV/HTLV-III. Ces nécessaires d’épreuve sont à la fois hautement sensibles et spécifiques; toutefois, les donneurs présen­ tant un facteur de risque pour l’infection par le LAV/HTLV-III doivent commuer à s’abstenir de donner leur sang, la procédure de dépistage en 2 étapes offrant une garantie supplémentaire de sécurité. La version révisée des recommandations relatives à l’élimination des donneurs à risque est destinée à informer les sujets qui ont pu être infectés par le LAV/HTLV-III à l'occasion de relations homosexuelles occasionnelles ou intermittentes de ce qu’ils ne doivent pas donner leur sang ou leur plasma, même s’ils ne pensent pas qu’ils aient pu être infectés par leurs partenaires.

MMWR E d it or ia l N o t e ; Recommendations to decrease transmission of LAV/HTLV-III through transfusion o f blood or blood products were disseminated in March 1983 and were rapidly adopted by blood and plasma centres throughout the United States. These recommendations centred on informing all blood or plasma donors that people with a risk factor for AIDS should not donate and asked for voluntary compliance. In March 1985, the second phase of screening blood and plasma was instituted with licensure of test kits to detect antibody to LAV/HTLV-III. The test kits are both highly sensitive and specific, but donors with a risk factor for LAV/HTLV-III infection continue to be asked not to donate blood, since the 2-phase screening procedure provides additional safety. This revised wording o f the deferral recommen­ dations is intended to inform persons who may have been infected with LAV/HTLV-III through occasional or intermittent homo­ sexual activity that they should not donate blood or plasma, even if they do not believe they are at nsk o f having been infected through their contacts.

(Based on/D’après: M orbidity and M ortality Weekly Report, 1985, 34, N° 35; US Centers fo r Disease Control) EpK tffT iinlng^rflj Q O left in thtt U U U 6. Acquired immune deficiency syndrome (AIDS), Chlamy­ dial infections. List of newly infected areas, p. 296. Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro ;

Syndrome d’immuuodéficit acquis (SIDA), infections à Chlamy­ diae. Liste des zones nouvellement infectées, p. 296.

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Education and foster care of children infected with lymphadenopatby-associated virus/ human T-lymphotropic virus type III U n it ed States o f A m erica . -T h e information and recommen­ dations contained m this document were developed and compiled by the Centers for Disease Control (CDC) in consultation with individuals appointed by their organizations to represent the Con­ ference of State and Territorial Epidemiologists, the Association of State and Territorial Health Officers, the National Association of County Health Officers, the Division of Maternal and Child Health (Health Resources and Services Administration), the National Association for Elementary School Principals, the National Association of State School Nurse Consultants, the Nauonal Congress of Parents and Teachers, and the Children’s Aid Society. The consultants also included the mother of a child with AIDS, a legal advisor to a state education department, and several paediatricians who are experts in the field of paediatric AIDS. This document is made available to assist state and local health and education departments in developing guidelines for their particular situations and locations. These recommendations apply to all children known to be infected with lymphadenopathy-associated virus/human T-lymphotropic virus type III (LAV/HTLV-III). This includes children with AIDS as defined for reporting purposes (Table 1); children who are diagnosed by their physicians as having an illness due to infection with LAV/HTLV-III but who do not meet the case definition; and children who are asymptomatic but have virologîcal or serological evidence of infection with LAV/HTLV-III. These recommendations do not apply to siblings of infected children unless they are also infected.

Education et placement fam ilial des enfants infectés par le virus associé aux lymphadénopathies/ virus T-lymphotrope humain type III E tats -U nis D'A m ér iq u e . - Les indications et recommandations con­ tenues dans ce document ont été formulées et rassemblées par les Centers fo r Disease Control (CDC) en consultation avec des représentants des organisations suivantes ; Conference o f State and Territorial Epidemiolo­ gists, Association o f State and Territorial Health Officers, National Asso­ ciation o f County Health Officers, Division ofM aternal and Child Health (Health Resources and Services Administration), National Associationfo r Elementary School Principals, NationalAssociation ofState School Nurse Consultants, National Congress o f Parents and Teachers el Children's Aid Society. Parmi les consultants, figuraient également la mère d’un enfant atteint du SIDA, un conseiller juridique auprès d’un service de l’éduca­ tion d’un Etat et plusieurs pédiatres spécialisés dans l’étude du SIDA chez les enfants. La diffusion de ce document devrait aider les départements de la santé et de l’éducation des Etats et des collectivités locales à mettre au point des direenves adaptées à leurs besoins propres.

Ces recommandations s’appliquent à tous les enfants reconnus por­ teurs du virus associé aux lymphadénopathies/virus T-lymphotrope humain type III (LAV/HTLV-III). Cela comprend les enfants qui pré­ sentent un SIDA tel qu'il a été défini aux fins de la notification (Tableau l); les enfants pour lesquels a été posé un diagnostic de maladie résultant d’une infection par le virus LAV/HTLV-III mais qui ne répondent pas à la définition des cas et les enfants qui sont asymptomatiques mais chez lesquels des examens virologiques ou sérologiques ont révélé la présence du virus LAV/HTLV-III. Ces recommandations ne s’appliquent pas aux frères et soeurs des enfants infectés à moins que ceux-ci ne soient égale­ ment infectés. Généralités Etendue du problème. Au 20 août 1985, 183 des 12 599 cas de SIDA notifiés aux Etats-Unis d’Amérique concernaient des enfants de moins de 18 mois. On s’attend à ce que ce nombre double dans le courant de l'année à venir. Des cas de SIDA chez des enfants ont été signalés dans 23 Etats, le District de Colombia et Porto Rico, avec 75% des cas pour New York, la Californie, la Floride et le New Jersey. Les 183 cas de SIDA notifiés aux CDC représentent uniquement la forme la plus grave de l’infection, c’est-à-dire celle dans laquelle apparaissent des infections opportunistes ou des tumeurs malignes (Tableau 1). Tout comme les adultes, de nombreux enfants infectés peu­ vent présenter des maladies bénignes ou être asymptomatiques. Problèmes juridiques. Parmi les questions d’ordre juridique qui se posent lors de l’établissement de directives applicables à l’éducation et au placement familial des enfants infectés par le virus LAV/HTLV-III figu­ rent le droit à la scolarisation, les protections dont bénéficient les enfants handicapés en vertu de la législauon fédérale, le caractère confidentiel des dossiers scolaires conformément aux législations en vigueur dans les Etats et à l’échelon fédéral et le droit à l’information pour les employés du secteur public dans certains Etats.

Background The scope o f the problem. As of 20 August, 1985, 183 of the 12 599 reported cases o f AIDS in the United States were among children under 18 years of age. This number is expected to double in the next year. Children with AIDS have been reported from 23 states, the District of Columbia, and Puerto Rico, with 75% residing in New York, California, Florida and New Jersey. The 183 AIDS patients reported to CDC represent only the most severe form of LAV/HTLV-III infection, Le., those children who develop opportunistic infections or malignancies (Table 1). As in adults with LAV/HTLV-III infection, many infected children may have milder illness or may be asymptomatic. Legal issues. Among the legal issues to be considered in forming guidelines for the education and foster care o f LAV/HTLV-IIIinfected children are the civil rights aspects of public school attendance, the protection for handicapped children under federal laws, the confidentiality of a student’s school record under state and federal laws and employee right-to-know statutes for public employees in some states.

Table 1. Provisional case definition for acquired immune deficiency syndrome (AIDS) surveillance of children, United States of America Tableau l. Définition provisoire établie pour la surveillance des cas de syndrome d’immuno-déficit acquis (SIDA) chez les enfants, Etats-Unis d’Amérique For the limned purposes of epidemiological surveillance, CDC defines a case of paediatric acquired immune deficiency syndrome (AIDS) as a child who has had: 1. A reliably diagnosed disease at least moderately indicative of underlying cellular immune deficiency, and 2. No known cause of underlying cellular immune deficiency or any other reduced resistance reported to be associated with that disease. The diseases accepted as sufficiently indicative of underlying cellular imm une deficiency are the same as those used in defining AIDS in adults. In the absence of these opportumsuc diseases, a histologically confirmed diagnosis of chrome lymphoid intersutial pneumonitis will be considered indicative of AIDS unless testfs) for LAV/HTLV-U1 are negauve. Congenital infections, e g., toxoplasmosis or herpes simplex virus infection in the first month after birth or cytomegalovirus infection in the first 6 months after birth must be excluded. Specific conditions that must be excluded m a child are, 1. Primary immune deficiency diseases — severe combined immune defi­ ciency, DiGeorge syndrome, Wiskott-Aldrich syndrome, ataxia-telangieciasia, graft-versus-bost disease, neutropenia, neutrophil function abnormality, agammaglobulinaemia, or hypogammaglobulinaemia wuh raised IgM. 2 Secondary immune deficiency associated with immunosuppressive the­ rapy, lympboreucular malignancy, or starvation. Dans le seul but de la surveillance épidémiologique, la définition donnée par les CDC du syndrome d'immuno-déficit acquis (SIDA) pédiatrique est la suivante: 1. Diagnostic fiable d’une maladie au moins modérément révélatrice d’une carence immunitaire cellulaire sous-jacente, et 2. Pas de cause connue de carence immunitaire cellulaire sous-jacente ou de toute autre duninution de la résistance signalée en association avec cette maladie Les maladies considérées comme suffisamment révélatrices d'une carence immunitaire cellulaire sous-jacente sont les mêmes que celles prises en compte pour la définition du SIDA chez l'adulte. En l'absence de ces maladies opportunistes, un diagnostic histologiquement confirmé de pneumonie chronique lymphoïde mteisutielle sera considéré comme révé­ lateur du SIDA à moms que les épreuves de détection du virus LAV/HTLV-III ne soient négauves. Des mfecuons congénitales comme la toxoplasmose ou l’infection due au virus de l’herpés simplex dans le pre­ mier mois qui suit la naissance ou encore l’uifection par le cytomégalovirus dans les 6 mois qui suivent la naissance doivent être exclues. Les infections précises qui doivent être exclues chez l’enfant sont. 1. Les maladies d'immunodeficit primaire — carence immunitaire com­ binée grave, syndrome de DiGeorge, syndrome de Wiskoti-Aldncb, aiaxic-télangiectasic, réaction du greffon contre l'hôte, neutropénie, anomalie de la fimeuon neutrophile, agamnuelobuhnémic ou hypo­ gammaglobulinémie avec élévauon du taux d’IgM; 2. Immunodéficit secondaire associé à un traitement par des immuno­ suppresseurs, une lymphoréuculopathie, une malnutrition sévère.

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Confidentiality issues. The diagnosis of AIDS or associated ill* nesses evokes m odi fear from others in-contact with die patient and may evoke suspicion o f life styles that may not beacceptable to some persons. Parents o f LAV/HTLV-IH-infected children should be aware of the potential for social isolation should the child’s condition become known to others in the care or educa­ tional setting. School, day-care, and social service personnel and others involved in educating and caring for these children should be sensitive to the need for confidentiality and the right to privacy in these cases. Assessment of risks R isk factors fo r acquiring LA V/H TLV-IJI infection and trans­ mission. In adults and adolescents, LAV/HTLV-IU is transmitted primarily through sexual contact (homosexual or heterosexual) and through parenteral exposure to infected blood or blood products. LAV/HTLV-IU has been isolated from blood, semen, saliva, and tears but transmission has not been documented from saliva and tears. Adults at increased risk for acquiring LAV/HTLV-UI include horaosexual/bisexual men, intravenous drug abusers, persons transfused with contaminated blood or blood products, and sexual contacts o f persons with LAV/HTLVUI infection or in groups at increased risk for infection. The majority o f infected children acquire the virus from their infected mothers in the perinatal period. In utero o r intrapartum transmission are likely, and 1 child reported from Australia appar­ ently acquired the vims postnatally, possibly from ingestion o f breast milk. Children may also become infected through transfu­ sion of blood or blood products that contain the virus. Seventy percent o f the paediatric cases reported to CDC occurred among children whose parent had AIDS or was a member of a group at increased risk o f acquiring LAV/HTLV-IU infection; 20% o f the cases occurred among children who had received blood or blood products; and for 10% investigations are incomplete. R isk o f transmission in the school, day-care or foster-care set­ ting. None of the identified cases o f LAV/HTLV-IU infection in the United States are known to have been transmitted in the school, day-care, or foster-care setting or through other casual person-to-person contact. Other than the sexual partners o f LAV/HTLV-III infected patients and infants bom to infected mothers, none o f the family members of the over 12 000 AIDS patients reported to CDC have been reported to have AIDS. Six studies of family members o f patients with LAV/HTLV-UI infec­ tion have failed to demonstrate LAV/HTLV-IU transmission to adults who were not sexual contacts o f the infected patients or to older children who were not likely to be at risk from perinatal transmission. Based on current evidence, casual person-to-person contact as would occur among schoolchildren appears to pose no risk. How­ ever, studies of the risk of transmission through contact between younger children and neurologically handicapped children who lack control of their body secretions are very limited. Based on experience with other communicable diseases, a theoretical poten­ tial for transmission would be greatest among these children. It should be emphasized that any theoretical transmission would most likely involve exposure o f open skin lesions or mucous membranes to blood and possibly other body fluids o f an infected person. Risks to the child with LA V/HTL V -III infection. LAV/HTLVIII infection may result in immunodeficiency. Such children may have a geater risk of encountering infectious agents in a school or day-care setting than at home. Foster homes with many children may also increase the risk. In addition, younger children and neu­ rologically handicapped children who may display behaviour such as mouthing of toys would be expected to be at greater risk for acquiring infections. Immunodepressed children are also at greater risk o f suffering severe complications from such infections as chickenpox, cytomegalovirus, tuberculosis, herpes simplex, and measles. Assessment of the risk to the immunodepressed child is best made by the child’s physician who is aware of the child’s immune status. The risk of acquiring some infections, such as chickenpox, may be reduced by prompt use o f specific immune globuhn following a known exposure. Recommendations 1. Decisions regarding the type of educational and care setting for LAV/HTLV-III-infected children should be based on the behaviour, neurological development, and physical condition of the child and the expected type of interaction with others in that setting. These decisions are best made using the team approach including the child’s physician, public health per­ sonnel, the child’s parent or guardian, and personnel associated

Discrétion. Le diagnostic de SIDA o ude maladies associées terrifie les personnes qui sont en contact avec le malade et peut être évocateur de modes de vie que certains réprouvent Les parents d’enfants infectés par le LAV/HTLV-in devraient être conscients du risque d'isolement social auquel serait exposé leur enfant au cas où son état viendrait à être connu d’autres personnes dansle contexte de l'établissement de soins ou d’ensei­ gnement Le personnel des écoles, garderies, services sociaux et autres établissements d’enseignement et de soins devrait être sensible à la néces­ sité de faire preuve de discrétion au sujet de ces cas. Appréciation des risques Facteurs, de risque et transmission de l'infection. Chest les adultes et les adolescents, le virus LAV/HTLV-UI se transmet essentiellement par contact sexuel (homosexuel ou hétérosexuel) et exposition parentérale à du sang ou des produits sanguins infectés. Le virus LAV/HTLV-HI a été isolé dans du sang, d u sperme, de la salive et des larmes mais aucun cas de transmission à partir die salive et de larmes n’a été documenté. Parmi les adultes pour lesquels le risque de contracter l’infection est accru, figurent les homme homosexuels/bisexuels, les personnes qui absorbent des dro­ gues par voie intraveineuse, les personnes qui subissent des transfusions de sang ou de produits sanguins contaminés et les contacts sexuels de personnes infectées ou appartenant à des groupes à risque. La majorité des enfants infectés sont contaminés par leurs mères infec­ tées au cours de la période périnatale. La transmission peut vraisembla­ blement se faire in utero ou au cours de l’accouchement et d'après un rapport en provenance d’Australie, il semblerait qu’un enfant ait con­ tracté l’infection pendant la période postnatale, peut-être par ingestion de lait maternel. Des enfants peuvent également contracter l’infection à la suite de transfusions de sang ou de produits sanguins contenant le virus. Soixante-dix pour cent des cas de SIDA pédiatriques notifiés au CDC étaient des enfants dont un parent était atteint de SIDA ou appartenait à un groupe à risque; 20% des cas ont été relevés chez des enfants auxquels avaient été transfusés du sang ou des produits sanguins et pour 10%, les données disponibles étaient incomplètes. Risques de transmission dans les écoles, les garderies ou en placement fam ilial. Au vu des renseignements disponibles, aucun des cas d’infection par le virus LAV/HTLV-in recensé aux Etats-Unis d’Amérique n’a été transmis dans Tune des situations ci-dessus ou par tout autre contact superficiel d’individu à individu. Si Ton excepte les partenaires sexuels de sujets porteurs du virus LAV/HTLV-IH et les enfants nés de mères infectées, aucun des contacts familiaux des plus de 12 000 cas de SIDA notifiés aux CDC n’a apparemment contracté la maladie. Six études sur les contacts familiaux de porteurs du virus LAV/HTLV-III n’ont mis en évidence aucun cas de transmission de l’infection aux adultes qui n’avaient pas de rapport sexuel avec les malades ou aux enfants plus âgés qui n’étaient normalement pas exposés à une transmission périnatale. D'après les preuves actuellement disponibles, les contacts superficiels d’individu à individu tels qu’il en existe entre écoliers sont apparemment sans danger. Cela étant, les risques de transmission par contact entre jeunes enfants et enfants neurologiquement handicapés qui ne contrôlent pas leurs sécrétions corporelles n’ont guère été étudiés. D’après ce que Ton a pu constater pour d'autres maladies transmissibles, le risque théorique d ’une transmission serait plus élevé chez ces enfants. Il convient de sou­ ligner qu’une transmission théorique se ferait vraisemblablement par l’exposition de lésions cutanées ouvertes ou de membranes muqueuses à du sang et peut-être d’autres liquides organiques d’une personne infectée. Risques pour l'enfant infecté par le virus LA V/HTL V-III, L’infection au virus LAV/HTLV-III peut entraîner un déficit immunitaire. Les enfants infectés risquent d’être davantage exposés à des agents infectieux dans les écoles ou les garderies qu'à leur domicile. Le risque d’infection est éga­ lement plus élevé dans les centres de placement familial où sont regroupés de nombreux enfants. Par ailleurs, les jeunes enfants et les sujets neuro­ logiquement handicapés qui ont par exemple tendance à porter des objets à la bouche seraient plus exposés. Les enfents immunodéprimés sont en outre davantage exposés aux complications graves d ’infections comme la varicelle, l’infection à cytomégalovirus, la tuberculose, l’herpès simplex et la rougeole. Le médecin de famille, qui connaît l’état immunitaire de l'enfant, est le mieux placé pour évaluer les risques auxquels est exposé l’enfant immunodéprimé. Le risque de contracter des infections comme la varicelle pourra être réduit par l’administration rapide d’immunoglo­ bulines spécifiques après une exposition. Recommandations 1. Toute décision quant au cadre dans lequel devraient être placés les enfants infectés par le virus LAV/HTLV-III en matière d’enseigne­ ment et de soins devrait être fonction du comportement, du déve­ loppement neurologique et de la condition physique de l’enfant, ainsi que de la nature des contacts qu’il sera susceptible d'avoir dans le contexte choisi. Le mieux serait que ces décisions soient prises par une équipe comprenant le médecin de Tenfent, des personnels de

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with the proposed care or educational setting. In each case, risks and benefits to both the infected child and to others in the setting should be weighed. 2. For most infected school-aged children, the benefits of an unrestricted setting would outweigh the risks of their acquiring potentially harmful infections in the setting and the apparent nonexistent risk o f transmission of LAV/HTLV-III. These children should be allowed to attend school and after-school day-care and to be placed in a foster home in an unrestricted setting. 3. For infected pre-school-aged children and for some neurologîcally handicapped children who lack control of their body secretions or who display behaviour such as biting, and those children who have uncoverable, oozing lesions, a more res­ tricted environment is advisable until more is known about transmission in these settings. Children infected with LAV/HTLV-III should be cared for and educated in settings that minimize exposure o f other children to blood or body fluids.

santé publique, les parents ou tuteurs de l’enfant et des personnels de l’établissement de soins ou d’enseignement prévu. Dans chaque cas, on pèsera le pour et le contre de la décision, tant pour l'enfant infecté que pour les personnes présentes dans l’établissement considéré. 2. Pour la plupart des enfants infectés d’âge scolaire, les avantages que présente l’absence de restrictions l’emporteront sur les risques de contracter des infections potentiellement nocives et le risque appa­ remment nul de transmission de l’infection. Ces enfants devraient donc être autonsés à fréquenter l’école, des garderies et à être mis en placement familial sans aucune restriction particulière. 3. Pour les enfants infectés d’âge préscolaire et certains enfants neurologiquement handicapés qui ne contrôlent pas leurs sécrétions cor­ porelles ou présentent certains comportements qui les conduisent par exemple à mordre, et pour les enfants qui présentent des lésions exsudatives qui ne peuvent être recouvertes de pansements, on pré­ voira un environnement plus restrictif tant que l’on n’aura pas recueilli davantage de données sur la transmission de la maladie dans ces circonstances. Les enfants infectés par le virus LAV/HTLV-III devraient être élevés dans des conditions permettant de réduire au minimum les risques d’exposition d’autres enfants au sang et à d’autres liquides corporels. 4. Les soins qui supposent une exposition aux liquides organiques et aux excréments d’un enfant infecté, par exemple pour lui donner à manger ou le langer, devraient être confiés à des personnes informées de l’état de santé de l’enfant et connaissant les modes possibles de transmission. Toute personne appelée à s'occuper d’un sujet infecté par le virus LAV/HTLV-III se lavera soigneusement les mains après avoir été exposée au sang ou à d’autres liquides organiques du sujet et avant de s’occuper d’un autre enfant ; d’autre part les personnes ayant des lésions ouvertes aux mains devraient porter des gants. Toute lésion ouverte sur la personne infectée sera également recouverte d’un pansement. 5. Etant donné que, outre le virus LAV/HTLV-III, d’autres infections peuvent être transmises par le sang ou des liquides organiques, toutes les écoles et garderies accueillant ou non des enfants infectés par le virus LAV/HTLV-III devraient appliquer des mesures systémati­ ques en cas de contact avec du sang ou des liquides organiques. Les surfaces salies devraient être immédiatement nettoyées avec un désinfectant, par exemple l’eau de javel diluée à raison de 1 partie pour 10 parties d’eau. Des serviettes ou mouchoirs en papier jetables seront utilisés chaque fois que possible et les chiffons et balais seront rincés dans un liquide désinfectant Les personnes chargées du net­ toyage éviteront le contact de lésions cutanées ouvertes ou de mem­ branes muqueuses avec du sang ou des liquides organiques. 6. En matière d ’hygiène, le comportement de l’enfant porteur du virus LAV/HTLV-III peut s’améliorer à mesure qu’il grandit Inverse­ m ent ce comportement peut se détériorer si l’état de l’enfant s’aggrave. En conséquence, un contrôle destiné à déterminer si un environnement restrictif s’impose sera effectué à intervalles régu­ liers. 7. Les médecins appelés à s’occuper d’enfants nés de mères porteuses du SIDA ou à haut risque devraient envisager de soumettre ces enfents à des épreuves de détection du virus LAV/HTLV-III pour des raisons médicales. Il pourrait par exemple être dangereux de vacciner des enfants infectés à l’aide de vaccins viraux vivants comme le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. Ces enfants auraient également besoin d’être suivis de près au cas où se présenteraient des problèmes de croissance et de développement et de recevoir un trai­ tement immédiat et énergique en cas d'infections et d’exposition à des infections potentiellement dangereuses comme la varicelle. Au cas où serait mis au point un agent antiviral ou tout autre traitement de l’infection due au virus LAV/HTLV-III, il faudra envisager d’en faire bénéficier ces enfants. Dans la mesure où ils sauront qu’un enfant est infecté, ses parents et les autres personnes appelées à s’occuper de lui pourront prendre les précauuons voulues en cas d’exposition au sang et aux liquides organiques de l’enfânt. 8. Les centres d’adoption et de placement devraient envisager d’ajouter le dépistage de l’infection par le virus LAV/HTLV-III aux examens médicaux auxquels sont systématiquement soumis les enfants exposés à un risque accru d’infection avant leur accueil dans le centre d’adopuon ou de placement, car les parents adoptifs doivent pouvoir prendre les décisions qui s’imposent pour les soins médicaux à pro­ diguer à l’enfant et tenir compte des éventuelles répercussions sociales et psychologiques qui pourraient en résulter pour leurs familles. 9. D’après les données disponibles, nen ne justifie que le dépistage de l’infection soit rendu obligatoire avant la scolarisation. 10. Les agents de santé et les enseignants appelés à s’occuper d’enfants infectés par le virus LAV/HTLV-III devraient respecter le droit à l’intimité de l’enfent et veiller notamment à ce que les dossiers le concernant restent confidentiels. Le nombre des personnes informées

4. Care involving exposure to the infected child’s body fluids and excrement, such as feeding and diaper changing, should be performed by persons who are aware of the child’s LAV/HTLV-III infection and the modes of possible transmis­ sion. In any setting involving a LAV/HTLV-III-infected person, good handwashing afier exposure to blood and body fluids and before caring for another child should be observed, and gloves should be worn if open lesions are present on the caretaker’s hands. Any open lesions on the infected person should also be covered. 5. Because other infections in addition to LAV/HTLV-III can be present in blood or body fluids, all schools and day-care facilities, regardless of whether children with LAV/HTLV-III infection are attending, should adopt routine procedures for handling blood or body fluids. Soiled surfaces should be promptly cleaned with disinfectants such as household bleach (diluted 1 part bleach to 10 parts water). Disposable towels or tissues should be used whenever possible, and mops should be rinsed in the disinfectant. Those who are cleaning should avoid exposure of open skin lesions or mucous membranes to the blood or body fluids. 6. The hygienic practices o f children with LAV/HTLV-UI infec­ tion may improve as the child matures. Alternatively, the hygienic practices may deteriorate if the child’s condition worsens. Evaluation to assess the need for a restricted envi­ ronment should be performed regularly. 7. Physicians caring for children bom to mothers with AIDS or at increased risk of acquiring LAV/HTLV-III infection should consider testing the children for evidence o f LAV/HTLV-III infection for medical reasons. For example, vaccination of infected children with live virus vaccines, such as the measlesmumps-rubella vaccine (MMR), may be hazardous. These children also need to be followed closely for problems with growth and development and given prompt and aggressive therapy for infections and exposure to potentially lethal infec­ tions, such as varicella. In the event that an antiviral agent or other therapy for LAV/HTLV-III infection becomes avail­ able, these children should be considered for such therapy. Knowledge that a child is infected will allow parents and other caretakers to take precautions when exposed to the blood and body fluids of the child. 8. Adoption and foster-care agencies should consider adding LAV/HTLV-III screening to their routine medical evalu­ ations o f children at increased risk of infection before place­ ment in the foster or adoptive home, since these parents must make decisions regarding the medical care of the child and must consider the possible social and psychological effects on their families.

9. Mandatory screening as a condition for school entry is not warranted based on available data. 10. Persons involved in the care and education o f LAV/HTLVill-infecied children should respect the child's right to pri­ vacy, including maintaining confidential records. The number of personnel who are aware of the child's condition should be

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Relevé épidém. hetxt N° 38 - 20 septembre 1985

kept to a minimum needed to assure proper care of the child and to detect situations where the potential for transmission may increase (e.g., bleeding injury). 11. All educational and public health departments, regardless of whether LAV/HTLV-III infected children are involved, are strongly encouraged to inform parents, children, and educa­ tors regarding LAV/HTLV-III and its transmission. Such education would greatly assist efforts to provide the best care and education for infected children while minimizing the risk of transmission to others.

de l’état de l’enfant devrait être maintenu au minimum nécessaire pour que l'enfant puisse être correctement soigné et qiurpuissent être décelées les situations susceptibles d’accroître le risque de transmis­ sion (une blessure avec écoulement de sang par exemple). 11. Tous les départements de l’éducation et de la santé publique sont vivement encouragés, que soient ou non en cause des enfants infectés par le virus LAV/HTLV-III, d’informer les parents, les enfants et les éducateurs sur le virus LAV/HTLV-III et son mode de transmission. Ces activités d’information contribueraient sensiblement au succès des efforts fournis pour soigner et instruire les enfants atteints dans les meilleures conditions possibles tout en réduisant le risque de transmission par la maladie.

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé