Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Protocole d’investigation de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes

Organisation mondiale de la santé
Voir le document original

Le texte intégral est hébergé par l’organisation qui le publie. lawenc.com indexe les métadonnées et renvoie vers la source officielle.

Texte intégral

PROGRAMME MONDIAL DE LUTTE CONTRE LA GRIPPE de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes D'INVESTIGATION Protocole WHO/WHE/IHM/GIP/2018.2 © Organisation mondiale de la Santé 2018 Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence Creative Commons Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Partage dans les mêmes conditions 3.0 IGO (CC BY NC- SA 3.0 IGO ; https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/igo). Aux termes de cette licence, vous pouvez copier, distribuer et adapter l’œuvre à des fins non commerciales, pour autant que l’œuvre soit citée de manière appropriée, comme il est indiqué ci-dessous. Dans l’utilisation qui sera faite de l’œuvre, quelle qu’elle soit, il ne devra pas être suggéré que l’OMS approuve une organisation, des produits ou des services particuliers. L’utilisation de l’emblème de l’OMS est interdite. Si vous adaptez cette œuvre, vous êtes tenu de diffuser toute nouvelle œuvre sous la même licence Creative Commons ou sous une licence équivalente. Si vous traduisez cette œuvre, il vous est demandé d’ajouter la clause de non responsabilité suivante à la citation suggérée : « La présente traduction n’a pas été établie par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’OMS ne saurait être tenue pour responsable du contenu ou de l’exactitude de la présente traduction. L’édition originale anglaise est l’édition authentique qui fait foi ». Toute médiation relative à un différend survenu dans le cadre de la licence sera menée conformément au Règlement de médiation de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. Citation suggérée. Protocole d’investigation de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2018. License : CC BY-NC-SA 3.0 IGO Données de catalogage à la source. Disponibles à l’adresse http://apps.who.int/iris. Ventes, droits et licences. Pour acheter les publications de l’OMS, voir http://apps.who.int/ bookorders. Pour soumettre une demande en vue d’un usage commercial ou une demande concernant les droits et licences, voir http://www.who.int/about/licensing. Matériel attribué à des tiers. Si vous souhaitez réutiliser du matériel figurant dans la présente œuvre qui est attribué à un tiers, tel que des tableaux, figures ou images, il vous appartient de déterminer si une permission doit être obtenue pour un tel usage et d’obtenir cette permission du titulaire du droit d’auteur. L’utilisateur s’expose seul au risque de plaintes résultant d’une infraction au droit d’auteur dont est titulaire un tiers sur un élément de la présente œuvre. Clause générale de non responsabilité. Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’OMS aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les traits discontinus formés d’une succession de points ou de tirets sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif. La mention de firmes et de produits commerciaux ne signifie pas que ces firmes et ces produits commerciaux sont agréés ou recommandés par l’OMS, de préférence à d’autres de nature analogue. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu’il s’agit d’un nom déposé. L’Organisation mondiale de la Santé a pris toutes les précautions raisonnables pour vérifier les informations contenues dans la présente publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie, expresse ou implicite. La responsabilité de l’interprétation et de l’utilisation dudit matériel incombe au lecteur. En aucun cas, l’OMS ne saurait être tenue responsable des préjudices subis du fait de son utilisation. iSigles et abréviations CC OMS EPI FAO GAHP IRA IRAS MERS-CoV OIE OMS RSI RT-PCR SDRA SRAS STG TIPRA Centre collaborateur de l’OMS Équipement de protection individuelle Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture Grippe aviaire hautement pathogène Infection respiratoire aiguë Infection respiratoire aiguë sévère Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient Organisation mondiale de la santé animale Organisation mondiale de la Santé Règlement sanitaire international Transcription inverse et amplification en chaîne par polymérase Syndrome de détresse respiratoire aiguë Syndrome respiratoire aigu sévère Syndrome de type grippal Tool for influenza pandemic risk assessment (outil d’évaluation du risque de grippe pandémique) organisation mondiale de la santé ii Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes 1Sigles et abréviations i 1 Introduction 3 1.1 Champ d’application du protocole et utilisateurs cibles 3 2 Investigation et évaluation des risques 5 2.1 Éléments déclencheurs d’une investigation 6 2.2 Objectifs de l’investigation 8 3 Principales étapes d’une investigation 9 3.1 Préparation de l’investigation 9 3.1.1 Constituer une équipe d’investigation pluridisciplinaire 9 3.1.2 Informer les autorités compétentes 10 3.1.3 Réunir les informations et les fournitures nécessaires 10 3.2 Investigation des premiers cas notifiés 10 3.2.1 Données sur les cas 10 3.2.2 Sources d’information 12 3.3 Protection des enquêteurs 13 3.4 Élaboration des définitions de cas 14 3.5 Détection de cas supplémentaires 16 3.5.1 Identification et suivi des contacts 16 3.5.2 Recherche active des cas 18 3.6 Renforcement de la surveillance 19 3.7 Prélèvement d’échantillons 21 3.8 Investigations chez l’animal et dans l’environnement 23 4 Analyse des données 24 4.1 Gestion des données 24 4.2 Analyse des données 24 4.2.1 Analyse en fonction du temps 25 4.2.2 Analyse en fonction du lieu 26 4.2.3 Analyse en fonction des caractéristiques individuelles 27 5 Études complémentaires 33 6 Mise en œuvre des mesures de riposte et de lutte 35 6.1 Prise en charge des malades 35 6.2 Prévenir la poursuite de la transmission 37 6.3 Lutte contre les infections 38 6.4 Communication sur les risques 39 6.5 Surveillance de l’événement et de la riposte 39 7 Rapports et notification 40 7.1 Rapports sur les résultats de l’investigation 40 7.2 Notification 41 organisation mondiale de la santé PROTOCOLE D’INVESTIGATION DE LA GRIPPE NON SAISONNIÈRE ET D’AUTRES MALADIES RESPIRATOIRES AIGUËS ÉMERGENTES TABLE DES MATIÈRES 2Références 42 Annexes 46 Annexe 1 : Exemple de kit d’investigation 47 Annexe 2 : Formulaire générique d’investigation des cas de maladie respiratoire 48 Annexe 3 : Exemple de rapport sur les systèmes de surveillance 54 Annexe 4 : Procédures de recherche et de suivi des contacts 61 Annexe 5 : Examen des registres des établissements de santé aux fins de la recherche active des cas 64 Annexe 6 : Précautions lors des soins de routine aux patients atteints de maladie respiratoire 67 Annexe 7 : Modèle de plan de rapport d’investigation 68 Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes 3La vulnérabilité de la population mondiale face aux nouveaux agents pathogènes respiratoires a été mise en exergue par de récentes flambées épidémiques, notamment de grippe aviaire A(H5N1) hautement pathogène (GAHP) et de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) (1, 2). Les agents responsables de ces flambées se sont propagés rapidement à l’échelle de plusieurs pays, entraînant d’importantes perturbations économiques et sociales. Les systèmes de santé publique continuent d’être confrontés à des cas humains d’infection par des virus grippaux non saisonniers, comme A(H7N9), A(H5N6) et A(H3N2)v, et par d’autres agents pathogènes émergents tels que le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen- Orient (MERS-CoV) (3). Compte tenu des contacts persistants entre l’homme et l’animal, de nouveaux pathogènes continueront de franchir la barrière des espèces et d’infecter l’homme (4,5). Une investigation rapide est essentielle pour réduire la morbidité et la mortalité associées à la grippe non saisonnière ou à d’autres agents pathogènes respiratoires émergents. Les investigations permettent d’identifier les cas et de déterminer la cause, la source et les modes de transmission les plus probables de la maladie, ainsi que les populations à risque et les types d’exposition susceptibles de prédisposer les gens à l’infection (6). Sur la base de ces résultats, on peut alors évaluer le risque posé par l’événement et élaborer et mettre en œuvre des interventions visant à interrompre la transmission. Une collaboration étroite est nécessaire entre les secteurs de la santé humaine et de la santé animale pour mener des investigations à l’interface homme-animal, et les évaluations des risques jouent un rôle vital pour orienter les mesures de lutte et de prévention tout au long du processus d’investigation et de riposte. 1.1 Champ d’application du protocole et utilisateurs cibles Le présent protocole décrit l’approche pouvant être adoptée par les autorités de santé publique et les enquêteurs à tous les niveaux pour planifier et mener des investigations sur la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires émergentes. L’étiologie de la maladie n’est pas toujours connue lorsque survient l’événement ; le présent protocole se concentre donc sur les mesures importantes mais générales devant être prises dans le cadre d’une investigation face à un événement imputable à une maladie respiratoire aiguë. INTRODUCTION 1 IN TRO D U C TIO N PROTOCOLE D’INVESTIGATION DE LA GRIPPE NON SAISONNIÈRE ET D’AUTRES MALADIES RESPIRATOIRES AIGUËS ÉMERGENTES organisation mondiale de la santé 4De même, la source de la maladie, les types d’exposition et les modes de transmission ne peuvent pas toujours être immédiatement identifiés ; c’est pourquoi ce protocole fournit des orientations pour examiner différentes sources, expositions et voies de transmission. Compte tenu du caractère zoonotique de nombreux virus de la grippe non saisonnière et d’autres agents pathogènes respiratoires émergents récemment observés, ce protocole met l’accent sur les investigations à l’interface homme-animal. Ce protocole incorpore et reflète l’expérience pratique acquise sur le terrain par le personnel international, national et infranational chargé des investigations lors des flambées de grippe non saisonnière, de SRAS et de MERS-CoV. Il ne prétend pas être un recueil exhaustif de toutes les mesures requises face à un événement, mais doit plutôt être consulté en liaison avec d’autres documents d’orientation (traitant par exemple de la prise en charge clinique, de la lutte contre les infections ou de la lutte contre les maladies animales) en tenant compte des dernières informations disponibles sur la maladie, issues de la recherche opérationnelle ou du processus d’investigation. Les autorités nationales et locales peuvent s’appuyer sur ce protocole et sur les outils associés pour formuler leurs propres procédures, adaptées à leurs besoins particuliers. Tout au long de ce document, le lecteur trouvera des rappels et des conseils généraux, indiqués par les icônes suivantes, sur la manière de relier les informations provenant de l’investigation et de l’évaluation des risques : CONSEILS ET CONSIDÉRATIONS DONNÉES ET RÉSULTATS D’INVESTIGATION POUVANT ÊTRE UTILISÉS POUR GUIDER L’ANALYSE DES RISQUES ET DÉTERMINER L’OPPORTUNITÉ D’UNE ÉVALUATION DES RISQUES Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes organisation mondiale de la santé 5 Le présent protocole établit un lien explicite entre les résultats du processus d’investigation et l’évaluation des risques. Dans le cadre d’un événement de santé publique grave dû à des agents pathogènes respiratoires, l’évaluation des risques indique la probabilité que l’agent pathogène continue de se propager (par voie interhumaine, de l’animal à l’homme ou à partir d’objets souillés à l’homme) et l’impact potentiel de cette propagation. Des évaluations des risques doivent être effectuées de manière itérative à mesure que de nouvelles informations sont recueillies. Les personnes chargées de l’évaluation des risques procéderont comme suit : 1. Décider de la portée de l’évaluation des risques (par exemple, en formulant une question sur les risques à laquelle une réponse devra être apportée). 2. Parvenir à un consensus concernant le niveau du risque (selon l’exposition ou la transmission, la gravité, les capacités et les mesures de lutte contre la maladie). 3. Décider des restrictions ou d’autres informations susceptibles de changer le niveau de risque. 4. Déterminer le niveau de confiance (ou d’incertitude) du risque ainsi caractérisé, selon l’étendue et la qualité des données disponibles au moment de l’évaluation. Les résultats de l’évaluation des risques serviront de guide pour décider des interventions requises, des données supplémentaires à recueillir et des besoins en matière de surveillance. Étant donné que le niveau de risque peut évoluer à mesure que de nouvelles informations deviennent disponibles, les évaluations des risques présentent un instantané de la situation et doivent être menées de manière itérative jusqu’à la résolution de l’événement, voire au-delà, pour prévenir toute récidive. Des orientations détaillées sur la conduite des évaluations des risques sont disponibles (7). 2 INVESTIGATION ET ÉVALUATION DES RISQUES IN V ESTIG ATIO N ET ÉVA LU ATIO N D ES RISQ U ES PROTOCOLE D’INVESTIGATION DE LA GRIPPE NON SAISONNIÈRE ET D’AUTRES MALADIES RESPIRATOIRES AIGUËS ÉMERGENTES 62.1 Éléments déclencheurs d’une investigation Un « élément déclencheur » est un signal ou une série d’événements ou de cas qui appelle une investigation. Cet élément déclencheur peut être identifié par les systèmes de surveillance fondés sur les indicateurs (8) ou sur les événements (9). Pour la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes, il convient de définir des critères de déclenchement qui soient sensibles et qui reposent sur des données provenant de divers contextes médicaux, professionnels et communautaires (10,11). Quelques exemples d’éléments déclencheurs : • maladie respiratoire chez l’homme associée à une exposition récente à des animaux ; • grappes1 de cas d’infection respiratoire aiguë sévère 2 (IRAS) ou de pneumonie dans une famille, sur un lieu de travail ou au sein d’un réseau social ; • IRAS survenue chez un agent de santé qui soigne des patients atteints de maladies respiratoires ; • IRAS ou pneumonie survenue chez des voyageurs venant de zones ou de pays touchés par des infections respiratoires aiguës émergentes ; • IRAS survenue chez un laborantin ou un chercheur manipulant de nouveaux virus grippaux ou d’autres agents pathogènes respiratoires émergents ; • un nombre plus important qu’escompté d’hospitalisations ou de décès dus à des maladies respiratoires ; • détection en laboratoire d’une infection humaine par un virus grippal non saisonnier ou un nouvel agent pathogène respiratoire ; • changement soudain et inexpliqué des tendances relatives à la survenue des maladies respiratoires ou des issues cliniques observées lors des activités courantes de surveillance ; et • ventes de produits pharmaceutiques contre les maladies respiratoires atteignant un niveau inhabituellement élevé, que ne peut s’expliquer par l’évolution connue ou attendue de la maladie. Quelques exemples d’éléments déclencheurs qui sont évocateurs d’étiologies particulières : • dans les pays où sévissent des flambées de grippe parmi les oiseaux ou d’autres animaux, cas inexpliqués d’IRAS, de pneumonie ou de décès chez les travailleurs de l’industrie du bétail ou de la volaille ou chez d’autres personnes soumises à une exposition professionnelle, comme les vétérinaires ou les personnes travaillant dans des marchés d’animaux vivants ; Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes 1 Une « grappe » est définie comme un groupe d’au moins deux personnes dont les symptômes sont apparus au cours d’une même période de 14 jours et qui sont associées à un cadre spécifique, comme une salle de classe, un lieu de travail, un foyer, un réseau familial, un hôpital ou tout autre établissement résidentiel, caserne militaire ou camp de loisirs. 2 L’IRAS est une infection respiratoire aiguë accompagnée d’antécédents de fièvre, ou d’une fièvre mesurée à ≥38 °C et de toux, avec apparition des symptômes au cours des 10 derniers jours et nécessitant une hospitalisation. 7• cas inexpliqué d’IRAS ou de pneumonie chez une personne ayant voyagé dans des zones de circulation de virus grippaux animaux ou du MERS-CoV ; et • nouveaux cas de maladie respiratoire parmi les patients hospitalisés dans un établissement ayant récemment connu une transmission nosocomiale d’une maladie respiratoire émergente La vérification de l’élément déclencheur permettra de déterminer si l’événement est réel ou s’il s’agit d’une information erronée et de décider si une investigation de terrain s’impose. La vérification de l’événement auprès des autorités sanitaires locales compétentes, des hôpitaux, des ménages concernés ou des responsables communautaires implique de recueillir les informations suivantes (9) : • symptômes présentés par les cas (pour vérifier le diagnostic et étudier les diagnostics différentiels) ; • nombre de cas présentant des symptômes analogues ; • résultats des analyses de laboratoire éventuelles ; • date d’apparition des symptômes du premier cas détecté et du cas le plus récent ; • âge et sexe des cas ; • localisation des cas sur le plan communautaire et administratif ; • relations géographiques, personnelles et temporelles entre les cas (par exemple, lieu de résidence, cadre familial, lieu de travail ou école, district, participation à une manifestation commune ou présence dans un établissement de santé particulier où le personnel soignant est également tombé malade) ; • détails sur la prise en charge des cas ; • issues de la maladie, y compris les décès ; et • personnel soignant touché. Une investigation sur le terrain est justifiée lorsque l’existence d’un événement est confirmée à l’issue du processus de vérification et d’évaluation des risques et que la maladie se manifeste conformément aux maladies à déclaration obligatoire ou d’une manière ne pouvant être expliquée par l’activité attendue de la maladie. Les informations recueillies serviront de base pour répondre à la question préliminaire d’évaluation des risques : « Quel est le risque posé par cet événement en termes de santé publique ? » On pourra notamment se poser les questions suivantes : « Cet événement est-il grave ? », « Est-il inhabituel ? », « Va-t-il probablement se propager ? » et « Existe-t-il un risque de restrictions aux voyages et au commerce ? ». Si la réponse à l’une quelconque de ces questions est « Oui » ou « On ne sait pas », il convient de commencer une investigation sur le terrain. Consigner les raisons justifiant de la décision de mener ou non une investigation sur le terrain. Selon l’étendue et la qualité des informations disponibles, déterminer avec quel niveau de confiance l’équipe estime avoir caractérisé le risque. Si un événement est susceptible de constituer une urgence de santé publique de portée internationale en vertu des critères définis dans le Règlement sanitaire international (2005) (12), en informer l’OMS. Pour plus de détails, consulter la section 7.2. organisation mondiale de la santé 2.2 Objectifs de l’investigation Lorsqu’une investigation est mise en place, il est essentiel d’en définir clairement les objectifs. Ces objectifs pourront consister à : • identifier l’agent étiologique responsable de l’événement ; • identifier la zone géographique de transmission de l’agent pathogène ; • déterminer les caractéristiques épidémiologiques des cas, y compris le ou les modes de transmission les plus probables, la période d’incubation et la période de transmissibilité ; • identifier d’autres cas et détecter les chaînes de transmission interhumaine ou de transmission de l’animal à l’homme ; • déterminer l’efficacité de la transmission et l’évolution éventuelle de cette transmissibilité ; • évaluer les options de prise en charge selon les caractéristiques cliniques des cas, notamment les symptômes, le tableau clinique, la gravité de la maladie et le taux de létalité ; • réduire la transmission ultérieure de la maladie, ainsi que la morbidité et la mortalité associées, en procédant rapidement à l’identification, à l’isolement, au traitement et à la prise en charge des cas et au suivi des contacts ; • prévenir les cas futurs en identifiant les sources d’exposition humaines, animales ou environnementales potentielles, en déterminant les facteurs de risque et en appliquant les mesures appropriées de lutte et de prévention ; • caractériser l’agent pathogène à partir des résultats microbiologiques des essais de séquençage, des études de la résistance aux antimicrobiens et des évaluations de la transmission et de la gravité de la maladie ; et • favoriser l’échange en temps utile des informations entre les cliniciens, les enquêteurs travaillant dans le domaine de la santé publique et d’autres secteurs (par exemple, autorités chargées de la santé animale, de la faune et de l’environnement et responsables gouvernementaux) pour faciliter la prise de décisions éclairées aux niveaux infranational, national et international pendant l’investigation. 8 Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes Toute investigation comporte différentes activités. L’ordre dans lequel elles sont accomplies dépend de la situation locale et il arrive souvent que plusieurs activités soient menées en parallèle. Quelle que soit leur séquence, ces activités d’investigation et leurs résultats doivent être intégrés à l’évaluation des risques pour permettre une prise de décision éclairée sur les mesures de lutte à mettre en œuvre et les données supplémentaires à recueillir. 3.1 Préparation de l’investigation 3.1.1 Constituer une équipe d’investigation pluridisciplinaire Cette équipe pourra couvrir les domaines d’expertise suivants : épidémiologie de terrain, prise en charge clinique, prélèvement d’échantillons d’analyse, lutte contre les infections et communication sur les risques. L’inclusion de spécialistes de la santé animale pourra également être nécessaire si un événement zoonotique est soupçonné. L’équipe pourra éventuellement être complétée par des experts dans les domaines de la logistique, des analyses de laboratoire, des bases de données, des statistiques, de la modélisation, de l’anthropologie et de la salubrité de l’environnement. La taille et la composition de l’équipe initiale d’investigation peuvent varier, notamment en fonction de l’ampleur et de la complexité de l’investigation prévue. On pourra s’appuyer sur les résultats de l’évaluation préliminaire des risques pour identifier les domaines d’expertise requis. La désignation d’un chef d’équipe et l’attribution des rôles et des responsabilités jouent un rôle crucial dans la réussite de l’investigation. Des documents disponibles fournissent des exemples du mandat pouvant être dévolu à l’équipe, des compétences attendues et des responsabilités (13). Il convient de réunir tous les membres de l’équipe, de leur expliquer en quoi consistent leur rôle, leurs tâches et leurs responsabilités et de les former si nécessaire aux méthodes de protection personnelle et à l’utilisation de l’équipement de protection individuelle (EPI). Les membres de l’équipe doivent être médicalement aptes au déploiement, et en particulier être à jour dans leurs vaccinations. 3 PRINCIPALES ÉTAPES D’UNE INVESTIGATION 9 PRIN CIPA LES ÉTA PES D ’U N E IN V ESTIG ATIO N organisation mondiale de la santé PROTOCOLE D’INVESTIGATION DE LA GRIPPE NON SAISONNIÈRE ET D’AUTRES MALADIES RESPIRATOIRES AIGUËS ÉMERGENTES 10 3.1.2 Informer les autorités compétentes Les autorités compétentes – par exemple, responsables gouvernementaux, administrations de santé, hôpitaux et autorités sanitaires vétérinaires dans la zone touchée – doivent être informées de l’investigation. L’équipe devra contacter et alerter les laboratoires et les cliniciens qui seront amenés à manipuler les échantillons animaux, humains et environnementaux qu’elle aura recueillis et informer les communautés locales qu’une investigation va avoir lieu. Il convient que les dirigeants locaux ou d’autres représentants pertinents, comme les anciens de la communauté, les chefs traditionnels ou religieux ou les associations de femmes, relaient l’information aux communautés et sollicitent leur coopération. 3.1.3 Réunir les informations et les fournitures nécessaires Avant son déploiement, l’équipe devra recueillir des informations de base préliminaires et rassembler le matériel et les fournitures nécessaires. L’annexe 1 présente un exemple des articles à prévoir dans le kit d’investigation. Il faudra mettre à la disposition de l’équipe toutes les fournitures nécessaires pour assurer sa protection, telles que des EPI, des médicaments antiviraux, des trousses de premier secours, des moustiquaires, des désinfectants, ainsi que des médicaments antipaludiques si ces derniers sont indiqués et si leur disponibilité est limitée dans la région touchée. L’équipe devra déterminer s’il existe des problèmes de sécurité et demander aux autorités compétentes de lui fournir un appui ou de lui donner des consignes dans le cadre d’une séance d’information. 3.2 Investigation des premiers cas notifiés L’une des premières étapes du processus d’investigation consiste à confirmer le diagnostic des cas initiaux par des analyses de laboratoire. Cependant, le prélèvement, l’expédition et l’analyse des échantillons nécessitent souvent plusieurs jours, voire plus, et il n’est pas toujours possible de prélever des échantillons auprès de ces premiers cas. Il peut donc être nécessaire de commencer à recueillir des données épidémiologiques, cliniques et de laboratoire avant que le diagnostic ne soit confirmé. 3.2.1 Données sur les cas Les informations recueillies au sujet des cas initiaux (données sur la personne, le lieu et la chronologie de la maladie) permettront à l’équipe d’investigation d’élaborer des définitions de cas sur lesquelles pourront s’appuyer les efforts ultérieurs de recherche des cas et de renforcement de la surveillance. Les données Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes 11 cliniques et épidémiologiques peuvent également fournir des pistes sur les étiologies probables, les sources d’infection, les modes de transmission et les populations à risque. Toutes ces informations permettent de prendre rapidement des mesures de précaution dans la prise en charge des cas et la prévention de la transmission. Un exemple de formulaire générique d’investigation des cas est fourni en annexe 2. Les questions et les sous-rubriques de ce formulaire peuvent être adaptées au contexte et aux objectifs de l’investigation. Si l’on soupçonne qu’un agent pathogène particulier est à l’origine de l’événement, ou si des questions et hypothèses spécifiques doivent être traitées (par exemple pour le MERS-CoV), il faudra utiliser d’autres documents d’orientation ou formulaires applicables à la maladie respiratoire concernée (14). Les données à consigner dans les formulaires d’investigation des cas sont les suivantes : • Informations de base essentielles – données démographiques et antécédents personnels pour caractériser les populations à risque. Il convient de consigner des données à la fois sur la personne interrogée et sur la personne établissant le rapport, ce qui permettra un suivi pour la collecte d’informations supplémentaires ou la communication en retour des résultats de l’investigation. • Informations cliniques – données sur la progression et l’issue de la maladie, permettant d’analyser le spectre clinique et de vérifier que les critères de la définition de cas sont satisfaits. Le comportement de recours aux soins est également signalé dans cette section en vue d’identifier les contacts potentiels et les sources d’exposition probables du cas concerné, ainsi que le risque de transmission nosocomiale. • Informations sur l’exposition et les antécédents de voyage – données pouvant être utilisées pour identifier les sources et les modes probables de transmission de la maladie. Différents types d’exposition sont abordés, y compris l’exposition au travail, par contact avec les animaux ou par le biais de l’alimentation. • Informations sur les analyses de laboratoire – données visant à déterminer l’étiologie et la progression de la maladie. Pour les cas initiaux, des échantillons doivent être prélevés aussi rapidement que possible. Des prélèvements doivent également être effectués sur les animaux, dans l’environnement ou sur tout aliment soupçonné d’être à l’origine de l’infection. Pour plus d’information, voir la Section 3.7. organisation mondiale de la santé 3.2.2 Sources d’information Les données relatives aux cas initiaux doivent être recueillies auprès de diverses sources, notamment : les patients eux-mêmes dans la mesure du possible, leur famille ou les personnes s’occupant d’eux, les agents de santé qui les ont soignés, les voisins ou responsables communautaires et le personnel sur le lieu de travail ou à tout autre endroit présumé être une source potentielle d’infection. Il est en particulier important d’inspecter le foyer du patient, ainsi que les établissements de santé qu’il a fréquentés pendant sa maladie, pour vérifier autant d’informations que possible de manière directe. Données sur le foyer Dans le foyer : • confirmer la composition du foyer au cours des 2 semaines précédentes, la taille du ménage et les relations généalogiques entre le cas (ou les cas) et les contacts domestiques ; • examiner la maison et ses alentours pour déceler toute présence d’animaux ou de faune sauvage et déterminer si les animaux ont accès à l’eau du foyer et aux zones de stockage des aliments et si les membres du foyer ont été exposés à des surfaces contaminées par des excréments d’animaux ; • établir un plan de la maison et de ses alentours, en indiquant l’emplacement de la maison par rapport à celle des voisins ou d’autres membres de la famille, les basses-cours et exploitations agricoles, les marchés et les plans d’eau voisins susceptibles d’être habités par des animaux ; et • noter l’emplacement des sources d’eau et de nourriture des foyers touchés. Ces informations faciliteront l’identification des sources potentielles d’infection, des modes de transmission et des populations à risque. Établissements de santéilities Dans les établissements de santé qui ont été fréquentés par les cas pendant leur maladie : • rechercher d’autres cas potentiels, en particulier parmi les agents de santé ; à cet effet, il faudra notamment examiner les registres de consultations, d’hospitalisations et d’analyses de laboratoire pour identifier les patients présentant des maladies respiratoires analogues ; • consigner les tendances relatives à l’activité des maladies respiratoires aiguës et à la surveillance, y compris (si ces données sont connues) : ƒ la couverture de la vaccination antigrippale et la structure par âge de la population ; 12 Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes 3 Parmi les précautions standard figurent l’hygiène des mains et l’utilisation d’un EPI adapté, selon le risque de contact direct avec le sang, les liquides biologiques, les sécrétions (y compris les sécrétions respiratoires) ou la peau lésée du patient. Les précautions standard comprennent également la prévention des piqûres d’aiguille ou des blessures occasionnées par des objets tranchants ; la gestion sûre des déchets ; le nettoyage, la désinfection et, le cas échéant, la stérilisation du linge et du matériel utilisé pour les soins du patient ; et le nettoyage et la désinfection des lieux. Le respect des règles d’hygiène respiratoire doit être encouragé pour toute personne présentant des symptômes respiratoires. ƒ les taux initiaux « de référence » des hospitalisations ou consultations hebdomadaires ou mensuelles dues au syndrome de type grippal (STG), aux IRAS ou à la pneumonie, en examinant les registres de patients sur une période prolongée (par exemple, 1 an si possible). En annexe 3, le lecteur trouvera un exemple de rapport récapitulatif sur les systèmes de surveillance et l’activité des maladies respiratoires ; • consigner les procédures utilisées pour le triage et la prise en charge des cas, y compris les pratiques adoptées en matière de lutte contre les infections et de prise en charge des cas ; • consigner les informations relatives à la circulation des patients et identifier les zones où se trouvaient les cas lors de leur consultation ou de leur hospitalisation, ainsi que l’intensité probable de l’exposition résultante pour les patients, le personnel et les visiteurs pendant cette période ; et • vérifier la disponibilité des médicaments nécessaires, comme les antiviraux, des traitements de soutien, comme les antipyrétiques et les antibiotiques, et des fournitures destinées au prélèvement des échantillons, à leur conservation dans la chaîne du froid et à leur emballage en vue du transport. Ces informations seront utiles pour identifier les cas, évaluer le risque de propagation de la maladie, y compris par transmission nosocomiale, offrir rapidement des conseils sur la lutte contre les infections et la prise en charge médicale et aider les établissements à se préparer à de nouveaux cas en leur fournissant un appui technique ou des fournitures. 3.3 Protection des enquêteurs Pour préserver la santé des enquêteurs, les précautions standard3 et les procédures standard de lutte contre les infections doivent systématiquement être appliquées, avec port d’un EPI selon le risque (15). Un EPI approprié – en fonction des modes de transmission les plus probables – doit être porté lors de tout contact avec des personnes symptomatiques, ainsi que dans les situations où une transmission interhumaine est soupçonnée. Pour décider des précautions à mettre en œuvre en fonction du mode de transmission, on tiendra compte des facteurs suivants : lieu de l’investigation, considérations culturelles, état de santé des personnes interrogées et de leur entourage, et type d’activité menée (par exemple, prélèvement d’échantillons, entretien avec une personne ou inspection d’un établissement). L’accent doit systématiquement être mis sur les pratiques essentielles de réduction des contacts sociaux, d’hygiène des mains et d’hygiène respiratoire. 13organisation mondiale de la santé 14 Étant donné que l’EPI peut être perçu de manière négative par les communautés qui n’ont pas l’habitude de cet équipement, il peut être préférable pour les enquêteurs de mener les entretiens à l’extérieur, plutôt que dans un espace clos, et d’éviter tout contact étroit avec les personnes interrogées. Par contact étroit on entend par exemple le fait de toucher l’autre personne, de lui parler, de lui prodiguer des soins ou de se tenir à moins d’un mètre d’elle. Toutes les personnes participant à l’investigation (y compris celles qui ont des fonctions d’appui, comme les logisticiens ou les conducteurs) doivent avoir accès à une quantité suffisante d’EPI, de produits d’hygiène des mains et d’articles d’hygiène respiratoire, tels que des mouchoirs jetables. Il existe des documents fournissant des orientations supplémentaires sur l’utilisation des EPI lors de l’investigation et de la prise en charge des cas, que ce soit dans les établissements de santé ou d’autres structures (15-17). Des modèles d’affiches et de dépliants sur l’hygiène des mains, élaborés par l’OMS, peuvent être imprimés et distribués dans les établissements de santé ou dans d’autres sites visités où il existe un risque de contamination ou d’infection (18). 3.4 Élaboration des définitions de cas Les définitions de cas, qui établissent des critères clairs pour déterminer si un patient doit être considéré comme un cas ou non, permettent une standardisation de l’investigation. Les définitions de cas doivent être appliquées de manière systématique et sans biais à toutes les personnes faisant l’objet d’une investigation. Des définitions de cas pratiques doivent être élaborées en s’appuyant sur les données recueillies lors de l’entretien avec le cas initial et de la visite à son domicile, ainsi que sur les informations connues concernant l’agent pathogène et ses caractéristiques épidémiologiques. Les définitions de cas doivent être d’une sensibilité suffisante pour détecter la plupart des cas pendant les premières étapes de l’investigation. À mesure que l’investigation progresse et que de nouvelles informations deviennent disponibles, il peut être souhaitable d’affiner la définition pour en accroître la sensibilité et la spécificité. Les cas sont généralement définis selon trois catégories : cas suspects, probables et confirmés. Ce classement permet une différenciation des cas sur la base des observations cliniques, des données épidémiologiques et des résultats de laboratoire. Les cas suspects sont habituellement définis au regard des symptômes cliniques. Les cas probables sont souvent définis comme des cas suspects présentant en outre l’un des éléments suivants : lien épidémiologique avec un cas confirmé ou probable, résultats de tests de laboratoire préliminaires, résultats de radiographie thoracique ou décès du patient. Les cas confirmés sont définis comme des cas dont l’infection a été confirmée par les résultats des tests diagnostiques de laboratoire. Utiliser les informations recueillies lors de l’investigation des cas initiaux pour évaluer les risques. Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes 15 Pour la grippe aviaire A(H5N1), A(H7N9) et le MERS-CoV, l’OMS a établi des définitions de cas recommandées, essentiellement pour garantir une notification internationale standardisée des cas (19-21). Ces définitions peuvent être modifiées aux fins de l’investigation locale pour tenir compte des aspects temporels et géographiques de la maladie, de ses caractéristiques, des sources d’exposition et d’autres particularités propres à l’événement. Les caractéristiques temporelles, géographiques et individuelles à prendre en compte dans la définition de cas sont décrites ci-après : • Caractéristiques temporelles – pour la recherche rétrospective des cas, il convient de couvrir une période d’au moins 2 semaines avant l’apparition des symptômes du premier cas survenu. Pour la recherche prospective, la période doit être d’une durée deux fois supérieure à celle de la période d’incubation, si cette dernière est connue ; si elle n’est pas connue, la recherche devra se poursuivre jusqu’à 2-4 semaines après la guérison ou le décès du dernier cas. Si nécessaire, les périodes prévues dans la définition peuvent être modifiées une fois que la période d’incubation et la période d’infectiosité ont été clairement établies. • Caractéristiques géographiques – il s’agit de la communauté locale où est survenu le cas, devant couvrir toute la zone où d’autres personnes peuvent avoir été exposées à la même source d’infection que les cas initiaux. Si les sources d’exposition ne sont pas connues, on tiendra compte des zones de population où les cas pourraient s’être récemment rendus, ce qui inclut généralement les marchés locaux, les lieux de culte, les fermes et les établissements de santé. • Caractéristiques individuelles – il s’agit des caractéristiques propres aux patients, notamment la liste des principaux symptômes observés chez les cas. Si les caractéristiques des patients sont mal connues, on peut également tenir compte de syndromes et de caractéristiques plus générales, dont : ƒ un patient atteint d’IRAS qui présente des symptômes de fièvre et de toux, qui nécessite une hospitalisation et dont la maladie ne peut être entièrement expliquée par un autre agent pathogène ; ƒ un patient atteint d’IRAS dont l’évolution clinique est d’une gravité inattendue et qui n’a pas répondu au traitement contre un autre agent pathogène soupçonné d’être responsable de la maladie ; ƒ un patient atteint d’IRAS ayant récemment été exposé à des animaux ; ƒ un patient immunodéprimé présentant une maladie aiguë ne pouvant être entièrement expliquée par un autre agent pathogène ; et ƒ IRAS survenue chez un agent de santé qui traite des patients atteints de maladies respiratoires. • Exposition – pour les pathogènes dont les facteurs de risque sont bien définis ou dans les situations où une source ponctuelle d’infection est probable, la définition de cas peut évoquer l’exposition aux événements, environnements, animaux, comportements ou personnes concernés. organisation mondiale de la santé 16 3.5 Détection de cas supplémentaires Des efforts soutenus doivent être déployés en vue d’identifier des cas supplémentaires et de déterminer l’ampleur de l’événement épidémiologique. Des cas supplémentaires peuvent être détectés parmi les contacts et au sein de la communauté. Les activités à mener à cette fin consistent notamment à identifier et suivre les contacts des cas existants et à rechercher activement d’autres cas parmi les personnes qui ont été sujettes à une exposition semblable ou qui présentent une maladie analogue. 3.5.1 Identify and monitor contacts of cases Le suivi des contacts a pour objectif d’identifier de nouveaux cas suspects, de documenter une éventuelle transmission interhumaine et de mettre en œuvre des interventions ciblées visant à réduire le risque de maladie et à interrompre la transmission. Les contacts des cas doivent être identifiés et faire l’objet d’un suivi pour déceler toute apparition de symptômes pendant une période déterminée à compter de leur dernière exposition au cas. Il est nécessaire de définir les personnes considérées comme des contacts pour l’événement étudié, de décider du nombre de jours de la période de suivi et d’instaurer des procédures de suivi, de notification et de triage. Certains de ces points sont présentés en détail ci-après. Une fois que les définitions ont été établies, les procédures présentées dans l’annexe 4 doivent être utilisées pour rationaliser le processus de recherche et de suivi des contacts. act? Sont considérés comme contacts les sujets qui ont été en contact avec des personnes répondant aux critères de la définition de cas pendant la période d’incubation présumée de la maladie (6). Pour les agents pathogènes respiratoires dont on ignore le mode de transmission, la période d’infectiosité et la période d’incubation, un contact peut être défini comme une personne s’étant trouvé sans EPI à une distance de moins d’un mètre d’un cas pendant la période allant de 1 jour avant l’apparition de la maladie chez le cas jusqu’à 14 jours après l’apparition de la maladie (10). Il peut être nécessaire de rechercher les contacts des cas suspects si les capacités sont insuffisantes pour identifier les cas probables ou confirmés. How long is the contact-monitoring period? Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes Qui est un contact ? 17 Utiliser l’évaluation initiale des risques réalisée pour cet événement pour guider les décisions relatives à la portée des activités de recherche et de suivi des contacts. Si un événement est susceptible de constituer une urgence de santé publique de portée internationale en vertu des critères définis dans le Règlement sanitaire international (2005) (12), il faut en informer l’OMS. Pour plus d’informations, consulter la section 7.2. organisation mondiale de la santé Quelle est la durée de la période de suivi des contacts ? Le nombre de jours pendant lesquels l’état de santé des contacts doit être surveillé dépend de la période d’incubation de l’agent pathogène. Les contacts de cas infectés par le virus de la grippe aviaire A(H5N1) doivent être suivis pendant 7 jours à compter du dernier contact sans protection, tandis que les contacts des cas infectés par le virus de la grippe aviaire A(H7N9) ou par le MERS-CoV doivent faire l’objet d’un suivi de 14 jours. Si la période d’incubation et la période d’infectiosité ne sont pas connues, une autre approche consiste à suivre les contacts pendant une période allant jusqu’à 14 jours, jusqu’à ce que ces caractéristiques épidémiologiques soient déterminées, la période de suivi des contacts pouvant alors être révisée. How will contacts be monitored? Le suivi des contacts peut se faire au moyen de visites à domicile ou de visites virtuelles destinées à vérifier l’absence de symptômes. Il peut également avoir lieu par téléphone, en demandant au contact de signaler lui-même toute apparition de symptômes. Cette décision devra être prise en tenant compte des facteurs suivants : la fiabilité des télécommunications, la disponibilité des ressources humaines et logistiques nécessaires aux visites quotidiennes sur place, la probabilité que les contacts reconnaissent la maladie et la signalent d’eux-mêmes, la probabilité que les contacts symptomatiques se soustraient aux autorités sanitaires et les conséquences d’une non-détection de certains cas. Si la chimioprophylaxie est disponible, son utilisation dépendra du contexte de l’événement. Conformément aux lignes directrices relatives aux flambées d’infection par le virus de la grippe aviaire A(H5N1), la décision de recourir à la chimioprophylaxie doit se fonder sur une évaluation des risques d’exposition (22). Tout contact qui tombe malade pendant la période fixée pour le suivi devra être soumis à un test de dépistage, être isolé et recevoir les soins cliniques requis. L’isolement peut avoir lieu dans un Comment suivre les contacts ? Faut-il administrer une chimioprophylaxie aux contacts ? Comment prendre en charge les contacts Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes18 établissement de santé ou à domicile en attendant les résultats du test, mais cette décision dépendra de la gravité de la maladie, des possibilités existantes et de la disponibilité de lits d’hôpitaux. Pour tout cas nouvellement détecté, il faudra procéder à l’identification et au suivi des contacts correspondants. Si l’on soupçonne une transmission asymptomatique, comme cela s’est produit dans le cadre des flambées de MERS- CoV, un dépistage sera envisagé pour certains contacts asymptomatiques, tels que les contacts domestiques, les agents de santé ou d’autres contacts en milieu hospitalier. Des documents d’orientation relatifs au MERS-CoV sont disponibles (23). On pourra conseiller aux cas asymptomatiques de s’auto- isoler jusqu’à l’obtention de résultats négatifs à un test répété ou jusqu’à ce qu’on estime peu probable qu’ils infectent d’autres personnes. Que faire en cas de transmission 3.5.2 Recherche active des cas Active case finding can be used to find additional cases beyond those identified from case contacts. Such case finding supports efforts to determine the magnitude of transmission in the community, ensure that all possible patients receive treatment, identify the source and mode of transmission, and document case characteristics. Dans les zones touchées, les activités de recherche des cas et de dépistage en laboratoire doivent être axées sur les groupes suivants : • personnes symptomatiques susceptibles d’avoir été exposées à la même source pathogène que le cas, personnes exposées à des animaux ou à la faune sauvage, et sujets présentant une IRAS inexpliquée ou décédés des suites d’une IRAS inexpliquée ; • patients qui présentent une IRAS inexpliquée ou une autre maladie inexpliquée conforme à la définition de case et qui sont actuellement hospitalisés dans un établissement de santé où un autre cas a également été hospitalisé ; et • agents de santé ayant soigné des cas suspects, probables ou confirmés et chez lesquels une maladie respiratoire aiguë est apparue. organisation mondiale de la santé 19 Mener une évaluation des risques pour guider les décisions relatives à la nécessité et à la portée des activités de surveillance renforcée. Poser des questions sur les risques, telles que : • Quel est le risque de santé publique associé à une exposition persistante à l’agent pathogène ? • Quel est le risque pour la santé publique d’une propagation de l’événement au-delà des zones géographiques déjà touchées ? Le lieu et le contexte de l’événement, ainsi que les évaluations des risques, seront pris en compte pour guider le processus de recherche active des cas. L’équipe devrait envisager de s’entretenir avec les responsables communautaires, le personnel des écoles et des lieux de travail, les prestataires de soins communautaires (y compris les praticiens privés ou traditionnels), le personnel clinique hospitalier et les laboratoires en vue d’identifier de nouveaux cas. Si l’événement semble localisé, l’équipe pourra effectuer une recherche porte à porte ou mobiliser des guérisseurs traditionnels et des groupes communautaires (par exemple, associations de femmes) pour identifier les cas et encourager une notification prospective. Lors des entretiens, on encouragera tous les interlocuteurs à signaler immédiatement tout patient présentant des symptômes ou des expositions compatibles avec la maladie faisant l’objet de l’investigation. Une autre approche de recherche des cas consiste à examiner les registres de patients des établissements de santé qui ont signalé des cas ou qui se trouvent dans la zone concernée par l’événement. L’objectif est d’identifier, dans les registres des 2 à 4 semaines précédentes, d’autres patients susceptibles d’avoir eu des symptômes analogues à ceux de la maladie ciblée par l’investigation. Il est important d’établir un suivi de tous les patients qui présentaient une maladie analogue, mais qui ont déjà quitté l’établissement. L’annexe 5 explique comment examiner les registres des établissements de santé dans le cadre des activités de recherche active des cas. 3.6 Renforcement de la surveillance Outre les activités de recherche des cas et de suivi des contacts, il peut être utile de renforcer les systèmes de surveillance existants dans les zones où vivent des cas, où des flambées sont en cours chez les animaux ou où se trouve la source d’infection présumée. Le principal objectif de cette démarche est de détecter les cas susceptibles d’apparaître après la découverte des cas initiaux. La zone géographique ciblée dépendra du contexte de l’événement en cours, en particulier des sources présumées d’exposition. La durée des activités de surveillance renforcée dépendra des résultats de l’investigation, de l’agent pathogène responsable de l’événement et de la présence ou non de signes d’une Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes20 transmission durable de la maladie dans la zone concernée. Par exemple, pour les flambées de grippe aviaire A(H5N1), il convient d’assurer une surveillance renforcée pendant 2 semaines après la guérison ou le décès du dernier cas humain. Pour le MERS-CoV, la surveillance renforcée doit se poursuivre jusqu’à 1 mois après le dernier cas. Cependant, si ces virus continuent de circuler parmi les animaux dans la zone touchée, la période de surveillance renforcée devra être prolongée en raison du risque de transmission zoonotique. La portée des activités de surveillance renforcée dépend du comportement de recours aux soins de la population et diverses options devront être envisagées (notamment des approches actives ou passives, dans les établissements de santé ou au sein de la communauté). En milieu hospitalier, les cliniciens devraient envisager un dépistage pour tous les patients présentant une IRAS inexpliquée ou des symptômes compatibles avec la maladie faisant l’objet de l’investigation. Le dépistage est particulièrement important pour les patients qui, dans les 2 semaines précédant l’apparition de la maladie, se sont rendus dans la zone touchée, ont été exposés à des personnes ou des animaux provenant de la zone touchée ou ont été exposés à d’autres patients ayant récemment reçu un diagnostic d’IRAS. Il pourra s’avérer nécessaire de renforcer la surveillance dans d’autres structures de santé, notamment dans les cabinets privés, les laboratoires et auprès des guérisseurs traditionnels. Si nécessaire, la surveillance pourra cibler des groupes sujets à un risque accru d’exposition au travail (par exemple les agents de santé et les personnes exposées à des animaux morts ou vivants). La surveillance renforcée peut s’appuyer sur les systèmes existants avec la mise en place de mesures complémentaires, telles que l’établissement de lignes d’assistance téléphonique, de systèmes de suivi et de vérification des rumeurs et de réseaux de radiodiffusion ou d’autres réseaux d’urgence, selon les besoins. On peut en outre améliorer les délais de la surveillance renforcée en augmentant la fréquence de la notification (par exemple, notification quotidienne plutôt qu’hebdomadaire). La réussite de la surveillance renforcée suppose une formation adéquate des professionnels de la santé, des agents locaux de santé publique chargés de l’investigation et des bénévoles, ainsi qu’une sensibilisation de la communauté pour la rendre attentive aux cas potentiels. Il convient en organisation mondiale de la santé 21 3.7 Collect specimens Pour tous les cas et contacts symptomatiques, il est indispensable de procéder rapidement au prélèvement et à l’analyse d’échantillons appropriés, sous la direction d’un expert de laboratoire. Les enquêteurs doivent avoir de bonnes connaissances sur le type d’échantillon à prélever, le nombre recommandé d’échantillons, le moment optimal pour le prélèvement, les méthodes correctes de prélèvement (y compris l’utilisation convenable de l’EPI pour les différents types d’échantillons prélevés) et les normes de sécurité relatives au stockage, à l’emballage et au transport des échantillons (24, 25). Le prélèvement d’échantillons sur les cas faisant l’objet de l’investigation doit être effectué conformément aux lignes directrices relatives à la lutte contre les infections (16). Le Tableau 1 présente une liste des échantillons à prélever, ainsi que les conditions de stockage et de transport applicables à l’IRAS. L’ordre de priorité des échantillons dépend de l’agent pathogène. Par exemple, les échantillons provenant des voies respiratoires inférieures sont à privilégier pour la détection du MERS-CoV (11), tandis que les échantillons des voies respiratoires supérieures et inférieures, de même que le sérum, sont préférables pour la détection des virus grippaux (19,25). Lorsque l’étiologie de l’événement est inconnue, il est utile de prélever différents types d’échantillons, dans la mesure du possible, pour maximiser les possibilités de détection et de caractérisation. Les échantillons doivent être marqués d’un identifiant unique pouvant être relié aux données démographiques et épidémiologiques du cas. Les identifiants attribués doivent permettre de distinguer plusieurs échantillons prélevés sur un même patient. particulier d’encourager les membres de la communauté à signaler spontanément leur maladie et à consulter un établissement de santé publique (par exemple, en ouvrant des centres de prise en charge des cas fébriles) pour qu’ils puissent bénéficier rapidement d’un dépistage et de soins cliniques adaptés. Des mesures appropriées d’éducation, de prévention et d’intervention doivent être mises en œuvre dans la communauté touchée afin de réduire le risque de contracter l’infection à partir de sources humaines ou animales. Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes Il faudra également identifier les capacités de laboratoire nécessaires au traitement et à l’analyse des échantillons, qui devront être effectués conformément à la réglementation nationale en matière de sécurité biologique. Si les capacités ou les installations de sécurité biologique d’un laboratoire ne sont pas suffisantes pour caractériser des agents pathogènes potentiellement dangereux, les échantillons devront être envoyés à un laboratoire national ou international disposant d’installations adéquates de sécurité biologique. Différentes techniques de laboratoire peuvent être employées pour la détection d’un vaste éventail d’agents pathogènes viraux, bactériens, mycosiques ou de toxines. Pour les nouveaux agents pathogènes, un séquençage génomique partiel ou complet peut être réalisé afin d’obtenir des informations sur l’origine et la source de l’exposition. Il convient de consulter les manuels de laboratoire et les documents d’orientation pertinents de l’OMS pour prendre connaissance des procédures de diagnostic spécifiques aux différents agents pathogènes. La Figure 1 propose un algorithme d’analyse de laboratoire applicable aux cas où l’on soupçonne que l’agent étiologique est de type grippal. Lorsque des patients présentent des facteurs de risque cliniques et épidémiologiques évocateurs d’une grippe non saisonnière, leurs échantillons devront être manipulés en respectant au minimum un confinement de sécurité biologique de niveau 2 et les pratiques de sécurité biologique de niveau 3. Toute manipulation d’échantillons de virus vivants doit avoir lieu à l’intérieur d’une enceinte de biosécurité de classe II (ou plus). De plus amples informations sont fournies dans le manuel sur le diagnostic biologique de la grippe (26). Il convient de consulter un centre collaborateur (CC) désigné de l’OMS pour se renseigner sur les procédures appropriées et les besoins en matière de sécurité biologique (27). Pour les virus grippaux, en particulier ceux de la grippe non saisonnière, il est essentiel qu’une caractérisation génétique et antigénique détaillée soit effectuée par un CC désigné de l’OMS pour fournir les éléments nécessaires à l’évaluation des risques mondiaux de pandémie grippale. Tous les échantillons positifs pour la grippe A qui ne peuvent pas être sous-typés doivent être immédiatement envoyés à un CC de l’OMS en vue d’une analyse complémentaire (27). Des algorithmes d’analyse sont disponibles pour les cas où l’on soupçonne d’autres agents étiologiques, tels que le MERS-CoV (28) ou le SRAS (29). 22 organisation mondiale de la santé Tableau 1. – Types d’échantillons à prélever pour la recherche d’agents pathogènes de maladies respiratoires et conseils de manipulation EDTA : acide éthylènediaminetétraacétique ; SO : sans objet ; MTV : milieu de transport viral a Ces matières infectieuses appartiennent généralement à la classe 6.2 et peuvent être transportées selon la catégorie A ou la catégorie B. La catégorie A se rapporte aux matières infectieuses qui sont transportées sous une forme susceptible, en cas d’exposition, de provoquer un handicap permanent ou une maladie mortelle ou potentiellement mortelle chez l’homme ou l’animal. La catégorie B se rapporte aux matières infectieuses qui ne risquent pas de provoquer un handicap permanent ou une maladie mortelle ou potentiellement mortelle chez l’homme ou l’animal. Se renseigner auprès du laboratoire, de l’unité d’expédition et du service d’acheminement rapide pour obtenir des conseils sur la classification appropriée et les instructions d’emballage. Consulter le guide pratique sur l’application du règlement relatif au transport des matières infectieuses (24). Expectorations Lavage bronchoalvéolaire Produit d’aspiration trachéale Produit d’aspiration nasopharyngée Lavage nasal Écouvillon nasal ou pharyngé Écouvillon nasopharyngé Tissu de biopsie ou d’autopsie, y compris pulmonaire Sérum Sang total Urine SO SO SO SO SO MTV MTV MTV ou solution saline SO Tube d’EDTA SO 4 °C 4 °C 4 °C 4 °C 4 °C 4 °C 4 °C 4 °C 4 °C 4 °C 4 °C ≤48 heures : 4 °C >48 heures : –70 °C ≤48 heures : 4 °C >48 heures : –70 °C ≤48 heures : 4 °C >48 heures : –70 °C ≤48 heures : 4 °C >48 heures : –70 °C ≤48 heures : 4 °C >48 heures : –70 °C ≤5 jours : 4 °C >5 jours :-70 °C ≤5 jours : 4 °C >5 jours : –70 °C ≤24 jours : 4 °C >24 jours : –70 °C ≤5 jours : 4 °C >5 jours : –70 °C ≤jours : 4 °C >jours : –70 °C ≤jours : 4 °C >jours : –70 °C S’assurer que l’échantillon provient des voies respiratoires inférieures Une dilution de l’agent pathogène peut avoir lieu, mais ce prélèvement reste utile Prélèvement d’échantillons appariés : • phase aiguë – première semaine de la maladie • phase convalescente – 2 à 3 semaines plus tard Pour la détection des antigènes, particulièrement pendant la première semaine de la maladie TRANSPORT VERS UN LABORATOIREa CONSERVATION JUSQU’À L’ANALYSE REMARQUEMILIEU DE TRANSPORT TYPE D’ÉCHANTILLON 23 Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes Fig. 1. – Algorithme d’analyse si l’on soupçonne que l’événement est de nature grippale Échantillon de patient RT-PCR Virus grippaux A et B Positif pour la grippe A Positif pour H1, H3 Si les capacités le permettent : • Isolement du virus • Caractérisation du sous-type Si les capacités le permettent : • Isolement du virus • Caractérisation de la lignée Positif pour H5, H7 Négatif ou ne pouvant être sous-typé Typage et sous-typage par RT-PCR des virus grippaux A pour H1, H3, H5, H7 Si les capacités le permettent, isolement ou caractérisation à un niveau de biosécurité plus élevé Envoyer l’échantillon clinique ou l’isolement viral à un CC de l’OMS aux fins d’une caractérisation supplémentairea Envoyer une aliquote au laboratoire de référence compétent aux fins d’une caractérisation supplémentaire Envisager d’utiliser des panels de diagnostic à la recherche d’autres pathogènes. Selon les résultats des tests complémentaires, des niveaux de sécurité biologique plus élevés pourraient être nécessaires. Positif pour la grippe B Négatif CC : centre collaborateur (de l’OMS) ; RT-PCR : transcription inverse et amplification en chaîne par polymérase Si les capacités ou les installations de biosécurité du laboratoire ne sont pas suffisantes pour procéder à l’identification d’un agent pathogène respiratoire inconnu ou à toute étape de ce processus, les échantillons doivent être envoyés pour traitement à un CC de l’OMS. 22 a Voir les documents de l’OMS intitulés Orientations pratiques pour le partage des virus de la grippe saisonnière avec les centres collaborateurs (CCs) de l’OMS participant au Système mondial de surveillance de la grippe et de riposte (GISRS) (30) et Orientations opérationnelles pour l’échange de virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine (IVPP), conformément au Cadre de préparation en cas de grippe pandémique (PIP) (31). organisation mondiale de la santé 23 3.8 Investigations chez l’animal et dans l’environnement Les enquêteurs travaillant dans les domaines de la santé publique et de la santé animale devront collaborer afin d’évaluer le rôle des animaux en tant que sources d’exposition et d’infection pour l’homme. Des visites seront effectuées sur le terrain pour évaluer la présence de la maladie ou la circulation de l’agent pathogène chez les animaux. Ces visites pourront cibler : • l’intérieur et les alentours de la maison d’un cas ; • les fermes et les marchés d’animaux vivants ; • les localités où sont produits des aliments à consommer crus ou non pasteurisés ; et • les endroits fréquentés par des animaux sauvages (par exemple grottes ou points d’eau). On recueillera des informations sur les animaux malades ou morts, ainsi que sur les pratiques de logement, d’alimentation et de manipulation des animaux. Les enquêteurs devront coordonner leurs activités de sorte à permettre la mise en correspondance et la comparaison des échantillons humains et animaux. Pour les questions techniques relatives à la surveillance, à la prévention et à la lutte contre les maladies chez l’animal, il convient de consulter les documents d’orientation publiés par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation de la santé animale (OIE). Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes 4 ANALYSE DES DONNÉES 4.1 Gestion des données Les investigations produisent un volume important de données sur les cas, les contacts et les personnes concernées par l’investigation. Les enquêteurs doivent consigner les données sous forme de liste et établir des procédures de tenue des registres et de validation des données pour faciliter les analyses. La liste organise les données recueillies à partir des formulaires d’investigation, des dossiers médicaux et des résultats de laboratoire pour différentes catégories de cas, de contacts et de personnes ciblées par l’investigation. Elle constitue le point de départ pour l’analyse descriptive des données. Afin de garantir la qualité des données de cette liste, un système électronique de tenue des registres doit être mis en place ; ce dernier doit être aisément accessible, stable, et bien organisé. Ce système permet d’éviter les doubles emplois et de réduire les risques de perte des données et d’erreurs de saisie. Pour veiller à la qualité des informations contenues dans une base de données relative à un événement donné, les mesures suivantes devraient être envisagées : saisie quotidienne des données ; vérification de l’information par recoupement avec d’autres sources ; et nettoyage régulier des données, notamment en effectuant une vérification des plages de valeurs et une vérification logique pour chaque variable. Si possible, le système intègrera une vérification automatique des données. 4.2 Analyse des données La procédure d’analyse des données dépendra des objectifs de l’investigation. Les étapes principales consistent à analyser les données en fonction du temps, du lieu et des caractéristiques individuelles afin de préciser l’évolution de la maladie dans le temps, sa distribution géographique et les populations touchées. Les résultats de cette analyse permettent d’identifier ou de déduire les populations à risque ; de formuler des hypothèses sur l’étiologie, la source et les modes de transmission de la maladie ; et de fournir des indications sur les mesures potentielles de prévention ou d’intervention. Ces données peuvent également étayer l’évaluation des risques. Ainsi, le niveau de confiance accordé aux résultats de l’évaluation des risques sera différent selon que l’on dispose ou non de ces données. Lors de l’établissement des procédures de tenue des registres, poser les questions suivantes : • Où les données seront-elles conservées ? • Comment la tenue des registres sera-t-elle effectuée ? • Qui sera chargé de la tenue des registres ? • Comment les données seront-elles sauvegardées ? • Comment la confidentialité des données sera-t-elle assurée pour protéger les informations personnelles ? 24 A N A LY SE D ES D O N N ÉE S PROTOCOLE D’INVESTIGATION DE LA GRIPPE NON SAISONNIÈRE ET D’AUTRES MALADIES RESPIRATOIRES AIGUËS ÉMERGENTES organisation mondiale de la santé 0 2 4 6 8 10 12 14 25 S ep 27 S ep 29 S ep 01 O ct 03 O ct 05 O ct 07 O ct 09 O ct 11 O ct 13 O ct 15 O ct 17 O ct 19 O ct 21 O ct 23 O ct 25 O ct 27 O ct 29 O ct 31 O ct 02 N ov 04 N ov 06 N ov 08 N ov 10 N ov 12 N ov 14 N ov 16 N ov 18 N ov 20 N ov 22 N ov 24 N ov 26 N ov 28 N ov 30 N ov 02 D ec 04 D ec 06 D ec 08 D ec 10 D ec 12 D ec 14 D ec 16 D ec 18 D ec 20 D ec 22 D ec 24 D ec 26 D ec 28 D ec 30 D ec N o. o f c as es Onset date Suzhou City closed LPM in 26 Dec 2016 Wuxi City closed LPM in 29 Dec 2016 Changzhou City closed LPM in 30 Dec 2016 Figure 1d. Epidemic curve of human infection with H7N9 virus in China [excluding Hong Kong SAR (China), Macao SAR (China) and Taiwan, China] by day, September 2016–December 2016 Fig. 2 Exemple de courbe épidémique indiquant les cas de grippe aviaire A(H7N9) en Chine [à l’exclusion de Hong Kong (région administrative spéciale de Chine), de Macao (région administrative spéciale de Chine) et de Taïwan] selon la date, de septembre 2016 à décembre 2016 (32) 4.2.1 Analyse en fonction du temps On établira une courbe épidémique, en portant en abscisse la date ou le moment d’apparition de la maladie et en ordonnée le nombre de cas. La Figure 2 présente un exemple de courbe épidémique. Cette courbe peut fournir des informations sur l’am- pleur de l’événement, sur différentes caractéristiques épidémiologiques de l’événe- ment et sur l’impact des interventions, notamment : • profils de propagation et d’exposition – la forme de la courbe peut indiquer si l’on est en présence d’une source commune (ponctuelle, continue ou intermittente), d’une propagation (transmission interhumaine, transmission par un véhicule ou transmission vectorielle), d’une combinaison de ces deux profils ou d’aucun des deux (comme dans le cas de certaines maladies à transmission vectorielle ou zoonotique, où des taux d’infection suffisants chez l’espèce hôte ou dans le réservoir, une présence suffisante de vecteurs et des contacts suffisants homme- réservoir ou homme-vecteur conduisent à l’apparition de cas). Le profil de propagation peut d’autant mieux être évalué que la période d’incubation de la maladie est connue ; • évolution de l’événement dans le temps – il s’agit de déterminer si l’événement est en phase initiale, s’il a atteint son point culminant ou s’il est en déclin, ce qui permet d’estimer si l’on doit s’attendre à un nombre faible ou important de nouveaux cas ; • période d’incubation de la maladie – dans les situations où l’on connaît la période d’exposition, mais pas l’étiologie et les caractéristiques de la maladie ; • type d’exposition – la forme de la courbe épidémiologique peut fournir des indices sur l’éventualité d’une propagation par transmission interhumaine ; • valeurs aberrantes – les valeurs qui s’écartent de la courbe, en termes de chronologie ou de nombre de cas, peuvent signaler d’autres expositions ou grappes de cas ; et • impact des interventions mises en œuvre – il s’agit de déterminer si le nombre et les caractéristiques des cas ont évolué depuis que des mesures ont été prises par les autorités de santé publique ou d’autres instanc s. 25 Ville de Changzhou - fermeture du marché de volaill s vivantes le 30 déc. 2016 Ville de Wuxi - fermeture du marché de volailles vivantes le 29 déc. 2016 Ville de Suzhou - fermeture du marché de volailles vivantes le 26 déc. 2016 Date d’apparition N br e de c as Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes 4.2.2 Analyse en fonction du lieu Une cartographie des cas doit être établie selon leur emplacement géographique, par exemple par village, par maison ou par établisse- ment de santé. Ces cartes peuvent être locales, régionales ou nationales, selon l’ampleur géographique de l’événement. La Figure 3 présente un exemple de cartographie d’un événement. L’interprétation visuelle des données peut fournir des indications étiologiques importantes, mettre en évidence les grappes de cas et donner des informations détaillées sur l’étendue géographie de la maladie : • Carte par points (« spot map ») – L’utilisation de ce type de carte permet d’évaluer le mode probable de propagation. Par exemple, la présence d’une grappe de cas dans un service hospitalier particulier serait compatible avec l’hypothèse d’une source commune ou d’une propagation interhumaine, tandis que des cas répartis dans différents services de l’hôpital évoqueraient plutôt une transmission par un véhicule largement disséminé, un patient mobile propageant la maladie ou une source qui n’est pas associée à une pièce particulière (par exemple, circulation de l’air à l’intérieur du bâtiment). • Carte par zones – Ce type de carte est utilisé pour tenir compte de la population propre au lieu géographique étudié. Cela permet une comparaison directe des taux d’incidence entre les sites, les régions ou les pays. Fig. 3. Exemple de carte montrant la distribution géographique des cas d’infection humaine par le virus A(H7N9) en Chine [à l’exclusion de Hong Kong (région administrative spéciale de Chine), de Macao (région administrative spéciale de Chine) et de Taïwan], de septembre 2016 à décembre 2016 (32) 26 The South China Sea Islands Counties with H7N9 cases after 1 Sep 2016 Provinces with H7N9 cases after 1 Sep 2016 Newly emerged counties with H7N9 cases after 1 Sep 2016 Figure 1c. Geographic distribution of human infection with H7N9 virus in China [excluding Hong Kong SAR (China), Macao SAR (China) and Taiwan, China], September 2016–December 2016 Disclaimer: The boundaries shown and the designations used on this map do not imply the expression of any opinion whatsoever on the part of the World Health Organization concerning the legal status of any country, territory, city or area or of its authorities, or concerning the delimitation of its frontiers or boundaries. White lines on maps represent approximate border lines for which there may not yet be full agreement. NOTE : Les frontières figurant sur cette carte et les désignations qui y sont employées n’impliquent de la part de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les lignes en blanc sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif. Nouveaux comtés avec des cas de H7N9 après le 1er sept. 2016 Comtés avec des cas de H7N9 après le 1er sept. 2016 Provinces avec des cas de H7N9 après le 1er sept. 2016 Îles de la mer de Chine méridionale organisation mondiale de la santé 4.2.3 Analyse en fonction des caractéristiques individuelles Pour comprendre le spectre clinique et la dynamique de la maladie, il est nécessaire d’analyser : • les paramètres épidémiologiques et cliniques des cas ; • les taux d’atteinte selon l’âge, le sexe, la profession et les antécédents d’exposition ; et • pour les paramètres cliniques, le spectre de sévérité de la maladie, y compris la proportion de cas qui sont atteints de pneumonie, qui nécessitent une hospitalisation, qui sont admis en soins intensifs ou qui sont décédés. À titre d’exemple, le Tableau 2 fournit un récapitulatif de certaines caractéristiques démographiques et cliniques et de paramètres liés à l’exposition. 27 Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes Sexe, n (%) Masculin 111 (59,7) Féminin 75 (40,3) Âge (années), médiane (IQR) 55 (42,3) ≥65 ans, n (%) 55 (29,6) Classification des cas, n (%) Personnel de santé 25 (13,4) Patient 82 (44,1) Personne chargée des soins 61 (32,8) Autres* 18 (9,7) Symptômes à la première consultation, n (%) Fièvre/frissons 138 (74,2) Toux 33 (17,7) Dyspnée 10 (5,4) Myalgies 47 (25,3) Céphalées 16 (8,6) Symptômes gastro-intestinaux † 24 (12,9) Expectorations 14 (7,5) Mal de gorge 8 (4,3) Comorbidités, n (%) Toutes comorbidités ‡ 102 (54,8) Maladie respiratoire § 23 (12,4) Diabète sucré 52 (28,0) Maladie cardiaque ¶ 42 (22,6) Maladie rénale chronique 9 (4,8) Affections malignes 43 (23,1) Contexte du contact connu, n (%) ¤ Établissement de santé 178 (98,0) Foyer 1 (0,5) Ambulance 3 (1,5) Délai entre l’apparition des symptômes et la confirmation en laboratoire, en jours, médiane (IQR) 5 (3-9) Délai entre l’apparition des symptômes et le décès, en jours, médiane (IQR) 15 (10-20) Issue de la maladie au 13 juillet 2015, n (%) Guérison 131 (70,4) Poursuite du traitement à l’hôpital 19 (10,4) Décès 36 (19,4) CARACTÉRISTIQUES NBRE DE PATIENTS * Y compris visiteurs, agents de sécurité de l’hôpital, etc. ; † Un ou plusieurs des symptômes suivants : nausées, vomissements, diarrhée, gêne gastrique, perte d’appétit ; ‡ Une ou plusieurs comorbidités parmi les maladies respiratoires, dont la bronchopneumopathie chronique obstructive et l’asthme, le diabète sucré, les maladies cardiaques, les maladies rénales chroniques et les affections malignes ; § Y compris bronchopneumopathie chronique obstructive et asthme ; ¶ Y compris cardiopathie ischémique, arythmie et insuffisance cardiaque ; ¤ À l’exclusion du cas indicateur et de trois cas pour lesquels le contexte exact du contact est inconnu. IQR = intervalle interquartile. 28 Tableau 2.– Exemple des caractéristiques démographiques et cliniques de 186 cas d’infection par le MERS-CoV confirmés en laboratoire, République de Corée, 2015 (33) organisation mondiale de la santé Un tableau chronologique individuel de la maladie peut être établi pour chaque cas, indiquant l’exposition, l’apparition de la maladie et son issue. Ce tableau chronologique peut ensuite être comparé à celui d’autres cas survenus dans le cadre de l’événement étudié. La Figure 4 fournit un exemple de tableau chronologique individuel. Fig. 4. Exemple de tableau chronologique indiquant l’exposition, l’apparition de la maladie et son issue pour un cas secondaire dans le cadre d’un événement épidémiologique 1 11 136 8 9 1028 29 30 3127262524232221 272625242321202 3 4 5 7 12 14 15 16 17 18 19 22 OCTOBRE NOVEMBRE CAS 2 HOMME, 23 ANS FRÈRE DES CAS 1 ET 3 MAISON 1 DISTRICT C Logement commun Visite au cas 1 à l’hôpital Cas 1 arrivé malade à son domicile Apparition de la maladie Hospitalisation Décès Funérailles en USI Exposition au cas 1 à domicile ? 29 Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes Un diagramme de transmission, fournissant une représentation visuelle de la dynamique et du profil de propagation, peut être établi à partir des tableaux chronologiques individuels des cas. La Figure 5 présente un exemple de diagramme de transmission du MERS-CoV, qui met en évidence une propagation nosocomiale due à un cas indicateur ayant infecté 26 cas secondaires dans un hôpital, suivie de chaînes de transmission ultérieures dans le même hôpital, ainsi que dans d’autres établissements de santé où certains patients avaient été transférés. Fig. 5. Exemple de diagramme de transmission parmi 182 cas confirmés d’infection par le MERS-CoV en République de Corée en juillet 2015 (33, 34) 20 MAI15 MAI DATE 25 MAI 1 JUIN 5 JUIN 10 JUIN 15 JUIN 20 JUIN 25 JUIN 30 JUIN Hôpitaux A, B Hôpitaux D, E Hôpitaux F Hôpitaux L Hôpitaux O Hôpitaux P Ambulance Hôpitaux J, K Ambulance Hospital I Hôpitaux G Foyer Hôpitaux M, N Hôpitaux H Hôpitaux C1 16 614 17 76 123 132 15 143 143 2 Cas 2 Cas 2 Cas 1 Cas 1 Cas 1 Cas 1 Cas 10 Cas 6 Cas 25 Cas 89 Cas 4 Cas 36 Cas 30 organisation mondiale de la santé Pour les agents pathogènes qui provoquent des maladies respiratoires aiguës graves, comme le virus de la grippe aviaire A(H5N1), le SRAS ou le MERS-CoV, il convient de déterminer si l’agent pathogène a acquis une capacité accrue à infecter l’homme ou à se transmettre d’une personne à l’autre. Les changements éventuels de la transmissibilité ou de l’adaptabilité d’un agent pathogène peuvent être mis en évidence par des épreuves de caractérisation moléculaire et des expériences de transmission chez les animaux de laboratoire. L’évaluation épidémiologique du profil de propagation peut également révéler des évolutions de la transmissibilité. La Figure 6 présente un exemple de flambée de grippe aviaire A(H5N1) dans laquelle un cas zoonotique a conduit à la propagation du virus par transmission interhumaine. Les données sur les cas aberrants ou les cas de « super- propagation » doivent être pleinement analysées pour identifier les facteurs éventuels d’une infectiosité ou d’une transmissibilité accrues. Fig. 6. Exemple de trajectoire de l’infection dans une grappe de cas de grippe aviaire A(H5N1) au Pakistan, 2007 (35) 1 2 3 4 5 6 7 8 22 OCTOBRE PATIENT NO 22 OCTOBRE 29 OCT 5 NOV 16 NOV 15 NOV 23 NOV 23 NOV 28 NOV 19 NOV 28 NOV GUÉRISON (DATE INCONNUE) GUÉRISON (DATE INCONNUE) GUÉRISON (DÉCEMBRE) 12 NOV 21 NOV 21 NOV 21 NOV 23 NOV 9 DÉC 22 DÉC11 DÉC 2 NOV – Patient 1 2 NOV – Patient 1 12 NOV – Patient 2 12 NOV – Patient 2 12 NOV – Patient 2 12 NOV – Patient 2 15 NOV – Patient 2 28 NOV – Patient 3 2 NOV – Patient 1 2 NOV – Patient 1 2 NOV – Patient 1 5 NOV – Patient 1 29 OCTOBRE 5 NOVEMBRE 12 NOVEMBRE 19 NOVEMBRE 26 NOVEMBRE 3 DÉCEMBRE 10 DÉCEMBRE 22 DÉCEMBRE H H H H H Apparition des symptômes Période d’incubation laissant supposer que l’exposition n’a pas entraîné de transmission virale Sortie de l’hôpital, guérison Décès du patient Exposition humaine entraînant une transmission virale Cas confirmé Manipulation de volailles vivantes ou mortes Pas d’échantillon disponible Résultat de test négatif Résultat de test indéterminé HospitalisationH 31 Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes En présence de zoonoses susceptibles d’avoir une capacité accrue de transmission interhumaine, les principales questions épidémiologiques à poser sont les suivantes : • Le nombre de cas ou de cas suspects a-t-il fortement augmenté en dépit de mesures adéquates de lutte contre la maladie dans la population animale ? • A-t-on observé une augmentation de la propagation, de la durée, de la fréquence ou de la taille des grappes de cas dans une zone particulière ? • A-t-on observé des grappes de cas pour lesquelles on dispose d’informations sur l’exposition et la date d’apparition de la maladie qui démontrent l’existence d’au moins deux générations ou chaînes de transmission ? • Y a-t-il des cas parmi les contacts en-dehors du cercle familial ? • Les cas sont-ils légèrement ou modérément malades ? • Y a-t-il une absence d’exposition animale ? • A-t-on observé une évolution des caractéristiques épidémiologiques, telles que la distribution par âge ou la gravité de la maladie ? La présence de l’un quelconque des facteurs ci-dessus doit susciter des inquiétudes quant à la possibilité que l’agent pathogène ait acquis les propriétés de transmission nécessaires à une propagation accrue chez l’homme, ce qui pourrait conduire à une pandémie. Ces résultats peuvent avoir des répercussions sur les exigences nationales et internationales de notification des événements et inciter à prendre des mesures de préparation à plus grande échelle pour combattre la maladie. Si les données indiquent une transmission interhumaine dans le cadre d’un événement de grippe non saisonnière, songer à évaluer les risques de pandémie en posant la question suivante : • Quel est le risque de transmission interhumaine durable de ce virus ? Envisager de contacter l’OMS en vue d’une évaluation mondiale du risque posé par ce virus à l’aide de l’outil d’évaluation des risques de pandémie de grippe (TIPRA, 36) 32 organisation mondiale de la santé Seule l’investigation détaillée des cas permet d’apporter des réponses à la plupart des questions concernant les manifestations cliniques et les caractéristiques épidémiologiques de la maladie. Le Tableau 3 recense un certain nombre de questions de santé publique qui sont susceptibles de nécessiter des études complémentaires lors d’un événement de grippe non saisonnière ou d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes. Les résultats de ces études peuvent être utilisés pour orienter les décisions relatives à la riposte ou à la révision des pratiques à long terme. Des protocoles d’investigation spécifiques à la grippe et au MERS-CoV sont disponibles et peuvent être rapidement adaptés au contexte de l’événement (8, 11). 5 ÉTUDES COMPLÉMENTAIRES Envisager de réévaluer les risques de santé publique lorsque de nouvelles informations ou analyses deviennent disponibles. Les résultats peuvent alors être utilisés pour guider les nouvelles décisions relatives aux mesures de lutte contre la maladie et aux données supplémentaires à recueillir. 33 ÉTU D ES CO M PLÉM EN TA IRES PROTOCOLE D’INVESTIGATION DE LA GRIPPE NON SAISONNIÈRE ET D’AUTRES MALADIES RESPIRATOIRES AIGUËS ÉMERGENTES Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes Tableau 3.– Études pouvant être réalisées pour répondre aux questions de santé publique lors d’une investigation QUESTION INVESTIGATION DÉCISION DE SANTÉ PUBLIQUE Avec quelle facilité l’agent pathogène se transmet-il d’une personne à l’autre ? Quels types d’exposition entraînent une infection ? Quel est le tableau clinique de la maladie et comment la maladie évolue-t-elle ? Quelle est la source de l’agent pathogène ? S’agit-il d’un nouvel agent pathogène ? Quand est-il apparu pour la première fois ? • Parmi les agents de santé exposés, enquête à l’aide de tests sérologiques et microbiologiques • Recherche des contacts parmi les membres exposés de la famille et du cercle social, en s’appuyant sur un dépistage sérologique • Études en laboratoire pour évaluer les marqueurs de l’adaptation aux mammifères ou de l’infectiosité chez l’homme • Entretien avec les patients ou leurs représentants • Étude cas-témoin auprès de contacts qui viennent de communautés touchées par l’événement ou qui sont sujets à une exposition professionnelle • Collecte de données cliniques et de données de laboratoire sur les cas • Tests microbiologiques et sérologiques sur les animaux, les aliments et les échantillons environnementaux • Enquêtes séroépidémiologiques parmi des groupes à risque particuliers chez l’homme • Tests sur des échantillons d’origine animale conservés • Examen des données récentes de surveillance, des registres d’hospitalisation et des données d’état civil pour détecter tout signe du syndrome clinique pertinent • Dépistage rétrospectif sur des échantillons cliniques conservés dans les banques d’échantillons tenues par les établissements de santé ou constituées dans le cadre d’études ou de la surveillance • Caractérisation génomique et analyse phylogénétique • Isolement et quarantaine nécessaires pour prévenir et combattre la transmission • Mesures de prévention ou de réduction de l’exposition • Élaboration de définitions de cas • Amélioration des pratiques de prise en charge clinique • Mise en œuvre de mesures de sécurité biologique à l’interface entre l’animal et l’homme ; modification des pratiques d’élevage et de commerce des animaux • Contrôle des populations animales • Faisabilité du confinement, identification de la région ou des régions prioritaires pour l’investigation et urgence de la riposte 34 organisation mondiale de la santé 6.1 Prise en charge des malades Les processus d’évaluation clinique, de triage et de prise en charge des cas détectés lors de l’événement doivent être standardisés. À titre d’exemple, la Figure 7 présente un algorithme de prise en charge des cas potentiels dans le cadre d’un événement de grippe non saisonnière (37). Cet algorithme favorise une identification précoce des patients, la mise en œuvre de mesure de lutte contre les infections, le prélèvement d’échantillons à des fins de diagnostic en laboratoire, la mise en place rapide d’un traitement de soutien et d’un suivi, et la prise en charge des patients gravement malades. De manière générale, cette approche est applicable à la fois aux enfants et aux adultes et peut être adaptée à d’autres maladies respiratoires. Cependant, elle ne saurait se substituer à l’utilisation de protocoles détaillés de prise en charge clinique et elle ne répond pas aux besoins des patients pour lesquels des considérations particulières doivent être prises en compte, comme les femmes enceintes ou les sujets immunodéprimés. En concertation avec des spécialistes, il convient d’adapter cet algorithme au contexte de l’événement et aux circonstances locales. Cet algorithme, ainsi que toute nouvelle information sur l’événement, les caractéristiques cliniques des patients et les définitions de cas, devront être mis à la disposition des agents de santé participant à l’évaluation, au triage et à la prise en charge des patients. D’autres matériels d’orientation peuvent être distribués aux agents de santé pour rafraîchir leurs connaissances sur la prise en charge des maladies respiratoires. À titre d’exemple, citons la vidéo sur les directives d’urgence pour la prise en charge des patients présentant une détresse respiratoire ou un état de choc (38). Les agents de santé devront bénéficier d’une formation pratique leur permettant de fournir des soins appropriés aux patients. Si l’événement est imputable à un agent pathogène émergent pour lequel on ne dispose que d’informations cliniques limitées, les enquêteurs pourront envisager de contribuer et de recourir aux outils de collecte des données de caractérisation clinique élaborés par l’International Severe Acute Respiratory and Emerging Infection Consortium (38). Ces outils facilitent la collecte de données détaillées sur les IRAS émergentes et s’appuient sur des définitions claires et des critères d’évaluation standardisés. 6 MISE EN ŒUVRE DES MESURES DE RIPOSTE ET DE LUTTE Envisager de mener une évaluation des risques pour répondre à la question suivante : • Quel est le risque de santé publique associé à l’infection potentielle des agents de santé qui prodiguent des soins aux patients ? Cette information permet de décider de la nécessité éventuelle d’une formation complémentaire, d’un renforcement des mesures de lutte contre les infections et d’un ajustement des protocoles de circulation et de triage des patients. 35 M ISE EN Œ U V RE D ES M ESU RES D E RIPO STE ET D E LU TTE PROTOCOLE D’INVESTIGATION DE LA GRIPPE NON SAISONNIÈRE ET D’AUTRES MALADIES RESPIRATOIRES AIGUËS ÉMERGENTES Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes Fièvre d’apparition brutale et Agent de santé ou autre personne ayant dispensé des soins à un patient atteint de pneumonie d’étiologie inconnueb ou Contact d’un cas dans le cadre de l’événement en coursc Pneumonie d’évolution rapide et d’étiologie inconnue b et Grappe de cas d’IRAS ou de pneumonieb ou Grappe de cas de STG associés à un cas de pneumonie ou grappe de cas décédés Fièvre d’apparition brutale et Toux ou symptômes conformes à la définition de cas et Exposition conforme à la définition de cas et aux critères chronologiquesa a,b En appliquant les précautions standard, gouttelettes et contact : Examen et dépistage initiaux (antécédents + examen clinique + échantillons respiratoires/ cliniques pour le dépistage)d,e En appliquant les précautions standard, gouttelettes et contact : Examen et dépistage initiaux (antécédents + examen clinique + échantillons respiratoires/ cliniques pour le dépistage)d,e • Traiter comme il convient • Conseiller au patient de signaler toute détérioration de son état clinique • Traiter par des antiviraux • Isolement volontaire à domicile tant que dure la fièvre, hospitalisation en cas de pneumonie ou de dyspnée • Conseiller au patient de signaler toute détérioration de son état clinique • Suivre le traitement antiviral complet en cas de grippe saisonnière, ou traiter comme il convient • Conseiller au patient de signaler toute détérioration de son état clinique MALADIE BÉGNINE • Traiter par des antiviraux s’il s’agit de la grippe • Rechercher d’autres étiologies et traiter comme il convient SORTIE DE L’HÔPITAL Conseiller le patient et sa famille sur les mesures d’hygiène personnelle et de lutte contre les infections à appliquer à la maison jusqu’au 21e jour après l’apparition de la maladie MALADIE MODÉRÉE À GRAVE • Prélèvement d’expectorations, de produit d’aspiration trachéale, de sang, etc. aux fins du diagnosticd • Traiter par des antiviraux s’il s’agit de la grippe • Traitement empirique en cas de pneumonie contractée dans la communauté • Rechercher d’autres étiologies et traiter comme il convient • Appliquer les précautions aériennes s’il existe un risque de production d’aérosols POURSUITE DE LA PRISE EN CHARGE DU PATIENT • Soins intensifs appropriés en cas de SDRA • Répéter le prélèvement d’échantillons aux fins des tests de microbiologie et de diagnosticd Hospitalisation et précautions standard, gouttelettes et contacte ; recherche et suivi des contactsc Grippe probable Positif pour la grippe non saisonnière Pneumonie ou dyspnée Détérioriation de l’état clinique NON OUI NON OUI OUI OUI NON NON Fig. 7. Algorithme de prise en charge clinique des cas potentiels lors d’un événement de grippe non saisonnière 36 SDRA : syndrome de détresse respiratoire aiguë ; STG : syndrome de type grippal ; IRAS : infection respiratoire aiguë sévère a Les types d’exposition et la période d’exposition avant l’apparition de la maladie peuvent varier en fonction de l’agent pathogène. Consulter les définitions de cas existantes pour obtenir des informations sur les types d’exposition et les périodes d’exposition applicables aux virus A(H5N1), A(H7N9) et MERS-CoV (voir section 3.4). b En présence d’une personne malade dans une zone qui n’est pas touchée par l’événement, tenir compte de tout voyage effectué vers une zone touchée ou de tout contact avec un voyageur malade revenant d’une zone touchée pendant la période d’exposition précédant l’apparition de la maladie, ainsi que de toute exposition pertinente à des animaux ou à des environnements contaminés (voir section 3.5) c Toute personne qui a été en contact avec un cas confirmé, un cas probable ou (si les ressources de santé publique le permettent) un cas suspect doit faire l’objet d’un suivi actif après sa dernière exposition, pendant une période conforme à la durée de suivi fixée (voir section 3.5.1). d Le prélèvement de plusieurs échantillons sur une période de plusieurs jours peut accroître le rendement du diagnostic. Prendre les précautions nécessaires lors de tout prélèvement d’échantillons cliniques (voir section 3.7). e Envisager une radiographie thoracique, une numération formule sanguine (complète, différentielle), une mesure de la saturation en oxygène et des analyses de la composition chimique du sang et de la coagulation. En attendant les résultats des tests de diagnostic et selon les ressources disponibles, un isolement volontaire à domicile, doublé d’un traitement empirique adéquat, peut s’avérer raisonnable pour les cas présentant une maladie bénigne. organisation mondiale de la santé 6.2 Prévenir la poursuite de la transmission Les interventions de santé publique mises en œuvre pour prévenir la transmission de la maladie doivent être choisies en fonction de l’étiologie présumée de la maladie, de sa source et des modes de transmission les plus probables. Comme l’illustre le Tableau 4 ci-dessous, différentes interventions sont envisageables, certaines étant axées sur la source de l’infection et d’autres sur les personnes à risque. Ces interventions ne sont pas toutes nécessaires. Les décisions à cet égard s’appuieront sur les données les plus récentes et les résultats des évaluations des risques. Tableau 4. – Interventions de santé publique visant à prévenir la transmission et la propagation de la maladie (39) INTERVENTIONS AXÉES SUR LES PERSONNES À RISQUE : • administrer un traitement prophylactique, selon les besoins ; • vacciner, si le vaccin est disponible ; • utiliser des techniques de soins en isolement ; • prévenir les rassemblements de masse et limiter la circulation des personnes ; • modifier les comportements, en veillant notamment à l’application des mesures d’hygiène des mains à certains moments clés (avant la préparation des aliments, après être allé aux toilettes et après tout contact avec des sécrétions) ; • adopter une approche « d’abri sur place » (quarantaine inversée) • assurer la recherche et le suivi des contacts ; et • communiquer les stratégies de prévention par l’intermédiaire des médias ou d’alertes et d’avis sanitaires. INTERVENTIONS AXÉES SUR LA SOURCE : • promouvoir les règles d’hygiène respi- ratoire ; • traiter les cas en administrant des traitements spécifiques ou des traitements de soutien selon les besoins ; • placer les patients présentant le même diagnostic étiologique dans des zones ou services désignés (regroupement en cohorte) et ceux présentant le même diagnostic présumé dans une zone ou un service séparé ; • mettre en quarantaine les personnes exposées, ainsi que les sites et sources contaminés ; • solliciter les autorités de la santé animale pour appliquer des mesures appropriées de lutte contre la maladie si la source animale a été identifiée ; • prévenir les rassemblements de masse et limiter la circulation des personnes ; • solliciter les autorités chargées de la sécurité sanitaire des aliments pour appliquer des mesures appropriées de lutte contre la maladie si la source alimentaire a été identifiée ; • nettoyer et désinfecter les surfaces ou les milieux contaminés ; et • modifier les comportements (par exemple, port de masques chirurgicaux) ou éviter les contacts physiques, comme les poignées de main. 37 Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes Lors d’un événement de maladie respiratoire dont la source et les modes de transmission sont inconnus, une approche préventive s’impose pour tenter d’interrompre la transmission. Des mesures de réduction des contacts sociaux peuvent être nécessaires, consistant par exemple à fermer les écoles, à éviter les sources alimentaires suspectes ou à abattre des animaux. Ces mesures, qui exigent une coordination avec les autorités intersectorielles compétentes, sont difficiles à mettre en œuvre et à contrôler et peuvent s’avérer peu efficaces et coûteuses pour les personnes concernées. Il est donc important d’évaluer attentivement leur impact potentiel avant de s’engager à les mettre en œuvre. Les interventions doivent être régulièrement examinées et modifiées sur la base des nouvelles données disponibles concernant l’événement. 6.3 Lutte contre les infections Comme ce fut le cas lors des flambées de SRAS et de MERS-CoV, les établissements de santé peuvent devenir des foyers de transmission de la maladie, tant à l’intérieur d’un même établissement qu’entre différents établissements. Les agents de santé étant particulièrement exposés au risque de contracter la maladie, il est important que des EPI soient mis à leur disposition et soient utilisés de manière rigoureuse. La circulation et le transfert des patients doivent être contrôlés avec soin pour prévenir la propagation de la maladie et les agents de santé qui travaillent dans différents services ou établissements doivent faire l’objet d’une surveillance attentive. Il convient de communiquer des informations régulières sur l’événement aux administrateurs des établissements dans les zones touchées et d’établir des systèmes clairs de triage et d’orientation des patients. Les administrateurs des établissements doivent être mis en contact avec un point focal clairement identifié pour faciliter la notification et l’échange d’informations. L’annexe 6 fournit un récapitulatif des niveaux de lutte anti-infectieuse nécessaires dans le cadre des soins de routine aux patients (à l’exclusion des actes générant des aérosols). Des orientations détaillées supplémentaires sont disponibles concernant la lutte contre les infections dans le contexte des maladies respiratoires (16). Pour prévenir les infections nosocomiales, les procédures standard prévoient des mesures strictes de lutte contre les infections lors des activités suivantes : • la prestation des soins et l’isolement des cas ; • le prélèvement, le transport et l’analyse en laboratoire des échantillons provenant de patients chez lesquels la maladie est soupçonnée ; et • l’administration des traitements aux cas, la recherche active des cas, le suivi actif des contacts et la surveillance renforcée. 38 organisation mondiale de la santé 6.4 Communication sur les risques Le public doit être tenu informé de la situation et des efforts doivent être déployés au niveau communautaire pour sensibiliser les habitants aux méthodes de prévention et d’adaptation susceptibles de prévenir la propagation de la maladie. L’objectif de la communication sur les risques est de permettre à la population cible de prendre des décisions éclairées sur les mesures individuelles et communautaires recommandées pour prévenir et combattre la maladie. Pendant l’investigation, il est indispensable d’assurer une communication efficace et en temps utile avec le public et les médias. La réussite des activités de communication sur les risques se mesure à leur capacité à établir un climat de confiance entre les personnes qui détiennent le savoir (les experts), les entités chargées des interventions (les autorités) et la population touchée. La crédibilité de ceux qui fournissent des informations et des conseils, leur attitude de bienveillance et d’empathie et leur capacité à s’identifier à la population sont des facteurs essentiels pour garantir l’efficacité de la communication sur les risques. Le public doit être tenu informé de la situation et des efforts doivent être déployés au niveau communautaire pour sensibiliser les habitants aux méthodes de prévention et d’adaptation susceptibles de prévenir la propagation de la maladie. L’objectif de la communication sur les risques est de permettre à la population cible de prendre des décisions éclairées sur les mesures individuelles et communautaires recommandées pour prévenir et combattre la maladie. Pendant l’investigation, il est indispensable d’assurer une communication efficace et en temps utile avec le public et les médias. La réussite des activités de communication sur les risques se mesure à leur capacité à établir un climat de confiance entre les personnes qui détiennent le savoir (les experts), les entités chargées des interventions (les autorités) et la population touchée. La crédibilité de ceux qui fournissent des informations et des conseils, leur attitude de bienveillance et d’empathie et leur capacité à s’identifier à la population sont des facteurs essentiels pour garantir l’efficacité de la communication sur les risques. 6.5 Surveillance de l’événement et de la riposte Tant que l’événement n’est pas maîtrisé, il est important de continuer à assurer une surveillance active de la maladie, une analyse systématique des données, une évaluation régulière des risques et des activités fréquentes de communication et de retour d’information aux médecins, aux équipes de santé publique, aux communautés et à toute autre partie prenante identifiée. Il importe également de fournir à ces parties prenantes des données actualisées sur les cas et les observations cliniques, l’ampleur de l’événement, les résultats de laboratoire et les mesures efficaces de prévention, surtout en présence de maladies émergentes pour lesquelles il n’existe pas encore de base de connaissances établie. Un événement est considéré comme maîtrisé une fois que la surveillance active, dans les populations à risque, n’a pas détecté de nouveaux cas pendant une période correspondant au double de la période d’incubation présumée de la maladie. 39 Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes 7 RAPPORTS ET NOTIFICATION 7.1 Rapports sur les résultats de l’investigation Pendant l’investigation, des rapports de situation quotidiens doivent être transmis aux autorités compétentes et aux parties prenantes. Ces parties prenantes peuvent être des entités locales, nationales et internationales, et peuvent inclure le public ou les médias. Même avant que les analyses soient achevées, certaines informations doivent être communiquées de manière régulière (par exemple, concernant les interventions et leur date de lancement) pour guider l’évaluation des risques et la prise de décision. Une fois l’investigation terminée, une évaluation des risques doit être menée pour estimer le risque de résurgence de l’événement en termes de santé publique (7). Sur la base des résultats de cette évaluation et de l’investigation sur le terrain, un rapport pourra alors être préparé, présentant en détail les caractéristiques de l’événement et les conclusions éventuelles concernant l’étiologie de la maladie, sa source, ses modes probables de transmission et les populations touchées. Ce rapport devra immédiatement être transmis à l’entité ayant recruté l’équipe, aux laboratoires et établissements de santé concernés et à d’autres organisations et parties prenantes pertinentes. Un plan de rapport est fourni à titre de modèle en annexe 7. Le rapport sur l’événement est un document à visée pratique décrivant les mesures de lutte et de prévention qui ont été prises et qui sont recommandées. Il peut aussi présenter de nouvelles informations obtenues au sujet de la maladie, par exemple des mécanismes de transmission ou des réservoirs nouvellement identifiés ou des interventions s’étant avérées efficaces. Ainsi, la publication des résultats ou la large diffusion du rapport peuvent être d’un apport précieux pour d’autres pays ou régions administratives souhaitant mettre en œuvre leurs propres mesures de préparation. Il convient de communiquer à l’OMS les résultats de la surveillance continue et des études spéciales réalisées. Les autorités nationales sont invitées à transmettre à l’OMS les informations supplémentaires dont elles disposent, telles que les dates d’apparition des symptômes chez les cas, l’âge et le sexe ce ces derniers, l’issue de la maladie, le tableau clinique, les affections sous-jacentes, l’exposition, les antécédents de voyage et les traitements. Ces informations permettront d’orienter l’évaluation mondiale des risques et l’élaboration ou la révision des avis techniques pour améliorer les efforts futurs de riposte. 40 R A PP O RT S ET N O TI FI C AT IO N PROTOCOLE D’INVESTIGATION DE LA GRIPPE NON SAISONNIÈRE ET D’AUTRES MALADIES RESPIRATOIRES AIGUËS ÉMERGENTES organisation mondiale de la santé 7.2 Notification Toute détection d’un cas humain potentiel de grippe non saisonnière, de MERS-CoV ou d’infection par un autre agent pathogène émergent responsable de maladies respiratoires aiguës sévères doit être immédiatement notifiée aux autorités de santé publique locales, infranationales et nationales. Cela permettra à ces autorités de prendre des décisions immédiates concernant le lancement d’une investigation et la portée des mesures de riposte. Dès qu’un tel cas est détecté, l’information doit être communiquée aux prestataires de soins traditionnels et non traditionnels, aux hôpitaux et établissements de soins ambulatoires et aux responsables communautaires dans les zones où les cas ont vécu ou voyagé, aux fins de la recherche active des cas. Conformément au Règlement sanitaire international (RSI) (2005) (12), les autorités sanitaires nationales doivent informer l’OMS dans un délai de 24 heures de la survenue de tout événement susceptible de constituer une urgence de santé publique de portée internationale en vertu des critères définis. Cette notification doit se faire par l’intermédiaire du point focal régional RSI siégeant au bureau régional OMS concerné. On utilisera l’instrument de décision du RSI pour déterminer si un événement doit être notifié à l’OMS. Pour le MERS-CoV, il existe un formulaire spécial de notification RSI (40). Des orientations supplémentaires sont disponibles concernant l’utilisation de l’instrument de décision du RSI, avec des exemples de son application (12). Les autorités nationales chargées de la santé animale doivent informer l’OIE de la détection de certaines maladies animales sur son territoire. Pour tout complément d’information, contacter les points focaux de l’OIE (41). 41 Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes 1. Mounts AW, Kwong H, Izurieta HS, Ho Y, Au T, Lee M et al. Case-control study of risk factors for avian influenza A (H5N1) disease, Hong Kong, 1997. J Infect Dis. 1999;180(2):505-508 (http:// www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=Retrieve&db=PubMed&dopt=Citation&list_ uids=10395870 accessed. 2. Tsang KW, ho PL, Ooi GC, Kee WK, Wang T, Chan-Yueng M et al. A cluster of cases of severe acute respiratory syndrome in Hong Kong. N Engl J Med. 2003;348(20):1977–1985 (http://www. nejm.org/doi/pdf/10.1056/NEJMoa030666, consulté le 23 novembre 2017). 3. Mounts A, De La Rocque S, Fitzner J, Garcia E, Thomas HL, Brown D et al. The early response to a novel coronavirus in the Middle East. East Mediterr Health J. 2013;19 Suppl 1:S19–25 (http:// www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23888791, consulté le 16 novembre 2017). 4. Coker RJ, Hunter BM, Rudge JW, Liverani M, Hanvoravongchai P. Emerging infectious diseases in southeast Asia: regional challenges to control. Lancet. 377(9765):599-609 (https://www.ncbi. nlm.nih.gov/pubmed/21269678%2C21269683?dopt=Citation accessed. 5. Hansen GR, Woodall J, Brown C, Jaax N, McNamara T, Ruiz A. Emerging Zoonotic Diseases. Emerg Infect Dis. 2001;7(3):537. 6. Heymann D, (ed). Control of Communicable Diseases Manual. Washington, American Public Health Association. 2015. 7. World Health Organization. Rapid risk assessment of acute public health events. Geneva : World Health Organization; 2012 (http://www.who.int/iris/handle/10665/70810, consulté le 19 novembre 2015). 8. Consortium for the Standardization of Influenza Seroepidemiology. Consise protocols. 2015 (https://consise.tghn.org/protocols/, consulté le 16 novembre 2017). 9. World Health Organization. Outbreak surveillance and response in humanitarian emergencies: WHO guidelines for EWARN implementation. Geneva : World Health Organization; 2012 (http://www.who.int/iris/handle/10665/70812, consulté le 19 novembre 2015). 10. World Health Organization. WHO guidelines for investigation of human cases of avian influenza A(H5N1). Geneva, World Health Organization; 2007 (http://www.who.int/csr/resources/publica- tions/influenza/WHO_CDS_EPR_GIP_2006_4/en/index.html, consulté le 15 mai 2011). 11. World Health Organization. Investigation of cases of human infection with Middle East respiratory syndrome coronavirus (MERS-CoV): interim guidance. World Health Organization; 2015 (http://www.who.int/iris/handle/10665/178252, consulté le 19 novembre 2015). 12. Organisation mondiale de la Santé. Règlement sanitaire international (2005), troisième édition. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2016 (http://www.who.int/ihr/ publications/9789241580496/fr/, consulté le 5 novembre 2017). RÉFÉRENCES 42 RÉ FÉ RE N CE S PROTOCOLE D’INVESTIGATION DE LA GRIPPE NON SAISONNIÈRE ET D’AUTRES MALADIES RESPIRATOIRES AIGUËS ÉMERGENTES organisation mondiale de la santé 13. World Health Organization Regional Office for Africa. Public health events of initially unknown etiology. World Health Organization; 2014 (http://www.who.int/iris/handle/10665/112832#st- hash.DZkndj5B.dpuf, consulté le 19 novembre 2015). 14. World Health Organization. MERS-CoV Initial Interview Questionnaire of Cases v2. 2017 (http:// www.who.int/csr/disease/coronavirus_infections/MERS_case_investigation_question- naire. pdf?ua=1, consulté le 5 novembre 2017). 15. Organisation mondiale de la Santé. Prévention et lutte contre les infections lors de la prise en charge de cas probables ou confirmés d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (‎MERS-CoV). Organisation mondiale de la Santé ; 2015 (https://apps.who. int/iris/handle/10665/186677, consulté le 19 novembre 2015). 16. World Health Organization. Infection prevention and control of epidemic- and pandemic-prone acute respiratory infections in health care. World Health Organization; 2014 (http:// www.who.int/iris/handle/10665/112656#sthash.NtwwkcHw.dpuf, consulté le 19 novembre 2015). 17. Organisation mondiale de la Santé. Mesures de lutte contre l’infection pour la prise en charge des patients atteints de maladies respiratoires aiguës dans le cadre communautaire : guide d’apprentissage – Voir : https://apps.who.int/iris/handle/10665/70259. Genève : Organisation mondiale de la Santé ; 2009 (http://www.who.int/iris/handle/10665/70259, consulté le 19 novembre 2015). 18. Organisation mondiale de la Santé. Cinq indications pour l’hygiène des mains. 2014 (http:// www.who.int/gpsc/tools/Five_moments/fr/, consulté le 19 novembre 2015). 19. World Health Organization. Interim WHO surveillance recommendations for human infection with avian influenza A(H7N9) virus. 2013 (http://www.who.int/influenza/human_animal_ inter- face/influenza_h7n9/InterimSurveillanceRecH7N9_10May13.pdf?ua=1, consulté le 19 novembre 2015). 20. World Health Organization. WHO case definitions for human infections with influenza A(H5N1) virus. 2006 (http://www.who.int/influenza/resources/documents/case_definition2006_08_29/ en/, consulté le 19 novembre 2015). 21. Organisation mondiale de la Santé. Définitions de cas provisoires révisées pour la notification des cas d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV). 2015 (http://www.who.int/csr/disease/coronavirus_infections/case_definition/fr/, consulté le 5 novembre 2017). 22. World Health Organization. WHO rapid advice guidelines on pharmacological management of humans infected with avian influenza A (H5N1) virus. Geneva : World Health Organization; 2006 (http://www.who.int/iris/handle/10665/69373, consulté le 19 novembre 2015). 23. Organisation mondiale de la Santé. Prise en charge des sujets asymptomatiques avec un résultat positif au test RT-PCR de dépistage du coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV). 2015 (https://www.who.int/csr/disease/coronavirus_infections/ management_of_asymptomatic_patients/fr/, consulté le 5 novembre 2017). 24. World Health Organization. Guidance on regulations for the transportation of infectious substances. Geneva, World Health Organization; 2005 (http://www.who.int/iris/han- dle/10665/69309, consulté le 19 novembre 2015). 43 RÉFÉREN CES Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes 25. World Health Organization. Collecting, preserving and shipping specimens for the diagnosis of avian influenza A(H5N1) virus infection: guide for field operations. Geneva, World Health Organization; 2006 (http://www.who.int/csr/resources/publications/surveillance/WHO_CDS_ EPR_ARO_2006_1/en/index.html, consulté le 8 juillet 2011). 26. World Health Organization. Manual for the laboratory diagnosis and virological surveillance of influenza. Geneva, World Health Organization; 2011 (https://www.who.int/influenza/gisrs_ laboratory/manual_diagnosis_surveillance_influenza/en/, consulté le 28 novembre 2016). 27. World Health Organization. WHO Collaborating Centres for influenza and Essential Regulatory Laboratories. 2008 (http://www.who.int/influenza/gisrs_laboratory/collaborating_centres/list/ en/, consulté le 19 novembre 2015). 28. Organisation mondiale de la Santé. Dépistage en laboratoire du coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV). 2015 (https://apps.who.int/iris/bitstream/ handle/10665/185295/WHO_MERS_LAB_15.1_fre.pdf, consulté le 5 novembre 2017). 29. World Health Organization. Use of laboratory methods for SARS diagnosis. 2017 (http://www.who.int/csr/sars/labmethods/en/#lab, consulté le 5 novembre 2017). 30. Organisation mondiale de la Santé. Orientations pratiques pour le partage des virus de la grippe saisonnière avec les centres collaborateurs (CCs)de l’OMS participant au Système mondial de surveillance de la grippe et de riposte (GISRS). 2017 (https://apps.who.int/iris/ bitstream/handle/10665/272823/WHO-WHE-IHM-GIP-2017.6-fre.pdf, consulté le 13 août 2018). 31. Organisation mondiale de la Santé. Orientations opérationnelles pour l’échange de virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine (VPP), conformément au Cadre de préparation en cas de grippe pandémique (PIP). 2017 (https://apps.who.int/iris/ bitstream/handle/10665/272821/WHO-WHE-IHM-GIP-2017.3-fre.pdf, consulté le 13 août 2018). 32. Zhou L, Ren R, Yang L, Bao C, Wu J, Wang D et al. Sudden increase in human infection with avian influenza A(H7N9) virus in China, September-December 2016. Western Pac Surveill Response J. 2017;8(1):6–14 (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28409054, consulté le 30 janvier 2018). 33. Korea Centers for Disease Control and Prevention. Middle East Respiratory Syndrome Coronavirus Outbreak in the Republic of Korea, 2015. Osong Public Health Res Perspect. 2015;6(4):269-278 (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26473095, accessed. 34. Korean Society of Infectious Diseases. An Unexpected Outbreak of Middle East Respiratory Syndrome Coronavirus Infection in the Republic of Korea, 2015. Infect Chemother. 2015;47(2):120-122 (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26157591, accessed. 35. Zaman M, Ashraf S, Dreyer NA, Toovey S. Human infection with avian influenza virus, Pakistan, 2007. Emerg Infect Dis. 2011;17(6):1056-1059 (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/ pubmed/21749769, accessed. 36. World Health Organization. Tool for influenza pandemic risk assessment (TIPRA). Geneva: World Health Organization (WHO); 2016 (http://www.who.int/influenza/publications/TIPRA_ manual_v1/en/, consulté le 4 juillet 2017). 44 RÉ FÉ RE N CE S organisation mondiale de la santé 37. Writing Committee of the Second World Health Organization Consultation on Clinical Aspects of Human Infection with Avian Influenza AV, Abdel-Ghafar AN, Chotpitayasunondh T, Gao Z, Hayden FG, Nguyen DH et al. Update on avian influenza A (H5N1) virus infection in humans. N Engl J Med. 2008;358(3):261–273 (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18199865, consulté le 16 novembre 2017). 38. ISARIC. Short Period Incidence Study of Severe Acute Respiratory Infection (SPRINT-SARI). 2016 (https://isaric.tghn.org/sprint-sari/, consulté le 28 novembre 2016). 39. Gregg MB. Field Epidemiology. New York, Oxford University Press. 2008. 40. World Health Organization. Interim Case Summary Form for rapid reporting of probable and confirmed cases of MERS-CoV infection to WHO v2. 2017 (www.who.int/csr/disease/coronavi- rus_infections/mers-cov-interim-case-summary-form.pdf?ua=1 consulté le 5 novembre 2017). 41. Organisation mondiale de la Santé animale. Système mondial d’information sanitaire (interface WAHIS). 2017 (http://www.oie.int/wahis_2/public/wahid.php/Diseaseinformation/ Diseasehome/index/newlang/fr, consulté le 5 novembre 2017). 45 RÉFÉREN CES Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes Annexe 1 : Exemple de kit d’investigation 47 Annexe 2 : Formulaire générique d’investigation des cas de maladie respiratoire 48 Annexe 3 : Exemple de rapport sur les systèmes de surveillance et l’activité des maladies respiratoires 54 Annexe 4 : Procédures de recherche et de suivi des contacts 61 Annexe 5 : Examen des registres des établissements de santé aux fins de la recherche active des cas 64 Annexe 6 : Précautions lors des soins de routine aux patients atteints de maladie respiratoire 67 Annexe 7 : Modèle de plan de rapport d’investigation 68 ANNEXES 46 A N N EX ES PROTOCOLE D’INVESTIGATION DE LA GRIPPE NON SAISONNIÈRE ET D’AUTRES MALADIES RESPIRATOIRES AIGUËS ÉMERGENTES organisation mondiale de la santé Fournitures épidémiologiques ‰ Définitions de cas ‰ Formulaires de notification ‰ Questionnaires ‰ Papeterie Fournitures médicales ‰ Médicaments antiviraux ‰ Stéthoscope ‰ Thermomètres Fournitures de laboratoire ‰ Matériel de prélèvement des échantillons ‰ Récipients de transport ‰ Milieu de transport viral ‰ Matériel stérile de prélèvement sanguin (par exemple aiguilles, seringues et tubes) ‰ Étiquettes et marqueurs indélébiles ‰ Sacs pour échantillons ‰ Glacières et blocs réfrigérants Divers ‰ Argent ‰ Badge d’identification ‰ Lettre de présentation officielle ‰ Preuve d’emploi ‰ Accès à une bibliothèque scientifique électronique ‰ Informations déjà recueillies sur les cas ‰ Liste de contacts et de ressources importantes ‰ Protocoles (par exemple pour la prise en charge des cas et le prélèvement d’échantillons) Lutte contre les infections ‰ Appareils respiratoires ‰ Gants ‰ Blouse, lunettes de protection et bottes ‰ Seau et solution de décontamination des surfaces Matériel électronique ‰ Ordinateurs portables, tablettes, clés USB ‰ Téléphones portables avec chargeurs ‰ Logiciels épidémiologiques, statistiques et antivirus ‰ Appareils GPS Matériels éducatifs pour les communautés ‰ Brochures et affiches d’information présentant des messages simples et adaptés aux particularités culturelles ‰ Orientations pour les contacts ‰ Matériels de communication Annexe 1 : Formulaire générique d’investigation des cas de maladie respiratoire 47 A N N EXE 1 Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes Annexe 2 : Formulaire générique d’investigation des cas de maladie respiratoire Section 1 : Informations de base essentielles A. Informations sur la personne recueillant les données B. Informations sur la personne interrogée (si ce n’est pas le patient) 1. Nom de la personne recueillant les données 2. Numéro de téléphone de la personne recueillant les données 3. Institution de la personne recueillant les données 4. Date à laquelle le formulaire a été rempli (jj/mm/aaaa) 5 Nom de la personne interrogée 6 Numéro de téléphone de la personne interrogée 7 Adresse de la personne interrogée 8 Relation avec le patient 9 Numéro d’identification unique du cas/de la grappe 10 Type de cas (confirmé, probable, suspect, autre) 11 Nom de famille 12 Prénom(s) 13 Pays de résidence 14 Sexe 15 Date de naissance (jj/mm/aaaa) 16 Âge (années, mois) 17 Adresse (village/ville, district, province/région) 18 Numéro de téléphone du patient 19 Date d’apparition des symptômes (jj/mm/aaaa) 20 Date de la première consultation dans un établissement 21 Nombre total d’établissements de santé fréquentés 22 Date de la première hospitalisation 23 Date d’admission en soins intensifs 24 Date de mise sous ventilation mécanique 25 Traitement antiviral 26 Issue de la maladie 27 Date de l’issue de la maladie C. Informations d’identification du patient Section 2 : Informations cliniques D. Évolution clinique du patient Début : __ /__ /____ Fin : __ /__ /____ ◘ SO ◘ Ne sait pas Début : __ /__ /____ Fin : __ /__ /____ ◘ SO ◘ Ne sait pas Début :__ /__ /____ Fin : __ /__ /____ ◘ SO ◘ Ne sait pas ◘ Décédé ◘ Vivant ◘ SO ◘ Ne sait pas __ / __ / ____ __ / __ / ____ ◘ Ne sait pas __ / __ / ____ ◘ SO ◘ Ne sait pas ____________ ◘ SO ◘ Ne sait pas __ / __ / ____ ◘ SO ◘ Ne sait pas __ / __ / ____ ◘ SO ◘ Ne sait pas __ / __ / ____ ◘ Ne sait pas ◘ Asymptomatique ____________ ◘ Ne sait pas ◘ Masculin ◘ Féminin ◘ Ne sait pas 48 A N N EX E 2 (le cas échéant) de santé (y compris prestataires traditionnels) jusqu’à l’issue de la maladie organisation mondiale de la santé 49 Annex 2 : Formulaire générique d’investigation des cas de maladie respiratoire Section 2 : Informations cliniques [suite] E. Symptômes du patient (depuis l’apparition de la maladie) et complications 28 Fièvre (≥38 °C) ou antécédents de fièvre 29 Frissons 30 Toux 31 Mal de gorge 32 Écoulement nasal 33 Vomissements 34 Diarrhée 35 Céphalées 36 Signes neurologiques 37 Éruption 38 Conjonctivite 39 Essoufflement 40 Douleurs musculaires 41 Pneumonie à la radiographie thoracique 42 Syndrome de détresse respiratoire aiguë 43 Insuffisance rénale aiguë 44 Insuffisance cardiaque 45 Coagulopathie de consommation 46 Autres symptômes (si oui, préciser) 47 Cancer 48 Diabète 49 VIH/autre déficit immunitaire 50 Maladie cardiaque 51 Asthme 52 Maladie pulmonaire chronique (autre que l’asthme) 53 Affection hépatique chronique 54 Trouble hématologique chronique 55 Grossesse 56 Maladie rénale chronique 57 Troubles neurologiques chroniques 58 Obésité 59 Autres (si oui, préciser) 60 Le patient a été vacciné contre la grippe au cours des 12 F. Affections préexistantes du patient ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Date de début __ / __ / ____ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Date de début __ / __ / ____ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Date de début __ / __ / ____ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Date de début __ / __ / ____ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Date de début __ / __ / ____ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Si oui, préciser le trimestre : ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas derniers mois ___________________ Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes50 Section 3 : Informations sur l’exposition et les antécédents de voyage ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas ____________ ◘ SO ◘ Ne sait pas ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas (Passer à la question 79) H. Expositions humaines du patient dans les 14 jours précédant l’apparition de la maladie G. Expositions professionnelles du patient 68 Le patient s’est rendu dans un établissement de soins 69 Le patient s’est rendu chez un guérisseur traditionnel 70 Le patient s’est rendu ou a été admis dans un établissement 71 Le patient a assisté à un festival ou un rassemblement de masse 72 Le patient a été exposé à une personne présentant 73 Type de contact (cocher les réponses applicables) 74 Lieu de l’exposition 75 Numéro d’identification unique de la personne malade 76 Relationship to current patient 77 Lien de parenté (si oui, préciser) 78 La personne malade est un cas confirmé ou un cas jugé probable dans le cadre de l’événement en cours (préciser, p. ex. famille, ami, agent de santé, collègue) ◘ Contact rapproché (à moins de 1 mètre) ◘ Manipulation des liquides biologiques/excréta de l’autre personne ◘ Foyer commun ◘ Hospitalisation dans la même chambre ◘ Hospitalisation dans le même établissement de santé (mais dans une chambre différente) ◘ Visite du même établissement de santé ◘ Autre, préciser : ____________________________ ◘ Maison ◘ Hôpital ◘ Lieu de travail ◘ Groupe de voyage ◘ Autre Préciser____________________________ Annexe 2 : Formulaire générique d’investigation des cas de maladie respiratoire 61 Activité professionnelle (préciser le lieu/l’établissement) 62 Agent de santé (si oui, préciser le type/le lieu) 63 Employé de laboratoire (si oui, préciser le type/le lieu) 64 Agent vétérinaire (si oui, préciser les types d’animaux 65 Travailleur intervenant auprès de la faune (si oui, préciser 66 Travailleur dans les marchés d’animaux vivants (si oui, 67 Travailleur agricole (si oui, préciser les types d’animaux ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ manipulés dans les 10 jours précédant la maladie) les types d’animaux manipulés dans les 10 jours précédant la maladie) préciser les types d’animaux manipulés dans les 10 jours précédant la maladie) manipulés dans les 10 jours précédant la maladie) ambulatoires (si oui, préciser) (si oui, préciser) (si oui, préciser) hospitalier (si oui, préciser) une maladie analogue (y compris prestataire traditionnel) (si disponible) organisation mondiale de la santé 51 Section 3 : Informations sur l’exposition et les antécédents de voyage [suite] 83 Le patient a manipulé des animaux 84 Types d’animaux manipulés (p. ex. porcs, poulets, canards ou autres) 85 Nature du contact (p. ex. alimentation, soins ou abattage) 86 Lieu du contact avec l’animal 87 Dans les 2 semaines qui ont précédé ou suivi le contact, des animaux sont-ils tombés malades ou décédés ? (si oui, préciser le type et le nombre d’animaux, et leur proportion par rapport à l’élevage ou au troupeau) 88 Le patient a été exposé à des animaux dans l’environnement, mais ne les a pas manipulés (p. ex. dans son quartier, une ferme, un zoo, sa maison, une foire agricole ou au travail) 89 Types d’animaux dans cet environnement (p. ex. porcs, poulets, canards ou autres) 90 Lieu de l’exposition 91 Dans les 2 semaines qui ont précédé ou suivi l’exposition aux animaux dans l’environnement, des animaux sont-ils tombés malades ou décédés ? (si oui, préciser le type et le nombre d’animaux, et leur proportion par rapport à l’élevage ou au troupeau) 92 Le patient a été exposé à des sous-produits animaux (p. ex. plumes d’oiseaux) ou à des excréta d’animaux (si oui, préciser quel produit) 93 Le patient a visité un marché d’animaux vivants (si oui, préciser quel marché) ◘ Maison ◘ Quartier I. Voyages effectués par le patient dans les 14 jours précédant l’apparition de la maladie (ajouter des pages si plusieurs endroits ont été visités) Destination: ________________________________ Mode de transport : _____________________________ Arrivée : __ /__ /____ Départ : __ /__ /____ Destination: ________________________________ Mode de transport : _____________________________ Arrivée : __ /__ /____ Départ : __ /__ /____ 79 Le patient a voyagé en dehors de sa région administrative de premier niveau 80 Si oui, préciser la destination 1 (ville ou région, pays) 81 Si oui, préciser la destination 2 (ville ou région, pays) 82 Le patient avait des compagnons de voyage Annexe 2 : Formulaire générique d’investigation des cas de maladie respiratoire J. Expositions du patient aux animaux dans les 14 jours précédant l’apparition de la maladie ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas (Passer à la question 83) ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ___________________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas (Passer à la question 88) ◘ Domile ◘ Hôpital ◘ Lieu de travail ◘ Groupe de voyage ◘ Autre Préciser ____________________________ (si oui, préciser) ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas (Passer à la question 92) ◘ Marché ◘ Foire agricole/zoo ◘ Ferme ◘ Autre Préciser____________________________ Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes52 Annexe 2 : Formulaire générique d’investigation des cas de maladie respiratoire Section 3 : Informations sur l’exposition et les antécédents de voyage [suite] K. Expositions alimentaires du patient dans les 14 jours précédant l’apparition de la maladie 94 Le patient a consommé des produits d’origine animale crus ou non pasteurisés (si oui, préciser quels produits) 95 Le patient a consommé des remèdes médicinaux ou traditionnels contenant des produits d’origine animale crus ou non pasteurisés (si oui, préciser quels produits) 96 Selon le patient ou la famille, quelle est la source probable de l’infection et le lieu géographique de l’exposition ? Section 4 : Informations sur les analyses de laboratoire M. Échantillons et résultats d’analyse en laboratoire L. Perception du patient sur l’exposition 97 Échantillons prélevés sur le patient (cocher les réponses applicables) ◘ Écouvillon nasal Date de prélèvement : __ /__ /____ ◘ Écouvillon pharyngé Date de prélèvement : __ /__ /____ ◘ Écouvillon nasopharyngé Date de prélèvement : __ /__ /____ ◘ Lavage nasal Date de prélèvement : __ /__ /____ ◘ Expectorations Date de prélèvement : __ /__ /____ ◘ Produit d’aspiration nasopharyngée Date de prélèvement : __ /__ /____ ◘ Produit d’aspiration trachéale Date de prélèvement : __ /__ /____ ◘ Lavage bronchoalvéolaire Date de prélèvement : __ /__ /____ ◘ Tissu de biopsie Date de prélèvement : __ /__ /____ ◘ Sérum (premier échantillon) Date de prélèvement : __ /__ /____ ◘ Sérum (deuxième échantillon) Date de prélèvement : __ /__ /____ ◘ Sang total Date de prélèvement : __ /__ /____ ◘ Urine Date de prélèvement : __ /__ /____ ◘ Autre : _____________ Date de prélèvement : __ /__ /____ ◘ Grippe A/B Test utilisé : ______________ ◘ Sous-typage des virus grippaux Test utilisé : ______________ ◘ MERS-CoV Test utilisé : ______________ ◘ SRAS Test utilisé : ______________ ◘ VRS Test utilisé : ______________ ◘ Métapneumovirus humains Test utilisé : ______________ ◘ Parainfluenza (1,2,3) Test utilisé : ______________ ◘ Adénovirus Test utilisé : ______________ ◘ Rhinovirus Test utilisé : ______________ ◘ Entérovirus Test utilisé : ______________ ◘ Pneumonie à Chlamydia Test utilisé : ______________ ◘ Chlamydia pneumonia Test utilisé : ______________ ◘ Pneumonie à mycoplasme Test utilisé : ______________ ◘ Legionella Test utilisé : ______________ ◘ Streptococcus pneumoniae Test utilisé : ______________ ◘ Autre : ________________ Test utilisé : ______________ 98 Tests effectués pour la détection des agents pathogènes (cocher les réponses applicables) ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ ◘ Oui ◘ Non ◘ Ne sait pas Préciser ____________ organisation mondiale de la santé ◘ Grippe A/B Test utilisé : ______________ ◘ Sous-typage des virus grippaux Test utilisé : ______________ ◘ MERS-CoV Test utilisé : ______________ ◘ SRAS Test utilisé : ______________ ◘ VRS Test utilisé : ______________ ◘ Métapneumovirus humains Test utilisé : ______________ ◘ Parainfluenza (1,2,3) Test utilisé : ______________ ◘ Adénovirus Test utilisé : ______________ ◘ Rhinovirus Test utilisé : ______________ ◘ Entérovirus Test utilisé : ______________ ◘ Pneumonie à Chlamydia Test utilisé : ______________ ◘ Chlamydia pneumonia Test utilisé : ______________ ◘ Pneumonie à mycoplasme Test utilisé : ______________ ◘ Legionella Test utilisé : ______________ ◘ Streptococcus pneumoniae Test utilisé : ______________ ◘ Autre : ________________ Test utilisé : ______________ ◘ Oui ◘ Non Si oui, préciser le laboratoire destinataire et la date d’expédition : Annexe 2 : Formulaire générique d’investigation des cas de maladie respiratoire Section 4 : Informations sur les analyses de laboratoire [suite] M. Échantillons et résultats d’analyse en laboratoire 99 Échantillons envoyés à un laboratoire de référence international 100 Préciser le/les échantillon(s) positif(s) 101 Préciser le/les agent(s) pathogène(s) positif(s) 102 Préciser les cibles positives (p. ex. MERS-CoV) 103 Préciser les sous-types positifs (p. ex. pour la grippe) 104 Préciser les titres (p. ex. échantillons appariés de sérum pour la grippe) MERS-CoV : coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient ; VRS : virus respiratoire syncytial ; SRAS : syndrome respiratoire aigu sévère ; SO : sans objet. 53 Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes Annexe 3 : Exemple de rapport sur les systèmes de surveillance et l’activité des maladies respiratoires Les informations sur les tendances des maladies respiratoires et des systèmes de surveillance existants permettent de contextualiser l’événement. Dresser un tableau récapitulatif des systèmes de surveillance existants, recensant les syndromes respiratoires ou agents pathogènes soumis à la surveillance, les établissements participants, les définitions de cas utilisées et la population desservie. Les données relatives aux systèmes de surveillance existants aideront les enquêteurs à évaluer la couverture et la représentativité de la surveillance, ainsi que la probabilité que ces systèmes parviennent à détecter des cas supplémentaires associés à l’événement étudié. Un exemple de tableau récapitulatif est fourni ci-après (Tableau A3.1). Tableau A3.1. Maladies respiratoires aiguës faisant l’objet d’une surveillance au niveau national et dans la zone touchée par l’événement (tableau illustratif) 54 STG : syndrome de type grippal ; VRS : virus respiratoire syncytial ; IRAS : infection respiratoire aiguë sévère NIVEAU ADMINISTRATIF ET TYPE DE SYSTÈME DE SURVEILLANCE MALADIE RESPIRATOIRE AIGUË SOUS SURVEILLANCE DÉFINITION DE CAS UTILISÉE PAR LE SYSTÈME NOMBRE ET TYPE D’ÉTABLISSEMENTS DONNÉES DISPONIBLES POUR (ANNÉE) ESTIMATION DE LA POPULATION DESSERVIE DIAGNOSTIC EN LABORATOIRE National • Système complet de surveillance • Système sentinelle • Pneumonie • STG • IRAS Confirmé par radiologie Fièvre mesurée à ≥38 °C ; toux ; apparition des symptômes dans les 10 derniers jours Antécédents de fièvre ou fièvre mesurée à ≥38 °C ; toux ; apparition des symptômes dans les 10 derniers jours ; hospitalisation nécessaire La totalité des 28 hôpitaux publics 10 services ambulatoires publics 8 hôpitaux publics (un dans chaque district) 2008 2010 2010 Population totale (5 millions) 400 000 1,4 million Néant Grippe VRS Grippe District touché • Système complet de surveillance • Système sentinelle • Pneumonie • IRAS Confirmé par radiologie Antécédents de fièvre ou fièvre mesurée à ≥38 °C ; toux ; apparition des symptômes dans les 10 derniers jours ; hospitalisation nécessaire 4 hôpitaux publics 1 hôpital de district 2008 2010 715 000 180 000 Néant Grippe À T ITR E D ’EX EM PLE UN IQU EM EN T A N N EX E 3 organisation mondiale de la santé En fonction des ressources et des données disponibles, il peut être utile de consigner les informations relatives à la performance actuelle de chaque système de surveillance, en particulier dans la région ou le district touché par l’événement. Ces informations pourront couvrir les aspects suivants : ƒ nombre de cas identifiés ou inscrits chaque semaine dans la région touchée, par rapport à d’autres sites ou à la moyenne nationale ;' ƒ délai de la notification par les sites sentinelles ; ƒ respect et application de la définition de cas lors de l’identification ou de l’inscription des cas ; ƒ exhaustivité et qualité des données saisies dans les formulaires de notification des cas ou des données tabulées transmises par le site ; ƒ nombre de semaines sans notification (le cas échéant) ; et ƒ délai entre la date de prélèvement des échantillons et l’obtention des résultats de laboratoire. Ces informations peuvent être présentées sous forme de tableaux récapitulatifs. Les tableaux fournis à titre d’exemple ci-dessous (Tableaux A3.2 et A3.3) illustrent la performance d’un système de surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) pour les années 2014 et 2015, mettant en lumière l’évolution de la performance dans le temps. Ces tableaux peuvent être adaptés ou reproduits pour la zone touchée par l’événement, pour d’autres systèmes de surveillance des maladies respiratoires ou pour une période différente. Tableau A3.2. Indicateurs de performance de la surveillance des IRAS, par hôpital, au niveau national, 2014 (tableau illustratif) HÔPITAL NBRE TOTAL D’HOSPITALISATIONS (N) CAS D’IRAS DÉTECTÉS (%) CAS D’IRAS AVEC ÉCHANTILLONS (%) [CIBLE = 100 %] SEMAINES SANS NOTIFICATION [CIBLE = 0] Hôpital 1 13 515 342 (2,5) 315 (92) 2 Hôpital 2 24 957 442 (1,8) 380 (86) 1 Hôpital 3 14 574 278 (1,9) 206 (74) 3 Hôpital 4 21 542 355 (1,6) 238 (67) 0 Hôpital 5 10 188 237 (2,3) 199 (84) 1 Hôpital 6 14 219 321 (2,3) 308 (96) 2 Hôpital 7 10 744 214 (2) 205 (96) 3 Hôpital 8 12 846 264 (2,1) 222 (84) 1 Total 122 585 2 453 (2) 2 073 (85) – IRAS : Infection respiratoire aiguë sévère 55 À T ITR E D ’EX EM PLE UN IQU EM EN T Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes Tableau A3.3. Indicateurs de performance de la surveillance des IRAS, par hôpital, au niveau national, 2015 (tableau illustratif) Les données de surveillance fournissent un aperçu initial de l’état de santé de la population. Elles peuvent être d’un apport précieux pour les enquêteurs lors du processus de vérification de l’événement, ainsi que pour évaluer l’utilité potentielle du système dans l’identification des cas supplémentaires. Les tendances de la surveillance permettent de déterminer si : ƒ l’événement est associé à une réelle augmentation de l’activité de la maladie ; ƒ l’événement est associé à des souches ou agents pathogènes émergents ou nouvellement introduits ; ƒ les pratiques de surveillance ont évolué, conduisant au déclenchement d’un signal. Certains pays ont fixé des seuils permettant de déterminer si l’activité actuelle de la maladie se situe dans la plage de valeurs attendue ou si elle a atteint un niveau supérieur (ce qui serait signe d’un événement inhabituel). Dans l’idéal, les tendances hebdomadaires ou mensuelles de l’activité des maladies respiratoires aiguës, telles que le syndrome de type grippal (STG), la pneumonie ou les IRAS, seront présentées sous forme de figures ou de tableaux. Des figures et un tableau sont fournis ci-après à titre d’exemple (Figures A3.1-A3.6, Tableau A3.4). Ils présentent les résultats issus de la surveillance des IRAS associées à la grippe au niveau national, et peuvent être reproduits pour la zone touchée par l’événement, pour d’autres agents pathogènes respiratoires sous surveillance ou pour toute affection respiratoire faisant l’objet d’une surveillance (par exemple, STG, pneumonie ou infection aiguë des voies respiratoires basses). HÔPITAL NBRE TOTAL D’HOSPITALISATIONS (N) CAS D’IRAS DÉTECTÉS (%) CAS D’IRAS AVEC ÉCHANTILLONS (%) [CIBLE = 100 %] SEMAINES SANS NOTIFICATION [CIBLE = 0] Hôpital 1 16 328 721 (4,4) 667 (93) 1 Hôpital 2 20 025 887 (4,4) 843 (95) 0 Hôpital 3 19 174 671 (3,5) 557 (83) 0 Hôpital 4 20 080 854 (4,3) 658 (77) 0 Hôpital 5 14 154 525 (3,7) 457 (87) 3 Hôpital 6 20 387 987 (4,8) 977 (99) 0 Hôpital 7 18 795 698 (3,7) 670 (96) 1 Hôpital 8 12 457 755 (6,1) 634 (84) 0 Total 141 400 6 098 (4,3) 5 462 (90) – IRAS : Infection respiratoire aiguë sévère 56 À T ITR E D ’EX EM PLE UN IQU EM EN T organisation mondiale de la santé Fig. A3.2. Décès parmi les cas d’IRAS, niveau national, 2014-2015 (à titre illustratif) 0 50 100 150 200 250 300 350 400 1 5 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45 49 1 5 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45 49 2014 2015 Semaine et année Cas d’IRAS décédés Cas d’IRAS guéris Ca s (n ) IRAS : Infection respiratoire aiguë sévère Fig. A3.1. Cas d’IRAS parmi toutes les hospitalisations, niveau national, 2014-2015 (à titre illustratif) 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 0 50 100 150 200 250 300 350 400 1 5 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45 49 1 5 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45 49 2014 2015 Semaine et année Cas d’IRAS %age d’IRAS parmi toutes les hospitalisations Cas d’IRA S parm i toutes les hospitalisations (% ) Ca s (n ) IRAS : Infection respiratoire aiguë sévère 57 À T ITR E D ’EX EM PLE UN IQU EM EN T À T ITR E D ’EX EM PLE UN IQU EM EN T Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes Fig. A3.3. Proportion de cas positifs pour la grippe parmi les cas d’IRAS, niveau national, 2014-2015 (à titre illustratif) Fig. A3.3 Proportion of influenza positive cases from SARI cases, country level, 2014–2015 (example figure) 0 10 20 30 40 50 60 70 0 50 100 150 200 250 300 350 400 1 5 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45 49 1 5 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45 49 2014 2015 Semaine et année Cas positifs pour la grippe Cas négatifs pour la grippe % positifs pour la grippe parmi les cas d’IRAS % positifs pour la grippe parm i les cas d’IRA S Ca s (n ) Fig. A3.4. Viruses detected among influenza positive cases, country level, 2014–2015 (example figure) 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 1 5 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45 49 1 5 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45 49 2014 2015 Semaine et année Ca s (n ) Fig. A3.4. Virus détectés parmi les cas positifs pour la grippe, niveau national, 2014-2015 (à titre illustratif) Virus A (non sous-typés) A(H3) Virus B A(H1N1)pdm09 58 À T ITR E D ’EX EM PLE UN IQU EM EN T IRAS : Infection respiratoire aiguë sévère À T ITR E D ’EX EM PLE UN IQU EM EN T organisation mondiale de la santé Fig. A3.3. Proportion de cas positifs pour la grippe parmi les cas d’IRAS, niveau national, 2014-2015 (à titre illustratif) Fig. A3.6. Décès liés à la grippe par tranche d’âge, niveau national, 2014-2015 (à titre illustratif) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43 46 49 52 3 6 9 12 15 18 21 24 27 30 33 36 39 42 45 48 51 2014 2015 Ca s (n ) > 50 ans 19–49 ans 5–18 ans 1–5 ans < 1 an 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 1 4 7 101316192225283134374043464952 3 6 9 1215182124273033363942454851 2014 2015 Ca s (n ) Cas positifs pour la grippe Cas de grippe admis en soins intensifs 59 Fig. A3.5. Admissions en soins intensifs liées à la grippe, niveau national, 2014-2015 (à titre illustratif) Semaine et année À T ITR E D ’EX EM PLE UN IQU EM EN T Semaine et année À T ITR E D ’EX EM PLE UN IQU EM EN T Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes Tableau A3.4. Caractéristiques démographiques, symptômes, antécédents médicaux et issues cliniques des cas d’IRAS et des cas positifs pour la grippe, niveau national, 2014-2015 Cas d'IRAS (N=8 551) n (%) Cas positifs pour la grippe (N=1 609) n (%) Sexe Masculin 4 788 (56) 836 (52) Féminin 3 763 (44) 773 (48) Age <1 an 1 847 (22) 169 (10) 1-4 ans 3 279 (39) 690 (43) 5-14 ans 1 263 (15) 249 (16) 15-49 ans 1 081 (13) 174 (11) 50-64 ans 752 (9) 230 (14) ≥65 ans 329 (4) 97 (6) Symptômes Antécédents de fièvre 8 476 (98) 1 597 (99) Fièvre ≥38 °C 5 643 (66) 1 110 (69) Toux 8 498 (99) 1 607 (100) Mal de gorge 2 821 (33) 771 (48) Difficultés respiratoires 4 018 (47) 595 (37) Vomissements 3 847 (45) 659 (41) Douleurs thoraciques pleurétiques 1 710 (20) 273 (17) Résultat positif à l’auscultation 2 736 (32) 482 (30) Diarrhée 1 881 (22) 289 (18) Affections Tabagisme 684 (8) 160 (10) Asthme 680 (8) 182 (11) Maladie cardiovasculaire 86 (1) 17 (1) Trouble neurologique 87 (1) 20 (1) Conditions de sortie d’hôpital Décès 397 (5) 63 (4) Radiographie effectuée 2 650 (31) 434 (27) Pneumonie à la radiographie 450 (17) 78 (18) 60 À T ITR E D ’EX EM PLE UN IQU EM EN T 61 Annexe 4 : Procédures de recherche et de suivi des contacts La mise en place et le maintien des activités de suivi des contacts exigent d’importantes ressourc- es, mais sont d’une importance vitale lors d’une investigation. Les principales étapes de ce proces- sus sont les suivantes : 1. Identifier les contacts des cas grâce à des entretiens menés avec le patient, les membres de sa famille, des agents de santé, le personnel de son lieu de travail ou toute autre personne ayant connaissance des activités les plus récentes du patient, des établissements de santé qu’il a fréquentés et de ses voyages. Dresser la liste de tous les contacts sur un formulaire de recensement des contacts. Comme dans l’exemple donné dans le Tableau A4.1, la liste des contacts doit contenir des informations démographiques, la date de la dernière exposition au cas et les résultats du suivi des contacts (indiquant si le contact est resté en bonne santé ou est tombé malade). Remplir un formulaire séparé de recensement des contacts pour chaque cas faisant l’objet de l’investigation. 2. À partir de la liste des contacts, déterminer quels contacts doivent être suivis et leur attribuer un numéro d’identification de contact. Si le nombre de contacts identifiés est important ou si les ressources humaines sont limitées, il peut être nécessaire d’établir un ordre de priorité parmi les contacts à suivre. Cet ordre de priorité sera fixé en tenant compte des éléments suivants : ƒ la probabilité d’infection du cas auquel le contact a été exposé, le suivi étant ainsi assuré en priorité chez les contacts de cas confirmés ou probables ; ƒ la durée, la proximité spatiale et l’intensité de l’exposition subie par le contact du cas, le suivi étant ainsi assuré en priorité chez les agents de santé, les contacts domestiques qui dorment ou mangent dans le même espace que le cas ou les personnes ayant fourni des soins au chevet du patient ; et ƒ la probabilité que le contact avec le cas ait entraîné une transmission interhumaine. 3. Répartir tous les contacts sélectionnés entre les membres de l’équipe d’investigation ou d’autres agents de santé publics ou locaux chargés du suivi. Donner à chaque agent chargé du suivi un formulaire de suivi des contacts sur lequel sont recensés tous les contacts dont il doit assurer le suivi quotidien. Comme dans l’exemple fourni dans le Tableau A4.2, le formulaire de suivi des contacts doit contenir le numéro d’identification du contact, ses identifiants démographiques, la date du dernier contact avec le cas, la date de la dernière visite de suivi prévue, ainsi que des colonnes dans lesquelles l’agent notera l’état de santé du contact à l’occasion de chaque visite quotidienne. 4. Lors de la première visite de suivi avec chaque contact, le personnel devra expliquer au contact que la prestation en temps utile de soins cliniques de qualité améliore les chances d’une issue favorable pour la plupart des maladies et qu’il est important de se garder à distance des autres pendant la maladie afin de réduire le risque d’infection des contacts proches, tels que les membres du foyer. Offrir au contact différentes possibilités pour signaler l’évolution de son état, comme les numéros de téléphone de membres désignés de l’équipe de suivi ou de la permanence téléphonique établie pour l’événement. Expliquer au contact qu’en cas d’apparition de symptômes, il devra s’isoler, respecter les bonnes pratiques d’hygiène respiratoire et informer le membre désigné de l’équipe de suivi. Demander au contact d’avertir le membre désigné de l’équipe de suivi s’il compte déménager ou quitter la région pendant la période de suivi. 5. Demander à tous les membres désignés de l’équipe de suivi de rendre compte quotidiennement des résultats de leurs activités de suivi à l’équipe d’investigation de l’événement. Ce compte-rendu, communiqué par téléphone ou en personne, doit fournir les informations suivantes : ƒ nombre de contacts asymptomatiques suivis aujourd’hui ; ƒ nombre de contacts symptomatiques suivis aujourd’hui et mesures prises ; ƒ nombre de contacts dont le suivi a été levé aujourd’hui ; ƒ nombre de contacts non suivis aujourd’hui et pour quelles raisons ; et ƒ nombre total de contacts actuellement soumis à un suivi. A N N EXE 4 61 Tableau A4.1. Formulaire de recensement de tous les contacts identifiés Annex 4 : Procédures de recherche et de suivi des contacts NOM DE FAMILLE DU CONTACT PRÉNOM RELATION AVEC LE CAS ÂGE (ANNÉES) SEXE VILLAGE OU QUARTIER DISTRICT OU VILLE TYPE DE CONTACT* DATE DU DERNIER CONTACT DATE DE FIN DU SUIVI N° D’IDEN- TIFICATION ATTRIBUÉ AU CONTACT DATE DE LA PREMIÈRE VISITE ISSUE CLINIQUE CHEZ LE CONTACT Formulaire de recensement des contacts rempli par : Nom du cas N° d’identification du cas (si attribué) Quartier/village du cas Chef ou responsable communautaire District/ville Province/région FORMULAIRE DE RECENSEMENT DES CONTACTS 62 * Exemples de réponses possibles : membre du foyer, agent de santé, collègue, voisin ou autre (préciser). Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes N° D’IDENTIFICATION DU CONTACT NOM DE FAMILLE PRÉNOM ÂGE SEXE DATE DU DERNIER CONTACT AVEC LE CAS DATE DE LA DERNIÈRE VISITE DE SUIVI DU CONTACT RÉSULTATS DU SUIVI QUOTIDIEN* Tableau A4.2. Formulaire de suivi quotidien des contacts Annexe 4 : Procédures de recherche et de suivi des contacts Nom de l’agent chargé du suivi : Numéro de téléphone de l’agent chargé du suivi : FORMULAIRE DE SUIVI DES CONTACTS * Le nombre de jours de la période de suivi dépend de l’événement et peut être étendu autant que nécessaire. Marquer « 0 » si le contact ne présente pas de symptômes de la maladie. Marquer « X » si le contact présente des symptômes ou est décédé 1 2 3 4 5 6 7 63Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes organisation mondiale de la santé 64 Annexe 5 : Examen des registres des établissements de santé aux fins de la recherche active des cas Lors d’un événement épidémiologique, on demande souvent aux établissements de santé de signaler tous les patients présentant des symptômes compatibles avec la maladie. L’objectif de l’examen des registres est de recueillir des informations sur les cas hospitalisés dans l’établissement de santé pendant une période déterminée et d’identifier de manière active les patients qui pourraient être des cas dans le cadre de l’événement en cours. Ce processus permet d’identifier les personnes pour lesquelles des examens plus poussés sont nécessaires afin de déterminer si elles doivent être considérées comme des cas. L’examen permet également de sensibiliser les établissements de santé à l’événement pour qu’ils soient en mesure d’appliquer activement la définition de cas lors du triage des patients et d’informer l’équipe d’investigation de tout cas potentiel. Certaines mesures peuvent être prises, telles qu’une remobilisation ou une nouvelle formation du personnel de l’établissement de santé, pour maximiser les efforts de recherche active et systématique des cas. Il pourra aussi être nécessaire de doter les établissements de nouveaux moyens de télécommunication afin de simplifier la notification des cas potentiels. Les étapes de ce processus sont les suivantes : 1. Identifier les établissements de santé dans lesquels aura lieu l’examen des registres. Selon le contexte et le lieu de l’événement, on envisagera d’établir un ordre de priorité des établissements à visiter. Les critères de priorité peuvent comprendre : ƒ établissements hospitaliers possédant plus de 10 lits d’hôpitaux ; ƒ établissements hospitaliers publics ; ƒ établissements dont on sait qu’ils desservent la population des zones touchées ; ƒ grands hôpitaux universitaires ou de référence recevant des patients transférés à partir d’autres établissements de santé ; ƒ établissements spécialisés dans certaines maladies, comme les hôpitaux pour les pathologies thoraciques ; et ƒ établissements desservant des populations qui disposent d’un accès limité aux services ordinaires, comme les réfugiés ou les groupes marginalisés. 2. Rencontrer les administrateurs et le personnel clinique de l’établissement de santé, leur communiquer des informations sur l’événement et expliquer l’objectif de l’examen des registres. Mettre l’accent sur le fait que cette activité est menée pour appuyer les efforts de recherche active des cas dans le cadre de l’investigation, et qu’elle ne vise pas à évaluer la performance des agents de santé. 3. Décrire les symptômes de la maladie. Demander au personnel clinique de l’établissement de nommer les services dans lesquels sont admis les patients présentant ce type de tableau clinique. Cela permettra d’identifier les registres à examiner. Déterminer en particulier : ƒ si les services de maternité (s’ils existent) sont susceptibles d’être utilisés pour l’hospitalisation de femmes enceintes présentant des symptômes de la maladie ou si ces services sont strictement réservés à la prestation de soins obstétriques ; et ƒ si l’unité d’urgence (si elle existe) est susceptible d’être utilisée pour l’observation des patients pendant 1 jour ou plus ou si elle sert exclusivement de structure de triage, où les patients ne sont pas gardés en observation ƒ pendant plus de quelques heures ; inclure l’unité d’urgence dans la procédure d’examen si les patients peuvent y être placés en observation pendant 1 jour ou plus. A N N EX E 5 organisation mondiale de la santé 65 4. Demander de consulter le registre des patients hospitalisés au cours des 2 à 4 dernières semaines dans chacun des services identifiés à l’étape précédente. La période couverte par l’examen rétrospectif dépendra du contexte de l’événement, de sa date de survenue et des informations disponibles concernant la période d’incubation de la maladie. Si cette information n’est pas connue, faire porter l’examen sur une période de 4 semaines. Le personnel habituellement chargé de remplir les registres pourra être amené à offrir une assistance ou à répondre à des questions car certaines affections ou caractéristiques des patients peuvent être représentées par des abréviations ou des codes. 5. Demander comment les patients présentant des symptômes de la maladie sont normalement inscrits dans le registre dans cet établissement. Préciser si l’établissement consigne directement le code relevant de la Classification internationale des maladies (CIM) ou s’il indique le tableau clinique ou les symptômes du patient. Les éléments consignés peuvent inclure une maladie respiratoire aiguë, un syndrome de type grippal, une pneumonie, une détresse respiratoire, une maladie fébrile ou une autre affection. Décider des codes ou des tableaux cliniques à rechercher dans le registre de l’établissement. 6. Examiner minutieusement le registre de chaque service et établir la liste de tous les patients, même décédés, pour lesquels le registre contient les codes ou tableaux cliniques convenus à l’étape précédente. Utiliser le modèle de liste fourni dans le Tableau A5.1. Si un patient a été hospitalisé à plusieurs reprises dans l’établissement pour la même maladie, ne l’inclure qu’une seule fois dans la liste. 7. Demander au personnel de l’établissement si certains des patients identifiés et recensés sur la liste ont fait l’objet d’une investigation ou d’une notification en tant que cas potentiels dans le cadre de l’événement en cours. Examiner les dossiers médicaux des patients pour obtenir des informations supplémentaires indiquant si la maladie, sa chronologie et les résultats de laboratoire semblent compatibles avec l’événement en cours. La liste obtenue sera utilisée aux fins du suivi des patients dans le cadre de la recherche active des cas. 8. Demander au personnel chargé des registres d’indiquer le nombre total de patients hospitalisés dans l’établissement pour chaque semaine épidémiologique. Consigner cette information dans le formulaire modèle pour permettre le calcul des proportions suivantes : Proportion de patients présentant une maladie compatible par semaine Tranches d’âge des patients présentant une maladie compatible Sexe des patients présentant une maladie compatible Proportion de patients présentant une maladie compatible qui ont été notifiés = nb de patients présentant une maladie compatible par semaine épidémiologique / nb total de patients hospitalisés par semaine épidémiologique = nb de patients présentant une maladie compatible par tranche d’âge / nb total de patients présentant une maladie compatible sur la période complète = nb de patients masculins (ou féminins) présentant une maladie compatible / nb total de patients présentant une maladie compatible sur la période complète = nb de patients inscrits sur la liste qui ont été notifiés par l’établissement / nb total de patients présentant une maladie compatible identifiés Protocole D’INVESTIGATION de la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires aiguës émergentes 9. Fournir un retour d’information au personnel de l’établissement de santé, en leur communiquant la liste de patients générée à partir de l’examen des registres et en expliquant les prochaines étapes d’identification des cas. Présenter un récapitulatif des proportions calculées à l’étape 8. Profiter de cette occasion pour : ƒ aborder tous les aspects de la prise en charge de la maladie susceptibles d’être utiles aux agents de santé dans l’établissement ; ƒ souligner l’importance d’une notification et d’une investigation immédiates des cas dans la lutte contre les événements de ce type ; et ƒ parler des mesures pouvant être prises pour améliorer la tenue des registres de sorte à faciliter la collecte et l’utilisation des informations à des fins de santé publique. 10. Mener une enquête plus approfondie sur les patient identifiés et recensés sur la liste afin de déterminer s’ils doivent être considérés comme des cas dans le cadre de l’événement. 11. Rendre compte des résultats des étapes 8 et 10 à l’équipe de gestion de l’événement. Ces résultats permettront d’orienter les activités ultérieures d’évaluation des risques et de gestion des risques. 66 a) Date de visite de l’établissement : b) Nom de l’établissement de santé : c) Nom de l’infirmier/auxiliaire : d) Numéro de téléphone de l’infirmier/auxiliaire : e) Nom et numéro de téléphone du membre de l’équipe d’investigation : f) Nombre total d’hospitalisations par semaine dans l’établissement (sur une période allant jusqu’à 1 mois) : g) En couvrant une période allant jusqu’à un mois : recenser, parmi tous les patients hospitalisés figurant dans le registre, ceux dont le tableau clinique est compatible avec la définition de cas. Tableau A5.1. Examen des registres des établissements de santé aux fins de la recherche active des cas lors d’un événement Nombre total de patients hospitalisés dans l’établissementSemaine épidémiologique (par exemple lundi-dimanche) DATE D’HOSPITALISATION NOM ÂGE DU PATIENT (ANNÉES) SEXE DU PATIENT (M/F) ADRESSE ET TÉLÉPHONE DIAGNOSTIC (de préférence à la sortie, sinon au moment de l’hospitalisation) STATUT DU PATIENT (décédé, sorti de l’hôpital, hospitalisé) CAS POTENTIEL DANS LE CADRE DE L’ÉVÉNEMENT ACTUEL ? (O/N) Protocol to INVESTIGATE non-seasonal influenza and other emerging acute respiratory diseases67 Numéro de la semaine actuelle : Numéro de la semaine dernière : Numéro de la semaine avant-dernière : Numéro de la semaine avant-avant-dernière : Annexe 6 : Précautions lors des soins de routine aux patients atteints de maladie respiratoire AGENT INFECTIEUX Niveau des mesures de lutte anti-infectieuse requises lors des soins de routine aux patients, à l’exclusion des actes générant des aérosolsa a Pas d’agent pathogène identifié, pas de facteur de risque d’une IRA potentiellement préoccupante (par exemple, syndrome de type grippal sans facteur de risque d’IRA potentiellement préoccupante) IRA bactérienne,b y compris due à la peste Autres virus responsables d’une IRA (par exemple, virus paragrippaux, VRS, adénovirus) Virus grippal présentant une transmission interhumaine durable (par exemple, grippe saisonnière, grippe pandémique) Nouveau virus grippal sans transmission interhumaine durable (par exemple, grippe aviaire)c SRAS, MERS-CoV Nouvelle infection respiratoire transmission inconnue d Précautions standard Précautions gouttelettes Précautions contact Précautions aériennes IRA : infection respiratoire aiguë ; MERS-CoV : coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient ; VRS : virus respiratoire syncytial ; SRAS : syndrome respiratoire aigu sévère. Adapté du Tableau 2.1 du document de l’Organisation mondiale de la Santé : Infection prevention and control of epidemic- and pandemic-prone acute respiratory infections in health care. World Health Organization. 2014 (http://www.who.int/iris/handle/10665/112656#sthash.NtwwkcHw.dpuf, consulté le 19 novembre 2015). a Pour les définitions des précautions standard, gouttelettes, contact et aériennes, consulter le document de l’Organisation mondiale de la Santé : Prévention et lutte contre les infections lors de la prise en charge de cas probables ou confirmés d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV). Organisation mondiale de la Santé. 2015 (https://apps.who.int/iris/handle/10665/186677, consulté le 19 novembre 2015). b Par IRA bactériennes, on entend les infections respiratoires bactériennes courantes imputables à des micro-organismes tels que Streptococcus pneumoniae, Haemophilus influenzae, Chlamydophila spp. et Mycoplasma pneumoniae. c Au moment de la publication des lignes directrices de l’OMS susmentionnées en 2014, aucune transmission interhumaine durable et efficace du virus de la grippe aviaire A(H5N1) n’avait été observée et les données disponibles n’indiquent pas de transmission aérienne d’une personne à l’autre. Un masque chirurgical est donc suffisant pour les soins de routine. d Lorsqu’une nouvelle IRA est identifiée, son mode de transmission est généralement inconnu. Appliquer les précautions de plus haut niveau de lutte contre les infections jusqu’à ce que des informations plus précises soient disponibles sur la situation et le mode de transmission. world health organization 68 A N N EX 6 Annexe 7 : Modèle de plan de rapport d’investigation# Titre/description (mentionnant la maladie/affection faisant l’objet de l’investigation) Période Lieu (villages, quartiers, district, province) Résumé d’orientation Informations générales Résultats préliminaires de l’évaluation des risques et raisons de l’investigation (par exemple, importance pour la santé publique, seuil atteint) Méthodes : Dates de l’investigation Site(s) de l’investigation (établissements de santé, villages, autres) Recherche des cas (indiquer les activités entreprises dans le cadre de la recherche des cas, telles que l’examen des registres, l’investigation des contacts, l’alerte donnée à d’autres établissements de santé, autres) Prélèvement d’échantillons pour les analyses de laboratoire Description de la riposte et des interventions (préciser les dates) Gestion des données Évaluation des risques (fréquence, participants et questions spécifiques posées pour chaque évaluation) Résultats : Date et lieu du premier cas connu (cas indicateur) Date et établissement de santé dans lequel la consultation du premier cas a eu lieu Résultats des activités supplémentaires de recherche des cas Analyses de laboratoire et résultats Sous forme de texte, décrire les principaux enseignements de l’analyse menée en fonction du temps, du lieu et des caractéristiques individuelles Résultats détaillés de l’analyse en fonction du temps (courbe épidémiologique), du lieu (carte) et des caractéristiques individuelles (tableaux) Risques caractérisés, niveau de confiance et principales décisions prises à l’issue de chaque évaluation des risques Résultats de la riposte et données relatives à son impact Interprétation, discussion et conclusions : Résumé des résultats et hypothèses relatives à la source de l’infection, aux modes de transmission, aux types d’exposition et à l’ampleur de l’événement Mesures de santé publique recommandées : Observations sur les mesures applicables aux niveaux suivants : communautés, établissements de santé, district, partenaires, province et pays Observations sur les méthodes recommandées pour éviter la résurgence de l’événement Date du rapport : world health organization 69 A N N EX 7 # Adapté du document de l’Organisation mondiale de la Santé et des Centers for Disease Control and Prevention. Guide technique pour la surveillance intégrée de la maladie et la riposte dans la Région africaine : 2e édition. Genève : OMS ; 2010 (http://www.afro.who.int/publications/technical-guidelines- integrated-disease-surveillance-and-response-african-region-0, consulté le 24 novembre 2017). WHO/WHE/IHM/GIP/2018.2 Contacts: Programme mondial de lutte contre la grippe : WHOinfluenza@who.intFlambées épidémiques : outbreak@who.int RSI : ihrinfo@who.int Organisation mondiale de la Santé Avenue Appia 20 1211 Genève 27 Suisse Le présent protocole décrit l’approche pouvant être adoptée par les autorités de santé publique et les enquêteurs à tous les niveaux pour planifier et mener des investigations sur la grippe non saisonnière et d’autres maladies respiratoires émergentes. Il présente en outre des rappels et des conseils sur la manière de relier les informations provenant de l’investigation et de l’évaluation des risques. L’étiologie de la maladie n’est pas toujours connue lorsque survient l’événement ; le présent protocole se concentre donc sur les mesures importantes mais générales devant être prises dans le cadre d’une investigation face à un événement imputable à une maladie respiratoire aiguë, en particulier lorsqu’elle se produit à l’interface homme-animal. Ce protocole incorpore et reflète l’expérience pratique acquise sur le terrain par le personnel international, national et infranational chargé des investigations lors des flambées de grippe non saisonnière, de SRAS et de MERS-CoV. Les autorités nationales et locales peuvent s’appuyer sur ce protocole et sur les outils associés pour formuler leurs propres procédures, adaptées à leurs besoins particuliers.

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé