ACTINOMYCOSIS U ntied K ing do m . — Actinomycosis species are common in nature. Some members o f the genus lead a saprophytic life in grains and grasses, soil and water, and are frequently found lead ing an apparently harmless existence in the human mouth. Un commonly, man may be affected by Actinomyces, usually A. israeli, and between 20 and 40 cases are reported by laboratories in most years. In the last two years, 67 cases were reported, 27 in 1971 and 40 in 1972. Forty-three o f the patients were males and 24 were females. Six cases occurred in children.
ACTINOMYCOSE R oyaume -U n i . — Les espèces du genre Actinomyces sont com munes dans la nature. Certains représentants du genre vivent en saprophytes dans les graines et les herbes, le sol ou l’eau et on les rencontre fréquemment dans la bouche de l’homme où ils semblent mener une existence inoffensive. Chez l’homme, les infections à Actinomyces sont assez rares, généralement dues à A. israeli; bon an mal an, les laboratoires en signalent entre 20 et 40 cas. Pendant ces deux dernières années, 67 cas ont été notifiés, soit 27 en 1971 et 40 en 1972. Quarante-trois malades appartenaient au sexe mas culin et 24 au sexe féminin; six cas étaient des enfants. Le diagnostic bactériologique a été obtenu le plus souvent par isolement de l’organisme en culture. Six cas seulement ont été diagnostiqués uniquement par examen microscopique de matériel infecté. Dans la plupart des cas (43), l’infection avait son siège au niveau de la tête ou du cou. Sept malades présentaient une racine dentaire infectée et 14 un abcès à la mâchoire inférieure. Chez l’un de ces malades, un homme de 33 ans, les organismes du genre Actinomyces ont été isolés dans du pus provenant d ’une ancienne fracture de la mâchoire inférieure et chez un autre malade, une femme de 36 ans, dans une greffe osseuse infectée de la mâchoire inférieure. Chez dix malades atteints d’actinomycose cervicale, l’évolution a été assez typique: endure sur l’un des côtés du cou, s’accentuant graduelle ment en quelques semaines et accompagnée de malaise mal défini. Les granules caractéristiques ont été observés au microscope dans du pus obtenu par incision et drainage des lésions et Actinomyces a été isolé dans les cultures du pus. Chez sept malades, l’organisme a été isolé dans du pus provenant d ’une canaliculite nosolacrymale suppurative, et chez deux autres dans du pus provenant d ’un abcès ou kyste de la paupière. Dans un cas assez inhabituel, on a pu isoler A. israeli dans un abcès cérébral, en compagnie de streptocoques anaérobies. La malade, une femme de 21 ans, avait des dents cariées, mais un écouvillonnage gingival n ’a pas permis d’isoler A. israeli. Deux malades étaient atteints d ’actinomycose du voile du palais: un enfant de dix ans et une femme. Dans sept cas, l’organisme a été isolé dans la paroi abdominale infectée de sujets qui avaient subi une opération chirurgicale, mais il se peut que, dans certains de ces cas, la présence de l ’organisme en cette localisation ait été fortuite, la contamination venant des intestins. Chez deux malades, on a pu observer un épanchement pleural. L ’un deux, un homme de 48 ans, avait fait de la fièvre pendant une semaine accompagnée de douleurs thoraciques; il présentait un important épanchement pleural à partir duquel on a pu cultiver A. israeli, également identifié à l’examen microscopique d’une biopsie de la plèvre. U n autre malade présentait un abcès pulmo naire dans lequel on a pu isoler A. israeli. Chez un malade, Actinomyces a été isolé dans une culture de sang. E s’agissait d’une fillette de six ans atteinte de sputa bifida qui pré sentait à la cuisse gauche une tuméfaction chaude et douloureuse.
The bacteriological diagnosis was made in most of the cases by isolation of the organism in culture. In only six o f the patients was the diagnosis made solely by microscopical examination of infected material. In most cases (43) the site of infection was in the head or neck. Seven patients had an infected dental root and 14 had a mandibular abscess. In one of these patients, a 33-year-old man, Actinomyces sp. was isolated from pus from an old fracture in the mandible, and in another patient, a female aged 36, from an infected bone graft in the mandible. Ten patients with cervical actinomycosis presented with a fairly typical history of swelling in one side of the neck, gradually increasing in size over some weeks, accompanied by vague malaise. Typical granules were seen on microscopy of pus obtained after incision and drainage of the lesions and Actinomyces isolated on culture of the pus. In seven patients the organism was isolated from pus from a discharging nosolacrimal canaliculitis, and m two patients from an abscess or cyst on an eyelid. In one unusual case, A. Israeli together with anae robic streptococci, was-isolated from a brain abscess. The patient, a 21-year-old-woman, had carious teeth, but A, israeli was not isolated from a gum swab. Two patients had actinomycosis of the soft palate: one a ten-year-old child and the other an adult woman.
In seven instances, the organism was isolated from infections in the abdominal wall following an operation, but in some of these cases the isolation of the organism may have been incidental due to contamination from the bowel. Two patients with pleural effusions were reported; one o f these, a 48-year-old man, presented with a week’s history of fever and chest pain, and a large pleural effusion was found. A. israeli was grown from the aspirated fluid and was also seen on micro scopical examination of a pleural biopsy. Another patient had a lung abscess from which A. israeli was isolated. In one patient, Actinomyces was isolated from a blood culture. This was a six-year-old girl with spina bifida who presented with a hot, tender swelling in the left thigh.
(Public Health Laboratory Service and/et British Medical Journal, 1972,4, 365.) N ote d e la R édactio n : 1 L ’actinomycose se rencontre probable ment dans la plupart des régions du monde, mais on n ’a pas d’infor mations complètes à ce sujet. Le mode de transmission de l ’orga nisme d ’un animal à l’autre, de l'homme à l'homme, ou d ’un autre milieu à l ’animal ou à l’homme n ’est pas connu. Comme on n ’a pas trouvé de source régulière en dehors des animaux ou de l’homme et sachant que les organismes se rencontrent le plus souvent dans la bouche de l’homme et des animaux, on pense que l’infection est endogène. La transmission doit donc se faire par contact avec les porteurs d ’organismes et avec les objets souillés. E ne fait pas de
Editorial N ote: 1 Actinomycosis probaly occurs in most parts of the world, although complete data are not available. The mode of transfer o f the organism from one animal to another, from man to man, o r from other environment to animal or man is not known. N o consistent source has been found outside of animals or man, and because the organisms are more frequently found in the mouth of man and animals, the source of infection is believed to be endogenous. The transfer in this case must be by contact with carriers o f the organisms and with fomites. In fected individuals no doubt also act as passive carriers a t least,
1 T. G. Hull, Diseases Transmitted from Animals to Man.
W kly epidem. Rec.. No. 11-16 March 1973
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Relevé épidém. hebd.: N ® U -16 ma» lyjj
continuously distributing the fungus about the environment through contaminated saliva or through faeces—whether used as fertilizer or not. Attempts at substantiating direct infection of man from animals W e failed, but people working with and about farm animals have a higher incidence of the disease.
doute que les individus infectés jouent également le rôle de porteurs passifs, répandant en permanence le champignon dans le milieu par la salive contaminée ou les fèces — que celles-ci soient utilisées comme engrais ou non. On n ’a pas réussi ju sq u ’ici à établir qu’il puisse y avoir infection directe de l’homme p a r les animaux* mais l'incidence de la maladie est plus élevée chez les personnes qui s’occupent d ’animaux ou travaillent au contact d ’animaux dans les exploitations agricoles,