a7 ORGANISATION MONDIALE DE LASANTE PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L,ONCHOCERCOSE DANs LE BAsslN DE LA Voura lJ L,IMPACT soclo - ECON OMIQUE EN ÏERTYIE DE REPEUPLETNENT ET D'UTILISATION DES ÏER,R,ESLIBERÉESDEL'ONGHOGERGOSEENCOTED'IVOIRE sUR tES IO PRET$iERES ANNÉEs (1974 ' 1984) DU PR.OON,AMTNE ,1 Abidia n Novembre 1984 Par LEOPOLD KEHIN SOCIO - ECONOMISTE b ORGANISATION }IO)iDIALE DE LA SANTE PROGRA},ÙIE DE LUTTE CONTRE L I ONCHOCERCOSE DAI{IS LE BASSIN DE LA VOLTAt' ABIDJAN NOVEI'ERE I984 L'IMPACT SOCIO ECONOMIQUE EN TERME DE REPEUPLEMENT ET DIUTILISATION DES TERRES LIBEREES DE L'ONCHOCERCOSE EN COTE DIIVOIR.E SUR LES IO PREMIERES ANNEES (1974' 1984) DU PROGRAMME PAR LEOPOLD KEHIN SOCIO - ECONOMISTE b \ _,/ MM PAGES Avant-propos. . IÈ Zone onchocercosée 2 PrésenEation de lrEtude:.... I - Introduction. 3 I l.- Le Problème ....... 3 1.2. Les Termes de références. 4 1.3. Méthodologie ...... 5 1.3. l. L'Analyse documentaire 5 1.3.3. Les Entretiens semi-directifs 6 1.3.4. EvaluaÈion critique.. .....7 II - Analyse critique des activités socio-économiques situées dans ltaire du Programme de Lutte contre ltonchocercose .....8 2.1.- Les activités agricoles ou agro-industrie1les...9 2l .1. Le'Programme Sucrier . .. . . ..9 , 2l .2. Le prograrmle maraîcher ou fruitier... ......10 2l .3. Le prograrrue des vivriers . . . I I 21.4. Le programme coton .. .. 14 2.2.- Les Activités de lrElevage et de la Pêche.......18 III - Evolution dénographique eE sa répartition dans la Zone du Programne de lutte conEre lronchocercose .....21 IV - Incidence du Programme Oncho sur les activiÈés socio- professionnelles de la population : Cas de Touba Borotou. . .. ...28 4.1. Présentation Touba-Borotou. ...28 a A -3- PRESENTATTON DE LIETIJDE 1. INTRODUCT]ON - 1..I LE PROBLEI\,E La mission ApG qui a réatisé I,étud.e d.e base lnur Ie laneement du programme d.e lutte contre lfonchocercose, a fixé comme objeetifs fondanrentamx du progrâmme, Ie contrôle d.e Ironcho_ cercose et subs6quernment, 1'ùtilisation des terres ainsi r-ib6rées en vue d.u développenent 6conomique et social. fl stagit, d.ix ans après ].e d.émarrage du progrFmme d.e lutte contre lronchocereose, d.e faire Ie bilan d.es activités de d.éveloppe_ ment socio-économique d.ans lraire ivoirienne du progrâmme. ce problème est d.rautant plus irnFortant pour 1a Direction du prograrnme que d'es succès importants ont ét6 remport6s dans le domaine entomologique. En effet, se10n un rapport établi par lrorganisation Mond.iarede la SANTE, agence d.rexécution d.u progrâmme onchocercose, les popu-lations vectriees ont 6t6 réduites d.ans d.es proportioné teues que ra transmission de lragent pathosène est pratiquement interrompu dans 90 % d.es 65h oOO kn2 d.e lraire initial_e du progrnm,ne (avec les exten_ sions' nous sonmes à .764 ooo i.r2 pour lrensernble des sept pays). ciest d.ire que Ie premier objectif est largenent atteint. Quren est-iI du second. ? Quelle est la part du prograrnme oncho d.ansle d6vèloppement socio-économique que eonnaît 1es sept pay.s membres,plus particui_ièrement la Côte aflvoire ? crest ee que tente d.e cerner r-es terrnes d.e référence définipar 1a Direction du programms. t -)+ - 1.2 LES TERMES DE REFERENCE CADRE GENERAL Participer à Ia réarisation drune étude sur rrimpact socio- économique en teraes d.e repeuplement et drutiLisation d.es terres libérées d'e lronchocercose en Côte d.trvoire sur Ies 10 prenières années ( tgfl+-tggl+) au progrâmme. DESCRTPTTON DES TACHES 1) Analyser d'une manière critique lrensemble des activités(projets ou progrârmes) de développenent soci-6cononique men6es dans l-f aire du Programme ONCHO depuis Ie d.émarrage ( 19TD. , e) Analyser les inter-actions entre ces activités d.e lronchocercose, 3) Anaryser 1révolution de Ia d.énographie et sa répartition d.ans lraire du prograrrme. )+) au regard. des résurtats aequis par 1e progrenrme oNcHo, analy:ser d.ans l-es zones d.u Band.a.ma Blanc et/ou Sassand.ra, lr§volution d.e lrincid.ence de ltonchocercose sur toutes les activit6s socio- frofessionnelles d.e 1a population (agriculture, éIevage, pêche, forêts, ind.ustrie, etc.). cette 6volution sera analysée aux travers d.es ind.i- catéurs teJ-s que : i BILAN DES ACTTV]TES DE DEYELOPPEMENT s0cïo-ECoNOMIQUE TERI{ES DE REFERENCE POIIR L'ETASLISSM{ENT DU - -5- - niveaux et systèmes d.texploitation d.es ressources naturelles, accroissement d.e Ia capacité d.e travail d.es groupes d.tâges et d.es ind.ivid.us par réduction des manifestations cliniques de lronchocercose "1 ,rolorrent de Ia cecit6. - amétioration d.u cadre de vie (revenus., habitat, etc.) a^nélioration d.u niveau de santé et des.infrastruetures socio- économiques (sanitaires, scolaires, routières et autres équipement économiques ) . d.egré actuel ou potentiel tle participation d.es co"'munautés du programme (sr:rveillance entomologique, traitements d.es zones, d.istribution ile néd.icaments) et technologies utili- sables par les populations dans Ie cadre d rune d.6volution de certaines activités ciu progrÊrnme. Par rapport à ces termes de référence, quelre néthod.e avons-nous utilisé pour 1a réalisation C.e 1r6tud.e ? 1.3 METHODOLoGTE :. Compte tenu des thèmes centran:x cles termes d.e référence, nous avons donné une orientation à l-a fois qualitative et quantitative à 1tétud.e. Ces der:x néthod.es conpl6nentaires nous pemettront de saisir les faits sociaux, économiques... de façon satisfaisante. pour ce faire nous aÿons utilisé l-es techniques suivantes : 1.3. 1 L'ANALTSE DOCUMENTAIRE lous J.es cLocr:ments écrits clisponibles d.ans 1es Admi- nistrations publiqueset priv6es ivoiriennes. Nous avons évit'e d.e eor- riger certaines erreurs relatives aux statistiques qui nous ont ét6 fournies mais nous 1es avons interpretée5comle iI se cloit. -6- 1.3. Z LE QUEST]ONNAIRE FERME Il a été appliqué à Ia zone de Touba-Borotou koro(complexe sucrier). Cette zone sur Ie haut Sassandra choisie en col-l-a- boration avee le responsabr-e de lrunité Economique, eonstitue un cas qui mettrait en 6vidence et d,e façon significative, lrimpact du pro- grâmme d'e lutte contre lronchocercose en Côte d.trvoire. crest une zone initialement peu peuplée. Le questionnaire utilis6 sur Ie terrain comprend. 31 Questions relatives : I - à I'id.entification des enquêtés, ff - au mouvenent d.e peuplement_repeuplement, rrr - à Ia nise en vale,r des terres 1ib6rées de lronchocer- cose. . 1.3.3 LES ENTRET]MIS SB,IT-DTRECTIFS fls ont pe:mis de completer à la fois le question- naire ferné et lranalyse d.ocumentaire. Les prineipaux thènes abord.és sont : 1 - Etat sanitaire d.e Ia population avant et après lgT\. 2 - Mouvement d.e 1a population constaté 3 - Les revenus monétaires d.es paysans l+ - l,e problème de r-a mécanisation et du rend.ement des super- ficies exploitées 5 - Attitud.es et opinions d.es enquêtés. ü T_ 1 .3 . l+ EVALUAT]ON CR]TTQTIE Lrimportance de l-rétud.e signalée plus haut m6rite que lron srintéresse atLK limites qui ltont marqu6es. La plus importante qui cond.itionne d.railleurs toutes res autres, est le d.élai inposé : 2 mois. un ami, chercheur d.e r-runiversité Nationale d.rAbidjan à quijrai montré Les termes d.e r6férences mra d.emand.é si je'd.isposais drun an pour r6aliser cette 6tud.e. En effet, au regard. de ltaire du prograrnme z ZTO 0OO km2, 1révolution dénographique et sa répartition absoibe Ies d.er»c mois im- pos6s. 11 est diffieile d.e d.isposer des d.onn6es statistiques fiables d.ans nos pays sous-d.éveloppés. L'unité économique aurait dû établir ses lptopres statistiques en effectuant un r.ecensement. Ce travail reste à faire. Les données que nous d.isposons sont d.e lrAdministration terri- torial-e qui réatise Ie recensement d.ans une autre optique (é1ection, paiement de carte PDCI-RDA (t ). Cefa influence éno:mément Ia fiabili-t 6 des résultats. De p1us, i1 est quasiment impossible d.e trouver d.es chiffres r6clnts. . Bref , six mois au moinsrnous auraient pe:mis d.ralIer au fond. des choses. Ainsi'pensons-nous que Ia pr6sente étud.e revêt un earactère . essentiellement expérimental-. (t) pncf-RDA = Parti Démocratique d.e Côte cl,Ivoire Rassemblement Démocratique Africain. -B- II - ANALYSF CP.ITIOUE qES ACTIVITES SOCIO-ECONOUTQqES SITUEES DANS L'AIREDUPRoGMMMEDELUTTECoNTREL'oNCH0CERC0SE (l) Le plan lgTl-1975 posait déjà corrme 1'une des grandes options : 1,,,élaboration de choix particuliers, favorisanE temporairement des groupes d,hommes, des régions, des secteurs d'activitê, de façon à atteindre les objectifs globaux et 1'équilibre final recherché par des opérations intégrées de déveloPPement." cette optionesfÀrattacher à celle qui vise la satisfaction du bien-être de la population ivoirienne. ces deux objectifs ont été repris par les plans quinquennaux suivants. Ils onE été cooplétés par drautres objectifs notarulent ceux du plan l98l-1985 : . priorité à 1a modernisation de 1'agriculÈure .promotionetmodernisaÈiondesactivitésartisanales et Eraditionnelles . recherche d'un dévelopPenent mieux êquilibré de 1'ensemble du territoire national' Cesdifférentsobjectifsontétéàlabasedelamiseenvaleur de 1a zone libérée de l'onchocercose, gui corresPond grosso modo à la savane défavorisée du point de vue de l-réquipemenE collecEif et du revenu annuel par comparaison à 1a zone forestière' Tôutefois, ltensembte des efforts déployês n'aurait Pas connu de succès si le progranrre de 1uÈte ntavait pas existé. I1 convienÈ drexaminer 1es différentes réalisations intervenues depuis 19J4, date de la création du prograrme de iutte, dans La zote onchocercosée. cet examen nous permetEra, dtune part, de vérifier si les objectifs rappelés ci-dessus onÈ été atteints, et d'autre.part, de savoir s'il y a eu une influence quelconque du progrartrne Oncho sur 1é d6roulement de ces activités. LIanalyse s Iarticule sur troiS "prograrrnes maje,rrdt 2. l- Les activités agricoles ou agro-industrielles 2.2- Les activités d'élevage et de pêche 2.3_Lesinfrastructuressocialesetéconomiques. Cet examen a été effectué dang la zone de à partir du document : DévelopPement Socio- Economique lutte contre 1'onchocercose, )t{inistère de ltEconomie eE des Finances, l 983. (l) Direction des Investissements, Abidjan, 9- 2.1 - Les activités agricoles ou agro-industrielles 2.1.1 - Le programme sucrier Outre le complexe de Ferkessédougou l, dtune superficie de 5 OOO ha irrigués avec une capacité de production de 50 000 tonnes de sucre raffiné, la Côte dflvoire a lancé et 1974 un programne sucrier de 12 cornplexes d'une capacité mgyenne plus ou moins égale à ce1le de Ferké l. Ce progranme, plus qu'aubitieux a été réduit à la construction de 5 complexes : Ferké 2, Borotou, Sêrébou, Katiola et Zuénoula. Les objectifs globaux de production ont êté ramenés à 280 OOO tonnes. Une société drEtat,, SODESUCRE, crêée en l97l lors de la réalisation du complexe Ferkê l, gère lrensemble des complexes. Le coût des investissements pour la période 1976-1982, srélève à 224 milliards de francs couranÈs donc l70 millards dremprunts. I1 convient de préciser que ce prograrme sucrier a connu une êvolution importante. De 12 complexes prévus, il a été réalisé 5 complexes donÈ 2 viennent d'être supprimés en 1984 : Sérêbou et Katiola. Ces deux complexes J montraient dès le début des signes de faiblesse quant à une amélioration ' d'atteinte des objectifs initiaux. Si lron ne peuE pas affirmer, du point de vue financierr guê les com- pLexes sucriers ivoiriens sont rentables, il importe de Laar" en évidence tous les effets induits qurils genèrent. Au plan gocial eÈ de ltemploi z 25O O0O personnes (salariées plus leur farnille) vivent directement ou indirecÈement des complexes sucriers. La masse salariale des emplois ainsi créés s'élève à ll nilliards de francs en 1983. De p1us, un besoin de formation, résultant de ces emplois a été estiméà5600personnes Au plan de lrenvironnement et de la lutÈe contre lrexode rural : Les complexes sucriers ont contribuê à lfessor de cerËaines villes très modestes initialemenË cortrtre Ferkessédougou. Ils ont aussi permis la création de nouveiles villes : Borotou, Sérêbou et Zuénoula. Grâce aux complexes sucriers, il a été possible de réduire lrexode rural par la création drinfrastructures sociales et administratives. Dans le cas de Borotou-Koro, plus de I 5OO logements modernes ont êÈé construits sans compter les bureaux et lrusine réservés à la zone industrielle. _ lo _ Les complexes sucriers ont également joué un rô1e important sur 1'envi- ronnement par Ie développement de la culture villageoise de canne à sucre, par le développement des cultures vivrières et par lrutilisation des sous- produiÈs de sucrerie (melasses et dêchets végétaux) pour ltembouche animale. Au plan économique, les complexes sucriers constituent des pôles de développement importanËs qui s'intègrent dans 1a stratégie globale adoptée par la Côte dtlvoire : réducÈion des disparités rêgionales et recherche d'un développement national équilibré- -- j 'tI ç , r I .l tJ Ces divers effets induits seraienÉ nulÿ s'il n'y avait Pas eu le pro-\:_ 7 grarme de lutte contre lronchocercose. Ces.complexes se trouvenEr en effet, dans des zones moyennement ou fortement, infestées par lronchocercose' Lrexistence de certains complexes sucrierS seraient même compromise si une lutte à une échelle très vaste ntétait pas menée. Le cas de Borotou que nous analyserons par la suite, montrera de façon amplifiée ltinpact du programe de lutte contre ltonchocercose sur la plupart des activités socio-économiques. 2.1.2. - Le Prograrnne maraîcher eË fruitier Outre les premières zones maraîchères mêcanisées et irriguées (tltzi Bandama, Rubino, Ntdakro et Ferkessédougou), on dênote deux autres zones : celle de Marabadiassa et celle de Sinêmatiali. Ces deux unités de production de légumes sont de grosses unités onéreuses. Elles ont coûté 7,9 milliards de FCFA courants dont 4r3 milliards de'francs sur emPrunt. pour éviter dtalourdir la dette de 1'EtaE, il semble opPortun que les nouveaux pértmètres soient réduits à de petites exploitations (dimension familiale) et pris en charge par 1es Paysans. ActuellemenÈ la SODEFEL' société dtencadrement pour les fruits et légumes ne semble Pas srorienter dans cette voie. ELle travaille en régie et utilise les Paysans corune des manoeuvres. Le rêsultat est très net : abandon des parcelLes par des paysans. a- ll Le périmètre de NrDakro, situé à Bouaké a ét'e abandonné par des paysans depuis Ia fin de 1'année 1982. Actuellement des manoeuvres recrut.és par la SODEFEL y travaillent. La raison fondamentale évoquée, est I'insuffisance des ressources Perçues dans Itannée' En effet, à la vente des récoltes de légumes, 1a SODEFEL retire le coût des facteurs de production (tracteur' motoPomPe, engrais et divers. autres outils). Le revenu net distribué au Paysan est alors amoindri. Pour minimiser ce.t asPect, la SoDEFEL devrait travailler de concert avec Ies autres sociétés d'encadrement des Paysans afin que le revenu provenant des lêgumes soit complémentaires des autres revenus' Crest L'objectif assignê par le plan quinguennal en cours, l98l-1985' Quant aux projets fruitiers : production drananas, dfavocats, i1s ont exploités en régie. Tous ces Progralmes, réalisés 1e pas de développement stil n'y avait Pas eu . 1 I onchocercose. 2.1.3.: Le' Prograuure des vivrlers 11 s'agit des tubercules, des céréales et dE ltarachide qui servent à ltalimentation de la population ivoirienne. Les ,ivfisas sont traditionnellement opposés aux produits de sqêculation tels : le coton le café et Ie cacao, desEinés uniquem-ent à lrexportation.; >t--- ",-" ). ,. b : i tong des cours dteau, ntauraient le progranrne de lutte contre ,f .i",î / , -11' on ne retiendra iei que le projet expérimental de la culture mécanisée de manioc à Toumodi. L'objectif dê plantations annueLles a étê ramené de 1000 à 600 ha en période de croisière pour 1e centre industriel' Le manioc devra subir des transformations industrielles (farine, attiéké") Le coûE total s'élève à 3, O52 milliards de FCFA couranÈs dont l,052 rnilliard de prêt de la Caisse centrale de coopération économique' 1 ô-12- Le progranrne manioc' cortrne tous à ltamélioraEion des revenus des Paysans Toutefois, 1a vulgarisation de paysan reste à faire' les autres Programmes, vise de la région centre ' cette culture mécanisée en milieu 2.1.3.2 - Les céréales et 1'arachide Dans Ia zone de savane' ctest la compagnie ivoirienne de textile (CIDT) qui encadre les surfaces des vivriers à la suite des changements intervenus en 1977 ' Le problème, au déparE semble celui de la nêgl-igeance des vivriers au profit de la culÈure du coton' LacomparaisondessurfacesencadréesducotÔnetdesvivriers, montreunaccroissementdessuperficiesdecesderniers.LetableauNol ci-après en donne une idée précise' o ôTABLEAU N. I : EVOLUTION - 13 - DES SURFACES ENCADREES . SOURCES CIDT COTON ET VIVRIERS Surface (ha) Rendement kg/ha ANNEES Désignation culture t982 I 983 I 983 l 984 | 223 I o44 384 353 128 136Coton t982 I 983 - 1983 - 1984 Riz irrigué ler 2e ler 2e 7 cycle cycle cycle cycle | 466) 6 sgs5 r33) I 4lo) 7 8276 417) Riz fluvial 26 03r 32 840 .4 I **//t- ai 1982 l 983 - 1983 - 1984 t982 l 983 - 1983 - 1984 Mais 46 022 58 631 ,.{ r982 I 983 - 1983 - 1984 Arachide 25 658 26 l8l ô- 1\ - De ce tableaujl'ressorf q.re la surface des vivriers aEteint sensiblement 50ZdessurfacesenéadréesalorsquelecotonseréServelesauEres507.. LecotonconstitueeneffeElasourceprincipaledesrevenuesdespaysans delarégiondesavane,entièrement,situéedansLazortedeluttecontre l,onchocercose. son examen nous Permettra de voir 1tévolution de f impor- Èance du programme eE des revenus monétaires ' Ce progranrne a démarré en lg74' à la même année que celui de lutEe contre 1'onchocercose. 11 aurait êt'e intéressant de savoir si la progressiondelasurfacecultivéedépendant,desrésultatsdelalutte contre ltonchocercose et si ceEte progression a suivi les différentes extensions du programne oncho que la Côte dtivoire a obtenues' Pourpouvoirmesurercette^corrélationentermesprécis,i1' aurait fallu disposer du temps nêcessaire. Des indications peuvent cepen- dant permettre à nos successeurs d'approfondir la question' -LacultureducotonexisteavanEl9T4.Elleestconnue des paysans du Nord ivoirien' Laprincipaleraisondel'évolutiondessuperficiescultivées semble résider dans les moyens importants que ltEtat ivoirien a mis à la disposition des paysans concernés : forte subvention, gratuiÈé de lten- grais, augmentation des prix drachat du coton dtannée en année' centrali- sationdessEructuresdecommercialisation(C.I.D.T..achèteÈout1e cotonauxPaysans),mécanisationdessurfacesetanimationdoutenueen nilieu rural. ..',, - Toutefois, la dimension onchocercose n|est pas à nêgliger I,e prograrüne cotÔn'.n,aurait Pas connu 1'essor actuel s'i1 n'y avait 'paseusurune'grandeéchelle'laluttecontrel'onchocercose' -Ilyalieudefairelapartdesdifférentsfacteursavant de déterminer celle qui revient au programne de lutte contre 1'oncho- cercose. Defaçongénéraleleprograilmecotonaatteintlesobjectifs assignés'ycomPrisceuxdellaccroissementdesrevenusmonétaires des paYsans. -1r- Le tableau suivant surfaces dePuirs 1972-1973 revenus. En valeur alSglue : Tableau No2. montre non seulement mais aussi celle des 1'évolution des rendements et des I s,rtrt.. moyenne In"r,a"*"r,t I r.r* drachar( [*".,"r,.,( ( ::::::) 7 z I 7 3i t t I th,* t t s z7 5 I 7 6 z7 6 I 77 277 I 7 8 z7 I I 79 279 I 80: 80/81 8t I 82 szl 8383 I 8\ 0,g3: 0,85:0,85 t 0,83'0,91 ..O,Sl tl,l4 .t,zo;t,st;t,rz ;t'+t '.t',+ol ::935'l 005'l OZoz.gg4;r 164:l t76t.t 071:l 169:lO8l:1086:t 223irOa+] ::::'z::::3) 39,77244,84269,90 269,89279,86279,92279,95279,95279,9579,96279,93299,7)) En valeur relative (bâse IAO=72173 ::::::ZI 7 5 t 7 6 rl A I t t z7 7 I 7 I z7 8 I 7 9 z7 9 I 80: 80/ 8 t 8t I 82 282 I 83: 83 /AAt roo: no ; rrz , 1r, i rsz;rsa'; l6s ; rzo ; rzo I ::::::':) ( i Surface moYenne ( ( Rendement ( !.r.i* d'achat(. ( ( Revenu ' 100 102 : 100 : 107 ' r00 ll3 : 100 : l'24 t02 ' r09 106 z 124 126: l15 z 125'll6 : ll6 : l3l : lll ) 176 | 2ol t tot '- zot'.201 ',20t'.201 ' 2ol'.251 I) :)176 t96 En douze années, re revenu brut. par planteur a été multiplié par près de 5 ce qui s'explique en premier lieu Pf[ les augmenÈations 'successives',du prix d'achat (x2,5 er celle de la surf ace 4 l'u O -' I '!t cependant, cette année nous remarquons une baisse de rendement Par fapport à 1'année dernière. Cette progression sur l2 ans serait plus sensible encore si on considérait non Pas Ies revenus bruts, mais les revenus nets: en'effet 1es engrais sonE intégralement subventionnés par ltEtat depuis 1977' ( ) , -16- De lravis iLes responsabl-es d.e la CIDT, en douze années, 1e revenu brut par planteur a êté nu1tip1i6 par 5. cela srexplique par ltaugmentation successive des prix drachat (x 2r5) et celle de fa surface. Les responsables d.e Ia CIDT estiment que cette progression sur 12 ann§es serait plus sensible encore si lton consid'erait non pas 1es revenus bruts mais 1es revenus nets car 1es engrais ont ét'e intâgralement subventionnés par ]-rEtat d.epuis 1977' La répartition des paysans par unit6 agricole et des tranches d.e revenus agricoles permet d.tapprécier 1révolution d,e ces revenus'comme ltindique Ie tableau gi-dessous. tTableau No3 *1 SUTVANT LE REVENU AGRICOLE(x1000F) : e0oOt e>@ I r 5oo ,i o ,5oo ,r ,ooo, ,5oo , ,"ooo , ,.00, 3 ooo , 35oo,,rooo, tr ooo(:r:( uono ( ( 6-: 10 '^r. 16 : 19 ^2, 15 ; 1L : 6 z \,5, : ', 2,5 215 0 o (( ouesr l+ h 2 2 5 5 I §- I RAPPEL 1982/83 CENTRE Soit supérier.rr à 1 NORD OU!]ST CENTRE 000 000 F 6+ /" 71 % B% c. ï.D.7 1983/B)+ 1982/83 \7 /" 76 /, 215 o15 o15 C.I.D.T i 1r5 :, 7r5 z 15j : z -- - ---ÿ : +------- z ----i-29 z 1\ : 1[,5 : 1\ : 11,5 : 9 )) ,l- - l8 - Malgré 1a relative réussite du programinerdes problèmes majeurs subsistent ; celui de la mécanisation demeure le plus impor- tanL. Le problème de la mécanisation nrest pas spécifique à la culture du coton mais concerne toutes les cultures encadrées par la crDT. En effet, 1a mécanisation demeure 1'un des moyens privilégiés pour réaliser la modernisation de 1'agriculEure, définie par le plan quinquennal 1980-1985 comme objectif prioritaire. On comprend pourquoi le recours systématique à 1a urotôrisàtion demeure la règle des sociéÈês d'encadrement. crDT, soDEpALM etc, selon que lton a affaire à la savane ou à Ia forêt. Toutefois, de sérieuses contraintes subsistent : défrichemenÈ, faiblesse du rendement, coût é1evé du matérie1. , T1 faut distinguer la motoris_a-!:lgU- çonventionnelle, dont la / _. +#/ püissance vraie entre 65 et 185 cv,-?_1o_Ig qu_e.la motôrisàtion inter- i, médiaire a une'puissanc" *.i"ai*-ï" f;r"fs des Responsables de Ia CIDT, 'un défriciiàment coûte 4 millions'par hectare, ce qui est très é1evé car le rendement moyen est de lrordre de 2tlha pqgr le mais.- En occident, le rendement est de 9-l2tlha pour la même culture. 11 y'a certainemenÈ des problèmes agronomiques à résoudre. Par ailleurs, la Côte dtlvoire ne maîtrise pas le coût du matériel qui drélève davantage. Ltensemble de ces paramètres (défrichement, faiblesse du rendement et coût du matériel) font que 1'emoloi de 1a moÈori- sation est à ltheure acEuelle plus onéreux que les autres formes d t exploitation agricole. r1 convient cependant drinitier des études approfondies à partir des,premières expériences menées à divers endroits (savane, forôt) 'pour définir un type de mécanisation à vulgariser. I1 serait également oPPortun dtenvisager, dans le cadre de la coopération interafricaine (cEAo ou CEDEAO), la créatioq 9'-qnité__de_ fabrication de matériel agricole. - "-pr;iièlemenr à cerre dérnarche,:;"; ;";;;Tîreet-ion des petites exploitations correspondant à des réalités sociales, doit être entreprise. On pourrait éviter ainsi les désaffections des paysans dans le travail des cultures vivrières. ,Ï 'siI /. )I Arç, ^ \ f l " ao,'-"1 i.,t.I {',/,t }1[1.- i'' tq ; ,"" t--(J .-r'1 'u, 1iI-f I $: 1 t r't.I ( - 19 - 2.2 _ LES ACTIVITES DE L'ELEVAGE ET DE LA PECHE Elles constituent 1'un des facteurs de réequilibrage des revenus enEre la zote de savane et de forôt. I1 s'agit draméliorer par tous les moyens disponibles le cadre de vie des paysans. I1 s'agit aussi de réduire la dépendance excessive de la Côte d'Ivoire dans ce domaine : t tip1Z a" la viande de boeuf consoumée, proviennent de Ia zone soudano- sahélienne. L'élevage Èotalise l3 projets dont deux ont été réalisés enrre 1972 et 1g74, c'est-à-dire avant 1"'-dërâ;t""mhgraume de lutte contre ltonchocercose. La lutte contre le vecteur a Permis Ie développement. de 1rélevage ivoirien en éliroinant la hantise d'être atteint par 1a maladie des yeux. Ces treize projets totalisent un coût de 25 894 Millions de francs CFA. Les objectifs de conbter les déficits protéiniques d'origine. animale restent encore éloignês mais 1a tradiction dtéleveur coulmence à s'installer. De plus, il y a de plus en plus dtassociation élevage-agriculture, ce qui évite les oppositions éternelles dt agriculteurs et dré1eveurs. En ce qui concerne la pêche, elle concerne uniquement Ia pêche continentale eE la pisculture. Deux projets ont étê initiés en 1978 et 1980. Le premier projet concerne la création dtétangs, de sÈation dtalevinage. 11 est localisé à Aboisso, Bondoukou, BouakérDaloa, Korhogo, Man, Gagnoa, Touba pôur un coût total de 1,5 Milliard CFA. Le deuxième a vu le jour sur le lac de Buyo et a coûté I '325 Milliard CFA' a?| ,-1 i . ces deux projets nrauraient pas été possibles stil nty avait p'as eu le prograrmne de lutte contre ltonchocercose' i- En effet, le 1ac dê Buyo, sur le fleuve Sassandra' se trouve dans la zone classée corirme ayant un taux élevé dtinfestation. La carte ci-contre, produite par 1a Direction du développenent régional met en relief 1es différentés zones d'infestation ainsi que les rivières traitées. Cela guide énormément les initiateurs des différents projets surtout près des cours dteau. /"+ LUTTE CONTRE Mai tjoNcHocERcosE _ 20 _ 1981 a t; I I I l .t I I I EI .Tour d'infcrrorton foibtc @l to,' rll t';lîfoï3ilo;ior.n Er-1 RÔI Villogr Rlrlrn r æ Tour. d,infcrtotlon lmporront K 7)Ï- I 50 tOO Km -- (-21 - Toutes ces activités économiques, agriculture, 6levage et pêche, ne peuvent se réariser sans 1es activités drappui ou d.raccom- pagnement : sant6, hydraulique humaine et energie. La construction des barrages est préeéaé par lrintervention de Ia lutte contre ltonchocercose, ngf,,anrmsn! lrétud.e d.es gîtes larvaires et lt6pandage des prod.uits larvicid.es. ctest le cas d.e Br.1yo et sur- tout du projet d.e barrage de Soubré. CONCLUSION PARTTELLE Au te:me d.e ce prernier survol, i1 apparait : - quriJ. y a eu un effort r''nI'ortant cle mise en valeur d.es terres situées d.ans 1a zone d.e lutte contre lronehocercose. - que le d.éveloppement d.e ces activités socio-économiques répondent ar»c objectifs d.es différents plans quinquennaux successifs qui se résument ainsi : réduction d.es d.isparités nationales, réequili- brage national d.u point d.e vue monétaire. - q.ue 1t imFact du progra'r'me oncho sur ces activit6s reste d.iffus. cela tient à l-rinexistence clrindieateurs propre à r'lrunité Economique" pour mesurer au fiI du temps cet impact por:rtant incl6- niable d.ans lressor des programmes ivoiriens cle tiéveloppement. ITT EVOLUTTON DEX\,IOGRAPHTQUE ET SA REPARTITION DANS IA ZONE DU PROGRAMI{E DE LUTTE CONTRE L'ONCUOCERCOSE Le tableau nol+ d.onne 1a répartition de la population par sous-sectepr (recensement de 19Til. une constation srimpose : 1a population totale d.e la côte drrvoire srestime actuellement à près cte ÿ mi11ions. La popr:lation initiale d.ans ltaire du progrannne oneho avant 1es d.ifflrentes exten- sions srél-evait à environ 1 niIlion. a -22- TABLEAU No l+ ANNEE 1975 s/sECTErrR BOUAiG - Pr6f. ll - s/P n EOUAKE I(AT]OLA DTMBOI(RO N'BAHTAIGO TTBTSSOU YAMOUSSOiGO BOUAT'LE OUME TTASSAIE TOTAL: 808 o)+8 7T 875 )+t> oz5 )+7 ztl fi 6t+o 100 l+38 263 609 85 l+86 B0 3\5 1 890 821+ S/SECTEUR BoNDouKou - préf. - Dept. - S/P - s/P ,t ll - Dept r BONDOUKOU ABENGOI.IROU ALEPE BETTE BONGOUANOU GROUMAN]A BOI'NA ANZOPE TOTAL: 296 551 177 692 t+z gSS 1 '92 91 522 768 55 723 58 512 723 721 - Préf. SEGUELA - S/P DUEKoUE 157 539 53 484 * : - préf. MÂN - 3 Z7g 659 It . DALOA _ : 369 6tO S/SEcTEUR sEGUELA ::- " cUIcLO -: 137672 lt . SOUBRE - : 6t B4B .2 :- BIANKOID{A -: 717lt : : - s/p I'{aNKoNo 3g 9gt * .: TOTAL r 08r 039 77 786 ll 224. + t24 oto t32 278 579 'r 18 357 * TOTAL 334 074 .a : - Préf. TOUBA ' z -S/P BoRoToU : : - Préf. ODIENNE S/SECTEUR ODIENNE : : ,- s/P BoI]NDIALI .: ; . I' DIoULATEDoUGoU - : : . - " MADTNANT -21+- S/SECTEUR KORHOGO - Préf. il - S/P - (r) - s/P KORHOGO FERKE TAFIRE Bm,tA (ÆsMA) TINGREI,A zt6 8t6 9o l+es 't 9r3 386 35 829 , t \oT Les nombres marqués clrun compte d.ans Ie calcul des astérix ne sont Pas Pris en sonmes I -)q- TABLEAU RECAPlflJLATIF -=-=-=-=----=-=-=-=-=-=- POPULATION TOTAIES/SECTEURAnnée 197, BOUAIG BONDOUKOU SEGUELA OD]ENNE KORHOGO TOTAIIX = 890 723 081 331+ I+t t 821+ 721 039 oT)+ l+0? \ l+ht 065 t! -26- augnentation de Ia population corollairement d.e 1a zone onchocercosée' I1 Y a donc avec 1télargissement Au totaI, iI faut attenclre Ie por:r effectuer d'es comparaisons entre 1tévolution dénographique dans Jraire Toutefois, d'epuis 19'('' nous ne disposons pas de statistiques officielles.A].lheureactuelle,l.eministèrede1'intérierrrest en train de réaliser un recensement en une tles éiecti'ons 1985' ces sta- tistiquesneserontdisponiblesqueverslenilieuclel'année1985. De plus' en ce qui concerne ltévolution démographique (tableau no5 ) nous ne pouvons rien affi:mer en lfab.sence des statis- tiquesfiables.Leschiffresd'esclépartementssituésdans]azone onchocercoséequenousavonsobtenusd'elaDirectiondesstatistiques rura.les ne sont pas du tout fiables. Le cas de Korhogo, zone habi- tuellenent peuplée semble édifiant à cet égard' recensenent national d'e 1985 197ÿet1985 et voir ai'nsi du programe. EvoLUTIoN DEMoGRAPIIIQUE DANS QUELQUES DEPARTEMENTS\,I t.- c\j I TABLEAU N., _--__.__--- DEPARTEMENTS DE ANNEES .-_§_ I 975 35 267 t979 I 981 8r 381 Accroi ssement(en chiffres) + 46 ll4 Taux dt(en Z) 56,66SEGUELA(S/Secteur Ségué1a) 97 975 (7 5l8t) + 58 994 60,21},IANKONO(S/Secteur Ségué1a) 38 981 TOUBA (S/Secteur Odienné) 77 786 t28 663 (7sl81 ) + 5O 877 39,54 (7sl7e) 6 835 - 2,53KORHOGO(S/Secteur Korhogo) 981/ t269r-. ,-28- IV - Incidence du Pr rafltrne oncho sur Ies activités socio- rofessionnelles de la poPulation : Cas de Touba-BoroEou Uneprésentationdelazoned'enquêÈes'imposeavantdevoir l,incidencedel,onchocercoseSurlesdifférentesactivitésdela population qui srY trouve' 4.1 - Prêsentation de Touba-Borotou Ils,agitdudéParEexoentdeToubacolmel'indiquelacarte(l) ci-après et plus particulièrement la sous-préfecÈure de Touba et de Borotou. 4.1.1 - La sous-Préfecture de Touba Lemilieuphysique,humainetsocio-économiqueretiendrontnotre attention. 4.1l:ll- Le milieu Physique et humain La sous-PréfecEure couvre une suPerficie de 2002 kn2' ElLe est traversée par deux principaux cours dteau z La Fêtêdougouba et le BAFING. EIIe connaît deux sâisons : une saison de pluie,de février à Novembre et une saison dtharmattan qui cotrmence en décembre' Elle est donc suffis3rmenE arrosée et".la végétation y revêt deux aspects : 1a forêt dans sa Partie Sud, sud-ouest et Ia savane arborée dans sa partie Nord Nord-EsE' Leg contreforts du mont nimba se prolongent ici par-le Mont ZAALA qui culmine à 1000 m-d'altitude' La sous-Préfecture dispose d'un imporEanE réseau routier : route A (biturnée) = nationale = 75 kms rouEes B: relient les départements = 46 kuts route C: relient les villages = 333 kms Encequiconcernelapopirlation,lasous-préfecturecomPte25677 habitants selon le recencenent de 1980' ce qui fait une densité de l2 habitants êu kn2. (l) Cette carte délimire la tion. Elle est Produite Par Ministère du DéveloPpement zone onchocercose et la densité de 1a popula- la Direction du Développement régional (D'D'R) Rural - I 983 a DENSITE DE POPULATION PAR ESTIMATION reso DEPARTEMENT _29_ ) È" '-'---1l---J f:-;-;:1L::--l [Ët L.ta lo_e ol -- MOINS DE 5 Hob/Kmz DE 5 à lo Hob /Km' DE lo ô 2o nou / r.' DE 20 ô soxouTxme NoU LIMITE ZOHS I ONCHOCERCCSEE: DU o 50 looltn >H TRAIT AU LITTORAL i,' i o n I fii! I àl n o-t o \t.t. tlt.t c: \ / #i'* -30- 411.2 - LtasPecE socio-économique Lasous-préfecEureconnaîEunevaiiétédeculturesindusErielles er produir même du café (606t en 1983-1984), ce qui semble rare pour les Zones de savane. Elle produit âu coton (516,345t en 1983)' du soja (242,TOstenlgS3etdutabac.Dupointdevueculturevivrière,|eriz (1921,362t)sembledeloinlaplusimporEante.Onrelèvetoutefois,la culture du maîs, du manioc' esÈ également pratiqué, essentiellement : bovins' o L'élevage Y ovins et caPrins. Du poinÈ de vue infrastructures sociales' t'rès peu primairesettroisétablisseuentssecondairesdontunprivé dispositiondesé1èves.Troiscentresdesantéetunhôpital le maintien de la bonne santé de la population' Conrnent se présente alors la sous-préfecture de Borotou ? 4l .2.1 - La Sou§--Ptéft"ttt" dt B I On distingue 1e milieu physique' humain et 412-l - Le milieu physique et humain LaSous-PréfecturecouvreunesuPerficiede population de 22 033 habitants' soit l0 habitants au d t écoles sont à la assurent socio-économique . 2 087 km2 avec une km2. à la végétationLes caractéristiques relatives au clinat et sont identiques à celles de Touba' LaSous-PréfecEureesttraverséepardeuxcoursd'eau. 1a FEREDOUGOU déjà connue' 41 .2.2 - L'asPect socio-économique En plus des cultures déjà citées pour Touba, à lrexception du café, il faut ajouter Ia On y dénombre tréize écoles dont deux sous-Préfecture, 1e reste se concentrant aufour Ces écoles comPtent 6l classes avec 2008 élèves En ce qui concerne 1e réseau routier' distingue route A (bitumée) + nationale = 57 km LABOA Ct la Sous-Préfecture de canne à sucre. au chef-lieu de La du complexe sucrier. dont 696 filles. o- 3l - routes B : relient les départements = 40 km rouEes relient les villages = 68 km Les rouEes C ne sont Pas praEicables en toute saison' Llinfrastructuresecomplèt,ePar1|existencededeuxcentres de santé et de 3l Puits' CONCLUSION PARTIELLE CetensembleTouba-BorotouestessentiellemenEpeuplé de ,,maou", sous-groupe malinké. 11 est abondamrent arrosê et dispose de vasEes plaines très fertiles' Ctest dans cet ensemble que nous avonsétudiél,incidenceduProgrammedeluttecontrel'onchocercose. o- </ - Le choix d.u cas se justifie doubfenent : 1) ctest une zone située sur Ie haut Sassandra et fortement infestée.. 2) crest une zone faiblement peuplée où lton peut facilement mesurer ltapport du progro'nme oneho en ternes de repeuplement et d'tuti- lisation d.es terres. l+.2. Les raisons évoquées ci-êessus nous ont pertis d.e liniter notre échautillon à 50 personnes ctpnt 5 salariées ' Cet échantillon se répartit ae Ia façon suivante : Tableau no § REPARTITION DE L'ECIIAI{EILION. ZONES DIENQ1JETE BOROTOU LOCALITES OU irouurrcursso | 25 : 5ofr : '': (z': )( colælurr sucRrER : 5 z 10 fi : z '(o.fi ) ( ( ( ( unrum 5 10fr ) ( ) ( romr, ( ttt'coi,oooucou )30% )\ a-33- Auregard'decetéchantillonetenconsidérantlesnombreux e4tretiens que nous avons eus avee les d.ifférents responsables d'e Ia région (t), on peut analyser ltincidence du programe oncho sur lfhorme et ses activités socio-professionnelles' l+.e.t LTHOYil{E II sragit ici des der:':c sexes' Tous les vi}lages visités, à lrexception du complexe suerier, existent depuis 1e d'ébut d'u 19e siècIe. Les habitants d.e ces villages reconnaisseat la forte na^nifes- tation des simulies ctepuis ler:r installation. Ils avouent 1er:r impuissan- ce à Lutter contre ltonchocercose qurils soigaaient avant le progSame avec des feuiLles d.e manioc, de bananier etc. IIs reconnaissent quravec Ie progrâïnme (identifié po Les véhicules Lantl Rover srrr lesguels est écrit oncbo),ilnlyapresgueplusdesimulies.Ilsreprennentd'oncconfiance (tous Ies enquêtés) e! travaiLlent paisiblenent' Toutefois, les personnes adultes atteintes et qui ne sont pas totalenent aveugles, e:çri.ment levoeuxde se voir guérir' psychologiquement, Ie progralDne a une incideuce positive' De ltentretien çLue nous avons eu avec Ie Directeur par intérin' de 1ç'sod'esucre (ua Fra^nçais) it ressort qurau début d.e Ia création du conpJ'exe sucrier' en 1gT7, règnait r:nccertai4pisychose cle Itonchocercôse. Tout le montle était piquépardessi.nutiesetl|ons'habil].aitenconséquencelpa^rrtalon, manchetlongues. Maintenant on est en culotte et tee-shirt' IL ajoute : ,,si vous arrêtez l-e traitênent, a.lors iI nqy 'a,ra plus cle iomplexert' Actuellement, selon notre inter}ocuteur, Ies gens s,instaLlent tout autor:r clu complexe. Nous avous pu constalei' Ltexistence d.,un vilrage intégré au comprexe. une habitante de cètte zone a affirmé qureLle srest installée en même temps que lrusiBe ctest-à-d'ire vers 1979 et ses voisins sont arrivés iI y a environ d'eux ou'trois aJrs' Nous avons égalementd'énonbréplusieurschampsdecr:ltr.rresvivrières: (t) l,e d.6partement de Touba. -3)+- roanioc, riz du bas foncl . Le manque d.tencadrement d-e ces cultures ne nous a pas per"mis d,e connaître leurs superfieies ' On estime, toutefois que 1e complexe compte 12 alors quf en 1gT7, i1 nry avait personne à cet enclroit' Le complexe sucrier constitue donc un cas de repeuplenent de ltonchocercose. Toutefois, si lrincidence du prograrme il semble d.iffieile d.e 1a mesurer avec exactitude. En effet, plusieurs .autres facter:rs sont à consitl6rer : - installation cle lrusine et de Itinfrastructure administrative. cela inplique Ia cr6ation de nombrepç emplois qui attirent beaucoup cle jer:nes en quête de travail. conme L'affi:me Ia quasitotaLité de nos enquêtés d.u complexe, nous sormes venus ici parce qutiL y a du travail' - construction de eomplexe Borotou-koro. O0O habitants d.û au contrôIe est incléniable ' logenents d.6cents constituant 1e viII-age du Cette difficulté drisol-er lrincidence clu contre lfonchocercose apparaît 6galement au niveau professionnelles .c!'e Ia population observée' progra:Dme de lutte des activités socio- l+.2.2 EIIe apparaît nettement dans Ia rétluction d'e la capacité de.travail. Dans un village colme MAIIÀNA' où près tte \O % aes habitants sont atteints dronchocercose, la protluction agricole y est moins abondante que Ie village NTGOLODOUGOU où lton compte environ 20 /' tlrha- bitants. Mais nàne ici, iI est inpossible cle d'ire, du moins àvec 1e temFs que nous disposons: guê par suite cle Ia réduction des manifestations cliniques cle ltonchocercose, i1 y a accroissenent de Ia capacité de travail. -3r- un autre facteur important, ltexoile rura] continue de d'épeupler les villa- ges des jeunes gens valides' ce qui réduit la capacité ae travail' La situationrestestationnairedanstouslesvillagesvisités,saufbien sûrlecomp}exesucrieroùl,accroissement-estspectaculaire. Letableauci-d'essousind'iquellévolutiondessuperficiesdecannesrécoI- tées, d'e la prod'uction ôe cannes et ôu sucre raffiné' Tableau nol Evolution des superficies de cannes réco1- tées, de }a proêuction de ca'nne et 'du sucre source : SODESUCRE BOROTOU-KORO 1 98l+-85 - i .^r,c r.\,i ôÂNïtEl  sucRE : )( t PIANTATIoNS DE CANNE A SUCRE : i tit( : ^É^ 6F- I oo^.rrn*rn* , ngNDB'ffi'lT: PRoDUCTIoN )( tnvpns , sur{l9::-Io- : ""XÏ":;":;;* , , DE suc3g )COLTEES : DE CANNES : ( ? ' ,t <t +. /na": 30 006 t\-/ 1o8o-81 z \\29,63 ha ' :rf 018'51h tzrt'5r -t1!1:---1i------ ; 5017,81 ha : -36- Ilfautnoterqu'aucomplexesucrier,touslesmoyensmoclernesd.e production sont utiLisés : prépépinière, pépinière, 'semence, mécanisation etc' Du fait d.e lrimplantation du complexe sucrier, iles pistes ont 6té ouvertes' un centre de santé et une maternit6 0nt été construits. Dans 1es autres vil1agps, d.e type- trad.itionnel , en Irabsence d'tind'i- cateurs propres à t'Itunit6 EcononiQüê", iI senble impossible de mesurer lrimpact d.u programme oncho sur les d.iff6rentes activit6s d.e production' Il aurait faflu choisir des villages tests depuis cinq ans au moins afin d.e mener une observation permanente' Toutefoisr lrévolution d.e Ia culture du cotonr nous permet de dire ,..\n globalernent quril y a eu-accroissement-.3e"-Ia eapacit6 ae travail dans Ia " ', -.1ong.§tucli,ée. Le tableau ci-dessous en donne une id'ée' CIDT - TOUBA I §.- ca I Tableau NoB - EvoiulroN DES srATrsriauEs 7l'72 z 72'73 : 73-7 4 7 4-75 75-7 6 7 6-77 77-78 z 78-79 : 79-8O : 8O-81 8l-82 :82-83 : 83-84 ZONE. TOUBA Surface Production..... Rendement 582 ,50: 476 9o4: 633 820: : 880: 748 l92z 5Ol 850: 637 z 4482 994| 797 z 503: 629: 5492 37O 877 z 571 z 544,5O2 5r5 193: 9462 8l 8: 679 8262 831 : 7 462 561 365: 752: 771 ,5Oz 759 l2Oz 984: 882: 835 961: 9462 809: 2lOz I l49zl 909 324 52t 457 595: 608 871: 928 I O23: I ZONE. BOROTOU Surface Production..... Rendement 197 z 506: 560: l52z 90 7252 5962 279| 23t 331: 8292 3422 286 067: ll0 602z 583: 442 9442 7 59: : 415 ,5O : 373 4l l: 487 898,70 : 241 z r50 950: 6262 2832 166 267 z 819: 580: 3r r 400: 6222 4992 l9l: I 12z 57r 747 764 r 309 4292 5752 8242 691 : 607 z 705: 353 5s5 I ZONE. OUANINOU Surface Product.ion..... Rendement : 50o,50 : 399 6542 486 790: 7 692 560 2592 7282 : 557,25 z 340 640: 6r0: : 388,50 : 383 349: 986: 640: 534 829: 4ol 835: 488: 927 z 997 z 7332 o2r. 9l 3: 600 547 283 501 : 4422 288: 2622 l92z rr5: 3522 708: 848: 960: 689: 501 : 298 3722 285.9402 392 768: I 645 I 769 I669 SECTEUR -SrirÏâceP oduction..... Rendement I 967 2342 I 363:1358 783: : 4O4z I 431 z I 624 967 z 935: I l9l:ll7l 830: : 7 6321 2682 6642 136: 2 8O921629 937 z 2452 2 39421532 7252 3772 I 9362 t 432 6452 5422 I 27221609 9292 9452 I 588: I 254 827 z : 2862 I 638: 2 I 3O 9762 I Bo9: O4322 178: 2 080 84 l '832 I 366 447 ,75: I '8'o24X5tl064 595: t -38- CONCLUSION PARTIELLE Au regard du cas étudié' quatre constatation srimposent' lol La région Touba-Borotou éEait forEement infestée et la population a souffert de 1'onchocercose' zol De 1'avis des populations visitées' 1-a regression de la maladie est due à la'tutte menée contre le vecteur' 3o/ Une amélioraÈion du cadre de vie et des activités de productiôn est amorcée depuis quatre ans' 4ol La colonisation des terres' très fertiLes' demande une organisaÈion particulière de 1a part du Gouvernement ivoirien : installation des jeunes gens déscolarisés originaires ou non de ceÈte région ; exploitation agro-industrielle de type couplexe sucrier" " Dans tous les cas, des précautions élêmentaires devront être prises : averÈissement des autorités traditionnelles' accomplissementderiEesancestraux(sacrificesparexemple). .l -39- CONCLUSION GENERALE ET PROPOSITIONS Nous rePrendrons de façon logique. les conclusions Partielles et les articulerons , {.1 11 ressort de 1'analYse effectuée l"/ Qu'il y a eu un effort imPortant de mise en valeur des terres situéesdanslazonedeluÈtecontrel'onchocercose. 2'/ Que le déveloPPement de ces activités socio-économiques répond auxobjectifsdesdifférentspl-ansquinquenauxsuccessifsqui se résument ainsi : réducÈion des disparités nationales, rééqui- librage national du point de vue revenu monétaire' 3o/ Que l,impact du prograuuoe oncho sur ces activités reste diffus. cela tient à f inexistence drindicateurs ProPres à rlrUnité Economiquet' pour mesurer au fi1 du temps cet impact Pourtant indéniable dans 1'essor des prograrrrDes ivoiriens de déveloPPement' Dans cette perspective, le choix de villages tests dans chaque sous-secteur paraît adéquat à 1'observation périodique' I1 fauE donc définir rapidement des indicateurs dans ces villages tes ts . 4" I La colonisation des terres libérées de ltonchocercose, demande une organisation particulière de la part du Gouvernement ivoirien : installation des jeunes gens déscolarisés ; exploitation agro- industrielle de tyPe complexe sucrier" ' Quelle que soit la forme adoptée, des précautions êIémentaires devront âÈre prises : avertissement sous forme de sensibilisation des Autorités traditionnelles des zones concernées ; accomplis- sement de rites ancestraux (sacrifices par exemple). â -)+O- 5" / rl faut associer les paysans à la lutte contre Ie vecteur en utilisant les hornrnes des régions concernêes. En outre i1 faut informer largement 1es Autoritôs préfectorales et sous-préfectorales afin qu'elles suivent mieux Ies diverses activités du progranrne de lutte contre lfonchocercose. Cette association peut se faire par 1a conununication systématique des rapports effectués sur les zones OtrChoeerquienneg (rappor-b de consultation, rapport dractivité de 1a lutte antivectoriel- 1"). cela leur permettrait de suivre 1es différenÈes phases du programne et de sensibiliser la popul,ation sur 1'utilisation des mddicaments, les précautions élementaires de proteetion : vestimentaire notarrnent.. Une telle information seuible très indiquée pour prêparer les sePt Pays à prendre en main pro- gressivement les acquis du prograrme' à n a, - )+t - LISTEDESINSTITUTIoNSETPERSoNNESREI{CoNTREES l) Ministère de 1'Economie et des Finances : . Direction des InvestissemenÈs Publics' . Direction de 1a statistique' Uinistère de 1a Santé Publique et de la Population . Direction de la Statistique . Direction des Relations exLêrieures . Inspection Générale de la SANTE Ministère du déveloPPement rural . Direction du Dêveloppement régional Ministère de 1'agriculture et des eaux eÈ forAt . Direction.des statistiques rurales Compagnie ivoirienne de textile (CIDT) Bouaké et Touba " Société de production animale (SODEPRA) Bouaké société pour le Développement du sucre (SoDESUCRE) Borotou-Koro société pour le DéveloppemenE des fruits et légumes (SoDEFEL) Bouaké' 2) Entretiens avec Messieurs . 1e Préfet de Touba .. le Secrétaire Général de la Préfecture de Touba . Ie Secrétaire Général de Préfecture de Bouaké . le Sous-Préfet central de Touba . 1e sous-Préfet de Borotou . le chef de secteur du Prograntne de lutte contre l'onchocercose Bouaké. . 1e chef du sous-secteur du Prograrure de lutte contre 1 | onchocer- cose ODIENNE' â tÇ t ANNEXE I INDICES DES PRIX A LA CONSOMMATION (base 100 = 1960) Pour les trois derniers mois SoURcE : DIRECTION DES STAMuqqEq Juillet 1984 Août 1984 Septembre '1984 Type africain 617 ,3 599,7 599,3 Type européen 550 ,4 549,O 563,7 AI'INBXB II REPÜBLTQUE DE COTE D'IVoIRE Union - DisciPline - Travail Minist.ère de 1'Economie etdes Finances D i r ecîîô1-?[e--IffiTi s t i q u e S/Direction de Ia Statistiqueôi EP v ss - ABTDJAN 0l Téléphone 229- 4I-90 rrois de . . F."Itu.rll-,.b.{9. . . .l.qq{ PRIX A LA CONSOMMATION FAMILIAI'E IOO ARTICLES ) A ABIDJAN. (Base 100 : Février 1960) .TYPE INDICE DES AFRICATN ( Générale A - TABLIAIL-GENERAL DEPRESEN@ Calcul Coefficient de pondérat ion de I'indice Général Produit.s ParEiels Septembre 84 l- 2- 3- 4- 5- 6- 7- ALIMENTATION. . IIABITATION. . . . EAU - ELECTRICITI] - COMBUSTIBLE SAVON EQUIPEMEN'I' MENAGER I{ABILLEMENT... SERVICES DIVERS.... Observations : Variation ent're eE SePtembre 84 Variation sur douze mois : Aott ;-o:t% + L,58 70 + 3,39 o/o 599, 3 Indice du Sroupe SeptembGROUPE AoOt 1984 35 882,4 3 647,0 4 249,3 4 426,7 5 703,6 3 644, B 2 374,5 35 9?9 ,5 " 3 64?,0 4249,3 4 42e),7 5 6?6,7 3 644, B 2 350, 5 5. 110 r. 160 810 730 840 5l ,l 11,6 8,1 713 8,4 8,5 5,0 702, Z* 314,4 524, 6 606,4 6?9,0 5 428,8 47 4,9 7O4, I 314,4 524,6 606,4 675, B 428, B 4?0,1 r00 100 to0 r00 r00 r00 lo0 59 928, 359 9?4,5 INDICE GENERAL (I) 599, 7(1) TENDANCE o Lr inrtice du dernier ntois est' provisoire' Année de base 1960 ^ott 1984 r960 TOTAL 100 10.000 r00 ta t, tr tr ^2-B/ - TABLEAU DE CALCUL PAR GROUPE NO RUBRIAUES Unité ou Quantit.é Prix uniEaire moven enFéirier 1960 Toef f icient de Pondérat'ion Prix unitairl moyen I Indices partiels [- Pioduits II parciels I 2 3 4 5 6 I I I I i I I I i I I GROUPEI-ALIMENTATION I I " - Viandes et Poissons I Viande dO boeuf """' I IViande de mouEon .."" I I Viande séchée "" I IVolaille '"' I I Poissons frais "'" "' I Poisson séché "" I I Poisson fumé " "' I I Sardines en boîtes " " I )o - Farineux er féculents Riz imPorté Riz local MaÏs Farine de mais Mil Farine de mil Pain Pâtes Ignames Manioc Att iéké Banane Plantain ""' Kilog. "I ll il ll ll ll Boîte 1/6 Kilog. ll ll ll ll il il n ll il il (34,6) . "t2;l 0r8 0r6 413 9r8 2r7 3r5 0,8 (33, I ) 619 7r8 . 2r7. 0,4 2,7 0r4 4,3 l r6 2,2 4rL 633, 3 674,2 684, I 530,0 800, 0 1 736, 2 1 982,3 300, o ? 662,9 I 53e,4 I 410,9 I 2 27g,o I ? 840,0 I 4 68?,? | 6 938,1 I 240,0 I 30 598,0 I ? 825,3 I 3 553,? I 906,1 I I66,8 I I I rzaa,s II arr.+I gzao,sL nro,, L 1o?, I I n 3t.,e I I :t 612'.e 150 178 r46 233 58 163 62 40 I 1 1 950 200 000 235 464 830 229 120 2 1 3l ol 5 6 7 .B t9 z0 85 45 t28 roa[ zo I '34 ,orbo, 40 2ro 20 16 3l l7 964 205 175 t74 200 204 259 2 160 151 143 297 t?9 1 134, 1 455,6 335,6 166,9 647,5 1 028,6 755,0 893,8 958, 1 1 052,9 ,. rO -43 Prix.unit. nen Llqe19æ lpondération Unité ou quantitéRUBRIQUES 21 22 23 21. 25 26 27 28 29 30 31 32 33 3l- 35 36 37 38 2O Fruits et Iézumes frais Tomates fraîches Aubergine 0ignons Salade Fruits frais Condimentslt" - Piments secs. Combos secs. SeI..... Sumbara. .. . Conserves de tomates. . . . 5" - LaiL, eorps gras, divers Arachides décortiquées. . Pâte drarachide Huil-e d'arachide... - Graines de Palme Huile de Palme tait. Sucre Colas ,6" - Restaurant Repas pris au restaurant.... Ki1og. lll ll] Kilog. tl il ll Bte 44Ô g. Kilog. I Litre Kilog. Litre Bte {00 g. Kilog. Unité 5tr 55 81 78 18 255 ,87 21 236 72'5 139 7 -105 (tr,S) 113 0'8' 1'+' - 016 O r/* 3,9) 111 orB '0r8 0,6 0r6 (8.8) 1 ,') 215 116 0,8 1rl, 0,8 J rlt $,9) ' ),7 212 227 138 300 447 113 369 596 183 584 285 461,1 2OO,7 518,6 343,9 25t, t 1 1 rndices parIieIs 354,1 250, I 370,4 573, 1 627,8 536,9 853,5 871,4 671,2 393,1 Produits partiels | 775,4 590, 6 682, B 697, 1 4O2,7 235,9 2 609, 1 426,935v$ ea ler 105 25 109 60 65 87 450 729 478 201 650 240 300 895 333 1?5 328, 4 455,2 804,0 596,3 400, 0 461, 5 o28,7 239,6 166,7 1 138,0 1 286,0 477,O 560, 0 369,2 4it, s 39 /-0 Petit déjeuner 668,6 886,5 366, 7 253,2 t a Mois de. §.ePtembre. .1984. -fia CoefficienL de polttli't trL ioltNO RUllRIQUlis Unité ou Quant i Lô Prix unitaire moyen en l"ôvrier 1960 Prix rrrril nro! ('ll Itt,lttt's p,rtl tr'ls I'rrrtltttts p.rtt tr'l:r 4l 42 43 44 45 46 47 7" - Boissons Vin <le Pa lmc Bière locale Limonade Café . Vin Martini Cognac Martel 'fotal du grouPe Indice du grouPe 48 49 GROUPE II - HABITATION Loyer indice Prix matériaux de const ruc Lion Total du grouPe Indice du grouPe a LiIre Bout..65 cl r Kilog. Li Lre Li rre BouL.70 cl 33 40 20 300 100 475)(1 s73 098J ( 9,2) 0,(r 1,9 0r6 0,6 la 19 0,6 100,0 100 186 122 1 980 320 2 975 5 215 303,0 465,0 610,0 660, 0 320,0 52O,7 181, B 883,5 366, 0 396,0 1 568,0 312,4 ffi 70 224,9 702,2 mensuel lO0 enjuin 195 j I 5000\ I I 82 ,8 17 ,'2 100,0 13 806 613,6 276, t 498,9 22 861,1 B 581, 1 @ 314, 4 t2'3 âs- Coefficient de pondérat ion Prix uniLaire r'ËilÎË'"îqoo Unité ou Quanritô RUBRIQUES Fr ir u,ii a. t I trtl ict's moycrl I ,,,, r't i t' I s Mois GROUPE III - I.]I,EC'TRICITE m3 i LiLrd «r^irr Ki log. il ll tlnité il il tt ll tt il il il tl ll 9,9 I4 ,8 '2,5 45,7 12,3 14,8 -Tm- 26t 160 60, 7 52 75 515 870, 0 565, 4 218, 5 486, 0 375,0 547,9 l)ro«lu i L s p.rrL it'ls I 613,0 I 367,9 546,3 22 21O,2 4 612,5 I 108,9 50 51 52 53 54 55 COMBUSTIBLE _ SAVON Eau Pét role El,ectricité llois . Charbon de bois Savon 'l'oral du grouPe lndice du grouPe IioIJ I PI.]MEN'I' MENAGIiR BoI émai LLô Négropot marmiLe en aluminium ' CuvetEc' émai I Iée Lampe remPête MaLchetLe MateIas Couverture ... ServieELe de t-oi lette Cânrine de boi.s Bicyclette ... Poste de radio Réveit. . . . Machine à coudre.... '[otaI du grouPe lndice du grouPe 30 28, 30 27 ,78 I0, 7 20 94 't(t 51 58 59 60 6t 62 63 6l+ 65 66 67 68 52 458, B 524, 6 2 637,6 2 062,5 5 130,0 2 7BB, O 2 340,1 2 055,9 5 340,0 12 023,3 3 840,0 8 913, 5 2 027,O 2 720,o I I ?63,8 ll tt 75 800 . 100 375 150 t0 401. ,3 s15 163 r.000 9.000 15. r 69 I .500 17 .'323 1,4 5,5 '2,7 lr ,l '2,7 5,5 5,5 4,1 9,6 15, I 8,2 6,8 28 ,8 I 413 3 000 1 900 2 560 I i00 38 875 5 000 4 780 4 000 53 125 37 500 6 000 52 715 I 884,0 3?5,0 1 900,0 680,0 866, 7 373, B 970,9 2 932,5 400, 0 590,3 247 ,2 400,0 304, 3 60 641, 7 606, 4 100,0 GROUPE IV - Unité ou Quan t i tô Mèt. re Pièce ll il Paire ll Pi r)'ce il Mèt re It lJobinc Uni Lé Un i t-ô 100 cn .iuin 1956 tlnité tl tt Séancc Aller simple Aller retour Abidjan-Bouak bi11et âo- l)rix unitaire moyen en I 960 7 I I 319 800 600 s90 400 463 243 85l 375 B5 25 2':O 601) l3t 50 350 '25 97 175 I I50 30 CoeIficicnt dc' pondérat i orr Mois dc Pri x trrr it moy('ll 1.e.q1 69 70 7l 72 73 74 75 76 77 78 79 80 RUttR auES GROUPti V - IIAIJILI.,iiMIJNT: Tissu pagne hotlandais.... Short kaki mannequin Chemise en Eerga Sous-vêEements c Sandalettes..... Chaussures de cuir.. Imperméablc. . . . . . Chemise en[anL Lergal Dri[l blanc en t40 Pcrcale blanc en 80 Fi 1 à courlre ConIecLion de clrcmise Lergat. . ' ' 'l'oLit I clu grouPe ln<l ice tlu grt-ruPe GROLIPI'l v1 - :iliRV lcli. Journéc tl 'hôP i La I . Indice du SMI(;... Coupe de chevcux homme Pneu de bicYcleLLe Timbre-PosLc. . Cinéma Lux eL LII Mansour. . . . 'l'axi (Broussc' i\bid jan - Dabou) ' ' ' ' Trajet en chcmin de fer Transports urbains (Bus) 'l'oLa I du grouPe lndicc du grouPe I.... oton country. . 4i» ,'2 4,tJ 7,1 8,3 1490 3, (r 3,6 | ,'2 u,3 8,3 600 '2,4 '),(l 3 100 6 140 5 640 3 175 1 690 14 900 2 4lo 5 300 1 350 650 150 2 000 971, B 767,5 156,7 538, 1 422,5 199,7 193,9 286, 3 360, 0 764,7 600, 0 800,0 43 925,4 3 684,0 1 112, 6 4 466,2| 52t,O ?18,9 232,7 2 376,3 2 988,0 1 835, 3 2 160,0 2 880,0 .| . (r IO0, o trrt) 214 4r7 j,5 | ,'2 4r7 I8,8 ,'25,9 12 ,9 6 000 679 300 1 400 100 300 ?50 4 200 110 000, 0 518,3 600,0 400,0 400,0 309,3 428,6 365,2 366, 7 67 900,4 679,0 900, 0 243,9 820,0 400,0 480,0 453,7 o57 ,7 I 458, ? 12 064,4 JI 82 83 84 B5 B6 B7 B8 B9 5 1 2 I 1 B 42 878,4 428, B o«l uii ts rrt-it'lslrtrl iccsp.rrt icls RUBP. IAUES thitéQuantité Prix rxritaire imyen cn Iévrier 1950 40 AËvJ 5 33r70 15 .r35 140 l52ttt, 120 100 100 C/ - Tablec.u rCcaPi-ürlatif (gase 100 en §éurier 1960) Coefficien de ÿrois de .§çplçr+bf.e.. 1984." " " "' " Pondéra 90 91 92 93 % 95 95 97 9B 99 100 Irdices I Produitspartiels I Pati-cls 7 500,0 7 0L5,2 1 200,0 1 839, BI 666, 6 6 999, 6 3 034,2 8 228,4 3 250.2 2 760"O 4 000,0 47 494,O 474,9 3L2,5 292,3 300,0 919,9 833, 3 583,3 505,7 685, ? 54L.7 460,0 000,0 t25 190 15 310 L25 1 960 708 1 045 650 460 2 000 24ro 24rO 4rO 2rO 2rA L2rO 6ro L2ro 6ro 380 5r0+ VTi - DT/EF.S cigaretîôfîfrationalesr' ....... Srluct de 2! ôiË*uaa"s |t0itanestt .......... lt tt ll ÀlTunettes, ÿ....... ..o"t"""'Pctj-tc btg Esscncg 4t.5i.Lrdr.t."""to"' -T-'itre a;;âÀi";-i;i .o.......r....o unité iià"u scolaires ..r...!.'o'o'o lls4'r vÿ -(n"iià- :: -. ... .. P[uct -de -(0 Fharnecie (quirricar o. . r.... . . . fube dc 30 c iiÇi"osteril ........ Btc (50 -x 6cn) Brosse.tI dents ..r....."""" lhrité Coti.sation oor........o""'o" Arrnucllg Total du grotPe trndice du grotrPe % de variatior: de Aott J.gB4. : Sept. 1984aL aaa aaaa.aao. 0bsenrations ilo Ali-nentation .....I. ' ' )' o ''t t" t'' '' 't ' t' HabitatioD o r......" " " t " t """ l' 'o " Eau-Electricité-Cornbustible-9oYorl o .. " ' ' EqtÉperrent nénager ..'. " " t" "t " t" o" Hebi-llcnent .... '. t " ' "' ' ' ' t " ' " t" ' t ' ' Service .....a. " "o "' tt "" "t "" t' ot' Di,vgrs . . r . . . ' ' ' ' " ' " tr t " " t ' t t " t o " " ' Lrdicc géirérel ( i) Indices rncnsuols pcr grand groupe Juillet 84 Aott 1984 739,8 314,4 524,6 599, 7 6?5, I 428,8 -.ïu:..t-61?,3 704, ï 3L4,4 524,6 606, 4 6?5, B 428, B n'j:1 599,7 702,2. I314,4 I 524,6 ] 606, 4 6?9,0 428, B nT:'---- 599, 3 o,27 : o,47 1,02 i1-lz-lr- ln- li [: 0, 07 (r) Ltlndice généra1 du clernier a mois est provigoire. a A7 ^(Ü Prix tgritrire cK)yen 10oro GROUPE t ç§ltEïTAmEs SæCn{cTS StIIt tEs vARrAlroiq Aa- COMMENTAIRES L'indice général dea prix à la consommation de t)æe africain a légèrement diminué de 0,07 % entre Aott et Septembre 1984. aette variation egt essentiellement due à celle de ltlndice du groupe "Alimentation" dont Ia pondérâtion est de 51, 1 % - En effet, pluÊieurs produit6 alimentaireE ont counu de6 baiases sensibles de prix entre ceê deux mois. Ce sont I Ignames - 4 o/o Manioc: - 7% Pimentssecs: - 24olo Gombossecs: - 121o Tomates : Salade : Sel : Colas : - 26 olo _ to% _6% - L51o variation par rapport à septembre 1983 est de + L,6 7o o t
Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents
L'impact socio-économique en terme de repeuplement et d'utilisation des terres libérées de l'onchocercose en Côte d'Ivoire sur les 10 premières années (1974-1984) du programme
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