ACTIVITÉ DE L’OMS DANS LA RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL 1er juillet 2010–30 juin 2011
Rapport du Directeur régional au Comité régional pour le Pacifique occidental
Les appellations employées dans ce rapport, la présentation des données et les représentations graphiques qui y figurent n’impliquent de la part du Secrétariat de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Lorsque l’appellation « États et Territoires » apparaît, elle couvre les pays, territoires, cités ou régions.
Introduction Lutte contre les maladies transmissibles 1. Programme élargi de vaccination 2. Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires 3. VIH/sida et infections sexuellement transmissibles 4. Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre
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Table des matières
Sécurité sanitaire et situations d’urgence 5. Maladies émergentes : surveillance et action 6. Sécurité sanitaire des aliments 7. Opérations de secours d’urgence et action humanitaire
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Pour des communautés et des populations en bonne santé 8. Salubrité de l’environnement 9. Santé de la mère et de l’enfant et nutrition 10. Maladies non transmissibles et promotion de la santé 11. Santé mentale et prévention des traumatismes 12. Initiative pour un monde sans tabac
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Développement du secteur de la santé 13. Développement des services de santé 14. Financement des soins de santé 15. Ressources humaines pour la santé 16. Médicaments et technologies sanitaires essentiels 17. Information sanitaire, bases factuelles et recherche
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Appui technique dans le Pacifique Gestion des programmes et coordination Administration et finances
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e présent rapport au Comité régional du Pacifique occidental donne un aperçu des activités menées par l’Organisation mondiale de la Santé dans la Région au cours de l’exercice clos le 30 juin 2011. Dans celui-ci, j’évoquerai non seulement les grandes lignes des actions que nous avons accomplies dans la Région et au niveau des pays, mais aussi certains
des obstacles auxquels se heurtent l’OMS et nos États Membres. Depuis la dernière session de notre Comité régional, la Région du Pacifique occidental, la Région la plus vaste et la plus diversifiée de toutes les Régions de l’OMS, a connu une année de changement et pleine de défis. Le processus de réforme de l’OMS engagé à l’échelon mondial ainsi que la nécessité d’assurer une gestion efficace et rationnelle en période de crise financière ont donné lieu à des choix difficiles. Mais ces défis ont également constitué des occasions uniques de redéfinir nos fonctions essentielles, afin de nous concentrer sur ce que nous faisons le mieux, et de bâtir une Organisation qui soit en mesure de répondre de la meilleure façon aux exigences du XXIe siècle. Le programme régional de réforme que nous avons lancé il y a deux ans jette les bases d’un avenir prometteur pour la Région du Pacifique occidental en ces temps agités. Les investissements en matière de formation et de perfectionnement du personnel, de roulement et de mobilité du personnel, et de développement organisationnel ont permis de mettre davantage l’accent sur des problèmes de santé publique prioritaires et d’améliorer la qualité de l’assistance technique offerte aux États Membres. Grâce aux structures, systèmes et ressources humaines dont nous disposons à présent, nous sommes mieux à même de poursuivre notre objectif primordial, à savoir améliorer les résultats sanitaires au niveau des pays, en particulier dans les zones où les disparités en matière de santé sont les plus fortes. L’année dernière, lors de la soixante et unième session du Comité régional du Pacifique occidental, je me suis engagé à privilégier trois axes. En premier lieu, j’ai
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promis de continuer à progresser dans la résolution de plusieurs problèmes prioritaires, notamment au regard des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) liés à la santé, des maladies non transmissibles, de la sécurité sanitaire et du renforcement des systèmes de santé. En deuxième lieu, j’ai pris l’engagement de mettre les pleins feux sur certaines questions laissées de côté. Enfin, je me suis engagé à nouer des relations et à collaborer davantage avec d’autres partenaires. Nous avons effectivement réalisé des progrès substantiels dans ces domaines ; le présent rapport fournit des informations détaillées sur ces réalisations. En dépit de ces résultats, l’OMS et ses États Membres se heurtent toujours à un certain nombre d’obstacles de taille. En tant que Région, nous pouvons puiser notre force dans les progrès réalisés au regard des OMD liés à la santé. À titre d’exemple, les programmes élargis de vaccination mis en œuvre au niveau des pays et l’attention redoublée portée sur les soins néonatals contribuent à réduire la mortalité de l’enfant. Cependant, l’accès limité aux soins anténatals et le manque de personnel obstétrical qualifié dans de nombreux pays de la Région nous empêchent d’engranger d’autres succès. Notre persévérance dans la lutte contre le paludisme donne à penser qu’il est désormais possible d’éradiquer cette maladie dans de nombreux pays de la Région. Les programmes de lutte antituberculeuse ont été renforcés dans l’ensemble de la Région, et des progrès ont été enregistrés en matière de prévention et de traitement du VIH/sida. Nos États Membres méritent d’être applaudis pour les efforts acharnés qu’ils ont fournis dans ces domaines. En dépit des progrès réalisés dans la lutte contre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies, les experts craignent que l’augmentation de la résistance aux
antimicrobiens dans bon nombre de pays de la Région puisse compromettre ces succès. Cette question était d’ailleurs le thème de la Journée mondiale de la Santé de cette année, et le cri de ralliement lancé par le Directeur général de l’OMS était clair : « Ne pas agir aujourd’hui, c’est ne pas pouvoir soigner demain ». L’OMS et nos États Membres doivent redoubler d’efforts au cours de l’année à venir, afin de lutter contre la résistance aux antimicrobiens. Les maladies non transmissibles, comme le cancer, les maladies cardiovasculaires, les affections respiratoires chroniques et le diabète, occupent dorénavant une place importante dans les préoccupations politiques. Les travaux entrepris par les États Membres, avec le concours de l’OMS, en vue d’élaborer la Déclaration de Nadi et la Déclaration de Séoul, ainsi que le communiqué des Ministres de la Santé des pays océaniens à l’intention des chefs d’État et de gouvernement des pays membres du Forum des Îles du Pacifique, montrent qu’en unissant leurs forces, les dirigeants de la Région seront tout disposés à exprimer leurs inquiétudes et à prendre des engagements lors de la Réunion de haut niveau des Nations Unies sur les maladies non transmissibles, qui doit se tenir à New York, en septembre 2011. Un certain nombre de progrès importants en matière de réduction des facteurs de risque de maladies non transmissibles ont également été réalisés cette année dans les 37 États et Territoires qui forment la Région du Pacifique occidental. Pour la première fois, le Directeur général a, dans le cadre de la Journée mondiale sans tabac, récompensé deux lauréats originaires de notre Région. Les progrès accomplis dans tous les aspects de la lutte antitabac, de la législation à l’éducation sanitaire, en passant par les services d’aide au sevrage tabagique, ne cessent de s’accélérer. Les activités menées en ce qui concerne les autres facteurs de risque et les
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déterminants sociaux de la santé, ainsi que le soutien apporté en vue de promouvoir des modes de vie sains dans le cadre des projets Villes-santé et Îles-santé, ont aussi été intensifiés au cours de cette année. Une fois encore, nos États Membres peuvent tirer fierté de leurs réalisations dans ces domaines. Le tremblement de terre tragique qui a entraîné le tsunami et l’incident nucléaire au Japon, le 11 mars 2011, a mis à l’essai tous les aspects de notre programme d’intervention d’urgence et souligné l’importance de la préparation et de l’adoption d’une approche intégrée de la gestion des catastrophes. Les enseignements tirés de cette expérience, ainsi que du tremblement de terre qui a frappé la ville de Christchurch (Nouvelle-Zélande), en février dernier, et d’autres catastrophes d’ampleur nationale, sont mis à profit de manière à renforcer davantage notre capacité régionale de faire face aux menaces pour la santé et d’améliorer la sécurité sanitaire. Pour atteindre les OMD, répondre aux besoins accrus des personnes atteintes de maladies non transmissibles en matière de soins et veiller à ce que des services de santé soient disponibles lorsque survient une catastrophe, il est indispensable de mettre en place des systèmes de santé solides. Des efforts considérables ont été consentis cette année pour aider les États Membres à renforcer diverses composantes de leurs systèmes de santé. L’absence d’une assurance-maladie pour tous et les inégalités d’accès à des services de santé intégrés, complets et de qualité continuent néanmoins de former de sérieux obstacles dans de nombreux pays de la Région. J’ai le plaisir d’annoncer que cette année, nous avons réussi à braquer les projecteurs sur un certain nombre de questions qui ont été laissées de côté jusqu’à maintenant et qui constituent un sujet de préoccupation pour plusieurs de nos États Membres.
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Les actions visant à éradiquer trois maladies débilitantes qui ne devraient plus persister de nos jours, le pian, la lèpre et la filariose lymphatique, progressent rapidement. Un Cadre d’action en faveur de la lutte antilépreuse et de la réadaptation dans les pays océaniens a été élaboré et est mis en œuvre aux Îles Marshall, à Kiribati, et aux États fédérés de Micronésie. Un cadre d’action analogue sera bientôt établi en vue d’appuyer les campagnes d’éradication du pian au Vanuatu. Des plans nationaux de lutte contre la filariose lymphatique ont été élaborés et sont mis en œuvre afin que la Région puisse être indemne de cette maladie. La dengue, une maladie relativement négligée, a également fait l’objet d’une attention accrue cette année, avec, en point d’orgue, la Journée contre la dengue, à laquelle de nombreux États Membres ont adhéré. Au cours de l’année écoulée, nous nous sommes par ailleurs attachés en priorité à intégrer la problématique hommes-femmes dans tous nos travaux techniques ; un rapport sur ces efforts sera distribué à l’occasion de la prochaine session du Comité régional qui se déroulera en octobre 2011 à Manille (Philippines). Tous ces résultats n’auraient pu être obtenus sans le travail acharné de nos États Membres, ni sans des partenariats mondiaux solides. En effet, cette année, des efforts considérables ont été déployés afin de nouer des relations et des partenariats. Des accords de collaboration plus particulièrement axés sur les besoins des pays ont été conclus avec le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (FMSTP) et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. L’un des plus grands succès de cette année a été l’intensification du soutien de l’OMS en faveur du
Pacifique. La création de la Division de l’appui technique dans le Pacifique nous a permis de mieux comprendre et satisfaire les besoins particuliers des États et Territoires insulaires océaniens. L’OMS a, en collaboration avec le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique, contribué à concevoir la nouvelle organisation de la Réunion biennale des Ministres de la Santé des pays océaniens, offrant ainsi une occasion unique de mieux connaître les préoccupations de nos États Membres d’Océanie, le « continent bleu », et de travailler de concert avec nos principaux partenaires techniques, afin d’examiner les moyens de soutenir au mieux les pays océaniens et de satisfaire ces besoins. Cette année a été une année pleine de changement et de défis, mais aussi une année riche en progrès. Nous devons encore faire face à de grands défis, c’est-à-dire nous atteler sérieusement aux problèmes de santé maternelle, lutter contre la résistance aux antimicrobiens avant que celle-ci compromette nos succès, combattre les maladies non transmissibles, assurer un accès universel à des systèmes de santé de qualité et continuer à mettre les plein feux sur des questions laissées de côté. Continuons à travailler main dans la main pour améliorer la santé et réduire les inégalités, en nous efforçant d’atteindre notre objectif commun : que tous les habitants de la Région du Pacifique occidental jouissent d’une bonne santé.
Directeur régional
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Région OMS du Pacifique occidental Organigramme Directeur régional Administrateur exécutif auprès du Directeur régional
Directeur, Gestion des programmes Directeur, Administration et finances Directeur, Appui technique dans Directeur, Développement du secteur de la santé Développement des services de santé Directeur, Pour des communautés et des populations en bonne santé Directeur, Lutte contre les maladies transmissibles Programme élargi de vaccination Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires Directeur, Sécurité sanitaire et situations d’urgence Maladies émergentes : surveillance et action Sécurité sanitaire des aliments Opérations de secours d’urgence et action humanitaire Élaboration des programmes et suivi des opérations
le Pacifique
Lutte contre les maladies transmissibles Pour des populations en bonne santé
Salubrité de l’environnement
Budget et finances
Financement des soins de santé
Santé de la mère et de l’enfant et nutrition
Appui aux pays
Personnel
Systèmes de santé
Ressources humaines pour la santé
Maladies non transmissibles et promotion de la santé
VIH/sida et IST
Relations extérieures et communications
Services administratifs
Médicaments et technologies sanitaires essentiels
Santé mentale et prévention des traumatismes
Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre
Rédacteur
Technologies de l’information
Information sanitaire, bases factuelles et recherche
Initiative pour un monde sans tabac
Traduction, Publications et Bibliothèque
Bureaux de pays des Réprésentants de l’OMS Cambodge Chine Malaisie Mongolie Pacifique sud Papouasie-Nouvelle-Guinée Philippines République démocratique populaire lao Samoa Viet Nam
Bureaux des Attachés de liaison Îles Salomon Kiribati Micronésie du Nord Tonga Vanuatu
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es maladies transmissibles demeurent un grave problème de santé publique dans la Région du Pacifique occidentale, exacerbé par une augmentation des maladies non transmissibles dans la plupart des États et Territoires. Des poches d’extrême pauvreté, associées à des conditions climatiques tropicales et sub-tropicales, favorisent la transmission de nombreuses maladies transmissibles, notamment la dengue, l’encéphalite japonaise, le paludisme et le chikungunya, dans les pays les moins développés mais aussi les plus développés. Du fait de la faiblesse des systèmes de santé, de la lassitude des donateurs internationaux et d’autres facteurs limitants, les professionnels et organisations de santé publique, dont l’OMS, doivent revoir la façon de procéder face à la menace
combinée des maladies transmissibles et non transmissibles qui touche la plupart des États Membres de la Région. Au cours de l’année écoulée, la Division Lutte contre les maladies transmissibles et son réseau de points focaux dans les bureaux de pays ont renforcé la coopération entre les programmes au niveau régional et au niveau des pays afin de mettre en place un soutien technique plus rentable, plus cohérent et plus durable dans quatre domaines d’action majeurs. Le premier de ces domaines est la vaccination. La Division a aidé les États Membres à atteindre les objectifs de réduction de la prévalence des maladies, à introduire des vaccins nouveaux et sous-utilisés, et à renforcer la vaccination systématique et les activités de vaccination supplémentaires. Au sein du Bureau régional, la Division a collaboré à plusieurs questions intersectorielles, notamment santé de la mère et de l’enfant, surveillance des maladies, information sanitaire, bases factuelles et recherche, salubrité de l’environnement, et technologies de la santé. Elle a plus précisément apporté une assistance technique à la Stratégie régionale OMS/UNICEF pour la survie de l’enfant, à l’observatoire, et aux Profils d’information sanitaire des pays (Country Health Information Profiles), et a contribué à l’élaboration d’applications de gestion des données en ligne pour la surveillance des maladies évitables par la vaccination. La Division a travaillé avec le personnel sur le terrain de la surveillance et de l’action dans le domaine des maladies émergentes pour mettre en place une surveillance de l’encéphalite japonaise, concevoir des cours de formation sur les maladies évitables par la vaccination et la surveillance basée sur les événements, participer au groupe régional de coordination de la surveillance et enfin échanger des informations sur les flambées et importations de maladies
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évitables par la vaccination grâce à la surveillance de ces maladies basée sur les cas du Programme élargi de vaccination (PEV) ainsi qu’aux rapports de surveillance syndromique de la surveillance et de l’action dans le domaine des maladies émergentes et aux notifications du Règlement sanitaire international (2005). La Division a également contribué aux activités de gestion des déchets et aux stratégies sur la sécurité du matériel d’injection ainsi qu’aux activités de préparation, d’approvisionnement, de déploiement et de vaccination pour le vaccin contre la grippe pandémique A (H1N1) 2009. Finalement, la Division a participé au renforcement des systèmes de santé et de vaccination, en ayant recours aux activités de vaccination supplémentaires pour lutter contre les défaillances des systèmes de santé et en combinant plusieurs interventions sanitaires, en renforçant les capacités des laboratoires notamment par la participation au groupe de travail régional sur les laboratoires, et en introduisant le vaccin contre le papillomavirus (HPV) aux Îles Cook pour prévenir le cancer du col de l’utérus. Le second domaine d’action majeur concerne le VIH/sida et les infections sexuellement transmissibles. Au niveau régional, la Division a collaboré avec l’unité Santé de la mère et de l’enfant sur la prévention de la transmission mère-enfant, l’élimination de la syphilis congénitale, et l’application du principe « relier les actions » au VIH, aux infections sexuellement transmissibles ainsi qu’à la santé génésique et la santé de la mère et de l’enfant. Des efforts conjoints avec l’unité Halte à la Tuberculose ont débouché sur l’adoption de procédures normalisées pour gérer la collaboration en matière de tuberculose et de VIH et la santé en prison. Au niveau des pays, des programmes et projets conjoints ont été axés sur la réduction des dommages en Malaisie,
le traitement de substitution par la méthadone pour la dépendance aux opioïdes au Cambodge, la pharmacovigilance pour la surveillance des médicaments antirétroviraux au Viet Nam, et l’élimination de la syphilis congénitale en Chine. Le troisième domaine concerne le paludisme, ainsi que les autres maladies parasitaires et à transmission vectorielle. Au niveau des pays, des experts dans ce domaine ont collaboré avec le personnel de vaccination au Kiribati, aux États fédérés de Micronésie, en République démocratique populaire lao, au Vanuatu et au Viet Nam pour la distribution intégrée de comprimés vermifuges, de capsules de vitamine A et de moustiquaires pendant les campagnes de vaccination. Autres exemples de projets entre les programmes : distribuer des moustiquaires dans les services de soins prénatals et de VIH ; renforcer l’accès au traitement et aux services de prévention pour les populations migrantes et les minorités ethniques ; faire face au changement climatique et aux maladies à transmission vectorielle au Cambodge, en Mongolie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée avec l’aide de la Korea International Cooperation Agency ; et éliminer progressivement le DDT aux Îles Salomon, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, aux Philippines, au Vanuatu et au Viet Nam, avec l’aide du Fonds pour l’environnement mondial. Les capacités de recherche, renforcées par les ateliers sur la rédaction scientifique et le transfert de technologies, ont été essentielles au succès de tous les programmes, car elles touchent la plupart des unités techniques. Dans les années à venir, la Division va intensifier la collaboration avec les unités et divisions concernées sur les initiatives susmentionnées. Elle renforcera la collaboration avec les pays sur les points suivants : étendre la couverture des interventions contre le paludisme pendant la grossesse,
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renforcer les réseaux de laboratoires pour garantir la qualité des diagnostics basés sur la recherche des parasites, renforcer les systèmes de surveillance et le suivi des progrès vers l’élimination des maladies, et gérer, publier et promouvoir l’utilisation des données de routine. Le dernier domaine est celui de l’élimination de la tuberculose et de la lèpre. Gérer la collaboration en matière de lutte contre la tuberculose et le VIH est une fonction essentielle de l’OMS, notamment parmi les institutions des Nations Unies travaillant sur la lutte contre le VIH/sida. Les personnes travaillant dans le domaine du VIH et de la tuberculose participent à des réunions et ateliers intersectoriels au niveau régional. Au niveau des pays, la collaboration entre les programmes de lutte contre la tuberculose et le VIH est bien engagée au Cambodge et en République démocratique populaire lao. Le dépistage—du VIH chez les patients atteints de tuberculose et de la tuberculose chez les patients infectés à VIH—a permis une détection et un traitement précoces des deux maladies. En collaboration avec le personnel des systèmes de santé au Bureau régional, l’unité Halte à la tuberculose a progressé dans la lutte contre l’infection et le renforcement des laboratoires, et va intensifier les efforts pour intégrer la lutte contre la tuberculose et le renforcement des capacités des laboratoires dans les services généraux de laboratoire et de lutte contre les infections afin d’éviter les doubles emplois. L’intensification du dépistage de la tuberculose dans les prisons peut faire l’objet d’une autre collaboration. Il reste beaucoup à faire pour réduire l’impact de l’infection à VIH sur la lutte contre la tuberculose et de la tuberculose sur la prévention et le traitement du VIH, en particulier au niveau des pays. Pour les patients souffrant d’une
co-infection tuberculose-VIH, le diagnostic précoce du VIH et l’administration d’un traitement antirétroviral doivent être renforcés afin de réduire la mortalité. La nouvelle politique de l’OMS sur le dépistage des symptômes de la tuberculose chez les personnes infectées à VIH doit être largement diffusée afin d’intensifier le dépistage de la tuberculose et de faciliter le traitement préventif à l’isoniazide dans certains pays. La tuberculose à bacilles multirésistants est actuellement en première ligne des défis auxquels est confrontés l’équipe de Halte à la tuberculose et une collaboration concertée avec d’autres unités sera nécessaire pour lutter contre ce problème de santé publique.
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Programme élargi de vaccination Enjeux stratégiques La vaccination est une intervention de santé publique d’un bon rapport coût-efficacité qui a déjà entraîné un très net recul de la morbidité, de la mortalité et des incapacités dans la Région du Pacifique occidental. En 2011, la Région reste exempte de poliomyélite, l’incidence régionale de rougeole a chuté à 19 cas pour 1 million d’habitants, plus de 87 % de la population de la Région vit dans des États et Territoires avec une prévalence d’hépatite chronique chez les enfants inférieure à 2 %, et 31 États et Territoires ont éliminé le tétanos maternel et néonatal comme problème de santé publique. Les vaccins nouveaux et sous-utilisés qui préviennent les principales causes du cancer du col de l’utérus, de la diarrhée, de l’encéphalite, de la méningite et de la pneumonie sont de plus en plus demandés, et on observe un besoin croissant de garantir la sécurité, la qualité et la bonne gestion de la chaîne d’approvisionnement des vaccins. Le suivi et la surveillance renforcée des programmes, effectués par un réseau de laboratoires accrédités, sont de plus en plus nécessaires pour démontrer les avancées enregistrées dans les activités visant à combattre, éliminer ou éradiquer ces maladies. Il est primordial de renforcer systématiquement la surveillance des maladies ciblées par les vaccins nouveaux ou sous-utilisés pour orienter la prise de décision et surveiller l’impact. Malgré les nombreux succès, des disparités en matière de couverture vaccinale persistent tant à l’intérieur des pays qu’entre ces derniers, ce qui menace la réalisation des objectifs régionaux d’élimination de la rougeole et de lutte contre l’hépatite B, compromet le statut exempt de poliomyélite
de la Région et la réalisation de l’objectif d’élimination du tétanos maternel et néonatal, et limite l’impact de l’introduction des vaccins nouveaux et sous-utilisés. Afin de rendre pleinement compte des avantages de la vaccination et aider à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, l’OMS a élaboré un cadre stratégique allant dans le sens de la stratégie « La vaccination dans le monde : vision et stratégie » qui a cinq objectifs : 1) garantir un accès équitable aux vaccins de qualité garantie, y compris les vaccins pandémiques ; 2) atteindre les cibles de lutte contre les maladies, d’éradication ou d’élimination ; 3) promouvoir l’introduction rationnelle de nouveaux vaccins ; 4) renforcer les systèmes de suivi et surveillance des maladies évitables par la vaccination, les capacités des laboratoires et l’utilisation des données ; et 5) renforcer les communications, les partenariats et les activités de sensibilisation en faveur de la vaccination et promouvoir l’intégration de la vaccination dans d’autres interventions sanitaires.
Actions et résultats La réalisation des objectifs d’un programme de vaccination repose sur un système de vaccination systématique solide. Afin de renforcer les systèmes de gestion des vaccins, l’OMS a organisé et soutenu l’installation d’un logiciel de gestion des stocks de vaccins et la formation du personnel des programmes de vaccination au niveau national et régional en Mongolie, aux Philippines, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam. Des cours de formation interpays sur la gestion efficace des vaccins ont été organisés dans cinq pays prioritaires afin de les aider à évaluer leur chaîne d’approvisionnement en vaccins et à améliorer leurs performances. Une formation sur la gestion des vaccins pour le personnel du programme de vaccination au niveau du pays et des provinces a été dispensée en Mongolie et des études sur le suivi de la température
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PROGRAMME ÉLARGI DE VACCINATION
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à l’aide d’appareils enregistreurs ont été menées. L’approvisionnement en vaccines a fait l’objet d’une évaluation aux Fidji en 2010, et une session spéciale sur la sécurité vaccinale (prévention et approvisionnement) a été menée lors du sixième atelier sur le renforcement du programme de vaccination dans le Pacifique pour 20 États et Teritoires insulaires océaniens. L’OMS a dirigé une évaluation de l’autorité nationale de réglementation en Chine, effectuée par des experts de six pays en mars 2011, qui a permis de conclure au respect de toutes les conditions de fonctionnalité d’un système de réglementation des vaccins. Des pré-évaluations ont été menées au Japon et au Viet Nam. L’OMS a organisé aux Philippines une formation sur la surveillance et la lutte contre les manifestations post-vaccinales indésirables. La sécurité des injections (y compris l’injection thérapeutique) a été évaluée au niveau national en République démocratique populaire lao. L’OMS a également appuyé l’élaboration d’une politique sur la sécurité des injections en Mongolie. En riposte à la grippe pandémique H1N1 2009, l’OMS a apporté un soutien technique à 17 pays à revenu faible et intermédiaire pour le déploiement et l’administration de 8,7 millions de doses de vaccin pandémique issues de dons et a publié un bulletin périodique informant les États Membres sur l’état d’avancement du déploiement des vaccins. Un atelier a été organisé en mai 2011 pour échanger les enseignements tirés du déploiement des vaccins pandémiques et actualiser les plans de déploiement afin de riposter aux pandémies nouvelles ou récurrentes. Les inégalités en matière de couverture de la vaccination systématique ont été traitées lors d’une formation appuyée par l’OMS sur le renforcement de la vaccination au niveau du
district et l’élaboration de plans de vaccination nationaux pluriannuels qui visent à vacciner les enfants dans les zones d’accès difficile. L’OMS a également dirigé les efforts pour observer la Semaine de la vaccination dans la Région du Pacifique occidental en avril 2011. Plus de 30 États et Territoires ont participé à cet événement qui comprenait dispensaires de proximité ciblés, prolongement des heures d’ouverture des dispensaires, mobilisation sociale et campagnes médiatiques. Grâce à l’aide de l’OMS, la Région a pu demeurer exempte de poliomyélite et progresser vers l’élimination de la rougeole, la lutte contre l’hépatite B ainsi que l’élimination du tétanos maternel et néonatal. Pour se rapprocher d’une couverture vaccinale universelle, des activités de vaccination supplémentaires ont été menées contre la poliomyélite au Cambodge, en Chine et en
Mongolie, et contre la rougeole au Cambodge, en Chine, au Japon, aux États fédérés de Micronésie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, aux Philippines, à Tuvalu, et au Viet Nam. Désormais, 31 États et Territoires administrent une seconde dose systématique de vaccin antirougéoleux. Des activités de vaccination supplémentaires utilisant l’anatoxine tétanique pour les femmes en âge de procréer ont été menées au Cambodge et en République démocratique populaire du lao. La plupart des pays ont associé plusieurs vaccins lors de leurs activités de vaccination supplémentaires et ont intégré d’autres initiatives sanitaires comme la distribution de compléments de vitamine A et de comprimés vermifuges. La formation, les études nationales, le soutien financier pour les frais de fonctionnement, le suivi permanent de
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PROGRAMME ÉLARGI DE VACCINATION
Lutte contre les maladies transmissibles
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Élimination de la rougeole dans la Région du Pacifique occidental
Avant l’autorisation des vaccins contre la rougeole dans les années 1960, presque tous les enfants risquaient d’être infectés par cette maladie. En moyenne, un nourrisson infecté sur 100 mourait de la maladie ou de ses complications. Les efforts concertés lancés dans les années 1990 pour réduire la mortalité liée à la rougeole puis—suite à une résolution du Comité régional pour le Pacifique occidental en 2003—pour éliminer la maladie ont eu des résultats spectaculaires. Les stratégies d’élimination de la rougeole recommandées par l’OMS prévoient une forte couverture avec deux doses de vaccins contenant la valence rougeole, par vaccination systématique ou supplémentaire, une étroite surveillance de la rougeole basée sur les cas et un réseau de laboratoires accrédités et accessibles. En 1980, environ 1,3 million de cas de rougeole ont été notifiés dans la Région, mais le nombre réel était certainement beaucoup plus élevé. Grâce à une bonne mise en œuvre de ces stratégies par les États Membres, seulement 48 471 cas ont été notifiés en 2010, ce qui représente une baisse de 96 % en trois décennies. La Région fait des efforts considérables pour atteindre son but d’élimination de la rougeole d’ici 2012. La campagne historique de la Chine en septembre 2010 a permis d’atteindre plus de 102 millions d’enfants et le pays a continué à cibler les zones avec une transmission résiduelle du virus de la rougeole en 2011. Le plan quinquennal du Japon visant à éliminer la rougeole d’ici 2012 est sur la bonne voie : la couverture pour la seconde dose de vaccin antirougéoleux entre 5 et 7 ans a augmenté régulièrement pour atteindre 97 % en 2010 après son introduction en 2006, et une vaccination annuelle de cohortes de jeunes entre 13 et 18 ans continue à réduire la transmission chez les adolescents et les jeunes adultes. Des campagnes de vaccination à grande échelle ont été menées récemment en Papouasie-Nouvelle-Guinée, aux Philippines et au Viet Nam. Le Cambodge mènera en octobre une seconde campagne ciblant les enfants plus âgés et la République démocratique populaire lao va intensifier la vaccination contre la rougeole et la rubéole. Grâce aux efforts conjoints de l’OMS et des États Membres, la Région se rapproche de son objectif de 2012 ; selon les projections pour 2011, l’incidence régionale de la rougeole devrait diminuer de plus de deux tiers par rapport à 2010. La Chine est en passe d’atteindre l’objectif de moins de 10 cas de rougeole pour un million d’habitants en 2011 et l’élimination d’ici 2012. Au Japon, la mise en œuvre du plan quinquennal d’élimination de la rougeole a permis de réduire l’incidence à 5 cas pour un million d’habitants en 2011. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, aucun cas confirmé de rougeole n’a été notifié en 2010 ou 2011. La campagne du Viet Nam en 2010 a réduit l’incidence de la rougeole à moins de 2 cas pour un million d’habitants en 2011, avec seulement 13 cas confirmés en laboratoire. Reste à voir l’impact des campagnes de qualité menées au Cambodge et aux Philippines, cependant la très forte couverture atteinte dans les deux pays laisse augurer une réduction spectaculaire de l’incidence de la rougeole. La Région est en passe d’atteindre son objectif d’élimination de la rougeole d’ici 2012. Les générations futures ne nous remercieront probablement pas d’avoir éliminé une maladie qu’elles n’ont jamais connue. C’est justement ce qui sera notre récompense.
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la surveillance et le retour d’information par bulletins ont permis de renforcer la surveillance de la paralysie flasque aiguë (PFA) et de la rougeole. Cependant, la surveillance doit encore être améliorée. En 2010, sur 17 États et Territoires (les pays insulaires du Pacifiques étaient considérés comme un seul bloc épidémiologique), neuf ont atteint un taux de PFA non-poliomyélitique d’au moins 1 pour 100 000 enfants de moins de 15 ans et sept ont atteint un taux de cas de rougeole écartés d’au moins 2 pour 100 000 habitants. Des échantillons de selles adéquats ont été prélevés pour au moins 80 % des cas de PFA dans cinq pays, et des échantillons de sérum adéquats ont été collectés pour au moins 80 % des cas de rougeole dans cinq pays. Les activités supplémentaires de surveillance de la poliomyélite consistaient notamment en une surveillance de l’environnement en Australie, en Chine et en Malaisie, et une étude des selles d’enfants sains en Chine et en Mongolie. Le risque de propagation du poliovirus sauvage importé a été évalué pour tous les États et Territoires, et presque tous les États Membres ont actualisé leur plan de préparation à l’importation des poliovirus sauvages. Les risques de tétanos maternel et néonatal au niveau du district ont été évalués en Chine et en République démocratique populaire lao afin d’orienter les stratégies d’élimination. La Commission régionale pour la certification de l’éradication de la poliomyélite a poursuivi sa surveillance active des États Membres et a conclu lors de sa seizième réunion que la Région restait exempte de poliovirus circulant en 2010. Le Groupe d’experts régional de l’hépatite B a continué de vérifier que les pays avaient atteint les objectifs de lutte contre l’hépatite B. La vérification a été effectuée en République de Corée et à Macao (Chine) et le processus a été lancé à Hong Kong (Chine), en Malaisie et en Mongolie. En 2010,
27 États et Territoires représentant 87 % de la population de la Région ont atteint des taux de couverture vaccinale correspondant à l’objectif visé à l’horizon 2012, à savoir ramener la séroprévalence de l’hépatite B chronique à moins de 2 % chez les enfants de moins de cinq ans. Tous les États et Territoires à revenu faible dans la Région du Pacifique occidental fournissent le vaccin anti-Haemophilus influenzae de type b (Hib) dans le cadre de leurs programmes nationaux de vaccination. L’OMS a aidé quatre États Membres à faire une demande auprès de l’alliance GAVI pour obtenir le vaccin antipneumococcique conjugué et la seconde dose de vaccin antirougeoleux. La surveillance de la méningite et de l’encéphalite au Cambodge, en Mongolie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée,
aux Philippines et au Viet Nam a révélé que 12 à 30 % des cas étaient évitables par la vaccination. Cette surveillance permettra aux pays de mesurer l’impact du vaccin Hib et antipneumococcique conjugué dans les prochaines années et d’étendre comme prévu l’utilisation du vaccin contre l’encéphalite japonaise dans plusieurs pays. En collaboration avec le Bureau régional de l’OMS pour l’Asie du Sud-Est, un cinquième atelier birégional sur la lutte contre l’encéphalite japonaise a eu lieu en mai 2011 afin d’élaborer des plans d’action pour renforcer les programmes de surveillance et de vaccination pour cette maladie. La surveillance des maladies diarrhéiques graves dues à des rotavirus dans huit pays prioritaires s’est poursuivie en 2010, avec le soutien de l’OMS. L’introduction de la vaccination contre les rotavirus pourrait avoir un impact significatif car 25 % à 65 % des
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cas de diarrhée exigeant une hospitalisation dans ces pays étaient causés par un rotavirus. En 2010 et 2011, quatre pays à revenu intermédiaire ont introduit la vaccination contre le papillomavirus humain, offrant aux adolescentes une protection contre le responsable de 70 % des cas de cancer du col de l’utérus. L’OMS a également soutenu la prise de décision nationale pour les politiques des programmes de vaccination et l’introduction de nouveaux vaccins en organisant un atelier sur les groupes consultatifs techniques nationaux en matière de vaccination. Le soutien de l’OMS pour le suivi des programmes et la surveillance des maladies évitables par la vaccination a pris différentes formes : retour d’information encourageant et correctif sur le formulaire conjoint de déclaration OMS/UNICEF ; élaboration d’outils de gestion des données, et formation à ces outils, pour la surveillances des vaccins nouveaux et traditionnels ; élaboration de modèles pour le suivi/l’évaluation des faibles performances aux niveaux national et infranational et du risque épidémiologique pour les maladies comme la poliomyélite et la rougeole ; et un retour d’information encourageant et correctif sur la qualité des données de surveillance. Les divisions et unités au sein du Bureau régional de l’OMS ont collaboré pour améliorer les différents aspects de la surveillance des maladies évitables par la vaccination. La sensibilité de la surveillance a été renforcée en intégrant la surveillance des maladies évitables par la vaccination dans les cours de formation sur la surveillance des événements en collaboration avec l’unité Maladies émergentes : surveillance et action au Bureau régional. Le retour d’information dispensé aux pays sur le suivi et la surveillance a été renforcé en publiant les données en collaboration avec l’unité Information sanitaire, bases factuelles et recherche. En
outre, les pays ont eu l’occasion de publier les travaux de recherche sur les maladies évitables par la vaccination dans la revue en ligne Western Pacific Surveillance and Research. Les réseaux de laboratoires de surveillance et de diagnostic de la poliomyélite, de la rougeole et de la rubéole et de l’encéphalite japonaise ont continué de fournir des services rapides et fiables, tant en ce qui concerne la confirmation des cas que l’identification des virus. Tous les laboratoires du réseau de surveillance de la poliomyélite et la quasi-totalité des laboratoires des réseaux de surveillance de la rougeole et de la rubéole de la Région ont été entièrement accrédités en 2010. Le réseau de laboratoires de surveillance de la poliomyélite a introduit un nouveau protocole d’algorithme qui va réduire l’intervalle entre la collecte des échantillons et l’isolement des virus. L’amplification en chaîne par polymérase en temps réel pour la différenciation intratypique et le dépistage des poliovirus dérivés d’une souche vaccinale a été mise en place avec succès par le réseau de laboratoires en 2010. Le laboratoire régional de référence de l’OMS pour la rougeole à Hong Kong (Chine) a fourni les résultats du génotypage pour le Cambodge, la Malaisie, la Mongolie, les Philippines, la République démocratique populaire lao, et le Viet Nam. Les capacités régionales pour procéder au génotypage de la rougeole ont été renforcées suite à deux sessions de formation pratique aux techniques de laboratoire pour les laboratoires du réseau de la rougeole en novembre 2010. Le réseau de laboratoires pour l’encéphalite japonaise, créé en 2008, a continué de donner confirmation de plusieurs cas et a mis en œuvre un certain nombre de mesures d’assurance de la qualité
axées notamment sur des essais d’aptitude et de confirmation. Suivant le modèle des laboratoires de la poliomyélite et de la rougeole, l’accréditation OMS des laboratoires de l’encéphalite japonaise à l’aide de la liste de vérification de l’OMS est en place depuis 2010. Un second atelier interpays de formation pratique a eu lieu à Hong Kong (Chine) en novembre 2010 pour améliorer l’assurance de la qualité du diagnostic biologique pour tous les laboratoires du réseau. De même, des réseaux de laboratoires régionaux pour la surveillance des infections à rotavirus et des infections invasives bactériennes évitables par la vaccination ont été officiellement créés en septembre 2010 et des mesures pour surveiller l’assurance qualité ont été introduites. Les premières formations régionales aux techniques de laboratoire sur les agents pathogènes des infections invasives bactériennes évitables par la vaccination ont eu lieu en mars 2011 et un groupe externe d’évaluation de la qualité pour les rotavirus
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et les agents de la méningite bactérienne a été réparti dans les laboratoires de référence régionaux. La seconde réunion sur les réseaux de laboratoires pour les maladies évitables par la vaccination pour la poliomyélite, la rougeole et la rubéole, et l’encéphalite japonaise a été organisée à Manille en février 2010. Elle avait pour but d’examiner les performances, de recenser les problèmes des laboratoires de réseaux, et d’identifier des moyens d’améliorer leurs performances. Le renforcement de la communication entre les laboratoires de réseau et les programmes de surveillance de la vaccination a été souligné.
Futures orientations L’OMS, en collaboration avec les organismes nationaux correspondants, poursuivra son action pour renforcer les capacités au niveau des pays afin d’améliorer les performances de la vaccination, décrire
le risque épidémiologique des maladies évitables par la vaccination et y faire face, et optimiser les synergies entre les programmes de vaccinations et les autres programmes de santé. Elle aidera les États Membres à renforcer leurs systèmes de vaccination systématique et à atteindre les objectifs mondiaux et régionaux de lutte contre les maladies et d’éradication et élimination de ces maladies, ainsi que les objectifs du Millénaire pour le développement et les objectifs énoncés dans la stratégie « La vaccination dans le monde : vision et stratégie. » Elle fera de plus en plus appel à des commissions de certification et de vérification et à des groupes d’experts externes pour surveiller et valider les progrès réalisés sur la voie des objectifs mondiaux et régionaux, et pour apporter un soutien technique supplémentaire aux États Membres. L’introduction de vaccins contre les rotavirus et de vaccins antipneumococciques ainsi que les actions de prévention de la rougeole favoriseront la réduction de la charge de
morbidité liée aux pneumopathies et aux maladies diarrhéiques, ce qui permettra à la Région de se rapprocher encore des objectifs énoncés dans la Stratégie régionale OMS/UNICEF pour la survie de l’enfant. Dans ses efforts d’optimisation des synergies qui se dégagent de la mise en œuvre de stratégies complémentaires et de la collaboration entre les programmes, l’OMS doit également faire face à des difficultés en matière de ressources humaines et financières. Les partenariats entre les gouvernements, les organisations multilatérales et non gouvernementales revêtent donc une importance primordiale. L’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, l’Initiative contre la rougeole et l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) figurent parmi les principaux partenariats par le biais desquels l’OMS continuera d’aider les États Membres aux fins des objectifs mondiaux et régionaux qu’ils se sont fixés.
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Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires
Paludisme Enjeux stratégiques Des progrès considérables ont été réalisés en matière de réduction de la charge du paludisme dans 10 pays endémiques de la Région du Pacifique occidental, quelques-uns se dirigeant peu à peu vers l’élimination. Le financement externe pour les programmes de lutte contre le paludisme dans la Région a atteint des niveaux sans précédent, et il a été démontré que tous les pays passant à la phase ultérieure de financement rendaient des comptes aux donateurs sur l’action menée. Néanmoins, de nombreux problèmes persistent. De manière générale, les systèmes de santé médiocres progressent peu. Il faut encore mettre au point des mécanismes efficaces pour atteindre les groupes de population les plus vulnérables—femmes enceintes, enfants, minorités ethniques et populations mobiles. Certains pays doivent encore adapter les cadres régionaux à leur propre situation. La collaboration avec les autres programmes ainsi que la coordination entre les services de santé formels et informels du secteur privé doivent être renforcées. Même si la bataille contre le paludisme à P. falciparum résistant à l’artémisinine le long de la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande semble couronnée de succès, le risque d’émergence d’un paludisme résistant à l’artémisinine dans les pays voisins et la prolifération de médicaments de contrefaçon non conformes aux normes sont devenus très préoccupants. Le déficit en glucose-6phosphate déshydrogénase (G6PD) reste un obstacle majeur à une véritable guérison du paludisme à P. vivax dans de nombreux pays de la Région. L’accès aux tests diagnostiques
et au traitement pour le paludisme, ainsi que la prévention par des moustiquaires imprégnées d’insecticide ont été renforcés dans la plupart des pays, toutefois l’objectif d’accès universel n’est pas encore atteint. Sur les 10 pays d’endémie palustre de la Région, huit ont modifié leurs objectifs nationaux, pour passer de la lutte contre le paludisme à l’élimination de la maladie, les derniers étant le Cambodge et le Viet Nam en 2011.
Actions et résultats L’OMS a apporté un soutien déterminant aux 10 pays d’endémie palustre dans la Région du Pacifique occidental en matière de coopération technique. Ce soutien a pris différentes formes : élaborer et actualiser les outils, suivre les progrès et diffuser les informations, mener des travaux de recherche et fournir des données pour la prise de décision. Sur la base du Plan d’action régional pour combattre et éliminer le paludisme dans le Pacifique occidental (2010-2015), adopté par le Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental en 2009, sept pays ont mis à jour leurs stratégies nationales de lutte contre le paludisme. En outre, le projet de Cadre birégional des indicateurs du paludisme a servi de base pour l’élaboration et la mise à jour des plans nationaux de surveillance, de suivi et d’évaluation au Cambodge, en Chine, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam. L’OMS collabore avec les États Membres et les partenaires du développement pour renforcer les capacités des programmes nationaux en matière de surveillance, de suivi et d’évaluation. L’OMS a aidé les États Membres à obtenir des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ainsi que d’autres donateurs pour les programmes nationaux de lutte contre le paludisme. Le Fonds mondial a injecté 854 millions de dollars dans six des 10 pays
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PALUDISME, AUTRES MALADIES À TRANSMISSION VECTORIELLE ET MALADIES PARASITAIRES
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d’endémie palustre. Malgré l’importance des ressources obtenues à ce jour, il faudra mobiliser des moyens supplémentaires pour garantir la pérennité des efforts actuels. L’OMS a pris la tête de l’initiative de grande ampleur engagée le long de la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande pour contenir la résistance à l’artémisinine et éliminer les parasites responsables du paludisme à
P. falciparum résistants à l’artémisinine, et a bénéficié du soutien résolu des autorités nationales et locales. dans le cadre d’activités financées notamment par la Fondation Bill et Melinda Gates, l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et d’autres partenaires au Cambodge. Le récent financement du Fonds mondial permettra de poursuivre ces efforts pour cinq années supplémentaires. Les données recueillies
montrent que l’incidence du paludisme à P. falciparum est en très nette régression dans la zone la plus touchée, baptisée « Zone de confinement 1 ». Toutefois, d’autres foyers suspectés de résistance à l’artémisinine ont été détectés le long des frontières entre la Chine et le Myanmar, entre la Thaïlande et le Myanmar et entre la Thaïlande et le Viet Nam. Des interventions destinées notamment à mobiliser des ressources ont été intensifiées
La technologie au service des agents de village pour lutter contre le paludisme
À tout juste 21 ans, Chou Khea est sur la ligne de front de la bataille du Cambodge contre le paludisme à P. falciparum, l’un des plus dangereux. En tant qu’agent de village pour le paludisme dans le village reculé de Ou Nonoung du district de Ta Sanh dans l’ouest du Cambodge, elle a été formée dans le cadre du Projet d’endiguement, avec le soutien de l’OMS et d’autres partenaires. Chou Khea et les autres agents de village préparent des lames de sang qu’ils prélèvent sur les personnes qui ont été dépistées positives pour le paludisme à P. falciparum par des tests de diagnostic rapide et s’assurent qu’elles prennent leur médicament. La proportion d’individus encore porteurs des parasites du paludisme le troisième jour de traitement, appelés positifs à jour 3, est actuellement la meilleure moyen de mesurer l’efficacité d’un traitement et sert de système d’alerte pour confirmer la résistance à l’artémisinine, le traitement de choix pour le paludisme à P. falciparum.
« Dès qu’un villageois est dépisté positif pour le paludisme à P. falciparum par un test de diagnostic rapide, je prépare les lames de sang » dit Khea. « Puis je lui donne les médicaments, qu’il doit prendre devant moi. Aux jours 2 et 3, je me rends au domicile du villageois et lui demande de prendre les médicaments devant moi. Lorsque 72 heures se sont écoulées après la première prise d’antipaludéens, je retourne chez le villageois pour prélever un échantillon de sang afin de préparer une autre lame. » Ensuite, elle emmène les lames des jours 0 et 3 et le test de diagnostic rapide utilisé au centre de santé de Ta Sanh, situé à 30 kilomètres. Sur place, un technicien examine au microscope les lames du jour 3 à la recherche de parasites du paludisme asexués, qui confirment un résultat positif. Il envoie immédiatement un texto sur un téléphone mobile à une base de données en indiquant le code du village et le sexe du patient. Grâce à ce système d’alerte par téléphone mobile et technologie en ligne, il est possible de localiser avec précision les flambées potentielles de la maladie à transmission vectorielle et les responsables de la santé publique peuvent cibler les interventions dans les endroits où l’on suppose la présence de réservoirs du moustique parasite. Le Projet d’endiguement a été le premier à utiliser ce système d’alerte à Ta Sanh, avec le soutien du Centre national du Cambodge de parasitologie, d’entomologie et de lutte antipaludique, en partenariat avec le Malaria Consortium. Grâce aux alertes par texto et à la localisation des positifs à jour 3 en temps réel sur Google Earth à l’aide d’un logiciel ouvert, les groupes d’agents de santé peuvent échanger des informations et réagir rapidement. En fait, ce système transforme un téléphone mobile et un ordinateur portable en une plateforme centrale de communication reliée à une base de données, qui valide automatiquement les données reçues. Un script dans la base de données est relié à Google Earth pour indiquer sur une carte la localisation des positifs à jour 3 d’après les codes village, offrant une visualisation claire du terrain qui permet au Centre national de parasitologie, d’entomologie et lutte antipaludique, à l’OMS et à d’autres partenaires de planifier des interventions coordonnées, de suivre les cas et de procéder à des enquêtes épidémiologiques et entomologiques. Cette initiative conjointe a vraiment changé les choses dans la lutte contre le paludisme à P. falciparum au Cambodge et montre comment les technologies les plus modernes peuvent être mises au service des agents de santé locaux pour servir les communautés les plus reculées.
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à l’appui des opérations de confinement en cours dans ces zones et au niveau régional. Pour contrer la progression de la résistance à l’artémisinine, l’OMS s’est aussi employée à associer le secteur privé au diagnostic et au traitement du paludisme, en particulier au Cambodge et en République démocratique populaire lao. Au Cambodge, une politique nationale de promotion de la participation du secteur privé au diagnostic et au traitement de la maladie a été mise en œuvre, le Ministère de la Santé a interdit la commercialisation de la monothérapie à l’artémisinine par voie orale, et les initiatives ont été intensifiées, notamment dans le domaine de la lutte contre les médicaments de contrefaçon, menée en collaboration avec Interpol. Une initiative visant à renforcer l’accès au diagnostic et au traitement du paludisme pour les populations mobiles et migrantes a également été lancée. Les efforts d’amélioration du diagnostic du paludisme dans la Région se sont poursuivis en collaboration avec le Siège de l’OMS et la Fondation pour l’Innovation en matière de Nouveaux Diagnostics. Deux laboratoires
régionaux, l’un au Cambodge et l’autre aux Philippines, réalisent à présent des contrôles de la qualité des tests de diagnostic rapide du paludisme. L’assurance de la qualité du diagnostic microscopique du paludisme s’est beaucoup améliorer grâce notamment à l’élargissement de la banque régionale de lames, à la réalisation et la diffusion de manuels d’assurance de la qualité et à des cours de formation en microscopie et à la mise en œuvre de l’évaluation des compétences externes de l’OMS des programmes de microscopie dans la majorité des pays d’endémie palustre, en collaboration avec l’Australian Army Malaria Institute, un centre collaborateur de l’OMS. Les travaux d’amélioration du traitement du paludisme à P. vivax se poursuivent, et des évaluations ont été entreprises dans cinq pays de la Région. Un nouveau test de dépistage extemporané des déficits en G6PD est en cours d’évaluation, et un essai est en cours de préparation pour évaluer la sensibilité à la primaquine chez les personnes souffrant de déficit en G6PD. Une consultation informelle sur les maladies fébriles autres que le paludisme a
eu lieu à Vientiane (République démocratique populaire lao), en janvier 2011. L’objectif était d’examiner les résultats de la recherche au Cambodge et en République démocratique populaire lao et de déterminer les causes et les meilleures stratégies de traitement. Une autre consultation a été organisée à Kuching (Malaisie), en février 2011 afin d’étudier les implications pour la santé publique de Plasmodium knowlesi, un parasite du paludisme du singe qui peut provoquer la maladie chez les humains, et de formuler des recommandations pour une réponse de santé publique. Un projet de proposition a été soumis au Fonds pour l’environnement mondial en collaboration avec le programme de la salubrité de l’environnement afin de soutenir l’élimination progressive du DDT dans cinq pays : Îles Salomon, Papouasie-NouvelleGuinée, Philippines, Vanuatu et Viet Nam.
Futures orientations Le Plan d’action régional pour combattre et éliminer le paludisme dans le Pacifique occidental (2010-2015) continuera à définir une feuille de route globale pour les pays d’endémie palustre dans la Région, et l’OMS soutiendra les États Membres pour l’adaptation et la mise en œuvre, ainsi que le suivi des progrès. L’OMS appuiera également l’examen des programmes nationaux au Cambodge et en Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’intensification des efforts d’élimination du paludisme dans toute la Région, et en particulier en Chine, en Malaisie et en République de Corée, l’intensification du suivi de l’efficacité des antipaludiques dans la Région, notamment par le lancement d’un réseau sur la résistance aux antipaludiques dans le Pacifique, ainsi que la détection et l’élimination des parasites du paludisme résistant à l’artémisinine dans la Région. Les pays comme les Îles Salomon, la PapouasieNouvelle-Guinée et le Vanuatu bénéficient d’un soutien pour passer à la phase ultérieure de financement par le Fonds mondial.
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La priorité sera placée sur l’amélioration de l’assurance qualité des services de microscopie en soutenant le renforcement des mécanismes nationaux d’assurance qualité, y compris les évaluations des compétences externes et les bonnes pratiques d’approvisionnement. L’OMS collaborera avec d’autres programmes pour faciliter le renforcement des systèmes de santé, en utilisant les ressources pour la lutte contre le paludisme, notamment en matière de surveillance systématique, de diagnostique de laboratoire de qualité garantie et de personnel de la santé communautaire. Les travaux de recherche opérationnelle continueront de combler les carences des programmes, notamment en améliorant l’accès au traitement et à la prévention du paludisme pour les populations migrantes et mobiles ainsi que le traitement radical du paludisme à P. vivax. L’OMS va également intensifier les efforts pour répertorier et diffuser les succès et les enseignements tirés dans la Région.
nécessite une planification locale minutieuse, une couverture totale des interventions et une exécution consciencieuse avec l’engagement de la communauté pour un effet durable.
Actions et résultats Depuis 2010, la prévention et la lutte contre la dengue sont intégrées à la Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique, ou SMEAP (2010), afin d’encourager la pérennité et l’intégration. Les domaines d’activité énoncés dans le Plan stratégique de lutte contre la dengue dans la région Asie-Pacifique (2008-2015) sont partagés au sein de l’OMS entre l’unité Maladies émergentes : surveillance et action, qui est désormais responsable de la surveillance, de la riposte aux flambées et de la prise en charge des cas, et l’unité Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires, qui concentre ses efforts sur la lutte antivectorielle et la mobilisation de la communauté afin de prévenir les flambées et d’en réduire l’impact. Une collaboration innovante entre les deux unités est essentielle pour le succès du programme de soutien technique pour la dengue de l’OMS. La lutte antivectorielle est à la base de la lutte contre la transmission de la dengue et elle doit être appliquée selon les principes clés de la gestion intégrée des vecteurs, à savoir : sensibilisation, mobilisation sociale, législation, politiques de santé publique visant à promouvoir assainissement de base et salubrité de l’environnement pour les foyers et les communautés, collaboration au sein du secteur de la santé et des autres secteurs, approche intégrée axée sur plusieurs maladies, prise de décision reposant sur des bases factuelles, et renforcement des capacités. L’OMS, en collaboration avec ACTMalaria, a organisé un cours de formation sur la gestion intégrée des vecteurs à Manille en octobre 2010, destiné aux entomologistes
Dengue Enjeux stratégiques La dengue est un problème de santé publique grave dans la Région depuis ces deux ou trois dernières décennies. Une croissance urbaine non planifiée, des réseaux d’approvisionnement en eau potable inadaptés et des déplacements accrus entre zones rurales et urbaines ont facilité la circulation du virus de la dengue vers d’autres zones géographiques et la fréquence des flambées de cette maladie a augmenté. De nombreux pays ont des capacités limitées pour riposter aux flambées de dengue, en raison d’une infrastructure insuffisante et d’un manque de ressources humaines et financières. Le meilleur moyen de prévenir la dengue consiste à empêcher Aedes, le moustique vecteur, d’avoir accès aux réservoirs d’eau et autres sites de reproduction potentiels. Cela
de la Région. L’OMS s’est également associée à l’Agence de l’environnement de Singapour (National Environment Agency of Singapore) pour organiser le second atelier sur la lutte contre la dengue dans la région Asie-Pacifique en août 2011 afin de renforcer la surveillance et la lutte contre cette maladie. L’OMS a fourni un soutien technique à un projet de deux ans financé par la Banque asiatique du développement et axé sur la lutte contre la dengue au Cambodge et en République démocratique populaire lao. Le projet pilote soutient la prévention de la dengue dans la communauté en associant des mesures biologiques de lutte contre les moustiques (introduction du poisson guppy dans les réservoirs d’eau des foyers) et des méthodes de réduction traditionnelles (élimination physique des sites de reproduction), à un solide composant de modification des comportements. Un bilan à mi-parcours a révélé que le projet avait été adopté avec enthousiasme par les communautés et que la densité des vecteurs avait été réduite de plus de 75 %
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dans les zones d’intervention au cours des six premiers mois. Ce projet devrait contribuer à l’élaboration de stratégies de lutte contre les vecteurs de la dengue reposant sur des bases factuelles plus durables. Une vidéo visant à sensibiliser sur la question de la dengue a été lancée lors de la soixante et unième session du Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental en 2010. L’OMS a également soutenu une Journée de la dengue de l’ASEAN le 15 juin 2011 visant à informer le public sur les risques de la dengue dans la Région.
Future directions Des actions de sensibilisation permanentes, un engagement renforcé et une mobilisation de ressources sont nécessaires pour lutter contre la dengue. Une lutte antivectorielle durable et fondée sur la communauté, avec des solides partenariats à différents niveaux, est également nécessaire. La gestion intégrée des vecteurs permet des approches axées sur plusieurs maladies, mais il faudra renforcer les capacités et soutenir l’élaboration de plans nationaux de gestion intégrée des vecteurs. La gestion intégrée des vecteurs consiste notamment à utiliser de façon rationnelle les insecticides de santé publique pour la lutte antivectorielle, intensifier la surveillance des vecteurs, et surveiller la résistance aux insecticides, qui constitue une grave menace pour la lutte contre les vecteurs de la dengue dans la Région.
Maladies tropicales négligées L’élimination de la filariose lymphatique en tant que problème de santé publique dans la Région du Pacifique occidental progresse de manière régulière. Plusieurs pays asiatiques, dont le Cambodge, la Malaisie, le Viet Nam et de nombreuses régions des Philippines, ont réalisé cinq campagnes de chimiothérapie de masse (MDA) et mènent actuellement des activités de surveillance ; les rapports préliminaires montrent une nette progression vers l’élimination de la maladie dans ces pays. Dans le Pacifique, les Îles Cook, Nioué, les Tonga, et le Vanuatu ont atteint le stade de la surveillance post-MDA, tandis que sept États
et Territoires effectuent encore des campagnes supplémentaires de chimiothérapie de masse et cinq procèdent à des études pour confirmer leur statut infectieux. Afin de maximiser les ressources, des activités d’élimination de la filariose lymphatique seront menées parallèlement à des activités d’élimination de la lèpre aux Îles Marshall, au Kiribati et aux États fédérés de Micronésie—les trois pays de la Région où la lèpre demeure un problème de santé publique. Le pian est endémique dans au moins trois pays du Pacifique—Îles Salomon, Papouasie-Nouvelle-Guinée et Vanuatu—et touche plus particulièrement les populations pauvres dans les zones reculées. Les campagnes de traitement de masse dans les années 1950 ont permis une nette régression de la maladie,
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qui est toutefois réapparue en raison d’une couverture initiale incomplète. Au Vanuatu, la dernière campagne de traitement de masse contre le pian, menée dans une province en 2001, a atteint une couverture de 92 % ; cependant, on ne connaît pas son effet à long terme. En 2008, une étude dans une autre province a révélé une prévalence de 17 %, justifiant une nouvelle campagne de traitement de masse. Le Vanuatu a récemment élaboré un plan d’action national détaillé en vue d’intensifier la lutte contre le pian et de l’éliminer. La prévalence du pian clinique dans les provinces est évaluée parallèlement à une enquête sur les indicateurs du paludisme au niveau national menée en 2011, ce qui permettra de définir les mesures à prendre pour cibler les nouvelles campagnes de traitement de masse et renforcer la surveillance systématique. La situation doit être évalué aux Îles Salomon et en Papouasie-Nouvelle-Guinée. En ce qui concerne les géohelminthes, des programmes de déparasitage au Cambodge, à Kiribati, en République démocratique populaire lao et à Tuvalu ont permis de maintenir des taux de couverture du traitement de 75 % parmi les enfants d’école primaire. Les Philippines et le Viet Nam ont atteint environ 50 % des enfants du primaire. La plupart des pays insulaires du Pacifique ont mis en place la chimiothérapie de masse pour la filariose lymphatique. Plus de 10 ans de chimiothérapie de masse sur la base de deux médicaments, dont l’albendazole,
devraient avoir un impact sur les géohelminthes, en particulier dans les pays insulaires du Pacifique. Une réunion régionale sur la filariose lymphatique et autres maladies tropicales négligées, regroupant les administrateurs de programmes nationaux de 24 États et Territoires, a été organisée à Nadi (Fidji), en mai 2011. Elle a permis d’échanger des données utiles, d’examiner les progrès réalisés par les programmes de lutte contre les maladies tropicales négligées, d’élaborer des plans d’action nationaux et d’étudier la faisabilité des synergies avec les autres programmes, par exemple la filariose lymphatique et le paludisme en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le financement limité pour intensifier le déparasitage de masse des groupes de population à haut risque reste un frein pour la lutte contre les maladies tropicales négligées et leur élimination dans la Région. Cependant, de plus en plus d’organisations et de donateurs commencent à investir dans ces maladies. L’une de ces organisations finance actuellement un membre du personnel de l’OMS dans la Région et a proposé de participer au financement d’un second poste. L’USAID soutient des opérations au niveau des pays. L’OMS continue à collaborer étroitement avec les pays et les partenaires pour faire campagne en faveur des maladies tropicales négligées, échanger des informations, travailler en réseau et mobiliser des ressources.
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Actions intersectorielles, axées sur plusieurs maladies Dans le cadre de son approche axée sur plusieurs maladies, l’OMS a pris des mesures pour intégrer la lutte contre le paludisme et la dengue dans d’autres programmes. Un projet sur le changement climatique et les maladies à transmission vectorielle, mené au Cambodge, en Mongolie et en PapouasieNouvelle-Guinée avec le financement de la Korea International Cooperation Agency, favorise la coopération avec les programmes de l’OMS sur la salubrité de l’environnement et la surveillance des maladies émergentes et constitue une excellente occasion de faire avancer cet objectif de façon stratégique. Ce projet devrait contribuer au renforcement des systèmes de santé et minimiser les conséquences des maladies à transmission vectorielle pour les populations dans les zones sujettes au changement climatique. L’OMS a élaboré une stratégie intersectorielle axée sur plusieurs maladies pour lutter durablement contre les maladies tropicales négligées. Des consultations et des discussions informelles avec d’éminents spécialistes dans différents secteurs ont été organisées afin de déterminer la faisabilité et le rapport coût-efficacité de ces interventions. Des propositions seront formulées et soumises aux institutions bilatérales hors du secteur de
la santé, plaçant ainsi les maladies tropicales négligées dans le cadre du développement durable ou de la réduction la pauvreté tout en accédant à de nouvelles possibilités de financement.
Recherche sur les maladies infectieuses liées à la pauvreté D’importantes lacunes persistent en termes de connaissances et de programme pour la prévention et la lutte contre les maladies infectieuses liées à la pauvreté, qui sont notamment la dengue, le VIH/sida, les maladies tropicales négligées, le paludisme, les infections sexuellement transmissibles et la tuberculose. La question des capacités de recherche individuelles et institutionnelles est primordiale pour ces maladies. Une stratégie de recherche régionale portant sur toutes ces maladies est nécessaire pour combler les lacunes de manière efficace. Le Bureau régional pour le Pacifique occidental, en coordination avec le Programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales (TDR), s’emploie à promouvoir la recherche dans le domaine des maladies infectieuses liées à la pauvreté. L’OMS a élaboré un Plan d’action régional pour la recherche sur les maladies infectieuses liées à la pauvreté, préparé dans le cadre d’une série de consultations avec le programme TDR, des chercheurs du Pacifique occidental et d’autres
Régions et plusieurs réseaux de recherche. Y sont exposées les stratégies régionales pour promouvoir le renforcement des capacités de recherche, l’élaboration d’outils et de stratégies, ainsi que l’introduction de nouvelles approches pour pallier les carences relevées dans les programmes pour la prévention et la lutte contre les maladies infectieuses liées à la pauvreté. Dans le cadre du plan, l’OMS et le programme TDR ont soutenu conjointement diverses activités des réseaux de recherche nationaux, comme le Réseau régional sur la schistosomiase asiatique et autres helminthiases (RNAS+) et le Réseau de l’ASEAN pour l’innovation en matière de médicaments, de diagnostics et de vaccins). L’OMS a continué de soutenir la recherche innovante par le biais du Programme de petites subventions pour la recherche opérationnelle sur les maladies transmissibles. Quatre projets de recherche en République démocratique populaire lao, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et aux Philippines ont été financés en 2010. L’OMS a également organisé un atelier de rédaction des propositions sur les maladies infectieuses liées à la pauvreté, dont la tuberculose, destiné au personnel des instituts de recherche et des programmes de lutte contre les maladies.
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VIH/sida et infections sexuellement transmissibles Enjeux stratégiques La situation en matière de VIH s’est stabilisée dans la Région du Pacifique occidental. La prévalence globale dans la majorité des pays reste nettement inférieure à 1 %, toutefois le nombre de personnes vivant avec le VIH a augmenté, passant de 680 000 en 2001 à 1 300 000 en 2009, selon les estimations de 2010 du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida. Environ 90 % des infections à VIH dans la Région sont concentrées dans cinq pays : Cambodge, Chine, Malaisie, PapouasieNouvelle-Guinée et Viet Nam. L’épidémie de VIH est généralisée uniquement en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Dans la majorité des pays, l’épidémie de VIH se propage principalement par les populations les plus à risque, notamment les professionnels du sexe, les hommes qui ont des rapports homosexuels et les consommateurs de drogues injectables. Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont un facteur de risque important dans la transmission du VIH. Leur prévalence varie dans la Région, avec des taux importants en Mongolie et dans les pays insulaires du Pacifique. Toutefois, les données sont globalement insuffisantes. Les interventions du secteur de la santé pour parvenir à un accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien relatifs au VIH/sida s’intensifient rapidement dans la Région. Cependant, l’objectif d’accès universel (80 % de couverture et d’utilisation) restait inatteignable en 2010. Plus de 80 % des professionnels du sexe déclarent utiliser des préservatifs dans la plupart des pays, toutefois les données sont limitées aux personnes travaillant dans des établissements.
Le nombre d’interventions pour les hommes ayant des rapports homosexuels augmente, mais il est loin d’être suffisant, ce qui entraîne une propagation rapide du VIH au sein de cette population dans certains pays. Les mesures de réduction des dommages pour les consommateurs de drogues injectables ont atteint 40 % en 2009. Le nombre de personnes bénéficiant du traitement antirétroviral a augmenté, atteignant environ 160 000 en décembre 2009. Cette seule année, 38 000 personnes ont débuté un traitement contre le VIH, ce qui représente une augmentation de 31 % par rapport à l’année précédente. Toutefois, dans l’ensemble, seulement 33 % des personnes ayant besoin de traitement dans la Région ont pu en bénéficier. La couverture du traitement antirétroviral pédiatrique a été nettement meilleure. Soixante et un pour cent des enfants en ayant besoin—environ 8300 enfants de moins de 15 ans—ont reçu un traitement antirétroviral en 2009. Le nombre de femmes enceintes vivant avec le VIH qui ont eu accès au traitement pour prévenir la transmission mère-enfant s’élevait à 4300 en 2009, ce qui représentait 32 % de nombre estimé de personnes en ayant besoin.
Actions et résultats En mai 2011, l’Assemblée mondiale de la Santé a approuvé la Stratégie mondiale du secteur de la santé sur le VIH/sida (20112015). Un plan de travail conjoint est en phase d’élaboration avec l’équipe d’appui aux régions de l’ONUSIDA pour l’Asie et le Pacifique, afin d’optimiser l’harmonisation du soutien technique aux pays, conformément à la nouvelle stratégie mondiale. Les pays ont bénéficié d’un soutien pour adapter et mettre en œuvre les nouvelles recommandations OMS 2010 sur le traitement antirétroviral de l’infection à VIH chez l’adulte
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et l’adolescent ainsi que chez le nourrisson et l’enfant et sur les médicaments antirétroviraux pour traiter la femme enceinte et prévenir l’infection à VIH chez l’enfant. Quatre des cinq pays fortement touchés par le VIH ont révisé leurs lignes directrices nationales sur le traitement antirétroviral en fonction des recommandations de l’OMS. L’initiative Traitement 2.0 lancée en novembre 2010 par l’ONUSIDA et l’OMS pour optimiser les schémas thérapeutiques, simplifier les plateformes de laboratoires pour le diagnostic et la surveillance, réduire les coûts, adapter les systèmes d’administration des traitements et mobiliser les communautés, est expérimentée en Chine et au Viet Nam. Avec les partenaires des Nations Unies, la huitième réunion du groupe de travail des Nations Unies sur la prévention de la transmission parent-enfant pour l’Asie et le Pacifique a eu lieu en novembre 2010 en République démocratique populaire lao. Lors de cette réunion, l’élaboration d’un cadre birégional pour l’élimination du VIH pédiatrique et la syphilis congénitale en Asie et dans le Pacifique a été approuvée. Ce cadre guide les pays dans l’élaboration de leur plan national et de leurs objectifs pour l’élimination du VIH pédiatrique et de la syphilis congénitale. Les pays ont reçu un soutien technique pour progresser dans cette initiative d’élimination. Une mission conjointe a été menée au Viet Nam pour examiner le programme de prévention de la transmission mère-enfant afin d’accélérer la réponse à l’élimination du VIH pédiatrique et de la syphilis congénitale. En septembre 2010, l’OMS a organisé en Chine une consultation mondiale sur l’élaboration de conseils pour la prévention et le traitement du VIH et autres infections sexuellement transmissibles chez les hommes
ayant des rapports homosexuels et les personnes transsexuelles. Ces lignes directrices fourniront un cadre d’action complet pour ces deux groupes de la population. L’OMS a appuyé une étude de cas sur la riposte du secteur de la santé au VIH chez les hommes ayant des rapports homosexuels en Chine. Face à la nature évolutive et au contexte du travail du sexe, des données ont été recueillies sur les interventions ciblées existantes pour les professionnels du sexe au Cambodge, en Chine, en Mongolie et au Viet Nam. Ces données ont servi de base à l’élaboration d’un guide régional sur les interventions prioritaires du secteur de la santé pour faire face à l’évolution de l’environnement et des besoins des professionnels du sexe. Après la publication en juillet 2010 de la Regional Strategy for Harm Reduction in Asia and the Pacific (2010-2015) (Stratégie régionale pour la réduction des dommages en Asie et dans le Pacifique), les pays ont bénéficié d’un soutien pour la mettre en œuvre. En Malaisie, le Gouvernement est passé de l’éducation sur les drogues dans les centres de détention à la réduction des dommages dans la communauté pour les consommateurs de drogues injectables. Une publication conjointe de l’OMS et du Ministère de la Santé souligne l’importance de cette meilleure pratique. Un bilan à mi-parcours du Plan d’action stratégique régional de prévention et de lutte contre les infections sexuellement transmissibles (2008-2012) a été effectué en octobre 2010 en Mongolie. Les progrès en matière de lutte contre les IST ont été examinés et trois domaines prioritaires ont été identifiés, à savoir la surveillance des IST, l’élimination de la syphilis congénitale et la reformulation des interventions cibles pour les professionnels du sexe. Des progrès ont été réalisés pour intégrer la surveillance de la
syphilis à celle du VIH, et intégrer l’élimination de la syphilis congénitale à l’initiative d’élimination du VIH pédiatrique. En outre, l’OMS a continué de soutenir le programme de surveillance de la sensibilité des gonocoques aux antimicrobiens pour surveiller la menace croissante de résistance à la céphalosporine à large spectre. Le renforcement des capacités en matière d’informations stratégiques sur le VIH/ sida et les IST ont bénéficié d’un soutien permanent au niveau national et ont été améliorées, en particulier pour la surveillance des comportements, le suivi des réponses du secteur de la santé et la surveillance et le suivi de la résistance du VIH aux médicaments. Quinze pays ont déclaré que le secteur de la santé avait progressé vers l’accès universel, neuf pays ont maintenu les systèmes de surveillance intégrés du VIH et quatre pays ont maintenu la surveillance de la résistance du VIH aux médicaments selon les recommandations techniques de l’OMS. Un examen systématique de l’évaluation de la résistance du VIH aux médicaments dans la Région du Pacifique occidental a été publié dans une revue à comité de lecture. Les travaux de recherche opérationnelle menés l’année dernière comprenaient une étude de validation sur les algorithmes du dépistage du VIH dans les pays insulaires du Pacifique et une analyse du rapport coûtefficacité de l’action de relier les services de lutte contre VIH et les services de santé sexuelle et génésique. L’OMS a apporté un soutien technique et financier aux Philippines pour mener une étude sur les flambées d’infections à VIH chez les consommateurs de drogues injectables. L’OMS a continué à apporter conseil et soutien technique à son réseau sur le VIH et la santé, avec 20 membres de centres
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collaborateurs de l’OMS et de partenaires techniques. Le réseau offre régulièrement aux États Membres un soutien technique de qualité.
Futures orientations Tenant compte de l’évolution de l’épidémie, de la fluctuation des contextes politiques et financiers et des données de plus en plus nombreuses sur l’efficacité des interventions et approches en matière de lutte contre le VIH, l’OMS continuera à aider les États Membres à mettre en œuvre le plan d’action régional du secteur de la santé contre le VIH basé sur la Stratégie mondiale du secteur de la santé sur le VIH/sida (2011-2015). L’OMS va aider les pays à intensifier les stratégies de prévention, traitement, soins et soutien d’un bon rapport coût-efficacité, à renforcer les liens avec les autres programmes comme la santé de la mère et de l’enfant et la santé sexuelle et génésique, à promouvoir une plus grande efficacité, à établir des systèmes solides et durables, à réduire les vulnérabilité et à renforcer l’engagement de la communauté.
L’OMS a identifié les priorités suivantes : garantir l’accès universel au traitement antirétroviral et la mise à disposition d’un traitement efficace ; soutenir l’élimination des nouvelles infections à VIH pédiatrique et de la syphilis congénitale ; garantir la prestation de services de santé complets pour les populations les plus à risque et les personnes infectées avec une continuité des services ; relier les services de lutte contre le VIH et les services d’IST, de tuberculose et de santé génésique et sexuelle, y compris la santé de la mère et de l’enfant ; et renforcer les informations stratégiques pour les programmes de lutte contre le VIH reposant sur des bases factuelles.
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riposte efficace à la TB-MR et à la co-infection tuberculose-VIH.
Tuberculose Enjeux stratégiques Des avancées considérables ont été réalisées au cours de la dernière décennie en matière de lutte contre la tuberculose dans la Région du Pacifique occidental. Le nombre de personnes atteintes est passé de 3,6 millions en 2000 à 2 millions en 2008. Pendant cette même période, plus de 10 millions de personnes ont été diagnostiquées et traitées et on estime que 800 000 morts ont ainsi été évitées. Selon les dernières estimations de l’OMS, la Région du Pacifique occidental est en passe d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) liés à la tuberculose, en grande partie grâce à l’élargissement du traitement de courte durée sous observation directe (DOTS). Malgré ce succès, les programmes de lutte antituberculeuse dans la Région doivent faire face à d’importants défis. L’épidémie de tuberculose tend à se concentrer dans les populations vulnérables et marginalisées qui sont difficiles à atteindre et souvent ont un accès limité aux soins de santé. L’augmentation de la co-infection tuberculoseVIH ainsi que l’émergence et la diffusion d’une tuberculose pharmacorésistante, notamment la tuberculose à bacilles multirésistants (TB-MR), aggravent encore la situation. En fait, la Région déclare 120 000 cas de TB-MR par an, ce qui représente 28 % de la charge de cette maladie dans le monde. Actuellement, les capacités des laboratoires et la gestion globale des programmes de lutte antituberculeuse sont insuffisants pour établir un diagnostic précoce et fournir une
Actions et résultats Pour faire face à cette question stratégique, la Stratégie régionale Halte à la tuberculose dans le Pacifique occidental (2011-2015) a été élaborée en consultation avec les États Membres et adoptée en 2010 lors de la soixante et unième session du Comité régional. Cette nouvelle stratégie s’appuie sur les deux précédents plans stratégiques et introduit de nouvelles interventions reposant sur des bases factuelles et technologies en riposte aux défis émergents. La stratégie offre un cadre de référence pour l’action, en se concentrant sur cinq objectifs principaux : 1) s’efforcer d’instaurer un accès universel et équitable au diagnostic et au traitement de la tuberculose pour toutes les personnes souffrant de cette maladie ; 2) renforcer les capacités des laboratoires de la tuberculose ; 3) renforcer la gestion programmatique de la tuberculose pharmacorésistante ; 4) étendre les activités conjointes tuberculose/VIH ; et 5) renforcer la capacité de gestion des programmes antituberculeux.
Accès universel et équitable au diagnostic et au traitement de la tuberculose. La tuberculose touchant de façon disproportionnée les populations les plus pauvres et les plus marginalisées, comme les migrants et les détenus, les stratégies de lutte contre cette maladie doivent cibler ces groupes vulnérables afin d’augmenter l’impact des programmes de lutte antituberculeuse. À cette fin, l’OMS, les programmes nationaux de lutte antituberculeuse et l’Organisation internationale pour les migrations se sont engagés dans un projet pour fournir aux migrants rapatriés dans les deux provinces frontalières du Cambodge des services de tuberculose adaptés à leur situation. En
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ACTIVITÉ ’OMS ACTIVITÉDE DEL L ’OMSDANS DANSLA LARÉGION RÉGIONDU DUPACIFIQUE PACIFIQUEOCCIDENTAL OCCIDENTAL 1er 1erjuillet juillet2010–30 2010–30juin juin2011 2011
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outre, l’OMS a commencé à procéder à des évaluations sanitaires dans les prisons de plusieurs pays fortement touchés par la tuberculose. En 2010, une évaluation sanitaire a été effectuée dans les prisons de Mongolie. Elle a révélé d’importants progrès dans la lutte antituberculeuse et a fourni des informations utiles aux autres pays qui ciblent ce groupe à haut risque.
la Mongolie, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam à harmoniser leurs capacités de diagnostic et de traitement de la TB-MR et à planifier le renforcement de la gestion programmatique de la tuberculose pharmacorésistante. Il est primordial de garantir l’accès à un traitement adéquat à tous les patients atteints de TB-MR.
Renforcer les capacités des laboratoires de la tuberculose. En 2010, l’OMS a adopté un test diagnostique de la tuberculose révolutionnaire qui permet de décentraliser le diagnostic de la tuberculose pharmacorésistante, de réduire le délai nécessaire à l’établissement du diagnostic de TB-MR de quelques mois à quelques heures, de renforcer la sensibilité du diagnostic par rapport aux méthodes traditionnelles et de partager l’équipement et les techniciens avec des programmes de lutte contre d’autres maladies. Cependant, pour mettre en place des nouveaux outils diagnostiques, les pays ont besoin d’un soutien technique afin d’élaborer les bons algorithmes de diagnostic. Anticipant ces besoins, l’OMS a organisé une consultation avec les laboratoires supranationaux de référence aux Philippines pour discuter de cette méthode. Deux ateliers régionaux sur les techniques de laboratoire, auquel ont participé sept pays fortement touchés par la tuberculose, ont ensuite été organisés à l’Institut de recherche sur la tuberculose du Japon en août 2010 et à l’Institut coréen de la tuberculose en février 2011, avec l’aide des laboratoires supranationaux de référence et de l’Initiative mondiale pour les laboratoires. Renforcer la gestion programmatique de la tuberculose pharmacorésistante. L’OMS a mis en place diverses activités pour aider le pays à instaurer une gestion programmatique de la tuberculose pharmacorésistante
avec accès à des médicaments contre la TB-MR de qualité par le mécanisme mondial du Comité Feu vert. L’OMS a coordonné plusieurs examens de pays par le Comité Feu vert, facilité la formation sur la TB-MR au Cambodge, organisé un atelier régional sur l’enregistrement et la notification de la TB-MR, aidé la Papouasie-Nouvelle-Guinée à soumettre une candidature au du Comité Feu vert, et a aidé la République démocratique populaire lao à obtenir pour la première fois l’approbation de ce même comité. En outre, l’OMS a contribué à l’élaboration de politiques et conseils normatifs au niveau ACTIVITÉ DE L ’OMS DANS LA RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL juillet 2010–30 juin 2011 international, en participant à des 1er comités internationaux importants, garantissant ainsi Renforcer la capacité de gestion des la contribution de la Région du Pacifique programmes de lutte contre la tuberculose. occidental aux lignes directrices mondiales Souvent les pays n’ont pas les capacités de l’OMS et aux initiatives des donateurs. suffisantes pour obtenir et gérer les fonds des Plus récemment, l’OMS a aidé le Cambodge, donateurs, et mettre en œuvre de nouvelles
Étendre les activités conjointes tuberculose/ VIH. Afin de coordonner l’intensification de la riposte à la tuberculose et au VIH, l’OMS a publié le Cadre révisé de lutte contre la co-infection tuberculose-VIH dans la Région du Pacifique occidental (2008), qui souligne l’importance du diagnostic précoce et préconise de proposer des tests de dépistage du VIH et de la tuberculose dans les centres de soins de la tuberculose et du VIH respectivement. Depuis, des progrès ont été observés dans les pays comme le Cambodge, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam. En particulier au Cambodge, le dépistage chez les patients atteints de tuberculose est passé de 13 % en 2006 à 70 % en 2009. En outre, le Cambodge a donné l’exemple en mettant en œuvre les trois interventions clés (lutte contre les infections dans les établissements de santé, intensification du dépistage de la tuberculose et traitement préventif à l’isoniazide chez les personnes vivant avec le VIH), une stratégie de santé publique essentielle pour réduire l’impact de la tuberculose sur les personnes vivant avec le VIH. Des missions d’inventaire sur la lutte contre les infections menées par l’OMS en 2010 soutiendront également ces avancées positives dans les activités de lutte contre la tuberculose/le VIH.
ACTIVITÉ ACTIVITÉ DE DE L ’OMS L ’OMS DANS DANS LA LA RÉGION RÉGION DU DU PACIFIQUE PACIFIQUE OCCIDENTAL OCCIDENTAL 1er 1er juillet juillet 2010–30 2010–30 juin juin 2011 2011
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opérations complexes. L’OMS a continué d’aider les pays à élaborer des stratégies de développement des ressources humaines et à améliorer les systèmes de suivi et d’évaluation. L’OMS a également prodigué des conseils sur les plans de sensibilisation, de communication et de mobilisation sociale, et a aidé les pays à élaborer des plans nationaux d’assistance technique et à coordonner un soutien technique rapide et de qualité. En juin 2010, l’OMS a organisé un atelier régional sur la surveillance de la tuberculose et le suivi de l’impact dans le Pacifique occidental en vue d’améliorer la qualité des systèmes de surveillance de la tuberculose dans les États Membres et d’obtenir des informations fiables sur la charge de morbidité. Les données des pays, soigneusement analysées pendant la réunion, ont depuis été utilisées pour estimer la charge de tuberculose au niveau mondial. En 2010, l’OMS a apporté un soutien technique à trois pays de la Région, Cambodge, Chine et République démocratique populaire lao, pour mener des études sur la prévalence de la tuberculose. Les données épidémiologiques tirées de ces études révéleront l’impact sur les programmes de la lutte antituberculeuse au cours des 10 dernières années.
diagnostic plus sensibles et sur un dépistage ciblé parmi les populations à risque, y compris les personnes souffrant de maladies non transmissibles comme le diabète. La tuberculose de l’enfant fera également l’objet d’une plus grande attention, notamment en procédant systématiquement à un suivi des contacts. En outre, l’OMS apportera un soutien technique spécifique à chaque pays pour aider les programmes nationaux de lutte antituberculeuse à élaborer d’urgence des plans de renforcement des laboratoires, dirigera des interventions de lutte contre la TB-MR et examinera les besoins en ressources humaines dans ce domaine. Elle va également renforcer son soutien à la recherche opérationnelle (et au renforcement des capacités nationales pour mener la recherche) qui analyse les obstacles à la lutte antituberculeuse ainsi que la faisabilité et le rapport coût-efficacité des actions pour surmonter ces obstacles. En décembre 2010, l’OMS a lancé la subvention pour la recherche opérationnelle sur la tuberculose dans le Pacifique occidental, qui chaque année lancera un appel aux propositions de recherche auprès des pays pour un financement.
d’ici 2000, l’élimination étant définie comme une prévalence inférieure à 1 cas pour 10 000 habitants. Si la Région du Pacifique occidental dans son ensemble avait atteint cet objectif en 1991, ce n’est pas encore le cas pour trois pays, à savoir les Îles Marshall, Kiribati et les États fédérés de Micronésie. Le taux de prévalence de la lèpre est juste au dessus du seuil d’élimination à Nauru, aux Palaos et aux Samoa américaines, avec moins de 10 cas par an, et juste en dessous de ce seuil pour la Papouasie-Nouvelle-Guinée. De leur côté, la Chine et les Philippines déclarent encore plus de 1000 nouveaux cas par an. Selon les dernières estimations de 2009, 5367 nouveaux cas ont été déclarés dans la Région du Pacifique occidental, avec un taux de dépistage de 0,3 pour 100 000 habitants.
Actions et résultats L’OMS a continué à aider les pays à mettre en œuvre la Stratégie mondiale renforcée pour davantage réduire la charge de la lèpre (2011-2015). Elle a organisé plusieurs missions conjointes et ateliers dans les pays insulaires du Pacifique et en PapouasieNouvelle-Guinée. Toutefois, afin d’éliminer durablement la maladie dans tous les pays, le Directeur régional, lors de la soixante et unième session du Comité régional en Malaisie en octobre 2010, s’est engagé à renforcer de façon significative les activités contre la lèpre, en particulier dans les pays où elle persiste. De ce fait, le Cadre d’action pour la lutte contre la lèpre et son élimination a été lancé lors de la réunion de l’Association des responsables de santé des îles du Pacifique en avril 2011 aux Palaos. La première étape a consisté à mener une mission d’assistance
Futures orientations Des approches innovantes, spécifiques à chaque pays pour les soins de la tuberculose sont nécessaires pour briser le cycle de la transmission de la tuberculose et l’éliminer en tant que problème de santé publique. Dans cet esprit, l’OMS va poursuivre son action avec les États Membres et leur apporter un soutien lors de la mise en œuvre de la nouvelle stratégie régionale. Elle va notamment concentrer ses efforts sur l’introduction d’algorithmes de
Lèpre Enjeux stratégiques La lèpre ou maladie de Hansen est une maladie infectieuse ancienne source de terribles souffrances, d’incapacités et de stigmatisation. En 1991, la QuaranteQuatrième Assemblée mondiale de la Santé avait marqué une étape importante en adoptant une résolution visant à éliminer la lèpre en tant que problème de santé publique
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HALTE À LA TUBERCULOSE ET ÉLIMINATION DE LA LÈPRE
ACTIVITÉ ’OMS ACTIVITÉDE DEL L ’OMSDANS DANSLA LARÉGION RÉGIONDU DUPACIFIQUE PACIFIQUEOCCIDENTAL OCCIDENTAL 1er 1erjuillet juillet2010–30 2010–30juin juin2011 2011
Lutte contre les maladies transmissibles
technique dans les trois pays insulaires du Pacifique ciblés en mars et avril 2011, qui a débouché sur un plan d’élimination détaillé. Malgré les progrès réalisés pour maintenir l’élimination dans la Région, il est capital de préserver des services de lutte antilépreuse de qualité. Des efforts sont faits pour faciliter l’intégration des services de lutte antilépreuse dans les services de santé généraux et pour intensifier le dépistage par un suivi systématique des contacts et un dépistage de masse dans les zones de forte prévalence. Des services complets et accessibles de prise en charge de la lèpre doivent être mis en place pour le traitement des nouveaux cas et des patients déjà diagnostiqués et traités. De très nombreux patients guéris mais atteints d’incapacités demeurent dépendants des services de rééducation.
Futures orientations Dans les années à venir, l’OMS se concentrera sur les trois États et Territoires qui ne sont pas encore parvenus à éliminer la maladie, mais continuera toutefois à aider les pays déclarant un nombre important de nouveaux cas de lèpre chaque année par des ateliers, des cours de formation et des missions de surveillance. Dans le Pacifique, l’OMS continuera à travailler en étroite collaboration avec les partenaires techniques tels que la Pacific Leprosy Foundation, le United States National Hansen’s Disease Program (programme national américain de la maladie de Hansen), et les Centers for Disease Control and Prevention des ÉtatsUnis d’Amérique.
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contre les maladies transmissibles Lutte contre les maladies transmissibles HALTE ÀÀ LA TUBERCULOSE ET ÉLIMINATION DE LA LÈPRE HALTE LA TUBERCULOSE ET ÉLIMINATION DE LA LÈPRE Lutte
ACTIVITÉ DE L ’OMS DANS LA RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL 1er juillet 2010–30 juin 2011 ACTIVITÉ ACTIVITÉ DE DE L ’OMS L ’OMS DANS DANS LA LA RÉGION RÉGION DU DU PACIFIQUE PACIFIQUE OCCIDENTAL OCCIDENTAL 1er 1er juillet juillet 2010–30 2010–30 juin juin 2011 2011
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L
a nouvelle Division Sécurité sanitaire et situations d’urgence, a pour mission d’assurer la sécurité sanitaire publique dans la Région du Pacifique occidental par une approche collective de la planification de la préparation et des modes de riposte rapide à ces maladies, de la prévention, de la détection précoce de maladies émergentes, et des interventions en cas d’événements ou de situations d’urgence affectant gravement la santé publique. La division comprend trois unités : Maladies émergentes : surveillance et action ; Opérations de secours d’urgence et action humanitaire ; et Sécurité sanitaire des aliments.
Sécurité sanitaire et situations d’urgence
Comme le préconisent le Règlement sanitaire international, ou RSI (2005), la Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique mise à jour, le projet de Stratégie régionale du Pacifique occidental en matière de sécurité sanitaire des aliments (2011-2015) et d’autres cadres stratégiques pertinents, la Division aide les États et Territoires à renforcer leurs systèmes et capacités de prévention, de détection et de gestion de risques menaçant la santé publique, associés à l’émergence de maladies infectieuses, à la survenue de cas d’intoxication alimentaire, de catastrophes naturelles et de situations de crise. La Division s’emploie dans le même temps à améliorer l’état de préparation de la Région et ses systèmes d’alerte et d’intervention, avec la participation des États Membres et à travers les réseaux existants tels que le Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie et le Réseau clinique régional sur les maladies infectieuses émergentes. Une préparation et une riposte à des risques menaçant la santé publique, qui seraient capables d’atténuer les conséquences négatives de ces risques sur la santé, le développement socioéconomique et la stabilité politique, dépendent de l’active participation de tous les États et Territoires de la Région, ainsi que des partenaires régionaux tant du secteur public que du secteur privé. Ces risques sanitaires ignorent les frontières. Aussi l’exercice d’une surveillance fonctionnelle à l’échelon régional et la mise en route d’un système de riposte sont-ils à même de bénéficier à tous. La Division a été créée en juillet 2010. Depuis, elle a conduit l’élaboration de deux stratégies cruciales pour la Région, à savoir, la Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique mise à jour, ou SMEAP (2010), et le projet de Stratégie régionale du Pacifique occidental en matière de sécurité sanitaire des aliments (2011-2015), afin de mieux guider les États et Territoires de la Région du Pacifique occidental. S’appuyant sur la formulation de la SMEAP originale, la Division a mis au point une approche commune
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SÉCURITÉ SANITAIRE ET SITUATIONS D’URGENCE
de la surveillance, de l’échange des informations, de l’évaluation des risques et de la riposte en cas d’apparition de maladies émergentes et d’autres types d’urgences mettant en péril la santé publique. Allant de l’avant, la SMEAP (2010) reste centrée sur les maladies émergentes mais a vu sa portée élargie de manière à s’intéresser également à d’autres graves dangers pour la santé publique tels que les maladies d’origine alimentaire, les catastrophes naturelles et d’autres situations de crise. Le lancement en 2010 de la revue Western Pacific Surveillance and Response (WPSAR), consacrée à la surveillance et à l’action engagée lors d’événements affectant la santé publique dans la Région du Pacifique occidental, a représenté un pas important vers le renforcement des échanges d’informations à l’échelle de la Région en matière d’action sanitaire. L’approbation unanime de la SMEAP (2010) par le Comité régional pour le Pacifique occidental en octobre 2010 a constitué un jalon historique dans la bataille menée pour relever les défis représentés par les maladies émergentes. Il est capital à présent de mettre en œuvre cette stratégie de manière efficace et en temps opportun, compte tenu de l’imprévisibilité des maladies émergentes, la nature évolutive des maladies et la complexité des facteurs contribuant à l’émergence des maladies. L’unité Maladies émergentes : surveillance et action, qui travaille de pair avec les deux autres unités de la division et les bureaux de pays, a coordonné l’établissement d’un projet de plan de travail quinquennal pour la mise en œuvre de la SMEAP (2010). Ce programme de travail sera présenté au groupe consultatif technique Asie-Pacifique sur les maladies infectieuses émergentes, lors de la sixième réunion de celui-ci en juillet 2011, pour qu’il l’examine et le finalise. Le principal centre d’intérêt de l’unité Sécurité sanitaire des aliments au cours de l’année dernière a été l’élaboration de la Stratégie régionale du Pacifique occidental en matière de sécurité sanitaire des aliments (2011-2015). Le projet de stratégie, qui est axé sur le
renforcement des systèmes nationaux de contrôle des aliments sera présenté au Comité régional pour examen et approbation en octobre 2011. L’unité Sécurité sanitaire des aliments s’emploie de pair avec l’unité Maladies émergentes : surveillance et action à déterminer et à renforcer les éléments que les deux programmes ont en commun, notamment, la surveillance des maladies prioritaires d’origine alimentaire, la détection des cas, la communication de rapports et d’informations concernant des cas d’intoxication alimentaire et d’urgences d’origine alimentaire par le biais du Réseau international des autorités de sécurité sanitaire des aliments et les canaux de communication afférents au RSI, les enquêtes sanitaires menées lors d’épidémies, la planification des interventions en cas d’urgences, l’information sur les risques et la réduction des risques de zoonoses. L’unité Opérations de secours d’urgence et action humanitaire a pour objet d’aider les États Membres à développer leurs capacités de réduire les risques, de préparer des interventions d’urgence, d’agir et d’assurer un retour à la normale. En sa qualité de chef de file pour le groupe de responsabilité sectorielle Santé des Nations Unies, l’OMS œuvre au renforcement du mécanisme de coordination des actions du secteur de la santé face à des situations de crise et à des catastrophes naturelles. Le Bureau régional pour le Pacifique occidental de l’OMS a organisé le premier Forum du groupe de responsabilité sectorielle Santé régional, en mai 2011, en vue de l’établissement d’un cadre d’exécution des actions sanitaires. Ainsi, une feuille de route opérationnelle commune a été dressée pour la gestion par la Division des actions en cas de flambées et d’urgences de manière à assurer la rapidité des flux d’informations, à rationaliser la communication et la conduite d’actions coordonnées. L’unité travaille en collaboration étroite avec d’autres unités de la division, en particulier l’unité Maladies émergentes : surveillance et action, afin d’apporter un soutien opérationnel en cas d’urgence aux États Membres.
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SÉCURITÉ SANITAIRE ET SITUATIONS D’URGENCE
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Maladies émergentes : surveillance et action Enjeux stratégiques Les maladies émergentes représentent une menace prédominante pour la sécurité sanitaire dans la Région du Pacifique occidental. Plus de 350 cas graves mettant en péril la santé publique ont été détectés, évalués et suivis par le Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental au cours de l’année dernière. Plus de 58 % d’entre eux étaient liés à des maladies infectieuses, notamment la grippe aviaire A(H5N1), le choléra et la dengue. Il est impossible de prédire quelles nouvelles maladies infectieuses émergeront, où, quand ni comment; il est néanmoins certain que des maladies émergentes continueront de survenir et il est probable qu’elles auront des conséquences substantielles négatives sur la santé, le développement social et économique et la stabilité des pays. S’employer ensemble à améliorer la préparation à ces événements et la capacité de réagir est la meilleure façon d’atténuer les effets potentiels de ces maladies. Une bonne préparation exige un cadre stratégique d’actualité et techniquement bien conçu, donnant des orientations tactiques claires et fixant des priorités en matière d’investissements et d’actions. La Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique mise à jour, ou SMEAP (2010) aidera la Région du Pacifique occidental à assurer une meilleure préparation et une plus grande sécurité de la Région, grâce à une approche collective.
l’année 2010 ont été l’élaboration de la nouvelle SMEAP (2010) que l’on doit à une consultation intensive des pays de la Région et à une évaluation des actions menées lors des récentes pandémies. Le Groupe consultatif technique sur les maladies émergentes pour l’Asie-Pacifique, réuni en sa cinquième session en juillet 2010, a examiné le projet de mise à jour de la stratégie qui fut ensuite approuvé par le Comité régional pour le Pacifique occidental en octobre 2010. La SMEAP (2010) constitue un cadre stratégique commun à l’usage des États et Territoires, de l’OMS et de leurs partenaires, et destiné à renforcer l’action collective et à contribuer de la sorte à la sécurité sanitaire nationale, régionale et mondiale, dans la ligne du Règlement sanitaire international, ou RSI (2005). Ce même groupe consultatif technique sur les maladies émergentes, réuni en sa sixième session en juillet 2011, a examiné un projet de plan quinquennal pour la mise en œuvre de la SMEAP (2010). Ce plan de travail définit une vision claire des domaines vers lesquels diriger son attention, les résultats escomptés et les activités prioritaires à mener. En concordance avec l’outil de suivi du RSI (2005), un mécanisme d’évaluation a été mis au point, assorti d’indicateurs possibles, pour le suivi de la mise en œuvre de la SMEAP (2010). La surveillance, l’évaluation des risques et les interventions ont continué de faire l’objet des priorités l’année dernière. Une assistance technique a été fournie à plusieurs pays désireux d’évaluer et de renforcer leurs moyens de surveillance et de riposte. Un système océanien de surveillance syndromique a été mis en place avec la participation des États et Territoires insulaires océaniens. Un outil d’évaluation applicable au programme modifié de formation à l’épidémiologie de terrain a été élaboré lors
Actions et résultats Le principal point de préoccupation et l’accomplissement le plus notable de
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MALADIES ÉMERGENTES : SURVEILLANCE ET ACTION
Sécurité sanitaire et situations d’urgence
Une intoxication par la viande de tortue déclenche une riposte sanitaire
Il n’est pas rare de voir s’organiser un festin de viande de tortue sur Murilo, petit îlot situé dans l’archipel qui s’égrène dans la partie nord de Chuck, l’un des quatre états des États fédérés de Micronésie, et qui abrite une population d’à peine 250 personnes. Aussi, lorsque, le 15 octobre 2010, deux frères s’apprêtèrent à dépecer une tortue imbriquée pour en régaler parents et amis, personne n’y trouva à redire. Pourtant, les choses prirent alors une très mauvaise tournure. Quelques heures après avoir englouti la soupe de tortue, en cette fin d’après-midi de vendredi, des insulaires, jeunes et vieux, commencèrent à se sentir mal. Certains furent pris de nausées, d’autres se mirent à vomir. Dans l’après-midi du dimanche 17 octobre, la nouvelle parvint au Département de la santé et des affaires sociales, ainsi qu’à l’agent de liaison du bureau de pays de l’OMS, que trois enfants étaient morts subitement et qu’au moins vingt personnes étaient gravement malades à Murilo.
Une équipe de secours partit immédiatement pour mettre sur pied un hôpital de campagne afin de soigner les victimes encore en vie. On craignait qu’une maladie nouvelle ou émergente ne soit apparue, aussi envoya-t-on également une équipe d’enquête épidémiologique, composée de deux membres du Département de la Santé et des affaires sociales et de deux membres du bureau de pays de l’OMS. Le Règlement sanitaire international (2005) et la Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique (2010) appellent les États Membres et l’OMS à œuvrer ensemble lorsqu’il s’agit d’évaluer et de contrer tout événement grave mettant en péril la santé publique, y compris des flambées de maladies pouvant se répandre au-delà des frontières. Lorsque l’équipe d’épidémiologistes arriva, six personnes étaient décédées, quatre enfants et deux adultes, les frères qui avaient préparé la daube de tortue ; 88 étaient tombées malades, notamment un enfant que sa mère, qui avait aussi mangé de la daube, avait allaité. Six chiens qui avaient mendié les déchets étaient aussi morts. Faut-il pour autant blâmer la viande du reptile marin faisant partie des espèces en danger critique d’extinction ? Le coupable ne serait-il pas plutôt un contaminant de l’environnement ? Les insulaires se rappelèrent qu’il y a tout juste un an, un navire étranger avait utilisé du cyanure pour pêcher au large de leurs côtes. De la tortue, il ne restait à l’issue du repas que la carapace et le squelette. L’OMS s’est occupée de faire faire des tests de laboratoire sur ces échantillons, ainsi que sur des échantillons prélevés sur des humains, des chiens et des algues, mais sans obtenir de résultats concluants. L’équipe d’investigation n’a pas non plus trouvé de signes de contamination sévère de l’environnement. Les enquêtes révélèrent toutefois que sur cinq insulaires qui avaient mangé de la viande de tortue, quatre étaient malades. Malheureusement, cet incident d’intoxication par la chair de tortue n’était pas le premier. À peine six mois auparavant, des cas d’intoxication par la chair de tortue avaient été rapportés sur l’île de Sapwuahfik, dans l’état de Pohnpei, et deux incidents précédents, en 1997, sur cette même île avaient causé trois décès. Il n’existe pas d’antidote pour contrer les effets de l’intoxication par la chair de tortue, aussi connue sous le nom de chélonitoxisme. Il n’y a aucun remède pour la traiter. Toutes les tortues, en particulier les tortues imbriquées, peuvent être toxiques. L’équipe d’investigation a transmis ses premières constatations au Département de la santé et des affaires sociales à Pohnpei ainsi qu’aux experts des unités Sécurité sanitaire des aliments et Maladies émergentes : surveillance et action de la Division Sécurité sanitaire et situations d’urgence du Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental basé à Manille (Philippines). Finalement, l’OMS n’a pas trouvé de motif pour désigner l’île de Murilo comme particulièrement exposée au risque d’intoxication par la chair de tortue, étant donné que n’importe quelle tortue, ou ses œufs, n’importe où, peuvent être toxiques. Néanmoins, le Département de la santé et des affaires sociales et l’OMS ont vivement recommandé d’interdire la consommation de toute espèce de tortue marine et de ses œufs, sur l’ensemble des États fédérés de Micronésie. Bien que la législation en vigueur impose des restrictions à la capture de ces reptiles marins, celle-ci doit être actualisée de manière à mieux protéger la santé publique, et des sanctions doivent être prises à l’égard de tout contrevenant. Les traditions locales rendent impossible une interdiction totale de cette pêche. Une interdiction de la capture de la tortue imbriquée, jugée plus toxique, et des restrictions à celle des autres tortues et de leurs œufs, seraient néanmoins un bon début. Cette flambée d’intoxication alimentaire servira à rappeler l’importance de la collaboration entre l’OMS et les États Membres lorsqu’il faut aider un pays à réagir d’urgence à une flambée mais aussi à améliorer sa préparation à la survenue d’incidents semblables. Ces deux concepts sont traités dans la nouvelle version de la Stratégie régionale du Pacifique occidental en matière de sécurité sanitaire des aliments (2011-2015).
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Sécurité sanitaire et situations d’urgence
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Une évaluation régionale de l’état de préparation à la survenue d’une pandémie et des capacités de réaction faite en 2010-2011 a eu pour effet de tirer des enseignements importants, avec données à l’appui, qui pourront orienter les actions dans l’avenir. Une réunion en 2011 des centres nationaux de lutte contre la grippe dans les Régions de l’OMS du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est a facilité l’élaboration d’un plan de travail quinquennal en vue de renforcer la surveillance de la grippe. Le centre national chinois de lutte contre la grippe a été désigné comme centre collaborateur de l’OMS pour assumer la responsabilité du soutien des travaux liés à la grippe dans la Région et dans le monde. La dengue est une maladie émergente prioritaire dans la Région du Pacifique occidental. Avec la collaboration du Secrétariat de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), il a été établi un plan d’action contre la dengue qui a servi à faire connaître et à promouvoir les mesures appropriées à prendre pour gérer le risque de dengue, y compris l’application des stratégies existantes comme la SMEAP (2010), relative à la surveillance et à la riposte. d’un forum annuel en 2010. De même a été créé un outil d’évaluation des risques associés à des événements graves mettant en danger la santé publique, qui permettra le suivi d’une procédure systématique pour la collecte, l’évaluation et la justification d’informations en vue de déterminer les risques pour prendre les mesures de santé publique en connaissance de cause. Un soutien technique et logistique a été fourni pour la lutte contre des flambées épidémiques de choléra en Papouasie-Nouvelle-Guinée, de dengue en République démocratique populaire lao et aux Philippines, et de grippe aviaire A(H5N1) au Cambodge. Les capacités des services de laboratoire ont été renforcées, de pair avec la mise en œuvre de la Stratégie de renforcement des services de laboratoire de santé pour l’Asie et le Pacifique (2010-2015). Conjointement avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’Organisation mondiale de la santé animale et le Secrétariat de l’ASEAN, l’OMS a accueilli un atelier régional sur la collaboration entre les secteurs de la santé humaine et de la santé animale dans les domaines de la prévention des zoonoses et de la lutte contre ces maladies, en
décembre 2010 au Japon. Les pays ont pu ainsi y réaffirmer leur engagement à déterminer et à renforcer les moyens de soutenir le mécanisme de coordination. L’OMS a apporté une assistance technique à la Mongolie et au Viet Nam ayant besoin de renforcer leurs capacités de lutte contre les infections. En Mongolie, la politique nationale a été actualisée et un centre de ressources national a été mis en place pour offrir des services de lutte anti-infectieuse au moment voulu. Un dossier sur la communication en matière de risques a été constitué à la suite d’une consultation, puis son aptitude à faciliter le confinement rapide de l’infection testée. Dans le même temps, le Viet Nam a dressé un projet de plan-cadre national de lutte contre les infections (2011-2015). Un exercice de communication annuel s’appuyant sur un événement mettant en jeu le RSI, appelé le « IHR Exercise Crystal 2010 », a été conduit en décembre 2010 avec la participation des points focaux nationaux pour le RSI de 20 États Membres. Cet exercice a démontré l’importance de ces points focaux nationaux pour la détection, la vérification, l’évaluation et la prise de mesures lorsque des événements menaçant la santé publique à l’échelle mondiale surviennent, ainsi que la nécessité de renforcer leur rôle. Le renforcement de la préparation à la prise de mesures aux points d’entrée, fondée sur des données factuelles, en cas d’urgences affectant la santé publique à l’échelle mondiale, a été l’année dernière une priorité pour ce qui concerne l’application du RSI (2005). C’est pourquoi l’OMS a rédigé un guide intérimaire de planification des mesures d’urgence à prendre en matière de santé publique à des points d’entrée désignés. Une assistance technique a été apportée au Brunéi Darussalam, au Japon et aux Philippines.
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Une formation intensive basée sur des scénarios a été offerte à des institutions techniques appartenant au Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie afin d’améliorer la préparation de la Région à une riposte à une épidémie. Le Réseau mondial clinique sur les maladies infectieuses émergentes s’est réuni en 2010 afin d’évaluer les modes de gestion clinique de la dengue, de la grippe pandémique A (H1N1) 2009 et de la maladie main-pied et bouche, et de pouvoir donner des conseils à ce sujet.
Futures orientations L’OMS s’emploiera avec les États Membres et les institutions partenaires à renforcer leurs systèmes nationaux et régionaux et à développer les capacités requises pour gérer des risques de survenue de maladies émergentes par le biais de la mise en œuvre de la SMEAP (2010). Aider les pays à se préparer à prendre les mesures appropriées face à des maladies émergentes et à des menaces pour la santé
publique, notamment une pandémie de grippe ou d’autres urgences graves mettant en danger la santé publique, continuera de figurer parmi les priorités de premier ordre de l’OMS. L’unité Maladies émergentes : surveillance et action s’attachera à assurer une plus grande sécurité sanitaire au sein de la Région du Pacifique occidental par le suivi d’une approche collective et commune de la veille sanitaire, de l’évaluation des risques et des actions à mener.
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Sécurité sanitaire des aliments Enjeux stratégiques La sécurité sanitaire des aliments concerne la vie de tous, jeunes ou vieux, riches ou pauvres. Les maladies diarrhéiques, dont une proportion considérable est d’origine alimentaire, tuent à elles seules 2,2 millions de personnes par an dans le monde. Toutefois, le bilan total imputable aux maladies d’origine alimentaire, survenant à la suite d’une contamination biologique, chimique ou physique, est encore beaucoup plus lourd. Un des éléments contribuant à ce fardeau des maladies d’origine alimentaire est la mondialisation des approvisionnements alimentaires. Les flambées locales de ces maladies ont aujourd’hui des répercussions sur beaucoup d’autres pays en raison des transports et des échanges de denrées alimentaires, ce qui pose pour les responsables de la sécurité sanitaire des aliments d’importants défis. La sécurité sanitaire des aliments contribue également de façon notable à la prévention des maladies non transmissibles et à la lutte contre la sous-nutrition liée à une mauvaise alimentation. Grâce à l’élaboration de normes alimentaires et au renforcement des services d’inspection chargés de faire respecter ces normes ; les systèmes nationaux de contrôle des aliments peuvent contribuer à atténuer les conséquences multiples, sanitaires, sociales et économiques, de ces maladies d’origine alimentaire.
Actions et résultats L’OMS a considéré comme une priorité de haut rang l’appui à accorder aux pays pour qu’ils établissent une législation alimentaire régissant la sécurité sanitaire des aliments et les problèmes liés à l’hygiène alimentaire dans le Pacifique. Ainsi plusieurs États Membres ont fait des progrès dans ce sens : les Fidji, les Îles Cook, Kiribati, les États fédérés de Micronésie, Nauru, Nioué et le Samoa. Le Viet Nam a édicté une nouvelle loi sur la sécurité sanitaire des aliments, ainsi que deux décrets définissant les rôles et responsabilités des ministères intervenant dans ce domaine. La Chine a pris des mesures pour mettre à exécution la loi sur la sécurité sanitaire des aliments passée l’an dernier. Cette loi prévoit entre autres de désigner le Ministère de la Santé comme l’organisme chargé de la coordination pour toutes les questions relatives à la sécurité sanitaire des aliments en Chine. Le centre de sécurité sanitaire des aliments du Département de la salubrité des aliments et de l’environnement à Hong Kong (Chine) a été désigné comme centre collaborateur de l’OMS pour ce qui touche à l’analyse des risques de présence de produits chimiques dans les aliments. De même, plusieurs instituts nationaux ont été désignés comme organismes collaborateurs du Système mondial de surveillance continue de l’environnement— Contrôle des aliments et programme d’évaluation, qui échange des informations sur les contaminations alimentaires et la consommation d’aliments en vue d’estimer
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SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS
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les risques d’exposition de l’alimentation à des contaminants alimentaires. En même temps qu’une nouvelle législation et de nouvelles stratégies sont établies, les moyens des services d’inspection des aliments pour mettre en œuvre ces stratégies et faire observer cette législation doivent être renforcés. Ainsi, une formation a été dispensée à l’intention des inspecteurs des aliments aux Fidji et en République démocratique populaire lao. La promotion des « Cinq clés pour des aliments plus sûrs » de l’OMS présentées lors de l’Expo 2010 à Shanghai (Chine), a été faite par le bureau de pays de l’OMS. Environ 120 000 personnes ont visité l’exposition. Le texte exposant les cinq clés ont ensuite été traduits dans cinq langues des populations minoritaires des provinces occidentales chinoises, ce qui porte le nombre total des
langues dans lesquelles ce texte a été traduit à 70, et donne ainsi une portée véritablement universelle à ce message de l’OMS. Conscient que la salubrité des aliments est une question de sécurité sanitaire intéressant toute la Région et que les pays sont responsables collectivement de la mise en place de systèmes de contrôle de l’innocuité des aliments, le Bureau régional de l’OMS a organisé plusieurs visites d’encadrement pour faciliter le partage des expertises entre pays. Par exemple, la New Zealand Food Safety Authority a accueilli une délégation de Papouasie-Nouvelle-Guinée à qui elle a expliqué la manière de contrôler les entreprises alimentaires. Le Ministère malaisien de la Santé a accueilli des responsables de Mongolie auxquels ils ont mis à disposition de son expertise relative au Codex Alimentarius. Quant à l’Institut national des sciences de la santé du Japon, il a fait profiter une équipe
malaisienne venue dans son pays de son expertise relative à la conduite d’études sur la charge des maladies d’origine alimentaire. Si la prévention des contaminations alimentaires est l’objectif des systèmes nationaux des contrôle des aliments, il est également important pour les États et Territoires d’être capables de détecter, d’évaluer et de gérer les cas d’intoxication alimentaire et les situations de crise qu’ils provoquent. À la suite d’un atelier tenu avec la collaboration de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, le Bureau régional de l’OMS a préconisé l’établissement par les États Membres de plans d’interventions d’urgence en cas de contaminations alimentaires et l’échange d’informations déterminantes pour la résolution urgente de cas de ce type par le biais du Réseau international des autorités de sécurité sanitaire des aliments (INFOSAN). Un accord prévoyant l’établissement de ce type de plan a été conclu au Cambodge, aux Fidji, en Mongolie, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam. En outre, plusieurs États et Territoires ont pris des mesures pour améliorer leur participation à INFOSAN. Malgré l’importance vitale de la sécurité sanitaire des aliments et le succès des projets entrepris l’année dernière, de nombreux États et Territoires du Pacifique occidental sont encore en retard en matière de systèmes de contrôle des aliments et d’investissements humains, financiers et techniques dans la sécurité sanitaire des aliments. L’OMS se doit de continuer à travailler avec les gouvernements nationaux à la mise en place de systèmes de contrôle de l’innocuité des
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SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS
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aliments pour prévenir les maladies d’origine alimentaire.
Futures orientations Durant la Soixante-Troisième Assemblée mondiale de la Santé en 2010, les États Membres sont convenus de définir plus précisément et de renforcer les capacités essentielles exposées dans le Règlement sanitaire international (2005), pour ce qui touche à la sécurité sanitaire des aliments. De plus, une étude récente a mis en relief la responsabilité qui incombe au Bureau régional de l’OMS d’aider les États Membres à mettre en œuvre la portée multirisques élargie du Règlement sanitaire international (2005) de façon qu’ils accroissent leur protection au-delà des frontières. Compte tenu de la nécessité pour bon nombre d’États Membres de la Région du Pacifique occidental de se doter de systèmes de contrôle des aliments, l’OMS a passé en revue les progrès accomplis dans le cadre de l’application de la Stratégie régionale du Pacifique occidental en matière de sécurité sanitaire des aliments. Elle a commencé par tenir une réunion d’experts, a mené des consultations dans les pays et a organisé une consultation technique à laquelle a participé un grand nombre de États et Territoires de la Région du Pacifique occidental. On est ainsi parvenu à déterminer comment
les États Membres peuvent agir le plus efficacement pour renforcer les inspections au cours des cinq prochaines années, non seulement pour réduire les risques d’intoxications alimentaires et de maladies d’origine alimentaire, mais également pour alléger le double fardeau de la sous-nutrition et des maladies non transmissibles. Le résultat de ces travaux s’est concrétisé par la formulation du projet de Stratégie régionale du Pacifique occidental en matière de sécurité sanitaire des aliments (2011-2015), qui sera présenté aux États Membres pour approbation lors de la soixante-deuxième session du Comité régional, en octobre 2011. Ce projet de Stratégie régionale du Pacifique occidental en matière de sécurité sanitaire des aliments (2011-2015) contient des conseils en matière d’approches nationales et régionales du renforcement des systèmes de contrôle des aliments. Les thèmes qu’il aborde sont : la coordination tout au long de la chaîne alimentaire, les investissements financiers nécessaires, les cadres réglementaires à établir en fonction des risques, les données relatives à la salubrité des aliments sur lesquelles fonder les politiques et l’analyse des risques, les services d’inspection, la formation et l’éducation en matière d’hygiène alimentaire et les cas d’intoxication alimentaire et les crises induites par ces incidents.
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SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS
Sécurité sanitaire et situations d’urgence
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Opérations de secours d’urgence et action humanitaire Enjeux stratégiques L’Organisation chargée de la mise en œuvre de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes des Nations Unies a indiqué que 2010 avait été la pire année jamais vécue au regard des catastrophes naturelles. Dans la Région du Pacifique occidental, tremblements de terre, typhons, inondations et glissements de terrain ont causé des ravages dans plusieurs pays, à savoir, l’Australie, le Cambodge, la Chine, le Japon, la Nouvelle-Zélande, les Philippines, le Vanuatu et le Viet Nam. Sur les 373 catastrophes naturelles enregistrées durant l’année écoulée, 22 ont touché la Chine et 14 les Philippines. Février 2011 a été marqué par un tragique tremblement de terre d’une intensité de 6,3 qui a frappé Christchurch (Nouvelle-Zélande), causant la mort de 166 personnes et des destructions importantes des infrastructures. Un séisme sans précédent de magnitude 9,0, suivi d’un tsunami, a eu lieu le 11 mars 2011 au Japon, causant un nombre considérable de victimes et de dégâts matériels, en particulier, la destruction de l’usine nucléaire de Fukushima. Ces deux catastrophes ont eu des effets désastreux énormes sur la santé des populations et le développement économique. Considérant ces catastrophes et d’autres événements dramatiques récents, l’OMS a décidé de prendre les mesures stratégiques suivantes : 1) augmenter le degré de préparation des États Membres de manière à les rendre aptes à agir en cas d’urgences graves ; 2) intensifier les efforts de prévention des risques pour accroître la capacité de résistance du secteur de la santé face à des catastrophes naturelles et à des situations de crise ; 3) mettre au point des mécanismes de coordination sans rupture pour l’offre
de services sanitaires d’urgence ; et 4) mieux se préparer elle-même à soutenir les États Membres lorsqu’une catastrophe les frappe.
Actions et résultats L’intégration de l’unité Opérations de secours d’urgence et action humanitaire au sein de la nouvelle Division Sécurité sanitaire et situations d’urgence, de pair avec celle des unités Maladies émergentes : surveillance et action, et Sécurité sanitaire des aliments, permet à l’OMS de gérer d’une façon plus cohérente les risques de catastrophes et d’intervenir si jamais ces catastrophes surviennent, suivant une feuille de route opérationnelle unique. Pour renforcer la capacité d’action de l’Organisation, il a été formulé des procédures de secours d’urgence pour la Région du Pacifique occidental à l’intention du personnel de l’OMS dans la Région de façon que celui-ci dispose de directives claires à appliquer dans ses activités techniques, administratives et coordinatrices lorsqu’il doit aider les États Membres à faire face à une catastrophe ou à une situation de crise. Un programme de formation a également été conçu à l’intention du personnel de l’OMS pour sensibiliser davantage ce dernier à l’importance des secours d’urgence et lui donner les compétences nécessaires pour agir de façon appropriée en cas de catastrophe ou de situation de crise. En mai 2011, le Bureau régional de l’OMS et le Centre OMS de Kobe a organisé au Japon le premier Forum du groupe de responsabilité sectorielle Santé régional sur les urgences humanitaires. L’objet de ce forum, qui promouvait « une action unifiée du groupe régional de responsabilité sectorielle Santé » comme thème fédérateur, était la formulation d’un cadre opérationnel des actions nationales. Parmi les participants, il y
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OPÉRATIONS DE SECOURS D’URGENCE ET ACTION HUMANITAIRE
Sécurité sanitaire et situations d’urgence
Le tsunami qui s’est produit au Japon a mis à l’épreuve le nouveau programme d’intervention en cas d’urgence
Le séisme de magnitude de 9,0 qui a secoué le Japon le 11 mars 2011 a provoqué un tsunami et un accident nucléaire d’une gravité presque inimaginable dans la région de Tohoku. Le bilan le plus terrible de cette catastrophe s’est chiffré en pertes humaines, 22 600 personnes décédées ou portées disparues. Les commodités élémentaires de la vie courante, que chacun considère comme allant de soi, de quoi manger, un toit, l’eau et l’électricité, des téléphones et des routes, des dispensaires et des hôpitaux, ont soudain été anéanties ou irrémédiablement endommagées. La destruction du réseau routier et la pénurie de carburant ont empêché les secours d’arriver. En certains endroits, même les centres d’intervention en cas de catastrophe ont été détruits. Les personnes chargées d’assurer les premiers secours ont elles-mêmes compté parmi les victimes. Une ville a perdu dans le tsunami six de ses neuf infirmiers et infirmières de santé publique. L’accident nucléaire qui est survenu à Fukushima, à la suite du tremblement de terre et du tsunami, a atteint finalement le niveau 7, le niveau de gravité le plus élevé sur l’échelle internationale des accidents nucléaires.
La catastrophe qui a frappé le Japon a été la première épreuve majeure qu’a dû gérer la Division Sécurité sanitaire et situations d’urgence (DSE) récemment créée dans la Région OMS du Pacifique occidental. La Division avait déjà établi un système destiné à détecter, suivre, évaluer des événements graves mettant en danger la sécurité sanitaire, et, au besoin, à y parer, dans la Région. Immédiatement après le tremblement de terre, un groupe de gestion de crise, comprenant une équipe de communication, a été formé au sein du Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental. Le centre d’opération de secours d’urgence de la division DSE est entré en action pour recueillir des informations, suivre l’évolution de la situation, conduire des évaluations des risques et coordonner les opérations de secours 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Les interventions menées à l’occasion de la catastrophe au Japon ont impliqué les trois programmes techniques de la Division : Maladies émergentes : surveillance et action, Opérations de secours d’urgence et action humanitaire, et Sécurité sanitaire des aliments. La division DSE a servi de quartier général commun des opérations pour lancer les secours d’urgence et mobiliser les soutiens d’autres programmes techniques au sein du Bureau régional, notamment les unités Santé mentale, Maladies non transmissibles et Systèmes de santé. Le suivi de l’évolution de la situation, notamment la surveillance attentive des tsunamis dans le Pacifique, et l’échange d’informations ont été d’une importance capitale. Des missions sur le terrain ont été effectuées, 38 comptes rendus de la situation rédigés et une liste de « questions fréquemment posées » établie de manière à prodiguer aux populations des conseils en matière de santé publique. Cela s’est fait en étroite collaboration avec le Centre OMS de Kobe au Japon et le Siège de l’OMS à Genève. À la suite de l’annonce officielle de l’explosion survenue dans la centrale nucléaire de Daïchi, à Fukushima, faite le 12 mars par le point focal pour le Règlement sanitaire international (RSI), le Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental a communiqué avec tous les États Membres de la Région par l’intermédiaire des points focaux nationaux pour le RSI et des contacts du Directeur régional avec les États Membres. À partir de ce moment, des informations et des données d’actualité ont été transmises par un mécanisme du RSI, notamment un site d’informations sur les événements en cours. Les informations et l’assistance technique sur la contamination des aliments ont été fournies par les autorités nationales pour l’alimentation par le biais du Réseau international des autorités de sécurité sanitaire des aliments (INFOSAN). Grâce à une bonne coordination qui s’est instaurée avec le Siège de l’OMS, lequel était en liaison avec d’autres institutions spécialisées, dont l’Agence internationale de l’énergie atomique et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, des évaluations conjointes des risques de santé publique ont été conduites et des conseils techniques ont été donnés aux États Membres et à la communauté internationale pour traiter les problèmes sanitaires. Ceux-ci concernaient les opérations d’évacuation et de relogement, la diffusion de conseils aux voyageurs se rendant au Japon, les mesures d’inspection aux frontières, la prise de comprimés d’iodure de potassium, la sécurité sanitaire des aliments, la contamination de l’environnement, et d’autres préoccupations. Les opérations menées pour faire face à la catastrophe survenue au Japon ont clairement démontré la nécessité et le rôle essentiel d’une plateforme d’intervention commune pour l’apport des secours d’urgence. La réaction de la division DSE s’est certes avérée efficace. Il n’en reste pas moins vrai que des enseignements sont à tirer de cette expérience afin d’assurer au système de meilleurs rouages au cas où d’autres interventions de secours d’urgence devraient être lancées dans l’avenir.
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avait des institutions spécialisées des Nations Unies, des organisations bi et multilatérales, des organisations non gouvernementales internationales et des représentants des États Membres. Il est prévu que les organisations internationales œuvrant dans un pays donné travaillent désormais comme une seule entité lorsqu’une urgence sanitaire survient.
Apport d’un soutien technique aux États Membres. L’OMS a apporté un soutien au Cambodge, à la Chine et à la République démocratique populaire lao pour qu’ils puissent consolider leurs politiques et leurs lignes directrices en matière de préparation et d’action en situation de crise. Le Cambodge a mis au point une politique nationale des services de santé dans le cadre de la nouvelle législation régissant les interventions d’urgence. La République démocratique populaire lao a également établi un nouveau plan d’action sanitaire avec l’aide de l’OMS. En Chine, c’est un atelier qui a été conduit avec le soutien de l’OMS dont l’objet était l’élaboration de directives techniques sur l’action sanitaire d’urgence à l’intention du Centre chinois de lutte contre les maladies. Activités de formation. Avec le concours d’institutions partenaires et d’États Membres, l’OMS a contribué à la réalisation de plusieurs activités de formation à la gestion des urgences sanitaires. En octobre 2010, un cours de formation interrégional à la gestion de la santé publique et des urgences a été offert à Hanoï (Viet Nam), pour l’Asie et le Pacifique, par les Bureaux régionaux de l’OMS pour l’Asie du Sud-Est et pour le Pacifique occidental et par le Centre asiatique de préparation aux catastrophes. Un cours régional de formation à la prise en charge d’un grand nombre de blessés et à la préparation des services hospitaliers a été conduit en octobre 2010 à Ho Chi Minh Ville, avec l’aide
des ministres de l’éducation du Sud-Est asiatique et du Réseau de médecine tropicale et de santé publique (SEAMEO TROPMED). Un cours régional de formation sur les catastrophes naturelles et les écoles a été offert à Manille, en février 2011, avec des participants du Cambodge, des Philippines, de la République démocratique populaire lao, et du Viet Nam. Des cours de formation à l’échelon national ont continué d’être donnés sur la sécurité des hôpitaux et la santé publique, ainsi que sur la gestion des secours d’urgence en Asie et en Océanie par l’intermédiaire d’institutions universitaires et des Ministères de la Santé du Cambodge, de la Chine, des Philippines, de la République démocratique populaire lao, et du Viet Nam. Conjointement avec le Siège de l’OMS et le groupe mondial de responsabilité sectorielle Santé, les Bureaux régionaux de l’OMS pour l’Asie du Sud-Est et pour le Pacifique occidental ont offert un cours de formation à l’intention des coordinateurs sur le terrain du groupe de responsabilité sectorielle Santé à Jakarta. Les coordinateurs du groupe de responsabilité sectorielle Santé potentiels ou en exercice ayant suivi cette formation venaient de la Chine, de la Mongolie, des
Philippines, de la République démocratique populaire lao et du Viet Nam. Un programme de formation de bénévoles et de stagiaires en situation a été lancé dans le Bureau régional du Pacifique occidental à l’adresse de responsables de santé publique du Centre chinois de lutte contre les maladies et du bureau des secours d’urgence du Ministère chinois de la Santé. Il est envisagé de mettre sur pied un programme similaire à l’intention d’étudiants étrangers diplômés en santé publique.
Événements et activités. Bénéficiant du soutien du Département Aide humanitaire de la Commission européenne, l’OMS a poursuivi sa campagne régionale destinée à renforcer la sécurité des services sanitaires et des hôpitaux confrontés à des situations d’urgence. Elle a ainsi obtenu les résultats majeurs suivants : évaluations fondées sur les faits de la vulnérabilité des hôpitaux, offre de ressources techniques à l’appui de la planification de la gestion des catastrophes par le secteur de la santé, renforcement des capacités de préparation et d’action dans les villes de tailles petite et moyenne, mise au point de ressources techniques au profit de l’intégrité
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structurelle, de la sécurité et des moyens d’action des centres de santé, et conduite d’activités d’information et de sensibilisation sur l’importance et les avantages d’une bonne préparation et d’une action appropriée en cas de catastrophe. Comme cela avait été le cas lors de la première phase de la campagne, la promotion de la sécurité des hôpitaux a ciblé les pays prioritaires comme le Cambodge, les Philippines, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam. D’autres activités ont eu comme bénéficiaires des pays océaniens, ainsi que la Chine et la Mongolie, en particulier dans le domaine de la formation.
Dans le sud des Philippines, l’existence d’un conflit armé permanent a poussé les Nations Unies à agir pour soutenir les activités humanitaires menées en faveur des segments de populations affectés, en particulier la région autonome à majorité musulmane de Mindanao. L’OMS a mis en place un bureau à Cotabato City pour disposer de capacités d’appoint aptes à intervenir en cas d’extrême urgence et à faciliter les efforts de restauration. Le « kit du groupe de responsabilité sectorielle Santé du Pacifique occidental » (Western Pacific Health Cluster Toolkit) a été actualisé. Il s’agit d’une documentation d’un usage pratique que le personnel de santé de terrain peut consulter au moyen d’un disque compact ou par Internet en cliquant sur le lien (http://www.wpro.who.int/internet/files/eha/ toolkit/web/home.htm).
Futures orientations Les perturbations climatiques extrêmes et plusieurs catastrophes naturelles qui se sont produites récemment ont fait prendre clairement conscience qu’il faut concevoir une approche « tous risques » de la préparation aux catastrophes, des méthodes d’action et mesures de réhabilitation. Bien que la plupart des pays aient progressé dans la préparation, il reste encore beaucoup à faire pour ancrer dans les esprits une culture de la préparation aux catastrophes. Il y a lieu également de développer et de faire avancer le concept de « groupe de responsabilité sectorielle Santé » dans la planification des secours sanitaires et des actions dans des situations d’urgence. Aussi l’OMS, organisation des Nations Unies portant la bannière du groupe mondial de responsabilité sectorielle Santé, estelle appelée à jouer un rôle crucial dans l’établissement des futures orientations des opérations de secours et de l’action humanitaire dans la Région du Pacifique occidental.
Opérations de secours d’urgence. Les provinces méridionales de la Chine ont été lourdement éprouvées du fait des inondations et des glissements de terrain qui ont dévasté le pays de la fin de mai au début d’août 2010. L’OMS a appuyé le transport des médicaments et des fournitures aux populations touchées. Des cyclones et des inondations ont également ravagé les Philippines (juillet 2010, janvier 2011), les Tonga (janvier 2011), le Viet Nam (octobre 2010) et le Vanuatu (janvier 2011). Au début de 2011, l’Australie a subi aussi d’importantes inondations d’une gravité que le pays ne se souvenait pas d’avoir connue depuis 30 ans. Les enseignements que nous avons tirés de ces phénomènes récents nous ont appris que l’efficacité et la pertinence des activités de secours reposent sur une bonne préparation, qui inclue des plans d’intervention complets, la formation d’un personnel qualifié, le suivi de modes opératoires types et l’emploi de mécanismes de coordination rationnels. En outre, plus l’état de préparation sera bon, plus le retour à la normale sera rapide.
Partenariats et réseaux. Des formations ont été dispensées en partenariat avec des instituts d’enseignement dans toute la Région, les plus actifs d’entre eux étant l’université des Philippines, l’École de santé publique de Hanoï et l’École d’hygiène et de santé publique de Ho Chi Minh Ville. Des unités de l’OMS ont collaboré à la tenue de manifestations tout au long de l’année, notamment la conférence annuelle du Réseau d’infirmiers intervenant en cas de catastrophes naturelles et de situations d’urgence de l’Asie et du Pacifique, qui s’est tenue en Nouvelle-Zélande en octobre 2010. Un autre de ces événements co-organisés a été la réunion annuelle de l’Équipe océanienne de la santé, qui a eu lieu en décembre 2010 à Suva (Fidji), et au cours de laquelle un plan d’intervention d’urgence a été établi à l’usage du secteur de la santé. L’OMS a également participé aux réunions mensuelles du Réseau humanitaire pour l’Asie et le Pacifique qui se sont tenues à Bangkok.
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es États et Territoires de la Région du Pacifique occidental sont confrontés à d’énormes problèmes de santé publique, dont un grand nombre est étroitement lié aux priorités de la Division, Pour des communautés et des populations en bonne santé. Afin de faire le meilleur usage des ressources
humaines et financières limitées, la Division détermine avec les États Membres les domaines nécessitant une action prioritaire de manière à offrir des solutions à des situations locales en temps opportun et à développer les programmes généraux en faveur de la santé publique dans la Région. La priorité de premier rang considérée par la Division est la réduction de la mortalité de l’enfant et l’amélioration de la santé de la mère, toutes deux visées par les objectifs 4 et 5 du Millénaire pour le développement. Conformément à la Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l’enfant, lancée par le Secrétaire général des Nations Unies en septembre 2010, l’OMS aide les pays à obtenir un accès universel à un ensemble d’interventions et de services essentiels au profit des enfants, des adolescents et des femmes, à tous les niveaux du système de santé. Avec la collaboration de la Division du Développement du secteur de la santé, des approches transversales du renforcement des systèmes de santé dans le cadre des programmes de santé de la mère et de l’enfant, et, plus généralement, de tout ce qui touche à la santé de la femme, ont été établies, par le biais notamment de la création du groupe de travail du Bureau régional sur les femmes et la santé. Au regard de sa deuxième priorité, qui est de réduire la malnutrition, la Division redouble d’effort pour faire avancer la réalisation de l’objectif 1 du Millénaire pour le développement. Elle apporte son soutien pour accélérer la mise en œuvre de la Stratégie mondiale pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, évaluer
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les cadres stratégiques en vigueur visant à combattre la malnutrition, intensifier les interventions visant à améliorer la nutrition des femmes, des nourrissons et des jeunes enfants, et renforcer la surveillance en matière de nutrition. Au troisième rang des priorités de la Division figurent la santé mentale et la prévention des traumatismes. La Division fournit un soutien et des conseils techniques pour ce qui concerne les troubles mentaux, neurologiques ou comportementaux dans tous les pays. Le Réseau OMS des îles du Pacifique sur la santé mentale est un mécanisme important de prestation de services de santé mentale, et de promotion de la santé mentale en Océanie. La Division offre également sa collaboration aux États Membres qui s’emploient à prévenir les suicides et à légiférer pour combattre l’alcoolisme. Le Cadre régional pour la prévention des traumatismes et de la violence continue d’orienter les pays pour le traitement de questions qui se recoupent, telles que la sécurité routière, la prévention des blessures chez les enfants et de la violence. Dans le cadre de la Décennie de la sécurité routière lancée par les Nations Unies, la Division a renforcé son soutien pour l’établissement de plans d’action nationaux en faveur de la sécurité routière. En quatrième position vient la salubrité de l’environnement. La Division apporte sa contribution efficace et continue au Forum ministériel régional sur l’environnement et la santé dans les pays de l’Asie de l’Est et du Sud-Est, et a aidé à la mise en place
d’une équipe opérationnelle chargée d’améliorer la gouvernance, la création de partenariats et d’accroître les retombées du forum régional. L’OMS a aidé 20 pays de la Région à évaluer la vulnérabilité de la santé de leur population face au changement climatique et à élaborer des stratégies nationales et des plans d’action pour renforcer l’aptitude du secteur de la santé à protéger la population contre les effets du changement climatique, ou à mener des activités visant à développer les capacités d’adaptation du secteur de la santé. Les plans d’assainissement de l’eau sont devenus un outil apprécié pour garantir la pureté de l’eau potable dans beaucoup de pays de la Région, et un réseau des pays de l’Asie-Pacifique, conduit par l’OMS, consacré à l’établissement de plans d’assainissement de l’eau, s’est mis en place. Un Cadre d’action régional pour la santé au travail (2011-2015) a été lancé afin de traiter les problèmes émergents liés à la santé au travail, tels que l’exposition à l’amiante et l’accès limité des travailleurs aux services de médecine du travail. La lutte contre les maladies non transmissibles et la prévention de ces maladies figurent au cinquième rang des priorités. La Division apporte un soutien aux États Membres qui se préparent à assister à des conférences régionales et mondiales sur les maladies non transmissibles. Une Réunion de haut niveau des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles est prévue en septembre 2011. La Division a adopté une approche transversale et intégrée du traitement des maladies non transmissibles ce qui
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a permis d’instaurer une collaboration entre plusieurs équipes de l’OMS, celles, notamment, s’occupant des systèmes de santé, de la lutte antitabac, de la nutrition et de la salubrité de l’environnement. Le renforcement de la collaboration plurisectorielle sera un objectif majeur des efforts déployés. La sixième priorité est la promotion de la santé. L’instauration de villes-santé, l’un des programmes de caractère transversal, a été largement mise en œuvre dans la Région. De même le concept d’îles-santé a été prôné par les Ministres de la Santé des pays océaniens et ces pays se sont employés à le concrétiser. La Division s’est beaucoup investie dans l’élaboration du cadre régional stratégique pour les villes-santé (Regional Framework on Scaling up and Expanding Healthy Cities) et du document « Îles-santé : cadre d’action pour réactiver le concept ». Deux documents d’orientation serviront de base à la consolidation des arrangements institutionnels, au renforcement des capacités d’action, à l’avancement des politiques et activités menées à l’échelon national et à l’appui du travail en réseau des villes et des îles. Enfin, la dernière priorité concerne la lutte antitabac. La mise en œuvre de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac progresse. Le défi que s’est fixé la Division est d’obtenir au cours des cinq prochaines années une réduction de 10 % de la prévalence du tabagisme par rapport aux données de référence les plus récentes. L’idée de convaincre les décideurs nationaux ainsi que les autorités politiques locales de faire
pleinement respecter la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac est une idée puissante. Il faut renforcer encore davantage les moyens du secteur de la santé afin d’augmenter l’efficacité des programmes nationaux de lutte antitabac et garantir que le soutien apporté pour amener les fumeurs à abandonner la cigarette est abordable et accessible à tous les niveaux de la prestation des services de santé. Un soutien technique sera apporté à la République de Corée qui s’apprête à accueillir la cinquième Conférence des Parties de la Convention-cadre de l’OMS en 2012.
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Salubrité de l’environnement Enjeux stratégiques Dans la Région du Pacifique occidental, il est estimé que 2,9 millions de décès par an, soit 24 % du nombre total de décès, sont imputables à des problèmes environnementaux. Ces problèmes proviennent, entre autres, d’une eau non potable, de mauvaises conditions d’hygiène et d’assainissement, de la pollution atmosphérique ou à l’intérieur des foyers, de la présence de produits chimiques et de déchets toxiques et dangereux, d’une radioactivité excessive, des effets du changement climatique et d’un milieu de travail nocif. Conformément aux mandats conférés au Comité régional, l’OMS aide les États Membres à renforcer leurs ressources humaines et leurs capacités institutionnelles pour ce qui touche à l’évaluation et à la gestion des risques environnementaux, à l’établissement et au développement de mécanismes de coordination plurisectoriels, à la mise sur pied de plans d’action nationaux et locaux en faveur d’un environnement sain, et à l’accroissement de la contribution du secteur de la santé à la mise en œuvre des accords internationaux liés à la salubrité de l’environnement. Elle aide également les États Membres à organiser des initiatives interpays, telles que le Forum régional sur l’environnement et la santé dans les pays de l’Asie du Sud-Est et de l’Est, et le Cadre d’action océanien sur la qualité de l’eau de boisson. Le Comité régional pour le Pacifique occidental a approuvé en 2008 le Cadre régional d’action pour la protection de la santé humaine face aux effets du changement climatique dans la région Asie-Pacifique. L’OMS apporte son soutien aux États Membres afin qu’ils mettent au point des stratégies nationales et des plans visant à protéger la santé contre les effets du changement climatique, renforcent les infrastructures sanitaires et les ressources
humaines existantes dans ce but, lancent des programmes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre par le secteur de la santé, et défendent les décisions prises par d’autres secteurs pour protéger et promouvoir la santé dans le contexte du changement climatique.
Actions et résultats Par le biais de ses Bureaux régionaux de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental, l’OMS, conjointement avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), a organisé le deuxième Forum ministériel de l’Asie de l’Est et du Sud-Est sur l’environnement et la santé, en juillet 2010, à Cheju (République de Corée). Il y a été évalué l’avancement de l’élaboration et de l’application de plans d’action nationaux en faveur de la salubrité de l’environnement, ainsi que les listes des priorités régionales en matière de salubrité de l’environnement, établies par des groupes de travail thématiques. Les participants au Forum régional ont adopté à titre de nouvelle priorité régionale l’idée de conduire « des évaluations d’impact sanitaire » et ont approuvé les programmes de travail des groupes thématiques. Ils ont aussi créé une équipe opérationnelle chargée de recommander des moyens d’améliorer la gouvernance, la création de partenariats et d’accroître les retombées du forum régional. Avec le soutien de l’OMS, le groupe de travail sur les évaluations d’impact sanitaire s’est réuni en vue de considérer la progression de son programme de travail en novembre 2010, à Dunedin (Nouvelle-Zélande), en conjonction avec la troisième Conférence régionale Asie-Pacifique sur les évaluations d’impact sanitaire. Les plans d’action nationaux en faveur de la salubrité de l’environnement ont été approuvés par les Gouvernements des Philippines et de la République démocratique populaire lao, et étaient sur le point d’être approuvés d’approbation au Cambodge, en Malaisie et au Viet Nam. L’OMS a continué d’apporter son soutien aux pays pour l’évaluation de la vulnérabilité de la santé face au changement climatique
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SALUBRITÉ DE L’ENVIRONNEMENT
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et la mise au point de stratégies et de plans d’action permettant de rendre le secteur de la santé apte à réagir aux effets des changements du climat. Avec un soutien financier de la République de Corée et du Japon, l’OMS a collaboré avec 11 pays insulaires océaniens à la conduite d’évaluations de la vulnérabilité de la santé et à l’établissement de leurs stratégies et plans d’action nationaux pour favoriser la riposte du secteur de la santé. Une activité similaire a été menée en République démocratique populaire. Avec des fonds du Gouvernement coréen, l’OMS a lancé deux projets visant à appuyer la mise en œuvre des stratégies et plans d’action, au profit du Cambodge, de la Mongolie et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée : l’un est centré sur les maladies à transmission vectorielle, l’autre sur les maladies d’origine hydrique. La Chine, les Fidji, les Philippines et le Viet Nam ont continué de réaliser des projets de développement des capacités devant permettre l’adaptation du secteur de la santé au changement climatique. L’OMS a poursuivi sa campagne de promotion des systèmes de transport urbains qui réduiraient l’émission de gaz à effet de serre tout en protégeant et en favorisant la santé des gens. Le programme appelé Transports urbains sains et écologiquement durables (Environmentally Sustainable and Healthy Urban Transport, ESHUT), qui a démarré en 2009 et vise à promouvoir des transports non motorisés (par. ex. la bicyclette et la marche) et le recours à des systèmes de transport public efficients, a été vanté lors de forums régionaux. Dans le cadre du Partenariat pour la qualité de l’eau, (Water Quality Partnership) avec l’Agence australienne pour le développement international (AusAID), l’OMS a dirigé la promotion et la mise en œuvre de plans d’assainissement de l’eau dans six pays. En partenariat avec la Division Géosciences et technologies appliquées du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique, elle a facilité l’application de plans d’assainissement
de l’eau dans des pays océaniens, notamment, les Fidji, les Îles Marshall et le Samoa. Le Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental a tenu en son siège une réunion des parties prenantes en octobre 2010 afin d’évaluer l’avancement des projets et des plans d’assainissement de l’eau. L’OMS a également coparrainé une réunion sur les plans d’assainissement de l’eau à la troisième Convention du Réseau des services d’alimentation en eau de l’Asie du Sud-Est, en décembre 2010, au cours de laquelle le Réseau des plans d’assainissement de l’eau pour l’Asie-Pacifique, conduit par l’OMS, a été présenté. La deuxième phase du partenariat OMS/AusAID relatif à la qualité de l’eau a pris fin en juin 2011. Avant cette échéance, une proposition de troisième phase a été mise au point. L’OMS a continué d’apporter son soutien aux Philippines, à la République démocratique populaire lao et au Viet Nam, pour qu’ils évaluent leur secteur de l’assainissement et de l’alimentation en eau ; elle a également continué à promouvoir le traitement de l’eau des ménages et son stockage, et s’est employée à renforcer les capacités dans ce domaine. Des modules de formation ont été conçus et des cours ont été dispensés au Cambodge et au Viet Nam, en collaboration avec les responsables du Projet de développement des services d’assainissement, d’hygiène et de l’eau (Water, Sanitation and Hygiene Enterprise Development (WaterSHED)) financé par l’Agence américaine pour le développement international (USAID). L’amiante est devenue un nouveau sujet de préoccupation dans beaucoup de pays en développement de la Région. L’OMS a continué d’appuyer l’Initiative asiatique pour l’élimination de l’amiante et a participé au troisième séminaire international organisé par le centre collaborateur de l’OMS pour la santé au travail, basé à la University of Occupational and Environmental Health (salubrité de l’environnement et santé au travail), à Fukuoka (Japon), en novembre 2010. Lors de ce
séminaire, l’OMS a organisé une consultation en vue de formuler une stratégie régionale en matière de santé au travail, ce qui a débouché sur l’établissement du Cadre d’action régional pour la santé au travail (2011-2015). Dotée de fonds reçus du Gouvernement japonais, l’OMS a continué d’aider à la réalisation d’un projet de protection sanitaire des travailleurs au Viet Nam, qui vise à développer les services de médecine du travail, à réduire le nombre de maladies liées à l’amiante, et à protéger les agents de la santé contre les risques liés à leur profession. L’OMS a continué de soutenir l’établissement de politiques et de plans nationaux concernant la gestion des déchets des soins de santé au Cambodge, en Mongolie, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam, et a fourni des conseils d’experts aux Fidji pour ACTIVITÉ DE L ’OMS DANS LA RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL 1er juillet 2010–30 juin 2011
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Des environnements sains pour des vies saines
Depuis près de trente ans, l’OMS privilégie dans son action l’établissement de milieux de vie sains, sous l’angle physique et social, comme des écoles, des lieux de travail, des marchés, des hôpitaux, des villages et des centres d’action communautaire, qui sont autant d’environnements se prêtant à la protection et à la promotion de la santé. En créant des espaces où il est plus facile pour les gens de faire des choix de vie sains, par exemple, de choisir des aliments plus sains ou de travailler dans des bureaux où il est interdit de fumer, on peut réduire les effets de bon nombre de facteurs de risque qui induisent des problèmes de santé.
L’établissement d’environnements sains exige généralement l’adoption d’approches interdisciplinaires où se mêle toute une variété de domaines. Les maladies non transmissibles en fournissent un exemple concret. Les responsables de la santé publique ont compris depuis longtemps que les médecins, les services infirmiers, les cliniques et les hôpitaux sont incapables à eux seuls de résoudre la forte prévalence des maladies non transmissibles que sont les cancers, les maladies cardiovasculaires, les insuffisances respiratoires chroniques et le diabète. Ces maladies chroniques, dont meurent plus de 30 000 personnes chaque jour dans la Région du Pacifique occidental, sont provoquées en grande partie par quatre facteurs de risque courants : le tabagisme, l’abus d’alcool, une mauvaise alimentation et le manque d’exercice physique. Le secteur de la santé ne saurait seul combattre ces facteurs de risque. Il convient que divers secteurs, où interviennent les éducateurs, les fabricants, négociants et importateurs de produits alimentaires, les services publics et les organismes d’action sociale, participent à cette lutte en conjuguant leurs efforts. Soucieux de s’atteler à résoudre ce problème, les États Membres de la Région du Pacifique occidental ont adopté le concept de cadres de vie sains, non seulement pour lutter contre les maladies non transmissibles mais aussi pour promouvoir des environnements urbains plus sains, une meilleure sécurité sanitaire des aliments et des conditions de vie plus saines pour les personnes âgées. Dans le Pacifique occidental, des initiatives visant à créer des villes-santé et des îles-santé sont activement mises en œuvre depuis le milieu des années 1990. Aujourd’hui, nos États Membres réalisent divers programmes nationaux de promotion mettant en vedette des environnements modèles, dont des écoles, des places de marchés, des lieux de travail, des hôpitaux, et des restaurants promouvant la santé. L’OMS aide les États Membres à mettre en place des modèles et des sites de démonstration, à déduire les meilleures pratiques qui en découlent et à les faire connaître, et à évaluer la qualité des environnements favorables à la santé. L’OMS a également mis au point des lignes directrices régionales pour les différents environnements, en tenant compte de la culture et des traditions locales. Dans le but de faire reconnaître l’exemplarité d’actions, l’Alliance pour les villes-santé a décerné en 2010, conjointement avec l’OMS, des prix récompensant diverses pratiques et propositions considérées comme les meilleures. Onze villes de la Région ont reçu ce type de récompense pour des actions menées dans des domaines allant de l’adoption des meilleures pratiques pour des transports urbains, sains et ne nuisant pas à l’environnement et des villes sans danger pour la santé, à des propositions bien conçues de lieux de travail sans tabac et d’écoles promouvant la santé. Le prix d’excellence de la ville-santé du Directeur régional a été décerné en 2010 à la ville d’Ichikawa, au Japon, qui a commencé la réalisation de son programme Villes-Santé en 1998 et qui fait partie de l’Alliance pour des villes-santé en qualité de membre fondateur depuis 2003. Pour les 22 États et Territoires insulaires océaniens de la Région du Pacifique occidental, l’idée d’îles-santé a été imaginée pour la première fois par les Ministres de la Santé des pays océaniens réunis pour leur conférence sur l’île de Yanuca (Fidji), en 1995. En 2011, le prix des meilleures pratiques a été décerné au conseil du gouvernement local de Tafea, au Vanuatu, pour les efforts déployés en milieu communautaire pour éliminer les maladies non transmissibles, et au Bureau de la santé publique aux Palaos pour le soutien accordé par les autorités publiques à la conduite du programme pour des lieux de travail sains. Les organisations ayant présenté les meilleures propositions ont été gratifiées d’une reconnaissance spéciale. Il s’agit de la Pacific Foundation for the Advancement of Women (Fondation pour la promotion de la femme) aux Fidji pour ses actions en faveur de l’hygiène, et du Community College of Micronesia, à Chuck (États fédérés de Micronésie), pour son programme Adopt-a-Community Approach for a Healthy and Clean Chuuk (Travaillez tous ensemble à faire de Chuck une île propre et saine).
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veiller précisément à l’application des bonnes pratiques en la matière. Elle a fourni un soutien technique pour l’élimination du mercure dans les établissements de soin en Chine, en Mongolie, aux Philippines et au Viet Nam. Par ailleurs, elle a continué d’appuyer l’élaboration de politiques nationales d’évaluation d’impact sur la santé au Cambodge et au Viet Nam. Avec le soutien de l’OMS, les Îles Cook, les Îles Salomon, Kiribati, le Samoa, et les Tonga se sont engagés dans la réalisation d’un projet visant à créer un réseau d’informations antipoisons dans le Pacifique.
de travail respectifs. Elle prêtera également son soutien aux pays soucieux d’appliquer leurs plans d’action nationaux en matière de salubrité de l’environnement. Une fois achevée la formulation de stratégies et de plans d’action nationaux relatifs à la riposte du secteur de la santé aux effets du changement climatique, l’OMS collaborera avec les États Membres pour qu’ils mettent en œuvre ces stratégies et plans d’action, et, le cas échéant, s’emploiera à trouver des ressources financières nécessaires à l’appui des activités. L’OMS continuera de promouvoir la conception et la conduite des activités du programme ESHUT, auprès des pays et à l’occasion des forums régionaux. Il est attendu que le Réseau des plans d’assainissement de l’eau pour l’Asie-Pacifique, conduit par l’OMS, soit officiellement lancé en juillet 2011, lors de la Semaine internationale de l’eau à Singapour. L’OMS continuera d’apporter son
soutien technique aux États Membres dans le domaine de l’évaluation de leurs systèmes d’assainissement et d’alimentation en eau et dans celui de la gestion des déchets des établissements de soin. Elle s’emploiera aussi avec les États Membres à développer leurs moyens de traitement et de stockage de l’eau des ménages par la production de matériels didactique et la conduite de formations. Elle facilitera la participation des États Membres à la troisième Conférence de l’Asie de l’Est sur l’assainissement et l’hygiène qui se tiendra en Indonésie en 2012. L’OMS continuera d’œuvrer avec les États Membres et ses partenaires internationaux à l’élaboration de politiques et de programmes nationaux visant à réduire le nombre des maladies liées à l’amiante, à étendre la couverture des services de médecine du travail et à promouvoir la salubrité des milieux de travail.
Futures orientations Dans cadre de la préparation du troisième Forum ministériel régional sur l’environnement et la santé dans les pays d’Asie du Sud-Est et de l’Est, qui aura lieu en Malaisie en 2013, l’OMS, en collaboration avec le PNUE, complétera le travail de l’équipe opérationnelle et aidera les groupes de travail thématiques à mettre en œuvre leurs plans
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Santé de la mère et de l’enfant et nutrition
Pour la santé de la femme, la santé génésique et des grossesses à moindres risques Enjeux stratégiques Chaque année, environ 13 000 femmes meurent de complications liées à leur grossesse ou à leur accouchement, dans la Région du Pacifique occidental. Ces décès s’observent en majorité dans des pays en développement, en particulier la Chine, les Philippines et le Viet Nam, et pourraient pour la plupart être évités. En souscrivant au cinquième objectif du Millénaire pour le développement (OMD 5), les pays se sont engagés à réduire la mortalité maternelle de trois quarts entre 1990 et 2015. Dans cette Région, cette réduction a été de 60 %, passant de 130 pour 100 000 naissances d’enfants vivants en 1990 à 51 pour 100 000 naissances d’enfants vivants en 2008. Trois pays, le Cambodge, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et la République démocratique populaire lao continuent de déclarer des taux élevés de mortalité maternelle et risquent de ne pas atteindre l’OMD 5 fixé d’ici à 2015. Moins de 50 % des accouchements dans ces pays sont effectués avec l’assistance d’un agent de santé. Par ailleurs, les Îles Salomon, Kiribati, les États fédérés de Micronésie et le Vanuatu déclarent un faible nombre de décès en chiffre absolu mais enregistrent pourtant des taux élevés de mortalité maternelle. Il importe d’accélérer les progrès dans ce domaine pour atteindre l’OMD 5.
L’extension de l’accès universel à la santé génésique diffère aussi selon les pays. Les taux de prévalence de l’usage de moyens de contraception varient entre 30 % et 50 % au Cambodge, aux Philippines, en République démocratique populaire lao et dans quelquesuns des pays insulaires océaniens, où, d’après les chiffres, une forte demande de planning familial n’est pas satisfaite. Les faibles taux de prévalence de l’usage de contraceptifs laissent penser que beaucoup de grossesses ne sont pas suivies et ne sont probablement pas désirées. Certaines d’entre elles peuvent conduire les femmes à avorter dans des conditions risquées. Les taux de natalité chez les adolescentes sont les plus élevés au Cambodge, en Papouasie-NouvelleGuinée, aux Philippines, en République démocratique populaire lao et dans certains pays insulaires océaniens ; ils varient entre 52 et 110 naissances pour 1000 filles âgées de 15 à 19 ans. Les infections sexuellement transmissibles, le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus et d’autres maladies d’origine gynécologique continuent d’être des problèmes de santé publique. Il est nécessaire de renforcer les systèmes de santé, notamment par l’apport de ressources humaines et financières adéquates, pour que les pays soient à même d’appliquer les politiques et stratégies qu’ils ont établies, et de mettre en place les conditions sociales dont dépend la santé de leur population.
Actions et résultats Les pays qui connaissent un taux élevé de mortalité maternelle ou un grand nombre de décès puerpéraux, à savoir le Cambodge, la Chine, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam, ont reçu une assistance pour venir à bout des problèmes majeurs liés à la santé de la femme, des mères et à la santé génésique.
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En République démocratique populaire lao, l’OMS a facilité l’extension à 10 districts des services intégrés de santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant. L’initiative, bénéficiant d’un appui financier de la part de la Korea Foundation for International Healthcare, a été centrée sur le développement des capacités des fonctionnaires publics à tous les niveaux, notamment à celui des districts et audessous. Il est attendu d’eux qu’ils établissent des plans annuels, qu’ils organisent des formations, qu’ils recueillent des données auprès des villages et qu’ils fassent des visites d’inspection. Grâce à cette initiative, les compétences cliniques ont été renforcées, des évaluations de la mortalité maternelle ont été faites et un équipement médical de base ainsi que des lits d’accouchement ont été donnés à des centres de santé. La mobilisation des populations locales a aussi été rendue possible par l’action d’agents de santé bénévoles dans les villages qui ont appris aux femmes à se soigner et leur ont conseillé d’accoucher dans un centre de santé. Les pays ont vu ainsi une extension de la couverture des services de santé et une amélioration de la qualité des soins. L’OMS a aidé la Papouasie-Nouvelle-Guinée à traduire certains éléments pertinents de son plan national pour la santé (2011-2020) en un plan stratégique national visant à réduire la mortalité maternelle et néonatale, et à finaliser ce plan en collaboration avec le Département national de la Santé. Elle a également contribué à la mise sur pied d’un projet de formation des formateurs de sagesfemmes, financé par l’Agence australienne pour le développement international, qui augmentera le niveau des quatre écoles de sages-femmes du pays. Il est attendu de ce projet qu’il permette de renforcer le système de santé et produise des sages-femmes compétentes, expertes en obstétrique et maîtrisant les gestes à faire pour sauver des vies. Ces activités ont permis à la Papouasie-
Nouvelle-Guinée d’améliorer sa planification des programmes et d’élever le niveau de compétence clinique des prestataires de soins de santé. Aux Philippines, un matériel didactique audiovisuel sur les soins essentiels à donner aux nouveau-nés a été mis au point à l’intention de formateurs des agents de santé. L’OMS continue d’appuyer la surveillance de la mortalité maternelle au Cambodge dans le but de réduire le nombre de décès puerpéraux dans le pays. À ce titre, des enquêtes sont menées pour déterminer les causes et les circonstances entourant tous les décès de ce type. Le Gouvernement utilise ces informations pour comprendre les facteurs qui conduisent à une issue fatale et pour prendre les mesures nécessaires afin d’empêcher que d’autres décès puerpéraux ne surviennent à l’avenir. L’OMS apporte son soutien dans l’évaluation de l’avancement et de l’efficacité de cette initiative. La Chine a reçu une aide pour conduire des enquêtes sur les accouchements ayant frôlé l’accident fatal afin d’améliorer la qualité des soins, ainsi que pour promouvoir les accouchements naturels afin de réduire le nombre élevé d’accouchements par césarienne. La Mongolie a reçu une aide pour améliorer la qualité des soins de santé maternelle, néonatale et génésique, ainsi que pour lancer un programme complet de lutte contre le cancer du col de l’utérus. Le Viet Nam a été aidé pour la diffusion par CD-ROM d’informations fondées sur des résultats cliniques et scientifiques contenues dans la Bibliothèque de santé génésique de l’OMS 2011. La Malaisie a conduit une enquête sur les connaissances et l’attitude des étudiants en médecine au sujet des interruptions volontaires de grossesse. Les activités citées ci-dessus ont favorisé les efforts menés par le pays pour améliorer la qualité des soins de santé.
La santé de la femme a été l’objet d’une grande attention de la part des politiques de haut niveau présents à la soixante et unième session du Comité régional, tenue à Putrajaya (Malaisie), en octobre 2010. Les représentants des gouvernements des États et Territoires de la Région ont appuyé dans leur majorité la façon dont les questions relatives à la santé de la femme ont été abordées dans le document de travail. Il a été convenu qu’un rapport sur la santé de la femme dans la Région du Pacifique occidental devrait être établi, après la publication d’un rapport mondial sur le sujet. Un groupe de travail transsectoriel, qui sera de se pencher sur le thème « sexospécificités et santé de la femme », a été créé au sein du Bureau régional. Il assurera une surveillance à propos des moyens utilisés pour accroître l’équité dans les activités menées pour améliorer la santé des femmes. La participation des centres communautaires pour la santé de la mère et de l’enfant dans l’élaboration d’un cadre d’action pour la prévention de la transmission d’infections de la mère à l’enfant a été renforcée. Des cadres théoriques et de surveillance ont été établis avec la collaboration des homologues gouvernementaux et servent de référence au soutien interinstitutions des Nations Unies en faveur de 10 pays d’Asie et du Pacifique.
Futures orientations L’OMS continuera à apporter un soutien technique aux États Membres dans divers domaines liés à la santé maternelle, néonatale et génésique. Pour ce qui concerne la santé maternelle et néonatale, trois pays continueront de faire l’objet d’une attention particulière. Le Cambodge recevra un appui de l’OMS pour accroître sa surveillance de la mortalité maternelle et améliorer son système de contrôle ; la République démocratique populaire lao sera aidée pour étendre la couverture de services intégrés de santé de
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la mère et de l’enfant, renforcer sa gestion de programmes à l’échelon des districts ainsi que son système de contrôle des décès puerpéraux ; la Papouasie-Nouvelle-Guinée recevra également un soutien dans des domaines similaires. Dans l’ensemble, les pays jugés prioritaires seront aidés dans les efforts qu’ils déploient pour renforcer leurs systèmes de santé en faveur de la santé maternelle, néonatale et génésique, et, en particulier, améliorer la gestion des programmes à l’échelon des districts, la prestation des services et la participation des populations locales. Ces efforts contribueront grandement à la réalisation des OMD 4 et 5. Afin d’étendre la couverture des services essentiels de santé maternelle, néonatale et génésique au profit de groupes cibles, l’OMS collaborera avec des institutions des Nations Unies, des partenaires dans le développement et des organisations non gouvernementales dans l’assistance offerte aux gouvernements. Dans les pays à la population très nombreuse, il y a lieu de lutter contre les inégalités en matière d’accès à l’ensemble des services de santé essentiels. Pour ce qui concerne la santé génésique, il est indispensable d’accroître la qualité des services de planning familial et de les rendre plus accessibles non seulement dans les pays enregistrant une forte mortalité maternelle mais aussi dans les pays insulaires océaniens. La promotion de l’adaptation et de l’emploi de directives établies en fonction de résultats cliniques ainsi que d’outils intéressant la santé génésique en général, se poursuivra selon la situation et les besoins des pays. Au niveau des politiques, lorsque les circonstances s’y prêteront, l’OMS interviendra pour faciliter l’élaboration de politiques et de plans stratégiques, ainsi que leur traduction en plans d’exécution à l’échelon des districts et au-dessous.
Santé de l’enfant Enjeux stratégiques Selon les dernières estimations de l’OMS, l’ensemble de la mortalité des nourrissons et des enfants de moins de cinq ans dans la Région du Pacifique occidental a diminué de moitié entre 1990 et 2009, et le nombre total de décès d’enfants de moins de cinq ans a diminué des deux tiers durant la même période. Plusieurs pays sont en bonne voie de réalisation du quatrième objectif du Millénaire pour le développement (OMD 4), qui est de réduire de deux tiers le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans entre 1990 et 2015. Malgré ces succès, 527 000 enfants de moins de cinq ans sont morts en 2009 dans la Région. Près de la moitié de tous les décès d’enfants surviennent au premier mois de leur vie. Au moins 65 % de tous les décès d’enfants dans la Région ont pour causes de mauvaises conditions néonatales, une pneumonie ou une diarrhée, que l’on sait soigner. Plus de 95 % de ces décès sont enregistrés dans six pays : le Cambodge, la Chine, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam, où d’énormes disparités existent sur le plan de la mortalité, selon les sexes, les habitats, urbains ou ruraux, les niveaux de revenus et les ethnies, de même que des inégalités selon les segments de la population en matière de couverture et d’accessibilité des secours pouvant intervenir et sauver des vies d’enfants. Si l’on parvient à déceler et à combler ces fossés entre les offres des systèmes de santé, on progressera à grands pas vers la diminution de la mortalité de l’enfant. La Région promeut la planification de programmes et la prise en charge intégrée, s’attachant à éliminer les causes les plus courantes de mortalité et faisant en sorte que les services d’intervention au profit de la santé de la mère et de l’enfant soient accessibles par le biais d’un service intégré, à tous les niveaux de soins. Un financement plus adéquat de la santé de la mère et de l’enfant, un accroissement des capacités des ressources humaines, une meilleure accessibilité des médicaments et des techniques, et l’exploitation d’informations servant de base à l’action, sont les éléments essentiels du développement des systèmes de santé, qui permettront de sauver des vies d’enfants en plus grand nombre.
Actions et résultats En République démocratique populaire lao, la mise en application de la Strategy and Planning Framework for the Integrated Package of Maternal, Neonatal and Child Health Services (2009-2015) (Stratégie et cadre de planification pour un ensemble intégré de services de santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant), qui a commencé dans deux districts en décembre 2009, a été étendue à 17 districts dans trois provinces,
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avec le soutien de l’OMS et de la Korea Foundation for International Healthcare. L’an dernier, la santé de la mère et de l’enfant s’est améliorée grâce au renforcement de la planification et des moyens de prise en charge à l’échelon des districts, à une plus grande efficience du système d’information sanitaire, à la formation du personnel de santé et à l’appui de centres de santé clinique itinérants et de campagnes sur le thème de la « Journée de la santé ». Des agents de santé bénévoles dans les villages ont reçu un manuel et une formation pratiques pour prodiguer les soins élémentaires, si nécessaire, et transmettre aux mères et aux familles des informations de base, les incitant à recourir aux services de santé. De même, il a été mis sur pied un système de distribution de bons pour permettre aux femmes habitant dans des zones défavorisées de se rendre dans des dispensaires et bénéficier pour elles et leur nourrisson de soins de santé maternelle et postnatale gratuits. L’OMS a continué de faciliter le déploiement à une plus grande échelle de la stratégie de prise en charge intégrée des maladies de l’enfance (PCIME) dans la plupart des pays prioritaires. À l’appui de cet effort, l’OMS a formé son personnel de la Région du Pacifique occidental pour le familiariser avec l’outil informatique d’adaptation et de formation sur la PCIME (ICATT). L’OMS a fourni à la Mongolie 10 ordinateurs et une formation pour installer un laboratoire ICATT à la Health Sciences University. Le Cambodge et les Philippines ont appris comment améliorer l’initiation à la PCIME dans le programme d’enseignement des professionnels de santé au moyen de l’ICATT. La République démocratique populaire lao a reçu une aide pour actualiser ses directives nationales relatives à la PCIME et mettre la dernière main au cours de formation de cinq jours à la PCIME à l’intention des agents prodiguant des soins de santé primaires.
Une formation a été dispensée aux agents de santé en milieu communautaire dans trois provinces pilotes de la République démocratique populaire lao et dans un district du Viet Nam, afin d’améliorer le taux de survie et la santé des nouveau-nés. L’OMS a fourni une assistance technique qui a facilité l’adaptation des modules de formation à l’action en milieu communautaire en Mongolie, aux Philippines et au Viet Nam. L’amélioration des soins de recours en République démocratique populaire lao a été favorisée par la réalisation d’évaluations des services hospitaliers dans un hôpital de province et un hôpital de district dans chacune des trois provinces pilotes. Ces évaluations ont été suivies par un atelier de formation de quatre jours sur le Pocketbook of Hospital Care for Children (Guide de poche des soins hospitaliers pour les enfants). Un atelier de formation national sur le Guide de poche des soins hospitaliers a été conduit dans le Pacifique à l’intention de participants venus des Fidji, de Kiribati, du Samoa, des Tonga et du Vanuatu. Le Cambodge a reçu une assistance pour conduire une évaluation de programme de survie des enfants à l’aide de données issues d’enquêtes récentes menées auprès de la population, d’inspections des établissements de soins, d’informations verbales relatives aux résultats d’autopsie et aux soins courants. À la suite de cette évaluation, le plan national quinquennal a été réajusté de manière à prendre en compte les domaines exigeant une action.
précisément, l’OMS soutiendra les activités de développement des capacités propres à renforcer l’efficacité de la planification des programmes, aux niveaux national et provincial. Elle intensifiera son aide au profit d’un plus grand nombre de pays, pour qu’ils mettent en application des approches fondées sur l’action en milieu communautaire, notamment des mécanismes propres à améliorer la prestation des soins de recours. Le suivi des progrès accomplis vers une couverture universelle des services de santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant intégrés, à tous les niveaux, ainsi que des principaux résultats des services de santé de la mère et de l’enfant, sera guidé par le cadre régional de surveillance. L’OMS accordera une attention plus grande aux pays prioritaires pour ce qui concerne la réalisation de l’OMD 4. Enfin, elle facilitera l’exécution de plans intégrés et les investissements dans la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant, le renforcement des capacités des agents de santé travaillant en milieu communautaire, et une extension de la PCIME en Papouasie-NouvelleGuinée et dans d’autres pays prioritaires.
Santé de l’adolescent Enjeux stratégiques Bien qu’ils soient reconnus comme un segment vulnérable de la population par diverses politiques et stratégies sanitaires, les adolescents sont souvent les oubliés du développement des systèmes de santé et des programmes mis en œuvre. Il importe d’affecter des ressources et un soutien technique à des activités répondant aux besoins des adolescents. Si l’on dispose dans quelques pays de données utiles sur certains aspects de la santé des adolescents, tels que leur consommation de tabac, il y a lieu de combler d’urgence
Futures orientations L’OMS continuera d’appuyer les actions menées dans les pays et destinées à renforcer les politiques et à rendre plus étendus, plus accessibles et plus abordables les services de santé de l’enfant de qualité, à tous les niveaux, tout au long du continuum des soins. Plus
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les manques d’informations sur leur santé sexuelle et génésique reproductive, leur santé mentale, les traumatismes et les violences dont ils sont l’objet. L’OMS doit aussi aider les pays à élaborer des modèles viables et à renforcer leurs capacités pour offrir aux adolescents des services de santé accueillants.
pays à concevoir une action plus énergique pour résoudre les problèmes et défis posés par la consommation de drogues par les adolescents. Les Philippines ont reçu une aide pour finaliser la normalisation des services de santé adaptés aux adolescents et pour compiler les lois ayant un effet sur leur utilisation. Un soutien technique a été offert à la Hong Kong Polytechnic University de pour qu’elle réalise un programme d’école d’été sur les services de santé pour adolescents, à Suzhou (Chine) ; ont participé à ce programme des étudiants chinois venus de plus de 40 écoles d’infirmier(ière) y compris de Hong Kong (Chine) et Macao (Chine). L’école d’infirmier(ière) de la Hong Kong Polytechnic University a reçu un soutien pour mettre au point un programme diplômant à l’intention des infirmiers dans les écoles soucieux d’accroître leurs compétences en matière de santé de l’adolescent. La Papouasie-NouvelleGuinée et la République démocratique populaire lao ont reçu une aide pour élaborer des manières d’aborder la santé des adolescents. L’OMS a apporté un soutien à la Mongolie pour qu’elle intègre la santé des adolescents
Actions et résultats Des fiches de renseignements sur la santé des adolescents ont été mises au point pour certains pays afin d’aider ceux-ci à plaider cette cause auprès des décideurs et des parties prenantes et à mieux documenter la planification de leurs actions. Une réunion sur un réseau de formation traitant de la santé des enfants et des adolescents et la lutte antitabac dans le Pacifique occidental a été organisée conjointement avec les acteurs de l’Initiative pour un monde sans tabac, en décembre 2010. En outre, avec la collaboration de l’unité Santé mentale, l’OMS a invité des experts à participer à une consultation sur les adolescents et la consommation de drogues où ils ont examiné les conclusions et recommandations de l’étude régionale faite sur la consommation de drogues et suggéré des moyens d’aider les
dans les soins de santé primaire, donnant suite ainsi à la rapide évaluation de sept programmes—santé génésique, VIH, infections sexuellement transmissibles, santé mentale, nutrition, consommation d’alcool, de tabac, et services de santé adaptés aux adolescents—effectuée en juin 2010. Elle a également apporté une aide au Viet Nam pour qu’il mène à bien une évaluation de son programme de santé au profit des adolescents.
Futures orientations L’OMS aidera les États Membres à renforcer l’action du secteur de la santé dans le domaine de la santé des adolescents, en contribuant à la compilation, à l’analyse et à la diffusion d’informations stratégiques, à la mise au point des politiques et stratégies et à l’accroissement du niveau de qualité des prestations des services de santé offertes aux adolescents. L’OMS continuera d’appuyer les activités en cours, mais promouvra également de nouvelles initiatives, mettant l’accent sur l’intégration de la santé des adolescents dans les soins de santé primaires.
Nutrition Enjeux stratégiques De nombreux États et Territoires du Pacifique occidental sont confrontés à deux aspects de la malnutrition : la carence persistante d’éléments nutritifs et l’augmentation rapide du surpoids et de l’obésité. Bien que les taux de dénutrition aient nettement baissé entre 1990 et 2010, réduisant ainsi la proportion de personnes souffrant de la faim, l’OMS estime que près de 200 000 enfants meurent chaque année de causes liées à la dénutrition infantile et maternelle dans la Région du Pacifique occidental. La malnutrition de l’enfant et des adolescents a un impact négatif sur leur
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croissance et leur développement. À l’âge adulte, elle peut entraver les fonctions reproductive et productive des femmes. Dans la Région du Pacifique occidental, au moins sept pays ont un taux de faible poids de naissance supérieur à 10 %, caractéristique d’une malnutrition maternelle généralisée. La prévalence de l’anémie, qui réduit la résistance à l’infection, limite les capacités d’apprentissage et les résultats scolaires des enfants ainsi que la productivité des adultes, atteint 30,7 % chez les femmes enceintes, 21,5 % chez les autres femmes et 23,1 % chez les enfants d’âge préscolaire. Selon des estimations prudentes, les maladies liées à l’alimentation touchent au moins 40 % de la population des États et Territoires insulaires océaniens, où les taux d’obésité et de diabète sont parmi les plus élevés du monde. Parallèlement, les carences en micronutriments, liées à une alimentation de mauvaise qualité, à l’absence de légumes, de fruits et de sel iodé, et à la persistance des infections parasitaires, restent un problème de santé publique dans de nombreux pays. De nombreux décideurs n’ont pas conscience de l’importance d’une bonne nutrition et les investissements engagés pour lutter contre les carences nutritives et l’obésité restent insuffisants. Il convient donc d’intensifier les efforts déployés pour mettre en place des programmes multisectoriels s’attaquant aux nombreux déterminants de la malnutrition ; transposer à plus grande échelle des interventions d’un bon rapport coût-efficacité ciblant les groupes à haut risque ; procéder à des sondages réguliers sur la nutrition afin d’évaluer et de suivre l’étendue des problèmes de nutrition ; et améliorer la communication avec les groupes à haut risque, les parties concernées et les décideurs.
L’OMS a appuyé la création de partenariats et la mobilisation de ressources au Cambodge, en Chine, aux Philippines, en République démocratique populaire lao, au Viet Nam et dans plusieurs États et Territoires insulaires océaniens. L’OMS a également encouragé la promotion d’approches intégrées en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle en participant à un Forum sur l’investissement dans la sécurité alimentaire en Asie et dans le Pacifique, organisé par la Banque asiatique de développement, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Fonds international de développement agricole (juillet 2010) ; à une consultation régionale sur la sécurité alimentaire dans la région de l’ASEAN, coorganisée par la FAO et l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (novembre 2010) ; à une évaluation du projet pilote REACH en République démocratique populaire lao ; et à un projet multinational dirigé par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) sur la sécurité nutritionnelle maternelle et infantile en Asie.
Programmes sur l’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants et la malnutrition infantile. L’OMS a adopté des approches novatrices en vue de l’application du Code international de commercialisation
des substituts du lait maternel et de la mise en œuvre de l’initiative Hôpital ami des bébés en Chine et aux Philippines grâce au programme conjoint des Nations Unies sur les objectifs 4 et 5 du Millénaire pour le développement, financé par l’Espagne. L’allaitement maternel exclusif pendant six mois a été encouragé dans le cadre de campagnes de masse menées au Cambodge, en Chine, aux Philippines et en République démocratique populaire lao avec l’assistance de l’OMS. Des cours de formation sur les nouvelles directives et stratégies de prévention et de gestion de la malnutrition infantile dans les hôpitaux et communautés, et notamment sur les normes préconisées par l’OMS pour identifier les enfants souffrant de malnutrition, ont été organisés au Cambodge, aux Îles Salomon, aux Philippines, en République démocratique populaire lao et dans d’autres pays du Pacifique. L’amélioration de l’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants dans les situations d’urgence a été encouragée dans le cadre d’un atelier organisé avec l’UNICEF et d’autres partenaires tandis que l’amélioration de l’état nutritionnel dans le cadre de la prévention et du traitement du VIH a été abordée lors d’un atelier présenté par le Programme alimentaire mondial des Nations Unies et d’autres partenaires.
Actions et résultats Élaboration, mise en œuvre et suivi de plans et de politiques en matière de nutrition.
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Programmes visant l’amélioration de l’état micronutritionnel. La prévalence de l’anémie chez les femmes en âge de procréer a été réduite en augmentant la supplémentation hebdomadaire en fer et en acide folique dans les communautés et les écoles du Cambodge, de la République démocratique populaire lao et du Viet Nam. Les données techniques sous-tendant ces programmes, présentées lors d’une consultation internationale, ont été publiées avec un guide sur les meilleures pratiques concernant leur mise en œuvre et l’élaboration d’une stratégie de communication visant leur renforcement. Les stratégies de lutte contre l’anémie tout au long de la vie ont bénéficié de mesures de suivi depuis la tenue d’un atelier au Viet Nam. Des agents du Bureau régional ont participé à deux réunions du nouveau Groupe consultatif d’experts OMS sur les directives nutritionnelles pour contribuer à l’élaboration de directives mondiales en la matière. Une assistance technique a par ailleurs été fournie aux Philippines en vue de la révision du manuel des opérations de son programme de supplémentation en micronutriments.
Promotion d’une alimentation saine et de l’exercice physique dans le cadre des programmes sur les maladies non transmissibles et la sécurité sanitaire des aliments. Une assistance a été fournie avec le concours d’autres unités et bureaux de pays en vue de la mise en œuvre du Cadre d’action sur la sécurité alimentaire dans le Pacifique adopté par le Secrétariat du Forum des îles du Pacifique lors du Sommet océanien de l’alimentation de 2010. Les stratégies nationales de lutte contre l’obésité ont été abordées dans le cadre d’une consultation régionale, tandis que les stratégies de réduction de la consommation de sel ont été renforcées en Mongolie et que les normes alimentaires contrôlant l’apport de matières grasses et de sel ont été promues dans le Pacifique. Les programmes de promotion d’un environnement scolaire sain, dont le kit Urbani d’éducation sanitaire dans les écoles et d’autres approches, ont bénéficié d’actions menées conjointement avec le Gouvernement des Philippines et des organisations non gouvernementales. Évaluation et suivi de l’état nutritionnel et évaluation du programme sur la nutrition. Les systèmes intégrés d’information sur la sécurité alimentaire ont été promus dans le Pacifique tandis que les systèmes de surveillance de la nutrition ont été renforcés en Malaisie, grâce à l’organisation d’un atelier et à la mise en place d’une collaboration avec le Siège de l’OMS et le National Institute of Health and Nutrition du Japon. Avec l’assistance de l’OMS, le bilan zincique a été évalué pour la première fois aux Philippines tandis que des études sur le bilan iodé ont été menées au Samoa et à Guam. Renforcement des capacités dans le domaine de la nutrition. Un appui technique
a été fourni pour analyser les besoins de formation sur la nutrition et évaluer les programmes de formation initiale et continue en Mongolie, élaborer de nouveaux programmes de formation au Cambodge, et dresser le bilan de la situation en République démocratique populaire lao. La participation au projet multinational sur la nutrition maternelle et infantile en Asie a encouragé la coopération avec les institutions partenaires et les centres collaborateurs de l’OMS. Les capacités des fonctionnaires de l’OMS chargés de la nutrition dans les pays ont également été renforcées.
Futures orientations Les travaux futurs se concentreront sur la promotion de l’engagement politique dans la prévention et la réduction de la malnutrition sous toutes ses formes, le renforcement des interventions visant à réduire la malnutrition liée à des apports déficients et excessifs ainsi que le renforcement de la surveillance nutritionnelle. Une consultation birégionale sur le renforcement des mesures permettant d’améliorer la nutrition sera organisée en août 2011 par les Bureaux régionaux de l’OMS pour l’Asie du Sud-Est et pour le Pacifique occidental pour faciliter la mise en œuvre des recommandations de la résolution WHA63.23 de l’Assemblée mondiale de la Santé. Elle sera axée sur l’aide à apporter aux pays qui doivent accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, à savoir le Cambodge, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines et la République démocratique populaire lao dans la Région du Pacifique occidental, et sur les enseignements pouvant être tirés des expériences positives des pays des deux régions. Les progrès, lacunes et besoins
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des pays seront analysés et des engagements seront sollicités auprès des gouvernements et partenaires de développement pour améliorer la nutrition. Cette consultation encouragera la mise en œuvre de la note d’orientation intitulée Scaling up Nutrition : A Framework for Action, adoptée par plus de 100 organisations en 2010 sur la base des données publiées dans The Lancet en 2008 sur le rapport coût-efficacité des interventions.
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Maladies non transmissibles et promotion de la santé
Maladies non transmissibles Enjeux stratégiques La lutte contre les maladies non transmissibles (MNT), dont les maladies cardio-vasculaires, les cancers, le diabète et les maladies respiratoires chroniques, est une priorité régionale et mondiale et est particulièrement axée sur l’élimination de leurs facteurs de risque communs tels que le tabagisme, l’usage nocif de l’alcool, la mauvaise alimentation et la sédentarité. La Réunion de haut niveau des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles qui se tiendra en septembre 2011 offrira une occasion unique de renforcer les actions menées à ce jour. Ces actions sur les maladies non transmissibles et leurs facteurs de risque auront de nombreuses retombées positives directes sur la santé mais également d’importants avantages connexes dans de nombreux autres domaines. Le succès du programme sur les MNT repose sur des systèmes de surveillance simples, pratiques et durables, la participation de l’ensemble des pouvoirs publics à la réduction des risques et le renforcement des systèmes de santé reposant sur les valeurs et les principes des soins de santé primaires applicables à ces maladies.
tenue en Malaisie en octobre 2010. Des notes d’orientation sur les politiques de lutte contre les MNT, axées sur le contrôle des facteurs de risques, ont été préparées et diffusées pour appuyer les actions multisectorielles. Selon une enquête mondiale de l’OMS sur les capacités nationales en matière de MNT, plus de 90 % des États et Territoires sont dotés d’une unité sur les MNT ou d’une division chargée de ces maladies au sein de leur ministère tandis que plus de 80 % d’entre eux ont élaboré un programme, un plan ou une politique intégrés sur les MNT. Les capacités nationales de lutte contre les MNT ont été renforcées grâce à une série de réunions et d’ateliers de l’OMS. La sixième réunion conjointe Japon-OMS sur les interventions multisectorielles en matière de lutte contre les MNT, qui s’est tenue à Saitama en juillet 2010 avec le soutien du Ministère japonais de la Santé, du Travail et du Bien-être, a dressé le bilan des interventions multisectorielles et recommandé l’évaluation des impacts sanitaires pour faciliter les interventions d’ordre politique. Cette réunion a rassemblé 26 participants des secteurs sanitaires et non sanitaires de 10 pays. En République de Corée, un cours d’une semaine, qui s’est tenu en novembre 2010 au Centre national de lutte contre le cancer à l’initiative du centre collaborateur de l’OMS pour l’enregistrement, la prévention et le dépistage précoce du cancer, a formé 10 responsables de programmes nationaux de lutte contre les MNT issus de cinq pays de la Région. L’OMS a fourni un important appui technique à la lutte contre les MNT dans les pays. Une assistance a été fournie aux Philippines pour lancer une campagne de promotion de la santé intitulée « Healthier You ». Le Cambodge a publié sa première étude sur l’approche point par point de l’OMS (STEPS) et présenté ses conclusions au Congrès de la santé du Mékong en janvier 2011. Le
Actions et résultats L’OMS a continué d’appuyer les activités de sensibilisation aux MNT afin de faire évoluer les politiques dans ce domaine. C’est ainsi que l’importance de la lutte contre le cancer du sein a été soulignée lors d’une manifestation parallèle organisée à l’occasion de la soixante et unième session du Comité régional qui s’est
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Viet Nam a achevé son analyse de l’enquête nationale STEPS et élaboré un projet de plan d’action national pour la lutte contre les MNT pour les années 2011-2015. Une assistance technique a été apportée à la Mongolie pour renforcer l’enregistrement national des cancers. En Chine, l’OMS a participé à des réunions d’examen technique des activités analytiques et consultatives de la Banque mondiale portant sur les systèmes de santé et les maladies non transmissibles. En Chine toujours, la lutte contre les MNT a été élevée au rang des principales interventions de l’initiative Villes-santé. Dans le Pacifique, l’OMS a coorganisé un atelier sur la nutrition, l’alimentation et les modes de vie à Guam pour renforcer les capacités des îles du Pacifique rattachées aux États-Unis à mettre en œuvre le Cadre d’action sur la sécurité alimentaire. Les enquêtes mondiales sur la santé à l’école ont été réalisées aux Fidji, aux Îles Cook et à Nioué, soit dans trois pays parmi les huit ayant reçu une formation en juin 2010. La réduction de la consommation de sel a été encouragée aux Fidji, aux Îles Salomon et à Nauru. Une vidéo sur le marketing des denrées alimentaires et des boissons non alcoolisées auprès des enfants a été préparée pour aider les États et Territoires insulaires océaniens à prendre des mesures dans ce domaine.
L’OMS a organisé des consultations techniques pour recenser les interventions prioritaires et élaborer des directives opérationnelles à l’intention des pays. Une consultation sur la lutte contre l’obésité s’est tenue à Melbourne (Australie) en avril 2011 en collaboration avec Deakin University, qui est un centre collaborateur de l’OMS dans ce domaine. Un rapport de la consultation régionale sur les stratégies visant la réduction de l’apport de sel, organisée en juin 2010 en collaboration avec le Conseil pour la promotion de la santé de Singapour, a été publié. La lutte contre les MNT a été proposée comme l’un des nouveaux domaines prioritaires du Groupe de travail sur la santé du Conseil de coopération économique AsiePacifique (APEC) lors d’une réunion tenue à Sendai (Japon) en septembre 2010. L’OMS a organisé des sessions et présenté des exposés au Congrès mondial sur le cancer de l’UICC qui s’est tenu à Shenzen (Chine) en août 2010. Dans le domaine de la mobilisation des ressources, l’OMS a aidé le Ministère de la Santé de la Mongolie à mobiliser, auprès du Millenium Challenge Account du Gouvernement des États-Unis, des ressources supplémentaires destinées à la lutte contre les MNT afin d’améliorer la prise en charge des
infarctus aigus du myocarde et des accidents vasculaires cérébraux et d’assurer la continuité des soins. Le programme régional de lutte contre la cécité a bénéficié d’un soutien financier de l’Agence australienne pour le développement international (AusAID) qui a permis de créer un poste pour coordonner cette activité. Les programmes bénéficiant des contributions volontaires du Gouvernement japonais, d’AusAID, de l’Agence néozélandaise pour le développement international, de la Fondation mondiale du diabète, de Shinnyo-en, de la Korea Foundation for International Healthcare, des centres coréens de lutte contre la maladie et du Gouvernement luxembourgeois se sont poursuivis. L’OMS a aidé les États Membres à se préparer en vue de la Réunion de haut niveau des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles. Des consultations avec les équipes OMS dans les pays et des tables rondes ont été organisées en vue de l’élaboration du document d’orientation sur les MNT pour 2011. Les hauts fonctionnaires des États et Territoires insulaires océaniens se sont réunis à Nadi (Fidji) en février 2011 et ont adopté la Déclaration de Nadi sur la crise des MNT dans ces États et Territoires. Les ministres de la santé des pays océaniens ont inscrit la question des MNT à l’ordre du jour de leur réunion à Honiara (Îles Salomon) en juin 2011. L’OMS a aidé les États Membres à se préparer en vue de leur participation à la première Conférence ministérielle mondiale sur les modes de vie sains et la lutte contre les maladies non transmissibles qui s’est tenue à Moscou en avril 2011. Une Réunion régionale de haut niveau sur le renforcement des actions multisectorielles en matière de lutte contre les MNT, qui s’est tenue à Séoul (République de Corée) en mars 2011, a adopté la Déclaration ACTIVITÉ DE L ’OMS DANS LA RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL 1er juillet 2010–30 juin 2011
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de Séoul en vue de sa transmission au nom de la Région à la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Futures orientations La lutte contre les MNT sera renforcée dans trois principaux domaines. Premièrement, l’approche point par point de l’OMS en matière de surveillance, qui a été largement appliquée dans les pays à revenu faible ou moyen, sera étendue pour s’orienter vers la surveillance durable avec des capacités institutionnelles. Deuxièmement, les interventions multisectorielles seront encouragées dans le cadre de l’initiative Villes-santé et d’autres campagnes, et des directives opérationnelles seront élaborées pour favoriser une approche impliquant l’ensemble du gouvernement. Troisièmement, les services des systèmes de santé chargés des MNT seront renforcés en se concentrant sur les soins de santé primaires de sorte à étendre la couverture d’un ensemble d’interventions d’un bon rapport coût-efficacité. Les activités de lutte contre les MNT dépendront également des décisions de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies et de la soixante-deuxième session du Comité régional qui doivent se tenir en septembre et en octobre 2011 respectivement.
L’élimination progressive du mercure dans les services de santé Le mercure est un élément chimique et le seul métal se trouvant à l’état liquide à des températures et une pression normales. Il est utilisé dans le monde entier dans divers produits (peintures, produits de décoloration de la peau, batteries, instruments de mesure, etc.) et applications sanitaires (thermomètres, tensiomètres, conservateurs pour vaccins, etc.). Mais le mercure qui existe sous forme élémentaire, inorganique et organique pose problème. Il est toxique pour la santé humaine et représente une menace pour le développement du fœtus in utero et pour les enfants en bas âge. Dans les hôpitaux, les cliniques et les cabinets médicaux, l’exposition au mercure peut être liée à des fuites involontaires provenant de vieux thermomètres et tensiomètres mais aussi à des produits dans lesquels il a été délibérément ajouté, comme les conservateurs et les produits chimiques de laboratoire. Ces fuites et rejets exposent les médecins, infirmiers et autres agents de santé, ainsi que les patients, à un danger sanitaire. Qui plus est, d’importantes quantités de mercure élémentaire liquide peuvent se transformer à température ambiante en gaz, exposant ainsi les agents de santé ou les patients à des niveaux fortement toxiques. Cette année, 117 pays se sont réunis dans le cadre du deuxième cycle de négociations sur un accord mondial juridiquement contraignant visant la gestion et la réduction de l’utilisation du mercure. Les délégués ont noté avec satisfaction l’invitation du Japon d’accueillir une conférence diplomatique en 2013 à Minamata, où une convention sur le mercure devrait être signée. Minamata revêt une importance particulière à cet égard car la présence de méthylmercure dans les eaux usées industrielles déversées dans la baie dans les années 1950 est à l’origine d’un des cas de pollution industrielle les plus spectaculaires et déchirants de tous les temps. L’OMS appuie et recommande la réduction ou l’élimination des rejets dans l’environnement de mercure et de ses composés. L’Organisation participe à cet égard au Partenariat mondial sur le mercure du Programme des Nations Unies pour l’environnement. En outre, l’OMS codirige avec Health Care Without Harm le groupe travaillant sur le mercure dans les établissements de santé. Les objectifs de ce groupe de travail sont simples : travailler avec les partenaires sanitaires pour réduire l’exposition au mercure ; éliminer autant que possible l’utilisation du mercure ; et promouvoir le développement de solutions de remplacement. Aux Philippines, l’OMS collabore avec le Ministère de la Santé à l’élaboration d’un projet, financé par le Fonds pour l’environnement mondial, sur la gestion des déchets d’activités de soins. Un arrêté du Ministère de la Santé prévoit l’élimination progressive du mercure dans tous les appareils hospitaliers. Le Ministère procède en outre, avec le soutien de l’OMS, à l’actualisation de son manuel de gestion des déchets d’activités de soins. L’OMS et le bureau de Health Care Without Harm pour l’Asie du Sud-Est ont agréé les 16 premiers hôpitaux des Philippines à avoir éliminé le mercure. Sur plus de 1700 hôpitaux philippins, 600 ont déclaré avoir déjà entamé l’application de l’arrêté sur le mercure. Son application croissante par les hôpitaux des Philippines et de l’ensemble de la Région du Pacifique occidental permettra d’éliminer les risques d’exposition dans les hôpitaux, les cliniques et les cabinets médicaux, tant pour les patients que pour les agents de santé.
Promotion de la santé Enjeux stratégiques Lorsqu’ils sont réunis, les différents aspects de la promotion de la santé—à savoir, un environnement favorable, une politique de santé, des actions menées au niveau de la population et de bonnes compétences personnelles—permettent aux populations de faire des choix favorables à la santé. Une approche impliquant l’ensemble des pouvoirs publics et de la société est nécessaire pour vivre plus sainement grâce à la promotion de la santé.
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Des initiatives favorisant des environnements sains, telles que Villessanté et Îles-santé, permettent d’aborder de manière efficace les priorités de santé publique tout en intégrant la promotion et la protection de la santé. Plusieurs facteurs, y compris l’engagement politique, le soutien communautaire, la participation multisectorielle et la prise en charge locale, ont fortement contribué au succès de ces initiatives. L’expansion de villes-santé et la revitalisation d’îles-santé ont été rendues nécessaires par les nombreux changements intervenus ces dernières années dans les domaines économique, environnemental et social. L’expansion de villes-santé obligera l’OMS et ses États Membres à renforcer les dispositifs institutionnels, les capacités d’action, les bases factuelles, les politiques et les actions nationales ainsi que les activités de formation et la constitution de réseaux entre les villes.
fiscalité du tabac en Asie du Sud-Est et du Comité du Viet Nam sur le tabagisme ou la santé, l’OMS a organisé, en septembre 2010 à Ha Noi (Viet Nam), un atelier régional sur le renforcement des fondations de promotion de la santé et de la lutte antitabac dans la Région du Pacifique occidental, auquel ont participé le Cambodge, l’Indonésie, la Malaisie, la Mongolie, les Philippines, la République démocratique populaire lao, le Samoa, les Tonga et le Viet Nam. Lors d’une Réunion de développement des réseaux techniques et centres d’appui pour les villes-santé dans la Région du Pacifique occidental, tenue en octobre 2010 à Séoul (République de Corée), il a été recommandé de mettre en place ou de renforcer les systèmes nationaux et régionaux de reconnaissance pour attirer l’attention sur les meilleures pratiques appliquées dans le cadre des programmes Villes-santé. Plusieurs villes de la Région du Pacifique occidental ont été saluées par l’OMS lors de la quatrième Conférence mondiale de l’Alliance des villes-santé, qui s’est également tenue en République de Corée en octobre 2010, pour les approches novatrices et efficaces adoptées pour promouvoir et protéger la santé des populations urbaines. Sur les 63 propositions soumises, deux villes ont reçu le prix de la meilleure proposition et 14 le prix des meilleures pratiques. La ville d’Ichikawa (Japon) a obtenu le prix du Directeur régional. En coopération avec le centre OMS pour le développement sanitaire à Kobe (Japon), le Bureau régional de l’OMS a organisé un atelier de formation sur l’application Urban HEART dans la Région du Pacifique occidental dans le cadre d’une session parallèle à la quatrième Conférence mondiale de l’Alliance des villes-santé, en octobre 2010, pour évaluer les inégalités en matière de santé urbaine et élaborer un plan d’intervention. En association avec le Centre OMS de Kobe et le bureau de
pays de l’OMS en Chine, le Bureau régional a également organisé un atelier à l’intention d’une cinquantaine de fonctionnaires de neuf villes chinoises pour présenter l’outil d’évaluation et d’intervention pour l’équité en matière de santé en milieu urbain (HEART) ainsi que le programme Villes-santé. Le Forum mondial sur l’urbanisation et la santé, organisé par le Centre OMS de Kobe en novembre 2010, a rassemblé des chefs de gouvernement, des maires et des experts du monde entier pour examiner les questions de l’urbanisation saine et des inégalités en matière de santé urbaine. Le Bureau régional de l’OMS a pris en charge la participation de 30 représentants du Cambodge, de la Chine, de la Malaisie, de la Mongolie, des Philippines, de la République démocratique populaire lao, de Singapour et du Viet Nam. Le Comité régional, à sa soixante et unième session en octobre 2010, a noté que des progrès avaient été enregistrés dans la mise en œuvre de la résolution WPR/RC49.R6 sur les villes-santé et les
Actions et résultats Les dirigeants municipaux ont partagé leurs expériences lors d’un Forum international des maires sur les villes-santé tenu à Dalian (Chine) en septembre 2010. Parallèlement à ce forum, une réunion des agents de liaison nationaux sur le développement et l’expansion des villessanté dans la Région du Pacifique occidental a examiné les principaux problèmes de santé urbaine et défini les prochaines mesures à prendre aux niveaux national et régional. Le Cadre régional de développement et d’expansion des villes-santé (2011-2015) a été adopté par la réunion de Dalian. La mise en place d’un financement durable et d’une infrastructure autonome pour la promotion de la santé est une priorité de l’OMS depuis 2002 et a fait l’objet d’un programme de formation des cadres à la promotion sanitaire désigné ProLead. Conjointement avec l’Alliance pour la lutte antitabac en Asie du Sud-Est, par le biais de l’Initiative pour la
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îles-santé et a prié instamment le Directeur régional d’élaborer des cadres régionaux pour les interventions et programmes futurs de ces initiatives. L’élaboration du Cadre régional de développement et d’expansion des villes-santé (2011-2015) a été appuyée par le Comité régional et permettra de renforcer les dispositifs institutionnels, les capacités d’action, les bases factuelles, les politiques et les actions nationales ainsi que les activités de formation et la constitution de réseaux entre les villes pour promouvoir une urbanisation saine. Le Cadre d’action pour la revitalisation des îles-santé a été adopté lors d’une réunion du groupe directeur sur les îles-santé qui s’est tenue à Nadi (Fidji) en février 2011. Un programme OMS de reconnaissance des îles saines a été lancé et cinq prix, dont deux récompensant les meilleures pratiques et trois les meilleures propositions, ont été décernés lors de la Réunion des Ministres de la Santé des pays océaniens, en juin 2011. Lors d’un séminaire régional sur la promotion de la santé et le vieillissement actif en Asie et dans le Pacifique, organisé en novembre 2010 par la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie et le Pacifique et Help Age International, la lutte contre les maladies non transmissibles a été présentée dans le cadre de la promotion de la santé et du vieillissement en bonne santé.
Futures orientations Les programmes de promotion de la santé seront développés pour stimuler la mise en œuvre des villes-santé, des îles-santé et des autres initiatives sur les environnements sains tels que les communautés, les écoles de promotion de la santé et les lieux de travail ; pour renforcer les politiques de promotion de la santé, développer les capacités d’encadrement et explorer de nouvelles options de financement novateur par le biais de projets ProLead et du soutien à la création de nouvelles fondations pour la promotion de la santé ; pour établir et renforcer des partenariats et des approches multisectoriels et pluridisciplinaires de promotion de la santé ; et pour renforcer les campagnes en faveur du vieillissement en bonne santé.
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Santé mentale et prévention des traumatismes
Santé mentale Enjeux stratégiques Les troubles mentaux, neurologiques et comportementaux sont courants et causent de grandes souffrances. Alors que les dépenses consacrées aux troubles mentaux et comportementaux représentent entre 5 et 20 % de l’ensemble des dépenses de santé dans les pays développés, la part consacrée à la santé mentale représente moins de 1 % dans les pays à revenu faible ou moyen. Les soins de santé mentale ont par ailleurs peu progressé dans ces pays au cours des 10 dernières années. Une étude de l’OMS menée auprès d’experts internationaux a identifié un certain nombre d’obstacles entravant les services de santé mentale : la priorité généralement accordée à la santé publique et son effet sur le financement ; la complexité de la décentralisation des services de santé mentale et la résistance dont elle fait l’objet ; les problèmes associés à la prestation des soins de santé mentale dans le cadre des soins primaires ; le nombre et les types limités de travailleurs formés et supervisés dans le domaine de la santé mentale ; et l’absence fréquente de perspectives de santé publique chez les responsables de la santé mentale.
de développement des ressources humaines et de constitution de partenariats. Les Fidji et le Vanuatu ont approuvé leur politique de santé mentale tandis que neuf autres pays ont élaboré leur politique nationale. Les Fidji ont adopté en 2010 un nouveau décret sur la santé mentale, qui stipule que les traitements, y compris les services préventifs et éducatifs, devraient être fournis à la communauté par les services de santé publique et les systèmes de santé généraux. Des nouvelles lois sur la santé mentale ont également été rédigées aux Îles Salomon et au Vanuatu. Une formation sur le diagnostic et le traitement des troubles mentaux a été organisée à l’intention des médecins et autres agents de santé aux Îles Cook, aux Îles Salomon, à Tokélaou et au Vanuatu. Le projet START sur les tendances suicidaires dans les territoires à haut risque a été lancé par l’OMS il y a quelques années. Ses principaux objectifs sont de consigner systématiquement les comportements suicidaires mortels et non mortels et d’élaborer des interventions souples et culturellement appropriées pour faire face à ces comportements. Une réunion des enquêteurs START a eu lieu à Brisbane en novembre 2010 à l’occasion de la quatrième Conférence régionale pour l’Asie-Pacifique de l’Association internationale pour la prévention du suicide. Cette réunion a permis aux chercheurs participant au projet d’en dresser le bilan pour le Pacifique occidental et ailleurs. La conférence comprenait un colloque START avec des exposés de l’Australie, de Guam, de la Polynésie française et des Tonga. Face aux préoccupations croissantes liées aux taux et schémas de suicide observés dans la Région, une étude a été réalisée pour évaluer l’impact des médias sur les comportements suicidaires et les effets des interventions médiatiques sur la prévention du suicide. À l’issue de cette étude, des journalistes, des professionnels de la santé
Actions et résultats Le Réseau des îles du Pacifique sur la santé mentale est un important mécanisme mis en place par l’OMS pour améliorer les services de santé mentale et la promotion de ces questions dans le Pacifique. Des progrès encourageants ont été observés dans de nombreux pays du Pacifique, notamment en matière de politique, de planification et de législation,
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mentale et d’autres parties concernées ont été consultés en Chine, à Hong Kong (Chine), au Japon et en République de Corée. Ces consultations avaient pour objet d’engager les professionnels des médias et les autres parties concernées dans des discussions sur le suicide et de mobiliser les médias afin de promouvoir activement la prévention du suicide. L’OMS a poursuivi sa collaboration avec les gouvernements et les professionnels de la santé de la Chine, de la Mongolie, des Philippines et de la République démocratique populaire lao pour élaborer et appliquer des politiques de santé mentale fondées sur les informations disponibles. Les conclusions de l’instrument d’évaluation des systèmes de santé mentale de l’OMS (OMS-AIMS) ont été prises en compte pour renforcer les capacités en matière de santé mentale de la République démocratique populaire lao, grâce à des bourses nationales et internationales, à des cours de formation de brève durée et à un programme de résidence psychiatrique. Des ateliers nationaux et des activités de formation des responsables provinciaux des autorités sanitaires et des hôpitaux provinciaux ont été organisés pour amorcer la mise en place d’unités sur la santé mentale dans tous les hôpitaux provinciaux du pays.
Prévention des traumatismes Enjeux stratégiques Les blessures et la violence entraînent chaque année la mort d’environ 5 millions de personnes dans le monde et de 1,2 million dans la Région. Les accidents de la route sont responsables de la mort d’environ 280 000 personnes dans la Région, soit 22 % de la mortalité routière mondiale, et se situent parmi les deux premières causes de décès chez les personnes âgées de 5 à 44 ans. Les noyades sont la principale cause de décès chez les enfants de 5 à 14 ans dans la Région. La Décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020 a été proclamée par les Nations Unies le 11 mai 2011. Plusieurs États Membres, dont le Cambodge, la Chine, la Mongolie, les Philippines, la République démocratique populaire lao, les Tonga et le Viet Nam ont lancé leurs plans d’action
nationaux le même jour ou peu après. Cette décennie d’action donne à tous les pays l’occasion de mettre en œuvre des interventions multisectorielles pour réduire le nombre de victimes des traumatismes routiers. Les États Membres sont encouragés à améliorer leurs mesures nationales de prévention des accidents de la route en établissant des partenariats stratégiques avec les secteurs et les communautés concernés. Le Rapport mondial sur le handicap a été lancé le 9 juin 2011. Publié conjointement par l’OMS et la Banque mondiale, ce rapport résume les meilleures connaissances scientifiques sur le handicap et appelle au renforcement du soutien politique à l’élaboration de politiques et de plans nationaux dans les domaines du handicap et de la réadaptation. Les États Membres sont invités à exploiter au mieux leurs ressources pour renforcer la mise en œuvre d’un ensemble de stratégies et de programmes couvrant la santé, l’éducation, l’emploi et d’autres aspects de la réadaptation à base communautaire.
Futures orientations La santé mentale reste faiblement prioritaire dans les pays à revenu faible ou moyen. Les obstacles recensés ne pourront être surmontés que si l’on intensifie les efforts déployés pour explorer de nouvelles approches visant à stimuler l’engagement politique, pour sensibiliser le public et inciter les professionnels de la santé à fournir les soins de santé mentale nécessaires et leur donner les moyens de le faire.
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Actions et résultats Une réunion régionale sur la sécurité routière s’est tenue en avril 2011 pour dresser le bilan des progrès enregistrés dans ce domaine dans la Région, convenir des mesures à prendre en vue de la préparation du deuxième Rapport de situation sur la sécurité routière dans le monde et débattre les activités nationales proposées pour la Décennie d’action pour la sécurité routière. Vingt-huit pays ont participé à cette réunion qui a abordé les questions liées aux données, les structures institutionnelles et les politiques et interventions nationales sur la sécurité routière. L’OMS a contribué, grâce à un financement de Bloomberg Philanthropies, à des interventions multisectorielles sur la sécurité routière au Cambodge, en Chine et au
Viet Nam, qui ont permis de renforcer la législation dans ce domaine et le contrôle de l’utilisation des casques et des ceintures de sécurité, de la conduite en état d’ivresse et du respect des limites de vitesse. L’OMS a également apporté son soutien à des réunions des parties concernées et des activités de sensibilisation du public et de renforcement des capacités aux Fidji, aux Îles Cook, en Mongolie, aux Philippines, en République démocratique populaire lao et aux Tonga. Dans la province de Guimaras, aux Philippines, l’OMS a appuyé les initiatives locales et multisectorielles visant à réduire les accidents de la route, telles que l’acquisition de données, le renforcement des capacités et la fourniture d’éthylomètres, qui ont contribué à la préparation d’une nouvelle ordonnance sur la sécurité routière dans la province.
L’OMS a apporté un appui aux activités de prévention des noyades, telles que la collecte de données et la mise en œuvre d’interventions types communautaires au Cambodge, en Malaisie, aux Philippines et au Viet Nam. L’OMS a fourni des conseils techniques en vue de la création de systèmes de données sur les traumatismes chez l’enfant en Mongolie et en République démocratique populaire lao. En novembre 2010, l’OMS a financé la participation de professionnels du Cambodge, de la Mongolie, des Philippines, de la République démocratique populaire lao et du Viet Nam au deuxième Congrès de l’Asie-Pacifique sur la réadaptation à base communautaire. En décembre 2010, l’OMS a collaboré avec le Malaysian Institute of Road Safety Research
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à l’organisation d’un cours sur la recherche en matière de prévention des traumatismes. Des participants du Cambodge, de la Malaisie, des Philippines, de la République démocratique populaire lao et du Viet Nam ont reçu une formation sur les méthodes de recherche dans le domaine de la prévention des traumatismes et de la violence. L’OMS a apporté son appui à des activités de prévention de la violence, qui comprenaient des analyses de la situation et des interventions pilotes aux Fidji, en Mongolie et aux Philippines. En Mongolie, l’OMS a fourni une assistance à un centre hospitalier pour les victimes de la violence, qui est devenu un modèle pour le pays. L’OMS a fourni des conseils techniques en vue de l’élaboration d’un plan national pour la réadaptation à base communautaire aux Îles Cook et en Mongolie et de la mise à l’essai
de directives sur les fauteuils roulants aux Îles Salomon.
de développement nationaux, qui devront prendre en compte le handicap.
Futures orientations L’OMS collaborera avec les États Membres au renforcement des activités dans les domaines de la sécurité routière, de la prévention des traumatismes chez l’enfant, de la prévention de la violence et de la réadaptation à base communautaire. Chacun de ces domaines pose des défis uniques pour mettre en place des services de surveillance, fournir des services aux victimes et réaliser des interventions intersectorielles en matière de prévention. L’OMS s’attachera à développer la capacité des secteurs sanitaires et associés dans ces domaines. Elle aura notamment pour priorité d’intégrer la prévention des traumatismes et de la violence dans les plans
Méfaits de l’alcool La réduction de l’incidence sanitaire de l’usage nocif de l’alcool, et notamment de la charge de morbidité et des traumatismes associés, est l’un des objectifs de santé publique de l’OMS. L’usage nocif de l’alcool est responsable de nombreux décès, maux et traumatismes : pour le consommateur en raison de ses impacts sur la santé, tels que l’alcoolisme, la cirrhose du foie, les cancers et les traumatismes ; et pour les autres membres de la société, en raison des comportements dangereux des personnes intoxiquées,
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tels que la conduite en état d’ivresse et la violence, ou de l’impact de l’abus d’alcool sur le développement du fœtus et de l’enfant. Cette question a suscité une attention croissante au niveau international au cours de l’année écoulée et depuis l’adoption par l’Assemblée mondiale de la Santé de la résolution WHA63.13 et de la Stratégie mondiale pour réduire l’usage nocif de l’alcool. Une réunion internationale d’interlocuteurs nommés par l’État, comprenant des représentants de la Région du Pacifique occidental, s’est tenue à Genève au début de 2011. Cette réunion a donné lieu au lancement d’un guide pour l’élaboration d’une législation efficace sur l’alcool, intitulé « Addressing the Harmful Use of Alcohol: A Guide to Developing Effective Alcohol Legislation ». Le récent Rapport mondial de l’OMS sur l’alcool et la santé (Global Status Report on Alcohol and Health) présente des données mondiales et régionales sur la consommation d’alcool, les habitudes de consommation, les conséquences sanitaires et les mesures prises par les pouvoirs publics, et comprend des profils des États Membres de la Région du Pacifique occidental.
Suite à une étude réalisée sur l’usage de substances toxiques par les adolescents dans la Région du Pacifique occidental, une consultation d’experts a été organisée à Manille en mars 2011 pour conseiller l’OMS sur les mesures sanitaires pouvant être prises dans ce domaine jusqu’alors négligé. L’OMS a apporté son soutien à des activités gouvernementales et non gouvernementales au Cambodge et en Mongolie, telles que des ateliers nationaux des parties concernées, des projets destinés à réglementer l’usage de l’alcool dans les écoles, les mesures visant les récidivistes de l’alcool au volant et les actions communautaires. Plusieurs documents techniques et de sensibilisation ont été préparés, notamment quatre notes techniques sur les stimulants assimilables aux amphétamines, un site d’information sur l’alcool pour les organisations non gouvernementales et une note technique sur l’alcool et ses incidences sanitaires.
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Initiative pour un monde sans tabac Enjeux stratégiques La lutte antitabac est un moyen efficace et économique pour éviter les morts prématurées et les souffrances inutiles dues à des maladies non transmissibles, à condition que les responsables de l’élaboration des politiques soient convaincus de son importance. Les initiatives de la lutte antitabac—augmenter les prix et les taxes ; interdire la publicité ; respecter l’interdiction totale de fumer dans les lieux publics ; responsabiliser les parents pour éviter l’exposition de leurs enfants au tabagisme passif dans les foyers ; prescrire des avertissements sanitaires graphiques sur les produits du tabac ; aider les fumeurs à arrêter ; et interdire la vente de cigarettes aux mineurs—ne sont pas très coûteuses. Mais leur effet conjugué peut sensiblement réduire la mortalité, la morbidité et les dépenses liées au cancer, aux maladies cardio-vasculaires, au diabète et aux accidents vasculaires cérébraux. Malgré les preuves accablantes des avantages sanitaires et économiques découlant de strictes mesures de lutte antitabac, les gouvernements peinent à surmonter les obstacles érigés par l’industrie du tabac qui s’évertue à enrayer la dynamique créée par la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT OMS). L’année écoulée a été marquée par le cinquième anniversaire de l’entrée en vigueur de la convention. La sensibilisation et la mobilisation des partenaires des secteurs politique, social et économique conjointement responsables de la pleine application du traité sont essentielles pour progresser dans ce domaine.
législateurs et parlementaires de l’importance d’harmoniser leurs lois avec la Convention. Le loi sur les environnements sans tabac des Samoa américaines a été promulgué en octobre 2010. Les Fidji ont amendé leur législation existante en conformité avec la CCLAT OMS et ont donné effet au nouveau décret antitabac en décembre 2010. Aux États fédérés de Micronésie, l’état de Kosrae a interdit la vente de cigarettes à l’unité. Le Cambodge a approuvé en février 2011 l’interdiction totale de la publicité, de la promotion et du parrainage. Hong Kong (Chine) a étendu l’interdiction de fumer à 130 infrastructures de transport public en plein air depuis décembre 2010. D’autre part, le système d’amende forfaitaire mis en place en 2009 (amende de 193 dollars dans les zones non-fumeurs) a été appliqué avec succès avec l’établissement de 8000 procès-verbaux. Les dirigeants de villes, municipalités, institutions et autres structures ont fait preuve d’une activité sans précédent pour appuyer les espaces non-fumeurs dans les pays prioritaires de l’Initiative Bloomberg visant à réduire la consommation de tabac, à savoir en Chine, aux Philippines et au Viet Nam. En Chine, la déclaration par les responsables sanitaires d’une Exposition universelle sans tabac à Shanghai en 2010 a suscité le lancement d’un mouvement mondial de grandes manifestations sans tabac. Les Jeux asiatiques organisés à Guangzhou étaient également non-fumeurs. Suite à une décision ministérielle faisant de tous les établissements de santé en Chine des espaces sans tabac, les résultats de la surveillance officielle ont été présentés aux médias. Sept villes appliquent strictement des politiques sans tabac : Chongqing, Harbin, Nanchang, Lanzhou, Shenyang, Shenzhen et Tianjin. Aux Philippines, les Ministères de la Santé et de l’Intérieur et les administrations locales ont approuvé un mémorandum adressé à toutes les provinces, villes et municipalités en vue de promulguer une ordonnance type
Actions et résultats La pleine application de la CCLAT OMS a bénéficié d’une dynamique croissante. Les campagnes de sensibilisation ont convaincu les
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d’interdiction du tabac conforme à la CCLAT OMS. Son application a été concluante dans quatre grandes provinces : Misamis Oriental, Negros Oriental, Nueva Vizcaya et Romblon. Au Viet Nam, un projet sur les aspects sexospécifiques du tabagisme a été étendu à l’ensemble du district de Than Mien dans la province de Hai Duong. Un important projet de transports sans tabac a également été lancé à Ho Chi Minh Ville. Plusieurs États Membres ont réussi à convaincre leurs responsables de l’économie et des finances d’augmenter les prix et la fiscalité des produits du tabac. L’Australie a annoncé une augmentation de 25 % des droits d’accise sur le tabac. Au Brunéi Darussalam, l’augmentation des taxes et de l’accise sur les produits du tabac a entraîné le triplement du prix des cigarettes. Aux Tonga, les taxes sur le tabac ont augmenté en juillet 2010. Les pédiatres et les prestataires de soins aux enfants ont joué un rôle moteur dans la sensibilisation du public à la prévention du
tabagisme chez les jeunes et la protection des enfants contre le tabagisme passif. En décembre 2010, l’OMS a organisé une réunion sur un réseau de formation sur la santé des enfants et des adolescents et la lutte antitabac. Les participants comprenaient des experts et des avocats de la lutte antitabac de l’Australie, de la Chine, des Fidji, du Japon, de la Malaisie, de la Mongolie, des Philippines, de Singapour et du Viet Nam ainsi que des agents de l’American Academy of Paediatrics et de son centre d’excellence Julius B. Richmond. La Philippine Ambulatory Paediatric Association a présenté des travaux novateurs sur l’élaboration de modules de formation à l’intention des pédiatres. Les participants sont convenus de constituer un réseau informel qui continuera d’améliorer les connaissances et les compétences des prestataires de soins aux enfants et aux adolescents. Les agents de liaison nationaux sur la lutte antitabac ont également intensifié leurs efforts pour renforcer les programmes de lutte
antitabac au sein des ministères de la santé. Un atelier sur la création d’indicateurs pour la lutte antitabac a rassemblé, à Manille en août 2010, les agents de liaison sur la lutte antitabac de 32 États et Territoires pour appuyer la mise en œuvre du Plan d’action régional en faveur de l’Initiative pour un monde sans tabac dans le Pacifique occidental (2010-2014), qui a été approuvé par le Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental en septembre 2009. Les participants à cet atelier ont utilisé les données les plus récentes pour définir leurs objectifs, actions prioritaires et indicateurs de progrès en vue de la réduction de la prévalence du tabagisme de 10 % par rapport au niveau actuel d’ici 2014. Il a été décidé que les indicateurs portant sur les aspects suivants étaient les plus importants : 1) protection contre le tabagisme passif ; 2) fiscalité ; 3) système de surveillance ; 4) formation des agents de santé. À la suite d’une réunion sur la noix de bétel et le tabagisme, il a en outre été convenu que le tabac à mâcher serait également inclus dans les plans d’action nationaux des pays où il pose problème. L’OMS a vigoureusement appuyé les initiatives de lutte antitabac s’inscrivant dans la durée. En septembre 2010, l’OMS a organisé, en collaboration avec l’Alliance pour la lutte antitabac en Asie du Sud-Est et le Comité du Viet Nam sur le tabagisme ou la santé, un atelier régional sur le renforcement des capacités des fondations de promotion de la santé et de la lutte antitabac. Dans le prolongement des travaux menés pour former les cadres à la promotion sanitaire (Prolead), les interventions de renforcement des capacités ont été menées auprès des cadres des fondations et des organes de promotion sanitaire, en Malaisie, en Mongolie et aux Tonga, et des équipes composées de responsables des finances et de la santé issus de pays désireux d’affecter un pourcentage des taxes sur le tabac aux fondations de
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promotion sanitaire et de la lutte antitabac, à savoir le Cambodge, les Philippines, la République démocratique populaire lao, le Samoa et le Viet Nam. La surveillance du tabagisme continue d’être la clé de voûte de la lutte antitabac. La Chine, les Philippines et le Viet Nam ont mené à bien l’Enquête mondiale sur le tabagisme chez les adultes, qui permet de comparer leurs données à celles d’autres pays du monde. L’Enquête mondiale sur les jeunes et le tabac a été réalisée au Cambodge, à Guam, à Macao (Chine), aux Philippines, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam. L’OMS a participé à la Conférence de l’Asie-Pacifique sur le tabac ou la santé qui s’est tenue à Sydney (Australie), en octobre 2010, et a présenté les méthodes novatrices mises au point dans la Région pour aider les pays à utiliser les données disponibles pour élaborer des politiques et passer à l’action. Six pays (Chine, Fidji, Mongolie, Philippines, République de Corée et Viet Nam) ont participé en mai 2011 à un atelier sur le programme et la politique du Système mondial de surveillance des professions de la santé. Des plans d’action institutionnels ont été élaborés pour intégrer les politiques et pratiques de la lutte antitabac dans la formation des professionnels de la santé. La quatrième Conférence des Parties à la CCLAT OMS s’est tenue en Uruguay en novembre 2010 et a notamment attiré 22 parties de la Région du Pacifique occidental. Des directives partielles sur l’article 9 (réglementation des produits du tabac) et l’article 10 (réglementation des informations sur les produits du tabac à communiquer) y ont été approuvées. Des directives sur l’article 12 (éducation, communication, formation et sensibilisation du public) et l’article 14 (mesures visant à réduire la demande en rapport avec la dépendance à l’égard du tabac et le sevrage tabagique) y ont également été adoptées. Le mandat du
groupe de travail sur l’article 17 (fourniture d’un appui à des activités de remplacement économiquement viables) et l’article 18 (protection de l’environnement et de la santé des personnes) a été élargi. Les parties sont convenues de constituer un groupe de travail devant préparer des directives sur l’article 6 (mesures financières et fiscales). Les négociations sur le Protocole sur le commerce illicite des produits du tabac se poursuivront jusqu’en 2012. Le cycle d’établissement des rapports par les parties sera modifié à compter de 2012 de sorte à synchroniser tous les rapports avec la Conférence des Parties. La République de Corée a été sélectionnée pour accueillir la cinquième Conférence des Parties à Séoul en 2012.
Futures orientations L’OMS continuera de travailler avec les États Membres pour favoriser la pleine application de la CCLAT OMS, en attirant l’attention sur les avantages sanitaires, économiques et sociaux associés. Il sera impératif à cet égard de faire le lien entre la lutte antitabac et les efforts déployés pour enrayer l’épidémie de maladies non transmissibles. Les indicateurs de la lutte antitabac doivent être intégrés dans les plans d’action nationaux révisés et devraient également figurer dans les plans sanitaires nationaux. Les politiques, la législation, le contrôle du respect des lois et la modification des normes sociales continueront de jouer un rôle déterminant dans la réglementation du tabagisme. L’OMS continuera de fournir un soutien technique en vue de l’augmentation des taxes et des prix et de la constitution de fondations de promotion sanitaire grâce à un pourcentage des taxes prélevées sur les produits du tabac. La protection contre le tabagisme passif continuera de bénéficier d’une priorité élevée. Les activités localisées et ciblées sur les politiques et espaces sans tabac feront l’objet d’une attention toute particulière.
Ces activités comprennent la promotion de grandes manifestations sans tabac en Chine et dans d’autres pays, des sites du patrimoine mondial sans tabac et des campagnes d’éducation du public pour rendre hommage aux institutions, organisations, provinces, villes et municipalités qui mobilisent leurs communautés afin d’approuver et d’exiger des environnements sans tabac dans le cadre des mesures de santé publique. Le traitement de la dépendance et le sevrage tabagique sont des priorités. L’OMS continuera d’encourager et d’appuyer les États Membres en matière de formation des professionnels de santé dans le domaine de l’aide au sevrage tabagique, pour la mise en place de lignes d’assitance téléphoniques et des systèmes de sevrage complets.
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es systèmes de santé bien structurés sont indispensables pour résoudre les problèmes de santé publique dans la Région du Pacifique occidental. Qu’il s’agisse de lutter contre les maladies transmissibles, de faire face à l’explosion de la charge des maladies non transmissibles ou de garantir la survie des mères et des enfants, des systèmes de santé mieux structurés sont la clé indispensable pour obtenir de meilleurs résultats sanitaires. La Division Développement du secteur de la santé a pour mission d’aider les pays à progresser jusqu’à assurer la couverture universelle et offrir un accès équitable à des services de santé de qualité.
La Stratégie régionale pour des systèmes de santé fondés sur les valeurs des soins de santé primaires dans le Pacifique occidental, élaborée à l’issue de deux années de consultation, a été approuvée par le Comité régional du Pacifique occidental en octobre 2010. Au cours de l’année écoulée, les politiques, stratégies et plans sanitaires nationaux ont occupé une place plus prépondérante dans le programme mondial d’action sanitaire. Des plans rigoureux améliorent l’efficacité de l’aide dans la mesure où les pays peuvent les utiliser pour orienter et coordonner les activités des partenaires externes à l’appui des priorités et des objectifs nationaux. L’OMS a mis en place dans le Pacifique occidental un programme régional d’apprentissage pour améliorer la qualité de la participation du personnel dans les dialogues sur les politiques et dans les processus nationaux de planification sanitaire. Un domaine d’activité prépondérant a été l’aide apportée aux pays pour soumettre des propositions et négocier en vue d’obtenir des subventions de GAVI et du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, de mettre ces projets en application et d’en assurer le suivi. De même, la Division a collaboré avec le programme sur la santé de la mère et de l’enfant au Bureau régional pour identifier ce qui fait obstacle à la fourniture d’un ensemble de prestations dans les systèmes de santé et les travaux ont bien avancé sur l’interface entre maladies non transmissibles et renforcement des systèmes de santé. De nombreux ménages dans la Région souffrent de difficultés financières dues au coût élevé des soins de santé, ou restent sans traitement parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer. Le Rapport sur la santé dans le monde 2010 et la Stratégie de financement des soins de santé pour la région Asie-Pacifique (2010-2015) soulignent les principales orientations stratégiques en faveur du financement des soins de santé. Plusieurs pays se sont
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fixés des cibles pour rendre les dépenses de santé plus équitables. L’OMS a préparé des profils de financement des soins de santé pour tous les États Membres de la Région dans le but d’évaluer l’évolution des dépenses de santé et les principales politiques de financement des soins de santé sur la période 1997-2007 et pour permettre à chaque pays de comparer son expérience à celle des autres pays de la Région. Le Rapport sur la santé dans le monde 2010, intitulé Le financement des systèmes de santé : le chemin vers une couverture universelle a été lancé dans les six pays d’Asie dont les résultats sanitaires sont les plus inégalitaires, à savoir le Cambodge, la Chine, la Mongolie, les Philippines, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam. Ces pays ont bénéficié d’une formation pour évaluer les conséquences des dépenses de santé sur la situation financière des ménages et ont reçu une aide pour appliquer ces méthodes à leur propre population. L’OMS a poursuivi ses campagnes de sensibilisation sur les inégalités en santé et ses activités destinées à renforcer les compétences et l’engagement politique nécessaires à la résolution de ces problèmes. Pour ce faire, elle s’appuie sur les travaux de la Commission sur les déterminants sociaux de la santé et sur une initiative du Gouvernement de l’Australie méridionale. En 2010, un nouveau domaine d’activité a été lancé pour améliorer la santé dans les prisons. Un projet de cadre d’action pour évaluer la santé dans les prisons a été expérimenté en Mongolie et aux Philippines. La Région est confrontée à des problèmes de ressources humaines pour la santé, notamment à une pénurie d’agents de santé, en particulier dans les zones rurales et les zones reculées, à un déséquilibre dans la répartition des compétences et à un niveau insuffisant de formation. Un bilan à mi-parcours de l’application de la Stratégie régionale en faveur des ressources humaines
pour la santé (2006-2015) a souligné les progrès accomplis à ce jour. Pour déployer plus largement la stratégie, une mise à jour du Cadre d’action en faveur des ressources humaines pour la santé (2011-2015) a été préparée. Améliorer la qualité de l’enseignement et de la formation des professionnels de santé a été un axe central dans les activités de 2010. Le Directeur régional a lancé une initiative spéciale en vue de créer des centres de développement de l’enseignement des professions de santé au Cambodge et en République démocratique populaire lao. Des systèmes d’information sanitaire dynamiques aident les responsables des politiques, les planificateurs et les prestataires à bien comprendre les enjeux et à évaluer les progrès accomplis. Des informations et des données factuelles d’excellente qualité doivent orienter les décisions à prendre sur le lieu d’implantation de centres de santé, le type de médicaments et de matériel dont les centres de santé ont besoin, et sur la question de savoir si les services sont trop chers pour les pauvres. Au cours de l’année écoulée, l’OMS a collaboré avec des partenaires de la Région et des pays pour améliorer les registres nationaux d’état civil, une source d’information essentielle pour mesurer les avancées obtenues vers les objectifs du Millénaire pour le développement relatifs à la santé. Une analyse des progrès accomplis par les pays de la Région vers ces objectifs a été publiée. L’outil OMS de surveillance des systèmes de santé dans les pays a été utilisé pour suivre l’efficacité des systèmes de santé dans des pays comme le Cambodge et la Chine. L’OMS s’est engagée à constituer une solide base de données factuelles sur la santé et les systèmes de santé dans la Région qui permettra d’appuyer l’élaboration de politiques et de programmes et tirer le meilleur parti des ressources disponibles pour obtenir les meilleurs résultats sanitaires possible. En 2010, l’OMS a considérablement ACTIVITÉ DE L ’OMS DANS LA RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL 1er juillet 2010–30 juin 2011
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élargi son investissement dans une étude des questions d’éthique par la création d’une commission régionale et la constitution d’un réseau de comités nationaux. Le Cadre d’action régional pour pour l’acces aux médicaments essentiels dans le Pacifique occidental (2011-2016) a été élaboré à l’issue d’une consultation des États Membres et d’experts pour renforcer la volonté des pays à améliorer l’accès aux médicaments essentiels et fournir une base d’actions régionales qui puisse être mise à profit par chaque pays. Ce plan d’action présente un dispositif rigoureux de suivi, associé à 19 indicateurs de base ; des données de référence seront recueillies en 2011 pour le calcul de ces indicateurs. Un système de partage d’informations sur les prix de certains médicaments dans la Région du Pacifique occidental a été mis en place cette année. En 2010, l’OMS a aidé les Fidji, les Îles Salomon, Kiribati, la Malaisie, la Mongolie, Nauru, la Papouasie-NouvelleGuinée et Tuvalu à élaborer leurs propres politiques et plans nationaux pour les laboratoires, à renforcer leurs capacités à planifier et à gérer les ressources et à assurer un contrôle de la qualité des services de laboratoire. Pour améliorer la qualité des services de laboratoire, l’OMS a apporté son appui au Centre océanien de formation paramédicale, en Nouvelle-Zélande, pour la réalisation d’une évaluation standard de la qualité dans 19 laboratoires nationaux, la plupart implantés dans des pays océaniens. Des supports didactiques sur la gestion de la qualité ont été diffusés dans tout le Pacifique et des guides régionaux ont été élaborés.
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Développement des services de santé Enjeux stratégiques La couverture universelle est un objectif important pour les pays de la Région du Pacifique occidental, qu’ils soient développés ou en développement. Les inégalités dans l’accès à des services de santé intégrés, complets et de qualité restent un problème majeur largement répandu entre les pays et à l’intérieur de chacun. Au cours de l’année écoulée, les politiques, stratégiques et plans nationaux de santé ont occupé une place plus importante dans le programme mondial d’action sanitaire. La décision des bailleurs de fonds externes comme GAVI, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et la Banque mondiale d’envisager d’utiliser les plans nationaux de santé comme base de financement a eu un effet dynamisant. Toutefois, il a été admis également que le renforcement de l’efficacité de l’aide, en particulier par l’adhésion des pays, avait plus de chance de réussir si les pays étaient dotés de politiques et plans stratégiques de santé pouvant servir à orienter, voire à contrôler, l’apport des partenaires externes. En planifiant des mesures en faveur de la santé de leurs populations, les pays doivent examiner un large éventail d’enjeux, parmi lesquels la charge croissante des maladies non transmissibles, associée à la menace permanente des maladies transmissibles, l’évolution démographique, politique et économique rapide et ses effets sur les déterminants sociaux et environnementaux de la santé et sur le besoin de services, l’imprégnation de la logique de marché dans la prestation des services, la dépendance des services au paiement des soins par les usagers et enfin l’importance accordée à la technologie et à la spécialisation plutôt qu’aux soins de santé primaires.
Actions et résultats La Stratégie régionale pour des systèmes de santé fondés sur les valeurs des soins de santé primaires dans le Pacifique occidental a été approuvée et adoptée par le Comité régional du Pacifique occidental en octobre 2010. Cette stratégie résume et combine différentes stratégies des systèmes de santé spécifiques à un sujet particulier dans un guide unique qui a été élaboré à la suite de deux années de consultation auprès de tous les États Membres et de divers experts et chercheurs dans le domaine des systèmes de santé. L’OMS a collaboré directement avec les États Membres pour soutenir les dialogues sur les politiques de santé organisés à l’échelon national, en participant à l’élaboration de plans, au suivi et à des analyses du secteur, à la coordination des activités des différents secteurs, à la conception de modèles et d’ensembles de prestations de services, aux réformes hospitalières et à la préparation de propositions. Le personnel de l’OMS dans les bureaux de pays a apporté son aide avec l’assistance du Bureau régional et parfois, du Siège. L’OMS a aidé directement le Cambodge, la Chine, les Fidji, les Îles Salomon, Kiribati, la Malaisie, la Mongolie, la Papouasie-NouvelleGuinée, les Philippines, la République démocratique populaire lao, le Samoa, le Vanuatu et le Viet Nam. Reconnaissant l’importance croissante du dialogue sur les politiques de santé, l’OMS s’est engagée à déployer des interventions à l’échelle mondiale pour améliorer la qualité de sa participation à ces processus, au niveau des pays, avec l’appui financier de son Programme mondial d’apprentissage. Le personnel de l’OMS dans la Région a investi un temps considérable à l’appui de cette initiative. L’aide apportée aux pays dans leurs relations avec GAVI et le Fonds mondial a porté sur l’élaboration de projets et les négociations en vue de subventions, ainsi que sur la mise en œuvre et le suivi des projets subventionnés. Au
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Cambodge, une consultation a été organisée sur la base de financement commune des systèmes de santé par GAVI, le Fonds mondial et la Banque mondiale, l’OMS ayant le rôle d’animateur, pour discuter de la concordance entre les exigences des donateurs et le système national. Au Viet Nam, une évaluation conjointe de la stratégie nationale a été entreprise avec des homologues nationaux dans le cadre de la procédure d’obtention de subventions de la part de GAVI et du Fonds mondial. Trois des cinq pays qui ont bénéficié d’une assistance pour préparer des projets de renforcement des systèmes de santé et les soumettre au Fonds mondial ont été retenus ; ce sont la Mongolie, la Papouasie-NouvelleGuinée et le Viet Nam. Une aide a été apportée à six pays d’Asie et à 12 États et Territoires insulaires océaniens pour soutenir des petits projets d’assurance de la qualité. La sécurité du patient, en particulier l’utilisation de la liste de contrôle pour la sécurité chirurgicale, a été mise en avant et un atelier infrarégional a été organisé pour présenter cette liste de contrôle parallèlement à une réunion de la Société de chirurgie qui a
eu lieu au Viet Nam et a réuni des participants du Cambodge, de la Mongolie, de la République démocratique populaire lao et du Viet Nam. Les activités de suivi sont prévues l’année prochaine. L’examen des procédures juridiques qui s’appliquent à la santé publique a été réalisé en République démocratique populaire lao à l’occasion de la présentation des différents instruments juridiques portant sur le financement des soins de santé et sur les ressources humaines pour la santé. De plus, des experts se sont réunis pour étudier la législation en matière de santé publique, en s’attachant tout particulièrement aux pays océaniens. Les documents et les outils s’y rapportant ont été examinés pour que l’assistance juridique apportée aux pays en matière de santé publique s’appuie sur une base unifiée et harmonisée.
notions de gouvernance, d’efficacité de l’aide, de qualité et de sécurité du patient et à des modèles de prestation de services. Le personnel des bureaux de pays procèdera, à différents niveaux stratégiques, à des analyses du secteur de la santé et de l’efficacité des systèmes et engagera un dialogue avec les autres secteurs sur les politiques ayant un lien avec la santé. Une méthode stratégique et pragmatique doit être adoptée pour aborder les aspects sanitaires dans toutes les politiques. Le personnel de l’OMS doit prendre la mesure de sa mission de collaboration avec d’autres secteurs sur les questions relatives à la santé et doit être soutenu dans cette mission. La charge des maladies non transmissibles met les systèmes de santé des pays de la Région à rude épreuve et ce, quel que soit leur stade de développement. Dans les années à venir, la Région devra se fixer une priorité stratégique : identifier des modèles novateurs de prestations de service fondés sur une base factuelle, capables de répondre aux besoins des patients et des communautés tout au long du continuum des soins et du cycle de vie, suivant des méthodes intégrées et économiquement efficaces. La recherche opérationnelle et les études de cas des pays seront déterminantes pour étoffer la base factuelle sur les interventions qui ont réussi, sur les circonstances dans lesquelles elles ont été menées et sur ce qu’il faut faire pour organiser les prestations de services à la bonne échelle. Il est important de renforcer la capacité des dirigeants à utiliser judicieusement les ressources disponibles pour offrir des prestations de services réactives. De nombreux pays ont besoin d’un soutien plus soutenu pour le développement de leurs systèmes de santé au niveau infranational. Et il faut aussi une plus grande détermination dans le secteur hospitalier à l’égard des notions de gestion, de qualité, de sécurité, d’accréditation et de soutien aux plus bas niveaux de soins.
Futures orientations L’OMS continuera de collaborer directement avec les pays pour parvenir à un dialogue sur les politiques et à des processus de planification de meilleure qualité, en reliant son action aux
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Financement des soins de santé Enjeux stratégiques La couverture universelle des soins de santé reste l’objectif primordial des politiques de financement de la santé dans la Région du Pacifique occidental. Le Rapport sur la santé dans le monde 2010, lancé en novembre 2010 à l’échelle mondiale, présente des recommandations d’ordre pratique aux gouvernements sur les moyens de financer les soins de santé pour qu’un plus grand nombre de personnes reçoivent les soins dont ils ont besoin. Le rapport souligne le fait que tous les pays, quel que soit leur stade de développement, peuvent réaliser des progrès décisifs vers la couverture universelle des soins de santé. Cette affirmation concorde avec la Stratégie de financement des soins de santé pour la région Asie-Pacifique (2010-2015). Trois enjeux fondamentaux et indissociés s’imposent lorsque l’on parle de financement de la santé. Le premier est qu’il faut mobiliser suffisamment de fonds pour couvrir au moins le coût des interventions essentielles de santé. Le deuxième est que ces fonds doivent être mobilisés de façon à réduire au minimum les risques financiers et les obstacles à l’accès aux soins. Cela implique de réduire le recours excessif au paiement direct des soins par les usagers, surtout lorsqu’il s’agit de personnes pauvres et d’autres groupes vulnérables. Le troisième est la nécessité d’utiliser de manière plus efficace et plus équitable les ressources allouées à la santé doivent être dépensées pour que les résultats sanitaires obtenus profitent à tous, compte tenu des ressources disponibles.
soins de santé pour la région Asie-Pacifique (2010-2015), les grandes orientations stratégiques de financement de la santé dans la Région sont désormais très claires. La stratégie régionale a été traduite en chinois, en français, en khmer, en lao, en mongol et en vietnamien. De plus, les profils des pays pour le financement de la santé sur la période 1997-2007 ont été préparés pour tous les États Membres de la Région du Pacifique occidental. Ces profils analysent l’évolution des dépenses de santé et présentent un instantané des principaux problèmes de financement de la santé dans chaque pays. Compte tenu du grand intérêt que ces profils suscitent dans les pays et auprès d’organismes partenaires, ces profils seront mis à jour et étendus à la période 1995-2009. Les expériences et les réalisations spécifiques à la Région en matière de financement de la santé ont contribué notablement à la préparation du Rapport sur la santé dans le monde 2010. Après sa publication officielle, le rapport a été lancé dans six pays soutenus par l’OMS dans leur réforme du financement des soins de santé, réforme jugée prioritaire. Ces pays sont le Cambodge, la Chine, la Mongolie, les Philippines, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam, c’est-à-dire les pays qui, en dépit d’améliorations constatées récemment, consacrent à la santé une part relativement faible de leur budget et dépendent fortement du paiement direct des soins par les usagers. À l’issue de ces manifestations, l’OMS a élaboré un plan d’action pour aider les pays à parvenir à la couverture universelle des soins. Outre l’amélioration apportée dans les grandes orientations stratégiques du financement de la santé, de nombreux pays se sont engagés dans une réforme énergique de leurs systèmes de financement de la santé, avec l’aide de l’OMS. En Chine, des progrès notables ont été réalisés dans l’optique de la couverture universelle. L’investissement du gouvernement a été considérable à la fois pour élargir le nombre d’adhérents à la
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La charge financière des dépenses de santé
Chaque année, des millions de familles dans la Région du Pacifique occidental se trouvent confrontées à des difficultés financières dues au coût des soins de santé. Selon une étude réalisée en 2007, on estime que dans la Région, 80 millions de personnes se trouvent dans une situation financière catastrophique et que 40 millions sombrent chaque année dans la pauvreté parce qu’elles doivent payer pour des soins de santé. Et cela, alors même que la Région enregistre une croissance économique impressionnante. Mais plus encore que les chiffres, ce sont les histoires individuelles qui sont révélatrices. Prenons le cas de la famille Aguila, aux Philippines. Un de leurs fils s’est plaint de douleurs et d’inflammations articulaires. Ni l’automédication ni les soins d’un guérisseur traditionnel n’ont réussi à le soulager. La famille s’est donc décidée à conduire le fils dans un hôpital régional. N’ayant obtenu aucune amélioration, ils se sont rendus dans un hôpital privé où leur fils a passé une scanographie, des radiographies et a été examiné par plusieurs spécialistes. On a finalement diagnostiqué un rhumatisme articulaire aigu compliqué par ses manifestations cardiaques. La famille a dû dépenser 600 dollars (USD) en tests, en consultations et en transports pour découvrir une maladie qu’un généraliste aurait pu diagnostiquer avec un minimum d’analyses de laboratoire. Dou Huhai, en Chine, a vécu une histoire semblable, relatée dans le Bulletin de l’OMS. Dou, ouvrier dans une usine, s’est fait prendre la main gauche dans une perforatrice qui lui a écrasé deux doigts. Conduit à l’hôpital, un médecin lui a dit qu’il pourrait récupérer pour une grande part l’usage de ses doigts. Mais lorsqu’il s’est rendu compte que Dou ne pourrait pas payer l’opération et qu’il n’avait aucune couverture d’assurance, le médecin a réalisé une simple amputation. En Chine, des investissements considérables dans le système de santé permettent d’améliorer l’accès aux soins. Aux Philippines, les dépenses de santé augmentent peu mais des signes prometteurs indiquent que la santé progresse dans les priorités du gouvernement. Il est indispensable de mieux comprendre en quoi les dépenses de santé se répercutent lourdement sur les ménages car cela permet d’élaborer des politiques plus précises qui empêcheront que les familles se trouvent confrontées à une situation financière désastreuse pour avoir payé des soins de santé. C’est la raison pour laquelle l’OMS a collaboré avec des pays et d’autres partenaires du développement pour renforcer la capacité des pays à réaliser un travail analytique sur les financements. Dans le cadre de cette collaboration, le Cambodge, la Chine, la Mongolie, les Philippines, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam ont réalisé, après une période de formation, des études sur le fardeau financier que les dépenses de santé représentent pour les ménages. Ces études ont permis d’une part d’établir des estimations en valeurs absolues. Ainsi, en 2008 par exemple, environ 1,15 million de familles au Viet Nam se sont trouvées dans une situation financière rendue catastrophique par le coût des soins de santé. Mais ces études ont montré d’autre part que les principaux déterminants des difficultés financières ou d’accès aux soins touchent généralement les plus vulnérables, comme les ménages qui ont la charge des anciens et des jeunes enfants, ou les familles pauvres ou au bord de la pauvreté. Ces six pays ont commencé à tirer parti de ces faits probants pour influencer les politiques au moyen d’exposés de politique et de discussions avec les principaux partenaires. Ils se sont conformés aux recommandations de l’OMS énoncées dans sa Stratégie de financement des soins de santé pour la région Asie-Pacifique (2010-2015) et dans le Rapport sur la santé dans le monde 2010. Ces deux documents soulignent la nécessité pour les systèmes de santé de ne plus dépendre du paiement direct des soins par les patients mais de chercher plutôt à assurer la couverture universelle des soins.
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caisse d’assurance maladie mais aussi pour augmenter la part des coûts remboursés par la caisse d’assurance maladie. De plus, les programmes de santé publique ont été élargis et financés de façon plus équitable grâce à des fonds de péréquation et à des transferts de recettes fiscales. En République démocratique populaire lao, la stratégie nationale de financement des soins de santé est en cours de révision au travers du Plan national de développement du secteur de la santé. Cette stratégie combine plusieurs initiatives sur des politiques de financement de la santé, notamment une politique introduisant la gratuité des soins de santé pour les mères et les enfants. Par ailleurs, des discussions de politiques sont actuellement entamées sur des solutions qui permettraient de réduire la fragmentation des dispositifs existants de sécurité sociale (différents régimes d’assurance maladie et le financement de la santé par des fonds d’actions) en les panachant pour n’obtenir qu’un seul système. L’OMS a maintenu son aide à la mise en place du système de gestion financière des hôpitaux en Mongolie et a soutenu les activités menées pour renforcer la couverture de sécurité sociale et pour améliorer les résultats et la qualité des services de santé. L’accès équitable de chaque individu à des services de santé de qualité est un objectif capital défini dans le plan national de développement des Philippines. La nouvelle administration cherche à atteindre la couverture universelle dans les trois prochaines années. En décembre 2010, le ministre de la santé a lancé un ordre administratif pour l’application du Programme de santé Aquino : Offrir à tous les Philippins la couverture universelle des soins de santé. Ce programme est centré sur l’extension de la couverture de la sécurité sociale, en particulier au profit des pauvres et des groupes vulnérables, grâce à des subventions publiques. En mai 2011,
l’OMS et des partenaires du développement ont organisé un séminaire à l’intention des responsables politiques pour appuyer le programme de couverture universelle des soins. Au cours de l’année écoulée, des progrès ont été obtenus dans l’élaboration et l’utilisation d’outils et de méthodes OMS. Ainsi, la méthode OMS d’analyse de la charge financière des paiements pour les soins de santé a été présentée et appliquée dans les six pays prioritaires que sont le Cambodge, la Chine, la Mongolie, les Philippines, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam. Cette analyse a conclu que les difficultés d’accès aux soins, les dépenses de santé catastrophiques et la paupérisation sont en relation directe avec un mauvais état de santé. L’accent a été mis particulièrement sur le renforcement des capacités, et des pays ont pris l’initiative de ces analyses. Selon
les conclusions de ces études, en dépit de quelques réductions dans les sommes payées directement par les usagers pour leurs soins, les soins de santé restent probablement la principale cause des graves difficultés financières auxquelles les ménages se trouvent confrontés. Au Viet Nam par exemple, on estime à 1,15 million le nombre de ménages qui ont dû faire face à des dépenses de santé catastrophiques et plus de 740 000 ménages se trouvent en situation de paupérisation du seul fait du prix des soins de santé qu’ils ont payé de leur poche en 2008. Ces chiffres sont très élevés comparés aux mêmes estimations de 2006. Les résultats des analyses dans ces six pays ont fait l’objet de discussions entre pays et avec d’autres partenaires du développement, au cours d’un atelier qui s’est déroulé à Manille en mars 2011. À l’issue de cet atelier, des notes d’orientation politique sur la réduction du montant des soins payé directement par les usagers, sur les
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dépenses de santé catastrophiques et sur la paupérisation des ménages ont été préparées et diffusées à l’intention des responsables des politiques dans différents pays. En complément aux travaux d’évaluation de la charge financière des dépenses de santé, une formation a été mise en place pour évaluer les aspects institutionnels et structurels du financement de la santé ; elle s’appuie sur l’évaluation structurelle pour améliorer et renforcer l’approche de financement de la santé élaborée par le Siège. Cette évaluation a été présentée à la Région au cours d’un atelier interpays qui a eu lieu au Viet Nam, et la Mongolie a ensuite bénéficié d’un appui technique pour utiliser cet outil. L’aide apportée aux pays océaniens pour le financement de la santé a porté essentiellement sur la préparation des comptes nationaux de la santé. Cette intervention s’est déroulée en partenariat avec la Banque asiatique de développement (BAD) et des outils, des notes techniques et des documents de référence destinés à orienter la préparation des comptes nationaux de la santé dans le Pacifique ont été mis au point. Un cadre d’action a été conçu pour officialiser les comptes nationaux de la santé aux Fidji, aux États fédérés de Micronésie et au Vanuatu et sa mise en œuvre s’est accompagnée de la production d’une deuxième série de rapports sur les comptes nationaux de la santé pour la période 2006-2007. De plus, les experts en matière de comptes nationaux de la santé dans les pays océaniens ont accepté d’élargir les possibilités de partage de leur expertise, de leurs compétences et de leurs expériences propres à la région et aux pays. Plus largement, la Région a contribué à la révision d’une comptabilité de la santé qui vise à fixer des normes internationales applicables à la préparation de comptes nationaux de la santé et à la production de rapports dans tous les pays. L’OMS a continué d’assurer le suivi des conséquences sur la santé de la récente
crise de l’économie mondiale, en particulier au Cambodge, en Chine, aux Fidji et aux Philippines. Les résultats montrent qu’en 2010, la crise économique mondiale n’a pas eu de graves incidences sur le secteur de la santé en Asie, grâce à la rapidité de réaction des gouvernements, et notamment à la protection de leurs budgets de la santé. En consultation avec des pays et des experts, le Bureau régional de l’OMS a mis au point le logiciel « MacroHealth », un outil de simulation pour évaluer le volume des recettes fiscales pouvant être allouées au secteur de la santé, compte tenu des contraintes de macroéconomie et de finances publiques. Ce logiciel a été utilisé en Malaisie, aux Philippines et en République démocratique populaire lao et selon l’intérêt qu’il suscitera, il sera utilisé également dans d’autres pays. Des notes d’orientation politique sur les investissements dans le secteur de la santé, sur le volume des recettes fiscales et sur l’aide budgétaire sont extraites de ce logiciel. Les travaux de l’unité Financement des soins de santé ont été étendus à d’autres unités, divisions et institutions techniques. Ainsi, un séminaire régional de formation sur la taxation des produits du tabac a été organisé conjointement avec l’Initiative Pour un monde sans tabac. Un appui technique a été apporté également à des activités transversales qui ont porté sur l’engorgement des systèmes de santé préjudiciable à la mise en place d’interventions essentielles de lutte contre les maladies non transmissibles. En collaboration avec l’unité Développement des systèmes de santé, une assistance technique a été apportée dans des discussions sur la transformation du secteur de la santé en Malaisie. De même, une contribution a été assurée dans les discussions qui se sont déroulées au Cambodge, en Chine, en Mongolie, aux Philippines, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam sur le renforcement des systèmes de santé et sur la réalisation des quatrième et cinquième objectifs du Millénaire pour le développement.
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L’unité a contribué à la publication d’un ouvrage de la BAD sur la pauvreté et le développement durable en Asie et sur le régime de sécurité sociale dans la région AsiePacifique. Un appui technique a été apporté pour renforcer les capacités nationales de financement des soins de santé et de sécurité sociale au travers de diverses activités, notamment des cours de formation sur les systèmes de sécurité sociale.
Futures orientations L’OMS aide les pays à mettre en place des dispositifs appropriés, durables et équitables de financement des soins de santé pour parvenir à la couverture universelle des soins. Grâce aux orientations stratégiques proposées dans le Rapport sur la santé dans le monde 2010 et dans la Stratégie de financement des soins de santé pour la région Asie-Pacifique (2010-2015), l’attention est portée désormais sur les activités propres aux pays. La plupart des pays de la Région ont besoin de feuilles de route claires qui visent la couverture universelle et prévoient l’évolution des systèmes de sécurité sociale jusque-là fragmentés vers des dispositifs plus consolidés. Dans les pays où les dépenses de santé n’occupent qu’une faible part du budget, il est important d’évaluer la faisabilité et les retombées d’une augmentation des dépenses de santé. Et pour tous les pays de la Région, il est indispensable que l’on s’intéresse davantage aux gains d’efficacité qui pourraient en découler. La réforme de la rémunération des prestataires est particulièrement importante, à tel point qu’il existe des mesures destinées à inciter les agents de santé à réaliser des soins de qualité. Encore plus déterminantes sont les études qui portent sur la question de savoir quels services de santé seront inclus dans les prestations forfaitaires financées par les gouvernements. Toutes ces activités devraient normalement être réalisées en étroite collaboration avec d’autres organisations des Nations Unies et agences du développement, de telle sorte
qu’elles aboutissent au renforcement des capacités nationales.
Équité, pauvreté, prise en compte des sexospécificités et droits de la personne Enjeux stratégiques La Région a constaté un développement économique régulier au cours des dernières décennies mais les retombées de cette croissance ne sont pas réparties équitablement entre les différents groupes de populations. De même, dans le domaine de la santé, les acquis obtenus sur cette période ne profitent pas à tous et les pauvres et les groupes marginalisés restent davantage laissés pour compte. Les inégalités en matière de santé s’accentuent et constitueront probablement un défi capital dans un futur proche. Les questions d’équité, d’égalité entre hommes et femmes et de droits de la personne en matière de santé restent donc une actualité brûlante dans la Région.
La Région se trouve confrontée à de sérieuses difficultés dans ses efforts pour réduire les inégalités dans l’accès aux services de santé et dans les résultats sanitaires. La faiblesse et l’inefficacité des systèmes de santé se répercutent sur les pauvres et sur d’autres groupes de population déjà exclus de la société, qui en font les frais. Certains progrès ont été réalisés mais il reste encore beaucoup à faire. La santé doit être reconnue comme un critère déterminant de développement. De plus, les pays et les territoires doivent assurer à toutes les couches de la société un accès plus équitable aux services de santé et éliminer les obstacles financiers et sociaux qui empêchent l’accès aux soins, à savoir la pauvreté, les inégalités entre les sexes et les appartenances ethniques.
Actions et résultats L’OMS a entrepris une démarche globale qui a consisté en premier lieu à renforcer les connaissances, les compétences et les capacités des programmes techniques et des pays relatives aux problèmes de pauvreté, d’équité, de prise en compte des
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sexospécificités et de droits de la personne dans le domaine de la santé, à élaborer et à diffuser des outils à l’appui de ces activités et à en promouvoir l’utilisation. Une réunion régionale a été organisée à Manille en juin 2011 sur les déterminants sociaux de la santé, dans le cadre des activités menées par la Région en prévision de la Conférence mondiale sur les déterminants sociaux de la santé prévue en octobre 2011 au Brésil. Divers ateliers ont eu lieu pour renforcer les moyens d’action du personnel des Ministères de la Santé de Mongolie, des Philippines et des Îles Salomon en matière d’équité, d’égalité entre femmes et hommes et de droits de la personne. Les campagnes menées pour sensibiliser davantage et renforcer les connaissances sur le commerce et la santé ont bénéficié d’une aide : aux Philippines, sur les questions liées au commerce dans les services de santé et aux Philippines et au Viet Nam sur les implications des dispositions qui portent sur la propriété intellectuelle dans
les accords commerciaux. Le Cambodge, la Chine, la Mongolie et le Viet Nam ont reçu une aide pour traduire un certain nombre de documents techniques dans leurs langues locales. En deuxième lieu, l’OMS a aidé des programmes techniques et des pays à répondre aux problèmes de pauvreté, de manque d’équité, d’inégalités entre les sexes et de droits de la personne dans leurs politiques, programmes et activités. Un nouveau domaine d’activité a été lancé sur la santé dans les prisons. Un projet de cadre d’action pour évaluer la situation sanitaire dans les prisons a été préparé et expérimenté en Mongolie et aux Philippines avec le programme de lutte antituberculeuse dont les services ont été utilisés comme point d’entrée. L’analyse des sexospécificités et les actions menées dans ce domaine sont en cours d’intégration dans la planification sanitaire des services de santé maternelle, infanto-juvénile et néonatale, au niveau des districts, et dans les microplans
des établissements de santé en République démocratique populaire lao. Le Viet Nam et certains pays océaniens ont bénéficié d’un appui dans leurs travaux sur la violence à l’encontre des femmes, dans le cadre de la campagne des Nations Unies intitulée « Tous unis contre la violence à l’encontre des femmes » (UNiTE). En Papouasie-NouvelleGuinée, l’accent a été mis sur la violence à l’encontre des femmes, et en particulier sur les violences sexuelles. Des représentants des Îles Salomon, de Kiribati et du Viet Nam ont participé à un atelier sur la prévention de la violence sexuelle et des violences conjugales infligées aux femmes. Aux Philippines, un soutien a été apporté à la Division Sécurité sanitaire et situations d’urgence pour son approche intégrée de l’égalité des femmes et des hommes et à l’unité de lutte contre le paludisme, maladies parasitaires et autres maladies à transmission vectorielle. Des activités ont été entreprises en commun sur les incapacités par le programme de prévention des traumatismes et de la violence et le
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programme de soins infirmiers. Le Cambodge a reçu une aide pour examiner un projet de loi visant à tirer parti de la possibilité de flexibilité prévue dans les accords ADPIC (accords sur les droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce). Une troisième approche a consisté à renforcer les capacités d’analyse, de suivi et de mesure des inégalités, ainsi que les capacités de collecte, d’analyse et d’utilisation des informations sanitaires désagrégées par strates sociales concernées. En collaboration avec le Siège, une aide technique et financière a été apportée à sept participants de quatre pays de la Région, à savoir la Chine, la Malaisie, les Philippines et le Viet Nam, pour qu’ils puissent participer à la réunion mondiale sur l’instauration d’un dialogue sur les politiques qui a eu lieu à Washington, DC, en octobre 2010, dans le but de renforcer la base factuelle pour améliorer la santé des femmes, au moyen des statistiques sur les sexospécificités et la santé. Des activités de suivi ont été mises en place. Le Bureau régional a présenté un exposé lors de sa participation au Forum mondial sur les statistiques différenciées par sexe, organisé par la Division Statistiques des Nations Unies. Un chapitre sur les problèmes d’équité préjudiciables à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) a été rédigé et sera intégré dans le rapport régional de progression vers les OMD. Aux Philippines, l’utilisation de
l’outil d’évaluation des problèmes urbains d’inégalités en matière de santé et des actions (HEART) a été étendue à sept villes. Un axe de travail sur l’équité fournit les informations sur cette question dans les activités régionales de renforcement des systèmes de santé et dans celles portant sur les soins de santé primaires, dans le but de parvenir à l’accès universel à des services de qualité et d’améliorer ainsi les résultats sanitaires pour tous.
Futures orientations Les connaissances, les moyens d’action et l’engagement des États Membres et des programmes techniques concernant les problèmes liés à l’équité, aux droits de la personne et aux inégalités entre femmes et hommes restent relativement faibles. Il est important de continuer à aider et à sensibiliser sur ces questions. À l’avenir, les activités consisteront aussi à apporter un appui technique pour apporter des méthodes pratiques de mesure, d’analyse et de suivi des inégalités en matière de santé. On peut citer plusieurs exemples de collaboration réussie avec d’autres unités et d’autres programmes techniques qui ont permis un travail en commun sur ces questions transversales. Cette démarche sera poursuivie et renforcée dans les années à venir.
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Ressources humaines pour la santé Enjeux stratégiques Une main d’œuvre sanitaire compétente est indispensable à des services de santé de qualité. Malheureusement, de nombreux États et Territoires dans la Région du Pacifique occidental sont confrontés à une crise des professionnels de santé : pénuries d’agents de santé qualifiés, déséquilibre dans la répartition des professionnels, combinaison inopérante des compétences, formation et enseignement inadaptés aux besoins des patients et des populations et enfin budgets insuffisants associés à un manque de motivation et à l’incapacité des services à retenir le personnel. Même si la plupart des problèmes de main d’œuvre sont semblables dans tous les pays, le système de santé et la situation politique, socioéconomique et topographique propres à chaque pays obligent à la mise en place de politiques de main d’œuvre et d’interventions stratégiques adaptées à chaque contexte national et local. Les mesures déployées pour renforcer les engagements politiques et favoriser les partenariats et la collaboration entre les principaux partenaires du secteur de la santé et d’autres secteurs, au niveau national et au niveau régional, ont été intensifiées grâce aux délibérations et aux plans d’action des États Membres, de l’OMS et des partenaires pour combler les lacunes prioritaires dans les ressources humaines pour la santé. Des réseaux et des alliances ont facilité le déploiement de ces mesures, notamment Alliance Action Asie-Pacifique en faveur des ressources humaines pour la santé, l’Alliance océanienne en faveur des ressources humaines pour la santé, l’Association des professionnels de la santé dans les pays océaniens, le American Pacific Nurse Leaders Council, et l’Alliance des sages-femmes et infirmières en chef du Pacifique sud. Le deuxième Forum mondial sur les ressources humaines pour la santé, auquel ont participé des pays de la Région, a plaidé en faveur d’actions concertées et de politiques et plans cohérents entre les secteurs, avec des partenaires du développement, en vue d’investir durablement dans les ressources humaines pour la santé constituées de main d’œuvre locale. L’examen approfondi de la Stratégie régionale en faveur des ressources humaines
pour la santé (2006-2015) a jeté les bases d’une future collaboration et de l’identification des actions stratégiques que l’OMS, les États Membres et les partenaires devront mener en priorité dans un futur proche.
Actions et résultats Le Cadre d’action quinquennal en faveur des ressources humaines pour la santé conçu pour intensifier la mise en place des activités stratégiques en faveur des ressources humaines pour la santé a été mis à jour en 2011. Cette mise à jour a été précédée d’une analyse exhaustive de la situation actuelle en matière de ressources humaines pour la santé et de plusieurs actions menées à bien : étude de cas dans les trois domaines d’action prioritaires, examen des questions d’enseignement, de direction et de partenariats, de gestion et de fidélisation du personnel et réunions consultatives avec les États Membres, les partenaires et les autres parties prenantes. Reconnaissant la nécessité d’utiliser au mieux les informations et d’élargir les capacités de la main d’œuvre sanitaire pour faire face aux catastrophes naturelles, une compilation d’études de cas sur le rôle des infirmières et des sages-femmes dans les situations d’urgence et les catastrophes naturelles a été diffusée, pour souligner les actions du secteur de la santé, les enseignements tirés et identifier les meilleures pratiques possibles. Les études de cas réalisées au Cambodge, en République démocratique populaire lao et au Vanuatu ont permis d’identifier les stratégies de fidélisation du personnel les mieux adaptées aux besoins spécifiques de chaque pays. Mieux comprendre les systèmes de ressources humaines et les bases de données sur le personnel de santé a été le thème central du cours sur la gestion des ressources
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humaines qui a eu lieu aux Îles Salomon, aux États fédérés de Micronésie et au Vanuatu. Les données spécifiques aux pays sur l’enseignement des professions d’infirmières et de sages-femmes, sur la main d’œuvre et sur la réglementation ont été compilées sous forme de cartographies, d’études institutionnelles et d’enquêtes pour développer les efforts de planification de la main d’œuvre et la collaboration entre services et universités. L’OMS a apporté une assistance technique à un certain nombre de pays prioritaires pour renforcer leur base de données factuelles et élaborer des politiques et des stratégies nationales sur les ressources humaines pour la santé. En République démocratique populaire lao, l’OMS et le Ministère de la Santé ont organisé des réunions d’un groupe de travail sur les ressources humaines pour la santé qui ont abouti en décembre 2010 à l’adoption de la stratégie pour le développement du personnel de santé jusqu’en 2020, et dans le même temps, le Premier ministre a adopté un décret pour l’introduction de mesures incitatives au profit des fonctionnaires détachés en milieu rural. Le Cambodge a poursuivi l’étude de sa main d’œuvre sanitaire dans le cadre de l’examen à mi-parcours du deuxième Plan national de développement des ressources humaines pour la santé mis en place par le ministère de la santé pour la période 2006-2015. Un comité directeur de haut niveau a été désigné pour analyser et traiter les problèmes prioritaires liés aux ressources humaines pour la santé, en particulier le déploiement de personnel dans les zones rurales et difficiles d’accès, en s’appuyant sur les directives techniques de l’OMS, les besoins prévisionnels de main d’œuvre et les réformes dans l’enseignement. Un groupe de travail national sur le personnel infirmier est en cours de constitution pour
définir les compétences attendues du personnel infirmier et les normes applicables à la pratique dans la prestation des services et pour compiler les lois existantes sur la portée de la pratique en soins infirmiers. L’évaluation des soins infirmiers et les procédures dans les prises de décisions font l’objet d’un regain d’attention depuis le succès de la conférence nationale sur les professions d’infirmières et de sages-femmes qui a eu lieu en novembre 2010 et a mis l’accent sur les prises de décisions éthiques pour des soins sans risque. Aidés par une initiative spéciale de l’OMS en faveur d’un enseignement de qualité des professions de santé, le Cambodge et la République démocratique populaire lao ont créé des centres nationaux de développement de l’enseignement. Le Cambodge a lancé son centre de développement de l’enseignement des professions de santé en janvier 2011, ce qui représente une étape importante dans la mise en place de conseils professionnels. Ces conseils ont pour mission de préparer des normes universitaires, de réglementer et d’accréditer les instituts de formation et de délivrer les certificats de compétences aux agents de santé par le biais d’examens nationaux et autres obligations d’enregistrement et de formation continue. Une formation à l’enseignement des éducateurs de ces deux pays a été mise en place à Manille en août 2010 et à Phnom Penh (Cambodge) en décembre 2010, avec le soutien de l’OMS, du University of the Philippines National Teachers Training Center et de la Seoul National University. Grâce au soutien du China Medical Board et avec les conseils techniques de l’OMS, des projets de recherche et des initiatives en cours ont pu se poursuivre, en particulier une analyse de situation et une évaluation de la politique de déploiement et de fidélisation des ressources humaines pour la santé dans les zones rurales de l’ouest de la
Chine, ainsi qu’une étude sur la réforme du système de rémunération des professionnels de santé dans les hôpitaux publics de Chine. Une bourse spéciale de deux ans au profit de l’initiative pour le développement des fonctions d’encadrement dans le domaine de la santé a été créée en 2011 par le Directeur régional, grâce à des fonds des Gouvernements du Japon et de la République de Corée. Cette initiative a pour objectif de préparer les professionnels de la santé de niveau intermédiaire aux fonctions d’encadrement dans la santé publique. Actuellement, un boursier bénéficiaire de cette bourse spéciale travaille avec l’unité Développement des services de santé de l’OMS sur le renforcement du système de santé de Papouasie-Nouvelle-Guinée. L’OMS a continué à développer les compétences des professionnels de santé dans la Région et ailleurs, grâce à son programme de bourses d’études. En 2010, plus de 389 bourses et séjours d’études de groupes ont été attribués, 54 % à des hommes et 46 % à des femmes, ce qui représente au total une baisse de 17 % par rapport à 2009. Des bourses d’études dans la Région ont été attribuées à 53 boursiers de la Région Asie du Sud-Est et à 28 boursiers de la Région Méditerranée orientale. Les domaines d’étude les plus fréquemment choisis sont la santé publique, la recherche et les soins cliniques et curatifs. Les pays de la Région qui ont accueilli le plus grand nombre de boursiers sont l’Australie, les Fidji et la Nouvelle-Zélande. En novembre 2010, près de 70 professionnels de la santé venus de 16 pays ont achevé le premier cours de formation birégionale sur la lutte contre les infections, grâce à la collaboration entre deux centres collaborateurs de l’OMS et la Hong Kong Hospital Authority. Ceux qui
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ont suivi cette formation ont terminé les évaluations nationales sur la lutte contre les infections et ont commencé à appliquer des plans d’action dans les pays pour améliorer la lutte anti-infectieuse et la sécurité des patients, avec l’appui technique de l’OMS et d’un certain nombre d’experts dans ce domaine. L’amélioration de la capacité d’adaptation aux situations d’urgence et aux catastrophes naturelles dans l’ensemble du système de santé, a été le thème traité par plus de 60 professionnels en soins infirmiers et autres professionnels de la santé venus de 26 pays qui ont participé à la réunion de novembre 2010 à Auckland du Réseau des personnels soignants contre les catastrophes et les urgences sanitaires dans la région Asie-Pacifique. Le programme de formation Psychosocial Health and Disaster, préparé par l’université James Cook, un centre collaborateur de l’OMS pour l’enseignement des professions d’infirmières et de sages-femmes et le renforcement des capacités de recherche, est désormais accessible par l’intermédiaire de ce réseau, du Réseau océanien d’apprentissage ouvert des professions de santé (POHLN) , et d’autres réseaux et instituts. En novembre 2010, plus de 50 représentants de l’Alliance des sages-femmes et infirmières en chef du Pacifique sud, venus de 15 États Membres, ont travaillé sur les Orientations stratégiques des professions d’infirmières et de sages-femmes pour la période 2011-2015 de l’OMS dans les
domaines d’action prioritaires qui touchent au renforcement des systèmes de santé et à l’amélioration de la qualité des services. Les résultats du prix du leadership financé par l’Agence australienne pour le développement international ont été présentés lors de cette réunion afin de partager les enseignements tirés de part et d’autre des frontières.
Futures orientations Les activités réalisées dans les années à venir avec les États Membres et les partenaires seront fonction des résolutions adoptées en 2011 par l’Assemblée mondiale de la Santé et par les Comités régionaux, du Cadre d’action régional sur les ressources humaines pour la santé (2011-2015) et des Orientations stratégiques des professions d’infirmières et de sages-femmes 2011-2015, dans le but de concrétiser la vision de l’OMS concernant les ressources humaines pour la santé : « La couverture universelle qui permet d’assurer l’accès à des services de santé de qualité, en particulier pour les groupes les plus vulnérables et les laissés-pour-compte, et de meilleurs résultats sanitaires pour les patients et les communautés grâce à une répartition équitable et une palette optimisée de compétences dans un large éventail de professions, une main d’œuvre motivée capable de prévenir et de prendre en charge différentes affections, et des individus et des communautés rendus autonomes et capables de prendre en charge, autant que possible, leurs propres besoins de santé. »
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Médicaments et technologies sanitaires essentiels
Médicaments édicaments essentiels ssentiels et politiques pharmaceutiques rmaceutiques Enjeux stratégiques atégiques Les médicaments ments essentiels peuvent sauver des vies, réduire ire la souffrance et améliorer la santé mais seulement eulement s’ils sont disponibles et à un prix abordable, de bonne qualité et utilisés de façon açon rationnelle, tant par les prestataires que ue par les usagers. Assurer l’accès ccès à des médicaments dont la qualité est t garantie et utilisés de façon rationnelle reste este un enjeu dans la Région du Pacifique occidental. Dans certains pays à revenu faible ble ou à revenu intermédiaire, intermédiair re, les dépenses s publiques consacrées s au aux x médicaments sont négligeables. Les négligeable es. Les médicaments essentiels étant d dif ifficilement cile ci leme ment nt disponibles dans ans le secteur public, publ pu blic ic, , les les patients pa doivent souvent ent acheter les les traitements trai tr aite tements dont ils ont besoin n dans des de es points poin po ints de vente du secteur privé où les s prix pri p rix sont plus élevés. Des enquêtes s ont nt montré que même les génériques aux ux prix les plus bas sont souvent inabordables pour les personnes pauvres. Dans les pays à revenu élevé, les principales difficultés portent sur l’utilisation rationnelle et la maîtrise des coûts. La plupart des pays de la Région ont mis en place une autorité de réglementation pharmaceutique, bien que leurs niveaux de fonctionnement puissent être très différents. La faiblesse des systèmes de réglementation et le manque de rigueur et la non-transparence des mesures répressives aboutissent parfois à la production, la distribution et la vente de
médicaments dont l’ef l efficacité, l’innocuité l innocuité et la qualité médiocres peuvent mettre en danger la vie des personnes. La production et la vente de médicaments contrefaits se poursuivent dans certains pays où des points de vente non homologués restent actifs. De plus, de petits pays sont souvent confrontés à une pénurie de ressources humaines correctement formées dans le secteur pharmaceutique. Les mesures prises pour améliorer l’accès aux médicaments essentiels restent sans effet si les médicaments ne sont pas prescrits et utilisés de façon rationnelle. Le recours s abusif ou insuffisant aux médicaments, médicament nts, nt s, ou ou leur mauvais usage sapent leurs leur urs ur s bienfaits bien bi enfa en fait fa its it s thérapeutiques et entraînent entraîne ent t un un gaspillage gasp ga spil sp pil illa lage la age e des maigres ressources. ressourc ces es. Les Les dispositifs dispos di sp pos osit itif it ifs if s qui qui prévoient le paiement paiem em men ent t direct dire di ect c des des prestataires pre rest stat st atai at aire ai res re s par les patients pati tien ti en nts s incitent inc ncit it iten ten nt à des des pratiques pra pr atiques at irrationnelles irration nne nell le ll es s e et t excessives exce ex cess ce ssiv ss ves s de de prescriptions. Dans ns plusieurs plu p lu usi s eu e rs pays, pay ys, s le fait que les antibiotiques anti anti an tibi biot bi otiq ot ique iq ues ue s soient s ie so ient vendus sans ordonnance contribue co c ont tri ribu bue bu e d’autant d autant plus à leur usage irrationnel d’ et e accélère acc ccé élère le développement de la résistance microbienne.
Actions et résultats La phase finale de préparation du Cadre d’action régional pour l’acces aux médicaments essentiels dans le Pacifique occidental (2011-2016) est terminée. Ce cadre d’action, qui a été élaboré en consultation avec des experts et des États Membres, s’appuie sur la Stratégie régionale pour un meilleur accès aux médicaments essentiels dans la Région du Pacifique occidental (2005-2010) et servira de base à la collaboration entre les pays dans les années à venir. L’un des aboutissements marquants de la consultation effectuée auprès d’États Membres en septembre 2010 a été la décision commune d’associer des buts spécifiques aux indicateurs et de mettre en place un système de « feux tricolores » pour obtenir rapidement des rétro-informations
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et avertir les pays p y que q certains domaines méritent une attention particulière. L’année passée, la 14ème Conférence internationale des autorités de réglementation pharmaceutique s’est déroulée à Singapour. Elle a permis à 400 responsables de la réglementation pharmaceutique du monde entier de se réunir réu éuni nir et nir ni et de de discuter disc di scut scut sc uter er des dernières dern de rniè rn i re res s dif di ficultés s soulevées s ul so ue ev vée vée ées s dans da ans ns le le domaine d do ma ain ine ne pharmaceutique, ph harmaceut utiq ut tiq ique que e, et et notamment not tam a me ent n des d de es nouvelles nouv no uvel uv e les technologies el techno no olo logi ogi ies es et et du rapport rap rap appo port po coût-ef coût co oût t-e -ef fficacité. ca c aci it Juste après ité. apr a près près ès cette cet c ette te e conférence, con c onfé on onfé férence, responsables réglementation les le es re resp s onsables sp es s d de e la la rég r ég gle leme ment me n ation pharmaceutique de États et Territoires phar ph har arm maceut utiq ut iq que u d e 16 16 É tats tats ta s e t Te Terr rrit rr itoires it Région du Paci de l de la Ré R gion gi on d u Pa P acifique que occidental qu oc ccide ci ide dent nt tal a se se sont t réunis une journée. Les discussions ont porté é sur les différentes façons de renforcer les ressources humaines pour la réglementation pharmaceutique et sur la création d’un réseau d’autorités de réglementation de la Région. Comme suite donnée à cette consultation, le Bureau régional étudiera la possibilité d’élaborer une base centralisée de supports de formation et de ressources que les agences de réglementation pourront adapter à leur propre contexte et utiliser pour former leur personnel. Une évaluation a été réalisée en fin de projet sur le partenariat constitué de la Commission européenne, de l’Afrique, d’un groupe d’États des Caraïbes et du Pacifique et pharmaceutiques. de l’OMS sur les politiques pharmaceutiques Selon les résultats de cette évaluation, dans des pays océaniens le projet a contribué pour une grande part à l’élaboration de politiques pharmaceutiques nationales, au renforcement des systèmes de gestion des approvisionnements et de l’observance des pratiques rationnelles de prescription. Les informations disponibles sur le site Internet d’échange d’informations sur les prix pour un certain nombre de médicaments dans la Région du Pacifique occidental
(www.piemeds.org) ont été étoffées par l’ajout des prix pratiqués en 2010 en plus des prix de 2009. De plus, la gamme des médicaments a été élargie par l’ajout d’une sélection de médicaments anticancéreux et d’ocytocine. Ce site Internet permet d’assurer une plus grande transparence dans les prix réels d’achat des médicaments. L’OMS L’ ’OM OMS S a participé à l’évaluation de la réforme ré éfo form rm me des soins so oin ins s de santé en Chine entreprise en n mars mar ars 2011. 20 011 1. Il s’agissait s’a ’a agi gissait de déterminer si le Gouvernement Gouv Go u er uv e neme ment me n chinois chi hino hi n is avait ava vai atteint les buts et vait les le es objectifs object ctif ct tif fs qu’il qu u’i ’il l s’était s’ét ét tait ai a it fixé é pour pou our r rendre rend re n re les nd es s médicaments mé m édica ca am me ents essentiels es sse s nt ntie ie els plus plu lu us disponibles disp di ponibles et plus plus abordables. pl abo ord dab ble l s. Des De es s progrès pro p rogr ro g ès gr è considérables ont de o t été on é é constatés ét co ons ns té nstaté és dans ns s l’application l’a l app p licati ti tion ti de la la réforme réfo fo orm me au u domaine dom ma ai ine des des es médicaments. médicam men ents nts ts. L’OMS a collaboré collab co ab bor o é avec av vec e la la Food Food and Drug Fo Dru rug ug Administration chinoise chi h nois i e et is et avec avec l’Institut l’Instit tut national chinois de contrôle cont co ntrôle des produits nt produit ts pharmaceutiques et biologiques pour aligner les normes nationales sur les normes internationales applicables à la qualité et aux meilleures pratiques de fabrication. Plusieurs produits chinois sont présélectionnés par l’OMS et de plus en plus de fabricants se montrent intéressés par le programme OMS de présélection. La plupart des pays de la Région ont des politiques pharmaceutiques nationales qui définissent les orientations stratégiques globales du secteur pharmaceutique. L’OMS a aidé à la mise à jour des politiques pharmaceutiques nationales du Brunéi Darussalam, du Cambodge et de la Mongolie. L’OMS a intensifié sa collaboration avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée en louant les services d’un administrateur technique chargé des médicaments au bureau de pays. Ce professionnel est chargé d’améliorer le système d’approvisionnement pharmaceutique.
En 2010, dans le cadre de la promotion de l’innocuité des médicaments dans la Région, un atelier de formation sur le renforcement du réseau pour l’innocuité des médicaments et la pharmacovigilance a été organisé à Ha Noi par l’université de pharmacie de Ha Noi, en collaboration avec l’OMS, Managemen Management nt Sciences for Health (Washingto (Washington) on) et t l’université de Bordeaux. En 2011, un cours co our u s de e formation forma ati tion on sur u ur la pharmaco-économie pharmaco-éc écon éc con o om mie i a été été t organisé org rg gan a isé is sé à Manille avec ave av ec le le centre cent ntre nt tre collaborateur col ol o lla abo bora ate teur eur ur de de l’OMS l OM l’ OMS S de e l’université l’u ’uni ive vers r ité de Newcastle rs New ewc wcast st s tle pour r la formation for for ormati ion o en pharmaco-économie pharma ph maco ma c -é éco con nomie e et en pharmacothérapie rationnelle. L’objectif phar ph arma ar ma th macoth ma hér érap rap apie ie rat r atio at tio ionnel lle le. e L’ob ob bje j ct cti if if visé sé é était éta éta tai it l’amélioration it l’a ’amé méli mé li ior ration n de de la procédure proc pr oc o cédure de sélection séle ect tio i n des d s médicaments de médi mé d came ents nt ts fondée fondée sur une base ba ase factuelle factu tuel tu uel e le le dans dan ns le formulaire national, sélection pour la couverture séle lect le ctio ct ion déterminante io d terminante dé te t e universelle univ iv ver ers selle des médicaments essentiels. Le Bureau régional a collaboré aussi avec des associations de pharmaciens (comme
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le Forum pharmaceutique du Pacifique occidental, la Fédération pharmaceutique internationale et la Fédération des associations pharmaceutiques d’Asie) pour promouvoir les meilleures pratiques de pharmacie et l’accès aux médicaments essentiels.
d’actions de coordination dans le cadre du plan d’action sur les laboratoires. Le dépistage des agents infectieux dans tous les dons de sang est une composante essentielle de la stratégie OMS sur la sécurité transfusionnelle. Cependant, le risque de transmission d’une maladie lors de transfusions sanguines reste à des niveaux inacceptables dans les pays où la prévalence et l’incidence des infections sont élevées et où les systèmes de contrôle de la qualité font défaut.
Futures orientations L’OMS continuera d’axer ses activités sur sa collaboration avec les États Membres pour améliorer l’accès aux médicaments essentiels. Le Cadre d’action régional pour l’acces aux médicaments essentiels dans le Pacifique occidental (2011-2016) orientera ces activités. Ce cadre d’action propose un ensemble d’indicateurs de base pour lesquels des valeurs de référence ont été fixées. Cela permettra la transmission rapide de rétroinformations sur les domaines de force et sur ceux qui méritent une plus grande attention. En collaboration avec le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, l’OMS va préparer des profils pharmaceutiques des pays. Ces profils seront utiles à bien des égards, notamment dans la mesure des résultats et des progrès accomplis et dans l’aide à la soumission de projets au Fonds mondial en vue d’obtenir des subventions dans le domaine pharmaceutique. L’OMS redonnera aussi un nouvel élan à l’aide qu’elle apporte aux pays qui mettent en place de systèmes d’assurance maladie en visant la couverture universelle et elle plaidera pour l’ajout de médicaments dans la liste des médicaments couverts par ces systèmes. L’OMS étendra ses activités portant sur l’innocuité des médicaments et maintiendra celles qui visent à promouvoir et à favoriser la collaboration entre les autorités de réglementation pharmaceutique et les services de répression dans le but de combattre la contrefaçon des médicaments.
Actions et résultats Reconnaissant qu’il est important impo port po ort rtan ant an t de s programmes pro pro ogr ram amme mes me s de travailler avec les différents maladies lutte contre des malad ad die ies s spéci spéc sp éci éc ifiques que ues s pour pour tirer le meilleur parti pa arti rt ti de l’ef l’e l ’ef ’e fficacité cac acit ité it é de d chacun cha c hacu ha cun cu n et pour réduire rédu uir re les les actions acti ac tion ti on ons ns redondantes redo re dond dond do ndan dan ante tes et te le gaspillage gaspill l ag ll age e des de es ressources, re ress ess ssou o rc ou r es es, , la l Stratégie de renforcement renf for orce ceme ce ment me nt t des des services ser rv vi ice ces de laboratoire de santé sant sa nté nt é pour pour u l’Asie l’A Asi sie e et le Pacifique (2010-2015) a ét été é approuvée appr ap prou pr prou ouvée par les États Membres lors de la de la soixantième s ixantième session du Comité régional so d 2009. de Un atelier sur la mise en œuvre de la stratégie en faveur des pays océaniens a eu lieu aux Fidji en septembre 2010. Les Fidji, la Mongolie et la PapouasieNouvelle-Guinée ont élaboré leurs politiques et plans nationaux pour les laboratoires, parallèlement à leurs plans nationaux de la santé. De plus, 18 pays océaniens et la Papouasie-Nouvelle-Guinée ont bénéficié d’une aide du Système régional d’évaluation externe de la qualité assuré par le centre collaborateur de l’OMS pour l’évaluation externe de la qualité dans les services de laboratoire de santé, situé en Nouvelle-Zélande. Deux documents d’orientation, Development of National Health Laboratory
Technologie hnologie de la santé et laboratoires laboratoire es Enjeux stratégiques atégiques Les laboratoires oires apportent tu une ne a aid aide ide ec capitale apitale dans le lancement suivi ment et le su uiv ivi i de des s in interventions e santé pu publ bliq ique. Même si des cliniques et de publique. efforts considérables ont dérable es o nt été déployés en vue de meilleurs services eurs s ervices de laboratoire de santé, la Région on du Pacifique occidental s’est attachée surtout aux programmes de lutte contre des maladies spécifiques qui ont pu bénéficier de fonds suffisants grâce à des initiatives sanitaires mondiales. Au Bureau régional, des problèmes transversaux liés aux laboratoires sont traités par un groupe de travail sur les laboratoires au moyen d’échanges d’informations, d’identification des problèmes courants, d’aide aux efforts de mobilisation des ressources et
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Policy and Plan (Élaboration d’une politique et d’un plan des laboratoires de santé à l’échelon national) et Regional Laboratory Quality Standards s (Normes de qualité applicables aux laboratoires de la Région), ont été parachevés par des experts et des directeurs de laboratoires de 27 pays des Régions de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental. Le d dossier de support didactique préparé ossi os s er d e supp port di ida dact ctiq ct ique iq ue p ré épa p ré par l’OMS les for Disease Control par l’OM OMS OM S et l es Centers C rs f or Dis or D isea is ease se eC ontr on trol tr and Prevention États-Unis d’Amérique d Pr Prev even ev en e nt ti ion des Éta ta at ts s-U Uni nis s d’ d Amér Am é iq que pour les stages la gestion pour po rl es s tages de formation ta on sur sur l a ge g stion de la qualité dans laboratoires, été aq uali ua lité té d ans les la abora bora bo rato toir to ir ires res s, a ét é té diffusé é
aux directeurs des laboratoires de 13 pays océaniens. Dans le domaine de la sécurité transfusionnelle, un atelier birégional a eu lieu sur la gestion des donneurs de sang. Cet atelier avait pour objectif de permettre une discussion sur les principes de gestion des donneurs de sang et de partager les expériences expé éri rien ence en ce acquises dans la planification, la ces ce gestion ge est stio io on et la mise mise mi s en œuvre des programmes nationaux na ati tion on naux de e dons don ns du sang. Les procèsverbaux verb ve rbau rb a x de e la la série s rie de trois sé trois ateliers sur la gestion g gesti ti ion on des des es programmes progr gram gr a mes s nationaux nati na tion ti o aux de
transfusion sanguine qui ont eu lieu chaque année de 2007 à 2009, ont été recueillis, publiés et diffusés aux États Membres. Dans d’autres domaines d’activité, un appui technique a été apporté à la Mongolie pour réviser sa législation sur le don d’organes et élaborer un programme de dons d’organes de personnes décédées. Des données et des informations ont été recueillies pour appuyer l’élaboration d’un projet de stratégie pour optimiser l’utilisation des appareils médicaux.
Les échanges sur les prix des médicaments permettent de tirer le meilleur parti des ressources
Les médicaments essentiels comme l’amoxicilline, un antibiotique courant, et le mébendazole, efficace dans le traitement des infections par le ténia, les ankylostomes et autres parasites, sont indispensables pour des soins de santé réussis. Et les gouvernements doivent faire en sorte de tirer le meilleur parti des fonds souvent limités dont ils disposent pour acheter ces traitements et d’autres médicaments. Mais comment les services d’achat d’un gouvernement peuvent-ils savoir qu’ils ont obtenu la meilleure offre possible des fournisseurs ? Impossible de le savoir, à moins de disposer de valeurs de référence pour négocier les meilleurs prix. Pour tenter de fournir ces références, le Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental, en collaboration avec le National Telehealth Center de l’université des Philippines, a élaboré un centre d’échange d’informations sur les prix. Ce centre d’échange, auquel on peut accéder sur le site Internet à l’adresse http://www.piemeds.com, contient des informations sur les prix d’achat de certains médicaments, effectivement pratiqués dans le secteur public. Ces prix sont comparés à deux références : le prix international de référence et le prix médian régional. En 2009 par exemple, on a remarqué que la Malaisie payait seulement 25 % du prix payé par la Chine pour la même marque d’antibiotique, le ceftriaxone en poudre pour préparation injectable, et en 2010, les Palaos ont payé quatre fois plus cher que le prix médian régional le cotrimoxazole, un sirop à usage pédiatrique utilisé dans le traitement des infections bactériennes. Les données montrent également que plusieurs pays, parmi lesquels la Mongolie, les Palaos et les Tonga ont payé beaucoup moins cher des comprimés diurétiques de 25 mg d’hydrochlorothiazide en 2010 qu’en 2009. Une des caractéristiques uniques de ce site Internet d’échange d’informations sur les prix est qu’il permet aux utilisateurs de cliquer sur la barre pour visualiser certains détails comme les fournisseurs et les quantités achetées. Cette caractéristique s’est révélée particulièrement précieux aux services d’achat lorsqu’ils ont renégocié des prix ou recherché de meilleures offres. Ce centre d’échange d’informations sur les prix et le site Internet ont été extrêmement utiles aux États Membres pour atteindre un objectif qu’ils partagent avec l’OMS — le meilleur état de santé possible pour chacun de leurs habitants.
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Futures orientations Les États Membres vont continuer à recevoir une assistance technique pour appliquer la Stratégie de renforcement des services de laboratoire de santé pour l’Asie et le Pacifique (2010-2015) et pour élaborer leurs politiques et plans nationaux pour les laboratoires. L’absence de tout dépistage du virus de l’hépatite C dans certains pays reste préoccupante. Par ailleurs, l’insuffisance des systèmes d’assurance de la qualité tout au long du processus de transfusion sanguine expose les patients à des risques en matière de sécurité et de qualité. Les États Membres recevront une aide technique pour résoudre ces problèmes. L’OMS continuera d’aider les États Membres à élaborer des politiques et des plans pour garantir un accès équitable aux appareils médicaux essentiels et cette aide portera notamment sur le renforcement de la sélection, la gestion et l’utilisation rationnelles d’appareils médicaux sans risque, appropriés et abordables.
le Pacifique occidental, arrivée à échéance en 2010, une enquête a été réalisée dans 24 États Membres pour faire le point sur la situation et suivre les progrès accomplis dans les pays. Selon les résultats de cette enquête, 19 États Membres seulement ont une politique nationale ou des documents officiels sur la médecine traditionnelle. Le projet de Stratégie régionale en faveur de la médecine traditionnelle dans le Pacifique occidental (2011-2020) a été élaboré et révisé pendant la réunion de consultation d’experts qui s’est déroulée à Hong Kong (Chine) en novembre 2010 et la consultation interpays qui a eu lieu en mars 2011 en République de Corée. L’assistance technique qui a été apportée aux Gouvernements du Cambodge et de la Mongolie pour élaborer ou revoir leurs politiques sur la médecine traditionnelle a abouti à l’adoption d’une politique nationale pour la médecine traditionnelle au Cambodge et à un plan stratégique pour l’application d’une politique nationale pour la médecine traditionnelle en Mongolie. L’OMS continuera de collaborer avec les États Membres et les partenaires à la mise en œuvre du projet de Stratégie régionale en faveur de la médecine traditionnelle dans le Pacifique occidental (2011-2020). Plus spécifiquement, l’OMS lancera des campagnes pour sensibiliser à l’utilisation pertinente, sans risque et efficace de la médecine traditionnelle et promouvoir la documentation scientifique existante qui compile les savoirs en médecine traditionnelle. L’approche factuelle multidisciplinaire de la médicine traditionnelle sera encouragée, pour mieux l’intégrer dans l’ensemble des services de soins de santé.
Médecine traditionnelle Une grande partie de la population de la Région du Pacifique occidental continue d’avoir recours à la médecine traditionnelle pour répondre à ses besoins de santé. C’est pourquoi il est impératif d’élaborer et de mettre en œuvre des politiques et réglementations efficaces et des normes applicables à la pratique et aux produits, qui permettront de promouvoir la médecine traditionnelle dans un cadre fondé sur une base factuelle. Dans l’esprit de la Stratégie régionale en faveur de la médecine traditionnelle dans
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MÉDICAMENTS ET TECHNOLOGIES SANITAIRES ESSENTIELS
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Information sanitaire, bases factuelles et recherche Enjeux stratégiques Une solide base factuelle et des informations fiables sont le fondement même des prises de décision éclairées et sont indispensables pour le développement des systèmes de santé. Les responsables de l’élaboration des politiques, les chargés de planification, les prestataires de soins de santé et les partenaires du développement, tous ont besoin d’informations d’excellente qualité et de données factuelles rigoureuses pour suivre le fonctionnement des systèmes de santé, pour mettre au point et évaluer des interventions ou des programmes de santé appropriés et pour élaborer et appuyer de meilleures politiques de santé. Pour appuyer de plus en plus souvent les prises de décision sur des bases factuelles, il faut renforcer les systèmes d’information sanitaire et améliorer la qualité et l’exploitation des données de santé et des résultats de la recherche. Dans la Région du Pacifique occidental, le niveau de complexité des systèmes d’information sanitaire et de développement de la recherche en santé diffère selon les pays. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, la planification, la mise en place et la coordination locale des systèmes d’information sanitaire sont insuffisamment structurées et doivent donc être renforcées. La plupart des pays de la Région s’appuient sur des systèmes d’information sanitaire fragmentés qu’il faut améliorer et rendre davantage interopérables. Plus de la moitié de ces pays n’ont pas de registres d’état civil satisfaisants. Quasiment tous n’ont pas harmonisé ou aligné leur cadre de suivi et d’évaluation ni les principaux indicateurs de santé pour contrôler l’efficacité des systèmes de santé. La qualité des données sanitaires recueillies de façon systématique reste un
problème dans la plupart des pays, tout comme la capacité à analyser et à exploiter ces données à l’appui des prises de décision. Des investissements insuffisants et des structures de gestion et de gouvernance inadaptées voire inexistantes sont des problèmes courants dans la plupart des pays à revenu faible ou intermédiaire lorsqu’il s’agit d’information sanitaire et de recherche en santé et la plupart de ces pays s’engagent à allouer à la recherche en santé un financement nominal sur le budget de l’État. Par ailleurs, les programmes de recherche sont fortement déséquilibrés, et illustrent les priorités changeantes des donateurs et des programmes mondiaux plutôt que les priorités des pays. Quelques pays ont défini leurs propres priorités de recherche ou ont alloué à la recherche des fonds sur le budget de l’État ou issus de sources externes, selon leurs besoins. Par le manque de transparence et l’accès limité aux programmes de recherche en santé, les résultats de la recherche restent méconnus et sont réclamés et utilisés pour étayer les politiques et les programmes de santé publique.
Actions et résultats L’OMS a continué à aider les pays à renforcer leurs systèmes nationaux d’information sanitaire en comblant les lacunes et en saisissant les opportunités identifiées dans les récentes évaluations des systèmes d’information sanitaire. Une série d’ateliers et de cours de formation parrainés par l’OMS et d’autres partenaires a été mise en place pour améliorer les plans stratégiques nationaux sur les systèmes d’information sanitaire, appliquer les normes internationales, rehausser le niveau de qualité des données et optimiser l’exploitation des informations dans la Région. L’OMS a apporté une aide au Réseau océanien d’information sanitaire, un réseau de professionnels de l’information sanitaire
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de 16 pays océaniens, au moyen de formations et d’actions de coordination. Elle a collaboré également avec le HIS Knowledge Hub (Carrefour des connaissances sur les systèmes d’information sanitaire) hébergé à l’université de Queensland pour développer le programme de formation sur les systèmes d’information sanitaire qui sera utilisé dans la Région. L’assistance technique apportée au Cambodge, à la Chine, aux Fidji, aux Philippines, à la République démocratique populaire lao et au Viet Nam a été axée sur l’amélioration des systèmes d’information sanitaire au travers de processus mieux coordonnés et dirigés par les pays qui visaient essentiellement une meilleure qualité et l’exploitation des informations sanitaires systématiques. Aux Palaos, l’appui technique a permis d’analyser l’architecture informatique des systèmes d’information sanitaire, et des recommandations ont été formulées pour améliorer l’efficacité et la fiabilité du système. Le nouveau centre collaborateur de l’OMS pour l’information sanitaire et l’informatique, implanté au centre des statistiques et informations sanitaires du Ministère chinois de la Santé aidera d’autres pays de la Région à promouvoir l’application de normes, le partage des informations et l’apprentissage à l’élaboration de systèmes d’information sanitaire et la gestion des solutions e-Santé. De meilleurs systèmes d’enregistrement des faits d’état civil et l’analyse des données désagrégées obtenues au cours d’enquêtes, combinés aux systèmes d’information sanitaire systématique dans les pays à revenu faible ou intermédiaire produiront des données plus fiables qui permettront d’améliorer la santé et de mesurer directement la progression vers les objectifs du Millénaire pour le développement portant sur la santé (OMD). Le Bureau régional a collaboré avec des partenaires et d’autres échelons de l’OMS pour renforcer les registres et les statistiques d’état civil dans la Région. Une coordination efficace est en cours de mise en place avec de multiples
partenaires, notamment la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie et le Pacifique (UNESCAP), le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS) et les partenaires qui appliquent le nouvel outil informatique (MoVE-IT) de suivi des faits d’état civil dans le réseau de métrique sanitaire, et cette coordination porte sur les activités destinées à améliorer les registres d’état civil et l’utilisation des statistiques de santé et d’état civil. En 2011, le cadre OMS de surveillance des systèmes de santé des pays et les nombreux outils et techniques pour améliorer l’efficacité des systèmes de santé ont été présentés à un certain nombre de pays de la Région. La Chine a reçu une assistance technique de la part du Siège de l’OMS, du Bureau régional et du bureau de pays pour appliquer ce cadre au suivi de la progression de la réforme de la santé fondée sur les exigences des pays. L’OMS a également collaboré avec des partenaires au Cambodge, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam pour améliorer le suivi et l’évaluation de l’efficacité des systèmes de santé dans ces pays.
Pour réduire la fragmentation des systèmes d’information sanitaire et atténuer les demandes de données qui submergent les pays, l’OMS a entrepris de convertir sa banque régionale de données sanitaires et son système de production de données en ligne en une nouvelle génération de base d’informations et de renseignements sur la santé pour le Pacifique occidental. Cette nouvelle base permettra d’optimiser l’exploitation des données au niveau des pays mais aussi au niveau régional par l’extraction, l’analyse et l’utilisation de renseignements plus abondants à partir des informations disponibles. La planification et la mise au point sont en bonne voie pour déployer à partir de 2011 des tableaux de bord et des outils personnalisés et dynamiques d’analyse et d’établissement de rapports, pour permettre un meilleur accès aux informations les plus récentes et aborder les thèmes prioritaires dans le Pacifique occidental. Le Bureau régional a publié la 24ème édition des Profils d’information sanitaire des pays du Pacifique occidental (Western Pacific Country Health Information Profiles, CHIPS
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2010), une compilation des statistiques et informations sur la situation démographique, socio-économique et politique des pays, sur leur situation sanitaire, les tendances et les systèmes de santé dans les États et Territoires de la Région du Pacifique occidental. Les prochains Profils seront entièrement intégrés dans la nouvelle base d’information. Une analyse du stade de progression vers les objectifs du Millénaire pour le développement a été menée à bien et les résultats ont été publiés en 2010 sur la base des informations transmises par les différentes unités techniques du Bureau régional et des données obtenues de sources mondiales et nationales. Dans le domaine des données factuelles et de la recherche, l’OMS aide au renforcement des capacités pour la recherche sur les systèmes de santé dans les pays et collabore avec d’autres partenaires du développement pour élargir l’étendue des connaissances et des données factuelles sur les problèmes liés aux systèmes de santé dans la région Asie-Pacifique. Avec la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement et en collaboration avec les gouvernements et les instituts de recherche intéressés dans la Région, l’OMS a entrepris la mise en place de l’observatoire des systèmes et politiques de santé dans la région Asie-Pacifique, qui sera chargé d’effectuer des recherches approfondies sur les problèmes liés aux systèmes de santé. Plus largement, l’unité Information sanitaire, bases factuelles et recherche au Bureau régional continue d’exercer son rôle de liaison dans l’examen des aspects éthiques dans les projets de recherche qui bénéficient du soutien d’autres divisions du Bureau régional. Un comité d’éthique a été créé officiellement en novembre 2010 pour la Région du Pacifique occidental, et un mode opératoire normalisé sera élaboré et publié peu après. Un réseau regroupant le comité régional d’éthique et d’autres comités semblables opérant dans les
États Membres est en cours de création. Un portail de recherche électronique a été créé pour les enregistrements prospectifs, le suivi et la surveillance de toutes les recherches réalisées et soutenues dans la Région du Pacifique occidental. Des mesures ont été prises pour créer un portail de recherche similaire à titre expérimental dans deux pays, une initiative de gouvernance et de gestion qui vise à améliorer la transparence et l’accès aux projets de recherche entrepris.
tableaux de bord, des outils de recherche et des rapports dynamiques. Le meilleur accès aux informations sanitaires et leur exploitation par l’intermédiaire de la nouvelle base d’informations assurera une plus grande efficacité lorsqu’il s’agira d’appuyer les décisions en matière de politiques, de planification et de programmes en vue d’atteindre les OMD portant sur la santé et de s’attacher à d’autres domaines prioritaires.
Bases factuelles et recherche Fin 2011, l’OMS s’attachera à la création de l’observatoire sur les politiques et systèmes de santé dans la région Asie-Pacifique et commencera à publier les résultats de sa recherche. Le modèle de réseau pour des politiques fondées sur des bases factuelles (EVIPNet), le dispositif destiné à promouvoir l’utilisation des résultats de la recherche, sera examiné et des variantes de ce dispositif seront envisagées pour officialiser l’utilisation des résultats de la recherche. Sur des questions plus larges de recherche, l’OMS considérera le renforcement des structures de gouvernance et de gestion comme une priorité stratégique pour la recherche en santé et s’attachera tout particulièrement à renforcer la transparence, le suivi et l’accessibilité des résultats des projets de recherche en cours dans les États Membres. Des politiques d’archivage public et d’accès aux résultats de la recherche seront mises en place pour optimiser l’exploitation de la recherche en santé. Les dispositifs institutionnels qui supervisent et garantissent la rigueur technique et éthique de la recherche dans les États Membres seront renforcés. Enfin, différents dispositifs de financement seront envisagés pour mobiliser des fonds supplémentaires en faveur de la recherche en santé.
Futures orientations Systèmes d’information sanitaire L’OMS aidera les pays à renforcer leurs systèmes d’information sanitaire et à développer la qualité de leurs données pour améliorer les systèmes de santé et les résultats sanitaires, et pour favoriser d’une part l’accès à des informations d’excellente qualité sur les situations et tendances sanitaires, à l’échelon régional et au niveau des pays et, d’autre part, l’exploitation de ces informations. Une assistance technique sera apportée aux États Membres pour introduire et appliquer des normes mondiales, instaurer des métadonnées et améliorer la qualité et l’utilisation des données au moyen de leur analyse. L’OMS continuera de travailler avec le réseau de métrique sanitaire, UNESCAP, la CPS, le carrefour des systèmes d’information sanitaire et d’autres partenaires pour améliorer les registres et les statistiques d’état civil des pays de la Région. L’OMS améliorera aussi l’accès aux informations sanitaires, leur utilisation et leur diffusion à l’échelon régional et au niveau des pays par le développement de la nouvelle base d’informations et de renseignements sanitaires pour le Pacifique occidental. Par l’interface Web de cette nouvelle base, des outils conviviaux de visualisation, d’analyse et d’établissement de rapports déverrouilleront les données sanitaires selon de nouvelles méthodes en utilisant des
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our être à même de répondre aux besoins particuliers et en constante évolution de la région du Pacifique, l’OMS a créé, en septembre 2010, la Division de l’appui technique dans le Pacifique, basée à Suva (Fidji). Le mois précédent, le Directeur régional avait inauguré le bureau de liaison de l’OMS pour les Palaos, les États fédérés de Micronésie et les Îles Marshall, créé pour mieux servir les États Membres du Pacifique. La Division de l’appui technique dans le Pacifique fournit désormais aux 22 États et Territoires insulaires insu ulaires
océaniens de la Région du Pacifique occidental un appui technique mieux ciblé et plus rapide. La Division intervient dans trois principaux domaines : appui au renforcement des effectifs de professionnels de santé qualifiés dans le Pacifique ; élaboration de stratégies adaptées aux besoins particuliers des pays insulaires du Pacifique ; rationalisation de la gestion des programmes et activités de l’OMS. Créer d’un vivier de professionnels de santé qualifiés Avant la mise en place de la Division, l’aide de l’OMS en faveur des pays du Pacifique était très fragmentaire et s’appuyait sur les bureaux de pays de Kiribati, des Îles Salomon, du Samoa des Tonga et du Vanuatu, qui bénéficiaient à titre individuel du soutien du Bureau régional. Désormais, l’Organisation coordonne à l’échelle régionale l’aide fournie aux pays insulaires du Pacifique, et le nombre de cadres et d’agents de soutien affectés à l’appui technique est passé de 52 à 86, soit une augmentation des deux tiers. Les effectifs techniques des bureaux nationaux de pays devraient encore être renforcés par la suite. Élaborer des stratégies adaptées aux besoins des pays insulaires du Pacifique Les agents techniques de la Division sont aussi des experts du Pacifique ; ils peuvent donc élaborer des solutions adaptées aux problèmes locaux et appliquer des modèles qui ont déjà fait leurs preuves dans le Pacifique, en les alignant sur les politiques, stratégies et plans nationaux de santé. Cette approche globale à l’échelle de la région, conjuguée aux stratégies axées
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spécifiquement sur le Pacifique insulaire, permettront à la Division de coordonner plus efficacement les programmes et les activités menés au niveau régional, conformément aux principes relatifs à l’harmonisation de l’aide. Rationaliser la gestion des activités de l’OMS La Division de l’appui technique dans le Pacifique regroupe trois équipes chargées respectivement des aspects suivants : lutte contre les maladies transmissibles et sécurité sanitaire et situations d’urgence ; développement du secteur de la santé ; et pour des communautés et des populations en bonne santé. Cette nouvelle structure a permis d’établir des voies de communication entre les différents programmes nationaux et entre les pays insulaires du Pacifique. La gestion des budgets est décentralisée et conçue de manière à réduire les retards dans la prise des décisions opérationnelles, ce qui permet à l’OMS d’être plus réactive aux problèmes que rencontrent les pays de la région. Domaines d’intervention prioritaires La Division de l’appui technique dans le Pacifique intervient dans quatre domaines prioritaires : 1) les îlessanté et les soins de santé primaires ; 2) le renforcement des systèmes de santé ; 3) la promotion de la santé et l’environnement ; 4) les maladies transmissibles et les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Îles-santé et soins de santé primaires L’initiative Îles-santé définit une vision globale de l’action de la Division dans le Pacifique, et les soins de santé primaires constituent l’axe principal des programmes et activités mis en œuvre pour concrétiser cette vision. Un projet d’Îles-santé : cadre d’action pour réactiver le concept a été adopté lors de la Réunion des Ministres de la Santé des pays océaniens, tenue à Honiara (Îles Salomon) en juin 2011. Une des premières mesures à prendre en la matière consiste à recenser les pratiques de santé publique à base factuelle les plus
probantes appliquées dans les différents États Membres. Pour 2011, des prix ont été remis aux Palaos et au Vanuatu pour les meilleures pratiques, et les projets soumis par les Fidji et les États fédérés de Micronésie ont été également récompensés. L’élaboration et la mise en œuvre, à l’échelle nationale, de politiques pharmaceutiques rationnelles, le renforcement des mécanismes d’achat et d’approvisionnement en médicaments et l’application de directives thérapeutiques normalisées ont contribué à faciliter l’accès à des médicaments de qualité et l’utilisation rationnelle des médicaments. Des mesures ont été prises à l’appui de l’adoption de politiques et de stratégies relatives aux laboratoires, et en particulier de la mise en place de systèmes de gestion de la qualité, l’objectif étant d’améliorer la qualité des services de diagnostic et de soins cliniques. Le renforcement des ressources humaines pour la santé revêt une importance primordiale dans la région du Pacifique. Pour concourir à cet objectif, l’Alliance océanienne en faveur des ressources humaines pour la santé, qui reçoit des financements de l’Agence australienne de développement international (AusAID), œuvre à l’amélioration des compétences et de la gestion des personnels de santé et au renforcement des effectifs, en tirant le meilleur parti possible des ressources régionales. L’Alliance a mis sur pied à cette fin une base de données régionale des professionnels de santé exerçant dans les États et Territoires insulaires océaniens. Le Réseau océanien d’apprentissage ouvert des professions sanitaires (POLHN), qui bénéficie du soutien financier de l’Agence néo-zélandaise pour le développement international, dispense une formation professionnelle continue aux agents de santé de la région, dont beaucoup n’avaient pas accès jusqu’à présent à un enseignement de qualité. Le réseau regroupe 25 centres d’apprentissage qui dispensent au total 165 cours de formation en ligne à l’intention ACTIVITÉ DE L ’OMS DANS LA RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL 1er juillet 2010–30 juin 2011
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de 14 États et Territoires insulaires océaniens, ce qui représente une augmentation spectaculaire par rapport aux 26 cours proposés en 2009-2010. Promotion de la santé et environnement Lors d’une réunion tenue en février 2011, le groupe d’orientation pour la relance du concept des îles-santé dans le Pacifique a préparé la Déclaration de Nadi sur la crise des maladies non transmissibles dans le Pacifique, qui a ouvert la voie à la participation des pays insulaires du Pacifique à la première Conférence ministérielle mondiale sur les modes de vie sains et la lutte contre les maladies non transmissibles, organisée à Moscou en avril 2011, et à la Réunion de haut niveau des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, prévue à New York en septembre 2011. Les effets directs du changement climatique dans le Pacifique appellent une attention particulière, et l’aide internationale fournie dans ce domaine ne cesse d’augmenter. Pour aider à la mobilisation de ressources supplémentaires, l’équipe chargée de la santé environnementale a aidé 14 États et Territoires à réaliser des évaluations de la vulnérabilité et à se doter de politiques d’adaptation aux effets du changement climatique sur la santé. L’OMS a continué à travailler en étroite collaboration avec les États et Territoires dans le domaine de la gestion des cyclones et des catastrophes naturelles. Maladies transmissibles et OMD La Division de l’appui technique dans le Pacifique concentre ses efforts sur trois maladies négligées : la lèpre, la filariose lymphatique et le pian. Bien que la lèpre ait été éradiquée de la plupart des pays de la région, on signale aujourd’hui encore des cas de lèpre dans trois pays : les Îles Marshall, Kiribati, et les États fédérés de Micronésie. Des plans d’élimination de la lèpre sont en cours d’élaboration aux Îles Marshall et à Kiribati, et le plan des États fédérés de Micronésie est
achevé. Les actions de formation des agents de santé ont commencé dans ces trois pays. L’élimination de la filariose lymphatique est toujours une priorité. Les États et Territoires dans lesquels persistent des poches d’endémie de la maladie sont les Fidji, le Samoa, les Samoa américaines et Tuvalu. L’OMS a appuyé l’élaboration de stratégies sur mesure de lutte contre la filariose lymphatique, l’objectif étant d’aider ces pays à s’engager dans la voie de l’élimination définitive de la maladie. Des cas de pian, maladie que l’on croyait éradiquée, ont récemment été signalés dans certains pays, notamment au Vanuatu. La Division est déterminée à renforcer la surveillance de la maladie et à s’assurer que les interventions nécessaires sont engagées sur le terrain. Dans une région ou l’accès à des laboratoires capables d’effectuer des diagnostics immédiats est limité, la surveillance syndromique permet d’intervenir en temps réel. L’OMS, en partenariat avec le Secrétariat de la Communauté du Pacifique (CPS), a mis en place un réseau de surveillance syndromique dans le Pacifique qui établit des rapports de surveillance hebdomadaires. Le réseau a été créé à la demande des ministères de la santé et a pris le relais du système de notification d’urgence mis en place au lendemain de la pandémie grippale. La Division a aussi pour objectif majeur de faire avancer la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Cette année, l’OMS s’est associée au Fonds des Nations Unies pour l’enfance, au Fonds des Nations Unies pour la population et à la Banque mondiale en vue de l’élaboration d’une stratégie conjointe des Nations Unies pour la santé de la mère et de l’enfant. L’incidence du VIH demeure faible dans le Pacifique. L’OMS, en collaboration avec la CPS et le Programme
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commun des Nations Unies sur le VIH/sida, a poursuivi ses efforts pour combattre le VIH et l’opprobre, la discrimination et les préjugés qui compromettent le succès des efforts de dépistage et de prévention visant à enrayer la transmission du VIH dans les États et Territoires insulaires océaniens. La Division est déterminée à réduire de manière continue la charge de morbidité liée au paludisme et à
la tuberculose dans le Pacifique. En collaboration avec la CPS, les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis d’Amérique et d’autres partenaires, l’OMS a fourni un soutien aux programmes nationaux de lutte contre le paludisme et la tuberculose menés dans la région, en mettant à la disposition des pays des financements du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
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a coordination de l’action de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental est assurée par la Division de la gestion des programmes, qui définit les orientations relatives aux programmes et mène des activités de planification et de suivi en vue de l’élaboration, de la gestion et de la coordination des programmes de coopération technique régionaux, nationaux et interpays. La Division s’emploie aussi à promouvoir la collaboration et les partenariats entre les programmes, et intervient à l’appui des mandats approuvés par les États Membres et l’organe directeur
du Bureau régional, le Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental. La Division, en étroite coopération avec les représentants de l’OMS et les chargés de liaison des 15 bureaux de pays de la Région, fournit aux États Membres des conseils sur les aspects techniques et généraux des programmes de santé en collaboration de l’OMS. Elle établit le budget des programmes, qui s’élève au total à plus de 323 millions de dollars pour l’exercice biennal en cours, et s’assure de l’utilisation optimale de ces ressources par le biais de ses activités de contrôle, de suivi et d’évaluation. La récente crise économique mondiale a eu de très fortes répercussions sur l’action de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental. Du fait de la baisse des dépenses publiques et de l’aide publique au développement,
Gestion des programmes et coordination
108 ACTIVITÉ DE L’OMS DANS LA RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL 1er juillet 2010–30 juin 2011 GESTION DES PROGRAMMES ET COORDINATION
les recettes de l’Organisation ont été inférieures aux prévisions. De plus, le pouvoir d’achat de l’OMS a considérablement diminué, les financements qui lui sont fournis étant libellés en grande partie dans des devises dont le cours a baissé par rapport à celui des monnaies dans lesquelles l’Organisation réalise l’essentiel de ses dépenses. Le Bureau régional a donc pris un certain nombre de mesures d’économie afin de réaliser des gains d’efficacité, d’assurer le maintien de fonctions essentielles et de réduire au minimum les perturbations susceptibles d’affecter la mise en œuvre des programmes. L’examen du budget programme 2010-2011 et le bilan à mi-parcours à l’échelle de l’Organisation, achevés récemment, ont montré que seuls quelques « résultats escomptés » risquaient de ne pas être atteints dans leur intégralité du fait du manque de ressources. Dans le même temps, la crise a entraîné une augmentation des coûts de personnel, en dépit du taux de croissance des effectifs quasi nul enregistré ces deux dernières années. La bonne gestion des ressources financières et le contrôle attentif de la gestion des programmes ont permis d’atténuer les effets de la crise dans la Région du Pacifique occidental. Les déficits de financement font l’objet d’un suivi régulier, sous la direction du comité du programme du Bureau régional, l’objectif étant d’en limiter l’impact au maximum et de mobiliser des ressources supplémentaires afin de réduire les déficits. Pour garantir une utilisation optimale des ressources existantes, le comité du programme fait le point de la situation budgétaire tous les mois et examine l’état d’avancement des plans de travail financés par les différentes sources de financement de l’Organisation, de même que les déficits de financement liés aux coûts de personnel. Le groupe de contrôle de l’affectation des crédits assure un suivi rigoureux des ressources allouées
afin de s’assurer qu’elles sont distribuées et investies conformément aux accords en régissant l’utilisation. Planification axée sur les résultats et planification des ressources humaines La Division de la gestion des programmes est chargée de veiller à la permanente adéquation entre allocation et utilisation des ressources d’une part et gestion axée sur les résultats et mise en œuvre des programmes d’autre part. Elle joue à cet égard un rôle primordial. Sous la direction du Directeur régional, la planification stratégique axée sur les résultats a été renforcée grâce à la mise en place de Cadres stratégiques applicables aux activités techniques et nationales de l’OMS. Le Bureau régional et les bureaux de pays ont pu ainsi définir les grands axes de leurs interventions essentielles et la manière dont ils pourront contribuer à la réalisation des objectifs de santé nationaux, régionaux et mondiaux. Ce processus de planification stratégique, qui se veut complémentaire du processus classique de planification de l’OMS, a pour objet de renforcer la démarche axée sur les résultats en permettant aux bureaux de l’OMS de définir de manière plus précise les indicateurs et les moyens nécessaires pour mesurer les résultats obtenus. Les Cadres stratégiques techniques et les Cadres stratégiques nationaux constituent désormais le fondement des améliorations apportées au processus de planification opérationnelle qui vise à établir des liens plus étroits entre les activités régionales et dans les pays en mettant l’accent sur la réalisation des objectifs au niveau des pays. En 2010, une politique privilégiant la rotation et la mobilité du personnel en poste dans la Région du Pacifique occidental a été lancée dans le cadre d’une initiative destinée à améliorer la planification à plus long terme des ressources humaines. Cette initiative constitue désormais un modèle en matière de promotion
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de la rotation et de la mobilité du personnel pour l’Organisation dans son ensemble. Appui aux pays L’unité d’appui aux pays a été créée suite à l’appel du Directeur régional en faveur de réponses mieux ciblées et plus efficaces aux besoins et aux demandes des États Membres. L’unité a été chargée à l’origine d’appuyer et de renforcer la mise en œuvre des activités menées en collaboration au niveau des pays, notamment pour promouvoir la mise en place de services de santé intégrés et le renforcement des soins de santé primaires. Les stratégies de coopération avec les pays sont au cœur des activités de l’unité d’appui aux pays—ces documents exposent la manière dont l’OMS conçoit à moyen terme les actions de coopération technique à engager à l’appui des stratégies et des plans nationaux de santé des États Membres. C’est le principal instrument permettant d’harmoniser les programmes de coopération de l’OMS dans les pays avec ceux des autres institutions spécialisées des Nations Unies et partenaires du développement. Au cours de l’année écoulée, la Malaisie, la Mongolie et les Philippines ont mis en œuvre la version actualisée de la stratégie OMS de coopération avec leurs pays. Dans le même temps, l’unité coordonne la mise en œuvre de la politique du Bureau régional en faveur des pays, qui s’inscrit dans le cadre d’une initiative mondiale visant à mieux aligner l’action de l’OMS sur les besoins nationaux des États Membres. Elle a également pour rôle de renforcer à l’échelle régionale les approches intersectorielles de santé publique. Au cours de l’année considérée, le Bureau régional a renforcé son soutien aux équipes OMS dans les pays en vue de l’élaboration des sections du Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement relatives à la santé. Les équipes des Nations Unies aux Fidji, 110 ACTIVITÉ DE L’OMS DANS LA RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL 1er juillet 2010–30 juin 2011 GESTION DES PROGRAMMES ET COORDINATION
en Mongolie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, aux Philippines, en République démocratique populaire lao, au Samoa et au Viet Nam ont entrepris d’actualiser leurs contributions au plan-cadre. Soucieux de renforcer la politique de l’OMS en faveur des pays, le Bureau régional a choisi de confier à l’unité d’appui aux pays la tâche de gérer la participation active de l’Organisation aux partenariats mondiaux pour la santé, et en particulier à l’action du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Les financements engagés en faveur du Pacifique occidental au titre du Fonds mondial ont augmenté de manière spectaculaire depuis 2002, pour atteindre plus de 3 milliards de dollars. La participation du Bureau régional aux activités financées dans les pays par le Fonds mondial s’est intensifiée en conséquence, le Fonds mondial étant désormais la principale source de financement de la lutte contre le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose et des activités connexes de renforcement des systèmes de santé. L’OMS a renforcé sa participation à ces activités en établissant des liens de collaboration plus étroits avec le Fonds mondial au niveau des pays et en élaborant des plans d’activités conjoints axés sur la gouvernance du Fonds mondial, le contrôle, la préparation des demandes de subventions, la mise en œuvre et le suivi. Le renforcement des activités liées aux partenariats avec le Fonds mondial et de la collaboration avec le Fonds mondial lui-même s’appuiera sur les travaux déjà bien avancés menés ces dernières années. Fortes de son approche dynamique, l’OMS a réussi jusqu’à présent à fournir aux États Membres le soutien nécessaire. À titre d’exemple, le Fonds mondial a mobilisé en 2009 et en 2010 plus d’un milliard de dollars en faveur des pays de la Région. Plus de 70 fonctionnaires de l’OMS en poste dans la Région travaillent dans le cadre des activités liées au Fonds mondial, et les salaires de
près d’un quart d’entre eux sont financés au titre de subventions reçues du Fonds mondial. Le Pacifique occidental a été la première Région de l’OMS à structurer sa collaboration avec le Fonds mondial dans le cadre d’un plan opérationnel conjoint. Relations extérieures et communications L’unité Relations extérieures et communications assure la mise en œuvre du nouveau plan de travail régional pour la mobilisation des ressources, élaboré en étroite concertation avec les bureaux de pays de l’OMS. Le plan de travail s’articule autour des cinq axes suivants : sensibilisation des bailleurs de fonds traditionnels et potentiels ; amélioration de la gestion des ressources financières disponibles ; mesures visant à mieux faire connaître l’action de l’OMS dans la Région ; promotion de partenariats constructifs ; et alignement des pratiques organisationnelles suivies dans la Région sur celles du Siège. L’Organisation a su fournir des services efficaces de communication et de mobilisation de ressources à l’échelle du Pacifique occidental, et a notamment réuni et diffusé des informations sur les domaines d’intervention des différents bailleurs de fonds et sur les pays considérés. Soucieuse de mobiliser des financements supplémentaires, l’OMS cible à présent les bailleurs de fonds potentiels du secteur privé ; le Bureau régional a d’ailleurs réalisé une cartographie des possibilités de financement qu’offre le secteur privé dans la Région du Pacifique occidental. Des lignes directrices sur la collaboration avec le secteur privé destinées aux bureaux de pays sont en cours d’élaboration. La priorité a consisté à consolider la base de données des bailleurs de fonds du Bureau régional. Un système d’appui aux services de gestion des financements reçus des bailleurs de fonds a été mis en place. Il est désormais pleinement opérationnel et a pour fonction d’assurer le
suivi des délais de décaissements et de l’utilisation des fonds et d’améliorer les procédures d’établissement des rapports connexes. L’élaboration de démarches internes adaptées à chaque bailleur de fonds et reposant sur la création de groupes d’intérêts réunissant les bailleurs de fonds facilitera également l’établissement des rapports, et permettra de faire en sorte que les attentes des bailleurs de fonds cadrent avec des besoins et des priorités organisationnels clairement définis. Des fonds ont été débloqués afin de renforcer les capacités du personnel du Bureau régional et des bureaux de pays à travailler en partenariat avec les bailleurs de fonds en réponse aux priorités sanitaires définies. Des supports de sensibilisation indiquant clairement les domaines d’intervention essentiels et les compétences de l’Organisation sont en cours de réalisation. La Division de la gestion des programmes assure également la coordination des activités du bureau de l’information du public, des services de traduction, des publications et de la bibliothèque.
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GESTION DES PROGRAMMES ET COORDINATION
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L
a Division Administration et finances appuie le travail technique du Bureau régional et des bureaux de pays grâce à la fourniture efficace et rationnelle de services dans les domaines du budget et des finances, du personnel, des technologies de l’information et des services administratifs. La Division travaille dans la Région et avec le Siège pour renforcer l’Organisation et faire en sorte que celle-ci soit mieux à même de servir ses États Membres.
Budget et finances L’unité Budget et finances a été réorganisée cette année, de manière à fournir des services financiers et budgétaires intégrés à tous les centres budgétaires du Bureau régional et des bureaux de pays. Suite à cette réorganisation, l’unité se charge désormais de toutes les activités en matière de contrôle, de conformité et d’assurance de la qualité s’inscrivant dans le cadre du Système mondial de gestion (GSM). Le système de compte d’avance électronique a complètement été mis place dans tous les bureaux de pays. Cet outil de comptabilité en temps réel intégré au GSM a permis de réduire l’intervalle de temps entre la génération des dépenses sur place par les bureaux de pays et l’enregistrement de cette dépense dans les comptes. L’unité a suivi de près les contributions volontaires, à la fois dans les pays et au sein du Bureau régional, et a apporté un soutien aux gestionnaires de ces contributions. L’amélioration du suivi des contributions et de la communication avec les gestionnaires concernés a permis l’allocation des fonds en temps voulu. L’analyse continue des rapports financiers mensuels permet aux centres budgétaires d’améliorer l’exécution du budget programme, tant sur le plan qualitatif que quantitatif. Personnel L’unité Personnel a continué de fournir un soutien efficace aux unités techniques et aux membres du personnel dans les différents domaines de la gestion des ressources humaines, depuis la création de postes, le recrutement d’agents, la gestion des contrats, le perfectionnement du personnel et la gestion de la qualité du travail, à la cessation d’emploi.
Administration et finances
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Près de trois ans après le lancement du GSM, l’unité Personnel a continué d’apporter un soutien aux membres du personnel de toute la Région afin d’assurer l’administration dans les meilleurs délais des droits, ainsi que des procédures de sélection et de recrutement, en étroite collaboration avec le Centre mondial de services (GSC). Elle a également continué de collaborer étroitement avec le GSC et le Siège de l’OMS sur les améliorations à apporter au GSM, en vue d’harmoniser les procédures internes avec les opérations. Des modules de formation sur tous les volets du GSM, notamment les ressources humaines, les voyages, les achats et les programmes/plans de travail, ainsi que des séances de présentation des nouveautés ont été proposés aux membres du personnel du Bureau régional et des bureaux de pays isolés. En raison des contraintes financières permanentes, l’unité Personnel a travaillé en étroite collaboration avec le personnel et les gestionnaires en vue de réduire autant que possible les répercussions négatives sur le personnel. La politique relative à la mobilité régionale des membres du personnel de la catégorie professionnelle a continué d’être mise en œuvre. Celle-ci vise à renforcer le perfectionnement du personnel ainsi que la gestion de la qualité du travail, et à faire en sorte que les aspirations du personnel cadrent avec les intérêts supérieurs de l’Organisation. Une politique en faveur de la rotation des agents recrutés localement a également été mise en place, dans ce même but. Dans le cadre des réformes menées par le Directeur régional, le Comité d’apprentissage régional a travaillé efficacement en vue de planifier et de conduire des activités en faveur de la formation et du perfectionnement du personnel dans la Région du Pacifique occidental. Les programmes de formation correspondent aux six domaines prioritaires du Comité d’apprentissage mondial et sont ouverts à toutes les catégories de personnel.
Technologies de l’information et de la communication L’unité Technologies de l’information et de la communication se charge de concevoir et de mettre en œuvre des solutions fiables, sûres et d’un bon rapport coût/efficacité dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC), en tenant compte des besoins de l’Organisation. Un soutien direct est fourni au Bureau régional et aux bureaux de pays par les trois équipes d’experts, que sont : le bureau des technologies de l’information, l’équipe Réseau et assistance aux utilisateurs, et l’équipe Gestion et développement des applications Le bureau des technologies de l’information se charge de mettre au point des stratégies régionales en matière de TIC, de concevoir et de mettre en œuvre des projets, et de coordonner les activités et projets mondiaux de déploiement des TIC, en collaborant avec le Siège, les autres Bureaux régionaux de l’OMS et le système des Nations Unies. L’équipe Réseau et assistance aux utilisateurs fournit aux fonctionnaires de la Région un soutien à distance et sur place pour ce qui concerne les postes de travail. En outre, elle développe et contrôle les infrastructures régionales relatives aux TIC, qui englobent les services de transmission d’images, de sons et de données, offerts sur l’ensemble du réseau régional. L’équipe Gestion et développement des applications gère les applications régionales utilisées pour fournir des services Internet et intranet, ainsi qu’un accès à l’information. L’équipe développe également des applications à l’usage du Bureau régional, des bureaux de pays, du Siège et des autres Régions. Plusieurs projets techniques externes de santé ont été mis au point et bénéficient de l’appui de l’unité Technologies de l’information et de la communication.
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ADMINISTRATION ET FINANCES
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Services administratifs Travaux de construction et de rénovation
Le Bureau régional de Manille a été transformé en un complexe moderne, facile d’accès et respectueux de l’environnement. Sous la houlette du Directeur régional, six projets d’amélioration des installations ont été menés. Ces projets prévoyaient la mise en place d’un nouveau système de drainage et d’assainissement, la rénovation complète de la salle de conférence et de l’espace d’accueil, la mise en place d’un système de ventilation innovant, la construction d’un nouveau parking à deux étages et la mise en valeur des jardins tropicaux et des bassins. La rénovation de la salle de conférence était nécessaire car elle avait été endommagée par les inondations causées suite au passage du typhon Ondoy, en septembre 2009. Si sa structure initiale a été maintenue, la salle de conférence, qui a été construite dans les années 1950 et qui fait partie des fleurons de l’architecture, a été équipée de systèmes audio et vidéo de pointe. Des installations adaptées aux handicapés, un éclairage à faible consommation d’énergie et des systèmes de climatisation ont été mis en place. Le nombre de places assises a été élargi et des espaces de réception et de pause ont été aménagés. Le bâtiment dispose désormais d’une salle de détente avec un accès direct à Internet et de salles de repos, dans une aile adjacente. Le nouveau système de drainage permettra de recueillir, de contenir et d’éliminer les eaux induites par les pluies diluviennes et les fortes inondations qui caractérisent la saison des typhons aux Philippines. Le
système d’assainissement amélioré permettra d’absorber et de traiter l’eau grâce à un nouveau champ de percolation, une fosse septique, des couches de gravier et des tuyaux perforés sous la pelouse. Le nouveau système de ventilation est équipé d’une technologie de pointe permettant de refroidir et d’améliorer la qualité de l’air absorbé et diffusé, dans le but de favoriser un environnement de travail plus sain. Achats remboursables
De mars 2010 à février 2011, les achats remboursables, tels que les services fournis par le Bureau régional aux États Membres, aux organismes spécialisés et aux organisations non gouvernementales dans le cadre de relations officielles avec l’OMS, ont représenté un total d’environ 7,8 millions de dollars d’achats de produits et correspondent essentiellement à des fournitures et médicaments nécessaires pour appuyer les activités de lutter contre le paludisme et les autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires menées à l’échelon national. Gestion des fournisseurs
Les besoins en matière d’approvisionnement ont été examinés, en collaboration avec le Siège de l’OMS, afin d’identifier les articles qui étaient régulièrement achetés, de manière à conclure des accords à long terme avec les fournisseurs concernés et de réduire les coûts, ainsi que les délais de traitement des commandes. Des formations à la gestion des fournisseurs ont été dispensées en permanence dans le cadre du GSM et la portée de celles-ci a été élargie à d’autres participants n’ayant pas la qualité de fonctionnaire.
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