Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

Expanded Programme on Immunization (EPI) : Progress towards poliomyelitis eradication, 19/6-1993 = Programme élargi de vaccination (PEV) : Progrès réalisés vers l'éradication de la poliomyélite, 1976-1993

Organisation mondiale de la santé
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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, H i. 3 6 ,9 SEPTEMBER 1 994 •

RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, H * 3 6 ,9 SEPTEMBRE 1 994

Fig, 2 Number of reported animal rabies cases, Estonia, Latvia and Lithuania, 1989-1993

Fig. 2 Nombre de cas de rage animale signalés, Estonie, Lettonie et Lituanie, 1989-1993

This programme should include: - supply of modem cell culture vaccines for humans to meet urgent needs; training and education of specialists in vaccine production, rabies treatment and diagnosis;

-

oral immunization of wildlife against rabies.

Ce programme devrait comporter: - un approvisionnement en vaccins modernes destinés à l’homme, préparés en culture cellulaire, visant à répondre aux besoins urgents; - une formation et un enseignement sur la production de vaccins, le traitement et le diagnostic de la rage à l’inten­ tion de spécialistes; - la vaccination orale de la faune sauvage contre la rage. • Pour de plus amples informations, s’adresser au Chef de l’uni­ té de la Santé publique vétérinaire, Organisation mondiale de la Santé, 1211 Genève 27, Suisse.

• Further information can be obtained from the Chief, Veterinary Public Health Unit, World Health Organiza­ tion, 1211 Geneva 27, Switzerland.

Expanded Programme on Immunization (EPI) Progress towards poliomyelitis eradication, 19/6-1993 Egypt. A recent review of the national EPI has demon­ strated a marked decline in the number of poliomyelitis cases. This finding reaffirms the effectiveness of WHO recommended poliomyelitis eradication strategies and in­ dicates that the eradication of poliomyelitis from this country may occur m the near future. Since 1988, when Egypt set a national goal to eradicate poliomyelitis by 1994, the EPI has progressively implemented each of the WHO recommended strategies: raising and sustaining routine coverage with 3 doses of oral polio vaccine (OPV3); conducting National Immunization Days (NIDs); developing surveillance of acute flaccid paralysis (AFP) with laboratory confirmation of cases; and institut­ ing “mopping-up” immunization in high-risk areas.

Programme élargi de vaccination (PEV) Progrès réalisés vers l'éradication de la poliomyélite, 1976-1993 Egypte. Un examen récent du PEV national a montré que le nombre de cas de poliomyélite avait sensiblement diminué. Cette observation confirme l’efficacité des stratégies recommandées par l’OMS pour l’éradication de la poliomyélite et indique que la poliomyélite pourrait être éradiquée sous peu dans le pays. De­ puis 1988, année où l’Egypte s’est fixé pour but national l’éradi­ cation de la poliomyélite d’ici 1994, le PEV a progressivement mis en œuvre chacune des stratégies recommandées par l’OMS: accroître et maintenir la couverture systématique par 3 doses de vaccin antipoliomyélitique oral (VP03); organiser des journées nationales de vaccination; mettre sur pied la surveillance de la paralysie flasque aiguë (PFA) avec confirmation des cas au labo­ ratoire; et, enfin, instaurer des opérations de «ratissage» dans les zones à haut risque.

Fig 1 Poliomyelitis inddence, 0PV3 coverage, and supplementary immunization activities, Egypt, 1974-1993

Fig, 1 Incidence de la poliomyélite, couverture por 3 doses de VPO, et activités de vacdnation complémentaires, Egypte, 1974-1993

N ID = N a tio n a l Im m u n iz a tio n D ays - JN V » J o u rn é e s n a tio n a le s de va ccination NO TE R e p o rtin g o f a cu te fla c c id p a ra lysis bega n in A u g u s t 1 990 - La n o tific a tio n de la pa ra lysie fla sq u e a ig u ë a c o m m e n c é e n a o û t 1990

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The first countrywide attempt to control poliomyelitis in Egypt was in 1976, when a national campaign delivered 3 doses of OPV to children less than 5 years of age. Although reported cases fell by 50% in 1977 {Fig. 1), 2 006 cases of poliomyelitis were notified in 1980, when the national EPI was established. Between 1983 and 1987, annual nationwide mass campaigns were con* ducted to administer 3 doses of OPV to children less than 3 years old. Improving routine EPI services raised OPV3 coverage among children under 1 year of age from 67% in 1984 to 89% in 1992. Coverage with 3 doses of diphtheria/pertussis/tetanus (DPT3) and measles vaccines rose from 57% and 41% respectively in 1984 to 85% in 1992. During the 1990s, coverage was raised by tracking de­ faulters through the use of birth registries in health cen­ tres. Despite high immunization coverage, poliomyelitis remained a significant public health problem. In 1990, a national plan of action for poliomyelitis eradication was adopted. NIDs were conducted in 1990 and 1991 to administer a single dose of OPV to all children less than 5 years of age. In 1993, NIDs administered 2 doses of OPV to all children less than 5 years. AFP surveillance was introduced in August 1990. The WHO case definition of suspected poliomyelitis (all AFP cases, including Guillain-Barré syndrome, in children under 15 years) was adopted. Immediate notification and case investigation were required. Active surveillance was started at the National Poliomyelitis Institute and some university hospitals. Monthly zero reporting from all health facilities was instituted in January 1992. In April 1992, AFP case investigation was intensified, with em­ phasis on proper collection of 2 stool specimens for virus isolation. Since NIDs using fixed immunization sites could still miss a significant proportion of the population, “mop­ ping-up” operations were introduced in 1991. “Mop­ ping-up” immunization delivers 2 doses of OPV, 1 month apart, to all children aged less than 3 years living in a distria. To increase coverage and reach unimmunized, hard-to-reach children, OPV is administered during house-to-house campaigns. “Mopping-up” is conducted in those distrias at high risk for continued poliomyelitis transmission. Egypt defined high-risk districts as those with confirmed poliomyelitis cases within the last 5 years and/or low OPV3 coverage. Between 1991 and 1992, 6 million doses of OPV were administered during more than 100 distria-wide “mopping-up” operations.

La première tentative nationale de lutte contre la poliomyélite en Egypte remonte à 1976 lorsque: 3 doses de VPO ont été administrées aux enfants de moins de 5 ans dans le cadre d’une campagne nationale. Malgré une baisse de 50% du nombre des cas notifiés en 1977 {Fig. i ) , 2006 cas de poliomyélite ont été déclarés en 1980 lors de la mise en place du PEV national. Entre 1983 et 1987,3 doses de VPO ont été administrées aux enfants de moins de 3 ans dans le cadre des campagnes de masse annuelles menées dans tout le pays. L’amélioration des services PEV systé­ matiques a permis de porter de 67% en 1984 à 89% en 1992 la couverture par 3 doses de VPO des enfants de moins d’un an. La couverture par 3 doses de vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC3) et par le vaccin antirougeoleux est passée de 57% et 41%, respectivement, en 1984 à 85% en 1992. Au cours des années 90, la couverture a été améliorée grâce à la recherche des cas d’abandon au moyen des registres des naissances tenus par les centres de santé. Malgré une couverture vaccinale élevée, la poliomyélite était restée un important problème de santé publi­ que. En 1990, un plan d’action national pour l’éradication de la poliomyélite a été adopté. Des journées nationales de vaccination ont été organisées en 1990 et 1991 pour administrer une dose unique de VPO à tous les enfants de moins de 5 ans. En 1993, 2 doses de VPO ont été administrées à tous les enfants de moins de 5 ans à l’occasion de journées nationales de vaccination. La surveillance de la PFA a débuté en août 1990. La défini­ tion OMS des cas suspects de poliomyélite (tous les cas de PFA, y compris le syndrome de Guillain-Barré, chez les enfants de moins de 15 ans) a été adoptée. La déclaration immédiate et l’examen des cas ont été rendus obligatoires. La surveillance active a com­ mencé à l’Institut national de la Poliomyélite et dans certains hôpitaux universitaires. La déclaration mensuelle de l’absence de cas par tous les établissements de santé a été instauré en janvier 1992. En avril 1992, l’examen des cas de PFA a été intensifié et l’accent mis sur la colleae appropriée de 2 échantillons de selles pour l’isolement du virus. Une partie importante de la population risquant encore d’échapper aux journées nationales de vaccination du fait de l’utilisation de postes de vaccination fixes, des opérations de «ratissage» ont été organisées en 1991. La vaccination de «ratis­ sage» consiste à administrer 2 doses de VPO, à 1 mois d’intervalle, à tous les enfants de moins de 3 ans vivant dans un même district. Pour étendre la couverture et atteindre les enfants non vaccinés parce que difficiles à atteindre, le VPO est administré dans le cadre de campagnes porte-à-porte. Le «ratissage» est effectué dans les districts exposés à un risque élevé de transmission continue de la poliomyélite. L’Egypte a défini les districts à haut risque com­ me ceux où des cas de poliomyélite-ont été confirmés" au cours des 5 dernières années et/ou dans lesquels la couverture-par 3 doses de VPO est faible. De 1991 à 1992, 6 millions de doses de VPO ont été administrées à l’occasion d’une centaine d’opérations de «ratissage» menées dans les districts.

Table ]

Number of confirmed poliomyelitis coses, percentage of cases of acute flaccid paralysis (AFP) discarded, percentage of poliomyeb'tis cases reported by the National Poliomyelitis Institute, and AFP rate per 100000 population under 15 years, Egypt, 1990-1993

Tableau 1 Nombre de cos de poliomyélite confirmés, pourcentage des cas de paralysie flasque aiguë (PFA) écartés, pourcentage des cas de poliomyélite signalés par l’Institut natiomd de la Poliomyélite, et taux de PFA pour 100 000 enfants de moins de 15 ans, Egypte, 1990-1993

Year Année

Confirmed poliomyelitis cases Cas de poliomyélite confirmés 565 625 584 150

Percentage of AFP coses discarded Pourcentage des cas de PFAécartés

Percentage of poliomyelitis cases reported by Poliomyelitis Institute Pourcentage des cas de poliomyélite déclarés par l’Institut de la Poliomyélite 80-90 28 18 39

AFP rate per 100 000 population - under 15 years Taux de PFApour 100 000 enfants de moins del Sons

1990 1991 1992 1993

_ 13 14 34

0.41 0.40 0.23

Poliomyelitis surveillance has improved significantly during the last 3 years as shown in Table 1. Prior to August 1990, virtually all poliomyelitis cases were re269

Ainsi qu’il apparaît au Tableau 1, la surveillance de la polio­ myélite a été sensiblement améliorée au cours de ces 3 dernières années. Avant le mois d’août 1990, la quasi-totalité des cas de

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ported by a single institution, the National Poliomyelius Institute. In subsequent years, this institute provided only 18%-39% of all notifications. In 1993, 34% of suspected cases were discarded as non-poliomyelitis AFP, whereas in 1990, none could be discarded. During the period Januaiy-June 1993, 68% of AFP cases were detected within 7 days of the onset of paralysis, 100% were notified within 24 hours of detection, 97% were investigated with­ in 48 hours of reporting, and 100% had a 60-day follow­ up examination. By 1993, poliomyelitis appears to have shifted from being a widespread endemic disease to one with a limited focal distribution. Comparison of the seasonal variation of AFP cases between 1991 and 1993 indicates that the expected increase in late summer failed to materialize (Fig. 2). The number of confirmed poliomyelitis cases in 1993 was 150 compared with 584 in 1992.

poliomyélite étaient signalés par un seul établissement, l’Insticut national de la Poliomyélite. Ultérieurement, seulement 18% à 39% de tous les cas ont été déclarés par cet institut. En 1993, 34% des cas suspects ont été écartés comme étant des cas de PFA non poliomyélitique, alors qu’en 1990 aucun de ces cas n’avait pu être écarté. Entre janvier et juin 1993, 68% des cas de PFA ont été dépistés dans les 7 jours suivant le début de la paralysie, la totalité des cas ont été déclarés dans les 24 heures suivant le dépistage, 97% ont été examinés dans les 48 heures suivant le recours aux services de santé et l’ensemble des cas a bénéficié d’un examen de suivi à 60 jours. D ’une maladie endémique largement répandue, la poliomyé­ lite semble être devenue en 1993 une maladie à distribution focale limitée. La comparaison des variations saisonnières des cas de PFA entre 1991 et 1993 montre que l’augmentation attendue à la fin de l’été ne s’est pas produite (Fig. 2). Le nombre de cas confirmés de poliomyélite en 1993 a été de 150, alors qu’il était de 584 en 1992.

Fig 2

Reported cases of acute flaccid paralysis (AFP), by month, Egypt, 1991-1993

Fig. 2

Cas de paralysie flasque aiguë (PFA) notifiés, par mais, Egypte, 1991-1993

M o n th - M o is

Y ear - A n n é e — 1981 + 1 S 9 Ï * 1 9 9 3

A separate evaluation is being conducted on the im­ pact of a single dose of inactivated polio vaccine (IPV) given by government clinics to children at 2 months of age during the period October 1991-October 1993. (Based on: Report of a review team.) Editorial Note: Egypt has been an important reservoir for wild polioviruses. The first historical evidence for poliomyelitis comes from ancient Egypt. In 1992, the country reported nearly 4% of the poliomyelitis cases recorded worldwide and has been the apparent source for a number of recent importations in other countries. The country is also situated between 2 emerging polio-free zones - the countries of the Maghreb Union and the Arab States of the Gulf. Eradication of wild poliovirus from Egypt is critical to meeting both the global and the Eastern Mediterranean Region’s goals forjhe year 2000. Egypt has made rapid progress towards poliomyelitis eradication since the national plan of action was adopted in 1990. The available data suggest that the increase in reported cases seen after 1990 was due to improved sur­ veillance. The overall number of cases probably declined during this period. The focal distribution of cases and absence of die expected late summer epidemic provide further evidence that the sharp decline in poliomyelitis cases in 1993 is real. Poliomyelitis can only be eradicated in Egypt with continued effort to improve both vaccine delivery and surveillance. Routine OPV3 coverage should reach 90%. 270

Une évaluation distincte est en cours sur l’impact de l’admi­ nistration d’une dose unique de vaccin antipoliomyélitique inacti­ vé (VPI) aux nourrissons à l’âge de 2 mois, effectuée d’octobre 1991 à octobre 1993 par les dispensaires d’Etat. (D’après: Rapport d’une équipé d examen.) Note de la Rédaction: L’Egypte a été un important réservoir de poliovirus sauvages. Les premiers témoignages de poliomyélite remontent à l’ancienne Egypte. En 1992, le pays a déclaré près de 4% des cas de poliomyélite enregistrés dans le monde et elle a été la source apparente d’un certain nombre d’importations récentes dans d’autres pays. Le pays est en outre simé entre 2 zones qui sont en voie d’être libérées de la poliomyélite - les pays de l’Union du Maghreb et les Etats arabes du Golfe. L’éradication du poliovirus sauvage en Egypte est déterminante tant pour la réalisation du but mondial que pour celle du but fixé par la Région de la Méditer­ ranée orientale pour l’an 2000. L’Egypte a frit des progrès rapides vers l’éradicanon de la poliomyélite depuis l’adoption, en 1990, du plan d’action natio­ nal. Les chiffres disponibles dorment à penser que l’augmentation des cas notifiés observée après 1990 tient à l’amélioration de la surveillance. Le nombre global des cas a probablement baissé au cours de cette période. La distnbunon focale des cas, ainsi que le fait que l’épidémie attendue à la fin de l’été ne se soit pas produi­ te, sont aussi la preuve que la baisse sensible du nombre de cas de poliomyélite en 1993 est bien réelle. L’éradication de la poliomyélite en Egypte nécessite des ef­ forts continus pour améliorer l’administration des vaccins et la surveillance. La couverture systématique par 3 doses de VPO

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NIDs will be needed for at least the years 1994 and 1995, and perhaps longer. These immunizanon activities are not incompatible, and supplemental immunization has not had an adverse impact on the routine system. Immu­ nization coverage with the other EPI vaccines has risen during the most intensive period of poliomyelitis eradica­ tion activity. While properly conducted NIDs will bring polio­ myelitis to extremely low levels, “mopping-up” is needed to achieve eradication. Well-planned “mopping-up” campaigns will be needed in Egypt until poliomyelitis is eradicated. Using surveillance data to identify the final reservoirs of wild poliovirus is a key element to planning effective “mopping-up” campaigns. Better surveillance is detecting a high proportion of poliomyelitis cases in Egypt. However, the AFP rate is still below the minumum expected of 1 per 100 000 pop­ ulation aged less than 15 years. This suggests surveillance is not yet sensitive enough to detect every case of polio­ myelitis. Surveillance systems can be improved by exten­ sion to all health facilities likely to see paralyzed children, including private and university hospitals. Physicians, particularly those outside the Ministry of Health system, should be informed of the need to report all cases of AFP, including Guillain-Barré syndrome, and of the method of reporting. In many countries, physicians unfamiliar with the poliomyelitis eradication effort have been reluctant to report AFP cases without a firm diagnosis of poliomyeli­ tis. Zero reporting from all facilities in the surveillance system is needed, as well as regular monitoring, feedback and supervision.

devrait atteindre 90%. Des journées nationales de vaccination devront être organisées au moins en 1994 et 1995, voire ultérieu­ rement. Ces activités vaccinales ne sont pas incompatibles, et la vaccination complémentaire n’a pas nui au système de vaccina­ tion de routine. La couverture vaccinale par les autres vaccins du PEV a augmenté au cours de la période la plus intensive de l’activité d’éradication de la poliomyéhte. Si des journées nationales de vaccination convenablement organisées ramènent la poliomyélite à des niveaux extrêmement bas, l’éradication passe nécessairement par des opérations de «ratissage». Des campagnes de «ratissage» bien planifiées devront être menées en Egypte jusqu’à ce que la poliomyélite ait été éradiquée. L’utilisation des données dé surveillance pour repérer les derniers réservoirs de poliovirus sauvages est un élément clé de la planification efficace des campagnes de «ratissage». L’amélioration de la surveillance permet de dépister une forte proportion des cas de poliomyélite en Egypte. Toutefois, le taux de PFA est encore inférieur au minimum attendu de 1 pour 100 000 enfants de moins de 15 ans. Cela laisse à penser que la surveillance n ’est pas encore assez sensible pour dépister tous les cas de poliomyélite. Le système de surveillance peut être amélioré s’il est étendu à tous les établissements de santé susceptibles d’accueillir des enfants paralysés, hôpitaux privés et universitaires compris. Les médecins, en particulier ceux qui ne font pas partie du réseau du Ministère de la Santé, devraient être informés de la nécessité de notifier tous les cas de PFA, y compris le syndrome de Guillain-Barré, et des modalités de notification. Dans de nom­ breux pays, les médecins qui ne connaissent pas l’effort déployé en vue d’éradiquer la poliomyélite hésitent à signaler les cas de PFA tant qu’un diagnostic ferme de poliomyélite n ’est pas posé. Il faut arriver à une notification de l’absence de cas par tous les établissements couverts par le système de surveillance, et assurer une surveillance, une rétro-information et un encadrement régu­ liers.

Environmental Health Criteria No. 1521 Polybrominated Biphenyls

Critères d'hygiène de l'environnement N° 1521 Biphényles polybromés

This volume in the Environmental Health Criteria series2 evaluates the risks to human health and the environment posed by exposure to polybrominated biphenyls (PBBs). These chemicals were introduced as flame retardants in the early 1970s and used in the manufacture of small appliances and in automotive applications, coatings, lac­ quers, and polyurethane foam. Research on these chemi­ cals has been especially intense following a 1973 poisoning disaster, in Michigan, United States of America, caused when a flame retardant was inadvertently confused with a magnesium oxide-based cattle feed supplement. The flame retardant was added to animal feed and widely distributed to farms within the state. The ensuing contamination of farm animals resulted in the destruction of tens of thou­ sands of cattle, pigs, and sheep, and more than a million chickens. Since the cause of contamination remained un­ detected for almost a year, thousands of farmers and other consumers were exposed to PBBs through the consump­ tion of contaminated meat, eggs, and dairy products. Although production of PBBs has been halted or se­ verely restricted in many parts of the world, these chemi­ cals remain of enduring concern due to their extreme persistence in the environment, their concentration in the food chain, their marked tendency to bioaccumulate in living organisms, including humans, and the potential for adverse health effects following long-term exposure to very low levels. 1 1994, 577 pages (English with summaries in French and Spanish); ISBN 92 4 157152 7; Sw.fr 79 -/U S S71.10 (in developing countries' Sw.fr. 55,30), O rder No, 1160152 2 See No 33, 1994, pp 248-250 271

Dans ce volume de la série Critères d’hygiène de l’environnement sont évalués les nsques pour la santé humaine et pour l’environne­ ment que comporte l’exposition aux biphényles polybromés (PBB). Ces produits ont fait leur apparition sur le marché comme retardateurs de flamme au début des années 70; ils étaient utilisés dans la fabrication de divers petits appareils, d’accessoires d’auto­ mobiles, dans les peintures et les vernis, ainsi que dans la mousse de polyuréthanne. Les recherches sur ces composés ont été parti­ culièrement intensives à la suite d’une catastrophe survenue dans le Michigan, Etats-Unis d’Amérique, en 1973; où un retardateur de flamme avait été ajouté par inadvertance à de la nourriture pour animaux à la place d’oxyde de magnésium. Ces aliments pour animaux ont ensuite été largement distribués aux éleveurs dans tout l’Etat, entraînant une contamination qui a abouti à la perte de dizaines de milliers de bovins, de porcs et de moutons, et de plus d’un million de poulets. La cause de la contamination étant restée inconnue pendant près d’un an, des milliers d’éleveurs et d’autres consommateurs ont été exposés aux PBB par le biais de la consommation de viande, d’œufs et de produits laitiers contaminés. Bien que la production des PBB ait été arrêtée ou sévèrement limitée dans de nombreuses régions du monde, ces composés sont à l’origine de problèmes durables en raison de leur très forte persistance dans l’environnement, de leur concentration dans la chaîne alimentaire, de leur tendance marquée à s’accumuler dans les organismes vivants, y compris chez l’homme, et de leur capacité à induire des effets nocifs sur la santé après exposition prolongée à des concentrations très faibles. 1 1994, 577 pages, publié en anglais, avec résumés en français et en espagnol^ ISBN 92 4 157152 7, Fr.s 79.-AJS §71 10 (pnx dans les pays en développement: Fr.s. 55,30)* de commande 1160152 2 Voir N* 33, 1994, pp. 248-250

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé