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PROGRAMME ON SUBSTANCE ABUSE : Drug consumption = PROGRAMME DE LUTTE CONTRE LES TOXICOMANIES : Consommation de drogues

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PROGRAMME ON SUBSTANCE ABUSE Drug consumption M exico . — A wide variety of plants with hallucinogenic prop­ erties are found in this country, some of them known since preColombian umes. These plants are still being used for magical-religious purposes in indigenous communities. Young people who report having experimented with hallucinogens tend to use naturally grown plants and only rarely consume synthetic substances like LSD. Only isolated cases of phencyclidine (PCP) use have been reported. Marijuana use dates far back into Mexico’s history. Indigenous communities recall it as early as 1772. Called the “venerable child”, it was used in rituals by the Tepehuas, and later, by soldiers and individuals from the lower socioeconomic strata. It was only in the late 1960s and early 1970s that its use spread to young people of all socioeconomic strata.

PROGRAMME DE LUTTE CONTRE LES TOXICOMANIES Consommation de drogues M exique . — On trouve dans ce pays une grande variété de plantes aux propriétés hallucinogènes, dont certaines sont connues depuis l’époque précolombienne. Ces plantes sont encore utilisées en magie ou à des fins religieuses par les communautés indigènes. Les jeunes qui déclarent avoir essayé les hallucinogènes tendent à utiliser des plantes naturelles et ne consomment que rarement des substances synthétiques telles que le LSD. Seuls des cas isolés d’emploi de phencyclidine (PCP) ont été signalés. L ’utilisation de marijuana remonte à un lointain passé au Mexique. On en trouve déjà la trace dans les communautés indigènes en 1772. Appelée «le vénérable enfant», elle était utilisée dans les cérémonies rituelles desTepehuas, puis par les soldats et les membres des couches socio-économiques les moins favorisées. Ce n ’est que vers la fin des années 60 et au début des années 70 que son utilisation s’est étendue aux jeunes de tous niveaux socio-économiques.

Concern over inhalant use arises not only because of the extent of the practice, but also because of the population group that is chiefly involved : children and young people who are sull growing physically and emotionally and are especially susceptible to the obvious physical and psychological effects of these substances. As regards illicit drugs, Mexico produces opium, heroin and marijuana and is a transit territory for the export to the United States of internationally produced drugs, principally cocaine. Nevertheless, abuse of heroin and cocaine, the most dangerous of the illicit drugs, is not extensive. “Crack” is known, but its use is not extensive either. Heroin use is limited to the north-west border area, particularly among individuals whose income en­ ables them to acquire it, for, like cocaine, it is an expensive drug. Research on drug dependence in Mexico has been conducted in a number of areas, including the medical units consulted by drug users. Anthropological studies and surveys have been carried out m schools, prisons and institutes for the protection of minors. Other sources of information are lists of cases handled by medical institutions, social welfare institutes and law enforcement agen­ cies. Finally, door-to-door surveys have been conducted since 1974. The most recent one, carried out in 1988, gave information on the entire population of the country's urban areas aged 12 to 65 years.

L ’utilisation de produits inhalés est préoccupante non seulement en raison de l’ampleur de cette pratique, mais aussi parce que le groupe de population le plus touché est celui des enfants et des jeunes qui, en plein développement physique et affectif, sont particulièrement sensibles aux effets physiques et psychologiques de ces substances. Pour ce qui est des drogues illicites, le Mexique produit de l’opium, de l’héroine et de la marijuana; des drogues d’origines diverses exportées aux Etats-Unis, de la cocaïne principalement, transitent en outre par son territoire. L’abus de l’héroïne et de la cocame, la plus dangereuse des drogues illicites, n’est cependant pas très répandu. Le « crack» est connu, mais il n’est pas non plus d’usage courant. La consommation d’héroïne se limite aux abords de la frontière nord-ouest, en particulier chez ceux dont le revenu leur permet de s’en procurer, car tout comme la cocaïne c’est une drogue chère. Des recherches sur la pharmacodépendance au Mexique ont été effectuées dans un certain nombre de secteurs, y compris les services médicaux que consultent les toxicomanes. Des études et enquêtes anthropologiques ont été faites dans les écoles, les prisons et les insututs responsables de la protection des mineurs. Les listes de cas tenues par les établissements médicaux, les instituts d’assistance sociale et les organis­ mes chargés de l’application des lois constituent d’autres sources d’in­ formation. Enfin, plusieurs enquêtes en porte-à-porte ont été effectuées depuis 1974. La plus récente, en 1988, a fourni des renseignements sur toute la population de 12 à 65 ans vivant en zone urbaine. Cette enquête natio-

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This National Survey on Addiction investigated the use of ma­ rijuana, inhalants, hallucinogens, heroin, opium, cocaine and its derivatives, tranquillizers, sedatives, amphetamines and other sti­ mulants and narcotics. Present situation In 1988, 43 per 1 000 residents of urban areas in Mexico had consumed 1 or more types of drugs, which means that approxi­ mately 1,5 million individuals had used drugs at least once. Young males between the ages of 12 and 34 are most commonly involved (Table 1),

nale sur la toxicomanie portait sur l’emploi des substances suivantes : marijuana, produits inhalés, hallucinogènes, héroïne, opium, cocaïne et ses dérivés, tranquillisants, sédatifs, amphétamines et autres stimulants et stupéfiants. Situation actuelle En 1988, sur 1 000 personnes résidant en zone urbaine au Mexique, 43 avaient pris un ou plusieurs types de drogues, ce qui signifie qu’environ 1,5 million de personnes avaient consommé de la drogue au moins une fois, les principaux utilisateurs étant des jeunes hommes de 12 à 34 ans (Tableau 1).

Tableau 1.

Table 1. Prevalence of drug use in the urban population aged 12 to 65 years, Mexico, 1988 Prevalence de la consommation de drogues dans les populations urbaines de 12 à 65 ans, Mexique, 1988 Prevalence (per 1 000 p o p u latio n )a Prévalence (pour 1 000 h ab itan ts)d

Sex/age » Sexe/âge

M a le s — S e x e m a s c u lin 1 2 -3 4 y e a rs /a n s 3 5 -6 5 y e a rs /a n s . . . . . . . . . . . 78 57 71 . ............................ , . .

S u b to ta l — T o t a l p a r t ie l F e m a le s — S ex e fé m in in

1 2 -3 4 y e a r s / a n s ........................ , , , . 3 5 -6 5 y e a rs /a n s . . . . . . . . . . . S u b to ta l — T o t a l p a r t ie l . . . . . .

23 26

24 43

Total ................................... ...

* Consumption ai least once. — Consommation au moms 1 fois

The drugs most frequently consumed are marijuana (25 per 1 000 population) ; tranquillizers (7 per 1 000) ; and inhalants and amphetamines (6 per 1 000). Cocaine is estimated to have been used by 3 per 1 000 population, and heroin by 1 per 1 000 (Fig. 1).

Les drogues les plus fréquemment utilisées sont la marijuana (25 pour 1 000 habitants) ; les tranquillisants (7 pour 1 000) ; les produits inhalés et les amphétamines (6 pour 1 000). On estime que 3 personnes sur 1 000 ont utilisé de la cocaïne et 1 sur 1000 de l’héroïne (Fig. 1).

Fig. 1 Prevalence o f consum ption (at least once) o f various dru gs urban population aged 12 to 65 years, M exico, 1988 Prevalence de l ’utilisation (au m oins 1 fais) de différentes drogues, population urbaine de 12 à 65 ans, M exique, 1988 Heroin — Héroïne Sedatives — Sédatifs Stim ulants Analgesics-narcotics — A nalgésiques-stupéfiants Hallucinogens — Hallucinogènes Cocaine — Cocaïne Depressants ~ Dépresseurs Am phetam ines — Am phétam ines Inhalants — Produits inhalés Tranquillizers — Tranquillisants M arijuana

Prevalence per 1 OOO — Prévalence pour 1 OOO habitants

Men have a higher rate of consumption of marijuana and inhalants, while women prefer medicinal drugs. Active users, among both men and women, are found in the lower age groups. In general terms, inhalant use begins earliest, between 12 and 17 years of age; use of marijuana and hallucinogens between 18 and 25 years; and cocaine use between 26 and 34 years. In most cases it is friends or acquaintances who supply the first drugs, particularly in the cases of marijuana, cocaine and heroin. As for the first source of drugs, pharmacists and physicians play the most important role in the acquisition of medicinal drugs; School is an important source of supply only in the case of mar­ ijuana, while bars, cafés and discotheques predominate as sources of cocaine.

Le taux de consommation de la marijuana et des produits inhalés est plus élevé chez les hommes, tandis que les femmes préfèrent les drogues médicinales. Chez les hommes comme chez les femmes, les utilisateurs actifs appartiennent aux groupes d’âge les plus jeunes. D ’une façon générale, la consommauon de produits inhalés est la plus précoce, entre 12 et 17 ans; l’utilisation de marijuana et d’hallucinogènes se situe entre 18 et 25 ans et celle de cocaïne entre 26 et 34 ans. Dans la plupart des cas, les premières drogues sont procurées par des amis ou des connaissances, notamment pour ce qui est de la marijuana, la cocame et l’héroïne. Quant à la principale source de drogues ce sont les pharmaciens et les médecins qui jouent le plus grand rôle dans l’acqui­ sition de drogues médicinales. L ’école n’est une importante source d’approvisionnement que dans le cas de la marijuana, tandis que les bars, les cafés et les discothèques sont les principales sources d’approvision­ nement pour la cocaïne.

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The country’s north-western region has the highest indices of consumption, double the national average: 92 of every 1 000 town dwellers aged 12 to 65 years in this region have experi­ mented with drugs, compared with the national average of 43 per 1 000, and 1.7% were active users between 1987 and 1988. Consumption of narcotic analgesics in Mexico City dropped sharply between 1974 and 1988, from 16 to 1 per 1 000, while tranquillizer consumption fell from 5 to 1 per 1 000. Consump­ tion of sedatives declined from 13 to 0.2 per 1000, and consump­ tion of amphetamines and other stimulants from 2 to 1 per 1000. The index of marijuana experimentation rose horn 13 to 22 per 1 000, that of inhalants from 4 to 6 per 1 000. The numbers of active users did not rise, however; in fact, they declined slightly, from 3 to 2 per 1000 and from 1 to 0.5 per 1 000 respectively. Cocaine consumption, which was recorded as nil in 1974, was already being observed in 1988. Among students at the intermediate and higher intermediate educational levels in the country’s urban areas, solvents, mari­ juana and amphetamines are the most commonly used drugs, with prevalence rates of 44,32 and 35 per 1 000 respectively. The use of cocaine and heroin is less widespread, with levels of 10 and 1 per 1 000. An increase in the experimental use of inhalants, amphetamines and marijuana was noticeable from 1976 to 1986, while there were no significant variations in their regular use (Fig. 2).

C’est dans le nord-ouest du pays que l’indice de consommation est le plus élevé, soit 2 fois la moyenne nationale : 92 pour 1 000 citadins de 12 à 65 ans dans cette région ont déjà pris de la drogue, alors que la moyenne nationale est de 43 pour 1000 habitants et que 1,7% se dro­ guaient de façon active entre 1987 et 1988. La consommation d’analgésiques-stupéfiants à Mexico a accusé une chute sensible entre 1974 et 1988, passant de 16 à 1 pour 1000 habitants, tandis que la consommation de tranquillisants est tombée de 5 à 1 pour 1000. La consommation de sédatifs est passée de 13 à 0,2 pour 1000 et la consommation d’amphétamines et d’autres stimulants de 2 à 1 pour 1000. L’indice d’utilisation de la marijuana à titre d’expérience est passé d e l3 à 2 2 p o u r l 000 et celui des produits inhalésde4à 6 pour 1 000. Le nombre des utilisateurs actifs n’a cependant pas augmenté; il a même légèrement baissé, passant de 3 à 2 pour 1000 et de 1 à 0,5 pour 1000 respectivement. La consommation de cocaïne, enregistrée comme nulle en 1974, était déjà observée en 1988. Chez les étudiants du secondaire en zone urbaine, les solvants, la marijuana et les amphétamines sont les drogues les plus couramment utilisées, avec des taux de prévalence de 44, 32 et 35 pour 1000 res­ pectivement. L ’utilisation de cocaïne et d’héroïne est moins répandue, avec des taux de 10 et 1 pour 1 000. L ’augmentation de l’utilisauon à titre expérimental des produits inhalés, des amphétamines et de la marijuana a été sensible entre 1976 et 1986 tandis que leur utilisation régulière n’a guère évolué (Fig. 2).

Fig. 2 Changes in prevalence of drug use,1 student population, Mexico, 1976 and 1986 Evolution de la prevalence de l ’utilisation des (bogues,1 écoliers et étudiants, Mexique, 1976 et 1986 Solvents — Solvants M arijuana Am phetam ines — Am phétam ines Sedatives — Sédatifs Tranquillizers — Tranquillisants Hallucinogens — Hallucinogènes Cocaïne — Cocaïne Heroin — Héroïne

Prevalence per 1 OOO — Prévalence pour 1 0 0 0 habitants

>Consumption at least once. — Consommation au moins 1 lois.

The prevalence of drug use among street children aged less than 18 years is higher than the rate among schoolchildren and the figures reported by the National Survey on Addiction: 27% report having used inhalants, and 22% use them daily; 10% have used marijuana, while 1.5% use it regularly. This population group reports no consumption o f other drugs. Failure to attend school, lack of family contacts, early initiation into street work, drug use among siblings and friends, and rural-urban migration are all strong contributors to drug use.

Users of inhalants tend to modify their habits over time. Gen­ erally, they stop using them upon emerging from adolescence, without necessarily undergoing anti-drug therapy, and most then replace drugs with alcohol. T he number of cases of health problems related to drug abuse treated in dctoxificauon units in emergency hospitals remains low. Most pauents are men, although the proportion of women is growing. The drugs most commonly reported are marijuana and sol­ vents. Heroin was involved in less than 1% of the cases treated. Although there are few reports of cocaine use, its frequency has risen slightly.

La prévalence de l’emploi de drogues chez les enfants de la rue de moins de 18 ans est supérieure au taux enregistré chez les écoliers et aux chiffres signalés par l’enquête nationale sur la toxicomanie : 27% décla­ rent avoir utilisé des produits inhalés et 22% en consomment quotidien­ nement; 10% ont utilisé de la marijuana, tandis que 1,5% la consomment régulièrement. Ce groupe de population déclare ne consommer aucune autre drogue. Le défaut de scolarisation, l’absence de contacts familiaux, l’exercice précoce d’un travail de rue, La consommation de drogues par les frères et sœurs et les amis et les migrations des zones rurales aux zones urbaines sont autant d’éléments qui encouragent fortement l’utilisation de drogues. Les utilisateurs de produits inhalés tendent à changer d’habitudes au fil du temps. Généralement, ils cessent leur consommation au sortir de l’adolescence, sans nécessairement suivre une cure de désintoxication, et la plupart d’entre eux abandonnent alors la drogue pour l’alcool. Les problèmes de santé liés à l’abus des drogues et traités dans les unités de désintoxication des services hospitaliers d’urgence restent peu nombreux. La plupart des malades sont des hommes, bien que la pro­ portion de femmes soit en augmentation. Les drogues les plus couramment signalées sont la marijuana et les produits inhalés. L’héroïne est en cause dans moins de 1% des cas traités. Bien que l’utilisation de cocaïne soit rarement signalée, sa fréquence a légèrement augmenté.

(Based on/D’après: Epidemiologia, Vol. 4, No. 11, Nov. 1989; Sistema Nariond de Sdud.)

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E ditorial N ote : This article describes the results of surveys on drug abuse in Mexico from 1974 to 1988, It emphazises the almost explosive increase of the problem, due to the growth of the affected population and to changing patterns of drug consump­ tion, particularly among young people.

N ote de la R édaction : Cet article décrit le résultat d’enquêtes sur l’abus des drogues au Mexique entre 1974 et 1988. Il fait ressortir l’ag­ gravation quasi explosive du problème due à l’accroissement des popu­ lations affectées et à l’évolution des schémas de consommation des dro­ gues, en particulier chez les jeunes.

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé