(WPR/RC24/ SR/3)
COMPTE RENDU
A.~ALYTIQUE
DE LA TROISIEME SEANCE
Queen Margaret College. Wellington Mercredi 29 aoGt 1973. 9 heures PRESIDENT : Dr C.N. Derek Taylor (Nouvelle-zelande) SOMMA IRE Pages 1.
Allocution du Directeur general .... .o . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Allocution du President
..
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2.
......................................................
3.
Accuse de reception par Ie President des rapports succincts des gouvernements sur leurs activites sanitaires ........................................................................... ..
93 94
4.
Rapport du Directeur regional .••..•..•...••.•..•••••.•••
5.
Resolutions d'inter€t regional adoptees par 1a Vingt-Sixieme Assemb1ee mondia1e de la Sante ••••••••••••
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CQMITE REGIONAL
VINGT-oUATRIEME SESSION
Troisieme seance Mercredi 29 aoat 1973, 9 heures PRESENTS I. Bapresentants des Etats Membres AUSTRALIE Dr H.M. Frank1ands Dr R.W. Cumming M. R.J. Tyson Dr Chen Hai-feng Professeur Shih Cheng-hsin Dr Chang Kuan-hua M. Tsao Yung-1in Dr M. Dr Dr J.C. King F.S. Cruz M. Kumangai J. Nunn
CHINE
ETATS-UNIS D'AMERIQUE
FIDJI FRANCE JAPON
Dr D. Singh Dr J. Laigret Dr Teruhiko Saburi Dr Rintaro Okamoto Dr Phouy Phoutthasak Dr Tiao Jaisvasd Visouthiphong Tan Sri Datuk (Dr) Abdul Majid bin Ismail Dr S.K. Mukherjee M. Onn bin Kayat Dr H.J.H. Hidd1estone Dr C.N. Derek Taylor ·Dr G. Blake-Palmer Dr R. Dickie Professeur C.W. Dixon Dr A.N. Acosta Dr J.B. Duarte Pinheira Dr L. Amarchande
LAOS
MALAISIE
NOUVELLE-ZELANDE
,
PHILIPPINES PORTUGAL
COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA TROISIEME SEANCE REPUBLIQUE DE COREE Dr M. Dr Dr Sung Hee Bbee Byoung Rok Lee Sung Kyu Altn Kyong Shik Chang
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REPUBLIQUE DU VIET-NAM
Dr Truong-Minh-Cac Dr Pham-Van Dr Nhan-Trung-Son Professeur agrege Sok Heangsun Dr Kadeva Han Dr My Samedy Dr J .L. Kilgour Dr G. Choa Honorable Seiuli Taulafo Dr J.C. Thieme M. Faapoituulao Atos Dr Ho Guan Lim
REPUBLIQUE KHMERE
ROYAUME-UNI SAMOA-oCCIDENTAL
SINGAPOUR II.
Representants de l'Organisation des Nations Unies et des institutions apparentees NATIONS UNIES ET PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT
M. W. Hussey
Ill.
Representants d'autrea organisations intergouvernementales COMMISSION DU PACIFIQUE SUD Dr Anne-Laure Bourre
IV.
Representants d'organisations non gouvernementales ASSOCIATION MONDIALE VETERINAIRE COMITE INTERNATIONAL CATHOLIQUE DES INFIRMIERES ET ASSISTANTES MEDICO-SOCIALES CONSEIL INTERNATIONAL DES INFIRMIERES FEDERATION DENTAIRE INTERNATIONALE M.
R.C. Watson
MIle P. Dudderidge Mlle T. Burton General J. Ferris Fuller
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COMITE REGIONAL FEDERATION INTERNATIONALE POUR LE PLANNING FAMILIAL SOCIETE INTERNATIONALE DE RADIOLOGIE
VINGT:9UATRIEHE SESSION .."
Dr R. Black Dr G.D. T. Harper
V.
Secretariat de l'OKS DIRECTEUR GENERAL SECRETAIRE Dr H.T. Mahler Dr Francisco J. Dy ,.".
COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA TROISIEME SEANCE 1. ALLOCUTION DU DIRECTEUR GENERAL: Point 3 de l'ordre du jour
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Le Dr MAHLER, Directeur general, prononce une allocution. de celle-ci figure a l'annexe 1.
Le texte
Le PRESIDENT remercie Ie Directeur general et dit que toutes les idees qu'il a expO sees donneront beaucoup a reflechir aux representants. 11 assure Ie Directeur general que Ie Comite Ie tiendra au courant de tous les problemes qui pourraient se poser et il exprime l'espoir que Ie Directeur general en viendra a considerer la Region du Pacifique occidental comme l'une des plus orientees vers l'avenir. 2. ALLOCUTION DU PRESIDENT: Point 6 de l'ordre du jour Le texte de celle-ci figure
Le PRESIDENT prononce une allocution. I' annexe 2. 3.
a
ACCUSE DE RECEPTION PAR LE PRESIDENT DES RAPPORTS SUCCINCTS DES GOUVERNEMENTS SUR LEURS ACTIVITES SANITAIRES : Point 10 de l'ordre du jour
Le PRESIDENT accuse reception des rapports sur les activites sanitaires des pays ou territoires suivants : Australie, Hong Kong, Japon, Macao, Malaisie, Nouvelle-Zelande, Polynesie fran~aise, Republique de Coree, Republique du Viet-Nam, Republique khmere et Timor portugais. Le Gouvernement laotien a presente un certain nombre de rapports mais il n'est pas possible de les distribuer; ils peuvent cependant etre consultes au secretariat de l'OMS. Le Dr FRANKLANDS (Australie) appelle l'attention sur Ie rapport de son Gouvernement et demande que les corrections suivantes y soient apportees. A la premiere page, il est dit qu'un imp8t sur Ie revenu de 1,35% est per~u pour les services de sante et qu'il s'accompagne d'une subvention du Gouvernement calculee sur une base paritaire. Ce n'est pas Ie cas; la subvention du Gouvernement est liee a l'impot de 1,35%. A la page 3, il est dit que Ie Gouvernement a alloue une somme de $400 000 pour la campagne contre l'usage du tabac. Ce montant est en fait de $484 000 environ. Le PRESIDENT prend bonne note de ces changements. Le Dr CHEN (Chine) indique que Ie Vice-Ministre de la Sante de son pays a expose en detail Ie programme de son Gouvernement a l'Assemblee mondiale de la Sante en maio Par consequent, aucun rapport n'est communique a la presente session.
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COMITE REX:IONAL
VINGT=QUATRIEHE SESSION Point 11 de l'ordre du jour
4.
RAPPORT DU DIRECTElIR REGIONAL (document WPR/RC24/3)
Presentant son rapport annuel, Ie DIRECTElIR REGIONAL declare que Ie renforcement des services de sante de base qui vise a atteindre les habitants des regions les plus reculees est un objectif fondamental du programme de sante danB tous les pays en voie de developpement. Comme les ressources et Ie personnel technique sont limites, les gouvernements doivent passer en revue leurs moyens, evaluer leurs besoins, etablir des priorites et formuler des plans realistes de fa~on que les res sources de l'OMS puissent ftre dirigees dans la bonne voie. C'est pourquoi on continue a accorder toute l'attention necessaire a la planification sanitaire nationale. L'OMS esaaie maintenant de mettre au point une me thodologie de la planification aanitaire qui repondra aux besoins des pays en voie de developpement de la Region. Un projet de manuel de planification sanitaire a ete etabli et mis a l'essai pour certains projets beneficiant de l'aide de l'OMS. Les recherches sur l'action de sante publique constituent une autre methode employee dans certains pays pour obtenir des renseignements sur la force ou la faiblesse deB services de sante. L'attention est egalement concentree sur la gestion des projets. Une des techniques mises au point a cet egard est l'analyse des systemes appliquee aux projets. Les trois exercices d'elaboration de projets effectues aux Philippines, a Singapour et en HalaiBie en 1971 ont ete passes en revue. On commence a organiser des journees d'etudes qui auront lieu vers la fin de cette annee en vue d'examiner lea moyens de simplifier les techniques et de determiner les meilleures fa~on de presenter cette methode aux gouvernements. Des etudes sont en cours pour determiner si ce concept d'analyae des systemes peut ttre utilise dans la planification de l'assistance de l'OMS. Le Directeur regional demande aux representants s'ils ont des suggestiona a faire quant aux domainss ou l'assistance de l'OMS a cet egard peut etre utile pour lea programmes de sante. L'accroissement de la population et Ie surpeuplement sont consideres comme des menaces graves pour la sante des populations dans la plus grande partie du tiers monde. A un certain moment, les services de planification familiale etaient consideres comma une activite ne relevant pas des services de sante de base. Les evaluations par pays ont mene a l'elaboration de projets plus generaux d'un caractere pluridisciplinaire, et Ie concept de la sante de la famille reliee a la sante maternelle et infantile, a la planification familiale, a la nutrition et a l'education sanitaire est plus largement accepte. Dans les pays les plus avances de la Region, ou les maladies infectieuses ont ete en grande partie enrayeea, on s'efforce de combsttre les "maladies de la civilisation" qui ont maintenant atteint de grandes proportions : maladies cardio-va8culaires, cancer, obesite, etc. Cependant. les maladies debilitant •• posent aUBsi un probleme important danB les pays peu developpes de la Region bien qu'elleB soient souvent masquees par une infection aigae venue s'y ajouter. Le Directeur regional mentionne en particulier l'etat nutritionne1 deficient de nombre d'enfants et de meres et cite l'exemple d'une etude effectuee en Amerique latine, ou les conditions sont assez analogues a ce11es de 1a Region, dans laque1le i1 a ete demontre que les
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carences nutritionnelles etaient la cause initiale de deces dans 57% des deces d'enfants. L'OMS espere aider les gouvernements a ameliorer l'etat nutritionnel et la resistance des individus en s'y interessant dans Ie cadre plus large de la sante de la famille. Les secteurs prioritaires dans ce programme sont la surveillance de la grossesse, y compris la planification familiale, la satisfaction des besoins nutritionnels pendant la grossesse, la croissance et Ie developpement, et la prevention et Ie traitement des maladies infectieuses chez l'enfant. L'education sanitaire est un des elements indispensables a la reussite du programme de sante de la famille. Pendant la periode consideree, on a introduit l'usage de brochures educatives dans les activites du programme de sante de la famille. Le texte de ces brochures a ete etabli en collaboration avec les differents experts et organismes qui s'interessent a la planification familiale, au developpement communautaire, a l'education, a la vulgarisation sanitaire et a l'information, ainsi qu'aux questions socioeconomiques interessant la sante de la famille. Cette methode integree a accru l'inter~t pour la planification familiale et a fourni une base plus large pour l'action future. Le programme inter-pays a long terme concernant les services de laboratoires de sante, qui a ete approuve par Ie Comite a sa vingt-deuxieme session (resolution WPR/RC22.R19) a pris de l'ampleur. La prodUction et Ie contrSle des substances biologiques ae sont smeliores. Les renseignementa recueillis par un consultant aux fins d'etablir un repertoire des laboratoires medicaux et apparentes pour les pays et territoires de la Region ont ete groupes et Ie Repertoire devrait ~tre publie l'annee prochaine. Un certain nombre de pays participent au programme interregional de controle de la qualite en biochimie clinique organise par Ie Siege de l'OMS avec l'aide du Centre de lutte contre les maladies, a Atlanta. On reconnart de plus en plus que les services de laboratoires de sante doivent etre integres au Service general de la sante. Les programmes speciaux beneficient ainsi davantage de services de laboratoires, tout particulierement ceux qui s'occupent de la surveillance des maladies transmissibles et de la lutte contre ces maladies. Etant donne la penurie quasi universe lIe de personnel sanitaire qualifie,une grande partie du programme d'assistance de l'OMS est consacree au developpement de la main-d'oeuvre aanitaire. Un evenement important au cours de la periode consideree a ete la creation du Centre de formation d'enseignants pour les personnels de sante a l'Universite de la NouvelleGalles du Sud (Sydney). Certaines questions meritent une attention speciale, notamment la formation de cadres pour diriger et superviser Ie personnel moins qualifie, l'adaptation des programmes d'etudes aux besoins des differents pays, et la formation de personnel auxiliaire capable d'entreprendre des taches pluridisciplinaires plutSt qu'un travail specialise. Le progres accompli en ce qui concerne la formation d'infirmieres au Laos est un excellent exemple des succes obtenus par l'action conjuguee des gouvernements et de l'OMS. Ce projet est decrit a la page 83 du rapport.
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COMITE REGIONAL
VINGT=QUATRIEfffi SESSION
La premiere edition du Repertoire des cours de formation pour Ie personnel sanitaire de la Region, que Ie Comite avait demande a sa vingtdeuxieme seasion (resolution WPR/RC22.Rll), a ete distribuee. Le Directeur regional formule l'espoir que ce repertoire permettra d'utiliser encore davantage les moyens de formation disponibles dans la Region. Le Directeur regional passe ensuite aux maladies transmissibles. Bien que leur incidence continue de decroftre dans plusieurs regions du monde, elles sont encore une cause principale de mortalite et de morbidite dans nombre de pays en voie de developpement de la Region. Une action soutenue et plus vigoureuse est necessaire pour les combattre. Par exemple, la reapparition du cholera dans certains pays indique clairement la necessite d'intenaifier l'aasainissement, l'approvisionnement en eau potable et la construction de latrines salubres. Un service de surveillance bien organise est indispensable pour que les maladies soient depistees rapidement et que des mesures efficaces soient prises en vue de juguler toute poussee epidemique. Malgre la reduction remarquable du taux de mortalite due a la tuberculose dans nombre de pays, et la reduction concomitante des taux de morbidite, de gravite et d'infection, cette amelioration ne s'est pas manifestee partout, car les nouvelles connaissances et techniques n'ont pas toujours ete appliquees. Le programme de lutte contre la tuberculose dans la Repub1ique de Coree, decrit aux pages 98 a 102 du rapport, demontre l'efficacite de la vaccination par Ie BCG, du depistage par simple examen des expectorations et du traitement ambulatoire sur une grande echelle. Le Directeur regional attire l'attent1on sur Ie fait qu'un programme decennal d'assistance de l'OMS en matiere d'hygiene dentaire avait ete lance pendant la douzieme session du Comite regional, tenue egalement a Wellington. Ce programme a ete couronne par des Journees d'etudes regionales sur lea services d'hygiene dentaire organisees a Singapour en mai 1972. Cette decennie consacree a 1a recherche a ete suivie d'une periode d'application de projets d'hygiene dentaire. On donne plus d'importance aux projeta preventifs. En mime temps, on envisage de nouvelles possibilites pour Ie programme inter-pays. Par exemple, en matiere de recherche clinique et d'education de la population en hygiene dentaire, les pays pourraient @tre groupes selon la similitud~ de leurs problemes et eventuellement selon leurs affinites culturelles. Ainsi, Hong Kong, Singapour, la Malaiaie et la Republique de Coree constitueraient un groupe; Tonga, lea Samoa, Fidji, un autre groupe, etc. La documentation, les methodes et les ~essources pour l'education en hygiene dentaire pourraient atre mises en commun par un groupe de pays et profiter a chacun d'eux. Les resultata de la recherche d'un pays, par exemple pour les parodontopathies, seraient ainsi applicables au groupe et non seulement a ce pays.
Pendant la periode consideree, l'OMS a fourni toute une gamme d'ass1stance technique dans Ie domaine de l'hygiene du milieu. Le premier seminaire du programme regional a long terme de lutte contre la pollution du milieu, approuve par Ie Comite i sa vingt-troisieme session (resolution WPR/RC23.R17), a eu lieu en mai 1973. 11 a favorise un echange de vues
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tres fructueux sur la pollution du'milieu et a mene a un grand nombre de conclusions et de suggestions pour l'action regionale. L'Organisation etudie maintenant les moyens d'etendre et d'accelerer ce programme par l'organisation de groupes de travail et de cours de formation sur des questions particulieres et psr un examen general de la position des gouvernements a l'egard de la pollution du milieu. Pour terminer, Ie Directeur regional exprime l'espoir que Ie Comite examiner a Ie rapport de tres pres. Les observations du Comite indiqueront si l'assistance de l'OMS est donnee dans la bonne direction. Le Directeur regional demande aussi aux representants de suggerer les meilleurs moyens de s'attaquer aux problemes deja mentionnes, par exemple la necessite d'ameliorer la gestion des projets, l'etat nutritionnel defectueux des meres et des enfants et les problemes poses par les maladies transmissibles. Les propositions formulees pendant la session aideront Ie Bureau regional a etablir Ie programme inter-pays qui servira a stimuler les activites dans toute la Region. Le PRESIDENT propose que, conformement a la coutume etablie et avec l'approbation du Comite, Ie rapport soit passe en revue section par section. II invite ensuite les representants a presenter des observations. Le Dr TRUONG-MINH-CAC (Republique du Viet-Nam) se reporte a la declaration faite la veille par la delegation de la Republique populaire de Chine au sujet de la delegation vietnamienne. Le Viet-Nam est engage dans des negociations delicates et il est deplace de faire des observations qui prejugent l'issue de ces pourparlers. Le Gouvernement de la Republique du Viet-Nam exerce une autorite pleine et entiere sur Ie Viet-Nam du Sud. Toute remarque allant dans un autre sens est inadmissible. Le Dr Truong-Minh-Cac remercie ensuite Ie Bureau regional de la promptitude avec laquelle il a repondu aux demandes de son pays. Un mois a peine apres la signature du cessez-le-feu, une delegation de l'OMS s'est rendue a Saigon pour discuter de l'assistance supplementaire a accorder dans la periode d'apres-guerre. Un consultant pour la readaptation est deja arrive et d'autres experts sont attendus. Le Dr KING (Etats-Unis d'Amerique) felicite Ie Directeur regional pour son rapport. II note particulierement que l'accent est mis sur la qualite des programmes sanitaires d'ensemble dans la Region, surtout en ce qui concerne les techniques de gestion. 11 reconnaft que l'assistance de l'OMS doit avoir un effet appreciable. Pour obtenir Ie plein engagement des pays, cet effet doit leur paraftre evident. Le Dr King est particulierement heureux de constater l'attention accordee a la sante de la famille et au developpement de la main-d'oeuvre sanitaire. Le Dr SABURI (Japon) felicite Ie Dr Taylor de son election a la presidence et aussi Ie Directeur regional pour son excellent rapport. II est manifeste que la Region realise des progres exceptionnels dans ses programmes et dans la recherche de solutions aux problemes sanitaires complexes dans un monde rapidement changeant. Le Dr Saburi mentionne les activites de
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COMITE REGIONAL
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l'Institut national de Sante publique de Saigon et dit que Ie Ministere de la Sante du Japon appuie fermement l'oeuvre de tels instituts et prend acte de l'importance que l'OMS leur attache. Le Dr PINHEIRA (Portugal) felicite Ie Directeur regional pour la precision et 1a c1arte de son rapport. Les programmes de sante pub1ique au Timor portugais et a Macao sont mode1es sur lea directives et principes etablis par l'OMS. Le Dr PHOUTTHASAK (Laos), se referant a 1a declaration sur Ie deve1oppement des personnels de sante, dit que 1a deuxieme promotion d'infirmiers et infirmieres vient de terminer ses etudes, de sorte que Ie Laos compte desormais 27 unites d'infirmiers et infirmieres diplomes. Le Dr THIEME (Samoa-Occidental) felicite 1e Directeur regional de son rapport si comp1et. Le Samoa-Occidental a etab1i des services de sante de base mais doit se poser 1es questions suivantes : a) le programme sanitaire repond-il aux besoins fondamentaux de 1a population? b) 1e personnel sanitaire est-il utilise a p1eine capacite? c) quels sont 1es points prioritaires dans Ie programme sanitaire total ? Le Gouvernement du Samoa-Occidental reconna!t la necessite de mettre au point des services d'information sanitaire d'une part et des plans de recherche operationnelle d'autre part. En collaboration avec l'OMS, des systemes d'enregistrement et de notification ont ete crees et ameliores. On a egalement analyse la charge de travail et les activites des personnels de sante,ce qui, en outre, a permis d'ameliorer les modes d'utilisation des personnels et donc de mieux desservir la population, en particulier dans les zones rurales. Le personnel sanitaire de rang superieur a egalement etudie Ie document· de l'OMS intitule "Etude organique sur les methodes a appliquer pour promouvoir Ie developpement des services de sante de base". Les principes qui y sont definis seront utilises pour Ie developpement a long terme des services sanitaires du pays. Le Dr KILGOUR (Royaume-Uni) felicite Ie Directeur regional pour la qualite et la clarte de son rapport. II s'interesse particulierement a l'oeuvre aceomplie dans les territoires dependant du Royaume-Uni dans la Region. Les services de sante de ces territoires font actuellement l'objet d'une evaluation et la presence du representant du Royaume-Uni a la session du Comite regional souligne Ie desir qu'a ce pays d'appuyer les programmes de l'OMS dans la Region. Le Dr MAJID (Ma1aisie), lui auasi, felicite Ie Directeur regional de son ex.cellent rapport. L' etude de recherche operationnelle sur la sante rurale soutenue par l'OMS en Malaisie a permis de concevoir une nouvelle categorie de personnel sanitaire - l'infirmiere communautaire, qui sers appelee a renforcer les sages-femmes dans les cliniques d'obstetrique. Elle aura des fonctions pluridiscip1inaires, dispensera des soins obstetricaux et des soins preventifs, et pourra donner quelques soins medicaux. Un programme de formation pour cette categorie d'infirmieres est mis en oeuvre en vue de recycler lea sages-femmes qui travaillent a present dans 1es cliniques d'obstetrique. Trois nouvelles ecoles de recyclage ont ete ouvertes, en partie grace aux fonds de la Banque mondiale.
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Le Dr FRANKLANDS (Australie) souligne que, de toute evidence, des efforts considerables ont ete deployes pour executer les programmes du Comite au cours de l'annee ecoulee, et que sans aucun doute, sans les restrictions financieres et politiques, ces programmes auraient ete elargis. Le Dr Franklands est heureux de cons tater que Ie centre regional de formation d'enseignants de Sydney profitera a toute la Region.
Le Dr SINGH (Fidji) felicite Ie Oirecteur regional de son aper~u complet sur l'evolution de la situation dans la Region en 1972-1973. Fidji a deja cree la structure de base pour les prestations de soins, mais celle-ci devrait ~tre amelioree. Le Dr Singh remercie l'OMS de son aide, surtout en matiere de services delaboratoire. Le Dr ACOSTA (Philippines) felicite Ie President pour son election et rend hommage au Directeur regional pour la qualite de son rapport particulierement clair et precis. II declare ensuite que son Gouvernement regrette vivement la fermeture du Centre international de preparation a l'eradication du paludisme a Msnille. Le seul centre existant maintenant aux Philippines est Ie centre national d'eradication du paludisme cree en 1967 a Manille pour repondre aux besoins de formation du personnel de niveau intermediaire. Jusqu'a present, Ie personnel professionnel du centre national avait ete envoye au Centre international de preparation a l'eradication du paludisme. Le centre international n'existant plus et Ie personnel du centre national ayant ete renforce, celui-ci est maintenant en mesure de former aussi bien Ie personnel professionnel que celui des categories intermediaires. II peut accueillir des etudiants d'autres pays de la Region. Le programme d'etudes a ete etabli d'apres Ie '~nuel de formation a la lutte antipaludique" publie par l'OMS en 1966. Les cours suivants sont prevus: Cours de base pour microscopistes - 8 semaines (juin-juillet 1973); cours superieur pour personnel professionnel - 12 semaines (juillet-septembre 1973); cours combine : epidemiologie, entomologie et parasitologie - 10 semaines (octobre-decembre 1973); COurs en paludologie pour fonctionnaires de la sante publique - 6 semaines (janvier-fevrier 1974); cours integre de sante publique pour personnel de niveau intermediaire et personnel des services de sante generaux - 8 semaines (avril-mai 1974). Le Dr THIEME (Samoa-Occidental) signale que deux programmes de chimiotherapie de masse dans Ie cadre de la lutte contre la filariose ont ete realises avec Ie concours de l'OMS et du FISE, d'abord en 1965 et de nouveau en 1971. Ou fait de ces programmes, Ie taux de positivite parmi la population en general est tombe de 19,4% en 1965 a moins de 0,2% en 1972. La densite microfilarienne dans Ie sang des porteurs a aussi ete reduite a un faible niveau. II convient de remercier l'OMS et Ie FISE de leur aide pour ce programme mais il faut aussi rendre hommage au personnel de sante du Samoa, en particulier aux agents qui sont a la base m~me de la structure sanitaire, ainsi qu'aux collaborateurs benevoles qui ont travaille sur Ie terrain. II est bien sGr encore trop tot pour dire que la bataille contre la filariose a ete gagnee mais on espere y arriver dans un svenir pas trop lointain. Le Gouvernement du Samoa-occidentsl est pr~t a faire tout ce qui est en son pouvoir pour collaborer avec l'OMS et trouver la bonne solution a ce probleme, solution qui profitera aussi a tous les pays ou sevit la filariose.
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COMITE REGIONAL
VINGT-QUATRIEME SESSION
Le Dr RHEE (Republique de Coree) felicite Ie President, Ie VicePresident et lea Rapporteurs a l'occasion de leur election. Apres avoir complimente Ie Directeur regional pour son rapport annuel, Ie Dr Rhee dit que son pays est exempt depuis nombre d'annees de certaines maladies quarantenaires comme la variole, et que l'incidence d'autres maladies comme la tuberculose et les parasitoses diminue. Le Dr Rhee estime que c'est un honneur pour la Coree de voir inc lure dans Ie rapport annuel (p. 98) Ie Programme coreen de lutte contre la tuberculose. Le taux d'accroissement de la population en Coree est tombe de 2,7% en 1961 a 1,9% en 1971, et l'objectif pour 1976 est de 1,5%. Le Dr SINGH (Fidji) mentionne Ie probleme de la malnutrition dans les collectivites insulaires. C'est une question presentant un interet particulier et Ie Dr Singh exprime l'espoir que l'OMS continuera d'appuyer des enquetes dans ce domaine. Le Dr VISOUTHIPHONG (Laos) indique, au sujet du projet de formation d'infirmiers et d'infirmieres dont un resume figure dans Ie rapport du Directeur regional, que Ie Laos a adopte un systeme fusionnant cette formation et celIe des sages-femmes auxiliaires.
En l'absence d'autres observations, Ie PRESIDENT remercie Ie Directeur regional pour son rapport et dit que Ie petit nombre des questions posees demontre que ce rapport est complet. 11 invite ensuite les Rapporteurs a rediger un projet de resolution, a soumettre a la prochaine seance. (Pour l'examen du projet de resolution, voir cinquieme seance, section 2.1). 5. RESOLUTIONS D'INTERET REGIONAL ADOPTEES PAR LA VINGT-SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE: Point 12 de l'ordre du jour (document WPR/RC24/4) Vingt-cinquieme anniversaire de l'Organisation mondiale de la Sante (resolution WBA26.3) Programme d'eradication de la variole (resolution WBA26.29)
5.1 5.2
Le DIRECTEUR REGIONAL appelle l'attention du Comite sur les paragraphes 1 et 3 du dispositif.
5.3
Etude organique sur les methodes a appliquer pour promouvoir Ie developpement dea services de sante de base (resolution WBA26.35) Le Comite prend note de ces resolutions sans formuler d'observations.
5.4
Coordination dans Ie cadre du systeme des Nations Unies : Questions generales (resolution WBA26.49)
Le DIRECTEUR REGIONAL attire l'attention sur Ie fait que la resolution de l'Assemblee mondiale de la Sante cite la resolution 7975 (XXVII) de l'Assemblee generale des Nations Unies. Tant la resolution de l'ONU que celIe de l'Assemblee de la Sante met tent l'accent sur la programmation par pays, l'execution des projets et la participation indispensable
COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA TROISIEME SEANCE
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des pays pour ameliorer la capacite d'execution du programme. Comme l'a remarque Ie Comite a plusieurs reprises, les credits alloues par Ie PNUD diminuent constamment. II importe donc de s'assurer que les propositions formulees par les autorites trouvent leur place dans Ie programme general du pays et que les projets, une fois approuves, sont rapidement executes. Le Directeur general a ete prie de presenter periodiquement au Conseil executif des rapports sur les activites beneficiant de l'assistance du PNUD et de la participation de l'Organisation pour la planification et la mise en oeuvre des programmes nationaux. On espere que les gouvernements tiendront Ie PNUD et l'OMS, en tant qu'organisation chargee de l'execution des projets sanitaires, au courant des progres realises dans l'application des projets approuves. L'OMS est disposee a aider les administration sanitaires dans toute la mesure du possible pour formuler des programmes et des projets de qualite elevee qui pourraient etre finances par Ie PNUD. Le Dr RHEE (Republique de Coree) exprime sa reconnaissance pour l'assistance accordee a son pays par Ie PNUD. Gr~ce a ce programme et aux avis de l'OMS, Ie Gouvernement coreen a pu mettre sur pied plusieurs programmes importants, y compris un projet de planification familiale centre sur la maternite et des seminaires sur la sante de la famille,avec l'assistance du FNUAP, et il a approfondi ses competences techniques en toxicologie des pesticides par des consultations avec la FAa. Un programme de lutte contre la pollution 'de l'air est envisage. Les credits fournis par Ie FNUAP cette annee seront utilises pour ameliorer Ie programme national de planification familiale qui devrait aussi ameliorer la sante generale du peuple coreen. 5.5 Pharmacodependance (resolution WHA26.52)
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Le Dr MAJID (Malaisie) s'inquiete de l'abus croissant des drogues che2 les jeunes. Son Gouvernement a l'intention de s'attaquer a ce probleme avant qu'il ne so it trop tard. Vers la fin des annees 1960, les autorites se sont rendu compte qu'il etait fait un usage croissant de morphine, d'heroIne et de sedatifs dangereux, et que Ie trafic de la marijuana s'accentuait. Un bureau central des stupefiants a ete cree et des amendements ont ete apportes au dec ret sur les drogues dangereuses. On s'attache a resoudre Ie probleme de l'abus des drogues et certains resultats ont ete Db tenus par Ie traitement sur une base volontaire. La Malaisie doit participer a l'enqu€te pilote visant a determiner l'ampleur du probleme de l'abus des drogues et ses repercussions. On ne connatt pas l'etendue de ce probleme mais certains de ses aspects interessants ont ete Mis en evidence, ce qui a fourni la base d'une analyse utile des types de dependance. La majorite des individus qui ont fait l'objet de l'enquete s'adonne a l'herofne ou a la morphine, alors que l'opium est fume par les personnes plus ~gees, et l'abus des drogues dangereuses est observe chez les individus du groupe d'Rge de seize a trente-cinq ans. Plusieurs organismes prevoient des programmes de readaptation toxicomanes emprisonnes ou hospitalises mais Ie personnel qualifie peu nombreux. II n'y a aucune chance de reussite si Ie toxicomane meme ne collabore pas au traitement. Des echanges d'assistance et connaissances sont indispensables. des est luide
102 5.6
COMITE REGIONAL
VINGT-QUATRIEME SESSION
Coroite de la surveillance internationale des maladies transmissibles (resolution WHA26.54)
Le Dr KILGOUR (Royaume-Uni) dit que son Gouvernement se felicite de cette resolution qui a abouti a l'elimination de prescriptions injustifiees concernant le cholera. La protection des voyageurs qui peuvent ~tre exposes a une eau ou a des aliments contamines presente un interet particulier.
5.7
Reglement additionnel du 23 mai 1973 modifiant Ie Reglement sanitaire international (1969), en particulier les articles I, 21, 63-71 et 92 (resolution WHA26.55) Le Dr OKAMOTO (Japon) fait remarquer que son Gouvernement a accepte
ce Reglement additionnel sana reserve. Lorsque l'infection due au vibrion El Tor a commence a 8e propager a partir de l'Indonesie en 1959, le Gouvernement japonaia avait appuye la propoaition de la Quinzieme Aaaemblee mondiale de la Sante visant a considerer cette infection comme etant le cholera. Son Gouvernement avait alors applique dea mesures severes de contr8le et de quarantaine, et pro cede notamment a des analyses de selles, pour eclaircir plusieurs questions relatives a cette maladie. Des etudes avaient ete entreprises a cette epoque au titre de l'etude commune Japonl Philippines/OMS sur le cholera El Tor et par le Groupe de travail sur le cholera dans le cadre du Programme cooperatif Japon/Etats-Unis en science medicale. Par suite de l'experience acquise par ces groupes, le Gouvernement japonais a decide qu'il n'y a plus lieu de se preoccuper d'un certain nombre de facteura tels que le r8le du porteur, les resultats du traitement, la viabilite du vibrion dans lea aliments fai8ant partie de cargai80ns, et le r8le de l'assainissement. 11 a aussi ete demontre que la vaccination contre le cholera n'a guere de valeur. Le relachement des dispositions du Reglement sanitaire international relatives au cholera permettra d'abolir les mesures quarantenaires inutiles imposees aux voyageurs en provenance de l'etranger. 5.8 Necessite urgente de la suspension des essais d'armes nucleaires (resolution WHA26.57)
-
Le Dr FRANKLANDS (Australie) signale que son pays figurait parmi les dix-huit Hembres qui ont presente cette resolution. L'Australie s'oppose a toute action prejudiciable a la qualite de l'environnement.
Le Dr HIDDLESTONE (Nouvelle-Zelande) part age l'avis du representant de l'Australie. Le Dr LAIGRET (France) rappelle que son pays a vote centre cette resolution lora de la Vingt-Sixieme Assemblee mondiale de la Sante. Des explications detaillees ont ete donnees a cette occasion et il n'est pas necessaire d'y ajouter quoi que ce soit, la position de 1a France demeurant inchangee. En.a qua1ite de Directeur de 1a Sante en Polynesie fran~aise, Ie Dr Laigret est bien place pour formuler des observations sur les experiences faites dans cette region. Le personnel de sante de 1a P01ynesie
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fran~aise comprend environ 800 personnes, dont une cinquantaine de medecins de l'Administration et une vingtaine de medecins prives. Rien dans leurs rapports ne donne a penser que les experiences aient pu avoir une action quelconque sur la sante de la population.
5.9
Programme de l'OMS pour la sante et l'environnement de l'homme (resolution WHA26.58) Le
Comite prend note de cette resolution sans formuler d'observations.
5.10
Formation des personnels de l'environnement (resolution WHA26.59)
Le Dr THIEME (Samoa-Occidental) fait remarquer que son pays a une vocation agricole et ne possede que quelques petites industries; les problemes d'hygiene du milieu resultent donc surtout du aanque d'assainissement, d'approvisionnement en eau saine et de personnel d'assainissement qualifie. Grace a l'appui de l'OMS, des inspecteurs sanitaires adjoints re~oivent actuellement une formation sur place et les bourses d'etudes procurees par l'OMS permettront a des inspecteurs sanitaires de recevoir une formation a l'etranger. Ainsi Ie programme d'hygiene du milieu continuera de se developper. Le Dr HIDDLESTONE (Nouvelle-Zelande) declare que son Gouvernement continue de developper l'enseignement des sciences de la sante dans Ie cadre des programmes de formation des personnels de l'environnement. On a organise, par exemple, un cours pour que les ingenieurs sanitaires puissent obtenir un diplome postuniversitaire. La formation des inspecteurs sanitaires est actuellement a l'etude et on envisage de la porter a deux ans. La priorite sera accordee a l'emploi Ie plus rationnel possible de personnel qualtfie dans ce domaine. En l'absence d'autres observations, Ie PRESIDENT demande aux Rapporteurs d'etablir des projets de resolution. (Pour l'examen des projets de resolution, voir cinquieme seance, sections 2.2 et 2.3).
La seance est levee
a 11
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ALLOCUTION DU DIRECTEUR GENERAL Je saisis cette occasion pour abuser de mon privilege de Directeur general et exprimer quelques-unes de mea reflexions sur l'etat de l'Organisation tel que je Ie considere. Vous vous rendez compte, je l'espere, que mon point de vue ne se fonde que sur une experience de quelques semaines. J'essaierai neanmoins de m'exprimer sur quelques points qui, je Ie pense, presenteront de l'importance pour l'Organisation a l'avenir. Lorsque j'essaie de jauger les forces historiques qui sont a l'oeuvre dans l'action lnternationale, j'ai un peu l'impression que Ie puissant idealisme de l'apres-guerre s'est progressivement efface pour nous mener a la premiere Decennie des Nations Unies pour Ie developpement, laquelle a entratne a son tour - a tort ou a raison - des deceptions et une dangereuse chute dans Ie cyniame, Ie desespoir et Ie defaitisme. Neanmolns, je sens poindre aujourd'hui une reconnaissance universelle du fait que nous, terriens, semblons etre tous embarques dans Ie meme vaisseau spatial et que, pour eviter les mutineries, il nous fait mobi1iser 1a conscience et 1a volonte necessaires pour nous attaquer aux iniquites sociales qui regnent a bordo Certains signes donnent des espoirs : d'une part, 1es plus defavorises des pas sagers de notre vaisseau spatial commencent a se rendre compte que la confiance en eux-memes est la qualite physique et morale indispensable pour ameliorer leur propre sort; d'autre part, les plus favorises commencent aussi a se rendre compte que Ie paternalisme porte en lui Ie germe de sa propre destruction. C'est la peut-etre une synthese quelque peu ingenue, mais je suis convaincu qu'11 est capital pour vous de prendre une decision sur Ie genre de climat moral dans lequel votre Organisation pourra se trouver au cours des dix ou vingt prochaines annees. Si ce climat moral positif n'existe pas, dites-Ie a votre Directeur general car dans ce cas il n'aura pas a rechercher par votre entremise une nouvelle vision du destin de l'Organisation mais devra plut8t se contenter de marcher pas a pas sur la route du pragmatisme dans un monde socialement irrationnel. Aujourd'hui, je n'ai pas l'intention d'exprimer mon opinion sur telle ou telle des priorites bien connues des programmes de l'OMS : je voudrais en revanche evoquer deux problemes importants qui, a mon avis, ont une force incidence sur la mission future de l'OMS : d'abord celui de la coordination et ensuite celui des rapports entre les services techniques cent raux et l'assistance directe aux pays. 11 se passera encore beaucoup de temps avant que l'OMS ne devienne cette conscience sanitaire internationale que la Constitution envisage si clairement. Cependant, a mon avis, la coordination est un moyen important de s'orienter dans cette voie. Or je crois que ce mot, qui veut dire, selon Ie dictionnaire Oxford, "agencer les parties selon certains rapports en vue d'une fin", a perdu peu a peu une grande partie de sa force parce qu'il a ete trop et mal employe. Selon mon avis personnel, Ie developpement
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methodologique agressif des techniques de coordination constituera l'une des taches primordiales de l'OMS dans la presente decennie. II est certain que dans plusieurs secteurs l'OMS a d'excellentes realisations a son actif en matiere de coordination, mais je suis persuade que cette coordination s'est realisee surtout dans des domaines ou il n'y a pas de positions nationales tres fortes,comme ceux de diverses maladies transmissibles. Si l'on pense, par contre, a d'importants secteurs de coordination, COIIII\e "Is cOlllpsrabilite des indices sanitaires", "Ie developpement des peraonnels de aante", "Ie developpement des services de sante", "Ie developpement et la normalisation de la technique medicale relative aux grands problemes tels que les maladies mentales, les maladies cardiovasculaires et Ie cancer", on voit que nous avons a peine commence a faire quelques pas sur ces chemins epineux. Les propheties sont toujours passablement risquees surtout, comma on l'a dit, lorsqu'il s'agit de l'avenir, maia ai je me haaarde a scruter Ie destin de l'OMS, j'en tire la conviction qu'en mettant vigoureusement l'accent sur la coordination dans Ie bon sens du terme, on a des chances de faire disparaftre bien des doutes actuels sur la mission future de l'OMS et de susciter ainsi progressivement un dynamique appui d'ensemble pour cette mission chez tous les Hembrea de l'Organiaation. 11 eat hora de doute dana mon esprit qu'une telle conception de la coordination exigera une trea grande confiance en l'Organisation de la part aussi bien dea pays developpes que des pays en voie de developpement. Comme exemple de ce qu'il faut attendre des pays developpes, je dirai qu'a mon avis ils auraient a creer un organe national de coordination aveC l'OMS ayant un haut niveau de competence technique, afin de pouvoir a la fois mobiliser les ressources nationales pour les etudes coordonnees par l'Organisation et assurer l'application des decisions sur lesquelles on s'est mis d'accord au sein des organes directeurs de l'OMS. Tant que la plupart des pays developpes ne seront pas vraiment pr€ts a laisaer entrer l'OMS dana leurs oeuvres vives, je ne pense pas que la coordination sanitaire internationale recevra ce stimulus moral sans lequel elle restera sterile. Sans doute dOia-je souligner ici que, quand je parle de l'OMS, il ne s'agit pas pour moi de son secretariat dont la composition ae modifie constamment, mais de l'instrument constitutionnel envisage dans sa totalite. Comme exemple de ce qu'il faut attendre des pays en voie de developpement, j e dirai qu' a mon avis ils pourraient aller jusqu' a admattre dans leurs lois que l'OMS est l'unique organisme international charge de les aider a coordonner tous les apports exterieurs qui entrent dans Ie secteur de la sante. On a souvent rendu Un tiede hommage a ce principe, mais je crains que son application pratique ne laisse beaucoup a desirer. Si de tels changements d'attitudes apparaiasent progressivement chez les Etats Hembres, je suis sur que votre Organisation conditionnera ses reflexes de maniere a relever Ie defi. Cette approche fondee sur la coordination offrirait de multiples avantages, mais je me bornerai i en signaler quelquea-uDa que j'estime particulierement importants : premierement, dans tous les Etats Hembres, un sentiment accru de participation au programme de l'Organisation, et surtout de responsabilite a cet egard; deuxiemement, une amelioration de la planification du programme de l'OMS a court terme, a moyen terme et a long terme, par l'instauration de liens precis entre Ie programme de travail general
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pour une periode determinee et l'agregat des differents programmes,par nays' troisiemement, une bien meilleure identification des priorites sur t'" , • , ... dimi lesquelles doivent se concentrer les efforts de 1 OMS, d ou une nution des contradictions nuisibles que l'on observe actuellement entre les attitudes des Etats Hembres a l'egard des priorites fixees dans Ie programme de l'Organisation; quatriemement, une forte acceleration du progres scientifique en technologie sanitaire, et de l'exploitation de celui-ci au profit de tous les Etats Membres; cinquiemement, la possibilite accrue de mobiliser des ressources supplementaires en sus du budget ordinaire de l'OMS au profit du secteur de la sante dans les pays en voie de developpement; et enfin une bien plus grande efficacite de gestion grice a la propre structure de l'OMS, depuis Ie Siege jusqu'aux pays, en passant par les Bureaux regionaux et inversement. Je n'ignore nullement qu'il s'agit la d'un processus long et complexe, mais il importe, je pense, que tous les Etats Membres comprennent que, si tel est bien ce qu'ils attendent de 1 'Organisation, les attitudes actuelles devront faire l'objet non seulement de petites corrections homeopathiques mais de transformations radicalea dans chaque pays. Nous avons beaoin d'une action beaucoup plus intenae au plan national afin de fa ire jaillir et d'appliquer les idees nouvelles requises si nous devons avancer dans cette voie. Cela necessite aussi une profonde confiance reciproque entre les Etats Membres qui, dans un elan dynamique, devront parvenir a une large entente sur l'orientation a donner a l'OMS pendant la presente decennie et 1a suivante. Si vous desirez voir l'Organisation progresser sur cette route montueuse, je vous demande instamment de tenir compte de ce que nous en.eigne la psychologie de l'enfant, a savoir que l'indifference et les chitiments ne font que retarder la croissance possible de celui-ci. C'est pourquoi voua devez veiller a ce que votre Directeur general et aea colleguea, auxquela vous avez confie la reaponsabilite de mettre en oeuvre vos idees, n'adoptent pas, en cette epoque cruciale de transition, une attitude d'autodefense qui aurait pour consequence negative de favoriser une extr~me resistance aux initiatives creatrices et aux changements. Si j'ai parle pour commencer de la coordination, c'est parce qu'elle me conduit tout droit au probleme vise par la prochaine etude organique du Conseil executif : "Les rapports entre les services techniques centraux de l'OMS et les programmes d'assistance directe aux Etats Membres". Permettez-moi tout d'abord de dire qu'a mon avis Ie Conseil doit assumer une plus grande responsabilite dans Ie travail et Ie programme de l'Organisation. II est donc d'une importance primordia1e que Ie Directeur general ameliore constamment la pertinence de la documentation fournie au Conseil et que les membres de celui-ci, d'autre part, soient de plus en plus disposes a participer au processus collectif de prise de decisions dans les l1mites du msndat constitutionnel du Conseil. J'insiste sur les mots "participer" et "collectif" car, si les deliberations du Conseil degeneraient en une serle de monologues, elles ne seraient alors guere utiles a l'Organisation. Dans Ie meme ordre d'idees, peut-€tre pourrait-on plus que naguere se servir des Comites regionaux pour proceder a une discussion pre liminaire des principales questiona a debattre pendant l'Assemblee mandiale de la Sante qui suit leur session. Cela aurait au moins pour resultat d'appeler l'attention
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des Membres sur les questions qu'ils devront etudier avec plus d'attention que par Ie passe avant de se rendre a l'Assemblee. La prochaine etude organique du Conseil sera surement du nombre. J'en reviena maintenant a l'etude organique du Conseil et j'expliquerai pourquoi j'y attache une extrEme importance, compte tenu de ls conception de la coordination que je viens d'evoquer. Voua n'ignorez assurement pas que dans Ie rapport sur Ie PNUD dit "rapport Jackson", les services techniques cent raux etaient expressement des ignes comma "role naturel" des institutions specialisees, alors qu'au contraire on se demandait avec une bonne dose de scepticisme s'il etait opportun pour ces institutions de s'occuper de l'aide directe aux pays et si elles avaient la competence requise. Vous n'ttes pas non plus sans savoir que cette opinion est plus ou moins partagee par nambre d'autorites gouvernementales, aussi bien dans les pays developpes que dans les pays en voie de developpement. Or, selon la Constitution de l'OMS, les services techniques centraux et l'assistance directe aus pays font partie integrante de la vi. de l'Organisation. De plus, lea differents Conaeils et Asseablees n'ont casse d'insiater sur la necessite d'une interdependance organisee entra ces deux aspects du travail de l'OKS. Si nous voulons preserver cette interdependance qui, a mon avis, fait que l'OMS n'est pas une froide technocratie mais plutot ce que j'appellerai une technocratie sociale chaleureuse, vous aurez a faire en sorte que cette interdependance s'exprime de fa~on dynamique non seulemant dans lea .ots, mais surtout dana lea faits. Je me permettrai, Monaieur Ie Preaident, de aoumettre avos reflexions quelques conditions minimales indispensables pour que Ie programme de l'Organisation demeure un tout. La premiere qui me vient a l'esprit est que l'assistance directe aux pays doit 'tre Ie reflet fidele de l'ordre de priorite fixe par l'Assemblee de la Sante et do it influer a son tour sur celui-ci. Deux tendancea, a .on avis, seraient dangereuses : l' une consisterait a e.timer que lea grandes priorites non chiffrees, definiea dana Ie programme general de travail pour une periode determinee, donnent carte blanche a n'importe quel type d'aBaistance imaginable; l'autre tendance serait de considerer que las voeux de chaque pays concernant les types d'asaiatance 1 fournir doivent ttre la regIe suprEme de l'Organisation. Certea, on trouverait beaucoup de bons arguments en faveur des deux theses. Pour ma part, je auis fermement d'avis que, si nous ne parvenons pas a mettre au point des techniques de programmation et d'evaluation permettant d'etablir dea liena explicites entre les processus de fixation des priorites aux niveaux central et peripherique, l'Organisation risque de degenerer en simple gestionnaire de l'assistance aux pays. J'ai employe a dessein Ie mot "diginerer" car je suis convaincu que 1 'OKS, en tant que SEULE institution internationale de sante, a beaucoup mieux a offrir que dea activites de pure gestion. Comma je l'ai deja dit, les deux processus de fixation des priori tea pourraient beaucoup s'harmoniser si l'OKS exer~ait un plus grand role de coordination au niveau des pays; a cet egard, je pense que la methode de progr....tion par pays eat l'instrument pratique de cette coordination. La progr.... tion par pays telle que je l'entenda, Monsieur Ie Pre~ident, eat une appreciation systematique des problemes sanitaires et du cadre socio-econoaique dans lequel ils se posent, en vue de discerner les
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aecteura ou des changements sont possibles. En outre, elle doit viser a determiner les reasourcea neces.aires pour provoquer et entretenir ces changements d'etat des probllmes aanitaires et des services de sante, et a identifier ceux pour lesquels une aide exterieure pourrait Stre efficac•• Je voudrais donc prier instaaaent tous les Etats Membres qui desirent recevoir un appui exterieur pour leur secteur sanitaire de s'attacher d'une fa~on quasi spectaculaire a la construction d'un systlme de progr.... tion pour leur pays et de lsiaser l'OMS participer large. .nt a cette conatruction. Une deuxilma condition, importante a mon avia, est que l'assistance directe aux pays doit contribuer au developpement national. D'apres moi, cela sous-entend que cette assistance doit avoir une incidence mesurable aur les aect.urs prioritairea definis dans Ie programme general de travail pour une periode determinee. J'insiste ici sur lea notions d'''incidence'' et de "maaurable", parce que l'assiatance directe de l'OMS aux pays a peut-ltre legeremant tendance a se presenter davantage aous la forme d'une ha.iopathie palliative que d'un traitemant preventif et curatif des problemas sanitairea. S'il en est bien ainsi, nous n'obtiendriona pas une imaae exacte de nos realisations dana cea secteurs prioritaires et nous pourrions facilement nous laiaaer aller a une fallacieuse aatisfaction. Comma les ressources de l'OMS sont liaiteea, il importe, je pense, que tout projet appele a beneficier du soutien de l'Organisation ramplisse les conditions suivantes : d'.bord, que le gouvernement soit resolument decide a faire reussir le projet; en second lieu, que le personnel national soit competent, motive et capable de reussir; ensuite, que le projet favorise une croisaance auto-entretenue; .t enfin, que l'OMS foumisse le savoirfaire technique indispensable. Pour que tout cels puisae se realiser, il faut que 1es gouvernemants souhaitent ou plutot veuillent faire de l'OMS un partenaire energique dans la coordination des ressourc.s exterieures. Je auia intimement convaincu que, ai cette maniere de concevoir la coordination devenait peu a peu une realite, l'Organis.tion pourrait contribuer a reunir, en faveur des projeta nationaux de developpement, dea reaaourcea bien plus grandea qu'elle n'en trouvera jamai. dana aon budget ordinaire. En attendant, il eat tria important que 1. budget ordina1re soit utiliae de fa~on a renforcer la confiance que l'Organiaation inapire tant aux pays developpea qu'aux pays en voie de developpa.ent. La demiere condition qui me semble importante eat que l'aaaiatance directe aux paya doit tirer pleinement parti des connaissances et dea ressourcea diaponiblea dana toute l'Organiaation. Comme je l'ai dit tout a l'heure, il est indispensable du point de vue de l'efficacite gestionnelle que lea Etats Membres traitent l'Organisation comme une entite indivisible, dont toutes les parties aont solidaires, depuia le Siege juaqu'aux paya an paasant par lea Bureaux regionaux, et vice veraa. Toute importance exceaaive accordee aux obstacles structurels de la hierarchie ne peut mener qu'au gaapillage et a l'eparpillemant des efforta. Je croia qu'il incombe pour une large part aux Comitea regionaux de faire en ao~te que l'OMS ne aoit pas vue l travers un prisme; autremant, je crains que 1 Organisation ne se decompoae en une collection de bureaucraties aana lien entre ellea.
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Monsieur 1e President, je tiens a sou1igner que ces ref1exions traduisent 1a conception personne11e que je me fais actue11ement de votre Organisation; i1 est fort possible que 1es discussions qui auront lieu au cours des prochains Consei1s et Assemb1ees 1a modifient radica1ement. En faisant part aujourd'hui de mes idees au Comite regional, je ne vise certes pas a orienter 1es v6tres : mon seu1 but est de vous inciter a bien ref1echir avant de discuter de ces deux importantes questions lors des prochaines Assemb1ees mondia1es de 1a Sante. Je vous remercie, Monsieur 1e President.
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ALLOCUTION DU PRESIDENT J'ai pleinement conscience de l'honneur que vous me faites et de la responsabilite que vous me confiez en me portant a la presidence de la vingt-quatrieme session du Comite regional. J'y suis particulierement sensible en cette occasion ou nous celebrons Ie vingt-cinquieme anniversaire de l'Organisation. Je me rejouis specialement aussi du fait que, la premiere fois que je suis entre en contact avec Ie Comite regional, c'etait dans cette meme salle en 1961, alors que j'etais un des specialistes appeles a prendre la parole aux Discussions techniques. Ces discussions avaient pour theme l'hygiene dentaire et elles etaient presidees par Ie Colonel Ferris Fuller - main tenant general - qui participe aussi a la presente session en qualite de representant de la Federation dentaire internationale. Ceux d'entre vous qui me connaissent ne seront pas surpris d'apprendre que ma contribution concernait l'education sanitaire. Le Departement de la Sante et, j'en suis sur, Ie Gouvernement neo-zelandais, sont fiers des activites Menees a bien par la Division de l'Hygiene dentaire. Notre systeme, qui consiste a utiliser les services d'auxiliaires dentaires que nous appelons infirmieres dentaires - pour renforcer Ie corps professionnel, a ete suivi dans Ie mande entier, notamment dans plusieurs des pays representes ici. Par l'intermediaire du Plan de Colombo, l'Aide speciale du Commonwealth au Plan africain et l'OMS, nous avons - jusqu'a present apporte notre assistance a vingt et un pays, soit en formant leur personnel ici, soit en detachant nos infirmieres dentaires chez eux. Nous avons aussi fourni des services consultatifs de dentistes. Cette annee, en reponse a une demande de l'Australie, notre Departement de la Sante s'est charge de la formation de base de cent eleves infirmieres dentaires scolaires de ce pays. Vingt-six d'entre elles ont commenCe a suivre ce cours en mars dernier et trente autres doivent arriver la semaine prochaine. L'objectif est de promouvoir la mise en place d'un service national d'hygiene dentaire dans les ecoles australiennes. En outre, trois infirmieres dentaires de rang eleve ont ete envoyees au Canada pour enseigner dans Ie cadre d'un nouveau programme a l'intention des ecoliers de la Saskatchewan. Notre service dentaire a commence a fonctionner il y a une cinquantaine d'annees et si j'en parle aujourd'hui c'est en partie a cause de l'association d'idees que je viens de mentionner, et aussi parce que ce programme a commence a s'etendre a d'autres pays a peu pres aI' epoque de la creation de I' OHS i1 y a vingt-cinq ans. Nos specialistes de I'education sanitaire ont organise une petite exposition dans l'entree principale du b~timent et j'espere que vous prendrez tous Ie temps de la viSiter. lIs vous ont aussi remis des publications d'education sanitaire dans lesquelles vous remarquerez que nos premiers educsteurs ont ete engages en 1948, annee de l'adoption par l'OMS de sa Constitution. Cela marque done aussi un autre vingt-cinquieme anniversaire.
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Le Departement de la Sante de la Nouvelle-Zelande organise un cours d'education sanitaire depuis plusieurs annees deja - plus precisement depuis 1959. Sa duree est d'une annee et les candidats qui Ie terminent avec succes re~oivent un diplome de la Societe roy ale de la Sante d'Angleterre. Jusqu'a present, nous avons surtout forme nos propres educateurs aanitaires mais depuis quelques annees nous accueillons des etud1ants de l'etranger. Malheureusement, cette innovation est res tee l1mitee par manque d'espace, mais la situation vient de changer. Nous avons appris la sema1ne derniere qu'un etsblissement d'ense1gnement, l'Institut central de technologie de Lower Hutt, a accepte d'assurer ce cours. Je sa1s qu'1l sera heureux d'accueillir des etudiants d'autres pays et j'espere que cela pourra 1nteresser certains d'entre vous. La duree du cours sera toujours d'un an pour l'obtention du diplome de la Societe royale de la Sante, et nous esperons que Ie prochain cours pourra commencer en mars 1974. Un certificat sera probablement decerne aux etudiants. II Y a vingt-cinq ans aussi, la derniere touche etait mise au projet de creation d'un Centre de statistiques 8anitaires au Departement de la Sante. Auparavant, ces statistiques etaient rassemblees par la section des statistiques demographiques du Departement de Statistique, et se divisaient en deux: d'une part, statistiques de mortalite et, d'autre part, statistiques de morbidite fournies par les hopitaux publics pour les malades hospitalises. Les annees suivantes ont vu apparattre de nouvelles activites dans Ie domaine de la statistique, qui ont pris graduellement une grande ampleur. Les programmes nationaux couvrent main tenant aussi la mortalite perinatale et la morbidite dans les hopitaux du secteur prive. Des registres nationaux pour les cancereux, les malades mentaux et les aveugles ont ete crees et l'on met au point d'autres registres pour la pharmacodependance et les malformations congenitales. Des progres notables ont aussi ete realises dans la couverture statistique de l'hygiene du milieu et de la main-d'oeuvre sanitaire. Je n'ai pas besoin de souligner l'importance de statistiques sanitaires fiables pour Ie developpement d'une infrastructure sanitaire solide et, a mesure que les Rctivites de notre Centre se soot fait connattre, celui-ci a ete invite a jouer un role croissant sur la scene internationale, en particulier dans les programmes organises par l'OMS. Les projets actuellement executes avec la collaboration de l'OMS comprennent notamment la formation de personnel de la Region en matiere de statistiques sanitaires et de tenue des archives medicales, la participation a l'etude statistique des facteurs sociaux et biologiques lies a la mortalite perinatale, et la mise au point d'un certificat international pour les causes de deces perinatal. Je suis particulierement heureux que Ie Dr Mahler ait mentionne Ie Dr Harold Turbott a la ceremonie d'ouverture. Celui-ci a ete Directeur general de la Sante et il assistera de temps a autre a nos seances. On peut , dire que Ie Dr Turbott a rapproche la Nouvelle-Zelande de l'OMS , et 1 OMS de la Nouvelle-Zelande. Outre son apport concret aux sessions du ~>
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Comite regional et de l'Assemb1ee mandiale de 1a Sante, il a ete elu au Consei1 executif en 1952 et a nouveau en 1963. En 1960, il a ete elu a la presidence de l'Assemblee mondiale de la Sante: c'est Ie seu1 Neo-Zelandais a avoir eu cet honneur. Pour conclure, permettez-moi en votre nom a tous de renouveler les souhaits de bienvenue a la delegation de la Republique popu1aire de Chine. Nous sommes heureux de pouvoir travailler avec el1e. Cemme Ie montrent les rapports successifs du Directeur regional, des progres constants ont ete realises au cours des vingt-cinq dernieres annees dans l'etat sanitaire de la Region; mais il reste encore beaucoup a faire. Tout d'abord, les gouvernements doivent prendre l'initiative : l'OMS ne peut fournir une assistance que s'ils la demandent. Si alors cette occasion lui est donnee, elle peut mettre a leur disposition une somms precieuse d'experience et de connaissances. Malheureusement, les ressources sont forcement lim1tees mais, compte tenu de cette restriction et pour citer Ie rapport du Directeur regional: "l'OMS est prtte a aider les gouvernements, dans la mesure de ses possibilites, afin que, par nos efforts conjugues, les services de sante soient accessibles a tous les habitants de cette Region". Je suis convaincu que les travaux de la vingt-quatrieme session du Com1te regional marqueront un nouveau pas en direction de cet objectif.