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Rapport d'activité de l'Organisation Mondiale de la Santé pour 1989 (1er septembre 1988 - 31 août 1989)

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

Onchocerciasis Control Programme in West Africa Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Dixième session Ia Haye.4 - 7 décembre la8a RESUME LUTTE ANTIVECTORIELLE Conditions climatiques Flotte aérienne Zones traitées Les insecticides La résistance stratégie de la lutte antivectorielle ............. Réseau de surveillance et d'évaluation entomologique Activités entomologiques en zone d'extension ouest .. Résultats Surveillance de I'environnement aquatique EVALUATION EPTDEMTOLOGIQUE .......... BrosrATrsrrQUE ET TNFORMATTQUE .... RECHERCHES INTERDISCIPLINAIRES .... Insecticides Transmissions expérimentales Identification des L3 ............ Etudes en Guinée occidentale Etudes en Sierra Leone-......... Essais communautaires de I'ivermectine COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Bureau du Prcridcnt JPCIO.2 (ocP/PR/8e) ORIGINAL : FRANCAIS Septembre 1989 Peges 3 4 4 5 5 6 6 7 9 t0 t2 l4 l6 t7 l8 JOINT PROGRAMME COMMITTEE Officc of the Cheirman JPC.CCP Point 6 de I'ordre du jour provisoire PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L',ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L',OUEST RAPPORT D'ACTIVITE DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE POUR. 1989(ler septembre 1988 - 3l aott 1989) Table des matlères t- a ) l8 l9 l9 l9 l9 20 2rModélisation t JPClO .2 (ocP/PR/89 ) Page 2 DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMTQUE ......... ADMINISTRATTON ET SERVTCES DE SOUTIEN Organisation et fonctionnement des services Budget et finances Personnel Transport Fournitures et services Bâtiments FORMATION ............ DEVOLUTION ..... Formation Assistance à la préparation des plans ACTTVITES DE LIAISON, D'INFORMATION ET DE VALORISATION ...... Avec I'Organisation mondiale de la Santé ... Avec les Pays participants Avec les organismes statutaires Avec les Donateurs Avec la compagnie aérienne chargée des épandages aériens Avec la communauté scientifique Avec le grand public Travaux de valorisation ............... Réunions internes Collaboration avec les pays africains non membres de I'OCP Collaboration avec les organisations non-gouvernementales (ONG) 22 22 22 23 24 24 24 24 25 25 25 25 26 26 26 26 27 27 28 28 28 25 25 25 Fig.l Fig.2 Fig.3 Fig.4 Fig.5 Fig.6 Fig.7 Fig.8 FIGURES EN ANNEXE Plan d'opérations de VCU pour 1989 Secteurs et bases opérationnelles de la zone d'extension ouest de I'OCP Potentiels annuels de transmission dans Ia zone d'extension ouest de I'OCP de mai 1988 à avril 1989 Potentiels annuels de transmission, nov.87 - oct.88 Potentiels annuels de transmission dans la zone d' extension sud (a) pré- traitement; (b) traitement mars 1988 à février 1989. Tendance de la prévalence de I'infection des villages holo-endémiques de l'aire initiale de I'OCP Villages d'enquête épidémiologique dans I'extension ouest Prédiction de I'impact de la lutte: a) impact de l4 ans de lutte antivectorielle b) recrudescence après I'arrêt prématuré des traitements larvicides c) contrôle de la recrudescence avec I'ivermectine. t JPCIO.2 (ocP/PR/89) Page 3 RESt]ME a) La saison des pluies 1988 a été marquée par une pluviométrie exceptionnelle entraînant de gros débits sur I'ensemble de la zone du Programme et un plus grand nombre de rivières à traiter. En fin d'année 1988 la décrue est intervenue de façon brutale et la saison sèche a été bien marquée. La saison des pluies 1989 a démarré progressivement en juin-juillet. b) En fonction de la saison, le Programme a utilisé de six à onze hélicoptères, un ou deux avions de traitement et I'avion de liaison. c) L'extension sud est comme en 1988 entièrement sous traitement en 1989. En zone d'extension ouest après le Mali et la Guinée en 1988, la Sierra Leone et le Senégal ont été mis sous traitement en 1989. En zone initiale les traitements ont été définitivement arrêtés sur I'ensemble du Burkina Faso ainsi qu'à I'est, dans le sous-secteur de Niamey au Niger, et le cours supérieur de I'Oti au Togo. A I'ouest la zone d'interruption des traitements englobait également le bas-bassin du Bani au Mali. d) Les cinq mêmes insecticides continuent à être opérationnels (téméphos, chlorphoxime, B.t. H-14, perméthrine et carbosulfan), ce qui permet de continuer la stratégie de rotation des larvicides en fonction des débits et des saisons. e) La résistance des espèces savanicoles au téméphos s'est étendue à la quasi-totalité du Programme mais elle est partout réversible sauf sur la partie inférieure de la Comoé et du Bandama. Ceci permet son utilisation en alternance avec les autres insecticides dans la plupart des rivières traitées. f) Le réseau d'évaluation entomologique a été maintenu à son niveau de 1988 dans la zone initiale et la zone d'extension sud et ce malgré une diminution du personnel. En zone d'extension ouest tous les secteurs et bases constitués par les équipes nationales ont été ouverts et sont opérationnels. 8) Les activités entomologiques ont démarré dans I'ensemble des 24 bases opérationnelles de I'extension ouest. En Guinée, au Mali et au Senégal, trois ans de résultats entomologiques sont déjà disponibles. Partout, le réseau hydrologiqu e a été modernisé ou installé et seules une dizaine de balises radio supplémentaires restent à installer en Sierra Leone. h) Les traitements larvicides ont dans I'ensemble été totalement satisfaisants durant la saison des pluies 1988 et la saison sèche 1989 à I'exception de quelques échecs de traitement sur le bassin du Bandama en raison de la prolifération exceptionnelle d'algues qui a diminué I'efficacitédu B.t. H-14. La transmission a été interrompue ou maintenue à un très bas niveau sur I'ensemble de I'aire du Programme à de très rares exceptions près. i) L'optimisation des traitements a encore été améliorée en t989 et malgré une augmentation du nombre d'heures de vol et du nombre de litres de larvicides due aux forts débits de 1988, les impératifs budgétaires ont pu être respectés pour la période considérée. La surveillance de I'environnement aquatique s'est déroulée normalement et a concerné plus particulièrement les rivières traitées à la perméthrine ou au carbosulfan. j) L'Unité d'évaluation épidémiologique (EPI) a évalué dans I'aire initiale du Programme, la situation épidémiologique pour décider du lieu et du moment de I'arrêt du traitement larvicide. Dans la majorité des villages de suivi, un seuil épidémiologiquement insignifiant a été déjà atteint. Elle a traité à I'ivermectine les communautés à haut risque et entrepris des investigations ophtalmologiques détaillées. k) La carte épidémiologique de I'extension ouest a été complétée en collaboration avec les équipes nationales. l) L'Unité biostatistique et informatique (BIS) a poursuivi I'analyse des résultats des essais d'ivermectine et de la cartographie épidémiologique, la description et la prévision des tendances épidémiologiques dans I'aire initiale du Programme, I'analyse détaillée des données entomolo- giques dans les extensions et I'analyse intégrée des données pour la planification des opérations. Elle continue de former le personnel des différentes unités. TTT JPCIO.2 (ocP/PR/8e) Page 4 m) La recherche appliquée a concerné plus spécialement l'étude de nouveaux insecticides et de nouvelles formulations, la poursuite des études entomologiques en Sierra Leone, l'étude de I'impact des traitements à I'ivermectine sur la transmission, l'identification des vecteurs, les transmissions expérimentales et la modélisation. n) La nouvelle approche des problèmes du développement socio-économique a entrainé la redéfinition des activités. Deux sortes d'actions sont entreprises les unes en collaboration avec les membres du Comité des Agences parrainantes (CAP), les autres par I'Unité de Développement socio-économique (ECO). L'Unité suit la mise en oeuvre de propositions d'études et de développement recommandées par le rapport Hunting et apporte son assistance pour la réalisation de l'étude sur le repeuplement des zones onchocerquiennes. Elle poursuit par ailleurs la collecte des données socio-économiques de base. o) L'Unité d'Administration et Services de soutien comme les années précédentes a cherché à fournir le soutien et les services de qualité requis et à des cotts réduits malgré d'importantes aug,mentations de différents cotts. Le taux de change du dollar des Etats Unis n'a pas varié. L'informatisation des opérations budgétaires et financières est achevée. p) Un accent particulier a été mis cette annnée sur la formation sur le terrain et en cours d'emploi. q) Dans le cadre de la dévolution, I'OCP contribue à la formation des ressortissants des Pays participants et a aidé à la préparation des plans du Mali et du Niger. r) Le Programme continue d'informer les Pays participants, les Donateurs, la Communauté scientifique et le grand public sur son déroulement. LUTTE ANTTVECTORIELLE l. Les principaux évènements notables durant la période considérée sont : - une exceptionnelle saison des pluies en l9tt qui a entraîné une augmentation importante des activités de I'Unité de lutte antivectorielle (YCU) à cette période. Cependant, les résultats entomologiques sont demeurés satisfaisants et I'optimisation des traitements a permis de respecter les impératifs budgétaires; - après I'extension sud en 1988, I'extension ouest a été mise sous traitement en 1989, le Senégal et la Sierra Leone venant s'ajouter au Mali et à la Guinée déjà traités en 1988. Les traitements larvicides ont été définitivement interrompus dans environ 50 % de I'aire initiale du Programme; - la rotation des cinq insecticides opérationnels utilisés en alternance a permis de résoudre le problème de la résistance des espèces savanicoles au téméphos. Aucun nouveau phénomène de résistance n'est apparu; - le phénomène de réinvasion a été considérablement diminué en début de saison des pluies 1989 grâce aux traitements effectués en Guinée et en Sierra Leone. Seul le bassin du Baoulé a connu une réinvasion notable en 1989; Conditions climatiques 2. Le second semestre 1988 a été caractérisé par une pluviométrie exceptionnelle par rapport aux quinze dernières années. Il en a résulté de gros débits dans les rivières (de 25% à plus de 100% supérieurs à ceux de l9E7). 3. En fin d'année l98E la décrue est intervenue de façon brutale et la saison sèche 1988-1989 a été très marquée. En conséquence pour le premier semestre 1989 les conditions qui ont prévalu étaient identiques à celles des années précédentes avec des débits faibles ou nuls pour la plupart des cours d'eau. En outre, par rapport aux normales saisonnières, les températures ont eu une tendance générale à la hausse pour les maxima et à la baisse pour les minima, en particulier dans les régions de savanes sèches. JPCl0.2 (ocP/PR/8e) Page 5 4. Installée avec environ six semaines de retard par rapport à la normale, la saison des pluies 1989 a eu un démarrage progressif du fait de la lente remontée du Front Intertropical (FIT) vers les régions septentrionales de I'aire de |OCP. Ce n'est que début juillet que la pluviosité s'est étendue à I'ensemble de la zone du Programme. Les pluies sont alors tombées avec force et de façon régulière, induisant une reprise immédiate et importante des écoulements. Flotte aérienne 5. Le nombre d'hélicoptères Hughes 500D et 500E a varié progressivement de juillet à octobre 1988 de onze à huit. En janvier 1989 les hélicoptères sous contrat étaient au nombre de sept puis de six en février. En avril et mai, le nombre d'hélicoptères en service est remonté à sept puis à nouveau à onze à compter de juin 19E9. Ces hélicoptères étaient répartis selon les besoins entre les deux bases aériennes de Kara à I'est et d'Odienné à I'ouest. Deux avions Turbo Thrush étaient sous contrat en saison des pluies 1988 et 1989, un seul durant la saison sèche 1988-1989. La flotte aérienne comprenait également un hélicoptère et un avion de réserve ainsi qu'un avion de liaison Cessna 206. Zones traitées (voir fig. 1) Zone initiale 6. En zone initiale en 19E8, toutes les rivières ont été maintenues sous traitement larvicide à I'exception de celles situées au Burkina Faso entre la limite nord du Programme et une ligne suivant la frontière avec le Bénin, le Togo, le Ghana et passant ensuite au Nord de Bobo Dioulasso. La zone d'interruption des traitements englobait également le bas-bassin du Bani au Mali et la plupart des affluents nigero-burkinabè du Niger. 7. En 1989, la Comoé en amont du confluent avec la Léraba a été traitêe six semaines en janvier et février puis les traitements ont été suspendus définitivement. La L&aba principale ne sera traitée que pendant la période de réinvasion puis sélectivement d'aott à décembre pour éviter I'installation de populations simulidiennes au niveau du gîte très important de Gréchan. Les traitements de la haute Léraba sont définitivement suspendus. A I'est, il en sera de même pour le haut-bassin de la Volta Blanche et le cours supérieur de I'Oti au Togo. Ces arrêts de traitement sont décidés compte tenu des résultats des enquêtes épidémiologiques qui indiquent une disparition de I'onchocercose chez les habitants de ces zones. 8. En 1989, le calendrier de reprise des traitements sur les principaux bassins a été semblable à celui de 1988 en tenant compte du décalage dt au démarrage plus tardif de la saison des pluies. Zone d'extension sud 9. En 1988, la, zone d'extension sud a été entièrement incluse dans I'aire opérationnelle de I'OCP. Des traitements réguliers ont été effectués sur le bassin de I'Ouémé au Bénin, sur le Mono et le Sio au sud Togo, sur les affluents orientaux du Lac Volta. En 1989, cette zone d'extension sud sera également entièrement maintenue sous traitement larvicide. Zone d'extension ouest 10. En 1988, I'ouest du Mali ainsi que la Guinée avaient été mis sous traitement larvicide de façon sélective et saisonnière. Compte tenu : a) des difficultés rencontrées lors des traitements de I'ouest du Mali (gîtes situés sur les multiples affluents et non sur les rivières principales, d'où impossibilité de traitements corrects) b) de la cartographie des zones d'endémies en extension ouest effectuée par I'Unité d'évaluation épidémiologique (hypoendémicité quasi générale au nord, meso ou hyperendémicité au sud). c) de I'introduction en campagne de masse de I'ivermectine dans les trois seuls foyers d'hyperendémie au nord (Bakoye et région de Tienfala au Mali, Gambie au Sénégal) JPCl0.2 (ocP/PR/8e) Page 6 I l. ll a êtê décidé en accord avec le Comité Consultatif d'Experts de traiter en 1989 le bassin de la Gambie, qui ne présente pas de difficultés particulières pour les épandages aériens d'insecticides, et ce dès la mise en eau des gltes larvaires. Les traitements ont commencé débutjuillet. Ils concerneront principalement la partie sénégalaise, où se situent la plupart des gltes et où la maladie est hyperendLmique, et à un moindre degré le nord de la partie guinéenne notamment sur la Koulountou' 12. Les traitements en Guinée ont commencé à la mi-avril 1989, soit un mois plus tard qu'en lggg compte-tenu de la montée tardive des eaux. Seul le bassin du Niger est traité dans les zones à S. sirbanum et/ou §. soubrense à I'exclusion des zones dans lesquelles §. squamosum est largement dominant. 13. En Sierra Leone, les traitements ont commencé début mai. C'est toute I'aire initialement concernée par I'extension qui a été mise sous traitement (rivières Bagbé, Bafi, Pampana, Teye, Rokel, Mango, Kaba et Kolente). Sur le bas Rokel et le Teye, les traitements ont été suspendus fin juin avec la disparition totale des simulies savanicoles' Iæs insecticides 14. Les cinq insecticides opérationnels sont restés les mêmes durant la période concernée' - L'Abate ou téméphos 200 cE (organo-phosphoré) est toujours employé compte tenu de sa facilité d'utilisation, du ,oo excellente portée et de son innocuité pour la faune non cible' Il reste utilisable en alternance avec les autres larvicides dans la majorité des foyers. Seules les zones où la résistance est devenue irréversible sont exclues des traitements alternatifs à I'Abate (bassins du Bandama et de la Comoé en CÔte d'Ivoire)' - Le chlorphoxime 200 CE (organo-phosphoré) est un insecticide très utile pour les cours d,eau à débits moyens mais il est *àins tètectif et plus difficile à utiliser que I'Abate. Il faut également noter qu'en 1989, la firme Bayer n'a pu livrer que 60 000 litres de chlorphoxime sur les g0 000 litres commandés, I'arrêt de la production de ce larvicide ayant été décidé. Il convient donc dès à présent d'examiner les possibilités de reprendre la fabrication de ce larvicide ou d,envisager son remplacement en 1990 par le pyraclofos (cf. recherche sur les insecticides)' - La perméthrine 200 CE (pyréthroide) est le plus maniable et le moins cher des larvicides mais sa toxicité pour la faune non-cible ne permet pas son utilisation en dehors des forts débits, de plus ,on .rnploi doit être évité dans les zones où une utilisation massive de pyréthroides agricoles risquerait de faire apparaître une résistance croisée' - Le carbosulfan 250 CE (carbamate) est également relativement toxique pour la faune non-cible et est utilisé seulement lors des hautes eaux. pe plus son prix élevé rend son utilisation très cotteuse. - Le Bacillus thuringiensis sérotype H-14 (8.t. H-14 insecticide biologique) est le plus sélectif (aucune action sur la faune non cible) et le plus prometteur du point de vue nouvelles formulations. En effet les formulations actuelles ne sont pas assez concentrées et ont une portée très réduite. Ceci rend son cott d'utilisation assez élevé car si son prix a chuté de plus de 40 % en un an, le cott des heures de vol des hélicoptères a augmenté de près de 40 % dans le nouveau contrat aérien entrant en vigueur en 1990. En conséquence la recherche de nouvelles formulations doit se poursuivre activement (cf recherche sur les insecticides). La r6sistance 15. Les résultats de la surveillance de la sensibilité aux insecticides obtenus au cours de la dernière année confirment ceux obtenus précédemment. On note donc une résistance bien établie au téméphos dans la partie inférieure de la Comoé et sur le Bandama, ainsi qu'une résistance au chlorphoxime pour les espèces forestières. Dans la partie inférieure du Sassandra la sensibilité au chlorphoxime a également diminué. Plus au nord, dans les zones est et centre' on a observé une résistance réversi-ble au téméphos (Pendjari, Sota, Bandama blanc). La sensibilité aux autres insecticides est demeurée normale, et les traitements au chlorphoxime, entre autres, ont donné de bons résultats. Trois missions importantes ont eu lieu dans I'extension ouest entre septembre JPCl0.2 (ocP/PR/E9) Page 7 1988 et mars 1989. La résistance au téméphos était alors présente sur le Tinkisso, sur le Niger, sur la plupart des affluents de la rive droite du Niger en Guinée (Sankarani, Milo, Niandan), ainsi que sur quelques rivières de Sierra Leone (Mongo, Kaba, Bagbé). Il faut rappeler que du point de vue cytotaxonomie la situation en extension ouest est changeante et très complexe. Ainsi sur plusieurs rivières (Milo, Mongo, Kaba) on a trouvé des populations résistantes et des populations sensibles. Par ailleurs des traitements au téméphos ont été efficaces là où quelques semaines auparavânt on notait une résistance. Afin d'améliorer la valeur prédictive des tests de sensibilité, surtout pour les espèces savanicoles traitées au téméphos, une nouvelle méthode d'analyse des résultats a été mise au point. Toutes les données recueillies à ce jour sont en cours de traitement et d'intégration à une banque de données. Une banque de données cytotaxonomiques est également en cours de montage, ce qui permettra de mieux définir les seuils de résistance et leur dynamique dans la zone OCP, en fonction de chaque cytotype. Stratdgie de la lutte antivectorielle Princioes 16. La stratégie de rotation des cinq insecticides est maintenant appliquée de façon continue sur I'ensemble de I'aire du Programme et ce en fonction des rivières et des débits. 17. Les rotations sont destinées à limiter les risques de résistance tout en utilisant les différents larvicides au mieux de leur rapport cott/efficacité/sélectivité. 18. Dans les zones où la résistance au téméphos n'est pas encore apparue, le B.t. H-14 est utilisé jusqu'à environ 10-12 m3/s puis il est remplacé par I'Abate. Si le débit est très important et que la situation entomologique le justifie, quelques cycles de perméthrine peuvent etre pratiqués aux plus hautes eaux. 19. Dans les zones où la résistance au téméphos est latente, il est prévu de n'utiliser I'Abate que lorsqu'il est le plus rentable, c'est-à-dire aux hautes eaux juste après le pic de crue. Le schéma de base est alors B.t. }l-14 jusqu'à 20-25 ms/s puis chlorphoxime jusqu'à 60-70 m3/s puis perméthrine et/ou carbosulfan, suspension pendant le pic des hautes eaux puis Abate, et ce jusqu'à ce que le débit redescende ù 20-25 ,137s si la sensibilité le permet. 20. Dans les zones de résistance au téméphos et au chlorphoxime, seule la rotation B.t. H-14 /perméthrine et/ou carbosulfan est réalisable mais elle est relativement cotteuse. Il importe dans ce cas de maîtriser le mieux possible la situation entomologique en début de décrue afin de pouvoir suspendre le traitement Ie plus longtemps possible pendant que le débit descend de 60 ù20-25 ms/s et éviter I'utilisation du B.t. H-14 aux forts débits. En revanche il est rarement possible de suspendre le traitement pendant la montée des eaux puisque dans la plupart des bassins, cela correspond à la période de réinvasion, qu'il s'agisse de sources de réinvasion ou de zones réenvahies. 21. Enfin, grâce à la télétransmission des données hydrologiques, les ajournements de traitements sont systématiquement pratiqués pendant les crues. En effet, ce type de suspension circonstancielle (pratiqué depuis deux ans), entraîne des économies substantielles. Il existe toutefois des rivières dans lesquelles il est difficile de suspendre les traitements sans prendre de risques excessifs comme par exemple le Baoulé (affluent du Bani), la Bougouriba, la Sissili ou, à un moindre degré, le Sassandra principal, dans lesquelles la situation entomologique se détériore très rapidement en I'absence de traitements. Utilisation çles données hvdroloeioues 22. Comme indiqué précédemment, I'exploitation des données hydrologiques est techniquement et économiquement essentielle pour une telle stratégie de lutte. 23. Depuis 1987, VCU a par conséquent suivi activement un programme de restauration ou d'établissement des réseaux hydrologiques au Ghana et en Sierra Leone. Ces réseaux ont également été modernisés sur I'ensemble de I'aire du Programme par I'installation de radio balises dans les différents Pays participants. De plus une seconde brigade hydrologique a été +^ JPCr0.2 (ocP/PR/8e) Page 8 mise en place en zone est et basée à Kara. Le programme de restauration et de modernisation du réseau hydrologique se terminera en 1990 par la mise en place d'une dizaine de radio balises supplémentaires en Sierra Leone. 24. Grâce à I'informatique, I'accès immédiat à toutes les données hydrologiques ainsi qu'à celles de tous les épandages insecticides effectués est possible. Ceci permet d'établir de façon plus précise et plus judicieuse les traitements larvicides à effectuer en terme de nombre de points d'épandage et de dosage d'insecticide. De plus, comme indiqué précédemment, ces données permettent également de choisir le larvicide adéquat. Il en découle une optimisation des circuits de traitement et une organisation plus rationnelle du ravitaillement des dépÔts sur le terrain en carburant pour hélicoptère et en larvicides. Détails des ooérations a 1989 25. Comme indiqué précédemment (cf. conditions climatiques) la saison sèche 1989 a été bien marquée et durant les premiers mois de I'année dans les zones où les traitements larvicides n'étaient pas arrêtés faute d'écoulement ou de femelles piqueuses, c'est le B.t. H-14 qui a été largement utilisé à I'est comme à I'ouest. Cependant, le chlorphoxime a également été utilisé sur les fleuves les plus importants (Oti, Bandama) ainsi que I'Abate en Sierra Leone et sur certains affluents en zone est (Kara et Mô). Le Bas Bandama en Côte d'Ivoire a seul posé quelques problèmes de traitement et le chlorphoxime, le carbosulfan et enfin la perméthrine ont été utilisés successivement lorsque le débit était devenu suffisant. 26. Pour ce qui est de la saison des pluies de 1989, il est encore difficile d'indiquer avec précision les traitements qui seront effectués, cependant, compte tenu de I'expérience acquise précédemment, il est dès à présent possible d'indiquer les prévisions pour les différentes zones. En zone ouest 27. En zone ouest initiale, la rotation des cinq larvicides opérationnels se fera à la fois en fonction des débits et de la situation de la résistance. L'Abate sera réintroduit dans nombre de bassins hydrologiques en particulier sur les affluents du Bani (Baoulé, Banifing I et IY) ainsi que sur les affluents du haut Sassandra en Guinée. Il sera utilisé également pour le traitement des gîtes du Gréchan sur la Léraba. Son emploi dans le bassin du Sassandra sera conditionné par le retour à une sensibilité normale des souches simulidiennes dans ce basssin. 28. Le B.t. H-14 sera largement employé aussi longtemps que possible. Tous les cours d'eau prévus pour les traitements dans la zone ouest initiale ont reçu ce produit à un moment ou à un autre : ceux cités ci-dessus, le Fié et les rivières atlantiques de la zone. Quant à la perméthrine, souvent relayée par le carbosulfan, son utilisation sera limitée dans le temps à quatre ou à six cycles consécutifs au maximum. Les biefs inférieurs des grandes rivières : Comoé, Sassandra, bas Bandama, bas N'Zi seront traités par ce produit de même que le Bandama Blanc. Il est prévu de I'utiliser sur les affluents du Bani dans leur portion inférieure si les débits le permettent. 29. La Marahoué ne sera pas traitée avec cet insecticide, par contre après le B.t. }I-14 et le chlorphoxime, le carbosulfan sera utilisé. L'utilisation de ce dernier produit sera par ailleurs limitée aux bassins du Sassandra, de la Comoé et du N'Zi. 30. Le chlorphoxime, insecticide des débits moyens sera employé avec parcimonie (cf.In- secticides), essentiellement sur le N'Zi et la Marahoué et pour quelques cycles sur le Bandama Blanc et les affluents du haut bassin du Sassandra. 31. Les essais opérationnels du pyraclofos se dérouleront dans le bassin du Bandama Blanc où les traitements seront suspendus à cet effet pendant quatre semaines durant la saison des pluies. 32. En zone ouest initiale, des suspensions volontaires ont lieu pour les essais d'ivermectine (gltes de Tienfala sur le Niger et la Faya). De plus, I'arrêt définitif des traitements a été décidé dans une grande partie de I'aire initiale (cf. traitement zone initiale). JPCIO.2 (ocP/PR/8e) Page 9 33. En ce qui concerne la zone d'extension ouest, les termes de référence de la Sierra Leone et du fleuve Gambie ne sont pas pour I'instant disponibles. En conséquence, il a été prévu dans ces deux zones d'établir des stocks suffisants d'insecticides, principalement le B.t. H-14 et I'Abate. 34. En Guinée, compte tenu de la résistance latente au téméphos dans pratiquement tout le bassin du Niger, le B.t. H-14 sera utilisé jusqu'à la montée des eaux puis remplacé par I'Abate pendant cinq à sept cycles seulement avant de passer à la perméthrine. Toutefois, un stock de sécurité de chlorphoxime sera constitué à Kankan en cili de résistance immédiate ou précoce au téméphos. Comme en 1987 et 1988, il est prévu de suspendre le traitement de la plupart des rivières entre le l5 aott et la fin septembre. En effet, on a pu observer qu'une telle suspension était possible, la recolonisation des rivières étant extrêmenent lente. Les traitements reprendront dès que nécessaire avec de I'Abate ou du chlorphoxime puis ensuite du B.t. H-14 En zone est 35. Les excellents résultats obtenus en zone est en 1988 tant en zone initiale qu'en zone d'extension sud font que la stratégie utilisée en 1989 est identique à celle de I'année dernière. La quasi-totalité des rivières a été traitée au B.t. H-14 puis au chlorphoxime. La perméthrine ne sera utilisée qu'aux hautes eaux sur le bassin de I'Ouémé et le carbosulfan sur le bassin du Mono. Si la sensibilité à I'Abate redevient normale, ce larvicide sera de nouveau essayé pour les traitements aux hautes eaux dans la zone Sissili-Kulpawn. Sinon le chlorphoxime sera utilisé. Réseau de surreillance et d'dvaluation entomologque 36. Le réseau d'évaluation entomologique reste un outil essentiel pour l'évaluation de la lutte antivectorielle car chaque semaine, les résultats des captures-dissections effectuées aux différents points de contrôle permettent de prendre les décisions concernant la poursuite ou la suspension des traitements sur les différents biefs. Bien entendu, ces résultats influent également sur les séquences d'utilisation des divers larvicides en cas d'échec des traitements en cours. 37. En dépit des impératifs budgétaires, il convient donc de maintenir à son niveau actuel le réseau d'évaluation (jusqu'en l99l pour la zone initiale) car il est extrêmement risqué d'arrêter simultanément les traitements larvicides et la surveillance entomologique dans une zone. Deux années de surveillance après I'arrêt des traitements semblent une période raisonnable. 38. Afin de résoudre au mieux ce problème, en 1988 comme en 1989, les effectifs en personnel de I'unité de lutte antivectorielle ont été réduits d'environ 8 % tout en préservant au maximum le réseau d'évaluation. Pour ce faire, toutes les équipes de capture du Programme, qui com- prenaient précédemment un chauffeur et deux captureurs, sont composées désormais d'un chauffeur-captureur et d'un captureur. De plus, les chauffeurs qui ne sont pas utilisés comme captureurs sont devenus chauffeurs-mécaniciens. 39. En 1989, le réseau d'évaluation est réparti en ce qui concerne la zone initiale, y compris I'extension sud en cinq secteurs et vingt-deux sous-secteurs dont une antenne saisonnière. En extension ouest, ce réseau est constitué par les équipes nationales et comprend huit secteurs et vingt-quatre sous-secteurs ou bases. 40. La surveillance des vecteurs en zone initiale et extension sud en 1988-1989 s'est déroulée dans quelques 177 points de capture (contre 195 en 1987). Les prospections des gîtes préimaginaux sont faites classiquement dans les gîtes témoins usuellement visités et ont révélé de bons résultats après les épandages. 41. Dans les zones de l'aire initiale où les traitements ont été arrêtés compte tenu de la disparition du réservoir de parasites (prévalence de I'onchocercose très faible ou nulle dans la population), le réseau d'évaluation permet d'obtenir des indications précises sur une éventuelle transmission résiduelle. . " -_cttr -- JPCr0.2 (ocP/PR/8e) Page l0 42. Ceréseau d'évaluation est compl été pt la mise en place à Bamako d'un important laboratoire où il est possible d'identifier et de disséquer de très nombreuses simulies. Deux laboratoires d'identifièation cytotaxonomique des larves situés à Bamako et à Kara permettent également d'étudier plus précisément le phénomène de résistance des divers cytotypes en relation avec les cinq équipes d'étude de sensibilité aux insecticides réparties dans les différents secteurs. Activités entomologiques en zone d'exten§ion ouest 43. Les bases opérationnelles et secteurs signalés ci-dessus comprennent 317 agents, tous des nationaux (cf. Tableau I et Fig. 2) et fonctionnent actuellement dans les cinq pays de I'extension ouest: Mali (2 secteurs, S bases), Senégal (l secteur,2 bases), Guinée (3 secteurs, ll bases), Guinée-Bissau (l secteur, I base), Sierra Leone (l secteur, 2 bases). Ces bases emploient au totîl 52 équipes de capture et dissection qui couvrent actuellement 178 points de contrÔle' Chaque base opérationnelle est dotée d'une station radio permettant la transmission régulière des résultats des captures et des dissections. 44. L'année 1988 a vu la formation de I I nouveaux techniciens entomologistes pour le Senégal (4), la Guinée (3), et la Sierra Leone (4). Parmi les techniciens entomologistes formés par le programme, 57 sont dès à présent utilisés pour les activités de surveillance entomologique : Mali (16), Guinée (28), Senégal (5), Guinée-Bissau (2), Sierra Leone (6). Six entomologistes médicaux formés par le programme iuper'rrisent les activités dans leurs pays respectifs: Mali (l), Guinée (4), Sierra Leone (f ). n est prévu en 1989-1990 de former trois entomologistes médicaux et six techniciens entomoiogistes supplémentaires pour compléter I'effectif actuel en zone d'extension ouest. 45. Les activités régulières de surveillance entomologique conduites par les équipes nationales ont débuté à partir àe mai 1986 en Guinée (Haute Guinée), au Sénégal et au Mali, ce qui a permis d'avoir à ce jour pour ces trois pays et pour plus de 100 points de capture, trois années de données entomologiques exploitables. 46. En moyenne Guinée, la collecte des données de base a débuté en décembre l9t7 pour la base de Mamou et en décembre 1988 pour celles de Labé et Gaoual. 47. La base opérationnelle de Gabu en Guinée-Bissau a commencé à rassembler ses premières données entomologiques en novembre 1988, tandis que celles de Makéni et Kabala en Sierra Leone ont débuté les activités de surveillance entomologique en mars 1989. 4E. pour le Mali, le Sénégal et la Guinée, une analyse rapide des résultats des ntrois années entomologiques" écoulées (voir Fig. 3), fait ressortir de forts potentiels de transmission dans le haut bassin du Niger, sur le Bakoye, la haute Falémé, dans le bassin du fleuve Gambie au Sénégal, sur le haut et le bas Baoulé au Mali et sur le haut Bafing en Guinée, sur les affluents au nàfing au Mali et quelques affluents de la rive gauche du Niger. Il faut cependant signaler que dans ces zones, un fort pourcentage de larves infectantes peuvent être d'origine animale (notamment O. ochengi). 49. par contre, la transmission semble faible le long du fleuve Sénégal lui-même ainsi que sur la plus grande partie du Bafing au Mali et le long de la plupart des affluents de la rive gauche du Niger. JPCl0.2 (ocP/PR/Ee) Page I I €§ orJ() a.:» .*a e€\)o 'EvgË ÊËÉB § (1N tô tat \o ôl tf o\ æo\ F{ rôN tti rat \o N Nrô tso\ ta)N :t N N 11tf x a GÉaoo '5 -19G9ts; §,6É€o $É.3.Ë E's E 8Ë sèË Èl z E \n\n rrË Nro o:t t Bôl o\æ o\ rô\o \ôr- rr) tatrô 11 r- ri ra ts o\ o\ç .ûr- æ ôlrôN c) 00)= c» àoEtoXaô aÉ=ok6)er() !.a tr *B ()eoCt ov ôlDe.t9()Ë .o= .(É z:uE § rO t-{ F{ t Fl N ta \o N o\ æ o\ m r-{ N æ ti ôl N @ çN æ o\ t) ri N æ Fl N ri t- NN H s.l z o i É rl () E] z rq U) g.l z ElJ dÉ E] v) D U) U) q E Hz D() J F. F *rf JPCl0.2 (ocP/PR/8e) Page 12 Résultats Efficacité des traitements larvicides 50. Dans I'ensemble de I'aire du Programme, les traitements larvicides ont eu une efficacité satisfaisante et les excellents résultats obtenus durant la saison des pluies 1988 dans I'aire initiale et I'extension sud ont été exposés lors de la précédente session du Comité Conjoint du Programme en décembre 1988 à Dakar. 51. Depuis lors, I'efficacité des traitements larvicides a été constatée durant les six premiers mois de l9E9 sur I'ensemble du Programme y compris les zones d'extension. 52. Il faut toutefois noter que les traitements larvicides ont été perturbés sur le bassin du Bandama. Certains échecs de traitement s'expliquent surtout par I'abondance exceptionnelle et la persistance de très fortes concentrations d'algues dans ce bassin (températures élevées et courants faibles) qui ont entraîné une diminution importante de I'efficacité du B.l. H-14 déjà difficile à appliquer aux faibles débits. Certains barrages ont également posé des problèmes soit en entrainant des variations subites et imprévisibles des débits (Bas-Bandama) soit parce qu'ils pérennisent l'écoulement et constituent des gîtes artificiels difficiles à traiter par hélicoptère (Marahoué, N'Zi, Bandama Blanc). 53. Enfin un handicap sérieux est venu d'un manque de pilotes confirmés dt à une rotation trop rapide des effectifs à Odienné. En mai 1989, au moment des traitements anti réinvasion, à I'exception d'un pilote confirmé effectuant de courts séjours, le pilote le plus expérimenté avait moins de six mois d'expérience dans Ia zone du Programme. Dvnamioue des oooulations oioueuses et lutte contre Ia réinvasion 54. Sans reprendre dans le détail les résultats de la saison des pluies 198E, on peut toutefois rappeler que du point de vue des densités simulidiennes, il n'y a pas eu de flambées importantes sauf dans les bassins où les traitements étaient volontairement suspendus ainsi que dans les biefs réenvahis de la bordure occidentale de I'aire initiale. De bons résultats ont été obtenus dans certains bassins où au cours de I'année précédente on avait observé de fortes densités simuli- diennes. C'est le cas de la Bougouriba inférieure, de la basse Yolta Noire et de la Kulpawn/Sissili. Dans le Farako, les densités des simulies étaient quatre fois et demie inférieures à celles de 1987 malgré I'absence des traitements au cours des deux années précédentes. 55. En zone d'extension du sud-est, les traitements commencés au cours de la deuxième semaine de février 1988 ont eu de bons résultats sur les densités simulidiennes tant localement que dans certaines zones réenvahies comme la vallée du Mô et de la Kara. 56. La transmission de I'onchocercose a été interrompue dans la majeure partie de I'aire initiale de I'OCP et de I'extension sud pendant la saison des pluies de 1988. Cette interruption a concerné tous les foyers onchocerquiens du Bénin et du Togo (sauf les points réenvahis) ainsi que ceux du Niger et du Burkina Faso (sauf Pendié/Dienkoa pour ce dernier pays). 57. De même ont été bien maîtrisés les foyers du nord du Ghana et de la Volta Région ainsi que ceux du nord et du centre de la Côte d'Ivoire et de I'est du Mali. 58. En ce qui concerne I'année 19E9, les résultats entomologiques de saison sèche ont été tout à fait satisfaisants jusqu'à I'apparition de la réinvasion dans les différents bassins. 59. La situation entomologique sur la Léraba est meilleure cette année qu'en l98E un pic de 90 femelles/homme/ jour avait été observé fin avril-début mai. 60. On a subi une réinvasion sur le Bou en fin avril 1989. Cela peut s'expliquer en partie par les échecs de traitement de la Marahoué. 61. Sur la haute Marahoué et le Banoroni, les densités simulidiennes étaient comparables à celles de 198E. Il est probable qu'une partie des femelles capturées vienne de la partie inférieure du bassin dans lequel les échecs de traitement ont été constatés et que I'autre partie provienne d'ailleurs. En effet à Kato (haute Marahoué), cinq semaines avant que le bief ne commence à couler, on capturait des simulies dont les caractéristiques étaient celles de femelles de réinvasion. JPCIO.2 (ocP/PR/8e) Page 13 62. Le Sassandra ne semble pas avoir fait I'objet d'une réinvasion significative. 63. La réinvasion du bassin du Baoulé a repris cette année. Les premières simulies ont été capturées à la mi-juin. Sur la Kankélaba, à la fin juin, 30 à 40 femelles étaient capturées chaque jour. 64. Pendant le pic de Madina Diassa, les taux de parturité étaient de I'ordre de 70 %. Il est donc probable qu'il y ait eu production d'une vague do simulies dans les zones d'écoulement intermittent et ce malgré la reprise des traitements dès le premier écoulement constaté à I'un des six points de contrôle répartis le long de la zone sensible. Début juillet, le nombre moyen de femelles/homme/jour à Madina, Madina Diassa et Kankélaba était respectivement de 20, 58 et 23 avec 90 %, 98 % et 99 % de taux de parturité. 65. Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions relatives au succès partiel ou à l'échec des traitements anti-réinvasion conduits en Sierra Leone. 66. Malgré un démarrage tardif des traitements, la Guinée a été relativement bien contrôlée avant la période de réinvasion et, semble-t-il, faiblement réenvahie. Aucun pic comparable à celui de Madina Diassa n'a été observé même aux points clés de Morigbédougou, Sansanbaya, Kouyalaya, Yalawa ou Balandougou. 67. En Sierra Leone les traitements ont donné de très bons résultats. Toutefois la rivière Kolenté à la frontière guinéenne semble avoir été réenvahie avant même de couler sur toute sa longueur et ce peut être depuis ses affluents situés dans la partie guinéenne ou éventuellement par des rivières situées plus à I'ouest (Badi). Cela reste toutefois à prouver. Il est peu probable que les pics de femelles observées à la mi-juin sur la Kolenté expliquent à eux seuls la réinvasion du Baoulé dans la région de Madina Diassa survenue fin juin. Enfin les pics de femelles savanicoles observés dans le sud de la Sierra Leone notamment sur la Moa ont été de plus faible amplitude qu'en 1988. Là encore il serait prématuré de tirer des conclusions sur les axes présumés de la réinvasion 1989. Résultats sur la transmission 68. Les potentiels annuels de transmission (PAT) calculés de novembre 1987 à octobre 1988 sont dans I'ensemble extrêmement satisfaisants (cf. Fig. a). 69. Par rapport à I'année précédente, on doit noter tout particulièrement les résultats remarquables obtenus dans I'extension sud et ce dès la première année complète de traitement. Ces traitements ont également eu un effet très sensible sur les PAT résiduels observés I'année précédente au Nord-Togo er au Nord-Bénin. (Fig. 5) 70. Cependant quelques "points noirs' demeurent, mais ils restent d'importance très inégale quant à leur impact sur la transmission d'une onchocercose cécitante dans les zones traitées. En effet il faut souligner qu'en zone est et en particulier dans la zone d'extension sud la quasi-totalité de la transmission résiduelle est due à des femelles de S. squamosum dont les gîtes situés dans les zones montagneuses à la frontière du Togo et du Ghana ne sont pas traités, cette espèce étant un très mauvais vecteur des souches d'O. volvulus de savane. De même le point de contrôle situé sur la Pru à I'ouest du Lac Yolta n'est pas représentatif puisque les traitements dans cette zone ont été suspendus pendant une grande partie de I'année lors des campagnes de masse à I'ivermectine (région d'Asubende). Sur la basse-Comoé, le N'Zi et le N'Zo, la quasi-totalité de la transmission résiduelle est également due à des femelles forestières du sous-complexe §. sanctipauli provenant pour la plupart de zones plus au sud non traitées. Seules les transmissions résiduelles d'origine savanicole apparaissent sur le bassin du Baoulé à la frontière Mali-Guinée ainsi, bien str, que dans la zone de la Dienkoa à proximité de Bobo-Dioulasso. Il est probable qu'en 1989, avec le traitement de la Guinée et de la Sierra Leone, la situation sera améliorée dans les zones réenvahies du Mali. La zone de la Dienkoa sera traitée à I'ivermectine et des épandages au sol y seront menés tant que les conditions climatiques le permettront (difficultés d'accès aux gîtes en saison des pluies). JPCIO.2 (ocP/PR/8e) Page 14 Administration (b ooérations 71. En ce qui concerne le personnel, si le réseau d'évaluation n'a pas été touché en 1989' le nombre de postes de professi,onnels a par contre été réduit de quatre (22au lieu de 26 en 1988) et les effectifs des services généraux sont passés de 417 à 390. Malgré un travail additionnel lié à la participation de VCU aux campagnes ivermectine, le personnel a donc été diminué d'environE%enl9E9. 72. En ce qui concerne les opérations aériennes, la comparaison entre la période Juillet 1988-Juin 1989 et celle de I'année précédente, fait ressortir une nette augmentation des heures de vol, 8470 au total contre 7l5l en 1987-1988, soit une augmentation de 18,4 %. Cette augmentation est due essentiellement à I'intense pluviométrie constatée durant la saison des ptùes 1988 ainsi qu'à I'inclusion de la Sierra Leone dans la zone de traitement de I'extension àuest. Il faut toutefois noter que le nombre d'heures de vol en 1988-1989 reste inférieur à celui de 1986-1982 (E470 contre 8980) et ce malgré la couverture quasi complète des extensions' Avec les arrêts de traitement en zone initiale, il est donc prévu dès I'année prochaine une diminution sensible des heures de vol (près de 35 % selon le plan d'action et le budget 1990)' Le tableau 2 donne les détails des heures de vol utilisées en 1987-1988 et 1988-19E9 selon le type d'appareil et les différents mois de I'année' 73. Durant la même période Juillet 1988 - Juin 1989 la consommation de larvicides a connu une augmentation impàrtante passant de 464.961 litres a 588.640 litres, soit une augmentation de 26,i %. L'augmentation est importante pour tous les larvicides mais en particulier pour le chlorphoxime et la perméthrine dont la consommation a plus que doublé, ce qui indique bien que cette augmentation est liée directement à la saison des pluies exceptionnelle de 1988 où les débits des cours d'eau ont augmenté en moyenne de 25% à 100% par rapport aux années précédentes (cf.tableau 3). Suneillance de l'environnement aquatique 74. Lasurveillance aquatique s'est poursuivie dans la zone du Programme, centrée essentiellement sur les principaux cours d'eau traités aux larvicides les moins sélectifs, la perméthrine et le carbosulfan. Elle est assurée, pour I'ichtyofaune, par les équipes nationales du Ghana, de la Guinée, de la Côte d'Ivoire et du Mali dans le cadre de contrats de service financés par I'OCP' L'équipe spécialisée de VCU se charge de la surveillance de I'entomofaune des stations retenues par le Groupe Ecologique, exception faite de celle de la Guinée. 75. En prévision des épandages de larvicides en zone ouest, des prospections ont été réalisées en Sierra Leone pour la sélection de sites de surveillance, et des données de pré-traitement ont été recueillies avec la collaboration de consultants. 76. Les essais à grande échelle de la cyphénothrine (un pyréthrinoide) ont démontré un impact particulièrement marqué de ce produit sur les crabes et I'entomofaune non cible avec une èfficacite insuffisante sur le vecteur. Le pyraclofos (un organo-phosphoré),par contre, a confirmé à court terme des effets sur les invertébrés comparables à ceux du chlorphoxime. Sa toxicité sur les poissons est également inférieure à celle de la perméthrine et du carbosulfan. Un essai opérationnel sera réalisé en aott-septembre 1989 avec ce larvicide. Quant à la bioresméthrine (pyréthrinoide), les tests préliminaires à court terme sur I'entomofaune semblent indiquer un i.p""t comparable à celui du chlorphoxime mais d'autres tests sont nécessaires pour préciser le niveau de toxicité de ce candidat larvicide sur les poissons, les crustacés et I'entomofaune benthique. JPCl0.2 (ocP/PR/8e) Page 15 CT, oÉq) ào CB oF o\ æo\ I æ o\ rnV)to,rQroroærô\or-æ ..i 9Q di vi 99 + t.; + ci \d -i r-ÈlR8È$8§s8Fe qor- s æ æ o\ F- 00o\ qq\oq\'.')oqqnq9q æt\ti\OrôOtô\Oçf-O\æ -f Fi ôl tô \O æ æ t r \O :f, f- !to\r-æ\o\oçratç(1:fr- V) Fl\n F- trl .9!Q .gx o§Ei; Xc) o\ æo\ Iæ côOlFI nqa(')\90c\r-\â\ôôN(1 ôlrô a.l ri F{ ti N (1 rô (1 r-æ\ô cîÇ t-l aôlr-N æ æ o\ It- æ o\Fl F- clt: 9 æ.'1 -1 o §6X§SË$+"iF9o.§Éi q tf) rnN t) È t-,r o ,ô F,r o o\ æ o\ I E o\ AAqQQT-r- \oærn ë3=pi§J ' 'GiÊ t: oôlr- æ æo\ IF- co o\ .1 Ü! \\ æO\In\O oCnno\o\(1ÈEgrn* a@\ôrô vtîg5 orâ lf o) .9 Ëo o,=Eg o\ æ o\ B o\ ri \ô(,)ttÔltAf-e{\ôæS?r\O ei+..iF-Ë.id;+oi\oË.jôl æ æ f- O O\ f- \O ôl ôl \O r)F-O\\Or-O\(otËçcî\Ô\O q r-t-!f,r- æ æ o\Fl Ir- æ o\t-l noq9elv]l/)c!.tq9qn æ ôf æ Fl \O f- (f) æ !-{ \O :l OÉËÉf-ærOrnNOæ\ôO\æ\or-r.trntîoÿrN§\o ôl g \o .t) o I aro = Lk+ 6).ô-oË*EàHE.E.E.- Eiâ58ÂEE§T§Ë doF JPCr0.2 (ocP/PR/8e) Page 16 77. Les recherches sur la biologie des principales espèces de poissons se poursuivent pour mieux situer les périodes de reproduction, ce qui permettrait d'ajuster les tactiques de traitement de manière à épargner au maximum les juvéniles et les larves, favorisant alors le recrutement. Tebleeu 3 : Compereison des consommetions de larvicides entre juittet 1987 - juin 1988 et iuillet 1988 - juin 1989 (Litres) Année Téméphos B.t.H-14 Chlor- phoxime Perméthrine Carbo- sulfan Total I q87/1q88 - Litres - Pourcentage 70.705,8 15,zqo 340.797,7 73,3Vo 34.976,2 7,5Vo t0.420,6 2,zVo 8.06r l,7qo 464.96t,3 (99,9%) lq88/tq8q - Litres - Pourcentage 90.058 15,3% 382.738,9 65,0% 77 .712,6 t3,2Vo 25.449,8 4,3Vo 12.680,9 2,zqo 588.640,2 (100%) Différence en litres et en pourcentage +19.352,2 27,40/0 +41.941,2 12,3% +42.736,4 122,2% +15.029,2 144,2% +4.619,9 57,3% +123.678,9 (26,6%) EVALUATION EPIDEMIOLOGIQUE 7E. Au cours de I'année passée, I'unité d'évaluation épidemiologique (EPI) a conduit une vaste enquête dans I'aire initiale de I'OCP, complété la cartographie épidémiologique de I'extension ouest, entrepris la cartographie détaillée de cinq zones sélectionnées pour le traitement de masse de I'ivermectine et traité avec ce médicament la population des communautés à haut risque de développer une cécité onchocerquienne. L'unité a aussi entrepris des investigations ophtal- mologiques détaillées et étudié I'impact du traitement de masse à I'ivermectine sur les yeux. Au total 1025 villages ont soit fait I'objet d'une évaluation, soit subit un traitement de masse à I'ivermectine dans un calendrier extrêmement chargé comparé aux années passées. 79. Dans le but de décider où et quand le traitement larvicide peut être interrompu sans risque, I'enquête dans I I I villages de I'aire initiale de I'OCP a permis d'évaluer I'impact de la lutte antivectorielle. Les résultats de I'aire initiale confirment les prévisions les plus optimistes: la prévalence de I'infection tombe très rapidement (Fig.6) et, dans la majorité des villages de suivi, un seuil épidémiologiquement insignifiant a été déjà atteint. Les seules zones à problème demeurent les l0 km de bief sur la Dienkoa au Burkina Faso et les rivières Kulpawn et Kulda au Ghana. Ces dernières zones sont particulièrement importantes puisqu'elles sont localisées sur un axe principal de réinvasion. Pour la première fois, une amélioration a été observée dans la zone-est réinvahie et sur le bassin de la Marahoué en Côte d'Ivoire. 80. La cartographie épidémiologique de I'extension ouest a été complétée. Des informations ont été recueillies sur 215 villages randomisés, 137 villages sélectionnés non randomisés et320 villages choisis pour la cartographie détaillée des zones à haut risque de cécité onchocerquienne (Fig.7). Ce travail a été accompli par les équipes nationales. Les excellents résultats des tests de contrôle de qualité des équipes de la Guinée, du Mali et du Sénégal ont été déjà rapportés; ceux de l'équipe de la Sierra Leone comparés avec le standard de I'OCP sont d'une qualité similaire. 81. Eu égard à la distribution et la sévérité de I'onchocercose, la cartographie a distingué cinq faciès épidémiologiques. Le nord du bassin du haut Niger en Guinée, la zone de Tienfala et le bas Bakoye au Mali et une section du fleuve Gambie au Sénégal constituent des zones très endémiques avec un haut risque de cécité onchocerquienne. La majeure partie de la Sierra Leone est aussi très endémique. Le sud du bassin du haut Niger est très endémique mais avec un faible risque de cécité onchocerquienne. Le nord du Mali et du Senégal, la Guinée-Bissau JPCIO.2 (ocP/PR/8e) Page 17 et la montagne, la corne nord-est et les zones préforestières de la Guinée ont un niveau de faible endémicité. Les autres zones de I'extension ouest ont été classées comme étant d'endémicité intermédiaire. On estime que 1.434.199 de personnes sont infectées par Onchocercavolvulus sur une population rurale de 4.464.183. 82. La cartographie épidémiologique a permis d'identifier les zones à haut risque de cécité onchocerquienne où un traitement de masse à I'ivermectine est indiqué. Dans ces zones sélec- tionnées, une cartographie détaillée aété réalisée pour cibler la population à traiter. Présentement, cette cartographie détaillée est complétée dans l3 zones. Cette activité était aussi accomplie par les équipes nationales. 83. Un second tour de traitement à I'ivermectine à grande échelle a été fait dans sept sites d'essais communautaires et, pour la première fois dans quatre zones additionnelles. Au cours de I'année,59.690 personnes sur une population récensée de l03.ll0 ont été traitées obtenant ainsi un taux de couverture de 57,9%. Depuis février 1989, la durée de surveillance par les infirmiers de I'effet de I'ivermectine en traitement de masse a été ramenée de 72 heures à 36 heures. E4. Les activités ophtalmologiques ont été concentrées dans la zone de I'extension ouest. Deux activités principales pourraient être identifiées et, en plus, l'évaluation ophtalmologique détaillée des communautés sélectionnées dans deux zones d'essais de I'ivermectine a été exécutée. 85. Pour la première activité, des villages avec une charge microfilarienne de la communauté (CMFC) élevée ont été choisis pour une enquête en vue de clarifier et de définir le type d'onchocercose oculaire et I'importance sur le plan santé publique de certaines zones pour permettre de prendre des décisions opérationnelles appropriées. Elle comprenait onze villages en Sierra Leone et deux villages en Guinée. Les résultats indiquent qu'en Sierra Leone on a affaire à un type d'onchocercose oculaire différent de celui décrit généralement dans I'aire initiale du Programme. Une analyse détaillée des résultats est en cours. 86. Pour la seconde activité, 20 villages ayant une CMFC élevée ont été examinés sur les bassins du Niger et du Mafou en Guinée avant le début du traitement de masse à I'ivermectine. Cette activité a pour objectif de collecter les données de base pour permettre I'estimation éventuelle du bénéfice à long terme du traitement de masse à I'ivermectine pour les populations. BIOSTATISTTQUE ET INFORMATIQUE 87. L'analyse des données de l'évaluation et de recherches est demeurée I'une des activités principales de I'unité au cours de I'année dernière. C'était en particulier I'analyse des résultats des essais d'ivermectine, la description et la prévision des tendances épidémiologiques dans I'aire initiale de I'OCP, la cartographie épidémiologique de I'extension ouest, I'analyse détaillée des données entomologiques de sites sélectionnés dans les extensions, et I'analyse des résultats du gorgeage des simulies et des expériences sur la transmission. Une attention spéciale a été prêtée à I'analyse intégrée des données en guise de support pour la planification des opérations. Dans ce travail, I'application de la modélisation épidémiologique a été un fait saillant (voir aussi paragraphe recherche). 88. L'augmentation substantielle des données épidémiologiques et entomologiques collectées, particulièrement les données des zones d'extension, a entraîné une forte pression et un retard dans le traitement des données durant les premiers mois de 1989. Ceci a été résolu quand plusieurs micro-ordinateurs portatifs sont arrivés pour les équipes EPI et, un personnel supplémentaire formé pour la saisie et la validation des données. Ainsi les données des enquêtes épidémiologiques simples peuvent maintenant être saisies sur le terrain et des programmes ont été développés pour obtenir les résultats des premières analyses pendant qu'on se trouve dans le village. JPCIO.2 (ocP/PR/89) Page l8 89. Une amélioration continue des autres programmes de saisie des données et la formation du personnel dans leur utilisation permettent aux différentes unités de faire elles mêmes plus d'analyses de routine. Le réseau informatique de I'OCP a été étendu et une formation dans I'utilisation du traitement de texte et de logiciels standards a été dispensée. Le matériel existant à BIS est pour I'instant suffisant pour I'analyse détaillée des données et la modélisation mais la plupart des simulations sont exécutées la nuit. 90. Comparé aux années passées, un temps considérable a été consacré à la finalisation des résultats, sous forme de rapports techniques, de publications dans des revues scientifiques ou de présentations à différentes réunions. Une collaboration technique et un échange d'informations avec d'autres Programmes de [OMS, en particulier TDR, ont été intensifiés. RECHERCHES INTERDI SCPLINAIRES Insecticides 91. Bien entendu la priorité absolue est donnée à la recherche sur les nouveaux insecticides et les nouvelles formulations. Pyréthroides 92. En 1988 quatre insecticides, produits par Roussel Uclaf, ont été testés : bioresméthrine, bioalléthrine, esbiothrine et esbiol. Les deux premiers se sont avérés deux fois plus puissants (lO0 % de mortalité en gouttières à O.Ol25 me/l/10 min), et ont donc été choisis pour des tests ultérieurs en rivière. Au meme dosage, et pour un débit de 1,5 mt/s, la portée efficace de la bioresméthrine était de I km. La bioalléthrine était moins efficace, provoquant une mortalité maximale de 95 % au double de la dose. Considérant I'importante marge de sécurité de la bioresméthrine pour les mammifères, et son efficacité sur le terrain, il a été recommandé de procéder à des tests de portée en rivière à plus fort débit, ainsi qu'à une étude d'impact sur la faune non cible. 93. L'évaluation de la cyphénothrine (GokilahtR l0EC, Sumitomo) s'est poursuivie en 198E. L'impact sur la faune non cible a été sensible. La cyphénothrine a donc été rejetée comme insecticide opérationnel. Composés organo-phosphorés : pyraclofos 94. Le pyraclofos, un nouveau composé organo-phosphoré produit par Takeda Ind., a montré une bonne efficacité lors de tests en gouttières et de traitements à petite échelle en rivière. A la dose de 0.1 mg/l/10 min, I'impact sur les insectes non cibles s'est avéré supérieur à celui du téméphos, mais inférieur à celui du chlorphoxime. La portée en rivière a atteint 3 km pour un débit de 5 ms/s. Il semble n'y avoir aucune résistance croisée entre le pyraclofos et les autres insecticides organo-phosphorés, peut-être à cause de son mode d'action qui est différent. Un lot opérationnel de 3000 litres de concentré émulsifiable à 20 % vient d'être reçu pour des traitements à l'échelle opérationnelle. Deux nouveaux échantillons de formulations expéri- mentales seront également testés. Carbamates 95. Il n'y pas eu de nouveau carbamate testé en 1988-1989, mais la compagnie FMC a proposé de nouvelles formulations de carbosulfan, afin d'en améliorer la portée. Au dosage opérationnel, le carbosulfan a une portée maximale de 15 km, même à fort débit. Formulations de B.t. H-14 96. Plusieurs formulations nouvelles fournies par trois firmes ont été testées par I'Unité de recherche sur les insecticides (IRU) et I'Institut Pierre Richet (IPR, à Bouaké). Le but de ces tests est de développer des formulations permettant de réduire la dose opérationnelle de 0,i2\/mr/s à 0,48 l/ms/s. Les échantillons de deux de ces firmes ont montré une efficacité en mini-gouttières du même ordre que les formulations précédentes, mais quelques échantillons de la troisième firme étaient de trois à six fois plus puissants que les formulations opérationnelles actuelles. Les tests sur les formulations des trois compagnies se poursuivront en 1989-1990. JPCl0.2 (ocP/PR/8e) Page 19 97. A cause des cotts élevés d'application par hélicoptère, il serait fort avantageux pour fOCP d'utiliser des formulations plus puissantes de B.t. }l-14. Toute augmentation de puissance se traduira en une réduction proportionnelle des cotts de ravitaillement (ferry). La recherche de formulations améliorées de B.t. H-14 reste donc une priorité. Usage opérationnel des insecticides 98. De nouveaux diagrammes de portée ont été produits à IIRU à I'intention des opérations aériennes. Ces diagrammes sont établis selon un modèle de transport des insecticides développé récemment. Les valeurs des coefficients de chaque insecticide sont fondées sur les données existantes provenant de bioessais et tests en rivière. Ces coefficients pourront être utilisés dans les procédures d'optimisation des traitements aériens prévues pour la seconde moitié de 1989. Afin d'augmenter la précision du modèle, des tests de portée complémentaires sont prévus pour le carbosulfan et la perméthrine, ainsi que pour le chlorphoxime s'il s'avère disponible à longue échéance. Ihansmissions expérimentales 99. Ces expériences ont été conduites dans trois sites différents du Programme dans le but d'établir des corrélations entre les charges microfilariennes chez I'homme et le nombre potentiel de larves infectantes se développant dans la simulie. 100. Des situations identiques ont été trouvées dans chacun des cas, même dans les cas où les vers adultes étaient âgés. Cela est une indication selon laquelle dès qu'une personne est positive en microfilaires, elle est capable de transmettre la maladie, quoique les personnes faiblement infectées contribuent très peu à cette transmission, contrairement à ce qui avait été dit. l0l. Cette corrélation était un facteur clé pour l'établissement d'un modèle permettant de prédire le futur du Programme en combinant plusieurs stratégies de contrôle. Identifrcation des 13 102. D'énormes efforts ont été produits pour la récolte des microfilaires et pour apprendre les techniques de préservation par le froid ainsi que les techniques de micro-injection. Le but était d'augmenter les chances de récolter le maximum de larves infectantes afin d'accélérer la mise au point d'une technique utilisant la sonde ADN qui permettrait de différencier les onchocerques animaux et humain et, ce faisant d'évaluer au mieux I'impact de tout contrôle sur la transmission. Parce que de telles techniques ne sont pas applicables dans les conditions de terrain, la mesure des L3 reste la principale méthode d'identification. De grandes quantités de L3 d'O. ochengi, un onchocerque animal, ont été fournies à la suite d'un contrat afin de les comparer avec les larves infectantes d'O. volvulus. Etudes en Guinée occidentale 103. Des études intensives ont été conduites sur toutes les rivières du flanc occidental du Fouta-Djalon pendant la pleine saison des pluies. Les principales rivières côtières : Fatala, Kogon et Tinguilinta étaient densément peuplées de larves et de nymphes de S. soubrense-forme "Konkouré" alors que les femelles piqueuses étaient rares. Des études pendant la saison sèche ont confirmé ces résultats. Les enquêtes épidémiologiques ont indiqué de I'hypoendémicité onchocerquienne. En conséquence, les limites de I'extension ouest peuvent être modifiées en excluant ces bassins de I'aire du Programme. Etudes en Sierra [æone 104. Des études intensives utilisant à la fois des techniques de la morphométrie, de l'électrophorèse et de la cytotaxonomie ont permis d'obtenir des résultats détaillés sur la distribution et le rôle des vecteurs en Sierra Leone pendant la fin de la saison sèche et au tout début de la saison des pluies. Cela a permis de préparer une stratégie pour le traitement des principales sources de réinvasion et de planifier la lutte contre I'onchocercose cécitante dans ce pays. JPCl0.2 (ocP/PR/8e) Page 20 Distribution des espèces vectrices 105. Toutes les principales espèces et la plupart des formes de §. damnosum s.l. ont été récoltées en Sierra Leone. 106. Les espèces de savane, S. sirbanum et S. damno.surn s.s., se rencontrent dans les principaux cours d'eau en fin de saison sèche et au début de la saison des pluies, mais elles existent plus fréquemment dans le nord du pays où elles colonisent les principales rivières pendant au moins six mois de I'année. Une seule rivière dans le sud de la Sierra Leone, la Moa, abrite d'importantes colonies des espèces savanicoles, mais là comme dans la plupart des petites rivières où elles existent en faible quantité, ces espèces de savane disparaissent rapidement à partir de mai. Enjuillet, les espèces savanicoles sont cantonnées aux bassins des rivières Little et Great Scarcies dans I'extrême nord du Pays. 107. Au fur et à mesure que les espèces de savane disparaissent du sud de la Sierra Leone avec I'installation de la saison des pluies, on assiste à une domination des espèces forestières. Le sous-complexe §. sanctipauli domine dans les grandes rivières tandis que §. squamosum et S. yahense colonisent les petites rivières, en particulier celles des montagnes et là où existent des vestiges de zones forestières. lO8. §. soubrense B se limite aux grandes rivières des plaines tandis que la forme'Menankaya' se rencontre dans les régions montagneuses. Rôle vectoriel lO9. Les espèces forestières, en particulier §. soubrense B, avec plus de 200 L3 céphaliques pour 1000 simulies pares, transmettent dix fois mieux le parasite de I'onchocercose que les àspèces de savane (20 L3 céphaliques pour 1000 pares). Les taux d'infection de S. soubrense sont les plus élevés (3,5 % de pares infectieuses contre 0,8 % pour les espèces savanicoles) de même que la charge parasitaire (4,8 L3 par femelle infectieuse contre 2,2 pour les espèces de savane). I lO. il est également reconnu à la suite d'expériences que S. soubrense B transmet avec efficacité deux souches géographiques du parasite de I'onchocercose en Sierra Leone de même qu'une souche de savane en provenance du Mali. Il est en conséquence nécessaire d'entreprendre des études sur d'autres espèces du sous-complexe afin de décider si ces dernières doivent être incluses dans les espèces à combattre. lll. Chez §. squamosum et S. yahense, les taux d'infection sont intermédiaires. Ce sont des espèces rencontrées dans des régions où I'onchocercose n'est pas un problème de santé publique- Il est vraisemblable que ce soit de mauvais vecteurs en Sierra Leone comme ailleurs dans le Programme. Essais communautaires de ltivermectine ll2. Le deuxième tour de traitement à I'ivermectine a été achevé dans toutes les zones d'essai. En moyenne, la couverture du traitement a été légèrement moins bonne que durant le premier tour sauf dans les villages les plus endémiques où le traitement à I'ivermectine s'est avéré très populaire. L'incidence des réactions secondaires signalées au cours de la période de surveillance de 72 heures a diminué de plus de 70% par rapport au premier tour de traitement. Seules trois nouvelles réactions ont été signalées : un cas d'hypotension posturale symptomatique grave et deux cas de vertige grave qui n'ont pas nécéssité un traitement actif. Les patients ont recouvré la santé après s'être allongés un petit laps de temps. Aucune mortalité pouvant être attribuée au traitement à I'ivermectine n'a été signalée. l13. Des enquêtes de biopsie cutanée de suivi ont confirmé I'effet microfilaricide important de I'ivermectine; les charges microfilariennes moyennes chez les patients traités ont diminué de plus de 96% dans toutes les zones d'essai. Toutefois, la remontée de la densité microfilarienne au niveau de la peau, par la suite, était sensiblement plus rapide que ce qu'on a démontré dans les essais cliniques. Dans la région d'Asubende, la charge microfilarienne moyenne chez les patients traités est revenue à plus de 40% de son niveau de pré-traitement après une année. JPCl0.2 (ocP/PR/89) Page 2l Les dynamiques de la remontée de la densité microfilarienne au niveau de la peau et de I'oeil sont actuellement I'objet d'études plus détaillées compte tenu de leur importance pour la fréquence de traitement et de Ieur effet sur la transmission. I14. Six communautés choisies dans la zone d'Asubende et deux dans le bassin du Milo en Guinée ont été réexaminées sur le plan ophtalmologique avant et après le deuxième tour de traitement de masse à I'ivermectine pour déterminer I'effet à court terme du traitement sur la population. On a trouvé qu'un an après un traitement de masse à I'ivermectine les lésions légères du segment antérieur de I'oeil montrent une certaine régression tandis que les lésions onchocerquiennes de I'oeil à un stade avancé et celles du segment postérieur restent inchangées. Les données supplémentaires collectées sont en cours d'analyse. ll5. Des études entomologiques de I'effet du traitement de masse à I'ivermectine sur la transmission d'O. volvulus ont été entreprises dans six des zones d'essais. Toutefois, l'évaluation de I'effet de I'ivermectine a été sensiblement entravée par la présence d'infection à onchocerque animal dans trois zones d'essais. Puisqu'on ne peut pas généralement distinguer les larves d'onchocerque animal chez le vecteur des larves d'O. volvulu.s, il n'a pas été possible d'obtenir des estimations fiables de la réduction de la transmission d'O. volvulus après le traitement à I'ivermectine dans ces trois zones. Ce problème n'a pas joué un rôle dans les essais d'Asubende, Bui et Dienkoa. A Asubende la transmission a diminué de 70% - 75% pour les trois premiers mois mais a augmenté à environ 50% des niveaux de pré-traitement après l2 mois. Un deuxième tour de traitement a donné des réductions similaires de la transmission durant les trois premiers mois. En dépit de ces réductions importantes, le niveau de la transmission résiduelle était toujours intolérablement élevé avec un PAT dépassant 1000. I16. Dans le foyer de Bui I'estimation de la réduction des niveaux de I'infection chez le vecteur était de I'ordre de 50% - 80% mais dans le foyer de Dienkoa elle était inférieure à 40%. Des enquêtes plus approfondies dans ce deuxième foyer, où il y a une recrudescence de I'infection, ont montré que la population de plusieurs hameaux isolés et situés près du gîte larvaire n'a pas été traitée. En outre, un programme de traitement semestriel a été introduit pour ce foyer où des études détaillées sur la transmission se poursuivront. Modélisation l17. La modélisation est entrée dans une phase critique d'utilisation directe pour la planification opérationnelle à I'OCP. Le modèle de transmission a été quantifié, testé et plusieurs analyses de sensibilité de la plupart des paramètres importants ont été entreprises. Au début de 1989, un pas a été fait en utilisant le modèle dans l'évaluation prospective des stratégies de remplacement pour le contrôle de I'onchocercose dans I'aire du Programme. Quoique le modèle ait besoin d'être plus raffiné et testé, les résultats de ce travail débouchent déjà sur plusieurs conclusions importantes concernant les stratégies de lutte basées sur les larvicides, I'ivermectine et la combinaison des deux. ll8. Les simulations de I'impact de la lutte antivectorielle indiquent que l4 ans d'interruption de la transmission réduiront le réservoir local du parasite à un niveau tel que la recrudescence de I'infection est pratiquement invraissemblable après I'arrêt du traitement larvicide et le retour du vecteur (voir Fig.8a). Treize ans apparaissent comme le point critique et la recrudescence est certaine après 12 ans de lutte (voir Fig.8b). Les simulations ont permis de comprendre le risque et le dynamisme d'une possible recrudescence et ceci a clarifié la discussion sur les besoins techniques dans le cadre de la dévolution. I19. On s'entend que le traitement de masse à I'ivermectine soit très efficace pour le contrôle de la morbidité. Comparativement à la lutte antivectorielle, il conduirait à une plus grande réduction de I'incidence de la cécité durant les cinq à huit premières années de lutte. Par contre, ce n'est pas un outil approprié pour maîtriser dans un temps limité la transmission dans une zone non protégée, et sa combinaison avec la lutte antivectorielle ne permet pas un gain significatif dans les opérations larvicides. Toutefois, ce serait un outil prometteur pour contrôler JPCl0.2 (ocP/PR/8e) Page 22 Ia transmission après une lutte antivectorielle suivie d'une recrudescence détectée très tÔt (voir Fig.8c). Des recherches supplémentaires sur cette dernière question sont actuellement la priorité de la modélisation épidémiologique. DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQLTE l2O. La nouvelle approche des problèmes du développement socio-économique initiée par le Comité des Agences Parrainantes (CAP) sur la recommandation du Comité Conjoint du Pro- gramme (CCP) et des Comités Nationaux de Lutte contre I'Onchocercose (CNLO) a entrainé une redéfinition des activités de développement socio-économique (DSE) habituellement menées par le Programme lui-même à travers I'Unité de développement socio-économique (ECO). l2l. Désormais, deux types d'actions sont entreprises, les unes en collaboration avec les autres membres du CAP et les autres par I'unité seule. La première série d'activités concerne les missions de consultation sur le développement socio-économique (DSE) consécutives à la soumission du rapport Hunting aux Pays participants. Ces missions ont eu pour objectif le suivi des dispositions prises et les actions engagées par les différents gouvernements pour assurer la mise en oeuvre des propositions d'études et de projets de développement recommandés par le rapport. 122. Il s'agissait également de préparer le démarrage de la seconde étude régionale sur le repeuplement des zones protégées ou à protéger de I'onchocercose qui devrait être entreprise avec la collaboration étroite de compétences nationales. 123. La Côte d'Ivoire, la Sierra Léone, le Ghana, le Burkina Faso, le Togo et le Mali ont été couverts dans le cadre de ces activités. 124. L'unité apporte par ailleurs assistance et conseils aux consultants retenus par la Banque Mondiale pour réaliser l'étude sur le repeuplement des zones onchocerquiennes. 125. Les autres activités couvrent: - la collecte des données socio-économiques de base réalisée en Sierra Leone en début d'année et la programmation d'enquête similaire au Senégal (région de Tambacounda) en fin de campagne agricole 1989 ; - la préparation et I'organisation de la treizième réunion des CNLO sur les aspects socio- économiques avec les techniciens des Ministères du Plan et de I'Agriculture / Développement Rural des Pays participants ; - I'organisation d'une mission ghanéenne de quatre membres auprès de I'Autorité des Yallées des Yoltas (AVV) à qui I'unité ECO a apporté assistance dans I'initiative d'échange d'expérience en matière de stratégie de développement des zones protégées de I'onchocercose ADMINISTRATION ET SERVICES DE SOUTIEN Organisation et fonctionnement des serÿices 126. L'Unité d'Administration et Services de soutien fournit le soutien et les services suivants aux unités et sous-unités opérationnelles et techniques du Programme et aux équipes nationales des pays de I'extension ouest : - Gestion - Administration du personnel - Budget et finances - Fournitures et services - Transport - Réparation des véhicules et entretien - Entretien des bâtiments et eau, électricité, téléphone, télex - Logistique - Entretien du réseau de radio. JPCl0.2 (ocP/PR/8e) Page 23 127. Comme les années précédentes, mais surtout en 1988/1989, étant consciente du déficit dans le financement, I'Unité d'Administration et Services de soutien a cherché à fournir le soutien et les services de qualité requis pour répondre aux besoins du Programme à des cotts réduits malgré les importantes aug,mentations des cotts du personnel, des fournitures, des équipements et des services. 128. Les cotts de I'administration du Programme sont indiqués dans le tableau qui suit : Tebletu 4 - Coût de I'Adminlstretion et les pourcenteges 1986 1987 r98EUS$ US$ US$ Bureau du Directeur 1.401.0t4 Administration et Services de sou- 2.276.598tien 229.003 Services de soutien à Genève 1.26r.5r5 2.436.607 269.770 t.035.737 2.35E.E39 251.688 Total Total Budget % des cotts du soutien administratif 3.967.892 3.646.264 33.80r .273 27.92t.000 ll,7qo 13% 3.906.685 25.578.409 l5,z%o 129. Durant la période couverte par ce rapport, juillet 1988 à juin 1989, les cotts du soutien et des services à I'OCP ont augmenté en moyenne comme indiqué ci-dessous malgré une réduction de six postes de la catégorie professionnelle et 63 postes des services généraui : - Services du personnel g% - Fournitures - achats à I'extérieur 6,5% - Fournitures - achats locaux 12% - Eau, électricité, téléphone, télex 4Vo - Déplacements et transport 5%. 130. Il faut noter que les taux de change du dollar des Etats-Unis sont restés stables durantla période couverte par le rapport et étaient en moyenn e de 312 FCFA pour un dollar des Etats-unis; le franc cFA est la monnaie utilisée principalement par I'ocp. l3l. Davantage d'efforts et de ressources ont été investis en 1988/1989 pour la formation du personnel administratif local, soit en suivant des cours, soit "sur le tas", dans les domaines des langues, du traitement de texte et de données, de I'administration financière, et de la réparation et de I'entretien des véhicules et des équipements. Budget et finances 132. L'installation de I'ordinateur et des programmes appropriés pour la gestion de toutes les opérations budgétaires et financières de I'OCP a été achevée avec succès. L'ordinateur fournit maintenant les données nécessaires, selon les besoins, pour établir des contrôles corrects des engagements de dépenses, suivre les taux de change des différentes monnaies, ajuster les engagements et prendre des décisions plus rigoureuses sur les activités ou les engagements proposés, sur la base d'informations précises. 133. Le budget actuel est engagé et déboursé comme proposé dans le Plan d'Action et Budgetpour 1989' Déjà, un surplus d'environ US $2.000.000 est prévu grâce aux importantes réductions des heures de vol dans I'extension ouest, malgré la légère augmentation anticipée dans les cotts des services du personnel. Jrc10.2 (ocP/PR/8e) Pa;ge 24 Personnel 134. En 1988, 37 postes ont été abolis (4 postes professionnels et 33 postes des services 8énéraux). En 1989, 5 autres postes professionnels et 63 des services généraux ont été supprimés pour se conformer au Plan d'Action et Budget pour 1989. 135. Encore en t9E9, une réévaluation du personnel a été entreprise avec chaque unité pour étudier les fonctions, le rôle et le volume de travail de chaque poste en vue d'une meilleure utilisation des ressources et d'une amélioration du rapport cott-efficacité. Ihansport 136. En 1988/1989,326 véhicules ont été utilisés par I'OCP. Ces véhicules ont parcouru une distance totale de 6 275 000 kilomètres et ont consommé 995 000 litres de carburant. En moyenne, le parc automobile est resté opérationnel à 90% tout le temps dans I'ensemble de I'aire du Programme malgré 32 accidents de la circulation dont 15 dans la zone d'extension ouest. 137. De nouveaux véhicules ont été achetés pour les équipes nationales de I'extension ouest afin de les rendre opérationnellles. En outre, le programme de renouvellement du parc automobile par son remplacement avec des véhicules à moteur diesel plus performants a été repris. Les véhicules suivants ont été achetés en 1988/1989 à un cott de US $789 270. - Camions Mercedes - Toyota Hilux - Toyota LC pick-up BJ 75 - Toyota LC-BJ 75 - Toyota LC-BJ 60 Total 138. Les véhicules considérés hors d'usage ou dont le cott de réparation serait excessif ont été retirés de la circulation et vendus localement aux enchères. Trente-deux véhicules ont été vendus en 1988 et trente-quatre sont mis en vente en 1989. 139. Soixante et un véhicules ont été prêtés aux pays de I'extension ouest pour que les équipes nationales puissent se déplacer. Ces véhicules sont entretenus par les nationaux, mais I'OCP fournit le carburant, les pièces détachées et se charge de la supervision technique. En plus, 50 mobylettes ont été achetées pour les équipes nationales. Fournitures et services 140. Pour I'année 1989, environ US$ 8.600.000 sont consacrés à I'achat de fournitures et matériels nécessaires aux besoins du Programme, y compris US$ 4.000.000 de larvicides, US$ l.5OO.OO0 de produits pétroliers, US$ 850.000 de véhicules et pièces détachées, et US$ 300.000 d'équipements. Un montant d'environ US$ 5.600.000 sera traité par le Service Central des Achats à fOMS/Genève, souvent par le biais d'appels d'offres, tandis que la partie des achats directs et locaux, en augmentation sensible, s'élèvera à US$ 3.000.000 environ. l4l. Outre le montant consacré à I'achat de fournitures et matériels, US$ 420.000 environ seront déboursés localement pour des contrats de services tels que I'entretien des bâtiments, les assurances, I'eau, électricité, téléphone, télex, les réparations de véhicules, et autres services. Bâtiments 142. Un local pour ordinateurs isolé de la poussière, ainsi que des bureaux, ont été aménagés à Odienné. Des réhabilitations de locaux ont été effectuées pour les équipes de Guinée et de Sierra Leone. Le garage de Bamako n'étant plus disponible pour I'OCP, le Programme étudie le co-financement de nouvelles infrastructures de maintenance des véhicules avec le gouv- ernement du Mali. 2 56 4 I 4 74 JPCIO.2 (ocP/PR/8e) Page 25 FORMAIION 143. Le Programme poursuit sa politique de formation et a accordé en 1989 cinq bourses pour I'obtention du certificat d'études spéciales en ophtalmologie : trois au Bénin, une au Burkina et une au Mali ; I'enseignement est dispensé dans une falculté de médecine de la Région africaine. 144. Comme par le passé, I'OCP a mis I'accent sur la formation sur le terrain et en cours d'emploi (méthodologie de l'évaluation épidémiologique, distribution de I'ivermectine et sur- veillance post-thérapeutique). C'est ainsi que 323 nationaux ont été formés : Bénin Burkina Faso Côte d'Ivoire Ghana Guinée Guinée-Bissau Mali Sénégal Togo 26 r95 t2 t2 t7 9 l0 l0 32 DEVOLUTION Formation 145. Comme indiqué plus haut et dans le cadre de la Dévolution, des nationaux ont été formés par I' OCP. Un accent particulier sera mis dans les années à venir sur la formation en santé publique et en épidémiologie. Assistance à Ia préparation des plans 146. Le Programme a apporté cette année une assistance soutenue à l' élaboration des plans de la dévolution du Mali et du Niger; plusieurs visites de travail et de terrain ont été effectuées dans ces deux pays. ACTIVITES DE LIAISON, D'INFORiUA*TION ET DE VALORISATION Avec l'Organisation mondiale de Ia Santd 147. Le Directeur Régional de I'Organisation Mondiale de la Santé pour I'Afrique a visité le Programme le 2l juin 1989. 148. Le Directeur du Programme a assisté à différentes réunions statutaires. - Comité régional du 7 au l4 septembre 1988 à Brazzaville - Conseil éxécutif du 9 au 20 janvier 1989 à Genève - Comité sous-régional du 27 février au 3 mars 1989 à Bamako - Assemblée Mondiale de la Santé du E au 20 mai 1989 à Genève. Avec les Pays participants 149. La treizième session des Comités Nationaux de Lutte contre I'Onchocercose (CNLO) a eu lieu à Ouagadougou du 6 au 9 juin 1989. Elle avait une particularité cette année: en effet, elle ne regroupait que les techniciens venant des différents Ministères de la Santé, du Plan et du Développement rural. L'ordre du jour comportait le rapport d'activité de I'OCP., la dévolution et le développement socio- économique. Un rapport L êté fait et sera présenté aux présentes assises du Comité Conjoint du Programme (CCP). 150. Le Chargé d'Affaires à I'Ambassade du Ghana au Burkina a visité le siège du Programme le 5 janvier 1989. l5l. Le Ministre de la Santé publique et de la Population de la Côte d'Ivoire a visité le sous-secteur de I'OCP à Séguéla (Côte d'Ivoire) le 28 février 1989. JPCIO.2 (ocP/PR/8e) Page 26 152. Le Directeur du Programme a été reçu en audience par : - le Ministre de la Santé publique, des Affaires sociales et de la Condition féminine du Togo le 9 février 1989 - le Ministre de la Santé de la Sierra Leone le 9 mars 1989 - le Ministre de la Santé du Ghana le 2l mars 1989 - le Ministre de la Santé et de I'Action sociale du Burkina le ler juin 1989 - le Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales du Mali le l0 juillet 1989. Avec les organisme§ statutaires 153. Le Grouoe Ecoloeioue (GE) a tenu sa session annuelle (dixième) du 2l au 24 février 1989 à Bouaké et !e Comit" Corrsuttatif d'Experts (CCE) la sienne (dixième) du 12 au 16 juin 1989 à Ouagadougou. le;ppo.t du CCE a été fait et sera présenté au cours de cette session du Comité Conjoint du Programme (CCP). 154. Le Comité des As,ences Parrainantes (CAP) s'est réuni respectivement les l5 et l6 septembre 1988 à Londres, le 28 novembre et le ler décembre 1988 à Dakar, les 13 et 14 avril 1989 à washington et les 26 et 27 juillet 1989 à Londres. Les réflexions sur ces différentes sessions seront soumises lors de cette réunion du CCP. 155. Monsieur Edward V.K. Jaycox Vice-Président de la Banque Mondiale pour la Région Afrique a visité le siège de I'OCP le 25 janvier 1989. Avec les l)onateurs 156. Le Directeur du Programme en compagnie du Responsable pour fOCP à la Banque Mondiale a rendu visite aux autorités gouvernementales : - de la Belgique le 28 mars 1989 - du Luxembourg le 29 mars 1989 - de I'Autriche le 30 mars 1989 - de I'Italie le 3l mars 1989 - des Etats-unis d'Amérique (congrès américain) le l3 avril 1989 - des Pays-Bas le 23 mai 1989 - du Portugù le 24 mai 1989 - de la Corée du sud le 27 juin l9E9 - du Royaume Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord le 28 juillet 1989. Avec la compagnie aérienne charg& des épandage§ aériens 157. Deux réunions de revue de contrat ont eu lieu avec Evergreen Helicopters du l7 au 19 octobre 1988 à McMinnville (USA) et les l0 et I I avril 1989 à Genève. l5E. Il faut noter que cette firme vient d'obtenir le nouveau contrat d'épandage aérien pour la période 1990-1992. Avec la communauté scientifique 159. Le Programme a pris part aux différentes réunions ci-dessous : - Conférence sur la Médecine tropicale et le paludisme, du l5 au 25 septembre 1988, à Amsterdam (Pays-Bas) - Consultation informelle sur les formulations bactériennes pour la lutte contre les vecteurs dans les zones endémiques, du l5 au 24 octobre 1988, à Pondichéry (Inde) - Réunion du Sous-Groupe OCP/OCT/TDR sur la surveillance des essais communautaires de I'ivermectine, du 25 au 27 ianvier 1989, à Ouagadougou - Séminaire sur I'ivermectine organisé par TDR, les 7 et 8 mars 1989, à Genève - Réunion du Comité Mectizan, les l8 et 19 avril 1989, à Atlanta (USA) - conférence sur la dracunculose, le ler aott 1989, à Lagos (Nigéria) - Conférence de ta Région Africaine de I'Association Internationale d'Epidémiologie, JPCIO.2 (ocP/PR/8e) Page 27 du 7 au 12 aott 1989, à Harare (Zimbabwe) - Congrès de I'Association Internationale de Limnologie, du 9 au l9 aott 1989, à Munich(République féderale d'Allemagne). 160. Les membres du personnel du Programme ont publié 13 articles dans des journaux scientifiques internationaux. 16l. Le Programme a reçu la visite de : - Docteur Y. Kono de Takeda Chemical Industries du Japon, les 3 et 4 octobre l98E - Docteurs Dull, Campbell et Kingma du Comité Mectizan, du I au 16 novembre 1988 - Docteur A.D. Gbakima de Njala University College de Freetown (Sierra Leone), du 12 au l8 décembre 1988, à Ouagadougou et à Bamako - Quinze stagiaires de I'Institut Panafricain de Développement Afrique de I'ouest-Sahel(IPD-AOS) de Ouagadougou, le 2 février l9B9 - Trente étudiants de sixième année de la Faculté de Médecine de I'Université d'Abidjan, le 7 mars 1989 à Bobo-Dioulasso - Huit étudiants de l'Ecole Inter-Etats d'Ingénieurs de I'Equipement rural (EIER) de Ouagadougou, les 23 et 24 avril 1989, à Bobo-Dioulasso - Docteur B.E.B. Nwoke de I'Université de I'Etat de Imo (Nigéria) pour un stage de cytotaxonomie, du 5 au l6 aott 1989, à Bamako. 162. Le Directeur du Programme a visité I'Hôpital de Lunsar (Sierra Leone) le l0 mars 19E9. Avec le grand public 163. Le bulletin trimestriel "Oncho-News' est largement diffusé de même que les notes d'information intitulées "Oncho-Information,. 164. Une journée spéciale a été consacrée au Programme à I'occasion de la 42è Assemblée Mondiale de la Santé le t6 mai 1989 à Genève. 165. Des films ont été projetés lors du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision(FESPACO), dans les lycées et collèges de Bouaké et de Dabakala (Côte d'Ivoire), de Ouagadougou et pendant les réunions statutaires de I'OCP et les semaines nationales. Vingt-deux copies vidéo de films documentaires ont été offertes aux visiteurs. 166- Le Directeur et les cadres du Programme ont accordé des interviews à la BBC et au Sunday Mirror (Royaume Uni) ainsi qu'au New york Times (USA). ïbavaux de valorisation 167 . Le Centre de Documentation a reçu la visite de I 035 personnes et a distribu é 266 exemplaires du document "10 années de lutte contre I'onchocercosen et 6315 dépliants. Ont été prêtés 204 livres,20 photos aériennes,2l cartes géographiques,43 films et cassettes-vidéo. Le Centre a des liens étroits avec les centres de documentation de I'OMS, du pNUD de I'UNICEF, de la FAO, de I'IPD-AOS, du CILSS et de I'ORSTOM implantés à Ouagadougou et avec ceux du Ministère de la Santé et de I'Action sociale, du Ministère du Plan et de la Coopération, du Ministère de I'Agriculture et de I'Elevage, de I'Aménagement des vallées des voltas (AVy), de la Bibliothèque Universitaire et de I'Ecole de Santé publique du Burkina Faso. l6E. L'OCP a confectionné de nouveaux dépliants ',15 ans déjà,. 169. Il a collaboré à la production d'un film réalisé par le gouvernement néerlandais et la station de télévision Nertherlands Christian Radio and Television Association sur I'onchocercose et les activités de I'OCP au Mali. 170. Merck Sharp et Dohme (MSD) a produit un film "Des milliers de personnes reçoivent un traitement contre la cécité des rivières". JPCl0.2 (ocP/PR/8e) Page 28 Réunions internes l7l. Le Programme a organisé des réunions internes : - Réunion des hydrobiologistes, les 19 et 20 février 1989, à Bouaké - Réunion sur la recherche, du 20 au 24 mars 1989, à Ouagadougou - Séminaire sur la gestion, du 5 au 7 avril 1989, à Ouagadougou - Réunion sur l'évaluation entomologique et les activités dans les secteurs et dans la zone d'extension ouest, du 17 au 19 mai 1989, à Ouagadougou - Réunion sur les insecticides, du 25 at 27 mai 1989, à Bouaké. Collaboration avec les pays africains non membrcs de I'OCP 172. Dans le cadre de la distribution de I'ivermectine le Directeur du Programme a eu une séance de travail le 3l juillet 1989 à Lagos (Nigéria) avec le Ministère de la Santé et les techniciens de son Département. Il a tenu une séance de travail similaire avec le Ministre de la Santé du Libéria et ses collaborateurs les 16, 17 et 18 aott 1989 à Monrovia Collaboration avec les organisations non-gouyernementales (ONG) 173. Toujours dans le cadre de la distribution de I'ivermectine des réunions ont eu lieu : - les I et 2 septembre 1988, à Ouagadougou, avec la participation de Christofel Blin- denmission (CBM) de la République fédérale d'Allemagne, de Royal Commonwealth Society for the Blind (RCSB) du Royaume Uni, de Helen Keller International (HKI) des Etats-Unis d'Amérique. - du 8 au 12 février 19E9, à Lomé, avec la CBM - les 27 et 28 avril 1989, à Ouagadougou, avec CBM, HKI et International Eye Foundation (IEF) des Etats Unis d'Amérique. JPC1O.2 (ocP/PR/89 ) Page 29 c lrJ 9 z aa o o - a ; À o È. lrl- -:-o'- i z I I I I I I I ts <oEU c:i UJô 2goJ l-u<222UoÂ-OEË -uGÀUOF ,U <zUc) t 80 ,o o B. Zovangq @ z r(9 f = I II It 't t I ,_ I t I (D) f I I , I + + J È i6 E , o J Liô EJJU z2 9 F ËgÀ o U2 oN Ut ) z o F EUG o 2É U F E] ) (, lrJ z lrJ a I I l I I 9 I ç,n; nô Ë, +Ë *˧ËgE Ë; Ei6s TE îE.F€ gE ,Ë EËÈ[ii .g'o o9 r6 3cc'; :'t oE ç oË! ËÈËs Ë! ËË Ë; sE ˧F< F< N< FÜ) + N + I o 1 o 2o E o o o E :s lf,q, o oL c oz 0, : o c oc o o .E o .: 2t e 2 o + f, oa UJz I lrJ =trJ <za =9(:)(D UJ6 =(, É o x o @g GolL o zIF G lrl o-o lÀo z JÀ f(J ol @g É, =oÀ () UJ ,â(ît G.o F{ .l: 'ü Ll-,) à 7 Jt- .9 IL a --t I I I I I I I I I I t I I I I I I I I t JPClO.2 (ocP/PR/ 8e ) Page 30 UJzz UJ <B + +{++ tl r+++x+ 4t t ,rr **1 EsE,o)4tt E3?Ef§EËÊoEn,gO=E€ \NL o, :. '9àEËIEFie3È€ E È'*E's -OlO(, ,n -o v,ooEC, ur@u@ + g xx t O t r *** o >\ ,og) a- s È' \Ir oo = Jo9 Tt Or t I t 1() 1 <rZt t + I \ .ol Eo =o Y (E fl o t (o @\\ of I .) -\'g \o I I Iz Yz Y- t-9-..oo 3PioorY ,\ o -\L 6-\ -Ô\c,\-o\-s r t I t\ I lrJQO<§r -J o E:, o o(, * +l II xt I I\ I .:f .9o o et , N o ++I' + tsr N t x N - ++rx + + + fIlo(9 + I tq + + + + .+ I --'t t , t +tç 9 \ -r / at-- ---§\ o §; oY = c) (o o z o-9 HËTKFUJ lL>oEÜ,uIuF<@urtu,lÉËi J z o l- É, ulÈ o oz atr oFo ula Fa ul =o z o6z LlJFx IIJb IIJz RE <9JJ UJ UIoô a UJJJ UJzz o F E UJ o. o o IU U' o F UI atrf lrJFo lrJa N ôii o@(o o ûN L o o T n ,1 T + t i +o Eo E JPC10.2 (ocP/PR/89) Page 31 + + ox I 6 J = L) t ,'+++' + + t t + t t * x + + r. +a + r * I a I oilü E\ lè a r++ f1 + + x !2 lrlz JtoL o o + ++ x + * I t oF o t I +o <tô + a 0( ag I + + + + T '+ J lrJ I * + + + + + ++ * + (9 a* + §\ + eÀ !4, at I + t : g t + + + J (9 LrJz LJa + x x + + + + + + + + + t UJ z f § t t I & t' + à + * i a É I + + t zOr 9É,ÉrxoUJF ÉË Ei ==ÛE 3fr F-uo,F=o : Ll Cl)ÉNr trz UIFoÀ zIo 12 =oz EF J =zz J61 HEF-r 3'æ -)6<249EOq,z7 H<k= 9t utoo u luIlzloN J at,z o z o 3t,g, =U'z EF lf, clt ir x x t § o C .§ o Lrl o .D UJ =zz ol(» t-rO aO6@(t oo oB 3ËÊ oI .t !. --t l.i !. 0 t .t 2 't .o ( I JPClO.2 (ocP /PR/ 8e ) Page 32 €@r c0 @ Ëoo !- @ ;oz aJ Fz UJFoÈ zI lD 9, =U'z (E FJ f,zz z o 6I =U'z É.F UJo vt UJ z z aJ UJ trz lrJFo(L t §t olII r( À I t \. \ o la U- ( REE ;ȧ*î ooco o f-r- , JPC1O.2 (ocP/PR/89 ) Page 33 oOLGO ^ooi C, E 8ba! 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I o @ L o o6= a9E 6H § EUJ ;Î,2 (o [ü ÈlrJ+ | '.F C, -r> @ 28s8E Ëzj- Eog a=Eo,= =sl ie Q<z.-friu lrJ .F bJOotL 366 3nË -:93=ra2Ë q,é : -rl_ cuJ' gÈpJ ô frlEoz I(L<'EÀ rA lo ô iE t I I trF JPClO.2 (ocP /PR/ 8e ) Page 34 ooôl= o L. o+,(,@O F.= ftr G(og F+t E otÇO o .o trtr N oE o o t .E .ot,c o I o o .ç, o o u, G 't o otÀ -O60E=-oooEÊo -oO+,E.E E'ô 6-o (U .o Lo § oï, o(,Ë oE =ol- (o U, iT o co (o $ N o oo @ o(o ot (a6Bluecrnod ua) oN oo ot,o o(§(,)c, =llI;oo rËË -oo5ooot t,êËlt3ll -o. oo o o .o o tr i tr a I sellnpe sop euoqoc el suep lul sop ocuale^9rd I a Fig.7 JPC10.2 (0cP/PR/89) Page 35 VILLAGES D'ENQUETE EPIDEMIOLOGIQUE DANS L'EXTENSION OUEST VILLAGES EPIDEMIOLOGICALLY SURVEYED IN THE WESTERN EXTENSION I ta' SENEGAL Jo / ao a/u/ o+*' .çt o o o o \ / , .t-ar-a- ta. \ \ \o \ \ \ ll M ALI A Vittogc Oinquâfr ophtolmologlquo,/ ltâ Ophtolmolog icolly surveyrd villo gê/ \ \ rr vt I I O Vittogr ochontilon / Somptc uitlog. O Aurrc Yittog. / Olhcr villog. Q conoeropnie adtoitticÆetoitêd moppln g o + + l o o o I o l I aa rt rlt + + o , r + a IE E o Do t2o t + +/' Conokry 9o 0o 7. rÿ !o + + \ N \ toc Freetow 50 loOkm + +.r++ + t + t t / + o 5r Ld LIBERIA T +I C I a j. JPC10.2 (ocP /PR/ 89 ) Page 36 60 ec o E ov (U L+, ! .o l- o. oE oL = -9G og Lzo .o o o .o o u, G+ttr ool- J o o. Fig.8 PREDICTION DE L'IMPACT DE LA LUTTE (a).lmpact de 14 ans de lutte antlvoctorlelle 100 80 60 40 20 o (b). Récrudescence après l'arrêt prématuré des traltements 100 80 40 20 o (c). Contrôle de la r6crudeecence avec l'lvermectlne 100 80 60 20 o 2010 40 - - - CITIFC - Pr.v. mtlb - Pr.v.cacltÔ 14.n. d. lutt. .ntlY.cloll.tl. I , 12 .n. d. lutt. antlY.ctorl.ll. 1 2 rn. d. lutt. .ntlY.ctotl.ll. 10.na d. tr.lt.m.nt lYarm.ctlna f I 1 970 1 990 2030 2050 I \ , ,

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé