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ANISAKIASIS : A case in Alberta = ANISAKIASE : Un cas dans l’Alberta

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ANISAKIASIS A case in Alberta Canada. - Ingestion of the nematode larvae of the anisaldd sp. is associated with a wide spectrum of acute and chronic gastromtesunal symptoms. Recognition of anisakiasis has been limited to those countries where there is traditionally a large consump­ tion of raw fish, e.g. Japan. More recently, there have been a number of cases reported from the United States of America and with the increasing consumption of uncooked fish, the incidence is expected to rise. The following reports the first case of invasive gastric anisakiasis in Canada.

ANISAKIASE Un cas dans l’Alberta Canada. - L’ingestion des larves de nématodes de la famille des anisakidés est associée à une grande variété de symptômes gastro-intes­ tinaux aigus et chroniques. L’identification de l’anisakiase a d’abord été limitée à des pays comme le Japon où l’on consomme une grande quantité de poisson cru. Plus récemment, un certain nombre de cas ont été signalés par les Etats-Unis d’Amérique et, avec la consommation croissante de poisson a u , on s’attend à une augmentation de l’incidence. Le premier cas canadien d’anisakiase gastrique invasive est rapporté ci-dessous.

WklyEpdem Bec * No 1 4 - 6 April 1990

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Relevé épidôm hebd • N° 1 4 - 6 avril 1990

A 36-yearold male restaurantworker of Chinese ethnic origin presented to the emergency room of a hospital in Edmonton, with a 2-day history of epigastric pain which was accompamed by a pyrexia of up to 38.9 “C. These symptoms began 12 hours after eating, sushi (raw fish) in a local restaurant. There was no asso­ ciated nausea, vomiting or diarrhoea, and there was nç history of recent travel. On examination the patient was afebrile; all other vital signs were within normal limits. He was markedly tender in the epigastric region but his abdominal examination was other­ wise normal. The leucocyte count was 9.6 x 1Q9/1. A series of plain abdominal x-rays showed no abnormality. Gastroscopy demonstrated erythema of the lower oesophagus and 3 small erosions were notice at the gastric pyloric ring. The antral mucosa was normal h u t a "worm" was seen moving on the greater curvature. T his was removed; no other abnormalities were noted on endoscopy. Biopries of the gastric antrum showed 'mild gastritis. Subsequent examination of the worm revealed a fourth stage larva of the anisakid sp. Following gastroscopy, the patient had an uneventful recovery and experienced no sequelae. Comments Anisakiasis is caused by accidental ingestion of larval forms of nematodes belonging to ûieAnisakidae family- Natural definitive hosts for adult worms ace marine mammals such as dolphins, whales and sea lions. Eggs excreted in mammalian faeces hatch out into larvae which are eaten by crustaceans. T he crustaceans are ingested by fish or squid and the life cycle is completed when these are in turn eaten by sea mammals. Man becomes infected by eating raw or undercooked seafood; however, the parasite is un­ able to complete its life cycle in a human host. T he disease is a direct effect of larval migration and tissue invasion.

Un employé de restaurant d'origine chinoise, âgé de 36 ans, se pré­ sente dans un hôpital d’Edmonton pour des douleurs épigastriques durant depuis 2 jours, avec fièvre atteignant 38,9 °C. Ces symptômes se sont déclarés 12 heures après la consommation de sushi (poisson cru) dans un restaurant local. Le sujet ne présente ni nausées, ni vomisse­ ments, ni diarrhée, et n’a pas voyagé récemment. A l’examen, il.se révèle afébrile; les autres signes principaux se situent tous dans les limites normales. L ’examen abdominal ne permet de déceler qu’une nette sen­ sibilité dans la région épigastrique. La leucocytose est de 9,6 x 10®/l. Une série de radiographies abdominales ne révèle rien d’anormal. La gastroscopie met en évidence un érythème à la partie inférieure de l’oesophage et 3 petites érosions au niveau pylorique. La muqueuse de l’antre est normale, mais on décèle un «ver» se déplaçant surla grande courbure. On procède à l’extraction de ce ver; aucune autre anomalie n’est relevée. Des biopsies de l’antre gastrique font apparaître une légère gastrite. Par la suite, l’examen du ver démonue qu’il s’agit d’une larve d’atusakidé au quauième stade. Après la gastroscopie, le sujet se rétablit normalement sans séquelles. Commentaires L’anisakiase est provoquée par l’ingestion accidentelle de larves de nématodes de la famille des anisakidés. Les vers adultes ont pour hôtes définitifs naturels des mammifères marins comme les dauphins, les baleines et les otaries. Lorsqu’ils éclosent, les œufs excrétés dans les fèces de ces mammifères libèrent les larves, qui servent de nourriture aux crustacés. Les crustacés sont à leur tour mangés par des poissons ou des calmars, et le cycle biologique est complet lorsque ces derniers sont mangés par des mammifères marins. L’homme s’infecte en consom­ mant des poissons ou fruits de mer crus ou insuffisamment cuits. Cepen­ dant, le parasite ne peut effectuer son cycle biologique chez un hôte humain. La maladie est une conséquence directe de la migration des larves et de la pénétration dans les tissus. Il existe 2 formes principales d’anisakiase: la forme non-invasive (întraluminale) et la forme invasive. La première peut entraîner une sensauon de «chat dans la gorge» qui se caractérise par la présence dans la bouche de vers vivants qui ont remonté l’œsophage. Dans l’anisakiase invasive, il y a à la fois pénétration Hans les tissus et migration dans l’ensemble du tractus gastro-intestinal. Les symptômes sont dus à une réaction allergique inflammatoire aux antigènes larvaires, qui se traduit par la formation d’u n abcès ou granulome. En général, le-proce$sus est spontanément résolutif et aboutit à la m on du parasite. Cliniquement, l’anisakiase gastrique invasive se manifeste brutalement par une épigastralgie aiguë, avec diarrhée et vomissements, 1 à 12 heures après l’in­ gestion de poisson ou de fruits de mer; l’anisakiase intestinale, quant à elle, provoque des douleurs abdominales, des nausées et des vomisse­ ments dans les 48 heures suivant l’ingestion de l’aliment contaminé. L ’infection chronique peut se traduire par des malaises intermittents avec douleurs abdominales, nausées et vomissements, et durer des semaines, voire des années. On pose souvent un diagnostic erroné d’ul­ cère ou de cancer de l’estomac, d’appendicite, d’iléite régionale, et même de maladie de Crohn. Les meilleurs outils diagnosuques sont l’endoscopie et la laparotomie, qui permettent également d’extraire le ver. Aucun anthelmintique n’est considéré comme vraiment efficace contre l’anisakiase, mais un traitement anti-inflammatoire peut soulager les symptômes. La meilleure prévention est la cuisson complète du poisson et des fruits de mer avant leur consommation. Les larves sont sensibles à la fois à des températures élevées et très basses, à condition d’y être exposées pendant assez longtemps. Il convient donc de faire cuire le poisson et les fruits de mer en maintenant une température de + 6 0 °C au cœ ur de l’aliment pendant au moins 10 minutes, ou de les congeler à —20 °C pendant 2 à 3 jours. Certains rapports indiquent que les larves pourraient survivre à une cuisson au four à micro-ondes. La réfngéranon, le mari­ nage, le saumurage et certains procédésde fumage ne suffisent pas pour tuer les anisakidés.

Two basic forms of anisakiasis are described: noninvasive (or luminal) and invasive. T he former may give rise to a so-called “tingling throat syndrome” where worms are found wiggling around in the mouth after migrating up the oesophagus, Invasive anisakiasis involves penetration of tissues as well as migration throughout the gastrointestinal tract. Symptoms are caused by inflammatory allergic response to larval antigens which results in abscess or granuloma formation. T he process is usually self-lim­ iting and leads to death for the parasite. Clinically, invasive gastric anisakiasis presents as sudden acute epigastric pain with diar­ rhoea and vomiting 1 to 12 hours after eating the seafood meal; intestinal anisakiasis leads to abdominal pain, nausea and vomit­ ing within 48 hours after the infected meal. .Chronic infection may manifest itself as intermittent feeling of ill health, abdominal pain, nausea and vomiting lasting from weeks to years. Cases were often misdiagnosed as stomach ulcer or cancer, appendicitis, regional ileitis and even Crohn’s disease. Endoscopy and laparotomy are the best diagnostic tools and are curative when the worm is removed, No anthelminthic drugs are seriously considered useful in anisakiasis, although anti-inflam­ matory treatment may alleviate the symptoms. The best method of prevention is thorough cooking of fish and seafood prior to ingestion. The larvae are sensitive to both high and very low temperatures provided appropriate exposure time is allowed. Fish or seafood should be cooked so that the internal temperature is maintained at + 6 0 °C for at least 10 minutes, or frozen at —20 °C for 2 to 3 days. There are reports suggesting larvae can survive microwave cooking. Refrigeration, pickling, brining and certain types of smoking processes are ineffecuve in killing anisakids.

(Based on/D’après: Canada Diseases Weekly Report/Rapport hebdomadaire des maladies au Canada, Vol. 15-44, 1989; Health and Welfare/Santé et Bien-être social Canada.)

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé