Organisation mondiale de la santé (OMS) · Publications

Rapport Annuel du Directeur Regional ou Comite Regional Reuni en sa Vingt-Quatrieme Session, juillet 1973-30 juin 1974

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

pour la Mediterranee orientale

1973. - ,74

ORGANISATION MONDIAIE DE IA SANTE

BUREA.U REGIONAL DE IA MEDITERRA.NEE ORIENI'AIE

RAPPORT ANNUEL

du

DIREOI'EUR REGIONAL

au

CCMI:TE REGIONAL REUNI EN SA VINCil'-QUA'I'RIEME SESSICN

ler juillet 1973 - 30 Juin 1974

EM/RC24/2

Liste des abreviations employees dnns le present rapport:

AID

AI.F.Rl'

ASOP

B

BIRD

CAP (etude)

CIRC

DANIDA

FAO

FISE

FNUAP

FT

HCR

HSU

ICM

MCA

MCS

NU

MEDIARS

PACCA

PAM

PNUD

SIDA

UNDRO

UNESCO

ULV

US AID

US PL.480

vc

vs

WPA

Association intemationale de Developpement

All-Africa Leprosy and Rehabilitation Training Centre

Assistance operationnelle

:3udget ordinaire

Banque internationale pour la Reconstruction et le Developpement

Connaissances1 attitudes et pratique

Centre international de Recherche sur le Cancer

Agence danoise pour le Developpement international

Organisation des Nations Unies pour 1 1Alimentation et l 1Agriculture

?ends des Nations Unics pour 11 Enfance

Fonds des Nations Unies pour les Activites en matierc de Population

Fonds en dep6t

Haut Commissariat des Nations Unies pour hs Refugies

Universite Ha!le Sclas si~ Ier

Conseil international sur l es Problemes cie 1 1 P. l cooli sme et des Toxioomanies

Membrane chorio-allantotdicn.."le

Meningite cerebro-spinale

Nations Unies

Systeme d 1analyse et d'tndexation de la litterature medicale

Project on Agricultural Credit and Related Services through Cooperatives in Afghanistan

Progr8Jlllle alimentaire mondial

Programme des Nations Unies pour le Developpement

Organisme suedois de Developpement international

B.lreau du Coordonnateur des Secours en cas de catastrophe

Organisation des Nations Unies pour 1 1Education, la Science et la Culture

r Ultra Low Volume

Agency for International Development des Etats-Unis d 1Amerique

Loi 480 du Droit public des Etats-Unis

Fonds benevole pour la promotion de la sante: Compte special du progr81!1Jle contre le cholera

r Foods benevole pour la pro111ot1on de la sante: Compte special pour 1 1 eradication de la variole

Association mondiale de Psyohiatrie

TABLE DES MATIERES

EM/RC24/2 page i

INl'ROOOcrION

COMITE REGIONAL DE IA MEDITERRANEE ORIENI'AIE VINITT-TROISIEME SESSION • • • • • • • • • • •

APE~U GENERAL

I SERVICES CONSUI.['ATIFS ET TECHNIQUES

. . . . . . . . . . . .

1. DEVELOPPEMENI' DES PERSONNELS DE SANrE

1

Enseignement medical • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 3 Planification et teclmologie de l'education • • • 8 Developpement des services infirmiers • • • • • • • • • • 10 Developpement des personnels auxiliaires de sante • • • • 12 Programne de bourses d 1 etudes • • • • • • • • • • • • • • 15

2. ERADICATION DU PAllJDISME

Etat d'avancement et evolution des programnes antipaludiques 22

3. MAIADIES TRANSMISSIBLES

Maladies a. virus (Variole - Ophtalmies transmissibles) • • 27 Maladies bacteriennes (Cholera - Tuberoulose - Meningite cerebro-spinale) ••••••••••••••• • ••• Maladies parasitaires (Schistosomiase - Leishmaniose - Trypanosomiase - Onchocercose) ••••••••••••

4 • SERVICES DE SANI'E PUBLIQUE

5.

6.

7. 8.

Administration de la sante publique • • • • • • • Hygiene des collectivites et sante rurale • ••••• Laboratoires de sante publlque ••• · ••••••••• Sante ma.temelle et infantile •••••••••••• Sante de la famille ••••••••••••••••• Substances prophylactiques et therapeutiques ••••• Statistiques demographiques et sanita1res ••••••

PRCJI'ECI'ION RI' PRCMarION DE IA SAN!'E

• • . . • • • •

• • . . Lutte contre le cancer. Radiatioos et sante

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . l'lu.trition • • • . . . . • • • • • • • • • . . . • • • Sante menta.le . • • • . . • • • • • • • • • • • • • • • • Soins med1caux. administration hospitaliere et readaptation

SALUBP.ITE DE L'ENVIRONNEMEm' El' APPROVISIONNEMENI' PUBLIC EN EAU • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

SERVICES DE filBUCYI'HEQUE MEDICAIE DANS IA REGION.

SERVICES DE COORDINATION DU .FNUD • • • • • • •••

35

37

40 42 44 46 48 50 53

55 56 57 59 63

65 70

73

EM/RC24/2 page 11

II INFORMATION. . . . rn ADMINISI'RATION El' FINANCES

Generalites . . . . Personnel . • . . fudget et finances

. . . . . . • • . .

Fournitures et materiel med.ioau.x . . . . LISTE DFB PRO.JETS

AVERTISSEMENI'

Afghanistan , Bahrein •••• Chypre Yemen demooratique Republique Arabe d'Egypte • Ethiopie Iran Irak Isratn Jordanie Kowe!t

• • • . . . .

IJ.ban ••• Libye ••• Quan Pakistan

• • . . • •

. . . . .

. . .

. .

Qatar • • • • • • • • • • • Arabie Saoud1te •• Soma.lie • • • Soudan ReFA,1blique Arabe Syrienne • Tunisie • Emirats Arabes Unis • Republ1QUe Arabe du Yemen •

. . . . .

. . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . • . . . . . . . • • . . . . • . . . .

. . . • • • • • •

. .

Projets inter-pays . . . . . . . . .

. . . . .

. . • . . . • • •

. . • • . . . . . . • . . . . . .

. . . . • . . . . . . • • . . . . • . . • . . .

• • . . • • . . . .

ANNEXE I ACCOROO SIGNES ENI'RE IE ler JUIUEI' 1973 RI' LE ';fJ JUm 1974

ANNEXE II - RAPPOffi'S TECHNIQUES I'UBLIES B\R L1™R CIASSES PAR SUJEI'S ler JUILIEl' 1973 - ';fJ JUIN 1974

Page

75

82 82 83 83

87 97 S6

101 105 114 124 135 144 147 152 154 158 164 166 175 176 182 188 199 204 210 211

218

IK TRODUCTION

11 y a un p eu plus d e v ingt-cinq a ns, l e 7 fevrier 1949 pour ~tre precis, l e premie r

ComitC regional se te nait au Caire (Egypte), Les dix 1

membres fondateurs de la

Region de la Mcditerranee orientale proposaient a l'Assemblee mondiale de la Sante

qu'A lexandrie devie nne le siege du Bureau rfgional et le Comite autorisait le President a remercier le Gouvernement de l' E gypte d'avoir mis l'emplacement et les batiments de

l'Administration quarantenaire d'Alexandrie a la disposition de l'Organisation.

Conformement aux souhaits exprimes par l e Comite regional, !'emplacement du

Bureau r e gional etait approuve et le Bureau co mmenc;:ait a fonctionner le ler juillet 1949

a l'endroi t qu'il occupe toujours aujourd'hui.

La commemoration du 25e anniversaire de sa creation me fournit !'occasion de

faire le point de l'action accomplie jusqu'ici, d'evaluer nos realisations et nos echecs

e t, lorsque l e s circonstances l'impose nt, de donne r a nos energies et a nos politique s

une nouvelle orientation afin d'atteindre l'objectif fondamental qui consiste a assurer a tous un niveau de sante optimal. Dans cette optique, je renoncerai a la presentation

classique de l' introduction de mon rapport annuel pour brosser un tableau general des

besoins ct d e s proble m e s d e la R egion , e t je m'attacherai a dire comment le Bureau

regional, en collaboration avec les Gouvernements, a essaye d'apporter, dans la m e sure

du possible, des solutions pratiques.

Peu apre s la creation du B ureau regional e t periodiquement depuis lors, la Region

a connu des inondations, des famines et des guerres, autant de facteurs qui entravent et

r e tarde nt le progres socio- e conomique, dont le developpement des services de sante est

une partie indivi sible. Neanmoins, aussi bien les Etats Membres que !'Organisation ont

obtenu des resultats considerables . Le nombre des m e mbres est passe de dix, sans

compter les representants d e s t e rritoires non autonomes, a vingt-quatre et le nombre

des projets actuellement en cours d'execution s'eleve a 239 alors qu'il n'etait que de trois

la premiere annee . Pour ce qui est du personne l du Bureau regional, le nombre de ses

membres est passe en vingt-cinq ans de vingt-quatre a quatre-vingt-clix-huit seulement,

1 Arabie Saoudite, Egypte, Ethiopie, I rak, Iran, Jordanie, Liban, Pakistan, Syrie et Turquie

EM/ RC24/2 page ii

soit environ quatre fois plus, tandis que le budget e ffe c ti f pour les a ctivite s regionales,

alimente par toutes les sources , est monte e n fleche et r e preeent e pre s de quarant e-huit

foi s l e chiffre initial. Ces chiffres montrent a !'evide n ce que, presque partout, des

credits considerables sont alloues aux programme s des pay s a lo r s que l' expansion du

p e rsonnel du Bureau regional reste minime .

Bien que le Banglade s h (ex P akistan orie ntal) fasse desormais partie de la

R e gion de l ' Asie du Sud-Est e t qu e la Turquie apparti enne provisoire m ent a la Regi on

europee nne, l e Bureau r e gi o nal d essert aujourd'hui au moins 70 millions de gens en plus

qu ' il ya vingt-ci nq ans e t couvre une zone g eographique ininte rrompue reunissant tous

les Etats Membre s et allant de la T unisie a l'ouest au P akistan a l'e st e t jusqu' e n Som alie

au sud, le long de la cOte orientale de l'Afrique.

Depuis que ce cadre regional est fixe, l e s reves et les caprices de l'hommc sont

dev enus des realites, De s hommes ont marche sur la lune e t ils explorent chaque jour

davantage l' e space interplane taire. Le v olume e t la vitesse du trafic i n t e rnational

depassent toute imagination, et la facilite des communications, impensable autre fo i s,

r e ste difficile a comprendre , meme aujourd' hui, T oute s ces realisations demontrent d e

fac;on e vidente qu 'une fois que l e s nations ont resolume nt defin i leur s priorites e t inve s t i

les r e ssour ces voulues, financie r e s ou technique s, la plupart des proble mes, qui, au­

paravant, paraissaie nt tout a fait insurmontables et insolubles, p e uv ent desormais ~tre

resolus.

Malheureusement , cependant, sur le plan politique , la sante n'a pas joui de la

meme pri orite que les marche s lunaire s, !'affiliation aux clubs nucleaire s et le lance m ent

dee satellites. De plus, le fait que la plupart des pays de la R e g ion ont eu a subir de s

calamites naturellee ou provoquees par l'homme, a e n trafhe une dev iation des r e esources

et des e ne rgies, qui a empeche la sante en particulie r , et le secteur socio- economique e n

g e n e ral, de faire les progre s e ecompt e's . Neanmoins , j e sui s h eur cux de p ouvoi r di r e

que des progre s substantiels ont et e a ccomp lis, comme l e mon tr e l e tabl eau figurant a la p age suivante,

VINGT-CINQ ANS DE PROGRES DANS LA REGION OMS DE LA MEDITERRANEE ORIENT ALE

Pays membres

Population de la Region

Budget ordinaire du Bureau regional (US ¢)

Budget du Bureau regional, autres fonds (US ¢)

Projets en cours

Personnel des projets

Bourses d'etudes octroyees pendant l'annee

Pays d' endemicite de la variole

Population couverte par les campagnes d'eradication du paludisme et de lutte contre cette maladie

Ecole s de mede cine

Medecins

Habitants par medecin

Ecoles de dentisterie

Ecoles de pharmacie

ALORS {ver~ 1950)

10

17 3 millions

514 000

959 000

5

30

51

Presque tous

20 a 30 millions

12

22 000

8' 000

4

6

EM/RC24/2 page iii

MA INT ENA NT - --(1973)--

24

248 millions

9 084 000

13 192 000

239

219

667

Deux

190 millions

49

68 000

3 600

16

22

EM/RC24/2 page iv

A mesure qu'on accorde davantage d'attention a la promotion du bien-@tre social

dans la Region, plus de ressources et d'energies seront consacrees a !'amelioration de la

condition de l'individu moyen et, en particulier, a !'assistance a lui fournir pour lui

permettre d'atteindre le meilleur etat de sante possible.

* * * *

Au cours des vingt-cinq dernieres annees, les progre s accomplis dans le de­

veloppement de l'infrastructure des services de sante ont ete remarquables; toutefois,

ils demeurent inegaux par suite des nombreux et divers obstacles qui s'y opposent, tels

ceux reveles par une etude sur !'assistance de l'OMS a certains projets de services de

sante de base. Il convient de noter, cependant, que la plupart des pays recherchent

actuellement des solutions globales a leurs problemes de sante pour remplacer la methode

traditionnelle qui consiste a mettre en place des systeme s de pre stations sanitaire s

fondes sur la creation de postes sanitaires a la peripherie relies a des h0pitaux dans l e s

villes.

Le concept de la sante des collectivites, en tant qu'objectif socio-economique,

doit encore etre generalement reconnu. Dans certains pays de notre Region, les plans

et les politiques d'action sanitaire se fondent encore sur la realisation de buts materiels

intermediaires, tels que la construction d'h0pitaux et de centres de formation prestigieux,

qui flattent l'oeil mais ne contribuent pas toujours a !'amelioration de l'etat de sante des

collectivites, plut0t que sur des programmes dont !'impact peut @tre techniquement

mesure. On peut regretter que certains servi ces essentie ls, qui sont une partie integrante

d'un systeme sanitaire efficace, ne soient pas fournis simultanement, alors que leur

association serait souhaitable, du fait qu' elle contribuerait, grace a l' effet de symbiose,

a satisfaire les besoins de la population. Citons par exemple le contr0le de l'appro-

visionnement en e au, les syste mes d'elimination des eaux usees et des dechets, la salubrite

de !'habitat, les routes, les telecommunications et la disponibilite d'aliments hon marche

et equilibres.

Dans la plupart des pays, les ressources financie res et humaines disponibles

a des fins sanitaires pourraient @tre utilisees plus e fficacement, Dans !'ensemble, le

nombre des unites de service~ sanitaires est insuffisant et la couverture assuree ne

repond pas a l'attente. Cette situation entratne une fragmentation des efforts due

EM/RC24/2 page v

e&sentiellement a l'absence d'objectifa clairs pour le developpement OU l'amelioration

des services et des conditions sanitaires. Pour des raisons diverses, on constate que

l 'utili sateur ne tire pas toujour s profit de certains types de services, mai s que ceu x- ci

continuent d'@tre assures malgre une limitation des possibilites reelles d'impact, car

!'administration refuse de reconnartre leurs lacunes, En resume, nous sommes

purement et simplement en presence d'une rnauvaise affectation des ressources.

Dans certains cas, on n'accorde pas !'attention voulue aux barrieres financieres

ou economiques qui emp@chent, ou limitent, !'utilisation des services de sante en raison

des cotlts, directs ou indirects, que doit supporter le consommateur. Ces problemes

fondamentaux, ainsi que d'autres du m@me genre, peuvent parfois creer des situations

ou les services fournis ne conviennent pas aux gens qui en ont un urgent besoin, mais

qui, de ce fait, en demeurent prives.

Il ressort d'une etude sur !'organisation des services de sante de base faisant

apparartre les moyens de favoriser le developpement de ces services, presentee par le

Conseil executif a la Vingt-Sixieme Assemblee mondiale de la Sante en 1973, que ces

problemes ne sont pas propres a notre Region, mais qu'ils sont commune a la plupart

des pays en voie de developpement. Cette etude mettait !'accent sur le fait que !'organi­

sation des services de sante doit !tre essentiellement collective et qu'elle doit rev!tir,

dans sa conception, des dimensions aussi bien locales qu'internationales; que les

services de sante doivent etre consideres globalement, rassemblant tout a la fois lee

services publics et prives, curatifs et preventifs, peripheriques, intermediaires et

centraux; que les projets ou les programmes de developpement des services de sante

devraient !tre evalues dans l'optique d'une amelioration de 11etat de la sante et qu'a

cette fin, la technologie moderne, la notion de cotlt, !'acceptation du consommateur et

les facteurs operationnels devraient servir d'elements d'appreciation; enfin, qu'il

n'existe aucun modele international parfait de services de sante et que chaque pays doit

pouvoir disposer des competences speciales requises pour les operations de planifica­

tion, de programmation et de gestion,

Apropos de ce dernier point, il est clair que le niveau des connaissances tech­

niques dans lea Etats Membres de la Region s'est considerablement ameliore au cours

des vingt- cinq dernieres a.nneea. Les pays sont desormais en mesure de definir leurs

EM/RC24/2 page vi

problemes et de leur apporter les solutions appropriees. Evidemment, l'OMS continuera

de fournir !'assistance specialisee qui lui sera demandee. En consequence, les pro­

grammes de renforcement des services de sante devraient, a l'avenir, essayer de

s'inspirer des nouveaux concepts definis par l'Assemblee mondiale de la Sante et

preconisant !'application de programmes de sante par pays. Les programmes devraient

@tre prepares par les ministeres de la sa.nte qui presenteraient les problemes et les

objectifs dans un contexte global et intersectoriel, de fac;on a determiner les domaines

prioritaires sur lesquels doivent surtout porter les efforts. Les pays seront encourages

a formuler des projets echelonnes en utilisant les techniques d'ana.lyse de systeme s, et

l'OMS aidera a l'execution, a la gestion et a !'evaluation des programmes qui seront

elabores.

Les plans socio-economiques de la plupart des pays de la Region de la

Mediterranee orientale comprennent actuellement des plans sectoriels de sante, Certains

pays ont deja a.cquis une experience considerable des techniques de planification avancees,

alors que d'autres preparent seulement leur premier plan sectoriel des services de sante.

Dans !'ensemble, les responsables de ces services ont mis du temps a coinprendre le r0le

que peuvent jouer, dans la prise des decisions, la comprehension des methodes de

gestion et l'emploi des techniques les plus recentes. Les services nationaux de sante

sont aujourd'hui de vastes organisations, et, en tant que tels, ils doivent appliquer avec

apropos les nouvelles technologies et adopter des procedures de gestion plus rigoureuses

qu'aupara.va.nt, a.fin d'utiliser au mieux les ressources tres limitees dont ils disposent.

La situation est rendue encore plus complexe par le fait que la. formation theorique et

pratique des medecins s'appuie sur une tradition et poursuit une finalite qui n'eveillent

pas chez eux un grand inter~t pour les questions de gestion et les problemes d'administra-

tion. Pour pa.Hier cette lacune, l'OMS a. organise au Caire, du ler au 6 octobre 1973,

un seminaire sur les methodes modernes de gestion des services de sante, qui a permis

a des administrateurs sanitaires superieurs de huit pays de la Region de discuter la

valeur et l'utilite des concepts et des techniques modernes de gestion pour la planification,

la mise au point, le fonctionnement et !'evaluation des services de sante . Ce seminaire

a suscite une prise de conscience accrue de la mesure clans la.quelle une meilleure

gestion, fondle sur des principes modernes, peut rendre les services de sante plus

efficaces, et des moyens d'ameliorer la gestion, notamment dans les departerri.ents

EM/RC24/2 page vii

centraux de sante. Dans le cadre des efforts deployes pour trouver une m~thodologie

efficace applicable a d 1autres pays egalement, une etude de gestion du projet de l'Institut

des personnels de sante de Sana'a et des projets de Services de sante de base d'Hodei'da

et de Sana'a est en cours au Yemen; elle a pour buts de trouver des moyens plus

efficaces de mettre en valeur lea ressources limitees des services de sante et d'en

faire un meilleur usage en vue de satisfaire plus largement les besoins sanitaires, en

particulier en ce qui concerne la sante maternelle et infantile, accroissant ainsi les

effets des actions planifiees visant a l'amcHioration de la sante de la famille.

* * * * *

Au cours des dernieres decennies, la sante et la situation socio-economique

de la plupart des pays ont connu une amelioration assez sensible. Simultanement, des

techniques epidemiologiquee plus perfectionnees et une meilleure methodologie opera­

tionnelle ont ete employees efficacement contre les maladies transmissibles. Ainsi,

l'assainissement de l'environnement aidant, la peste, le typhus et la fievre recurrente

ne constituent plus une menace, et les petites poussees de peste signalees dans les

anciens foyers a la frontiere entre !'Arabie Saoudite et le Yemen et dans la region de

Nofilia en Libye oit ete rapidement enrayees.

Une dea realisations lea plus positives enregistrees au cours des vingt-cinq

dernieres annees est la regression considerable du paludisme, la m.a.ladie endemique la

plus importante qui eat aussi le plus grand facteur de deces dans preaque tous les pays

de la Region. Dans lea annees cinquante, on estimait que 10% au maximum de la

population menacee par le paludisme etaient proteges d'une fa~on OU d'une autre grace a des programmes antipaludiques. Aujourd'hui, la protection a'etend a 93% de la popu­

lation, et le pa.ludisme est completement eradique a Chypre, en Israel, au Liban, en

Jordanie et en Libye. La reduction de la transmission de la maladie est aussi presque

totale dans lea regions septentrionale et centrale de l'Iran, dans lea regions meridtonale

et centrale de l'Irak et en Tunisie; des programmes de lutte ont ete introduits la ou

!'eradication du paludisme n'est pas encore techniquement possible, comme au Soudan.

Les figures 1 et Z temoignent de !'impact de ces activites entre le milieu de l'annee

19 58 et le milieu de 11 annee 197 4.

Zones o~ le paludisme · D a disparu,a eto eradique

SITUATION OU PALUOISME

AU MILIEU DE 1958

ou n'a jamais existe' mm Zones OU l'eradication ~ est dans la phaH de consolidation

- Zones ou se produit la transmission du paludisme

Population total• couvert• par les programmes antipa\udiques

31 millions - 19 •1. de \.a population total• eaposee

.., ~

C ~ ,..,

cW;ltltj

Zones ou le paludisme D a disparu 'a ete e'radique OU n'a jam,a i5 uiste

Z ' I' , - -

~ ii§::,~ -,,",ii' ~\~

SITUATION OU

AU MILIEU

CTs'/1 ones o u er.ad ,cat,on ~ est dans la phase de- consol i dation

1!111 Zones o u se produ it ta transmission

PALUOISME

DE 1974

Population totale

191 millions-93°/,

couverte par les programmes antipaludiques :

de la population totale expose'e

-., C"'I

C ::0 P1

N

EM/RC24/2 page x

Toutefois, alors que lee programmes antipaludiques enregistrent des progres,

de nouveaux problemes se posent. Ainsi, la resistance de la plupart des vecteurs au

DDT a conduit a l'emploi d'organophosphores (malathion) ou de carbamates (OMS 33,

Baygon), dont la duree d'actian est inferieure de moitie a celle du DDT OU de la

dieldrine, et dont le prix est dej~ deux fois plus eleve que celui du DDT et susceptible

de monter en fleche. En outre, certains vecteurs, tels que A. _puJcherrimus en

Afghanistan et A. s_~!:&enti en Jordanie, se reposent et se nourrisscnt a l'exterieur et

echappent aux insecticides lors de la pulverisation des habitations. Centre de tels

vecteurs, des mesures supplementaires, telles que la gestion rigoureuse des eaux, la

reduction des reservoirs de virus et la lutte biologique, sont necessaires et sont deja

appliquees dans de nombreux pays de la Region. Ces facteurs ont multiplie le coat des

operations antipaludiques et certains pays eprouvent des difficultes a faire face a leurs

engagement$, situation qui n'incite pas des agences telles que le FISE, le PNUD,

l'US AID, etc,, a apporter leur appui financier aux programmes antipaludiques, creant

ainsi un cercle vicieux. Ces agences doivent prendre conscience du fait que le palu-

disme constitue la menace la plus grave pour le developpement socio-economique et que,

si les pays en voie de developpement ne re<_;oivent pas une aide massive , ils ne pourront

jamais suivre le rythme de !'evolution generale.

Un obstacle particulier sur la voie de !'eradication dans notre Region est le

pourcentage non negligeable des populations nomades. Leur mode de vie et leurs

mowarents saisonniers facilitent considerablement la retransmission de !'infection chez

!es groupes sedentaires ou la maladie a deja ete eradiquee. Bien que le paludisme

soit, en general, une m.aladie rurale, ! 'urbanisation rapide et la penetration de la

population rurale dans les villes entratnent la reinfection de la population urbaine; la

ville de Karachi au Pakistan illustre ce phenome ne, qui demontre claire m ent que l'on

devrait accorder davantage d'attention a la protection des citadins contre le paludisme ,

grace a !'integration de tous les efforts des campagnes et des villes qui permettrait de

couvrir tous le s se cteur s de la population.

L'a.melioration de la methodologie operationnelle reste u o domaine encore peu

explore, notamment en ce qui concerne !'utilisation d'insecticides" contre les adultes

et les larves dans de vastes etendues d'eau d'irrigation peu profonde. La proliferation

EM/ RC24/2 page xi

des gftes de ponte, resultant de la multiplication sans cesse croissante des projets

agricoles, rend leur traitement de plus en plus difficile. L'utilisation de nouveaux

appareils, tels que les pulverisateurs ULV (ultra low volume), a bord d'aeronefs ou

de vehicules, est onereuse; toutefois, des etudes des cotlts et de l'efficacite montreraient

certainement que, pour certaines regions, !'application de ces procedes permettrait

d'obtenir, a moindres frais, d'aussi hons resultats que l e s methodes conventionnelle s

de pulverisation.

Des mesures antipaludiques plus modernes et plus efficaces comprenant notamment

!'utilisation d'insecticides contre les adultes et les larves, la gestion des eaux, la

reduction des reservoirs de virus et l'emploi d'agents biologiques de lutte, tels que !es

poissons larvivores, ont ete introduites, et la surveillance axee sur le depistage a ete

intensifiee afin de inettre au point un mecanisme epidemiologique approprie susceptible

de faciliter, a l'avenir, !'application des plans d'action. Dans les pays ou les programmes

d'eradication OU de lutte ont ete couronnes de succes OU ont permis d'enrayer la maladie,

!es services antipaludiques sont integres dans !es services de sante de base, faisant

ainsi de la lutte contre le paludisme une activite normale de sante publique.

* * * * *

Il n'y a pas si longtemps, neuf Etats Membres signalaient des flamblees de

cholera. Celles-ci etaient enrayees en quelques mois et les pays concernes pouvaient

se declarer indemnes de la rn.aladie. Il est evident, cependant, que le cholera se

reinstalle comme maladie endemique et que l'on peut s'attendre un peu partout a des poussees limitees. Une strategie combinee reposant essentiellement sur une

amelioration de l'assainissement, des techniques simples de rehyd:::-atation, la chimio­

therapie et la vaccination, a ete mise au point et elle peut etre utilisee efficacement dans

!es zones rurales. L'Organisation maintient aussi en permanence des stocks de

fournitures vitales destinees a ~tre livrees aux Etats Membres en cas d'urgence.

* *

En raison de sa prevalence elevee dans le passe, la tuberculose demeure un

probleme grave de sante publique dans la Region, On a observe un recul lent mais

appreciable de la maladie et, grace a !'action conjointe du progres social et d'une

EM/RC24/2 page xii

chimiotherapie efficace combinee avec la vaccination par le BCG, on est en droit d'espere r

d e meilleurs resultats. Malgre l'efficacite de ces deux instruments, la transmission

d e !'infection ne peut @tre enrayee qu'en assurant une large couverture de la population

et en fournissant des medicaments a la majorite des cas connus, m e sures qui reclament

une participation des services de sante a tous les echelons, une collaboration du public

et la disponibilite d'un grand nombre de personnels de sante possedant la formation

necessaire.

* *

On peut affirmer, sans risque d'exageration, que les progres de !'eradication

de la variole dans la Region au cours des vingt-cinq dernieres annees ont ete spectacu-

laire s, M@me si e n 1796 deja, Jenner demontrait avec succes que l'on pouvait

prevenir la variole gr:tce a la technique simple de la v accination, la maladie a continue de

causer de nombreuses pertes en vie humaines dans le monde entier, Depuis sa creation,

l e Bure au regional a rappele aux Etats M e mbres la necessite de !'eradication de la

variole, Une assistance a long terme a ete fournie pour soutenir les services epidemio-

logiques, les activites de production de vaccins et !'organisation de campagnes de

vaccination de masse. Ainsi, sur les vingt-quatre pays d'endemicit.e d e la v ariole au

d ebut des annee s cinquante, quatre seulement - !'Afghanistan, l'Ethiopie, le Pakistan

etle Soudan - restaient endemiques en 1967. De nouveaux perfectionnements de la

technologie, t els que la production de vaccin lyophilise, ! 'introduction de l 'aiguille

bifurquee comme instrument standard de vaccination, la technique de vaccination par

piq1lres multiples , la methode d'approche epidemiologiq_ue axee sur lea activites de

surveillance et d'endiguement, ont permi s de lancer, en 1967, le plan dece nnal d'eradi-

cation globale de la maladie .

obte nus.

Les figures 3 et 4 temoignent des resultats spectaculaires

L'Afghanistan et le Soudan ne font desormais plus partie de la liste des pays

d'endemicite, ou seuls figurent encore l'Ethiopie et le Pakistan, ou des cas continuent

d '@tre signales.

L' Ethiopie est actuellement le seul pays du continent africain qui signale d e s cas

de variole; les foyers endemiques ne subsiste nt plus que sur l e a hauteurs du nord-oue st

et dans les regions desertiques du sud. Au Pakistan, les foyers endemiques n'ont pas

EM/RC24/2 page xiii

encore ete elimines dans la province du Sind, et des poussees epidemiquee ant ete

signaleee a Lahore dans le Pendjab, suite a la reintroduction de la maladie dans la region.

Au Baloutchistan et dans les provinces frontieres du nord-ouest, la transmission de

!'infection a ete interrompue et les foyers ont ete elimines.

Compte tenu de l'intensie actuelle des activites de lutte contre .la variole et

du rang de priorite eleve que les Etats Membres accordent au programme, on estime

que !'eradication pourrait etre totale d'ici a la fin de 1975, OU meme plus tot.

*

De nombreux efforts ont ete accomplis au cours des vingt dernieres annees pour

lutter contre la achistosomiase, qui constitue un probleme de plus en plus grave dans la

Region, par suite du developpement des projets d'irrigation, des projets agricoles et des

projets de gestion des res11ources en eau, L'OMS a fourni une assistance a presque

tousles pays ou l'on note une prevalence de la schistosomiase. Des etudes epidemio­

logiques et malacologiques entreprises en collaboration avec le Programme des Nations

Unies pour le Developpement dans la region du lac Nasser ont deja donne des renseigne­

in:tts supplementaires sur la prevalence et !'incidence de la mal.&die. Des essais

pratiques ont ete effectues en vue de contr0ler l'efficacite de divers molluscicides et de

nouveaux agents therapeutique s.

Lea ressources financieres limitees de la plupart des pays, et plus particuliere­

ment la penurie de personnels ri..ationaux d11Jnent formes, rendent lee operations de

lutte tree difficile& une fois que la maladie s'est propagee et implantee. En consequence,

les gouvernements sont constamment pries de faire superviaer leurs projets agricoles

et d'irrigation par les autoritea sanitaires afin d e pouvoir minimiser le proble me au

moment voulu,

* *

Lea ophtalmies transmissibles, notamment l e trachome, aont endemiques dans

presque tous les pays de la Region et constituent les causes principales de la cecite, le

trachome demeura.nt la cause essentielle des alterations de la vue, Des e nquetes

partiellea de l'OMS ont revele que la prevalence du trachome etait de plus de 70 % dans

de nombreux pays. Malgre leurs possibilites li mitees , tousles pays entreprennent

INCIDENCE OE LA VARIOLE DANS LES PAYS D 1 ENDEMICITE ( C AS PAR 10 0 000 HAB ITA N TS )

?

- > 5.0 cas par 100 000 habitants

~ 0 . 5 -5.0 cas par 100 000 habitants

C:3 < o. 5 cas par 100 000 habitants

1 g 5 0

··,:...:• ;:ir:

- 7 ;

( ?) Aucun rapport em an.int de ces pays

,, C)

C ::u fTl

w

INCIDENCE DE LA VARIOLE DANS LES PAYS o•ENDEMICITE(CAS PAR 100 000 HABITANTS)

\973

- > 5. O cas par 100 000 hab ita nl.$

..., a C ;o r,

~

EM/ RC24/2 page xvi

des programmes de lutte contre la maladie; la strategie de lutte continuera a dependre du

traitement systematique par !'application locale d'antibiotiques, de la formation du

personnel des services de sante et du personnel enseignant a la lutte contre le trachome,

et de l' education sanitaire du public,

* *

Rien qu'au Soudan, on a enregistre pendant chacune des dix dernieres annees une

moyenne annuelle de 6 000 cas de meningite cerebro-spinale et de 200 deces imputables a

cette maladie, En outre, il se peut que la II ceinture de la meningite cerebra- Spinale"

s'etende, au-dela du Soudan, au sud-est, affectant certaines regions de l'Ethiopie, et a l'est dans la peninsule arabe, fait qui aurait pu facile ment passer inaperc;u a cause de la

notification incomplete des cas due a l'eloignement des localites touchees dans ces pays.

Au cours des dix dernieres annees, !'assistance de l'OMS s'est caracterisee

par la livraison de fournitures et !'execution d'etudes epidemiologiques et bacteriologiques.

Recemment, un progres important a ete accompli grace a la mise au point d'un nouveau

vaccin polysaccharidique du groupe A, Ce vaccin a fait l'objet d'essais preliminaires

sur le terrain dans notre Region, en Egypteet surtout au Soudan, qui se sont reveles tres

prometteurs, et l'on espere que l'immunite confer~e sera d'une duree suffisamment

longue. Si l'on parvient a etablir avec certitude la valeur de ce procede et a rendre son

coot - par rapport a son efficacite - compatible avec !'effort de sante publique, alors

on pourra mettre au point une nouvelle strategie de lutte contre la MCS. Dans cette

optique, lea resultats des vaccinations de ma.see dans des foyers choisis executees au

Soudan sont attendus avec impatience; lea rapports qui nous sont parvenus jus1u'a

present indiquent que nous avons peut-etre decouvert une arme efficace contre la maladie,

* * * * *

Avant 1949, lea services de laboratoire fonctionnaient essentiellement en tant que

departements de pathologie clinique, ne s 1occupant que de diagnostic et non pas d'activites

de sante publique. Seuls quelque s pays possedaient des laboratoire s qui effe ctuaient un

travail revetant certains aspects de sante publique, Ce n' est qu 'au cour s des vingt- cinq

dernieres anneez, que l'on commenc;a a accorder une attention aux laboratoires de sante

publique et, dana lea annees soixante, on reconnut qu'ils faisaient partie integrante des

EM/RC24/2 page xvii

services de sante en general et on les incorpora dans quelques plans quinquennaux de

developpement socio-economique, soulignant par la la place qu'ils occupent dans le

courant principal des activites de sante publique et leur orientation vers les collectivites.

Cette tendance s'est manifestee clairement au Soudan en 1968, en Ethiopie en 1972 et en

Tunisie en 1973, ou de vastes etudes epidemid.ogiques ont constitue' une part importante des

activites des services de laboratoire.

En plus de !'extension des services de laboratoi re a la peripherie et de ! 'amelio­

ration de la qualite du travail, contrOlee gra.ce a !'introduction de programmes d'epreuve

de competence, de nouveaux domaines, tels que la virologie, ont ete ajoutes au nombre

des activites des laboratoires dans de nombreux pays. Les laboratoires s'emploient

aussi a ameliorer la production et le contrOle des vaccine bacteriens et viraux, mais,

vu le manque de personnel qualifie, le Bureau regional a octroye, depuis 1949, 740 bourses

ddudes dans ce seul domaine, ce qui represente 11 % du programme de bourses d'etudes

de l'OMS pour !'ensemble de la Region. C'est ainsi que s'est constitue un vaste reservoir

de personnel national pour doter lea laboratoires centraux, ainsi que lea laboratoires

provinciaux ou regionaux, pour lesquels les institutions centrales servent de centres de

reference.

Des banques du sang ont ete etablies dana de nombreux pays, la plupart sous

contrOle non national, et quelques Etats Membres ont cree des banquea centralea du

sang, ou l'on s'emploie a obtenir des soua-produits du sang; l'Iran et le Liban appliquent

une therapeutique utilisant lea fractions sanguines, et l'Egypte organise des services

similaires pour ses habitants.

* Alors que des domaines nouveaux et interessants rei.oivent !'attention voulue,

i1 ne faut pas perdre de vue la neceaaite de renforcer et d'intensifier dea activites telles

que le developpement des services de sante maternelle et infantile, l'un des premiers

projets pour leaquels l'auistance de l'OMS a ete sollicitee i1 ya vingt-cinq ans. Gra.ce

a un personnel qualifie, a !'experience et aux connaisaances acquisea, la plupart des

Etats Membres ont pu jeter lee bases de services efficaces, du moins dana lee centres

lea plus peuples. Cette evolution est attestee par la diminution remarquable des taux

de morbidite et de mortalite chez lee femmes et lea enfants; toutefoia, si cea taux aont

E M / RC24/2 page xviii

n ettement plus faibles qu'auparavant, ils demeurent encore relativement eleves par

rapport a ceux des pays dotes de services bien developpes. L'assistance accordee

par le FISE dans notre Region, en particulier aux projets de sante maternelle et infan­

ti l e , a ete considerable et elle a contribue largement a leur succes.

Par l'entremise des centres de sante maternelle et infantile, certains service s

de sante ont ete en mesure d'aider l e s populations dans les domaines relativement recents

d e la nutrition et de la sante de la famille; simultanement, les services de sante mater­

nelle et infantile proprement dits sont lentement integres dans les servi ces de sante de

base . Cette evolution illustre bien comme nt deux programmes separes peuvent s' appuyer

mutuellement tout en ne necessitant que des ressources limitees en personnel et e n

credi ts.

L'OMS poursuit sa politique consistant a faire beneficier lee Etats Membres des

derniers progres enregistres dans le domaine de la sant~ mate rnelle et infantile; a cette

fi n , deux seminaires ont eu lieu, l'un a Bagdad (Irak) en mars 1974 sur l es services de

sante scolaire et l'autre a Mogadiscio (Somalie ) en j u illet de la m~me annee sur la

pre station de servi ces de sante aux enfants d'~ge prescolai re.

L'aide apportee aux pays membres dans le domaine des aapects de sante publique

d e la demographie et de la planifi cation familiale a constitue une etape importante dans

!'extension des activites de !'Organisation. L'OMS a fait oeuvre de pionnie r dans ce

domaine lorsqu'elle a examine en 19s/ 11importance et les bienfaits d e s "Consei ls sur le

r0le et la responsabilite qui incombent aux parents (parentcraft) et sur l e s proble m e s que

po sent l a sterilite et la procreation volontaire". Toutefois, ce n'est qu'au milieu des

annees soixante que !'Organisation a re<;u un mandat officiel de l'Assemblee mondiale de

la Sante l ' autorisant a commencer un programme d'assistance aux Etats Membres, a leur demande, dans le cadre des programmes de demographie et de planification familiale,

et il est aujourd'hui generalement reconnu que "les couples ont le droit fondame ntal de

d e cider librement et en tou t e responsabilite du nombre d'enfants qu'ils souhaitent avoir

et de l'espacement des naissances". 2

1 Org. mond. Sante Ser. Rapp. techn., 19 52, No 51, page 3

2 Nations Unies, Proclamation de Teheran sur la reproduction humaine (mai 1968)

EM/RC24/2 page xix

Le Durea.u regional a continuellement tenu !es Etats Membres au courant des

bienfaits de la planification familiale pour la sante et de la fa~on dont cette activite et

d'autres du m@me genre peuvent ~tre integrees dans leurs politif!ues nationales.

L ' Egypte, !'Iran, le Pakistan et la Tunisie ont officiellement adopte des politiques de

regulation des naissances et ont lance dee programmes de planification familiale; une

assistance est fournie a d'autres pays en vue de renforcer l'enseignement des techniques

de planification familiale centree sur la maternite et de la dynamique des populations,

grace a des seminaires et des reunions et a l'octroi de •bourses d'etudes. A ce sujet,

l'OMS collabore etroite ment avec le Fonds des Nations Unies pour les Activites en

matiere de Popalation dans le but d'obtenir un appui financier pour lee projets etablis

pour divers pays.

* *

Au cours des vingt-cinq dernieres annees, le concept de la therapeutique pour la

plupart des maladies connues a tellement evolue que !'introduction des medicaments

modernes a revolutionne la pratique de la medecine, la fonction des institute medicaux

et, en fait, !'ensemble des services de sante. Les medicaments modernes constituent

pour lee administrations sanitaires des armes puissantes de lutte contre la maladie;

toutefoie, leur emploi, e'il apporte des bf-enfaits significatifs, souleve aussi un hon

nombre de problemes. Afin de promouvoir et de proteger la sante humaine, la plupart

des pays de la Region ont deja cree leurs services pharmaceutiques de base, d'autres

sont en train d'organiser et d'ameliorer !'inspection des medicaments et lee laboratoires

de antr0le de la qualite des preparations pharmaceutiques, et quelquee-uns encore ont

atteint le stade de !'evaluation et de la reglementation des medicaments.

Depuis tres longtemps, le Bureau regional favorise activement le processus de

reglementation des medicaments et certains des services de cont~ qui ont commence a fonctionner au debut des annees eoixante , sont aujourd'hui en mesure d'assumer la gamme

complete des activites de contr0le des preparations pharmaceutique s et des medicaments.

Bien que cette collaboraton entre l'OMS et les Etats Membres a i t porte s e a fruits, il reste

neanmoins beaucoup a faire a l'avenir. A mesure que s'etendent l e e services de sante,

preventifs et curatifs, la promotion de ! ' utilisation rationnelle des medicaments devient

un proble me brtUant dans tous lee pays en voie de developpement. La pharmacotherapie

moderne est onereuse et lee pays contraints d'economiser rencontrent de serieuses

EM/ RC24/2 page xx

difficultes pour assurer la prestation de soins de sante de la meilleure qualite possible,

av e c leurs budge ts parfois amoindris par suite d e la devaluation des monnaies et de

l 'augmentation des cotlts de fabrication.

C omme on l'a souligne dans le passe, la mise a la disposition des ministeres de

l a san t e d e stati stiques san itaires est uu element essentiel car, faute de donnees appro­

priees, st'.lres, significat ives et fournies au moment voulu, l'administrateur de la sante

p eut difficilement cerner les principaux proble m e s de sante, elaborer des programmes

de planification pour faire face a ces problemes et mettre ces programmes a execution.

Ce s statistiques sont, en outre, necessaires au moment de !'evaluation lorsque l e s

r e sultats atteints compte tenu des problemes, de la situation et de la population sont

c ompares avec le s efforts deployes.

Dans certains pays, l'enregistrement des naissances et des deces n'est pas encore

une formalite obligatoire, tandis que dans cfautres, ou existe une legislation en la matie re ,

l' e nregistrement, des deces notamment, n'est pas toujours complet. Les services de

soi ns medicaux absorbent la majeure partie des depenses de sante dans la plupart des pays

e t c ' est ainsi que les statistique s hospitalieres ont ete les premieres a s e developper. En

fait , dans certains pays, les statist iques hospitalieres constituent la seule source dis­

ponible d'informations sur la morbidite generale dans la collectivite, et les hOpitaux

sont les seuls etablissements a m~me de fournir des renseignements sur les causes de

deces. Au fil des ans, l e s systemes d'archives medicales se sont ameliores et ils ont

contribue, a leur tour, a ameliorer la qualite des soins medicaux dispenses aux

malades.

Le s methodes traditionnelles de notification des maladies infectieuses e t la collecte

des donnees les concernant demeurent incompletes et disparates. A moins de proceder

a une amelioration e t a une uniformisation des procedures employees, l'utilite des statis ­

tiques pour la surveillance epidemiologique restera douteuse. On eprouve certaines

difficultes a elaborer les statistiques relatives aux ressources en matiere de sante en

raison de la diversite des definitions s'appliquant aux differentes categories d e personne ls

et d'institutions sanitaires. La tache est encore rendue plus complexe par le fait que

des definitions et des procedures uniformes pour la collecte des statistiques n'ont pas

encore etc mise au point ni univeraellement acceptees.

* *

EM/RC24/2 page xxi

Le Bureau regional et lea gouvernements des pays de la Region se preoccupent

depuis longtemps du developpement des services de lutte contre le cancer, et il a ete

decide, lors d'une Reunion de Groupe qui s'est tenue a Bagdad a la fin de l'annee 1971,

que chaque pays devrait inclure dans la structure de ses services de sante un programme

approprie de lutte contre le cancer. Les progre s recents de la technique et !'utilisation

des rayonnements ionisants a des fins medicales ont mis ces activites de lutte a la portee

de la plupart des gouvernements, et l ' assistance de l'OMS aux divers projets s'est accrue

considerablement. Des cours regiona.ux pour le depistage precoce du cancer, a commencer

par un cours de cytopathologie organise en 1965, ont ete patronnes par l'OMS. Un

symposium aur lea lyrnphomes a eu lieu en Tunisie en mars 1974.

Des sources plus perfectionnees de rayonnements ionisants, telles que les

accelerateurs au cobalt, lea aimulateurs et les appareils de dosimetrie pour etablir une

therapeutique individuelle precise, existent aujourd'hui dans lea principaux h0pitaux de

la plupart des pays. De meme, la majorite des pays membres disposent d'un nombre de

plus en plus eleve d'appareils modernes pour le radiodiagnostic et d'installations pour des

examen& par radio-isotopes. Une attention speciale est accordee a la formation de

nombreusea categories de personnel, telles que lea radiotherapeutes, les techniciens de

radiologie, lea apecialistes de radioprote ction et lea technicienat charges de l'entretien et

de la reparation du materiel electro-medical. L'OMS collabore avec lea institute du

cancer de Bagdad, de Teheran et de Tunis.

* * Des le debut, le Bureau regional a accorde un rang de priorite eleve aux pro­

grammes d'amelioration de la nutrition, la malnutrition etant un probleme grave de sante

dans pluaieura pa.ya, airuli qu'en temoignent la prevalence elevee des maladies imputables

aux carences alimentairea et nutritionnelles et lea taux elevea de mortalite des nourrisson s,

des enfants d'age prescolaire et des meres. Aprea des debuts modeatea, de■ enquetea

en matiere de nutrition effectuees dana quelques pays ont amene l'OMS a participer a un

programme d'aaaiatance au developpem.ent d'inatituta nationau.x de nutrition. D'autrea

pays ont re~u une aide pour la creation de divisions de nutrition au aein de leura

E.U/RC24/2 page xxi i

mi ..i iste res de la sante.

La malnutrition proteino- calorique, qui sevit presque partout dans la Region,

e st l a r gement responsable de la rnorbidite et de la mortalite elevees che z les nourrissons

pe'1.dant la periode d e sevrage. Afin de repondre a la necessite de produire sur place des

m e langes alimentaires riche s en proteines et peu coateux, pour le sevrage, une assistance

te ch nique c t mate rie lle a ete fournie pour la creation d'installations de fabrication d'ali­

m ent s d e sevrage dans plusieurs pays. Ainsi , l'Egypte, l'Ethiopie et l'Iran produisent

aujo u rd'hui respectiv eme nt la Supramine, la Faffa et la Shadamin, et la Tunisie , la

Libye et la Syrie comptent prendre des initiatives similaires dans un proche avenir.

Au cours des vingt-cinq d e rnie res annee s, on a assiste au lancement ou a !'expansion

rl' a ctivites telles que l'enseignement de la nut rition, le depistage de la malnutrition chez

le s m e res et les enfants , la distribution de lait, de vitamines ou de supplements

mineraux et les demonstrations de preparation d'aliments. P resque illimitees par leur

am.pleur et leur portee, ces activites sont aujourd'hui plus ou moins courantes dans au

moins douze pays de la Region.

Grace a la collaboration avec d'autres inst itutions des Nations Unies, telles que

le FISE, la FAO et l'UNESCO, lee programmes de formation ont ete intensifies pour

preparer les personnels de sante a la planification et a !'execution des programmes

appropries de nutrition. Plus recetnment, on a plus particulierement encourage les

Etats Membres a elaborer des politiques et des plans a long terme dans le domaine de

l'alime ntation et de la nutrition dans le but d'obtenir des resultats durables qui permet-

tront d'ameliorer l'etat nutritionnel dea populations. Conformement a cette pnlitique,

environ onze pays ont deja institue des conseils nationaux de l'alimentation et de la

nutrition, qui prennent les premieres mesures en vue d'atteindre ces objectifs a long

terme .

* *

Les aspects psychiatriques de la criminalite et de la delinquance juvenile, la

dependance de l'alcool et d'autres drogue s, et les difficultes scolaires et d'adaptation au

milieu du travail figurent parmi les probleme s de sante mentale qui se po sent dans toute

collectivite. Un pour cent au moins de toute population donnee souffre de trou_ble s

EM/RC24/ 2 page xxiii

mentaux et l'on estime que, de toutes lea maladies qui retiennent !'attention des services

de sante, celles qui ont une origine mentale representent une proportion pouvant aller

jusqu'a 30 % ; on sait, par ailleurs, que certaines maladies somatique s ont aussi des

composantes et des consequences psychologique s importantes. Le but de s service s de

sante rnentale devrait ~tre de reconnartre e t de traiter les cas le plus tOt possible et d e

permettre aux malades mentaux de continuer a jouer un rOle utile dans la collectivite.

Depuis l e s services orientes ~ les hOpitaux limites a que lques pays il y a vingt­

cinq ans , des s e rvice s de sante m e ntale, sous une forme ou sous une autre, ont ete mis

en place dans presque tous les £tats Membres, conformement a la recommandation

formulee en 1952 par l'Assemblee mondiale de la Sante, soulignant la necessite de prevoir

au mains un lit psychiatrique par 10 000 habitants. Dans ce domaine, Bahrefn et Chypre,

par exemple, viennent actuellement en tete avec un rapport de 9, 3 et de 14 lits respective.­

ment par 10 000 habitants.

Le principe d e l'inte rnement des malades mentaux dans de grands etablissements

isoles, dans le but essentiel de les soume ttre a la surveillance de gardes, est aujourd'hui

generalement abandonne, car i1 aboutit la plupart du temps a une aggravation et a une

prolongation de la maladie. Malgre ! 'opposition rencontree dans certaine s societes,

on assiste actuellement a !'integration des services hospitaliers psychiatriques dans les

hOpitaux generaux.

L'absence d'un traitement medical efficace a limite le rOle des services de sante

et emp@che le developpement normal des etablissements destines a accueillir les

malades qui cherchent un remede a leurs troubles mentaux; toutefois, !'importance

accordee aujourd'hui ~ la psychiatrie des collectivites, la decouverte de substances

psychotropes actives et de nouvelles methodes de traitement, permettent desormais

d e modifier considerablement la conception des soins dispenses aux malades mentaux.

Il est important de noter que la notion de sante mentale des collecth·ites gagne du terrain

et que certains pays developpent leurs services psychiatriques dans cette voie. Cepen-

dant, si l'on veut atteindre l es objectifs fixes, une meilleure evaluation et des efforts

intensifs sont necessaires en vue d'instaurer une collaboration plus etroite entre ces

services et les services d'education sanitaire et de bien-etre social.

EM/ RC24/2 pag e xxiv

La priorite a ete donnee a la formation de personnels qualifies, car leur penurie

constitue le handicap le plus serieux ct une entrave majeure au developpement des s e rvice s

de sante mentale. Dans les institutions de la Region, une attention particuliere est

accordee a l' enseignement de notions de sante mentale des collectivites et de psychiatrie

sociale aux etudiants d e medecine, aux i n firmieres psychiatriques et au personnel

auxiliaire.

* * La protection de la sante et la lutte contre les maladies transmissibles sont deux

activites qui dependent des mesures qu'une collectivite est a m~me de prendre pour

e mp~cher la pollution de son environnement. C'est pourquoi, dans cette Region, les

programmes d'hygiene du milieu ont commence dans le domaine fondamental de l'assainis­

sement e t ont porte essentiellement sur l'approvisionnement en eau saine et !'elimination

des eaux usees. Au cours des dix dernie res annees, ces programmes ont ete etendus

pour permettre d'intensifier d'autres activites de salubrite de l'environnement, telle s que

!'elimination des dechets, la surveillance de la pollution de l'air, de l'eau et du sol,

!'amelioration du milieu de travail, et la promotion et la coordination de la recherche

dans ces domaines.

L'Afghanistan, l'Ethiopie, Oman, le Pakistan, le Soudan et le Yemen ont

rec;u, ou rec;oivent actuellement, une assistance pour !'elaboration de plans d'approvisionne-

ment en eau saine des zones rurales. Le probleme de !'evacuation des dechets humains,

dans lea collectivites, se pose avec plus d'acuite suite a l'accroissement rapide des

populations urbaines. Malgre les efforts croissants deployes pour assure r l'approvisionne-

ment en eau saine et ameliorer l'assainissement, on estime que, d'ici a la fin de 1980, au

moins 54% de la population urbaine et 94% de la population rurale de la Region seront

toujours demunis de ces services de base.

Certes, il existe une r e lation dire cte entre le co1lt des programmes d'hygiene

du milieu et la technologie et lea moyens d'intervention onereux mis en oeuvre, mais,

si l'on peut compter sur la participation du PNUD, du FISE et de la BIRD ainsi que des

Banques regionales pour le Developpement et des agences bilaterales, la plupart des

probleme s financiers pourront @tre surmontes dans l e s pays en voie de developpement.

Grace a de tels efforts de collaboration, des programmes bien planifies sont en cours

EM/RC24/2 page xxv

d 'execution dans des pays tels que l'lran, le Liban et la Tunisie, qui ont lance des

projets de grande envergure dans ce domaine ,

Avcc l'industrialisation rapide, une vigilance constante s'impose pour fair e

face a la pollution croissante de l'environnement, Pour citer un exemple extreme,

heureusemen t etranger a la Region, on observe que l'air, dans un grand pays industria­

lise , e st pollue chaque annee par plus de 140 millions de tonnes d e gaz nocifs et de matie res

en suspe nsion. En outre, les eaux d'un grand fleuve charrient chaque jour 20 000 tonnes

de d echets industriels comprenant de grandes quantites d'arse nic, de mercure et

d' insecticide s, En presence de t e ls polluants, l'OMS a fixe des limites d'exposition et

mis au point des systemes de surveillance pour maintenir la qualite de l'environnement

a un niveau acceptable pour le s populations,

..... . ,.

F aute de cadres dOment formes aux nive aux professionnel et auxiliaire, meme

!'administration sanitaire la plus parfaite est vouee a l' echec; aussi, !'OMS, au cours

de ces vingt-cinq ans d'activites dans la Region de la Mediterranee orientale, a-t-elle

accorde l e rang de priorite le plus e l e v e a la preparation des personnels d e sante de

tousles niveaux necessaire s pour doter l e s service s de sante des pays. Parmi l e s

evenements marquants de ce quart de siecle, il convient de citer !'initiation des respon­

sable s du developpement des services de sante aux concepts qui decoulent des sciences

sociales e t du comportement, y compris la scie nce de !'education elle-meme.

C'est un fait bien connu que les professions de la sante, dans toutes les parties

du monde, ont e n general mis plus d e temps que c e rtaines autres, a s'adapter a ce s

nouvelle s methode s et a les e mployer. Rece~ment, toutefois, on a observe un interet

reel de plus en plus marque pour l e s aspe cts de la planification globale du d eveloppe m ent

des personnels de sante et pour l e s domaines specifiques d e l a planification et d e la

technologie de !'education.

Les pays m embre s commencent a prendre conscience d e !'importance qu'il ya

a prevoir le nombre et les categorie s d e personnels de sante requis pour dispe nser les

soins de sante qu'ils ont le devoir d'assure r a leurs populations, En outre , les etablisse-

ments d' e nseignement sont conscients que les programmes de formation et d' etude s

doivent etre soigneusement planifies e t elabores en toute conna.is sance du rOle que le

EM/RC24/2 page xxvi

personnel forme est appele ~ jouer.

Au fil des ans, de nombreuses institutions ont vu le jour pour repondre a la

demande sans cesse croissante de personnels d e sante de tous les niveaux. Le nombre

des ecoles de medecine est passe de douze a quarante-neuf en vingt-cinq ans et, en

1973-1974 seulement, six ecoles de medecine ont ouvert leurs portes aux etudiants ou se

preparaient ales accueillir. Le nombre des ecoles d'infirmieres, ou sont dispenses des

enseignements conduisant a l'obtention du dipl0me ou au-dela, depasse aujourd'hui 200

et, selon une enqul!!te rece nte menee par le Bureau regional, on compte rait dans la

Region bien plus de 600 institutions qui pre parent ceux qu'on appelle, pour simplifie r,

les personnels auxiliaires de types divers.

On est pleinement conscient, dans la Region, du danger d'un desequilibre dans

les effectifs du personnel de sante et, al.ors que , dans le passe, l'accent etait mis sur

la preparation de professionnels du plus haut niveau, on s'oriente nettement aujourd'hui

vers le developpement de personnels de niveaux moyen et inferieur. Dans de nombre ux

pays, on envisage sous un angle different l'emploi de personnels tels que les "assistants

medicaux" et d'autre s personnels dits "d'extension" afin de permettre aux elements les

plus qualifies d'utiliser de la fa~on la plus profitable leurs connaissance s poussees et

leurs competences acquise s a grands frais.

On p e ut dire que l'annee 1973-1974, qui a co!ncide avec la fin des vingt-cinq

premieres annees d'activites de 1'01v1S, a aussi constitue en quelque sorte une etape

decisive dans la voie d'une planification plus detaille e et plus elaboree et d'une politique

marque e par le souci de mettre au point une infrastructure de personnels qui a longtemps

fait defaut, et de faire comprendre que la planification et !'evaluation du processu s

ml!!me d'enseignement et de formation des personnels de sante exige une approche au s si

scientifique que celle de la prestation des soins medicaux eux-ml!!mes .

Conformement a cette tendance generale, on a attache, pendant les d e ux

dernieres annees, une grande importance a la formation de professeurs dans la Region.

Au cours de sa deuxieme annee complete de fonctionnement, le Centre regional de

formati on pedagogique de l'Universite Pahlavi de Chiraz, en collaboration etroite avec

l'OMS,a execute un vaste programme de conferences-ateliers nationales, regionales et

locales qui ont permis d'initier une centaine de specialistes de l'enseigne m ent · de la

EM/ RC24/2 page xxvii

Region aux concepts moderne s de la pedagogie et de la planification de l'education.

Dans un certain nombre de facultes de medecine, notamment celle s d'Alexandrie, du

Caire, d' E in Shams et d'Assiout e n Egyp:e, de Khartoum au Soudan, d'Addis-Abeba en

Ethiopie , et de Tunis en Tunisie, ainsi qu'au College m edical Khyber au Pakistan, des

plans sont a l'etude pour la creation de departements charges exclusivement du pro­

c es sus de l' e nseignement dans une facultc donnee, ou pour la constitution d'equipes d e

profcsse urs spe cialement forrnes a ux scie nces de !'education.

Parrni les activites de l'OMS dans le domaine specifique d e l'enseigne ment

medical, activites qui se sont inte nsifiees reguliereme nt au fil des ans, on peut citer,

en plus d e s projets d e formation etablis pour divers pays, une aerie de reunions capitales

qui ont joue un r0le important de catalyseur dans !'amelioration de la qualite de l'enseigne ­

rnent m edical et de son adaptation aux besoins de la Region.

Le rapport publie a l'issue de la premie re reunion de c e genre qui s'est tenue a T eheran e n 1962 constitue toujours un document de bas e qui fournit une orientation et

est utile pour la planification et la creation des ecoles de m edecine dans la Region. Ce

rapport soulignait que l' enseignement medical pour suit a la fois des objectifs scientifique s

et sociaux. A mesure que l' e nseigne rne nt medical s'est developpe, on a observe une

t endance rapide caracterisee par une meilleure adaptation aux besoins des services de

sante et par une m eilleure structuration permettant de produire les types de medecins

specialement requis par les diffe rents pays.

La reunion de 1962 fut suivie par d'autres a Alexandrie en 1963, a Bagdad en

1967, a Khartoum en 1968, a Teheran en 1970 et a Alexandrie en 1972. Cette derniere

r eunion a d efini avec pre cision l ea problemes fondamentaux avec lesquels, selon les

participants, l'enseignement medical est aux prises. Elle a notamment mis en evidence

le principe, aujourd'hui de plus en plus largement admis, selon lequel l'enseignement

medical et la formation theorique et pratique d e s profe ssionnels de la sante sont des

phe nomenes propres aux divers types de societes et qui ne peuvent en aucune fai;on ~tre

separes des tendances qui affectent ces societes.

Les facultes de medecine sont de plus en plus conscientes des facteurs intrinseques

et extrinseques a prendre en conside ration pour la mise au point de leurs programmes

d'etudes. Les facteurs intrinseques ont trait au maintien de valeurs scientifiques

EM/RC24/2 page xxviii

elevee s qui sont, pour ainsi dire, internationale s. Les facteurs extrinseque s concernent

la necessite, pour ces facultes, de repondre de fa,;:on positive et constructive, aux

besoins sans cesse croissants des services de sante destines a de vastes populations.

Les ecoles de medecine de la Region, aussi bie n c e lles de creation recente que beaucoup

d'autres plus anciennes, se sont rendues compte au cours de ce quart de siecle que les

programmes d'enseignement qu'elles offrent ne peuvent plus se fonder sur des modeles

utilises dans d'autres pays, ni ~tre coni;:us exclusivement pour preparer des medecins a m@me de soigner, de fai;:on episodique, les maladies des particuliers,

Au moment ou la periode des vingt-cinq premieres annees d'existence du Bureau

regional touche a sa fin, les professeurs de medecine de la Region se montrent de plus

en plus soucieux de definir le role futur du medecin dans la societe de la Mediterranee

orientale, en tenant compte de !'evolution des phenomenes sanitaires, et de preparer un

medecin capable de prendre la t@te d'une equipe sanitaire judicieuseme nt composee,

Dans le cadre d e ce mouve ment general, l'intert!t croissant manifeste pour la

recherche sur le processus de l'enseignement medical s'est traduit en 1974 par !'organi­

sation d'une conference-atelier au Bureau regional d'Alexandrie sur la necessite de la

recherche en matiere d'enseigne ment medical. Cette confe rence-atelier a fourni d e s

dire ctives aux nombreuses ecoles qui s'interessent a !'analyse scientifique de leurs

programmes d'enseignement, a !'amelioration des moyens d'evaluer leurs resultats et

a !'adoption de meilleures methodes susceptibles de promouvoir une collaboration ree lle

entre les ecoles qui produisent des medecins et les services de sante des pays qui les

utilisent dans l'intert!t de la societe.

* *

Tout en co-ntinuant d'accorder une attention particuliere a la formation des

medecins, !'action de l'OMS dans le domaine du developpement des personnels de sante,

pendant ces vingt-cinq annees, a aussi eu un impact considerable sur !es autres

professions sanitaires, notamment celle d'infirmiere, qui a ete promue pratiquement

depuis le debut dans de nombreux pays. Depuis une periode de temps appreciable, i1 y

a, dans c.haque pays, un projet d'enseigneme nt infirmier, et l'OMS a maintenu sur le

terrain un effectif non negligeable d'infirmieres monitrices,

EM/RC24/2 page xxix

En 1960, une sfrie preliminaire de reunions sur l e s proble mes infirmiers ont

permis de degager d es principe s directeurs, appliques dans toute la Region, pour le

developpe ment de l'ense ignement infirmier et des services infirmiers. Dans c e domaine ,

comme en m e de cinc , l'OMS a pr~te une atte ntion considerable a la preparation des

r e sponsables de demain, fait qui pourra egaleme nt avoir son importance pour la creation

d'unc profession solide et viable , capable de prendre la place d e choix qui lui revient au

sein d e l'equipe sanitaire .

Alors qu' en 1949, il n'y avait dans la Region qu' e nviron quarante ecoles delivrant

d e s certificats ou d e s dipl0me s, on en comptc aujourd'hui 200, dont quelques e tablisse ­

m e nts confe rant des titres universitaires; en outre, on trouve dans ce rtains pays de

petites minorites d e specialiste s e n soins infirmiers e xtr~mement qualifies qui ont foi

en leur r0le professionnel et en l eur Inission qui consiste a pre parer le nombre nece ssaire

d e p e rsonnels infirmier s aux divers niveaux requis .

Les programmes universitaires sont bien etablis e n Egypte, en Irak et en Iran,

c t l e s infirmieres qui obtienne nt leur diplOme peuve nt apporter leur contribution en

matic r e d'enseignement infirmier et de services infirmiers dans ! curs propres pays.

De plus, ces programmes ont aide a former des e tudiants etrangers, qui occuperont des

postes de direction dans !es services infirmiers de leurs pays.

L e s programmes d'enseignement infirmier des ecoles decernant des dip!Omes

ont ete con<;:us de fa<;:on a satisfaire les besoins nationaux. La formation des infirmie rs

a toujours e te acceptee en Jordanie, en Libye, en Tunisie et au Yemen democratique , et

e lle vient d'@tre organisee au Yemen selon des principes qui la differencient de ce lle du

p e rsonnel de service masculin. L'experience audacieuse de l'Egypte, qui a p e rmis

d'ouvrir, depuis septembre 1972, 130 ecoles d'infirmiere s comptant plus de 6 000 eleves,

e st arrivee au terme de sa deuxieme annee. La premie re promotion d'infirmiere s sortira

de ce s ecole s en 197 5, ce qui devrait permettre de compenser considerablement la penurie

actue lle. La Soma.lie a ete ndu s e s programmes et ses plans de formation de personnel

infirmier e n vue de commencer un enseignement infirmier superieur destine a preparer

des e nseignants et des administrateurs en soins infirmiers.

M~me s fils n'ont pas eu la m@me ampleur que ceux du personnel infirmier et des

medecins, des programmes de formation d'autres professions sanitaires ont aussi ete

EM/RC24/2 page xxx

appliques. Une attention particuliere a ete accordee a la preparation d'ingenieurs

sanitaires, de pharmaciens et de dentistes aux niveaux professionnel, paraprofessionnel

ou auxiliaire.

Au cours de ces vingt-cinq premieres annees, le programme de bourses pour

etudes a l'etranger a occupe une place de choix parmi les activites de l'OMS visant a developper les personnels de sante: 7 257 bourses d'etudes ont ete attribuees. Durant

la derniere annee seulement, 667 bourses d ' etudes ont ete accordees et des mesures ont

ete prises pour ameliorer les aspects educatifs generaux du programme. La repartition

des bourses par discipline a ete modifiee de fac;on significative. L'administration de la

sante publique et l'enseignement universitaire ont pratiquement conserve leur importance,

mais le nombre de bourses d'etudes allouees pour la lutte contre les maladies transmis­

sibles a diminue et celui des bourses attribuees pour l'enseignement medical a augmente.

Les bourses d'etudes octroyees pour la formation de professeurs et la participation a des conferences-ateliers reunies par !'Organisation et ayant pour theme la preparation

des professeurs des ecoles de medecine a la technologie et a la planification de !'educa­

tion ont constitue un element important du programme d e formation pendant l' annee 197 3.

Dans la mesure du possible, les boursiers sont places dans des pays dont la culture

est aussi proche que possible de la leur et de celle du pays ou ils exerceront finalement

leurs activites. Dans le cas d'etudes accomplies a. l'etranger, on accorde une attention

croissante a la formation linguistique et a d'autres aspects qui permettront aux boursie rs

de profiter au maximum de cette experience. U ne collaboration etroite a toujour s exi ste

entre l'Organisation et les pays membres en ce qui concerne la sele ction de boursie rs,

leur placement et !'utilisation de leurs services des leur retour au pays. Aussi ces

programmes ont-ils eu l'impact qu'on esperait sur le developpement des ressources en

personnels de sante, mais i1 reste beau coup a faire en matiere de planification. C ette

tache ne peut @tre accomplie que par les Etats Membres, qui sont les seuls a pouvoir

determiner leurs priorites et mettre a profit les services et !'experience des boursiers

apres leur retour au pays.

Au cours des dernieres annees, l'OMS a applique un programme d'echange de

scientifiques entre lea pays. Cette initiative se traduit chaque annee par le d~placement

EM/ RC24/2 page xxxi

d'une quarantaine d'emine nts professeurs de la Region, qui s e rende nt, pendan t de

courte s periodes, dans d'autre s pays membre s pour proceder a un exame n planifie d e

leurs programme s scientifiques et d e recher che ou pour participer ace s m~mc s programmes.

Ce s ech anges continuc nt de joue r l eur rOle, car ils permettent, grace a une comparaison

des efforts deploye s par l e s differents instituts de formation , une int erpenetration

fecond e d'idec s et de m ethode s, s ource d'une ame lioration graduelle mais continue .

L e programme de bourses d' e tudes a donne des resultats tre s encourageants et

il a p e rmis a d e s administrateurs sanitaires d e plusieurs pays d'atteindre, grace a d e s

cours d e formation, un haut nive au de competence dans divers domaines. 11 e st de s

lors reconfortant de constater, a !'occasion des Asse mblees de la Sante, d e s Comite s

r egiona u x , de s e minaire s e t d e v isi te s p e rsonnelle s dans les Etats Membres, que , dans

d e nombre ux pays, les gens qui occupent les pastes de direction et de r e sponsabilite s

les plus e le ves sont preciseme nt ceux ave c qui l'Organisation a eu le privilege d'IHre

precede mment associee par l' e ntre mise de son programme de bourse s d'etude s.

J, ,- * *

Cet expose n'est n i un eloge de nos activ ites ni une critique d e s programmes que

nous avons lances en commun. D 'autre part , il m e t e n lumiere nos realisations, appe lle

! 'attention sur les domaines ou les resultats obte nus ne sont pas entierement satisfaisants,

e t met e n evide nce les secteurs sur lesquels doivent porter tousles efforts pour resoudr e

les proble mes qui soot reste s sans solution, A ce propos, je voudrais saisir cette

occasion pour souligne r quelques-uns des aspe cts les plus i mportants qui, selon moi ,

doivent @ire pris en consideration pour ame liore r l' etat sanitaire des pays:

Dans l e s m e illeures conditions, l e s operations d e transplantation soot

toujours sujettes a un taux e leve de rejets, Nous ne pouvons done pas

nous permettre d e batir l e s fondations des nouve aux services de sante sur

d e s modeles empruntes. Nous d e v o ns ~tre constamment e n eveil, disce rner

les aspects positifs de tout syste m e , determiner si tel element particulier

peut trouver son application pratique dans les s e rvices de sante d'un pays

donne, et alors innove r, improviser et n'adapter que l e s e lements qui

conviennent et rendre les s e rvices de sante plus r e alistes, pratique s et

compatibles ave c les ressources financie r e s, les ressource s e n personnels

de sante e t les aptitudes de s gens .

EM/RC24/2 page xxxii

En attendant que les services de sante des pays assurent une vaste

couverture des populations, les administrations sanitaires feraient bien

de resoudre leurs problemes en concentrant leurs ressources limitees

pour faire face a une situation d'urgence particuliere, Cela signifie, en

fait, que les administrateurs de la sante devraient pouvoir disposer de

structures suffisamment mobiles et souples l'eur permettant de deployer

les services dans des circonstances speciales et de rassembler toutes les

energies pour resoudre un probleme qui se pose a un moment et a un

endroit donnes.

Dans le monde entier, les professions sanitaires ont acquis un nouveau

statut et, bien qu'elles ne soient pas cotees en bourse, elles ont une

aussi bonne valeur marchande que les matieres premieres ou d'autres

denrees rares qui accusent une penurie a l'echelon mondial. On peut done

s'attendre a voir se perpetuer le depart massif des personnels de

sante vers les regions du monde offrant de meilleures conditions de travail

et de vie. Je crains bien que ce que l'on a coutume d'appeler l"'exode des

cerveaux" ne s'aggrave, a mains que les pays ne reconnaisse nt la gravite

de la menace qui planerait sur les services de sante s'ils devaient subir une

reduction supplementaire d'un personnel dont la rarete est generale. Il

existe des exemples frappants de tels mouvements du Pakistan vers le

Royaume- Uni, de l'Iran vers !'Europe et l'Amerique et de l'Egypte vers

presque tous les pays du Mayen-Orient et vers les autres pays deja cites.

Durant la derniere decennie, cet exode ne concernait que les medecins,

mais, actuellement, on constate qu'il affecte egalement les personnels de

sante des niveaux professionnel et paraprofessionnel. En consequence, il

est urgent que les pays trouvent une solution pour eviter que la situation ne

se deteriore davantage.

Les ressources et le budget ordinaire de !'Organisation sont tres limites,

et les augmentations annuelles arrivent a peine a absorber les poussees

inflationnistes des prix observees chaque annee. Considerant la crise

financiere tout a fait imprevisible a laquelle nous avons dtl faire face depuis

EM/ RC24/2 page xxxiii

la fin de l'aruiee derniere, e t !'augmentation incessante des prix qui en a

resulte, j'ai peur de devoir predire la repercussion inevitable de cette

situation sur la qualite et la quantite de nos programmes. Il en est ainsi

parce que, mis a part les salaires du personnel, presque toutes les depenses

qui nous concernent ont plus que double, alors que les budgets n'ont en-

registre qu'une faible augmentation. Les conclusions sont done evidente s,

et les activites de l'OMS devraient seulement @tre considerees, ainsi qu'on

l'a toujours voulu, comme des investissements destines a assurer le rythme

du developpement ou comme des catalyseurs dans le domaine des realisations

techniques, une assistance financiere substantielle devant @tre puisee a d'autres source s .

Puisque j'aborde la question des ressources, il me parart opportun de dire

que l'on a observe depuis 1971 une diminution impressionnante de la con-

tribution de PNUD aux projets de sante. C'est aux pays qu'il appartient,

au moment de formuler leurs programmes nationaux, de veiller a ce que le

secteur d e la sante beneficie d'un rang de priorite eleve et rec;oive une part

raisonnable des credits du PNUD. Le Bureau regional est a la disposition

des Etats Membres pour les aider a determiner les domaines ou ! ' assistance

du PNUD serait le plus profitable. Les m@mes commentaires s'appliquent

egalement au FISE et au PAM, qui ont collabore etroitement avec l'OMS et

dont la contribution au secteur de la sante a ete assez considerable, mais de

la part d e squels on peut esperer une aide plus massive si on leur soumet

des projets soigneusement prepares.

Enfin, je voudrais dire quelques mots de l'evenement qui est peut-@tre le plus

rejouissant de tous et qui, par son importance capitale, a polarise !'attention de tous

pendant ces vingt- cinq dernieres annees. J'entends par la le developpement et l'exploi-

tation spectaculaires des ressource s naturelles de quelques-uns des pays de la Region.

Forts de leurs richesses nouvellement acquises, ces pays sont aujourd'hui en mesure

d'influencer la marche des affaires mondiales, et ils l'ont prouve recemrnent lorsqu'ils

ont soutenu les systemes monetaires internationaux en ranimant energiquement le Fonds

monetaire international et en accordant des pr@ts substantiels a la Banque mondiale.

Si nous ne possedons pas encore dans cette Region la technologie la plus avancee, nous

EM/RC24/2 page xxxv

EM/RC24/2 page xxxiv

pouvons neanmoins ~tre persuades que nous l'aurons e n temps opportun,

Entre-temps, grace a !'effort de collaboration, une vaste action p eut ~tr e

entreprise pour acquerir cette technologie et creer, dan s la m e sure du p o ssible , d es

usines de fabrication d'insect icides e t de produit s pharmaceutique s , d e s fab ·ciq ue s de

construction de materiel electro-medical e t d'aut r c s entrepris e s communes d e type

similaire, qui pourraient satisfaire la plupart d e s besoins des pay s d e la Region, e l imi­

nant ainsi la dependance vis- a -vi s d e l 'ex terieu r e t la necessite de p ayer des prix

exorbitants sur les marches internationaux. Peut-~tre pourrai t-on concevo ir une

"Banque pour le Developpement de la Sante", financee et gere e par les pays qui e n ont

les moyens et creer une "Cooperat ive r e gio nale " qui s e rait a m~me de repondre a pre squc

taus l e s besoins des services de sante.

Les maladies ne r e spectent pas les frontie r e s inte rnationale s; aussi, toute

deterioration de l'etat sanitaire d'un pays constitue -t- e lle naturellement une source grave

de preoccupation pour ses voisins. Nous devons done nous efforcer d' e nv isage r nos

activites commune s dans une optique regionale, sou s-regio nale o u g e og raphiq u e e t non

pas au seul niveau national. Pour ~tre a m ~me d e l e faire, nous d evons pouvoir

disposer d e ressource s suppleme ntai r es, peut- @tr e sous la forme d ' un F onds b e nevole

special, qui permettrait de financer ces activites. L e s Etats Membre s pourraient

apporter .lwrs contributions, non pas en fonction de !'importance de leurs population s,

mais selon leurs possibilites financieres. J'ai lance un appel, qui donne un ape r ~u du

projet, ~ chaque Etat M e mbre separement, et j'espe re ardemme nt que l e s pays qui sont

economiquement plus favorises que l e s autres y r e pondront genereuse ment.

Je considere comme un privile ge personnel de pouvoir adresser m es r e m e rcie­

ments au Gouvernement d'Egypte pour l'hospitalite accordee ~ notre Organisation d e pui s

un quart de siecle , et presenter ici le temoignage commun de mon estime personnelle

et de celle de tous mes collegues, qui ont ou ont pu avoir !'occasion de participe r aux

travaux du Bureau regional d 'Alexandrie . Nous occupons toujours l e batiment dont

EM/RC24/2 page xxxv

J e veux conclure en r emerciant personnellement tousles Gouvernements de

la R egion pour leur amabilite constante et leur appui indefectible, et j'exprime

notre profonde gratitude pour la comprehension e t l'esprit de collaboration dont ils

ont toujours fait preuve a l'egard de !'Organisation et de son p e rsonnel affecte

dans l e urs pays.

La Vi ngt-Troisieme Session du Scus-Comite A du Com ite regional de la Mediterranee orienta le s'est t enue a Bluda n, Rep•Jblique Arabe Syrienne , du 8 au 12 septembre 1973. (Photos ) Un groupe de participants et une seance de travai l.

Des speciali st es de l'ense ignemcr,t medical se sonc

reun is a Alexandrie en mars 1974 Four s'encrccenir

des problemes de la recherche da ns ce domaine.

"

ti.

Un seminai,e sur les services de sance mencale s'esc

emu ~t Addis-Abeba du 27 novem bre au 4 Decem bre 1973,

avec la part icipation d' expcrts des six Regions de l'OMS.

~MR (

COMITE REGIONAL DE IA MEDITERRANEE ORIENI'ALE

VINC11'-TROISIEME SESSION

EM/RC24/2 page 1

Le Sous-Comite A du Comite regional de la Mediterranee orientale

s'est reuni a Bludan, Republique Arabe Syrienne, du 8 au 11 septembre 1973. Le Sous-Cami te B ne s' est pas reuni •

Le Sous-Comite A a groupe des representants des pays suivants:

Afghanistan, Arabie Saoudite, Bahrern, Chypre, Egypte, Emirats Arabes Utus,

Irak., Iran., Jordanie., Kowert., Li.ban, Oman, Pakistan., Qatar, Republique Arabe

Libyenne, Re~blique Arabe Syrienne, Somalie, Soudan., Tunisie, Yemen et Yemen

democratique. Les Nations Unies., le FNUD, le FISE, 11 UNESOB (Bureau

economique et social des Nations Unies a Beyrouth) et 11UNRWA etaient repre­

sentes, ainsi que d 1autres organisations intergouvemementales, non gouveme­

mentales et nationales. Un Sous-Directeur general de 1 1 CMS representait le

Directeur general.

Lars des discussions sur le Rapport annuel du Directeur regiooal pour

la periode du ler Juillet 1972 au 30 juin 1973. les participants ont reconnu

a 11unanimite la necessite d 1 elaborer dans chaque pays un plan sanitaire natio­

nal realiste dens le contexte du plan socio-economique d 1 ensemble. De tels

plans sanitaires devraient etre assez souples pour tenir compte de 1 1 evolution

rapide de la situatioo et ils devraient mettre 1 1accent sur le renforcement des

services de sante dans lea zones rurales. Ace sujet, on a souligne la neces­

site de rassembler d 11mportantes representations des ministeres de la sante

lors de reunions des autorites nationales de coordination afin d 1assurer qu1une

part raisonnable des fonds provenant de sources exterieures, telles que le

HruD ou d'autres organismes des Nations Unies, soit affectee au secteur de la

sante. I.a diminution recente de ces allocations a ete regrettee.

On a evoque la necessite de r eevaluer la situation sanitaire de cha­

que pays a la lumiere de 11 experience acquise afin d1 etablir les priorites de

El1/RC24/2 page 2

faqon realiste et d 1accorder plus d'attention aux nouveaux problemes de sante

a mesure que les maladies transmissibles sont endiguees ou eradiquees avec

plus OU moins de succes.

On s 1 est rendu compte que 1 1accroissement rapide de la population

de certains pays de la Region exigeait des mesures urgentes de controle, et

les gouvernements on't ete pries d I utiliser au rnaxinrum 1 1 assistance du FNUAP

pour formuler de vastes programmes de sante de la famille.

On a reconnu la necessite de continuer a mettre 11 accent sur le de­

veloppement des personnels de sante, et en pa.rticulier des personnels auxi­

liaires. On a accorde une att ention particuliere au probleme de la formation

des professeurs pour les professionnels de la sante et l'on s'est felicite de

l'assist ance fournie par 1 10rganisation a la formation des professeurs.

I.a transmission au Directeur general du projet de progr8.Illlle et de

budget de la Region pour 1975 a ete approuvee.

Le Sous-Comite A a note que, pour des raisons imprevisibles, lcs

Emirats Arabes Unis souhaitaient que leur invitation A tenir la session de

1971J dans ce pays soi t repartee a une date ul terieure, et il a marque son

accord pour tenir cette m@me sess i on au Bureau regional d'Alexandrie, Egypte .

I l a accepte l'invitation du Gouvemement de l'Iran a t enir dans ce pays la

ses sion de 1975.

Les discussions techniques ont eu pour t heme "la surveillance epide­

mio~.ogique des maladies transmissibles dans la Region, en particulier dans l es

zones peripheriques".

ET APES VERS LA SANTE Une retrospective photogrJphique de vingt - cinq

annees d'efforts a l'actif de l'OMS et de ses Etats

membrc:s e n Mediterranee orien tale.

La plaine d'Arafat se ponccue de tentes a perte -de vue au moment du pelerinage a la Mecq ue. L'afluence croissante de fideles. au cours des quelque ving t-cinq dernieres annees, s'est accompa• gnce d 'u ne nette ameliorat ion des conditions sani­ talres sur les lieux memes du pclerinage, qui sont actuellement dotes de generateurs electriques, d'adductions d'eau pot able, d'hopitaux, de dispen­ saires et d'unites sanitaires mobiles.

__ ':>-

DIAGNOSTIC DES PROBLEMES DE BASE

Ces photos prises au debut des annees ci nquante

evoq uent les premiers efforts de ployes par l' OMS

pour determiner les besoins sanitaires de base de

ses partenaires regionaux et engager une action rationnelle centre la maladie.

( A gauche) Enquete medico-soc ialc en Egypte.

(A dro ite ) Evaluat ion de la prevalence du trachome

e n Tunisie.

( Ci -dessous ) Diagnostic de la tubercu lose au

Pakistan.

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., .... ...-,. .

J

Examen medical en Eth iopie.

Contr61e de l 'efficacite des insect ir.ides dans une

zone impaludee de !' Iran.

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'y' ,; ·1 • , ; , · : r t I I •

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d'une faculte de rn edecine en Iran.

Avec l'augmentaticn des ecoles de mcdecine dans

la Region de la Med iterranee orientale - de 12 en

1949 a 49 a-::ruellement - de nouvelles optio ns se

manifestcn t pour adapter l'eme ig11e menc mcdrcar

aux besoins Et 2ux exigences des collectivitcs

interessees. Ces photos illustrent quelques-u nes des formules d 'e11seignement adoptees dans les

faculces de m(:decine de la Region en vue de pre­

parer les etudiants a la realite quotidienne

2

3

FORMATION DU PERSONNEL MEDICAL

Formation sur le tas - Des etud1ant~ de l'Univenite

de Khartoum se familiarisent avec Jes methodes

chimiques de lucce concre /es vecteurs (I).

Experience hospitalicre - Elle constitue une part

!mportJ.nt~ de l1emeignement dispense par la Facufce de Mcdecine de Tun is (2).

Pratique medicale - C.::rtaines ecoles de medecine,

notamment cel/e de Baghdad, dispensent des soins directs a la population des environs. ( 3).

Soins aux col lectivites - La Faculte de Medecine du

Caire deper:he ses etudiants dans les villages des prochcs environs pour y prodigue r soi ns et conseils, et prendre pleincmen~ conscience des bcSoins sanitaires de la popu lation (4) .

Pratique sur le terrain - Les visites a domicile et la prat ique su r le te rrain mettent les etud iants ethiopiens en contact direct avec les cond itions sanitaires de leu r pays (5) . 4

ACCROISSEMENT DES EFFECTIFS INFIRMIERS

Les documents de cette page tcmoignent de la crois­

sante contribution qu'apportent les femmes aux activitcs de sante publi9ue. lls ill ustrent le type de formation ,

d'une conception souvent originale, que recoivent les

fut ures i nf irmieres pour re pondrc a ux bcsoins SjJ~Ldi-

9ues des collectivites ou e lles sont appelees a exercer.

( I) Le voi le de la tradition n'e mpeche pas ces jeunes Yemenites de dispenser une large gamme de soins infirmiers. (2) Une infirmiere egypt ienne conduit une pat ien te dans la salle de cobaltotherapic ou elle partic i­ pera au traitement. (31 Ces sages-femmes soudanaises apprennen t a ident ifier /es medicaments selon le gout et l'odeur, (4) Des infirmieres stagiaires l,byennes se famil iarisent avec /es techniq ues hospitalieres a l'aide de mannequins. (5) Une infirmiere dip lomee de l'lnstitut des personne ls de sante d 'Aden prend la tension d'une malade hospitalisee.

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Une ms:re allaitante rci.oit soins ct conseils J 1·Hop tal F rou zgar de Teheran . \

Des infirmic res de l'Hopita l Zaishgah de Kaboul , Afg~anis tan , prennen t soin d'un enfant premature en

survei llant constammenc la temperature, le degrc

d'humidite ec le debit d'oxygene de I incubateur . :,

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DE LA FAMILLE

Au cours des 25 dern ie res an nees, la population de la Region s'est accrue de 80 mill ions d' individus , pour attei ndre le ch iffre de 250 mi llions d' ha bi­

tants. A ma ins de fre ine r le present ta ux de nata litc, la populat ion de la .., Region ;,tteindra un to tal de 550 mi ll ions d'habitants clans les 25 prochaines

an nees . Ces previs ions de mogra phiques so ulignent la necess ite de prendre des mes ures cor rectives visant a m1i ntenir la croissance de la population dans les limites o u la medecine garde son efficacite. Pl usieurs

pays ont deja abordc le prob le m~ de fa ~on ratio nnelle grace ~l !a planifi ca­ tion fa mil ia le, conside ree de plus en plus comme une compcsrntc impor­ tante de la santc des cc ll ect ivites .

L'espacement des grossesses par la regulatio n de la fcconditc est devcnu

pratique courante dans des pays eels Que l'Egypt e e t la Tunisie (photos' .

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LE DILEMME DIETETIQUE

Le probleme de la malnutrition - le plus

im portant facteur de mortalite infantile dar.s la Region - c~t aborde se/on une concep­ tion medico - sociale plus rationnelle met­

t:int particuliterement !"accent sur la question

fondamentale de l'alimentation d'appoint des nourrissons. Des aliments de sevrage

riches en proteines sont deja produits dans plusieurs pays, n0tamment en Egypte et en Ethiopie (photos). Leur production et les

campagnes de motivation visant a en encou­ rager l'us;ige sont illustrees dans cette page.

( A droite) Des affiches, des films et des moyens audio-visuels sont utilises dans le cadre de la cam pag ne publicicaire mence en Egypte pour stimu le r la consc mmation de Supramine, un aliment de sevrage et d'appoint riche en proteines et prod1J it locale ment.

Ces je unes enfant£ re<;oivent des aliments renforces d ' ingredients riches en protcines.

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LES PROBLEMES DE L'HEURE

Pour fai re face aux mul t ip les agressions

o rgan iques et psychiques des mutat ions sociales

e t t t:chnologiq ues que connaissent les pays

du Moyen-Orient, l'OMS et ses partenaires

reg10naux se sont attaques conjointement a de

nouveaux problemes done ces pages il lustrent quelques aspects.

MEDECINE DES RADIATIONS Les

perspectives qu'elle offre au diagnostic ec au

traitement lu i conferen t de plus en plus d'im­

porcance dans maincs pays ou l'equ ipemenc radiologique el les installations de rad iotherap ie

on €:ce concr61es avec l'appui consultati f de l'O MS pour assurer une sccur icc optimalc contre les r1 sques que presence l'usage des rayonnemcncs ionisancs. l Photos) Des infirmicres

egypci ennes re,;oivent une format i-:in prac ique en radiologie sous la direction d'un ingenieur rad1ologiste de !'OM S.

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CANCER Avec !'augmentation de la longevite

sous !'impulsion de la medecine preven t ivir,-'­ cette affe ction de l' age mur et de la vie illesse se manifeste avec une frequence croissante dans la Region. Le probleme se pose avec d'autant plus d'ac uit e que !' industr ialisat ion mul ti plie les agents cancerogenes et que !'evolution sociale entraine des habitudes aux

effe ts nocifs, notamment l'usage de la cigaretL~. Toutefois, une nette impulsion a ete do nnee , au cours des dernieres annees a la lutte contre

le cancer, et plusieurs pays disposent maintenan t d 'instit uts du cancer, dotes de sections de

diagnostic, de traitemer t et de recherche. (Photo) Cobaltotherapie a l' lnstit ut du Cancer .._

de Teheran.

TROUBLES MENTAUX Leur recrLJdes­

cence dans le sil lage du progres technique impose la mise en oeuvre d'une act ion psy­

ch iatrique fon dee sur des concept ions medico- "' sociales rationnelles , ( Photo) Examen electro­ encephalograph ique d' un cas d'epi lepsie a l'Hopital pour les Trou bles psycholcgiques et nerveux du Koweit .

CONTROLE DES MEDICAMENTS Le probleme revet une im portance qui est

a la mesu re du nom bre croissant de produits pha rmaceu tiques deverses sur les marches du

Moyen-Orien t. L 'OMS a pr ,e les pays prod uc­

teurs de med icaments de la Region d'assurer

un controle optimal de l'iden ti t e , de la pu rete

et de l'efficac ice de leurs preparations pharmaceu­ tiques. (Photo) Dans cetce fabrique de m~di ­ caments situec au Liban, le traitement des

substances pharmaceutiques s'effect ue dans des

cond it ions aseptiques rigoureuses.

AFFECTIONS CARDIOVASCULAIRES Elles comptenr , en t ete de liste, des ca rdio­ pathies rhumat ismales, dcplo rees chez beaucoup d"e nfa nts qui souffrent de fievre rhumat ismalc, une sequel le de l" infect ion screptococcique de la gorge.( Photo) Examen du dossie r d·une jc unc malade a la Clinique des Pyramides du Caire , ou sont t raires les enfants atteints d'affect ions card ,aques dues a la fii!vre rhumati smale.

MALADIES DU TRAVAIL Elles retie n-

nent une attention particulicre dans les secteurs en voie d'indust r ialisat ic n, notam me nt dans les pavs producteu rs de pet role , ou les ouvriers do1vent su bi r regul ie rement des examens medicaux. ~Photo) Examen de la vue

des ouvriers d ' une entrepr ise petrol1ere en

Arabie Saoudite.

APER~U GENERAL

I SERVICF.3 CONSUUI'ATIFS ET TECHNIQUES

1. DEVEI.O P:EEMENr DF.s PERSONNELS DE SANTE

ENSEIGNEMENI' MEDICAL ·

EM/RC24/2 page 3

Il existe aujourd1hui un projet d 1enseignement medical beneficiant

de 1 1aide de l'OMS dans cha.que pays membre disposant d 1 une ecole de medecine.

Chacun de ces projets prevoit une fonne d'assistance adaptee aux besoins de

chaque pays et au stade de developpement de 1 1ecole concemee.

Dans quatre des ecoles de medecine de creation relativement recente,

un ou plusieurs professeurs a titre etranger participent aux programnes de for­

mation aux niveau.x universitaire et postuniversitaire clans leurs disciplines

respectives et contril::uent a la formation d'homologues nationaux appeles a prendre la releve.

Presque chaque projet canprend un programme complementaire de servi­

ces ccnsultatifs a court tenne. Des consultants de 1 10MS en enseignement me­

dical peuvent etre requis par une faculte donnee pour des period.es allant de

quelques semaines a plusieurs mois pour aider a 1 1 ense1gnement de matieres spe­

cifiques, qui ne peut encore etre assure par des nationaux, et pour donner des

conseils sur la creation de nouveaux departements et sur la refonne ou la mise

a jour d' aspects bien precis des programnes des cours. Dans certaines ecoles,

ils sent utilises comme examinateurs exterieurs donnant des directives a la

fois au doyen et au personnel enseignant concernant les progres realises dans

leurs disciplines respectives.

Dans le cadre des projets d'enseignernent medical, on a particuliere­

ment insiste sur 1 1 importance des bourses d'etudes accordees aux futurs profes­

seurs. Preparer un professeur ou donner a un professeur la chance de se perfec­

tionner posent souvent des problemes complexes ou meme in-esolubles par les

voies traditionnelles. Les besoins de chaque individu consideres dans le con­

texte des besoins et des plans de developpement de 1 1 etablissemerit qu 1il fre­

quente requierent un examen attentif, et 1 1aptitude du boursier a tirer profit

EM/RC24/2 page 4

du programne de fonnation le plus approprie doit etre soigneusement evaluee.

Apporter la meilleure solution possible ace probleme e.xige une consultation

tres ~troite entre 1 1 ecole frequentee par le boursier, l'Organisation, par le

truchement de son representant, le :Bureau regional d 1Alexandrie (et la region

h6te lorsque les etudes sont effectuees en dehors de la Region de la Mediterra­

nee orientale) et 1 11nstitution d 1accueil ou le brursier accomplira ses etudes.

Le :atreau regional d 1 Alexandrie maintient des rapports etroits avec ses homolo­

gues de la Region europeenne et de la Region des Ameriques, et chacun d'entre

eux dispose des informations les plus recentes sur les possibilites de forma.­

tion existantes. Il existe aussi de nombreux contacts entre les ecoles de me­ decine de la Region et entre. ces memes ecoles et des etablissements sim1laires

situes dans d 1autres regions, si bien qu'un doyen ou un professeur peuwnt sugge­

rer 1 1 endroit ou un bou.rsier fera ses etudes. Dans la mesure du possible,

1 10rganisation prefere limiter la duree des etudes postuniversitaires a l'etran­

ger a un an a la fo1sJ cependant, dans le cas de bours1ers appeles a assumer

dans leurs pays des fonctions academiques, cette periode peut etre prolongee.

Ia politique de l'CMS clans la Region est de mainten1r le temps passe par le

boursier hors de son pays et de son ecole de medecine au minimum requis pour

obtenir les connaissances et les competences souhaitees.

L1 envoi de jeunes medecins a 1 1 etranger pendant plusieurs annees pre­

sente un danger considerable: ils risquent non seulement de ne pas rejoindre

leurs ecoles, ou leur presence est pourtant indispensable, ma.is aussi d 1acque­

rir des habitudes de fo:nnation theorique ou pratique faisant appel a des res­

sources qui ne sont pas disponibles clans leurs propres pays.

Ia priorite ayant ete donnee a l'extension des nouvelles ecoles en

we de remedier aux penuries aiguijs de personnel, 11 a Jusqu 11ci ete impossi­

ble de mettre au point un systeme elabore permettant d 1enregistrer les progres

realises ou de fournir des renseignements sur la situation d'ensemble de 1 1 en­

seignement medical. Des progres importants ont ete acoomplis dans cette V'Oie

pendant la periode 1973-1974.

m/RC24/2 page 5

Le :&lreau regional et le Centre regional de formation pedagogique ont

collabore a 1 1 elaboration d 1tm questionnaire qui a ete envoye a toutes les eco­

les de medeoine af1n de rassembler des donnees fondamentales sur la natur~ des

etablissements en question. le personnel enseignant, les etudiants, 1 1 ensei­

gnement postuniversitaire et 11 enseignement en general.

Une conference-atelier organisee l Alexandrie en mars 1974 a mis

1 1 accent sur la necessite de la reoherohe appliquee concernant plusieurs aspect s

de l'enseignement medical. Le groupe a insiste sur la preoccupation souvent

exprimee que 1 1ensei

Informations clés
Type de document Publications
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé